Archive pour le Tag 'Conflit'

Conflit palestinien : la fuite en avant de Benyamin Nétanyahou

Conflit palestinien : la fuite en avant de Benyamin Nétanyahou

La fuite en avant sécuritaire de Benyamin Nétanyahou a suscité un élan nationaliste palestinien et offert au Hamas l’occasion de s’affirmer grâce à sa capacité de riposte militaire face à un Fatah moribond, analyse la chercheuse dans une tribune au « Monde ».

Tribune

L’actuelle confrontation entre Israël et le Hamas donne en apparence une impression de déjà-vu. A l’instar des opérations de 2009, 2012 et 2014, elle s’inscrit dans un environnement international brouillé par un changement d’administration aux Etats-Unis, un contexte d’élections en Israël, mais aussi une tentative de rapprochement inter palestinien.

Fragilisé sur la scène politique intérieure, le premier ministre Benyamin Nétanyahou joue de nouveau la carte de la diversion même si, cette fois, la situation est sensiblement différente tant par la démonstration de force du Hamas que par les mobilisations inattendues des Palestiniens d’Israël.

Depuis la fin du mois d’avril, des militants de tous bords se mobilisent contre l’expulsion de vingt-huit familles palestiniennes du quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est. Loin d’être inédites, ces expropriations s’inscrivent dans la continuité d’une politique de spoliation des biens des Palestiniens de Jérusalem-Est qu’Israël occupe illégalement depuis 1967. Si les précédentes mobilisations ne sont jamais restées sous silence, elles ont, cette fois, eu une résonnance toute particulière marquée par une campagne internationale sur les réseaux sociaux pour « sauver Sheikh Jarrah ».

Dans l’impasse, Nétanyahou a joué sa carte favorite : dépolitiser le dossier pour l’amener sur le terrain du religieux et du sécuritaire

Autre élément significatif, la véhémence des nationalistes religieux israéliens mobilisés en faveur de l’expulsion des Palestiniens. Critiqué à l’international, dépassé sur sa droite, Nétanyahou, déjà incapable de former un gouvernement, se retrouve dans l’impasse.

Comme souvent, il a alors joué sa carte favorite : dépolitiser le dossier pour l’amener sur le terrain du religieux et du sécuritaire. En quelques jours, la confrontation s’est déplacée de Sheikh Jarrah vers Al-Aqsa puis d’Al-Aqsa vers la bande de Gaza.

 

A Al-Aqsa, les forces de sécurité israéliennes ont installé sans raison apparente des barrières métalliques empêchant les réunions quotidiennes de Palestiniens devant la porte de Damas en ce mois de ramadan. Comme en 2017, l’installation de barrières a provoqué leur colère. Celle-ci a été brutalement réprimée par la police israélienne – qui a fait preuve d’une violence toute particulière en pénétrant dans l’enceinte même de la mosquée pendant la prière – secondée par des extrémistes juifs, partisans de l’avocat et député d’extrême droite Itamar Ben Gvir. Galvanisés par leur victoire au Parlement, ces derniers se sont lancés dans de véritables chasses à l’homme au cri de « morts aux Arabes »

Fin prochaine du conflit commercial entre AIRBUS ET BOEING ?

Fin prochaine du conflit commercial entre AIRBUS ET BOEING ?

L’administration américaine a assuré qu’elle souhaite un accord entre l’Europe et les États-Unis pour mettre fin au conflit entre les deux zones concernant Airbus et Boeing accusés l’un et l’autre de profiter de subventions illégales. Un conflit qui dure depuis des années et arbitré de maintenir très approximative par l’organisation mondiale du commerce qui une fois donne raison à l’Europe, une autre fois aux États-Unis.

 

La représentante américaine au Commerce Katherine Tai a répété lors d’une audition devant la Chambre des représentants que son objectif était de conclure un accord d’ici deux mois conformément à la trêve annoncée début mars sur les tarifs douaniers punitifs.

 

« J’ai beaucoup d’espoir et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour nous assurer que nous atteignons l’objectif au cours de cette période de quatre mois », a-t-elle assuré. Si elle a relevé « le potentiel à réaliser » en terme de coopération économique entre les Etats-Unis et les pays de l’Union européenne, comme la veille devant le Sénat, elle n’a pas dévoilé où en étaient les négociations, ni les points éventuels d’achoppements. Du côté de Bruxelles, aucune information n’a non plus filtré sur les progrès éventuels pour résoudre ce conflit qui dure depuis 17 ans.

Conflit Airbus-Boeing : sanctions réciproquement levées

 Conflit Airbus-Boeing : sanctions réciproquement levées

 

Des sanctions réciproques avaient été décidées par l’Union européenne d’une part par les États-Unis d’autre part. Un conflit qui dure depuis des années à propos des subventions publiques que  recevraient les constructeurs automobiles des deux régions concernées. L’OMC avait autorisé l’union européenne à taxer récemment le matériel aéronautique américain de Boeing. En représailles,  les États-Unis avaient mis en place des taxes non seulement sur des avions européens mais aussi sur des alimentaires comme le vin  français..

 

Vendredi, les Etats-Unis et l’Union européenne ont provisoirement enterré la hache de guerre en suspendant pendant quatre mois les surtaxes douanières que les deux parties avaient mis en place dans le contentieux qui les oppose à l’OMC depuis dix-sept ans sur les aides respectives à leur secteur aéronautique, notamment Airbus et Boeing, jugées illégales.

 

Ce compromis porte sur les surtaxes imposées depuis octobre 2019 par Washington sur quelque 7,5 milliards de dollars (6,3 milliards d’euros) d’exportations européennes vers les Etats-Unis.

 

Conflit palestinien : les États-Unis pour une solution à deux Etats ?

Conflit palestinien : les États-Unis pour une solution à deux Etats ?

 

 

 

Un certain nombre d’Etats se sont déjà prononcés pour deux Etats en Palestine mais jusque-là les États-Unis s’étaient toujours montrés assez réticents suivant en cela la position d’Israël. Il semble bien que la position américaine pourrait officiellement évoluer dans le sens d’une reconnaissance d’une partition en Palestine- Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a déclaré lundi à son homologue israélien qu’une solution à deux Etats du conflit israélo-palestinien était la meilleure pour l’avenir d’Israël, a déclaré le Département d’Etat américain.

Antony Blinken, dans un appel avec le ministre israélien des affaires étrangères Gabi Ashkenazi, « a souligné la conviction de l’administration Biden que la solution à deux Etats est la meilleure façon d’assurer l’avenir d’Israël en tant qu’Etat juif et démocratique, vivant en paix aux côtés d’un Etat palestinien viable et démocratique », a déclaré le Département d’Etat.

