Archive pour le Tag 'Bayrou'

Sondage 2017 : Macron progresse déjà suite à l’alliance avec Bayrou

Sondage 2017 : Macron progresse déjà suite à l’alliance avec Bayrou 

Au lendemain de ce rapprochement, un baromètre réalisé par l’institut de sondages Ifop pour Paris Match donne la présidente du Front national en tête du premier tour avec 26,5% des voix.  Elle est suivie, 4 points derrière, par Emmanuel Macron (22,5%). Un score en hausse de 3,5 points par rapport à la dernière enquête, menée avant qu’il noue son alliance avec François Bayrou. François Fillon, qui dispute la deuxième place au leader d’ »En Marche ! », arrive troisième, avec 20,5% des intentions de vote. Le candidat des Républicains gagne, lui aussi, des points (+1,5).  Le trio est suivi de loin par les deux principaux candidats de la gauche. Benoît Hamon rassemble 13,5% des intentions de vote et se place devant Jean-Luc Mélenchon, crédité de 11% des voix. Lorsqu’il était considéré comme potentiel candidat, François Bayrou était crédité d’un score oscillant entre 5 et 6%.

Alliance Macron Bayrou : 62 % des Français approuvent

Alliance Macron Bayrou : 62  % des Français approuvent

Près de deux Français sur trois approuvent la décision du centriste François Bayrou de ne pas se lancer dans la course à l’Elysée et de proposer une « alliance » à Emmanuel Macron, selon un sondage Odoxa publié vendredi. La décision du président du Modem est saluée par 62% des personnes interrogées tandis que 37% estiment au contraire que c’est une mauvaise décision, selon ce sondage réalisé pour franceinfo. 61% des personnes interrogées pensent que le président du Modem a des « convictions profondes », 55% qu’il « pense avant tout à l’intérêt de la France » et 54% qu’il est « courageux ». La moitié des personnes interrogées (50%) pense que le soutien de François Bayrou à Emmanuel Macron constitue un atout important pour sa campagne, presque autant (49%) sont d’un avis contraire.  Enquête réalisée les 22 et 23 février par internet auprès d’un échantillon de 980 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 point à 3,1 points. Les baromètres d’opinion donnent une indication de l’état des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.

Macron-Bayrou : la nouvelle cible

Macron-Bayrou : la nouvelle cible

 

 

Il est clair que Macron  est en train de devenir la cible privilégiée de la plupart de ses concurrents. En cause, évidemment les sondages qui démontrent le candidat d’ »en marche » pourrait arriver en seconde position au  premier tour des présidentielles et éliminerait donc  tous les candidats excepté celui du FN toujours assez nettement en tête. Du fait de l’alliance avec Bayrou, les chances de Macron se renforcent sérieusement.   Du coup, Il faut s’attendre à un déferlement de critiques tant à l’égard de Macron que de Bayrou. Bayrou sera à nouveau traité de traitre, d’allié du diable  Quand les arguments ne suffisent pas,  on utilise déjà l’invective, la grossièreté et la caricature pour traiter Macron d’évangéliste de la politique, ou encore de créature médiatique. La palme de la nullité politique revient encore une fois à Nadine Morano qui déclare : « Macron, c’est du bidon ! ». Un jugement forcément pertinent de la part de celle qui a fait de la vulgarité sa dialectique de référence,  sans parler de ses orientations plus proches du Front national que du parti les républicains. Le plus savoureux sans doute et cette accusation contre Macron accusé d’être un produit du système. Une critique assez pathétique quand on sait que ceux qui en sont les auteurs sont des pros de la politique, à l’extrême droite comme à gauche et à l’extrême gauche.  bref des élus qui vivent de la politique depuis 10, 20 ou 30 ans. Le reproche le plus souvent adressé à Macron concerne le flou de son programme. La critique la plus dure à l’égard de Macron vient du « rigoureux » Fillon : « cas d’école de l’illusionnisme, cette nouvelle forme de populisme mondain qui a inventé la campagne présidentielle sans programme présidentiel ». La rigueur de Fillon est évidemment toute relative aussi bien concernant le détournement de fonds publics qu’en ce qui concerne sa gestion de premier ministre. Rappelons-nous, en 2007 Fillon avait déclaré qu’il était à la tête d’un État en faillite et qu’il entendait redresser la situation. Bilan de l’intéressé en 2012 : 600 000 chômeurs en plus (comme Hollande) et 600 milliards d’endettements supplémentaires. Ne parlons pas des promesses faites pour 2017 notamment de sa sulfureuse proposition de ne faire rembourser par la sécurité sociale que les maladies graves. Une proposition sans doute inspirée par le financement qu’il a reçu de l’assureur Axa (mais qu’il a rangé dans un placard hier !), sans parler de la  proposition (contestée par Baroin) tout aussi hypothétique (contestée par Baroin) : la suppression de 500 000 fonctionnaires sans indiquer où et comment. Autre fumisterie : celle de Benoît Hamon avec son revenu universel de 300 à 700 milliards par an dont on ne sait pas comment il serait financé. Dernier exemple, les promesses de Marine Le Pen consistant à sortir de l’euro ou à engager 40 milliards de dépenses supplémentaires. Des dépenses supplémentaires financées par 60 milliards d’économies. Où,  comment ? On ne le saura non plus  jamais. Sans doute le programme le plus surréaliste qui s’il était appliqué conduirait le pays vers la catastrophe financière et l’appauvrissement généralisé. La seule sortie de l’euro coûterait immédiatement 20 % de pouvoir d’achat aux Français du fait du différentiel de taux de change. On se souvient de ce qu’il est advenu des promesses dans le passé de Sarkozy ou de François Hollande. Pour le bien de la démocratie, il serait urgent d’interdire aux candidats d’élaborer des listes de promesses illusoires. Le premier objectif pour eux devrait être de définir les enjeux de la période actuelle, ensuite de donner une vision cohérente pour l’avenir du pays enfin de se limiter aux grandes réformes structurelles dont le pays a cruellement besoin pour mieux affronter les mutations en cours dans les domaines économique, social, environnemental, sanitaire et sociétal et cela évidemment resitué dans un environnement international. Pour satisfaire la demande paresseuse de certains journalistes de grands médias,  il suffira à Macron décrire programme à la place du mot projet. De toute façon,  les journalistes politiques n’entretiennent que des rapports approximatifs avec les réalités économiques et sociales. Ils sont bien incapables de vérifier la pertinence d’un bouclage financier. Un bouclage financier au demeurant parfaitement illusoire car tout repose sur la croissance. Pour preuve le dernier budget 2017 de François  Hollande a été très critiquée par la Cour des Comptes car il repose sur des perspectives peu crédibles notamment sur une croissance du libre de 1,5 % quand vraisemblablement la croissance sera proche de celle de 2016, à savoir un peu plus de 1,1 %.  Certes on peut et on doit agir sur le niveau des dépenses mais nombre de dépenses dépendent  précisément de la croissance et de l’emploi (par exemple UNEDIC, sécurité sociale, retraite etc.).  Cependant poussé par ses concurrents, Macron va récapituler ses propositions prochainement  et préciser ses orientations financières début mars. Cependant Macon devrait rester fidèle à sa philosophie pour ne pas se disperser sur des terrains accessoires par rapport aux enjeux essentiels de la période. De ce point de vue, ses récentes déclarations concernant la colonisation ou encore la manif pour tous paraissent  un peu hors sujet et sont sans doute à l’origine de son tassement dans les sondages. Macron doit se concentrer sur l’essentiel à savoir la croissance, l’emploi, la sécurité et la protection sociale,  sujets prioritaire pour l’opinion et surtout pour les couches fragilisées par les mutations structurelles en cours. Bref Macon doit jouer sur ses atouts : la pertinence de ses analyses, sa vision, la cohérence de ses orientations et sur le renouvellement d’une classe politique discréditée. Le renfort de Bayrou lui apporte de ce point de vue une caution morale indiscutable. 

