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Climat et Progrès dans les pays en développement pas incompatibles ? (Rémy Rioux, directeur général de l’AFD)

 Climat et Progrès dans les pays en développement pas incompatibles ?  (Rémy Rioux, directeur général de l’AFD)

 Rémy Rioux, le directeur général de l’Agence française de développement (AFD),  ee félicite sans doute un peu naïvement des progrès pour mener de pair développement et lutte contre la dégradation du climat à l’échelle internationale en particulier dans les pays pauvres. Les Européens se féliciteraient des avancées dans ce domaine. Reste que les transferts technologiques, financiers et de compétences ne sont pourtant pas à la hauteur des enjeux. Et les pays en développement payent d’une part les conséquences de la pollution des pays développés et leur marginalisation dans l’économie mondiale. La conséquence étant l’accroissement de l’immigration non contrôlée. L’aide au développement pour dire les choses brutalement est complètement anecdotique. Et c’est un plan Marshall qu’il faudrait engager. Enfin sur le plan méthodologique,  il aurait surtout été intéressant d’enquêter auprès des résidents des pays pauvres

Il y a un large consensus chez les Européens sur la nécessité d’une solidarité internationale, dans un monde où le risque de divisions augmente, souligne Rémy Rioux, le directeur général de l’AFD. (interview « la Tribune »).

LA TRIBUNE DIMANCHE – Cette année, vous avez élargi votre enquête annuelle sur la perception par les Européens de la politique de développement à quatre autres pays en raison de la tenue des élections européennes : l’Allemagne, l’Italie, la Pologne et la Suède. Quel est le premier enseignement que vous en tirez ?

RÉMY RIOUX - À l’heure où l’on ne parle que d’une Europe divisée et tentée par des forces prônant le repli national, ce sondage montre à l’inverse des Européens très conscients des interdépendances et appelant à des réponses collectives. Les sondés s’intéressent à l’actualité internationale – six sur dix le font quotidiennement -, et pensent très majoritairement que les solutions passent par plus de coopération. Plus de deux Européens sur trois soutiennent l’action internationale, de l’Europe comme de leur propre pays, en direction du « Sud global ». J’ai été surpris par le soutien très élevé des Italiens et des Polonais. Ce sondage montre un fort consensus des Européens sur la nécessité d’une solidarité internationale, non sans angoisse bien sûr face à un monde qui se fragmente, comme on le voit sur l’enjeu migratoire.

En effet, l’apport des migrants à l’économie et à la culture est perçu majoritairement comme négatif, notamment en France et en Pologne. Pourquoi ?

La contribution des migrants à l’économie et à la culture des pays européens n’est pas une question tranchée : en Pologne et en France le négatif l’emporte, mais en Italie et en Suède elle est jugée positive. En revanche, tous les Européens ou presque – entre deux tiers et 80% – appellent à aider les pays les plus fragiles et à investir dans les thématiques associées aux migrations : lutte contre la traite des êtres humains, soutien aux déplacés, entrepreneuriat et création d’emplois dans les pays en développement. La seule réponse durable au défi migratoire, c’est un développement partagé entre l’Europe et l’Afrique.

Société et Violences : un climat général

Société et Violences : un climat général

Le pays ne va pas bien. De nombreuses données issues des enquêtes d’opinion montrent que nous vivons une période difficile, pleine d’inquiétudes et de craintes, d’angoisses sociales, identitaires, presque existentielles. D’autres sources confirment largement ce diagnostic. Dans ses indicateurs de santé mentale du mois de février, Santé publique France constate que (malgré une baisse saisonnière) le recours aux urgences pour idées suicidaires sont à des niveaux supérieurs à ceux des années précédentes, surtout chez les 11-17 ans et les 25-64 ans. Notre pays se maintient à une position élevée en Europe concernant les taux de suicide et de gestes auto-infligés, données elles-mêmes marquées par le gradient des inégalités sociales. Lorsque l’on compare la France aux démocraties voisines, on mesure un écart important en matière de confiance, en nous-mêmes et dans les autres, et de projection optimiste vers l’avenir. Les racines sociales et politiques de la défiance française sont analysées de manière approfondie par l’enquête annuelle de Cevipof, le Baromètre de la confiance politique et par les travaux que nous conduisons à Sciences-Po avec Luc Rouban, Gilles Ivaldi et notre équipe (Flora Chanvril, Frédérik Cassor). La Vague 15 de cette enquête (réalisée par Opinionway et publiée en février dernier) montre que l’état d’esprit des Français est toujours pessimiste, à des niveaux parmi les plus hauts depuis quinze ans.

par Bruno Cautrès, chercheur CNRS au Cevipof et enseignant à Sciences Po dans « La Tribune »

Pas étonnant que notre enquête enregistre un fort ressenti sur les questions de violence : 86 % des personnes interrogées déclarent que la France est « une société où il y a de plus en plus de violence », et 47 % se montrent même « tout à fait d’accord » avec cette opinion. Les variations selon les catégories de la population sont particulièrement élevées. Des fractures générationnelles et sociales s’expriment ici : 36 % des moins de 35 ans sont tout à fait d’accord pour dire que nous vivons dans une société de plus en plus violente, c’est 54% chez les plus de 50 ans. Le capital culturel (diplôme) et la catégorie sociale créent également des écarts considérables, de 10 à 15 points, les plus fragiles exprimant fortement ce même sentiment.

Davantage que les données sociologiques, ce sont les choix politiques qui amplifient ou atténuent l’écho de ce climat : 32 % de l’électorat de Jean-Luc Mélenchon est tout à fait d’accord pour dire que nous vivons dans un pays de plus en plus violent, c’est 40 % chez celui d’Emmanuel Macron, 66 % chez Marine Le Pen et 82 % chez Éric Zemmour. La religion compte également : alors que 54 % des chrétiens (notamment les catholiques) partagent ce fort ressenti, ce n’est le cas que de 32 % des musulmans.

C’est pour défendre sa propriété privée (55 %), sa famille (67%) ou sa vie et son intégrité physique (69 %) qu’on tolère le plus le recours à la force

Le Baromètre de la confiance politique du Cevipof permet également de mesurer l’acceptabilité de la violence pour différents motifs : c’est pour défendre sa religion (15 %), ses idées politiques (17 %), défendre ou « s’opposer à une réforme » (23 %) que l’on considère que la violence est le moins acceptable. C’est bien davantage pour défendre sa propriété privée (55 %), sa famille (67 %) ou sa vie et son intégrité physique (69 %) qu’on la tolère. Ces pourcentages sont encore plus élevés parmi ceux (nombreux dans l’enquête) qui n’ont plus aucune confiance dans la politique ou les institutions, la justice notamment. Ce tableau particulièrement inquiétant n’est pas d’un seul bloc : la violence à l’égard des policiers ou des agents des services publics est très largement condamnée, et le pays considère que la polarisation politique ne permet plus vraiment les échanges entre points de vue différents, que les débats politiques sont devenus de plus en plus agressifs. Toutes ces données montrent une très grande inquiétude et même une forme d’angoisse face aux violences.

