Archive pour le Tag 'croissance'

Les taux et l’inflation pourraient casser la croissance (le président de la Fed de Boston)

 

Avec le remplacement de Janet Ellen, se pose en même temps la question de la politique monétaire de la banque centrale américaine. Il s’agit notamment de savoir si l’objectif de hausse régulière des taux n’est pas susceptible à terme de casser la croissance. Ce que pense en tout cas le président de la Fed de Boston, Eric Rosengren qui estime que l’augmentation des taux risque de générer une inflation dangereuse “Je ne suis pas d‘accord avec ce cadre”, a-t-il dit à San Diego en Californie, en référence à l‘approche “équilibrée” de la Fed visant à atteindre l‘objectif de 2% d‘inflation et le plein emploi. La Fed a adopté ce cadre il y a six ans et l‘a réaffirmé chaque année depuis. Aujourd‘hui, alors que Jerome Powell s‘apprête à remplacer Janet Yellen à la tête de la Fed, un nombre croissant de responsables de la banque centrale veulent repenser ce cadre. Les commentaires d‘Eric Rosengren précisent le débat, suggérant que l‘objectif de 2% pourrait forcer la Fed à freiner la croissance via des hausses drastiques de taux d‘intérêt si le taux de chômage, actuellement à 4,1%, continue à baisser. Ce taux est déjà inférieur à ce que beaucoup d’économistes jugent viable sans que cela ne crée des pressions inflationnistes. L‘inflation, en restant obstinément en-dessous de 2% jusqu’à présent, a permis à la Fed de relever ses taux progressivement, mais cela pourrait changer, a-t-il mis en garde. “Ma crainte est que si nous nous éloignons trop de ce que nous considérons comme étant un taux de chômage viable à terme, et que nous gardons le cadre actuel, alors nous arriverons à une situation dans laquelle nous serons amenés à relever les taux suffisamment rapidement pour que cela devienne ensuite très difficile de revenir au plein emploi sans causer de récession.” Eric Rosengren suggère de remplacer l‘objectif d‘inflation de 2% par une fourchette située entre 1,5% et 3%.

Croissance Chine: nette hausse du commerce extérieur en 2017

Croissance Chine: nette hausse du  commerce extérieur en 2017

 

Les exportations  de la Chine, exprimées en dollars, ont progressé de 7,9% l’an dernier, remontant de façon spectaculaire après s’être effondrées de 7,7% en 2016, selon des chiffres de l’Administration des Douanes publiés vendredi. Une confirmation de la demande solide chez les principaux partenaires de la Chine, à même de doper les ventes de produits manufacturés du pays.  De leur côté, les importations chinoises se sont envolées de 15,9% en 2017 (après une chute de 5,5% l’année précédente), témoignant du vif renforcement de la demande intérieure sur fond de stabilisation de la deuxième économie mondiale. Au final, cette robustesse a contribué à dégonfler quelque peu le colossal excédent commercial du pays: il s’est établi pour l’année à 422 milliards de dollars, chutant de 17% par rapport à 2016 (510 milliards). Les Etats-Unis, deuxième partenaire commercial de la Chine après l’Union européenne (UE), n’en ont cependant guère profité. Le déséquilibre des échanges entre les deux puissances –vivement critiqué par le président américain Donald Trump– s’est encore aggravé, l’excédent commercial chinois avec les Etats-Unis bondissant de 10% sur l’année, à 276 milliards de dollars. A noter cependant que les exportations de la Chine ont légèrement ralenti le mois dernier, grimpant de 10,9% seulement sur un an, tandis que ses importations s’essoufflaient de façon drastique, avec une progression de 4,5%, contre un bond de presque 18% en novembre. Une performance très en-deçà des anticipations des analystes sondés par Bloomberg, qui tablaient sur une hausse de 15,1% des importations. En conséquence, l’excédent chinois s’est envolé à 54,7 milliards de dollars en décembre, contre 40,2 milliards en novembre, à rebours des prévisions du marché.

Croissance Chine : « autour de 6,9% » pour 2017

 Croissance Chine : « autour de 6,9% » pour 2017

 

 

Le chiffre officiel du PIB chinois pour 2017 doit être annoncé par le gouvernement le 18 janvier. Le géant asiatique avait enregistré en 2016 sa plus faible performance depuis 26 ans, avec une croissance économique de 6,7%. .  La Chine, moteur important de l’économie mondiale, a enregistré l’an passé une performance de 6,9%, au plus bas depuis un quart de siècle. Pékin, qui visait en 2015 une croissance « d’environ 7% », tente de rééquilibrer l’économie chinoise vers la consommation intérieure, l’innovation et les services, en diminuant la dépendance à l’égard des exportations et des investissements, mais la transition s’avère difficile, et le ralentissement de la croissance inquiète les investisseurs.  . La croissance de 2016 a été  la plus faible depuis 26 ans mais le pays avait connu un net rebond (+6,9%) sur l’ensemble au premier semestre 2017 puis une progression de 6,8% au troisième trimestre, sur fond d’envolée du crédit et des investissements dans les infrastructures. Soucieux d’endiguer la pollution atmosphérique durant les mois d’hiver, le gouvernement a mené ces derniers mois une vaste campagne pour fermer les usines polluantes et sabrer les capacités excédentaires du secteur industriel dans le nord du pays. Selon nombre d’analystes, cette campagne très offensive pourrait avoir fait trébucher la croissance au quatrième trimestre, en raison de l’essoufflement de la production industrielle. Mais une croissance annuelle de 6,9% suggérerait, à l’inverse, que cela n’a pas été le cas. « Si la conjoncture chinoise s’est à ce point améliorée (sur divers fronts), c’est surtout parce que nous ne nous sommes pas entêtés à +inonder (l’économie) à grands flots+ de plans de relance », pour privilégier plutôt le rééquilibrage vers « de nouvelles sources de croissance », a insisté Li Keqiang dans le même discours. Pékin entend rééquilibrer le modèle économique du pays vers les services (qui forment déjà plus de 50% du PIB), les nouvelles technologies et les exportations à valeur ajoutée, et au détriment des industries lourdes, plombées par de sévères surcapacités et un endettement massif.

