Archive pour le Tag 'Bayrou'

Bayrou, Sarnez et Goulard devant la justice

Bayrou, Sarnez et Goulard devant la justice

 

Finalement,  le Parlement européen a rendu un grand service à la France en refusant la candidature de Sylvie Goulard comme commissaire européenne. En effet, la justice vient de convoquer Sylvie Goulard, Bayrou et Marielle de Sarnez, bras droit de bayrou, pour détournement de fonds européens., « Selon les informations du Monde, les principaux responsables du parti centriste, au premier rang desquels figure François Bayrou – convoqué le 6 décembre –, viennent de recevoir des courriers les informant de leur convocation ‘aux fins de mise en examen’”, peut-on lire sur le site du quotidien.

Cette affaire avait précipité la démission en juin 2017 de François Bayrou de ses fonctions de ministre de la Justice, de même que celle de Marielle de Sarnez (Affaires européennes) et Sylvie Goulard (Armées).

Municipales Paris : Bayrou soutient Philippe, pourquoi ?

Municipales Paris : Bayrou soutient Philippe, pourquoi ?

 

Il semble un peu curieux que François Bayrou président  du MoDem soutienne la candidature du Premier ministre, Édouard Philippe pour l’élection du maire de Paris. En fait, Bayrou est inquiet de la politisation des municipales et craint de se faire un peu écrasé par la république en marche. Du coup,  Bayrou préfère un candidat sans étiquette comme Édouard Philippe, ancien LR mais qui n’a plus d’appartenance puisqu’il n’est plus pas non plus adhérent de la république en marche. Bayrou voudrait protéger les alliances qui lui permettent selon les cas soient de soutenir des candidats « républicains, soit des candidats de la république en marche. Pour sortir de la politisation (en même temps préserver ses alliances locales), Bayrou propose donc de soutenir Édouard Philippe pour la mairie de Paris. « C’est lui qui dira, j’imagine, un jour prochain ou en tout cas, d’ici à quelques semaines si cette option l’intéresse ou pas. Je pense qu’il a les épaules, la personnalité pour cela», a-t-il ajouté, précisant toutefois que «pour l’instant, ce n’est pas le schéma dans lequel on se trouve». ». Bayrou craint par-dessus tout une politisation qui écraserait son mouvement : « Moi, je ne suis pas pour politiser ces élections municipales», a déclaré François Bayrou sur LCI.

Selon lui, Bordeaux, ou LREM a décidé d’investir son candidat, le délégué interministériel chargé de la réforme de l’Etat, Thomas Cazenave, face au juppéiste défendu par le Modem, Nicolas Florian, en est une «illustration».

«Je suis moi pour qu’on puisse dépasser la question des investitures par étiquette ou des investitures partisanes parce que le risque de transformer les élections municipales en référendum pour ou contre le président de la République est un risque que je n’ai pas envie de courir et que je ne crois pas cohérent avec la réalité des élections municipales», a-t-il mis en garde. «Je ne crois pas que les élections municipales doivent être politisées. Elles doivent être enracinées», a-t-il expliqué, estimant qu’un maire «n’est pas choisi pour son étiquette» mais parce que «ses concitoyens ont confiance en lui». Bayrou n’a évidemment pas tort sur le fait que la personnalité et-ou  le travail assuré –des maires et plus importants que leur appartenance politique. En même temps, Bayrou prend ses distances avec la république en marche pour ne pas être écrasé par sa machine électorale centralisée qui distribue les candidatures à la place des organisations locales.

«Gilets jaunes»: Bayrou pour un «changement de gouvernance»… et de gouvernement

«Gilets jaunes»: Bayrou pour un  «changement de gouvernance»… et de gouvernement

 

D’une certaine manière, c’est une double critique qu’adresse François Bayrou à Emmanuel Macron en mettant en cause la nature de la gouvernance mais aussi sans doute certaines personnalités du gouvernement. La critique est très sévère puisque François Bayrou considère en effet qu’Emmanuel macro qui avait suscité beaucoup d’espoir n’a provoqué en fait aucun changement dans la culture du pouvoir. Certes il dédouane Emmanuel Macron en considérant que cette crise couvait depuis des décennies et qu’on ne saurait en imputer la responsabilité au président de la république. Cependant en même temps, il constate que cette culture centralisée, technicienne et gestionnaire est responsable de la crise. Autant dire qu’il s’adresse là aussi directement à Macron autant qu’au Premier ministre ou à son ministre des finances. Bayrou pointe le manque de vision et souhaite la «redéfinition du projet national de la France et des Français».

. François Bayrou vise particulièrement Édouard Philippe même s’il n’est pas explicitement cité, indirectement il s’adresse aussi à Macron et à son entourage. Pour atténuer ces critiques, François Bayrou donne acte du virage social de Macron en décembre mais met en demeure le gouvernement de donner des suites concrètes au grand débat dont il approuve particulièrement le principe mais dont il doit craindre l’effet boomerang faute de décision à la hauteur des enjeux.

