Archive pour le Tag 'Chine'

Chine: tassement de l’activité dans les services

Chine: tassement de l’activité dans les services

Signe du ralentissement provoqué notamment par les sanctions américaines, l’activité dans les services s’est nettement repliée en Chine en octobre, tombant à son plus bas niveau depuis plus d’un an, selon un indice indépendant publié lundi par le groupe de médias Caixin. L’indice des directeurs d’achat (PMI) du secteur, calculé par le cabinet IHS Markit, a chuté le mois dernier à 50,8 contre 53,1 en septembre, soit son niveau le plus bas depuis septembre 2017.Les analystes sondés par l’agence financière Bloomberg tablaient sur un repli beaucoup moins marqué, à 52,8. Un chiffre supérieur à 50 témoigne d’une expansion de l’activité, et en-deçà d’une contraction.

Trump pour un accord avec la Chine ?

Trump pour un  accord avec la Chine ?

Avec Trump, il faut toujours se méfier de ses phrases grandiloquentes à tout propos qui dise une semaine une chose, le contraire la semaine suivante. Après avoir tapé sur la Chine est menacé de taxer la totalité des exportations chinoises soit environ 500 milliards de dollars, il semble que Trump met un peu d’eau dans son vin en estimant Lundi soir sur Fox News qu’il était possible de conclure un « grand accord » avec la Chine sur le commerce mais a prévenu que des milliards de dollars de droits de douane supplémentaires étaient prêts le cas échéant. Pour résumer concernant les échanges commerciaux avec la Chine, Trump envisage donc toutes les hypothèses : soit un accord soit un désaccord qui accuserait la totalité des échanges en provenance de la Chine. La théâtralité de la diplomatie de Trump contraint à se montrer prudent sur l’évolution des relations entre les États-Unis et la Chine « Je pense que nous allons conclure un accord formidable avec la Chine, et il devra être formidable parce qu’ils ont vidé notre pays », a dit le président américain. »Je peux conclure tout de suite, je dis juste qu’ils ne sont pas prêts », a-t-il ajouté. L’administration Trump a d’ores et déjà imposé des droits de douane sur 250 milliards de dollars d’importations chinoises. « Et j’ai 267 milliards de dollars prêts à partir si nous ne pouvons pas conclure un accord », a poursuivi Trump. La totalité des exportations chinoises vers les Etats-Unis seraient alors soumis à des droits de douane (de son côté, Pékin a répliqué en taxant 110 milliards de dollars de produits importés des Etats-Unis).

Croissance Chine : tassement

Croissance Chine : tassement

 

Signe du ralentissement du commerce international, la Chine a vu sa croissance économique se tasser  à 6,5% au troisième trimestre, sa plus faible performance trimestrielle depuis neuf ans, selon un chiffre gouvernemental publié vendredi, à l’heure où s’intensifie la guerre commerciale avec les Etats-Unis et que les investissements continuent de stagner. Témoin d’une conjoncture assombrie, le produit intérieur brut (PIB) de la deuxième économie mondiale s’établit au même niveau qu’anticipé par un groupe de 12 analystes sondés par l’AFP. La croissance décroche donc nettement après avoir résisté au premier (6,8%) comme au deuxième trimestre (+6,7%). Il s’agit du plus faible rythme de croissance pour le géant asiatique depuis le premier trimestre 2009, lorsque la crise financière avait frappé les marchés mondiaux et fermé les débouchés pour les exportations chinoises. Si la fiabilité du chiffre officiel du PIB chinois est souvent contestée, il reste très suivi par les marchés mondiaux. Les autres chiffres publiés simultanément par le Bureau national de statistiques (BNS) ne montrent par ailleurs aucune éclaircie.

