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Mali : les erreurs françaises

 Mali : les erreurs françaises

La  France a commis une erreur en restant aussi longtemps sur ce territoire, estime l’ancien ambassadeur de France au Mali, Nicolas Normand. ( interview, le Figaro)

 

Nicolas Normand a été ambassadeur de France au Mali de 2002 à 2006, au Congo, au Sénégal et en Gambie. Il est l’auteur du Grand Livre de l’Afrique, Ed. Eyrolles, 2018 édition mise à jour en juin 2022.


Le 11 janvier 2013, les autorités maliennes demandent l’appui de la France pour arrêter l’avancée de groupes terroristes en direction de Bamako et les repousser vers le Nord. C’est le début de l’opération Serval. Quel est son bilan ? A-t-elle été efficace ?

Nicolas NORMAND. - Serval a été un succès incontestable pour avoir à la fois arrêté l’avancée des terroristes vers le sud et réunifié le Mali qui avait perdu tout le nord du pays, soit près des deux tiers du territoire, détenu par trois groupes djihadistes se référant à Al Qaïda : Ansar Dine (à majorité Touareg), le MUJAO (composé surtout de subsahariens et de Saharaouis) et AQMI (originaire d’Algérie).

Du point de vue des Maliens, cependant, ce succès est incomplet, voire gâché par le fait que la ville de Kidal a été aussitôt réoccupée par un groupe de séparatistes touaregs, le MNLA. L’armée française ne pouvait guère s’y opposer car il ne s’agissait pas de terroristes selon le point de vue occidental. Mais malheureusement, Serval a ensuite coopéré avec ces séparatistes pour combattre les djihadistes. C’était une double erreur politique du gouvernement de François Hollande : premièrement l’armée française n’aurait pas dû s’appuyer sur une milice illégale alors que les États seuls (Mali ou France) ont le monopole de la violence légitime.

Deuxièmement, vu de Bamako, les séparatistes sont pires que les djihadistes puisqu’ils remettent en cause l’existence même ou l’intégrité du Mali. Cette faute politique française (que j’avais dénoncée en son temps) pèse encore et durablement dans les relations entre la France et le Mali en faisant croire, pourtant évidemment à tort, que la France aurait un agenda caché de démembrer le Mali pour mieux «piller» ses ressources supposées au nord en connivence avec les rebelles séparatistes.

Le 1er août 2014, Serval est remplacée par Barkhane. Quel est l’objectif de la France à ce moment-là ?

En 2014, il aurait été logique et bien préférable que l’armée française se retire du Mali après mission accomplie, déjà en 2013 après les élections présidentielles maliennes d’août 2013. Dans ce cas, l’armée malienne devait prendre le relais pour assurer une présence dans le nord du pays et éviter une éventuellerésurgence du djihadisme. Mais deux facteurs ont apparemment conduit le président Hollande à décider de maintenir une armée française au Mali. Premièrement la faiblesse de l’armée malienne, notamment après ses défaites de 2013 (contre les djihadistes) et de mai 2014 (à Kidal contre les séparatistes), sans oublier le coup d’État militaire de mars 2012 qui avait provoqué des affrontements internes dans l’armée malienne.Une prolongation est forcément ressentie comme une occupation, voire une volonté de recolonisation.

Deuxièmement, l’idée erronée que la France avait les moyens d’empêcher la résurgence du djihadisme et d’éliminer les bandes subsistantes, sans pouvoir traiter les causes même du mal. Ces causes sont précisément l’absence de l’État malien et de ses services publics sur l’ensemble du territoire, le désespoir d’une jeunesse sans formation ni avenir dans un pays sans développement et en explosion démographique. Dans une sorte de Far West sans shérif qu’est devenue une partie du Mali, une insurrection locale s’appuyant sur l’idéologie djihadiste ne pouvait que se diffuser et se développer, malgré tous les efforts militaires. Faute de l’avoir analysé et compris, Barkhane s’enfonçait dans une impasse.

Au printemps 2021, la France lève progressivement le pied au Mali. Peut-on pour autant qualifier Barkhane d’échec contrairement à Serval ? La France a-t-elle commis une erreur en restant au Mali ?

Barkhane, malgré le fait qu’une action militaire ne pouvait seule apporter une solution, n’est pas un échec sur le plan technique. Cette opération a empêché d’abord les djihadistes de reprendre pied dans les villes du nord qui sont restées sous le contrôle du gouvernement malien, contrairement à la situation de 2012. Ensuite, Barkhane a donné aux autorités maliennes un délai de plusieurs années pour reconstruire son outil militaire, rétablir son autorité politique et, si possible, sa présence dans les zones rurales où les djihadistes avaient été éliminés ou repoussés par Barkhane. Mais cette part du travail de fond qui devait être accomplie par le Mali n’a pas pu réussir, faute essentiellement de moyens, mais faute peut-être aussi d’un leadership malien volontaire et efficace.

