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L e favoritisme aussi de Macron dans l’affaire Alstom- General Electric

Le favoritisme aussi de Macron dans l’affaire Alstom- General Electric

L’ affaire des achats ventes et revente des ex turbine Alstom risque de revenir à la surface de l’actualité à l’occasion de l’affaire Dussopt. On se souvient que Macron avait en quelque sorte imposé avec les Américains la vente des turbines d’Alstom à General Electric dans des conditions plus que troubles. Conditions sans doute également liées au financement de la campagne de Macron ( affaire enterrée par la justice).

Le pire c’est que Macron a ensuite imposé le rachat aux Américains des turbines Alstom en question à EDF en raison de la situation financière très dégradée de General Electric. Pourtant EDF est déjà dans une situation financière particulièrement délicate et mais a du obéir à la demande de Macron de racheter les fameuses turbines vendues précédemment par Alstom à GE.

rappel de la vente de la branche énergie à General Electric (Wikipedia)

Le 23 avril 2014, alors que Patrick Kron et Jeffrey Immelt, PDG de General Electric, discutent confidentiellement aux États-Unis les derniers détails de la vente de la branche énergie du groupe, l’agence Bloomberg publie une dépêche révélant les négociations entre les deux PDG.

Le rachat partiel d’Alstom par General Electric, est proposé pour un montant de 13 milliards de dollars.

Le 27 avril, une offre alternative est faite par Siemens, par laquelle ce dernier exprime son souhait d’acquérir les activités énergétiques d’Alstom, contre une partie des activités ferroviaires de Siemens.

Patrick Kron doit accepter l’offre de rachat de la branche énergie d’Alstom par le groupe américain General Electric (GE) face aux pressions du gouvernement américain (cf. infra) et à l’emprisonnement abusif d’employés stratégiques d’Alstom comme Frédéric Pierucci . La branche restante d’Alstom, c’est-à-dire les activités de transport qui ne représentent alors qu’un tiers du chiffre d’affaires du groupe, serait chargée du paiement de l’amende liée à un procès de corruption intenté aux États-Unis sur une base d’extraterritorialité des lois anticorruption .

Le 30 avril, le conseil d’administration d’Alstom accepte l’offre de 12,35 milliards d’euros de General Electric, pour ses activités énergétiques. Les actionnaires approuvent cette offre à 99,2 %. General Electric confirme son offre de 16,9 milliards de dollars.

Le 5 mai 2014, General Electric annonce son souhait d’acquérir 25 % de la filiale énergétique indienne d’Alstom pour environ 389 millions de dollars, si son offre globale réussit.

Le même jour, le gouvernement français s’oppose à l’offre de General Electric, s’inquiétant des activités turbine de la filière nucléaire française civile et militaire, des emplois et du futur de ses activités ferroviaires, invitant General Electric à regrouper ses activités ferroviaires avec celles d’Alstom.

L’état tente de renforcer son poids dans la négociation. Le 16 mai, Il promulgue le décret no 2014-479 qui étend à de nouveaux secteurs de l’énergie, de l’eau, des transports, des télécommunications et de la santé publique les pouvoirs du décret no 2005-1739, qui portent sur la possibilité donnée au gouvernement de mettre un veto sur des investissements étrangers qui portent atteintes aux intérêts stratégiques.

Le 16 juin, Siemens et Mitsubishi Heavy Industries émettent une nouvelle offre commune alternative à celle de General Electric. Siemens souhaite acquérir les activités d’Alstom dans les turbines à gaz pour 3,9 milliards de dollars et Mitsubishi Heavy Industries formerait des co-entreprises avec Alstom sur ses activités du nucléaire, de la distribution électrique et de l’hydroélectricité, pour 3,1 milliards de dollars5.

Le 19 juin 2014, General Electric annonce une variation de son offre initiale, sur la même valeur, mais avec davantage d’échanges d’actifs par la création d’une co-entreprise sur les activités électriques renouvelables, sur les réseaux de distributions d’énergies, sur les activités de turbines à vapeur et sur les activités nucléaires. General Electric s’engage également à vendre son activité dans la signalisation ferroviaire à Alstom5

Le 20 juin 2014, Siemens et Mitsubishi Heavy Industries modifient leur offre regroupant les co-entreprises proposées en une seule entre Alstom et Mitsubishi et augmentent la partie de l’offre en liquide de Siemens de 400 millions d’euros à 4,3 milliards d’euros.

Le même jour, le gouvernement français annonce soutenir dorénavant l’alliance entre Alstom et General Electricet vouloir prendre 20 % des actions d’Alstom (rachetés à Bouygues). Mais les tractations entre Bouygues et l’État semblent difficiles, les parties prenantes du dossier ne s’entendant pas sur le prix.

Le 4 novembre 2014, le ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron (successeur d’Arnaud Montebourg), autorise l’investissement de General Electric dans Alstom.

Quelle adaptation au nouveau monde du travail ? ( directeur général de l’OIT)

Quelle adaptation au nouveau monde du travail ( directeur général de l’OIT)

«Il est dans l’intérêt de tous que les parties prenantes de l’Organisation internationale du travail (gouvernements, employeurs et travailleurs) s’engagent dans le processus de refonte du cadre juridique et réglementaire des relations de travail»
par Gilbert Houngbo, directeur général élu de l’OIT.

Une tribune intéressante mais un peu générale et sans grand originalité. NDLR

Fondée en 1919, l’Organisation internationale du travail (OIT) s’efforce, depuis lors, de promouvoir la justice sociale et économique, en fixant des normes internationales. Elle est l’une des plus anciennes agences spécialisées des Nations unies et compte 187 Etats membres. L’OIT est une structure tripartite unique, qui associe des représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs, à toutes ses discussions et politiques.
Au cours des dernières décennies, le monde du travail étant devenu plus complexe, l’organisation a dû s’adapter pour assumer de nouvelles réalités et responsabilités. Ces dix dernières années, Guy Ryder, le directeur général, a lancé une série d’initiatives importantes afin de maintenir l’institution sur les rails, en dépit des bouleversements dont beaucoup ont été provoqués par les progrès des technologies de l’information. Les dernières années ont été marquées par une série de crises mondiales : la récession économique et la « baisse des revenus » de 2016-2017 ; la pandémie de Covid-19 ; le conflit en Ukraine et l’impact inflationniste sur les approvisionnements énergétiques et alimentaires.

L’inflation, qui a suivi la réouverture des économies après le blocage de la pandémie, a affecté les capacités de rebond. En réponse à la hausse des prix, les banques centrales ont augmenté les taux d’intérêt, ce qui a eu pour effet de refroidir la demande. En fait, selon les prévisions triennales (2021-2023) du FMI, la meilleure période de croissance mondiale depuis le déclenchement de la pandémie pourrait déjà être derrière nous, à la fin de 2021.

