Coronavirus France : très forte diminution, 4.500 contaminations en 24 heures

Coronavirus France : très forte diminution, 4.500 contaminations en 24 heures

Une très forte baisse avec 4.452 contaminations en 24 heures, le bilan quotidien le plus faible depuis le 28 septembre, montrent les chiffres publiés lundi par les autorités sanitaires. Au total, 2.144.660 personnes ont été infectées depuis le début de l’épidémie en France et 49.232 sont mortes, avec 500 décès recensés en 24 heures dans les hôpitaux.

Le nombre de nouvelles contaminations annoncé le lundi est généralement plus faible que le reste de la semaine, moins de tests étant effectués le dimanche. Le ralentissement de l’épidémie est néanmoins confirmé par la moyenne des nouveaux cas positifs sur sept jours, qui, à 21.918, est au plus bas depuis le 17 octobre, date de l’entrée en vigueur d’un couvre-feu dans plusieurs villes avant le reconfinement national imposé deux semaines plus tard. Cette moyenne a atteint un pic à 54.440 le 7 novembre.

La décrue à l’oeuvre depuis une semaine dans les hôpitaux se poursuit lentement, avec 31.481 patients atteints du COVID-19, dont 4.454 dans les services de réanimation, soit respectivement 73 et 55 de moins que dimanche.

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Afghanistan: une nouvelle tragédie

Afghanistan: une nouvelle tragédie  

 Ce que pense Sune Engel Rasmussen dans le Wall Street Journal

Même si le retrait des troupes américaines annoncé par Donald Trump n’est pas encore effectif, des signes prouvent que le gouvernement afghan est débordé.

A la nuit tombée, les rues des abords de la capitale se vident et les forces de sécurité se préparent à affronter une vague de meurtres. Les insurgés talibans ont placardé des avertissements sur les vitrines des magasins, affirmant que l’Emirat islamique (nom qu’ils ont donné à leur organisation) va venir arrêter et exécuter les kidnappeurs, les vandales et les voleurs.

« Quand les forces américaines auront quitté l’Afghanistan, les talibans appliqueront notre loi, par le dialogue ou la force », affirme Azizi, un jeune combattant taliban qui a quitté sa maison à l’extérieur de la ville pour cet entretien. Du troisième étage d’un immeuble, il regarde le quartier environnant, qui abrite des classes moyennes, des étudiants et des cafés. « A Kaboul, nous instaurerons les règles de charia comme nous le faisons dans les autres provinces », affirme-t-il.

Les Afghans se demandent depuis des années à quoi ressemblera leur pays après le départ de la coalition militaire dirigée par les Etats-Unis. Pour le meilleur ou pour le pire, ils seront bientôt fixés.

Cette semaine, le Pentagone a fait part de son intention de réduire le nombre de soldats américains stationnés en Afghanistan à environ 2 500 d’ici à la prise de fonction de Joe Biden en janvier. En février dernier, ils étaient environ 12 000, contre 100 000 il y a dix ans. Le président Trump a émis l’ordre quelques jours après avoir limogé Mark Esper, le secrétaire à la Défense.

Joe Biden, élu début novembre, a déclaré qu’il voulait retirer la totalité des troupes américaines d’Afghanistan avant la fin de son premier mandat. L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) s’est engagée à financer l’armée afghane jusqu’en 2024 (quelque 7 500 soldats non américains sont actuellement dans le pays), mais il est peu probable que les partenaires de la coalition conservent leurs effectifs après le départ des Américains.

Sur place, l’angoisse monte depuis que les talibans ont conclu, en février dernier, un accord avec l’administration Trump. En échange du retrait progressif des soldats américains, les militants se sont engagés à empêcher Al-Qaïda et d’autres groupes terroristes internationaux d’opérer en Afghanistan et à mener des pourparlers pacifiques avec le gouvernement afghan. Entamés en septembre, ils sont actuellement au point mort.

Dans une déclaration publiée après la présidentielle américaine, les talibans ont indiqué qu’ils espéraient que Joe Biden respecterait l’accord conclu en février et l’ont menacé de déclencher une « tornade guerrière » dans le cas contraire.

L’accord de février ne comprend pas de cessez-le-feu, mais les responsables américains expliquent s’être entendus avec les talibans pour que la violence baisse de façon significative.

Les insurgés semblent pourtant profiter de ce qu’ils considèrent comme leur avantage sur le terrain. Ils se sont ainsi servis d’une suspension des frappes aériennes américaines pour lancer une offensive de grande ampleur dans la province de Helmand, prenant le contrôle des autoroutes et encerclant des bâtiments publics. Depuis février, ils ont mené plus de 13 000 attaques dans le pays, faisant de ces derniers mois les plus violents de toute la guerre, selon une analyse du gouvernement afghan que The Wall Street Journal a pu consulter. Ses conclusions ont été corroborées par des experts occidentaux en sécurité.

Désormais, les talibans ne sont plus seulement présents dans les villages et les banlieues. Les militants et les sympathisants se sont infiltrés dans les villes afghanes et les jeunes combattants fréquentent les universités de la capitale. Les classes moyennes ont, elles, fui les bombardements et les assassinats pour se réfugier dans des immeubles nouvellement construits en bordure des villes. La capitale est devenue si dangereuse que, pour parcourir les trois kilomètres qui séparent l’aéroport de l’ambassade, les diplomates américains se déplacent en hélicoptère.

L’essentiel des alliés des Américains en Afghanistan, qui avaient parié sur le fait qu’une présence américaine durable favoriserait le progrès social et la prospérité, redoutent un départ précipité.

« S’ils sont venus pour combattre les talibans, ils ne doivent pas rendre [le pays] aux talibans, résume Fahim Hashimy, entrepreneur à la tête d’un conglomérat qui gère la logistique des bases américaines et une chaîne de télévision. Les jeunes qui ont découvert un nouveau mode de vie, les femmes qui ont pris de nouvelles habitudes, on ne peut pas simplement les donner à quelqu’un d’autre. »

Les combattants islamistes avaient déjà pris le contrôle de l’Afghanistan par le passé, avec des conséquences tragiques pour les Etats-Unis.

