Archive pour le Tag 'croissance'

Croissance Mondiale: recul mais un peu moins que prévu (FMI)

Croissance Mondiale: recul mais un peu moins que prévu (FMI)

La hausse des PIB devrait subir un ralentissement sévère par rapport à l’an dernier. Dans la zone euro, pronostique ainsi le FMI, la croissance diminuera de +3,5% en 2022 à +0,7% cette année. Pour les pays «avancés», elle devrait reculer de +2,7% à +1,2%.

«Les risques de dégradation des perspectives économiques continuent de dominer mais ils se sont atténués», souligne le FMI. «Un regain lié à la demande comprimée dans de nombreux pays est plausible, ou une baisse plus rapide de l’inflation», ajoute l’organisation.

la France, les prévisions ne changent pas. Le PIB devrait afficher une croissance de 0,7% cette année, de même niveau désormais que celle de la zone euro, pronostique le FMI. La Banque de France est moins optimiste puisqu’elle prévoit une hausse du PIB de 0,3% en 2023. Le gouvernement de l’Hexagone l’est davantage : il parie sur une progression de 1% du PIB.

Pas d’amélioration en vue, en revanche, pour le Royaume-Uni. C’est la seule nation, parmi les économies avancées et les principaux émergents, qui devrait afficher une récession, de 0,6%, cette année, note le FMI, lequel a revu ses prévisions en baisse de 0,9 point pour la Grande-Bretagne.

Pour la Russie, le Fonds revoit ses prévisions en hausse de 2,6% en 2023 pour le pays de Vladimir Poutine et s’attend ainsi à une croissance de 0,3%. Ce rebond intervient après une récession, beaucoup plus faible selon le FMI que d’autres organisations internationales. Le fonds qui veille sur l’économie mondiale estime que le PIB russe a reculé de seulement 2,2% en 2022 alors que la Banque mondiale, par exemple, l’évalue à 3,5%. La différence est encore plus marquée pour cette année, la Banque mondiale prévoyant encore une baisse du PIB russe de 3,3%.

Il faut toutefois rappeler que même si l’économie mondiale se porte mieux que prévu cette année, la hausse des PIB devrait subir un ralentissement sévère par rapport à l’an dernier. Dans la zone euro, pronostique ainsi le FMI, la croissance diminuera de +3,5% en 2022 à +0,7% cette année. Pour les pays «avancés», elle devrait reculer de +2,7% à +1,2%.
En Chine, où la croissance devrait atteindre 5,2% en 2023, le FMI a revu ses données en hausse de 0,8 point. Mais il rappelle que l’aggravation de la situation sanitaire dans l’ex-Empire du milieu pourrait «freiner la reprise». Tout comme «la guerre pourrait s’intensifier en Ukraine et le durcissement des conditions de financement à l’échelle mondiale accentuer le surendettement».

Croissance : Troisième mois de recul de l’activité du secteur privé

Croissance : Troisième mois de recul de l’activité du secteur privé

S&P Global indique, ce mardi, que l’activité du secteur privé en France s’est contractée en janvier pour le troisième mois consécutif en raison d’une baisse de la production manufacturière.

Cette contraction reste toutefois « modeste », avec un indice « flash » à 49 points, contre 49,1 en décembre, précise l’agence dans cette première estimation. Pour rappel, un indice inférieur à 50 signale une contraction de l’activité, tandis qu’un indice supérieur à cette limite reflète une expansion.

Par ailleurs, selon les réponses du panel représentatif de 750 entreprises interrogées par S&P Global, « le volume des nouvelles affaires obtenues par les entreprises du secteur privé français a quant à lui diminué pour un sixième mois consécutif ». Ce recul est dû selon les répondants à la hausse des taux d’intérêt et au niveau élevé de l’inflation qui « ont incité les clients à réduire leurs dépenses.»

