Archive pour le Tag 'retraités'

Retraites: réforme encore décalée ?

Retraites: réforme encore décalée ?

Le Premier ministre semble confirmer les reculs  du gouvernement.  La mise en œuvre pourrait être retardée, notamment pour les régimes spéciaux. Le Premier ministre Edouard Philippe avait déjà évoqué cette piste devant le Conseil économique, social et environnemental (Cese), à la mi-septembre : « Peut-être le nouveau système ne devra-t-il s’appliquer, pour certains régimes, qu’à des personnes plus jeunes, plus éloignées de la retraite. Là-dessus, je n’ai aucun tabou », avait déclaré le chef du gouvernement. Une manière, rappelle France 2, de calmer la contestation sociale qui prend de l’ampleur. Des exceptions à la règle sont déjà prévues, rappellent Les Echos « Les assurés bénéficiant d’un départ anticipé à 57 ans, tels les policiers, ne basculeraient qu’à partir de la génération 1968 et ceux pouvant partir à 52 ans, comme les conducteurs de trains de la SNCF, à partir de la génération 1973. »

Plusieurs facteurs militent en faveur du report de la réforme de la retraite. D’abord le grand flou sur son contenu. Régime universel ou pas, exception pour des régimes spéciaux ou pas, âge de  la retraite et évidemment surtout montant. La retraite à points, un euro verso égal un euro, constituant seulement des slogans. Se pose aussi la date d’application en 2025 ou 2035

Le gouvernement avait choisi 2025 pour le début de la mise en œuvre. Il serait prêt maintenant à reculer à 2027 voire au-delà. Toutes ces incertitudes et surtout le climat électoral ont surtout conduit à renvoyer après les municipales la négociation.

.Le document transmis aux partenaires sociaux dont  évoque la possibilité de repousser l’entrée en vigueur du nouveau système après 2025: la première génération concernée ne serait plus celle née en 1963, mais celle de 1964 ou 1965 ou postérieures. Ou même de ne l’appliquer qu’aux nouveaux entrants sur le marché du travail. Un scénario peu probable.

Le document évoque aussi les différents mécanismes de transition de l’ancien vers le nouveau système. Un sujet absolument déterminant pour la préservation des droits acquis

Sur le papier, le régime universel à points doit fusionner les 42 régimes existants en un seul. La mise en œuvre débuterait en 2025 et durerait une quinzaine d’années pour s’achever en 2040. Les premiers concernés par le basculement du nouveau système seraient les travailleurs nés à partir de 1963, selon le rapport rendu en juin par le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye.

Voilà pour la théorie. Dans la pratique, la mise en œuvre pourrait être retardée, notamment pour les régimes spéciaux. Le Premier ministre Edouard Philippe avait déjà évoqué cette piste devant le Conseil économique, social et environnemental (Cese), à la mi-septembre : « Peut-être le nouveau système ne devra-t-il s’appliquer, pour certains régimes, qu’à des personnes plus jeunes, plus éloignées de la retraite. Là-dessus, je n’ai aucun tabou », avait déclaré le chef du gouvernement. Une manière, rappelle France 2, de calmer la contestation sociale qui prend de l’ampleur.

Des exceptions à la règle sont déjà prévues, rappellent Les Echos « Les assurés bénéficiant d’un départ anticipé à 57 ans, tels les policiers, ne basculeraient qu’à partir de la génération 1968 et ceux pouvant partir à 52 ans, comme les conducteurs de trains 

Retraites: la date encore repoussée ?

Retraites: la date encore repoussée ?

Plusieurs facteurs militent en faveur du report de la réforme de la retraite. D’abord le grand flou sur son contenu. Régime universel ou pas, exception pour des régimes spéciaux ou pas, âge de  la retraite et évidemment surtout montant. La retraite à points, un euro verso égal un euro, constituant seulement des slogans. Se pose aussi la date d’application en 2025 ou 2035

Le gouvernement avait choisi 2025 pour le début de la mise en œuvre. Il serait prêt maintenant à reculer à 2027 voire au-delà. Toutes ces incertitudes et surtout le climat électoral ont surtout conduit à renvoyer après les municipales la négociation.

.Le document transmis aux partenaires sociaux dont  évoque la possibilité de repousser l’entrée en vigueur du nouveau système après 2025: la première génération concernée ne serait plus celle née en 1963, mais celle de 1964 ou 1965 ou postérieures. Ou même de ne l’appliquer qu’aux nouveaux entrants sur le marché du travail. Un scénario peu probable.

Le document évoque aussi les différents mécanismes de transition de l’ancien vers le nouveau système. Un sujet absolument déterminant pour la préservation des droits acquis

 

 

SONDAGE retraites: la réforme soutenue par 32% seulement

SONDAGE retraites: la réforme soutenue par  32% seulement

Selon,  un sondage Elabe pour BFMTV, 32% se disent favorables à la mise en place de la retraite par points envisagée par le gouvernement, ils sont 43% à se dirent opposés (dont 23% très opposés). Le pourcentage d’indécis reste élevé puisqu’ils sont 24% à se dire aujourd’hui ni pour, ni contre. La crainte  qui arrive en tête et qui est stable depuis le dernier sondage, c’est l’obligation de travailler plus longtemps. 74% des personnes interrogées citent en premier cet inconvénient de la réforme. Le deuxième point d’inquiétude concerne le montant des pensions. 68% des Français craignent qu’elles baissent avec la réforme. Mais sur ce point, ils semblent avoir un peu plus confiance puisqu’ils étaient 74% à le craindre en juillet dernier. Troisième crainte soulevée: l’obligation de faire appel à des organismes privés pour compléter la retraite pour 54% des personnes interrogées. En revanche, la suppression des régimes spéciaux de la fonction publique n’inquiète qu’une minorité d’entre elles (26%).

Les Français dans leur majorité ne se font d’ailleurs guère de doute sur la concertation avec les partenaires sociaux et la consultation citoyenne. Pour 61% d’entre eux, tout est déjà décidé et les débats ne seront pas utiles.

Méthodologie

Sondage réalisé les 1er et 2 octobre 2019 sur internet auprès d’un échantillon de 1.002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas.

Macron en province : débat sur les retraites ou meeting électoral ?

Macron en province : débat sur les retraites ou meeting électoral ?