Conflit Boeing-Airbus: les États-Unis maintiennent les taxes sur l’Europe

Conflit Boeing-Airbus: les États-Unis maintiennent les taxes sur l’Europe

Si les relations commerciales entre les États-Unis et les différents partenaires seront sans doute pacifiées sur la forme par contre sur le fond ,il ne faut peut-être pas espérer des miracles notamment pour l’Europe. Ainsi dans le cadre du conflit récurrent qui oppose Boeing et Airbus à propos des aides publiques qui faussent la concurrence, les États-Unis vont continuer d’appliquer leurs mesures de rétorsion fiscale qui porte notamment sur les exportations de vins.

 

Les services du représentant américain au Commerce indiquent qu’ « il n’est pas nécessaire, à ce stade, de revoir » cette sanction commerciale, rapporte BFM TV. Joe Biden a toutefois indiqué souhaiter renouer des liens pacifiés avec ses alliés historiques dont les pays de l’Union européenne (UE), selon Le Figaro.

Ces mesures sont entrées en vigueur le 12 janvier dernier, dans le cadre d’un vieux litige entre Boeing et Airbus. Les deux concurrents s’affrontent en effet depuis octobre 2004 devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur les aides publiques versées aux deux groupes, jugées illégales. Il s’agit du plus long conflit commercial traité par le juge de paix des échanges mondiaux.

Annoncées à la fin de l’année 2020, ces taxes visent des produits français et allemands et notamment les vins non-pétillants, moûts de raisin et cognacs (+25%) et certaines pièces aéronautiques (+15%). Ces droits de douane s’ajoutent à ceux imposés depuis 2019 sur des produits européens (vin, fromage, huile d’olive, whisky) et sur les avions d’Airbus, rappelle Le Figaro.

Mali: le conflit de la pauvreté

Mali: le conflit de la pauvreté

« Combien faudra-t-il de sonneries aux morts, de cortèges funèbres, de drapeaux qui s’inclinent devant le sacrifice ultime de nos valeureux soldats de la paix, pour réaliser que l’enjeu et la solution ne sont pas militaires ? », interroge dans le Monde dans le monde, universitaire, au sujet de l’opération Barkhane.

 

… Combien de cérémonies, combien de beaux discours, combien de larmes faudra-t-il encore répandre aux sons du clairon entonnant sa sinistre mélopée, devant des familles figées par la douleur ? De semaine en semaine, de mois en mois, d’année en année, s’égrène la liste funèbre de nos héros, morts au combat, au nom d’un idéal de paix et de fraternité… Et les discours martiaux s’enchaînent, sur le parvis de la cour d’honneur des Invalides, belles paroles qui glissent sur les cercueils alignés de nos concitoyens, mais : « La France ne dialogue pas avec le terrorisme, Elle le combat… »

Que la France se soit engagée dans un combat à plus de 6 000 kilomètres de sa capitale était en soi probablement une absolue nécessité. Cela va faire maintenant huit ans qu’elle s’est engagée dans ce combat, huit ans de missions, de patrouilles, où chacun risque sa vie, pour un résultat final qui n’est, en rien, celui escompté.

[...] Les guerres de harcèlement, ont toujours été gagnées par les petites unités combattantes, au détriment des armées certes plus puissantes mais moins mobiles, dans la réalité technique des embuscades meurtrières qui jalonnent les terrains. Du Vietnam à l’Afghanistan, chaque guérilla organisée a mis les structures militaires trop lourdes en défaut.

Comment faire sur un territoire plus grand que la France, avec une force comprise entre 10 000 à 20 000 soldats, plus ou moins bien entraînés et équipés, pour contrôler le territoire et le sécuriser ? Comment compter sur une armée malienne sous-équipée, en proie à des factions internes rivales et à une corruption à tous les niveaux ?

[...] Au-delà de ces considérations logistiques et purement militaires se cachent des réalités plus complexes encore. Comment penser à stabiliser un territoire, alors que les problématiques des aspirations des populations ne sont pas prises en compte, ni par l’Etat malien, ni par son armée, ni par les forces armées d’assistance, venues à sa rescousse ?

A-t-on réellement pris le temps d’écouter, de comprendre, les envies d’autonomie, voire
d’indépendance, des Touaregs du nord du pays ? Ceux-ci voient dans les participants à l’opération Barkhane les collaborateurs zélés d’un pouvoir malien sourd à toutes leurs revendications et tentatives de dialogue, souvent réprimées avec la plus grande violence et le plus profond mépris, par les autorités maliennes au pouvoir depuis des années.

[...] Comment ne pas comprendre que ces éléments terroristes autochtones issus de ces mêmes villages sont très souvent soutenus, cachés, et surtout bien renseignés, par les villageois locaux ? Comment essayer de dénoncer l’idéologie du terrorisme, de convaincre du bien-fondé de nos valeurs et de réussir à neutraliser les poseurs de mines improvisées qui tuent nos jeunes engagés, quand ce sont les propres enfants des familles interrogées par nos soldats… qui les installent, la nuit venue.

Si on essaye de se mettre à la place de nos adversaires, comment concevoir et comprendre que des militaires d’une « autre couleur de peau, d’une autre religion, d’une autre langue, d’une autre culture », de surcroît anciens colonisateurs de ces régions, viennent vous faire la morale, alors que vos droits humains fondamentaux sur la répartition des ressources ont été bafoués par le pouvoir en place, depuis des années… et que ces soldats de l’étranger semblent soutenir ce pouvoir corrompu ?

Quel impact avons-nous vraiment sur ces populations ? Allons-nous mettre huit ans de plus pour comprendre que ces échanges sont truqués d’avance ? Combien faudra-t-il de sonneries aux morts, de cortèges funèbres, de drapeaux qui s’inclinent devant le sacrifice ultime de nos valeureux soldats de la paix, pour réaliser que l’enjeu et la solution ne sont pas militaires ?

Comment ces groupes terroristes prolifèrent-ils ? La misère est le terreau de choix pour prospérer. Si on ne peut pas s’exprimer autrement que par la violence, alors le terrorisme prend la parole ! Il légitime un espoir et suscite les vocations des martyrs. Face à ces tribus organisées selon des codes qui nous échappent, miliciens, islamistes, anciens mercenaires de Kadhafi forment les maillons hétéroclites de ces légions terroristes, parfois rejointes par les propres commandants de l’armée malienne, soi-disant chargés de les combattre.

Chacune se rassemble et s’organise, au gré des rencontres et des opportunités de terrain, l’ennemi à abattre restant le lien commun : le pouvoir malien avec son bras armé, la France.
C’est dire toute la complexité de cette nébuleuse mouvance qui combat et tue nos soldats, jetés en pâture dans un conflit perdu d’avance, en raison d’un aveuglement des responsables politiques de tout bord. La vraie question à poser n’est donc certainement pas militaire, mais purement politique, économique et sociale.

