Archive pour le Tag 'américain'

Menace de taxe sur le ketchup américain

Menace de taxe sur le ketchup américain

Dommage qu’il ait fallu attendre les menaces économiques de Trump vis-à-vis de l’Europe pour envisager de taxer le ketchup, un produit particulièrement nuisible à la santé dont les jeunes voir les moins  jeunes raffolent. Le ketchup ne sera pas le seul produit qui pourra faire l’objet de mesures fiscales de rétorsion. La Commission européenne a publié, mercredi, une liste de produits américains, représentant 17,7 milliards d’euros d’importations, susceptibles d’être soumis à des droits de douane, en représailles aux subventions de Washington à Boeing. Cette liste est provisoire, et spécialement longue pour permettre un ajustement postérieur. Si l’Union cible des taxes douanières équivalant aux dommages causés à Airbus, elle n’est pas en mesure de donner un chiffre précis. L’estimation de 12 milliards d’euros, datant de 2012, se dessine comme une limite maximale. Bruxelles devra attendre début 2020 pour avoir la décision finale de l’organe d’arbitrage de l’OMC. Ce sera alors le moment d’établir la liste finale. La consultation des acteurs potentiellement affectés, lancée ce mercredi, influencera le choix des produits. En plus des avions, tracteurs et jeux vidéo, l’agroalimentaire (ketchup, fromages, différents fruits et leurs dérivés, vins, chocolat, etc.) est le cœur de cible des contre-mesures. Si certains y voient une tentative de frapper l’électorat du président américain, c’est aussi une réaction à la récente menace de Donald Trump d’imposer des taxes sur 11 milliards de produits européens, en représailles aux subventions européennes à Airbus. Dans la liste américaine, les vins, l’huile d’olive et les fromages européens sont ciblés.

Roundup: jugé coupable (tribunal américain)

Roundup: jugé coupable (tribunal américain)

L’herbicide à base de glyphosate de Monsanto, filiale de Bayer, a été reconnu comme  impliqué dans le déclenchement du cancer d’un résident californien. Un sale coup pour le célèbre désherbant mais pas vraiment une surprise. Ce n’est sans doute pas par hasard si les États-Unis se sont débarrassés du Roundup en prévision des nombreux procès attendus. Bayern qui a racheté à Monsanto le désherbant pour une somme invraisemblable-autour de 60 milliards– n’a sans doute pas fait une bonne affaire. D’autant plus que de nombreuses actions juridiques sont prévues aux États-Unis mais aussi dans d’autres pays. Par ailleurs, la décision unanime des jurés ouvre la voie à une seconde phase du procès intenté par Edwin Hardeman qui portera, à partir de mercredi et devant le même jury, sur la responsabilité de l’entreprise et les dommages et intérêts éventuels. Bayer s’est dit déçu par la décision de ce jury. “Nous sommes certains de pouvoir montrer, lors de la seconde phase, que Monsanto a agi comme il le fallait et qu’il ne doit pas être rendu responsable du cancer de M. Hardeman”, explique le groupe chimique allemand dans un communiqué. Le plaignant a commencé à utiliser du Roundup dans les années 1980 dans sa propriété et a pulvérisé de “grandes quantités” de ce produit pendant de nombreuses années, selon des documents judiciaires. On lui a diagnostiqué un lymphome non hodgkinien, un cancer du système lymphatique, en février 2015 et il a engagé une action en justice un an plus tard. Bayer conteste toutes les allégations selon lesquelles le Roundup ou le glyphosate pourraient causer le cancer, affirmant que pendant des décennies, des études indépendantes ont montré que le désherbant le plus largement utilisé au monde était sans danger pour l’homme. Le groupe allemand, qui a racheté Monsanto pour 62,5 milliards de dollars, note aussi que les régulateurs à travers le monde avaient autorisé le produit. En août dernier, un jury californien avait considéré que le Roundup était à l’origine du cancer qu’a développé Dewayne Johnson et avait condamné la filiale de Bayer à lui verser 289 millions de dollars (253 millions d’euros). Depuis, les dommages-intérêts ont été réduits à 78 millions de dollars. Le Roundup fait l’objet de 11.200 actions en justice aux Etats-Unis. Bayer dément que le Roundup, ou glyphosate, soit cancérigène, mettant en avant des décennies d’études et d’autorisations réglementaires prouvant selon lui l’inocuité du Roundup pour l’humain.

Pologne : l’ argent de l’Europe pour acheter américain !

Pologne : l’  argent de l’Europe pour acheter américain !

La Pologne va acheter à Sikorsky et sans appel d’offre pour éviter l’offre d’Air Bus Helicopters. Le Un gouvernement ultra conservateur qui s’assoit délibérément sur les valeurs de l’Europe mai aussi sur les principes de solidarité. On sait que la Pologne bénéficie très largement des subsides de l’union européenne mais en revanche, elle choisit de privilégier l’achat de ses équipements notamment militaires en dehors de l’Europe. Bref, la Pologne veut le beurre et l’argent du beurre. Non seulement elle refuse toute solidarité pour gérer la difficile question de l’immigration par contre  elle peut disposer de toutes libertés que les Polonais puissent travailler chez les autres européens. Il conviendrait de choisir soit le nationalisme, soit la solidarité et la discipline européenne.  La Pologne préfère uen nouvelle fois acheter américain et ignore  Airbus Helicopters, qui a déjà saisi la justice polonaise, a également informé la commission européenne de la procédure de gré à gré entre la Pologne et Sikorsky jugée inéquitable. Pour sa défense, la Pologne met en avant l’article 67.1 du code des marchés publics selon lequel le donneur d’ordre peut se passer d’un appel d’offres dans le cas où l’achat de services ou de matériels ne peut être fourni que par une seule entreprise pour des raisons notamment techniques. Le constructeur de Marignane estime que si cette procédure est validée, Varsovie en profite pour acheter aux forces armées de nouveaux hélicoptères via l’article 67.1. Une chose est sûre, Airbus Helicopters est bel et bien mis au ban de la Pologne par le gouvernement polonais.

