Archive pour le Tag 'croissance'

Croissance Japon : dépenses des ménages en chute libre

Croissance Japon : dépenses des ménages en chute libre

D’après les statistiques gouvernementales, les dépenses des ménages ont reculé en mai de 16,2% en rythme annuel, soit leur plus forte chute depuis que ces données sont disponibles, en 2001. Il s’agit d’un déclin supérieur à celui anticipé par les analystes (-12,2%) après une baisse de 11,1% en avril  Les dépenses des ménages japonais ont décliné en mai à leur rythme le plus important depuis près de 20 ans alors que les consommateurs ont suivi les appels au confinement formulés par les autorités dans le but de lutter contre la crise sanitaire liée au coronavirus.

Les données officielles publiées mardi soulignent les pressions auxquelles fait face l’économie nippone, tombée en récession et qui devrait connaître un creux prolongé.

Croissance : remontée en Europe , durable ?

Croissance : remontée en Europe , durable ?

Indéniablement une remontée assez nette de la croissance est constatée après l’écroulement des mois précédents. Ce n’est pas exactement encore la croissance mais on se rapproche un peu plus du seuil des 50 séparant contraction de la récession. La question qui se pose est de savoir s’il s’agit  d’un phénomène conjoncturel ou structurel. S’agit-il en effet d’un phénomène de compensation de plusieurs mois pendant lesquels la consommation, la production et les services ont été contraints par des mesures administratives. Ou s’agit-il d’un phénomène plus durable . Des chiffres encourageants mais qui imposent  quand même une certaine prudence car on ne peut définir une tendance sur des indicateurs mêmes satisfaisant ne portant que sur un mois. L’indice PMI composite de la zone euro, qui rassemble services et industrie manufacturière, est en effet remonté à 48,5 après 31,9 en mai et 47,5 en estimation “flash”, se rapprochant du seuil de 50 au-dessus duquel il traduit une croissance de l’activité globale du secteur privé.

“L’amélioration du climat des affaires nourrit l’espoir de voir le PIB renouer avec la croissance au troisième trimestre”, commente Chris Williamson, économiste en chef d’IHS Markit.

En Allemagne, la faiblesse de la demande ralentit la reprise de l’activité du secteur allemand des services, montre l’enquête mensuelle d’IHS Markit.

L’indice PMI sectoriel s’est certes redressé à 47,3 après 32,6 en mai, dépassant même une première estimation qui l’avait donné à 45,8, mais il continue de traduire une contraction de l’activité.

Le PMI composite, qui rassemble les données des enquêtes dans les services et dans l’industrie manufacturière, reste lui aussi inférieur au seuil de 50 puisqu’il ne remonte qu’à 47,0 après 32,3 en mai et 45,8 en estimation “flash”.

“L’activité à l’export constitue un aspect particulièrement faible des données récentes, donc la réouverture des frontières devrait donner un élan supplémentaire à la reprise.”

en France, L’indice PMI composite, qui conjugue les résultats des enquêtes dans les services et dans l’industrie manufacturière, ressort à 51,7 contre 32,1 en mai et 51,3 en première estimation.

“Si la reprise a été avant tout tirée par les industriels, les fournisseurs de services ont aussi enregistré une croissance de leur activité”, note Eliot Kerr, économiste d’IHS Markit. “Ceci dit, les chiffres par sous-secteurs montrent que les entreprises qui dépendent des relations en face à face, comme les hôtels et les restaurants, continuent de souffrir.”

au Royaume-Uni la baisse s’est atténuée en juin avec la réouverture partielle des entreprises et des commerces, confirme l’enquête mensuelle d’IHS Markit.

L’indice PMI sectoriel est remonté à 47,1 après 29,0 en mai, dépassant très légèrement l’estimation “flash” qui l’avait donné à 47,0, mais il reste sous le seuil de 50 séparant contraction et expansion.

L’indice PMI composite, qui combine les services et l’industrie manufacturière, est lui aussi en forte hausse à 47,7 contre 30,0 en mai. La première estimation l’avait donné à 47,6.

En Italie, L’indice PMI composite italien ressort à 47,6 après 33,9 en mai.

, En Espagne Le secteur espagnol des services a renoué de justesse avec la croissance en juin après la contraction brutale subie en avril et en mai: l’indice PMI sectoriel est remonté à 50,2 après 27,9 en mai et 7,1 en avril.

Ce dernier chiffre marquait le niveau le plus bas de l’indicateur enregistré depuis sa création en 1999.

La hausse de juin est à l’inverse la plus forte jamais observée d’un mois sur l’autre.

Malgré cette amélioration, “l’enquête de juin suggère une reprise limitée jusqu’à présent”, souligne Paul Smith, économiste d’IHS Markit.

 

Croissance: le gouvernement gonfle sa croissance pour 2021

Croissance: le gouvernement gonfle sa croissance pour 2021

 

La manœuvre est classique comme il est vraisemblable que la dépression sera encore plus forte que prévue (entre 8 et 10 % selon les instituts pour la France) Bercy gonfle ses prévisions pour l’année suivante. En gros, elle veut persuader que la croissance de 2021 viendra compenser la baisse de 2020. Ce que pour l’instant contredisent  peu près tous les instituts internationaux. De quoi justifier les très forts déséquilibres financiers pour l’année 2020 et malheureusement à suivre.

 

Bercy précise  que « le PIB en 2021 demeurerait inférieur d’environ 4% à son niveau de 2019 ». Le déficit, qui devrait s’effondrer de -3% en 2019 à -11,4% fin 2020, devrait, lui, connaître un reflux de -5,5% estimé pour fin 2021. La dette, enfin, devrait atteindre les 117,5% du PIB, contre 121% cette année. Cependant, Bercy n’a pas pris en compte dans ses projections les effets du plan de relance à venir. Les mesures en faveur de l’emploi des jeunes, ainsi que les éventuelles aides fiscales pour les entreprises pourraient ainsi faire évoluer.

