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Une réforme des retraites bénéfique ? (Christian Saint-Etienne)

Une réforme des retraites bénéfique ? (Christian Saint-Etienne)

 

 « Une durée de cotisation de quarante-quatre ans et un âge légal à 64 ans permettraient de dégager une vingtaine de milliards par an, qui pourraient notamment financer une remise à niveau complète de l’école primaire », plaide l’économiste dans l’Opinion.

L’économiste libéral Christian Saint-Etienne préconise de réformer les retraites qui pèsent énormément sur l’économie, afin notamment d’ajouter deux heures de calcul par semaine aux élèves du primaire.

 

Les Français n’ont pas une idée claire du poids des retraites sur l’économie, la compétitivité des entreprises et la société. On rapporte généralement les retraites à la richesse produite, soit 14,3 % du PIB en 2019, dernière année avant la Covid-19. C’est quatre points de plus que dans les démocraties avancées et donc 100 milliards d’euros de cotisations sociales en plus qui contribuent massivement au coût du travail. Mais le PIB n’est pas le bon indicateur pour apprécier le poids exorbitant des retraites.

Si on rapporte les retraites au revenu disponible brut des ménages, on atteint 23,5 % pour 17 millions de retraités. Les actifs ne recevant que 947 milliards d’euros de salaires et traitements bruts, les retraites représentent même 36,6 % des salaires bruts d’activité. Or les 28,5 millions d’actifs devaient, en 2019, financer les 3,5 millions de chômeurs et les 18 millions de jeunes à leur charge, mais aussi les cotisations sociales santé qui bénéficient à plus de 60 % aux retraités. Le poids des retraites étouffe littéralement la population active alors que le coût du travail chargé, avec l’ensemble des cotisations sociales, en limite le nombre !

L’âge de départ à la retraite étant plus bas qu’ailleurs, le temps moyen passé à la retraite est supérieur de cinq ans au temps passé à la retraite dans les autres pays de l’OCDE. C’est donc sur la durée de cotisation et l’âge de départ à la retraite qu’il faut agir. La plupart des autres pays développés mettent progressivement en place un âge de départ à la retraite de 67 ans, qui correspond à l’allongement de l’espérance de vie. Sans aller aussi loin, dans un premier temps, il convient de porter au minimum la durée de cotisation à quarante-quatre ans et l’âge de départ à 64 ans d’ici 2027, en opérant le recul de l’âge de départ au rythme de quatre mois par an.

Enfants et pénibilité. Il faut compléter cette évolution par la mise en place d’une réduction de ces deux paramètres de six mois par enfant, mesure plafonnée à deux ans. De même, un mécanisme de pénibilité permet de réduire au maximum ces deux paramètres de dix-huit mois, le jeu conjoint des deux paramètres étant limité à 2,5 ans. Ceux qui en bénéficieraient pourraient ainsi partir à 61,5 ans avec une durée de cotisation de quarante et une années et demie.

«Dégager progressivement une vingtaine de milliards d’euros par an permettrait de financer notamment l’ajout en primaire de deux heures de calcul par semaine, tout en reformant massivement les maîtres à l’enseignement des mathématiques»

Ainsi, on limiterait l’augmentation du nombre de retraités en lien avec l’arrivée massive des baby-boomers à la retraite. On objecte souvent que l’âge effectif moyen de départ à la retraite est inférieur à l’âge légal, ce qui est faux pour la Cnav, la caisse des salariés du secteur privé (62,8 ans en 2019). On observe également que, dans l’ensemble des pays de l’OCDE, l’âge effectif de départ recule comme l’âge légal au cours des deux dernières décennies, et que l’écart entre les deux n’augmente pas.

Cette réforme permettrait de dégager progressivement une vingtaine de milliards d’euros par an dans les comptes publics, qui pourraient par exemple financer une remise à niveau complète de l’école primaire dont les performances s’effondrent dans les classements internationaux. Il faut notamment ajouter deux heures de calcul par semaine, tout en reformant massivement les maîtres du primaire à l’enseignement des mathématiques. On doit également s’assurer que tous les enfants maîtrisent la lecture, l’écriture et le calcul à la fin du CE1 avant de les envoyer en CE2, car les performances des enfants en fin de CE1 dans ces trois matières sont prédictives à plus de 80 % de leurs compétences à 18 ans. Et enfin créer une filière mixte enseignement général et professionnel pour y accueillir dès l’âge de 12 ans les enfants qui ne s’épanouissent pas dans un enseignement formel, avec passerelle pour revenir ensuite dans l’enseignement général.

Reconversions. Il faut donc investir de 5 à 7 milliards d’euros par an pour rénover complètement l’enseignement primaire, le collège et la formation professionnelle. Mais aussi 3 milliards d’euros par an pour développer des centres de formation pour adultes au sein des entreprises car, à la suite de la crise actuelle, nous serons confrontés à la nécessité de reformer en trois ans 2 millions de travailleurs qui vont devoir changer d’entreprise ou de filière de production.

