Archive pour le Tag 'croissance'

Risques sur la Croissance de la France (Cour des comptes)

Risques sur la Croissance de la France  (Cour des comptes)

Le Haut conseil des finances publiques, souligne certains risques liés à l’environnement international mais aussi à la compétitivité.

Le Haut conseil des finances publiques (HCFP) doute de l’annonce de Macron concernant l’augmentation du PIB de 1.7% par an jusqu’en 2022.  La principale difficulté pourraiat être liée aux incertitudes relatives aux conditions des échanges internationaux avec notamment les mesures protectionnistes et la montée des populismes ; par ailleurs le risque inflationniste émerge à nouveau ce qui aura pour conséquence une hausse sur certains produits essentiels comme le pétrole et la remontée des taux d’intérêt. Par ailleurs. La mise en place d’une politique budgétaire américaine  très expansive risque  »d’alimenter plus que prévu l’inflation et d’accélérer le resserrement de la politique monétaire [...] dans une économie proche du plein emploi. » L’instauration de mesures protectionnistes par l’administration américaine et les réponses des pays concernés « constituent une menace importante à moyen terme pour les échanges commerciaux et pour la croissance mondiale. Les tensions géopolitiques demeurent par ailleurs très fortes au niveau mondial. » Les autres menaces mises en avant dans l’avis du conseil concernent la poursuite de la hausse des cours du pétrole qui pourrait augmenter la facture pour les entreprises et l’appréciation de l’euro qui « pourrait affecter la croissance de la zone euro ». L’activité dans l’union monétaire pourrait également ralentir en raison des incertitudes « qui caractérisent la situation politique de certain pays ». L’Italie, qui traverse actuellement une phase de négociations pour la mise en place d’un nouveau gouvernement, interroge de nombreux dirigeants européens sur la configuration du nouvel exécutif. La montée des populismes et de l’euroscepticisme pourraient affaiblir la confiance des investisseurs. S’agissant de 2019, la croissance de 1,9% attendue en France est qualifiée d’ »atteignable », même si le Haut Conseil souligne que la majorité des autres prévisions publiées à ce jour anticipent un ralentissement un peu plus marqué par rapport à 2018. En revanche, il qualifie d’ »optimiste » le scénario d’un PIB qui progresserait au rythme de 1,7% par an entre 2020 et 2022.

 

Croissance zone euro : un potentiel sous-estimé

Croissance  zone euro : un potentiel sous-estimé

(Benoit Coeuré )

 

Benoit Coeuré de la banque de France, membre de la BCE, estime que la zone euro dispose encore de capacités de production qui pourraient gonfler la croissance. En 2017,  les bons indicateurs se sont diffusés à la plupart des secteurs et se sont généralisés à l’ensemble des Etats membres.  La zone euro a profité du redémarrage de l’économie mondiale. Selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le commerce mondial a augmenté de près de 3,6 % l’an passé, en volume. Les échanges de marchandises ont nettement rebondi par rapport à 2016 (1,3 %), tirés par la demande américaine et chinoise. D’après les prévisionnistes, la tendance devrait se poursuivre en 2018, où la croissance de la zone euro devrait s’établir à 2,1 %, selon la Commission européenne.  Il se pourrait que les capacités de production aient été moins affectées par la crise que ce qui était estimé jusqu’ici, ce qui se traduit donc maintenant par une augmentation moins importante que prévu. « Si on révise à la hausse les estimations de croissance potentielle dans la zone euro, on révise aussi à la hausse la cible qui devrait être celle de la politique monétaire (…) et le taux d’intérêt d’équilibre pourrait être plus élevé que ce qu’on pensait », a-t-il expliqué. Si cette théorie se vérifie, cela « donne de l’espoir » parce que « cela veut dire qu’on n’a pas besoin de mettre l’économie en surchauffe, d’avoir des périodes longues de croissance supérieure à son niveau potentiel si on veut corriger les effets de la crise », a-t-il poursuivi. Corollaire de cette démonstration, le stimulus appliqué actuellement pourrait être plus généreux que prévu et par conséquent un resserrement de la politique monétaire n’empêcherait pas la BCE de soutenir l’inflation. Il a cependant précisé que ce constat ne constituait « pas du tout un message sur l’orientation à court terme de la politique monétaire » de la BCE. A ses yeux, cela justifie le fait que la BCE mène une politique monétaire très accommodante ainsi que son choix d’avoir une politique monétaire « très accommodante pendant une longue période ».

Le président de la BCE Mario Draghi a estimé fin février que malgré une croissance économique robuste, la zone euro pourrait connaître une sous-utilisation des capacités plus importante que prévu qui ralentit temporairement le redressement de l’inflation.

Croissance Etats –unis : tassement de la croissance du secteur manufacturier

Croissance Etats –unis : tassement de la croissance du secteur manufacturier

 

Selon les résultats de l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM) l’indice manufacturier  s’est établi à 59,3 en mars, contre 60,8 confirmé en février et un consensus le donnant à 60,0. La barre des 50 sépare croissance et contraction de l’activité. Le sous indice des nouvelles commandes est tombé à son plus bas niveau depuis août à 61,9 contre 64,2 le mois précédent. Celui de l’emploi à reculé à 57,3 contre 59,7 en février. La composante des prix acquittés a progressé à 78,1 contre 74,2 le mois précédent et 72,6 attendu par les économistes. Le dollar s’est légèrement raffermi contre le yen et l’euro après la publication de ces chiffres.

Croissance : rebond durable de la consommation ?

Croissance : rebond durable de la consommation ?