 

Véhicules électriques : Renault, d’abord en Chine

Véhicules électriques : Renault, d’abord en Chine

Sans doute parce que le marché chinois devient le plus stratégique au plan mondial, Renault a décidé de réserver la sortie de son premier petit véhicule électrique à bas prix en Chine. Les autres marchés attendront d’autant que l’interdiction du diesel n’interviendra pas avant 2030 2040 et plus tard encore pour les moteurs à essence. La Chine elle est beaucoup plus volontariste vis-à-vis du développement des véhicules électriques. En plus de ce  petit SUV électrique abordable,  Renault prévoit la commercialisation prochaine de versions hybrides de ses best-sellers Clio, Captur et Mégane, avec un système maison inédit .Renault envisage doubler sa gamme 100% électrique d’ici 2022 pour la porter à huit véhicules. Le K-ZE, d’une autonomie de 250 kms, construit sur la même plate-forme que le véhicule ultra-low cost Kwid commercialisé d’abord en Chine avant d’essaimer sur d’autres marchés mondiaux, sera fabriqué sur place par e-GT New Energy Automotive Co, co-entreprise avec le chinois Dongfeng Motor Group et le partenaire japonais de l’alliance avec Renault, Nissan. Il s’agira de l’une des neuf nouvelles voitures – dont trois électriques – que le groupe entend lancer sur le marché chinois sur la durée de son plan stratégique “Drive the future”.

Chine-tarifs douaniers : menace de Trump sur 200 milliards s

Chine-tarifs douaniers : menace de Trump  sur 200 milliards 

Ce n’est pas la première fois que le président des États-Unis menace de taxer 200 milliards supplémentaires sur des produits chinois. Soit une hausse des tarifs douaniers sur presque la moitié des importations chinoises. Donald Trump va encore plus loin puis puisqu’il n’a pas  exclu par l’hypothèse de taxer la totalité des importations de Chine et cela en dépit des protestations de nombre de multi nationale américaine forcément concernée puisqu’elles ont délocalisé une partie de leur production en Chine. Une menace pourrait affecter la compétitivité américaine et  une sorte de manière de se tirer une balle dans le pied. Notons que la même menace pèse aussi sur l’Europe tant qu’on ne sera pas parvenu à un accord entre les deux zones. “Trump a chargé ses équipes de mettre en œuvre des tarifs douaniers sur quelque 200 milliards de dollars supplémentaires sur des produits chinois en dépit de la tentative de son secrétaire au Trésor (Steven Mnuchin) de relancer des discussions avec Pékin pour résoudre la guerre commerciale”, a écrit Bloomberg. Ces 200 milliards de dollars étaient déjà en discussions. Et le président américain s’était même dit prêt à aller au-delà, jusqu’à taxer la totalité des importations chinoises. “Les 200 milliards de dollars dont nous parlons pourraient s’appliquer très prochainement, suivant ce qui se passe avec eux. Dans une certaine mesure, c’est à la Chine d’en décider. Et je déteste le dire, mais ensuite, ce sont 267 milliards de dollars supplémentaires qui seront rapidement concernées si je le souhaite. Cela change l’équation”, a-t-il déclaré le 7 septembre dernier. L’administration Trump a déjà imposé des droits de douane de 25% sur un ensemble de produits d’importations chinoises représentant un montant annuel de 50 milliards de dollars. Pékin a riposté sur des montants similaires. En 2017, les Etats-Unis ont importé pour 505 milliards de dollars de produits chinois, contre 130 milliards d’exportations américaines vers la Chine. D’après les données du Census Bureau, les exportations jusqu’à fin juillet ont progressé de près de 9% par rapport à la même période de l’an dernier.

Chine: tassement croissance des exportations et importations en août

Chine: tassement croissance des exportations et importations en août

 

Preuve du tassement de la croissance mondiale, la Chine enregistre une progression moins dynamique de son commerce international même si le solde demeure largemenet positif, environ 30 milliards. La Chine a vu en effet  ses exportations comme ses importations s’essouffler fortement en août, selon des chiffres officiels publiés samedi, au moment où son économie pâtit d’une demande morose et reste suspendue à la guerre commerciale exacerbée avec les Etats-Unis. Les exportations ont gonflé de 9,8% sur un an en août, très en-deçà de leur performance de juillet (+12,2%), tandis que les importations du géant asiatique grimpaient de 20%, après un bond de quelque 27% le mois précédent, ont précisé les douanes chinoises. L’excédent commercial du pays est resté stable à 27,9 milliards de dollars, peu ou prou au même niveau qu’en juillet.