 

La Banque de France relève sa prévision de croissance pour 2017 : proche des 2%

La Banque de France relève sa prévision de croissance pour 2017 : proche des 2% 

 

La France va connaître la plus forte croissance depuis plusieurs années en approchant même les 2 %. En effet, la Banque de France a revu en hausse ses prévisions de croissance de l’économie française, à 0,6% sur le quatrième trimestre 2017 et à 1,9% sur l‘ensemble de l‘année écoulée, a annoncé mercredi soir le gouverneur de la banque centrale française, François Villeroy de Galhau. “Nous allons revoir à la hausse notre prévision de croissance sur le quatrième trimestre écoulé, le dernier trimestre de 2017, on va passer de 0,5% à 0,6%”, a-t-il déclaré sur LCI, à la veille de la publication de l‘enquête mensuelle de conjoncture de la Banque de France pour décembre. Cette enquête mensuelle auprès des chefs d‘entreprise est “très bonne”, en particulier dans l‘industrie, a-t-il précisé. “Nous attendons sur la croissance 2017 non plus 1,8%, qui est ce que nous visions jusqu’à présent, mais 1,9%”, a ajouté François Villeroy de Galhau, en soulignant que cela correspond à “la plus forte croissance depuis 2011 en France”. Les prévisions de la Banque de France rejoignent ainsi celles de l‘Insee, qui a également revu en hausse de 0,6% sa prévision pour le PIB du dernier trimestre dans sa dernière note de conjoncture en date du 19 décembre. L‘institut national de la statistique anticipe aussi une croissance de 1,9% sur l‘ensemble de l‘année 2017.

Croissance mondiale 2018 en hausse (Banque mondiale)

Croissance mondiale 2018 en hausse (Banque mondiale)

 

Le produit intérieur brut (PIB) mondial devrait progresser de 3,1% cette année, après 3% en 2017. C’est 0,2 point de pourcentage de plus que ses prévisions de juin pour 2018. « La croissance mondiale est plus forte que ce que nous avions prévu », a déclaré à l’AFP Ayhan Kose, économiste à la Banque mondiale, qui a aussi rehaussé de 0,3 point son évaluation de l’expansion pour l’année dernière. L’économiste a souligné que l’embellie profitait à toutes les régions du monde, à commencer par les « trois grandes »: les Etats-Unis, la zone euro et le Japon. D’après ces nouvelles projections, les Etats-Unis devraient voir leur croissance économique accélérer à 2,5% contre 2,2% attendu en juin. Le PIB de la zone euro devrait croître de 2,1% et celui du Japon de 1,3%. Les deux grands pays émergents le Brésil et la Russie, qui ont renoué en 2017 avec la croissance (+1,7% et +1%) après deux années de récession, devraient en outre poursuivre leur reprise avec des hausses respectives attendues de 1,7% et 2% en 2018 La croissance économique mondiale est tirée par les investissements, le secteur manufacturier et les échanges commerciaux tandis que les pays exportateurs de matières premières bénéficient d’un raffermissement des prix de ces produits, explique l’institution basée à Washington. « La reprise de la croissance mondiale est encourageante mais l’heure n’est pas à l’autosatisfaction », a toutefois prévenu le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim. La Banque mondiale redoute qu’un « resserrement abrupt » des conditions financières mondiales compromette la croissance. Elle estime par ailleurs que « l’intensification des restrictions commerciales et la montée des tensions géopolitiques pourraient saper la confiance et l’activité » économique. Ces commentaires visent implicitement la politique commerciale de l’administration Trump à l’égard de la Chine notamment ainsi que les tensions exacerbées entre les Etats-Unis et la Corée du Nord.

 

Croissance Chine : après l’industrie, les services en hausse

Croissance Chine : après l’industrie, les services en hausse

 

Le secteur des services (50 % du PIB) enregistre comme l’industrie une forte hausse.  L‘indice PMI manufacturier Caixin/Markit, est remonté à 51,5 le mois dernier, contre 50,8 en novembre, alors que les économistes interrogés par Reuters l‘attendaient à nouveau en baisse à 50,6. Les analystes pensaient que les mesures drastiques prises par les autorités pour lutter contre la pollution atmosphérique, mais aussi le ralentissement du marché immobilier et la hausse des coûts d‘emprunt allaient peser davantage sur le dynamisme de la deuxième économie mondiale, qui a finalement résisté mieux que prévu. L‘indice PMI Caixin/Markit demeure ainsi nettement au-dessus de la barre des 50 séparant croissance et contraction d‘une activité. Les nouvelles commandes en Chine et à l’étranger ont augmenté à leur rythme le plus soutenu depuis août dernier, le sous-indice ressortant à 53,0 en décembre après 51,8 le mois précédent. L‘indice PMI Caixin/Markit du secteur des services s‘est ainsi établi à 53,9 le mois dernier, au plus haut depuis août 2014, contre 51,9 en novembre. La croissance des nouvelles affaires a atteint son rythme le plus élevé depuis mai 2015. L‘indice composite, qui regroupe à la fois les services et l‘industrie, est ressorti pour sa part à un plus haut de un an, à 53,0, après 51,6 en novembre.

 

 

Japon : croissance portée par l’industrie

Japon : croissance portée par l’industrie

Signe de la reprise mondiale, après la Chine, le Japon connait aussi une embellie de son industrie. L‘indice PMI Markit/Nikkei s‘est établi à 54,0 le mois dernier, en données corrigées des variations saisonnières, soit un peu moins que les 54,2 en première lecture mais davantage que les 53,6 de novembre. Même avec cette légère révision à la baisse, l‘indice est à son plus haut niveau depuis février 2014. Il est pour le seizième mois consécutif au-dessus de la barre des 50, qui sépare contraction et croissance d‘une activité.

Pourquoi pas une croissance à 3% ?

Pourquoi pas une croissance à 3% ?

