Archive pour le Tag 'Chine'

La Chine, le vrai danger

La Chine, le vrai danger

À travers la 5G, l’intelligence artificielle, les semi-conducteurs, ou encore la diplomatie des infrastructures, la Chine tisse une toile d’influence globale. Ce basculement géopolitique, discret mais profond, pourrait marquer l’avènement d’un « siècle chinois ». Face à cette dynamique, l’Europe doit réagir stratégiquement pour ne pas perdre pied dans le nouvel ordre mondial. Par Xavier Dalloz, Président de XD Consulting (*) dans la Tribune
Xavier Dalloz

La Chine n’est plus simplement une puissance émergente. Elle devient progressivement le cœur d’un nouvel ordre mondial, fondé sur l’innovation technologique, la projection économique globale et une vision stratégique de long terme. Tandis que l’Occident s’essouffle à défendre un ordre hérité de l’après-guerre, Pékin, lui, avance méthodiquement, sans fracas, mais avec constance, construisant les conditions d’une domination structurelle. Pour les dirigeants économiques, ignorer ce basculement serait une faute stratégique majeure.

L’expression de « siècle chinois » incarne plus qu’un slogan géopolitique : elle suggère l’avènement d’un XXIe siècle où la Chine, forte de son potentiel économique, technologique et diplomatique, dépasse les États-Unis et redessine les équilibres globaux.

Ce repositionnement chinois s’est opéré discrètement mais profondément. Plutôt que de réagir frontalement à la guerre commerciale lancée par Washington, Pékin a choisi la voie de la consolidation stratégique.

Alors que les tensions douanières entre les États-Unis et la Chine monopolisaient l’attention médiatique, Pékin poursuivait en réalité un agenda stratégique beaucoup plus ambitieux. Loin des projecteurs, la Chine consolidait ses positions sur plusieurs fronts technologiques, industriels et diplomatiques essentiels à sa montée en puissance globale.

Premier front : le déploiement de la 5G. Alors que les discussions publiques étaient dominées par les taxes à l’importation, la Chine installait silencieusement l’infrastructure numérique de demain. Grâce à des géants comme Huawei et ZTE, elle a rapidement pris l’ascendant sur ses concurrents en déployant des réseaux 5G sur l’ensemble de son territoire, mais aussi à l’étranger, notamment en Afrique et en Asie. Ce contrôle sur l’ossature des communications numériques mondiales lui offre un levier stratégique décisif, à la fois économique et sécuritaire.

Deuxième front : l’intelligence artificielle. Pékin a fait de l’IA une priorité nationale. Avec son plan « China AI 2030″, la Chine investit massivement dans la recherche, les infrastructures de calcul, et l’application de l’intelligence artificielle dans tous les domaines – de la santé à la sécurité, en passant par les services publics. En combinant une immense quantité de données, une politique centralisée d’investissement et une absence relative de contraintes éthiques, elle se positionne en véritable concurrent des États-Unis pour la suprématie algorithmique mondiale.

Troisième front : les semi-conducteurs. Consciente de sa dépendance vis-à-vis des technologies américaines et taïwanaises, la Chine a engagé une course à l’autonomie dans la production de puces électroniques. En investissant des centaines de milliards de yuans et en soutenant des acteurs nationaux comme SMIC, Pékin cherche à maîtriser cette brique technologique essentielle à tous les secteurs d’avenir : intelligence artificielle, défense, télécommunications, automobile.

Quatrième front : la diplomatie des infrastructures. À travers son projet phare des « Nouvelles Routes de la Soie » (Belt and Road Initiative), la Chine redessine les flux économiques mondiaux. En finançant et construisant des ports, des chemins de fer, des autoroutes, mais aussi des réseaux numériques dans des dizaines de pays, elle tisse un réseau d’interdépendances profondes. Cette stratégie ne repose pas sur la conquête militaire, mais sur l’investissement et la logistique.

Cinquième front : la constitution d’un nouvel ordre économique. La Chine ne se contente plus de jouer dans le système établi par l’Occident – elle s’efforce d’en créer un autre. En s’associant avec les BRICS, en menant le plus grand accord commercial du monde (RCEP), en multipliant les partenariats stratégiques en Afrique et en Amérique latine, elle bâtit une sphère d’influence alternative.

