Archive pour le Tag 'trimestre'

Augmentation du pouvoir d’achat au second trimestre : du pipeau

Augmentation du pouvoir d’achat au second trimestre : du pipeau

Curieusement, l’INSEE sort  de son chapeau une augmentation du pouvoir d’achat de 0,7 % pour le second trimestre. Une hausse surprenante qui vient compenser la baisse de 0,5 % du premier trimestre. Une hausse qui relève sans doute même du miracle de la méthodologie employée et du bricolage pour donner des satisfactions au gouvernement. On voit mal comment le pouvoir d’achat aurait pu augmenter d’une part parce que les hausses par exemple des salaires ne se décident pas au second trimestre aussi parce que l’inflation a continué de croire. Ainsi début juillet on était sur une tendance de 2,3 % de hausse des prix. Encore s’agit-il d’un indicateur obsolète qui ne prend pas en compte l’évolution de la structure des dépenses des ménages qui consomment de plus en plus pour les charges contraintes et qui a l’inverse serrent leur budget pour les charges ajustables. D’un point de vue macro-économique, on  voit mal comment le pouvoir d’achat pourrait avoir augmenté puisque la croissance a évolué exactement comme au premier trimestre à savoir +0,2 % pour le PIB. On observera que l’argumentaire de l’INSEE est tellement tordu (effet de mesures fiscales décidées par le gouvernement !) que les grands médias ont été rares à reprendre cette information complètement incompréhensible. Cela repose une nouvelle fois la question de la pertinence de certaines statistiques émanant de l’INSEE un organisme qui juridiquement est une administration comme les autres et qui comme les autres et soumises aux pressions du pouvoir politique. Notons aussi que l’INSEE en matière de chômage diverge six de Pôle emploi. Alors que pôle l’emploi note une hausse du chômage l’INSEE,  lui, constate une baisse de 0,1 %. qui positive sachant que cela se situe dans la marge d’erreur statistique et surtout qu’environ 1 ,5 chômeurs ne sont inscrits nuls part et ne recherchent plus d’emploi.

 

Croissance : + 0.4% au troisième trimestre ? (Banque de France)

Croissance : + 0.4% au troisième trimestre ? (Banque de France)

Pour la Banque de France,  la croissance devrait nettement redresser au troisième trimestre. L’institution se fonde surtout sur l’évolution de la production industrielle. En réalité, tout dépendra surtout de la consommation des ménages qui représentent 60 % du PIB. Or cette consommation des ménages est plutôt atone depuis le début de l’année. Du coup,  les prévisions de la Banque de France semblent relever davantage du volontarisme que de la prévision. La croissance devrait accélérer au troisième trimestre en France pour atteindre 0,4%, à la faveur notamment d’une forte progression de la production industrielle, selon la Banque de France. Ce chiffre, qui traduirait un net rebond après le trou d’air du deuxième trimestre (0,2% de croissance au premier comme au deuxième trimestre), est conforme à une première estimation publiée le 8 août par l’institution monétaire.La banque centrale, qui se base pour cette estimation sur son enquête mensuelle de conjoncture, explique ce regain de croissance par l’amélioration de la conjoncture dans le secteur industriel, où les nouvelles commandes ont progressé, « y compris à l’exportation ».En août, l’automobile a ainsi bénéficié d’un flux important mais ponctuel d’achats », tandis que les secteurs de la chimie et de l’électronique ont connu une évolution « dynamique », souligne la Banque de France dans un communiqué. L’activité des services est elle aussi restée bien orientée, avec des effectifs qui ont « continué d’augmenter ». « Les chefs d’entreprise prévoient une poursuite de la croissance au même rythme » en septembre, précise l’institution monétaire.

Dividendes France : 50 milliards pour un trimestre : où est le ruissellement de Macron ?

Dividendes France : 50 milliards pour un trimestre : où est le ruissellement de Macron ?

 

Tous les lobbys de la grande finance se félicitent de ce résultat tout à fait exceptionnel des dividendes distribués notamment en France au cours du deuxième trimestre de l’année. Ce serait une bonne nouvelle pour le pays et en particulier pour l’économie. Bref la théorie du ruissellement développé par Macron. Le problème c’est que précisément ces rémunérations assez exceptionnelles n’ont pas eu l’effet de contagion d’un point de vue économique et social. En effet dans le même temps la croissance s’est nettement tassée pour être pratiquement insignifiante sur les six premiers mois de l’année. Sur le plan du chômage,  les avancées sont aussi insignifiantes. Quant au pouvoir d’achat il a été largement plombé par les mesures fiscales du gouvernement. Les grandes entreprises qui se montrent généreuses en matière de dividendes ont surtout bénéficié d’un bon niveau de l’euro et d’un climat international assez favorable. Quant aux actionnaires grassement rétribués ils n’ont pas fait généralement bénéficier l’environnement économique. Paradoxalement il faut noter que c’est la France qui est le pays qui proportionnellement le plus de dividendes alors que la croissance et même les bénéfices sont inférieurs à la moyenne internationale mais comme la concurrence est rude pour attirer les capitaux les entreprises françaises privilégie la distribution des profits en direction des actionnaires. Cela souvent au détriment des investissements de long terme et de la rémunération des salariés. Ces résultats aux allègements fiscaux de Macron qui renforce encore son image de président des riches. Selon les données des ONG, les groupes du CAC40, qui ont réalisé un bénéfice de 93 milliards d’euros et un chiffre d’affaires de plus de 1.300 milliards d’euros en 2017, auraient redistribué les deux tiers de leurs bénéfices à leurs actionnaires, au détriment des investissements et des salariés.