On imagine encore mal le stress auquel les travailleurs ont dû faire face pour maintenir les économies locales et les chaînes d’approvisionnement mondiales lors de la pandémie, et les faire redémarrer par la suite. La crise du coût de la vie qui s’est ensuivie est effrayante. Heureusement, les travailleurs font preuve de résilience. Ces véritables héros sont prêts à soutenir la prise de risque des employeurs et des investisseurs ainsi que la persistance des décideurs politiques à rétablir la normalité.
« On ne saurait trop insister sur les avantages de la numérisation, notamment la décentralisation, une plus grande flexibilité, une transparence accrue et la responsabilisation »
Tensions. Néanmoins, le stress et les tensions sur le marché du travail peuvent persister. En effet, les problèmes actuels, dont on espère qu’ils sont de nature transitoire, détournent l’attention de la transition plus permanente du marché du travail. Avant le déclenchement de la pandémie, l’impact de l’hyperconnectivité et de la numérisation retenait déjà l’attention des décideurs politiques. La probabilité d’un déplacement à grande échelle de la main-d’œuvre par des machines et des ordinateurs avait suscité, d’une part, des craintes fondées de pertes d’emploi, et, d’autre part, amené les gouvernements à s’interroger sur la manière de taxer les robots effectuant le travail autrefois effectué par les humains.

Si ces craintes sont fondées, on ne saurait trop insister sur les avantages de la numérisation, notamment la décentralisation, une plus grande flexibilité, une transparence accrue et la responsabilisation. Ces avantages seraient encore plus équitables si des investissements ciblés étaient consacrés à la construction d’infrastructures, à l’extension de la connectivité et à l’amélioration de l’accès aux technologies. Cela permettrait d’accélérer la réduction de la fracture numérique pour les entreprises et les travailleurs et, surtout, de faire progresser la justice sociale.
Ces questions sont du ressort de l’OIT. L’institution jouera un rôle central dans la résolution de ces problèmes. Il faut une vision qui unifiera les intérêts divergents des parties prenantes. Il s’agit essentiellement de restructurer et de remanier les règles et pratiques existantes pour les adapter à l’avenir émergent du travail.

La justice sociale doit continuer à sous-tendre les pratiques du travail, et les progrès réalisés par de nombreux pays doivent continuer à gagner du terrain. Beaucoup plus de femmes participent au marché du travail formel qu’il y a vingt ans. De même, l’idée d’un salaire égal pour un travail égal est de plus en plus acceptée comme socialement équitable. Les progrès réalisés dans la lutte contre le travail forcé ou « esclavage moderne », le travail des enfants et la traite des êtres humains ou encore la sécurisation des lieux de travail sont tout aussi encourageants.
Toutefois, les progrès ne sont pas uniformes et trop lents dans le monde.

Selon le Gender Gap Report 2021 du Forum économique mondial, il faudra encore 267,6 ans pour combler l’écart mondial entre les sexes en matière de participation et d’opportunités économiques. Nous devons tous travailler pour accélérer le rythme des progrès.

« Notre compréhension de la justice sociale doit également s’élargir. Les risques environnementaux et sociaux se renforcent mutuellement »

Cohésion sociale. Notre compréhension de la justice sociale doit également s’élargir. Les risques environnementaux et sociaux se renforcent mutuellement. Comme nous l’avons vu lors des inondations massives au Pakistan ou la sécheresse dans la Corne de l’Afrique, ces catastrophes d’origine climatique ont entraîné une rupture de la cohésion sociale. Et si les fortes émissions de carbone des pays industrialisés sont principalement responsables du réchauffement de la planète, ce sont les pauvres, concentrés dans les pays en développement, qui subissent le plus durement les chocs climatiques, en raison du manque de capacité d’adaptation.

L’interdépendance entre les risques sociaux et environnementaux nécessite la mise en œuvre d’une participation plus large pour affronter les menaces et atténuer leur impact négatif sur le bien-être des travailleurs. Il est tout aussi évident qu’une coopération mondiale accrue est nécessaire pour relever ces défis.

Il est temps de réécrire les règles qui sous-tendent le nouveau monde du travail, notamment pour que les travailleurs soient équipés d’outils et de savoir-faire numériques. Pendant les confinements, la plupart des lieux de travail sont passés des bureaux et des magasins aux domiciles. Si le travail hors site existait déjà, son adoption généralisée durant cette période constitue un fait nouveau. Pourtant, de nombreux travailleurs — ne possédant pas de compétences numériques — ont perdu leur emploi.

Une autre question requiert l’attention urgente, celle de la discrimination non fondée sur le sexe en matière de revenu du travail. Les disparités de rémunération entre les travailleurs « en col blanc » et en « col bleu » ne sont plus acceptables. La valeur réelle de la main-d’œuvre a récemment été mise en évidence lorsque celle-ci s’est lancée dans des actions syndicales ou a menacé de le faire. De nombreux pays ont réagi sous la contrainte. Mais un nouveau régime de compensation doit être mis en place de manière ordonnée, par la négociation collective ou l’institution d’un revenu de base universel.

Il est dans l’intérêt de tous que les parties prenantes de l’OIT (gouvernements, employeurs et travailleurs) s’engagent dans le processus de refonte du cadre juridique et réglementaire des relations de travail et des pratiques sur le lieu de travail. Faciliter ce processus sera une priorité lors de mon mandat qui débute en octobre. Nous devons libérer le travail pour qu’il puisse libérer tout son potentiel afin de parvenir à une prospérité inclusive pour toutes les personnes dans tous les pays.
Gilbert Houngbo est le directeur général élu de l’OIT.

L’enseignement général au lycée professionnel en question

L’enseignement général au lycée professionnel en question 

 

L’ancien directeur général de l’enseignement scolaire, Jean-Paul Delahaye, interpelle, dans une tribune au « Monde », les décideurs, parents, et citoyens issus des classes moyennes et favorisées sur leur manque d’engagement pour l’enseignement général au lycée professionnel.

Une préoccupation légitime mais qui est la conséquence du rééquilibrage nécessaire  entre formation en milieu scolaire et formation en milieu professionnel NDLR 

 

En 2012, vous vous êtes battus pour le rétablissement de l’histoire-géographie comme matière obligatoire dans la terminale S de l’époque. Vous l’avez fait avec d’autant plus de détermination que ce sont vos enfants qui sont scolarisés dans les filières scientifiques du lycée d’enseignement général. Pour vos enfants, vous ne cédez rien à la qualité et à la quantité des enseignements généraux qui sont dispensés, et vous avez raison.

