Archive pour le Tag 'démocratie'

Russie : près de 50.000 manifestants pour la démocratie

Russie : près de 50.000 manifestants pour la démocratie

 

Une nouvelle fois une manifestation s’est déroulée en Russie pour protester contre la dictature qui interdit aux candidats de se présenter aux prochaines élections et qui de surcroît profitent des manifestations pour mettre en prison les opposants politiques. Avec Poutine, la répression et de plus en plus violentes, et on peut s’étonner que les occidentaux et la France en particulier tolèrent de pareille atteinte à la démocratie et aux droits de l’homme. À noter cependant la grande tolérance démocratique cette fois puisque la manifestation a été autorisée mais pour deux heures seulement ! On se demande vraiment pourquoi la venue de Poutine se justifie en France à moins que Poutine comme Macron affaiblis respectivement ne cherche à redorer leur blason avec leur posture  internationale. Des dizaines de milliers de personnes ont participé samedi 10 août à une manifestation à Moscou pour demander des élections libres au parlement municipal après l’invalidation de nombreuses candidatures par la commission électorale. Il s’agit de la plus grosse mobilisation en Russie depuis le début de ce mouvement de contestation. 136 personnes ont été arrêtées à Moscou, selon un communiqué de la police de la ville.

Quelques heures avant le début de la manifestation, la police a procédé à l’arrestation de l’avocate et dernière figure de l’opposition en liberté, Lioubov Sobol, qui a entamé une grève de la faim. Des hommes masqués sont intervenus dans ses bureaux et la police a déclaré avoir obtenu des informations selon lesquelles l’opposante et d’autres militants prévoyaient de mener des «provocations» lors du rassemblement de samedi. «Je ne vais pas pouvoir aller à la manifestation. Mais vous savez quoi faire sans moi. La Russie sera libre», a déclaré l’avocate.

 

 

Les manifestants ont pu accéder au lieu du rassemblement après être passés entre des portiques détecteurs de métaux pour participer à cette quatrième journée de protestation en un mois. Les protestataires demandent que soient autorisées les candidatures qui ont été exclues du scrutin destiné à désigner le parlement moscovite le 9 septembre. Les autorités municipales ont autorisé la manifestation de samedi contrairement à celle de la semaine précédente qui s’est soldée par l’arrestation de plus de mille personnes, parfois dans des conditions violentes

Encadré par une forte présence policière et autorisé pour seulement deux heures, le rassemblement à démarré sous la pluie à 14h00 sur l’avenue Sakharov, près du centre de la capitale russe, seul lieu de manifestation autorisé. Dans le calme, les manifestants portaient des pancartes sur lesquelles était écrit «Donnez-nous le droit de vote» ou «Vous nous avez assez menti», tandis que d’autres brandissaient des drapeaux russes ou les portraits d’activistes arrêtés.

 

« Démocratie » russe : encore des centaines d’arrestations

  • « Démocratie » russe : encore des centaines d’arrestations

C’est la seconde fois en peu de temps que le pouvoir procède à des arrestations à l’occasion de manifestations réclamant le droit de se présenter librement aux élections politiques. Une revendication élémentaire pourtant contestée et qui justifie l’emprisonnement des manifestants. On sait que le régime de dictature de Poutine ne tient que grâce aux atteintes permanentes à la démocratie et aux droits de l’homme. Poutine ne tolère aucune opposition et s’il le faut utilise sans vergogne la répression voir des méthodes criminelles pour éliminer  des adversaires potentiels. On objectera que Poutine est encore un peu populaire en Russie, cependant de moins en moins. Il réussit toutefois à se maintenir en éliminant tout droit pour l’opposition. Et les Russes ne sont informés pour l’essentiel que des analyses du  pouvoir en place. On sait que Poutine va encore être invité en France. On se demande bien pourquoi car ce type de réceptions officielles ne fait que renforcer la légitimité d’un dictateur même si en même temps elle redonne un certain vernis international à un Macron dont l’audience s’est considérablement affaiblie aussi à l’échelle mondiale. La police russe est donc intervenue samedi contre une manifestation non autorisée de l’opposition réclamant des élections libres, interpellant près de 800 personnes selon un bilan du réseau d’information OVD-Info, spécialisée dans le suivi des arrestations.

L’opposante Lioubov Sobol, qui avait appelé à manifester ce samedi contre le gouvernement, a été interpellée pour sa part alors qu’elle se rendait en taxi sur les lieux du rassemblement. Elle a été emmenée dans un fourgon de police. Elle observe une grève de la faim pour protester contre l’invalidation de sa candidature aux élections municipales programmées le mois prochain à Moscou. Plusieurs centaines de personnes avaient défié les avertissements des autorités et s’étaient regroupés sur les lieux prévus pour la manifestation. Quelques minutes après, des policiers des forces anti-émeutes sont intervenus. En début d’après-midi, la police moscovite faisait état pour sa part de 30 interpellations, contre près de 20 fois plus, selon OVD-Info. Elle a par ailleurs estimé à 350 le nombre de manifestants.

La monarchie absolue ou la démocratie de la délation ???

La monarchie absolue ou la démocratie de la délation ???

 

Une défense pitoyable du baron De Rugy sur BFM hier ; De Rugy appelle même à la censure sur internet sans doute pour susbtituer à la démocratie une monarchie absolue dont s’inspire Macron.

Visiblement Macron ( comme le courtisan de Rugy) a des difficultés avec la sémantique et sa tendance à l’hystérisation des situations délicates pour le gouvernement  le conduit à déraper.  En matière de vocabulaire. En effet,  Emmanuel Macron a mis en garde lundi contre la « République de la délation». Emmanuel Macron  oppose des faits aux révélations de la presse. Or certaines révélations relatives à de Rugy constituent des faits indiscutables exemple ces dîner fastueux, cet appartement à Nantes à loyer aidé ou encore le fait qu’il n’ait pas payé d’impôts en 2015. Comment un citoyen français, par ailleurs député, qui dispose à revenu de 16 000 € mensuels environ peut-il ne pas payer d’impôt sur le revenu ? En réalité, la presse n’a fait que son travail d’autant plus que de Rugy avait  adopté une posture de père la rigueur en exigeant la réduction du train de vie des députés. Difficile de comprendre le positionnement de Macron qui pourrait traiter cette affaire par le mépris et qui pourtant déclare : “J’ai demandé au Premier ministre d’apporter toute la clarté”, a déclaré le président interrogé sur cette affaire lors d’une conférence de presse à Belgrade. “Moi je ne prend pas de décisions sur la base de révélations mais de faits”. “Il y a encore dans notre pays le respect de la personne individuelle, des droits de la défense et de la possibilité de répondre sinon ça devient la République de la délation ».

Rappelons que la délation est une dénonciation pour des motifs très condamnables. Or la dans le cas de l’affaire de Rugy il s’agit de transparence de la vie politique. Cette transparence ne serait être condamnable même si aujourd’hui on tolère beaucoup moins qu’hier les frasques de nos responsables.  si on entend par délation toute information déplaisante ou gênante alors c’est une atteinte à la liberté d’information. On tombe alors  dans une forme de monarchie absolue. Justement le modèle qui idéologiquement inspire fortement Macron dans tous ses actes. Plus que n’importe quel autre président de la république, Macron se comporte en monarque plus ou moins républicain en étouffant encore plus que par le passé les affaires politico financières, en nommant ses proches au plus haut poste de responsabilité, surtout en décidant de tout, tout le temps et partout. Pour illustrer cette tendance monarchique il suffit de se rappeler la ridicule cérémonie d’investiture au Louvres. Macron confond grandeur et pompes. Macron adopte vis-à-vis de l’affaire de Rugy  la même posture que celle adoptée au début de l’affaire Benalla., Il hystérise la situation, la traite par le mépris pour dans quelques jours, semaines ou quelques mois se contredire totalement.

 

Rappelons que la délation est une dénonciation pour des motifs très condamnables. Or la dans le cas de l’affaire de Rugy il s’agit de transparence de la vie politique. Cette transparence ne serait être condamnable même si aujourd’hui on tolère beaucoup moins qu’hier les frasques de nos responsables.  si on entend par délation toute information déplaisante ou gênante alors c’est une atteinte à la liberté d’information. On tombe alors  dans une forme de monarchie absolue. Justement le modèle qui idéologiquement inspire fortement Macron dans tous ses actes. Plus que n’importe quel autre président de la république, Macron se comporte en monarque plus ou moins républicain en étouffant encore plus que par le passé les affaires politico financières, en nommant ses proches au plus haut poste de responsabilité, surtout en décidant de tout, tout le temps et partout. Pour illustrer cette tendance monarchique il suffit de se rappeler la ridicule cérémonie d’investiture au Louvres. Macron confond grandeur et pompes. Macron adopte vis-à-vis de l’affaire de Rugy  la même posture que celle adoptée au début de l’affaire Benalla., Il hystérise la situation, la traite par le mépris pour dans quelques jours, semaines ou quelques mois se contredire totalement.