Macron recommence sa grandeur tournée, type Grand débat, pour vendre sa politique en commençant par la question des retraites. Emmanuel Macron reprend la formule du Grand débat qui lui a bien réussi non pas tellement pour son impact local mais surtout par la reprise très bienveillante des télévisions notamment des télés d’information continue. Pendant des heures, Macron comble ainsi le vide de grilles télévisées. S’il est normal que ces chaînes d’information informe des déplacements du chef de l’État et du contenu des discussions qu’il peut avoir par contre il est intolérable que les chaines  de télévision et d’info continue en particulier se mettent à disposition de Macron pendant des heures pour diffuser ses interminables discours. Il s’agit davantage de propagande électorale que de débats. Certes pour donner un sentiment démocratique des participants sont autorisés en quelques secondes à poser une question. Ce qui légitime une réponse de 5 à 15 minutes de Macron sur le sujet voire sur bien d’autres sujets qui n’ont rien à voir. Bref une parodie de débat.  La tournée électorale devrait s’étaler jusqu’à la fin de l’année.

Le gouvernement souhaite ainsi désamorcer les craintes autour du projet de réforme: système à points, fin des régimes spéciaux. Autant de sujets explosifs sur lesquels les citoyens vont pouvoir s’exprimer. Le dispositif mis en place emprunte beaucoup à celui du Grand débat, lancé au début de l’année 2019 afin de calmer le mouvement des «Gilets jaunes».

L’Élysée a indiqué que le président «prendra le temps qu’il faut» pour «échanger librement», rapporte Le Parisien . Il doit ainsi faire face à 500 citoyens originaires d’Occitanie, lecteurs du Midi Libre et préalablement inscrits.

L’Élysée envisage de réitérer ce type de rencontres et dit vouloir un débat «ancré dans les territoires», avec des déplacements dans les régions rurales en priorité. Plus globalement, un ensemble de rencontres sera organisé à l’instar de celles Grand Débat. Le calendrier de ces rencontres n’a pas encore été précisé et devrait être intégré au site Internet consacré à la consultation.

Une autre manipulation consistera à réitérer aussi la plate-forme dite participative comme dans le grand débat. Malheureusement on sait ce qu’il en est advenu avec une synthèse complètement déformée et surtout aucune prise en compte des propositions.

Pour la question des retraites, Le gouvernement ne se basera pas seulement sur cette consultation citoyenne mais poursuivra également les discussions avec les partenaires sociaux. «Ce projet de loi, nous n’allons pas le préparer seuls mais nous allons le faire en écoutant les partenaires sociaux, en écoutant les Français» ! A indiqué Édouard Philippe.

Retraites : Macron promet des règles d’or douteuses

 Retraites : Macron promet des règles d’or douteuses

 

 

 

Macron a trouvé un nouveau concept pour faire avaler la réforme des retraites : la règle d’or. En fait une  sorte de promesse du maintien pouvoir d’achat des retraités. Une promesse qui va toutefois à l’encontre même de la réforme qui vise à un rééquilibrage financier et qui forcément en moyenne doit se traduire par une détérioration des conditions de retraites. Notons aussi que cette règle d’or pourrait ressembler à une promesse de coiffeur dans la mesure où les gouvernements français ont pris l’habitude d’engager une réforme des retraites tous les cinq ans. Macron avoue-même son incertitude en déclarant qu’il ne sait pas s’il faudra ou non augmenté les cotisations pour équilibrer le système en 2 025, début de mise en application de la réforme. Vraisemblablement, Macon essaye de prendre en compte les interrogations et même les oppositions vis-à-vis des perspectives de cette réforme.

Pour l’instant seulement environ 30 % sont favorables à cette retraite par points très ambigus. Selon,  un sondage Elabe pour BFMTV, 32% se disent favorables à la mise en place de la retraite par points envisagée par le gouvernement, ils sont 43% à se dirent opposés (dont 23% très opposés). Le pourcentage d’indécis reste élevé puisqu’ils sont 24% à se dire aujourd’hui ni pour, ni contre. La crainte  qui arrive en tête et qui est stable depuis le dernier sondage, c’est l’obligation de travailler plus longtemps. 74% des personnes interrogées citent en premier cet inconvénient de la réforme. Le deuxième point d’inquiétude concerne le montant des pensions. 68% des Français craignent qu’elles baissent avec la réforme. Mais sur ce point, ils semblent avoir un peu plus confiance puisqu’ils étaient 74% à le craindre en juillet dernier. Troisième crainte soulevée: l’obligation de faire appel à des organismes privés pour compléter la retraite pour 54% des personnes interrogées. En revanche, la suppression des régimes spéciaux de la fonction publique n’inquiète qu’une minorité d’entre elles (26%). Il y a forcément contradiction entre une règle de qui assurerait que le pouvoir d’achat des retraités ne sera pas détérioré et dans cette volonté d’un retour à l’équilibre financier du système

L’équation s’annonce complexe pour l’exécutif qui a fait du retour à l’équilibre du système des retraites une condition de mise en place de la réforme en 2025 et qui doit composer avec des comptes de l’assurance vieillesse dans le rouge.

L’âge légal de départ à la retraite, “c’est 62 ans, (il) ne bougera pas”, a répété Emmanuel Macron. “La question qui est posée c’est : est-ce qu’on va devoir cotiser un peu plus pour que le système soit équilibré en 2025 ? Je n’ai pas la réponse aujourd’hui.” La preuve même que le gouvernement est  lui-même dans le doute compte tenu de l’état de l’opinion

SONDAGE réforme des retraites: 32% seulement favorables

SONDAGE réforme des retraites: 32% seulement favorables

Selon ,  un sondage Elabe pour BFMTV, 32% se disent favorables à la mise en place de la retraite par points envisagée par le gouvernement, ils sont 43% à se dirent opposés (dont 23% très opposés). Le pourcentage d’indécis reste élevé puisqu’ils sont 24% à se dire aujourd’hui ni pour, ni contre. La crainte  qui arrive en tête et qui est stable depuis le dernier sondage, c’est l’obligation de travailler plus longtemps. 74% des personnes interrogées citent en premier cet inconvénient de la réforme. Le deuxième point d’inquiétude concerne le montant des pensions. 68% des Français craignent qu’elles baissent avec la réforme. Mais sur ce point, ils semblent avoir un peu plus confiance puisqu’ils étaient 74% à le craindre en juillet dernier. Troisième crainte soulevée: l’obligation de faire appel à des organismes privés pour compléter la retraite pour 54% des personnes interrogées. En revanche, la suppression des régimes spéciaux de la fonction publique n’inquiète qu’une minorité d’entre elles (26%).