Ainsi, pendant que les États-Unis et l’Europe débattaient de droits de douane et de déficits commerciaux, la Chine avançait avec méthode sur les véritables terrains de la puissance structurelle. Cette progression n’a rien de spectaculaire ni de tapageur. Elle est patiente, méthodique, silencieuse — mais potentiellement irréversible.

Ce basculement géopolitique n’a rien de spectaculaire. Il s’opère sans fracas, de manière discrète mais irrémédiable. Il prend forme à travers des investissements stratégiques massifs en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Il se manifeste par la création d’institutions financières alternatives au FMI et à la Banque mondiale, par l’internationalisation progressive du yuan, et par le déploiement d’un écosystème technologique complet, pensé pour échapper aux dépendances occidentales.

Face à cette dynamique, les initiatives d’innovation portées par l’Europe doivent impérativement produire un avantage concurrentiel durable. Cela ne pourra se faire uniquement par des aides publiques ou des subventions ponctuelles. Elles doivent s’appuyer sur une véritable planification technologique stratégique, cohérente et visionnaire. Cette planification devra atteindre un niveau de sophistication supérieur à celui de la Chine, intégrant la maîtrise des chaînes de valeur, l’anticipation des ruptures scientifiques et la capacité à structurer des écosystèmes d’innovation pérennes.

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(*) Xavier Dalloz dirige depuis plus de 30 ans le cabinet Xavier Dalloz Consulting (XDC), spécialisé dans le conseil stratégique sur l’intégration des nouvelles technologies dans les entreprises. Il enseigne également à l’ICN Business School, partageant son expertise avec les futurs leaders du numérique. Parmi ses engagements récents, il a co-organisé le World Electronics Forum (WEF) à Angers en 2017, Grenoble en 2022 et Rabat en 2024. Il a également introduit et animé le WEF lors du CES 2023 à Las Vegas, à la demande de la CTA.

Xavier Dalloz

Chine : Droits de douane américains de 55 %

Après de longues discussions les droits de douane américains seront autour de 55 % tandis que les droits de douane chinois seront eux de 10 %.

L’accord aboutit à des taxes douanières de 55% à l’encontre des importations chinoises, et à l’inverse, la Chine appliquerait des tarifs douaniers de 10% envers les importations américaines.

Selon un responsable de la Maison Blanche, ce chiffre de 55% n’est pas nouveau et comprend les droits de douane généraux américains de 30% sur la Chine, auxquels s’ajoutaient les droits de douane de 25% déjà en vigueur sur certains produits. Selon le secrétaire d’État au commerce Howard Lutnick, cité par CNBC, ces surtaxes ne devraient désormais plus bouger.

Donald Trump a également assuré que la Chine fournirait davantage de terres rares et d’aimants créés à partir de ces terres rares, composants essentiels pour la fabrication d’éoliennes, de batteries de voitures électriques et d’équipements clefs des trains à grande vitesse ou des avions de chasse.

Iran: Du commerce surtout avec la Chine

Iran: Du commerce surtout avec la Chine

Les sanctions américaines et européennes ont détourné l’Iran des pays occidentaux, notamment de la France, devenue un partenaire économique de second plan.

C’est pourquoi l’Iran est aujourd’hui tournée vers d’autres partenaires. Ses principaux fournisseurs sont ainsi la Chine, les Émirats arabes unis, la Turquie et la Russie. Ses importations sont dominées par les produits manufacturés (smartphones, automobiles, médicaments…). Ensuite viennent les produits agricoles et agroalimentaires, principalement des céréales comme du blé.

Dans ce contexte, la France, autrefois partenaire économique de premier plan de Téhéran, a vu ses relations commerciales avec l’Iran s’effondrer depuis vingt ans. Paris n’achète quasiment plus de pétrole à Téhéran (47 millions d’euros), faisant de l’Iran notre 124e fournisseur, selon le Trésor.

Croissance Chine : tassement

Croissance Chine : tassement

L’indice PMI manufacturier officiel s’est établi à 49,5 en mai contre 49,0 le mois précédent, soit sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

L’activité manufacturière en Chine a ralenti en mai pour le deuxième mois consécutif, montre une enquête officielle publiée samedi, ce qui renforce les attentes concernant de nouvelles mesures de relance dans un contexte de guerre commerciale avec les Etats-Unis.

L’indice PMI manufacturier officiel s’est établi à 49,5 en mai contre 49,0 le mois précédent, soit sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

L’indice est en ligne avec le consensus, qui ressortait à 49,5.

