Archive pour le Tag 'Financement'

Enquête sur le financement de Partis politiques par de grandes firmes financières ou par des pays étrangers

Enquête sur le financement de Partis politiques par de grandes firmes financières ou par des pays étrangers

 

Des  députés de Renaissance veulent une enquête sur d’éventuels financements russes au sein de partis français. Parallèlement, le parti de Marine Lepen demande une enquête sur les liens entre les géants américains et le parti du pouvoir en France

Pour la majorité il s’agit de « savoir si des partis politiques avaient bénéficié de financements russes » et ils ont notamment pointé « des prises de position en faveur de la Russie de plusieurs dirigeants politiques français de premier plan ». D’après ces  députés, « la gravité des faits » impose une enquête. Une autre de leurs accusations porte sur « des prêts contractés pour financer des campagnes électorales et dont les sommes sont toujours dues bien des années plus tard ». Ils visent ici le Rassemblement national .

Le parti de Marine Le Pen avait de son côté annoncé ce vendredi qu’il allait bientôt déposer une résolution afin de créer une commission d’enquête à l’Assemblée qui aurait pour rôle d’éluder les rapports de la majorité avec différentes puissances étrangères. Ils espèrent que cette commission pourra « préciser la nature des liens entre certains élus de la majorité présidentielle et le Qatar » et « enquêter sur ce qui s’apparente à une véritable coproduction législative entre le parti présidentiel et les géants américains Amazon, Microsoft, Google ou encore Uber ». De possibles liens entre la Chine et la majorité sont aussi évoqués par le Rassemblement national.

Quel modèle de financement des études de l’enseignement supérieur

 

Quel modèle de financement des études de l’enseignement supérieur

 

 

La crise sanitaire que nous venons de traverser amène à nous interroger collectivement sur le modèle de financement des études. Les jeunes les plus précaires, notamment ceux qui doivent travailler en parallèle de leurs études pour les financer, sont ceux qui ont potentiellement été les plus touchés par la crise sanitaire.  Par Léonard Moulin, Institut National d’Études Démographiques (INED).

Cette situation concerne un nombre important d’étudiants, puisqu’en France 23 % des étudiants exercent une activité rémunérée pendant l’année universitaire sans aucun lien avec leurs études (calculs réalisés à partir de l’étude publiée par l’Observatoire de la vie étudiante en 2020).

À rebours du modèle français dans lequel les étudiants ne payent pas de frais d’inscription – mais ne sont pas non plus aidés financièrement à hauteur du coût de leurs études par l’État – existent deux autres modèles de financement des études. D’un côté, nous trouvons le modèle libéral, qui caractérise les pays anglo-saxons (États-Unis, Angleterre, Australie, etc.) dans lequel les étudiants doivent s’acquitter de frais d’inscription importants, où ils peuvent s’endetter pour financer leurs études et dans lequel il existe à la fois des bourses sur critères sociaux et académiques. De l’autre côté, nous trouvons le modèle social-démocrate dans lequel les étudiants ne payent pas de frais d’inscription et reçoivent des allocations pour financer leurs études.

Dans ces deux modèles de financement de l’enseignement supérieur, libéral et social-démocrate, les taux d’accès et de réussite dans le supérieur sont relativement plus élevés que dans les pays du modèle dit conservateur, caractérisant notamment la France. La part des dépenses consacrée à l’enseignement supérieur y est également plus importante (mesurée en pourcentage du PIB, dépenses publiques et privées confondues).

Se retrouvant pris entre deux modèles antagonistes, l’un reposant sur le financement collectif et la solidarité intergénérationnelle – via notamment l’impôt sur le revenu – et l’autre sur les contributions individuelles des étudiants – via notamment le recours au crédit – le modèle français ne parvient pas à garantir des chances d’accès et de réussite des étudiants similaires à ceux des pays du nord de l’Europe.

Si la France a récemment fait le choix d’instaurer des frais d’inscription dans plusieurs établissements et filières sélectives, ainsi que pour les étudiants extra-communautaires, il est possible de prendre exemple sur ce qui se fait dans les pays scandinaves pour mettre en place un modèle de financement de l’enseignement supérieur par répartition – par analogie avec le système des retraites et par opposition à un système par capitalisation.

Un tel choix de société a justement été fait il y a plusieurs décennies au Danemark. Jusqu’au début des années 1960, le financement des parcours de formation était réservé aux étudiants méritants et issus d’une catégorie sociale défavorisée, celui-ci étant alors composé de bourses et de prêts d’une somme modeste. Le système a connu un premier bouleversement en 1970 avec la création d’une agence nationale chargée des bourses et des prêts.

Dans les années 1980, à la suite de la suppression des prêts subventionnés en 1975 (qui furent par la suite réintroduits en 1982), les dettes des étudiants ainsi que la durée des études ont augmenté sensiblement. Pour réduire l’échec à l’université et l’ensemble des problèmes lié à l’augmentation de la dette, le gouvernement décide, en 1988, de mettre en place un système de bourses universelles. Celles-ci sont assorties de conditions de réussite.

À partir de 1993, le montant de l’allocation dépend des conditions de vie de l’étudiant mais est indépendant du revenu des parents. Ce système est combiné à des prêts subventionnés par l’État et à la suppression des prêts bancaires. Bien que ce système ait ensuite connu de nombreuses réformes, sa philosophie est restée inchangée.

Si le revenu des étudiants n’excède pas 1820 euros, ceux-ci perçoivent une bourse (versée durant 12 mois) d’un montant allant de 130 à 362 euros par mois s’ils vivent chez leurs parents et de 840 euros s’ils ne vivent plus chez leurs parents (les chiffres sont issus de Eurydice - 2021). Des compléments sont octroyés aux étudiants qui deviennent parents, à ceux qui sont parents célibataires ou à ceux qui sont en situation de handicap.

Historiquement, le calcul de l’allocation délivrée aux étudiants s’est fait sur la base du budget réel des étudiants en tenant compte des besoins des étudiants dans de nombreux domaines (logements, nourriture, vêtement, assurances, sport, téléphone, etc.).

Pour preuve, pendant la crise sanitaire, les étudiants ont eu le droit à un complément de bourse d’un montant de 130 euros versé en octobre 2020. De plus, les étudiants bénéficient de nombreuses réductions dans les transports publics, pour la culture, pour les dépenses de santé et d’assurance, de déductions d’impôts, de places en résidences universitaires, etc.

Un tel système permet alors aux étudiants de se consacrer pleinement à leurs études, sans avoir besoin de travailler à côté de leurs études pour les payer. Le financement de l’enseignement supérieur au Danemark permet aux étudiants de trouver leur voie en privilégiant l’autonomie et l’égalité des chances. Il permet aux jeunes de mieux se projeter dans leur avenir.

