Parisot, Arthuis, Touraine… et une nouvelle commission pour sauver les finances publiques !

Parisot, Arthuis, Touraine… et une nouvelle commission pour sauver les finances publiques !

 

Comme à chaque problème, le gouvernement complètement empêtré dans sa gestion approximative convoque une commission. Cette fois sur le sujet particulièrement complexe et stratégique de l’endettement. On sait que cet endettement devait initialement atteindre 100 % du PIB fin 2020. Compte tenu du soutien économique et social lié à la crise sanitaire la dette va enfler pour atteindre 120 % du PIB en 2020.

Une vraie dérive qui peut s’expliquer voir se comprendre mais qui ne change rien aux fait  qu’une dette;  et une dette et qu’il conviendra un jour de l’amortir d’une manière ou d’une autre. La France ne manque pas d’organismes très spécialisés et très pointus pour gérer les finances par exemple à Bercy ou encore à la Cour des Comptes. Pourtant, le gouvernement convoque une mission qui comprendra notamment Laurence Parisot, Marizol le Touraine, ou encore Jean Arthuis. Une commission composée de « profils expérimentés » considèrent le gouvernement. Plutôt une commission assez composite avec d’ailleurs une mission très vague type ENA qui consiste à : « reconstruire une trajectoire des finances publiques en sortie de crise, notamment la gestion de la dette Covid. »

 

On peut d’ores et déjà prévoir les recommandations qui viseront à amortir la dette sur 20 ou 30 ans à moins évidemment que le système financier ne vienne à éclater sous la pression des actifs pourris, d’une montée brutale de l’inflation, d’une flambée des taux d’intérêt et d’une dévaluation de fait.

Annoncée début novembre par le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt, cette commission sera composée d’une dizaine de personnes, « aux profils variés et très expérimentés », a indiqué mardi le ministère des Comptes publics à l’AFP.

Si sa composition n’est pas encore finalisée, en feront notamment partie Laurence Parisot, l’ancienne présidente du Medef, la socialiste Marisol Touraine, ancienne ministre des Affaires sociales et de la santé sous François Hollande ou encore le centriste Jean Arthuis, ex-ministre de l’Économie sous Jacques Chirac.

Ont également été choisis le PDG d’Aéroport de Paris Augustin de Romanet, le directeur général de l’Insee Jean-Luc Tavernier et l’économiste italo-suisse Beatrice Weder di Mauro, qui a notamment conseillé les chanceliers allemands Gerhard Schroeder et Angela Merkel.

L’idée du gouvernement est de cantonner la dette Coronavirus pour la distinguer de la dette plus structurelle afin de faire mieux passer la pilule auprès de la soupçonneuse union économique. Pas sûr que la pilule passe auprès des rigoureux pays du nord de l’Europe.

 

Pourquoi l’hypermarché a été supplanté par les réseaux de proximité ?

Pourquoi l’hypermarché a été supplanté par les réseaux de proximité ?

 

Victor Tanant, consultant chez Square  , explique pourquoi les hypermarchés ont été supplantés par les réseaux de proximité dans une chronique de la tribune

 

 

C’est en 1916 que l’enseigne américaine Piggly Wigly crée le concept de vente en libre-service définissant les bases de la grande distribution actuelle. Il faudra attendre 50 ans de plus afin que le premier supermarché fasse son apparition sur le sol français sous l’enseigne Delhaize Le Lion. La grande distribution est née et transforme la société française en s’appuyant sur le modèle de l’hypermarché érigé en temple de la consommation, des prix bas et de l’avènement de l’automobile. Modèle basé sur la recherche de volumes et d’une gamme de produits élargie au prix le plus bas, il allait être remis en cause par les crises successives et les nouvelles attentes des consommateurs.

La pandémie actuelle de Covid-19 a-t-elle achevé la longue chute des magasins qui ont fait la renommée de la grande distribution pour laisser place à des enseignes de proximité ?

Une transformation sociétale

L’avènement de l’hypermarché dans les années 70 a signé le recul des commerces de proximité par un nombre important de fermetures. Les petits commerces ne pouvant plus lutter dans un écosystème favorable aux prix bas. Ces magasins s’appuyant sur un choix de produits en circuit court et d’adaptabilité aux consommateurs sur une zone restreinte, ont vu leurs clients déserter leurs  allées. Mais depuis une dizaine d’années, une appétence accrue des consommateurs pour les commerces de proximité, à travers la recherche de produits de qualité plus que des bas prix, émerge et remet en cause les acquis des années antérieures.

C’est ce postulat qui remet en cause la guerre des prix entre les grands distributeurs, qui a fait rage au début des années 2000, se basant sur le fait que le critère premier d’acte d’achat était le prix, par la volonté des consommateurs de disposer de produits éco-responsables, de produits respectueux de l’environnement et dont la transparence de production est au centre des attentes.

Cette prise de conscience, s’apparentant à un devoir citoyen, modifie considérablement le paysage de la consommation française à travers la recherche de produits ayant un cycle de production plus court et des vertus bio-écologiques. Ainsi des enseignes comme Intermarché mettent en place des solutions comme le « Transparency one » afin d’assurer une transparence totale de leurs chaînes d’approvisionnement à travers un outil permettant de connaitre l’ensemble des acteurs et des actions sur la chaîne de valeur du produit.