Tant que la misère continuera de sévir, tant que l’injustice, la violence, la corruption des plus nantis de ces pays s’exerceront sur ces régions, alors, malgré tous nos efforts, tous nos sacrifices, toutes nos larmes, nous verrons se dresser des hordes de fanatiques pour traquer nos faiblesses et tuer au hasard nos soldats, avec des engins de mort disséminés sur les pistes.

J’ose espérer que les réflexions de nos dirigeants et hommes d’Etat se porteront enfin sur les aspects essentiels pour éradiquer les racines de cette guérilla terroriste qui s’exporte déjà et se développera jusqu’au cœur de nos cités, cachée dans le flot des réfugiés climatiques qui viendront réclamer à juste titre un droit au partage de la richesse et de la sécurité pour leurs enfants.

Ce n’est qu’à ces conditions de réflexion globale sur les véritables enjeux et requis de l’unité
retrouvée que la Marseillaise accompagnera les célébrations de la paix… au lieu de résonner pour honorer la mémoire de nos soldats, vainement tombés en son nom, sur une terre étrangère.

Marc Carrey, Léognan (Gironde)

Conflit GameStop contre vente à perte : des risques selon BNP

Conflit GameStop contre vente à perte : des risques selon BNP

Selon William de Vijlder, chef économiste de BNP Paribas, les événements des derniers jours comportent des risques durables sur l’ensemble des marchés financiers. Comme d’ailleurs en témoigne la hausse de l’indice mesurant la volatilité implicite du S&P-500, souligne l’économiste. S’ils se répétaient, ils pourraient conduire à une réticence à vendre à découvert, ce qui, selon lui, “réduirait l’efficacité informationnelle des cours des actions ». William de Vijlder fait ainsi référence à une théorie financière selon laquelle plus les vendeurs à découvert sont actifs, plus les cours des actions sont précis.

“Les investisseurs qui sélectionnent les titres devraient également en tenir compte”, poursuit l’économiste. “Cela pourrait influencer leur décision d’investir dans les petites ou grandes entreprises, les actions ou les obligations. De même, cela pourrait accroître la prime de risque demandée et influencer le coût du capital des entreprises.” Mais cette révolte des particuliers contre les fonds spécialisés dans la vente à perte révèle une autre chose que ne n’évoque  pas le responsable de la BNP à savoir la sur- évaluation des cours qui justement permet des spéculations aussi bien à la hausse qu’à la baisse.

Le risque d’un conflit ethno racial (Thomas Piketty, Economiste)

   Le risque d’un conflit ethno racial (Thomas Piketty, Economiste)

 

 

Pour, Thomas Piketty,Economiste,les événements du 6 janvier à Washington montrent qu’un « conflit ethno-racial sans issue » menace les Etats-Unis.

 

Après l’invasion du Capitole, le monde éberlué se demande comment le pays qui s’est longtemps présenté comme le leader du monde « libre » a pu tomber aussi bas. Pour comprendre ce qui s’est passé, il est urgent de sortir des mythes et de l’idolâtrie, et de revenir à l’histoire. En réalité, la République étatsunienne est traversée depuis ses débuts par des fragilités, des violences et des inégalités considérables.

Emblème du Sud esclavagiste pendant la guerre civile de 1861-1865, le drapeau confédéré brandi il y a quelques jours par les émeutiers au cœur du Parlement fédéral n’était pas là par hasard. Il renvoie à des conflits très lourds qui doivent être regardés en face.

Le système esclavagiste a joué un rôle central dans le développement des Etats-Unis, comme d’ailleurs du capitalisme industriel occidental dans son ensemble. Sur les quinze présidents qui se sont succédé jusqu’à l’élection de Lincoln en 1860, pas moins de onze étaient propriétaires d’esclaves, dont Washington et Jefferson, tous deux natifs de Virginie, qui en 1790 compte 750 000 habitants (dont 40 % d’esclaves), soit l’équivalent de la population cumulée des deux Etats nordistes les plus peuplés (la Pennsylvanie et le Massachusetts).

Après la révolte de 1791 à Saint-Domingue (joyau colonial français et première concentration d’esclaves du monde atlantique de l’époque), le Sud états-unien devient le cœur mondial de l’économie de plantation et connaît une expansion accélérée. Le nombre d’esclaves quadruple entre 1800 et 1860 ; la production de coton décuple et alimente l’industrie textile européenne. Mais le Nord-Est et surtout le Midwest (dont est originaire Lincoln) se développent encore plus rapidement. Ces deux ensembles s’appuient sur un autre modèle économique, fondé sur la colonisation des terres de l’Ouest et le travail libre, et veulent bloquer l’expansion de l’esclavage dans les nouveaux territoires.

Société-La culture du conflit, une spécialité française

Société-La culture du conflit, une spécialité française 

 

Macron aura effectivement connu un nombre important de grèves et de manifestations sur différents sujets. Mais d’une certaine manière, il hérite aussi d’une longue culture du conflit exacerbée par un contexte de plus en plus complexe et plus dur. La culture du conflit est fortement ancrée dans l’histoire sociale et sociétale du pays.

 

En cause,  de nombreux facteurs explicatifs. D’abord une démocratie de type monarchique où l’unique décideur est le président de la république. Un phénomène encore renforcé avec le passage de sept à cinq ans du mandat du président. Le gouvernement, le parlement, les institutions ne jouent qu’un rôle mineur au service du président.

 

Cette extrême centralisation du pouvoir devait être équilibrée par des consultations régulières sous forme de référendum. Le problème c’est que la plupart des présidents ont hésité à utiliser cet outil à la foie hasardeux et dangereux politiquement.

 

La France ne manque pas d’institutions de tous ordres économiques, scientifiques, sociales, culturelles plus généralement sociétales. Mais le débat y est souvent cadenassé ou bien le pouvoir central ne tient aucun compte de ces propositions. 

 

Dans le domaine économique, contrairement à certains pays du Nord  en particulier en Allemagne, la concertation est assez fictive et porte trop souvent sur des questions accessoires. Il est clair qu’une réelle concertation entre les parties permettrait aux un et aux autres de mieux s’approprier les problématiques respectives. L’objectif étant  de déboucher sur des compromis gagnant-gagnant. Dans les entreprises, les représentants syndicaux ne jouent souvent qu’un rôle marginal et trop souvent de contestation. Du coup, la fonction syndicale s’appauvrit qualitativement et quantitativement. Elle n’attire pas non plus les meilleurs.

 

Pour inverser la tendance, il faudrait une volonté réciproque des deux parties. Dans certaines entreprises, on a compris cet enjeu mais dans beaucoup d’autres on a  50 ans de retard.

 

 Les reproches qu’on peut formuler à l’égard pouvoir central peuvent être repris à l’échelon plus local ou les barons reproduisent cette culture centraliste et bureaucratique. En gros, la démocratie locale se limite surtout au dépôt d’un bulletin le jour de l’élection. Sur la plupart des terrains sociétaux, la démocratie est à la fois pauvre et souvent de pure forme. Bref, un terreau  favorable à la contestation permanente , aux affrontements et aux conflits.