« La BCE et la croissance  » Emmanuel Sales

«La BCE  et la croissance  » Emmanuel Sales

 

 « La BCE est la seule institution qui peut permettre de donner des perspectives claires aux entrepreneurs, aux ménages, aux jeunes diplômés en s’engageant dans une politique monétaire favorable à la croissance » estime Emmanuel Sales , président de la Financière de la Cité dans un tribu du monde.

 

Emmanuel Sales.

Metternich, l’artisan de l’équilibre européen après les guerres napoléoniennes, était hostile au Zollverein dans lequel il voyait, à juste titre, un risque d’emprise de la Prusse sur les petits Etats allemands. De même l’euro, en bloquant les variables de change, a créé un déséquilibre au profit du plus fort. Comme dans les unions monétaires de la fin du XIXe siècle, capitaux, industries et savoir-faire affluent dans les pays créditeurs.

L’Allemagne se retrouve ainsi en situation de profiter d’excédents qu’elle doit moins à sa « vertu » qu’aux politiques de contraction de la demande interne qu’elle a menées à l’abri de la monnaie unique en profitant des marchés extérieurs. La crise du Covid-19 est pour elle une occasion de rompre avec cette stratégie mercantiliste en restituant aux autres membres de la zone euro les excédents constitués à leur détriment.

Mais la relance allemande ne suffira pas à tirer l’Europe de l’ornière. Les entreprises du Mittelstand sont dépendantes de la Chine, qui ralentit, et des Etats-Unis, qui cherchent à protéger leur industrie. Le modèle allemand, fondé sur des énergies et des technologies anciennes, semble peu adapté aux enjeux du « monde d’après ».

Par ailleurs, le plan de relance européen peine à convaincre et les politiques d’encadrement croissant des activités financières menées depuis la crise de 2008 ont réduit le montant et la mobilité des avoirs financiers monétisables. Ainsi, malgré les dernières injections massives de liquidités de la BCE, les indicateurs d’inflation à long terme et les taux d’intérêt demeurent historiquement bas.

«“La croissance n’est pas une stratégie”, ont récemment affirmé les magistrats de la Cour des comptes, se faisant l’écho de l’opinion publique qui assimile faussement budget national et familial»

Ajustement interne. La vérité est que les marchés ne croient pas encore à un virage « friedmanien » de la BCE. Nourries au lait de la désinflation compétitive, nos élites continuent de privilégier l’ajustement interne par les prix et les salaires. « La croissance n’est pas une stratégie », ont récemment affirmé les magistrats de la Cour des comptes, se faisant l’écho de l’opinion publique qui assimile faussement budget national et familial. En 1950, c’est la pression américaine et l’engagement de Schuman qui avaient permis de concilier les exigences de redressement de l’Allemagne et les revendications françaises.

Les circonstances, à nouveau, pourraient conduire l’Europe à bouger alors que les Américains ne souhaitent plus seuls assumer le fardeau monétaire. Comme en 2014, lors du lancement des premières opérations d’expansion réelle du bilan de la BCE, ils exercent une forte pression sur les autorités de la zone euro pour orienter la politique monétaire vers une meilleure prise en compte des objectifs de croissance et d’emploi. L’issue des travaux menés par la BCE sur l’évaluation de la politique monétaire est donc essentielle pour éviter à l’Europe une nouvelle décennie perdue. En déclarant vouloir « donner du contenu à la stabilité des prix », Christine Lagarde a discrètement montré le chemin.

La monnaie, en effet, est une « réalité sociale » (Simiand), et pas une simple unité de compte plaquée sur l’organisme économique. La grande transformation qu’appelle de ses vœux l’opinion sera rendue beaucoup plus aisée par une inflation de croissance… qui allège graduellement les dettes. La BCE est la seule institution qui peut permettre de donner des perspectives claires aux entrepreneurs, aux ménages, aux jeunes diplômés en s’engageant dans une politique monétaire favorable à la croissance.

Emmanuel Sales est président de la Financière de la Cité.

Emploi États-Unis : croissance des emplois en même temps que le Coronavirus

Emploi États-Unis : croissance des emplois en même temps que le Coronavirus 

 

 

C ‘est sans doute la principale contradiction à savoir la montée en puissance des créations d’emplois au mois de juin ( près de 5 millions au lieu de 3 millions attendus) alors que parallèlement le Coronavirus affecte de plus en plus de personnes au rythme actuel de 50 000 par jour. Sans doute d’ailleurs un effet mécanique. L’ l’insuffisance des mesures sanitaires favorise le développement du virus avec la progression des activités économiques.

Le département du Travail a fait état de 4,8 millions de créations d’emplois non-agricoles le mois dernier, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 3,0 millions.

Ce chiffre est le plus élevé jamais enregistré sur un mois depuis le début du suivi des chiffres de l’emploi par Washington en 1939.

Les créations de postes de mai ont en outre été revues en hausse à 2,699 millions contre 2,509 millions annoncé initialement.

Le rebond des deux derniers mois est toutefois loin de compenser l’explosion du chômage subie en avril avec 20,787 millions d’emplois détruits.

Les bons chiffres de juin s’ajoutent à une série d’indicateurs, sur la consommation des ménages entre autres, qui reflètent un rebond net de l’activité économique. Cette embellie qui pourrait toutefois être remise en question par la remontée des chiffres de l’épidémie ces derniers jours dans de nombreux Etats, dont la Californie, le Texas et la Floride, les plus peuplés du pays.

