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Prévision Croissance France 2019 : maintien à un bas niveau

Prévision Croissance France 2019 : maintien à  un bas niveau

 

LOFCE Sciences-Po confirme le maintien à un bas niveau de la croissance pour l’année en cours et 2019. L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) tablait sur une croissance de 1,5% en France en 2019. Elle devrait finalement s’élever à 1,3% cette année et la prévision en 2019 est aussi de 1.3 (sans doute déjà un peu optimiste compte tenu de l’environnement international).  

Pour l’année en cours, la croissance devrait se maintenir mais à un bas niveau (+0.3% pour le PIB au troisième trimestre). Il y a des inquiétudes pour l’avenir de l’industrie et les carnets de commande se tassent. En clair,  il se prépare une année 2019 encore moins bonne qu’en 2018 (autour de 1.2% pour la croissance du PIB cette année). Selon le dernier bulletin de la Banque de France publié mercredi 9 octobre, le produit intérieur brut (PIB) tricolore progresserait de 0,3% au cours du troisième trimestre. L’institution bancaire n’a pas révisé ses prévisions par rapport à sa précédente estimation et ces chiffres sont relativement conformes à ceux de l’Insee qui table sur une croissance à 1,3% pour 2019. Lors d’un récent point presse, Julien Pouget, le directeur du département de conjoncture à l’institut de statistiques publiques, expliquait :

« En France, 0,3% c’est un rythme quasi-constant depuis 2018. La France apparaît moins exposée que l’Allemagne aux turbulences internationales. L’économie française bénéficie d’un soutien budgétaire. La prévision de croissance est inchangée par rapport à celle d’il y a trois mois, soit un rythme de 0,3% par trimestre d’ici la fin de l’année, et en moyenne annuelle 1,3% en 2019, après 1,7% en 2018.

Pour l’instant, la croissance hexagonale est relativement épargnée par les soubresauts de l’économie internationale. Les sanctions américaines décidées dans le cadre du conflit entre Airbus et Boeing pourraient néanmoins peser sur le moral de certains secteurs comme l’agroalimentaire, l’aéronautique ou les vins et spiritueux.

« Au niveau international, les nuages s’amoncellent. Les tensions protectionnistes se concrétisent avec les droits de douane, l’issue des négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis reste très incertaine, tout comme la date et les modalités du Brexit », a rappelé l’économiste.

L’appareil productif continue de souffrir. Après une légère embellie en 2017 au niveau des créations d’usines et de l’emploi, la conjoncture s’est détériorée. Selon les derniers chiffres de la banque centrale, la production industrielle s’est contractée, notamment dans la fabrication de machines, d’équipements électriques ou dans la métallurgie. Les perspectives semblent néanmoins loin d’être réjouissantes pour l’industrie hexagonale. Le moteur industriel allemand est toujours en panne malgré un léger redressement en août. Les craintes d’une récession technique outre-Rhin se renforcent et cette catastrophe pourrait affecter l’activité française. Au Royaume-Uni, le chaos politique est toujours d’actualité malgré l’approche de la date fatidique, le 31 octobre prochain. Cette situation suscite de l’attentisme chez de nombreux investisseurs des deux côtés de la Manche et favorise les doutes pour les entreprises européennes qui échangent avec le Royaume-Uni. La perspective d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord réveille de nombreuses craintes dans l’agroalimentaire ou l’automobile par exemple.

L’industrie du bâtiment échappe en partie aux menaces qui pèsent sur l’économie. L’activité du secteur a progressé nettement au cours du mois de septembre notamment dans le second œuvre. « Les carnets de commandes ne désemplissent pas. En octobre, la croissance resterait soutenue selon les chefs d’entreprise », ajoutent les statisticiens de l’établissement bancaire. A l’approche des élections municipales, les collectivités ont boosté les investissements, comme l’a rappelé Julien Pouget. « L’investissement privé a certes ralenti mais il continue de bénéficier de taux d’intérêt très bas, explique-t-il. L’investissement public est dopé en cette année pré-élections municipales ». Dans le secteur tertiaire, l’indice du climat des affaires est relativement stable, passant de 100 en août à 99 en septembre. L’activité a marqué le pas en septembre par rapport à juillet et août. Au niveau des effectifs, les embauches ont accéléré à la rentrée et les perspectives sont encourageantes. « Les chefs d’entreprise prévoient une accélération en octobre ». Cette dynamique est principalement soutenue par la demande intérieure.

 

Croissance France : maintien à un bas niveau

Croissance France : maintien à  un bas niveau

La croissance devrait se maintenir mais à un bas niveau (+0.3% pour le PIB au troisième trimestre). Il y a des inquiétudes pour l’avenir de l’industrie et les carnets de commande se tassent. En clair,  il se prépare une année 2019 encore moins bonne qu’en 2018 (autour de 1.2% pour la croissance du PIB cette année). Selon le dernier bulletin de la Banque de France publié mercredi 9 octobre, le produit intérieur brut (PIB) tricolore progresserait de 0,3% au cours du troisième trimestre. L’institution bancaire n’a pas révisé ses prévisions par rapport à sa précédente estimation et ces chiffres sont relativement conformes à ceux de l’Insee qui table sur une croissance à 1,3% pour 2019. Lors d’un récent point presse, Julien Pouget, le directeur du département de conjoncture à l’institut de statistiques publiques, expliquait :

« En France, 0,3% c’est un rythme quasi-constant depuis 2018. La France apparaît moins exposée que l’Allemagne aux turbulences internationales. L’économie française bénéficie d’un soutien budgétaire. La prévision de croissance est inchangée par rapport à celle d’il y a trois mois, soit un rythme de 0,3% par trimestre d’ici la fin de l’année, et en moyenne annuelle 1,3% en 2019, après 1,7% en 2018.

Pour l’instant, la croissance hexagonale est relativement épargnée par les soubresauts de l’économie internationale. Les sanctions américaines décidées dans le cadre du conflit entre Airbus et Boeing pourraient néanmoins peser sur le moral de certains secteurs comme l’agroalimentaire, l’aéronautique ou les vins et spiritueux.

« Au niveau international, les nuages s’amoncellent. Les tensions protectionnistes se concrétisent avec les droits de douane, l’issue des négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis reste très incertaine, tout comme la date et les modalités du Brexit », a rappelé l’économiste.

L’appareil productif continue de souffrir. Après une légère embellie en 2017 au niveau des créations d’usines et de l’emploi, la conjoncture s’est détériorée. Selon les derniers chiffres de la banque centrale, la production industrielle s’est contractée, notamment dans la fabrication de machines, d’équipements électriques ou dans la métallurgie. Les perspectives semblent néanmoins loin d’être réjouissantes pour l’industrie hexagonale. Le moteur industriel allemand est toujours en panne malgré un léger redressement en août. Les craintes d’une récession technique outre-Rhin se renforcent et cette catastrophe pourrait affecter l’activité française. Au Royaume-Uni, le chaos politique est toujours d’actualité malgré l’approche de la date fatidique, le 31 octobre prochain. Cette situation suscite de l’attentisme chez de nombreux investisseurs des deux côtés de la Manche et favorise les doutes pour les entreprises européennes qui échangent avec le Royaume-Uni. La perspective d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord réveille de nombreuses craintes dans l’agroalimentaire ou l’automobile par exemple.

