Archive pour le Tag 'Financement'

Quel financement de l’innovation (Laurent Legendre) ?

Quel financement de l’innovation  (Laurent Legendre) ?

France 2030 n’est pas seulement une affaire de startups. Pour le « comment », le Président a déjà apporté un élément de réponse. Il souhaite en effet poursuivre la simplification des normes qui entravent la croissance des entreprises, en particulier les TPE et PME. Cette problématique est d’ailleurs au cœur de l’actualité et une des réponses à la grogne de nos agriculteurs. Mais je retiens particulièrement le fait que, pour le gouvernement, l’innovation n’est plus seulement l’apanage des startups. De quoi sortir définitivement de cette idée de « startup nation » qui a fait son temps en 2017, pour se tourner vers un plan global d’innovation. Et c’est une avancée majeure ! Car pour innover en France, nous avons besoin des startups bien sûr, mais aussi des PME, des ETI et des grands groupes qui possèdent cette solidité économique et sociale et une capacité à accompagner au mieux les jeunes pousses. Ce n’est pas seulement un vœu pieux. C’est une nécessité ! L’une des problématiques majeures de l’essor de l’innovation, ce n’est pas seulement d’avoir la meilleure idée, mais surtout de savoir comment on la met en œuvre et comment on la finance.

 

par Par Laurent Legendre, Président de Techinnov dans la Tribune

Pour reprendre l’objectif de France 2030, il s’agit de positionner la France en leader mondial des filières qui dessineront l’industrie de 2030. Et cette course à l’innovation sur 10 ans relève donc d’un travail collectif entre entreprises. Une relation gagnant-gagnant entre jeunes pousses, PME, grandes entreprises. Pour nos startups, cette collaboration est synonyme d’appuis financiers et techniques tout autant qu’une crédibilité et visibilité renforcées, pour leur permettre de passer le cap fatidique des 5 ans. C’est aussi un moyen de développer des solutions qui répondent de façon pragmatique à des enjeux industriels réels. Pour les ETI et grands groupes, c’est aussi une manière de gagner en agilité, de mieux appréhender un écosystème toujours en mutation et d’intégrer de nouvelles compétences en phase avec ces mutations.

Les financements de France 2030 alimentent l’intégralité de la chaine, de la startup aux grandes entreprises, mais avec des volumétries très variables. Une analyse réalisée à l’échelle de Paris Saclay avec les CCI des départements des Yvelines et de l’Essonne a révélé qu’en 2022 les startups avaient en particulier du mal à obtenir leurs financements France 2030. Ce qui est d’autant plus difficile, lorsque l’octroi de la majorité des subventions n’est possible que sous réserve de pouvoir justifier d’un montant de fonds propres équivalent. Avec les levées de fonds dont les conditions deviennent plus sélectives, ce point ne s’est pas amélioré en 2023 et, si l’on veut éviter de réelles difficultés pour nos startups, il faut que l’état propose des solutions pour que France 2030 soit réellement l’outil qui favorise l’émergence de nouveaux acteurs industriels autour des 10 objectifs et des 6 leviers du plan. Le financement en fonds propres des petits acteurs reste perfectible.

Bien que les grands groupes représentent en moyenne 60% du chiffre d’affaires des startups, ces dernières pêchent dans la prise de contact et la mise en relation selon une étude du cabinet EY en septembre 2023. Le constat est juste : trouver le bon interlocuteur au sein d’un grand groupe peut prendre un à deux ans à une startup. Soit une éternité. Pour y remédier, l’accent doit être mis sur les territoires qui ont cette proximité avec les entreprises et cette capacité à proposer des programmes d’accompagnement et générer des rencontres entre décideurs, portée par des fonds d’investissement ou incubateurs locaux, des labels régionaux ou le formidable travail des CCI.

Un travail qui commence à se voir, via la diversité géographique des levées de fonds. On remarque en effet que la concentration des fonds en Île-de-France diminue : si 81% des fonds levés ont été réalisé par des pépites dont le siège social se trouvait autour de la capitale en 2021, ce nombre diminue à 61% en 2023. La valorisation de l’innovation en France est donc plus ouverte, globale, de moins en moins centralisée.

Et si le Président de la République prône la poursuite de l’accélération, c’est parce que la course au financement n’est pas seulement un enjeu franco-français. C’est un enjeu mondial pour la France. En effet, la moitié des startups qui ont réussi à lever des fonds disent avoir eu des difficultés à convaincre les investisseurs, décidant donc de se tourner vers d’autres moyens de financement (dette bancaire, autofinancement) mais aussi… vers « l’exil » pour trouver des financements ailleurs dans le monde. Ce qui représente un véritable risque de perte de compétitivité pour notre pays via le risque de délocalisation de pépites stratégiques.

Alors oui, grands groupes comme investisseurs demandent à être convaincus par la qualité de l’équipe, les partenaires de la société, le potentiel produit ou service par rapport au marché, être assurés de perspectives de rentabilité d’ici trois à six ans… Sachant cela, plus que jamais, les acteurs du changement doivent créer les conditions favorables de rencontres business et propager une meilleure pédagogie sur les enjeux de compétitivité que le développement de l’innovation en France induit pour l’ensemble de nos entreprises, de la startup au grand groupe. Nous avons besoin de ces relais de proximité pour bâtir des ponts, multiplier les événements de networking et créer l’étincelle destinée à convaincre les investisseurs d’accompagner nos jeunes entreprises sur le long terme. 2030 n’est finalement qu’un début pour changer les mentalités en matière d’innovation.