 

Bayrou dégomme la Commission nationale du débat public et l’organisation du grand débat

Bayrou dégomme la Commission nationale du débat public et l’organisation du grand débat

 

François Bayrou ne s’est pas privé de critiquer la commission nationale de débat public dont il considère la légitimité comme nulle. Cette critique s’adresse sans doute aussi au gouvernement et au président de la république qui entend se priver des structures intermédiaires et s’adresser directement aux Français. En faite François Bayrou voudrait qu’on réintroduise notamment le Parlement dans le processus de discussion. Justement ce que ne souhaite pas le chef de l’État qui a toujours prit soin de marcher sur le ventre des structures intermédiaires comme celle du Parlement, de l’organisation patronale ou des syndicats. Indirectement François Bayrou critique aussi l’entourage du  président considérer sans doute comme un peu immature. François Bayrou propose en effet que le président soit entouré de 2 à 3 personnalités d’expérience pour l’aider à prendre ses décisions. En fait une condamnation de l’entourage actuel mais aussi une critique vis-à-vis de l’immaturité m^me du président de la république. Par ailleurs François Bayrou a fortement critiqué le désintérêt de l’association des maires de France qui a publiquement déclaré son désintérêt le grand débat ; cela pour des raisons politiques d’après François Bayrou. Un François, qui visiblement s’agace un peu de ne jouer qu’un rôle marginal d’un pouvoir dont il a permis  le succès. Sur le contenu du débat et les thèmes abordés, Bayrou a estimé que fermer la porte à certaines thématiques ne serait «pas de bonne approche», alors que le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a indiqué que l’IVG, la peine de mort et le mariage pour tous «ne sont pas sur la table» car «il n’est pas question» de revenir sur ces «avancées conquises de haute lutte». «Il n’y a rien à craindre dans l’expression des citoyens. Il n’y a rien de plus normal que de parler d’immigration. Il n’est pas de bonne pratique d’interdire des questions par avance. (…) Il n’y a pas de sujets interdits. Aucune porte n’est fermée». Mais pour lui une chose est primordiale: «il ne faut pas confondre l’issue du débat et le débat lui-même. Au fur et à mesure, on va voir des questions arriver et se construire. Mais tout va remonter au président de la République et au Parlement».

 

 

 

Bayrou, l’emmerdeur » (Macron)

Bayrou,  l’emmerdeur » (Macron)

D’après le JDD, Macron aurait traité Bayrou d’emmerdeur. Il est évident que depuis déjà plusieurs semaines,  Bayrou ne cesse d’attirer l’attention du gouvernement sur la nécessité de mieux prendre en compte l’enjeu du mouvement des gilets jaunes. Bayrou a aussi insisté sur la nécessité de faire preuve d’un peu plus de modestie. Des observations qui n’ont pas tellement été appréciées par le chef de l’État cela d’autant plus qu’il a été contraint d’en convenir au moins sur la forme et bien tardivement. Il est clair que Bayrou a apporté un soutien décisif pour donner une crédibilité à la candidature de Macron. Un soutien autrement plus important que le ralliement de quelques socialistes opportunistes. Bayrou jouit donc d’un statut particulier qui repose notamment sur sa grande expérience politique. Justement tout ce que déteste Macron et qu’il considère comme appartenant au vieux système obsolète. Pour discréditer Bayrou dans l’entourage de Macron,  certains estiment que Bayrou n’a d’autre ambition que de remplacer un jour Édouard Philippe. Une ambition qui n’est peut-être pas sans fondement mais qui ne remet pas en cause les observations de Bayrou au gouvernement et à Macron. La grande différence entre Macron et Bayrou, c’est que Bayrou lui ne sort pas de nulle part et dispose d’un ancrage sur le terrain qui fait grand défaut au chef de l’État trop entouré de courtisans et dont le parti en marche reste complètement virtuel.  Fin novembre, le maire MoDem de Pau avait incité l’exécutif à « réfléchir » à la hausse des taxes sur les carburants et à « comprendre » que le mouvement des gilets jaunes était « révélateur d’une crise profonde de la société française ». Une réflexion un brin prophétique, qui lui avait déjà valu d’être taxé « d’emmerdeur » par Edouard Philippe, selon les indiscrétions du Canard Enchaîné.

Carburants : Macron doit «réfléchir» (Bayrou)

Carburants : Macron doit  «réfléchir» (Bayrou)

C’est l’invitation du très prudent Bayrou adressé à Macron en matière de fiscalité sur le carburant. Bayrou reprend d’ailleurs l’idée d’une taxe flottante tenant compte de l’évolution du prix du baril. Une proposition qui permettrait de lisser les prix du carburant. (Interview Figaro)

 

- Comment répondre à la crise du prix des carburants qui s’exprime à travers le mouvement des «gilets jaunes»?

François BAYROU. - D’abord il y a le court terme. Une nouvelle étape d’augmentations des taxes sur les carburants est prévue au mois de janvier. Cela mérite que nous y réfléchissions. La trajectoire définie à partir de 2007, sous l’impulsion de Nicolas Hulot, était claire: une augmentation progressive des prix pour conduire à une baisse de la consommation des hydrocarbures. Mais peut-être n’avons-nous pas assez réfléchi au «progressivement». Par exemple, on pourrait reprendre l’idée d’une modulation des taxes en fonction du coût du baril du pétrole, pour que le prix à la pompe ne subisse pas de fluctuations trop pénalisantes.

Explications:

Le mécanisme dit de « TIPP flottante » désigne un ajustement de la taxe intérieure sur la consommation de produits énergétiques (TICPE, anciennement appelée « TIPP » jusque fin 2010) en fonction des variations du cours du pétrole brut. Il vise à atténuer les hausses des prix des carburants à la pompe. Il serait plus correct de parler aujourd’hui de « TICPE flottante ».

La TICPE est l’une des deux taxes (avec la TVA) revenant à l’État qui s’appliquent aux carburants en France. Son montant diffère pour chaque type de produit pétrolier. Il est fixé annuellement par litre de carburant consommé. La TICPE n’est donc pas directement impactée par les variations des cours du pétrole brut, contrairement à la TVA qui suit mécaniquement ces variations.

Le mécanisme de « TICPE flottante » revient à compenser chaque variation de la TVA (due à une variation du prix du pétrole brut) en ajustant la TICPE du même montant. Lorsque le prix du baril augmente, la TICPE est ainsi abaissée afin de lisser la hausse des prix des carburants à la pompe pour le consommateur. Lorsqu’il baisse, la TICPE est augmentée afin de compenser les pertes de recettes fiscales pour l’Etat.