 

La démocratie en Russie: 1400 arrestations !

La démocratie en Russie: 1400 arrestations !

Ce n’est plus le régime communiste depuis longtemps mais c’est la même dictature au service de Poutine et de ses partisans qui par ailleurs pillent le pays. Ainsi de l’ordre de 1500 manifestants ont été arrêté pour n’importe quel motif alors qu’ils militent  pour des élections libres.  la réponse du pouvoir est claire et directement inspirée de l’ancien KGB d’où a émergé Poutine. En Russie il n’y a pas de place pour l’opposition, pour le débat encore moins pour l’alternative politique.

L’opposition dénonce le rejet des candidatures indépendantes en vue des élections locales du 8 septembre, qui s’annoncent difficiles pour les candidats soutenant le pouvoir dans un contexte de grogne sociale. Les domiciles et les permanences de plusieurs candidats exclus avaient été perquisitionnés par avance et, mercredi, l’opposant numéro un au Kremlin Alexeï Navalny avait été renvoyé en prison pour 30 jours pour des infractions aux « règles des manifestations ».

Ces procédures font suite à l’ouverture d’une enquête pour « entrave au travail de la Commission électorale » de Moscou au cours de manifestations mi-juillet. Elles peuvent aboutir à des peines atteignant cinq ans de prison, rappelant les sévères condamnations prononcées au moment du mouvement de 2011-2012 contre le retour à la présidence de Vladimir Poutine.

Démocratie : République de la délation ou de la monarchie absolue ?

Démocratie : République de la délation ou de la monarchie absolue ?

Visiblement Macron a des difficultés avec la sémantique et sa tendance à l’hystérisation des situations délicates pour le gouvernement  le conduit à déraper en  matière de vocabulaire. En effet,  Emmanuel Macron a mis en garde contre la « République de la délation». Emmanuel Macron  oppose des faits aux révélations de la presse. Or certaines révélations relatives à de Rugy constituent des faits indiscutables exemple ces dîner fastueux, cet appartement à Nantes à loyer aidé ou encore le fait qu’il n’ait pas payé d’impôts en 2015. Comment un citoyen français, par ailleurs député, qui dispose d’un revenu de 13 000 € mensuels environ peut-il ne pas payer d’impôt sur le revenu ? En réalité, la presse n’a fait que son travail d’autant plus que de Rugy avait  adopté une posture de père la rigueur en exigeant la réduction du train de vie des députés. Difficile de comprendre le positionnement de Macron qui pourrait traiter cette affaire par le mépris et qui pourtant déclare : “J’ai demandé au Premier ministre d’apporter toute la clarté”, a déclaré le président interrogé sur cette affaire lors d’une conférence de presse à Belgrade. “Moi je ne prend pas de décisions sur la base de révélations mais de faits”. “Il y a encore dans notre pays le respect de la personne individuelle, des droits de la défense et de la possibilité de répondre sinon ça devient la République de la délation ».

Rappelons que la délation est une dénonciation pour des motifs très condamnables. Or la dans le cas de l’affaire de Rugy il s’agit de transparence de la vie politique. Or aujourd’hui on tolère beaucoup moins qu’hier les frasques de nos responsables.  Si on entend par délation toute information déplaisante ou gênante alors c’est une atteinte à la liberté d’information. On tombe alors  dans une forme de monarchie absolue. Justement le modèle qui idéologiquement inspire fortement Macron dans tous ses actes. Plus que n’importe quel autre président de la république, Macron se comporte en monarque plus ou moins républicain en étouffant encore plus que par le passé les affaires politico financières, en nommant ses proches au plus haut poste de responsabilité, surtout en décidant de tout, tout le temps et partout. Pour illustrer cette tendance monarchique il suffit de se rappeler la ridicule cérémonie d’investiture au Louvres. Macron confond grandeur et pompes. Macron adopte vis-à-vis de l’affaire de Rugy  la même posture que celle adoptée au début de l’affaire Benalla., Il hystérise la situation, la traite par le mépris pour dans quelques jours, semaines ou quelques mois se contredire totalement La  preuve encore avec le limogeage de Rugy.

Démocratie : Pourquoi pas tirer le président de la république au sort

Démocratie : Pourquoi pas tirer le président de la république au sort

 

Récemment la sous-secrétaire d’État à l’écologie a déclaré que la décision du rétablissement de la taxe carbone serait décidée par le fameux conseil citoyen 250 personnes une curiosité juridique avec cette assemblée citoyenne nationale consacrée à l’environnement dont les 150 membres seront tirés au sort. Peut-être dans un but de meilleur fonctionnement démocratique ou plutôt dans un objectif de récupération politique de la contestation des élus et autres corps intermédiaires. Dès lors pourquoi ne pas envisager aussi un parlement, un gouvernement et même un président de la république tirés au sort.  Bref, ce serait le Graal de la république démocratique. Bien sûr, on objectera que ces Français sortis d’une sorte de loto politique ne sont pas forcément compétents pour assumer les tâches de gestion de l’intérêt général. Mais il est vrai que les élus actuels sont bien souvent incompétents dans beaucoup de domaines. Notons quand même que cette propositions anachronique de Macron n’a  d’autres objectifs que de créer un machin supplémentaire et en plus rattaché au conseil économique, social et environnemental qui n’est pas beaucoup écouté par le pouvoir. Tout cela relève de la démagogie et de l’instrumentalisation politique. En effet, c’est là énième institution pour répondre à la crise des Gilets jaunes. Observons que les membres de cette assemblée devront en plus être représentatifs de la société française ! De plus, ils n’auront t que six mois pour construire une politique environnementale qui sera soumise un débat parlementaire et un référendum. On imagine ce qui peut sortir d’une telle assemblée dans les membres seront à 90 % au moins complètement incompétents en matière environnementale mais aussi sociale, économique ou technologique. Bref une sorte d’immense discussion de  bistrot d’où ne pourra sortir que des propos de café du commerce ou alors manipulé par les rapporteurs désignés par le pouvoir (le pouvoir envisage d’y nommer aussi un certain nombre d’élus !). L’innovation politique est à la mode ; pour preuve, on a choisi un comique comme président en Ukraine pourquoi pas aussi un président français tiré au sort ?

Démocratie : considérée comme appliquée dans la moitie du monde

Démocratie : considérée comme appliquée dans la moitie du monde

 

Il n’est sans doute pas surprenant qu’une enquête révèle que la démocratie n’est appliquée qu’à moitié sur la planète.

Il y a bien sûr les pays elle ne l’est pas du tout ou alors  de manière très formelle comme dans les dictatures ou quasi  dictatures mêmes si des élections veulent donner une illusion démocratique. La Chine évidemment, d’autres dictatures mais aussi des pays démocratiques  dont les modalités sont loin de satisfaire des citoyens. En cause, le faite de l’élévation culturelle du citoyen moyen, de la diffusion massive de l’information contradictoire aussi des progrès de la transparence de la gouvernance.  Ainsi,  rares sont les pays où les dirigeants une fois évincés n’ont pas à rendre des comptes d’une manière ou d’une avec la justice. L’insatisfaction dans les pays développés (et les autres aussi) tient surtout au fait  que la démocratie est restée pratiquement à l’aéré néandertalienne. C’est la démocratie représentative où le citoyen n’est invité à donner son avis que lors du dépôt d’un bulletin de vote. Ensuite les élus font à peu près ce qu’ils veulent ou-et  ce qu’ils peuvent en fonction des intérêts des lobbies.  Une moitié seulement des habitants de la planète jugent que les principes démocratiques sont respectés là où ils vivent, selon un sondage de l’institut allemand Dalia Research et de l’Alliance of Democracies Foundation.

L’enquête réalisée auprès de 150.000 personnes dans 57 pays montre en outre que, même dans les démocraties, 38% des habitants ne sont pas satisfaits de la situation.

