Archive pour le Tag 'croissance'

Croissance chinoise à l’arrêt, pourquoi ?

Croissance chinoise à l’arrêt, pourquoi ?

 David Baverez, investisseur spécialiste de la Chine, décrypte pour La Tribune, les enjeux de cette réunion pour le futur de l’économie chinoise et, par ricochet, mondiale.( dans la Tribune)

Comment se porte l’économie chinoise ?

La croissance est à l’arrêt, le gouvernement parle de 4,7% mais ce chiffre est exagéré. Surtout, le pays connaît une grave déflation (la baisse continue des prix qui entraîne des effets néfastes, NDLR) similaire à celle qu’a connue le Japon ces dernières décennies avec un indice des prix à la production (PPI) qui a reculé de 0,8% sur un an en juin. Cette situation vient du fait que les entreprises, en surproduction, voient leurs prix à la vente baisser et sont donc contraintes d’en faire autant sur les salaires.

Derrière ces chiffres, il y a aussi et surtout un problème de chute de la consommation intérieure dû, en partie, à la crise immobilière que connaît la Chine depuis 2020. Beaucoup de Chinois ont, en effet, acheté des appartements qui n’ont, au final, jamais été livrés et ceux ayant pu devenir propriétaires ont vu le prix de leur bien s’effondrer. Cette crise du secteur immobilier a beaucoup appauvri la population. Enfin, la Chine n’a plus accès aux technologies de pointe américaines et européennes donc Pékin ne dispose plus que d’une industrie de basse et moyenne technologie. Car, pour rappel, le 7 octobre 2022, Washington a annoncé des restrictions drastiques à l’exportation des semi-conducteurs de pointe. De fait, les États-Unis interdisent à la Chine l’accès aux innovations du XXIe siècle qui passent par ces puces. Ce manque technologique pousse le gouvernement à faire reposer toute sa croissance sur les exportations massives de certains produits, au rabais, comme les véhicules électriques, les panneaux solaires ou les batteries. Or cette stratégie est dangereuse car elle amène ces entreprises à vendre massivement leurs produits à perte en Europe et ce qui pourrait pousser certaines à la faillite. De plus, sur le plan géopolitique, les pays importateurs commencent à se réveiller et à mettre des barrières à l’entrée sur les produits chinois, ce qui pourrait mettre fin à ce dernier relais de croissance.

 

On parle aussi du fait que le déclin démographique pose problème, qu’en est-il ?

Ce n’est pas vraiment le cas dans cette crise car les Chinois n’ont pas de système de retraite tel que nous le connaissons en Europe. Ils travaillent jusqu’à un âge avancé donc le vieillissement de la population n’engendre pas véritablement de manque de main-d’oeuvre et, in fine, de baisse de la production et de la croissance.

Dans un tel contexte, que pourrait faire le gouvernement pour faire repartir l’économie chinoise?

La Chine pourrait décider de faire supporter une grande partie de la crise immobilière sur l’Etat et les banques, et de baisser les taux directeurs pour inciter les entrepreneurs à emprunter et à investir, tout en poussant la consommation. C’est notamment ce qui a été mis en place aux Etats-Unis, après la crise de 2008. Mais, pour l’instant, les taux ne baissent pas beaucoup, donc les investissements et la production des entreprises du pays et la consommation des ménages ne repartent pas.

Pourquoi la Chine ne baisse-t-elle pas ses taux directeurs ?

Toute baisse engendrerait de facto un transfert de valeur du Parti communiste vers le secteur privé. Les banques et assureurs étatiques – réalisant la vaste majorité de leurs profits sur le simple écart de taux – seraient pénalisés, tandis que les entrepreneurs privés verraient leurs conditions d’emprunt devenir plus favorables. Or ceci n’est pas acceptable pour le gouvernement qui priorise le contrôle de ses entreprises à la croissance.

De grandes réformes sont-elles attendues à l’issue de ce Plénum ?

Non, il n’y aura probablement pas de réponse à la baisse de la consommation intérieure et à la déflation. De fait, le gouvernement chinois fonde toute sa politique économique sur les exportations de produits d’entreprises matures, c’est-à-dire celles dotées de grandes capacités de production. Pourtant, c’est justement cette politique de production à bas coût qui aggrave la déflation et l’appauvrissement de la population. D’ailleurs, c’est le peuple qui souffre des difficultés économiques du pays et qui doit travailler plus pour maintenir celui-ci à flot. Mais le gouvernement a choisi de miser sur cette politique d’exportation au moment où il a mis au pas les grandes entreprises technologiques du pays, mettant fin à leur croissance. Pékin considère en effet à présent que laisser les grandes entreprises se développer pourrait nuire à son autorité. La baisse de la croissance et la déflation sont donc un prix nécessaire à payer, selon le Parti communiste chinois, pour que le capital privé reste sous contrôle étatique. La crise économique que connaît le pays pourrait donc durer longtemps. A noter que, l’opinion publique comprend ce que cherche à faire le gouvernement. Beaucoup de Chinois savent qu’ils vont être appauvris par cette politique. Mais la population l’accepte et se dit qu’il s’agit d’une période difficile mais temporaire.

