Archive pour le Tag 'Conflit'

Conflit Israël : l’Iran prend en otage un cycliste français !

Conflit Israël : l’Iran prend en otage un cycliste français !

Preuve de la fragilité du régime religieux, l’Iran en riposte aux attaques américaines et israéliennes arrête un cycliste Franco allemand. Un jeune touriste qui parcourt le monde à bicyclette !

Motif : l’intéressé aurait commis un délit qui n’est pas précisé : sans doute pour avoir donné des nouvelles à ses proches par téléphone !

La dictature des religieux devient d’autant plus folle que le régime perd de plus en plus de son crédit au sein même du pays. L’autre preuve de cette fragilité et de cette fébrilité, c’est cette décision invraisemblable de lancer une fatwa contre le président américain. En clair, Il s’agit d’encourager les fanatiques et les cinglés à commettre des crimes. Un appel qui malheureusement risque d’être entendu tellement le nombre d’abrutis fanatisés est grand dans le monde.

Le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi a reconnu ce jeudi 10 juillet, dans un entretien publié par nos confrères du Monde, que les autorités du pays ont interpellé Lennart Monterlos, le jeune cycliste de 18 ans porté disparu depuis le 16 juin dernier. «Il a été arrêté pour avoir commis un délit, et une notification officielle concernant sa situation a été transmise à l’ambassade de France», précise-t-il.

Deux autres Français, Cécile Kohler et Jacques Paris, accusés notamment d’espionnage pour le compte d’Israël, sont détenus en Iran et encourent la peine de mort. La professeure de lettres âgée aujourd’hui de 40 ans, originaire de l’est de la France, et son compagnon Jacques Paris, 72 ans, avaient été arrêtés le 7 mai 2022, au dernier jour d’un voyage touristique en Iran.

Conflit Iran : Macron contre un « changement de régime »

Conflit Iran : Macron met en garde contre un « changement de régime »

Le président français Emmanuel Macron macron persiste et signe en s’opposant à un renversement du régime au pouvoir en Iran par la force. Une position qui s’appuie notamment sur l’expérience en Libye et en Irak dont le contexte était pourtant complètement différent. En fait, Macron cherche surtout à être original pour exister a averti mardi 17 juin que toute tentative de renversement du pouvoir en Iran par la guerre entraînerait le « chaos » dans le pays et appelé à revenir à la « table des discussions » .

« La plus grande des erreurs aujourd’hui, c’est de chercher par la voie militaire à faire un changement de régime en Iran, parce que ce sera là le chaos », a-t-il déclaré devant la presse au deuxième jour d’un sommet du G7 à Kananaskis (Canada).

Conflit Iran Israël : les risques d’une guerre totale ?

Conflit Iran Israël : les risques d’une guerre totale ?

Dans la nuit du 13 juin 2025, Israël a lancé l’opération Rising Lion : plus de 200 avions ont frappé une centaine de sites en Iran, incluant des installations nucléaires (à Natanz, Fordow, Esfarayen), militaires (Kermanshah, Tabriz), mais aussi civiles, notamment à Téhéran. Cette agression constitue un recours à la force armée contraire au droit international, intervenant hors du cadre de la légitime défense (prévue par l’article 51 de la Charte des Nations unies) ou d’un mandat du Conseil de sécurité de l’ONU.

par Kevan Gafaïti
Enseignant à Sciences Po Paris en Middle East Studies, Président-fondateur de l’Institut des Relations Internationales et de Géopolitique, doctorant en science politique – relations internationales au Centre Thucydide, Sciences Po dans The Conversation

Coté iranien, le bilan humain est lourd : environ 80 morts sont à déplorer, dont six scientifiques nucléaires et une vingtaine de cadres militaires de très haut niveau. Parmi ceux-ci figurent Mohammad Baqeri, chef d’état-major des forces armées iraniennes (remplacé par Abdolrahim Mousavi, ancien commandant en chef de l’armée iranienne, l’Artesh) ; Hossein Salami, commandant en chef des Pasdaran (le Corps des Gardiens de la Révolution islamique, les forces d’élite de la République islamique), remplacé par Mohammad Pakpour, jusqu’ici commandant en chef des forces terrestres des Pasdaran ; Amirali Hajizadeh, commandant de la force aérospatiale des Pasdaran ; ou encore Ali Shamkhani, conseiller spécial du Guide suprême Ali Khamenei sur les questions nucléaires.

Chacun a donc pu constater la profonde vulnérabilité stratégique de l’Iran sur son territoire : Téhéran n’est parvenu ni à prévenir ni à intercepter une attaque massive visant des sites et cibles de première importance. Le Mossad (les services secrets israéliens), se targuerait même d’être parvenu à infiltrer en Iran des drones qui auraient été utilisés pour effectuer des frappes depuis l’intérieur du pays.

