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Les dangers sanitaires de l’industrie alimentaire

Les  dangers  sanitaires de l’industrie alimentaire

 

Nombre d’experts*  s’interrogent à propos de certains  risques sanitaires pour les aliments dits ultra transformé sans doute pour ne pas utiliser le terme plus clair mais plus accusateur d’industrie alimentaire,  sorte de chimie qui ajoute nombre d’additifs aux produits de base :

 

« Dans de nombreux pays, le degré de transformation des aliments a augmenté au cours des dernières décennies. Aujourd’hui, les aliments dits « ultra-transformés » représenteraient 25 à 60 % des apports énergétiques journaliers en Europe, aux États-Unis, au Canada, en Nouvelle-Zélande, et au Brésil.

Or, depuis quelques années, les études suggérant qu’une consommation excessive de ce type d’aliments pourrait avoir des effets délétères pour la santé s’accumulent. Plusieurs recherches ont notamment mis en évidence un lien entre la consommation d’aliments ultra-transformés et un risque plus élevé de surpoids ou d’obésité ainsi que d’hypertension artérielle dans une cohorte d’étudiants espagnols, tout comme un risque accru de dyslipidémies (taux anormalement élevé ou diminué de certains lipides dans le sang : cholestérol, triglycérides…) dans une cohorte d’enfants au Brésil.

Jusqu’à présent, aucune étude épidémiologique n’avait étudié les relations entre la consommation de ces aliments et le risque de maladies cardiovasculaires. C’est désormais chose faite.

Les travaux de l’équipe EREN, qui associe des chercheurs en épidémiologie nutritionnelle de l’Inserm, de l’Inra, de l’Université Paris 13 et du CNAM révèlent, dans un article publié dans le British Medical Journal, que la consommation d’aliments ultra-transformés est associée à un risque accru de maladies cardiovasculaires.

Ces travaux robustes s’appuient sur des données issues de la cohorte NutriNet-Santé. Ils ont inclus plus de 100 000 participants, suivis entre 2009 et 2018, et porté sur >3 300 aliments et boissons différents, classés en fonction de leur degré de transformation.

La notion de transformation des aliments est complexe à appréhender, car les procédés possibles et les additifs autorisés pour modifier les aliments sont très nombreux.

Afin de clarifier les choses, des chercheurs de l’Université de São Paulo ont proposé de classer les aliments en quatre groupes reflétant les niveaux de transformation des aliments. Cette classification « Nova » catégorise les aliments en 4 groupes :

  • les aliments pas ou peu transformés ;
  • les ingrédients culinaires (sel, sucre, matières grasses animales et végétales, épices, poivre…) ;
  • les aliments transformés combinant les deux premiers groupes ;
  • les aliments ultra-transformés.

Ce dernier groupe inclut, entre autres, les sodas sucrés ou édulcorés, les légumes assaisonnés de sauces contenant des additifs alimentaires, les steaks végétaux reconstitués avec ajout d’additifs, les confiseries et barres chocolatées, et tous les produits transformés avec ajout de conservateurs autre que le sel (nitrites par exemple). On y trouve aussi les produits alimentaires principalement ou entièrement constitués de sucre, de matières grasses et d’autres substances non utilisées dans les préparations culinaires, telles que les huiles hydrogénées et les amidons modifiés.

Ainsi, les viandes rouges ou blanches salées sont considérées comme des « aliments transformés » alors que les viandes ou charcuteries contenant des nitrites et des conservateurs ajoutés, comme les saucisses et le jambon, sont classées comme « aliments ultra-transformés ».

Dans le même ordre d’idée, les soupes liquides en brique préparées uniquement avec des légumes, des herbes et des épices sont considérées comme des « aliments transformés » alors que les soupes déshydratées sont classées comme « aliments ultra-transformés ».

Formulés pour être microbiologiquement sains et pratiques d’utilisation, les aliments ultra-transformés ont, en moyenne, une qualité nutritionnelle plus faible que les autres aliments. Ils sont en effet souvent non seulement plus denses en énergie, plus riches en sel, sucre et acides gras saturés, mais également plus pauvres en fibres et en vitamines, et ils pousseraient à manger davantage.

Qui plus est, ces aliments ultra-transformés contiennent pour la plupart des additifs alimentaires (colorants, émulsifiants, texturants, édulcorants, etc.).

Ils sont par ailleurs susceptibles de véhiculer des substances provenant des emballages au contact des aliments, ainsi que certains composés « néoformés », c’est-à-dire produits lors des processus de transformation (chauffage à haute température, hydrogénation, prétraitement par friture, hydrolyse, extrusion, etc.).

Dans le cadre de la cohorte NutriNet-Santé, une association significative avait déjà pu être observée entre la part d’aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire (en quantité) et une augmentation de divers risques : risque de cancers (au global et du sein), risque de mortalité, risque de symptômes dépressifs et de troubles fonctionnels digestifs.

Pour étudier les liens éventuels entre la consommation de ces aliments et le risque de maladies cardiovasculaires, nous avons recruté des participants qui n’avaient pas de maladie cardiovasculaire à leur entrée dans l’étude. Grâce à des enregistrements de 24 h répétés et validés, nous avons évalué la consommation alimentaire habituelle, et les milliers d’aliments et boissons consommés ont été classés en fonction de leur degré de transformation (selon la classification NOVA).

