Archive pour le Tag 'Bayrou'

Réforme institutionnelle: du pipeau (Bayrou)

Réforme institutionnelle: du pipeau (Bayrou)

 

D’une certaine manière Bayrou convient qu’il a été roulé dans la farine par Macron avec la dose infinitésimale de proportionnelle. Bayrou dont à l’appui à Macron a été décisif pour le lancement de la dynamique Macron est déçu. Déçu évidemment d’avoir été contraint de quitter son poste de ministre suite aux histoires de financement du parti par des fonds européens. Mais là Bayrou est seul responsable. Par contre, sur la proportionnelle, Bayrou doit avaler une sérieuse couleuvre. Du coup Bayrou épingle Emmanuel Macron. Invité de BFM Politique ce dimanche, le président du MoDem a fait part de sa déception à propos de la réforme institutionnelle présentée mercredi par le Premier ministre Édouard Philippe. Et pour cause, il a rappelé que le chef de l’État -à qui il reconnaît néanmoins « des qualités exceptionnelles »- avait prévu d’inscrire dans le texte la limitation du cumul dans le temps des mandats à trois identiques. « Un point très important dans la loi organique que les Français ont plébiscité et qui n’est absolument pas respecté dans le texte », selon lui. D’abord parce que cette mesure ne concernera que les villes de plus de 9000 habitants. Bayrou  dénonce un « tour de passe-passe », « un tour de prestidigitation », « un escamotage », explique que « cela ne s’appliquera qu’en 2032 ou 2037″.  Et de poursuivre: « Tout cela a été fait pour essayer de séduire le groupe LR au Sénat. On a sacrifié une partie importante de la réforme pour avoir leur accord et au bout du chemin on n’aura pas leur accord. [...] Ce serait un abandon insupportable de céder sur le non-cumul dans le temps ». « Il y a un manquement absolu à la promesse faite. Je ne l’accepte pas », s’est encore agacé François Bayrou. Autre point de mécontentement, le plus important pour le centriste Bayrou: la dose de proportionnelle fixée à 15% pour les prochaines élections législatives tandis que, lui, préconisait 25%. Précisant qu’Emmanuel Macron « sait ce qu’(il) pense de la réforme », il affirme que « 15% de proportionnelle, cela veut dire que les grosses écuries vont prendre 35-40 sièges. Cela laisse 20 sièges pour les partis minoritaires », a-t-il déploré.

Quel projet social de Macron ( Bayrou)

 Quel projet social de Macron ( Bayrou)

C’est la question que pose Bayrou en termes plus diplomatiques quand il constate une certaine désaffection des couches populaires et des jeunes lors des élections partielles récentes. Bayrou parle pudiquement de perception du climat social alors qu’il s’agit plus précisément de contenu du projet social. En clair comment Macon peut-il  modifier son image de président des riches ? Ou comment trouver un équilibre entre le développement économique et un partage de la richesse produite. Interview JDD

Comment interprétez-vous la défaite de LREM et du Modem aux élections législatives partielles de dimanche dernier ?

Quand il y a une alternance en profondeur, au bout de six mois, il y a toujours une érosion. Particulièrement avec une abstention qui approche ou dépasse les 80 %. Mais le socle de soutien tient bon. Les résultats des candidats de la majorité au premier tour dépassent de loin les résultats d’Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle il y a neuf mois. Le problème, c’est que les milieux populaires et les jeunes ne votent pas. Ce qui me conduit à penser que la perception du projet social du Président et du gouvernement est la question clé du climat politique du pays.

La République en marche adopte une stratégie assez solitaire à l’Assemblée. La majorité doit-elle davantage s’ouvrir aux autres ?

La responsabilité de la majorité, c’est d’être en phase avec l’attitude politique qu’Emmanuel Macron a incarnée : une volonté inflexible de mettre en œuvre les engagements pris, et en même temps une attention bienveillante à ce que disent les Français et les autres courants politiques.

Est-ce possible d’exister à côté de la pléthorique majorité de La République en marche ?

Notre présence au sein de la majorité ne se discute pas. Je ne me suis jamais trouvé en déphasage avec les choix du président de la République. Il m’arrive d’avoir des différences d’appréciation, que j’exprime, par exemple sur l’ISF et la CSG. Mais cela fait partie du débat. LREM et le MoDem sont complémentaires. LREM est un mouvement en surgissement, mêlant des origines politiques différentes, qui doit s’organiser et s’enraciner. De l’autre, le MoDem est un mouvement qui a une tradition politique enracinée et une structure sur l’ensemble du territoire. La complémentarité de ces deux mouvements sera une richesse pour l’avenir.

 L’UDI a décidé de soutenir tantôt des candidats LR, tantôt des candidats LREM pour les élections législatives partielles. Est-il possible de voir tous les centristes réunis sous la même bannière en vue des élections européennes ?

Il y a beaucoup de revirements, dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils sont difficiles à suivre !… Je ne veux pas les commenter parce qu’ils sont dérisoires. Je sais une chose : tous ceux qui se réclament du centre en France devraient le vouloir indépendant et uni. Indépendance et unité ! Cela a toujours été ma ligne. Ceux qui ont choisi, pour des raisons d’intérêt immédiat, de n’être ni indépendants ni unis reviendront sur leur jugement un jour ou l’autre. Ou bien ils disparaîtront.

Avez-vous bon espoir de convaincre Alain Juppé de soutenir une liste commune pour les élections européennes ?

Alain Juppé a dit quelque chose d’extrêmement simple : « Les choix européens seront la pierre de touche de notre avenir ». Cette affirmation est forte. Elle entraînera naturellement des choix politiques. Je suis résolument confiant dans cette cohérence.

Vous avez dit que vous ne serez pas candidat sur cette liste. C’est votre dernier mot ?

Je suis élu d’une ville et d’une région qui me passionnent. Je ne les abandonnerai pas pour une nouvelle expérience électorale.