 

“A l’heure actuelle, le principal risque pour les démocraties est que les gens ne les considèrent plus comme telles”, souligne Nico Jaspers, PDG de Dalia Research, dans un communiqué diffusé mardi.

Aux États-Unis, où la campagne pour la présidentielle de 2020 vient de débuter, 46% des personnes interrogées jugent que les principes démocratiques sont respectés, mais 40% estiment qu’ils pourraient l’être davantage.

Plus de la moitié des Américains considèrent par ailleurs que leur pays a eu une influence positive dans le monde, alors qu’une majorité est d’un avis contraire dans des pays occidentaux tels que le Canada et les Etats membres de l’Union européenne. Parmi les habitants de ces derniers, 52% jugent que l’UE n’agit pas dans leur intérêt. En Italie, où les eurosceptiques du Mouvement 5 étoiles et de la Ligue sont au pouvoir depuis un an, la proportion d’insatisfaits atteint 69%. Elle est également très élevée en France et en Grèce. La plupart des Européens pensent par ailleurs que les banques et le secteur financier ont une influence négative et c’est en Grèce, où la crise de la dette a eu d’énormes conséquences sociales, qu’ils sont le plus nombreux à exprimer cet avis.

« La “peuplecratie » est un défi pour la démocratie» (Marc Lazar)

 « La “peuplecratie » est un défi pour la démocratie» (Marc Lazar)

Marc Lazar, sociologue et historien s’interroge sur la peuplecratie dans une tribune au Monde (extraits)

« Pourquoi ce néologisme un peu lourd de « peuplecratie », alors que l’étymologie grecque de démocratie, c’est « le pouvoir du peuple » ?

Je dois reconnaître qu’en italien cela sonne mieux : popolocrazia.Ilvo Diamanti, avec qui j’ai écrit ce livre, est aussi un éditorialiste de talent, inventeur de mots. L’émergence de nouvelles pratiques politiques, voire de nouveaux régimes, nécessite de forger de nouvelles notions. Ainsi, dans les années 1930 et 1950, celle de « totalitarisme » pour tenter d’appréhender ce que pouvaient avoir en commun le bolchevisme, le fascisme et le nazisme.

Or, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition, les mouvements populistes d’aujourd’hui sont en train de faire muter les bases mêmes de la démocratie libérale et représentative.

La démocratie, dans sa pratique moderne, se fonde sur la séparation des pouvoirs et sur tout ce qui relève de l’Etat de droit né des Lumières. Nous entrons maintenant, sous la pression de ces mouvements, dans une tout autre période…

Ces mouvements populistes et leurs leaders martèlent que la souveraineté du peuple est sans limite. Tous les contre-pouvoirs doivent céder le pas au suffrage universel.

Le deuxième élément qui les caractérise est la mise en avant non seulement d’une démocratie directe mais aussi d’une démocratie immédiate, sans aucune forme de médiation, passant outre les corps intermédiaires et les partis.

Leur discours est celui d’une urgence permanente. Ils clament qu’il y a des solutions simples pour tous les problèmes, d’où leur demande d’une pratique référendaire systématique. Ils ont compris aussi la révolution que représentent les réseaux sociaux, qu’ils utilisent à fond.

La « peuplecratie » serait donc à la fois une nouvelle phase de la démocratie et une menace pour celle-ci ?

La « peuplecratie » n’a pas encore vaincu, mais elle est là comme un grand défi pour la démocratie libérale et représentative. »

Erdogan, la fin d’un règne ; pour la démocratie ?

Erdogan, la fin d’un règne ;  pour la démocratie ?

 

 

 

Alors qu’Erdogan n’a cessé d’isoler son pays dans une posture velléitaire, rétrograde et manichéenne, les électeurs ont apporté une énorme bouffée d’air démocratique lors des dernières municipales où le parti au pouvoir perd des places stratégiques. Après avoir perdu le scrutin municipal de la capitale Ankara, Erdogan, le dictateur turc serait a perdu d’autres villes importantes comme la symbolique Istanbul. La preuve que nombre de turcs sont avides de démocratie et ne soutiennent pas ce dictateur nationaliste aux visions étriquées et sectaires.  Le Parti de la justice et du développement (AKP) de Recep Tayyip Erdogan a perdu le contrôle d’Ankara lors des élections municipales de dimanche, alors que le président a semblé reconnaître sa défaite à Istanbul, la plus grande ville du pays. Selon les chaînes de télévision turques, le principal candidat du Parti populaire républicain (CHP, opposition), Mansur Yavas, l’a emporté à Ankara. A Istanbul, le décompte des voix était si serré que les deux partis ont revendiqué la victoire.

Dans un discours devant des sympathisants à Ankara, Erdogan a semblé concéder la défaite de l’AKP à Istanbul, malgré le fait que sa formation gardait le contrôle de certains districts de la ville. « Même si notre peuple a renoncé à la mairie, il a confié les districts à l’AKP », a-t-il déclaré, ajoutant que son parti ferait appel des résultats si besoin. Une défaite marquerait la fin du règne de l’AKP et de ses devanciers à Istanbul, qu’ils dirigent depuis près d’un quart de siècle. Un revers d’Erdogan à Istanbul serait d’autant plus symbolique puisque c’est dans cette ville qu’il a lancé sa carrière politique en tant que maire dans les années 1990. Quelque 57 millions d’électeurs étaient appelés à se prononcer à l’occasion de ce scrutin incertain, puisque les sondages donnaient l’AKP à la seconde place des intentions de vote dans plusieurs grandes villes dont Istanbul et Ankara. Le scrutin de dimanche était le premier depuis qu’Erdogan a été investi de pouvoirs étendus en juillet dernier.de ce point de UE les électeurs ont davantage fait en une élection qu’Erdogan pendant des années pour se rapprocher de l’Europe et plus généralement d’uen démocratie moderne.

Démocratie numérique: la grande trouille des élites

Démocratie numérique: la grande trouille des élites

 

 

 

 

De manière plus ou moins larvée  est en train de monter une contestation par les élites de la démocratie numérique. Une attitude à la fois réactionnaire et corporatiste un peu de même nature que la critique qui portait sur l’intérêt du chemin de fer par exemple au début du XXe siècle ou plus loin sur l’imprimerie. D’un certain point de vue,  la plupart du temps les technologies sont neutres, tout dépend de leur usage. La critique s’appuie surtout sur le manque de transparence de l’information et le développement de fake news et de la haine sur certains réseaux sociaux. . Certes on ne peut contester que le net constitue une sorte d’auberge espagnole où se côtoient le pire et le meilleur, l’intelligence et la nullité parfois même l’insulte et la haine (comme sur certains réseaux sociaux). Mais la mise en cause répond aussi à une sorte de réflexe corporatiste de la part des élites qui n’apprécient pas sans doute que la connaissance puisse être accessible à tous et que chacun puisse devenir aussi un citoyen réellement actif et conscient. Ainsi on entend souvent des phrases du type : « chaque internaute se prend pour un journaliste ou pour un expert » ! La remarque est particulièrement excessive car il n’y a pas de la part des internautes une volonté générale d’être plus pertinents que ne  le seraient les médias classiques ou les spécialistes d’un sujet. La réaction des internautes correspond d’abord à un phénomène d’appropriation des problématiques posées par les principaux enjeux de société ensuite sur la volonté d’apporter une contribution sans doute parfois et même assez souvent insuffisamment pertinente. Ceci étant même si 80 % de ses contributions présentent  un intérêt très secondaire voir aucun intérêt du tout, reste 10 ou 20 % qui ont ainsi multiplié par 100, par 1000 ou  par 10 000 les sources classiques d’informations et de connaissances. D’abord un extraordinaire progrès pour l’accès à cette connaissance. Ensuite un outil de communication et de vie démocratique. Bref un phénomène qui remet en cause les espaces protégés des journalistes, des experts, aussi des politiques. Justement parce que précisément des internautes possèdent un savoir-faire journalistique certain, voir la multitude de sites d’information par exemple aussi la possibilité pour des experts non labellisés d’apporter un éclairage qui ne s’inscrit pas forcément dans la mode du moment. Il est clair que les journalistes classiques et les experts patentés sont bousculés dans leur zone de confort et de certitude. Si leurs remarques vis-à-vis de nombreuses déviances  d’Internet sont   justifiées, pour autant la technologie ne doit pas être condamnée de manière aussi simpliste. On peut notamment imaginer que des progrès seront réalisés en matière de déontologie pour éviter le développement d’excès comme la haine ou l’intox.  La vraie démocratie passe d’abord par un développement de la connaissance et l’outil numérique y contribue.