Les participants ont été suivis de 2009 à 2018 afin de détecter la survenue de maladies, et d’étudier les associations de ces maladies avec leurs consommations alimentaires. Les résultats sont clairs : la consommation d’aliments ultra-transformés s’est révélée être associée à un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires, à la fois coronariennes et cérébro-vasculaires.

Une augmentation de 10 points de la part d’aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire (par exemple, en comparant deux individus consommant respectivement 15 % et 25 % du poids de leurs aliments sous forme ultra-transformée) était associée à une augmentation de 12 % de risque de maladies cardiovasculaires au global (13 % pour les maladies coronariennes et 11 % pour les maladies cérébro-vasculaires).

Au sein des produits recensés par NutriNet-Santé, 85 % des produits de mauvaise qualité nutritionnelle (classés E par le NutriScore) étaient des aliments ultra-transformés.

Cependant, les résultats de nos travaux montrent que cette moins bonne qualité nutritionnelle globale des aliments ultra-transformés n’explique probablement pas à elle seule l’augmentation du risque cardiovasculaire. D’autres hypothèses mécanistiques sont envisageables, faisant par exemple intervenir des composés tels que certains additifs alimentaires ou substances formées lors des processus de transformation. Certains effets adverses sur la santé de tels composés ont en effet déjà été suggérés dans des études expérimentales.

C’est par exemple le cas de l’acrylamide, qui se forme au moment de la cuisson à haute température de certains aliments riches en asparagine (un acide aminé) et en amidon (frites/chips de pomme de terre, céréales du petit déjeuner, produits de panification, biscuits…). Cette molécule est reconnue comme cancérogène probable pour l’être humain, et a été liée au risque de maladies cardiovasculaires.

On peut aussi citer la carboxyméthylcellulose (E466), additif utilisé comme émulsifiant, qui, selon une étude sur des modèles animaux (souris), pourrait provoquer des réactions intestinales inflammatoires et augmenter le risque de syndrome métabolique, ou les matériaux au contact des aliments (comme le bisphénol A, maintenant interdit des emballages alimentaires et qui a lui aussi été lié à des désordres cardiométaboliques).

Les résultats obtenus dans cette étude sont robustes. Pour limiter les biais, ils tiennent compte d’un grand nombre de facteurs sociodémographiques et liés au mode de vie : âge, sexe, tabagisme, consommation d’alcool, niveau d’étude, activité physique, poids, les comorbidités métaboliques (maladies qui en accompagnent une autre), antécédents familiaux…

Cette étude observationnelle ne permet pas à elle seule de conclure à un lien de cause à effet. Cependant, des essais d’intervention au long cours, qui consisteraient à faire consommer des aliments ultra-transformés à des participants pendant plusieurs années, puis à évaluer l’impact sur leur santé (cancers, mortalité, maladies cardiovasculaires) ne sont pas envisageables.

Pour confirmer ces résultats, de nouvelles études épidémiologiques d’observation devront donc être réalisées, sur des populations diverses et dans d’autres pays. Il faudra également aller plus loin dans la compréhension des procédés de transformation grâce à de nouvelles approches épidémiologiques, couplées à des approches expérimentales in vitro et in vivo. Des essais randomisés, mais à court terme et portant sur des facteurs de risque précoces (comme la prise de poids) pourraient aussi être envisagés.

Aux États-Unis, un tel essai a récemment montré qu’un régime ultra-transformé favorise la consommation d’une quantité plus importante d’aliments, et la prise de poids.

En attendant d’en savoir plus, les recommandations nutritionnelles publiées récemment par Santé publique France dans le cadre du Programme national nutrition santé 2019conseillent, au nom du principe de précaution, de limiter la consommation d’aliments ultra-transformés et de privilégier la consommation d’aliments bruts ou peu transformés.

Pour parvenir à faire le tri dans les rayons des supermarchés, les consommateurs peuvent utiliser des applications gratuites comme celle d’Open Food Facts. S’appuyant sur une base de données ouverte et collaborative, elle permet en scannant le code-barre d’un produit alimentaire, d’afficher à la fois son NutriScore (logo qui renseigne sur la qualité nutritionnelle des aliments), sa catégorie NOVA (qui renseigne sur le degré de transformation), et la liste d’ingrédients (et d’additifs) qu’il contient.

Ce type d’outil est précieux pour atteindre l’objectif que s’est fixé le Haut Conseil de la Santé publique : réduire de 20 % la consommation d’aliments ultra-transformés en France d’ici à 2022.

Pour aller plus loin : À l’occasion des 10 ans de cette étude publique coordonnée par l’équipe EREN, un appel au recrutement est lancé. Vous souhaitez vous aussi faire avancer la recherche sur les liens entre nutrition et santé ? Rejoignez les 165 000 « Nutrinautes » de l’étude NutriNet-Santé ! Toutes les informations sont disponibles sur etude-nutrinet-sante.fr/.

