Archive pour le Tag 'publique'

« La poste restera publique » (Le Maire)

« La poste restera publique » (Le Maire)

Le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire a annoncé jeudi vouloir permettre à La Poste de se développer « massivement » dans la banque et l’assurance via un rapprochement avec CNP Assurances, tout en promettant que le groupe resterait public.

« Nous voulons créer un grand pôle financier public au service des territoires », a déclaré M. Le Maire sur Radio Classique, tout en affirmant que « La Poste restera un établissement public, il n’y aura aucune privatisation, aucune intention de privatisation ».

Affaire Benalla : sanction à prévoir de l’opinion publique

Affaire  Benalla : sanction à prévoir de l’opinion publique

 

 

Il ya aura bien les suites judicaires de l’affaire Benalla avec  5 personnes inculpées pour l’instant. Aussi des suites politiques car le pouvoir va se trouver affaibli pour un temps. Ainsi par exemple, il y a peu de chance pour qu’on termine avant la fin de l’été le débat sur l’évolution de la constitution qui précisément renforce le pouvoir du président au détriment du parlement.  Pour la dimension judicaire, le parquet de Paris a annoncé dimanche l’ouverture d’une information judiciaire sur les violences qu’Alexandre Benalla, ex-collaborateur d’Emmanuel Macron, est accusé d’avoir commises lors des manifestations du 1er-Mai. Le parquet précise qu’Alexandre Benalla et les quatre autres personnes déférées dans le cadre de cette affaire, un employé de La République en Marche et trois policiers, ont été placés sous contrôle judiciaire.   L’affaire plonge l’exécutif dans une tourmente politique sans précédent depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron, qui a fait de l’exemplarité et de la transparence les maîtres-mots de son mandat. En fait c’est la dérive du pouvoir jupitérien qui est en cause car Benalla a forcément bénéficié de la bienveillance de Macron qui souhaitait enterrer l’affaire. La conséquence la plus néfaste sera la réaction de l’opinion publique. Cette affaire tombe mal car depuis plusieurs mois la popularité de Macron ne cesse de diminuer et la coupe du monde n’a eu aucun effet bénéfique de ce point de vue. Macron devrait perdre encore plusieurs points d’ici la rentrée qui s’annonce déjà difficile avec des dossiers explosifs comme la reforme de l’Etat, l’indemnisation du chômage et surtout les retraites.

Comité Action Publique 2022 : nouvelles méthodes de management

Comité Action Publique 2022 : nouvelles méthodes de management

 

Pas étonnant que le rapport n’ai pas été publié par le gouvernemenet car il propose des méthodes de management du service public largemenet inspiré du privé. Extrait :

 

 

 

« ►permettre l’innovation et engager les managers à être force de proposition. Pour cela, il faut valoriser ceux qui osent prendre des risques. Cette valorisation peut être financière, notamment via l’utilisation systématique de la part variable. Mais elle  passe aussi  par la mise en place d’une communication interne beaucoup plus efficace et qui accompagne les réformes. L’idée est de valoriser celui qui ose mais aussi de le faire savoir, pour encourager un mouvement d’ampleur ;

 

►passer d’une logique de contrôle sa priori à une logique de contrôles a posteriori centrés et plus efficaces. Cela évitera les lourdeurs liées à des contrôles a priori  peu ciblés car systématiques. Bien sûr, ce changement doit être assorti de mécanismes de sanctions en cas de manquements. L’allègement des contrôles passe par la suppression de la responsabilité personnelle et pécuniaire des comptables, au profit de dispositifs de contrôle et d’audit internes, mais par la responsabilité financière des ordonnateurs aussi en cas de présentation de comptes insincères, de dissimulation d’informations financières ou de manipulation de résultats, etc. Dans ce cadre, le rôle, les missions et le positionnement des contrôleurs budgétaires et comptables ministériels doivent nécessairement évoluer vers un métier plus proche du contrôle de gestion et de l’appui aux gestionnaires ;

 

►sortir d’une culture de la norme encadrant toute décision, pour permettre aux agents de prendre des décisions adaptées au cas par cas. Ceci constitue un changement majeur et ne doit pas conduire à un service public à plusieurs vitesses, en fonction de la bienveillance de tel ou tel agent. Des lignes de conduite proposées par l’administration centrale et des contrôles a posteriori limiteront ce risque. Cela impose également d’échanger en profondeur le rôle attendu de l’administration, pour aller, dans la lignée du projet de loi pour un État au service d’une société de confiance, vers une administration plus bienveillante, qui accompagne et qui conseille. Cela implique de sortir de la culture de la norme pour l’ensemble de la relation entre l’État et la société et repenser, en ce sens, la production législative « 