Profondément nourri par les crises à répétition, un sentiment d’impasse et de confusion s’est installé. Nous nous sentons démunis face à une actualité souvent traumatisante, les images de guerre qui nous viennent d’ailleurs, et plus généralement face à un immense bouleversement du monde qui nous fascine, nous interroge et surtout nous inquiète. Ce bouleversement comporte également son lot de violences, sociales et symboliques. Nous sommes en quête de sens mais l’imaginaire politique semble bien en difficulté lorsqu’il s’agit d’apporter des réponses et de nous fournir une boussole, une carte ou un plan. Il faut espérer que la campagne des élections européennes du 9 juin permette de dégager quelques lignes directrices et que la confrontation démocratique des idées donne des exemples d’échange de points de vue respectueux. Après tout, c’est bien par la parole et le dialogue respectueux que l’on peut apaiser les tensions, calmer les craintes et donner l’exemple du dialogue non violent… Nous en avons tant besoin.

Violences : un climat général

Violences : un climat général

Le pays ne va pas bien. De nombreuses données issues des enquêtes d’opinion montrent que nous vivons une période difficile, pleine d’inquiétudes et de craintes, d’angoisses sociales, identitaires, presque existentielles. D’autres sources confirment largement ce diagnostic. Dans ses indicateurs de santé mentale du mois de février, Santé publique France constate que (malgré une baisse saisonnière) le recours aux urgences pour idées suicidaires sont à des niveaux supérieurs à ceux des années précédentes, surtout chez les 11-17 ans et les 25-64 ans. Notre pays se maintient à une position élevée en Europe concernant les taux de suicide et de gestes auto-infligés, données elles-mêmes marquées par le gradient des inégalités sociales. Lorsque l’on compare la France aux démocraties voisines, on mesure un écart important en matière de confiance, en nous-mêmes et dans les autres, et de projection optimiste vers l’avenir. Les racines sociales et politiques de la défiance française sont analysées de manière approfondie par l’enquête annuelle de Cevipof, le Baromètre de la confiance politique et par les travaux que nous conduisons à Sciences-Po avec Luc Rouban, Gilles Ivaldi et notre équipe (Flora Chanvril, Frédérik Cassor). La Vague 15 de cette enquête (réalisée par Opinionway et publiée en février dernier) montre que l’état d’esprit des Français est toujours pessimiste, à des niveaux parmi les plus hauts depuis quinze ans.

par Bruno Cautrès, chercheur CNRS au Cevipof et enseignant à Sciences Po dans « La Tribune »

Pas étonnant que notre enquête enregistre un fort ressenti sur les questions de violence : 86 % des personnes interrogées déclarent que la France est « une société où il y a de plus en plus de violence », et 47 % se montrent même « tout à fait d’accord » avec cette opinion. Les variations selon les catégories de la population sont particulièrement élevées. Des fractures générationnelles et sociales s’expriment ici : 36 % des moins de 35 ans sont tout à fait d’accord pour dire que nous vivons dans une société de plus en plus violente, c’est 54% chez les plus de 50 ans. Le capital culturel (diplôme) et la catégorie sociale créent également des écarts considérables, de 10 à 15 points, les plus fragiles exprimant fortement ce même sentiment.

Davantage que les données sociologiques, ce sont les choix politiques qui amplifient ou atténuent l’écho de ce climat : 32 % de l’électorat de Jean-Luc Mélenchon est tout à fait d’accord pour dire que nous vivons dans un pays de plus en plus violent, c’est 40 % chez celui d’Emmanuel Macron, 66 % chez Marine Le Pen et 82 % chez Éric Zemmour. La religion compte également : alors que 54 % des chrétiens (notamment les catholiques) partagent ce fort ressenti, ce n’est le cas que de 32 % des musulmans.

C’est pour défendre sa propriété privée (55 %), sa famille (67%) ou sa vie et son intégrité physique (69 %) qu’on tolère le plus le recours à la force

Le Baromètre de la confiance politique du Cevipof permet également de mesurer l’acceptabilité de la violence pour différents motifs : c’est pour défendre sa religion (15 %), ses idées politiques (17 %), défendre ou « s’opposer à une réforme » (23 %) que l’on considère que la violence est le moins acceptable. C’est bien davantage pour défendre sa propriété privée (55 %), sa famille (67 %) ou sa vie et son intégrité physique (69 %) qu’on la tolère. Ces pourcentages sont encore plus élevés parmi ceux (nombreux dans l’enquête) qui n’ont plus aucune confiance dans la politique ou les institutions, la justice notamment. Ce tableau particulièrement inquiétant n’est pas d’un seul bloc : la violence à l’égard des policiers ou des agents des services publics est très largement condamnée, et le pays considère que la polarisation politique ne permet plus vraiment les échanges entre points de vue différents, que les débats politiques sont devenus de plus en plus agressifs. Toutes ces données montrent une très grande inquiétude et même une forme d’angoisse face aux violences.

Profondément nourri par les crises à répétition, un sentiment d’impasse et de confusion s’est installé. Nous nous sentons démunis face à une actualité souvent traumatisante, les images de guerre qui nous viennent d’ailleurs, et plus généralement face à un immense bouleversement du monde qui nous fascine, nous interroge et surtout nous inquiète. Ce bouleversement comporte également son lot de violences, sociales et symboliques. Nous sommes en quête de sens mais l’imaginaire politique semble bien en difficulté lorsqu’il s’agit d’apporter des réponses et de nous fournir une boussole, une carte ou un plan. Il faut espérer que la campagne des élections européennes du 9 juin permette de dégager quelques lignes directrices et que la confrontation démocratique des idées donne des exemples d’échange de points de vue respectueux. Après tout, c’est bien par la parole et le dialogue respectueux que l’on peut apaiser les tensions, calmer les craintes et donner l’exemple du dialogue non violent… Nous en avons tant besoin.

Éolien :Le fiasco de General Electric aussi

Éolien :Le fiasco de General Electric aussi 

 

Un triple fiasco pour les éoliennes. Le premier concerne le caractère anecdotique d’une énergie par ailleurs intermittente. Le second l’anarchie qui règne dans cette activité une armée d’opérateurs plus ou moins fantaisistes et spéculateurs s’improvise énergéticiens. Le troisième est lié aux fêtes que la plupart des matériels, de la logistique et de la technique sont fournis par des entreprises étrangères notamment chinoises et espagnoles. Même en France les entreprises hexagonales ne parviennent pas à être compétitives et performantes . Ainsi, les effectifs de l’usine d’éoliennes General Electric (GE) de Montoir-de-Bretagne, près de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, vont être quasiment divisés par deux d’ici le mois de juillet.

 

Concrètement, les effectifs de cette usine d’éoliennes de GE vont passer de 939 à 489, indique le délégué CGT Jonathan Géraud, citant des « chiffres de la direction ». À l’heure actuelle, environ 500 prestataires, sous-traitants et intérimaires y travaillent. En juillet, il n’en restera que quelques dizaines. « Aucun CDI n’est menacé, nous dit la direction, mais ne pas s’inquiéter serait irresponsable », observe Jonathan Géraud.