Les Français dans leur majorité ne se font d’ailleurs guère de doute sur la concertation avec les partenaires sociaux et la consultation citoyenne. Pour 61% d’entre eux, tout est déjà décidé et les débats ne seront pas utiles.

Méthodologie

Sondage réalisé les 1er et 2 octobre 2019 sur internet auprès d’un échantillon de 1.002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas.

Macron : débat sur les retraites ou meeting électoral ?

Macron : débat sur les retraites ou meeting électoral ?

Macron recommence sa grandeur tournée, type Grand débat, pour vendre sa politique en commençant par la question des retraites. Emmanuel Macron reprend la formule du Grand débat qui lui a bien réussi non pas tellement pour son impact local mais surtout par la reprise très bienveillante des télévisions notamment des télés d’information continue. Pendant des heures, Macron comble ainsi le vide de grilles télévisées. S’il est normal que ces chaînes d’information informe des déplacements du chef de l’État et du contenu des discussions qu’il peut avoir par contre il est intolérable que les chaines  de télévision et d’info continue en particulier se mettent à disposition de Macron pendant des heures pour diffuser ses interminables discours. Il s’agit davantage de propagande électorale que de débats. Certes pour donner un sentiment démocratique des participants seront autorisés en quelques secondes à poser une question. Ce qui légitimera une réponse de 5à 15 minutes de Macron sur le sujet voire sur bien d’autres. Bref une parodie de débat.  La tournée électorale devrait s’étaler jusqu’à la fin de l’année.

Le gouvernement souhaite désamorcer les craintes autour du projet de réforme: système à points, fin des régimes spéciaux. Autant de sujets explosifs sur lesquels les citoyens vont pouvoir s’exprimer. Le dispositif mis en place emprunte beaucoup à celui du Grand débat, lancé au début de l’année 2019 afin de calmer le mouvement des «Gilets jaunes».

L’Élysée a indiqué que le président «prendra le temps qu’il faut» pour «échanger librement», rapporte Le Parisien . Il doit ainsi faire face à 500 citoyens originaires d’Occitanie, lecteurs du Midi Libre et préalablement inscrits.

L’Élysée envisage de réitérer ce type de rencontres et dit vouloir un débat «ancré dans les territoires», avec des déplacements dans les régions rurales en priorité. Plus globalement, un ensemble de rencontres sera organisé à l’instar de celles Grand Débat. Le calendrier de ces rencontres n’a pas encore été précisé et devrait être intégré au site Internet consacré à la consultation.

Une autre manipulation consistera à réitérer aussi la plate-forme dite participative comme dans le grand débat. Malheureusement on sait ce qu’il en est advenu avec une synthèse complètement déformée et surtout aucune prise en compte des propositions.

Pour la question des retraites, Le gouvernement ne se basera pas seulement sur cette consultation citoyenne mais poursuivra également les discussions avec les partenaires sociaux. «Ce projet de loi, nous n’allons pas le préparer seuls mais nous allons le faire en écoutant les partenaires sociaux, en écoutant les Français» ! A indiqué Édouard Philippe.

 

Retraites : grosse manif des professions libérales

Retraites : grosse manif des professions libérales

 

 

On peut évidemment soutenir l’idée d’une réforme des retraites en raison notamment de l’évolution démographique. Reste que cette réforme ne peut être conduite que dans le cadre d’une négociation approfondie avec toutes les parties et en tenant compte des particularités des secteurs et des métiers. Si la concertation avait été un peu mieux organisée, on aurait dû commencer par là afin de mieux déterminer le champ du futur régime universel. En fait, le gouvernement a fait exactement l’inverse rendant ainsi très anxiogène toute perspective d’évolution. Certains secteurs et certains métiers justifient pourtant d’une prise en compte spécifique. En outre,  la situation des différents régimes de retraite doit être prise en compte. Certains régimes particuliers de retraite bénéficient d’une situation financière particulièrement satisfaisante et ne veulent pas d’un coup être jeté dans un régime global déficitaire. On craint aussi dans certains cas une augmentation considérable des montants de cotisations.

A Paris, plusieurs milliers de personnes ont défilé dans l’après-midi entre la place de l’Opéra et la place de Nation à l’appel du collectif “SOS Retraites”, qui réunit, à l’initiative des avocats, 14 professions libérales auxquelles se sont joints notamment les pilotes de ligne, stewards et hôtesses de l’air.

Il estime que les propositions du Haut commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye aboutiraient à “supprimer ces régimes, à faire un hold-up d’Etat sur leurs réserves cotisées et à majorer le coût du maintien des retraites à leur niveau actuel, voire doubler les cotisations retraites versées par certaines de ces professions”.

Pour le Conseil national des barreaux (CNB), toutes ces professions aux régimes autonomes seront confrontées à “une équation infernale” à partir de 2025, lors de la fusion des 42 régimes existants : hausse des cotisations, baisse des pensions et “confiscation des réserves qu’elles ont constituées pour disposer d’un fonds de garantie”.

Pour le cas spécifique des avocats, Jean-Paul Delevoye propose de porter le taux de cotisation – autour de 14% actuellement – à 28,12% pour la première tranche de revenus allant jusqu’à 40.000 euros, puis de redescendre à 12,94% pour une deuxième tranche jusqu’à 120.000 euros. “C’est la mort économique programmée pour les petits cabinets”, craint le CNB. Les médecins s’inquiètent quant à eux d’une mainmise du gouvernement sur leur manne de sept milliards d’euros. “Nous, on doit tout payer de notre poche, les Urssaf, notre caisse de retraite. Nous ne sommes pas des salariés, nous n’avons pas de congés payés, nous devons payer toutes nos assurances, donc la justice n’est pas très juste dans l’histoire”, témoignait Astrid Perrin, kinésithérapeute libérale, au sein du cortège parisien.

Le SNPL, principal syndicat chez les pilotes, a accepté le principe du régime universel par points, en dépit d’une baisse probable du taux de rendement de leur régime. Il réclame en contrepartie un régime complémentaire par répartition pour les personnes percevant un salaire supérieur à 120.000 euros.

