Archive pour le Tag 'croissance'

Croissance Chine: tassement en mai

Croissance Chine: tassement en mai

 La demande intérieure chinoise  a enregistré le mois dernier une baisse de régime alarmante.

Certes, les ventes au détail, baromètre des dépenses des ménages, ont augmenté en mai de 8,5% sur un an, a indiqué jeudi le Bureau national des statistiques (BNS). Mais c’est très au-deçà des performances d’avril (+9,4%) et mars (+10,1%), et surtout à rebours des attentes des experts, qui anticipaient une légère accélération. Dans le même temps, la production industrielle progressait de 6,8% sur un an, moins bien qu’en avril (+7%) et en-deçà de la prévision des analystes sondés par l’agence Bloomberg (+7%). L’activité avait récemment profité d’une demande internationale robuste, et surtout de la fin des restrictions antipollution imposées durant l’hiver: mais « ce sursaut tend désormais à s’estomper, et le resserrement du crédit s’intensifie », pesant sur l’industrie, observe Chang Liu, analyste du cabinet Capital Economics.

L’administration du président Xi Jinping s’efforce en effet d’endiguer l’envolée de l’endettement chinois et des risques financiers à coups de tours de vis réglementaires contre le secteur bancaire et la « finance de l’ombre » (arsenal d’instruments de crédit non régulés). Au risque d’asphyxier des entreprises peinant à se financer ailleurs: le volume total du crédit dans le pays s’est essoufflé drastiquement, en dépit des efforts de la banque centrale pour maintenir la liquidité du système et encourager les prêts bancaires aux entreprises. Selon Commerzbank, il y a « une contagion évidente, à l’économie réelle, du mouvement de désendettement du secteur financier ».

Croissance : nouveau tassement au deuxième trimestre

Croissance : nouveau tassement au deuxième trimestre

 Mauvaise nouvelle pour Macron avec ce tassement prévu de la croissance à seulement +0.3% au second trimestre après déjà un petit 0.2% au premier trimestre. Il n’est pas même certain qu’on atteigne 0.3% au second trimestre du fait des incertitudes de l’environnement international, des effets dune météo détestable et d’un climat social délétère ( SNCF, hôpitaux, agriculteurs, Air France etc.). Jusque là Macron avait bénéficié d’un bon alignement des planètes et d’une certaine manière avait engrangé des résultats dus à Hollande et à la conjoncture internationale. En multipliant les voyages à l’étranger, Macron avait tenté de se mettre au niveau dans grands leaders ce qui contribuait à améliorer un peu l’image du pays. Les tendances pourraient s’inverser car l’activisme international de Macron n’a abouti à rien ; en outre il a touché le ridicule avec Trump.  La perspectives de droits de douane américains  nouveaux sur l’acier, l’aluminium mais aussi sur automobiles risque d’assombrir une conjoncture déjà pleine de turbulences. Pour preuve la détérioration du moral des patrons qui commencent  à douter de la dynamique Macron sur l’économie.

Croissance Japon: rouge confirmé

Croissance Japon: rouge confirmé

 

La contraction économique au 1er trimestre confirmée, moins   0,6% en rythme annualisé sur la période janvier-mars, pour le PIB en raion notamment de la consommation.  Il s’agit du premier recul du produit intérieur brut (PIB) au Japon en neuf trimestres, en raison d’un ralentissement des investissements et de la consommation des ménages. C’est le premier recul du PIB japonais en neuf trimestres, mettant fin à la plus longue période de croissance depuis celle qui avait duré 12 trimestres entre avril-juin 1986 et janvier-mars 1989 et au cours de laquelle s’était formée une bulle économique qui a éclaté au début des années 1990. Pour le premier trimestre 2018, d’un trimestre à l’autre, le PIB a diminué de 0,2%, identique à la première estimation, alors que le consensus des estimations d’économistes recueillies par Reuters ressortait à -0,1%. La consommation des ménages, qui représente plus de la moitié du PIB, est en repli de 0,1% sur la période janvier-mars par rapport au trimestre précédent, une donnée confirmée par rapport à la première estimation. Les dépenses d’investissement ont augmenté de 0,3% par rapport au dernier trimestre 2017, contre une baisse de 0,1% en première estimation et alors que l’estimation médiane prévoyait une hausse de 0,2%.

Croissance France: la production industrielle en baisse

Croissance France: la production industrielle en baisse

Mauvais signe pour la croissance, la production industrielle a baissé de 0,5% en avril après avoir déjà reculé de 0,4% le mois précédent, plombée par de mauvais résultats dans le secteur de l’énergie, a annoncé vendredi l’Insee dans un communiqué. La production manufacturière, qui avait gagné du terrain en mars (+0,3%), a en revanche de nouveau augmenté (+0,4%), avec une amélioration notable dans les matériels de transports, précise l’institut public de statistiques. Dans le détail, la production a reculé de 5,8% dans les industries extractives, énergie, eau, avec une baisse particulièrement marquée dans le secteur du gaz et de l’électricité (-6,7%), liée selon l’Insee aux « températures exceptionnellement douces en avril ». La production a par ailleurs de nouveau cédé du terrain dans la cokéfaction et le raffinage (-4,7% après -8,5% en mars), en raison « d’une maintenance dans une raffinerie », et dans la métallurgie (-1,1% après -0,4%). Dans les matériels de transport, la dynamique s’est à l’inverse révélée favorable, avec une production en hausse de 3,6% (après -0,5% en mars), malgré des résultats négatifs dans l’automobile (-0,8% après +0,6%). La production a également accéléré dans l’agroalimentaire (+1,8% après +0,4%) « Du fait notamment d’une forte hausse de la fabrication de cacao, chocolat et produits de confiserie », et s’est révélée dynamique dans le secteur de la chimie (+2,7%).

