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Grande-Bretagne: la croissance s’écroule

Grande-Bretagne:  la croissance s’écroule

 

L’environnement du brexit  continue de porter un grave préjudice à l’économie britannique. Le rythme de croissance s’est notamment notoirement affaibli depuis des mois. C’est même la plus faible croissance enregistrée depuis presque 10 ans. Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 0,7% par rapport à octobre 2018. La croissance l’année entière pourrait être inférieure à la moitié des prévisions : à peine 0,7 % pour 1,4 % prévus ( 1,8 % en 2018). Le problème c’est que même avec des nouvelles élections du Parlement britannique, les i certitudes vont demeurer quand au futurs relations commerciales entre l’union européenne et Londres. En effet, il paraît  de plus en plus vraisemblable qu’il sera impossible d’élaborer des règles définitives sur  les conditions des échanges entre l’Europe et la Grande-Bretagne d’ici 2020. L’affaire du brexit  pourrait peser pendant encore des années sur les perspectives de croissance de la Grande-Bretagne.

Sur le trimestre août-octobre, la croissance a été nulle par rapport aux trois mois précédents, précise l’Office national de la statistique (ONS), comme attendu par les économistes interrogés par Reuters.

Le PIB a également stagné par rapport à septembre alors que la médiane des estimations du consensus le donnait en hausse de 0,1%.

La production industrielle britannique a augmenté de 0,1% en octobre, une progression inférieure de moitié à celle attendue par le consensus Reuters.

Sur un an, l’activité du secteur industriel est en baisse de 1,3%, légèrement plus qu’attendu par les économistes (-1,2%).

Sur les trois mois à fin octobre, la production industrielle accuse une baisse de 0,7%; celle du secteur des services est en hausse de 0,2%, sa plus faible progression depuis juin.

Le déficit de la balance commerciale britannique s’est creusé en octobre pour atteindre 14,486 milliards de livres sterling (17,21 milliards d’euros) contre 11,5 milliards de livres en septembre.

Croissance Chine: encore un recul des exports pour le quatrième mois

Croissance Chine: encore un recul des exports pour le quatrième mois

 

Quatrième mois consécutif de recul des exportations de la part de l’usine du monde et qui témoigne de la très nette faiblesse des échanges internationaux bien sûr mais aussi décroissance interne dans nombre de pays. Une quatrième baisse qui par ailleurs a surpris nombre d’experts.

D’après les statistiques des douanes chinoises, les livraisons à l’étranger ont diminué en novembre de 1,1% en rythme annuel, après un recul de 0,9% en octobre, alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une haussé de 1,0%. Inversement les mesures de soutien de l’économie chinoise produits quelques effets positifs sur la demande interne que les importations ont en revanche progressé le mois dernier de 0,3% en rythme annuel, c’est  première hausse depuis avril dernier, inattendue, après un déclin de 6,4% en octobre. Le consensus ressortait à -1,8%.

Pékin et Washington continuent de négocier la “phase un” d’un accord commercial destiné à apaiser les tensions qui ont secoué les marchés et accentué les inquiétudes sur les perspectives de l’économie mondiale.

Mais les discussions continuent d’achopper sur des points importants, et le président américain Donald Trump a indiqué plus tôt ce mois-ci qu’il était prêt à attendre novembre 2020 pour finaliser un accord commercial avec Pékin.

La Chine a par ailleurs fait part de sa colère à l’égard d’un projet de loi voté à Washington par la Chambre des représentants appelant à des sanctions contre de hauts fonctionnaires chinois pour la répression de la minorité musulmane du Xinjiang. Elle dément tout mauvais traitement dans cette province de l’ouest.

Pékin a prévenu qu’il pourrait y avoir des répercussions sur les relations bilatérales et pressé les Etats-Unis d’arrêter de s’ingérer dans ses affaires, alors que Donald Trump a promulgué le mois dernier une loi soutenant les manifestants anti-gouvernementaux à Hong Kong.

Croissance Japon : un plan de 120 milliards de dollars

Croissance Japon : un plan de 120 milliards de dollars

Devant la grave crise qui menace le pays et alors que la croissance est dans le rouge, le gouvernement s’est résolu à utiliser l’arme budgétaire pour relancer son économie. Comme dans la plupart des zones économiques ,l ‘arme  monétaires a déjà rendu tout le jus qu’elle pouvait et ne dispose plus de beaucoup de manœuvre. En clair, on va favoriser la dépense avec l’objectif d’atteindre dollars 1,5 % de croissance. En fait ce que font déjà les États-Unis par exemple, la Chine et sans doute bientôt l’Europe. Le risque évidemment c’est d’accentuer encore le déficit budgétaire et d’accroître la dette. On espère cependant que les fruits attendus de la croissance permettront d’augmenter les recettes budgétaires. De toute manière,  chacun sait bien qu’un moment ou un autre se produira un vaste mouvement de réajustement monétaire. Cette enveloppe de 13.000 milliards de yens (environ 108 milliards d’euros) doit doper le PIB japonais de 1,4% sur l’année fiscale 2021.

L’intervention budgétaire massive décidée par le Premier ministre Shinzo Abe vise à suppléer la politique monétaire alors que la Banque centrale du Japon, de même que les autres instituts d’émission monétaire, sont en train d’épuiser leurs différentes options.

“Nous avons réussi à élaborer un ensemble de mesures politiques solides”, a annoncé le Premier ministre devant des élus du parti au pouvoir et des représentants du gouvernement.

“Il repose sur trois piliers: assurer la reconstruction et la sécurité en cas de catastrophe naturelle, fournir un soutien intensif pour surmonter les risques de déclin économique et maintenir la vitalité économiques après les JO de Tokyo”, a ajouté le chef de gouvernement.

Le gouvernement a cependant conservé à l’esprit la nécessité de combiner cette relance budgétaire avec son souci de réduire la dette publique qui, à plus de deux fois le PIB japonais, est la plus lourde de tous les pays industrialisés.

“La situation présente réclame toutes les mesures possibles pour éviter que les risques extérieurs ne réduisent non seulement nos exportations mais aussi les dépenses d’investissement et la consommation des ménages”, souligne le gouvernement dans un communiqué.

“Il est venu le temps d’adopter une politique budgétaire audacieuse pour surmonter les différents risques de détérioration et de sécuriser l’avenir tandis que la Banque du Japon poursuit patiemment sa politique forte d’assouplissement monétaire.”

L’économie japonaise a été pratiquement à l’arrêt au troisième trimestre, rattrapée par le ralentissement mondial qui a frappé de plein fouet ses exportations. Les ventes au détail ont aussi chuté en octobre à un rythme inédit depuis plus de quatre ans et demi, le relèvement de deux points de la TVA, de 8% à 10%, ayant freiné les achats des consommateurs.