S’agissant du secteur des services, l’indice PMI officiel s’est établi à 50,3 le mois dernier, contre 50,4 en avril.

La Chine, ennemi traditionnel de l’Inde, soutient le Pakistan

La Chine, ennemi traditionnel de l’Inde, soutient le Pakistan


La Chine qui craint la concurrence économique mais aussi géostratégique de l’Inde se range évidemment du côté du Pakistan dans le conflit qui oppose ce dernier pays à l’Inde.

Sur la tendance en effet l’Inde pourrait dépasser un jour la Chine dans à peu près tous les domaines surtout avec la dénatalité en Chine.

La Chine a donc affirmé ce mardi soutenir le Pakistan «pour la défense de sa souveraineté et de son intégrité territoriale», selon un communiqué du ministre des Affaires étrangères à l’issue d’une rencontre avec son homologue pakistanais.

Du 6 au 10 mai, le Pakistan et l’Inde ont été au bord d’une nouvelle guerre lors de leur plus grave confrontation militaire depuis 1999. Islamabad a affirmé que ses avions de chasse, construits par la Chine, avaient abattu plusieurs appareils indiens.

Le Pakistan est un «ami à toute épreuve» et nous allons renforcer notre partenariat «dans tous les domaines stratégiques», a assuré le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi, après une rencontre à Pékin avec son homologue pakistanais Mohammad Ishaq Dar.

États-Unis–Chine : trêve commerciale

États-Unis–Chine : trêve commerciale

À partir du 14 mai, les États-Unis et la Chine suspendront temporairement la majeure partie des droits de douane prohibitifs qu’ils s’étaient mutuellement imposés. À l’issue de deux jours de négociations à Genève, chacun des deux camps accepte de gommer 115 points de surtaxe. Cela ramène provisoirement les droits de douane sur les produits chinois importés par les États-Unis à 30 %, et les droits de douane sur les produits américains importés par la Chine à 10 %.

La trêve annoncée n’est valable que trois mois. Mais, « les droits de douane chinois ne remonteront pas jusqu’à 145 % », a affirmé lundi Donald Trump qui espère discuter avec son homologue chinois Xi Jinping, « peut-être à la fin de la semaine ». « Nous avons réalisé une remise à zéro complète avec la Chine, après des discussions productives à Genève. Chacun a accepté de réduire les droits de douane imposés depuis le 2 avril.

La Chine veut l’annulation totale des droits de douane

La Chine veut l’annulation totale des droits de douane

Une première rencontre aura lieu en Suisse entre des représentants américains et chinois pour s’entretenir des droits de douane. La Chine a prévenu qu’elle réclamerait l’annulation totale des taxes douanières qui peuvent monter jusqu’à 145 % pour ce qui la concerne sur les exportations vers les États-Unis.

«Nous exhortons les États-Unis à (…) faire un grand pas pour corriger ses erreurs, annuler complètement la mauvaise pratique des droits de douane réciproques et revenir sur le droit chemin du respect mutuel», a déclaré un porte-parole du ministère chinois du Commerce dans un communiqué.

En pleine guerre commerciale avec la Chine qui affole les marchés financiers, les États-Unis ont infléchi vendredi leur position en exemptant smartphones, ordinateurs et autres produits électroniques des récentes surtaxes douanières massives imposées par le président Donald Trump. Le ministère du commerce chinois a qualifié dimanche cette décision de «petit pas», ajoutant qu’il était en train d’en «évaluer l’impact».

Pékin avait riposté vendredi en faisant bondir à 125% ses droits de douane appliqués à l’ensemble des produits américains.

La Chine refuse les avions Boeing

La Chine refuse les avions Boeing

Boeing, le constructeur américain déjà en très grande difficulté commerciale et financière est désormais victime aussi de la politique absurde des droits de douane américains. Face à l’augmentation exorbitant des taxes douanières, la Chine vient en effet de décider de refuser toute livraison d’avions Boeing y compris les commandes déjà passées.

En représailles des surtaxes américaines de 145% sur les exportations chinoises, Pékin a décidé, ce mardi 15 avril, de geler toutes ses relations aéronautiques avec Washington. Avec effet immédiat. La Chine « s’est rétractée » sur un « énorme » contrat avec Boeing, a réagi Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Pékin a ordonné à Air China, China Eastern Airlines et China Southern Airlines, de ne pas réceptionner 45, 53 et 81 appareils respectivement, que Boeing devait leur livrer entre 2025 et 2027.