La culture du conflit, une spécialité française

La culture du conflit, une spécialité française

 

 

Macron aura effectivement connu un nombre important de grèves et de manifestations sur différents sujets. Mais d’une certaine manière, il hérite aussi d’une longue culture du conflit exacerbé par un contexte de plus en plus complexe et plus dur. La culture du conflit est fortement ancrée dans l’histoire sociale et sociétale du pays.

 

En cause,  de nombreux facteurs explicatifs. D’abord une démocratie de type monarchique où l’unique décideur est le président de la république. Un phénomène encore renforcé avec le passage de sept à cinq ans du mandat du président. Le gouvernement, le parlement, les institutions ne jouent qu’un rôle mineur au service du président.

 

Cette extrême centralisation du pouvoir devait être équilibrée par des consultations régulières sous forme de référendum. Le problème c’est que la plupart des présidents ont hésité à utiliser cet outil à la foie hasardeux et dangereux politiquement.

 

La France ne manque pas d’institutions de tous ordres économiques, scientifiques, sociales, culturelles plus généralement sociétales. Mais le débat y est souvent cadenassé ou bien le pouvoir central ne tient aucun compte de ces propositions

 

Dans le domaine économique, contrairement à certains pays du Nord  en particulier en Allemagne, la concertation est assez fictive et porte trop souvent sur des questions accessoires. Il est clair qu’une réelle concertation entre les parties permettrait aux un et aux autres de mieux s’approprier les problématiques respectives. L’objectif étant  de déboucher sur des compromis gagnant-gagnant. Dans les entreprises, les représentants syndicaux ne jouent souvent qu’un rôle marginal et trop souvent de contestation. Du coup, la fonction syndicale s’appauvrit qualitativement et quantitativement. Elle n’attire pas non plus les meilleurs.

 

Pour inverser la tendance, il faudrait une volonté réciproque des deux parties. Dans certaines entreprises, on a compris cet enjeu mais dans beaucoup d’autres on a  50 ans de retard.

 

 Les reproches qu’on peut formuler à l’égard pouvoir central peuvent être repris à l’échelon plus local ou les barons reproduisent cette culture centraliste et bureaucratique. En gros, la démocratie locale se limite surtout au dépôt d’un bulletin le jour de l’élection. Sur la plupart des terrains sociétaux, la démocratie est à la fois pauvre et souvent de pure forme.

 

 Une situation globale qui entretient la culture du conflit.

Conflit Veolia Suez : «Meridiam n’a ni les compétences ni les capacités de gérer»

Conflit Veolia Suez : «Meridiam n’a ni les compétences ni les capacités de gérer»

Le fonds français Meridiam,  qui pourrait pas reprendre l’activité eau de Suez suite à un éventuel rapprochement entre Veolia et Suez est  très critiqué pour son incompétence et son ignorance de l’activité qu’il envisage de gérer.

D’où  la réaction cinglante de Jean-Marc Boursier après la promesse faite par le dirigeant de Meridiam, Thierry Déau, d’injecter 800 millions d’euros dans l’activité Eau du groupe Suez qu’il reprendrait pour éviter à Veolia, leader mondial du traitement de l’eau et des déchets, de se retrouver en situation de monopole en cas d’absorption réussie de Suez.

«Il y a beaucoup d’incohérences dans les promesses de Meridiam. Comment peut-on acquérir un actif qu’on ne connaît pas, auprès de quelqu’un qui n’en est pas propriétaire, à un prix qu’on ignore et sans avoir d’expérience industrielle dans l’eau ?», s’interroge Jean-Marc Boursier, directeur et Suez.. «Meridiam est un fonds d’infrastructure respectable, mais pas un industriel de l’eau», argue-t-il. «Un fonds a des exigences de rentabilité élevée, déconnectée de la réalité de nos métiers. L’estimation faite par Meridiam d’un doublement des investissements annuels comparé à ceux de l’eau France de Suez actuellement est totalement fausse», juge le dirigeant.

«Ces cinq dernières années, Suez n’a pas investi 150 millions par an dans son pôle eau mais près de trois fois ce montant ! Cette estimation erronée montre la méconnaissance par Meridiam des métiers de l’eau, qui sont complexes», souligne le directeur général adjoint de Suez, chargé de la France et des opérations.

Évoquant Saur, troisième opérateur de l’eau de France qui «aux mains des fonds (…) a changé trois fois de propriétaires en dix ans», M. Boursier soutient que «donner l’eau France de Suez à Meridiam, c’est affaiblir la concurrence». «En dehors de Veolia, il n’y aurait que des opérateurs privés détenus par des fonds», précise-t-il.

Dupond-Moretti à la justice : le gros coup de com et conflit en perspective

Dupond-Moretti à la justice : le gros coup de com et conflit en perspective

 

Il  n’y a pas vraiment de changement extraordinaire dans ce ;  on reprend surtout les anciens avec quelques nouveautés pour donner l’impression que ça bouge. La nomination de Gérald Darmanin à l’intérieur n’est pas vraiment une surprise car l’intéressé lui-même visait  depuis longtemps ce poste stratégique dans une carrière politique t. La surprise vient surtout de la nomination au gouvernement d’Eric Dupond-Moretti, avocat pénaliste spécialiste des causes difficiles, dont les Français connaissent le visage et la voix via les médias et des prises de position parfois détonantes.

D’une certaine manière, il y a même une provocation d’avoir choisi un avocat populiste et radical,  spécialiste des critiques de l’appareil judiciaire. Encore dernièrement, il venait de prendre l’initiative de déposer une plainte dans le cas de l’affaire du paquet  national financier pour avoir sans doute été écouté. Dupond Moretti n’a pas manifesté un grand état d’âme en retirant sa plainte si tôt sa nomination comme ministre de la justice.

Des convictions fortes mais qui évoluent selon les circonstances et les causes. La défense de la veuve ou du truand chaque fois que cela peut servir la réputation médiatique même si c’est complètement contradictoire. Il faudra prévoir des heurts avec l’appareil judiciaire qui voit venir en quelque sorte un étranger qui avance plutôt avec des gros sabots qu’avec des chaussons de danse classique.  On sera en particulier très attentif à la manière dont le parquet pourra plus ou moins enterrer  tel ou tel dossier politiquement sensible et il n’en manque pas.

« Un expert sans conflit d’intérêt est un expert sans intérêt. »

« Un expert sans conflit d’intérêt est un expert sans intérêt. »

Dans un livre de 2014 ,pour expliquer les difficultés de recrutement, Bernard Dalbergue expliquait déjà la mainmise de nombre d’industrie pharmaceutique sur les  » experts »

 

.la majorité des pontes préfèrent désormais l’argent des labos aux honneurs. »

En 2011, Bernard Dalbergue ne tombe sans doute pas de sa chaise en découvrant le pot au rose, puisqu’il connaît de longue date ces experts et les usages du secteur. Mais le Victrelis est pour lui la couleuvre de trop à avaler, le symbole d’une industrie décidément bien malade.