L’industrie du bâtiment échappe en partie aux menaces qui pèsent sur l’économie. L’activité du secteur a progressé nettement au cours du mois de septembre notamment dans le second œuvre. « Les carnets de commandes ne désemplissent pas. En octobre, la croissance resterait soutenue selon les chefs d’entreprise », ajoutent les statisticiens de l’établissement bancaire. A l’approche des élections municipales, les collectivités ont boosté les investissements, comme l’a rappelé Julien Pouget.« L’investissement privé a certes ralenti mais il continue de bénéficier de taux d’intérêt très bas, explique-t-il. L’investissement public est dopé en cette année pré-élections municipales ». Dans le secteur tertiaire, l’indice du climat des affaires est relativement stable, passant de 100 en août à 99 en septembre. L’activité a marqué le pas en septembre par rapport à juillet et août. Au niveau des effectifs, les embauches ont accéléré à la rentrée et les perspectives sont encourageantes. « Les chefs d’entreprise prévoient une accélération en octobre ». Cette dynamique est principalement soutenue par la demande intérieure.

 

Croissance mondiale en panne

Croissance mondiale en panne

 

Dans une récente étude menée par Euler Hermes et Bibby Financial, 56% des dirigeants de PME implantées dans 13 pays d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Asie déclarent être préoccupés par la conjoncture mondiale, soit 9 points de moins qu’en 2017. « Cependant, seulement 20% des PME pensent que l’économie mondiale ira mieux, avec une chute de 30% par rapport à 2017″, expliquent les auteurs de l’enquête.

 

« Les risques de récession existent, et en 2020, l’économie mondiale enregistrera son rythme de croissance le plus faible depuis 2009 (+2,4%). Nous estimons que les défaillances d’entreprises à l’échelle mondiale croîtront de +8% en 2020, soit une 4ème année consécutive de hausse », explique Ludovic Subran, chef économiste d’Euler Hermes. L’instabilité politique de la présidence américaine et les relations diplomatiques chaotiques menées à coup de messages intempestifs sur Twitter ont suscité des inquiétudes chez les PME. Ainsi, la situation politique américaine est la première menace qui pèse sur la croissance économique planétaire pour 42% des répondants. Viennent ensuite le Brexit (35%) , l’augmentation des coûts des matières premières (23%), le protectionnisme et le déclin du commerce mondial (20%), et enfin la baisse des taux d’intérêt (16%).

Parmi les principaux défis évoqués dans les réponses, 42% des personnes interrogées redoutent une hausse des coûts de production. Viennent ensuite les craintes relatives à la régulation publique ou la législation (36%) ou la trésorerie (32%). Le manque de personnel qualifié est également une préoccupation majeure pour 29% des dirigeants de PME à l’échelle mondiale. « Il y a des risques de volatilité sur les prix. L’attaque des infrastructures pétrolières en Arabie Saoudite et la situation en Iran ont récemment montré que le prix du pétrole pouvait remonter très rapidement », ajoute Ana Boata.

En dépit de toutes ces craintes, 85% des PME interrogées prévoient d’investir dans leur activité en 2019. Les pays les plus enclins à investir sont les Etats-Unis (92%) et la République Tchèque. En France, 81% des dirigeants ont l’intention d’investir au cours de cette année. En bas de tableau figure le Royaume-Uni avec 73% de réponses favorables.

Les multiples reports du Brexit et l’impasse de la situation politique outre-Manche ont plongé de nombreux investisseurs et chefs d’entreprise dans l’incertitude la plus totale. Beaucoup d’investissements ont été gelés depuis le résultat du référendum en 2016 et la perspective d’un Brexit avec accord le 31 octobre s’éloigne de plus en plus. « Le Brexit est avant tout un problème européen. Cette décision a beaucoup pesé sur les PME au Royaume-Uni notamment au niveau des décisions d’investissement. Elle ne sont pas prêtes pour un divorce dur », souligne Ana Boata.

Les résultats du baromètre indiquent que les dirigeants de petites et moyennes entreprises françaises sont plus confiants qu’auparavant dans l’économie tricolore. 40% des dirigeants interrogés en 2019 pensent que les performances économique de la France sont « bonnes » contre seulement 17% en 2017. En revanche, plus de la moitié des PME françaises (54%) sont préoccupées par l’économie mondiale.

Croissance France : ça résiste encore au troisième trimestre, mais à un bas niveau

Croissance France : ça résiste encore  au troisième trimestre, mais à un bas niveau

La croissance devrait se maintenir mais à un bas niveau (+0.3% pour le PIB au troisième trimestre). Il y a des inquiétudes pour l’avenir de l’industrie et les carnets de commande se tassent. En clair,  il se prépare une année 2019 encore moins bonne qu’en 2018 (autour de 1.2% pour la croissance du PIB cette année). Selon le dernier bulletin de la Banque de France publié mercredi 9 octobre, le produit intérieur brut (PIB) tricolore progresserait de 0,3% au cours du troisième trimestre. L’institution bancaire n’a pas révisé ses prévisions par rapport à sa précédente estimation et ces chiffres sont relativement conformes à ceux de l’Insee qui table sur une croissance à 1,3% pour 2019. Lors d’un récent point presse, Julien Pouget, le directeur du département de conjoncture à l’institut de statistiques publiques, expliquait :

« En France, 0,3% c’est un rythme quasi-constant depuis 2018. La France apparaît moins exposée que l’Allemagne aux turbulences internationales. L’économie française bénéficie d’un soutien budgétaire. La prévision de croissance est inchangée par rapport à celle d’il y a trois mois, soit un rythme de 0,3% par trimestre d’ici la fin de l’année, et en moyenne annuelle 1,3% en 2019, après 1,7% en 2018.

Pour l’instant, la croissance hexagonale est relativement épargnée par les soubresauts de l’économie internationale. Les sanctions américaines décidées dans le cadre du conflit entre Airbus et Boeing pourraient néanmoins peser sur le moral de certains secteurs comme l’agroalimentaire, l’aéronautique ou les vins et spiritueux.

« Au niveau international, les nuages s’amoncellent. Les tensions protectionnistes se concrétisent avec les droits de douane, l’issue des négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis reste très incertaine, tout comme la date et les modalités du Brexit », a rappelé l’économiste.

L’appareil productif continue de souffrir. Après une légère embellie en 2017 au niveau des créations d’usines et de l’emploi, la conjoncture s’est détériorée. Selon les derniers chiffres de la banque centrale, la production industrielle s’est contractée, notamment dans la fabrication de machines, d’équipements électriques ou dans la métallurgie. Les perspectives semblent néanmoins loin d’être réjouissantes pour l’industrie hexagonale. Le moteur industriel allemand est toujours en panne malgré un léger redressement en août. Les craintes d’une récession technique outre-Rhin se renforcent et cette catastrophe pourrait affecter l’activité française. Au Royaume-Uni, le chaos politique est toujours d’actualité malgré l’approche de la date fatidique, le 31 octobre prochain. Cette situation suscite de l’attentisme chez de nombreux investisseurs des deux côtés de la Manche et favorise les doutes pour les entreprises européennes qui échangent avec le Royaume-Uni. La perspective d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord réveille de nombreuses craintes dans l’agroalimentaire ou l’automobile par exemple.

L’industrie du bâtiment échappe en partie aux menaces qui pèsent sur l’économie. L’activité du secteur a progressé nettement au cours du mois de septembre notamment dans le second œuvre. « Les carnets de commandes ne désemplissent pas. En octobre, la croissance resterait soutenue selon les chefs d’entreprise », ajoutent les statisticiens de l’établissement bancaire. A l’approche des élections municipales, les collectivités ont boosté les investissement, comme l’a rappelé Julien Pouget.« L’investissement privé a certes ralenti mais il continue de bénéficier de taux d’intérêt très bas, explique-t-il. L’investissement public est dopé en cette année pré-élections municipales ». Dans le secteur tertiaire, l’indice du climat des affaires est relativement stable, passant de 100 en août à 99 en septembre. L’activité a marqué le pas en septembre par rapport à juillet et août. Au niveau des effectifs, les embauches ont accéléré à la rentrée et les perspectives sont encourageantes. « Les chefs d’entreprise prévoient une accélération en octobre ». Cette dynamique est principalement soutenue par la demande intérieure.

