Archive pour le Tag 'trimestre'

Aéroports européens : moins 13,5% au premier trimestre

Aéroports européens : moins 13,5% au premier trimestre

 

Au total, les aéroports européens ont enregistré un recul de 13,5% de leur fréquentation au premier trimestre, mais ce sont les aéroports italiens qui sont les plus touchés, a indiqué ACI Europe, qui représente 500 aéroports dans 46 pays, dans un communiqué.

Avant même la décision lundi de placer tout le pays en confinement, «les aéroports italiens étaient déjà confrontés à une baisse énorme du trafic passagers avec un recul de 60% sur la plupart des plates-formes au cours du week-end», a noté Olivier Jankovec, directeur général d’ACI Europe.

«Maintenant, ils doivent lutter contre un effondrement total de la connectivité aérienne», a-t-il poursuivi, appelant le gouvernement à «répondre rapidement et positivement aux demandes des aéroports italiens de mise en œuvre de mesures de soutien d’urgence».

Dans toute l’Europe, «l’épidémie de Covid-19 se transforme en un choc sans précédent pour notre industrie», a ajouté M. Jankovec, n’écartant pas que des «mesures d’aides soient nécessaires ailleurs qu’en Italie pour permettre aux aéroports de remplir leur rôle d’infrastructure critique».

L’organisation prévoit pour 2020, une baisse de 7,5% du nombre de passagers dans les aéroports européens contre 2,3% de croissance prévue auparavant.

Economie France : la croissance dans le rouge au quatrième trimestre !

Economie  France : la croissance dans le rouge au quatrième trimestre

Contrairement à ce qu’affirmaient  nombre  d’experts, la grève et les manifestations relatives à la réforme des retraites ont lourdement pesé sur l’activité économique. En général,  on attendait une progression du PIB de l’ordre de 0.2 à 0, 3 %. Or  la croissance tombe dans le rouge en décembre avec une baisse de 0,1 %. Un mauvais coup évidemment dans la mesure déjà le niveau de l’activité économique était particulièrement faiblard. Au total, une perte d’activité de l’ordre de   6 milliards . Par parenthèse, ce recul de l’activité pose une question sur la crédibilité des 50 000 emplois qui auraient été créés au mois de décembre. Ou alors la France a trouvé le remède miracle : créer des emplois avec une croissance négative.

 

Sur l’ensemble de l’année dernière, la croissance s’établit donc  à 1,2% contre 1,7% en 2018, légèrement en deçà de la prévision annoncée en décembre par l’Insee (+1,3%).Pour la zone euro, la Commission européenne a prévu une croissance de 1,1% en 2019.

Déjà confrontés à un ralentissement de l’économie mondiale, les industriels français ont réduit leur production de 1,6% au quatrième trimestre, une baisse imputable en grande partie aux grèves contre le projet gouvernemental de réforme des retraites.

“Les grèves de décembre ont freiné la croissance française au dernier trimestre 2019. Certaines infrastructures comme les ports, le réseau ferroviaire et les dépôts de carburant ont été perturbés”, a rappelé vendredi le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire.

“Face à ces difficultés d’approvisionnement, la production industrielle a baissé en décembre et les entreprises ont dû puiser dans leurs stocks pour répondre à la demande.”

“Ce ralentissement passager ne remet donc pas en cause les fondamentaux de la croissance française, qui sont solides. Nous restons néanmoins particulièrement vigilant face aux incertitudes internationales”, a-t-il assuré.

L’investissement des entreprises a connu un ralentissement marqué (+0,3% après +1,3% au troisième trimestre) en raison des tensions commerciales internationales.

La croissance des dépenses de consommation des ménages a également ralenti (+0,2% après +0,4% au troisième trimestre) et les dépenses de transports ont baissé de 2,0% sur la période, le secteur ayant été particulièrement affecté par les grèves.

En moyenne sur l’année, la consommation des ménages a cependant accéléré par rapport à 2018 (+1,2% contre +0,9%).

Après avoir contribué à la croissance du trimestre précédent à hauteur de 0,7 point, la demande intérieure finale, traditionnel moteur de l’économie française dopé l’an dernier par des mesures de soutien au pouvoir d’achat, n’a apporté qu’une contribution de 0,3 point à la croissance des trois derniers mois de l’année.

La contribution des variations des stocks des entreprises a été négative de 0,4 point, alors que celle du commerce extérieur a été nulle, avec une baisse de 0,2% des exportations comme des importations sur le trimestre.

Croissance France : dans le rouge au quatrième trimestre

Croissance  France : dans le rouge au quatrième trimestre

Contrairement à ce qu’affirmaient  nombre  d’experts, la grève et les manifestations relatives à la réforme des retraites ont lourdement pesé sur l’activité économique. En général,  on attendait une progression du PIB de l’ordre de 0.2 à 0, 3 %. Or  la croissance tombe dans le rouge en décembre avec une baisse de 0,1 %. Un mauvais coup évidemment dans la mesure déjà le niveau de l’activité économique était particulièrement faiblard. Au total, une perte d’activité de l’ordre de   6 milliards . Par parenthèse, ce recul de l’activité pose une question sur la crédibilité des 50 000 emplois qui auraient été créés au mois de décembre. Ou alors la France a trouvé le remède miracle : créer des emplois avec une croissance négative.