En tout état de cause, l’attaque israélienne a occasionné de lourds dommages à l’Iran. Pourquoi une telle attaque maintenant, et quelles en sont les conséquences prévisibles ?

Saboter le dialogue, provoquer la riposte : le pari risqué de Nétanyahou
La décision du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou d’attaquer l’Iran ce 13 juin relève de raisons àla fois stratégiques et politiques.

Stratégiques d’abord : l’agression israélienne a eu pour but non seulement d’affaiblir les sphères décisionnaires iraniennes, mais aussi de freiner le programme nucléaire du pays. Israël ne saurait admettre que l’Iran puisse un jour obtenir l’arme nucléaire et voit toute normalisation du programme nucléaire iranien comme inadmissible (même à travers un accord bilatéral avec les États-Unis qui s’assurerait de la nature purement civile de ce programme).

Tout en voulant conserver le monopole de l’atome au Moyen-Orient, Tel-Aviv estime ainsi que le programme nucléaire iranien ne serait nullement civil mais bien militaire, l’État hébreu en étant, dans sa lecture, la cible première. À cet égard, il est avéré par l’Agence internationale pour l’énergie atomique que Téhéran accroît continuellement ses activités nucléaires et effectivement à un taux bien supérieur au seuil requis pour un usage strictement civil.

En cherchant à décapiter la chaîne iranienne de commandement scientifique et militaire, Israël s’inscrit dans une double tradition : d’une part, celle consistant à frapper des infrastructures nucléaires de pays de la région dont Tel-Aviv refuse absolument qu’ils puissent disposer un jour de l’arme suprême (d’où les destructions d’Osirak en Irak en 1981 et d’Al-Kibar en Syrie en 2007) ; d’autre part, celle visant à affaiblir l’Iran, perçu comme un adversaire stratégique actuellement acculé du fait des nombreux revers enregistrés dernièrement par ses alliés régionaux de l’Axe de la résistance avec la fuite de Bachar Al-Assad pour Moscou fin 2024 et les coups sévères portés au Hezbollah au Liban.

La décision de Nétanyahou répond également à des raisons politiques. Le calcul consistait à forcer l’Iran à répliquer massivement – faute de quoi, le régime de Téhéran serait apparu faible et peu réactif. Bien que cela puisse sembler contre-intuitif, le premier ministre israélien a, en réalité, tout intérêt à ce que l’Iran lance une contre-attaque majeure : dans ce scénario, qui n’est pas encore pleinement d’actualité, la réaction iranienne du 13 juin n’ayant pas causé de dégâts significatifs en Israël, les États-Unis seraient contraints d’interrompre les négociations qu’ils ont lancées avec Téhéran à propos de son programme nucléaire et les partenaires occidentaux n’auraient d’autre choix que de se ranger aux côtés d’Israël, comme ils l’ont d’ailleurs fait le 13 après les tirs de missiles iraniens.

L’autre aspect politique qui a pu présider à la décision de lancer l’attaque, est qu’elle permet (temporairement) à Nétanyahou de détourner l’attention à la fois de la crise politique que connaît Israël, où l’opposition a récemment tenté de faire tomber le gouvernement ; de la dramatique situation à Gaza qui lui a notamment valu de faire l’objet d’un mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre ; et de l’enlisement de son armée dans sa confrontation avec le Hamas.

L’Iran a été secoué par l’attaque israélienne du 13 juin, qui a entraîné, globalement, un «effet de ralliement autour du drapeau» de la population autour de la défense nationale (symboliquement, un drapeau rouge représentant la vengeance à venir a été hissé à la mosquée de la ville sainte chiite de Qom). Quelques rares Iraniens se sont réjouis de l’attaque israélienne, à l’image de l’activiste Masih Alinejad ou encore de Reza Pahlavi, fils du dernier shah d’Iran, sans que de massifs échos jaillissent au sein de la population en Iran.

Téhéran a aussitôt réagi à l’attaque israélienne en lançant une centaine de drones et missiles balistiques sur Tel-Aviv – sans, semble-t-il, causer de dégâts majeurs.

Ici, l’Iran fait preuve de mesure et d’une très grande méticulosité dans sa réaction. Attribuer la faiblesse de la réponse apportée à ce stade à la désorganisation de l’Iran minimiserait le degré de préparation des protagonistes à toute crise, ainsi que la réalité de leurs arsenaux. Il apparaît plutôt que Téhéran comprend qu’il est poussé à la faute par Tel-Aviv, une riposte massive ne pouvant lui être profitable à moyen terme dans le contexte actuel, alors que les négociations avec Washington sur son programme nucléaire semblent avancer sur le fond.