 

« Macron l’Américain »? (Fabrice Pothier)

« Macron l’Américain »? (Fabrice Pothier)

Par Fabrice PothierChercheur associé à l’International Institute of Strategic Studies, ex directeur de la prospective politique à l’Otan

 

« Ce n’est pas un hasard si le Président Macron sera accueilli par son homologue américain à Washington D.C. les 22-23 avril avec une réception d’Etat, le plus haut honneur qu’un Président américain puisse faire à un chef d’Etat étranger, et le premier du genre depuis que le Président Trump occupe la Maison Blanche. Le fruit d’une politique de bras ouverts et de poignées de main viriles, cette visite est en soi un succès pour Macron. De plus, elle intervient quelques semaines après les frappes conjointes en Syrie où, selon ses propres déclarations, le président français a joué un rôle clé pour orienter les choix de son homologue américain.

Pourtant presque tout oppose les deux hommes. Là où Emmanuel Macron s’affirme en président cérébral et centriste, Donald J. Trump se montre impulsif et populiste. Les deux hommes partagent toutefois une même genèse politique. Ils se sont hissés aux plus hautes fonctions de leur pays en 2017 sans avoir jamais été élus auparavant. Ils ont gagné des campagnes électorales contre toute attente et en transgressant les lignes partisanes traditionnelles. La comparaison s’arrête là néanmoins. Si Macron a remporté les élections en forgeant un nouveau centre qui transcende le clivage gauche-droite, Trump a fait exploser ce qui restait d’un centre modéré aux Etats-Unis et a poussé son parti d’adoption à virer encore plus à droite. L’élection de Macron a été accueillie comme le signe de l’endiguement de la vague populiste qui menaçait l’Europe, celle de Trump a été annoncée comme le début de la fin de l’ordre libéral.

La politique de main tendue de Macron a permis de placer le président français comme l’interlocuteur de choix de Trump en Europe. Avec le « coup » de l’invitation au défilé du 14 juillet 2017, Macron a offert à Trump ce qu’il désire par-dessus tout: la reconnaissance internationale. Presque une année plus tard, l’enjeu est maintenant de savoir si l’étreinte macronienne peut corriger les points de tension multiples entre l’administration américaine et l’Europe. En d’autres mots, est-ce qu’une puissance moyenne comme la France peut réussir à canaliser les instincts parfois dangereux de la première puissance mondiale. Et les points de divergence ne manquent pas. Si celui sur la lutte contre le changement climatique avec la sortie des Etats-Unis de l’accord de Paris est maintenant consommé, la menace d’un retrait américain de l’accord nucléaire avec l’Iran d’ici le 12 mai est quant à elle préoccupante. Les conséquences pour l’Europe qui s’est engagée en force derrière l’accord et pour la stabilité déjà fragile au Moyen Orient ne peuvent pas être sous-estimées. Le prétendant au trône saoudien a déclaré ouvertement que si l’Iran renouait avec ses projets d’arme nucléaire, l’Arabie Saoudite s’engouffrera dans la brèche. L’art de la conviction du Président Macron se heurtera aux vues très arrêtées de la nouvelle équipe de politique étrangère de Trump avec l’arrivée de Mark Pompeo au département d’Etat et de John Bolton au Conseil de sécurité nationale. Les deux hommes incarnent la ligne dure tenue par Trump qui n’a de cesse de caractériser ledit accord de pire accord dans l’histoire de la diplomatie américaine. Macron essaiera certainement de convaincre le président américain de remettre à plus tard sa décision en échange d’une coopération renforcée pour endiguer la stratégie régionale de sape de Téhéran et son programme d’armes balistiques. Mais la réticence de l’administration Trump à rester engagée au Moyen Orient complique le jeu. Et pourtant la France dépend dans une large mesure de cet engagement, notamment dans la lutte contre les groupements terroristes au Sahel. Mais il y aussi des sujets sur lesquels les deux hommes peuvent trouver un terrain d’entente. Paradoxalement, le commerce international en est un. Ici les trajectoires opposées se rencontrent. Trump a entamé à coup de tweets et d’augmentation de tarifs sur certaines importations une escalade commerciale. En s’en prenant aussi bien à des partenaires comme le Japon et, pendant un temps, à l’Europe, mais aussi à la Chine, le président américain a ouvert une guerre commerciale sur plusieurs fronts. Tout comme les Etats-Unis, mais à une moindre échelle, la France souffre d’un déficit commercial récurrent. C’est en cela que l’appel du président français lors de sa visite en Chine pour une relation commerciale réciproque et équitable n’est pas si éloigné des injonctions que le Président Trump adresse fréquemment à la Chine de cesser d’abuser des règles du commerce international. La question est de savoir si Macron saura diriger l’énergie parfois destructrice de son interlocuteur américain pour forger une nouvelle alliance commerciale afin d’exercer une pression concertée sur la Chine .En fidèle assistant du philosophe français, Paul Ricoeur, Emmanuel Macron a démontré son goût de la dialectique des opposés. Sur le front international, sa politique de rapprochement avec Trump lui a permis de replacer la France en tant que puissance pivot. Mais Macron s’expose aussi au risque d’un président américain fondamentalement transactionnel et qui a prouvé à maintes reprises qu’il n’hésite pas à se retourner contre ceux-là mêmes qui, comme le président français, lui ont tendu la main. Les premiers ministres japonais et canadien en font encore les frais. Si l’on peut apprécier la finesse dialectique de la politique américaine de Macron, il est moins certain que Trump apprécie à sa juste valeur une telle nuance. »

 

Etats- Unis : le ministre du Commerce américain la main dans le sac Russe

Etats- Unis : le ministre du Commerce américain la main dans le sac Russe

 

