Archive pour le Tag 'retraités'

Baisser retraites et prestations sociales ?

 

Baisser retraites et prestations sociales ?

Certains experts et certains membres de la majorité proposent pour faire face à l’ampleur du déficit budgétaire de baisser les retraites et les prestations sociales. Officiellement on ne parle pas de baisse mais on se réfère à la remise en cause du système d’indexation sur l’inflation. Ce qui en clair signifie baisse des retraites des prestations  et sociales par rapport à la hausse des prix.

Évidemment ce ne serait pas la première fois et c’est plus facile que de s’attaquer à des réformes structurelles précises et équitables. Un peu comme si on décidait une sorte de dévaluation générale. Ou encore quand on décide une augmentation globale de la fiscalité. Et de conclure que mécaniquement tout cela rapporterait plusieurs milliards. Un vrai calcul de coin de table car les mesures générales n’ont pas les mêmes conséquences financières selon les catégories sociales. Par exemple pour les plus démunis les conséquences immédiates sont à une diminution de la consommation et donc de la croissance. L’effet est beaucoup moindre pour les catégories aisées. Conclusion les bénéfices financiers pour le budget sont à prendre avec des pincettes.

Dans la majorité, plusieurs députés poussent l’idée d’un « arrangement » avec les mécanismes d’indexation sur l’inflation qui s’appliquent traditionnellement aux retraites, aux prestations sociales et au barème de l’impôt sur le revenu. Alors que le gouvernement doit trouver plus de 20 milliards d’euros d’économies à inscrire dans le budget 2025, ce genre de tour de passe-passe budgétaire avec le niveau des prix peut apparaître comme une manière simple pour le gouvernement de rééquilibrer les comptes. 

Retraite des cheminots : remise en cause de la réforme des retraites de 2023

Retraite des cheminots : remise en cause de la réforme des retraites de 2023La direction a signé lundi avec les syndicats un compromis qui efface une partie de la réforme des retraites de 2023.. La réforme des retraites de 2023 a décalé de deux ans l’âge légal de départ à la retraite en France pour les salariés du privé et les fonctionnaires (le plus souvent de 62 à 64 ans), ainsi que pour les bénéficiaires des régimes spéciaux.

À la SNCF, cet âge est donc passé de 52 à 54 ans pour les agents de conduite, et de 57 à 59 ans pour les autres personnels au statut. Mais, en pratique, les personnels de la vieille dame ferroviaire, déjà avantagés, vont avoir la possibilité de partir encore plus tôt.

La SNCF  a signé lundi un accord avec ses quatre syndicats représentatifs sur les fins de carrière, qui annule une partie des efforts demandés par la réforme de 2023.

France : Perte de repères généraux pour les retraités

 

« Chez les plus de 65 ans, il y a un sentiment d’une perte de repères » (Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Ifop) Interview dans la Tribune
Est-ce la bascule de l’électorat âgé qui explique la dynamique que connaît Jordan Bardella ?

JÉRÔME FOURQUET – Jordan Bardella progresse dans toutes les tranches d’âge. À ce stade et sur la base de nos sondages, par rapport aux précédentes élections européennes de 2019, il gagne 20 points chez les 18-24 ans, 10 points chez les 25-34 ans ou les 35-49 ans, 5 points chez les 50-64 ans et 7 points chez les 65 ans et plus. Mais si ce n’est donc pas chez ces derniers qu’il progresse le plus, comme ils sont très nombreux par rapport au reste de la population et votent plus que la moyenne, c’est pour lui un gain essentiel. Lors d’une élection où la participation est faible, comme c’est le cas des européennes, les seniors peuvent en effet représenter de 40 à 45 % du nombre total de votants. Ça pèse donc lourd. Pour le Rassemblement national, capter désormais un quart de l’électorat de 65 ans et plus est un progrès essentiel. C’est un signe supplémentaire de ce que j’appelle la montée des eaux bleu Marine. C’est un dernier verrou qui saute.

Vous avez souvent expliqué que c’était un électorat qui éprouvait une « aversion au risque ». Qu’est-ce qui a changé?