Au tout début des années 2000, le gouvernement taliban avait laissé Oussama Ben Laden fomenter les attentats du 11 septembre sur son sol. Les attaques contre les tours du World Trade Center et le Pentagone avaient fait près de 3 000 morts. En réaction, une coalition militaire menée par les Etats-Unis avait envahi l’Afghanistan, chassé les talibans du pouvoir et repoussé Ben Laden et ses acolytes dans les massifs montagneux qui marquent la frontière avec le Pakistan.

Pourtant, Américains et Afghans estiment que, malgré leurs promesses, les talibans continuent de protéger des membres d’Al-Qaïda. En juin, un rapport des Nations unies indiquait qu’à la faveur d’une amitié réciproque, de combats communs, de proximité idéologique et de mariages, les deux groupes restaient proches. Les talibans ont ainsi consulté Al-Qaïda au moment des négociations avec les Etats-Unis, affirme le rapport.

En octobre, les forces spéciales afghanes ont tué un dignitaire d’Al-Qaïda dans la province de Ghazni, où il vivait sous la protection des talibans, selon les services de renseignements afghans.

Selon l’Onu, des centaines de combattants d’Al-Qaïda vivent en Afghanistan. L’Etat islamique, qui a revendiqué les attaques récemment perpétrées à Kaboul (dont une à l’université, où un kamikaze s’est fait exploser et des tireurs ont abattu des étudiants début novembre), compterait plusieurs centaines d’hommes armés dans l’est du pays.

Pour les talibans, le départ des troupes américaines est une victoire.

Celui qui se fait appeler Muslim Afghan a été jeté en prison en 2014 en raison de son activité au sein du réseau Haqqani, qui fait partie de la frange dure des talibans. Il était toujours derrière les barreaux en février quand, avec ses codétenus, ils ont regardé à la télévision qatarie la cérémonie de signature de l’accord de retrait des troupes américaines. Ils ont exulté et salué l’événement par des salves de « Dieu est grand ! », raconte-t-il.

Quelques semaines plus tard, il a découvert qu’il faisait partie des 5 000 prisonniers dont la libération avait été exigée par les talibans dans le cadre de l’accord. En mai, c’est en homme libre qu’il a retrouvé les rangs talibans.

« C’était un jour historique, a-t-il déclaré en octobre d’un entretien avec un membre du réseau Haqqani. Nous avons battu l’occupant, qui a accepté de quitter le pays. »

Mais alors que les talibans accentuent la pression sur le gouvernement afghan, le départ des Américains risque de rappeler d’autres sorties ratées, des derniers hélicoptères quittant Saïgon pendant la guerre du Vietnam aux blindés s’éloignant de Syrie l’an passé en abandonnant les alliés kurdes qui avaient contribué à la victoire sur l’Etat islamique.

Quelque 7 500 soldats américains ont quitté le pays depuis février. Des sociétés privées américaines ont été mandatées pour démanteler la gigantesque base militaire de Kandahar et retirer les biens et les équipements de l’aérodrome de Bagram. Des travailleurs afghans ont récupéré certains éléments et de la ferraille, qu’ils revendent sur les marchés locaux, racontent les marchands des bazars.

Dans une économie qui repose sur les centaines de millions de dollars que rapporte chaque année le trafic de stupéfiants issus des champs de pavot, selon l’ONU et des responsables américains, les talibans ont jeté les bases d’un Etat parallèle. Dans les zones qu’ils contrôlent, ils ont instauré leur propre système judiciaire, qui fonctionne en partie grâce aux revenus de l’extraction de minéraux et de pierres précieuses et une fiscalité ciblée.

Les troupes américaines ne sont désormais plus en première ligne, mais continuent d’apporter un soutien aérien aux forces afghanes. En octobre, par exemple, elles ont participé à la lutte contre l’offensive des talibans dans la capitale de la province de Helmand. Avec ses alliés de l’Otan, Washington assure également la formation et le conseil de l’armée afghane.

Beaucoup d’Afghans redoutent que les talibans ne profitent du retrait américain pour obtenir une influence politique démesurée ou qu’ils lancent une offensive armée s’ils n’y parviennent pas.

Les forces de sécurité afghane comptent des centaines de milliers de soldats et de policiers, les missions les plus ardues étant assurées par des commandos armés, qui comptent quelque 20 000 membres parfaitement entraînés. Il est peu probable qu’un soulèvement taliban les anéantisse totalement, mais elles se sont révélées, par le passé, incapables de défendre les centres urbains sans l’aide aérienne des Américains. Moins d’un tiers des quelque 400 districts que compte l’Afghanistan sont entièrement sous le contrôle du gouvernement, selon des experts occidentaux en sécurité.

Sans le soutien militaire des Américains, la situation pourrait se dégrader au point de provoquer une guerre civile qui opposerait hommes forts du pays et militants islamistes, préviennent des dirigeants afghans.

« Les gens ont peur du retour des talibans et cherchent des moyens de s’armer pour se protéger », confie Hamdullah Mohib, responsable de la sécurité et conseiller national à la sécurité, lors d’un entretien. Les talibans « sont persuadés que, une fois les Américains partis, ils réussiront à renverser le gouvernement et conquérir les provinces en un mois », ajoute-t-il.

Dans la province de Wardak, dans les montagnes du centre de l’Afghanistan, Abdul Ghani Alipoor, vétéran de 52 ans, consolide sa milice. Il dirige un groupe d’hommes armés jusqu’aux dents. Des Hazaras, une minorité chiite persécutée pendant le règne des talibans, d’obédience sunnite. Les talibans, qui considèrent les Hazaras comme des hérétiques, ont pris leurs terres, emprisonné leurs leaders et les ont pourchassés lors de campagnes sanglantes. Ils ont aussi détruit deux colossales statues de Bouddha taillées dans la roche de la ville de Bamiyan.

Abdul Ghani Alipoor et sa milice hétéroclite contrôlent les routes et les villages de la zone. Le gouvernement accuse ses hommes de meurtres, d’intimidation et d’extorsion à l’encontre des Pachtounes, l’ethnie dont sont issus la plupart des talibans. Abdul Ghani Alipoor dément.