À l’opposé d’une logique en termes d’investissement individuel entraînant des retombées monétaires, l’éducation est vue dans ce pays comme un investissement qui bénéficie à la société dans son ensemble et dont les retombées sont non seulement individuelles, mais avant tout collectives. Les étudiants eux-mêmes participent à ce financement collectif dans la mesure où leurs bourses sont sujettes à imposition.

Un tel système est-il transposable en France ? Tout d’abord, il ne faut pas perdre de vue que les caractéristiques démographiques des deux pays ne sont pas les mêmes, le Danemark comptant moins de 310 000 étudiants en 2019, quand la France en comptait plus de 2 685 000. Nous avons étudié la faisabilité d’un tel modèle dans le cas français en termes financiers. Si le coût que cela représenterait pour les finances publiques est important (24 milliards d’euros par an), il relève avant tout d’un choix de société.

Néanmoins, il est important de garder en tête que les caractéristiques des systèmes d’enseignement supérieur des deux pays sont différentes. D’une part, il existe au Danemark une sélection à l’entrée à l’université. Et, d’autre part, la bourse est délivrée sous conditions de réussite. Ces deux garde-fous sont à ne pas omettre si l’on souhaite importer dans le débat public français l’idée d’une allocation d’études pour les étudiants.

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Par Léonard Moulin, Research fellow, Institut National d’Études Démographiques (INED)

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Inquiétudes sur le financement de l’économie (AMF)

Inquiétudes sur le financement de l’économie (AMF)

La dégradation de la conjoncture économique, l’inflation et la fin des politiques accommodantes des Banques centrales sont susceptibles d’amplifier les risques financiers d’après l’autorité des marchés financiers (AMF).

En clair les entreprises pourraient éprouver des difficultés à trouver les financements nécessaires

L’AMF se déclare notamment inquiète sur la capacité des marchés à continuer de financer l’économie. Le compartiment high yield  ( Obligation à fort rendement mais à haut risque) est quasiment fermé depuis le début de l’année et les introductions en Bourse ont chuté de moitié en valeur (et de 40% en nombre). Et quant au capital-investissement, il est à craindre, selon l’AMF, que le marché se dégrade fortement en 2022. Le message de l’Autorité semble se répéter, année après année, sur « la difficulté d’orienter l’épargne vers des produits en capital ».

S’ajoute à cela le financement de la transition énergétique, dont les besoins à l’échelle mondial sont estimés par le GIEC à quelque 1.000 milliards de dollars par an. « La rentabilité des investissements verts va être plus difficile à atteindre dans un environnement inflationniste », prévient Benoît de Juvigny. D’autant qu’un vrai changement est à attendre avec la mise en place d’un nouveau standard européen d’ici un ou deux ans pour mieux encadrer les « obligations vertes ».

Financement public : un besoin d’au moins 50 milliards supplémentaires par an

Financement public : un besoin d’au moins 50 milliards supplémentaires par an 

 

L’économiste Jean Pisani-Ferry  estime, dans sa chronique, à environ 50 milliards d’euros par an les besoins supplémentaires de financement public pour les secteurs de l’éducation, de la santé, de la transition écologique, de la défense…( Le Monde)

 

C’est en vain qu’on chercherait les mots « dette » ou « déficit » dans le programme présidentiel d’Emmanuel Macron. Pendant la campagne, la question des finances publiques n’a pas été posée (sauf, avec le succès que l’on sait, par Valérie Pécresse). Il est temps d’y venir.

Le problème n’est pas l’imminence de la menace. Les récentes prévisions de la Commission européenne estiment une baisse de 5 points du ratio de dette entre 2020 et 2023. Et si les taux ont un peu remonté, ils restent très faibles en termes réels. On doit certes envisager la possibilité d’une vraie récession, et on peut imaginer un retour de l’inquiétude sur les marchés, par exemple en cas de tensions politiques en Italie. Mais, fondamentalement, ce n’est pas cela qui doit nous alarmer.

Le problème n’est pas non plus que le gouvernement mobilise les finances publiques dans la lutte contre l’inflation. Pour hétérodoxes qu’ils soient, tarifs régulés, baisses de TVA et subventions ciblées sont des réponses utiles qui permettent de préserver le pouvoir d’achat et de contenir la montée des anticipations d’inflation. La France a payé plus cher que cela pour restaurer sa compétitivité.

Le problème n’est pas, enfin, le pari sur le plein-emploi. Comme l’a écrit Patrick Artus dans ces colonnes, il est grand temps de cesser de prendre pour une fatalité ce qui, chez nombre de nos voisins, ne l’est plus depuis des lustres. Le sous-emploi de masse est une calamité économique et sociale à laquelle nous nous sommes trop longtemps résignés et dont les effets sont massifs. Imagine-t-on, par exemple, qu’en 2019 la dépense budgétaire pour l’emploi (indemnisation, formation, allégements, incitations) s’est élevée à 144 milliards contre 128 milliards pour l’éducation (de l’école primaire au doctorat) ? En mettant 20 milliards de plus sur l’éducation, de combien améliorerait-on, à terme, la performance sur l’emploi ?

La bonne stratégie budgétaire n’est ainsi pas de mettre la cape parce que le temps s’assombrit. Elle est d’investir à bon escient pour corriger nos travers et relever le niveau d’activité. Mais cela ne doit pas empêcher de compter. Et c’est là que le bât blesse.

Dans les vingt prochaines années, la France va devoir dépenser nettement plus pour l’éducation. Plus que les tests PISA, un peu abstraits, les reportages sur la difficulté à recruter des enseignants ou la surprise des enfants ukrainiens face au médiocre niveau mathématique de nos écoles ont souligné l’ampleur de notre retard. Quant à l’université et à la recherche publique, elles sont sinistrées. Combien faudra-t-il ? Certainement plus de 10 milliards par an.

Planification et financement

Planification et financement

Eric Monnet, directeur d’étude à l’EHESS et professeur à l’Ecole d’économie de Paris s’est penché sur le rôle des banques centrales dans la politique économique générale. Un thème d’actualité alors qu’il faut investir massivement dans la transition écologique.

 

Eric Monnet est le lauréat du Prix du meilleur jeune économiste 2022, remis par Le Monde et le Cercle des économistes. Il revient sur ce qui motive son goût pour la recherche économique et évoque ses thèmes de prédilection.

Vous avez étudié l’engagement de l’Etat dans les politiques de crédit et de financement de la reconstruction d’après-guerre, à la fin des années 1940 jusque dans les années 1970. Qu’en avez-vous tiré pour l’étude de l’économie actuelle ?