  • Par Bernard Srour, Epidémiologiste – Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle EREN (Inserm U1153 / Inra U1125 / Cnam / USPC) – Centre de Recherche en Epidémiologie et Statistiques Sorbonne Paris Cité (CRESS), Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) ; Mathilde Touvier, Directrice de l’Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle, U1153 Inserm,Inra,Cnam, Université Sorbonne Paris Cité (USPC) et Serge Hercberg, Professeur de Nutrition Université Paris 13 – Praticien Hospitalier Département de Santé Publique, Hôpital Avicenne (AP-HP), Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle, U1153 Inserm,Inra,Cnam, Université Paris 13 – USPC

 

Macron : le bilan d’un président liquidateur de l’industrie, de l’économie et du patrimoine

Macron : le bilan  d’un liquidateur de l’industrie, de l’économie et du patrimoine

Il y a plus   de deux ans que Macron assume les responsabilités présidentielles. Un délai suffisant pour commencer à faire un bilan d’autant plus que Macron occupait déjà des fonctions importantes dès 2014 auprès de Hollande. D’un point de vue macro économique, l’échec est patent. Si on relève un petit rebond de la croissance en 2018, on le doit surtout à la politique de Hollande. Pour 2019, la croissance ne devrait pas dépasser beaucoup 1 %. Le nombre de chômeurs évoluera très peu, les comptes de public sont encore plus dégradés. Dans l’opinion publique, ils sont 70 % à ne pas croire à l’efficacité de la politique menée. On objectera que certaines réformes ont été engagées mais souvent des réformes qui ne vont pas jusqu’au bout ou même auxquelles on renonce. Voir par exemple le nombre de fonctionnaires. Macron avait annoncé la suppression de 50 000 postes pendant son quinquennat or en 2020, on  ne prévoit que la suppression de 2. 000. Un renoncement évidemment à la réforme de l’État. Un État plombé par ses couts de fonctionnement notamment ses couts salariaux mais aussi par la technocratie qui pour des motifs existentiels ne cesse de paralyser l’initiative. Macron de ce point de vue est prisonnier de ses origines de technocrate comme il est aussi dépendant des intérêts financiers qui ont soutenu sa campagne. Macron est un libéral étatiste, une curiosité politique.   Il a ainsi accordé 40 milliards d’allègements fiscaux peut-être nécessaires mais sans aucune contrepartie et sans aucune évaluation. La plus grande insuffisance de Macron est son manque de vision économique en particulier dans le domaine de l’industrie 5Macron est un littéraire,  pas un économiste).  Pour Macron,  la stratégie se résume à des affaires d’achat et de vente comme on les mène dans les banques d’affaires sans tenir compte des perspectives à long terme. L’exemple le plus catastrophique est sans doute celui d’Alstom. On notera d’ailleurs qu’il n’y a pas de ministre responsable de l’industrie, tout simplement parce qu’on considère qu’il n’y a pas besoin de vision et que seul le marché se chargera de définir le futur paysage. Avec de tels raisonnements on aurait jamais créé et vendu les produits phares que sont les TGV, les centrales électriques  et l’aéronautique. Faute de réflexion, on est par exemple passé à côté de la technologie 5G  totalement aux mains des Américains et des Chinois. La vision de Macron est uniquement à court terme et embrasse seulement des startups qui naissent et se vendent dans les cinq ans. Des délais bien insuffisants pour des enjeux stratégiques qui exigent des dizaines d’années ; par exemple,  la filière hydrogène, la filière des batteries électriques, l’intelligence artificielle etc. il n’y a guère que dans le domaine de l’armement qu’on tente  de voir un peu plus loin que son nez ; peut-être pour la bonne raison que la France n’a plus les moyens financiers d’une grande puissance. Une partie de l’économie est aussi en voie de liquidation du fait de la multiplication d’accords commerciaux qui vont favoriser des pays beaucoup plus concurrentiels et qui s’assoient notamment sur les normes sociales, environnementales et sanitaires. Une économie qu’on laisse se placer sous la tutelle des géants du numérique américain notamment alors que la France a été pendant longtemps un des leaders de l’innovation en matière de grande distribution. La liquidation concerne aussi le patrimoine avec par exemple la vente des aéroports, infrastructures stratégiques s’il en est, la vente de la très lucrative activité des jeux. Enfin parallèlement la démocratie n’aura guère progressé puisqu’à la république monarchique on aura substitué une forme de monarchie absolue où seul le président décide de tout, partout  et tout le temps. Y compris pour la désignation des candidats aux municipales comme lorsque les anciens souverains distribuaient les charges aux courtisans.

 

Risques sanitaires de l’industrie alimentaire

Risques sanitaires de l’industrie alimentaire 

Bernard Srour, Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm); Mathilde Touvier, Université Sorbonne Paris Cité (USPC); Serge Hercberg, Université Paris 13 – USPC, d’autres experts  s’interrogent à propos de certains  risques sanitaires pour les aliments dits ultra transformé sans doute pour ne pas utiliser le terme plus clair mais plus accusateur d’industrie alimentaire,  sorte de chimie qui ajoute nombre d’additifs aux produits de base :

 

« Dans de nombreux pays, le degré de transformation des aliments a augmenté au cours des dernières décennies. Aujourd’hui, les aliments dits « ultra-transformés » représenteraient 25 à 60 % des apports énergétiques journaliers en Europe, aux États-Unis, au Canada, en Nouvelle-Zélande, et au Brésil.

