Archive pour le Tag 'américain'

Après la débâcle en Afghanistan, quel bouclier américain ?

Après la débâcle en Afghanistan, quel bouclier américain ?

 

Après la débâcle en Afghanistan, la présence américaine amène des pays notamment  d’Asie à s’interroger sur leur dépendance vis-à-vis des Etats-Unis.

(Article du monde, extrait)

 


L’onde de choc de la débâcle américaine amène pourtant des pays notamment d’Asie à s’interroger sur leur dépendance envers les Etats-Unis, qui s’avère une garantie de sécurité insuffisante s’ils ne disposent pas eux-mêmes de capacités pour se défendre et, surtout, s’ils ne se ménagent pas d’autres options que le suivisme. C’est moins la fiabilité de l’engagement américain que les décisions unilatérales de Washington qui inquiètent Séoul et Tokyo.

Des raisons durables à la présence américaine en Corée du Sud et au Japon écartent l’hypothèse d’un retrait : la guerre de Corée, suspendue à un simple armistice en 1953 – ce qui en fait le plus long conflit où sont impliqués les Etats-Unis –, et la menace nucléaire du Nord, qui dispose désormais de capacités intercontinentales. Le Japon, lui, reste la « clé du Pacifique » pour contenir la Chine, comme au moment de la guerre froide.

Vu de Séoul et de Tokyo, le retour des talibans à Kaboul ne suscite pas les mêmes inquiétudes qu’aux Etats-Unis et en Europe sur la résurgence d’un foyer terroriste : « Contrairement aux puissances occidentales, la Corée du Sud n’a pas d’intérêt stratégique en Afghanistan », estime Ku Mi-seon, de l’université de l’Ohio (Etats-Unis). Pour Masayuki Tadokoro, de l’université Keio, à Tokyo, « le Japon n’ayant jamais été une cible du terrorisme islamiste, le retour au pouvoir des talibans n’a pas d’implications géopolitiques pour Tokyo, sinon par son effet sur les relations entre la Chine et les Etats-Unis ».

Au lendemain d’une autre défaite des Etats-Unis – la chute de Saigon, en 1975, au terme de la guerre du Vietnam –, la Corée du Sud et le Japon, qui avaient été les bases arrière de l’offensive américaine, avaient cherché à rebattre les cartes. Le président sud-coréen, Park Chung-hee, avait lancé un programme clandestin d’armement nucléaire – auquel Washington mit le holà – et le Japon avait ouvert le spectre de sa diplomatie en signant, en 1978, un traité de paix et d’amitié avec la Chine, après avoir normalisé les relations entre les deux pays en 1972.

Afghanistan : l’abandon américain qui change les équilibres

Afghanistan : l’abandon américain qui change les équilibres

Un article du Wall Street Journal souligne que l’abandon de la pianiste par les Américains bouleverse nombre d’équilibres mondiaux.

 

Quand le gouvernement afghan s’est effondré le 15 août dernier, la Chine a eu du mal à dissimuler sa satisfaction : même si les Etats-Unis ont expliqué que leur départ s’expliquait en grande partie par une volonté d’allouer plus de ressources à la question chinoise, Pékin a jugé que la victoire des talibans était une humiliation pour son principal rival.

Lors d’un point presse, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, a évoqué la mort de Zaki Anwari, ce footballeur de 17 ans tombé du train d’atterrissage d’un C-17 américain qui quittait Kaboul. « Le mythe américain est mort, a-t-elle affirmé. Les gens sont de plus en plus nombreux à s’en rendre compte. »

Même son de cloche en Russie, où les médias d’Etat se sont largement réjouis de la situation, tout en redoutant que la débâcle afghane n’ait des conséquences sur les fragiles alliés de Moscou en Asie centrale. « Morale de l’histoire : n’aidez pas les Américains, a tweeté Margarita Simonian, rédactrice en chef de la chaîne de télévision RT. Profiter et se casser, c’est tout ce qu’ils savent faire. »

Mais maintenant que deux décennies de guerre ont pris fin en Afghanistan, la joie malsaine fait place à une interrogation plus objective : quelles seront les conséquences de la guerre et du retrait américain sur l’équilibre des pouvoirs ?

« Le retrait soudain et chaotique des forces américaines d’Afghanistan n’est pas une bonne nouvelle pour la Chine, estime Ma Xiaolin, spécialiste des relations internationales à l’université Zhejiang de Hangzhou, soulignant que l’Amérique continue de l’emporter sur le plan technologique, industriel et militaire. La Chine n’est pas prête à remplacer les Etats-Unis dans la région »

L’incroyable effondrement du gouvernement soutenu par les Etats-Unis a révélé les limites de la puissance militaire de l’Oncle Sam. Les insoutenables scènes de désespoir dans Kaboul ont déçu et attristé un certain nombre d’alliés des Américains, à commencer par les Européens, et considérablement entaché l’image de l’Amérique.

Et même si, officiellement, elles se rengorgent de la faiblesse américaine, la Chine et la Russie semblent tout à fait conscientes que les Etats-Unis ne seront pas les seuls à y laisser des plumes.

Sur le plan de la force militaire pure et de l’activité économique, les Etats-Unis restent la première puissance mondiale. Avec le départ d’Afghanistan, Washington dispose de davantage de ressources à consacrer à sa concurrence stratégique avec la Chine et la Russie, qui veulent redessiner un ordre mondial qui favorise depuis des décennies les intérêts américains et ceux de leurs alliés.

Et contrairement à ces deux pays tout proches de l’Afghanistan, de l’afflux de réfugiés en passant par le terrorisme et le trafic de drogue, les Etats-Unis sont à des milliers de kilomètres des conséquences directes du retour au pouvoir des talibans. La gestion de la question afghane est un problème qui échoit désormais de plus en plus à Moscou, Pékin et leurs alliés régionaux.

« Le retrait soudain et chaotique des forces américaines d’Afghanistan n’est pas une bonne nouvelle pour la Chine, estime Ma Xiaolin, spécialiste des relations internationales à l’université Zhejiang de Hangzhou, soulignant que l’Amérique continue de l’emporter sur le plan technologique, industriel et militaire. La Chine n’est pas prête à remplacer les Etats-Unis dans la région. »

Dimanche, lors d’une conférence téléphonique avec Antony Blinken, le secrétaire d’Etat américain, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a déclaré que les Etats-Unis devaient rester impliqués dans le dossier afghan, notamment en aidant le pays à conserver une certaine stabilité et à combattre le terrorisme et la violence, indique un communiqué publié sur le site de la diplomatie chinoise.