S&P Global relève aussi que « les performances des fabricants ont continué de peser fortement sur celles de l’ensemble de l’économie, le recul de la production manufacturière, amorcé à la mi-2022, s’étant en effet prolongé au cours du mois ». Le secteur manufacturier a été « confronté à de nouvelles difficultés d’approvisionnement, les délais de livraison ayant continué à s’allonger en janvier », selon les résultats de l’enquête.

Malgré ces difficultés, l’inflation des coûts ralentit pour l’ensemble du secteur privé et les perspectives d’activité se sont renforcées par rapport à décembre, relève Joe Hayes, économiste chez S&P Global.

Pour autant, malgré des perspectives plutôt bonnes à moyen terme, « de nombreuses entreprises s’attendent à un ralentissement économique de courte durée » avec une demande qui reste fragile et continue de « peser sur les performances économiques françaises », explique l’économiste.

Le Haut conseil des finances publiques conteste les chiffres de la croissance et de l’inflation du gouvernement

Le Haut conseil des finances publiques conteste les chiffres de la croissance et de l’inflation du gouvernement

Le Haut conseil des finances publiques rattaché à la Cour des comptes conteste les prévisions du gouvernement en matière d’inflation et de croissance. Concernant l’évolution de l’activité le Haut conseil estime les prévisions trop optimistes. À l’inverse, il estime que le gouvernement a sous-estimé l’envol de l’inflation. Cette contestation remet évidemment en cause la sincérité du budget de l’État pour l’année en cours mais aussi les prévisions pour la réforme des retraites.

Le ce propos, le Haut conseil observe que la mise en œuvre de la réforme de la retraite coûtera autour de 400 millions d’euros en 2023 avec une perspective de 600 millions en fonction des mesures d’accompagnement nouvelles de la réforme. Par contre le Haut conseil ne fait pas de prévisions pour le long terme. Et pour cause car tout dépendra du taux d’emploi des seniors pour lesquels aucun dispositif spécifique n’est prévu pour le maintien dans l’emploi. Conclusion on peut aussi faire l’hypothèse qu’à moyen terme, la réforme entraînera des dépenses supplémentaires.

Les prévisions de croissance retenues par le gouvernement dans le projet de loi sont jugés « optimistes » par les magistrats. Dans le texte envoyé au Haut conseil des finances publiques, Matignon n’a pas modifié sa projection de croissance de 1% datant de la présentation du projet de loi de finances pour 2023 (PLF 2023) présenté en septembre dernier. Les experts de la rue Cambon soulignent que le consensus des économistes (Consensus forecasts) tablent sur une croissance de 0,2% cette année.

Concernant l’indice des prix à la consommation, le Haut conseil des finances publiques juge la prévision du gouvernement « un peu faible ». L’inflation augmenterait en moyenne de 4,2% en 2023 selon les chiffres inscrits dans le PLFRSS. Le consensus des économistes table de son côté sur une inflation à 4,8%. Quant à la Banque de France (5,5%), Rexecode (5,2%) ou l’OFCE (4,6%), ils font le pari d’une inflation supérieure à celle du Trésor. « Le reflux anticipé par le gouvernement de l’inflation semble rapide, » note le HCFP.
L’institution estime que la transmission de la hausse des prix à la production et à l’importation vers les prix à la consommation devrait continuer de soutenir l’inflation sous jacente, c’est-à-dire sans les prix les plus volatils (produits frais, produits pétroliers).

A moyen terme, le Haut conseil des finances publiques n’a pas fait de prévisions budgétaires considérant que les information transmises étaient incomplètes. S’agissant de 2023, l’organisme estime que le coût net de la réforme sera de 400 millions d’euros.

Croissance et Environnement: la  sobriété, un nouveau moteur?

Croissance et Environnement: la  sobriété, un nouveau moteur?

  Pour en finir avec certains préjugés et évoquer de nouvelles perspectives. Par Alain Grandjean, Associé Carbone 4.  ( la Tribune)

Les tensions énergétiques liées à la guerre en Ukraine et aux dysfonctionnements du parc nucléaire français ont placé la sobriété au centre du débat public. Incontournable pour lutter contre le changement climatique, elle semble peu à peu assimilée par les ménages et certaines entreprises : entre début octobre et mi-novembre, la consommation d’électricité a baissé de l’ordre de 5 à 7% par rapport au minimum des années avant-Covid (entre 2014 et 2019). C’est déjà le portefeuille des Français et l’économie qui en bénéficient.

