Archive pour le Tag 'droits'

Droits de douane US: 50 % pour l’Inde

Droits de douane US: 50 % pour l’Inde

Pour punir les achats indiens de produits pétroliers à la Russie, les États-Unis ajoutent une taxe supplémentaire ou 25 % déjà décidés. Soit en tout 50 %. Les pénalités supplémentaires de 25 % constituent des représailles vis-à-vis de l’achat de pétrole russe

En 2024, les exportations indiennes vers l’Amérique ont atteint 87,4 milliards de dollars, creusant un déficit de près de 46 milliards pour les biens américains, en hausse de 5 % sur un an.

Droits de douane : la France isolée

Droits de douane : la France isolée

Un papier du journal l’Opinion du 21 juillet soulignait le caractère chimérique de l’opposition de la France à Trump du fait de nos propres faiblesses internes

Chaque jour qui nous sépare du 1er août voit s’accroître l’inquiétude des entreprises françaises. À cette date, en effet, la menace de Donald Trump d’assommer l’Europe de droits de douane s’appliquera unilatéralement, si aucun accord n’a été trouvé d’ici-là avec le géant américain. Or, cela fait des semaines que le débat européen tourne en rond : faut-il négocier, comme l’ont fait plusieurs pays dans le monde, ou menacer ? Faut-il signer ou résister ?

Dans ce dossier essentiel pour notre avenir, le sentiment se renforce que la France est isolée. Comme ce fut le cas en 2018, lors du premier mandat de Donald Trump, avec l’imposition de droits de douane sur l’acier et l’aluminium, l’Allemagne et plus encore l’Italie sont favorables à une négociation. La Commission européenne elle-même paraît encline à chercher un compromis, l’essentiel étant d’éviter à tout prix la sanction-massue que représenterait une hausse brutale de 30 % des tarifs douaniers.

Ce n’est pas la position d’Emmanuel Macron, qui défend l’idée de représailles et semble vouloir aller au bras-de-fer avec l’administration des Etats-Unis.

Tout se passe comme si le président de la République, en bombant le torse face à Trump, avait décidé de faire de ce dossier le symbole de sa vision d’une Europe puissance. Comme s’il avait choisi la posture politique plutôt que le réalisme économique, son image plutôt que le destin des entreprises européennes. Mais que vaut le concept d’autonomie stratégique européenne, si cher à Emmanuel Macron, sans la solidité et la puissance de notre industrie et de nos services ? A quoi servirait une victoire personnelle du chef de l’Etat si elle s’accompagnait d’un affaiblissement mortel de plusieurs secteurs économiques en Europe ? Etre le plus ancien leader européen du Continent ne suffira pas à avoir raison seul contre tous.

Relativiser les droits de douane

Relativiser les droits de douane

Le président américain a récemment obtenu des conditions très avantageuses pour commercer avec le Royaume-Uni, le Japon, mais aussi l’Union européenne. Les conséquences pour ces économies sont toutefois à relativiser d’après l’économiste Philippe Barbet . sur Franceinfo.

Donald Trump enchaîne les accords commerciaux. Après avoir brandi la menace de droits de douane exorbitants à compter du vendredi 1er août, le président américain a réussi à sceller d’importants « deals » avec de nombreuses puissances économiques. Le dernier en date, dimanche : celui avec l’Union européenne, premier partenaire économique des Etats-Unis. Il acte une surtaxe de 15% pour un grand nombre de produits que les Vingt-Sept exportent outre-Atlantique. En parallèle, l’UE s’est aussi engagée à passer d’énormes commandes d’énergie et d’armement à Washington, comme s’en est félicité le dirigeant républicain.

« Enorme » pour Donald Trump, « un jour sombre » selon la France : ce que l’on sait de l’accord sur les droits de douane entre les Etats-Unis et l’UE

Grâce à sa méthode musclée, le président américain est-il en passe de dicter ses conditions aux autres Etats ?

Il « a bien joué son coup », constate l’économiste Philippe Barbet, interrogé par franceinfo. Toutefois, le chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) et professeur émérite à l’université Sorbonne-Paris-Nord, nuance la réussite du milliardaire à l’échelle planétaire, en soulignant que « toute l’économie mondiale ne repose pas sur les Américains. »

Après la série d’accords signés avec le Royaume-Uni, le Japon, et l’Union européenne, peut-on dire que Donald Trump a déjà gagné sa guerre commerciale ?