D’autres enseignes comme BioCoop ont axé leur développement sur une expérience client éco responsable. Elle adapte au concept de la grande distribution, une approche éco responsable qui se retrouve tout au long de son parcours dans le magasin, réussissant à attirer une clientèle désireuse  de retrouver ses valeurs dans les produits. D’autres distributeurs ont adopté le modèle tel que Monoprix et Franprix, surfant sur une expérience client de qualité pour mettre en avant leurs produits. Les prix plus élevés sont alliés à des magasins pensés pour les clients avec des gammes de produits sélectionnés sur mesure pour leur clientèle.

Une clientèle issue des zones urbaines qui ont portées le développement de ce type de magasin où les grandes surfaces n’arrivent plus à répondre aux attentes des consommateurs. Le client souhaite dorénavant avoir accès à des gammes de produits d’excellence au plus près de chez lui et avec une prise de décision d’achat réduite. Les gammes de produits responsables, minoritaires par le passé, sont devenus la règle dans ces enseignes tout comme les circuits, en magasin, intuitifs, rapides et permettant de trouver au plus vite le bon produit. Ceci remet en cause les structures de linéaires des hypermarchés jouant sur le  volume et la structure prix plus que sur l’expérience client. Les nouvelles générations de consommateurs souhaitent réaliser leur course plus fréquemment mais avec un panier moyen plus faible, que sur l’ancien postulat de la «course hebdomadaire».

Et c’est bien la dernière crise en date du Covid-19 qui a mis en avant l’appétence des foyers français pour les commerces de proximité. Cette modification des comportements de consommation s’est renforcée dans les zones rurales par l’éloignement géographique des commerces d’hyperconsommation et d’une fréquentation de masse, accentuée par un panier dédié à la consommation alimentaire, en hausse.

 

Si le commerce de proximité prend une place prépondérante dans notre société, l’hypermarché n’est pas pour autant en train de disparaitre totalement.

La fin du confinement français a marqué la reprise des ventes au sein de ces enseignes, ayant atteint des niveaux historiquement faibles. Le modèle qui s’appuie sur une stratégie de volume en touchant des zones géographiques larges n’a pas eu la possibilité d’adapter son modèle. La remise en cause du modèle de l’hypermarché n’a été que mise en lumière par la dernière crise, et des groupes comme Auchan ou Casino avaient déjà commencé à se désengager de cette stratégie de « grand magasin » pour se recentrer sur les enseignes de proximité par des sessions. Mais comment expliquer que d’autres distributeurs comme Intermarché ou Leclerc continuent de miser sur ce modèle ?

Intermarché par son profil de distributeur-producteur arrive à se rapprocher des attentes des consommateurs par des produits de qualité, à bas prix, en réduisant le nombre d’intermédiaires tout  en maitrisant la chaine de production jusqu’au panier du consommateur. L’enseigne possède ainsi une soixantaine de sites de production à travers l’Hexagone et se place comme le premier armateur français de bateaux de pêche. Il n’est pas étonnant que le distributeur soit considéré comme le grand gagnant de cette crise et que son modèle séduise les Français. D’autant plus que le distributeur investit pour développer son offre urbaine éco-responsable, notamment en matière de logistique, traçabilité produits, et de proximité. De même, il sensibilise ses fournisseurs aux notions d’éco responsabilité de leurs produits en les challengeant sur leurs nutriscores et notations Yuka. La profondeur des gammes et le volume d’achat des Hypermarchés permettent au distributeur de construire des partenariats avec ses industriels pour emmener leurs gammes sur des productions locales, utilisant moins d’additifs ou de colorants tout en répondant aux critères de qualité nutritionnelle.

Une stratégie payante, tout comme celle de E.Leclerc qui se place comme le leader français de la distribution avec un modèle reposant essentiellement sur le format de l’hyper. L’entreprise d’origine bretonne allie à merveille prix bas et produits locaux à travers sa marque « Nos régions ont du  talent » et une autonomie pour les adhérents de choisir des produits régionaux, répondant à une logique de circuit court afin de mettre en avant leurs particularités géographiques.

Ces produits de proximité intégrés dans des surfaces de plus de 2500m², donnée qui représente la limite pour considérer un magasin comme Hyper, permettent d’attirer un consommateur toujours plus exigeant ; développant la stratégie des distributeurs de compléter leurs offres par des enseignes de proximités urbaines avec des magasins de petite taille, drive ou centre de retrait urbain.

L’hyper n’est plus le modèle de référence dans la grande distribution, cependant il permet toujours de drainer des volumes conséquents au niveau des centrales d’achat assurant de fait aux enseignes de proximité des prix accessibles.

Les différentes crises et une prise de conscience éco-responsable croissante des consommateurs ont dynamisé le secteur de la vente de proximité. Cette image de produit de qualité, et adapté aux besoins des clients, a transformé le secteur de la grande distribution par une adaptabilité nécessaire. Bien que remis en cause, son modèle se centre désormais autours des enseignes de proximité et du développement des gammes de produits locaux. Cependant, l’hypermarché, ancienne tête de gondole des firmes de distribution, tente de se réadapter par des partenariats innovants comme Casino, remplaçant ses linéaires de produits non-alimentaires par des Corner d’enseignes tels que Hema, Claire’s ou C&A pour continuer à attirer et prouver que l’hypermarché n’est pas mort.