Plus généralement, parvenir à la neutralité carbone en 2050 ne se traduira pas nécessairement par un recul de l’activité économique, comme le montre les quatre scénarios construits par l’Ademe - y compris le plus sobre. Cela s’explique en particulier par le renforcement programmé des emplois et de la production locale. Oui, la sobriété peut être un atout pour l’économie !

Sur le plan micro-économique, la sobriété évite les dépenses superflues. Elle représente un gain net de pouvoir d’achat comme le souligne une récente étude qui l’évalue à 1.300 euros pour les ménages respectant le plan de sobriété énergétique présenté par le Gouvernement. Un bénéfice non négligeable à l’heure où les prix de l’énergie explosent. En 2020 avant la crise énergétique, un ménage français dépensait en moyenne 2.700 euros pour son énergie (logement et carburant). Cette facture avoisinerait les 3.400 euros en 2023 (*).

Consommer moins, quand c’est possible, c’est dépenser moins et libérer un pouvoir d’achat qui peut être mis au service d’investissements, rentables à moyen terme, d’efficacité énergétique ou de passage aux énergies bas-carbone. La sobriété permet aussi de se protéger contre les fluctuations subies des prix de l’énergie et des matières premières. Il s’agit d’un gain de « résilience » qui pourrait être enrichi par un système de crédit et de financement orienté vers les entreprises et les ménages « économes ».

Pourquoi ne pas imaginer l’octroi de prêts à un taux bonifié pour les ménages les plus vertueux en matière de réduction de leur consommation d’énergie ? Le bénéfice serait ainsi écologique… et financier. Dans un autre registre, l’initiative Don de chaleur grâce à l’engagement de ses partenaires, permet de concilier sobriété et solidarité en permettant aux citoyens, de soutenir des projets associatifs avec les gains réalisés par l’ensemble des acteurs,

Sur le plan macro-économique, la sobriété énergétique permet de réduire le déficit commercial de la France. Ce dernier s’élevait à 44 milliards d’euros en 2021 et avoisinerait les 100 milliards d’euros en 2022. La logique est simple : nous importons quasiment toutes les énergies fossiles utilisées en France (soit 65% de notre consommation d’énergie finale) et cette importation représentait déjà plus de 50% du  déficit commercial en 2021. Réduire ce déficit permettrait de se dégager des marges  de manœuvre pour investir dans la transition énergétique et ainsi créer des emplois,  par exemple dans l’isolation des bâtiments ou dans les énergies bas-carbone.

Ce raisonnement est généralisable à la sobriété dans toutes ses dimensions et certaines entreprises l’ont bien compris. Dans le secteur de l’automobile, le passage aux moteurs électriques moins énergivores constitue une opportunité pour développer des usines de batteries en France et réduire notre dépendance vis-à-vis des fournisseurs internationaux. La nécessaire réduction du poids des véhicules pourrait permettre de réduire nos importations de matières premières. Si nous consommons moins de textiles « fast fashion » et acceptons de payer un peu plus cher pour une meilleure qualité, il est possible à des industriels de relocaliser des emplois en France. Des circuits de distribution plus courts permettent aussi de valoriser l’économie et l’agriculture locale et de réduire les dépenses de transport. Manger mieux et plus équilibré est bon pour la santé et le porte-monnaie, y compris en dépenses de soin. Au total, le recul de la consommation de biens manufacturés massivement importés est compensé par les achats de biens et services locaux.

Bien pensée, en conciliant le temps court et le temps long, l’économie de la sobriété représente un horizon désirable nécessaire pour enclencher une transformation systémique alliant les intérêts de tous – citoyens, entreprises, politiques – pour une  écologie constructive.