«On peut encore allouer 3 milliards d’euros au rééquipement de nos armées. Il reste un solde de 5 milliards pour réduire le déficit public»

Ainsi, cette réforme conjointe des retraites et du système d’enseignement et de formation permettrait de relever fortement le niveau de compétences des élèves et des travailleurs, tout en économisant une dizaine de milliards d’euros nets (20 milliards d’économies moins 8 à 10 milliards de nouvelles dépenses). On pourrait alors allouer 4 à 5 milliards d’euros par an à la numérisation et robotisation de notre système industriel et agroalimentaire, afin de regagner en activité et compétitivité dans ces deux secteurs soumis à une forte concurrence internationale. Si l’on prend les options de 8 milliards de dépenses nouvelles pour l’éducation et 4 milliards d’euros pour la modernisation du système productif, on peut encore allouer 3 milliards d’euros au rééquipement de nos armées, dont 1 milliard par an pour doubler notre effort de R&D militaire qui est très insuffisant. Il reste un solde de 5 milliards d’euros pour réduire le déficit public.

Il existe une voie de quadruple progrès (enseignement primaire et secondaire, formation des adultes, modernisation de l’appareil de production et rénovation technologique de nos armées) pour accélérer la croissance dans un contexte de transformation rapide de l’économie mondiale, tout en réduisant le déficit public et en allégeant la charge qui pèse sur les actifs.

Enfin la réforme des retraites proposée ici encourage la natalité, prend en compte la pénibilité du travail dans certaines professions et contribue à faire remonter le taux d’emploi de la population âgée de 20 à 64 ans, un taux de 8,5 points inférieur en France à ce qu’il était en Allemagne en 2019 (72,1 % contre 80,6 %, source Eurostat).

Christian Saint-Etienne est économiste, professeur au Conservatoire national des arts et métiers et auteur du Libéralisme stratège (Editions Odile Jacob, septembre 2020).

Réforme des retraites:  » après la crise  » déclare Lemaire

Réforme des retraites:  » après la crise  » déclare Lemaire

 

De façon un peu intemporelle et mécanique, le ministre de l’économie a rappelé l’importance de reprendre les grandes réformes mais après la crise. Le problème évidemment c’est de s’entendre sur le concept de crise. En effet si l’on tient compte de l’évolution probable de la situation économique et sociale, il faudra plusieurs années et pas avant 2023 pour vraiment retrouver des niveaux d’activité économique comparable à ceux de fin 2019. Notons aussi qu’une perspective de réforme va se heurter au calendrier électoral avec pour les plus proches les élections départementales et régionales

 

Il y a bien entendu l’échéance centrale de l’élection présidentielle en 2022 et il paraît évident que les réformes les plus stratégiques seront mises entre parenthèses dans la perspective de cet élection.

 

Du coup, on a un peu de mal à comprendre ce rappel du ministre de l’économie à la nécessité des réformes surtout pour dire des banalités . Mais l’objectif est peut-être surtout pour Bruno Lemaire de soigner son image de marque tout autant que de rassurer Bruxelles sur le sérieux de la gestion française.

 

Au plan de la politique intérieure, les propos de Bruno Lemaire font un peu tomber à plat car ils ne trouveront pas d’écho dans les orientations à moyen terme du gouvernement. Des propos par ailleurs trop généraux comme  «La réalité a la vie dure et il y a un certain nombre de choses qui doivent rester dans nos grandes orientations politiques», a déclaré le ministre sur BFM TV.

 

«Une dette, ça se rembourse. Des finances publiques, ça doit être bien tenu», a-t-il souligné. «Aujourd’hui, on protège les Français, on protège les salariés, on protège les entreprises, mais il faudra le moment venu qu’on retrouve des finances publiques qui soient saines.» «Sur le travail c’est la même chose: nous sommes (…) le pays développé qui travaille le moins. Et dans le même temps, nous sommes le pays qui a le système de protection sociale qui est parmi les plus généreux. Ce n’est plus tenable», a-t-il poursuivi, «et les Français le savent.»

Garder un système de protection sociale généreux et efficace «a un coût», «et si on veut collectivement arriver à se le payer sans que ça pèse sur les retraites des Français (…), il faut qu’on accepte tous ensemble de travailler davantage», a expliqué Bruno Le Maire.

