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Société–Réforme des Retraites: Les fonctionnaires exemptés !

Société–Réforme des Retraites: Les fonctionnaires exemptés !

Le gouvernement voudrait saboter la réforme des retraites qu’il ne s’y prendrait pas autrement; en effet , le gouvernement déclare que la réforme ne s’appliquera pas aux fonctionnaires qui partent avec environ quatre à cinq ans d’avance par rapport au privé et pourtant dont les conditions de travail pour la majorité ne sont en rien comparables en moyenne à celle des salariés du privé.

Dans ces conditions, on s’étonne que le gouvernement puisse parler de justice sociale et d’équité.

La vérité, c’est que le gouvernement est en train progressivement d’abandonner sa réforme. Au départ, on devait substituer au régime actuel un système de retraite universel à points. Aujourd’hui, ne subsiste que la perspective d’un report de l’âge à des fins d’affichage politique. Après avoir évoqué la limite de 65 ans, le gouvernement évoque maintenant la perspective de 64 ans. Dans les faits depuis la réforme Touraine, les salariés du privé partent effectivement vers 64 ans. Dès lors, la réforme perd de son intérêt.

En outre son efficacité dépendra de la conjoncture économique. En effet si la réforme devait accroître le nombre de personnes concernées par la mesure d’âge on pourrait voir s’opérer un transfert vers l’assurance chômage. En effet, s’il n’y a pas parallèlement une politique d’encouragement d’emploi des seniors en France, le risque est grand de faire une réforme pour pas grand-chose.

Une réforme est sans doute nécessaire en raison de l’évolution démographique qui se caractérise par une prolongation de la durée de vie et donc de pension. Mais la justice sociale voudrait qu’on tienne compte surtout comme critère essentiel la durée de cotisation et les conditions réelles de travail.

Pour être juste, cette réforme doit intégrer la totalité des salariés du privé, des régimes spéciaux et des fonctionnaires.

Exclure les fonctionnaires de la réforme constitue une injustice flagrante qu’on peut peut-être comprendre car une majorité d’élus sont aussi d’anciens fonctionnaires.

Nous allons devoir progressivement travailler un peu plus longtemps», a répété la première ministre, Élisabeth Borne, mardi à l’Assemblée. Le gouvernement, qui prévoit de présenter un projet de loi retraites en janvier, poursuit sa concertation avec les partenaires sociaux. Ce lundi soir, il leur a transmis le document qui sert de support de concertation au deuxième cycle, consacré à «l’équité» et à la «justice sociale» du système. Texte qui évite soigneusement d’aborder le sujet épineux de la fonction publique.

Le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Stanislas Guérini, a déjà dit que, grosso modo, les règles pour les fonctionnaires ne changeraient pas. Le mantra du quinquennat Macron I où «un euro cotisé devait rapporter les mêmes droits» a, semble-t-il, été définitivement oublié. D’autant que le vrai problème du déficit des retraites vient de la fonction publique, dont le régime n’est absolument pas financé.

Société–Réforme des Retraites: Les fonctionnaires épargnés

Société–Réforme des Retraites: Les fonctionnaires épargnés !

Le gouvernement voudrait saboter la réforme des retraites qu’il ne s’y prendrait pas autrement; en effet , le gouvernement déclare que la réforme ne s’appliquera pas aux fonctionnaires qui partent avec environ quatre à cinq ans d’avance par rapport au privé et pourtant dont les conditions de travail pour la majorité ne sont en rien comparables en moyenne à celle des salariés du privé.

Dans ces conditions, on s’étonne que le gouvernement puisse parler de justice sociale et d’équité.

La vérité, c’est que le gouvernement est en train progressivement d’abandonner sa réforme. Au départ, on devait substituer au régime actuel un système de retraite universel à points. Aujourd’hui, ne subsiste que la perspective d’un report de l’âge à des fins d’affichage politique. Après avoir évoqué la limite de 65 ans, le gouvernement évoque maintenant la perspective de 64 ans. Dans les faits depuis la réforme Touraine, les salariés du privé partent effectivement vers 64 ans. Dès lors, la réforme perd de son intérêt.

En outre son efficacité dépendra de la conjoncture économique. En effet si la réforme devait accroître le nombre de personnes concernées par la mesure d’âge on pourrait voir s’opérer un transfert vers l’assurance chômage. En effet, s’il n’y a pas parallèlement une politique d’encouragement d’emploi des seniors en France, le risque est grand de faire une réforme pour pas grand-chose.

Une réforme est sans doute nécessaire en raison de l’évolution démographique qui se caractérise par une prolongation de la durée de vie et donc de pension. Mais la justice sociale voudrait qu’on tienne compte surtout comme critère essentiel la durée de cotisation et les conditions réelles de travail.

Pour être juste, cette réforme doit intégrer la totalité des salariés du privé, des régimes spéciaux et des fonctionnaires.

Exclure les fonctionnaires de la réforme constitue une injustice flagrante qu’on peut peut-être comprendre car une majorité d’élus sont aussi d’anciens fonctionnaires.

Nous allons devoir progressivement travailler un peu plus longtemps», a répété la première ministre, Élisabeth Borne, mardi à l’Assemblée. Le gouvernement, qui prévoit de présenter un projet de loi retraites en janvier, poursuit sa concertation avec les partenaires sociaux. Ce lundi soir, il leur a transmis le document qui sert de support de concertation au deuxième cycle, consacré à «l’équité» et à la «justice sociale» du système. Texte qui évite soigneusement d’aborder le sujet épineux de la fonction publique.

Le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Stanislas Guérini, a déjà dit que, grosso modo, les règles pour les fonctionnaires ne changeraient pas. Le mantra du quinquennat Macron I où «un euro cotisé devait rapporter les mêmes droits» a, semble-t-il, été définitivement oublié. D’autant que le vrai problème du déficit des retraites vient de la fonction publique, dont le régime n’est absolument pas financé.

Retraites: Les fonctionnaires épargnés, une injustice

Retraites: Les fonctionnaires épargnés, une injustice !

Réformer aussi le régime de retraite des fonctionnaires serait une injustice d’après le ministre Olivier Dussopt. On se demande bien pourquoi car c’est plutôt l’inverse. En effet le calcul de la pension de retraite des fonctionnaires est calculée sur la base du salaire des six derniers mois (hors primes et indemnités), C’est-à-dire quand leur salaire est au plus haut, celle des salariés du privé est calculée en fonction de leurs 25 meilleures années de carrière.Sans parler évidemment d’un départ beaucoup plus tôt pour les fonctionnaires.