La fonction publique : d’autres grèves en perspective

La fonction publique : d’autres grèves en perspective

Les manifs des fonctionnaires seront vraisemblablement très suivies. Du coup,  les syndicats envisagent déjà de donner une suite à cette première journée. Le gouvernement fait encore uen erreur vis-à-vis des fonctionnaires comme des cheminots. La question centrale est moins le statut que la question de la productivité. Et la responsabilité en incombe surtout à directions composées des grands corps de l’Etat pour la plupart complètement incompétents en matière de gestion.   “Nous sommes déterminés. Nous n’en resterons pas là le soir du 22. Nous avons d’ores et déjà prévu de nous retrouver le 27 mars prochain non seulement pour faire le bilan de cette journée (…) mais pour, en fonction des réponses du gouvernement, envisager des perspectives”, a déclaré la secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison, en conférence de presse. Les syndicats de fonctionnaires ont reçu la semaine dernière le document d’orientation du gouvernement qui guidera les concertations à venir sur la réforme de la fonction publique. Cette dernière prévoit un recours accru aux contractuels, la mise en place d’une rémunération au mérite, l’instauration d’un plan de départs volontaires, ainsi que la fusion de certaines instances représentatives du personnel, à l’instar du secteur privé. “Nous considérons (…) que nous sommes à un tournant pour la fonction publique avec des mesures structurantes qui (…) pourraient avec des conséquences très lourdes”, a ajouté Bernadette Groison, précisant que l’on se dirige vers une fonction publique “morcelée, repliée, externalisée”. Le secrétaire général de FO Fonctionnaires et agents publics, Christian Grolier, parle pour sa part de “l’attaque la plus forte qu’on a eu contre le statut général”.

 

Réforme fonction publique : « un sérieux problème de méthode »(Berger)

Réforme fonction publique : « un sérieux problème de méthode »(Berger)

 

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, à justement critiqué la méthode du gouvernement, dans une interview publiée samedi dans Le Monde. « Ils y vont fort », a-t-il réagi, à propos de ces pistes annoncées jeudi, dont un plan de départs volontaires et le recours à davantage de contractuels. « Il y a un gros problème de méthode: c’est très étonnant d’annoncer une concertation sur toute l’année 2018 et de donner dès à présent une partie des conclusions », a réagi M. Berger, réclamant que le gouvernement organise « très vite » une rencontre avec les syndicats. Finalement cette erreur de méthode devrait être favorable syndicats paradoxalement car le gouvernement en s’attaquant aux moyens réduits sa marge de manœuvre. En effet s’il avait commencé par l’objet même des missions régaliennes leurs moyens d’exécution y compris en personnel le champ des possibles aurait été autrement plus important pour réduire de manière justifiée le nombre  de fonctionnaire. En s’engageant tout de suite sur la question sociale le gouvernement risque de s’embourber et de se lier les mains. Sur le fond, la CFDT critique le souhait du gouvernement de proposer une « rémunération plus individualisée ». Actuellement, la rémunération des fonctionnaires repose sur un socle commun et des primes et promotions. « Il faut dire quelle est la part de la rémunération collective et quelle est la part de l’individuel », a interrogé M. Berger, craignant que cette mesure n’entraîne « des disparités liées aux marges budgétaires des employeurs plus qu’en fonction de l’investissement au travail ». Sur le recours à davantage de contractuels, le leader syndical s’interroge aussi: « ça veut dire quoi ? Pour qui ? Comment ? Tout cela mérite des éclaircissements, car il y a des craintes de profonds bouleversements pour les agents ». Sur la question de la rémunération et du recours aux contractuels, il demande des clarifications. “Hurler au loup maintenant n‘a aucun sens mais la CFDT sera attentive et exigeante pour que l‘action publique continue de reposer demain sur des agents publics reconnus et respectés”, a-t-il dit.

Réforme de la fonction publique : Dussopt, l’archétype du politicard

Réforme de la fonction publique : Dussopt, l’archétype du politicard

Curieux cette conversion subite du jeune Olivier Dussopt, secrétaire d’État maintenant en charge de la réforme de l’administration. Une conversion éclair chez celui qui était proche de la gauche du PS notamment de Martine Aubry et qui n’a cessé de critiquer le gouvernement précédent notamment sur ses positions sociales et sur la loi travail. Il se retrouve maintenant en charge d’une réforme sans doute nécessaire mais pour laquelle il n’a guère de légitimité compte tenu de son  passé y compris très récent. Bref, c’est l’archétype du politicard qui a fait de vagues études dans un institut d’études politiques, est devenu rapidement chargé de mission puis attaché parlementaire, élu puis ministre. De toute manière, cette réforme risque de faire pschitt car c’est une réforme à l’envers. On aurait dû au préalable redéfinir les missions régaliennes de l’État puis  les moyens de l’assumer et enfin seulement définir le statut des personnels. Au lieu de cela c’est le grand coup de rabot habituel. En faite sans doute un petit coup de rabot car les mesures proposées n’iront pas loin. «Il récite ce qu’il a à réciter», déplore dans un long soupir Luc Carvounas, député PS du Val-de-Marne et candidat au poste de Premier secrétaire. «Il se retrouve à défendre des idées à l’opposé de ce qu’il a toujours défendu. C’est un élu de terrain, il connaît pourtant la situation des fonctionnaires dans nos territoires», a-t-il regretté. «C’est la lumière qui le guide. C’est affligeant. Les Français n’en peuvent plus de cette politique.» La nouvelle position d’Olivier Dussopt sur les fonctionnaires n’étonne cependant pas Olivier Faure, le patron du groupe Nouvelle Gauche à l’Assemblée nationale et aussi candidat pour prendre la tête du PS. Selon lui, le secrétaire d’État renierait ses convictions pour ses «ambitions personnelles», comme il le rapporte avec cette anecdote: «Lorsqu’il est entré au gouvernement, j’ai essayé de comprendre ses raisons. Il m’a répondu “c’est le rêve de ma vie d’être ministre, après ça, j’arrête”. Qu’est-ce que vous voulez répondre à ça?»