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(*) Logement : augmentation de 5-15% des prix de l’énergie jusqu’en 2022, et augmentation prévue par le  gouvernement sur les Tarifs Régulés de Vente de 15% en 2023. Carburant : augmentation de 20% entre 2020 et 2022. Raisonnement à iso-consommation.

Sondage croissance mondiale : Les patrons européens pessimistes pour 2023

Sondage  croissance mondiale : Les patrons européens pessimistes pour 2023

 

 

Selon un sondage du cabinet PwC,  les patrons européens sont plus pessimiste que les autres concernant la croissance 2023

Globalement, la grande majorité des 4500 patrons issus de 105 pays qui ont été interrogés par le cabinet PwC voient la croissance mondiale ralentir dans les douze prochains mois. Les patrons européens sont les plus pessimistes et placent l’inflation en tête de leurs inquiétudes. Les Allemands, les Britanniques et les Français estiment même que l’activité décélérera plus vite dans leur pays qu’ailleurs dans le monde. Un résultat logique, le Vieux Continent subissant plus durement la crise énergétique et la guerre en Ukraine.

Cependant, les dirigeants français, qu’ils pilotent une PME ou un grand groupe (l’étude PwC est large), sont plus confiants (93 % de modérément à extrêmement confiants) quant aux perspectives de leur entreprise à trois ans que leurs homologues mondiaux (86 %) et européens (85 %).  Des opinions qui pourrait être largement modifié à échéance de trois ans.

Faillite d’entreprises : très forte croissance en 2022

Faillite d’entreprises : très forte croissance en 2022

Les défaillances ont bondi de 49,9% entre 2021 et 2022 pour s’établir à 42.000 (contre 28.000 en 2021, 32.000 en 2020 et 51.000 en 2019), selon les derniers chiffres dévoilés par le cabinet Altares. Les faillites ont grimpé en flèche dans toutes les régions françaises. Le débranchement progressif des aides du « quoi qu’il en coûte », la guerre en Ukraine et le coup de frein de l’économie ont allongé les files d’attente dans les tribunaux de commerce. Les PME et jeunes entreprises, fragilisées par les longues années de pandémie, sont les plus menacées par la poursuite de la crise énergétique en 2023 et les menaces de récession.

 

Selon un bilan d’Altares dévoilé ce mardi 17 janvier, le nombre de faillites d’entreprises s’est envolé de 50% entre 2021 et 2022, mais sans retrouver son niveau d’avant-Covid. Le cabinet a enregistré 42.500 faillites l’année dernière, contre 28.371 en 2021 et 32.280 en 2020, mais encore assez loin des 52.144 de 2019.

« Sur 2022, le nombre de 42.000 reste en deçà de celui d’avant Covid [52.144 en 2019]. Sur le chiffre de 50%, il s’agit d’un record. Cela signifie que sur chaque mois, il y a eu une forte hausse », détaille Thierry Millon, directeur des études chez Altares interrogé par La Tribune.

 « Depuis la fin 2021, il y a eu une amorce des hausses de défauts dans les entreprises. C’est plus difficile depuis le début de l’année 2022. Cette tendance lourde, qui ne s’est pas démentie en fin d’année 2022, nous embarque sur une trajectoire inconfortable en 2023 », a ajouté Thierry Millon.

Les plus grandes entreprises sont loin d’être épargnées avec une hausse de 28%, mais ce chiffre reste très en deçà de la moyenne nationale (+50%). Sur le front de l’emploi, le nombre d’emplois menacés a bondi à plus de 140.000 l’année dernière, contre moins de 100.000 en 2021.

Les entreprises entament 2023 dans un contexte économique particulièrement dégradé. La plupart des économistes et instituts de conjoncture ont révisé à la baisse leurs prévisions de croissance ces derniers mois et le spectre d’une récession en Europe se renforce de jour en jour.