Ce mécanisme n’est actuellement pas appliqué mais il a été mis en œuvre entre octobre 2000 et juillet 2002 par le gouvernement Jospin : la TIPP était modulée quand le cours du baril de Brent variait à la hausse ou à la baisse de plus de 10%.

Diesel-tabac : la «honte pour cet amalgame de Griveaux » (Bayrou)

Diesel-tabac : la  «honte  pour cet amalgame de Griveaux » (Bayrou)

«Wauquiez, c’est le candidat des gars qui fument des clopes et qui roulent au diesel. Ce n’est pas la France du XXIe siècle que nous voulons». Rapportée dans le JDD de la semaine dernière, l’attaque de Benjamin Griveaux contre le président des Républicains passe mal. Après que les cadres de LR ont dénoncé à l’unisson le «mépris» du porte-parole du gouvernement, l’indignation s’est invitée dimanche dans les rangs de la majorité avec l’intervention du président du MoDem, François Bayrou. «Cette phrase m’a fait mal, d’une certaine manière, elle m’a fait honte», a déploré l’éphémère ministre de la Justice d’Emmanuel Macron dimanche dans l’émission Questions politiques sur France Inter en partenariat avec Le Monde. «Parler de la France, comme parler du peuple, comme des gens qui seraient réduits à cloper ou à rouler au diesel, comme si c’était une infamie de rouler au diesel…», s’est-il étonné. «J’ai trouvé (dans) cette phrase le contraire de ce que nous avons voulu bâtir avec le président de la République», a regretté celui qui est souvent perçu comme un des poids lourds de la majorité présidentielle. «L’élection d’Emmanuel Macron s’est faite précisément sur l’idée qu’on allait rompre avec cette manière de couper le pays en deux, avec les gentils chics d’un côté et les désagréables pas chics de l’autre. Il est temps que s’expriment dans la majorité tous ceux qui refusent cette rupture», a souhaité François Bayrou.

Européennes : Bayrou refuse la tête de liste

Européennes : Bayrou refuse la tête de liste

 

On sait que François Bayrou manie l’art du slalom en politique. Pour preuve, il se répand en compliments sur Macron pour sans doute s’excuser de son refus de prendre la tête de liste de la majorité aux européennes. Pourtant Bayrou correspond exactement au profil type de leader pour les européennes. Depuis toujours européen, plutôt modéré François Bayrou aurait pu faire le pont entre les soutiens de droite et de gauche de Macron. Le problème c’est que Bayrou ne veut sans doute pas assumer la relative défaite qui se prépare pour la majorité qui dans les sondages récents dépasse à peine le rassemblement national. Bayrou a compris que  cette élection va constituer un exutoire pour l’opinion publique afin d’exprimer de nombreux mécontentements. En clair, il ne veut pas porter le chapeau. Notons que c’est un peu la même chose dans nombre de partis, chez les républicains au parti socialiste et même au rassemblement national. Du coup, Bayrou en fait des tonnes pour confirmer son soutien à un Macron plutôt en difficulté actuellement. Ainsi Bayrou justifie la durée pour la constitution du gouvernement : “Il a voulu prendre du temps pour remettre de l’ordre dans les esprits”, a-t-il dit lors du Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro. “Le président de la République a voulu (…) prendre le recul nécessaire pour que les choses se remettent dans l’ordre.”Le remaniement à venir comportera “un certain nombre d’ajustements, de réglages qui doivent être fait dans toute équipe”, a-t-il poursuivi. Quant au Premier ministre, il dit lui-même qu’il suit la ligne fixée par le chef de l’Etat, même s’il peut y avoir des différences de “sensibilité”, a rappelé le président du MoDem. Et pour couronner le tout Bayrou affirme n’avoir jamais senti d’arrogance chez Macron : “A aucun moment je ne l’ai senti”, a-t-il déclaré. “A aucun moment je ne l’ai vu et si je l’avais vu (…) je l’aurais dit et je le lui aurais dit.”François Bayrou s’est cependant déclaré certain que le chef de l’Etat devait de nouveau s’adresser aux Français. “Et je pense qu’il le fera”, a-t-il ajouté. Explication de cette complaisance la prochaine liste unique entre, La République en marche (LaREM), et le Modem, pour les élections européennes ;  Bayrou espère obtenir un nombre de places suffisantes pour  conforter son courant centriste

Où va le gouvernement ? (Bayrou)

Où va le gouvernement ? (Bayrou)

C’est en substance ce qu’a demandé François Bayrou à l’occasion des journées de l’université d’été du MoDem. François Bayrou pointe les insuffisances de Macron qui cumule les réformes pour démontrer sa volonté de transformation. Mais cet empilage manque sérieusement de vision globale. On sait que l’apport personnel de Bayrou lors de la campagne présidentielle a été déterminant pour créer une dynamique majoritaire en faveur de Macron. Or depuis cette élection, le MoDem est relativement marginalisé au sein de la majorité. Non seulement il se sent écarté des principales responsabilités mais il a l’impression d’être méprisé par le parti en marche. François Bayrou a donc rappelé le droit à la différence et en a profité pour mettre le doigt sur les insuffisances du pouvoir  Il a estimé que les Français ne voyaient plus où conduisaient les réformes, ce qui expliquait selon lui la chute de la popularité d’Emmanuel Macron dans les sondages. “Les Français ont besoin non pas seulement de l’énoncé des réformes successives et séquentielles mais les Français ont besoin de plan d’ensemble. La politique ce n’est pas dossier après dossier. (…) On a besoin non pas seulement de savoir les pas qu’on fait mais on a besoin de savoir où on va.” Emmanuel Macron a perdu cinq points dans les sondages en septembre, selon le baromètre Ifop pour le Journal du dimanche. Seules 29% des personnes interrogées se disent satisfaites du chef de l’Etat, contre 34% à la fin du mois d’août. “La majorité a besoin de voix libres qui s’expriment en son sein,(…) pas de corsets”, a déclaré François Bayrou. “C’est naturellement toujours quand on est responsable (…) qu’on a envie que tout soit aligné, carré. Mais en réalité, la liberté d’expression, la liberté de pensée, est beaucoup plus fructueuse que ça.” “J’appelle tout ceux qui croient à cette vision de la majorité à exprimer les attentes profondes et les propositions qui sont les leurs sans que l’on considère qu’il y ait eu une atteinte à quelque pacte majoritaire que ce soit.” François Bayrou a également critiqué les “craintes infondées” de la majorité concernant la commission d’enquête menée par le Sénat sur l’affaire Benalla. La majorité considère comme cette affaire une ingérence du pouvoir législatif dans le fonctionnement du pouvoir exécutif. “C’est le jeu des institutions et c’est le bienfait de la démocratie”, a-t-il dit. “Le parlement, la presse, les associations, l’opinion organisée, le pouvoir doit accepter les contre-pouvoirs, les regarder comme nécessaires et comprendre que c’est cet équilibre qui tient lieu de garde-fou”. Un rappel à la démocratie sans doute particulièrement destiné au président de la république.