« Habitude a été prise d’enfumer les autorités de santé. Mais le lancement de notre nouveau médicament frôle la démesure, écrit Bernard Dalbergue. Durant toute ma carrière, jamais je n’avais été le témoin de telles liaisons dangereuses entre des toubibs et une entreprise privée. »

Si elles sont avérées, ces infractions pourraient coûter cher au laboratoire, y compris dans son pays d’origine, où les législateurs ne plaisantent pas avec les conflits d’intérêt. Le puissant Foreign Corrupt Practices Act (FCPA) leur permet de sanctionner, souvent lourdement, des entreprises américaines suspectées de corruption, quel que soit le pays où les faits ont eu lieu.

250 RÉCLAMATIONS DISSIMULÉES

Ironie du sort : au moment même où la direction française de Merck s’empêtre dans ses contradictions, la maison mère du laboratoire déploie dans le monde entier un logiciel supposé l’alerter sur le moindre conflit d’intérêt potentiel.

Deux autres « affaires » relatées dans l’ouvrage posent une question plus grave : certains laboratoires sont-ils prêts à sacrifier certains patients sur l’autel du business ? Pour Bernard Dalbergue cela ne fait aucun doute. La preuve ? Ce stylo injecteur lancé par Merck pour administrer un traitement contre l’hépatite C.Commercialisé en 2002, il n’a été retiré du marché qu’en 2013 alors que le laboratoire a été alerté dès son lancement de ses dysfonctionnements.

Entre-temps, dix ans de « com » bien orchestrée préservent bon an mal an les ventes de son blockbuster avec un argument imparable : ce n’est pas le stylo qui pose problème mais les patients qui ne savent pas s’en servir. Quoi qu’il en soit, sans le savoir, une partie d’entre eux n’a régulièrement pas reçu le dosage adéquat du médicament.

Avec quelles conséquences ? « Difficile de le dire, puisque les incidents étaient très peu reportés », regrette Bernard Dalbergue qui, avec le recul, se demande comment il a pu cautionner et couvrir cela pendant dix ans.

Il cite un chiffre inquiétant : Merck, dit-il, a admis lors d’une réunion à l’agence du médicament avoir dissimulé 250 réclamations. Selon lui, la pharmacovigilance est « une vraie passoire » : ni les médecins, ni les laboratoires ne signalent correctement les problèmes qu’ils constatent. « Seuls 1% des cas apparaissent dans le radar, donc quand on voit apparaître un ou deux morts, il est vraiment temps de s’inquiéter. »

« REGARDER DANS LA BASE DE DONNÉES DE L’ASSURANCE MALADIE »

L’enquête complémentaire menée par Anne-Laure Barret, revient de son côté sur l’affaire du Vioxx, un anti-inflammatoire lancé par Merck au tournant des années 2000 et brusquement retiré du marché en 2004. Pourtant soupçonné d’avoir causé 20 000 à 40 000 morts prématurées aux Etats-Unis, il n’a curieusement pas fait l’objet d’investigations poussées de ce côté de l’Atlantique, constate la journaliste.

Pis, son successeur, un anti-inflammatoire de la même famille, a obtenu une AMM en 2008 malgré de sérieux doutes sur son efficacité et des données très préoccupantes quant à ses effets secondaires. « Ce traitement, prescrit à 50 0000 personnes en 2011 est-il, comme son cousin, un produit dangereux ? », interroge la journaliste.

Elle rassemble en tout cas des éléments troublants : le rapport d’un épidémiologiste américain soulignant les biais des essais cliniques, le rapport mitigé de la Haute Autorité de Santé, l’instance qui note les médicaments, ou encore la volte-face de l’Agence du médicament qui rédige des conclusions pour le moins contradictoires avance de donner son feu vert.

« Pour savoir si ce médicament tue, il suffirait aux autorités d’aller regarder dans la gigantesque base de données de l’Assurance maladie. On y trouve toutes les prescriptions. En les analysant et en les recoupant avec d’autres sources, sur les décès ou les hospitalisations, on pourrait facilement repérer les effets secondaires des médicaments en vie réelle », souligne Bernard Dalbergue.

Ces informations ont été exhumées dans l’affaire Mediator, mais depuis, aucun suivi systématique n’a été mis en place. « Personne n’y a intérêt, c’est explosif », juge-t-il.

Au-delà de ces affaires emblématiques, qui finiront peut-être un jour sur le bureau d’un juge, le médecin met aussi en lumière des pratiques qui, sans être illégales, interpellent. C’est le cas des techniques de marketing employées par les laboratoires, parfois à la limite de la manipulation.

Bernard Dalbergue les connaît par cœur, pour avoir lui-même participé à ces séminaires de formation intensifs organisés dans des hôtels luxueux aux quatre coins du monde. Il raconte l’« embrigadement quasiment sectaire » des visiteurs médicaux chargés de « vendre » les médicaments dans les cabinets et les hôpitaux.

Une armée dont le discours parfaitement formaté conquiert d’autant plus facilement qu’il est difficile, voire impossible, pour les médecins de relativiser ou interroger les informations qui leur sont communiquées. « Les études cliniques – quand elles sont publiées – sont bien trop complexes à décrypter, avec des biais savamment dissimulés. Même les experts s’y perdent ! Dans ce domaine, nous sommes aux mains des laboratoires », estime Bernard Dalbergue.

Une dépendance savamment orchestrée, dont il livre les secrets. Comment obtenir ses entrées à l’hôpital, quels arguments employer pour inciter un médecin à prescrire le médicament maison même s’il est notoirement moins bon que celui du concurrent, que lui faire miroiter comme contrepartie s’il accepte de cautionner un essai…? Voilà toutes les ficelles maîtrisées par un bon visiteur médical. On est très loin de la science et du progrès.

Social- Conflit des Retraites : la légitimité de la CFDT est celle de la démocratie

Social- Conflit des Retraites : la légitimité de la CFDT est celle de la démocratie

 

Plusieurs responsables  gauchistes (de Sud ou de la CGT notamment), contestent le droit de la CFDT à s’immiscer dans la gestion de la question des retraites. Ils n’hésitent  pas d’ailleurs à utiliser des discours et des moyens de type stalinien pour tenter d’empêcher la CFDT de jouer son rôle.

 

La légitimité de la CFDT pourtant indiscutable. D’abord il faut signaler  à ces militants gauchistes que les organisations réformistes sont majoritaires en France et que la CFDT est devenue le premier syndicat. Le concept même de régime universel des retraites avec concurremment la suppression des régimes spéciaux est une idée de la CFDT qui milite pour davantage de justice sociale.

