Archive pour le Tag 'Chine'

Chine : mesures antidumping sur le vin australien

Chine : mesures antidumping sur le vin australien

 

On sait que les relations entre la Chine et l’Australie sont particulièrement détestables au plan politique. Comme d’habitude le régime totalitaire chinois prend n’importe quel prétexte pour envenimer ses relations. Ainsi la Chine qui exploite nombre de travailleurs reproche-t-elle à l’Australie d’être coupable de dumping sur la production viticole exportée. Le monde à l’envers évidemment car on ne peut comparer les conditions notamment sociales de production.

 

Pour un peu,  la Chine qui a perdu tout complexe accuserait l’Australie d’entrave à la démocratie ! Dans un communiqué, le ministère chinois du Commerce indique qu’une enquête préliminaire montre que l’industrie viticole chinoise a subi un «préjudice important» en raison d’un dumping sur le vin australien. À compter de samedi, les importations de vin australien seront soumises à des surtaxes comprises entre 107,1 et 212,1%, précise le document.

Âge de la retraite : repoussé aussi en Chine !

Âge de la retraite : repoussé aussi en Chine !

 

Le socialisme a des limites mêmes en Chine. En fait,  une sorte de régime totalitaire qui pratique le capitalisme d’État, s’assoit sur des libertés et n’a pas conservé grand chose des principes égalitaires du communisme. Alors que le nombre de millionnaires et de milliardaires ne cesse de croître, la situation est différente pour le bas peuple. Compte tenu de l’évolution démographique du pays qui se caractérise par un vieillissement de la population comme dans nombre de pays développés. Le parti communiste envisage en effet de repousser l’âge de la retraite.

En 2018, près de 250 millions des 1,4 milliard de Chinois étaient âgés de 60 ans ou plus. Cela représente 17,8% de la population et pourrait dépasser 33% d’ici 2053, selon les estimations d’un groupe de réflexion.

Les autorités vont « mettre en œuvre le report progressif de l’âge de départ à la retraite », a déclaré l’agence de presse officielle Xinhua ce mois-ci, citant les objectifs du gouvernement d’ici 2035.

Depuis plus de quarante ans, l’âge de la retraite en Chine est resté inchangé, à 60 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes salariées de la fonction publique et entreprises d’État.

La Chine est confrontée à ce que les experts appellent une  »bombe à retardement démographique », car la proportion de personnes âgées dans la population augmente alors que sa main-d’œuvre diminue, en partie en raison de la politique de l’enfant unique mise en place en 1979 et abandonnée en 2016.

 

Finalement un phénomène que connaissent les pays développés à la démographie vieillissante. Un phénomène aussi mondial. Entre 2000 et 2050, la proportion de la population mondiale de plus de 60 ans doublera pour passer d’environ 11% à 22%. Le nombre absolu de personnes âgées de 60 ans et plus devrait augmenter pour passer de 605 millions à deux milliards au cours de la même période.

En France en 20 50, un Français sur trois aura plus de 60 ans.

 

Accord de libre-échange panasiatique avec la Chine

Accord de libre-échange panasiatique avec la Chine

C et accord a pour objet de  créer une gigantesque zone de libre-échange entre les 10 États de l’Asean :Indonésie, Thaïlande, Singapour, Malaisie, Philippines, Vietnam, Birmanie, Cambodge, Laos et Brunei – et la Chine, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Il vise évidemment à favoriser les développements économiques réciproques mais ne prend pas en compte les questions environnementales et la protection des travailleurs. Du coup, la Chine pourrait bien être à cet accord un panasiatique ce que l’Allemagne est à l’union européenne : une organisation pour favoriser ses propres exportations.

Les membres du RCEP représentent 30% du PIB mondial. La signature de cet accord intervient dans un contexte de forte crise économique en raison de l’épidémie de Covid-19 pour les dix membres de l’Association des nations du sud-est asiatique (ASEAN).

Ce pacte commercial est également largement considéré comme le moyen pour la Chine d’étendre son influence dans la région et d’en déterminer les règles, après des années de passivité de la part des États-Unis pendant la présidence de Donald Trump.