 

Comme disait l’humoriste Pierre Dac la difficulté en prospective c’est de prévoir l’avenir. Une difficulté qui n’épargne pas les instituts d’études y compris l’Insee qui a passé son temps en 2017 à réviser en hausse ses prévisions. Officiellement aujourd’hui la plupart des experts s’accorde à penser que La croissance proche des 2% en 2018.  ‘L’Insee constate que la croissance est soutenue par l’optimisme des chefs d’entreprise. « La croissance est installée depuis fin 2016 sur un rythme solide, d’environ 0,5% par trimestre », a commenté lors d’une conférence de presse Julien Pouget, chef du département de la conjoncture à l’institut statistique. D’ici la mi-2018, « la France garderait cette cadence », a-t-il ajouté. Selon la note de conjoncture trimestrielle de l’organisme public, le produit intérieur brut (PIB) devrait ainsi augmenter de 0,6% sur les trois derniers mois de l’année, puis progresser de 0,5% au premier trimestre 2018. Il devrait ensuite légèrement ralentir à +0,4% au deuxième trimestre. A ce rythme, l’ »acquis de croissance » – c’est-à-dire le niveau que le PIB atteindrait si l’activité ne progressait pas sur les deux derniers trimestres de 2018 – s’établirait à fin juin à 1,7%, laissant donc augurer un bon chiffre sur l’ensemble de l’année. A l’origine de cette bonne cadence, l’optimisme des chefs d’entreprises: le climat des affaires a atteint en novembre son plus haut niveau depuis début 2008. Outre la production qui devrait être dynamique, aussi bien dans l’industrie que les services, l’investissement des entreprises devrait rester particulièrement solide et progresser de 1,2% au dernier trimestre 2017, puis de 1,1% et 0,9% sur les deux trimestres suivants. Mais puisque l’acquis de croissance devrait être de 1,7 % en milieu d’année il n’est pas impossible de penser en se corrélant avec la confiance tant des patrons que des ménages que cette croissance pourrait être de 2,5 % en 2018 voire proche de 3 %

Croissance Chine : hausse des produits manufacturiers en décembre

Croissance Chine : hausse des produits manufacturiers en décembre

L‘indice PMI manufacturier Caixin/Markit, publié mardi, est remonté à 51,5 le mois dernier, contre 50,8 en novembre, alors que les économistes interrogés par Reuters l‘attendaient à nouveau en baisse à 50,6. Les analystes pensaient que les mesures drastiques prises par les autorités pour lutter contre la pollution atmosphérique, mais aussi le ralentissement du marché immobilier et la hausse des coûts d‘emprunt allaient peser davantage sur le dynamisme de la deuxième économie mondiale, qui a finalement résisté mieux que prévu. L‘indice PMI Caixin/Markit demeure ainsi nettement au-dessus de la barre des 50 séparant croissance et contraction d‘une activité. Les nouvelles commandes en Chine et à l’étranger ont augmenté à leur rythme le plus soutenu depuis août dernier, le sous-indice ressortant à 53,0 en décembre après 51,8 le mois précédent.

Chine : léger tassement de la croissance du secteur manufacturier

Chine : léger tassement de la croissance du secteur manufacturier

La croissance du secteur manufacturier chinois a légèrement ralenti ce mois-ci, conformément aux attentes, en raison notamment des mesures prises dans le cadre de la lutte contre la pollution atmosphérique et du tassement du marché de l‘immobilier. L‘indice PMI des directeurs d‘achat du secteur manufacturier s‘est établi à 51,6 en décembre après 51,8 en novembre, revenant à son niveau d‘octobre. Ce chiffre est conforme aux prévisions des économistes interrogés par Reuters, qui s‘attendaient à un tel tassement après l‘accélération surprise d‘octobre. La croissance a en revanche continué à se raffermir dans le secteur tertiaire en décembre. L‘indice PMI des services s‘est établi à 55,0, contre 54,8 en novembre.

30 Millions d’actifs, 10% au chômage pour longtemps avec une croissance à 2%

30 Millions d’actifs, 10% au chômage pour longtemps avec une croissance à 2%

Il est clair qu’avec une croissance qui ne dépasse guère 2 % par an la France n’est pas prête de faire diminuer de manière significative le chômage. Pour résumer , on compte environ 30 millions d’actifs et 10 %,  soit de l’ordre de 3 millions,  sont au chômage total. Comme la création nette est de l’ordre de 200 000 emplois, qu’il y a 600 000 départs à la retraite le solde global ne bouge guère puisque chaque année on compte 800 000 nouveaux entrants sur le marché du travail (il faut aussi compter sur les effets de la productivité). L’analyse de l’INSEE sur l’année 2016 permet de saisir dans le détail les gens je du chômage.  En moyenne, en 2016, 29,2 millions de personnes de 15 à 64 ans en France sont actives, soit 71,4 % de cette tranche d’âge. Parmi elles, 26,2 millions ont un emploi et 3,0 millions sont au chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) ; 11,7 millions sont inactives, c’est-à-dire ne travaillent pas et ne recherchent pas activement un emploi ou ne sont pas disponibles pour en occuper un (figure 1). Sur la dernière décennie, la population active âgée de 15 à 64 ans a augmenté, principalement sous l’effet de la hausse du taux d’activité. Entre 2006 et 2016, le nombre d’actifs a augmenté de 1,0 million de personnes et le taux d’activité des 15–64 ans, de 1,9 point en France métropolitaine (sources). Cette hausse est avant tout portée par les seniors : entre 2006 et 2016, en France métropolitaine, le nombre d’actifs âgés de 50 à 64 ans a augmenté de 1,7 million et leur taux d’activité de 8,4 points (dont 7,4 points au titre de l’emploi). La participation croissante des seniors au marché du travail, ininterrompue malgré la crise de 2008, est liée aux réformes des retraites et aux restrictions d’accès aux dispositifs de cessation anticipée d’activité (dispense de recherche d’emploi, préretraite, retraite anticipée). La progression de l’activité des seniors se poursuit en 2016 (+ 0,8 point).

La hausse de l’activité est également due à une participation accrue des femmes au marché du travail : leur taux d’activité a progressé de 3,1 points entre 2006 et 2016 en France métropolitaine. Sur la même période, celui des hommes est resté stable. Les écarts de taux d’activité restent cependant encore marqués entre hommes et femmes : en 2016, en France, 67,6 % des femmes de 15–64 ans sont actives, contre 75,4 % des hommes.

Figure 1 – Statut d’activité

Statut d’activité

Ensemble

Sexe (en %)

Âge (en %)

en milliers

en %

Femmes

Hommes

15-24 ans

25-49 ans

50-64 ans

Actifs

29 207

71,4

67,6

75,4

36,9

87,9

64,9

Ayant un emploi

26 243

64,2

60,9

67,6

27,8

79,7

60,3

Chômeurs

2 964

7,2

6,7

7,8

9,1

8,2

4,6

Inactifs

11 683

28,6

32,4

24,6

63,1

12,1

35,1

Ensemble

40 890

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

  • Champ : France hors Mayotte, population des ménages, personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, enquête Emploi 2016.