Transformation publique : la réforme à l’envers

Transformation publique : la réforme à l’envers

 

Comme il fallait s’y attendre, la première orientation du comité interministériel de la transformation publique a accouché d’une souris. En gros, on va essayer de mieux gérer des personnels et introduire du numérique la gestion des tâches qui s’y prêtent. Un vraie réforme en plus à l’envers ! Pourquoi en effet traiter d’abord du personnel et les conditions de leur gestion alors qu’on n’a pas défini les champs de l’intervention régalienne. Or ce sont ces champs d’intérêt général qui doivent  être précisés de manière prioritaire afin d’éviter ce qui caractérise la France à la fois un étatisme débordant dans tous les champs de la société.  Ce n’est qu’une fois précisées les vrais missions d’intérêt général qu’on peut se poser la question des moyens et non l’inverse. En effet dans certains cas, l’État n’a pas intervenir il n’y a donc pas besoin de moyens humains. Dans d’autres cas une activité peut justifier la tutelle publique mais sans nécessairement justifier le recours à des organismes publics et donc à des fonctionnaires (cas du transport urbain en général). Enfin certains champs d’intérêt général peuvent légitimer voir exiger l’intervention publique mais il faut distinguer les métiers qui peuvent justifier du statut de fonctionnaire et ceux  qui peuvent justifier d’un statut privé (exemple on peut admettre que les infirmières dans un hôpital public soit fonctionnaires mais pourquoi les menuisiers, les cantinières voir certains personnels administratifs). Edouard Philippe a donc annoncé une série de réformes en matière de fonction publique. Les mesures annoncées sont issues des chantiers interministériels sur la rénovation du cadre des ressources humaines,  sur la simplification et la qualité des services et sur la transformation numérique, pour lesquels les ministères ont remis des propositions en décembre. Elles étaient déjà globalement connues. Ainsi sur le volet ressources humaines, le Premier ministre veut « adapter le statut de la fonction publique, l’assouplir pour qu’il redevienne un cadre efficace pour l’action publique ». Quatre axes de travail sont ouverts. D’une part le dialogue social doit être rénové, en diminuant le nombre d’instances de concertation, et en les recentrant sur les questions les plus importantes, sur le modèle de ce qui a été fait avec les ordonnances « Travail »  – voilà qui ne devrait pas rassurer les syndicats.  Le volet de la rémunération va aussi être travaillé, « nous ne sommes pas contre l’automaticité de la rémunération, mais on peut la compléter par des mesures plus incitatives », a résumé le Premier ministre, qui a aussi évoqué la possibilité de mécanismes d’intéressement collectif. A voir comment le dispositif s’articulerait avec le mécanisme du RIFSEEP (régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel)  Le troisième chantier vise à  réorienter les métiers des agents vers les politiques prioritaires du gouvernement, et à  accompagner leur évolution liée  aux nouvelles technologies. « Nous voulons accompagner les transformations, les reconversions, les mobilités dans la fonction publique, les départs vers le secteur privé », a résumé Edouard Philippe, qui a rappelé que 1,5  milliards ont été budgétés à  cet effet. Gérald Darmanin, le ministre de l’Action des comptes publics, a même évoqué la possibilité d’un plan de départs volontaires pour les agents. Enfin, le gouvernement veut faciliter le recours au contrat  pour les missions qui ne sont pas spécifiques au service public. Sur le second chantier interministériel consacré à la simplification et à la qualité de service, toutes les administrations en relation avec le public devront d’ici 2020 publier des indicateurs de résultats et de qualité de service. Encore une décision à l’envers car avant de définir des indicateurs encore aurait-il fallu préciser la nature du service. Voilà on fait comme dans la police et la gendarmerie en matière de délinquants : on mesure le nom de procès-verbaux pour définir son efficacité!

Télévision publique : les Français pour une redevance universelle

Télévision publique : les Français  pour une redevance universelle

 

La télé publique et d’une façon plus générale l’audiovisuel public semblent faire particulièrement satisfaire l’auditoire âgé.  Selon une étude Ifop pour le JDD  59% s’en disent satisfaits, quand 41% la critiquent. Dans le détail, ce sont les 25-35 ans qui sont les plus critiques (47% seulement en sont satisfaits), alors que les plus de 65 ans plébiscitent ces programmes (à hauteur de 72%). Aujourd’hui, l’audiovisuel public est en grande partie financé par une contribution – la fameuse « redevance télé » -, actuellement payée par les personnes imposables à la taxe d’habitation occupant un logement équipé d’un téléviseur ou dispositif assimilé. L’idée, notamment défendue par le patron de Radio France Mathieu Gallet, d’une redevance universelle, payée par tous les contribuables, est sur la table.

Selon le  sondage Ifop, 65% des Français sont favorables à ce principe. Seuls 35% sont contre. Sans surprise, une majorité (68%) de ceux qui s’opposent à cet impôt pour tous ne paye pas aujourd’hui de « redevance télé ». Et inversement, 70% des personnes interrogées qui veulent d’une redevance universelle paient déjà la contribution à l’audiovisuel public.