En 2022, vous avez obtenu que les mathématiques soient de nouveau intégrées au tronc commun des enseignements de classe de première générale. Là encore, pour vos enfants, vous vous montrez particulièrement attentifs à la culture générale qui doit être celle des citoyens d’aujourd’hui. Qui peut vous donner tort ? Mais alors, pourquoi ce silence quand il s’agit des enseignements dispensés au lycée professionnel ?

Depuis 2019, la formation au baccalauréat professionnel a été amputée de dizaines d’heures d’enseignement de lettres, de mathématiques, d’histoire-géographie, de langues, d’enseignement moral et civique… C’est une amputation d’une tout autre ampleur que celle que vous avez combattue en 2012 et en 2022 pour les filières générales. Mais vous n’avez rien dit pour défendre l’enseignement général au lycée professionnel. Est-ce parce que vos enfants ne sont pas en formation professionnelle que vous ne vous sentez pas concernés ?

Le doublement annoncé pour 2023 des périodes de stages en entreprise va encore diminuer les horaires des enseignements généraux au lycée professionnel. Est-ce parce que ce sont essentiellement des enfants du peuple qui sont formés au lycée professionnel, des enfants de ceux « qui ne sont rien » [expression prononcée par Emmanuel Macron lors de l’inauguration de la Station F, à Paris, le 29 juin 2017], que vous semblez accepter qu’on les prive des outils intellectuels leur permettant de développer leur libre arbitre, de s’ouvrir au monde, et de conforter ainsi leur citoyenneté ? Vous ne dites toujours rien, ce sont les enfants des autres.

Vous croyez sans doute que les employés des entrepôts qui mettent dans des cartons des produits fabriqués ailleurs n’ont pas besoin de penser. Les milieux populaires, dont les enfants constituent l’essentiel des effectifs scolarisés dans l’enseignement professionnel, sont coupés du monde politique, ils n’accèdent pas aux médias et ne pèsent pas sur les politiques publiques. Mais les milieux populaires ne sont pas aveugles et ils voient les injustices à l’œuvre dans notre école. Prenez garde, ceux qui comprennent que leurs enfants n’ont pas accès aux mêmes droits que vos enfants auront de plus en plus de difficultés à accepter d’avoir les mêmes devoirs que les autres. C’est notre pacte républicain que vous mettez en danger.

Transition écologique: Un manque général de compétences

 Transition écologique: Un manque général de compétences

 

Alors que la crise climatique oblige à accélérer la transition, les compétences manquent, estime, dans une tribune au « Monde », Justin Longuenesse, premier adjoint à la mairie de La Madeleine (Nord). Pour y remédier, l’élu municipal préconise de développer, sur le plan national, une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.

 

Du faîte d’un manque général de compétences, on assiste assez souvent à une sorte de délire aussi bien du côté « pour » que du côté « anti ». Un effort considérable doit être entrepris en amont en matière de recherche en matière de formation et de compétences opérationnelles . Faute de cela ,on continuera d’assister à un débat caricatural et à des politiques contradictoiressur l’enjeu central de la préservation de l’environnement NDLR

 

L’avertissement du GIEC, « le coût de l’inaction sera plus élevé que le coût de l’action », les jeunes diplômés français l’incarnent. Du « Manifeste pour un réveil écologique », en 2018, aux étudiants de Polytechnique, d’Agro Paris Tech et d’HEC cette année, leur message est clair : soit les entreprises refondent leurs activités en s’engageant pleinement dans la transition sociale et écologique, soit elles devront se passer de ces « têtes bien faites ».

Pour les entreprises, il y a pourtant urgence à se transformer : leurs modèles linéaires fondés sur une croissance de volumes infinis exercent une pression devenue insoutenable sur des ressources naturelles finies. L’augmentation spectaculaire du coût de l’énergie et des matières premières, symptôme de cette fuite en avant du « toujours plus », fragilise dangereusement nos sociétés dans leur ensemble.

Le décalage de plus en plus flagrant entre les convictions personnelles des collaborateurs et leurs objectifs professionnels participent au désengagement salarial. Nous constatons une fuite massive des talents vers les acteurs privés et associatifs les plus engagés dans la transition sociale et écologique qui assument clairement leur volonté d’œuvrer au bien commun.

Le véritable carburant de notre pays et de notre économie, ce n’est pas le pétrole. C’est le travail, cette ressource précieuse et renouvelable, fournie par les femmes et les hommes qui partagent leur énergie, leur volonté d’agir, leurs compétences et leurs expertises. Ce sont tous ces talents existants et en devenir qui s’engagent et s’engageront dans la transformation de notre pays.

Donc la principale question est : « Avons-nous aujourd’hui assez de têtes et de bras pour répondre au plus grand défi de notre siècle ? » Non ! Sur les secteurs des énergies renouvelables, du traitement de l’eau et de la valorisation des déchets, les compétences manquent cruellement quels que soient les profils recherchés.

Pour attirer les talents, les entreprises se livrent une véritable compétition dans un jeu à somme nulle, car nous ne formons pas assez, et pas assez vite pour pouvoir répondre à la demande. Avec une volonté affichée, les pouvoirs publics encouragent la mobilité douce et les transports en commun bas carbone.

Mais où sont les techniciens en charge de la réparation et de l’entretien des millions de vélos d’ores et déjà en circulation ? Où sont les architectes, les urbanistes et les ouvriers nécessaires à la construction des nouvelles infrastructures qui offriront des alternatives crédibles à la voiture ? Où sont les conducteurs de train, de tramway et de bus pour amplifier durablement ces changements vertueux ?

Création d’ un commissariat général de la convention citoyenne permanente !!!

Création d’ un commissariat général de la convention citoyenne permanente  !!!

 

Face à la colère qui traverse le pays, la politologue Chloé Morin et la spécialiste de l’opinion Véronique Reille Soult proposent, dans une tribune au « Monde », la création d’une instance visant à fluidifier les rapports entre le monde politique et les citoyens: un commissariat général de la convention citoyenne permanente !.

 

Une preuve supplémentaire que la gauche est complètement perdue avec cette proposition saugrenue de création d’un commissariat général de la convention citoyenne permanente. Une nouvelle cathédrale administrative évidemment quand la problématique ne se résume pas à une question d’institution ou de ministère. Il s’agit de donner un vrai contenu à la démocratie participative et non de trouver des « trucse invraisemblables. Faut-il par ailleurs rappeler que c’était le rôle du commissariat général au plan d’associer les organisations sociaux professionnelles à la définition des grandes orientations du pays. Le « machin » proposé reflète bien le vide idéologique de la gauche perdue.