En choisissant des milliardaires dans son entourage Trump a pris évidemment le risque que leurs pratiques financières soient dévoilées. A l’occasion de enquête « Paradise Papers », on apprend  que le ministre américain du Commerce Wilbur Ross a gardé des participations dans une société de transport maritime ayant des liens d’affaires étroits avec un oligarque russe visé par des sanctions américaines et un gendre de Vladimir Poutine, .  Selon le New York Times, le ministre du Commerce de Donald Trump a réduit sa participation personnelle dans cette société, Navigator Holdings, lors de sa prise de fonctions en février, mais en contrôle toujours, via des entités offshore, 31%. Or l’un des principaux clients de Navigator Holdings est la société russe de gaz et produits pétrochimiques Sibur, qui a contribué à hauteur de 23 millions de dollars à son chiffre d’affaires en 2016, écrit Le Monde. Et parmi les propriétaires de Sibur figurent Guennadi Timtchenko, un oligarque proche du président russe sanctionné par le Trésor américain après l’invasion de la Crimée par Moscou, et Kirill Chamalov, marié à la plus jeune fille de Vladimir Poutine. . Lors de sa nomination au ministère du Commerce, pour mettre en musique le slogan « l’Amérique d’abord » de Donald Trump, Wilbur Ross avait conclu en janvier un accord avec le Bureau fédéral d’éthique du gouvernement énumérant les partenariats commerciaux qu’il entendait conserver, mais pas le détail des participations qu’il a effectivement gardées, affirme le New York Times.

L’impact du CO2 sur le climat : « pas important » pour le nouveau responsable américain

L’impact du CO2 sur le climat : « pas important » pour le nouveau responsable américain

Contestation de l’impact du Co2 par le nouveau patron américain de l’environnement. « Je pense que mesurer avec précision (l’impact de) l’activité humaine sur le climat est quelque chose de très difficile et il existe un immense désaccord sur le degré de cet impact. Donc non, je ne serais pas d’accord pour dire qu’il s’agit d’un contributeur important au réchauffement climatique« , a déclaré jeudi 9 mars le nouveau patron de l’Agence américaine de l’environnement (EPA) dans une interview sur la chaîne CNBC. « Nous devons continuer d’étudier l’analyse » de l’impact du CO2, a ajouté Scott Pruitt. Pourtant, les États-Unis vivent le deuxième hiver le moins froid de leur Histoire (en tout cas depuis le début des relevés météorologiques, il y a 122 ans). Des records de douceur ont été battus dans les zones où vivent près la moitié des Américains. Ils peuvent sentir que le climat est déréglé, qu’il y a vraiment un réchauffement notable. L’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche inquiète les scientifiques travaillant sur le changement climatique. Depuis des les semaines, universitaires et informaticiennes s’unissent pour sauvegarder les données contenues sur les sites web d’agences fédérales. Pour les protéger de l’administration Trump, qui pourrait vouloir les détruire. Bethany Wiggin est directrice du Penn EHLab (Penn Program in Environmental Humanities) de l’Université de Pennsylvanie. Son laboratoire est à l’origine du programme public et collaboratif #DataRefuge s’explique sur Reporterre :


Reporterre — Avec l’arrivée de l’administration Trump, en quoi les données informatiques fédérales sur le changement climatique sont-elles menacées ?

Bethany Wiggin — La première chose à comprendre, c’est que tous les matériaux disponibles sur Internet sont vulnérables par nature. Les liens hypertextes vers des études scientifiques peuvent facilement être brisés. C’est un phénomène très documenté. Cette instabilité naturelle est renforcée dans un environnement politique où les climatosceptiques s’assurent que le changement climatique est présenté comme un sujet ouvert au débat.

Scott Pruitt, qui est en train d’être auditionné au Congrès [pour diriger l’Agence états-unienne de protection de l’environnement, l’EPA], ne croit pas au changement climatique. Cet ex-procureur général de l’Oklahoma est connu pour avoir défendu les industriels gaziers et pétroliers adeptes de la fracturation hydraulique, au lieu d’avoir réglementé cette pratique qui cause des niveaux sans précédent de microtremblements de terre. Donc, nous avons toutes les chances de croire que les données contenues sur le site web de l’EPA seront encore plus vulnérables.

Mais l’EPA est juste un exemple. Il y a de multiples agences publiques et ministères dont les données sur le climat sont menacées. En décembre, l’équipe de transition de Trump voulait que le ministre sortant de l’Énergie lui fournisse une liste de noms des personnes ayant travaillé sur l’Accord de Paris. Heureusement, il a dit non et a même autorisé les membres de son ministère à utiliser les réseaux sociaux comme ils le souhaitent, sans être punis.

Nous sommes aussi très inquiets à cause des propos du futur chef de la Nasa [Agence spatiale des Etats-Unis]. Il a affirmé que la mission Terre de cette agence, qui rassemble des données sur le climat, était un exemple de science politisée. Il souhaite rediriger les fonds vers des programmes de recherche spatiale.
Qu’est-ce que le programme #Datarefuge et en quoi peut-il remédier au problème ?

#Datarefuge repose sur un principe très simple de gestion des données, qu’on appelle Lockss, Lots Of Copies Keep Stuff Safe [« de nombreuses copies conservent les affaires en sécurité »]. L’idée est de copier les documents appartenant aux agences fédérales environnementales, ou les outils éducatifs sur le climat. Et de garder si bien ces copies que les chercheurs pourront continuer à utiliser les données et à citer les documents [par exemple par des liens hypertextes dans un article]. On va donc réaliser ces copies multiples selon un protocole prédéfini et les disperser dans différents serveurs sécurisés : c’est là que la dimension de refuge prend tout son sens.
Qui participe au projet et comment s’organise-t-il ?

De nombreux libraires, archivistes et informaticiens mènent ce projet. Ils ont travaillé jour et nuit pour mettre en place un manuel de bonnes pratiques à disposition de nos bénévoles. Une bonne partie de ce protocole a été développé lors d’une série d’événements « data rescue », notamment à Philadelphie le week-end dernier. Nous avons désormais de nombreuses personnes du milieu universitaire, technologique, bibliothécaire ou encore du secteur privé qui travaillent de manière très coordonnée à affiner ces bonnes pratiques et à les diffuser auprès de nos partenaires sur d’autres événements « data rescue » aux États-Unis. C’est très bien que nous ayons accompli autant avant l’investiture de Donald Trump, mais il reste beaucoup à faire ensuite.