Il y a une équation personnelle liée à Jordan Bardella du fait de son image de gendre idéal, de jeune premier propre sur lui, qui connaît ses dossiers et ne bascule pas dans les outrances verbales, comme cela a souvent été le cas par le passé au RN, et comme c’est le cas aujourd’hui à LFI. De la même manière que cela peut rassurer certains milieux patronaux, cela peut rassurer les seniors. Cet électorat est celui qui veut le moins renverser la table, mais, parallèlement, il est travaillé, déstabilisé, du fait de son histoire, par ce qu’il voit et entend aujourd’hui. Le développement du communautarisme à l’école vient percuter le souvenir de l’école qu’ils ont connue. La multiplication des home-jackings chez des personnalités de la télévision vient entretenir leur impression d’insécurité galopante… Tout cela nourrit le sentiment, chez les plus de 65 ans, d’une perte de repères, que l’on peut résumer par une remarque: « Mais on est où, là ? » S’ils ne sont pas des aventuriers, ils aspirent à la tranquillité et à la stabilité.

Quelles sont les spécificités de cet électorat ?

C’est un électorat conservateur, très majoritairement à droite, qui vote essentiellement pour le RN, LR, Reconquête et la majorité présidentielle. Seuls 2 % des plus de 65 ans ont l’intention de voter pour LFI aux européennes. Son aversion au risque est d’abord économique. Mais une élection est une concurrence. Or, si jusqu’à présent le RN était jugé incompétent dans ce domaine et les partis de gouvernement crédités de l’image inverse, ce présupposé est moins évident au regard de la situation budgétaire actuelle et des 3000 milliards d’euros de dette. Dans ces conditions, les plus de 65 ans peuvent se demander si le RN ferait pire que les autres en la matière, d’autant que Jordan Bardella paraît être plus sur une ligne économiquement « marioniste » que « mariniste ».

Y a-t-il un moment précis où cet électorat a basculé ?

D’abord, il ne faut pas oublier qu’au second tour de la présidentielle de 2022 Marine Le Pen a obtenu 41,5 %, soit un score très élevé. Dans la foulée, lors des législatives, 89 députés RN ont été élus. Puis il y a eu les émeutes de juin dernier, l’assassinat de Dominique Bernard, Crépol… Ces faits divers ont pu donner aux seniors le sentiment de ne plus reconnaître leur pays. Ils ont permis au RN d’avoir le vent dans le dos. C’est sur cette base de départ déjà très solide que Jordan Bardella fait aujourd’hui campagne. C’est le trois-quarts aile qui reçoit le ballon gagné par les avants et qui vient marquer l’essai en bout de ligne.

Comment s’informe l’électorat senior ?

C’est une de ses spécificités. De la même manière qu’il vote plus que la moyenne, il s’informe plus que la moyenne, et ce à travers les médias traditionnels. L’un n’est d’ailleurs pas sans effet sur l’autre. Les plus de 65 ans lisent les journaux, écoutent la radio, regardent le 20 Heures – les canaux d’information qu’ils ont toujours connus. C’est d’ailleurs l’une des forces de Jordan Bardella. Il a les codes du 20 Heures, et peut ainsi parler aux retraités tout en s’adressant à la jeune génération sur TikTok, où il est très puissant.

Emmanuel Macron a-t-il encore des chances de reconquérir les voix perdues dans cet électorat ?

C’est un électorat qui a été baigné dans l’épopée de la construction européenne. Les plus de 65 ans ont grandi avec la guerre froide et étaient déjà trentenaires au moment de la chute du Mur… Aujourd’hui, chez eux, la guerre entre la Russie et l’Ukraine, les attentats du 7 octobre et ses conséquences peuvent réactiver une inquiétude. De nouveau, on parle de chars russes et de missiles nucléaires! C’est un électorat sensible à l’effet patriotique, qui peut donc faire bloc autour du chef de l’État, en fonction de l’évolution de la situation en Ukraine. Les européennes peuvent être l’occasion d’aller voter pour celui qui s’est érigé en porte-drapeau du monde libre face à Poutine, notamment si le front ukrainien venait à être enfoncé. Ensuite, on voit bien qu’Emmanuel Macron cherche à réactiver dans cette campagne, comme il l’a fait dans l’entre-deuxtours de la présidentielle, le chiffon rouge de la vieille extrême droite. Reste que, même si Jordan Bardella tient des discours plus durs que Marine Le Pen, c’est plus compliqué, notamment parce qu’il ne s’appelle pas Le Pen. Enfin, le chef de l’État peut tenter de jouer sur un « effet commémo », comme il existe un « effet drapeau ». Après Manouchian, les Glières, le Vercors, il y aura la Normandie le 6 juin. Pour un électorat qui n’a pas forcément connu la guerre mais y reste sensible, cela peut jouer.