Moscou a également exhorté Washington et ses alliés à ne pas s’en aller pour de bon. Zamir Kabulov, envoyé spécial du président Vladimir Poutine pour l’Afghanistan, a ainsi demandé aux pays occidentaux de rouvrir leurs ambassades à Kaboul et de négocier avec les talibans pour reconstruire l’économie. « Cela vaut avant tout pour les pays dont les armées ont été stationnées dans le pays pendant vingt ans et qui ont provoqué le chaos de ces derniers jours », a-t-il affirmé à la télévision russe.

Les universitaires chinois qui conseillent les autorités estiment que les Etats-Unis vont utiliser leurs ressources militaires pour contrer Pékin, notamment dans le Pacifique occidental, et faire preuve de davantage de détermination sur un sujet dont l’importance stratégique est aujourd’hui l’un des rares qui fassent consensus entre les partis.

Lors du discours prononcé en avril dans lequel il annonçait le retrait d’Afghanistan après une guerre qui a coûté des centaines de milliards de dollars et 2 465 vies américaines, le président Biden a justifié sa décision de la façon suivante : « plutôt que nous battre à nouveau contre les talibans, nous devons nous concentrer sur les défis qui nous attendent ». « Il faut consolider la compétitivité américaine face à la concurrence acharnée que livre une Chine de plus en plus volontariste », a-t-il ajouté.

Une décision stratégique

En conservant une toute petite présence militaire (dans le soutien aérien, le renseignement et la logistique, mais sans troupes au sol), les Etats-Unis auraient pu aider la république afghane à repousser les talibans pendant des années, voire des décennies. Mais au lieu d’essuyer une défaite comme celle qu’elle a subie dans les années 1970 au Vietnam, l’Amérique a choisi de s’en aller, quitte à provoquer des remous.

« A Moscou, dans les hautes sphères, on comprend que la machine militaire américaine et les composantes de la supériorité mondiale de l’Amérique ne menaient nulle part, et l’idée de ne pas mener de guerre perpétuelle est une bonne idée, souligne Alexander Gabuev, membre du Carnegie Moscow Center. Oui, la concrétisation a été désastreuse, mais la volonté de concentrer les ressources sur les axes prioritaires, notamment en Asie orientale et en Chine, provoque ici un certain malaise, une certaine inquiétude… et met au jour la démarche stratégique. »

Selon lui, du côté russe, on espère que les conséquences du retrait américain entraîneront un accroissement de la polarisation de la vie politique américaine et porteront préjudice à la relation qu’entretiennent les Etats-Unis et leurs alliés.

Les tensions sont d’ailleurs déjà bien réelles, surtout depuis que Joe Biden a refusé la demande des Européens, qui souhaitaient que les Etats-Unis retardent leur départ pour pouvoir évacuer leurs ressortissants et les réfugiés afghans. Des dizaines de milliers de personnes attendent encore de quitter le pays.

Le Royaume-Uni, le plus fidèle allié des Américains, a lui aussi publiquement critiqué le retrait. Tom Tugendhat, président du comité des affaires étrangères de la Chambre des communes et vétéran de la guerre en Afghanistan, a comparé la débâcle de Kaboul à la crise du canal de Suez en 1956, qui avait révélé les limites de la puissance britannique et précipité le désengagement stratégique du royaume.

« En 1956, tout le monde savait que l’Empire britannique était mort, mais la crise de Suez l’a montré de façon patente. Depuis la présidence de Barack Obama, le mouvement général est au retrait, mais cet épisode a rendu les choses bigrement claires », a-t-il déclaré lors d’un entretien.

Et ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour la Russie et la Chine, selon lui.

« Dans les faits, le mauvais comportement de la Chine et de la Russie n’est possible que parce que le monde est organisé par les Américains, a-t-il estimé. On ne peut être un adolescent turbulent que quand on a un père qui mettra de l’essence dans la voiture quoi qu’il arrive. »

Le retrait américain a aussi fait naître des inquiétudes à Taïwan, le petit Etat insulaire démocratique que Pékin veut remettre dans son giron, par la force s’il le faut. Une loi oblige les États-Unis à aider Taïwan à se défendre. Mais après que des politiciens pro-Pékin ont prévenu qu’il ne faudrait pas compter sur l’aide américaine en cas d’invasion chinoise, la présidente taïwanaise, Tsai Ing-wen, a publié un communiqué affirmant que le pays devait renforcer ses propres capacités.

La majorité des alliés et partenaires des Etats-Unis en Asie pensent désormais que le pays va enfin pouvoir mettre en place le « focus sur l’Asie » promis par l’administration Obama ; destiné à contrer la Chine, il n’a jusqu’à présent pas donné de résultats, l’Afghanistan et le Moyen-Orient occupant les esprits.

« Tout le monde a compris qu’il y avait des leçons à tirer, résume Paul Choi, ancien responsable militaire sud-coréen et conseiller des forces américaines désormais consultant en sécurité à Séoul. Sur une note plus positive, ce que les alliés asiatiques voudraient, c’est plus d’attention, plus de ressources humaines, plus de formation des personnels axées sur cette région plutôt que sur, au hasard, la lutte contre le terrorisme au Moyen-Orient. »

Jen Psaki, porte-parole de la Maison Blanche, a estimé début août que les événements à Kaboul n’ouvraient aucune brèche dans laquelle Moscou ou Pékin pourraient s’engouffrer. « Notre message est très clair : comme le prévoit le Taiwan Relations Agreement, nous serons aux côtés des citoyens de Taïwan, a-t-elle affirmé. Nous sommes aux côtés de nos partenaires qui font l’objet de ce type de propagande de la part de la Russie ou de la Chine, nous tiendrons nos engagements par des actions. »

Si le chaos afghan a, au moins temporairement, miné la crédibilité des Etats-Unis auprès de leurs partenaires et alliés, de Taïwan à Israël en passant par l’Ukraine, ces relations sont fondées sur des engagements bien particuliers qui, contrairement à l’expédition afghane, n’ont pas de date péremption. En outre, Washington martèle depuis l’arrivée de Barack Obama au pouvoir (il y a donc plus de dix ans) sa volonté de quitter l’Afghanistan, même si bon nombre de dirigeants locaux n’y ont pas cru.

Slawomir Debski, directeur de l’institut polonais des affaires internationales, un think tank influent basé à Varsovie, souligne que la situation à Kaboul n’aura que très peu d’influence sur ce qui intéresse son pays : la capacité de l’Amérique et de l’Otan à modérer les ambitions russes.