« On ne comprend plus rien aux réformes »(Bayrou)

« On ne comprend plus rien aux réformes »(Bayrou)

 

François Bayrou président du MoDem estime que les Français ne comprennent plus rien aux réformes et qu’ils n’en saisissent pas la FINALITE. Le patron du mouvement démocrate se livre donc à une interprétation de ce que pensent les Français mais exprime sans doute aussi son propre avis sur la politique DE MACrON. Le reproche central se fonde sur le manque de cohérence entre des réformes menées au pas de charge et un projet global TRES PEU LISIBLE. Pour dire LES CHOSES SIMPLEMENT, Bayrou se demande où Macon mène la France même si parallèlement il assure le président de la république de sa loyauté (une loyauté dont il a forcément besoin pour espérer en retour le soutien électoral de la république en MARCHE). Le président du Mouvement démocrate (MoDem), François Bayrou, estime donc que les Français “ne voient plus bien où conduisent les réformes” et conseille à Emmanuel Macron de donner une “ligne directrice” au pays. Dans un entretien publié jeudi sur le site internet du Figaro, le dirigeant centriste réaffirme toutefois la “parfaite loyauté” de son camp “à l’intérieur de la majorité”, dont il est le principal allié à l’Assemblée nationale. “Les Français ne voient plus bien où conduisent les réformes qui sont successivement proposées. Or il ne s’agit pas de traiter des dossiers les uns après les autres mais de construire une société et de retrouver un pays”, dit-il à propos de la politique du chef de l’Etat, dont la cote de popularité ne cesse de décliner dans les sondages. “La responsabilité précise du président de la République est de donner une ligne directrice, de dire ce qui relie les décisions qui sont prises, d’expliquer le fil conducteur”, conseille l’ancien ministre. Le maire de Pau dit comprendre les impatiences de certains députés MoDem comme Jean-Louis Bourlanges, qui ont regretté le manque de considération de LaREM à l’occasion de cette élection. “Nous serons entendus, mais non pas en raison d’accords d’appareils mais uniquement parce que nous disons et dirons des choses fortes et justes”, dit celui qui fut un éphémère ministre de la Justice au printemps 2017.

Réforme institutionnelle: du pipeau (Bayrou)

Réforme institutionnelle: du pipeau (Bayrou)

 

D’une certaine manière Bayrou convient qu’il a été roulé dans la farine par Macron avec la dose infinitésimale de proportionnelle. Bayrou dont à l’appui à Macron a été décisif pour le lancement de la dynamique Macron est déçu. Déçu évidemment d’avoir été contraint de quitter son poste de ministre suite aux histoires de financement du parti par des fonds européens. Mais là Bayrou est seul responsable. Par contre, sur la proportionnelle, Bayrou doit avaler une sérieuse couleuvre. Du coup Bayrou épingle Emmanuel Macron. Invité de BFM Politique ce dimanche, le président du MoDem a fait part de sa déception à propos de la réforme institutionnelle présentée mercredi par le Premier ministre Édouard Philippe. Et pour cause, il a rappelé que le chef de l’État -à qui il reconnaît néanmoins « des qualités exceptionnelles »- avait prévu d’inscrire dans le texte la limitation du cumul dans le temps des mandats à trois identiques. « Un point très important dans la loi organique que les Français ont plébiscité et qui n’est absolument pas respecté dans le texte », selon lui. D’abord parce que cette mesure ne concernera que les villes de plus de 9000 habitants. Bayrou  dénonce un « tour de passe-passe », « un tour de prestidigitation », « un escamotage », explique que « cela ne s’appliquera qu’en 2032 ou 2037″.  Et de poursuivre: « Tout cela a été fait pour essayer de séduire le groupe LR au Sénat. On a sacrifié une partie importante de la réforme pour avoir leur accord et au bout du chemin on n’aura pas leur accord. [...] Ce serait un abandon insupportable de céder sur le non-cumul dans le temps ». « Il y a un manquement absolu à la promesse faite. Je ne l’accepte pas », s’est encore agacé François Bayrou. Autre point de mécontentement, le plus important pour le centriste Bayrou: la dose de proportionnelle fixée à 15% pour les prochaines élections législatives tandis que, lui, préconisait 25%. Précisant qu’Emmanuel Macron « sait ce qu’(il) pense de la réforme », il affirme que « 15% de proportionnelle, cela veut dire que les grosses écuries vont prendre 35-40 sièges. Cela laisse 20 sièges pour les partis minoritaires », a-t-il déploré.

