Archive pour le Tag 'Financement'

Présidentielle-Programme électoral Macron : la continuité sans le changement …et sans financement

Présidentielle-Programme électoral Macron :   la continuité sans le  changement …et sans financement 

 

 

Finie sans doute la disruption pour Macron qui revient aux bonnes vieilles recettes des élections passées avec un très long catalogue de mesures qui ressemblent un peu au catalogue de La Redoute. Certaines paraissent de bon sens, d’autres contradictoires, d’autres théoriques et elles ont toutes en commun de n’avoir pas le financement nécessaire.

 

Le programme de Macron c’est une sorte de synthèse des idées avancées,à gauche, à droite voire aux extrêmes qui additionne le tout et accommode l’ensemble à la sauce macronienne du « en même temps ».

D’une façon générale , il manque surtout un souffle et une vision d’avenir. Surtout en cette période de bouleversements de l’environnement géostratégique et d’éventuelles menaces d’une troisième guerre mondiale. Une perspective qui est ajoutée à celle des préoccupations environnementales devrait inciter à un vaste plan de relocalisation industrielle et agricole afin de réduire la dépendance française dont il faut rappeler le triste résultat de la balance commerciale.Une perspective qui devrait aussi remettre en débat le rôle et les moyens de l’armée (Macron prévoit simplement quelques réservistes plus en plus; face aux chars russes par exemple cela risque d’être un peu insuffisant !).

Notamment n’ont pas été abordées dans ce catalogue d’une part la question de la dette, d’autre part et la compétitivité économique.

En outre et surtout ce plan n’est pas financé. D’après des calculs de coin de table, il coûterait d’après le candidat de l’ordre de 50 milliards par an dont l’essentiel doit être financé par la croissance. Justement quelle croissance avec une si faible compétitivité ?

Le président candidat a pris la précaution de ne pas indiquer de scénario de croissance.

« Le président sortant veut financer ce programme grâce à la croissance, qui permettra selon lui de dégager 15 milliards d’euros par an, la réforme des retraites et la réforme de l’assurance-chômage, auxquelles Emmanuel Macron veut ajouter 15 milliards d’euros d’économies sur les coûts de fonctionnement des collectivités locales. »

Le problème c’est que la réforme des retraites ne permettra de réelles économies qu’à très long terme. A court et moyen terme ,il y aura  en effet des transferts de dépenses sociales d’une part sur la sécurité sociale, d’autre part sur le régime d’assurance chômage. Quant à la réduction des coûts de fonctionnement des collectivités locales, le président hypothèque des responsabilités qui ne sont pas les siennes. Notons que dans le même temps , Macron fait pratiquement l’impasse sur la réforme de l’État et ses dépenses.

Bref, un programme à la française qui arrose un peu tous les sujets mais sans réelles priorités adaptées aux enjeux stratégiques et surtout sans le financement.

Politique- Programme Macron: la continuité sans le changement …et sans financement

Politique- Programme Macron: la continuité sans le  changement …et sans financement 

 

 

Finie sans doute la disruption pour Macron qui revient aux bonnes vieilles recettes des élections passées avec un très long catalogue de mesures qui ressemblent un peu au catalogue de La Redoute. Certaines paraissent de bon sens, d’autres contradictoires, d’autres théoriques et elles ont toutes en commun de n’avoir pas le financement nécessaire.

 

Le programme de Macron c’est une sorte de synthèse des idées avancées,à gauche, à droite voire aux extrêmes qui additionne le tout et accommode l’ensemble à la sauce macronienne du « en même temps ».

D’une façon générale , il manque surtout un souffle et une vision d’avenir. Surtout en cette période de bouleversements de l’environnement géostratégique et d’éventuelles menaces d’une troisième guerre mondiale. Une perspective qui est ajoutée à celle des préoccupations environnementales devrait inciter à un vaste plan de relocalisation industrielle et agricole afin de réduire la dépendance française dont il faut rappeler le triste résultat de la balance commerciale.Une perspective qui devrait aussi remettre en débat le rôle et les moyens de l’armée (Macron prévoit simplement quelques réservistes plus en plus; face aux chars russes par exemple cela risque d’être un peu insuffisant !).

Notamment n’ont pas été abordées dans ce catalogue d’une part la question de la dette, d’autre part et la compétitivité économique.

En outre et surtout ce plan n’est pas financé. D’après des calculs de coin de table, il coûterait d’après le candidat de l’ordre de 50 milliards par an dont l’essentiel doit être financé par la croissance. Justement quelle croissance avec une si faible compétitivité ?

Le président candidat a pris la précaution de ne pas indiquer de scénario de croissance.

« Le président sortant veut financer ce programme grâce à la croissance, qui permettra selon lui de dégager 15 milliards d’euros par an, la réforme des retraites et la réforme de l’assurance-chômage, auxquelles Emmanuel Macron veut ajouter 15 milliards d’euros d’économies sur les coûts de fonctionnement des collectivités locales. »

Le problème c’est que la réforme des retraites ne permettra de réelles économies qu’à très long terme. A court et moyen terme ,il y aura  en effet des transferts de dépenses sociales d’une part sur la sécurité sociale, d’autre part sur le régime d’assurance chômage. Quant à la réduction des coûts de fonctionnement des collectivités locales, le président hypothèque des responsabilités qui ne sont pas les siennes. Notons que dans le même temps , Macron fait pratiquement l’impasse sur la réforme de l’État et ses dépenses.

Bref, un programme à la française qui arrose un peu tous les sujets mais sans réelles priorités adaptées aux enjeux stratégiques et surtout sans le financement.

Présidentielle Programme Macron: la continuité sans le changement …et sans financement

Présidentielle Programme Macron: la continuité sans le  changement …et sans financement 

 

 

Finie sans doute la disruption pour Macron qui revient aux bonnes vieilles recettes des élections passées avec un très long catalogue de mesures qui ressemblent un peu au catalogue de La Redoute. Certaines paraissent de bon sens, d’autres contradictoires, d’autres théoriques et elles ont toutes en commun de n’avoir pas le financement nécessaire.

 

Le programme de Macron c’est une sorte de synthèse des idées avancées,à gauche, à droite voire aux extrêmes qui additionne le tout et accommode l’ensemble à la sauce macronienne du « en même temps ».

D’une façon générale , il manque surtout un souffle et une vision d’avenir. Surtout en cette période de bouleversements de l’environnement géostratégique et d’éventuelles menaces d’une troisième guerre mondiale. Une perspective qui est ajoutée à celle des préoccupations environnementales devrait inciter à un vaste plan de relocalisation industrielle et agricole afin de réduire la dépendance française dont il faut rappeler le triste résultat de la balance commerciale.Une perspective qui devrait aussi remettre en débat le rôle et les moyens de l’armée (Macron prévoit simplement quelques réservistes plus en plus; face aux chars russes par exemple cela risque d’être un peu insuffisant !).

Notamment n’ont pas été abordées dans ce catalogue d’une part la question de la dette, d’autre part et la compétitivité économique.

En outre et surtout ce plan n’est pas financé. D’après des calculs de coin de table, il coûterait d’après le candidat de l’ordre de 50 milliards par an dont l’essentiel doit être financé par la croissance. Justement quelle croissance avec une si faible compétitivité ?

