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Transition écologique: Un manque général de compétences

 Transition écologique: Un manque général de compétences

 

Alors que la crise climatique oblige à accélérer la transition, les compétences manquent, estime, dans une tribune au « Monde », Justin Longuenesse, premier adjoint à la mairie de La Madeleine (Nord). Pour y remédier, l’élu municipal préconise de développer, sur le plan national, une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.

 

Du faîte d’un manque général de compétences, on assiste assez souvent à une sorte de délire aussi bien du côté « pour » que du côté « anti ». Un effort considérable doit être entrepris en amont en matière de recherche en matière de formation et de compétences opérationnelles . Faute de cela ,on continuera d’assister à un débat caricatural et à des politiques contradictoiressur l’enjeu central de la préservation de l’environnement NDLR

 

L’avertissement du GIEC, « le coût de l’inaction sera plus élevé que le coût de l’action », les jeunes diplômés français l’incarnent. Du « Manifeste pour un réveil écologique », en 2018, aux étudiants de Polytechnique, d’Agro Paris Tech et d’HEC cette année, leur message est clair : soit les entreprises refondent leurs activités en s’engageant pleinement dans la transition sociale et écologique, soit elles devront se passer de ces « têtes bien faites ».

Pour les entreprises, il y a pourtant urgence à se transformer : leurs modèles linéaires fondés sur une croissance de volumes infinis exercent une pression devenue insoutenable sur des ressources naturelles finies. L’augmentation spectaculaire du coût de l’énergie et des matières premières, symptôme de cette fuite en avant du « toujours plus », fragilise dangereusement nos sociétés dans leur ensemble.

Le décalage de plus en plus flagrant entre les convictions personnelles des collaborateurs et leurs objectifs professionnels participent au désengagement salarial. Nous constatons une fuite massive des talents vers les acteurs privés et associatifs les plus engagés dans la transition sociale et écologique qui assument clairement leur volonté d’œuvrer au bien commun.

Le véritable carburant de notre pays et de notre économie, ce n’est pas le pétrole. C’est le travail, cette ressource précieuse et renouvelable, fournie par les femmes et les hommes qui partagent leur énergie, leur volonté d’agir, leurs compétences et leurs expertises. Ce sont tous ces talents existants et en devenir qui s’engagent et s’engageront dans la transformation de notre pays.

Donc la principale question est : « Avons-nous aujourd’hui assez de têtes et de bras pour répondre au plus grand défi de notre siècle ? » Non ! Sur les secteurs des énergies renouvelables, du traitement de l’eau et de la valorisation des déchets, les compétences manquent cruellement quels que soient les profils recherchés.

Pour attirer les talents, les entreprises se livrent une véritable compétition dans un jeu à somme nulle, car nous ne formons pas assez, et pas assez vite pour pouvoir répondre à la demande. Avec une volonté affichée, les pouvoirs publics encouragent la mobilité douce et les transports en commun bas carbone.

Mais où sont les techniciens en charge de la réparation et de l’entretien des millions de vélos d’ores et déjà en circulation ? Où sont les architectes, les urbanistes et les ouvriers nécessaires à la construction des nouvelles infrastructures qui offriront des alternatives crédibles à la voiture ? Où sont les conducteurs de train, de tramway et de bus pour amplifier durablement ces changements vertueux ?

Création d’ un commissariat général de la convention citoyenne permanente !!!

Création d’ un commissariat général de la convention citoyenne permanente  !!!

 

Face à la colère qui traverse le pays, la politologue Chloé Morin et la spécialiste de l’opinion Véronique Reille Soult proposent, dans une tribune au « Monde », la création d’une instance visant à fluidifier les rapports entre le monde politique et les citoyens: un commissariat général de la convention citoyenne permanente !.

 

Une preuve supplémentaire que la gauche est complètement perdue avec cette proposition saugrenue de création d’un commissariat général de la convention citoyenne permanente. Une nouvelle cathédrale administrative évidemment quand la problématique ne se résume pas à une question d’institution ou de ministère. Il s’agit de donner un vrai contenu à la démocratie participative et non de trouver des « trucse invraisemblables. Faut-il par ailleurs rappeler que c’était le rôle du commissariat général au plan d’associer les organisations sociaux professionnelles à la définition des grandes orientations du pays. Le « machin » proposé reflète bien le vide idéologique de la gauche perdue.

La France est en colère. Un sentiment profond, qui demeurera tant que l’on n’apportera pas des solutions nécessaires pour l’apaiser : reconnaissance, écoute et considération. Fini les réformes qui s’imposent d’en haut. Oui à la démocratie consentie. Pétitions, manifestations, violences… Les citoyens refusent désormais que l’exécutif leur dicte ses lois. La frustration est là ; la division aussi. A force d’avoir l’impression de ne pas être écoutés, les Français ne s’entendent plus. Alors la contestation gronde, chaotique, contradictoire, sans rien apaiser.

C’est une bonne nouvelle, à condition de prendre cette colère du bon côté. A revers. Elle trahit une énergie politique collective, un besoin toujours plus grand de s’exprimer et de s’impliquer dans les décisions. Mais à défaut de pouvoir proposer, on s’oppose. L’accueil réservé à la convention citoyenne pour le climat et le désir renouvelé d’un référendum d’initiative citoyenne ont envoyé de signaux forts. Les Français veulent que leur parole compte. Ils ont confiance en leurs opinions, parfois plus qu’en leurs élites. Aujourd’hui, pourtant, l’expression des citoyens est devenue un frein. Ce pourrait être une force.

Comme le président de la République l’a exprimé pendant la campagne présidentielle [le 18 mars, sur France Culture], « la priorité est d’arriver à créer de l’adhésion, du respect, de la considération entre des citoyens qui peuvent penser très différemment, en leur montrant que ce n’est pas une trahison de leurs convictions profondes, mais que ce sont d’indispensables compromis qu’on trouve pour vivre en société ».

Pour prendre le pouls de la France et faire chuter la pression, le système binaire du référendum serait trop limité. Pourquoi se contenter de consulter les citoyens quand on peut avant tout les écouter ? Les Français ont beaucoup plus à dire que « oui » ou « non ». Et ils aspirent à mieux que signer des mandats sous forme de chèques en blanc face à un avenir toujours plus incertain. On voudrait nous faire croire qu’il n’y a rien ou presque entre le fantasme de l’agora grecque et la réalité de la Ve République. C’est faux. Pour une démocratie participative qui ouvre la voie à un débat serein, ininterrompu et constructif, nous soumettons une solution simple et de bon sens. Nous appelons à la création d’un commissariat général de la convention citoyenne permanente, sous l’autorité directe de la présidence de la République.

Pour établir un lien direct et constant entre l’Elysée et les ambitions ou inquiétudes locales, il est devenu urgent de calmer les tensions sans manipulation ni récupération politique. Nous devons valoriser, dans le respect des règles, la parole des citoyens et reconnaître leur force de proposition.

La nouvelle guerre économique » (Général Eric Bucquet, directeur de la DRSD)

La nouvelle guerre  économique » (Général Eric Bucquet, directeur de la DRSD)

Dans une interview accordée à La Tribune, le patron de la Direction du renseignement et de la sécurité de la défense (DRSD), le général Eric Bucquet, rappelle que la France est dans une guerre économique permanente menée par des services de renseignement étrangers très offensifs et capables de recourir à tous les moyens.

