Archive pour le Tag 'croissance'

Croissance ralentie pour la France (agence Fitch)

 

 

Croissance ralentie pour la France (agence Fitch)

D’une certaine manière l’agence de notation Fitch qui maintient la note AA de la france rejoint les critiques de la Cour des Comptes. L’agence Fitch en effet estime que la croissance prévue par le gouvernement est surestimée  etviendra accroître la dette. Elle prévoit ainsi une croissance de 2,4% sur l’ensemble de l’année 2022, proche des prévisions de l’Insee, qui a annoncé la semaine dernière qu’elle tablait sur une croissance à 2,5%. Fitch estime ensuite la croissance du pays à 2,1% en 2023 et de 1,9% en 2024.

L’agence s’attend à ce que le déficit public atteigne 5,2% du PIB français en 2022, alors que le gouvernement s’est fixé un objectif de 5%. Elle mise toutefois sur une baisse, les années suivantes, pour atteindre 4% en 2024. En mai 2020, Fitch avait abaissé de « stable » à « négative » la perspective de la note de la dette à long terme de la France. Une autre agence de notation, Standard and Poor’s, note également la dette à long terme de la France « AA » mais estime que sa perspective est « stable ». Elle a maintenu cette note en octobre dernier.

 Pour Fitch Ratings perspectives macroéconomiques se sont assombries par la guerre en Ukraine et l’inflation. « Le rythme de croissance de l’activité économique a décliné pendant la première moitié de l’année, les dépenses de consommation ayant sensiblement baissé », note l’agence de notation.  Elle prévoit ainsi une croissance de 2,4% sur l’ensemble de l’année 2022, proche des prévisions de l’Insee, qui a annoncé la semaine dernière qu’elle tablait sur une croissance à 2,5%. Fitch estime ensuite la croissance du pays à 2,1% en 2023 et de 1,9% en 2024.

Principal poids sur cette croissance, l’inflation qui ne cesse d’augmenter. En juillet, la hausse des prix atteignait 6,1% sur un an, le chiffre le plus élevé depuis juillet 1985 selon l’Insee.

Croissance 2023 en Europe : vers la récession ?

Croissance  2023 en Europe : vers la récession ?

 

On peut se demander si la BCE n’agit pas à contre-courant en décidant  des hausses des taux d’intérêt et cela tant que l’inflation ne sera pas ramenée à 2 %. En effet ,  tous les indicateurs économiques sont orientés vers le rouge et cette hausse pourrait précipiter l’Europe vers la récession. Les indicateurs de juillet témoignent de la chute brutale de l’environnement économique.De ce point de vue, il se pourrait que la banque centrale européenne agisse à contretemps. En effet la perspective de récession prend son origine dans la baisse de la demande constatée aujourd’hui. Augmenter le coût de l’argent c’est assommer un peu plus l’activité. On sait à peu près prédire l’hypothèse d’une récession mais beaucoup plus difficilement le calendrier de sa sortie. La BCE pourrait alors être conduite non pas à augmenter les taux d’intérêt d’ici quelques mois mais au contraire de les diminuer pour tenter de relancer la croissance.

La situation particulièrement inquiétante de l’Allemagne pourrait précipiter encore davantage la dégringolade de la croissance européenne qui se caractériserait alors par une forte inflation mais une activité économique en déclin.

Les indices PMI dévoilés ce vendredi 22 juillet montrent que l’économie européenne s’écroule. L’indicateur synthétique de la zone euro est entré en territoire négatif au mois de juillet à 49.4 contre 52 au mois de juin. Il s’agit d’un plus bas depuis 17 mois. Pour rappel, l’activité est en contraction quand cet indice, très scruté dans les milieux économiques et financiers, passe sous le seuil de 50 points ; et elle est en expansion lorsqu’il dépasse ce chiffre.

« Si on exclut les périodes de confinements sanitaires, la baisse de l’activité globale enregistrée en juillet est la première depuis juin 2013. Elle indique en outre un recul trimestriel du PIB de l’ordre de 0,1 %, soit un rythme de contraction pour l’heure marginal, mais qui, compte tenu du fort repli des nouvelles affaires, de la baisse du volume des affaires en cours et de la dégradation des perspectives d’activité, devrait s’accélérer dans les prochains mois », a déclaré Chris Williamson, chef économiste chez à S&P Global Market Intelligence.

Au sein de la zone euro, c’est en Allemagne que la baisse de l’activité est la plus marquée, avec un repli de l’indice PMI à 48, soit le plus faible niveau depuis juin 2020. Dans une note de blog publiée ce vendredi, les économistes du FMI ont révisé fortement à la baisse leurs projections de croissance pour l’Allemagne, passant de 2,9% à 1,2% pour 2022. En France, l’activité a continué d’augmenter en juillet, mais à un rythme extrêmement ralenti, avec un PMI de 50,6 en juillet. Au-delà de ces indicateurs conjoncturels, le ralentissement économique est en train de se transformer en crise bien plus systémique.

 

La hausse du coût de la vie fait trembler l’économie européenne. La guerre en Ukraine a propulsé l’indice des prix à un niveau record en juin dernier à 8,6% en glissement annuel selon les derniers chiffres de la Commission européenne. Poussée par la flambée des prix de l’énergie, des matières premières et les pénuries, l’inflation grignote peu à peu le pouvoir d’achat des ménages sur le sol européen.

En France, une étude du conseil d’analyse économique (CAE), publiée ce jeudi 21 juillet, montre que les ménages en bas de l’échelle ont largement puisé dans leur modeste épargne. Les classes moyennes ont un stock d’épargne équivalent à la tendance pré-covid. Quant aux plus riches, ils possèdent un stock d’épargne supérieur. En Europe, l’inflation risque ainsi de plomber la demande des familles qui ont la plus forte propension à consommer. Les récentes enquêtes de conjoncture indiquent également que la confiance des ménages est en chute libre. Au final, compte tenu de l’inflation, le niveau de vie d’un grand nombre d’Européens a déjà commencé à chuter.

 Dans l’industrie au mois de juillet, l’indice PMI s’est infléchi à 49.6 contre 52.1 en juin. Il s’agit du niveau le plus bas depuis 25 mois au pic de la pandémie. « A l’exception de celles observées pendant les périodes de confinements sanitaires, la baisse de l’activité enregistrée en juillet a été la plus marquée depuis décembre 2012, » soulignent les économistes de S&P.

Cette chute s’explique en grande partie par les difficultés persistantes de l’industrie allemande particulièrement exposée aux conséquences de la guerre en Ukraine et des difficultés d’approvisionnement. « C’est dans le secteur manufacturier, où un volume de nouvelles commandes plus faible qu’anticipé a entraîné une hausse sans précédent des stocks d’invendus, que la situation est la plus inquiétante » souligne Chris Williamson.

 Du côté des services, les indicateurs virent également au rouge. L’indice PMI est passé de 53 en juin à 50,6 en juillet frôlant ainsi la contraction. Plusieurs branches ont connu un recul ou un coup de frein de l’activité dans les loisirs, les transports ou encore le tourisme. Cette moindre activité s’explique en partie par une hausse du coût de la vie pour un grand nombre d’Européens obligés de faire des choix plus drastiques dans leur quotidien face à l’inflation galopante.

Dans l’immobilier et le secteur bancaire, les analystes font également part de difficultés en raison notamment d’un resserrement des conditions financières depuis plusieurs mois. Compte tenu du poids du tertiaire dans le produit intérieur brut européen (environ 65%), tous ces mauvais signaux ne laissent pas présager de perspectives favorables pour la fin de l’année 2022 et le début de l’année 2023.

Croissance française: Léger mieux mais ralentissement en vue

Croissance française: Léger mieux mais ralentissement en vue

 

Vacances obligent la plupart des médias reprenne mot pour mot les propos du gouvernement et des institutions à son service pour parler d’un rebond de la croissance française. En réalité il s’agit d’une plantation de l’ordre de 0,5 % par rapport aux prévisions. Par ailleurs la tendance de la croissance se tasse et on s’attend à une croissance à peine supérieure à 1 % en 2023.