Grigny : l’appel des drogués à la dépense publique

Grigny : l’appel des drogués à la dépense publique

 

Une  centaine de maires ont lancé un « appel de Grigny», un appel de drogués à la dépense publique. Et pour se justifier, ces maires instrumentalisent  notamment la misère des quartiers difficiles pour justifier le maintien voir le développement des ressources des collectivités locales.  Il faut aux élus  locaux une grande dose d’hypocrisie et d’incompétence pour crier au loup vis-à-vis des mesures d’économies que souhaite imposer Macron aux collectivités locales. Le pire c’est quand ces élus locaux, aussi responsables nationaux, défendaient il y a encore quelques temps lors  de la campagne électorale des mesures encore plus contraignantes. Ces protestations des élus locaux sont à la fois indécentes et irresponsables. On sait que la plupart des responsables territoriaux ne maîtrisent  plus depuis longtemps la dérive des coûts de fonctionnement et qu’en outre ils ne cessent  de développer des projets d’investissement le plus souvent inutiles. Cela vaut les très grandes administrations ou les maires  sont complètement dominées par les superstructures, ce qui explique en particulier le développement incontrôlé des effectifs locaux. Mais cela vaut aussi pour les villes moyennes et les agglomérations rurales. Les collectivités locales sont complètement droguées à la dépense publique,  ignorent tout concept d’équilibre financier et font jouer la seule variable d’ajustement en augmentant sans cesse la fiscalité. Finalement le même processus que pour l’État et qui conduit la France à un niveau 57 % du PIB pour les dépenses publiques. En son temps Giscard d’Estaing avait déclaré que si ce niveau atteignait 50 % on pourrait considérer que le pays était en régime socialiste. Il y a longtemps que ce niveau a été dépassé ! D’une certaine manière les maires ne ce conduisent pas différemment de certains gauchistes et corpos du secteur public en réclamant toujours plus de l’État et d’une manière générale de la collectivité. Pas étonnant la plupart de ces maires sont d’anciens fonctionnaires et n’entretiennent avec les équilibres financiers que des rapports approximatifs. Cet appel des maires est évidemment indécent et relève du plus pur corporatisme. Indécent parce qu’il instrumentalise la misère sociale réelle de certaines catégories et de certains quartiers alors que l’essentiel des ressources est affecté à des dépenses qui n’ont rien à voir avec ce sujet, pire qui sont  absorbées  par des dépenses de fonctionnement et d’investissement complètement incontrôlées .

 

Des élus locaux complètement drogués à la dépense publique

Des  élus locaux complètement drogués à la dépense publique

Il faut aux élus  locaux une grande dose d’hypocrisie et d’incompétence pour crier au loup vis-à-vis des mesures d’économies que souhaite imposer Macron aux collectivités locales. Le pire c’est quand ces élus locaux, aussi responsables nationaux, défendaient il y a encore quelques temps lors  de la campagne électorale des mesures encore plus contraignantes. Ces protestations des élus locaux sont à la fois indécentes et irresponsables. On sait que la plupart des responsables territoriaux ne maîtrisent  plus depuis longtemps la dérive des coûts de fonctionnement et qu’en outre ils ne cessent  de développer des projets d’investissement le plus souvent inutile. Cela vaut les très grandes administrations ou les maires  sont complètement dominées par les superstructures, ce qui explique en particulier le développement incontrôlé des effectifs locaux. Mais cela vaut aussi pour les villes moyennes et les agglomérations rurales. Les collectivités locales sont complètement droguées à la dépense publique,  ignorent tout concept d’équilibre financier et font jouer la seule variable d’ajustement en augmentant sans cesse la fiscalité. Finalement le même processus que pour l’État et qui conduit la France à un niveau 57 % du PIB pour les dépenses publiques. En son temps Giscard d’Estaing avait déclaré que si ce niveau atteignait 50 % on pourrait considérer que le pays était en régime socialiste. Il y a longtemps que ce niveau a été dépassé ! D’une certaine manière les maires ne ce conduisent pas différemment de certains gauchistes et corpos du secteur public en réclamant toujours plus de l’État et d’une manière générale de la collectivité. Pas étonnant la plupart de ces maires sont d’anciens fonctionnaires et n’entretiennent avec les équilibres financiers que des rapports approximatifs. 

Les maires drogués à la dépense publique

Les maires drogués à la dépense publique

C’est l’avis d’un maire d’une petite commune de 1200 habitants qui répond à la lettre de certains de ses collègues qui parlent d’ »épuisement « des villes après la suppresion de 300 millions de crédit au plan  national mais qui continuent de développer des investissements inutiles. ( sans parler de la dérive des frais de fonctionnement).

