Archive pour le Tag 'otage'

Télécom : La 5G en otage

Télécom : La 5G en otage

Yves Gassot, ancien directeur général de l’IDATE DigiWorld dénonce la prise en otage de la 5G dans une chronique de la Tribune

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« Je suis écologiste. Je pense que l’on a peut-être survendu la 5G. Ce réseau ne remplacera pas tous les réseaux fixes ou mobiles existants, la disponibilité des performances annoncées sera progressive et il ne suffira pas pour faire basculer nos industries dans l’économie numérique. Mais je regrette que la lutte contre cette norme, qui représente de nombreux progrès par rapport à la 4G, devienne le symbole d’un engagement en faveur de la transition écologique. Reprenons les trois arguments des opposants à la 5G.

Les seuils d’exposition aux ondes sont identiques à la 4G. C’est dangereux ou plutôt c’est éventuellement dangereux. Je voudrais faire remarquer que les seuils d’exposition du public aux ondes électromagnétiques n’ont pas été modifiés pour la 5G. Il sont identiques à ceux que l’on connait pour la 2G, 3G et 4G. Or jusqu’alors, aucune étude officielle française ou internationale n’a fait état d’un danger, y compris au regard des fréquences hautes et millimétriques qui sont ouvertes à la 5G. Naturellement, il est sain que la vigilance demeure et que les études se poursuivent.

Moins d’énergie consommée pour plus de capacité. Deuxième argument, la 5G consommerait trois fois plus d’énergie que les précédents standards. Précisons sur cette question qui parait avoir retenu l’attention des membres de la Convention nationale pour le climat que si les premières stations 5G peuvent consommer effectivement  plus que les 4G, les progrès des antennes, par focalisation des émetteurs, par l’intégration de l’électronique, par des dispositifs de mise en veille, devraient très rapidement permettre d’économiser plus de 50% de l’énergie pour une bande passante (débit et capacité) cinq fois plus élevées. Les réseaux de télécommunications devraient donc continuer à faire état d’une baisse de leur consommation d’énergie. Ajoutons qu’ils devraient avoir beaucoup moins de difficultés que les secteurs des transports à limiter la part de leur consommation fondée sur des énergies fossiles. Bien sûr cette efficacité énergétique (bits/unité d’énergie) du réseau peut se trouver annihiler par la consommation des data centers et des terminaux, la poursuite de l’intensification des usages pour des applications parfois médiocres, ou l’augmentation sans limite de la définition des images. Il y a donc place pour une certaine éducation des usages mais ne caricaturons pas.

 

Un ingrédient utile pour stimuler l’innovation numérique. On en vient ce faisant au troisième reproche : finalement la 5G ne servirait à rien. Je me souviens d’un ministre des PTT qui dans les années 60 ne voyait pas trop pourquoi les français auraient besoin d’un téléphone. Actuellement le trafic sur les réseaux mobiles double tous les 18 mois. Même si les opérateurs vont parfaire leurs réseaux 4G. la première utilité de la 5G sera d’apporter des capacités supplémentaires, par les fréquences qui seront ajoutées ainsi que par son efficacité propre : plus de bits par hertz. On peut faire la fine bouche devant des applications grands publics qui paraissent futiles (n’oublions pas toutefois, les 10% de foyers qui ne seront jamais desservis par la fibre et qui devraient bénéficier d’accès fixes et sans fil grâce à la technologie 5G). Mais les enjeux sont aussi ceux de la numérisation de nos entreprises, de la modernisation de nos systèmes de santé, etc.  Au-delà de la capacité et de la vitesse, la 5G va apporter de la sécurité et de la fiabilité, de la souplesse -c’est un réseau qui sera programmable en temps réel, avec par exemple une latence d’1 milliseconde permettant l’interconnexion de robots sur un site industriel, ou la connexion avec des équipes médicales d’intervention mobile, ou la gestion flexible de milliers de capteurs sur une aire portuaire… Bien sûr, il n’est pas certain que les applications retenues par les centaines de projets expérimentaux conduits actuellement en Europe associant opérateurs, intégrateurs, développeurs et start up à des acteurs de multiples secteurs d’activité préfigurent les priorités qui seront confirmées dans les années qui viennent. Ils illustrent néanmoins le potentiel de cette technologie pour stimuler l’innovation numérique. »

Ne faisons pas de la 5G l’otage du légitime débat que nous devons avoir sur la transition énergétique.