Or, depuis quelques années, les études suggérant qu’une consommation excessive de ce type d’aliments pourrait avoir des effets délétères pour la santé s’accumulent. Plusieurs recherches ont notamment mis en évidence un lien entre la consommation d’aliments ultra-transformés et un risque plus élevé de surpoids ou d’obésité ainsi que d’hypertension artérielle dans une cohorte d’étudiants espagnols, tout comme un risque accru de dyslipidémies (taux anormalement élevé ou diminué de certains lipides dans le sang : cholestérol, triglycérides…) dans une cohorte d’enfants au Brésil.

Jusqu’à présent, aucune étude épidémiologique n’avait étudié les relations entre la consommation de ces aliments et le risque de maladies cardiovasculaires. C’est désormais chose faite.

Les travaux de l’équipe EREN, qui associe des chercheurs en épidémiologie nutritionnelle de l’Inserm, de l’Inra, de l’Université Paris 13 et du CNAM révèlent, dans un article publié dans le British Medical Journal, que la consommation d’aliments ultra-transformés est associée à un risque accru de maladies cardiovasculaires.

Ces travaux robustes s’appuient sur des données issues de la cohorte NutriNet-Santé. Ils ont inclus plus de 100 000 participants, suivis entre 2009 et 2018, et porté sur >3 300 aliments et boissons différents, classés en fonction de leur degré de transformation.

La notion de transformation des aliments est complexe à appréhender, car les procédés possibles et les additifs autorisés pour modifier les aliments sont très nombreux.

Afin de clarifier les choses, des chercheurs de l’Université de São Paulo ont proposé de classer les aliments en quatre groupes reflétant les niveaux de transformation des aliments. Cette classification « Nova » catégorise les aliments en 4 groupes :

  • les aliments pas ou peu transformés ;
  • les ingrédients culinaires (sel, sucre, matières grasses animales et végétales, épices, poivre…) ;
  • les aliments transformés combinant les deux premiers groupes ;
  • les aliments ultra-transformés.

Ce dernier groupe inclut, entre autres, les sodas sucrés ou édulcorés, les légumes assaisonnés de sauces contenant des additifs alimentaires, les steaks végétaux reconstitués avec ajout d’additifs, les confiseries et barres chocolatées, et tous les produits transformés avec ajout de conservateurs autre que le sel (nitrites par exemple). On y trouve aussi les produits alimentaires principalement ou entièrement constitués de sucre, de matières grasses et d’autres substances non utilisées dans les préparations culinaires, telles que les huiles hydrogénées et les amidons modifiés.

Ainsi, les viandes rouges ou blanches salées sont considérées comme des « aliments transformés » alors que les viandes ou charcuteries contenant des nitrites et des conservateurs ajoutés, comme les saucisses et le jambon, sont classées comme « aliments ultra-transformés ».

Dans le même ordre d’idée, les soupes liquides en brique préparées uniquement avec des légumes, des herbes et des épices sont considérées comme des « aliments transformés » alors que les soupes déshydratées sont classées comme « aliments ultra-transformés ».

Formulés pour être microbiologiquement sains et pratiques d’utilisation, les aliments ultra-transformés ont, en moyenne, une qualité nutritionnelle plus faible que les autres aliments. Ils sont en effet souvent non seulement plus denses en énergie, plus riches en sel, sucre et acides gras saturés, mais également plus pauvres en fibres et en vitamines, et ils pousseraient à manger davantage.

Qui plus est, ces aliments ultra-transformés contiennent pour la plupart des additifs alimentaires (colorants, émulsifiants, texturants, édulcorants, etc.).

Ils sont par ailleurs susceptibles de véhiculer des substances provenant des emballages au contact des aliments, ainsi que certains composés « néoformés », c’est-à-dire produits lors des processus de transformation (chauffage à haute température, hydrogénation, prétraitement par friture, hydrolyse, extrusion, etc.).

Dans le cadre de la cohorte NutriNet-Santé, une association significative avait déjà pu être observée entre la part d’aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire (en quantité) et une augmentation de divers risques : risque de cancers (au global et du sein), risque de mortalité, risque de symptômes dépressifs et de troubles fonctionnels digestifs.

Pour étudier les liens éventuels entre la consommation de ces aliments et le risque de maladies cardiovasculaires, nous avons recruté des participants qui n’avaient pas de maladie cardiovasculaire à leur entrée dans l’étude. Grâce à des enregistrements de 24 h répétés et validés, nous avons évalué la consommation alimentaire habituelle, et les milliers d’aliments et boissons consommés ont été classés en fonction de leur degré de transformation (selon la classification NOVA).

Les participants ont été suivis de 2009 à 2018 afin de détecter la survenue de maladies, et d’étudier les associations de ces maladies avec leurs consommations alimentaires. Les résultats sont clairs : la consommation d’aliments ultra-transformés s’est révélée être associée à un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires, à la fois coronariennes et cérébro-vasculaires.

Une augmentation de 10 points de la part d’aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire (par exemple, en comparant deux individus consommant respectivement 15 % et 25 % du poids de leurs aliments sous forme ultra-transformée) était associée à une augmentation de 12 % de risque de maladies cardiovasculaires au global (13 % pour les maladies coronariennes et 11 % pour les maladies cérébro-vasculaires).