 

Sur l’ensemble de l’année dernière, la croissance s’établit donc  à 1,2% contre 1,7% en 2018, légèrement en deçà de la prévision annoncée en décembre par l’Insee (+1,3%).Pour la zone euro, la Commission européenne a prévu une croissance de 1,1% en 2019.

Déjà confrontés à un ralentissement de l’économie mondiale, les industriels français ont réduit leur production de 1,6% au quatrième trimestre, une baisse imputable en grande partie aux grèves contre le projet gouvernemental de réforme des retraites.

“Les grèves de décembre ont freiné la croissance française au dernier trimestre 2019. Certaines infrastructures comme les ports, le réseau ferroviaire et les dépôts de carburant ont été perturbés”, a rappelé vendredi le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire.

“Face à ces difficultés d’approvisionnement, la production industrielle a baissé en décembre et les entreprises ont dû puiser dans leurs stocks pour répondre à la demande.”

“Ce ralentissement passager ne remet donc pas en cause les fondamentaux de la croissance française, qui sont solides. Nous restons néanmoins particulièrement vigilant face aux incertitudes internationales”, a-t-il assuré.

L’investissement des entreprises a connu un ralentissement marqué (+0,3% après +1,3% au troisième trimestre) en raison des tensions commerciales internationales.

La croissance des dépenses de consommation des ménages a également ralenti (+0,2% après +0,4% au troisième trimestre) et les dépenses de transports ont baissé de 2,0% sur la période, le secteur ayant été particulièrement affecté par les grèves.

En moyenne sur l’année, la consommation des ménages a cependant accéléré par rapport à 2018 (+1,2% contre +0,9%).

Après avoir contribué à la croissance du trimestre précédent à hauteur de 0,7 point, la demande intérieure finale, traditionnel moteur de l’économie française dopé l’an dernier par des mesures de soutien au pouvoir d’achat, n’a apporté qu’une contribution de 0,3 point à la croissance des trois derniers mois de l’année.

La contribution des variations des stocks des entreprises a été négative de 0,4 point, alors que celle du commerce extérieur a été nulle, avec une baisse de 0,2% des exportations comme des importations sur le trimestre.

 

La croissance 2019 : le PIB résiste à 0,2% au quatrième trimestre

La croissance 2019 : le PIB résiste à 0,2% au quatrième trimestre

La croissance a été atteinte par le mouvement social  de manière significative au cours du quatrième trimestre;  cependant, le PIB résiste encore avec une progression de 0,2 %. Au total on note quand même une certaine décélération notamment dans les services. Plus inquiétante est  la perspective des carnets de commandes qui affichent un retrait et présage sans doute une stagnation au début de l’année 2020. Bref la France n’avait vraiment pas besoin d’un mouvement social qui a pesé sur la dynamique de l’activité et a renforcé les inquiétudes des acteurs économiques quant à l’avenir. Il se pourrait bien pour cette année 2020 la France ait du mal à atteindre 1 % de croissance du PIB.  Au total, la dynamique n’est pas exceptionnelle loin s’en faut mais la France pourra quand même afficher une augmentation de son activité de 1,3 % en 2019. La Banque de France a confirmé ce vendredi 10 janvier son estimation d’un ralentissement de la croissance économique au quatrième trimestre 2019 à 0,2 %, les grèves ayant notamment entraîné une décélération de l’activité dans les services en décembre 2019, compensée par la résistance de l’industrie et du bâtiment.

Après avoir progressé chaque trimestre de 0,3 %, le produit intérieur brut français a ainsi marqué le pas en cette fin d’année, selon cette troisième et dernière estimation basée sur l’enquête mensuelle de conjoncture menée par la Banque de France auprès des chefs d’entreprises.

Selon l’institution monétaire française, en décembre, l’activité des services a « fortement » ralenti en décembre. « L’hébergement-restauration, en particulier, pâtit des grèves », explique la Banque de France dans son communiqué.

Dans l’industrie, la production a progressé « modérément » en décembre, avec un dynamisme plus important dans l’agroalimentaire et les produits informatiques et électroniques.

En revanche, « les carnets de commande continuent de se dégarnir », note la Banque de France, et les chefs d’entreprises anticipent une stabilité pour le mois de janvier.

Dans le bâtiment, l’activité a aussi peu progressé en décembre mais les carnets de commandes « demeurent bien fournis » et les chefs d’entreprises interrogés anticipent un rebond en janvier.

Pour l’ensemble de l’année achevée, la Banque de France comme l’Insee tablent sur une croissance économique de 1,3 %, tout comme le gouvernement qui a revu mi-décembre sa prévision légèrement à la baisse après avoir longtemps parié sur une progression du produit intérieur brut de 1,4 % pour 2019.

Pour l’an prochain, la Banque de France prévoit un ralentissement de la croissance à 1,1 %, qui, s’il se confirmait, serait son niveau le plus bas depuis 2016. Le gouvernement a lui construit son budget 2020 sur une hypothèse de 1,3 %.

 

Emploi: très petite hausse de 0.2% hausse au troisième trimestre

Emploi:  petite hausse de 0.2% hausse au troisième trimestre

 

Un toute petite hausse qui indique en fait une quasi stagnation. Le secteur privé a enregistré 33.700 créations nettes de postes au troisième trimestre, soit une hausse de 0,2% comme au trimestre précédent, selon des chiffres définitifs de l’Insee publiés mardi. A mettre en parallèle avec les 3.3 millions de chômeurs officiels.