 Extraterritorialité, RSE, ONG… Les agressions contre la BITD française sont de plus en plus nombreuses ces dernières années. La DRSD est un service de renseignement au centre de toutes ces problématiques. Sur l’extraterritorialité, quelle réponse peut-on imaginer face à ces lois, qui sont véritablement des ingérences dans la souveraineté de la France et de l’Europe ?

Général Eric Bucquet : Concernant les problématiques que vous évoquez, nous ne pouvons que constater qu’il n’existe pas encore de véritable réponse globale et univoque à l’échelle de l’Union européenne, même si certaines avancées ont été récemment réalisées. Or, c’est bien à cette échelle qu’une réponse est nécessaire pour faire face efficacement à des lois extraterritoriales, c’est-à-dire à l’imposition, par un État, de son droit national au-delà de ses frontières. Ces lois sont souvent utilisées comme de véritables armes de guerre économique. La BITD française en a déjà fait les frais à plusieurs reprises. En outre, ces arsenaux normatifs sont en évolution permanente, dans un nombre sans cesse croissant de pays, bien au-delà des Etats-Unis. Il devient difficile d’évaluer, dans leur globalité, les impacts réels de tous les nouveaux textes. De manière générale, il faut bien admettre que, trop souvent encore, nous agissons en réaction dans ce domaine.

Y a-t-il eu à votre connaissance des fuites de documents non souhaitées dans l’affaire Airbus ?
A notre connaissance, il n’y a pas eu de fuite de document.

Comment contrôlez-vous les possibles ingérences du moniteur anglo-saxon, qui sera présent pendant trois ans au sein d’Airbus ?
Nous veillons, avec nos partenaires, à ce que ce processus ne donne pas lieu à des fuites d’informations sensibles qui pourraient procurer des avantages commerciaux indus à des concurrents d’Airbus, par exemple.

Mais demain, êtes-vous sûr de pouvoir encore contrôler les informations données ?
Sûr, non. Nous vivons tous, et sans doute même plus qu’avant, dans l’incertitude. Notre mission, c’est de veiller à la réduire et d’anticiper les risques.

Les entreprises françaises pourront-elles se protéger ?
L’idée-maîtresse est que tout audit, fût-il conduit par un cabinet anglo-saxon, doit reposer sur un cadre précis et que ce dernier doit être respecté par tous les acteurs qui y participent.

Mais les Européens ne semblent pas avoir vraiment pas la volonté de riposter. Pourquoi les Etats-Unis se priveraient-ils d’une telle arme ?
Comme je l’ai déjà affirmé précédemment, il me semble, en effet, indispensable d’obtenir un consensus européen concernant les réponses à apporter aux risques induits par les dispositions à caractère extraterritorial, sans cesse plus nombreuses, qu’elles soient américaines ou autres. A ce titre, il est intéressant de rappeler que la Chine a récemment mis en place, en décembre 2020, une réglementation en matière de contrôle des exportations comparable aux normes ITAR américaines et que celle-ci s’accompagne elle-même d’un dispositif de blocage des mécanismes extraterritoriaux étrangers.

Ce qui n’est pas le cas de la France et de l’Europe…
… C’était sans doute le cas dans un passé encore récent. Mais certains dossiers emblématiques, comme Alstom/General Electric ou, plus récemment, Airbus ont, à mon sens, favorisé une réelle prise de conscience. Toutefois, il est vrai que les entreprises européennes, et notamment françaises, lorsqu’elles font l’objet de poursuites

États-Unis : Toyota devant General Motors

États-Unis : Toyota devant General Motors

Leader depuis des décennies sur son marché domestique, General Motors est passé derrière Toyota l’an dernier. Le constructeur japonais a vendu 2,3 millions de voitures aux Etats-Unis en 2021, en hausse de 10 % sur l’année, contre 2,2 millions pour General Motors (-13 %). La troisième place devrait revenir à Ford, qui ne publiera ses chiffres que mercredi.

Ces chiffres sont un nouveau signe de la montée en puissance outre-Atlantique des constructeurs asiatiques , qui ont progressivement gagné des parts de marché aux Etats-Unis ces dernières années. Ils sont parvenus à proposer des modèles robustes et accessibles. Cette performance de Toyota confirme la fiabilité exceptionnelle des véhicules de cette marque largement diffusée dans le monde entier y compris dans les pays comme en Afrique où les conditions de conduite sont les plus difficiles..

Campagne présidentielle: Affadissement général

Campagne  présidentielle:  Affadissement général

 

La précampagne présidentielle n’est pas à la hauteur des enjeux d’après un papier du « Monde ». L’affadissement du débat public prend un relief particulier après la crise sanitaire née de l’épidémie de Covid-19. Mais l’absence de diagnostic partagé autour de ce que la France vient de traverser frappe comme une béance démocratique.

 

 La campagne présidentielle n’a pas encore démarré mais la présélection des candidats qui s’opère en ce moment sous nos yeux n’incite guère à l’optimisme. Des sujets, certes importants, comme la sécurité ou l’immigration sont survalorisés dans le but de faire peur ; d’autres, essentiels, comme l’avenir de l’hôpital public et de la recherche française ou la soutenabilité de la dette publique, sont passés à la trappe comme s’ils n’existaient pas. 

Des propositions-chocs émergent un jour pour être supplantées, le lendemain, par d’autres plus transgressives encore. Les milliards d’euros valsent sans que les projets s’éclaircissent. Le citoyen est pris aux tripes plutôt qu’à la raison dans un contexte de défiance politique qui laisse la porte ouverte à toutes les aventures.

L’affadissement du débat public n’est, certes, pas un phénomène nouveau mais il prend un relief particulier dans l’épreuve collective que traverse le pays. Par son ampleur et sa durée, la crise sanitaire née de l’épidémie de Covid-19 est un moment de vérité pour le modèle français. Elle met à nu ses faiblesses, au premier rang desquelles figure la désindustrialisation opérée ces trente dernières années. Elle révèle aussi sa force à travers la mobilisation massive et finalement efficace de l’Etat-providence. Elle remet en cause des dogmes, à commencer par la règle des 3 % de déficit public. Elle entraîne des changements profonds dans la société française dans la hiérarchie des besoins et des aspirations.

Avec le développement du télétravail, un nouveau partage s’opère entre l’entreprise et la sphère privée, la mobilité s’intensifie, un nouvel aménagement du territoire s’esquisse. Si tout se passait rationnellement, la campagne présidentielle serait le moment idéal pour impliquer l’électeur dans le réajustement d’un modèle qui se trouve par ailleurs percuté par l’intensification de la crise climatique. Or, il n’en est rien. L’absence de diagnostic partagé autour de ce que le pays vient de traverser frappe comme une béance démocratique. Elle ne s’explique pas par la faiblesse de l’expertise. Presque quotidiennement, le Haut-Commissariat au Plan et la Cour des comptes fournissent des notes autour des grands enjeux – souveraineté économique, démographie, dette, éducation, formation –, renforçant encore le sentiment que la partie est aux mains des sachants.

 

 La lacune principale provient de la faiblesse des partis qui, plutôt que de prendre toute leur part au débat, luttent pour leur survie. C’est particulièrement vrai pour LR et le PS, qui ont dominé pendant des décennies la vie politique française et se trouvent aujourd’hui en position de grande faiblesse.

Au début de la crise sanitaire, pour tenter d’en esquisser l’issue, Emmanuel Macron avait invoqué l’esprit du Conseil national de la résistance. Durant plusieurs mois, des partis et des syndicats aux idéologies opposées, mais unis contre le régime de Vichy, avaient travaillé pour accoucher, le 15 mars 1944, des quelques grandes réformes qui allaient marquer l’après-guerre, la création du régime général de la Sécurité sociale notamment.