« Fillon, une menace pour la démocratie » (Bayrou)

 « Fillon, une menace pour la démocratie »  (Bayrou)

 

 

François Bayrou estime que le maintien de Fillon comme candidat constitue une véritable menace pour la démocratie. Pour lui,  Fillon altère l’image de la France au plan international et alimente la défiance des Français vis-à-vis de la démocratie. Il critique les pratiques de François Fillon, dénonce la brutalité de son programme inspiré par des puissances d’argent entre (axa notamment) qui l’ont rémunéré. Le président du Modem François Bayrou a donc une nouvelle fois plaidé dimanche pour un retrait de la candidature de François Fillon en vue de la présidentielle, déclarant sur France 3 que son maintien constituait une menace non seulement pour l’alternance mais aussi pour la démocratie. Interrogé sur le candidat Les Républicains, fragilisé depuis plusieurs semaines par des révélations dans la presse concernant des soupçons d’emplois fictifs dont sa famille aurait profité, le dirigeant centriste a une nouvelle fois appelé le député de Paris à se retirer. « Je pense qu’il a des décisions à prendre et il aurait dû les prendre (…) parce qu’il est en train de menacer l’alternance, de menacer y compris son camp ou sa famille politique », a déclaré le maire de Pau, qui n’a toujours pas précisé ses intentions en vue du scrutin d’avril-mai. Pour François Bayrou, qui avait soutenu Alain Juppé, finaliste malheureux de la primaire à droite, les répercussions vont encore au-delà. « Il faut que nous mesurions que la campagne présidentielle dans laquelle nous sommes détruit l’image de la France hors de nos frontières et détruit la confiance des citoyens à l’intérieur », a-t-il déclaré. « Sur le fond des attitudes, des pratiques, de ce qui est accepté, de ce qui est défendu, de ce qui est revendiqué, alors je considère que ça menace notre démocratie », a encore dit François Bayrou. Le maire de Pau, qui dénonce depuis plusieurs mois le caractère « dangereux », « très dur » et « injuste » du programme de François Fillon, a déjà appelé le député de Paris à se retirer la semaine dernière. Il l’a également accusé d’être sous l’influence « des puissances d’argent », en ciblant les activités de conseil de l’ancien Premier ministre qui soulèvent depuis plusieurs semaines des interrogations. François Bayrou, qui doit dévoiler dans la semaine ses intentions en vue de la présidentielle, s’est déclaré « prêt » en vue de cette échéance, sans pour autant faire d’annonce officielle sur sa décision. « Oui je suis prêt, il faut être prêt, c’est la règle de la vie », a-t-il déclaré alors qu’il était interrogé sur sa capacité à remplir les conditions d’une éventuelle quatrième candidature à l’Elysée, à la fois en termes de parrainages et de financement. « Je n’ai jamais été en effet aussi mûr pour cette élection », a-t-il dit. « Mais ce n’est pas au travers de moi que je pose la question. Je pose la question au travers des menaces immenses qui pèsent sur le pays », a-t-il ajouté.