La France est en colère. Un sentiment profond, qui demeurera tant que l’on n’apportera pas des solutions nécessaires pour l’apaiser : reconnaissance, écoute et considération. Fini les réformes qui s’imposent d’en haut. Oui à la démocratie consentie. Pétitions, manifestations, violences… Les citoyens refusent désormais que l’exécutif leur dicte ses lois. La frustration est là ; la division aussi. A force d’avoir l’impression de ne pas être écoutés, les Français ne s’entendent plus. Alors la contestation gronde, chaotique, contradictoire, sans rien apaiser.

C’est une bonne nouvelle, à condition de prendre cette colère du bon côté. A revers. Elle trahit une énergie politique collective, un besoin toujours plus grand de s’exprimer et de s’impliquer dans les décisions. Mais à défaut de pouvoir proposer, on s’oppose. L’accueil réservé à la convention citoyenne pour le climat et le désir renouvelé d’un référendum d’initiative citoyenne ont envoyé de signaux forts. Les Français veulent que leur parole compte. Ils ont confiance en leurs opinions, parfois plus qu’en leurs élites. Aujourd’hui, pourtant, l’expression des citoyens est devenue un frein. Ce pourrait être une force.

Comme le président de la République l’a exprimé pendant la campagne présidentielle [le 18 mars, sur France Culture], « la priorité est d’arriver à créer de l’adhésion, du respect, de la considération entre des citoyens qui peuvent penser très différemment, en leur montrant que ce n’est pas une trahison de leurs convictions profondes, mais que ce sont d’indispensables compromis qu’on trouve pour vivre en société ».

Pour prendre le pouls de la France et faire chuter la pression, le système binaire du référendum serait trop limité. Pourquoi se contenter de consulter les citoyens quand on peut avant tout les écouter ? Les Français ont beaucoup plus à dire que « oui » ou « non ». Et ils aspirent à mieux que signer des mandats sous forme de chèques en blanc face à un avenir toujours plus incertain. On voudrait nous faire croire qu’il n’y a rien ou presque entre le fantasme de l’agora grecque et la réalité de la Ve République. C’est faux. Pour une démocratie participative qui ouvre la voie à un débat serein, ininterrompu et constructif, nous soumettons une solution simple et de bon sens. Nous appelons à la création d’un commissariat général de la convention citoyenne permanente, sous l’autorité directe de la présidence de la République.

Pour établir un lien direct et constant entre l’Elysée et les ambitions ou inquiétudes locales, il est devenu urgent de calmer les tensions sans manipulation ni récupération politique. Nous devons valoriser, dans le respect des règles, la parole des citoyens et reconnaître leur force de proposition.

La nouvelle guerre économique » (Général Eric Bucquet, directeur de la DRSD)

La nouvelle guerre  économique » (Général Eric Bucquet, directeur de la DRSD)

Dans une interview accordée à La Tribune, le patron de la Direction du renseignement et de la sécurité de la défense (DRSD), le général Eric Bucquet, rappelle que la France est dans une guerre économique permanente menée par des services de renseignement étrangers très offensifs et capables de recourir à tous les moyens.

 Extraterritorialité, RSE, ONG… Les agressions contre la BITD française sont de plus en plus nombreuses ces dernières années. La DRSD est un service de renseignement au centre de toutes ces problématiques. Sur l’extraterritorialité, quelle réponse peut-on imaginer face à ces lois, qui sont véritablement des ingérences dans la souveraineté de la France et de l’Europe ?

Général Eric Bucquet : Concernant les problématiques que vous évoquez, nous ne pouvons que constater qu’il n’existe pas encore de véritable réponse globale et univoque à l’échelle de l’Union européenne, même si certaines avancées ont été récemment réalisées. Or, c’est bien à cette échelle qu’une réponse est nécessaire pour faire face efficacement à des lois extraterritoriales, c’est-à-dire à l’imposition, par un État, de son droit national au-delà de ses frontières. Ces lois sont souvent utilisées comme de véritables armes de guerre économique. La BITD française en a déjà fait les frais à plusieurs reprises. En outre, ces arsenaux normatifs sont en évolution permanente, dans un nombre sans cesse croissant de pays, bien au-delà des Etats-Unis. Il devient difficile d’évaluer, dans leur globalité, les impacts réels de tous les nouveaux textes. De manière générale, il faut bien admettre que, trop souvent encore, nous agissons en réaction dans ce domaine.

Y a-t-il eu à votre connaissance des fuites de documents non souhaitées dans l’affaire Airbus ?
A notre connaissance, il n’y a pas eu de fuite de document.

Comment contrôlez-vous les possibles ingérences du moniteur anglo-saxon, qui sera présent pendant trois ans au sein d’Airbus ?
Nous veillons, avec nos partenaires, à ce que ce processus ne donne pas lieu à des fuites d’informations sensibles qui pourraient procurer des avantages commerciaux indus à des concurrents d’Airbus, par exemple.

Mais demain, êtes-vous sûr de pouvoir encore contrôler les informations données ?
Sûr, non. Nous vivons tous, et sans doute même plus qu’avant, dans l’incertitude. Notre mission, c’est de veiller à la réduire et d’anticiper les risques.

Les entreprises françaises pourront-elles se protéger ?
L’idée-maîtresse est que tout audit, fût-il conduit par un cabinet anglo-saxon, doit reposer sur un cadre précis et que ce dernier doit être respecté par tous les acteurs qui y participent.

Mais les Européens ne semblent pas avoir vraiment pas la volonté de riposter. Pourquoi les Etats-Unis se priveraient-ils d’une telle arme ?
Comme je l’ai déjà affirmé précédemment, il me semble, en effet, indispensable d’obtenir un consensus européen concernant les réponses à apporter aux risques induits par les dispositions à caractère extraterritorial, sans cesse plus nombreuses, qu’elles soient américaines ou autres. A ce titre, il est intéressant de rappeler que la Chine a récemment mis en place, en décembre 2020, une réglementation en matière de contrôle des exportations comparable aux normes ITAR américaines et que celle-ci s’accompagne elle-même d’un dispositif de blocage des mécanismes extraterritoriaux étrangers.

Ce qui n’est pas le cas de la France et de l’Europe…
… C’était sans doute le cas dans un passé encore récent. Mais certains dossiers emblématiques, comme Alstom/General Electric ou, plus récemment, Airbus ont, à mon sens, favorisé une réelle prise de conscience. Toutefois, il est vrai que les entreprises européennes, et notamment françaises, lorsqu’elles font l’objet de poursuites

États-Unis : Toyota devant General Motors

États-Unis : Toyota devant General Motors

Leader depuis des décennies sur son marché domestique, General Motors est passé derrière Toyota l’an dernier. Le constructeur japonais a vendu 2,3 millions de voitures aux Etats-Unis en 2021, en hausse de 10 % sur l’année, contre 2,2 millions pour General Motors (-13 %). La troisième place devrait revenir à Ford, qui ne publiera ses chiffres que mercredi.