Figure 2 – Statut d’emploi et type de contrat

Statut d’emploi et type de contrat

Ensemble

Sexe (en %)

Âge (en %)

en milliers

en %

Femmes

Hommes

15-24 ans

25-49 ans

50 ans ou plus

Non-salariés

3 140

11,8

8,4

15,0

2,7

10,5

16,9

Salariés

23 442

88,2

91,6

85,0

97,3

89,5

83,1

Contrat à durée indéterminée*

19 987

85,3

85,1

85,4

44,0

87,5

92,8

Contrat à durée déterminée

2 453

10,5

12,3

8,6

32,1

9,5

5,9

Apprentissage

379

1,6

1,1

2,1

16,6

0,3

0,0

Intérim

624

2,7

1,5

3,8

7,2

2,7

1,2

Ensemble

23 442

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

Ensemble des emplois

26 584

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

  • *Y compris les fonctionnaires
  • Champ : France hors Mayotte, population des ménages, personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, enquête Emploi 2016.

Plus de trois emplois sur quatre dans le secteur tertiaire

En 2016, la part des professions intermédiaires et des cadres s’établit à 43,6 % des actifs occupés (figure 3) et augmente légèrement (+ 0,7 point sur un an), dans la continuité des années précédentes. A contrario, la part des ouvriers, qui avait fortement baissé durant les dernières années, reste stable en 2016 (20,3 %). Celle des employés (27,4 %) recule légèrement. Au total, en 2016, un actif occupé sur cinq est ouvrier ou employé non qualifié.

Les femmes occupent plus souvent des postes d’employés (43,3 %, contre 12,6 % pour les hommes), alors que les hommes sont plus fréquemment ouvriers (31,6 %, contre 8,3 % pour les femmes). Au total, les femmes sont plus présentes sur des postes d’employés ou d’ouvriers non qualifiés (26,4 % contre 14,9 % pour les hommes). La part de cadres reste plus élevée chez les hommes que chez les femmes (20,4 % contre 14,9 %).

Les jeunes de 15 à 24 ans qui occupent un emploi sont, en lien avec leur niveau de diplôme, essentiellement employés ou ouvriers (70,7 %), majoritairement non qualifiés ; seuls 4,8 % sont cadres. La structure des emplois par catégorie socioprofessionnelle est globalement proche entre les 25–49 ans et les 50 ans ou plus.

En 2016, 75,8 % des personnes ayant un emploi, salarié ou non, travaillent dans le secteur tertiaire : 88,0 % des femmes et 64,5 % des hommes, cet écart s’expliquant essentiellement par la forte présence féminine dans les secteurs de l’enseignement, de la santé humaine et de l’action sociale. Les autres secteurs se caractérisent par une plus forte présence masculine : l’industrie représente 13,6 % des emplois (19,1 % pour les hommes), la construction 6,4 % des emplois (11,0 % pour les hommes) et l’agriculture 2,8 % des emplois (4,0 % pour les hommes). Les 50 ans ou plus travaillent plus souvent dans l’agriculture (4,3 %) et les moins de 25 ans dans le commerce (18,2 %) et l’hébergement-restauration (9,1 %).

Figure 3 – Catégorie socioprofessionnelle et secteur d’activité¹

Catégorie socioprofessionnelle et secteur d’activité¹

Ensemble

Sexe (en %)

Âge (en %)

en milliers

en %

Femmes

Hommes

15-24 ans

25-49 ans

50 ans ou plus

Catégorie socioprofessionnelle
Agriculteurs exploitants

482

1,8

1,0

2,6

0,4

1,3

3,3

Artisans, commerçants, chefs d’entreprise

1 742

6,6

4,0

9,0

1,3

6,1

8,9

Cadres et professions intellectuelles supérieures

4 725

17,8

14,9

20,4

4,8

18,8

19,0

Professions intermédiaires

6 853

25,8

28,2

23,6

22,2

28,0

22,1

Employés qualifiés1

3 718

14,0

21,7

6,8

17,3

14,3

12,5

Employés non qualifiés1

3 556

13,4

21,6

5,8

20,8

11,5

15,2

Ouvriers qualifiés

3 532

13,3

3,5

22,5

15,0

13,5

12,5

Ouvriers non qualifiés

1 869

7,0

4,8

9,1

17,6

6,2

6,1

Non déterminé

107

0,4

0,4

0,4

0,6

0,4

0,4

Secteur d’activité2
Agriculture

754

2,8

1,6

4,0

2,9

2,1

4,3

Industrie

3 626

13,6

7,8

19,1

14,2

14,0

12,7

Construction

1 699

6,4

1,4

11,0

7,3

6,7

5,6

Tertiaire

20 161

75,8

88,0

64,5

73,1

76,0

76,3

Commerce

3 428

12,9

12,6

13,2

18,2

13,2

10,9

Transports

1 463

5,5

3,0

7,8

4,1

5,5

5,9

Hébergement et restauration

1 022

3,8

3,9

3,8

9,1

3,6

3,0

Information et communication

740

2,8

1,7

3,8

2,1

3,2

2,2

Finance, assurance immobilier

1 224

4,6

5,4

3,9

3,1

4,7

4,8

Act. scient., techn., serv. admin.

2 568

9,7

9,3

10,0

8,3

10,5

8,3

Administration publique

2 431

9,1

10,0

8,3

5,7

8,6

11,2

Enseignement

1 995

7,5

10,7

4,6

4,3

7,8

7,8

Activités pour la santé humaine

1 892

7,1

11,1

3,4

5,1

7,2

7,4

Héberg. médico-social et social et action sociale sans hébergement

1 976

7,4

13,0

2,3

6,3

6,9

8,8

Autres services

1 422

5,3

7,3

3,5

6,7

4,8

6,1

Activité indéterminée

344

1,3

1,2

1,4

2,5

1,2

1,1

Ensemble

26 584

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

100,0

  • 1. La ventilation entre employés qualifiés et non qualifiés se fonde sur la nomenclature PCS à quatre chiffres.
  • 2. Les intérimaires sont classés dans le secteur utilisateur.
  • Champ : France hors Mayotte, population des ménages, personnes en emploi de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, enquête Emploi 2016.

6,5 % des actifs occupés sont en sous-emploi

En 2016 comme en 2015, 18,8 % des personnes en emploi travaillent à temps partiel (figure 4). Cette part atteint 43,4 % parmi les employés non qualifiés. Elle est près de quatre fois plus élevée chez les femmes (30,1 % contre 8,2 % pour les hommes) et plus importante aux âges extrêmes (24,8 % pour les 15–24 ans et 22,2 % pour les 50 ans ou plus). En moyenne, les salariés à temps partiel travaillent habituellement23,3 heures par semaine, contre 39,1 heures pour les salariés à temps complet et 46,2 heures pour les non-salariés.