Démocratie et internet: la grande trouille des élites

Démocratie et  internet: la grande trouille des élites

 

 

 

 

De manière plus ou moins larvée  est en train de monter une contestation par les élites de la démocratie numérique. Une attitude à la fois réactionnaire et corporatiste un peu de même nature que la critique qui portait sur l’intérêt du chemin de fer par exemple au début du XXe siècle ou plus loin sur l’imprimerie. D’un certain point de vue,  la plupart du temps les technologies sont neutres, tout dépend de leur usage. La critique s’appuie surtout sur le manque de transparence de l’information et le développement de fake news et de la haine sur certains réseaux sociaux. . Certes on ne peut contester que le net constitue une sorte d’auberge espagnole où se côtoient le pire et le meilleur, l’intelligence et la nullité parfois même l’insulte et la haine (comme sur certains réseaux sociaux). Mais la mise en cause répond aussi à une sorte de réflexe corporatiste de la part des élites qui n’apprécient pas sans doute que la connaissance puisse être accessible à tous et que chacun puisse devenir aussi un citoyen réellement actif et conscient. Ainsi on entend souvent des phrases du type : « chaque internaute se prend pour un journaliste ou pour un expert » ! La remarque est particulièrement excessive car il n’y a pas de la part des internautes une volonté générale d’être plus pertinents que ne  le seraient les médias classiques ou les spécialistes d’un sujet. La réaction des internautes correspond d’abord à un phénomène d’appropriation des problématiques posées par les principaux enjeux de société ensuite sur la volonté d’apporter une contribution sans doute parfois et même assez souvent insuffisamment pertinente. Ceci étant même si 80 % de ses contributions présentent  un intérêt très secondaire voir aucun intérêt du tout, reste 10 ou 20 % qui ont ainsi multiplié par 100, par 1000 ou  par 10 000 les sources classiques d’informations et de connaissances. D’abord un extraordinaire progrès pour l’accès à cette connaissance. Ensuite un outil de communication et de vie démocratique. Bref un phénomène qui remet en cause les espaces protégés des journalistes, des experts, aussi des politiques. Justement parce que précisément des internautes possèdent un savoir-faire journalistique certain, voir la multitude de sites d’information par exemple aussi la possibilité pour des experts non labellisés d’apporter un éclairage qui ne s’inscrit pas forcément dans la mode du moment. Il est clair que les journalistes classiques et les experts patentés sont bousculés dans leur zone de confort et de certitude. Si leurs remarques vis-à-vis de nombreuses déviances  d’Internet sont   justifiées, pour autant la technologie ne doit pas être condamnée de manière aussi simpliste. On peut notamment imaginer que des progrès seront réalisés en matière de déontologie pour éviter le développement d’excès comme la haine ou l’intox.  La vraie démocratie passe d’abord par un développement de la connaissance et l’outil numérique y contribue.

 

 

Démocratie numérique : la grande trouille des élites

Démocratie numérique : la grande trouille des élites

 

 

 

 

De manière plus ou moins larvée,  est en train de monter une contestation par les élites de la démocratie numérique. Une attitude à la fois réactionnaire et corporatiste un peu de même nature que la critique qui portait sur l’intérêt du chemin de fer par exemple au début du XXe siècle. La critique s’appuie surtout sur le manque de transparence de l’information et le développement de fake news. Certes on ne peut contester que le net constitue une sorte d’auberge espagnole où se côtoient le pire et le meilleur, l’intelligence et la nullité parfois même l’insulte et la haine. Mais la mise en cause répond aussi à une sorte de réflexe corporatiste de la part des élites qui n’apprécient pas sans doute que la connaissance puisse être accessible à tous et que chacun puisse devenir aussi un citoyen réellement actif et conscient. Ainsi on entend souvent des phrases du type : « chaque internaute se prend pour un journaliste ou pour un expert » ! La remarque est particulièrement excessive car il n’y a pas de la part des internautes une volonté générale d’être plus pertinent que ne  le seraient les médias classiques ou les spécialistes d’un sujet. La réaction des internautes correspond d’abord à un phénomène d’appropriation des problématiques posées par les principaux enjeux de société ensuite sur la volonté d’apporter une contribution sans doute parfois et même assez souvent insuffisamment pertinente. Ceci étant même si 80 % de ses contributions présentent  un intérêt très secondaire voir aucun intérêt du tout, reste 20 % qui ont ainsi multiplié par 100, par 1000 ou  par 10 000 les sources classiques d’informations et de connaissances. D’abord un extraordinaire progrès pour l’accès à cette connaissance. Ensuite un outil de communication et de vie démocratique. Bref un phénomène qui remet en cause les espaces protégés des journalistes aussi des experts, aussi des politiques. Justement parce que précisément des internautes possèdent un savoir-faire journalistique certain .voir la multitude de sites d’information par exemple aussi la possibilité pour des experts non labellisés d’apporter un éclairage qui ne s’inscrit pas forcément dans la mode du moment. Il est clair que les journalistes classiques et les experts patentés sont bousculés dans leur zone de confort et de certitude. Si leurs remarques vis-à-vis de nombreuses déviances  d’Internet sont   justifiées, pour autant la technologie ne doit pas être condamné de manière aussi simpliste. On peut notamment imaginer que des progrès seront réalisés en matière de déontologie pour éviter le développement d’excès comme la haine ou l’intox.la vraie démocratie passe d’abord par un développement de la connaissance et l’outil numérique y contribue.

Démocratie :Un « grand débat »….de surface

Démocratie :Un « grand débat »….de surface 

 

Le gouvernement se flatte notamment des éléments quantitatifs : 10.300 réunions locales et entre 400.000 et 500.000 participants. 1,4 millions de contributions sur la plateforme numérique et 16.000 « cahiers citoyens » déposés en mairie. La vérité, c’est surtout qu’on a traité les enjeux de manière très superficielle ; ce qui n’est guère étonnant compte tenu du document introductif du gouvernement. Pour parler plus clairement, les thèmes n’étaient pas problématisés. Les questions étaient trop fermées et trop simplistes. Ajoutons que la plupart des réunions ont été tenue par des responsables politiques et que ces réunions tenaient davantage du meeting que du débat. Pour s’en persuader il suffit d’avoir vu à la télévision les réunions tenues par Macron et d’avoir participé à quelques réunions locales. La conclusion, c’est que la France a beaucoup à progresser en matière de débat démocratique. De toute manière, 70 % des Français pensent que ce grand débat ne servira pas à grand-chose pour résoudre la crise et que ce débat a été noyauté par le pouvoir. Ce que confirme les d’ailleurs bien tardivement les « garants », les sages en charge de la déontologie, qui estiment que le pouvoir était trop présent dans les manifestations très médiatisées et que la présence de Macron en particulier était excessive. Ceci étant,  les Français en redemandent  sans doute parce qu’ils veulent être attentifs aux suites du grand débat aussi parce qu’ils considèrent  à juste titre que les discussions sur les grands enjeux manquaient sérieusement d’approfondissement. En clair, les grandes questions n’ont été abordées qu’en surface. Tout ce qu’on pourra tirer se limitera sans doute à une sorte de catalogue hiérarchisé des revendications mais il sera difficile d’en extraire  des éléments cohérents dans les différents domaines de la politique publique. En outre, les marges de manœuvre sont particulièrement étroites pour le gouvernement qui est d’une certaine façon a déjà utilisé ses principales cartouches. L’État est même coincé par la perspective qui se rapproche dangereusement d’un endettement proche de 100 % du PIB. On risque donc de faire du cosmétique avec quelques décisions partielles sur la réindexation des retraites, sur la réduction de la TVA sur quelques produits de nécessité, sur la réduction des prélèvements obligatoires et sur le mandat des élus. Bref des mesures bien insuffisantes au regard des enjeux apparus lors des discussions. Plus des deux tiers des Français (68%) estiment que tout cela ne débouchera pas sur des mesures utiles pour le pays. Sept sondés sur dix (71%) estiment même que le grand débat national n’a pas été mené de façon indépendante du pouvoir et autant qu’il n’a pas permis d’appréhender tous les sujets. À noter qu’à l’heure du bilan, 18% des Français disent avoir contribué d’une façon ou d’une autre à cette initiative ou envisagent de le faire avant sa clôture. Au moment du lancement au mois de janvier, un tiers des Français (32%) avait envie d’y contribuer.