Ces chiffres sont un nouveau signe de la montée en puissance outre-Atlantique des constructeurs asiatiques , qui ont progressivement gagné des parts de marché aux Etats-Unis ces dernières années. Ils sont parvenus à proposer des modèles robustes et accessibles. Cette performance de Toyota confirme la fiabilité exceptionnelle des véhicules de cette marque largement diffusée dans le monde entier y compris dans les pays comme en Afrique où les conditions de conduite sont les plus difficiles..

Campagne présidentielle: Affadissement général

Campagne  présidentielle:  Affadissement général

 

La précampagne présidentielle n’est pas à la hauteur des enjeux d’après un papier du « Monde ». L’affadissement du débat public prend un relief particulier après la crise sanitaire née de l’épidémie de Covid-19. Mais l’absence de diagnostic partagé autour de ce que la France vient de traverser frappe comme une béance démocratique.

 

 La campagne présidentielle n’a pas encore démarré mais la présélection des candidats qui s’opère en ce moment sous nos yeux n’incite guère à l’optimisme. Des sujets, certes importants, comme la sécurité ou l’immigration sont survalorisés dans le but de faire peur ; d’autres, essentiels, comme l’avenir de l’hôpital public et de la recherche française ou la soutenabilité de la dette publique, sont passés à la trappe comme s’ils n’existaient pas. 

Des propositions-chocs émergent un jour pour être supplantées, le lendemain, par d’autres plus transgressives encore. Les milliards d’euros valsent sans que les projets s’éclaircissent. Le citoyen est pris aux tripes plutôt qu’à la raison dans un contexte de défiance politique qui laisse la porte ouverte à toutes les aventures.

L’affadissement du débat public n’est, certes, pas un phénomène nouveau mais il prend un relief particulier dans l’épreuve collective que traverse le pays. Par son ampleur et sa durée, la crise sanitaire née de l’épidémie de Covid-19 est un moment de vérité pour le modèle français. Elle met à nu ses faiblesses, au premier rang desquelles figure la désindustrialisation opérée ces trente dernières années. Elle révèle aussi sa force à travers la mobilisation massive et finalement efficace de l’Etat-providence. Elle remet en cause des dogmes, à commencer par la règle des 3 % de déficit public. Elle entraîne des changements profonds dans la société française dans la hiérarchie des besoins et des aspirations.

Avec le développement du télétravail, un nouveau partage s’opère entre l’entreprise et la sphère privée, la mobilité s’intensifie, un nouvel aménagement du territoire s’esquisse. Si tout se passait rationnellement, la campagne présidentielle serait le moment idéal pour impliquer l’électeur dans le réajustement d’un modèle qui se trouve par ailleurs percuté par l’intensification de la crise climatique. Or, il n’en est rien. L’absence de diagnostic partagé autour de ce que le pays vient de traverser frappe comme une béance démocratique. Elle ne s’explique pas par la faiblesse de l’expertise. Presque quotidiennement, le Haut-Commissariat au Plan et la Cour des comptes fournissent des notes autour des grands enjeux – souveraineté économique, démographie, dette, éducation, formation –, renforçant encore le sentiment que la partie est aux mains des sachants.

 

 La lacune principale provient de la faiblesse des partis qui, plutôt que de prendre toute leur part au débat, luttent pour leur survie. C’est particulièrement vrai pour LR et le PS, qui ont dominé pendant des décennies la vie politique française et se trouvent aujourd’hui en position de grande faiblesse.

Au début de la crise sanitaire, pour tenter d’en esquisser l’issue, Emmanuel Macron avait invoqué l’esprit du Conseil national de la résistance. Durant plusieurs mois, des partis et des syndicats aux idéologies opposées, mais unis contre le régime de Vichy, avaient travaillé pour accoucher, le 15 mars 1944, des quelques grandes réformes qui allaient marquer l’après-guerre, la création du régime général de la Sécurité sociale notamment.

Très vite, en 2020, il est apparu que le pays ne serait pas en mesure de rééditer l’aventure, non seulement parce que l’unité nationale était introuvable mais parce que les représentations politique et syndicale étaient devenues trop faibles. De cette désagrégation résulte une bonne partie des maux aujourd’hui constatés : la survalorisation de l’homme providentiel et le poids croissant des émotions dans le débat public, deux caractéristiques de l’affaissement de notre vie démocratique.

Politique et business -Macron vient encore au secours de General Electric.

Politique et business -Macron vient encore au secours de General Electric.

On se souvient évidemment qu’Alstom avait été démantelé dans des conditions sulfureuses avec l’appui de Macron. Les activités ferroviaires étaient restées en France tandis que les activités électriques avaient été vendues à l’Américain GE. Par Un  groupe qui enregistre un certain nombre de difficultés financières. Du coup à l’instigation de l’Élysée, EDF se voit contrainte de racheter l’activité des turbines de GE . Notons qu’EDF dans la situation financière n’est pas trop brillante  était  opposée à la reprise de cette activité de GE.

L’une des activités les plus stratégiques de l’ancien Alstom (pour nos centrales nucléaires comme pour nos sous-marins nucléaires), passée chez les Américains, va donc redevenir française.

Le périmètre de reprise exclut  les activités GE Grid et GE Hydro, laissant encore le site principal industriel à Belfort en pleine incertitude. Malgré la reprise des turbines vapeur, les syndicats craignent la fermeture par GE des autres activités sur place.

Stratégiquement on comprend que cette activité turbine très stratégique pour l’industrie nucléaire redevienne 100 % française; pour autant,  EDF n’est pas un industriel et on la contraint à le devenir. Cette implication du pouvoir central dans la stratégie d’Alstom et de General electric laisse songeur.

Lors du rachat d’Alstom Energie par General Electric, les partisans de l’industrie française avaient dénoncé un fiasco et même un complot contre les intérêts nationaux. Après les récriminations d’Arnaud Montebourg contre Patrick Kron, une commission d’enquête avait été montée à l’Assemblée nationale par le député LR Olivier Marleix. Le rôle d’Emmanuel Macron, comme secrétaire général adjoint à l’Elysée et ancien banquier d’affaires chez Rothschild, avait été pointé par la presse. Une presse qui avait notamment souligné que e patron de GE France est également Hugh Bailey, qui fut conseiller du ministre Macron à Bercy. Quant au DG de GE Renewable Energy, qui regroupe les activités GE Grid et GE Hydro, c’est Jérôme Pécresse, le mari de Valérie Pécresse, candidate à la présidentielle.

Politique et business -Macron vient encore au secours de General Electric.

Politique et business -Macron vient encore au secours de General Electric.