Droits de douane : sur 200 milliards avec la Chine (Trump)

Droits de douane : sur 200 milliards avec la Chine (Trump)

Un sérieux coup de froid sur les marchés après la déclaration de d’augmenter les tarifs douaniers sur 200 milliards d’importations chinoises supplémentaires. On sait que respectivement la Chine et les États-Unis ont déjà augmenté ces tarifs sur un volume de 50 milliards de dollars. La nouvelle déclaration du président des États-Unis toucherait donc à peu près la moitié des importations chinoises. De quoi évidemment renchérir les produits importés ester atteinte à la compétitivité américaine cela d’autant plus que les Chinois ne resteront pas sans réponse face à cette entorse  aux échanges commerciaux. Les menaces respectives font craindre une intensification de la guerre commerciale avec des conséquences non seulement sur les échanges mais sur la croissance mondiale à partir de 2019  Les nouveaux droits de douane viseraient des produits de consommation comme les matériaux de construction, les produits technologiques, les vélos et le textile. Wall Street a accentué ses pertes jeudi en réaction à cette information, tous comme les rendements des obligations du Trésor américain. L’indice S&P-500 perdait 0,51% une demi-heure avant la clôture et le Dow Jones cédait 0,56%.

La Turquie n’est pas la Chine, donc pas de concession (Trump)

La Turquie n’est pas la Chine, donc pas de concession (Trump)

 

 

 

Donald Trump ne semble pas du tout inquiet par la tension des relations entre la Turquie et les États-Unis. Il faut dire que la Turquie n’est pas la Chine et que le commerce entre les deux pays est relativement marginal d’un point de vue américain. Il en va différemment pour la Turquie. Du coup Donald Trump n’entend rien concéder à propos de la libération du pasteur emprisonné pour  terrorisme. D’une certaine manière le président américain agit avec la Turquie comme avec l’Iran en utilisant l’arme de l’asphyxie économique. Cette fois les effets  risquent d’être catastrophiques pour un petit pays comme la Turquie. Avant même le différend concernant l’emprisonnement du pasteur, la Turquie  connaissait des difficultés financières. La première conséquence de cette situation est l’affaiblissement considérable de la monnaie turque qui a perdu presque la moitié de sa valeur en quelques mois et qui risque de voir l’inflation s’envoler surtout depuis que les agences de notation ont nettement dégradé le pays. Le président américain a décidé de doubler les droits de douane sur l’acier et l’aluminium turcs importés aux Etats-Unis, ce à quoi Ankara a répliqué la semaine dernière en relevant les tarifs douaniers sur l’importation de plusieurs catégories de produits américains. “Je ne suis pas du tout inquiet. Je ne suis pas inquiet. C’est la chose appropriée à faire”, a déclaré Trump, interrogé par Reuters sur les conséquences potentiellement négatives que ces droits de douane pourraient avoir sur d’autres économies.

Chine: tassement de la croissance des ventes de détail

Chine: tassement de la croissance des ventes de détail

 

Le ralentissement de la croissance internationale semble se confirmer. Après les chiffres du Japon se sont ceux de la Chine qui mette en évidence le recul des performances par rapport aux prévisions Les ventes de détail en Chine, baromètre de la consommation, ont enregistré un ralentissement surprise en juillet, tandis que la production industrielle gonflait moins qu’attendu, selon des chiffres officiels publiés mardi, signal d’une conjoncture toujours fragile sur fond de guerre commerciale. Les ventes au détail ont progressé le mois dernier de 8,8% sur un an, contre une hausse de 9% en juin et à rebours de l’accélération attendue par les analystes (+9,1%), a indiqué le Bureau national des statistiques (BNS). La production industrielle chinoise a gonflé de 6%, au même rythme qu’en juin, et là aussi en-deçà des prévisions (+6,3%). Les investissements en capital fixe, qui mesurent notamment les dépenses dans les chantiers infrastructures, ont grimpé de 5,5% sur un an pour la période de janvier à juillet, continuant de s’essouffler à des niveaux plus vus depuis presque deux décennies.