En effet, certains contrats sont en suspens et officiellement, le carnet de commandes est vide après 2026. L’inquiétude est d’autant plus forte que depuis cette année, GE est délié de son engagement pris au moment du rachat de la branche énergie d’Alstom, il y a bientôt 10 ans. Un engagement qui prévoit notamment de conserver le site de Montoir-de-Bretagne.

L’effondrement général de la France

L’effondrement général de la France

La France connaît un amollissement et un délitement dans de nombreux domaines : économiques, sociaux mais aussi sociétaux. Les crises s’ajoutent aux crises et interagissent entre elles de manière systémique. Un seul exemple , l’ enseignement où l’autorité et même les programmes sont en cause. On a voulu pousser toute la population vers le bac et les études supérieures. Résultat on forme en sciences sociales des armées de Bacs, de Licences et de Masters qui n’offrent aucun débouché économique sauf l’entrée dans l’administration. Y compris et surtout dans l’enseignement, d’où le tassement dramatique du niveau des élèves en moyenne.

Et la France du coup manque cruellement d’ouvriers qualifiés, de techniciens et même d’ingénieurs. Il faut faire venir des soudeurs des États-Unis pour entretenir les centrales nucléaires d’EDF! À quel prix ?

Le principal problème économique provient bien d’autres dimensions notamment de l’abandon de l’industrialisation. Une pente qu’on pourra difficilement remonter sans formation et sans attrait des filières. D’autant que les Français qui prolongent leurs études ne sont guère attirés, c’est moins qu’on puisse dire, par le travail manuel. Bien d’autres dimensions sont à prendre en compte notamment le rapport au travail, la participation des salariés. Le niveau de rémunération également dans la mesure où dans le bas des conventions collectives les salaires sont moins attractifs que les aides sociales dans une analyse coût bénéfice.

Toutes les études démontrent que depuis notamment l’affaire des 35 heures, après celle de la retraite à 60 ans, la France travaille beaucoup moins que les autres pays. Pire, ces mesures ont installé dans le pays un climat RTT y compris chez les cadres. Bref, il faudrait remettre le pays au travail mais politiquement cet objectif n’est pas d’une convention très correcte.

Comme rien n’est réellement évalué et géré, la France pratique la fuite en avant avec un endettement démesuré; l’emprunt sert à la fois à rembourser les dettes antérieures mais aussi à boucher un peu plus chaque année les déficits du budget de fonctionnement.

Le délitement concerne aussi l’autorité dans tous les domaines, les violences et le déferlement du commerce de drogue. On aura du mal à gérer ces questions dans la mesure où par exemple en matière de violence, le déni de réalité concernant l’identité et la sociologie des auteurs est une vertu cardinale.

On pourrait ajouter une dizaine d’autres exemples qui témoignent de la désintégration économique et sociétale du pays. Face à cela trop de politiques et d’experts préfèrent jeter un voile pudique sur l’ampleur de la situation afin d’éviter d’en faire l’analyse et au-delà d’en tirer des conséquences en matière de stratégie publique.

Lucidité et courage, les deux qualités qui manquent à la plupart des élus plus préoccupés d’accession au pouvoir que de gestion et d’intérêt général. Mais la société a peut-être les responsables qu’elle mérite.

On objectera que le problème n’est pas forcément uniquement français qu’il affecte aussi d’autres pays comme si la maladie des autres pouvait constituer une thérapie pour soigner notre pays.

France : Un effondrement général du pays

France : Un effondrement général du pays

La France connaît un amollissement et un délitement dans de nombreux domaines : économiques, sociaux mais aussi sociétaux. Les crises s’ajoutent aux crises et interagissent entre elles de manière systémique. Un seul exemple , l’ enseignement où l’autorité et même les programmes sont en cause. On a voulu pousser toute la population vers le bac et les études supérieures. Résultat on forme en sciences sociales des armées de Bacs, de Licences et de Masters qui n’offrent aucun débouché économique sauf l’entrée dans l’administration. Y compris et surtout dans l’enseignement, d’où le tassement dramatique du niveau des élèves en moyenne.

Et la France du coup manque cruellement d’ouvriers qualifiés, de techniciens et même d’ingénieurs. Il faut faire venir des soudeurs des États-Unis pour entretenir les centrales nucléaires d’EDF! À quel prix ?

Le principal problème économique provient bien d’autres dimensions notamment de l’abandon de l’industrialisation. Une pente qu’on pourra difficilement remonter sans formation et sans attrait des filières. D’autant que les Français qui prolongent leurs études ne sont guère attirés, c’est moins qu’on puisse dire, par le travail manuel. Bien d’autres dimensions sont à prendre en compte notamment le rapport au travail, la participation des salariés. Le niveau de rémunération également dans la mesure où dans le bas des conventions collectives les salaires sont moins attractifs que les aides sociales dans une analyse coût bénéfice.

Toutes les études démontrent que depuis notamment l’affaire des 35 heures, après celle de la retraite à 60 ans, la France travaille beaucoup moins que les autres pays. Pire, ces mesures ont installé dans le pays un climat RTT y compris chez les cadres. Bref, il faudrait remettre le pays au travail mais politiquement cet objectif n’est pas d’une convention très correcte.

Comme rien n’est réellement évalué et géré, la France pratique la fuite en avant avec un endettement démesuré; l’emprunt sert à la fois à rembourser les dettes antérieures mais aussi à boucher un peu plus chaque année les déficits du budget de fonctionnement.

Le délitement concerne aussi l’autorité dans tous les domaines, les violences et le déferlement du commerce de drogue. On aura du mal à gérer ces questions dans la mesure où par exemple en matière de violence, le déni de réalité concernant l’identité et la sociologie des auteurs est une vertu cardinale.

On pourrait ajouter une dizaine d’autres exemples qui témoignent de la désintégration économique et sociétale du pays. Face à cela trop de politiques et d’experts préfèrent jeter un voile pudique sur l’ampleur de la situation afin d’éviter d’en faire l’analyse et au-delà d’en tirer des conséquences en matière de stratégie publique.

Lucidité et courage, les deux qualités qui manquent à la plupart des élus plus préoccupés d’accession au pouvoir que de gestion et d’intérêt général. Mais la société a peut-être les responsables qu’elle mérite.

On objectera que le problème n’est pas forcément uniquement français qu’il affecte aussi d’autres pays comme si la maladie des autres pouvait constituer une thérapie pour soigner notre pays.

Société France : Un effondrement général du pays

Société France : Un effondrement général du pays

La France connaît un amollissement et un délitement dans de nombreux domaines : économiques, sociaux mais aussi sociétaux. Les crises s’ajoutent aux crises et interagissent entre elles de manière systémique. Un seul exemple , l’ enseignement où l’autorité et même les programmes sont en cause. On a voulu pousser toute la population vers le bac et les études supérieures. Résultat on forme en sciences sociales des armées de Bacs, de Licences et de Masters qui n’offrent aucun débouché économique sauf l’entrée dans l’administration. Y compris et surtout dans l’enseignement, d’où le tassement dramatique du niveau des élèves en moyenne.

Et la France du coup manque cruellement d’ouvriers qualifiés, de techniciens et même d’ingénieurs. Il faut faire venir des soudeurs des États-Unis pour entretenir les centrales nucléaires d’EDF! À quel prix ?