Quel projet social de Macron ( Bayrou)

 Quel projet social de Macron ( Bayrou)

C’est la question que pose Bayrou en termes plus diplomatiques quand il constate une certaine désaffection des couches populaires et des jeunes lors des élections partielles récentes. Bayrou parle pudiquement de perception du climat social alors qu’il s’agit plus précisément de contenu du projet social. En clair comment Macon peut-il  modifier son image de président des riches ? Ou comment trouver un équilibre entre le développement économique et un partage de la richesse produite. Interview JDD

Comment interprétez-vous la défaite de LREM et du Modem aux élections législatives partielles de dimanche dernier ?

Quand il y a une alternance en profondeur, au bout de six mois, il y a toujours une érosion. Particulièrement avec une abstention qui approche ou dépasse les 80 %. Mais le socle de soutien tient bon. Les résultats des candidats de la majorité au premier tour dépassent de loin les résultats d’Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle il y a neuf mois. Le problème, c’est que les milieux populaires et les jeunes ne votent pas. Ce qui me conduit à penser que la perception du projet social du Président et du gouvernement est la question clé du climat politique du pays.

La République en marche adopte une stratégie assez solitaire à l’Assemblée. La majorité doit-elle davantage s’ouvrir aux autres ?

La responsabilité de la majorité, c’est d’être en phase avec l’attitude politique qu’Emmanuel Macron a incarnée : une volonté inflexible de mettre en œuvre les engagements pris, et en même temps une attention bienveillante à ce que disent les Français et les autres courants politiques.

Est-ce possible d’exister à côté de la pléthorique majorité de La République en marche ?

Notre présence au sein de la majorité ne se discute pas. Je ne me suis jamais trouvé en déphasage avec les choix du président de la République. Il m’arrive d’avoir des différences d’appréciation, que j’exprime, par exemple sur l’ISF et la CSG. Mais cela fait partie du débat. LREM et le MoDem sont complémentaires. LREM est un mouvement en surgissement, mêlant des origines politiques différentes, qui doit s’organiser et s’enraciner. De l’autre, le MoDem est un mouvement qui a une tradition politique enracinée et une structure sur l’ensemble du territoire. La complémentarité de ces deux mouvements sera une richesse pour l’avenir.

 L’UDI a décidé de soutenir tantôt des candidats LR, tantôt des candidats LREM pour les élections législatives partielles. Est-il possible de voir tous les centristes réunis sous la même bannière en vue des élections européennes ?

Il y a beaucoup de revirements, dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils sont difficiles à suivre !… Je ne veux pas les commenter parce qu’ils sont dérisoires. Je sais une chose : tous ceux qui se réclament du centre en France devraient le vouloir indépendant et uni. Indépendance et unité ! Cela a toujours été ma ligne. Ceux qui ont choisi, pour des raisons d’intérêt immédiat, de n’être ni indépendants ni unis reviendront sur leur jugement un jour ou l’autre. Ou bien ils disparaîtront.

Avez-vous bon espoir de convaincre Alain Juppé de soutenir une liste commune pour les élections européennes ?

Alain Juppé a dit quelque chose d’extrêmement simple : « Les choix européens seront la pierre de touche de notre avenir ». Cette affirmation est forte. Elle entraînera naturellement des choix politiques. Je suis résolument confiant dans cette cohérence.

Vous avez dit que vous ne serez pas candidat sur cette liste. C’est votre dernier mot ?

Je suis élu d’une ville et d’une région qui me passionnent. Je ne les abandonnerai pas pour une nouvelle expérience électorale.

Le président du Sénat, Gérard Larcher, a présenté ses propositions pour la révision constitutionnelle. Toutes ne sont pas conciliables avec celles défendues par Emmanuel Macron…

Je vois bien les obstacles que l’on se prépare à opposer à la volonté de rénovation du Président de la République. Mais sur le fond, il demeure que la promesse fondamentale de l’élection d’Emmanuel Macron, c’est un changement de la vie politique française. Je suis sûr qu’il ne se laissera pas détourner de cet engagement. Le changement en profondeur passe par une diminution importante du nombre de parlementaires pour qu’ils aient plus de poids, une limitation des mandats dans le temps pour obliger au renouvellement et une représentation équitable du pluralisme dans notre Assemblée nationale. C’est ce changement que nous devons aux Français. Quelles que soient les réticences et les résistances.

C’est « l’ancien monde » qui fait de la résistance…

Comment pourrait-il en être autrement ? Ceux qui avaient la haute main sur le pouvoir depuis longtemps ne sont pas résignés. Ils ont le sentiment qu’ils peuvent bloquer cette volonté de renouvellement en profondeur. Des forces extrêmement puissantes seront mobilisées pour retrouver les rapports de force d’autrefois. Ce n’est pas un défi d’ordre politique mais d’ordre historique. De cette question dépend la signification de l’élection de 2017 : simple parenthèse ou changement en profondeur et de longue durée. Et le président de la République le sait bien.

Si les blocages apparaissent trop importants, faut-il envisager un recours au référendum ?

C’est de la responsabilité du président de la République. L’un des avantages de la Ve République, c’est que le peuple peut trancher et bousculer des obstacles que l’on cherche à dresser devant lui.

La réforme des institutions prévoit d’introduire une dose de proportionnelle. Quel taux préconisez-vous ?

Une proposition équilibrée : trois sièges sur quatre élus au scrutin majoritaire, un siège sur quatre au scrutin proportionnel. C’est le seuil minimum pour un changement significatif. La vertu de la proportionnelle c’est qu’elle oblige à réfléchir aux sujets d’accord autant que de désaccord. En Allemagne, aujourd’hui, le SPD et la CDU sont obligés de regarder quels sont leurs points d’accord. Et ceci est bon pour la démocratie.

Avez-vous été entendu dans l’enquête préliminaire pour soupçons d’emplois fictifs visant le MoDem ?

Non.

Êtes-vous serein ?

Absolument.

Si la justice ne donne pas de suite à l’affaire, envisageriez-vous d’intégrer le gouvernement ?