Comment l’Europe est-elle impactée par le ralentissement économique chinois et la politique d’exportations à bas coût de Pékin?

Premièrement, la baisse de la consommation chinoise nuit au secteur du luxe français qui vend beaucoup dans le pays. Deuxièmement, la Chine concentre ses efforts de production et d’exportation sur des industries dans lesquelles l’Europe est aussi spécialisée, comme les voitures, l’aéronautique, les machines industrielles, la chimie, la pharmacie de base, etc. Donc la politique économique chinoise nuit aux industries européennes. Au passage, les nouveaux droits de douane européens sont, en théorie, une bonne réponse. Mais ils ne sont pas du tout à l’échelle car nous parlons de 2 milliards d’euros de taxes contre 150 à 200 milliards financés par l’Etat chinois pour subventionner ses entreprises… Il ne faut pas non plus faire du protectionnisme aveugle. Une bonne solution serait d’obliger les groupes chinois à investir en Europe et les contraindre à partager avec nous leurs technologies, à l’image de ce que Pékin fait déjà avec les entreprises européennes installées en Chine depuis plus de dix ans.

Si le PCC actait un changement de politique économique, quelles seraient les conséquences pour l’Europe et la France?

Si Pékin acceptait de laisser le libre marché faire loi dans son pays et mettait fin à son contrôle du capital privé et à ses subventions pour l’exportation, tout le monde s’en porterait mieux car nous pourrions commercer librement avec la Chine, sans avoir besoin de mettre des barrières à l’entrée pour ces entreprises. Les entreprises européennes, elles, pourraient davantage profiter du marché chinois.

Croissance économique: Autour de 1 % espéré en 2024

Croissance économique:  Autour de 1 % espéré en 2024

 

Dans sa note de conjoncture dévoilée ce mardi, l’institut de statistiques table sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 1,1%, comme en 2023. 

L’indice des prix à la consommation a reflué sur un an passant de 4,5% à 2,1%, soit un niveau très proche de la cible de la Banque centrale européenne (2%). Après avoir grimpé vers des sommets, l’inflation alimentaire et celle des produits agricoles se sont stabilisées. Dorénavant, ce sont plutôt les services qui poussent l’inflation. Les hausses de salaires restant « modérées », il n’y a pas de « boucle prix salaire », souligne l’Insee. « Les ménages réengrangent un peu de pouvoir d’achat après deux années de vaches maigres », note Dorian Roucher.

Malgré cette légère embellie, « la hausse ne compense pas les pertes cumulées sur les deux années », nuance Clément Bortoli, Chef de la division Synthèse conjoncturelle. À l’exception du salaire minimum indexé sur l’inflation, la plupart des revenus réels des travailleurs ont décroché depuis l’éclatement de la guerre en Ukraine. Dans le secteur privé par exemple, les salaires réels ont reculé de près de 1% (0,8%) en 2023. Résultat, la consommation des ménages, traditionnel moteur de la croissance, a flanché en 2022 et 2023. Les économistes s’attendent néanmoins à une consommation des ménages plus favorable cette année (+1,3% contre 0,9% en 2023), supérieure même au niveau de croissance (1,1%).
L’investissement des entreprises, lui, reste à la peine. Après avoir fortement rebondi dans le sillage du Covid, la courbe d’opinion des chefs d’entreprise n’a cessé de chuter. Concernant les marges, les entreprises ont pu limiter la casse malgré les différentes crises. « Cette bonne tenue des marges s’explique par une baisse des salaires réels. Lors des précédents chocs pétroliers, les salaires réels avaient augmenté », rappelle l’économiste. Reste à savoir comment la conjoncture va évoluer au courant de l’été particulièrement brûlant politiquement.

 

 

 

Croissance: Autour de 1 % espéré en 2024

Croissance:  Autour de 1 % espéré en 2024

 

Dans sa note de conjoncture dévoilée ce mardi, l’institut de statistiques table sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 1,1%, comme en 2023. 