Au risque de paraître relâché et peu réactif, Téhéran devrait vraisemblablement se cantonner à une réponse substantielle mais de faible ampleur, la négociation bilatérale avec les États-Unis lui étant évidemment plus profitable qu’une guerre ouverte avec Israël.

L’inconfortable position américaine, entre réprobation muette d’Israël et solidarité forcée avec Tel-Aviv
Les États-Unis sont et resteront assurément le plus grand allié d’Israël, ne l’ayant jamais désapprouvé explicitement jusqu’à ce jour. Cependant, quelques signaux faibles laissent entrevoir un réel inconfort au sein de l’administration Trump quant à l’attaque israélienne contre l’Iran.

Le degré d’implication de Washington semble assez bas et flou, le président n’hésitant pas à affirmer « avoir tout su » à l’avance de l’attaque, sans pour autant revendiquer une quelconque aide directe apportée à Israël.

Au surplus, Marco Rubio, le secrétaire d’État, a explicitement déclaré juste après l’attaque non seulement que les États-Unis ne sont pas impliqués (alors qu’une posture silencieuse sur ce point aurait été suffisante en soi), mais aussi que Washington se tient prêt à défendre toutes les forces américaines stationnées dans la région : aucune mention n’est faite du soutien habituellement indéfectible des États-Unis à la sécurité d’Israël.

Washington ne veut pas remettre explicitement en cause son partenariat avec Tel-Aviv ; pour autant, Trump est particulièrement attaché à la conclusion d’un accord avec Téhéran pour encadrer le programme nucléaire de celui-ci. Le président des États-Unis se retrouve donc dans une situation nouvelle pour lui : il s’est placé de facto en médiateur entre Israël et l’Iran, incitant Téhéran à conclure au plus vite un accord par lequel le pays pourrait poursuivre un programme nucléaire civil mais se retrouverait dans l’impossibilité d’obtenir l’arme nucléaire, et déclarant dans le même temps que Tel-Aviv ne devrait plus attaquer l’Iran, tant un accord serait « proche ». En réponse, le ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Araghchi, a estimé que, à ce stade, il serait « injustifié de reprendre les discussions » avec les États-Unis, rendant incertaine la poursuite du cycle de négociations entre Iraniens et Américains à Oman, ce dimanche 15 juin 2025.

Nétanyahou a joué une de ses dernières cartes pour empêcher tout accord nucléaire entre l’Iran et les États-Unis ; le temps montrera si sa stratégie belliciste se sera révélée justifiée ou non.

Conflit Israël-Iran : Quelles perspectives ?

Conflit Israël-Iran : Quelles perspectives ?

Alors que l’ombre d’un conflit total plane, Israël et l’Iran poursuivent un dangereux jeu d’équilibre. Entre frappes ciblées, escalade verbale et diplomatie de l’ombre, les deux puissances semblent éviter de franchir le seuil de l’irréparable. La perspective d’un embrasement régional inquiète, mais la logique stratégique, les limites opérationnelles et les pressions internationales tempèrent les ardeurs guerrières. Par Sébastien Boussois, docteur en sciences politiques (*) dans La Tribune

Alors que les tensions entre Israël et l’Iran ont atteint de nouveaux sommets ces dernières semaines, nombreux sont ceux qui redoutent une bascule vers une confrontation militaire directe intense et incontrôlable. Le concept de guerre est évolutif et le retour à la négociation peut survenir aussi rapidement. Les derniers échanges entre Tel-Aviv et Téhéran sont probablement du jamais vu, mais chaque pays, s’il sait ce qu’il pourrait faiblement gagner, sait surtout ce qu’il peut perdre. Tel-Aviv est déjà parvenu à reculer de 4 ans l’aboutissement du programme nucléaire militaire iranien. Et chacun craint vraiment le pire, les Israéliens comme les Iraniens. Les morts se multiplient depuis plusieurs jours, mais va-t-on pour autant basculer dans un conflit sans fin ? Pas sûr.

La tendance générale est de croire à un risque majeur d’embrasement. Pourtant, depuis des années, chaque acteur du Moyen-Orient se positionne ou se repositionne et aucun conflit d’envergure entre deux d’entre eux n’a eu lieu. L’Iran et l’Arabie Saoudite se sont même « réconciliés », c’est dire et récemment Mohamed Ben Salmane a même condamné l’attaque d’un « pays frère » par l’État hébreu. La loi historique devrait nous faire nous ranger derrière un apaisement dans les jours à venir. Malgré l’escalade verbale, les frappes militaires ciblées, l’assassinat de pontes du régime et les mises en garde des deux côtés, une guerre totale entre l’État hébreu et la République islamique reste peu probable. Trois facteurs peuvent à ce stade l’expliquer : le pragmatisme stratégique des deux camps, les limites opérationnelles d’un conflit régional ouvert, et l’influence des puissances tierces.