Le président du Sénat, Gérard Larcher, a présenté ses propositions pour la révision constitutionnelle. Toutes ne sont pas conciliables avec celles défendues par Emmanuel Macron…

Je vois bien les obstacles que l’on se prépare à opposer à la volonté de rénovation du Président de la République. Mais sur le fond, il demeure que la promesse fondamentale de l’élection d’Emmanuel Macron, c’est un changement de la vie politique française. Je suis sûr qu’il ne se laissera pas détourner de cet engagement. Le changement en profondeur passe par une diminution importante du nombre de parlementaires pour qu’ils aient plus de poids, une limitation des mandats dans le temps pour obliger au renouvellement et une représentation équitable du pluralisme dans notre Assemblée nationale. C’est ce changement que nous devons aux Français. Quelles que soient les réticences et les résistances.

C’est « l’ancien monde » qui fait de la résistance…

Comment pourrait-il en être autrement ? Ceux qui avaient la haute main sur le pouvoir depuis longtemps ne sont pas résignés. Ils ont le sentiment qu’ils peuvent bloquer cette volonté de renouvellement en profondeur. Des forces extrêmement puissantes seront mobilisées pour retrouver les rapports de force d’autrefois. Ce n’est pas un défi d’ordre politique mais d’ordre historique. De cette question dépend la signification de l’élection de 2017 : simple parenthèse ou changement en profondeur et de longue durée. Et le président de la République le sait bien.

Si les blocages apparaissent trop importants, faut-il envisager un recours au référendum ?

C’est de la responsabilité du président de la République. L’un des avantages de la Ve République, c’est que le peuple peut trancher et bousculer des obstacles que l’on cherche à dresser devant lui.

La réforme des institutions prévoit d’introduire une dose de proportionnelle. Quel taux préconisez-vous ?

Une proposition équilibrée : trois sièges sur quatre élus au scrutin majoritaire, un siège sur quatre au scrutin proportionnel. C’est le seuil minimum pour un changement significatif. La vertu de la proportionnelle c’est qu’elle oblige à réfléchir aux sujets d’accord autant que de désaccord. En Allemagne, aujourd’hui, le SPD et la CDU sont obligés de regarder quels sont leurs points d’accord. Et ceci est bon pour la démocratie.

Avez-vous été entendu dans l’enquête préliminaire pour soupçons d’emplois fictifs visant le MoDem ?

Non.

Êtes-vous serein ?

Absolument.

Si la justice ne donne pas de suite à l’affaire, envisageriez-vous d’intégrer le gouvernement ?

Ce n’est pas du tout mon idée. Je veux aider le Président de la République de manière désintéressée, avec le regard particulier d’un élu de terrain, qui a des convictions ancrées, une certaine expérience, et qui, n’étant pas prisonnier de l’action au jour le jour, peut réfléchir à l’essentiel et repérer de plus loin les risques et les chances.

 

 

Européennes : Bayrou pas candidat mais qui ?

Européennes : Bayrou pas candidat mais qui ?

 

Déjà échaudé par son entrée au gouvernement, Bayrou ne veut peut-être pas lâcher la proie pour l’ombre. Alors qu’il était clairement pressenti pour prendre la tête de liste de la majorité, François Bayrou préfère encore rester maire de Pau. Invité du Grand jury RTL-LCI-Le Figaro, le patron du MoDem a déclaré qu’il ne sera pas candidat en 2019 : « Je suis maire d’une ville formidable. Je suis très heureux de ce qu’on y fait, ce qui se passe à Pau est assez original, assez puissant pour qu’on s’y intéresse, et je n’envisage pas d’être parlementaire, que ce soit national ou européen. » Annoncer que le président de la république à décidé de supprimer les circonscriptions régionales pour cette élection ; de ce fait, les candidats se retrouveront sur une seule liste nationale d’où l’intérêt d’une personnalité au caractéristiques qui rassemblent. François Bayrou semblait présenter ses critères. En outre il faut un responsable politique connu disposant déjà d’un certain poids dans l’opinion publique. Dans la coulisse, on pense à la république en marche au premier ministre, Édouard Philippe. Pas sûr cependant que ce dernier soit susceptible de rassembler tout le spectre des sensibilités de la république en marche et au-delà des électeurs. Si c’était le cas il faudrait aussi trouver un autre premier ministre en 2019. Une tâche pas aussi évidente car il convient évidemment de prendre une personnalité compétente et politiquement d’un certain poids mais pas trop que Macron continue de garder la main sur les grands dossiers et ne soit pas susceptible un jour d’être en situation de concurrence avec son premier ministre. « Je n’envisage pas d’être tête de liste, a-t-il ensuite insisté. J’ai été tête de liste aux européennes il y a suffisamment de temps pour que je n’aie pas envie de recommencer. » Les élections européennes, qui se dérouleront en mai 2019, sont encore loin, mais tous les partis travaillent activement le dossier. En décembre, Emmanuel Macron a annoncé, après avoir consulté tous les partis, son intention de supprimer les circonscriptions régionales. Selon le projet de loi présenté le 3 janvier dernier, les Français voteront pour une seule liste nationale.

Bayrou, tête de liste avec En marche aux européennes

Bayrou, tête de liste avec En marche aux européennes

 

 

 

L’hypothèse de Bayrou comme tête de liste de la république en marche aux européennes semble envisagée par Macron et ses partisans. Bayrou présentes l’avantage de se situer vraiment au centre de l’échiquier politique et surtout de porter une forte image européenne. Ce serait aussi l’occasion de récompenser Bayrou écarté du gouvernement suite au financement illégal de son parti par des fonds européens. Macon doit beaucoup à Bayrou car le ralliement du centriste a constitué un tournant majeur dans la campagne électorale des présidentielles. Ce serait un moyen de le récompenser mais aussi de le canaliser car un jour ou l’autre une fois débarrassé de cette encombrante affaire d’utilisation illégale de fonds européens, Bayrou revendiquera un important poste ministériel. De son côté,  le patron du MoDem ne serait pas mécontent d’être tête de liste de la liste de la république en marche, ce serait un moyen de redynamiser sa posture politique. Enfin la république en marche manque cruellement de leaders médiatiques et Macron ne peut sans doute pas se priver des rares responsables nationaux bénéficiant d’une certaine reconnaissance dans l’opinion publique. A la question de savoir s‘il pouvait offrir la première place à François Bayrou, chef du MoDem et soutien d‘Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle, Castaner sur France 3  a répondu qu‘il était ouvert à ce que cette place revienne à “François Bayrou ou à d‘autres qui éventuellement puissent ne pas être ni membre du MoDem, ni membre de la République ne marche”. “Moi j‘ai trop vécu l‘hégémonisme du Parti socialiste (PS), (…) en voyant le résultat que connaît le Parti socialiste aujourd‘hui, pour penser que c‘est la règle”, a ajouté l‘ancien membre du PS. “J‘ai entendu Alain Juppé (membre du parti Les Républicains et maire de Bordeaux – NDLR), Daniel Cohn-Bendit (ancien député européen – NDLR) hier dire: ‘est-ce qu‘il n‘est pas temps de dépasser nos partis pour se battre pour l‘Europe, pour protéger les Français?’ Je leur dis chiche.”