Le président candidat a pris la précaution de ne pas indiquer de scénario de croissance.

« Le président sortant veut financer ce programme grâce à la croissance, qui permettra selon lui de dégager 15 milliards d’euros par an, la réforme des retraites et la réforme de l’assurance-chômage, auxquelles Emmanuel Macron veut ajouter 15 milliards d’euros d’économies sur les coûts de fonctionnement des collectivités locales. »

Le problème c’est que la réforme des retraites ne permettra de réelles économies qu’à très long terme. A court et moyen terme ,il y aura  en effet des transferts de dépenses sociales d’une part sur la sécurité sociale, d’autre part sur le régime d’assurance chômage. Quant à la réduction des coûts de fonctionnement des collectivités locales, le président hypothèque des responsabilités qui ne sont pas les siennes. Notons que dans le même temps , Macron fait pratiquement l’impasse sur la réforme de l’État et ses dépenses.

Bref, un programme à la française qui arrose un peu tous les sujets mais sans réelles priorités adaptées aux enjeux stratégiques et surtout sans le financement.

Programme Macron: la continuité sans le changement …et sans financement

Programme Macron: la continuité sans le  changement …et sans financement 

 

 

Finie sans doute la disruption pour Macron qui revient aux bonnes vieilles recettes des élections passées avec un très long catalogue de mesures qui ressemblent un peu au catalogue de La Redoute. Certaines paraissent de bon sens, d’autres contradictoires, d’autres théoriques et elles ont toutes en commun de n’avoir pas le financement nécessaire.

 

Le programme de Macron c’est une sorte de synthèse des idées avancées,à gauche, à droite voire aux extrêmes qui additionne le tout et accommode l’ensemble à la sauce macronienne du « en même temps ».

D’une façon générale , il manque surtout un souffle et une vision d’avenir. Surtout en cette période de bouleversements de l’environnement géostratégique et d’éventuelles menaces d’une troisième guerre mondiale. Une perspective qui est ajoutée à celle des préoccupations environnementales devrait inciter à un vaste plan de relocalisation industrielle et agricole afin de réduire la dépendance française dont il faut rappeler le triste résultat de la balance commerciale.Une perspective qui devrait aussi remettre en débat le rôle et les moyens de l’armée (Macron prévoit simplement quelques réservistes plus en plus; face aux chars russes par exemple cela risque d’être un peu insuffisant !).

Notamment n’ont pas été abordées dans ce catalogue d’une part la question de la dette, d’autre part et la compétitivité économique.

En outre et surtout ce plan n’est pas financé. D’après des calculs de coin de table, il coûterait d’après le candidat de l’ordre de 50 milliards par an dont l’essentiel doit être financé par la croissance. Justement quelle croissance avec une si faible compétitivité ?

Le président candidat a pris la précaution de ne pas indiquer de scénario de croissance.

« Le président sortant veut financer ce programme grâce à la croissance, qui permettra selon lui de dégager 15 milliards d’euros par an, la réforme des retraites et la réforme de l’assurance-chômage, auxquelles Emmanuel Macron veut ajouter 15 milliards d’euros d’économies sur les coûts de fonctionnement des collectivités locales. »

Le problème c’est que la réforme des retraites ne permettra de réelles économies qu’à très long terme. A court et moyen terme ,il y aura  en effet des transferts de dépenses sociales d’une part sur la sécurité sociale, d’autre part sur le régime d’assurance chômage. Quant à la réduction des coûts de fonctionnement des collectivités locales, le président hypothèque des responsabilités qui ne sont pas les siennes. Notons que dans le même temps , Macron fait pratiquement l’impasse sur la réforme de l’État et ses dépenses.

Bref, un programme à la française qui arrose un peu tous les sujets mais sans réelles priorités adaptées aux enjeux stratégiques et surtout sans le financement.

Grand âge : l’insuffisance du financement

 

Grand âge : l’insuffisance du financement

 

 

Un papier de Frédéric Cherbonnier ,  (professeur à Sciences Po Toulouse et chercheur à Toulouse School of Economics) ,  souligne dans le journal les Échos le manque de ressources suffisantes pour le grand âge.

Le niveau de la dépense publique consacré au grand âge reste faible en France, comparativement aux pays d’Europe du Nord. Consacrer plus d’argent public à ce secteur doit être un choix collectif qui mérite d’être débattu au plus vite, estime Frédéric Cherbonnier.Au vu de l’affaire Orpéa, il est naturel de se demander si leur performance boursière ne reflète pas la capacité du groupe à transformer les personnes âgées en « vaches à lait ». (iStock)

Le scandale des Ephad privés affecte le leader du secteur en France, Korian , après avoir touché le numéro un mondial, Orpéa. Pour autant, financer une partie de la dépendance en faisant appel au privé, quitte à offrir un rendement de l’ordre 6 % aux actionnaires, n’est pas choquant. Cela correspond au niveau normal de rémunération d’une action pour en compenser le risque. Mais l’évolution en Bourse d’un groupe tel qu’Orpéa a dépassé nettement celle du marché. En ne comptant que les plus-values, son rendement annuel moyen a excédé 20 % les quinze années qui ont suivi son introduction en Bourse en 2002 .

Au vu de l’actualité, il est naturel de se demander si cette performance boursière ne reflète pas la capacité du groupe à transformer les personnes âgées en ‘vaches à lait’, en leur soutirant plus de 5.000 euros par mois, officiellement pour payer les seuls frais d’hôtellerie et de restauration, et en ne consacrant que quelques euros à l’ensemble des repas d’une journée !

Nucléaire : quelle transparence et quel financement

Nucléaire : quelle transparence et quel financement 

 

Alors qu’Emmanuel Macron souhaite relancer un ambitieux programme nucléaire civil, des questions, tels la faisabilité technique, la sécurité, les délais ou les coûts, appellent des réponses précises estime papier du Monde.

Après des atermoiements, voire des décisions contradictoires, Emmanuel Macron fixe un nouveau cap à la politique énergétique de la France. A deux mois du premier tour de l’élection présidentielle, alors qu’il n’est pas encore candidat à sa réélection, le chef de l’Etat a donné, jeudi 10 février, son canevas pour atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, quitte à revenir sur certains objectifs définis dans le cadre de la dernière programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), décidée il y a moins de quatre ans.

Le président souhaite relancer un ambitieux programme nucléaire civil, qui comprend la construction de quatorze réacteurs de nouvelle génération et la prolongation de la durée de vie du parc existant au-delà de cinquante ans. Plus aucune fermeture n’est prévue, alors que douze étaient planifiées d’ici à 2035. Parallèlement, Emmanuel Macron dit viser une cinquantaine de parcs éoliens en mer et d’importants investissements dans le solaire.