« Personne, parmi les alliés, n’a critiqué l’administration Biden pour sa décision de quitter le pays, c’est la mise en œuvre catastrophique qui a été critiquée, explique-t-il. Mais cela ne change rien au fondement des relations : notre alliance avec les Américains est suffisamment ancienne pour que l’on sache qu’ils font des erreurs facilement évitables. »

En 2001, les Etats-Unis ont envahi l’Afghanistan parce que les talibans, qui dirigeaient le pays à l’époque, avaient accueilli Oussama ben Laden et d’autres responsables d’Al-Qaïda qui avaient fomenté les attentats du 11 Septembre. Depuis, d’autres groupes islamistes, dont le très radical Etat islamique (Daech), se sont établis ailleurs dans le monde, du Mozambique aux Philippines en passant par l’Afrique de l’Ouest.

L’Afghanistan, où Daech a perpétré jeudi dernier un attentat qui a coûté la vie à 200 Afghans et 13 soldats américains, partage un petit morceau de zone montagneuse avec la Chine et une frontière aussi longue que poreuse avec le Tadjikistan et d’autres pays d’Asie centrale par lesquels passent des millions de travailleurs migrants qui se rendent en Russie.

Lors de récentes visites en Russie et en Chine, les responsables talibans ont assuré à leurs hôtes qu’ils empêcheraient les terroristes internationaux de s’installer dans leur pays.

« Pour le moment, les talibans ont le bon discours : ils ne laisseront pas leur territoire servir de base à des activités terroristes ciblant le Xinjiang à l’est ou l’Asie centrale au Nord, indique Andrey Kortunov, directeur général du Russian International Affairs Council, un think tank moscovite qui conseille le gouvernement. Mais ce ne sont que des mots… pour le moment, il y a beaucoup plus de questions que de réponses. »

Pour la Chine, le principal enjeu est la présence de militants ouïghours du mouvement islamique du Turkestan oriental et de son successeur, le Parti islamique du Turkestan. Les Nations unies estiment que quelque 500 militants ouïghours se trouvent en Afghanistan, essentiellement dans la région du Badakhshan, au nord-est du pays.

Hanif Atmar, ministre des Affaires étrangères du gouvernement déchu, a déclaré dans un entretien début août que le déploiement de ces militants, dont certains sont revenus en Afghanistan après avoir combattu en Syrie, faisait partie des raisons qui expliquent l’offensive éclair des talibans dans le nord du pays. Le porte-parole des talibans, Suhail Shaheen, ainsi que d’autres hauts responsables, ont expliqué que les nouveaux patrons du pays ne se mêleraient pas des affaires internes de la Chine.

Wang Yi, le ministre chinois des Affaires étrangères, a évoqué la question avec le mollah Abdul Ghani Baradar, chef du bureau politique des talibans, quand les deux hommes se sont rencontrés en Chine fin juillet. A l’issue de la réunion, Pékin a indiqué avoir clairement exposé ses exigences, et demandé aux talibans de rompre les liens avec toutes les organisations terroristes et de prendre des mesures fortes contre le mouvement islamique du Turkestan oriental.

Même si elle veut absolument réussir là où les Etats-Unis ont échoué, la Chine ne souhaite pas s’ingérer dans la vie politique afghane ni prendre le risque de financer ad vitam aeternam un Etat afghan en faillite. De fait, la force militaire chinoise n’a pas beaucoup d’expérience en dehors du territoire national.

La Russie, qui a beaucoup souffert en Afghanistan, marche elle aussi sur des œufs. « L’Afghanistan est un pays à part, souligne Fiodor Loukianov, directeur du conseil russe de politique étrangère et de défense. Il a montré à de nombreuses reprises qu’y mener de grandes manœuvres ne profite à personne. »

Wang Huiyao, président du Center for China and Globalization, un think tank pékinois, et conseiller du Conseil des affaires de l’État, évoque l’exemple du Vietnam, théâtre d’une défaite cuisante pour les Etats-Unis et désormais partenaire important du pays en Asie.

« Il s’est passé la même chose quand les Américains sont partis du Vietnam en 1975 : les gens ont dit que le pays allait tomber dans le giron des Chinois ou des Russes, rappelle Wang Huiyao. Regardez ce qu’il est devenu. »

Vivian Salama a contribué à cet article

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Marion Issard)

Afghanistan : retrait américain au 31 août confirmé

Afghanistan : retrait américain au 31 août confirmé

 

 

 

Le président Biden après avoir envisagé un départ après le 31 août Afghanistan est revenu sur ses propositions. Cela d’autant plus que les talibans menaçaient les États-Unis de représailles. Lors d’un sommet virtuel avec ses homologues du G7, le président des Etats-Unis a donc  opposé pour l’instant une fin de non-recevoir aux alliés de Washington. Les dirigeants européens notamment plaident avec insistance pour une prolongation de la présence militaire américaine, afin de laisser plus de temps aux évacuations d’Afghans jugés à risque dans leur propre pays depuis la prise du pouvoir par les talibans.

Fusion nucléaire : un progrès américain qui pourrait être significatif

Fusion nucléaire : un progrès américain qui pourrait être significatif

Un  laboratoire californien, rattaché au département de l’Énergie des États-Unis, s’est félicité d’avoir produit davantage d’énergie que jamais auparavant grâce à la fusion nucléaire (aujourd’hui la totalité du parc nucléaire mondial utilise la technique de la fission ). L’expérience, qui s’est déroulée le 8 août dernier, « a été permise par la concentration de la lumière de lasers », pas moins de 192,  »sur une cible de la taille d’un plomb » de chasse, expliquent les chercheurs dans un communiqué de presse.

Cela a eu pour effet de « produire un point chaud du diamètre d’un cheveu, générant plus de 10 quadrillions de watts par la fusion, pendant 100 trillionièmes de secondes. » C’est huit fois plus d’énergie que lors des expériences menées au printemps dernier. Surtout, ce résultat placerait les chercheurs proches du seuil d’ignition, c’est-à-dire du moment où l’énergie produite dépasse celle utilisée pour provoquer la réaction.

. Mené dans le sud de la France le projet international ITER  vise également à maîtriser la production d’énergie à partir de la fusion de l’hydrogène. L’assemblage du réacteur a commencé il y a un an dans les Bouches-du-Rhône et la fin des travaux est fixée à décembre 2025. Iter ne produira jamais d’électricité. Ce projet, à plus de 20 milliards de dollars, vise simplement à démontrer la faisabilité scientifique et technique de l’énergie de fusion. Une première expérimentation à pleine puissance est espérée en 2035 et l’exploitation commerciale de la technologie n’est pas attendue avant 2055, voire 2060. Outre l’avantage énergétique la technique de la fusion permet d’éliminer à peu près tous les déchets nucléaires.