« Étant maire sans étiquette d’une commune de 1200 habitants entre deux pôles économiques de plus de 400’000 habitants, nous n’avons pas les mêmes problématiques que ceux énoncés. Toutefois, il me semble que la posture générale de ces élus font parties intégrantes des problématiques qu’ils dénoncent. Je suis un maire en premier mandat d’élu ayant toujours une activité professionnelle et il me semble que ces élus sont dans un « ghetto de pensée » complètement hors sol et nourris au bon grain de l’Etat. Leurs approches de solutions s’organisent toujours dans un schéma de distribution de moyens et en aucun cas sur des notions d’efficacité ! Les associations est autres organismes syndicaux vivent également dans ce paradigme de l’Etat responsable de tout devant nourrir perpétuellement un système abscons ! Avec une remise en cause de la pensée générale admise par ces élus professionnels, la DGF peut encore être abaissée de 20% sans mettre en danger les missions communales ! Il appartient aux élus de se responsabiliser dans la tenue des comptes publics en baissant par exemple leurs budgets de fonctionnement structurellement irresponsables et en améliorant leurs capacités d’autofinancement par des créations de revenus. La recette est trop simple pour eux et la Trésorerie publique les maintient dans une norme publique des années 60 ! Ma propre expérience depuis 2014 est une baisse structurelle de dépense de fonctionnement de moins 47% (oui, moins 47%) avec une augmentation du budget d’investissement de plus 15% (dans l’économie réelle). L’année 2018 sera une année de baisse d’impôts communaux avec une nouvelle infrastructure Scolaire et Périscolaire. La France à les élus qu’elle mérite…… « 

Autre réaction:

 « Il est tant que les maires soient réalistes ils n’ont plus de pouvoir en dehors des kermesses, fêtes de l’école et autres distractions Ils ont perdu leur pouvoir en terme d’urbanisme qui aujourd’hui est instruit par les communautés d’agglomérations ou de communes, les dépenses d’investissements lourd type crèche et autres ils dépendent du bon vouloir du sheriff départemental le préfet qui si le maire ou d’ailleurs la communauté des agglos est en mauvais rapport les dossiers sont rejetés ou trainent en longueur car lui à le pouvoir, TROP d’ailleurs , même le tourisme échappe aux communes il a été transféré par la loi NOTRE aux communautés d’agglos etc. etc. Sur les + de 36000 communes que connait notre pays il est tant d’en supprimer dans un premier temps la moitié. «

Loi Moralisation vie publique: surtout de la com.

Loi Moralisation vie publique: surtout de la com.

 

Les députés français ont voté  les deux projets de loi s sur la moralisation de la vie publique, projets qui ont peu impactés l’opinion car ces textes relèvent surtout de la com. pour répondre en particulier aux affaires qui se sont déroulées notamment leur la campagne électorale. À part l’interdiction des emplois familiaux des dispositions retenues sont assez anecdotiques. En outre ce qui a surtout plombé l’écho de cette loi c’est que le principal animateur du débat sur ce terrain, à savoir François Bayrou, est tombé précisément pour non-respect des règles de financement des partis politiques. La réforme est composée de deux textes : un projet de loi ordinaire et un projet de loi organique dont l’examen devait se terminer dans la nuit de vendredi à samedi. Le gouvernement ayant décidé d’utiliser la procédure accélérée, qui permet de réduire le nombre des navettes entre les deux chambres, une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat sera convoquée pour lundi afin de tenter de mettre au point des textes communs aux deux assemblées. Les deux textes devraient être définitivement adoptés jeudi prochain par le Parlement, l’Assemblée ayant le dernier mot. Ils font suite notamment à l’affaire des emplois fictifs présumés dont l’ex-Premier ministre Les Républicains François Fillon, candidat malheureux de la droite à la présidentielle, aurait fait profiter sa famille. Finalement les principales mesures dont certaines apparaissent cependant nécessaires demeure assez accessoires : l’Inéligibilité des candidats et élus en cas de crimes ou d’infractions traduisant un manquement à la probité. les frais de mandat parlementaire, la suppression de la réserve parlementaire,  enfin  la Banque De La Démocratie ;  une dénomination ronflante pour pas grand-chose. Ces différents aspects auraient pu par ailleurs être gérés sans nécessairement une loi dite de moralisation.

La masse salariale publique maîtrisée ou stabilisée en 2018 ?

La masse salariale publique maîtrisée ou stabilisée en 2018 ?

 

 

La dialectique politique est très subtile surtout quand il s’agit de gérer l’Etat, dépenses et ses fonctionnaires. Du coup, plutôt que de parler de rigueur ou de stabilisation, le Premier ministre préfère parler de maîtrise. Une maîtrise qui autorisera donc des augmentations de dépenses mais moins qu’auparavant. Edouard Philippe s’est limité à souhaiter mercredi que la masse salariale de l’ensemble des fonctions publiques soit maîtrisée en 2018. Devant les sénateurs, le Premier ministre a répété qu’il voulait l’an prochain une stabilité en volume des dépenses publiques par rapport à 2017, c’est-à-dire hors inflation. Son entourage a précisé que l’ensemble de la dépense publique était bien concerné : les dépenses de l’Etat, des collectivités locales et des administrations de sécurité sociale. « Notre objectif, celui qui est fixé, c’est la stabilité en volume, hors inflation, des dépenses publiques », a-t-il dit. « Le PIB augmentera, le niveau des dépenses restera identique. » Quant à la masse salariale, le Premier ministre souhaite qu’elle soit maîtrisée l’an prochain « par l’organisation de nos services, par la réorganisation de nos administrations». Dans son discours, il a dit vouloir une stabilisation de cette masse salariale en 2018 par rapport à 2017, et ce pour « l’ensemble des administrations publiques, l’ensemble des fonctions publiques », mais son entourage a précisé qu’il s’agissait d’une volonté de maîtrise et non de stabilisation. En clair l’effort demandé à l’administration demeurera symbolique. Pas étonnant si les Français dans un récent sondage considèrent à plus de 60 % que le gouvernement aura bien du mal à limiter le déficit à 3 % du PIB. À force de vouloir rassurer tout le monde le risque c’est d’installer un changement qui ne bouge pas grand-chose