L’indice des prix à la consommation a reflué sur un an passant de 4,5% à 2,1%, soit un niveau très proche de la cible de la Banque centrale européenne (2%). Après avoir grimpé vers des sommets, l’inflation alimentaire et celle des produits agricoles se sont stabilisées. Dorénavant, ce sont plutôt les services qui poussent l’inflation. Les hausses de salaires restant « modérées », il n’y a pas de « boucle prix salaire », souligne l’Insee. « Les ménages réengrangent un peu de pouvoir d’achat après deux années de vaches maigres », note Dorian Roucher.

Malgré cette légère embellie, « la hausse ne compense pas les pertes cumulées sur les deux années », nuance Clément Bortoli, Chef de la division Synthèse conjoncturelle. À l’exception du salaire minimum indexé sur l’inflation, la plupart des revenus réels des travailleurs ont décroché depuis l’éclatement de la guerre en Ukraine. Dans le secteur privé par exemple, les salaires réels ont reculé de près de 1% (0,8%) en 2023. Résultat, la consommation des ménages, traditionnel moteur de la croissance, a flanché en 2022 et 2023. Les économistes s’attendent néanmoins à une consommation des ménages plus favorable cette année (+1,3% contre 0,9% en 2023), supérieure même au niveau de croissance (1,1%).
L’investissement des entreprises, lui, reste à la peine. Après avoir fortement rebondi dans le sillage du Covid, la courbe d’opinion des chefs d’entreprise n’a cessé de chuter. Concernant les marges, les entreprises ont pu limiter la casse malgré les différentes crises. « Cette bonne tenue des marges s’explique par une baisse des salaires réels. Lors des précédents chocs pétroliers, les salaires réels avaient augmenté », rappelle l’économiste. Reste à savoir comment la conjoncture va évoluer au courant de l’été particulièrement brûlant politiquement.

 

 

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Croissance: la consommation des ménages en panne

Croissance: la consommation des ménages en panne

Malgré une légère progression en 2023 (+0,8%), les dépenses de consommation des ménages français sont restées nettement inférieures à leur tendance d’avant-crise sanitaire, indique ce jeudi une étude de l’Insee. En 2023, « la dépense de consommation finale des ménages est inférieure de 3,1% à sa tendance en volume d’avant-crise sanitaire », explique-t-il. Les dépenses des ménages français se sont ainsi chiffrées à 1.301,3 milliards d’euros, là où elles auraient dû atteindre 1.342,5 milliards si l’indicateur avait continué à progresser à la même vitesse que sur la période 2015-2019.

 

Dans le détail, les dépenses de transport des Français ont été inférieures de 13% à leur tendance pré-Covid en 2023 et leurs dépenses énergétiques (électricité, gaz et « autres combustibles ») se sont inscrites en recul de 7,1%, « en lien avec la hausse des prix de l’énergie ».

« Les dépenses de produits alimentaires et boissons non alcoolisées sont en deçà de 4,2% de leur tendance d’avant-crise, tout comme les boissons alcoolisées (-3,7%) et les dépenses en articles d’habillement et en chaussures (-6,3%) » précise encore l’Insee.

En revanche, les dépenses d’hébergement et de restauration ont dépassé de 3,1% leur tendance pré-crise en 2023, tout comme les dépenses d’information et communication (+4,6%).

L’Insee indique qu’en moyenne, le pouvoir d’achat brut individuel (« par unité de consommation ») a néanmoins progressé de 0,3% en 2023, après un recul de 0,4% l’année précédente. Mais il relève aussi que les dépenses « pré-engagées » (difficilement renégociables à court terme: loyers, factures énergétiques, assurances…) ont augmenté de 1,2% en 2023, un rythme identique à celui constaté entre 2015 et 2019.

 

Il faut dire que l’inflation a renoué en 2022 et 2023 avec des niveaux inédits en France depuis les années 1980. Le point haut de l’inflation dans le pays a été atteint en février 2023, à un peu plus de 7%.

 

Economie- Etats-Unis : Net tassement de la croissance

Economie- Etats-Unis : Net tassement de la croissance

Selon la troisième estimation du département du Commerce, publiée ce jeudi, la croissance du PIB des États-Unis au premier trimestre 2024 a été révisée légèrement en hausse à 1,4% en rythme annualisé, contre +1,3% estimé précédemment. Une révision finale conforme aux prévisions des analystes. Elle confirme le net ralentissement de l’activité par rapport à la croissance de 3,4% enregistrée au 4e trimestre 2023.