Ce n’est pas du tout mon idée. Je veux aider le Président de la République de manière désintéressée, avec le regard particulier d’un élu de terrain, qui a des convictions ancrées, une certaine expérience, et qui, n’étant pas prisonnier de l’action au jour le jour, peut réfléchir à l’essentiel et repérer de plus loin les risques et les chances.

 

 

Européennes : Bayrou pas candidat mais qui ?

Européennes : Bayrou pas candidat mais qui ?

 

Déjà échaudé par son entrée au gouvernement, Bayrou ne veut peut-être pas lâcher la proie pour l’ombre. Alors qu’il était clairement pressenti pour prendre la tête de liste de la majorité, François Bayrou préfère encore rester maire de Pau. Invité du Grand jury RTL-LCI-Le Figaro, le patron du MoDem a déclaré qu’il ne sera pas candidat en 2019 : « Je suis maire d’une ville formidable. Je suis très heureux de ce qu’on y fait, ce qui se passe à Pau est assez original, assez puissant pour qu’on s’y intéresse, et je n’envisage pas d’être parlementaire, que ce soit national ou européen. » Annoncer que le président de la république à décidé de supprimer les circonscriptions régionales pour cette élection ; de ce fait, les candidats se retrouveront sur une seule liste nationale d’où l’intérêt d’une personnalité au caractéristiques qui rassemblent. François Bayrou semblait présenter ses critères. En outre il faut un responsable politique connu disposant déjà d’un certain poids dans l’opinion publique. Dans la coulisse, on pense à la république en marche au premier ministre, Édouard Philippe. Pas sûr cependant que ce dernier soit susceptible de rassembler tout le spectre des sensibilités de la république en marche et au-delà des électeurs. Si c’était le cas il faudrait aussi trouver un autre premier ministre en 2019. Une tâche pas aussi évidente car il convient évidemment de prendre une personnalité compétente et politiquement d’un certain poids mais pas trop que Macron continue de garder la main sur les grands dossiers et ne soit pas susceptible un jour d’être en situation de concurrence avec son premier ministre. « Je n’envisage pas d’être tête de liste, a-t-il ensuite insisté. J’ai été tête de liste aux européennes il y a suffisamment de temps pour que je n’aie pas envie de recommencer. » Les élections européennes, qui se dérouleront en mai 2019, sont encore loin, mais tous les partis travaillent activement le dossier. En décembre, Emmanuel Macron a annoncé, après avoir consulté tous les partis, son intention de supprimer les circonscriptions régionales. Selon le projet de loi présenté le 3 janvier dernier, les Français voteront pour une seule liste nationale.

Bayrou, tête de liste avec En marche aux européennes

Bayrou, tête de liste avec En marche aux européennes

 

 

 

L’hypothèse de Bayrou comme tête de liste de la république en marche aux européennes semble envisagée par Macron et ses partisans. Bayrou présentes l’avantage de se situer vraiment au centre de l’échiquier politique et surtout de porter une forte image européenne. Ce serait aussi l’occasion de récompenser Bayrou écarté du gouvernement suite au financement illégal de son parti par des fonds européens. Macon doit beaucoup à Bayrou car le ralliement du centriste a constitué un tournant majeur dans la campagne électorale des présidentielles. Ce serait un moyen de le récompenser mais aussi de le canaliser car un jour ou l’autre une fois débarrassé de cette encombrante affaire d’utilisation illégale de fonds européens, Bayrou revendiquera un important poste ministériel. De son côté,  le patron du MoDem ne serait pas mécontent d’être tête de liste de la liste de la république en marche, ce serait un moyen de redynamiser sa posture politique. Enfin la république en marche manque cruellement de leaders médiatiques et Macron ne peut sans doute pas se priver des rares responsables nationaux bénéficiant d’une certaine reconnaissance dans l’opinion publique. A la question de savoir s‘il pouvait offrir la première place à François Bayrou, chef du MoDem et soutien d‘Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle, Castaner sur France 3  a répondu qu‘il était ouvert à ce que cette place revienne à “François Bayrou ou à d‘autres qui éventuellement puissent ne pas être ni membre du MoDem, ni membre de la République ne marche”. “Moi j‘ai trop vécu l‘hégémonisme du Parti socialiste (PS), (…) en voyant le résultat que connaît le Parti socialiste aujourd‘hui, pour penser que c‘est la règle”, a ajouté l‘ancien membre du PS. “J‘ai entendu Alain Juppé (membre du parti Les Républicains et maire de Bordeaux – NDLR), Daniel Cohn-Bendit (ancien député européen – NDLR) hier dire: ‘est-ce qu‘il n‘est pas temps de dépasser nos partis pour se battre pour l‘Europe, pour protéger les Français?’ Je leur dis chiche.”

Politique du gouvernement : un déficit d’explication (Bayrou)

Politique du gouvernement : un déficit d’explication (Bayrou)

 

 

Lors d’une interview sur BFM François Bayrou  a beaucoup insisté sur la nécessité d’une meilleure pédagogie de la part du gouvernement. Pour lui, les Français ont un peu de mal à comprendre l’objectif final des réformes. Trop de responsables d’en Marche considèrent que les annonces d’Emmanuel Macron au cours de la campagne électorale sont acquises et que cela suffit. François Bayrou estime, lui, au contraire qu’il convient d’investir bien davantage dans l’analyse et l’explication d’autant que le mouvement en marche est finalement peu enracinée dans le pays. Au passage il en a aussi profité donner des petits coups de patte au gouvernement notamment sur la question des APL, une mesure un peu improvisé selon lui. De la même manière il a critiqué la réduction trop brutale par exemple des emplois aidés. Fin août, le maire de Pau avait déjà adressé un premier avertissement au gouvernement. «L’opinion ne voit pas clairement la direction, le but que l’on se fixe», avait-il dit dans Le Point. «J’ai l’intention de soutenir le président de la République et le gouvernement comme citoyen et responsable politique», a d’abord rappelé le président du MoDem, contraint de quitter le ministère de la Justice après que le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour «abus de confiance et recel de ce délit» sur l’affaire des assistants parlementaires. «J’ai décidé de démissionner et de ne pas participer au deuxième gouvernement parce que face à ce tombereau d’accusations, je ne pouvais même pas dire un mot», a déclaré Bayrou, qui n’a pour l’instant, selon ses dires, pas été entendu par la justice. Alors que cette nomination représentait une consécration dans sa carrière, le centriste ne renonce pas au «combat». «Des accidents en politique, il y en a tout le temps. L’essentiel est de tenir bon et de maintenir un cap.»  Le président du MoDem reste donc un allié du chef de l’État, mais un allié vigilant.