LES SORTIES DANS UN RAYON DE 20KM AUTORISÉES À COMPTER DE SAMEDI

LES SORTIES DANS UN RAYON DE 20KM AUTORISÉES À COMPTER DE SAMEDI

Un assouplissement des sorties en extérieur. Emmanuel Macron a annoncé mardi soir que les activités extérieures seront autorisées à partir de samedi dans un rayon de 20km et pour une durée de trois heures.

« Les déplacements pour motif de promenade ou d’activité en extérieur sont permises pour 20 kilomètres et pour trois heures », a déclaré le chef de l’Etat au cours de son allocution.

Les sorties pour promenades ou activités physiques individuelles en extérieur n’étaient jusqu’ici autorisées que dans un rayon d’1km et pour une durée d’une heure.

Déconfinement : le calendrier

Déconfinement : le calendrier

28 novembre: un confinement soft

- la réouverture des commerces dits « non essentiels » qui pourront à nouveau accueillir des clients sous un nouveau protocole sanitaire strict et au plus tard jusqu’à 21h.

- Les offices religieux pourront reprendre dans les lieux de culte à partir de samedi prochain « dans la stricte limite de trente personnes ».

-Les déplacements seront également moins restrictifs: il sera possible de se promener ou de pratiquer une activité physique en extérieur dans un rayon de 20 km et pour une durée de trois heures, contre 1 km et une heure actuellement. Les « activités extra-scolaires en plein air, seront aussi à nouveau autorisées » à partir du 28 novembre.

- Les attestations de sortie seront en revanche toujours de la partie.

• 15 décembre: un déconfinement sous condition

- si le nombre de nouveaux cas rapportés positifs ne dépasse pas 5000 quotidiennement et si le nombre de personnes prises en charge dans les services de réanimation ne dépasse pas les 3000 patients, alors le confinement sera levé dans tout le pays.

- Cette levée du confinement prendra toutefois la forme d’un nouveau couvre-feu, instauré de 21h à 7h du matin avec une exception pour les soirs du 24 décembre et du nouvel An, où il sera possible de circuler toute la nuit.

 

- En cas d’objectifs sanitaires atteints, les lieux culturels recevant du public comme les cinémas, les théâtres ou encore les musées pourront de nouveau ouvrir. À cette même date, « les activités extra-scolaires en salle pour l’accueil des enfants durant les fêtes seront à nouveau autorisées, avec des règles strictes ».

- Concernant les stations de ski, Emmanuel Macron a estimé « impossible » l’ouverture des saisons des sports d’hiver en raison des risques sanitaires.

• 20 janvier: un dé confinements total

-toujours si la situation sanitaire le permet, les restaurants auront la possibilité de rouvrir le 20 janvier 2021, soit près de trois mois après leur fermeture.

-Aucune date d’éventuelle réouverture n’a toutefois été donnée pour les bars, restés portes closes depuis octobre, et pour les discothèques, fermées depuis le mois de mars dernier.

-Les salles de sport pourront également rouvrir le 20 janvier, là encore si le nombre de contaminations reste en-dessous de 5000 cas par jour.

-La reprise intégrale des cours pourra se faire au sein des lycées à cette même date, puis deux semaines plus tard dans les établissements supérieurs. Enfin, le couvre-feu pourra être « décalé »

Comment faire de la France un grand du numérique

Comment faire de la France un grand du numérique

 

Par Laurent Gerin, Président des opérations de CGI pour l’Europe de l’Ouest et du Sud qui explique ses espoirs pour faire de la France un grand du numérique dans le journal la Tribune

Qui aurait pu par exemple imaginer avant cette crise que des millions de salariés – un sur cinq précisément en France et plus de deux sur cinq en Ile-de-France – puissent être mis en télétravail du jour au lendemain, permettant ainsi aux entreprises de maintenir leur activité et préserver des milliers d’emplois ? Comment aurions-nous pu permettre aux consommateurs de s’approvisionner pendant le confinement avec les contraintes sanitaires que nous connaissons, sans le e-commerce ? Et comment les administrations et les services de l’Etat auraient-ils pu continuer de fonctionner, assurant ainsi la continuité de leur mission de service public et d’éducation sans la technologie ? La France vient de vivre le plus grand moment de transformation numérique de son histoire et les usages numériques développés pendant la période de confinement viennent, hélas, confirmer la supériorité de solutions extra-européennes.

C’est un fait, le numérique va être un facteur déterminant pour assurer le rebond de notre économie et permettre, ensuite, sa reconstruction. Pourtant, notre pays n’a pas encore pris toute la mesure de cette nouvelle donne. Certes, le numérique est désormais enseigné – un peu – à l’école. Certes, le secteur a obtenu un plan de relance de sept milliards d’euros, et nous nous en réjouissons. Certes, le monde entier nous envie nos licornes, start-up, et nos talents – entrepreneurs, chercheurs, développeurs – sont recrutés par les géants du numérique mondial, GAFAM en tête. Même si les progrès sont réels, il va nous falloir faire beaucoup plus pour inciter, éduquer, former. Inciter nos entrepreneurs, nos collectivités et nos concitoyens à croire dans le potentiel du numérique et investir massivement dans ce secteur. Éduquer nos jeunes, filles et garçons, et les intéresser aux métiers de cette filière. Former les exclus du marché du travail, tels que les chômeurs ou encore les travailleurs en situation de handicap, en privilégiant la reconversion vers les métiers du digital.