Philippe Barbet : Il a remporté une partie de la bataille, et a surtout imposé ses règles face à des partenaires qu’il accusait depuis longtemps d’être « déloyaux ». D’abord, il a fixé les droits de douane à 10% pour tous les pays du monde, ce qui a permis d’augmenter les recettes fiscales et donc de baisser les impôts des Américains, sans trop gêner les importations. Ensuite, il a annoncé, tableau à l’appui, toute une série de droits de douane beaucoup plus élevés selon les pays, avec des calculs parfois absurdes et totalement arbitraires. Tout cela pour pousser à des négociations bilatérales, même avec des partenaires historiques. Enfin, il a tapé encore plus fort avec la Chine ou le Brésil par exemple, pour des raisons plus stratégiques ou politiques.

Sa méthode, faite de menaces et d’ultimatums, peut-elle fonctionner peu importe le pays qui se trouve en face ?

Certains Etats ne négocient pas, mais leur situation peut être différente. Des pays isolés, comme le Cambodge, n’ont pas d’autre choix que d’accepter ces conditions. L’Australie a accepté sans négocier, car elle n’exporte pas beaucoup aux Etats-Unis. D’ailleurs, si la France était toute seule, sans l’Union européenne, ces droits de douane n’auraient pas trop affecté notre économie. Mais ce n’est pas le cas de l’Allemagne ou de l’Italie, qui sont plus dépendantes. Et l’Union européenne, que l’on décrit comme un poids lourd, a accepté l’inacceptable, car c’est 15% pour ses produits, mais 0% pour les importations américaines… La Chine, elle, tient tête, et veut prolonger la trêve commerciale [c'est le thème des pourparlers en cours depuis lundi à Oslo, en Norvège].

Donald Trump semble très attaché aux contreparties. Le « deal » qu’il a obtenu pour l’économie américaine est-il aussi bon qu’annoncé ?

Il y a la question des retombées économiques, qui passe surtout par la fiscalité. Donald Trump affirme par ailleurs que tout le monde se bouscule pour exporter aux Etats-Unis, que les autres pays sont prêts à tout pour cela, y compris à payer des droits de douane. En plus, il obtient en contrepartie des investissements, et promet des usines, des emplois… Politiquement, c’est important pour lui, notamment avec les élections de mi-mandat en 2026. Mais il ne faut se leurrer : ce sont bien les consommateurs américains qui paieront la hausse des droits de douane, car elle se répercutera en bonne partie sur les prix de vente.

Oui, Donald Trump a bien joué son coup, mais les Etats-Unis ne sont pas notre seul débouché pour les exports, et toute l’économie mondiale ne repose pas sur les Américains. Il s’agit de la plus grosse économie du monde, mais il y a environ 80% du commerce mondial qui ne concerne pas les Etats-Unis. C’est vers ces zones que l’Europe devrait se tourner, le temps que les choses se calment. Les Etats-Unis ne veulent pas jouer le jeu, tant pis. Je pense qu’ils finiront par revenir. Mais en attendant, c’est vers des partenaires comme le Canada, le Mexique, l’Indonésie, le Japon qu’il faut aller pour reconstruire quelque chose qui ressemble à du commerce loyal.

Droits de douane US: le silence coupable de Macron

Droits de douane US: le silence coupable de Macron

Le bavard président cette fois se montre particulièrement discret après la catastrophe historique des droits de douane imposée unilatéralement par l’Amérique à l’Union européenne. La responsabilité de Macron est immense. D’abord sa gestion depuis 2017 a provoqué le déraillement des finances publiques avec une augmentation de l’ordre de mille milliards et un taux de 114 % du PIB.

Cette détérioration des équilibres financiers a considérablement affaibli la voix de la France au sein de l’Europe et plus généralement au plan mondial. Pour obtenir cependant la bienveillance des autorités européennes Macron a sacrifié Thierry Breton commissaire européen à la demande de l’incompétente présidente Von der Leyen. Une présidente qui au contraire de Thierry Breton s’est laissée séduire par les sirènes fiscales américaines. En dépit de finances publiques catastrophiques, la France a pu limiter les critiques et les sanctions de l’Europe.

