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Réforme de la justice : Critique de la méthode

Réforme de la justice : Critique de la méthode

 

A six mois de la présidentielle de 2022, Un papier du Monde estime que le lancement des Etats généraux de la justice est révélateur de l’échec du quinquennat à répondre au malaise existentiel des magistrats et au sentiment de nombre de justiciable que l’institution leur est inaccessible.

 

Après la longue parenthèse de la crise sanitaire, Emmanuel Macron tente de retrouver, en fin de mandat, l’esprit de sa campagne de 2017. L’annonce, mardi 12 octobre, du plan d’investissement France 2030, centré sur des secteurs d’avenir comme l’hydrogène, les semi-conducteurs ou les batteries électriques, s’inscrit dans une démarche de transformation du modèle français. Le lancement, six jours plus tard, des Etats généraux de la justice, relève de la même logique.

Il s’agit de remettre à plat un système jugé déficient en usant du même ressort qu’il y a quatre ans : l’audace. Une possible réécriture de la procédure pénale est évoquée, de même que la déjudiciarisation de certains contentieux en matière civile. Une consultation nationale vient d’être lancée, sur le modèle du grand débat national. Chaque citoyen pourra donner son avis. Les propositions retenues seront ensuite expertisées et formulées d’ici à la fin de février 2022 par une commission d’experts présidée par Jean-Marc Sauvé. L’ancien vice-président du Conseil d’Etat, qui a dirigé les travaux de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise, est en passe de devenir l’homme des missions impossibles.

Le chantier de la justice est révélateur des espoirs déçus du quinquennat. Les maux relevés aujourd’hui sont les mêmes que ceux qu’avaient pointés il y a quatre ans les « marcheurs », lorsqu’ils avaient pris le pouls de l’opinion pour nourrir le projet présidentiel d’Emmanuel Macron. Aux yeux d’un grand nombre de justiciables, la machine judiciaire apparaît toujours aussi inaccessible, compliquée, injuste et surtout désespérément lente. Ceux qui la font tourner expriment en retour un malaise quasi existentiel, une désespérance collective, les magistrats surtout, qui ont l’impression de faire de l’abattage.

Un garde des sceaux mis en examen

Le paradoxe est que la chancellerie n’a cessé de réformer au cours des quatre dernières années. Marqué à ses débuts par une loi de programmation et de réforme pour la justice, le quinquennat s’achève sur une loi dite « de confiance ». Des moyens importants ont fini par être débloqués faisant du ministère de la justice l’un des mieux lotis en matière de hausse des crédits (+ 30 % en cinq ans).

Durant cette période, trois ministres se sont succédé, dont deux au profil radicalement différent. Nicole Belloubet correspondait au choix d’un gouvernement d’experts censé agir vite et fort là où il fallait. Son successeur, Eric Dupond-Moretti, devait incarner, lui, le pari disruptif de bousculer une institution jugée corporatiste. L’échec est patent, car non seulement le dialogue est rompu, mais, pour la première fois dans l’histoire, un garde des sceaux se retrouve mis en examen pour prise illégale d’intérêts à la suite d’une série de plaintes déposées par deux syndicats de magistrats.

Emmanuel Macron n’est, certes, pas le premier président de la République à s’être cassé les dents sur la réforme de la justice. Certains sujets comme l’indépendance et la responsabilité des magistrats alimentent depuis des années un conflit de légitimité entre le pouvoir politique et l’institution judiciaire. Parallèlement, des facteurs exogènes comme la production incessante de normes contribuent à complexifier le fonctionnement d’une institution de plus en plus décriée par les populistes. Une remise à plat s’impose, mais l’exercice ne pourra réussir que si le diagnostic est cette fois assez bien établi et partagé. Proclamer l’audace comme en 2017 ne suffit plus. Il faut savoir embarquer les acteurs.

Méthode pour une stratégie de campagne politique gagnante

Méthode pour une stratégie de campagne politique gagnante

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Louis Perron, Conseiller en stratégie politique donne quelques axes structurants pour gagner une campagne électorale (dans l’Opinion, extrait)

 

En tant que conseiller politique, j’ai coaché et consulté plus d’une centaine de politiciens et de candidats dans plusieurs pays. Mes clients vont des conseillers municipaux aux membres de cabinet, vice-présidents et présidents. Voici quelques-unes des meilleures stratégies de campagne mises en œuvre par mes meilleurs clients.

1. Commencez tôt

Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles les hommes politiques hésitent souvent à lancer une campagne anticipée. Ils sont pris par les affaires courantes, ne veulent pas dépenser d’argent ou pensent que l’effet d’une campagne anticipée sera oublié jusqu’au jour de l’élection. La vérité est pourtant qu’aucun candidat n’a jamais perdu une élection parce qu’il avait commencé à planifier trop tôt. En revanche, de nombreux candidats et partis ont perdu parce qu’ils ont débuté trop tard ou parce qu’ils ont commencé tôt en faisant ce qu’il ne fallait pas faire.

2. Priorité au message plutôt qu’à l’argent

L’une des erreurs les plus courantes des candidats est de gaspiller leur argent pour du matériel de campagne sans message. Le pouvoir d’un message fondé sur la recherche, crédible et correspondant à la demande politique du public cible est pourtant souvent sous-estimé. La clé est d’avoir un plan de campagne convaincant, un message attrayant et puis suffisamment d’argent pour le communiquer et mettre en œuvre le plan. L’argent, aussi abondant soit-il, ne fait rien par lui-même. Vous souvenez-vous d’un slogan ou d’une publicité des campagnes présidentielles de Michael Bloomberg ou de Tom Steyer aux Etats-Unis ? Ils ont gaspillé des millions il y a tout juste un an.

3. Méfiez-vous des sondages précoces ou non scientifiques

Les sondages réalisés longtemps avant le jour de l’élection reflètent souvent le degré de familiarité des candidats. En ce sens, une avance des mois avant l’élection n’est en aucun cas une prédiction, mais peut en fait être un poison sucré qui endort les équipes de campagne. Une erreur typique des débutants est aussi de penser que l’on peut faire son propre sondage ou créer son propre groupe de discussion. Faire campagne, c’est comme marcher dans un labyrinthe. Si vous prenez un mauvais virage au début (c’est-à-dire si vous fondez votre stratégie sur des données erronées), tout ce qui suit sera également erroné.

4. Investir massivement dans les médias et les publicités payantes

Aujourd’hui, la plupart des campagnes sont menées et gagnées dans les médias. La publicité payante permet à une campagne de contrôler le message, d’influencer et de communiquer avec les électeurs qui ne s’intéressent pas directement à la politique, mais qui sont souvent ceux qui décident du résultat d’une élection.

5. La discipline remporte les élections

Les campagnes électorales sont des opérations chaotiques. Très souvent, les différentes ailes d’une équipe de campagne s’affrontent, et le candidat principal ou le chef de parti échoue à établir et à maintenir l’ordre interne. Pourtant, lui seul peut le faire et la discipline est un facteur clé. Un client m’a dit un jour : « Louis, notre campagne est un chaos complet. » Je lui répondis : « Faisons-en un chaos complet où au moins tout le monde se bat contre l’autre camp.»