 

Après deux mois de baisse les instituts économiques avaient révisé la croissance pour le premier semestre. On n’attendait plus qu’une  hausse de 1.6% au premier semestre. De quoi quand même atteindre les 2% espérés pour l’année. La reprise de février laisse envisager  une nouvelle révision pour l’année mais cette fois à la hausse. Les dépenses de consommation des ménages français en biens ont nettement rebondi en février, enregistrant une progression de 2,4% après deux mois de baisse, a annoncé vendredi l’Insee dans un communiqué. Cette reprise s’explique essentiellement par un rebond des dépenses de chauffage, liées à la vague de froid qui a touché la France en février, explique l’Institut national des statistiques et des études économiques. La consommation énergétique, qui avait baissé de 6,4% en janvier, a ainsi progressé de 8,9% en février, selon l’Insee, qui rappelle que les températures moyennes se sont établis ce mois-là « deux degrés en-dessous des normales ». Les dépenses en biens fabriqués ont également augmenté (+0,9%) après deux mois de repli. Cette hausse a été notamment soutenue par les achats de véhicules et les dépenses en habillement-textile, souligne l’organisme public.  Paradoxalement, le moral en mars n’est pas exceptionnel, il donne l’impression d’avoir atteint uen vitesse de croisière.  Après le tassement de février, c’est la stabilité en mars et sur un niveau de longue période. Pour l’instant, cela traduit un certain attentisme (même si la conso a enregistré une hausse en février).  Dans le détail, l’opinion des ménages sur leur situation future s’est nettement améliorée, avec un solde regagnant 6 points, après en avoir perdu 5 en février. La proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants a, pour sa part, perdu de nouveau un point, tandis que le solde sur la capacité d’épargne actuelle baisse de 2 points. Celui sur leur capacité d’épargne future progresse d’un point.    Concernant la situation économique en général, les ménages sont un peu plus nombreux à penser que le niveau de vie en France s’est dégradé au cours des douze derniers mois (+2 points). L’opinion des ménages concernant le niveau de vie futur en France est quant à elle inchangée, et celle sur l’évolution du chômage est quasi stable. Les ménages sont également moins nombreux que le mois dernier à estimer que les prix vont augmenter au cours des douze prochains mois, avec un solde perdant 6 points.

Croissance, rebond de la consommation en février

 

Croissance, rebond de la consommation en février

 

Bonne nouvelle pour la croissance et l’économie, les dépenses de consommation des ménages français en biens ont nettement rebondi en février, enregistrant une progression de 2,4% après deux mois de baisse, a annoncé vendredi l’Insee dans un communiqué. Cette reprise s’explique essentiellement par un rebond des dépenses de chauffage, liées à la vague de froid qui a touché la France en février, explique l’Institut national des statistiques et des études économiques. La consommation énergétique, qui avait baissé de 6,4% en janvier, a ainsi progressé de 8,9% en février, selon l’Insee, qui rappelle que les températures moyennes se sont établis ce mois-là « deux degrés en-dessous des normales ». Les dépenses en biens fabriqués ont également augmenté (+0,9%) après deux mois de repli. Cette hausse a été notamment soutenue par les achats de véhicules et les dépenses en habillement-textile, souligne l’organisme public. Dans le détail, les achats de matériels de transport ont augmenté de 2%, avec une hausse marquée des voitures neuves, et les dépenses en habillement-textile ont rebondi de 3,1%, après une baisse de 1,8% en janvier. La consommation alimentaire, enfin, est repartie en hausse (+1,1% après -0,7%), avec un rebond sensible tant dans les produits agricoles non transformés (fruits, légumes) que dans les produits agroalimentaires (viandes, produits laitiers). Les chiffres de la consommation sont une donnée importante pour la croissance française, traditionnellement portée par les achats des ménages.

 

Croissance solide en Allemagne : 2,6% en 2018

Croissance solide en Allemagne : 2,6% en 2018

 

La  réélection de Merkel comme chancelière donne des raisons supplémentaires d’être optimistes sur la croissance en Allemagne. L’institut économique allemand IFO a maintenu ses prévisions de croissance pour 2018 à 2,6% et 2,1% pour 2019, selon un communiqué publié ce mercredi 21 mars. Ces chiffres correspondent aux prévisions publiées en décembre. Malgré ces projections favorables, plusieurs économistes allemands s’inquiètent des risques qui pèsent à la fois sur la croissance mondiale et sur la croissance allemande. Parmi les menaces pour la conjoncture, on pinte surtout le risque de mesures protectionnistes qui pourrait affecter les exportations allemandes.  D’après ‘institut économique allemand IFO croissance devrait atteindre 2.6 pour 2018 et 2,1% pour 2019, elle doit  être portée par l’investissement privé en hausse entre 2017 (+4%) et 2018 (+6% ). Si les investissements dans la construction devraient sérieusement ralentir, les entreprises pourraient augmenter leurs dépenses dans l’acquisition de machines-outils et équipements (4% en 2017 contre 6,6%) en 2018. Par ailleurs, la dynamique des échanges extérieurs allemands devrait se poursuivre dans l’année à venir permettant de maintenir une activité relativement soutenue. En revanche, les Allemands devraient moins dépenser cette année. « Nous avons révisé à la baisse nos projections pour les dépenses de consommation des ménages  de 2018 de 0,5 point de pourcentage en raison d’une baisse de la consommation plus faible que prévu au cours du second semestre 2017″ explique le directeur des prévisions chez IFO Timo Wollmershaeuser. En ce qui concerne le chômage, les prévisionnistes allemands annoncent encore une baisse du chômage pour 2018 qui passerait de 5,7% à 5,2% de la population active, soit son niveau le plus bas depuis la réunification.