Très vite, en 2020, il est apparu que le pays ne serait pas en mesure de rééditer l’aventure, non seulement parce que l’unité nationale était introuvable mais parce que les représentations politique et syndicale étaient devenues trop faibles. De cette désagrégation résulte une bonne partie des maux aujourd’hui constatés : la survalorisation de l’homme providentiel et le poids croissant des émotions dans le débat public, deux caractéristiques de l’affaissement de notre vie démocratique.

Politique et business -Macron vient encore au secours de General Electric.

Politique et business -Macron vient encore au secours de General Electric.

On se souvient évidemment qu’Alstom avait été démantelé dans des conditions sulfureuses avec l’appui de Macron. Les activités ferroviaires étaient restées en France tandis que les activités électriques avaient été vendues à l’Américain GE. Par Un  groupe qui enregistre un certain nombre de difficultés financières. Du coup à l’instigation de l’Élysée, EDF se voit contrainte de racheter l’activité des turbines de GE . Notons qu’EDF dans la situation financière n’est pas trop brillante  était  opposée à la reprise de cette activité de GE.

L’une des activités les plus stratégiques de l’ancien Alstom (pour nos centrales nucléaires comme pour nos sous-marins nucléaires), passée chez les Américains, va donc redevenir française.

Le périmètre de reprise exclut  les activités GE Grid et GE Hydro, laissant encore le site principal industriel à Belfort en pleine incertitude. Malgré la reprise des turbines vapeur, les syndicats craignent la fermeture par GE des autres activités sur place.

Stratégiquement on comprend que cette activité turbine très stratégique pour l’industrie nucléaire redevienne 100 % française; pour autant,  EDF n’est pas un industriel et on la contraint à le devenir. Cette implication du pouvoir central dans la stratégie d’Alstom et de General electric laisse songeur.

Lors du rachat d’Alstom Energie par General Electric, les partisans de l’industrie française avaient dénoncé un fiasco et même un complot contre les intérêts nationaux. Après les récriminations d’Arnaud Montebourg contre Patrick Kron, une commission d’enquête avait été montée à l’Assemblée nationale par le député LR Olivier Marleix. Le rôle d’Emmanuel Macron, comme secrétaire général adjoint à l’Elysée et ancien banquier d’affaires chez Rothschild, avait été pointé par la presse. Une presse qui avait notamment souligné que e patron de GE France est également Hugh Bailey, qui fut conseiller du ministre Macron à Bercy. Quant au DG de GE Renewable Energy, qui regroupe les activités GE Grid et GE Hydro, c’est Jérôme Pécresse, le mari de Valérie Pécresse, candidate à la présidentielle.

Politique et business -Macron vient encore au secours de General Electric.

Politique et business -Macron vient encore au secours de General Electric.

On se souvient évidemment qu’Alstom avait été démantelé dans des conditions sulfureuses avec l’appui de Macron. Les activités ferroviaires étaient restées en France tandis que les activités électriques avaient été vendues à l’Américain GE. Par Un  groupe qui enregistre un certain nombre de difficultés financières. Du coup à l’instigation de l’Élysée, EDF se voit contrainte de racheter l’activité des turbines de GE . Notons qu’EDF dans la situation financière n’est pas trop brillante  était  opposée à la reprise de cette activité de GE.

L’une des activités les plus stratégiques de l’ancien Alstom (pour nos centrales nucléaires comme pour nos sous-marins nucléaires), passée chez les Américains, va donc redevenir française.

Le périmètre de reprise exclut  les activités GE Grid et GE Hydro, laissant encore le site principal industriel à Belfort en pleine incertitude. Malgré la reprise des turbines vapeur, les syndicats craignent la fermeture par GE des autres activités sur place.

Stratégiquement on comprend que cette activité turbine très stratégique pour l’industrie nucléaire redevienne 100 % française; pour autant,  EDF n’est pas un industriel et on la contraint à le devenir. Cette implication du pouvoir central dans la stratégie d’Alstom et de General electric laisse songeur.

Lors du rachat d’Alstom Energie par General Electric, les partisans de l’industrie française avaient dénoncé un fiasco et même un complot contre les intérêts nationaux. Après les récriminations d’Arnaud Montebourg contre Patrick Kron, une commission d’enquête avait été montée à l’Assemblée nationale par le député LR Olivier Marleix. Le rôle d’Emmanuel Macron, comme secrétaire général adjoint à l’Elysée et ancien banquier d’affaires chez Rothschild, avait été pointé par la presse. Une presse qui avait notamment souligné que e patron de GE France est également Hugh Bailey, qui fut conseiller du ministre Macron à Bercy. Quant au DG de GE Renewable Energy, qui regroupe les activités GE Grid et GE Hydro, c’est Jérôme Pécresse, le mari de Valérie Pécresse, candidate à la présidentielle.

Politique- Macron vient encore au secours de General Electric.

Politique-Macron vient encore au secours de General Electric.

On se souvient évidemment qu’Alstom avait été démantelé dans des conditions sulfureuses avec l’appui de Macron. Les activités ferroviaires étaient restées en France tandis que les activités électriques avaient été vendues à l’Américain GE. Par Un  groupe qui enregistre un certain nombre de difficultés financières. Du coup à l’instigation de l’Élysée, EDF se voit contrainte de racheter l’activité des turbines de GE . Notons qu’EDF dans la situation financière n’est pas trop brillante  était  opposée à la reprise de cette activité de GE.

L’une des activités les plus stratégiques de l’ancien Alstom (pour nos centrales nucléaires comme pour nos sous-marins nucléaires), passée chez les Américains, va donc redevenir française.

Le périmètre de reprise exclut  les activités GE Grid et GE Hydro, laissant encore le site principal industriel à Belfort en pleine incertitude. Malgré la reprise des turbines vapeur, les syndicats craignent la fermeture par GE des autres activités sur place.

Stratégiquement on comprend que cette activité turbine très stratégique pour l’industrie nucléaire redevienne 100 % française; pour autant,  EDF n’est pas un industriel et on la contraint à le devenir. Cette implication du pouvoir central dans la stratégie d’Alstom et de General electric laisse songeur.

Lors du rachat d’Alstom Energie par General Electric, les partisans de l’industrie française avaient dénoncé un fiasco et même un complot contre les intérêts nationaux. Après les récriminations d’Arnaud Montebourg contre Patrick Kron, une commission d’enquête avait été montée à l’Assemblée nationale par le député LR Olivier Marleix. Le rôle d’Emmanuel Macron, comme secrétaire général adjoint à l’Elysée et ancien banquier d’affaires chez Rothschild, avait été pointé par la presse. Une presse qui avait notamment souligné que e patron de GE France est également Hugh Bailey, qui fut conseiller du ministre Macron à Bercy. Quant au DG de GE Renewable Energy, qui regroupe les activités GE Grid et GE Hydro, c’est Jérôme Pécresse, le mari de Valérie Pécresse, candidate à la présidentielle.

Covid-Antivax : intérêt individuel contre l’intérêt général

Covid-Antivax : intérêt individuel contre l’intérêt général

 

« Entendre parler de liberté individuelle alors que dans la balance se trouve la vie de milliers de personnes est assez dérangeant, estime Stéphane Hergueta dans le Monde . [...] Au lieu de critiquer des décisions difficiles, dans un contexte impossible, il serait temps de soutenir les actions en faveur de la survie du plus grand nombre. »

 

On aurait pu espérer que cette pandémie nous rappellerait la prédominance de l’intérêt général, c’est-à-dire celui du plus grand nombre, sur l’intérêt individuel. Malheureusement, pour nombre de personnes, c’est l’inverse et la liberté individuelle est utilisée comme argument pour refuser de se faire vacciner. C’est oublier un peu vite que la liberté de chacun ne doit pas entraîner la mort de l’autre !