 

L’acquis de croissance, c’est-à-dire la progression du Produit intérieur brut (PIB) si la production se stabilisait au niveau de fin juin, de la France pour 2022 atteint désormais « 2,5 % à la fin du deuxième trimestre, au lieu de 1,9 % à l’issue du premier trimestre », détaille l’Insee. Cette révision vient donc conforter la prévision du gouvernement, qui pouvait sembler jusqu’ici un brin optimiste. Bercy table en effet justement pour cette année sur une croissance de 2,5 %, avant un repli à 1,4 % en 2023.

Cinq mois après l’invasion de la Russie en Ukraine, l’économie française a relativement bien résisté à la dégradation de la conjoncture européenne. Mais l’activité pourrait bien marquer le pas, compte tenu des incertitudes géopolitiques sur le Vieux Continent. En effet, l’enlisement du conflit en Ukraine pourrait bien faire des dégâts sur l’économie européenne déjà fragilisée par les multiples vagues de confinement.

Il y a quelques jours, le Fonds monétaire international (FMI) a révisé à la baisse ses prévisions économiques de 2022 pour l’Europe, passant de 2,8% au printemps à 2,6% actuellement. « L’économie mondiale fait face à des perspectives de plus en plus sombres et incertaines [...] Les trois grandes zones économiques – États-Unis, Chine et zone euro – sont au point mort », a indiqué Pierre-Olivier Gourinchas, l’économiste en chef de l’institution, lors d’un point presse.

La croissance française: Léger rebond mais ralentissement en vue

 

 

La croissance française: Léger rebond mais ralentissement en vue

Vacances obligent la plupart des médias reprenne mot pour mot les propos du gouvernement et des institutions à son service pour parler d’un rebond de la croissance française. En réalité il s’agit d’une plantation de l’ordre de 0,5 % par rapport aux prévisions. Par ailleurs la tendance de la croissance se tasse et on s’attend à une croissance à peine supérieure à 1 % en 2023.

 

L’acquis de croissance, c’est-à-dire la progression du Produit intérieur brut (PIB) si la production se stabilisait au niveau de fin juin, de la France pour 2022 atteint désormais « 2,5 % à la fin du deuxième trimestre, au lieu de 1,9 % à l’issue du premier trimestre », détaille l’Insee. Cette révision vient donc conforter la prévision du gouvernement, qui pouvait sembler jusqu’ici un brin optimiste. Bercy table en effet justement pour cette année sur une croissance de 2,5 %, avant un repli à 1,4 % en 2023.

Cinq mois après l’invasion de la Russie en Ukraine, l’économie française a relativement bien résisté à la dégradation de la conjoncture européenne. Mais l’activité pourrait bien marquer le pas, compte tenu des incertitudes géopolitiques sur le Vieux Continent. En effet, l’enlisement du conflit en Ukraine pourrait bien faire des dégâts sur l’économie européenne déjà fragilisée par les multiples vagues de confinement.

Il y a quelques jours, le Fonds monétaire international (FMI) a révisé à la baisse ses prévisions économiques de 2022 pour l’Europe, passant de 2,8% au printemps à 2,6% actuellement. « L’économie mondiale fait face à des perspectives de plus en plus sombres et incertaines [...] Les trois grandes zones économiques – États-Unis, Chine et zone euro – sont au point mort », a indiqué Pierre-Olivier Gourinchas, l’économiste en chef de l’institution, lors d’un point presse.

Scénario Croissance 2023: vers la récession en Europe ?

Scénario Croissance  2023: vers la récession en  Europe ?

 

On peut se demander si la BCE n’agit pas à contre-courant en décidant  des hausses des taux d’intérêt et cela tant que l’inflation ne sera pas ramenée à 2 %. En effet ,  tous les indicateurs économiques sont orientés vers le rouge et cette hausse pourrait précipiter l’Europe vers la récession. Les indicateurs de juillet témoignent de la chute brutale de l’environnement économique.De ce point de vue, il se pourrait que la banque centrale européenne agisse à contretemps. En effet la perspective de récession prend son origine dans la baisse de la demande constatée aujourd’hui. Augmenter le coût de l’argent c’est assommer un peu plus l’activité. On sait à peu près prédire l’hypothèse d’une récession mais beaucoup plus difficilement le calendrier de sa sortie. La BCE pourrait alors être conduite non pas à augmenter les taux d’intérêt d’ici quelques mois mais au contraire de les diminuer pour tenter de relancer la croissance.

La situation particulièrement inquiétante de l’Allemagne pourrait précipiter encore davantage la dégringolade de la croissance européenne qui se caractériserait alors par une forte inflation mais une activité économique en déclin.

Les indices PMI dévoilés ce vendredi 22 juillet montrent que l’économie européenne s’écroule. L’indicateur synthétique de la zone euro est entré en territoire négatif au mois de juillet à 49.4 contre 52 au mois de juin. Il s’agit d’un plus bas depuis 17 mois. Pour rappel, l’activité est en contraction quand cet indice, très scruté dans les milieux économiques et financiers, passe sous le seuil de 50 points ; et elle est en expansion lorsqu’il dépasse ce chiffre.

« Si on exclut les périodes de confinements sanitaires, la baisse de l’activité globale enregistrée en juillet est la première depuis juin 2013. Elle indique en outre un recul trimestriel du PIB de l’ordre de 0,1 %, soit un rythme de contraction pour l’heure marginal, mais qui, compte tenu du fort repli des nouvelles affaires, de la baisse du volume des affaires en cours et de la dégradation des perspectives d’activité, devrait s’accélérer dans les prochains mois », a déclaré Chris Williamson, chef économiste chez à S&P Global Market Intelligence.

Au sein de la zone euro, c’est en Allemagne que la baisse de l’activité est la plus marquée, avec un repli de l’indice PMI à 48, soit le plus faible niveau depuis juin 2020. Dans une note de blog publiée ce vendredi, les économistes du FMI ont révisé fortement à la baisse leurs projections de croissance pour l’Allemagne, passant de 2,9% à 1,2% pour 2022. En France, l’activité a continué d’augmenter en juillet, mais à un rythme extrêmement ralenti, avec un PMI de 50,6 en juillet. Au-delà de ces indicateurs conjoncturels, le ralentissement économique est en train de se transformer en crise bien plus systémique.

 

La hausse du coût de la vie fait trembler l’économie européenne. La guerre en Ukraine a propulsé l’indice des prix à un niveau record en juin dernier à 8,6% en glissement annuel selon les derniers chiffres de la Commission européenne. Poussée par la flambée des prix de l’énergie, des matières premières et les pénuries, l’inflation grignote peu à peu le pouvoir d’achat des ménages sur le sol européen.

En France, une étude du conseil d’analyse économique (CAE), publiée ce jeudi 21 juillet, montre que les ménages en bas de l’échelle ont largement puisé dans leur modeste épargne. Les classes moyennes ont un stock d’épargne équivalent à la tendance pré-covid. Quant aux plus riches, ils possèdent un stock d’épargne supérieur. En Europe, l’inflation risque ainsi de plomber la demande des familles qui ont la plus forte propension à consommer. Les récentes enquêtes de conjoncture indiquent également que la confiance des ménages est en chute libre. Au final, compte tenu de l’inflation, le niveau de vie d’un grand nombre d’Européens a déjà commencé à chuter.

 Dans l’industrie au mois de juillet, l’indice PMI s’est infléchi à 49.6 contre 52.1 en juin. Il s’agit du niveau le plus bas depuis 25 mois au pic de la pandémie. « A l’exception de celles observées pendant les périodes de confinements sanitaires, la baisse de l’activité enregistrée en juillet a été la plus marquée depuis décembre 2012, » soulignent les économistes de S&P.