Dans une note, l’économiste Steve Cochrane, de Moody’s Analytics, estime jeudi que le recours à la politique budgétaire est une “décision intelligente” en particulier parce qu’il n’y a plus beaucoup de marge du côté de la politique monétaire.

Ce plan de relance se concrétisera dans un collectif budgétaire sur l’année fiscale en cours, qui s’achève en mars, puis sur le budget de l’année suivante (avril 2020-mars 2019).

Tous deux seront dévoilés d’ici la fin de l’année.

“Ces dépenses supplémentaires aggraveront sans doute les finances publiques du Japon”, note Koya Miyamae, économiste chez SMBC Nikko Securities. “Malgré la hausse de la TVA, l’équilibre budgétaire primaire va empirer. Ce qui conduit à se demander pourquoi du reste on a augmenté la TVA.”

 

Croissance États-Unis : nette baisse des création d’emplois

Croissance États-Unis : nette baisse des création d’emplois

 

67.000 emplois crées en novembre, moitié moins que ce qui était attendu et ce qui témoigne d’une tassement de la croissance.( En 2019 la croissance ne devrait pas dépasser 2,3 % et 2 %  au plus en 2020). Ce  chiffre est nettement inférieur aux attentes des économistes qui  prévoyaient en moyenne 140.000 créations de postes, leur estimations s’échelonnant entre 120.000 et 188.000.

Le chiffre des créations d’emplois d’octobre a été révisé en légère baisse, à 121.000 contre 125.000 en première estimation.

L’enquête ADP est publiée deux jours avant le rapport mensuel du département du Travail. Pour novembre, le consensus Reuters table sur 180.000 créations de postes non-agricoles et sur 175.000 pour le seul secteur privé.

Le dollar accentuait son repli face à un panier de devises de référence après la publication de l’enquête ADP tandis que la remontée du rendement des emprunts d’Etat américains à dix ans s’atténuait et que les contrats à terme sur les indices de Wall Street réduisaient leurs gains.

Croissance Japon: dans le rouge

Croissance Japon: dans le rouge mais petit rebond  des services en novembre

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Globalement l’économie japonaise est toujours dans le rouge . L’indice PMI composite, qui intègre secteur manufacturier et services, s’est contracté en novembre pour un deuxième mois consécutif, à 49,8, après 49,1 en lecture définitive en octobre . Cependant , le secteur des services japonais a rebondi en novembre après s’être contractée le mois précédent pour la première fois en trois ans, montrent les résultats publiés mercredi de l’enquête réalisée par IHS Markit auprès des directeurs d’achats.

L’indice PMI des services calculé par Markit/Jibun Bank a grimpé le mois dernier à 50,3 en données corrigées des variations saisonnières, après 49,7 en octobre, grâce à un léger regain des nouvelles affaires.

Il revient ainsi au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

Cependant les données dans leur ensemble sont “très décourageantes” pour l’économie japonaise, l’activité ayant rebondi de manière marginale seulement, a déclaré Joe Hayes, économiste chez IHS Markit, le cabinet d’études qui réalise l’enquête.

“Le secteur des services du Japon a été solide en 2019 jusqu’à présent, permettant de compenser le ralentissement important du secteur manufacturier”, a-t-il poursuivi. “Mais en se basant sur les études réalisées jusqu’à présent au quatrième trimestre, une contraction de l’activité économique semble hautement probable”.

Black Friday : l’écologisme contre la croissance

Black Friday  : l’écologisme contre la croissance

 

Il fallaiat s’y attendre, le debat entre fin du monde et croissance  va continuer d’être hystérisé entre des écolos qui souhaitent une décroissance et les productivistes qui considèrent  que l’approche environnementale va tuer la croissance. Marc Guyot et Radu Vranceanu , Professeurs à l’ESSEC,  défendent dans la Tribune une approche économique très classique au nom des libertés. Il en profitent pour condamner les nostalgiques du collectivisme. Un article intéressant pour comprendre les clivage actuel entre fin du monde et croissance.

 

 

« Le Black Friday est une tradition de soldes aux Etats-Unis qui se diffuse dans le monde entier, soit à l’identique, soit dans un esprit propre à chaque pays. Il faut dire que le principe d’un jour dédié à une grande braderie n’est pas une nouveauté et est plutôt populaire par nature. Cette année, le Black Friday, qui semble être massivement adopté en France, a provoqué chez un certain nombre de responsables politiques des réactions surprenantes.

Dans le modèle économique de base expliquant la conjoncture de court terme, modèle consensuel utilisé aussi bien par les libéraux que par les interventionnistes, l’évolution mensuelle du chômage dépend de l’évolution mensuelle de la croissance du PIB qui lui-même dépend essentiellement de la vigueur de la consommation des ménages. A court terme, un accès de pessimisme des ménages qui les amènerait à consommer moins et à épargner plus conduirait à un tassement de la croissance et une moindre création d’emplois.

La guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis et le ralentissement des échanges mondiaux pèsent sur les exportations nettes et l’investissement, ce qui génère un ralentissement de la croissance mondiale qui touche aussi l’économie française. Dans ce contexte, le maintien d’une croissance suffisante pour absorber les nouveaux arrivants sur le marché du travail dépend du maintien de la consommation des ménages à un bon niveau. C’est vital aux Etats-Unis mais aussi dans tous les pays du monde. La consommation intérieure doit prendre le relais de l’investissement et des exportations pour que la machine à créer des emplois continue de tourner.

 

La conversion médiatique d’un certain nombre de responsables politiques à l’écologisme déconnecté de l’espace-temps complique un peu la donne. En effet, elle crée un dilemme entre la création d’emplois tirée par la consommation et une décroissance fantasmée comme la solution au changement climatique accompagnée d’injonctions flétrissant le consumérisme des masses populaires manipulées, comme il se doit, par les multinationales.

Dans le monde d’incantations et d’immédiateté de l’écologisme médiatique, l’innovation, les incitations et les taxes intelligentes comme la taxe carbone n’existent pas. En revanche, il existe des bons et des méchants et le camp du bien doit non seulement renoncer à prendre l’avion mais aussi interdire aux rustres sans conscience de surconsommer aux prétextes de soldes géantes à l’odieux accent yankee.

La révolte des gilets jaunes, autre sous-catégorie d’assimilés rustres consommant odieusement du gasoil, est venue en réaction à ce même type d’insensibilité face aux enjeux de pouvoir d’achat d’une part et aux enjeux d’espace-temps d’autre part, ici la mobilité dans les zones rurales.

Le succès du Black Friday est avant tout une conséquence normale d’une perception d’augmentation du pouvoir d’achat et un coup de fouet bien venu à la consommation dans une période de temps, anciennement appelé l’Avent, qui ouvre la période de Noël et l’achat des cadeaux.