Par ailleurs, nous travaillons sur des projets à plus long terme, afin que les citoyens comprennent pourquoi ces données sur le climat sont si importantes. L’idée est de sensibiliser les journalistes, les politiques et les communautés locales aux questions suivantes : qui utilise ces données ? à quoi servent-elles ? Quand on parle d’inondations dans un quartier, ça n’a rien de politique, il s’agit de la santé et du bien-être des gens.

Désormais, notre mission est de documenter et de surveiller les changements sur les sites web des agences fédérales. Nous publierons un rapport après 100 jours [de pouvoir de l’équipe Trump] où nous désignerons les programmes auxquels on aura coupé les vivres et qui ne pourront plus entretenir leur page web.

 

L’UE salue la levée de l’embargo américain sur le boeuf français

L’UE salue la levée de l’embargo américain sur le boeuf français

 

Une bonne nouvelle pour les éleveurs français avec la levée de l’embargo sur la viande destinée aux États-Unis. Un embargo décidé il y a une vingtaine d’années suite à la crise de la vache folle. Reste à savoir si le fantasque Trump maintiendra cette décision. Il se pourrait par ailleurs que les États-Unis réclament des compensations pour faciliter les exportations de viande américaine et plus largement du continent américain vers l’Europe comme c’était prévu dans le traité de libre échange TAFTA. La Commission européenne a salué en tout cas vendredi l’annonce par les Etats-Unis d’une levée de l’embargo sur les importations de viande bovine en provenance de France, après près de vingt ans d’interdiction. « C’est une excellente nouvelle pour les producteurs français », déclarent dans un communiqué les commissaires chargés du Commerce Cecilia Malmström, de la Santé et de la sécurité alimentaire Vytenis Andriukaitis et de l’Agriculture Phil Hogan. « C’est une premier pas mais cela ne veut pas dire qu’on va recommencer à exporter dès demain », a-t-on indiqué au ministère français de l’Agriculture. La reprise effective des exportations de boeuf français vers les Etats-Unis nécessitera notamment de définir des modèles de certificats sanitaires à l’exportation, a-t-on précisé de même source. Les Etats-Unis avaient fermé leur marché à la viande bovine, ovine et caprine en provenance de l’Union européenne en janvier 1998, à la suite de la crise de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB).  Le département de l’Agriculture avait annoncé en janvier 2015 la réouverture progressive du marché américain à la viande bovine en provenance de l’Union européenne. L’embargo américain a depuis été levé pour l’Irlande, la Lituanie et les Pays-Bas. Ces mesures d’interdiction allaient « au-delà des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) » et le boeuf européen « est donc sûr pour les consommateurs », est-il rappelé dans le communiqué de la Commission européenne.

Subvention entre AirBus et Boeing : 1 set à 0 pour l’américain (OMC)

Subvention entre AirBus et Boeing : 1 set à 0 pour l’américain (OMC)

 

C’est une sorte de poker menteur à laquelle se livrent Airbus et Boeing pour contester le soutien respectif des Etats à ces deux avionneurs. Un débat qui dure d’ailleurs depuis des années et qui ne sera sans doute jamais tranché tellement la situation est complexe. Les deux sociétés ont en effet bénéficié de soutiens sous différentes formes de la part de l’État. Le préjudice concurrentiel serait évalué autour de 10 milliards pour chacun.  L’OMC qui ne régule pas grand-chose en matière de commerce international à cependant accordé un set à l’américain. La partie est cependant loin d’être terminée. Une partie qui se déroulera sans doute en cinq sets voir davantage. À moins que les deux constructeurs ne parviennent eux-mêmes un compromis permettant de mettre un terme à cette joute juridique de nature picrocholine. Organe d’appel de l’Organisation mondiale du commerce a donné raison jeudi aux Etats-Unis dans le premier set contre Airbus dans le différend qui oppose Boeing et l’avionneur européen depuis 12 ans au sujet des aides publiques dont ils bénéficient. Dans son rapport, le groupe spécial de l’OMC conclut que l’Union européenne ne s’est pas conformée à de précédentes décisions de l’organisation multilatérale, ce qui a permis à Airbus de continuer à toucher des subventions.

L’UE, dit le rapport, n’a respecté que deux des 36 mesures préconisées par l’OMC, poursuivant notamment l’attribution de prêts qui se chiffrent en milliards de dollars et constituent une cause « réelle et substantielle » de pertes de ventes pour Boeing.

Le rapport rejette en outre l’argument de l’UE selon lequel l’A350, l’avion le plus récent d’Airbus, n’est pas concerné par le différend. Le groupe spécial écrit que le gros porteur a lui aussi bénéficié de subventions, même s’il rejette les arguments des Etats-Unis sur le montant de ces aides.

Selon les Etats-Unis, Airbus ne s’est pas conformé à des décisions qui l’obligeraient à rembourser l’équivalent de 22 milliards de dollars (19,6 milliards d’euros) de subventions, dont quatre milliards pour l’A350.

La partie européenne conteste ces chiffres, qu’elle dit surévalués. Pour le représentant américain au Commerce, Michael Froman, les subventions déguisées d’Airbus ont privé Boeing et ses salariés de dizaines de milliards de dollars d’exportations. « Nous attendons de l’UE, de l’Allemagne, de la France, du Royaume-Uni et de l’Espagne – qui font partie de nos plus proches partenaires commerciaux – qu’ils respectent les règles de l’OMC. Nous leur demandons de cesser immédiatement le financement subventionné d’Airbus », a-t-il déclaré dans un communiqué. L’Union européenne a laissé entendre qu’elle ferait appel, jugeant certaines parties du rapport « insatisfaisantes ». « Nous analysons attentivement le rapport », a dit la Commission européenne, ajoutant que le document de 574 pages devait être replacé dans le contexte général de ce différend commercial hors norme. Deux autres rapports de l’OMC, cette fois sur les subventions américaines à Boeing, sont attendus dans les prochains mois. Airbus a également annoncé son intention de faire appel. « Nous avons fait ce que nous avions à faire dans les délais prévus. Nous répondrons aux quelques questions restantes soulevées dans le rapport dans le cadre de notre appel », a dit une porte-parole du groupe. L’OMC avait précédemment établi qu’Airbus et Boeing avaient l’un comme l’autre perçu des aides publiques illégales totalisant plusieurs milliards de dollars.