Comment garantir la démocratie citoyenne

Comment garantir la démocratie citoyenne

 

Comment garantir de véritables débats citoyens s’interrogent  - Géraud Guibert et Dominique Hoestlandt de la Fabrique Ecologique dans une Tribune au Monde.

« La préparation du grand débat national a crûment mis en lumière les carences de culture de démocratie citoyenne dans notre pays. Certains responsables politiques de haut niveau ont prétendu, par exemple, que personne ne saurait rien d’une Commission nationale du débat public dont la légitimité serait nulle et dont on pourrait s’interroger sur l’expérience. D’autres se sont ému de l’indépendance de ses membres et continuent à vouloir la remettre en cause.

Chacun doit prendre conscience que la multiplication des débats citoyens autour de projets ou des programmes d’aménagement ou d’équipement, est essentielle pour la réussite et l’accélération de la transition écologique. Les principaux éléments juridiques en matière de débat citoyen ont d’ailleurs été adoptés au moment de la montée en puissance des préoccupations environnementales, à la fin des années 1990 et au début des années 2000 : convention internationale d’Aarhus (1999), ratifiée en 2002, création de la Commission nationale du débat public (CNDP) en 1995 devenue autorité administrative indépendante en 2002, charte de l’environnement adossés en 2005 à la Constitution française.

 

La lutte contre le changement climatique, pour la préservation de la biodiversité, ou encore contre les nuisances environnementales dépend de projets ou des programmes dans de nombreux domaines, l’aménagement du territoire, les transports, l’urbanisme, l’énergie. Ces projets ont systématiquement un triple composant, économique, social et environnemental. Ils concernent le plus souvent plusieurs intérêts particuliers et économiques. Leur portée est à la fois à court et à long terme.

Confiance dans l’organisation des débats

Pour permettre aux citoyens d’exprimer leur opinion, il est donc essentiel que soient garanties la fiabilité et l’objectivité des informations. Cette exigence a d’autant plus d’importance à l’heure des infos, où des groupes d’intérêt tentent en permanence d’introduire la prise en compte de faits et de chiffres erronés et de taire certains autres.

La confiance des citoyens doit aussi exister pour l’organisation même des débats. Chaque participant doit avoir l’assurance qu’il pourra effectivement s’exprimer dans un cadre garanti, sans que ce débat puisse être confisqué par quiconque. Cela suppose qu’une autorité indépendante des représentants d’intérêt concernés en fixe les conditions d’organisation et puisse faire expertiser l’exactitude et vraisemblance des informations communiquées par le porteur du projet (par exemple les prévisions de trafic pour un projet d’infrastructure de transport).

Enfin, et c’est certainement le plus important, les citoyens doivent avoir la conviction que la synthèse reflétera fidèlement la teneur du débat. C’est la principale incertitude qui entoure le grand débat national actuel. Cet impératif d’une restitution objective et neutre est à distinguer de la prise de décision, qui reste du ressort des autorités compétentes, sauf référendum demandant à la population de trancher.

Contribuer à des décisions

Pour toutes ces raisons, et au-delà des polémiques, il est indispensable qu’un organisme indépendant, comme le fait aujourd’hui la Commission nationale du débat public, continue à garantir les conditions de véritables débats citoyens autour de réalisations concrètes.

Tout dispositif est certes perfectible et celui-ci l’est aussi, en particulier en termes de communication, de méthode et de moyens. Mais son indépendance joue un rôle essentiel, à la fois vis-à-vis de l’Etat, qui en est souvent à l’origine ou en support des projets, des collectivités locales et des intérêts privés. C’est une des conditions pour faciliter les projets favorables à la transition écologique ou au contraire contribuer à amender ceux qui lui sont défavorables.

Les citoyens souhaitent de plus en plus exprimer des opinions, positives ou négatives, et influer sur les décisions. Ces débats citoyens doivent contribuer à des décisions reflétant l’intérêt général et non le point de vue des différents intérêts qui portent ces projets ou encore de ceux qui parlent le plus fort. Le législateur devra s’en souvenir s’il a la tentation de modifier demain les modalités d’organisation des débats publics dans notre pays.

Géraud Guibert et Dominique Hoestlandt sont respectivement président et secrétaire général de la Fabrique Ecologique.

« La démocratie ne peut exister que grâce à une saine dose d’anonymat » !!!!!!! ( le Monde)

« La démocratie ne peut exister que grâce à une saine dose d’anonymat » !!!!!!! ( le Monde)

Une curieuse prise de scission d’un journaliste du monde Damien Leloup, qui dans une tribune considère que la démocratie ne peut exister que grâce à une saine dose d’anonymat. Cela évidemment en référence au débat actuel concernant la déontologie sur le net et sur les réseaux sociaux en particulier. Cette position est défendue notamment par nombre de réseaux sociaux qui entendent conserver l’anonymat. Pourtant les prises de position et réactions de d’internautes relèvent pourtant d’une production du niveau de la poubelle ou du caniveau. L’argumentation du journaliste du monde est particulièrement spécieuse et il se réfère à des recherches ou études dont il ne mentionne pas les auteurs et les institutions. On voit mal pourquoi l’utilisation du support du net justifierait l’anonymat et pourrait une améliorer  la démocratie. Pour s’en convaincre,  il suffit de lire les réactions et les commentaires de nombre d’internautes d’une nullité affligeante, d’une agressivité surprenante voire d’une haine condamnable. L’anonymat est grandement responsable de l’hystérisation du débat sur Internet, un masque qui permet d’exprimer toutes les pulsions, les rancœurs et les bassesses de l’âme humaine. . La proposition du pouvoir, qui vise plus particulièrement les réseaux sociaux et la radicalisation de certains « gilets jaunes », a été saluée par des  personnalités, comme le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, sur RMC, qui a dit en « avoir assez des gens qui sont derrière les pseudos, et qui insultent à longueur de temps, qui mettent de l’huile sur le feu à longueur de temps ».

Grand débat-Démocratie : quelle évolution dans un monde de plus en plus complexe ?

Grand débat-Démocratie : quelle évolution dans un monde de plus en plus  complexe ?

 

 