Le principal problème économique provient bien d’autres dimensions notamment de l’abandon de l’industrialisation. Une pente qu’on pourra difficilement remonter sans formation et sans attrait des filières. D’autant que les Français qui prolongent leurs études ne sont guère attirés, c’est moins qu’on puisse dire, par le travail manuel. Bien d’autres dimensions sont à prendre en compte notamment le rapport au travail, la participation des salariés. Le niveau de rémunération également dans la mesure où dans le bas des conventions collectives les salaires sont moins attractifs que les aides sociales dans une analyse coût bénéfice.

Toutes les études démontrent que depuis notamment l’affaire des 35 heures, après celle de la retraite à 60 ans, la France travaille beaucoup moins que les autres pays. Pire, ces mesures ont installé dans le pays un climat RTT y compris chez les cadres. Bref, il faudrait remettre le pays au travail mais politiquement cet objectif n’est pas d’une convention très correcte.

Comme rien n’est réellement évalué et géré, la France pratique la fuite en avant avec un endettement démesuré; l’emprunt sert à la fois à rembourser les dettes antérieures mais aussi à boucher un peu plus chaque année les déficits du budget de fonctionnement.

Le délitement concerne aussi l’autorité dans tous les domaines, les violences et le déferlement du commerce de drogue. On aura du mal à gérer ces questions dans la mesure où par exemple en matière de violence, le déni de réalité concernant l’identité et la sociologie des auteurs est une vertu cardinale.

On pourrait ajouter une dizaine d’autres exemples qui témoignent de la désintégration économique et sociétale du pays. Face à cela trop de politiques et d’experts préfèrent jeter un voile pudique sur l’ampleur de la situation afin d’éviter d’en faire l’analyse et au-delà d’en tirer des conséquences en matière de stratégie publique.

Lucidité et courage, les deux qualités qui manquent à la plupart des élus plus préoccupés d’accession au pouvoir que de gestion et d’intérêt général. Mais la société a peut-être les responsables qu’elle mérite.

On objectera que le problème n’est pas forcément uniquement français qu’il affecte aussi d’autres pays comme si la maladie des autres pouvait constituer une thérapie pour soigner notre pays.

France : Un effondrement général dans tous les domaines

France : Un effondrement général dans tous les domaines

La France connaît un amollissement et un délitement dans de nombreux domaines : économiques, sociaux mais aussi sociétaux. Les crises s’ajoutent aux crises et interagissent entre elles de manière systémique. Un seul exemple , l’ enseignement où l’autorité et même les programmes sont en cause. On a voulu pousser toute la population vers le bac et les études supérieures. Résultat on forme en sciences sociales des armées de Bacs, de Licences et de Masters qui n’offrent aucun débouché économique sauf l’entrée dans l’administration. Y compris et surtout dans l’enseignement, d’où le tassement dramatique du niveau des élèves en moyenne.

Et la France du coup manque cruellement d’ouvriers qualifiés, de techniciens et même d’ingénieurs. Il faut faire venir des soudeurs des États-Unis pour entretenir les centrales nucléaires d’EDF! À quel prix ?

Le principal problème économique provient bien d’autres dimensions notamment de l’abandon de l’industrialisation. Une pente qu’on pourra difficilement remonter sans formation et sans attrait des filières. D’autant que les Français qui prolongent leurs études ne sont guère attirés, c’est moins qu’on puisse dire, par le travail manuel. Bien d’autres dimensions sont à prendre en compte notamment le rapport au travail, la participation des salariés. Le niveau de rémunération également dans la mesure où dans le bas des conventions collectives les salaires sont moins attractifs que les aides sociales dans une analyse coût bénéfice.

Toutes les études démontrent que depuis notamment l’affaire des 35 heures, après celle de la retraite à 60 ans, la France travaille beaucoup moins que les autres pays. Pire, ces mesures ont installé dans le pays un climat RTT y compris chez les cadres. Bref, il faudrait remettre le pays au travail mais politiquement cet objectif n’est pas d’une convention très correcte.

Comme rien n’est réellement évalué et géré, la France pratique la fuite en avant avec un endettement démesuré; l’emprunt sert à la fois à rembourser les dettes antérieures mais aussi à boucher un peu plus chaque année les déficits du budget de fonctionnement.

Le délitement concerne aussi l’autorité dans tous les domaines, les violences et le déferlement du commerce de drogue. On aura du mal à gérer ces questions dans la mesure où par exemple en matière de violence, le déni de réalité concernant l’identité et la sociologie des auteurs est une vertu cardinale.

On pourrait ajouter une dizaine d’autres exemples qui témoignent de la désintégration économique et sociétale du pays. Face à cela trop de politiques et d’experts préfèrent jeter un voile pudique sur l’ampleur de la situation afin d’éviter d’en faire l’analyse et au-delà d’en tirer des conséquences en matière de stratégie publique.

Lucidité et courage, les deux qualités qui manquent à la plupart des élus plus préoccupés d’accession au pouvoir que de gestion et d’intérêt général. Mais la société a peut-être les responsables qu’elle mérite.

On objectera que le problème n’est pas forcément uniquement français qu’il affecte aussi d’autres pays comme si la maladie des autres pouvait constituer une thérapie pour soigner notre pays.

Société France : Un effondrement général dans tous les domaines

Société France : Un effondrement général dans tous les domaines

La France connaît un amollissement et un délitement dans de nombreux domaines : économiques, sociaux mais aussi sociétaux. Les crises s’ajoutent aux crises et interagissent entre elles de manière systémique. Un seul exemple , l’ enseignement où l’autorité et même les programmes sont en cause. On a voulu pousser toute la population vers le bac et les études supérieures. Résultat on forme en sciences sociales des armées de Bacs, de Licences et de Masters qui n’offrent aucun débouché économique sauf l’entrée dans l’administration. Y compris et surtout dans l’enseignement, d’où le tassement dramatique du niveau des élèves en moyenne.

Et la France du coup manque cruellement d’ouvriers qualifiés, de techniciens et même d’ingénieurs. Il faut faire venir des soudeurs des États-Unis pour entretenir les centrales nucléaires d’EDF! À quel prix ?

Le principal problème économique provient bien d’autres dimensions notamment de l’abandon de l’industrialisation. Une pente qu’on pourra difficilement remonter sans formation et sans attrait des filières. D’autant que les Français qui prolongent leurs études ne sont guère attirés, c’est moins qu’on puisse dire, par le travail manuel. Bien d’autres dimensions sont à prendre en compte notamment le rapport au travail, la participation des salariés. Le niveau de rémunération également dans la mesure où dans le bas des conventions collectives les salaires sont moins attractifs que les aides sociales dans une analyse coût bénéfice.

Toutes les études démontrent que depuis notamment l’affaire des 35 heures, après celle de la retraite à 60 ans, la France travaille beaucoup moins que les autres pays. Pire, ces mesures ont installé dans le pays un climat RTT y compris chez les cadres. Bref, il faudrait remettre le pays au travail mais politiquement cet objectif n’est pas d’une convention très correcte.

