Archive pour le Tag 'banque'

Croissance France : 6,3% confirmées par la Banque de France

Croissance France : 6,3% confirmées par la Banque de France

Finalement , la Banque de France confirme les prévisions de l’INSEE qui a diagnostiqué une croissance de 6,25 % pour l’année 2021. La Banque de France prévoit 6,30 %.

Des prévisions qui dépassent légèrement les 6 % prévus par le gouvernement.

«A l’horizon de ces projections, on rentre dans une nouvelle phase de croissance», après le rattrapage de la récession record de 8% enregistrée par la France en 2020 du fait de la crise sanitaire, indique la Banque de France. L’institution prévoit par ailleurs une croissance assez solide en 2022 de l’ordre de 3,7 % mais un net ralentissement en 2023 avec 1,9 %. Du coup le chômage devrait stagner en 2023 autour de 8 %.

Concernant les prix, la Banque de France prévoit une hausse qui dépasserait 2 % mais considère que cette inflation serait temporaire. Du temporaire pourrait bien durer longtemps ! 

Climat : l’inertie de la banque centrale européenne

Climat : l’inertie de la banque centrale européenne

 

L’économiste Jézabel Couppey-Soubeyran juge, dans une tribune au « Monde », les changements annoncés par la BCE bien timorés, tant pour les instruments de sa politique monétaire que pour lutter contre le réchauffement climatique.(extrait)

 

Tribune.

La Banque centrale européenne (BCE) n’avait pas changé sa stratégie de politique monétaire depuis 2003. Il y a un an et demi, elle avait annoncé son intention de la réviser. Les résultats devaient être communiqués à l’automne prochain mais, surprise, ils ont été publiés le 8 juillet.

Il ne fallait pas s’attendre à ce que l’objectif principal de la BCE change, puisque ce sont les traités européens qui le définissent. La BCE continuera de s’efforcer à préserver la stabilité des prix au sein de la zone euro. Elle avait plus de latitude, en revanche, quant à la cible qu’elle définit pour y parvenir. Le changement paraîtra infime au profane : la cible d’inflation antérieure était « inférieure à mais proche de 2 % » ; elle devient symétrique à « 2 % », en insistant sur l’horizon de moyen terme. Tout en déclarant que « les écarts positifs ou négatifs par rapport à l’objectif sont également indésirables », la BCE se donne en fait la possibilité de s’écarter de sa cible à la hausse comme à la baisse.

En clair, elle n’atteignait plus sa cible car sa capacité à influencer l’inflation est devenue faible et ses marges de manœuvre étroites dans un environnement qui, reconnaît-elle, a beaucoup changé. Avec cette nouvelle cible, elle ne l’atteindra pas davantage, mais protège au moins sa crédibilité…


Sa méthode de mesure de l’inflation par les prix à la consommation ne l’avait à vrai dire pas aidée car, ces dernières années, ce sont ceux de l’immobilier et des actifs financiers qui ont augmenté. La BCE veut donc rendre sa mesure plus pertinente en y incluant les coûts des logements occupés par leurs propriétaires, à partir des « loyers imputés » (l’équivalent du loyer que paierait le propriétaire du logement s’il en était le locataire). Captera-t-elle mieux l’évolution des prix de l’immobilier ? Fort peu, car c’est une façon très partielle de les faire entrer dans la mesure de l’inflation.

La « révision stratégique » ne manifeste pas plus d’audace dans la liste des instruments de sa politique. La BCE voit toujours dans ses taux directeurs le principal levier d’action. Mais comme elle s’attend à buter souvent sur le plancher en dessous duquel elle ne pourra plus les baisser, elle admet devoir recourir aux mesures utilisées face à la crise financière hier, sanitaire aujourd’hui, à savoir le « guidage prospectif des anticipations » [la communication millimétrée de ses analyses et de ses prochaines décisions afin d’orienter les anticipations des marchés], le refinancement des banques à des conditions très accommodantes et les achats d’actifs. Le « non conventionnel » devient ainsi conventionnel !

Crise : tout va bien madame la marquise (banque de France)

Crise : tout va bien madame la marquise (banque de France)

 

les dernières restrictions annoncées avec le pass sanitaire dès août peuvent-elles changer la donne ? Non, répond  la Banque de France :  »L’extension du pass sanitaire, si elle entraîne une extension de la vaccination, devrait même plutôt consolider la croissance », a déclaré François Villeroy de Galhau, le gouverneur sur France Info.

La Banque de France toujours prompt à soutenir le gouvernement dans son optimisme et même à en rajouter sur les perspectives économiques.

Une Banque de France bien contrainte de jouer la voix de son maître puisque ne sert plus à grand-chose depuis la création de la banque centrale européenne et l’euro. Du coup, la Banque de France investit surtout dans la prospective lave déjà de nombreuses institutions se font concurrence sur le terrain de la météo économique.

Une météo économique décryptée dans le marc de café ou dans la tisane des évidences:

« Il y a des problèmes de formation – les compétences qui sont là ne sont pas forcément celles dont les entreprises ont besoin -, il y a des problèmes de travail qu’il faut rendre plus incitatif et il y a un sous-emploi des jeunes et des seniors », a indiqué le gouverneur de la Banque de France, lequel serait sans doute plus utile à donner  des perspectives pour l’évolution de la politique monétaire .