Le rythme des créations d’emploi ralentit nettement .  L’institut a revu en baisse son estimation provisoire qui était de 54.300 postes (+ 0,3%) selon les derniers chiffres livrés ce mardi 9 décembre. Au deuxième trimestre, la hausse était de 43.500 postes.

Par secteur, l’emploi reste quasi stable dans l’industrie : +1.500 après +1.400. L’emploi industriel est supérieur de 17.400 à son niveau d’un an auparavant (soit +0,6%). Dans la construction, il continue de croître solidement : +9.000 (soit +0,6%). Sur un an, la hausse atteint 42.200 (+3,1%).

L’emploi augmente de 23.500 dans les services marchands, soit +0,2%. Sur un an, ces secteurs portent la grande majorité des créations nettes d’emplois salariés (+167.500). Ceci en dépit d’une baisse de l’emploi intérimaire, −2.900, comme au trimestre précédent (-8.000 sur un an).

L’emploi salarié dans les services principalement non marchands progresse légèrement, comme au trimestre précédent : +6.500, après +11.200. Cette progression provient essentiellement de la fonction publique (+7.600 après +10.000) tandis que l’emploi privé reste quasi stable.

L’emploi salarié a de nouveau légèrement progressé dans la fonction publique (+8.600 après +10.600). Sur un an, l’emploi salarié s’accroît au total de 258.600 (+1,0%): +231.000 dans le privé et +27.700 dans la fonction publique Au total, l’emploi salarié compte 19,6 millions de postes et augmente de manière continue depuis le 2e trimestre 2015. Dans un communiqué distinct, l’Acoss indique que « le salaire moyen par tête (SMPT) progresse de 0,9 % au troisième trimestre 2019 comme au trimestre précédent. Sur un an, il s’accroit de 2,3 % ».

 

Emploi salarié: hausse troisième trimestre

Emploi salarié: hausse troisième trimestre

Selon les derniers chiffres du ministère du Travail et de l’Insee publiés ce vendredi 8 novembre, les effectifs salariés ont augmenté de 0,3% entre juillet et septembre. Ce qui correspond à la création de 54.300 postes dans le secteur privé contre 45.400 au second trimestre. Sur un an, la hausse est estimée à 1,4%, soit environ 263.200 emplois. L’emploi a été particulièrement dynamique entre janvier et mars derniers avec plus 100.000 créations.

Ces résultats corroborent les récents chiffres de Pôle emploi qui indiquaient une baisse du nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A de 0,4% entre le second et le troisième trimestre. Ces statistiques favorables interviennent alors que l’économie française a clairement ralenti depuis 2017. Ce qui montre que les chefs d’entreprise n’ont pas renoncé à recruter malgré ce coup de frein. Mais les perspectives devraient être nettement moins favorables en 2020.

. Lors d’un récent point presse, l’économiste de COE-Rexecode, Denis Ferrand, était plus pessimiste pour l’année prochaine.

« Dans les administrations, il devrait y’avoir moins d’investissements en 2020 avec la fin du cycle communal électoral. Les années d’élections municipales sont très rapidement suivies d’un recul des dépenses d’investissement public alors que les années passées sont des années d’accélération de l’investissement. Cette circonstance spécifique deviendra plus défavorable l’année prochaine. »

 

 

Dans l’industrie (0,2%) et l’agriculture (0,3%), les créations d’emploi restent dans la moyenne. Dans le tertiaire, le rythme des créations a légèrement accéléré en passant de 0,2% à 0,3% avec 37.300 créations de postes contre 35.800 au précédent trimestre. En revanche, l’emploi intérimaire dans les services baisse à nouveau (-0,5%) après une autre chute entre avril et juin (-0,3%).

Croissance France : ça résiste encore au troisième trimestre, mais à un bas niveau

Croissance France : ça résiste encore  au troisième trimestre, mais à un bas niveau

La croissance devrait se maintenir mais à un bas niveau (+0.3% pour le PIB au troisième trimestre). Il y a des inquiétudes pour l’avenir de l’industrie et les carnets de commande se tassent. En clair,  il se prépare une année 2019 encore moins bonne qu’en 2018 (autour de 1.2% pour la croissance du PIB cette année). Selon le dernier bulletin de la Banque de France publié mercredi 9 octobre, le produit intérieur brut (PIB) tricolore progresserait de 0,3% au cours du troisième trimestre. L’institution bancaire n’a pas révisé ses prévisions par rapport à sa précédente estimation et ces chiffres sont relativement conformes à ceux de l’Insee qui table sur une croissance à 1,3% pour 2019. Lors d’un récent point presse, Julien Pouget, le directeur du département de conjoncture à l’institut de statistiques publiques, expliquait :

« En France, 0,3% c’est un rythme quasi-constant depuis 2018. La France apparaît moins exposée que l’Allemagne aux turbulences internationales. L’économie française bénéficie d’un soutien budgétaire. La prévision de croissance est inchangée par rapport à celle d’il y a trois mois, soit un rythme de 0,3% par trimestre d’ici la fin de l’année, et en moyenne annuelle 1,3% en 2019, après 1,7% en 2018.