Comme rien n’est réellement évalué et géré, la France pratique la fuite en avant avec un endettement démesuré; l’emprunt sert à la fois à rembourser les dettes antérieures mais aussi à boucher un peu plus chaque année les déficits du budget de fonctionnement.

Le délitement concerne aussi l’autorité dans tous les domaines, les violences et le déferlement du commerce de drogue. On aura du mal à gérer ces questions dans la mesure où par exemple en matière de violence, le déni de réalité concernant l’identité et la sociologie des auteurs est une vertu cardinale.

On pourrait ajouter une dizaine d’autres exemples qui témoignent de la désintégration économique et sociétale du pays. Face à cela trop de politiques et d’experts préfèrent jeter un voile pudique sur l’ampleur de la situation afin d’éviter d’en faire l’analyse et au-delà d’en tirer des conséquences en matière de stratégie publique.

Lucidité et courage, les deux qualités qui manquent à la plupart des élus plus préoccupés d’accession au pouvoir que de gestion et d’intérêt général. Mais la société a peut-être les responsables qu’elle mérite.

On objectera que le problème n’est pas forcément uniquement français qu’il affecte aussi d’autres pays comme si la maladie des autres pouvait constituer une thérapie pour soigner notre pays.

France : un délitement général dans tous les domaines

France : un délitement général dans tous les domaines

La France connaît un amollissement et un délitement dans de nombreux domaines : économiques, sociaux mais aussi sociétaux. Les crises s’ajoutent aux crises et interagissent entre elles de manière systémique. Un seul exemple , l’ enseignement ou l’autorité et même les programmes sont en cause. On a voulu pousser toute la population vers le bac et les études supérieures. Résultat on forme des armées de bacs, de licences et de masters qui n’offrent aucun débouché économique sauf l’entrée dans l’administration. Y compris et surtout dans l’enseignement, d’où le tassement dramatique du niveau des élèves en moyenne.

Et la France du coup manque cruellement d’ouvriers qualifiés, de techniciens et même d’ingénieurs. Il faut faire venir des soudeurs des États-Unis pour entretenir les centrales nucléaires d’EDF! À quel prix ?

Le principal problème économique provient bien d’autres dimensions notamment de l’abandon de l’industrialisation. Une pente qu’on pourra difficilement remonter sans formation et sans attrait des filières. D’autant que les Français qui prolongent leurs études ne sont guère attirés, c’est moins qu’on puisse dire, par le travail manuel. Bien d’autres dimensions sont à prendre en compte notamment le rapport au travail, la participation des salariés. Le niveau de rémunération également dans la mesure où dans le bas des conventions collectives les salaires sont moins attractifs que les aides sociales dans une analyse coût bénéfice.

Toutes les études démontrent que depuis notamment l’affaire des 35 heures, après celle de la retraite à 60 ans, la France travaille beaucoup moins que les autres pays. Pire, ces mesures ont installé dans le pays un climat RTT y compris chez les cadres. Bref, il faudrait remettre le pays au travail mais politiquement cet objectif n’est pas d’une convention très correcte.

Comme rien n’est réellement évalué et géré, la France pratique la fuite en avant avec un endettement démesuré; l’emprunt sert à la fois à rembourser les dettes antérieures mais aussi à boucher un peu plus chaque année les déficits du budget de fonctionnement.

Le délitement concerne aussi l’autorité dans tous les domaines, les violences et le déferlement du commerce de drogue. On aura du mal à gérer ces questions dans la mesure où par exemple en matière de violence, le déni de réalité concernant l’identité et la sociologie des auteurs est une vertu cardinale.

On pourrait ajouter une dizaine d’autres exemples qui témoignent de la désintégration économique et sociétale du pays. Face à cela trop de politiques et d’experts préfèrent jeter un voile pudique sur l’ampleur de la situation afin d’éviter d’en faire l’analyse et au-delà d’en tirer des conséquences en matière de stratégie publique.

Lucidité et courage, les deux qualités qui manquent à la plupart des élus plus préoccupés d’accession au pouvoir que de gestion et d’intérêt général. Mais la société a peut-être les responsables qu’elle mérite.

On objectera que le problème n’est pas forcément uniquement français qu’il affecte aussi d’autres pays comme si la maladie des autres pouvait constituer une thérapie pour soigner notre pays.

Laurent Berger: dernier interview avant son retrait de Secrétaire général de la CFDT

Laurent Berger: dernier interview avant son retrait de Secrétaire général de la CFDT

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, était l’invité du 8h30 franceinfo , jeudi 8 juin 2023. Retraites, débat parlementaire, salaires, RSA, vie personnelle… Retraites, débat parlementaire, salaires, RSA, vie personnelle.

Retraites : « Une défaite productive »
Laurent Berger a estimé que la mobilisation contre la réform
e des retraites était « une forme de défaite productive ». Certes, « on a perdu sur le texte, mais ça a été productif sur l’image qu’on a donnée du syndicalisme, du monde du travail et la force qui a été la nôtre », a-t-il affirmé. Il ne fait plus de doute pour le leader de la CFDT que la loi va s’appliquer à la rentrée. « Elle va changer la vie fondamentalement de millions et millions de travailleurs qui vont devoir travailler à terme deux ans de plus et il n’y aura jamais eu un vote à l’Assemblée nationale. Ça pose un problème de légitimité démocratique », selon lui. « Ça m’horrifie en fait. Ça me fait peur qu’on puisse changer la vie aussi concrètement de millions de salariés qu’il n’y ait pas un vote », a-t-il affirmé. Il a dénoncé le « déni de démocratie sociale de la part de ce gouvernement » qui « s’affiche finalement comme un mépris au monde du travail aujourd’hui » et « provoque du ressentiment et de la colère ». Cette « défaite productive », n’est pas pour lui « la fin de l’intersyndicale ». Selon Laurent Berger, le mouvement syndical ressort renforcé : « On a créé une force, on a une maturité dans l’intersyndicale. On s’est respecté, on a travaillé ensemble, on sait ce qui nous différencie, mais on sait aussi ce qui peut nous unir », a-t-il expliqué.

Débat parlementaire sur les retraites : « Il faut de la dignité »

Laurent Berger a appelé les parlementaires à la « dignité » alors que débutent ce jeudi les discussions à l’Assemblée nationale autour de la proposition de loi Liot sur les retraites. La présidente de l’Assemblée nationale a déclaré irrecevables les amendements réintroduisant la mesure d’abrogation des 64 ans, qui avait été supprimée en commission des affaires sociales. L’opposition crie au scandale démocratique. « Je ne sais pas ce qui va se passer aujourd’hui à l’Assemblée nationale. Mais il faut de la dignité parce que derrière, il y a tous les citoyens et citoyennes de ce pays qui regardent et qui se disent ce n’est pas normal ce qui est en train de se passer, mais il ne faut pas qu’ils perdent encore plus confiance dans les institutions de notre pays », a estimé Laurent Berger. Il estime que le débat parlementaire sur cette réforme des retraites est « une forme de naufrage ».