En 2016, 1,7 million de personnes sont en situation de sous-emploi , soit 6,5 % des actifs occupés. Il s’agit essentiellement de personnes à temps partiel souhaitant travailler davantage et disponibles pour le faire (1,6 million de personnes, dont près d’un quart recherchent activement un autre emploi). Le sous-emploi affecte surtout les femmes (9,4 %), les jeunes (11,9 %) et les employés non qualifiés (18,2 %).

Figure 4 – Temps partiel et sous-emploi

Temps partiel et sous-emploi

Temps partiel

Sous-emploi

Effectifs (en milliers)

Part (en %)

Effectifs (en milliers)

Part (en %)

Catégorie socioprofessionnelle
Non-salariés

519

16,5

195

6,2

Salariés

4 474

19,1

1 528

6,5

Cadres

427

10,1

85

2,0

Professions intermédiaires

993

15,4

255

4,0

Employés qualifiés*

828

22,3

221

5,9

Employés non qualifiés*

1 542

43,4

647

18,2

Ouvriers qualifiés

286

8,1

137

3,9

Ouvriers non qualifiés

382

20,4

177

9,5

Sexe
Femmes

3 860

30,1

1 209

9,4

Hommes

1 133

8,2

515

3,7

Âge
15-24 ans

516

24,8

248

11,9

25-49 ans

2 705

16,4

1 017

6,2

50 ans ou plus

1 772

22,2

459

5,7

Ensemble

4 993

18,8

1 724

6,5

  • * La ventilation entre employés qualifiés et non qualifiés se fonde sur la nomenclature PCS à quatre chiffres.
  • Champ : France hors Mayotte, population des ménages, personnes en emploi de 15 ans ou plus.
  • ·         Source : Insee, enquête Emploi 2016.

Croissance: consommation des ménages en hausse

Croissance:  consommation des ménages en hausse 

Un bon signal pour la croissance, les dépenses de consommation des ménages français en biens ( environ % du PIB) ont rebondi en novembre, augmentant de 2,2% après un recul de 2,1% en octobre, a annoncé vendredi l’Insee dans un communiqué. Ce rebond s’explique par un regain de la consommation en énergie, et en particulier de chauffage « en raison de températures inférieures à la moyenne saisonnière », ainsi que par des achats de textile-habillement et de produits alimentaires dynamiques, explique l’institut statistique.

La croissance va tutoyer les 2 %

La croissance va tutoyer les 2 %

 

Il aura fallu presque attendre la fin de l’année pour que l’INSEE rectifie sa prévision de croissance et admettre que le PIB sera susceptible de tutoyer les 2 % en 2017. Jusque-là en effet l’institut prévoyait seulement 1,7 % Dans une note de conjoncture publiée mardi, l‘institut a donc  revu en hausse ses prévisions de produit intérieur brut (PIB) pour le 4e trimestre à 0,6% et pour l‘ensemble de 2017 à 1,9%, soit dans les deux cas 0,1 point de plus que précédemment. L’économie hexagonale, qui se traîne depuis trois ans autour de 1% de croissance, n‘avait pas été à pareille fête depuis le rebond, aussi vigoureux qu’éphémère, de 2,1% d‘après-crise de 2011. L‘Insee estime encore que le PIB devrait progresser de 0,5% au premier trimestre 2018 puis de 0,4% au deuxième. L‘acquis de croissance pour l‘ensemble de l‘année atteindrait alors 1,7% au 30 juin prochain, soit le niveau que le gouvernement attend pour la totalité de 2018. Pour l‘institut, l’économie française, dont le rythme de croissance tourne autour de 0,5% par trimestre depuis maintenant l‘automne 2016, garde ainsi une “cadence soutenue” dans une zone euro qui a retrouvé une relative homogénéité en la matière. Elle trouve son illustration dans les enquêtes sur le climat des affaires, qui est à son meilleur niveau depuis début 2008 et dont l‘embellie a gagné tous les secteurs. L‘optimisme des chefs d‘entreprise français se traduit par leurs investissements, tout particulièrement ceux en produits manufacturés dont le rythme annuel de progression reste élevé (+4,1% attendu en 2017 après +4,2% en 2016). Les investissements des ménages, pour l‘essentiel en logement, devraient eux bondir de 5,2% en 2017, après une hausse de 2,4% en 2016, ce qui permettra de compenser les effets d‘un ralentissement de leur consommation, dont le rythme de croissance devrait être divisé par deux (à 1,2%) d‘une année sur l‘autre.

 

 

Un recul du déficit budgétaire essentiellement du à la croissance

 Un recul du  déficit budgétaire essentiellement du à la croissance

On peut évidemment se réjouir de la réduction du déficit budgétaire 2017 mais cette évolution ne découle pas d’une diminution des dépenses puisque ces dernières augmentent mais d’une croissance de la fiscalité en raison d’une activité économique plus dynamique. Il devrait en être de même 2018. En clair, les trous du budget  sont moins importants en raison de phénomènes conjoncturels mais pas de réformes structurelles  du (concernant notamment la réforme de l’État et des collectivités publiques en général). Le déficit budgétaire a en effet reculé de 8,4 milliards d’euros sur les dix premiers mois de l’année, atteignant 77,1 milliards d’euros fin octobre contre 85,5 milliards à la même date un an plus tôt, a annoncé vendredi le ministère des Finances. Cette dynamique s’explique notamment par une hausse des recettes fiscales, en particulier des recettes issues de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), précise le ministère dans un communiqué. Au 31 octobre 2017, les recettes nettes de l’Etat se sont établies à 260,1 milliards d’euros, contre 251,8 milliards voilà un an, soit une hausse de 8,3 milliards d’euros. Selon le ministère des Finances, les seules recettes fiscales ont augmenté en un an de 8,1 milliards d’euros, et celles issues de la TVA de 5,3 milliards d’euros. Cette amélioration a permis de compenser en grande partie la hausse des dépenses, qui ont atteint 328,3 milliards d’euros, contre 318,3 milliards au 31 octobre 2016. Cette hausse, selon le ministère, est liée à la recapitalisation d’Areva, financée sur crédits budgétaires pour 1,5 milliard d’euros, et à la révision à la hausse des dépenses des ministères actée dans le projet de loi de finances présenté fin septembre. Le budget de l’Etat a par ailleurs bénéficié d’une amélioration des « comptes spéciaux », utilisés pour des opérations ponctuelles et spécifiques, comme la vente d’actions publiques. Le solde de ces comptes s’est établi fin octobre à -8,9 milliards d’euros, contre -19 milliards il y a un an, précise Bercy, qui explique cette amélioration par des reversements par la Coface de sommes liées à l’aide au commerce extérieur et par un décalage dans le temps des remboursements prévus pour le préfinancement de la politique agricole commune.