“On veut continuer à payer nos anciens, on veut rester solidaires les uns des autres”, souligne Olivier Rigazio, membre du bureau exécutif du SNPL. La fronde sociale grandit donc contre la réforme phare du second acte du quinquennat d’Emmanuel Macron.

Réforme des retraites : mal engagée et trop tard

Réforme des retraites : mal engagée et trop tard

 

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette réforme des retraites est à la fois mal engagée et trop tardive. Elle est mal engagée car ce type de réforme complexe et délicate doit en général être mise en œuvre dès le début de mandat et non dans une période qui compte tenu du quinquennat s’inscrit dès maintenant dans une campagne  électorale. La réforme est également mal engagée car elle contredit une promesse de Macron qui lors  de la campagne électorale de 2017 avait promis de ne pas toucher à l’âge  la retraite. Or dans les faits, l’âge réel de départ sera bien prolongé d’environ deux ans,  pour commencer. En effet pour équilibrer les retraites, le pouvoir propose de rallonger la durée de cotisation à 43 ans. En moyenne les Français entrent sur le marché  du travail à 21 ans, on aboutit donc à l’âge de 64. Encore une fois, ce n’est qu’un début, il y aura d’autres reports. Le gouvernement a aussi nettement sous-estimé la complexité de cette réforme en masquant son incompétence derrière des slogans de type un euro égale un euro, un régime universel pour tous, la retraite universelle. Autant de slogans qui ne veulent pas dire grand-chose quand on ne précise pas les modalités concernant l’essentiel, à savoir le niveau de la retraite et l’âge auquel on peut y prétendre. Comme d’habitude le gouvernement a voulu s’asseoir sur les corps intermédiaires en tentant de pratiquer la démocratie directe.

 

Du coup, il a mis dans une situation ingérable le négociateur Delevoye  en intervenant de façon maladroite sur les négociations en cours. Le gouvernement doit s’attendre évidemment à rencontrer l’opposition des syndicats marqués à l’extrême gauche mais aussi d’autres catégories comme les travailleurs libéraux qui ne veulent pas voir liquidé leurs régimes. On a bien noté que le gouvernement était très fébrile désormais dans la mesure où le mécontentement risque de pourrir le climat de la majorité. Le Premier ministre a commencé à désamorcer la colère en indiquant que la réforme pourrait être reportée aux calendes grecques elle ne s’appliquerait qu’à partir de 2025 et pourrait s’étaler qu’en 2040 ou 2050, le temps nécessaire pour les régimes spéciaux de s’intégrer progressivement dans le régime général. D’ici ces échéances,  de l’eau aura coulé sous le pont et de nombreux gouvernements pourront revenir sur la question comme ils le font d’ailleurs à peu près régulièrement tous les cinq ans !

 

Après la RATP, c’est au tour du collectif SOS Retraites, emmené par les avocats et représentant pas moins de 14 professions libérales en colère (sans parler des pilotes de ligne et autres stewards ou hôtesses de l’air qui se sont joints au mouvement), de battre le pavé à Paris. Leur message? «Ne touchez pas à nos retraites», comme ils l’ont encore martelé ce dimanche dans le JDD, refusant que leurs régimes soient fondus dans le «régime universel à points» préconisé par le haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye, dans son rapport.

Réforme des Retraites : flou et injustice (Thomas Piketty)

Réforme des Retraites : flou et injustice (Thomas Piketty)

 

A juste titre,  Piketty interroge les slogans du gouvernement qui vendent la réforme. Si le principe de la retraite universel est bon par contre le slogan « un euro de cotisation aura la même valeur pour tous » masque le grand flou  de la réforme .Une réforme qui va affecter surtout le montant des retraites (et l’âge aussi). Par ailleurs,  le gouvernement aura beaucoup de mal à convaincre du bien-fondé de sa réforme s’il ne demande pas un effort significatif aux plus favorisés, estime l’économiste dans sa chronique au « Monde ».Extraits

« Même si le calendrier reste flou et les modalités incertaines, le gouvernement semble maintenant décidé à se lancer dans une vaste réforme du système de retraites, avec à la clé l’unification des règles actuellement appliquées dans les multiples régimes en vigueur (fonctionnaires, salariés du privé, collectivités locales, indépendants, régimes spéciaux, etc.).

Disons-le clairement : la mise en place d’un système universel est en soi une excellente chose, et une telle réforme n’a que trop tardé en France. Les jeunes générations, et en particulier tous ceux qui ont connu de multiples changements de statut (salariat privé et public, autoentrepreneur, passages par l’étranger, etc.), n’ont souvent aucune idée des droits à la retraite qu’ils ont accumulés. Cette situation produit des incertitudes insupportables et renforce l’anxiété économique, alors même que notre système de retraites est globalement bien financé.

Mais, une fois que l’on a proclamé cet objectif de clarification et d’unification des droits, la vérité est que l’on n’a pas dit grand-chose. Il existe en effet de multiples façons d’unifier les règles. Or rien ne garantit que le pouvoir en place soit en capacité de dégager un consensus viable à ce sujet. Le principe de justice évoqué par le gouvernement paraît simple et plausible : un euro cotisé doit donner lieu aux mêmes droits à la retraite, quels que soient le régime et le niveau de salaire ou de revenu d’activité. Le problème est que ce principe revient à sacraliser les inégalités salariales telles qu’elles existent, y compris lorsqu’elles prennent des proportions abyssales (du travail émietté et sous-payé pour certains, des rémunérations excessives pour d’autres), et à les perpétuer à l’âge de la retraite et de la grande dépendance, ce qui n’a rien de particulièrement « juste ».

Conscient de la difficulté, le projet Delevoye annonce qu’un quart des cotisations continuera d’être consacré à la « solidarité », c’est-à-dire, par exemple, aux bonifications pour enfants et interruptions de carrière ou pour financer une retraite minimale pour les plus bas salaires. La difficulté est que la façon dont ce calcul a été effectué est très contestable. En particulier, cette estimation ignore purement et simplement les inégalités sociales d’espérance de vie. Par exemple, si un salarié modeste passe dix ans à la retraite alors qu’un super-cadre en passe vingt, alors on oublie de prendre en compte qu’une large part des cotisations du premier sert en pratique à financer la retraite du second (ce que la maigre prise en compte de la pénibilité ne suffit nullement à compenser)……. »

Retraites : flou et injustice (Thomas Piketty)

Retraites : flou et injustice (Thomas Piketty)

 

A juste titre,  Piketty interroge les slogans du gouvernement qui vendent la réforme du gouvernement. Si le principe de la retraite universel est est bon par contre le slogan « un euro de cotisation aura la m^me valeur pour tous » masque le grand flou  de la réforme .Une réforme qui va affecter surtout le montant des retraites. Par ailleurs  Le gouvernement aura beaucoup de mal à convaincre du bien-fondé de sa réforme des retraites s’il ne demande pas un effort significatif aux plus favorisés, estime l’économiste dans sa chronique au « Monde ».Extraits

« Même si le calendrier reste flou et les modalités incertaines, le gouvernement semble maintenant décidé à se lancer dans une vaste réforme du système de retraites, avec à la clé l’unification des règles actuellement appliquées dans les multiples régimes en vigueur (fonctionnaires, salariés du privé, collectivités locales, indépendants, régimes spéciaux, etc.).