Le gouvernement voudrait saboter la réforme des retraites qu’il ne s’y prendrait pas autrement; en effet , le gouvernement déclare que la réforme ne s’appliquera pas aux fonctionnaires qui partent avec environ quatre à cinq ans d’avance par rapport au privé et pourtant dont les conditions de travail pour la majorité ne sont en rien comparables en moyenne à celle des salariés du privé.

Dans ces conditions on s’étonne que le gouvernement puisse parler de justice sociale et d’équité.

La vérité, c’est que le gouvernement est en train progressivement d’abandonner sa réforme. Au départ, on devait substituer au régime actuel un système de retraite universel à points. Aujourd’hui, ne subsiste que la perspective d’un report de l’âge à des fins d’affichage politique. Après avoir évoqué la limite de 65 ans, le gouvernement évoque maintenant la perspective de 64 ans. Dans les faits depuis la réforme Touraine, les salariés du privé partent effectivement vers 64 ans. Dès lors, la réforme perd de son intérêt.

En outre son efficacité dépendra de la conjoncture économique. En effet si la réforme devait accroître le nombre de personnes concernées par la mesure d’âge on pourrait voir s’opérer un transfert vers l’assurance chômage. En effet, s’il n’y a pas parallèlement une politique d’encouragement d’emploi des seniors en France, le risque est grand de faire une réforme pour pas grand-chose.

Une réforme est sans doute nécessaire en raison de l’évolution démographique qui se caractérise par une prolongation de la durée de vie et donc de pension. Mais la justice sociale voudrait qu’on tienne compte surtout comme critère essentiel la durée de cotisation et les conditions réelles de travail.

Pour être juste, cette réforme doit intégrer la totalité des salariés du privé, des régimes spéciaux et des fonctionnaires.

Exclure les fonctionnaires de la réforme constitue une injustice flagrante qu’on peut peut-être comprendre car une majorité d’élus sont aussi d’anciens fonctionnaires.

Nous allons devoir progressivement travailler un peu plus longtemps», a répété la première ministre, Élisabeth Borne, mardi à l’Assemblée. Le gouvernement, qui prévoit de présenter un projet de loi retraites en janvier, poursuit sa concertation avec les partenaires sociaux. Ce lundi soir, il leur a transmis le document qui sert de support de concertation au deuxième cycle, consacré à «l’équité» et à la «justice sociale» du système. Texte qui évite soigneusement d’aborder le sujet épineux de la fonction publique.

Le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Stanislas Guérini, a déjà dit que, grosso modo, les règles pour les fonctionnaires ne changeraient pas. Le mantra du quinquennat Macron I où «un euro cotisé devait rapporter les mêmes droits» a, semble-t-il, été définitivement oublié. D’autant que le vrai problème du déficit des retraites vient de la fonction publique, dont le régime n’est absolument pas financé.

Retraites: Les fonctionnaires épargnées par la réforme, ben voyons !

Retraites: Les fonctionnaires épargnées par la réforme, ben voyons !

Le gouvernement voudrait saboter la réforme des retraites qu’il ne s’y prendrait pas autrement; en effet , le gouvernement déclare que la réforme ne s’appliquera pas aux fonctionnaires qui partent avec environ quatre à cinq ans d’avance par rapport au privé et pourtant dont les conditions de travail pour la majorité ne sont en rien comparables en moyenne à celle des salariés du privé.

Dans ces conditions on s’étonne que le gouvernement puisse parler de justice sociale et d’équité.

La vérité, c’est que le gouvernement est en train progressivement d’abandonner sa réforme. Au départ, on devait substituer au régime actuel un système de retraite universel à points. Aujourd’hui, ne subsiste que la perspective d’un report de l’âge à des fins d’affichage politique. Après avoir évoqué la limite de 65 ans, le gouvernement évoque maintenant la perspective de 64 ans. Dans les faits depuis la réforme Touraine, les salariés du privé partent effectivement vers 64 ans. Dès lors, la réforme perd de son intérêt.

En outre son efficacité dépendra de la conjoncture économique. En effet si la réforme devait accroître le nombre de personnes concernées par la mesure d’âge on pourrait voir s’opérer un transfert vers l’assurance chômage. En effet, s’il n’y a pas parallèlement une politique d’encouragement d’emploi des seniors en France, le risque est grand de faire une réforme pour pas grand-chose.

Une réforme est sans doute nécessaire en raison de l’évolution démographique qui se caractérise par une prolongation de la durée de vie et donc de pension. Mais la justice sociale voudrait qu’on tienne compte surtout comme critère essentiel la durée de cotisation et les conditions réelles de travail.

Pour être juste, cette réforme doit intégrer la totalité des salariés du privé, des régimes spéciaux et des fonctionnaires.

Exclure les fonctionnaires de la réforme constitue une injustice flagrante qu’on peut peut-être comprendre car une majorité d’élus sont aussi d’anciens fonctionnaires.

Nous allons devoir progressivement travailler un peu plus longtemps», a répété la première ministre, Élisabeth Borne, mardi à l’Assemblée. Le gouvernement, qui prévoit de présenter un projet de loi retraites en janvier, poursuit sa concertation avec les partenaires sociaux. Ce lundi soir, il leur a transmis le document qui sert de support de concertation au deuxième cycle, consacré à «l’équité» et à la «justice sociale» du système. Texte qui évite soigneusement d’aborder le sujet épineux de la fonction publique.

Le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Stanislas Guérini, a déjà dit que, grosso modo, les règles pour les fonctionnaires ne changeraient pas. Le mantra du quinquennat Macron I où «un euro cotisé devait rapporter les mêmes droits» a, semble-t-il, été définitivement oublié. D’autant que le vrai problème du déficit des retraites vient de la fonction publique, dont le régime n’est absolument pas financé.