Les économistes expliquent aussi la vitesse et l’ampleur du rebond de l’emploi par l’impact du “Paychek Protection Program”, un dispositif mis en place par l’Etat fédéral pour prêter aux entreprises des sommes qu’elles ne remboursent que partiellement si elles les utilisent pour continuer de payer leurs salariés.

Mais les crédits alloués à ce “PPP” sont pratiquement épuisés, ce qui pourrait se traduire par une nouvelle vague de licenciements.

Les inscriptions au chômage tendent pour l’instant à se stabiliser: elles sont revenues à 1,427 million la semaine dernière après 1,482 million la semaine précédente.

En même temps que ce rebond de l’emploi, la croissance du nombre d’infections du Corona =virus ne ralentit pas. En effet, au moins 53.069 nouvelles infections au coronavirus ont été recensées aux Etats-Unis en 24 heures, selon le comptage jeudi à 20 heures 30 locales de l’université Johns Hopkins, un niveau record depuis le début de la pandémie, à la veille du long week-end de la fête nationale. Cela porte à plus de 2,7 millions le nombre total de cas détectés dans le pays. 649 personnes sont décédées du Covid-19 sur le sol américain lors dès dernières 24 heures, 128.677 depuis le début de la crise sanitaire mondiale.

Le niveau des cas nouvellement détectés aux Etats-Unis est plus élevé qu’à aucun moment depuis l’apparition du Sars-Cov-2, et les hospitalisations augmentent dans plusieurs foyers comme Houston (Texas) et Phoenix (Arizona).

Au Texas, près de 8.000 nouveaux cas ont été recensés depuis mercredi, forçant le gouverneur républicain du Texas Greg Abbott, un allié du président Donald Trump, à rendre le port du masque obligatoire dans les lieux publics de son grand Etat du Sud américain, à la veille des festivités du 4 juillet. Celles-ci sont traditionnellement marquées par des réunions familiales ou de grands rassemblements pour assister aux feux d’artifices. Les autorités craignent alors une propagation du virus, qu’elles admettent ne pas contrôler totalement.

Pour fêter l’indépendance des Etats-Unis, le président Donald Trump prévoit d’assister vendredi avec sa femme Melania Trump à des feux d’artifice au Mont Rushmore, haut lieu touristique du Dakota du Sud, où les têtes d’anciens présidents ont été taillées dans le granite.

Croissance Japon: le moral des grands patrons au plus bas

Croissance Japon: le moral des grands patrons au plus bas

La  confiance des grandes entreprises manufacturières japonaises est tombée à son plus bas niveau depuis juin 2009, selon le dernier baromètre trimestriel Tankan publié mercredi par la Banque du Japon (BoJ). L’indice pour cette catégorie d’entreprises s’est fixé à -34, contre -8 lors du précédent baromètre Tankan publié le 1er avril. C’est encore pire que les attentes du consensus d’économistes Bloomberg (-31).

Les différents indices trimestriels Tankan (un pour chaque grande catégorie d’entreprises) mesurent, sur un très grand nombre de questions, la différence entre le pourcentage de sociétés estimant que la conjoncture est favorable et celles jugeant qu’elle ne l’est pas. Un niveau négatif signifie que les avis pessimistes l’emportent.

Un niveau aussi bas augure de faibles dépenses d’investissements, de faibles salaires et de recrutements, autant d’ingrédients nécessaires pour une reprise économique, alors que le Japon est tombé en récession dès le premier trimestre 2020 et que le deuxième trimestre s’annonce effroyable.

L’ampleur du plongeon de la confiance des grandes entreprises non manufacturières (services) a été quasiment aussi fort que dans l’industrie: leur moral a chuté de 25 points sur le trimestre écoulé, passant de +8 à -17, au plus bas depuis fin 2009. Tous secteurs d’activité et toutes tailles d’entreprises confondues, le baromètre Tankan s’est fixé à -31, contre -4 précédemment.

Cette enquête a été réalisée auprès d’environ 9.600 entreprises du 28 mai au 30 juin.

Croissance Japon : nouvelle dégradation

Croissance Japon :  nouvelle dégradation  

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L’enquête “tankan” de la Banque du Japon (BoJ), publiée mercredi, montre aussi que le sentiment des grandes entreprises du secteur non-manufacturier s’est dégradé à un plus bas en dix ans, alors que les mesures imposées en avril-mai pour lutter contre le coronavirus ont contraint les commerces à fermer et les consommateurs à rester chez eux.

Ces résultats viennent renforcer les craintes des marchés, qui s’attendent à ce que le Japon tombe dans une profonde récession du fait de l’impact de la crise sanitaire sur la production industrielle et la consommation.

D’après l’enquête de la BoJ, l’indice du sentiment des grandes entreprises du secteur manufacturier a dégringolé à -34 en juin, contre -8 trois mois plus tôt, soit un plus bas depuis décembre 2009.

Les grandes entreprises non-manufacturières ont basculé dans le pessimisme, avec un indice mesurant leur confiance qui a chuté à -17 contre +8 en mars.

Toutefois, les grandes entreprises des deux secteurs s’attendent à ce que les conditions s’améliorent au cours du troisième trimestre, montrent les résultats de l’enquête.

Le Japon est tombé en récession pour la première fois depuis quatre ans et demi, et un creux inédit depuis la Deuxième Guerre mondiale est attendu pour le trimestre actuel.

Croissance États-Unis : plus 1,4% production industrielle en mai

 

Croissance États-Unis : plus  1,4% production industrielle en mai

 La Réserve fédérale a fait état d’une hausse de 1,4% de la production le mois dernier après une chute de 12,5% en avril et de 4,6% en mars, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une augmentation de 2,9% après le recul de 11,2% annoncé initialement pour avril.

La seule production manufacturière affiche un rebond de 3,8% le mois dernier; le consensus la donnait en hausse de 4,6%. Sa baisse en avril a été revue à 15,5% contre -13,7% en première estimation.