 

Endettement mondial: croissance molle durable comme conséquence

  • Endettement mondial: croissance molle durable comme conséquence
  • Avec la remontée de l’inflation vers 2018 mais plus surement en 2019, la bulle de l’endettement comporte des risques accrus d’éclatement. En tout, le monde accumule presque 62.000 milliards de dollars de dette publique. Pour atténuer au maximum les effets de la crise financière de 2008, les Banques centrales des plus grandes puissances du monde (la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Banque du Japon), ont fait chuter leur taux directeurs, pour relancer la machine du crédit et soutenir la croissance mondiale. Si bien qu’aujourd’hui, les taux sont sinon proches de zéro (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Israël, Danemark), carrément nuls (les 19 pays membres de la zone euro et le Japon) voire… négatifs (Suisse et Suède).Prudemment, la FED a cependant augmenté ses taux …en attendant la suite et surtout la politique de Trump.  Le fonds monétaire international s’inquiète à juste titre de l’emballement de la dette mondiale qui atteint un record historique Une dette de l’ordre de 200 000 milliards. En excluant le secteur financier, l’endettement global s’élevait fin 2015 à 152.000 milliards de dollars, soit 225% du produit intérieur mondial exprimé en nominal, selon un nouveau rapport publié par le Fonds. On se demande bien pourquoi le fonds monétaire international exclut un secteur financier aujourd’hui en danger du fait de ses investissements spéculatifs. Les politiques monétaires et budgétaires ont montré leurs limites pour réduire la bulle de ses dettes qui présentent un sérieux risque d’éclatement. D’après l’économiste allemand Claus Vogt, auteur du livre « The Global Debt Trap », « La situation actuelle est bien pire que celle de 2000 ou 2007, et avec des taux d’intérêt proches de zéro, les banques centrales ont déjà épuisé leurs munitions. De plus, l’endettement total, en particulier celui des gouvernements, est bien plus élevé qu’il ne l’a jamais été ». « Lorsque la confiance dans la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et les institutions similaires ailleurs commencera à disparaître, il y aura un exode massif hors des marchés d’actions et d’obligations. Je pense que nous sommes très proches de ce moment clé de l’histoire financière », ajoute-t-il. Mais pour le moment, les marchés actions poursuivent leur envolée, et des sociétés de l’Internet qui n’existaient même pas il y a 10 ans sont supposées valoir des milliards de dollars, alors qu’elles ne réalisent parfois aucun bénéfice. L’exemple le plus significatif étant sans doute Uber en déficit chronique mais  valorisée à 65 milliards mais cependant protégé parce que non côté en bourse.  De nos jours, Wall Street récompense même les entreprises qui enregistrent régulièrement des pertes conséquentes. Le réveil sera dur, prédit Snyder. Il pense que nous nous dirigeons vers le plus grand krach financier de tous les temps. « 199.000 milliards de dollars de dettes sont sur le point de s’effondrer, et chaque homme, femme ou enfant de cette planète éprouvera la douleur de ce désastre », conclut-il. Ce que dit d’une autre manière le FMI « De hauts niveaux de dette sont coûteux parce qu’ils conduisent souvent à des récessions financières qui sont plus marquées et plus longues que les récessions normales », a estimé Vitor Gaspar, directeur du département des affaires budgétaires au FMI. Cette flambée de l’endettement tient principalement au secteur privé, qui a profité à plein de l’ère de « l’argent pas cher » alimentée par les politiques monétaires ultra-accommodantes des grandes banques centrales. Sur fond de croissance atone, cet endettement se révèle toutefois aujourd’hui un lourd handicap pour de nombreuses entreprises, notamment en Chine. « Une dette privée excessive constitue un grand frein à la reprise mondiale et un risque pour la stabilité financière », a estimé Victor Gaspar. Les pays ont également vu leur dette publique gonfler et souffrent eux aussi de la conjoncture économique morose, qui les empêche de réduire ce fardeau, souligne le FMI. La dette du Japon devrait ainsi atteindre 250% de son produit intérieur brut cette année, celle de la Grèce 183% tandis que celle de la France devrait frôler les 100%, selon les nouvelles projections du FMI.  Selon les chiffres de l’Insee dévoilés cette semaine, la dette publique française s’établit à 2148 milliards d’euros à la fin de 2016. Rapportée à la richesse nationale, cette dette de l’ensemble des administrations publiques, mesurée selon les critères de Maastricht, atteint 98,4% du PIB. La dette publique correspond à la somme des soldes des comptes publics enregistrés chaque année par un État. Or la France n’a pas affiché une seule année budgétaire positive depuis… 1975! Voilà donc bientôt 41 années consécutives que la dette publique française file de record en record. Le risque central étant que le monde s’installe dans une croissance molle pour très longtemps.

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Etats-Unis : La croissance se maintient bien