Une trentaine de projets de RER : avec quel financement

Une trentaine de projets de RER : avec quel financement

Le président de la république avait lancé l’idée d’une dizaine de projets RER en province. Une idée qui fait son chemin puisqu’il y a maintenant une trentaine de projets dans ce domaine. L’idée générale est évidemment de privilégier les transports collectifs afin de contribuer à la transition énergétique et à la qualité de l’environnement. Reste cependant la cruelle question du financement qui n’a jamais été abordée par le président de la république. Demeurent aussi des questions techniques dans la mesure où nombre de projets ne pourront utiliser leur rail existant pour structurer leurs futurs réseaux urbains.

Le ministre, également élu local à Dunkerque, plaide pour « pragmatisme et efficacité » dans le choix des dessertes comme des modes de transports retenus pour conjuguer intermodalité, massification des flux et lignes de rabattement. « Un SERM c’est un projet d’aménagement et d’urbanisme ! », conclut Patrice Vergriete. « Et c’est aux élus locaux de dire quelle vision et quel schéma ils portent collectivement pour le territoire. » Une manière polie d’écarter les candidatures d’opportunité puisque le ministre ajoute « l’esprit du SERM peut tout à fait vivre au niveau local sans l’Etat , on n’est pas obligé d’attendre tout de l’Etat ». Comprendre : il n’y aura pas nécessairement de financements de l’Etat pour tout le monde.

 

Les élus locaux n’auront donc pas obtenu plus de certitudes sur le financement mais ils connaissent au moins le calendrier des prochains mois avec une grande conférence nationale réunissant tous les acteurs mi-avril.

« On va sans doute fonctionner en deux temps, identifier les premières labellisations au cours de ce premier semestre 2024, c’est-à-dire identifier des projets déjà avancés, des territoires qui travaillent depuis longtemps et où les principes politiques du SERM sont enclenchés au niveau local, précise Patrice Vergriete. Ensuite, il y aura un travail un peu plus fin avec les services de l’État pour arriver à l’arrêté définitif que j’espère avant la fin de l’année 2024. »

 

Le Maire veut réduire le financement du développement de la fibre

Le Maire veut réduire le financement du développement de la fibre

Le gouvernement a décidé de réduire de 150 millions le plan de développement de la fibre. Un non-sens économique évidemment car il s’agit d’une technologie support fondamentale pour le développement économique, aussi pour l’aménagement du territoire

Le ministre de l’économie a décidé de tailler dans le financement du plan France Très haut débit (PTHD), qui ambitionne d’apporter la fibre à tous les Français à l’horizon 2025. D’après le décret, Bercy compte annuler près de 38 millions d’euros d’autorisations d’engagement, et près de 117 millions d’euros de crédits de paiement. Un coup de rabot, qui, au total, atteint plus de 154 millions d’euros.

 

Les collectivités, elles, sont très remontées. Interrogée par La Tribune, l’Avicca, l’influente association regroupant les collectivités impliquées dans le numérique, ne mâche pas ses mots. Elle se dit « stupéfaite ». L’association considère, notamment, que ces annulations de financement « mettent en péril le financement des RIP ». C’est-à-dire les Réseaux d’initiative publique déployés dans les campagnes grâce, en partie, aux deniers de l’Etat. L’Association des maires de France (AMF) y est aussi allée de son coup de gueule. « Le plan France Très haut débit perd 40% de ses crédits », déplore-t-elle dans un communiqué, soulignant que l’ensemble des réductions budgétaires présentées ce jeudi vont « lourdement impacter le quotidien des Français ».

 

Collectivités: financement participatif, piège à cons

Collectivités: financement participatif, piège à cons

Certains lobbyings des collectivités militent pour le développement de ce qu’on appelle le financement participatif c’est-à-dire en gros en plus de la fiscalité locale, la contribution financière supplémentaire et volontaire pour financer des projets Dans ce contexte, le financement participatif ou crowdfunding qui « s’offre comme une alternative de financement complémentaire, innovante et mobilisatrice ».

« Ce financement participatif serait un véritable outil de développement économique et territorial, impliquant la mobilisation des citoyens souhaitant soutenir un projet local d’intérêt général. »

Avec 2 355 millions d’euros collectés sur les plateformes en 2022, le crowdfunding progresse de + 25 % par rapport à 2021 d’après le Baromètre du crowdfunding en France réalisé par Mazars pour l’association Financement participatif France.

Les collectivités territoriales vont pouvoir ainsi disposer d’une source de financement complémentaire, diversifiée et innovante, valoriser leurs actions au service des habitants et mobiliser les citoyens désireux de soutenir un projet local d’intérêt général dans un esprit collaboratif.

La possibilité de recourir au financement participatif a été ouverte aux collectivités locales par le décret du 14 décembre 2015, portant dispositions relatives aux mandats confiés par les collectivités territoriales et leurs établissements publics en application des articles L.1611-7 et L.1611-7-1 du code général des collectivités territoriales (CGCT), pour collecter des fonds concernant des projets relevant des services publics culturels, éducatifs, sociaux et solidaires.

