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Economie- Croissance France: La Banque de France adopte la méthode Coué

Economie- Croissance France: La Banque de France adopte la méthode Coué  

 

 

En dépit du tassement au quatrième trimestre 2019 qui devrait afficher une petite croissance de seulement 0,2 %, la Banque de France persiste et signe en annonçant une croissance de 1,1 % pour 2020. C’est quand même plus réaliste que les 1,3 % du gouvernement qui n’ont d’autres objectifs que de ne pas désespérer des acteurs économiques aussi de permettre une nouvelle dérive des dépenses budgétaires calculées sur des recettes fictives.,

 

Pour les services ( affectés pour certains par les grèves (restauration commercent hôtellerie) l’indicateur synthétique d’activité a ainsi perdu deux points entre novembre et décembre, passant de 99 à 97. Pour le mois de janvier, les chefs d’entreprise interrogés dans le cadre de l’enquête anticipent une amélioration de l’activité.

 

Dans l’industrie,  les effectifs déclarés par les dirigeants sont en recul. En outre, les carnets de commandes sont en repli pour l’industrie manufacturière. Ce qui témoigne d’une reprise très fragile du moteur industriel français. Pour le mois de janvier, les industriels interrogés prévoient une stabilité de la production.

 

La plupart des instituts de statistiques prévoient un coup de frein de l’économie pour 2020. Dans leurs dernières prévisions de décembre, les experts de la Banque de France tablent sur une croissance de 1,1% cette année, contre 1,3% en 2019« La nette dégradation de l’environnement international se traduirait par un ralentissement marqué des exportations », indiquent les statisticiens.

De leur côté, les économistes de l’Insee estiment que la croissance française serait comprise entre 0,2% et 0,3% par trimestre d’ici juin 2020. Au final, l’acquis théorique de croissance du PIB serait de 0,9% à la fin du premier semestre. Pour l’emploi, la tendance devrait toujours être très mal orientée. Depuis 2017, on aurait créé environ 250 000 emplois par an . Chiffres par ailleurs très controversé si l’on tient compte de l’évolution réelle du nombre de salariés- et non des actifs- qui feraient apparaître plutôt une stagnation. De toute manière une perspective de création d’emplois de 100 000 en 2020 n’est évidemment pas à la hauteur d’un chômage de 3,5 millions de personnes. Comment d’ailleurs pourrait-on créer des emplois sans véritable croissance significative.

Chine: la dangereuse chute de la croissance

Chine: la dangereuse chute de la croissance

Il est bien difficile de quantifier exactement le taux de croissance de la Chine qui constitue une donnée très politique pour  le régime. ce qui est certain  c’est que cette croissance ne cesse de ralentir au point d’être au plus bas depuis  une trentaine d’années. Par exemple la situation de la construction automobile.

Le principal marché automobile mondial enregistre en effet une chute sévère qui explique en grande partie les impacts négatifs sur l’industrie manufacturière et plus généralement  sur la croissance.

Les  ventes des véhicules des particuliers ont chuté de près de 7,5%, une baisse encore plus forte qu’en 2018. Le recul du marché n’a pas touché tous les constructeurs automobiles. Ceux qui ont perdu des parts de marché sont les fabricants chinois et américains, tandis que ceux qui ont connu des ventes en hausse sont les marques japonaises et allemandes.

Autre indicateur, ‘’évolution des prix qui constitue évidemment un thermomètre qui mesure le déséquilibre entre l’offre et la demande. Or comme on le sait la demande internationale à l’usine de monde que constitue la Chine ne cesse de se réduire. Du coup,  les prix diminuent. Le signe aussi que la consommation intérieure chinoise ne parvient pas encore à compenser l’écroulement des exportations en raison notamment de l’endettement de nombreux acteurs économiques. Les prix à la production en Chine ont en effet décliné en décembre à un rythme moins important que le mois précédent, le signe d’un rebond modeste de l’activité manufacturière et qui suggère que les mesures de soutien engagées par le gouvernement pourraient avoir contribué à stabiliser l’économie.

Le tassement de la croissance de l’activité manufacturière constitue  aussi un autre  thermomètre de la demande mondiale et au-delà de la croissance. L’activité dans le secteur manufacturier en Chine a progressé en décembre à un rythme encore plus faible que le mois précédent, qui avait marqué un pic en trois ans, du fait du ralentissement des nouvelles commandes, montrent les résultats publiés jeudi de l’enquête réalisée par Caixin/Markit auprès des directeurs d’achats.

L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit s’est établi à 51,5 le mois dernier, contre 51,8 en novembre. Il est inférieur au consensus, qui donnait un indice stable, mais reste pour un cinquième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

 

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1000 milliards pour la croissance verte ou le marché ?

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1000 milliards de l’Europe confiés au marché ou une autre régulation ? Michael Vincent, auteur du livre Le banquier et le citoyen, et Nancy Yuk, co-fondatrice de  l’association Greentervention, viennent de publier pour le compte de la Fondation Jean-Jaurès une note sur le Green New Deal porté par la nouvelle commission européenne concernant les investissements verts.

« Les élections européennes de 2019 ont montré une percée verte rendant la question écologique incontournable pour la Commission européenne. L’idée d’un Green Deal ou Pacte vert pour répondre à cette attente s’est très vite imposée, d’abord via le travail collectif lancé de longue date par les ONG (Climate Action Network (CAN), European Environmental Bureau (EEB), Fondation Nicolas Hulot (FNH), Finance Watch, Greentervention, Positive Money, World Wildlife Fund (WWF)) engagées sur le climat (voir le rapport Le Green Deal européen : une occasion de changer la donne), puis directement par la Commission européenne, marquant le début du mandat de la présidente Ursula von der Leyen. L’ensemble du spectre politique semble s’approprier le concept, tout comme l’idée d’une Banque du climat. Véritable « mot-valise », cet outil recouvre des réalités très différentes, dont les détails sont à examiner avec soin. Mais une chose est sûre, le Pacte vert reposera sur deux jambes : un financement privé et un financement public.

La transition écologique peut-elle être réalisée purement et simplement par le marché avec un prix du carbone comme incitation ?

Si le marché est nécessaire, les conditions à remplir pour garantir son efficacité ne sont pas remplies. Pour faire émerger un prix carbone, un accord mondial doit être trouvé, mais les aléas du marché carbone européen tout comme l’échec de la COP25 de Madrid en 2019 en souligne les difficultés.

Surtout, pour être suffisante, un « prix carbone » suppose de lever de nombreuses incertitudes sur le comportement rationnel des agents économiques, l’acceptabilité politique et sociale ou encore la solidité des partenariats internationaux, alors que les objectifs écologiques ne sont pas toujours compatibles avec ceux du privé.

Laisser le marché faire seul, c’est prendre le risque d’une transition à deux vitesses qui ne profite qu’à celles et ceux qui peuvent se l’offrir : la précarité énergétique concerne 11,6% des Français, souvent les plus modestes, qui y consacrent 8% de leur revenu

Risque climatique. Devant l’effort à consentir, l’investissement privé est absolument nécessaire : on observe aujourd’hui un déficit d’investissement privé dans des projets d’ampleur, novateurs mais plus risqués, dans une logique d’aversion au risque et de gain court-terme. C’est la « tragédie des horizons » mentionnée par Mark Carney, alors gouverneur de la Banque d’Angleterre et président du Financial Stability Board (FSB) en 2015 : le risque climatique dépasse les horizons des acteurs et des cycles économiques, des placements et des mandats politiques ou publics. Pourtant, les opportunités offertes par les taux bas et l’afflux de liquidités offerts par les banques centrales ne sont pas exploitées, ce qui n’est pas sans compter certains effets pervers.