6. La vitesse et l’intensité permettent de gagner les élections

Les élections sont comme une vente d’un jour. Elles sont donc caractérisées par une dynamique différente des campagnes commerciales (je discute régulièrement de cela avec les sociétés de relations publiques et de publicité). En politique électorale, tout est orienté vers ce jour unique, le jour de l’élection. Par conséquent, la vitesse et l’intensité sont d’une importance cruciale. L’ancien président français François Mitterrand avait coutume de dire que la France se donne à celui qui la veut le plus. C’est aussi vrai pour les autres pays.

Louis Perron est politologue, conseil en communication politique et conférencier TEDx de la Suisse.

Prévisions Croissance France : la méthode Coué pour la France

Prévisions Croissance France : la méthode Coué pour la France

 

Depuis presque un mois, la plupart des institutions et autres administrations de l’État ne cessent de diffuser un vent d’optimisme sur la rapidité de la reprise. Il faut dire que près de 60 % des ménages et des patrons considèrent que le plan de relance n’est pas assez efficace. Du coup, le gouvernement et les institutions officielles recourent à la classique méthode Coué pour encourager à l’optimisme.

Quand on examine de près les chiffres pourtant rien n’indique un redressement significatif qui permettrait de retrouver un niveau d’activité proche de l’année 2019. Tout repose en fait sur une hypothétique croissance en 2021 et 2022 et non pas sur les chiffres les indicateurs les plus récents. On sait évidemment que le second trimestre a été particulièrement catastrophique mais juillet n’a pas été fameux non plus accusant un recul de 7 % après un recul de 9 % en juin. En juin, les économistes de l’institution anticipaient un recul du PIB de 10,3 % pour l’année. Trois mois plus tard, ils révisent leur estimation à la baisse et tablent dorénavant sur une contraction « limitée » à 8,7 %. En faite une différence de l’ordre de 1 % soit l’épaisseur du trait. Toutes les institutions y compris le gouvernement jouent sur cette épaisseur du trait pour tenter d’impulser un certain vent d’optimisme. Le problème, d’ailleurs reconnu, c’est que l’industrie manufacturière souffre de l’atonie de ces carnets de commandes et que la consommation est toujours dans une posture très attentiste

Au dernier trimestre, nous attendons maintenant une perte d’activité entre -3,5 % et -4 % », notent les experts de la banque de France.

Tombée très fort au printemps, l’économie retrouverait cette fois-ci des couleurs plus rapidement que ses pairs. « Nous reviendrions un peu plus tôt au niveau d’avant-crise que la moyenne de la zone euro », avance Olivier Garnier. Ce que démentent tous les indicateurs en particulier ceux de l’Allemagne. En Allemagne la chute de la croissance se limiterait à 5 % pour 10 % pour la France.

Notons que la Banque de France prévoit de retrouver le niveau d’activité de 2019 débuts 2021 tandis que la banque centrale européenne indique à travers la voix de Christine Lagarde, qu’« il n’y aura pas de retour à la situation pré-Covid avant la fin 2022 » pour la zone euro.

Les économistes en général actent un scénario moins mauvais que prévu mais qui reste dramatique avec la disparition de 800.000 postes en 2020 que le pays peinera à recréer. Fin 2022, quelque 100.000 postes manqueront toujours à l’appel selon la Banque de France. Une prévision qui s’appuie encore sur pas grand-chose sinon la méthode Coué.

Prévisions de Croissance France : la méthode Coué

Prévisions de Croissance France : la méthode Coué

 

La nouvelle remontée de l’épargne témoigne à l’évidence que les ménages adaptent une posture particulièrement attentiste vis-à-vis de la consommation. En clair, ils s’attendent à une conjoncture très difficile impactant  gravement l’emploi et le pouvoir d’achat. D’ores et déjà,  on a d’ailleurs constaté la suppression de 800 000 emplois depuis le début de l’année. Pour ceux qui le peuvent, on  choisit l’épargne et on diffère un certain nombre de dépenses notamment d’investissement. Depuis presque un mois, la plupart des institutions et autres administrations de l’État ne cessent de diffuser un vent d’optimisme sur la rapidité de la reprise. Quand on examine de près les chiffres pourtant rien n’indique un redressement significatif qui permettrait de retrouver un niveau d’activité proche de l’année 2019. Tout repose en fait sur une hypothétique croissance en 2021 et 2022 et non pas sur les chiffres les indicateurs les plus récents. On sait évidemment que le second trimestre a été particulièrement catastrophique mais juillet n’a pas été fameux non plus accusant un recul de 7 % après un recul de 9 % en juin. En juin, les économistes de l’institution anticipaient un recul du PIB de 10,3 % pour l’année. Trois mois plus tard, ils révisent leur estimation à la baisse et tablent dorénavant sur une contraction « limitée » à 8,7 %. En faite une différence de l’ordre de 1 % soit l’épaisseur du trait. Toutes les institutions y compris le gouvernement jouent sur cette épaisseur du trait pour tenter d’impulser un certain vent d’optimisme. Le problème, d’ailleurs reconnu, c’est que l’industrie manufacturière souffre de l’atonie de ces carnets de commandes et que la consommation est toujours dans une posture très attentiste

Au dernier trimestre, nous attendons maintenant une perte d’activité entre -3,5 % et -4 % », notent les experts de la banque centrale.

Tombée très fort au printemps, l’économie retrouverait cette fois-ci des couleurs plus rapidement que ses pairs. « Nous reviendrions un peu plus tôt au niveau d’avant-crise que la moyenne de la zone euro », avance Olivier Garnier. Ce que démentent tous les indicateurs en particulier ceux de l’Allemagne.. Notons que la Banque de France prévoit de retrouver le niveau d’activité de 2019 débuts 2021 tandis que la banque centrale européenne indique à travers la voix de Christine Lagarde, qu’« il n’y aura pas de retour à la situation pré-Covid avant la fin 2022 » pour la zone euro.

Les économistes en général actent un scénario moins mauvais que prévu mais qui reste dramatique avec la disparition de 800.000 postes en 2020 que le pays peinera à recréer. Fin 2022, quelque 100.000 postes manqueront toujours à l’appel selon la Banque de France.

