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Retraites : retour du déficit et jusqu’en 2042 ou 2056 !

Retraites : retour du déficit et jusqu’en 2042 ou 2056 !

En 2017, lors de la campagne électorale le candidat Macon avait affirmé que la question des retraites ne posait pratiquement plus de problèmes financiers. En cause sans doute le fait qu’il avait été associé à la gestion économique de François Hollande, aussi le fait que le Haut conseil d’orientation des retraites n’a cessé d’imaginer des scénarios contradictoires, certains rassurants quand d’autres étaient plutôt dramatiques. Selon le dernier rapport en date du conseil d’orientation des retraites, le système plongerait à nouveau vers le déficit En raison de recettes en baisse, le système de retraite sera en déficit à hauteur de 0,4% du PIB, soit environ 10 milliards d’euros. Le retour à l’équilibre est reporté en 2042. En cause évidemment le niveau des retraites, l’âge de départ effectif mais surtout le rapport entre retraités et actifs. Or en l’état actuel de la recense, l’activité économique ne permet pas de créer un nombreux substantiel de poste d’actifs et le nombre de retraités est de plus en plus déséquilibré par rapport à ceux qui travaillent. Le problème c’est qu’évidemment personne n’est en capacité d’élaborer des scénarios économiques sérieux pour les 20 ou 40 ans qui viennent. Du coup faute de prospective crédible, la réforme des retraites va se caractériser comme d’habitude par une succession de plans visant à grignoter le montant des pensionnés. Pour le comité d’orientation des retraites la dégradation  est liée à des dépenses stables (13,8% du PIB) mais des recettes en baisse (13,4%) du fait de « la maîtrise des dépenses publiques à travers (celle) des rémunérations et de l’emploi » des fonctionnaires. Une politique qui « se traduit par des ressources moindres pour le système de retraite et une dégradation du solde », explique le COR. Le retour à l’équilibre, espéré l’an dernier pour 2036 dans le meilleur des cas, est par conséquent reporté à 2042 dans le scénario le plus favorable, avec une productivité en hausse de 1,8% par an. Avec un taux de 1,5% par an, il faudrait attendre 2056 !!!

Retraités : le compte n’y est pas

Retraités : le compte n’y est pas

 

 

 

Évidemment les associations de retraités considèrent après les annonces de Macron que le compte n’y est pas. En effet les retraites déjà amputées de leur augmentation depuis 2014 ont perdu du pouvoir d’achat. À cela s’ajoute évidemment les mesures nouvelles de la CSG vis-à-vis des retraités. En fait Macon a été obligé de reculer un peu sur la CSG et l’augmentation des petites retraites. Les associations de retraités ont admis vendredi qu’Emmanuel Macron avait fait “un pas” à leur égard en promettant une indexation des retraites sur l’inflation et en augmentant le minimum contributif mais jugent ces avancées insuffisantes. Le président de la République a annoncé jeudi la réindexation des retraites de moins de 2.000 euros sur l’inflation à partir du 1er janvier 2020 et de toutes les autres l’année suivante, pour un coût de l’ordre de 1,4 milliard d’euros.“Cela ne va pas suffire pour réparer les injustices que l’ensemble des retraités subissent depuis trop d’années car ce sont des milliards d’euros qui auront été pris dans la poche des retraités, et qui vont continuer d’être pris”, écrivent dans un communiqué neuf organisations nationales de retraités. Elles réclament par ailleurs une indexation des retraites non sur l’inflation mais plutôt sur les salaires, dont l’évolution est en ce moment plus favorable.“Ces mesures sont prévues pour 2020 et 2021 : rien dans l’immédiat, malgré l’inflation et les augmentations actuelles (carburant, par exemple) et à venir (électricité)”, ajoutent-elles.Afin d’économiser plus de deux milliards d’euros, le gouvernement avait décidé de limiter à 0,3% la revalorisation des retraites en 2019 – bien en-deçà de l’inflation, qui a atteint 1,8% en moyenne en 2018 – suscitant l’ire des retraités déjà remontés contre la hausse de 1,7 point de la CSG (contribution sociale généralisée).Emmanuel Macron a également souhaité que soit redéfini un “seuil minimal pour tous ceux qui ont travaillé”, qui “doit être supérieur au minimum vieillesse, plus significativement”, a-t-il précisé en évoquant le chiffre de 1.000 euros par mois.“Aujourd’hui quand on parle des artisans, des commerçants, on a des situations inacceptables, on a beaucoup de nos concitoyens qui n’ont pas cotisé comme il fallait, qui étaient dans un régime moins favorable que le régime général”, a-t-il dit. Le minimum contributif, qui ne concerne que les personnes ayant le droit de percevoir une retraite à taux plein, est aujourd’hui de 636 euros pour les personnes ayant cotisé moins de 120 trimestres et de 695 euros pour celles ayant cotisé davantage. La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a évoqué vendredi sur BFMTV une mise en œuvre dès les départs à la retraite de 2020, sans se prononcer sur la situation des retraités actuels. Pour la Confédération paysanne, il est regrettable “de devoir attendre au 1er janvier 2020 la mise en application qui aurait pu être immédiate”, peut-on lire dans un communiqué. “Alors que le niveau de pension agricole moyen est de 740 euros mensuel, (…) le président de la République a clairement annoncé qu’il n’avait pas l’intention de corriger la situation passée”, ajoute le syndicat qui réclame une revalorisation immédiate à 85% du smic pour l’ensemble des retraités de l’agriculture. Alain Griset, le président de l’U2P, un syndicat fédérant principalement des artisans, des commerçants et des professionnels libéraux, estime pour sa part que le différentiel entre le minimum vieillesse (dispositif garantissant un minimum de ressources indépendamment du nombre de trimestres cotisés) et le minimum contributif n’est pas assez élevé. Le minimum vieillesse doit être revalorisé à 903 euros en 2020. “Le principe est de récompenser les personnes qui ont travaillé toute leur vie”, explique-t-il à Reuters. “Une différence de 100 euros n’est pas assez importante.”Il regrette, par ailleurs, que cette mesure ne concerne que les retraités qui liquideront leurs droits à partir de 2020.Quand le président dit que certains artisans touchent moins que le minimum vieillesse, “il fait référence à des gens qui sont en retraite actuellement, qui n’ont pas cotisé dans les années 1970 parce que ce n’était pas obligatoire et qui, pour certains, touchent 400 ou 500 euros”.“Mais il a bien dit que ce n’étaient pas ceux-là qui seraient concernés, ce seraient les ‘futurs’. Et les ‘futurs’, à priori, s’ils ont cotisé normalement, ils vont dépasser les 1.000 euros”, ajoute-t-il.“Le problème, c’est ceux qui sont juste au-dessus, ceux qui sont à 1.050 et 1.100 euros, qui sont la majorité et pour lesquels on considère qu’il n’y a toujours pas assez de différence avec le minimum vieillesse”, poursuit-il en précisant que la moitié des artisans disposaient d’une pension située dans cette fourchette. Le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a suggéré vendredi sur RTL que cette mesure concernerait tant les nouvelles retraites que les pensions très basses actuelles, “qu’il faut rattraper”.