La politique monétaire accommodante actuelle réduit les marges d’action des banques centrales en cas de crise. Le corollaire est le maintien sous perfusion d’entreprises non efficientes : le nombre d’entreprises « zombies » est en hausse dans les pays de l’OCDE, entre 6 et 13 % fin 2018 contre 1% fin 1999.

La recherche de rendement renforce « l’addiction » paradoxale des investisseurs aux industries les plus polluantes au détriment des opportunités plus « propres ». Banques, assureurs ou fonds de pension s’orientent vers des actifs considérés plus sûrs et rentables mais liés aux industries fortement émettrices de CO2. Face aux ressources pétrolières limitées, aux coûts élevés de production, à une demande accrue en énergie propre, est-il toujours rationnel de ne pas massivement investir dans les alternatives énergétiques de long terme ? Ces actifs ne sont-ils pas « surévalués » comme l’étaient les Collaterized Debt Obligations (CDOs), des subprimes il y a quinze ans, car n’intégrant pas le risque carbone ? Le montant des actifs condamnés au rebut une fois la transition engagée s’estime pourtant entre 12 000 et 20 000 milliards de dollars…

Laisser le marché faire seul, c’est aussi prendre le risque d’une transition à deux vitesses qui ne profite qu’à celles et ceux qui peuvent se l’offrir : la précarité énergétique concerne 11,6% des Français, souvent les plus modestes, qui y consacrent 8% de leur revenu.

Le choix ne se porte pas sur du « tout privé » ou « tout public » mais sur une complémentarité des efforts : les chiffres d’I4CE (Institut de l’économie pour le climat) montrent un déficit d’investissement vert privé comme public. Ménages, secteur public et entreprises n’ont réalisé que 45 milliards d’euros d’investissements en faveur du climat en 2018, contre 67 milliards pour les investissements fossiles.

La proposition d’Ursula von der Leyen repose sur le potentiel du marché unique, en facilitant le financement via les marchés européens. Avec l’idée de convertir la Banque européenne d’investissement (BEI) en Banque du climat, il s’agit d‘orienter les investissements vers des infrastructures, la recherche et développement, et des projets innovants tendant vers la neutralité carbone. Plusieurs aspects du volet financier méritent d’être soulignés.

Enveloppe Green Deal de la Commission ou investissements de la BEI, la répartition public/privé et le recours à l’emprunt demeurent extrêmement flous. D’abord, la Commission mentionne 1000 milliards d’euros sur la décennie, soit 100 milliards par an. Pour la BEI spécifiquement, la Commission évoque un doublement des financements pour le climat. L’institution bancaire parle de son côté de « mobiliser 1 000 milliards [...] au cours de la décennie 2021-2030 », dont 100 milliards pour le Just transition Fund. La Commission participerait-elle davantage aux projets BEI en multipliant par deux les financements ou est-ce un doublement de son budget (soit 32 milliards en 2019) et un abondement par le privé pour le restant ? S’agit-il de financements « neufs » ou de réallocation de financements ?

Derrière l’effet d’annonce reste la réalité : les propositions sont bien en-deçà des besoins. La Commission européenne estime déjà qu’une augmentation de l’investissement à 260 milliards d’euros par an est nécessaire.

De surcroît, l’effort d’investissement ne doit pas occulter la nécessité de réinventer nos modes de consommation, favoriser la recherche, explorer des solutions encore inconnues et donc financer des projets plus hétérodoxes. La problématique ne s’arrête pas à signaler d’un point de vue « macro » où l’argent doit aller – ce que vise la taxonomie verte (système de classification d’activités économiques considérées comme durables) en cours de développement en Europe. Qui dit impulsion « publique » pose de facto la question des échelles et de gouvernance. Le pilotage Commission/BEI doit résister à la tentation d’une action « top down » : l’action publique doit coordonner la dimension territoriale, nationale et européenne car le défi est par essence transnational, mais les leviers d’action souvent locaux.

Comment réinventer la ville autour d’une nouvelle mobilité urbaine, tels qu’un réseau de transport multimodal intégrant l’intelligence artificielle ? Comment réhabiliter le bâti et permettre à une copropriété déjà en quasi-faillite de financer la rénovation des logements pour réduire le nombre de « passoires thermiques » ? Comment moderniser une agriculture pour tous favorisant un mode de production protégeant l’environnement et ses êtres vivants ?

L’effort de coordination est crucial : si l’articulation privé-public est maintes fois soulignée, elle doit aussi se faire au niveau institutionnel et entre les Etats membres pour agir d’une seule voix. Il est regrettable que l’objectif de neutralité carbone pour 2050 « endossé » par le Conseil européen du 13 décembre 2019 se fasse sans la Pologne, alors que la Hongrie et la République tchèque n’ont pu être convaincues qu’in extremis.

Si nous devons saluer les dernières annonces qui semblent enfin montrer une volonté politique, la prudence reste de mise. L’ombre de l’immobilisme guette alors que l’inaction n’est pas une option – nous avons trop à perdre collectivement. 2019 s’est révélée être l’année de la prise de conscience du dérèglement climatique : que 2020 soit celle de l’action concrète pour la transition écologique et solidaire. »

Automobiles Chine: recul du marché qui confirme le tassement de la croissance

Automobiles Chine: recul du marché qui confirme le tassement de la croissance

 

Le principal marché automobile mondial enregistre une chute sévère qui explique en grande partie les impacts négatifs sur l’industrie manufacturière et plus généralement  sur la croissance.

Les  ventes des véhicules des particuliers ont chuté de près de 7,5%, une baisse encore plus forte qu’en 2018. Le recul du marché n’a pas touché tous les constructeurs automobiles. Ceux qui ont perdu des parts de marché sont les fabricants chinois et américains, tandis que ceux qui ont connu des ventes en hausse sont les marques japonaises et allemandes.

Autre indicateur, ‘’évolution des prix qui constitue évidemment un thermomètre qui mesure le déséquilibre entre l’offre et la demande. Or comme on le sait la demande internationale à l’usine de monde que constitue la Chine ne cesse de se réduire. Du coup,  les prix diminuent. Le signe aussi que la consommation intérieure chinoise ne parvient pas encore à compenser l’écroulement des exportations en raison notamment de l’endettement de nombreux acteurs économiques. Les prix à la production en Chine ont en effet décliné en décembre à un rythme moins important que le mois précédent, le signe d’un rebond modeste de l’activité manufacturière et qui suggère que les mesures de soutien engagées par le gouvernement pourraient avoir contribué à stabiliser l’économie.

 

Le tassement de la croissance de l’activité manufacturière constitue  aussi un autre  thermomètre de la demande mondiale et au-delà de la croissance. L’activité dans le secteur manufacturier en Chine a progressé en décembre à un rythme encore plus faible que le mois précédent, qui avait marqué un pic en trois ans, du fait du ralentissement des nouvelles commandes, montrent les résultats publiés jeudi de l’enquête réalisée par Caixin/Markit auprès des directeurs d’achats.

 

L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit s’est établi à 51,5 le mois dernier, contre 51,8 en novembre. Il est inférieur au consensus, qui donnait un indice stable, mais reste pour un cinquième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

 

Ces statistiques, essentiellement basées sur les PME tournées vers l’export, font place à moins d’optimisme que les données officielles communiquées précédemment selon lesquelles l’activité dans le secteur manufacturier a progressé pour un deuxième mois consécutif grâce à une accélération de la production.