Les tensions commerciales internationales menacent la croissance

Les tensions commerciales internationales menacent la croissance

Trump a annoncé de l’ordre de 60 milliards de dollars de taxes sur les importations chinoises, des mesures protectionnistes qui vont en retour en appeler d’autres en particulier en Chine. Ainsi  Pékin a publié une liste de 128 lignes tarifaires (catégories de produits), divisée en deux groupes. Le premier groupe de produits, comprenant 120 lignes tarifaires, sera taxé à 15%. Il s’agit de produits tels que fruits frais, vin, éthanol, ou ginseng, autant de marchandises qui ont représenté près d’un milliard de dollars d’importations en Chine en 2017. Le deuxième groupe, qui comprend le porc et l’aluminium recyclé, sera taxé à 25%. Ce groupe ne comprend que huit lignes tarifaires, mais correspondant à près de deux milliards de dollars d’importations l’an dernier, a expliqué le ministère du Commerce. La liste ne comprend cependant pas le soja, que les Américains ont exporté en Chine à hauteur de 14 milliards de dollars l’an dernier Le président américain a annoncé de son coté des décisions commerciale contre la Chine qui pourraient se traduire par 60 milliards de dollars (48,8 milliards d’euros) de droits de douane. Ces mesures devraient cibler particulièrement les secteurs de la technologie et des télécommunications. Il est clair que  cette menace de  guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales inquiète particulièrement mes acteurs économiques et les marchés. La conséquence pouraiat être un affaiblissement des échanges internationaux et un affaiblissement de la croissance mondiale. L’autre risque est de faire monter l’inflation alors que la croissance se tasse. Pour les marchés financiers ce climat d’incertitude pourrait se traduire par une  grande volatilité.

La baisse du pouvoir d’achat pèse sur la croissance

La baisse du pouvoir d’achat pèse sur la croissance

 

Finalement l’INSEE avait raison en prévoyant un tassement de la croissance début 2018 du fait  des pertes de pouvoir d’achat. On se souvient que l’organisme de prévision s’était fait sérieusement rabroué par le gouvernemeet pour cette annonce qui se vérifie aujourd’hui. L’INSEE indiquait un léger tassement début 2018 mais une plus forte reprise dans la seconde moitie de 2018.La reprise montre donc déjà quelques signes de faiblesse. Selon la dernière note de conjoncture de l’Insee publiée ce mardi 20 mars, la prévision de croissance pour le premier trimestre 2018 est légèrement revue à la baisse par rapport aux dernières projections de décembre dernier (+0,4% contre 0,5% prévu initialement). Alors que 2017 a signé le retour d’une croissance française solide (2%, son plus haut niveau depuis 2011), l’activité pourrait connaître quelques signes d’essoufflement en ce début d’année. Ce ralentissement intervient dans un contexte de grogne sociale où le gouvernement multiplie les réformes et les foyers de contestation se propagent. Le rythme de croissance du PIB pourrait ralentir au cours des six premiers mois de l’année 2018. Depuis le début de l’année, certains indicateurs de confiance ont cessé de progresser comme dans l’industrie et le commerce de détails. Exemple, le moral des patrons qui se tasse en février. D’après l’INSEE, le climat des affaires continue de reculer après avoir atteint des sommets en décembre dernier. L’indicateur qui le synthétise, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, perd deux points après un léger recul en janvier. À 109, il reste néanmoins bien au dessus de sa moyenne de long terme (100). La baisse de février a touché tous les secteurs, à l’exception du commerce de détail, dont l’indicateur est resté stable à 114. Pour Alex Gill, économiste chez IHS Markit, « la croissance ralentit en février dans le secteur privé français, les taux d’expansion de l’activité globale et des nouvelles affaires se repliant en effet chacun à un plus bas de quatre mois. » Les chefs d’entreprises dans l’industrie se montrent moins optimistes qu’en janvier dernier. Les soldes d’opinion des industriels sur leur production passée et sur leurs perspectives personnelles de production se replient en février. Ils sont également moins confiants sur les projections générales d’activité de production du secteur. L’indicateur de l’industrie manufacturière a perdu deux points à 112, son niveau de janvier ayant été révisé en hausse d’un point à 114, son niveau le plus haut depuis fin 2000. Les économistes interrogés par Reuters l’attendaient en moyenne à 113. Du côté des services, les chefs d’entreprise interrogés ce mois-ci signalent que le climat des affaires est moins favorable que le mois précédent. L’indicateur qui le synthétise perd trois points après un premier recul de deux points le mois dernier. D’autres indicateurs relatifs aux services, au bâtiment et au commerce de gros se sont même repliés tout en restant à des niveaux supérieurs à leur moyenne de long terme. En février dernier, le climat des affaires a atteint 109 contre 106 en décembre dernier.  Ce ralentissement serait en grande partie lié à un regain de l’inflation et une pression fiscale accrue. La hausse de la fiscalité sur le tabac et les carburants intervenue au cours du premier trimestre pourrait ainsi avoir un impact sur le porte-monnaie des Français et la consommation des ménages. Si le gouvernement s’est employé à mener une stratégie de communication en faveur du pouvoir d’achat au cours des dernières semaines, il semble que le calendrier des réformes mis en œuvre par l’exécutif soit défavorable à la consommation des ménages. Selon l’institut de statistiques, les ménages pourraient également freiner leurs dépenses d’investissement au cours du premier trimestre, comme le suggère la stabilisation des ventes de logements neufs observée ces derniers mois.