En compensation Macron a renouvelé son soutien à Von der Leyen et sacrifié Thierry Breton le commissaire européen le plus compétent et le plus combatif. L’affaiblissement de la France sur le plan économique, financier mais aussi politique a discrédité la voix du pays. Trump affirme non sans raison que ce que dit Macron ne compte pas. Sa voix ne compte plus au plan intérieur car ses soutiens se limitent à autour de 20 %. Elle ne compte pas davantage au plan international où ses gesticulations tant en Ukraine qu’au Moyen-Orient ne peuvent que créer que désillusions.

On peut cependant imaginer que l’intéressé va vouloir meubler et dissimuler sa responsabilité avec une nouvelle proposition bidon type moulin-à-vent ou Convention européenne de quelque chose et surtout de rien. Exemple un vaste emprunt européen pour lancer l’économie européenne mais en réalité surtout pour boucher les trous financiers du pays ou une pseudo réforme de l’Europe.

Droits de douane américains : un accord lamentable comme Von der Layen

Droits de douane américains : un accord lamentable comme Von der Layen

Un accord lamentable obtenu par le mafieux Trump avec l’aval de l’inconsistante présidente de la commission européenne qui s’est littéralement couchée devant le président américain

La première responsabilité de cet accord catastrophique pour l’économie européenne mais aussi mondiale incombe évidemment à Trump qui utilise ses méthodes de mafieux avec chantage, mensonges et menaces délictueuses. En clair, Trump fait sauter toutes les règles internationales relatives au commerce mondial. Mais l’Europe a aussi ses propres responsabilités qui se nourrissent de ses propres faiblesses. La première consiste à donner un pouvoir de négociation stratégique à une technocratie bruxelloise qui ne dispose d’aucune légitimité politique et souvent ignore tout des réalités. ( La majorité des experts sont des fonctionnaires des différents pays).

Faute de vrai pouvoir politique l’Europe est divisée et parvient difficilement à déterminer des axes stratégiques communs. En clair, chaque pays défend sa propre boutique quitte à démolir les politiques européennes communes. Une critique qui sera partagée par les extrêmes à gauche comme à droite en s’appuyant sur les 10 % « seulement » obtenus par le Royaume-Uni. Une différence de taille toutefois les exportations britanniques ne représentent pas grand-chose vers des États-Unis et sont très déficitaires. L’impact sera donc faible contrairement à l’union économique européenne dont la balance commerciale était jusque-là très positive.

La troisième responsabilité est liée à la fragilité interne de certains pays comme la France par exemple. Un pays dont l’autorité internationale comme nationale est largement mise en cause en raison d’un président complètement déconsidéré, d’une absence de majorité et d’une situation financière dramatique. Macron porte aussi une grave responsabilité car il a accepté de soutenir Von der Layen contre -le très efficace et très compétent Thierry Breton. Von der Layen, une présidente de la commission complètement inconsistante et qui a surtout passé son temps à éliminer autour d’elle les compétences contestataires. Son attitude lamentable devant Trump témoigne à la fois de sa faiblesse et de sa veulerie.

Les responsabilités sont donc multiples et peut-être que la principale est celle de situation politique, économique et démocratique très fragiles dans nombre de pays d’Europe; notamment en France aujourd’hui pratiquement sans véritable gestion stratégique et avec des responsables politiques largement discrédités, incompétents mais aussi ou sans courage. Voir par exemple ce débat lamentable autour du retour d’un service militaire d’une journée de « volontaires » quand il faudrait mobiliser une classe d’âge pour former de vrais soldats pendant deux à trois mois au minimum. Au mieux la France peut mobiliser 50 000 soldats quand la Russie peut compter sur plus d’un million disponibles immédiatement.

La trahison des élites laissera des traces historiques compte tenu des bouleversements économiques et financiers qu’elle va provoquer. Dans le commerce international en général ou désormais les systèmes de production sont tellement imbriqués et d’abord aux États-Unis avec l’envolée conjointe de l’inflation et de l’endettement. Heureusement cet accord ne tiendra pas longtemps mais aura provoqué des séismes économiques, politiques voire démocratiques durables notamment en Europe.