Hausses des salaires : sans « contraintes, ça ne fonctionne pas »
Laurent Berger estime que les prochains combats syndicaux seront le pouvoir d’achat et la question des salaires. Il souhaite contraindre les aides publiques aux entreprises aux « politiques salariales dynamiques, notamment dans les branches », dit-il. Selon lui, « c’est quelque chose qui peut cheminer du côté de Matignon », mais « on sent moins d’écoute à d’autres endroits », à l’Élysée et au ministère du Travail notamment. Laurent Berger a cité comme exemple la branche de la volaille : « C’est quatorze échelons en dessous du SMIC. Et les patrons se plaindraient de ne pas trouver du monde. Il faut qu’ils regardent la réalité en face », a-t-il lancé. « S’il n’y a pas de contraintes sur les entreprises, ça ne fonctionne pas », a-t-il rappelé.

RSA : la « stigmatisation » du gouvernement est « intolérable »

Laurent Berger a dénoncé la « stigmatisation des personnes les plus en difficulté dans nos sociétés » par le gouvernement. « C’est inacceptable, c’est intolérable. J’en ai assez », a-t-il lancé.
Le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a présenté mercredi en Conseil des ministres le projet de loi Plein emploi. Les bénéficiaires du RSA devront suivre 15 à 20 heures de travail ou d’activité de formation par semaine sous forme de « contrat d’engagement ». Laurent Berger se dit pour « un accompagnement renforcé » des allocataires du RSA. « Le premier des droits quand vous êtes au RSA, c’est d’avoir un accompagnement renforcé. Aujourd’hui, sur le nombre de personnes qui sont aux RSA, on est défaillant sur l’accompagnement », a-t-il dénoncé.

Vie personnelle : « Je n’ai pas pris le melon »

Laurent Berger semble insensible à la « Bergermania » qui touche le pays et assure ne pas avoir pris « le melon ». « D’ailleurs, je vais partir. Je n’étais pas là pour être connu et apprécié. J’étais là pour faire mon travail de syndicaliste. J’ai toujours considéré que j’étais de passage », a-t-il déclaré. Laurent Berger va passer le témoin à Marylise Léon, chimiste de formation. Elle succédera à Laurent Berger à la tête du premier syndicat français le 21 juin prochain. « Ce serait tellement facile de rester encore un an, deux ans, trois ans en plus et de jouer le « kéké » sur des plateaux ou ailleurs », dit-il. Il va se contraindre au « silence » que « je dois à la CFDT, à Marylise et à moi-même ». Bien qu’il ne sache pas encore ce qu’il fera après son mandat, il souhaite « être heureux et d’essayer de continuer à transformer le monde » à sa « modeste place ».

L e favoritisme aussi de Macron dans l’affaire Alstom- General Electric

Le favoritisme aussi de Macron dans l’affaire Alstom- General Electric

L’ affaire des achats ventes et revente des ex turbine Alstom risque de revenir à la surface de l’actualité à l’occasion de l’affaire Dussopt. On se souvient que Macron avait en quelque sorte imposé avec les Américains la vente des turbines d’Alstom à General Electric dans des conditions plus que troubles. Conditions sans doute également liées au financement de la campagne de Macron ( affaire enterrée par la justice).

Le pire c’est que Macron a ensuite imposé le rachat aux Américains des turbines Alstom en question à EDF en raison de la situation financière très dégradée de General Electric. Pourtant EDF est déjà dans une situation financière particulièrement délicate et mais a du obéir à la demande de Macron de racheter les fameuses turbines vendues précédemment par Alstom à GE.

rappel de la vente de la branche énergie à General Electric (Wikipedia)

Le 23 avril 2014, alors que Patrick Kron et Jeffrey Immelt, PDG de General Electric, discutent confidentiellement aux États-Unis les derniers détails de la vente de la branche énergie du groupe, l’agence Bloomberg publie une dépêche révélant les négociations entre les deux PDG.

Le rachat partiel d’Alstom par General Electric, est proposé pour un montant de 13 milliards de dollars.

Le 27 avril, une offre alternative est faite par Siemens, par laquelle ce dernier exprime son souhait d’acquérir les activités énergétiques d’Alstom, contre une partie des activités ferroviaires de Siemens.

Patrick Kron doit accepter l’offre de rachat de la branche énergie d’Alstom par le groupe américain General Electric (GE) face aux pressions du gouvernement américain (cf. infra) et à l’emprisonnement abusif d’employés stratégiques d’Alstom comme Frédéric Pierucci . La branche restante d’Alstom, c’est-à-dire les activités de transport qui ne représentent alors qu’un tiers du chiffre d’affaires du groupe, serait chargée du paiement de l’amende liée à un procès de corruption intenté aux États-Unis sur une base d’extraterritorialité des lois anticorruption .

Le 30 avril, le conseil d’administration d’Alstom accepte l’offre de 12,35 milliards d’euros de General Electric, pour ses activités énergétiques. Les actionnaires approuvent cette offre à 99,2 %. General Electric confirme son offre de 16,9 milliards de dollars.

Le 5 mai 2014, General Electric annonce son souhait d’acquérir 25 % de la filiale énergétique indienne d’Alstom pour environ 389 millions de dollars, si son offre globale réussit.

Le même jour, le gouvernement français s’oppose à l’offre de General Electric, s’inquiétant des activités turbine de la filière nucléaire française civile et militaire, des emplois et du futur de ses activités ferroviaires, invitant General Electric à regrouper ses activités ferroviaires avec celles d’Alstom.

L’état tente de renforcer son poids dans la négociation. Le 16 mai, Il promulgue le décret no 2014-479 qui étend à de nouveaux secteurs de l’énergie, de l’eau, des transports, des télécommunications et de la santé publique les pouvoirs du décret no 2005-1739, qui portent sur la possibilité donnée au gouvernement de mettre un veto sur des investissements étrangers qui portent atteintes aux intérêts stratégiques.

Le 16 juin, Siemens et Mitsubishi Heavy Industries émettent une nouvelle offre commune alternative à celle de General Electric. Siemens souhaite acquérir les activités d’Alstom dans les turbines à gaz pour 3,9 milliards de dollars et Mitsubishi Heavy Industries formerait des co-entreprises avec Alstom sur ses activités du nucléaire, de la distribution électrique et de l’hydroélectricité, pour 3,1 milliards de dollars5.

Le 19 juin 2014, General Electric annonce une variation de son offre initiale, sur la même valeur, mais avec davantage d’échanges d’actifs par la création d’une co-entreprise sur les activités électriques renouvelables, sur les réseaux de distributions d’énergies, sur les activités de turbines à vapeur et sur les activités nucléaires. General Electric s’engage également à vendre son activité dans la signalisation ferroviaire à Alstom5

Le 20 juin 2014, Siemens et Mitsubishi Heavy Industries modifient leur offre regroupant les co-entreprises proposées en une seule entre Alstom et Mitsubishi et augmentent la partie de l’offre en liquide de Siemens de 400 millions d’euros à 4,3 milliards d’euros.

Le même jour, le gouvernement français annonce soutenir dorénavant l’alliance entre Alstom et General Electricet vouloir prendre 20 % des actions d’Alstom (rachetés à Bouygues). Mais les tractations entre Bouygues et l’État semblent difficiles, les parties prenantes du dossier ne s’entendant pas sur le prix.