Au cours des trois derniers mois, la production a baissé de façon sensible dans l’industrie manufacturière (-1,1%) comme dans l’ensemble de l’industrie (-0,5%). La production des trois derniers mois est toutefois supérieure de 1,9% à celle enregistrée sur la même période un an auparavant.

Croissance zone euro : tassement en mai

Croissance zone euro : tassement en mai

 

Le tassement de la croissance se confirme en mai et les perspectives des mois à venir sont sujettes à interrogation  en raison de l’environnement géopolitique mondiale  et de la situation en Italie. La croissance économique de la zone euro se replie à un plus bas de 18 mois en mai. Confirmant son estimation flash, l’Indice PMI Final IHS Markit Composite de l’activité globale dans l’Eurozone s’inscrit à 54,1 en mai, signalant une expansion du secteur privé pour le 59ème mois consécutif. L’indice retrouve néanmoins un niveau plus observé depuis novembre 2016, la croissance ayant ralenti tant dans le secteur manufacturier (plus bas de 18 mois) que dans celui des services (plus bas de 16 mois). L’Indice PMI Final IHS Markit de l’activité de services ressort justement à 53,8 en mai contre 54,7 en avril et 53,9 en première estimation. Chris Williamson, Chief Business Economist à IHS Markit, commente: « La zone euro enregistre sa plus faible croissance économique depuis un an et demi en mai, le taux d’expansion s’étant replié de façon continue depuis le pic atteint en janvier. La région devrait ainsi enregistrer sur l’ensemble du 2ème trimestre ses plus faibles performances économiques depuis 2016. Les données de l’enquête sont pour l’heure conformes à une hausse trimestrielle du PIB de 0,4 à 0,5%, mais l’évolution du taux de croissance dans les mois à venir demeure très incertaine ».

Japon : la consommation plombe la croissance

Japon : la consommation plombe la croissance

 

Le recul de 0.2 % du PIB enregistré au premier  devrait se poursuivre avec la baisse constate de la consommation constatée en avril. La consommation s’est inscrite en recul de 1,3% sur un an après avoir déjà fléchi de 0,7% en mars et de 0,9% en février. Ce chiffre se situe bien en deçà des attentes des analystes du consensus Bloomberg, qui anticipaient une progression de 0,8%. La morosité de la consommation des Japonais s’explique par leur inquiétude vis-à-vis de l’avenir dans un archipel vieillissant, confronté à de lourdes dépenses sociales. Résultat, la troisième économie du monde se montre peu dynamique et est essentiellement soutenue par les exportations, tandis que l’inflation est trop faible, bien en deçà de l’objectif de 2% de la banque centrale. Le Produit intérieur brut (PIB) s’est ainsi contracté de 0,2% entre janvier et mars 2018, selon des données préliminaires publiées mi-mai et qui doivent être révisées vendredi, après une série exceptionnelle de deux ans de croissance ininterrompue.

«L’inflation menace la croissance » (Frédéric Prêtet)

 

Interview de Frédéric Prêtet, économiste, dans l’Opinion

 

Comment expliquer le bond d’inflation en mai ?

Depuis deux à trois mois, il y a une pression au niveau mondial sur les prix du pétrole et ceux de l’alimentation. Les marchés de matières premières sont sous tension ; des mauvaises conditions climatiques en Europe ont créé de la volatilité sur les prix des produits frais. L’inflation accélère en France, en Allemagne, dans la zone euro. En France, elle est un peu plus haute que dans la zone euro car, en mars, le gouvernement a augmenté les prix du tabac dans le cadre de sa politique de santé. D’autres pays l’ont déjà fait par le passé, il se trouve que cette année c’est la France. La hausse des prix du tabac a contribué à hauteur de 0,3 % à la hausse de l’inflation sur un an (+2 %).

Est-ce bon ou mauvais pour la croissance ?

Comme pour les bonnes et les mauvaises matières grasses, il y a de la bonne et de la mauvaise inflation. La bonne inflation est l’inflation sous-jacente (hors pétrole et alimentation), qui se situe autour de 1 % en France et en Europe. Aujourd’hui, l’inflation qui augmente est la mauvaise, car nous la subissons en tant que pays importateur de pétrole. Il y a peu de compensation par la hausse des salaires. L’inflation se traduit tout de suite en perte de pouvoir d’achat. La consommation des ménages français a baissé de 1,5 % en avril après un premier trimestre décevant. Nous démarrons le deuxième trimestre avec déjà une mauvaise dynamique et, là-dessus, s’ajoute ce choc sur les prix. D’autant que le pétrole et les produits alimentaires ont une faible élasticité prix : il est difficile d’en consommer moins. Les ménages compensent en diminuant leur consommation sur les autres produits, notamment manufacturés, et dans les services. On verra peut-être les effets cet été sur le tourisme, les loisirs, la restauration et l’hôtellerie. On ne parle pas encore de stagflation (lorsque la hausse des prix fait baisser la consommation et crée une dépression). Mais, avec la dynamique du commerce mondial négativement impactée par la remise en cause des traités commerciaux, ce choc de prix vient gêner la demande domestique au moment où ce moteur est nécessaire.