Droits de douane Américains: la méthode Trump en cause

Droits de douane Américains: la méthode Trump en cause

Faute d’obtenir les accords bilatéraux qu’elle souhaite, l’administration américaine ne cesse de reporter ses ultimatums et de modifier les modalités d’application de ses taxes. Des changements de pied qui entament fortement sa crédibilité et maintiennent le commerce international dans une grande incertitude. Papier du Monde

Le « jour de la libération » proclamé par Donald Trump le 2 avril est en passe de se transformer en un « jour sans fin ». Sa politique commerciale, censée infliger des droits de douane prohibitifs aux pays récalcitrants à la signature d’accords favorables aux Etats-Unis, peine à trouver une issue, entretenant une incertitude qui pèse sur l’économie mondiale.

Ses annonces tonitruantes du printemps avaient provoqué un début de panique sur le marché obligataire, le contraignant à accorder à ses partenaires commerciaux un délai de grâce de 90 jours. Alors que l’ultimatum est arrivé à échéance, mercredi 9 juillet, l’administration américaine, faute d’avoir obtenu des accords bilatéraux en nombre comme elle l’espérait, s’est résolue à fixer une nouvelle date au 1er août, assortie de menaces de droits de douane supplémentaires sur une vingtaine de pays ainsi que sur le cuivre, les produits pharmaceutiques ou les semi-conducteurs.

Si les reports successifs et les modalités changeantes entament la crédibilité de la stratégie de Donald Trump, ces flottements ne constituent pas une surprise. L’administration américaine apparaît divisée sur la marche à suivre en se heurtant à la complexité d’un processus qu’elle a sous-estimé. Après avoir promis que le président obtiendrait « 90 accords en 90 jours », seulement trois signatures ont été arrachées à ce stade : celles du Royaume-Uni, du Vietnam et de la Chine.

Mais, alors que les accords commerciaux traditionnels comptent des centaines de pages et prennent des années à négocier, Donald Trump s’est contenté avec le Royaume-Uni d’un document de quelques feuilles, comportant de nombreuses promesses qui restent à concrétiser. Avec le Vietnam, aucun texte n’a été publié et les détails de l’accord n’ont pas été divulgués. Quant à la Chine, c’est Xi Jinping qui a renversé le rapport de force à son avantage en obligeant son homologue à battre en retraite pour parvenir à une trêve très fragile.

L’Union européenne pourrait être sur le point de conclure un accord, mais les négociateurs peinent à obtenir un allégement immédiat des droits de douane ainsi qu’un engagement à ne pas introduire de nouvelles mesures. Quelles garanties offre Donald Trump que dans trois ou neuf mois, il ne va pas doubler la mise sous tel ou tel prétexte ou réclamer des concessions supplémentaires ? C’est toute la limite de son approche : en faisant voler en éclats le cadre du multilatéralisme et du droit international pour le remplacer par des méthodes d’extorsion, la parole des Etats-Unis se retrouve démonétisée.

« Les accords sont essentiellement mon accord avec eux [les pays signataires] », avoue Donald Trump, qui brandit les droits de douane au gré de ses humeurs et de ses obsessions, au-delà de toute rationalité économique. Il envisage ainsi d’appliquer des taxes de 50 % au Brésil, à qui il reproche d’avoir accusé son allié politique, l’ancien président Jair Bolsonaro, de tentative de coup d’Etat.

Le commerce international se retrouve plongé dans un maelström inquiétant. Au prix d’une nouvelle période de confusion, l’administration américaine cherche à démontrer sa fermeté tout en évitant de déclencher une nouvelle panique financière. Mais, au fur et à mesure que les annonces se succèdent de façon anarchique et que les délais s’étirent, le risque ne fait qu’être reporté. Le jour où les menaces seront mises à exécution, la réaction des marchés pourrait être aussi brutale qu’en avril. A ce stade, la Bourse mise sur le fait que « Trump always chickens out » (« Trump finit toujours par se dégonfler »). Jusqu’à quand ?

Droits de douane américain l’Europe : entre 10 et 20 % ?

Droits de douane américain l’Europe : entre 10 et 20 % ?

Trump a déclaré jeudi qu’il envisageait d’imposer à partir du 1er août une surtaxe plancher de 15 à 20% sur les produits des pays qui n’ont pas été notifiés de droits de douane spécifiques.