À mon avis, il n’est guère contestable que la France a commis une erreur en restant militairement si longtemps au Mali. Serval était un pompier qui a rempli sa mission. Mais en décidant une longue prolongation de la présence armée française, on ignorait complètement la psychologie et la politique au Mali : même un sauvetage d’urgence par l’armée de l’ancien colonisateur (Serval) est déjà ressenti comme une humiliation. Une prolongation est forcément ressentie comme une occupation, voire une volonté de recolonisation. Cette situation a été encore aggravée par des erreurs de comportement et de communication, donnant le sentiment aux Maliens urbains que la souveraineté du pays était bafouée : communication unilatérale française, et non pas malienne, et laissant de surcroît croire que les terroristes ne subissaient que des échecs et donc que la solution était militaire ; apparente marginalisation de l’armée malienne qui n’était plus en première ligne ; enfin dégradation permanente et continue de la sécurité en zone rurale et extension du djihadisme à de nouvelles régions.

 

Au final, la déception des populations urbaines s’est muée en ressentiment puis en colère. Cela s’est traduit par l’essor du sentiment anti-français (plus exactement anti politique française) et par le populisme au nom de la souveraineté nationale. C’est pourquoi le deuxième coup d’État à Bamako (mai 2021 après celui d’août 2020) a été bien accueilli par la population urbaine et c’est pourquoi la junte malienne au pouvoir a exploité le ressentiment anti-français et finalement provoqué une rupture avec la France, bouc-émissaire idéal. Mais néanmoins conscientes de ses insuffisances militaires, les autorités maliennes actuelles se sont tournées vers la Russie qui s’est engouffrée dans la brèche, mais sans bourse délier : ventes de matériel militaire, fourniture des mercenaires Wagner au prix coûtant et marée de propagande anti-française et anti-occidentale sur les réseaux sociaux.

Depuis le coup d’État du 30 septembre, la junte au pouvoir à Ouagadougou multiplie les signes de défiance. Où en est-on aujourd’hui ? Quelles conditions sont nécessaires pour améliorer la situation ?

L’extension du djihadisme au Burkina-Faso depuis 2015 s’explique en partie par la désorganisation des services sécuritaires de ce pays après le coup d’État renversant le président Compaoré en octobre 2014. Barkhane a eu dès l’origine des difficultés particulières à coopérer avec l’armée de ce pays en raison d’une tradition sankariste encore ancrée, l’ancien président Sankara ayant laissé le souvenir d’un héros de la résistance anti-impérialiste. La dégradation continue de la situation sécuritaire au Burkina a provoqué les deux derniers coups d’État. Celui de septembre 2022, portant au pouvoir le capitaine Traoré, a été soutenu par un ensemble d’activistes urbains demandant le départ de l’armée française, mettant à ce sujet la pression sur le nouveau chef d’État inexpérimenté et sur la recherche de solutions nouvelles. À ce stade, les négociations avec Moscou buteraient sur l’aspect financier et notamment le coût des mercenaires Wagner, tandis que les relations bilatérales avec la France ont atteint un point bas, avec déjà la demande burkinabée de rappeler notre ambassadeur.

 

Abandon militaire de la France: Après le Mali, le Burkina Faso, demain le Niger et la Côte d’Ivoire ?

Abandon militaire de la France: Après le Mali, le Burkina Faso, demain demain le Niger et la Côte d’Ivoire ?


Alors que le président de la république parle d’un renforcement du dispositif global de défense, dans les faits la France subit avec l’opération Barkhane un véritable échec.
À tel point que la France a été obligée de se retirer complètement du Mali sur pression de forces notamment politiques proches de la Russie. Ainsi le groupe Wagner a remplacé la France ! On envisage maintenant de se retirer aussi du Burkina Faso ou des mouvements de protestation contre la France sont aussi organisés par des groupes de pressions au service de la Russie. Demain peut-être faudra-t-il se retirer aussi du Niger et plus tard pourquoi pas aussi de pays d’Afrique de l’Ouest comme la Côte d’Ivoire (en conflit larvé actuellement avec le Burkina Faso).

Cette situation révèle l’insuffisance dramatique des moyens de la défense française et de ce point de vue les orientations budgétaires confirment cette situation même avec des progrès mais qui ne sont pas à la hauteur des enjeux.

. «Il est évident que la révision de notre stratégie générale en Afrique interroge toutes les composantes de notre présence, y compris les forces spéciales», déclare Sébastien Lecornu dans un entretien au Journal du Dimanche.

Les déclarations du ministre de la défense Sébastien le cornu résonne comme un aveu.
. «Il n’est plus question de lutter contre le terrorisme « à la place » de nos partenaires, mais de le faire avec eux, à leurs côtés», indique-t-il.