Cette chute s’explique en grande partie par les difficultés persistantes de l’industrie allemande particulièrement exposée aux conséquences de la guerre en Ukraine et des difficultés d’approvisionnement. « C’est dans le secteur manufacturier, où un volume de nouvelles commandes plus faible qu’anticipé a entraîné une hausse sans précédent des stocks d’invendus, que la situation est la plus inquiétante » souligne Chris Williamson.

 Du côté des services, les indicateurs virent également au rouge. L’indice PMI est passé de 53 en juin à 50,6 en juillet frôlant ainsi la contraction. Plusieurs branches ont connu un recul ou un coup de frein de l’activité dans les loisirs, les transports ou encore le tourisme. Cette moindre activité s’explique en partie par une hausse du coût de la vie pour un grand nombre d’Européens obligés de faire des choix plus drastiques dans leur quotidien face à l’inflation galopante.

Dans l’immobilier et le secteur bancaire, les analystes font également part de difficultés en raison notamment d’un resserrement des conditions financières depuis plusieurs mois. Compte tenu du poids du tertiaire dans le produit intérieur brut européen (environ 65%), tous ces mauvais signaux ne laissent pas présager de perspectives favorables pour la fin de l’année 2022 et le début de l’année 2023.

 

Croissance mondiale : Nouvelle révision en baisse par le FMI

 

 

Croissance mondiale : Nouvelle révision en baisse par le FMI

L’économie internationale s’approche dangereusement d’une récession selon le FMI.  Dans la dernière mise à jour de ses perspectives mondiales dévoilées ce mardi 26 juillet, le FMI a révisé à la baisse ses chiffres de croissance du PIB mondial pour 2022 à 3,2% contre 3,6% en avril dernier (-0,4 point). Pour 2023, l’activité devrait accélérer à 2,9% contre 3,6% auparavant (-0,7 point).

« Il se peut que nous soyons à la veille d’une récession mondiale deux ans seulement après la dernière », a averti l’économiste en chef de l’institution Pierre-Olivier Gourinchas lors d’un point presse. « Les principales économies au monde connaissent un fort ralentissement », a ajouté l’économiste français.

Aux  Etats-Uni, la  croissance de l’activité pourrait ainsi passer de 5,7% en 2021 à 2,3% en 2022 et à 1% en 2023. Pour 2022 (-1,4%) et 2023 (-1,3%), il s’agit de la plus grande révision à la baisse du Fonds par rapport aux projections du printemps dernier.

En Chine, le  FMI table sur une hausse du PIB de 3,3% en 2022 (-1,1% par rapport à avril) et 4,6% en 2023 (-0,5% par rapport à avril). Le premier semestre 2022 a été marqué par de nombreuses mesures de restrictions anti-Covid en Chine qui ont fortement perturbé l’activité notamment manufacturière du pays, et par ricochet, l’activité mondiale. Une nouvelle flambée épidémique, accompagnée de la politique zéro-Covid du gouvernement chinois, pourrait provoquer un enlisement du ralentissement économique en Chine, entraînant « d’importantes répercussions à l’échelle mondiale », selon le FMI qui évoque aussi un risque lié à la crise du secteur immobilier chinois.

 En Russie, la guerre a précipité l’économie vers une récession brutale estimée à – 6% cette année. et les effets devraient se faire sentir plus que prévu en 2023, année pour laquelle le FMI anticipe une récession de l’économie russe de 3,5%, soit 1,2 point de moins que ses prévisions précédentes.

 En Europe ,  après avoir bondi à 5,4% en 2021, la croissance du PIB pourrait augmenter de 2,6% cette année contre 2,8% au printemps. Surtout, l’institution basée à Washington a revu fortement ses chiffres pour 2023 à seulement 1,2% contre 2,3% en avril (-1,1%).

En Allemagne, la croissance du PIB pourrait ainsi passer de 2,9% en 2021 à 1,2% en 2022 et 0,8% en 2023. Dans le contexte du conflit en Ukraine, le FMI a brutalement révisé ses chiffres pour 2022 (-0,9%) et 2023 (-1,9%). L’industrie allemande, fortement dépendante du gaz russe, traverse une violente zone de turbulences depuis le printemps. A cela s’ajoutent les difficultés d’approvisionnement en provenance de Chine et d’Asie. Compte tenu du poids de l’industrie dans l’économie outre-Rhin, l’activité globale est fortement pénalisée.

En France, la croissance pourrait bien retomber à 2,3% en 2022 contre 2,9% prévu au printemps. Après un fort rebond à 6,8% en 2021, les moteurs de l’activité s’essoufflent dans l’Hexagone. La consommation des ménages a reculé au premier trimestre, plombée par les effets de l’inflation.

En Italie, Après une croissance à 6,6% en 2021, l’activité devrait freiner à 3% en 2022 et 0,7% en 2023. La récente démission du président du Conseil, Mario Draghi, après plusieurs revers au Parlement risque de déstabiliser la situation politique à Rome, alors que de nouvelles élections sont prévues à l’automne.

Le récent durcissement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) a ravivé le souvenir de la crise des dettes souveraines en 2012, en zone euro, où l’Italie avait particulièrement souffert. Quant à l’Espagne, la croissance devrait également s’essouffler en passant de 5,1% en 2021 à 4% en 2022 et 2% en 2023. La fin de l’année s’annonce particulièrement difficile sur le Vieux continent.

Croissance : forte chute en Europe

Croissance :  forte chute en  Europe 

 

On peut se demander si la BCE n’agit pas à contre-courant en décidant  des hausses des taux d’intérêt et cela tant que l’inflation ne sera pas ramenée à 2 %. En effet ,  tous les indicateurs économiques sont orientés vers le rouge et cette hausse pourrait précipiter l’Europe vers la récession. Les indicateurs de juillet témoignent de la chute brutale de l’environnement économique.De ce point de vue, il se pourrait que la banque centrale européenne agisse à contretemps. En effet la perspective de récession prend son origine dans la baisse de la demande constatée aujourd’hui. Augmenter le coût de l’argent c’est assommer un peu plus l’activité. On sait à peu près prédire l’hypothèse d’une récession mais beaucoup plus difficilement le calendrier de sa sortie. La BCE pourrait alors être conduite non pas à augmenter les taux d’intérêt d’ici quelques mois mais au contraire de les diminuer pour tenter de relancer la croissance.

La situation particulièrement inquiétante de l’Allemagne pourrait précipiter encore davantage la dégringolade de la croissance européenne qui se caractériserait alors par une forte inflation mais une activité économique en déclin.

Les indices PMI dévoilés ce vendredi 22 juillet montrent que l’économie européenne s’écroule. L’indicateur synthétique de la zone euro est entré en territoire négatif au mois de juillet à 49.4 contre 52 au mois de juin. Il s’agit d’un plus bas depuis 17 mois. Pour rappel, l’activité est en contraction quand cet indice, très scruté dans les milieux économiques et financiers, passe sous le seuil de 50 points ; et elle est en expansion lorsqu’il dépasse ce chiffre.

« Si on exclut les périodes de confinements sanitaires, la baisse de l’activité globale enregistrée en juillet est la première depuis juin 2013. Elle indique en outre un recul trimestriel du PIB de l’ordre de 0,1 %, soit un rythme de contraction pour l’heure marginal, mais qui, compte tenu du fort repli des nouvelles affaires, de la baisse du volume des affaires en cours et de la dégradation des perspectives d’activité, devrait s’accélérer dans les prochains mois », a déclaré Chris Williamson, chef économiste chez à S&P Global Market Intelligence.

Au sein de la zone euro, c’est en Allemagne que la baisse de l’activité est la plus marquée, avec un repli de l’indice PMI à 48, soit le plus faible niveau depuis juin 2020. Dans une note de blog publiée ce vendredi, les économistes du FMI ont révisé fortement à la baisse leurs projections de croissance pour l’Allemagne, passant de 2,9% à 1,2% pour 2022. En France, l’activité a continué d’augmenter en juillet, mais à un rythme extrêmement ralenti, avec un PMI de 50,6 en juillet. Au-delà de ces indicateurs conjoncturels, le ralentissement économique est en train de se transformer en crise bien plus systémique.