Selon des experts occidentaux, les effectifs de la milice ont doublé ces derniers mois. Elle comprend actuellement environ 500 hommes armés, mais le commandant peut mobiliser 5 000 réservistes « d’un coup de téléphone ».

Un matin, il y a peu, des centaines de combattants et d’habitants de la zone se sont rassemblés pour les obsèques d’une dizaine d’hommes tués lors d’affrontements avec les talibans. Les prêches ont appelé à la résistance contre les talibans et un imprimeur local a distribué des avis de recrutement dans les villages.

« Si les Américains partent, les Hazaras n’auront pas d’autres choix que prendre les armes, affirme Abdul Daneshiyar, un chef civil local, depuis l’estrade. Nous devons soutenir le commandant Alipoor. »

Les collines qui entourent le plateau étaient constellées de pick-up et de combattants faisant le guet, le visage dissimulé par un foulard et les doigts crevassés par le maniement des armes dans un froid polaire. Certains étaient équipés de fusils d’assaut à vision nocturne, d’autres de lance-roquettes.

Dans son entretien, Abdul Ghani Alipoor a accusé les forces étrangères d’avoir apporté en Afghanistan un faux espoir de paix. « Quand les Américains sont venus en Afghanistan, ils auraient dû apporter la sécurité, soupire-t-il. S’ils partent, c’est une tragédie qui nous attend. »

Même si les Etats-Unis n’ont pas réussi à vaincre les talibans sur le plan militaire, les faire sortir du gouvernement a provoqué une transformation radicale de la société.

Les minorités religieuses sont désormais protégées par la constitution. Les femmes ont le droit d’étudier et de travailler. Les divertissements ne sont plus interdits et les palais des sports, centres commerciaux et autres salles de bowling de Kaboul ne désemplissent pas.

La levée des sanctions prises contre le pays lorsqu’il était dirigé par les talibans a dopé l’économie.

Fahim Hashimy, l’entrepreneur qui avait commencé sa carrière comme interprète pour les forces américaines, a profité de ce nouvel ordre politique pour faire fortune. En 2010, il a créé 1TV, une chaîne de télévision très regardée, avant de se diversifier dans les mines, les routes et même le transport aérien.

« Pendant un moment, tout le monde travaillait très dur et faisait des sacrifices, du côté afghan comme du côté américain, pour parvenir à la démocratie et à la liberté, se souvient cet homme de 40 ans au visage marqué par une cicatrice près de l’œil gauche, souvenir d’un accident de Humvee. La paix est bonne pour l’investissement. Nous laisser seuls, avec l’ennemi contre lequel [les Américains] ont lutté, ça n’est pas juste pour les Afghans. »

S’engouffrant dans un café de Kaboul, Farahnaz Forotan plaisante avec ses amis, éclate d’un rire franc et leur assène de solides tapes dans le dos. A 28 ans, elle fait partie des journalistes et des activistes les plus en vue du pays. Pour elle, le gouvernement américain abandonne le pays et les femmes qui, comme elle, ont conquis une liberté nouvelle.

« L’impression que ça me fait, c’est qu’ils ont emballé tout le pays dans un carton et qu’ils l’ont expédié aux talibans, s’agace-t-elle. Ça ne fait pas l’ombre d’un doute : si les talibans reviennent, ils s’en prendront aux droits des femmes, ils n’ont pas changé. »

Azizi, le combattant, est né un an avant les attentats du 11 septembre et a rejoint les talibans quand il avait 13 ans. Pour lui, les Afghans doivent s’attendre à un durcissement du ton si le groupe reprend le pouvoir : les voleurs doivent avoir la main coupée pour l’exemple, les femmes peuvent étudier et travailler, mais séparées des hommes, et doivent porter des vêtements amples, qui couvrent tout le corps sauf le visage. Hors de question de revêtir un jean ou ces foulards à la mode qui découvrent une partie de la tête.

« Les talibans ne l’accepteront jamais, affirme-t-il. Ça fait vingt ans que l’on se bat contre ça. »

Traduit à partir de la version originale en anglais;  dans l’Opinion.

Un ion européenne : «Une  vision stratégique commune». (Dacian Ciolos)

 

Dacian Ciolos est député européen, président du groupe centriste et libéral Renew Europe va évidemment à l’encontre du souverainisme ambiant en souhaitant une vision stratégique commune dans l’union européenne. ( Tribune dans l’Opinion )

« Brexit: il faut que cela s’arrête »

Brexit: il faut que cela s’arrête

Thierry Drilhon, président de la Chambre de commerce franco-britannique, souhaite une sortie rapide et par le haut  de cette affaire du brexit  qui s’éternise.( Interview dans l’Opinion)

Comment voyez-vous la situation ?

Je veux croire que l’intelligence primera au vu des enjeux économiques et géostratégiques et que l’on aura une sortie par le haut parce que si ce n’était pas le cas, ce serait une opération perdant-perdant, pour le Royaume-Uni comme pour l’Union européenne.

Quel est l’état de préparation des entreprises ​?

Cela fait quatre ans que dure cette histoire. Heureusement que les entreprises sont prêtes ! Elles se sont préparées à tous les scénarios et ont anticipé autant que faire se peut pour ne pas se trouver en zone de risque lors de la mise en œuvre du Brexit au 1er janvier, quel qu’il soit. Elles ont regardé l’ensemble de leurs chaînes de valeur et ont pris leurs dispositions en fonction de leurs zones d’exposition au Royaume-Uni. Les très grandes entreprises se sont préparées le plus tôt, celles de tailles intermédiaires ont suivi, tandis que les PME ont réagi un peu plus tardivement parce qu’elles ont moins de moyens financiers.

Et les administrations douanières et sanitaires des deux côtés de la Manche ​?

Je n’ai pas d’inquiétude et je n’en ai jamais eu pour ce qui est du côté français. On a une vision très claire. Le gouvernement a recruté 700 douaniers supplémentaires et 280 vétérinaires. L’ensemble des processus a été numérisé autant que faire se peut pour avoir des démarches administratives en amont. Cela fait douze à dix-huit moins que tout est prêt. Getlink (ex-Eurotunnel) a investi 47 millions en numérisation. Il n’y a pas de raison pour que l’on bascule vers le chaos avec plusieurs dizaines de kilomètres de bouchons de camions à l’entrée du tunnel sous la Manche annoncées par certains.