Au départ limité, ce recours a été élargi, par l’article 48 de la loi du 8 octobre 2021 (pris en application du règlement européen du 7 octobre 2020), portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne dans le domaine des transports, de l’environnement, de l’économie et des finances, au profit de tout service public, à l’exception des missions de police et de maintien de l’ordre public.

Finalement il s’agit de contribuer au financement de la quasi-totalité des activités des collectivités locales. En cause sans doute parfois l’insuffisance du transfert financier de l’État après transfert de compétences mais surtout en général une fuite en avant de la plupart des collectivités qui ne maîtrisent plus leurs dépenses ( notamment de personnel) et leur fiscalité Surtout depuis l’empilement des structures ( communes, regroupements de communes, communauté de communes, départements, régions et bien sûr Etat)..

On voit mal le caractère participatif en la circonstance et comme il faut appeler un chat un chat; cette disposition est un moyen supplémentaire pour les collectivités locales de s’endetter encore davantage et de dépenser encore plus. Au final content de tenu de la gestion souvent irresponsable des collectivités, c’est l’augmentation de l’impôt classique qui viendra rembourser l’insuffisance de rentabilité des financements sollicités par voie participative.

Et enfin, à titre expérimental et pour une durée de trois ans à compter du 1er janvier 2022, elle a donné aux collectivités territoriales et à leurs établissements publics, la possibilité de confier l’encaissement du revenu tiré d’un projet de financement participatif à un organisme public ou privé sous forme de titres de créances ou obligations au profit de tout service public, à l’exception des missions de police et de maintien de l’ordre public.

Menace sur le financement du système de santé en 2024

Menace sur le financement du système de santé en 2024


La forte hausse des cotisations des complémentaires santé prévue cette année est le symptôme de la mauvaise répartition des rôles entre assureurs publics et privés, analyse l’économiste de la santé Frédéric Bizard dans une tribune au « Monde ».

Les cotisations aux assurances complémentaires santé augmenteront en moyenne de 8,1 % en 2024, selon une enquête réalisée par la Mutualité française. Soit un prélèvement supplémentaire de 3,3 milliards d’euros dans le portefeuille des assurés. Autant dire que le financement de nos complémentaires santé risque d’être problématique cette année, en particulier pour des millions de retraités de la classe moyenne.

Sur le court terme, le gouvernement dispose d’un levier pour stopper cette spirale inflationniste, en réformant les contrats appelés, plutôt à tort, « responsables et solidaires », clés de voûte de la régulation du secteur. Mais à moyen terme, il faudra vraisemblablement agir sur la répartition des rôles entre assurances publiques et privées pour rendre le financement de la santé efficient et soutenable.

La quasi-totalité des pays développés dispose d’un système de financement public national, financé soit par une assurance sociale (type Sécurité sociale), soit par l’Etat (type National Health Service, au Royaume-Uni). S’y ajoute un système d’assurance privée, en supplément et non en complément. Sauf en France, où les assureurs privés ont un rôle d’opérateur complémentaire et non supplémentaire.

Ce choix a été contraint plutôt que choisi, du fait de la place prééminente des mutuelles avant l’instauration, en 1945, de la Sécurité sociale. La France s’obstine ainsi à tenter un mimétisme entre deux systèmes dont les logiques économiques et sociales sont pourtant opposées, ce qui ne peut conduire qu’à l’échec actuel.

Le financement privé est en effet régressif, car il n’est pas lié aux revenus : plus le système s’étend, plus il pénalise les classes moyennes. Les complémentaires santé remboursent 30 milliards d’euros sur les 50 milliards de dépenses non remboursées par la Sécu, faisant certes de la France le pays où le reste à charge final pour les ménages (7,2 % des dépenses totales, selon les comptes nationaux de santé 2022 établis par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) est moitié moindre que, par exemple, la moyenne de l’OCDE (un peu moins de 15 %). Mais l’objectif final est-il d’atteindre cette performance financière, ou bien d’assurer une couverture de qualité des risques de santé à moindre coût, en particulier pour la classe moyenne ? Et là, la France est très mal placée

Le système de financement de la santé menacé en 2024 ?

Le système de financement de la santé menacé en 2024


La forte hausse des cotisations des complémentaires santé prévue cette année est le symptôme de la mauvaise répartition des rôles entre assureurs publics et privés, analyse l’économiste de la santé Frédéric Bizard dans une tribune au « Monde ».

Les cotisations aux assurances complémentaires santé augmenteront en moyenne de 8,1 % en 2024, selon une enquête réalisée par la Mutualité française. Soit un prélèvement supplémentaire de 3,3 milliards d’euros dans le portefeuille des assurés. Autant dire que le financement de nos complémentaires santé risque d’être problématique cette année, en particulier pour des millions de retraités de la classe moyenne.

Sur le court terme, le gouvernement dispose d’un levier pour stopper cette spirale inflationniste, en réformant les contrats appelés, plutôt à tort, « responsables et solidaires », clés de voûte de la régulation du secteur. Mais à moyen terme, il faudra vraisemblablement agir sur la répartition des rôles entre assurances publiques et privées pour rendre le financement de la santé efficient et soutenable.