Cela m’a permis de montrer l’importance, à l’époque, de l’implication des banques centrales dans la politique économique générale, à la fois pour contrôler l’inflation et pour favoriser le crédit. Il était important de remettre en lumière ce rôle « oublié », dans les années 1980, dans la mesure où il réapparaît avec ce que l’on appelle, depuis dix ans, les « politiques non conventionnelles » des banques centrales, qui ont volé au secours du crédit des Etats, mais aussi des agents économiques, à coups de rachats massifs de titres et de prêts ciblés.

 

Les historiens et les économistes, lorsqu’ils étudient le rôle du Plan durant les « trente glorieuses » (1945-1975), insistent sur la planification industrielle et négligent le versant financier de cette planification. Car la reconstruction de la France n’a été financée ni par les banques privées (elles finançaient principalement le crédit commercial) ni par les budgets publics, mais surtout par de grandes institutions financières publiques – Caisse des dépôts, Crédit national, Crédit foncier –, dont les conseils d’administration rassemblaient des banquiers, des représentants des grandes entreprises et de l’Etat.

L’action de ces institutions, chapeautées par le Conseil national du crédit, où étaient aussi représentés les syndicats, était coordonnée par la Banque de France. Les dollars du plan Marshall furent ainsi distribués aux entreprises françaises par le Crédit national. Aujourd’hui, la planification écologique ne pourra se construire sans repenser les circuits publics de financement à long terme et leur contrôle démocratique.

Vous avez aussi étudié la crise bancaire en France pendant la Grande Dépression des années 1930, une histoire elle aussi oubliée…

Oui, le récit habituel est que si, en Allemagne ou aux Etats-Unis, la grande crise avait d’abord frappé les banques, elle avait épargné les banques françaises. C’est du moins ce qu’ont voulu faire croire les plus grandes d’entre elles, qui ont en effet survécu, pour vanter ce qui serait une « spécificité » du modèle financier français – un discours qu’elles ont également tenu lors du krach de 2008.

Présidentielle-Programme électoral Macron : la continuité sans le changement …et sans financement

Présidentielle-Programme électoral Macron :   la continuité sans le  changement …et sans financement 

 

 

Finie sans doute la disruption pour Macron qui revient aux bonnes vieilles recettes des élections passées avec un très long catalogue de mesures qui ressemblent un peu au catalogue de La Redoute. Certaines paraissent de bon sens, d’autres contradictoires, d’autres théoriques et elles ont toutes en commun de n’avoir pas le financement nécessaire.

 

Le programme de Macron c’est une sorte de synthèse des idées avancées,à gauche, à droite voire aux extrêmes qui additionne le tout et accommode l’ensemble à la sauce macronienne du « en même temps ».

D’une façon générale , il manque surtout un souffle et une vision d’avenir. Surtout en cette période de bouleversements de l’environnement géostratégique et d’éventuelles menaces d’une troisième guerre mondiale. Une perspective qui est ajoutée à celle des préoccupations environnementales devrait inciter à un vaste plan de relocalisation industrielle et agricole afin de réduire la dépendance française dont il faut rappeler le triste résultat de la balance commerciale.Une perspective qui devrait aussi remettre en débat le rôle et les moyens de l’armée (Macron prévoit simplement quelques réservistes plus en plus; face aux chars russes par exemple cela risque d’être un peu insuffisant !).

Notamment n’ont pas été abordées dans ce catalogue d’une part la question de la dette, d’autre part et la compétitivité économique.

En outre et surtout ce plan n’est pas financé. D’après des calculs de coin de table, il coûterait d’après le candidat de l’ordre de 50 milliards par an dont l’essentiel doit être financé par la croissance. Justement quelle croissance avec une si faible compétitivité ?

Le président candidat a pris la précaution de ne pas indiquer de scénario de croissance.

« Le président sortant veut financer ce programme grâce à la croissance, qui permettra selon lui de dégager 15 milliards d’euros par an, la réforme des retraites et la réforme de l’assurance-chômage, auxquelles Emmanuel Macron veut ajouter 15 milliards d’euros d’économies sur les coûts de fonctionnement des collectivités locales. »

Le problème c’est que la réforme des retraites ne permettra de réelles économies qu’à très long terme. A court et moyen terme ,il y aura  en effet des transferts de dépenses sociales d’une part sur la sécurité sociale, d’autre part sur le régime d’assurance chômage. Quant à la réduction des coûts de fonctionnement des collectivités locales, le président hypothèque des responsabilités qui ne sont pas les siennes. Notons que dans le même temps , Macron fait pratiquement l’impasse sur la réforme de l’État et ses dépenses.

Bref, un programme à la française qui arrose un peu tous les sujets mais sans réelles priorités adaptées aux enjeux stratégiques et surtout sans le financement.

Politique- Programme Macron: la continuité sans le changement …et sans financement

Politique- Programme Macron: la continuité sans le  changement …et sans financement 

 

 

Finie sans doute la disruption pour Macron qui revient aux bonnes vieilles recettes des élections passées avec un très long catalogue de mesures qui ressemblent un peu au catalogue de La Redoute. Certaines paraissent de bon sens, d’autres contradictoires, d’autres théoriques et elles ont toutes en commun de n’avoir pas le financement nécessaire.

 

Le programme de Macron c’est une sorte de synthèse des idées avancées,à gauche, à droite voire aux extrêmes qui additionne le tout et accommode l’ensemble à la sauce macronienne du « en même temps ».

D’une façon générale , il manque surtout un souffle et une vision d’avenir. Surtout en cette période de bouleversements de l’environnement géostratégique et d’éventuelles menaces d’une troisième guerre mondiale. Une perspective qui est ajoutée à celle des préoccupations environnementales devrait inciter à un vaste plan de relocalisation industrielle et agricole afin de réduire la dépendance française dont il faut rappeler le triste résultat de la balance commerciale.Une perspective qui devrait aussi remettre en débat le rôle et les moyens de l’armée (Macron prévoit simplement quelques réservistes plus en plus; face aux chars russes par exemple cela risque d’être un peu insuffisant !).

Notamment n’ont pas été abordées dans ce catalogue d’une part la question de la dette, d’autre part et la compétitivité économique.

En outre et surtout ce plan n’est pas financé. D’après des calculs de coin de table, il coûterait d’après le candidat de l’ordre de 50 milliards par an dont l’essentiel doit être financé par la croissance. Justement quelle croissance avec une si faible compétitivité ?

Le président candidat a pris la précaution de ne pas indiquer de scénario de croissance.