Afghanistan: le fiasco américain

Afghanistan: le  fiasco américain

Dans le Figaro le colonel Michel Goya attribue la défaite lamentable de l’Occident en Afghanistan aux responsables politiquex qui engagent de tels conflits de manière irresponsable. L’échec spectaculaire des États-Unis en Afghanistan découle de leurs choix initiaux voilà près de vingt ans, raconte avec clarté, précision et franchise le colonel (ER) des troupes de marine, ancien titulaire de la chaire d’histoire militaire à l’École de guerre.


Docteur en histoire, Michel Goya est l’auteur d’un blog, «La voie de l’épée», consacré à l’histoire militaire, à l’armée dans les grandes démocraties contemporaines et à la stratégie. Auteur d’ouvrages remarqués, il a notamment publié «S’adapter pour vaincre. Comment les armées évoluent» (Perrin, 2019).


La campagne afghane de la «guerre globale contre le terrorisme», déclarée tout de suite après les attentats du 11 septembre 2001, se termine à Kaboul comme en 1975 à Saïgon avec le vol des mêmes hélicoptères depuis les toits de l’ambassade américaine. C’est un fiasco identique qui, comme beaucoup d’autres engagements militaires - y compris français -, s’est joué dès l’enfance dans les décisions initiales prises au plus haut sommet de l’État.

La guerre contre al-Qaida était juste et l’est toujours. C’est sa conduite en Afghanistan qui a été catastrophique dès le début.

Emploi américain : bons résultats

Emploi américain : bons résultats

Le taux de chômage aux Etats-Unis a reculé à 5,4%, un plus bas depuis la crise, et l’économie américaine a créé 943.000 emplois, plus que prévu.

 

Le taux de chômage, lui, baisse de 0,5 point, à 5,4%, contre 5,6% attendu. C’est son niveau le plus bas depuis 16 mois.

« En juillet, des créations d’emplois notables ont eu lieu dans les loisirs et l’hôtellerie, dans l’éducation et dans les services professionnels et commerciaux », souligne le département du Travail dans son communiqué.

Ces progrès pourraient être en effet remis en cause avec la propagation du variant Delta. Les chiffres publiés reflètent la situation au début du mois de juillet. A l’époque, le variant Delta n’était pas perçu comme une menace imminente pour l’économie américaine.

Sans compter que malgré cette embellie de juillet, il manque toujours 5,7 millions d’emplois comparé à février 2020, juste avant le début de la pandémie aux Etats-Unis et les mesures brutales de confinement qui avaient abouti au licenciement de plus de 20 millions de personnes. Le taux de chômage était alors au plus bas depuis 50 ans, à 3,5%.

Économie : le dynamisme américain, pourquoi ?

Économie : le dynamisme américain, pourquoi ?

Le voyage dans l’espace du très médiatique Richard Branson, 70 ans, constitue évidemment une prouesse technique ( mais dont on avait vérifié déjà la fiabilité). D’autres patrons tout aussi connus comme Jeff bezos ou Edmon Musk doivent suivre en utilisant leur propre technique de lancement. Au-delà de la dimension technique, c’est aussi l’occasion de montrer le dynamisme des États-Unis et l’optimisme économique du pays et de ses dirigeants.

Sur le plan strictement technique, la France voire même l’Europe n’a pas les moyens de développer une politique de l’espace aussi ambitieuse et surtout aussi démocratique. En effet, les voyages inauguraux réalisés par les patrons américains ont aussi pour objectif de banaliser les promenades dans l’espace tout en réalisant de substantiels profits. L’entreprise de Richard Branson envisage à terme de réaliser 400 vols par an.

Sur le plan économique cela traduit une sorte de totale confiance des États-Unis dans les perspectives d’avenir. De fait, les États-Unis seront sortis de la crise sanitaire bien avant l’Europe. Cela surtout grâce à un volontarisme planificateur qui étonne dans un pays traditionnellement aussi libéral. Le gouvernement n’a pas hésité à lancer dimanche plan de développement en s’affranchissant à nouveau de toute contrainte budgétaire. Les États-Unis auront  engager autour de 3000 milliards soutenir l’économie quand péniblement l’Europe n’aura engagé que 750 milliards. Résultat la croissance américaine risque d’être presque le double de celle de l’Europe pour l’année en cours. Au mieux l’Europe retrouvera le niveau économique de 2019 vers 2023 alors que les États-Unis ont déjà absorbé la crise sanitaire.

Il manque notamment à l’Europe un vaste plan de remise à niveau des infrastructures et de la recherche formation. Pire l’Europe  se met des boulets aux pieds avec par exemple des contraintes ingérables pour l’industrie automobile. Une contrainte qui va permettre aux techniques chinoises notamment des batteries d’envahir le marché.

Il y a aussi une différence de taille sur le plan sociologique entre les patrons français et américains. Les Américains ont rarement de patrons formatés par l’ENA. Eux sont de vrais entrepreneurs et non des pantouflards qui profitent de leur passage dans les ministères pour faire joujou avec l’argent des autres quand ils rejoignent le privé.

 

Économie : le Dynamisme américain

Économie : le Dynamisme américain

Le voyage dans l’espace du très médiatique Richard Branson, 70 ans, constitue évidemment une prouesse technique ( mais dont on avait vérifié déjà la fiabilité). D’autres patrons tout aussi connus comme Jeff bezos ou Edmon Musk doivent suivre en utilisant leur propre technique de lancement. Au-delà de la dimension technique, c’est aussi l’occasion de montrer le dynamisme des États-Unis et l’optimisme économique du pays et de ses dirigeants.

Sur le plan strictement technique, la France voire même l’Europe n’a pas les moyens de développer une politique de l’espace aussi ambitieuse et surtout aussi démocratique. En effet, les voyages inauguraux réalisés par les patrons américains ont aussi pour objectif de banaliser les promenades dans l’espace tout en réalisant de substantiels profits. L’entreprise de Richard Branson envisage à terme de réaliser 400 vols par an.

Sur le plan économique cela traduit une sorte de totale confiance des États-Unis dans les perspectives d’avenir. De fait, les États-Unis seront sortis de la crise sanitaire bien avant l’Europe. Cela surtout grâce à un volontarisme planificateur qui étonne dans un pays traditionnellement aussi libéral. Le gouvernement n’a pas hésité à lancer dimanche plan de développement en s’affranchissant à nouveau de toute contrainte budgétaire. Les États-Unis auront  engager autour de 3000 milliards soutenir l’économie quand péniblement l’Europe n’aura engagé que 750 milliards. Résultat la croissance américaine risque d’être presque le double de celle de l’Europe pour l’année en cours. Au mieux l’Europe retrouvera le niveau économique de 2019 vers 2023 alors que les États-Unis ont déjà absorbé la crise sanitaire.