Bénéfice Total : un bond de hausse 83% grâce aux hausses du pétrole au deuxième trimestre

Bénéfice Total : un bond de hausse 83% grâce aux hausses du pétrole au deuxième trimestre

 

 Total peut dire merci à la hausse du pétrole. Le bénéfice net du groupe publié ce 26 juillet a bondi de 83% à 3,72 milliards de dollars et son bénéfice net ajusté, qui exclut des éléments volatils et exceptionnels, a progressé pour sa part de 44% à 3,55 milliards, un niveau cependant en-dessous des attentes des analystes qui tablaient sur 3,67 milliards de dollars. Le groupe a une nouvelle fois bénéficié de la remontée du prix du baril depuis la fin de l’année dernière – le baril de brut valant en moyenne 74,4 dollars au deuxième trimestre contre 49,9 dollars un an plus tôt. Au premier trimestre, il ne valait encore que 66,8 dollars. Les résultats de Total ont également été tirés par l’activité d’exploration et de production d’hydrocarbures : le groupe a produit 2,717 millions de barils équivalent pétrole en moyenne par jour, soit une hausse de 8,7%. 

 

Chômage: pas d’effet Macron au second trimestre

Chômage : pas d’effet Macron au second trimestre

Le chômage est pratiquement stable au second trimestre et on attend toujours l’effet Macron. La réalité c’est que la croissance ne repart pas réellement lourdement handicapée par une consommation des ménages atone plombée elle-même par les hausses de fiscalité. S’ajoute aussi un environnement international mois dynamique. Mais la France sur la croissance comme sur le chômage fait moins biens que ses principaux voisins de l’Europe.   Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) a augmenté de 0,1% au deuxième trimestre en France métropolitaine, une hausse qui touche essentiellement les femmes, les plus jeunes et les chômeurs de longue durée, selon les chiffres publiés mercredi par le ministère du Travail et Pôle emploi. Il s’agit de la deuxième diffusion de ces chiffres au format trimestriel désormais adopté par Pôle emploi et la Direction des études et statistiques du ministère du Travail (Dares) pour mieux refléter les tendances sous-jacentes du marché du travail, auparavant occultées par les évolutions mensuelles en dents de scie de cet indicateur. La légère hausse enregistrée sur la période avril-juin fait suite à deux trimestres de baisse. Le nombre moyen de demandeurs d’emploi de catégorie A s’élevait à 3,441 millions au deuxième trimestre, soit 4.600 de plus qu’au trimestre précédent. Mais sur un an, il est en recul de 1,3%. En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle emploi a également progressé de 0,1% sur le trimestre, à 5,628 millions, un nouveau record (5,941 millions en incluant les départements d’Outre-mer hors Mayotte). Il progresse de 1,4% sur un an.

Croissance : nouveau tassement au deuxième trimestre

Croissance : nouveau tassement au deuxième trimestre

 Mauvaise nouvelle pour Macron avec ce tassement prévu de la croissance à seulement +0.3% au second trimestre après déjà un petit 0.2% au premier trimestre. Il n’est pas même certain qu’on atteigne 0.3% au second trimestre du fait des incertitudes de l’environnement international, des effets dune météo détestable et d’un climat social délétère ( SNCF, hôpitaux, agriculteurs, Air France etc.). Jusque là Macron avait bénéficié d’un bon alignement des planètes et d’une certaine manière avait engrangé des résultats dus à Hollande et à la conjoncture internationale. En multipliant les voyages à l’étranger, Macron avait tenté de se mettre au niveau dans grands leaders ce qui contribuait à améliorer un peu l’image du pays. Les tendances pourraient s’inverser car l’activisme international de Macron n’a abouti à rien ; en outre il a touché le ridicule avec Trump.  La perspectives de droits de douane américains  nouveaux sur l’acier, l’aluminium mais aussi sur automobiles risque d’assombrir une conjoncture déjà pleine de turbulences. Pour preuve la détérioration du moral des patrons qui commencent  à douter de la dynamique Macron sur l’économie.