 

Présidentielle 2017. Sondage: Macron 4 fois plus de voix que Bayrou

Présidentielle 2017. Sondage: Macron 4 fois plus de voix que Bayrou

 

Pas étonnant si Bayrou hésite quant à la stratégie à suivre pour les sélections présidentielles. En effet selon Un sondage SOFRES pour Le Figaro, LCI et RTL réalisée fin 2016 François Bayrou n’obtiendrait qu’autour de 6 % à comparer aux 18 % des Emmanuel Macron. Macro, qui dans les très récents sondages progresse encore et se situe entre 18 et 24 pour cent. Dès lors  trois hypothèses se présentent Bayrou : soient se rallier à Fillon, soit se présenter,  soit encore ce rallier à Macron. Visiblement François Bayrou n’est pas prêt de se rallier à Fillon ou alors  il fait monter les enchères non  pas tellement pour avoir une chance lors des présidentielles mais pour sauver quelques députés de sa formation. Récemment François Bayrou a attaqué fortement François Fillon pour la radicalité de ses positions aussi pour l’utilisation de sa référence chrétienne qu’il considère un peu inopportune et pour tout dire électoraliste. François Bayrou pourrait alors envisager de se présenter mais sa candidature mais  affaiblirait un peu Fillon et dans tous les scénarios il n’obtiendrait qu’autour de 6 % Si Manuels Valls est le candidat du PS, Bayrou obtient 6%. Même score si Montebourg est désigné comme le vainqueur de la primaire de la gauche. Chaque jour confirme un peu plus la popularité de Macron dans  le spectre large de l’axe central réunissant les gaullo-réformistes, les libéraux sociaux, les sociaux-libéraux et les sociaux-réformistes. Du coup François Bayrou pourrait renoncer à se présenter en négociant le soutien de Macron lors des élections législatives. En fait si Bayrou a décidé de se donner encore du temps c’est qu’il attend la confirmation des sondages qui marquent l’envolée de Macron. Le dirigeant centriste a démenti lundi sur RTL tout pacte secret avec Fillon, une information du Canard enchaîné qualifiée d’ »intox ». Il reste déterminé, assure-t-il, à « bâtir un autre projet » qui sera l’objet d’un livre-programme dont la parution est prévu fin janvier, après la primaire de la gauche, avec pour mesure-phare « un droit à un semestre d’expérience professionnelle salariée ». Puis viendra le temps de la décision sur une éventuelle candidature, « dans la première moitié du mois de février ». L’état-major de François Fillon assure ne rien redouter d’un possible cavalier seul – le maire de Pau n’a ni troupes ni budget – et souligne que l’entrée en lice d’Emmanuel Macron, plus menaçante pour le candidat de la droite, a réduit l’espace politique du « troisième » homme de la présidentielle de 2007 (18,57% au premier tour).Rappelons que le  sondage Elabe réalisé fin 2016 le créditait de 5 à 6% des intentions de vote.

 

Affaire Lagarde : « François Bayrou, un abruti » ! (Bernard Tapie) !

Affaire Lagarde : « François Bayrou, un abruti » !  (Bernard Tapie) !

 

Plus c’est gros plus ça passe, la devise sans doute de Bernard Tapie qui vient de traiter Bayrou d’abruti. François Bayrou qui a critiqué la décision de la cour de justice de la république qui s’est montrée particulièrement clémente vis-à-vis de Christine Lagarde reconnue coupable mais non sanctionnée en raison notamment de sa personnalité internationale. Un déni de justice qui réjouit l’inénarrable Bernard Tapie qui ne peut s’empêcher de faire parler de lui dans les médias et qui une nouvelle fois annonce même son attention de tout mettre sur la table. En même temps François Bernard Tapie dédouane une nouvelle fois Sarkozy qui d’après lui ne serait être pas impliqué dans cette affaire. Une affaire qui a pourtant a nécessité 17 réunions à l’Élysée y compris en présence de Bernard Tapie. Un dossier politico- financier que Bernard Tapie a déjà fait durer pendant 20 ans et  qui pourrait bien durer tout autant. François Bayrou a toujours eu une position très tranchée, à l’égard de l’arbitrage qui avait été rendu entre Bernard Tapie et l’ancienne banque publique Crédit Lyonnais, qui avait accordé plus de 400 millions d’euros à l’homme d’affaires. Alors que la Cour de Justice de la République a rendu aujourd’hui sa décision à l’égard de l’ancienne ministre de l’Économie et des Finances Christine Lagarde, déclarée coupable de « négligence » mais dispensée de peine, Bernard Tapie a réagi aux propos du maire de Pau.  Ce dernier avait pointé la responsabilité du gouvernement de l’époque, dirigé par François Fillon, pour cet arbitrage. Pour Bernard Tapie, cette affaire est un acharnement.  »Je suis en train de voir cet abruti de Bayrou, qui est en train de raconter des trucs, mais c’est tellement dément ! Il est en train de pérorer sur les responsabilités du président de la République ! [...] Je veux bien être en face des juges, mais qu’on soit l’enjeu politique depuis maintenant 2012, je ne le supporte pas », s’est-il énervé au micro de RTL.