Pour l’instant, la croissance hexagonale est relativement épargnée par les soubresauts de l’économie internationale. Les sanctions américaines décidées dans le cadre du conflit entre Airbus et Boeing pourraient néanmoins peser sur le moral de certains secteurs comme l’agroalimentaire, l’aéronautique ou les vins et spiritueux.

« Au niveau international, les nuages s’amoncellent. Les tensions protectionnistes se concrétisent avec les droits de douane, l’issue des négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis reste très incertaine, tout comme la date et les modalités du Brexit », a rappelé l’économiste.

L’appareil productif continue de souffrir. Après une légère embellie en 2017 au niveau des créations d’usines et de l’emploi, la conjoncture s’est détériorée. Selon les derniers chiffres de la banque centrale, la production industrielle s’est contractée, notamment dans la fabrication de machines, d’équipements électriques ou dans la métallurgie. Les perspectives semblent néanmoins loin d’être réjouissantes pour l’industrie hexagonale. Le moteur industriel allemand est toujours en panne malgré un léger redressement en août. Les craintes d’une récession technique outre-Rhin se renforcent et cette catastrophe pourrait affecter l’activité française. Au Royaume-Uni, le chaos politique est toujours d’actualité malgré l’approche de la date fatidique, le 31 octobre prochain. Cette situation suscite de l’attentisme chez de nombreux investisseurs des deux côtés de la Manche et favorise les doutes pour les entreprises européennes qui échangent avec le Royaume-Uni. La perspective d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord réveille de nombreuses craintes dans l’agroalimentaire ou l’automobile par exemple.

L’industrie du bâtiment échappe en partie aux menaces qui pèsent sur l’économie. L’activité du secteur a progressé nettement au cours du mois de septembre notamment dans le second œuvre. « Les carnets de commandes ne désemplissent pas. En octobre, la croissance resterait soutenue selon les chefs d’entreprise », ajoutent les statisticiens de l’établissement bancaire. A l’approche des élections municipales, les collectivités ont boosté les investissement, comme l’a rappelé Julien Pouget.« L’investissement privé a certes ralenti mais il continue de bénéficier de taux d’intérêt très bas, explique-t-il. L’investissement public est dopé en cette année pré-élections municipales ». Dans le secteur tertiaire, l’indice du climat des affaires est relativement stable, passant de 100 en août à 99 en septembre. L’activité a marqué le pas en septembre par rapport à juillet et août. Au niveau des effectifs, les embauches ont accéléré à la rentrée et les perspectives sont encourageantes. « Les chefs d’entreprise prévoient une accélération en octobre ». Cette dynamique est principalement soutenue par la demande intérieure.

 

Baisse insignifiante des demandeurs d’emploi au second trimestre

Baisse insignifiante des  demandeurs d’emploi au second trimestre

 

D’après les chiffres de pôle emploi le chômage aurait baissé de 0,4 % au second trimestre. C’est-à-dire l’épaisseur du trait ou encore la marge d’erreur possible compte tenu du nettoyage des listes d’inscrits à pôle emploi. Environ 20 000 chômeurs en moins de catégorie A sur un total d’environ 3,5 millions, c’est-à-dire à peu près rien. Pôle emploi convient quand même que le rythme de la baisse du nombre d’inscrits a marqué le pas par rapport aux deux trimestres précédents. On voit mal comment il pourrait en être autrement compte tenu de l’évolution de la conjoncture qui va se caractériser pour la France par une toute petite croissance de l’ordre de 1,2 %. En outre,  cette très légère diminution du nombre de chômeurs est également liée à la baisse du nombre d’actifs, aussi aux mesures annoncées quant au durcissement des conditions d’accès aux indemnités chômage. . Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A, c’est à dire sans activité, aurait donc  diminué de de 0,4% entre les mois d’avril et juin et de 1,9% sur un an selon les derniers chiffres publiés par Pôle emploi et le service de statistiques du ministère du Travail ce jeudi 25 juillet. A la fin du second trimestre, les personnes en catégorie A étaient 3,37 millions contre 3,391 au trimestre précédent. En 2018, à la fin du deuxième trimestre, elles étaient 3,443 millions à l’échelle de la France métropolitaine. Cette baisse est plus faible que lors des deux trimestres précédents (-0,7% au premier et -1,1% au dernier trimestre 2018).

Au niveau des catégories, les personnes inscrites à l’opérateur public, tenues de rechercher un emploi et pouvant exercer une activité ou non (A,B,C) sont également en baisse (-0,4%). Elles sont passées de 5,6 millions à 5,57 millions entre les deux premiers trimestres de 2019. Malgré ces indicateurs au vert, le nombre de personnes enregistrées à Pôle emploi reste massif. Sur l’ensemble des catégories, elles sont encore 6,55 millions fin juin contre 6,56 millions à la fin du mois de mars. Malgré cela les économistes de l’Insee anticipent une baisse du taux de chômage. Dans leur dernière note de conjoncture datée du 20 juin, ils expliquent que les créations d’emplois permettraient la poursuite du recul du taux de chômage. Lors d’un récent point presse, le responsable du département de la conjoncture, Julien Pouget, avait déclaré que « cette croissance française serait suffisante pour accentuer les dynamismes des créations avec plus de 240.000 créations nettes sur l’année après 182.000 l’an dernier. La population active tend à ralentir. Le taux de chômage continuerait de baisser pour s’établir à 8,3% en fin d’année 2019″. Or on voit mal comment les créations nettes d’emplois en 2019 pourraient être supérieures à celle de 2018 avec une croissance en baisse !