Croissance France : la méthode Coué pour la Banque de France

Croissance France : la méthode Coué pour la Banque de France

 

Depuis presque un mois, la plupart des institutions et autres administrations de l’État ne cessent de diffuser un vent d’optimisme sur la rapidité de la reprise. Quand on examine de près les chiffres pourtant rien n’indique un redressement significatif qui permettrait de retrouver un niveau d’activité proche de l’année 2019. Tout repose en fait sur une hypothétique croissance en 2021 et 2022 et non pas sur les chiffres les indicateurs les plus récents. On sait évidemment que le second trimestre a été particulièrement catastrophique mais juillet n’a pas été fameux non plus accusant un recul de 7 % après un recul de 9 % en juin. En juin, les économistes de l’institution anticipaient un recul du PIB de 10,3 % pour l’année. Trois mois plus tard, ils révisent leur estimation à la baisse et tablent dorénavant sur une contraction « limitée » à 8,7 %. En faite une différence de l’ordre de 1 % soit l’épaisseur du trait. Toutes les institutions y compris le gouvernement jouent sur cette épaisseur du trait pour tenter d’impulser un certain vent d’optimisme. Le problème, d’ailleurs reconnu, c’est que l’industrie manufacturière souffre de l’atonie de ces carnets de commandes et que la consommation est toujours dans une posture très attentiste

Au dernier trimestre, nous attendons maintenant une perte d’activité entre -3,5 % et -4 % », notent les experts de la banque centrale.

Tombée très fort au printemps, l’économie retrouverait cette fois-ci des couleurs plus rapidement que ses pairs. « Nous reviendrions un peu plus tôt au niveau d’avant-crise que la moyenne de la zone euro », avance Olivier Garnier. Ce que démentent tous les indicateurs en particulier ceux de l’Allemagne.. Notons que la Banque de France prévoit de retrouver le niveau d’activité de 2019 débuts 2021 tandis que la banque centrale européenne indique à travers la voix de Christine Lagarde, qu’« il n’y aura pas de retour à la situation pré-Covid avant la fin 2022 » pour la zone euro.

Les économistes en général actent un scénario moins mauvais que prévu mais qui reste dramatique avec la disparition de 800.000 postes en 2020 que le pays peinera à recréer. Fin 2022, quelque 100.000 postes manqueront toujours à l’appel selon la Banque de France. Une prévision qui s’appuie encore sur pas grand-chose sinon la méthode Coué.

Castex: changement de méthode …. ou de projet ?

Castex: changement de méthode ….  ou de projet ?

 

 

Le nouveau Premier ministre,  Jean Castex insiste beaucoup sur le changement de méthode ainsi; il a affirmé qu’il allait s’appuyer sur un dialogue accru avec les collectivités, les élus locaux et les partenaires sociaux pour faire face à la crise économique engendrée par l’épidémie de coronavirus.

 

Évidemment la question de méthode n’est pas indifférente, mieux vaut sans doute entendre les représentants des différents secteurs économiques et sociaux plutôt que de décider de manière technocratique des mesures pas forcément adaptées voire même contre productives. Mais le problème n’est pas seulement une question de démarche ou de chemin comme dit Macron. La question centrale est celle d’une vision, c’est-à-dire d’un projet.

Or  les élections ont démontré un certain nombre de choses qu’il convient de prendre en compte. D’abord un phénomène d’abstention particulièrement inquiétant qui montre la distance de plus en plus grande entre les appareils, les institutions, les politiques et les électeurs. Quant à la minorité qui a voté (une minorité idéologiquement par ailleurs très disparate , souvent même contradictoire,) elle a témoigné que la politique de Macron ne bénéficiait pas d’ancrage dans le pays et même que son parti demeurait virtuel. Pour la république en marche n’est pas seulement un échec, c’est pire, c’est la disparition d’un parti avant même son existence concrète. Macron est condamné à se rabattre sur les forces du parti républicain, en le divisant, en le dépouillant et en se transformant en leader naturel.

Ce qui est en cause dans le macronisme , c’est bien sûr la manière mais aussi le fond. La vérité c’est que Macron navigue à vue entre les obstacles qu’il n’a pas de projet ou de stratégie claire ni pour l’Europe, ni pour la France. À chaque réforme, il a échoué et même provoqué des conflits très coûteux pour le pays.

Les propos du Premier ministre sont sympathiques lorsqu’il affirme son désir d’ouvrir le dialogue ( à la différence sans doute d’un Édouard Philippe un peu trop droit dans ses bottes et dont le mimétisme avec Juppé a conduit aux mêmes résultats)

On ne peut qu’approuver le discours du Premier ministre à propos de la relocalisation industrielle mais cela restera vide de sens sans approfondissement dans chaque secteur et sans la participation des acteurs économiques intéressés.

Croissance France: La Banque de France adopte la méthode Coué

Croissance France: La Banque de France adopte la méthode Coué  

 

 

 

En dépit du tassement au quatrième trimestre 2019 qui devrait afficher une petite croissance de seulement 0,2 %, la Banque de France persiste et signe en annonçant une croissance de 1,1 % pour 2020. C’est quand même plus réaliste que les 1,3 % du gouvernement qui n’ont d’autres objectifs que de ne pas désespérer des acteurs économiques aussi de permettre une nouvelle dérive des dépenses budgétaires calculées sur des recettes fictives.,

 

Pour les services ( affectés pour certains par les grèves (restauration commercent hôtellerie) l’indicateur synthétique d’activité a ainsi perdu deux points entre novembre et décembre, passant de 99 à 97. Pour le mois de janvier, les chefs d’entreprise interrogés dans le cadre de l’enquête anticipent une amélioration de l’activité.

Dans l’industrie,  les effectifs déclarés par les dirigeants sont en recul. En outre, les carnets de commandes sont en repli pour l’industrie manufacturière. Ce qui témoigne d’une reprise très fragile du moteur industriel français. Pour le mois de janvier, les industriels interrogés prévoient une stabilité de la production.

La plupart des instituts de statistiques prévoient un coup de frein de l’économie pour 2020. Dans leurs dernières prévisions de décembre, les experts de la Banque de France tablent sur une croissance de 1,1% cette année, contre 1,3% en 2019« La nette dégradation de l’environnement international se traduirait par un ralentissement marqué des exportations », indiquent les statisticiens.

De leur côté, les économistes de l’Insee estiment que la croissance française serait comprise entre 0,2% et 0,3% par trimestre d’ici juin 2020. Au final, l’acquis théorique de croissance du PIB serait de 0,9% à la fin du premier semestre. Pour l’emploi la tendance devrait toujours être très mal. Depuis 2017 on aurait créé environ 250 000 emplois parents. Chiffres par ailleurs très controversé si l’on tient compte de l’évolution réelle du nombre de salariés et non d’actifs qui feraient apparaître plutôt une stagnation. De toute manière une perspective de création d’emplois de 100 000 ans de 1020 n’est évidemment pas à la hauteur d’un chômage de 3,5 millions de personnes. Comment d’ailleurs pourrait-on créer des emplois sans véritable croissance significative.