La quasi-totalité des pays développés dispose d’un système de financement public national, financé soit par une assurance sociale (type Sécurité sociale), soit par l’Etat (type National Health Service, au Royaume-Uni). S’y ajoute un système d’assurance privée, en supplément et non en complément. Sauf en France, où les assureurs privés ont un rôle d’opérateur complémentaire et non supplémentaire.

Ce choix a été contraint plutôt que choisi, du fait de la place prééminente des mutuelles avant l’instauration, en 1945, de la Sécurité sociale. La France s’obstine ainsi à tenter un mimétisme entre deux systèmes dont les logiques économiques et sociales sont pourtant opposées, ce qui ne peut conduire qu’à l’échec actuel.

Le financement privé est en effet régressif, car il n’est pas lié aux revenus : plus le système s’étend, plus il pénalise les classes moyennes. Les complémentaires santé remboursent 30 milliards d’euros sur les 50 milliards de dépenses non remboursées par la Sécu, faisant certes de la France le pays où le reste à charge final pour les ménages (7,2 % des dépenses totales, selon les comptes nationaux de santé 2022 établis par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) est moitié moindre que, par exemple, la moyenne de l’OCDE (un peu moins de 15 %). Mais l’objectif final est-il d’atteindre cette performance financière, ou bien d’assurer une couverture de qualité des risques de santé à moindre coût, en particulier pour la classe moyenne ? Et là, la France est très mal placée

Politique–financement de Sarkozy par Kadhafi : l’accusateur retourne sa veste pour 600 000 €

Politique–financement de Sarkozy par Kadhafi : l’accusateur retourne sa veste pour 600 000 €

Le dossier du financement de la campagne électorale de Sarkozy refait surface et l’ancien président est à nouveau mis en examen. L’objectif est de comprendre comment Ziad Takkiedine l’accusateur a retourné sa veste contre vraisemblablement un « dédommagement « de 600 000 €. L’ex-président de la République est soupçonné, aux côtés d’autres personnes, d’avoir fait pression pour que l’homme d’affaires franco-libanais retire ses accusations à son encontre dans un autre dossier, celui du financement libyen de sa campagne présidentiel.

Comment expliquer alors ce volte-face, d’autant que Ziad Takkiedine réitère, quelques mois plus tard en janvier 2021 dans le bureau du juge d’instruction, ses accusations à l’encontre de Nicolas Sarkozy? La justice soupçonne que ce dernier a donné son aval pour qu’au moins huit personnes faissent pression sur le Franco-libannais, moyennant finance.

Les enquêteurs ont chiffré à au moins 608.000 euros le montant de l’opération pour obtenir que l’intermédiaire Ziad Takieddine retire ses accusations contre Nicolas Sarkozy. Dans le volet du financement libyen, le parquet national financier a requis un procès contre 13 personnes, dont l’ancien chef de l’État.

Politique–financement de Sarkozy par Kadhafi : l’accusateur retourne sa veste 600 000 €

Politique–financement de Sarkozy par Kadhafi : l’accusateur retourne sa veste 600 000 €

Le dossier du financement de la campagne électorale de Sarkozy refait surface et l’ancien président est à nouveau mis en examen. L’objectif est de comprendre comment Ziad Takkiedine l’accusateur a retourné sa veste contre vraisemblablement un « dédommagement « de 600 000 €. L’ex-président de la République est soupçonné, aux côtés d’autres personnes, d’avoir fait pression pour que l’homme d’affaires franco-libanais retire ses accusations à son encontre dans un autre dossier, celui du financement libyen de sa campagne présidentiel.

Comment expliquer alors ce volte-face, d’autant que Ziad Takkiedine réitère, quelques mois plus tard en janvier 2021 dans le bureau du juge d’instruction, ses accusations à l’encontre de Nicolas Sarkozy? La justice soupçonne que ce dernier a donné son aval pour qu’au moins huit personnes faissent pression sur le Franco-libannais, moyennant finance.

Les enquêteurs ont chiffré à au moins 608.000 euros le montant de l’opération pour obtenir que l’intermédiaire Ziad Takieddine retire ses accusations contre Nicolas Sarkozy. Dans le volet du financement libyen, le parquet national financier a requis un procès contre 13 personnes, dont l’ancien chef de l’État.

Financement de Sarkozy par Kadhafi : l’accusateur aurait retourné sa veste contre 600 000 €

Le dossier du financement de la campagne électorale de Sarkozy refait surface et l’ancien président est entendu par un juge d’instruction. L’objectif est de comprendre comment Ziad Takkiedine l’accusateur a retourné sa veste contre vraisemblablement un « dédommagement « de 600 000 €. L’ex-président de la République est soupçonné, aux côtés d’autres personnes, d’avoir fait pression pour que l’homme d’affaires franco-libanais retire ses accusations à son encontre dans un autre dossier, celui du financement libyen de sa campagne présidentiel.

Comment expliquer alors ce volte-face, d’autant que Ziad Takkiedine réitère, quelques mois plus tard en janvier 2021 dans le bureau du juge d’instruction, ses accusations à l’encontre de Nicolas Sarkozy? La justice soupçonne que ce dernier a donné son aval pour qu’au moins huit personnes faissent pression sur le Franco-libannais, moyennant finance.