Cela va-t-il se poursuivre ?

L’inflation devrait continuer d’augmenter jusqu’à juillet, pour atteindre un pic de 2,2 % ou 2,3 % pour la France. Puis il y aura normalement un tassement, à cause d’effets de base par rapport au second semestre 2017 où les prix du pétrole avaient rebondi. Pour que l’inflation continue d’augmenter après juillet, il faudrait que l’inflation se diffuse à l’ensemble de la chaîne des prix, ce qui reste assez peu probable : cela supposerait qu’à cause de la hausse des prix à la pompe et des prix de l’alimentation, les salariés demandent des hausses de salaires, que cela se retrouve dans les marges des entreprises qui augmenteraient alors leurs prix de vente. Or il y a, certes, une amélioration des salaires en zone euro, mais elle est très progressive. Le risque de spirale est donc limité.

Est-ce un phénomène mondial ?

De l’autre côté de l’Atlantique, c’est une tout autre histoire. Le marché du travail commence à être beaucoup plus tendu, les salaires ont surpris à la hausse ces derniers mois. L’inflation sous-jacente, celle qui rend les banques centrales nerveuses, est déjà autour de 2 %. L’inflation totale va sûrement passer la barre des 3 % au début de l’été. Cela crée des inquiétudes sur la gestion de la politique monétaire, avec l’idée que la Fed pourrait être amenée à remonter ses taux d’intérêt plus vite qu’anticipé.

Croissance : net ralentissement au premier trimestre…et au second

Croissance : net ralentissement  au premier trimestre…et au second

Ralentissement net au premier trimestre et sans doute au second même si grâce à l’acquis de croissance 2018devrait se terminer sur uen augmentation de l’activité autour de 1.8%. Selon les derniers chiffres de l’Insee publiés le 30 mai, le produit intérieur brut en volume a ralenti pour s’élever à 0,2% sur les trois premiers mois de l’année, après 0,7% au dernier trimestre 2017. L’institut de statistiques a ainsi révisé ses chiffres de croissance à la baisse par rapport à sa première estimation. L’augmentation du PIB de la France était initialement prévue à 0,3%. Cette baisse est à mettre en regard d’une croissance encore plus robuste qu’estimée pour les trimestres précédents. Si la croissance du dernier trimestre 2017 a été confirmée à 0,7%, les trois autres trimestres ont connu des révisions favorables à 0,8% pour le premier trimestre et à 0,7% pour les deux suivants). Ce freinage apparaît très brutal, mais il représente plutôt « un contrecoup, une respiration après une fin d’année 2017 très dynamique », a estimé le directeur général de l’Insee, Jean-Luc Tavernier, mercredi matin lors d’une audition par la commission des finances de l’Assemblée. Ce coup de mou s’explique par un ralentissement de l’investissement des entreprises et  de la consommation des ménages. Dans le détail, les dépenses de consommation des ménages ont progressé de 0,1% entre janvier et mars, alors qu’elles avaient augmenté de 0,2% lors des trois mois précédents. La consommation en biens est « en léger repli » pour le deuxième trimestre consécutif tandis que celle en services « ralentit légèrement », précise l’organisme public, qui qualifie les dépenses des ménages d’« atones« . Les investissements des entreprises se sont de leur côté effondrés, pour atteindre +0,1% au lieu du 0,5% jusque-là annoncés. « Ce ralentissement est principalement dû au repli de l’investissement en biens manufacturés (−1,3% après +1,6% au dernier trimestre 2017) », précise l’Insee. D’après l’institut public, l’investissement des ménages a, lui aussi, marqué le pas, avec une croissance de 0,2% contre +0,6% au trimestre précédent, « en raison d’un ralentissement dans le secteur de la construction ». Le commerce extérieur, qui s’était fortement redressé entre octobre et décembre, a quant à lui eu un effet nul sur la croissance: les exportations ont ainsi en effet reculé de 0,3% (après +2,3%), mais les importations ont connu une dynamique similaire (-0,3%, après +0,1%). L’institut de statistiques a également expliqué que les dépenses de consommation des ménages en biens ont reculé au mois d’avril de 1,5%. La consommation d’énergie s’est nettement repliée tout comme les achats alimentaires. En ce qui concerne l’énergie (−5,4 % après −0,9 %), les dépenses de chauffage ont nettement baissé en raison de températures supérieures aux normales saisonnières en avril, après des mois de février et mars froids. Du côté des produits raffinés, les dépenses en gazole ont diminué alors que celles en essence ont progressé.

Croissance zone euro : ralentissement ?

Croissance zone euro : ralentissement ?