A noter, les États-Unis publient leur croissance en rythme annualisé, qui compare le PIB à celui du trimestre précédent, puis projette l’évolution sur l’année entière à ce rythme. La somme des biens et services produits et échangés aux États-Unis atteint 28.269 milliards de dollars en rythme annualisé au premier trimestre.

De janvier à mars, les dépenses de consommation, moteur de la croissance, ont marqué le pas en ne progressant plus que de 1,5%, contre +3,4% fin 2023 et +2% lors de l’estimation précédente.

Cette décélération de l’activité économique pourrait convaincre la Réserve fédérale américaine de baisser ses taux directeurs prochainement. Pour rappel, lors de sa réunion du 13 juin, la banque centrale américaine (Fed) a laissé son principal taux directeur dans la fourchette de 5,25% à 5,50% dans laquelle il se trouve depuis juillet dernier, son plus haut niveau depuis plus de 20 ans.

Mais pour l’instant, l’institution monétaire est mitigée sur la dynamique des prix : elle voit l’indice d’inflation PCE finir l’année à +2,6% (en hausse par rapport aux +2,4% de ses dernières prévisions, publiées en mars), puis à +2,3% en 2025 (contre +2,2% auparavant prévus).

 

Etats-Unis : Net tassement de la croissance

Etats-Unis : Net tassement de la croissance

Selon la troisième estimation du département du Commerce, publiée ce jeudi, la croissance du PIB des États-Unis au premier trimestre 2024 a été révisée légèrement en hausse à 1,4% en rythme annualisé, contre +1,3% estimé précédemment. Une révision finale conforme aux prévisions des analystes. Elle confirme le net ralentissement de l’activité par rapport à la croissance de 3,4% enregistrée au 4e trimestre 2023.

A noter, les États-Unis publient leur croissance en rythme annualisé, qui compare le PIB à celui du trimestre précédent, puis projette l’évolution sur l’année entière à ce rythme. La somme des biens et services produits et échangés aux États-Unis atteint 28.269 milliards de dollars en rythme annualisé au premier trimestre.

De janvier à mars, les dépenses de consommation, moteur de la croissance, ont marqué le pas en ne progressant plus que de 1,5%, contre +3,4% fin 2023 et +2% lors de l’estimation précédente.

Cette décélération de l’activité économique pourrait convaincre la Réserve fédérale américaine de baisser ses taux directeurs prochainement. Pour rappel, lors de sa réunion du 13 juin, la banque centrale américaine (Fed) a laissé son principal taux directeur dans la fourchette de 5,25% à 5,50% dans laquelle il se trouve depuis juillet dernier, son plus haut niveau depuis plus de 20 ans.

Mais pour l’instant, l’institution monétaire est mitigée sur la dynamique des prix : elle voit l’indice d’inflation PCE finir l’année à +2,6% (en hausse par rapport aux +2,4% de ses dernières prévisions, publiées en mars), puis à +2,3% en 2025 (contre +2,2% auparavant prévus).

 

Croissance Allemagne : un tout petit rebond

Croissance Allemagne : un tout petit rebond

 

Un tout petit rebond, mieux que prévu. Deux instituts économiques allemands ont relevé leurs prévisions de croissance pour la première économie européenne cette année.

Deux instituts économiques allemands ont relevé leurs prévisions de croissance pour la première économie européenne cette année. L’institut IFO table désormais sur une hausse de 0,4% du produit intérieur brut (PIB), soit 0,2 point de plus que lors de sa prévision précédente, selon son rapport estival de conjoncture publié ce jeudi.

 

Désormais, la reprise de la demande sur de nombreux marchés internationaux redonne un peu d’oxygène à l’industrie. Preuve en est, les exportations allemandes ont continué à croître en avril, l’indicateur a gagné 1,6% sur un mois en avril, après avoir pris 2% en mars, atteignant 136,5 milliards d’euros, d’après les derniers chiffres de l’institut de statistique Destatis, publiés en juin.

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Prix de l’électricité : pourquoi l’écart se creuse entre la France et l’Allemagne

Et le net ralentissement de l’inflation en Allemagne soutient également la consommation intérieure. « Le pouvoir d’achat des ménages devrait continuer à se renforcer au cours de l’année et (…) le commerce mondial de marchandises et la production industrielle mondiale continuer à se redresser » a ainsi rassuré l’IFO dans son communiqué.