Dette publique : toujours en augmentation

Dette publique : toujours en augmentation

La dette continue d’augmenter certes moins vite que précédemment mais elle progresse. Avec le soutien de la croissance ce sera sans doute le principal problème que Macron aura à résoudre pour assurer sa crédibilité au plan international. Cette dette a en effet été revue à la hausse par l’Institut de la statistique pour l’année 2016 par rapport à ses précédentes estimations, passant de 96 % à 96,3 % du PIB. Certes, cette évolution peut être relativisée : ainsi le gouvernement prévoyait 96,2 % pour 2016 il y a un an lors de la publication de son programme de stabilité pour les années 2016-2019, ce qui ne constitue qu’une faible différence au regard des chiffres donnés mardi. Mais les données de l’Insee viennent surtout contredire l’idée proclamée en septembre dernier par le ministre des Finances, MichelSapin, d’une « maîtrise de l’évolution de la dette publique » depuis deux ans. Au contraire, celle-ci continue de grimper inexorablement. Elle est passée de 94,9 % du PIB en 2014 à 95,6 % en 2015, et donc 96,3 % en 2016. L’actuel gouvernement avait promis de la ramener à 96 % fin 2017, mais la révision à la hausse de ses prévisions de déficit rend cet objectif très hypothétique.En outre Le niveau de prélèvements obligatoires a été revu légèrement à la hausse, de 44,3 % à 44,4 %, soit le même niveau que 2015 (44,6 % en 2014). De quoi relativiser la promesse d’une baisse de la pression fiscale, faite depuis trois ans par François Hollande, après le « ras-le-bol » fiscal de son début de mandat. Enfin, le niveau de la dépense publique a été revu à 56,4 % du PIB en 2016 (contre 56,2 % en première estimation), après 56,7 % en 2015. De quoi conforter la première place de la France en la matière en Europe. Un record qui n’est pourtant guère glorieux si l’on en juge par l’état de la croissance et des équilibres financiers.

Fonction publique : temps de travail insuffisant, absences excessives

Fonction publique : temps de travail insuffisant, absences excessives

 

Cette fois c’est le ministère de la fonction publique qui le dit : les fonctionnaires ne travaillent pas assez et sont trop souvent absents. Deux circulaires du ministère vont rappeler la nécessité de respecter les règles.  La France qui se caractérise déjà par un nombre de fonctionnaires record en Europe  se singularise aussi par des durées du travail très en dessous de la durée légale pour les intéressés. Encore ne s’agit-il que des durées théoriques car dans la pratique, la durée réelle est encore plus réduite. Sans parler évidemment de la productivité qui dans nombre de secteurs est- comme les montres de Salvador Dali - très molle (Même s’il existe des exceptions comme dans certains postes dans les hôpitaux ou à la Poste. d’après un rapport officiel  remis à la ministre de la Fonction en moyenne, les fonctionnaires travaillent 1.584 heures par an, soient 23 heures de moins que la durée légale (1.607 heures) et 110 heures de moins que les salariés du privé. Principale explication à ces écarts: le travail le dimanche ou la nuit ainsi que les astreintes qui sont plus fréquentes dans la fonction publique que dans le privé et sont souvent compensés par des jours de RTT. Les infirmières de nuit dans les hôpitaux voient ainsi leur durée de travail ramenée à 32h30 par semaine et les policiers qui ont des horaires atypiques bénéficient d’un régime spécial. Mais le rapport pointe aussi les abus. Les agents administratifs des universités continuent de profiter de quelque 9 semaines de congés par an pour 1.550 heures annuelles. Les fonctionnaires du Conseil économique et social s’activent sur une base annuelle inférieure à 1.402 heures et on trouve jusqu’à 10 régimes horaires différents dans un même Ministère… Les collectivités locales sont les moins regardantes sur le temps de travail de leurs employés. Le maire d’une commune de plus de 25.000 habitants a même avoué payer ses fonctionnaires sur la base de 1.607 heures par an, alors qu’ils ne travaillent en réalité que 1.537 heures…Et encore une fois il s’agit des heures théoriques. Pas étonnant que la France détient le triste record des prélèvements obligatoires qui plombe la compétitivité et l’emploi privé. Du coup,  Le ministère de la Fonction publique a décidé de monter au créneau. il a annoncé qu’il publierait « courant avril » deux circulaires demandant aux employeurs publics de veiller au respect des règles en matière de temps de travail et de renforcer la politique de contrôle des absences.

