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Chine : face à la répression soutenir les avocats

Chine : face à la répression soutenir les avocats

 

Face à l’ampleur de la répression qui touche les avocats « weiquan », un collectif de chercheurs et de militants appelle, dans une tribune au « Monde », à une plus forte mobilisation de la communauté internationale.

 

Tribune. Le 19 janvier 2018, l’avocat pékinois Yu Wensheng est embarqué par une douzaine de policiers alors qu’il accompagnait son fils à l’école. Détenu au secret, il est soumis à la torture, sans accès à un avocat ni à sa famille, puis condamné, en mai 2019, à quatre ans de prison, à la suite d’un procès à huis clos dont le résultat a été notifié à sa femme, Xu Yan, il y a à peine un mois. Yu œuvrait pour la défense de militants et soutenait des réformes structurelles du système sociopolitique. La veille de son arrestation, il avait appelé à une réforme constitutionnelle et à la création d’un système de contrôle du Parti communiste chinois.

Yu est loin d’être un cas isolé en Chine : il fait partie des avocats weiquan (« défense des droits » en chinois), un groupe d’avocats se battant pour le respect des droits humains et l’état de droit, que Pékin s’efforce par tous les moyens de faire taire. Yu s’était déjà vu retirer sa licence d’avocat pour avoir défendu son célèbre collègue Wang Quanzhang, victime de la « rafle 709 » du 9 juillet 2015. Il y a cinq ans jour pour jour, plus de 250 avocats et militants ont été poursuivis et arrêtés ; certains ont disparu ou ont été emprisonnés pour « subversion du pouvoir de l’Etat », et contraints à des confessions diffusées sur des chaînes publiques.

Le mouvement de défense des droits (« weiquan yundong ») est né en 2003 avec l’abolition du système d’« hébergement et rapatriement » consécutif à la mort de Sun Zhigang, un travailleur migrant. Appuyés par des journalistes et des universitaires, des avocats ont décidé de prendre au mot le pouvoir, qui venait d’introduire la défense des droits humains dans la Constitution.

Tirant les leçons de la répression du mouvement pour la démocratie de 1989, ces professionnels engagés ont aidé des paysans, des ouvriers, des citadins persécutés par le pouvoir à défendre leurs droits devant les tribunaux, en s’appuyant sur la Constitution et sur les traités internationaux relatifs aux droits humains signés par la Chine. Conscients des risques que comportait la fondation d’une organisation, ils ont constitué des réseaux informels sur Internet, que les victimes d’abus n’hésitent pas à saisir.

Pour la première fois depuis 1989, un mouvement informel regroupant des citoyens appartenant à diverses classes sociales est apparu en Chine. Rapidement, les autorités ont commencé à harceler les avocats engagés dans le mouvement, leur retirant leur licence, ou les enlevant, comme en 2011. »

 

Coronavirus :  » Une urgence: soutenir le pouvoir d’achat des ménages » Christophe Blot (OFCE)

Coronavirus :  » Une urgence: soutenir le pouvoir d’achat des ménages » Christophe Blot (OFCE)

L ‘économiste Christophe Blot (OFCE) estime dans une interview à la tribune que « le choc actuel sera probablement très fort compte tenu des mesures qui sont prises »

 

Quel regard portez-vous sur les mesures annoncées par Christine Lagarde jeudi dernier pour faire face à la crise du coronavirus ?

Les mesures n’ont pas apaisé la crise et l’inquiétude des marchés. Il faut néanmoins tenir compte du contexte dans lequel cette crise intervient en matière de politique monétaire européenne. La BCE a engagé une politique de taux très bas. Le taux principal de refinancement est à zéro depuis 2016 et le taux de facilité de dépôt est déjà négatif. Il y a également des politiques d’achats d’actifs avec des programmes de soutien à l’activité. La politique monétaire est déjà très expansionniste. Dans ce contexte, les marges de manœuvre étaient limitées. La BCE pouvait baisser les taux mais cette baisse aurait eu surtout un effet de signal.

Il y a quand même eu des mesures annoncées de refinancement aux banques en contrepartie des crédits qu’elles vont accorder aux entreprises. Il y a un biais par lequel la banque centrale peut soutenir l’activité de crédit bancaire afin de ne pas pénaliser les entreprises de plus petite taille. Certaines mesures signifient que les banques doivent soutenir l’activité des entreprises pour leur éviter des problèmes de trésorerie. Sur le volet des achats d’actifs, il y a eu également des annonces. Jusqu’à maintenant, la BCE achetait 20 milliards d’euros de titres par mois pour une durée indéterminée. Là, elle a annoncé qu’elle allait racheter 120 milliards sur l’année en se focalisant sur les marchés d’entreprises.