Depuis lundi, une vingtaine de pays ont reçu un courrier de Washington annonçant les droits de douane de 20 à 50% qui leur seront appliqués au 1er août. Dans ses lettres, Donald Trump assure aussi que toute riposte sera sanctionnée par une surtaxe additionnelle. L’union européenne sera bientôt concernée et s’attend a une surtaxe entre 10 et 20 %; des chiffres qui pourraient évoluer en fonction des réactions des pays exportateurs sur les importations américaines.

Droits de douane américains sur le Canada : 35 %

Droits de douane américains sur le Canada : 35 %

Trump annonce 35% de surtaxes douanières sur les produits canadiens à partir du 1er août. Un chiffre qui pourrait éclairer les prochaines orientations américaines concernant la taxation des importations de l’union européenne vers les USA.

Lee président américain a également annoncé jeudi qu’il comptait envoyer une missive du même ordre à l’Union européenne «aujourd’hui ou demain».

Donald Trump a annoncé jeudi 10 juillet qu’il comptait imposer 35% de surtaxes douanières sur les produits canadiens à partir du 1er août, dans la plus récente de sa vingtaine de lettres adressées à des partenaires commerciaux à travers le monde depuis lundi.

Le président américain a précisé que ces droits de douane viendront s’ajouter à ceux imposés à des secteurs d’activité particuliers, tels que l’acier et l’aluminium ou l’automobile. Il s’agit de deux des principales exportations canadiennes vers les États-Unis, premier partenaire commercial d’Ottawa.

Chine : Droits de douane américains de 55 %

Après de longues discussions les droits de douane américains seront autour de 55 % tandis que les droits de douane chinois seront eux de 10 %.

L’accord aboutit à des taxes douanières de 55% à l’encontre des importations chinoises, et à l’inverse, la Chine appliquerait des tarifs douaniers de 10% envers les importations américaines.

Selon un responsable de la Maison Blanche, ce chiffre de 55% n’est pas nouveau et comprend les droits de douane généraux américains de 30% sur la Chine, auxquels s’ajoutaient les droits de douane de 25% déjà en vigueur sur certains produits. Selon le secrétaire d’État au commerce Howard Lutnick, cité par CNBC, ces surtaxes ne devraient désormais plus bouger.

Donald Trump a également assuré que la Chine fournirait davantage de terres rares et d’aimants créés à partir de ces terres rares, composants essentiels pour la fabrication d’éoliennes, de batteries de voitures électriques et d’équipements clefs des trains à grande vitesse ou des avions de chasse.

Océans et droits humains

Océans et droits humains

La grave dégradation des océans, à laquelle va se consacrer, à partir de lundi, la 3ᵉ Conférence des Nations unies sur l’océan, n’obère pas seulement l’équilibre physique de la planète. Dans une tribune au « Monde », Astrid Puentes Riaño, rapporteuse spéciale des Nations unies, rappelle qu’elle constitue aussi un préjudice pour des centaines de millions d’êtres humains.

Il n’est pas nécessaire d’être expert des océans pour savoir que notre avenir y est fondamentalement lié. La santé de la planète – et les droits de ceux qui en dépendent – monte et descend avec la marée.

L’océan n’est pas seulement une immense étendue d’eau : il constitue le système de survie de la planète. Il régule la température, absorbe le carbone, produit de l’oxygène, abrite une biodiversité inestimable et soutient les moyens de subsistance, les cultures, l’alimentation et l’identité de milliards d’êtres humains à travers le monde.

Bien qu’il soit une source essentielle de vie, l’océan subit une dégradation sans précédent. Le changement climatique, l’exploitation industrielle, la pollution plastique, la surpêche et l’urbanisation côtière accélèrent cette détérioration.

Nous assistons à des vagues de chaleur marine, à l’augmentation des zones mortes, à une chute de la biodiversité et à la montée du niveau de la mer à un rythme alarmant. Ce ne sont pas de simples alertes scientifiques abstraites ; elles ont des conséquences concrètes : atteintes à la santé, décès, déplacements, insécurité alimentaire – avec des répercussions profondes sur les moyens de subsistance de millions de personnes, notamment les plus marginalisées.