Retraites : le syndicat Force ouvrière quitte la négociation

Retraites : le syndicat Force ouvrière quitte la négociation

 

  • Depuis quelques semaines, l’exécutif entretient le flou sur la possibilité de décaler l’âge légal de départ à la retraite, aujourd’hui à 62 ans, pour financer de nouvelles dépenses comme celles de la dépendance. Cette éventualité, qui suscite la colère de l’ensemble des syndicats, a poussé le haut-commissaire à la réforme, Jean-Paul Delevoye, à mettre sa démission dans la balance. Du coup, Force ouvrière, le troisième syndicat de France, a annoncé mercredi qu’il suspendait sa participation aux concertations sur la réforme des retraites pour ne pas « cautionner de nouveaux reculs des droits ». “L e terrible incendie qui a affecté la cathédrale Notre-Dame de Paris a empêché le président de la République de présenter les réponses qu’il entend apporter au Grand débat”, écrit le secrétaire général du syndicat, Yves Veyrier, sur le site internet de FO. “Nous n’avons en conséquence que les quelques orientations générales présentées par le Premier ministre. Or, elles peuvent quasiment être réduites à l’antienne de la réduction de la dépense publique, au prétexte que les Français auraient exprimé une ‘exaspération fiscale’ et auraient ‘compris (…) qu’on ne peut pas baisser les impôts si on ne baisse pas la dépense publique’”.

Fiscalité, retraites, ISF, ENA, micro RIC… : la confirmation du discours de Macron

Fiscalité, retraites, ISF, ENA, micro RIC… : la confirmation du discours de Macron

 

Depuis lundi des médias sont en possession du discours que devait prononcer Macron  s’il n’y avait pas eu la catastrophe de Notre-Dame de Paris. De nombreux éléments du contenu circulent depuis lundi, ils confirment  ce qui a déjà été écrit ici ou là. Pour l’ISF,  Macron maintient sa position, il ne sera pas rétabli avant une réévaluation. Il y aura une plus grande progressivité profitant notamment aux couches moyennes. Pour les retraités, la réindexation sera réalisée pour les retraites de moins de 2000 €. La prime dite gilet jaune défiscalisée sera reconduite pour les salariés chaque année. Il n’ira pas véritablement de RIC à caractère national mais des petits RIC sur des questions locales. Sur les services publics,  pas d’annonce d’ampleur simplement la promesse de maintenir les hôpitaux et écoles actuels. Concernant la vie démocratique juste un peu de proportionnelle aux législatives. La mesure surprise concerne l’éventuel remise en cause de l’ENA, promesse déjà devenue déjà tenue par d’autres et qui demandera des années. Les principales mesures

Les impôts

Dans son discours qui devait être diffusé lundi soir, Emmanuel Macron indiquait vouloir «baisser les impôts des classes moyennes». Il souhaite financer cette mesure en supprimant «certaines niches fiscales».

Alors que le rétablissement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) est une des principales revendications des «gilets jaunes», le chef de l’État demande une «évaluation objective» dès le début de l’année 2020 pour savoir si les contribuables qui en ont été exonérés ont bien respecté la philosophie de la réforme et réinvesti leur capital dans l’économie française. Si ce n’est pas le cas, il s’engage «à apporter toutes les modifications et corrections nécessaires».

La prime “gilets jaunes” chaque année

Dans son allocution, Emmanuel Macron dit vouloir «pérenniser» la prime exceptionnelle de 1000 euros défiscalisée et désocialisée décidée fin 2018 pour répondre à la colère des «gilets jaunes». Il souhaite ainsi qu’elle soit ouverte aux employeurs «chaque année».

Petites retraites

Dans son discours de lundi soir, Emmanuel Macron affirme qu’il souhaite la réindexation des retraites de moins de 2000 euros sur l’inflation à partir du 1er janvier 2020. La mesure était attendue, tant la grogne est vive au sein de cette catégorie de la population. Le 10 décembre dernier, le président de la République avait d’ailleurs déjà annoncé qu’il allait annuler la hausse de la CSG pour les retraités percevant une pension inférieure à 2000 euros par mois.

 

 

Référendums «locaux» d’initiative citoyenne

Dans la version de son allocution enregistrée lundi, Emmanuel Macron se dit «favorable» à ce que des référendums d’initiative citoyenne (RIC) – mesurent phare réclamée par les «gilets jaunes» – «puissent être organisés sur certains sujets d’intérêts locaux». Le chef de l’État y assure qu’il est également «favorable à ce qu’on puisse rendre plus accessible, en en simplifiant les règles» le référendum d’initiative partagée (RIP). Aujourd’hui, un dixième du corps électoral (soit 4,5 millions de citoyens) et un cinquième des membres du Parlement sont nécessaires pour convoquer un référendum sur une proposition de loi.

Dose de proportionnelle aux législatives

Selon Le MondeEmmanuel Macron devait aussi s’engager lundi soir à introduire une dose de proportionnelle aux élections législatives et à réduire le nombre de parlementaires. Deux mesures qui doivent entrer dans le cadre de la réforme constitutionnelle, dont le chantier a été lancé l’été dernier.

 

● Supprimer l’ENA

«  Nous changerons la formation, la sélection, les carrières en supprimant l’ENA et plusieurs autres structures pour en rebâtir l’organisation profonde», détaillait-il.

● «Aucune fermeture d’école et d’hôpital jusqu’à la fin du quinquennat»

Lundi, dans son discours enregistré face caméra, le chef de l’État indique qu’il ne souhaite plus «aucune fermeture d’école et d’hôpital jusqu’à la fin du quinquennat», «sauf demande des maires». Bien conscient que «beaucoup de nos concitoyens ont le sentiment que leur territoire est abandonné», Emmanuel Macron dit vouloir «assurer la présence des services publics» et «ouvrir un nouvel acte de notre décentralisation». Il souhaite notamment «plus de fonctionnaires sur le terrain, avec davantage de responsabilités», «et moins de fonctionnaires à Paris pour écrire des normes ou créer des règles».

● Plafonner les classes à 24 élèves

 

Le président envisagerait, dès la prochaine rentrée, de plafonner à 24 l’effectif d’élèves dans les classes de la maternelle au CE1, et ce dans toutes les zones.

Le pouvoir d’achat des retraités au-dessus des autres catégories (COR) !!!

Le pouvoir d’achat des retraités au-dessus des autres catégories (COR)  !!!