Trump piégé par la Chine ?

Trump piégé par la Chine ?

La muraille de taxes douanières érigée par Donald Trump contribue paradoxalement à faciliter le contournement des Etats-Unis par la Chine. Mais les nouvelles prétentions de Pékin, si elles se matérialisent, doivent être considérées avec circonspection. (papier du Monde)

Taxes suspendues, maintenues ? Les messages contradictoires venus de la Maison Blanche ne cessent de se succéder depuis le 2 avril, date du déclenchement par Donald Trump d’une guerre commerciale sans précédent dans l’histoire récente. L’escalade brouillonne engagée par le président américain ne peut que conforter la Chine dans l’idée qu’elle doit réduire au maximum sa dépendance aux Etats-Unis. Même si la fièvre finit un jour par retomber, elle a créé une situation entièrement nouvelle, propice à un découplage, qui a longtemps paru impossible, des deux plus grandes économies mondiales.

Chacun en Chine, du plus haut dirigeant au petit patron d’usine, ne peut que mesurer le risque que fait désormais planer l’exposition au marché américain. Depuis que les nouveaux droits de douane infligés au géant asiatique ont commencé à entrer en vigueur, les exportateurs chinois sont tous lancés dans une quête de nouveaux marchés qui pourraient prendre le relais des consommateurs américains.

La tournée du président chinois, Xi Jinping, au Vietnam, en Malaisie et au Cambodge montre que Pékin cherche à renforcer ses liens commerciaux avec des partenaires plus fiables. L’Union européenne ou les principaux pays émergents sont également concernés. Le Brésil est dans ce cas, qui a déjà dépassé les Etats-Unis comme premier fournisseur de denrées agricoles de la Chine. Cette dernière n’est pas la seule à faire ce constat. La muraille de taxes douanières érigée par Washington force chaque pays ciblé à regarder ailleurs.

Donald Trump contribue donc paradoxalement à faciliter l’avènement d’un monde visant le contournement des Etats-Unis. Ce grand réalignement ne concerne pas que le commerce. Le retrait de Washington d’organisations internationales, son dédain désormais revendiqué pour l’ordre international établi, pour les alliances historiques et les engagements américains, comme le soutien à l’Ukraine face à la Russie, s’inscrivent également dans cette perspective.

Pékin ne peut que se satisfaire de l’abandon du soft power américain qui la ciblait. En témoigne la fermeture brutale de Radio Free Asia, dont le rôle était central pour s’informer au sein de la communauté ouïgoure. En laissant entendre qu’ils sont prêts à renoncer, par usure ou lassitude, à leur rôle central depuis des décennies dans les affaires du monde, les Etats-Unis créent un vide dans lequel la Chine peut avoir la tentation de s’engouffrer.

Depuis le début du second mandat de Donald Trump, Pékin, qui n’avait déjà pas manqué de dénoncer le soutien aveugle apporté par les Etats-Unis à Israël, en dépit de la destruction sanglante de Gaza, se pose en relève morale. Mais les nouvelles prétentions chinoises, si elles se matérialisent, doivent être considérées avec circonspection. Même à l’aune de la crise mondiale créée par Donald Trump.

Car la politique commerciale de Pékin, qui vise à écouler coûte que coûte une surproduction que ne peut absorber une demande intérieure atone, continue de menacer les emplois en Europe, comme dans bien d’autres pays. Et le bilan désastreux de Xi Jinping en matière de droits humains reste plus que jamais un obstacle pour de nombreuses démocraties, dont les européennes. Des compromis avec Pékin seront sans doute nécessaires pour contenir le désordre américain, mais la Chine reste bien mal placée pour faire la leçon au monde.

La Chine suspend ses exportations de terres rares

La Chine suspend ses exportations de terres rares

Dans ses représailles contre les droits de douane des États-Unis, la Chine ne s’est pas contentée de taxer les importations américaines. Elle a également suspendu les exportations de sept catégories de terres rares : le samarium, le gadolinium, le terbium, le dysprosium, le lutécium, le scandium et l’yttrium, ainsi que leurs alliages, leurs oxydes et leurs composés.