A l’origine de cette volte-face, l’urgence climatique, qui divise l’opinion autant que les partis. La France doit sortir des énergies fossiles d’ici à trente ans, alors que celles-ci représentent aujourd’hui les deux tiers de notre consommation. Cette dépendance fragilise notre souveraineté, tout en faisant dépendre le pouvoir d’achat des Français des fluctuations des cours mondiaux des hydrocarbures. S’affranchir de cette situation implique de basculer vers une électrification massive des usages, qui doit elle-même entraîner une forte augmentation de la production d’électricité faiblement émettrice de CO2. La plupart des hypothèses publiées en octobre 2021 par RTE, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, montrent que cette transition doit reposer sur la sobriété énergétique, les énergies renouvelables et le nucléaire. Le constat fait désormais l’objet d’un large consensus. Emmanuel Macron a choisi le scénario nucléaire le plus ambitieux, aux antipodes des choix défendus par le candidat écologiste, Yannick Jadot. C’est un pari risqué.

La relance du nucléaire est d’abord un défi industriel pour une filière laissée en jachère pendant trop d’années. Faute d’un flux régulier de constructions de nouvelles centrales, les compétences se sont perdues. Les retards et les surcoûts rencontrés pour l’EPR de Flamanville illustrent cette perte de savoir-faire. Le reconstituer demandera du temps, aussi bien pour EDF que pour l’écosystème des sous-traitants.

Ce plan est également un défi financier. Le coût des six premiers EPR est évalué à 52 milliards d’euros. Ce chiffre demande à être confirmé de façon transparente. Surtout, cet investissement ne pourra pas être entièrement assumé par EDF. Fragilisé par l’état du parc de réacteurs, une dette importante et les demandes erratiques de l’Etat actionnaire, le chef de file du secteur doit être épaulé. « L’Etat jouera son rôle », promet l’Elysée. Lequel ? Avec quels moyens ? Enfin, quelles sont les marges de manœuvre vis-à-vis de la Commission européenne ?Quant aux promesses dans les énergies renouvelables, elles paraissent très ambitieuses, alors que la France est, à ce jour, le seul pays de l’Union européenne qui n’a pas tenu ses objectifs.

Faisabilité technique, sécurité, délais, coûts, futur prix de l’énergie : toutes ces questions appellent des réponses précises. Le cadre des échanges est fixé : la campagne présidentielle d’abord, puis la Commission nationale du débat public et enfin le Parlement. Chacune de ces étapes sera nécessaire pour éclairer les enjeux et les conditions d’une décision qui engage l’avenir énergétique du pays jusqu’à la fin du siècle.

Environnement et financement: Des taux d’intérêt bas nécessaires pour la transition énergétique (Patrick Artus)

Environnement et financement: Des taux d’intérêt bas nécessaires pour la transition énergétique (Patrick Artus)

 

Le financement des investissements nécessaires à la transition énergétique, à faible rendement et de long terme, exige des banques centrales qu’elles persévèrent dans leur politique de taux bas, estime l’économiste,Patrick Artus  dans sa chronique au Monde .

 

Chronique. 

 

On connaît les problèmes sociaux que va faire apparaître la transition énergétique. Il est probable que les inégalités de revenu vont s’accroître avec la hausse des prix de l’énergie, car le poids de l’énergie dans la consommation est très élevé pour les ménages à faible revenu. De nombreux emplois vont être détruits dans les secteurs produisant ou utilisant les énergies fossiles – par exemple dans l’industrie automobile thermique ; des emplois vont certes être créés dans les énergies renouvelables, l’automobile électrique, la rénovation thermique des bâtiments. Mais ces emplois nouveaux nécessitent des qualifications différentes et se situent dans des localisations différentes que les emplois détruits : d’où un problème potentiel d’adaptation et de mobilité des compétences.

En revanche, on s’interroge assez peu sur les problèmes sociaux qui pourraient provenir du besoin massif d’investissement et de la politique monétaire que les banques centrales vont devoir mener face à ce besoin. La transition énergétique va en effet exiger un supplément d’investissements, que l’Agence internationale pour les énergies renouvelables estime à 4,2 % du PIB au niveau mondial pour les trente prochaines années (en France, 100 milliards d’euros par an pendant trente ans). Les activités concernées sont la production et le stockage d’énergies renouvelables, les réseaux électriques, la décarbonation des transports et de l’industrie, la capture du carbone, la rénovation thermique des bâtiments et logements.

Pour investir plus, il faut épargner plus, et puisque, au départ, cet investissement ne produit pas de revenu supplémentaire, il faut consommer moins. Or, faire baisser volontairement la consommation des ménages modestes est socialement inacceptable. De plus, les entreprises devront, pour investir davantage, accroître leurs marges bénéficiaires, et donc augmenter leurs prix, ce qui fera reculer le pouvoir d’achat. Et les Etats, pour investir eux aussi davantage, vont augmenter la pression fiscale, ce qui fera aussi reculer la consommation…

Transition ou inflation ?

L’action du troisième acteur de l’investissement que sont les banques centrales pose aussi des problèmes spécifiques. Les investissements nécessaires à la transition énergétique ont en effet deux caractéristiques : ils sont à horizon de très long terme et ils sont souvent peu rentables – c’est particulièrement le cas pour la rénovation thermique des logements. Pour qu’ils soient néanmoins réalisés, il faut que les taux d’intérêt à long terme restent faibles, sinon, leur coût de financement sera trop élevé par rapport à leur rentabilité. Si elles veulent favoriser la transition énergétique, les banques centrales doivent poursuivre leur politique de maintien de taux bas.

 

Société-EHPAD : un manque d’effectifs…et de financement

Société-EHPAD : un manque d’effectifs…et de financement

 

 

Les EHPAD souffrent de deux problèmes liés à savoir, un manque d’effectifs qui affecte parfois la qualité et un manque de financement qui se trouve à l’origine du problème.

Pour résumer à outrance, la Cour des Comptes a mis en évidence l’insuffisance des moyens mis en œuvre pour le maintien le plus longtemps possible à domicile. En effet d’après la Cour des Comptes, ce maintien coûterait moitié moins cher que dans les EHPAD. En gros le maintien à domicile génère globalement un cout mensuel  de 1000 € par mois (pour 2000 € en moyenne dans les EHPAD).

La conséquence des difficultés de financement conduisent à une entrée de plus en plus tardive en EHPAD, vers 85 ans au lieu de 75 ans il y a une vingtaine d’années. Du coup les résidents sont beaucoup plus dépendants et exigent  un accompagnement beaucoup plus conséquent donc aussi plus coûteux.

Le problème c’est que en dépit du vieillissement de la population le financement de la dépendance des personnes âgées n’a jamais encore été traité de manière approfondie. On devait en faire un thème majeur mais la question a été mis sous le tapis.

Il est clair que pour sortir du cercle vicieux, manque de moyens, insuffisance de qualité, ressources insuffisantes, il faudra trouver un financement pérenne engageant la solidarité nationale

Globalement en France il y a environ 600 000 personnes en EHPAD ce qui mobilise 400 000 salariés. En vérité un chiffre d’encadrements très insuffisants dans la plupart des cas car faut-il le rappeler la surveillance et les soins doivent être maintenus 24 heures sur 24 ,dimanches et jours fériés, vacances inclus.

Or pour tenir un poste il faut cinq à six salariés ( qui tourne en 3.8 ou équivalents). En moyenne, il faudrait donc un salarié pour un résident. Cela d’autant plus que la très grosse majorité des résidents souffrent de pathologies graves et rentrent de plus en plus tard en EHPAD, le plus souvent pour des raisons financières mais aussi pour des raisons personnelles.