On se souvient évidemment qu’Alstom avait été démantelé dans des conditions sulfureuses avec l’appui de Macron. Les activités ferroviaires étaient restées en France tandis que les activités électriques avaient été vendues à l’Américain GE. Par Un  groupe qui enregistre un certain nombre de difficultés financières. Du coup à l’instigation de l’Élysée, EDF se voit contrainte de racheter l’activité des turbines de GE . Notons qu’EDF dans la situation financière n’est pas trop brillante  était  opposée à la reprise de cette activité de GE.

L’une des activités les plus stratégiques de l’ancien Alstom (pour nos centrales nucléaires comme pour nos sous-marins nucléaires), passée chez les Américains, va donc redevenir française.

Le périmètre de reprise exclut  les activités GE Grid et GE Hydro, laissant encore le site principal industriel à Belfort en pleine incertitude. Malgré la reprise des turbines vapeur, les syndicats craignent la fermeture par GE des autres activités sur place.

Stratégiquement on comprend que cette activité turbine très stratégique pour l’industrie nucléaire redevienne 100 % française; pour autant,  EDF n’est pas un industriel et on la contraint à le devenir. Cette implication du pouvoir central dans la stratégie d’Alstom et de General electric laisse songeur.

Lors du rachat d’Alstom Energie par General Electric, les partisans de l’industrie française avaient dénoncé un fiasco et même un complot contre les intérêts nationaux. Après les récriminations d’Arnaud Montebourg contre Patrick Kron, une commission d’enquête avait été montée à l’Assemblée nationale par le député LR Olivier Marleix. Le rôle d’Emmanuel Macron, comme secrétaire général adjoint à l’Elysée et ancien banquier d’affaires chez Rothschild, avait été pointé par la presse. Une presse qui avait notamment souligné que e patron de GE France est également Hugh Bailey, qui fut conseiller du ministre Macron à Bercy. Quant au DG de GE Renewable Energy, qui regroupe les activités GE Grid et GE Hydro, c’est Jérôme Pécresse, le mari de Valérie Pécresse, candidate à la présidentielle.

Politique- Macron vient encore au secours de General Electric.

Politique-Macron vient encore au secours de General Electric.

On se souvient évidemment qu’Alstom avait été démantelé dans des conditions sulfureuses avec l’appui de Macron. Les activités ferroviaires étaient restées en France tandis que les activités électriques avaient été vendues à l’Américain GE. Par Un  groupe qui enregistre un certain nombre de difficultés financières. Du coup à l’instigation de l’Élysée, EDF se voit contrainte de racheter l’activité des turbines de GE . Notons qu’EDF dans la situation financière n’est pas trop brillante  était  opposée à la reprise de cette activité de GE.

L’une des activités les plus stratégiques de l’ancien Alstom (pour nos centrales nucléaires comme pour nos sous-marins nucléaires), passée chez les Américains, va donc redevenir française.

Le périmètre de reprise exclut  les activités GE Grid et GE Hydro, laissant encore le site principal industriel à Belfort en pleine incertitude. Malgré la reprise des turbines vapeur, les syndicats craignent la fermeture par GE des autres activités sur place.

Stratégiquement on comprend que cette activité turbine très stratégique pour l’industrie nucléaire redevienne 100 % française; pour autant,  EDF n’est pas un industriel et on la contraint à le devenir. Cette implication du pouvoir central dans la stratégie d’Alstom et de General electric laisse songeur.

Lors du rachat d’Alstom Energie par General Electric, les partisans de l’industrie française avaient dénoncé un fiasco et même un complot contre les intérêts nationaux. Après les récriminations d’Arnaud Montebourg contre Patrick Kron, une commission d’enquête avait été montée à l’Assemblée nationale par le député LR Olivier Marleix. Le rôle d’Emmanuel Macron, comme secrétaire général adjoint à l’Elysée et ancien banquier d’affaires chez Rothschild, avait été pointé par la presse. Une presse qui avait notamment souligné que e patron de GE France est également Hugh Bailey, qui fut conseiller du ministre Macron à Bercy. Quant au DG de GE Renewable Energy, qui regroupe les activités GE Grid et GE Hydro, c’est Jérôme Pécresse, le mari de Valérie Pécresse, candidate à la présidentielle.

Covid-Antivax : intérêt individuel contre l’intérêt général

Covid-Antivax : intérêt individuel contre l’intérêt général

 

« Entendre parler de liberté individuelle alors que dans la balance se trouve la vie de milliers de personnes est assez dérangeant, estime Stéphane Hergueta dans le Monde . [...] Au lieu de critiquer des décisions difficiles, dans un contexte impossible, il serait temps de soutenir les actions en faveur de la survie du plus grand nombre. »

 

On aurait pu espérer que cette pandémie nous rappellerait la prédominance de l’intérêt général, c’est-à-dire celui du plus grand nombre, sur l’intérêt individuel. Malheureusement, pour nombre de personnes, c’est l’inverse et la liberté individuelle est utilisée comme argument pour refuser de se faire vacciner. C’est oublier un peu vite que la liberté de chacun ne doit pas entraîner la mort de l’autre !

La défense du droit individuel par les anti-vaccins ne relève-t-il pas d’une demande de permis de tuer ? C’est la question que l’on peut légitiment se poser si l’on considère que chaque personne non vaccinée a le potentiel de contaminer au moins six personnes et reste contaminante pendant plusieurs jours, alors que les personnes vaccinées ne pourraient en contaminer qu’une seule et ce pendant quelques heures seulement, le temps que les anticorps tuent le virus…

Entendre parler de liberté individuelle alors que dans la balance se trouve la vie de milliers de personnes est assez dérangeant. Nous sommes dans une crise sanitaire dont le vecteur tue des gens, certains qui nous sont proches, d’autres non, mais des personnes néanmoins. Plus de 112 000 morts en France, combien dans le monde ? Plus de 4 millions de morts – du moins pour les cas qui ont été identifiés comme tels – et certains nous parlent encore d’une suppression de leur liberté individuelle ?

Outre les morts, parlons aussi des malades qui ont pu être sauvés, certains après un long séjour en réanimation, et des symptômes qu’ils ont eu à subir : céphalée, perte du goût et de l’odorat plus ou moins longue, extrême fatigue, difficultés de concentration, voire perte de repères… Certes, la plupart de ces symptômes finissent par disparaître avec le temps, mais cela a touché en France plus de 6 millions de personnes et plus de 200 millions dans le monde ! Et certains ont gardé certains symptômes plusieurs mois !

Parlons également des gens qui ont pratiquement tout perdu suite aux mesures de confinement. Combien de personnes ont perdu leur emploi et n’ont plus réussi à payer leur loyer, leur électricité, leur forfait téléphonique ? Combien de personnes âgées totalement isolées se sont laissées mourir faute de voir leur famille ou leurs proches, et pas que dans les Ehpad ? Là, je n’ai pas trouvé de chiffres. Il faudra attendre une étude a posteriori, conduite par une équipe de sociologues, s’ils peuvent obtenir un financement pour le faire, parce que, oui, la recherche ne peut se faire sans financement.