Chine : croissance économique en nette baisse

Chine : croissance économique en nette baisse

 

La Chine a enregistré une croissance de 3% en 2022, l’une des plus faibles performances depuis quarante ans, a dévoilé Pékin, ce mardi matin. Ce chiffre est bien en dessous de l’objectif de 5,5% fixé par le régime communiste, signalant l’ampleur de l’impact des draconiennes mesures sanitaires, tout juste levées.

Il s’agit de la première fois que le géant manque son objectif officiel avec une telle ampleur. La seconde économie mondiale a connu sa plus faible croissance annuelle depuis la récession de 1976, hormis l’année 2020 marquée par le blocus de Wuhan, à l’orée de la pandémie (2,3%).

Durant les trois derniers mois de l’année, la croissance s’est établie à 2,9%, ne montrant aucune amélioration par rapport à l’exercice précédent, sous la chape du zéro Covid, dont la levée abrupte n’a été annoncée que début décembre, aux lendemains de manifestations à travers les principales métropoles du pays.

La faiblesse de la consommation demeure, et les ventes de détails ont reculé d’1,8% en décembre, pour le troisième mois consécutif. Sur l’ensemble de l’année, elles affichent une baisse de 0,2%, alors que la production industrielle s’est tassée en décembre à 1,3%, pour progresser de 3,6% sur 2022.

Sondage Croissance Internationale: Les patrons européens pessimistes pour 2023

Sondage  Croissance Internationale: Les patrons européens pessimistes pour 2023

 

 

Selon un sondage du cabinet PwC,  les patrons européens sont plus pessimiste que les autres concernant la croissance 2023

Globalement, la grande majorité des 4500 patrons issus de 105 pays qui ont été interrogés par le cabinet PwC voient la croissance mondiale ralentir dans les douze prochains mois. Les patrons européens sont les plus pessimistes et placent l’inflation en tête de leurs inquiétudes. Les Allemands, les Britanniques et les Français estiment même que l’activité décélérera plus vite dans leur pays qu’ailleurs dans le monde. Un résultat logique, le Vieux Continent subissant plus durement la crise énergétique et la guerre en Ukraine.

Cependant, les dirigeants français, qu’ils pilotent une PME ou un grand groupe (l’étude PwC est large), sont plus confiants (93 % de modérément à extrêmement confiants) quant aux perspectives de leur entreprise à trois ans que leurs homologues mondiaux (86 %) et européens (85 %).  Des opinions qui pourrait être largement modifié à échéance de trois ans.

Economie- Croissance mondiale : risque de récession ( Banque Mondiale)

Economie- Croissance mondiale : risque de récession ( Banque Mondiale)

 

La  Banque mondiale (BM) a révisé encore fortement mardi ses prévisions de croissance mondiale pour 2023 ( d’autres révisions en baisse  sont à craindre!).  Elle projette désormais une progression de 1,7% contre 3% en juin dernier, du fait de l’inflation persistante, de la hausse des taux et des effets de la guerre en Ukraine. Par ailluers, elle n’exclut pas un risque de récession mondiale.

En cas de hausse des taux d’un point de pourcentage par les banques centrales au niveau mondial, « la croissance mondiale serait 0,6% moins élevée, ce qui signifie un recul de 0,3% du PIB par habitant », et donc « une récession technique mondiale », a détaillé pour l’AFP Ayhan Kose, directeur du groupe de recherche de la Banque mondiale. Dans ce cas, la décennie 2020 serait la première depuis la Seconde guerre mondiale à être confrontée à deux récessions.

C’est dans les pays développés que le ralentissement sera le plus sensible. L’institution ne prévoit plus que 0,5% de croissance aux Etats-Unis (contre 1,9% en juin dernier) et une croissance nulle dans la zone euro (contre 1,9% également).

Mais les pays émergents ne sont pas non plus épargnés, la croissance chinoise est désormais attendue à 4,3% (0,9 point de pourcentage de moins) et à 2,7% dans les autres pays émergents et développés.

 

Croissance économique France: quasi nulle au premier trimestre

Croissance France: quasi nulle au premier trimestre

 Les chiffres de la croissance se situent dans l’épaisseur du trait et les prévisions à peine positives sont très aléatoires surtout avec la perspective d’un conflit social au cours du premier semestre.