Le problème avec ces contempteurs de rustres c’est que les vrais problèmes ne sont pas traités. Le recyclage, la diminution des emballages, l’optimisation de ce qui peut l’être ne se font pas à grand coup de condamnation mais avec des incitations appropriées venant des pouvoirs publics et en lien avec les entreprises. En effet, les firmes du secteur de la distribution et de la grande consommation savent à quel point, contrairement à ce qu’affirme l’écologisme-médiatique, les consommateurs sont devenus sensibles aux problématiques d’environnement. Les grandes firmes les plus réactives ont commencé une réflexion sur la baisse des quantités d’emballage et communiquent sur la recyclabilité de ceux-ci.

Le contexte concurrentiel, alimenté par la pression des consommateurs et des ONG, ne laisse pas d’autre choix qu’une course au vert qui devance la loi et les normes. Les entreprises cherchent d’autant plus à être ingénieuses dans cette course au vert que leurs collaborateurs les plus jeunes s’y retrouvent sincèrement et sont moins disposés à travailler dans des entreprises sans initiatives environnementales.

Le plus grand tort qu’on puisse faire à la défense de l’environnement c’est de laisser les nostalgiques du collectivisme s’approprier le sujet. Sous l’objectif apparent de contenir le réchauffement climatique et la pollution, ils alimentent des peurs servant à justifier la restriction des libertés individuelles, la mise sous tutelle de la propriété privée, de la libre entreprise et du marché concurrentiel en faveur d’une société planifiée du contrôle supposée nous conduire vers le bien commun tel qu’ils l’auraient défini. Les résultats du planisme sont prévisibles en cela qu’ils ont été les mêmes partout : pauvreté, restriction des libertés, corruption destruction de la nature et catastrophes écologiques majeurs.

Un succès du Black Friday à la française serait une bonne nouvelle pour la croissance et en aucun cas une mauvaise nouvelle pour l’environnement. Les enjeux climatiques se traitent à moyen terme avec un mix intelligent entre l’action publique et les initiatives privées grâce au contexte de prise de conscience générale des problématiques environnementales. »

Une vraie incompatibilité entre croissance et écologie ?

Une vraie incompatibilité entre croissance et écologie ?

 

Certains défenseurs de l’environnement défendent l’idée que la croissance verte pourrait tuer le mode de développement actuel. Ce développement est le plus souvent mesuré avec l’indicateur qui agglomère toutes les valeurs ajoutées . Un indicateur critiqué -le PIB- parce qu’il n’indique pas les conséquences néfastes du développement sur l’environnement et qu’il  ne prend pas en compte non plus le concept de bien-être. Les partisans du productivisme au contraire estiment que la croissance verte ne pourra jamais se substituer au mode de développement actuel. En clair, que l’écologie et la croissance sont incompatibles. Il est évident que nos sociétés ont profondément évolué depuis un siècle, que des ruptures sont intervenues après la seconde guerre mondiale et que des évolutions structurelles s’accélèrent depuis 10 à 20 ans. Nos anciennes sociétés étaient essentiellement agricoles et artisanales. Progressivement elles ont laissé la place au développement industriel. L’agriculture, principale moteur des économies, est devenue marginale, elle ne représente que 2 %. Depuis son apogée, le secteur industriel ne cesse lui aussi de régresser particulièrement en France remplacé par les services. On dit que l’économie s’est dématérialisée du fait que le poids réel de l’industrie ( autour de 17% du PIB) n’a cessé de diminuer. Normalement ce glissement de la société industrielle vers une société de services aurait dû se traduire par une réduction des atteintes  environnementales. Observons que les  services recouvrent des choses assez disparates dont certaines étaient précédemment rattachées aux activités de la production industrielle. L’industrie a en effet externalisé le maximum de tâches qui ne constituent pas son cœur de métier. Par ailleurs et surtout,  les services ont progressé dans les pays développés au fur et à mesure que les productions physiques se délocalisaient. restaient  dans les pays développés les fonctions d’ingénierie, d’organisation, de logistique et de commercialisation. De ce point de vue, le taux de tertiarisation est à relativiser. En même temps que la délocalisation des productions physiques on a aussi de localisé les externalités négatives. Si on prend un champ géographique et statistique plus large ,la croissance (mesurant de la valeur ajoutée)  risque d’être assez incompatible avec la durabilité. A moins de vraiment réduire les gaspillages et de  respecter les équilibres environnementaux. Il  est incontournable de réduire en même temps la masse de matière première mais aussi  l’énergie et le transport. En clair, pourrait  sans doute être remis en cause une grande partie de la matérialité de l’économie. La question est de savoir si la croissance verte pourrait compenser cette réduction de l’économie matérielle. Certains avancent l’idée que les nouvelles technologies notamment de l’in formation constituent une grande partie de la solution. Il faut toutefois remarquer que ces  nouvelles technologies sont également gourmandes en matières premières et en énergie. Il y a cependant de nombreux gaspillages qui pourraient être évités aussi bien dans la conception que dans la distribution ou l’utilisation. Le développement pourrait à l’avenir reposer sur des services de bien-être, de confort, d’éducation moins gourmands en matières premières et en énergie. La croissance au sens traditionnel du terme telle  qu’elle est mesurée pourrait alors être mise en cause sans qu’il  soit porté  atteinte à l’aspiration au bien-être social, physique et psychologique. Un question du contenu de la croissance, de sa maîtrise autant que de sa répartition.

Croissance verte: une définition attrape tout de l’OCDE

Croissance verte: une définition attrape tout de l’OCDE

Un texte intéressant, un peu attrape tout  mais qui montre bien tout l’ambiguïté d’une organisation qui ne veut pas renoncer au concept  même de croissance classique  même si elle en reconnaît les limites . A noter surtout l’ambigüité entre les concepts de durabilité et de croissance.  

 

« La croissance verte signifie promouvoir la croissance économique et le développement tout en veillant à ce que les actifs naturels continuent de fournir les ressources et services environnementaux dont dépend notre bien-être.

Pour cela, elle doit catalyser l’investissement et l’innovation qui serviront d’assise à une croissance durable et susciteront de nouvelles possibilités économiques.

La croissance verte n’est pas un substitut au développement durable. Il s’agit plutôt d’une approche pratique et flexible pour réaliser des progrès concrets et mesurables sur l’ensemble de ses piliers économique et environnemental, tout en tenant pleinement compte des conséquences sociales du verdissement de la dynamique de croissance des économies. L’axe des stratégies de croissance verte est de faire en sorte que les actifs naturels puissent fournir de façon durable tout leur potentiel économique. Il s’agit notamment de fournir les services essentiels au maintien de la vie –– pureté de l’air et de l’eau, et résilience de la biodiversité nécessaire à la production d’aliments et à la santé humaine. Les actifs naturels ne sont pas indéfiniment substituables et les politiques de croissance verte tiennent compte de ce constat.