Réforme retraites: à reporter à plus tard d’après le Medef

Réforme retraites:  à reporter à plus tard d’après le Medef

Finalement le MEDEF  se range à l’avis  de nombre d’observateurs et d’acteurs sociaux qui pensent que la réforme des retraites n’est pas la priorité du moment. Cela d’autant plus que la crispation sur ce sujet tournait autour des mesures paramétriques( ajustement des dépenses par rapport aux recettes) et des mesures systémiques qui visent à unifier le système. Le débat entre ces deux questions semble assez obsolète. Certes le problème demeure mais il serait difficile d’imposer des petits ajustements financiers à un moment ou le gouvernement français, comme la plupart des autres, empreinte et dépensent des milliards pour sauver le système économique et social. Le système des retraites encore affiche un déficit très significatif mais pour une grande partie en raison de l’écroulement des recettes provoquées par le virus.

En 2020, le système de retraites pourrait afficher un déficit de 25,4 milliards d’euros, soit 1,1 % du produit intérieur brut (PIB), selon une « note d’étape » du Conseil d’orientation des retraites (COR) .

Les difficultés proviennent des recettes, qui s’effondrent sous l’effet de la crise : elles « seraient ainsi en baisse de 5,4 % » par rapport à 2019. Une diminution imputable « au repli brutal de l’activité », qui engendre un recul des cotisations.

Quant aux dépenses, le COR relève qu’en 2020, elles « sont très peu affectées par la crise sanitaire ». La « surmortalité des personnes âgées due (au) Covid » ne devrait, en effet, avoir qu’un faible impact sur le nombre de retraités – celui-ci régressant « d’un peu plus de 0,1 % ». En outre, les pensions sont « très largement indépendantes » du contexte économique : indexées sur les prix et non sur les salaires, elles sont le reflet des carrières passées. Toutefois, « du fait de la baisse brutale de la richesse nationale, leur part dans le PIB progresserait fortement, pour s’établir à 15,2 % [en 2020] ». Ensuite, ce ratio redescendrait à 14 % en 2024, soit 0,2 point de plus qu’en 2019.

Du faîte du Corona virus, la récession provoquerait « un besoin de financement supplémentaire de l’ordre d’un point de PIB en 2020 » (soit environ 21 milliards d’euros), puis de 0,2 point de PIB les quatre années suivantes (un peu moins de 5 milliards). Le contexte conjoncturel a donc été modifié. Sans parler de l’environnement structurel qui pourrait aussi être affecté par la restructuration de l’appareil de production et les modifications quantitatives et qualitatives de l’emploi.

Social– La réforme des retraites : «nécessaire» mais plus tard (Élisabeth Borne)

Social– La réforme des retraites : «nécessaire» mais plus tard (Élisabeth Borne)

 

 

Élisabeth borne, c’est un peu la voix de son maître, elle répète fidèlement la pensée de Macron sans y apporter la moindre touche personnelle. Ainsi a-t-elle déclaré que la réforme des retraites était nécessaire mais que ce n’était pas la priorité.  » peut-être en 2021 si l’environnement s’y prête »: Autant dire comme l’a déjà indiqué Macron et d’autres après 2022.

 

Dans ce contexte, la réforme est donc mise de côté, sans être abandonnée. Tout dépendra de «quoi 2021 sera faite» : «c’est une réforme importante, il faut que le contexte se prête à un dialogue social avec les organisations syndicales», a plaidé la ministre, avant d’ajouter que «notre pays a besoin de sérénité, d’apaisement». «je ne connais pas le climat économique et social du printemps prochain», a avancé la ministre.

Retraites : baisse des pensions et recul de l’âge (CSR)

Retraites : baisse des pensions et recul de l’âge (CSR)

Dans son avis annuel, publié ce lundi, le comité de suivi des retraites (CSR) invite le gouvernement à définir un « calendrier » et « une méthode de sortie » post-crise, pour après 2021.

A court terme, il évoque la sous-indexation des pensions, sur laquelle le gouvernement Philippe avait dû reculer pendant la crise des « gilets jaunes ». Avec un niveau de vie des retraités supérieur à celui des actifs, cela pourrait se justifier, à condition d’étaler le gel sur plusieurs années et de protéger les petites pensions.

A moyen terme, il faudra actionner « en priorité » l’âge du départ à la retraite, car « une marge d’ajustement subsiste sans réduction de la durée espérée de la retraite », souligne le CSR. Si nous vivons plus longtemps, nous pourrons aussi travailler un peu plus. Attention cependant à ne pas inventer un mécanisme trop compliqué pour le taux plein.

Le CSR rappelle que le système émietté a besoin de transparence et d’équité.( Allusion aux régimes spéciaux).

« Cet avis a plutôt cherché à baliser les principes qui pourraient guider la stratégie de retour à l’équilibre des prochaines années, dans une démarche qui intégrerait aussi la problématique de l’harmonisation des droits et des outils de pilotage entre régimes », écrit-il.  le comité écarte l’augmentation du taux de cotisation, car il est déjà très proche de la limite légale de 28 % chez les salariés.