« Le président sortant veut financer ce programme grâce à la croissance, qui permettra selon lui de dégager 15 milliards d’euros par an, la réforme des retraites et la réforme de l’assurance-chômage, auxquelles Emmanuel Macron veut ajouter 15 milliards d’euros d’économies sur les coûts de fonctionnement des collectivités locales. »

Le problème c’est que la réforme des retraites ne permettra de réelles économies qu’à très long terme. A court et moyen terme ,il y aura  en effet des transferts de dépenses sociales d’une part sur la sécurité sociale, d’autre part sur le régime d’assurance chômage. Quant à la réduction des coûts de fonctionnement des collectivités locales, le président hypothèque des responsabilités qui ne sont pas les siennes. Notons que dans le même temps , Macron fait pratiquement l’impasse sur la réforme de l’État et ses dépenses.

Bref, un programme à la française qui arrose un peu tous les sujets mais sans réelles priorités adaptées aux enjeux stratégiques et surtout sans le financement.

Présidentielle Programme Macron: la continuité sans le changement …et sans financement

Présidentielle Programme Macron: la continuité sans le  changement …et sans financement 

 

 

Finie sans doute la disruption pour Macron qui revient aux bonnes vieilles recettes des élections passées avec un très long catalogue de mesures qui ressemblent un peu au catalogue de La Redoute. Certaines paraissent de bon sens, d’autres contradictoires, d’autres théoriques et elles ont toutes en commun de n’avoir pas le financement nécessaire.

 

Le programme de Macron c’est une sorte de synthèse des idées avancées,à gauche, à droite voire aux extrêmes qui additionne le tout et accommode l’ensemble à la sauce macronienne du « en même temps ».

D’une façon générale , il manque surtout un souffle et une vision d’avenir. Surtout en cette période de bouleversements de l’environnement géostratégique et d’éventuelles menaces d’une troisième guerre mondiale. Une perspective qui est ajoutée à celle des préoccupations environnementales devrait inciter à un vaste plan de relocalisation industrielle et agricole afin de réduire la dépendance française dont il faut rappeler le triste résultat de la balance commerciale.Une perspective qui devrait aussi remettre en débat le rôle et les moyens de l’armée (Macron prévoit simplement quelques réservistes plus en plus; face aux chars russes par exemple cela risque d’être un peu insuffisant !).

Notamment n’ont pas été abordées dans ce catalogue d’une part la question de la dette, d’autre part et la compétitivité économique.

En outre et surtout ce plan n’est pas financé. D’après des calculs de coin de table, il coûterait d’après le candidat de l’ordre de 50 milliards par an dont l’essentiel doit être financé par la croissance. Justement quelle croissance avec une si faible compétitivité ?

Le président candidat a pris la précaution de ne pas indiquer de scénario de croissance.

« Le président sortant veut financer ce programme grâce à la croissance, qui permettra selon lui de dégager 15 milliards d’euros par an, la réforme des retraites et la réforme de l’assurance-chômage, auxquelles Emmanuel Macron veut ajouter 15 milliards d’euros d’économies sur les coûts de fonctionnement des collectivités locales. »

Le problème c’est que la réforme des retraites ne permettra de réelles économies qu’à très long terme. A court et moyen terme ,il y aura  en effet des transferts de dépenses sociales d’une part sur la sécurité sociale, d’autre part sur le régime d’assurance chômage. Quant à la réduction des coûts de fonctionnement des collectivités locales, le président hypothèque des responsabilités qui ne sont pas les siennes. Notons que dans le même temps , Macron fait pratiquement l’impasse sur la réforme de l’État et ses dépenses.

Bref, un programme à la française qui arrose un peu tous les sujets mais sans réelles priorités adaptées aux enjeux stratégiques et surtout sans le financement.

Programme Macron: la continuité sans le changement …et sans financement

Programme Macron: la continuité sans le  changement …et sans financement 

 

 

Finie sans doute la disruption pour Macron qui revient aux bonnes vieilles recettes des élections passées avec un très long catalogue de mesures qui ressemblent un peu au catalogue de La Redoute. Certaines paraissent de bon sens, d’autres contradictoires, d’autres théoriques et elles ont toutes en commun de n’avoir pas le financement nécessaire.

 

Le programme de Macron c’est une sorte de synthèse des idées avancées,à gauche, à droite voire aux extrêmes qui additionne le tout et accommode l’ensemble à la sauce macronienne du « en même temps ».

D’une façon générale , il manque surtout un souffle et une vision d’avenir. Surtout en cette période de bouleversements de l’environnement géostratégique et d’éventuelles menaces d’une troisième guerre mondiale. Une perspective qui est ajoutée à celle des préoccupations environnementales devrait inciter à un vaste plan de relocalisation industrielle et agricole afin de réduire la dépendance française dont il faut rappeler le triste résultat de la balance commerciale.Une perspective qui devrait aussi remettre en débat le rôle et les moyens de l’armée (Macron prévoit simplement quelques réservistes plus en plus; face aux chars russes par exemple cela risque d’être un peu insuffisant !).

Notamment n’ont pas été abordées dans ce catalogue d’une part la question de la dette, d’autre part et la compétitivité économique.

En outre et surtout ce plan n’est pas financé. D’après des calculs de coin de table, il coûterait d’après le candidat de l’ordre de 50 milliards par an dont l’essentiel doit être financé par la croissance. Justement quelle croissance avec une si faible compétitivité ?

Le président candidat a pris la précaution de ne pas indiquer de scénario de croissance.

« Le président sortant veut financer ce programme grâce à la croissance, qui permettra selon lui de dégager 15 milliards d’euros par an, la réforme des retraites et la réforme de l’assurance-chômage, auxquelles Emmanuel Macron veut ajouter 15 milliards d’euros d’économies sur les coûts de fonctionnement des collectivités locales. »

Le problème c’est que la réforme des retraites ne permettra de réelles économies qu’à très long terme. A court et moyen terme ,il y aura  en effet des transferts de dépenses sociales d’une part sur la sécurité sociale, d’autre part sur le régime d’assurance chômage. Quant à la réduction des coûts de fonctionnement des collectivités locales, le président hypothèque des responsabilités qui ne sont pas les siennes. Notons que dans le même temps , Macron fait pratiquement l’impasse sur la réforme de l’État et ses dépenses.

Bref, un programme à la française qui arrose un peu tous les sujets mais sans réelles priorités adaptées aux enjeux stratégiques et surtout sans le financement.

Grand âge : l’insuffisance du financement

 

Grand âge : l’insuffisance du financement

 

 

Un papier de Frédéric Cherbonnier ,  (professeur à Sciences Po Toulouse et chercheur à Toulouse School of Economics) ,  souligne dans le journal les Échos le manque de ressources suffisantes pour le grand âge.