Réforme des retraites : une promesse d’un minimum de 1100 €

Réforme des retraites : une promesse d’un minimum de 1100 €

Pour faire passer sa réforme, le gouvernement affine ses les arguments et à appâte en même temps l’opinion publique. Ainsi vient-il de proposer un minimum de 1130 € pour les futures pensionnés. Dans le même temps il rassure aussi les fonctionnaires sur le maintien du régime actuel. Par contre il ne s’interdit pas de toucher aux régimes spéciaux. Bref encore beaucoup de confusion et de contradictions. On est loin en effet du régime universel à points.

Pour le ministre du Travail, plusieurs régimes spéciaux seront concernés par la réforme, comme «ceux des industries électriques et gazières, de la RATP voire celui de la Banque de France».On se demande pourquoi pas celui de la Banque de France dans les salariés jouissentd’un statut social particulièrement scandaleux.

Le ministre Olivier Dussopt, Soldat perdu du parti socialiste, slalome entre les contradictions. Pour lui, il s’agirait de créer «un écart suffisant entre le minimum vieillesse (953 euros pour une personne seule aujourd’hui) et la retraite minimale, afin de valoriser le travail», poursuit le ministre, selon lequel cela «permettra à environ 25% des nouveaux retraités – et plus souvent des femmes — d’avoir une pension plus élevée».

Pour les régimes Spéciaux soumis à réforme, le gouvernement «privilégi(e) la clause du grand-père, sur le modèle de la SNCF, qui a fermé l’accès au régime spécial pour les nouveaux agents». Il ne doute pas que «la question du régime de l’Assemblée nationale et du Sénat sera abordée dans le cadre du départ parlementaire», mais il exclut certains régimes, tels ceux des marins ou des danseurs de l’Opéra de Paris et de la Comédie française. Cependant on voit mal les parlementaires couper la branche sur laquelle ils sont assis depuis longtemps avec leur régime particulièrement généreux.

Interrogé sur l’éventuel décalage de l’âge à partir duquel il est possible de partir en retraite progressive (60 ans), le ministre relève que «quand on décale l’âge d’ouverture des droits, il est logique que les paliers soient décalés d’autant». Cette logique pourrait s’appliquer notamment au dispositif carrières longues, qui permet de partir en retraite plus tôt quand on a commencé à travailler tôt (avant 20 ans: ndlr).

Lles retraites». Mais en favorisant l’emploi des seniors, la réforme pourrait aussi générer davantage de recettes fiscales et sociales pour les autres branches de la Sécurité sociale, note-t-il.

Social-Réforme des retraites: non au report de l’âge de départ

Social-Réforme des retraites: non au report de l’âge de départ ! ( CFDT)

Laurent Berger, le secrétaire général du premier syndicat de France réitère sa position en disant non au report de l’âge de départ. Un positionnement qui ne facilitera pas la réforme des retraites tellement voulue par Macron comme symbole de sa politique.

Il faut rappeler que la CFDT a toujours été favorable à une véritable réforme des retraites avec un système universel plus juste. Mais la CFDT veut qu’on prenne surtout en compte la durée de cotisation et les inégalités des conditions de travail.

Macron, lui ,cherche surtout un totem sur l’âge qui puisse surtout satisfaire les  » Républicains », eux aussi complètement aveuglés par la seule mesure d’âge.

Le patron du premier syndicat de France ne veut donc pas d’une mesure d’âge pour réformer les retraites. Il juge le climat social ambiant très inquiétant.
Emmanuel Macron a proposé, mercredi dernier, aux partenaires sociaux de ne pas relever l’âge légal de départ en retraite à 65 ans, comme il l’a promis durant sa campagne, mais à 64 ans, en contrepartie d’une hausse de la durée de cotisation pour bénéficier d’une pension à taux plein. Une ouverture à laquelle, dans un entretien au Figaro, Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, répond par la négative. Il explique pourquoi.

LE FIGARO. – Emmanuel Macron propose de ne pas repousser l’âge légal jusqu’à 65 ans si vous acceptez de relever la durée de cotisation pour pouvoir bénéficier d’une retraite à taux plein. Que lui répondez-vous?
Laurent BERGER. – D’aucuns ont parlé d’une main tendue du président, mais ce n’en est pas une. En faisant cette proposition, il privilégie le compromis politique au compromis social, en s’adressant plus aux députés LR et centristes qu’aux partenaires sociaux. Avec cette proposition, Emm

Réforme des retraites: non au report de l’âge de départ ( CFDT)

Réforme des retraites: non au report de l’âge de départ ! ( CFDT)

Laurent Berger, le secrétaire général du premier syndicat de France réitère sa position en disant non au report de l’âge de départ. Un positionnement qui ne facilitera pas la réforme des retraites tellement voulue par Macron comme symbole de sa politique.

Il faut rappeler que la CFDT a toujours été favorable à une véritable réforme des retraites avec un système universel plus juste. Mais la CFDT veut qu’on prenne surtout en compte la durée de cotisation et les inégalités des conditions de travail.

Macron, lui ,cherche surtout un totem sur l’âge qui puisse surtout satisfaire les  » Républicains », eux aussi complètement aveuglés par la seule mesure d’âge.

Le patron du premier syndicat de France ne veut donc pas d’une mesure d’âge pour réformer les retraites. Il juge le climat social ambiant très inquiétant.
Emmanuel Macron a proposé, mercredi dernier, aux partenaires sociaux de ne pas relever l’âge légal de départ en retraite à 65 ans, comme il l’a promis durant sa campagne, mais à 64 ans, en contrepartie d’une hausse de la durée de cotisation pour bénéficier d’une pension à taux plein. Une ouverture à laquelle, dans un entretien au Figaro, Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, répond par la négative. Il explique pourquoi.

LE FIGARO. – Emmanuel Macron propose de ne pas repousser l’âge légal jusqu’à 65 ans si vous acceptez de relever la durée de cotisation pour pouvoir bénéficier d’une retraite à taux plein. Que lui répondez-vous?
Laurent BERGER. – D’aucuns ont parlé d’une main tendue du président, mais ce n’en est pas une. En faisant cette proposition, il privilégie le compromis politique au compromis social, en s’adressant plus aux députés LR et centristes qu’aux partenaires sociaux. Avec cette proposition, Emmanuel Macron se préoccupe plus des conditions du vote de son futur projet…

Réforme des retraites : opposition entre les anciens et les modernes dans le parti des « Républicain

Réforme des retraites : opposition entre les anciens et les modernes dans le parti des « Républicains »

Entre les anciens et les modernes chez les républicains. Beaucoup par idéologie, les anciens réclament d’urgence la réforme des retraites avec comme point central le report symbolique à 65 ans. Certains vont d’ailleurs plus loin avec le report à 67 ans comme Édouard Philippe, filiale à la fois du parti de Macron et des Républicains mais qui roule surtout pour lui en 2027.