 

(Avec Reuters)

Un américain à Paris pour inverser la courbe de la fiscalité !!!

 

Un américain à Paris pour inverser la courbe de la fiscalité !!!

 

 

On apprend par le Figaro que l’ancien conseiller de Reagan vient rencontrer les plus hautes autorités françaises afin de les éclairer sur les moyens d’inverser la courbe de la fiscalité. Il n’est pourtant pas besoin d’être un grand expert pour comprendre que l’impôt tue l’impôt (formule employée il y a longtemps par Michel Rocard pourtant créateur de la fameuse c’est CSG). À l’évidence le taux exceptionnel de prélèvements obligatoires, qui représente aujourd’hui 47 % du PIB plombe à la fois la compétitivité et la consommation. Un record presque mondial. Dans un tel contexte des pans entiers de l’économie soumis à la concurrence internationale ne peuvent évidemment résister. Du coup les productions étrangères plus compétitives s’imposent sur le marché français. Pour boucher les trous financiers les pouvoirs publics n’ont trouvé d’autres solutions depuis plus de 30 ans que d’augmenter encore cette fiscalité qui tue la croissance et l’emploi. Mécaniquement les dépenses sociales s’envolent et on tente vainement de les rééquilibrer par de nouveaux prélèvements qui affectent encore un peu plus la compétitivité. Bref un cercle vicieux infernal. l’Américain Arthur Laffer, ancien conseillait de Reagan, explique ainsi de façon imagée que lorsqu’on augmente les taux de taxation, les rentrées fiscales progressent dans un premier temps, mais passé un certain niveau, la collecte des impôts ne cesse de se raréfier. Un constat que partage évidemment nombre d’experts en France ou de citoyens ordinaires et l’on s’étonne que des responsables des plus hautes institutions et besoins de cet éclairage extérieur pour comprendre une évidence. Laffer, qui a conseillé le président Reagan dans les années 1980, était mercredi à Paris, où il a rencontré Valérie Rabaud, la rapporteure du budget à l’Assemblée nationale, et Albéric de Montgolfier, son homologue du Sénat. Il a discuté avec eux de la meilleure façon «d’inverser la courbe», non pas tant celle du chômage, mais des rentrées fiscales. Interrogé lors d’un débat organisé par la revue Politique internationale et la French American Foundation, Laffer admet avec un large sourire que la France est sans doute aujourd’hui «l’une des meilleures illustrations» de sa courbe: les taxes sont très lourdes, les rentrées de l’impôt sur le revenu s’essoufflent, la croissance économique est faible et le chômage élevé.

Sondage sympathisants UMP » « Les Républicains » sonne trop américain pour 56%

Sondage sympathisants UMP » « Les Républicains » sonne trop américain pour 56%

 

 

Finalement Sarkozy ne faiat pas un tabac avec le nouveau nom de l’UMP : «  les républicains ». A l’extérieur de l’UMP les réactions sosnt plutôt mitigées et même chez les sympathisants ce nom ne plaît guère.  La vérité c’est que le nom n’a guère d’importance, ce que veut Sarkozy c’est changer pour mettre le parti complètement à sa botte  dans la perspective de 2017. Le problème de la droite c’est qu’elle a change déjà une quinzaine de fois de nom depuis 1945, ça commence à faire beaucoup ! 56% des sympathisants de l’UMP préfèrent la dénomination actuelle du parti actuel que le nouveau « Les Républicains » envisagé par Nicolas Sarkozy selon un sondage Odoxa pour « iTélé ».  Les sympathisants de l’UMP seraient plutôt conservateurs concernant l’évolution du nom de leur parti. C’est ce que révèle un sondage Odoxa pour iTélé publié vendredi qui démontre que deux Français sur trois (66%) et plus d’un sympathisant de l’UMP sur deux (56%) préfèrent l’actuel nom du parti de droite à celui envisagé par Nicolas Sarkozy, Les Républicains. Les sympathisants UMP jugent à 53% que le futur nom Les Républicains fait « trop américain », à 36% qu’il est « trop consensuel », à 6% qu’il est « trop de droite » et à 4% qu’il est « trop de gauche ». 1% des sondés ne se prononcent pas.  Cette nouvelle appellation est également contestée par la classe politique. Le président du Modem, François Bayrou, se dit étonné que l’UMP « s’arroge » le nom de « républicains« , et Jean-Marie Le Guen (PS) également, dénonçant même un « abus de pouvoir ». Malicieusement Juppé avait indiqué que le changement de nom n’était pas uen priorité «  pourquoi pas le PMU » avait-il indiqué !

 

Bradage d’Alstom énérgie : résultat du chantage américain (Éric Denécé)

 

Bradage d’Alstom énérgie  : résultat du chantage américain  (Éric Denécé)

 

Alors que refait surface l’affaire de la venet d’Alstom à GE, il est intéressant de relire l’interview donnée en juillet à L’humanité par  Éric Denécé, ancien militaire,  consultant en risk management et intelligence économique (interview à l’Humanité)

 

