Archive pour le Tag 'banque'

Croissance : encore une révision en baisse par la Banque de France

Croissance : encore une révision en baisse par la Banque de France 

 

La Banque de France passe son temps à réviser à la baisse les perspectives de croissance. Pourquoi des révisions aussi régulières ? Sans doute pour ne pas affoler l’opinion publique sur la gravité de la crise qui se caractérise par une marche vers la déflation (inflation mais sans croissance). La croissance du produit intérieur brut (PIB) augmenterait de 2,3% selon les dernières prévisions de la Banque de France dévoilées ce mardi 21 juin contre 2,7% en mars dernier dans leur scénario central.Une croissance qui provient essentiellement de l’acquis de l’année précédente.

Pour l’année 2023, cet acquis sera assez marginal et le risque de récession n’est pas écarté

Par ailleurs l’explosion de l’inflation portera un coup sévère au pouvoir d’achat que la Banque de France évalue 1 % pour les ménages. Ce qui est notoirement en dessous de la réalité si l’on considère que chaque ménage perdra rien que pour le chauffage et de carburant autour de 1500 € par an.

La Banque de France chiffre l’inflation désormais à 5,6 % en moyenne mais le pouvoir d’achat pour l’instant n’a pas progressé plus de 2 %. La perte sera donc entre 2 et 3 %. Et non pas de 1 % . D’après les modèles de la Banque de France, l’inflation pourrait grimper à 5,6% en moyenne en 2022 et 3,4% en 2023 selon l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH). Cet indicateur est notamment utilisé par Eurostat et les économistes de la BCE pour faire des comparaisons internationales.

Quant à l’inflation sous-jacente, c’est-à-dire hors énergie et alimentation, elle serait tout de même de 3,3% en 2022 et 3% en 2023. Cela signifie que même si les prix de l’énergie et de l’alimentation marquent le pas, l’inflation resterait supérieure à l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE) fixé désormais à 2% à moyen terme.

Le salaire moyen par tête réel pourrait augmenter de seulement 1,8% en 2022, soit un niveau bien inférieur à l’inflation selon les calculs de la banque centrale. Quant au revenu disponible brut réel des ménages, il serait en berne à 0,8% cette année tout comme le pouvoir d’achat (-1%) un chiffre sans doute après une redistribution évaluée de manière très approximative.

Par ailleurs, après de fortes créations d’emplois en 2021 (507.000) et en 2022 (356.000), l’économie française pourrait à nouveau détruire des postes à partie de l’année prochaine (-78.000) et en 2024 (-25.000).

 

Croissance mondiale: stagflation ou récession ? ( Banque mondiale)

Croissance mondiale:  stagflation ou récession ?  ( Banque mondiale)

 

D’après la Banque Mondiale on s’oriente vers la stagnation ou la récession. Une situation qui pourrait durer plusieurs années

« La croissance mondiale devrait être ramenée de 5,7 % en 2021 à 2,9 % en 2022, soit nettement moins que les 4,1 % prévus en janvier », indique-t-elle dans son rapport sur les perspectives économiques mondiales . C’est plus du double de la décélération enregistrée entre 1976 et 1979 à la suite du premier choc pétrolier.

Pour les pays riches, la croissance devrait fortement décélérer, passant de 5,1 % en 2021 à 2,6 % en 2022. La Banque prévoit seulement 2,2 % en 2023 en raison de la baisse du soutien budgétaire et monétaire mis en place pendant la pandémie de Covid-19. Pour les pays émergents et en développement, cette croissance devrait également passer de 6,6 % en 2021 à 3,4 % en 2022. C’est bien en deçà de la moyenne annuelle de 4,8 % sur la période 2011-2019.

« La flambée des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, ainsi que les perturbations de l’approvisionnement et des échanges provoquées par la guerre en Ukraine et la nécessaire normalisation des taux d’intérêt en cours, expliquent l’essentiel de la dégradation » des prévisions, détaille le président de la Banque mondiale, David Malpass. Et de poursuivre : « Même si une récession mondiale est évitée, les affres de la stagflation pourraient persister pendant plusieurs années, à moins qu’une forte augmentation de l’offre ne soit opérée. »

Pour la plupart des pays, la stagflation est une réelle menace au regard de la flambée des prix de l’énergie . En termes nominaux, les prix du pétrole brut ont augmenté de 350 % entre avril 2020 et avril 2022, ce qui en fait la plus forte augmentation sur une période équivalente de deux ans depuis 1973. Les prix du charbon et du gaz ont tous atteint des sommets historiques, ne laissant guère de place à l’utilisation de combustibles fossiles moins chers, comme ce qui avait pu être réalisé dans les années 1970.

Pour l’institution, cette flambée des prix de l’énergie pourrait réduire la production mondiale d’environ 0,5 % en 2022 et d’environ 0,8 % d’ici à 2023. Les économies avancées connaîtraient une réduction de la production de 0,9 % d’ici à 2023 tandis que les pays émergents et en développement importateurs de pétrole verraient leur production fléchir de 0,6 %.

Le risque d’assister à la persistance d’une inflation plus élevée plus longtemps que prévu est réel. Certes, la hausse des prix de détail est appelée à se modérer l’an prochain. Mais elle restera probablement supérieure aux objectifs des banques centrales dans de nombreux pays.