Nigéria: une ville prise en otage

Nigéria: une ville prise en otage

La chienlit s’installe de plus en plus au Nigéria avec une nouvelle prise en otage Des combattants présumés du groupe djihadiste État Islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) ont envahi mardi 18 août une ville du nord-est du Nigeria, prenant en otages des centaines de civils, poursuivant leur stratégie de prise de territoire et de contrôle des populations civiles dans la région du lac Tchad.

«Des terroristes de l’Iswap ont pris le contrôle de Kukawa (dans la région du lac Tchad) mardi soir, et ont pris en otages des centaines de civils», a expliqué Babakura Kolo, chef d’une milice civile. Les habitants de Kukawa venaient tout juste de regagner leur foyer après avoir vécu pendant deux ans dans un camp de déplacés, à cause des violences qui ravagent la région du lac Tchad depuis 2009, et l’émergence du groupe islamiste Boko Haram à Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno.

On estime qu’après plus de dix ans de conflit, deux millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer. Malgré les risques sécuritaires et les mises en garde des ONG, le gouvernement local insiste pour désengorger les camps de déplacés insalubres et surpeuplés, et organise des missions de rapatriement plus ou moins forcé.

Le groupe, qui a fait scission de Boko Haram en 2016 et est affilié à l’Etat Islamique, a mené depuis de nombreuses attaques, notamment contre l’armée nigériane, lors desquelles des centaines, voire des milliers, de soldats ont été tués. Il contrôle également des villes et des villages, et des milliers de civils vivent sous leur emprise.

 

Dans une autre attaque menée mardi à Magumeri, à cinquante kilomètres au nord-ouest de Maiduguri, les djihadistes ont été repoussés par l’armée nigériane, mais ont eu le temps de mettre le feu à plusieurs bâtiments publics, dont un hôpital récemment ouvert, ont constaté des journalistes de l’AFP sur place. Cette autre attaque a été revendiquée par le groupe Iswap, qui assure dans un communiqué de propagande avoir «tué et blessé un nombre non-identifié de personnes» et «brûlé des bâtiments de la Croix Rouge».

Ils ont également confisqué des téléphones portables, volé de l’argent et détruit la seule antenne de télécommunication du district, selon les témoignages recueillis sur place. «Ils sont dans une situation compliquée: d’un coté, ils se veulent ouverts aux populations… Mais de l’autre, ils se méfient des espions, des gens qui utilisent leur téléphone pour renseigner l’armée», poursuit l’expert du djihadisme en Afrique de l’Ouest, Vincent Foucher. Plus de 36.000 personnes ont été tuées depuis 2009 dans le nord-est Nigeria.

Les Nations Unies ont déclaré la semaine dernière que 10,6 millions de personnes (sur un total de 13 millions), soit «quatre personnes sur cinq» dépendent de l’aide humanitaire pour leur survie dans les trois Etats du Nigeria les plus touchés par le conflit djihadiste (Borno, Yobe, Adamawa). «C’est le plus grand nombre jamais enregistré depuis nous avons commencé les opérations il y a cinq ans», ont-ils souligné.

 

Le nucléaire en otage (Dominique Louis -Assystem)

Le nucléaire en otage (Dominique Louis -Assystem)

Acteur du nucléaire français –5 % de Framatome – Assystem a réalisé un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros l’an dernier. La société d’ingénierie réalise 75 % de son activité dans l’atome, dont 40 % à l’étranger. Dominique Louis est son PDG et premier actionnaire. Il dénonce la mise en otage du nucléaire dans une interview à l’opinion.

Le soutien public aux énergies renouvelables (ENR) va coûter 5,8 milliards d’euros cette année contre 4,7 milliards prévus initialement, vient de chiffrer la Commission de régulation de l’énergie (CRE). En cause : la chute de la demande et des prix de l’électricité provoquée par la crise sanitaire. Pour encourager le développement le renouvelable, l’Etat garantit un prix de rachat de l’électricité « verte » et se trouve piégé par la baisse des tarifs sur les marchés de gros, sachant que la production des éoliennes et des panneaux solaires a un accès prioritaire au réseau. L’ensemble des charges du service public de l’énergie liées aux ENR va grimper en 2021 avec l’entrée sur le réseau de nouvelles capacités d’électricité « verte ». Elles devraient atteindre 9,1 milliards d’euros après 8,851 milliards cette année, avertit le régulateur, qui appelle à « faire des choix quant aux installations à soutenir ».

Que vous inspire le chiffrage de la Commission de régulation de l’énergie sur le coût des énergies renouvelables ?