Le niveau de la dépense publique consacré au grand âge reste faible en France, comparativement aux pays d’Europe du Nord. Consacrer plus d’argent public à ce secteur doit être un choix collectif qui mérite d’être débattu au plus vite, estime Frédéric Cherbonnier.Au vu de l’affaire Orpéa, il est naturel de se demander si leur performance boursière ne reflète pas la capacité du groupe à transformer les personnes âgées en « vaches à lait ». (iStock)

Le scandale des Ephad privés affecte le leader du secteur en France, Korian , après avoir touché le numéro un mondial, Orpéa. Pour autant, financer une partie de la dépendance en faisant appel au privé, quitte à offrir un rendement de l’ordre 6 % aux actionnaires, n’est pas choquant. Cela correspond au niveau normal de rémunération d’une action pour en compenser le risque. Mais l’évolution en Bourse d’un groupe tel qu’Orpéa a dépassé nettement celle du marché. En ne comptant que les plus-values, son rendement annuel moyen a excédé 20 % les quinze années qui ont suivi son introduction en Bourse en 2002 .

Au vu de l’actualité, il est naturel de se demander si cette performance boursière ne reflète pas la capacité du groupe à transformer les personnes âgées en ‘vaches à lait’, en leur soutirant plus de 5.000 euros par mois, officiellement pour payer les seuls frais d’hôtellerie et de restauration, et en ne consacrant que quelques euros à l’ensemble des repas d’une journée !

Nucléaire : quelle transparence et quel financement

Nucléaire : quelle transparence et quel financement 

 

Alors qu’Emmanuel Macron souhaite relancer un ambitieux programme nucléaire civil, des questions, tels la faisabilité technique, la sécurité, les délais ou les coûts, appellent des réponses précises estime papier du Monde.

Après des atermoiements, voire des décisions contradictoires, Emmanuel Macron fixe un nouveau cap à la politique énergétique de la France. A deux mois du premier tour de l’élection présidentielle, alors qu’il n’est pas encore candidat à sa réélection, le chef de l’Etat a donné, jeudi 10 février, son canevas pour atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, quitte à revenir sur certains objectifs définis dans le cadre de la dernière programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), décidée il y a moins de quatre ans.

Le président souhaite relancer un ambitieux programme nucléaire civil, qui comprend la construction de quatorze réacteurs de nouvelle génération et la prolongation de la durée de vie du parc existant au-delà de cinquante ans. Plus aucune fermeture n’est prévue, alors que douze étaient planifiées d’ici à 2035. Parallèlement, Emmanuel Macron dit viser une cinquantaine de parcs éoliens en mer et d’importants investissements dans le solaire.

A l’origine de cette volte-face, l’urgence climatique, qui divise l’opinion autant que les partis. La France doit sortir des énergies fossiles d’ici à trente ans, alors que celles-ci représentent aujourd’hui les deux tiers de notre consommation. Cette dépendance fragilise notre souveraineté, tout en faisant dépendre le pouvoir d’achat des Français des fluctuations des cours mondiaux des hydrocarbures. S’affranchir de cette situation implique de basculer vers une électrification massive des usages, qui doit elle-même entraîner une forte augmentation de la production d’électricité faiblement émettrice de CO2. La plupart des hypothèses publiées en octobre 2021 par RTE, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, montrent que cette transition doit reposer sur la sobriété énergétique, les énergies renouvelables et le nucléaire. Le constat fait désormais l’objet d’un large consensus. Emmanuel Macron a choisi le scénario nucléaire le plus ambitieux, aux antipodes des choix défendus par le candidat écologiste, Yannick Jadot. C’est un pari risqué.

La relance du nucléaire est d’abord un défi industriel pour une filière laissée en jachère pendant trop d’années. Faute d’un flux régulier de constructions de nouvelles centrales, les compétences se sont perdues. Les retards et les surcoûts rencontrés pour l’EPR de Flamanville illustrent cette perte de savoir-faire. Le reconstituer demandera du temps, aussi bien pour EDF que pour l’écosystème des sous-traitants.

Ce plan est également un défi financier. Le coût des six premiers EPR est évalué à 52 milliards d’euros. Ce chiffre demande à être confirmé de façon transparente. Surtout, cet investissement ne pourra pas être entièrement assumé par EDF. Fragilisé par l’état du parc de réacteurs, une dette importante et les demandes erratiques de l’Etat actionnaire, le chef de file du secteur doit être épaulé. « L’Etat jouera son rôle », promet l’Elysée. Lequel ? Avec quels moyens ? Enfin, quelles sont les marges de manœuvre vis-à-vis de la Commission européenne ?Quant aux promesses dans les énergies renouvelables, elles paraissent très ambitieuses, alors que la France est, à ce jour, le seul pays de l’Union européenne qui n’a pas tenu ses objectifs.

Faisabilité technique, sécurité, délais, coûts, futur prix de l’énergie : toutes ces questions appellent des réponses précises. Le cadre des échanges est fixé : la campagne présidentielle d’abord, puis la Commission nationale du débat public et enfin le Parlement. Chacune de ces étapes sera nécessaire pour éclairer les enjeux et les conditions d’une décision qui engage l’avenir énergétique du pays jusqu’à la fin du siècle.

Environnement et financement: Des taux d’intérêt bas nécessaires pour la transition énergétique (Patrick Artus)

Environnement et financement: Des taux d’intérêt bas nécessaires pour la transition énergétique (Patrick Artus)

 

Le financement des investissements nécessaires à la transition énergétique, à faible rendement et de long terme, exige des banques centrales qu’elles persévèrent dans leur politique de taux bas, estime l’économiste,Patrick Artus  dans sa chronique au Monde .

 

Chronique. 

 

On connaît les problèmes sociaux que va faire apparaître la transition énergétique. Il est probable que les inégalités de revenu vont s’accroître avec la hausse des prix de l’énergie, car le poids de l’énergie dans la consommation est très élevé pour les ménages à faible revenu. De nombreux emplois vont être détruits dans les secteurs produisant ou utilisant les énergies fossiles – par exemple dans l’industrie automobile thermique ; des emplois vont certes être créés dans les énergies renouvelables, l’automobile électrique, la rénovation thermique des bâtiments. Mais ces emplois nouveaux nécessitent des qualifications différentes et se situent dans des localisations différentes que les emplois détruits : d’où un problème potentiel d’adaptation et de mobilité des compétences.