Les politiques de croissance verte font partie intégrante des réformes structurelles nécessaires pour promouvoir une croissance robuste, plus durable et inclusive. Elles peuvent également libérer de nouveaux moteurs de croissance à travers :

  • L’amélioration de la productivité par la création d’incitations à une plus grande efficience dans l’utilisation des ressources naturelles, la réduction des déchets et de la consommation d’énergie, la libération des possibilités d’innovation et de création de valeur et l’allocation des ressources aux usages présentant la plus forte valeur ;
  • Le renforcement de la confiance des investisseurs par une plus grande prévisibilité dans la façon dont les pouvoirs publics abordent les grandes questions environnementales ;
  • L’ouverture de nouveaux marchés par une stimulation de la demande de produits, de services et de technologies écologiques ;
  • Une contribution à l’assainissement des comptes publics par une mobilisation de recettes basée sur une fiscalité verte et l’élimination des aides préjudiciables à l’environnement. Ces mesures peuvent également aider à générer ou libérer des ressources pour les programmes de lutte contre la pauvreté dans des domaines comme l’approvisionnement en eau et l’assainissement, ou d’autres investissements en faveur des populations déshéritées ;
  • La réduction des risques de chocs négatifs pour la croissance, imputables à des goulets d’étranglement au niveau des ressources, ainsi que d’impacts environnementaux préjudiciables et potentiellement irréversibles.

Les stratégies en faveur de la croissance verte doivent être adaptées aux spécificités des pays. Elles devront prendre soigneusement en considération la façon de gérer tout arbitrage potentiel et d’exploiter au mieux les synergies entre la croissance verte et la réduction de la pauvreté. Dans ce dernier domaine, il s’agit par exemple de mettre à la disposition de la population des infrastructures plus efficientes (par exemple, en matière d’énergie, d’approvisionnement en eau et de transport), de s’attaquer aux problèmes de santé associés à la dégradation de l’environnement et d’introduire des technologies efficientes de nature à réduire les coûts et accroître la productivité, tout en réduisant les pressions sur l’environnement. Vu le rôle central que jouent les actifs naturels dans les pays à faible revenu, les politiques de croissance verte peuvent atténuer la vulnérabilité face aux risques environnementaux et renforcer la sécurité des moyens d’existence des plus démunis.

Les stratégies de croissance verte reconnaissent également que le fait de privilégier le PIB comme principale mesure du progrès économique ignore de façon générale la contribution des actifs naturels à la richesse, à la santé et au bien-être. Elles doivent donc s’appuyer sur un plus large éventail de mesures du progrès, qui prennent en compte la qualité et la composition de la croissance, ainsi que la façon dont cela affecte la richesse et le bien-être des populations. »

« La croissance incompatible avec l’ écologique »

« La  croissance incompatible avec l’ écologique »

 

Dans une tribune au « Monde », trois chercheurs, François Briens, Timothée Parrique et Vincent Liegey, expliquent qu’il faut en finir avec le mythe de la croissance verte, car les études scientifiques montrent que l’on ne peut à la fois faire croître le PIB et baisser l’empreinte écologique.

Tribune. Les manifestations pour le climat, les protestations, voire les poursuites judiciaires, contre l’inaction de l’Etat : face à la dégradation continue de notre milieu de vie, les politiques environnementales ne convainquent pas, et à juste titre. Les partisans de la « croissance verte » nous promettent pourtant que l’innovation technique, le développement et le déploiement massif de technologies « vertes » ou « intelligentes » par des mécanismes de marché, ainsi que la dématérialisation de l’économie ou le recyclage résoudront ces problèmes.

Cette stratégie de croissance verte repose fondamentalement sur le concept de « découplage » entre croissance et impacts environnementaux, c’est-à-dire l’hypothèse selon laquelle il serait possible de faire croître continuellement le produit intérieur brut (PIB) tout en réduisant de manière généralisée l’empreinte écologique liée aux activités économiques. Il s’agit donc d’un pari, dont les enjeux considérables devraient nous inviter à examiner prudemment et rationnellement les possibilités de succès.

L’hypothèse d’un découplage a-t-elle déjà été validée ? C’est précisément ce qu’a fait une équipe pluridisciplinaire d’universitaires dans une étude dont le rapport scientifique (« Decoupling debunked. Evidence and arguments against green growth as a sole strategy for sustainability », voir lien PDF) a été récemment publié par le Bureau environnemental européen.

Les auteurs – dont deux sont signataires de cette tribune – y expliquent d’abord qu’une stratégie de croissance verte ne saurait être en mesure de répondre aux défis environnementaux qu’à la stricte condition de garantir un découplage absolu, global (à l’échelle planétaire), d’ampleur suffisante, mais aussi continuel – c’est-à-dire aussi longtemps que la croissance économique serait poursuivie.

 

Croissance Japon: consommation au plus bas

Croissance Japon : consommation au plus bas

 

Double peine pour le Japon qui voit ses exportations se tasser sérieusement notamment avec la Chine et en même temps sa consommation intérieure s’écrouler. Les ventes au détail au Japon ont chuté en octobre à un plus bas de plus de quatre ans, alors que la hausse de la TVA a incité les consommateurs à réduire leurs dépenses, soulevant des inquiétudes sur la solidité de la demande intérieure.

Le gouvernement japonais a relevé le 1er octobre la TVA de 8% à 10%, une mesure que Tokyo juge essentielle pour réduire la massive dette publique du pays.

Certains analystes craignent toutefois que cette hausse de la TVA, qui fut reportée à deux reprises, prive l’économie japonaise d’un moteur de croissance dans un contexte de ralentissement des exportations et de la production.

D’après les statistiques officielles publiées jeudi, les ventes au détail ont diminué de 7,1% en octobre en rythme annuel, sous l’effet notamment de la faible demande pour les biens coûteux – voitures, appareils électroménagers.

Il s’agit de leur plus importante chute depuis mars 2015.

Les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un déclin de 4,4%.

En avril 2014, au moment de la précédente hausse de la TVA (de 5% à 8%), les ventes au détail avaient baissé de 4,3%.

Les données du ministère du Commerce montrent que les ventes au détail ont reculé en rythme mensuel de 14,4% en octobre en données corrigées des variations saisonnières.

Croissance Chine: échanges extérieurs dans le rouge .

Croissance Chine:  échanges extérieurs dans le rouge .

Pour preuve du net tassement de la croissance chinoise, le recul du commerce extérieur. D’après les statistiques des douanes chinoises, les exportations ont diminué de 0,9% en octobre en rythme annuel. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient un déclin plus marqué, de 3,2%.

Les importations ont chuté le mois dernier, pour un sixième mois consécutif, de 6,4% en rythme annuel, un déclin moins important qu’attendu – le consensus ressortait à -8,9% après un déclin de 8,5% en septembre.