Emplois : Environ 50 000 en plus au premier trimestre

 Emplois : Environ 50 000 en plus au premier trimestre

C’est bien car la dynamique est positive  enfin mais c’est moins bien qu’au trimestre précédant. Selon les données provisoires de l’Insee, le nombre d’emplois crées continue de progresser depuis 2 ans : 253 500 postes ont été créés en 2017 (234 500 créés en 2016 et 129 700 en 2015). Fin 2017, l’Insee comptait 19,27 millions de salariés dans le secteur privé, un niveau record ! Le secteur marchand enregistre une forte augmentation de 223 500 emplois créés sur un an (+1,9 %). Le secteur tertiaire, hors intérim, a créé en 2017, 178 000 postes. L’intérim a atteint un record en 2017 avec la création de 45 500 postes (+ 6,6 %).  La France a enregistré un douzième trimestre consécutif de créations nettes d’emplois salariés, avec 48.800 nouveaux postes (+0,2%) au 1er trimestre, a annoncé mardi l’Insee. Ce chiffre marque toutefois un ralentissement de la progression de l’indicateur, qui avait comptabilisé plus de 100.000 créations nettes d’emplois au précédent trimestre. Dans le détail, l’Insee a recensé 47.700 créations dans le privé (+0,2%) et 1.100 dans le public (+0,0%). Public et privé confondus, l’emploi est toujours dans le vert sur un an: la France a créé 288.200 emplois salariés (+1,2%) au cours des 12 derniers mois, pour atteindre un record de 25,17 millions de postes. L’indicateur est également à un plus haut historique dans le seul secteur privé, avec 19,38 millions de postes (+301.200 postes, +1,6% sur un an). Sur le seul 1er trimestre, les services marchands (+34.600, +0,3%) sont restés la principale locomotive de l’emploi privé. L’intérim (+4.500, +0,5%), la construction (+3.600, +0,3%) et l’agriculture (+3.000, +1,0%) ont aussi créé des postes.
Si l’intérim a atteint un nouveau record d’effectifs, avec 818.000 postes, le secteur de l’emploi temporaire est en nette décélération, après avoir créé en moyenne 30.000 postes par trimestres au cours des six trimestres précédents. La construction, de son côté, est bien orientée pour le cinquième trimestre d’affilée. Auparavant, les chantiers avaient connu huit années, entre fin 2008 et fin 2016, pendant lesquelles ils avaient perdu plus de 200.000 postes. Les services non marchands (+3.900, +0,0%) et l’industrie (-800, -0,0%) ont vu, quant à eux, leurs effectifs stagner au 1er trimestre. Les usines ont détruit près d’un million d’emplois depuis début 2001. En un an, les tendances sont les mêmes que sur le trimestre pour l’emploi tertiaire marchand (+162.300, +1,4%), l’intérim (+90.200, +12,4%), la construction (+25.600, +1,9%), l’agriculture (+3.300, +1,1%), dans le vert. Les services non marchands sont stables sur l’année (+1.200, +0,0%) comme sur le trimestre. En revanche, l’industrie, qui a stagné sur le trimestre, est en légère hausse sur un an (+5.600, +0,2%). Malheureusement le tassement de la croissance au second trimestre devrait entrainer des effets négatifs sur la situation de l’emploi.

 

Croissance : net ralentissement au premier trimestre…et au second

Croissance : net ralentissement  au premier trimestre…et au second

Ralentissement net au premier trimestre et sans doute au second même si grâce à l’acquis de croissance 2018devrait se terminer sur uen augmentation de l’activité autour de 1.8%. Selon les derniers chiffres de l’Insee publiés le 30 mai, le produit intérieur brut en volume a ralenti pour s’élever à 0,2% sur les trois premiers mois de l’année, après 0,7% au dernier trimestre 2017. L’institut de statistiques a ainsi révisé ses chiffres de croissance à la baisse par rapport à sa première estimation. L’augmentation du PIB de la France était initialement prévue à 0,3%. Cette baisse est à mettre en regard d’une croissance encore plus robuste qu’estimée pour les trimestres précédents. Si la croissance du dernier trimestre 2017 a été confirmée à 0,7%, les trois autres trimestres ont connu des révisions favorables à 0,8% pour le premier trimestre et à 0,7% pour les deux suivants). Ce freinage apparaît très brutal, mais il représente plutôt « un contrecoup, une respiration après une fin d’année 2017 très dynamique », a estimé le directeur général de l’Insee, Jean-Luc Tavernier, mercredi matin lors d’une audition par la commission des finances de l’Assemblée. Ce coup de mou s’explique par un ralentissement de l’investissement des entreprises et  de la consommation des ménages. Dans le détail, les dépenses de consommation des ménages ont progressé de 0,1% entre janvier et mars, alors qu’elles avaient augmenté de 0,2% lors des trois mois précédents. La consommation en biens est « en léger repli » pour le deuxième trimestre consécutif tandis que celle en services « ralentit légèrement », précise l’organisme public, qui qualifie les dépenses des ménages d’« atones« . Les investissements des entreprises se sont de leur côté effondrés, pour atteindre +0,1% au lieu du 0,5% jusque-là annoncés. « Ce ralentissement est principalement dû au repli de l’investissement en biens manufacturés (−1,3% après +1,6% au dernier trimestre 2017) », précise l’Insee. D’après l’institut public, l’investissement des ménages a, lui aussi, marqué le pas, avec une croissance de 0,2% contre +0,6% au trimestre précédent, « en raison d’un ralentissement dans le secteur de la construction ». Le commerce extérieur, qui s’était fortement redressé entre octobre et décembre, a quant à lui eu un effet nul sur la croissance: les exportations ont ainsi en effet reculé de 0,3% (après +2,3%), mais les importations ont connu une dynamique similaire (-0,3%, après +0,1%). L’institut de statistiques a également expliqué que les dépenses de consommation des ménages en biens ont reculé au mois d’avril de 1,5%. La consommation d’énergie s’est nettement repliée tout comme les achats alimentaires. En ce qui concerne l’énergie (−5,4 % après −0,9 %), les dépenses de chauffage ont nettement baissé en raison de températures supérieures aux normales saisonnières en avril, après des mois de février et mars froids. Du côté des produits raffinés, les dépenses en gazole ont diminué alors que celles en essence ont progressé.