 

Les discours staliniens et les actions complètement irresponsables aussi bien des militants gauchistes que des organisations radicales sont en train de tuer encore un peu plus le syndicalisme. Un mouvement déjà largement discrédité précisément du fait de l’incompétence et de l’irresponsabilité de dirigeants qui systématiquement conduisent le mouvement social dans le mur.

 

En cause, aussi la personnalité des dirigeants dont beaucoup ignorent tout de la complexité des dossiers et qui masquent leur incompétence par le simplisme et la radicalité de leur position. La médiocrité de certains syndicats ne peut attirer que des militants médiocres , une sorte  de cercle non vertueux infernal.

 

Conflit des Retraites : la légitimité de la CFDT est celle de la démocratie

Conflit des Retraites : la légitimité de la CFDT est celle de la démocratie

 

Plusieurs responsables  gauchistes (de Sud ou de la CGT notamment), contestent le droit de la CFDT à s’immiscer dans la gestion de la question des retraites. Ils n’hésitent  pas d’ailleurs à utiliser des discours et des moyens de type stalinien pour tenter d’empêcher la CFDT de jouer son rôle.

La légitimité de la CFDT pourtant indiscutable. D’abord il faut signaler  à ces militants gauchistes que les organisations réformistes sont majoritaires en France et que la CFDT est devenue le premier syndicat. Le concept même de régime universel des retraites avec concurremment la suppression des régimes spéciaux est une idée de la CFDT qui milite pour davantage de justice sociale.

 

Les discours staliniens et les actions complètement irresponsables aussi bien des militants gauchistes que les organisations radicales sont en train de tuer encore un peu plus le mouvement syndical. Un mouvement déjà largement discrédité précisément du fait de l’incompétence et de l’irresponsabilité de dirigeants qui systématiquement conduisent le mouvement social dans le mur.

 

En cause, aussi la personnalité des dirigeants dont beaucoup ignorent tout de la complexité des dossiers et qui masquent leur incompétence par le simplisme et la radicalité de leur position. La médiocrité de certains syndicats ne peut attirer que des militants médiocres , une sorte  de cercle non vertueux infernal.

 

Conflit Iran-Etats Unis: la reculade des iraniens

Conflit Iran-Etats Unis: la reculade des iraniens  

 

 

Dans le conflit Iran États-Unis, il y a les déclarations grandiloquentes sur fond d’exaltation du nationalisme mais aussi la réalité. Trump à montré ses muscles et sa capacité à atteindre n’importe quel responsable iranien. De leur côté les oligarques chiites  iraniens mobilisent leurs partisans dans la rue de manière complètement irresponsable ( 50 morts par bousculade lors de funérailles général iranien Qassem Soleimani ). L’Iran se sert de son bras armé en Irak pour avoir l’air moins honteux.  L’imam chiite irakien Moktada Sadr qui avait réactivé sa milice après l’assassinat par les Etats-Unis du général iranien Qassem Soleimani annonce en fait un trêve de la part de l’Iran. L’Iran  met la pédale douce en matière de représailles, se contentant de quelques fusées contre des installations militaires américaines en Irak qui n’ont fait que des dégâts mineurs.

Le président américain veut montrer sa fermeté mais il ne veut pas non plus entraîner son pays dans l’escalade surtout à la veille d’élections présidentielles ou la volonté de retrait des Américains des théâtres internationaux des conflits doit être affirmée pour faire plaisir aux populistes et autres nationalistes. De leur côté, les responsables iraniens ont nettement pris peur devant le potentiel d’intervention des États-Unis. En outre, il y a la situation économique catastrophique du pays aussi les manifestations contre la politique de rigueur en Iran réprimé dans le sang. Un pays de plus en plus divisés entre les fanatiques qui profitent du régime site corrompu et une grande partie du pays qui ne peut plus supporter cette dictature religieuse minoritaire.

L’imam chiite irakien Moktada Sadr, a  estimé mercredi que la crise en Irak était terminée au vu des discours d’apaisement prononcés à la fois par l’Iran et Donald Trump. Dans un communiqué, Moktada Sadr a également réclamé la formation dans les deux semaines à Bagdad d’un gouvernement capable de protéger la souveraineté de l’Irak, tout en continuant d’exiger le départ des troupes étrangères du pays.

“J’appelle les groupes armés irakiens à se montrer patients, à ne pas engager d’actions militaires, et à faire taire les voix extrémistes de certains éléments incontrôlables jusqu’à ce que tous les recours politiques, parlementaires et internationaux aient été épuisés”, a-t-il dit.

Donald Trump a assuré mercredi qu’aucun Américain n’avait été blessé par les tirs de missiles iraniens de la nuit en direction de bases situées en Irak, ce qui, selon lui, démontre que Téhéran ne veut pas d’une escalade militaire.

Macron -Philippe: un conflit inévitable

Macron -Philippe: un conflit inévitable

Pour l’instant, l’opposition entre Macron et Édouard Philippe n’apparaît pas au grand jour. Reste qu’elle demeure latente dans la mesure où le chef de l’État voulait engager une grande réforme des retraites avec le maximum de soutien possible, ce qui supposait de la limiter aux aspects structurels. Édouard Philippe, lui , a nettement compliqué la réforme en y incluant des aspects conjoncturels qui ne paraissaient pas urgents : la fameuse réforme paramétrique avec notamment le totem de l’âge pivot. Dans son allocution de fin d’année, Macron a été très vague sur le sujet. Visiblement il s’est borné à renvoyer la patate chaude à son Premier ministre.

Ce dernier joue  une stratégie de pourrissement pour faire passer sa réforme. Certes aujourd’hui, la mobilisation sociale paraît s’essouffler mais est bien difficile d’imaginer les perspectives. La France pourrait  un effet s’engager à nouveau dans un climat social délétère, style gilet jaune, qui ferait plonger la crédibilité et la popularité de Macron. Le conflit ne peut pas durer éternellement et le chef de l’État pourrait alors trancher en défaveur d’Édouard Philippe qui serait conduit alors  à démissionner. L’hypothèse n’est pas encore envisagée officiellement mais au sein de la majorité nombre de députés s’inquiètent  de l’entêtement d’un Premier ministre qui avec son totem de l’âge pivot paraît engager une certaine concurrence avec Macron en matière de détermination et de fermeté réformatrice. Citant nommément Édouard Philippe, le président demande à celui-ci de « trouver un compromis rapide » avec les syndicats afin que le gouvernement puisse se sortir de la nasse de la réforme des retraites. Une première pour Emmanuel Macron, qui dans ses vœux présidentiels précédents se contentait de faire référence au « Premier ministre » et à son « gouvernement ».

Cet usage de l’impersonnel, symptôme de la pratique très présidentialiste pour laquelle a opté le chef de l’État depuis son élection, a cédé la voie à une personnalisation pleine et entière du locataire de Matignon. Certains y voient une mise sous pression, une épée de Damoclès qui, en cas de non résolution du conflit opposant le gouvernement aux syndicats, aboutirait in fine à un changement de Premier ministre.