Disons-le clairement : la mise en place d’un système universel est en soi une excellente chose, et une telle réforme n’a que trop tardé en France. Les jeunes générations, et en particulier tous ceux qui ont connu de multiples changements de statut (salariat privé et public, autoentrepreneur, passages par l’étranger, etc.), n’ont souvent aucune idée des droits à la retraite qu’ils ont accumulés. Cette situation produit des incertitudes insupportables et renforce l’anxiété économique, alors même que notre système de retraites est globalement bien financé.

Mais, une fois que l’on a proclamé cet objectif de clarification et d’unification des droits, la vérité est que l’on n’a pas dit grand-chose. Il existe en effet de multiples façons d’unifier les règles. Or rien ne garantit que le pouvoir en place soit en capacité de dégager un consensus viable à ce sujet. Le principe de justice évoqué par le gouvernement paraît simple et plausible : un euro cotisé doit donner lieu aux mêmes droits à la retraite, quels que soient le régime et le niveau de salaire ou de revenu d’activité. Le problème est que ce principe revient à sacraliser les inégalités salariales telles qu’elles existent, y compris lorsqu’elles prennent des proportions abyssales (du travail émietté et sous-payé pour certains, des rémunérations excessives pour d’autres), et à les perpétuer à l’âge de la retraite et de la grande dépendance, ce qui n’a rien de particulièrement « juste ».

Conscient de la difficulté, le projet Delevoye annonce qu’un quart des cotisations continuera d’être consacré à la « solidarité », c’est-à-dire, par exemple, aux bonifications pour enfants et interruptions de carrière ou pour financer une retraite minimale pour les plus bas salaires. La difficulté est que la façon dont ce calcul a été effectué est très contestable. En particulier, cette estimation ignore purement et simplement les inégalités sociales d’espérance de vie. Par exemple, si un salarié modeste passe dix ans à la retraite alors qu’un super-cadre en passe vingt, alors on oublie de prendre en compte qu’une large part des cotisations du premier sert en pratique à financer la retraite du second (ce que la maigre prise en compte de la pénibilité ne suffit nullement à compenser)……. »

Vraie réforme des Retraites : deux Français sur trois n’y croient pas (sondage)

Vraie réforme des Retraites : deux Français sur trois n’y croient pas (sondage)

Deux Français sur trois estiment que le gouvernement ne parviendra pas à mener une réforme d’envergure, selon un sondage Odoxa-Dentsu consulting pour « Le Figaro » et franceinfo publié jeudi 5 septembre 2019.

Les Français ne semblent donc pas faire confiance au gouvernement pour réformer le système des retraites, et ce bien qu’ils décrient le système actuel. Ce dernier ne permet pas de bénéficier d’une retraite correcte selon une grande majorité des personnes sondées (72%). Ce système est jugé injuste (79%), pas viable (79%), trop complexe (68%), mal adapté aux parcours professionnels actuels (74%). Dans le détail, 83% des sondés qui jugent le système injuste perçoivent moins de 1 500 euros par mois. Du côté des retraités en revanche, qui sont les concernés du moment, 41% des sondés expriment un jugement positif sur le système.

Le gouvernement va lancer dès le mois de septembre une consultation citoyenne sur le rapport Delevoye, sur le modèle du grand débat, avant de proposer le projet de loi. Pour 61% des sondés, cette grande concertation est surtout une stratégie politique pour désamorcer les contestations.

 

 

Ce sondage Odoxa-dentsu consulting pour Le Figaro et franceinfo a été réalisé les 4 et 5 septembre 2019 sur internet, auprès d’un échantillon de 1 005 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

 

Retraites : l’archaïsme du Medef

Retraites : l’archaïsme du Medef

Il y a longtemps que le syndicalisme en général souffre d’un manque de représentativité, cela vaut pour les salariés comme pour le Medef. Le syndicat patronal ne réunit plus que les patrons les plus sectaires, et les plus réactionnaires. Certes quelques grandes entreprises continuent d’adhérer mais ne participent  pas réellement aux instances. Sur les retraites par exemple,  le Medef montre son caractère particulièrement archaïque en s’arc-boutant sur la nécessité d’un report de l’âge  de la retraite. Un report général qui fait abstraction des réalités. En effet on sait que  si l’âge légal est fixé à 62 ans, l’âge réel en moyenne de départ en retraite et de 63 ans et quatre mois. Mais au moment de la retraite, un futur retraité sur deux n’est plus en situation d’emploi.

Cela signifie clairement qu’il n’y a pas de politique pour favoriser l’employabilité des salariés les plus anciens. Un report général du départ en retraite n’a donc aucun sens économique et social. De ce point de vue, la durée de cotisation permet de mieux tenir compte de la pénibilité et de la justice sociale. Pourtant le  patron du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a réaffirmé, dans son discours d’ouverture à la rencontre des entrepreneurs de France, que la future réforme des retraites ne pourra faire l’économie d’un relèvement de l’âge de départ à la retraite à la suite de la prise de position d’Emmanuel Macron en faveur d’une évolution de la durée de cotisation.

A l’inverse,  CFDT précise que « si elle plaide pour un régime universel, elle reste en effet vigilante à ce que cette réforme soit bien l’occasion de créer un système plus juste qui prenne mieux en compte la pénibilité du travail et s’attaque à la question du minimum de pension ». L’organisation dirigée par Laurent Berger a dénoncé « l’instauration d’un âge d’équilibre collectif à 64 ans, différent de l’âge de départ légal à 62 ans ».