 

La hausse du coût de la vie fait trembler l’économie européenne. La guerre en Ukraine a propulsé l’indice des prix à un niveau record en juin dernier à 8,6% en glissement annuel selon les derniers chiffres de la Commission européenne. Poussée par la flambée des prix de l’énergie, des matières premières et les pénuries, l’inflation grignote peu à peu le pouvoir d’achat des ménages sur le sol européen.

En France, une étude du conseil d’analyse économique (CAE), publiée ce jeudi 21 juillet, montre que les ménages en bas de l’échelle ont largement puisé dans leur modeste épargne. Les classes moyennes ont un stock d’épargne équivalent à la tendance pré-covid. Quant aux plus riches, ils possèdent un stock d’épargne supérieur. En Europe, l’inflation risque ainsi de plomber la demande des familles qui ont la plus forte propension à consommer. Les récentes enquêtes de conjoncture indiquent également que la confiance des ménages est en chute libre. Au final, compte tenu de l’inflation, le niveau de vie d’un grand nombre d’Européens a déjà commencé à chuter.

 Dans l’industrie au mois de juillet, l’indice PMI s’est infléchi à 49.6 contre 52.1 en juin. Il s’agit du niveau le plus bas depuis 25 mois au pic de la pandémie. « A l’exception de celles observées pendant les périodes de confinements sanitaires, la baisse de l’activité enregistrée en juillet a été la plus marquée depuis décembre 2012, » soulignent les économistes de S&P.

Cette chute s’explique en grande partie par les difficultés persistantes de l’industrie allemande particulièrement exposée aux conséquences de la guerre en Ukraine et des difficultés d’approvisionnement. « C’est dans le secteur manufacturier, où un volume de nouvelles commandes plus faible qu’anticipé a entraîné une hausse sans précédent des stocks d’invendus, que la situation est la plus inquiétante » souligne Chris Williamson.

 Du côté des services, les indicateurs virent également au rouge. L’indice PMI est passé de 53 en juin à 50,6 en juillet frôlant ainsi la contraction. Plusieurs branches ont connu un recul ou un coup de frein de l’activité dans les loisirs, les transports ou encore le tourisme. Cette moindre activité s’explique en partie par une hausse du coût de la vie pour un grand nombre d’Européens obligés de faire des choix plus drastiques dans leur quotidien face à l’inflation galopante.

Dans l’immobilier et le secteur bancaire, les analystes font également part de difficultés en raison notamment d’un resserrement des conditions financières depuis plusieurs mois. Compte tenu du poids du tertiaire dans le produit intérieur brut européen (environ 65%), tous ces mauvais signaux ne laissent pas présager de perspectives favorables pour la fin de l’année 2022 et le début de l’année 2023.

Croissance : vers la récession en Europe ?

Croissance : vers la récession en  Europe ?

 

On peut se demander si la BCE n’agit pas à contre-courant en décidant  des hausses des taux d’intérêt et cela tant que l’inflation ne sera pas ramenée à 2 %. En effet ,  tous les indicateurs économiques sont orientés vers le rouge et cette hausse pourrait précipiter l’Europe vers la récession. Les indicateurs de juillet témoignent de la chute brutale de l’environnement économique.De ce point de vue, il se pourrait que la banque centrale européenne agisse à contretemps. En effet la perspective de récession prend son origine dans la baisse de la demande constatée aujourd’hui. Augmenter le coût de l’argent c’est assommer un peu plus l’activité. On sait à peu près prédire l’hypothèse d’une récession mais beaucoup plus difficilement le calendrier de sa sortie. La BCE pourrait alors être conduite non pas à augmenter les taux d’intérêt d’ici quelques mois mais au contraire de les diminuer pour tenter de relancer la croissance.

La situation particulièrement inquiétante de l’Allemagne pourrait précipiter encore davantage la dégringolade de la croissance européenne qui se caractériserait alors par une forte inflation mais une activité économique en déclin.

Les indices PMI dévoilés ce vendredi 22 juillet montrent que l’économie européenne s’écroule. L’indicateur synthétique de la zone euro est entré en territoire négatif au mois de juillet à 49.4 contre 52 au mois de juin. Il s’agit d’un plus bas depuis 17 mois. Pour rappel, l’activité est en contraction quand cet indice, très scruté dans les milieux économiques et financiers, passe sous le seuil de 50 points ; et elle est en expansion lorsqu’il dépasse ce chiffre.

« Si on exclut les périodes de confinements sanitaires, la baisse de l’activité globale enregistrée en juillet est la première depuis juin 2013. Elle indique en outre un recul trimestriel du PIB de l’ordre de 0,1 %, soit un rythme de contraction pour l’heure marginal, mais qui, compte tenu du fort repli des nouvelles affaires, de la baisse du volume des affaires en cours et de la dégradation des perspectives d’activité, devrait s’accélérer dans les prochains mois », a déclaré Chris Williamson, chef économiste chez à S&P Global Market Intelligence.

Au sein de la zone euro, c’est en Allemagne que la baisse de l’activité est la plus marquée, avec un repli de l’indice PMI à 48, soit le plus faible niveau depuis juin 2020. Dans une note de blog publiée ce vendredi, les économistes du FMI ont révisé fortement à la baisse leurs projections de croissance pour l’Allemagne, passant de 2,9% à 1,2% pour 2022. En France, l’activité a continué d’augmenter en juillet, mais à un rythme extrêmement ralenti, avec un PMI de 50,6 en juillet. Au-delà de ces indicateurs conjoncturels, le ralentissement économique est en train de se transformer en crise bien plus systémique.

 

La hausse du coût de la vie fait trembler l’économie européenne. La guerre en Ukraine a propulsé l’indice des prix à un niveau record en juin dernier à 8,6% en glissement annuel selon les derniers chiffres de la Commission européenne. Poussée par la flambée des prix de l’énergie, des matières premières et les pénuries, l’inflation grignote peu à peu le pouvoir d’achat des ménages sur le sol européen.

En France, une étude du conseil d’analyse économique (CAE), publiée ce jeudi 21 juillet, montre que les ménages en bas de l’échelle ont largement puisé dans leur modeste épargne. Les classes moyennes ont un stock d’épargne équivalent à la tendance pré-covid. Quant aux plus riches, ils possèdent un stock d’épargne supérieur. En Europe, l’inflation risque ainsi de plomber la demande des familles qui ont la plus forte propension à consommer. Les récentes enquêtes de conjoncture indiquent également que la confiance des ménages est en chute libre. Au final, compte tenu de l’inflation, le niveau de vie d’un grand nombre d’Européens a déjà commencé à chuter.

 Dans l’industrie au mois de juillet, l’indice PMI s’est infléchi à 49.6 contre 52.1 en juin. Il s’agit du niveau le plus bas depuis 25 mois au pic de la pandémie. « A l’exception de celles observées pendant les périodes de confinements sanitaires, la baisse de l’activité enregistrée en juillet a été la plus marquée depuis décembre 2012, » soulignent les économistes de S&P.

Cette chute s’explique en grande partie par les difficultés persistantes de l’industrie allemande particulièrement exposée aux conséquences de la guerre en Ukraine et des difficultés d’approvisionnement. « C’est dans le secteur manufacturier, où un volume de nouvelles commandes plus faible qu’anticipé a entraîné une hausse sans précédent des stocks d’invendus, que la situation est la plus inquiétante » souligne Chris Williamson.

 Du côté des services, les indicateurs virent également au rouge. L’indice PMI est passé de 53 en juin à 50,6 en juillet frôlant ainsi la contraction. Plusieurs branches ont connu un recul ou un coup de frein de l’activité dans les loisirs, les transports ou encore le tourisme. Cette moindre activité s’explique en partie par une hausse du coût de la vie pour un grand nombre d’Européens obligés de faire des choix plus drastiques dans leur quotidien face à l’inflation galopante.