 

Pourquoi les mesures annoncées par Christine Lagarde ont-elles provoqué des déceptions ?

Ce qui a pu provoquer des déceptions est l’absence de mesures relatives aux écarts de taux sur la zone euro. Avant la réunion du 12 mars, le taux italien commençait à remonter et le taux allemand commençait à baisser. Sur les marchés, les investisseurs qui souhaitaient garder des liquidités en euros se désengageaient de la dette italienne pour acheter de la dette allemande. Ce comportement peut se comprendre par le fait que l’Italie est le premier pays de la zone euro à prendre des mesures de confinement. La péninsule devrait donc être le premier pays à subir les conséquences macroéconomiques du coronavirus. L’Italie est un pays dans lequel la dette publique est déjà élevée. Cette situation devrait se traduire par une augmentation de dette italienne. Cette pression-là n’est pas du tout liée aux mesures budgétaires. Elle est liée au fait que l’activité va fortement se contracter au moins à court terme. Cet effondrement devrait avoir une incidence sur la dette. Le gouvernement italien va mettre en place un certain nombre de mesures de soutien à l’activité qui vont contribuer à faire croître la dette publique. Les marchés se disent que les risques sur la dette italienne vont s’accroître. Sur ce point, la BCE aurait pu annoncer une mesure pour que les écarts de taux dans la zone euro restent contenus à un certain niveau. Autrement, si le gouvernement adopte un plan de relance, ces effets peuvent être annihilés par une possible remontée des taux.

En revanche, Christine Lagarde a eu raison de rappeler que la politique monétaire ne peut pas tout faire mais une décision sur les écarts de taux aurait permis une coordination implicite de la politique monétaire et des politiques budgétaires. Elle a appelé les gouvernements à prendre leur responsabilité de coordination à l’échelle européenne. Il faut rappeler qu’il y a beaucoup d’autres annonces qui ont perturbé les marchés comme les annonces de Trump sur la fermeture des frontières américaines pour les Européens par exemple.

Existe-il un risque pour le secteur bancaire en Europe ?

Sur l’ensemble de la zone euro, la profitabilité des banques n’était pas dégradée avant la crise du coronavirus. Les banques ont bénéficié d’un certain nombre de mesures de la Banque centrale européenne qui leur permettent d’avoir des refinancements à très bas coût. Globalement, la situation s’est améliorée depuis la crise financière de 2008. Pour l’Italie, les créances douteuses avaient tendance à diminuer mais il est possible que certains établissements bancaires italiens soient encore dans une situation fragile. Un nouveau choc macroéconomique peut accentuer cette fragilité là. Un certain nombre d’entreprises qui ont une faible rentabilité et un haut niveau d’endettement pourraient subir les dégâts de cette crise.

Comment évaluez-vous l’ampleur de ce choc ?

Le choc actuel sera probablement très fort compte tenu des mesures qui sont prises. Ce choc, lié aux mesures de confinement, d’arrêt de l’activité, pourrait être limité dans le temps. À l’heure actuelle, il est difficile de se prononcer sur la durée de la crise. Cette crise n’est pas comparable à une crise financière. La crise financière va laisser des dégâts importants dans le système financier. Elle va provoquer par la suite un désendettement des agents. Après la crise de 2008 aux Etats-Unis, les ménages se sont fortement désendettés. Cela a pesé sur la consommation. Les banques ont réduit les crédits, compensant ainsi les prises de risque excessives précédentes. Aujourd’hui, la situation n’est pas la même. Ce n’est pas une crise financière. C’est une crise sanitaire qui a des effets économiques.

Une fois que la crise sanitaire s’estompe, le retour à une activité économique devrait se faire plus rapidement que lors d’une crise financière. Certains secteurs vont être plus touchés que d’autres comme le tourisme par exemple. L’effet sur le long terme de la crise du coronavirus devrait être moins fort que celui d’une crise financière. Sur ce point, les mesures temporaires vont permettre de faire du soutien aux revenus des ménages par des mesures de chômage partiel, de garanties de droits au chômage assouplies, des mesures de soutien pour la trésorerie des entreprises qui devraient permettre d’atténuer les liquidations et les faillites et donc éviter in fine de fragiliser le système bancaire.

La Commission européenne a annoncé récemment la mise en place d’un fonds d’investissement en réponse à l’épidémie allant jusqu’à 25 milliards d’euros. Est-ce suffisant ?