2017 : Bayrou dit non à Fillon

2017 : Bayrou dit non à Fillon

 

Après la nomination de Fillon comme candidat de la droite, les centristes sont très divisés, certains veulent se rallier à Fillon par calcul politique pour les législatives, d’autres refusent. C’est le cas de Bayrou qui a dit non à Fillon. Reste à avoir si Bayrou se présentera pour la quatrième fois aux présidentielles ? Pas sûr car les sondages montrent que son score se situerait autour de 7% soit à peu près la moitié de Macron qui lui invite le Modem à le soutenir.  Du coup Bayrou est dans l’expectative. «Je n’exclus rien. Je ne ferme aucune porte.» Invité mercredi soir du JT de France 2, François Bayrou a exprimé très nettement ses nombreux désaccords avec le projet de François Fillon. L’ancien soutien d’Alain Juppé à la primaire n’exclut donc pas de concourir à la magistrature suprême, pour la quatrième fois de sa carrière. «J’ai de l’amitié pour François Fillon depuis longtemps et je veux l’alternance. Le projet de Fillon est dangereux pour l’alternance», a taclé le maire de Pau, qui a cité le libéral Alain Madelin sur le registre: «C’est Robin des Bois à l’envers. Au lieu de prendre aux riches pour donner aux pauvres, il prend aux pauvres pour donner aux riches!» Avec le projet du député de Paris, «ceux qui ont moins auront moins, et ceux qui ont plus auront plus», a-t-il dénoncé. François Bayrou a notamment mis en parallèle la suppression de l’ISF et la hausse de deux points de TVA pour tous les consommateurs, deux mesures contenues dans le projet Fillon. L’élu béarnais a annoncé qu’il entamerait dès la semaine prochaine des «rencontres publiques» pour étudier les sujets qui lui posent problème: la suppression de 500.000 postes de fonctionnaires qui conduira, selon lui, à «ne pas recruter pendant cinq ans », le droit du travail, la réforme de la Sécurité sociale… Les mêmes angles d’attaque que ceux utilisés par la gauche comme par le Front national à l’égard de Fillon.  . Le président du Modem a souligné que la lutte contre les inégalités était «le combat de sa vie». «Il faut du changement en France mais il doit être juste, sinon François Fillon perdra l’élection présidentielle», a pronostiqué le centriste. Tout en gardant sa porte ouverte au maire de Pau, François Fillon doit faire face à l’implosion de la famille UDI, qui avait choisi de soutenir Alain Juppé au premier tour. Mardi soir, Hervé Morin, le président du Nouveau Centre (affilié à l’UDI), a annoncé la tenue d’un congrès fondateur le 11 décembre pour porter sur les fonts baptismaux un nouveau parti, aux côtés de Maurice Leroy, l’un des rares centristes qui avait soutenu Nicolas Sarkozy lors de primaire.

 

François Bayrou : se présenter en 2017 ou disparaître

François Bayrou : se présenter en 2017 ou disparaître

On sait que François Bayrou avait apporté son soutien sans réserve à Alain Juppé précisément parce que ce dernier proposait  de rassembler la droite mais aussi le centre dans le cadre d’une stratégie réaliste et modérée. Depuis la victoire de François Fillon la donne change dans la mesure où ce dernier ne peut prétendre représenter le centre. Avec ses positions radicales tant sur le plan économique que sociétal François Fillon laisse le champ libre à l’électorat centriste. Un électorat qui pourrait rejoindre Emmanuel Macron qui risque de mordre à la fois sur le centre-droit et le centre gauche. Du coup François Bayrou s’interroge pour savoir s’il doit ou non se représenter. S’il renonce, il risque de faire disparaître son mouvement au profit de Macron. Par ailleurs il ne peut évidemment se rallier à François Fillon même s’il entretient avec l’intéressé de bonnes relations. Fillon est en effet du point de vue des centristes trop impliqués dans le système sarkozyste. Sil se rallie à Fillon Bayrou se discrédite. François Bayrou, soutien d’Alain Juppé, n’exclut donc pas de se présenter à la présidentielle en cas de défaite du maire de Bordeaux face à François Fillon au second tour de la primaire de la droite dimanche, croit savoir Le Figaro. « J’ai l’intention de faire mûrir un projet plus dynamisant pour le pays, plus juste et plus social que celui qui est proposé aujourd’hui », a déclaré le président du Modem selon l’édition de mardi du quotidien.  Le programme de l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy ne correspond pas forcément à la ligne défendue par François Bayrou, qui pourrait donc se présenter si François Fillon était le candidat de la droite à la présidentielle.

Sarkozy « je n’ai pas la même moralité que Bayrou » !

Sarkozy «  je n’ai pas la même moralité que Bayrou » !

 

Compétition de moralité entre Sarkozy et Bayrou. On s’en doutait évidemment mais sur ce terrain pas sûr que Sarkozy sorte de vraiment vainqueur égard notamment aux casseroles qu’il trimbale « Décidément… on n’a pas la même moralité, lui et moi. » Cette semaine sur BFMTV, François Bayrou était interrogé sur un duel Sarkozy-Le Pen : « C’est un des cas de figure, en raison de la violence que Nicolas Sarkozy exprime, où l’issue du scrutin ne serait pas joué » d’avance, a-t-il dit. « Je souhaite de toute mes forces que cette hypothèse désastreuse ne se présente pas », a-t-il ajouté, affirmant néanmoins qu’il « ne votera pas Marine Le Pen » et « prendrait (ses) responsabilités ». Samedi sur Twitter, François Bayrou a rendu la pareille à Nicolas Sarkozy : « Je n’ai aucun problème personnel avec lui, j’ai un problème politique », explique pour sa part Nicolas Sarkozy dans Le Parisien, répétant ses nombreuses critiques formulées au cours de cette campagne pour la primaire de la droite. « Il a voté avec la gauche, son projet n’a rien à voir avec le nôtre. Donc, que les choses soient claires, si je suis élu président de la République, je ne me mettrai pas otage de François Bayrou », ajoute l’ex-Président. Soutien d’Alain Juppé, François Bayrou envisage de se présenter à la présidentielle dans le cas où Nicolas Sarkozy l’emporterait.