Croissance mondiale en hausse (OCDE)

Croissance mondiale en hausse (OCDE)

 

Une  croissance mondiale qui  accélère à 3,9% cette année et l’an prochain (après 3,7% en 2017), comme le FMI.  D’après l’OCDE, la reprise de l’investissement des entreprises devrait alimenter le rebond du commerce international, avec des volumes attendus en hausse de plus de 5% cette année. Autant d’éléments qui, combinés à la progression de l’emploi, contribuent à une reprise de plus en plus généralisée. Dans le détail, l’OCDE a révisé en nette hausse ses prévisions de croissance pour les Etats-Unis, la France et l’Allemagne. La première économie mondiale devrait enregistrer une croissance de 2,9% en 2018 et de 2,8% en 2019 (contre 2,5% et 2,1% précédemment), la contribution des retombées de la réforme fiscale étant estimée entre 0,5 et 0,75 points de pourcentage sur chacune des deux années. L’économie française, qui a affiché une croissance de 2,0% sur l’année écoulée, devrait accélérer cette année à 2,2% – un niveau inédit depuis 2007 et supérieur de 0,4 point aux précédentes prévisions – avant de ralentir à 1,9% (-0,2 point) l’an prochain. Globalement, la croissance de la zone euro s’établirait à 2,3% cette année et 2,1% l’an prochain, ce qui correspond à une révision à la hausse de 0,2 point dans les deux cas. A l’inverse de la tendance générale, le Royaume-Uni devrait voir sa croissance ralentir et rester à la traîne de la moyenne du G20, sur fond d’inquiétudes persistantes sur la définition de ses futures relations avec l’Union européenne après le Brexit. De 1,7% en 2017, sa croissance passerait à 1,3% cette année – un chiffre revu en hausse de 0,1 point – et à 1,1% en 2019, sans changement par rapport aux prévisions de novembre. L’OCDE est en revanche plus positive pour le Japon en 2018, avec une prévision de croissance revue en hausse de 0,3 point à 1,5%. Celle de 2019 n’est relevée que de 0,1 point à 1,1%. En ce qui concerne les pays émergents, l’OCDE a légèrement révisé ses anticipations pour la Chine en 2018 (+0,1 point à 6,7%) et maintenu sa prévision d’une croissance de 6,4% en 2019. Avec des prévisions revues en hausse, l’Inde passerait devant la Chine avec une croissance attendue à 7,2% cette année (+0,2 point) et à 7,5% en 2019 (+0,1 point). L’OCDE, qui se montre plus optimiste pour le Brésil (+0,3 point à 2,2% en 2018 et +0,1 point à 2,4% en 2019), est en revanche plus réservée sur la Russie, avec une prévision revue en baisse de 0,1 point, à 1,8% en 2018 et une croissance attendue à 1,5% en 2019, sans changement par rapport aux prévisions de novembre. “Nous pensons que l’économie va rester plus solide pour les deux prochaines années”, a déclaré à Reuters Alvaro Pereira, chef économiste de l’OCDE par intérim. “Nous revenons à des circonstances plus normales que celles que nous avons connues au cours des dix dernières années”, a-t-il ajouté. Mais la perspective d’un regain de protectionnisme, dans le sillage de la décision Donald Trump d’imposer de nouvelles taxes douanières sur les importations américaines d’aluminium et d’acier, constitue un risque majeur, souligne l’OCDE en invitant les pays concernés à éviter toute escalade. “Cela pourrait évidemment compromettre la reprise. Nous pensons que cela représente un risque significatif et nous espérons qu’il ne se matérialisera pas car cela pourrait être assez préjudiciable”, a dit Alvaro Pereira.

Obsolescence programmée : ou le « prêt-à-jeter » comme moteur de croissance

 

Obsolescence programmée : ou  le « prêt-à-jeter » comme moteur de croissance

Un film documentaire prêt à jeter dénonce cette logique de gaspillage. Un produit usé = un produit vendu ! Tourné aux quatre coins du monde, ce documentaire enquête sur l’obsolescence programmée, un concept vieux comme l’industrie mais toujours vivace. Une démonstration aussi implacable qu’éclairante. L’obsolescence programmée constitue un des moteurs du développement économique. L’objectif est d’inciter le consommateur à remplacer un produit avant qu’il ne soit usé en justifiant de progrès techniques, de la mode tout simplement de l’impossibilité de réparer. Ainsi des équipements qui duraient précédemment 10 ou 15 ans sont considérés hors d’usage après  deux à trois ans pour certains ; d’une certaine façon ; le consommateur est aussi largement complice  puisqu’il ne résiste guère à l’effet de mode. Pour ceux qui ignorent cet effet de mode, de toute façon, il est pratiquement impossible de réparer un équipement en panne. Pour deux raisons la première c’est que tout a été fait dans le processus de production pour que ces biens ne soit pas réparables ensuite parce que le coût de la main-d’œuvre en France est tellement élevé que le prix de la réparation dépasse assez souvent l’achat d’un équipement neuf. Observons par exemple qu’en Afrique que la plupart des équipements que nous jetons ici, sont là-bas systématiquement réparés. Pour en rajouter sur le phénomène on impose de prendre en compte des aspects écologiques (par exemple consommation d’énergie) ou encore l’empreinte carbone en oubliant volontairement qu’un équipement réparé  réduit forcément les gaspillages et même l’empreinte carbone. Selon l’UFC-Que Choisir, la durée de vie moyenne des appareils électroménagers courants oscillerait aujourd’hui entre 6 à 8 ou 9 ans contre 10 à 12 ans auparavant. Par exemple :

  • un ordinateur portable aurait une durée de vie comprise entre 5 et 8 ans,
  • une télévision de 8 ans,
  • un téléphone portable de 4 ans,
  • un réfrigérateur de 10 ans.