Selon les dernières enquêtes d’IHS Markit la croissance a tendance à se tasser. Le niveau est au plus bas depuis 20 mois. En cause surtout des éléments géopolitiques comme la menace des Etats-Unis sur les importations américaines, sur l’Iran. Parallèlement le pétrole comme l’inflation remontent. En zone euro s’ajoutent les incertitudes concernant la politique qui pourrait être conduite ne Italie. L’emploi en France a continué de progresser, là encore à un rythme inférieur à celui des derniers mois bien qu’encore soutenu. Mais le chômage a légèrement augmenté au premier trimestre (et sans doute au second).  L’euro est tombé à un creux de six mois après les PMI allemands, faisant craindre que le ralentissement de la première économie européenne ces derniers mois ait eu des répercussions plus importantes qu’on ne le pensait. L’indice composite PMI de la zone euro, considéré comme un baromètre fiable de la croissance, a reculé à 54,1 ce mois-ci, contre 55,1 en avril, alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur un repli moindre, à 55,0. Le seuil de 50,0 distingue croissance et contraction de l’activité. L’économie de la zone euro, après avoir surperformé en 2017, tourne désormais au ralenti. Les indicateurs avancés inclus dans les PMI se sont également détériorés, suggérant l’absence de tout rebond dans l’immédiat. “La baisse de l’indice PMI de la zone euro en mai est une nouvelle fois liée en partie à des facteurs temporaires, mais la faiblesse persistante des enquêtes au deuxième trimestre est certainement préoccupante”, a déclaré Jessica Hinds de Capital Economics, ajoutant que le repli des composantes avancées était quelque peu “préoccupant”. IHS Markit a indiqué qu’au regard des PMI la croissance du deuxième trimestre s’orientait vers un rythme de 0,4%, en retrait par rapport à un consensus Reuters qui donnait 0,6% le mois dernier. Avec la décélération de l’inflation dans la zone euro, revenue à 1,2% en avril, la composante des prix à la production (mais pas à la consommation)  de l’enquête PMI s’est repliée à 53,0 contre 53,4 en avril. Malgré les pressions à la baisse sur les prix, l’indice PMI des services est tombé à son plus bas depuis début 2017, à 53,9 contre 54,7, à comparer à un consensus de 54,6. Avec le ralentissement de la croissance des nouveaux contrats, l’optimisme est tombé à son plus bas en neuf mois, avec un sous-indice à 64,4 ce mois-ci contre 66,2 en avril. La déception a été la même dans le secteur manufacturier, avec un indice “flash” à un plus bas de 15 mois de 55,5 contre 56,2 en avril et un consensus à 56,0. Le sous-indice mesurant la production, qui entre dans le calcul du PMI composite, a reculé à un plus bas de 18 mois de 54,5 contre 56,2. Le sentiment s’est également détérioré dans le secteur manufacturier, avec un sous-indice de l’emploi à 55,5, à son plus faible niveau en neuf mois, contre 56,6 en avril.

La croissance 2017 : révisée en hausse

La croissance 2017 : révisée en hausse  

Croissance révisée en hausse en 2017 mais en baisse au premier trimestre 2018. 2,3% en 2017 au lieu de  2%., malgré  la dépense de consommation des ménages  (+1% après 2,1% en 2016) mais grâce  l’investissement (+4,5 % après +2,8 % et 1,0 %). Mécaniquement on constate une  légère baisse du ratio de dette publique (-0,2 point à 96,8%) et « des dépenses, recettes et prélèvements obligatoires » (-0,1 point), souligne l’Insee. Le déficit public reste toutefois inchangé à 2,6% du PIB. Mais en 2018,  le secteur privé a enregistré une hausse de 0,3% des créations nettes d’emplois à 57.900 au premier trimestre, soit un léger. Sur un an, l’emploi salarié privé a augmenté de 270.200, soit une hausse de 1,4% pour atteindre 19,34 millions de postes. Au dernier trimestre de l’année 2017 – année qui avait enregistré un record de création de postes (234.500) – la hausse était de 0,4%. L’emploi salarié ralentit dans la construction et l’intérim, relève l’Insee. Dans la construction, l’emploi n’augmente que de 0,6% contre une progression de 1% le trimestre précédent. Sur un an, la construction s’inscrit en hausse de 2,2%. L’industrie enregistre elle aussi un léger repli, avec une légère baisse de 0,1% contre une hausse de 0,2% au trimestre précédent. Les services continuent de tirer les créations d’emplois avec une hausse de 0,5% sur le trimestre, progression identique à celle du trimestre précédent. De même dans l’intérim, qui ne cesse d’augmenter depuis des mois, la hausse est plus modérée ce trimestre avec +0,3% contre 2% au trimestre précédent. Néanmoins sur un an, l’emploi dans ce secteur reste très dynamique (+8,2%).

Japon : croissance dans le rouge

Japon : croissance dans le rouge

Le recul de 0.2 % du PIB au premier trimestre  intervient alors que le rythme de croissance s’était essoufflé au fil des trimestres, avec une hausse de 0,7% début 2017, puis de 0,5% aux deuxième et troisième trimestres et enfin de seulement 0,1% en fin d’année (contre une estimation précédente de 0,4%). Ce repli s’explique principalement par une consommation des ménages qui a stagné, des investissements des entreprises en petite baisse (-0,1%) et une chute dans l’immobilier résidentiel. Le commerce extérieur a en revanche apporté une contribution positive grâce à de vigoureuses exportations (+0,6%). Les économistes prévoient cependant un rebond de la troisième économie du monde sur le reste de l’année. . En rythme annualisé, le PIB ressort en déclin de 0,6%.