Officiellement il s’agit de justifier cette mesure par la nécessité d’un équilibre des régimes. Mais ces propositions ont surtout un contenu fortement politique pour bien marquer la différence entre les vrais réformateurs que seraient les républicains et les réformistes hésitants que seraient les soutiens de Macron. Le problème c’est que cette orientation m’a encore un peu plus le caractère conservateur voire réactionnaire des Républicains et surtout que cet posture sur la mesure d’âge ne tient pas compte ni des réalités ( dans l’économie française les seigneurs sont très tôt marginalisés, encore moins des inégalités sociales

Parmi les députés, la jeune génération, Aurélien Pradié en tête, remet en cause le principe du report de l’âge légal. les Républicains sont en train de se diviser sur la réforme des retraites, sur laquelle jusqu’à présent ils étaient tous d’accord.

La fracture est venue de la jeune garde, en l’occurrence d’Aurélien Pradié, le député du Lot. Candidat à la présidence du parti, en décembre, il en a fait un marqueur de sa campagne. « Je propose une réforme des retraites qui se fonde sur le nombre d’années travaillées et non plus l’âge de départ légal. Ce que demande notamment la CFDT. Le problème c’est que les anciens « Républicains » toujours été un peu allergique aux syndicats.

Sondage Retraites : Les Français disent non au report à 65 ans

Sondage Retraites :Les Français disent non au report à 65 ans

Encore une réforme très mal ficelée et qui peut-être ne verra jamais le jour alors qu’il y a sans doute nécessité d’assurer le financement tout autant que la justice sociale.Selon le dernier baromètre « Les Français et la retraite » réalisé par l’institut Odoxa pour Groupama, la population rejette massivement l’idée d’un recul de l’âge légal de départ.

Selon le dernier baromètre « Les Français et la retraite » réalisé par l’institut Odoxa pour Groupama, 67 % des personnes interrogées indiquent être contre une réforme impliquant un recul de l’âge légal de départ à 64 ou 65 ans , prôné par Emmanuel Macron pendant la campagne électorale, et qui paraît plus que jamais d’actualité.

« Le consensus dans le rejet est total : même les retraités, habituellement favorables aux réformes des retraites concernant les autres (NDLR : catégories de Français), sont une courte majorité (54 %) à se dire opposés à cette réforme. Sans doute anticipent-ils qu’elle générerait du désordre, des manifestations et des difficultés économiques », souligne l’étude dévoilée le 4 octobre lors des Rencontres sur les retraites organisées par Groupama en partenariat avec Sapiendo Retraite.

C’est auprès des ouvriers et des personnes âgées de 50 à 64 ans que les réticences restent les plus fortes. En revanche, les cadres (42 % d’opinion favorable), les travailleurs indépendants (39 %), les 18-24 (36 %) ans, et les habitants de l’agglomération parisienne (37 %) semblent les moins hostiles, même s’ils ne sont qu’une minorité à soutenir la réforme.
Les femmes se montrent encore moins enclines que les hommes à une réforme des retraites, pourtant présentée comme censée avantager les femmes aux carrières hachées.
Partage de points au sein du couple

S’ils rejettent massivement l’idée d’un allongement du nombre d’années travaillées, les Français plaident néanmoins en faveur des évolutions pour plus de justice sociale. Conscients des distorsions entre les hommes et les femmes face à la retraite, les Français se déclarent très largement favorables à des changements permettant de corriger ces inégalités.

Réforme des retraites : une méthode monarchique

Réforme des retraites : une méthode monarchique

Macron transforme le dossier des retraites en une démonstration de prépotence présidentielle, ne fait rien pour décrisper les esprits ni favoriser la coresponsabilité.(papier du « Monde »)

En ces temps troublés, sauver le régime des retraites par répartition devrait être considéré comme une grande cause nationale. Pour des raisons démographiques et parce que la conjoncture s’assombrit, l’équilibre du régime est de nouveau menacé, selon les dernières prévisions du Conseil d’orientation des retraites, qui prévoit un déficit de l’ordre de 12,5 milliards d’euros en 2027 et de 20 milliards à l’horizon 2032.

Personne n’envisageant de remettre en cause les fondements du système, qui repose sur l’étroite solidarité entre actifs et retraités, il semblerait assez logique que tous les acteurs politiques et syndicaux s’impliquent sans arrière-pensée dans une cause qui n’est pas que financière.

Le sujet est éminemment social parce que de fortes inégalités restent à débusquer dans un système qui est encore loin d’être unifié. Il est aussi sociétal, au moment où, à la fois la valeur travail n’a jamais été autant vantée et le rapport au travail aussi questionné. Si, comme la plupart de nos voisins européens, nous sommes voués à travailler plus longtemps parce que l’espérance de vie a augmenté au cours des dernières décennies, alors il faut remettre au premier plan la question du mieux-vivre au travail. Il faut aussi mobiliser les entreprises autour du maintien des seniors, après des années d’usage abusif des préretraites.

Le second quinquennat d’Emmanuel Macron, qui s’était ouvert sur la promesse d’une gouvernance moins verticale, aurait pu être l’occasion d’une nouvelle approche. Or, le chef de l’Etat a délibérément choisi de faire du dossier des retraites une démonstration de force, la preuve qu’il est encore capable de réformer en dépit de l’absence de majorité absolue à l’Assemblée nationale. Les concessions qu’il a faites, mercredi 28 septembre, à sa propre majorité, inquiète des conséquences d’un passage en force au Parlement dès les prochaines semaines, ne doivent pas masquer le fait qu’il a concédé le minimum.

Le président de la République veut toujours que la réforme entre rapidement en vigueur, dès l’été 2023. Il se dit prêt à une concertation avant Noël mais n’entend pas bouger sur la mesure-phare de son projet présidentiel, qui consiste à allonger de quatre mois chaque année l’âge de départ à la retraite avec 65 ans pour horizon.