D’autres produits sont connus pour faire l’objet d’une conception prévoyant leur obsolescence programmée : les imprimantes, et les smartphone sans parler des voitures qui ne sont plus réparables par le mécanicien du coin.

Croissance mondiale: nouvelle révision à la hausse ( FMI)

Croissance mondiale: nouvelle révision à la hausse ( FMI)

Il est vraisemblable que les instituts vont passer leu r année à réviser leurs prévision, s comme le FMI  qui  prévoit  une accélération de la croissance économique mondiale à 3,9% cette année et en 2019, a annoncé mardi sa directrice générale, Christine Lagarde. Lagarde, qui s’exprimait lors d’une conférence du FMI à Jakarta, a cependant prôné la méfiance quant aux effets de la normalisation de la politique monétaire sur la stabilité financière, et ceux des progrès technologiques sur l’emploi. Les pays d’Asie du Sud-Est se préparent à faire face à des taux d’intérêts plus élevés dans certains pays avancés, notamment aux Etats-Unis et en Europe, a dit Lagarde, invitant les décideurs à rester vigilants quant à la dégradation de la stabilité financière et la volatilité des flux de capitaux. « Nous savons depuis un moment que cela va se produire, mais l’incertitude demeure concernant l’impact sur les sociétés, l’emploi et les salaires », a-t-elle expliqué. Il faut que les pays de l’Asie du Sud-Est adoptent de nouveaux modèles de croissance économique, tournés davantage vers les demandes domestiques, les échanges régionaux et la diversification économique. Ces pays doivent préparer davantage leurs employés aux changements technologiques, tels que l’automatisation et l’intelligence artificielle, qui pourraient affecter l’emploi mais comportent des avantages. « D’une manière ou d’une autre, l’emploi va être affecté », a déclaré Lagarde. « Certains emplois vont disparaître, mais un plus grand nombre va être affecté par l’automatisation, alors nous devons réfléchir à l’évolution du travail. » La directrice du FMI n’a pas préconisé de solution unique. Chaque pays doit trouver sa propre voie, a-t-elle dit. En janvier, le Fonds a revu une nouvelle fois en hausse ses prévisions pour l’économie mondiale au vue de l’accélération de la dynamique de croisse à l’oeuvre depuis la mi-2016, mais aussi de l’impact positif attendu à court terme de la réforme fiscale américaine. Les économistes du FMI anticipent une croissance de 3,9% cette année et en 2019, soit 0,2 point de plus que dans leurs perspectives économiques d’automne publiées en octobre.

Croissance Allemagne : toujours dynamique

Croissance Allemagne : toujours dynamique

 

La croissance allemande sera encore dynamique en 2018 avec des prévisions qui se situent entre 2,4 % pour le gouvernement et 2,7 % pour les chambres de commerce. Comme d’habitude, l’activité pourra s’appuyer sur les exportations mais aussi sur la consommation intérieure du fait du quasi plein-emploi et de la hausse des salaires. La demande étrangère pour l’industrie manufacturière allemande montre des signes évidents d’accélération et le moral des entrepreneurs du secteur est au beau fixe, poursuit le ministère, en s’appuyant sur de récentes enquêtes auprès des acteurs économiques. Le gouvernement allemand s’attend à ce que les entreprises continuent de créer davantage d’emplois et d’augmenter les salaires, ce qui signifie que la consommation des ménages devrait rester un important moteur de la croissance économique cette année, ajoute-t-il. « Les récents indicateurs économiques et les données d’activité vont dans le sens d’une poursuite de l’amélioration économique en début d’année », écrit le ministère allemand des Finances. »En raison des développements positifs de l’économie mondiale, le commerce se développera aussi de manière dynamique et renforcera les investissements des entreprises en équipements », écrit le ministère.

Croissance Allemagne : toujours dynamique

Croissance Allemagne : toujours dynamique

 

La croissance allemande sera encore dynamique en 2018 avec des prévisions qui se situent entre 2,4 % pour le gouvernement et 2,7 % pour les chambres de commerce. Comme d’habitude, l’activité pourra s’appuyer sur les exportations mais aussi sur la consommation intérieure du fait du quasi plein-emploi et de la hausse des salaires. La demande étrangère pour l’industrie manufacturière allemande montre des signes évidents d’accélération et le moral des entrepreneurs du secteur est au beau fixe, poursuit le ministère, en s’appuyant sur de récentes enquêtes auprès des acteurs économiques. Le gouvernement allemand s’attend à ce que les entreprises continuent de créer davantage d’emplois et d’augmenter les salaires, ce qui signifie que la consommation des ménages devrait rester un important moteur de la croissance économique cette année, ajoute-t-il. « Les récents indicateurs économiques et les données d’activité vont dans le sens d’une poursuite de l’amélioration économique en début d’année », écrit le ministère allemand des Finances. »En raison des développements positifs de l’économie mondiale, le commerce se développera aussi de manière dynamique et renforcera les investissements des entreprises en équipements », écrit le ministère.