Vendredi, une manifestation contre la présence de la France au Burkina Faso, miné par les violences jihadistes, a visé l’ambassade de France à Ouagadougou et la base militaire de Kamboisin, en périphérie de la capitale, où est stationné un contingent de forces spéciales de la force Sabre.

Abandon militaire de la France: Après le Mali, le Burkina Faso demain Le Niger et la Côte d’Ivoire ?

Abandon militaire de la France: Après le Mali, le Burkina Faso demain Le Niger et la Côte d’Ivoire ?


Alors que le président de la république parle d’un renforcement du dispositif global de défense dans les faits la France subit avec l’opération Barkhane un véritable échec.
À tel point que la France a été obligée de se retirer complètement du Mali sur pression de forces notamment politiques proches de la Russie. Ainsi le groupe Wagner a remplacé la France ! On envisage maintenant de se retirer aussi du Burkina Faso ou des mouvements de protestation contre la France sont aussi organisés par des groupes de pressions au service de la Russie. Demain peut-être faudra-t-il se retirer aussi du Niger et plus tard pourquoi pas aussi de pays d’Afrique de l’Ouest comme la Côte d’Ivoire (en conflit larvé actuellement avec le Burkina Faso).

Cette situation révèle l’insuffisance dramatique des moyens de la défense française et de ce point de vue les orientations budgétaires confirment cette situation même avec des progrès mais qui ne sont pas à la hauteur des enjeux.

. «Il est évident que la révision de notre stratégie générale en Afrique interroge toutes les composantes de notre présence, y compris les forces spéciales», déclare Sébastien Lecornu dans un entretien au Journal du Dimanche.

Les déclarations du ministre de la défense Sébastien le cornu résonne comme un aveu.
. «Il n’est plus question de lutter contre le terrorisme « à la place » de nos partenaires, mais de le faire avec eux, à leurs côtés», indique-t-il.

Vendredi, une manifestation contre la présence de la France au Burkina Faso, miné par les violences jihadistes, a visé l’ambassade de France à Ouagadougou et la base militaire de Kamboisin, en périphérie de la capitale, où est stationné un contingent de forces spéciales de la force Sabre.

Paris, qui a déjà quitté le Mali avec qui il entretient des relations exécrables, souhaite néanmoins conserver une présence militaire au Sahel, notamment au Niger. «Sa déstabilisation aurait un impact épouvantable», met en garde le ministre.Un ministre qui oublie que la déstabilisation au Burkina Faso aurait des conséquences également épouvantables par exemple sur la Côte d’Ivoire.

«D’autres pays nous demandent également un accompagnement dans la lutte contre le terrorisme. Pour que ce travail s’installe dans la durée, la question de la formation des officiers et des sous-officiers des armées africaines va être centrale». Le président Emmanuel Macron s’est donné en novembre six mois pour finaliser la nouvelle stratégie de la France en Afrique.Pourquoi six mois ? En attendant le terrorisme progresse en même temps que la déstabilisation dans cette région d’Afrique

Mali: La Grande-Bretagne se retire aussi

Mali: La Grande-Bretagne se retire aussi

Après la France et la force barkhane qui se sont retirés de manière assez piteuses du Mali, c’est au tour de la Grande-Bretagne de retirer ses troupes.

Le pays selon encore davantage livré d’une part à la dictature des militaires, à celle de la Russie via le groupe Wagner et surtout aux terroristex. Bref le Mali s’enfonce de plus en plus dans une crise inextricable d’autant que ce pays ne dispose pas d’une véritable autorité sur le pays et qu’il est essentiellement concentré dans quelques grandes villes.

A cela va s’ajouter sans doute une progression de la terrible maladie de la corruption encouragée d’une part par les militaires et le groupe Wagner.

Le Mali se trouvait de plus en plus isolé du camp occidental. Son rapprochement avec la Russie constitue une erreur stratégique majeure car il est clair que la Russie n’a pas les moyens financiers ni même sans doute l’intention d’aider vraiment le pays. La Grande-Bretagne a annoncé lundi qu’elle allait donc retirer ses 300 soldats déployés au Mali en appui de la Mission de maintien de la paix des Nations unies (Minusma), emboîtant le pas à la France et d’autres pays occidentaux depuis l’arrivée dans le pays des mercenaires russes du groupe Wagner.

Le ministre britannique des Forces armées, James Heappey, a déclaré au Parlement que les deux coups d’Etat successifs au Mali ont compromis les efforts internationaux visant à mettre fin aux violences djihadistes.

« Ce gouvernement ne peut pas déployer notre armée (…) quand le gouvernement du pays hôte ne souhaite pas travailler avec nous pour établir une stabilité et une sécurité durables », a-t-il dit.
Le partenariat entre la junte de Bamako et le groupe Wagner, dont l’Onu a dénoncé les violations des droits de l’Homme dans plusieurs pays où il intervient, est contre-productif pour rétablir la paix au Sahel, a ajouté James Heappey.