Comme toutes les structures innovantes et prototypiques, les coûts sont supérieurs à ce qui a été anticipé. Le nucléaire reste la source de production électrique décarbonée la plus efficace. Les améliorations technologiques possibles sur les renouvelables ne donneront de réels effets qu’à long terme.

Des personnalités comme Jean-Pierre Chevènement et Bernard Accoyer veulent porter plainte contre l’Etat pour crime d’écocide après la fermeture de la centrale de Fessenheim, qu’en pensez-vous ?

Je suis d’accord avec eux. L’arrêt de Fessenheim est incompréhensible si on croit à l’urgence climatique. Le vrai bilan, qu’on ne fait pas, est que la transition énergétique aujourd’hui réclamée à cor et à cri a été lancée dans les années 70. L’ambition était l’indépendance énergétique de la France, mais le fait est que notre politique nucléaire nous permet aujourd’hui d’avoir 75 % d’électricité décarbonée. C’est le premier sujet à adresser quand on parle du climat, puisque 40 % des rejets de CO2 de la planète sont générés par la production d’électricité, laquelle électricité ne représente pourtant que 12 % de l’énergie mondiale. Le problème est que si on aborde ce sujet, on va critiquer l’Inde, la Chine ou les Etats-Unis qui recourent au charbon, au pétrole et au gaz pour la produire. Dans ce domaine, la France est un modèle mais les politiques ne savent pas défendre le dossier.

« Il y a 40 ans, les Français avaient foi dans la technologie. Aujourd’hui il y a une méfiance absolue vis-à-vis de l’expert, que l’on confond avec l’élite »

Quelle est votre opinion sur l’état de la filière nucléaire française ?

La France risque de sacrifier une filière 100 % française, qui se trouve prise en otage pour des motifs politiques de court terme. Il faut absolument casser l’idée que l’on doit sortir du nucléaire : c’est incompatible avec l’urgence climatique. Et si l’on veut 50 % d’électricité nucléaire en 2050, il faudra construire 30 nouveaux EPR, et pas seulement les six pour lesquels le gouvernement ne se prononcera de toute façon pas avant 2022. Pour une simple question de calendrier, la non-décision risque de se transformer en non-nucléaire ! Grâce à l’atome, nos émissions domestiques de CO2 représentent moins de 1 % des émissions de la planète, mais quand on évoque le climat on ne parle aux Français que d’isolation de logements. C’est utile mais pas à la hauteur des enjeux.

Les antinucléaires mettent en avant le coût de l’EPR, la gestion des déchets…

EDF est le premier et le meilleur opérateur nucléaire au monde. Ses 58 réacteurs nous ont donné l’indépendance énergétique ainsi que la sûreté puisqu’en quarante ans aucun incident n’a justifié de déplacer la population de quelques kilomètres. Concernant l’EPR, le coût d’une tête de série a toujours dérivé par rapport au budget, ce fut le cas avec les premiers réacteurs PWR des années 70. Il faut ramener ce coût au volume d’électricité que produira l’EPR pendant quatre-vingts ou cent ans. Le nucléaire restera toujours l’électricité décarbonée la plus compétitive. Quant aux déchets, le terme d’enfouissement est trompeur. On parle en fait d’une usine robotisée sous terre, à 45 milliards d’euros, dotée d’un procédé, la vitrification, qui est un vrai savoir-faire français et qui est sûr. On a retrouvé du verre dans les pyramides d’Egypte, ce qui prouve que ce matériau tiendra au moins 3 000 ans. D’ici là la radioactivité ne sera plus un problème. Il y a quarante ans, les Français avaient foi dans la technologie. Aujourd’hui il y a une méfiance absolue vis-à-vis de l’expert, que l’on confond avec l’élite.

Bruxelles vient de dévoiler un plan ambitieux pour développer l’hydrogène (12 % à 14 % du mix énergétique au milieu du siècle), qu’en pensez-vous ?

Ce plan va surtout entraîner le développement du gaz. La Commission de Bruxelles défend en fait la solution allemande. L’idée est de produire l’hydrogène avec l’électrolyse de l’eau, puis de le stocker dans des grottes de sel (les Allemands en ont beaucoup) avant de produire l’électricité avec des piles à combustible. Mais en pratique, l’hydrogène est aujourd’hui produit essentiellement à partir du gaz et ça ne changera pas avant longtemps. Les Allemands promettent qu’on maîtrisera l’hydrogène dans trente ans, mais à court terme ils rouvrent des mines de charbon en attendant le gaz russe…

« A l’échelle de la planète, 400 réacteurs nucléaires produisent actuellement 10 % de l’électricité mondiale. Le GIEC estime que pour respecter la limite climatique des 2°, il faudrait multiplier par cinq le nombre de réacteurs »

Le nucléaire est l’avenir ?

