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Convention citoyenne : une note près de zéro pour la loi climat prend ses distances avec la loi climat

Convention citoyenne : une note près de zéro pour la loi climat prend ses distances avec la loi climat

Au cours du week-end,  les membres de la Convention citoyenne ont nettement fusillé la loi climat en attribuant des notes nettement sous la moyenne au projet par le gouvernement. La première surprise d’abord bien du fait que cette convention absolument pas représentative est largement noyautée par les écolos bobos se situe en organismes d’évaluation alors qu’il s’agissait clairement d’un lobby écolo noyauté par les experts.

Noté par les membres de la Convention citoyenne pour le climat, le gouvernement n’obtient pas la moyenne. On pourra largement considérer  que cette convention citoyenne n’avait aucune représentativité pour  définir une politique climatique et encore moins pour évaluer le travail législatif.

 L’affaire délibérément tordue engagée par Macron pour shunter les institutions démocratiques lui revient comme un boomerang. Conclusions essentielles de ladite commission:  l’objectif central de réduction de -40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 ne sera pas atteint avec les mesures gouvernementales envisagées dans la loi climat.

Chaque mesure a été évaluée par les membres de la Convention mais peu de mesures ont obtenu la moyenne. La réforme de l’article 1er de la Constitution pour y introduire la lutte contre le changement climatique par exemple a recueilli la note de 6,1. Une mesure par ailleurs complètement inutile et superfétatoire puisque le constitution contient déjà un texte relatif à l’environnement !

Le problème politique est d’une part que cette commission ne pouvait se prévaloir d’aucune représentativité et qu’elle  est le produit d’une manœuvre démocratique dilatoire du gouvernement. Le second problème politique majeur tient au fait qu’une nouvelle fois Macron a renié ses promesses. En effet sauf sur un ou deux sujets, il avait promis de retenir pratiquement l’essentiel des propositions de la convention. Or à peu près toutes ont été délayées, abandonnées ou déformées.

Un rejet du rachat de Carrefour: qui prend à revers les libéraux…. y compris Lemaire ?

Un rejet du rachat de Carrefour: qui prend à revers les libéraux…. y compris Lemaire ?

 

 

Laurent Izard évoque longuement dans le Figaro la problématique du rachat de Carrefour par une société canadienne. Un rachat refusé par le gouvernement qui surprend sans doute les plus libéraux y compris peut-être Lemaire  lui-même qui a milité pour ce refus!

 

 

Laurent Izard  sst normalien et agrégé de l’Université en économie et gestion. Diplômé en droit de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, professeur de chaire supérieure, il est l’auteur de nombreux manuels d’enseignement supérieur en économie et gestion. Il est l’auteur deLa France vendue à la découpe (L’Artilleur, janvier 2019). Au mois de mars il publiera l’ouvrage À la sueur de ton front (Éditions de l’Artilleur), qui analyse les conséquences de la mondialisation sur l’emploi et la souffrance au travail.


Le géant français de la distribution Carrefour a été sollicité par le groupe d’alimentation canadien Couche-Tard pour un «rapprochement », ont indiqué mardi dernier les deux sociétés dans des communiqués distincts. Qu’en est-il plus précisément?

 

 

Laurent IZARD. - Pour le moment, on ignore les modalités exactes de l’offre proposée par le groupe canadien qui évoque une «lettre d’intention non-engageante en vue d’un rapprochement amical». En réalité, tout porte à croire qu’il s’agit purement et simplement d’une offre publique d’achat, pas nécessairement amicale. Celle-ci, sur la base d’un prix départ de 20 euros par action, valoriserait le groupe Carrefour à environ 16 milliards d’euros hors dettes.

Ce projet de grande ampleur comporte des enjeux de pouvoir et de souveraineté évidents. Précisons tout d’abord que cette offre s’inscrit dans un contexte géopolitique et économique particulier: la douloureuse ratification du CETA tout d’abord, un accord de libre-échange avec le Canada, contesté aussi bien pour des raisons écologiques qu’économiques et même de santé publique.

L’incertitude économique qui pèse sur la grande distribution ensuite: la montée en puissance des géants de l’e-commerce et la crise sanitaire ont déstabilisé de nombreux groupes et Carrefour est de surcroit financièrement fragilisé par les conséquences d’une stratégie d’expansion internationale aventureuse qui a contraint la nouvelle équipe dirigeante à se désengager de plusieurs pays dont la Chine en 2019.

On ne peut s’empêcher de voir dans l’offre de Couche-Tard une stratégie opportuniste

Sous la présidence d’Alexandre Bompard, le groupe Carrefour est parvenu à réduire son endettement mais sa valorisation boursière reste faible et l’un de ses principaux actionnaires, le Groupe Arnault, a clairement annoncé en septembre 2020, son intention de céder la majorité des actions Carrefour qu’il détient, ouvrant ainsi la voie à l’arrivée de nouveaux investisseurs.

Dans ce contexte, on ne peut s’empêcher de voir dans l’offre de Couche-Tard une stratégie opportuniste, d’où une première réaction prudente de la direction de Carrefour qui précise dans une note interne qu’elle va «examiner le projet qui lui est soumis par Alimentation Couche-Tard», afin de «déterminer si un projet peut être conçu dans l’intérêt» du groupe…

 

«Carrefour est un chaînon essentiel de la souveraineté et la sécurité alimentaire des Français, qui est en jeu dans cette opération» a souligné Bruno Le Maire sur France 5. Le ministre de l’Économie n’est «a priori pas favorable à l’idée que carrefour se fasse racheter par un groupe étranger.» Doit-on s’attendre à ce que Carrefour reste français ou est-ce simplement une opération de communication?

Le ministre de l’Économie et des Finances a effectivement immédiatement réagi après l’annonce de l’offre de Couche-Tard et a adopté un ton particulièrement offensif: il s’oppose à titre personnel à ce rapprochement, en évoquant les risques que cette opération représente pour la sécurité et la souveraineté alimentaires des Français. Une attitude qui contraste avec l’enthousiasme de ce même ministre à l’égard du traité CETA et interroge sur la cohérence de la politique du gouvernement…

D’autre part, Bruno Le Maire affirme que Bercy dispose des outils juridiques pour bloquer ce projet dans le cadre des dispositifs de contrôle des investissements étrangers visant nos entreprises stratégiques. C’est tout à fait exact: depuis un décret du 31 décembre 2019, la liste des secteurs soumis à la procédure d’autorisation préalable inclut la «sécurité alimentaire», un terme certes imprécis, mais qui ne saurait exclure la question de la logistique et de la distribution.