La réforme des retraites : «nécessaire» mais plus tard (Élisabeth Borne)

La réforme des retraites : «nécessaire» mais plus tard (Élisabeth Borne)

 

 

Élisabeth borne, c’est un peu la voix de son maître, elle répète fidèlement la pensée de Macron sans y apporter la moindre touche personnelle. Ainsi a-t-elle déclaré que la réforme des retraites était nécessaire mais que ce n’était pas la priorité.  » peut-être en 2021 si l’environnement s’y prête »: Autant dire comme l’a déjà indiqué Macron et d’autres après 2022.

 

Dans ce contexte, la réforme est donc mise de côté, sans être abandonnée. Tout dépendra de «quoi 2021 sera faite» : «c’est une réforme importante, il faut que le contexte se prête à un dialogue social avec les organisations syndicales», a plaidé la ministre, avant d’ajouter que «notre pays a besoin de sérénité, d’apaisement». «je ne connais pas le climat économique et social du printemps prochain», a avancé la ministre.

Retraites : le Medef veut une réforme avant 2022

Retraites : le Medef veut une réforme avant 2022

 

Le Medef veut une réforme tout de suite des retraites en tout cas avant 2022 contrairement au gouvernement qui semble temporiser sur ce sujet Le patron du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a estimé que « la partie « paramétrique » de la réforme (âge, durée de cotisation, ndlr), qui vise à réduire le déficit, doit commencer d’être mise en œuvre avant 2022″. Mais le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger pense comme Richard Ferrand que cette réforme « n’est pas abordable en termes de mesures à prendre avant 2022″.

Le président de l’Assemblée a souligné dimanche le fait « qu’un euro cotisé rapporte à chacun d’entre nous la même chose, donc une retraite plus juste, plus équitable, où la pénibilité est mieux prise en compte, (il) y reste viscéralement attaché ».

« Que ce soit sur le plan humain, de justice et d’équilibre des retraites, il faudra faire cette réforme », a-t-il martelé.

Réforme des retraites reportées après 2022 ?

Réforme des retraites reportées après 2022 ?

 

D’une certaine manière Richard Ferrand , président de l’Assemblée nationale a déclaré dimanche 13 décembre que la réforme des retraites, repoussée en raison de la crise du coronavirus, constituerait une « excellente première réforme de deuxième quinquennat » pour Emmanuel Macron. Un avis qui ce rejoint celui de la CFDT.

Cette réforme  »n’est pas abordable en terme de mesures à prendre avant 2022, a jugé Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, sur BFMTV dimanche 6 décembre.

 

« Je le dis et je le re-répète, si en 2021, ce gouvernement envisage un allongement de la durée du travail pour l’ensemble des travailleurs en jouant sur l’âge, la durée de cotisation etc. il ferait une erreur majeure », a martelé le syndicaliste. « Ce n’est pas du tout un sujet corrélé à la dette publique, la question des retraites c’est la dette sociale (…) elle est liée au fait qu’il y a eu moins de rentrées cette année », a-t-il estimé.

 

Actuellement, « la question, c’est de savoir si c’est le bon moment et si les concertations arrivent à leur terme », a déclaré Richard Ferrand, alors que le débat sur le sort de cette réforme très contestée a ressurgi.

Discussion réforme des retraites: « pas avant 2022″ (Laurent Berger)

Discussion réforme des retraites:   »pas avant 2022″ (Laurent Berger)

 

 

 

 

Cette réforme  »n’est pas abordable en terme de mesures à prendre avant 2022″, a jugé Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, sur BFMTV dimanche 6 décembre.

 

« Je le dis et je le re-répète, si en 2021, ce gouvernement envisage un allongement de la durée du travail pour l’ensemble des travailleurs en jouant sur l’âge, la durée de cotisation etc. il ferait une erreur majeure », a martelé le syndicaliste. « Ce n’est pas du tout un sujet corrélé à la dette publique, la question des retraites c’est la dette sociale (…) elle est liée au fait qu’il y a eu moins de rentrées cette année », a-t-il estimé.

Réforme Retraites: opposition entre Borne et Lemaire

Réforme Retraites: opposition entre Borne et Lemaire

 

L’opposition entre Lemaire et Borne est nette. Le ministre de l’économie veut profiter de la réforme des retraites  pour rembourser une partie de la dette du Coronavirus.

À l’inverse la ministre du travail estime que «la priorité absolue, c’est de sortir la crise sanitaire économique» finalement les deux positions classiques qui s’affrontent entre ce qui veulent une réforme de nature paramétrique c’est-à-dire de réduction des coûts pour rapprocher les dépenses des recettes et ceux qui veulent limiter pour l’instant la réforme à une évolution systémique de nature universelle passant notamment par le nouveau système à points.