Guerre commerciale : la chine taxe sur 16 milliards

guerre commerciale : la chine taxe sur 16 milliards

Réponse du berger à la bergère les chinois pénalisent aussi le commerce américain. Les Etats unis qui ont décidé de taxer 50 milliards d’imports chinois (sur un total de 500 milliards) subiront eux aussi une imposition des exports à destination de la Chine pour un montant de 16 Milliards. Le ministère chinois du Commerce a annoncé mercredi qu’il imposait des droits de douane de 25% sur 16 milliards de dollars (13,8 milliards d’euros) de produits américains en représailles à une mesure similaire prise par les Etats-Unis sur des produits chinois. La mesure prendra effet le 23 août et portera sur une liste de 333 produits américains dont le charbon, le diesel, des produits sidérurgiques ainsi que certaines automobiles, des marques de bicyclettes et des équipements médicaux. Le ministère chinois du Commerce explique que cette décision intervient en réponse à la décision de Washington de taxer à hauteur de 25% une seconde tranche de produits chinois à partir du 23 août. L’administration américaine a annoncé mardi qu’elle finalisait cette seconde tranche de produits chinois soumis à des taxes douanières qui vient s’ajouter à une première tranche portant de 34 milliards de dollars de biens Made in China taxés depuis le 6 juillet. Ces deux tranches représentent au total les 50 milliards de dollars d’importations en provenance de Chine dont Donald Trump avait annoncé le 15 juin qu’elles seraient frappées par des droits de douane de 25%.

Chine : excédent commercial record avec les Etats-Unis qui va faire bondir Trump

Chine : excédent commercial record avec les Etats-Unis qui va faire bondir Trump

 

 

D’une certaine manière ce record d’excédents  commercial tombe assez mal et va permettre d’alimenter l’argumentaire de Trump visant à imposer des taxes nouvelles sur les importations chinoises. Des taxes qui à terme pourraient précisément peser sur les soldes commerciaux respectifs. Des taxes de 20 à 30 % qui pourraient porter sur 250 milliards d’exportations chinoises vers les Etats-Unis. La conséquence sera un ralentissement des échanges avec un impact sur la croissance y compris de l’Europe,  de l’Allemagne mais par répercussion aussi de la France. Pékin a encaissé un excédent bilatéral de 28,97 milliards de dollars en juin, un chiffre en hausse de 18% sur le mois de mai (24,58 milliards), a annoncé vendredi l’Administration des douanes. Il s’agit d’un record pour un excédent mensuel depuis 1999, selon l’agence Bloomberg.

Ces chiffres sont les derniers à être compilés avant l’entrée en vigueur des droits de douane punitifs de 25% que les deux pays se sont mutuellement imposés à partir du 6 juillet sur 34 milliards de dollars d’importations. Le président américain, qui accuse la Chine de concurrence déloyale et de piller la technologie de son pays, menace d’imposer des droits de douane supplémentaires sur la quasi-totalité des exportations chinoises. Mais en dépit de l’ouverture des hostilités, le commerce se porte bien entre les deux premières économies du monde: sur les six premiers mois de l’année, le commerce bilatéral a progressé de 13,1% et les seules exportations de la Chine ont augmenté de 13,6% (+11,8% pour les importations).

Mais Pékin reconnaît que la tendance ne pourra pas se poursuivre. « Ce différend commercial aura certainement un impact sur les échanges Chine-USA et un impact très négatif sur le commerce mondial », a déclaré devant la presse le porte-parole des Douanes, Huang Songping.

Or la rivalité commerciale entre les deux puissances du Pacifique ne montre guère de signes d’apaisement: aucune discussion avec les Etats-Unis n’est à l’ordre du jour, faute de confiance entre les deux pays, a fait savoir jeudi le gouvernement chinois.

Dans un communiqué, le ministère du Commerce a rejeté les accusations de Washington selon lesquelles la concurrence déloyale de Pékin est à l’origine de l’excédent commercial chinois.

Pour Pékin, Washington « surestime » le déséquilibre commercial bilatéral, dont l’origine est à chercher « dans les problèmes sous-jacents à l’économie et à la société américaines ».