Il est toutefois difficile de savoir si la déclaration spontanée de Bruno Le Maire traduit réellement sa pensée ou s’il s’agit d’une simple posture destinée à se positionner favorablement en vue de futures négociations sur les modalités du rapprochement. Car les enjeux sont multiples: Carrefour, ce sont plus de 1200 magasins et 320 000 salariés à travers le monde, dont 100 000 en France.

Par le passé, la plupart des fusions ont donné lieu à d’importantes compressions d’effectifs. C’est d’ailleurs l’une de leurs finalités: les fusions ne visent pas qu’à atteindre des objectifs de dimension ou de complémentarité industrielle ou commerciale: il s’agit aussi, dans le cadre d’une démarche stratégique, de rationnaliser l’activité, ce qui se traduit notamment par la fermeture ou le repositionnement des sites non rentables et une inévitable chasse aux «doublons» même si, dans le cas présent, l’absence de recoupement territorial limite les risques. On comprend dès lors l’inquiétude d’Élisabeth Borne, la ministre du Travail, qui a elle aussi immédiatement exprimé son opposition à ce projet en mentionnant les risques d’une évolution de l’actionnariat de Carrefour, notamment pour l’emploi des jeunes…

Notre pays (…) risque très prochainement de ne plus être, pour la première fois de son Histoire, en situation d’autosuffisance alimentaire

Et on peut d’autre part légitimement s’interroger sur la capacité financière de Couche-Tard à accompagner le développement du groupe Carrefour en tenant compte des intérêts des différentes parties-prenantes. Quant à la question de la souveraineté alimentaire, elle reste au cœur du débat: notre pays, souvent qualifié de «grenier de l’Europe» risque très prochainement de ne plus être, pour la première fois de son Histoire, en situation d’autosuffisance alimentaire, les spécialistes affirmant qu’à partir de 2023, nos importations alimentaires dépasseront nos exportations.

Enfin, faut-il rappeler que notre indépendance politique repose sur notre indépendance économique? Plus les centres de décisions économiques s’éloignent de notre pays, plus les marges de manœuvre de nos dirigeants se réduisent.

Carrefour est le premier employeur privé du pays. Si même un gros poisson comme Carrefour est susceptible de se faire racheter, qu’est-ce que cela veut dire pour nos autres fleurons? Sommes-nous capables de freiner ce mouvement?

Il convient d’abord de rappeler qu’en quelques décennies, nous avons perdu le contrôle de nos principaux fleurons industriels: Péchiney, Arcelor, Rhône-Poulenc, Alstom Power, Lafarge, Alcatel, Technip… et que, ces opérations ont parfois conduit au démantèlement ou à la disparition pure et simple du groupe racheté. L’appétit des investisseurs internationaux est sans limite et concerne tous les secteurs de notre économie. Le capital des entreprises du CAC 40 est d’autre part contrôlé à 50 % par des investisseurs étrangers.

Et ceux-ci s’intéressent également à nos ETI et PME/PMI, particulièrement lorsqu’il s’agit de s’approprier nos innovations dans le domaine de la haute technologie ce qui explique, entre autres, les acquisitions d’Altis (semi-conducteurs), d’Aldebaran Robotics (robots pédagogiques), de Savoye (solutions logicielles, conception de systèmes automatisés), de Latécoère (pionnière de la technologie Lifi), de Souriau (spécialiste de l’interconnexion pour la défense), de HGH (expert des technologies infrarouges civiles et militaires), de Tronics (microsystèmes électromécaniques utilisés dans l’aéronautique, la défense ou le médical), de SCPS (spécialiste des batteries électriques) ou encore de Linxens (leader mondial de la fabrication de circuits gravés flexibles et spécialiste des paiements sans contact), absorbée par l’entreprise d’État chinoise Tsinghua Unigroup avec l’approbation de Bercy…

Pour freiner ce mouvement, il faut en premier lieu une volonté politique. Car au niveau micro-économique, chaque opération d’absorption peut se justifier, par une stratégie de croissance commune, une logique de filière ou encore la préservation de l’emploi voire le sauvetage d’une entreprise menacée.

Or, jusqu’à présent, ce processus s’inscrit dans un contexte mondial de libre circulation des capitaux, avec une volonté politique assumée d’intégrer davantage la France dans le processus de mondialisation, ce qui nous interdit par principe de contrôler les prises de participation étrangères ou les fusions-acquisitions.

Pour freiner la perte de contrôle de notre patrimoine économique, il faut trouver de nouvelles sources de financement pour nos entreprises

Au contraire, nous déployons des efforts considérables pour attirer les investisseurs étrangers sans opérer de distinction entre ceux qui contribuent réellement à la croissance de notre pays et ceux qui adoptent des comportements de prédateurs. C’est pourquoi le dispositif juridique de contrôle des investissements internationaux en France s’est jusqu’à présent révélé peu efficace: il n’a pas abouti au blocage d’appropriations de nos entreprises, même stratégiques, par des investisseurs étrangers, et a davantage servi à imposer aux repreneurs des engagements qu’ils n’ont, en pratique, que rarement respectés.

Mais le vrai problème n’est pas là: pour freiner la perte de contrôle de notre patrimoine économique, il faut trouver de nouvelles sources de financement pour nos entreprises et proposer des garanties permettant de surmonter la frilosité des investisseurs français. Car sinon, il sera difficile de résister à la pression des investisseurs internationaux.

Lors de ses allocutions présidentielles pendant les divers confinements, le Président de la République s’est soudainement mis à insister sur la notion de «souveraineté», thème que reprend depuis son ministre de l’Économie. Pensez-vous que nous assistons à un changement d’ère sur cette question ou alors à une simple mode éphémère?

Il me semble que les Français sont de plus en plus sensibles à la question de notre souveraineté économique et politique. Il est vrai que la crise sanitaire, qui était tout a fait prévisible, a révélé notre incapacité à disposer des équipements de base indispensables comme les respirateurs, les blouses, les gants, le gel hydro-alcoolique ou même les masques, sans parler des vaccins. Cette crise a mis en lumière notre déclassement économique et génère une prise de conscience de notre dépendance à l’égard de puissances étrangères potentiellement hostiles.

Dans un tel contexte, on voit bien qu’il est particulièrement hasardeux de dépendre d’importations étrangères: les contraintes logistiques sont fortes, les règles du jeu économiques bouleversées, et la logique du chacun pour soi peut primer sur les intérêts commerciaux ou diplomatiques. Le principe de précaution implique donc de pouvoir fabriquer en France les produits vitaux pour notre économie et en particulier ceux nécessaires à la lutte contre les risques épidémiques. Il est même de notre devoir de pouvoir aider les pays dont l’économie ne permet pas de réaliser de tels investissements.