La défense du droit individuel par les anti-vaccins ne relève-t-il pas d’une demande de permis de tuer ? C’est la question que l’on peut légitiment se poser si l’on considère que chaque personne non vaccinée a le potentiel de contaminer au moins six personnes et reste contaminante pendant plusieurs jours, alors que les personnes vaccinées ne pourraient en contaminer qu’une seule et ce pendant quelques heures seulement, le temps que les anticorps tuent le virus…

Entendre parler de liberté individuelle alors que dans la balance se trouve la vie de milliers de personnes est assez dérangeant. Nous sommes dans une crise sanitaire dont le vecteur tue des gens, certains qui nous sont proches, d’autres non, mais des personnes néanmoins. Plus de 112 000 morts en France, combien dans le monde ? Plus de 4 millions de morts – du moins pour les cas qui ont été identifiés comme tels – et certains nous parlent encore d’une suppression de leur liberté individuelle ?

Outre les morts, parlons aussi des malades qui ont pu être sauvés, certains après un long séjour en réanimation, et des symptômes qu’ils ont eu à subir : céphalée, perte du goût et de l’odorat plus ou moins longue, extrême fatigue, difficultés de concentration, voire perte de repères… Certes, la plupart de ces symptômes finissent par disparaître avec le temps, mais cela a touché en France plus de 6 millions de personnes et plus de 200 millions dans le monde ! Et certains ont gardé certains symptômes plusieurs mois !

Parlons également des gens qui ont pratiquement tout perdu suite aux mesures de confinement. Combien de personnes ont perdu leur emploi et n’ont plus réussi à payer leur loyer, leur électricité, leur forfait téléphonique ? Combien de personnes âgées totalement isolées se sont laissées mourir faute de voir leur famille ou leurs proches, et pas que dans les Ehpad ? Là, je n’ai pas trouvé de chiffres. Il faudra attendre une étude a posteriori, conduite par une équipe de sociologues, s’ils peuvent obtenir un financement pour le faire, parce que, oui, la recherche ne peut se faire sans financement.

Entendre des responsables politiques accuser le gouvernement d’avoir tout dit et son contraire, alors que l’on se trouve face à un nouveau virus, est pour moi le comble de l’absurdité. Au lieu de souligner la vitesse à la laquelle la recherche scientifique et médicale a permis d’identifier le virus, puis de le comprendre et de fabriquer des vaccins viables en moins d’un an (habituellement il faut compter au moins deux ans), ils fustigent ceux qui ont eu le malheur de se trouver aux commandes au mauvais moment. Attention, je ne défends pas le gouvernement dans son action politique, mais je salue l’essentiel de sa gestion de cette crise inédite, qui fait que la France ne s’en sort finalement pas si mal par rapport à bien d’autres pays, dont certains pays dits développés.

Certes, le cafouillage du masque est un exemple de plus des difficultés des gouvernements, de droite comme de gauche, à clairement exposer les réalités de certains choix difficiles. Un stock de masques dont l’essentiel a largement dépassé la date de fin d’utilisation, donc potentiellement inutilisable, certes acheté à l’époque de la grippe aviaire mais sans mettre en place la procédure de remplacement par le ministre de la santé de l’époque…

Rappelons-nous du scandale du sang contaminé du début de l’épidémie de sida : au lieu de dire clairement que le choix était fait de risquer la santé future des hémophiles (environ 5 000 en France) et personnes ayant un besoin vital d’une transfusion pour éviter qu’ils ne meurent tout de suite, le gouvernement de l’époque s’est caché derrière son petit doigt en affirmant qu’il n’y avait pas de certitude sur le risque. Pour les masques, rebelote : nions leur utilité plutôt que d’avouer qu’on n’en a pas assez pour tout le monde et que le stock sera donc donné en priorité aux soignants…

Mais reconnaissons que le gouvernement actuel, placé dans une situation impossible de gestion de crise sanitaire mondiale et de maintien des moyens de subsistance des Français, ne s’en est finalement pas si mal sorti. Qu’auraient donc fait de mieux (ou de pire) les politiques de l’opposition ? Auraient-ils laissé mourir plus de Français pour éviter de limiter les libertés individuelles de certains ? Auraient-ils suivi aveuglément les conseils des médecins qui prônaient un confinement total sans tenir compte des aspects psychologiques de l’isolement et des impacts sur les moyens de subsistance des Français ? Auraient-ils acheté le vaccin russe (impossible à conserver plusieurs mois) ou le chinois (inefficace sur le variant Delta) ?

Au lieu de critiquer des décisions difficiles, dans un contexte impossible, il serait temps de soutenir les actions en faveur de la survie du plus grand nombre, de leur survie dans les mois à venir, et de rappeler des vérités essentielles comme celle-ci : aucune substance médicamenteuse, même bio ou naturelle, n’est sans effet secondaire. Les allergies aux fraises ou aux arachides tuent elles aussi, même issues d’agriculture biologique !

Temps aussi de rappeler que l’Union européenne a les critères les plus stricts au monde en matière d’évaluation des médicaments, y compris les vaccins.

Temps enfin de remettre la vaccination en perspective : il s’agit de sauver la vie d’êtres humains, nos frères et nos sœurs humains, des parents, des enfants, de vraies personnes dont la disparition nous affecte profondément. Qui parmi nous ne connaît pas un proche ou une connaissance morte du Covid-19 ?

La liberté individuelle de chacun s’arrête là où débute celle de l’autre ? Et ici celle de l’autre c’est son droit à la vie. Bref, vaccinons-nous.

Stéphane Hergueta, Paris

Macron vient encore au secours de General Electric.

Macron vient encore au secours de General Electric.

On se souvient évidemment qu’Alstom avait été démantelé dans des conditions sulfureuses avec l’appui de Marcon. Ainsi les activités ferroviaires étaient restées en France tandis que les activités électriques avaient été vendues à l’Américain GE. Par Un  groupe qui enregistre un certain nombre de difficultés financières. Du coup à l’instigation de l’Élysée, EDF se voit contrainte de racheter l’activité des turbines de GE . Notons qu’EDF dans la situation financière n’est pas trop brillante  était  opposée à la reprise de cette activité de GE.

L’une des activités les plus stratégiques de l’ancien Alstom (pour nos centrales nucléaires comme pour nos sous-marins nucléaires), passée chez les Américains, va donc redevenir française.

Le périmètre de reprise exclut  les activités GE Grid et GE Hydro, laissant encore le site principal industriel à Belfort en pleine incertitude. Malgré la reprise des turbines vapeur, les syndicats craignent la fermeture par GE des autres activités sur place.

Stratégiquement on comprend que cette activité turbine très stratégique pour l’industrie nucléaire redevienne 100 % française; pour autant; EDF n’est pas un industriel et on la contraint à le devenir. Cette implication du pouvoir central dans la stratégie d’Alstom et de General electric laisse songeur.