L’UE, nuisible comme la Chine (Trump)

L’UE, nuisible comme  la Chine (Trump)

Comme d’habitude Trump ne fait pas dans la dentelle pour qualifier les rapports économiques en l’UE et les Etats Unis ; Trump estime que l’UE est aussi nuisible que la Chine. D’une certaine manière Trump n’a pas complètement tort car si la Chine provoque un déficit commercial de 370 milliards (en 2017), l’UE, elle, est responsable de 130 milliards. Mais il faut comparer à puissance économique équivalente. Le PIB de la Chine est de l’ordre de 24 000  milliard et celui de l’UE de 21 000. Conclusion la Chine est notoirement plus agressive vis-à-vis des Etats unis que l’UE.  Les Européens «ont fait l’an dernier un excédent commercial de 151 milliards de dollars. (…) Et par-dessus ça, nous dépensons une fortune sur l’Otan pour les protéger», a-t-il poursuivi. «C’est terrible ce qu’ils nous ont fait», a estimé Trump. «Nous aimons tous d’une certaine manière l’Union européenne» mais ces pays «nous traitent très mal. Ils nous traitent très injustement», a-t-il ajouté. Interrogé sur l’opportunité de faire plutôt front avec les alliés des États-Unis contre la Chine, le président a répondu par la négative. Les Européens «ne veulent pas nos produits agricoles. En toute honnêteté, ils ont leurs agriculteurs donc ils veulent protéger leurs agriculteurs. Mais nous ne protégeons pas les nôtres», a-t-il relevé. À propos de l’UE, Donald Trump a également évoqué le marché automobile, pointant du doigt les marques allemandes alors que «nous ne pouvons pas y faire entrer nos voitures». L’administration Trump a lancé une étude en vue d’une éventuelle augmentation des droits de douane sur les importations d’automobiles, provoquant une levée de boucliers des constructeurs. Interrogé par ailleurs sur l’autre sujet de contentieux avec l’Europe, à savoir les sanctions économiques qui frapperont l’Iran suite au retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire, le président a réaffirmé que les sociétés européennes faisant affaire avec Téhéran seraient sanctionnées: «Oui, bien sûr. C’est ce que nous faisons. Absolument», a-t-il répondu sur les intentions de Washington.

Croissance Chine: tassement en juin

Croissance Chine: tassement en juin

Yo-yo  et incertitudes sur la croissance notamment de l’industrie manufacturière. L’activité manufacturière en Chine a ralenti en juin, après sa plus forte accélération en huit mois en mai, selon les statistiques officielles publiées samedi, en-deça des attentes pour la deuxième économie mondiale, en pleines tensions commerciales avec les Etats-Unis. L’indice des directeurs d’achat (PMI), indicateur clé de l’état des usines, s’est établi à 51,5 en juin, contre 51,9 en mai, a indiqué le Bureau national des statistiques (BNS). Un résultat inférieur au chiffre de 51,6 annoncé dans un rapport d’experts sondés par Bloomberg. Bien que les chiffres indiquent un ralentissement, l’activité manufacturière reste supérieure au seuil de 50. Un indice supérieur à 50 marque une expansion de l’activité alors qu’un indice inférieur signale une contraction. L’indice de juin est également supérieur à la prévision moyenne du NBS pour le premier semestre de l’année à 51,3.

Le ralentissement de l’activité peut s’expliquer par les tensions commerciales actuelles avec les Etats-Unis, qui, en fixant de nouveaux droits de douane sur les importations, ont jeté une ombre sur le secteur manufacturier chinois axé sur l’exportation.

Les deux pays ont menacé d’imposer des droits de douane qui pourraient correspondre à des milliards de dollars de marchandises. Néanmoins, « les fondamentaux de l’industrie manufacturière sont dans l’ensemble positifs », a rassuré Zhao Qinghe, analyste du NBS, ajoutant que « l’industrie manufacturière et la demande se développent à un rythme globalement régulier ». Alors que les grandes entreprises ont poursuivi leur expansion en juin, les petites et moyennes entreprises connaissent une contraction, a-t-il fait remarquer, ces deux dernières catégories tombant sous la barre des 50 points. L’activité a chuté de 0,2 point à 49,8 pour les petites entreprises et de 1,1 point à 49,9 pour les moyennes entreprises. Dimanche dernier, la banque centrale chinoise a déclaré qu’elle réduirait le taux de réserves obligatoires pour la plupart des banques afin de libérer des fonds pour les petites entreprises. Toutefois, cette stratégie ne sera pas nécessairement payante. « Pour l’avenir, nous voyons des vents contraires pour l’économie dans la seconde moitié de l’année à cause du ralentissement de la croissance du crédit », a indiqué Capital Economics dans une note de recherche. Avant de conclure que le risque d’une guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis « ajoute à l’incertitude ».