Croissance France: La Banque de France adopte la méthode Coué

Croissance France: La Banque de France adopte la méthode Coué  

 

 

 

En dépit du tassement au quatrième trimestre 2019 qui devrait afficher une petite croissance de seulement 0,2 %, la Banque de France persiste et signe en annonçant une croissance de 1,1 % pour 2020. C’est quand même plus réaliste que les 1,3 % du gouvernement qui n’ont d’autres objectifs que de ne pas désespérer des acteurs économiques aussi de permettre une nouvelle dérive des dépenses budgétaires calculées sur des recettes fictives.,

 

Pour les services ( affectés pour certains par les grèves (restauration commercent hôtellerie) l’indicateur synthétique d’activité a ainsi perdu deux points entre novembre et décembre, passant de 99 à 97. Pour le mois de janvier, les chefs d’entreprise interrogés dans le cadre de l’enquête anticipent une amélioration de l’activité.

Dans l’industrie,  les effectifs déclarés par les dirigeants sont en recul. En outre, les carnets de commandes sont en repli pour l’industrie manufacturière. Ce qui témoigne d’une reprise très fragile du moteur industriel français. Pour le mois de janvier, les industriels interrogés prévoient une stabilité de la production.

La plupart des instituts de statistiques prévoient un coup de frein de l’économie pour 2020. Dans leurs dernières prévisions de décembre, les experts de la Banque de France tablent sur une croissance de 1,1% cette année, contre 1,3% en 2019« La nette dégradation de l’environnement international se traduirait par un ralentissement marqué des exportations », indiquent les statisticiens.

De leur côté, les économistes de l’Insee estiment que la croissance française serait comprise entre 0,2% et 0,3% par trimestre d’ici juin 2020. Au final, l’acquis théorique de croissance du PIB serait de 0,9% à la fin du premier semestre. Pour l’emploi la tendance devrait toujours être très mal. Depuis 2017 on aurait créé environ 250 000 emplois parents. Chiffres par ailleurs très controversé si l’on tient compte de l’évolution réelle du nombre de salariés et non d’actifs qui feraient apparaître plutôt une stagnation. De toute manière une perspective de création d’emplois de 100 000 ans de 1020 n’est évidemment pas à la hauteur d’un chômage de 3,5 millions de personnes. Comment d’ailleurs pourrait-on créer des emplois sans véritable croissance significative.

 

Croissance chine: recul du marché automobile qui confirme le tassement

Croissance chine: recul du marché automobile qui confirme le tassement

 

Le principal marché automobile mondial enregistre une chute sévère qui explique en grande partie les impacts négatifs sur l’industrie manufacturière et plus généralement  sur la croissance.

Les  ventes des véhicules des particuliers ont chuté de près de 7,5%, une baisse encore plus forte qu’en 2018. Le recul du marché n’a pas touché tous les constructeurs automobiles. Ceux qui ont perdu des parts de marché sont les fabricants chinois et américains, tandis que ceux qui ont connu des ventes en hausse sont les marques japonaises et allemandes.

Autre indicateur, ‘’évolution des prix qui constitue évidemment un thermomètre qui mesure le déséquilibre entre l’offre et la demande. Or comme on le sait la demande internationale à l’usine de monde que constitue la Chine ne cesse de se réduire. Du coup,  les prix diminuent. Le signe aussi que la consommation intérieure chinoise ne parvient pas encore à compenser l’écroulement des exportations en raison notamment de l’endettement de nombreux acteurs économiques. Les prix à la production en Chine ont en effet décliné en décembre à un rythme moins important que le mois précédent, le signe d’un rebond modeste de l’activité manufacturière et qui suggère que les mesures de soutien engagées par le gouvernement pourraient avoir contribué à stabiliser l’économie.

 

Le tassement de la croissance de l’activité manufacturière constitue  aussi un autre  thermomètre de la demande mondiale et au-delà de la croissance. L’activité dans le secteur manufacturier en Chine a progressé en décembre à un rythme encore plus faible que le mois précédent, qui avait marqué un pic en trois ans, du fait du ralentissement des nouvelles commandes, montrent les résultats publiés jeudi de l’enquête réalisée par Caixin/Markit auprès des directeurs d’achats.

 

L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit s’est établi à 51,5 le mois dernier, contre 51,8 en novembre. Il est inférieur au consensus, qui donnait un indice stable, mais reste pour un cinquième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

 

Ces statistiques, essentiellement basées sur les PME tournées vers l’export, font place à moins d’optimisme que les données officielles communiquées précédemment selon lesquelles l’activité dans le secteur manufacturier a progressé pour un deuxième mois consécutif grâce à une accélération de la production.

 

Perspectives économiques 2020 : on s’installe dans la croissance molle durablement

Perspectives économiques 2020 : on s’installe dans la croissance molle durablement

 

L’évolution tendancielle de la croissance en zone euro s’inscrit dangereusement à la baisse. Ainsi au  dernier trimestre 2019, le PIB  devrait enregistrer une augmentation de seulement 0,1 %. ( 0.2% pour la France).  De quoi remettre en cause les modestes prévisions de 1,2 % qui étaient prévus pour l’année 2020. Notons d’ailleurs que les prévisions de 2019, avec une augmentation du PIB de 1,6 %, ont été contredites pour aboutir autour de 1,1 % sur l’ensemble de l’année. Les prévisions de croissance pour 2020 affichent 1.2% en zone euro comme pour la France. Le gouvernement français attend une croissance du PIB de 1,3% cette année et l’an prochain. De son côté, le FMI  prévoit désormais une hausse de 1,2% seulement du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays de la région cette année, contre 1,3% prévu en avril, après 1,9% en 2018. Le PIB de la zone euro devrait croître de 1,4% en 2020 et en 2021, précise un FMI un peu optimiste, qui attendait auparavant 1,5% de croissance pour chacune des deux prochaines années. Mais pour le FMI, le PIB français devrait quant à lui progresser de 1,2% en 2019, une prévision réduite de 0,1 point de pourcentage par rapport à celle d’avril. Et le FMI n’attend qu’une légère accélération à 1,3% pour 2020 comme pour 2021.

Ce ralentissement est principalement dû à une croissance anémique en Allemagne, première économie de la région, et à la stagnation de l’Italie, explique-t-il. Il table désormais sur une croissance de 0,5% seulement en Allemagne cette année, contre 0,8% prévu en avril, après 1,5% l’an dernier, avant un rebond à 1,2% en 2020 et 1,4% en 2021. Pour contrer ce ralentissement, le Fonds réaffirme son appel en faveur d’une «réponse budgétaire synchronisée» des gouvernements de la zone euro. Comme il ne faut pas désespérer les acteurs économiques, c’est prévisions paresse un peu optimiste si l’on tient compte notamment d’une part de la baisse tendancielle de l’activité enregistrée en fin d’année, par ailleurs de la baisse du moral des patrons.

 

Au plan international c’est surtout la Chine qui accuse un sérieux coup de en matière de croissance. La croissance du PIB dans la puissance asiatique devrait passer de 6,2% en 2019 à 5,7% en 2020 et 5,5% en 2020. « De nombreux facteurs conjoncturels viennent aggraver des facteurs structurels » .

Parmi les émergents, la situation devrait être encore plus critique en Argentine, avec une récession de 3% de son PIB  cette année (-0,3 point par rapport aux dernières prévisions), avant de s’améliorer quelque peu en 2020, avec un recul de 1,7% (+0,1 point), avant un retour à la croissance en 2021, à +0,7%.