Après Hollande, Bayrou, l’autre vieux cacique, critique aussi Macron

Après Hollande, Bayrou,   l’autre vieux cacique,  critique aussi Macron

 

 

 

Sans doute aussi déçu que François Hollande d’avoir été écarté, le vieux cacique Bayrou se lâche contre Macron. lui aussi conseille  l’immobilisme et le corporatisme en critiquant l’impact de certaines mesures visant notamment les retraités, les fonctionnaires. Bref le retour de la politique politicienne et de l’ego érigé en projet politique. Bayrou ferait bien de se faire discret  qui voulait instaurer une morale en politique et qui s’est fait prendre la main dans le sac du détournement de fonds publics européens pour financer sa boutique. Certes Emmanuel Macon n’est pas sans reproche il ne peut être à l’abri de critiques pour autant on peut se demander quelle est la légitimité de vieux crocodiles comme Hollande et Bayrou. Pour Bayrou, le président devrait se méfier de l’impact de certaines mesures gouvernementales. François Bayrou relève également «l’atmosphère suscitée par la hausse de la CSG et, en même temps, certains avantages fiscaux pour les plus favorisés», en estimant que ces orientations ont «fâché une partie des retraités et des fonctionnaires». Et de tancer directement le pouvoir en place: «L’opinion ne voit pas clairement la direction, le but que l’on se fixe». Le seul ministre sur lequel il confie une appréciation positive est celui de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer. Selon lui, l’homme qui gère une boutique qu’il avait lui-même pilotée de 1993 à 1997 «s’en tire bien».

Un retour de Bayrou ? (Castaner)

Un retour de Bayrou ? (Castaner)

 

Sans doute pour adoucir la sanction qui a visé le MoDem et en particulier son leader, le porte-parole du gouvernement a déclaré que le retour de Bayrou était envisageable au sein de l’équipe gouvernementale.  Une perspective peu probable pas seulement en raison de l’affaire des emplois fictifs d’assistants parlementaires mais en raison de la personnalité même de Bayrou : une personnalité relativement ingérable.  Le recasage de François Bayrou pourrait par ailleurs être effectué dans une autre institution comme le  constitutionnel. « Je sais qu’il a une place dans la vie politique française et que, si effectivement il est libéré de cette pression du moment, il a toute sa place dans la vie politique française. Il peut l’avoir dans le gouvernement », a-t-il dit sur LCI. Éphémère ministre de la Justice, le maire de Pau a démissionné mercredi à cause de l’enquête ouverte début juin sur des soupçons d’emplois fictifs d’assistants parlementaires de députés européens du MoDem. D’après Christophe Castaner, une fois qu’il sera réhabilité, François Bayrou aurait « toute sa place » non seulement au gouvernement mais aussi comme président d’une institution, ou au Conseil Constitutionnel. François Bayrou a rejeté les accusations touchant le mouvement politique qu’il a créé en 2007 et qu’il préside depuis. « L’emploi au MoDem a été normal, régulier et légal », s’est-il une nouvelle fois défendu vendredi dans Sud Ouest. « Dans une période de mauvaise passe comme toutes les formations politiques en ont connu, vous cherchez à recaser un maximum de salariés, des gens de confiance. Il se trouve que les parlementaires européens recherchaient des assistants locaux. On leur a recommandé ces gens-là », a avancé l’ancien ministre.

 

François Bayrou, l’ingérable

Bayrou, l’ingérable

 

On peut sans doute d’ores et déjà  pronostiquer que Bayrou quittera le  gouvernement avant la fin de la mandature de Macron. En cause, la personnalité de l’intéressé trop indépendant pour se fondre dans un collectif fut-il  gouvernemental. Bayrou ne veut pas de concurrence, pas même de son propre parti où il a fait régulièrement le ménage pour ne pas être encombré d’opposants ou de personnalités trop fortes. Bayrou a toujours cru dans son destin de futur présidentiable, malheureusement les vents ont  contrariée cette vocation. L’appui qu’il a apporté à Macron a joué jouer un rôle très important mais du coup Bayrou se  considère comme le mentor nouveau du président  de la république et veut jouir d’un statut à part dans le gouvernement. L’ennui c’est que lui aussi a  la main dans le sac des turpitudes de financement des partis. L’ennui, c’est qu’il réagit sur cette affaire en oubliant qu’il est aussi le Garde des Sceaux donc garant de l’indépendance de la justice. L’ennui c’est que Bayrou se console difficilement de ne pas avoir été choisi comme Premier ministre et qu’il n’entend pas se soumettre à l’autorité de ce dernier. Bref Bayrou se révélera rapidement ingérable et devra être évincé du gouvernement. En attendant cette séquence le gouvernement fait le dos rond en donnant  l’impression d’une pacification des rapports entre Édouard Philippe et François Bayrou. Le Gouvernement s’est efforcé mercredi de clore la polémique soulevée par le recadrage du ministre de la Justice François Bayrou par le Premier ministre Edouard Philippe, en assurant que la situation était « pacifiée » et semblant exclure tout « lâchage » du garde des Sceaux après les élections législatives. Signe de cette volonté de tourner la page de ce premier couac gouvernemental, les deux hommes ont échangé une longue poignée de mains devant les journalistes, à l’issue d’un conseil des ministres de plus de trois heures, un record. « Aujourd’hui la situation est à mon sens totalement pacifiée, il n’y a pas de tensions particulières à l’heure qu’il est », a déclaré le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner lors du compte rendu du conseil des ministres. François Bayrou ferait bien cependant d’en rabattre un peu quant à son influence vis-à-vis de Macron car elle  se tarit face à l’hégémonie de La République en Marche, qui devrait disposer de la majorité absolue à l’Assemblée dimanche sans l’appoint du MoDem, si l’on en croit les projections en sièges des instituts de sondage.