Lors du rachat d’Alstom Energie par General Electric, les partisans de l’industrie française avaient dénoncé un fiasco et même un complot contre les intérêts nationaux. Après les récriminations d’Arnaud Montebourg contre Patrick Kron, une commission d’enquête avait été montée à l’Assemblée nationale par le député LR Olivier Marleix. Le rôle d’Emmanuel Macron, comme secrétaire général adjoint à l’Elysée et ancien banquier d’affaires chez Rothschild, avait été pointé par la presse. Une presse qui avait notamment souligné que e patron de GE France est également Hugh Bailey, qui fut conseiller du ministre Macron à Bercy. Quant au DG de GE Renewable Energy, qui regroupe les activités GE Grid et GE Hydro, c’est Jérôme Pécresse, le mari de Valérie Pécresse, candidate à la présidentielle.

Antivax : intérêt individuel contre l’intérêt général

 Antivax : intérêt individuel contre l’intérêt général

 

« Entendre parler de liberté individuelle alors que dans la balance se trouve la vie de milliers de personnes est assez dérangeant, estime Stéphane Hergueta dans le Monde . [...] Au lieu de critiquer des décisions difficiles, dans un contexte impossible, il serait temps de soutenir les actions en faveur de la survie du plus grand nombre. »

 

On aurait pu espérer que cette pandémie nous rappellerait la prédominance de l’intérêt général, c’est-à-dire celui du plus grand nombre, sur l’intérêt individuel. Malheureusement, pour nombre de personnes, c’est l’inverse et la liberté individuelle est utilisée comme argument pour refuser de se faire vacciner. C’est oublier un peu vite que la liberté de chacun ne doit pas entraîner la mort de l’autre !

La défense du droit individuel par les anti-vaccins ne relève-t-il pas d’une demande de permis de tuer ? C’est la question que l’on peut légitiment se poser si l’on considère que chaque personne non vaccinée a le potentiel de contaminer au moins six personnes et reste contaminante pendant plusieurs jours, alors que les personnes vaccinées ne pourraient en contaminer qu’une seule et ce pendant quelques heures seulement, le temps que les anticorps tuent le virus…

Entendre parler de liberté individuelle alors que dans la balance se trouve la vie de milliers de personnes est assez dérangeant. Nous sommes dans une crise sanitaire dont le vecteur tue des gens, certains qui nous sont proches, d’autres non, mais des personnes néanmoins. Plus de 112 000 morts en France, combien dans le monde ? Plus de 4 millions de morts – du moins pour les cas qui ont été identifiés comme tels – et certains nous parlent encore d’une suppression de leur liberté individuelle ?

Outre les morts, parlons aussi des malades qui ont pu être sauvés, certains après un long séjour en réanimation, et des symptômes qu’ils ont eu à subir : céphalée, perte du goût et de l’odorat plus ou moins longue, extrême fatigue, difficultés de concentration, voire perte de repères… Certes, la plupart de ces symptômes finissent par disparaître avec le temps, mais cela a touché en France plus de 6 millions de personnes et plus de 200 millions dans le monde ! Et certains ont gardé certains symptômes plusieurs mois !

Parlons également des gens qui ont pratiquement tout perdu suite aux mesures de confinement. Combien de personnes ont perdu leur emploi et n’ont plus réussi à payer leur loyer, leur électricité, leur forfait téléphonique ? Combien de personnes âgées totalement isolées se sont laissées mourir faute de voir leur famille ou leurs proches, et pas que dans les Ehpad ? Là, je n’ai pas trouvé de chiffres. Il faudra attendre une étude a posteriori, conduite par une équipe de sociologues, s’ils peuvent obtenir un financement pour le faire, parce que, oui, la recherche ne peut se faire sans financement.

Entendre des responsables politiques accuser le gouvernement d’avoir tout dit et son contraire, alors que l’on se trouve face à un nouveau virus, est pour moi le comble de l’absurdité. Au lieu de souligner la vitesse à la laquelle la recherche scientifique et médicale a permis d’identifier le virus, puis de le comprendre et de fabriquer des vaccins viables en moins d’un an (habituellement il faut compter au moins deux ans), ils fustigent ceux qui ont eu le malheur de se trouver aux commandes au mauvais moment. Attention, je ne défends pas le gouvernement dans son action politique, mais je salue l’essentiel de sa gestion de cette crise inédite, qui fait que la France ne s’en sort finalement pas si mal par rapport à bien d’autres pays, dont certains pays dits développés.

Certes, le cafouillage du masque est un exemple de plus des difficultés des gouvernements, de droite comme de gauche, à clairement exposer les réalités de certains choix difficiles. Un stock de masques dont l’essentiel a largement dépassé la date de fin d’utilisation, donc potentiellement inutilisable, certes acheté à l’époque de la grippe aviaire mais sans mettre en place la procédure de remplacement par le ministre de la santé de l’époque…

Rappelons-nous du scandale du sang contaminé du début de l’épidémie de sida : au lieu de dire clairement que le choix était fait de risquer la santé future des hémophiles (environ 5 000 en France) et personnes ayant un besoin vital d’une transfusion pour éviter qu’ils ne meurent tout de suite, le gouvernement de l’époque s’est caché derrière son petit doigt en affirmant qu’il n’y avait pas de certitude sur le risque. Pour les masques, rebelote : nions leur utilité plutôt que d’avouer qu’on n’en a pas assez pour tout le monde et que le stock sera donc donné en priorité aux soignants…

Mais reconnaissons que le gouvernement actuel, placé dans une situation impossible de gestion de crise sanitaire mondiale et de maintien des moyens de subsistance des Français, ne s’en est finalement pas si mal sorti. Qu’auraient donc fait de mieux (ou de pire) les politiques de l’opposition ? Auraient-ils laissé mourir plus de Français pour éviter de limiter les libertés individuelles de certains ? Auraient-ils suivi aveuglément les conseils des médecins qui prônaient un confinement total sans tenir compte des aspects psychologiques de l’isolement et des impacts sur les moyens de subsistance des Français ? Auraient-ils acheté le vaccin russe (impossible à conserver plusieurs mois) ou le chinois (inefficace sur le variant Delta) ?

Au lieu de critiquer des décisions difficiles, dans un contexte impossible, il serait temps de soutenir les actions en faveur de la survie du plus grand nombre, de leur survie dans les mois à venir, et de rappeler des vérités essentielles comme celle-ci : aucune substance médicamenteuse, même bio ou naturelle, n’est sans effet secondaire. Les allergies aux fraises ou aux arachides tuent elles aussi, même issues d’agriculture biologique !

Temps aussi de rappeler que l’Union européenne a les critères les plus stricts au monde en matière d’évaluation des médicaments, y compris les vaccins.

Temps enfin de remettre la vaccination en perspective : il s’agit de sauver la vie d’êtres humains, nos frères et nos sœurs humains, des parents, des enfants, de vraies personnes dont la disparition nous affecte profondément. Qui parmi nous ne connaît pas un proche ou une connaissance morte du Covid-19 ?

La liberté individuelle de chacun s’arrête là où débute celle de l’autre ? Et ici celle de l’autre c’est son droit à la vie. Bref, vaccinons-nous.

Stéphane Hergueta, Paris

Un plan de formation général pour tous les chômeurs de plus d’un an ?

Un plan de formation général pour tous les chômeurs de plus d’un an ?

 

Environ la moitié des chômeurs officiellement recensés sont privés de travail depuis plus d’un an. Le pouvoir envisage donc vaste plan de réinsertion par la formation de cette catégorie. Reste à savoir si ces formations seront réellement qualifiantes et si certains des intéressés ont réellement l’envie de se réinsérer.

 

Sur les 5,67 millions de demandeurs d’emploi répertoriés dans les trois principales catégories (A, B et C) de l’opérateur, 2,84 millions n’ont ainsi pas été en activité ces douze derniers mois, soit une hausse de 267.000 depuis le début de la crise, en mars 2020.  