Le 4 novembre 2014, le ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron (successeur d’Arnaud Montebourg), autorise l’investissement de General Electric dans Alstom.

Quelle adaptation au nouveau monde du travail ? ( directeur général de l’OIT)

Quelle adaptation au nouveau monde du travail ( directeur général de l’OIT)

«Il est dans l’intérêt de tous que les parties prenantes de l’Organisation internationale du travail (gouvernements, employeurs et travailleurs) s’engagent dans le processus de refonte du cadre juridique et réglementaire des relations de travail»
par Gilbert Houngbo, directeur général élu de l’OIT.

Une tribune intéressante mais un peu générale et sans grand originalité. NDLR

Fondée en 1919, l’Organisation internationale du travail (OIT) s’efforce, depuis lors, de promouvoir la justice sociale et économique, en fixant des normes internationales. Elle est l’une des plus anciennes agences spécialisées des Nations unies et compte 187 Etats membres. L’OIT est une structure tripartite unique, qui associe des représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs, à toutes ses discussions et politiques.
Au cours des dernières décennies, le monde du travail étant devenu plus complexe, l’organisation a dû s’adapter pour assumer de nouvelles réalités et responsabilités. Ces dix dernières années, Guy Ryder, le directeur général, a lancé une série d’initiatives importantes afin de maintenir l’institution sur les rails, en dépit des bouleversements dont beaucoup ont été provoqués par les progrès des technologies de l’information. Les dernières années ont été marquées par une série de crises mondiales : la récession économique et la « baisse des revenus » de 2016-2017 ; la pandémie de Covid-19 ; le conflit en Ukraine et l’impact inflationniste sur les approvisionnements énergétiques et alimentaires.

L’inflation, qui a suivi la réouverture des économies après le blocage de la pandémie, a affecté les capacités de rebond. En réponse à la hausse des prix, les banques centrales ont augmenté les taux d’intérêt, ce qui a eu pour effet de refroidir la demande. En fait, selon les prévisions triennales (2021-2023) du FMI, la meilleure période de croissance mondiale depuis le déclenchement de la pandémie pourrait déjà être derrière nous, à la fin de 2021.

On imagine encore mal le stress auquel les travailleurs ont dû faire face pour maintenir les économies locales et les chaînes d’approvisionnement mondiales lors de la pandémie, et les faire redémarrer par la suite. La crise du coût de la vie qui s’est ensuivie est effrayante. Heureusement, les travailleurs font preuve de résilience. Ces véritables héros sont prêts à soutenir la prise de risque des employeurs et des investisseurs ainsi que la persistance des décideurs politiques à rétablir la normalité.
« On ne saurait trop insister sur les avantages de la numérisation, notamment la décentralisation, une plus grande flexibilité, une transparence accrue et la responsabilisation »
Tensions. Néanmoins, le stress et les tensions sur le marché du travail peuvent persister. En effet, les problèmes actuels, dont on espère qu’ils sont de nature transitoire, détournent l’attention de la transition plus permanente du marché du travail. Avant le déclenchement de la pandémie, l’impact de l’hyperconnectivité et de la numérisation retenait déjà l’attention des décideurs politiques. La probabilité d’un déplacement à grande échelle de la main-d’œuvre par des machines et des ordinateurs avait suscité, d’une part, des craintes fondées de pertes d’emploi, et, d’autre part, amené les gouvernements à s’interroger sur la manière de taxer les robots effectuant le travail autrefois effectué par les humains.

Si ces craintes sont fondées, on ne saurait trop insister sur les avantages de la numérisation, notamment la décentralisation, une plus grande flexibilité, une transparence accrue et la responsabilisation. Ces avantages seraient encore plus équitables si des investissements ciblés étaient consacrés à la construction d’infrastructures, à l’extension de la connectivité et à l’amélioration de l’accès aux technologies. Cela permettrait d’accélérer la réduction de la fracture numérique pour les entreprises et les travailleurs et, surtout, de faire progresser la justice sociale.
Ces questions sont du ressort de l’OIT. L’institution jouera un rôle central dans la résolution de ces problèmes. Il faut une vision qui unifiera les intérêts divergents des parties prenantes. Il s’agit essentiellement de restructurer et de remanier les règles et pratiques existantes pour les adapter à l’avenir émergent du travail.

La justice sociale doit continuer à sous-tendre les pratiques du travail, et les progrès réalisés par de nombreux pays doivent continuer à gagner du terrain. Beaucoup plus de femmes participent au marché du travail formel qu’il y a vingt ans. De même, l’idée d’un salaire égal pour un travail égal est de plus en plus acceptée comme socialement équitable. Les progrès réalisés dans la lutte contre le travail forcé ou « esclavage moderne », le travail des enfants et la traite des êtres humains ou encore la sécurisation des lieux de travail sont tout aussi encourageants.
Toutefois, les progrès ne sont pas uniformes et trop lents dans le monde.

Selon le Gender Gap Report 2021 du Forum économique mondial, il faudra encore 267,6 ans pour combler l’écart mondial entre les sexes en matière de participation et d’opportunités économiques. Nous devons tous travailler pour accélérer le rythme des progrès.

« Notre compréhension de la justice sociale doit également s’élargir. Les risques environnementaux et sociaux se renforcent mutuellement »

Cohésion sociale. Notre compréhension de la justice sociale doit également s’élargir. Les risques environnementaux et sociaux se renforcent mutuellement. Comme nous l’avons vu lors des inondations massives au Pakistan ou la sécheresse dans la Corne de l’Afrique, ces catastrophes d’origine climatique ont entraîné une rupture de la cohésion sociale. Et si les fortes émissions de carbone des pays industrialisés sont principalement responsables du réchauffement de la planète, ce sont les pauvres, concentrés dans les pays en développement, qui subissent le plus durement les chocs climatiques, en raison du manque de capacité d’adaptation.

L’interdépendance entre les risques sociaux et environnementaux nécessite la mise en œuvre d’une participation plus large pour affronter les menaces et atténuer leur impact négatif sur le bien-être des travailleurs. Il est tout aussi évident qu’une coopération mondiale accrue est nécessaire pour relever ces défis.

Il est temps de réécrire les règles qui sous-tendent le nouveau monde du travail, notamment pour que les travailleurs soient équipés d’outils et de savoir-faire numériques. Pendant les confinements, la plupart des lieux de travail sont passés des bureaux et des magasins aux domiciles. Si le travail hors site existait déjà, son adoption généralisée durant cette période constitue un fait nouveau. Pourtant, de nombreux travailleurs — ne possédant pas de compétences numériques — ont perdu leur emploi.

Une autre question requiert l’attention urgente, celle de la discrimination non fondée sur le sexe en matière de revenu du travail. Les disparités de rémunération entre les travailleurs « en col blanc » et en « col bleu » ne sont plus acceptables. La valeur réelle de la main-d’œuvre a récemment été mise en évidence lorsque celle-ci s’est lancée dans des actions syndicales ou a menacé de le faire. De nombreux pays ont réagi sous la contrainte. Mais un nouveau régime de compensation doit être mis en place de manière ordonnée, par la négociation collective ou l’institution d’un revenu de base universel.