La Chine occupe une position de quasi-monopole, puisqu’il est à l’origine à lui seul de 70% du marché mondial des terres rares, selon l’institut des études géologiques des États-Unis (USGS). Et 70% des importations américaines viennent de Chine…

La Chine porte à 125% les droits de douane sur les importations américaines

La Chine porte à 125% les droits de douane sur les importations américaines

En réaction à la surtaxe américaine à 145 %, la Chine a indiqué, vendredi 11 avril, porter ses droits de douane supplémentaires sur les produits américains à 125 %. Autant dire que les échanges entre la Chine et les États-Unis risquent d’être bloqués pendant une période avec les conséquences non négligeables sur la croissance des deux pays mais aussi au plan mondial compte tenu de l’internationalisation de l’économie.

« Les droits de douane exorbitants » de Washington « ne sont plus qu’un jeu de chiffres dénué de sens économique » et « sont devenus une farce », affirment les autorités chinoises. En février, Pékin avait décidé de porter plainte à l’OMC contre Washington.

Sommet UE-Chine. Face à la politique de guerre commerciale de Donald Trump, le président chinois, Xi Jinping, a appelé l’UE à la rescousse. « La Chine et l’UE doivent assumer leurs responsabilités internationales, protéger conjointement la mondialisation économique et l’environnement commercial international, et résister ensemble à toute coercition unilatérale », a-t-il souligné à Pékin lors d’une rencontre avec le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez.

Croissance Chine : ralentissement

Croissance Chine : ralentissement

L’économie chinoise a probablement ralenti au premier trimestre 2025 et sa croissance devrait être inférieure sur l’ensemble de l’année à celle de 2024, selon une enquête de Reuters auprès d’économistes, renforçant la pression en faveur de mesures de relance sur fond d’escalade des tensions commerciales avec les Etats-Unis.

La croissance du produit intérieur brut (PIB) au premier trimestre 2025 devrait s’établir à 5,1% en glissement annuel, contre 5,4% au cours du quatrième trimestre 2024, selon un sondage Reuters réalisé auprès de 57 économistes.

La croissance du PIB devrait encore ralentir pour atteindre 4,5% en 2025 selon la prévision médiane du sondage, alors que Pékin s’est fixé un objectif officiel de croissance identique à celle de 2024, d’environ 5,0%.

Les économistes interrogés tablent sur une croissance de 4,7% au deuxième trimestre et prévoient que celle-ci pourrait tomber à 4,2% en 2026.

L’inflation des prix à la consommation devraient probablement augmenter pour atteindre 0,4% en 2025, contre 0,2% en 2024, restant bien inférieur à l’objectif d’environ 2% fixé par le gouvernement.

Droits de douane: Trump suspend sauf pour la Chine

Droits de douane: Trump suspend sauf pour la Chine

Il s’agit d’une vraie reculade pour Trump contraint par sa propre opinion de suspendre l’augmentation des droits de douane pour une période de 90 jours qui pourraient peut-être être prolongée. En cause, des inquiétudes grandissantes sur l’avenir des économies y compris dans le camp des républicains.

Une exception est de taille toutefois avec la Chine à laquelle sera appliquée un doublement des droit de douane soit 125 %. Notons cependant que 30 maintient un taux douanier uniforme de 10 % pour tout le reste du monde.

Comme c’était attendu les bourses font du yo-yo un jour à la hausse un jour à la baisse mais la tendance globale est baissière.

Cette période de trois mois sera peut-être bénéfique pour permettre aux Américains et à ses partenaires commerciaux de se mettre d’accord sur des droits de douane plus réalistes. Mais avec Trump, on ne peut jamais prévoir ce que sera l’avenir car lui-même sans doute ne le sait pas. Pour l’instant Trump a surtout réussi à installer l’instabilité un peu partout chez les acteurs économiques, ce qui va se répercuter sur le volume et la nature des échanges internationaux et au-delà sur la croissance mondiale

Droits de douane:La Chine gagnante

Taxes Trump: La Chine gagnante ?

Après la décision du président américain d’appliquer des taxes de 104 % aux importations chinoises, la guerre économique est bien déclarée entre les deux pays. mais Déjà préparé à l’offensive d’ampleur de Donald Trump et ayant bien intégré la brutale mutation de l’Oncle Sam, l’empire du Milieu va pouvoir montrer son vrai poids industriel, économique et géopolitique

Par David Baverez dans l’Opinion

La date du 2 avril 2025 restera dans l’histoire, au même titre que les accords de Bretton Woods de 1944 ou l’abandon de l’étalon-or en 1971. La réaction immédiate des marchés financiers a été de sanctionner plus fortement les indices américains et de pénaliser le dollar, pourtant censé jouer le rôle de monnaie-refuge dans les grandes crises. La Chine, de manière contre-intuitive, pourrait se révéler gagnante de l’offensive du Président Trump, à laquelle elle s’est déjà préparée.