La Grande-Bretagne avait déployé son contingent et des hélicoptères lourds Chinook au Mali en 2020 pour appuyer l’action de la Minusma et de la force française Barkhane, qui s’en est depuis retirée.

Le problème c’est que la chienlit contamine progressivement les pays du Sahel et que la déstabilisation politique qui en découle pourrait menacer d’autres pays en Afrique de l’Ouest.

Après le Mali, La Russie encore derrière le coup d’État au Burkina Faso

Après le Mali, La Russie encore derrière le coup d’État au Burkina Faso

Après les manipulations de la Russie au Mali, c’est au tour du Burkina Faso de connaître les mêmes turbulences avec encore un coup d’État. Des manifestations hostiles aussi près de l’ambassade de France. À peu près le même processus qu’au Mali. Tout cela sans doute orchestré par la Russie qui pousse ses pions en Afrique histoire de déstabiliser l’Occident. Pas très compliqué d’organiser une manifestation de rue. On trouve un manifestant rémunéré pour une bière ou 500 francs CFA.

Le problème c’est que la France a dû lamentablement reculer au Mali. Après avoir sauvé ce pays d’une invasion de terroristes, la France a été chassée de façon pitoyable. En cause aussi une politique de défense complètement inadaptée non seulement sous dimensionnée mais qui est négligée les problématiques de sécurité des populations et de développement. En outre l’Europe se désintéresse totalement de ce continent où la Russie et la Chine ne cesse de pousser leurs avantages politiques et économiques.

Au lendemain du putsch, l’ambassade de France au Burkina Faso a donc été la cible de manifestants.

Ces attaques « sont le fait de manifestants hostiles, manipulés par une campagne de désinformation à notre encontre », a estimé l’ambassade : « Toute atteinte à nos emprises diplomatique est inacceptable. Nous appelons les parties prenantes à assurer la sécurité, conformément aux conventions internationales. » Quant aux ressortissants français, ils ont reçu les consignes suivantes : faire preuve de la plus grande vigilance et rester à leur domicile.La plus grande confusion règne au sein même de l’armée

«Les putschistes inscrivent très explicitement leurs actions dans un clivage Russie versus France», relevait samedi Yvan Guichaoua, expert de la région à l’université de Kent, à Bruxelles. «Très étonnant de voir les putschistes déclarer leur flamme si vite à leur  »partenaire stratégique »» privilégié. «On aurait pu imaginer qu’ils prennent le pouvoir d’abord puis fassent monter les enchères», ajoutait-il sur Twitter.

Et l’expert de poser deux hypothèses : «soit bosser avec les Russes était le projet depuis le début et on a affaire à un plan de déstabilisation mûrement réfléchi, soit on invoque de manière opportuniste le clivage France/Russie pour galvaniser les soutiens parce que le projet tangue». Samedi l’ambassade de France à Ouagadougou a donc même été attaquée. La claque est d’autant plus rude pour Paris qu’elle s’inscrit dans une tendance lourde.

«À qui le tour ?» s’interrogeait pleine d’ironie, une source sécuritaire ouest-africaine à l’AFP, en évoquant le coup d’État au Burkina. «Au Sénégal et en Côte d’Ivoire, c’est à bas bruit, mais le vent  »France dégage » souffle également». À terme, la France pourrait devoir quitter le Burkina. Quelque 400 soldats y sont présents avec la force Sabre, des forces spéciales qui forment des soldats burkinabés près de Ouagadougou.

Sous influence russe, le Mali dérape de plus en plus

Sous influence russe, le Mali dérape de plus en plus

 

Le Mali reprend désormais à son compte la phraséologie et la dialectique outrancière russe pour dénoncer presque chaque jour l’attitude de la France. Y compris avec des contrevérités de type KGB pour intoxiquer les populations. La vérité c’est que le Mali officiel se rétrécit comme une peau de chagrin depuis le départ imposé à la France et que les Russes et ce qui reste des forces maliennes sont maintenant opposés aux islamistes.

Et pour masquer leurs faiblesses la Russie et le Mali attaque la France à l’ONU. De quoi sourire si la situation n’était pas aussi dramatique pour une dictature malienne de plus en plus isolée en dépit du soutien russe et notamment des mercenaires de Wagner

Le gouvernement malien affirme être en mesure de démontrer où et quand la France aurait livré des armes à des groupes islamistes, est-il ajouté dans le courrier, sans toutefois qu’aucune preuve ne soit fournie.

« La France n’a évidemment jamais soutenu, directement ou indirectement, ces groupes terroristes, qui demeurent ses ennemis désignés sur l’ensemble de la planète », a indiqué l’ambassade de France au Mali sur Twitter, soulignant que 53 soldats français étaient morts au Mali au cours des 9 dernières années.

Ces accusations interviennent alors que la France a achevé lundi le retrait des soldats français de Barkhane, une opération militaire visant à lutter dans le Sahel contre les mouvements islamistes.