Pour soutenir une politique ambitieuse en matière d’innovation et de digitalisation, il sera aussi indispensable de déployer une politique de démystification, pour en finir avec le vieux paradigme d’une « informatique destructrice d’emplois » et enfin envisager le numérique comme un moteur de l’évolution des métiers. L’histoire du 19ème siècle et sa révolution industrielle nous l’a déjà prouvé dans le secteur de l’agriculture. Des milliers d’emplois ont certes été détruits par l’industrialisation, mais cela ne nous a pas empêchés d’avoir aujourd’hui une des agricultures les plus performantes au monde. L’intelligence artificielle et les nouvelles technologies rendront probablement certains métiers obsolètes mais de nouveaux besoins en compétences émergeront rapidement. Charge à nous d’éduquer les jeunes générations et former aux emplois de demain.

 

En ce qui concerne l’éducation justement, le renforcement du programme d’éducation au numérique dès la maternelle ou la création d’un baccalauréat général « Humanités & Numérique » pourraient être des pistes intéressantes à explorer. En matière d’emploi, on pourrait imaginer le développement des filières de reconversion vers les métiers du numérique pour les demandeurs d’emploi ainsi que la création d’un bureau de prospective des métiers et des compétences du numérique avec pour mission de gérer cette tâche de reconversion et de réinsertion. Enfin, le développement d’outils numériques pour permettre aux personnes en situation de handicap d’accéder à l’emploi dans des conditions optimales, la défiscalisation des coûts liés à l’adaptation du poste de travail et la mise en place d’outils collaboratifs permettant le télétravail pourraient être des pistes pour améliorer l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap.

Il est temps que les entreprises, l’Etat, les collectivités territoriales et le monde éducatif s’unissent pour enfin changer de paradigme en lançant un véritable « Grenelle du Numérique » pour la France. Il est temps d’investir massivement pour doter notre économie des talents dont elle a besoin. Ils contribueront à faire de notre pays une grande Nation du numérique.

A l’heure où le monde s’interroge sur l’évolution du virus et sur l’hypothèse de futures vagues, il nous faut agir et vite. Nous avons l’immense chance d’avoir en France une économie solide et résiliente et de pouvoir compter sur les salariés et entrepreneurs parmi les plus engagés et talentueux au monde. L’innovation et notre capacité à nous adapter seront les clés qui nous permettront de trouver les alternatives, les solutions et les opportunités dont nous avons collectivement besoin pour surmonter les impacts de cette crise sans précédent. La France sait mobiliser ses forces vives pour atteindre les objectifs qu’elle se fixe. Elle l’a prouvé à de très nombreuses reprises dans sa longue histoire. Il nous faut retrouver non pas les mêmes méthodes – les temps ont changé – mais ces ingrédients indispensables à toute aventure humaine collective : l’ambition, la solidarité et l’enthousiasme. Nous pourrons alors aborder le monde d’après sereinement.

Climat des affaires : plongeon en novembre

Climat des affaires : plongeon en novembre

 

Selon  l’Insee publiée ce mardi 24 novembre, le climat des affaires en France a enregistré un plongeon spectaculaire au mois de novembre. la confiance des chefs d’entreprise, interrogés par l’organisme public entre le 28 octobre et le 19 novembre, s’érode sérieusement. Le durcissement des mesures de restriction avec la mise en oeuvre d’un couvre-feu, d’abord dans les grandes métropoles puis dans 54 départements, suivie de l’annonce d’un nouveau confinement pour au moins un mois par le président de la République ont miné les espoirs d’une reprise rapide de l’économie tricolore.

Avec les différentes annonces du vaccin qui se succèdent, les perspectives commencent à s’éclaircir. Il reste cependant de nombreux doutes et incertitudes sur la mise en place de ce vaccin, les délais d’application ou le consentement des populations. Lors d’une réunion avec des journalistes ce mardi 24 novembre, le chef économiste de Natixis Patrick Artus a présenté plusieurs scénarios. « Jusqu’à la fin du premier semestre 2021, l’économie devrait toujours être dominée par la situation épidémique « 

 

La banque centrale incite les gouvernements à prolonger sur l’année 2021 les mesures prises en 2020.

 La banque centrale incite les gouvernements à prolonger sur l’année 2021 les mesures prises en 2020.

 

Faute de cela la croissance dans l’union économique pourrait perdre de 2 à 4 %.

« L’arrêt simultané des mesures de politique économique pourrait déclencher un recul prolongé sur le chemin de la reprise », a déclaré la BCE. « De tels effets de falaise (« cliff edge ») se feraient sentir essentiellement au premier semestre 2021″.

Mais pour contrebalancer son discours, la banque centrale a toutefois averti que le maintien de ces mesures sur une trop longue période pourrait également freiner la croissance à long terme et mettre en danger la stabilité financière en maintenant sous perfusion des entreprises non performantes et en favorisant une mauvaise allocation des capitaux.

« Il existe des risques à court terme substantiels liés au retrait du soutien politique mais les risques à moyen terme d’un soutien politique prolongé ne doivent pas non plus être ignorés », a-t-elle ajouté.

 

Bourse–Dow Jones : record au-dessus des 30 000.

Bourse–Dow Jones : record au-dessus des 30 000.