La mauvaise qualité nutritionnelle n’est pas seule en cause

Au sein des produits recensés par NutriNet-Santé, 85 % des produits de mauvaise qualité nutritionnelle (classés E par le NutriScore) étaient des aliments ultra-transformés.

Cependant, les résultats de nos travaux montrent que cette moins bonne qualité nutritionnelle globale des aliments ultra-transformés n’explique probablement pas à elle seule l’augmentation du risque cardiovasculaire. D’autres hypothèses mécanistiques sont envisageables, faisant par exemple intervenir des composés tels que certains additifs alimentaires ou substances formées lors des processus de transformation. Certains effets adverses sur la santé de tels composés ont en effet déjà été suggérés dans des études expérimentales.

C’est par exemple le cas de l’acrylamide, qui se forme au moment de la cuisson à haute température de certains aliments riches en asparagine (un acide aminé) et en amidon (frites/chips de pomme de terre, céréales du petit déjeuner, produits de panification, biscuits…). Cette molécule est reconnue comme cancérogène probable pour l’être humain, et a été liée au risque de maladies cardiovasculaires.

On peut aussi citer la carboxyméthylcellulose (E466), additif utilisé comme émulsifiant, qui, selon une étude sur des modèles animaux (souris), pourrait provoquer des réactions intestinales inflammatoires et augmenter le risque de syndrome métabolique, ou les matériaux au contact des aliments (comme le bisphénol A, maintenant interdit des emballages alimentaires et qui a lui aussi été lié à des désordres cardiométaboliques).

Les résultats obtenus dans cette étude sont robustes. Pour limiter les biais, ils tiennent compte d’un grand nombre de facteurs sociodémographiques et liés au mode de vie : âge, sexe, tabagisme, consommation d’alcool, niveau d’étude, activité physique, poids, les comorbidités métaboliques (maladies qui en accompagnent une autre), antécédents familiaux…

Cette étude observationnelle ne permet pas à elle seule de conclure à un lien de cause à effet. Cependant, des essais d’intervention au long cours, qui consisteraient à faire consommer des aliments ultra-transformés à des participants pendant plusieurs années, puis à évaluer l’impact sur leur santé (cancers, mortalité, maladies cardiovasculaires) ne sont pas envisageables.

Pour confirmer ces résultats, de nouvelles études épidémiologiques d’observation devront donc être réalisées, sur des populations diverses et dans d’autres pays. Il faudra également aller plus loin dans la compréhension des procédés de transformation grâce à de nouvelles approches épidémiologiques, couplées à des approches expérimentales in vitro et in vivo. Des essais randomisés, mais à court terme et portant sur des facteurs de risque précoces (comme la prise de poids) pourraient aussi être envisagés.

Aux États-Unis, un tel essai a récemment montré qu’un régime ultra-transformé favorise la consommation d’une quantité plus importante d’aliments, et la prise de poids.

En attendant d’en savoir plus, les recommandations nutritionnelles publiées récemment par Santé publique France dans le cadre du Programme national nutrition santé 2019conseillent, au nom du principe de précaution, de limiter la consommation d’aliments ultra-transformés et de privilégier la consommation d’aliments bruts ou peu transformés.

Pour parvenir à faire le tri dans les rayons des supermarchés, les consommateurs peuvent utiliser des applications gratuites comme celle d’Open Food Facts. S’appuyant sur une base de données ouverte et collaborative, elle permet en scannant le code-barre d’un produit alimentaire, d’afficher à la fois son NutriScore (logo qui renseigne sur la qualité nutritionnelle des aliments), sa catégorie NOVA (qui renseigne sur le degré de transformation), et la liste d’ingrédients (et d’additifs) qu’il contient.

Ce type d’outil est précieux pour atteindre l’objectif que s’est fixé le Haut Conseil de la Santé publique : réduire de 20 % la consommation d’aliments ultra-transformés en France d’ici à 2022.

Pour aller plus loin : À l’occasion des 10 ans de cette étude publique coordonnée par l’équipe EREN, un appel au recrutement est lancé. Vous souhaitez vous aussi faire avancer la recherche sur les liens entre nutrition et santé ? Rejoignez les 165 000 « Nutrinautes » de l’étude NutriNet-Santé ! Toutes les informations sont disponibles sur etude-nutrinet-sante.fr/.

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Par Bernard Srour, Epidémiologiste – Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle EREN (Inserm U1153 / Inra U1125 / Cnam / USPC) – Centre de Recherche en Epidémiologie et Statistiques Sorbonne Paris Cité (CRESS), Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) ; Mathilde Touvier, Directrice de l’Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle, U1153 Inserm,Inra,Cnam, Université Sorbonne Paris Cité (USPC) et Serge Hercberg, Professeur de Nutrition Université Paris 13 – Praticien Hospitalier Département de Santé Publique, Hôpital Avicenne (AP-HP), Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle, U1153 Inserm,Inra,Cnam, Université Paris 13 – USPC

Macron, le liquidateur de l’industrie, de l’économie et du patrimoine

 

 