 

Le Mali provoque la Côte d’Ivoire

Le Mali provoque la Côte d’Ivoire

Complètement englué dans son régime de dictature et aux ordres de la Russie via les mercenaires de Wagner, le Mali cette fois s’attaque à la Côte d’Ivoire en arrêtant 50 de ses militaires qui devaient participer à la Minusma. Il s’agit évidemment d’une véritable provocation du Mali qui n’avait nul besoin d’arrêter les militaires et aurait pu tout simplement permettre leur retour en Côte d’Ivoire. Cette affaire isole encore un peu plus un Mali sans véritable Etat, gangrèné  par la corruption , les violences djihadistes autant que les violences des militaires maliens et des mercenaires russes de Wagner. Le Mali a tout à perdre dans ce conflit car la Côte d’Ivoire est notamment une terre d’accueil pour de nombreux Maliens victimes de la crise politique économique qui secoue le pays depuis de nombreuses années

 Le mandat ONU  de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA):

  • stabilisation de la situation dans les principales agglomérations et contribution au rétablissement de l’autorité de l’État dans tout le pays ;
  • contribution à l’application de la feuille de route pour la transition, y compris le dialogue national et le processus électoral ;
  • protection des civils et du personnel des Nations unies ;
  • promotion et défense des droits de l’homme ;
  • soutien de l’action humanitaire ;
  • appui à la sauvegarde du patrimoine culturel ;
  • action en faveur de la justice nationale et internationale.

.

Or des  soldats ivoiriens ont été arrêtés dimanche à l’aéroport international de la capitale malienne, une mesure que la junte a justifiée notamment par l’absence de permission pour leur venue et par l’absence du statut de soldat dans le passeport de certains d’entre eux.

Bamako dit considérer qu’il s’agit de mercenaires et a annoncé son intention de les juger comme tels, ajoutant qu’Abidjan n’était pas informé de l’arrivée des soldats.

Mais les autorités ivoiriennes ont assuré mardi que ces soldats ont été déployé s dans le cadre de contrats d’assistance sécuritaire et logistique signés en juillet 2019 avec la mission des Nations unies au Mali – la Minusma. Elles ont demandé la libération immédiate des soldats.

Le porte-parole de la Minusma, Olivier Salgado, a confirmé via Twitter cette information.

 

Mali: fin de l’aide militaire européenne

Mali:  fin de l’aide militaire européenne

 

Après l’arrêt des opérations Barkhane, fin aussi des missions de formation militaire au Mali par l’Europe.

 

« On arrête les missions de formation et les entraînements des forces armées et de la garde nationale », a déclaré lundi le haut représentant aux Affaires étrangères de l’Union européenne Josep Borrell. Les formations juridiques sur le droit des conflits se poursuivront. « Il n’y a pas assez de garanties de sécurité de la part des autorités maliennes sur la non-interférence avec le groupe Wagner », a-t-il ajouté en dénonçant une nouvelle fois la présence des mercenaires russes employés dans le centre du pays. Ceux-ci sont soupçonnés d’exactions et de la mort de civils dans la ville de Moura, fin mars.

Mali : juger aussi les criminels de guerre russes

Mali : juger aussi les criminels de guerre russes

 

 

L’armée malienne et des miliciens russes sont accusés d’avoir tués des centaines d’habitants de Moura, fin mars. Comme en Ukraine, des forces aux ordres de Vladimir Poutine sont impliquées. La Cour pénale internationale se doit d’enquêter et de traduire en justice les dirigeants incriminés.

 

Editorial du « Monde ».

 

Certaines concomitances renforcent le caractère tragique de l’actualité. Au moment même où, dimanche 3 avril, à Boutcha, en Ukraine, étaient découverts des centaines de cadavres de civils après le départ de l’armée russe, un autre massacre était révélé : celui dont ont été victimes, entre le 27 et le 31 mars, des centaines d’habitants de Moura, un village situé au centre du Mali. Dans cette zone contrôlée par des djihadistes affiliés à Al-Qaida, les forces armées maliennes et des paramilitaires blancs identifiés comme appartenant au groupe russe Wagner ont, lors d’une opération antiterroriste, tué des centaines d’habitants.

Des soldats maliens et des miliciens russes ont rassemblé des hommes et procédé à des exécutions sommaires. Des fosses communes auraient été creusées par les villageois eux-mêmes. Ce scénario de l’horreur, recoupé par plusieurs sources, s’est soldé par la mort de « 203 combattants », selon le communiqué triomphant de l’armée malienne, qui se félicite d’avoir « procédé aux nettoyages systématiques de toute la zone ». Un bilan que l’ONG Human Rights Watch porte à « environ 300 hommes civils, dont certains soupçonnés d’être des combattants islamistes ».