Il est incontournable dans la transition énergétique. Il faut 330 éoliennes offshore de 8 mégawatts pour remplacer un EPR. Le parc d’Ouessant, qui fait beaucoup parler de lui, c’est 60 éoliennes seulement… Le grand défi est de réduire le coût et la durée de construction des réacteurs. A l’échelle de la planète, 400 réacteurs nucléaires produisent actuellement 10 % de l’électricité mondiale. Le GIEC estime que pour respecter la limite climatique des 2°, il faudrait monter à 17 %, en multipliant par cinq le nombre de réacteurs, ce que l’industrie nucléaire mondiale est malheureusement incapable de réaliser d’ici trente ans. A défaut, il faudrait que des pays s’inspirent du Royaume-Uni, qui est très rationnel en matière d’électricité : un tiers de nucléaire, un tiers d’éolien et un tiers de gaz que le pays produit.

Quelle est l’ambition d’Assystem ?

Nous voulons participer, même à un faible niveau, à tous les nouveaux projets de centrales nucléaire, les « new built ». Ils sont nombreux. Le russe Rosatom, avec qui nous travaillons, a vendu 34 réacteurs. Des projets sont en cours en Turquie, aux Emirats Arabes Unis, en Egypte, en Ouzbékistan, en Ukraine… Dans notre domaine, à savoir les études autour de la sûreté, de la sélection des sites, du respect de la réglementation nucléaire, nous voulons être l’un des trois grands acteurs mondiaux.

 

Acteur du nucléaire français – il détient 5 % de Framatome – Assystem a réalisé un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros l’an dernier. La société d’ingénierie réalise 75 % de son activité dans l’atome, dont 40 % à l’étranger. Dominique Louis est son PDG et premier actionnaire.

Brexit : l’Europe en otage (Martin Schulz)

 Brexit : l’Europe en otage (Martin Schulz)

Pour Martin Schulz,  l’Europe et l’otage du brexit. Le président du Parlement européen estime en effet que le résultat du référendum britannique paralyse l’union économique. En effet compte tenu des ambiguïtés de l’article 50 du traité européen rien ne peut être décidé tant que la Grande-Bretagne n’aura pas demandé officiellement de se séparer de l’union. Une situation qui pourrait durer dans la mesure où l’actuel Premier ministre britannique qui reste en place jusqu’à l’automne a annoncé qu’il ne lui revenait pas de demander ce divorce. Pour lui, la tâche incombe à son successeur lequel ne sera pas désigné avant octobre et qui prendra aussi son temps pour activer ce fameux article 50. Autant dire que les négociations ne débuteront pas avant 2017. Des négociations qui pourraient durer cinq ans compte tenu de la complexité juridique relative notamment aux échanges commerciaux. Le président du Parlement européen dénonce l’irresponsabilité totale des responsables britanniques mais aussi les responsables européens. Lesquels attendront septembre pour un premier examen de la situation. Cerise sur le gâteau le leader pro-Brexit Nigel Farage continue de siéger à Strasbourg et Bruxelles et perçoit bien entendu ses indemnités de parlementaire !  « C’est incroyable. Ils se moquent de nous. Mais tant que le Royaume-Uni n’est pas sorti de l’Union, il reste un État membre à part entière, même chose pour le statut de ses eurodéputés.  Je ne peux rien faire. Il n’y a pas de loi européenne contre l’irresponsabilité politique« . Finalement les deux parties concernées par le brexit ont choisi l’immobilisme attendant sans doute pour se réveiller un coup de grisou sur l’économie. Faute d’avoir anticipé les conséquences d’un référendum dont l’issue a pourtant toujours été incertaine, l’union économique risque de se retrouver immobilisée pour de nombreux mois. « Il n’y a pas de loi européenne contre l’irresponsabilité politique » a déclaré le président du parlement européen. « La seule manière de combattre le populisme et l’extrémisme est de replacer le citoyen au cœur du débat européen », a indiqué le Premier ministre slovaque Robert Fico, qui préside l’Union européenne pour les six prochains mois. Une Union qu’il appelle à « surmonter ses peurs« , d’autant que ce type de référendums risque de se succéder dans les prochains mois.