D’une manière générale,, l’OCDE s’inquiète des tergiversations des gouvernements face à la réponse à apporter aux défis actuels, du changement climatique à la numérisation de leurs économies en passant par le nouvel ordre mondial qui a émergé après la chute du communisme dont notamment le président américain a détricoté la régulation..

« Ce serait une erreur politique de considérer ces changements comme des facteurs temporaires qui peuvent être résolus avec une politique monétaire ou fiscale », écrit Laurence Boone, chef économiste de l’OCDE dans le rapport. « En l’absence d’orientations politiques claires » sur ces défis, « l’incertitude persistera » et les perspectives de croissance en seront affectées. Or  de ce point de vue aucune politique claire et significative  n’apparaît en matière de croissance verte (au concept très minimal même pour l’OCDE), rien d’important n’est engagé pour concurrencer  la Chine sur le plan des nouvelles technologies et l’ancienne régulation des échanges part en morceaux avec le développement d’accords particuliers et du protectionnisme.

 

 

Croissance Etats-Unis: ça se tasse

Croissance  Etats unis: l’emploi se tasse

 

La publication du rapport sur l’emploi américain qui s’est révélé en demi-teinte avec un nombre de créations d’emplois inférieur aux attentes, un ralentissement de la croissance du salaire horaire moyen et un taux de chômage proche d’un creux de 50 ans. Du côté des financiers, on  tente de se rassurer mais la vérité c’est que la croissance américaine s’inscrit dans une tendance baissière et devrait perdre de leur de 1 % de 2020 et tomber à 2 % voie moins. Témoin l’évolution de l’industrie manufacturière. En effet  L’indice ISM manufacturier a perdu 0,9 point de pourcentage par rapport à novembre, pour atteindre 47,2% en décembre.

Les analystes espéraient en fait un rebond. En dessous de 50%, l’indice ISM marque une contraction. Il rejoint son plus bas niveau de 2009. L’évolution des États-Unis finalement rejoints la tendance baissière de la plupart des pays qui en 2020 risquent  de tutoyer la récession. En cause, des éléments conjoncturels et géopolitiques mais aussi des aspects plus structurels comme par exemple les incertitudes concernant l’industrie automobile.

D’une manière générale, pour des questions commerciales mais aussi environnementales les croissances  reposent moins sur le commerce international. La dynamique dépend surtout de la consommation intérieure. Cette problématique du commerce mondial va peser pendant plusieurs années sur les croissances globales le temps de trouver un meilleur équilibre entre dynamique interne et dynamique externe. .Parmi les composantes de l’indice ISM publié vendredi, les nouvelles commandes sont à 46,8% contre 47,2% un mois plus tôt. Les exportations marquent un recul moins rapide que le mois précédent à 47,3% contre 47,9 en novembre. L’emploi continue de se contracter, abandonnant 1,5 point de pourcentage à 45,1%. La production a pour sa part chuté de 5,9 points à 43,2%. Sur les 18 branches manufacturières examinées en novembre, seules trois affirment être en croissance: alimentation, boissons et tabac, ordinateurs, éléments électroniques et produits manufacturés divers.

 

La croissance 2019 : le PIB résiste à 0,2% au quatrième trimestre

La croissance 2019 : le PIB résiste à 0,2% au quatrième trimestre

La croissance a été atteinte par le mouvement social  de manière significative au cours du quatrième trimestre;  cependant, le PIB résiste encore avec une progression de 0,2 %. Au total on note quand même une certaine décélération notamment dans les services. Plus inquiétante est  la perspective des carnets de commandes qui affichent un retrait et présage sans doute une stagnation au début de l’année 2020. Bref la France n’avait vraiment pas besoin d’un mouvement social qui a pesé sur la dynamique de l’activité et a renforcé les inquiétudes des acteurs économiques quant à l’avenir. Il se pourrait bien pour cette année 2020 la France ait du mal à atteindre 1 % de croissance du PIB.  Au total, la dynamique n’est pas exceptionnelle loin s’en faut mais la France pourra quand même afficher une augmentation de son activité de 1,3 % en 2019. La Banque de France a confirmé ce vendredi 10 janvier son estimation d’un ralentissement de la croissance économique au quatrième trimestre 2019 à 0,2 %, les grèves ayant notamment entraîné une décélération de l’activité dans les services en décembre 2019, compensée par la résistance de l’industrie et du bâtiment.

Après avoir progressé chaque trimestre de 0,3 %, le produit intérieur brut français a ainsi marqué le pas en cette fin d’année, selon cette troisième et dernière estimation basée sur l’enquête mensuelle de conjoncture menée par la Banque de France auprès des chefs d’entreprises.

Selon l’institution monétaire française, en décembre, l’activité des services a « fortement » ralenti en décembre. « L’hébergement-restauration, en particulier, pâtit des grèves », explique la Banque de France dans son communiqué.

Dans l’industrie, la production a progressé « modérément » en décembre, avec un dynamisme plus important dans l’agroalimentaire et les produits informatiques et électroniques.

En revanche, « les carnets de commande continuent de se dégarnir », note la Banque de France, et les chefs d’entreprises anticipent une stabilité pour le mois de janvier.

Dans le bâtiment, l’activité a aussi peu progressé en décembre mais les carnets de commandes « demeurent bien fournis » et les chefs d’entreprises interrogés anticipent un rebond en janvier.

Pour l’ensemble de l’année achevée, la Banque de France comme l’Insee tablent sur une croissance économique de 1,3 %, tout comme le gouvernement qui a revu mi-décembre sa prévision légèrement à la baisse après avoir longtemps parié sur une progression du produit intérieur brut de 1,4 % pour 2019.

Pour l’an prochain, la Banque de France prévoit un ralentissement de la croissance à 1,1 %, qui, s’il se confirmait, serait son niveau le plus bas depuis 2016. Le gouvernement a lui construit son budget 2020 sur une hypothèse de 1,3 %.

 

Croissance Japon-Nouveau déclin de la consommation

Croissance Japon-Nouveau déclin de la consommation

 

Dépenses des ménages en berne, comme l’industrie , le Japon s’enfonce de plus en plus dans la crise. D’après les statistiques gouvernementales, les dépenses des ménages ont diminué en novembre de 2,0% en rythme annuel .  Par ailleurs, le secteur de l’industrie japonais plonge, victime tout autant du ralentissement chinois que de la crise interne dans laquelle s’englue le pays du fait notamment de son endettement. L’activité du secteur manufacturier au Japon s’est en effet contractée en décembre pour un huitième mois consécutif, montrent les résultats de l’enquête réalisée par Markit/Jibun Bank auprès des directeurs d’achats.

L’indice PMI manufacturier calculé par Markit/Jibun Bank a chuté à 48,4 en décembre en données corrigées des variations saisonnières, ce qui correspond au niveau enregistré en octobre, lorsque l’indice avait atteint un plus bas de trois ans.

Il reste pour le huitième mois d’affilée sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité. Il s’agit de la plus longue période de contraction du secteur manufacturier depuis celle de neuf mois entre juin 2012 et février 2013.

D’après les résultats de l’enquête, les nouvelles commandes et la production industrielle dans leur ensemble ont ralenti pour un 12e mois de rang.