De toute manière, en l’état de la conjoncture et de l’opinion ce débat paraît assez suranné et obsolète. On voit mal le pouvoir créer un nouveau foyer d’opposition non seulement entre la majorité et  l’opposition mais aussi à l’intérieur de la majorité. Une reprise des discussions sur ce sujet devrait en effet s’étaler sur des mois presque jusqu’aux élections présidentielles de 2022.

Retraites complémentaires gelées

 Retraites complémentaires gelées

Contrairement à ce qui avait été prévu et annoncé les retraites complémentaires pourrait être gelées.  Pourtant, l’accord signé en mai 2019 par les partenaires sociaux prévoyait que, durant quatre ans (de 2020 à 2023), les retraites complémentaires – qui représentent 60 % des pensions des cadres – soient indexées sur l’inflation, afin de préserver le pouvoir d’achat des retraités. Mais il n’était pas prévu qu’avec la crise l’inflation devienne supérieure à l’évolution des salaires. «Cette année, le salaire de référence va baisser de 7 % à 8 % en raison des mesures de chômage partiel, nous proposons donc de geler la revalorisation de la valeur de service du point, qui sert à calculer les pensions», justifie au Figaro Jean-Claude Barboul, le président CFDT de l’Agirc-Arrco. Tout en soulignant que la hausse sur l’inflation ne serait que de 0,1 %.

 

Pour régime Agirc-Arrco, d le déficit pourrait se creuser cette année à 6,5 milliards d’euros, après être revenu à l’équilibre l’an dernier. Surtout, les réserves s’amenuisent au regard des charges à couvrir: alors qu’elles représentaient 81 % des prestations servies en 2019 et encore 73 % en 2020, elles devraient tomber à 67% en 2021 et passer sous la barre des 50 % en 2026. À cette date, les réserves représenteront donc moins des six mois de prestations prévus dans l’accord de 2019.

Dépendance : un financement par les retraités !

Dépendance : un financement par les retraités !

 

La première mesure envisagée est l’augmentation de la CSG des retraités pour atteindre le niveau de celle des actifs, soit 9,2 %.

La baisse des avantages fiscaux pour l’impôt sur le revenu des retraités, ou encore le retour des cotisations patronales pour l’emploi d’une aide à domicile, sont également envisagées. Cela pourrait rapporter près de 3,2 milliards d’euros à la Sécurité sociale, soit plus de la moitié des 6 milliards nécessaires d’ici 2024 pour le plan dépendance. Selon l’auteur du rapport destiné au gouvernement, Laurent Vachey, faire payer les retraités davantage que les actifs est « logique« , puisqu’en moyenne, « le revenu des retraités sera 10 % en 2020 plus élevé que celui des actifs« , selon lui. Le ministère de la Santé dit étudier toutes les pistes proposées par le rapport. Des premières mesures pourraient être annoncées dès cet automne.

Retraites complémentaires : augmentation de 0,1 % !

Retraites complémentaires : augmentation de 0,1 % !

Le régime de retraite complémentaire Agirc-Arrco est forcément très affecté par la crise sanitaire étant privé de rentrées de recettes de certaines entreprises et évidemment par la suppression de 800 000 postes depuis le début de l’année. Autant de cotisations en moins. Du coup il a été décidé par les  partenaires sociaux de limiter le la hausse à 0,1 % en novembre sachant que l’inflation attendue devrait être limitée à 0,2 % sur l’année.

Une mini réforme des retraites ?

Une mini réforme des retraites ?

Laurent Pietraszewski, secrétaire d’État chargé du dossier des retraites  ne sert plus à grand-chose depuis que les négociations sont mises sous le coude du fait de la crise sanitaire. Pourtant interrogés récemment par les journalistes, Macron a réaffirmé son intention de rouvrir le dossier mais sous d’autres formes et de manière différente. En clair Macon veut surtout que l’affaire de la réforme des retraites soit cochée en prévision des élections de 2022 même si le champ de la réforme est nettement réduit à pas grand-chose. Le contexte ne se prête pas en effet à remettre à la Une politique et sociale un dossier aussi contesté.

Pour ne pas perdre la face le secrétaire d’État fait acte de présence sur ce dossier englué

La réforme des retraites, suspendue en mars à cause de la crise épidémique, «se fera avant la fin du quinquennat», a assuré lundi le secrétaire d’État chargé du dossier, Laurent Pietraszewski. «On a un engagement avec les Français, de transformation de notre système de retraites pour en faire quelque chose de plus juste, de plus solidaire», a observé sur RTL le secrétaire d’État.

Les «enjeux d’aujourd’hui» concernent plutôt la reprise de l’activité malgré la circulation du coronavirus, a souligné Laurent Pietraszewski, par ailleurs en charge de la santé au travail. Cependant, «je suis là pour faire cette transformation du système de retraites, donc oui, elle se fera avant la fin du quinquennat», a-t-il ajouté, en réponse à une question sur le calendrier de ce projet.