Bayrou réplique aux sarkosistes

Bayrou réplique aux sarkosistes

Pas sûr que les sarkosistes aient fait le bon choix en faisant de Bayrou leur bête noire. D’abord parce cela met intéressé au centre des débats (notamment lors de la deuxième séance de débat des primaires) aussi parce que  Bayrou ne manque pas d’arguments pour dénoncer les pratiques quasi délictueuses de responsables du clan  sarkozyste. Il rappelle notamment l’affaire tapie avec la responsabilité de Lagarde mais aussi de Sarkozy lui-même.  « S’ils attaquent avec cette assiduité-là, c’est pour une raison profonde, c’est qu’ils ont peur de quelque chose », a estimé le maire de Pau sur BFM TV. « Ils ne sont pas rassurés parce qu’ils savent que mon principal combat c’est l’honnêteté dans la vie politique, que je ne laisserai jamais passer un certain nombre de leurs pratiques et de leurs habitudes ». « Ça veut dire quelque chose », a-t-il poursuivi. « Ils savent que si j’ai la moindre influence, la moindre capacité de me faire entendre dans les mois et les années qui viennent, je n’accepterai pas que ces pratiques, qui sont honteuses, dont j’ai honte pour mon pays, se perpétuent ». Le troisième homme de l’élection présidentielle de 2007 a épinglé entre autres les époux Balkany, mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale, corruption et blanchiment de corruption. Il a fait également allusion aux accusations de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, évoquant des « indices de valises d’argent liquide provenant de pays du Moyen-Orient qui se sont déversées sur ces milieux-là». Il évoque enfin la convocation de la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde devant la Cour de justice de la République le 12 décembre prochain dans l’affaire de l’arbitrage Tapie. « Est-ce que quelqu’un a posé la question de savoir sous les ordres de qui, sous l’injonction de qui, Mme Lagarde (ministre de l’Economie et des Finances de Nicolas Sarkozy à l’époque-NDLR) a participé à cette affaire que la justice qualifie d’escroquerie en bande organisée? », a dit François Bayrou

Bayrou…. « Le centre » de la primaire de la droite

Bayrou…. « Le centre » de la primaire de la droite

Un peu surréaliste la place accordée à Bayrou lors du débat de la primaire de la droite. Surréaliste parce que pendant environ une demi heure il n’a été question que ce responsable politique qui pourtant ne se sent pas liés par la primaire et qui n’y participe pas. Sarkozy s’est englué dans cette problématique centriste au point  de complètement noyer  le téléspectateur dans une problématique politicienne assez confuse voire nauséabonde. Le temps consacré à Bayrou a empêché de traiter les questions stratégiques par exemple par rapport à la mondialisation, à l’Europe, à la compétitivité, à la fiscalité ou au chômage. Pour Sarkozy c’est la question des alliances qui l’obsède quand les français eux sont surtout intéressés par le chômage. Les explications alambiquées sur l’opportunité dune alliance avec le centre selon qu’il s’agit de l’élection présidentielle ou des élections locales a dû en souler plus d’un. La faute évidemment aux concurrents de la primaire mais aussi aux animateurs davantage préoccupés des arrangements politiciens que des vrais enjeux économiques et sociaux, il est vrai sans doute un peu trop complexes  pour eux. Toujours est-il qu’on consacré un temps complètement fou à Bayrou auquel jamais sans doute la classe politique de droite n’avait une telle publicité. Les problématiques économiques devaient être au cœur du premier débat sur TF1 le 13 octobre. Mais le format de l’émission, très séquencé, ne permettait pas d’aller au fond de choses sur la durée du travail, le paritarisme, les retraites, les prélèvements obligatoires, la compétitivité, etc. Au grand dam d’ailleurs de François Fillon qui, de l’avis de nombreux observateurs, est le candidat des primaires qui a le plus « bossé » ces sujets mais qui a un mal fou à les exposer. On l’a d’ailleurs constaté de nouveau lors du deuxième débat où le « professeur » Fillon a martelé à plusieurs reprises qu’il fallait aller « au fond » des choses. Il y a de grandes chances que son vœu ne soit pas exaucé. Du moins tant que la primaire de la droite ne sera pas arrivée à son terme le dimanche 27 novembre à 20 heures quand l’on connaîtra le nom du vainqueur, candidat officiel de la droite à l’élection présidentielle. C’est peut-être à ce moment-là que les problématiques liées à l’économie reviendront sur le devant de la scène… et encore, l’air du temps ne s’y prête pas vraiment alors que, paradoxalement, le chômage reste la première préoccupation des Français devant les questions de sécurité.