 

Réforme des retraites : Stéphane Richard, PDG d’Orange critique la méthode du gouvernement

Réforme des retraites : Stéphane Richard, PDG d’Orange critique la méthode du gouvernement

Si le Medef demeure toujours sur des positions un peu bête et méchant comme d’habitude par compte nombre de dirigeants d’entreprise commencent à mettre en doute sérieusement la capacité du gouvernement à mettre en œuvre une réforme des retraites à la fois juste et efficace. Le PDG d’Orange critique notamment la méthode du gouvernement sur France Info. le dirigeant s’interroge sur la méthode de l’exécutif . « Franchement, il y a des choses qu’on comprend difficilement. Ça fait dix-huit mois ou deux ans qu’on parle de cette réforme des retraites. On avait nommé quelqu’un pour la préparer et faire une réforme très large. Et on se retrouve, alors que le projet n’est pas connu, avec une grève générale », explique Stéphane Richard.

Ce temps de concertation n’a pas permis de déminer le sujet avant. Maintenant, est-il possible de le faire ? Peut-on éviter les blocages qu’on connaît aujourd’hui ? Sincèrement, je ne sais pas.

Le PDG déplore « le coût économique et le coût politique » de cette crise. Il ajoute qu’il « faut que chacun soit conscient de l’état de fatigue des gens, notamment en région parisienne. Il y a cette question de timing et de méthode. J’espère que ça sera aussi court que possible ».

Il y a quelques jours, Orange a présenté son plan stratégique, qui a été mal accueilli à la bourse. L’action Orange est en baisse, à 13,30 euros environ. « Un plan stratégique, ça vise le long terme, explique Stéphane Richard. Et les marchés financiers sont surtout intéressés par ce qui se passe dans trois mois, dans six mois, dans un an. Il y a un vrai décalage. »

« Le cours de l’action valorise mal cette entreprise » , explique le PDG de l’opérateur qui défend sa stratégie et ses choix d’investissement « pour préparer l’avenir ». Mais,  »le marché, dit-il, n’aime pas cette industrie des télécoms ».

En même temps que ce plan, Orange se dote d’une « raison d’être », comme la loi Pacte le lui permet : « Orange est l’acteur de confiance qui donne à chacune et à chacun les clés d’un monde numérique responsable. » Pour Stéphane Richard, « c’est une façon de dire qui on est et qui on veut être. On fera voter cette raison d’être en assemblée générale pour l’inscrire dans les statuts (…) Ce n’est pas une coquille vide ».

 

Réforme des retraites : l’échec de la méthode théocratique de Macron

Réforme des retraites  : l’échec de la méthode théocratique de  Macron

 

Ce qui domine d’abord dans la problématique de la réforme des retraites, c’est l’incompétence du gouvernement. Un gouvernement qui n’a pas été capable de mesurer les conséquences de la réforme des  retraites qui va profondément redistribuer les cartes avec par exemple de grands perdants comme les enseignants, les avocats, les infirmiers et les femmes à  carrière courte. Sous couvert d’universalité, il s’agit bien entendu compte tenu du déséquilibre démographique de diminuer le montant moyen des pensions. Un montant moyen qui  pourrait baisser de 25 % d’ici 2070. Comme d’habitude Macron s’est assis sur les corps intermédiaires et ce n’est que dans les jours récents qu’  une pseudo négociation a été entamée. De toute façon ,chacun sait bien que seul Macron décide et qu’il  manifeste un profond mépris pour tous les corps intermédiaires y compris le Parlement. Évidemment Macron décidera en fonction du rapport de force; pour l’instant , aucun responsable du gouvernement n’est en capacité d’indiquer de façon claire quels sont les objectifs de la réforme, sa philosophie et ses modalités de mise en œuvre. À telle enseigne que les orientations varient entre une application de la réforme à  partir de 2025 ou de 2070 ( avec le droit du grand-père dont on reparle maintenant pour sortir du bourbier social de la SNCF et de la RATP). Cette réforme dite universelle va s’appliquer de manière idiote à tout  le monde s’en vraiment tenir compte de la spécificité et de la pénibilité des métiers alors qu’il y a une différence d’ espérance de vie d’environ 10 ans  entre des cadres et des ouvriers. le dossier  vient tout juste d’être rouvert hier 18 décembre . Le premier ministre a sans doute compris l’injustice fondamentale en fonction de la nature des métiers. mais cette  réforme se trompe  d’objectif car la vraie faiblesse de la France ne réside pas dans la de la retraite mais dans le manque de compétitivité qui résulte d’une durée annuelle de travail la plus faible de l’Europe. Une faiblesse mortifère s’ajoute à la faiblesse du nombre d’actifs par rapport au inactif non retraité 7 à 8  millions de personnes. Coupé du monde, coupé des réalités économiques sociaux économiques Macon applique sa méthode théocratique suicidaire pour lui comme pour le pays.

Retraites : une mauvaise réforme et une mauvaise méthode

Retraites : une mauvaise réforme et une mauvaise méthode

 

 

 

Jusqu’à maintenant faute d’orientation claire de la part du gouvernement,  la réforme des retraites se limitait surtout à des slogans creux du type : « réforme à point, un euro versé égal un euro, la même retraite pour tous ». Tout cela pour donner un vernis universel qui cache le véritable enjeu, à savoir une diminution générale des pensions et le transfert au banques  et assurance des compléments de retraite via la capitalisation soumise aux variations boursières. En clair, il y aurait un socle commun dont le minimum serait 1000 € et pour le reste tout dépendra du niveau des cotisations, de la valeur du point et des péréquations entre les différentes catégories. En moyenne, tous seront perdants, il y aura quelques gagnants et beaucoup de lésés. On comprendra évidemment que compte tenu de l’évolution démographique une réforme soit nécessaire mais celle qui est présentée n’est ni juste ni efficace. Elle n’est pas efficace, ni juste  car de toute façon le pouvoir va multiplier les exemptions de nombreux régimes spéciaux et que les effets financiers ne se feront sentir qu’à moyen est très long terme. La priorité des priorités ne concerne sans doute pas cette réforme mais plutôt la question de la compétitivité et de la productivité amputée par la faiblesse du nombre d’actifs en France et par les 35 heures. Un double handicap vérifié à travers la balance commerciale qui accuse chaque année un déficit de 50 à 60 milliards. L’enjeu essentiel est de renforcer la compétitivité pour créer de la croissance, des emplois ( et donc des recettes fiscales supplémentaires y compris pour financer les retraites). Le contenu de la réforme est encore beaucoup trop vague, trop  globalisant car on va aborder les questions par grandes entreprises, grandes fonctions alors que les situations sont très diverses à l’intérieur de ces entreprises ou de ces grandes fonctions. Certains présentent des caractères de pénibilité et d’autres pas du tout en tout cas ne nécessitent pas  un traitement particulier. Un point ou un euro ne peut donc avoir la même valeur.  La dernière insuffisance de la réforme revient caractère théocratique du pouvoir qui  décide tout du sommet, uniquement à l’Élysée avec un mépris total des corps intermédiaires y compris du Parlement. Cela finira en eau de boudin. Le pouvoir ne pourra pas abandonner le titre de sa réforme mais cette dernière sera grandement vidée de son contenu. En outre elle risque de s’appliquer surtout dans un premier temps et pendant une période relativement longue aux seuls salariés du privé. Bref l’inverse de l’universalité  avec l’inefficacité en plus et le manque de dialogue social.