Cela revient à assumer une opposition frontale avec les syndicats, tous opposés à cette mesure, à ouvrir la voie à des manifestations de rue dont personne ne sait prédire l’issue, à se couper un peu plus de la gauche pour tenter de rallier une partie de la droite et à prendre à revers la majorité des Français. L’addition est lourde.
Certes, aucune réforme d’envergure des retraites n’a été adoptée sereinement en France. Les points de vue de départ sont trop divergents, notamment avec La France insoumise, qui promet encore le retour à la retraite à 60 ans. Mais, en donnant le sentiment qu’il transforme le dossier des retraites en une démonstration de prépotence présidentielle avec à la clé une menace de dissolution pour faire plier les rétifs, Emmanuel Macron ne fait rien pour décrisper les esprits ni favoriser la coresponsabilité.

Le report de l’âge légal a pour premier effet de pénaliser ceux qui sont entrés tôt sur le marché du travail. Il n’est pas supportable pour ceux qui exercent des métiers pénibles, il est injuste pour ceux, les femmes notamment, qui connaissent des carrières hachées. Peut-on traiter sérieusement en quelques semaines ces cas particuliers ? Les syndicats les mieux disposés, comme la CFDT, ont quelques bonnes raisons de considérer qu’une fois de plus on leur met le couteau sous la gorge.

Retraites : une concertation…pour rien ?

Retraites : une concertation…pour rien ? 

 

 

D’après le gouvernement le pouvoir aurait fait le choix du dialogue. En réalité, il n’ira pas grand-chose à discuter puisque les axes de centraux sont déjà fixés à savoir la retraite à 65 ans, le minimum à 1100 € et la suppression des régimes spéciaux.
Le président se veut ferme sur le contenu et le calendrier. Enfin presque puisque l’objectif est d’obtenir un vote avant la fin de l’hiver. Pas sûr que le délai soit tenu compte tenu de l’environnement social, économique mais aussi géopolitique.

Pour persuader de sa conviction, le président menace même de dissoudre l’Assemblée nationale en cas de rejet de la loi spéciale sur les retraites.
Une sorte de menace à la mode Poutine : répandre la terreur verbale pour impressionner. Pas sûr que le président d’ici cinq à six mois soit en capacité de remporter les élections après dissolution. Un pari toujours dangereux qui avait torpillé le mandat de Chirac.

Elisabeth Borne a précisé, ce jeudi matin, à l’AFP que la réforme devrait bien prévoir un « report progressif de l’âge de départ de 4 mois par an, aboutissant à 65 ans en 2031 ».

Pas ceratin  cependant qu’on assiste à une véritable négociation. Il s’agira plutôt d’une concertation assez formelle sur quelques points de détail, l’échange ne soit très nourri : tous les syndicats de salariés – CFDT en tête-  ont d’emblée fait valoir qu’ils étaient contre un décalage de l’âge. Il n’empêche, l’Elysée y tient. Et pour cause, « c’est le plus simple, c’est compréhensible par tout le monde et c’est ce qui rapporte le plus aux finances », argue un conseiller du Palais. A Bercy, les calculettes ont déjà commencé à tourner. Un décalage de 62 à 64 ans ferait gagner à la France jusqu’à 0,2 point de PIB.

En parallèle sera discutée aussi une accélération de la réforme de 2014 de Marisol Touraine, concernant la durée de cotisation.

En échange de travailler plus longtemps pour une majorité des Français, la prise en compte de la dureté de certains métiers sera assurée. Et pour cause, la CFDT en a fait un point d’honneur. Et dans l’opinion publique, c’est un marqueur fort. Les Français sont attachés à protéger ceux qui sont les plus usés par leurs métiers.

La principale force d’opposition viendra sans doute de syndicats d’EDF évidemment contre la suppression de leurs régimes de retraite particulier; Mais l’opposition pourrait venir d’un champ plus large de salariés qui font du pouvoir d’achat une priorité autrement plus importante que la réforme des retraites.

 

 

Retraites : la réforme reportée en janvier… Peut-être !

Retraites : la réforme reportée en janvier… Peut-être !

 

Il est clair que Macron  hésite depuis un bon moment entre autoritarisme et laxisme vis à vis de la réforme des retraites. Une hésitation nourrie par les interrogations mêmes dans la majorité dont certains souhaiteraient davantage de concertation surtout face à l’opposition unanime des syndicats.
Du coup une troisième voie pourrait être envisagée avec une loi rectificative financement de la sécurité sociale seulement début de l’année 2023.

Le problème est de savoir si le contexte socio-politique sera plus favorable début 2023 . Rien n’est sûr car on aura alors la confirmation de la nette dégradation de la croissance, du pouvoir d’achat de la consommation et même de l’emploi

 Une difficulté technique se pose aussi: il est difficilement possible d’intégrer la suppression des régimes spéciaux dans un texte budgétaire. Or sans modification des régimes spéciaux, la réforme perd beaucoup de sa légitimité. Rappelons-nous qu’au départ il s’agissait de mettre en place un régime universel !

Compte tenu de toutes les contradictions y compris au sein même de la majorité on pourra donc se rabattre sur une troisième voie début 2023 avec un objectif limité seulement au report de l’âge vers 64 ans. Finalement une réforme assez ratatinée quand on sait que l’âge moyen réel  de départ à la retraite est actuellement de 63 ans et demi. Finalement,  si le climat social se montre assez délétère début 2023 on pourrait même s’orienter vers une quatrième voie à savoir l’abandon pur et simple de la réforme !

 

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Retraites : d’une réforme universelle à une réformette

Retraites : d’une réforme universelle à une réformette

 

Le gouvernement dit adieu ces grandes réformes de régime universel des retraites pour finalement ne retenir que quelques mesures de nature paramétrique comme un légère allongement sans doute de larges de la retraite à 64 ans (aujourd’hui en moyenne le départ réel est de 63,5 ans). Bref une réforme au symbolisme plus politique que sociale et économique mais dont Macron on pourra afficher la performance dans son bilan politique.Le gouvernement s’appuie sur le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites pour justifier une réforme paramétrique des retraites qui lui permettra de freiner les dépenses publiques, note l’économiste Philippe Askenazy dans un papier du Monde. Un rapport du conseil d’orientation des retraites qui a souvent changé ses prévisions en fonction des tendances gouvernementales !