Les enquêteurs ont chiffré à au moins 608.000 euros le montant de l’opération pour obtenir que l’intermédiaire Ziad Takieddine retire ses accusations contre Nicolas Sarkozy. Dans le volet du financement libyen, le parquet national financier a requis un procès contre 13 personnes, dont l’ancien chef de l’État.

Transition écologique : financement insuffisant

Transition écologique : financement insuffisant

Environnement–Financement insuffisant de la transition écologique


Recourir à la dette pour financer la transition revient à s’enfermer dans une logique de croissance néfaste à l’environnement estime l’économiste Jézabel Couppey-Soubeyran, maîtresse de conférences d’économie à l’université Paris-I et conseillère scientifique à l’Institut Veblen .

Mercredi 13 septembre, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, insistait dans son discours sur l’état de l’Union sur les défis écologiques, économiques, sociaux, géopolitiques et migratoires : poursuivre le Pacte vert européen, réussir la transition énergétique, obtenir la paix en Ukraine, préserver la biodiversité, parvenir à une transition juste et équitable, à une union plus complète, qui défende et protège, humaine mais sécurisée, solidaire mais souveraine, etc. Le discours a été prolixe sur les fins. Mais où sont les moyens ?

Les finances publiques européennes restent enfermées dans un triangle infernal, avec des recettes limitées par la concurrence fiscale que les Etats de l’Union continuent de se livrer (faute d’union fiscale), des dépenses bridées par une règle de déficit inférieur à 3 % du produit intérieur brut (PIB), que la réforme du pacte de stabilité ne supprimera pas, et une dette qui, au-delà de 60 % du PIB, expose à des sanctions, sinon à un guidage strict de l’action publique. L’Union « plus complète », souhaitée par la présidente de la Commission, ne semble pas près de s’étendre aux domaines fiscal et budgétaire.

Est-il alors souhaitable que l’Europe se dote d’une capacité d’endettement plus élevée ? D’abord, force est de constater qu’elle ne le fera pas dans le cadre d’une union budgétaire. C’est ce que signifie, entre autres, la présidente de la Commission européenne quand elle dit : « Nous ne devons pas attendre de modifier les traités, nous pouvons adapter le droit existant. » L’Europe ne parviendra donc sans doute jamais à mutualiser ses emprunts souverains et à créer l’« actif sans risque » (ou perçu comme tel), dont voudraient pourtant les investisseurs, et qui diminuerait le risque d’une crise de dettes souveraines.

Vision pessimiste, rétorqueront les plus confiants, car l’UE a su trouver une alternative, proposée par la France et l’Allemagne, et compatible avec les traités, quand il a fallu financer le plan de relance Next Generation EU : pour la première fois, l’Union européenne a emprunté en son nom via la Commission européenne, dans le but de réunir jusqu’à 500 milliards d’euros de subventions répartis entre les Etats membres pour soutenir leurs économies.

Selon le rapport du GIEC d’avril 2022, les niveaux actuels d’investissement dans tous les secteurs et dans toutes les régions sont de trois à six fois inférieurs à ce qu’il faudrait entre 2020 et 2030 pour limiter le réchauffement à + 1,5 °C ou même + 2 °C. Va-t-on pouvoir mobiliser la finance privée et la finance publique autant que de besoin pour les augmenter au niveau nécessaire ? Le financement public a le défaut d’être lent à se déployer, le financement privé celui de privilégier la rentabilité et le court terme. Le problème est que les investissements à réaliser doivent être engagés au plus vite et que, en grande partie, ils ne seront pas assez rentables ou le deviendront à un horizon long. Se pencher sur la problématique de leur financement permet de comprendre pourquoi la transition écologique avance si peu et invite à se tourner vers des solutions innovantes.

Prenons le cas de la rénovation thermique des bâtiments. D’abord, ce sont des investissements indispensables. Ils constituent d’ailleurs un axe prioritaire du volet transition écologique du plan de relance européen. Le secteur du bâtiment compte à lui seul pour 40 % de la consommation d’énergie en Europe et pour 36 % des émissions de gaz à effet de serre (20 % en France). Les trois quarts du parc immobilier européen ont un faible niveau d’efficacité énergétique. Sans une décarbonation active de ce secteur et une amélioration drastique de sa performance énergétique, les objectifs que se sont fixés les pays de l’Union européenne (UE) de réduire de 55 % les émissions de gaz à effets de serre d’ici à 2030 et d’atteindre la neutralité climatique à l’horizon 2050 ne seront pas tenus. Une directive européenne, adoptée en 2010, modifiée une première fois en 2018 et revue actuellement, vise à améliorer la performance énergétique des bâtiments et à accélérer leur rénovation.

Ensuite, ce sont des investissements massifs. Dans sa stratégie « Renovation Wave », la Commission européenne estime à 275 milliards d’euros par an d’ici à 2030 le montant des investissements supplémentaires à réaliser dans la rénovation des bâtiments dans l’UE, soit un total de 3 500 milliards d’euros.