Par ailleurs, l’expérimentation Territoires zéro chômeur sera élargie. Le dispositif vise à fournir un emploi à toutes les personnes sans travail depuis plus d’un an recensées sur un territoire donné. L’expérimentation Territoires zéro chômeur de longue durée a été lancée en 2016. Elle sera étendue de 10 à 60 zones.

 

Covid :pour une véritable politique mondiale de la santé (Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies)

Covid :pour une véritable politique mondiale de la santé (Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies)

 

Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies dans une tribune au JDD  (extrait) constate que le monde court à la catastrophe sans politique mondiale de la santé. En effet si dans certains pays développés le taux de vaccination atteint 70 %, ce taux est seulement de 1 % dans les pays pauvres. D’où risque de multiplication des variants dans le monde entier.

 

 

« Depuis le début de la pandémie de Covid-19, nous entendons beaucoup parler de solidarité mondiale. Les mots en soi, hélas, ne suffiront pas à mettre fin à la pandémie, ni à limiter l’impact de la crise climatique. Le moment est venu de montrer ce que signifie concrètement la solidarité. Alors que les ministres des finances du G20 se réunissent à Venise, ils font face à trois épreuves cruciales, sur le plan de la solidarité : les vaccins, l’octroi d’une aide économique vitale au monde en développement et les changements climatiques.

Tout d’abord, les vaccins. Une fracture mondiale sur le plan de la vaccination nous menace tous. Alors que la Covid-19 circule parmi les personnes non vaccinées, elle continue de muter en variantes qui pourraient être plus transmissibles ou plus mortelles, voire les deux. Nous faisons la course entre les vaccins et les variants ; si les variants l’emportent, la pandémie pourrait entraîner le décès de millions de personnes supplémentaires et retarder de plusieurs années la reprise mondiale.

Tandis que 70% des habitants sont vaccinés dans certains pays développés, ce chiffre est inférieur à 1% dans les pays à faible revenu. La solidarité signifie garantir rapidement l’accès de toute personne aux vaccins. Les promesses de doses et de fonds sont les bienvenues. Mais soyons réalistes. Il nous faut non pas un milliard, mais au moins onze milliards de doses pour vacciner 70% de la population mondiale et enrayer cette pandémie. Ce n’est pas par des dons et de bonnes intentions que nous y parviendrons. Il nous faut mener la plus grande action de santé publique de l’histoire.

Le G20, épaulé par les principaux pays producteurs et les institutions financières internationales, doit mettre en place, au plus vite, un plan de vaccination mondial à l’intention de toutes les personnes, partout dans le monde.

La deuxième épreuve, sur le plan de la solidarité, consiste à apporter une aide économique vitale aux pays qui sont au bord du défaut de paiement. Les pays riches ont consacré l’équivalent de 28% de leur PIB pour faire front à la crise de la Covid-19. Dans les pays à revenu intermédiaire, ce chiffre tombe à 6,5% et, dans les pays les moins avancés, à moins de 2%.

De nombreux pays en développement subissent désormais des coûts du service de la dette écrasants, à un moment où leurs budgets nationaux sont mis à rude épreuve et où leur capacité de lever des impôts est réduite. La pandémie devrait augmenter de quelque 120 millions le nombre de personnes en situation d’extrême pauvreté dans le monde ; plus des trois quarts de ces « nouveaux pauvres » se trouvent dans des pays à revenu intermédiaire. Ces pays ont besoin d’un coup de pouce pour éviter une catastrophe financière et pour investir dans une reprise solide.

Le Fonds monétaire international est intervenu afin d’allouer 650 milliards de dollars en droits de tirage spéciaux, qui est le meilleur moyen d’augmenter les fonds disponibles pour les économies à court de liquidités. Les pays les plus riches devraient acheminer les parts inutilisées de ces fonds vers les pays à revenu faible ou intermédiaire. C’est une mesure de solidarité importante.

Je me félicite des mesures que le G20 a déjà prises, notamment l’Initiative de suspension du service de la dette et le Cadre commun pour le traitement de la dette. Elles demeurent cependant insuffisantes. L’allégement de la dette doit être étendu à tous les pays à revenu intermédiaire qui en ont besoin. Les prêteurs privés doivent également figurer dans l’équation.

La troisième épreuve, sur le plan de la solidarité, concerne les changements climatiques. La plupart des grandes économies se sont attachées à réduire à zéro les émissions nettes, d’ici à 2050, conformément à l’objectif de 1,5 degré de l’Accord de Paris. Pour que la Cop26 qui se déroulera à Glasgow soit un moment charnière, tous les pays du G20 et les pays en développement doivent faire la même promesse.

Les pays en développement ont néanmoins besoin d’être confortés dans leurs ambitions, par l’octroi d’un soutien financier et technique, notamment les 100 milliards de dollars de financement annuel de l’action climatique, qui leur avaient été promis par les pays développés il y a plus de dix ans. Cette demande est tout à fait raisonnable. Des Caraïbes au Pacifique, les économies en développement se sont vu infliger d’énormes factures d’infrastructures en raison d’un siècle d’émissions de gaz à effet de serre auxquelles elles n’ont pas participé.

La solidarité commence par le versement des 100 milliards de dollars. Elle devrait s’étendre à l’affectation de 50% de l’ensemble du financement de l’action climatique visant l’adaptation, notamment la construction de logements résistants, de routes surélevées et de systèmes efficaces d’alerte rapide permettant de résister aux tempêtes, aux sécheresses et autres phénomènes météorologiques extrêmes.

Tous les pays ont pâti de la pandémie. Les démarches nationalistes à l’égard des biens publics mondiaux comme les vaccins, la durabilité et l’action climatique ne peuvent cependant mener qu’à la ruine.

Le G20 peut nous mettre sur la voie de la reprise. Les six prochains mois montreront si la solidarité mondiale va au-delà des mots et se traduit par des mesures véritables. Face à ces trois épreuves fondamentales, en faisant montre de volonté politique et d’un pouvoir mobilisateur guidé par des principes, les dirigeants du G20 peuvent mettre fin à la pandémie, renforcer les fondements de l’économie mondiale et prévenir une catastrophe climatique. »

Bac 2021: réussite en hausse pour le bac général

Bac 2021: réussite en hausse pour le bac général

Parmi les candidats, 54 % étaient en voie générale, 20 % en séries technologiques et 26 % en voie professionnelle. Le nombre de candidats présents est en baisse de 10 300 par rapport à juin 2020. Au total, 637 000 candidats sont reçus à l’issue du premier groupe, soit 20 700 de moins qu’en juin 2020.

Et 30 0 00 candidats sont ajournés (4,3 %), soit 1,6 point de plus qu’en juin 2020. Ce sont 36 700 candidats qui pourront se présenter au second groupe d’épreuves à partir de demain. Leur proportion parmi les candidats présents à l’examen (5,2 %) est stable. Le taux d’admis à l’issue du premier groupe d’épreuves du baccalauréat général est de 95,2 %, en hausse de 0,4 point par rapport à celui de 2020. Le taux d’admis à l’issue du premier groupe d’épreuves du baccalauréat technologique est de 89,0 %, en baisse de 1,2 point par rapport à la session 2020. La baisse dépasse 2 points en STL, ST2S, S2TMD et STHR, avec respectivement 88,9 %, 90,3 %, 97,3 % et 92,9 % de réussite. Elle est inférieure à 1 point dans les séries STI2D, STMG et STD2A qui atteignent respectivement 91,0 %, 87,2 % et 97,6 % de réussite à l’issue du premier groupe du bac. Le taux d’admis à l’issue du premier groupe d’épreuves du bac professionnel atteint 82,0 %, soit 5,9 points de moins qu’à la session 2020

Société -Culture «woke»: oui il faut chasser le grec, le latin des universités mais aussi l’étude des mathématiques, des lettres, de l’histoire, de la géographie et des sciences en général.