 

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, qui a été présenté en conseil des ministres lundi 26 septembre, ne contient pas de disposition concernant les régimes de retraites. L’exécutif continue cependant à insister sur la nécessité d’une réforme rapide malgré un front syndical uni.

Alors que la réforme proposée durant le premier quinquennat de Macron se voulait systémique, il s’agit désormais de mesures paramétriques, telles que celles présentées sous les présidences de Chirac, de Sarkozy et de Hollande. Les rapports du Conseil d’orientation des retraites (COR) sont censés créer un consensus sur le diagnostic.

Le dernier rapport y réussit largement. Partenaires sociaux et exécutif s’accordent sur des évolutions de long terme prévues par l’ensemble des scénarios économiques en l’absence de nouvelle réforme : un relatif maintien du pouvoir d’achat des pensions moyennes, mais leur décrochage par rapport aux salaires des actifs ; augmentation de l’âge effectif de départ à la retraite du fait des mesures déjà décidées (quarante-trois ans de cotisation pour la génération 1973) et de la montée en qualification des travailleurs ; stabilité de l’espérance de vie à la retraite des nouveaux pensionnés jusqu’en 2040 (prévues par le modèle du ministère de la santé, nommé douteusement « ANCETRE »).

La divergence de lecture porte sur l’état financier du régime. Pour l’apprécier, le COR retient un très grand nombre d’hypothèses. Et encore, il est impossible d’anticiper des chocs : aucun scénario du rapport 2019 du COR ne prévoyait un excédent en 2021 sous le double effet d’une forte reprise économique et de dizaines de milliers de retraités morts du Covid-19.

Les hypothèses sont construites à partir de nombreux travaux et de larges consultations, notamment de tout un panel d’économistes (dont l’auteur de ces lignes). Il en découle de multiples scénarios. Comme ses prédécesseurs, l’exécutif retient les prévisions du scénario central pour arguer d’un clair déficit du système de retraite à l’horizon 2032 : 0,7 point de PIB (à effort constant de l’Etat). Le scénario central reprend des hypothèses de long terme (croissance de la productivité, baisse de la population active, décrochage des rémunérations des fonctionnaires, etc.) que l’on peut qualifier de raisonnablement pessimistes. Et sur le court terme, il se cale sur les prévisions de Bercy.

Afin d’assurer la jonction de ces deux temporalités, le rapport du COR est obligé, pour la première fois, d’imaginer un scénario central insolite. Le taux de chômage est un paramètre important. Le COR retient une hypothèse de chômage de 5 % en 2027, la France affichant le plein-emploi à cet horizon dans son programme de stabilité. Or la cible de moyen/long terme est de 7 %. Le COR propose ainsi une courbe totalement ad hoc avec une augmentation du chômage entre 2027 et 2032 ! C’est cette remontée du chômage qui génère la moitié du trou du régime en 2032.

Réforme des retraites : reportée en janvier… Peut-être !

Réforme des retraites : reportée en janvier… Peut-être !

 

Il est clair que Macron  hésite depuis un bon moment entre autoritarisme et laxisme vis à vis de la réforme des retraites. Une hésitation nourrie par les interrogations mêmes dans la majorité dont certains souhaiteraient davantage de concertation surtout face à l’opposition unanime des syndicats.
Du coup une troisième voie pourrait être envisagée avec une loi rectificative financement de la sécurité sociale seulement début de l’année 2023.

Le problème est de savoir si le contexte socio-politique sera plus favorable début 2023 . Rien n’est sûr car on aura alors la confirmation de la nette dégradation de la croissance, du pouvoir d’achat de la consommation et même de l’emploi

 

Une difficulté technique se pose aussi: il est difficilement possible d’intégrer la suppression des régimes spéciaux dans un texte budgétaire. Or sans modification des régimes spéciaux, la réforme perd beaucoup de sa légitimité. Rappelons-nous qu’au départ il s’agissait de mettre en place un régime universel !

Compte tenu de toutes les contradictions y compris au sein même de la majorité on pourra donc se rabattre sur une troisième voie début 2023 avec un objectif limité seulement au report de l’âge vers 64 ans. Finalement une réforme assez ratatinée quand on sait que l’âge moyen réel  de départ à la retraite est actuellement de 63 ans et demi. Finalement,  si le climat social se montre assez délétère début 2023 on pourrait même s’orienter vers une quatrième voie à savoir l’abandon pur et simple de la réforme !

 

Réforme des retraites : Pour un autre partage de la richesse

Réforme des retraites : Pour un autre partage de la richesse

 

Le besoin de réforme structurelle n’est pas là où Emmanuel Macron le situe et le gouvernement risque de se tromper dans ses choix politiques sur les retraites, alerte le syndicaliste Gérard Mardiné,Secrétaire général de la Confédération CFE-CGC,  dans une tribune au « Monde », qui insiste sur la nécessaire évolution de la gouvernance des entreprises.

 

Le rapport annuel du Conseil d’orientation des retraites (COR), publié le 15 septembre, affiche que « ses résultats ne valident pas le bien-fondé des discours qui mettent en avant l’idée d’une dynamique non contrôlée des dépenses de retraite ». Il donne cependant déjà lieu à des interprétations multiples, ce qui nécessite de bien décoder un contenu très ésotérique.

Les scénarios présentés sont d’abord le fruit d’hypothèses de long terme assez irréalistes, tant dans les champs démographique et économique qui sont les deux déterminants importants du poids et de l’équilibre financiers des retraites.

 

Bien que l’espérance de vie stagne depuis dix ans et alors que la mortalité à mi-août 2022 est déjà supérieure de 8 % à celle sur la même période de 2019, l’hypothèse d’une hausse future significative de l’espérance de vie (à titre d’exemple, l’espérance de vie à 60 ans des hommes augmenterait de deux ans et demi d’ici à 2040) paraît irréaliste.

Une extrapolation mathématique du passé ne peut pas primer sur le constat que l’état des facteurs objectifs influençant la mortalité ne plaide malheureusement pas actuellement pour une hausse de l’espérance de vie à court-moyen terme. A commencer par l’état désastreux de nos hôpitaux et par le niveau de pollution environnementale. Un scénario à espérance de vie constante dans les prochaines années devrait donc être considéré.