De quelle manière cette évolution électorale change-t-elle les perspectives pour 2027 ?

Est-ce que les européennes seront l’ultime coup de boutoir contre le parti de droite de « l’ancien monde », avec un nouveau mauvais score des Républicains ? Est-ce qu’elles signeront l’échec de Reconquête et l’affaiblissement d’Éric Zemmour? Est-ce que l’écart avec la liste de la majorité présidentielle sera de 12 ou 14 points, comme le pronostiquent les sondages? Si toutes les réponses à ces questions sont positives, cela installera un peu plus l’idée qu’est venu le tour de Marine Le Pen. Ce scénario deviendra de plus en plus plausible. Il y aura un côté « force tranquille » qui peut convaincre une partie supplémentaire des seniors de s’y rallier et d’accompagner le sens de l’Histoire.

Un économiste pro gouvernemental Gilbert nommé président du Conseil d’orientation des retraites

Un économiste pro gouvernemental Gilbert nommé président du Conseil d’orientation des retraites (COR)


Il y a plusieurs manières de refaire des additions. Pour preuve, le comité d’orientation des retraites à plusieurs reprises à présenter des perspectives de dérive des dépenses très différentes les unes des autres. Dernièrement, il s’est rapproché du gouvernement et pour faire bonne mesure un nouveau président, économiste libéral proche du pouvoir a été nommé à la tête du conseil d’orientation des retraites. Conclusion, il faut s’attendre à des addictions très sévères concernant l’avenir des retraites !

La nomination a été officialisée ce mardi en Conseil des ministres. Interrogé par le Figaro, l’intéressé s’est réjoui de cette évolution. Le poste « m’a paru un challenge intéressant pour un économiste », explique-t-il. Son prédécesseur, diplômé d’HEC et de l’ENA, avait davantage le profil d’un haut fonctionnaire. Discret sur la date et la façon dont il a été contacté, il reconnaît en revanche avoir été très surpris par la proposition. «Je ne m’y attendais pas du tout, même si je suis beaucoup intervenu sur le sujet des retraites. C’est un dossier qui m’intéresse», ajoute-t-il.

Le COR une sorte d’organisme hybride qui ne dispose pas du droit à légiférer ou à décider. Son statut est entre l’expertise et la proposition d’orientation. Une espèce de cocktail qui permet de regrouper 41 membres – parlementaires, représentants du patronat et des syndicats, membres des grandes administrations et experts. Il est chargé «d’analyser et de suivre les perspectives à moyen et long terme du système de retraite français».

Le nouveau président est adjoint au directeur général des études et des relations internationales de la Banque de France, et président depuis 2017 du groupe d’experts sur le Smic, chargé de remettre chaque année un rapport au gouvernement.

La Banque de France qui régulièrement Freine l’augmentation du SMIC et des salaires en général pour se conformer à l’orthodoxie financière notamment allemande.

Et un soutien de Macon «Nous estimons que le programme d’Emmanuel Macron est le plus à même de poser les bases de la nouvelle croissance économique dont notre pays a besoin. Il l’est parce qu’il fait le pari du travail, de la jeunesse, de l’innovation, de l’inclusion, de l’investissement et de la transition environnementale», Avec co écrit le nouveau président du COR approuvant ensuite totalement la réforme des retraites.

Retraités: des manifestations pour demander 10 % d’augmentation

Retraités: des manifestations pour demander 10 % d’augmentation

Hier mardi des manifestations ont été organisées un peu partout en France par des organisations de retraités à fin de demander une augmentation immédiate de 10 %.