 

Prévisions croissance mondiale: grosse chute du commerce international (OMC)

Prévisions croissance mondiale: grosse chute du commerce international  (OMC)

 

 

Comme les croissances internes, le commerce international un coup de mou. Il y a forcément interaction entre ces croissances internes et les échanges internationaux. Ceci étant  pendant longtemps les échanges internationaux ont connu une progression supérieure aux croissances internes ; ils ont maintenant tendance à s’aligner sur l’activité générale qui souffre d’un manque de dynamisme de la demande. Une demande handicapée par une fin de cycle économique, par des menaces sur les droits de douane non seulement entre la Chine et les et les États-Unis mais aussi entre l’Europe et l’Amérique sans parler des tensions diplomatiques et autres conflits par exemple avec l’Iran. De ce fait, on peut considérer que les échanges internationaux en 2019 ont tendance à s’écrouler avec une progression tout juste supérieur à 1 %. En effet, Le commerce mondial ne devrait augmenter que de 1,2% cette année et de 2,7% l’an prochain selon l’OMC, qui tablait en avril sur une progression de 2,6% en 2019 et 3,0% en 2012.

«Les conflits commerciaux constituent le plus important risque à la baisse pour les prévisions mais des chocs macroéconomiques et la volatilité financière sont aussi des déclencheurs potentiels d’une aggravation du ralentissement», précise dans un communiqué l’organisation basée à Genève.

La sortie annoncée du Royaume-Uni de l’Union européenne pèse aussi sur l’économie mondiale, ajoute-t-elle, en précisant que l’impact d’un éventuel Brexit sans accord serait limité pour l’essentiel à l’Europe. Concernant le Brexit,  de nombreux chefs d’entreprise et investisseurs ont déjà exprimé des craintes sur la perspective d’un désaccord  à la fin du mois d’octobre. La situation politique outre-manche a plongé beaucoup d’entreprises dans le flou le plus total. De son côté, le président américain Donald Trump, dans un récent discours aux Nations-Unies, a dit espérer la conclusion d’un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine profitable aux deux pays tout en appelant de ses vœux une réforme drastique de l’Organisation mondiale du commerce face au comportement « agressif » de Pékin. Il a notamment fustigé les pratiques commerciales « inéquitables » de la Chine.

Depuis 2017, le rythme des échanges internationaux de marchandises a sérieusement marqué le pas passant de 4,6% en 2017 à 3% en 2018 et 1,2% en 2019. Il pourrait  accélérer en 2020 (2,7%). Dans le détail, le coup de frein des exportations est particulièrement marqué en Amérique du Nord (-2,8 points entre 2018 et 2019, passant de 4,3% à 1,5%).

En Asie, le ralentissement est aussi très visible sur la même période avec deux points en moins (3,8% en 2018 contre 1,8% en 2019). Du côté de l’Europe, les chiffres sont moins décevants puisque les ventes de biens devraient passer de 1,6% à 0,6%. L’Amérique du sud et l’Amérique centrale sont les deux seules régions à connaître une progression entre 2018 et 2019.

Outre les difficultés de l’économie mondiale et l’affrontement commercial et technologique entre les Etats-Unis et la Chine, les économistes de l’OMC redoutent encore une chute des carnets de commande dans les mois à venir.

« Les indicateurs économiques mensuels fournissent des indices préoccupants au sujet de la trajectoire actuelle et future du commerce mondial. Un indice des nouvelles commandes à l’exportation dérivé des indices des directeurs d’achat est tombé de 54,0 en janvier 2018 à 47,5 en août 2019, son niveau le plus bas depuis octobre 2012″, au moment de la crise des dettes souveraines.

Toutes les valeurs inférieures à 50 illustrent une contraction des échanges.

 

Croissance : Zone euro: un tassement inquiétant des prix à la production

Croissance : Zone euro: un tassement inquiétant des prix à la production

 Le recul des prix à la production enregistré en août témoigne évidemment de la mollesse de la demande. Certes les prix de l’énergie ont pesé sur l’évolution globale mais la tendance est inquiétante. Elle traduit en fait une certaine atonie tant de la demande internationale que des demandes internes. Autant d’éléments qui confirment la faiblesse attendue de la croissance en 2019 qui se limitera pour de 1 % pour la zone euro. Les prix à la production dans la zone euro ont en effet  baissé plus qu’attendu en août en raison d’une chute de ceux de l’énergie, montrent les statistiques publiées jeudi par Eurostat, qui confirment la tendance à la baisse des pressions inflationnistes.

L’indice des prix à la production a reculé de 0,5% par rapport à juillet et de 0,8% par rapport à août 2018.Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une baisse de 0,3% seulement sur un mois et de 0,5% sur un an. Les prix de l’énergie affichent une baisse de 1,9% d’un mois sur l’autre et de 4,9% sur un an. Hors énergie, les prix à la production restent stables par rapport à juillet et augmentent de 0,5% en rythme annuel.

Prévisions de croissance du commerce mondial en forte baisse (OMC)

Prévisions de croissance du commerce mondial en baisse (OMC)

 

 

 

Comme les croissances internes, le commerce international un coup de mou. Il y a forcément interaction entre ces croissances internes et les échanges internationaux. Ceci étant  pendant longtemps les échanges internationaux ont connu une progression supérieure aux croissances internes ; ils ont maintenant tendance à s’aligner sur l’activité générale qui souffre d’un manque de dynamisme de la demande. Une demande handicapée par une fin de cycle économique, par des menaces sur les droits de douane non seulement entre la Chine et les et les États-Unis mais aussi entre l’Europe et l’Amérique sans parler des tensions diplomatiques et autres conflits par exemple avec l’Iran. De ce fait, on peut considérer que les échanges internationaux en 2019 ont tendance à s’écrouler avec une progression tout juste supérieur à 1 %. En effet, Le commerce mondial ne devrait augmenter que de 1,2% cette année et de 2,7% l’an prochain selon l’OMC, qui tablait en avril sur une progression de 2,6% en 2019 et 3,0% en 2012.

«Les conflits commerciaux constituent le plus important risque à la baisse pour les prévisions mais des chocs macroéconomiques et la volatilité financière sont aussi des déclencheurs potentiels d’une aggravation du ralentissement», précise dans un communiqué l’organisation basée à Genève.

La sortie annoncée du Royaume-Uni de l’Union européenne pèse aussi sur l’économie mondiale, ajoute-t-elle, en précisant que l’impact d’un éventuel Brexit sans accord serait limité pour l’essentiel à l’Europe. Concernant le Brexit,  de nombreux chefs d’entreprise et investisseurs ont déjà exprimé des craintes sur la perspective d’un désaccord  à la fin du mois d’octobre. La situation politique outre-manche a plongé beaucoup d’entreprises dans le flou le plus total. De son côté, le président américain Donald Trump, dans un récent discours aux Nations-Unies, a dit espérer la conclusion d’un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine profitable aux deux pays tout en appelant de ses vœux une réforme drastique de l’Organisation mondiale du commerce face au comportement « agressif » de Pékin. Il a notamment fustigé les pratiques commerciales « inéquitables » de la Chine.

Depuis 2017, le rythme des échanges internationaux de marchandises a sérieusement marqué le pas passant de 4,6% en 2017 à 3% en 2018 et 1,2% en 2019. Il pourrait  accélérer en 2020 (2,7%). Dans le détail, le coup de frein des exportations est particulièrement marqué en Amérique du Nord (-2,8 points entre 2018 et 2019, passant de 4,3% à 1,5%).

En Asie, le ralentissement est aussi très visible sur la même période avec deux points en moins (3,8% en 2018 contre 1,8% en 2019). Du côté de l’Europe, les chiffres sont moins décevants puisque les ventes de biens devraient passer de 1,6% à 0,6%. L’Amérique du sud et l’Amérique centrale sont les deux seules régions à connaître une progression entre 2018 et 2019.