Croissance Chine: tassement en mai

Croissance Chine: tassement en mai

 La demande intérieure chinoise  a enregistré le mois dernier une baisse de régime alarmante.

Certes, les ventes au détail, baromètre des dépenses des ménages, ont augmenté en mai de 8,5% sur un an, a indiqué jeudi le Bureau national des statistiques (BNS). Mais c’est très au-deçà des performances d’avril (+9,4%) et mars (+10,1%), et surtout à rebours des attentes des experts, qui anticipaient une légère accélération. Dans le même temps, la production industrielle progressait de 6,8% sur un an, moins bien qu’en avril (+7%) et en-deçà de la prévision des analystes sondés par l’agence Bloomberg (+7%). L’activité avait récemment profité d’une demande internationale robuste, et surtout de la fin des restrictions antipollution imposées durant l’hiver: mais « ce sursaut tend désormais à s’estomper, et le resserrement du crédit s’intensifie », pesant sur l’industrie, observe Chang Liu, analyste du cabinet Capital Economics.

L’administration du président Xi Jinping s’efforce en effet d’endiguer l’envolée de l’endettement chinois et des risques financiers à coups de tours de vis réglementaires contre le secteur bancaire et la « finance de l’ombre » (arsenal d’instruments de crédit non régulés). Au risque d’asphyxier des entreprises peinant à se financer ailleurs: le volume total du crédit dans le pays s’est essoufflé drastiquement, en dépit des efforts de la banque centrale pour maintenir la liquidité du système et encourager les prêts bancaires aux entreprises. Selon Commerzbank, il y a « une contagion évidente, à l’économie réelle, du mouvement de désendettement du secteur financier ».

EPR : première mise en service en Chine

EPR : première mise en service en Chine

La Chine a lancé la production d’électricité de son premier réacteur nucléaire français sur le site de Taishan, dans le sud-est du pays. Il montera en puissance jusque fin juillet et sera ensuite connecté au réseau électrique chinois. Ce « top départ » était attendu alors que l’autorité de sûreté nucléaire chinoise avait autorisé le chargement de l’uranium dans le réacteur, début avril. C’est une victoire pour les Chinois qui avaient été les derniers à lancer la construction de leur EPR, en 2008, un an après les français. Mais c’est surtout un coup dur pour EDF qui devait démarrer celui de Flamanville en premier. Mais les retards se sont accumulés en raion des normes plus contraignantes en France Le réacteur, qui devait être lancé fin 2018, pourrait encore avoir un an de retard et démarrer fin 2019. Les chinois lanceront, d’ici là, mi-2019, leur second EPR à Taishan.

Conjoncture : détente en Chine mais risques en Iran et en Italie

Conjoncture : détente en Chine mais risques en Iran et en Italie

D’une certaine manière, un risque économique chasse l’autre avec l’évolution de la situation géopolitique Sur le papier, les discussions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis ont bien progressé de sorte que la perspective de sanctions économiques de la part des Etats Unis semble s’éloigner. Il en va différemment en Iran où la tension monte. Les sanctions seront très dures d’après le secrétaire d’Etat Pompeo. Mais elles viseront aussi les entreprises européennes qui maintiendront leur commerce avec l’Iran. A cela s’ajoutent les inquiétudes en Italie ou la coalition avec ses mesures pourraient bien déstabiliser l euro. (Au plus bas depuis 5 mois alors que le pétrole payé en dollar ne cesse de grimper).  Après avoir assuré que la guerre commerciale est “entre parenthèses” après les discussions des derniers jours avec la Chine, le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a précisé que Wilbur Ross, le secrétaire au Commerce, se rendrait à Pékin. L’entrée en vigueur des nouveaux droits de douane annoncés ces dernières semaines, dans la sidérurgie entre autres, est donc suspendue. Ces signes d’apaisement profitent aussi au pétrole, qui reste orienté à la hausse, et au dollar, qui s’apprécie de 0,14% face à un panier de devises de référence, contre lequel il a atteint en séance son plus haut niveau depuis le 13 décembre. L’euro, lui, se traite autour de 1,1760 dollar après un plus bas de cinq mois à 1,1717. Pour l’Italie, les marchés restent préoccupés par les intentions affichées des deux partis en matière budgétaire et sur la construction européenne. “Si les éléments les plus extrêmes des propositions politiques initiales ont été abandonnés, le nouveau gouvernement semble bien déterminé à s’engager dans une importante expansion budgétaire”, constate Exane BNP Paribas. “Même si, à terme, il y a des sanctions que Bruxelles et la BCE peuvent prendre pour restreindre les dépenses budgétaires italiennes, cela pourrait bien ralentir le processus d’achèvement de l’union bancaire (…) et toute initiative de redistribution budgétaire accrue dans la zone euro”, ajoute l’intermédiaire, qui y voit un handicap pour l’euro à court terme.