Société -Culture «woke»: oui il faut chasser le grec, le latin des universités mais aussi l’étude des mathématiques, des lettres, de l’histoire, de la géographie et des sciences en général.

La culture Woke ou Cancel  culture qui vise à déconstruire ce qui nous a précédé- à la méthode maoïste bien connue -devrait aller beaucoup plus loin que ce qui est envisagé à l’université de Colombia aux États-Unis. En effet dans cette université on propose tout simplement de supprimer l’étude du latin et du grec au motif de leurs dimensions racistes et misogynes.

 

De la même manière , il faudrait évidemment supprimer la totalité de l’histoire et de la géographie qui rendent compte aussi des discriminations sociétales . Les mathématiques elles-aussi ont été mises au service d’inventions scientifiques qui ont participé à des drames dont certaines dimensions sont également sociales et sociétales.

La science en général , globalement neutre évidemment, sert le progrès mais est également utilisée  contre certaines sociétés, certaines catégories, certaines origines. Dès lors,  pourquoi ne pas chasser de l’université la totalité des sciences en France y compris;  alors on pourrait s’adonner exclusivement aux matières islamogauchistes et de contre-culture Woke. Cela n’affecterait pas totalement la qualité des diplômes décernés car nombre de Masters par exemple dans certaines disciplines sont distribués comme des petits pains et servent surtout à nourrir les effectif des futurs fonctionnaires.

 

 

Culture «woke»: oui il faut chasser le grec, le latin des universités mais aussi l’étude des mathématiques, des lettres, de l’histoire, de la géographie et des sciences en général.

Culture «woke»: oui il faut chasser le grec, le latin des universités mais aussi l’étude des mathématiques, des lettres, de l’histoire, de la géographie et des sciences en général.

La culture Woke ou Cancel  culture qui vise à déconstruire ce qui nous a précédé- à la méthode maoïste bien connue -devrait aller beaucoup plus loin que ce qui est envisagé à l’université de Colombia aux États-Unis. En effet dans cette université on propose tout simplement de supprimer l’étude du latin et du grec au motif de leurs dimensions racistes et misogynes.

 

De la même manière , il faudrait évidemment supprimer la totalité de l’histoire et de la géographie qui rendent compte aussi des discriminations sociétales . Les mathématiques elles-aussi ont été mises au service d’inventions scientifiques qui ont participé à des drames dont certaines dimensions sont également sociales et sociétales.

La science en général , globalement neutre évidemment, sert le progrès mais est également utilisée  contre certaines sociétés, certaines catégories, certaines origines. Dès lors,  pourquoi ne pas chasser de l’université la totalité des sciences en France y compris;  alors on pourrait s’adonner exclusivement aux matières islamogauchistes et de contre-culture Woke. Cela n’affecterait pas totalement la qualité des diplômes décernés car nombre de Masters par exemple dans certaines disciplines sont distribués comme des petits pains et servent surtout à nourrir les effectif des futurs fonctionnaires.

 

 

Intérêt général et subsidiarité : Les deux principes à inscrire dans la constitution

Intérêt général et  subsidiarité : Les deux principes à inscrire dans la constitution

 

 

Inscrire ces deux « valeurs actions » dans la Constitution par voie de référendum serait le moyen le plus efficace de redonner « à l’action collective la confiance perdue en sa force », plaide, dans une tribune au « Monde », Jean-Marie Spaeth, ancien responsable à la CFDT et ex-président de l’Assurance-maladie.

 

Tribune.

Qu’il s’agisse des partis politiques, de droite comme de gauche, ou des organisations syndicales et associatives, il y a aujourd’hui consensus. Consensus pour considérer que notre pays est fracturé et qu’il y a une défiance croissante de nos concitoyens à l’égard des responsables, des gouvernants et des institutions. Les Français auraient décidé de s’organiser en petits îlots distincts. A coups de « il n’y a qu’à » ou « il faut qu’on », peu de propositions prospectives et réelles émergent. Les décisions des différents gouvernements et organisations, syndicales ou patronales, ont peu de prise sur la réalité et ne déclenchent pas plus de dynamiques sociales que d’enthousiasme. La remobilisation du pays autour des « valeurs actions » républicaines, humanistes et démocratiques est urgente !

Une valeur action est une ambition, un état d’esprit, une grille d’analyse des mesures proposées et des actes réalisés, qu’il s’agisse de ceux des partis politiques, des élus ou des acteurs sociaux. La période actuelle doit voir émerger deux valeurs actions comme ciment de la société : l’intérêt général et la subsidiarité. Couramment, l’expression « intérêt général » désigne les intérêts, valeurs et objectifs partagés par l’ensemble des membres d’une société et qui procurent le bien-être. Une forme d’utilitarisme moderne qui recherche « le plus grand bonheur du plus grand nombre », selon la formule des deux philosophes britanniques Jeremy Bentham (1748-1832) et Joseph Priestley (1733-1804).

Ambiguïté savamment entretenue

En France, l’intérêt général est une notion floue qui n’est pas un engagement constitutionnel. L’on entretient savamment une ambiguïté entre services publics, mission de service public et intérêt général. Le service public est un moyen, ce n’est pas une référence universelle. Lorsque, par exemple, l’un préconise de diminuer les prélèvements obligatoires, l’autre de limiter l’endettement à x % du PIB, et le troisième de diminuer le nombre de fonctionnaires, la seule question qui vaille d’être posée demeure : en quoi ces mesures contribuent-elles à l’intérêt général ?


La recherche par les financiers de la rentabilité maximale du capital les a conduits à vampiriser l’économie de marché et à mettre les entreprises sous tutelle. En quoi la recherche d’un rendement à deux chiffres du capital contribue-t-elle à l’intérêt général ? Idem lorsque l’on organise des grèves catégorielles minoritaires pour bloquer des services indispensables : là aussi, où est la dimension d’intérêt général qui peut les justifier ? Donner une définition claire, opérationnelle, ambitieuse, de l’intérêt général et l’inscrire dans la Constitution, c’est donner une clé de lecture et d’analyse de toutes les décisions, publiques ou privées, ayant un impact sur le vivre-ensemble. Cela touche plus particulièrement l’éducation, la sécurité, les domaines de l’économie et du social. L’intérêt général doit figurer dans notre Constitution.

Des risques de guerre d’ici 2030 (Général Lecointre)

Des risques de guerre d’ici 2030 (Général Lecointre)

 

 

Dans le Figaro le général. Chef d’État major fait l’hypothèse que des conflits de niveau supérieur risquent de se produire d’ici 2030. Un pronostic probable compte tenu des tensions géopolitiques dans nombre de régions du monde. Le général insiste sur le risque provenant du monde arabe au musulman.

 

Pour autant, le général n’attire pas les conséquences sur l’évolution de l’armée. En effet, les conflits seront caractérisés par de véritables guerres mais aussi par le développement du terrorisme. Ne  compter que sur une armée technologique sera largement insuffisant pour battre ce terrorisme. Preuve en est par exemple en Israël.