Chômage : en hausse au premier trimestre

Chômage : en hausse  au premier trimestre

 

 

 

Pour l’instant, Macron n’a guère engrangé de résultats et c’est pourtant là qu’il est attendu. Pour preuve, le chômage augmente au premier trimestre. La situation ne devrait guère être meilleure au second trimètre en raison des jours fériés et des grèves. Après une forte baisse fin 2017, le taux de chômage est reparti à la hausse (+0,2 point) au 1er trimestre, pour s’établir à 9,2% en France entière (hors Mayotte), selon des chiffres provisoires de l’Insee publiés mercredi. L’indicateur s’était établi à 9,0% (chiffre révisé à la hausse) au 4e trimestre 2017, son plus bas niveau depuis début 2009. Sur un an, le taux de chômage, mesuré par l’Institut national de la statistique selon les normes du Bureau international du travail (BIT), reste en baisse de 0,4 point. Au total, l’Insee a comptabilisé 2,75 millions de chômeurs en moyenne au 1er trimestre.

 

Les mesures fiscales ont assommé la croissance au premier trimestre

Les mesures  fiscales ont assommé la croissance au premier trimestre

 

La croissance française est retombée à 0,3%, après un pic à 0,7% au dernier trimestre de 2017. La croissance française a été plus affectée que prévue par les mesures fiscales. Certes le tassement avait été prévue pat l’INSEE mais il est plus important qu’attendu. En cause aussi l’effet psychologique sur le pouvoir d’achat notamment des retraités. Aussi sans doute ce climat social délétère. De ce point de vue les grèves de la SNCF se feront sentir sur les résultats du second trimestre qui ne sera pas non plus très flamboyant. A noter que le tassement est aussi général au plan international. Pour résumer les mesures fiscales du gouvernemenet concentrées au premier trimestre n’étaient pas très pertinentes. En outre elles vont instiller un doute sur la reprise. Témoin d’ailleurs aussi le très net tassement des investissements des entreprises.  Un ralentissement plus grand que prévu. La croissance de l’économie française est donc tombée, au premier trimestre, à 0,3% sous l’impact notamment d’une consommation des ménages atone et d’une nette décélération des investissements des entreprises. C’est ce qui ressort de la première estimation publiée ce vendredi par l’Insee. Il s’agit de la hausse la plus faible depuis le troisième trimestre 2016, l’institut confirmant dans le même temps celle de 0,7% enregistrée sur les trois derniers mois de 2017. Les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une hausse de 0,4% du produit intérieur brut du premier trimestre, un niveau anticipé également par l’Insee dans sa dernière note de conjoncture. La Banque de France avait revu sa prévision pour la période à  +0,3% début avril. L’acquis de croissance pour 2018, à savoir l’évolution du PIB si l’activité stagnait au cours des trois prochains trimestres, se situait à 1,2% au 31 mars. La demande intérieure finale, traditionnel moteur de la croissance française, a contribué positivement au PIB à hauteur de 0,3 point (contre 0,5 au 4e trimestre). La contribution des variations des stocks des entreprises, très volatile, a été nulle (après -0,4 au trimestre précédent), de même que celle du commerce extérieur, qui avait dopé de 0,6 point le PIB des trois derniers mois de 2017. Dans le détail, la production totale de biens et services a nettement ralenti au 1er trimestre (+0,3% après +0,9%), une évolution due aux seuls biens, où elle a reculé de 0,6% (après une hausse de 1,2% au 4e trimestre 2017). La production manufacturière a accusé une diminution de 1,1% (après +1,5%) du fait de la baisse importante en matériel de transports, un secteur qui avait porté l’activité de fin 2017. La consommation des ménages, toujours atone, a progressé au rythme inchangé de 0,2%, les seules dépenses en biens restant stables comme au trimestre précédent.Moins d’investissements pour les entreprises. L’investissement global a augmenté de 0,6% (après +1,1% au quatrième trimestre 2017), une nette décélération due aux entreprises, dont la croissance de l’investissement s’est limitée à 0,5% (contre +1,6% au 4e trimestre 2017). Celui des ménages est resté soutenu (+0,5% après +0,6%) en raison de la bonne tenue du secteur de la construction et celui des administrations publiques a franchement accéléré (+0,9% après +0,5%), affichant son niveau le plus élevé depuis le 4etrimestre 2008.