La baisse de l’hypothèse de fécondité interpelle également. Les causes de la baisse constatée sont d’abord la difficulté de nombreux jeunes à trouver la stabilité nécessaire pour se construire un projet de vie du fait d’emplois précaires, de difficultés de logement… et l’éco-anxiété des jeunes générations liée au constat de politiques environnementales très insuffisantes. Ne pas garder le chiffre précédent revient à considérer qu’il ne sera pas mené de politiques volontaristes dans ces domaines.

Les hypothèses économiques retenues méritent aussi d’être décodées et remise en cause. Les paramètres d’entrée considérés sont le produit intérieur but (PIB), la productivité du travail et le taux de chômage ; mais finalement, la valeur déterminante est la masse salariale sur laquelle est assis l’essentiel des recettes de notre système de retraite.

« Entre 1997 et 2019, la part revenant aux salariés a baissé, passant de 59,3 % à 54,9 %, alors que la part revenant aux actionnaires a triplé, passant de 5,2 % à 15,8 % »

La masse salariale est liée au PIB au travers du partage de la valeur ajoutée. Les données de la Banque de France montrent que, entre 1997 et 2019, la part revenant aux salariés a baissé significativement, passant de 59,3 % à 54,9 %, alors que la part revenant aux actionnaires a triplé, passant de 5,2 % à 15,8 %. Ce phénomène pénalisant les ressources de notre système de retraite est principalement lié à la financiarisation croissante menée par les directions générales des grandes entreprises ces vingt-cinq dernières années.

Retraites : coup de pouce supplémentaire de 0, 8 % !

Retraites : coup de pouce supplémentaire de 0, 8 % !

D’après le du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2023 , une toute petite augmentation de 0, 8 % concernera les Retraite aux 1er janvier 2023. Une mesure qui s’ajoutera aux autres et permettra d’atteindre une augmentation moyenne des retraites de 3,1 % en 2022, à mettre en regard de l’augmentation des prix de 6 % sur un an.Bref, une perte de pouvoir d’achat en moyenne de 3 % !

Après une hausse de 1,1 % en janvier 2022, les pensions ont été augmentées de 4 % au 1er juillet . Même chose pour les prestations sociales (allocations familiales, RSA, etc.), qui ont bénéficié du coup de pouce de 4 % en juillet après une hausse de 1,8 % en avril.

Toutefois, comme ces revalorisations exceptionnelles n’ont été effectives qu’à mi-année, le gouvernement calcule dans le PLFSS que cela correspond à une revalorisation en moyenne annuelle de 3,1 % pour les retraites. Il restera un reliquat de hausse estimé à 0,8 % au 1er janvier 2023, toujours au titre de l’inflation 2022.

Pour les allocations familiales et le RSA, la nouvelle augmentation programmée serait de 1,7 % au 1er avril. Cela reste des estimations, le montant précis des hausses sera établi sur la base de l’inflation effectivement constatée (entre novembre 2021 et octobre 2022 pour les retraites, et entre février 2022 et janvier 2023 pour les autres prestations).

Par ailleurs, au vu de la forte inflation encore attendue l’année prochaine (+4,3 %) , un débat sur une nouvelle anticipation des revalorisations pourrait s’ouvrir au Parlement lors de l’examen du budget de la Sécurité sociale, prévu à partir de la mi-octobre à l’Assemblée nationale. L’opposition de gauche en a déjà fait l’une de ses revendications.

Réforme des retraites : Berger (CFDT), Mobilisé contre le passage en force

Réforme des retraites : Berger (CFDT),  mobilisé contre le passage en force

 

Le secrétaire de la CFDT a averti le gouvernement, il n’acceptera pas le passage en force d’une réforme des retraites. Rarement on a trouvé la CFDT aussi décidée face aux intentions du gouvernement. Sur France Inter, Laurent Berger a clairement dit qu’il était prêt à l’affrontement et à la mobilisation. Un langage assez surprenant a priori pour une organisation qui fait toujours valoir le dialogue et le compromis sur la rupture et l’agitation politico- syndicale.

L’affrontement est nourri par aussi la question de la réforme nouvelle de l’assurance chômage mais peut-être encore davantage par le peu de considération de Macron vis-à-vis des partenaires sociaux. En effet Macron a beaucoup promis en matière de méthode participative mais en réalité il a souvent décidé seul et sans tenir compte des vis-à-vis des corps intermédiaires voire des institutions.Exemple, la multiplication des conventions dites citoyennes,  sortes  de manipulations pour contourner les institutions.

La CFDT a depuis 2017 multiplié  les appels à la concertation dans le cadre des institutions démocratiques. Elle n’a guère été récompensée par Macron qui une fois élue a « marché  sur le ventre des partenaires sociaux »estime Laurent Berger. Il est vrai que Macron emploie la même méthode de mépris des corps intermédiaires qu’il s’agisse des partenaires sociaux, des institutions de participation ou même du Parlement. Une vision et une pratique plus monarchiques que républicaines

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a demandé « de la loyauté à tous les étages ». « S’il y a déloyauté en passant par le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), la CFDT arrêtera les discussions dans le cadre du Conseil national de la refondation (CNR) », a averti le syndicaliste.

« Le président a été élu par les citoyens qui ont voté contre la candidate d’extrême droite. Et il leur marcherait sur la gueule ? », s’est indigné Laurent Berger.

En cas de passage en force ou « quelle que soit la décision du couple de l’exécutif (…) d’intégrer une réforme des retraites dans le PLFSS avec un report de l’âge légal de la retraite, nous serons en opposition frontale », a martelé le syndicaliste.

De son côté François Bayrou qui préside le conseil national de rénovation appelle l’exécutif à prendre « le temps de la pédagogie »« La question des retraites, ce n’est pas seulement une question pour le gouvernement, mais pour toute la société française. Ce n’est pas une question pour l’immédiat, mais pour les décennies qui viennent. C’est donc le moment de rassembler plutôt que d’opposer », poursuit-il comme un avertissement.

Et François Bayrou de renvoyer aux engagements du président-candidat Emmanuel Macron:  « [Il] a proposé dès sa campagne présidentielle une nouvelle méthode, celle de la concertation, de la construction de solutions en commun. C’est d’ailleurs pour cela qu’il a voulu et créé le Conseil national de la refondation. Or le passage en force, c’est le contraire de l’esprit du CNR qui réclame d’examiner les problèmes ensemble ».