Le conflit entre Israël et l’Iran ne date pas d’hier. Depuis la révolution islamique de 1979, la rhétorique iranienne antisioniste et la perception par Israël d’une menace existentielle ont nourri un climat de confrontation permanente. Natanyahou en a fait son cheval de bataille depuis des années. Pourtant, malgré des épisodes de forte tension — frappes israéliennes sur des positions iraniennes en Syrie, attaques cybernétiques, sabotages nucléaires présumés — aucun des deux États n’a franchi le seuil d’un affrontement direct à grande échelle.

Ce n’est pas par hasard. Chaque action est calibrée, chaque provocation mesurée. Les dirigeants israéliens comme iraniens savent que l’ouverture d’un véritable front bilatéral impliquerait des pertes majeures, un isolement diplomatique accru, et une instabilité régionale incontrôlable. L’équilibre de la terreur reste, en quelque sorte, le mode opératoire de cette rivalité stratégique.

Un Iran affaibli sans le Hamas et le Hezbollah
Malgré sa supériorité technologique et sa capacité de frappe rapide, Israël savait il y a encore quelques mois que l’Iran disposait d’un réseau d’alliés armés dans la région — du Hezbollah au Yémen en passant par Gaza — qui pouvaient riposter de manière asymétrique. Aujourd’hui, la donne a changé avec l’élimination provisoire de ses « proxis ». Une guerre ouverte exposerait le territoire israélien à des frappes multiples et ferait basculer l’ensemble du Moyen-Orient dans un engrenage incontrôlable. Tout à ce stade est mesuré, les représailles iraniennes également sur Tel-Aviv ces dernières heures.

Du côté iranien, malgré sa puissance régionale, le régime est affaibli par une situation économique fragile, des troubles sociaux latents et une légitimité intérieure de plus en plus contestée. Une guerre contre Israël, appuyée militairement par les États-Unis, pourrait menacer la survie du régime lui-même. Le régime actuel de Téhéran a tout à perdre. Dans ce contexte, les deux puissances préfèrent agir dans l’ombre, par procuration, en évitant soigneusement de franchir le point de non-retour.

Le rôle de la dissuasion américaine et du calcul global
Les États-Unis, bien que souvent perçus comme alignés sur Israël, jouent un rôle clé dans la prévention d’une guerre totale. Certes, Donald Trump n’a pas été très efficace dans ses négociations depuis son retour à la Maison-Blanche. Pas plus sur le dossier iranien après 60 jours. Le 13 juin dernier, c’était le 61e jour. Averti par Netanyahou des frappes à venir, il s’est finalement rangé derrière le Premier ministre israélien, renforçant un peu plus encore sa position de chef de guerre, soutenu par l’union sacrée en Israël malgré les critiques violentes à son égard.

Après l’annonce de la publication prochaine d’un nouveau rapport de l’AIEA critique de l’Iran, annonçant que Téhéran était sur le point d’atteindre le fameux seuil d’enrichissement du nucléaire, pouvant lui permettre d’accéder au nucléaire militaire, Israël avait les mains libres pour frapper les cibles nucléaires. Dans les jours à venir, le dialogue va se poursuivre. D’ailleurs les discussions prévues dimanche 15 juin entre les États-Unis et l’Iran étaient à ce jour toujours maintenues. Washington a tout intérêt à éviter une déflagration régionale qui compromettrait ses positions dans le Golfe, ferait flamber les prix du pétrole et ouvrirait la voie à une intervention chinoise ou russe plus visible au Moyen-Orient.

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(*) Docteur en sciences politiques, chercheur monde arabe et géopolitique, enseignant en relations internationales à l’IHECS (Bruxelles), associé au Cnam Paris (équipe Sécurité Défense), à l’Institut d’études de géopolitique appliquée (IÉGA Paris), au Nordic Center for Conflict Transformation (NCCT Stockholm) et à l’Observatoire géostratégique de Genève (Suisse).

Conflit-Congo-RDC: 6 millions de vies perdues

Conflit-Congo-RDC: 6 millions de vies perdues


RDC : « La communauté internationale se doit d’agir pour mettre fin aux souffrances du peuple congolais »

Tragédie congolaise: 6 millions de vies perdues ; Il faut mettre fin à la tragédie congolaise : trois décennies de conflits armés, de guerres répétées, de catastrophes humanitaires et de violations systématiques des droits humains et du droit international.

Depuis trente ans, la République démocratique du Congo n’a connu aucun répit. Dans une tribune au « Monde », 75 Prix Nobel appellent à un sursaut international, à l’invitation de Denis Mukwege, le gynécologue congolais « qui répare les femmes », prix Nobel de la paix en 2018 et auteur de ce texte.