Retraites : Jean-Paul Delevoye seulement commissaire pourquoi pas ministre ?

Retraites : Jean-Paul Delevoye  seulement commissaire pourquoi pas ministre ?

 

Une bizarrerie  juridique cette entrée au gouvernement de Jean-Paul Delevoye  avec seulement le titre Haut commissaire chargé de la réforme des retraites. En plus,  il sera sous l’autorité de la très transparente ministre Agnès Buzyn, Peu de grands médias remarquent  la curieuse nature de cette nomination. Pourquoi en effet Jean-Paul Delevoye  n’est-il pas nommé ministre de plein exercice. La réponse est simple, Macron ne veut pas au sein du gouvernement de personnalités susceptibles de lui faire de l’ombre. Or précisément Jean-Paul Delevoye à cette expérience politique, cette compétence et ce sens de la négociation qui font tellement défaut à la plupart des autres ministres. Delevoye  pourrait sans problème être Premier ministre voire pourquoi pas un jour se présenter comme candidat à l’Élysée. Or la stratégie de Macron est  claire,  il ne veut autour de lui que des seconds couteaux. On fait donc entrer Jean-Paul Delevoye, une des rares personnalités capables de négocier ce dossier des retraites particulièrement délicats, par la petite porte.

 

« Le réaménagement du gouvernement se fera dans l’environnement du séminaire » gouvernemental de mercredi, avait indiqué la présidence dimanche soir. M. Delevoye a devancé l’annonce officielle, en saluant dans un entretien publié ce mardi par La Voix du Nord « la confiance que (lui) montre le président par (sa) nomination« , précisant qu’il conservera le titre de haut-commissaire à la réforme des retraites, qu’il occupe depuis septembre 2017 auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn.

Son entrée au gouvernement, dans l’air depuis des semaines, lui permettra de rester « l’interlocuteur privilégié des partenaires et (d’)écrire la future loi » réformant les régimes de retraites, puis de la présenter en Conseil des ministres et enfin de la défendre devant le Parlement. L’ancien ministre chiraquien, passé par le RPR et l’UMP, âgé de 72 ans, avait remis mi-juillet au Premier ministre le rapport qui lui avait été commandé. Il y préconise l’instauration d’un « système universel » par points remplaçant les 42 régimes actuels et un âge de 64 ans pour une retraite à taux plein.

Sa nomination au gouvernement doit intervenir alors que les partenaires sociaux sont attendus jeudi et vendredi à Matignon pour un nouveau round de concertation sur la réforme des retraites.

« Nous sommes dans le même couloir, son bureau est à côté du mien, nous nous voyons tous les jours », avait souligné Mme Buzyn fin août, estimant qu’il n’y aurait « pas de changement » à ce fonctionnement si M. Delevoye entrait au gouvernement.

Âgé de 37 ans, Jean-Baptiste Djebbari, rapporteur de la réforme de la SNCF en 2018, devrait lui être nommé aux Transports pour épauler la ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne. Sans sur suggestion du lobby aérien auquel il appartient pour préserver le secteur des velléités des écolos !

 

Réforme des Retraites : Les Français pour ou contre ?

Réforme des Retraites : Les Français pour ou contre  ? 

 

S’appuyant sur un sondage de l’IFOP, le très macroniste  journal du JDD titre que les Français sont  favorables à la réforme. Pourtant le même sondage montre que 66 % des Français ne font pas confiance au gouvernement dans ce domaine. Cependant ils sont également 66 % à se prononcer pour l’harmonisation des régimes. De là à dire que les Français sont favorables à toute la réforme il y a un pas que le JDD franchit un peu vite !

 

Selon ce sondage, 36% des Français considèrent qu’il faut allonger la durée de cotisation des actifs, le levier traditionnellement utilisé par les politiques en la matière. Parmi les autres options proposées, 16% des Français optent pour une augmentation des cotisations des actifs et 7% pour une baisse des pensions des retraités, selon ce sondage. Seulement 2% des retraités sont favorables à cette dernière option.

Plus engageant pour le gouvernement, les deux tiers des Français (66%) sont favorables à une harmonisation des différents régimes « au nom de l’égalité entre les cotisants », alors que 34% des Français veulent conserver des régimes de retraites différents compte tenu des spécificités de certains métiers ou professeurs, selon ce sondage.

*Enquête réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 29 au 30 août 2019 auprès d’un échantillon de 1.010 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. La marge d’erreur pour ce sondage est +/- 1,4 point pour un résultat de 5 ou 95% ; +/- 1,8 point pour un résultat de 10 ou 90% ; +/- 2,5 points pour un résultat de 20 ou 80% ; +/- 2,8 points pour un résultat de 30 ou 70% ; +/- 3 points pour un résultat de 40 ou 60% ; +/- 3,1 points pour un résultat de 50%.

 

Retraites : Les Français favorables à la réforme ? (sondage)

Retraites : Les Français favorables à la réforme ? (sondage)

 

S’appuyant sur un sondage de l’IFOP, le très macroniste  journal du JDD titre que les Français sont  favorables à la réforme. Pourtant le même sondage montre que 66 % des Français ne font pas confiance au gouvernement dans ce domaine. Cependant ils sont également 66 % à se prononcer pour l’harmonisation des régimes. De là à dire que les Français sont favorables à toute la réforme il y a un pas que le JDD franchit un peu vite !

 

Selon ce sondage, 36% des Français considèrent qu’il faut allonger la durée de cotisation des actifs, le levier traditionnellement utilisé par les politiques en la matière. Parmi les autres options proposées, 16% des Français optent pour une augmentation des cotisations des actifs et 7% pour une baisse des pensions des retraités, selon ce sondage. Seulement 2% des retraités sont favorables à cette dernière option.

Plus engageant pour le gouvernement, les deux tiers des Français (66%) sont favorables à une harmonisation des différents régimes « au nom de l’égalité entre les cotisants », alors que 34% des Français veulent conserver des régimes de retraites différents compte tenu des spécificités de certains métiers ou professeurs, selon ce sondage.

*Enquête réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 29 au 30 août 2019 auprès d’un échantillon de 1.010 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. La marge d’erreur pour ce sondage est +/- 1,4 point pour un résultat de 5 ou 95% ; +/- 1,8 point pour un résultat de 10 ou 90% ; +/- 2,5 points pour un résultat de 20 ou 80% ; +/- 2,8 points pour un résultat de 30 ou 70% ; +/- 3 points pour un résultat de 40 ou 60% ; +/- 3,1 points pour un résultat de 50%.