 

Bitcoin: FMI et Banque mondiale contre

Bitcoin:  FMI et  Banque mondiale contre 

Banque mondiale, FMI… les autorités mondiales ont ouvertement désapprouvé la récente initiative du Salvador de faire du bitcoin une monnaie légale. Ces nouvelles formes d’échanges, permis par la cryptomonnaie développée sur la technologie de la blockchain, permettra ainsi à cet Etat d’Amérique centrale de prendre, dès le mois de septembre, un début d’indépendance vis-à-vis de son ancienne monnaie de référence, le dollar sur des transactions et des transferts entre individus. Ce qui n’est pas du goût de la Banque mondiale, dont les financements proviennent notamment des quotes-parts de ses Etats membres, au premier rang desquels les Etats-Unis.

« Bien que le gouvernement nous ait approché pour obtenir de l’aide sur le bitcoin, ce n’est pas quelque chose que la Banque mondiale peut soutenir étant donné les lacunes en matière d’environnement et de transparence », a déclaré à l’AFP un responsable de la Banque mondiale par courrier électronique. La Banque a rejeté une demande d’assistance du Salvador.

Même son de cloche du côté du FMI : « l’adoption du bitcoin comme devise légale soulève un certain nombre de problèmes macroéconomiques, financiers et juridiques, qui requièrent une analyse très détaillée », a affirmé le porte-parole Gerry Rice à la presse jeudi.

« Ce que nous avons dit par le passé, en général, c’est que les actifs crypto peuvent poser des risques importants. Des mesures de régulation efficaces sont cruciales pour les traiter », a-t-il déclaré.

Le bitcoin est régulièrement critiqué par les régulateurs pour ses usages illégaux, notamment le blanchiment d’argent provenant d’activités criminelles, le financement du terrorisme et le manque de protection de ses utilisateurs.

 

 

Il faut stopper les aides ! ( Banque de France)

Il faut stopper les aides  ! ( Banque de France)

 

Comme souvent la Banque de France fait du slalom une fois pour soutenir la politique du gouvernement, une autre fois pour marcher dans les pas de Bruxelles. D’un côté hier le patron de la Banque de France a affirmé que la croissance française serait assez forte en 2021 , cela pour souffler un vent d’optimisme sur l’économie.

 Avec cependant avec deux réserves, celle concernant l’utilisation potentielle de l’épargne des Français pour l’instant relativement gelée, d’autre part celle concernant la montée de l’inflation. Après avoir soufflé le chaud , FRANÇOIS VILLEROY DE GALHAU -  indique qu’il est temps de stopper les aides financières.  

 Une déclaration assez contradictoire et même inopportune. Chacun sait que les aides ne pourront durer éternellement cependant elles doivent demeurer tant que la reprise n’est pas suffisamment significative. Autant dire qu’il faut soutenir l’économie au moins jusqu’à la fin 2021. Et non commencer  à répandre des doutes sur l’instabilité de l’environnement et l’éventualité d’une reprise brutale de la rigueur.

Il y a des moments où les responsables économiques seraient plus utiles en se taisant.

Liban : un détournement de 300 millions de dollars par le gouverneur de la banque centrale

Liban : un détournement de 300 millions de dollars par le gouverneur de la banque centrale

Le contenu de l’enquête suisse visant le puissant gouverneur de la Banque du Liban (BDL) se précise. Des documents officiels ayant fuité dans la presse indiquent que les autorités helvètes soupçonnent Riad Salamé, en poste depuis 1993, et son frère cadet, Raja, de « détournement de fonds au détriment de la Banque du Liban » et de « blanchiment d’argent aggravé » pour des montants estimés à plus de 330 millions de dollars. En novembre dernier, le ministère public de la Confédération helvétique (MPC) a adressé une demande d’entraide judiciaire aux autorités libanaises publiée par un site d’information.

Il y mentionnait en particulier un contrat signé le 6 avril 2002 par le gouverneur de la BDL et Forry Associates LTD, une société enregistrée aux îles Vierges britanniques et dont le bénéficiaire économique serait Raja Salamé. Ce contrat de courtage pour la gestion de produits financiers – bons du Trésor et eurobonds – aurait permis à Forry de toucher entre avril 2002 et octobre 2014 quelque 326 millions de dollars sur un compte à la banque HSBC en Suisse. Ces commissions auraient ensuite été reversées au bénéfice des frères Salamé « ainsi qu’à des membres de leur famille ou de leur entourage immédiat, dont Marianne Howayek », l’assistante du gouverneur, mentionnée dans le dossier sous le statut de témoin assisté.

Crédit Agricole achète la deuxième banque italienne

Crédit Agricole achète la deuxième banque italienne

le Crédit Agricole rachète Creval la deuxième banque italienne et va donc consolider ses positions dans la région industrielle du Nord de l’Italie, son deuxième marché après la France.