Il manque notamment à l’Europe un vaste plan de remise à niveau des infrastructures et de la recherche formation. Pire l’Europe  se met des boulets aux pieds avec par exemple des contraintes ingérables pour l’industrie automobile. Une contrainte qui va permettre aux techniques chinoises notamment des batteries d’envahir le marché.

Il y a aussi une différence de taille sur le plan sociologique entre les patrons français et américains. Les Américains ont rarement de patrons formatés par l’ENA. Eux sont de vrais entrepreneurs et non des pantouflards qui profitent de leur passage dans les ministères pour faire joujou avec l’argent des autres quand ils rejoignent le privé.

 

Dynamisme américain : l’économie et les patrons s’envoient en l’air

Dynamisme américain: l’économie et les patrons s’envoient en l’air

Le voyage dans l’espace du très médiatique Richard Branson, 70 ans, constitue évidemment une prouesse technique ( mais dont on avait vérifié déjà la fiabilité). D’autres patrons tout aussi connus comme Jeff bezos ou Edmon Musk doivent suivre en utilisant leur propre technique de lancement. Au-delà de la dimension technique, c’est aussi l’occasion de montrer le dynamisme des États-Unis et l’optimisme économique du pays et de ses dirigeants.

Sur le plan strictement technique, la France voire même l’Europe n’a pas les moyens de développer une politique de l’espace aussi ambitieuse et surtout aussi démocratique. En effet, les voyages inauguraux réalisés par les patrons américains ont aussi pour objectif de banaliser les promenades dans l’espace tout en réalisant de substantiels profits. L’entreprise de Richard Branson envisage à terme de réaliser 400 vols par an.

Sur le plan économique cela traduit une sorte de totale confiance des États-Unis dans les perspectives d’avenir. De fait, les États-Unis seront sortis de la crise sanitaire bien avant l’Europe. Cela surtout grâce à un volontarisme planificateur qui étonne dans un pays traditionnellement aussi libéral. Le gouvernement n’a pas hésité à lancer dimanche plan de développement en s’affranchissant à nouveau de toute contrainte budgétaire. Les États-Unis auront  engager autour de 3000 milliards soutenir l’économie quand péniblement l’Europe n’aura engagé que 750 milliards. Résultat la croissance américaine risque d’être presque le double de celle de l’Europe pour l’année en cours. Au mieux l’Europe retrouvera le niveau économique de 2019 vers 2023 alors que les États-Unis ont déjà absorbé la crise sanitaire.

Il manque notamment à l’Europe un vaste plan de remise à niveau des infrastructures et de la recherche formation. Pire l’Europe  se met des boulets aux pieds avec par exemple des contraintes ingérables pour l’industrie automobile. Une contrainte qui va permettre aux techniques chinoises notamment des batteries d’envahir le marché.

Il y a aussi une différence de taille sur le plan sociologique entre les patrons français et américains. Les Américains ont rarement de patrons formatés par l’ENA. Eux sont de vrais entrepreneurs et non des pantouflards qui profitent de leur passage dans les ministères pour faire joujou avec l’argent des autres quand ils rejoignent le privé.

 

 

Projet de loi américain contre les géants numériques

Projet de loi américain contre les géants numériques

Chez les démocrates mais aussi chez les républicains la guerre est engagée pour parvenir à une régulation des géants du numérique afin de supprimer les situations de monopole et de domination économique sur toute la chaîne de production et de distribution. Il s’agit d’une guerre car le processus sera lent avant d’obtenir une majorité au congrès.

 

«Actuellement, les monopoles non régulés de la tech ont trop de pouvoir sur l’économie», a écrit le démocrate David Cicilline, président d’une commission anti-monopole à la Chambre des représentants. «Ils sont en position unique pour choisir les gagnants et les perdants, détruire les petites entreprises, augmenter les prix pour les consommateurs, et mettre les gens au chômage.» Son collègue républicain Ken Buck a renchéri que leurs projets de loi «cassent le pouvoir de monopole de la Big Tech sur ce que les Américains peuvent voir et dire en ligne, favorise un marché en ligne qui encourage l’innovation et donne aux petites entreprises américaines des règles du jeu équitables»«Apple, Amazon, Facebook et Google ont donné la priorité au pouvoir sur l’innovation et, ce faisant, ont nuit aux entreprises et consommateurs américains», a-t-il accusé.

Un texte stratégique contre la Chine approuvé par le Sénat américain

Un texte stratégique contre la Chine approuvé par le Sénat américain

le Sénat américain a adopté un texte stratégique pour s’opposer à l’invasion chinoise dans l’économie américaine. Il s’agit de s’opposer à l’invasion à l’influence chinoise dans les champs de la science et des nouvelles technologies.

Ce projet «offre l’opportunité aux États-Unis de porter un coup, de répondre à la concurrence déloyale que nous voyons de la part du parti communiste chinois», a déclaré le républicain Roger Wicker, numéro deux de la commission du Commerce où a été négocié le texte. Pékin est accusé régulièrement par Washington d’espionnage industriel et de menaces sur la sécurité nationale.

Concrètement, le plan prévoit 52 milliards de dollars sur cinq ans pour encourager la fabrication de puces et de semi-conducteurs aux États-Unis.. Le plan américain destine en outre 120 milliards de dollars à une agence gouvernementale, la National Science Foundation, pour qu’elle encourage la recherche dans différents domaines jugés clés, comme l’intelligence artificielle. Elle inclut également une enveloppe de 1,5 milliard de dollars pour le développement de la 5G, l’un des principaux sujets de tension entre la Chine et les États-Unis.

Les cryptomonnaies visées par le Trésor américain

Les cryptomonnaies visées par le Trésor américain

Le Trésor américain envisage des mesures pour réguler notamment la spéculation sur les cryptomonnaies. Le Trésor américain veut d’obliger les intermédiaires financiers et les particuliers de rendre compte à l’Internal Revenue Service (IRS) de tout transfert de cryptomonnaie d’un montant égal ou supérieur à 10.000 dollars.

Le fisc américain prive ainsi cette forme de paiement d’un avantage par rapport aux monnaies ordinaires. Lorsque la régulation entrera en vigueur, employer le bitcoin, l’ethereum ou le litecoin, ne permettra plus de cacher des transferts d’actifs.