Outre les difficultés de l’économie mondiale et l’affrontement commercial et technologique entre les Etats-Unis et la Chine, les économistes de l’OMC redoutent encore une chute des carnets de commande dans les mois à venir.

« Les indicateurs économiques mensuels fournissent des indices préoccupants au sujet de la trajectoire actuelle et future du commerce mondial. Un indice des nouvelles commandes à l’exportation dérivé des indices des directeurs d’achat est tombé de 54,0 en janvier 2018 à 47,5 en août 2019, son niveau le plus bas depuis octobre 2012″, au moment de la crise des dettes souveraines.

Toutes les valeurs inférieures à 50 illustrent une contraction des échanges.

Croissance Japon : un septième tassement aggravé de l’activité manufacturière

Croissance Japon : un septième tassement aggravé  de l’activité manufacturière

Le Japon subit évidemment de plein fouet le tassement de la demande chinoise et son activité du secteur manufacturier ne cesse de se tasser depuis des mois. D’une certaine façon, le Japon est une victime collatérale de la guerre commerciale sino américaine ; un peu comme l’Europe mais dans des proportions beaucoup plus importantes.

L’activité du secteur manufacturier au Japon s’est en effet contractée en septembre à son rythme le plus important en sept mois, montrent les résultats publiés mardi de l’enquête réalisée par Markit/Jibun Bank auprès des directeurs d’achats, soulignant les pressions accrues qui pèsent sur l’économie nippone sur fond de guerre commerciale sino-américaine.

L’indice PMI manufacturier s’est établi en lecture définitive à 48,9 en septembre en données corrigées des variations saisonnières, contre 49,3 en août, connaissant son plus important déclin depuis février dernier. Il reste pour un cinquième mois consécutif sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité. Il s’agit de la plus longue période de contraction de l’activité manufacturière depuis celle qui s’était étirée sur six mois entre mars et août 2016.

“Le Japon continue de souffrir du ralentissement de la croissance mondiale initiée par le commerce”, a déclaré Joe Hayes, économiste chez IHS Markit, le cabinet d’études qui réalise l’enquête

Allemagne: la croissance plonge

Allemagne: la croissance plonge

 

 

Les principaux instituts économiques  d’Allemagne confirment que la perspective d’une croissance de 0,8 % prévus en avril est illusoire. Comme on s’y attendait la croissance aura du mal à atteindre 0,5 % en 2019. De la même manière, on a révisé nettement à la baisse les perspectives pour 2020 avec une prévision autour de 1 %. C’est une très mauvaise nouvelle pour la zone euro quand on fait que l’Allemagne constitue le moteur de la dynamique européenne. Les facteurs explicatifs sont nombreux. Il y a sans doute d’abord le fait que l’économie mondiale s’inscrit dans un cycle baissier dont on ne sortira sans doute pas avant plusieurs années. Il faudra se contenter dans les pays développés d’une croissance entre 1et 1.5 % pour les meilleurs. Ensuite cette évolution de l’activité allemande tient à la structure de l’économie qui est essentiellement fondée sur la très forte capacité de l’Allemagne à exporter notamment des machines-outils et des automobiles. Parmi les principaux clients de l’Allemagne, il y a les États-Unis et la Chine. Or la Chine a enregistré la cinquième baisse consécutive ce mois-ci de son activité manufacturière.

D’une façon générale, son industrie a moins besoin de machines. Par ailleurs, le pouvoir des d’achat des chinois est  en berne et affecte  la vente de voitures d’origine allemande. L’Allemagne est aussi affrontée à de graves menaces commerciales de la part des États-Unis vis-à-vis des exportations automobiles. L’orthodoxie financière de l’Allemagne est aussi en cause. Certes on ne peut reprocher un pays une rigueur de gestion mais cette rigueur devient excessive quand elle tue l’économie. Depuis des années l’Allemagne se refuse en effet à utiliser ses excellents budgétaires pour un vrai plan de relance notamment en direction d’infrastructures devenues de plus en plus vétuste. C’est le modèle économique de l’Allemagne qui est en cause et qui devra, comme d’autres sans doute en raison des modifications du commerce international, recentrer une partie de son économie sur la consommation. Cette situation de l’Allemagne principal partenaire de la France ne sera pas sans conséquences sur l’activité générale en France. Comme l’Allemagne la France pourrait bien se contenter d’une croissance de 1 % en 2020

En Allemagne, les instituts tablent donc  pour 2020 sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 1,1%, contre 1,8% prévu il y a six mois.

Pour 2021, ils prédisent une expansion de 1,4%.

Nouveau trou de la sécu faute de croissance et de financements des nouvelles mesures prises.

Nouveau trou de la sécu faute de croissance et de financements des nouvelles mesures prises.

 

 

En 2018, on a décrété la fin du trou de la sécu. En fait, un équilibre précaire essentiellement dû à une bonne tenue de la croissance économique, donc des bonnes recettes du régime. Or en cette fin 2019, le trou de la sécu ressurgit.  Les comptes de la Sécurité Sociale replongent dans le rouge: le déficit devrait atteindre 5,4 milliards d’euros en 2019 (contre 700 millions d’excédents prévus il y a un an), puis encore 5,1 milliards attendus en 2020, d’après le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) présenté lundi matin. Le retour à l’équilibre des comptes sociaux, que le premier ministre Édouard Philippe avait promis pour 2020 après dix-huit ans de déficit, est désormais reporté à 2023.

 

Le gouvernement paraît surpris, pourtant c’est la conséquence de sa politique et  la commission des comptes de la Sécu avait alerté  sur  une augmentation des dépenses liées en particulier aux retites et en même temps une diminution des ressources du fait des exonérations consenties par Macron.  On se souvient évidemment que Marisol Touraine avait bien imprudemment déclaré lorsqu’elle était ministre de la santé que la sécurité sociale était désormais en équilibre. Certes les comptes se sont améliorés en 2018 avec un déficit limité à un peu plus de 1 milliard. Mais pour 2019 la tendance devrait s’inverser; Selon la Commission des comptes, cette rechute « résulte pour l’essentiel d’une croissance de la masse salariale « hausse des retraites notamment). Au lieu des 3,5% espérés à l’automne, Bercy ne table plus que sur une progression de 3,1%, selon le programme de stabilité transmis à Bruxelles en avril. Mais à cause de la « prime Macron » votée en décembre (exonération totale de cotisations et d’impôts jusqu’à 1.000 euros), la Sécu devra se contenter de 2,9%. Soit, au bout du compte, des « recettes plus faibles qu’attendu » de l’ordre de 1,7 milliard d’euros, l’équivalent du montant du déficit prévu, dans le meilleur des cas. L’exonération de cotisations sur les heures supplémentaires dès le 1er janvier, et la baisse du taux CSG pour une partie des retraités, coûteront « respectivement 1,2 et 1,5 milliard d’euros », estime la Commission des comptes. De quoi aggraver le « creusement » du déficit « qui atteindrait alors 4,4 milliards », poursuit-elle, ajoutant que « la trajectoire de retour à l’équilibre de la sécurité sociale pourrait être remise en cause ». Du coup l’équilibre hypothétique de la Sécu est renvoyé à 2023. Personne ne peut savoir si cet objectif sera tenu car tout dépendra de la croissance à ce moment-là et on est déjà bien incapable de tracer des perspectives crédibles pour 2020.

 

Croissance : la Chine s’enfonce

Croissance : la Chine s’enfonce

 

Il est difficile de faire confiance aux statistiques officielles de Pékin qui présentent toujours un caractère très politique ; pour autant ; il est clair que le recul de l’industrie manufacturière pour le cinquième mois de suite traduit un net de tassement de la croissance. Un tassement qui résulte sans doute d’une part de la fin d’un cycle économique au plan mondial mais bien entendu aussi des conséquences du conflit commercial avec les États-Unis. Un tassement qui se diffuse dans l’ensemble de l’économie mondiale y compris en Europe et particulièrement en Allemagne.