Le desserrement monétaire des banques centrales, notamment la BCE, redonne également de l’espoir, selon l’IFO, qui table sur « deux nouvelles baisses de taux dans l’année par la BCE ». La BCE a en effet décidé en juin de baisser pour la première fois en près de cinq ans ses taux directeurs. Servant de référence en zone euro, le taux sur les dépôts de 4%, son plus haut niveau atteint en septembre dernier, a été ramené à 3,75%.

« Alors que l’économie allemande continue de subir des vents contraires, les lueurs d’espoir se multiplient », a ainsi estimé de son côté la banque centrale allemande dans son bulletin mensuel publié jeudi. Elle a en revanche pointé du doigt le « recul » persistant du secteur de la construction, toujours freiné par les taux d’intérêt trop élevés pour le secteur.

Reste que la hausse du niveau générale des prix n’est pas encore redescendue à des niveaux acceptables pour la BCE qui a assorti sa baisse des taux d’un discours très prudent pour la suite car l’inflation devrait « rester supérieure à l’objectif » de 2% et ce, « pendant une grande partie de l’année prochaine », selon la banque centrale.

Par ailleurs, le rebond attendu outre-Rhin est très faible par rapport à celui de ses voisins européens, avec une croissance moyenne de la zone euro attendue à 0,8%, selon les prévisions de Bruxelles. « Il faudra faire preuve de patience jusqu’en 2025 avant que la croissance ne dépasse à nouveau les 1% en Allemagne », a commenté lors d’une conférence de presse jeudi Ulrich Kater, chef économiste de la banque Deka.

Le DIW et l’IFO tablent respectivement sur une croissance de 1,4% et 1,5% l’an prochain. Le gouvernement a, lui, légèrement relevé sa prévision de croissance pour 2024, portée de 0,2% à 0,3%.

 

Croissance plus faible qu’avant la pandémie dans une majorité de pays

Croissance plus faible qu’avant la pandémie dans une majorité de pays

Pour la banque mondiale globalement, dans 60% des pays de la planète qui abritent plus de 80% de la population, la croissance sur la période 2024-2026 sera plus lente qu’avant la pandémie de Covid. La Banque mondiale prévoit même un recul de l’expansion, de 4,2% en 2023 à 4% en 2024, pour les économies émergentes et en développement.

La situation reste préoccupante pour les pays les plus pauvres de la planète, qui ont subi de plein fouet les chocs successifs : pandémie, inflation et durcissement monétaire. Un quart d’entre eux n’a pas retrouvé le niveau d’avant 2020. La proportion est deux fois plus élevée pour les pays fragiles et en situation de conflit. «Les pays les plus pauvres pâtissent du lourd fardeau que constitue le service de la dette, des possibilités restreintes sur le plan des échanges commerciaux et de la survenue d’épisodes climatiques coûteux», détaille Indermit GillEntre janvier et juin, la Banque mondiale a amputé la prévision de croissance des pays à faible revenu d’un demi-point, à 5%. La reprise est en particulier fragile sur le continent africain, qui concentre les États les plus pauvres, et à un rythme bien trop lent pour avoir un effet significatif sur la réduction de la pauvreté.

Si l’inflation a commencé à refluer – prévue à 3,5% à l’échelle mondiale en 2024 puis 2,9% en 2025 – l’un des risques majeurs tient aux taux d’intérêt qui vont rester durablement élevés. L’institution prévoit 4% sur la période 2025-2026, soit environ le double des taux moyens enregistrés entre 2000 et 2019. «Le durcissement des conditions financières mondiales se traduirait par une croissance beaucoup plus faible pour les économies en développement», alerte l’économiste en chef adjoint, Ayhan Kose.

 

Japon : Croissance en recul de 0,5%

Japon  : Croissance en recul de 0,5% 

Le PIB de l’archipel a reculé de 0,5% au premier trimestre comparé au précédent, selon une nouvelle estimation publiée lundi 10 juin. Les exportations ont chuté au premier trimestre de 5,1% (-5% lors de la première estimation), tandis que ses importations ont reculé de 3,3% (contre -3,4% précédemment), selon les chiffres du gouvernement. La consommation privée a, quant à elle, baissé de 0,7%.
(chiffre inchangé).

 

La consommation des ménages a, quant à elle, reculé de 0,8% (contre -0,7% lors de la première estimation) sur l’ensemble du premier trimestre. Cet indicateur a diminué sans discontinuer entre mars 2023 et mars 2024, alors que l’inflation continue à progresser plus vite que les salaires dans le pays, et que la faiblesse du yen, accentuée par la politique monétaire accommodante de la Banque du Japon (BoJ), fragilise aussi leur pouvoir d’achat.