« Décaler les choses ou les mettre entre parenthèses ne règle rien »

Et côté britannique ​?

Je ne vois pas pourquoi l’intelligence ne serait pas partagée. Il y a peut-être eu des réactions plus tardives. J’ai vu que Londres avait dégagé plusieurs centaines de millions de livres pour racheter un ensemble de terrains et effectuer des travaux à marche forcée dans le Kent pour accueillir des camions. J’imagine que ce qui fonctionnera d’un côté devra fonctionner aussi de l’autre. Nos amis anglais sont des gens très résilients et très pragmatiques. Ils peuvent pousser le bouchon très loin et j’espère que là il n’a pas été placé trop loin. Il y a un principe d’équilibre et de réciprocité auquel l’Union européenne a raison de tenir. On ne peut pas être dehors et dedans en même temps et faire du « one stop shopping ».

Appuyez-vous la demande du patronat britannique de suspendre l’imposition de droits de douane durant les six premiers mois de 2021 comme va le faire le Royaume-Uni ​?

On vit un feuilleton façon Netflix, depuis juin 2016. A un moment, il faut que les choses s’arrêtent. Décaler les choses ou les mettre entre-parenthèses ne règle rien. A partir du 1er janvier 2021, les Britanniques ne seront plus dans l’Union européenne. Il y aura un nouveau cadre. Mais tout ne sera pas réglé du jour au lendemain. Le vrai sujet, c’est la négociation des 682 accords binationaux ou multilatéraux qui existent suivant les secteurs d’activité qui doivent permettre que les choses se normalisent. C’est un détricotage extrêmement complexe sur le plan technique et juridique. On peut d’ailleurs saluer le travail extraordinaire de Michel Barnier et de son équipe brillantissime depuis quatre ans. C’est presque un sacerdoce.

Relocalisation : 4% des industriels français intéressés

Relocalisation : 4% des industriels français intéressés

 

Il est évident que la perspective de relocalisation d’activités existantes relève du fantasme en raison des conditions générales administratives et de compétitivité qui plombent  l’économie française. Au lieu de parler de relocalisation, le terme localisation serait plus approprié. En cas de nouvelle activité, les opérateurs économiques pourront en effet adapter des moyens de production pour compenser ce déficit chronique de manque de compétitivité.

Dévoilé en exclusivité par l’Opinion, le cinquième baromètre de la compétitivité franco-allemande Randstad/Opinionway révèle que seul 1 % des industriels allemands et 4 % des français envisagent de relocaliser une partie de leur production. « Ce n’est pas la priorité des chefs d’entreprise, qui sont très concentrés sur la gestion de la crise pour l’instant », explique le directeur général de Randstad, Gaëtan Deffrennes. « Le rapatriement d’une partie de la production ne se décrète pas du jour au lendemain. Ce sont des décisions lourdes en matière d’investissement avec des débouchés incertains. Est-ce que le consommateur sera prêt à payer plus cher pour ces produits ? Rien n’est moins sûr », ajoute-t-il. Quatre cents entreprises industrielles ont été sondées pour l’étude, 200 en France, 200 en Allemagne. « Nous avons interrogé des entreprises de toute taille, grandes et moins grandes. Les relocalisations concernent surtout les grands groupes », précise Gaëtan Deffrennes.

Cette analyse est partagée par le Gilles de Margerie. « Relocaliser une activité n’est pas toujours facile, et ça ne vaut la peine dans certains cas que s’il y a un enjeu stratégique », indique le commissaire général de France Stratégie. Le centre de réflexion rattaché à Matignon vient justement de remettre aux parlementaires du comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques une étude sans concessions sur la politique industrielle en France. Ou plutôt sur ses échecs depuis trente ans. Pour Gilles de Margerie, c’est là que doit se concentrer l’effort du gouvernement.

Le niveau de prélèvements obligatoires est si élevé sur le travail que plus de six salariés sur 10 travaillant pour des groupes industriels français sont aujourd’hui installés à l’étranger

Le constat fait froid dans le dos : depuis la fin des années 1980, la part de l’industrie dans le PIB a reculé de 10 points et l’emploi industriel a été divisé par deux (2,2 millions d’emplois perdus). Il ne représente plus aujourd’hui qu’un emploi sur dix.

 

 

 

Brexit : toujours au point mort

Brexit : toujours au point mort

 

Au lieu d’un accord en bonne et due forme suite au brexit , on pourrait bien s’orienter vers une sorte d’accord temporaire qui permettrait la continuité commerciale dans des conditions proches de ce qui se fait actuellement. En effet sur le fond , demeurent de nombreux différences sur trois points essentiels à savoir les conditions de concurrence, la gestion et le contrôle de cette concurrence (comment, par qui ?)  enfin la pêche.

Un accord provisoire permettrait de repousser encore les échéances mais aussi de sauvegarder les apparences d’un Boris Johnson toujours attaché au brexit  dur mais qui ces derniers temps a sérieusement ramolli ses positions en se séparant d’ailleurs de son conseiller le plus intransigeant. Cela permettrait aussi de sauver aussi les apparences pour l’union européenne qui ne veut pas prendre l’initiative de la rupture et repousserait  ainsi dans le temps les difficultés en espérant que les conséquences néfastes de ce nouveau délai rendront la position britannique plus souple.

Dans ce climat d’incertitude, une hypothèse commence donc  à être envisagée : celle d’un accord qui interviendrait trop tard dans l’année pour permettre des ratifications en bonne et due forme. D’où l’idée d’une application provisoire, comme cela s’est fait par le passé, évoquée lors de la réunion des ambassadeurs de vendredi. Cela permettrait de préserver une relative fluidité des échanges début janvier, quitte à ce que les éléments juridiques rendant possible une telle fluidité ne soient formellement actés que quelques semaines plus tard.