« Ça ravive la théorie selon laquelle Édouard Philippe pense à 2022″, évoque tout de go un député de l’aile gauche de La République en Marche auprès de BFMTV.com. Une hypothèse que colportait l’entourage d’Emmanuel Macron avant les vacances .

D’après ses détracteurs, la mise au pied du mur du Premier ministre permettrait de solder le bras de fer qui se jouerait depuis plusieurs semaines entre l’Elysée et Matignon. Lequel se résume ainsi: Emmanuel Macron et ses soutiens entendent mettre l’accent sur l’aspect social de la réforme, sur l’universalité du système de retraites à points, tandis qu’Édouard Philippe veut à tout prix rééquilibrer les finances dudit système, notamment via l’instauration d’un « âge pivot » à 64 ans.

Ce clivage, mis en exergue à maintes reprises selon que l’on se place du point de vue de l’Elysée ou de Matignon, aurait-il incité Emmanuel Macron à laisser un délai intenable à son Premier ministre avant de le remercier? Pour certains de  LaREM, Édouard Philippe a eu le tort de ne « pas jouer franc-jeu » vis-à-vis du chef de l’État depuis le début de cette séquence. C’est incompréhensible qu’il ait inclus l’âge pivot dans son discours devant le Cese. C’est à se demander s’il avait vraiment envie que la réforme passe.

L’irresponsabilité et l’incompétence du Premier ministre vont prolonger le conflit

L’irresponsabilité et l’incompétence  du  Premier ministre vont  prolonger le conflit

Finalement il semble bien que le gouvernement n’ait pas retenu grand chose du conflit des gilets jaunes qui s’est complètement enlisé pendant des semaines et des mois. Pendant longtemps, le pouvoir s’est refusé d’abord à considérer ce mouvement puis à tenir compte des revendications avant de céder sur nombre d’entre elles. On a ainsi perdu des semaines et des mois avec des conséquences économiques sans parler de la détérioration de l’image du pays. Finalement, le même scénario recommence mais à la place des gilets jaunes on a désormais le mouvement des gilets rouges qui risquent de déborder bien au-delà du 1er janvier et sans doute de  s’étaler pendant des semaines voire des mois. Certes le pouvoir a fait quelques concessions mais il reste à les préciser, approfondir et concrétiser. En outre, elle n’en sont pas à la hauteur des enjeux. Et sur la question centrale du report de l’âge à 64 ans, le pouvoir est en train de perdre la bataille médiatique. D’une manière ou d’une autre, il devra lâcher mais il donne des raisons aux plus radicaux de prolonger l’agitation sociale voir même de susciter un mécontentement plus global concernant d’autres sujets par exemple sur les salaires.

Progressivement le gouvernement va qui m’a lâché compris sur les régimes spéciaux ce qui videra la réforme de son contenu. Mais pour l’instant les syndicats ont seulement obtenu la tenue de discussions début janvier sur quatre chantiers : pénibilité, transitions vers le futur système unique de retraites par points, minimum contributif et fins de carrière. Sur l’instauration progressive à partir de 2022 d’un âge pivot à 64 ans à l’échéance 2027, le chef du gouvernement a dit avoir pris acte de l’hostilité des syndicats, la CFDT au premier chef, mais maintient le principe de cette option “juste” selon lui pour rééquilibrer financièrement le système.

“Dès les premiers jours de janvier, nous consulterons les partenaires sociaux et je proposerai mi-janvier une méthode qui nous permettra soit d’atteindre un accord qui pourrait se substituer à la solution proposée, soit d’améliorer celle-ci en tenant compte des propositions des syndicats”, a-t-il précisé lors d’une déclaration à l’issue des discussions. “Ça ne veut pas dire qu’il n’y aurait que l’âge d’équilibre. Il y a des marges de manœuvre, elles ne sont pas immenses mais elles existent”, a-t-il ajouté, en se disant confiant en un accord avec, sans les nommer, les centrales réformistes de la CFDT et de l’Unsa, favorables au système par points.

“L’âge d’équilibre, ce n’est pas simplement demander à certains de partir un peu plus tard, c’est aussi pour beaucoup de permettre de partir beaucoup plus tôt”, a-t-il notamment plaidé alors que la CFDT reste fermement opposée à un scénario paramétrique “inacceptable”. Edouard Philippe a fait état d’”avancées” à l’issue de la discussion de jeudi, mais plusieurs d’entre elles figurent déjà dans le document de travail diffusé par ses services après son discours du 11 décembre, notamment sur la pénibilité, le forfait jours ou la retraite progressive. Il a en outre identifié des pistes d’amélioration pour le minimum contributif prévu par la réforme, parmi lesquelles une hausse “au-delà de 85% du smic” pour les carrières complètes. Tout en maintenant l’objectif d’une suppression des régimes spéciaux, il a indiqué que les discussions au sein de la SNCF et de la RATP avaient ouvert des voies d’aménagement. “En ce qui concerne les agents de SNCF au statut, le gouvernement confirme son accord pour la mise en place de mesures favorisant la progressivité de la mise en œuvre de la réforme et le respect des droits acquis”, a-t-il dit. Pour les agents de la RATP, “les derniers échanges ont permis d’aboutir à des avancées importantes sur la question des transitions, ces avancées sont sur la table, chacun les jugera.”

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, pour qui “rien n’a changé”, a appelé dès sa sortie de la réunion à une nouvelle journée d’actions interprofessionnelle le 9 janvier. Pour Yves Veyrier (FO), “le Premier ministre essaye de nous prendre dans une forme de piège”. “On nous propose des discussions très vite, mais avec une contrainte (…), le projet de loi est écrit”, a-t-il indiqué. “C’est au gouvernement d’appuyer sur le bouton pause”. “Il y a un désaccord sur la temporalité qui consiste à dire qu’il y aura besoin urgemment de mesures punitives pour les travailleurs et un désaccord sur la méthode elle-même”, a jugé Laurent Berger, tout en saluant “une volonté de dialogue” à l’issue de la réunion. “Si début janvier cet âge d’équilibre était toujours dans l’horizon, nous aurions des initiatives”, a ajouté le secrétaire général de la CFDT qui ne se joint pas à l’appel du 9 janvier.