Dans sa dernière enquête de conjoncture dévoilée ce mercredi 11 janvier, la Banque de France table sur une maigre croissance du produit intérieur brut (PIB) de 0,1% au premier trimestre, après 0,1% au dernier trimestre 2022. « Nous confirmons notre précédente prévision de décembre, » a déclaré le directeur des études, Olivier Garnier, lors d’une réunion avec des journalistes. Les chiffres de la Banque de France pour les trois derniers mois de l’année sont plus optimistes que ceux de l’Insee. L’institut public tablait sur un recul de -0,2% au dernier trimestre 2022.

D’après la Banque de France « 2023 devrait marquer un fort ralentissement mais échapper à l’atterrissage brutal redouté il y a quelques mois. La croissance devrait être faiblement positive à 0,3% en 2023. »

Dans ses voeux aux acteurs de l’économie il y a quelques jours, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire a une fois de plus affirmé que « l’économie française résiste, » soulignant que la croissance du PIB avait progressé de 2,5% en 2022. En revanche, il n’a pas donné de chiffre pour 2023 en précisant simplement qu’elle serait « positive ». Pour rappel, l’exécutif tablait sur une croissance de 1% cette année dans le budget 2023. Un chiffre qui semble de moins en moins crédible aux yeux de beaucoup d’économistes.

L’augmentation spectaculaire des prix de l’énergie depuis la fin de l’année 2021 est venue grignoter le pouvoir d’achat des ménages et percuter l’activité des entreprises en dépit des mesures de bouclier tarifaire et la remise sur les carburants. Même si les prix de l’énergie ont commencé à marquer le pas, le bouclier tarifaire moins généreux depuis le premier janvier et la fin de cette ristourne risquent de repousser l’échéance d’une inflation plus modérée.  Il est clair que le relèvement des taux d’intérêt de la BCE va encore accentuer la tendance baissière de l’économie.

Economie- Croissance France: quasi nulle au premier trimestre

Economie- Croissance France: quasi nulle au premier trimestre

 Les chiffres de la croissance se situent dans l’épaisseur du trait et les prévisions à peine positives sont très aléatoires surtout avec la perspective d’un conflit social au cours du premier semestre.

Dans sa dernière enquête de conjoncture dévoilée ce mercredi 11 janvier, la Banque de France table sur une maigre croissance du produit intérieur brut (PIB) de 0,1% au premier trimestre, après 0,1% au dernier trimestre 2022. « Nous confirmons notre précédente prévision de décembre, » a déclaré le directeur des études, Olivier Garnier, lors d’une réunion avec des journalistes. Les chiffres de la Banque de France pour les trois derniers mois de l’année sont plus optimistes que ceux de l’Insee. L’institut public tablait sur un recul de -0,2% au dernier trimestre 2022.

D’après la Banque de France « 2023 devrait marquer un fort ralentissement mais échapper à l’atterrissage brutal redouté il y a quelques mois. La croissance devrait être faiblement positive à 0,3% en 2023. »

Dans ses voeux aux acteurs de l’économie il y a quelques jours, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire a une fois de plus affirmé que « l’économie française résiste, » soulignant que la croissance du PIB avait progressé de 2,5% en 2022. En revanche, il n’a pas donné de chiffre pour 2023 en précisant simplement qu’elle serait « positive ». Pour rappel, l’exécutif tablait sur une croissance de 1% cette année dans le budget 2023. Un chiffre qui semble de moins en moins crédible aux yeux de beaucoup d’économistes.

L’augmentation spectaculaire des prix de l’énergie depuis la fin de l’année 2021 est venue grignoter le pouvoir d’achat des ménages et percuter l’activité des entreprises en dépit des mesures de bouclier tarifaire et la remise sur les carburants. Même si les prix de l’énergie ont commencé à marquer le pas, le bouclier tarifaire moins généreux depuis le premier janvier et la fin de cette ristourne risquent de repousser l’échéance d’une inflation plus modérée.  Il est clair que le relèvement des taux d’intérêt de la BCE va encore accentuer la tendance baissière de l’économie.