Entendre des responsables politiques accuser le gouvernement d’avoir tout dit et son contraire, alors que l’on se trouve face à un nouveau virus, est pour moi le comble de l’absurdité. Au lieu de souligner la vitesse à la laquelle la recherche scientifique et médicale a permis d’identifier le virus, puis de le comprendre et de fabriquer des vaccins viables en moins d’un an (habituellement il faut compter au moins deux ans), ils fustigent ceux qui ont eu le malheur de se trouver aux commandes au mauvais moment. Attention, je ne défends pas le gouvernement dans son action politique, mais je salue l’essentiel de sa gestion de cette crise inédite, qui fait que la France ne s’en sort finalement pas si mal par rapport à bien d’autres pays, dont certains pays dits développés.

Certes, le cafouillage du masque est un exemple de plus des difficultés des gouvernements, de droite comme de gauche, à clairement exposer les réalités de certains choix difficiles. Un stock de masques dont l’essentiel a largement dépassé la date de fin d’utilisation, donc potentiellement inutilisable, certes acheté à l’époque de la grippe aviaire mais sans mettre en place la procédure de remplacement par le ministre de la santé de l’époque…

Rappelons-nous du scandale du sang contaminé du début de l’épidémie de sida : au lieu de dire clairement que le choix était fait de risquer la santé future des hémophiles (environ 5 000 en France) et personnes ayant un besoin vital d’une transfusion pour éviter qu’ils ne meurent tout de suite, le gouvernement de l’époque s’est caché derrière son petit doigt en affirmant qu’il n’y avait pas de certitude sur le risque. Pour les masques, rebelote : nions leur utilité plutôt que d’avouer qu’on n’en a pas assez pour tout le monde et que le stock sera donc donné en priorité aux soignants…

Mais reconnaissons que le gouvernement actuel, placé dans une situation impossible de gestion de crise sanitaire mondiale et de maintien des moyens de subsistance des Français, ne s’en est finalement pas si mal sorti. Qu’auraient donc fait de mieux (ou de pire) les politiques de l’opposition ? Auraient-ils laissé mourir plus de Français pour éviter de limiter les libertés individuelles de certains ? Auraient-ils suivi aveuglément les conseils des médecins qui prônaient un confinement total sans tenir compte des aspects psychologiques de l’isolement et des impacts sur les moyens de subsistance des Français ? Auraient-ils acheté le vaccin russe (impossible à conserver plusieurs mois) ou le chinois (inefficace sur le variant Delta) ?

Au lieu de critiquer des décisions difficiles, dans un contexte impossible, il serait temps de soutenir les actions en faveur de la survie du plus grand nombre, de leur survie dans les mois à venir, et de rappeler des vérités essentielles comme celle-ci : aucune substance médicamenteuse, même bio ou naturelle, n’est sans effet secondaire. Les allergies aux fraises ou aux arachides tuent elles aussi, même issues d’agriculture biologique !

Temps aussi de rappeler que l’Union européenne a les critères les plus stricts au monde en matière d’évaluation des médicaments, y compris les vaccins.

Temps enfin de remettre la vaccination en perspective : il s’agit de sauver la vie d’êtres humains, nos frères et nos sœurs humains, des parents, des enfants, de vraies personnes dont la disparition nous affecte profondément. Qui parmi nous ne connaît pas un proche ou une connaissance morte du Covid-19 ?

La liberté individuelle de chacun s’arrête là où débute celle de l’autre ? Et ici celle de l’autre c’est son droit à la vie. Bref, vaccinons-nous.

Stéphane Hergueta, Paris

Macron vient encore au secours de General Electric.

Macron vient encore au secours de General Electric.

On se souvient évidemment qu’Alstom avait été démantelé dans des conditions sulfureuses avec l’appui de Marcon. Ainsi les activités ferroviaires étaient restées en France tandis que les activités électriques avaient été vendues à l’Américain GE. Par Un  groupe qui enregistre un certain nombre de difficultés financières. Du coup à l’instigation de l’Élysée, EDF se voit contrainte de racheter l’activité des turbines de GE . Notons qu’EDF dans la situation financière n’est pas trop brillante  était  opposée à la reprise de cette activité de GE.

L’une des activités les plus stratégiques de l’ancien Alstom (pour nos centrales nucléaires comme pour nos sous-marins nucléaires), passée chez les Américains, va donc redevenir française.

Le périmètre de reprise exclut  les activités GE Grid et GE Hydro, laissant encore le site principal industriel à Belfort en pleine incertitude. Malgré la reprise des turbines vapeur, les syndicats craignent la fermeture par GE des autres activités sur place.

Stratégiquement on comprend que cette activité turbine très stratégique pour l’industrie nucléaire redevienne 100 % française; pour autant; EDF n’est pas un industriel et on la contraint à le devenir. Cette implication du pouvoir central dans la stratégie d’Alstom et de General electric laisse songeur.

Lors du rachat d’Alstom Energie par General Electric, les partisans de l’industrie française avaient dénoncé un fiasco et même un complot contre les intérêts nationaux. Après les récriminations d’Arnaud Montebourg contre Patrick Kron, une commission d’enquête avait été montée à l’Assemblée nationale par le député LR Olivier Marleix. Le rôle d’Emmanuel Macron, comme secrétaire général adjoint à l’Elysée et ancien banquier d’affaires chez Rothschild, avait été pointé par la presse. Une presse qui avait notamment souligné que e patron de GE France est également Hugh Bailey, qui fut conseiller du ministre Macron à Bercy. Quant au DG de GE Renewable Energy, qui regroupe les activités GE Grid et GE Hydro, c’est Jérôme Pécresse, le mari de Valérie Pécresse, candidate à la présidentielle.

Antivax : intérêt individuel contre l’intérêt général

 Antivax : intérêt individuel contre l’intérêt général

 

« Entendre parler de liberté individuelle alors que dans la balance se trouve la vie de milliers de personnes est assez dérangeant, estime Stéphane Hergueta dans le Monde . [...] Au lieu de critiquer des décisions difficiles, dans un contexte impossible, il serait temps de soutenir les actions en faveur de la survie du plus grand nombre. »

 

On aurait pu espérer que cette pandémie nous rappellerait la prédominance de l’intérêt général, c’est-à-dire celui du plus grand nombre, sur l’intérêt individuel. Malheureusement, pour nombre de personnes, c’est l’inverse et la liberté individuelle est utilisée comme argument pour refuser de se faire vacciner. C’est oublier un peu vite que la liberté de chacun ne doit pas entraîner la mort de l’autre !