Les moyens dont disposent l’Europe en tant qu’institution sont actuellement limités. Le budget européen est très restreint. Il dépend de la contribution des Etats et il s’élève à environ un point de PIB de la zone euro. Ce n’est pas le levier principal par lequel l’Europe peut agir. L’enveloppe de 25 milliards d’euros peut sembler ridicule. Le Royaume-Uni a par exemple annoncé un plan de 30 milliards de livres. En l’absence de budget européen, il ne faut pas s’attendre à de fortes mesures de soutien de l’économie de la part de la Commission au vu de ses moyens. Il reste que la Commission peut jouer un rôle dans sa capacité à inciter les pays Etats membres à prendre les mesures nécessaires. Dit autrement, la Commission doit faire en sorte que les pays agissent de façon coordonnée.

Le deuxième levier est l’assouplissement des règles budgétaires en vigueur pour permettre aux pays d’avoir des actions suffisantes. Le soutien budgétaire viendra principalement des pays européens. Les décisions seront d’abord prises par la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne… pour faire face à la crise. Si ces pays sont contraints par les règles budgétaires, ils vont voir leurs marges de manœuvre réduites. Il semble logique de dire que les règles budgétaires ne doivent pas être la priorité. Dans les règles, il y a néanmoins des clauses de sortie prévues qui prévoient un assouplissement des règles en cas de récession. L’un des dangers sera d’éviter de reproduire l’erreur commise en 2011 en demandant aux Etats Membres de respecter les règles alors même que la situation économique n’était pas encore rétablie. Il faut faire en sorte de ne pas casser le rebond au moment de la sortie de crise.

Le président de la République Emmanuel Macron a annoncé lors de son allocution que l’ensemble des gouvernements européens devait prendre les décisions de soutien de l’activité puis de relance quoi qu’il en coûte ». Quel regard portez vous sur cette position ?

Pour l’instant, il n’y a pas eu de mesures coordonnées. Chaque pays prend des mesures de façon indépendante. Comme le levier n’est pas européen, ce sont les Etats membres qui définissent leur programme de relance et le montant de ces programmes. Il faut éviter des phénomènes de « passager clandestin ». Au regard des situations en Italie, en Espagne ou en Allemagne, il est probable que ces pays mettent en place des mesures de relance similaires mais peut-être pas avec la même ampleur.

Quelles sont les mesures prioritaires à mettre en place pour éviter le marasme économique ?

À court terme, il faut absolument soutenir la trésorerie des entreprises en priorité et mettre en place des mesures de soutien au pouvoir d’achat des ménages par des dispositifs de chômage partiel. Il faut également garantir l’accès aux allocations chômage pour les individus qui n’arrivent pas à retrouver rapidement un emploi. Il peut y avoir des mécanismes de soutien à l’emploi. Il faut s’assurer également que le système de santé est capable de tenir le choc. Il faut lui donner tous les moyens nécessaires pour face à la crise sanitaire. À moyen terme, il faut absolument avoir une réflexion sur les moyens alloués à la recherche sur ce type de risque et les vaccins.

 

La zone euro se réveille pour soutenir la croissance

La zone euro se réveille pour soutenir la croissance

 

La croissance en 2020 devrait sans doute être assez insignifiante pour deux raisons ,d’une part on projetait simplement une hausse de 1 % en moyenne pour l’activité économique avant le virus chinois. Depuis évidemment des facteurs de dégradation vont encore  influencer la croissance. L’affaire du virus chinois pourrait en effet peser autour de 0,5 à 1 % sur la croissance mondiale. Cela signifie que nombre de pays de l’union européenne pourrait tutoyer  la stagnation voire la récession. Les ministres des Finances de la zone ,euro devraient donc  s’accorder d’ici la fin du mois sur une position plus favorable à l’assouplissement des politiques budgétaires afin de soutenir la croissance, a-t-on appris vendredi de trois sources de l’Union européenne, une inflexion susceptible de conduire l’Allemagne à augmenter ses dépenses publiques.

Plusieurs tentatives visant à favoriser l’investissement et la croissance des 19 pays partageant la monnaie unique ont échoué ces dernières années en raison notamment du refus de Berlin de remettre en cause sa politique d’excédents budgétaires. Mais les craintes de voir l’Allemagne renouer avec la récession et les risques liés à l’épidémie de coronavirus ont favorisé un compromis.

“Si les risques à la baisse devaient se concrétiser, les réponses budgétaires devraient être différenciées avec pour objectif une position plus favorable au niveau global”, explique un projet de texte sur lequel se sont entendus les représentants des pays membres, selon un responsable qui en a eu connaissance.

Deux autres responsables de l’UE ont confirmé ce projet de compromis, qui doit encore être avalisé par les ministres des Finances de la zone euro lors de leur prochaine réunion à Bruxelles le 17 février.

Le texte, fruit de longues négociations, précise qu’une augmentation de la dépense publique devrait respecter les règles budgétaires de l’Union, qui prévoient entre autres un déficit inférieur à 3% du produit intérieur brut (PIB).