Dans l’immobilier et le secteur bancaire, les analystes font également part de difficultés en raison notamment d’un resserrement des conditions financières depuis plusieurs mois. Compte tenu du poids du tertiaire dans le produit intérieur brut européen (environ 65%), tous ces mauvais signaux ne laissent pas présager de perspectives favorables pour la fin de l’année 2022 et le début de l’année 2023.

 

Pénurie de gaz en Europe : une chute de croissance jusqu’à 6 % (FMI)

Pénurie de gaz en Europe : une chute de croissance jusqu’à 6 % (FMI)

 

Le FMI estime que la pénurie du gaz pourrait provoquer une chute de croissance jusqu’à 6 % dans certains pays. Principal pays sans doute affecté l’Allemagne. Autant dire que c’est l’ensemble de l’union économique qui pourrait se retrouver en récession ; En effet on ne prévoyait pour la zone euro qu’une croissance de 1,4 % en 2023.  l’Union pourra encaisser une chute des livraisons de gaz russe «allant jusqu’à 70%», en partie grâce à la baisse de la demande entraînée par l’inflation. En clair du fait de l’envolée des prix de l’énergie et de la perte du pouvoir d’achat des ménages.  Les Vingt-Sept devront s’appuyer sur d’autres sources d’approvisionnement ou faire preuve de sobriété.

Tous les pays ne seront pas égaux dans l’épreuve : certains, dont la Hongrie, l’Allemagne ou la Slovaquie sont en effet bien plus dépendants de Moscou. Un scénario plus pessimiste d’une coupure complète des approvisionnements serait bien plus délicat à gérer, nuancent les auteurs : la Russie, qui pesait jusqu’à 100% des importations en gaz de certaines nations, est en effet difficile à remplacer. Des pénuries pourraient même se voir dans les États les plus dépendants, selon le FMI, allant jusqu’à «40% de la consommation de gaz», et les prix augmenteraient, renforçant d’autant l’inflation.

Regardant différents scénarios, les experts soulignent que quatre pays européens – la Hongrie, la Slovaquie, la République tchèque et l’Italie – pâtiraient tout particulièrement d’une interruption complète des livraisons, voyant leur croissance fortement affectée, «la chute concomitante du produit intérieur brut pouvant atteindre jusqu’à 6%». Ces pays comptent aussi parmi les plus vulnérables en cas de limitation des approvisionnements, avec la Croatie. Berlin verrait aussi sa croissance limitée de plusieurs pour cents, alors que d’autres capitales, dont Paris, Athènes, Dublin et Luxembourg souffriraient moins. L’Hexagone, la Belgique et les Pays-Bas, ainsi, «pourraient s’adapter» à la situation, notamment grâce aux importations de gaz naturel liquéfié (GNL), note le document.

Les auteurs s’attardent plus longuement sur l’exemple allemand. Une rupture des approvisionnements pourrait mener à des pénuries de gaz équivalentes à 9% de la consommation nationale, sur la seconde moitié de l’année, et jusqu’à 10% en 2023. Les conséquences seraient probablement endossées par les entreprises, en particulier durant l’hiver à venir, et les prix augmenteraient fortement. «Les impacts économiques peuvent être réduits de manière significative», jusqu’au tiers, voire aux trois cinquièmes, grâce à des mesures d’économie d’énergie, y compris du côté des ménages ou des entreprises consommant de grandes quantités de gaz, avancent les documents.

Dans tous les cas, les populations comme les États doivent se préparer au pire. C’est d’ailleurs l’ambition de la Commission européenne, qui demande notamment aux membres de réduire volontairement leur consommation de gaz de 15 % dès le 1er août et jusqu’au 31 mars 2023. En France, l’exécutif prend la menace au sérieux : début juillet, Élisabeth Borne jugeait ainsi l’hypothèse d’une rupture des approvisionnements russes «crédible». Pour l’heure, les efforts du bloc européen restent insuffisants, selon l’Agence internationale de l’énergie, qui s’est dite «inquiète pour les mois qui viennent».


La baisse de l’Euro plombe la croissance ?

La baisse de l’Euro plombe la croissance ?

 

L’euro a atteint un plus bas depuis près de vingt ans. En renforçant le coût de l’énergie importée par les économies de la Zone euro, cette baisse représente un risque supplémentaire qui pèse sur les perspectives à la fois d’inflation et d’activité économique. Cela représente donc une difficulté complémentaire pour la BCE. Par Clémentine Gallès, Cheffe Economiste et Stratégiste de Société Générale Private Banking. ( La Tribune)

 

En effet, le dollar connaît un important mouvement d’appréciation contre l’ensemble des devises depuis le début de l’année (+15% contre l’euro et la livre britannique, et +22% contre le yen). Cette progression du dollar s’explique par différents facteurs. Tout d’abord la Réserve fédérale a annoncé dès la fin de l’année 2021 une progression de ses taux d’intérêt en réaction à une inflation américaine particulièrement élevée. Cette hausse des taux a incité les investisseurs en quête de rendements à acheter des obligations américaines libellées en dollars. Cette tendance a par la suite été accentuée par l’annonce de la Guerre en Ukraine. Les investisseurs ont en effet renforcé leur préférence vers des investissements en dollars dans ce nouveau contexte de risque touchant particulièrement l’Europe.

Enfin, l’appréciation de matières premières habituellement échangées en dollar a mécaniquement fait augmenter le recours à cette devise. Donc, si l’euro a baissé face au dollar, c’est avant tout lié à la forte demande de dollars. D’ailleurs l’euro n’a pas beaucoup évolué sur la période récente quand on le regarde contre un panier de devises plus large.

 

Cette nouvelle baisse augmente encore davantage le coût des énergies libellées en dollars, impliquant des nouvelles tensions à venir sur l’inflation de la Zone euro mais surtout une nouvelle dégradation des perspectives d’activité. La forte progression des prix de l’énergie depuis quelques mois a déjà impliqué une nette dégradation de la balance commerciale allemande, qui vient de basculer en territoire négatif pour la première fois depuis 1991 ).

L’accentuation récente des tensions sur l’approvisionnement en gaz russe fait dorénavant craindre une récession en Zone euro. Dans ce contexte la progression du dollar face à l’euro devient une difficulté complémentaire pour la BCE : si elle augmente beaucoup ses taux d’intérêt, elle prend le risque de provoquer une récession, mais si elle n’augmente pas assez ses taux d’intérêt, l’euro pourrait continuer de baisser et mécaniquement renforcer le risque d’une inflation durable.

Clémentine Gallès

Economie -Croissance européenne : nouvelle révision à la baisse

Economie -Croissance européenne : nouvelle révision à la baisse

 

 

La Commission européenne vient de réviser sévèrement ses prévisions de croissance à 2,6% en 2022 et 1,4% en 2023, et n’exclut pas une nouvelle dégradation en fonction de la situation géostratégiques . En clair on pourrait connaître une situation de stagflation.

 

Par ailleurs  , les prévisions d’inflation ont été relevées à 7,6% en 2022 et à 4% en 2023. L’inflation touche bien sûr l’énergie mais aussi les produits alimentaires de base.

Cette dégradation de la conjoncture s’accompagne d’une chute de l’euro avec une parité eurodollar au plus bas depuis vingt ans. Et la Banque centrale européenne pourrait poursuivre son resserrement monétaire plus rapidement que prévu.

 

La France apparaît mieux lotie que l’Allemagne, avec une croissance de 2,4% en 2022 et de 1,4 % l’an prochain contre respectivement 1,4% et 1,3% pour la première économie européenne. Mais, une nouvelle fois, de nouvelles augmentations du prix de l’énergie pourraient étouffer la croissance, sans faire réellement baisser les prix. Chacun redoute en effet de nouvelles hausses de taux d’intérêt, avec des risques accrus sur les marchés financiers.