Par ailleurs,  les dépenses des ménages ont diminué en novembre de 2,0% en rythme annuel, alors que le consensus donnait un déclin de 1,7%. Elles s’étaient établi en octobre à un plus bas de trois ans. En rythme mensuel, les dépenses des ménages ont progressé de 2,6%, un net rebond par rapport au repli de 11,5% constaté en octobre en rythme mensuel, mais un rythme inférieur à la prévision médiane des économistes (+3,4%).

 

La croissance global du Japon ne cesse de se réduire après 1,7 % en 2017, c’est la descente douce vers la stagnation voire la récession en 2020 même si le gouvernement espère toujours plus 0,7 %.

Croissance Chine nouveau ralentissement des prix qui confirme la baisse de la croissance

Croissance Chine  nouveau ralentissement des prix qui confirme la baisse de la croissance

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L’évolution des prix constitue évidemment un thermomètre qui mesure le déséquilibre entre l’offre et la demande. Or comme on le sait la demande internationale à l’usine de monde que constitue la Chine ne cesse de se réduire. Du coup,  les prix diminuent. Le signe aussi que la consommation intérieure chinoise ne parvient pas encore à compenser l’écroulement des exportations en raison notamment de l’endettement de nombreux acteurs économiques.-Les prix à la production en Chine ont en effet décliné en décembre à un rythme moins important que le mois précédent, le signe d’un rebond modeste de l’activité manufacturière et qui suggère que les mesures de soutien engagées par le gouvernement pourraient avoir contribué à stabiliser l’économie.

L e tassement de la croissance de l’activité manufacturière constitue  un autre  thermomètre de la demande mondiale et au-delà de la croissance. L’activité dans le secteur manufacturier en Chine a progressé en décembre à un rythme encore plus faible que le mois précédent, qui avait marqué un pic en trois ans, du fait du ralentissement des nouvelles commandes, montrent les résultats publiés jeudi de l’enquête réalisée par Caixin/Markit auprès des directeurs d’achats.

L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit s’est établi à 51,5 le mois dernier, contre 51,8 en novembre. Il est inférieur au consensus, qui donnait un indice stable, mais reste pour un cinquième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

Ces statistiques, essentiellement basées sur les PME tournées vers l’export, font place à moins d’optimisme que les données officielles communiquéespredemmenet selon lesquelles l’activité dans le secteur manufacturier a progressé pour un deuxième mois consécutif grâce à une accélération de la production.

 

Selon les statistiques officielles publiées jeudi, l’indice des prix à la production (PPI) a chuté le mois dernier de 0,5% en rythme annuel, contre un déclin de 1,4% en novembre. Le consensus anticipait une baisse de 0,4%.

Dans un communiqué accompagnant la publication des données, le Bureau national de la statistique (BNS) indique que le rebond des activités énergétiques a contribué à ce redressement.

Pour l’ensemble de l’année 2019, le PPI a diminué de 0,3% alors qu’il avait progressé de 3,5% lors de l’année précédente.

L’indice des prix à la consommation (CPI) a progressé en décembre au même rythme qu’en novembre – 4,5% en rythme annuel, soit un plus haut de huit ans -, une nouvelle fois sous l’effet de la hausse du prix du porc due à une épidémie de fièvre porcine.

Cependant l’inflation de base, qui exclut les produits alimentaires et énergétiques, est restée modeste, avec une progression de 1,4% en rythme annuel de l’indice en décembre, identique au mois précédent. 

Économie mondiale : une perspective de croissance molle en 2020 (OCDE)

Économie mondiale : une perspective de croissance molle en 2020 (OCDE)

 

 

Un ralentissement conjoncturel dans le cadre de mutations davantage structurelles explique l’installation dans une croissance mondiale  très molle. La dette, l’atonie de la demande ou les tensions commerciales vont en effet faire stagner la croissance d’après la chef économiste de l’OCDE. En outre des facteurs géopolitiques pourraient venir faire émerger le risque de récession . ( Interview la Tribune)

 

Existe-t-il un risque de récession ?

Nous projetons une stagnation de la croissance en 2020 et 2021, puisque celle-ci serait de 2,9 % l’an prochain comme cette année et 3 % l’année suivante. Ce sont les taux les plus faibles depuis la crise financière, et les risques sont nombreux. Par exemple, il y a un large volume de dettes d’entreprises sur les marchés qui pourraient souffrir de ce ralentissement prolongé de la croissance, et dont un défaut pourrait entraîner des ventes massives. Il y a également une résurgence de produits structurés, dont le montage rappelle ceux de l’avant-crise, aux États-Unis notamment. Un ralentissement accru ou plus brutal de la Chine pèserait sur la croissance mondiale. Des tensions géopolitiques pourraient s’aggraver. Enfin, même en année électorale américaine, on ne peut exclure une résurgence des tensions commerciales.

Comment les prévisions macroéconomiques de l’OCDE ont-elles évolué pour les années 2020 et 2021 ?

Nous pensons maintenant que le ralentissement est aussi bien structurel – avec des facteurs touchant aux fondamentaux économiques de long terme – que cyclique. Au-delà du ralentissement et du rééquilibrage de la croissance en Chine, qui sont là pour longtemps, il y a les défis posés par la transformation numérique, l’urgence accrue du changement climatique et l’anxiété suscitée par les mutations du marché du travail, qui est parfois à l’origine de ce repli sur l’économie domestique. Ces facteurs sont structurels et ne peuvent être résolus avec des taux d’intérêt plus bas ou un stimulus budgétaire (du moins, pas seulement). Ils affectent les conditions de développement des entreprises, la nature et le nombre des emplois. Ils vont demander une réponse forte et active des politiques économiques. C’est ainsi que, pour la première fois dans nos prévisions, nous avons mis l’accent sur le changement climatique et les réponses à y apporter.

Quels seront les grands défis pour l’économie internationale en 2020 ?

Il s’agit, d’une part, de recréer de la confiance, un environnement plus prévisible pour les entreprises, et, d’autre part, de lancer et de bâtir les conditions d’un rebond de l’investissement, public comme privé. Pour retrouver la confiance, l’OCDE agit sur deux fronts : elle accroît la transparence en matière commerciale et elle œuvre à un nouveau système de taxation internationale, pour que chaque entreprise paie sa part juste d’impôts sur le territoire où elle réalise des profits.

Pour l’investissement, nous recommandons de créer des fonds d’investissement publics destinés aux transitions numérique et énergétique. Ces fonds doivent servir notamment à financer les infrastructures comme les autoroutes de l’information, les réseaux de distribution d’électricité indispensables au déploiement du renouvelable, et à soutenir des projets innovants dans ces deux secteurs. La gouvernance doit être rigoureuse, car il s’agit d’argent public. Il faut que cela soit contrôlé par le parlement lors du processus budgétaire tout en préservant des conditions de concurrence saine entre les entreprises, car c’est de là que vient l’innovation. On peut s’inspirer de l’agence Darpa du département de la Défense aux États-Unis, ou des PIA (programmes d’investissement d’avenir) à la française.

Quels seraient les principaux leviers à activer pour répondre à l’urgence climatique ?

Il y a plusieurs types d’instruments, dont on doit prendre en compte l’impact redistributif, c’est-à-dire notamment les effets sur les emplois, et le coût pour les ménages et les PME les plus exposées. Prenons le prix du carbone : des régions comme la Colombie-Britannique (Canada) ont réussi à l’augmenter progressivement, mais en redistribuant les recettes aux personnes et aux entreprises les plus affectées. Ainsi, on modifie leur comportement, sans les pénaliser financièrement ou dans leur quotidien. On peut également inciter les investisseurs à diriger leurs fonds vers des financements verts avec la régulation ou des tests qui mettent en évidence à quel point leurs revenus seraient menacés par des chutes de prix d’actifs, comme les actions dans des entreprises d’énergie fossile. Enfin, des investissements publics demeurent nécessaires, comme vient de le souligner la Commission européenne avec la publication de son « Green Deal ».