Croissance France : des prévisions minimalistes de la Commission européenne

Croissance France : des prévisions minimalistes de la  Commission européenne

Comme la plupart des instituts de prévisions, depuis début 2017 la commission européenne passe son temps à réviser à la hausse les perspectives de croissance pour la France. Il y a une bonne raison pour la commission européenne; à savoir, éviter de contribuer à une euphorie qui autoriserait encore un plus grand laxisme budgétaire. Encore très récemment la commission européenne soutenait que la France ne tiendrait pas l’objectif de 3 % de déficit budgétaire par rapport aux PIB. Un pronostic contrarié par la réalité. En effet des 2017 la France sera sous le seuil fatidique de  3 %, il est vrai pas tellement en raison de ses efforts d’économie mais du fait des rentrées fiscales liées à la croissance. La commission européenne continue donc de sous-évaluer les perspectives de croissance pour 2018 et prévoit 2 % pour le PIB. Alors que dans la réalité la croissance risque d’être plus proche de 3 %.  La Commission européenne vient donc de relever ce mercredi ses prévisions de croissance pour la France, pour 2017, cette année et l’année prochaine. Il est désormais question de 1,8% en 2017, 2,0% en 2018 et 1,8% en 2019, ce qui pourrait permettre à l’Hexagone de rester dans les clous européens en matière de déficit public. La croissance est plus élevée qu’attendue: en novembre, la Commission tablait sur 1,6% de croissance en 2017, 1,7% en 2018 et 1,6% en 2019.  Bruxelles avait également estimé que le déficit de la France respecterait le critère européen d’un déficit public inférieur à 3% du PIB (2,9% en 2017, 2,9% en 2018 et 3,0% en 2019). Sur ce point, l’exécutif européen n’a pas publié mercredi de nouvelles estimations sur le déficit public français. Mais il doit annoncer le 23 mai son chiffre définitif pour 2017 qui sera regardé avec une extrême attention. Avec l’Espagne, la France est le seul pays de la zone euro encore sous le coup d’une «procédure de déficit excessif» en raison de ses largesses budgétaires qui peut aboutir à des sanctions et des amendes, même si cela ne s’est encore jamais produit. Pour en sortir, la France doit présenter deux années de suite à Bruxelles un déficit public inférieur à 3 %, objectif dont elle pourrait désormais un peu plus se rapprocher avec ces bons chiffres de croissance. Par ailleurs, la Commission européenne a également rehaussé ses prévisions de croissance pour la zone euro, tablant désormais sur 2,3% pour cette année et 2,0% pour l’an prochain. Le 9 novembre, l’exécutif européen avait dit s’attendre à 2,1% pour 2018 et 1,9% en 2019. «L’économie européenne a surpassé les attentes et sa croissance devrait rester soutenue l’année prochaine», a commenté le vice-président de la Commission européenne pour l’euro, Valdis Dombrovskis. En 2017, la zone euro a enregistré sa plus forte croissance depuis dix ans, à +2,4% selon le chiffre annoncé mercredi par la Commission. Le 30 janvier, dans une première estimation, l’Office européen des statistiques, Eurostat, avait donné le chiffre de 2,5% pour 2017.

Croissance zone euro : une croissance au plus haut depuis 12 ans

Croissance zone euro : une croissance au plus haut depuis 12 ans

Selon les dernières données du cabinet d’études Markit publiées ce lundi, l’activité affiche son rythme le plus soutenu depuis près de 12 ans notamment en France  »tandis que l’emploi traverse actuellement sa meilleure phase de croissance depuis la fin de l’année 2000″. Et les derniers résultats sont même supérieurs aux premières prévisions. Selon le chef économiste de Markit, Chris Williamson. A  58,8 en janvier, l’indice PMI Composite final pour la zone euro dépasse son estimation flash, déjà élevée, et signale la plus forte expansion économique de la région depuis juin 2006. » La zone euro a affiché l’une des plus fortes croissances des grandes économies l’an dernier et les indicateurs avancées suggèrent que la dynamique se prolongera au moins quelques mois, une bonne nouvelle pour la Banque centrale européenne (BCE) qui cherche à sortir peu à peu de sa politique ultra-accommodante. D’après la dernière publication de Markit, la production manufacturière a connu un léger repli en janvier. Elle conserve néanmoins un taux d’expansion proche du niveau record atteint en décembre dernier. Du côté des services, le moral des chefs d’entreprises est au beau fixe. Si le rythme de croissance des services est inférieur à celui de la production manufacturière, le taux enregistré en janvier se redresse pour atteindre son plus haut niveau depuis août 2007.   »L’indice PMI Final IHS Markit de l’activité de services de l’Eurozone s’établit à 58.0 et atteint son plus haut niveau depuis près de 10 ans et demi ». L’autre bonne nouvelle est que cette croissance s’harmonise au niveau de l’union monétaire comme l’avait relevé pour la Tribune il y a quelques semaines l’économiste de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) Christophe Blot : « C’est une croissance qui se généralise et s’harmonise dans un contexte international favorable, et une reprise du commerce mondial. [...] Et si l’Allemagne demeure le principal moteur de la croissance, c’est bien l’ensemble des pays qui contribue à l’accélération de cette reprise. » Ce constat est également exprimé par Markit qui souligne que « la croissance économique affiche en outre un rythme soutenu dans l’ensemble des pays couverts par l’enquête »Les experts du cabinet soulignent néanmoins que la France prend la tête du classement des pays par indice PMI en janvier, « le taux d’expansion restant stable par rapport à décembre dans l’Hexagone et proche de son pic de près de 6 ans et demi atteint en novembre ». Les entreprises interrogées par Markit attribuent notamment cette tendance à la forte demande des clients et à une hausse des investissements, ainsi qu’à la faiblesse actuelle des taux d’intérêt.