Se pose la question de l’équilibre économique des ces établissements accueillant des personnes dépendantes. Un équilibre qui se fait via des prix déjà importants de pension puisque le prix médian est de leur de 2000 € par mois. La rentabilité passe parfois par une réduction du personnel. Pour preuve puisqu’il y a 600 000 résidents en EHPAD et qu’il faudrait 200 000 salariés supplémentaires.

Justement grâce à cette politique d’ajustement à l’extrême du personnel les s’investissements dans les maisons de retraite constituent souvent des placements juteux.

Du coup ,il ne faut pas s’étonner que de telles rentabilité puissent être parfois obtenues par une qualité d’encadrement et de soins déficiente.

EHPAD : un manque d’effectifs…et de financement

 EHPAD : un manque d’effectifs…et de financement

 

 

Les EHPAD souffrent de deux problèmes liés à savoir, un manque d’effectifs qui affecte parfois la qualité et un manque de financement qui se trouve à l’origine du problème.

Pour résumer à outrance, la Cour des Comptes a mis en évidence l’insuffisance des moyens mis en œuvre pour le maintien le plus longtemps possible à domicile. En effet d’après la Cour des Comptes, ce maintien coûterait moitié moins cher que dans les EHPAD. En gros le maintien à domicile génère globalement un cout mensuel  de 1000 € par mois (pour 2000 € en moyenne dans les EHPAD).

La conséquence des difficultés de financement conduisent à une entrée de plus en plus tardive en EHPAD, vers 85 ans au lieu de 75 ans il y a une vingtaine d’années. Du coup les résidents sont beaucoup plus dépendants et exigent  un accompagnement beaucoup plus conséquent donc aussi plus coûteux.

Le problème c’est que en dépit du vieillissement de la population le financement de la dépendance des personnes âgées n’a jamais encore été traité de manière approfondie. On devait en faire un thème majeur mais la question a été mis sous le tapis.

Il est clair que pour sortir du cercle vicieux, manque de moyens, insuffisance de qualité, ressources insuffisantes, il faudra trouver un financement pérenne engageant la solidarité nationale

Globalement en France il y a environ 600 000 personnes en EHPAD ce qui mobilise 400 000 salariés. En vérité un chiffre d’encadrements très insuffisants dans la plupart des cas car faut-il le rappeler la surveillance et les soins doivent être maintenus 24 heures sur 24 ,dimanches et jours fériés, vacances inclus.

Or pour tenir un poste il faut cinq à six salariés ( qui tourne en 3.8 ou équivalents). En moyenne, il faudrait donc un salarié pour un résident. Cela d’autant plus que la très grosse majorité des résidents souffrent de pathologies graves et rentrent de plus en plus tard en EHPAD, le plus souvent pour des raisons financières mais aussi pour des raisons personnelles.

Se pose la question de l’équilibre économique des ces établissements accueillant des personnes dépendantes. Un équilibre qui se fait via des prix déjà importants de pension puisque le prix médian est de leur de 2000 € par mois. La rentabilité passe parfois par une réduction du personnel. Pour preuve puisqu’il y a 600 000 résidents en EHPAD et qu’il faudrait 200 000 salariés supplémentaires.

Justement grâce à cette politique d’ajustement à l’extrême du personnel les s’investissements dans les maisons de retraite constituent souvent des placements juteux.

Du coup ,il ne faut pas s’étonner que de telles rentabilité puissent être parfois obtenues par une qualité d’encadrements et de soins déficientes.

Futures centrales nucléaires : un besoin de financement de 500 milliards dans l’Union européenne ( Thierry Breton)

Futures centrales nucléaires : un besoin de financement de 500 milliards dans l’Union européenne ( Thierry Breton)

 

En France, le développement du nucléaire décidé par les pouvoirs publics notamment les EPR nouvelle génération , voire les SMR,( petites centrales nucléaires de 1 à 300 MW), va justifier un besoin de financement de leur de 50 milliards. Un chiffre à multiplier par 10 pour l’ensemble de l’union européenne d’après le commissaire européen, qui plaide en faveur de la labellisation verte du nucléaire. Une labellisation qui doit être décidée en principe en janvier 2022

Les centrales nucléaires européennes de nouvelle génération nécessiteront un investissement de «500 milliards d’ici à 2050», estime le commissaire européen au Marché intérieur Thierry Breton, qui juge «crucial» d’ouvrir la labellisation verte au nucléaire dans le cadre de la transition énergétique.

«Les centrales nucléaires existantes, à elles seules, nécessiteront 50 milliards d’euros d’investissements d’ici à 2030. Et 500 milliards d’ici à 2050 pour celles de nouvelle génération !», affirme le commissaire français dans un entretien au Journal du dimanche (JDD) .

Un chiffre sans doute approximatif concernant le renforcement de la sécurité des centrales existantes. En effet rien qu’en France le grand carénage va déjà représenter 50 milliards. Or la France dispose de presque 60 réacteurs pour environ 150 en Europe. Conclusion le coût de l’entretien de tous les recteurs européens sera plus proche de 150 milliards que de 50.

Calculé sur la période 2014-2025, ce cout en France été estimé en 2015, à 55 milliards d’euros de 2013, avant d’être réévalué deux fois. D’abord à la baisse en 2018, à 45 milliards d’euros 2013, soit 48,2 milliards d’euros courants, puis à la hausse en octobre 2020, à 49,4 milliards d’euros courants.

«Cette nouvelle estimation intègre essentiellement les premiers enseignements sur les travaux à mener, induits par le processus d’instruction du 4e réexamen périodique des réacteurs 900 MW (les réacteurs concernés par le grand carénage).

Le financement des nouvelles centrales en Europe est sans doute lui aussi assez approximatif. Pour la France le seul coup des EPR nouvelle génération atteindra une cinquantaine de milliards. Mais l’évaluation est difficile à faire compte tenu de la dérive des prix les concernant enregistrées dans le monde entier ( Le prix de départ a été multiplié par 3,5 concernant EDF) . Le chiffre avancé par le commissaire européen de 500 milliards correspondrait à la construction de 50 à 70 nouveaux réacteurs . En l’état de l’opinion européenne, cette perspective peut être discutée. Cependant cette opinion pourra évoluer car la demande d’énergie ne va pas diminuer, elle sera même nécessairement en hausse pour faciliter la transition énergétique.

 

Financement libyen : recours de Sarkozy rejetés

Financement libyen : recours de Sarkozy rejetés

La Cour de cassation a écarté tous les recours procéduraux déposés par l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy et ses proches contre l’enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle en 2007, selon un arrêt rendu public, mercredi 1er décembre.

La Cour de cassation valide ainsi, au moins temporairement, les investigations dans cette affaire aux multiples ramifications.

Ces arrêts tuent  les espoirs de M. Sarkozy de voir s’écrouler cette enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle en 2007. Cette affaire vaut à l’ancien chef de l’Etat une mise en examen pour « corruption passive », « financement illégal de campagne électorale », « recel de fonds publics libyens » et « association de malfaiteurs ». Parmi les motifs de nullité invoqués, M. Sarkozy avait avancé l’immunité présidentielle.