Il est clair que les démocraties connaissent une crise existentielle relativement inquiétante quand elle conduit au repli nationaliste sur le plan économique, social et culturel. Tous les conflits, toutes les guerres ont commencé de cette manière. La crise est double, à la fois économique mais aussi identitaire avec une interaction entre ces deux facteurs explicatifs. Le rétrécissement géographique ne peut évidemment constituer une perspective d’évolution sociétale. Pourtant certains prônent un retour au nationalisme et réussissent même à se faire élire sur cette promesse illusoire et dangereuse. En cause sans doute, les difficultés de certains  citoyens et de certaines populations à comprendre les évolutions économiques, technologiques, sociales et culturelles. Des évolutions d’ordre systémique et qui affectent  l’ensemble de la planète. Malheureusement cette incapacité concerne  aussi une grande partie des classes dirigeantes organisées en oligarchie et dont l’accès au pouvoir prime et de loin sur l’objet même du mandat qui devrait normalement exclusivement viser le service de l’intérêt général. Il faut dire que les transformations de tous ordres constituent des éléments anxiogènes pour une grande partie des populations et nourrissent la mélancolie (d’un passé supposé meilleur qu’aujourd’hui)  voire le déclinisme. La frilosité- voire  le refus du changement- peut se comprendre dans la mesure où nos sociétés ont connu davantage de changements en une cinquantaine d’années que pendant des siècles et des millénaires. En outre,  le processus d’évolution s’est encore accéléré au cours des 10 à 20 dernières années. Sur le plan économique,  les changements affectent à la fois la nature des biens mais aussi leur mode de production et de distribution. Témoin, l’évolution des populations actives. En 1800 l’agriculture occupée 75 % des Français, en 1900 autour de 40 %, en 1970, 10 %, aujourd’hui moins de 4 %. Pour l’industrie dans les années 50, le secteur occupait  environ 40 % de la population, aujourd’hui en France c’est environ 10 %. Par contre les services se sont considérablement développés pour représenter à peu près 80 % des emplois aujourd’hui. Des mutations qui bouleversent évidemment les activités, les qualifications les emplois, aussi leur localisation.- D’une certaine façon, l’économie s’est à la fois dématérialisée et internationalisée avec des processus de production et de distribution de plus en plus complexes ;  à telle enseigne qu’il est bien difficile de savoir quelles sont les produits réellement français tellement sont imbriquées les éléments des modes de production. L’autre facteur explicatif marquant, lié aux autres, est l’émergence des pays en développement dont beaucoup étaient condamnés à la quasi famine il y a une cinquantaine d’années et qui commencent à accéder à des niveaux de vie plus décents. Des pays qui deviennent parfois concurrents et qui contraignent les anciens pays occidentaux à se  spécialiser  sur des productions à plus forte valeur ajoutée. Des pays concurrents mais aussi clients qui achètent les biens de l’industrie aéronautique, spatiale, navale, automobile, ferroviaire, nucléaire ou encore du BTP et de l’armement. Progressivement ces pays s’approprient aussi certaines techniques, ce qui contraint les pays occidentaux à de nouveaux progrès technologiques. Finalement ces échanges internationaux participent du progrès économique et social global sous réserve toutefois que les balances commerciales soient équilibrées, ce qui est loin d’être le cas pour la France dont la balance des échanges de biens est dramatiquement dans le rouge. Cela en raison des rigidités structurelles propres au pays. Notons aussi que la financiarisation des économies a largement déplacé les centres de décision et de répartition des richesses. Des mutations qui ont cependant permis un accès beaucoup plus large à des produits et services qui satisfont de nouveaux besoins. Même si on peut –et-on doit- contester l’utilité de certaines productions ou leurs conditions de production et d’utilisation qui portent atteinte à la santé et à l’environnement.  Pour l’avenir 50 % des  emplois pourraient être supprimés ou transformés dans les 30 ans mais en même temps à peu près la moitié des nouveaux produits et services sont aujourd’hui inconnus. Face à toutes ces mutations, trois  grandes perspectives politiques émergent, soit le laisser aller qui laisse au seul marché le soin de réguler, soit le repli sur les frontières intérieures, soit une régulation qui prenne en compte la dynamique des marchés en même temps que l’intérêt général. Un dernier équilibre particulièrement difficile à trouver qui exige une grande compétence socio-économique, aussi du courage. Il faudrait évidemment développer de manière autrement plus complète les phénomènes décrits précédemment (comme l’accroissement des inégalités de concurrence et de revenus). Du coup faute de compréhension, les populations fragilisées se réfugient  dans les discours démagogiques, simplistes, nationalistes voire xénophobes. Dernier exemple en date en Grande-Bretagne avec le vote du Brexit, celui de l’élection de Trump ou la popularité de Poutine en Russie ;  pays pourtant en pleine crise socio économique. En face de ces changements, la démocratie a peu évolué. Elle se réduit essentiellement au dépôt d’un bulletin de vote tous les quatre à cinq ans. Le plus souvent les prétendants au pouvoir ne peuvent évidemment mettre en œuvre leurs programmes démagogiques ce qui nourrit la défiance de l’opinion vis-à-vis des systèmes politiques mais une opinion qui se rabat alors sur les candidats les plus protestataires ;  aux programmes les plus  illusoires engendrant à leur tour de nouvelles désillusions quand ces candidats sont élus. Il est clair qu’une autre forme de démocratie caractérisée par son interactivité reste à mettre en œuvre pour être en adéquation avec l’ampleur des bouleversements en cours et le rythme des changements. Or depuis un siècle les modalités de cette démocratie n’ont pas bougé d’un iota face aux mutations économiques, sociales, environnementales et plus généralement sociétales. La monarchie républicaine constitue le modèle de référence avec sa déclinaison dans les baronnies locales. D’une certaine manière, la démocratie demeure à l’ère  néandertalienne. De nouvelles formes d’évaluation des politiques publiques doivent  être trouvée afin d’associer les citoyens entre deux échéances électorales. Le référendum peut être utilisé dans certaines circonstances mais il faudra mettre en place d’autres outils d’évaluation à chaque niveau de pouvoir dans le but de renforcer le contrôle démocratique et de faire des propositions concernant les orientations. Les mêmes démarches pourraient être entreprises dans le champ économique (via la participation par exemple) et auprès des grandes administrations.

 

Evolution de la démocratie : pas dévolution sans acceptation de la complexité du monde

Grand débat-  Evolution de la démocratie : pas dévolution sans acceptation de la complexité du monde

 

 

Il est clair que les démocraties connaissent une crise existentielle relativement inquiétante quand elle conduit au repli nationaliste sur le plan économique, social et culturel. Tous les conflits, toutes les guerres ont commencé de cette manière. La crise est double, à la fois économique mais aussi identitaire avec une interaction entre ces deux facteurs explicatifs. Le rétrécissement géographique ne peut évidemment constituer une perspective d’évolution sociétale. Pourtant certains prônent un retour au nationalisme et réussissent même à se faire élire sur cette promesse illusoire et dangereuse. En cause sans doute, l’incapacité des citoyens et des populations à comprendre les évolutions économiques, technologiques, sociales et culturelles. Des évolutions d’ordre systémique et qui affectent  l’ensemble de la planète. Malheureusement cette incapacité concerne  aussi une grande partie des classes dirigeantes organisées en oligarchie et dont l’accès au pouvoir prime et de loin sur l’objet même du mandat qui devrait normalement exclusivement viser le service de l’intérêt général. Il faut dire que les transformations de tous ordres constituent des éléments anxiogènes pour une grande partie des populations et nourrissent la mélancolie d’un passé supposé meilleur qu’aujourd’hui voire du déclinisme. La frilosité voire  le refus du changement peut se comprendre dans la mesure où nos sociétés ont connu davantage de changements en une cinquantaine d’années que pendant des siècles et des millénaires. En outre,  le processus d’évolution s’est encore accéléré au cours des 10 à 20 dernières années. Sur le plan économique,  les changements affectent à la fois la nature des biens mais aussi leur mode de production et de distribution. Témoin, l’évolution des populations actives. En 1800 l’agriculture occupée 75 % des Français, en 1900 autour de 40 %, en 1970, 10 %, aujourd’hui moins de 4 %. Pour l’industrie dans les années 50, le secteur occupait  environ 40 % de la population, aujourd’hui en France c’est environ 10 %. Par contre les services se sont considérablement développés pour représenter à peu près 80 % des emplois aujourd’hui. Des mutations qui bouleversent évidemment les activités, les qualifications les emplois aussi leur localisation.- D’une certaine façon, l’économie s’est à la fois dématérialisée et internationalisée avec des processus de production et de distribution de plus en plus complexes à telle enseigne qu’il est bien difficile de savoir quelles sont les produits réellement français tellement sont imbriquées les éléments des modes de production. L’autre facteur explicatif marquant lié aux autres est l’émergence des pays en développement dont beaucoup étaient condamnés à la quasi famine il y a une cinquantaine d’années et qui commencent à accéder à des niveaux de vie plus décents. Des pays qui deviennent parfois concurrents et qui contraignent les anciens pays occidentaux à se  spécialiser  sur des productions à plus forte valeur ajoutée. Des pays concurrents mais aussi clients qui achètent les biens de l’industrie aéronautique, spatiale, navale, automobile, ferroviaire, nucléaire ou encore du BTP et de l’armement. Progressivement ces pays s’approprient aussi certaines techniques ce qui contraint les pays occidentaux à de nouveaux progrès technologiques. Finalement ces échanges internationaux participent du progrès économique et social global sous réserve toutefois que les balances commerciales soient équilibrées, ce qui est loin d’être le cas pour la France dont la balance des échanges de biens est dramatiquement dans le rouge. Cela en raison des rigidités structurelles propres au pays. Notons aussi que la financiarisation des économies a largement déplacé les centres de décision et de répartition des richesses. Des mutations qui ont cependant permis un accès beaucoup plus large à des produits et services qui satisfont de nouveaux besoins. Même si on peut –et-on doit- contester l’utilité de certaines productions ou leurs conditions de production et d’utilisation qui portent atteinte à la santé et à l’environnement.  Pour l’avenir 50 % des  emplois pourraient être supprimés ou transformés dans les 30 ans mais en même temps à peu près la moitié des nouveaux produits et services sont aujourd’hui inconnus. Face à toutes ces mutations, trois  grandes perspectives politiques émergent, soit le laisser aller qui laisse au seul marché le soin de réguler, soit le repli sur les frontières intérieures, soit une régulation qui prenne en compte la dynamique des marchés en même temps que l’intérêt général. Un dernier équilibre particulièrement difficile à trouver qui exige une grande compétence économique, aussi du courage. Il faudrait évidemment développer de manière autrement plus complète les phénomènes décrits précédemment. Du coup faute de compréhension, les populations fragilisées se réfugient  dans les discours démagogiques, simplistes, nationalistes voire xénophobes. Dernier exemple en date en Grande-Bretagne avec le vote du Brexit, celui de l’élection de Trump ou la popularité de Poutine en Russie ;  pays pourtant en pleine crise socio économique. En face de ces changements, la démocratie a peu évolué. Elle se réduit essentiellement au dépôt d’un bulletin de vote tous les quatre à cinq ans. Le plus souvent les prétendants au pouvoir ne peuvent évidemment mettre en œuvre leurs programmes démagogiques ce qui nourrit la défiance de l’opinion vis-à-vis des systèmes politiques mais une opinion qui se rabat alors sur les candidats les plus protestataires ;  aux programmes les plus  illusoires engendrant à leur tour de nouvelles désillusions quand ces candidats sont élus. Il est clair qu’une autre forme de démocratie caractérisée par son interactivité reste à mettre en œuvre pour être en adéquation avec l’ampleur des bouleversements en cours et le rythme des changements. Or depuis un siècle les modalités de cette démocratie n’ont pas bougé d’un iota face aux mutations économiques, sociales, environnementales et plus généralement sociétales. La monarchie républicaine constitue le modèle de référence avec sa déclinaison dans les baronnies locales. D’une certaine manière la démocratie demeure à l’ère  néandertalienne. De nouvelles formes d’évaluation des politiques publiques doivent  être trouvée afin d’associer les citoyens entre deux échéances électorales. Le référendum peut être utilisé dans certaines circonstances mais il faudra mettre en place d’autres outils d’évaluation à chaque niveau de pouvoir dans le but de renforcer le contrôle démocratique et de faire des propositions concernant les orientations. Les mêmes démarches pourraient être entreprises dans le champ économique (via la participation par exemple) et auprès des grandes administrations.