L’opération aura été plus longue et plus coûteuse que prévu. Mais Crédit Agricole a annoncé, vendredi soir, le succès de son offre publique d’achat (OPA) sur Credito Valtellinese (Creval), d’un montant de 855 millions d’euros. Selon les résultats provisoires de cette offre en cash, le groupe mutualiste détient désormais, via sa filiale italienne Credit Agricole Italia, 91,17% du capital de la banque lombarde.

La partie n’a pas été facile, malgré le soutien de plusieurs actionnaires, liés à Crédit Agricole Italia. Depuis l’annonce de l’OPA, en novembre 2020, des fonds d’investissement ont mené une véritable guérilla contre la banque française, jugeant l’offre initiale de 737 millions d’euros insuffisante, malgré l’intérêt du projet industriel. Même le conseil d’administration de Creval avait alors écarté fermement la proposition de la banque française, la qualifiant « d’opportuniste et de non sollicitée ».

Du coup, Crédit Agricole a été contraint de relever son offre pour la porter finalement à 12,5 euros l’action (dividende compris) pour l’ensemble des actionnaires, soit une hausse de 19%. Un prix qui reste cependant inférieur aux estimations des banques conseils de Creval. Le franchissement du seuil de 90% de titres apportés à l’offre va permettre à Crédit Agricole Italia de lancer un retrait de la cote de Creval pour faciliter l’intégration du réseau Creval dans Crédit Agricole Italia. Avec cette fusion, cette dernière table sur des synergies de 130 millions d’euros par an. Le retour sur investissement devrait être, selon la banque, de 10 % au bout de la troisième année.

Banque centrale : changer de modèle pour éviter la catastrophe environnementale et sociale

Banque centrale : changer de modèle pour éviter la catastrophe environnementale et sociale

 

L’économiste Barry Eichengreen affirme, dans sa chronique au Monde , que lutter contre le réchauffement et les inégalités pourrait entrer dans le mandat des banques centrales sans menacer leur indépendance.

Chronique.

 

Nous avons l’habitude de penser que la mission des banques centrales est de veiller à la stabilité des prix et au plus de cibler l’inflation en veillant à la fluidité du système de paiements. Mais avec la crise financière de 2008 et aujourd’hui celle du Covid-19, nous les avons vues intervenir pour soutenir un éventail de plus en plus large de marchés et d’activités, par exemple le système de prêts aux institutions financières venant en aide aux PME fragilisées par la pandémie, le Paycheck Protection Program Liquidity Facility, mis en place par la Réserve fédérale (Fed) des Etats-Unis. Cela n’a plus grand-chose à voir avec la banque centrale qu’a connue la génération de nos parents.

 

Aujourd’hui, Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), et Lael Brainard, qui siège au conseil des gouverneurs de la Fed, ont exhorté les banquiers centraux à l’action face au changement climatique. Dans le contexte du mouvement Black Lives Matter, Maxine Waters, députée de Californie à la Chambre des représentants des Etats-Unis, a incité le président de la Fed, Jerome Powell, à être plus actif concernant les inégalités, et plus encore les inégalités raciales.

Ces appels font pousser des hauts cris aux puristes, qui préviennent que, en chargeant de ces nouvelles responsabilités les banques centrales, on risque de les détourner de leur objectif premier, le contrôle de l’inflation. Surtout, ils craignent que cela ne compromette leur indépendance. L’idée selon laquelle leurs objectifs statutaires sont mieux servis par des mains qui ne dépendent pas d’un mandat électif fait consensus. Mais les banquiers centraux doivent justifier leurs actions et expliquer pourquoi les mesures qu’ils décident servent les objectifs fixés. Avec un mandat beaucoup plus étendu, la justification des mesures prises est plus difficile à communiquer, les succès ou les échecs, plus délicats à juger. Et, dans la mesure où la politique monétaire n’a qu’une influence limitée sur le changement climatique ou les inégalités, intégrer ces variables à leurs cibles, c’est condamner les banques centrales à l’échec, et leur indépendance opérationnelle pourrait alors être reconsidérée par des politiques que ces fiascos laisseraient insatisfaits.

Ces arguments ne sont pas sans pertinence. En même temps, les banquiers centraux ne peuvent s’abandonner à l’inaction alors que l’urgence demande que tout le monde soit à la manœuvre. Le changement climatique et le creusement des inégalités ouvrent des crises proprement existentielles. Si les banquiers centraux les ignoraient, cela apparaîtrait comme une démonstration hautaine et dangereuse de leur indifférence. Et leur indépendance serait dès lors réellement en danger.

Réduction de dettes en échange d’actions sur le climat ( FMI et banque mondiale)

Réduction de dettes en échange d’actions sur le climat  ( FMI et banque mondiale)

 

 

Les deux institutions travaillent sur une hypothèse de réduction de la dette de certains pays pauvres très endettés contre des engagements d’action sur le climat.

 

Trois pays – l’Éthiopie, le Tchad et la Zambie – ont déjà entamé des négociations avec les créanciers dans le cadre d’un nouveau cadre commun soutenu par le Groupe des 20 grandes économies, processus qui peut conduire à des réductions de la dette dans certains cas.