Chômage : pas d’amélioration au premier trimestre

Chômage : pas d’amélioration au premier trimestre

 

Contrairement à ce qu’a affirmé Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse, la situation du chômage évolue peu. Témoin, la quasi stagnation premier trimestre 2019. Le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans activité) au premier trimestre a baissé de 25.100 personnes – soit moins 0,7% – par rapport au trimestre précédent en France entière hors Mayotte et (de 24.200 personnes en France métropolitaine) pour atteindre 3,6 millions, selon les chiffres trimestriels publiés vendredi par le ministère du Travail. Toutefois, si l’on ajoute les personnes qui ont une activité réduite (catégories B et C), le nombre d’inscrits reste stable pour s’établir à 5,9 millions de personnes et il a baissé de 0,4% sur un an. Au total, si l’on tient compte également des personnes qui ne sont pas tenues de chercher un emploi (catégories D et E), le nombre d’inscrits, qui atteint 6,562 millions de personnes, fait également du surplace par rapport au trimestre précédent et recule de 0,6% sur un an.

La croissance États-Unis : bons résultats au premier trimestre mais interrogation après

La croissance États-Unis : bons résultats au premier trimestre mais interrogation après

 

 

Hausse e du PIB  de 3,2% en rythme annuel au premier trimestre mais la croissance  des investissements qui se tasse et  une hausse de la demande intérieure qui, à 1,3% seulement, ressort au plus bas depuis le deuxième trimestre 2013, une progression divisée par deux par rapport au dernier trimestre de 2018.La Fed, dont le comité de politique monétaire se réunit mardi et mercredi prochains, a décidé en janvier d’une pause dans son cycle de resserrement amorcé en décembre 2015, renonçant à prévoir un nouveau relèvement de taux directeurs cette année après quatre hausses l’année dernière. Les exportations américaines ont augmenté de 3,7% au premier trimestre tandis que les importations diminuaient d’autant, un double mouvement qui se solde par une contribution positive de 1,03 point de pourcentage à la croissance du PIB en raison du poids plus important des importations que des exportations dans le PIB, après un effet neutre sur octobre-décembre. Les stocks des entreprises ont augmenté parallèlement au rythme de 128,4 milliards de dollars sur le trimestre, le plus élevé depuis le deuxième trimestre 2015. Cette hausse se traduit par une contribution à la croissance de 0,65 point de pourcentage, contre 0,1 point seulement sur le quatrième trimestre de l’an dernier. La croissance des dépenses de consommation a ralenti à 1,2% après +2,5% au quatrième trimestre et l’investissement des entreprises n’a augmenté que de 0,2%, sa plus faible hausse depuis le troisième trimestre 2016.

Les dépenses de construction résidentielle ont diminué de 2,8% en rythme annuel, enregistrant un cinquième trimestre consécutif de repli.

 

Chômage : stable au premier trimestre

Chômage : stable  au premier trimestre

 

Contrairement à ce qu’a affirmé Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse, la situation du chômage évolue peu. Témoin la quasi stagnation premier trimestre 2019. Le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans activité) au premier trimestre a baissé de 25.100 personnes – soit moins 0,7% – par rapport au trimestre précédent en France entière hors Mayotte et (de 24.200 personnes en France métropolitaine) pour atteindre 3,6 millions, selon les chiffres trimestriels publiés vendredi par le ministère du Travail. Toutefois, si l’on ajoute les personnes qui ont une activité réduite (catégories B et C), le nombre d’inscrits reste stable pour s’établir à 5,9 millions de personnes et il a baissé de 0,4% sur un an. Au total, si l’on tient compte également des personnes qui ne sont pas tenues de chercher un emploi (catégories D et E), le nombre d’inscrits, qui atteint 6,562 millions de personnes, fait également du surplace par rapport au trimestre précédent et recule de 0,6% sur un an.

 

Chômage 3 ème trimestre : échec pour Macron

Chômage 3 ème trimestre : échec pour Macron  

Sur le principal enjeu que constitue le chômage, Macron a échoué d’après les résultats du troisième trimestre. . En effet le niveau du chômage stagne. Le nombre de chômeurs s’est maintenu au troisième trimestre. Le taux de chômage en France s’établit à 9,1% de la population active et à 8,8% sur la seule France métropolitaine selon les derniers chiffres de l’Insee, calculés selon les normes du Bureau international du travail (BIT). Invité de France info ce matin, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, rappelle que si le chômage est stable sur le dernier trimestre, «il baisse sur un an». Le taux de chômage enregistre en effet un léger reflux de 0,5 point en France métropolitaine et un recul de même ampleur pour la France entière. Le nombre de chômeurs s’élève à 2,6 millions en France métropolitaine au troisième trimestre, soit 22.000 personnes de plus qu’au trimestre précédent, et à 2,728 millions sur la France entière. Par rapport à sa première estimation diffusée en août, l’Insee a revu en hausse de 0,1 point le taux de chômage du deuxième trimestre en France métropolitaine, à 8,8% contre 8,7% annoncé précédemment.