En dépit de ces restrictions, l’initiative marquerait une inflexion par rapport aux positions tenues jusqu’à présent par la zone euro, qui recommandaient une situation budgétaire “globalement neutre” en dépit du ralentissement de la croissance.

Cette évolution permettrait aux pays membres disposant des finances publiques les plus saines de privilégier le soutien à la croissance plutôt que la stabilité budgétaire dans la préparation des projets de budget pour 2021.

2017 : soutenir Macron par réalisme (Pierre Henry ONG)

2017 : soutenir Macron par réalisme (Pierre Henry ONG)  

Patron d’une grande ONG spécialisée dans le droit d’asile et l’accueil des réfugiés,  Pierre Henry a décidé de rejoindre Emmanuel Macron. « Le libéralisme n’est pas forcément antagonique du progrès et de la nécessaire protection due aux personnes dans un système de solidarité », explique-t-il au JDD

 

 

 

Pourquoi avoir fait le choix de soutenir Emmanuel Macron?
C’est un choix de valeur sur une question essentielle qui a mis en difficulté l’ensemble de l’Europe et où les réponses apportées sont soit marquées du sceau de la fermeture, soit d’une générosité extraordinairement maîtrisée. Je pense qu’il faut aborder le sujet avec courage et clarté. Dire qu’Angela Merkel a assumé et, d’une certaine manière, a défendu les valeurs profondes de l’Europe est quelque chose de nécessaire à rappeler. Quand les valeurs s’effondrent, c’est toute la maison qui peut s’effondrer. En même temps, cela n’empêche pas de rappeler la nécessité d’avoir un certain nombre de règles communes.

A vos yeux, cette position n’est portée que par Emmanuel Macron?
Je ne me positionne pas dans des intérêts partisans. Je vois bien simplement qui peut être en mesure de proposer un projet européen, humaniste, équilibré au pays. Et qui peut être en mesure de le mettre en œuvre. Cela ne m’oblige pas à ignorer les positions voisines sur le sujet. Il y en a qui existent sur l’arc démocratique. Je crois surtout que la France n’a pas besoin d’être brutalisée. Forte de sa diversité, elle doit parler au monde. Rappeler à la fois le soutien à Angela Merkel et la nécessité d’une réponse commune au niveau européen me paraît être la seule voie raisonnable, alors que l’Europe est attaquée à la fois de l’extérieur, dans son concept même, et de l’intérieur, avec des courants populistes extraordinairement préoccupants.

Vous pensez à qui?
A l’extérieur, je pense aux propos invraisemblables du futur président des Etats-Unis (Donald Trump, NDLR]. A l’intérieur, je regarde avec inquiétude la montée de l’ensemble des mouvements populistes qui ont pris pour cible l’Union européenne. Il y a des programmes inquiétants avec des propositions de réduction des systèmes de protection. Avec, sur les questions qui m’importent, des propositions de réduction drastique des courants d’immigration régulière. C’est ce que j’appelle la brutalisation de la société. Le sujet est plutôt de savoir comment on met en marche une société dépositaire aujourd’hui d’un certain nombre de blocages.

Vous visez aussi François Fillon?
Oui, par exemple. Mais je crois qu’il n’y a pas besoin d’attaquer nommément les gens. On peut aussi construire des majorités positives, sans s’opposer aux autres. Après les Français seront majeurs pour choisir ceux qu’ils veulent [voir l'emporter] et là où ils veulent aller.

Vous n’êtes pas gêné par le côté très libéral du programme économique d’Emmanuel Macron?
Il faut éviter de sombrer dans les caricatures et les idéologies. Je sais qu’Emmanuel Macron est catégorisé comme étant libéral. Mais le libéralisme n’est pas forcément antagonique du progrès et de la nécessaire protection due aux personnes dans un système de solidarité. Liberté, égalité fraternité. La fraternité est aussi assurer le bien commun par un système de solidarité. Il faut juste se poser la question : comment dans une société moderne on arrive à faire le tout.

Le positionnement politique d’Emmanuel Macron vous a donc également séduit?
Il y a des parcours, il ne s’agit pas de les nier. Il s’agit simplement à un moment T de se dire quel est le bien commun pour notre pays. Comment peut-on se rassembler au-delà d’un certain nombre de clivages acquis. Ce qui m’intéresse également, c’est aussi ce qui est un des socles républicains, à savoir la laïcité. Ne faisons pas de cette laïcité une arme de combat contre quelques-uns de nos compatriotes et ne mélangeons pas religion et lutte contre le terrorisme.