«Depuis le 1er janvier 2017, les années du président Emmanuel Macron ont fait perdre 9,6% et l’équivalent de 2,4 mois de pension, et même, pour ceux qui ont subi l’augmentation de la CSG au 1er janvier 2018, 11,5 % et 3,6 mois de pension», poursuivent-elles dans le communiqué, expliquant que cette situation était due au refus du gouvernement «d’appliquer la loi (article L161-25 du Code de la Sécurité sociale) qui stipule que les pensions doivent être revalorisées au niveau de l’inflation».

Bien que le ministère de l’Économie ait annoncé, en septembre, que les pensions de retraite de base devraient être augmentées de 5,2 % au 1er janvier 2024, les syndicats réclament davantage. De concert ce mardi, ils souhaitent une revalorisation de 10% de toutes les pensions, estimant que les retraités avaient perdu 9,6% de pouvoir d’achat depuis 2017. En outre, ils ont lancé une pétition en ligne sur change.org dans laquelle ils répètent leur souhait d’obtenir 10 % d’augmentation immédiate de leurs pensions.

Plusieurs mobilisations sont organisées aujourd’hui un peu partout en France. Un rassemblement est notamment prévu au métro Varenne, à 14 heures, à l’appel des organisations syndicales de retraités. «À Paris, le rassemblement, au plus proche de Matignon, ira porter les cartes-pétitions à Elisabeth Borne», précise le communiqué.

Retraites complémentaires : majorité de syndicats pour la revalorisation de 4,9 %

Retraites complémentaires : majorité de syndicats pour la revalorisation de 4,9 %

Les syndicats très majoritaires chez les salariés comme du côté patronal ont apporté leur accord officiel au projet de revalorisation de 4,9 % des pensions du privé.

La CFDT, la CFTC, et FO, représentant une majorité des salariés du privé, ont annoncé lundi qu’ils signeraient ce nouvel accord.

Selon les termes de l’accord, les pensions des 13 millions de retraités allocataires de l’Agirc-Arrco seront revalorisées de 4,9% dès le 1er novembre, au niveau de l’inflation. Entre 2024 et 2026, la revalorisation des pensions pourrait être moindre : en fonction de la conjoncture économique, la hausse pourrait être sous-indexée de maximum 0,4 point en dessous de l’inflation. Mais le conseil d’administration pourra choisir de la ramener au niveau de l’inflation.

L’accord supprime aussi le « malus », décote temporaire de 10% qui s’appliquait depuis 2019 sur les pensions de nombreux retraités pourtant partis en ayant réuni toutes les conditions légales. Il sera supprimé dès le 1er décembre pour les nouveaux retraités, puis à partir d’avril pour l’ensemble des retraités concernés.

Outre ces revalorisations, l’accord scelle l’union du patronat et des syndicats sur un point majeur: leur refus d’organiser un « tuyau financier » vers l’Etat, qui leur réclamait entre 1 et 3 milliards d’euros annuels d’ici 2030 pour participer au financement du relèvement des petites pensions prévu par la réforme des retraites, et au « retour à l’équilibre » du système global.

Retraites complémentaires : Revalorisation de 4,9 % au 1er novembre

Retraites complémentaires : Revalorisation de 4,9 % au 1er novembre

les retraites complémentaires Agirc-Arrco du privé seront revalorisées à hauteur de 4,9% dès le 1er novembre.

Patrons et syndicats se sont mis d’accord pour cette augmentation. Par contre des divergences sont intervenus au sein des syndicats patronaux sur la ponction d’au moins 1 milliard que va opérer le gouvernement sur les retraites complémentaires au profit du budget de l’État. Officiellement cette ponction vise à contribuer à financer la réforme dite « France travail » nouvelle cathédrale administrative sans doute aussi peu efficace que l’agence de l’emploi.

Retraites complémentaires: hausse de 4,9%

Retraites complémentaires: hausse de 4,9%

Les pensions complémentaires des retraités du privé seront revalorisées de 4,9% à compter du 1er novembre, au niveau de l’inflation, ont annoncé les organisations syndicales et patronales gestionnaires du régime Agirc-Arrco, qui doivent encore signer l’accord décroché dans la nuit du jeudi 5 octobre.