Pour l’heure, certains estiment surtout qu’il faut se préparer au pire. Ce fut le sens du discours d’Emmanuel Macron, mais aussi de celui du Premier ministre belge, Alexander De Croo, lors de la visioconférence des chefs d’Etat et de gouvernement européens, jeudi soir. Les deux dirigeants ont appelé leurs homologues à hâter les préparations à un « no deal » en cas d’échec des négociations. « Il n’est absolument pas question de conclure un accord à tout prix », a de son côté déclaré ce week-end le ministre britannique des Finances, Rishi Sunak. Avant d’ajouter : « Si nous n’y parvenons pas, ce sera parce que les Européens auront refusé de transiger. »

 

SARKOZY, encore victime d’une injustice !

SARKOZY, encore victime d’une injustice  !

Ce sera sans doute l’argument central de la défense de Nicolas Sarkozy dans la nouvelle affaire dite des écoutes. Il faut dire que Nicolas Sarkozy multiplie les casseroles et les procédures judiciaires correspondantes. Récemment, il y avait l’histoire du financement de sa campagne par Kadhafi, une affaire qui évidemment est loin d’être terminée. Il y a aussi l’affaire Bygmalion du dépassement ( le double) des frais de campagne et des fausses factures sans parler de quelques autres bricoles.  Certains, comme hier Dupont Saint-Aignan, considèrent que Sarkozy est victime d’inquisition judiciaire.

 

Sans doute faudrait-il passer l’éponge ? Il n’est pas impossible effectivement que certains juges ne pardonnent pas à Sarkozy ses critiques acerbes contre la justice. Mais il n’est pas impossible non plus que le pouvoir actuel ne soit pas mécontent de cette espèce de neutralisation politique de Sarkozy. Un Sarkozy qui s’il était débarrassé des affaires serait un candidat sérieux contre Macron. Heureusement dans le cas procès en cours ce n’est pas Sarkozy qui est au centre de l’accusation mais Monsieur Bismuth, un pseudonyme qu’avait pris Sarkozy pour s’entretenir avec ses avocats !

 

L’affaire trouve son origine dans des conversations téléphoniques interceptées dans le cadre de l’enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne victorieuse en 2007. Ce placement sur écoute, spectaculaire pour un ex-président, a débuté en septembre 2013.

 

Les policiers découvrent que Nicolas Sarkozy utilise un téléphone secret, ouvert en janvier 2014 sous l’identité de « Paul Bismuth », pour communiquer avec un unique interlocuteur, son avocat Thierry Herzog. Les deux hommes s’entretiennent notamment d’une procédure devant être examinée le 11 février par la Cour de cassation, que Nicolas Sarkozy a saisie pour faire annuler la saisie de ses agendas présidentiels dans l’affaire Bettencourt.

Un contact de Thierry Herzog au sein de la haute juridiction, « Gilbert », plus tard identifié comme le magistrat Gilbert Azibert, revient dans une dizaine d’échanges sur environ 150 conversations en six semaines. L’ex-président est soupçonné d’avoir promis d’aider Gilbert Azibert à obtenir un poste de prestige à Monaco, en échange d’informations sur la décision à venir de la Cour, par l’intermédiaire de son avocat. Et on devine par avance l’argumentation de Sarkozy dodelinant plus que jamais de la tête : » vous me voyez moi promettant un poste à Monsieur; franchement ? La preuve c’est que cette nomination n’est jamais intervenue »

Fermez le ban(c)…..  de la défense!

Âge de la retraite : repoussé aussi en Chine !

Âge de la retraite : repoussé aussi en Chine !

 

Le socialisme a des limites mêmes en Chine. En fait,  une sorte de régime totalitaire qui pratique le capitalisme d’État, s’assoit sur des libertés et n’a pas conservé grand chose des principes égalitaires du communisme. Alors que le nombre de millionnaires et de milliardaires ne cesse de croître, la situation est différente pour le bas peuple. Compte tenu de l’évolution démographique du pays qui se caractérise par un vieillissement de la population comme dans nombre de pays développés. Le parti communiste envisage en effet de repousser l’âge de la retraite.

En 2018, près de 250 millions des 1,4 milliard de Chinois étaient âgés de 60 ans ou plus. Cela représente 17,8% de la population et pourrait dépasser 33% d’ici 2053, selon les estimations d’un groupe de réflexion.

Les autorités vont « mettre en œuvre le report progressif de l’âge de départ à la retraite », a déclaré l’agence de presse officielle Xinhua ce mois-ci, citant les objectifs du gouvernement d’ici 2035.

Depuis plus de quarante ans, l’âge de la retraite en Chine est resté inchangé, à 60 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes salariées de la fonction publique et entreprises d’État.

La Chine est confrontée à ce que les experts appellent une  »bombe à retardement démographique », car la proportion de personnes âgées dans la population augmente alors que sa main-d’œuvre diminue, en partie en raison de la politique de l’enfant unique mise en place en 1979 et abandonnée en 2016.

 

Finalement un phénomène que connaissent les pays développés à la démographie vieillissante. Un phénomène aussi mondial. Entre 2000 et 2050, la proportion de la population mondiale de plus de 60 ans doublera pour passer d’environ 11% à 22%. Le nombre absolu de personnes âgées de 60 ans et plus devrait augmenter pour passer de 605 millions à deux milliards au cours de la même période.

En France en 20 50, un Français sur trois aura plus de 60 ans.

 

Télétravail : la grande illusion

Télétravail : la grande illusion

 

D’après les pouvoirs publics, en tout cas d’après le gouvernement, le télétravail aurait concerné près de la moitié de la population. On peut se demander où le gouvernement a pris ces chiffres. En effet, le champ possible du  télétravail en France est au maximum de 25 à 30 %. Par ailleurs le télétravail dans la très grande majorité des cas ne peut être permanent.

Le télétravail est loin de concerner une majorité de la population active. Selon un récent baromètre Harris Interactive commandé par le ministère du Travail, seulement 18% des salariés déclarent qu’ils ont fait du télétravail à 100% et 18% ont répondu qu’ils alternaient entre travail à distance et travail en présentiel durant la semaine du 2 au 8 novembre.

À l’inverse, 52% des Français affirment qu’ils ont travaillé à 100% sur leur lieu de travail. Enfin, 4% ont répondu qu’ils étaient en chômage partiel.

« Le premier enseignement est que tout le monde ne peut pas télétravailler en France », rappelle Jean-Daniel Lévy, directeur du département politique et opinion interrogé par « La Tribune ».