Tout cela, vous ne l’avez pas retrouvé chez un candidat de la primaire de la gauche?
Je vous ai dit qu’il pouvait y avoir des proximités, mais que j’ai aussi un principe de réalisme. C’est tout.

Cela veut dire que dans la campagne présidentielle, vous êtes favorable à un accord entre les candidats (PS, Macron, Mélenchon) qui seront sur la ligne de départ?
Chaque chose en son temps. Il y a des rythmes et des rites à respecter. Si les uns et les autres ont décidé d’avoir recours à des processus démocratiques pour désigner leur candidat, très bien, il faut respecter cela. Mais ensuite, on a aussi chacun la capacité de regarder la situation et de juger quelle est l’urgence. Je ne veux pas rentrer dans une approche politicienne. Il y a des prises de positions sur les questions migratoires intéressantes chez d’autres candidats. Il y a eu des choses positives pendant ces cinq ans… Maintenant, j’ai aussi un principe de réalité. Je me dis : face à un certain nombre de positionnements, à un rapport droite-extrême droite/gauche dans le pays qui est de 65%-35%, il est urgent d’aller à l’essentiel.

Allez-vous vous engager davantage avec Emmanuel Macron, notamment sur son programme?
J’apporterai dans la campagne mon expertise sur ces sujets. Emmanuel Macron a de nombreux experts à ses côtés. Si je peux apporter mon regard à la fois d’homme de terrain, d’expert sur ces questions sur lesquelles je travaille depuis plus de 20 ans et également de chef d’une entreprise sociale, j’apporterai ma petite pierre en toute humilité.

« Hollande va probablement soutenir Macron » (Villemot)

« Hollande va probablement soutenir Macron » (Villemot)

 

L’hypothèse d’un soutien de Hollande à Macron constitue uen hypothèse possible. Ce qu’affirme en tout cas un proche de Hollande dans le JDD « La plupart des socialistes, pour l’heure, se sentent contraints par une discipline de parti. Mais à la fin de primaire, beaucoup rejoindront Emmanuel Macron. Pour l’heure, le Président pointe le doigt sur les dangers des programmes de Fillon et de Le Pen, et ne soutient personne dans cette primaire. Il se prononcera fin février ou début mars. Mais François Hollande va probablement soutenir Macron. On ne peut pas dire que l’appareil du PS l’ait aidé… Par ailleurs, je ne vois pas quel autre candidat il pourrait soutenir » » Il  semble donc se confirmer que François Hollande prend de plus en plus de distance avec la primaire du parti socialiste. On notera d’ailleurs que les choix de soutien des différents ministres sont assez contradictoires. Le plus symbolique est peut-être celui de Ségolène Royal qui n’a pas caché sa préférence pour Macron. Une préférence alimentée par des divergences sur le fond comme sur les formes avec Valls. On connaît par ailleurs les liens politiques qui unissent Ségolène royale et François Hollande. Il est vraisemblable que François Hollande n’indiquera son choix  que tardivement.  Le partisan de la synthèse pourrait bien le moment venu apporter son soutien à Emmanuel Macron si ce dernier paraît en situation de se qualifier pour le second tour de la présidentielle et si le score prévisible du parti socialiste- comme c’est probable- est  catastrophique. L’hémorragie des socialistes vers Macron pourrait s’accélérer avec la perspective d’une déroute aux élections législatives. Nombre de candidats députés voudront à leur sauver leur peau. D’après le Figaro Certains proches du chef de l’État pensent qu’il mobilisera les socialistes derrière la candidature d’Emmanuel Macron après la primaire à gauche. «Si le résultat de la primaire de la gauche se révèle une catastrophe pour le Parti socialiste et si la candidature Macron continue de progresser, beaucoup de socialistes s’y rallieront et François Hollande soutiendra le rassemblement derrière lui», a confié, vendredi, un hollandais du premier cercle, proche de Démocratie 2012. Cette hypothèse serait largement partagée au sein du think tank présidé par Jean-Marie Cambacérès, qui avait soutenu la campagne Hollande en 2012 et qui choisit aujourd’hui de se tenir à distance de la primaire, adoptant le même positionnement que le chef de l’Etat. «Valls essaye de dire que le président le soutient mais, évidemment, ce n’est pas vrai», critique un membre de l’association qui juge également «dangereuses» les déclarations de Manuels Valls essayant de se dédouaner sur l’application du 49.3. «Il donne l’impression de manquer de courage», estime-t-on. Parmi les partisans de François Hollande on observe ce que tout le monde peut constater à savoir la baisse de François Fillon, le plafond de verre du Front National qui ouvre la perspective d’une qualification de Macron pour le second tour des présidentielles. Dernier élément qui pourrait favoriser le soutien de François Hollande à Macron le fait que Valls ait pratiquement contraint le président de la république à renoncer. Un choix qu’il regretterait maintenant et qu’il  pourrait faire payer à Valls en apportant son soutien à Macron.