La résonance entre le massacre de Boutcha et celui de Moura ne se limite pas à leur simultanéité et à une logique comparable, qui évoque clairement des crimes de guerre. Elle tient à l’implication, dans les deux cas, de forces aux ordres de Vladimir Poutine, puisque sont avérés les liens de la milice Wagner avec le président russe. Seule différence notable : alors que les événements d’Ukraine sont amplement médiatisés, images et témoignages de journalistes à l’appui, ceux du Mali se sont déroulés sans aucun témoin extérieur. La présence du millier de mercenaires russes continue même d’être niée par les militaires putschistes au pouvoir à Bamako.

Tout se passe comme si le départ programmé des troupes françaises de l’opération « Barkhane » précipitait la fuite en avant autoritaire des militaires maliens et leur collaboration avec le régime russe. Le Mali, où des médias sont bâillonnés et les voix discordantes menacées, est en proie à un inquiétant déchaînement de violence. Recrudescence de la violence djihadiste d’un côté, massacres de civils perpétrés par l’armée malienne épaulée par Wagner de l’autre, avec un niveau de brutalité jamais atteint.

L’arrivée des mercenaires russes, connus pour leurs exactions en Libye et en Centrafrique, accélère une dérive marquée par une logique de « nettoyage ». Particulièrement alarmant apparaît le déferlement de ferveur patriotique que la junte malienne parvient à susciter à chaque « succès éclatant » des forces armées, dans un pays secoué depuis plus d’une décennie par le djihadisme et menacé d’éclatement.

En Afrique comme en Ukraine, les responsables de crimes de guerre doivent être jugés. La justice internationale doit être dotée de tous les moyens pour enquêter sur les massacres qui, en suscitant haine et désir de vengeance, ne font qu’alimenter une spirale de violence destructrice. Les exemples de l’ancien président du Liberia Charles Taylor, condamné à cinquante ans de prison en 2012 pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, ou celui de l’ancien président yougoslave Slobodan Milosevic, poursuivi pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide, mort en 2006 en prison, montrent que des dirigeants impliqués dans de telles atteintes à la vie humaine peuvent être dûment traduits en justice.

Des exactions russes aussi au Mali ?

Des exactions russes aussi au Mali ?

 

 

D’après l’armée malienne, plus de 200 personnes considérées comme des terroristes auraient été tuése. En fait il pourrait aussi s’agir de civils victimes de soldats maliens mais surtout des mercenaires russes du groupe wagner. . Vendredi, l’état-major malien invitait «les populations à la retenue contre les spéculations diffamatoires à l’encontre» des forces armées maliennes. Mais les réactions internationales, de Washington à Paris en passant par l’Union européenne et les Nations unies, témoignent que cette version des faits est vivement contestée. La France s’est ainsi dite «préoccupée par les informations faisant état d’exactions massives dans le village de Moura par des éléments des forces armées maliennes accompagnées de mercenaires russes du groupe Wagner, et qui auraient causé la mort de centaines de civils», a indiqué un communiqué du Quai d’Orsay.

 

Dès samedi, la Minusma avait pour sa part indiqué être «informée des confrontations» entre l’armée malienne et des groupes extrémistes et reconnu être «très préoccupée par les allégations de violences» contre des civils. Idem du côté du département d’État américain, qui avait jugé dimanche «extrêmement dérangeantes» ces allégations, en citant elle aussi la société Wagner. «Ces informations contradictoires illustrent le besoin urgent pour les autorités de transition malienne de donner un accès libre, sûr et sans entrave aux enquêteurs dans la zone où ces événements tragiques se sont déroulés». Les violences djihadistes ont fait des dizaines de morts civils au cours des dernières semaines dans le centre-est du Mali et la région dite des trois frontières (entre Mali, Niger et Burkina Faso), selon la Minusma.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé l’armée malienne et ses «partenaires bilatéraux», dans un rapport remis récemment au Conseil de sécurité, à respecter lors des opérations antiterroristes leurs «obligations internationales».

 

Mali: la dérive de Poutine aussi

Mali: la dérive de Poutine aussi

 

Les autorités maliennes ont annoncé le 18 mars « suspendre » la diffusion des programmes de Radio France internationale (RFI) et de France 24. Au moment où des mercenaires russes défendent le pouvoir en place à Bamako, cette censure des médias français laisse le champ libre à Moscou pour investir l’espace médiatique et continuer de déstabiliser l’Afrique.(papier du « Monde »).

 

 

Vitrine de la démocratisation de l’Afrique de l’Ouest après la fin d’une longue dictature en 1991, le Mali a commencé à se décomposer dans les années 2010, affaibli par la corruption de son régime et ébranlé par une rébellion touareg alliée aux islamistes, renforcée par les combattants et les armes « libérés » par la chute du colonel Kadhafi en Libye. L’intervention militaire française, déclenchée en 2013 à la demande de Bamako, a sans doute empêché le pays de tomber, jusqu’à présent, entre les mains des djihadistes.