Il y a quinze ans, le rapport Mapping, publié en 2010 par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, documentait les crimes internationaux commis en République démocratique du Congo (RDC) entre 1993 et 2003. Les exactions n’ont pas cessé depuis, et aucune action significative, ni au niveau national ni au niveau international, n’a été entreprise pour enfin les endiguer.

Les crises qui ravagent la RDC depuis plus de trente ans sont entretenues par une impunité enracinée et un silence mondial persistant, menant au conflit le plus meurtrier depuis la seconde guerre mondiale, que l’on peut estimer à 6 millions de vies perdues.

Ukraine: Léon XIV s’investit dans le conflit ? (Michel Santi)

Ukraine: Léon XIV s’investit dans le conflit (Michel Santi)


L’Église et la politique s’affrontent, s’imitent ou s’ignorent : une joute théologique et économique où les alliances les plus improbables dessinent une géopolitique du marché en mutation. Par Michel Santi, économiste (*) dans
La Tribune

15 mai 1891, Léon XIII : l’Église catholique plonge dans la mêlée économique. Rerum novarum (« Des choses nouvelles ») est un uppercut théologique contre le socialisme, une réponse ardente au séisme de la Révolution industrielle. Ce pape y fracasse l’idée d’un collectivisme qui piétine la propriété privée, et décrète l’adhésion de l’Église à l’économie de marché.

La propriété privée ? Un droit sacré, fruit du labeur humain, que l’État doit protéger (par. 6). Le marché ? Une arène où l’initiative peut briller (par. 32).

Un siècle plus tard, ce texte reste la boussole de l’enseignement social catholique, véritable cri pour la liberté économique.

Changement d’époque, mais cohérence avec Jean-Paul II qui, en 1981, persiste et signe avec Laborem exercens (« Par le travail »). Il y célèbre le travail comme vocation divine : « Par le travail, l’Homme participe à l’œuvre de son Créateur », tonne-t-il (par. 1), liant l’effort humain au mandat biblique de « soumettre la terre » (Genèse 1:28, cité par. 4). Image de Dieu, l’Homme transforme le monde et se transcende lui-même, devenant « plus homme » à chaque sueur versée (par. 4).

Selon cette vision, le marché n’est pas une machine froide : c’est un espace où la créativité humaine peut et doit s’exprimer.

Centesimus annus (« La centième année », 1991) permet à Jean-Paul II de réaffirmer la doctrine énoncée un siècle plus tôt par son illustre prédécesseur Léon XIII, car il y glorifie la propriété privée, élevant le « savoir-faire, la technologie et les compétences » au rang de nouvelle richesse, plus cruciale que la terre elle-même (par. 32).

« L’initiative économique » ? Une flamme sacrée qui permet de « percevoir et satisfaire les besoins d’autrui » (par. 35).

Les profits ? Pas une idole, mais un signe que « les facteurs productifs ont été correctement utilisés et que les besoins humains ont été satisfaits » (par. 35).

Jean-Paul II ne mâche pas ses mots
Le marché libre est une expression de la liberté humaine, un écho de la créativité divine.

Était-il si éloigné de Milton Friedman, gourou du capitalisme débridé qui, dans Capitalism and Freedom proclamait :

« La liberté économique est une condition essentielle de la liberté politique. »
Pour Friedman, le marché libre est un moteur de progrès humain qui libère l’individu des chaînes de l’État.

Son Free to Choose (1980) résonne au diapason de celui de Jean-Paul II :

« Un marché libre permet à des millions de gens de coopérer pacifiquement, chacun poursuivant ses propres intérêts tout en contribuant au bien commun. »
Convergence des luttes avec Jean-Paul II ? Clin d’œil hérétique entre Vatican et Chicago qui partageaient alors une même haine contre le communisme ?

Pas si vite ! Car l’avènement du trublion jésuite sèmera le trouble et le vitriol.

Dans Evangelii gaudium (« La joie de l’Évangile », 2013), François se répand :

« Comment se fait-il que ce ne soit pas une nouvelle lorsqu’un vieillard sans-abri meurt de froid, mais que la baisse de deux points à la Bourse en soit une ? » (par. 54).
S’en prenant aux apôtres des « théories du ruissellement », naïfs persuadés que « la croissance économique, encouragée par un marché libre, produira inévitablement une plus grande justice » (par. 53), François met en garde contre une illusion de « confiance grossière et naïve » en un système qui engendre une « économie de l’exclusion » (par. 53).

Digne héritier d’Ignace de Loyola dont la spiritualité, forgée dans l’ascèse et par la mission, privilégie les marginaux, la sévère analyse du pape François porte la marque des jésuites.