Aux alentours de 17H00 GMT, le Dow Jones s’appréciait de 1,68% ou 497,60 points, à 30.088,87 points. En cause d’abord la bonne tenue de l’économie américaine aussi la multiplication des annonces pour un futur vaccin qui rassure sur la santé humaine mais aussi sur la santé économique à venir. Il y a aussi la reconnaissance plus ou moins officielle par Trump de sa défaite et la mise en place progressive de l’équipe de Joe Biden. L’assurance au moins d’une certaine cohérence de la politique américaine au lieu des coups de boutoir de Trump.

La seule faiblesse pour l’instant des États-Unis est la propagation de la crise sanitaire. Les États-Unis enregistrent et de loin le premier nombre de contaminés et de morts. On compte aussi sur Biden afin de développer une politique sanitaire beaucoup plus généreuse pour les plus défavorisés. L’intéressé a d’ailleurs annoncé une vaccination générale des Américains, en plus une vaccination gratuite. Une mesure sans doute destinée aussi à rassurer les consommateurs. Il faut en effet noter la très forte baisse de la confiance des consommateurs en novembre, selon l’indice du Conference Board publié mardi, .

 

La Bourse de New York avait déjà terminé en hausse lundi, profitant d’abord d’une nouvelle annonce sur un vaccin contre le coronavirus, puis accueillant avec enthousiasme l’information selon laquelle Janet Yellen allait être nommée secrétaire au Trésor par Joe Biden: le Dow Jones avait pris 1,12%, le Nasdaq avait gagné 0,22% et le S&P 500 était monté de 0,56%.

« Le sentiment dominant du marché à l’heure actuelle est la confiance dans le fait que des solutions vont être trouvées, qu’il s’agisse de la transition présidentielle [entre Donald Trump et Joe Biden, ndlr], du coronavirus, de l’économie, des résultats d’entreprises, des taux d’intérêt, de l’inflation et de la performance même de la Bourse », résume Patrick O’Hare de Briefing.

En revanche, la très forte baisse de la confiance des consommateurs en novembre, selon l’indice du Conference Board publié mardi, n’a pas pesé sur le marché.

 

 

Absentéisme dans la fonction publique: 33 jours, 20 dans le priv

Absentéisme dans la fonction publique: 33 jours, 20 dans le privé

Un peu plus de 33 jours dans le public pour une vingtaine de jours dans le privé. Pourtant les conditions de travail sont loin d’être favorables au privé.

 

33 jours, c’est l’absentéisme moyen des agents du service public dans les mairies en France, selon un classement que dévoile le think-tank libéral iFRAP en se basant sur les derniers bilans sociaux disponibles, ceux de 2017. Le rapport note que la population vieillissante chez les fonctionnaires, l’augmentation des congés «longue maladie» ou le temps de réintégration au travail après une absence font gonfler l’absentéisme dans les mairies. La ville de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) est celle qui enregistre le plus gros taux d’absentéisme, avec 52 jours d’arrêt en moyenne.

Pour établir ce classement, l’iFRAP a récupéré les données de 53 communes représentant 142.000 agents et 8,9 millions de Français vivant dans ces villes. Un échantillon national représentatif, donc, même si ces données datent de 2017, car celles de 2019 n’ont pas encore été compilées.

L’absentéisme des salariés du secteur privé, lui,  est resté stable en 2019 par rapport à l’année précédente.

 

Avec « 18,7 jours d’absence par an et par salarié en moyenne », contre 18,6 jours en 2018, l’absentéisme des salariés du secteur privé est resté stable en 2019 par rapport à l’année précédente, selon le 12e baromètre du groupe de conseil Ayming publié ce mercredi.

Le taux d’absentéisme atteignait ainsi 5,1% l’an dernier, d’après une enquête réalisée en mars et avril auprès de 45 403 entreprises du privé employant 1,92 million de salariés et portant sur les arrêts maladie, accidents du travail et maladies professionnelles « dès le 1er jour d’arrêt », a précisé Ayming.

Parti socialiste : la fin programmée pour 2022

Parti socialiste : la fin programmée pour 2022

En s’abritant derrière la perspective d’un contrat de coalition illusoire avec la gauche, le secrétaire général actuel du parti socialiste acte la fin du parti pour 2022. Il propose en effet purement et simplement de changer de nom, de tout remettre à plat, bref d’acter la fin du parti socialiste.

 

On voit mal en effet avec qui il pourrait passer une coalition de la gauche. Sûrement pas avec Mélenchon qui a déjà décidé de se présenter et d’être le seul candidat de la gauche. Sûrement pas avec les écologistes qui ont aussi décidé de présenter leur propre candidat. Ne reste alors que la solution de se rallier purement et simplement à l’un de ces deux courants est de se dissoudre en même temps. Ce qui ne sera pas très compliqué puisqu’aux dernières élections présidentielles le PS a réuni seulement 6 % des voix, aujourd’hui on lui prédit autour de 3 %.

 

Bref le parti socialiste suit le chemin de déroute du parti communiste lequel obtient même moins que les organisations d’extrême-gauche. En cause, évidemment les renoncements et les trahisons répétées de cette gauche réputée socialiste dans les périodes électorales mais qui s’est livrée bras et mains liées aux promoteurs d’un libéralisme sauvage. Le processus a commencé avec Mitterrand qui est mis en place son programme socialiste pendant à peine deux ans puis s’est résolu de se soumettre aux forces libérales économiques et financières.