Sur un an, la production industrielle accuse un repli de 15,3%, la production manufacturière une baisse de 16,5%, précise la Fed.

Croissance Royaume-Uni: un écroulement de 20 % en avril

Croissance Royaume-Uni: un écroulement de 20 % en avril

 

Ecroulement total de l’économie britannique en avril sous le coup évidemment du Coronavirus dans l’ampleur a été longuement sous-estimée par les autorités au point d’ailleurs que le premier ministre lui-même en a été victime. La politique sanitaire a été beaucoup trop tardive pour limiter les dégâts et le pays est le plus touché au monde avec plus de 40 000 morts le 11 juin. Pendant ce premier mois entier de confinement, le PIB, qui avait reculé de 5,8 % en mars, a chuté de 20,4 %.

L’ensemble des grands secteurs ont fondu, que ce soit les services, l’industrie ou la construction. Les pubs, l’éducation, la santé et les ventes de voitures ont été parmi les plus affectés. Les exportations et les importations ont chuté. Au deuxième trimestre, l’effondrement pourrait atteindre 35 % estime désormais l’OBR, l’institut qui publie les estimations pour le gouvernement. Curieusement c’est au moment où l’économie s’effondre que le Royaume-Uni a choisi une politique radicale vis-à-vis des négociations en cours avec l’union économique. Officiellement tout laisse prévoir que le Royaume-Uni va rompre définitivement avec l’Europe à moins qu’il ne s’agisse d’une dernière tactique du rusé Boris Johnson obtenir une nouvelle prolongation. Tout dépendra en faite des résultats économiques mais si la croissance devait continuer de glisser ainsi de manière dangereuse il est possible qu’il revienne à des considérations plus ouvertes vis-à-vis de l’union européenne. Notons qu’il y a aussi le très complexe dossier des marchés financiers. Londres souhaite en effet conserver ses privilèges quant à l’accès aux marchés financiers européens et ne pas être traité comme les autres nations. Ce que refuse évidemment l’union économique qui ne veut pas d’un cheval de Troie à l’intérieur de sa zone.

Les économistes prévoient un rebond de l’activité à partir du second semestre, mais s’interrogent sur son ampleur. En attendant, la chute de l’activité s’accompagne d’une flambée du chômage. Et entre « la mauvaise gestion du Covid-19, le manque d’empressement à négocier le Brexit avec l’UE (lire page 6), le déficit budgétaire ou encore la lourde dette publique », les défis sont nombreux, pointent les économistes de Candriam, « très négatifs » sur l’économie britannique.

 

 

 

Croissance zone euro: production industrielle -17 %

Croissance euro: production industrielle -17 %

 

Sur un an, la chute de l’activité du secteur industriel des 19 pays ayant adopté la monnaie unique atteint 28,0%, un recul sans précédent depuis le début de la série statistique en 1990.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une baisse de 20,0% par rapport à mars et de 29,5% par rapport à avril 2019.

Les secteurs qui ont le plus souffert sont celui des produits de consommation durables, dont la production a chuté de 28,9% d’un mois sur l’autre et de 47,7% sur un an, et celui des biens d’équipement (-26,6% sur un mois, -40,9% sur un an).

Par rapport à avril 2019, la production industrielle s’est effondrée de 30,2% en Allemagne, de 34,9% en France et de 42,5% en Italie.

Croissance américaine comme la France avec une chute de croissance de 6 à 7 % et un chômage qui devrait tutoyer les 10 % en fin d’année.

Croissance américaine comme la France avec une chute de croissance de 6 à 7 % et un chômage qui devrait tutoyer les 10 % en fin d’année.

 

Certes la situation est loin d’être figée, elle a tendance à s’améliorer mais certainement pas au rythme espéré. Le problème fondamental c’est que faut de commandes suffisantes( investissement des entreprises ou des ménage, la variable d’ajustement sera comme d’habitude l’emploi. Une situation globale de l’emploi qui va peser forcément sur le niveau du pouvoir d’achat et par conséquence sur la demande. On ne redressera pas l’économie américaine ( européenne ou française en quelques mois voire quelques années. Après un tel choc économique, financier mais aussi social).

Selon ces projections, le taux de chômage devrait encore atteindre 6,5% fin 2021 et 5,5% fin 2022, soit deux points de pourcentage au-dessus de son niveau de fin 2019, un écart qui représente plusieurs millions de chômeurs.

“La crise sanitaire en cours va peser lourdement sur l’activité économique, l’emploi et l’inflation à court terme et crée des risques considérables pour les perspectives économiques à moyen terme”, explique la Fed dans son communiqué de politique monétaire.

Son président, Jerome Powell, a souligné lors d’une conférence de presse en ligne que “des millions de personnes” pourraient rester au chômage même une fois la reprise solidement engagée.

“Le travail de la Fed touche des communautés, des familles et des entreprises dans tout le pays”, a-t-il ajouté. “Nous sommes déterminés à utiliser tous les instruments à notre disposition (…) pour faire en sorte que la reprise soit aussi solide que possible.”

“C’est un long chemin. Il prendra du temps”, a-t-il souligné.

Pour la banque centrale, cette perspective justifie de maintenir l’objectif de taux des fonds fédéraux (“fed funds”), le principal instrument de sa politique monétaire, à son niveau actuel proche de zéro jusqu’en 2022 au moins.

Les responsables de la banque centrale ont aussi promis de maintenir les achats d’obligations sur les marchés au moins à leur niveau actuel, soit environ 80 milliards de dollars par mois pour les bons du Trésor et 40 milliards pour les prêts immobiliers titrisés.