Mais plus généralement, il s’agit de tirer les conséquences de la fragilité des chaînes de valeur mondiales et de notre dépendance à l’égard de la Chine et des USA. Le Président de la République et les membres du gouvernement, tout en s’inscrivant dans une logique mondialiste libérale, évoquent de plus en plus l’impératif de souveraineté économique et ont envoyé certains signaux forts en ce sens: on peut par exemple citer le renforcement de notre arsenal juridique sur le contrôle des investissements étrangers en France, les nouvelles ambitions de Bpifrance, la nationalisation provisoire des Chantiers de l’Atlantique, ou le blocage, après de multiples rebondissements, du rachat de Photonis, notre spécialiste des systèmes de vision nocturne, par l’américain Teledyne.

S’agit-il d’un virage politique? Il faudrait davantage de cohérence stratégique et de décisions courageuses de cet ordre pour en être vraiment convaincus.

Bernard Arnault prend 5 % du capital de Lagardère

Bernard Arnault prend 5 % du capital de Lagardère

Au même moment se déroulait une audience sur la légalité d’une demande d’assemblée générale exigée par Vivendi et le fonds Ambert, Bernard Arnault annonçait  qu’il avait pris 5 % du capital de Lagardère. Une sorte de contre-feu contre ces derniers qui demandent clairement le départ de Lagardère.

L’affaire cependant est loin d’être terminée quand on connaît la stratégie brutale de Vivendi pour prendre le contrôle d’une entreprise cela d’autant plus que Vivendi et Ambert détiennent 43,5 % du capital de Lagardère. Vivendi pourrait bien pourrir la vie de Lagardère et finalement par son action provoquer une dévalorisation de la société. Bref on notera que les capitalistes français sont plus forts pour se faire la guerre entre que pour ce solidifier à l’international, après l’affaire Veolia Suez, l’affaire Bolloré Lagardère risque d’occuper l’actualité. Notons aussi qu’en matière de fusion, la France ne se caractérise pas par des réussites très spectaculaires. Faut-il rappeler cette lamentable affaire de fusion entre Alstom et General Electric. Les mécanos capitalistiques ne correspond pas toujours à des stratégies très pertinentes techniquement et commercialement.

 

Le Parlement prend des mesures anti-coronavirus très insuffisantes

Le Parlement prend des mesures anti-coronavirus très insuffisantes

À l’évidence quand on prend connaissance des mesures anti Coronavirus par le Parlement, il y a un grand décalage entre la situation de guerre déclarée par le président de la république et les mesures réglementaires. Certes, on a déclaré les l’état d’urgence sanitaire mais le contenu paraît particulièrement faiblard par rapport à l’enjeu.

Ainsi en est-il de la possibilité de réquisition pour imposer à des entreprises de fabriquer prioritairement des médicaments et des équipements de santé. Ainsi en est-il aussi pour l’absence de décision concernant un confinement beaucoup plus rigoureux. Par exemple,  l’instauration d’un couvre-feu généralisé en France. Par contre, on a traité du jour de carence encore des élections municipales comme si c’était vraiment des priorités. Des sujets complètement accessoires qui pourront être traités beaucoup plus tard en fonction de l’évolution de la situation.

Pour les municipales,  la situation est d’ailleurs ubuesque puisque le Parlement considère que les élus du premier tour le sont définitivement. Par contre, ils n’ont pas le droit se  réunir pour élire leur maire et assurer leur mission. Pour c eux qui n’ont pas été élus, le scrutin a été renvoyé au mois de juin sans qu’on sache évidemment cette date est pertinente ou pas

 

Finalement un plan qui ressemble à une auberge espagnole et pas du tout à la hauteur des enjeux. -Exemple: le plan de 45 milliards également voté pour soutenir les entreprises et les ménages. Le texte instaure le chômage partiel pour les salariés – financé par l’État et l’Unedic à hauteur de 84% du salaire net dans la limite de 4,5 Smic et 100% pour les salariés au Smic. Le montant total provisionné pour les deux mois à venir s’élève à date à 8,2 milliards d’euros.

Un fonds de solidarité doté d’un milliard d’euros (financé à hauteur de 750 millions d’euros par l’Etat et 250 millions par les régions) est créé à destination des commerçants, artisans et des petites entreprises de moins d’un million d’euros de chiffre d’affaires ayant connu une baisse de leurs revenus d’au moins 70% entre mars 2019 et mars 2020. Une indemnité de 1.500 euros sera versée aux entreprises éligibles. Le gouvernement a aussi annoncé un report des charges fiscales et sociales pour les entreprises touchées, ce qui représente, pour l’Etat, un effort de trésorerie de l’ordre de 35 milliards d’euros.

Notons que dans le même temps l’Allemagne est en train de décider d’un plan de relance de 300 milliards. Ces décisions du Parlement ne ressemblent nullement un plan de guerre ou alors à une guerre en dentelle. Il Faudrait par exemple des réquisitions d’entreprises et de personnels autrement plus importantes. Il conviendrait aussi de mettre totalement l’armée au service du pays. Pourquoi s’extasier devant cet hôpital militaire qui a mis une quinzaine de jours à se construire avec des toiles de tente. En cas de guerre réelle, il en faudrait bien également 10 ou 20 fois plus.  Les mesures prises n’ont pas l’ampleur nécessaire comte tenu des enjeux et le rythme  est notoirement trop lent. Globalement des mesures toujours trop tardives et trop insuffisantes.

Le chef de guerre, Macron lui-même comme d’habitude est plus généreux en discours qu’ en actions. Une action trop consacrée chaque jour en bla-bla devant les caméras. On peut légitimement s’interroger sur les compétences de chef de guerre de Macron, lui qui n’a jamais effectué le moindre service militaire. Notons que son ministre des affaires étrangères, ancien ministre des armées, lui s’est fait pistonné par son père faire son service militaire proche de son domicile (ref.Wikipédia) ! Ne parlons pas de la ministre actuel des armées, Laurence Parly ,qui ne doit avoir une idée assez ésotérique de la discipline militaire. Les seuls combats qu’elle a menés étaient ceux des cabinets ministériels pour servir sa carrière.