Pour l’institution multilatérale, la conjoncture actuelle ressemble aux années 1970 sur trois aspects essentiels : des perturbations persistantes du côté de l’offre qui alimentent l’inflation, précédées d’une longue période de politique monétaire très accommodante dans les principaux pays industrialisés ; des perspectives d’affaiblissement de la croissance ; des difficultés des pays émergents et en développement confrontés au nécessaire resserrement de la politique monétaire pour contenir l’inflation. La reprise qui était intervenue après la stagflation avait nécessité de fortes hausses des taux d’intérêt dans les principaux pays industrialisés, « ce qui a joué un rôle de premier plan dans le déclenchement d’une série de crises financières dans les pays émergents et en développement », avertit la Banque mondiale.

Croissance aussi presque nulle au second trimestre (Banque de France)

Croissance aussi presque nulle au second trimestre (banque de France)

La Banque de France a estimé mercredi que l’économie française devrait croître encore à un rythme modéré, de 0,2%, au deuxième trimestre après environ 0.25% au premier. Lundi, l’Insee avait publié une prévision de croissance de 0,25% pour le deuxième trimestre, après la stagnation du produit intérieur brut (PIB) enregistrée au premier, signe du net ralentissement de l’activité économique après la forte reprise de 2021.Bref des différences infimes mais qui confirme qu’on est loin des prévisions de 4 % de croissance  retenus par le gouvernement alors que l’inflation flambe et devrait atteindre autour de 5 % fins 2022

Inflation : la Banque de France pour des hausses d’intérêt !

 

 

Inflation : la Banque de France pour des hausses d’intérêt !

 

Curieusement la Banque de France tient le discours des financiers orthodoxes de Berlin. Par conviction sans doute, pour servir les intérêts des banquiers tout autant et pour plaire à la Banque centrale européenne.

Une posture qui n’est pas complètement incohérente mais qui ne boucle pas avec la problématique économique, sociale et environnementale. Ou e saucissonnage de l’analyse des experts. Dans cette analyse on voit mal apparaître la problématique de la croissance.

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, n’a pas hésité, mardi soir, à évoquer les sujets qui fâchent. Invité à s’exprimer devant le Haut Conseil des finances publiques, organisme indépendant chargé de veiller à la cohérence des prévisions macroéconomiques du gouvernement, il a insisté sur la nécessité pour le futur exécutif d’adapter le train de dépenses du pays afin de se préparer à des hausses de taux d’intérêt, potentiellement très coûteuses.

Les investisseurs anticipent déjà cette remontée. Sur les marchés secondaires de la dette, les obligations souveraines hexagonales à dix ans s’échangent à environ 1,6%, alors qu’elles étaient à 0% au début de l’année, renchérissant d’autant le prix auquel l’État français s’endette.

 

Les observateurs tablent sur une décision de la Banque centrale européenne (BCE) de rehausser ses taux directeurs afin de lutter contre l’inflation, dès cet été, dans le sillage de la Réserve fédérale. Une échéance clairement assumée par Le gouverneur de la banque de France plus proche des Allemands que des Français.

Economie-Inflation : la banque centrale (BCE) , le cul entre deux chaises

Economie-Inflation : la banque centrale le cul entre deux chaises

 

 

 

Quand les institutions sont  surtout dominées par les incertitudes, leurs dirigeants se réfugient derrière des statuts d’observateur ; c’est ainsi le cas de Christine Lagarde,  la présidente de la banque centrale européenne constate l’inflation grandissante en Europe mais sans changer de politique. Le problème c’ est que la banque centrale devrait normalement commencer à relever les taux d’intérêt pour lutter contre phrase contre une inflation qui atteint maintenant près de 7.5%  dans l’union européenne. Dans le même , la banque centrale craint d’assommer un peu plus les perspectives de croissance qui pourrait être proches de zéro d’ici la fin de l’année.

Après avoir sauvé l’économie de la zone euro pendant la pandémie grâce aux milliers de milliards du «quoi qu’il en coûte», la Banque centrale européenne (BCE) apparaît impuissante face aux maux du moment: une inflation hors de contrôle et le ralentissement de l’économie lié à la guerre en Ukraine. C’est comme si elle réagissait à contretemps. Trop longtemps, elle a rechigné à s’attaquer à l’inflation, jugée simple manifestation transitoire de hoquets de sortie de crise. C’est désormais l’ennemi public numéro un. À 4,5% en France, 7,3% en Allemagne et 9,8% en Espagne en mars, cette hausse des prix grève les budgets des ménages et contraint les entreprises. Le chiffre de la zone euro, annoncé  ce vendredi,  poursuit son ascension à 7,5% après 5,8% en février. Le pic n’est pas attendu avant l’été.

Inflation : la banque centrale le cul entre deux chaises

Inflation : la banque centrale le cul entre deux chaises

 

 

 

Quand les institutions sont  surtout dominées par les incertitudes, leurs dirigeants se réfugient derrière des statuts d’observateur ; c’est ainsi le cas de Christine Lagarde,  la présidente de la banque centrale européenne constate l’inflation grandissante en Europe mais sans changer de politique. Le problème c’ est que la banque centrale devrait normalement commencer à relever les taux d’intérêt pour lutter contre phrase contre une inflation qui atteint maintenant près de 6 % dans l’union européenne. Dans le même , la banque centrale craint d’assommer un peu plus les perspectives de croissance qui pourrait être proches de zéro d’ici la fin de l’année.