 

Obsolescence programmée : pour une croissance de gaspillage !

Obsolescence programmée : pour une  croissance de gaspillage !

 

 

 

L’obsolescence programmée constitue un des moteurs du développement économique. L’objectif est d’inciter le consommateur à remplacer un produit avant qu’il ne soit usé en justifiant de progrès techniques, de la mode ou tout simplement de l’impossibilité de réparer. Ainsi des équipements qui duraient précédemment 10 ou 15 ans sont considérés hors d’usage après  deux à trois ans pour certains ; d’une certaine façon ; le consommateur est aussi largement complice  puisqu’il ne résiste guère à l’effet de mode. Pour ceux qui ignorent cet effet de mode, de toute façon, il est pratiquement impossible de réparer un équipement en panne. Pour deux raisons, la première c’est que tout a été fait dans le processus de production pour que ces biens ne soit pas réparables ensuite parce que le coût de la main-d’œuvre en France est tellement élevé que le prix de la réparation dépasse assez souvent l’achat d’un équipement neuf. Observons par exemple qu’en Afrique que la plupart des équipements que nous jetons ici, sont là-bas systématiquement réparés. Pour en rajouter sur le phénomène, on impose de prendre en compte des aspects écologiques (par exemple consommation d’énergie) ou encore l’empreinte carbone en oubliant volontairement qu’un équipement réparé  réduit forcément les gaspillages et même l’empreinte carbone. Selon l’UFC-Que Choisir, la durée de vie moyenne des appareils électroménagers courants oscillerait aujourd’hui entre 6 à 8 ou 9 ans contre 10 à 12 ans auparavant. Par exemple :

  • un ordinateur portable aurait une durée de vie comprise entre 5 et 8 ans,
  • une télévision de 8 ans,
  • un téléphone portable de 4 ans,
  • un réfrigérateur de 10 ans.

D’autres produits sont connus pour faire l’objet d’une conception prévoyant leur obsolescence programmée : les imprimantes, et les smartphone sans parler des voitures qui ne sont plus réparables par le mécanicien du coin.

 

Croissance France 2017: du mieux mais insuffisant pour l’emploi

Croissance France 2017: du mieux mais insuffisant pour l’emploi

La France va sans doute enregistrer une croissance très proche de 2 % en 2017. C’est évidemment mieux que précédemment mais encore bien insuffisant pour apurer de manière significative le stock de chômage. Il y a du mieux puisque la croissance en 2015 comme en 2016 étés de l’ordre de 1, %. Pour autant il n’y a pas de quoi encore s’emballer car la consommation des ménages demeure encore timide et la balance commerciale qui traduit la compétitivité d’un pays n’a pas encore bénéficié de l’amélioration de l’image du pays. Cette année la France devra encore enregistrer un déficit de leur de 50 milliards. Cependant la France décolle enfin après trois années autour de 1,0%, profitant d‘une accélération de l‘investissement et d‘une diminution de l‘impact négatif du commerce extérieur, observe l‘Insee dans son point de conjoncture présenté jeudi. A ce rythme de 1,8%, la progression du produit intérieur brut (PIB) pour 2017 dépasse la précédente prévision de l‘institut (+1,6% attendu en juin). Elle s‘avère également plus optimiste que l‘hypothèse de 1,7% retenue par le gouvernement pour construire le budget 2018.  Si la croissance est revenue à un niveau comparable à celui de 2011, elle repose sur des “fondements plus solides”, en particulier parce que les entreprises ont reconstitué leurs marges.  L‘acquis de croissance – à savoir l’évolution du PIB sur l‘ensemble de l‘année si la croissance était nulle sur chaque trimestre – s’élève à 0,8% pour 2018. Avec la croissance de l‘activité, la progression de l‘emploi devrait ralentir au second semestre avec la fin du dispositif de prime à l‘embauche dans les PME et la réduction du nombre d‘emplois aidés. Au total, l’économie française devrait créer 208.000 emplois marchands cette année (après 221.000 en 2016) mais le taux de chômage selon les critères du Bureau international du travail (BIT) devrait baisser à 9,4% de la population active française (départements d‘outre-mer inclus) en fin d‘année, contre 10,0% fin 2016. Une légère amélioration mais encore insuffisante pour faire baisser de manière significative le chômage. La création de 200 000 emploi ne suffit pas d’auatant qu’il faut compter avec la croissance démographique (150 000 actifs en plus par an par an).  Dans le détail, l‘Insee prévoit une progression de 0,5% par trimestre jusqu’à la fin de l‘année, l’économie française enchaînant ainsi cinq trimestres consécutifs à ce rythme. Une croissance robuste notamment alimentée par la vigueur de l‘investissement, les conditions de financement restant favorables. L‘investissement des ménages – principalement dans le logement neuf – devrait progresser de 5,0% sur l‘année après avoir augmenté de 2,4% en 2016, atteignant un rythme sans précédent depuis 2006. Il devrait également rester dynamique du côté des entreprises (+3,9% après +3,4%), qui continuent de s’équiper pour faire face à une demande croissante, malgré la fin du dispositif de suramortissement fiscal des investissements productifs mi-avril. Autre composante de la demande intérieure et traditionnel moteur de l’économie française, la consommation des ménages devrait en revanche ralentir, avec une croissance de 1,1% en 2017, après 2,1% l‘an dernier. Un coup de frein reflétant le contrecoup des événements ponctuels qui l‘avaient dopée en 2016 : achats de téléviseurs dopés par le passage à la TNT haute définition, températures basses ayant augmenté les dépenses d’énergie et ventes des billets de l‘Euro de football. Globalement, l‘accélération de l‘activité prévue cette année devrait principalement résulter de la diminution de l‘impact négatif du commerce extérieur. Après avoir plombé l‘activité en 2016, avec une contribution négative de 0,8 point, il ne devrait amputer la croissance que de 0,3 point en 2017.une situation qui devrait encore s’améliorer en 2018.