 

Chine : vers une crise financière dans les entreprises

Chine : vers une crise financière dans les entreprises

Il est clair que déjà depuis longtemps nombre d’entreprises sont sous perfusion financière de l’État pour subsister. Or il semblerait que pouvoir chinois soit décidé à assainir un peu la situation financière des entreprises , l’augmentation des défauts de paiement par exemple en témoigne. Des analystes estiment que les défauts de paiement sont le signe que les autorités chinoises cherchent à réduire l’accumulation excessive de dettes dans une économie se remettant tout juste de la pandémie de coronavirus.

Les obligations émises par les entreprises publiques sont généralement jugées moins risquées que celles des entreprises privées, le soutien de l’État étant censé prévenir le risque de faillite.

Mais les récentes défaillances de Yongcheng Coal & Electricity Holding Group et d’autres sociétés publiques ont déclenché un mouvement de vente de titres de dettes émises par des entreprises soutenues par Pékin.

« Une fois que l’environnement du crédit est détruit, il est très difficile de rétablir la confiance », a écrit Qu Qing, un analyste de Jianghai Securities, soulignant le risque de voir les investisseurs se replier sur les emprunts d’État et les obligations des banques si la situation se détériore.

La nervosité a gagné le marché boursier et les actions des banques chinoises ont chuté vendredi, certains investisseurs redoutant de les voir confrontées à une envolée des créances douteuses.

Chine : excédent commercial en hausse de 20 % avec les USA

Chine : excédent commercial en hausse de 20 % avec les USA

 

Trump  avait promis de réduire de manière considérable le déficit américain avec la Chine. En dépit de ses déclarations tonitruantes la situation ne fait qu’empirer. Selon l’Administration chinoise des Douanes, le géant asiatique a dégagé le mois dernier un excédent de 31,37 milliards de dollars avec les États-Unis, sur un total de 58,44 milliards, selon des chiffres publiés samedi.

Il s’agit du plus gros excédent commercial bilatéral chinois cette année après les chiffres de juillet et septembre (32,4 et 34,2 milliards de dollars respectivement), malgré les promesses chinoises d’achat de produits américains.

Notons que la percée chinoise concerne l’ensemble du monde. Tous pays confondus, la Chine a enregistré en octobre une hausse de 11,4% de ses exportations sur un an, soit la meilleure performance depuis mars 2019.

 

Croissance Chine: hausse du secteur manufacturier

Croissance Chine: hausse du secteur manufacturier

L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit a progressé à 53,6 le mois dernier contre 53,0 en septembre, soit un sixième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité. Le signe d’une reprise certaine en Chine mais qui pourrait être hypothéqué par la deuxième vague sanitaire dans nombre de pays. Les carnets de commandes légèrement positif sont en effet en recul par rapport au mois précédent.

Les analystes interrogés par Reuters anticipaient de nouveau un indice de 53,0.

Le vaste secteur industriel chinois revient progressivement à des niveaux aperçus avant la crise sanitaire qui a paralysé des pans entiers de l’économie plus tôt cette année, même si les perspectives mondiales s’assombrissent alors que de nombreux pays occidentaux font face à une hausse des nouveaux cas de contamination au coronavirus et réimposent des confinements.

Croissance Chine: petite de hausse de l’industrie

Croissance Chine: petite de hausse de l’industrie

L’industrie manufacturière n’est plus dans le rouge, elle progresse mais peu du fait du ralentissement général ressenti dans la plupart des autres zones mondiales pour l’ensemble du dernier trimestre 2020. L’indice PMI manufacturier officiel est tombé à 51,4 en octobre contre 51,5 en septembre, selon les données publiées samedi par le Bureau national de la statistique (BNS).

Les analystes s’attendaient à un recul à 51,3 mais ont déclaré que la reprise semblait toujours en bonne voie.

Le PIB chinois a augmenté de 4,9% sur un an sur la période juillet-septembre. La croissance chinoise au T3 était attendue à 5,2%, selon la prévision médiane des économistes interrogés par Reuters.

Une enquête sur le secteur des services a montré que l’activité a augmenté pour le huitième mois consécutif, atteignant son plus haut niveau depuis octobre 2013.