La pandémie de coronavirus a aggravé les perspectives de nombreux pays déjà lourdement endettés avant l’épidémie, avec des revenus en baisse, des dépenses en hausse et des taux de vaccination loin derrière les économies avancées.

La Chine, les États-Unis et d’autres pays du G20 ont initialement offert aux pays les plus pauvres du monde un allégement temporaire des paiements de la dette due aux créanciers officiels dans le cadre de l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI). En novembre, le G20 a également lancé un nouveau cadre destiné à lutter contre les encours de dette insoutenables.

La Banque et le FMI étudient comment jumeler deux problèmes mondiaux – la nécessité de réduire ou de restructurer le lourd fardeau de la dette de nombreux pays plus pauvres et la nécessité de réduire les émissions de combustibles fossiles qui contribuent au changement climatique.

La prise en compte du changement climatique dans le processus de restructuration de la dette pourrait aider à motiver les prêteurs souverains et même les créanciers privés à annuler un certain pourcentage de la dette des pays pauvres très endettés, en échange de progrès vers leurs objectifs de développement durable et de climat, selon les experts.

Les aides publiques devront prendre fin (la déclaration inutile de la Banque de France)

Les aides publiques devront prendre fin  (la déclaration inutile de la Banque de France)

 

Depuis que la Banque de France ne sert plus à grand-chose, ses dirigeant pratiquent une politique de communication qui selon les cas s’aligne sur celle de la banque centrale européenne (qu’ils espèrent un jour diriger) et où celle du gouvernement. Ainsi le gouverneur de la Banque de France vient-il de délivrer une nouvelle vérité de Lapalisse en indiquant que les aides devront prendre fin

 

On peut faire ce difficilement plus banal et plus évident. Les aides publiques ne pourront éternellement continuer et progressivement devront diminuer quand la situation endémique et les mesures de restriction se seront fortement atténuées.

 

Ce genre de déclaration du gouverneur de la banque de France n’apporte strictement rien. Ou alors il faudrait le compléter avec une perspective temporelle est aussi des modalités sur la réduction des enveloppes de soutien public.

 

Ou alors c’est simplement la reprise d’un discours d’austérité histoire de maintenir l’ambiance pour le cas où les Français ne seraient pas convaincus des dégâts de la crise sanitaire, sociale ,économique et financière.

 

Du côté monétaire, tant que la situation d’inflation trop basse persiste, nous devons agir sans hésiter au nom même de notre mandat », souligne François Villeroy de Galhau, également membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE). Le gouverneur de la banque de France prend des précautions oratoires vis-à-vis de l’inflation dont il écarte bien imprudemment le retour considérant que l’amorce de la reprise des prix aux États-Unis ne peut contaminer l’Europe

Climat: c’est aussi le rôle de la banque centrale européenne

Climat: c’est aussi le rôle de la banque centrale européenne

Frank Elderson, membre du directoire de la Banque centrale européenne, affirme dans une tribune au « Monde » que l’action de la BCE en matière environnementale est bien conforme à son mandat.

Tribune. La lutte contre le changement climatique exige des mesures urgentes, le temps nous étant désormais compté. La Banque centrale européenne (BCE) doit s’engager à jouer son rôle.

Mais notre engagement ne va pas sans soulever des questions : pourquoi la BCE devrait-elle se soucier du changement climatique ? Celui-ci entre-t-il dans le cadre de son mandat ? Ce sont là des questions importantes que nous prenons au sérieux : en effet, l’Union européenne (UE) est fondée sur l’Etat de droit, et la BCE ne peut agir que dans les limites fixées par les traités constitutifs.

Au moment de la rédaction du mandat de la BCE, la lutte contre le changement climatique n’avait pas le caractère urgent qu’elle revêt aujourd’hui. Et pourtant, les auteurs de ce mandat ont fait preuve de sagesse en nous fournissant des règles et principes quant à ce que nous devons faire, ce que nous pouvons faire et quant aux limites de notre responsabilité face aux futurs défis à relever, y compris le changement climatique. Une lecture attentive des traités révèle qu’ils définissent une marge de manœuvre vitale à l’intérieur de laquelle nous devons maintenant prendre nos décisions.

Premièrement, l’objectif principal de la BCE est de maintenir la stabilité des prix. Or le changement climatique peut avoir une incidence directe sur l’inflation, notamment lorsque des inondations ou des sécheresses à répétition détruisent les cultures et font augmenter les prix des produits alimentaires.

Les politiques d’atténuation peuvent aussi avoir un effet, direct ou indirect, sur les prix à la consommation tels que ceux de l’électricité et de l’essence, par exemple en accroissant les coûts de production. Ces questions sont clairement au cœur de notre mandat. En outre, l’efficacité de la politique monétaire pourrait être entravée par les conséquences des changements structurels liés au climat ou par des perturbations du système financier.

Ainsi, la création de crédit pourrait pâtir de pertes résultant de catastrophes et d’actifs échoués. Tant au cours de la crise de la dette souveraine que pendant la pandémie actuelle, la BCE a mené des actions résolues et mis au point de nouveaux outils de politique monétaire visant à préserver le caractère unique et l’efficacité de celle-ci. La Cour de justice de l’Union européenne a confirmé que la prise en compte des conditions préalables à la poursuite de notre objectif premier relève de notre mandat de maintien de la stabilité des prix.