L’excédent commercial de la Chine ressort à 42,81 milliards de dollars (38,73 milliards d’euros) en octobre, contre 39,65 milliards de dollars le mois précédent, alors que les économistes tablaient en moyenne sur un montant de 40,83 milliards.

Alerte sur la croissance mondiale la plus faible en dix ans

Alerte sur la  croissance mondiale la plus faible en dix ans

Sans doute pour ne pas désespérer Billancourt et surtout la bourse l’OCDE acte le fait que la croissance économique mondiale va encore chuter en 2019 et 2020 mais que la reprise pourrait intervenir en 2021. Un optimisme qui ne repose strictement rien dans la mesure où les facteurs explicatifs du ralentissement actuel sont liés non seulement à des éléments conjoncturels mais aussi à des facteurs structurels qui touchent toutes les zones économiques. La plus touchée est sans doute, la Chine dont la croissance est très affaiblie par le ralentissement des échanges mondiaux qui malheureusement n’est pas compensée suffisamment par une reprise de la consommation intérieure et par les d’investissements. la chine aussi affrontée  à une crise de l’endettement sans précédent qui globalement représente à peu près 300 % de son PIB. Les États-Unis vont voir aussi la croissance réduite de moitié en raison notamment des droits de douane concernant aussi bien la Chine que d’autres zones comme l’Europe. Cette dernière région est particulièrement affaiblie par le tassement de l’activité en Allemagne dont les exportations s’écroulent. Pour éviter la crise, les banques centrales ont  déversé des liquidités partout augmentant les risques de  bulles : obligataires, immobilières et mobilières. Le décalage entre l’économie réelle et la valeur des monnaies  a rarement été aussi important. Un réajustement se fera nécessairement le moment venu et se traduira par un écoulement de la valeur des monnaies. Comme en septembre dernier, l’OCDE s’inquiète donc des tergiversations des gouvernements face à la réponse à apporter aux défis actuels, du changement climatique à la digitalisation de leurs économies en passant par le nouvel ordre mondial qui a émergé après la chute du communisme.

“Ce serait une erreur politique de considérer ces changements comme des facteurs temporaires qui peuvent être résolus avec une politique monétaire ou fiscale”, écrit Laurence Boone, chef économiste de l’OCDE dans le rapport. “En l’absence d’orientations politiques claires” sur ces défis, “l’incertitude persistera” et les perspectives de croissance en seront affectées.

Dans le détail, l’OCDE prévoit une croissance économique de 2,3% cette année – contre 2,4% prévu précédemment – aux Etats-Unis, et de 6,2% – contre 6,1% évoqué en septembre – pour la Chine. Les tensions commerciales devraient toutefois ralentir la croissance de la deuxième économie mondiale en 2020 et 2021, avec respectivement 5,7% et 5,5%.

Pour la zone euro, l’OCDE table sur une croissance de 1,2% en 2019, de 1,1% en 2020 et de 1,2% en 2021. La relance par la Banque centrale européenne (BCE) de son programme d’achat d’actifs n’aura qu’un impact limité si les pays de la zone euro ne se mobilisent pas davantage pour relancer les investissements, prévient l’institution.

Pour la France, l’OCDE reste sur ses prévisions de septembre, avec une croissance de 1,3% en 2019 et de 1,2% en 2020. En revanche, elle revoit à la hausse celles concernant le Royaume-Uni, à 1,2% en 2019 (contre 1% en septembre), 1% en 2020 (contre 0,9%) et 1,2% en 2021. Des prévisions pour 2021, voir 2020 assez hypothétiques et destinés à rassurer les acteurs économiques et les gouvernements.

Réinventer le capitalisme  » (Thibaut Béchetoille , Croissance +)

Réinventer le capitalisme  » (Thibaut Béchetoille , Croissance +)

 

 

 

Thibaut Béchetoille patron d’Ozon, spécialisé dans les solutions de cybersécurité pour les PME, le président de Croissance Plus, propose une stratégie plus offensive de l’économie française dans une interview à Europe 1

« Le capitalisme doit se réinventer. Il doit permettre un meilleur partage des richesses, de la valeur« , plaide Thibaut Béchetoille. Et pour « avoir de l’impact, il faut de la croissance« .

Parmi les sujets, figure celui de la Bourse. Un outil qui n’est pas toujours perçu à sa juste valeur par les entreprises. La Bourse interroge, effraie… C’est précisément cette perception que Thibaut Béchetoille aimerait renverser, s’appuyant pour étayer son propos, sur ce qu’il se passe de l’autre côté de l’Atlantique. « Peu de personnes comprennent que l’écosystème de l’innovation aux Etats-Unis tient beaucoup au rôle du NASDAQ« . Le NASDAQ qui permet de valoriser les entreprises technologiques. Disposer du même outil en Europe aiderait considérablement les entreprises à « risquer » l’innovation. « Il existe une fluidité dans la rotation du capital aux Etats-Unis qui explique le succès des jeunes entreprises. Ce sujet d’un marché boursier fort nous intéresse à Croissance Plus car nous pensons qu’il est déterminant« , appuie Thibaut Béchetoille. Des discussions avec Euronext sur la meilleure façon de stimuler le marché boursier sont menées afin de rendre ce dernier appétant pour les midcaps et les smallcaps.

Serait-ce une façon de produire davantage d’ETI ? « La Bourse a un impact mais nous n’allons pas inventer un NASDAQ européen demain matin« , souligne Thibaut Béchetoille, qui exhorte les PME au potentiel de croissance fort, de ne pas hésiter à emprunter les mêmes armes et la même stratégie que les Américains du Nord, ce qui inclut notamment de faire fi des réflexes culturels quasi pavloviens et de ne pas hésiter à utiliser les armes marketing et communication, comme d’envisager de prendre place sur le marché mondial.

Autre recommandation, celle qui concerne l’ouverture du capital, cette étape tant redoutée. « Les Français sont frileux sur ce sujet« , reconnaît Thibaut Béchetoille qui encourage également les entreprises à avoir très tôt une gouvernance avec laquelle partager les questionnements stratégiques de long terme. « La stratégie c’est l’art de l’allocation des ressources » et c’est aussi être capable de déterminer les valeurs différenciantes par rapport aux concurrents. C’est également savoir chasser en meute, « c’est un poncif, mais il faut s’inspirer de l’Allemagne, qui fait cela très bien« .

Et quand on évoque des particularités françaises, comme celles des impôts de production, 7 fois plus élevées dans l’Hexagone qu’en Allemagne justement, Croissance Plus dit réfléchir avec l’Institut Sapiens sur des propositions qui permettraient une baisse de 24 Mds€ sur 5 ans. IA, robotisation, nouvelles technologies sont aussi des thématiques qui angoissent. « Nous somme dans une société très anxiogène, qui craint la destruction d’emplois« , reconnaît Thibaut Béchetoille. « Mais nous voulons nous placer dans une prospective positive, projeter les entreprises vers l’avenir« .