En revanche, on s’interroge assez peu sur les problèmes sociaux qui pourraient provenir du besoin massif d’investissement et de la politique monétaire que les banques centrales vont devoir mener face à ce besoin. La transition énergétique va en effet exiger un supplément d’investissements, que l’Agence internationale pour les énergies renouvelables estime à 4,2 % du PIB au niveau mondial pour les trente prochaines années (en France, 100 milliards d’euros par an pendant trente ans). Les activités concernées sont la production et le stockage d’énergies renouvelables, les réseaux électriques, la décarbonation des transports et de l’industrie, la capture du carbone, la rénovation thermique des bâtiments et logements.

Pour investir plus, il faut épargner plus, et puisque, au départ, cet investissement ne produit pas de revenu supplémentaire, il faut consommer moins. Or, faire baisser volontairement la consommation des ménages modestes est socialement inacceptable. De plus, les entreprises devront, pour investir davantage, accroître leurs marges bénéficiaires, et donc augmenter leurs prix, ce qui fera reculer le pouvoir d’achat. Et les Etats, pour investir eux aussi davantage, vont augmenter la pression fiscale, ce qui fera aussi reculer la consommation…

Transition ou inflation ?

L’action du troisième acteur de l’investissement que sont les banques centrales pose aussi des problèmes spécifiques. Les investissements nécessaires à la transition énergétique ont en effet deux caractéristiques : ils sont à horizon de très long terme et ils sont souvent peu rentables – c’est particulièrement le cas pour la rénovation thermique des logements. Pour qu’ils soient néanmoins réalisés, il faut que les taux d’intérêt à long terme restent faibles, sinon, leur coût de financement sera trop élevé par rapport à leur rentabilité. Si elles veulent favoriser la transition énergétique, les banques centrales doivent poursuivre leur politique de maintien de taux bas.

 

Société-EHPAD : un manque d’effectifs…et de financement

Société-EHPAD : un manque d’effectifs…et de financement

 

 

Les EHPAD souffrent de deux problèmes liés à savoir, un manque d’effectifs qui affecte parfois la qualité et un manque de financement qui se trouve à l’origine du problème.

Pour résumer à outrance, la Cour des Comptes a mis en évidence l’insuffisance des moyens mis en œuvre pour le maintien le plus longtemps possible à domicile. En effet d’après la Cour des Comptes, ce maintien coûterait moitié moins cher que dans les EHPAD. En gros le maintien à domicile génère globalement un cout mensuel  de 1000 € par mois (pour 2000 € en moyenne dans les EHPAD).

La conséquence des difficultés de financement conduisent à une entrée de plus en plus tardive en EHPAD, vers 85 ans au lieu de 75 ans il y a une vingtaine d’années. Du coup les résidents sont beaucoup plus dépendants et exigent  un accompagnement beaucoup plus conséquent donc aussi plus coûteux.

Le problème c’est que en dépit du vieillissement de la population le financement de la dépendance des personnes âgées n’a jamais encore été traité de manière approfondie. On devait en faire un thème majeur mais la question a été mis sous le tapis.

Il est clair que pour sortir du cercle vicieux, manque de moyens, insuffisance de qualité, ressources insuffisantes, il faudra trouver un financement pérenne engageant la solidarité nationale

Globalement en France il y a environ 600 000 personnes en EHPAD ce qui mobilise 400 000 salariés. En vérité un chiffre d’encadrements très insuffisants dans la plupart des cas car faut-il le rappeler la surveillance et les soins doivent être maintenus 24 heures sur 24 ,dimanches et jours fériés, vacances inclus.

Or pour tenir un poste il faut cinq à six salariés ( qui tourne en 3.8 ou équivalents). En moyenne, il faudrait donc un salarié pour un résident. Cela d’autant plus que la très grosse majorité des résidents souffrent de pathologies graves et rentrent de plus en plus tard en EHPAD, le plus souvent pour des raisons financières mais aussi pour des raisons personnelles.

Se pose la question de l’équilibre économique des ces établissements accueillant des personnes dépendantes. Un équilibre qui se fait via des prix déjà importants de pension puisque le prix médian est de leur de 2000 € par mois. La rentabilité passe parfois par une réduction du personnel. Pour preuve puisqu’il y a 600 000 résidents en EHPAD et qu’il faudrait 200 000 salariés supplémentaires.

Justement grâce à cette politique d’ajustement à l’extrême du personnel les s’investissements dans les maisons de retraite constituent souvent des placements juteux.

Du coup ,il ne faut pas s’étonner que de telles rentabilité puissent être parfois obtenues par une qualité d’encadrement et de soins déficiente.

EHPAD : un manque d’effectifs…et de financement

 EHPAD : un manque d’effectifs…et de financement

 

 

Les EHPAD souffrent de deux problèmes liés à savoir, un manque d’effectifs qui affecte parfois la qualité et un manque de financement qui se trouve à l’origine du problème.

Pour résumer à outrance, la Cour des Comptes a mis en évidence l’insuffisance des moyens mis en œuvre pour le maintien le plus longtemps possible à domicile. En effet d’après la Cour des Comptes, ce maintien coûterait moitié moins cher que dans les EHPAD. En gros le maintien à domicile génère globalement un cout mensuel  de 1000 € par mois (pour 2000 € en moyenne dans les EHPAD).

La conséquence des difficultés de financement conduisent à une entrée de plus en plus tardive en EHPAD, vers 85 ans au lieu de 75 ans il y a une vingtaine d’années. Du coup les résidents sont beaucoup plus dépendants et exigent  un accompagnement beaucoup plus conséquent donc aussi plus coûteux.

Le problème c’est que en dépit du vieillissement de la population le financement de la dépendance des personnes âgées n’a jamais encore été traité de manière approfondie. On devait en faire un thème majeur mais la question a été mis sous le tapis.

Il est clair que pour sortir du cercle vicieux, manque de moyens, insuffisance de qualité, ressources insuffisantes, il faudra trouver un financement pérenne engageant la solidarité nationale

Globalement en France il y a environ 600 000 personnes en EHPAD ce qui mobilise 400 000 salariés. En vérité un chiffre d’encadrements très insuffisants dans la plupart des cas car faut-il le rappeler la surveillance et les soins doivent être maintenus 24 heures sur 24 ,dimanches et jours fériés, vacances inclus.

Or pour tenir un poste il faut cinq à six salariés ( qui tourne en 3.8 ou équivalents). En moyenne, il faudrait donc un salarié pour un résident. Cela d’autant plus que la très grosse majorité des résidents souffrent de pathologies graves et rentrent de plus en plus tard en EHPAD, le plus souvent pour des raisons financières mais aussi pour des raisons personnelles.