 Evolution de la démocratie : pas dévolution sans acceptation de la complexité du monde dans politique

Grand débat- Démocratie : quelle évolution dans un monde de plus en plus complexe ?

Grand débat- Démocratie : quelle évolution dans un monde de plus en plus  complexe ?

 

 

Il est clair que les démocraties connaissent une crise existentielle relativement inquiétante quand elle conduit au repli nationaliste sur le plan économique, social et culturel. Tous les conflits, toutes les guerres ont commencé de cette manière. La crise est double, à la fois économique mais aussi identitaire avec une interaction entre ces deux facteurs explicatifs. Le rétrécissement géographique ne peut évidemment constituer une perspective d’évolution sociétale. Pourtant certains prônent un retour au nationalisme et réussissent même à se faire élire sur cette promesse illusoire et dangereuse. En cause sans doute, l’incapacité des citoyens et des populations à comprendre les évolutions économiques, technologiques, sociales et culturelles. Des évolutions d’ordre systémique et qui affectent  l’ensemble de la planète. Malheureusement cette incapacité concerne  aussi une grande partie des classes dirigeantes organisées en oligarchie et dont l’accès au pouvoir prime et de loin sur l’objet même du mandat qui devrait normalement exclusivement viser le service de l’intérêt général. Il faut dire que les transformations de tous ordres constituent des éléments anxiogènes pour une grande partie des populations et nourrissent la mélancolie d’un passé supposé meilleur qu’aujourd’hui voire du déclinisme. La frilosité voire  le refus du changement peut se comprendre dans la mesure où nos sociétés ont connu davantage de changements en une cinquantaine d’années que pendant des siècles et des millénaires. En outre,  le processus d’évolution s’est encore accéléré au cours des 10 à 20 dernières années. Sur le plan économique,  les changements affectent à la fois la nature des biens mais aussi leur mode de production et de distribution. Témoin, l’évolution des populations actives. En 1800 l’agriculture occupée 75 % des Français, en 1900 autour de 40 %, en 1970, 10 %, aujourd’hui moins de 4 %. Pour l’industrie dans les années 50, le secteur occupait  environ 40 % de la population, aujourd’hui en France c’est environ 10 %. Par contre les services se sont considérablement développés pour représenter à peu près 80 % des emplois aujourd’hui. Des mutations qui bouleversent évidemment les activités, les qualifications les emplois aussi leur localisation.- D’une certaine façon, l’économie s’est à la fois dématérialisée et internationalisée avec des processus de production et de distribution de plus en plus complexes à telle enseigne qu’il est bien difficile de savoir quelles sont les produits réellement français tellement sont imbriquées les éléments des modes de production. L’autre facteur explicatif marquant lié aux autres est l’émergence des pays en développement dont beaucoup étaient condamnés à la quasi famine il y a une cinquantaine d’années et qui commencent à accéder à des niveaux de vie plus décents. Des pays qui deviennent parfois concurrents et qui contraignent les anciens pays occidentaux à se  spécialiser  sur des productions à plus forte valeur ajoutée. Des pays concurrents mais aussi clients qui achètent les biens de l’industrie aéronautique, spatiale, navale, automobile, ferroviaire, nucléaire ou encore du BTP et de l’armement. Progressivement ces pays s’approprient aussi certaines techniques ce qui contraint les pays occidentaux à de nouveaux progrès technologiques. Finalement ces échanges internationaux participent du progrès économique et social global sous réserve toutefois que les balances commerciales soient équilibrées, ce qui est loin d’être le cas pour la France dont la balance des échanges de biens est dramatiquement dans le rouge. Cela en raison des rigidités structurelles propres au pays. Notons aussi que la financiarisation des économies a largement déplacé les centres de décision et de répartition des richesses. Des mutations qui ont cependant permis un accès beaucoup plus large à des produits et services qui satisfont de nouveaux besoins. Même si on peut –et-on doit- contester l’utilité de certaines productions ou leurs conditions de production et d’utilisation qui portent atteinte à la santé et à l’environnement.  Pour l’avenir 50 % des  emplois pourraient être supprimés ou transformés dans les 30 ans mais en même temps à peu près la moitié des nouveaux produits et services sont aujourd’hui inconnus. Face à toutes ces mutations, trois  grandes perspectives politiques émergent, soit le laisser aller qui laisse au seul marché le soin de réguler, soit le repli sur les frontières intérieures, soit une régulation qui prenne en compte la dynamique des marchés en même temps que l’intérêt général. Un dernier équilibre particulièrement difficile à trouver qui exige une grande compétence économique, aussi du courage. Il faudrait évidemment développer de manière autrement plus complète les phénomènes décrits précédemment. Du coup faute de compréhension, les populations fragilisées se réfugient  dans les discours démagogiques, simplistes, nationalistes voire xénophobes. Dernier exemple en date en Grande-Bretagne avec le vote du Brexit, celui de l’élection de Trump ou la popularité de Poutine en Russie ;  pays pourtant en pleine crise socio économique. En face de ces changements, la démocratie a peu évolué. Elle se réduit essentiellement au dépôt d’un bulletin de vote tous les quatre à cinq ans. Le plus souvent les prétendants au pouvoir ne peuvent évidemment mettre en œuvre leurs programmes démagogiques ce qui nourrit la défiance de l’opinion vis-à-vis des systèmes politiques mais une opinion qui se rabat alors sur les candidats les plus protestataires ;  aux programmes les plus  illusoires engendrant à leur tour de nouvelles désillusions quand ces candidats sont élus. Il est clair qu’une autre forme de démocratie caractérisée par son interactivité reste à mettre en œuvre pour être en adéquation avec l’ampleur des bouleversements en cours et le rythme des changements. Or depuis un siècle les modalités de cette démocratie n’ont pas bougé d’un iota face aux mutations économiques, sociales, environnementales et plus généralement sociétales. La monarchie républicaine constitue le modèle de référence avec sa déclinaison dans les baronnies locales. D’une certaine manière la démocratie demeure à l’ère  néandertalienne. De nouvelles formes d’évaluation des politiques publiques doivent  être trouvée afin d’associer les citoyens entre deux échéances électorales. Le référendum peut être utilisé dans certaines circonstances mais il faudra mettre en place d’autres outils d’évaluation à chaque niveau de pouvoir dans le but de renforcer le contrôle démocratique et de faire des propositions concernant les orientations. Les mêmes démarches pourraient être entreprises dans le champ économique (via la participation par exemple) et auprès des grandes administrations.