Nouvelle-Zélande : attaque informatique de la Banque centrale

Nouvelle-Zélande : attaque informatique de la Banque centrale

 

Une attaque très grave de la Banque centrale de Nouvelle-Zélande par des pirates informatiques aujourd’hui encore non identifiés. On pense évidemment au service d’espionnage russe ou chinois. L’objectif est souvent de déstabiliser les économies et la démocratie des pays visés. L’Australie par exemple subit de nombreuses attaques de la part des Chinois quant à la Russie elle attaque un peu tous azimuts.  Il serait temps que l’ONU se préoccupe de ces piratages et mette  en place des mesures de contrôle et de répression. Pour l’instant cette question centrale n’est même pas à l’ordre du jour.

 

Un service tiers de partage de fichiers utilisé par la banque centrale pour partager et stocker certaines informations sensibles a fait l’objet d’un accès illégal, a indiqué la banque dans un communiqué.

Le gouverneur de la RBNZ, Adrian Orr, a déclaré que la violation avait été contenue, mais a ajouté qu’il faudrait du temps pour comprendre toutes les implications de cette violation.

« La nature et l’étendue des informations potentiellement accessibles sont encore en cours de détermination, mais elles peuvent inclure des informations commercialement et personnellement sensibles », a déclaré Orr dans un communiqué.

En août, l’opérateur de la bourse néo-zélandaise a été touché par des cyberattaques. InPhySec, une société de cybersécurité indépendante chargée d’examiner les cyberattaques, a déclaré que le volume, la sophistication et la persistance des attaques étaient sans précédent pour la Nouvelle-Zélande.

Dans un rapport sur la stabilité financière de novembre 2019, la RBNZ a averti que la fréquence et la gravité des incidents de cybersécurité étaient à la hausse en Nouvelle-Zélande.

En février de l’année dernière, la banque a déclaré dans un rapport que le coût attendu des cyberincidents pour le secteur bancaire et des assurances se situait entre 80 millions de NZD (58 millions de dollars) et 140 millions de NZD par an.

«Des événements plus extrêmes ont une faible probabilité mais sont toujours plausibles», a déclaré la banque dans ce rapport.

Stabilité financière : pour la Banque de France, tout va bien….. pour l’instant !

Stabilité financière : pour la Banque de France, tout va bien….. pour l’instant !

 

La Banque de France, évidemment sous tutelle de l’État, se veut rassurante quant au risque financier qui pourrait découler de non-remboursement de crédits accordés. La Banque de France diffuse donc un air d’optimisme mais en prenant de solides précautions oratoires pour ne pas évacuer une vague d’insolvabilité.

 « Selon la durée de la crise sanitaire, nous avons des situations actuellement sous contrôle qui pourraient passer à des situations d’insolvabilité », note Sylvie Goulard, sous-gouverneure de la Banque de France. Mais, à la fin de l’année 2020, la matrice des risques apparaît globalement stable d’un semestre à l’autre.

 

Sans surprise, le principal point d’inquiétude concerne la hausse de l’endettement brut des sociétés non financières, en partie liée aux mesures de soutien des pouvoirs publics. La dette brute des entreprises a augmenté de 175 milliards d’euros entre mars et septembre 2020 (soit 2,5 fois plus vite que sur la même période en 2019), dont 121 milliards pour les seuls prêts garantis par l’Etat (PGE), .

Le prêt garanti par l’Etat est un prêt de trésorerie d’un an. Ce prêt de trésorerie pourra couvrir jusqu’à trois mois de chiffre d’affaires, soit un quart du chiffre d’affaires annuel. « Ce dispositif s’inscrit dans le pont aérien de cash que nous avons déployé pour que l’entrepreneur puisse avoir, en prêt, l’équivalent de trois mois de chiffre d’affaires, qu’il n’a pas pu réaliser », résume Nicolas Dufourcq, le patron de Bpifrance. Les entreprises souhaitant emprunter moins que trois mois de chiffre d’affaires en auront la possibilité.

Pour les jeunes pousses innovantes, qui n’ont souvent pas, ou très peu, de chiffre d’affaires, un autre critère est retenu. Le prêt pourra ainsi couvrir jusqu’à deux années de masse salariale, hors cotisations patronales. « Les start-up ne sont pas les oubliées du système », a ainsi souligné Nicolas Dufourcq. Ce plafond est également retenu pour les entreprises créées depuis le 1er janvier 2019.

Le prêt bénéficie d’une garantie de l’Etat à hauteur de 70 à 90%, selon la taille de l’entreprise. Les banques conservent ainsi une part du risque associé, mais celle-ci est minimisée pour les inciter à prêter. Dans les détails, les entreprises ayant moins de 5.000 salariés et faisant moins de 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires bénéficieront d’une garantie de l’Etat de 90%.