 

« La “flat tax” inefficace pour la croissance et pour les inégalités » Louis-Samuel Pilcer

« La “flat tax” inefficace pour la  croissance et pour les inégalités » Louis-Samuel Pilcer 

L’économiste, Louis-Samuel Pilcer, rappelle, dans une tribune au « Monde », que la baisse de la fiscalité sur les dividendes a eu des effets néfastes aux Etats-Unis et pourrait en avoir aussi en France.

 

Tribune.

 

Le ministre du budget Gérard Darmanin expliquait sur BFM, le 14 octobre, en justifiant la « flat tax » de 30 % instituée par le gouvernement sur les dividendes, que « la surfiscalité du capital ne marchait pas ».

Pourtant, les premières évaluations de la mise en place de la « flat tax » suggèrent un effet plutôt néfaste pour l’économie française. Celle-ci devait relancer l’investissement en diminuant de manière conséquente l’imposition des revenus du capital. La science économique n’établit pourtant pas un lien clair entre la fiscalité des dividendes et l’investissement dans les entreprises.

 

Certes, d’un côté, les investisseurs choisissent d’acheter les actions émises par une société pour récupérer, plus tard, des dividendes. Ce premier effet amène certains économistes à prétendre qu’une baisse d’impôts aide les entreprises à investir plus et mieux.

Mais d’un autre côté, les entreprises disposant de fonds propres ont chaque année le choix entre les investir, ou verser des dividendes à leurs actionnaires. Avec les taux en vigueur jusqu’en 2017, les dividendes rapportaient très peu, ce qui incitait les dirigeants à investir dans la croissance de leurs sociétés. Le taux d’imposition ayant diminué, nos entreprises risquent de choisir de moins investir afin de mieux rémunérer leurs actionnaires.

 

Croissance Etats -Unis : production industrielle dans le rouge

Croissance Etats -Unis : production industrielle dans le rouge

 

 

La confirmation que la croissance mondiale baisse un peu partout y compris aux États-Unis avec des derniers chiffres de la  production industrielle aux Etats-Unis dans le rouge en octobre. le mois dernier enregistre en effet une baisse de 0,8%, deux fois plus importante qu’attendu et la plus marquée depuis mai 2018, avec le recul de l’activité de l’industrie manufacturière, des mines et des compagnies d’électricité, de gaz et d’eau, a annoncé vendredi la Réserve fédérale.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une baisse de 0,4%.

Les chiffres de septembre ont été révisés à la hausse et montrent désormais un recul de 0,3% contre -0,4% annoncé initialement.

La production manufacturière a baissé de 0,6% le mois dernier en raison notamment d’une chute de 11,1% de la production de véhicules à moteur, liée entre autres à la grève chez General Motors.

Mais hors véhicules à moteur et pièces détachées, la production manufacturière affiche encore un repli de 0,5% et celle de biens durables une baisse de 0,2%.

La production minière a diminué de 0,7% et celles du secteur des services aux collectivités (“utilities”) de 2,6%.

Le taux d’utilisation des capacités a reculé à 76,7% après 77,5% en septembre, revenant à son plus bas niveau depuis septembre 2017.

Le miracle des emplois avec seulement 1% de croissance ?

Le miracle des emplois avec seulement 1% de croissance ?

 

 

D’une certaine façon, c’est  un peu une sorte de miracle en tout cas  une forte interrogation. Comment la France peut-elle créer des emplois ( autour de 200 000 par an ) avec une croissance aussi faible. Une croissance qui tourne autour de 1 %. On peut relativiser cette création d’emplois si on considère qu’il y a en France environ 30 millions de salariés et 6 à 7 millions de chômeurs. Pour autant,  il y a création d’emplois. Avant la crise de 2008, il fallait atteindre une hausse du PIB  de 3 % pour déclencher des progressions de l’emploi; depuis quelques années, on considérait que le seuil nécessaire était de 1,5 %. Maintenant même avec une hausse du PIB  à peine supérieure à 1 %, le nombre de créations d’emplois  progresse. Une explication viendrait de la faiblesse des gains de productivité limitée à 1 %. Il y a sans doute aussi un changement de structure de la nature des emplois et des conditions sociales.

 

Pour Éric Heuyer, économiste à l’OFCE il y a une explication structurelle: celle d’une croissance faible, riche en emplois peu qualifiés et à temps partiel. «Un même taux de croissance ne crée plus les mêmes emplois, estime-t-il. Il n’y a aucune autre explication que celle de la baisse de la durée du travail par tête.» Selon le baromètre Adecco, les entreprises françaises devraient embaucher 3,7 millions de personnes d’ici juin 2020. Une embellie qui s’explique principalement par la stagnation des gains de productivité. 

.Cela ne veut pas dire que le chômage va baisser d’autant. Le baromètre ne comptabilise que les embauches et ne tient pas compte des destructions d’emplois et des licenciements sur la période. Mais au final les embauches devraient être supérieures aux destructions d’emplois puisqu’Adecco estime que le chômage devrait tomber à 8% courant 2020 contre 8,4% aujourd’hui.

 

Et il s’agira d’emplois plutôt pérennes. La part des CDI dans ces embauches devrait atteindre 41% soit 2 points de plus que dans le précédent baromètre. La part des CDD va elle légèrement reculer à 29% et l’intérim devrait rester stable à 22%. Et toutes les régions sont concernées:  si ce sont l’Ile-de-France et l’Auvergne-Rhône-Alpes qui vont le plus embaucher parce que ce sont les régions les plus peuplées, c’est dans les Hauts-de-France que les embauches seront les plus dynamiques avec une croissance des recrutements de 10% en 2020.

 

Le gouvernement y est-il pour quelque chose dans cette embellie? S’il est toujours difficile de mesurer avec précision l’impact de telle ou telle mesure sur l’emploi, les économistes sont globalement d’accord pour dire que la baisse des cotisations salariales, la reprise de l’investissement, l’accent mis sur l’apprentissage ou le plafonnement des indemnités prud’homales y ont contribué. Cela a mis de l’huile dans les rouages mais ça n’explique pas tout.

 

Il y a un phénomène nouveau dans l’économie: on crée des emplois même avec une croissance assez faible. Il y a 20 ans il fallait près de 3% de croissance pour créer des emplois. Aujourd’hui 1% suffit.

Pourquoi? Parce que les gains de productivité sont très faibles aujourd’hui de l’ordre de 1%. Malgré les technologies numériques, la robotique et autres technologies de la communication, un salarié ne produit chaque année que 1% de plus. Et lorsque le carnet de commande progresse de 1,2% il faut donc embaucher.

 

En tout cas, si cette stagnation de la productivité est positive pour l’emploi, elle est en revanche négative pour le pouvoir d’achat. C’est la hausse de la quantité produite par salarié qui permet les hausses de salaire.