 

La faiblesse persistante du secteur manufacturier pourrait inciter le gouvernement chinois à déployer des mesures de soutien supplémentaires, comme s’y attendent les marchés, afin de contrer le plus important ralentissement de l’économie chinoise en plusieurs décennies. L’indice PMI manufacturier officiel s’est établi à 49,8 en septembre, marquant un rebond par rapport au mois précédent (49,5) mais demeurant sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

Selon les données du Bureau national de la statistique (BNS), les nouvelles commandes à l’exportation ont chuté pour un seizième mois consécutif. Les nouvelles commandes dans leur ensemble sont cependant revenues à la croissance, indiquant un rebond de la demande intérieure.

Face aux perspectives incertaines, les usines ont continué de supprimer des emplois. Le sous-indice de l’emploi s’est ainsi établi à 47,0 en septembre après 46,9 le mois précédent.

Le secteur manufacturier chinois est à la peine ces derniers mois dans un contexte d’escalade des tensions commerciales entre Pékin et Washington qui pèsent aussi sur la production industrielle, dont la croissance a ralenti en juillet à un plus bas de plus de 17 ans.

Négociateurs américains et chinois doivent se réunir début octobre à Washington pour déterminer si la conclusion d’une trêve est possible.

Des données officielles communiquées séparément lundi montrent que l’activité dans le secteur chinois des services a continué de croître, permettant d’atténuer les effets néfastes des tensions commerciales sur l’économie du pays.

L’indice PMI officiel des services s’est établi à 53,7 en septembre après 53,8 en août.

 

Croissance en panne

Croissance en panne

 

 

 

L’économie n’est pas totalement en panne mais sur une pente inquiétante aussi bien en France qu’en zone euro. Pour l’année 2019, la croissance sera sans doute limitée à 1 % en zone euro, 1,2% en France. Pas vraiment de quoi être optimiste car la tendance est mauvaise. En zone euro, la croissance du secteur privé est tombée à son plus bas niveau depuis juin 2013. En France, l’indice composite du secteur privé est passé de 52,9 en août à 51,3 en septembre, soit son niveau le plus bas depuis quatre mois (lorsque le PMI est supérieure à 50 points, cela signifie que l’activité progresse, tandis qu’elle diminue s’il est inférieur à ce seuil). En outre, la Banque de France a prévu un fort ralentissement de l’économie en 2019 et 2020 à 1,3% contre 1,7% en 2018 et 2,4% en 2017.

 

L’indice qui mesure la production manufacturière s’est replié en septembre  à 49,7 contre 50,7 en août, soit un plus bas de deux mois. Du côté des services, les résultats ne sont pas favorables également. L’indice flash du tertiaire s’est replié à 51,6 contre 53,4 en août, soit un plus bas de quatre mois. Le coup de frein des nouvelles affaires s’explique « notamment par une nouvelle baisse de la demande dans le secteur manufacturier, toutefois compensée par une nouvelle hausse des nouveaux contrats dans le secteur des services », expliquent les économistes. Les difficultés dans le moteur industriel tricolore commencent  »à se propager, le secteur des services ayant affiché en septembre sa plus faible expansion depuis mai dernier ».

 

Les perspectives économiques  sont tout aussi mauvaises pour la zone euro.  Selon les derniers chiffres de la Banque centrale européenne la semaine dernière, la croissance du PIB de la zone monétaire passerait de 1,9% en 2018 à 1,1% en 2019 avant  un hypothétique redressement en 2020 dans la mesure où toutes les perspectives de croissance sont orientées à la baisse.

La crise affecte particulièrement l’Allemagne considérée habituellement comme le moteur de l’Europe. Les derniers chiffres de Markit indiquent le premier « le premier repli de l’activité globale depuis avril 2013 et le plus fort taux de contraction depuis octobre 2012. Ces tendances reflètent un ralentissement de la croissance de l’activité de services à son plus faible niveau de l’année en cours ainsi que le deuxième plus fort repli de la production manufacturière depuis juin 2009″.  Et pendant ce temps-là les banques centrales notamment la BCE sont impuissantes à relancer l’économie. Pire elle continue d’inonder les marchés de liquidités accroissant encore les risques d’une crise globale du système financier.

 

Croissance France : en baisse

Croissance France : en baisse

Comme souvent dans les périodes de crise, on reporte à plus tard le problème du redressement économique. Le redressement de la croissance est donc reporté de 2020 à 2021. La Banque de France n’imagine pas une croissance 2020 supérieure à celle de 2019 à savoir 1,3 % d’augmentation pour le PIB. Notons que la Banque de France comme les autres instituts à déjà rectifié à la baisse ses prévisions pour 2019. Il en sera sans doute de même pour 2020 car toute prévision est particulièrement sujette à caution dans un environnement marqué par de nombreuses incertitudes,  des menaces de stagnation et où de récession dans plusieurs pays. La vérité, c’est que la France a déjà du mal à atteindre 1.2% pour l’année en cours et qu’une prévision de 1 % en 2020 est déjà optimiste en particulier compte tenu de la dégradation de l’environnement international en Chine, en Allemagne mais aussi aux États-Unis.

« Entre juin et septembre, la guerre commerciale s’est intensifiée. En dépit la dégradation de cet environnement externe, notre prévision de croissance du PIB pour la France est quasiment inchangé. Nous sommes à 1,3% en 2019 et 2020 et 1,4% en 2020. C’est une situation paradoxale. Alors que l’environnement extérieur s’est dégradé, les perspectives de croissance résistent. Même si le scénario central est inchangé, les risques liés à l’environnement extérieur ont augmenté. »

 

La demande intérieure resterait  le principal moteur de l’activité en 2019. La contribution à la valeur ajoutée est de 1,5 point. Le pouvoir d’achat par habitant devrait accélérer fortement avec une progression de 2,3%, soit la plus forte hausse depuis 2007 et un rythme bien supérieur à l’activité. Il devrait néanmoins marquer le pas à partir de 2020 à 1,4%. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette dynamique. Depuis la fin du premier semestre, le prix du pétrole a bien diminué. Il pourrait s’établir à 54 euros, soit 11 euros de moins sur un an selon la communication des économistes. Les récentes attaques contre des infrastructures pétrolières en Arabie saoudite pourraient cependant changer la donne, surtout que « le prix du pétrole est une variable sensible depuis le mouvement des Gilets jaunes ».

« Depuis les attaques sur les infrastructures saoudiennes, le prix du pétrole a nettement rebondi. Pour l’instant, c’est un choc temporaire sur l’offre mondiale de pétrole. Cela représente environ 5% de la production planétaire concernée. Cet incident intervient sur un marché où il y avait une demande ralentie, voire en légère diminution. Le coup de frein de l’économie mondiale et celui de la Chine ont fait chuter la demande  de pétrole. Les capacités de production restent importantes. Il n’y a pas de tensions du côté de l’offre. Il ne devrait pas y avoir de tensions durables sur le prix du pétrole », déclare-t-on à la Banque de France qui évidemment n’en sait strictement rien car tout dépendra notamment d’une part de la croissance chinoise, d’autre part de l’évolution du conflit entre l’Iran et les États-Unis.

 

Les économistes anticipent une inflation plutôt faible en 2019 à 1,3% en 2019 contre 2,1% en 2018. En ce qui concerne l’inflation sous-jacente, c’est-à-dire hors prix de l’énergie et de l’alimentation, elle devrait s’établir à 0,6% en 2019 après 0,9% en 2018.