Cet engagement montre que la Fed commence à dessiner une stratégie de long terme pour accompagner la reprise économique, qui devrait se traduire en 2021 par un rebond de 5,0% du PIB. Un chiffre évidemment tout à fait approximatif surtout destiné à rassurer les acteurs économiques. Comment en effet affirmer qu’il faudra plusieurs années pour redresser l’économie et dans le même temps prévoir que le rebond de 2021 sera pratiquement suffisant pour retrouver la situation antérieure à la crise sanitaire

Malgré l’ampleur de la récession en cours, la Fed n’a pas modifié ses projections à plus long terme en matière de plein emploi, de croissance tendancielle et de niveau du taux des “fed funds”, ce qui laisse entendre que l’économie ne souffrira pas de séquelles durables de la crise.

Le dollar est quant à lui tombé à son plus bas niveau depuis trois mois face à un panier de devises de référence (-0,50%) et l’euro est repassé au-dessus de 1,14 dollar pour la première fois depuis le 10 mars. De quoi importer de l’inflation dans le pays n’a pas besoin

Sur le marché obligataire, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans chutait de près de neuf points de base à 0,7411%.

“Les signaux envoyés par la Fed sont globalement conformes aux attentes”, commente Jon Hill, stratège taux de BMO Capital Markets. “Elle reconnaît que le chômage sera élevé, que l’inflation sera basse et qu’elle maintiendra des taux d’intérêt très bas pendant au moins deux ans.”

L’éclatement de la crise en mars a conduit la Fed à réduire l’objectif des “fed funds” de 150 points de base et à mobiliser dans l’urgence plusieurs milliers de milliards de dollars pour soutenir l’économie et les marchés financiers.

Ces mesures ont eu pour effet une envolée de la taille de son bilan, qui dépasse désormais 7.200 milliards de dollars (6.350 milliards d’euros) contre moins de 3.500 milliards début mars.

Croissance américaine, comme la France, avec une chute de croissance de 6 à 7 % et un chômage qui devrait tutoyer les 10 % en fin d’année.

Croissance américaine: comme la France avec une chute de croissance de 6 à 7 % et un chômage qui devrait tutoyer les 10 % en fin d’année.

 

Certes la situation est loin d’être figée, elle a tendance à s’améliorer mais certainement pas au rythme espéré. Le problème fondamental c’est que faut de commandes suffisantes( investissement des entreprises ou des ménage, la variable d’ajustement sera comme d’habitude l’emploi. Une situation globale de l’emploi qui va peser forcément sur le niveau du pouvoir d’achat et par conséquence sur la demande. On ne redressera pas l’économie américaine ( européenne ou française en quelques mois voire quelques années. Après un tel choc économique, financier mais aussi social).

 

Selon ces projections, le taux de chômage devrait encore atteindre 6,5% fin 2021 et 5,5% fin 2022, soit deux points de pourcentage au-dessus de son niveau de fin 2019, un écart qui représente plusieurs millions de chômeurs.

“La crise sanitaire en cours va peser lourdement sur l’activité économique, l’emploi et l’inflation à court terme et crée des risques considérables pour les perspectives économiques à moyen terme”, explique la Fed dans son communiqué de politique monétaire.

Son président, Jerome Powell, a souligné lors d’une conférence de presse en ligne que “des millions de personnes” pourraient rester au chômage même une fois la reprise solidement engagée.

“Le travail de la Fed touche des communautés, des familles et des entreprises dans tout le pays”, a-t-il ajouté. “Nous sommes déterminés à utiliser tous les instruments à notre disposition (…) pour faire en sorte que la reprise soit aussi solide que possible.”

“C’est un long chemin. Il prendra du temps”, a-t-il souligné.

Pour la banque centrale, cette perspective justifie de maintenir l’objectif de taux des fonds fédéraux (“fed funds”), le principal instrument de sa politique monétaire, à son niveau actuel proche de zéro jusqu’en 2022 au moins.

Les responsables de la banque centrale ont aussi promis de maintenir les achats d’obligations sur les marchés au moins à leur niveau actuel, soit environ 80 milliards de dollars par mois pour les bons du Trésor et 40 milliards pour les prêts immobiliers titrisés.

Cet engagement montre que la Fed commence à dessiner une stratégie de long terme pour accompagner la reprise économique, qui devrait se traduire en 2021 par un rebond de 5,0% du PIB. Un chiffre évidemment tout à fait approximatif surtout destiné à rassurer les acteurs économiques. Comment en effet affirmer qu’il faudra plusieurs années pour redresser l’économie et dans le même temps prévoir que le rebond de 2021 sera pratiquement suffisant pour retrouver la situation antérieure à la crise sanitaire

Malgré l’ampleur de la récession en cours, la Fed n’a pas modifié ses projections à plus long terme en matière de plein emploi, de croissance tendancielle et de niveau du taux des “fed funds”, ce qui laisse entendre que l’économie ne souffrira pas de séquelles durables de la crise.

Le dollar est quant à lui tombé à son plus bas niveau depuis trois mois face à un panier de devises de référence (-0,50%) et l’euro est repassé au-dessus de 1,14 dollar pour la première fois depuis le 10 mars. De quoi importer de l’inflation dans le pays n’a pas besoin

Sur le marché obligataire, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans chutait de près de neuf points de base à 0,7411%.

“Les signaux envoyés par la Fed sont globalement conformes aux attentes”, commente Jon Hill, stratège taux de BMO Capital Markets. “Elle reconnaît que le chômage sera élevé, que l’inflation sera basse et qu’elle maintiendra des taux d’intérêt très bas pendant au moins deux ans.”

L’éclatement de la crise en mars a conduit la Fed à réduire l’objectif des “fed funds” de 150 points de base et à mobiliser dans l’urgence plusieurs milliers de milliards de dollars pour soutenir l’économie et les marchés financiers.