Un accord devrait être effectivement signé par les principales organisations syndicales pour la régularisation des pensions du privé. Reste cependant un autre problème celui de l’affectation des réserves financières du régime que l’État veut s’approprier. Patrons et syndicats sont en désaccord avec ce détournement qui pourrait cependant être légalisé dans le cadre de la loi sur le budget.

Le «malus», décote temporaire de 10% qui s’appliquait depuis 2019 sur les pensions de nombreux retraités pourtant partis en ayant réuni toutes les conditions légales, sera supprimé dès le 1er décembre pour les nouveaux retraités, puis à partir d’avril pour l’ensemble des retraités concernés, ont-ils indiqué. Sans définitivement promettre de signer, plusieurs organisations dont la CFDT et le Medef ont jugé l’accord «équilibré». La date butoir pour signer l’accord a été fixée à mercredi.

Retraites Complémentaire : réactualisation sous l’inflation ?

Retraites Complémentaire : réactualisation sous l’inflation ?


Il paraît de plus en plus vraisemblable que les pensions complémentaires du privé seront réactualisées en dessous de l’inflation d’après ce que veut le patronat.

Une curieuse attitude du patronat dans la mesure où le pouvoir politique veut en profiter pour ponctionner encore davantage les bénéfices de cette organisation. Contrairement au régime général, l’Agirc-Arrco a dégagé ces dernières années de copieux excédents : 2,6 milliards en 2021 et plus de 5 milliards en 2022. Et, autre argument, la réforme des retraites doit apporter au régime 22 milliards supplémentaires sur 15 ans.

Le gouvernement réclame au moins un milliard d’euros à l’Agirc-Arrco pour financer la revalorisation des petites retraites prévue par sa réforme.

Les syndicats réclament une hausse qui suit l’inflation sur la période 2023-2026 alors que le patronat préfère une « sous-indexation ».

Le dernier accord-cadre, conclu en 2019, arrive à échéance, et les protagonistes ont jusqu’à ce mercredi 4 octobre pour définir les règles qui s’appliqueront dès le 1er novembre, pour la période 2023-2026.

Inflation et Retraités : pour les pensions on verra plus tard

Inflation et Retraités : pour les pensions on verra plus tard

Si la plupart des salariés ont pu bénéficier d’une augmentation avec l’envolée de l’inflation la plupart des retraités, eux devront attendre le bon vouloir des pouvoirs publics pour rétablir en partie le pouvoir d’achat. Notons cependant que les augmentations accordées aux salariés sont insuffisantes pour compenser l’inflation et qu’il existe un retard de 4 à 5 %.

Le calcul de la revalorisation se basant sur le salaire moyen par tête (SMPT, autour de 5% selon l’Insee en moyenne annuelle estimée pour 2023) et la prévision d’inflation annuelle (5%, donc), la hausse du point Agirc-Arrco devrait vraisemblablement se situer autour de 5%. Quand ? 1er novembre 2023.

La pension minimale sera revalorisée de 100 euros brut par mois pour les personnes prenant leur retraite à partir du 1er septembre 2023, indique le site Service Public.fr.

Pour la très grosse majorité des retraités, l’augmentation n’interviendra sans doute pas avant le 1er janvier 2024 est sans doute pas à hauteur de l’inflation.

De quoi ajouter un fort mécontentement des pensionnés à celui des salariés dont le rattrapage des salaires est insuffisant.

Sans doute le problème social le plus chaud pour cette rentrée et début 2024.

(Avec AFP)

Les Français pour des référendums sur l’immigration et les retraites

Les Français pour des référendums sur l’immigration et les retraites

Selon Une étude Doxa pour le Figaro, 84% des citoyens interrogés se disent favorables Au principe de référendum. Surtout, pas moins de 74% d’entre eux manifestent leur volonté de s’exprimer sur l’immigration, pour le moment incompatible avec le champ du référendum tel que défini par la Constitution.