Se pose la question de l’équilibre économique des ces établissements accueillant des personnes dépendantes. Un équilibre qui se fait via des prix déjà importants de pension puisque le prix médian est de leur de 2000 € par mois. La rentabilité passe parfois par une réduction du personnel. Pour preuve puisqu’il y a 600 000 résidents en EHPAD et qu’il faudrait 200 000 salariés supplémentaires.

Justement grâce à cette politique d’ajustement à l’extrême du personnel les s’investissements dans les maisons de retraite constituent souvent des placements juteux.

Du coup ,il ne faut pas s’étonner que de telles rentabilité puissent être parfois obtenues par une qualité d’encadrements et de soins déficientes.

Futures centrales nucléaires : un besoin de financement de 500 milliards dans l’Union européenne ( Thierry Breton)

Futures centrales nucléaires : un besoin de financement de 500 milliards dans l’Union européenne ( Thierry Breton)

 

En France, le développement du nucléaire décidé par les pouvoirs publics notamment les EPR nouvelle génération , voire les SMR,( petites centrales nucléaires de 1 à 300 MW), va justifier un besoin de financement de leur de 50 milliards. Un chiffre à multiplier par 10 pour l’ensemble de l’union européenne d’après le commissaire européen, qui plaide en faveur de la labellisation verte du nucléaire. Une labellisation qui doit être décidée en principe en janvier 2022

Les centrales nucléaires européennes de nouvelle génération nécessiteront un investissement de «500 milliards d’ici à 2050», estime le commissaire européen au Marché intérieur Thierry Breton, qui juge «crucial» d’ouvrir la labellisation verte au nucléaire dans le cadre de la transition énergétique.

«Les centrales nucléaires existantes, à elles seules, nécessiteront 50 milliards d’euros d’investissements d’ici à 2030. Et 500 milliards d’ici à 2050 pour celles de nouvelle génération !», affirme le commissaire français dans un entretien au Journal du dimanche (JDD) .

Un chiffre sans doute approximatif concernant le renforcement de la sécurité des centrales existantes. En effet rien qu’en France le grand carénage va déjà représenter 50 milliards. Or la France dispose de presque 60 réacteurs pour environ 150 en Europe. Conclusion le coût de l’entretien de tous les recteurs européens sera plus proche de 150 milliards que de 50.

Calculé sur la période 2014-2025, ce cout en France été estimé en 2015, à 55 milliards d’euros de 2013, avant d’être réévalué deux fois. D’abord à la baisse en 2018, à 45 milliards d’euros 2013, soit 48,2 milliards d’euros courants, puis à la hausse en octobre 2020, à 49,4 milliards d’euros courants.

«Cette nouvelle estimation intègre essentiellement les premiers enseignements sur les travaux à mener, induits par le processus d’instruction du 4e réexamen périodique des réacteurs 900 MW (les réacteurs concernés par le grand carénage).

Le financement des nouvelles centrales en Europe est sans doute lui aussi assez approximatif. Pour la France le seul coup des EPR nouvelle génération atteindra une cinquantaine de milliards. Mais l’évaluation est difficile à faire compte tenu de la dérive des prix les concernant enregistrées dans le monde entier ( Le prix de départ a été multiplié par 3,5 concernant EDF) . Le chiffre avancé par le commissaire européen de 500 milliards correspondrait à la construction de 50 à 70 nouveaux réacteurs . En l’état de l’opinion européenne, cette perspective peut être discutée. Cependant cette opinion pourra évoluer car la demande d’énergie ne va pas diminuer, elle sera même nécessairement en hausse pour faciliter la transition énergétique.

 

Financement libyen : recours de Sarkozy rejetés

Financement libyen : recours de Sarkozy rejetés

La Cour de cassation a écarté tous les recours procéduraux déposés par l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy et ses proches contre l’enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle en 2007, selon un arrêt rendu public, mercredi 1er décembre.

La Cour de cassation valide ainsi, au moins temporairement, les investigations dans cette affaire aux multiples ramifications.

Ces arrêts tuent  les espoirs de M. Sarkozy de voir s’écrouler cette enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle en 2007. Cette affaire vaut à l’ancien chef de l’Etat une mise en examen pour « corruption passive », « financement illégal de campagne électorale », « recel de fonds publics libyens » et « association de malfaiteurs ». Parmi les motifs de nullité invoqués, M. Sarkozy avait avancé l’immunité présidentielle.

Projet investissement 2030 : un financement douteux

Projet investissement 2030 : un financement douteux

 

Lors de la présentation très médiatique du projet investissement 2030  (PIA), le gouvernement a évité oublier de parler de la question de financement. Interrogé sur le sujet on indiquait seulement à Bercy que cela se ferait par le biais des économies.

Le projet de loi de finances vient de donner quelques indications en précisant seulement les conditions de dépenses. Ainsi dans le projet de loi de finances de 2022 , 3,5 milliards d’euros de crédits de paiement seront inscrits dans les documents budgétaires pour l’année prochaine.

Encore une fois il s’agit de précisions relatives aux dépenses. Rien sur le plan des recettes supplémentaires qui seraient nécessaires au financement du plan.

. Lors de la présentation du PLF 2022 à Bercy devant la presse, le Haut conseil des finances publiques (HCFP) avait pointé un budget « incomplet » suscitant de vives réactions chez le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. En plein marathon budgétaire, le gouvernement a voulu clarifier sa feuille de route budgétaire.

« France 2030 vise à rattraper notre retard dans certains secteurs historiques et à donner un temps d’avance à la France en créant de nouvelles filières industrielles et technologiques pour accompagner les transitions écologiques et numériques », a déclaré le locataire de Bercy. La vérité c’est que ces 3,5 milliards viendront sans doute s’ajouter à la quarantaine de milliards d’impasses budgétaires de 2022.

 

Nous estimons que le déficit public de la France en 2022 sera d’environ 40 milliards d’euros de plus que prévu par le gouvernement dans son premier projet, à 6,3% du PIB, versus l’objectif officiel des 4,8% », observe ainsi le cabinet privé Oxford Economics dans une étude publiée le jour du vote du budget à l’Assemblée .

Financement des campagnes présidentielles: Modifier les règles». (Christian Saint-Etienne)

 Financement des campagnes présidentielles: Modifier les règles». (Christian Saint-Etienne)

 

Indépendamment de l’actualité judiciaire, il est important de revisiter les règles de financement des campagnes présidentielles si l’on veut revitaliser la vie démocratique.

Les règles actuelles stipulent que les dons et aides matérielles des personnes morales, notamment les entreprises, sont interdits tandis que ceux des particuliers sont autorisés dans une stricte limite de 4 600 euros par citoyen quel que soit le nombre de candidats qu’il soutient. Outre ces dons, l’apport financier du candidat peut provenir de ses fonds personnels, d’aides de partis politiques ou d’emprunts auprès d’organismes bancaires.