« La récente vente d’Alstom à General Electric (GE) pose un problème fondamental de souveraineté à notre pays, tant en matière militaire qu’énergétique. En matière de turbines pour les bâtiments de surface et les sous-marins de la marine nationale, GE se trouve désormais être un fournisseur en situation de quasi-monopole, ce qui rendra notre flotte de guerre très largement dépendante de ses livraisons. En matière de surveillance de l’espace, nous cédons également la filiale d’Alstom Satellite Tracking Systems, qui fournit nos armées, en particulier la direction du renseignement militaire (DRM), et qui contribue à l’efficacité de notre dissuasion nucléaire par la surveillance constante des satellites alliés ou adverses. Sur le plan du nucléaire civil, nous tombons, par cette vente, totalement entre les mains de GE pour l’approvisionnement de nos centrales en turbines et en pièces de rechange. Le rachat de cette filiale critique remet directement en cause notre maîtrise intégrée de la construction d’une centrale et nous prive de débouchés à l’export, car Alstom est l’un des leaders mondiaux en la matière. Nous venons donc d’abandonner à la fois notre souveraineté, des savoir-faire technologiques essentiels que peu de pays au monde maîtrisent et que nous avons mis des années à construire, et une entreprise rentable qui dispose de débouchés commerciaux indéniables. En l’espèce, la loi du marché ne justifiait nullement cette vente. Outre son rejet du pouvoir socialiste, l’une des raisons qui ont conduit Patrick Kron à vendre Alstom à GE est la menace de poursuites pour corruption qui pèse sur les dirigeants du groupe français, sans qu’il soit possible d’en mesurer le bien-fondé. Il s’agit bien là d’un chantage américain. En effet, nous sous-estimons toujours les pratiques déloyales et illégales américaines dans la compétition économique mondiale. Rappelons qu’au nom de la « guerre contre le terrorisme », la NSA écoute la planète entière, en particulier les entreprises étrangères qui concurrencent les firmes américaines. Ainsi, depuis la fin de la guerre froide, les Américains ont développé une véritable stratégie planétaire de domination politique, juridique et économique : la mondialisation n’est finalement que l’imposition au reste du monde du droit et des lois américains. C’est là la définition même de l’impérialisme. L’affaire Alstom est à rapprocher d’autres offensives que les États-Unis ont déclenchées contre nous, profitant de notre faiblesse politique du moment à cause d’un président impopulaire et passif : remise en cause par Washington de la vente de navires Mistral à la Russie et véritable racket dont a été victime BNP Paribas. C’est pourquoi il est temps de sortir de l’aveuglement dans lequel nous baignons : nous ne sommes plus amis depuis longtemps avec les États-Unis, tout au plus alliés. La guerre économique est depuis longtemps déclarée et il est affligeant que nous ne rendions pas les coups ! Ainsi, contrairement aux allégations du gouvernement, le dossier Alstom n’est en aucun cas une victoire française. C’est uniquement une victoire de GE qui a eu tout ce qu’il voulait. Ce qui est incroyable, c’est que l’entreprise américaine a pu dérouler toute sa stratégie sans la moindre opposition de la part de notre pays. L’affaire Alstom révèle donc l’incompréhension de la compétition économique des dirigeants politiques français. Le gouvernement n’a pas été à la hauteur des enjeux. Mis à part les rodomontades d’Arnaud Montebourg, rien n’a été fait. Pire, certains, dans la haute administration, ont torpillé dès le départ l’option d’un rachat d’Alstom par la France

 

Vente d’Alstom : résultat du chantage américain (Éric Denécé)

Vente d’Alstom : résultat du chantage américain  (Éric Denécé)

 

Alors que refait surface l’affaire de la venet d’Alstom à GE, il est intéressant de relire l’interview donnée en juillet à L’humanité par  Éric Denécé, ancien militaire,  consultant en risk management et intelligence économique (interview à l’Humanité)

 

« La récente vente d’Alstom à General Electric (GE) pose un problème fondamental de souveraineté à notre pays, tant en matière militaire qu’énergétique. En matière de turbines pour les bâtiments de surface et les sous-marins de la marine nationale, GE se trouve désormais être un fournisseur en situation de quasi-monopole, ce qui rendra notre flotte de guerre très largement dépendante de ses livraisons. En matière de surveillance de l’espace, nous cédons également la filiale d’Alstom Satellite Tracking Systems, qui fournit nos armées, en particulier la direction du renseignement militaire (DRM), et qui contribue à l’efficacité de notre dissuasion nucléaire par la surveillance constante des satellites alliés ou adverses. Sur le plan du nucléaire civil, nous tombons, par cette vente, totalement entre les mains de GE pour l’approvisionnement de nos centrales en turbines et en pièces de rechange. Le rachat de cette filiale critique remet directement en cause notre maîtrise intégrée de la construction d’une centrale et nous prive de débouchés à l’export, car Alstom est l’un des leaders mondiaux en la matière. Nous venons donc d’abandonner à la fois notre souveraineté, des savoir-faire technologiques essentiels que peu de pays au monde maîtrisent et que nous avons mis des années à construire, et une entreprise rentable qui dispose de débouchés commerciaux indéniables. En l’espèce, la loi du marché ne justifiait nullement cette vente. Outre son rejet du pouvoir socialiste, l’une des raisons qui ont conduit Patrick Kron à vendre Alstom à GE est la menace de poursuites pour corruption qui pèse sur les dirigeants du groupe français, sans qu’il soit possible d’en mesurer le bien-fondé. Il s’agit bien là d’un chantage américain. En effet, nous sous-estimons toujours les pratiques déloyales et illégales américaines dans la compétition économique mondiale. Rappelons qu’au nom de la « guerre contre le terrorisme », la NSA écoute la planète entière, en particulier les entreprises étrangères qui concurrencent les firmes américaines. Ainsi, depuis la fin de la guerre froide, les Américains ont développé une véritable stratégie planétaire de domination politique, juridique et économique : la mondialisation n’est finalement que l’imposition au reste du monde du droit et des lois américains. C’est là la définition même de l’impérialisme. L’affaire Alstom est à rapprocher d’autres offensives que les États-Unis ont déclenchées contre nous, profitant de notre faiblesse politique du moment à cause d’un président impopulaire et passif : remise en cause par Washington de la vente de navires Mistral à la Russie et véritable racket dont a été victime BNP Paribas. C’est pourquoi il est temps de sortir de l’aveuglement dans lequel nous baignons : nous ne sommes plus amis depuis longtemps avec les États-Unis, tout au plus alliés. La guerre économique est depuis longtemps déclarée et il est affligeant que nous ne rendions pas les coups ! Ainsi, contrairement aux allégations du gouvernement, le dossier Alstom n’est en aucun cas une victoire française. C’est uniquement une victoire de GE qui a eu tout ce qu’il voulait. Ce qui est incroyable, c’est que l’entreprise américaine a pu dérouler toute sa stratégie sans la moindre opposition de la part de notre pays. L’affaire Alstom révèle donc l’incompréhension de la compétition économique des dirigeants politiques français. Le gouvernement n’a pas été à la hauteur des enjeux. Mis à part les rodomontades d’Arnaud Montebourg, rien n’a été fait. Pire, certains, dans la haute administration, ont torpillé dès le départ l’option d’un rachat d’Alstom par la France