« Avec cette méthode, avec un travail préalable en commun, j’ai la conviction qu’elle peut être adoptée dès l’été 2023 », estime-t-il.

Avant d’asséner: « Le président a dit dans sa campagne que les Français n’en pouvaient plus des réformes qui tombaient toutes faites du sommet. Je défends ce message. Et quel effet cela aurait-il dans une Assemblée sans majorité ? »

En cas de 49-3 sur une loi aussi cruciale, certains alertent en effet sur un possible retour des « Gilets jaunes » ou, du moins, d’une poussée de colère populaire. « Le choix d’imposer des décisions sans prendre le temps de convaincre, de rechercher ensemble des voies de sortie renforcerait ce risque. C’est une réforme qui ne peut pas se faire au détour d’un amendement », affirme le centriste.

Ce dernier défend en même temps une réforme « nécessaire et vitale ».

« Il serait irresponsable de ne pas la réaliser. Une partie importante des grandes sensibilités du pays en est persuadée », enchaîne-t-il.

Sur le fond du texte, François Bayrou considère que l’objectif vise à  « l’équilibre du système des retraites pour qu’il ne pèse pas sur le budget de la nation ». « Ce n’est pas une réforme budgétaire. C’est une réforme de société », dit-il encore. Et de conclure: « La condition du succès, c’est que les Français trouvent la réforme juste ». 

Société- Allongement des retraites et fin de vie : La martingale de Macron

Société-  Allongement des retraites et fin de vie :  La martingale de Macron

 

Il y a quelque chose de surréaliste chez  Macron qui introduit brusquement des questions intemporelles pour dissimuler sans doute son incapacité à répondre aux différentes crises urgentes  actuelles.

 

Ainsi vient-il de ressortir du tiroir la fameuse réforme des retraites mais de manière un peu ratatinée et relativement contradictoire par rapport à ses orientations passées. Il faut se rappeler que Macron avait promis lors de son premier mandat une réforme des retraites pour mettre en place un régime dit universel à points intégrant la suppression des régimes spéciaux. Et de promettre qu’il n’y aurait pas de réforme uniquement paramétrique. Or récemment ,c’est le contraire qu’il a annoncé avec un renoncement à sa grande réforme, la mise entre parenthèses de la réforme universelle et  le recentrage sans doute uniquement sur l’allongement de la date de départ.

 

Parallèlement , le président a   surpris tout le monde en faisant émerger de façon curieuse la question tellement complexe de la fin de vie. En plus en la confiant non pas aux institutions et organismes compétents mais à une convention dite citoyenne, sorte d’organisation bidon pour contourner à la fois la démocratie participative et la démocratie élective et qui débouche en général sur des propositions de type auberge espagnol fondées sur des discussions de bistrot manipulées par des experts.

Il faut cependant reconnaître qu’il y a une grande cohérence entre l’allongement de la retraite et la question de la fin de vie. Il est clair que prolonger le travail jusque vers 70 ans voire au-delà permettrait en même temps d’accélérer la fin de vie et de résoudre pour partie le problème financier de l’équilibre du régime des retraites !

D’une certaine manière, Macron a donc trouvé la martingale. Heureusement, comme il montre une grande capacité à se contredire, l’agenda politique du président pourrait encore opérer des slaloms contradictoires.

À quand une convention citoyenne sur les contradictions « anthropologiques » ( comme dirait le ministre des finances) des responsables politiques ?

Allongement des retraites et fin de vie : La martingale de Macron

Allongement des retraites et fin de vie :  La martingale de Macron

 

Il y a quelque chose de surréaliste chez  macron qui introduit brusquement des questions intemporelles pour dissimuler sans doute son incapacité à répondre aux différentes crises urgentes  actuelles.

 

Ainsi vient-il de ressortir du tiroir la fameuse réforme des retraites mais de manière un peu ratatinée et relativement contradictoire par rapport à ses orientations passées. Il faut se rappeler que Macron avait promis lors de son premier mandat une réforme des retraites pour mettre en place un régime dit universel à points intégrant la suppression des régimes spéciaux. Et de promettre qu’il n’y aurait pas de réforme uniquement paramétrique. Or récemment ,c’est le contraire qu’il a annoncé avec un renoncement à sa grande réforme, la mise entre parenthèses de la réforme universelle et  le recentrage sans doute uniquement sur l’allongement de la date de départ.

 

Parallèlement , le président  surpris tout le monde en faisant émerger de façon curieuse la question tellement complexe de la fin de vie. En plus en la confiant non pas aux institutions et organismes compétents mais à une convention dite citoyenne, sorte d’organisation bidon pour contourner à la fois la démocratie participative et la démocratie élective et qui débouche en général sur des propositions de type auberge espagnol fondées sur des discussions de bistrot manipulées par des experts.

Il faut cependant reconnaître qu’il y a une grande cohérence entre l’allongement de la retraite et la question de la fin de vie. Il est clair que prolonger le travail jusque vers 70 ans voire au-delà permettrait en même temps d’accélérer la fin de vie et de résoudre pour partie le problème financier de l’équilibre du régime des retraites.

D’une certaine manière, Macron a donc trouvé la martingale. Heureusement comme il montre une grande capacité à se contredire, l’agenda politique du président pourrait encore opérer des slaloms contradictoires.

À quand une convention citoyenne sur les contradictions « anthropologiques » ( comme dirait le ministre des finances) des responsables politiques

Pensions de Retraites: la hausse décalée en septembre

Pensions de Retraites: la hausse décalée  en septembre

Les retraités  bénéficiaires ne profiteront pas en août de la revalorisation de 4% des pensions de retraites votée la semaine dernière au Parlement et promulguée dans la foulée.

Une annonce qui peut mal tomber, en pleine période de vacances. Mais que les retraités qui s’attendaient à recevoir quelques dizaines d’euros supplémentaires sur leur compte en banque se rassurent. . Comme l’indique encore le site de l’assurance retraite, un paiement avec effet rétroactif est prévu lors du prochain versement de septembre.

A la rentrée, les retraités devraient ainsi recevoir les augmentations du mois de juillet, mais aussi du mois d’août donc. À quoi s’attendre ? 4%, cela peut paraître un peu flou pour certains, mais quand on fait le calcul, sur une retraite de 1 200 euros de base, l’augmentation est de 45 euros par mois.

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