Encore un personnage médiatique qui prend le pouvoir cette fois en Ukraine

Encore un personnage médiatique qui prend le pouvoir cette fois en Ukraine

 

 

 

Preuve que la démocratie est sans doute malade c’est qu’elle permet à des individus médiatiquement connus d’accéder pouvoir sans aucune expérience. La vague du dégagé ce n’est pas étranger à ce phénomène. Souvent les électeurs votent davantage exclure que pour soutenir. C’est le cas en France et dans nombre de pays ainsi pour la France les derniers présidents de la république ont davantage été élus par Roger de Le Pen que par adhésion à leurs propres idées. D’où cette ambiguïté car les nouveaux élus se croient alors investis pour mettre en œuvre leurs orientations. Des orientations rapidement rejetées par l’opinion publique. En France les orientations de Macon sont rejetées par 65 à 70 % de l’opinion. Pourtant Macon joue de sa légitimité pour imposer ses mesures contestées et par ailleurs assez inefficace si l’on en juge par exemple par les résultats concernant la croissance et l’emploi Elu triomphalement président de l’Ukraine en avril, Volodymyr Zelensky, ancien humoriste novice en politique, avait dissous aussitôt l’assemblée, qui lui était très hostile. Pari réussi : son parti arrive largement en tête des législatives anticipées ce dimanche avec 43,9 % des voix, un score record, selon un sondage réalisé à la sortie des urnes. Rien ne dit que le nouveau président mènera une politique contre-productive mais l’inverse n’ont plus. On s’est par exemple que 30 à surtout été élu du fait de sa posture médiatique ; pour l’instant il ne fait pas preuve d’une très grande compétence sans parler le propos irresponsable susceptible d’alimenter des conflits. En Italie aussi c’est l’humoriste Bepe Grillo qui a permis le basculement politique. D’une manière générale la politique et gangrène est par cette obsession médiatique avant les actions mais malheureusement aussi pendant l’exercice des mandats. La représentation des choses prend le pas sur la réalité. De ce point de vue Macon, qui a fait du théâtre ne se prive pas d’affirmer presque chaque jour sa présence en écrasant au passage son gouvernement, ses députés et son parti. Poutine ne s’y prend pas autrement avec la dictature en plus. Même chose pour Erdogan et d’autres pays. En France si Mimi Mathis ou Michel Drucker décidé brusquement d’être candidat, ils auraient peut-être des chances d’être élus !

 

Macron se prend pour Louis XIV (Retailleau), non pour Napoléon !

Macron se prend pour Louis XIV (Retailleau), non pour Napoléon !

Dans une interview au JDD, Retailleau au, responsable des républicains reproches à Macron de se prendre Louis XIV. En faite Macron se prend sans doute davantage pour Napoléon qui a détourné les jeunes institutions démocratiques pour rétablir la monarchie. Ce qu’a fait Macron d’une certaine manière en balayant toutes les institutions intermédiaires et en les remplaçant par ses petits marquis. Les associations bien sûr mais aussi les partis politiques, les syndicats et même le Parlement. Tout procède de l’Élysée par ailleurs lieu exclusif de l’expression du monarque. La communication du gouvernement, du Parlement, du parti virtuel en marche est complètement cadenassée. Macron est en train de transformer la monarchie républicaine (déjà evidemment critiquable) en monarchie napoléonienne. Il finira sans doute comme Napoléon de manière pitoyable et même sans doute loin de la France tellement la colère des français risque de le poursuivre pendant des années et des années. On objectera que ce n’est pas le premier président de la république à décevoir les espérances de la France mais Macron, lui a établi un record en se faisant détester en si peu de temps. Bien sûr on lui reproche le contenu de cette politique injuste et inefficace mais peut-être encore davantage cette posture jupitérienne ridicule et ce mépris des classes moyennes et populaires. Sa posture, son discours condescendant et arrogant est devenu insupportable. Comme celui de ses petits marquis, ses courtisans élus députés qui doivent tout à Macron et répètent en boucle le catéchisme du monarque. Pour la plupart des petits marquis, carriéristes qui vienne de nulle part sans aucune légitimité ou expérience sociale. Bien entendu, ils ont été élus après avoir été recrutés directement par Macron mais une chèvre aurait aussi triomphé aux dernières élections législatives.

Quand on se prend pour Louis XIV, déclare retailler au, on peut s’attendre à des frondes. C’est aussi une protestation par procuration : les Français soutiennent les Gilets jaunes parce que Macron leur avait promis un nouveau monde, et ils voient que cette politique ne produit pas de résultats : pas d’augmentation du pouvoir d’achat, pas de baisse du chômage, toujours plus d’impôts, toujours plus de dépenses. » Il reproche à Macron « sa vision manichéenne » et parle d’une France des classes moyennes « piégée » et « trompée ». Le pire dans cette histoire qui finira mal c’est que Macron et ses petits marquis ne sera ne se rendent m^me pas compte de  leur outrecuidance et de la vanité de leur posture.

Congrès : Macron prend Mélenchon à contrepied

Congrès : Macron prend Mélenchon à contrepied

 

Macon prend Mélenchon à contrepied en proposant lui aussi d’avoir la possibilité de répondre directement aux députés lors des séances en congrès. Jusque là en effet, le président ne pouvait pas répondre. C’était un reproche des Insoumis et d’autres. Les élus de LREM sont eux aussi pris à contrepieds puisqu’ils s’étaient opposés à cette présence du président pendant les débats parlementaires. Il faut bien convenir que toute l’opposition est prise à revers car cette orientation présidentialise encore plus le régime déjà très monarchique de Macron. Un président qui joue le rôle de monarque républicain mais désormais aussi celui de premier ministre et même de ministre quand il traite par exemple des mesures d’application de ses orientations.  L’année prochaine, Emmanuel Macron pourrait bien rester dans la salle pour «écouter» l’opposition et lui «répondre». «J’ai demandé au gouvernement de déposer dès cette semaine un amendement au projet de loi constitutionnel, qui permettra que lors du prochain Congrès je puisse rester, non seulement pour vous écouter, mais aussi pour pouvoir vous répondre», a déclaré le chef de l’État, alors que la révision constitutionnelle est examinée dès ce mardi en première lecture à l’Assemblée. Le président de la République veut ainsi répondre «aux pires reproches» adressés «à cette procédure». Des députés, parmi lesquels des élus de la France Insoumise (LFI), ont en effet choisi de boycotter ce rendez-vous, un exercice jugé «autocratique, monarchique».  «Ce serait remettre en cause le fait que [le président] n’est pas responsable devant le Parlement», avait pourtant  estimé Richard Ferrand, président du groupe LaREM à l’Assemblée, rapporteur général du texte et proche d’Emmanuel Macron qui ne rechignera pas à manger un nouveau chapeau.