 

C’est bien connu quand on veut noyer son chien on dit qu’il a la rage. Le conseil d’orientation des retraites organismes d’une grande complaisance vis-à-vis du pouvoir tente de démontrer que le pouvoir d’achat des retraités a été supérieur à celui des autres sauf depuis 2010. Il faut évidemment prendre ces informations avec des pincettes car le comité d’orientation des retraites nous a habitués à des calculs fluctuants concernant le futur équilibre des régimes de retraite. De toute manière,  la prétendue hausse du pouvoir d’achat de 1,4 % par e=an en moyenne de 1996 à 2010 est tout à fait relative (ensuite il y a eu baisse entre 2010 et 2015). En effet elles se fondent surtout sur l’augmentation de la valeur du patrimoine. Or si on ne peut nier des plus-values potentielles du patrimoine, ces plus-values restent le plus souvent virtuelles  car non réalisées

Le COR montre que les niveaux de vie moyens des retraités, des actifs et de l’ensemble de la population ont progressé parallèlement de 1996 à 2010, de 1,4 % par an en moyenne, avant de baisser entre 2010 et 2015. Cette baisse récente a cependant été moins prononcée pour les retraités (- 0,5 % en cinq ans) que pour les actifs ou l’ensemble de la population (- 2,3 %). Au total, en 2015, le niveau de vie moyen d’un retraité s’élevait en moyenne à 2 055 euros par mois et était supérieur de 5,6 % à celui de l’ensemble de la population d’après le COR.

Un montant à comparer à des retraites en moyenne autour de 1300 € nets. Première observation, il s’agit de moyennes donc avec des dispersions autour de ces moyennes et par exemple environ 1 million de retraités vivent avec des revenus. Deuxième observation on se demande comment le comité d’orientation des retraites explique cette différence entre ce niveau de vie moyen et le niveau de la pension. De toute manière cette  différence est aussi les résultats d’une moyenne donc aussi avec beaucoup de dispersion.

 

 

 

Retraites : Jean-Paul Delevoye confirme l’âge légal de départ à 62 ans.

Retraites : Jean-Paul Delevoye confirme  l’âge légal de départ  à 62 ans.

Pris à contre-pied par des déclarations un peu irresponsable de certains membres du gouvernement, « le Haut Commissaire à la réforme des retraitesJean-Paul Delevoye, a réaffirmé dimanche que l’âge légal de départ serait toujours, fixé à 62 ans. Pour lui, c’est « très clair » :  »Les engagements pris devant les partenaires sociaux en octobre dernier maintiennent la possibilité de partir à la retraite à partir de 62 ans dans le nouveau système universel », a-t-il assuré dans un entretien au quotidien Midi libre. Une position qui évidemment ne répond pas à la question qui est celle de l’âge effectif de départ en retraite. Aujourd’hui l’âge légal est de 62 ans mais en réalité les retraités partent déjà à près de 63 ans. Pour l’avenir compte tenu de l’allongement de la vie, il sera forcément nécessaire de prendre de nouvelles mesures pour assurer l’équilibre financier. Sauf évidemment pour ceux  qui ont été soumis à des conditions de travail difficiles (notons que l’espérance de vie entre les plus favorisés et ceux qui le sont moins est de l’ordre  de 10 ans !). Pour assurer l’équilibre financier des retraites différentes solutions sont envisagées : en augmentant les cotisations, en diminuant le montant des pensions comme en ce moment avec la désindexation et la CSG et où en décalant dans le temps la réelle date  de départ en retraite (ou la combinaison des trois). Dans les faits,  il paraît vraisemblable qu’on ne fera pas à l’âge légal mais celui qui partira en retraite à 62 ans ne touchera qu’une retraite partielle. Cette question des retraites s’inscrit donc dans un véritable débat de faux-culs avec des arguments type éléments de langage politique pour masquer le flou des mesures qui vont forcément affecter le pouvoir d’achat des retraités . Pour Sibeth Ndiaye : «Rien n’est arbitré» sur les retraites ». Compte tenu des divergences aussi des maladresses de certains membres du gouvernement, la porte-parole du gouvernement s’est réfugié dans la langue de bois. Le Haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, a réalisé «un travail considérable» a déclaré la porte-parole du gouvernement, mais «ce travail doit encore se poursuivre», a-t-elle ajouté. «On n’est pas au bout de la discussion sur le contenu de cette réforme. La cohérence de cette réforme veut qu’il n’y ait pas forcément de nécessité à allonger la durée de cotisation. «C’est une chose», a-t-elle dit, mais, a-t-elle nuancé, il faut aussi se poser la question du financement des conditions de vie des personnes âgées dépendantes dont le nombre devrait augmenter. Notons que les questions peuvent être liées mais qu’il s’agit quand même de deux aspects différents. En effet il y a la retraite en tant que tel qui n’est pas toujours liée à des questions de dépendance, d’autre part la dépendance qui peut affecter une partie des retraités. Le mélange des genres ne clarifie pas l’analyse et les solutions d’autant que les sources de financement peuvent être différentes. Par exemple la dépendance pourrait être financée par la CRDS dont le rendement fiscal est de l’ordre de 10 milliards par an et qui théoriquement devrait être supprimé en 2024. Ces recettes de la  CRDS étaient destinées à la caisse d’amortissement de la dette sociale qui devrait être apurée en 2024.

 

 

Retraites et les régimes spéciaux : le dossier explosif

Retraites et  les régimes spéciaux : le dossier explosif

 

 

Le gouvernement attaque un sujet explosif : celui de l’harmonisation des régimes de retraite. Pour résumer la mise en place d’un système universel donc la suppression des régimes spéciaux. Économiquement et socialement cette réforme se justifie sans doute surtout compte tenu de l’évolution démographique. Ceci étant,  l’évolution des régimes de retraite dépend surtout du rapport entre le nombre d’actifs et le nombre de retraités. Ce rapport dépend, lui,  du niveau de croissance. En plus de ces considérations économiques, il faut aussi prendre en compte le contexte social actuel. La question se pose en effet de savoir si le gouvernement a aujourd’hui la légitimité politique nécessaire pour traiter un sujet aussi complexe et aussi sensible. Tout dépendra aussi de la capacité du gouvernement à réellement se concerter avec les partenaires sociaux. Cette concertation a déjà commencé mais devrait entamer sa dernière phase.  Dans des documents transmis aux partenaires sociaux et que Reuters a pu consulter vendredi, le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, soulève la question de l’intérêt du maintien des spécificités des régimes qui permettent de bénéficier de conditions de départs plus avantageuses que le régime général. Le personnel actif de la police nationale, par exemple, peut partir à 52 ans après 27 ans de services, les marins peuvent partir à 50 ans, après 25 ans de services et le personnel roulant de la SNCF, à 52 ans après 17 ans à la conduite. Selon le haut-commissaire, le régime universel de retraite que compte mettre en place le gouvernement pour remplacer les 42 régimes existants peut maintenir des dispositifs particuliers de départs anticipés dès lors que ces dérogations reposent sur des “spécificités objectives”.“Quels critères spécifiques à la Fonction publique ou aux régimes spéciaux seraient de nature à justifier dans le système universel des départs anticipés?”, écrit-il sans pour autant s’avancer sur les scénarios envisagés. Dans la Fonction publique, seules les catégories “actives” – pour lesquelles travailler présente un risque particulier ou engendre des “fatigues exceptionnelles” – peuvent bénéficier d’un départ anticipé. Sont principalement concernés les emplois régaliens (police, armée) et ceux de la fonction publique hospitalière. Une dizaine de régimes spéciaux offrent également cet avantage, notamment les entreprises du secteur électrique et gazier, la SNCF, la RATP, les entreprises de pêche, l’Opéra de Paris, la Comédie française ou encore la Banque de France.