Retraites : l’échec de la méthode théocratique de Macron

Retraites  : l’échec de la méthode théocratique de  Macron

 

Ce qui domine d’abord dans la problématique de la réforme des retraites, c’est l’incompétence du gouvernement. Un gouvernement qui n’a pas été capable de mesurer les conséquences de la réforme des  retraites qui va profondément redistribuer les cartes avec par exemple de grands perdants comme les enseignants, les avocats, les infirmiers et les femmes à  carrière courte. Sous couvert d’universalité, il s’agit bien entendu compte tenu du déséquilibre démographique de diminuer le montant moyen des pensions. Un montant moyen pourrait baisser de 25 % d’ici 2070. Comme d’habitude Macron s’est assis sur les corps intermédiaires et ce n’est que dans les jours récents qu’  une pseudo négociation a été entamée. De toute façon ,chacun sait bien que seul Macron décide et qu’il  manifeste un profond mépris pour tous les corps intermédiaires y compris le Parlement. Évidemment Macron décidera en fonction du rapport de force; pour l’instant , aucun responsable du gouvernement n’est en capacité d’indiquer de façon claire quels sont les objectifs de la réforme, sa philosophie et ses modalités de mise en œuvre. À telle enseigne que les orientations varient entre une application de la réforme à  partir de 2025 ou de 2070 ( avec le droit du grand-père). Cette réforme dite universelle va s’appliquer de manière idiote à le monde s’en vraiment tenir compte de la spécificité et de la pénibilité des métiers alors qu’il y a une différence d’ espérance de vie d’environ 10 ans  entre des cadres et des ouvriers.  Enfin cette réforme se trompe  d’objectif car la vraie faiblesse de la France ne réside pas dans la de la retraite mais dans le manque de compétitivité qui résulte d’une durée annuelle de travail la plus faible de l’Europe. Une faiblesse mortifère s’ajoute à la faiblesse du nombre d’actifs par rapport au inactif non retraité 7 à 8  millions de personnes. Coupé du monde, coupé des réalités économiques sociaux économiques Macon applique sa méthode théocratique suicidaire pour lui comme pour le pays.

5 décembre : l’échec de la méthode théocratique de Macron

5 décembre : l’échec de la méthode théocratique de  Macron

 

Ce qui domine d’abord dans la problématique de la réforme des retraites, c’est l’incompétence du gouvernement. Un gouvernement qui n’a pas été capable de mesurer les conséquences de la réforme des  retraits qui va profondément redistribuer les cartes avec par exemple de grands perdants comme les enseignants, les avocats, les infirmiers et les femmes à  carrière courte. Sous couvert d’universalité, il s’agit bien entendu compte tenu du déséquilibre démographique de diminuer le montant moyen des pensions. Un montant moyen pourrait baisser de 25 % d’ici 2070. Comme d’habitude Macron s’est assis sur les corps intermédiaires et ce n’est que dans les jours récents qu’  une pseudo négociation a été entamée. De toute façon chacun sait bien que seul Macron décide et qu’il  manifeste un profond mépris pour tous les corps intermédiaires y compris le Parlement. Évidemment Macron décidera en fonction du rapport de force; pour l’instant , aucun responsable du gouvernement n’est en capacité d’indiquer de façon claire quels sont les objectifs de la réforme, sa philosophie et ses modalités de mise en œuvre. À telle enseigne que les orientations varient entre une application de la réforme à  partir de 2025 ou de 2070 ( avec le droit du grand-père). Cette réforme dite universelle va s’appliquer de manière idiote à le monde s’en vraiment tenir compte de la spécificité et de la pénibilité des métiers alors qu’il y a une différence d’ espérance de vie d’environ 10 ans  entre des cadres et des ouvriers.  Enfin cette réforme se trompe  d’objectif car la vraie faiblesse de la France ne réside pas dans la de la retraite mais dans le manque de compétitivité qui résulte d’une durée annuelle de travail la plus faible de l’Europe. Une faiblesse mortifère s’ajoute à la faiblesse du nombre d’actifs par rapport au inactif non retraité 7 à 8  millions de personnes. Coupé du monde, coupé des réalités économiques sociaux économiques Macon applique sa méthode théocratique suicidaire pour lui comme pour le pays.

Expertise : Quelle méthode dans le processus décisionnel (Cécile Philippe)

Expertise : Quelle méthode dans le processus décisionnel  (Cécile Philippe)

 

Dans une interview à Reuters repris par la Tribune, Cécile Philippe, Institut économique Molinari  s’efforce de répondre à cette question relative au processus décisionnel

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« En tant que présidente d’un institut de recherche, le sujet de l’expertise m’intéresse au plus haut point parce que nous exerçons nous même une forme d’expertise et que, d’autre part, nous nous intéressons à des sujets qui traitent justement de cette question, qu’il s’agisse de décider de remplacer les jugements humains par des algorithmes ou d’évaluer la qualité de notre système éducatif. De très nombreux sujets touchent de près ou de loin à cette question. Or, un article rédigé en 2009 par deux figures majeures dans ce domaine est particulièrement éclairant et permet, avec nuance, de cerner le contour entre de bonnes intuitions et d’autres qui s’avèrent erronées de façon systématique.

La question de l’expertise peut générer des sentiments ambivalents. On reste bouche bée devant le pompier qui parvient à contrôler un incendie dans un immeuble sauvant ainsi tous ses habitants ou devant le pilote Sully Sullenberger qui en 2009 parvient à poser en urgence son avion sur l’Hudson river et sauve ainsi ses 150 passagers. Dans un cas comme dans l’autre, leur expertise est exceptionnelle. Mais le sentiment est inverse quand on constate que les prévisions d’un certain nombre d’experts se révèlent moins fiables que celles réalisées par des modèles statistiques. Dans des Ted talk célèbres, Hans Rosling, médecin et statisticien, montrent à quel point nous pouvons être ignorants de faits importants tout en étant convaincus de la véracité de nos dires. Dans l’un d’eux, il dit : « J’ai démontré que les étudiants suédois les plus brillants avaient, statistiquement parlant, moins de connaissances sur le monde que les chimpanzés. »

Ces deux phénomènes font l’objet d’analyses approfondies au sein de communautés dont les chefs de file sont pour l’une Daniel Kahneman, lauréat du prix Nobel d’économie en 2002 et auteur du livre Système 1 / Système 2. Les deux vitesses de la pensée et pour l’autre, Gary Klein, psychologue renommé auteur notamment de Sources of Power: How People Make Decisions (1999). Ce dernier est un pionnier dans l’approche dite de la prise de décision naturaliste tandis que le second développe l’approche des biais cognitifs et des heuristiques. Tout semble opposer ces deux approches, sauf que les deux auteurs respectent immensément leur travail respectif et ont donc cherché pendant plusieurs années à comprendre leurs points de convergence et de divergence.