 

Or aujourd’hui, les entreprises embauchent principalement de la main d’œuvre peu qualifiée et les salaires ont tendance à stagner. La crise des gilets jaunes d’il y a un an avait bien mis en lumière ce phénomène. Bref, tant que les technologies ne permettront pas de produire plus, le chômage continuera à baisser… et les salaires risquent eux de continuer à stagner.

 

Croissance Japon- l’activité manufacturière encore dans le rouge

Croissance Japon- l’activité manufacturière encore dans le rouge

 

L’activité du secteur manufacturier au Japon  se contracte encore  l’effet d’une importante baisse des commandes à l’exportation.  Heureusement, la progression des services compense la baisse dans l’industrie. Cependant globalement le rythme de croissance a nettement tendance à s’affaiblir.

L’économie japonaise a progressé au troisième trimestre 2019 à son rythme le plus faible en un an, sous l’effet d’un déclin des exportations provoqué par le conflit commercial sino-américain et le ralentissement de la demande mondiale, accentuant la pression sur Tokyo pour prendre des mesures supplémentaires de soutien à l’économie. La consommation privée a elle aussi marqué le pas par rapport au trimestre précédent, jetant un voile sur la vision de la Banque du Japon (BoJ) selon laquelle la résilience de la demande intérieure va compenser les effets des risques extérieurs accrus.

Le produit intérieur brut (PIB) de la troisième économie mondiale a progressé de 0,2% en rythme annualisé en juillet-septembre, montrent les données préliminaires publiées jeudi par le gouvernement, après une hausse révisée de 1,8% au deuxième trimestre.

Il s’agit d’une croissance nettement inférieure au consensus, qui ressortait à +0,8%, et la plus faible depuis la contraction de 2,0% de l’économie nippone au troisième trimestre 2018.

D’un trimestre sur l’autre, le PIB a augmenté de 0,1%, montrent les statistiques officielles. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient un gain de 0,2%.

“La demande domestique a compensé une partie de la faiblesse de la demande extérieure, mais nous ne pouvons plus envisager que cela va continuer”, a déclaré Taro Saiko, chercheur en chef au NLI Research Institute.

“Une contraction du PIB sur la période octobre-décembre est acquise”, a-t-il poursuivi. “L’économie pourrait rebondir en début d’année prochaine, mais manquera de dynamique”.

Ces statistiques sont de nature à amplifier la pression sur le gouvernement pour qu’il engage de nouvelles mesures de soutien à l’économie, de nombreux parlementaires disant craindre les effets néfastes de la hausse de la TVA sur l’activité économique.

La consommation privée a progressé de 0,4% sur la période juillet-septembre, en recul par rapport à la hausse de 0,6% du trimestre précédent, malgré une demande accrue de la part des ménages qui ont multiplié les achats avant le relèvement de la TVA de 8% à 10% au 1er octobre.

Rare point positif des données communiquées jeudi, l’investissement a augmenté de 0,9% au troisième trimestre, marquant une accélération par rapport à avril-juin. Il a contribué à hauteur de 0,2 point à la croissance.

Mais le commerce extérieur a retiré 0,2 point à la croissance, les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine – les deux principaux partenaires commerciaux du Japon – ayant pesé sur les exportations.

Le président américain Donald Trump a déclaré mardi que Washington et Pékin étaient “proches” de signer la première phase d’un accord commercial, sans donner de détails sur les négociations sino-américaines. (avec Daniel Leussink et Kaori Kaneko; Jean Terzian pour le service français)

Croissance Chine: victime des tensions avec les Etats-Unis

Croissance Chine: victime des tensions avec les Etats-Unis

 

Difficile de savoir exactement quelle est l’ampleur de l’affaiblissement économique de la Chine car les chiffres officiels chinois présentent un caractère très politique . Ce qu’on sait, c’est que l’industrie manufacturière est dans le rouge depuis plusieurs mois et que cela a forcément des incidences sur l’industrie tout entière. En cause le ralentissement mondial et le conflit sur les droits commerciaux avec les États-Unis. D’après les données du Bureau national de la statistique (BNS), les commandes à l’exportation ont poursuivent déclin depuis maintenant presque un an et demi.

 

La Chine a enregistré en octobre un ralentissement plus important qu’attendu de sa production industrielle, alors que se sont accentuées sur l’économie du pays les pressions provoquées par le ralentissement de la demande mondiale et domestique sur fond de guerre commerciale prolongée avec les Etats-Unis.

Les statistiques officielles publiées jeudi montrent aussi que d’autres secteurs s’essoufflent, avec des indicateurs inférieurs au consensus, la croissance des ventes au détail étant revenue à un creux de 16 ans et l’investissement en actifs immobilisés ayant chuté à un plus bas inédit.

Cette situation pourrait pousser Pékin à engager des mesures de soutien à l’économie supplémentaires alors que la croissance de la Chine est tombée au troisième trimestre à un plus bas de près de 30 ans.

D’autres données publiées plus tôt ce mois-ci ont mis en évidence la faiblesse de l’activité du secteur manufacturier chinois. Les prix à la production ont reculé en octobre à un plus bas de plus de trois ans et l’indice PMI manufacturier officiel s’est contracté pour un sixième mois consécutif.

La production industrielle a progressé de 4,7% en octobre en rythme annuel, alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une hausse de 5,4%, montrent les statistiques gouvernementales communiquées jeudi.

“L’optimisme entourant la phase Un de l’accord commercial sino-américain pourrait certes stimuler les investissements en capital à court terme”, a commenté Martin Lynge Rasmussen, économiste chez Capital Economics.

“Mais même si un accord mineur venait à être conclu dans les prochains mois”, a-t-il poursuivi, “cela ne ferait que focaliser l’attention sur des questions inextricables qui selon nous mèneront au bout du compte à l’échec des discussions commerciales”.

“Les arguments en faveur d’un nouvel assouplissement monétaire restent intacts”, a-t-il ajouté.

La guerre commerciale prolongée avec les Etats-Unis, marquée par l’imposition de plusieurs séries de droits de douane réciproques, a affecté la demande mondiale et les chaînes d’approvisionnement.

Si les signes récents d’avancées dans les négociations entre Washington et Pékin ont réjoui les investisseurs, les représentants des deux plus grandes puissances économiques mondiales se sont jusqu’à présent gardé d’annoncer des engagements mettant fin à leur conflit commercial.

Cette incertitude continue de peser sur les producteurs et leurs carnets de commandes.

Selon les statistiques publiées jeudi, les ventes au détail ont augmenté de 7,2% en rythme annuel en octobre, ratant le consensus qui ressortait à 7,9% pour s’établir au même niveau qu’avril dernier, soit un plus bas de plus de 16 ans.