La défense du droit individuel par les anti-vaccins ne relève-t-il pas d’une demande de permis de tuer ? C’est la question que l’on peut légitiment se poser si l’on considère que chaque personne non vaccinée a le potentiel de contaminer au moins six personnes et reste contaminante pendant plusieurs jours, alors que les personnes vaccinées ne pourraient en contaminer qu’une seule et ce pendant quelques heures seulement, le temps que les anticorps tuent le virus…

Entendre parler de liberté individuelle alors que dans la balance se trouve la vie de milliers de personnes est assez dérangeant. Nous sommes dans une crise sanitaire dont le vecteur tue des gens, certains qui nous sont proches, d’autres non, mais des personnes néanmoins. Plus de 112 000 morts en France, combien dans le monde ? Plus de 4 millions de morts – du moins pour les cas qui ont été identifiés comme tels – et certains nous parlent encore d’une suppression de leur liberté individuelle ?

Outre les morts, parlons aussi des malades qui ont pu être sauvés, certains après un long séjour en réanimation, et des symptômes qu’ils ont eu à subir : céphalée, perte du goût et de l’odorat plus ou moins longue, extrême fatigue, difficultés de concentration, voire perte de repères… Certes, la plupart de ces symptômes finissent par disparaître avec le temps, mais cela a touché en France plus de 6 millions de personnes et plus de 200 millions dans le monde ! Et certains ont gardé certains symptômes plusieurs mois !

Parlons également des gens qui ont pratiquement tout perdu suite aux mesures de confinement. Combien de personnes ont perdu leur emploi et n’ont plus réussi à payer leur loyer, leur électricité, leur forfait téléphonique ? Combien de personnes âgées totalement isolées se sont laissées mourir faute de voir leur famille ou leurs proches, et pas que dans les Ehpad ? Là, je n’ai pas trouvé de chiffres. Il faudra attendre une étude a posteriori, conduite par une équipe de sociologues, s’ils peuvent obtenir un financement pour le faire, parce que, oui, la recherche ne peut se faire sans financement.

Entendre des responsables politiques accuser le gouvernement d’avoir tout dit et son contraire, alors que l’on se trouve face à un nouveau virus, est pour moi le comble de l’absurdité. Au lieu de souligner la vitesse à la laquelle la recherche scientifique et médicale a permis d’identifier le virus, puis de le comprendre et de fabriquer des vaccins viables en moins d’un an (habituellement il faut compter au moins deux ans), ils fustigent ceux qui ont eu le malheur de se trouver aux commandes au mauvais moment. Attention, je ne défends pas le gouvernement dans son action politique, mais je salue l’essentiel de sa gestion de cette crise inédite, qui fait que la France ne s’en sort finalement pas si mal par rapport à bien d’autres pays, dont certains pays dits développés.

Certes, le cafouillage du masque est un exemple de plus des difficultés des gouvernements, de droite comme de gauche, à clairement exposer les réalités de certains choix difficiles. Un stock de masques dont l’essentiel a largement dépassé la date de fin d’utilisation, donc potentiellement inutilisable, certes acheté à l’époque de la grippe aviaire mais sans mettre en place la procédure de remplacement par le ministre de la santé de l’époque…

Rappelons-nous du scandale du sang contaminé du début de l’épidémie de sida : au lieu de dire clairement que le choix était fait de risquer la santé future des hémophiles (environ 5 000 en France) et personnes ayant un besoin vital d’une transfusion pour éviter qu’ils ne meurent tout de suite, le gouvernement de l’époque s’est caché derrière son petit doigt en affirmant qu’il n’y avait pas de certitude sur le risque. Pour les masques, rebelote : nions leur utilité plutôt que d’avouer qu’on n’en a pas assez pour tout le monde et que le stock sera donc donné en priorité aux soignants…

Mais reconnaissons que le gouvernement actuel, placé dans une situation impossible de gestion de crise sanitaire mondiale et de maintien des moyens de subsistance des Français, ne s’en est finalement pas si mal sorti. Qu’auraient donc fait de mieux (ou de pire) les politiques de l’opposition ? Auraient-ils laissé mourir plus de Français pour éviter de limiter les libertés individuelles de certains ? Auraient-ils suivi aveuglément les conseils des médecins qui prônaient un confinement total sans tenir compte des aspects psychologiques de l’isolement et des impacts sur les moyens de subsistance des Français ? Auraient-ils acheté le vaccin russe (impossible à conserver plusieurs mois) ou le chinois (inefficace sur le variant Delta) ?

Au lieu de critiquer des décisions difficiles, dans un contexte impossible, il serait temps de soutenir les actions en faveur de la survie du plus grand nombre, de leur survie dans les mois à venir, et de rappeler des vérités essentielles comme celle-ci : aucune substance médicamenteuse, même bio ou naturelle, n’est sans effet secondaire. Les allergies aux fraises ou aux arachides tuent elles aussi, même issues d’agriculture biologique !

Temps aussi de rappeler que l’Union européenne a les critères les plus stricts au monde en matière d’évaluation des médicaments, y compris les vaccins.

Temps enfin de remettre la vaccination en perspective : il s’agit de sauver la vie d’êtres humains, nos frères et nos sœurs humains, des parents, des enfants, de vraies personnes dont la disparition nous affecte profondément. Qui parmi nous ne connaît pas un proche ou une connaissance morte du Covid-19 ?

La liberté individuelle de chacun s’arrête là où débute celle de l’autre ? Et ici celle de l’autre c’est son droit à la vie. Bref, vaccinons-nous.

Stéphane Hergueta, Paris

Un plan de formation général pour tous les chômeurs de plus d’un an ?

Un plan de formation général pour tous les chômeurs de plus d’un an ?

 

Environ la moitié des chômeurs officiellement recensés sont privés de travail depuis plus d’un an. Le pouvoir envisage donc vaste plan de réinsertion par la formation de cette catégorie. Reste à savoir si ces formations seront réellement qualifiantes et si certains des intéressés ont réellement l’envie de se réinsérer.

 

Sur les 5,67 millions de demandeurs d’emploi répertoriés dans les trois principales catégories (A, B et C) de l’opérateur, 2,84 millions n’ont ainsi pas été en activité ces douze derniers mois, soit une hausse de 267.000 depuis le début de la crise, en mars 2020.  

Par ailleurs, l’expérimentation Territoires zéro chômeur sera élargie. Le dispositif vise à fournir un emploi à toutes les personnes sans travail depuis plus d’un an recensées sur un territoire donné. L’expérimentation Territoires zéro chômeur de longue durée a été lancée en 2016. Elle sera étendue de 10 à 60 zones.

 

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