Retraites: ‘indexation sur les salaires ?

 

Retraites: ‘indexation sur les  salaires ?

 

 

C’est pour le moins  proposition assez confuse de Jean-Paul Delevoye pour indexer l’évolution des retraites sur les salaires au lieu de l’inflation. En ce qu’actuellement et cela depuis plusieurs années les gouvernements ont des indexés l’évolution des retraites. En clair, les retraités perdent du pouvoir d’achat par rapport à l’évolution des prix entre parenthèses sans parler de l’augmentation de la CSG). Le vrai problème sera de savoir quel est le niveau des futures retraites à indexer. Or il est vraisemblable que l’harmonisation conduira à une baisse générale de la moyenne des pensions en raison des déséquilibres financiers des caisses de retraite. Aujourd’hui si les pensions devaient être indexées sur les salaires les retraités seraient plutôt bénéficiaires car en général les salaires progressent un peu plus que l’inflation. La vraie question n’est pas tellement celle de l’indexation mais surtout du niveau des retraites. Or de grandes incertitudes persistent quant à ce niveau car tout dépend en définitive du rapport entre actifs et retraités, donc aussi de la croissance.

Jean-Paul Delevoye, le Haut commissaire à la réforme des retraites, se montre favorable à une indexation des retraites sur les salaires et non sur l’inflation, selon un document de travail soumis aux organisations patronales et syndicales dont l’AFP a obtenu copie samedi. Dans ce document d’une vingtaine de pages intitulé «Vers un système universel de retraite», il évoque également la possibilité de mettre en place une «règle d’or» pour ajuster les comptes du système des retraites de manière à garantir leur équilibre «sur un horizon pluriannuel», et estime qu’il faut prendre en compte les évolutions démographiques (espérance de vie, fécondité, migration), Ce qui paraît une évidence

L’autre proposition consiste en faite a reporté l’âge de la retraite. En ce qui concerne la prise en compte de l’espérance de vie, elle «pourrait se présenter comme le fait d’indiquer que, pour atteindre un taux de remplacement équivalent, il est nécessaire pour chaque génération de partir un peu plus tardivement».

pour indexer l’évolution des retraites sur les salaires au lieu de l’inflation. En ce qu’actuellement et cela depuis plusieurs années les gouvernements ont des indexés l’évolution des retraites. En clair, les retraités perdent du pouvoir d’achat par rapport à l’évolution des prix entre parenthèses sans parler de l’augmentation de la CSG). Le vrai problème sera de savoir quel est le niveau des futures retraites à indexer. Or il est vraisemblable que l’harmonisation conduira à une baisse générale de la moyenne des pensions en raison des déséquilibres financiers des caisses de retraite. Aujourd’hui si les pensions devaient être indexées sur les salaires les retraités seraient plutôt bénéficiaires car en général les salaires progressent un peu plus que l’inflation. La vraie question n’est pas tellement celle de l’indexation mais surtout du niveau des retraites. Or de grandes incertitudes persistent quant à ce niveau car tout dépend en définitive du rapport entre actifs et retraités, donc aussi de la croissance.

Jean-Paul Delevoye, le Haut commissaire à la réforme des retraites, se montre favorable à une indexation des retraites sur les salaires et non sur l’inflation, selon un document de travail soumis aux organisations patronales et syndicales dont l’AFP a obtenu copie samedi. Dans ce document d’une vingtaine de pages intitulé «Vers un système universel de retraite», il évoque également la possibilité de mettre en place une «règle d’or» pour ajuster les comptes du système des retraites de manière à garantir leur équilibre «sur un horizon pluriannuel», et estime qu’il faut prendre en compte les évolutions démographiques (espérance de vie, fécondité, migration), Ce qui paraît une évidence

L’autre proposition consiste en faite a reporté l’âge de la retraite. En ce qui concerne la prise en compte de l’espérance de vie, elle «pourrait se présenter comme le fait d’indiquer que, pour atteindre un taux de remplacement équivalent, il est nécessaire pour chaque génération de partir un peu plus tardivement».

Comment répondre à la détresse des retraités (députés)

 Comment répondre à la détresse des retraités (députés)

 

Une  Tribune  de 10 députés de l’opposition tentent  de répondre à cette question (Tribune dans l’Obs.)

 

« La France compte 17 millions de retraités, dont l’immense majorité perçoit une pension inférieure à 1500 euros bruts par mois. Cette réalité en appelle trois autres :

  • Les retraités d’aujourd’hui ont contribué toute leur vie par leur travail et leurs cotisations, et ont permis à notre pays de traverser des périodes difficiles de son histoire ;
  • Abaisser le pouvoir d’achat des retraités comme l’a fait le gouvernement (CSG, désindexation des pensions) est une décision lourde de conséquence, sans possibilité de compenser les pertes pour nos aînés.
  • Les retraités sont d’une précieuse aide pour les enfants et les petits-enfants qui débutent dans la vie ou lorsqu’ils ont des études à financer. L’appauvrissement des retraites rend plus difficile l’aide qui peut leur être apportée.

Bien que le président de la République ait annoncé en décembre l’annulation de la hausse de la CSG pour les retraités (percevant moins de 2000 euros pour une personne seule ou moins de 2750 euros pour un couple), ce recul n’a aucun effet positif pour les plus petits retraités qui en étaient déjà exonérés, mais qui continuent d’avoir des difficultés de pouvoir d’achat et de fin de mois.

Deux questions de fond se posent :

  • Veut-on affaiblir nos aînés dont le labeur doit leur assurer une vie décente ? Pour nous la réponse est non.
  • Est-il possible de faire face au vieillissement de notre population, à l’allongement de la durée de la vie, et à l’augmentation inexorable du nombre de retraités ? Pour nous, la réponse est oui.