Après avoir sauvé l’économie de la zone euro pendant la pandémie grâce aux milliers de milliards du «quoi qu’il en coûte», la Banque centrale européenne (BCE) apparaît impuissante face aux maux du moment: une inflation hors de contrôle et le ralentissement de l’économie lié à la guerre en Ukraine. C’est comme si elle réagissait à contretemps. Trop longtemps, elle a rechigné à s’attaquer à l’inflation, jugée simple manifestation transitoire de hoquets de sortie de crise. C’est désormais l’ennemi public numéro un. À 4,5% en France, 7,3% en Allemagne et 9,8% en Espagne en mars, cette hausse des prix grève les budgets des ménages et contraint les entreprises. Le chiffre de la zone euro, attendu ce vendredi, devrait poursuivre son ascension après 5,8% en février. Le pic n’est pas attendu avant l’été.

 

Bitcoin: La grande spéculation ? ( banque de France)

Bitcoin: La grande spéculation ? ( banque de France)

 

 

On comprend évidemment que les institutions monétaires combattent les cryptomonnaies qui ont précisément pour objectif de s’affranchir du système bancaire. Ceci  étant la Banque de France a raison de souligner le caractère particulièrement volatile et spéculatif de cryptomonnaie  comme le bitcoin qui ne repose  sur aucun actif.Le gouverneur de la Banque François Villeroy de Galhau a comparé la spéculation autour du bitcoin à la « tulipomanie » aux Pays-Bas au XVIIème siècle, qui a été la première bulle spéculative économique de l’histoire moderne. Ce n’est pas la première fois que les cryptomonnaies sont critiquées par les dirigeants de banque centrale. Ces derniers se méfient de leur volatilité et opacité. Ce qui ne les empêchent pas de plancher sur leurs propres projets de monnaie numérique.

 

De prime abord, difficile de voir le rapport entre le bitcoin, la doyenne des cryptomonnaies créée en 2009 au lendemain de la crise financière, et les tulipes néerlandaises. C’est pourtant bien avec elles que le gouverneur de la Banque de France a comparé la première cryptomonnaie. Le bitcoin « ne constitue pas (…) une réserve de valeur, mais plutôt un actif spéculatif, qui s’apparente un peu aux bulbes de tulipes aux Pays-Bas au XVIIe siècle », a déclaré François Villeroy de Galhau lors d’un forum sur l’innovation organisé par la banque des règlements internationaux (BRI) mardi 22 mars.

Cette comparaison avec le phénomène d’hyper-spéculation des tulipes n’est pas la première. Avant lui, Nassim Nicolas Taleb, auteur des Cygnes noirs l’avait faite.

Explications : la « tulipomanie » aux Pays-Bas constitue la première bulle spéculative économique et financière de l’histoire moderne. La spéculation était fondée sur le commerce des bulbes de tulipe dont les prix ont atteint des sommets, avant de s’effondrer en 1637. En 1642, après le krach, le prix de la tulipe n’était plus qu’au dixième de sa valeur et cent ans plus tard à deux centièmes. L’avenir montrera si le bitcoin connaîtra un tel sort.

Les banquiers centraux sont coutumiers des charges contre les cryptomonnaies du fait de leur forte volatilité, de leur utilisation possible au profit d’activités criminelles et plus largement de leur opacité. Ils se méfient également des stablecoins, ces moyens de paiement qui utilisent certaines des technologies développées par les cryptomonnaies au cours libre, comme le bitcoin, mais dont les émetteurs assurent qu’elles sont adossées à une devise. Les stablecoins « créent une certaine fragmentation et sont entachés d’incertitudes réglementaires et opérationnelles », a affirmé François Villeroy de Galhau lors de son discours.

Cette charge intervient quelques jours après le vote de la Commission des affaires économiques du Parlement européen qui a adopté lundi 14 mars le projet de règlement « Market in Crypto Assets » (MiCA). Son but est d’harmoniser les réglementations nationales en matière de crypto-actifs en Europe et de créer un cadre réglementaire pour ce marché. Le but affiché est de soutenir l’innovation et tirer parti du potentiel des crypto-actifs d’une manière qui préserve la stabilité financière et protège les investisseurs.

Le gouverneur de la Banque de France a néanmoins précisé : « Résister à l’innovation ne fait pas partie de notre ADN, bien au contraire ». Les banques centrales multiplient en effet les expérimentations autour des monnaies numériques. La Banque de France planche sur un projet d’euro numérique depuis fin 2019-début 2020. Le 16 décembre 2021, elle a annoncé avoir réussi à valider l’interopérabilité entre différentes plateformes, une étape indispensable au fonctionnement de la monnaie numérique de banque centrale (MNBC) pour les opérations interbancaires.

Plus récemment, début mars, le président américain Joe Biden a signé un décret pour lancer, avec prudence, des travaux concernant un potentiel dollar numérique, demandant au ministère de l’Économie de lui remettre un rapport sous six mois sur « le futur de la monnaie ». Il s’agirait d’une monnaie numérique développée sur une blockchain privée et contrôlée par l’État.

 

Selon le dernier recensement de la Banque des règlements internationaux (BRI), datant de juin 2021, environ neuf banques centrales sur dix ont indiqué avoir lancé des études autour d’une MNBC. Au mois d’octobre dernier, seulement deux MNBC de détail avaient déjà été déployées (le Sand Dollar aux Bahamas et le DCash pour l’Organisation des États de la Caraïbe Orientale) mais plus d’une vingtaine de projets pilotes étaient en cours dans le monde.

En pointe se trouve d’ailleurs le e-yuan, contrôlé par la banque centrale de Chine et déjà utilisé dans les achats lors des JO de Pékin en 2022. La banque centrale de Russie expérimente également un rouble numérique auprès de certaines banques.