Ces mesures ont eu pour effet une envolée de la taille de son bilan, qui dépasse désormais 7.200 milliards de dollars (6.350 milliards d’euros) contre moins de 3.500 milliards début mars.

Croissance allemande : une chute de plus de 31 % des exportations

Croissance allemande : une chute de plus de 31 % des exportations

. Les exportations de l’Allemagne se sont effondrées en avril, au plus fort de la pandémie de Covid-19, de 31,1 %.

L’Allemagne a ainsi vendu à l’étranger des biens pour «seulement» 75,7 milliards d’euros. Conséquence du ralentissement de l’activité, les importations ont elles aussi reculé de 16,5 %, à 72,2 milliards d’euros. L’Allemagne affiche donc toujours un excédent commercial mais celui-ci s’est réduit à 3,5 milliards d’euros, contre 17,4 milliards en mars.

Les exportations avec les pays de l’Union européenne ont baissé de 35 % sur un an, avec une chute prononcée pour la France (- 48,3 %) et l’Italie (- 40,1 %). Les ventes vers la Chine n’ont, elles, baissé que de 12,6 %. L’économie de l’empire du Milieu a redémarré alors que l’Europe était encore confinée.

L’Allemagne pourrait voir son PIB se contracter de 10 % au deuxième trimestre, du jamais vu depuis cinquante ans.

Quant aux importations de l’Allemagne, elles ont progressé de 10 % en provenance de la Chine, et de 2,4 % pour les États-Unis, alors qu’elles se sont tassées de 37,3 % venant de France.

Les données du mois de mai devraient être meilleures pour la locomotive européenne, très dépendante de ses échanges extérieurs. Le ministère de l’Économie estimait dernièrement que le creux de la récession avait été atteint en avril. L’assouplissement progressif des mesures de confinement et la reprise de la production dans l’industrie automobile ont depuis favorisé un début de reprise économique.

L’Allemagne pourrait voir son PIB se contracter de 10 % au deuxième trimestre, du jamais vu depuis cinquante ans, selon les principaux instituts économiques allemands.

 

Croissance mondiale : une baisse d’au moins 5,2 % en 2020

Croissance mondiale : une baisse d’au moins 5,2 % en 2020

Les premiers chiffres avancés quant aux conséquences du Coronv irus étaient trop optimistes. Sans doute ne voulait-on pas trop décourager les acteurs économiques investisseurs, ménages et entreprises. Avec les chiffres qui s’alignent tant en matière sanitaire , qu’ en matière économique, les révisions malheureusement se détériorent encore. La banque mondiale il n’y a pas longtemps prévoyait 3 % de baisse de croissance 2020 a presque doublé son chiffre pour l’année en cours.

 

Dans sa précédente prévision, en avril, la Banque mondiale ne prévoyait qu’un recul de 3,0% de l’économie globale en 2020. Pour les économies avancées, détaille la Banque mondiale, la contraction sera de 7,0% cette année (-6,1% aux Etats-Unis comme au Japon, -9,1% dans la zone euro) avant une reprise de 3,9% en 2021.

Le PIB global des économies émergentes devrait reculer lui de 2,5%, sa première contraction depuis la création de cette série statistique en 1960.

La Chine devrait préserver 1,0% de croissance sur l’année tandis que les économies indienne et brésilienne devraient chuter respectivement de 3,2% et de 8,0%.

La Banque mondiale souligne que la contraction du PIB mondial par habitant sera d’une ampleur inédite depuis 1945-46.

 

Croissance Chine : touché par le commerce international

Pour un vrai  plan de relance orienté par l’Etat

La Tribune publie chaque jour des extraits issus des analyses diffusées sur Xerfi Canal. Aujourd’hui, l’urgence d’un plan de relance fléché avec des investissements portés par l’Etat

Que faire ?… Que faire à ce stade de la crise pour accélérer la récupération de l’offre et de l’emploi ? Les mesures massives de soutien à l’économie débloquées durant le confinement sont avant tout des mesures de sauvetage. En dépit de leur montant considérable, elles ont une vocation défensive. Il s’agissait d’abord de limiter les pertes des agents privés, avec l’idée qu’ils pourraient ainsi repartir du bon pied et remettre à flot rapidement toutes les capacités installées.

Le sentier de récupération s’étirera sur plus d’un an

Mais, il faut se rendre à l’évidence, ce scénario à peu de chances de se dérouler de façon spontanée. Du moins lorsque l’on met bout à bout toute l’information disponible à ce jour. Le décrochage de l’activité du premier trimestre est connu : -5,8 %. Ce qui signifie un décrochage instantané de 36% de l’activité à l’entrée en confinement. Depuis, par le truchement de la vente à distance, un fil d’activité a repris, et l’on estime que l’économie tourne actuellement 33% en deçà de son niveau normal. Imaginons un instant que par enchantement l’économie ait retrouvé subitement et intégralement son niveau normal et sa tendance dès 11 mai. Le PIB décrocherait alors de 5% en 2020 et rebondirait de 6,5% en 2020.

Tout montre cependant que nous serons loin de ce scénario idéal. Si l’on prend en compte les secteurs qui continueront à être pénalisés durablement par les mesures de protection sanitaire (le transport, l’hôtellerie-restauration, les services aux ménages), soit 10% du PIB, ou le commerce de détail dont le chiffre d’affaires demeure altéré par la contrainte de distanciation sociale, le rétablissement à 100% du PIB n’est pas concevable à brève échéance. Si l’on prend en compte les dernières enquêtes de la banque de France sur le niveau d’activité prévu fin mai, il est clair que le processus de sortie est graduel. L’enquête réalisée par Xerfi auprès de 1130 dirigeants confirme que le sentier de récupération, très progressif, s’étirera sur plus d’un an.