Chine : moins d’exportations sauf avec les Etats-Unis

Chine : moins d’exportations  sauf avec les Etats-Unis

Conséquence de la guerre sur les droits de douane (peut-être), de la réorientation d’économie chinoise aussi du calendrier, La Chine a enregistré en mars un déficit commercial exceptionnel et inattendu de 5 milliards de dollars. D’un côté, les exportations, contre toute attente, s’affichent en repli, de l’autre, ses importations ont accéléré. Les douanes chinoises ont ainsi annoncé vendredi que les importations avaient ainsi dépassé en mars de précisément 4,98 milliards de dollars les exportations du pays. C’est la première fois depuis février 2017 que le géant asiatique connaît un déficit de son commerce extérieur, une situation qui était alors inédite depuis trois ans.

Ce déficit de près de 5 milliards est aussi une surprise de taille pour les analystes sondés par Bloomberg qui tablaient, eux, sur un surplus de 27,5 milliards en mars, après un excédent commercial de 20,5 milliards de dollars en janvier puis de 33,7 milliards en février. Ce retournement de la balance commerciale de la deuxième économie mondiale s’explique donc d’abord par le plongeon imprévu de ses exportations, qui ont reculé de 2,7% sur un an en mars selon les douanes, à rebours des anticipations des experts (+11,8%).  Dans le même temps, les importations du géant asiatique bondissaient de 14,4% (contre +6,3% en février), à l’heure où l’assouplissement des restrictions antipollution à la fin de l’hiver encourage une accélération de l’activité industrielle dans le pays. L’excédent commercial de la Chine avec les Etats-Unis, objet de vives frictions entre Pékin et Washington et au cœur de menaces de guerre douanières entre les deux puissances, s’est établi à 15,4 milliards de dollars en mars, ont précisé les douanes. C’est un fort reflux par rapport à l’excédent de 21 milliards de dollars en février, et moins que les 17,7 milliards de dollars de mars 2017. Ce qui pourrait témoigner d’un ralentissement. Il n’empêche, selon le porte-parole des Douanes chinoises, Huang Songping, l’excédent commercial du géant asiatique avec les Etats-Unis a tout de même bondi de 19,4% sur un an sur l’ensemble du premier trimestre.

5 G : guerre les États-Unis et la Chine

5 G : guerre les États-Unis et la Chine

Une véritable guerre économique est engagée entre la Chine et les Etats-Unis pour la maitrise de la technologie 5G qui permettra de nombreuses applications de l’IA et fera émerger les nouveaux leaders du numérique au plan mondial. . Comme la  Chine envisage de consacrer des sommes colossales, les Etats-Unis n’écartent pas l’hypothèse d’un financement public. Ce qui n’est guère dans la doctrine Trump. . Selon Reuters, qui cite un document d’études prévisionnelles du ministère de l’Industrie et des technologies de l’information, les investissements cumulés de la Chine  dans la 5G s’élèveront, d’ici 2025, à 1.650 milliards de yuans (environ 214 milliards d’euros) ! Toujours d’après l’agence économique, les équipementiers télécoms chinois comme ZTE et Huawei en sont parmi les principaux bénéficiaires. Ce dernier, qui se rêve par ailleurs en futur leader du marché des smartphones, dépense chaque année une bonne dizaine de milliards de dollars en recherche-développement, dont une part importante va dans la 5G. Ces dernières années, le groupe a même ouvert un labo dédié à cette technologie en France, avec à sa tête Mérouane Debbah, un cador des communications radio. En parallèle, Huawei multiplie les collaborations avec les industriels de la robotique, de l’automobile, de l’industrie du futur ou des acteurs de la ville intelligente pour trouver aussi vite que possible des débouchés à la 5G. Remporter la course à la 5G est aussi devenu la priorité des priorités aus Etats-Unis. À la Maison-Blanche, on ne songe, désormais, qu’à faciliter les investissements dans cette technologie des géants maisons des télécoms, à l’instar des opérateurs AT&T ou Verizon. Sous ce prisme, la décision récente de l’administration Trump de mettre fin à la neutralité du Net constitue un moyen d’inciter les géants du mobile à accélérer dans la 5G. Car en mettant fin à ce principe - au grand dam de ses défenseurs -, les États-Unis permettent au secteur de doper ses revenus. Concrètement, les FAI ont désormais la possibilité de faire payer leurs clients plus cher pour certains services gourmands en bande passante, ou avec une meilleure qualité de service. Ce qu’ils n’avaient pas le droit de faire jusqu’à présent.  Selon le site d’information Axios et le Wall Street Journal, qui citent une note confidentielle, des responsables de la Maison-Blanche en charge de la sécurité nationale ont poussé l’exécutif à investir dans un grand réseau 5G américain sur deniers publics pour contrer la Chine.