Chine : un rebond contradictoire

Chine : un rebond contradictoire

Le rebond économique de la Chine paraît assez contradictoire. D’une part le résultat du troisième trimestre n’est pas à la hauteur des espérances mais les dernières tendances laissent apparaître un certain redressement notamment de la consommation intérieure et de la production industrielle.

Le PIB de la deuxième économie du monde a seulement augmenté de 4,9% sur un an sur la période juillet-septembre, après une croissance de 3,2% au trimestre précédent, indiquent les statistiques officielles publiées lundi.

La croissance chinoise au T3 était attendue à 5,2%, selon la prévision médiane des économistes interrogés par Reuters.

“Le rebond du PIB au T3 a été moins fort que prévu mais reste solide à 4,9% sur un an”, a relativisé Frances Cheung, responsable de la stratégie macro pour l’Asie chez Westpac à Singapour.

“Les données de septembre sont supérieures aux attentes, ce qui suggère une accélération sur la fin du T3 et est de bon augure pour le T4”, a-t-elle ajouté.

La réaction des marchés n’en a pas été moins négative puisque le yuan a réduit ses gains et que l’indice SSE Composite de la Bourse de Shanghai s’est retourné à la baisse après la publication de cette statistique.

La Chine, berceau de la pandémie de coronavirus, a été la première des grandes économies à repartir et la vigueur de sa reprise est essentielle pour le reste du monde.

D’un trimestre sur l’autre, le PIB a augmenté de 2,7% sur la période juillet-septembre, contre une croissance de 11,5% au trimestre précédent, montrent les données communiquées par le Bureau national de la statistique (BNS).

D’autres indicateurs également publiés lundi incitent cependant à davantage d’optimisme.

La production industrielle chinoise a ainsi progressé de 6,9% en rythme annuel le mois dernier pour boucler un sixième mois consécutif de hausse dans le sillage de la réouverture des usines.

Les ventes au détail chinoises ont enregistré pour leur part une croissance de 3,3% sur un an en septembre.

Ces deux indicateurs sont supérieurs aux attentes, ce qui pourrait atténuer la déception provoquée par les chiffres du PIB.

Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une croissance de 1,9% du PIB chinois sur l’ensemble de 2020. La Chine serait ainsi, selon le FMI, la seule économie au monde à enregistrer une croissance positive cette année.

Croissance Chine : près de 5 % au 3e trimestre, mieux que le reste du monde

Croissance Chine : près de 5 % au 3e trimestre, mieux que le reste du monde

Un chiffre officiel d’augmentation de la croissance de 4,9 % pour le troisième trimestre en Chine. Un chiffre comme d’habitude qui peut susciter des interrogation tellement les statistiques chinoises présentent un caractère politique. Cette croissance tranche avec la chute du premier trimestre de près de 7 %.

L’économie chinoise avait enregistré un taux de croissance de 3,2% au deuxième trimestre de 2020.

D’après ‘OCDE. Le PIB mondial devrait flancher de 4,5%, alors qu’en juin un recul de 6% était annoncé. Sur les économies passées en revue, toutes restent dans le rouge (la France est en chute de 9,5%, à l’exception de la Chine. Le pays d’où est partie l’épidémie devrait enregistrer cette année une croissance de 1,8%, suivi d’un rebond de 8% en 2021, deux fois plus qu’aux Etats-Unis.

 

Mais la Chine ne sera pas le moteur de la reprise mondiale: « Son modèle est désormais davantage tiré par la consommation intérieure que par les exportations » explique Laurence Boone, chef économiste de l’OCDE, qui  a assorti ses prévisions de nombreux bémols, en insistant sur leur « degré d’incertitude extrêmement élevé » lié à la propagation du virus et ses conséquences. Elle insiste par ailleurs, sur la variation importante des chiffres d’un pays à l’autre, en prenant comme exemple l’Inde, économie voisine de la Chine, qui, elle, s’effondre de plus de 10% cette année.