L’envol du pétrole : un vrai danger pour la croissance

L’envol du pétrole : un vrai danger pour la croissance

 

 

 

La montée des cours constitue évidemment un danger pour la croissance car comme les autres matières premières, elle va affecter la compétitivité. Cette hausse va aussi plomber le pouvoir d’achat des ménages et de la consommation. Discrètement mais sûrement les prix du pétrole ne cessent en effet de grimper. Il y a à peine dix jours les spécialistes craignaient que les cours atteignent pour le Brent les 80 dollars dans les mois à venir. En fait c’est déjà presque fait ;  le  baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet a terminé à 78,23 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 1,11 dollar par rapport à la clôture de vendredi et à nouveau à un plus haut depuis la fin 2014. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour le contrat de juin a pris 26 cents à 70,96 dollars. Les producteurs profitent d’autant plus de cette hausse qu’ils produisent moins que l’accord de modération qu’ils ont conclus (qui se termine fin 2018 et dont on ne sait pas s’il sera reconduit) quand les cours étaient bas. En outre la crise au Venezuela, les tensions avec l’Iran qui se répercutent aussi au moyen orient nourrissent les inquiétudes de sorte qu’on pourraiat bien s’orienter vers un baril à 100 dollars d’ici quelques semaines.

 

 

Croissance encore ralentie 0,3% au second trimestre (Banque de France)

Croissance encore ralentie 0,3% au second trimestre (Banque de France)

Comme c’était un peu prévu, la croissance pourrait ralentir aussi au second trimestre. Seulement 0.3% comme au premier trimestre. Il faudra donc que l’activité s’emballe un peu aux deux derniers trimestres pour atteindre les 2%. Le pronostic de la Banque de France est encore incertain pour le second trimestre car il faudra intégrer l’effet des grèves de la SNCF, aussi l’impact de la remontée du pétrole sur la consommation.  Selon les chefs d’entreprise interrogés par la Banque de France, la production industrielle a en effet « un peu » accéléré en avril, à la faveur d’une dynamique bien orientée dans les secteurs de la chimie, de l’aéronautique et des équipements électriques. Mais d’après les chefs d’entreprise interrogés, l’activité devrait se stabiliser en mai. L’activité des services, dans laquelle les effectifs ont continué d’augmenter « assez rapidement », a quant à elle progressé « à nouveau vivement« , notamment dans le conseil, l’ingénierie et la publicité. Mais les entrepreneurs s’attendent à une croissance moins soutenue en mai. Le bâtiment, enfin, a connu une évolution « dynamique », dans le gros oeuvre particulièrement. Mais là encore, les chefs d’entreprise tablent sur une progression de l’activité « de moindre ampleur en mai« , souligne l’institution monétaire. « Ce rythme un peu plus lent pourrait être influencé par le calendrier des vacances exceptionnelles en mai », a souligné le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, lors d’une conférence consacrée à la politique monétaire. « À ce stade, les nouvelles commandes restent bien orientées et ne signalent pas de changement de tendance », a ajouté le gouverneur. Sur l’ensemble de 2018, l’institution monétaire table pour l’heure sur une hausse du PIB de 1,9%, en raison des bons résultats enregistrés l’an dernier (2% de croissance), qui se répercutent mécaniquement sur ceux de l’année en cours. Dans ses dernières prévisions mi-avril, le gouvernement disait parier sur une croissance de 2% cette année. Un chiffre légèrement supérieur à celui de la Banque de France (1,9%) mais inférieur à ceux de l’OCDE (2,2%) et du FMI (2,1%).

 

Le retour de l’inflation sans la croissance ?

Le retour de l’inflation sans la croissance ?

Jusque là la conjoncture se caractérisait par un retour de la croissance mais sans inflation ou presque. Du coup les planètes économiques bénéficiait d’un bon alignement : argent pas cher, inflation faible, pétrole bas ; ce pourrait être l’inverse surtout avec les risques géopolitiques qui vont peser sur l’activité internationale tant que l’affaire de l’Iran ne sera pas réglé. les taux commencent  à regrimper sur l’effet des marchés financiers et des intentions des banques centrales ; ce pourrait être la fin de l’argent pas cher. Dans le même temps,  la croissance pourrait avoir tendance à stagner voire à régresser faute nettement d’insuffisance de demande intérieure et d’absence de relais des investissements et des exportations. Aujourd’hui si les taux se sont surtout tendus pour les pays financièrement fragiles, il n’empêche que cette tension affecte presque toutes les zones. En cause évidemment les risques relatifs à la décision de Trump de se retirer de l’accord nucléaire iranien, risques qui vont sérieusement rafraîchir le climat des affaires. Aussi parallèlement et de manière aussi systémique, on constate la  montée des cours. Le pétrole montre du fait du déséquilibre offre demande, il a atteint un record lundi depuis 2014. Il monte aussi parce qu’on craint une réduction en provenance de l’Iran aussi du Venezuela récemment frappé par des sanctions américaines. D’autres matières premières voient leurs cours grimper comme le pétrole. Du coup, le ‘ hypothèse d’uen reprise de l’inflation n’est plus à exclure d’où l’anticipation par les marchés sur les taux.  Dans ces circonstances, les investisseurs ont préfèrent  bouder les actifs risqués, parmi lesquels les taux d’emprunt des pays jugés les moins solides de la zone euro. « Il y a une aversion au risque dans le marché obligataire. C’est un marché axé sur la qualité et qui vend tout ce qui est à risque », a commenté pour l’AFP Eric Vanraes, un gérant obligataire de la banque suisse Eric Sturdza. Pour ce spécialiste, « ce qui est regardé aujourd’hui, ce sont les annonces de Donald Trump sur l’Iran, car il y aura deux conséquences très importantes sur le pétrole et sur le niveau du dollar ».