Fait notable : les Français sont tout autant (74%) à vouloir donner leur avis sur la réforme des retraites, comme le réclament à l’unisson les partis de la Nupes. La demande est là aussi appuyée de manière plutôt transpartisane, aussi bien du côté des sympathisants de gauche (82%) que de ceux du Rassemblement national (85%). Les proches des Républicains (48%) et de Renaissance (44%) y sont en revanche plus réticents.

Pour ce qui est du reste de la rencontre de Macron avec les chefs de partis , l’enthousiasme est moindre. Comme si les Français n’y croyaient plus, ils sont favorables à la forme de l’exercice tout en étant très sceptiques sur le fond. Une grande majorité des sondés (81%) considère ainsi que les oppositions ont eu raison de se prêter au jeu, et qu’il faut même que l’exercice se reproduise (76%). Mais l’espoir de voir cette nouvelle méthode produire des effets concrets à l’avenir n’est que très peu partagé – 53% des Français voyant dans ces rencontres une «opération de communication inutile qui n’apportera rien de concret», contre seulement 45% la considérant comme bénéfique.

Ces innombrables tentatives passées semblent avoir écorché l’image d’Emmanuel Macron, en qui les Français n’ont plus confiance. 70% d’entre eux affirment que le président n’est pas ouvert au dialogue, ni proche de leurs préoccupations (76%) et même dans l’incapacité de réformer le pays (59%). Le jugement est aussi sévère pour les partis d’opposition, qui pâtissent tous d’un déficit de crédibilité. Le Rassemblement national est aujourd’hui le parti à susciter le moins de défiance, en étant jugé crédible par 32% des Français, devant les Républicains (25%), la Nupes (24%) et Renaissance (22%).

Retraites: décrets pour la fin des régimes spéciaux… pour les nouveaux embauchés

Retraites: décrets pour la fin des régimes spéciaux… pour les nouveaux embauchés

Grâce à la clause dite du grand-père, la fin des régimes spéciaux qui vient d’être actée dans des décrets ne concernera que les nouveaux embauchés. Autant dire que les effets financiers significatifs de la réforme se feront ressentir à très long terme d’ici 25 à 30 ans.

Dimanche, la publication des décrets d’application au Journal officiel a acté la fin des régimes spéciaux pour les agents de la RATP, des industries électriques et gazières (EDF, Engie, ERDF…), des clercs de notaire et de la Banque de France. À compter du 1er septembre 2023, les nouveaux entrants seront ainsi affiliés au régime général des retraites, adopté à l’issue de plusieurs mois de conflit social. Comme le prévoit la fameuse « clause du grand-père », déjà retenue pour la réforme de la SNCF en 2018, les salariés actuels de ces branches continueront de bénéficier de leurs avantages, mais seront eux aussi concernés par le décalage progressif de deux ans de l’âge légal de départ en retraite (à partir du 1er janvier 2025) et l’accélération de la réforme Touraine de 2014.

Retraites moyennes: autour de 1400 euros

Retraites moyennes: autour de 1400 euros


D’après une étude de la Drees, Le montant moyen des pensions tourneraient autour de 1400 € net en 2021 ( Il y a évidemment beaucoup d’écarts autour de cette moyenne).

Les retraites constituent le premier poste de dépenses de la protection sociale , avec 338 milliards d’euros de pension versés en 2021.

Le nombre de retraités continue d’augmenter. Avec 722.000 nouveaux retraités en 2021, les différents régimes français totalisaient pratiquement 17 millions de pensionnés, soit 90.000 de plus en un an. En additionnant les réversions (versées aux veuves le plus souvent), un peu plus de 18 millions de personnes touchaient une pension de retraite fin 2021.

L’âge médian des retraités de droit direct augmente. Il atteignait 73 ans et 2 mois en 2021, contre 72 ans et 8 mois en 2020.

Dans le détail, il est de 73 ans et 5 mois pour les femmes et de 72 ans et 5 mois pour les hommes. « Les bénéficiaires d’une pension de droit direct qui ont entre 70 et 74 ans fin 2021 sont les plus nombreux, notamment car il s’agit des générations du baby-boom », explique la Drees. Ils représentent ainsi 23 % de l’ensemble des retraités de droit direct.