Celles qui comptent plus de 5.000 salariés et qui réalisent plus d’1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires pourront bénéficier d’une garantie publique de 80%. Ce pourcentage descend à 70% pour les entreprises ayant un chiffre d’affaires supérieur à 5 milliards d’euros. La garantie est donc plus faible pour les plus grandes entreprises.

Le système se veut le plus accommodant possible pour les entreprises. Aucun remboursement ne sera exigé la première année. Ensuite, l’entreprise pourra décider, à l’issue des douze premiers mois, d’amortir le prêt sur une durée de 1, 2, 3, 4 ou 5 années supplémentaires. « Pas question de créer un autre mur pour l’entreprise », a souligné Sébastien Raspiller, à la direction générale du Trésor.

États-Unis : la banque centrale très accommodante jusqu’à la reprise économique

États-Unis : la banque centrale très accommodante jusqu’à la reprise économique

 

La banque centrale américaine (Fed) a indiqué qu’elle déverserait toutes les liquidités nécessaires tant que la reprise ne sera pas solide. Par exemple les taux des fonds fédéraux seront maintenus à zéro. Par ailleurs, la banque va continuer sa politique de rachat massif de titres.

Les achats de titres réalisés par la banque centrale se poursuivront donc au rythme actuel de 120 milliards de dollars (99 milliards d’euros) par mois “jusqu’à ce que des progrès supplémentaires substantiels aient été accomplis vers les objectifs de plein emploi et de stabilité des prix” qu’elle s’est fixés, explique-t-elle dans un communiqué adopté à l’unanimité.

La Fed compte sur une reprise de la croissance à hauteur de 4 % environ en 2021.

La Fed a annoncé ses décisions alors que le Congrès semblait se rapprocher d’un compromis sur un plan de relance économique de 900 milliards de dollars, jugé indispensable par beaucoup d’observateurs pour pallier l’expiration le 26 décembre de plusieurs dispositifs exceptionnels d’indemnisation du chômage.

Jerome Powell a jugé que le rythme de la reprise restait trop lent et rappelé que le nombre d’Américains qui occupent un emploi ou qui en cherchent un était toujours inférieur à son niveau d’avant la crise sanitaire.

Un risque d’inflation post-Covid (Banque d’Angleterre)

Un risque d’inflation post-Covid (Banque d’Angleterre)

 

Alors que la problématique de gestion de la dette immense du coronavirus  est posée, la question semble pour l’instant mise sous le tapis. Certains osent quand même prédire qu’une telle dette ne pourra être amortie que sur une période très longue de 20 à 25 ans.

D’autres comme l’Italie demandent  l’annulation pure et simple ! Une position que même la France ne défend pas. La vérité sans doute, c’est  que comme lors de toute crise de cette nature avec la reprise économique, l’inflation va reprendre de la force en même temps que les taux d’intérêt provoquant vraisemblablement une dévaluation de fait des monnaies. Sans parler de l’hypothèse d’un éclatement du système financier.

D’où cet appel de la banque d’Angleterre pour une surveillance toute particulière de l’inflation après la reprise économique. “Quand la reprise économique va gagner en vitesse l’an prochain, il sera important que les banques centrales restent concentrées sur leur mandat visant à garantir la stabilité des prix sur le moyen terme”, a-t-il dit dans un discours prononcé sur internet pour l’University College de Londres.

L’appel aura des difficultés à être entendu surtout si la fragilité du système bancaire est mis en cause par la montagne d’actifs pourris qui restera après la vague de faillites.

Creval (banque italienne) : rachat par le Crédit Agricole ?

Creval (banque italienne) : rachat par le Crédit Agricole ?

Cette fois il semble bien que le crédit agricole réussira à racheter une banque italienne. L’affaire n’est pas encore réussie mais le principe semble acquis. Reste à se mettre d’accord sur le prix Crédit Agricole Italia, filiale à 75,6% de Crédit Agricole, propose Creval  10,50 euros par action, soit une prime de 21,4% par rapport au dernier cours officiel de Creval.

L’action Creval s’échangeait à 11,40 euros (+0,46%) à 15h35 GMT à la Bourse de Milan, ce qui pourrait donner à penser que le marché mise sur un relèvement de l’offre.

“Il y aura une résistance ferme de Creval jusqu’à ce qu’un meilleur prix soit trouvé”, a déclaré l’une des sources.

Elle a ajouté que le prix était trop bas au regard des incitations fiscales mises en place par le gouvernement pour encourager une fusion des banques.

Le conseil d’administration de Creval s’est réuni mercredi pour discuter de l’OPA de la filiale de la banque verte, considérée comme “inattendue et sans accord préalable”.

L’administrateur délégué de Crédit Agricole Italia, Giampiero Maioli, estime cependant que l’offre de la deuxième banque française est amicale.

Creval est entré dans le viseur de Crédit agricole après l’échec des discussions en vue d’un rapprochement avec Banco BPM, la troisième banque italienne, dont les actifs sont évalués à 187 milliards d’euros contre 24 milliards pour la banque lombarde.

La banque centrale incite les gouvernements à prolonger sur l’année 2021 les mesures prises en 2020.