L’archipel « évite de justesse la ‘récession technique’ définie par deux baisses consécutives » du PIB, avait déjà souligné mi-mai, lors d’une première estimation, Stefan Angrick dans une note de Moody’s Analytics. Mais « la nouvelle chute au premier trimestre 2024 montre que le Japon n’est pas non plus très loin de la récession, l’économie japonaise est en mauvaise forme ».

 

La consommation a cependant augmenté de 0,5% en avril sur un an en termes réels (corrigés de l’inflation), marquant la première hausse de cet indicateur économique clé depuis février 2023, selon des données officielles publiées vendredi 7 juin.

(Avec AFP)

Economie-Croissance Zone euro : Seulement 0,3 % au premier trimestre

Economie-Croissance Zone euro : Seulement 0,3 % au premier trimestre

La croissance en zone euro demeure faible et fragile. En effet le PIB de la zone euro a seulement progressé de 0,3% au premier trimestre  après un repli de 0,1% au quatrième trimestre 2023. La  Banque centrale européenne qui prévoit 0,6% de croissance en zone euro  a décidé de baisser ses taux directeurs pour soutenir l’activité économique.

Après un repli de 0,1% au quatrième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) des 20 pays partageant l’euro a crû de 0,3% sur la période janvier-mars, par rapport aux trois mois précédents, selon l’estimation publiée ce vendredi par Eurostat. En rythme annuel, la croissance s’est même établie à 0,4%.

 La hausse des prix devrait atteindre 2,8% cette année, contre une prévision de 2,7% il y a six mois, et 2,7% en 2025, contre 2,5% précédemment. Pour 2026, la prévision reste inchangée à 2,2%.

Cette faiblesse de la croissance a d’ailleurs amené la Banque centrale européenne a effectué une première baisse de 0,25 point de pourcentage sur ses taux directeurs jeudi. Après avoir été montés de manière fulgurante entre 2022 et 2023 puis avoir été maintenus entre 4% et 4,75% depuis septembre – au plus haut depuis la création de l’euro - le taux de dépôt passe à 3,75% tandis que le taux de refinancement et le taux de facilité de prêt marginal s’établissent respectivement à 4,25% et 4,5%.

 

Croissance Zone euro : Seulement 0,3 % au premier trimestre

Croissance Zone euro : Seulement 0,3 % au premier trimestre

La croissance en zone euro demeure faible et fragile. En effet le PIB de la zone euro a seulement progressé de 0,3% au premier trimestre  après un repli de 0,1% au quatrième trimestre 2023. La  Banque centrale européenne qui prévoit 0,6% de croissance en zone euro  a décidé de baisser ses taux directeurs pour soutenir l’activité économique.

Après un repli de 0,1% au quatrième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) des 20 pays partageant l’euro a crû de 0,3% sur la période janvier-mars, par rapport aux trois mois précédents, selon l’estimation publiée ce vendredi par Eurostat. En rythme annuel, la croissance s’est même établie à 0,4%.

 La hausse des prix devrait atteindre 2,8% cette année, contre une prévision de 2,7% il y a six mois, et 2,7% en 2025, contre 2,5% précédemment. Pour 2026, la prévision reste inchangée à 2,2%.

Cette faiblesse de la croissance a d’ailleurs amené la Banque centrale européenne a effectué une première baisse de 0,25 point de pourcentage sur ses taux directeurs jeudi. Après avoir été montés de manière fulgurante entre 2022 et 2023 puis avoir été maintenus entre 4% et 4,75% depuis septembre – au plus haut depuis la création de l’euro - le taux de dépôt passe à 3,75% tandis que le taux de refinancement et le taux de facilité de prêt marginal s’établissent respectivement à 4,25% et 4,5%.

 

Croissance : une toute petite hausse- fragile- du PIB au premier trimestre

Croissance : une toute petite hausse fragile du PIB au premier trimestre

 

Bonne nouvelle avec une progression de seulement 2,2 % de l’inflation sur un an . Une mauvaise nouvelle qui en est peut-être la conséquence à savoir une toute petite hausse du PIB de 02 % au premier trimestre. Une activité par ailleurs très fragile si l’on en juge par les inquiétudes des ménages vis-à-vis du pouvoir d’achat. Même si  les prix à la consommation seraient stables, après une hausse de 0,5% en avril. Ce ralentissement serait lié à une forte baisse des prix de l’énergie, compensée en partie par les hausses des prix de l’alimentation et, dans une moindre mesure, des produits manufacturés, indique l’Insee.