 

Augmentation du pouvoir d’achat au second trimestre : du pipeau

Augmentation du pouvoir d’achat au second trimestre : du pipeau

Curieusement, l’INSEE sort  de son chapeau une augmentation du pouvoir d’achat de 0,7 % pour le second trimestre. Une hausse surprenante qui vient compenser la baisse de 0,5 % du premier trimestre. Une hausse qui relève sans doute même du miracle de la méthodologie employée et du bricolage pour donner des satisfactions au gouvernement. On voit mal comment le pouvoir d’achat aurait pu augmenter d’une part parce que les hausses par exemple des salaires ne se décident pas au second trimestre aussi parce que l’inflation a continué de croire. Ainsi début juillet on était sur une tendance de 2,3 % de hausse des prix. Encore s’agit-il d’un indicateur obsolète qui ne prend pas en compte l’évolution de la structure des dépenses des ménages qui consomment de plus en plus pour les charges contraintes et qui a l’inverse serrent leur budget pour les charges ajustables. D’un point de vue macro-économique, on  voit mal comment le pouvoir d’achat pourrait avoir augmenté puisque la croissance a évolué exactement comme au premier trimestre à savoir +0,2 % pour le PIB. On observera que l’argumentaire de l’INSEE est tellement tordu (effet de mesures fiscales décidées par le gouvernement !) que les grands médias ont été rares à reprendre cette information complètement incompréhensible. Cela repose une nouvelle fois la question de la pertinence de certaines statistiques émanant de l’INSEE un organisme qui juridiquement est une administration comme les autres et qui comme les autres et soumises aux pressions du pouvoir politique. Notons aussi que l’INSEE en matière de chômage diverge six de Pôle emploi. Alors que pôle l’emploi note une hausse du chômage l’INSEE,  lui, constate une baisse de 0,1 %. qui positive sachant que cela se situe dans la marge d’erreur statistique et surtout qu’environ 1 ,5 chômeurs ne sont inscrits nuls part et ne recherchent plus d’emploi.

 

Croissance : + 0.4% au troisième trimestre ? (Banque de France)

Croissance : + 0.4% au troisième trimestre ? (Banque de France)

Pour la Banque de France,  la croissance devrait nettement redresser au troisième trimestre. L’institution se fonde surtout sur l’évolution de la production industrielle. En réalité, tout dépendra surtout de la consommation des ménages qui représentent 60 % du PIB. Or cette consommation des ménages est plutôt atone depuis le début de l’année. Du coup,  les prévisions de la Banque de France semblent relever davantage du volontarisme que de la prévision. La croissance devrait accélérer au troisième trimestre en France pour atteindre 0,4%, à la faveur notamment d’une forte progression de la production industrielle, selon la Banque de France. Ce chiffre, qui traduirait un net rebond après le trou d’air du deuxième trimestre (0,2% de croissance au premier comme au deuxième trimestre), est conforme à une première estimation publiée le 8 août par l’institution monétaire.La banque centrale, qui se base pour cette estimation sur son enquête mensuelle de conjoncture, explique ce regain de croissance par l’amélioration de la conjoncture dans le secteur industriel, où les nouvelles commandes ont progressé, « y compris à l’exportation ».En août, l’automobile a ainsi bénéficié d’un flux important mais ponctuel d’achats », tandis que les secteurs de la chimie et de l’électronique ont connu une évolution « dynamique », souligne la Banque de France dans un communiqué. L’activité des services est elle aussi restée bien orientée, avec des effectifs qui ont « continué d’augmenter ». « Les chefs d’entreprise prévoient une poursuite de la croissance au même rythme » en septembre, précise l’institution monétaire.

Dividendes France : 50 milliards pour un trimestre : où est le ruissellement de Macron ?

Dividendes France : 50 milliards pour un trimestre : où est le ruissellement de Macron ?

 

Tous les lobbys de la grande finance se félicitent de ce résultat tout à fait exceptionnel des dividendes distribués notamment en France au cours du deuxième trimestre de l’année. Ce serait une bonne nouvelle pour le pays et en particulier pour l’économie. Bref la théorie du ruissellement développé par Macron. Le problème c’est que précisément ces rémunérations assez exceptionnelles n’ont pas eu l’effet de contagion d’un point de vue économique et social. En effet dans le même temps la croissance s’est nettement tassée pour être pratiquement insignifiante sur les six premiers mois de l’année. Sur le plan du chômage,  les avancées sont aussi insignifiantes. Quant au pouvoir d’achat il a été largement plombé par les mesures fiscales du gouvernement. Les grandes entreprises qui se montrent généreuses en matière de dividendes ont surtout bénéficié d’un bon niveau de l’euro et d’un climat international assez favorable. Quant aux actionnaires grassement rétribués ils n’ont pas fait généralement bénéficier l’environnement économique. Paradoxalement il faut noter que c’est la France qui est le pays qui proportionnellement le plus de dividendes alors que la croissance et même les bénéfices sont inférieurs à la moyenne internationale mais comme la concurrence est rude pour attirer les capitaux les entreprises françaises privilégie la distribution des profits en direction des actionnaires. Cela souvent au détriment des investissements de long terme et de la rémunération des salariés. Ces résultats aux allègements fiscaux de Macron qui renforce encore son image de président des riches. Selon les données des ONG, les groupes du CAC40, qui ont réalisé un bénéfice de 93 milliards d’euros et un chiffre d’affaires de plus de 1.300 milliards d’euros en 2017, auraient redistribué les deux tiers de leurs bénéfices à leurs actionnaires, au détriment des investissements et des salariés.