Financement par la Libye : Sarkozy bientôt mis en examen

Financement par la Libye : Sarkozy bientôt mis en examen

Sarkozy devrait être mis en examen très prochainement à propos du financement de sa campagne par Kadhafi. Une affaire politico financière qui traîne depuis plus de 15 ans.

rappel par wikipédia

L’affaire Sarkozy-Kadhafi (ou affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007) est une affaire politico-financière internationale rendue publique par le journal d’investigation en ligne Mediapart, le 12 mars et le 28 avril 2012, avec notamment la diffusion de deux documents laissant supposer l’existence d’un versement de 50 millions d’euros à des fins de financement de la campagne présidentielle française de Nicolas Sarkozy en 2007 de la part du régime libyen de Mouammar Kadhafi. Le montant officiel de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 était de 20 millions d’eurosNote 1.

Un accord « sur le montant et les modes de versement » aurait été préparé en 2005 et validé en 2006 par Brice Hortefeux, ministre français délégué aux collectivités locales, en présence de l’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine, qui avait introduit en Libye dès 2005 les proches du ministre français de l’Intérieur, dont Claude Guéant et Nicolas Sarkozy lui-même. Béchir Salah, alors à la tête du Libyan African Portfolio (LAP), fonds d’investissement financier du régime libyen, aurait été chargé de superviser les paiements. Ziad Takieddine aurait par ailleurs secrètement conseillé Claude Guéant jusqu’à la veille de la guerre en Libye.

La divulgation de ces documents a mis en lumière le cas de Béchir Salah, ex-trésorier de Mouammar Kadhafi, recherché par Interpol, vivant protégé sur le territoire français depuis la révolution libyenne (qui a entraîné la chute du régime) et prenant la fuite en mai 2012.

En mars 2014, l’affaire Bismuth éclate : des écoutes judiciaires effectuées révèlent la tenue de conversations entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog sur des téléphones mobiles enregistrés sous de faux noms, dans l’espoir de déjouer la surveillance de la police. Ils sont tous deux soupçonnés d’avoir corrompu un magistrat de la Cour de Cassation pour être informés de l’avancement des affaires judiciaires concernant Sarkozy. Les trois prévenus sont condamnés en 2021 en première instance, pour violation du secret de l’instruction, corruption et trafic d’influence. Ils interjettent appel de ce jugement.

En 2015, Claude Guéant, le directeur de la campagne présidentielle de Sarkozy en 2007, est mis en examen pour « blanchiment de fraude fiscale en bande organisée ».

En juin 2016, la justice confirme l’authenticité du document qui fait mention d’un accord de principe de 50 millions d’euros de Kadhafi pour la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, et prononce un non-lieu concernant la plainte de Sarkozy qui accusait Mediapart de faux et usage de faux. En revanche, la justice déclare que ce document n’établit pas que la transaction a bien eu lieu, ce qui doit être déterminé par l’enquête.

En 2016, Ziad Takieddine est mis en examen pour complicité de trafic d’influence et de corruption d’agent public par une autorité publique étrangère. Il est en cavale au Liban depuis sa condamnation en juin 2020 dans l’affaire de Karachi à 5 ans de prison ferme.

En mars 2018, Nicolas Sarkozy est mis en examen pour corruption passive, recel de détournement de fonds publics (libyens) et financement illégal de campagne électorale. En mai, Éric Woerth, trésorier de la campagne présidentielle de 2007, est mis en examen pour « complicité de financement illégal de campagne électorale ». En septembre, Claude Guéant est mis en examen pour de nouvelles charges : corruption passive, complicité et recel de ce délit, recel de détournements de fonds publics et également pour « complicité de financement illégal de campagne électorale ».

Début 2020, Alexandre Djouhri, est mis en examen pour notamment blanchiment de fraude fiscale en bande organisée et corruption active.

En 2020, Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, Brice Hortefeux et Thierry Gaubert sont mis en examen pour association de malfaiteurs en vue de la préparation de ces délits.

Centrales nucléaires EPR: on cherche financement !

Centrales nucléaires EPR: on cherche financement !

Il faudra sans doute attendre encore plus d’un an pour préciser les modalités de financement des nouvelles centrales annoncées. Un projet qui concerne dans un premier temps sixr EPR pour un montant de l’ordre de 80 milliards, coût du financement compris, et plus tard de huit autres d’un montant de 100 milliards.

Pourtant, il n’y a pas 36 solutions. L’État compte tenu de son déficit budgétaire et de sa dette abyssale ne peut évidemment financer directement ces centrales. Du coup, ne reste que l’hypothèse d’un emprunt par EDF garanti par l’État autant que par les recettes de l’incontournable augmentation de l’électricité dans les prix devraient doubler en dix ans.

C’est précisément pourquoi EDF a été récemment entièrement nationalisé. On peut se demander les raisons de l’attentisme du gouvernement à cet égard alors que la politique énergétique est un élément stratégique pour la compétitivité et la décarbonation.

Financement de la transition écologique : Bruno Le Maire refuse de faire payer les riches

Financement de la transition écologique : Bruno Le Maire refuse de faire payer les riches

Comme le ministre de l’économie se refuse à solliciter les riches pour le financement de la transition climatique, il propose de transférer la charge estimée à environ 70 milliards par an sur les détenteurs de plans d’épargne-logement et de livret de développement durable et solidaire. Une sorte de transfert de charges du financement public sur le financement privé.