Projet investissement 2030 : un financement douteux

Projet investissement 2030 : un financement douteux

 

Lors de la présentation très médiatique du projet investissement 2030  (PIA), le gouvernement a évité oublier de parler de la question de financement. Interrogé sur le sujet on indiquait seulement à Bercy que cela se ferait par le biais des économies.

Le projet de loi de finances vient de donner quelques indications en précisant seulement les conditions de dépenses. Ainsi dans le projet de loi de finances de 2022 , 3,5 milliards d’euros de crédits de paiement seront inscrits dans les documents budgétaires pour l’année prochaine.

Encore une fois il s’agit de précisions relatives aux dépenses. Rien sur le plan des recettes supplémentaires qui seraient nécessaires au financement du plan.

. Lors de la présentation du PLF 2022 à Bercy devant la presse, le Haut conseil des finances publiques (HCFP) avait pointé un budget « incomplet » suscitant de vives réactions chez le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. En plein marathon budgétaire, le gouvernement a voulu clarifier sa feuille de route budgétaire.

« France 2030 vise à rattraper notre retard dans certains secteurs historiques et à donner un temps d’avance à la France en créant de nouvelles filières industrielles et technologiques pour accompagner les transitions écologiques et numériques », a déclaré le locataire de Bercy. La vérité c’est que ces 3,5 milliards viendront sans doute s’ajouter à la quarantaine de milliards d’impasses budgétaires de 2022.

 

Nous estimons que le déficit public de la France en 2022 sera d’environ 40 milliards d’euros de plus que prévu par le gouvernement dans son premier projet, à 6,3% du PIB, versus l’objectif officiel des 4,8% », observe ainsi le cabinet privé Oxford Economics dans une étude publiée le jour du vote du budget à l’Assemblée .

Financement des campagnes présidentielles: Modifier les règles». (Christian Saint-Etienne)

 Financement des campagnes présidentielles: Modifier les règles». (Christian Saint-Etienne)

 

Indépendamment de l’actualité judiciaire, il est important de revisiter les règles de financement des campagnes présidentielles si l’on veut revitaliser la vie démocratique.

Les règles actuelles stipulent que les dons et aides matérielles des personnes morales, notamment les entreprises, sont interdits tandis que ceux des particuliers sont autorisés dans une stricte limite de 4 600 euros par citoyen quel que soit le nombre de candidats qu’il soutient. Outre ces dons, l’apport financier du candidat peut provenir de ses fonds personnels, d’aides de partis politiques ou d’emprunts auprès d’organismes bancaires.

Le plafond des dépenses électorales est fixé à 22,5 millions d’euros pour chacun des deux candidats restés en lice au second tour et à 16,85 millions pour chacun des autres. Ces dépenses sont remboursées par l’Etat à hauteur de 47,5 % du plafond pour les candidats ayant obtenu plus de 5 % des voix et 4,75 % pour les autres.

La dernière campagne électorale aux Etats-Unis a donné lieu à des dépenses globales de 11 milliards de dollars. Joe Biden a dépensé 484 millions de dollars et Donald Trump 456 millions de dollars. Ces fonds ne proviennent pas de financements publics pour ne pas être contraints par le plafond imposé de 84 millions de dollars.

Depuis les trois dernières élections, les financements sont privés. Depuis 2010, une décision de la Cour suprême américaine ne pose plus de limite au financement d’une campagne. Les “comités d’action politique” privés peuvent dépenser des centaines de millions de dollars pour soutenir un candidat en dehors du compte de campagne de celui-ci, ce qui explique l’écart entre les sommes déclarées par les deux candidats et la somme totale.

Que doit-on en retenir pour la France ? La dépense officielle des candidats américains est en moyenne de 470 millions de dollars. En corrigeant de l’écart des PIB américain et français, l’équivalent français est de 70 millions de dollars, soit environ 60 millions d’euros. De plus, dans un monde numérisé et dans lequel les réseaux sociaux jouent un rôle clé, il est essentiel de donner plus de moyens aux candidats principaux en prenant en compte le fait que les trois dernières semaines de la campagne du premier tour et les deux semaines d’entre deux-tours sont décisives.

Il apparaît nécessaire de faire évoluer les conditions de financement des campagnes électorales présidentielles sous réserve d’une totale transparence. Je propose donc :

1/de porter le plafond du premier tour à 25 millions d’euros et le plafond de second tour à 40 millions. L’ouverture de l’écart s’explique par la nécessité de permettre aux principaux candidats espérant être au second tour à l’approche du premier tour, d’accélérer le mouvement à leurs risques et périls s’il dépasse le plafond du premier tour sans être au second ;

2/de porter le financement des particuliers à 12 000 euros mais en rendant publics les noms des personnes ayant donné plus de 3 000 euros, tous candidats confondus ;

3/d’autoriser à nouveau le financement officiel par les personnes morales à hauteur de 50 000 euros, tous candidats confondus et avec publication des donateurs au premier euro ;

4/d’établir une tarification nationale des prêts ou locations de salle afin que les candidats soient à égalité d’accès aux lieux de meetings électoraux.

Il vaut mieux relever les plafonds, en exigeant la transparence des dons, que de favoriser une médiocrité opaque.

Christian Saint-Etienne est professeur émérite au Cnam, auteur du Libéralisme stratège (Editions Odile Jacob).

Présidentielle : La grande absence du financement des mesures de campagne

Présidentielle : La grande absence du financement des mesures de campagne

 

 

Aucun des postulants à l’élection d’avril 2022 ne semble prêt à évaluer le coût des promesses qu’il fait, note Audrey Tonnelier, journaliste au « Monde », dans sa chronique. (Extrait)

 

Chronique.

 

 « Aujourd’hui, les équipes de campagne sont très faibles sur cette thématique » de financement des mesures de campagne juge Xavier Ragot, le président de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). « En comparaison, il y a cinq ans, l’économie était plus présente : le sujet de l’austérité agitait les débats, François Hollande faisait de la courbe du chômage un argument politique et la position du Front national nourrissait les polémiques sur une sortie ou non de la zone euro », rappelle celui qui fut conseiller au cabinet d’Arnaud Montebourg, alors ministre du redressement productif.

 

Rien de tel aujourd’hui. Le « quoi qu’il en coûte » du gouvernement, permis par une politique monétaire très accommodante et par la volonté farouche de ne pas reproduire les erreurs de 2008, a évité qu’une crise économique ne succède à la pandémie. Mais il a aussi rebattu les cartes du « budgétairement correct ». Comment expliquer qu’il n’y a plus d’« argent magique » alors que la dette est passée, de manière quasi indolore pour les Français, de moins de 100 % à près de 120 % du PIB ?

La surenchère est partout

Résultat : le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a beau avoir sifflé la fin de partie, en août, en appelant à refermer le « quoi qu’il en coûte », le président multiplie les annonces sonnantes et trébuchantes depuis la rentrée. Au gré de ses déplacements, il annonce des rallonges pour les policiers, les agriculteurs, les indépendants, la ville de Marseille ou encore la formation des salariés et des chômeurs de longue durée. Et qu’importe que les crédits utilisés soient souvent des réallocations de sommes non dépensées en mesures d’urgence, ou que les budgets soient étalés sur plusieurs années. Ses opposants de droite ne se privent pas de l’épingler sur le sujet : Valérie Pécresse l’accuse de « cramer la caisse » et Xavier Bertrand lui reproche de « faire campagne avec le chéquier de la France ».