 La banque centrale incite les gouvernements à prolonger sur l’année 2021 les mesures prises en 2020.

 

Faute de cela la croissance dans l’union économique pourrait perdre de 2 à 4 %.

« L’arrêt simultané des mesures de politique économique pourrait déclencher un recul prolongé sur le chemin de la reprise », a déclaré la BCE. « De tels effets de falaise (« cliff edge ») se feraient sentir essentiellement au premier semestre 2021″.

Mais pour contrebalancer son discours, la banque centrale a toutefois averti que le maintien de ces mesures sur une trop longue période pourrait également freiner la croissance à long terme et mettre en danger la stabilité financière en maintenant sous perfusion des entreprises non performantes et en favorisant une mauvaise allocation des capitaux.

« Il existe des risques à court terme substantiels liés au retrait du soutien politique mais les risques à moyen terme d’un soutien politique prolongé ne doivent pas non plus être ignorés », a-t-elle ajouté.

 

Un joueur de foot BRYAN SOUMARÉ, finance une banque alimentaire pour les plus démunis

Un joueur de foot BRYAN SOUMARÉ, finance une banque alimentaire pour les plus démunis  

 

De quoi réconcilier certains avec le foot qui considèrent  les salaires de certaines stars COMME INDECENTS

 Le jeune milieu de terrain (21 ans), BRYAN SOUMARÉ,  prêté à Sochaux cette saison, s’est proposé de venir en aide aux gens dans le besoin, notamment d’offrir des denrées alimentaires aux plus démunis. Il explique son geste à RMC Sport. 

 

Bryan Soumaré, cette initiative d’aider les gens dans le besoin, d’où est-elle partie ?

En fait, j’étais sur Facebook. J’ai vu un post de mon ancien coéquipier et capitaine (ndlr, Rachid Mourabit, de l’Olympique Saint-Quentin) à l’époque où j’étais amateur. J’ai souhaité relayer son message sur Twitter et Facebook, lui montrer mon soutien. A partir de là, cette initiative a pris une ampleur énorme.

Vous ne vous y attendiez pas du tout ?

Je ne m’y attendais pas du tout, pas à ce niveau-là en tout cas. Je ne pensais pas que tout le monde allait me soutenir comme ça. Après, tant mieux, cela donne de la visibilité à la publication. Certains pourraient s’en inspirer. 

Vous êtes un joueur de football professionnel certes, mais qui n’a pas les émoluments les plus clinquants. Votre démarche est touchante de sincérité. C’est peut-être cela aussi qui a touché ?

C’est peut-être ça, surtout que je suis très sincère dans cette démarche, je tiens absolument à ce projet. C’est peut-être pour ça, aussi.

Si dans la situation où nous vivons tu ne peux pas travailler et que tu n’as pas à manger, n’hésite pas et n’aie pas honte de m’écrire en privé.
Pâtes, riz, oeufs, lait ou quelque chose comme ça je peux t’offrir…
Ne vas pas au lit et encore moins avec tes enfants, sans manger.

— Soumaré Bryan (@Bryan_Smr) November 9, 2020

De quelle manière cette démarche va-t-elle se concrétiser ?

Actuellement, je suis à Belfort, à côté de Sochaux. Celui qui est vraiment dans le besoin à côté de Sochaux, Belfort, voire les alentours, je serais prêt à lui donner ce dont il a besoin. Pour ceux qui sont un peu plus loin, parce que j’ai reçu énormément de messages, le but serait de créer une cagnotte pour récolter un maximum de fonds et ensuite se rapprocher d’une association qui vient en aide aux plus démunis.

C’est quelque chose que vous aviez déjà fait, aller au soutien des associations, aider les gens dans le besoin?

Pas à cette échelle. Je sais que j’ai déjà rendu beaucoup de services à des gens, des amis, mais pas à cette échelle, dans une initiative de cette ampleur. J’ai relayé le message de mon ami parce que ça me tenait à coeur. J’ai connu des galères aussi quand j’étais plus petit, je sais ce que c’est que de manquer de quelque chose. Voir des gens qui n’ont rien dans leur assiette en France, en 2020, ça me touche énormément.

Le contexte très particulier, très pesant, de la crise sanitaire, qui plonge certains de nos concitoyens dans la détresse, comment le vis-tu ?

Cela me touche énormément. Il y a des gens qui n’ont pas trop les moyens. Si en plus de cela, on les empêche de travailler… Je n’imagine même pas une famille de quatre enfants qui essaye tant bien que mal de les nourrir… Pour moi, c’est le pire du pire.

Les personnes qui ont choisi de t’écrire ce lundi soir, à la suite de ton message, sont-elles nombreuses ?

Quand je vous dis très, très nombreux, c’est vraiment très, très nombreux. Après, il n’y a pas que des appels à l’aide, il y aussi des messages de soutien, de footballeurs professionnels notamment. Des footballeurs très, très connus comme Jules Koundé, qui m’a envoyé un message. Hassane Kamara, Théo Sainte-Luce et Kévin Fortuné également. Ils m’ont proposé leur aide si j’en avais besoin, qu’ils seraient là pour moi. Ils m’ont dit qu’ils me soutenaient à fond dans cette démarche. Franchement, ça m’a vraiment touché de leur part.