1 000 milliards de dollars par an

Près de 500 millions de personnes dépendent de la pêche artisanale, dont de nombreuses communautés autochtones et côtières, véritables gardiennes de l’océan et de sa biodiversité. Pourtant, bien qu’elles soient en première ligne, ces communautés sont rarement incluses dans les processus décisionnels, alors même qu’elles sont essentielles aux solutions.

D’un point de vue économique, les faits sont déjà établis : la dégradation des océans coûte chaque année 1 000 milliards de dollars (environ 876 milliards d’euros) à l’économie mondiale.

États-Unis-Surenchère de taxes douanières sur l’acier : de 25 à 50 % de droits

États-Unis-Surenchère de taxes douanières sur l’acier : de 25 à 50 % de droits

Trump avec sa pluie de décrets sur les droits de douane continue de semer la pagaille économique mondiale. Le FMI a d’ailleurs annoncé un ralentissement de la croissance mondiale : « L’économie entre dans une nouvelle ère », selon son chef économiste. Le Fonds monétaire international révise à la baisse ses prévisions de croissance mondiale, à 2,8 % en 2025 et à 3 % en 2026

L e président américain Donald Trump a doublé la mise mercredi sur les importations d’acier et d’aluminium, en portant les droits de douane sectoriels à 50%, alors que les négociations avec plusieurs partenaires commerciaux sont en cours.

Trump a justifié cette hausse par la volonté de «s’assurer que [les importations] ne mettront pas en péril la sécurité nationale».

L’acier et l’aluminium ont été le premier secteur concerné par les droits de douane voulus par Donald Trump, avec l’entrée en vigueur d’une surtaxe de 25% le 12 mars, dans la volonté affichée d’inciter aux investissements dans le pays.

Et ces droits de douane sectoriels, appliqués également à l’automobile avant de s’étendre prochainement aux produits pharmaceutiques et aux semi-conducteurs, sont les seuls à ne pas avoir été bloqués par une récente décision de justice, qui a visé les droits de douane appliqués sans distinction.

Un tribunal bloque les droits de douane de Trump

Un tribunal bloque les droits de douane de Trump

Nouveau revers judiciaire mercredi pour Trump : un tribunal américain a bloqué les droits de douane dits «réciproques» imposés depuis début avril sur l’ensemble des produits entrant aux États-Unis.

Les trois juges du tribunal de commerce international des Etats-Unis (ITC) ont estimé que les droits de douane réciproque relevait de la responsabilité du congrès et non de la seule décision du président américain. Donc, que ce dernier a outrepassé ses pouvoirs. Les juges contestent le caractère d’urgence invoquée par Trump.

On peut penser maintenant que le président américain va s’engager dans une guerre judiciaire allant sans doute jusqu’à la sollicitation de la cour suprême. La contestation par la justice de la décision de Trump sur les droits de douane s’ajoute à celles de bien d’autres (exemple les mesures de Trump contre l’université d’Harvard).

Au-delà des contestations judiciaires monte aussi une opposition à la politique du président américain y compris au sein de son propre parti .

Pour les juges, les décrets pris depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche «outrepassent les pouvoirs accordés au président dans le cadre de la loi IEEPA (permettant d’agir en cas d’urgence économique, NDLR) pour réguler les importations via l’usage de droits de douane». Cela concerne à la fois les droits de douane imposés au Canada, au Mexique et à la Chine, accusés de ne pas lutter assez efficacement contre le trafic de fentanyl, et la surtaxe d’au moins 10% imposée le 2 avril sur l’ensemble des produits entrant aux États-Unis, et jusqu’à 50% selon les pays d’origine.

Droits de douane de Trump: une catastrophe mondiale surtout pour les États-Unis

Droits de douane de Trump: une catastrophe mondiale surtout pour les États-Unis


Contrairement à ce qu’imagine le président américain, l’augmentation de 50 % des droits de douane sur l’Europe qu’il préconise sera surtout une catastrophe pour les États-Unis. Certes al compétitivité des producteurs européens sera affectée mais au final ce sont surtout les consommateurs américains qui paieront la facture avec de lourdes conséquences aussi sur la croissance américaine et l’inflation. Une situation qui pourrait même déboucher sur une récession et une crise financière.

«Pour certaines de nos filières, comme les vins et spiritueux, les cosmétiques, l’aéronautique et toutes celles de réussite à l’export, cela déboucherait sur une situation absolument intenable sur le long terme», a affirmé le ministre délégué au Commerce extérieur Laurent Saint-Martin dans un entretien au journal La Tribune dimanche, en ligne samedi.