Politique du gouvernement : un déficit d’explication (Bayrou)

Politique du gouvernement : un déficit d’explication (Bayrou)

 

 

Lors d’une interview sur BFM François Bayrou  a beaucoup insisté sur la nécessité d’une meilleure pédagogie de la part du gouvernement. Pour lui, les Français ont un peu de mal à comprendre l’objectif final des réformes. Trop de responsables d’en Marche considèrent que les annonces d’Emmanuel Macron au cours de la campagne électorale sont acquises et que cela suffit. François Bayrou estime, lui, au contraire qu’il convient d’investir bien davantage dans l’analyse et l’explication d’autant que le mouvement en marche est finalement peu enracinée dans le pays. Au passage il en a aussi profité donner des petits coups de patte au gouvernement notamment sur la question des APL, une mesure un peu improvisé selon lui. De la même manière il a critiqué la réduction trop brutale par exemple des emplois aidés. Fin août, le maire de Pau avait déjà adressé un premier avertissement au gouvernement. «L’opinion ne voit pas clairement la direction, le but que l’on se fixe», avait-il dit dans Le Point. «J’ai l’intention de soutenir le président de la République et le gouvernement comme citoyen et responsable politique», a d’abord rappelé le président du MoDem, contraint de quitter le ministère de la Justice après que le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour «abus de confiance et recel de ce délit» sur l’affaire des assistants parlementaires. «J’ai décidé de démissionner et de ne pas participer au deuxième gouvernement parce que face à ce tombereau d’accusations, je ne pouvais même pas dire un mot», a déclaré Bayrou, qui n’a pour l’instant, selon ses dires, pas été entendu par la justice. Alors que cette nomination représentait une consécration dans sa carrière, le centriste ne renonce pas au «combat». «Des accidents en politique, il y en a tout le temps. L’essentiel est de tenir bon et de maintenir un cap.»  Le président du MoDem reste donc un allié du chef de l’État, mais un allié vigilant.

Après Hollande, Bayrou, l’autre vieux cacique, critique aussi Macron

Après Hollande, Bayrou,   l’autre vieux cacique,  critique aussi Macron

 

 

 

Sans doute aussi déçu que François Hollande d’avoir été écarté, le vieux cacique Bayrou se lâche contre Macron. lui aussi conseille  l’immobilisme et le corporatisme en critiquant l’impact de certaines mesures visant notamment les retraités, les fonctionnaires. Bref le retour de la politique politicienne et de l’ego érigé en projet politique. Bayrou ferait bien de se faire discret  qui voulait instaurer une morale en politique et qui s’est fait prendre la main dans le sac du détournement de fonds publics européens pour financer sa boutique. Certes Emmanuel Macon n’est pas sans reproche il ne peut être à l’abri de critiques pour autant on peut se demander quelle est la légitimité de vieux crocodiles comme Hollande et Bayrou. Pour Bayrou, le président devrait se méfier de l’impact de certaines mesures gouvernementales. François Bayrou relève également «l’atmosphère suscitée par la hausse de la CSG et, en même temps, certains avantages fiscaux pour les plus favorisés», en estimant que ces orientations ont «fâché une partie des retraités et des fonctionnaires». Et de tancer directement le pouvoir en place: «L’opinion ne voit pas clairement la direction, le but que l’on se fixe». Le seul ministre sur lequel il confie une appréciation positive est celui de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer. Selon lui, l’homme qui gère une boutique qu’il avait lui-même pilotée de 1993 à 1997 «s’en tire bien».

Un retour de Bayrou ? (Castaner)

Un retour de Bayrou ? (Castaner)

 

Sans doute pour adoucir la sanction qui a visé le MoDem et en particulier son leader, le porte-parole du gouvernement a déclaré que le retour de Bayrou était envisageable au sein de l’équipe gouvernementale.  Une perspective peu probable pas seulement en raison de l’affaire des emplois fictifs d’assistants parlementaires mais en raison de la personnalité même de Bayrou : une personnalité relativement ingérable.  Le recasage de François Bayrou pourrait par ailleurs être effectué dans une autre institution comme le  constitutionnel. « Je sais qu’il a une place dans la vie politique française et que, si effectivement il est libéré de cette pression du moment, il a toute sa place dans la vie politique française. Il peut l’avoir dans le gouvernement », a-t-il dit sur LCI. Éphémère ministre de la Justice, le maire de Pau a démissionné mercredi à cause de l’enquête ouverte début juin sur des soupçons d’emplois fictifs d’assistants parlementaires de députés européens du MoDem. D’après Christophe Castaner, une fois qu’il sera réhabilité, François Bayrou aurait « toute sa place » non seulement au gouvernement mais aussi comme président d’une institution, ou au Conseil Constitutionnel. François Bayrou a rejeté les accusations touchant le mouvement politique qu’il a créé en 2007 et qu’il préside depuis. « L’emploi au MoDem a été normal, régulier et légal », s’est-il une nouvelle fois défendu vendredi dans Sud Ouest. « Dans une période de mauvaise passe comme toutes les formations politiques en ont connu, vous cherchez à recaser un maximum de salariés, des gens de confiance. Il se trouve que les parlementaires européens recherchaient des assistants locaux. On leur a recommandé ces gens-là », a avancé l’ancien ministre.