 

La question du service militaire obligatoire devrait ce reposer car il faudra bien davantage de militaires pour lutter en France comme à l’étranger contre le terrorisme. Pour preuve, les insuffisances de la force Barkhane qui doit combattre un ennemi avec 5000 hommes sur un territoire cinq fois grand comme la France. Autre exemple la participation encore de 7000 soldats de l’armée à l’opération sentinelle. L’un des problèmes c’est que le corporatisme militaire freine aussi le retour du service militaire obligatoire.

 

Interview dans le Figaro

 

François LECOINTRE.-

 

Les tensions seront encore plus fortes qu’aujourd’hui avec des risques de dérapages supérieurs. À la fin de la guerre froide, certains ont cru naïvement à la «fin de l’histoire» et qu’il n’y aurait plus de conflits majeurs. Mais il y avait déjà là les germes d’une frustration interne d’une partie des pays en développement, et en particulier du monde arabo-musulman. Elle s’est aussi exprimée contre un monde occidental, perçu comme dominateur et hégémonique. Cette frustration a engendré une volonté de revanche. Nous en avons vu les conséquences au début des années 2000 puis avec les attentats en France. Nous les verrons longtemps encore. Ce danger est immédiatement perceptible pour nos sociétés parce qu’il s’exprime sous la forme du terrorisme. Des acteurs régionaux fondent aussi une partie de leurs revendications sur un nationalisme exacerbé. À ces menaces s’ajoutent d’autres phénomènes en Afrique notamment. 

L’immobilisme général de la France, Pourquoi ?

L’immobilisme général de la France, Pourquoi ?

 

 

Chronique d’Alain Lambert et Frédéric Descrozaille* dans l’OPINION 

 

 

La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants. Cette affirmation n’est pas un lointain souvenir d’idéaux révolutionnaires. C’est bel et bien ce qui est inscrit à l’article 3 du texte fondateur de notre droit, la Constitution de la Ve République. Pourtant, osons dresser un constat implacable : en France, le pouvoir législatif est à la fois hyperactif et impuissant. Plus il adopte de normes, moins il est capable d’en contrôler l’application, plus il continue d’adopter de nouvelles normes, comme pour justifier son existence. Et le serpent se mord la queue : la volonté du législateur, ficelle tirée par l’exécutif, ne parvient jamais à atteindre le citoyen.

A qui appartient alors la souveraineté dont dépend la garantie démocratique de notre pays ? Appartient-elle réellement au peuple par ses représentants, si ceux-ci ne sont pas en mesure d’assurer la mise en œuvre de ce qu’ils votent ?

La surpuissance de l’exécutif face au Parlement n’est pas nouvelle dans la Ve République. La perte de vitesse du Parlement non plus. Elles sont une conséquence de l’alignement des calendriers présidentiel et législatif. Les institutions de la Ve République n’ont jamais été aussi bien respectées qu’en période de cohabitation. La balance des pouvoirs existait alors. Le quinquennat et l’inversement du calendrier ont rompu cet équilibre.

Toute-puissance. On ne compte plus les articles de presse ou de droit qui dressent le constat du Parlement impuissant. En France, la pratique de la Constitution qui fonde notre régime politique a conduit le pouvoir exécutif, matérialisé par la toute-puissance du Président, de l’Elysée, des ministères et de l’administration, à disposer du dernier mot, à être le vrai pilote de l’action publique. Les parlementaires, élus au suffrage universel, ne sont pas ou plus en mesure de faire résonner suffisamment leur voix, celle du peuple, pour contrebalancer la puissance de l’exécutif.

Comment le pourraient-ils ? Par les bien nommées questions au gouvernement – qui ne sont pas, l’expérience le montre, les réponses aux parlementaires ? Par le contrôle dont les parlementaires ne se saisissent pas ? La démocratie repose sur la pointe d’une aiguille, qui est l’équilibre des pouvoirs. Mais le rééquilibrage ne se fera pas par l’adoption de nouveaux textes. L’idée n’est pas de réécrire la Ve République, en retirant à cet exécutif qu’on dit trop puissant un petit peu de son pouvoir, ni en offrant aux parlementaires, sur un plateau d’argent, les moyens de peser davantage dans cette balance des pouvoirs. Les outils existent déjà. Pourquoi ne pas avoir l’audace, ou tout simplement le courage, de les mettre en œuvre ?

La crise sanitaire due au Covid-19, à l’instar de toute crise, doit servir de catalyseur pour inverser la tendance. Depuis des décennies, la machine à produire de la norme tourne à plein régime. Parallèlement, la machine à appliquer ces normes est grippée, embolisée, focalisée sur elle-même au lieu de servir ceux qu’elle concerne. Il est temps de changer les choses.

«Osons une révolution copernicienne. Le travail conjoint entre les administrations, l’adaptation aux réalités locales – parce que la norme s’adresse au citoyen, pas aux pouvoirs publics – et un principe évident: la liberté de faire tout ce qui n’est pas explicitement interdit»

Au bavardage législatif, substituons le résultat attendu. Aux contrôles de conformité qui font perdre de vue le sens de l’action publique, substituons l’évaluation du résultat et la capacité d’adaptation. Les citoyens, priés de se soumettre à une complexité kafkaïenne, doivent revenir au centre de l’action publique, d’où ils n’auraient jamais dû être écartés.

Contre nous-mêmes. A partir de ce monde à l’envers qu’illustre le quotidien de l’action publique, osons une révolution copernicienne. Elle consiste en quelques principes simples, à ce que les textes ne devraient pas avoir à rappeler : le travail conjoint entre les administrations, l’adaptation aux réalités locales – parce que la norme s’adresse au citoyen, elle ne s’adresse pas aux pouvoirs publics – et un principe évident : la liberté de faire tout ce qui n’est pas explicitement interdit, plutôt que l’empêchement de tout ce qui n’est pas explicitement autorisé.

Évoquons sans détour ce qui ne fonctionne pas ou fonctionne mal dans notre belle démocratie en crise. Cela se résume souvent en des querelles de personnes ou de statuts qui sont mises en scène : politiques contre fonctionnaires, Etat contre collectivités, énarques contre « France d’en bas… ». Des luttes qui ne mènent à rien, sinon perpétuer l’immobilisme. C’est d’un autre combat que nous parlons : non pas entre nous, mais contre nous-mêmes. Responsables politiques, observateurs de la vie publique, serviteurs de l’Etat : nous devons nous interroger collectivement sur notre incurie collective. Et changer tous ensemble.

* Alain Lambert est ancien ministre et président du Conseil national d’évaluation des normes. Frédéric Descrozaille est député LREM du Val-de-Marne.

Tribune des militaires : pédale douce du général Lecointre

Tribune des militaires : pédale douce du général Lecointre

Le chef d’état-major des armées, le général Lecointre semble mettre cette fois la pédale douce pour répondre à la seconde tribune des militaires attribuée à des actifs . Lors de la première tribune de généraux en retraite, le chef d’état-major avéré répondu de manière sèche et nette ; cette fois visiblement tout en rappelant les principes, il recherche un certain apaisement et la forme est nettement adoucie pour faire porter le chapeau aux politiques qui instrumentalisent le débat.

 

Il écrit dans sa lettre militaire «Au nom de la défense de convictions personnelles», certains, «peut-être par naïveté», ont contribué «à entraîner l’armée dans des débats politiques au sein desquels elle n’a ni légitimité ni vocation à intervenir», explique-t-il. «Face à cela, il me semble important de faire preuve de bon sens et surtout de lucidité, au moment où chacun d’entre nous perçoit nettement les tentatives d’instrumentalisation de l’institution militaire tout comme les entreprises de déstabilisation». Surtout de chefs d’État majeur des armées n’est pas plus l’éventualité de sanctions.

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