Bénéfice Total : un bond de hausse 83% grâce aux hausses du pétrole au deuxième trimestre

Bénéfice Total : un bond de hausse 83% grâce aux hausses du pétrole au deuxième trimestre

 

 Total peut dire merci à la hausse du pétrole. Le bénéfice net du groupe publié ce 26 juillet a bondi de 83% à 3,72 milliards de dollars et son bénéfice net ajusté, qui exclut des éléments volatils et exceptionnels, a progressé pour sa part de 44% à 3,55 milliards, un niveau cependant en-dessous des attentes des analystes qui tablaient sur 3,67 milliards de dollars. Le groupe a une nouvelle fois bénéficié de la remontée du prix du baril depuis la fin de l’année dernière – le baril de brut valant en moyenne 74,4 dollars au deuxième trimestre contre 49,9 dollars un an plus tôt. Au premier trimestre, il ne valait encore que 66,8 dollars. Les résultats de Total ont également été tirés par l’activité d’exploration et de production d’hydrocarbures : le groupe a produit 2,717 millions de barils équivalent pétrole en moyenne par jour, soit une hausse de 8,7%. 

 

Chômage: pas d’effet Macron au second trimestre

Chômage : pas d’effet Macron au second trimestre

Le chômage est pratiquement stable au second trimestre et on attend toujours l’effet Macron. La réalité c’est que la croissance ne repart pas réellement lourdement handicapée par une consommation des ménages atone plombée elle-même par les hausses de fiscalité. S’ajoute aussi un environnement international mois dynamique. Mais la France sur la croissance comme sur le chômage fait moins biens que ses principaux voisins de l’Europe.   Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) a augmenté de 0,1% au deuxième trimestre en France métropolitaine, une hausse qui touche essentiellement les femmes, les plus jeunes et les chômeurs de longue durée, selon les chiffres publiés mercredi par le ministère du Travail et Pôle emploi. Il s’agit de la deuxième diffusion de ces chiffres au format trimestriel désormais adopté par Pôle emploi et la Direction des études et statistiques du ministère du Travail (Dares) pour mieux refléter les tendances sous-jacentes du marché du travail, auparavant occultées par les évolutions mensuelles en dents de scie de cet indicateur. La légère hausse enregistrée sur la période avril-juin fait suite à deux trimestres de baisse. Le nombre moyen de demandeurs d’emploi de catégorie A s’élevait à 3,441 millions au deuxième trimestre, soit 4.600 de plus qu’au trimestre précédent. Mais sur un an, il est en recul de 1,3%. En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle emploi a également progressé de 0,1% sur le trimestre, à 5,628 millions, un nouveau record (5,941 millions en incluant les départements d’Outre-mer hors Mayotte). Il progresse de 1,4% sur un an.

Croissance : nouveau tassement au deuxième trimestre

Croissance : nouveau tassement au deuxième trimestre

 Mauvaise nouvelle pour Macron avec ce tassement prévu de la croissance à seulement +0.3% au second trimestre après déjà un petit 0.2% au premier trimestre. Il n’est pas même certain qu’on atteigne 0.3% au second trimestre du fait des incertitudes de l’environnement international, des effets dune météo détestable et d’un climat social délétère ( SNCF, hôpitaux, agriculteurs, Air France etc.). Jusque là Macron avait bénéficié d’un bon alignement des planètes et d’une certaine manière avait engrangé des résultats dus à Hollande et à la conjoncture internationale. En multipliant les voyages à l’étranger, Macron avait tenté de se mettre au niveau dans grands leaders ce qui contribuait à améliorer un peu l’image du pays. Les tendances pourraient s’inverser car l’activisme international de Macron n’a abouti à rien ; en outre il a touché le ridicule avec Trump.  La perspectives de droits de douane américains  nouveaux sur l’acier, l’aluminium mais aussi sur automobiles risque d’assombrir une conjoncture déjà pleine de turbulences. Pour preuve la détérioration du moral des patrons qui commencent  à douter de la dynamique Macron sur l’économie.