 

François Bayrou, l’ingérable

Bayrou, l’ingérable

 

On peut sans doute d’ores et déjà  pronostiquer que Bayrou quittera le  gouvernement avant la fin de la mandature de Macron. En cause, la personnalité de l’intéressé trop indépendant pour se fondre dans un collectif fut-il  gouvernemental. Bayrou ne veut pas de concurrence, pas même de son propre parti où il a fait régulièrement le ménage pour ne pas être encombré d’opposants ou de personnalités trop fortes. Bayrou a toujours cru dans son destin de futur présidentiable, malheureusement les vents ont  contrariée cette vocation. L’appui qu’il a apporté à Macron a joué jouer un rôle très important mais du coup Bayrou se  considère comme le mentor nouveau du président  de la république et veut jouir d’un statut à part dans le gouvernement. L’ennui c’est que lui aussi a  la main dans le sac des turpitudes de financement des partis. L’ennui, c’est qu’il réagit sur cette affaire en oubliant qu’il est aussi le Garde des Sceaux donc garant de l’indépendance de la justice. L’ennui c’est que Bayrou se console difficilement de ne pas avoir été choisi comme Premier ministre et qu’il n’entend pas se soumettre à l’autorité de ce dernier. Bref Bayrou se révélera rapidement ingérable et devra être évincé du gouvernement. En attendant cette séquence le gouvernement fait le dos rond en donnant  l’impression d’une pacification des rapports entre Édouard Philippe et François Bayrou. Le Gouvernement s’est efforcé mercredi de clore la polémique soulevée par le recadrage du ministre de la Justice François Bayrou par le Premier ministre Edouard Philippe, en assurant que la situation était « pacifiée » et semblant exclure tout « lâchage » du garde des Sceaux après les élections législatives. Signe de cette volonté de tourner la page de ce premier couac gouvernemental, les deux hommes ont échangé une longue poignée de mains devant les journalistes, à l’issue d’un conseil des ministres de plus de trois heures, un record. « Aujourd’hui la situation est à mon sens totalement pacifiée, il n’y a pas de tensions particulières à l’heure qu’il est », a déclaré le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner lors du compte rendu du conseil des ministres. François Bayrou ferait bien cependant d’en rabattre un peu quant à son influence vis-à-vis de Macron car elle  se tarit face à l’hégémonie de La République en Marche, qui devrait disposer de la majorité absolue à l’Assemblée dimanche sans l’appoint du MoDem, si l’on en croit les projections en sièges des instituts de sondage.

Bayrou, l’ingérable

Bayrou, l’ingérable

 

On peut sans doute d’ores pronostiquer que Bayrou quittera le  gouvernement avant la fin de la mandature de Macron. En cause, la personnalité de l’intéressé trop indépendant pour se fondre dans un collectif fut-il  gouvernemental. Bayrou ne veut de personnes pas même de son propre parti où il a fait régulièrement le ménage pour ne pas être encombré d’opposants ou de personnalités trop fortes. Bayrou a toujours cru dans son destin de futur présidentiable, malheureusement les vents ont  contrariée cette vocation. L’appui qu’il a apporté à Macron a joué jouer un rôle très important mais du coup Bayrou se  considère comme le mentor nouveau présidant e de la république et veut jouir d’un statut à part dans le gouvernement. L’ennui c’est que lui aussi a  la main dans le sac des turpitudes de financement des partis. L’ennui, c’est qu’il réagit sur cette affaire en oubliant qu’il est aussi le Garde des Sceaux donc garant de l’indépendance de la justice. L’ennui c’est que Bayrou se console difficilement de ne pas avoir été choisi comme Premier ministre et qu’il n’entend pas se soumettre à l’autorité de ce dernier. Bref Bayrou se révélera rapidement ingérable et devra être évincé du gouvernement. En attendant cette séquence le gouvernement fait le dos rond en donnant  l’impression d’une pacification des rapports entre Édouard Philippe et François Bayrou. Le Gouvernement s’est efforcé mercredi de clore la polémique soulevée par le recadrage du ministre de la Justice François Bayrou par le Premier ministre Edouard Philippe, en assurant que la situation était « pacifiée » et semblant exclure tout « lâchage » du garde des Sceaux après les élections législatives. Signe de cette volonté de tourner la page de ce premier couac gouvernemental, les deux hommes ont échangé une longue poignée de mains devant les journalistes, à l’issue d’un conseil des ministres de plus de trois heures, un record. « Aujourd’hui la situation est à mon sens totalement pacifiée, il n’y a pas de tensions particulières à l’heure qu’il est », a déclaré le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner lors du compte rendu du conseil des ministres. François Bayrou ferait bien cependant d’en rabattre un peu quant à son influence vis-à-vis de Macon car elle  se tarit face à l’hégémonie de La République en Marche, qui devrait disposer de la majorité absolue à l’Assemblée dimanche sans l’appoint du MoDem, si l’on en croit les projections en sièges des instituts de sondage.

Bayrou: en marche….. arrière !

Bayrou: en marche….. arrière !

 

Pas sûr que le récent épisode Bayrou relatif à la constitution des listes pour les législatives ait grandi la politique, pas sûr non plus que Macron, lui-même, est apprécié ce  marchandage qui renvoie aux vieilles alliances d’antan. Certes on viendra sans doute que l’apport de Bayrou a constitué un  élément positif dans la campagne de Macron ; pour autant ; les revendications de Bayrou quant au nombre  de candidats paraissent démesurées. Bayrou revendiquait  en effet 20 % de candidatures sur les listes en marche. Un chiffre exorbitant quand on sait que Bayrou ne pèse politiquement que de l’ordre  de 5 % dans l’opinion. L’enjeu évidemment pour Bayrou est de constituer un groupe parlementaire et de sauver sa petite boutique centriste. Un micro parti qui de toute façon disparaîtra puisque le nouveau centre c’est Macron. Ce marchandage de Bayrou fait penser aux combines d’appareil de la Ve de la IVe République. Et le discours de Bayrou pour les justifier a des difficultés à convaincre, Bayrou est en marche mais en marche arrière. En effet, il  avait déclaré apporter son soutien à Macron sans aucune condition pour lui-même. Or  l’exigence d’un groupe parlementaire ne se justifie que par la survie d’un responsable politique qui devrait comprendre qu’il est temps de prendre sa retraite Le président du MoDem, François Bayrou, a annoncé vendredi un projet d’accord « solide et équilibré » avec La République en marche, le mouvement d’Emmanuel Macron, sur les investitures pour les législatives de juin, à l’issue d’un bureau politique de crise de sa formation qui a duré huit heures. »Je considère qu’on a progressé et que nous avons abouti à un accord qui apparaît solide et équilibré, qui n’est pas achevé, parce que les équipes du mouvement En Marche nous ont demandé d’attendre demain pour la réponse », a-t-il déclaré. « Nous souhaitons, et c’était le cadre de notre accord, qu’il y ait une majorité dont le point d’équilibre soit central, au centre. Et pas une majorité qui se décentrerait d’un côté ou de l’autre », a-t-il ajouté devant la presse. Selon le président du MoDem, seuls 35 candidats de son mouvement avaient été investis, au lieu des 120 qu’on lui aurait promis lors de la conclusion de l’alliance avec Emmanuel Macron. « Quand je lui ai apporté mon soutien, (Macron-NDLR) était à 18% », a souligné le maire de Pau. « Nous l’avons fait élire. »