Macron,  le liquidateur de l’industrie, de l’économie et du patrimoine

Depuis plus  de deux ans que Macron assume les responsabilités présidentielles. Un délai suffisant pour commencer à faire un bilan d’autant plus que Macron occupait déjà des fonctions importantes dès 2014 auprès de Hollande. D’un point de vue macro économique, l’échec est patent. Si on relève un petit rebond de la croissance en 2018, on le doit surtout à la politique de Hollande. Pour 2019, la croissance ne devrait pas dépasser beaucoup 1 %. Le nombre de chômeurs évoluera très peu, les comptes de public sont encore plus dégradés. Dans l’opinion publique, ils sont 70 % à ne pas croire à l’efficacité de la politique menée. On objectera que certaines réformes ont été engagées mais souvent des réformes qui ne vont pas jusqu’au bout ou même auxquelles on renonce. Voir par exemple le nombre de fonctionnaires. Macron avait annoncé la suppression de 50 000 postes pendant son quinquennat or en 2020 , on  ne prévoit que la suppression de 2000. Un renoncement évidemment à la réforme de l’État. Un État plombé par ses couts de fonctionnement notamment ses couts salariaux mais aussi par la technocratie qui pour des motifs existentiels ne cesse de paralyser l’initiative. Macron de ce point de vue est prisonnier de ses origines de technocrate comme il est aussi dépendant des intérêts financiers qui ont soutenu sa campagne. Il a ainsi accordé 40 milliards d’allègements fiscaux, peut-être nécessaires, mais sans aucune contrepartie et sans aucune évaluation. La plus grande insuffisance de Macron est son manque de vision économique en particulier dans le domaine de l’industrie. Pour Macron, la stratégie se résume à des affaires d’achat et de vente comme on les mène dans les banques d’affaires sans tenir compte des perspectives à long terme. L’exemple le plus catastrophique est sans doute celui d’Alstom. On notera d’ailleurs qu’il n’y a pas de ministre responsable de l’industrie, tout simplement parce qu’on considère qu’il n’y a pas besoin de vision et que seul le marché se chargera de définir le futur paysage. Avec de tels raisonnements on n’aurait jamais créé et vendu les produits phares que sont les TGV, les centrales électriques et les Airbus. Faute de réflexion, on est par exemple passé à côté de la technologie 5G  totalement aux mains des Américains et des Chinois. La vision de Macron est uniquement à court terme et embrasse seulement des startups qui naissent et se vendent dans les cinq ans. Des délais bien insuffisants pour des enjeux stratégiques qui exigent des dizaines d’années ; par exemple,  la filière hydrogène, la filière des batteries électriques, l’intelligence artificielle, la transition écologique,  etc. il n’y a guère que dans le domaine de l’armement qu’on tente de voir un peu plus loin que son nez ; peut-être pour la bonne raison que la France n’a plus les moyens financiers d’une grande puissance. Une partie de l’économie est aussi en voie de liquidation du fait de la multiplication d’accords commerciaux qui vont favoriser des pays beaucoup plus concurrentiels et qui s’assoient notamment sur les normes sociales, environnementales et sanitaires. Une économie qu’on laisse se placer sous la tutelle des géants du numérique américain notamment alors que la France a été pendant longtemps un des leaders de l’innovation en matière de grande distribution. La liquidation concerne aussi le patrimoine avec par exemple la vente des aéroports, infrastructures stratégiques s’il en est, la vente de la très lucrative activité des jeux. Enfin parallèlement la démocratie n’aura guère progressé puisqu’à la république monarchique on aura substitué une forme de monarchie absolue où seul le président décide de tout et tout le temps. Y compris pour la désignation des candidats aux municipales comme lorsque les anciens souverains distribuaient les charges aux courtisans.

 

Macron : liquidateur de l’industrie, de l’économie et du patrimoine

 

 