Renvoyant de nouveau l’ISF vert dans ses buts, le qualifiant de « solution de facilité », Bruno Le Maire a fait savoir, lors d’une conférence de presse téléphonique, sa volonté de mobiliser massivement l’épargne privée, à savoir près de 150 milliards d’euros par an. Ce montant représente 5% des 3.200 milliards d’épargne de long-terme, plus ou moins bloquée, comme l’assurance-vie, à ne pas confondre avec 5.800 milliards qui comprennent les dépôts.

Il n’a, en revanche, jamais été question du financement des nouveaux réacteurs nucléaires, alors qu’il s’agit d’un enjeu stratégique du point de vue énergétique et écologique. Le besoin de financement pour les six premiers EPR tourne autour de 80 milliards auxquels faudra ajouter encore 100 milliards de plus pour les huit autres prévues. Conclusion pour la transaction écologique, on avance vraiment à petits pas.

« France ruralités » : Un manque d’ambition et de financement

« France ruralités » : Un manque d’ambition et de financement

Le nouveau plan « France ruralités », présenté le 15 juin 2023 par la Première ministre, s’appuiera sur quatre axes pour une « équité territoriale ». Toutefois ce plan manque d’ambition et de financement. Le gouvernement doit soutenir un vrai fonds d’investissement citoyen et la création d’1 million d’emplois. Par Gabriel Gaspard, Chef d’entreprise à la retraite, spécialiste en économie financière.(Dans la Tribune.)

Avant la suppression de la taxe d’habitations, les dotations de l’État et de l’ensemble des organismes publics représentaient environ 30% des ressources globales d’une collectivité. Après la suppression de la taxe d’habitation, 18,5 milliards d’euros gérés directement par les communes passeront dans la main de l’État. La suppression totale de la taxe d’habitation en 2020 et son financement direct par l’État est une première étape vers la monopolisation du budget des communes.

Or la crise des Gilets Jaunes a posé directement la question de la décentralisation et de son évolution, une approche de démocratie locale contraire à la nationalisation budgétaire.

La crise des Gilets Jaunes a aussi mis en évidence la fracture territoriale qui opposait les centres urbains aux espaces ruraux désertés par les services publics.

La restructuration des bureaux de poste, la disparition des maternités, la fermeture des classes ou des écoles ont produit des surcoûts en temps et en argent pesant sur toutes les catégories populaires ou modestes observant avec colère leur déclassement social.

La suppression de la taxe d’habitation redonne 18,5 milliards d’euros de pouvoir d’achat aux Français. Cette taxe supprimée n’a pas été remplacée par une autre taxe. En guise de compensation, le gouvernement a instauré le transfert de la part de la taxe foncière sur les propriétés bâties perçue par les départements vers les communes. Alors quelle est la solution pour développer les budgets des communes pour répondre au déclassement social, sans reprendre du pouvoir d’achat aux Français et sans remettre en question la trajectoire budgétaire de la France.

Pour soutenir les territoires, la Première ministre a annoncé, le 15 juin 2023, le lancement du Plan France ruralités visant à soutenir les territoires ruraux, articulé autour de quatre axes : un début d’idées mais des financements encore modestes.

Les 4 axes du nouveau plan : accompagner les villages dans la conception de leurs projets, financer leur contribution à la transition écologique, apporter des solutions aux besoins du quotidien en matière de logement, de mobilités ou encore de sécurité, renforcer leur attractivité économique en pérennisant les Zones de Revitalisation Rurale (ZRR) et attirer des professionnels de santé et des services à la personne.

Un coup d’épée dans l’eau : en termes d’investissement ce plan se traduit par une revalorisation de la dotation biodiversité de 42 millions à 100 millions d’euros ; la création d’un fonds de 30 millions d’euros par an sur trois ans pour permettre le développer des mécanismes de transports alternatifs dans des zones où le transport individuel est priorisé ; création d’un fonds de 2 millions d’euros pour valoriser les lieux de convivialité innovants ; création d’un fonds de 3 millions d’euros pour amorcer les projets locaux d’économie sociale et solidaire (ESS) ; création de 2 000 maisons de santé avec un accompagnement de 15 millions d’euros par an sur 3 ans, etc.

Un nouveau jour pour les zones rurales

Délaissées, elles pâtissent de manque d’emplois, de pénurie de compétences, d’un manque de connectivité et d’un sous-investissement dans les infrastructures, notamment numériques, ainsi que dans les services essentiels. En l’absence de politiques et de financements solides elles sont confrontées à l’exode des jeunes, et une radicalisation des comportements. Il faut investir dans les politiques sociales et économiques . Il faut créer des emplois pour le climat dans les secteurs des énergies renouvelables, de la bioéconomie, de l’économie circulaire, de l’économie des séniors et de l’écotourisme, etc.

Il faut créer un fonds de décentralisation rural FDR de 80 milliards d’euros sur 10 ans, qui donnera un million d’emplois dans les communes de moins de 9000 habitants (34 449 communes) soit en moyenne 29 emplois dans 96% des communes. Explications.