 

Les communistes vont soutenir Mélenchon et disparaître

Les communistes vont soutenir Mélenchon et disparaître

Avec le ralliement possible des communistes à Mélenchon ce pourrait bien être la fin du parti communiste en tant qu’organisation autonome. On sait en effet que Mélenchon  veut faire appliquer une charte aux candidats qui se présenteront aux législatives qui les contraindra de se plier à la discipline parlementaire. Autant dire qu’ils n’auront plus de marges de manœuvres. D’une certaine manière, c’est une question existentielle qui se pose pour les communiste ou disparaitre dans le cadre d’une alliance avec le PS ou pratiquement ne plus exister mais sauver les meubles avec Mélenchon. En tout cas pour la gauche une page va se tourner  avec le quasi mise en sommeil du PC d’une part et la marginalisation pour longtemps du parti socialiste dépassé d’une part par Mélenchon, d’autre part par Macron. . Bref un séisme total à gauche.  Deux options seront soumises samedi au vote de la conférence, celle d’un soutien à Jean-Luc Mélenchon et celle d’une candidature PCF. Cette dernière option, « ce n’est pas l’option que je privilégie », a déclaré Pierre Laurent au cours d’une conférence de presse. La décision finale appartiendra toutefois aux adhérents du PCF, appelés à se prononcer a priori fin novembre. Mercredi, le Parti communiste avait annoncé qu’il réfléchissait à soutenir une candidature de Jean-Luc Mélenchon mais pas dans le cadre de « La France insoumise ». « Si on veut pousser l’hypothèse Jean-Luc Mélenchon, il faudra trouver un cadre qui n’est pas celui de La France insoumise », a déclaré à l’AFP Marie-Pierre Vieu, chargée des relations extérieures du PCF.  »Si l’hypothèse Mélenchon est retenue le 5 (samedi, ndlr), on la travaillera, a-t-elle conclu. Mais le PCF continuera de développer ses propres arguments. » En fait il s’agit surtout de sauver une boutique en voie d’obsolescence politique.

Hinkley Point – EDF : Ségolène Royal soutient sans soutenir

Hinkley Point – EDF : Ségolène Royal soutient sans soutenir

 

 

Une posture ambigüe pour Ségolène Royal qui ne s’oppose pas vraiment au projet d’une centrale de type EPR en Angleterre mais qui s’inquiète de son coût  pour EDF. EDF déjà empêtré dans une situation financière ingérable avec un déficit abyssal de leur de 40 milliards, la future facture de modernisation du parc actuel dont la durée de vie sera prolongée, encore 50 milliards,  et le coût du retraitement des déchets entre 50 et 100 milliards. Du coup, l’État envisage d’abandonner ses dividendes pendant plusieurs années mais une telle mesure sera loin de boucher tous les trous. Au-delà des aspects financiers Ségolène Royal se demandent si EDF aura bien les moyens d’investir aussi dans les énergies non polluantes. La ministre de l’Environnement et de l’Energie, Ségolène Royal, s’inquiète dans un entretien au Financial Times de l’impact du coût « colossal » d’Hinkley Point sur les finances d’EDF, tout en estimant qu’un abandon du projet pourrait nuire à l’image de la France. Le projet de l’électricien français de construire deux réacteurs de type EPR à Hinkley Point, en Angleterre, suscite depuis plusieurs mois le débat en raison notamment de son coût de 18 milliards de livres. Les élus du CCE d’EDF ont demandé une expertise externe sur ce projet pour lequel les syndicats demandent un report du feu vert du groupe au-delà de 2016, voire de trois ans. Le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, veut pour sa part donner le coup d’envoi dès que le groupe aurait obtenu l’avis de son CCE, tandis que le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, évoquait récemment un feu vert en septembre. « Je me demande si nous devrions poursuivre ce projet. Les sommes en jeu sont colossales », explique Ségolène Royal dans l’entretien au Financial Times. « Je pense que si Hinkley Point ne se concrétisait pas, cela ne mettrait pas en péril le secteur français du nucléaire », ajoute-t-elle. EDF, dont l’Etat français détient près de 85%, a vu ses notes de crédit dégradées par S&P et Moody’s au cours des dernières vingt-quatre heures. Moody’s estime notamment que le plan d’action annoncé par le groupe le 22 avril risque de ne pas suffire à compenser l’impact de la baisse des prix et les lourds investissements à venir. L’agence de notation ajoute que la note pourrait être encore abaissée si Hinkley Point était maintenu. Ségolène Royal estime cependant qu’un retrait du projet pourrait nuire à la réputation de la France. « Cela enverrait un mauvais signal, les concurrents diraient : ‘regardez la France, l’Etat ne tient pas sa parole’ ». La ministre précise avoir demandé à EDF de lui garantir que le projet britannique ne se ferait pas aux dépens des investissements dans les énergies renouvelables. « EDF ne m’a pas encore répondu, ils continuent de réfléchir. Mais ils doivent m’apporter la preuve », dit-elle.