 

Economie UE: quelle dépendance stratégique vis-à-vis de la Chine et des États-Unis

Union européenne : quelle dépendance stratégique vis-à-vis de la Chine et des États-Unis

 

Peut-être le réveil de l’Europe qui commence enfin à mesurer l’impact de sa dépendance économique et technologique vis-à-vis de grands pays comme la Chine et les États-Unis en particulier. La vérité c’est que l’Europe constitue une véritable passoire pour les produits et services en provenance notamment des deux grands pays cités. À l’inverse les États-Unis et la Chine encore davantage pratiquent  un  protectionnisme assumé qui freine les exportations et les implantations européennes. Ainsi par exemple en Chine les investissements étrangers ne sont permis mais dans le cas de sociétés où ils seront minoritaires au capital. À l’inverse des Chinois qui peuvent acheter à peu près tout ce qu’ils veulent en Europe. Les chefs d’État ont donc donné mission à la commission de faire l’inventaire des secteurs stratégiques dépendants fortement notamment des États-Unis et de la Chine.

L’UE, qui a fait des technologies vertes et numériques une priorité dans son plan de relance de la croissance économique d’après-crise, craint de se faire distancer dans la conception et la fabrication de batteries et dans le stockage dématérialisé.

Les dirigeants du bloc ont ainsi jugé que la priorité devait être donnée aux alliances européennes dans les batteries, l’internet des objets et l’hydrogène propre.

Ils ont par ailleurs appelé au développement de nouvelles alliances industrielles dans les matières premières, les microprocesseurs, les réseaux de télécommunication, les industries à faibles émissions de carbone ou encore le stockage numérique.

La Belle au bois dormant se réveille mais la question n’est pas seulement réduite au problème du développement de certains secteurs industriels mais aussi à celui de la régulation du commerce extérieur, dimension qui n’a pas été clairement abordée lors de la rencontre des chefs d’État

Les  chefs des Vingt-Sept ont convenu qu’une “partie importante” du budget à long terme de l’UE prévu pour la période 2021-2027 et du fonds de relance relatif, soit 1,8 milliard d’euros, devrait être consacrée aux superordinateurs et à l’informatique quantique, à la blockchain, à l’intelligence artificielle, aux microprocesseurs, aux réseaux 5G, aux communications sécurisées et à la cyberprotection.

Enquête contre Google….en Chine

Enquête contre Google….en Chine

 

Suite à une  plainte du géant des télécommunications Huawei, le principal régulateur du marché chinois a demandé au Conseil d’État chinois d’ouvrir une enquête à propos de la position dominante de Google

Cette affaire s’inscrit dans le contexte des vives tensions commerciales entre Pékin et les Etats-Unis.

En pleine campagne pour sa réélection, le président américain Donald Trump s’est attaqué au cours des derniers mois à plusieurs fleurons chinois comme Huawei et ByteDance, propriétaire de TikTok, considérés comme une menace pour la sécurité des Etats-Unis.

En 2018, l’Union européenne avait infligé à Google une amende de 4,3 milliards d’euros pour des pratiques anticoncurrentielles, y compris la préinstallation des applications Google sur les appareils Android.

Union européenne : quelle dépendance stratégique vis-à-vis de la Chine et des États-Unis

Union européenne : quelle dépendance stratégique vis-à-vis de la Chine et des États-Unis

 

Peut-être le réveil de l’Europe qui commence enfin à mesurer l’impact de sa dépendance économique et technologique vis-à-vis de grands pays comme la Chine et les États-Unis en particulier. La vérité c’est que l’Europe constitue une véritable passoire pour les produits et services en provenance notamment des deux grands pays cités. À l’inverse les États-Unis et la Chine encore davantage pratiquent  un  protectionnisme assumé qui freine les exportations et les implantations européennes. Ainsi par exemple en Chine les investissements étrangers ne sont permis mais dans le cas de sociétés où ils seront minoritaires au capital. À l’inverse des Chinois qui peuvent acheter à peu près tout ce qu’ils veulent en Europe. Les chefs d’État ont donc donné mission à la commission de faire l’inventaire des secteurs stratégiques dépendants fortement notamment des États-Unis et de la Chine.

L’UE, qui a fait des technologies vertes et numériques une priorité dans son plan de relance de la croissance économique d’après-crise, craint de se faire distancer dans la conception et la fabrication de batteries et dans le stockage dématérialisé.

Les dirigeants du bloc ont ainsi jugé que la priorité devait être donnée aux alliances européennes dans les batteries, l’internet des objets et l’hydrogène propre.