Mais son échec, sanctionné par la décision de retrait annoncée le 17 février par Emmanuel Macron, accélère le raidissement de la junte qui a pris le pouvoir en mai 2021, dans le sens d’une rupture brutale avec la France, d’un rapprochement avec la Russie et d’un écrasement des libertés.

La décision, annoncée le 18 mars par les autorités maliennes, de « suspendre » la diffusion des programmes de Radio France internationale (RFI) et de la chaîne France 24 est la dernière en date des manifestations de cette inquiétante dérive. Le motif invoqué par les militaires maliens est la retransmission de reportages où s’expriment des victimes d’exactions commises par l’armée malienne et, probablement, par des mercenaires du groupe privé russe Wagner. Or ces actes de torture et ces meurtres visant des civils sont documentés tant par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies, qui les a qualifiés de « graves violations du droit international », que par des enquêtes du Monde et de Jeune Afrique.

La coupure des émissions des chaînes françaises accusées par la junte de chercher à la « déstabiliser » s’inscrit dans un climat marqué par la multiplication des menaces visant à faire taire toutes les voix critiques et les opposants. Les militaires au pouvoir, qui ont privé d’accès aux soins l’ancien premier ministre Boubèye Maïga qu’ils avaient fait incarcérer, ont une part de responsabilité dans son décès, lundi 21 mars.

Alarmante, l’atteinte à la liberté d’information cible aussi les médias maliens, auxquels les militaires interdisent de relayer les enquêtes de RFI et de France 24. Le silence imposé à ces médias très populaires vise à priver les Maliens d’informations fiables, pour mieux imposer la propagande antifrançaise des militaires et leur alliance avec Moscou.

De fait, la censure des programmes français marque une nouvelle avancée de l’influence russe en Afrique de l’Ouest. La junte malienne joue sur la frange de l’opinion prompte à justifier sa décision par le « précédent » que constituerait l’interdiction par l’Union européenne des outils de propagande russes que sont RT et Sputnik, au titre de sanction contre l’agression de l’Ukraine. Alors que des mercenaires russes défendent le pouvoir en place à Bamako, la coupure de RFI et de France 24 laisse le champ libre à Moscou pour investir l’espace médiatique laissé vacant.

Le refus de certains pays africains de condamner la guerre en Ukraine à l’ONU encourage la Russie à pousser ses pions en Afrique en cherchant à attiser la colère contre l’ex-colonisateur. Dans les années 1950-1990, la guerre froide Est-Ouest a alimenté les conflits en Afrique. Le retour d’un climat comparable ne fait que compliquer l’équation de la politique de la France à l’égard de l’Afrique. S’ajoutant aux appétits chinois et à l’agressivité des djihadistes, les ambitions de Vladimir Poutine, accueillies avec bienveillance par certains Africains, pèsent désormais aussi sur le continent.

Mali: La dictature s’inspire de Poutine

Mali: La dictature s’inspire de Poutine

 

 

Les colonels, apprentis dictateur au Mali s’inspire évidemment de Poutine pour renforcer leur pouvoir. Comme Poutine, ils ne ce caractérisent pas par leurs compétences militaires mais par la corruption exercée sur la population. Des militaires surtout efficaces pour faire des coups d’Etat et prélever l’impôt officieux auprès des automobilistes et autres citoyens. Avec désormais l’appui des mercenaires Wagner de Poutine, les militaires renforcent encore leur pression sur une population déjà très appauvrie. Pire, les dictateurs ont interdit la présence de médias français qui rendaient compte des exactions supplémentaires de la junte.

Il est clair que cette atmosphère de dictature ne correspond pas à l’esprit général de Maliens en général très doux mais qui là sont bien contraints par la force de se taire.

De plus en plus isolées sur la scène internationale avec le départ des partenaires européens et les sanctions de la Cédéao, les autorités ont également alerté les médias maliens: est formellement prohibée toute «rediffusion, et/ou publication des émissions et articles de presse» Des chaînes françaises notamment RFI très écoutée au Mali et en Afrique de l’Ouest. «Les journalistes présents au Mali sont désormais prévenus», a réagi l’ONG Reporters sans frontières (RSF). «Les sujets qui fâchent les militaires au pouvoir conduiront à des menaces, des expulsions ou des suspensions».

 

 

Mali : chape de plomb avec l’exclusion de journalistes

Mali : chape de plomb avec l’exclusion de journalistes

 

 

 

La junte malienne sans doute inspirée par la Russie et la force de Wagner (Mercenaires de Poutine)  a décidé d’employer les mêmes méthodes en Russie en expulsant des journalistes  Français. Cela au motif de  la diffusion d’informations selon lesquelles l’armée malienne est impliquée dans des exactions contre des civils. Une pratique déjà habituelle en temps normal et qui forcément s’est renforcée avec la dictature.  Cette décision est «grave» et «le signe d’une course en avant vers le pire» pour le pays sahélien, a dénoncé le président français Emmanuel Macron.