À noter que les incertitudes évoquées rendent  les consommateurs particulièrement attentistes et la part la plus importante du pouvoir d’achat gagné va rejoindre les livrets A ou simplement vont dormir sur les comptes courants. «  Le taux d’épargne des ménages a fortement augmenté à 15,1% en moyenne au premier semestre, contre 14,2% en 2018″, expliquent les statisticiens.

Coté emploi, on espère  en 2019  271.000 créations contre 149.000 précédemment. « Elles ralentiraient ensuite progressivement à mesure que les gains de productivité se redresseraient avec 169.000 créations en 2020 et 104.000 en 2021. » Au final, le taux de chômage devrait poursuivre sa baisse pour atteindre 7,9% en 2021 contre 8,1% en 2020 et 8,5% en 2019. Du côté des salaires, ils devraient augmenter de 2% (nominal) en 2019, contre 1,9% en 2020 et 2,4% en 2021. « Les dispositifs de baisse de charge ont contribué à cet enrichissement de la croissance en emploi », a indiqué Olivier Garnier en évoquant le CICE.

La contribution du solde commercial serait négative cette année (-0,1 point, contre +0,7 point l’année dernière). Les importations devraient accélérer plus vite que les exportations (2,3% contre 2,4%) et l’écart devrait s’aggraver l’année prochaine (2,3% contre 3,1%).

Croissance: vers une récession mondiale

Croissance: vers une   récession mondiale

Nouriel Roubini, économiste, analyse dans les Echos les facteurs négatifs de la perspective de récession mondiale.

 

 

« Trois chocs d’offre négatifs risquent d’engendrer une récession mondiale d’ici 2020. Tous sont le reflet de facteurs politiques associés aux relations internationales, tous ont en leur coeur les Etats-Unis, et deux impliquent la Chine.

Le premier choc potentiel découle de la guerre commerciale et monétaire sino-américaine, qui s’est intensifiée lorsque l’administration du président américain, Donald Trump, a confirmé l’entrée en vigueur de nouveau tarifs douaniers à l’encontre des produits chinois, accusant par ailleurs ouvertement la Chine de  manipulation monétaire.

Le deuxième motif d’inquiétude réside dans une « guerre froide » montante entre les Etats-Unis et la Chine autour des technologies. Ces deux puissances s’affrontent pour la domination des industries du futur : intelligence artificielle (IA), robotique, 5G… Les Etats-Unis ont placé le géant chinois des télécommunications Huawei sur une « liste d’entités » qui rassemble des entreprises étrangères considérées comme représentant une menace pour la sécurité nationale.

 

Le troisième risque majeur concerne les approvisionnements pétroliers. Bien qu’une récession engendrée par une guerre commerciale, monétaire et technologique soit de nature à exercer un effet de dépression sur la demande en énergie ainsi qu’une baisse des prix, la confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran pourrait entraîner l’effet inverse. Si les tensions venaient à dégénérer en conflit militaire, les cours mondiaux du pétrole pourraient grimper en flèche et engendrer une récession, comme ce fut le cas lors des conflagrations précédentes au Moyen-Orient en 1973, 1979 et 1990.

Ces trois chocs potentiels entraîneraient tous un effet stagflationniste, en augmentant le prix des biens de consommation importés, des intrants intermédiaires, des composants technologiques ainsi que des énergies, tout en réduisant la production en raison de perturbation dans les chaînes logistiques mondiales.

Pire encore, le conflit sino-américain alimente d’ores et déjà un processus plus large de démondialisation, les Etats et les entreprises ne pouvant plus compter sur la stabilité à long terme de ces chaînes de valeur intégrées. Les échanges en matière de biens, services, capitaux, travail, informations, données et technologies devenant de plus en plus balkanisés, les coûts de production mondiaux augmenteront dans tous les secteurs.

Par ailleurs, guerre commerciale et monétaire, d’une part, et compétition technologique, de l’autre, sont vouées à s’amplifier mutuellement. Songez au cas de Huawei, actuellement leader mondial en équipement 5G. Cette technologie constituera bientôt la forme standard de connectivité pour les infrastructures civiles et militaires les plus importantes, sans parler des biens de consommation de base qui se trouvent connectés via l’Internet des objets.

La question est de savoir si les décideurs monétaires et budgétaires sont prêts à faire face à un choc d’offre négatif durable – voire permanent. Aux chocs stagflationnistes des années 1970, ils ont répondu par une politique monétaire resserrée. Aujourd’hui, en revanche, les principales banques centrales, telles que la Réserve fédérale américaine, appliquent un assouplissement de la politique monétaire, dans la mesure où l’inflation et les projections d’inflation demeurent faibles.

Au cours du temps, les chocs d’offre négatifs ont tendance à devenir des chocs de demande négatifs temporaires qui réduisent à la fois la croissance et l’inflation, via un effet de dépression sur la consommation et les dépenses en capital. Dans les conditions actuelles, les dépenses en capital des entreprises mondiales sont en forte dépression, en raison des incertitudes quant à la probabilité, la sévérité et la persistance des trois chocs potentiels.

De fait, les entreprises américaines, européennes et asiatiques ayant limité leurs dépenses en capital, les secteurs mondiaux technologique, manufacturier et industriel sont d’ores et déjà en récession. Seule raison pour laquelle ceci n’a pas encore tourné en effondrement mondial, la consommation privée demeure solide.

Ces chocs ne peuvent être inversés au moyen de politiques monétaires ou budgétaires. Bien qu’ils puissent être gérés à court terme, les tentatives de réponse permanente conduiraient en fin de compte à l’augmentation de l’inflation et des projections d’inflation, bien au-dessus des objectifs des banques centrales. Dans les années 1970, les banques centrales ont répondu à deux chocs pétroliers majeurs. En ont résulté une inflation et des prévisions d’inflation en hausse persistante, des déficits budgétaires insoutenables, et une accumulation de dette publique.

Il existe une différence importante entre la crise financière mondiale de 2008 et les chocs d’offre négatifs susceptibles de nous frapper bientôt. La première ayant résidé pour l’essentiel dans un important choc de demande globale négatif, qui a exercé un effet de dépression sur la croissance et l’inflation, il a été possible d’y répondre par une relance monétaire et budgétaire. Or, cette fois, le monde serait confronté à des chocs d’offre négatifs durables, qui exigeraient une forme de réponse politique très différente à moyen terme. Tenter de réparer les dégâts via une relance monétaire et budgétaire sans fin ne constitue pas une option judicieuse.

Nouriel Roubini, économiste, est président de Roubini Global Economics.

Croissance: perspective de récession mondiale

Croissance:  perspective de  récession mondiale

Nouriel Roubini, économiste, analyse dans les Echos les facteurs négatifs de la perspective de récession mondiale.

 

 

« Trois chocs d’offre négatifs risquent d’engendrer une récession mondiale d’ici 2020. Tous sont le reflet de facteurs politiques associés aux relations internationales, tous ont en leur coeur les Etats-Unis, et deux impliquent la Chine.

Le premier choc potentiel découle de la guerre commerciale et monétaire sino-américaine, qui s’est intensifiée lorsque l’administration du président américain, Donald Trump, a confirmé l’entrée en vigueur de nouveau tarifs douaniers à l’encontre des produits chinois, accusant par ailleurs ouvertement la Chine de  manipulation monétaire.

Le deuxième motif d’inquiétude réside dans une « guerre froide » montante entre les Etats-Unis et la Chine autour des technologies. Ces deux puissances s’affrontent pour la domination des industries du futur : intelligence artificielle (IA), robotique, 5G… Les Etats-Unis ont placé le géant chinois des télécommunications Huawei sur une « liste d’entités » qui rassemble des entreprises étrangères considérées comme représentant une menace pour la sécurité nationale.