Les banques centrales (FED, BCE) ont-elles encore des marges de manœuvre pour répondre au ralentissement ? Les taux bas représentent-ils une menace ou une opportunité ?

Les banques centrales ont toujours des marges de manœuvre, la question à se poser est de savoir si les défis que l’on vient d’évoquer relèvent bien du domaine des banques centrales. La réponse est : « Pas vraiment. » En revanche, elles ont lancé le signal qu’elles maintiendraient des taux bas longtemps, ce qui permet d’avoir de la visibilité pour financer les investissements et effectuer des réformes qui, parfois, peuvent avoir un effet transitoire négatif. Profitons-en. Quant à la question d’une « menace », laissez-moi soulever deux points. D’une part, les politiques macroprudentielles et la supervision doivent contrôler et corriger les risques financiers plus que la politique monétaire. D’autre part, la majorité des récessions ont été déclenchées par des hausses de taux. Mais l’économie mondiale n’est pas suffisamment solide pour que les taux remontent tant que la politique budgétaire ne reprendra pas le relais de façon structurée et significative.

Les États disposent-ils encore de marges de manœuvre budgétaires ?

Les positions varient d’un pays à l’autre. Il y a des moyens d’agir pour ceux qui ont une dette élevée : s’attaquer à la composition des dépenses et vérifier que l’argent est utilisé au mieux pour la croissance et le bien être. Trop souvent, les dépenses ont été empilées sans véritable évaluation au cours du temps et ne touchent plus ni les populations qui en ont le plus besoin, ni les investissements qui sont les plus nécessaires.

 

Croissance Japon: dans le rouge

Croissance Japon: dans le rouge

Le Japon s’enfonce un peu plus dans la crise. Après la chute de l’industrie manufacturière  (en recul depuis huit mois,) c’est autour de l’activité des services de tomber dans le rouge.  Globalement l ’indice PMI composite, qui intègre secteur manufacturier et services, s’est contracté en décembre pour un troisième mois consécutif, à 48,6, après 49,8 en lecture définitive en novembre.

L’activité du secteur manufacturier au Japon s’est contractée en décembre pour un huitième mois consécutif, montrent les résultats publiés lundi de l’enquête réalisée par Markit/Jibun Bank auprès des directeurs d’achats.

L’indice PMI manufacturier calculé par Markit/Jibun Bank a chuté à 48,4 en décembre en données corrigées des variations saisonnières, ce qui correspond au niveau enregistré en octobre, lorsque l’indice avait atteint un plus bas de trois ans.

Il reste pour le huitième mois d’affilée sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité. Il s’agit de la plus longue période de contraction du secteur manufacturier depuis celle de neuf mois entre juin 2012 et février 2013.

D’après les résultats de l’enquête, les nouvelles commandes et la production industrielle dans leur ensemble ont ralenti pour un 12e mois de rang. L’indice PMI des services calculé par Markit/Jibun Bank a reculé le mois dernier à 49,4, après 50,3 en novembre, en données corrigées des variations saisonnières, à son plus bas niveau depuis septembre 2016.Il chute sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité pour la seconde fois en trois mois. L’indice PMI composite, qui intègre secteur manufacturier et services, s’est contracté en décembre pour un troisième mois consécutif, à 48,6, après 49,8 en lecture définitive en novembre.

Croissance zone euro 2020: à peine 1 % ?

 Croissance zone euro 2020: à peine 1 % ?

 

L’évolution tendancielle de la croissance en zone euro s’inscrit dangereusement à la baisse. Ainsi au  dernier trimestre 2019, le PIB  devrait enregistrer une augmentation de seulement 0,1 %. De quoi remettre en cause les modestes prévisions de 1,2 % qui étaient prévus pour l’année 2020. Notons d’ailleurs que les prévisions de 2019, avec une augmentation du PIB de 1,6 %, ont été contredites pour aboutir autour de 1,1 % sur l’ensemble de l’année. Les prévisions de croissance pour 2020 affichent 1.2% en zone euro comme pour la France. Le gouvernement français attend une croissance du PIB de 1,3% cette année et l’an prochain. De son côté, le FMI  prévoit désormais une hausse de 1,2% seulement du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays de la région cette année, contre 1,3% prévu en avril, après 1,9% en 2018. Le PIB de la zone euro devrait croître de 1,4% en 2020 et en 2021, précise un FMI un peu optimiste, qui attendait auparavant 1,5% de croissance pour chacune des deux prochaines années. Mais pour le FMI, le PIB français devrait quant à lui progresser de 1,2% en 2019, une prévision réduite de 0,1 point de pourcentage par rapport à celle d’avril. Et le FMI n’attend qu’une légère accélération à 1,3% pour 2020 comme pour 2021.

Ce ralentissement est principalement dû à une croissance anémique en Allemagne, première économie de la région, et à la stagnation de l’Italie, explique-t-il. Il table désormais sur une croissance de 0,5% seulement en Allemagne cette année, contre 0,8% prévu en avril, après 1,5% l’an dernier, avant un rebond à 1,2% en 2020 et 1,4% en 2021. Pour contrer ce ralentissement, le Fonds réaffirme son appel en faveur d’une «réponse budgétaire synchronisée» des gouvernements de la zone euro. Comme il ne faut pas désespérer les acteurs économiques, c’est prévisions paresse un peu optimiste si l’on tient compte notamment d’une part de la baisse tendancielle de l’activité enregistrée en fin d’année, par ailleurs de la baisse du moral des patrons

Au plan international c’est surtout la Chine qui accuse un sérieux coup de en matière de croissance. La croissance du PIB dans la puissance asiatique devrait passer de 6,2% en 2019 à 5,7% en 2020 et 5,5% en 2020. « De nombreux facteurs conjoncturels viennent aggraver des facteurs structurels » .

Parmi les émergents, la situation devrait être encore plus critique en Argentine, avec une récession de 3% de son PIB  cette année (-0,3 point par rapport aux dernières prévisions), avant de s’améliorer quelque peu en 2020, avec un recul de 1,7% (+0,1 point), avant un retour à la croissance en 2021, à +0,7%.

D’une manière générale,, l’OCDE s’inquiète des tergiversations des gouvernements face à la réponse à apporter aux défis actuels, du changement climatique à la numérisation de leurs économies en passant par le nouvel ordre mondial qui a émergé après la chute du communisme dont notamment le président américain a détricoté la régulation..

« Ce serait une erreur politique de considérer ces changements comme des facteurs temporaires qui peuvent être résolus avec une politique monétaire ou fiscale », écrit Laurence Boone, chef économiste de l’OCDE dans le rapport. « En l’absence d’orientations politiques claires » sur ces défis, « l’incertitude persistera » et les perspectives de croissance en seront affectées. Or  de ce point de vue aucune politique claire et significative  n’apparaît en matière de croissance verte (au concept très minimal même pour l’OCDE), rien d’important n’est engagé pour concurrencer  la Chine sur le plan des nouvelles technologies et l’ancienne régulation des échanges part en morceaux avec le développement d’accords particuliers et du protectionnisme.