Bayrou, l’ingérable

Bayrou, l’ingérable

 

On peut sans doute d’ores pronostiquer que Bayrou quittera le  gouvernement avant la fin de la mandature de Macron. En cause, la personnalité de l’intéressé trop indépendant pour se fondre dans un collectif fut-il  gouvernemental. Bayrou ne veut de personnes pas même de son propre parti où il a fait régulièrement le ménage pour ne pas être encombré d’opposants ou de personnalités trop fortes. Bayrou a toujours cru dans son destin de futur présidentiable, malheureusement les vents ont  contrariée cette vocation. L’appui qu’il a apporté à Macron a joué jouer un rôle très important mais du coup Bayrou se  considère comme le mentor nouveau présidant e de la république et veut jouir d’un statut à part dans le gouvernement. L’ennui c’est que lui aussi a  la main dans le sac des turpitudes de financement des partis. L’ennui, c’est qu’il réagit sur cette affaire en oubliant qu’il est aussi le Garde des Sceaux donc garant de l’indépendance de la justice. L’ennui c’est que Bayrou se console difficilement de ne pas avoir été choisi comme Premier ministre et qu’il n’entend pas se soumettre à l’autorité de ce dernier. Bref Bayrou se révélera rapidement ingérable et devra être évincé du gouvernement. En attendant cette séquence le gouvernement fait le dos rond en donnant  l’impression d’une pacification des rapports entre Édouard Philippe et François Bayrou. Le Gouvernement s’est efforcé mercredi de clore la polémique soulevée par le recadrage du ministre de la Justice François Bayrou par le Premier ministre Edouard Philippe, en assurant que la situation était « pacifiée » et semblant exclure tout « lâchage » du garde des Sceaux après les élections législatives. Signe de cette volonté de tourner la page de ce premier couac gouvernemental, les deux hommes ont échangé une longue poignée de mains devant les journalistes, à l’issue d’un conseil des ministres de plus de trois heures, un record. « Aujourd’hui la situation est à mon sens totalement pacifiée, il n’y a pas de tensions particulières à l’heure qu’il est », a déclaré le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner lors du compte rendu du conseil des ministres. François Bayrou ferait bien cependant d’en rabattre un peu quant à son influence vis-à-vis de Macon car elle  se tarit face à l’hégémonie de La République en Marche, qui devrait disposer de la majorité absolue à l’Assemblée dimanche sans l’appoint du MoDem, si l’on en croit les projections en sièges des instituts de sondage.

Bayrou: en marche….. arrière !

Bayrou: en marche….. arrière !

 

Pas sûr que le récent épisode Bayrou relatif à la constitution des listes pour les législatives ait grandi la politique, pas sûr non plus que Macron, lui-même, est apprécié ce  marchandage qui renvoie aux vieilles alliances d’antan. Certes on viendra sans doute que l’apport de Bayrou a constitué un  élément positif dans la campagne de Macron ; pour autant ; les revendications de Bayrou quant au nombre  de candidats paraissent démesurées. Bayrou revendiquait  en effet 20 % de candidatures sur les listes en marche. Un chiffre exorbitant quand on sait que Bayrou ne pèse politiquement que de l’ordre  de 5 % dans l’opinion. L’enjeu évidemment pour Bayrou est de constituer un groupe parlementaire et de sauver sa petite boutique centriste. Un micro parti qui de toute façon disparaîtra puisque le nouveau centre c’est Macron. Ce marchandage de Bayrou fait penser aux combines d’appareil de la Ve de la IVe République. Et le discours de Bayrou pour les justifier a des difficultés à convaincre, Bayrou est en marche mais en marche arrière. En effet, il  avait déclaré apporter son soutien à Macron sans aucune condition pour lui-même. Or  l’exigence d’un groupe parlementaire ne se justifie que par la survie d’un responsable politique qui devrait comprendre qu’il est temps de prendre sa retraite Le président du MoDem, François Bayrou, a annoncé vendredi un projet d’accord « solide et équilibré » avec La République en marche, le mouvement d’Emmanuel Macron, sur les investitures pour les législatives de juin, à l’issue d’un bureau politique de crise de sa formation qui a duré huit heures. »Je considère qu’on a progressé et que nous avons abouti à un accord qui apparaît solide et équilibré, qui n’est pas achevé, parce que les équipes du mouvement En Marche nous ont demandé d’attendre demain pour la réponse », a-t-il déclaré. « Nous souhaitons, et c’était le cadre de notre accord, qu’il y ait une majorité dont le point d’équilibre soit central, au centre. Et pas une majorité qui se décentrerait d’un côté ou de l’autre », a-t-il ajouté devant la presse. Selon le président du MoDem, seuls 35 candidats de son mouvement avaient été investis, au lieu des 120 qu’on lui aurait promis lors de la conclusion de l’alliance avec Emmanuel Macron. « Quand je lui ai apporté mon soutien, (Macron-NDLR) était à 18% », a souligné le maire de Pau. « Nous l’avons fait élire. »

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