Depuis plus  de deux ans que Macron assume les responsabilités présidentielles. Un délai suffisant pour commencer à faire un bilan d’autant plus que Macron occupait déjà des fonctions importantes dès 2014 auprès de Hollande. D’un point de vue macro économique, l’échec est patent. Si on relève un petit rebond de la croissance en 2018, on le doit surtout à la politique de Hollande. Pour 2019, la croissance ne devrait pas dépasser beaucoup 1 %. Le nombre de chômeurs évoluera très peu, les comptes de public sont encore plus dégradés. Dans l’opinion publique, ils sont 70 % à ne pas croire à l’efficacité de la politique menée. On objectera que certaines réformes ont été engagées mais souvent des réformes qui ne vont pas jusqu’au bout ou même auxquelles on renonce. Voir par exemple le nombre de fonctionnaires. Macron avait annoncé la suppression de 50 000 postes pendant son quinquennat or en 2020 , on  ne prévoit que la suppression de 2000. Un renoncement évidemment à la réforme de l’État. Un État plombé par ses coups de fonctionnement notamment ses coups salariaux mais aussi par la technocratie qui pour des motifs existentiels ne cesse de paralyser l’initiative. Macron de ce point de vue est prisonnier de ses origines de technocrates comme il est aussi dépendant des intérêts financiers qui ont soutenu sa campagne. Il a ainsi accordé 40 milliards d’allègements fiscaux peut-être nécessaires mais sans aucune contrepartie et sans aucune évaluation. La plus grande insuffisance de Macron et son manque de vision économique en particulier dans le domaine de l’industrie. Pour Macron la stratégie se résume à des affaires d’achat et de vente comme on les mène dans les banques d’affaires sans tenir compte des perspectives à long terme. L’exemple le plus catastrophique est sans doute celui d’Alstom. On notera d’ailleurs qu’il n’y a pas de ministre responsable de l’industrie, tout simplement parce qu’on considère qu’il n’y a pas besoin de vision et que seul le marché se chargera de définir le futur paysage. Avec de tels raisonnements on aurait jamais créé et vendu les produits phares que sont les TGV, les centrales et l’aéronautique. Faute de réflexion, on est par exemple passé à côté de la technologie cinq j’ai totalement aux mains des Américains et des Chinois. La vision de Macron est uniquement à court terme et embrasse seulement des startups qui naissent et se vendent dans les cinq ans. Des délais bien insuffisants pour des enjeux stratégiques qui exigent des dizaines d’années ; par exemple,  la filière hydrogène, la filière des batteries électriques, l’intelligence artificielle etc. il n’y a guère que dans le domaine de l’armement contente de voir un peu plus loin que son nez peut-être pour la bonne raison que la France n’a plus les moyens financiers d’une grande puissance. Une partie de l’économie est aussi en voie de liquidation du fait de la multiplication d’accords commerciaux qui vont favoriser des pays beaucoup plus concurrentiels et qui s’assoient notamment sur les normes sociales, environnementales et sanitaires. Une économie qu’on laisse se placer sous la tutelle des géants du numérique américain notamment alors que la France a été pendant longtemps un des leaders de l’innovation en matière de grande distribution. La liquidation concerne aussi le patrimoine avec par exemple la vente des aéroports, infrastructures stratégiques s’il en est, la vente de la très lucrative activité des jeux. Enfin parallèlement la démocratie n’aura guère progressé puisqu’à la république monarchique on aura substitué une forme de monarchie absolue où seul le président décide de tout et tout le temps. Y compris pour la désignation des candidats aux municipales comme lorsque les anciens souverains distribuaient les charges aux courtisans.

 

L’industrie : «reconquête» ?

L’industrie : «reconquête» ?

L’industrie a connu un petit rebond en 2017 lié à la croissance, mais peine à faire croire à son renouveau. En 40 ans,   la contribution de l’industrie à la richesse nationale est passée de 24 % à 10 %. Loin derrière le champion européen, l’Allemagne (avec 20,6%) suivie de l’Italie (14,6%) et de l’Espagne (12,8%). Deux récents dossiers, Ford Aquitaine et Ascoval dans le nord menacés de fermeture,  témoignent de la liquidation progressive de l’industrie française et explique en grande partie la hausse du chômage en France. . Il est symptomatique que l’industrie soit régulièrement absente des discours de Macron. Pourtant depuis des années, notre secteur industriel ne cesse de se déliter et la balance commerciale témoigne de cet affaiblissement progressif. Alors que l’Allemagne, pays fortement industrialisés, enregistre chaque année un excédent de l’ordre de 250 milliards, la France, elle, connaît un déficit annuel de leur de 60 milliards. La situation pourrait être encore plus dramatique s’il n’y avait pas la vente de matériel de transport et en particulier des Airbus pour limiter la casse. Dans les discours officiels et chez Macron en particulier, la priorité est donnée aux services, au développement du numérique et aux startups. Évidemment un vue un peu restreinte du panorama économique.  Depuis des années, les pouvoirs publics ont abandonné toute stratégie de redynamisation du secteur industriel et même consenti parfois à brader notre potentiel à des entreprises étrangères.  Dernière catastrophe en date, celle de l’usine de Ford Aquitaine qui concerne près de 800 salariés et de leur de 2000 personnes avec la sous-traitance. Une usine que Ford veut fermer et dont elle empêche même la reprise par un éventuel successeur. Autre catastrophe celle d’Ascoval, lune des dernières aciéries françaises dans le nord qui concerne près de 300 salariés. Il faut dire que depuis déjà longtemps le mot stratégie, filière et encore davantage plan est tabou en France. La régulation est laissée aux seuls marchés. Avec un tel raisonnement on n’aurait jamais pu développer et réussir Airbus par exemple.  Comme on ne peut pas raisonner globalement, de manière trop générale et trop verticale, il conviendrait bien sûr de reprendre une réflexion stratégique sur les forces et les faiblesses de notre industrie par secteur et de conclure cette réflexion par la définition d’axes stratégiques encourageants la recherche, le développement et notamment l’exportation. Certes les données macro-économiques ne peuvent être négligées mais d’autres facteurs doivent être pris en compte pour comprendre et au-delà soutenir l’industrie. On notera que le mot industrie est absent du discours de Macron. Par ailleurs qu’aucun ministre n’est spécifiquement responsable de ce champ d’activité.