La croissance mondiale : hausse (FMI)

La croissance mondiale : hausse (FMI)

Une prévision mondiale de 3,9 % cette année et la suivante, après 3,7 % en 2017. . La zone euro devrait progresser plus vite que prévu à 2,2 % en 2018 et 2 % en 2019 (1,9 % en France les deux années). La croissance sera particulièrement dynamique aux Etats-Unis, à 2,7 % cette année et 2,5 % la suivante. Ces derniers pronostics ont été largement revus à la hausse dans la foulée de la réforme fiscale américaine (respectivement + 0,4 et + 0,6 point de pourcentage). L’accélération de l’activité sur le territoire américain aura des répercussions positives pour les partenaires commerciaux des Etats-Unis. Des risques continuent à peser sur la croissance à moyen terme. Le FMI cite, notamment, la menace d’une correction sur les marchés, si l’inflation et les taux d’intérêt aux Etats-Unis remontent plus vite que prévu. Un retour de bâton qui exposerait particulièrement les économies les plus endettées. A l’inverse, des conditions financières demeurant très favorables encourageraient la prise de risques, au nom de la recherche de rendement. Le Fonds met ainsi en garde contre « l’accumulation de vulnérabilités au sein du système financier ».

 

Les taux et l’inflation pourraient casser la croissance (le président de la Fed de Boston)

 

Avec le remplacement de Janet Ellen, se pose en même temps la question de la politique monétaire de la banque centrale américaine. Il s’agit notamment de savoir si l’objectif de hausse régulière des taux n’est pas susceptible à terme de casser la croissance. Ce que pense en tout cas le président de la Fed de Boston, Eric Rosengren qui estime que l’augmentation des taux risque de générer une inflation dangereuse “Je ne suis pas d‘accord avec ce cadre”, a-t-il dit à San Diego en Californie, en référence à l‘approche “équilibrée” de la Fed visant à atteindre l‘objectif de 2% d‘inflation et le plein emploi. La Fed a adopté ce cadre il y a six ans et l‘a réaffirmé chaque année depuis. Aujourd‘hui, alors que Jerome Powell s‘apprête à remplacer Janet Yellen à la tête de la Fed, un nombre croissant de responsables de la banque centrale veulent repenser ce cadre. Les commentaires d‘Eric Rosengren précisent le débat, suggérant que l‘objectif de 2% pourrait forcer la Fed à freiner la croissance via des hausses drastiques de taux d‘intérêt si le taux de chômage, actuellement à 4,1%, continue à baisser. Ce taux est déjà inférieur à ce que beaucoup d’économistes jugent viable sans que cela ne crée des pressions inflationnistes. L‘inflation, en restant obstinément en-dessous de 2% jusqu’à présent, a permis à la Fed de relever ses taux progressivement, mais cela pourrait changer, a-t-il mis en garde. “Ma crainte est que si nous nous éloignons trop de ce que nous considérons comme étant un taux de chômage viable à terme, et que nous gardons le cadre actuel, alors nous arriverons à une situation dans laquelle nous serons amenés à relever les taux suffisamment rapidement pour que cela devienne ensuite très difficile de revenir au plein emploi sans causer de récession.” Eric Rosengren suggère de remplacer l‘objectif d‘inflation de 2% par une fourchette située entre 1,5% et 3%.

Croissance Chine: nette hausse du commerce extérieur en 2017

Croissance Chine: nette hausse du  commerce extérieur en 2017

 

Les exportations  de la Chine, exprimées en dollars, ont progressé de 7,9% l’an dernier, remontant de façon spectaculaire après s’être effondrées de 7,7% en 2016, selon des chiffres de l’Administration des Douanes publiés vendredi. Une confirmation de la demande solide chez les principaux partenaires de la Chine, à même de doper les ventes de produits manufacturés du pays.  De leur côté, les importations chinoises se sont envolées de 15,9% en 2017 (après une chute de 5,5% l’année précédente), témoignant du vif renforcement de la demande intérieure sur fond de stabilisation de la deuxième économie mondiale. Au final, cette robustesse a contribué à dégonfler quelque peu le colossal excédent commercial du pays: il s’est établi pour l’année à 422 milliards de dollars, chutant de 17% par rapport à 2016 (510 milliards). Les Etats-Unis, deuxième partenaire commercial de la Chine après l’Union européenne (UE), n’en ont cependant guère profité. Le déséquilibre des échanges entre les deux puissances –vivement critiqué par le président américain Donald Trump– s’est encore aggravé, l’excédent commercial chinois avec les Etats-Unis bondissant de 10% sur l’année, à 276 milliards de dollars. A noter cependant que les exportations de la Chine ont légèrement ralenti le mois dernier, grimpant de 10,9% seulement sur un an, tandis que ses importations s’essoufflaient de façon drastique, avec une progression de 4,5%, contre un bond de presque 18% en novembre. Une performance très en-deçà des anticipations des analystes sondés par Bloomberg, qui tablaient sur une hausse de 15,1% des importations. En conséquence, l’excédent chinois s’est envolé à 54,7 milliards de dollars en décembre, contre 40,2 milliards en novembre, à rebours des prévisions du marché.

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