2017 : Macron prépare sa candidature en démissionnant de la fonction publique

2017 : Macron prépare sa candidature en  démissionnant  de la fonction publique

 

La question de la candidature d’Emmanuel Macron ne se pose plus, ce n’est qu’une question de calendrier, aussi d’opportunités : soit avant,  soit après la décision de François Hollande vers le 10 décembre. Pour mieux se préparer Emmanuel Macron  vient de décider qu’il quittait l’administration par souci d’exemplarité. En indiquant qu’il prendrait sa décision d’ici la fin du mois Emmanuel macro pourrait bien shunter la décision l’annonce de François Hollande et en même temps l’influencer. On sait en effet que Macron dispose actuellement d’un potentiel d’électeurs qui tournent autour de 15 %,  ce potentiel ajouté à celui de Mélenchon ne laisse plus grand-chose pour un autre candidat de la gauche surtout s’il s’appelle François Hollande. Ce dernier pourrait alors se situer en cinquième  position derrière Juppé, Le Pen, Macron et Mélenchon. La honte évidemment pour un ancien président de la république L’ancien ministre de l’Economie Emmanuel Macron, qui est inspecteur des finances, va donc démissionner de la fonction publique à la fin du mois « par souci de cohérence et d’exemplarité », a-t-il annoncé ce soir.  »Je suis favorable (…) à une réforme pour la haute fonction publique, en particulier le corps auquel j’appartiens qui n’est pas un corps juridictionnel et ne justifie pas d’avoir des protections tout au long de la vie et un droit au retour permanent », a déclaré M. Macron lors d’un entretien à Mediapart retransmis sur internet.  »Et donc je serai amené à démissionner de la fonction publique », a-t-il ajouté, arguant d’un « souci de cohérence et d’exemplarité ».

Le FMI plaide pour une relance urgente de la dépense publique

Le FMI plaide pour une relance urgente de la dépense publique

 

Constatant les limites des politiques monétaires ultra accommodantes le fonds monétaire international (FMI) a appelé samedi à une relance urgente de la dépense publique. Deux raisons à cela d’abord le tassement économique constaté depuis le deuxième trimestre aussi les conséquences du brexit dont il est difficile de mesurer les effets non seulement sur la zone euro mais aussi au plan mondial. À cet égard le FMI hésite entre une posture volontariste et une attitude alarmiste. Du coup ce n’est qu’à la marge que les prévisions de croissance mondiale ont été révisées à la baisse ainsi la croissance mondiale pourrait être limitée à 3 % en 2016 et à peine plus pour 2017. La vérité c’est sans doute que les risques sont plus importants pour l’année prochaine. De ce fait le G20 appelle aussi à relancer la croissance en particulier en augmentant les dépenses publiques destinées notamment aux infrastructures. Un appel spécialement destiné à l’Allemagne toujours opposée à une relance budgétaire tout autant qu’à la politique accommodante de la banque centrale européenne. En raison des menaces grandissantes d’un ralentissement sévère de  l’économie mondiale – du Brexit au terrorisme -, le Fonds monétaire international (FMI) a donc appelé samedi certains pays du G20 à muscler leurs dépenses publiques pour soutenir la croissance. Cette position est appuyée par Paris et Washington, mais pas par l’Allemagne. Pragmatique, le FMI s’adapte et souhaite faire revivre la politique de « stop and go » consistant à alterner rigueur et relance keynésienne selon les circonstances économiques. l’institution de Washington a diffusé samedi un rapport dépeignant un tableau alarmant de l’économie mondiale. « La croissance demeure faible, les risques à la baisse sont devenus plus proéminents », indique le FMI, après avoir abaissé mardi ses prévisions de croissance mondiale pour 2016 et 2017, à 3,1% et 3,4% respectivement. La progression du PIB du globe pourrait même « ralentir encore plus drastiquement si la montée actuelle des incertitudes politiques et économiques persiste, à la suite du +Brexit+ », souligne le rapport. Dans ce contexte, les politiques monétaires ultra-accommodantes trouvent leurs limites, et « les marges de manœuvres budgétaires quand elles existent doivent être utilisées », a plaidé le FMI, notamment pour « compenser les coûts de réformes structurelles », celles-ci restant plus que jamais « nécessaires » (marché du travail, fiscalité…). L’Australie, la Canada, les Etats-Unis et l’Allemagne sont nominalement enjoints par le Fonds à « orienter les dépenses publiques vers les investissements dans les infrastructures ».

(Avec AFP)

 

Blocages-loi travail : un retournement prévisible de l’opinion publique

Blocages-loi travail : un retournement prévisible de l’opinion publique

 