 

Réforme des retraites : reporteé aux calendes ?

Réforme des retraites : reportée aux calendes

 

 

Certains se demandaient pourquoi le Medef avait piqué une petite colère vis-à-vis de Macron à propos du rythme des réformes. Sans doute l’organisation patronale avait-elle été prévenue que le pouvoir avait décidé de décaler dans le temps la principale réforme que constitue celle des retraites. À écouter les uns et les autres, on note un certain nombre de contradictions entre Macron, Darmanin une part et Édouard Philippe d’autre part. Macron -comme Darmanin- semble bien envisager un report d’environ un an c’est-à-dire largement après les municipales.  Édouard Philippe Porte une ligne plus brutale et souhaite un délai plus rapide. Le risque en effet c’est que les perspectives de l’évolution du système des retraites s’enlisent dans le sable des campagnes électorales. Avec les délais avancés par Darmanin,  la réforme pourrait à l’ordre du jour qu’en  septembre 2020 au motif de la nécessité d’une large concertation. Le problème c’est que dès la fins 2020 la campagne électorale pour les présidentielles va s’intensifier et que l’heure ne sera plus à des orientations susceptibles de contrarier certains électeurs. De là à penser que la réforme des retraites pourrait n’être effectuée qu’après 2022 il n’y a qu’un pas. La raison principale de ce report tient dans le fait que la réforme fera peu de bénéficiaires mais énormément de mécontents. Pour l’essentiel,  il s’agira de reporter l’âge de la retraite et en même temps de diminuer le montant des pensions. Tout le reste est littérature. Chacun presque s’accorde à penser que cette réforme est incontournable. En réalité, ce n’est pas si sûr car l’équilibre des retraites, principal enjeu de la réforme, dépend  du rapport actif retraité, de la croissance et de la productivité. De ce point de vue, il serait sans doute plus urgent de supprimer les 35 heures qui ont été fatales à l’économie française. Les Français ne travaillent  peut-être pas assez longtemps quand ils prennent leur retraite mais surtout ils ne travaillent pas assez longtemps toute leur carrière, enfin certains ne travaillent pas du tout ; voir à cet égard le  déplorable rapport entre ce qui travaillent  et les actifs potentiels. Le dernier argument qui plaide en faveur d’un report voir un enterrement de la réforme, c’est sa complexité qu’avait complètement sous-estimé le gouvernement. Jusque-là on se contentait de slogans comme » régime universel, un euro de cotisation égal un euro, cotisation retraite par points etc. ». Autant d’éléments de langage – Edouard Philippe a promis vendredi de prochaines annonces sur le calendrier de la délicate réforme des retraites, potentiellement chamboulé par la future “concertation citoyenne” aux contours encore inconnus à laquelle s’attellera bientôt le gouvernement.

Retraites : la durée de cotisation est déjà ce qui se pratique !

Retraites : la durée de cotisation est déjà ce qui se pratique !

 

Les médias ont gobé la proposition surprise de Macron concernant les retraites. Macron propose en effet de substituer le concept de durée de cotisation à celui d’âge pivot. Comme la plupart des éditorialistes et autres journalistes sont peu au fait des questions sociales évidemment ils se sont tous laissés embarquer par le pseudo caractère de nouveauté de l’opposition. Pourtant dans les faits l’âge  de la retraite d’un point de vue légal est fixé à 62 ans mais c’est le nombre d’annuités qui fait le montant. Observons que l’âge moyen d’entrée sur le marché du travail tourne autour de 21 ans, que Macron propose 43 ans de versement peut-être à partir de 2035 ou même de 2025. Le calcul est simple cela renvoie le départ réel à 64 ans comme c’était prévu avec l’âge pivot (l’équilibre financier pour les retraites). La seule différence qui n’est pas secondaire,  c’est évidemment l’individualisation de la de l’âge  retraite. Cela aura pour avantage de donner un bonus à ceux qui sont entrés tôt au travail et à l’inverse de pénaliser ceux qui ont fait des études plus longues. Le président patronat est clair de ce point de vue “Si le gouvernement renonce à l’âge pivot contrairement à ce qui est écrit dans le rapport Delevoye, il n’y aura pas d’autre choix que d’allonger fortement la durée des cotisations en modulant la valeur du point”, déclare le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, dans un entretien publié mardi dans Le Monde.

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, s’est montré prudent.

“Il y a eu une annonce hier du président de la République : il a dit que l’âge pivot était une erreur, n’était pas une bonne chose en tout cas (…). Ben tant mieux, on l’avait dit aussi”, a-t-il dit à l’issue d’une réunion des signataires du “Pacte du pouvoir de vivre” à Matignon avec le chef du gouvernement.

“Maintenant on verra, mais on attend les concertations avec le Premier ministre la semaine prochaine pour regarder précisément

Pour la CGT, l’exécutif cherche à “embrouiller les salariés”.

“Voilà qu’Emmanuel Macron reparle de durée de cotisation pour pouvoir partir en retraite, pensant berner les Français. Ceux-ci ont bien compris que le régime universel à points a pour but de les faire travailler plus longtemps avec des droits à la retraite plus faibles”, peut-on lire dans un communiqué.

Au-delà de l’âge, ce qui est en cause c’est  surtout la valeur du point, c’est-à-dire le montant de la retraite. Or il n’est pas sûr que la question de la retraite constitue l’enjeu principal l’économie et des équilibres financiers. Peut-être serait-il plus urgent de remettre en cause : deux points fondamentaux à savoir la durée hebdomadaire du travail complètement anachronique par rapport à nos voisins et aussi le nombre insuffisant d’actifs dans la population en âge de travailler

Réforme des retraites: la durée de cotisation à la place de l’âge

Réforme des retraites: la durée à la place de l’âge

Profitant de sa présence à la télé pour rendre compte du G7 Macron à évoqué aussi l’épineuse question de la réforme des retraites. Après les protestations relatives à l’ambiguïté du réel départ à la retraite, le chef de l’État semble désormais privilégier le concept de durée de cotisation.