 

La Chine taxe sur 128 produits américains

La Chine  taxe sur 128 produits américains

Une réplique finalement très dosée de la Chine après la décision des Etats-Unis d’augmenter les droits sur 50 milliards d’importation. Les taxes chinoises  d’importations supplémentaires iront  jusqu’à  25% sur 128 produits américains mais portent seulement sur 3 milliards e dollars d’importations. Les Etats unis ont évidemment uen certaine légitimité à vouloir rétablir une balance commerciale très déficitaire. Pour autant s’engager dans le cercle infernal de mesures protectionnistes risque de porter préjudice aux deux partenaires. Au total,  c’est le consommateur qui paiera la facture et la croissance qui sera affectée. En outre,  les économies sont interdépendantes du fait de la complexification des processus de réductions. Trump sanctionné en même temps l’’activité des groupes américains nombreux implantés en Chine. Le plus inquiétant c’est le risque qu’on fait courir au climat des affaires qui a besoin de stabilité et non de menaces permanentes sur les conditions des échanges. Pour l’instant cependant les mesures de taxations des importations demeurent encore symboliques. En attendant,  le ministère chinois du Commerce (Mofcom) a annoncé qu’il suspendait ses obligations envers l’Organisation mondiale du commerce (OMC) : il avait promis de réduire les droits de douane sur 120 produits américains, notamment les fruits. Un taux supplémentaire de 15% s’appliquera sur ces produits. Sur huit autres produits, dont le porc, c’est un taux supplémentaire de 25% qui s’appliquera à partir du 2 avril, précise le Mofcom. “La suspension par la Chine de ses concessions tarifaires est un acte légitime adopté dans le cadre des règles de l’OMC pour sauvegarder les intérêts de la Chine”, déclare le ministère des Finances. Les Etats-Unis sont sur le point d’imposer des droits de douane sur plus de 50 milliards de dollars de marchandises chinoises. Le président américain Donald Trump a dit vouloir sanctionner Pékin qui, selon Washington, détourne systématiquement les droits de la propriété intellectuelle. La Chine promet régulièrement d’ouvrir davantage son marché, mais, de nombreuses sociétés étrangères estiment encore être traitées de façon injuste. La Chine avait demandé jeudi aux Etats-Unis de ne pas ouvrir la boîte de Pandore pour ne pas déclencher une montée des pratiques protectionnistes dans le monde entier.

Chine : forte hausse de la production industrielle

Chine : forte hausse de la production industrielle

Signe de la reprise mondiale mais aussi du dynamisme de la consommation et des investissements internes, la production industrielle en Chine a connu un robuste début d’année, gonflant de 7,2% sur les deux mois cumulés de janvier-février, en glissement annuel, à rebours de la stabilisation attendue, selon des chiffres gouvernementaux diffusés mercredi. Les ventes de détail, baromètre de la consommation dans la deuxième économie mondiale, ont de leur côté grimpé de 9,7% sur la même période, en légère accélération par rapport à décembre, selon le Bureau national des statistiques (BNS). Les investissements en capital fixe, reflet des dépenses dans les infrastructures, ont bondi de 7,9% sur un an en janvier-février, accélérant bien plus qu’attendu.

 

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