Dette mondiale : 277.000 milliards de dollars

Dette mondiale : 277.000 milliards de dollars 

Selon l’Institut international de la finance (IIF), l’endettement mondial devrait atteindre un niveau sans précédent de 277.000 milliards de dollars (233.400 milliards d’euros) à la fin de l’année en raison des montants colossaux empruntés par les Etats et les entreprises pour faire face à la crise du coronavirus, conclut l’Institute of International Finance (IIF) dans une étude publiée mercredi.

L’IFF, qui regroupe plus de 400 banques et institutions financières du monde entier, estime que la dette globale avait déjà augmenté de 15.000 milliards de dollars fin septembre, à 272.000 milliards, une progression imputable pour près de la moitié aux Etats, principalement développés.

La dette globale des pays développés a ainsi bondi à 432% du produit intérieur brut (PIB) à la fin du troisième trimestre contre environ 380% fin 2019. Pour les pays émergents, ce ratio était proche de 250% fin septembre, et de 335% pour la Chine.

« Il y a d’importantes incertitudes sur la manière dont l’économie mondiale pourra se désendetter à l’avenir sans conséquences négatives importantes pour l’activité économique », estime l’IIF.

 

L’institut pourrait ajouter qu’une grande incertitude va peser sur l’avenir du système bancaire. En effet nombre d’établissements qui ont largement prêté à l’économie mais aussi aux états vont se retrouver face à une montagne d’actifs pourris.

 

La dette Coronavirus annulée en 2025 ? (Castex)

 

 

On se demande bien par quel miracle le Premier ministre assure que la dette contractée de la crise sanitaire de 2020 sera annulée en 2025. En effet, au cours de l’année 2020, la dette déjà considérable (autour de 100 % du PIB) est passé à 120 % du PIB. Soit autour de 450 milliards en plus. Cela supposerait une croissance exceptionnelle combinée un plan de réduction des dépenses publiques permettant ainsi de rembourser les emprunts contractés.

D’après l’INSEE, au 1er trimestre 2020 la dette publique française au sens que l’entendent les accords de Maastricht, s’élève à  2 438,5 milliards d’euros

 

La dette publique de la France se compose de 2 grands ensembles : la dette négociable et non négociable. La négociable comprends des titres émis sur les marchés obligataires par l’Agence France Trésor, qui peuvent être revendus sur un marché secondaire.

 

D’après l’Agence France Trésor, l’encours de la dette négociable de l’État au 31 mai 2020 se montait à plus de 1 929 milliards d’euros

.Au 31 mai 2020 la France a souscrit sa dette publique pour un taux moyen pondéré de -0,06 %. Au total global qui représente 120 % du PIB.

Au-delà des 40 milliards d’euros issus du plan de relance européen, le gouvernement compte sur la reprise de l’activité pour redresser la situation. Le seul problème c’est qu’il faudra déjà plusieurs années pour retrouver le niveau de fin 2019 concernant l’activité. C’est-à-dire en 2022 août 2023. Ensuite on risque de retrouver une croissance relativement mal comme celle constatée dans la tendance déjà de fin 2019.

D’après l’INSEE, au 1er trimestre 2020 la dette publique française au sens que l’entendent les accords de Maastricht, s’élève à  2 438,5 milliards d’euros.

La dette publique de la France se compose de 2 grands ensembles : la dette négociable et non négociable. La négociable comprends des titres émis sur les marchés obligataires par l’Agence France Trésor, qui peuvent être revendus sur un marché secondaire.

 

D’après l’Agence France Trésor, l’encours de la dette négociable de l’État au 31 mai 2020 se montait à plus de 1 929 milliards d’euros

 

 

Une économie européenne dans le rouge jusqu’en 2023 (BCE)

Une économie européenne dans le rouge jusqu’en 2023 (BCE)

« Le PIB européen ne retrouvera pas son niveau de 2019 avant l’automne 2022″ , déclare le chef économiste de la banque centrale européenne (BCE), Philip Lane. Traduction: il faudra attendre 2023 au moins pour retrouver le niveau de 2019.

L’union économique et nombre d’autres zones dans le monde ont été contraintes de revoir leurs prévisions du fait notamment de la deuxième vague sanitaire. Pour l’Europe,  le décrochage par rapport à 2019 de l’ordre de7 à 8 % en 2020. Pour 2021,  on a revu à la baisse les projections. Au mieux,  on atteindra une croissance de 5 %. En 2023, on aura du mal à retrouver le niveau de fin 2019. Cela en raison bien sûre de la propagation du virus et de ses conséquences économiques mais aussi et peut-être surtout en raison de modifications tant du processus de production que du mode de consommation. À cela il faudrait ajouter l’impact considérable des nouvelles technologies qui ont aussi des conséquences considérables sur ces processus de production et de consommation.

«Ce que nous regardons de près, c’est la circulation du virus, qui contraint inévitablement les comportements des consommateurs, davantage que les mesures de confinement elles-mêmes (…). La question est de savoir combien de temps cela va durer», analyse l’économiste irlandais, dans un entretien aux Echos. «Ce qui semble certain, en revanche, c’est que les dernières semaines de 2020 ne verront pas d’amélioration», ajoute-t-il.

Pour lui, «tant que le vaccin n’est pas massivement distribué, nous resterons dans une période d’incertitude. Le vaccin apporte surtout une perspective pour la fin de l’année prochaine et pour 2022, pas pour les six prochains mois». Selon lui, «le PIB ne retrouvera pas le niveau de 2019 avant l’automne 2022. Il y aura des effets de long terme, par exemple sur la confiance et l’épargne, sur le retour au travail. Malgré le vaccin, il y aura des dommages durables. L’économie européenne sortira de cette crise durablement affaiblie», dit-il encore.