Croissance Japon: l’ industrie manufacturière plonge encore

Croissance Japon: l’ industrie manufacturière plonge encore

 

C’est le huitième mois consécutif que le secteur de l’industrie japonais plonge ,victime tout autant du ralentissement chinois que de la crise interne dans laquelle s’englue le pays du faite notamment de son endettement. L’activité du secteur manufacturier au Japon s’est en effet contractée en décembre pour un huitième mois consécutif, montrent les résultats publiés lundi de l’enquête réalisée par Markit/Jibun Bank auprès des directeurs d’achats.

L’indice PMI manufacturier calculé par Markit/Jibun Bank a chuté à 48,4 en décembre en données corrigées des variations saisonnières, ce qui correspond au niveau enregistré en octobre, lorsque l’indice avait atteint un plus bas de trois ans.

Il reste pour le huitième mois d’affilée sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité. Il s’agit de la plus longue période de contraction du secteur manufacturier depuis celle de neuf mois entre juin 2012 et février 2013.

D’après les résultats de l’enquête, les nouvelles commandes et la production industrielle dans leur ensemble ont ralenti pour un 12e mois de rang.

Croissance Chine : encore un ralentissement de l’industrie

Croissance Chine : encore un ralentissement de l’industrie

L e tassement de la croissance de l’activité manufacturière constitue  une sorte de thermomètre de la demande mondiale et au-delà de la croissance. L’activité dans le secteur manufacturier en Chine a progressé en décembre à un rythme encore plus faible que le mois précédent, qui avait marqué un pic en trois ans, du fait du ralentissement des nouvelles commandes, montrent les résultats publiés jeudi de l’enquête réalisée par Caixin/Markit auprès des directeurs d’achats.

L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit s’est établi à 51,5 le mois dernier, contre 51,8 en novembre. Il est inférieur au consensus, qui donnait un indice stable, mais reste pour un cinquième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

Ces statistiques, essentiellement basées sur les PME tournées vers l’export, font place à moins d’optimisme que les données officielles communiquéespredemmenet selon lesquelles l’activité dans le secteur manufacturier a progressé pour un deuxième mois consécutif grâce à une accélération de la production.

Croissance France 2020: 1.3% ?

Croissance France 2020: 1.3% ?

 

Le gouvernement attend une croissance du PIB de 1,3% cette année et l’an prochain. De son côté Le FMI  prévoit désormais une hausse de 1,2% seulement du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays de la région cette année, contre 1,3% prévu en avril, après 1,9% en 2018. Le PIB de la zone euro devrait croître de 1,4% en 2020 et en 2021, précise le FMI, qui attendait auparavant 1,5% de croissance pour chacune des deux prochaines années. Mais pour le FMI, le PIB français devrait quant à lui progresser de 1,2% en 2019, une prévision réduite de 0,1 point de pourcentage par rapport à celle d’avril. Et le FMI n’attend qu’une légère accélération à 1,3% pour 2020 comme pour 2021.

Ce ralentissement est principalement dû à une croissance anémique en Allemagne, première économie de la région, et à la stagnation de l’Italie, explique-t-il. Il table désormais sur une croissance de 0,5% seulement en Allemagne cette année, contre 0,8% prévu en avril, après 1,5% l’an dernier, avant un rebond à 1,2% en 2020 et 1,4% en 2021. Pour contrer ce ralentissement, le Fonds réaffirme son appel en faveur d’une «réponse budgétaire synchronisée» des gouvernements de la zone euro. Comme il ne faut pas désespérer les acteurs économiques, c’est prévisions paresse un peu optimiste si l’on tient compte notamment d’une part de la baisse tendancielle de l’activité enregistrée en fin d’année, par ailleurs de la baisse du moral des patrons

Au plan international c’est surtout la Chine qui accuse un sérieux coup de en matière de croissance. La croissance du PIB dans la puissance asiatique devrait passer de 6,2% en 2019 à 5,7% en 2020 et 5,5% en 2020. « De nombreux facteurs conjoncturels viennent aggraver des facteurs structurels » .

Parmi les émergents, la situation devrait être encore plus critique en Argentine, avec une récession de 3% de son PIB  cette année (-0,3 point par rapport aux dernières prévisions), avant de s’améliorer quelque peu en 2020, avec un recul de 1,7% (+0,1 point), avant un retour à la croissance en 2021, à +0,7%.

D’une manière générale,, l’OCDE s’inquiète des tergiversations des gouvernements face à la réponse à apporter aux défis actuels, du changement climatique à la numérisation de leurs économies en passant par le nouvel ordre mondial qui a émergé après la chute du communisme dont notamment le président américain a détricoté la régulation..

« Ce serait une erreur politique de considérer ces changements comme des facteurs temporaires qui peuvent être résolus avec une politique monétaire ou fiscale », écrit Laurence Boone, chef économiste de l’OCDE dans le rapport. « En l’absence d’orientations politiques claires » sur ces défis, « l’incertitude persistera » et les perspectives de croissance en seront affectées. Or  de ce point de vue aucune politique claire et significative  n’apparaît en matière de croissance verte (au concept très minimal même pour l’OCDE), rien d’important n’est engagé pour concurrencer  la Chine sur le plan des nouvelles technologies et l’ancienne régulation des échanges part en morceaux avec le développement d’accords particuliers et du protectionnisme.

Croissance Europe: l’industrie s’écroule encore

Croissance Europe: l’industrie s’écroule encore

 

Encore de très mauvais chiffres pour l’industrie de la zone euro. On  peut se demander si l’industrie ne disparaîtra pas un jour de l’Europe.

 

En zone euro L’indice PMI du secteur industriel a reculé à 46,3 en décembre après 46,9 en décembre, un repli moins marqué toutefois qu’en première estimation puisque le PMI “flash” le donnait à 45,9.

Un indice mesurant la production, qui entre dans le calcul du PMI composite, a baissé à 46,1 après 47,4 en novembre.

“Les industriels de la zone euro évoquent une fin 2019 sombre avec une baisse de la production d’une ampleur jamais vue depuis 2012”, commente Chris Williamson, chef économiste d’IHS Markit.

“Si les entreprises se montrent un peu plus optimistes pour l’année à venir, le retour à la croissance est encore loin car les flux de nouvelles commandes continuent de baisser à un rythme qui figure parmi les plus soutenus des sept dernières années.”

En Allemagne, l’activité du secteur manufacturier allemand, très dépendante de la demande étrangère, s’est encore contractée en décembre mais les prévisions de production se sont légèrement améliorées, montrent les résultats définitifs de l’enquête mensuelle d’IHS Markit.

L’indice PMI manufacturier a reculé à 43,7 après 44,1 en novembre. Ce dernier chiffre marquait un plus haut de cinq mois.

L’indice définitif de décembre est légèrement supérieur à la première estimation, qui le donnait à 43,4, mais reste loin du seuil de 50 séparant croissance et contraction.

En France, la croissance de l’activité du secteur manufacturier français a ralenti en décembre, confirment les résultats définitifs de l’enquête mensuelle d’IHS Markit.

L’indice PMI manufacturier ressort à 50,4 après 51,7 en novembre et 50,3 en première estimation.

Le chiffre de novembre marquait un plus haut de sept mois.

IHS Markit note que si les conditions d’activité dans l’industrie se sont améliorées en décembre, cette amélioration a été la plus faible enregistrée depuis trois mois, évoquant “une hausse marginale de la production et une nouvelle contraction des nouvelles commandes”.

“Cela a conduit les entreprises à interrompre leurs efforts de recrutement et à réduire leurs achats”, ajoute Eliot Kerr, économiste du cabinet privé.