Cohn Bendit pour l’alliance Macron- Bayrou

Cohn Bendit pour l’alliance Macron- Bayrou

Au lendemain de l’alliance entre François Bayrou et Emmanuel Macron, BFMTV révèle que l’ancien député européen a joué un rôle central dans le rapprochement des deux hommes.  »Daniel Cohn-Bendit a suivi l’évolution des choses et a conseillé à Emmanuel Macron d’accepter si François Bayrou venait et de faire un deal », expliquait la journaliste Ruth Elkrief. Une information confirmée à demi-mot par le principal intéressé, contacté par RTL.fr. « Je communique avec tout le monde, enfin non. Sauf avec Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen« , glisse-t-il. Une chose est sûre, Daniel Cohn-Bendit est des plus favorables à cette alliance politique. Dans ce contexte politique actuel, où Marine Le Pen est en position de force, il juge cette annonce « des plus logiques ». « Les réactions politiques de droite et de gauche sont ridicules. On peut aimer ou pas François Bayrou mais s’il avait été candidat, on aurait dit qu’il avait un ego surdimensionné », déplore-t-il. Une alliance de choix, après le soutien de François de Rugy, qui donne un coup de fouet à la campagne électorale de l’ancien ministre de l’Économie. « Emmanuel Macron est surprenant, il déroute. Il peut-être président à 39 ans. C’est presque le symbole du renouveau », lance-t-il assurant que l’ancien bras droit de François Hollande représentait une forme « d’avenir pour la France ».

(RTL)

Sondage 2017 : Macron progresse déjà suite à l’alliance avec Bayrou

Sondage 2017 : Macron progresse déjà suite à l’alliance avec Bayrou 

Au lendemain de ce rapprochement, un baromètre réalisé par l’institut de sondages Ifop pour Paris Match donne la présidente du Front national en tête du premier tour avec 26,5% des voix.  Elle est suivie, 4 points derrière, par Emmanuel Macron (22,5%). Un score en hausse de 3,5 points par rapport à la dernière enquête, menée avant qu’il noue son alliance avec François Bayrou. François Fillon, qui dispute la deuxième place au leader d’ »En Marche ! », arrive troisième, avec 20,5% des intentions de vote. Le candidat des Républicains gagne, lui aussi, des points (+1,5).  Le trio est suivi de loin par les deux principaux candidats de la gauche. Benoît Hamon rassemble 13,5% des intentions de vote et se place devant Jean-Luc Mélenchon, crédité de 11% des voix. Lorsqu’il était considéré comme potentiel candidat, François Bayrou était crédité d’un score oscillant entre 5 et 6%.

Alliance Macron Bayrou : 62 % des Français approuvent

Alliance Macron Bayrou : 62  % des Français approuvent

Près de deux Français sur trois approuvent la décision du centriste François Bayrou de ne pas se lancer dans la course à l’Elysée et de proposer une « alliance » à Emmanuel Macron, selon un sondage Odoxa publié vendredi. La décision du président du Modem est saluée par 62% des personnes interrogées tandis que 37% estiment au contraire que c’est une mauvaise décision, selon ce sondage réalisé pour franceinfo. 61% des personnes interrogées pensent que le président du Modem a des « convictions profondes », 55% qu’il « pense avant tout à l’intérêt de la France » et 54% qu’il est « courageux ». La moitié des personnes interrogées (50%) pense que le soutien de François Bayrou à Emmanuel Macron constitue un atout important pour sa campagne, presque autant (49%) sont d’un avis contraire.  Enquête réalisée les 22 et 23 février par internet auprès d’un échantillon de 980 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 point à 3,1 points. Les baromètres d’opinion donnent une indication de l’état des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.

Macron-Bayrou : la nouvelle cible

Macron-Bayrou : la nouvelle cible

 

 