D’abord, sur le plan économique : certes, Pékin va souffrir du ralentissement mécanique de ses exportations vers les Etats-Unis, mais elle va également pouvoir tester son rapport de force dans les chaînes de production mondiales, notamment par sa maîtrise croissante des produits semi-finis. Il est illusoire de la part des Etats-Unis de penser facturer 600 milliards de dollars de « tarifs » au reste du monde sans réaction de sa part. La stagflation qui nous attend en Occident, miroir de celle de la décennie 1970, va permettre à la Chine de continuer à exporter efficacement sa déflation meurtrière, quitte à en prolonger le coût pour sa propre population.

Ensuite, sur le plan géopolitique, le président Trump offre sur un plateau à Pékin le leadership mondial du « libre échange ». Loin d’isoler la rivalité systémique du capitalisme d’Etat chinois, Washington allie l’ensemble de la planète contre elle. Elle invite même le Japon, la Corée du Sud et la Chine à se rapprocher pour commercer librement !

Ce qui est en jeu est bien la redéfinition d’un « Nouvel ordre mondial », qui va passer par une période de fort chaos, à laquelle la Chine, et plus largement l’Asie, sont par tradition mieux préparées que l’Occident

Rupture. Une rupture historique s’opère en Asie du Sud-Est, où Washington troque l’apport d’une « sécurité hégémonique » pour une « insécurité hégémonique », qui va favoriser la dédollarisation accélérée des échanges intra-asiatiques. Pékin va pouvoir fédérer à son avantage l’ensemble du Sud Global, en commençant dans les instances multinationales.

Enfin, ce qui est en jeu est bien la redéfinition d’un « Nouvel ordre mondial », qui va passer par une période de fort chaos, à laquelle la Chine, et plus largement l’Asie, sont par tradition mieux préparées que l’Occident. « Le concept de traité appartient désormais à l’ancien monde », confiait récemment au Financial Times le ministre des Affaires étrangères indien Jaishankar.

En ce sens, Robert Habeck, le ministre allemand de l’Economie, a raison de déclarer que ce « Jour de la Libération » est pour l’Europe un choc comparable à celui de la guerre d’Ukraine. Le vrai sujet est celui de la guerre monétaire : celui du financement du déficit budgétaire américain de 6 % du PNB, intenable dans la durée. Les Etats-Unis sont bien décidés à imputer sa réduction au reste de la planète, y compris l’Europe, enterrant ainsi la relation atlantique. La dévaluation attendue du dollar vise à anéantir par l’inflation les quelques restes de compétitivité industrielle européenne, que la déflation chinoise achèvera par derrière.

Fin du libre-échange, fin de l’Etat de droit, fin de la relation atlantique : la Chine a déjà bien intégré la brutale mutation de l’Oncle Sam, alors que les élites européennes veulent encore croire au monde d’hier. Pourtant, la réaction initiale des marchés semble vouloir indiquer que Donald Trump, si l’Europe se ressaisissait enfin en fédérant le reste de la planète, pourrait bien finir en arroseur arrosé.

David Baverez est investisseur, installé à Hong Kong depuis 2011. Son nouvel essai, Bienvenue en économie de guerre !, est paru en mai 2024 chez Novice.

Taxes-États-Unis–Chine des droits jusqu’à 104 %

Taxes-États-Unis–Chine des droits jusqu’à 104 %

Cette fois la guerre est déclarée entre les États-Unis et la Chine. Pékin qui a augmenté ses droits de douane en réplique à l’augmentation des taxes américaines de 54 % sur les importations. Du coup Trump fait passer les droits de douane à 104 % ! De tels taux sont tellement démentiels qu’ils vont conduire à l’immobilisme pendant un temps des échanges de biens. Certes compte tenu du doublement des prix la demande va se tasser ; en même temps l’inflation va s’envoler

Or les relations entre les États-Unis et la Chine constitue l’enjeu majeur de la recomposition des échanges mondiaux puisque la Chine est en quelque sorte l’usine du monde.

Donald Trump a menacé lundi d’alourdir encore fortement les droits de douane américains sur les produits chinois puisque Pékin maintient sa riposte à son offensive douanière. «Si la Chine ne retire pas son augmentation de 34% [de droits de douane sur les produits américains] .

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