(Avec Reuters)

L’Allemagne doit soutenir la croissance (Lagarde, FMI)

L’Allemagne doit soutenir la croissance (Lagarde, FMI)

Selon la responsable internationale, l’Allemagne dispose en effet de « marges de manœuvre », comme l’ont montré les négociations salariales outre-Rhin. « On s’aperçoit que dans les négociations salariales entre les organisations syndicales et les organisations patronales des marges de manœuvre sont dégagées. Il faut espérer que ce mouvement s’amplifie et permette de tirer la reprise européenne », a-t-elle ajouté. Des propos qui font écho à ceux tenus, samedi dernier, par le ministre français de l’Économie, Arnaud Montebourg, qui souhaitait « hausser le ton » face à l’Allemagne, « prise au piège de la politique austéritaire (sic) ». Le ministre a jugé que la France, où la croissance tarde à percer, ne pouvait plus « se laisser faire », déclenchant une crise au sommet de l’État. Manuel Valls a été chargé lundi par François Hollande de former un nouveau gouvernement, dont Arnaud Montebourg mais aussi Benoît Hamon, Christine Taubira et Aurélie Filippetti pourraient exclus. L’Allemagne a opposé une fin de non-recevoir à l’appel du président français François Hollande pour une réorientation des politiques européennes en faveur de la croissance et de l’emploi. Interrogée sur le curseur entre « austérité » et « relance », Christine Lagarde a estimé pour sa part que « beaucoup d’austérité a été mise en œuvre. On a eu un processus de consolidation budgétaire très fort pendant les trois dernières années. Fort heureusement, en 2014, 2015, cette consolidation budgétaire est beaucoup plus faible. (…) Ce réglage-là nous paraît convenable actuellement. Il ne faut pas en faire plus. »

 

Seulement 20 députes PS pour soutenir Valls !

Seulement 20 députes PS pour soutenir Valls !

Ils étaient une centaine de fondeurs les députés PS mais ils ne sont qu’une vingtaine pour soutenir officiellement le plan d’économies de Valls. Il n’ya pas beaucoup de députés qui ont voulu se mouiller pour défendre le plan de stabilité, la plupart sont d’ailleurs à peu près inconnus ;

Avant l’Hémicycle, le combat se passe en tribunes. Après « l’Appel des 100″ frondeurs paru dans le JDD, début avril, les parlementaires socialistes continuent de dialoguer et de faire monter les rapports de force. Jusqu’ici, ce sont surtout les mécontents qui se sont fait entendre. Mais avant le vote très attendu de mardi et redouté par l’exécutif sur le programme de stabilité, une vingtaine de députés s’engagent derrière l’exécutif. « Courage, avançons! Souveraineté, crédibilité, responsabilité : pourquoi nous soutenons le gouvernement », tel est le titre de cet appel initié par Philippe Doucet. Les signataires ne représentent pas le premier cercle de Manuel Valls et il y aura évidemment beaucoup plus de 20 députés pour voter le programme de stabilité mardi.

Liste des 20 députés signataires :

Philippe Doucet (Val d’Oise), Nathalie Appéré (Ille-et-Vilaine), Alexis Bachelay (Hauts-de-Seine), Luc Belot, (Maine-et-Loire), Yves Blein (Rhône), Alain Calmette (Cantal), Corinne Erhel (Côtes d’Armor), Hugues Fourage (Vendée), Michel Francaix (Oise), Yves Goasdoué (Orne), Estelle Grelier (Seine-Maritime), Frédérique Massat (Ariège), Patrick Mennucci (Bouches-du-Rhône), Nathalie Nieson (Drôme), Pascal Popelin (Seine-Saint-Denis), Dominique Raimbourg (Loire-Atlantique), Bernard Roman (Nord), Odile Saugues (Puy-de-Dôme), Pascal Terrasse (Ardèche) et Patrick Vignal (Herault).