Il est clair que Macron  est en train de devenir la cible privilégiée de la plupart de ses concurrents. En cause, évidemment les sondages qui démontrent le candidat d’ »en marche » pourrait arriver en seconde position au  premier tour des présidentielles et éliminerait donc  tous les candidats excepté celui du FN toujours assez nettement en tête. Du fait de l’alliance avec Bayrou, les chances de Macron se renforcent sérieusement.   Du coup, Il faut s’attendre à un déferlement de critiques tant à l’égard de Macron que de Bayrou. Bayrou sera à nouveau traité de traitre, d’allié du diable  Quand les arguments ne suffisent pas,  on utilise déjà l’invective, la grossièreté et la caricature pour traiter Macron d’évangéliste de la politique, ou encore de créature médiatique. La palme de la nullité politique revient encore une fois à Nadine Morano qui déclare : « Macron, c’est du bidon ! ». Un jugement forcément pertinent de la part de celle qui a fait de la vulgarité sa dialectique de référence,  sans parler de ses orientations plus proches du Front national que du parti les républicains. Le plus savoureux sans doute et cette accusation contre Macron accusé d’être un produit du système. Une critique assez pathétique quand on sait que ceux qui en sont les auteurs sont des pros de la politique, à l’extrême droite comme à gauche et à l’extrême gauche.  bref des élus qui vivent de la politique depuis 10, 20 ou 30 ans. Le reproche le plus souvent adressé à Macron concerne le flou de son programme. La critique la plus dure à l’égard de Macron vient du « rigoureux » Fillon : « cas d’école de l’illusionnisme, cette nouvelle forme de populisme mondain qui a inventé la campagne présidentielle sans programme présidentiel ». La rigueur de Fillon est évidemment toute relative aussi bien concernant le détournement de fonds publics qu’en ce qui concerne sa gestion de premier ministre. Rappelons-nous, en 2007 Fillon avait déclaré qu’il était à la tête d’un État en faillite et qu’il entendait redresser la situation. Bilan de l’intéressé en 2012 : 600 000 chômeurs en plus (comme Hollande) et 600 milliards d’endettements supplémentaires. Ne parlons pas des promesses faites pour 2017 notamment de sa sulfureuse proposition de ne faire rembourser par la sécurité sociale que les maladies graves. Une proposition sans doute inspirée par le financement qu’il a reçu de l’assureur Axa (mais qu’il a rangé dans un placard hier !), sans parler de la  proposition (contestée par Baroin) tout aussi hypothétique (contestée par Baroin) : la suppression de 500 000 fonctionnaires sans indiquer où et comment. Autre fumisterie : celle de Benoît Hamon avec son revenu universel de 300 à 700 milliards par an dont on ne sait pas comment il serait financé. Dernier exemple, les promesses de Marine Le Pen consistant à sortir de l’euro ou à engager 40 milliards de dépenses supplémentaires. Des dépenses supplémentaires financées par 60 milliards d’économies. Où,  comment ? On ne le saura non plus  jamais. Sans doute le programme le plus surréaliste qui s’il était appliqué conduirait le pays vers la catastrophe financière et l’appauvrissement généralisé. La seule sortie de l’euro coûterait immédiatement 20 % de pouvoir d’achat aux Français du fait du différentiel de taux de change. On se souvient de ce qu’il est advenu des promesses dans le passé de Sarkozy ou de François Hollande. Pour le bien de la démocratie, il serait urgent d’interdire aux candidats d’élaborer des listes de promesses illusoires. Le premier objectif pour eux devrait être de définir les enjeux de la période actuelle, ensuite de donner une vision cohérente pour l’avenir du pays enfin de se limiter aux grandes réformes structurelles dont le pays a cruellement besoin pour mieux affronter les mutations en cours dans les domaines économique, social, environnemental, sanitaire et sociétal et cela évidemment resitué dans un environnement international. Pour satisfaire la demande paresseuse de certains journalistes de grands médias,  il suffira à Macron décrire programme à la place du mot projet. De toute façon,  les journalistes politiques n’entretiennent que des rapports approximatifs avec les réalités économiques et sociales. Ils sont bien incapables de vérifier la pertinence d’un bouclage financier. Un bouclage financier au demeurant parfaitement illusoire car tout repose sur la croissance. Pour preuve le dernier budget 2017 de François  Hollande a été très critiquée par la Cour des Comptes car il repose sur des perspectives peu crédibles notamment sur une croissance du libre de 1,5 % quand vraisemblablement la croissance sera proche de celle de 2016, à savoir un peu plus de 1,1 %.  Certes on peut et on doit agir sur le niveau des dépenses mais nombre de dépenses dépendent  précisément de la croissance et de l’emploi (par exemple UNEDIC, sécurité sociale, retraite etc.).  Cependant poussé par ses concurrents, Macron va récapituler ses propositions prochainement  et préciser ses orientations financières début mars. Cependant Macon devrait rester fidèle à sa philosophie pour ne pas se disperser sur des terrains accessoires par rapport aux enjeux essentiels de la période. De ce point de vue, ses récentes déclarations concernant la colonisation ou encore la manif pour tous paraissent  un peu hors sujet et sont sans doute à l’origine de son tassement dans les sondages. Macron doit se concentrer sur l’essentiel à savoir la croissance, l’emploi, la sécurité et la protection sociale,  sujets prioritaire pour l’opinion et surtout pour les couches fragilisées par les mutations structurelles en cours. Bref Macon doit jouer sur ses atouts : la pertinence de ses analyses, sa vision, la cohérence de ses orientations et sur le renouvellement d’une classe politique discréditée. Le renfort de Bayrou lui apporte de ce point de vue une caution morale indiscutable. 

« Fillon, une menace pour la démocratie » (Bayrou)

 « Fillon, une menace pour la démocratie »  (Bayrou)

 

 

François Bayrou estime que le maintien de Fillon comme candidat constitue une véritable menace pour la démocratie. Pour lui,  Fillon altère l’image de la France au plan international et alimente la défiance des Français vis-à-vis de la démocratie. Il critique les pratiques de François Fillon, dénonce la brutalité de son programme inspiré par des puissances d’argent entre (axa notamment) qui l’ont rémunéré. Le président du Modem François Bayrou a donc une nouvelle fois plaidé dimanche pour un retrait de la candidature de François Fillon en vue de la présidentielle, déclarant sur France 3 que son maintien constituait une menace non seulement pour l’alternance mais aussi pour la démocratie. Interrogé sur le candidat Les Républicains, fragilisé depuis plusieurs semaines par des révélations dans la presse concernant des soupçons d’emplois fictifs dont sa famille aurait profité, le dirigeant centriste a une nouvelle fois appelé le député de Paris à se retirer. « Je pense qu’il a des décisions à prendre et il aurait dû les prendre (…) parce qu’il est en train de menacer l’alternance, de menacer y compris son camp ou sa famille politique », a déclaré le maire de Pau, qui n’a toujours pas précisé ses intentions en vue du scrutin d’avril-mai. Pour François Bayrou, qui avait soutenu Alain Juppé, finaliste malheureux de la primaire à droite, les répercussions vont encore au-delà. « Il faut que nous mesurions que la campagne présidentielle dans laquelle nous sommes détruit l’image de la France hors de nos frontières et détruit la confiance des citoyens à l’intérieur », a-t-il déclaré. « Sur le fond des attitudes, des pratiques, de ce qui est accepté, de ce qui est défendu, de ce qui est revendiqué, alors je considère que ça menace notre démocratie », a encore dit François Bayrou. Le maire de Pau, qui dénonce depuis plusieurs mois le caractère « dangereux », « très dur » et « injuste » du programme de François Fillon, a déjà appelé le député de Paris à se retirer la semaine dernière. Il l’a également accusé d’être sous l’influence « des puissances d’argent », en ciblant les activités de conseil de l’ancien Premier ministre qui soulèvent depuis plusieurs semaines des interrogations. François Bayrou, qui doit dévoiler dans la semaine ses intentions en vue de la présidentielle, s’est déclaré « prêt » en vue de cette échéance, sans pour autant faire d’annonce officielle sur sa décision. « Oui je suis prêt, il faut être prêt, c’est la règle de la vie », a-t-il déclaré alors qu’il était interrogé sur sa capacité à remplir les conditions d’une éventuelle quatrième candidature à l’Elysée, à la fois en termes de parrainages et de financement. « Je n’ai jamais été en effet aussi mûr pour cette élection », a-t-il dit. « Mais ce n’est pas au travers de moi que je pose la question. Je pose la question au travers des menaces immenses qui pèsent sur le pays », a-t-il ajouté.