 

L’Insee Indique un ralentissement de la consommation des ménages, en hausse de 0,1% au premier trimestre 2024 contre 0,2% au quatrième trimestre 2023. Cette tendance s’est accentuée en avril : la consommation des ménages a reculé de 0,8% ce mois-ci, contre une croissance de 0,2% attendue par le consensus et une hausse de 0,4% en mars. L’Insee attribue ce recul à la baisse de la consommation de produits alimentaires.

Chine : très légère révision de la croissance

Chine : très légère révision de la croissance

Le Fonds monétaire international (FMI) a relevé mardi 28 mai sa prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) de la Chine pour 2024 à 5%, saluant les mesures récentes prises par Pékin pour stimuler son économie. «La croissance économique de la Chine devrait rester solide à 5% en 2024 et ralentir à 4,5% en 2025», a déclaré le FMI dans un communiqué, ajoutant que la décision était «motivée par des données solides sur le PIB au premier trimestre et des mesures politiques récentes».

 

Les économistes du crédit agricole relativise toutefois les perspectives de croissance

…L’analyse des ventes au détail par catégorie fait ressortir la faiblesse structurelle de la demande, en particulier pour les biens. Les services profitent encore de la reprise du tourisme, qui a enfin dépassé son niveau pré-pandémie. En revanche, la guerre des prix en cours dans le secteur automobile commence à se matérialiser : en mars, les ventes de voitures ont augmenté de 6% en nombre d’unités mais baissé de 3,7% en valeur. Cela signifie que la baisse des prix n’a pas été compensée par une hausse significative des volumes, et donc que certains constructeurs pourraient vite se retrouver en difficulté si les prix ne se stabilisaient pas.

L’interminable chute du marché immobilier
Les indicateurs liés au marché immobilier ont continué à se dégrader en mars, qu’il s’agisse de l’investissement, des mises en chantier, des projets rendus ou du nombre de transactions. Les prix des biens dans l’ancien sont toujours en baisse dans 69 des 70 premières villes chinoises. Ces indicateurs sont en contraction depuis le début de l’année 2022 et ce, malgré les différentes mesures de soutien mises en place par les autorités (baisse des taux, facilités de prêts, allègement des conditions d’accès à la propriété).

L’impact de la crise immobilière se fait aussi sentir sur la production dans les industries lourdes liées au secteur de la construction, comme le ciment ou l’acier brut. De manière globale, la production industrielle a également ralenti en mars (+4,5% sur un an, contre +7% en janvier-février). Cela s’explique non seulement par l’atonie de la demande interne, mais aussi par le ralentissement des exportations (-7,5% sur un an), en particulier dans les secteurs de production traditionnels de l’économie chinoise (téléphones et biens d’équipements). Le taux d’utilisation des capacités industrielles est ainsi à son plus bas niveau depuis 2016.

Le ralentissement de la demande extérieure intervient dans un contexte de tensions commerciales croissantes entre la Chine et les pays occidentaux. En déplacement en Pennsylvanie, région industrielle dans laquelle une partie de l’élection américaine de novembre pourrait se jouer, Joe Biden a ainsi annoncé vouloir tripler les droits de douane sur l’acier et l’aluminium chinois et lancer une enquête sur les pratiques déloyales de la Chine dans les secteurs de la construction navale, du transport maritime et de la logistique.

Cette annonce fait écho aux inquiétudes de l’industrie sidérurgique latino-américaine, et en particulier brésilienne, qui réclame elle aussi des taxes sur les importations chinoises.

Côté européen, les enquêtes visent quant à elles les fabricants d’éoliennes et les constructeurs de véhicules électriques, soupçonnés de bénéficier d’importantes subventions publiques créant des distorsions de concurrence.

Ces dernières semaines, les discussions autour des surcapacités chinoises se sont intensifiées. En déplacement en Chine, Janet Yellen, secrétaire du Trésor américain, a déclaré que ces surcapacités faisaient peser un risque de dislocation de l’économie mondiale. Dévoilant ses nouvelles prévisions de croissance dans le cadre de ses Réunions de printemps, le FMI a quant à lui mis en garde contre un « essoufflement » de la reprise économique chinoise, en raison d’une demande intérieure atone et de la crise immobilière, qui pourrait multiplier les surcapacités de production et donc exacerber les tensions commerciales.

Comment expliquer les 5,3% de croissance du premier trimestre ?
Devant ce panorama, comment expliquer les bonnes performances de la croissance chinoise ? Si l’on en croit les chiffres chinois, elles peuvent être attribuées à la hausse des investissements dans les industries liées aux nouvelles technologies et les infrastructures. Une tendance qui confirme les priorités des autorités et leur soutien constant au secteur de l’offre.