 

 

Bayrou se lâche contre Sarkozy

Bayrou se lâche contre Sarkozy

Objet de nombreuses attaques de la part de Sarkozy à  cause de son soutien à Juppé contre l’ancien président de la république, Bayrou considère par ailleurs que la radicalisation de Sarkozy à l’égard de Juppé et de lui même caractérise un certain état de panique de l’intéressé qui recule dans les sondages. Il dénonce surtout le caractère systématiquement violent et méprisant  de Sarkozy : « Comment quelqu’un qui a été président de la République et qui aspire à le redevenir peut-il se comporter de la sorte ? », s’interroge le président du MoDem dans un texte intitulé « un affrontement fondateur » publié sur sa page Facebook. « Comment peut-il en arriver à cette violence de chaque minute, lâchant des insultes avec un mépris affiché, crachant sur ceux qui ne votent pas pour lui, n’hésitant pas à leur enjoindre sans crainte du ridicule de ‘se taire’? », ajoute le leader centriste auquel les sarkozystes vouent une rancune tenace depuis son vote en faveur de François Hollande en 2012. Nicolas Sarkozy a multiplié les attaques ces dernières semaines contre le maire de Pau, soutien déclaré d’Alain Juppé qui fait la course en tête dans les sondages à un mois de la primaire à droite et du centre. Des élus proches de l’ex-chef de l’Etat ont également fustigé le « retour opportuniste » du président du MoDem et ont plaidé pour une alternance « solide, franche et visible ». « Ce n’est pas parce qu’il n’est pas assez violent, assez clivant, assez injurieux que Sarkozy décroche, c’est précisément parce que tout le monde voit toute la faiblesse que révèle un tel comportement », riposte François Bayrou. « Et c’est pour cette raison que les Français, de droite, du centre et d’ailleurs, malgré la logique partisane de la primaire, s’apprêtent à lui dire non. Une deuxième fois », ajoute-t-il. « J’affirme même, à l’encontre de Nicolas Sarkozy, et je défendrai cette ligne, que tous ces grands courants du pluralisme français, très à droite, très à gauche ou très au centre, doivent être représentés dans nos institutions, même ceux avec lesquels je suis le plus en désaccord et en affrontement. »

(Avec Reuters)

Panique chez Sarkozy (Bayrou)

Panique chez Sarkozy (Bayrou) 

 

« Ça sent la panique dans les rangs », a déclaré François Bayrou sur BFMTV au sujet des critiques dont il fait l’objet suit à la mise en demeure de 165 personnalités politiques proches de Sarkozy. Une mise en demeure pour que Bayrou se désiste en faveur du vainqueur des primaires de la droite. Le leader des centristes est accusé par les sarkozystes d’être responsable de la défaite de l’ancien président de la république en 2012. Pour le maire de Pau, qui avait appelé à voter pour François Hollande en 2012, « le responsable de l’entrée de François Hollande à l’Elysée, il n’y en a qu’un, c’est Nicolas Sarkozy ». « C’est Nicolas Sarkozy, par sa pratique, sa manière d’être, ses attitudes et ses gestes, qui a convaincu trois millions de Français qui n’étaient pas de gauche, d’empêcher qu’il soit renouvelé dans son mandat », a-t-il poursuivi. François Bayrou a formellement démenti un hypothétique accord avec Alain Juppé sur une nomination à Matignon. « Non seulement il ne me l’a pas promis mais je ne le lui ai pas demandé », a-t-il dit. Concernant les législatives, il a en revanche estimé qu’ »il faudra une majorité équilibrée », précisant qu’il était impossible que la France soit « gouvernée par un parti qui représente 20% » « Les attaques contre le centre sont un défi à tout ce que nous avons fait depuis des années et des années », a-t-il déclaré lundi à Bordeaux. « Nous ne gagnerons qu’ensemble et ce n’est pas en faisant la course à l’échalote avec le Front national qu’on y arrivera. C’est une stratégie perdante. Et moi je dis plus que jamais union de la droite et du centre. »

(Avec Reuters)

 

Bayrou maintient son non à Sarkozy

Bayrou maintient son non  à Sarkozy

En dépit de la mise en demeure de Sarkozy adressé à Bayrou afin qu’il soutienne le candidat sorti vainqueur des primaires,  Bayrou persiste et signe. Le patron du Modem refusera en tout état de cause de soutenir Sarkozy si ce dernier set vainqueur des primaires. En clair il se présentera contre lui réduisant ainsi à néant les chances déjà bien minces de l’ancien président de la république ;  Le président du Modem François Bayrou estime que les « pouvoirs de Nicolas Sarkozy » ne vont pas jusqu’à « lui dicter ce qu’il doit faire » alors que l’ancien chef de l’État l’a sommé de soutenir le vainqueur de la primaire, selon un entretien au site Atlantico. Sur Europe 1, Nicolas Sarkozy a également averti Jean-Christophe Lagarde, point colas Sarkozy sont considérables, du moins le croit-il. Mais, en vérité, ces pouvoirs ne vont pas jusqu’à me dicter ce que je dois faire », estime François Bayrou, qui soutient Alain Juppé mais se dit « libre » de se lancer à la présidentielle si le maire LR de Bordeaux échoue. Dès l’entrée en lice du maire de Bordeaux, en août 2014, François Bayrou s’était dit « prêt à l’aider » dans sa course vers l’Elysée. Cette prise de position est susceptible de renforcer encore le camp de ceux qui ce déterminent surtout en fonction de celui qui semble avoir le plus de chances de l’emporter face à Marine Le Pen à savoir : Alain Juppé.