Easyjet prend la nationalité autrichienne

Easyjet prend la nationalité autrichienne

EasyJet a trouvé la combine pour contourner le brexit. La société va créer une filiale en Autriche qui lui donnera ainsi l’autorisation de continuer à assurer les vols intra européens. Reste à savoir si les pilotes seront bien localisés tous en Autriche. Certaines compagnies distinguent en effet le lieu de leur siège social et le lieu d’affectation de leurs pilotes et autres personnels navigants. Reste aussi à savoir si EasyJet comme certaines multi nationales ne cherchera pas à faire de l’optimisation fiscale avec des liens sulfureux entre sa compagnie basée en Grande-Bretagne et sa compagnie autrichienne. Pour continuer à opérer comme elle le fait aujourd’hui dans le ciel européen et sans attendre le résultat de la négociation de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, Easyjet devient donc en partie autrichienne. Pour assurer le maintien de ses vols intra-européens ou entre les pays de l’UE des pays tiers (autre que le Royaume-Uni), la compagnie low-cost britannique a annoncé ce vendredi son intention de créer une nouvelle compagnie aérienne, EasyJet Europe, qui sera basée à Vienne et permettra à l’entreprise britannique de continuer à voler sans entrave en Europe après le Brexit. Easyjet a indiqué avoir demandé « plus tôt cette année » aux autorités autrichiennes un certificat de transport aérien (CTA) et une licence de transporteur aérien. Selon la direction les négociations sont bien avancées et la compagnie espère un feu vert dans « un futur proche ». L’Easyjet actuelle, basée à Londres-Luton, conservera quant à elle la desserte des lignes entre le Royaume-Uni et l’Union européenne ou des pays non-européens. Elle exploitera 140 avions. Pour rappel, Easyjet dispose aussi d’une autre compagnie, Easyjet basée en Suisse. Ces trois compagnies seront des filiales d’Easyjet plc, cotée à la bourse de Londres et basée au Royaume Uni.

Bouygues prend 12% d’Orange : un paysage télécom modifié

Bouygues prend 12% d’Orange : un paysage télécom modifié

 

La contrepartie de l’absorption de Bouygues Telecom par Orange sera la montée de Bouygues à hauteur de 12 % dans Orange. Initialement le gouvernement voulait davantage limiter la montée de Bouygues dans Orange mais un accord a finalement été trouvé. Un accord qui évite de sortir tout le cash qui aurait été nécessaire. Pour constituer le nouvel ensemble Le ministère de l’Economie aurait accepté que Bouygues prenne 12% du capital d’Orange en échange de l’apport de Bouygues Telecom à l’opérateur historique, lit-on jeudi sur le site de BFM Business. « Selon nos informations, l’État, qui détient 23% d’Orange, vient tout juste d’assouplir sa position pour se rapprocher des exigences de Martin Bouygues », écrit BFM Business.  L’accord passé entre Bouygues et Orange va modifier de façon assez fondamentale tant  le paysage des télécoms que celui de l’audiovisuel. Première conséquence,  le rachat de Bouygues Telecom par Orange va permettre à Bouygues de sortir d’une situation commercialement et surtout financièrement très délicate pour l’opérateur télécom. Cela risque aussi de freiner la concurrence acharnée que se livrent  les quatre opérateurs français et la régulation va s’en trouver largement modifiée.  Seconde conséquence, TF1  va pouvoir sortir la tête de l’eau en termes d’audience en accédant à un réseau beaucoup plus large d’auditeurs (nombre d’émissions télévisées sont regardés sur des iPhones et autres tablettes). Cette opération se produit aussi au moment où LCI propriétaire de propriété de TF1 va être diffusé sur la TNT ouvrant ainsi sur une cible beaucoup plus large. Il s’agit d’une première coopération qui pourrait ouvrir sur une intégration beaucoup plus importante cette opération serait largement soutenue par le gouvernement qui voit là  une opportunité de peser sur la politique éditoriale de TF1 puisque l’État est le premier actionnaire d’Orange. Une manière aussi de contrebalancer l’influence de BFM considéré comme peu favorable au pouvoir actuel. De ce point de vue l’autorisation donnée à LCI d’être diffusé sur la TNT n’est sans doute pas à hasard mais s’inscrit dans cette vaste redistribution des cartes dans le paysage télévisuel et des télécoms.

Projet de loi travail : Macron prend ses distances avec Valls

Projet de loi travail : Macron prend ses distances avec Valls

 

 

Si Macron est toujours en accord sur le fond avec le projet loi travail par contre il prend ses distances avec Manuel Valls concernant la démarche. On sait que Manuel Valls  souhaite passer en force y compris en utilisant le 49-3 . Pour Manuel Valls c’est aussi une question de posture il veut montrer à l’opinion publique qu’il incarne le courant réformateur. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard qu’il a dessaisi Emmanuel Macon de la gestion du projet de loi pour la confier à une ministre du travail inexpérimentée  qu’il peut manœuvrer à sa guise. Manuel Valls n’a guère apprécié qu’Emmanuel Macon lui vole la vedette sur le terrain de la réforme. Mais en retour Emmanuel Macon commence à critiquer le manque de pédagogie de Manuel Valls. Ainsi dans une interview au JDD il n’hésite pas à souligner les déficiences de contextualisation, de pédagogie et de concertation. En creux, c’est la condamnation de la méthode brutale de Valls avec le risque que la loi travail connaisse le sort du CPE. (Interview au JDD)

 

Se dressent contre le projet de loi : les étudiants de l’UNEF, les frondeurs, Martine Aubryune pétition sur Internet, Jacques Attali avec qui vous avez travaillé…
J’entends ces voix. Beaucoup sont celles de mes amis. Mais le projet pour la France ne peut pas être de ne rien changer. On ne peut pas dire qu’on a tout essayé contre le chômage car ce n’est pas vrai. On ne peut pas déclarer l’état d’urgence économique et social, et ne rien faire sur le marché du travail. Mais si l’on n’explique pas les déficiences du système actuel et ce vers quoi on veut aller, alors on ne peut créer ni du consensus, ni du progrès.

 

 

Manuel Valls dit vouloir aller « jusqu’au bout ». Le texte est-il non négociable, ou allez-vous l’amender?
Jusqu’au bout de l’ambition de réforme, oui, mais le Premier ministre a dit aussi qu’il entendait poursuivre le dialogue. Le gouvernement est à l’écoute, et ne considère pas que tout est intangible. Myriam El Khomri est aussi dans cet esprit de dialogue, je le sais. Nous sommes à un moment du quinquennat où on ne peut pas tout brutaliser, car ce serait prendre le risque de refermer les débats pour longtemps sans avoir réglé les problèmes. C’est ce qu’il s’est passé il y a dix ans avec le CPE. La France a malheureusement l’habitude de projets lancés sur des enjeux réels mais qui, mal emmanchés, finissent dans la crispation et l’omerta politique.