Débat scientifique exemplaire

Au-delà d’être exemplaire de ce que le débat scientifique peut faire de mieux, leur article permet de décrire deux phénomènes aussi réels l’un que l’autre qui ne s’appliquent pas aux mêmes situations. De fait, la plupart de nos jugements sont intuitifs et nous permettent d’agir dans le monde. Certains de nos jugements sont bons tandis que d’autres sont assez systématiquement erronés. Comment l’expliquer ? De fait, le développement d’une réelle expertise, celle de ces infirmières qui détectent des septicémies chez de très jeunes nourrissons avant même que les résultats sanguins reviennent positifs, nécessite que certaines conditions soient réunies. Il faut d’abord que l’environnement présente un certain niveau de régularités, d’invariants. Il faut ensuite que le futur expert puisse les découvrir, les discerner en accumulant de l’expérience. Enfin, il faut aussi qu’il reçoive un feedback rapide qui lui permette de lier perception et action dans un sens ou dans un autre. Lorsque ces conditions font défaut, il est difficile de développer une expertise. Le développement de l’expertise est tout à fait compatible avec un univers incertain comme dans le cas du poker ou des conflits armés. Il faut néanmoins pouvoir y décerner des régularités.

C’est ainsi que les astronomes, les pilotes d’essai, les physiciens, les mathématiciens, les infirmières, les médecins sont typiquement des professions dont le niveau d’expertise peut être très élevé tandis que dans des professions comme celles de courtiers, de psychologues cliniques, de juges, de recruteurs ou d’analystes du renseignement, cette expertise serait beaucoup plus rare.

Savoir les limites de ses compétences

Une caractéristique de l’expert compétent c’est qu’il sait en général les limites de ses compétences et requiert l’avis d’autres experts quand il sort de son domaine. La difficulté vient de ce que nos jugements – bons ou mauvais – sont tous intuitifs, automatiques, rapides, formulés presque sans effort et il n’est pas aisé d’être bon juge en la matière. Car nos intuitions suivent facilement des opérations mentales qui peuvent nous induire en erreur.

Les auteurs donnent l’exemple de l’erreur que commettent la plupart des personnes lorsqu’ils essaient de résoudre le problème suivant : une balle et une batte de baseball coûtent à elles deux 1,10 euro. La batte coûte 1 euro de plus que la balle. Combien coûte la balle ? Réponse à la fin de l’article. Il est fort probable qu’intuitivement vous ayez envie de répondre 10 centimes. Ce n’est malheureusement pas la bonne réponse. L’approche par les biais cognitifs abonde de ces exemples où nous tombons dans le panneau parce que plutôt que de faire une analyse rigoureuse qui nécessite des efforts, nous recourrons à des intuitions qui donnent la mauvaise réponse ou la mauvaise évaluation. Quand il s’agit d’évaluer des cas en psychiatrie ou de recruter des officiers, la chose est d’importance.

Méthode premortem

Ce constat – qui n’est d’ailleurs pas nié par les tenants de l’approche naturaliste – conduit à formuler un certain nombre de recommandations visant à améliorer la prise de décision. Notamment, les théoriciens des biais cognitifs sont très favorables aux algorithmes là où il est pertinent d’y recourir comme dans l’octroi de crédits bancaires. Côté approche naturaliste, beaucoup plus méfiante à l’égard des algorithmes, la méthode premortem est considérée comme un outil utile. Il s’agit pour un groupe d’établir un plan puis de considérer a priori qu’il a échoué et d’analyser les raisons de cet échec. Cet exercice permet de générer plus de critiques et d’éviter la suppression des opinions dissonantes, phénomène que l’on observe quand une organisation se lance dans un projet.

L’analyse de l’expertise doit donc être nuancée et suppose une compréhension fine de l’environnement dans lequel elle opère. Les deux courants ont des leçons à nous enseigner, en particulier dans l’adoption avisée des algorithmes ou dans le domaine éducatif, a priori le champ rêvé de l’expertise. »

 

Réponse : 5 centimes puisque la batte de baseball vaut un euro de plus, soit 1,05 euro

Economie : ça va mieux ! (méthode Coué de l’INSEE)

Economie : ça va mieux (méthode Coué de l’INSEE)

 

« Les signaux positifs se multiplient pour l’économie française » inique certains médias et de citer l’INSEE car le climat des affaires a gagné un point entre janvier et février. Curieux car partout dans le monde, l’analyse est plutôt pessimiste quant aux perspectives à venir aussi bien en Chine, au Japon, aux États-Unis ou plus près de nous en Allemagne.

« « L’activité tricolore devrait ainsi retrouver de la vigueur durant les trois premiers mois de l’année après une année 2018 au ralenti (1,5%) et une année 2017 exceptionnelle (2,3% »). L’ennui c’est que les instituts économiques notamment internationaux ne prévoient pour 2019 qu’une croissance de 1,3 %. L’Allemagne, principal partenaire commercial de la France, ne table que sur 1 %.

Sur le front de l’emploi, les perspectives s’améliorent légèrement. Le climat de l’emploi a gagné deux points. Il se situe à 106 contre 104 en décembre. L’ »indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie », qui permet d’évaluer le niveau futur de l’activité, reste pour sa part « dans la zone indiquant un climat conjoncturel favorable », souligne l’Insee.  On note cependant que coup de frein des principales économies de la zone euro comme l’Allemagne ou l’Italie et les perspectives de plus en plus sérieuses d’un Brexit sans accord  pourraient encore amener les économistes à réviser leurs projections d’activité à la baisse.

Macron promet aux maires un « changement de méthode » !!!

Macron promet aux maires un « changement de méthode » !!!

 

 

Changement de méthode promis aux maires par Macron mais pas de changement de cap ni de retour en arrière. Macron  qui n’a pas manqué de les brosser dans le sens du poil en s’apitoyant sur le sort des élus “Il faut un changement de méthode entre nous, c’est ce que j’ai voulu initier ce soir et ce qu’on va poursuivre ensemble dans les prochains mois, dans la manière de préparer les textes au niveau national et de les porter”, a-t-il poursuivi, quelques heures après une rencontre avec le bureau de l’Association des maires de France (AMF) qui n’a pas mâché ses mots ces dernières semaines contre l’exécutif. Selon l’Elysée, le chef de l’Etat a, au cours de cet échange avec les instances de l’AMF, appelé à mettre un terme à de “fausses polémiques” et “à la scénarisation des désaccords” et s’est dit prêt à “travailler ensemble” sur la taxe d’habitation et la dotation globale de fonctionnement (DGF), deux points de crispations. Il a également donné son accord à une méthode de concertation en amont sur les projets du gouvernement et sur la modification du fonctionnement de la conférence nationale des territoires, a précisé l’Elysée. Le chef de l’Etat s’est par ailleurs engagé à se rendre l’an prochain au congrès porte de Versailles. Sa décision de ne pas s’y rendre cette année, contrairement à l’an dernier où il avait essuyé des sifflets, a été déplorée par certains maires qui ont décidé de boycotter en retour la réception à l’Elysée.