Dépendance: Une enveloppe de 400 millions…. sans financement

 Dépendance: Une enveloppe de 400 millions…. sans financement

D’après le premier ministre lui-même, le coût du plan dépendance coût devrait dépasser les 400 millions d’euros en 2022.Rien de précis n’est prévu pour son financement qui se fera essentiellement par la dette. Chacun ne peut que se réjouir de cette orientation met une nouvelle fois encore une orientation budgétaire qui ne repose pas sur des ressources.

« Notre premier objectif, c’est de permettre le maintien à domicile le plus longtemps possible », a assuré Jean Castex, soulignant que cette stratégie était « deux fois gagnante, pour les personnes comme pour nos finances publiques ».  Le Premier ministre a ainsi promis une augmentation pour les professionnels de la branche de l’aide, de l’accompagnement, des soins et des services à domicile (BAD), en instaurant un tarif plancher de 22 euros pour une heure d’intervention d’aide à domicile, pour les personnées âgées comme pour celles en situation de handicap.

. Parmi ces annonces, le Premier ministré a déclaré vouloir recruter 10 000 soignants dans les Ehpad « d’ici cinq ans ». D’ici 2023, le gouvernement veut également soutenir les astreintes de nuit dans ces établissements.

Ces mesures devraient représenter un « effort global de plus de 400 millions d’euros » en faveur de l’aide aux personnes âgées en perte d’autonomie, à domicile ou en établissements, a résumé Jean Castex. Le budget alloué à ces services devrait toutefois « monter progressivement en charge » pour atteindre « 1,3 milliard d’euros en 2025″ a assuré le Premier ministre.

Transition écologique: La question du financement

Transition écologique: La question du financement

 

Alors qu’ils vantent une société moins inégalitaire, un rapport apaisé à la nature et une consommation sans gaspillage, les candidats à la primaire écologiste restent en revanche coupablement évasifs sur le financement de leurs propositions.( une papier du Monde , extrait )

 

Qui va payer le coût de la transition écologique ? Longtemps considérée comme différable, la question est devenue centrale pour les Etats, qui se retrouvent aujourd’hui au pied du mur. Pour atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050, les dirigeants européens n’ont plus d’autre choix que d’agir vite et fort.

Deux voix se sont récemment élevées pour prévenir que les toutes prochaines années ne seront pas un chemin bordé de roses. Dans la revue Le Grand Continent, l’économiste Jean Pisani-Ferry pronostique un « choc d’offre négatif » : des équipements vont disparaître, des usines fermer, des salariés perdre leur emploi. Pour compenser cette perte, un volume important d’investissements va devoir être engagé, ce qui aura pour effet mécanique de réduire la part de la consommation dans la croissance.

 

Les finances publiques, déjà largement sollicitées par la crise sanitaire, vont être de nouveau mises à rude épreuve en raison du montant des compensations sociales à établir : les unes seront nécessaires pour atténuer l’impact social des restructurations, les autres pour lisser l’impact de la forte hausse du prix de l’énergie sur les dépenses contraintes (logement, transports). Ces dernières pèsent déjà considérablement dans le budget des ménages les plus modestes.

Alors que l’espoir d’une adaptation progressive de notre modèle de croissance a longtemps fait illusion, l’idée d’un ajustement brutal émerge, ce dont prend acte une seconde voix, celle de Daniel Cohn-Bendit. Dans un récent entretien aux Echos, l’écologiste s’exclame, non sans malice : « Si les Verts pouvaient parler vrai, ils diraient : Votez pour nous, et tout sera plus difficile !’’ »

La primaire des écologistes, qui va départager cinq candidats d’ici au 29 septembre, montre à quel point ce langage de vérité est difficile à assumer. De Yannick Jadot à Sandrine Rousseau en passant par Delphine Batho, Eric Piolle et Jean-Marc Governatori, tous s’emploient à populariser une utopie. Avec plus ou moins de nuances, ils vantent une société plus inclusive, moins inégalitaire, plus humaine, garantissant une meilleure qualité de vie, un rapport apaisé à la nature, une bonne alimentation et une consommation sans gaspillage.

Aucun ne lésine sur le montant des dépenses (éducation, culture, santé, aides sociales et augmentations salariales…). Tous restent en revanche coupablement évasifs sur le financement de leurs propositions : la taxe carbone, impôt indispensable à la transition écologique, mais insoutenable dans sa forme actuelle, reste en suspens. Depuis le mouvement des « gilets jaunes », elle fait figure d’épouvantail.

L’emprunt et la mise à contribution des nantis sont en revanche largement mis en avant. Or, si les possibilités de recours au premier existent, elles sont obérées par le niveau très élevé de l’endettement public, auquel il faudra tôt ou tard s’attaquer. Quant au slogan « Faire payer les riches », il reste électoralement payant, mais ne permettra pas de financer la totalité des dizaines de milliards d’euros de dépenses promises.

Entre le parler-vrai et la promesse d’un monde qui chante, les écologistes ont choisi l’option la plus facile, mais pas la plus éclairante. L’angle mort qu’ils cultivent sur le financement de la transition écologique renvoie aux difficultés qu’ils éprouvent à questionner l’efficacité des politiques sociales actuelles au regard des nouveaux enjeux. Elles témoignent aussi de leur gêne à définir clairement les termes du nouveau contrat social dans une société vieillissante, où les dettes à l’égard de la jeunesse ne cessent de s’accumuler. Plus l’exercice de vérité sera différé, plus le choc sera rude.