 

Présidentielle 2017. Sondage: Macron 4 fois plus de voix que Bayrou

Présidentielle 2017. Sondage: Macron 4 fois plus de voix que Bayrou

 

Pas étonnant si Bayrou hésite quant à la stratégie à suivre pour les sélections présidentielles. En effet selon Un sondage SOFRES pour Le Figaro, LCI et RTL réalisée fin 2016 François Bayrou n’obtiendrait qu’autour de 6 % à comparer aux 18 % des Emmanuel Macron. Macro, qui dans les très récents sondages progresse encore et se situe entre 18 et 24 pour cent. Dès lors  trois hypothèses se présentent Bayrou : soient se rallier à Fillon, soit se présenter,  soit encore ce rallier à Macron. Visiblement François Bayrou n’est pas prêt de se rallier à Fillon ou alors  il fait monter les enchères non  pas tellement pour avoir une chance lors des présidentielles mais pour sauver quelques députés de sa formation. Récemment François Bayrou a attaqué fortement François Fillon pour la radicalité de ses positions aussi pour l’utilisation de sa référence chrétienne qu’il considère un peu inopportune et pour tout dire électoraliste. François Bayrou pourrait alors envisager de se présenter mais sa candidature mais  affaiblirait un peu Fillon et dans tous les scénarios il n’obtiendrait qu’autour de 6 % Si Manuels Valls est le candidat du PS, Bayrou obtient 6%. Même score si Montebourg est désigné comme le vainqueur de la primaire de la gauche. Chaque jour confirme un peu plus la popularité de Macron dans  le spectre large de l’axe central réunissant les gaullo-réformistes, les libéraux sociaux, les sociaux-libéraux et les sociaux-réformistes. Du coup François Bayrou pourrait renoncer à se présenter en négociant le soutien de Macron lors des élections législatives. En fait si Bayrou a décidé de se donner encore du temps c’est qu’il attend la confirmation des sondages qui marquent l’envolée de Macron. Le dirigeant centriste a démenti lundi sur RTL tout pacte secret avec Fillon, une information du Canard enchaîné qualifiée d’ »intox ». Il reste déterminé, assure-t-il, à « bâtir un autre projet » qui sera l’objet d’un livre-programme dont la parution est prévu fin janvier, après la primaire de la gauche, avec pour mesure-phare « un droit à un semestre d’expérience professionnelle salariée ». Puis viendra le temps de la décision sur une éventuelle candidature, « dans la première moitié du mois de février ». L’état-major de François Fillon assure ne rien redouter d’un possible cavalier seul – le maire de Pau n’a ni troupes ni budget – et souligne que l’entrée en lice d’Emmanuel Macron, plus menaçante pour le candidat de la droite, a réduit l’espace politique du « troisième » homme de la présidentielle de 2007 (18,57% au premier tour).Rappelons que le  sondage Elabe réalisé fin 2016 le créditait de 5 à 6% des intentions de vote.

 

Affaire Lagarde : « François Bayrou, un abruti » ! (Bernard Tapie) !

Affaire Lagarde : « François Bayrou, un abruti » !  (Bernard Tapie) !

 

Plus c’est gros plus ça passe, la devise sans doute de Bernard Tapie qui vient de traiter Bayrou d’abruti. François Bayrou qui a critiqué la décision de la cour de justice de la république qui s’est montrée particulièrement clémente vis-à-vis de Christine Lagarde reconnue coupable mais non sanctionnée en raison notamment de sa personnalité internationale. Un déni de justice qui réjouit l’inénarrable Bernard Tapie qui ne peut s’empêcher de faire parler de lui dans les médias et qui une nouvelle fois annonce même son attention de tout mettre sur la table. En même temps François Bernard Tapie dédouane une nouvelle fois Sarkozy qui d’après lui ne serait être pas impliqué dans cette affaire. Une affaire qui a pourtant a nécessité 17 réunions à l’Élysée y compris en présence de Bernard Tapie. Un dossier politico- financier que Bernard Tapie a déjà fait durer pendant 20 ans et  qui pourrait bien durer tout autant. François Bayrou a toujours eu une position très tranchée, à l’égard de l’arbitrage qui avait été rendu entre Bernard Tapie et l’ancienne banque publique Crédit Lyonnais, qui avait accordé plus de 400 millions d’euros à l’homme d’affaires. Alors que la Cour de Justice de la République a rendu aujourd’hui sa décision à l’égard de l’ancienne ministre de l’Économie et des Finances Christine Lagarde, déclarée coupable de « négligence » mais dispensée de peine, Bernard Tapie a réagi aux propos du maire de Pau.  Ce dernier avait pointé la responsabilité du gouvernement de l’époque, dirigé par François Fillon, pour cet arbitrage. Pour Bernard Tapie, cette affaire est un acharnement.  »Je suis en train de voir cet abruti de Bayrou, qui est en train de raconter des trucs, mais c’est tellement dément ! Il est en train de pérorer sur les responsabilités du président de la République ! [...] Je veux bien être en face des juges, mais qu’on soit l’enjeu politique depuis maintenant 2012, je ne le supporte pas », s’est-il énervé au micro de RTL.