Grand débat- Démocratie : quelle évolution dans un monde de plus en plus  complexe ? dans politique

Grand débat : la caricature de la démocratie de Macron

Grand débat : la caricature de la démocratie  de  Macron

 

 

 

 

La récupération politique du grand débat par le pouvoir et en particulier par Macron constitue un véritable scandale. Un scandale en plus avec la bienveillance des maires et même de citoyens savamment triés sur le volet. Il faut aussi dénoncer la complicité des chaînes d’info continue qui branchent  leurs caméras pendant des heures sur des débats qui ressemblent en fait un show politique où les participants ne servent que de faire valoir pour le président de la république. Ainsi à chaque question posée dans le délai d’une minute, le président, lui, disserte pendant une dizaine de minutes surtout et n’importe quoi,  au point que sans doute l’intervenant de départ ne se souvient même plus de la question. Bref l’enfumage classique des énarques dans lequel exercent particulièrement Macron. Le sommet de la réunion dans la Drôme a sans doute été atteint quand Macron a tenté de faire croire qu’il n’était pas né avec une cuillère d’argent dans la bouche mais qu’il venait presque du peuple. Et pour se justifier,  il a indiqué que sa famille ne comprenait pas de banquier ou d’énarque. Sans doute non mais il a oublié de préciser qu’il était quand même le fils  d’un milieu bourgeois.  Il s’attribue ses propres mérites doit surtout au soutien des financiers ce qu’on peut même vérifier à travers les 7,5 millions recueillis par en marche leur de la campagne électorale. Sans parler évidemment du soutien des médias aujourd’hui majoritairement dans la main des financiers. On est loin du grand débat national mais en pleine campagne électorale. Il faut espérer que les partis politiques et plus généralement les démocrates vont protester contre cette omniprésence de Macron dans les médias. Il faut espérer que le conseil supérieur de l’audiovisuel ne se comportera pas comme un comité servile au service du pouvoir. Rappelons que le grand débat devait être organisé par les citoyens eux-mêmes et des organisations locales. Mais il faut aussi dénoncer la complicité des maires et des participants qui se livrent à cette mascarade de consultation, un show en plus avec des applaudissements permanents comme dans un spectacle !

 

Démocratie : quelle évolution dans un monde de plus en plus complexe ?

Démocratie : quelle évolution dans un monde de plus en plus  complexe ?

 

 

Il est clair que les démocraties connaissent une crise existentielle relativement inquiétante quand elle conduit au repli nationaliste sur le plan économique, social et culturel. Tous les conflits, toutes les guerres ont commencé de cette manière. La crise est double, à la fois économique mais aussi identitaire avec une interaction entre ces deux facteurs explicatifs. Le rétrécissement géographique ne peut évidemment constituer une perspective d’évolution sociétale. Pourtant certains prônent un retour au nationalisme et réussissent même à se faire élire sur cette promesse illusoire et dangereuse. En cause sans doute, l’incapacité des citoyens et des populations à comprendre les évolutions économiques, technologiques, sociales et culturelles. Des évolutions d’ordre systémique et qui affectent  l’ensemble de la planète. Malheureusement cette incapacité concerne  aussi une grande partie des classes dirigeantes organisées en oligarchie et dont l’accès au pouvoir prime et de loin sur l’objet même du mandat qui devrait normalement exclusivement viser le service de l’intérêt général. Il faut dire que les transformations de tous ordres constituent des éléments anxiogènes pour une grande partie des populations et nourrissent la mélancolie d’un passé supposé meilleur qu’aujourd’hui voire du déclinisme. La frilosité voire  le refus du changement peut se comprendre dans la mesure où nos sociétés ont connu davantage de changements en une cinquantaine d’années que pendant des siècles et des millénaires. En outre,  le processus d’évolution s’est encore accéléré au cours des 10 à 20 dernières années. Sur le plan économique,  les changements affectent à la fois la nature des biens mais aussi leur mode de production et de distribution. Témoin, l’évolution des populations actives. En 1800 l’agriculture occupée 75 % des Français, en 1900 autour de 40 %, en 1970, 10 %, aujourd’hui moins de 4 %. Pour l’industrie dans les années 50, le secteur occupait  environ 40 % de la population, aujourd’hui en France c’est environ 10 %. Par contre les services se sont considérablement développés pour représenter à peu près 80 % des emplois aujourd’hui. Des mutations qui bouleversent évidemment les activités, les qualifications les emplois aussi leur localisation.- D’une certaine façon, l’économie s’est à la fois dématérialisée et internationalisée avec des processus de production et de distribution de plus en plus complexes à telle enseigne qu’il est bien difficile de savoir quelles sont les produits réellement français tellement sont imbriquées les éléments des modes de production. L’autre facteur explicatif marquant lié aux autres est l’émergence des pays en développement dont beaucoup étaient condamnés à la quasi famine il y a une cinquantaine d’années et qui commencent à accéder à des niveaux de vie plus décents. Des pays qui deviennent parfois concurrents et qui contraignent les anciens pays occidentaux à se  spécialiser  sur des productions à plus forte valeur ajoutée. Des pays concurrents mais aussi clients qui achètent les biens de l’industrie aéronautique, spatiale, navale, automobile, ferroviaire, nucléaire ou encore du BTP et de l’armement. Progressivement ces pays s’approprient aussi certaines techniques ce qui contraint les pays occidentaux à de nouveaux progrès technologiques. Finalement ces échanges internationaux participent du progrès économique et social global sous réserve toutefois que les balances commerciales soient équilibrées, ce qui est loin d’être le cas pour la France dont la balance des échanges de biens est dramatiquement dans le rouge. Cela en raison des rigidités structurelles propres au pays. Notons aussi que la financiarisation des économies a largement déplacé les centres de décision et de répartition des richesses. Des mutations qui ont cependant permis un accès beaucoup plus large à des produits et services qui satisfont de nouveaux besoins. Même si on peut –et-on doit- contester l’utilité de certaines productions ou leurs conditions de production et d’utilisation qui portent atteinte à la santé et à l’environnement.  Pour l’avenir 50 % des  emplois pourraient être supprimés ou transformés dans les 30 ans mais en même temps à peu près la moitié des nouveaux produits et services sont aujourd’hui inconnus. Face à toutes ces mutations, trois  grandes perspectives politiques émergent, soit le laisser aller qui laisse au seul marché le soin de réguler, soit le repli sur les frontières intérieures, soit une régulation qui prenne en compte la dynamique des marchés en même temps que l’intérêt général. Un dernier équilibre particulièrement difficile à trouver qui exige une grande compétence économique, aussi du courage. Il faudrait évidemment développer de manière autrement plus complète les phénomènes décrits précédemment. Du coup faute de compréhension, les populations fragilisées se réfugient  dans les discours démagogiques, simplistes, nationalistes voire xénophobes. Dernier exemple en date en Grande-Bretagne avec le vote du Brexit, celui de l’élection de Trump ou la popularité de Poutine en Russie ;  pays pourtant en pleine crise socio économique. En face de ces changements, la démocratie a peu évolué. Elle se réduit essentiellement au dépôt d’un bulletin de vote tous les quatre à cinq ans. Le plus souvent les prétendants au pouvoir ne peuvent évidemment mettre en œuvre leurs programmes démagogiques ce qui nourrit la défiance de l’opinion vis-à-vis des systèmes politiques mais une opinion qui se rabat alors sur les candidats les plus protestataires ;  aux programmes les plus  illusoires engendrant à leur tour de nouvelles désillusions quand ces candidats sont élus. Il est clair qu’une autre forme de démocratie caractérisée par son interactivité reste à mettre en œuvre pour être en adéquation avec l’ampleur des bouleversements en cours et le rythme des changements. Or depuis un siècle les modalités de cette démocratie n’ont pas bougé d’un iota face aux mutations économiques, sociales, environnementales et plus généralement sociétales. La monarchie républicaine constitue le modèle de référence avec sa déclinaison dans les baronnies locales. D’une certaine manière la démocratie demeure à l’ère  néandertalienne. De nouvelles formes d’évaluation des politiques publiques doivent  être trouvée afin d’associer les citoyens entre deux échéances électorales. Le référendum peut être utilisé dans certaines circonstances mais il faudra mettre en place d’autres outils d’évaluation à chaque niveau de pouvoir dans le but de renforcer le contrôle démocratique et de faire des propositions concernant les orientations. Les mêmes démarches pourraient être entreprises dans le champ économique (via la participation par exemple) et auprès des grandes administrations.

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