 

Le troisième risque majeur concerne les approvisionnements pétroliers. Bien qu’une récession engendrée par une guerre commerciale, monétaire et technologique soit de nature à exercer un effet de dépression sur la demande en énergie ainsi qu’une baisse des prix, la confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran pourrait entraîner l’effet inverse. Si les tensions venaient à dégénérer en conflit militaire, les cours mondiaux du pétrole pourraient grimper en flèche et engendrer une récession, comme ce fut le cas lors des conflagrations précédentes au Moyen-Orient en 1973, 1979 et 1990.

Ces trois chocs potentiels entraîneraient tous un effet stagflationniste, en augmentant le prix des biens de consommation importés, des intrants intermédiaires, des composants technologiques ainsi que des énergies, tout en réduisant la production en raison de perturbation dans les chaînes logistiques mondiales.

Pire encore, le conflit sino-américain alimente d’ores et déjà un processus plus large de démondialisation, les Etats et les entreprises ne pouvant plus compter sur la stabilité à long terme de ces chaînes de valeur intégrées. Les échanges en matière de biens, services, capitaux, travail, informations, données et technologies devenant de plus en plus balkanisés, les coûts de production mondiaux augmenteront dans tous les secteurs.

Par ailleurs, guerre commerciale et monétaire, d’une part, et compétition technologique, de l’autre, sont vouées à s’amplifier mutuellement. Songez au cas de Huawei, actuellement leader mondial en équipement 5G. Cette technologie constituera bientôt la forme standard de connectivité pour les infrastructures civiles et militaires les plus importantes, sans parler des biens de consommation de base qui se trouvent connectés via l’Internet des objets.

La question est de savoir si les décideurs monétaires et budgétaires sont prêts à faire face à un choc d’offre négatif durable – voire permanent. Aux chocs stagflationnistes des années 1970, ils ont répondu par une politique monétaire resserrée. Aujourd’hui, en revanche, les principales banques centrales, telles que la Réserve fédérale américaine, appliquent un assouplissement de la politique monétaire, dans la mesure où l’inflation et les projections d’inflation demeurent faibles.

Au cours du temps, les chocs d’offre négatifs ont tendance à devenir des chocs de demande négatifs temporaires qui réduisent à la fois la croissance et l’inflation, via un effet de dépression sur la consommation et les dépenses en capital. Dans les conditions actuelles, les dépenses en capital des entreprises mondiales sont en forte dépression, en raison des incertitudes quant à la probabilité, la sévérité et la persistance des trois chocs potentiels.

De fait, les entreprises américaines, européennes et asiatiques ayant limité leurs dépenses en capital, les secteurs mondiaux technologique, manufacturier et industriel sont d’ores et déjà en récession. Seule raison pour laquelle ceci n’a pas encore tourné en effondrement mondial, la consommation privée demeure solide.

Ces chocs ne peuvent être inversés au moyen de politiques monétaires ou budgétaires. Bien qu’ils puissent être gérés à court terme, les tentatives de réponse permanente conduiraient en fin de compte à l’augmentation de l’inflation et des projections d’inflation, bien au-dessus des objectifs des banques centrales. Dans les années 1970, les banques centrales ont répondu à deux chocs pétroliers majeurs. En ont résulté une inflation et des prévisions d’inflation en hausse persistante, des déficits budgétaires insoutenables, et une accumulation de dette publique.

Il existe une différence importante entre la crise financière mondiale de 2008 et les chocs d’offre négatifs susceptibles de nous frapper bientôt. La première ayant résidé pour l’essentiel dans un important choc de demande globale négatif, qui a exercé un effet de dépression sur la croissance et l’inflation, il a été possible d’y répondre par une relance monétaire et budgétaire. Or, cette fois, le monde serait confronté à des chocs d’offre négatifs durables, qui exigeraient une forme de réponse politique très différente à moyen terme. Tenter de réparer les dégâts via une relance monétaire et budgétaire sans fin ne constitue pas une option judicieuse.

Nouriel Roubini, économiste, est président de Roubini Global Economics.

France: baisse de croissance

France: baisse  de croissance

 

Exit l’ambitieuse promesse d’une croissance de 1,4 % pour la France retenue dans le budget. La dégradation de l’environnement mondial tout autant que le tassement intérieur ont conduit le gouvernement à réviser ses objectifs de croissance en baisse  (et les déficits en hausse)

Dévoilé en amont de la présentation du projet de budget pour 2020, ce scénario prévoit une croissance ramenée à 1,3% en 2020, contre 1,4% initialement prévu. En fait, il se pourrait bien qu’on atteigne péniblement 1,2 %. En cause évidemment le tassement du commerce international et ses conséquences sur les exportations mais aussi la mollesse de la consommation et des d’investissements qui ne prennent pas le relais du commerce extérieur. En effet, on constate bien une certaine amélioration globale du pouvoir d’achat mais les ménages français comte tenu de toutes les incertitudes ambiantes préfèrent laisser dormir leur épargne sur les comptes spécialisés voir même sur les comptes courants puisque la rémunération sur les comptes d’épargne et devenue insignifiante. Les prévisions pour 2020 sont particulièrement sujettes à caution car aucune institution n’est en capacité de faire des prévisions crédibles. Nombre de pays pourraient tutoyer la récession en raison du conflit commercial entre la Chine et les États-Unis, de la montée des préoccupations environnementales et des bruits de bottes dans nombre d’autres zones (sans parler du Brexit).

 

Croissance Chine : sur une pente dangereuse

Croissance Chine : sur une  pente dangereuse

Réduction de la croissance des exports, net tassement des importations, production manufacturière dans le rouge autant d’indicateurs qui montrent que l’économie de la Chine s’inscrit sur une pente dangereuse. Cela fait quatre mois que l’activité manufacturière est dans le rouge en Chine. Même les statistiques officielles chinoises souvent bidouillées en témoignent. C’est évidemment le signe d’un très fort tassement des échanges internationaux mais aussi d’une croissance molle en Chine. En effet, la consommation intérieure ne parvient pas à compenser la faiblesse de la croissance des exportations.

 

L’activité dans le secteur manufacturier chinois s’est contractée en août pour un quatrième mois consécutif, alors que les Etats-Unis ont accentué les pressions commerciales et que la demande intérieure demeure faible.  La faiblesse persistante du vaste secteur manufacturier pourrait inciter Pékin à déployer des mesures de soutien à l’économie supplémentaires, plus rapidement et avec plus d’agressivité, pour contrer le plus important ralentissement de l’économie chinoise en plusieurs décennies.

L’indice PMI manufacturier officiel a reculé à 49,5 en août après 49,7 le mois précédent, montrent les statistiques gouvernementales publiées samedi, demeurant sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient une contraction moins marquée, identique à celle constatée en juillet.

Ce nouveau déclin met en exergue l’impact néfaste des tensions commerciales avec les Etats-Unis et du ralentissement de la demande mondiale sur les exportateurs chinois.

Les exportations du géant asiatique, un des piliers de son économie, ont connu un repli sur un an le mois dernier (-1,0%). Elles avaient pourtant bien résisté en juillet (+3,3%). Dans le même temps, les importations chinoises ont poursuivi leur recul en août (-5,6% sur un an), à un rythme inchangé par rapport à juillet, dans un contexte de demande intérieure en berne. Au total, l’excédent commercial chinois a fondu en août à 34,83 milliards de dollars, contre 44,58 milliards le mois précédent. Avec les seuls Etats-Unis, l’excédent, suivi de près par le président américain Donald Trump, s’est légèrement réduit sur cette période à 26,95 milliards de dollars contre 27,97 milliards en juillet.

Les exportations à destination de l’Union européenne sont restées stables à 38,2 milliards de dollars.