Augmentation péages Autoroutes: scandale démocratique » (Bayrou)

Augmentation péages Autoroutes: scandale démocratique » (Bayrou)

 

Bayrou a dénoncé dimanche l’augmentation des péages. Alors qu’on avait promis le gel.   »Un scandale démocratique » dans la gestion du dossier des autoroutes, après l’annonce par le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies d’une augmentation du tarif des péages. « Toute cette opération de privatisation comme elle est menée depuis le début est un scandale démocratique », a affirmé M. Bayrou sur France 3. « On a privatisé en créant des sources de bénéfices considérables pour les entreprises privées qui ont repris les autoroutes, on ne cesse d’allonger la durée de ces concessions, en prétendant que ça va arranger les choses ». « Il faut rendre publiques les conditions de cette affaire », a réclamé le maire de Pau, plaidant à nouveau pour « séparer le pouvoir politique des intérêts économiques ». « La trop grande proximité entre les intérêts privés et l’Etat est un affaiblissement pour le pays comme le montre la décision désastreuse prise sur les autoroutes. Et on va encore augmenter les tarifs », a poursuivi M. Bayrou.  Il a cependant jugé « impossible » une éventuelle renationalisation: « les contrats sont tellement ficelés qu’on n’y arrivera pas ». Alain Vidalies a annoncé au JDD qu’il préparait un plan d’un milliard d’euros pour améliorer le réseau autoroutier qui sera financé par les usagers, via une hausse du tarif des péages « entre 0,3% et 0,4% par an entre 2018 et 2020″, et par les collectivités.

 

Si Sarkozy gagne la primaire, Bayrou candidat

 Si Sarkozy gagne la primaire, Bayrou candidat

 

Une nouvelle fois Bayrou réaffirme qu’il sera prendre ses responsabilités pour le cas où Sarkozy gagnerait la primaire à droite. En clair qu’il sera candidat. De quoi enlever de l’ordre de 12 à 15 % des voix à Sarkozy.  François Bayrou a en effet  indiqué mercredi 24 août dans un entretien à Valeurs Actuelles qu’il prendrait ses responsabilités dans l’éventualité où Nicolas Sarkozy emporterait la primaire de droite face à Alain Juppé. Deux jours après la déclaration de candidature de l’ancien président de la République, le président du MoDem prévient: « Je prendrai à l’instant mes responsabilités si Nicolas Sarkozy remporte la primaire. » Il s’est dit  »défavorable » au processus de primaire, jugeant qu’elle « dessert les candidats équilibrés et modérés au profit de ceux qui ‘mettent le feu’ ».  Dans l’entretien, il fustige le « ton polémique » de l’ouvrage de Nicolas Sarkozy et reconnaît ne rien déceler « de nouveau » dans ce livre, notant des propos « à la recherche des affrontements ». Il  »encourage » par conséquent ses électeurs à voter pour Alain Juppé à la primaire, rappelant son soutien au candidat favori des sondages. Pour lui, Alain Juppé incarne « le président dont le pays a besoin » de part « son expérience et son souci de rassemblement ».     Le président du MoDem appelle à une réunification des centristes en un seul parti, si Juppé venait à remporter la primaire, ou s’il se présente lui-même contre Nicolas Sarkozy: « c’est une nécessité et c’est inéluctable ».

(Avec AFP)

François Bayrou : contre la réforme de l’orthographe

François Bayrou : contre la réforme de l’orthographe

François Bayrou déclare son opposition à la réforme de d’orthographe pour la raison simple qu’elle s’attaque à des questions anecdotiques et non à l’essentiel à savoir la nécessité d’un minimum de maîtrise du français par les collégiens. (Interview de François Bayrou au JDD)

Ognon, nénufar, disparition d’accents circonflexes : une réforme facultative de l’orthographe, adoptée par le Conseil supérieur de la langue française il y a 26 ans, approuvée à l’époque par l’Académie française, mais passée largement inaperçue, sera généralisée dans les manuels scolaires du primaire à la rentrée 2016.  Une application qui soulève une vague de protestations… Dans le JDD, François Bayrou, maire de Pau, président du Modem et ancien ministre de l’Education nationale (1993-1997) exprime sa colère contre cette réforme. Extraits de sa tribune.

« Le gouvernement voudrait que j’écrive à sa convenance. Je continuerai à écrire à la mienne. Et il me restera suffisamment d’arguments grammaticaux qui me feront souvenir que l’accent circonflexe est la trace d’un « s » d’autrefois, effacé dans la prononciation, mais présent dans l’histoire du mot : le maître fut un master après avoir été un magister. Et honni soit qui mal y pense.

[…]

Il y aura cependant des conséquences. Il y aura ceux qui sauront, ceux qui se reconnaîtront au circonflexe, ou au trait d’union : autrement dit une orthographe pour les uns, les initiés, et une orthographe pour les autres. Une discrimination de plus. D’autant que personne ne pourra déclarer fautive l’orthographe traditionnelle. Leur pouvoir ne va pas jusque là.

[…]

Ajoutons que prétendre que ces simplifications imposées facilitent en quoi que ce soit l’acquisition de l’orthographe par les élèves est une plaisanterie de garçon de bains. Ce n’est pas l’orthographe de nénuphar qui est un problème au collège, c’est l’accord du sujet avec le verbe, au pluriel le s ou le x pour les noms, et le nt pour les verbes, et la conjugaison simple. Non pas le recherché ou le complexe, mais l’élémentaire. On ne facilitera pas le travail des enseignants de français ou des professeurs des écoles en introduisant dans les esprits des élèves l’idée que ces règles qu’ils essaient de transmettre sont discutables et d’un autre temps. »

Déchéance de nationalité :  » Taubira doit quitter le gouvernement », (Bayrou)

Déchéance de nationalité :  » Taubira doit quitter le gouvernement », (Bayrou)

À juste titre François Bayrou considère que les propos de Christiane Taubira sur le caractère dérisoire de la déchéance de nationalité doivent amener la ministre de la justice à quitter le gouvernement ou à se rétracter. Christiane Taubira continue e effet  d’exprimer son hostilité vis-à-vis de la déchéance de nationalité pour les Français binationaux condamnés pour des actes de terrorisme. Selon la ministre de la Justice, cette mesure phare de la réforme constitutionnelle « n’est pas souhaitable » et fait preuve d’une efficacité « absolument dérisoire ». Pour François Bayrou, cette « situation est intenable ». Au micro de RTL, le maire de Pau estime que « cette crise gouvernementale doit se trancher soit par le fait que Christiane Taubira retire ses propos, soit qu’elle quitte le gouvernement« .