 

D’une certaine manière, le parti socialiste connaît le même sort  que son ancêtre la SFIO. Et pour les mêmes raisons, celles déjà évoquées et surtout le fait que ce parti socialiste sociologiquement n’a jamais représenté les forces populaires qu’il revendiquait. En effet contrairement aux autres partis sociaux-démocrates la direction du parti socialiste n’a toujours compté que des technocrates et des professionnels de la politique.

« En acceptant de quitter nos meubles et de nous réinventer, a assuré Olivier Faure, ce ne sera pas un trait sur notre histoire mais un nouveau départ avec de nouvelles figures, de nouveaux talents, des trajectoires différentes ». « Le temps est venu de tout remettre à platnotre organisation, notre fonctionnement, et pourquoi pas même notre nom », a-t-il insisté, à bientôt cinquante ans du congrès d’Épinay. « Tout doit être débattu sans tabou. Il faut faire entrer de l’air frais, vivre sans totem et ouvrir un nouveau cycle. ». Un discours en forme de d’homélie funéraire qui prépare l’enterrement définitif du parti socialiste.

 

Déconfinement Macron: critiques de l’opposition

Déconfinement Macron: critiques de l’opposition

 

Il va sans doute falloir quelques jours pour digérer le calendrier complexe de Macron. Mélange de prudence et de contradictions qui autorisent ici les rassemblements, les interdit ailleurs, qui permet l’ouverture de certains commerces et activités mais pas d’autres. Bref une sorte de patchwork qui tente d’allier un déconfinement soft avec les protestations des secteurs considérés. Le principal reproche fait à Macron une nouvelle fois , c’est évidemment sa gestion très monarchique de la crise sanitaire en plus de ses contradictions. La très longue intervention d’Emmanuel Macron n’a pas convaincu.. «Fatigué de ces longs bavardages d’autosatisfaction! Quant aux mots – horodatage, isolement, comité scientifique -, ils révèlent la mainmise des bureaucrates sur notre vie. C’était donc Macron au pays des Soviets et des technos. Préparons la révolution du bon sens», a-t-on indiqué côté républicain.

 

L’opposition s’est aussi vivement inquiétée des décisions prises, selon eux, sans concertation. «Je ne suis pas surpris des mesures, on pouvait les deviner. Les collectivités locales et territoriales vont encore être sollicitées, sur le dossier des tests en particulier, sans que nous n’ayons jamais été associés à la stratégie mise en place», a regretté Stéphane Le Foll, maire PS du Mans et ancien ministre. «26 minutes sans jamais citer le Parlement et pourtant la démocratie est un atout dans une crise sanitaire économique et sociale!», s’est indignée Cécile Cukierman, sénatrice et porte-parole du PCF. Un constat partagé par les écologistes. «Merci aux Français qui par leurs efforts pallient le défaut d’anticipation du gouvernement. Et toujours merci aux soignants. Le soutien à l’hôpital doit être encore accru…», a réagi Julien Bayou, le secrétaire national de EELV. «Pour le reste, le président ne peut continuer à tout décider seul éternellement», s’est agacé l’écologiste s’offusquant qu’il n’y ait «toujours rien pour les plus précaires, sur les loyers ou les moins de 25 ans. Une crise monte, (Emmanuel Macron) ne peut rester les bras ballants»«Donc si j’ai bien compris, toutes les décisions sont basées sur le nombre de lits de réanimation occupés, s’est offusqué le député européen du RN Jean-Lin Lacapelle. Alors Emmanuel Macron peut-il nous expliquer pourquoi nous n’avons que 5700 lits de disponibles quand l’Allemagne en a 28.000! Pas un seul de créé depuis mai dernier. Honte!»

Enquête judiciaire contre le ministre Alain Grizet

Enquête judiciaire contre le ministre Alain Grizet

Une enquête judiciaire par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique a été ouverte à propos d’une fausse déclaration de patrimoine du ministre Alain Griset chargé des PME.

 

 

En fait ce sont deux  enquêtes ont été ouvertes par les parquets de Lille et de Paris, a indiqué le parquet de Paris. Dans un communiqué, le procureur de la République Rémy Heitz a indiqué que les opérations sur un plan d’épargne en actions (PEA) détenu par Alain Griset faisaient l’objet d’une enquête à Lille à la suite d’un signalement de la cellule anti-blanchiment Tracfin, et à Paris pour «omission de déclaration d’une partie substantielle de son patrimoine ou de ses intérêts». L’enquête parisienne a été ouverte mardi.

L’argent détenu par le ministre sur son PEA venait de la vente de parts d’une société civile immobilière (SCI) détenues par la Confédération nationale de l’artisanat et des services (CNAMS) Nord, qu’il a présidée de 1991 jusqu’à sa nomination au gouvernement, le 6 juillet 2020.

Outre le défaut de déclaration la question se pose de savoir quel est la légitimité de la présence sur le compte personnel PEA du ministre d’une somme appartenant à son syndicat ! Le ministre répond. «Il a toujours été clair que cette somme et les plus-values du placement appartenaient à la CNAMS et qu’elles seraient libérées pour l’acquisition d’un nouveau bien», explique dans les colonnes du Monde l’entourage du ministre, qui défend un «acte maladroit», sans «volonté d’enrichissement personnel».