 

Telecom : Free (Iliad) veut racheter l’américain T-Mobile US

Telecom : Free (Iliad) veut racheter l’américain  T-Mobile US

La maison mère de Free, qui a révolutionné le marché français du mobile en France avec ses abonnements à petits prix, propose de reprendre 56,6% du capital de T-Mobile US pour 15 milliards de dollars en numéraire (11,2 milliards d’euros), soit 33,0 dollars par action. Le groupe évalue le solde de 43,4% du capital de T-Mobile US à 40,5 dollars par action, en estimant à 10 milliards de dollars les synergies de l’opération qui bénéficieraient aux actionnaires de l’opérateur mobile américain. Au total, Iliad estime que son offre valorise le groupe américain à 36,2 dollars par action, soit une prime de 17% par rapport au cours de clôture de mercredi. A la suite de cette annonce, le titre T-Mobile progressait de 6,7% à 33,02 dollars à la Bourse de New York vers 18h45 GMT, à rebours de la tendance fortement baissière de Wall Street. « Le marché mobile américain est à la fois vaste et particulièrement attractif », souligne Iliad dans un communiqué. « T-Mobile US s’est imposé avec succès sur ce marché par son positionnement en rupture qui, à de nombreux égards, est similaire à celui d’Iliad en France », poursuit le groupe. Iliad, qui n’est pas aujourd’hui présent sur le marché américain, fait valoir que son offre ne devrait pas présenter de problème de concurrence aux Etats-Unis, ce qui ne serait probablement pas le cas dans le cadre d’un rapprochement entre Sprint et T-Mobile US qui sont respectivement numéro trois et quatre de la téléphonie mobile dans ce pays. L’offre en numéraire serait financée par une combinaison de dette et de fonds propres, ajoute Iliad, qui dit s’être assuré du soutien de « banques internationales de premier plan pour la dette d’acquisition ».

EDF : du gaz de schiste…. mais américain

EDF : du gaz de schiste….  mais américain

 

Pas de gaz de schiste français mais des importations en provenance des Etats-Unis. Normal, la France importe 90% de son gaz et on se préoccupe peu des conditions de ses origines. A peu près la même contradiction quand on veut limiter le nucléaire français mais qu’on exporte des centrales. Pas facile d’être écolo et cohérent économiquement. EDF rattrape son retard. Après Total, Iberdrola et d’autres, il était le dernier des grands énergéticiens européens à ne pas avoir investi sur le gaz de schiste américain. C’est chose faite: le groupe a annoncé jeudi 17 juillet un accord avec une filiale du groupe d’énergie Cheniere, Corpus Christi Liquefaction, pour l’importer en Europe sous forme de gaz naturel liquéfié. Les premières cargaisons américaines n’arriveront qu’en 2016 et la mise en route devrait être progressive. Aucun détail financier n’a filtré, mais le contrat porte sur la fourniture d’environ 770.000 tonnes de GNL par an en provenance du Texas. Au début, le volume livré sera de 380.000 tonnes. A titre de comparaison, la France consomme environ 3,5 milliards de tonnes de gaz par an, qu’elle importe à plus de 90%. Le contrat prévoit un partenariat de 20 ans, avec prolongation de 10 ans en option. Mais les premières livraisons n’interviendront pas avant 2019. En effet, les Etats-Unis, auparavant importateurs de gaz, ont commencé à exploiter cette source non-conventionnelle très récemment. Ils ne disposent pas encore des infrastructures nécessaires pour l’exporter.  Les projets d’usines se sont multipliés, mais une seule est en chantier à l’heure actuelle, et quatre autres sont à un stade d’autorisation relativement avancé. Le gaz de schiste américain n’arrivera qu’en 2016. Il n’est donc pas une solution immédiate à la pénurie de gaz qui, selon Bruxelles, menace l’Europe en cas de prolongement des tensions entre l’Ukraine et la Russie. Même à long terme, alors que les industriels européens cherchent à réduire leur dépendance au gaz russe, les Etats-Unis pourraient ne pas être d’un grand renfort, selon Jérôme Ferrier, le président de l’Union internationale du gaz. « Quand ils vendent leur gaz à l’étranger, son prix augmente pour intégrer les coûts de transports et d’infrastructures, ce qui tire à la hausse son prix sur le marché domestique. C’est pourquoi les Américains feront tout pour limiter leurs exportations ».

 

AstraZeneca refuse d’être racheté par l’américain Pfizer

AstraZeneca refuse d’être racheté par l’américain Pfizer

Le géant pharmaceutique américain Pfizer réfléchit à son prochain coup pour s’emparer d’AstraZeneca après avoir été éconduit à deux reprises par son concurrent anglo-suédois, sur fond de vaste concentration dans le secteur. Pfizer a révélé lundi avoir soumis au début du mois de janvier une proposition de rachat de 58,8 milliards de livres (98,9 milliards de dollars ou 71,5 milliards d’euros) à AstraZeneca, ajoutant qu’une deuxième approche avait été faite le 26 avril. Malgré un nouveau rejet de l’ouverture de discussions, le titre AstraZeneca continue de caracoler en tête des hausses à Londres, gagnant 16,24% à 47,41 livres à 14h40, de loin la plus forte hausse de l’indice Stoxx 50, après un record à 47,92. De son côté, l’indice regroupant les valeurs pharmaceutiques européennes prenait 2,25% tandis qu’à Wall Street, Pfizer progressait de 1,5% en avant-bourse. Un éventuel rachat d’AstraZeneca par Pfizer constituerait la plus importante acquisition d’une firme britannique par un groupe étranger et l’une des plus grosses opérations de croissance externe dans l’histoire de la pharmacie. La semaine dernière, la presse britannique avait rapporté que Pfizer avait mis sur la table 60 milliards de livres sterling. Dans un communiqué, Pfizer précise qu’AstraZeneca a refusé à chaque fois d’entamer des négociations, le groupe américain soulignant qu’il passe en revue ses options. Réagissant aux déclarations de Pfizer, AstraZeneca a dit avoir réfléchi à la possibilité d’ouvrir des négociations, tout en précisant avoir jugé que cela n’en valait pas la peine en l’absence de proposition concrète et attrayante. Il appelle ses actionnaires à ne pas répondre à toute tentative d’approche de Pfizer, disant que la réussite de son plan d’entreprise se traduirait pour eux par une création de valeur « significative ».  