Une hypothèse de récession mondiale

L’hypothèse d’une récession mondiale est de moins en moins exclue par les institutions internationales pour 2023. Ces perspectives s’appuient sur la tendance nettement baissière de la croissance actuelle plombée par l’inflation. C’est évidemment la même problématique en France où  officiellement l’inflation mesurée serait de l’ordre de 6 % au moins en 2022 alors que les revenus et ménages n’augmenteraient que d’environ 3 %.

« Les perspectives depuis notre dernière mise à jour en avril se sont nettement assombries », a dit Kristalina Georgieva, la patronne du FMI,, citant la propagation de l’inflation à travers le monde, la hausse des taux d’intérêt, le ralentissement de la croissance économique de la Chine et les sanctions successives prises contre la Russie pour l’offensive en Ukraine.

« Nous sommes dans des eaux très agitées », a-t-elle ajouté. Interrogée sur l’hypothèse d’une récession mondiale, elle a répondu que « le risque s’est accru, donc nous ne pouvons pas l’écarter ».

Des données économiques récentes montrent que plusieurs économies importantes, dont celles de la Chine et de la Russie, se sont contractées au deuxième trimestre, a déclaré la cheffe du FMI, notant que les risques seraient encore plus élevés l’an prochain.

« Cela va être une année 2022 compliquée, mais peut-être encore plus compliquée en 2023″, selon Kristalina Georgieva. « Les risques de récession sont accrus en 2023″, a-t-elle dit, ajoutant qu’il était crucial de contrôler la flambée actuelle des prix.

 

Croissance européenne : nouvelle révision à la baisse

Croissance européenne : nouvelle révision à la baisse

 

 

La Commission européenne vient de réviser sévèrement ses prévisions de croissance à 2,6% en 2022 et 1,4% en 2023, et n’exclut pas une nouvelle dégradation en fonction de la situation géostratégiques . En clair on pourrait connaître une situation de stagflation.

 

Par ailleurs  , les prévisions d’inflation ont été relevées à 7,6% en 2022 et à 4% en 2023. L’inflation touche bien sûr l’énergie mais aussi les produits alimentaires de base.

Cette dégradation de la conjoncture s’accompagne d’une chute de l’euro avec une parité eurodollar au plus bas depuis vingt ans. Et la Banque centrale européenne pourrait poursuivre son resserrement monétaire plus rapidement que prévu.

 

La France apparaît mieux lotie que l’Allemagne, avec une croissance de 2,4% en 2022 et de 1,4 % l’an prochain contre respectivement 1,4% et 1,3% pour la première économie européenne. Mais, une nouvelle fois, de nouvelles augmentations du prix de l’énergie pourraient étouffer la croissance, sans faire réellement baisser les prix. Chacun redoute en effet de nouvelles hausses de taux d’intérêt, avec des risques accrus sur les marchés financiers.

 

Croissance de la population mondiale en baisse

Croissance de la population mondiale en baisse  

 

« Les humains ont fait le choix d’avoir peu d’enfants, et cela est vrai partout, dans de plus en plus d’endroits sur la planète », explique sur franceinfo le démographe Gilles Pison.

 

 

Nous sommes chaque jour de plus en plus nombreux sur la planète. L’Organisation des Nations unies (ONU) vient de publier son nouveau rapport sur l’évolution de la population mondiale : d’ici le 15 novembre prochain, la barre des 8 milliards de Terriens sera dépassée, soit 1 milliard d’humains de plus qu’en 2010. Pourtant, ces chiffres ne doivent pas masquer le fait que « la croissance démographique décélère continuellement depuis 70 ans », explique Gilles Pison, professeur au Muséum national d’histoire naturelle et conseiller scientifique auprès de l’Institut National d’Etudes Démographiques (Ined).

franceinfo : Il y aura 8 milliards d’êtres humains d’ici le mois de novembre… Est-ce qu’il y a de la place pour tout le monde ?

Gilles Pison : On se posait déjà la question lorsque nous n’étions qu’un milliard sur la planète. C’était il y a deux siècles, c’est une question récurrente. Le constat, c’est que nous sommes de plus en plus nombreux. Mais la croissance démographique décélère depuis 70 ans. La population augmente au rythme de 1% par an et le rythme devrait continuer de baisser dans les prochaines décennies. L’ONU prévoit une stabilisation à 10 milliards et demi de personnes sur Terre dans les années 2080. C’est parce que les humains ont fait le choix d’avoir peu d’enfants. Et cela est vrai partout, dans de plus en plus d’endroits sur la planète. La principale conséquence c’est une stabilisation, une croissance zéro à terme de la population, peut-être même une diminution.

« Dans les deux tiers des pays du monde, les couples ont désormais moins de deux enfants en moyenne. »

 

L’ONU a compté par ailleurs que le Covid-19 avait provoqué une surmortalité de 14,9 millions de personnes. Est-ce que cela va induire des changements démographiques à l’avenir ?

Non, aucun. Cela ne modifie en rien les tendances, ça représente un surcroît de décès de 12% pour les seules années 2020 et 2021. L’hypothèse, c’est que le Covid-19 a eu un effet temporaire et qu’à partir de 2022, l’espérance de vie retrouve ses niveaux et ses tendances d’avant pandémie. C’est souvent ce qu’on observe et donc ça n’aura modifié que très peu les chiffres annoncés pour les prochaines décennies.

Les Indiens seront bientôt plus nombreux que les Chinois. Est-ce une source de bouleversements ?

Là aussi, c’était annoncé. Même si la révision des chiffres par l’ONU fait que la date de dépassement de la Chine par l’Inde a été avancée. On savait que ça aurait lieu avant 2030, mais là, on sait que ce sera le cas dès l’an prochain. Et ça ne vient pas tellement d’une croissance plus rapide de l’Inde, qui suit ses évolutions. C’est parce que les chiffres pour la Chine ont été révisés sérieusement à la baisse à cause du constat que les Chinoises et les Chinois ont de moins en moins d’enfants, beaucoup moins que ce que l’on imaginait. Ceci malgré la politique nataliste du gouvernement chinois qui souhaite soutenir la natalité. C’est un des grands enseignements de ces projections : la Chine va voir sa population baisser dans les prochaines décennies. Le pays est à son maximum et il pourrait perdre presque la moitié de sa population en effectifs d’ici 2100.

Economie-Croissance 2023 : l’hypothèse d’une récession mondiale (FMI)

Economie-Croissance 2023 : l’hypothèse d’une récession mondiale (FMI)

 

L’hypothèse d’une récession mondiale est de moins en moins exclue par les institutions internationales pour 2023. Ces perspectives s’appuient sur la tendance nettement baissière de la croissance actuelle plombée par l’inflation. C’est évidemment la même problématique en France où  officiellement l’inflation mesurée serait de l’ordre de 6 % au moins en 2022 alors que les revenus et ménages n’augmenteraient que d’environ 3 %.

« Les perspectives depuis notre dernière mise à jour en avril se sont nettement assombries », a dit Kristalina Georgieva, la patronne du FMI,, citant la propagation de l’inflation à travers le monde, la hausse des taux d’intérêt, le ralentissement de la croissance économique de la Chine et les sanctions successives prises contre la Russie pour l’offensive en Ukraine.

« Nous sommes dans des eaux très agitées », a-t-elle ajouté. Interrogée sur l’hypothèse d’une récession mondiale, elle a répondu que « le risque s’est accru, donc nous ne pouvons pas l’écarter ».

Des données économiques récentes montrent que plusieurs économies importantes, dont celles de la Chine et de la Russie, se sont contractées au deuxième trimestre, a déclaré la cheffe du FMI, notant que les risques seraient encore plus élevés l’an prochain.

« Cela va être une année 2022 compliquée, mais peut-être encore plus compliquée en 2023″, selon Kristalina Georgieva. « Les risques de récession sont accrus en 2023″, a-t-elle dit, ajoutant qu’il était crucial de contrôler la flambée actuelle des prix.