Le président de la République et le gouvernement annoncent – sans en donner la date – une réforme systémique de nos retraites, le grand soir de la solidarité nationale. On passerait de 42 régimes à un modèle unique, avec une uniformisation du rapport – cotisation – pension, la
fameuse retraite à points. Nous disons chiche, car nous partageons le désir de justice et d’équité que réclament les Français.

Mais ne nous y trompons pas… Ces ambitions ne sont que des chimères si on ne tranche pas trois questions centrales :

  • Celle de l’âge de départ à la retraite et de la durée de cotisation.
  • Celle de l’individualisation (ou pas) des droits à la retraite avec le devenir du statut du conjoint dernier vivant.
  • Celle enfin du financement de la dépendance. Ce débat – toujours repoussé – ne peut plus attendre. Le modèle actuel s’essouffle et réformer les retraites, sans acter cette réalité, serait un jeu de dupes.

C’est dire si la tâche est vaste et ardue. Sans y renoncer, sans faire de refus d’obstacle, il est urgent de répondre à la détresse des retraités que les mesures récentes ont si injustement frappés :

  • Revenons de toute urgence sur la désindexation des retraites. Rien ne justifie que l’on prive ainsi nos aînés des moyens auxquels leurs existences de travail leur ont donné droit.
  • Cessons d’agiter la menace d’une suppression des régimes de réversion. Bien au contraire, réformons et évitons les trappes à exclusion, en ouvrant la pension de réversion aux couples pacsés ou en concubinage. Quand on a vécu à deux pendant des années, que l’on vieillit à deux, on doit pouvoir continuer de vivre décemment après le départ de son conjoint, quelle que soit l’union choisie.
  • Ouvrons sereinement et avec sincérité le débat des très petites retraites des agriculteurs, des artisans, des commerçants, des travailleurs indépendants… En renforçant les droits des futurs retraités de ces métiers, tout en aidant les actuels bénéficiaires de ces régimes. Il n’est pas décent de toujours remettre à demain la revalorisation de leurs pensions, que seule la solidarité nationale peut financer.
  • Enfin, revenons sur le compte pénibilité, allégé par le gouvernement actuel après la suppression de plusieurs facteurs de risques (postures pénibles, vibration, agents chimiques, charges lourdes).

A nos yeux, ces quatre prérequis sont des conditions sine qua non à l’ouverture du débat sur la réforme des retraites qui, par son importance, mérite de s’inscrire comme cinquième thème au grand débat national. En effet, la légitimité de cette réforme ne pourra passer que par
l’écoute des Français, par leur intelligence collective, capable de nous apporter des réponses de bon sens social, dans un souci d’égalité et d’équité.

Signataires : Julien DIVE député de l’Aisne, Arnaud VIALA député de l’Aveyron, Josiane CORNELOUP député de Saône-et-Loire, Robin REDA député de l’Essonne, Marine BRENIER député des Alpes-Maritimes, Vincent ROLLAND député de la Savoie, Jérôme NURY député de l’Orne, Gilles LURTON député de Ille-et-Vilaine, Jean-Jacques FERRARA député de la Corse du-Sud, Stéphane VIRY député des Vosges. »

 

 

Retraites : les Pensions de réversion aussi remisse en cause

Retraites : les Pensions de réversion aussi remisse en cause

 

Le montant moyen des pensions de réversion tourne autour de 500 €, un montant considéré comme excessif puisqu’il est envisagé d’en modifier le principe et la somme. Il est clair que les différentes pistes envisagées visent surtout à diminuer de manière significative le montant des pensions de réversion. Certes pour l’instant,  le gouvernement indique que ces dispositions ne seraient appliquées que pour les nouveaux retraités. On peut cependant légitimement s’interroger dans la mesure où le pouvoir actuel lors de la campagne électorale n’avait pas prévu de faire diminuer les pensions, ce qu’il a pourtant fait avec la désindexation. Différents scénarios sont envisagés par le comité d’orientation des retraites. Un comité d’orientation des retraites très complaisant vis-à-vis du pouvoir qui peut annoncer quand les socialistes sont au pouvoir que l’équilibre des retraites sera rapidement assuré mais qui rejoint maintenant Macron dans sa volonté de faire baisser la charge financière des pensions. De nombreux scénarios sont envisagés mais ils ont tout le même objectif : porter atteinte aux bénéficiaires des pensions de réversion. Parmi les scénarios on envisage évidemment l’harmonisation des différents régimes. Autre solution qui risque de faire parler et d’être contesté : la détermination d’une pension de retraite en fonction du nombre d’années de vie commune. Le système pourrait aussi être financé par l’impôt y compris transformé en une une sorte de pension de réversion universelle. En clair, les retraités sont encore dans le viseur. Pourtant la question de l’équilibre des retraites est étroitement liée aux rapports entre actifs et retraités. Or ce qui handicape cet équilibre financier, c’est précisément le taux exceptionnel de chômage en France. C’est le problème fondamental même si des aménagements des conditions de retraite et de réversion peuvent être étudiés.

Etat, assurance chômage et retraites, chômage, Etat : pédale douce pour les prochaines réformes.

Etat, assurance chômage et retraites, chômage, Etat : pédale douce pour les prochaines réformes.

Il est clair que le gouvernement risque de mettre la pédale douce pour les prochaines réformes concernant la réforme de l’État, l’indemnisation du chômage et surtout la réforme des retraites. Cela pour plusieurs raisons. Il y a d’abord l’environnement social notamment caractérisé par la colère des gilets jaunes. Le moins que l’on puisse  dire c’est que l’environnement social n’est guère favorable à la mise en œuvre de réformes qui mettraient en cause la protection des salariés. Certes le mouvement des gilets jaunes  risque de se tasser sérieusement dans les jours et semaines à venir. Un phénomène d’usure bien connue dans les conflits sociaux sans parler de la trêve des confiseurs. Mais cette mise entre parenthèses des gilets jaunes pourrait représenter plus tard un risque de réveil à l’occasion de la première réforme sociale qui viendra sur le tapis. Cette fois d’ailleurs le mécontentement pourrait ne pas être seulement exprimé par les gilets  jaunes mais aussi par les syndicats. La seconde raison qui milite en faveur d’une grande prudence vis-à-vis des réformes : réside dans le fait que les réformes déjà réalisées n’ont pas permis d’obtenir de résultats miraculeux ni sur le plan économique, ni sur le plan social. La réforme dite du travail n’a pas apporté grand chose d’autant qu’elle a été largement amputée de sa disposition centrale visait à décentraliser la négociation. La réforme de la formation permanente quant à elle ne modifie qu’à la marge les anciennes dispositions. Pour parler clair on a été incapable de mettre le paquet sur la formation des chômeurs et les organisations de formation continue se gaver  des 35 milliards annuels de collecte. Politiquement le gouvernement ne peut plus tenir le rythme et devra en rabattre sur le contenu. Actuellement En position de faiblesse, le gouvernement aura des difficultés  à opérer une réforme de l’État qu’il n’a même pas réussi à engager alors que les conditions étaient favorables. L’obstacle le plus important pour le gouvernement sera constitué par la réforme des retraites dont on dit vouloir modifier les modalités et qui viserait  à passer à passer d’un système en annuités avec des prestations déterminées à un système à points ; le slogan du gouvernement c’est qu’un euro de retraite versée aurait la même valeur les salariés. Une remise en cause donc des régimes sociaux mais aussi un vaste programme de toutes les retraites avec une incitation payer des retraites complémentaires via les assurances privées.