Méthode Coué-Philippe promet la création d’un million d’emplois pour 2022

Méthode Coué-Philippe promet la création d’un million d’emplois  pour 2022

Après les réformes structurelles qui n’ont pas obtenu les résultats attendus, le gouvernement choisit la méthode Coué. Édouard Philippe contredit d’abord les chiffres du chômage en affirmant qu’il baisse. Ensuite il promet la création d’un million d’emplois pour 2022 afin de ramener le taux de chômage à 7 % de la population active. Enfin il reprend les arguties de Macron en reportant la responsabilité du chômage sur les chômeurs eux-mêmes. Le Premier ministre a jugé sur France Inter « fascinant et inquiétant » le fait qu’avec 1,7% de croissance, la France soit « encore à 9,1% % de taux de chômage » et « peine à recruter la main-d’œuvre » dont elle a besoin. Une manière de faire poser peser les mauvais résultats économiques sur les épaules des demandeurs d’emploi. Ce qu’avait fait récemment Macron en indiquant qu’il suffisait de traverser la rue pour trouver du travail ! On se souvient que François Hollande s’était cassé les dents avec son fameux slogan d’inversion de la courbe du chômage. Cette fois Édouard Philippe prend le même risque en fixant un objectif de création d’emplois à hauteur d’un million. Un slogan déjà entendu de la part d’Yvon Gattaz ancien président du Medef et qui a donné les résultats que l’on sait, c’est-à-dire pas grand-chose. On ne peut que s’étonner de l’étonnement du Premier ministre trouvant fascinant et inquiétant que le taux de chômage soit encore à plus de 9 % avec une croissance de 1,7 %. Le Premier ministre qui n’a guère de compétences économiques devrait pourtant savoir qu’en dessous de 2 % d’augmentation du PIB il n’est pas possible de réduire le chômage car il faut intégrer les progrès de productivité, aussi l’évolution démographique enfin le tassement des investissements face à la mollesse de l’activité générale. Cette rhétorique du gouvernement mettant en cause la responsabilité des chômeurs est, elle, réellement inquiétante. En effet il y a de l’ordre  de 150 000 à 200 000 emplois vacants qui effectivement peinent dans certains cas à trouver preneur en temps utile mais c’est bien insuffisant pour satisfaire les demandes de 6 millions de chômeurs. La vérité, c’est  que le gouvernement est de plus en plus fébrile face au manque de résultats économiques et qu’il cherche à trouver des boucs émissaires

Macron : une méthode trop jupitérienne (Jean Pisani-Ferry )

Macron : une méthode trop jupitérienne  (Jean Pisani-Ferry )

 

C’est l’ancien responsable du programme électoral qui le dit, Macron se comporte trop comme un monarque et se coupe des réalités avec ses décisions autoritaires. – Jean Pisani-Ferry, plaide, dans une interview au JDD, pour une pratique « moins jupitérienne » du pouvoir. Extrait de l’article. »L’important, c’est que les Français deviennent les acteurs de la transformation de leur société. C’est une condition du succès. Cela suppose plus de délibération, une méthode moins jupitérienne », estime dans nos colonnes l’économiste, qui se dit « ni propriétaire ni comptable » du programme présidentiel. Jean Pisani-Ferry revient ainsi sur plusieurs mesures de l’exécutif. Il juge notamment « dommage d’avoir décalé dans le temps la baisse des cotisations salariés pour des raisons budgétaires » et estime que la « contrepartie logique » de la révision de la fiscalité du capital et de l’ISF aurait été de mettre en place « un impôt fort sur les grosses successions ». « Sauf qu’il faut un courage énorme pour le faire passer… », ajoute Jean Pisani Ferry. Quant au prélèvement à la source, ce dernier juge que si la réforme est « techniquement prêt, […] il faut y aller ».A ses yeux, l’essentiel est de prendre en compte le constat « fort et sincère » fait par Nicolas Hulot lors de sa démission : « Ce n’est pas une affaire de personne, ni même de mesures techniques. […] Il faut fixer ce que nous voulons atteindre à dix ans et en faire [de la transition écologique] un axe central de l’action gouvernementale. » Avec deux autres économistes – Philippe Aghion et Philippe Martin -, Jean Pisani-Ferry avait déjà, dans une note confidentielle, fait part en juin dernier de ses critiques à propos de la politique menée par le Président. « Notre constat [de l'époque] reste valable », assure-t-il aujourd’hui.

 

 

La méthode de Macron face à Trump : le fiasco

La méthode de Macron face à Trump : le fiasco

Sans doute persuadé de sa très haute intelligence,  Macron pensait  mettre Trump dans sa poche ;  pour cela il a même consenti à étaler des marques d’amitié et d’affection à la fois superficielles et ridicules. Cette stratégie de la séduction a complètement échoué car sur aucun dossier Macron n’a pu obtenir la moindre concession qu’il s’agisse du climat, de l’Iran, des taxes douanières américaines encore du conflit palestinien. “On a un retournement complet dans les relations personnelles entre Emmanuel Macron et Donald Trump”, estime Laurence Nardon, chercheuse et responsable du programme Amérique du Nord de l’Ifri. “Macron, qui bénéficiait d’une conjoncture favorable, avait fait le pari de devenir un allié proche de Trump avec l’arrière-pensée que ça lui permettrait de le faire bouger sur un certain nombre de gros dossiers”. Le pari, “c’était de jouer sur la psychologie de Trump et de lui tendre la main au milieu des alliés européens plus hostiles, comme (la chancelière allemande Angela) Merkel. Ce qu’on voit aujourd’hui, c’est que ça n’a pas marché”, ajoute-t-elle. “Pourtant c’était un pari intelligent, cela aurait été idiot de ne pas tenter le coup, Trump étant imprévisible. Mais en définitive, le président américain ne fait que peu de cas des avis de ses alliés, y compris le seul allié qui semble être son ami sur la scène internationale”. Depuis leur première poignée de mains en marge du sommet de l’Otan il y a un an, les deux dirigeants ont alterné gestes et déclarations d’amitié – notamment lors de la visite en grande pompe à Paris de Donald Trump – et divergences assumées, sur le climat, l’Iran, la question palestinienne ou encore le commerce. Sur ce dernier point, le sommet du G7 a donné lieu à des échanges vifs par tweet et prises de paroles interposées. Avant l’ouverture du sommet, les deux dirigeants ont toutefois affiché leur “bonne relation” lors d’un tête-à-tête “cordial”. En vain. Quelques heures après l’annonce d’un communiqué commun, le président américain se fendait d’un tweet dans lequel il rejetait les termes de la déclaration finale obtenue après de longues tractations. Une volte-face accueillie froidement par les autres membres du G7, au premier rang desquels la France qui a dénoncé une forme d’’”incohérence” et d’”inconsistance” et appelé à être “sérieux”. “Chaque fois qu’on veut traiter Donald Trump comme s’il était un président ‘normal’, capable d’être raisonné, on se trompe, on le voit et sur ce plan là le ‘wishful thionine’ (prendre ses rêves pour la réalité-NDLR) de Macron a été pris en défaut”, estime le géopoliticien Dominique Moïsi. “Le retrait de Trump du communiqué final n’est pas surprenant, c’est plutôt le fait qu’il se soit laissé aller à le signer qui l’est”. “Il y a eu une forme d’excès d’optimisme de la part d’Emmanuel Macron mais également des autres chefs d’Etat qui avaient tellement envie qu’il y ait accord et que le G7 continue avec les Etats-Unis”, dit-il. “Ça n’a rien à voir avec Emmanuel Macron, c’est la personnalité particulière de Trump, il joue une partie de poker menteur, il fait du marketing auprès de ses électeurs et le reste est très secondaire pour lui”. Il y a eu une erreur de diagnostic, abonde Bertrand Badie, spécialiste des relations internationales. “Trump ne fait pas de diplomatie mondiale mais de la diplomatie électorale, son objectif ce n’est pas d’améliorer la situation internationale mais de plaire à son électorat.” “On a perdu un an à s’acharner à plaire à Trump, à tenter de le réorienter vers des choses plus positives alors qu’on aurait pu utiliser ce temps pour marquer l’unité et la résolution de l’Europe et le refus de cette dérive”, ajoute-t-il. “A chaque fois on lui a expliqué qu’on pourrait trouver un meilleur accord, notamment sur l’Iran ou encore aménager sa politique commerciale et ça a conduit à ancrer Trump dans sa conviction”.