Un ajustement brutal sur l’emploi

Sur la base de ce constat, il serait illusoire de penser que l’emploi résistera sans la béquille du chômage partiel. D’ores et déjà, les premiers chiffres disponibles montrent que la frange la plus précaire de l’emploi (les CDD courts en fin de droit dans les services et l’intérim) a connu un ajustement extrêmement brutal dès la fin mars : 453 000 emplois ont déjà été détruits par rapport au début de l’année, 96% relevant des services marchands (hôtellerie et restauration, commerce, services aux ménages) et près des 2/3 des destructions étant le fait de l’intérim. C’est la première fois que l’ajustement de l’emploi est plus brutal dans les services que dans l’industrie. La rupture de cette première digue en entraînera d’autres et cela participe à l’impossibilité d’un retour rapide de l’économie à son niveau initial. Au rythme où s’enclenche le processus, il faut s’attendre à 900 000 destructions d’emplois d’ici la fin de l’année. Ajouté à la décote de rémunération liée au chômage partiel, cela signifie que le revenu des ménages ne sortira pas indemne de cet ajustement. Sur la base de ces constats, nous estimons que le décrochage du PIB pourrait avoisiner -9,5% en 2020, et que son rebond de 9% en 2021 ne permettra pas de recoller à la tendance.

Projet industriel et soutien (limité) à la consommation

D’où l’évocation logique d’un deuxième plan de relance, destiné à soutenir la demande pour accélérer le retour des entreprises à leurs pleines capacités et éviter que l’économie ne s’engage dans une dynamique récessive lourde pour plusieurs années. Il s’agit en fait du plan de la dernière chance pour éviter que le chômage ne sédimente en chômage longue durée, et pour limiter les destructions irréversibles de capacités qui plomberaient durablement le potentiel de croissance.

Cela étant dit, le modus operandi d’un tel plan bute sur de grosses difficultés.

  • 1. La première difficulté d’un tel plan est de mordre sur les comportements d’achat des ménages, alors même que ces derniers disposent déjà d’une épargne involontaire.
  • 2. La seconde difficulté est d’éviter que ce soutien ne vienne renforcer le report spontané de la dépense privée sur les biens importés. En effet, l’impossibilité de se porter sur les services ancrés sur le territoire (mobilité, tourisme, divertissement, culture, loisirs, etc.) va renforcer la tendance au report de la consommation sur les biens d’équipement ou d’aménagement de la maison où des équipements de loisir individuels.

Pour éviter ce double écueil, le soutien à la consommation doit demeurer circonscrit au soutien au revenu et à la reconversion des personnes dont l’activité est sinistrée durablement et lourdement par la crise sanitaire (les petits emplois salariés ou indépendants dans les services, les professions artistiques, etc.), dont le déclassement constitue une bombe à retardement sociale à haut risque.

 

Le plan de relance doit ensuite se doubler d’un projet industriel ancré sur le territoire. Il devra de la sorte être thématisé, ciblé sur des projets de développement et de reconversion ancrés sur le territoire. La relance peut être verte, numérique, accompagner le besoin de reconversion de certains services essentiels (transport collectif, restauration ou commerce) ou encore soucieuse de restaurer notre autonomie sur les secteurs stratégiques.

Mais dans tous les cas, pour être efficace, la relance devra renforcer le soutien à l’investissement par un fléchage de la demande, en adéquation avec les projets d’investissements portés par l’État.

 

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Suite à la crise sanitaire, la Chine est bien entendue victime du  net  ralentissement du commerce nationale surtout en matière d’importation. Premier pays touché par la maladie Covid-19, la Chine a vu ses exportations dans le rouge le mois dernier (-3,3% sur an), selon des chiffres publiés par les Douanes. En avril, les exportations avaient connu un rebond surprise (+3,5%), après trois mois de recul. Cette hausse avait largement été attribuée à un phénomène de rattrapage, après les difficultés rencontrées par les exportateurs au premier trimestre. Les mesures de confinement liées à l’épidémie avaient alors fortement perturbé le transport.

L’activité a depuis largement repris mais les entreprises peinent à remplir leurs carnets de commandes . Les produits médicaux, dont la Chine reste le principal fournisseur, restent très demandés à l’étranger. Le géant asiatique a exporté dans le monde 70,6 milliards de masques entre mars et mai, selon un chiffre annoncé dimanche par Pékin lors d’une conférence de presse consacrée à l’épidémie. Les analystes s’attendent toutefois à ce que la demande s’estompe à mesure que la situation sanitaire s’améliore dans le monde.

Pour leur part, les importations du géant asiatique ont de nouveau plongé en mai (-16,7% sur un an après -14,2% en avril). Il s’agit de la plus mauvaise performance depuis janvier 2016. Cette chute des importations, pour le cinquième mois consécutif, est d’ailleurs plus prononcée que les estimations d’analystes consultés par l’agence financière Bloomberg (-7,8%).

Pour la première fois de son histoire, l’économie chinoise a décroché au premier trimestre (-6,8%), sous l’effet du virus.

Croissance Chine: très petite remontée en mai

Croissance Chine: très petite remontée en mai

 

En mai on a légèrement franchi la barre qui sépare la contraction DE LA CROISSANCE.

L’indice PMI manufacturier officiel a cependant ralenti à 50.6 en mai contre 50.8 le mois précédent, Il s’agit d’une progression relativement conforme au consensus, qui donnait un indice à 51.

L’économie chinoise s’était contractée à 6.8% au premier trimestre pour la première fois depuis l’introduction des statistiques officielles sur la croissance, alors que la propagation du coronavirus et les mesures de confinement strictes paralysaient l’activité.

Bien que l’activité économique ait repris, plusieurs fabricant sont en difficulté la demande extérieure ayant chuté. La demande intérieure reste elle aussi faible dans un contexte où les inquiétudes quant à la progression du chômage et la crainte d’une deuxième vague de contamination se font sentir.