Les cryptomonnaies sont dans le même temps regardées en coin depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, plusieurs observateurs s’inquiétant de leur possible utilisation pour contourner les lourdes sanctions financières qui pèsent sur Moscou.

Croissance : Les scénarios oubliés de la Banque de France

Croissance : Les scénarios oubliés de la Banque de France

Pour ne pas déplaire au gouvernement, la Banque de France a élaboré des scénarios encore relativement roses qui supposent que la croissance française sera encore solide en 2022 avec une diminution d’un peu plus d’un point de PIB.

En vérité la Banque de France a fait l’impasse sur d’une part l’ampleur de l’inflation actuelle qui va dépasser les 5 % au cours de l’année notamment du fait du renchérissement de l’art de 50 % du coût du carburant et du chauffage. Du coup, la croissance sera beaucoup plus affectée que ne l’indique la Banque de France et il n’est même pas certain que le PIB puisse atteindre 2 % en 2022. Mécaniquement la seule hausse du carburant et du chauffage devrait faire baisser la croissance de 2 points, soit 2 % au lieu des 4 % prévus par le gouvernement

L’institution admet qu’il pourrait aussi y avoir d’autres scénarios plus noirs . Elle n’a notamment pas calculé l’effet qu’aurait un arrêt des fournitures de gaz et de pétrole russes, qui aurait probablement des conséquences économiques encore plus dramatiques.

Rappelant que la perte de croissance pour la zone euro pourrait aller jusqu’à 2 points de PIB cumulés d’ici à 2024 dans le scénario le plus sévère de la BCE, François Villeroy de Galhau a déclaré que « pour la France, ce serait probablement  moins ! Alors que la France dépend essentiellement des importations pour sa consommation.

 

La Banque de France minimise les conséquences de la crise économique

La Banque de France minimise les conséquences de la crise économique

 

 

Comme le plus souvent, la Banque de France minimise les conséquences de la crise en Ukraine et de l’envolée de l’inflation en France. Pour schématiser la Banque de France envisage une perte de croissance de 1 % seulement. Au lieu des 4 % espérés,on serait autour de 3% .

En fait,  il ne s’agit  pas vraiment de prévisions mais plutôt de scénarios qui pourraient être loin de la vérité. Le premier scénario, dit « conventionnel », qui prend pour hypothèse un prix du baril de brent à 93 dollars en moyenne sur l’année et un prix du mégawattheure de gaz de 102 euros, table sur une croissance du PIB en moyenne annuelle de 3,4 % en 2022. Le second, dit « dégradé », avec un prix moyen du baril de brent à 119 dollars et un prix du gaz à 181 euros, affiche une croissance de 2,8 % sur l’année.

La vérité sans doute c’est que la croissance va surtout être affectée par l’envol de l’inflation qui pourrait dépasser 5 %. Un scénario que minimise la Banque de France pour n’avoir pas à recommander une réévaluation des revenus notamment des salaires, des pensions et de l’épargne.Au-delà de la croissance, l’inflation va, elle, grimper en 2022. Dans le meilleur des cas, elle devrait avoisiner les 3,7 % en moyenne sur l’année et, dans le pire, 4,4 %.

Le seul problème c’est que ces perspectives d’inflation ne tiennent pas compte d’une part de la hausse des prix déjà enregistrés aussi bien pour les produits industriels que pour l’alimentation. Des perspectives qui ne tiennent pas compte du faite que les dépenses carburant et chauffage risque d’augmenter de près de 50 % !

 

Il ne s’agit donc pas de projections ou de prospective mais de scénarios qui régulièrement seront révisés à la hausse pour l’inflation et la croissance.

BNP: Première banque en Europe mais avec de moins en moins d’agences

BNP: Première banque en Europe mais avec de moins en moins  d’agences

La BNP,  première banque en Europe combien compte bien s’appuyer encore sur la technologie pour être plus performante. Par contre, elle en profite pour nettoyer nombre d’agences avec des clients éjectés à plus de 30 km dans un autre établissement. La première banque européenne affiche un résultat record de 9,5 milliards d’euros en 2021. Le groupe intégré, qui tire la moitié de ses revenus dans le Retail et les services financiers spécialisés, s’estime bien positionné pour atteindre ses nouveaux objectifs à 2025, notamment une rentabilité du groupe de plus de 11%. Cerise sur le gâteau, le taux de distribution aux actionnaires est porté, de façon pérenne, à 60%. 

L’objectif et de consolider ses parts de marché dans tous ses métiers, de manière industrialisée et méthodique, presque sans éclats, bien ancré sur trois piliers, la banque commerciale et les services financiers spécialisés (55% du chiffre d’affaires), la banque d’investissement (31%) et le pôle assurance, gestion d’actifs et gestion privée (14%). Et même les 11 milliards d’euros de fonds propres « libérés » par la vente de sa filiale californienne Bank of the West, une opération qui doit être finalisée à la fin de l’année, seront consacrés à un plan de rachat d’actions (4 milliards) dont on peut se demander quel est réellement l’intérêt économique global pour l’entreprise sauf attirer les cours vers le haut.

2022 : Bayrou pour une banque de parrainages

2022 : Bayrou pour une banque de parrainages

 

À juste titre François Bayrou -comme d’autres- s’inquiète du caractère obsolète du parrainage par les maires. Du coup, certains candidats mêmes importants crédités  d’environ 10 % d’intentions de voix pourraient ne pas recueillir le nombre de signatures.