 

 

Moral dans l’industrie manufacturière : recul

Moral dans  l’industrie manufacturière : recul

 

Un mauvais signe pour la croissance. Française traine toujours les pieds en Europe comme l’indique  les indicateurs de Markit de mars. L’Indice PMI Flash de l’Industrie Manufacturière atteint en effet  un plus bas de sept mois à 49,6 après 50,2 en février. Plus inquiétant encore des perspectives de commandes peu réjouissantes. D’après l’INSEE  En mars 2016, le solde d’opinion des industriels sur leur activité passée, déjà inférieur à sa moyenne de long terme, continue de se dégrader (–16 points depuis novembre 2015). Celui sur les perspectives personnelles de production se replie (–4 points) mais reste à un niveau (14) bien au-dessus de sa moyenne de longue période (5). Toutefois, les industriels sont un peu plus optimistes qu’en février sur les perspectives générales de production du secteur (+3 points). Le solde correspondant est supérieur à sa moyenne de long terme depuis février 2015. En mars, les carnets de commandes restent légèrement supérieurs à leur moyenne de longue période même s’ils se dégarnissent un peu à l’étranger. Enfin, les industriels sont quasiment aussi nombreux qu’en février à juger que leurs stocks de produits finis sont inférieurs à la normale : le solde d’opinion correspondant augmente de 1 point mais reste inférieur à sa moyenne de long terme.

Dans l’industrie agro-alimentaire, le solde sur l’activité passée chute et devient inférieur à sa moyenne de long terme. À l’inverse, celui sur les perspectives de production se redresse et repasse au-dessus de sa moyenne. Les carnets de commandes se regarnissent, les soldes associés sont supérieurs à leur moyenne de longue période. Les stocks de produits finis sont jugés encore plus élevés, le solde correspondant étant déjà supérieur à sa moyenne en février.

BIENS D’ÉQUIPEMENT

Dans l’industrie des biens d’équipement, le solde sur la production passée se redresse légèrement mais reste inférieur à sa moyenne de longue période. Celui sur les perspectives de production se replie et retrouve quasiment son niveau normal. Le solde sur les stocks de produits finis augmente un peu et se rapproche de son niveau moyen. Les carnets de commandes globaux et étrangers se dégarnissent ; le solde associé à ces derniers devient inférieur à la normale.

MATÉRIELS DE TRANSPORT

Automobile

Dans le secteur automobile, le solde sur l’activité passée s’améliore encore fortement et se situe nettement au-dessus de sa moyenne. Celui sur les perspectives de production retombe et retrouve un niveau proche de celui de janvier, bien au-dessus de la normale. Les carnets de commandes globaux et étrangers se dégarnissent fortement tout en restant supérieurs à leur moyenne. Le solde sur les stocks de produits finis est stable au-dessous de sa moyenne de long terme.

Autres matériels de transport

Dans les autres matériels de transport, les soldes sur l’activité passée et sur les perspectives de production augmentent légèrement ; le premier reste inférieur à sa moyenne de longue période alors que le second reste nettement supérieur à la normale. Le niveau des stocks de produits finis est jugé encore au-dessus de sa moyenne de long terme. Les carnets de commandes globaux se dégarnissent encore tout en restant au-dessus de leur moyenne de longue période.

AUTRES INDUSTRIES

Dans l’ensemble des « autres industries », les soldes d’opinion sur l’activité passée et prévue se dégradent en mars. Ils sont inférieurs à leur moyenne de long terme. Par sous-secteur, le solde sur l’activité passée se replie dans la chimie et la plasturgie, augmente légèrement dans la métallurgie et se redresse dans la pharmacie. Celui sur les perspectives de production chute dans la métallurgie alors qu’il progresse dans la pharmacie et la plasturgie. Il est stable nettement au-dessous de la normale dans la chimie. Dans l’ensemble des « autres industries », les carnets de commandes globaux sont quasi stables et se regarnissent un peu à l’étranger. Ils continuent de se garnir dans la plasturgie, les soldes correspondant dépassant légèrement leur moyenne de long terme. Dans la chimie, la pharmacie et la métallurgie, les carnets de commandes sont quasi stables dans leur ensemble mais se remplissent à l’étranger. Enfin, les stocks de produits finis sont jugés globalement plus légers, du fait de la pharmacie, mais plus élevés dans la chimie et la plasturgie.

Alstom: l’industrie nucléaire française pas très claire

Alstom: l’industrie nucléaire française pas très claire

Pas très claire  la position de GIIN et pas de quoi vraiment éclairer la stratégie industrielle française. GIIN  organisation qui représente environ 300 entreprises de la filière nucléaire française et qui  a plaidé lundi pour une solution de cession permettant à Alstom de maintenir une forte présence industrielle en France, tout en soulignant l’ »atout » que représenterait un adossement de l’entreprise à un groupe international. Dans un marché de l’énergie « fragilisé » en Europe, le Groupe intersyndical de l’industrie nucléaire estime que « la mise en place de partenariats structurants et la consolidation de grands acteurs industriels tels qu’Alstom sont inéluctables et doivent être accueillies comme une quête d’opportunité plutôt que vécues comme une menace ».   »Voir Alstom adossé à un groupe industriel international de premier plan, engagé dans l’énergie nucléaire et dont les activités, particulièrement en Europe, et notamment en France, sont très largement complémentaires avec celles d’Alstom, constituerait un atout indéniable pour la filière », a précisé le GIIN.  Il a ajouté cependant qu’il serait « particulièrement attentif à promouvoir une solution qui minimise les restructurations et les destructions de compétences et de compétitivité du groupe Alstom, de ses sous-traitants et de ses partenaires, qui leur permette de maintenir une présence industrielle de premier rang en France et dans le monde, dans le domaine de l’énergie et notamment du nucléaire ».  Vraiment pas de quoi être éclairée ( même via le nucléaire)  par cette position très alambiquée !




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