Retraites : austérité confirmée mais pas pour les députés

Retraites : austérité confirmée mais pas pour les députés

 

Les députés ont voté dans la nuit la confirmation du recul  des retraites et  de certaines prestations sociales (pensions versées par l’assurance vieillesse et allocation familiales). La hausse sera éditée pour les retraites à 0,3 % par an alors que l’inflation est actuellement sur un rythme annuel de 2,3 % en 2018. Notons que parallèlement les députés n’ont pas pris de telles mesures d’austérité pour leur propre retraite En effet  lorsqu’un citoyen cotise 1 euro, il touchera une retraite de 1,5 euro s’il est salarié et une pension d’environ 2 euros s’il est fonctionnaire. Lorsqu’un parlementaire verse une cotisation de 1 euro, sa retraite s’élève à 6,1 euros. Si les citoyens doivent travailler pendant 40 ans pour toucher une pension de 1129 euros, les députés peuvent y accéder en cotisant pendant 5 ans seulement. Face aux résultats de ces comparaisons, il faut constater que les personnalités politiques sont épargnées par les réformes et ne participent pas à l’effort collectif qu’ils demandent aux particuliers. Aujourd’hui, un député perçoit une pension moyenne de 2700 euros nets par mois et il peut faire sa demande de retraite à partir de 65 ans. La dernière réforme du régime de retraite des parlementaires date de 2010 et ce nouveau dispositif prévoit son alignement sur le régime général : les parlementaires pourront ainsi à partir de 2016 liquider leurs droits à 62 ans. Il supprime également le système de double cotisation qui permettait aux députés de toucher une pension complète au bout de 22,5 ans de mandat seulement au lieu de 31 ans, en contrepartie de cotisations plus élevées

 

La CSG des retraités : pas de dégressivité

La CSG des retraités : pas de dégressivité

Ce qu’a  décidé la ministre de la santé. Agnès Buzyn s’est en effet dite opposée à une CSG plus progressive pour les retraités comme le prévoit un amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), examiné à l’Assemblée à partir de mardi.

« Les parlementaires sont évidemment très sollicités par leurs électeurs sur le sujet », reconnaît la ministre dans cet entretien mis en ligne lundi sur le site du quotidien économique, alors que les retraités ont encore manifesté jeudi contre la baisse de leur pouvoir d’achat après la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) et une revalorisation des pensions limitée à 0,3% en 2019. Mais « il faut arrêter de créer des seuils, qui génèrent ensuite des débats sans fin et des incompréhensions », ajoute-t-elle, en soulignant qu’elle n’est « pas favorable » à une CSG « plus progressive » pour les retraités.

Un amendement déposé par des députés LREM prévoit que la hausse de 1,7 point de CSG serait annulée pour les retraités touchant moins de 1600 euros par mois et augmentée au-delà de 3000 euros. Le geste du gouvernement se limitera à  350.000 foyers exonérés de la hausse du taux de CSG de 1,7 point, pour un coût de 350 millions d’euros.

Retraites : « une réforme durable » ?

Retraites : « une réforme durable » ?

L’économiste Florence Legros dénonce, dans une tribune au « Monde », trente années de « bricolage » qui ont conduit à une diminution du pouvoir d’achat des retraités, La question de la réforme durable est pertinente dans la mesure pratiquement les gouvernements ont remis sur la table tous les cinq ans à peu près une réforme des retraites. Finalement,  le gouvernement n’est peut-être plus en situation politique d’imposer une vraie réforme et, lui aussi, pourrait se satisfaire d’un nouveau bricolage comme par exemple l’incitation à partir à 63 ans et plus avec un bonus malus. La difficulté, c’est que les conséquences de cette réforme ne se feront pas sentir avant des dizaines d’années, c’est-à-dire une échéance qui ne correspond pas au temps politique. De ce fait, la réforme pourrait se quitter à une érosion régulière du pouvoir d’achat des retraités comme c’est le cas depuis plus de 20 ans.  « Extrait »

«  Après des décennies de réformes paramétriques, le gouvernement semble sur le point d’engager une réforme structurelle de notre système de retraite. Avec un taux de dépendance (le nombre des 65 ans et plus rapporté à celui des 15-64 ans) qui devrait passer de près de 25 % aujourd’hui à près de 45 % en 2070, les besoins de financement seraient en effet difficilement supportables si le poids des pensions dans le produit intérieur brut (PIB) augmentait dans les mêmes proportions. Certes, les réformes menées jusqu’ici devraient limiter ce risque, comme le montre l’« Ageing Report » de la Commission européenne, qui en intègre les résultats escomptés. La part des pensions est aujourd’hui de 15,1 % du PIB, mais elle devrait baisser à 11,8 % en 2070, en raison de l’augmentation des taux d’activité aux âges élevés, mais surtout de la baisse des taux de remplacement, c’est-à-dire du rapport entre pensions et salaires d’activité. Car c’est en réalité à une baisse orchestrée du pouvoir d’achat relatif des retraités que l’on assiste depuis trente années ! En 1993, la réforme impose que les salaires servant au calcul de la première pension (soit les 25 meilleures années, au lieu des 10 préalablement) ne soient plus indexés comme le salaire moyen de l’économie, mais comme l’inflation. Autrement dit, les salaires passés voient leur valeur de calcul d’autant plus baisser qu’ils sont anciens. Les pensions suivantes étant également désindexées, celles-ci « décrochent » chaque année du salaire moyen. Autrement dit, chaque point de croissance économique vient baisser le pouvoir d’achat relatif des retraités. Par la suite, la sous-indexation des retraites complémentaires à un point de moins que l’inflation, puis la décision, à partir de 2013 et jusqu’en 2019, de retarder leur revalorisation de sept mois chaque année, et enfin la mise en place d’un bonus-malus destiné à inciter à partir plus tard ».