Du coup, François Bayrou propose une mutualisation des signatures pour en faire bénéficier des candidats injustement évincés e u égard à leur réelle représentativité

Je ne peux pas supporter l’idée que la démocratie soit ainsi déséquilibrée, déstabilisée », a plaidé l’ancien ministre centriste. Avant d’ajouter : « Je ne suis pas de l’avis politique de Jean-Luc Mélenchon, de Marine Le Pen, d’Eric Zemmour (…) mais je trouverais anormal, et même scandaleux, qu’ils ne puissent pas se présenter. »

Le système des parrainages existe depuis la première élection présidentielle au suffrage direct. La « présentation » de cent élus était d’abord exigée pour empêcher une multiplication des candidatures, avant une réforme de 1976, régulièrement critiquée, portant ce nombre à 500.

La banque centrale américaine sous la pression de l’opinion publique

La banque centrale américaine sous la pression de l’opinion publique 

L’économiste Raghuram Rajan dénonce, dans sa chronique au « Monde « , la politique d’aide indiscriminée menée aux Etats-Unis aux dépens des finances publiques.

 

 

. L’opinion publique américaine reconnaît en majorité que la pandémie a rendu nécessaires des dépenses de soutien ciblées (par exemple la prolongation de la durée des allocations-chômage) pour protéger les ménages les plus durement touchés. Or, le Congrès a adopté des projets de loi de plusieurs milliers de milliards de dollars proposant une aide indiscriminée, donc tout sauf ciblée.

Ainsi, l’ensemble des petites entreprises a reçu une aide de 800 milliards de dollars dans le cadre du programme d’aide qui leur est destiné. Elle a permis de sauvegarder 2 à 3 millions d’emplois en quatorze mois pour le coût exorbitant de 170 000 à 257 000 dollars par emploi. Pire, seulement 23 à 34 % du budget de ce programme est allé directement aux travailleurs qui auraient autrement perdu leur emploi. Le reste est allé aux créanciers, aux propriétaires d’entreprises et aux actionnaires. Au total, 20 % des salariés les mieux payés auraient touché 75 % de l’aide (The $800 Billion Paycheck Protection Program : Where Did the Money Go and Why Did It Go There ?, David Autor et alii, NBER, janvier 2022).

L’idée qu’une situation sans précédent appelle des mesures sans précédent justifierait ces dépenses illimitées. En réalité, c’est la réponse à la crise financière de 2008 qui a brisé le consensus en faveur de mesures plus prudentes. Le ressentiment persistant de l’opinion publique à l’égard du secteur financier, qui a été davantage aidé que les autres à ce moment-là, a incité les dirigeants des deux grands partis américains à dépenser sans compter lorsque la pandémie a frappé. Mais les allocations de chômage ciblées étaient associées aux démocrates, tandis que les républicains cherchaient à avantager leur propre électorat, les petites entreprises.

Les fractures politiques ont, ainsi, entraîné une augmentation des dépenses non ciblées. Pourtant, les partisans de la rigueur sont restés introuvables : les économistes n’ont eu de cesse d’étouffer leurs voix. De plus en plus d’économistes classiques ont souligné que la faiblesse des taux d’intérêt donnait une marge de manœuvre pour accroître le déficit budgétaire. Ils ajoutaient cependant que si les taux d’intérêt devaient rester bas, les dépenses devaient être raisonnables. Désireux de justifier leur choix, les dirigeants politiques ont ignoré cette mise en garde. Pour eux, seul comptait le début du message…

Dans le passé, la Réserve fédérale (Fed) mettait fin à son soutien monétaire avant que la situation ne dérape, et le Congrès freinait le déficit budgétaire et l’endettement. Mais le désir de la Fed d’éviter des difficultés sur les marchés a suscité davantage de prises de risque. La politique de la Fed a également renforcé la pression sur le Congrès pour qu’il adopte des mesures en faveur des entreprises et des ménages. C’est ce qui a conduit à l’inflation et à la conviction que la Fed ne relèvera pas ses taux.

BNP : Première banque en Europe avec 10 milliards de bénéfices mais avec moins d’agences

 BNP : Première banque en Europe avec 10 milliards de bénéfices mais avec moins d’agences

La première banque en Europe combien compte bien s’appuyer encore sur la technologie pour être plus performante. Par contre, elle en profite pour nettoyer nombre d’agences avec des clients éjectés à plus de 30 km dans un autre établissement. La première banque européenne affiche un résultat record de 9,5 milliards d’euros en 2021. Le groupe intégré, qui tire la moitié de ses revenus dans le Retail et les services financiers spécialisés, s’estime bien positionné pour atteindre ses nouveaux objectifs à 2025, notamment une rentabilité du groupe de plus de 11%. Cerise sur le gâteau, le taux de distribution aux actionnaires est porté, de façon pérenne, à 60%.

L’objectif et de consolider ses parts de marché dans tous ses métiers, de manière industrialisée et méthodique, presque sans éclats, bien ancré sur trois piliers, la banque commerciale et les services financiers spécialisés (55% du chiffre d’affaires), la banque d’investissement (31%) et le pôle assurance, gestion d’actifs et gestion privée (14%). Et même les 11 milliards d’euros de fonds propres « libérés » par la vente de sa filiale californienne Bank of the West, une opération qui doit être finalisée à la fin de l’année, seront consacrés à un plan de rachat d’actions (4 milliards) dont on peut se demander quel est réellement l’intérêt économique global pour l’entreprise sauf attirer les cours vers le haut.