Croissance mondiale : risque de récession ( Banque Mondiale)

Croissance mondiale : risque de récession ( Banque Mondiale)

 

La  Banque mondiale (BM) a révisé encore fortement mardi ses prévisions de croissance mondiale pour 2023 ( d’autres révisions en baisse  sont à craindre!).  Elle projette désormais une progression de 1,7% contre 3% en juin dernier, du fait de l’inflation persistante, de la hausse des taux et des effets de la guerre en Ukraine. Par ailluers, elle n’exclut pas un risque de récession mondiale.

En cas de hausse des taux d’un point de pourcentage par les banques centrales au niveau mondial, « la croissance mondiale serait 0,6% moins élevée, ce qui signifie un recul de 0,3% du PIB par habitant », et donc « une récession technique mondiale », a détaillé pour l’AFP Ayhan Kose, directeur du groupe de recherche de la Banque mondiale. Dans ce cas, la décennie 2020 serait la première depuis la Seconde guerre mondiale à être confrontée à deux récessions.

C’est dans les pays développés que le ralentissement sera le plus sensible. L’institution ne prévoit plus que 0,5% de croissance aux Etats-Unis (contre 1,9% en juin dernier) et une croissance nulle dans la zone euro (contre 1,9% également).

Mais les pays émergents ne sont pas non plus épargnés, la croissance chinoise est désormais attendue à 4,3% (0,9 point de pourcentage de moins) et à 2,7% dans les autres pays émergents et développés.

 

Croissance Allemagne: risque de récession éloigné ?

Croissance Allemagne: risque de récession éloigné ?

 

Selon une première estimation, la croissance a « stagné » durant les trois derniers mois de l’année, évitant à ce stade l’entrée en récession . Le gouvernement tablait cet automne sur une croissance de seulement 1,4% en 2022 avec un recul du PIB au quatrième trimestre, après une croissance de 2,6% pour l’année 2021.

La première économie de la zone euro défie « toujours la récession », a résumé Carsten Brzeski, analyste pour ING. Néanmoins, « les pertes économiques globales ont tout de même été considérables puisqu’avant l’offensive russe sur l’Ukraine, on s’attendait encore à une croissance environ deux fois plus élevée », commente Fritzi Köhler-Geib, économiste à la banque KfW.

La crise énergétique, causée par la guerre en Ukraine, a boosté  les coûts de production de l’industrie, moteur de la croissance allemande, alimentant les craintes d’une crise économique majeure pour le pays.

Dans ce contexte, c’est la consommation privée qui a pris le relais, devenant l’an dernier « le principal pilier » de la croissance, explique Destatis, avec des dépenses ayant quasiment retrouvé leur niveau d’avant la pandémie. Les aides massives du gouvernement pour soutenir le pouvoir d’achat leur ont évité de s’effondrer lorsque les prix de l’énergie et de l’alimentation se sont envolés.

Croissance France: quasi nulle au premier trimestre

Croissance France: quasi nulle au premier trimestre

 

Les chiffres de la croissance se situent dans l’épaisseur du trait et les prévisions à peine positives sont très aléatoires surtout avec la perspective d’un conflit social au cours du premier semestre.

Dans sa dernière enquête de conjoncture dévoilée ce mercredi 11 janvier, la Banque de France table sur une maigre croissance du produit intérieur brut (PIB) de 0,1% au premier trimestre, après 0,1% au dernier trimestre 2022. « Nous confirmons notre précédente prévision de décembre, » a déclaré le directeur des études, Olivier Garnier, lors d’une réunion avec des journalistes. Les chiffres de la Banque de France pour les trois derniers mois de l’année sont plus optimistes que ceux de l’Insee. L’institut public tablait sur un recul de -0,2% au dernier trimestre 2022.