Formé dans les bidonvilles argentins, il est aussi aux premières loges pour constater les ravages du capitalisme sauvage qui se déclinent en usines fermées, en familles brisées, en inégalités choquantes. Son analyse, couplée à la tradition jésuite du discernement critique, ne peut évidemment pas admettre cette promesse de liberté des marchés libres, piège qui enrichit les puissants et qui abandonne les faibles.

Quand Jean-Paul II évoquait la créativité du marché, François entend la détresse des exclus
De retour en 2025, les inconditionnels du marché misent désormais sur le pape Prevost. Son choix de s’appeler Léon XIV est en effet une affiliation et une revendication de l’héritage de 1891 qui ramène l’Église à la vision de Léon XIII et de Jean-Paul II dans leur défense du marché libre comme moteur de liberté.

Au même moment, un président américain semble décidé à dynamiter cet idéal, car Donald Trump méprise les marchés libres.

Tarifs douaniers massifs, décrets pour museler les prix des médicaments, rhétorique protectionniste, autant de signaux explicites attestant des doutes de Trump, décidément pas adepte de la main invisible. Sa croisade interventionniste n’est pas nouvelle, car Trump vilipende la mondialisation depuis 2018.

Autrement dit, brandissant l’héritage de Rerum novarum, Léon XIV l’américain serait-il sur le point d’entrer en opposition frontale avec le Président des États-Unis, lui rappelant que l’économie n’est pas un jeu à somme nulle, mais une « communauté de personnes » (par. 35, Centesimus annus), un projet humain où la liberté et la justice se donnent la main ?

L’Histoire nous réserverait-elle un quolibet savoureux, unissant dans un même combat un magnat capitaliste – Trump – et un pape des pauvres – François – qui ne s’aimaient certes pas, mais qui partagent objectivement un improbable point commun : une profonde défiance des marchés libres ?

Ce François – qui fustige une « économie qui tue » où la Bourse prime sur les sans-abris (par. 53, Evangelii gaudium) – aurait-il tout compte fait des points communs avec Trump, lequel considère le commerce mondial comme un complot contre les ouvriers américains ? François et Trump décèlent-ils un chaos à domestiquer, où Léon XIII, Jean-Paul II et aujourd’hui Léon XIV voient un outil de la dignité humaine ?

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(*) Michel Santi est macro-économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales, écrivain. Il publie aux Editions Favre « Une jeunesse levantine », Préface de Gilles Kepel. Son fil Twitter.

Conflit Ukraine : Poutine absent de la réunion qu’il a lui-même proposé !

Conflit Ukraine : Poutine absent de la réunion qu’il a lui-même proposé !

Preuve de la mauvaise foi russe, Poutine était absent de la réunion qu’il a lui-même proposé à l’Ukraine. Pourtant Zelinsky , lui, il était prêt à participer à toute forme de négociation pour mettre fin à la guerre. Notons également que Trump se défausse encore une fois sur ce dossier justifiant aussi son absence par un calendrier chargé !

Bref compte tenu des conditions, il était peu vraisemblable que cette rencontre puisse déboucher sur des engagements concrets de paix et même de cessez-le-feu.

Donald Trump pas non plus en Turquie, alors qu’il avait évoqué mercredi après-midi «la possibilité» d’assister aux négociations cette semaine si son homologue russe en faisait de même. «Je ne sais pas si (Vladimir Poutine) y va. Je sais qu’il voudrait que j’y sois. C’est une possibilité», avait déclaré le président américain, tout en précisant plus tard que son «programme demain (jeudi) est complet». !

Conflit Inde-Pakistan : un cessez-le-feu

Conflit Inde-Pakistan : un cessez-le-feu


Ce samedi 10 mai, Donald Trump a annoncé qu’un accord de cessez-le-feu « complet et immédiat » a été trouvé entre les deux pays.

« Après une longue nuit de pourparlers sous la médiation des États-Unis, je suis heureux d’annoncer que l’Inde et le Pakistan ont convenu d’un cessez-le-feu COMPLET ET IMMÉDIAT. Félicitations aux deux pays pour avoir fait preuve de bon sens et de grande intelligence », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Le cessez-le-feu intervient alors que les tensions ont rapidement tourné à l’affrontement entre les deux États. Le conflit s’était intensifié depuis l’attentat dans le Cachemire indien le 22 avril dernier, où 26 civils avaient été tués. Ces derniers jours, les armées des deux pays avaient échangé des frappes.

Conflit Ukraine : trêve en mer Noire

Conflit Ukraine : trêve en mer Noire ?