Retraités : de Villepin critique la méthode

Retraités : de Villepin critique la méthode

. L’idée de jouer une classe d’âge contre les retraités, ce n’est pas, politiquement, une bonne chose », a indiqué Dominique de Villepin lors
du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI, ce dimanche 18 mars.  L’ancien Premier ministre estime que « dans un pays qui a souvent eu le sentiment du blocage, d’avoir du mal à se transformer et à changer, il a engagé une transformation des esprits. Je crois que c’est l’essentiel. À partir de là, il y a une méthode qui consiste à mettre tous les dossiers des réformes sur la table et provoquer une sorte d’effet de sidération« . Il  ajoute : « Mon inquiétude aujourd’hui, c’est que nous sommes dans un temps nouveau, nous allons bientôt entrer dans la deuxième année du quinquennat. Il faut faire attention à ce que les oppositions ne se cristallisent pas. Nous avons un président qui a une intuition très forte sur la façon de gouverner. Il a voulu marquer le retour d’une certaine autorité« .  Néanmoins, il précise que l’on « peut pas se contenter de l’autorité et de la modernité (…) Il doit montrer sa capacité empathique, c’est le défi qu’il a. Faire des réformes, dormir quatre heures par nuit, travailler en petite équipe… c’est possible pendant quelques mois, mais le risque c’est que l’on reste isolé, solitaire, arrogant et coupé d’un certain nombre de réalités« .  D’après lui, Emmanuel Macron  »a choisi de redonner de l’autorité à la fonction, malheureusement le risque c’est que plus les réformes et les décisions se multiplient, plus on retiendra cette image autoritaire. Dans notre pays, ça créé un certain nombre d’opposition et de résistance ».

« Méthode Macron » : vous discutez mais je décide !

« Méthode Macron » : vous discutez mais je décide !

 

Voilà comment en substance Laurent Berger, secrétaire de la CFDT,  résume la conception de Macron sur la question sociale que par ailleurs le président de la république considère comme secondaire. Laurent Berger a le sentiment que dans le dispositif de l’Etat, Macron décide seul et de tout. Que la négociation n’est qu’un alibi ; Pourtant la CFDT s’est montrée très ouverte ces dernières années aux différentes réformes mais là la posture quasi napoléonienne de Macron ne passe plus. Ni sur l’assurance chômage, ni sir la formation permanente et ni sur la SNCF dont Laurent Berger conteste la nécessité d’ordonnance. « Je ne laisserai pas cracher à la figure des cheminots » a même déclaré le patron de la CFDT. Pour Laurent Berger,  l‘exécutif “fait comme si la question sociale avait disparu avec l’amélioration de la conjoncture, comme si c’était devenu une question subalterne. Je dis au gouvernement : attention, danger ! Il commet une grave erreur, car les grands enjeux sociaux sont devant nous”, dit Laurent Berger, décrivant en la matière “un moment clef du quinquennat” d‘Emmanuel Macron, au pouvoir depuis neuf mois. “Les facteurs d’inquiétude d’avant l’élection présidentielle sont toujours présents. Le pays ne s’en sortira pas sans une politique sociale ambitieuse et assumée”, ajoute le dirigeant syndical. Il évoque des “tensions” sociales qui “s’accumulent dans les Ephad, les hôpitaux, chez Carrefour, dans les prisons, la police, l’éducation, les collectivités territoriales”. A ses yeux, la “méthode Macron” revient à donner trop de pouvoir au chef de l‘Etat, au détriment de la négociation. “La méthode Macron, c’est : ‘Vous discutez et je tranche’, et personne ne sait de quel côté ça va tomber. On a des interlocuteurs suspendus à la décision du président de la République. Cela pose un problème de fonctionnement démocratique et d’efficacité”, prévient-il.

“Je ne suis pas anti-Macron ou pro-Macron, je suis attaché à la justice sociale et à la démocratie. Autrement, on fait progresser toutes les forces conservatrices”, dit le leader de la CFDT, premier syndicat du secteur privé en France. Sur la formation professionnelle et l’assurance chômage, deux dossiers majeurs actuellement en discussion, “on a été confrontés à des lettres de cadrage pas forcément très débattues et au contenu très aléatoire”. “Les négociations se sont déroulées sans que l’on sache vraiment ce que voulait le gouvernement”, déplore-t-il encore. La direction de la CFDT a annoncé lundi son intention de signer l‘accord sur la formation professionnelle conclu la semaine dernière avec le patronat. “On le signe en demandant au gouvernement que l‘ensemble des droits soient effectifs et garantis dans le projet de loi. Si on passe d’une organisation à l’autre brutalement, alors cela ne fonctionnera pas”, explique Laurent Berger dans Les Echos. Concernant l‘accord sur l‘assurance chômage conclu jeudi, la centrale a conditionné sa signature à l‘engagement de l‘Etat “d‘en respecter l‘engagement”. Laurent Berger déplore en outre le choix gouvernemental d‘avoir recours aux ordonnances, comme il le fit l‘an dernier pour la réforme du travail, pour réformer la SNCF d‘ici l’été, au grand dam des syndicats qui prévoient une série de mobilisations. “Le gouvernement pouvait se permettre de procéder par ordonnance sur la réforme du marché du travail, car il l’avait clairement dit pendant la campagne et parce que la réforme est intervenue juste après l’élection. Ce n’est pas le cas pour la SNCF. Si le gouvernement donne le sentiment qu’il se précipite, ça se passera mal”, prévient-il.

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