 

Ukraine : et maintenant il va falloir la soutenir financièrement

 maintenant il va falloir soutenir financièrement l’Ukraine

 

 

L’Ukraine se tourne désormais vers l’union européenne pour des rasions politiques mais aussi pour des raisons financières. Poutine ne fera pas de cadeau à la nouvelle équipe. L’Ukraine a besoin du gaz russe, elle va le payer aux prix cher ; En outre les finances de l’Ukraine sont au bord de la faillite, il faudra un soutien financier massif et rapide. Sans doute sera-t-il nécessaire d’imposer des réformes sérieuses dans ce pays où oligarques ; mafia et politiques pillent le pays depuis la perestroïka (parfois de concert) .Le nouveau pouvoir ukrainien, installé au cours du week-end à la suite de la destitution du président Viktor Ianoukovitch par le parlement, a donc manifesté dimanche son intention de se tourner vers l’Union européenne (UE), qui a pour sa part renouvelé son offre d’un accord commercial. Alors que la Russie a rappelé à Moscou son ambassadeur en Ukraine, les Etats-Unis ont affirmé par la voix de Susan Rice, conseillère de Barack Obama pour les questions de sécurité, que Moscou commettrait une « grave erreur » en envoyant des forces armées pour rétablir le président sortant. La réorganisation du pouvoir politique, entamée samedi, s’est poursuivie avec la désignation par la Rada, le parlement ukrainien, d’Oleksander Tourchinov, le bras droit de l’opposante Ioulia Timochenko, aux fonctions de chef de l’Etat intérimaire, dans l’attente d’une élection présidentielle prévue le 25 mai. Il a demandé aux élus de se mettre d’accord d’ici mardi sur la composition d’un gouvernement d’union nationale. Estimant qu’il s’agissait d’une « tâche prioritaire », il a exigé que les discussions débutent immédiatement. Au cours d’une adresse à la nation, Oleksander Tourchinov a ensuite déclaré que Kiev accepterait de discuter avec Moscou, « sur une nouvelle base d’égalité et de bonne entente, qui reconnaisse et prenne en compte le choix européen de l’Ukraine », mais qu’il ferait du « retour à la voie de l’intégration européenne » une priorité. Libérée samedi de l’hôpital-prison de Kharkiv dans lequel elle était détenue depuis 2011 pour « abus de pouvoir », Ioulia Timochenko a elle écarté la proposition d’occuper le poste de Premier ministre, et a ainsi refusé une charge qu’elle avait occupée à deux reprises en 2005 puis entre 2007 et 2010. Ioulia Timochenko, qui s’est exprimée samedi soir devant plusieurs milliers de manifestants massés sur la place de l’Indépendance à Kiev, s’est entretenue avec la chancelière Angela Merkel qui l’a félicitée pour sa libération et s’est dite certaine que son retour dans le jeu politique allait contribuer à stabiliser la situation dans le pays.  

 

Etats-Unis : la FED va continuer de soutenir l’économie

Etats-Unis : la FED va continuer de soutenir l’économie

 

Comme le président de la FED l’avait annoncé avant la fin de son mandat, la banque centrale continuera de soutenir l’économie tant que l’empli ne sera pas nettement reparti ; la réduction de la politique accommodante se fera donc très progressivement ; cela aussi pour ne pas affoler les marchés.  Selon les « minutes » de la réunion des 17 et 18 décembre de la Fed, la plupart des participants ont insisté sur le fait qu’il fallait adopter « un rythme mesuré » dans cette affaire et bien souligner que les prochaines réductions des achats de la Fed ne suivraient pas « une trajectoire prédéterminée » et dépendraient de l’évolution de la conjoncture et de l’efficacité de la politique de soutien à la croissance de la banque centrale. La Fed a finalement surpris de nombreux investisseurs en annonçant en décembre un ralentissement de son programme de rachats d’obligations, qu’elle a ramené de 85 à 75 milliards de dollars par mois. Mais elle a adouci l’impact de cette mesure en laissant entendre qu’elle maintiendrait ses taux directeurs à un bas niveau pendant une période plus longue qu’elle ne s’y était précédemment engagée. Le président de la Fed, Ben Bernanke, qui quitte son poste à la fin du mois, avait alors déclaré que si les créations d’emplois se poursuivent comme prévu, les rachats continueraient vraisemblablement d’être réduits à un rythme « mesuré » cette année et seraient probablement interrompus « en fin d’année ». Certains des 10 membres qui disposaient d’un droit de vote à cette réunion « ont exprimé la crainte d’un resserrement non voulu des conditions de financement si la réduction de la cadence des achats était mal interprétée, comme un signe que le comité était susceptible d’abandonner sa politique accommodante plus rapidement que ce qui avait été anticipé. » « En conséquence, plusieurs membres ont jugé qu’il fallait agir prudemment pour ce premier ralentissement de la cadence des achats et devait indiquer que les prochaines réductions se feraient à un rythme mesuré », apprend-on dans les « minutes ».




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