Cette réforme, qui avait provoqué avant l’épidémie deux mois de fronde syndicale et politique, a été «suspendue» mi-mars après son adoption en première lecture à l’Assemblée nationale, par l’usage de l’article 49-3 de la Constitution. Le président Macron a cependant estimé, le 14 juillet, que la France ne pourrait pas faire «l’économie d’une réforme» de son système de retraites, tout en reconnaissant que le projet du gouvernement ne pourrait pas être maintenu tel que conçu avant la crise sanitaire.

Le premier ministre Jean Castex a ensuite annoncé, le 17 juillet, qu’il décalait cette réforme sociale clé. Il a promis une «nouvelle méthode», en distinguant le «caractère structurel» du projet «qui vise à plus de justice» et son «volet financier». Et même si la dimension financière est écartée le caractère structurel risque d’être assez limitée. Ou alors il faudrait mettre en cause tous les régimes spéciaux avec des risques sociaux et politiques sérieux pour Macon en prévision de l’élection présidentielle.

Le « tabou » de la taxation des épargnants retraités !!!

Le « tabou » de la taxation des épargnants retraités !!!

 

Une dépêche d’agence reprise par de nombreux médias indique que  le tabou de la taxation des épargnants pourrait tomber à la demande des milieux bancaires. Le tout sans autre commentaire! En fait les milieux bancaires considèrent que les dépôts de fonds dans les banques occasionnent des frais qui doivent être rémunérés ! Chacun sait pourtant que l’argent déposé en banque sous différentes formes ne dort pas, il est évidemment utilisé par les banques notamment pour faire des opérations de prêt à court terme très bien rémunérées.

D’une certaine manière,  cette taxe envisagée constituerait une double punition. En effet, les sommes déposées sur les livrets d’épargne ou les comptes courants ne apportent rien et sont bien évidemment affectées en plus par l’inflation. Leur imposer une taxation constituerait une double peine. Notons que les banques ont tout fait pour persuader les gouvernements de verser la plupart des revenus du travail sur des comptes bancaires qui génèrent une immense trésorerie et qui profite aux banques. Réclamer maintenant en plus une taxation des dépôts en banque relèveraient de l’escroquerie pure surtout quand on sait que lesdites banques ne vont pas se priver de distribuer encore des dividendes. Le texte de la dépêche d’agence évoquée:

 

« Stupeur en Irlande, où les retraités ne semblent pas pouvoir jouir d’un peu de répit en cet été obscurci par la crise sanitaire et économique. La mauvaise nouvelle est tombée fin juillet : les dépôts d’épargne retraite au sein de la Banque d’Irlande, établissement privé, seront ponctionnés dès septembre prochain pour compenser les taux négatifs. Pénalisée depuis de nombreux mois par la politique des taux bas de la Banque centrale européenne (BCE), la plus grande banque commerciale du pays estime qu’il n’est «plus viable de détenir des fonds aussi importants sans frais».

 

Retraites: Jean Castex veut se limiter à la suppression des régimes spéciaux

Retraites: Jean Castex veut se limiter à la suppression des régimes spéciaux

 

On sait que Macon tient par-dessus tout à sa réforme des retraites pour satisfaire sa clientèle de droite. Peu importe même maintenant le contenu même de cet réforme car il s’agit surtout d’une question d’affichage dans la perspective des élections présidentielles. Le gouvernement serait prêt à abandonner beaucoup de choses dans cette réforme et finalement pourrait se contenter de la suppression des régimes spéciaux. Les questions financières d’équilibre qualifié de paramétriques seraient renvoyées à plus tard..

Fin des régimes spéciaux

«Cela implique clairement la disparition à terme des régimes spéciaux tout en prenant pleinement en considération la situation des bénéficiaires actuels de ces régimes», a-t-il poursuivi.  En gros la clause du grand-père sauvé une réforme bien mal en point. Pas sûr que cela soit suffisant et pertinent pour réussir le sauvetage.

Retraites: quelle réforme ?

Retraites: quelle réforme ?

 

 

Les intentions du gouvernement de reprendre rapidement à la demande de Macron la réforme sur les retraites paraissent  assez surréalistes. En effet Macron se fondait  en avril sur l’hypothèse d’un équilibre financier au cours du quinquennat. «On a une chance dans le quinquennat qui vient, c’est qu’il n’y aura pas de déséquilibre financier du système des retraites. Je vais en profiter pour régler les enjeux de manière systémique, afin qu’on n’ait plus à y revenir. « . Le problème est évidemment différent aujourd’hui car il s’agit non seulement de traiter la question de manière systémique c’est-à-dire une remise en ordre complète mais maintenant de faire face à un énorme trou de 30 milliards rien que pour l’année 2020 « .