Ils ont par ailleurs appelé au développement de nouvelles alliances industrielles dans les matières premières, les microprocesseurs, les réseaux de télécommunication, les industries à faibles émissions de carbone ou encore le stockage numérique.

La Belle au bois dormant se réveille mais la question n’est pas seulement réduite au problème du développement de certains secteurs industriels mais aussi à celui de la régulation du commerce extérieur, dimension qui n’a pas été clairement abordée lors de la rencontre des chefs d’État

Les  chefs des Vingt-Sept ont convenu qu’une “partie importante” du budget à long terme de l’UE prévu pour la période 2021-2027 et du fonds de relance relatif, soit 1,8 milliard d’euros, devrait être consacrée aux superordinateurs et à l’informatique quantique, à la blockchain, à l’intelligence artificielle, aux microprocesseurs, aux réseaux 5G, aux communications sécurisées et à la cyberprotection.

Croissance Chine : révision nettement en baisse Chine envisage un objectif de croissance moins élevé pour 2021-2025

Croissance Chine : révision nettement en baisse Chine envisage un objectif de croissance moins élevé pour 2021-2025

En apparence la baisse de prévisions de la croissance paraît faible entre la période 2016–2020 st la période qui couvre  2021 2025. Pour la période en cours,  l’objectif d’ailleurs pratiquement atteint sans l’incident de 2020 ( pour 2020 on atteindra péniblement 2 %) était un taux de croissance de 6,5 %. Pour l’avenir c’est-à-dire sur la période 2021 2025, La Chine retient une croissance moyenne de 5 %.

Comme d’habitude, cette prévision aura besoin de la bénédiction du parti communiste qui en dernier ressort définit l’objectif de l’économie. Même en Chine des interrogations naissent sur la pertinence de ses prévisions économiques pour de nombreuses raisons. La Chine sera en effet affecté par la guerre économique déclenchée par les États-Unis mais aussi par les réactions d’autres pays face au développement un peu incontrôlé des exportations chinoises. Pour la période à venir,  les pays destinataires de ces exportations auront tendance à davantage se protéger.

Pour l’instant on ne constate pas encore d’effet  négatif hormis l’impact de la crise sanitaire. Mais pour l’avenir nombre de pays seront sans doute conduit à diversifier voire partiellement à relocaliser leurs sources d’approvisionnement. La Chine a déjà commencé son recentrage de la croissance sur le marché intérieur mais elle va souffrir d’une démographie relativement vieillissante. Son taux de croissance pourrait avoir atteint son maximum avec six 6.5%. Même la perspective de 5 % paraît un peu excessive.

Certains conseillers du gouvernement estiment que la Chine devrait mettre fin aux objectifs officiels de croissance afin d’encourager des investissements davantage productifs et ne plus dépendre des mesures de relance alimentées par la dette.

En mai, la Chine s’est abstenue pour la première fois en 18 ans de fixer un objectif de croissance annuelle en raison de la crise sanitaire liée au coronavirus. Certains économistes suspectent cependant le gouvernement d’avoir maintenu un objectif implicite d’environ 3%.

“Nous nous attendons à ce que le gouvernement ne fixe pas d’objectif de croissance explicite ou fixe un objectif de croissance plus bas et plus souple (par exemple autour de 5%)” pour 2021-2025, écrivent dans une note les analystes d’UBS.

Droits de douanes américains sur la Chine : condamnés par l’OMC

Droits de douanes américains sur la Chine : condamnés par l’OMC

 

 

On sait que le président Trump est déjà très critique vis-à-vis de l’organisation mondiale du commerce et d’une manière générale des médiations par des organismes internationaux. La récente décision de l’OMC de condamner les les États-Unis pour avoir appliqué de manière unilatérale des droits de douane sur les produits chinois ne va évidemment pas convaincre le président américain de revenir sur son orientation. Les Etats-Unis auraient enfreint les accords internationaux en vigueur, a déclaré, mardi 15 septembre un. Saisi d’une plainte de Pékin après le relèvement des droits sur un total de plus de 200 milliards de dollars (170 milliards d’euros environ) de produits chinois, en 2018, le comité a donc conclu que « les Etats-Unis n’ont pas fourni d’explication démontrant un lien véritable entre l’imposition de droits supplémentaires sur ces produits et l’objectif de moralité publique invoqué par les Etats-Unis ».