 

Sarkozy : prend un jet privé pour faire 170 kms

Sarkozy : prend un jet privé pour faire 170 kms

 

Un jet privé pour faire 170 kms entre Paris et Le Havre pour Sarkozy l’homme pressé et surtout toujours  très bling bling. Le pire c’est que la voiture l’a suivi pour le récupérer au Havre et l’amener à son meeting. Coupé de toutes réalités sociales on comprend pourquoi nos dirigeants suscitent un tel rejet de la part de la population. Inconscience ? Folie ? peut être les deux à la fois.  Si l’entourage de Nicolas Sarkozy assure que « c’était pour des raisons de logistiques et parce que le train et la voiture sont plus fatigants » selon l’émission télévisée, la facture de 3.200 euros pour 40 minutes de vol pourrait être mal vue, surtout lorsque l’on sait que les militants étaient invités à amener leur sandwich pour le meeting.  Le trésorier du parti Daniel Fasquelle a estimé qu’il s’agissait d’un « faux procès » à l’encontre de l’ancien chef de l’Etat.  »Nous avons réalisé bien plus que 3.200 euros d’économie depuis qu’il est président! », a-t-il expliqué. C’est « archi exceptionnel » que Nicolas Sarkozy prenne ainsi l’avion. « Il l’a pris à deux reprises« , a-t-il précisé.  Le Lab de son côté explique que c’est la compagnie Wijet qui a facturé le trajet, qui coûte 4.800 euros habituellement. Et si l’UMP semble donc avoir eu un tarif préférentiel, le trajet en voiture aurait coûté environ 45 euros pour 2h40 de route. Un tarif dont s’est quand même acquitté le parti, puisque le chauffeur et la voiture de fonction de l’ancien chef de l’État ont quand même fait le voyage pour transporter Nicolas Sarkozy de l’aéroport à la salle du meeting. 

 

Sarko : la mayonnaise ne prend pas ( la presse)

Sarko : la mayonnaise ne prend pas ( la presse)

Usé, fatigué et sans imagination, c’est le verdict de la presse après sa grande interview dans le Figaro. Sarko traine évidemment comme un boulet son bilan  de président de la république , en plus il entretient le flou ne parvenant pas à se situer clairement entre l’extrême droite et une gauche sociale libérale. Certaines orientations paraissent volontaristes mais les modalités pour y parvenir d’une ambigüité inquiétante. Finalement assez proches de l’ambigüité de Hollande. On en vient à se demander qui entoure Sarkozy et sa bande de jeunes turcs NKM, Vauquiez, la droite forte et autres petits marquis ne sont pas encore un peu tendres pour l’aider à mener une campagne présidentielle. Le président de l’UMP Nicolas Sarkozy ne semble pas disposer d’un « plan de bataille convaincant » face au Front national à trois semaines des élections départementales et en est réduit à détourner un slogan des Le Pen, relève ce mardi la presse.  »Alors que le FN caracole en tête des sondages », le président de l’UMP « retourne le fameux ‘UMPS’ en un ‘FNPS’ censé faire aussi mal à l’un qu’à l’autre », souligne Cécile Cornudet dans Les Echos. « Ni PS ni FN, fidèle à sa ligne le président de l’UMP refuse de faire une hiérarchie entre les deux adversaires (contrairement à Alain Juppé), persuadé qu’une partie des électeurs du Front national sont encore susceptibles de revenir au bercail UMP. Mais l’exercice est difficile », commente-t-elle après l’interview de l’ex-chef de l’Etat au « Figaro » de ce lundi. « En panne d’imagination » selon La République des Pyrénées, « faute de plan de bataille convaincant », assène Dominique Garraud (La Charente Libre), Sarkozy « détourne le slogan récurrent ‘UMPS’ de Marine Le Pen pour le transformer en un ‘FNPS’ censé incarner une collusion diabolique durable entre les socialistes et l’extrême droite ». Son message face au FN est d’une « forte ambiguïté » et « risque d’être contre-productif dans son coeur de cible », assure-t-il. « Le FN étant en embuscade, la constitution de majorités de droite risque d’être compliquée dans nombre de départements », rappelle Philippe Waucampt (Le Républicain lorrain). « C’est donc sur ce scrutin que s’écrira la suite du scénario de Nicolas Sarkozy. Il lui faut un succès incontestable à la fin du mois afin de déblayer le terrain pour les étapes suivantes. » Car, ajoute Stéphane Siret (Paris-Normandie), le rendez-vous des départementales doit conduire Sarkozy « vers l’ultime épreuve d’un marathon qu’il n’a jamais vraiment lâché, la présidentielle ». En attendant, « il se trouvera bien un jour un responsable socialiste pour dénoncer ‘l’UMPFN’, ironise Patrice Chabanet (le Journal de la Haute-Marne), qui voit ainsi s’installer un « tripartisme à la française » dans lequel « chaque camp doit se battre contre les deux autres, en les faisant passer aux yeux des électeurs pour des alliés objectifs ». « Pas sûr que cela redorera l’image de la politique dont tous les sondages montrent qu’elle est sérieusement écornée », analyse-t-il. Il faudrait au contraire faire « front commun contre la peste brune », estime Maud Vergnol (L’Humanité). Mais comme le note Raymond Couraud (L’Alsace), « petit à petit et de manière tout à fait insidieuse, les élections départementales sont en train (d’être transformées) en une sorte de référendum clandestin sur le Front national » par le PS et l’UMP, « tétanisés comme des lapins face à un boa ». Résultat : « la démocratie française aura rarement connu un tel désintérêt » et « tout semble désormais réuni pour faire de cette élection un record en matière d’abstention », souligne Raymond Couraud. Car si le FN est soucieux d’arriver en tête de ce scrutin – une victoire que lui prédisent la plupart des sondages - « le premier parti de France », rappelle Jean Levallois (La Presse de la Manche) reste « de loin, celui des abstentionnistes ».