Croissance 2023 : l’hypothèse d’une récession mondiale (FMI)

Croissance 2023 : l’hypothèse d’une récession mondiale (FMI)

 

L’hypothèse d’une récession mondiale est de moins en moins exclue par les institutions internationales pour 2023. Ces perspectives s’appuient sur la tendance nettement baissière de la croissance actuelle plombée par l’inflation. C’est évidemment la même problématique en France où  officiellement l’inflation mesurée serait de l’ordre de 6 % au moins en 2022 alors que les revenus et ménages n’augmenteraient que d’environ 3 %.

« Les perspectives depuis notre dernière mise à jour en avril se sont nettement assombries », a dit Kristalina Georgieva, la patronne du FMI,, citant la propagation de l’inflation à travers le monde, la hausse des taux d’intérêt, le ralentissement de la croissance économique de la Chine et les sanctions successives prises contre la Russie pour l’offensive en Ukraine.

« Nous sommes dans des eaux très agitées », a-t-elle ajouté. Interrogée sur l’hypothèse d’une récession mondiale, elle a répondu que « le risque s’est accru, donc nous ne pouvons pas l’écarter ».

Des données économiques récentes montrent que plusieurs économies importantes, dont celles de la Chine et de la Russie, se sont contractées au deuxième trimestre, a déclaré la cheffe du FMI, notant que les risques seraient encore plus élevés l’an prochain.

« Cela va être une année 2022 compliquée, mais peut-être encore plus compliquée en 2023″, selon Kristalina Georgieva. « Les risques de récession sont accrus en 2023″, a-t-elle dit, ajoutant qu’il était crucial de contrôler la flambée actuelle des prix.

Economie -Croissance : vers la récession

Economie -Croissance : vers la récession 

Encore une révision en baisse par la Banque de France. La Banque de France passe son temps à réviser à la baisse les perspectives de croissance. Pourquoi des révisions aussi régulières ? Sans doute pour ne pas affoler l’opinion publique sur la gravité de la crise qui se caractérise par une marche vers la déflation (inflation mais sans croissance); Aussi pour éviter la spirale prix salaires . En fait on se dirige tout droit vers une croissance zéro et une inflation de l’ordre de 10 %.  Bref, un vrai scénario catastrophe qui va bousculer la situation économique et sociale

 

La croissance du produit intérieur brut (PIB) augmenterait de 2,3% selon les dernières prévisions de la Banque de France dévoilées ce mardi 21 juin contre 2,7% en mars dernier dans leur scénario central.Une croissance qui provient essentiellement de l’acquis de l’année précédente.

Pour l’année 2023, cet acquis sera assez marginal et le risque de récession n’est pas écarté

Par ailleurs l’explosion de l’inflation portera un coup sévère au pouvoir d’achat que la Banque de France évalue 1 % pour les ménages. Ce qui est notoirement en dessous de la réalité si l’on considère que chaque ménage perdra rien que pour le chauffage et de carburant autour de 1500 € par an.

La Banque de France chiffre l’inflation désormais à 5,6 % en moyenne mais le pouvoir d’achat pour l’instant n’a pas progressé plus de 2 %. La perte sera donc entre 2 et 3 %. Et non pas de 1 % . D’après les modèles de la Banque de France, l’inflation pourrait grimper à 5,6% en moyenne en 2022 et 3,4% en 2023 selon l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH). Cet indicateur est notamment utilisé par Eurostat et les économistes de la BCE pour faire des comparaisons internationales.

Quant à l’inflation sous-jacente, c’est-à-dire hors énergie et alimentation, elle serait tout de même de 3,3% en 2022 et 3% en 2023. Cela signifie que même si les prix de l’énergie et de l’alimentation marquent le pas, l’inflation resterait supérieure à l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE) fixé désormais à 2% à moyen terme.

Le salaire moyen par tête réel pourrait augmenter de seulement 1,8% en 2022, soit un niveau bien inférieur à l’inflation selon les calculs de la banque centrale. Quant au revenu disponible brut réel des ménages, il serait en berne à 0,8% cette année tout comme le pouvoir d’achat (-1%) un chiffre sans doute après une redistribution évaluée de manière très approximative.

Par ailleurs, après de fortes créations d’emplois en 2021 (507.000) et en 2022 (356.000), l’économie française pourrait à nouveau détruire des postes à partie de l’année prochaine (-78.000) et en 2024 (-25.000).

 

Croissance : Nouvelle révision en baisse par la Banque de France

Croissance : Nouvelle révision en baisse par la Banque de France 

 

La Banque de France passe son temps à réviser à la baisse les perspectives de croissance. Pourquoi des révisions aussi régulières ? Sans doute pour ne pas affoler l’opinion publique sur la gravité de la crise qui se caractérise par une marche vers la déflation (inflation mais sans croissance). La croissance du produit intérieur brut (PIB) augmenterait de 2,3% selon les dernières prévisions de la Banque de France dévoilées ce mardi 21 juin contre 2,7% en mars dernier dans leur scénario central.Une croissance qui provient essentiellement de l’acquis de l’année précédente.

Pour l’année 2023, cet acquis sera assez marginal et le risque de récession n’est pas écarté

Par ailleurs l’explosion de l’inflation portera un coup sévère au pouvoir d’achat que la Banque de France évalue 1 % pour les ménages. Ce qui est notoirement en dessous de la réalité si l’on considère que chaque ménage perdra rien que pour le chauffage et de carburant autour de 1500 € par an.

La Banque de France chiffre l’inflation désormais à 5,6 % en moyenne mais le pouvoir d’achat pour l’instant n’a pas progressé plus de 2 %. La perte sera donc entre 2 et 3 %. Et non pas de 1 % . D’après les modèles de la Banque de France, l’inflation pourrait grimper à 5,6% en moyenne en 2022 et 3,4% en 2023 selon l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH). Cet indicateur est notamment utilisé par Eurostat et les économistes de la BCE pour faire des comparaisons internationales.

Quant à l’inflation sous-jacente, c’est-à-dire hors énergie et alimentation, elle serait tout de même de 3,3% en 2022 et 3% en 2023. Cela signifie que même si les prix de l’énergie et de l’alimentation marquent le pas, l’inflation resterait supérieure à l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE) fixé désormais à 2% à moyen terme.

Le salaire moyen par tête réel pourrait augmenter de seulement 1,8% en 2022, soit un niveau bien inférieur à l’inflation selon les calculs de la banque centrale. Quant au revenu disponible brut réel des ménages, il serait en berne à 0,8% cette année tout comme le pouvoir d’achat (-1%) un chiffre sans doute après une redistribution évaluée de manière très approximative.

Par ailleurs, après de fortes créations d’emplois en 2021 (507.000) et en 2022 (356.000), l’économie française pourrait à nouveau détruire des postes à partie de l’année prochaine (-78.000) et en 2024 (-25.000).

Croissance : vers la récession en 2023

Croissance : vers la récession en 2023

Encore une révision en baisse par la Banque de France. La Banque de France passe son temps à réviser à la baisse les perspectives de croissance. Pourquoi des révisions aussi régulières ? Sans doute pour ne pas affoler l’opinion publique sur la gravité de la crise qui se caractérise par une marche vers la déflation (inflation mais sans croissance); Aussi pour éviter la spirale prix salaires . En fait on se dirige tout droit vers une croissance zéro et une inflation de l’ordre de 10 %.  Bref, un vrai scénario catastrophe qui va bousculer la situation économique et sociale

 

La croissance du produit intérieur brut (PIB) augmenterait de 2,3% selon les dernières prévisions de la Banque de France dévoilées ce mardi 21 juin contre 2,7% en mars dernier dans leur scénario central.Une croissance qui provient essentiellement de l’acquis de l’année précédente.