Le plafond des dépenses électorales est fixé à 22,5 millions d’euros pour chacun des deux candidats restés en lice au second tour et à 16,85 millions pour chacun des autres. Ces dépenses sont remboursées par l’Etat à hauteur de 47,5 % du plafond pour les candidats ayant obtenu plus de 5 % des voix et 4,75 % pour les autres.

La dernière campagne électorale aux Etats-Unis a donné lieu à des dépenses globales de 11 milliards de dollars. Joe Biden a dépensé 484 millions de dollars et Donald Trump 456 millions de dollars. Ces fonds ne proviennent pas de financements publics pour ne pas être contraints par le plafond imposé de 84 millions de dollars.

Depuis les trois dernières élections, les financements sont privés. Depuis 2010, une décision de la Cour suprême américaine ne pose plus de limite au financement d’une campagne. Les “comités d’action politique” privés peuvent dépenser des centaines de millions de dollars pour soutenir un candidat en dehors du compte de campagne de celui-ci, ce qui explique l’écart entre les sommes déclarées par les deux candidats et la somme totale.

Que doit-on en retenir pour la France ? La dépense officielle des candidats américains est en moyenne de 470 millions de dollars. En corrigeant de l’écart des PIB américain et français, l’équivalent français est de 70 millions de dollars, soit environ 60 millions d’euros. De plus, dans un monde numérisé et dans lequel les réseaux sociaux jouent un rôle clé, il est essentiel de donner plus de moyens aux candidats principaux en prenant en compte le fait que les trois dernières semaines de la campagne du premier tour et les deux semaines d’entre deux-tours sont décisives.

Il apparaît nécessaire de faire évoluer les conditions de financement des campagnes électorales présidentielles sous réserve d’une totale transparence. Je propose donc :

1/de porter le plafond du premier tour à 25 millions d’euros et le plafond de second tour à 40 millions. L’ouverture de l’écart s’explique par la nécessité de permettre aux principaux candidats espérant être au second tour à l’approche du premier tour, d’accélérer le mouvement à leurs risques et périls s’il dépasse le plafond du premier tour sans être au second ;

2/de porter le financement des particuliers à 12 000 euros mais en rendant publics les noms des personnes ayant donné plus de 3 000 euros, tous candidats confondus ;

3/d’autoriser à nouveau le financement officiel par les personnes morales à hauteur de 50 000 euros, tous candidats confondus et avec publication des donateurs au premier euro ;

4/d’établir une tarification nationale des prêts ou locations de salle afin que les candidats soient à égalité d’accès aux lieux de meetings électoraux.

Il vaut mieux relever les plafonds, en exigeant la transparence des dons, que de favoriser une médiocrité opaque.

Christian Saint-Etienne est professeur émérite au Cnam, auteur du Libéralisme stratège (Editions Odile Jacob).

Présidentielle : La grande absence du financement des mesures de campagne

Présidentielle : La grande absence du financement des mesures de campagne

 

 

Aucun des postulants à l’élection d’avril 2022 ne semble prêt à évaluer le coût des promesses qu’il fait, note Audrey Tonnelier, journaliste au « Monde », dans sa chronique. (Extrait)

 

Chronique.

 

 « Aujourd’hui, les équipes de campagne sont très faibles sur cette thématique » de financement des mesures de campagne juge Xavier Ragot, le président de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). « En comparaison, il y a cinq ans, l’économie était plus présente : le sujet de l’austérité agitait les débats, François Hollande faisait de la courbe du chômage un argument politique et la position du Front national nourrissait les polémiques sur une sortie ou non de la zone euro », rappelle celui qui fut conseiller au cabinet d’Arnaud Montebourg, alors ministre du redressement productif.

 

Rien de tel aujourd’hui. Le « quoi qu’il en coûte » du gouvernement, permis par une politique monétaire très accommodante et par la volonté farouche de ne pas reproduire les erreurs de 2008, a évité qu’une crise économique ne succède à la pandémie. Mais il a aussi rebattu les cartes du « budgétairement correct ». Comment expliquer qu’il n’y a plus d’« argent magique » alors que la dette est passée, de manière quasi indolore pour les Français, de moins de 100 % à près de 120 % du PIB ?

La surenchère est partout

Résultat : le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a beau avoir sifflé la fin de partie, en août, en appelant à refermer le « quoi qu’il en coûte », le président multiplie les annonces sonnantes et trébuchantes depuis la rentrée. Au gré de ses déplacements, il annonce des rallonges pour les policiers, les agriculteurs, les indépendants, la ville de Marseille ou encore la formation des salariés et des chômeurs de longue durée. Et qu’importe que les crédits utilisés soient souvent des réallocations de sommes non dépensées en mesures d’urgence, ou que les budgets soient étalés sur plusieurs années. Ses opposants de droite ne se privent pas de l’épingler sur le sujet : Valérie Pécresse l’accuse de « cramer la caisse » et Xavier Bertrand lui reproche de « faire campagne avec le chéquier de la France ».

Dépendance: Une enveloppe de 400 millions…. sans financement

 Dépendance: Une enveloppe de 400 millions…. sans financement

D’après le premier ministre lui-même, le coût du plan dépendance coût devrait dépasser les 400 millions d’euros en 2022.Rien de précis n’est prévu pour son financement qui se fera essentiellement par la dette. Chacun ne peut que se réjouir de cette orientation met une nouvelle fois encore une orientation budgétaire qui ne repose pas sur des ressources.

« Notre premier objectif, c’est de permettre le maintien à domicile le plus longtemps possible », a assuré Jean Castex, soulignant que cette stratégie était « deux fois gagnante, pour les personnes comme pour nos finances publiques ».  Le Premier ministre a ainsi promis une augmentation pour les professionnels de la branche de l’aide, de l’accompagnement, des soins et des services à domicile (BAD), en instaurant un tarif plancher de 22 euros pour une heure d’intervention d’aide à domicile, pour les personnées âgées comme pour celles en situation de handicap.

. Parmi ces annonces, le Premier ministré a déclaré vouloir recruter 10 000 soignants dans les Ehpad « d’ici cinq ans ». D’ici 2023, le gouvernement veut également soutenir les astreintes de nuit dans ces établissements.

Ces mesures devraient représenter un « effort global de plus de 400 millions d’euros » en faveur de l’aide aux personnes âgées en perte d’autonomie, à domicile ou en établissements, a résumé Jean Castex. Le budget alloué à ces services devrait toutefois « monter progressivement en charge » pour atteindre « 1,3 milliard d’euros en 2025″ a assuré le Premier ministre.

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