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Certaines entreprises domiciliées en Chine sont nombreuses à songer à délocaliser leur production – ou à le faire – dans des pays à l’abri des surtaxes américaines, notamment au Vietnam. Pour faciliter l’accès au crédit des micro, petites et moyennes entreprises (les plus dynamiques en termes d’emploi) la Banque centrale chinoise (PBOC) a annoncé vendredi une baisse des dépôts que les banques sont obligées de garder dans leurs coffres.

Chômage: la baisse «va continuer» s’il y a de la croissance ! (Muriel Pénicaud)

Chômage: la baisse «va continuer» s’il y a de la croissance ! (Muriel Pénicaud)

La ministre du travail a parlé pour ne rien dire ou presque. Elle a en effet affirmé que la baisse du chômage pourrait continuer s’il y a de la croissance. Une déclaration d’une grande banalité car sans croissance voit mal comment l’emploi pourrait s’améliorer. Contrairement à ce qu’elle affirme il n’y a pas de baisse actuellement. Notons par exemple que le mois dernier il y a bien eu 30 000 chômeurs en moins inscrits mais que le halo du chômage, c’est-à-dire ceux qui ne recherchent plus vraiment un travail, a augmenté dans le même temps de 30 000. Pas étonnant quand on est sur une tendance d’évolution du PIB de plus 1,2 % ;  autant dire une évolution de l’activité  insuffisante pour significativement faire diminuer le chômage.  la ministre prend cependant des précautions oratoires pour indiquer que le chômage pourrait se dégrader s’il y a un changement de la donne macro-économique mondiale   faisant référence notamment au risque de «guerre commerciale» et en particulier aux tensions entre les Etats-Unis et la Chine.

Dans ce cas, «ça abîmerait quand même notre croissance. Mais à croissance continue, égale, on va continuer à baisser le chômage, je suis confiante», a-t-elle dit. Interrogée sur l’objectif affiché du gouvernement de ramener le taux de chômage à 7% à la fin du quinquennat, Muriel Pénicaud a estimé que «cet ordre de grandeur est possible s’il n’y a pas de changement macroéconomique, géopolitique mondial qui abîmerait la croissance».

 

Le taux de chômage a continué sa baisse en pente douce au deuxième trimestre à 8,5% selon les normes du Bureau international du travail (BIT), malgré une modeste croissance. Depuis la mi-2015, le taux de chômage poursuit une lente décrue. Il a retrouvé son niveau de début 2009 et reculé de 0,6 point sur un an. C’est-à-dire vraiment pas grand-chose surtout en regard des taux de chômage des pays voisins qui eux se situent autour de  6 % de taux d’inactivité (union européenne)

 

Zone euro: tendance nettement baissière de la croissance

Zone euro: tendance nettement baissière de la croissance

 

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La croissance se tasse nettement en zone euro et on aura sans doute du mal à atteindre une augmentation de 1 % du PIB sur l’année. La croissance du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays du bloc, menacés par le Brexit et les tensions commerciales, a été confirmée à 0,2% pour le deuxième trimestre, contre 0,4% sur les trois premiers mois de l’année, Sur un an, la croissance du deuxième trimestre a quand m^me été révisée en légère hausse à 1,2% contre une précédent estimation de 1,1%.

Le commerce dans son ensemble a ralenti au deuxième trimestre, aussi bien les importations que les exportations qui ont stagné après avoir augmenté de 0,9% au premier trimestre. Globalement, le commerce a contribué à hauteur de 0,1 point de pourcentage à la croissance du PIB.

 

Le président américain Donald Trump a intensifié la guerre commerciale avec la Chine au mois de mai en relevant les droits de douane sur 200 milliards de dollars de produits chinois supplémentaires. Bien que l’Union européenne (UE) ne soit pas directement impliquée dans ce conflit, les entreprises du Vieux Continent sont affectées, notamment celles qui produisent directement en Chine ou qui fournissent par exemple des machines aux usines locales.

Washington a aussi menacé à plusieurs reprises l’Europe de nouvelles sanctions commerciales après avoir imposé des droits de douane sur l’acier et l’aluminium l’an dernier.

L’économie allemande, première économie du bloc, qui repose lourdement sur les exportations, s’est contractée de 0,1% au deuxième trimestre, plus mauvaise performance de la zone euro.

Un recul des commandes à l’industrie allemande et la baisse inattendue de la production de cette dernière, en juillet, ont accentué les risques de récession au troisième trimestre pour la locomotive économique traditionnelle de l’Europe.

L’économie italienne, la troisième de la zone euro, stagne depuis cinq trimestres, avec une croissance de 0,1% seulement au premier trimestre, tandis que la croissance en France s’est maintenue à 0,3% au deuxième trimestre, comme au premier.

Parallèlement, Eurostat a annoncé que l’emploi dans la zone euro avait aussi progressé de 0,2% au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent.

Etats-Unis : alerte sur la croissance avec la baisse de l’activité manufacturière

Etats-Unis : alerte sur la croissance avec  la baisse de l’activité  manufacturière

 

 

Du fait de l’atonie du commerce international, à peu près tous les pays sont confrontés aux mêmes problèmes à savoir la diminution de l’activité manufacturière. C’est vrai depuis des mois pour la Chine par exemple, c’est vrai l’Allemagne et c’est vrai depuis août pour les États-Unis. Chaque pays espère donc que la consommation et les investissements prendront le relais de l’insuffisance des exportations. Rien n’est sûr dans ce domaine compte tenu de l’incertitude qui nourrit l’avenir économique. Phénomène nouveau, la croissance de l’activité manufacturière aux Etats-Unis s’est contractée en août pour la première fois depuis 2016, dans un contexte de ralentissement de la croissance mondiale et de montée des tensions commerciales. Nombre d’experts envisage la récession pour les États-Unis en 2021. Une récession forcément contagieuse compte tenu déjà des croissances actuelles insignifiantes.

Ces chiffres américains tranchent avec ceux publiés la semaine dernière sur la consommation des ménages, qui suggéraient que l’économie, certes en ralentissement, résistait plutôt bien à l’impact des tensions commerciales avec la Chine. “Avec l’industrie manufacturière qui commence maintenant à se contracter, il est d’autant plus important que les ménages continuent de dépenser”, résume Joel Naroff, chef économiste de Naroff Economic Advisors.

L’indice ISM du secteur manufacturier est ressorti en baisse à 49,1 pour août, son plus bas niveau depuis janvier 2016, contre 51,2 en juillet. Les économistes interrogés par Reuters attendaient un léger recul à 51,1.

En recul pour le cinquième mois consécutif, l’indice passe pour la première fois depuis août 2016 sous le seuil de 50, marquant une contraction dans le secteur manufacturier, qui représente environ 12% de l’économie américaine.

L’ISM évoque “une baisse notable de la confiance des entreprises”, ajoutant que “le commerce international reste le problème le plus important, comme le montre la forte contraction des nouvelles commandes à l’export”.

Le sous-indice des commandes nouvelles dans leur ensemble a reculé à 47,2 en août, au plus bas depuis juin 2012, contre 50,8 en juillet.

Celui de l’emploi a baissé à 47,4 en août, à son plus bas niveau depuis mars 2016, contre 51,7 en juillet, un chiffre qui fait craindre une diminution des effectifs du secteur industriel en août.

En juillet, les entreprises manufacturières ont déjà réduit les horaires de travail, faisant tomber l’horaire hebdomadaire moyen à son plus bas niveau depuis novembre 2011, et elles ont diminué les volumes d’heures supplémentaires.

Le rapport mensuel sur l’emploi du département du Travail doit être publié vendredi.

“L’enquête (de l’ISM) constitue un avertissement sur le fait que l’incertitude autour des droits de douane et du commerce international continue de peser sur l’activité manufacturière et que cette incertitude est un risque de plus en plus important pour la croissance”, souligne John Ryding, chef économiste de RDQ Economics.

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