 

On voit mal les partenaires sociaux se mettre d’accord alors qu’ils n’ont déjà pas été en mesure de dégager des orientations communes sur les enjeux structurels de long terme. Avec cette nouvelle donne d’un creusement de la dette  par la crise sanitaire les chances de toutes discussions positives paraissent complètement illusoires. Ou alors il faudra que le pouvoir accepte de mieux centrer la négociation en distinguant notamment qui peut relever de l’urgence des mesures à plus long terme. Le mélange des genres conduira inévitablement un chaos et un échec des négociations.  En outre  la question de savoir si la réforme de est vraiment le sujet urgent du moment. En effet pense que la priorité devrait aller au plan de relance économique et au soutien à l’emploi. C’est la santé économique et l’emploi qui conditionnent d’abord le rééquilibrage financier.

Retraites: relance des négociations par morceaux ?

Retraites: relance des  négociations par morceaux ?

Il ne semble pas que le gouvernement et même l les partenaires sociaux également veuillent se relancer dans l’épreuve marathon d’une reprise totale des négociations sur la réforme des retraites. Il serait plutôt envisagé de faire un  découpage des thèmes et avec un nouveau calendrier. Jean Castex souhaite donc prioriser la question du «financement actuel» du régime. Il s’agirait en fait de boucher l’énorme trou qui s’est constitué en 2020 suites à la crise sanitaire. Avant cette crise des perspectives de déficit pour l’année se  situaient  autour de 4 milliards, elles seraient désormais d’après les calculs du conseil d’orientation des retraites de 30 milliards. .

Les mesures plus structurelles seraient examinées ensuite d’ici 2022 voir même après

Pour le gouvernement, reste à savoir comment ne pas commettre les erreurs qui ont enlisé le premier projet de loi, avec un mouvement social d’une durée sans précédent. La grève a notamment paralysé les transports pilotés par la SNCF et la RATP – dont les salariés bénéficient de régimes spéciaux – durant de longs mois. «On reste dans le même état d’esprit qu’au début de l’année, prévient Laurent Djebali, représentant syndical Unsa-RATP. C’est-à-dire que cette réforme, on n’en veut pas».

Pour éviter la crise sociale, Frédéric Sève anticipe une réforme amenée «par petits bouts», pour élaborer en priorité le régime de retraites universel que la CFDT appelle de ses vœux. «Déterminer si le système est à points ou à cacahuètes, on peut le différer, par exemple. On n’est plus à six mois près», juge-t-il. «C’est une question de méthode, renchérit le député Nicolas Turquois. On ne fait pas tant face à une remise en cause du système cible qu’à une remise en cause des voies de transition».

C’est justement sur sa méthode que Jean Castex compte pour mener les débats sur la réforme des retraites. «Vous savez, des fois, il faut donner un peu de temps au temps» plaide celui qui a défendu à maintes reprises les vertus de «la négociation».

Donner du temps au temps pourrait signifier qu’on ne règle que les dimensions des plus urgentes et que la réforme sur le fond donc à plus long terme est reportée à plus tard, peut-être même après les prochaines élections présidentielles.

Réforme des retraites avant 2022… ou l’enterrement de Macron

Réforme des retraites avant 2022… ou l’enterrement de Macron

 

On peut légitimement se demander si Macron dispose de toutes ses facultés mentales. Certes il est loin d’être inintelligent mais l’intelligence peut parfois côtoyer la folie quand on perd le sens du réel parce que ce  réel est caractérisé par le rejet d’une grande partie de la population des réformes qu’il voulait imposer  , réforme mal ficelée  et surtout mal négociée. Alors sans doute sous l’impulsion de petits marquis qui font l’opinion dans les cercles du pouvoir, Macron se laisserait de plus en plus convaincre de la nécessité de reprendre son impopulaire réforme qui n’a jamais pris dans l’opinion.

Ceux qui le poussent ainsi estiment qu’il doit ainsi satisfaire ceux qui l’ont élu entre (en gros le centre-droit et le centre-gauche ( en oubliant sans doute la gauche, elle ,qui été complètement trompée).

 

Jusque-là Macon n’a pas réussi grand chose il a plutôt été maudit pour avoir affronté successivement une vague de difficultés et sans grand succès. Même lors de la crise sanitaire il ne s’est pas montré à la hauteur en tout cas encore moins bien que son premier ministre il est vrai moins littéraire, plus précis et moins confus. ( mais pas forcément moins déterminé!)

On peut se demander si ceux qui conseillent Macron ne le poussent pas au suicide politique car il est clair que Macron ne dispose pas aujourd’hui de l’assise médiatique pour engager une réforme fondamentale, sans doute nécessaire mais mieux construite et surtout négociée.