Présidentielle 2022 : les mêmes et on recommence

Présidentielle 2022 : les mêmes et on recommence

La course à la candidature est engagée mais ce qui caractérise la France c’est qu’on risque de reprendre les mêmes. Ainsi il  y aura  forcément Macron mais aussi Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, De leurs côtés, François Hollande, Ségolène Royal, Arnaud Montebourg, s’agitent pour tenter d’occuper l’espace politique réduit qui leur reste. Il y a aussi Cambadélis, Hidalgo ou encore Jadot qui ne sont pas les perdreaux de l’année. Sans parler des quelques marginaux qui régulièrement font une apparition sur le petit écran au cours de la campagne électorale pour se rappeler régulièrement à l’opinion et disparaissent jusqu’à la prochaine échéance.

.Tout cela témoigne à l’évidence que la démocratie peine à renouveler le corps politique. On objectera juste titre qu’un candidat venu de nulle part, comme Macron , n’a pas forcément convaincu de la cohérence et de l’efficacité de ce type de candidature. Cette fois encore, on risque surtout de voter contre ceux qu’on ne souhaite pas davantage que pour un candidat.

Malheureusement ce candidat , forcément mal élu puisqu’il ne représentera que de l’ordre de 20 à 25 % des électeurs( sans compter les abstentionnistes les plus nombreux et de loin),  va se croire investi pour mettre en œuvre son programme. D’une certaine manière, c’est un peu le drame de la démocratie française depuis déjà un long moment. Mitterrand a débuté cette période historique de confusion. Sitôt élu il a mis en œuvre un programme socialiste remis en cause à peine deux ans après. Depuis, on navigue dans une espèce de théorie fumeuse de social libéralisme et surtout dans l’opportunisme politique.

On pourra légitimement reprocher ses incohérences et ses faiblesses au corps politique mais il faudrait aussi s’interroger sur les contradictions du citoyen lui-même. Ces leaders ne sont pas élus par hasard. Ils sont en quelque sorte le reflet de la population en tout cas d’une partie. C’est vrai en France comme cela a été vrai aux États-Unis. Trump a été élu parce qu’il ressemble à nombre des électeurs. En France,  on choisit souvent des leaders porteurs de lignes opportunistes qui promettent le changement mais se garde bien de le mettre en œuvre de manière significative. Finalement ce qui rassure un nombre suffisant d’électeurs qui votent pour les intéressés.

Le retour de Montebourg et du slip français !

Le retour de Montebourg et du slip français !

Le champion du made in France revient et se positionne même dans la bataille des candidats pour 2022. Pour gauchir un peu sa position Montebourg reprend à peu près les thèmes souverainistes de Mélenchon. Pour le reste,  il demeure dans le flou qui caractérise le personnage dont l’éloquence mondaine parvient parfois à dissimuler le vide du contenu.

Faute de projet précis, Montebourg reprend donc les thèses de Mélenchon et de Marine Le Pen. Interrogé sur la nécessité de durcir les conditions d’entrée dans l’espace Schengen, Arnaud Montebourg est allé plus loin encore sur le thème des frontières. «Je crois qu’un État ne peut pas faire l’économie de contrôler ses propres frontières, à la fois sur les entrées de biens et services ou pour toute personne qui cogne à sa porte. Pour moi, c’est la base de la reconstitution de notre indépendance : des frontières nationales, a expliqué l’ancien ministre reconverti dans l’entrepreneuriat. Moi, je suis favorable à ce que les États européens reprennent le contrôle de leurs frontières parce que c’est l’exercice de leur souveraineté et de leur liberté (…) Et ce n’est pas pour moi une position antieuropéenne, c’est une position d’avenir où les États reprennent le contrôle sur leur destin».

Le théoricien de la «démondialisation» semble donc adopter un discours souverainiste plus marqué qu’à l’accoutumée, même s’il a toujours défendu des thèses assez proches du souverainisme. Semblant tendre la main à la droite, il a salué le travail de certains élus, notamment Xavier Bertrand, le président de la région des Hauts-de-France, par ailleurs candidat pour la présidentielle de 2022

«Le sujet, ce n’est pas la gauche, ce n’est pas la droite, c’est la France», a-t-il conclu….. de manière théâtrale comme d’habitude.

 

Guatemala: nouvelle manif pour le départ du président

Guatemala: nouvelle manif pour le départ du président

 

Une nouvelle manifestation Guatemala pour demander le départ du président  conservateur Alejandro Giammattei, auquel il reproche notamment de consacrer trop peu de ressources étatiques à la lutte contre la pauvreté et les inégalités. «Je préfère mourir en tant que rebelle plutôt que vivre en tant qu’esclave» et «Giammattei, dehors», pouvait-on lire sur des banderoles de manifestants, réunis sur la place centrale, en face de l’ancien siège du gouvernement, dans le centre historique de la capitale. Les protestataires réclament le départ du président Giammattei, un médecin de 64 ans, au pouvoir depuis janvier, en rejetant le budget 2021.

Le Congrès, composé pour la plupart de membres du parti au pouvoir et de formations apparentées, a adopté cette semaine un budget pour 2021 de près de 12,8 milliards de dollars, supérieur de 25% à celui de 2020. Cependant, la majorité des fonds sont destinés à des chantiers d’infrastructures confiés au secteur privé et le budget ne prévoit pas d’augmenter les crédits alloués à la santé et à l’éducation, ni à la lutte contre la pauvreté et la malnutrition infantile, qui touche près de la moitié des enfants de moins de cinq ans.

États-Unis : Trump sabote le fonds de soutien à l’économie

États-Unis : Trump sabote le fonds de soutien à l’économie

 

Trump  continue la politique de terre brûlée dans tous les domaines ainsi il vient de demander l’annulation de 455 milliards destinés à la Fed pour soutenir l’économie.

La Fed a été prise de court par cette annonce qui intervient alors que la reprise économique marque le pas et que l’épidémie de coronavirus connaît un regain dans le pays.

“Je demande à la Fed de restituer au Trésor les fonds inutilisés”, a écrit Steven Mnuchin à Jerome Powell, refusant au passage de prolonger un programme que la Réserve fédérale juge crucial pour soutenir l’économie.

Dans un communiqué, la Fed a déploré la décision de Steven Mnuchin, disant qu’elle aurait souhaité “que l’ensemble des dispositifs d’urgence instaurés au cours de la pandémie de coronavirus continuent de jouer leur rôle de filet de sécurité pour une économie qui reste fragile et vulnérable”.