Etats-Unis : La croissance se maintient bien

Une croissance qui se maintient toujours bien aux États-Unis toujours soutenue par la consommation interne qui représente les deux tiers de l’activité. Cette croissance doit aussi aux investissements et aux stocks et se traduit par un bon niveau  des emplois. De quoi justifier une légère hausse des taux pour la fête. FED d’autant qu’on enregistre une certaine pression inflationniste. Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a progressé de 3,3% en rythme annualisé sur la période juillet-septembre, a annoncé mercredi le département du Commerce dans sa deuxième estimation. Il s‘agit du rythme le plus fort depuis le troisième trimestre 2014 et d‘une accélération par rapport au taux de 3,1% enregistré sur les trois mois précédents. C‘est la première fois depuis 2014 que l’économie américaine enregistre deux trimestres consécutifs de croissance au moins égale à 3%. Le dynamisme de l’économie américaine n‘est toutefois peut-être pas aussi fort car la constitution des stocks a contribué à hauteur de 0,8 point à la croissance au troisième trimestre, contre 0,73 point en première estimation. Hors effets de stocks, l’économie américaine a connu au troisième trimestre une croissance de 2,5% en rythme annualisé. La reprise économique après la récession de 2007-2009 est entrée dans sa huitième année et montre peu de signes d‘essoufflement. L’économie est portée par le resserrement du marché du travail, qui a démarré pendant le premier mandat de l‘ancien président Barack Obama et ne se dément pas depuis. Les entreprises américaines ont accumulé des stocks au rythme de 39 milliards de dollars (33 milliards d‘euros) au troisième trimestre, contre 35,8 milliards annoncés en première estimation. Cela suggère que la variation des stocks, que les entreprises pourraient chercher à écouler au quatrième trimestre, pourrait peser sur la croissance en fin d‘année. Les chiffres publiés mardi ont montré une baisse des stocks des grossistes et des détaillants en octobre, ce qui a conduit les économistes à abaisser leurs prévisions de croissance pour le quatrième trimestre. La croissance des dépenses des ménages, qui représentent plus des deux tiers de l’économie américaine, a été revue en baisse à 2,3% au troisième trimestre, contre 2,4% annoncés précédemment. Elle s’était élevée à 3,3% au deuxième trimestre. Ce repli s‘explique probablement par l‘impact des ouragans Harvey et Irma qui ont dévasté le Texas et la Floride à la fin de l’été. Les dépenses des ménages ont également été affectées par la faible hausse des salaires, qui oblige les consommateurs à puiser dans leurs économies pour financer leurs achats. Le taux d’épargne a ainsi été révisé à la baisse à 3,3% au troisième trimestre, contre 3,4%. Les dépenses d’équipements des entreprises ont quant à elles progressé de 10,4%, leur rythme le plus élevé depuis trois ans, contre 8,6% en première estimation. Les investissements immobiliers non résidentiels ont reculé de 6,8% au troisième trimestre (-5,2% en première estimation), leur plus net recul depuis le quatrième trimestre 2015. Les investissements publics ont progressé de 0,4% sur cette période, alors qu‘ils avaient été annoncés en baisse de 0,1%.

 

Croissance Chine: hausse surprise de l’activité manufacturière

Croissance Chine: hausse surprise de   l’activité manufacturière

Signe sans doute d’une amélioration de l’environnement international, l’industrie manufacturière se reprend en Chine.  L’activité manufacturière en Chine a en effet connu une accélération inattendue en novembre, sans toutefois compenser le violent essoufflement du mois précédent, selon un indice gouvernemental publié jeudi. L’indice des directeurs d’achat (PMI), baromètre prospectif basé notamment sur les carnets de commande des entreprises et publié par le Bureau national des statistiques (BNS) s’est établi à 51,8, contre 51,6 en octobre et 52,4 en septembre. Un chiffre supérieur à 50 témoigne d’une expansion de l’activité, et en-deçà d’une contraction. Les analystes sondés par l’agence Bloomberg tablaient sur un nouveau ralentissement, à 51,4.

La croissance menacée par la dette privée (OCDE)

La croissance menacée par la dette privée (OCDE)

 

« Si le crédit est nécessaire pour soutenir l’activité économique et l’innovation, il peut augmenter les risques, réduire la croissance et accroître les inégalités », a affirmé la cheffe économiste de l’OCDE, Catherine Mann lors de la présentation des perspectives de croissance de son institution. Extrait de son interview dans les échos :

 

 

Vous relevez, ce mardi, vos prévisions pour cette année et 2018. Sommes-nous sur la voie d’une croissance mondiale forte dans les deux prochaines années ?

Nous avons effectivement relevé d’un dixième de point nos prévisions pour 2017 et 2018, à 3,6 % et 3,7 % respectivement. Mais, en l’état, le renforcement de la conjoncture n’est pas durable. C’est pourquoi nous avons abaissé d’autant notre pronostic pour 2019 à 3,6 %. En particulier, le rythme d’investissements privés nécessaires à l’amélioration de la productivité et à la hausse des salaires réels est trop peu élevé.

 

Quels sont les ressorts de la croissance actuelle et à venir en Europe ?

Pour l’heure, nous avons une croissance du commerce et aussi, dans une certaine mesure, des investissements. La consommation se tient bien et nous avons un soutien des politiques budgétaire et monétaire. Cette configuration est très positive pour la zone euro cette année. Mais, tous ces éléments vont commencer à s’estomper en 2018 et en 2019.

 

Que voulez-vous dire par s’estomper ?

La politique monétaire sera moins accommodante, le soutien des politiques budgétaires va se réduire et le commerce s’amoindrir du fait d’un ralentissement chinois à venir. J’ajoute surtout que les gouvernements ont eu tendance, durant cette période de croissance propice, à ralentir le rythme des réformes structurelles. Les Européens doivent réformer leur secteur des services pour améliorer la concurrence, achever la réforme bancaire en résolvant notamment le problème des créances douteuses et aborder de manière commune le cas des faillites de banques. Sur le marché du travail, quelques réformes ont eu lieu. Mais le mouvement doit se poursuivre. La situation sur certains marchés immobiliers où les prix ont grimpé entrave la mobilité des travailleurs.

 

Vous craignez une bulle immobilière en Europe ?

Nous préférons évoquer des fragilités financières en Europe. Elles sont de différentes natures selon les pays. Dans certains, nous voyons une migration du secteur bancaire très régulé vers un système parallèle, le « shadow banking », bien moins régulé. Il existe aussi des risques d’insolvabilité des emprunteurs dans le secteur immobilier. Si la dette des ménages reste peu élevée en Allemagne, en Autriche, la situation s’est dégradée en Italie, en France et en Finlande.

 

Des analystes soulignent le risque d’éclatement de bulle sur les marchés des dettes privées et publiques. Êtes-vous inquiète vous aussi ?

La nature des fragilités financières est plus fragmentée aujourd’hui. Nous sommes préoccupés par l’endettement des entreprises privées et des ménages. De même, la valorisation des marchés boursiers semble être élevée par rapport à la croissance anticipée. La bonne nouvelle est qu’il existe différentes sortes de fragilités. La mauvaise est que beaucoup de marchés sont concernés. Si un ou plusieurs d’entre eux venaient à subir un choc, cela pourrait précipiter un recul plus important de la richesse financière globale.

 

La crise serait-elle alors pire qu’en 2008 ?