 

France Médias Monde, la maison mère de RFI et France 24, a réagi : «Le groupe déplore cette décision et proteste vivement contre les accusations infondées mettant gravement en cause le professionnalisme de ses antennes. France Médias Monde étudiera toutes les voies de recours pour qu’une telle décision ne soit pas mise en œuvre et rappelle son attachement sans faille à la liberté d’informer comme au travail professionnel de ses journalistes».

Les deux médias français sont suivis quotidiennement par près d’un tiers des 20 millions de Maliens. Dans le pays, la radio RFI est diffusée en FM grâce à 6 relais, mais aussi grâce à plusieurs satellites et via des radios partenaires. Elle diffuse en plusieurs langues : le français, le mandenkan et le fulfulde. La chaîne d’info France 24 est diffusée en clair par satellite, dans le bouquet Canal+ et est disponible dans les offres des opérateurs maliens.

Le Mali est un pays stratégique pour France 24 et RFI. Les deux médias comptent au total 9 correspondants au Mali. Leur présence devient chaque jour plus compliquée à mesure que les rapports politiques entre le Mali et la France se dégradent.

Politique- Macron : après la retraite de Russie, la retraite du Mali

Politique-Macron : après la retraite de Russie, la retraite du Mali

 

 

 

On ne peut sans doute pas reprocher à Macron d’avoir tenté de rapprocher les points de vue en Ukraine mais force est de  constater qu’il a complètement échoué. Par compte il est fortement critiquable pour avoir instrumentalisé son interversion en déclarant qu’il avait obtenu une rencontre entre Biden et Poutine. Les faits tragiques ont démenti cette réalité. En la circonstance, Macron s’est servi de la conjoncture internationale pour valoriser sa candidature à la présidentielle.

 

Il est évident que Poutine considère Macron comme quantité négligeable. Son partenaire est essentiellement Biden. Pour lui , l’Europe ne compte pas diplomatiquement et encore moins militairement. Quant à la France, comme d’habitude elle parle dans tous les sens mais agit peut.

 

Le second échec militaire et diplomatique est encore davantage imputable à Macron au Mali. En effet la force Barkhane est contrainte de se replier sur l’insistance de la junte désormais manipulée par la Russie et la Chine.

 

La situation était pourtant prévisible depuis longtemps dans la mesure où les moyens donnés à l’opération Barkhane  étaient particulièrement sous-estimés. Comment en effet maintenir l’ordre avec 5000 militaires dans un espace aussi grand que celui de l’Europe. Au bas mot, il aurait fallu 50 000 militaires. Un chiffre impossible à atteindre depuis la professionnalisation de l’armée qui compte uniquement sur les technologies.

 

En outre la stratégie de Barkhane n’a pas suffisamment intégré la nécessité du codéveloppement pour rétablir un minimum de progrès économique et de fonctions étatiques.

 

Bref le bilan international de Macron est assez médiocre. Certes il parle, il parle mais la profusion de ses discours ne renforce pas sa crédibilité au plan international.

Macron : après la retraite de Russie, la retraite du Mali

Macron : après la retraite de Russie, la retraite du Mali

 

 

 

On ne peut sans doute pas reprocher à Macron d’avoir tenté de rapprocher les points de vue en Ukraine mais force est constatée qu’il a complètement échoué. Par compte il est fortement critiquable pour avoir instrumentalisé son interversion en déclarant qu’il avait obtenu une rencontre entre Biden et Poutine. Les faits tragiques ont démenti cette réalité. En la circonstance, Macron s’est servi de la conjoncture internationale pour valoriser sa candidature à la présidentielle.

 

Il est évident que Poutine considère Macron comme quantité négligeable. Son partenaire est essentiellement Biden. Pour lui , l’Europe ne compte pas diplomatiquement et encore moins militairement. Quant à la France, comme d’habitude elle parle dans tous les sens mais agit peut.

 

Le second échec militaire et diplomatique est encore davantage imputable à Macron au Mali. En effet la force Barkhane est contrainte de se replier sur l’insistance de la junte désormais manipulée par la Russie et la Chine.

 

La situation était pourtant prévisible depuis longtemps dans la mesure où les moyens donnés à l’opération Barkhane  étaient particulièrement sous-estimés. Comment en effet maintenir l’ordre avec 5000 militaires dans un espace aussi grand que celui de l’Europe. Au bas mot, il aurait fallu 50 000 militaires. Un chiffre impossible à atteindre depuis la professionnalisation de l’armée qui compte uniquement sur les technologies.

 

En outre la stratégie de Barkhane n’a pas suffisamment intégré la nécessité du codéveloppement pour rétablir un minimum de progrès économique et de fonctions étatiques.

 

Bref le bilan international de Macron est assez médiocre. Certes il parle, il parle mais la profusion de ses discours ne renforce pas sa crédibilité au plan international.

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