2017 : Bayrou dit non à Fillon

2017 : Bayrou dit non à Fillon

 

Après la nomination de Fillon comme candidat de la droite, les centristes sont très divisés, certains veulent se rallier à Fillon par calcul politique pour les législatives, d’autres refusent. C’est le cas de Bayrou qui a dit non à Fillon. Reste à avoir si Bayrou se présentera pour la quatrième fois aux présidentielles ? Pas sûr car les sondages montrent que son score se situerait autour de 7% soit à peu près la moitié de Macron qui lui invite le Modem à le soutenir.  Du coup Bayrou est dans l’expectative. «Je n’exclus rien. Je ne ferme aucune porte.» Invité mercredi soir du JT de France 2, François Bayrou a exprimé très nettement ses nombreux désaccords avec le projet de François Fillon. L’ancien soutien d’Alain Juppé à la primaire n’exclut donc pas de concourir à la magistrature suprême, pour la quatrième fois de sa carrière. «J’ai de l’amitié pour François Fillon depuis longtemps et je veux l’alternance. Le projet de Fillon est dangereux pour l’alternance», a taclé le maire de Pau, qui a cité le libéral Alain Madelin sur le registre: «C’est Robin des Bois à l’envers. Au lieu de prendre aux riches pour donner aux pauvres, il prend aux pauvres pour donner aux riches!» Avec le projet du député de Paris, «ceux qui ont moins auront moins, et ceux qui ont plus auront plus», a-t-il dénoncé. François Bayrou a notamment mis en parallèle la suppression de l’ISF et la hausse de deux points de TVA pour tous les consommateurs, deux mesures contenues dans le projet Fillon. L’élu béarnais a annoncé qu’il entamerait dès la semaine prochaine des «rencontres publiques» pour étudier les sujets qui lui posent problème: la suppression de 500.000 postes de fonctionnaires qui conduira, selon lui, à «ne pas recruter pendant cinq ans », le droit du travail, la réforme de la Sécurité sociale… Les mêmes angles d’attaque que ceux utilisés par la gauche comme par le Front national à l’égard de Fillon.  . Le président du Modem a souligné que la lutte contre les inégalités était «le combat de sa vie». «Il faut du changement en France mais il doit être juste, sinon François Fillon perdra l’élection présidentielle», a pronostiqué le centriste. Tout en gardant sa porte ouverte au maire de Pau, François Fillon doit faire face à l’implosion de la famille UDI, qui avait choisi de soutenir Alain Juppé au premier tour. Mardi soir, Hervé Morin, le président du Nouveau Centre (affilié à l’UDI), a annoncé la tenue d’un congrès fondateur le 11 décembre pour porter sur les fonts baptismaux un nouveau parti, aux côtés de Maurice Leroy, l’un des rares centristes qui avait soutenu Nicolas Sarkozy lors de primaire.

 

François Bayrou : se présenter en 2017 ou disparaître

François Bayrou : se présenter en 2017 ou disparaître

On sait que François Bayrou avait apporté son soutien sans réserve à Alain Juppé précisément parce que ce dernier proposait  de rassembler la droite mais aussi le centre dans le cadre d’une stratégie réaliste et modérée. Depuis la victoire de François Fillon la donne change dans la mesure où ce dernier ne peut prétendre représenter le centre. Avec ses positions radicales tant sur le plan économique que sociétal François Fillon laisse le champ libre à l’électorat centriste. Un électorat qui pourrait rejoindre Emmanuel Macron qui risque de mordre à la fois sur le centre-droit et le centre gauche. Du coup François Bayrou s’interroge pour savoir s’il doit ou non se représenter. S’il renonce, il risque de faire disparaître son mouvement au profit de Macron. Par ailleurs il ne peut évidemment se rallier à François Fillon même s’il entretient avec l’intéressé de bonnes relations. Fillon est en effet du point de vue des centristes trop impliqués dans le système sarkozyste. Sil se rallie à Fillon Bayrou se discrédite. François Bayrou, soutien d’Alain Juppé, n’exclut donc pas de se présenter à la présidentielle en cas de défaite du maire de Bordeaux face à François Fillon au second tour de la primaire de la droite dimanche, croit savoir Le Figaro. « J’ai l’intention de faire mûrir un projet plus dynamisant pour le pays, plus juste et plus social que celui qui est proposé aujourd’hui », a déclaré le président du Modem selon l’édition de mardi du quotidien.  Le programme de l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy ne correspond pas forcément à la ligne défendue par François Bayrou, qui pourrait donc se présenter si François Fillon était le candidat de la droite à la présidentielle.

Sarkozy « je n’ai pas la même moralité que Bayrou » !

Sarkozy «  je n’ai pas la même moralité que Bayrou » !

 

Compétition de moralité entre Sarkozy et Bayrou. On s’en doutait évidemment mais sur ce terrain pas sûr que Sarkozy sorte de vraiment vainqueur égard notamment aux casseroles qu’il trimbale « Décidément… on n’a pas la même moralité, lui et moi. » Cette semaine sur BFMTV, François Bayrou était interrogé sur un duel Sarkozy-Le Pen : « C’est un des cas de figure, en raison de la violence que Nicolas Sarkozy exprime, où l’issue du scrutin ne serait pas joué » d’avance, a-t-il dit. « Je souhaite de toute mes forces que cette hypothèse désastreuse ne se présente pas », a-t-il ajouté, affirmant néanmoins qu’il « ne votera pas Marine Le Pen » et « prendrait (ses) responsabilités ». Samedi sur Twitter, François Bayrou a rendu la pareille à Nicolas Sarkozy : « Je n’ai aucun problème personnel avec lui, j’ai un problème politique », explique pour sa part Nicolas Sarkozy dans Le Parisien, répétant ses nombreuses critiques formulées au cours de cette campagne pour la primaire de la droite. « Il a voté avec la gauche, son projet n’a rien à voir avec le nôtre. Donc, que les choses soient claires, si je suis élu président de la République, je ne me mettrai pas otage de François Bayrou », ajoute l’ex-Président. Soutien d’Alain Juppé, François Bayrou envisage de se présenter à la présidentielle dans le cas où Nicolas Sarkozy l’emporterait.

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