La croissance des investissements en actifs immobilisés a ralenti à 5,2% sur les dix premiers mois de l’année alors que les économistes s’attendaient à une hausse de 5,4%. Il s’agit de leur niveau le plus bas depuis que Reuters a commencé à les répertorier, en 1996.

Dans le secteur privé, qui concentre environ 60% de l’investissement total, ils ont progressé de seulement 4,4% sur la période janvier-octobre. (avec Stella Qiu; Jean Terzian pour le service français)

 

Croissance Chine: encore une nouvelle contraction

Croissance Chine: encore une nouvelle contraction  

 

Cela fait presque 6 mois  que l’activité manufacturière est dans le rouge en Chine. Même les statistiques officielles chinoises souvent bidouillées en témoignent. C’est évidemment le signe d’un très fort tassement des échanges internationaux mais aussi d’une croissance molle en Chine. En effet, la consommation intérieure ne parvient pas à compenser la faiblesse de la croissance des exportations.

L’activité dans le secteur manufacturier chinois s’est en effet contractée en août pour un quatrième mois consécutif, alors que les Etats-Unis ont accentué les pressions commerciales et que la demande intérieure demeure faible.  La faiblesse persistante du vaste secteur manufacturier pourrait inciter Pékin à déployer des mesures de soutien à l’économie supplémentaires, plus rapidement et avec plus d’agressivité, pour contrer le plus important ralentissement de l’économie chinoise en plusieurs décennies.

L’indice PMI manufacturier officiel a reculé à 49,5 en août après 49,7 le mois précédent, montrent les statistiques gouvernementales publiées samedi, demeurant sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient une contraction moins marquée, identique à celle constatée en juillet.

Ce nouveau déclin met en exergue l’impact néfaste des tensions commerciales avec les Etats-Unis et du ralentissement de la demande mondiale sur les exportateurs chinois.

D’après les données du Bureau national de la statistique (BNS), les commandes à l’exportation ont poursuivi leur déclin pour un quinzième mois consécutif même si leur sous-indice a marqué en août un léger rebond par rapport à juillet (47,2 contre 46,9).

Les nouvelles commandes – intérieures comme extérieures – ont continué de chuter, indiquant que la demande domestique reste faible malgré une série de mesures engagées dès l’année dernière par le gouvernement chinois.

Face aux perspectives incertaines, les usines ont continué de supprimer des emplois. Ainsi le sous-indice de l’emploi a chuté à 46,9 contre 47,1 le mois précédent.

L’indice PMI officiel des services, secteur qui représente plus de la moitié de l’économie chinoise, a progressé à 53,8 contre 53,7 en juillet.

Porté par l’augmentation des salaires des ménages et une consommation solide ces dernières années, le secteur a toutefois connu un ralentissement en fin d’année dernière sur fond de ralentissement mondial de la demande.

Comment la France crée des emplois avec seulement 1% de croissance ?

Comment la France crée des emplois avec seulement 1% de croissance ?

 

 

D’une certaine façon, c’est  un peu une sorte de miracle en tout cas  une forte interrogation. Comment la France peut-elle créer des emplois ( autour de 200 000 par an ) avec une croissance aussi faible. Une croissance qui tourne autour de 1 %. On peut relativiser cette création d’emplois si on considère qu’il y a en France environ 30 millions de salariés et 6 à 7 millions de chômeurs. Pour autant,  il y a création d’emplois. Avant la crise de 2008, il fallait atteindre une hausse du PIB  de 3 % pour déclencher des progressions de l’emploi; depuis quelques années on considérait que le seuil nécessaire était de 1,5 %. Maintenant même avec une hausse du PIB  à peine supérieure à 1 % le nombre de créations d’emplois  progresse.une explication viendrait de la faiblesse des gains de productivité limitée à 1 %. Il y a sans doute aussi un changement de structure de la nature des emplois et des conditions sociales.

Pour Éric Heyer, économiste à l’OFCE il y a une explication structurelle: celle d’une croissance faible, riche en emplois peu qualifiés et à temps partiel. «Un même taux de croissance ne crée plus les mêmes emplois, estime-t-il. Il n’y a aucune autre explication que celle de la baisse de la durée du travail par tête.» Selon le baromètre Adecco, les entreprises françaises devraient embaucher 3,7 millions de personnes d’ici juin 2020. Une embellie qui s’explique principalement par la stagnation des gains de productivité. 

.Cela ne veut pas dire que le chômage va baisser d’autant. Le baromètre ne comptabilise que les embauches et ne tient pas compte des destructions d’emplois et des licenciements sur la période. Mais au final les embauches devraient être supérieures aux destructions d’emplois puisqu’Adecco estime que le chômage devrait tomber à 8% courant 2020 contre 8,4% aujourd’hui.

Et il s’agira d’emplois plutôt pérennes. La part des CDI dans ces embauches devrait atteindre 41% soit 2 points de plus que dans le précédent baromètre. La part des CDD va elle légèrement reculer à 29% et l’intérim devrait rester stable à 22%. Et toutes les régions sont concernées:  si ce sont l’Ile-de-France et l’Auvergne-Rhône-Alpes qui vont le plus embaucher parce que ce sont les régions les plus peuplées, c’est dans les Hauts-de-France que les embauches seront les plus dynamiques avec une croissance des recrutements de 10% en 2020.

Le gouvernement y est-il pour quelque chose dans cette embellie? S’il est toujours difficile de mesurer avec précision l’impact de telle ou telle mesure sur l’emploi, les économistes sont globalement d’accord pour dire que la baisse des cotisations salariales, la reprise de l’investissement, l’accent mis sur l’apprentissage ou le plafonnement des indemnités prud’homales y ont contribué. Cela a mis de l’huile dans les rouages mais ça n’explique pas tout.

Il y a un phénomène nouveau dans l’économie: on crée des emplois même avec une croissance assez faible. Il y a 20 ans il fallait près de 3% de croissance pour créer des emplois. Aujourd’hui 1% suffit.

Pourquoi? Parce que les gains de productivité sont très faibles aujourd’hui de l’ordre de 1%. Malgré les technologies numériques, la robotique et autres technologies de la communication, un salarié ne produit chaque année que 1% de plus. Et lorsque le carnet de commande progresse de 1,2% il faut donc embaucher.

En tout cas, si cette stagnation de la productivité est positive pour l’emploi, elle est en revanche négative pour le pouvoir d’achat. C’est la hausse de la quantité produite par salarié qui permet les hausses de salaire.

Or aujourd’hui, les entreprises embauchent principalement de la main d’œuvre peu qualifiée et les salaires ont tendance à stagner. La crise des gilets jaunes d’il y a un an avait bien mis en lumière ce phénomène. Bref, tant que les technologies ne permettront pas de produire plus, le chômage continuera à baisser… et les salaires risquent eux de continuer à stagner.

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