Quel financement du plan européen de relance

  • Quel financement du plan européen de relance
  • «Les recettes générées par l’accord sur la fiscalité internationale pourraient en partie irriguer le budget européen» selon Eulalia Rubio, chercheuse ( L’Opinion, extrait)
  • Comment comprendre la décision de la Commission de reporter à octobre les propositions pour créer de nouvelles ressources propres ?
  • La conjoncture politique a évolué depuis l’accord interinstitutionnel sur la création de nouvelles ressources propres, trouvé en décembre 2020. Le projet de taxe numérique a été remis à plus tard dans le contexte des négociations à l’OCDE sur la fiscalité internationale, sous la pression des Etats-Unis qui craignaient que ce projet dissuade le Congrès d’adopter l’accord, espéré en octobre. La Commission a donc fait le choix de le laisser de côté, ce qui paraît logique politiquement, vu l’importance de garantir l’adoption de l’accord global – essentiel pour mettre un frein à la course au moins-disant fiscal – et vu la faiblesse du mécanisme qu’elle s’apprêtait à proposer, qui n’aurait pas rapporté beaucoup au budget européen.
  • En quoi consistait ce mécanisme ?
  • Selon la dernière fuite en date, la Commission planchait sur une taxe de 0,3 % sur les bénéfices des entreprises du secteur du numérique avec un chiffre d’affaires de plus de 50 millions d’euros, ce qui aurait rapporté moins de 2 milliards d’euros par an, bien loin de l’ambition de sa première proposition.
  • Quelles étaient les autres propositions potentielles de ressources propres ?
  • Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières qui a, lui aussi, subi des perturbations, entre la nécessité de sa compatibilité avec les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la question des quotas gratuits pour l’industrie et les réticences internationales. La Commission n’envisage sa mise en place qu’en 2026 pour des recettes qui devraient être modestes. Enfin, la réforme du marché carbone (ETS) proposée ce mois-ci, avec notamment son extension au transport routier et au bâtiment, pourrait rapporter beaucoup, mais elle est controversée politiquement et une partie des recettes additionnelles sera utilisée comme compensation pour les ménages les plus vulnérables via un nouveau fonds social pour le climat. Tout cela mis bout à bout montre pourquoi la Commission, qui doit trouver 15 milliards par an à partir de 2028 pour rembourser la dette Covid, a préféré remettre à plus tard sa proposition.
  • « Si l’accord sur la taxation minimale à 15 % des multinationales est validé, les Etats européens mettront la main sur environ 50 milliards de recettes supplémentaires par an, ce qui est considérable »
  • Est-ce à dire que la promesse de nouvelles ressources propres pour rembourser l’emprunt lié au fonds de relance ne sera pas tenue ?
  • Pour l’instant, 2028 paraît bien loin pour les responsables politiques. Mais plus on s’en approchera, plus les Etats membres vont commencer à réfléchir autrement, en voyant les estimations d’augmentation de leurs contributions nationales, faute de nouvelles ressources propres. Pour l’heure, on ne peut nier qu’il reste beaucoup d’obstacles, mais il faut aussi noter que la Commission a raison de se concentrer sur la grande bataille de la fiscalité internationale. Si l’accord sur la taxation minimale à 15 % des multinationales est validé, les Etats européens mettront la main sur environ 50 milliards de recettes supplémentaires par an, ce qui est considérable. De là à penser qu’une partie de ces dernières pourrait irriguer le budget européen, il n’y a qu’un pas, que la Commission a déjà préparé en planifiant pour 2023 une proposition sur un cadre commun européen pour la fiscalité des entreprises qui s’annonce ambitieuse. Mais, avant, la Commission doit convaincre l’Irlande, la Hongrie et l’Estonie, qui font partie des neuf pays récalcitrants, de s’engager dans l’accord à l’OCDE. C’est d’autant plus important qu’une fois l’accord trouvé, il faudra l’unanimité au niveau européen pour le mettre en œuvre.
  • Le Parlement européen est-il fondé à contester devant la Cour de justice le report de la proposition de nouvelles ressources propres ?
  • Juridiquement sans doute, car la feuille de route fait partie de l’accord interinstitutionnel sur le budget, un texte juridiquement contraignant. Politiquement par contre, j’ai des doutes. A mon sens, il ne faut pas faire de la feuille de route un totem, mais plutôt voir comment atteindre son objectif final : avoir des ressources propres supplémentaires en 2028 afin de rembourser la dette européenne. De ce point de vue, la Commission a raison de se concentrer sur l’accord à l’OCDE, sur lequel on pourrait éventuellement bâtir une nouvelle ressource propre. Cela n’implique pas abandonner la proposition de taxe digitale, mais il me paraît politiquement plus judicieux de l’utiliser comme une menace pour favoriser l’accord plutôt que de la mettre en place préventivement comme le voudrait le Parlement.

Plan Climat : un financement mondial insuffisant

Plan Climat : un  financement mondial insuffisant 

Le directeur général de BlackRock, Larry Fink, a appelé dimanche les gouvernements à élaborer un plan de financement climatique à long terme plus solide pour débloquer les capitaux privés nécessaires à la transition vers une économie à faibles émissions de carbone.

 

S’exprimant lors la Conférence internationale sur le climat de Venise à l’occasion d’une réunion des ministres des Finances du G20, il a ajouté que, sans un tel plan, les efforts actuels – y compris en matière de transparence sur l’impact de l’activité des entreprise – risquaient de n’être « rien de plus qu’une façade ».

Larry Fink, qui dirige le plus grand gestionnaire d’actifs au monde, avec environ 9.000 milliards de dollars d’actifs, a également appelé à une réforme du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale pour les rendre plus aptes à relever le défi du changement climatique.

Trois problèmes « critiques »

Le dirigeant a souligné trois problèmes « critiques » à régler afin de favoriser la transition écologique, qui représente selon lui une opportunité de 50.000 milliards de dollars pour les investisseurs, alors que BlackRock est lui-même est un important pourvoyeur de fonds du secteur des énergies fossiles.

Selon lui, il faut premièrement que les entreprises privées soient soumises à la même pression que les entreprises cotées pour partager des informations sur leurs efforts en matière de développement durable.

Les sociétés pétrolières et gazières cotées sont aujourd’hui « massivement incitées » à vendre leurs actifs les plus polluants, souvent à des sociétés privées et publiques qui font l’objet d’un contrôle moins strict et divulguent beaucoup moins d’informations sur leurs opérations.

Deuxièmement, selon Larry Fink, les gouvernements risquent d’alimenter les inégalités à moins de créer davantage de demande pour des produits et services plus écologiques, en abaissant leur coût, ou « prime verte », qui pénalise les plus démunis et risque d’alimenter l’instabilité sociale.

 

Enfin, selon le patron BlackRock, des institutions telles que la Banque mondiale et le FMI doivent être réformées pour encourager davantage les capitaux du secteur privé à financer la transition dans les marchés émergents.

Repenser les rôles du modèle bancaire

Larry Fink a également souligné que les deux organes avaient été créés il y a près de 80 ans sur la base d’un modèle bancaire, jugeant qu’il est désormais nécessaire de « repenser leurs rôles ».

Citant le rôle de BlackRock dans la création d’une stratégie de financement climatique public-privé de 250 millions de dollars destinée aux infrastructures durables, dans laquelle le gouvernement et des philanthropes fournissent des capitaux subordonnés pour protéger les rendements des investisseurs privés, il a ajouté qu’il fallait davantage d’initiatives du même type.

« Si nous n’avons pas d’institutions internationales offrant ce genre de position de première perte à une plus grande échelle qu’aujourd’hui, en supervisant correctement les investissements et en réduisant le coût de financement et le coût des capitaux propres, nous n’allons tout simplement pas pouvoir attirer les capitaux privés nécessaires à la transition énergétique dans les marchés émergents », a-t-il estimé.

Climat : un plan de financement mondial insuffisant

 

Climat : un plan de financement mondial insuffisant 

Le directeur général de BlackRock, Larry Fink, a appelé dimanche les gouvernements à élaborer un plan de financement climatique à long terme plus solide pour débloquer les capitaux privés nécessaires à la transition vers une économie à faibles émissions de carbone.

 

S’exprimant lors la Conférence internationale sur le climat de Venise à l’occasion d’une réunion des ministres des Finances du G20, il a ajouté que, sans un tel plan, les efforts actuels – y compris en matière de transparence sur l’impact de l’activité des entreprise – risquaient de n’être « rien de plus qu’une façade ».

Larry Fink, qui dirige le plus grand gestionnaire d’actifs au monde, avec environ 9.000 milliards de dollars d’actifs, a également appelé à une réforme du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale pour les rendre plus aptes à relever le défi du changement climatique.