Faute de cessez-le-feu général, Ukraine et Russie acceptent une trêve en mer. Un accord à l’arraché imposées par les États-Unis pour masquer le vide des négociations et surtout l’échec pour l’instant du cessez-le-feu général. Noire

Kiev et Moscou ont convenu selon deux communiqués distincts publiés par la Maison-Blanche « d’assurer la sécurité de la navigation, de supprimer l’usage de la force et d’empêcher l’utilisation de navires commerciaux pour des objectifs militaires en mer Noire ».

Conflit Ukraine : des discussions qui n’avancent pas

Conflit Ukraine : des discussions qui n’avancent pas

Inutile de tourner autour du pot les discussions entre les américains et russes qui se sont tenus hier n’ont pratiquement débouché sur rien. Pour preuve, il n’a même pas été possible de sortir un communiqué commun. Pour masquer le vide les négociateurs ont cependant promis de sortir un texte aujourd’hui. La vérité sans doute c’est que Poutine a bien l’intention de faire durer le plus possible la guerre sur laquelle d’ailleurs il s’appuie en permanence pour donner une légitimité à son régime de dictature.

Côté américain il n’est pas très certain que le président ait vraiment l’intention d’imposer la paix voire même une trêve. On voit bien que pour les américains l’Europe est un enjeu très secondaire voir même un obstacle .

La diffusion de documents secrets montre quel est l’état d’esprit de l’entourage de Trump vis-à-vis de l’Europe : même pas un allié, un parasite.

Au-delà des interrogations qui pèsent sur les intentions réelles des Américains se posent aussi la nature des liens très particuliers qui pourraient bien unir le président américain et la Russie.

Faut-il rappeler que Trump a déjà fait cinq ou six fois faillite et que son empire a été sauvé par les mafieux russes et le KGB. Trump a une dette vis à vis des oligarques russes et peut-être même vis-à-vis de Poutine.

Conflit Ukraine : la Russie se fait représenter par des seconds couteaux !

Conflit Ukraine : la Russie se fait représenter par des seconds couteaux !

Ce sont des seconds couteaux que Poutine a choisis représenter la Russie dans le cadre des rencontres avec les experts des États-Unis. Le signe sans que la Russie n’est pas pressée de voir aboutir une réelle négociation de paix. Bref, on est encore bien loin d’une perspective de paix et même de cessez-le-feu.

un côté, Grigori Karassine, un sénateur et ancien vice-ministre des Affaires étrangères de 75 ans (il fut aussi ambassadeur à Londres). De l’autre, Sergueï Besseda, 70 ans, ex du Service de sécurité fédéral (FSB).

Aucun des deux n’a réellement un pouvoir de négociation et ne peut donc engager la Russie qui fait traîner les discussions sur des aspects techniques voire complètement étrangers à la question de l’Ukraine.

Conflit France Algérie : pédale douce de Retailleau

Conflit France Algérie : pédale douce de Retailleau

En dépit du refus des autorités algériennes de prendre en compte la liste des individus algériens considérés comme dangereux et donc d’autoriser leur retour, le ministre de l’intérieur semble mettre la pédale douce. En effet il ne parle plus de démissionner ou de mettre fin à l’accord spécifique de 1994 qui règle les migrations entre la France et l’Algérie.

De toute évidence sur ce terrain il y a des divergences entre le ministre de l’intérieur, l’Élysée et même le premier ministre. Certains reprochent de l’intérieur de trop instrumentaliser cette affaire à des fins politiques. D’autres plus simplement préfèrent la voie diplomatique à l’affrontement public.

Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a seulement promis ce lundi soir une «réponse graduée» après le rejet par Alger de la liste des individus algérien «dangereux» que la France veut expulser.

«À quoi s’attendait Retailleau ? Les Algériens ont très bien compris sa petite stratégie – se faire élire président des LR sur leur dos –, et elle ne cédera pas !»

En attendant de l’intérieur a annoncé à France Inter la «suspension des accords de 2007 pour l’exemption de visa aux détenteurs de passeports diplomatiques».

Conflit république démocratique du Congo : rupture entre le Rwanda et la Belgique

Conflit république démocratique du Congo : rupture entre le Rwanda et la Belgique

Encore un conflit un Afrique qui risque de s’éterniser entre d’une part la république démocratique du Congo, d’autre part le Rwanda. Le Rwanda qui s’était nettement redressé après le terrible génocide et qui porte un sérieux coup à son slogan « visit Rwanda » affiché en Europe notamment dans nombre de terrains de football. Un conflit moins médiatisé que celui de l’Ukraine mais pourtant dramatique.

Le Rwanda a annoncé ce lundi la rupture de ses relations diplomatiques avec la Belgique, accusant l’ex-puissance coloniale d’avoir «pris parti» pour Kinshasa «bien avant et pendant le conflit en cours en République démocratique du Congo (RDC). «Le gouvernement du Rwanda a notifié aujourd’hui le gouvernement de Belgique de sa décision de rompre les relations diplomatiques, avec effet immédiat», a déclaré le ministère des Affaires étrangères rwandais dans un communiqué.