Danger pour la Croissance ?

Danger pour la Croissance ?

 

 Après les bons résultats de 2017, plus 2% pour le PIB, on s’attendait normalement à une poursuite de la dynamique. Pourtant les résultats du premier trimestre 2018 ne sont pas au rendez-vous (0,3% contre 0,7% au dernier trimestre 2017). En outre, les conflits sociaux pourraient – en plus de toutes les fêtes et tous les ponts de mai-affecter les résultats du second trimestre. Cela d’autant plus qu’on constate un certain tassement l’activité internationale depuis quelques mois. La croissance de 2017doit pour une partie à l’effet Hollande et à un bon alignement des planètes avec un pétrole pas cher, un euro compétitif, une politique accommodante qui s’est traduit par un accès par cher au crédit. Autant d’éléments qui pourraient se retourner en 2018. Sans parler évidemment des conséquences géopolitiques liées à l Iran mais aussi à l’augmentation des tarifs douaniers. Une augmentation des taxes qui en retour va en retour encourager d’autres mesures protectionnistes. Globalement l’inflation est sur une tendance haussière et si le pouvoir d’achat n’évolue pas, cela affectera la consommation principal moteur de la croissance. Du coup la France pourrait avoir du mal à faire mieux qu’en 2017 en matière de croissance et connaîtrait même un tassement de cette croissance en 2019.

France : « Risque pour la croissance future « ( Christopher Dembik.)

France : « Risque pour la croissance future « ( Christopher Dembik.)

L’économiste de la Saxo Banque Christopher Dembik indique dans la Tribune que la France a bénéficié d’une conjoncture plus favorable depuis l’arrivée de Macron mais cette croissance due à des facteurs exogènes pourrait bien se tasser à l’avenir. (Christopher Dembik, responsable de la recherche macroéconomique chez Saxo Banque et récipiendaire du prix du meilleur prévisionniste pour la France en 2015).

 

 

 Comment expliquez-vous les bonnes performances économiques de la France en 2017 ?

CHRISTOPHER DEMBIK - La dynamique de croissance en 2017 a peu à voir avec Emmanuel Macron. En réalité, au cours des dernières années, l’économie française a bénéficié d’une conjonction de facteurs favorables : une baisse concomitante de l’euro, des prix du pétrole et des taux d’intérêt, et une amélioration marquée de la croissance du crédit français (particulièrement des flux de nouveaux crédits qui servent d’indicateur avancé à la croissance du PIB). Le bond du crédit a précédé l’élection présidentielle de 2017 et provient directement de la politique monétaire accommodante de la BCE, mais aussi des réformes en faveur des entreprises mises en œuvre à partir de 2014 par François Hollande comme le Pacte de responsabilité et de solidarité de 2014 et les crédits à l’embauche qui ont soutenu l’investissement, donc favorisé le recours au crédit.

Y-a-t-il eu un « effet Macron » comme beaucoup de commentaires pourraient-le laisser penser ?

Il est objectivement beaucoup trop tôt pour évaluer les conséquences économiques et financières exactes des réformes prometteuses qui ont été engagées par le Président Macron. Si l’on considère le marché obligataire, un indicateur fiable du sentiment des investisseurs, l’effet Macron n’a donné aucun élan. De novembre 2016 au printemps 2017, les investisseurs japonais évitaient la France et privilégiaient les obligations allemandes en raison des incertitudes liées à l’élection présidentielle. Peu après, la situation est revenue à la normale. Les achats mensuels nets japonais (Allemagne moins France) sont même inférieurs à leur niveau sous la présidence de François Hollande. Aucun effet Macron n’est perceptible sur le marché obligataire.
Jusqu’à présent, ce que nous appelons « l’effet Macron » est surtout un très gros regain de confiance, particulièrement visible au niveau du moral des chefs d’entreprise, et une campagne de communication très bien menée pour attirer les investisseurs. Autant que je me souvienne, c’est la première fois que la France adhère officiellement et sans ambiguïté au capitalisme et à la mondialisation. Concrètement, des opportunités émergentes se présentent aux investisseurs étrangers : non seulement ce qu’on appelle la « FrenchTech », mais, avant tout, une vague de privatisations qui va toucher des entreprises à forte valeur ajoutée dans différents secteurs (aéroports, constructeurs automobiles, jeux de hasard, etc.) et l’introduction d’une fiscalité plus favorable aux investisseurs.

Quelles sont vos prévisions pour 2018 et 2019 en termes de croissance ?