En Grande-Bretagne La production du secteur manufacturier britannique a subi en décembre sa contraction la plus marquée depuis plus de sept ans, l’impact du ralentissement économique mondial étant amplifié par la réduction des stocks constitués par les entreprises dans l’éventualité d’un Brexit sans accord.

Le PMI britannique est ainsi à 47,5 après 48,9 en novembre et l’indice de la production a chuté à 45,6, son plus bas niveau depuis juillet 2012, contre 49,1 en novembre.

L’enquête d’IHS Markit a été réalisée entre le 5 et le 18 décembre, une période pendant laquelle ont eu lieu les élections législatives ayant donné une large majorité au Premier ministre, Boris Johnson.

en Italie L’activité du secteur manufacturier a reculé en décembre pour le 15e mois consécutif et à son rythme le plus marqué depuis près de sept ans, montrent les résultats de l’enquête mensuelle d’IHS Markit.

L’indice PMI manufacturier est tombé à 46,2 après 47,6 en novembre, au plus bas depuis avril 2013.

Les économistes et analystes interrogés par Reuters l’attendaient en moyenne à 47,2.

Le sous-indice des nouvelles commandes est revenu à 45,8 après 46,7.

en Espagne L’activité manufacturière s’est contractée en décembre pour le septième mois consécutif et sa baisse a atteint son rythme le plus marqué depuis avril 2013, l’incertitude politique s’ajoutant aux interrogations sur la croissance mondiale.

L’indice PMI manufacturier a reculé à 47,4 après 47,5 en novembre. Il est inférieur depuis juin au seuil de 50 séparant contraction et expansion.

L’indice de la production est revenu à 45,4 après 47,5, sa plus forte baisse d’un mois sur l’autre depuis six ans et demi.

Croissance États-Unis : encore un recul de l’industrie manufacturière

Croissance États-Unis : encore un recul de l’industrie manufacturière

L’indice ISM manufacturier a perdu 0,9 point de pourcentage par rapport à novembre, pour atteindre 47,2% en décembre. Les analystes espéraient en fait un rebond. En dessous de 50%, l’indice ISM marque une contraction. Il rejoint son plus bas niveau de 2009. L’évolution des États-Unis finalement rejoints la tendance baissière de la plupart des pays qui en 2020 risquent  de tutoyer la récession. En cause, des éléments conjoncturels et géopolitiques mais aussi des aspects plus structurels comme par exemple les incertitudes concernant l’industrie automobile. D’une manière générale, pour des questions commerciales mais aussi environnementales les croissances  reposent moins sur le commerce international. La dynamique dépend surtout de la consommation intérieure. Cette problématique du commerce mondial va peser pendant plusieurs années sur les croissances globales le temps de trouver un meilleur équilibre entre dynamique interne et dynamique externe.

.Parmi les composantes de l’indice ISM publié vendredi, les nouvelles commandes sont à 46,8% contre 47,2% un mois plus tôt. Les exportations marquent un recul moins rapide que le mois précédent à 47,3% contre 47,9 en novembre. L’emploi continue de se contracter, abandonnant 1,5 point de pourcentage à 45,1%. La production a pour sa part chuté de 5,9 points à 43,2%.

Sur les 18 branches manufacturières examinées en novembre, seules trois affirment être en croissance: alimentation, boissons et tabac, ordinateurs, éléments électroniques et produits manufacturés divers.

Croissance verte: une conception restrictive de l’OCDE

Croissance verte: une conception restrictive de l’OCDE

Un texte intéressant de l’OCDE, un peu attrape tout,  et qui montre bien tout l’ambiguïté d’une organisation qui ne veut pas renoncer au concept  même de croissance classique  même si elle en reconnaît les limites . A noter surtout l’ambigüité entre les concepts de durabilité et de croissance.  

 

« La croissance verte signifie promouvoir la croissance économique et le développement tout en veillant à ce que les actifs naturels continuent de fournir les ressources et services environnementaux dont dépend notre bien-être.

Pour cela, elle doit catalyser l’investissement et l’innovation qui serviront d’assise à une croissance durable et susciteront de nouvelles possibilités économiques.

La croissance verte n’est pas un substitut au développement durable. Il s’agit plutôt d’une approche pratique et flexible pour réaliser des progrès concrets et mesurables sur l’ensemble de ses piliers économique et environnemental, tout en tenant pleinement compte des conséquences sociales du verdissement de la dynamique de croissance des économies. L’axe des stratégies de croissance verte est de faire en sorte que les actifs naturels puissent fournir de façon durable tout leur potentiel économique. Il s’agit notamment de fournir les services essentiels au maintien de la vie –– pureté de l’air et de l’eau, et résilience de la biodiversité nécessaire à la production d’aliments et à la santé humaine. Les actifs naturels ne sont pas indéfiniment substituables et les politiques de croissance verte tiennent compte de ce constat.

 

Les politiques de croissance verte font partie intégrante des réformes structurelles nécessaires pour promouvoir une croissance robuste, plus durable et inclusive. Elles peuvent également libérer de nouveaux moteurs de croissance à travers :

  • L’amélioration de la productivité par la création d’incitations à une plus grande efficience dans l’utilisation des ressources naturelles, la réduction des déchets et de la consommation d’énergie, la libération des possibilités d’innovation et de création de valeur et l’allocation des ressources aux usages présentant la plus forte valeur ;
  • Le renforcement de la confiance des investisseurs par une plus grande prévisibilité dans la façon dont les pouvoirs publics abordent les grandes questions environnementales ;
  • L’ouverture de nouveaux marchés par une stimulation de la demande de produits, de services et de technologies écologiques ;
  • Une contribution à l’assainissement des comptes publics par une mobilisation de recettes basée sur une fiscalité verte et l’élimination des aides préjudiciables à l’environnement. Ces mesures peuvent également aider à générer ou libérer des ressources pour les programmes de lutte contre la pauvreté dans des domaines comme l’approvisionnement en eau et l’assainissement, ou d’autres investissements en faveur des populations déshéritées ;
  • La réduction des risques de chocs négatifs pour la croissance, imputables à des goulets d’étranglement au niveau des ressources, ainsi que d’impacts environnementaux préjudiciables et potentiellement irréversibles.

Les stratégies en faveur de la croissance verte doivent être adaptées aux spécificités des pays. Elles devront prendre soigneusement en considération la façon de gérer tout arbitrage potentiel et d’exploiter au mieux les synergies entre la croissance verte et la réduction de la pauvreté. Dans ce dernier domaine, il s’agit par exemple de mettre à la disposition de la population des infrastructures plus efficientes (par exemple, en matière d’énergie, d’approvisionnement en eau et de transport), de s’attaquer aux problèmes de santé associés à la dégradation de l’environnement et d’introduire des technologies efficientes de nature à réduire les coûts et accroître la productivité, tout en réduisant les pressions sur l’environnement. Vu le rôle central que jouent les actifs naturels dans les pays à faible revenu, les politiques de croissance verte peuvent atténuer la vulnérabilité face aux risques environnementaux et renforcer la sécurité des moyens d’existence des plus démunis.

Les stratégies de croissance verte reconnaissent également que le fait de privilégier le PIB comme principale mesure du progrès économique ignore de façon générale la contribution des actifs naturels à la richesse, à la santé et au bien-être. Elles doivent donc s’appuyer sur un plus large éventail de mesures du progrès, qui prennent en compte la qualité et la composition de la croissance, ainsi que la façon dont cela affecte la richesse et le bien-être des populations. »

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