Uber : le ministre américain du travail pour le statut de salarié

  • Uber  : le ministre américain du travail pour le statut de salarié

 

Curieusement la proposition ne vient pas de France mais des États-Unis. En France au contraire, un groupe de travail officiel présidé par l’ancien président de la SNCF sur les perspectives de développement de l’emploi préconise le développement de l’entreprenariat.

 

À noter aussi que dans quelques pays les contrats Uber ont été requalifiés par la justice. «Dans de nombreux cas, les travailleurs à la tâche devraient être classifiés comme des salariés», a affirmé Marty Walsh, ministre du travail américain dans des propos confirmés à l’AFP.

«Dans certains cas, ils sont traités respectueusement, dans d’autres ils ne le sont pas et je pense qu’il faut de la cohérence à tous les niveaux», a-t-il poursuivi. «Ces boîtes dégagent des profits et des revenus et je ne leur en fais pas grief, car c’est un principe fondamental aux États-Unis. Mais on veut aussi s’assurer que ce succès ruisselle jusqu’aux travailleurs.»

 

Il serait évidemment intéressant d’entendre la ministre du travail française s’exprimer sur le sujet !

 

Un dépeçage partiel de Suez par Ardian et un fonds américain

La folle entreprise de vente par appartement de Suez au profit de  Veolia n’aura peut-être pas lieu mais le dépeçage de Suez  risque de se produire quand même avec la vente de l’activité internationale de l’eau de Suez à Ardian et à un fonds américain! .
s Mathias Burghardt fait valoir que l’offre d’Ardian Infrastructure (associé au fonds américain GIP) qui reprendrait « Suez France et plusieurs activités à l’international encore à définir », aurait pour effet de « rédui(re) considérablement le chèque que doit faire Veolia pour son OPA ainsi que son endettement pour réaliser l’opération »
Mathias Burghardt, patron du fonds Ardian Infrastructure qui, avec le fonds GIP, propose de reprendre les activités France et « Eau et Technologie » à l’international de Suez pour 11,9 milliards d’euros, se dit « assez confiant » pour obtenir « un compromis » avec Veolia.

Le patron du fonds Ardian Infrastructure, Mathias Burghardt, se dit « assez confiant » sur« un compromis » dans la bataille entre les groupes de traitement de l’eau et des déchets, Veolia et Suez, dans un entretien avec le Journal du Dimanche. « Je suis assez confiant. Je crois qu’il y aura un compromis », déclare Mathias Burghardt qui propose d’acheter une partie de Suez – une offre soutenue par la direction de Suez mais rejetée par Veolia qui veut de son côté s’offrir l’intégralité de son grand concurrent français.

« On aura tout tenté pour trouver une solution », assure-t-il, jugeant que « ce serait un énorme gâchis pour les salariés et le tissu industriel français si on ne trouvait pas un compromis ». Mathias Burghardt fait valoir que l’offre d’Ardian Infrastructure (associé au fonds américain GIP) qui reprendrait « Suez France et plusieurs activités à l’international encore à définir », aurait pour effet de « rédui(re) considérablement le chèque que doit faire Veolia pour son OPA ainsi que son endettement pour réaliser l’opération ». Il assure aussi que cette offre apporterait à Veolia « une solution à ses problèmes de concurrence auprès des autorités qui pourraient être saisies »« Et nous préservons l’emploi », ajoute-t-il.

Malgré le rejet rapide par Veolia de cette solution, le dirigeant d’Ardian considère qu’ils sont « un peu revenus là-dessus, ce qui prouve qu’ils commencent à voir l’avantage de notre offre »« Notre projet est compatible avec le leur et acceptable », poursuit-il, ajoutant que « la solution qui est aujourd’hui envisagée permet de maintenir deux champions français ».

Le consortium Ardian-GIP a proposé de reprendre les activités France et « Eau et Technologie » à l’international de Suez pour 11,9 milliards d’euros. Ce projet, soutenu par Suez, a été rejeté par Veolia qui a lancé une OPA sur son concurrent après avoir acquis 29,9% de Suez auprès d’Engie.

 

États-Unis : Plan de relance américain de près de 2000 milliards voté

  • États-Unis : Plan de relance américain de près de 2000 milliards voté

L’énorme soutien budgétaire américain ainsi que l’aide inconditionnelle de la banque centrale devrait favoriser le redémarrage économique aux États-Unis. On espère ainsi un taux de croissance de 8 % en 2021 (pour à peine 4 % en Europe). D’ores et déjà des signes de reprise ce manifeste.

 

Le Sénat américain a donc finalement approuvé samedi le plan de 1.900 milliards de dollars relancer la première économie mondiale.

Ce sera le troisième plan d’aides exceptionnelles approuvé par le Congrès pendant la pandémie. 

Le plan de relance, qui inclut le financement des vaccins et des fournitures médicales, étend l’aide au chômage et fournit une nouvelle série d’aides financières d’urgence aux ménages, aux petites entreprises et aux autorités locales, bénéficie selon les sondages d’opinion d’un large soutien. Le plan des démocrates prévoit notamment des chèques de 1.400 dollars pour des millions d’Américains, ainsi que 350 milliards de dollars d’aide aux Etats et aux collectivités locales. Le texte prévoit aussi des milliards de dollars pour lutter contre la pandémie, dont 49 milliards pour le dépistage et la recherche, en plus de 14 milliards pour la distribution du vaccin.

 

La reprise économique semble s’amorcer mais elle pourrait s’amplifier nettement avec le plan de 1900 milliards. Aux États-Unis on espère une hausse de la croissance de l’ordre de 8 % en 2021 à comparer à 4 % à peine pour l’Europe. L’emploi commence aussi à se redresser. En février, 379.000 emplois ont été créés, près de trois fois plus qu’en janvier. Mais il faudra encore du temps pour retrouver le niveau d’avant la pandémie: 18 millions d’Américains touchent toujours une allocation, après avoir perdu leur emploi ou vu leurs revenus plonger.

Le principal lobby pétrolier américain pour une tarification du carbone

Le  principal lobby pétrolier américain pour  une tarification du carbone

 

Un projet de communiqué d’American Petroleum Institute déclare que la tarification du carbone pourrait contribuer aux objectifs de l’Accord de Paris ( Article du Wall Street Journal)

 

 

Le principal lobby du pétrole se prépare à accepter une tarification des émissions de carbone. Cela constituerait le signal le plus fort à ce jour indiquant que les producteurs de gaz et de pétrole sont prêts à accepter les efforts du gouvernement pour faire face au changement climatique.

L’American Petroleum Institute, l’une des associations les plus puissantes de Washington, s’apprête à accepter la fixation d’un prix pour les émissions de carbone, une politique qui « mènerait à la voie la plus économique pour parvenir aux ambitions de l’Accord de Paris », selon une ébauche de communiqué auquel le Wall Street Journal a eu accès.