Le FDR servira à l’installation de nouveaux projets made in France (industrie de transformation et de recyclage), à la création de centre de vie inter communaux de rassemblement rural (centre de santé, Café-tabac-journaux, supérette, centre d’urgence mobilité hôpital, avec une maison de service proposée par le Président (un mini centre administratif) etc.).Ces services établiront un rééquilibrage des territoires par l’installation d’activités économiques accompagnées par l’ensemble des élus locaux, les associations et le gouvernement dans un cadre d’un pacte territorial. Le FDR servira aussi à développer la rénovation des logements insalubres dans les zones à fortes demandes en priorité. La conjugaison des axes doit rendre les territoires attractifs, y compris pour l’enracinement des retraités et l’implantation des entreprises.

Quelle est la route à suivre :

Enrichir le Livret de développement durable et solidaire (total encours à 141,2 milliards à fin avril 2023). Les Français adorent le Livret A et le LDDS parce qu’ils sont disponibles, sécurisés et offrent un rendement défiscalisé. Aujourd’hui à 3%, ce taux pourrait grimper à 4% en août 2023 ;
augmenter le plafond LDDS à 22 950 euros comme le Livret A au lieu de 12 000 euros ;
étendre l’objet du LDDS (rénovation énergétique des bâtiment) au Fonds de décentralisation rural. Conséquence : une augmentation des placements des Français sur le LDDS estimée à 8 milliards d’euros par an (6,26 milliards d’euros en 2022).

Un milliard d’euros investi par an créerait entre 8 000 et 20 000 emplois

Plusieurs analyses déterminent le coût de création d’un emploi comme un million d’emplois pour le climat, le coût de création d’un emploi en start-up, 1 milliard d’euros investi en Ingénierie et construction, ou Investir dans des infrastructures bas-carbone en France. Dans notre analyse un coût de 12 000 euros a été retenu. C’est mieux que le plan « Choose France » qui investit 13 milliards pour la création de 8 000 emplois par 200 grands patrons de multinationales étrangères

L’effet multiplicateur de l’investissement

La hausse de l’investissement se traduit par une hausse de l’activité, une hausse de l’emploi, une augmentation du revenu des ménages dans les zones rurales, une hausse de la consommation. Les citadins pourront faire facilement le retour à la compagne.

Quelle sera la réaction des élus en matière d’investissement ?

Avec cette nouvelle doctrine le premier réflexe des communes sera de développer les investissements qu’elles n’arrivaient plus à financer. La cour des comptes dans son rapport annuel public de 2023 confirme que le mode de financement des collectivités locales est de plus en plus inadapté :
« Le mode de financement des collectivités locales, la part de leurs ressources propres et celles des ressources qui leur sont affectées, leur participation à l’effort national de maîtrise des dépenses publiques, les leviers à disposition des décideurs locaux, sont autant de sujets qui ont émaillé en permanence le débat sur la décentralisation depuis 1982 ».

Pays pauvres: Quels mécanismes de financement internationaux  ?

Pays pauvres: Quels mécanismes de financement internationaux  ?

par
Ajay Mathur

Directeur général de l’Alliance solaire internationale

En marge du Sommet de Paris pour un nouveau pacte financier mondial, Ajay Mathur, dirigeant de l’Alliance solaire internationale, plaide dans une tribune au « Monde » pour orienter l’aide multilatérale vers la réduction des risques pour les investisseurs privés.

L’économie de l’énergie solaire a connu une véritable révolution au cours de la dernière décennie. En 2010, le monde comptait 44 gigawatts (GW) de capacité solaire photovoltaïque installée. Aujourd’hui, ce sont près de 942 GW qui sont déployés sur la planète, soit une augmentation de plus de 2 000 % en un peu plus de dix ans.

Portés par la chute spectaculaire du prix des technologies et par les besoins de nouvelles capacités de production d’électricité décarbonée pour lutter contre le changement climatique, les investissements dans le solaire devraient cette année, pour la première fois de l’histoire, dépasser ceux mis en œuvre dans les énergies fossiles, à raison d’un peu plus d’un milliard de dollars (environ 916 millions d’euros) par jour en moyenne, selon un rapport récent de l’Agence internationale de l’énergie.

Mais dans les pays émergents, les forces du marché ne peuvent faire baisser le coût des énergies renouvelables que jusqu’à un certain point. Nous avons donc impérativement besoin de mécanismes de financement internationaux innovants pour accélérer les installations dans les pays du Sud et contribuer à alimenter le monde en énergie propre et durable.

Davantage de capitaux commerciaux doivent être investis dans des projets d’énergies renouvelables dans les pays du Sud. Ces projets sont intensifs en capitaux et leurs développeurs doivent, dans les pays émergents, souvent composer avec des taux d’intérêt élevés, car les prêteurs perçoivent plus de risques dans ces régions que dans les pays plus riches.

Ces risques reflètent des facteurs tels que l’incertitude quant au respect des accords d’achat d’électricité, ou encore des troubles politiques ou sociaux. Pour amplifier les déploiements des projets d’énergies renouvelables dans le Sud, il est absolument fondamental de réduire le risque perçu et donc le coût du capital.

C’est en Afrique que l’on observe le plus grand décalage entre les investissements nécessaires et la réalité du déploiement des énergies renouvelables. Le continent devra doubler sa capacité de production pour atteindre 497 GW d’ici à 2030 afin de répondre à la demande croissante d’énergie. L’Afrique aura besoin de 70 milliards de dollars d’investissements dans le seul secteur solaire au cours des cinq à sept prochaines années.

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