Emplois : Environ 50 000 en plus au premier trimestre

 Emplois : Environ 50 000 en plus au premier trimestre

C’est bien car la dynamique est positive  enfin mais c’est moins bien qu’au trimestre précédant. Selon les données provisoires de l’Insee, le nombre d’emplois crées continue de progresser depuis 2 ans : 253 500 postes ont été créés en 2017 (234 500 créés en 2016 et 129 700 en 2015). Fin 2017, l’Insee comptait 19,27 millions de salariés dans le secteur privé, un niveau record ! Le secteur marchand enregistre une forte augmentation de 223 500 emplois créés sur un an (+1,9 %). Le secteur tertiaire, hors intérim, a créé en 2017, 178 000 postes. L’intérim a atteint un record en 2017 avec la création de 45 500 postes (+ 6,6 %).  La France a enregistré un douzième trimestre consécutif de créations nettes d’emplois salariés, avec 48.800 nouveaux postes (+0,2%) au 1er trimestre, a annoncé mardi l’Insee. Ce chiffre marque toutefois un ralentissement de la progression de l’indicateur, qui avait comptabilisé plus de 100.000 créations nettes d’emplois au précédent trimestre. Dans le détail, l’Insee a recensé 47.700 créations dans le privé (+0,2%) et 1.100 dans le public (+0,0%). Public et privé confondus, l’emploi est toujours dans le vert sur un an: la France a créé 288.200 emplois salariés (+1,2%) au cours des 12 derniers mois, pour atteindre un record de 25,17 millions de postes. L’indicateur est également à un plus haut historique dans le seul secteur privé, avec 19,38 millions de postes (+301.200 postes, +1,6% sur un an). Sur le seul 1er trimestre, les services marchands (+34.600, +0,3%) sont restés la principale locomotive de l’emploi privé. L’intérim (+4.500, +0,5%), la construction (+3.600, +0,3%) et l’agriculture (+3.000, +1,0%) ont aussi créé des postes.
Si l’intérim a atteint un nouveau record d’effectifs, avec 818.000 postes, le secteur de l’emploi temporaire est en nette décélération, après avoir créé en moyenne 30.000 postes par trimestres au cours des six trimestres précédents. La construction, de son côté, est bien orientée pour le cinquième trimestre d’affilée. Auparavant, les chantiers avaient connu huit années, entre fin 2008 et fin 2016, pendant lesquelles ils avaient perdu plus de 200.000 postes. Les services non marchands (+3.900, +0,0%) et l’industrie (-800, -0,0%) ont vu, quant à eux, leurs effectifs stagner au 1er trimestre. Les usines ont détruit près d’un million d’emplois depuis début 2001. En un an, les tendances sont les mêmes que sur le trimestre pour l’emploi tertiaire marchand (+162.300, +1,4%), l’intérim (+90.200, +12,4%), la construction (+25.600, +1,9%), l’agriculture (+3.300, +1,1%), dans le vert. Les services non marchands sont stables sur l’année (+1.200, +0,0%) comme sur le trimestre. En revanche, l’industrie, qui a stagné sur le trimestre, est en légère hausse sur un an (+5.600, +0,2%). Malheureusement le tassement de la croissance au second trimestre devrait entrainer des effets négatifs sur la situation de l’emploi.

 

Croissance : net ralentissement au premier trimestre…et au second

Croissance : net ralentissement  au premier trimestre…et au second

Ralentissement net au premier trimestre et sans doute au second même si grâce à l’acquis de croissance 2018devrait se terminer sur uen augmentation de l’activité autour de 1.8%. Selon les derniers chiffres de l’Insee publiés le 30 mai, le produit intérieur brut en volume a ralenti pour s’élever à 0,2% sur les trois premiers mois de l’année, après 0,7% au dernier trimestre 2017. L’institut de statistiques a ainsi révisé ses chiffres de croissance à la baisse par rapport à sa première estimation. L’augmentation du PIB de la France était initialement prévue à 0,3%. Cette baisse est à mettre en regard d’une croissance encore plus robuste qu’estimée pour les trimestres précédents. Si la croissance du dernier trimestre 2017 a été confirmée à 0,7%, les trois autres trimestres ont connu des révisions favorables à 0,8% pour le premier trimestre et à 0,7% pour les deux suivants). Ce freinage apparaît très brutal, mais il représente plutôt « un contrecoup, une respiration après une fin d’année 2017 très dynamique », a estimé le directeur général de l’Insee, Jean-Luc Tavernier, mercredi matin lors d’une audition par la commission des finances de l’Assemblée. Ce coup de mou s’explique par un ralentissement de l’investissement des entreprises et  de la consommation des ménages. Dans le détail, les dépenses de consommation des ménages ont progressé de 0,1% entre janvier et mars, alors qu’elles avaient augmenté de 0,2% lors des trois mois précédents. La consommation en biens est « en léger repli » pour le deuxième trimestre consécutif tandis que celle en services « ralentit légèrement », précise l’organisme public, qui qualifie les dépenses des ménages d’« atones« . Les investissements des entreprises se sont de leur côté effondrés, pour atteindre +0,1% au lieu du 0,5% jusque-là annoncés. « Ce ralentissement est principalement dû au repli de l’investissement en biens manufacturés (−1,3% après +1,6% au dernier trimestre 2017) », précise l’Insee. D’après l’institut public, l’investissement des ménages a, lui aussi, marqué le pas, avec une croissance de 0,2% contre +0,6% au trimestre précédent, « en raison d’un ralentissement dans le secteur de la construction ». Le commerce extérieur, qui s’était fortement redressé entre octobre et décembre, a quant à lui eu un effet nul sur la croissance: les exportations ont ainsi en effet reculé de 0,3% (après +2,3%), mais les importations ont connu une dynamique similaire (-0,3%, après +0,1%). L’institut de statistiques a également expliqué que les dépenses de consommation des ménages en biens ont reculé au mois d’avril de 1,5%. La consommation d’énergie s’est nettement repliée tout comme les achats alimentaires. En ce qui concerne l’énergie (−5,4 % après −0,9 %), les dépenses de chauffage ont nettement baissé en raison de températures supérieures aux normales saisonnières en avril, après des mois de février et mars froids. Du côté des produits raffinés, les dépenses en gazole ont diminué alors que celles en essence ont progressé.

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