Le 17 septembre 2018, en pleine guerre commerciale enter la Chine et les Etats-Unis, le président américain avait annoncé une surtaxe douanière de 10% sur 200 milliards de dollars de produits importés de Chine. Pékin avait répliqué dans la foulée, annonçant des droits de douane supplémentaires sur 60 milliards de dollars d’importations américaines.

Ouïghours : la Chine sanctionnée par H&M

Ouïghours : la Chine sanctionnée par H&M

 

En raison du travail forcé des ouighours de la province chinoise du Xinjiang, la grande marque suédoise de vêtements H&M  suspend sa comme sa collaboration avec la Chine

 

Les Ouïghours, musulmans et turcophones, constituent le principal groupe ethnique du Xinjiang, une immense région de l’ouest de la Chine qui a notamment des frontières communes avec l’Afghanistan et le Pakistan. Un rapport du think tank Australian Strategic Police Institute, publié en mars, désignait H&M comme l’un des bénéficiaires du programme de travail forcé à travers sa relation avec le fabricant de fil teint Huafu qui a une usine dans la province d’Anhui (est de la Chine).

 

Les ouighours sont victimes de violences, de répression et d’emprisonnement. Environ 1 million de personnes seraient concernés. De nombreux états et d’organisations internationales ont dénoncé cette situation sans aucun effet jusqu’à leur vis-à-vis de la dictature chinoise.

Vaccin anti-COVID-19 : la Chine annonce pour novembre

Vaccin anti-COVID-19 : la Chine annonce pour  novembre

 

La course au prestige est lancée sur la scène internationale où se mêle dangereusement les intérêts géopolitiques et les avancées scientifiques. Ainsi Poutine a-t-il déclaré valable le vaccin russe avant même sa qualification scientifique. Un vaccin aujourd’hui contesté par certains experts de la communauté scientifique. De la même manière Trump  a annoncé un vaccin avant les élections américaines. L’enjeu est clair.

La Chine qui ne veut pas être en reste promet le vaccin pour novembre. De toute manière, il y a en ce moment de l’ordre de 200 vaccins en expérimentation et l’un d’entre eux pourra sans doute sortir mais pas avant l’épreuve indispensable de test sur un large échantillon de population conformément aux méthodologies scientifiques.

La Chine dispose de ce point de vue d’une solide expérience mais rien ne dit que ce qu’elle promet sera tenu. Beaucoup d’experts considèrent que matériellement il sera difficile de rendre opérationnel un vaccin avant la mi 2021 en raison des procédures incontournables de vérification. Des doses d’au moins trois vaccins expérimentaux ont été proposés aux travailleurs essentiels dans le cadre d’un programme d’urgence lancé en juillet.

La Chine affirme que  la « phase 3″ (sur un large échantillon) des essais cliniques se déroule sans accroc et les vaccins pourraient être prêts pour la population en novembre ou décembre, a déclaré Guizhen Wu lors d’un entretien à la télévision publique.

Elle a dit avoir elle-même reçu en avril un vaccin expérimental, sans préciser lequel, et ajouté ne pas avoir connu de symptômes anormaux au cours des derniers mois.

Revoir la politique vis-à-vis de la Chine

Revoir  la politique vis-à-vis de la Chine

Dans une tribune au « Monde », un collectif de neuf experts et députés, parmi lesquels François Godement et Nathalie Loiseau, demande à l’Europe d’agir pour contribuer à préserver la démocratie à Taïwan face à une Chine toujours plus agressive et autoritaire.

Tribune.

 

L’Europe doit repenser sa politique à l’égard de Taïwan et les relations entre les deux rives. Pendant des décennies, elle s’est attachée à maintenir un équilibre entre le principe d’autodétermination, la résolution pacifique des différends entre Pékin et Taipei, et le « principe d’une seule Chine » ainsi que la rhétorique « un pays, deux systèmes » déployés par la République populaire de Chine (RPC). Le comportement récent de la Chine met à mal cette politique européenne. Elle doit donc être revue.