 

« Si on fait une réforme comme d’habitude, on repousse l’âge de départ à la retraite, a expliqué le président. Si on décale l’âge légal, c’est pas clair. Le régime qu’on est en train de créer doit être équilibré, mais je souhaite qu’il y ait un accord sur la durée de cotisation, plutôt que sur l’âge. »

Le président avoue cependant que rien n’est tranché et qu’il conviendra encore de débattre. Ce dossier des retraites est en effet explosif,  il est aussi très complexe. D’où l’extrême prudence de Macron concernant par exemple l’évolution des retraites de certaines catégories sensibles.

D’abord, le président a assuré que rien n’était tranché. Notamment en ce qui concerne l’âge pivot, l’âge en deçà duquel les actifs qui voudraient partir à la retraite verraient leur pension subir une décote. « Ce n’est pas décidé », a ainsi précisé Emmanuel Macron. Pour autant, le président ne souhaite pas toucher à l’âge légal de 62 ans.

« Si on fait une réforme comme d’habitude, on repousse l’âge de départ à la retraite, a expliqué le président. Si on décale l’âge légal, c’est pas clair. Le régime qu’on est en train de créer doit être équilibré, mais je souhaite qu’il y ait un accord sur la durée de cotisation, plutôt que sur l’âge. »

Emmanuel Macron a par ailleurs salué le « travail remarquable qui a été fait par Jean-Paul Delevoye » qui porte un projet de réforme en profondeur.

« On doit refonder notre système de retraites, compromis d’après-guerre, mais la solidarité entre les générations, ça on le maintient. Ce système-là, on l’a progressivement transformé, abîmé et rendu injuste, on a créé une quarantaine de régimes, ce n’est pas vraiment juste », a expliqué le président qui souhaite un régime de retraites universels.

Sur la méthode, le président a rappelé qu’il tenait à la concertation. « Le Premier ministre, va commencer la semaine prochaine des consultations avec tous les partenaires sociaux, on va la construire tous ensemble cette réforme », a rappelé Emmanuel Macron qui a réaffirmé les objectifs d’un système qui soit « équilibré en 2025 et juste en terme de cotisations ». Notons que ce n’est sans doute pas un hasard si les décisions définitives concernant la réforme ont été reportée après les municipales de 2020. !

Régime universel des retraites : enfumage conceptuel sur l’âge et le montant

 

 Régime universel des  retraites : enfumage conceptuel sur l’âge et le montant 

 

On a promis un régime universel pour des motifs louables d’égalité, un régime à point où chaque euro aura la même valeur. Le problème justement, c’est la valeur de cette retraite au delà des slogans de marketing politique. De toute manière,  ce régime ne pourra être totalement universel et le plus grand doute plane sur l’âge de départ. Le premier enfumage concerne en effet l’âge de départ à la retraite. Certes l’âge légal à 62 ans n’est pas modifié  mais on baisse en fait le montant pour inciter à partir à 64 ans et plus. Un malus de 5 % par année d’écart sera instauré, par contre un bonus de 5 % par rapport à cet âge pivot devrait être aussi décidé. Le problème c’est que par définition l’âge d’équilibre devrait évoluer avec le temps en fonction des évolutions démographiques, du rapport actif retraité et du montant des retraites. Aujourd’hui l’âge pivot est fixé à 64 ans mais il pourrait rapidement être fixé à 65 ans et l’avantage en fonction des paramètres évoqués ci-dessus. Conclusion,  il n’y a plus d’âge de départ à la retraite assuré. Parmi les autres préconisations, le rapport Delevoye propose de garantir dans le futur « système universel » un minimum de retraite égal à 85% du Smic net, contre 81% pour les salariés et 75% pour les agriculteurs actuellement. Il envisage que les pensions de réversion versées aux conjoints survivants, le plus souvent des femmes, leur assurent 70% du total des retraites perçues par le couple. Il suggère en outre de majorer les droits à la retraite de 5% par enfant dès la première naissance, contre 10% actuellement pour les parents de trois enfants et plus, afin d’adapter les droits familiaux « aux évolutions de la société » et de favoriser les femmes, dont la pension moyenne est aujourd’hui « inférieure de 42% » à celle des hommes. Ces préconisations devraient servir de base à un projet de loi maintes fois repoussé et attendu en Conseil des ministres à l’automne, avant un examen au Parlement probablement après les municipales de mars. L’autre grande interrogation concerne ce concept de retraite à points. Jusque-là on parlait en euros et en pourcentage par rapport aux six derniers mois pour la fonction publique et aux 25 meilleures années pour le privé. Maintenant on parle en points. Une référence qui n’a pas beaucoup de sens sans rapport à la valeur du point. Justement le gouvernement pourrait bien se servir de ce nouveau concept pour peser sur cette valeur, par exemple pour geler voir diminuer les retraites. A la CFDT, Laurent Berger souligne que  « Ce rapport est un point d’étape, il y a encore des dizaines et des dizaines de questions à se poser (…) la CFDT se prononcera sur ce projet de loi lorsqu’il y aura un projet de loi (…) nous jugerons sur pièces à l’issue du processus. » « Si nous notons positivement dans ce rapport un certain nombre d’avancées – je pense notamment au fait que ce soit un système plus redistributif qui privilégiera d’abord ceux qui ont des carrières hachées ou encore à l’extension des droits familiaux dès le premier enfant -, il y a aussi des mesures qu’il faudra continuer à pousser, comme la question de la pénibilité, l’extension aux agents du public. » Du côté de la CGT, le secrétaire général Philippe Martinez a déclaré que  ce système, c’est d’abord beaucoup d’enfumage avec des titres pompeux – système universel des retraites – qui ne règle en rien un certain nombre de problèmes qui sont liés au manque d’emploi, à la précarité, etc. »

« Qui va définir la valeur du point? M. Delevoye est très optimiste, il nous assure qu’il ne baissera jamais, mais quand on entend le discours ambiant où il faut réduire les dépenses publiques, on peut tout à fait imaginer que la valeur du point sera définie par le ministère de l’Economie et, quand on se fera tirer les oreilles par Bruxelles, c’est vers ce genre de choses qu’on fera des économies. »

 

Les propositions de Jean-Paul Delevoye visent à guider la future réforme des retraites promise par Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle, en 2017. Rien ne dit toutefois que le gouvernement ne reprendra toutes les pistes proposées par le haut-commissaire. Une concertation avec les partenaires sociaux s’ouvre afin de définir le projet de loi à proprement parler. Le projet final devrait être présenté en conseil des ministres d’ici la fin de l’année, pour un examen au Parlement après les élections municipales de mars 2020.

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