En décembre, le projet de loi du gouvernement avait fait éclater la colère de millions de Français provoquant la grève la plus longue que le pays ait connue depuis mai 68. Sept mois plus tard, l’exécutif se montre toutefois plus ouvert à la concertation et, toujours selon LCI, il serait prêt à discuter plusieurs points comme la durée de cotisation et l’âge pivot sans pour autant abandonner deux autres points particulièrement contestés : le système de points et la disparition des régimes spéciaux. Mais depuis le début de son mandat macro est un peu le président des bavures, il les multiplie, elle se succède à un rythme élevé et il ne serait pas étonnant qu’ils finissent par un échec retentissant offrant peut-être même l’espace politique qui manque à n’importe quel candidat souhaite le remplacement de Macon sans forcément adhérer au programme de son successeur. Bref histoire qui se répète.

 

Réforme retraites: résurrection ou enterrement ?

Réforme retraites: résurrection ou enterrement ?

Au cours de la crise sanitaire, Macron avait pratiquement enterré toutes les réformes en cours dont la réforme des retraites « J’ai décidé que toutes les réformes en cours seraient suspendues, à commencer par la réforme des retraites », avait d’ailleurs annoncé Emmanuel Macron le 16 mars dernier. Un répit bienvenu pour ses opposants qui réclamaient une renégociation de la réforme.  Le problème c’est que sa base électorale repose essentiellement sur la droite et le centre-droit et que ses électeurs en voté cette réforme ( les électeurs socialistes quant à eux se sont faits avoir avec le fameux en même temps).

Du coup, certains fantassins de la majorité testent l’hypothèse d’un retour possible de la problématique des retraites dans la perspective des élections de 2022. Pour monter au créneau et testé l’idée ,on envoie surtout des seconds couteaux comme la députée Sandra Motta .

Mais à moins de courir le risque d’un nouvel embrasement social, difficile de reprendre dans l’immédiat le projet de loi tel qu’il a été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale. Le seul recours à l’article 49.3 de la Constitution pour y parvenir démontre à quel point le texte a divisé le pays. Et le climat politique ne s’est pas vraiment apaisé depuis. Bien au contraire.

D’autant qu’entre l’organisation des sénatoriales en septembre, les discussions budgétaires en octobre et les élections régionales et départementales en mars 2021, il reste peu de place dans le calendrier pour rouvrir ce dossier « hautement inflammable », reconnaît Cendra Motin. Mais, poursuit-elle, « il faut qu’il soit traité avant 2022 pour montrer qu’on est responsable ». Surtout qu’il existe d’après elle « des dispositifs importants dans cette loi pour la gestion et la sortie de crise économique » qui pourraient permettre de protéger les populations les plus fragilisées.

L’entourage d’Emmanuel Macron a lui-même fait savoir cette semaine que « certains pans de la réforme des retraites pourraient revenir », en particulier ceux qui concernent la justice sociale comme la pension minimum de 1000 euros. La majorité a d’ailleurs tenu à envoyer un premier signal mercredi à l’Assemblée nationale en votant la revalorisation de la retraite minimum des agriculteurs dès 2022. Une promesse qui figurait déjà dans la réforme du gouvernement.

 

Des responsables situés plus haut dans la hiérarchie de la république en marche sont toutefois dubitatifs dans l’intérêt électoral il y aurait à ressortir une réforme à la fois confuse et largement discréditée par ses contradictions dans l’opinion publique. « Si elle empêche le pacte républicain de se conclure, la réforme des retraites devrait être de mise de côté », expliquait en avril le chef de file des députés LaREM Gilles Le Gendre. « Je ne suis pas certain qu’on pourra mener la réforme des retraites d’ici la fin du quinquennat », confiait également à La Voix du Nord le patron du parti présidentiel, Stanislas Guérini.

 

Pour autant, la question de l’équilibre financier du système reste extrêmement importante pour l’exécutif. Et peut-être même un peu plus qu’avant sachant que les comptes sociaux se sont sévèrement dégradés depuis le début de l’épidémie de coronavirus. En clair, ce ne sont plus 12 milliards d’euros qu’il faudra trouver d’ici 2027, mais vraisemblablement beaucoup plus.

« Tout doit être repensé en termes de financement. On n’a pas envie de promettre la Lune sans savoir comment financer. Il faudra reprendre la conférence de financement avec les partenaires sociaux dans un contexte complètement différent. Aujourd’hui on ne peut pas le faire parce qu’on est encore dans le brouillard. Il est urgent d’attendre de voir l’état des comptes sociaux d’ici six mois à un an pour savoir comment tout ça va s’articuler », conclut prudemment Cendra Motin.Dont les propos prématurés pourraient bien préfigurer l’enterrement de la réforme des retraites renvoyées après 2022.

 

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