 

(Avec France info)

Libération otage : Hollande était encore là !

Libération otage : Hollande était encore là !

 

 Le dernier otage français à été libéré. Une occasion pour Hollande de s’afficher une nouvelle fois devant les caméras volant ainsi la vedette à Fabius. Ce dernier a bien entendu réaffirmé que la France n’avait pas payé de rançon. Une affirmation évidemment totalement illusoire. On sait en effet que la libération des les otages français s’effectue presque systématiquement contre une rançon. Isabelle Prime, enlevée en février au Yémen et libérée dans la nuit de jeudi à vendredi, est rentrée vendredi en France. Elle était, selon les autorités, la dernière Française otage à l’étranger. L’avion transportant la jeune femme, qui avait été amenée à Oman après sa libération, s’est posé peu après 19h00 (17h00 GMT) sur la base aérienne de Villacoublay, près de Paris, où elle a été accueillie par ses proches, par François Hollande et Laurent Fabius. Quelques minutes après son arrivée, Isabelle Prime, coiffée d’une casquette et portant des lunettes de soleil, a remercié les services de l’Etat. « On sait que la France est toujours là quand il y a d’énormes problèmes », a-t-elle dit. Alors que François Hollande a renouvelé un appel à ne pas s’exposer pour les Français vivant dans des zones jugées à risque, la jeune femme a expliqué qu’elle avait été enlevée alors qu’elle s’apprêtait à quitter le Yémen. « On est resté jusqu’au bout parce qu’on travaillait sur le système de protection sociale (…) On était sur le point de partir, ça s’est joué à deux semaines », a-t-elle dit avant que son père, présent à ses côtés, précise que l’ex-otage et sa famille ne souhaitaient plus apparaître publiquement. Dans la journée, le ministre des Affaires étrangères avait souligné que la vie d’Isabelle Prime était menacée.   »Nous avons des éléments (…) qui montrent que la mort n’est pas passée loin », a dit Laurent Fabius à iTELE. « Si nous n’étions pas arrivés à la sortir, elle serait morte. » Il a cependant assuré que la France n’avait pas versé d’argent en échange de la libération de cette consultante de 31 ans, enlevée le 24 février avec son interprète par des hommes armés dans la capitale yéménite, Sanaa. « En ce qui concerne l’Etat français, le principe est que nous ne payons pas de rançon. Pour le reste, évidemment ce sont des négociations très compliquées (…) sur lesquelles notre règle d’or (…) est de rester extrêmement discret », a dit le chef de la diplomatie française.  

 

Terrorisme, encore un otage assassiné

Terrorisme, encore un otage assassiné

 

Il n’est pas certain que l’Etat islamiste ait bien mesuré les conséquences de la succession d‘assassinats d’otages. Après ceux du Japon, de Jordanie,  de bien d’autres, celui d’une américaine ; du coup certains pays qui ne sentaient concernés que de loin  (notamment au Japon) prennent conscience de l’ horreur du régime islamiste. De quoi susciter une véritable  réplique inter nationale à la hauteur de l’enjeu.  Un régime d’assassins, de voleurs et de fous qui rassemble toute la racaille du monde en se drapant dans la légitimité religieuse. Obama a donc déclaré mardi avoir eu confirmation de la mort de l’otage américaine Kayla Mueller. La jeune femme âgée de 26 ans était aux mains des djihadistes de Daech depuis son enlèvement en Syrie l’été 2013.  Barack Obama a déclaré mardi avoir eu confirmation de la mort de l’otage américaine Kayla Mueller. La jeune femme âgée de 26 ans était aux mains des djihadistes de Daech depuis son enlèvement en Syrie en 2013. Vendredi dernier, le groupe terroriste avait affirmé que l’otage américaine avait été tuée lors d’un raid de l’aviation jordanienne mené en représailles à l’assassinat d’un de ses pilotes. Le président américain a assuré que « quelles que soient les circonstances, les Etats-Unis rechercheraient et traduiraient devant la justice les terroristes responsables de la captivité et de la mort de Kayla ». Kayla Mueller, âgée de 26 ans et originaire de l’Arizona, avait été enlevée en août 2013 près d’Alep, en Syrie, alors qu’elle travaillait pour une ONG turque. « Kayla Mueller est la première femme otage occidentale tuée en Syrie » : les explications de Frédéric Carbone à Washington Selon le Pentagone, la jeune femme a été tuée pendant sa détention et son assassinat pourrait même remonter à plusieurs semaines. La jeune femme avait été émue par le sort des enfants syriens victimes de la guerre civile. C’est pour cette raison qu’elle était partie à la frontière turco-syrienne. Quelques mois après son enlèvement en août 2013, ses parents avaient reçu une preuve de vie et une demande de rançon de plusieurs millions de dollars. Depuis, sa famille n’avait pas eu de nouvelles. La jeune femme était détenue avec James Foley et Steven Sotloff, deux journalistes assassinés par Daech.