Banque centrale européenne et taux d’intérêt: en attendant Godot !

Banque centrale européenne et taux d’intérêt: en attendant Godot !

 

Une nouvelle fois la BCE a choisi l’attentisme pour faire face à une inflation galopante qui pourrait bien à la fin tuer le pouvoir d’achat des entreprises et des ménages.

 

Comme d’habitude, Christine Lagarde a fait preuve d’une prudence habituelle chez elle qui consiste surtout à s’aligner le moment venu sur le mouvement majoritaire plutôt que de l’anticiper.

La BCE prévoit que l’inflation refluera dans les prochains mois et reviendra en 2023 puis en 2024 juste en dessous de son objectif de 2%. Mais certains dirigeants de la banque centrale ne cachent pas leurs doutes sur la validité de ce scénario, en s’appuyant sur le fait qu’elle a dû à plusieurs reprises revoir à la hausse ses prévisions d’inflation.

« Cette approche attentiste contraste avec les attentes du marché, qui tablait sur des hausses de taux d’intérêt dès cette année. Cela pourrait accroître la divergence avec les investisseurs qui voient la position de la BCE augmenter le risque sur les actifs obligataires. Compte tenu de l’incertitude sur l’évolution des prix de l’énergie et de possibles nouveaux effets inflationnistes créés par les tensions sur les marchés du travail, il y a des risques que l’inflation persiste, appelant éventuellement à une hausse des taux en 2023″, indique Pietro Baffico, économiste chez abrdn.

 En vérité la BCE suivra  sans doute le mouvement mais le moment venu. « Face à des taux directeurs moyens anticipés proche des 1.00% dans un an pour le G10, Christine Lagarde a laissé la porte ouverte à toutes les options possibles pour 2022. C’est donc possiblement le début d’un revirement monétaire et dans ce contexte les taux courts ont monté de près de 12 points de base. Le mimétisme pourrait donc finalement pousser la BCE à sortir de son isolement monétaire », anticipe pour sa part Nicolas Forest, responsable de la gestion obligataire chez CANDRIAM.

S’il paraît évident qu’une brutale hausse des taux d’intérêt serait de nature à tuer la dynamique de croissance ( accessoirement à mettre en faillite certains Etats très endettés), inversement ne pas contrôler l’inflation constitue une manière d’amortir la politique de liquidités très accommodante et de la faire  payée à travers une baisse de fait  des revenus du travail, de l’épargne et des retraites.

La difficulté est évidemment de trouver le bon équilibre dans la bonne progressivité mais certainement pas dans l’attentisme……En attendant Godot !

Quel rôle d’une banque centrale ?

Quel rôle dune banque centrale ?

Eric Monnet, directeur d’études à l’EHESS, défend, dans son livre, l’idée que la politique monétaire est une politique publique, et non l’application d’une technique qui garantirait le fonctionnement des « lois de l’économie ». ( analyse du Monde)

Livre. 

C’est l’avantage qu’a l’historien sur l’économiste : on peut difficilement lui faire croire que « c’était mieux avant », ou bien que « ça ne s’est encore jamais fait ». Le regard d’Eric Monnet, historien de la monnaie et de la finance, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales et professeur à l’Ecole d’économie de Paris, sur le rôle de la Banque centrale européenne (BCE) depuis 2008 permet ainsi de décentrer la polémique qui partage aujourd’hui les économistes en deux camps. Pour les uns, la politique de taux zéro et de rachat massif de titres de dettes d’Etat et d’entreprises « quoi qu’il en coûte » poursuivie par la BCE pour « sauver » successivement les banques (2008), les Etats européens (2011) et finalement l’économie frappée par la pandémie (2020), aurait réveillé les démons de l’inflation et trahit sa mission originelle de préservation de l’équilibre « naturel » des prix. Pour les autres, la BCE a fait ce qu’il fallait, mais toute la difficulté serait de « revenir à la normale » en dégonflant lentement son bilan et en remontant progressivement les taux.

Eric Monnet, lui, rappelle que la mission historique des banques centrales est de préserver les trois fonctionnalités de la monnaie souveraine qu’elles émettent : moyen de paiement, moyen de crédit, moyen d’épargne. La monnaie, c’est-à-dire la valeur de l’argent que chacun a dans sa poche, est un bien public commun, parce que c’est elle qui permet d’acheter de quoi vivre, d’emprunter de quoi investir, de financer par l’impôt les institutions qui protègent, soignent et éduquent le citoyen.

La politique monétaire a pour objectif de protéger la confiance qu’on accorde à cette monnaie, menacée par deux dangers : la trop forte hausse des prix, qui paralyse les échanges – c’est l’inflation ; la crise financière, qui paralyse le crédit et l’activité et fait baisser les prix – c’est la déflation. En cela, les banques centrales remplissent une mission de protection des citoyens contre le risque économique et financier, tout comme l’armée et la police les protègent contre la violence et le crime, l’hôpital contre la maladie, etc. La politique monétaire est une politique publique de l’Etat-providence, et non l’application d’une technique qui garantirait que les « lois de l’économie » puissent s’exprimer en toute liberté sur les marchés.