L’irresponsabilité totale du Premier ministre va prolonger le conflit

L’irresponsabilité totale du  Premier ministre va prolonger le conflit

Finalement il semble bien que le gouvernement n’ait t pas retenu grand chose du conflit des gilets jaunes qui s’est complètement enlisé pendant des semaines et des mois. Pendant longtemps, le pouvoir s’est refusé d’abord à considérer ce mouvement puis à tenir compte des revendications avant de céder sur nombre d’entre elles. On a ainsi perdu des semaines et des mois avec des conséquences économiques sans parler de la détérioration de l’image du pays. Finalement, le même scénario recommence mais à la place des gilets jaunes on a désormais le mouvement des gilets rouges qui risquent de déborder bien au-delà du 1er janvier et sans doute de  s’étaler pendant des semaines voire des mois. Certes le pouvoir a fait quelques concessions mais il reste à les préciser, approfondir et concrétiser. En outre, elle n’en sont pas à la hauteur des enjeux. Et sur la question centrale du report de l’âge à 64 ans, le pouvoir est en train de perdre la bataille médiatique. D’une manière ou d’une autre, il devra lâcher mais il donne des raisons aux plus radicaux de prolonger l’agitation sociale voir même de susciter un mécontentement plus global concernant d’autres sujets par exemple sur les salaires.

Progressivement le gouvernement va qui m’a lâché compris sur les régimes spéciaux ce qui videra la réforme de son contenu. Mais pour l’instant les syndicats ont seulement obtenu la tenue de discussions début janvier sur quatre chantiers : pénibilité, transitions vers le futur système unique de retraites par points, minimum contributif et fins de carrière. Sur l’instauration progressive à partir de 2022 d’un âge pivot à 64 ans à l’échéance 2027, le chef du gouvernement a dit avoir pris acte de l’hostilité des syndicats, la CFDT au premier chef, mais maintient le principe de cette option “juste” selon lui pour rééquilibrer financièrement le système.

“Dès les premiers jours de janvier, nous consulterons les partenaires sociaux et je proposerai mi-janvier une méthode qui nous permettra soit d’atteindre un accord qui pourrait se substituer à la solution proposée, soit d’améliorer celle-ci en tenant compte des propositions des syndicats”, a-t-il précisé lors d’une déclaration à l’issue des discussions. “Ça ne veut pas dire qu’il n’y aurait que l’âge d’équilibre. Il y a des marges de manœuvre, elles ne sont pas immenses mais elles existent”, a-t-il ajouté, en se disant confiant en un accord avec, sans les nommer, les centrales réformistes de la CFDT et de l’Unsa, favorables au système par points.

“L’âge d’équilibre, ce n’est pas simplement demander à certains de partir un peu plus tard, c’est aussi pour beaucoup de permettre de partir beaucoup plus tôt”, a-t-il notamment plaidé alors que la CFDT reste fermement opposée à un scénario paramétrique “inacceptable”. Edouard Philippe a fait état d’”avancées” à l’issue de la discussion de jeudi, mais plusieurs d’entre elles figurent déjà dans le document de travail diffusé par ses services après son discours du 11 décembre, notamment sur la pénibilité, le forfait jours ou la retraite progressive. Il a en outre identifié des pistes d’amélioration pour le minimum contributif prévu par la réforme, parmi lesquelles une hausse “au-delà de 85% du smic” pour les carrières complètes. Tout en maintenant l’objectif d’une suppression des régimes spéciaux, il a indiqué que les discussions au sein de la SNCF et de la RATP avaient ouvert des voies d’aménagement. “En ce qui concerne les agents de SNCF au statut, le gouvernement confirme son accord pour la mise en place de mesures favorisant la progressivité de la mise en œuvre de la réforme et le respect des droits acquis”, a-t-il dit. Pour les agents de la RATP, “les derniers échanges ont permis d’aboutir à des avancées importantes sur la question des transitions, ces avancées sont sur la table, chacun les jugera.”

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, pour qui “rien n’a changé”, a appelé dès sa sortie de la réunion à une nouvelle journée d’actions interprofessionnelle le 9 janvier. Pour Yves Veyrier (FO), “le Premier ministre essaye de nous prendre dans une forme de piège”. “On nous propose des discussions très vite, mais avec une contrainte (…), le projet de loi est écrit”, a-t-il indiqué. “C’est au gouvernement d’appuyer sur le bouton pause”. “Il y a un désaccord sur la temporalité qui consiste à dire qu’il y aura besoin urgemment de mesures punitives pour les travailleurs et un désaccord sur la méthode elle-même”, a jugé Laurent Berger, tout en saluant “une volonté de dialogue” à l’issue de la réunion. “Si début janvier cet âge d’équilibre était toujours dans l’horizon, nous aurions des initiatives”, a ajouté le secrétaire général de la CFDT qui ne se joint pas à l’appel du 9 janvier.

Boris Johnson dans le viseur de la justice pour conflit d’intérêts

Boris Johnson dans le viseur de la justice pour conflit d’intérêts

 

 

 

Le donneur de leçons ultra libérales, Boris Johnson est pris dans la nasse de ses contradictions. Lui, qui ne cesse de contester les interventions de l’État, aurait mis les mains dans le pot de confiture publique pour en faire bénéficier (selon le Sunday Times), Jennifer Arcuri, ancienne mannequin américaine devenue femme d’affaires, aurait touché au total 126.000 livres sterling (141.000 euros) d’argent public ; sans parler des autres facilités offertes par Boris Johnson que l’intéressée développe son business. Bref quand l’ultralibéralisme est conseillé pour les autres mais pas pour ses propres combines. On peut évidemment comprendre que Johnson est entretenu des liens d’amitié solide avec l’ancien mannequin mais rien ne justifiait sans doute qu’on utilise des fonds publics pour continuer de nourrir cette amitié.

 

Le Premier ministre britannique, qui a essuyé depuis son arrivée au pouvoir fin juillet plusieurs revers cuisants de la part du Parlement comme de la justice face à sa volonté de réaliser coûte que coûte le Brexit au 31 octobre, était maire de Londres de 2008 à 2016.A la suite de la révélation de cette affaire, l’administration régionale du grand Londres a saisi le service compétent en la matière – l’Independent Office for Police Conduct (IOPC) – afin qu’il évalue s’il y a lieu d’ouvrir une enquête pénale contre l’ancien maire de Londres, a-t-elle annoncé vendredi dans un communiqué.

 

Il apparaîtrait que, grâce à ses liens d’amitié avec Boris Johnson, Jennifer Arcuri a pu participer à des missions commerciales et bénéficier de contrats de sponsoring dont elle et ses sociétés n’auraient pas pu bénéficier autrement, selon le texte.

En cause, un contrat de sponsoring en 2013 pour un montant de 10.000 livres sterling (11.200 euros) et un autre de 1.500 livres sterling (1.700 euros) en 2014 dont a bénéficié la société de Mme Arcuri, Innotech. Elle avait également pu avoir accès à des événements à Singapour ou en Malaisie, ou encore à New York.

Selon le Sunday Times, Jennifer Arcuri aurait également reçu 15.000 livres sterling (17.000 euros) de fonds gouvernementaux en 2014 dans le cadre d’un programme destiné à encourager les entrepreneurs étrangers à monter des sociétés au Royaume-Uni et réussi à décrocher 100.000 livres sterling (112.000 euros) cette année de fonds destinés aux entreprises britanniques, alors qu’elle s’est réimplantée aux Etats-Unis.

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