L’UE a adopté lundi des sanctions contre des personnalités rwandaises en raison du soutien de Kigali à l’offensive du groupe rebelle M23 en République démocratique du Congo (RDC). Kigali accuse la Belgique d’avoir «pris partie» pour Kinshasa. La Belgique, ancienne puissance coloniale à la fois de la RDC (ex-Zaïre) et du Rwanda, a été l’un des pays les plus critiques de Kigali depuis que la rébellion du M23, soutenue par Kigali, a lancé en décembre une offensive dans l’est de la RDC, qui l’a vu notamment s’emparer de Goma, la capitale du Nord-Kivu, et de Bukavu, capitale du Sud-Kivu.

Conflit avec la Russie- Comme en 39–45 l’extrême gauche et l’extrême droite plutôt du côté des envahisseurs

Conflit avec la Russie- Comme en 39–45 l’extrême gauche et l’extrême droite plutôt du côté des envahisseurs
Inutile de tourner autour du pot la situation en Ukraine révèle les pires ambiguïtés des extrêmes tant à gauche qu’à droite; les deux d’ailleurs se montrant plus proche de Poutine que de l’Ukraine. Les deux qui  s’opposent à des interventions militaires européennes. Une situation qui n’est pas sans rappeler celle de 39 45 quand l’extrême-gauche alors représenté par les communistes se sont alignés sur les soviétiques à travers le pacte germano soviétique.Et que l’extrême droit a pactisé avec les nazis. 

 

C’est extrême-gauche de l’époque est aujourd’hui représenté par les » insoumis ». À l’extrême droite le compromis avec les envahisseurs se reproduit également. Notons aussi la mollesse des positions de la presse de droite et surtout l’ambiguïté. Pour l’extrême droite c’est clair aucun soutien militaire dans le court terme, aucun concept de défense européenne y compris à moyen long terme. La position stratégique de Marine Le Pen, candidate actuellement nettement en tête pour les élections de 2027 pose un sérieux problème de crédibilité politique pour l’avenir du pays. Quant à la position de ceux qui à l’extrême droite ou aux franges minimisent, soit ridiculisent le risque d’une guerre avec la Russie, c’est une manière de dissimuler leur alliance objective avec Poutine.

Les mêmes qui considéraient  comme ridicule une possible invasion de la France quand Allemagne a envahi la Pologne: les mêmes « pacifistes »,  les mêmes défaitistes. Et la même indécence de mettre sur le même pied d’égalité la responsabilité de l’envahisseur russe et les victimes de l’Ukraine. Ou quand l’histoire recommence plus de 80 ans après  avec les mêmes lâchetés, les mêmes trahisons

Conflit avec la Russie- Comme en 39–45 l’extrême gauche et l’extrême droite plutôt du côté des envahisseurs

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Inutile de tourner autour du pot la situation en Ukraine révèle les pires ambiguïtés des extrêmes tant à gauche qu’à droite; les deux d’ailleurs se montrant plus proche de Poutine que de l’Ukraine. Les deux qui  s’opposent à des interventions militaires européennes. Une situation qui n’est pas sans rappeler celle de 39 45 quand l’extrême-gauche alors représenté par les communistes se sont alignés sur les soviétiques à travers le pacte germano soviétique.Et que l’extrême droit a pactisé avec les nazis. 

 

C’est extrême-gauche de l’époque est aujourd’hui représenté par les » insoumis ». À l’extrême droite le compromis avec les envahisseurs se reproduit également. Notons aussi la mollesse des positions de la presse de droite et surtout l’ambiguïté. Pour l’extrême droite c’est clair aucun soutien militaire dans le court terme, aucun concept de défense européenne y compris à moyen long terme. La position stratégique de Marine Le Pen, candidate actuellement nettement en tête pour les élections de 2027 pose un sérieux problème de crédibilité politique pour l’avenir du pays. Quant à la position de ceux qui à l’extrême droite ou aux franges minimisent, soit ridiculisent le risque d’une guerre avec la Russie, c’est une manière de dissimuler leur alliance objective avec Poutine.

Les mêmes qui considéraient  comme ridicule une possible invasion de la France quand Allemagne a envahi la Pologne: les mêmes « pacifistes »,  les mêmes défaitistes. Et la même indécence de mettre sur le même pied d’égalité la responsabilité de l’envahisseur russe et les victimes de l’Ukraine. Ou quand l’histoire recommence plus de 80 ans après  avec les mêmes lâchetés, les mêmes trahisons

 

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