En utilisant des outils non conventionnels, la BCE a en fait renoué avec des pratiques déjà utilisées par les banques centrales par le passé, par exemple pour reconstruire l’Europe après 1945 : orientation du crédit, soutien à l’investissement public prioritaire, rachat de dette souveraine, etc. Pour l’auteur, elle doit persévérer dans cette voie, en finançant la transition énergétique pour protéger l’économie du risque climatique, en émettant sa propre monnaie numérique pour protéger les citoyens du risque des cryptomonnaies privées. Mais elle doit également, pour protéger son indépendance non seulement vis-à-vis des gouvernements mais aussi des marchés et des banques, accepter que ses choix, décisifs pour le bien public commun qu’est la monnaie, puissent être démocratiquement débattus par un « Conseil européen du crédit » placé auprès du Parlement européen.

Politique monétaire et dette publique : la Banque…. de France ou d’Allemagne ?

Politique monétaire et dette publique : la Banque…. de France ou d’Allemagne ?  

 

Assez régulièrement les responsables de la Banque de France sont plus proches de la pensée financière allemande que de celle de la France. Ainsi l’actuel gouverneur milite-t-il pour un relèvement des taux d’intérêt comme on le souhaite chez les orthodoxes allemands . 

Si, en Europe, la banque centrale assure qu’une hausse des taux est « très improbable en 2022″, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, n’écarte pas cette possibilité. Et d’aligner les évidences sur les conséquences d’un relèvement des taux d’intérêt.

Une hausse de 1 point pourrait coûter  »au bout de dix ans 39 milliards d’euros par an » aux finances publiques françaises, a mis en garde mardi le gouverneur de la Banque de France, rappelant que ce montant correspond au budget annuel du ministère de la Défense. Ce relèvement du coût de l’argent « n’a rien d’un scénario extrême, au contraire », selon le gouverneur qui n’a pas fixé d’horizon temporel pour un relèvement du loyer de l’argent.

Si la Banque centrale européenne estime toujours que l’inflation est transitoire, et qu’elle devrait se stabiliser autour de 2% pour la France, la poursuite de la flambée des prix n’est pas totalement exclue. Dans ce cas,  »n’ayez aucun doute que nous, Eurosystème et conseil des gouverneurs de la BCE, aurons la volonté et la capacité d’adapter plus vite notre politique monétaire », a déclaré M. Villeroy de Galhau devant les étudiants de l’université de Paris-Dauphine. Bref le gouverneur de la Banque de France milite pour un le relèvement des taux d’intérêt sans doute aussi dans l’espoir de plaire aux Allemands.

En effet position du gouvernement français s’oppose à celle – plus rigide – de l’Allemagne. Berlin a plaidé lundi pour le retour de la rigueur budgétaire dans l’UE face aux appels à la souplesse de la France. « Maintenant il est temps de reconstruire des marges de manœuvre budgétaires, c’est pourquoi je défends fortement une réduction de la dette souveraine », a déclaré le ministre allemand des Finances, Christian Lindner.

Dette publique : la Banque…. de France ou d’Allemagne ?

Dette publique : la Banque…. de France ou d’Allemagne ?  

 

Assez régulièrement les responsables de la Banque de France sont plus proches de la pensée financière allemande que de celle de la France. Ainsi l’actuel gouverneur milite-t-il pour un relèvement des taux d’intérêt comme on le souhaite chez les orthodoxes allemands . 

Si, en Europe, la banque centrale assure qu’une hausse des taux est « très improbable en 2022″, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, n’écarte pas cette possibilité. Et d’aligner les évidences sur les conséquences d’un relèvement des taux d’intérêt.

Une hausse de 1 point pourrait coûter  »au bout de dix ans 39 milliards d’euros par an » aux finances publiques françaises, a mis en garde mardi le gouverneur de la Banque de France, rappelant que ce montant correspond au budget annuel du ministère de la Défense. Ce relèvement du coût de l’argent « n’a rien d’un scénario extrême, au contraire », selon le gouverneur qui n’a pas fixé d’horizon temporel pour un relèvement du loyer de l’argent.

Si la Banque centrale européenne estime toujours que l’inflation est transitoire, et qu’elle devrait se stabiliser autour de 2% pour la France, la poursuite de la flambée des prix n’est pas totalement exclue. Dans ce cas,  »n’ayez aucun doute que nous, Eurosystème et conseil des gouverneurs de la BCE, aurons la volonté et la capacité d’adapter plus vite notre politique monétaire », a déclaré M. Villeroy de Galhau devant les étudiants de l’université de Paris-Dauphine. Bref le gouverneur de la Banque de France milite pour un le relèvement des taux d’intérêt sans doute aussi dans l’espoir de plaire aux Allemands.

En effet position du gouvernement français s’oppose à celle – plus rigide – de l’Allemagne. Berlin a plaidé lundi pour le retour de la rigueur budgétaire dans l’UE face aux appels à la souplesse de la France. « Maintenant il est temps de reconstruire des marges de manœuvre budgétaires, c’est pourquoi je défends fortement une réduction de la dette souveraine », a déclaré le ministre allemand des Finances, Christian Lindner.

Inflation : prudence ou laxisme de la banque centrale européenne

Inflation : prudence ou laxisme de la banque centrale européenne ?
L’économiste Melvyn Krauss approuve, dans une tribune au « Monde », les réticences de la Banque centrale européenne à emboîter le pas à ses homologues anglo-saxons, sur la fin de l’expansion monétaire.

 

Tribune. 

En décembre, les principales banques centrales ont annoncé qu’elles allaient mettre fin à leur politique de facilité monétaire. Seule exception, la Banque centrale européenne (BCE) qui n’envisage pas d’augmenter les taux d’intérêt en 2022, et ceci malgré le risque inflationniste.