Trois problèmes « critiques »

Le dirigeant a souligné trois problèmes « critiques » à régler afin de favoriser la transition écologique, qui représente selon lui une opportunité de 50.000 milliards de dollars pour les investisseurs, alors que BlackRock est lui-même est un important pourvoyeur de fonds du secteur des énergies fossiles.

Selon lui, il faut premièrement que les entreprises privées soient soumises à la même pression que les entreprises cotées pour partager des informations sur leurs efforts en matière de développement durable.

Les sociétés pétrolières et gazières cotées sont aujourd’hui « massivement incitées » à vendre leurs actifs les plus polluants, souvent à des sociétés privées et publiques qui font l’objet d’un contrôle moins strict et divulguent beaucoup moins d’informations sur leurs opérations.

Deuxièmement, selon Larry Fink, les gouvernements risquent d’alimenter les inégalités à moins de créer davantage de demande pour des produits et services plus écologiques, en abaissant leur coût, ou « prime verte », qui pénalise les plus démunis et risque d’alimenter l’instabilité sociale.

 

Enfin, selon le patron BlackRock, des institutions telles que la Banque mondiale et le FMI doivent être réformées pour encourager davantage les capitaux du secteur privé à financer la transition dans les marchés émergents.

Repenser les rôles du modèle bancaire

Larry Fink a également souligné que les deux organes avaient été créés il y a près de 80 ans sur la base d’un modèle bancaire, jugeant qu’il est désormais nécessaire de « repenser leurs rôles ».

Citant le rôle de BlackRock dans la création d’une stratégie de financement climatique public-privé de 250 millions de dollars destinée aux infrastructures durables, dans laquelle le gouvernement et des philanthropes fournissent des capitaux subordonnés pour protéger les rendements des investisseurs privés, il a ajouté qu’il fallait davantage d’initiatives du même type.

« Si nous n’avons pas d’institutions internationales offrant ce genre de position de première perte à une plus grande échelle qu’aujourd’hui, en supervisant correctement les investissements et en réduisant le coût de financement et le coût des capitaux propres, nous n’allons tout simplement pas pouvoir attirer les capitaux privés nécessaires à la transition énergétique dans les marchés émergents », a-t-il estimé.

Changer complètement le financement de la justice

  • Changer complètement le financement de la justice
  • Bernard Monassier, notaire honoraire, vice-président du Cercle des fiscalistes, Propose un changement radical du financement de justice (tribune dans l’opinion, Extrait)

Tribune

    •  
    • Le budget 2021 du ministère de la Justice bénéficie d’une hausse exceptionnelle, selon notre garde des Sceaux ; celui-ci nous promet désormais pour 2022 un budget historique. Cependant, chaque jour, magistrats, avocats, professionnels du droit dénoncent un budget insuffisant et indigne d’un pays économiquement développé. Ainsi, par exemple, le 1er mars 2021, la Première présidente de la Cour de Cassation, dans une interview au Figaro, s’insurge contre une justice civile sinistrée et oubliée. Polémique politicienne ou triste réalité ?
    • Face à des positions aussi contradictoires, il faut raison garder, et tenter d’analyser objectivement les moyens financiers mis à la disposition du ministère de la Justice, ministère régalien essentiel. Pour se faire une opinion, le meilleur moyen c’est de comparer la situation de la France aux autres pays européens.
    • Nous consacrons à ce budget environ 69,50 euros par habitant contre 83,20 euros pour l’Italie, 92,60 euros pour l’Espagne, 131,20 euros pour l’Allemagne, et 236 euros pour la Suisse ! Cette simple comparaison est affligeante.
    • Paupérisation. La paupérisation de ce ministère a pour conséquence un nombre de magistrats pour 100 000 habitants inférieurs à de nombreux pays et dont la rémunération moyenne n’est pas vraiment comparable à leurs homologues européens. Parallèlement, le budget français alloué au système pénitentiaire est inférieur à la plupart des pays de l’Union.
    • On pourrait espérer que l’aide judiciaire, c’est-à-dire le financement par l’Etat des frais judiciaires pour nos compatriotes les plus démunis soit à la hauteur d’un Etat qui se veut un Etat providence ; ce n’est pas le cas puisque plusieurs pays comme le Royaume-Uni, l’Irlande, la Norvège, la Suisse, consacrent à ce poste des budgets plus importants.
    • Ne faut-il pas regarder du côté des recettes pour révolutionner le budget du ministère de la Justice ? La quasi-totalité des pays de l’Union européenne ont trouvé la solution depuis très longtemps : ils mettent les justiciables à contribution sauf pour les personnes les plus démunies financièrement
    • Comment remédier à cette situation ?
    • Regardons la solution adoptée par nos voisins. 78 % des pays européens externalisent un certain nombre de fonctions dévolues au ministère de la Justice comme : l’informatique, la sécurité, les archives, l’entretien, la restauration, etc. Cette solution a le mérite de diminuer le nombre de fonctionnaires qui seraient affectés à ces tâches mais aussi de réduire le coût grâce à un système d’appel d’offres.
    • La France dispose d’un service externalisé qui fonctionne dans l’ensemble très bien sans aucun coût pour l’Etat : les Greffes des tribunaux de commerce. Il y a cinquante ans, les Greffes des tribunaux d’Instance étaient tenus par des officiers ministériels sans coût pour l’Etat. Ils fonctionnaient globalement bien : on les a fonctionnarisés sans leur donner de véritables moyens notamment informatiques.
    • Pourquoi ne pas réfléchir à une réforme du statut des tribunaux civils en s’inspirant de celui des Greffes des tribunaux de commerce ?
    • Mais au-delà du problème des dépenses, ne faut-il pas regarder du côté des recettes pour révolutionner le budget du ministère de la Justice ? La quasi-totalité des pays de l’Union européenne ont trouvé la solution depuis très longtemps : ils mettent les justiciables à contribution sauf pour les personnes les plus démunies financièrement.
    • Ticket modérateur. Grâce à ce système de ticket modérateur, comme en France pour la médecine, l’Allemagne a un budget en équilibre et dont le montant est supérieur au budget français, et l’Autriche présente même par exemple un budget de la Justice excédentaire !
    • Mission impossible que d’envisager une réforme de cette ampleur ? On peut être pessimiste si on se réfère à la première « réformette » initiée sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy : une taxe de 35 euros avait été instituée à la charge des justiciables pour chaque dossier.
    • Ce système a augmenté le budget de près de 50 millions d’euros. Malheureusement, Christiane Taubira, dès sa nomination, a supprimé cette mesure, laissant la facture à régler par les contribuables plutôt que par les justiciables utilisateurs des services du ministère de la Justice.
    • Il faut, en fait, une volonté politique de changer de logiciel du financement de la Justice ; il faut faire une « révolution » pour reprendre le titre éponyme d’un livre écrit par notre actuel président de la République.
    • Ainsi, on retrouverait un budget comparable à nos voisins européens et comparable également aux budgets alloués à ce ministère régalien au cours du XIXe siècle, époque où les recettes provenant des justiciables représentaient 80 % dudit budget !
    • Bernard Monassier, notaire honoraire, vice-président du Cercle des fiscalistes.
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