Lazarevic : libération contre rançon. (Pierre Martinet)

Lazarevic : libération contre rançon. (Pierre Martinet)

Pierre martinet, ancien de la DGCE, affirme que la France paye bien des rançons. Sur RMC ce mercredi, Mohamed Bazoum, ministre des Affaires étrangères du Niger, n’a ni confirmé ni infirmé le paiement d’une rançon. « Je ne sais pas si une rançon a été versée. Cela relève des services de renseignement français et nigériens », a-t-il déclaré, préférant mettre en avant les discussions menées par les Nigériens avec les preneurs d’otages. « Certains de nos compatriotes ont des relations de parenté avec les terroristes et preneurs d’otages. Nous avons essayé de tirer avantage de cette situation. Ce sont les émissaires du président nigérien qui ont été à la manœuvre ».  Mais pour Pierre Martinet, ancien agent des “services action” à la DGSE (direction générale de la sécurité extérieure), les services de renseignement français. « Bien sûr qu’on paie, a-t-il assuré chez Jean-Jacques Bourdin. C’est pour ça que (l’otage) français a une valeur marchande qui est beaucoup plus importante que tous les autres ».  Si officiellement, la France ne verse pas directement de rançon, elle n’exclut pas par contre, à l’instar d’autres pays européens, des remises d’argent par des tiers. Cette pratique a notamment été condamnée par les Etats-Unis. « Les Américains disent déjà que les Français mettent en danger tout le monde, a souligné Pierre Martinet. Il faut donc trouver un compromis entre les Américains qui ne négocient pas et nous qui sommes dans la médiatisation totale. C’est très beau de voir cette joie (lors des retours des otages sur le sol français), mais ça alimente encore plus l’envie de certains preneurs d’otages. » « Je suis partagé sur le fait de cacher ce qu’on donne aux preneurs d’otages, a-t-il poursuivi. Le secret n’existe plus aujourd’hui. Je pense qu’on doit le dire car cela sensibilisera plus les gens ».

Etat Islamique : exécution en vidéo de l’otage britannique

Etat Islamique : exécution de l’otage britannique

 

L’horreur, la barbarie et l’immonde bêtise illustrées avec l’exécution en vidéo de l’otage britannique. En effet L’Etat islamique a annoncé samedi soir avoir exécuté l’otage britannique David Haines, un employé humanitaire Ecossais enlevé en Syrie, en mars 2013. L’annonce a été faite un peu avant minuit -heure française-par le centre américain de surveillance des sites islamistes (SITE). Si la vidéo des djihadistes montrant la décapitation est authentifiée, il s’agirait de la troisième exécution en un mois après celle de deux journalistes otages en Syrie, James Foley et Steven Sotloff. L’Etat islamique veut adresser un triple message avec cette nouvelle exécution, d’après Romain Caillet, chercheur et consultant sur les questions islamiques, basé au Liban. Quelques heures après un appel lancé aux ravisseurs par la famille de David Haines, l’Etat islamique (EI) a annoncé l’avoir tué. La famille de l’employé humanitaire avait lancé un appel pour sa libération et pour déclencher un contact. Les proches du Britannique étaient d’autant plus inquiets qu’il avait été menacé récemment dans une vidéo. Cet enregistrement mettait en scène la décapitation de l’otage américain Steven Otloff. Et sur ces images authentifiées par la Maison-Blanche, le bourreau menaçait d’exécuter prochainement David Haines. Quand il a été enlevé, David Haines effectuait sa première mission pour l’ONG française Acted. Il se trouvait alors, en tant que responsable logistique, dans le camp de réfugiés d’Atmeh, un village syrien près de la frontière turque.  Qualifiant la mort de David Haines de « meurtre ignoble et révoltant« , le Premier ministre britannique David Cameron a promis de tout faire pour « traquer ces meurtriers et faire en sorte qu’ils répondent de leurs actes, quel que soit le temps que cela prenne« . Une réunion interministérielle doit avoir lieu ce dimanche pour faire le point. Le président américain Barack Obama a aussitôt exprimé sa solidarité.




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