Il est dans l’intérêt de tous que les parties prenantes de l’OIT (gouvernements, employeurs et travailleurs) s’engagent dans le processus de refonte du cadre juridique et réglementaire des relations de travail et des pratiques sur le lieu de travail. Faciliter ce processus sera une priorité lors de mon mandat qui débute en octobre. Nous devons libérer le travail pour qu’il puisse libérer tout son potentiel afin de parvenir à une prospérité inclusive pour toutes les personnes dans tous les pays.
Gilbert Houngbo est le directeur général élu de l’OIT.

L’enseignement général au lycée professionnel en question

L’enseignement général au lycée professionnel en question 

 

L’ancien directeur général de l’enseignement scolaire, Jean-Paul Delahaye, interpelle, dans une tribune au « Monde », les décideurs, parents, et citoyens issus des classes moyennes et favorisées sur leur manque d’engagement pour l’enseignement général au lycée professionnel.

Une préoccupation légitime mais qui est la conséquence du rééquilibrage nécessaire  entre formation en milieu scolaire et formation en milieu professionnel NDLR 

 

En 2012, vous vous êtes battus pour le rétablissement de l’histoire-géographie comme matière obligatoire dans la terminale S de l’époque. Vous l’avez fait avec d’autant plus de détermination que ce sont vos enfants qui sont scolarisés dans les filières scientifiques du lycée d’enseignement général. Pour vos enfants, vous ne cédez rien à la qualité et à la quantité des enseignements généraux qui sont dispensés, et vous avez raison.

En 2022, vous avez obtenu que les mathématiques soient de nouveau intégrées au tronc commun des enseignements de classe de première générale. Là encore, pour vos enfants, vous vous montrez particulièrement attentifs à la culture générale qui doit être celle des citoyens d’aujourd’hui. Qui peut vous donner tort ? Mais alors, pourquoi ce silence quand il s’agit des enseignements dispensés au lycée professionnel ?

Depuis 2019, la formation au baccalauréat professionnel a été amputée de dizaines d’heures d’enseignement de lettres, de mathématiques, d’histoire-géographie, de langues, d’enseignement moral et civique… C’est une amputation d’une tout autre ampleur que celle que vous avez combattue en 2012 et en 2022 pour les filières générales. Mais vous n’avez rien dit pour défendre l’enseignement général au lycée professionnel. Est-ce parce que vos enfants ne sont pas en formation professionnelle que vous ne vous sentez pas concernés ?

Le doublement annoncé pour 2023 des périodes de stages en entreprise va encore diminuer les horaires des enseignements généraux au lycée professionnel. Est-ce parce que ce sont essentiellement des enfants du peuple qui sont formés au lycée professionnel, des enfants de ceux « qui ne sont rien » [expression prononcée par Emmanuel Macron lors de l’inauguration de la Station F, à Paris, le 29 juin 2017], que vous semblez accepter qu’on les prive des outils intellectuels leur permettant de développer leur libre arbitre, de s’ouvrir au monde, et de conforter ainsi leur citoyenneté ? Vous ne dites toujours rien, ce sont les enfants des autres.

Vous croyez sans doute que les employés des entrepôts qui mettent dans des cartons des produits fabriqués ailleurs n’ont pas besoin de penser. Les milieux populaires, dont les enfants constituent l’essentiel des effectifs scolarisés dans l’enseignement professionnel, sont coupés du monde politique, ils n’accèdent pas aux médias et ne pèsent pas sur les politiques publiques. Mais les milieux populaires ne sont pas aveugles et ils voient les injustices à l’œuvre dans notre école. Prenez garde, ceux qui comprennent que leurs enfants n’ont pas accès aux mêmes droits que vos enfants auront de plus en plus de difficultés à accepter d’avoir les mêmes devoirs que les autres. C’est notre pacte républicain que vous mettez en danger.

Transition écologique: Un manque général de compétences

 Transition écologique: Un manque général de compétences

 

Alors que la crise climatique oblige à accélérer la transition, les compétences manquent, estime, dans une tribune au « Monde », Justin Longuenesse, premier adjoint à la mairie de La Madeleine (Nord). Pour y remédier, l’élu municipal préconise de développer, sur le plan national, une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.

 

Du faîte d’un manque général de compétences, on assiste assez souvent à une sorte de délire aussi bien du côté « pour » que du côté « anti ». Un effort considérable doit être entrepris en amont en matière de recherche en matière de formation et de compétences opérationnelles . Faute de cela ,on continuera d’assister à un débat caricatural et à des politiques contradictoiressur l’enjeu central de la préservation de l’environnement NDLR

 

L’avertissement du GIEC, « le coût de l’inaction sera plus élevé que le coût de l’action », les jeunes diplômés français l’incarnent. Du « Manifeste pour un réveil écologique », en 2018, aux étudiants de Polytechnique, d’Agro Paris Tech et d’HEC cette année, leur message est clair : soit les entreprises refondent leurs activités en s’engageant pleinement dans la transition sociale et écologique, soit elles devront se passer de ces « têtes bien faites ».

Pour les entreprises, il y a pourtant urgence à se transformer : leurs modèles linéaires fondés sur une croissance de volumes infinis exercent une pression devenue insoutenable sur des ressources naturelles finies. L’augmentation spectaculaire du coût de l’énergie et des matières premières, symptôme de cette fuite en avant du « toujours plus », fragilise dangereusement nos sociétés dans leur ensemble.

Le décalage de plus en plus flagrant entre les convictions personnelles des collaborateurs et leurs objectifs professionnels participent au désengagement salarial. Nous constatons une fuite massive des talents vers les acteurs privés et associatifs les plus engagés dans la transition sociale et écologique qui assument clairement leur volonté d’œuvrer au bien commun.

Le véritable carburant de notre pays et de notre économie, ce n’est pas le pétrole. C’est le travail, cette ressource précieuse et renouvelable, fournie par les femmes et les hommes qui partagent leur énergie, leur volonté d’agir, leurs compétences et leurs expertises. Ce sont tous ces talents existants et en devenir qui s’engagent et s’engageront dans la transformation de notre pays.

Donc la principale question est : « Avons-nous aujourd’hui assez de têtes et de bras pour répondre au plus grand défi de notre siècle ? » Non ! Sur les secteurs des énergies renouvelables, du traitement de l’eau et de la valorisation des déchets, les compétences manquent cruellement quels que soient les profils recherchés.

Pour attirer les talents, les entreprises se livrent une véritable compétition dans un jeu à somme nulle, car nous ne formons pas assez, et pas assez vite pour pouvoir répondre à la demande. Avec une volonté affichée, les pouvoirs publics encouragent la mobilité douce et les transports en commun bas carbone.

Mais où sont les techniciens en charge de la réparation et de l’entretien des millions de vélos d’ores et déjà en circulation ? Où sont les architectes, les urbanistes et les ouvriers nécessaires à la construction des nouvelles infrastructures qui offriront des alternatives crédibles à la voiture ? Où sont les conducteurs de train, de tramway et de bus pour amplifier durablement ces changements vertueux ?

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