Si la gestion de la loi travail  par le gouvernement ne constitue pas un modèle du genre,  celle de la gestion des grèves par les syndicats contestataires n’est pas très brillante non plus. Des postures opposées qui conduisent  directement à un résultat perdant-perdant. Faute  d’une mobilisation suffisante, la radicalisation des syndicats risque en outre de ce traduire par un retournement de l’opinion publique. Une opinion publique influencée par les blocages et actions de commandos qui n’ont rien à voir avec une conduite démocratique de l’action syndicale. La mobilisation de ceux qui sont réellement concernés par la loi travail c’est-à-dire le secteur privé est en effet insignifiante ; du coup, la CGT et Sud tente de mobiliser le secteur public et nationalisé qui n’est pourtant pas concerné. Une attitude plus politique que syndicale et qui risque d’ailleurs de se retourner un jour contre le statut des personnels intéressés. La participation des salariés au mouvement de grève dans le secteur public et nationalisé est très  minoritaire et presque symbolique (autour de 15 % de grévistes à la SNCF, 10 % EDF). Du coup les blocages et actions de commandos deviennent de plus en plus durs pour tenter de masquer l’échec total de la mobilisation. Ces actions irresponsables affectent l’économie et la vie des citoyens sans parler de la détérioration déplorable l’image de la France à l’étranger. Le bilan qui sera fait dans quelques mois risque d’être catastrophique. Cela d’autant plus que la France sortait à peine d’une croissance très molle depuis le premier trimestre 2016. Les conséquences économiques pourraient se traduire par une baisse du PIB de 0,1 à 0,3 % avec entre 100 000 et 300 000 suppressions d’emplois.  Pourtant la guerre des nerfs s’est poursuivie jeudi entre le gouvernement et les opposants à la loi Travail avec une coupure d’électricité géante à Saint-Nazaire, des manifestations en province et la poursuite de la grève à la SNCF. Pour la première fois depuis le début de la mobilisation contre la réforme du Code du travail, la CGT a levé un préavis de grève, dans l’aviation civile. En revanche, l’intersyndicale des pilotes d’Air France a appelé jeudi à la grève du 11 au 14 juin pour défendre les rémunérations, un mouvement qui commencera au lendemain du coup d’envoi de l’Euro de football. A la SNCF, la direction faisait état à la mi-journée de 15,2% de grévistes, un taux en baisse de près de deux points par rapport à mercredi. A la RATP, où la CGT avait également déposé un préavis de grève, le mouvement semblait peu suivi, selon les informations diffusées par l’entreprise : trafic normal sur le métro et le RER A, normal ou quasi normal pour les autobus et les tramways, de un train sur trois à trois trains sur quatre sur le RER B. Si le pourcentage de salariés en grève chez EDF SA au niveau national jeudi matin n’était que de 8,74%, selon un porte-parole d’EDF, les grévistes ont brièvement privé d’électricité 125.000 foyers de Saint-Nazaire et de ses environs, en Loire-Atlantique, en mettant hors tension un transformateur. A noter des actions de plus en plus violentes lors de manifestations.

Fonction publique : grève traditionnelle de rentrée

Fonction publique : grève traditionnelle de rentrée

Pratiquement tous les ans les syndicats les plus gauchistes appellent les salariés de la fonction publique a participer au rituel de la grève Fourretout. C’est devenu une telle tradition qu’on pourrait inscrire cette grève dans le calendrier officiel et pourquoi ne pas ajouter un jour de fête comme le 1er mai. Comme d’habitude, la participation sera très moyenne précisément parce que la répétition de cette grève annuelle fatigue nombre de fonctionnaires (d’usagers encore plus) et surtout parce que les revendications constituent une véritable auberge espagnole. Certes on peut comprendre que les fonctionnaires aient des revendications à faire valoir encore faudrait-il pour réussir un mouvement significatif à la fois clarifier la problématique revendicative et rechercher la plus grande unité d’action. Pour obscurcir encore davantage les revendications les taxis seront également en grève dans toute la France pour protester contre la concurrence des VTC (voitures de tourisme avec chauffeur), dont ils réclament la suppression. Les taxis ont certes des raisons objectives de protester contre la concurrence déloyale pour autant ils ne clarifient  pas le motif de leur mécontentement en rejoignant les fonctionnaires. En dépit de l’appel de syndicats majoritaires CGT, FO, FSU, Sud et autre syndicats corpo ce mouvement revendicatif ne regroupera sans doute pas plus de 20 à 30 % de grévistes. Les syndicats en France sont malheureusement peu représentatifs mais avec ce type de grève on voudrait faire la démonstration de leurs faiblesses qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Selon le ministère de l’Education nationale, 13% des enseignants du premier degré (écoles maternelles et élémentaires) ont déclaré leur intention de faire grève.

La dépense publique dérive toujours (Cour des Comptes)

La dépense publique dérive toujours (Cour des Comptes)

Nouveau cri d’alerte de Daniel Migaud président de la cour des comptes qui considère que la France n’a pas modifié  sérieusement la dérive des comptes publics. Il dénonce notamment l’utilisation de la contrainte de sécurité pour légitimer des dépenses inutiles. Même sur le terrain économique le président de la Cour des Comptes considère que le lien qui est généralement fait en France entre niveau de dépenses publiques et action pour la croissance est très spécieux. «Regarder la réalité en face.» Et cette réalité, c’est le nécessaire besoin de maîtriser la dépense publique, selon un message que la Cour martèle depuis des années. D’où l’inquiétude de Didier Migaud. Alors que le gouvernement prévoit un léger regain d’activité, en prévoyant une croissance de 1,5% cette année, il rappelle que «notre pays s’est trop fréquemment reposé par le passé sur une embellie économique fugace pour relâcher l’effort». L’action et l’argent publics doivent aller de pair avec «la vérification des résultats obtenus». Pas sûr que la réponse de Valls soit puissamment rassurante pour la Cour des Comptes, Valls qui propose-enfin pourrait-on dire-  une étude pour mieux évaluer les politiques publiques.

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