La nature diverse des risques financiers d’aujourd’hui constitue en quelque sorte une force de résistance. Mais, les autorités politiques feraient preuve de complaisance en restant assis sans s’inquiéter.

 

N’est-il pas temps pour les banques centrales de relever les taux d’intérêt et de mettre fin à leurs politiques d’achat de titres de dettes au regard de la croissance actuelle ?

La Réserve fédérale américaine a déjà commencé à relever ses taux et à modifier sa politique d’achat d’actifs. La Banque centrale européenne a diminué l’ampleur de ses propres achats. Une modification de ses taux n’est pas attendue avant 2018. La Banque du Japon n’a rien indiqué quant à un quelconque changement de direction de sa propre politique. Ces différentes approches sont appropriées en fonction de la croissance de leurs zones. Le seul point commun des banques centrales, c’est qu’elles font face aux fragilités financières et qu’elles n’ont pas atteint leurs objectifs en termes d’inflation. Même si une croissance plus forte nécessiterait, de leur part, de relever les taux d’intérêt.

 

Comment expliquez-vous cette faible inflation ?

Les prix n’ont pas augmenté malgré le fait que dans certains pays la demande est supérieure à l’offre. C’est un peu mystérieux. Il y a plusieurs explications avancées. L’une veut que les salaires n’ont pas augmenté en raison d’une faible participation au marché du travail. C’est le cas en particulier aux Etats-Unis et en Europe où le chômage des jeunes est élevé. Au Japon, bon nombre de femmes pourraient aller travailler si elles le souhaitaient. Une autre raison est que, dans les pays où les partenaires sociaux sont puissants, ces derniers préfèrent, lors des négociations collectives, concentrer leurs revendications sur la sécurité de l’emploi plutôt que sur la croissance des salaires. Nous le voyons en Allemagne, au Japon, en Suède. Ce qui conduit à mettre une chappe sur la croissance des salaires. De leur côté, les entreprises ont été plutôt réticentes à relever leurs prix pour des raisons concurrentielles. Elles ne veulent pas perdre de marchés et continuent à se livrer à une concurrence féroce entre elles.

 

Que pensez-vous des premières réformes entreprises en France par le nouveau gouvernement ?

A la différence des autres pays européens, nous voyons la conjoncture française se maintenir. Nous anticipons une croissance de 1,8 % cette année et 1,7 % en 2019. Les réformes du marché du travail sont positives. Compte tenu de la meilleure conjoncture économique, elles ont été mieux acceptées par la population que par le passé.

Croissance zone euro: activité du privé en hausse

Croissance zone euro:  activité du privé en hausse

 

D’après l’enquête  d’IHS Markit auprès des directeurs d’achat, on constate une  reprise généralisée et notamment dans le secteur manufacturier, où l’indice PMI est le deuxième plus élevé depuis sa création en 1997. Le secteur privé allemand, en particulier, a encore accéléré sa croissance en novembre, les usines produisant au rythme le plus soutenu depuis près de sept ans. En France, où les économistes s’attendaient à un ralentissement, l’activité a également accéléré pour atteindre son rythme le plus dynamique en près de six ans et demi, les récentes réformes du marché du travail ayant incité les entreprises à embaucher plus vite qu’à n’importe quelle période depuis 2001. Les pays de la zone euro représentent la bonne surprise économique de 2017, avec des taux de croissance supérieurs à ceux des autres grandes régions, et les indicateurs avancés des enquêtes PMI suggèrent une poursuite de cette dynamique. L’indice PMI composite pour la zone euro atteint 57,5 ce mois-ci dans sa version flash, au plus haut depuis avril 2011 et bien au-dessus du seuil de 50 séparant expansion et récession. Ce niveau est également supérieur à la prévision médiane des économistes interrogés par Reuters qui s’attendaient à un indice inchangé à 56,0. « Dans l’ensemble, il n’y a aucun signe de coup d’arrêt pour l’économie de la zone euro actuellement et 2018 devrait commencer sur de bonnes bases », commente Bert Colijn, économiste chez ING. Le mois de décembre semble aussi bien parti. Le sous-indice des entrées de commandes est passé de 56,6 à 56,9 en novembre, à un plus haut de presque sept ans. Si cette tendance se maintient, selon IHS Markit, cela pourrait déboucher sur une croissance de 0,8% au quatrième trimestre, alors qu’en début de mois une enquête Reuters donnait une prévision moyenne de 0,5%.

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Croissance : climat des affaires en nette hausse

Croissance : climat des affaires en nette hausse

L’INSEE constate une nette hausse du climat des affaires qui pourraient se traduire par une croissance assez forte au quatrième trimestre et permettrait à la croissance de 2017 d’approcher les 2%.  D’après les résultats obtenus par l’organisme public, tous les secteurs économiques sont concernés par cette embellie. Selon l’Insee, le climat des affaires a profité en novembre d’une légère amélioration conjoncturelle dans le secteur industriel, où l’indice a atteint 112 points, son plus haut niveau là aussi depuis début 2008. « Les industriels sont de plus en plus optimistes sur les perspectives générales de production du secteur », détaille l’institut, qui fait état d’une nouvelle hausse des carnets de commande. Le climat des affaires s’est également amélioré dans le secteur des services, passant de 107 à 109 points, avec des perspectives particulièrement encourageantes dans le transport de marchandises et l’hébergement-restauration. Le climat des affaires s’améliore et se situe bien au-dessus de sa moyenne de long terme dans presque tous les sous-secteurs des services. Seules font exceptions les activités immobilières, où le climat continue de se dégrader. Il retombe à son plus bas niveau depuis juin 2013. Le secteur de la location de logement serait particulièrement touché par une baisse d’activité. Il a enfin gagné deux points dans le secteur du bâtiment, à 107 points.  »Compte tenu de leurs effectifs, les entrepreneurs estiment que les commandes assurent 7,4 mois de travail, un niveau légèrement inférieur à celui du mois dernier mais nettement supérieur à sa moyenne de long terme (5,5 mois) », souligne l’Insee. Du côté de l’emploi, les indicateurs sont au vert. Le climat de l’emploi continue de s’améliorer. Cette tendance s’explique particulièrement essentiellement du fait de la hausse des soldes d’opinion sur les effectifs dans le commerce de détail et l’industrie. L’indicateur qui le synthétise gagne un point, à 109, bien au-dessus de sa moyenne de long terme (100), et au plus haut depuis l’été 2011.

 

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