 

 

Croissance : net coup de frein au premier trimestre

Croissance : net coup de frein au premier trimestre

0.3% au lieu de 0.7% le trimestre précédent.  La conséquence de ce qu’avait pronostiqué l’INSEE. Avec les meures fiscales, mécaniquement la consommation devait être affectée et peser sur la croissance. Une prévision qui avait été contredite par le gouvernemet mais qui se confirme pourtant. Selon la première estimation publiée ce vendredi par l’Insee, le PIB affiche en effet une hausse de 0,3% entre janvier et mars. Loin du rythme atteint lors du dernier trimestre 2017 (0,7%), c’est aussi sa plus faible augmentation depuis l’automne 2016.  La hausse de la CSG, entrée en vigueur en début d’année, pourrait expliquer, en partie, la perte de dynamisme observée de la consommation des ménages – les mesures en faveur du pouvoir d’achat, comme la suppression de la taxe d’habitation, n’intervenant qu’en fin d’année. Les  dépenses des ménages, n’ont augmenté que de 0,2% sur les trois premiers mois de l’année, soit le même rythme qu’au dernier trimestre 2017, malgré un rebond marqué de la consommation en énergie lié à la baisse des températures en février et mars (+1,4% après −0,6%). Le ralentissement s’explique également par de moindres investissements, tant au niveau des entreprises (+0,5% après +1,6% fin 2017) que des ménages (+0,5% après +0,6%), ajoute l’organisme public. Les exportations sont quasi stables au premier trimestre 2018 après le fort dynamisme observé au quatrième trimestre (−0,1 % après +2,5 %), notamment en matériels de transport. Dans le même temps, les importations sont stables (0,0 % après +0,4 %). Au total, les échanges extérieurs ne contribuent pas à la croissance, après une contribution de +0,6 point au trimestre précédent. Dans ce contexte, la production totale de biens et services a nettement ralenti, avec une croissance de 0,3% contre +0,9% au trimestre précédent, avec un repli marqué dans le secteur manufacturier (−1,1 % après +1,5%). Le problème c’est que le second trimestre sera affecté par les grèves SNCF et qu’il ne fait pas espérer uen compensation pour les trois mois en cours.

 

Evolution CDD : baisse au 4e trimestre

Evolution CDD : baisse au 4e trimestre

Sans doute la conséquence d’un mieux sur la croissance avec cette baisse relative des CDD au quatrième trimestre (mais  stable sur un an).  Une évolution donc encore fragile. Par contre l’évolution en hausse de création nette d’emplois marchands est significative (avec 257 000 emplois nouveaux sur un an). Selon cette étude  de la direction des études et statistiques du ministère du Travail (Dares ) portant sur les entreprises de 10 salariés ou plus, hors agriculture et emplois publics, à fin décembre, le recours aux contrats à durée déterminée se situait donc au même niveau qu’un an plus tôt. En ce qui concerne le temps de travail, la part de salariés travaillant à temps partiel s’inscrit également en légère baisse, à 15,5% à fin décembre 2017, contre 15,6% à fin septembre 2017 et 15,7% à fin 2016. L’année écoulée a été marquée par des créations d’emploi à un niveau sans précédent depuis dix ans dans les secteurs marchands non agricoles, avec 256.900 créations nettes. La fin 2017 a aussi vu les embauches dans le privé bondir pour atteindre un plus haut depuis le début des années 2000, à plus de deux millions, une tendance principalement alimentée par un

Zone euro: la croissance à + 0,6% au 3e trimestre

Zone euro: la croissance à  + 0,6% au 3e trimestre

Sur un an la croissance de l’union économique augmente de 2,5 % et sur le seul troisième trimestre la hausse est de 0,6 % par rapport au trimestre précédent. La confirmation donc que le retour de la croissance est bien amorcé. La croissance économique dans la zone euro est restée solide au troisième trimestre, avec un produit intérieur brut en hausse de 0,6% par rapport au trimestre précédent, selon une première estimation publiée par l’Office européen de statistiques Eurostat. Ce chiffre est supérieur aux attentes des analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset qui tablaient sur une hausse de 0,5%. La croissance avait atteint 0,7% dans les 19 pays ayant adopté la monnaie unique européenne au deuxième trimestre 2017 et 0,6% au premier trimestre. En comparaison avec le troisième trimestre 2016, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une hausse de 2,5%.     Dans les 28 pays de l’Union européenne, la croissance économique atteint également 0,6% au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent, selon Eurostat. Sur un an, il progresse de 2,5% dans l’UE. Le PIB représente l’ensemble des richesses produites dans une zone géographique donnée. La Commission européenne doit présenter la semaine prochaine ses nouvelles perspectives économiques pour la zone euro. Début octobre, le FMI avait revu à la hausse ses prévisions de croissance pour les deux années à venir, misant désormais sur une croissance de 2,1% en 2017 et de 1,9% en 2018.

80000 emplois créés au second trimestre (INSEE)

80000 emplois créés au second trimestre (INSEE)

D’avril à juin, l’économie française a enregistré 81.400 créations nettes d’emplois, dont 76.800 dans le privé (+0,4%) et 4.600 (+0,1%) dans la fonction publique. Sur le seul deuxième trimestre, l’emploi a poursuivi sa baisse dans l’industrie (-2.800 postes ou -0,1%), qui n’a pas été en situation de créations nettes depuis début 2001, mais a poursuivi son rebond amorcé en début d’année dans la construction (+4.800 ou +0,4%). Il est resté vigoureux dans les services avec 67.000 créations nettes d’emploi (+0,6%) après 47.900 au premier trimestre (+0,4%), grâce à l’intérim (23.200 emplois créés). Sur les douze mois à fin juin, les créations nettes d’emplois atteignent 303.500, soit une hausse de 1,2% sur la période, dont 276.300 dans le privé et 27.200 dans la fonction publique. Dans un communiqué distinct, l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss) fait état d’une hausse du salaire moyen par tête de 0,4% sur le trimestre en France et de 2,0% sur un an, un rythme nettement supérieur à l’inflation (+0,1%, sur le trimestre et +0,7% sur un an).