 

Renault prend le contrôle de Lada

Renault prend le  contrôle de Lada

Renault-Nissan  a finalisé la prise de contrôle du constructeur automobile Avtovaz, propriétaire de la célèbre marque Lada. « La transaction a été finalisée le 18 juin », a indiqué à l’AFP une porte-parole de Renault. « La part effective (de Renault-Nissan) dans le capital d’Avtovaz est de 50,01%. La prise du contrôle sur Avtovaz ne change en rien la stratégie de l’entreprise », a-t-elle ajouté. Techniquement, Renault-Nissan détient 67% d’une société commune avec la holding publique russe Rostec, qui elle-même détient 74,51% d’Avtovaz. La transaction représente un investissement de 23 milliards de roubles (environ 500 millions d’euros au cours actuel) étalé depuis la signature de l’accord fin 2012.  L’alliance franco-japonaise avait alors conclu cette transaction afin d’asseoir sa présence sur le deuxième marché automobile en Europe, alors en pleine croissance. Depuis, les ventes automobiles y ont cependant subi de plein fouet le ralentissement de la croissance en Russie. Les ventes d’Avtovaz ont chuté de 12% en 2013, entraînant des pertes nettes pour le constructeur, et la tendance s’est poursuivie sur les cinq premiers mois de l’année. Après le départ pour le secteur spatial de son directeur général Igor Komarov fin 2013, les actionnaires ont désigné pour le remplacer un ancien cadre de General Motors, Bo Andersson. Ce Suédois, premier dirigeant non Russe du constructeur, a lancé dès son arrivée un plan social prévoyant la suppression en 2014 de 10% du personnel d’Avtovaz, soit 7.500 postes. Le nouveau patron du groupe s’est fixé comme objectif un retour à la rentabilité dès cette année.

 

Poutine prend la Crimée

Poutine prend la Crimée

Mardi dans un discours aux forts accents patriotiques, régulièrement interrompu par des applaudissements nourris des parlementaires, Poutine  qualifié la Crimée de partie intégrante de la Russie et accusé l’Occident de recourir à une logique de Guerre froide en cherchant à empêcher l’annexion de la péninsule. Au son de l’hymne national russe, il a ensuite paraphé avec les dirigeants criméens un traité intégrant la Crimée à la Russie. Le texte doit encore être ratifié par le Parlement, ce qui devrait être fait dans les prochains jours. Peu après la signature du traité, des soldats russes auraient pris d’assaut une base ukrainienne à Simféropol, où un soldat ukrainien a été tué par balles, selon un porte-parole de l’armée à Kiev.  Le Premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, a aussitôt accusé Moscou de s’être rendu coupable d’un « crime de guerre » et a jugé que le conflit était passé « d’un niveau politique à un niveau militaire ».  L’annexion de la Crimée a aussi provoqué de nouvelles condamnations en Occident. Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, et le vice-président américain, Joe Biden, ont dénoncé au cours d’une conférence de presse commune une décision « inacceptable », tandis que Londres a annoncé la suspension de sa coopération militaire avec Moscou; Tokyo a rompu les discussions sur la promotion des investissements. Alors que la France envisage de suspendre la vente de deux navires porte-hélicoptères Mistral à la Russie, le président François Hollande a espéré « une réponse européenne forte et concertée » à l’issue du Conseil européen des 20 et 21 mars.

Fiat prend le contrôle de Chrysler

Fiat prend le contrôle de Chrysler

 

Fiat au bord de la faillite il y a quelles années, magnifiquement redressé et qui maintenant Chrysler. Fiat a en effet conclu un accord en vue de prendre le contrôle total de sa filiale américaine Chrysler, pour un montant de 4,35 milliards de dollars, après plus d’un an d’âpres discussions, a annoncé mercredi le constructeur automobile italien. Sergio Marchionne, l’administrateur délégué de Fiat, conforte ainsi sa réputation de négociateur chevronné, près de dix ans après avoir pris les rênes du groupe piémontais aux abois dans un secteur automobile qu’il découvrait. Mais il reste à voir si cette fusion suffira à compenser les pertes du constructeur italien en Europe. Le plan de Marchionne pour renforcer Fiat prévoit des partages de technologie, de trésorerie et de réseaux de concessionnaires avec Chrysler, le troisième constructeur automobile américain dont Fiat possède jusqu’ici 58,5% des parts. « C’est une entreprise de plus en plus américaine maintenant, parce qu’en Europe, et surtout en Italie, la conjoncture économique reste difficile », estime Andrea Giuricin, spécialiste des transports à l’université Bicocca de Milan. « Fiat a déjà perdu beaucoup de ses parts de marché en Europe et ce ne sera pas facile de compenser cette perte. »Fiat rachètera les 41,46% de parts qu’il ne possède pas à un fonds d’assurance santé pour retraités affilié au syndicat United Auto Workers (UAW). Ce fonds, de type Veba (voluntary employee beneficiary association), recevra 3,65 milliards de dollars en cash, dont 1,9 milliard versés par Chrysler et 1,75 milliard par Fiat. Chrysler s’est également engagé à verser au fonds de l’UAW une somme supplémentaire de 700 millions de dollars sur sept ans. L’accord doit être appliqué d’ici au 20 janvier. Le groupe italien précise qu’il ne lui sera pas nécessaire de procéder à une augmentation de capital.

 

Malfaiteurs libérés: Taubira prend la grosse tête

Malfaiteurs libérés: Taubira prend la grosse tête

 

Taubira a traité par le mépris et la polémique l’affaire des trois détenus libérés faute de place en prison. Taubira donne nettement l’impression d’avoir les pieds décollés de terre depuis sa loi sur le mariage homo. Ce qui est à observer c’est surtout le ton méprisant qu’elle emplie à l’égard des journalistes et finalemenet derrière l’ignorance qu’elle a des réalités sociales liées à la délinquance. Pour elle,  le parquet de Chartres n’avait fait qu’appliquer la loi en repoussant l’incarcération de trois condamnés faute de place en prison, et défendu les magistrats tout en moquant « la polémique estivale » entretenue par l’UMP.   »L’UMP va faire l’été sur Taubira, ça n’est un mystère pour personne, ça n’a aucun intérêt », a assuré la ministre qui visitait un foyer accueillant des mineurs placés par la justice et une serre biologique faisant office de chantier d’insertion pour mineurs, en Seine-et-Marne.  Trois malfaiteurs, condamnés à deux ou trois mois de prison ferme et qui avaient été arrêtés la semaine dernière pour exécuter leur peine, ont été relâchés faute de place à la maison d’arrêt de Chartres. Cette décision a déclenché une salve de critiques de l’UMP alors que la surpopulation carcérale a atteint un nouveau record (68.569 pour 57.320 places).  Au moment où la décision a été prise onze détenus de l’établissement –qui accueillait alors 143 personnes pour 112 places– dormaient sur des matelas à même le sol faute de place, dans des cellules accueillant cinq détenus au total.  Le parquet de Chartres a décidé « de différer l’exécution de trois peines de trois mois et deux mois », a rappelé Mme Taubira, soulignant qu’il s’agissait en l’occurrence d’une application de la loi pénitentiaire de 2009. « Vous vous souvenez qui était au pouvoir en 2009? », a-t-elle demandé.   »Dans cette juridiction, lorsqu’une exécution de courte peine est différée, elle l’est de deux à quatre semaines, c’est-à-dire que les personnes qui n’ont pas été mises en prison le seront dans un mois, juste le temps d’une polémique estivale ! », a ajouté la ministre.  Elle a également fait valoir qu’en juillet, le parquet de Chartres avait décidé d’incarcérer 21 personnes et que trois personnes avaient été placées sous mandat de dépôt à l’issue d’une comparution immédiate. « Parmi ces mises sous écrou, il y a une incarcération de 19 jours, donc ce n’est pas une religion pour ou contre les courtes peines, pour ou contre la prison, c’est une liberté d’appréciation » laissée aux magistrats, a argumenté Mme Taubira.