« L’API soutient une tarification du carbone à l’échelle de l’économie comme principal instrument de politique climatique du gouvernement pour réduire les émissions de CO2 tout en contribuant à maintenir une énergie abordable, plutôt que des mandats ou des actions réglementaires normatives », indique le projet de communiqué.

Le comité de direction de l’API devait discuter de la proposition de communiqué cette semaine. Dans une déclaration au Wall Street Journal, la vice-présidente senior de la communication de l’API, Megan Bloomgren, a expliqué que les efforts du groupe « étaient concentrés sur le soutien d’une nouvelle contribution des Etats-Unis à l’Accord de Paris. »

La tarification du carbone vise à décourager la production de gaz nocifs à effet de serre en fixant un prix sur ces émissions. Le projet de communiqué de l’API adhérerait au concept sur le principe, sans soutenir un programme spécifique de fixation de prix comme une taxe carbone.

Une adhésion à la tarification du carbone par le groupement commercial le plus important du secteur pétrolier soulignerait l’évolution des politiques sur le changement climatique, à mesure que les lobbys reconnaissent les dangers posés par les gaz à effet de serre et s’adaptent à une nouvelle réalité à Washington. Un autre groupe commercial majeur, le Business Roundtable, a apporté son soutien à la tarification du carbone l’an dernier.

Le président Joe Biden a fait campagne sur le traitement de la crise du changement climatique et, depuis qu’il est parvenu au pouvoir avec les démocrates contrôlant le Congrès, plusieurs regroupements commerciaux importants ont annoncé leur soutien à de nouvelles mesures climatiques.

L’API était l’un des opposants les plus féroces il y a un plus de dix ans, quand le Congrès avait envisagé une législation majeure sur la question qui projetait que les émetteurs paient pour leurs contributions au changement climatique. Aujourd’hui, il est le dernier d’une liste d’acteurs à soutenir des plans similaires pour fixer un prix sur les émissions ou les taxer, après une annonce en janvier de la Chambre de commerce des Etats-Unis.

Le projet de communiqué de l’Institut ne va pas jusqu’à soutenir explicitement une taxe sur les émissions de dioxyde de carbone ou tout autre cadre de prix spécifique. Il n’adopte pas non plus le discours des activistes écologistes qui estiment que le monde doit évoluer vers un abandon pur et simple des sources d’énergie fossiles.

Il poursuit néanmoins dans la voie d’un revirement qui s’est accéléré depuis la victoire de Joe Biden. Au cours des dernières semaines, l’API a fait marche arrière concernant son opposition passée à la réglementation directe par l’Etat fédéral des émissions du secteur pétrolier et gazier. Le lobby souligne que le secteur peut jouer un rôle dans la gestion du changement climatique. Cela inclut l’établissement public de fondations pour soutenir une tarification des émissions de carbone.

Dans son rapport annuel sur l’état de l’énergie américaine en janvier, le groupe évoque des « politiques gouvernementales basées sur le marché » pour réduire les émissions au sein de l’économie dans le cadre d’une politique qui soutient le progrès. Le Washington Examiner a observé que c’était la première fois que ce rapport adoptait un tel langage.

« Les risques du changement climatique sont réels », affirme l’API dans son rapport annuel. « Des politiques basées sur le marché peuvent promouvoir des réductions d’émissions significatives au sein de l’économie au plus faible coût sociétal. Un exemple peut être le prix du carbone, qui offre un équilibre entre la réduction des gaz à effet de serre en toute flexibilité et le maintien de l’énergie à un tarif abordable. »

En interne, de nombreux membres de l’API sont farouchement opposés à une taxe carbone ou à l’imposition de normes pour l’utilisation de l’énergie renouvelable, selon une source proche des discussions internes qui les a qualifiées d’« animées ». L’organisation a connu des conflits internes du même ordre concernant sa position sur la réglementation des émissions de méthane, que l’administration Trump avait assouplie à la demande des producteurs indépendants.

Ces différends concernant le changement climatique ont accru la pression sur l’API de l’intérieur. Alors que de nombreuses entreprises américaines et de taille réduite veulent que le lobby promeuve des valeurs traditionnelles, soit moins de réglementations de l’Etat et davantage d’accès aux territoires fédéraux, certaines des majors, particulièrement celles basées en Europe, poussent l’API à accepter la transition énergétique en cours à la faveur d’énergies propres, une évolution impliquant souvent l’intervention de l’Etat.

Deux jours après la publication du rapport annuel, Total SA a annoncé qu’il quittait l’organisation, expliquant que l’API n’était pas parfaitement alignée avec ses positions sur le changement climatique. Le géant pétrolier français cherche à se transformer en producteur et revendeur d’énergie renouvelable et a évoqué l’opposition passée de l’API à une tarification du carbone ainsi que la réglementation américaine sur les émissions de méthane pour justifier sa décision.

« Le Groupe reconnaît l’apport considérable de l’API depuis plus d’un siècle dans le développement de notre industrie », a déclaré Patrick Pouyanné, PDG de Total. « Néanmoins dans le cadre de notre Ambition Climat publiée en mai 2020, nous nous sommes engagés à nous assurer, de manière transparente, que les associations professionnelles auxquelles nous adhérons portent des positions et des messages alignés avec ceux du Groupe dans la lutte contre le réchauffement climatique. »

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Astrid Mélite)

Boeing 777: le régulateur américain encore mis en cause

Boeing 777: le régulateur américain encore mis en cause

Après l’affaire des 737 Max (interdit de vol pendant 20 mois) et maintenant des  incendies sur les 777 équipés de moteurs Pratt & Withney, l’image de Boeing est encore nettement ternie. Mais le régulateur américain, la FAA est aussi mise en cause pour son laxisme.

 

Il est reproché au régulateur américain de ne pas avoir imposé de vérifications plus fréquentes.  En cause un certain laxisme vis-à-vis de Boeing qui entretient des liens particuliers avec le régulateur.

Ce n’est pas la première fois que les actions ou manque d’actions de la FAA sont examinés de près dans une affaire concernant Boeing. L’agence avait été vivement critiquée pour ne pas avoir agi plus énergiquement après le crash en octobre 2018 du 737 MAX de la compagnie indonésienne Lion Air qui avait fait 189 morts. Quatre mois plus tard, un avion de même type de la compagnie Ethiopian Airlines s’écrasait pour des raisons similaires, faisant 157 morts.