La crise en Chine aura des conséquences en Europe (Bayrou)

La crise en Chine aura des conséquences en Europe (Bayrou)

 

 

Bayrou a raison ;  contrairement à ce qu’affirme Hollande la crise en Chine va provoquer des incidences négatives sur la zone euro. « C’est évident que, pour moi, nous allons avoir des conséquences en Europe de ce qui se passe en Chine ». Il est clair que la baisse répétée de l’industrie manufacturière en Chine et la crise financière vont  impacter  l’économie mondiale y comprit la zone euro. Si l’activité de l’usine du monde est en régression depuis plusieurs mois,  c’est dû  essentiellement à une diminution des commandes extérieures. La baisse des exportations chinoises s’accompagne mécaniquement d’une baisse des importations surtout avec la crise financière interne. Du coup il y aura moins de demandes de la part de la Chine concernant par exemple la demande d’équipements des ménages comme des  entreprises ou encore la demande de produits de luxe exportés  notamment par la France. Le net tassement de l’économie chinoise se ressent de façon notoire sur les prix des matières premières. De ce fait les pays producteurs de ces matières premières voient  leurs revenus diminuer et leur capacité de financement de leurs demandes à l’extérieur amputée. Enfin la confiance des investisseurs et des acteurs économiques risquent d’être affectée.  L’opinion de François Bayrou n’est pas à l’optimisme alors que les marchés financiers ont connu une véritable journée noire lundi 24 août, embourbés dans le sillage de Shanghai. La croissance chinoise ralentit, la confiance des investisseurs est en berne et les bourses européennes sont directement impactées. Et si François Hollande a déclaré que « l’économie mondiale était suffisamment solide pour ne pas être liée à la Chine », le maire de Pau est plus sceptique quant à la situation économique mondiale. « La crise que traverse la Chine va venir jusqu’à notre pays, comme Tchernobyl dont on disait que le nuage s’arrêterait aux frontières« , conclut-il.

Lait – la suppression des quotas : une erreur (Bayrou)

Lait - la suppression des quotas : une erreur (Bayrou)

 

Il est clair que la suppression brutale des quotas laitiers a précipité le lait dans les mécanismes de marché qui ont tiré les prix à la baisse. Ce que regrette Bayrou. Le lait matière première alimentaire essentielle est ainsi régulé comme le pétrole ou le charbon donc soumis aux aléas de la spéculation et des déséquilibres offre-demande. Quatre mois après la sortie des quotas européens, les prix du lait sont en effet en forte baisse. Pour François Bayrou, le président du Modem, cette suppression est une décision « qu’on aurait dû éviter ». « J’ai toujours pensé que la régulation par les quantités de produits était une réponse efficace » explique le maire de Pau. « L’Europe a été construite pour qu’il y ait une régulation, à la fois ouverte et efficace, du monde agricole. Parce que notre projet national, et en particulier français, c’est qu’on assume une production agricole suffisante en quantités exportatrices, et de bonne qualité », poursuit François Bayrou. Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, doit rencontrer ce vendredi 24 juillet les professionnels du lait pour s’entendre avec eux sur une revalorisation des cours de ce produit et de ses dérivés, comme le beurre. Le ministre annonce la tenue d’un conseil agricole européen en septembre prochain. Une échéance qui, selon François Bayrou, ne sera pas l’occasion de rétablir les quotas laitiers, pointés du doigt pour avoir contribué à faire chuter les prix. « Cela ne se fera pas sous cette forme », regrette-t-il, car la suppression des quotas a été acceptée par beaucoup de gens, mais je n’en étais pas. » Interrogé sur la levée des barrages et la baisse de contestation des agriculteurs, le président du Modem a évoqué « une lassitude », « ou le sentiment pour beaucoup d’éleveurs que ce mouvement ne débouche pas plus que les autres fois sur des solutions durables. »  Pour lui, le plan dévoilé par le gouvernement pour répondre à la crise agricole n’est pas suffisant. « C’est un plan d’urgence qui annonce des centaines de millions, mais comme c’est le cas souvent, ces centaines de millions sont la reprise de crédit déjà prévus pour une grande part, estime François Bayrou. La situation de l’agriculture et de l’élevage en particulier en France, qu’il soit laitier ou de viande, est critique. Les causes et les facteurs sont multiples et cette situation doit imposer une réorganisation profonde ». Alors que les règles européennes sont critiquées par certains élus locaux, François Bayrou affirme qu’il n’est pas difficile, pour sa ville de se fournir localement pour la restauration collective d’État. « Parce qu’à Pau nous avons des grossistes locaux et parce que pour ce qui touche au veau, nous avons 100% de production qui a le label trois B (Béarn, Pays Basque et Bigorre). Parce que les poulets viennent des landes voisines, et que nous essayons, chaque fois que nous le pouvons, d’avoir des productions très proches, ce qui diminue leur coût », explique-t-il.

 

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