 

Tour de France à pied pour les députés : Jean Lassalle prend la tête

Tour de France à pied pour les députés : Jean Lassalle prend la tête

Un tour de France à pied pour les députés, sans doute pour sortir du système oligarchique qui leur fait ignorer  les réalités économiques et sociales. Jean Lasalle, député, lui est déjà parti. Baskets aux pieds mais en costume-cravate, le député marche depuis le 10 avril. Montmorency, Abbeville, Le Crotoy, Boulogne-sur-Mer… Chaque jour, Jean Lassalle parcourt une vingtaine de kilomètres. Le soir, il dort à l’hôtel ou parfois chez l’habitant. La journée, il parle aux gens qu’ils croisent, boulangers, fleuristes, coiffeurs, ouvriers de chantier. Il s’arrête partout, à la recherche de témoignages. « Je sens mon pays qui est en crise et que mes concitoyens le vivent mal. Je me suis demandé que faire pour essayer de trouver des réponses qu’on n’a pas su trouver jusqu’à ce jour. Je pense que c’est auprès du peuple qu’on doit les trouver. Mais pour ça, il fallait prendre du temps, se poser dans la situation la plus humble et disponible possible: la marche », raconte le député. Alors pourquoi Dunkerque ? Pourquoi à 1.000 kilomètres de chez lui ? « Pour marquer les esprits, pour interpeller », répond Jean Lassalle. Parce que c’est le territoire le plus éloigné de sa circonscription des Pyrénées-Atlantiques et de Lourdios-Ichère, le village dont il est le maire.  Jean Lassalle est un habitué des coups d’éclat. C’est lui déjà qui avait coupé la parole à Nicolas Sarkozy et poussé la chansonnette en béarnais, dans l’hémicycle, en 2003. Lui encore qui avait fait la grève de la faim pendant 39 jours en 2006 pour protester contre la délocalisation de l’usine Toyal.  Jean Lassalle est un député à part, et il assume sa différence : « J’ai toujours voulu faire bouger les lignes et j’ai essayé de trouver des signes qui pouvaient interpeller. Quand j’ai chanté, c’est parce qu’on ne voulait pas que je parle. Et aujourd’hui, c’est dans la même lignée. Cela ne va pas du tout arranger mon image de député fantasque, atypique, je le sais très bien. Je suis en tout cas moi-même dans cette attitude-là. » Parfois, des maires de toutes étiquettes attendent Jean Lassalle à l’entrée des villages. Sa silhouette, longiligne et coiffée du béret basque ne passe pas inaperçue. Les gens le saluent, des automobilistes klaxonnent et s’arrêtent pour discuter, comme dans les rues de Boulogne-sur-Mer où une dame le félicite pour son courage et sa détermination. « Ils devraient tous faire un tour de France, comme lui, raconte Danielle, pour parler, discuter avec les gens ».  Inlassablement, Jean Lassalle questionne, interroge. Il note, consigne ce que les gens lui disent. Et après 3 semaines de randonnée à travers l’Ile-de-France, l’Oise, la Somme, le Pas-de-Calais, le député fait le constat d’une France désabusée. « C’est un mélange de colère, de fatalisme et de résignation », remarque Jean Lassalle.Sur le modèle des cahiers de doléances de 1789, Jean Lassalle a imaginé des cahiers de l’espoir, sortes de recueils des témoignages qu’il aura reçus. Reste à définir l’usage qu’il en fera. Ce qui est certain, c’est que Jean Lassalle ne compte pas interrompre sa randonnée.  « Je continue, ça n’aurait aucun sens, après être allé à Dunkerque, de rentrer minablement dans un train ou dans un avion. Je ne serai pas moi-même. Physiquement, je tiens beaucoup mieux le choc que je l’aurais imaginé et puis, je suis bien dans ma tête. Je commence à prendre mon pied dans ce que je fais », se félicite le député, qui continue à suivre, à distance, la vie de l’Assemblée nationale et de son village du Béarn. Jean Lassalle a déjà parcouru près de 400 km à pied depuis son départ de Paris. L’étape du jour doit le conduire de Sangatte à Marck, toujours dans le Pas-de-Calais. Avant l’arrivée à Dunkerque, samedi.

Hollande prend des mesurettes face au scandale Cahuzac

Hollande prend des mesurettes face au scandale Cahuzac

Comme d’habitude Hollande tergiverse, un pas en avant, un pas en arrière. Il n’a pas compris que la crédibilité de l’austérité était désormais fortement atteinte pas l’affaire Cahuzac. Maintenant c’est Moscovici et  le ministère de l’intérieur qui vont être soumis à la question, les journalistes vont s’engager dans la brèche. . Annoncer une réforme du Conseil supérieur de la magistrature d’ici l’été pour renforcer l’indépendance de la justice ; prévoir une lutte contre les conflits d’intérêts et interdire tout mandat aux élus condamnés pour fraude fiscale et corruption, tout cela sent le réchauffé. Hollande aurait du profiter de l’affaire Cahuzac pour changer un gouvernement qui n’est pas crédible sur le plan économique et social. Hollande y sera sans doute contraint vers l’été mais ce sera alors sous la pression d’une part d’une opinion publique qui va un peu plus le lâcher, d’autre part sous  l’effet  des informations qui ne manqueront pas de filtrer sur le scandale Cahuzac voire sur d’autres (exemple le fait que le trésorier de campagne de Hollande dispose de comptes dans les paradis fiscaux). Hollande et son entourage ne se rendent  pas compte des dégâts collatéraux de cette affaire qui disqualifie toute la classe politique et les modalités actuelles de la démocratie. D’ici la fin de l’année, Hollande risque de voir son soutien populaire réduit autour de 20% (comme Jospin) ; dès lors ses marges d’action seront nulles et il n’aura plus qu’à désigner   un gouvernement d’experts et/ou d’union nationale en se consacrant à l’inauguration des chrysanthèmes. Comme dit Bayrou, on ne moralise pas la vie publique avec des rustines. Ce n’est pas demain que Hollande va s’attaquer au puisant syndicats des oligarques qui ont transformé la politique en carrière professionnelle et pour cause, il en vient.




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