Une étude portant sur le secteur des services chinois montre que l’activité a progressé à un rythme plus rapide en mai au fur et à mesure de la levée des mesures de confinement.

Croissance Japon: chute de plus de 9 % de la production industrielle

Croissance Japon: chute de plus de 9 % de la production industrielle

Le Japon est surtout victime du très net tassement d’une croissance chinoise qui doit aujourd’hui se trouver dans le rouge. Il est aussi victime des conflits technologiques et douaniers entre le Japon et la Chine. Du coup, on enregistre, un  chute de 9,1% en avril sur un mois, selon des données préliminaires publiées vendredi, un record depuis 2011. C’est aussi le troisième mois de baisse d’affilée de cet indicateur, et dans des proportions bien plus importantes que la prévision du consensus d’économistes de l’agence Bloomberg (-5,7%). Les expéditions de bien manufacturés nippons ont reculé de 8,8% en avril sur un mois, tandis que les stocks n’ont diminué que de 0,3%, selon les statistiques du ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (Meti). Par secteur, l’automobile, la sidérurgie et les équipements pour les transports ont le plus contribué à la baisse.

La production industrielle devrait continuer de diminuer en mai, mais moins qu’en avril, avant de repartir à la hausse dès juin, selon le dernier sondage mensuel réalisé par le Meti auprès des entreprises manufacturières nippones. Car l’activité en Chine reprend peu à peu et les mesures de confinement en Europe et aux Etats-Unis sont peu à peu levées, autorisant là aussi un redémarrage progressif de leurs économies.

Croissance: une baisse de 10% en 2020

Croissance: une baisse de 10% en 2020

 Les experts et surtout les responsables sont surtout écartelés entre la volonté d’afficher une certaine pertinence des perspectives économiques mais en même temps de ne pas désespérer les acteurs économiques. On a donc commencé par indiquer que les conséquences de la crise sanitaire se traduiraient par une belle de croissance de leur de 7,5 % pour la France.

En fait, le gouverneur de la Banque de France avoue  maintenant que cette baisse se rapproche de 10 % si on ajoute aux effets du confinement ceux du déconfinement. Pour parler simple la crise aura coûté 10 % la richesse nationale soit environ 250 milliards auxquels il faudra rajouter les dépenses de soutien à la crise sanitaire, aux entreprises et au pouvoir d’achat. Cette dernière facture atteindrait de l’odore  de 500 milliards pour le ministre de l’économie comme on est loin d’avoir terminé l’addition la crise pourrait bien coûter quelque chose comme 1000 milliards en additionnant toutes les dépenses et en retranchant les pertes de recettes « Nous savons déjà que l’acte I (le confinement général) a coûté à l’économie française près de 6 points de PIB annuel, et que l’acte II pourrait coûter en supplément au moins la moitié », a en effet affirmé François Villeroy de Galhau devant la Société d’économie politique à Paris.

« Nous savons déjà que l’acte I (le confinement général) a coûté à l’économie française près de 6 points de PIB annuel, et que l’acte II (le déconfinement) pourrait coûter en supplément au moins la moitié », a affirmé le gouverneur de la Banque de France (BdF), lors d’un discours prononcé devant la Société d’économie politique à Paris.

« À plus long terme, il est difficile de mesurer le temps du retour à la normale ou au new normal et l’on peut craindre certaines pertes durables de croissance potentielle », a ajouté François Villeroy de Galhau, soulignant que la BdF ne donnerait ses premières prévisions de croissance pour 2020 et 2021 que le 9 juin.

Croissance Japon : plan de soutien de plus de 929 milliards de dollars

Croissance Japon : plan de soutien de plus de 929 milliards de dollars

 

Le Japon prévoit un nouvel ensemble budgétaire de plus de 929 milliards de dollars (852 milliards d’euros) qui comprendra principalement des programmes d’aide financière pour les entreprises frappées par la crise sanitaire liée au coronavirus, a rapporté lundi le journal Nikkei.

Selon la même source, le gouvernement envisage également de lever l’état d’urgence dans la capitale Tokyo et les autres zones où cette mesure est encore en vigueur pour faire face à l’épidémie de coronavirus. Le gouvernement attend lundi l’aval de conseillers médicaux. Le Premier ministre Shinzo Abe a prévu de tenir dans la journée une conférence de presse lors de laquelle il devrait annoncer la levée de l’état d’urgence.

Pour soutenir une économie tombée en récession, le Japon entend déployer de nouvelles mesures qui viendront s’ajouter à l’ensemble budgétaire record de 1.100 milliards de dollars dévoilé en avril pour atténuer l’impact économique de la crise sanitaire. Ce plan, qui doit être financé par un second budget additionnel pour l’exercice fiscal actuel débuté en avril, porterait la réponse économique du Japon à la crise sanitaire à environ 40% du produit intérieur brut (PIB) du pays.

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Croissance France: moins 40%

Croissance France: moins 40%

 

Une chute attendue, celle de la croissance de l’ordre  de 40 %. L’indice composite ( qui signale une dépression en dessous de 50 et à l’inverse une progression de l’activité au-dessus de 50), qui réunit le secteur manufacturier et celui des services, est remonté à 30,5 en première estimation après le plus bas historique de 11,1 inscrit en avril. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un chiffre de 32,0.

“Les chiffres soulignent les difficultés que pourraient éprouver les économies à se reprendre après cette crise, les entreprises continuant de licencier des salariés face à des perspectives durablement incertaines”, commente Eliot Kerr, économiste d’IHS Markit.

Le PMI “flash” des services ressort à 29,4 après 10,2 en avril et 27,8 attendu par le consensus. Celui du secteur manufacturier, à 40,3 après 31,5, dépasse le consensus, qui le donnait à 36,1.

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