“Dans l’état dans lequel se trouve l’économie, (…) il est prudent de maintenir ces dispositifs”, a commenté Raphael Bostic, le président de la Fed d’Atlanta et possible secrétaire au Trésor de Joe Biden, dans une interview accordée à Bloomberg.

L’annonce faite jeudi par Steven Mnuchin est clairement une mauvaise nouvelle pour Joe Biden et risque de compliquer sa tâche quand son administration entrera en fonction.

“Une résiliation surprise (…) lie prématurément et inutilement les mains de l’administration entrante, et ferme la porte à d’importantes options de liquidités pour les entreprises au moment où elles en ont le plus besoin”, a déclaré Neil Bradley, directeur de la politique de la Chambre de commerce américaine.

Il s’agit également d’un revers pour les marchés financiers, très dépendants des mesures de soutien monétaire mais également budgétaire.

“Pendant environ trois semaines en janvier, les marchés fonctionneront sans le soutien dont ils bénéficient depuis le printemps”, a déclaré Michael Feroli, analyste de JPMorgan, en faisant référence au délai entre l’expiration des programmes de la Fed et l’intronisation le 20 janvier de Joe Biden, dont le secrétaire au Trésor pourrait décider de relancer les programmes en question.

L’annonce faite par Steven Mnuchin a fait baisser les contrats à terme sur les indices de Wall Street et les rendements de référence du Trésor américain.

L’élu démocrate James Clyburn, président de la commission à la Chambre des représentants sur la crise du coronavirus, a déclaré qu’il n’y avait “absolument aucune justification” pour Steven Mnuchin de suspendre ces programmes en pleine crise sanitaire et lui a demandé de revenir sur sa décision.

Le sénateur républicain Pat Toomey a de son côté salué la décision du secrétaire au Trésor.

Coronavirus- Royaume-Uni : au moins 1,5 million de contaminés

Coronavirus- Royaume-Uni : au moins  1,5 million de contaminés

398 décès supplémentaires et 18.662 nouveaux cas de personnes touchées par le COVID-19 dimanches, ce qui fait franchir la barre des 1,5 million de contaminations.

Le nombre de décès tient compte des 141 morts qui n’avaient pas été pris en compte dans les données présentées samedi en raison d’une erreur de traitement, précise le gouvernement.

Le nombre de morts dans le pays, le plus durement touché d’Europe, est désormais de 55.024 et le nombre de cas s’élève à 1.512.045.

Droits voisins : Google passe un accord avec les grands éditeurs…. et les autres?

Droits voisins : Google passe un accord avec les grands éditeurs…. et les autres?

Les grands éditeurs de la presse sont satisfaits de l’accord passé avec Google au nom des droits voisins. Ce qui va se traduire par une rémunération de la part de Google. Ces  médias  dont beaucoup sont en difficulté financière voient la rémunération par Google comme un ballon d’oxygène. Parmi les premiers signataires de ces accords, figurent le Monde, Courrier international, L’Obs, le Figaro, Libération et l’Express.

Le problème c’est qu’il existe de nombreux autres émetteurs et producteurs d’information. Google affirme être en négociation avec certains d’entre eux. Ceci étant,  il est prévisible que Google ne retiendra que les grands de la presse, d’où une forme de concentration de l’information, aussi une certaine coloration dans la mesure où la plupart des titres sont détenus par des financiers. Google News qui reprendra les informations de ces titres pourrait être au secteur des médias ce que Amazon est à la distribution. En  position dominante qui forcément va favoriser va favoriser encore davantage la pensée unique.

Le mois dernier, la Cour d’appel de Paris avait confirmé la décision de l’Autorité de la Concurrence obligeant la filiale d’Alphabet à négocier avec les éditeurs de presse français et les agences en vue de la rémunération de leurs contenus.

Plusieurs syndicats d’éditeurs de presse et l’Agence France Presse (AFP) avaient saisi l’Autorité de la concurrence française au sujet des pratiques du groupe américain en s’appuyant sur la loi de juillet 2019 sur les “droits voisins”.

L’Autorité avait alors estimé que les pratiques de Google à l’occasion de l’entrée en vigueur de cette loi étaient susceptibles de constituer un abus de position dominante et portaient une atteinte grave et immédiate au secteur de la presse.

Après Brexit : accord entre le Royaume-Uni et le Canada

Après Brexit  : accord entre le Royaume-Uni et le Canada

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Un accord pour le cas où ! Mais un accord provisoire de simple continuité des échanges commerciaux avec le Canada dans l’hypothèse d’absence d’accord avec l’union européenne. Londres est engagé dans la négociation de plusieurs accords commerciaux de “continuité” comme celui qui vient d’être passé avec le Canada, l’idée étant de ne pas trop perturber les échanges commerciaux une fois le divorce avec l’Union européenne réellement en vigueur, le 31 décembre prochain. Un accord plus approfondi sera ensuite négocié avec le Canada

Formellement, le Royaume-Uni a quitté l’UE le 31 janvier dernier mais est alors entré dans une période de transition durant laquelle il reste soumis aux règles européennes, et donc aux accords commerciaux négociés par la Commission européenne au nom des Etats membres de l’UE. Cette période transitoire s’achève à la fin de l’année.

“Nous espérons conclure un nouvel accord plus ambitieux l’année prochaine avec l’objectif de créer davantage de possibilités pour les entreprises et d’améliorer l’existence des habitants de notre pays.”

Coronavirus: traitement de Regeneron autorisé aux États-Unis

Coronavirus: traitement de Regeneron autorisé aux États-Unis

 

Le regeneron  est un traitement  (et non vaccin) qui vient d’être autorisé aux États-Unis. L’Agence américaine du médicament (FDA) a autorisé samedi en procédure d’urgence l’utilisation du traitement expérimental aux anticorps contre le COVID-19 développé par le groupe pharmaceutique Regeneron.

Ce traitement a été donné au président américain Donald Trump lors de son hospitalisation début octobre après qu’il a été infecté par le coronavirus.

La FDA a déclaré que le traitement aux anticorps de Regeneron pouvait être utilisée chez les adultes et les enfants avec des symptômes modérés de COVID-19 et présentant un risque d’évolution vers une forme sévère.

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