Fin 2021, l’Agirc-Arrco compte 13 343 000 retraités, dont 5 200 ayant-droits orphelins. Le nombre de retraités Agirc-Arrco est en hausse de 1,1% par rapport à 2020.

Des Chiffres qui recoupent ceux de l’Agirc-Arrco

En 2021, la pension moyenne tous régimes des retraités de droits directs à l’Agirc-Arrco est de 1 493 € par mois, et la pension Agirc-Arrco représentent un tiers de la pension totale, soit 491 €.

Plus d’un tiers des retraités Agirc-Arrco est poly-pensionné, ces retraités perçoivent une pension Agirc-Arrco et d’un autre régime (Ircantec, CNAVPL…).
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Retraites : le régime réformé déjà financièrement obsolète ?

Retraites : le régime réformé déjà financièrement obsolète ?

En matière d’évaluation, le conseil d’orientation des retraites (COR) a souvent fait évoluer ses pronostics dans un sens comme dans un autre. Ainsi un moment a prévu l’équilibre avant de dramatiser comme à nouveaux en ce moment. Il vient en effet dans un nouveau rapport de fair état d’une situation toujours dégradée du régime de retraite. En clair, la réforme serait déjà financièrement obsolète. En cause en vérité, les perspectives de croissance qui conditionne les recettes des retraites. Or dans ce domaine les prévisions économiques et sociales sont tout à fait aléatoires.

Non seulement la réforme des retraites était justifiée, mais elle ne suffira pas à rétablir les comptes. Très attendu, le nouveau rapport du Conseil d’orientation des retraites(COR), qui doit être rendu public jeudi , fait état d’une situation toujours dégradée du régime de retraite. En 2022, le système de retraite était en excédent de 4,4 milliards d’euros, soit 0,2 % du PIB.

Cette situation devrait se prolonger cette année avec un excédent de 3,6 milliards d’euros, soit 0,1 % du PIB. Mais ces bons résultats ne devraient pas durer. «le solde du système resterait négatif à moyen terme dans l’ensemble des scénarios envisagés par les experts du COR et ne reviendrait positif au milieu des années 2040 que dans le scénario où la croissance atteindrait 1,6% du PIB», indique le rapport. Ici cette date Il faudra sans doute s’attendre à la sortie de nouveaux scénarios contradictoires de la part d’un conseil d’orientation des retraites pas tout à fait pertinent.

Désinformation du Figaro sur les retraites : » pour les Français, inévitable que la réforme soit appliquée « !

Désinformation du Figaro sur les retraites : » pour les Français, inévitable que la réforme soit appliquée ! »

Le Figaro qui ne fait pas dans la dentelle titre que d’après un sondage 92 % des Français estiment que l’application de la réforme des retraites est inévitable. Ou comment tordre un sondage qui indiquait que 92 % des Français pensaient que la réforme serait appliquée. Une nuance de taille dont ne s’embarrasse pas le journal.

Selon le dernier sondage Odoxa Backbone consulting réalisé pour Le Figaro, 92% des Français sont en effet persuadés que la réforme sera de toutes les manières appliquée.Ce qui n’indique nullement que les Français sont en accord avec cette application. Un peu de déontologie ne nuirait pas un journal souvent pertinent mais souvent aussi partial. La tentative de Liot d’abroger le texte a en plus échoué en tombant sous le coup de l’irrecevabilité financière instaurée par l’article 40 de la Constitution. Et les deux premiers décrets d’application sont parus le 4 juin au Journal officiel.

Et d’enfoncer le clou : » L’opinion estime même que le mouvement touche à sa fin (59%), ou qu’il va devenir «très marginal». «Jusqu’à présent, les Français avaient toujours cru, non seulement que le mouvement ‘tiendrait’ mais même qu’il se durcirait», rappelle Céline Bracq, directrice générale d’Odoxa ».

« En témoigne aussi la situation du leader de la CFDT, Laurent Berger, lequel perd 16 points de bonnes opinions depuis le mois de mars (42%). ». Décidément au Figaro on n’aime guère les syndicats car la mesure de popularité de Laurent Berger n’a aucun sens puisque son mandat est terminé.

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