Pour l’année 2023, cet acquis sera assez marginal et le risque de récession n’est pas écarté

Par ailleurs l’explosion de l’inflation portera un coup sévère au pouvoir d’achat que la Banque de France évalue 1 % pour les ménages. Ce qui est notoirement en dessous de la réalité si l’on considère que chaque ménage perdra rien que pour le chauffage et de carburant autour de 1500 € par an.

La Banque de France chiffre l’inflation désormais à 5,6 % en moyenne mais le pouvoir d’achat pour l’instant n’a pas progressé plus de 2 %. La perte sera donc entre 2 et 3 %. Et non pas de 1 % . D’après les modèles de la Banque de France, l’inflation pourrait grimper à 5,6% en moyenne en 2022 et 3,4% en 2023 selon l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH). Cet indicateur est notamment utilisé par Eurostat et les économistes de la BCE pour faire des comparaisons internationales.

Quant à l’inflation sous-jacente, c’est-à-dire hors énergie et alimentation, elle serait tout de même de 3,3% en 2022 et 3% en 2023. Cela signifie que même si les prix de l’énergie et de l’alimentation marquent le pas, l’inflation resterait supérieure à l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE) fixé désormais à 2% à moyen terme.

Le salaire moyen par tête réel pourrait augmenter de seulement 1,8% en 2022, soit un niveau bien inférieur à l’inflation selon les calculs de la banque centrale. Quant au revenu disponible brut réel des ménages, il serait en berne à 0,8% cette année tout comme le pouvoir d’achat (-1%) un chiffre sans doute après une redistribution évaluée de manière très approximative.

Par ailleurs, après de fortes créations d’emplois en 2021 (507.000) et en 2022 (356.000), l’économie française pourrait à nouveau détruire des postes à partie de l’année prochaine (-78.000) et en 2024 (-25.000).

 

Croissance : encore une révision en baisse par la Banque de France

Croissance : encore une révision en baisse par la Banque de France 

 

La Banque de France passe son temps à réviser à la baisse les perspectives de croissance. Pourquoi des révisions aussi régulières ? Sans doute pour ne pas affoler l’opinion publique sur la gravité de la crise qui se caractérise par une marche vers la déflation (inflation mais sans croissance). La croissance du produit intérieur brut (PIB) augmenterait de 2,3% selon les dernières prévisions de la Banque de France dévoilées ce mardi 21 juin contre 2,7% en mars dernier dans leur scénario central.Une croissance qui provient essentiellement de l’acquis de l’année précédente.

Pour l’année 2023, cet acquis sera assez marginal et le risque de récession n’est pas écarté

Par ailleurs l’explosion de l’inflation portera un coup sévère au pouvoir d’achat que la Banque de France évalue 1 % pour les ménages. Ce qui est notoirement en dessous de la réalité si l’on considère que chaque ménage perdra rien que pour le chauffage et de carburant autour de 1500 € par an.

La Banque de France chiffre l’inflation désormais à 5,6 % en moyenne mais le pouvoir d’achat pour l’instant n’a pas progressé plus de 2 %. La perte sera donc entre 2 et 3 %. Et non pas de 1 % . D’après les modèles de la Banque de France, l’inflation pourrait grimper à 5,6% en moyenne en 2022 et 3,4% en 2023 selon l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH). Cet indicateur est notamment utilisé par Eurostat et les économistes de la BCE pour faire des comparaisons internationales.

Quant à l’inflation sous-jacente, c’est-à-dire hors énergie et alimentation, elle serait tout de même de 3,3% en 2022 et 3% en 2023. Cela signifie que même si les prix de l’énergie et de l’alimentation marquent le pas, l’inflation resterait supérieure à l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE) fixé désormais à 2% à moyen terme.

Le salaire moyen par tête réel pourrait augmenter de seulement 1,8% en 2022, soit un niveau bien inférieur à l’inflation selon les calculs de la banque centrale. Quant au revenu disponible brut réel des ménages, il serait en berne à 0,8% cette année tout comme le pouvoir d’achat (-1%) un chiffre sans doute après une redistribution évaluée de manière très approximative.

Par ailleurs, après de fortes créations d’emplois en 2021 (507.000) et en 2022 (356.000), l’économie française pourrait à nouveau détruire des postes à partie de l’année prochaine (-78.000) et en 2024 (-25.000).

 

La BCE risque de casser la croissance

La BCE risque de casser la croissance

par Emmanuel Sales  président de la Financière de la Cité ( dans l’Opinion)

Il n’a pas fallu attendre longtemps pour que le resserrement monétaire commence à produire ses effets. Les taux d’intérêt remontent, les crédits hypothécaires sont plus chers, les primes de crédit avec l’Italie et l’Espagne frisent des niveaux critiques. Dix ans après la crise de la zone euro, l’Europe avait-elle besoin d’une nouvelle crise auto-infligée ? L’inflation en zone euro est due à la guerre en Ukraine et aux tensions sur les chaînes de production.

Cette « mauvaise inflation » n’a rien à voir avec une « bonne inflation » tirée par la croissance et la hausse des salaires : en zone euro, à la différence des Etats-Unis, l’activité est fragile et nous ne sommes pas en situation de plein-emploi. L’Europe pénalise ainsi sa demande interne et ses investissements au moment même où elle cherche à affirmer sa « souveraineté » face aux grands empires.

Cet engrenage navrant, où des personnalités estimables nous entraînent de bonne foi, s’explique pour trois raisons :la reprise en main de la BCE par l’Allemagne, l’alignement classique de Paris sur Berlin concernant la gestion de l’euro et le poids du conservatisme monétaire.

Comme l’a remarqué récemment l’économiste Nicolas Goetzmann, la décision de la BCE marque d’abord un retournement des équilibres politiques au sein de l’institution. Pendant l’ère Draghi et son « whatever it takes », le directoire avait pris l’ascendant sur les banques centrales nationales. Avec la nomination d’un profil politique comme Christine Lagarde, les Allemands ont souhaité retrouver un fonctionnement « collégial » de la BCE, reflétant l’équilibre effectif des pouvoirs au sein de l’institution où les pays, à la différence de ce qui se passe à la Fed, ont le dessus sur les membres du board. La majorité a ainsi changé de camp.

Classiquement, la France vote dans le sens de l’Allemagne, comme un vieil époux espérant un retour de flamme d’une épouse aigrie

Projet politique. En deuxième lieu, l’euro est un projet politique et non économique. L’union monétaire a été conçue pour éviter que l’Allemagne ne suive un chemin solitaire. Classiquement, la France vote dans le sens de l’Allemagne, comme un vieil époux espérant un retour de flamme d’une épouse aigrie. Cela n’a pas empêché l’Allemagne de privilégier ses intérêts propres au cours des dix dernières années. Mais à Paris, les élites françaises regardent depuis longtemps « la grave Allemagne » avec les yeux de Madame de Staël

Enfin, pour le meilleur et pour le pire,les mânes de Rueffcontinuent d’inspirer la culture monétaire française. Si les manipulations monétaires n’ont jamais fait peur à Berlin, la France, à la différence des Anglo-saxons, s’est toujours refusée à faire de la monnaie une simple variable d’ajustement. Nous avons été les derniers à quitter l’étalon-or dans les années 1930, et avant l’avènement de l’euro, chaque dévaluation était vécue comme une forme de dégradation morale. Cet inconscient monétaire continue d’agir sur le pays.

Pour l’Europe, cela ne promet rien de bon. Il y a dix ans, les politiques de déflation interne imposées à la Grèce et à l’Italie ont permis à la Chine de racheter le Pirée et de prendre pied dans les ports italiens. Que va exiger l’Allemagne cette fois-ci ? Les Iles Eoliennes ? Un grand musée d’art italien à Berlin ? Face au regain des grands empires, l’Europe devrait renforcer ses investissements et son marché intérieur. En cassant délibérément la dynamique de croissance post-Covid, la BCE et ses mandants prennent une responsabilité historique.

Emmanuel Sales est président de la Financière de la Cité.

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