Nous considérons que le pic d’accélération de la croissance a été atteint fin 2017-début 2018. On devrait à court terme encore évoluer proche de 2% mais le risque est élevé que la croissance française déçoive à l’avenir. D’après nos prévisions, « l’effet Macron » tant attendu risque d’être contrebalancé par des facteurs conjoncturels et structurels défavorables, notamment la normalisation de la politique monétaire des deux côtés de l’Atlantique, le ralentissement économique chinois qui est certainement plus prononcé que les chiffres officiels ne le laissent croire et surtout un niveau de croissance potentiel du PIB très faible, qui a été revu à la baisse par le Trésor à 1,25%.

La multiplication des mouvements sociaux (grèves à la SNCF et chez Air France) pourrait-t-elle vraiment peser sur l’économie française ?

Les grèves vont avoir un impact sur l’activité, en grignotant quelques dizaines de points de hausse du PIB, mais l’effet négatif pourrait être atténué si ces mouvements sociaux s’atténuent rapidement, ce qui semble être le cas. La bonne nouvelle, c’est que la France se réforme, avec notamment la présentation du projet de loi Pacte dans les prochaines semaines au conseil des ministres, et qui va redonner une bouffée d’air frais à l’économie française. Dans le même temps, les corps intermédiaires peinent à mobiliser, ce qui semble indiquer qu’une majorité silencieuse est plutôt prompte à laisser sa chance au gouvernement.

 

Hausse du pétrole : danger pour la croissance

Hausse du pétrole : danger pour la croissance

 

 

 

 

Plus de 70 dollars à New York, 76 pour le Brent à Londres.  Record pour le pétrole depuis 2014, une hausse qui pourrait menacer la croissance. Les industriels vont payer plus cher leurs métaux, et les automobilistes plus cher leur essence. En cause les fondamentaux qui ont bougé depuis 2016, passant d’une surproduction chronique à une situation plus équilibrée. Par ailleurs le fort possible retrait américain de l’accord nucléaire iranien va accroitre les tensions sur l’offre.  Or toute menace sur l’offre risque de précipiter le mouvement vers un marché déficitaire, car de son côté la demande est en hausse en liaison avec l’accélération de la croissance mondiale.  Le baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en juin, s’est pour la première fois depuis fin novembre 2014 hissé au-dessus de la barre des 70 dollars. Il a finalement terminé à 70,73 dollars, en hausse de 1,01 dollar ou 1,45% par rapport à sa clôture de vendredi. Les marchés financiers londoniens étaient fermés aujourd’hui mais le baril de Brent pour livraison en juillet a gagné 1,30 dollar ou 1,74% pour terminer à 76,17 dollars, là aussi son plus haut niveau depuis fin 2014, dans les échanges électroniques. « Que le baril de WTI atteigne le seuil des 70 dollars est important psychologiquement mais les cours ne cessent de grimper au fur et à mesure que se rapproche la date limite à laquelle Donald Trump doit donner sa décision sur les sanctions contre l’Iran », souligne Andy Lipow du cabinet Lipow Oil Associates.

 

Croissance Zone euro: 2,3% confirmée par l’UE

Croissance Zone euro: 2,3% confirmée par l’UE

LUE prévoit toujours 2.3% pour l’ensemble. Pour L’Allemagne 2,3% cette année puis 2,1% l’an prochain. Pour la France, 2,0% en 2018 puis 1,8% en 2019. “L’Europe continue de profiter d’une croissance robuste, qui a permis de faire tomber le chômage à son point le plus bas depuis dix ans”, souligne le commissaire aux Affaires économiques et financières Pierre Moscovici dans un communiqué. Toujours pour la Commission, “bien que les indicateurs de court terme laissent entrevoir pour le début de 2018 un léger essoufflement de l’activité, celui-ci devrait être en partie temporaire.” Dans ce contexte, elle se félicite qu’aucun pays de la zone euro ne devrait enregistrer cette année un déficit public supérieur à 3,0% du PIB, et ce pour la première fois de l’histoire de l’Union économique et monétaire, la moyenne attendue pour l’ensemble de la zone se situant à 0,7%. S’agissant de la France, qui est parvenue à rentrer dans les clous du pacte de stabilité l’an passé pour la première fois depuis 2007, elle le voit tomber à 2,3% du PIB en 2018.“Nous nous rapprochons de la sortie pour la France de la procédure pour déficit excessif. c’est une bonne nouvelle pour les comptes publics et (…) pour les Français parce que ça veut dire que nous assainissons les comptes publics de notre pays”, a déclaré le ministre français de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire. “Mais il ne faut faire preuve d’aucun triomphalisme et nous devons continuer dans la voie de la réduction de la dépense publique et surtout de la dette publique”, a-t-il ajouté en marge d’une intervention devant l’association d’épargnants Afer. Sur le front de l’inflation, la Commission maintient aussi sa prévision d’une remontée très lente qui porterait son rythme à 1,5% en 2018, comme en 2017, puis 1,6% en 2019, toujours en deçà de l’objectif d’une hausse des prix “proche de mais inférieure à 2,0%” de la Banque centrale européenne. Alors qu’elle a été amenée l’an passé à revoir plusieurs fois ses prévisions de croissance à la hausse, elle estime qu’elles sont aujourd’hui “plus exposées à des risques de révision à la baisse.” Au moment où les Etats-Unis ont entamé un bras de fer avec la Chine et envisagent de relever leurs droits de douane sur l’acier et l’aluminium, Pierre Moscovici estime que “le risque le plus grand qui pèse sur ces perspectives optimistes est le protectionnisme, qui ne doit pas devenir la nouvelle normalité ; cela ne ferait que nuire à ceux de nos citoyens qu’il nous faut protéger le plus.”