 

Alstom va devenir américain….et disparaître ?

Alstom va devenir américain….et disparaître ?

Exemple typique du processus de désindustrialisation, Alstom fleuron de l’industrie française risque de passer sous les couleurs américaines et peut –être à terme de disparaitre. Une entreprise pourtant largement soutenue pas l’Etat et surtout par les commandes de centrales électriques de  matériel ferroviaire (notamment TGV)  et les chantiers navals en son temps. Quand GE aura récupérer les clients et la technologie d’Alstom, il est prévisible que le dégraissage va s’amorcer peut-être pour finir comme nombre d’autres industries. General Electric, le plus grand groupe industriel américain, aurait déjà approché le gouvernement français pour sonder sa position dans le cas de son rachat d’Alstom. Ce conglomérat serait prêt à payer plus de 13 milliards de dollars pour ce fleuron de l’industrie française, soit quelque 25% de plus que sa valeur boursière. Selon la presse américaine, GE aurait déjà obtenu le soutien de Bouygues, actionnaire d’Alstom à hauteur de quelque 25%. Il s’agirait de la plus grosse acquisition pour General Electric depuis sa tentative de rachat de la compagnie Honeywell. GE est déjà leader dans les moteurs d’avion, les locomotives, la génération électrique et les équipements médicaux.  Des « rumeurs totalement infondées » ? Des informations qualifiées de  »rumeurs totalement infondées » par une porte-parole de l’industriel français. Et dans un communiqué publié ce jeudi matin, le groupe assure « qu’il n’est informé d’aucun projet d’offre publique visant son capital ».  Mais selon Bloomberg, un accord entre les deux parties pourrait être annoncé dès la semaine prochaine. Selon son service de communication, Alstom emploie 93.000 personnes dans une centaine de pays, a réalisé un chiffre d’affaires de 20 milliards d’euros et enregistré pour près de 24 milliards d’euros de commandes en 2012/13.

 

L’ « insaisissable » Hollande pour un journal américain

L’ « insaisissable » Hollande pour un journal américain

Un portrait amer. Le cas « François Hollande » est étudié par l’édition internationale du New York Times. En une, une photographie du président, l’air un peu abattu, au Pays-Bas. Les trois journalistes cherchent à savoir qui est cet homme qui « teste les limites de la célèbre tolérance française ». A la lumière notamment de cette étonnante affaire privée : « la romance (…) qui tourne au spectacle politique. » Sur son site Internet, le quotidien s’amuse aussi de la « Première dame de la France », et de la « seconde »… « La question est de savoir comment il va gérer tout cela sur le long terme. Si cela devient un vaudeville, cela va endommager sa présidence », estime le socialiste Julien Dray dans l’article. Après un long résumé des turpitudes sentimentales observées à l’Elysée, le quotidien en langue anglaise rappelle que tout cela arrive au mauvais moment. Après le « tournant » économique qui divise son camp. Une démonstration de force : « Il y a un nouveau Hollande, plus en harmonie avec lui-même », assure un proche. Mais ce « nouveau Hollande » choque avec l’autre, celui qui a longtemps refusé les mesures de sécurité dues à son rang. Un refus mis en lumière par les photos publiées dans la presse people dévoilant sa relation avec Julie Gayet. Et qui ne correspond pas avec celui de la campagne présidentielle. Le New York Times rappelle un élément de son « anaphore » : « Moi, président de la République, serai sûr d’avoir un comportement exemplaire à chaque instant. » « L’engagement de campagne de François Hollande se porte encore moins bien que l’économie française maudite par le chômage », poursuit le quotidien sur son site. Les trois journalistes concluent en évoquant cette personnalité plus insaisissable que l’on ne pense, qui utilise l’humour pour écarter sa vraie personnalité ou les questions sur son caractère. Et rappellent une image de campagne : une ouvrière de GoodYear d’Amiens remarquait qu’il n’était pas si mou que ce qu’on l’on dit après lui avoir serré la main. « Elle n’est pas molle, votre poignée de main! », s’était-elle écrié. Réponse de l’intéressé : « Ni ma main, ni ma tête. Et je ne vous parle pas du reste. »

 

BCE : un sulfureux cabinet américain choisi pour évaluer les banques européennes

BCE : un sulfureux cabinet américain choisi  pour évaluer les banques européennes

la BCE dévoilera, mercredi 23 octobre, toutes les modalités de la supervision bancaire pour les tests, dits « stress tests », auxquels les banques européennes vont être soumises. Les marchés attendent beaucoup de ces tests, considérés comme une véritable épreuve de vérité sur la santé de ces banques. Et voilà que la BCE délègue sa mission à un cabinet privé, qui plus est américain ! Le choix a de quoi surprendre: mais pourquoi la BCE ne s’appuie-t-elle pas sur ses propres équipes? « Quand il y a des stress-tests aux Etats-Unis, c’est la FED qui s’en charge », souligne un analyste. D’autant plus que le cabinet qu’elle a choisi, lui aussi, est contestable. Ce cabinet est Oliver Wyman, spécialisé non pas dans l’audit mais dans le conseil. Un cabinet qui traîne quelques casseroles. C’est lui qui, en 2006, avait décerné la palme de la banque la plus performante à l’Anglo Irish Bank. Trois ans après, la banque irlandaise s’effondrait. Autant dire que ce choix n’est pas vraiment de nature à rassurer




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