Croissance France : la reprise au deuxième trimestre

Croissance France : la reprise au deuxième trimestre

 

Ce pourrait être une bonne nouvelle pour alimenter la confiance chez les patrons. Les résultats de la croissance du second trimestre permettent  en effet d’espérer une hausse du PIB de 1,9 % voire 2 %, au-delà des prévisions du gouvernement, de la Banque de France et du FMI. Au deuxième trimestre, comme au premier et dernier trimestre de 2016, le PIB a augmenté de 0,5% selon l’Insee. L’acquis de croissance, à savoir l’évolution du PIB cette année si l’activité stagnait au cours du deuxième semestre, s’élève à +1,4% au 30 juin. De fait, à moins d’une catastrophe, l’objectif de croissance annuelle de 1,6% retenu par l’Insee devrait être atteint. De son côté, le gouvernement vise une augmentation annuelle de l’activité de 1,5%. Dans le détail, la demande intérieure finale, traditionnel moteur de la croissance française, a contribué positivement au PIB du trimestre, à hauteur de 0,4 point, soit le même niveau qu’au trimestre précédent. Le commerce extérieur a contribué positivement à la croissance (+0,8 point après -0,6 point), en lien avec le fort rebond des exportations (+3,1% après -0,7%) – les chantiers STX France ont livré un mega-paquebots à leurs clients en mai… – et du net ralentissement des importations (+0,2% après +1,2%) sur les trois mois à fin juin. Toujours très volatile, la contribution des variations des stocks des entreprises a été négative de 0,6 point. Elle avait apporté 0,7 point à la croissance au cours des trois premiers mois de l’année.

États-Unis : La croissance révisée en hausse à 1,2% pour le 1er trimestre

États-Unis : La croissance  révisée en hausse à 1,2% pour le 1er trimestre

Le tassement assez net de la croissance au premier trimestre et confirmé même s’il est moins important que ce qui était prévu dans les chiffres provisoires. En fait la croissance en rythme annualisé serait de 1,2 % au premier trimestre pour. Au quatrième trimestre, la croissance avait été de 2,1%. « La deuxième estimation donne une image plus exacte du degré de ralentissement au début de l’année mais la principale inquiétude sur la croissance de la consommation privée demeure », a déclaré Michael Papen, économiste en chef chez Barclays. Le gouvernement a révisé à la hausse son estimation initiale de la croissance de la consommation des ménages, mais a revu en forte baisse la constitution de stocks des entreprises. La faiblesse constatée au premier trimestre ne fait pas les affaires de Donald Trump qui a promis de doper l’économie américaine. Lors de la campagne présidentielle, le magnat de l’immobilier avait dit vouloir porter la croissance annuelle à 4%. L’administration républicaine table aujourd’hui sur une croissance de 3%, qu’elle juge plus réaliste. Pour développer l’économie, Trump a proposé un programme basé notamment sur des baisses d’impôts et des investissements dans les infrastructures. Mais les analystes craignent que cette politique, si elle se concrétise, provoque une surchauffe de l’économie compte tenu de la faiblesse de la productivité et du manque de main d’oeuvre dans certains secteurs. Si la croissance semble avoir retrouvé un peu de son élan au début du deuxième trimestre, la faiblesse des investissements des entreprises, la modeste hausse des ventes au détail et le déficit commercial au mois d’avril suggèrent qu’elle pourrait ne pas être robuste. Le département du Commerce a annoncé vendredi que les commandes de biens durables hors défense et aéronautique, considérées comme un bon baromètre des projets d’investissement des entreprises, sont restées inchangées en avril, pour le deuxième mois d’affilée. La croissance des dépenses des ménages, qui représentent plus des deux tiers du PIB, s’est faite à un rythme annualisé de 0,6%, au lieu de 0,3% en première estimation, mais reste à son niveau le plus faible depuis le quatrième trimestre 2009, après le rythme soutenu, de 3,5%, constaté au quatrième trimestre.

Croissance: pas de miracle pour le premier trimestre (Banque de France), pourquoi ?

Croissance: pas de miracle pour le premier trimestre (Banque de France), pourquoi ?