Croissance Zone euro: tassement

Croissance Zone euro: tassement

 

Un tassement qui correspond à la  baisse de moral des acteurs économiques. + 0,4% sur la période janvier-mars par rapport aux trois mois précédents, a annoncé Eurostat mercredi. Les chiffres de prochains trimestres devraient être meilleurs à condition que les incertitudes sur les mesures protectionnistes ne viennent pas casser le moral des acteurs économiques ; sans parler de l’Iran.  Cependant  la croissance se tassera légèrement sur un rythme annule de 2% en deçà des hausses trimestrielles de 0,7% observées au cours des trois trimestres précédents. Il serait donc peu probable que la croissance atteigne les 2,5% observés en 2017.La croissance de la zone euro reste en deçà de celle des Etats-Unis mais au-delà de celle de la Grande-Bretagne, qui est la plus faible depuis 2012. Au vu du niveau élevé de la confiance du consommateur, la croissance de la consommation devrait  redresser au deuxième trimestre et permettra de porter la croissance trimestrielle du PIB autour de 0,5% à 0,6%”, ajoutent-ils. La confiance s’était en partie dégradée en raison des inquiétudes liées à la menace d’une guerre commerciale avec les Etats-Unis si ces derniers venaient finalement à imposer des droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium en provenance de l’Union européenne. La décision à ce sujet sera connue le 1er juin.  Eurostat a par ailleurs indiqué que le taux de chômage dans la zone euro était stable en mars à 8,5%.

Les mesures fiscales ont assommé la croissance au premier trimestre

Les mesures  fiscales ont assommé la croissance au premier trimestre

 

La croissance française est retombée à 0,3%, après un pic à 0,7% au dernier trimestre de 2017. La croissance française a été plus affectée que prévue par les mesures fiscales. Certes le tassement avait été prévue pat l’INSEE mais il est plus important qu’attendu. En cause aussi l’effet psychologique sur le pouvoir d’achat notamment des retraités. Aussi sans doute ce climat social délétère. De ce point de vue les grèves de la SNCF se feront sentir sur les résultats du second trimestre qui ne sera pas non plus très flamboyant. A noter que le tassement est aussi général au plan international. Pour résumer les mesures fiscales du gouvernemenet concentrées au premier trimestre n’étaient pas très pertinentes. En outre elles vont instiller un doute sur la reprise. Témoin d’ailleurs aussi le très net tassement des investissements des entreprises.  Un ralentissement plus grand que prévu. La croissance de l’économie française est donc tombée, au premier trimestre, à 0,3% sous l’impact notamment d’une consommation des ménages atone et d’une nette décélération des investissements des entreprises. C’est ce qui ressort de la première estimation publiée ce vendredi par l’Insee. Il s’agit de la hausse la plus faible depuis le troisième trimestre 2016, l’institut confirmant dans le même temps celle de 0,7% enregistrée sur les trois derniers mois de 2017. Les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une hausse de 0,4% du produit intérieur brut du premier trimestre, un niveau anticipé également par l’Insee dans sa dernière note de conjoncture. La Banque de France avait revu sa prévision pour la période à  +0,3% début avril. L’acquis de croissance pour 2018, à savoir l’évolution du PIB si l’activité stagnait au cours des trois prochains trimestres, se situait à 1,2% au 31 mars. La demande intérieure finale, traditionnel moteur de la croissance française, a contribué positivement au PIB à hauteur de 0,3 point (contre 0,5 au 4e trimestre). La contribution des variations des stocks des entreprises, très volatile, a été nulle (après -0,4 au trimestre précédent), de même que celle du commerce extérieur, qui avait dopé de 0,6 point le PIB des trois derniers mois de 2017. Dans le détail, la production totale de biens et services a nettement ralenti au 1er trimestre (+0,3% après +0,9%), une évolution due aux seuls biens, où elle a reculé de 0,6% (après une hausse de 1,2% au 4e trimestre 2017). La production manufacturière a accusé une diminution de 1,1% (après +1,5%) du fait de la baisse importante en matériel de transports, un secteur qui avait porté l’activité de fin 2017. La consommation des ménages, toujours atone, a progressé au rythme inchangé de 0,2%, les seules dépenses en biens restant stables comme au trimestre précédent.Moins d’investissements pour les entreprises. L’investissement global a augmenté de 0,6% (après +1,1% au quatrième trimestre 2017), une nette décélération due aux entreprises, dont la croissance de l’investissement s’est limitée à 0,5% (contre +1,6% au 4e trimestre 2017). Celui des ménages est resté soutenu (+0,5% après +0,6%) en raison de la bonne tenue du secteur de la construction et celui des administrations publiques a franchement accéléré (+0,9% après +0,5%), affichant son niveau le plus élevé depuis le 4etrimestre 2008.

 

 

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