Les exportations françaises vers les États-Unis ont été portées en 2024 par l’aéronautique (9,1 milliards d’euros, soit 18,8% du total), les boissons (4,1 milliards d’euros, 8,4%) et les produits pharmaceutiques (3,8 milliards d’euros, 7,9%), d’après les chiffres du ministère français de l’Économie. Paradoxalement la France sera moins touchée que d’autres pays européens compte tenu de la faiblesse de ses exportations. La conséquence pourrait cependant se traduire par une stagnation de la croissance.

Plus largement, les États-Unis exportent notamment vers l’UE des logiciels et des services de communication, là où l’Europe leur vend surtout des automobiles, des machines-outils et des équipements de transport.

Trump veut tuer l’Europe avec 50% de droits de douane !

Trump veut tuer l’Europe avec 50% de droits de douane !

Après avoir abandonné sa promesse de paix en Ukraine, le président des États-Unis continue d’assommer l’union européenne en menaçant d’appliquer 50 % de droits de douane sur les importations européennes et cela dès le 1er juin !

Trump a toujours détesté l’Europe qu’il considère comme une sorte de machine de guerre économique contre les États-Unis. Mais cette annonce soudaine risque de perturber gravement les échanges entre les deux continents mais surtout de provoquer un choc économique de croissance. La France par exemple qui comptait encore avec un certain optimisme sur une croissance autour de 1 % peut dire adieu à ses prévisions.

Mais le choc de croissance va concerner évidemment l’Europe mais aussi d’abord les États-Unis . Le pire c’est que cette annonce va encore alimenter le climat d’incertitude générale sur la conjoncture économique mondiale. Les annonces rocambolesques de Trump auraient déjà fait perdre presque 1,5 % à la croissance mondiale. Cette fois cette menace de droits de douane à 50 % pourrait faire plonger vers la récession nombre de pays sans parler des perturbations sur les marchés financiers.

Il faut en effet s’attendre à de imposants mouvements de yo-yo par exemple sur les marchés financiers avec une nette tendance baissière.

Actuellement, les droits de douane sur les produits européens atteignent en moyenne 12,5 %, dont 10 % introduits depuis avril dans le cadre des mesures dites « réciproques » décidées par l’administration Trump. Une hausse à 50 % marquerait une rupture brutale, alors même que la Maison Blanche avait suspendu toute nouvelle augmentation au-delà de 10 % pour une période de 90 jours, censée durer jusqu’au début du mois de juillet.

Droits de douane de Trump: une catastrophe surtout pour les États-Unis

Droits de douane de Trump: une catastrophe surtout pour les États-Unis


Contrairement à ce qu’imagine le président américain, l’augmentation de 50 % des droits de douane sur l’Europe qu’il préconise sera surtout une catastrophe pour les États-Unis. Certes al compétitivité des producteurs européens sera affectée mais au final ce sont surtout les consommateurs américains qui paieront la facture avec de lourdes conséquences aussi sur la croissance américaine et l’inflation. Une situation qui pourrait même déboucher sur une récession et une crise financière.

«Pour certaines de nos filières, comme les vins et spiritueux, les cosmétiques, l’aéronautique et toutes celles de réussite à l’export, cela déboucherait sur une situation absolument intenable sur le long terme», a affirmé le ministre délégué au Commerce extérieur Laurent Saint-Martin dans un entretien au journal La Tribune dimanche, en ligne samedi.

Les exportations françaises vers les États-Unis ont été portées en 2024 par l’aéronautique (9,1 milliards d’euros, soit 18,8% du total), les boissons (4,1 milliards d’euros, 8,4%) et les produits pharmaceutiques (3,8 milliards d’euros, 7,9%), d’après les chiffres du ministère français de l’Économie. Paradoxalement la France sera moins touchée que d’autres pays européens compte tenu de la faiblesse de ses exportations. La conséquence pourrait cependant se traduire par une stagnation de la croissance.

Plus largement, les États-Unis exportent notamment vers l’UE des logiciels et des services de communication, là où l’Europe leur vend surtout des automobiles, des machines-outils et des équipements de transport.

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