Nouveau régime des retraites : une baisse prolongée

Nouveau régime des retraites : une baisse prolongée

 

 

En apparence, le nouveau régime de retraite qui devrait être en place en 2025 paraît séduisant : un service universel, et égalitaire à  enveloppe financière constante. On serait tenté de dire bravo si de grosses incertitudes ne demeuraient pas. En réalité,  il s’agit d’unifier, ce qui est sans doute nécessaire, mais c’est surtout l’occasion de geler encore les retraites du régime général. En gros de prolonger la tendance ces dernières années et d’inciter à compléter le régime général par des retraites complémentaires reposant sur la capitalisation. .Le futur régime de retraites par points (pourquoi au fait des points et pas une durée de cotisation) se mettra en place dès 2025 mais permettra de conserver les droits déjà acquis, a dit mercredi le haut-commissaire à la réforme des retraites dans son bilan des concertations menées avec les partenaires sociaux. Mais d’ici à pourra évidemment changer ce concept de droit acquis car on sait que les gouvernements font une réforme des retraites tous les cinq ans. Officiellement le gouvernement reste sur la position de Macron évoquée lors de sa campagne électorale. Emmanuel Macron s‘est engagé pendant sa campagne à unifier les régimes de retraite sans toucher à l’âge légal de départ, fixé à 62 ans (mais on mettra en place un bonus malus autour de 63 ans !), ni aux règles pour ceux qui sont à cinq ans du départ. Ceci étant, le gouvernement est en train de prendre la mesure de la complexité du dossier et de ses enjeux politiques. Du coup, il semble décidé à prolonger la concertation en 2018 et même 2019 pour enjamber les élections européennes. . Par ailleurs la ministre de la santé a récemment déclaré qu’il fallait prendre son temps sur cette affaire complexe. Il semble bien que le gouvernement recule un peu par rapport à ses intentions initiales rappelées encore dernièrement par Christophe Castaner  ‘l’objectif était “de mettre en place un système universel de retraites par répartition et que ce système garantisse l’égalité de tous devant le risque vieillesse”. Cela suppose “évidemment d‘harmoniser les nombreux régimes existants”, indiquait celui qui était encore porte-parole du gouvernement.  Mais La réforme des retraites constitue sans doute la véritable bombe sociale pour Macron, c’est pourquoi la ministre du travail vient d’annoncer un décalage dans le calendrier de cette réforme. Elle devrait être discutée en 2018 et prolongée en 2019. . Il est clair que  les réactions de certaines catégories très risquent d’être très vives car cette réforme est particulièrement complexe et délicate. En outre,  le comité d’orientation des retraites est très approximatif quant au  scénario  pour l’équilibre financier. Sous Hollande,  il avait prédit l’équilibre du régime général vers 2020 mais depuis l’élection de Macron, o il a changé deux fois de scénario, une fois pour prédire le nouvel équilibre en 2040 et il y a quelques jours en 2036. La vérité c’est que le comité d’orientation des retraites est sous influence politique et que par ailleurs il est bien incapable d’élaborer des hypothèses sérieuses. En effet l’équilibre financier des régimes de retraite (aussi bien générale que complémentaire)  dépendra avant tout de la situation de la croissance, donc du nombre d’emplois c’est-à-dire du rapport entre actifs et retraités. La réforme que propose Macron fondée sur la pension dite à points ne  donnera de toute façon des effets que dans 10 ou 20 ans. D’où la prudence sans doute du gouvernement pour décaler le calendrier d’une réforme qui risque d’être explosive. Interrogée sur la possibilité d‘attendre 2019, la ministre de la Santé a répondu : “Pourquoi pas mais il n‘y a pas aujourd‘hui de calendrier fixé.”

Nouveau régime des retraites : un gel prolongé

Nouveau régime des retraites : un gel prolongé

 

 

En apparence, le nouveau régime de retraite qui devrait être en place en 2025 paraît séduisant : un service universel, et égalitaire à  enveloppe financière constante. On serait tenté de dire bravo si de grosses incertitudes ne demeuraient pas. En réalité,  il s’agit d’unifier, ce qui est sans doute nécessaire, mais c’est surtout l’occasion de geler encore les retraites du régime général. En gros de prolonger la tendance ces dernières années est d’inciter à compléter le régime général par des retraites complémentaires reposant sur la capitalisation. .Le futur régime de retraites par points se mettra en place dès 2025 mais permettra de conserver les droits déjà acquis, a dit mercredi le haut-commissaire à la réforme des retraites dans son bilan des concertations menées avec les partenaires sociaux. Mais d’ici à pourra évidemment changer ce concept de droit acquis car on sait que les gouvernements font une réforme des retraites tous les cinq ans. Officiellement le gouvernement reste sur la position de Macron évoquée lors de sa campagne électorale. Emmanuel Macron s‘est engagé pendant sa campagne à unifier les régimes de retraite sans toucher à l’âge légal de départ, fixé à 62 ans (mais on mettra en place un bonus malus autour de 63 ans !), ni aux règles pour ceux qui sont à cinq ans du départ. Ceci étant, le gouvernement est en train de prendre la mesure de la complexité du dossier et de ses enjeux politiques. Du coup, il semble décidé à prolonger la concertation en 2018 et même 2019 pour enjamber les élections européennes. . Par ailleurs la ministre de la santé a récemment déclaré qu’il fallait prendre son temps sur cette affaire complexe. Il semble bien que le gouvernement recule un peu par rapport à ses intentions initiales rappelées encore dernièrement par Christophe Castaner  ‘l’objectif était “de mettre en place un système universel de retraites par répartition et que ce système garantisse l’égalité de tous devant le risque vieillesse”. Cela suppose “évidemment d‘harmoniser les nombreux régimes existants”, indiquait celui qui était encore porte-parole du gouvernement.  Mais La réforme des retraites constitue sans doute la véritable bombe sociale pour Macron, c’est pourquoi la ministre du travail vient d’annoncer un décalage dans le calendrier de cette réforme. Elle devrait être discutée en 2018 et prolongée en 2019. . Il est clair que  les réactions de certaines catégories très risquent d’être très vives car cette réforme est particulièrement complexe et délicate. En outre,  le comité d’orientation des retraites est très approximatif quant au  scénario  pour l’équilibre financier. Sous Hollande,  il avait prédit l’équilibre du régime général vers 2020 mais depuis l’élection de Macron, o il a changé deux fois de scénario, une fois pour prédire le nouvel équilibre en 2040 et il y a quelques jours en 2036. La vérité c’est que le comité d’orientation des retraites est sous influence politique et que par ailleurs il est bien incapable d’élaborer des hypothèses sérieuses. En effet l’équilibre financier des régimes de retraite (aussi bien générale que complémentaire)  dépendra avant tout de la situation de la croissance, donc du nombre d’emplois c’est-à-dire du rapport entre actifs et retraités. La réforme que propose Macon fondée sur la pension dite à points ne  donnera de toute façon des effets que dans 10 ou 20 ans. D’où la prudence sans doute du gouvernement pour décaler le calendrier d’une réforme qui risque d’être explosive. Interrogée sur la possibilité d‘attendre 2019, la ministre de la Santé a répondu : “Pourquoi pas mais il n‘y a pas aujourd‘hui de calendrier fixé.”