Inutile de tourner autour du pot, il n’y aura pas de miracle pour la croissance française en 2017. Certes avec beaucoup de « si » espère 1,5 % d’augmentation du PIB en 2017 mais on ne prévoit qu’1,3%.  Mais pour l’instant la tendance est très proche de celle de 2016. En clair on dépassera peut-être un tout petit peu 1 % de croissance en 2017 et pour le premier trimestre il faudra se contenter de quelque chose comme plus 0, 3 % Comme la plupart des instituts économiques la BdF prévoit uen croissance molle en 2017  identique  à 2016 soit 1.2 ou 1.3%. En cause  les difficultés à modéliser les incertitudes qui vont surtout structurer l’évolution de l’activité notamment au plan international. Incertitudes sur la véritable politique des Etats Unis, incertitudes sur l’évolution des taux, sur le pétrole, sur les négociations du Brexit   et surtout incertitudes politiques découlant des élections en particulier en Allemagne et  en France. Sans parler des conflits militaires et du terrorisme.  L’OCDE se montre assez prudente concernant la croissance mondiale. L’organisation espère des effets positifs du plan de relance budgétaire promis par Donald Trump  et le Japon mais se montre inquiète sur les conséquences d’un nouveau protectionnisme. L’OCDE a maintenu sans changement sa prévision de croissance mondiale pour 2016 à 2,9% et relevé très légèrement celle de 2017 à 3,3% (+0,1%), en fait une croissance molle qu’elle souhaiterait dynamiser avec une relance budgétaire. Croissance molle  qu’elle appelle à combattre depuis le début de l’année en relançant la dépense budgétaire. Ce que comptent faire des États-Unis première économie mondiale qui retrouverait en 2018 un taux de croissance vigoureux de 3%, le double de cette année (1,5%) et plus encore que le 2,3% attendu pour 2017 Le Japon, qui a annoncé ce printemps un plan de relance budgétaire, connaîtra des répercussions sur sa croissance plus modestes qu’aux États-Unis, mais l’OCDE a toutefois fortement relevé ses prévisions pour cette année à 0,8% (+0,2%), avec une même tendance pour l’année prochaine à 1% (+0,3%), mais un recul à 0,8% attendu pour 2018. En Europe par contre la croissance est toujours cadenassée par les limites du pacte de stabilité auxquels il faut ajouter les incertitudes électorales notamment en Allemagne et en France. . L’Allemagne, principale économie de la zone euro, devrait stagner à 1,7% de 2016 à 2018. L’OCDE abaisse même sa prévision de croissance pour la France cette année à 1,2% (-0,1%), en-dessous du 1,4% prévu par le gouvernement. Elle s’élèverait à 1,3% en 2017. Quant aux Royaume-Uni, l’OCDE maintient son pessimisme après le référendum sur le Brexit. Si elle revoit légèrement à la hausse sa prévision pour cette année à 2% (+0,2%), elle s’attend à un coup de frein l’année prochaine avec une croissance qui devrait chuter à 1,2% et ralentir encore en 2018 à 1%. L’organisation s’attend aussi à la poursuite du ralentissement de la croissance chinoise, qui devrait atteindre 6,7% cette année, soit 0,2% de plus que prévu, mais descendre à 6,4% l’an prochain et 6,1% en 2018. Tendance inverse pour l’Inde: l’OCDE s’attend à ce que ce pays maintienne sa forte croissance, qui passerait de 7,4% en 2016, à 7,6% l’an prochain et 7,7% en 2018. Quant au Brésil, qui connaît une forte récession de 3,4% cette année, il devrait sortir la tête hors de l’eau en 2017 (0%), pour renouer avec la croissance en 2018 à 1,2%. Pour la France, la prévision de croissance à 1,5 % en 2017 paraient illusoire. La Banque de France prévoyait jusqu’à présent une croissance de 1,4% cette année, puis 1,5% en 2017 et 1,6% en 2018. La révision – à 1,3% en 2016 et 2017 puis 1,4% en 2018 – est donc, selon elle, «significative».En cause dans cette croissance molle, la faiblesse de la consommation, l’atonie des investissements, le nouveau tassement des exports . 

 

Créations d’emplois : reprise au troisième trimestre

Créations d’emplois : reprise au troisième trimestre

 

Sur la tendance l’augmentation des nouveaux demandeurs d’emploi du fait de la démographie pourrait être compensée par la création nette d’emplois. Une tendance qui en grande partie responsable de  la légère diminution du chômage (avec le de formation). Certes la création d’emplois nouveaux n’est pas exceptionnelle mais elle constitue un élément positif. 120 000 emplois pourraient donc être créés en 2016, chiffres insuffisants bien sûr face aux trois 3,5 millions de chômeurs mais une évolution encourageante. Reste à savoir si cette tendance va se prolonger en 2017 avec un environnement économique international encore moins favorable qu’en 2016. La croissance du nombre d’emplois doit à l’intérim ce qui au témoigne des incertitudes des entreprises vis-à-vis de l’avenir. Au troisième plus de 50 000 emplois ont été créé. Déjà au trimestre précédent, 29.400 postes nouveaux postes avaient été enregistrés. C’est le sixième trimestre consécutif de hausse. Sur un an, au total, les créations nettes d’emplois ont atteint 178.700 (+1,1%). Or, la population active progressant « naturellement » d’environ 120.000 personnes par an, il y a donc eu assez de postes pour « absorber » ces nouveaux entrants, ce qui explique, en partie, la récente baisse du nombre des demandeurs d’emploi. Ce mouvement de créations d’emplois est essentiellement dû à l’intérim (29.500 postes de plus au troisième trimestre, soit une progression de 5%), un phénomène classique en période de reprise molle. Aux deux trimestres précédents l’intérim était plutôt resté stable. Sur un an, l’intérim augmente nettement avec 49.000 emplois créés, soit une hausse de… 8,8%. En revanche, même si la baisse est moins marquée, dans l’industrie, pas de miracle, le secteur continue de détruire plus d’emplois qu’il n’en crée (-4.700, soit -0,2%, après – 7.500 au deuxième trimestre). Dans la construction, le nombre d’emplois reste quasi stable (- 300, après – 1.900 au trimestre précédent). Sur un an, l’emploi diminue de 26.200 et de 6.800 dans la construction. Une fois encore donc, l’emploi est soutenu par le tertiaire. Hors intérim, l’emploi dans ce secteur continue de progresser (+26.600, soit +0,2% après +39.000 au trimestre précédent). Sur un an, ce secteur a tout de même créé 211.700 postes….