Tout en se félicitant pour ces performances, le ministre de l’Économie chinois a indiqué que l’atteinte de la cible de croissance fixée pour 2024 « autour de 5% » supposerait de nouveaux efforts. Le Politburo, l’instance dirigeante du Parti communiste chinois, doit se réunir fin avril et pourrait annoncer de nouvelles mesures de soutien à l’économie : baisse des ratios de réserves obligatoires, accélération des émissions obligataires, nouvelles injections de liquidités. Une chose est sûre, les marchés restent circonspects face aux perspectives chinoises et réagiraient sûrement mal à un resserrement monétaire ou budgétaire. Malgré les chiffres du premier trimestre, le consensus continue d’anticiper une croissance sous la cible des 5%.

Croissance économique: confirmation d’une petite hausse dans l’union européenne

Croissance économique: confirmation d’une petite hausse dans l’union européenne

Une toute petite croissance de 0,8 % en 2024 pour la zone euro mais qui pourrait être bousculée par l’environnement géopolitique. Ce mercredi, la Commission européenne a confirmé sa prévision d’une croissance de 0,8% en 2024 en zone euro, assortie d’une inflation plus faible que prévu à 2,5% (contre 2,7% anticipés jusqu’ici).

 

Selon l’estimation provisoire d’Eurostat publiée en fin de matinée, au premier trimestre de 2024, le PIB a ainsi augmenté de 0,3 % dans l’UE, le chiffre étant le même dans la zone euro. « Cette croissance, qui s’appuie sur une large base dans l’ensemble des États membres, marque la fin d’une période prolongée de stagnation économique qui avait commencé au dernier trimestre de 2022 », analyse la Commission.

Selon l’exécutif européen, cette dynamique lui permet de tabler, en 2024, sur une croissance du PIB de 1,0 % dans l’UE, et 0,8 % en zone euro. Encore plus loin dans le temps, en 2025, la Commission table sur un PIB qui devrait augmenter à 1,6 % dans l’UE et à 1,4 % dans la zone euro. Pour mémoire, l’année dernière, la zone euro s’est enlisée dans la stagnation, la progression de PIB plafonnant à 0,4%.

Par ailleurs, la Commission s’attend à un rebond des échanges qui devrait soutenir les exportations alors que l’économie mondiale fait preuve de résilience. « Cependant, étant donné la reprise de la demande intérieure dans l’UE, une augmentation des importations compensera largement la contribution positive des exportations à la croissance », précise la Commission européenne.

La commission souligne le ralentissement plus net que prévu des prix à la consommation, avec la perspective de se rapprocher de la cible de 2% fixée par la BCE. D’après Eurostat, en zone euro, l’inflation devrait atteindre 2,4 % en avril cette année, son point le plus bas depuis deux ans.

De sorte qu’en 2024, elle devrait atteindre 2,5 % au niveau annuel (contre 5,4 % en 2023), puis 2,1 % en 2025. En élargissant cette statistique à l’UE, la Commission table sur une inflation à 2,7 % en 2024 (contre 6,4 % en 2023), puis à 2,2 % en 2025. Pour rappel, en zone euro, le dernier pic inflationniste a été enregistré en octobre 2022, à +10,6 %.

 

Malgré ces nouvelles économiques relativement positives, la Commission européenne reste cependant sur ses gardes en raison de l’incertitude géopolitique qui règne actuellement à différents endroits du globe.

Quant à la France, Eurostat table en 2024 sur une croissance de 0,7% en 2024, et 1,3% en 2025.

La guerre soutient la forte croissance de la Russie

La guerre soutient la forte croissance de la Russie

Le produit intérieur brut de la Russie a augmenté de 5,4% sur un an au premier trimestre 2024, a annoncé vendredi l’agence nationale des statistiques, une croissance tirée par l’explosion des commandes militaires pour poursuivre l’assaut contre l’Ukraine. Cela marque une accélération, après une croissance de 4,9% au dernier trimestre de 2023, une expansion dont se vante la Russie qui estime avoir fait échouer les sanctions occidentales adoptées dans la foulée de l’assaut sur l’Ukraine en 2022.

Depuis deux ans, l’effort de guerre est en réalité devenu le moteur de l’économie russe. Au premier trimestre, l’activité en Russie a aussi été poussée par des prix favorables sur les marchés des hydrocarbures. Les dépenses totales de l’État ont explosé de 20% sur un an, selon le ministère russe des Finances.

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