Retraites : 63 ans en 2025 et 64 ans en 2035

Retraites : 63 ans en 2025 et 64 ans en 2035

 

 

On ne toucherait pas au mythique âge de départ à la retraite mais le gouvernement penserait mettre un système de bonus malus pour encourager les Français à partir à 63 ans en 2025 et 64 ans en 2035. Des dispositions qui permettraient d’après le conseil d’orientation des retraites d’assurer l’équilibre financier des régimes. Un système similaire est en vigueur depuis 2015 pour les régimes de retraite complémentaire du privé Arrco et Agirc. À compter du 1er janvier 2019, un salarié du secteur privé pourra en effet toucher une retraite complémentaire à taux plein à 63 ans. S’il décide de partir à la retraite à 62 ans et sollicite sa retraite complémentaire à ce moment-là, sa pension complémentaire sera minorée. Au contraire, s’il choisit de prolonger sa carrière au-delà de 63 ans, sa pension complémentaire sera dopée lorsqu’il partira à la retraite. Pour le court terme la négociation est encore loin d’être terminée car de nombreux autres aspects doivent être pris en compte comme les carrières longues, le temps de cotisation. Emmanuel macro souhaitait  aller relativement vite sur cette question, il voulait  qu’une loi soit votée en juin toutefois les discussions pourraient durer plus longtemps et même toute l’année 2019. En effet Macron n’est plus en situation politique  pour imposer une grande réforme à la hussarde. En outre, son slogan un euro de cotisation pour la retraite vaut la même chose pour tout le monde manque sérieusement de contenu. Enfin l’équilibre des régimes de retraite dépend aussi du rapport entre nombreux d’actifs et nombre d’inactifs. De ce point de vue, tout dépend de l’évolution démographique mais aussi de la croissance. Il serait bien illusoire de prévoir quelle sera cette croissance en 2025 et en 2035. Sans doute pourquoi la France se lance à peu près tous les cinq ans dans un travail de réforme des retraites. Sur le long terme la problématique risque donc de se reposer.

Pouvoir d’achat : manif des retraités

Pouvoir d’achat : manif des retraités

Comme d’habitude il n’y aura sans doute pas des millions de manifestants à l’occasion de la protestation des retraités concernant leur pouvoir d’achat. En cause, le fait que les retraités ne sont pas particulièrement organisés même s’ils sont présents notamment dans les organisations confédérées. Ce sera quand même l’occasion une nouvelle fois de protester contre la vision de Macron qui établit une fausse solidarité entre actifs et retraités. Il est clair qu’on peut discuter de la finalité et de la méthode tout en ayant  à l’esprit que la pension moyenne est aujourd’hui de 1100 € (avec évidemment des dispersions autour de cette moyenne). Et que nombre de retraités méritent  cette retraite notamment du fait que beaucoup ont travaillé le double de temps des actifs d’aujourd’hui (pendant longtemps les heures supplémentaires n’était ni comptées, ni rémunérées et la durée du travail était plus proche de 70 heures voire davantage que les 35 heures). Sur la méthode, on aurait peut-être pu mieux comprendre d’une solidarité entre retraités et personnes dépendantes notamment âgées. Macron va payer très cher le retournement des retraités contre sa politique ; en effet ; la victoire de Macron résulte en particulier du soutien assez massif des retraités qui sont aujourd’hui financièrement durement sanctionnés. En effet, suite à la hausse de 1,7 point de la CSG sans compensation qui est déjà venue amputer leur pouvoir d’achat en début d’année, le premier ministre a annoncé fin août une sous-indexation des pensions par rapport à l’inflation en 2019. Les pensions de retraite n’augmenteront que de 0,3% pour 2019 et 2020 alors que l’inflation vient de passer les 2% en rythme annuel.

Budget : baisse du pouvoir d’achat pour 80% de retraités (OFCE)

Budget : baisse du pouvoir d’achat pour 80% de retraités (OFCE)

Une étude de l’OFCE confirme que les grands perdants de la politique budgétaire seront les retraités. D’abord les retraités ont à subir une augmentation de la CSG et en plus les pensions ne seront revalorisées que de 0,3 % en 2009 et 2000 alors que sommes sur une tendance annuelle d’inflation de 2,3 %. En euros constants la baisse sera dont considérable. Quelques retraités seulement échapperont à la saignée notamment les 300 000 qui seront exonérés de hausse de la CSG. Le gouvernement explique que la ponction sur les retraités vise à améliorer la situation des actifs et que d’une certaine manière les retraités bénéficient d’une situation privilégiée. Faut-il rappeler que le montant moyen des retraites et de l’ordre de 1100 € avec évidemment beaucoup de dispersion autour de cette moyenne. Faut-il rappeler que nombre de retraités, surtout les plus anciens n’ont pas travaillé 35 heures mais plutôt le double et que leur retraite au regard de l’apport qu’ils ont fait à la richesse nationale est loin d’être imméritée. Selon l’étude l’OFCE, 79 % des retraités verront donc leur pouvoir d’achat amputé à l’horizon 2020 du fait des mesures du gouvernement, avec une perte moyenne de 400 euros par an au global par ménage. Les plus modestes devraient être épargnés.

 

La réforme des retraites : le dossier qui fera plonger Macron

La réforme des retraites : le dossier qui fera plonger Macron

 

 

Le dossier des retraites pourrait bien être l’affaire qui mettra un terme à la carrière de Macron. En effet pour l’intéressé il est moins question d’harmoniser que de réduire de manière significative les pensions. Bref, de diminuer ce « pognon de dingue » que représente le modèle social. Certes pour l’équilibre futur des régimes de retraite, il est sans doute nécessaire d’engager des réformes progressives visant à davantage de justice et permettant de retrouver l’équilibre. Mais l’équilibre fondamental est celui qui existe dans le rapport actif retraité. Or le nombre  d’actifs, à niveau démographique constant, dépend essentiellement de la croissance. Si la croissance est proche par exemple de celle de l’Allemagne alors les comptes sociaux se rétablissent. À l’inverse, ils se dégradent  de manière inexorable faute de recettes suffisantes alors que les dépenses s’amplifient. Ce que ne dit pas Macron et les partisans du grand ménage des retraites c’est qu’ils veulent mettre en cause la retraite par répartition et inviter les Français à compléter le manque à gagner par capitalisation. En clair diminuer les retraites de 20 % au moins et laisser les assurances privées ouvrir le manque à gagner. En quelque sorte privatiser une partie des pensions. C’est dossier social sur lequel les Français  font le mois confiance à Emmanuel. l  Macron souhaite créer un régime de retraite universel, identique pour tous les actifs avec un système de cotisation par points indexé sur le revenu. Une reforme technique qui cache l’intention de diminuer le montant des pensions et d’en privatiser une partie.

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