D’après la Banque de France « 2023 devrait marquer un fort ralentissement mais échapper à l’atterrissage brutal redouté il y a quelques mois. La croissance devrait être faiblement positive à 0,3% en 2023. »

Dans ses voeux aux acteurs de l’économie il y a quelques jours, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire a une fois de plus affirmé que « l’économie française résiste, » soulignant que la croissance du PIB avait progressé de 2,5% en 2022. En revanche, il n’a pas donné de chiffre pour 2023 en précisant simplement qu’elle serait « positive ». Pour rappel, l’exécutif tablait sur une croissance de 1% cette année dans le budget 2023. Un chiffre qui semble de moins en moins crédible aux yeux de beaucoup d’économistes.

 

L’augmentation spectaculaire des prix de l’énergie depuis la fin de l’année 2021 est venue grignoter le pouvoir d’achat des ménages et percuter l’activité des entreprises en dépit des mesures de bouclier tarifaire et la remise sur les carburants. Même si les prix de l’énergie ont commencé à marquer le pas, le bouclier tarifaire moins généreux depuis le premier janvier et la fin de cette ristourne risquent de repousser l’échéance d’une inflation plus modérée.  Il est clair que le relèvement des taux d’intérêt de la BCE va encore accentuer la tendance baissière de l’économie.

Perspectives croissance mondiale 2023 : plombée par la crise chinoise

Perspectives croissance mondiale 2023 : plombée par la crise chinoise

Lors de la publication de son rapport en octobre sur les prévisions économiques mondiales (WEO), le Fonds monétaire international (FMI) avait anticipé une croissance de 2,7% pour 2023, en soulignant qu’il existait 25% de chance de la voir passer sous la barre des 2%. Une perspective qui pourrait bien se confirmer avec l’écroulement de la croissance chinoise liée à l’extraordinaire crise sanitaire liée au Covid.

« Lorsque l’on regarde les récents indicateurs, nous nous inquiétons de voir cette probabilité augmenter, du fait du ralentissement simultané aux États-Unis, en Europe et en Chine », a déclaré Mme Georgieva lors d’une intervention en ligne dans le cadre du forum Reuters Next.

Le Fonds doit mettre à jour en janvier ses prévisions pour 2023, mais la situation économique « s’est récemment assombrie, sur la base de ce que nous voyons tant concernant le sentiment des consommateur que des investisseurs », a ajouté la patronne du FMI.

Une croissance mondiale inférieure à 2% serait une première depuis 2009 (-1,3%), si l’on excepte les conséquences de la pandémie en 2020, année où le PIB mondial a reculé de 3,3%.

Or le contexte mondial n’est toujours pas positif, a rappelé Mme Georgieva, notamment du fait de l’impact de la guerre en Ukraine sur l’économie européenne, mais également des effets de la politique « zéro Covid » de la Chine.

« Nous envisageons cette année une croissance chinoise à 3,2%, soit équivalente à la croissance mondiale. Ce n’est jamais arrivé au cours des 40 dernières années de voir la Chine au même niveau que la croissance mondiale. Jusqu’ici, 35% à 40% de la croissance mondiale dépendait de la croissance chinoise, mais ce n’est pas le cas cette année, et ce ne sera pas le cas l’année prochaine », a insisté Kristalina Georgieva.

Selon Kristalina Georgieva,, « pour la première fois en 40 ans, la croissance de la Chine en 2022 sera probablement égale ou inférieure à la croissance mondiale ».

Par ailleurs, la flambée épidémique attendue dans les mois à venir risque d’affecter davantage l’économie chinoise cette année et de freiner la croissance régionale et mondiale, a-t-elle ajouté.

« Pourquoi ? Parce que les trois principales économies – les États-Unis, l’Union européenne et la Chine – ralentissent toutes simultanément », a-t-elle précisé.

Le FMI a abaissé en octobre sa prévision de croissance mondiale 2023 pour intégrer les tensions liées à la guerre en Ukraine, à l’inflation et à la remontée des taux d’intérêt, en soulignant que la situation pourrait nettement se dégrader.

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