«Alain Griset a dit à la Haute autorité qu’il avait l’accord de la CNAMS, pour qu’il puisse faire fructifier cette somme, mais alors on est dans la confusion des patrimoines, ce qui n’est pas conforme à la loi», a relevé auprès de l’AFP le président de la HATVP Didier Migaud. Autorité indépendante créée après le scandale Cahuzac, la Haute autorité contrôle notamment le patrimoine des parlementaires et des ministres, et peut saisir la justice si elle décèle une intention frauduleuse.

 

Chauffage logement neuf : victoire d’EDF sur Engie

Chauffage logement neuf : victoire d’EDF sur Engie

Engie  a perdu la bataille du chauffage des logements neufs au gaz au profit d’EDF et l’électricité.

 

D’une certaine façon , Engie paye sa stratégie un peu brouillonne de diversification tous azimuts. Une image floue entre fournisseurs d’énergie traditionnelle et promoteur d’énergie verte. EDF devrait surtout profiter de l’obligation désormais pour les logements neufs de se chauffer à l’électricité. Reste à savoir cependant si EDF conservera à moyen terme sa fonction de producteur et celle de distributeur. Une réforme est en cours sur ce sujet pour confiner EDF à sa seule activité de producteur et libéraliser la fonction de distribution. Une réorganisation par ailleurs contestée . Mardi 24 novembre, Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, et Emmanuelle Wargon, ministre déléguée au Logement, ont présenté la nouvelle réglementation thermique qui va s’appliquer à partir de l’année prochaine aux constructions de logements neufs. Baptisée «RE2020» elle vise à exclure le chauffage au gaz des nouvelles maisons dès l’été prochain et des immeubles en 2024.

«La RE2020 concentre les attentions et crispe beaucoup, même si le bâtiment neuf ne représente chaque année que 1% du parc immobilier, reconnaissait il y a quelques jours un acteur de l’électricité.

Commerce : autorisation de Réouverture des commerces le 28 novembre : un soulagement en demi-teinte .

Commerce : autorisation de Réouverture des commerces le 28 novembre : un soulagement en demi-teinte

 

Un accueil mi-figue mi-raisin de la part de la profession concernant la perspective de réouverture des commerces le 28 novembre. Globalement, une ouverture qui va profondément affecter les résultats financiers de ce secteur d’activité. Nombre d’entreprises seront condamnés à la faillite. En outre,  les conditions de réouverture sont particulièrement draconiennes puisqu’on impose désormais une surface de 8 m² par client soit le double que précédemment. Dans le même temps, les clients continueront de se balader librement dans les grandes surfaces, de se côtoyer et de tripoter à loisir les biens y compris l’alimentation.

«On se moque de nous», dénonce son Secrétaire général, Marc Sanchez, réagissant au nom des TPE«La jauge à 8 m2 double les contraintes précédemment requises pour l’accueil de la clientèle espérée nombreuse en cette période de fêtes de fin d’année. Ce sont encore les grandes surfaces qui vont tirer parti de l’ouverture des rayons « non essentiels ».

Ce n’est évidemment pas le doublement de l’aide qui passerait de 1500 € à 3000 € qui pourra permettre de sauver certains petits commerces. Une aide qui ne pourra même pas aider sur un mois d’activité alors sur un an !

 

Ne devrait-on pas permettre aux petits commerces de bénéficier de quinze jours exclusifs ?» écrit-il dans un communiqué. Même réaction du côté du côté du Conseil du commerce de France (Cdcf). S’il reconnaît avoir «été entendu» par le gouvernement, «le soutien financier pour les charges, les loyers et les stocks est essentiel aussi. Nous rouvrons, mais ça n’efface pas le mois de novembre perdu», explique-t-il.

Évidemment dans le secteur des cafés et des restaurants, c’est la catastrophe annoncée avec la réouverture hypothétique le 20 janvier. La plupart des experts prévoit que de leur de 30 % de ces commerces pourrait définitivement disparaître.

Coronavirus États-Unis : 167.000 nouveaux cas , 2.000 morts en 24 heures

Coronavirus États-Unis : 167.000 nouveaux cas , 2.000 morts en 24 heures

 

Les Etats-Unis, pays le plus touché au monde  par la maladie en valeur absolue-la France est en quatrième position–, a encore détecté mardi 166.960 nouveaux cas en 24 heures et déploré 2.081 décès selon l’université Johns Hopkins, dont le relevé actualisé en continu fait référence. Plus de 259.000 personnes sont mortes du Covid-19 aux Etats-Unis depuis le début de la pandémie.

Google États-Unis : procédure antitrust en cours

Google États-Unis : procédure antitrust en cours 

Les procédures antitrust engagées contre Google se multiplient aux États-Unis. Un groupe d’Etats américains prévoient de déposer plainte dès le mois prochain contre Google pour des accusations de pratiques anticoncurrentielles.

Cette procédure imminente viendrait s’ajouter à la plainte déposée en octobre par le département américain de la Justice et onze Etats, qui reprochent au géant du numérique d’enfreindre la loi en abusant de sa position sur les marchés de la recherche et de la publicité en ligne pour nuire à ses concurrents.

Google a rejeté les accusations formulées à son encontre, déclarant que sa position dominante découlait des préférences des consommateurs.

Le  groupe d’Etats – Colorado, Iowa, Nebraska, New York, Caroline du Nord, Tennessee et Utah – prévoit  de déposer leur requête vers la mi-décembre.