La croissance au troisième trimestre remet en cause la prévision gouvernementale

La croissance au troisième trimestre remet en cause la prévision gouvernementale

Avec le résultat de l’activité au troisième trimestre plus 0,2 % pour le PIB,  il se confirme que la prévision gouvernementale concernant la croissance en 2016 est remise en cause. Si l’on se fie aux premières tendances d’octobre, la croissance du  PIB du dernier trimestre ne devrait pas dépasser 0, 3 % et au total la croissance française devrait être limitée à 1,2 % en 2016, ce que pronostiquent  d’ailleurs le FMI et le l’OCDE. Du coup les prévisions budgétaires sont évidemment aussi remises en cause. Notamment le déficit. Sur l’ensemble du trimestre, la production totale de biens et de services a augmenté de 0,4%, alors qu’elle avait reculé de 0,2% entre avril et juin, selon l’Insee. L’accélération est particulièrement nette dans le secteur des services (+0,6% après -0,2%), de la construction (+1,0% après +0,8%) et du raffinage (+13,7% après -12,8%), affecté au deuxième trimestre par les manifestations contre la loi Travail. La production s’est à l’inverse repliée pour les matériels de transport (-3,3% après +1,5%) et dans l’énergie (-2,7% après +0,7%), la production générale de biens s’étant pour sa part quasiment stabilisée (-0,1% après -0,7%). Cette dynamique générale s’explique par un rebond de l’investissement des ménages (+0,8% après +0,4%) et des exportations, qui ont grimpé de 0,6%, après +0,2% lors du trimestre précédent. À l’inverse, l’activité a été pénalisée par un nouveau recul de l’investissement des entreprises (-0,3%, comme au printemps). Les dépenses de consommation des ménages ont pour leur part continué de stagner, malgré un rebond modéré dans les services (+0,3% après -0,2%). «Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) est quasi stable: elle contribue à la croissance du PIB pour +0,1 point au troisième trimestre 2016, comme au trimestre précédent», souligne l’Insee. Pour le quatrième trimestre, l’Insee table sur une accélération de la croissance, qui devrait atteindre 0,4%. Un rebond qui sera toutefois trop faible pour compenser le trou d’air subi par l’économie française au printemps. La croissance ne devrait donc pas dépasser 1,2% en 2016 au lieu des 1.5% prévus par le gouvernement.

Croissance:La Banque de France prévoit toujours +0,3% au troisième trimestre

Croissance:La Banque de France prévoit toujours  +0,3% au troisième trimestre

 

La croissance de l’économie française devrait bien atteindre + 0.3% pour la croissance du troisième trimestre estime la Banque de France( Pour 0.2% prévu par l’INSEE). La première estimation de la croissance du troisième trimestre sera publiée le 28 octobre. L’enquête de la Banque de France pour le mois de septembre met en évidence une stabilité du climat des affaires dans l’industrie, dont l’indicateur s’établit à 98, ainsi que dans le bâtiment, avec un indicateur à 98 également.  Celui des services progresse d’un point pour atteindre 97. Dans l’industrie, les chefs d’entreprise interrogés évoquent une légère progression de la production et signalent une évolution positive des livraisons, des carnets de commandes, ainsi que des trésoreries. Ils s’attendent à une nouvelle hausse de la production en octobre. Le taux d’utilisation des capacités de production s’inscrit en recul, à 77,8% contre 78,9% en août. Dans l’enquête trimestrielle publiée en parallèle, les industriels indiquent que leurs investissements poursuivent leur progression, au même rythme qu’au deuxième trimestre et que leur hausse devrait se poursuivre au quatrième trimestre.  Ils évoquent également une amélioration de l’excédent brut d’exploitation. En ce qui concerne les services, les déclarations des chefs d’entreprise sondés par la Banque de France pour son enquête mensuelle de septembre signalent une progression de l’activité, soutenue par les activités informatiques et l’intérim. La filière de l’hébergement-restauration, qui avait connu un recul marqué en août après un mois de juillet marqué par les attaques de Nice et de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), reste quasi stable. Comme leurs homologues dans l’industrie, les chefs d’entreprise anticipent une nouvelle hausse de l’activité en octobre. Dans le bâtiment, l’activité est restée stable le mois dernier mais les chefs d’entreprise, qui ont constaté une nouvelle progression de leurs carnets de commandes, tablent sur une reprise de l’activité en octobre.

 

( Avec Reuters)

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