Covid-19 : le système éducatif américain encore davantage inégalitaire

Covid-19 : « le système éducatif américain encore davantage inégalitaire »

Aux Etats-Unis, la confusion et le débat sur la réouverture des écoles cristallisent les tensions préexistantes à la crise du coronavirus autour de l’égalité des chances et de la question raciale, relève, dans une tribune au « Monde », Esther Cyna, doctorante en histoire américaine.

Tribune.

 

Le 3 février 2021, la ville de San Francisco a annoncé intenter un procès contre son propre district scolaire car les écoles y sont fermées depuis des mois et aucun plan de réouverture n’y a été mis en place. A des milliers de kilomètres, la ville de Chicago se déchire entre syndicats enseignants, parents, autorités du district scolaire et politiques quant à la réouverture des établissements scolaires.

Face à la crise du Covid-19, les Etats-Unis font face plus que jamais aux fractures d’un système éducatif décentralisé, fragmenté et inégalitaire. Le système scolaire aux Etats-Unis se caractérise par sa complexité. Ce sont les districts scolaires, autorités indépendantes des villes, comtés ou Etats, qui gèrent les écoles publiques à l’échelle locale.

Depuis mars 2020, ces districts choisissent, lorsque l’Etat dans lequel ils se trouvent le permet, d’ouvrir ou non leurs écoles, de proposer un enseignement à distance ou hybride. Mais les ressources dont les districts disposent pour faire ces choix sont inégales. Dans la plupart des Etats, une partie important des financements pour les écoles publiques vient de l’impôt foncier, donc de l’assiette fiscale du district scolaire.

La corrélation entre richesse de la population locale et ressources du district est donc directe. Les écarts que ce système creuse entre les écoles ne font qu’exacerber les inégalités économiques. Le débat sur la réouverture des écoles cristallise ainsi des tensions préexistantes à la crise du coronavirus autour de l’égalité des chances.

Si les districts scolaires soulèvent toujours les questions de disparités socio-économiques et de la ségrégation, puisque leurs frontières, établies localement ou à l’échelle de l’Etat, déterminent directement la population qui en dépend et les ressources dont ils disposent, la pandémie a aggravé ces inégalités.

La dimension raciale des controverses sur la réouverture est au cœur des conflits qui secouent les quatorze mille districts étatsuniens : les populations les plus désavantagées, notamment les populations noires et hispaniques aux Etats-Unis, seraient selon les experts les familles qui pâtiraient le plus de l’enseignement à distance en raison du risque d’échec scolaire et de décrochage.

Ce sont également ces familles qui se trouvent dans les districts scolaires qui ont le moins de ressources pour faire face à la pandémie. Dans les régions les plus rurales du pays, par exemple, la pandémie a donné lieu à une déscolarisation massive des élèves qui n’ont pas accès aux outils technologiques nécessaires. Déjà largement insuffisantes, les ressources de ces districts scolaires ruraux en crise depuis la désindustrialisation peinent à répondre aux besoins urgents des populations locales.

Foot français : bientôt américain ?

Foot français : bientôt américain ?

C’est l’interrogation du journaliste Christian Jeanpierre commentateur sur TF1. Et qui vient de publier le livre 2026, l’année où le football deviendra américain chez Solar éditions. « Quand j’ai écris ce livre il y a un an, je partais d’un principe philosophique qui me plaisait. C’est-à-dire, que c’était un sport qui est né en 1863 en Angleterre et qui allait s’imposer aux États-Unis ». Il a découvert cette année que « ce sport qui est né en Europe allait s’imposer aux États-Unis mais que les Américains qui sont les rois du business, débarquaient en Europe, et allaient en faire un business en Europe ».

Le journaliste est persuadé de la surpuissance américaine dans les années à venir puisqu’après un voyage aux États-Unis en 2019, il a découvert la Coupe du monde 1994 qui n’avait pas été suivie par les Américains à l’époque. Mais en 2019, à Manhattan tout était différent, Christian Jeanpierre a vu partout des publicités pour le soccer européen« Les Américains débarquent en Europe et vont faire de notre football, un business ».

 

La Chine compte sur le déclin structurel américain

La Chine compte sur le déclin structurel américain

 

Le consultant Laurent Malvezin constate, dans une tribune au « Monde », la nouvelle volonté de Pékin d’imposer sa juridiction dans les zones cibles de son expansion économique, y compris aux Etats-Unis

 

Tribune.

 

 Le 26 novembre 2020, le bureau politique du Parti communiste chinois (PCC) a chargé un de ses porte-voix de révéler les grandes lignes de ses orientations vis-à-vis de la nouvelle administration américaine. Elles sont des plus éclairantes sur l’état d’esprit qui règne au sein des plus hautes instances du PCC au sujet de l’avenir désiré de la relation bilatérale avec Washington. C’est au New York Times qu’en est revenue la primeur, le 24 novembre 2020, sous la plume de Fu Ying, ancienne ministre adjointe des affaires étrangères et vice-présidente de la Commission aux affaires étrangères de l’Assemblée nationale populaire. Ce texte traduit les priorités de Pékin, mais trahit aussi son état d’esprit, empreint de défiance, soufflant le chaud et le froid, combinant un ton menaçant et les poncifs diplomatiques.

La première annonce est que Pékin étend désormais le champ de sa politique domestique à l’extérieur de ses frontières. Et que sa domination en zone Asie-Pacifique ne pourra s’accommoder d’aucune résistance. Pour ce faire, Pékin fait désormais sien le concept de « la règle de droit » (« rules and laws »), qui doit prévaloir aussi dans les domaines économiques et technologiques. Le régime semble en effet convaincu qu’il était sur le point de perdre la bataille de la légitimité et de la légalité internationales face à la constitution d’une alliance perçue comme antichinoise, non seulement parmi les démocraties avancées mais aussi par un nombre croissant de pays en voie développement. L’extension de son domaine juridictionnel et d’un droit aux caractéristiques chinoises applicable hors de ses frontières est donc désormais affirmé, lui évitant ainsi d’apparaître comme le passager clandestin de la mondialisation ou le hors-la-loi du système international actuel.

Aussi, afin d’éviter les « quiproquos et conflits imprévus » dans les nouvelles zones de droit chinois, l’administration Biden serait donc bien avisée, selon le texte, de revenir aux fondamentaux de la relation bilatérale avec pour objectif de recouvrer la nécessaire « confiance » par le truchement de négociations « sincères » (« candid talks »).

La sémantique est ici caractéristique de la rhétorique du PCC, qui cherche à donner tort à son interlocuteur pour mieux lui faire entendre raison par la suite, et l’amener à de premières concessions, apparemment sur la forme, mais qui influencent le rapport de force dans les négociations.

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