États-Unis : confirmation de l’interdiction du groupe chinois ZTE

États-Unis : confirmation de l’interdiction du groupe chinois ZTE

L’autorité américaine des télécommunications (FCC) a rejeté mardi un recours déposé par le groupe chinois ZTE lui demandant de réexaminer sa décision de le classer comme une menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis.

La FCC a formellement désigné en juin dernier ZTE et Huawei comme des menaces à la sécurité nationale, ce qui interdit aux entreprises américaines de solliciter des fonds fédéraux pour acheter des produits aux deux équipementiers télécoms chinois.

La commission fédérale des communications doit fixer le 10 décembre prochain des règles pour aider les entreprises télécoms américaines à retirer ces équipements de leurs réseaux et à les remplacer.

Secteur aérien : perte de 157 milliards sur deux ans et 173 milliards de dettes

Secteur aérien : perte de 157 milliards sur deux ans et 173 milliards de dettes

Une véritable catastrophe économique pour le secteur aérien, l’un des plus touchés par la crise sanitaire et qui va provoquer de nombreuses faillites. L’Iata, l’organisation internationale du transport aérien, qui prévoyait en juin des pertes s’élevant à 100 milliards de dollars sur la même période, s’attend désormais à une perte de 118,5 milliards de dollars en 2020 et de 38,7 milliards de dollars supplémentaires l’année prochaine.

Ces prévisions témoignent de l’ampleur du défi que le secteur doit surmonter malgré les espoirs suscités par l’apparition de vaccins.

Selon ses prévisions, le nombre de passagers devrait avoir chuté cette année à 1,8 milliard contre 4,5 milliards l’année dernière. L’Iata s’attend à un rebond limité à 2,8 milliards l’année prochaine.

Ces estimations sont fondées sur l’hypothèse d’une réouverture des frontières d’ici la mi-2021 favorisée à la fois par les multiplication des tests et par l’essor de la vaccination.

L’Iata appelle les Etats à remplacer les mesures de quarantaine par des campagnes de dépistage généralisées.

“Les gens qui refusent de se faire vacciner se verraient dans l’incapacité de voyager”, déclare le chef de l’Iata. “Le dépistage systématique devient d’autant plus crucial pour la réouverture des frontières.”

Le fret aérien, – verra probablement ses revenus mondiaux augmenter de 15% pour atteindre 117,7 milliards de dollars cette année, malgré une baisse de 11,6% du volume à 54,2 millions de tonnes, a annoncé l’Iata.

Par ailleurs, près de 173 milliards d’aides gouvernementales ont creusé l’endettement des compagnies, ce qui menace d’entraver les investissements futurs, des faillites étant ainsi probables, a-t-elle ajouté

Coronavirus France : 50.000 morts

Coronavirus France : 50.000 morts

 

50.237 morts pour un total de 2.153.815 infections ( soit 3 à 4 fois plus que l’Allemagne). La France est un des pays les plus touchés après les États-Unis, l’Inde et le Brésil. Sur ce total en France, 34.399 décès ont été dénombrés à l’hôpital, dont les chiffres sont actualisés quotidiennement, et 15.838 dans les Ehpad et autres établissements médicosociaux, dont les chiffres de décès sont mis à jour tous les mardis et vendredis.

“Aujourd’hui, nous avons atteint 50.000 décès dus à l’épidémie et si la situation s’améliore globalement dans l’Hexagone et dans nos Outre-mer, dans certaines régions, elle demeure très préoccupante”, a commenté Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée destinée à préciser les prochaines étapes du plan de lutte gouvernemental contre l’épidémie.

Le nombre des tests positifs au SARS-CoV-2 en 24 heures s’est élevé à 9.155 nouveaux cas, selon Santé Publique France.

Le nombre de patients hospitalisés pour une infection Covid-19 continue de décroître, à 30.622, soit 859 de moins que lundi, de même que celui des patients traités en réanimation, qui recule à 4.289, soit 165 de moins.

Macron : un déconfinement soft, progressif et contradictoire

Macron : un déconfinement soft, progressif et contradictoire

 

Un déconfinements en trois étapes annoncé par le président de la république à la fois pour alléger progressivement les mesures restrictives mais aussi pour faire plaisir à un certain nombre de secteurs ou de catégories professionnelles. On se réjouira évidemment de la réouverture des commerces. Par contre, la réouverture envisagée des cinémas, des théâtres et des offices religieux parait assez contradictoire avec l’interdiction du ski pour Noël ou encore du sport individuel de plein air.

Les déplacements, avec attestation, seront autorisés dans un rayon de 20 km pour une durée de trois heures et les offices religieux seront possibles dans la limite de 30 personnes.

Librairies, disquaires et bibliothèques pourront de nouveau accueillir le public.

La deuxième étape débutera le 15 décembre. Si le reflux de l’épidémie se confirme, “le confinement pourra être levé” afin de pouvoir passer Noël en famille, a dit Emmanuel Macron.

Cinémas, théâtres, musées pourront rouvrir mi-décembre dans le cadre de protocoles sanitaires stricts dans la limite du couvre-feu général qui restera en vigueur entre 21h00 et 07h00 du matin.

La troisième étape commencera le 20 janvier, avec la réouverture possible des bars, restaurants et salles de sports.

Les lycées, où l’enseignement se fait souvent en demi-classes, pourront rouvrir le 20 janvier avec la totalité des élèves. Il en sera de même 15 jours plus tard dans les universités.

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