La Réserve fédérale américaine (Fed) prévoit de relever son taux directeur à trois reprises cette année, tandis que la Banque d’Angleterre a déjà augmenté son principal taux directeur de 15 points de base. Pour rester fidèle à sa promesse de ne pas augmenter ses taux avant d’avoir redressé son bilan, la Fed va par ailleurs accélérer la réduction progressive de ses achats d’actifs.

Pour autant, la BCE est-elle laxiste face à l’inflation ? Le plus grand tabloïd allemand, Bild, a-t-il raison de se moquer de Christine Lagarde, la présidente de la BCE, en la surnommant « Madame inflation » ?

Non, trois fois non ! Bild reflète l’opinion allemande traditionnelle selon laquelle la BCE doit se préoccuper quasi exclusivement de l’inflation, mais ce point de vue est totalement dépassé dans l’Europe de 2022.

Mme Lagarde sait que l’arrêt des mesures de relance monétaire après une crise est une opération délicate. En faisant grimper le coût du crédit et en étouffant la reprise des pays membres surendettés comme l’Italie, l’Espagne et la Grèce, une hausse trop rapide des taux d’intérêt pourrait entraîner l’éclatement de la zone euro. Les économistes parlent de « risque de fragmentation ». Cette fragmentation est un problème chronique pour la zone euro car, contrairement à la Fed et à la Banque d’Angleterre, toutes deux soutenues par une autorité budgétaire unique, la BCE fonctionne avec dix-neuf autorités budgétaires indépendantes.

C’est peut-être ce à quoi pensait Christine Lagarde lors de sa conférence de presse de décembre 2021, quand elle a expliqué qu’il fallait avancer graduellement vers une politique monétaire plus resserrée pour éviter une « transition brutale ».

Il n’est pas surprenant que cette déclaration ait provoqué une réponse glaciale du président sortant de la Bundesbank, Jens Weidmann, partisan résolu de l’orthodoxie budgétaire. Le nouveau ministre allemand des finances, Christian Lindner, penche dans le même sens. Il estime que la sensibilité de la BCE au coût des prêts aux pays membres surendettés pourrait la conduire à une lenteur excessive pour mettre fin aux mesures de relance.

D’une certaine manière, M. Lindner a raison. La présidente de la BCE n’est pas pressée de resserrer la politique monétaire, car elle tient à préserver l’intégrité de l’union monétaire lors de la réduction des mesures de relance. Comme un médecin consciencieux, elle ne veut pas précipiter le sevrage d’un toxicomane accroché à un produit fortement addictif. Il ne faut pas s’y tromper, les mesures de relance de la BCE ont eu un effet majeur sur l’économie européenne – au point qu’elle en est devenue dépendante.

 

La banque mondiale critique les investissements de Microsoft

La banque mondiale critique les investissements de Microsoft

Le rachat par Microsoft des studios Activision Blizzard pour près de 69 milliards est critiqué par le président de la banque mondiale de dollars, alors que les pays pauvres peinent à restructurer leur dette et nourrir leur population.

 

«J’ai été frappé par l’investissement de Microsoft dans une société de jeux vidéo», a déclaré David Malpass, président de la Banque mondiale,  lors d’une discussion virtuelle sur l’économie mondiale organisée par le Peterson Institute for International Economics, un centre de réflexion de Washington. «On doit se demander (…) si c’est la meilleure manière d’allouer du capital», a-t-il ajouté, relevant qu’une «énorme quantité de flux financier va au marché obligataire et fondamentalement, c’est une très petite partie du monde qui a accès au financement obligataire».

Pour mettre en perspective ses propos, il a pris l’exemple de l’IDA, l’institution du groupe de la Banque mondiale qui accorde des prêts aux 74 pays les plus pauvres du monde. Celle-ci a été dotée de 93 milliards de dollars sur trois ans, dont 23,5 milliards proviennent de donateurs de 48 pays à revenu élevé et intermédiaire.

«Il devrait y avoir plus d’argent et de croissance dans les pays en développement, et nous avons l’inverse», a également déclaré David Malpass.

Augmentation des salaires de 4 % en 2022 et 3 % en 2023 et 2024 (Banque de France)

Augmentation des salaires de 4 % en 2022 et 3 % en 2023 et 2024 (Banque de France)

La pandémie, les difficultés logistiques et les problèmes de recrutement pourraient faire « bondir » les salaires de 4 % en 2022 d’après la Banque de France. Les années suivantes, en 2023 et 2024 ces revenus augmenteraient de 3 % par an.

 

Du fait de l’inflation et de l’environnement économique et sanitaire, la Banque de France prévoit des augmentations de salaires pour les trois ans à venir. En fait il s’agirait d’une régularisation. En effet l’inflation aura atteint entre 2,6 et 2,7 % en 2021, le même niveau est à attendre  attendre en 2022.

 

Dans sa dernière note, qui tente de se projeter conjoncturellement à moyen terme, l’institution souligne en effet qu’en 2023 et 2024 il continuerait d’augmenter à un rythme soutenu, «autour de 3 %, supérieur à celui de la période 2012-2019 et proche de celui du début des années 2000». Et de souligner que les premiers accords salariaux conclus dans certaines branches depuis octobre 2021 suggèrent une progression des salaires négociés, «qui peut beaucoup varier suivant la situation de chaque branche, mais reste souvent supérieure à celle des dernières années précédant la crise du Covid».

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