Turquie : Erdogan limoge à nouveau le gouverneur de la Banque centrale

Turquie : Erdogan limoge à nouveau le gouverneur de la Banque centrale

Du fait des politiques agressives et improductives d’Erdogan, la Turquie subit une très grave crise économique interne qui se traduit notamment par un écoulement de sa monnaie et de son économie. La livre turque a clôturé vendredi à 8,5445 pour un dollar après avoir touché un point bas record de 8,58. Elle a plongé de 30% depuis le début de l’année, de 10% au cours des deux dernières semaines. Pour remédier à cette crise économique et financière Erdogan prend encore une mesure radicale en remplaçant un nouveau le patron de la banque centrale turque. Le quatrième changement de titulaire en cinq ans.

Les analystes considèrent Naci Agbal, bien que proche de Recep Tayyip Erdogan, comme un gestionnaire capable qui pourrait adopter une approche plus orthodoxe de la politique monétaire que son prédécesseur.

Murat Uysal avait été nommé à la tête de la banque centrale en juillet 2019 par le chef de l’Etat, mécontent que cette dernière ne baisse pas les taux d’intérêt pour stimuler l’économie.

“La gestion d’Uysal a été catastrophique. Agbal, ça pourrait être pire, évidemment”, a commenté sur Twitter Timothy Ash, de BlueBay Asset Management. “Il a une réputation de technocrate décent et il paraît qualifié pour le poste”, a-t-il toutefois ajouté.

Recep Tayyip Erdogan ne cesse de réclamer l’abaissement des taux d’intérêt. Le week-end dernier, il a affirmé que la Turquie livrait une guerre économique contre ceux qui tentent de l’enfermer “dans le triangle diabolique des taux d’intérêt, des taux de change et de l’inflation”.

A la dépréciation de la devise turque s’ajoute une inflation de près de 12%, bien au-dessus de l’objectif d’environ 5% fixé par la banque centrale. Le pays avait réussi l’an dernier à sortir de la récession mais la pandémie de coronavirus a tout remis en cause.

Le mois dernier, la Banque de Turquie n’a pas procédé à un relèvement de ses taux d’intérêt contrairement aux attentes, les maintenant à 10,25%, ce qui a contribué à une nouvelle baisse de la livre sur les marchés des changes. Un mois plus tôt, elle avait au contraire surpris les marchés en relevant ses taux.

Les opérateurs s’inquiètent de la baisse des réserves de change, des atteintes à l’indépendance de la banque centrale et du risque toujours latent de sanctions occidentales contre le pays en raison de sa politique étrangère et de défense.

Pour Erik Meyersson, économiste à Handelsbank, même si Murat Uysal était à blâmer pour sa gestion, la banque centrale est pieds et poings liés à Recep Tayyip Erdogan et son gouverneur “n’est qu’une marionnette”.

Écroulement de la monnaie et de l’économie turque : Erdogan limoge encore le gouverneur de la Banque centrale

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Les analystes considèrent Naci Agbal, bien que proche de Recep Tayyip Erdogan, comme un gestionnaire capable qui pourrait adpoter une approche plus orthodoxe de la politique monétaire que son prédécesseur.

Murat Uysal avait été nommé à la tête de la banque centrale en juillet 2019 par le chef de l’Etat, mécontent que cette dernière ne baisse pas les taux d’intérêt pour stimuler l’économie.

“La gestion d’Uysal a été catastrophique. Agbal, ça pourrait être pire, évidemment”, a commenté sur Twitter Timothy Ash, de BlueBay Asset Management. “Il a une réputation de technocrate décent et il paraît qualifié pour le poste”, a-t-il toutefois ajouté.

Recep Tayyip Erdogan ne cesse de réclamer l’abaissement des taux d’intérêt. Le week-end dernier, il a affirmé que la Turquie livrait une guerre économique contre ceux qui tentent de l’enfermer “dans le triangle diabolique des taux d’intérêt, des taux de change et de l’inflation”.

A la dépréciation de la devise turque s’ajoute une inflation de près de 12%, bien au-dessus de l’objectif d’environ 5% fixé par la banque centrale. Le pays avait réussi l’an dernier à sortir de la récession mais la pandémie de coronavirus a tout remis en cause.

Le mois dernier, la Banque de Turquie n’a pas procédé à un relèvement de ses taux d’intérêt contrairement aux attentes, les maintenant à 10,25%, ce qui a contribué à une nouvelle baisse de la livre sur les marchés des changes. Un mois plus tôt, elle avait au contraire surpris les marchés en relevant ses taux.

Les opérateurs s’inquiètent de la baisse des réserves de change, des atteintes à l’indépendance de la banque centrale et du risque toujours latent de sanctions occidentales contre le pays en raison de sa politique étrangère et de défense.

Pour Erik Meyersson, économiste à Handelsbank, même si Murat Uysal était à blâmer pour sa gestion, la banque centrale est pieds et poings liés à Recep Tayyip Erdogan et son gouverneur “n’est qu’une marionnette”.

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