Les positions européennes concernant Taïwan tiennent à ce jour en quatre mots : préserver le statu quo. L’Europe a mis en garde Pékin contre toute coercition. Elle n’a jamais encouragé le moindre geste de Taïwan conduisant vers une indépendance. Elle s’est abstenue de discuter d’un traité de libre-échange, et n’a pas soutenu vigoureusement la participation de Taïwan dans les institutions internationales telles que l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Pour le reste, elle a traité Taïwan comme une entité séparée sur les questions pratiques, qui vont des visas aux liens économiques et commerciaux.

Ce statu quo est maintenant miné et délégitimé par Pékin. Sur deux points cruciaux, la RPC a détruit la crédibilité de sa propre politique concernant Taïwan. Tout d’abord, sur le modèle « un pays, deux systèmes » qui était censé s’appliquer à Hongkong, où les agissements récents de la Chine populaire violent les termes du traité international qu’elle a signé en 1984. Alors que la population hongkongaise ne veut pas être gouvernée par le Parti communiste chinois (PCC), la réponse de Pékin se fonde sur la coercition, le contrôle et la subjugation. Cela démontre de la façon la plus explicite aux Taïwanais et au monde qu’une « réunification » accompagnée d’une forme d’autonomie significative ou d’un partage des pouvoirs ne peut constituer actuellement une offre sincère. Le rejet du modèle « un pays, deux systèmes » par les citoyens de Taïwan a été si fort qu’il a grandement facilité une victoire triomphale de Tsai Ing-wen aux élections de janvier.

Croissance Chine : hausse des exportations mais recul des importations

Croissance Chine : hausse des exportations mais recul des importations

En août, le rythme de progression des exportations s’est encore accéléré sur un an (+9,5%). Sur un mois, les exportations marquent d’ailleurs un repli (-1%), relève auprès de l’AFP l’économiste Iris Pang, de la banque ING. Ce coup de frein « reflète une stabilisation de la demande (à l’étranger) pour des produits liés au Covid-19 tels que les masques » chinois, estime l’analyste Julian Evans-Pritchard du cabinet Capital Economics. Cependant les importations ont de nouveau marqué un repli en août sur un an (-2,1%), après une baisse de 1,4% le mois précédent. Ce chiffre, beaucoup moins bon qu’espéré par les analystes (+0,5%), est synonyme de faible demande sur le marché intérieur chinois. Car si l’activité dans le pays a largement repris, des secteurs entiers de l’économie tournent toujours au ralenti, notamment les transports et le tourisme.

 

Sur les huit premiers mois de l’année, les importations de viande ont ainsi bondi de 73,4% sur un an, à 6,58 millions de tonnes, selon les Douanes. Au final, l’excédent commercial en août s’est inscrit à 58,9 milliards de dollars, en repli par rapport à juillet (62,3 milliards).

Mais celui avec les Etats-Unis seuls – qui constitue une pomme de discorde avec le président Donald Trump – s’est creusé à 34,24 milliards de dollars. Un mois plus tôt, il s’affichait à 32,4 milliards de dollars.

En dépit de tensions grandissantes entre les deux pays, négociateurs chinois et américains ont convenu le mois dernier de faire avancer la première phase de leur accord commercial signé en janvier.

La Chine s’était alors engagée à importer pour 200 milliards de dollars supplémentaires de produits américains sur deux ans. En échange, l’administration Trump s’engageait à surseoir à toute nouvelle hausse de droits de douane sur des produits chinois. Un engagement finalement assez peu respecté.

 

RÉPRESSION OUÏGHOURS EN CHINE: la France condamne

RÉPRESSION OUÏGHOURS EN CHINE: la France condamne

La France condamne avec la plus grande fermeté l’ignoble répression dont sont victimes les Ouïgours en Chine . Le  président de la république affirme que « chaque occasion est utilisée dans nos contacts bilatéraux avec les autorités chinoises pour les appeler à mettre fin aux détentions dans des camps au Xinjiang », dans le nord-ouest de la Chine.

 

Il précise avoir examiné « avec la plus grande attention » les témoignages et documents « portant sur les camps d’internement, les détentions massives, les disparitions, le travail forcé, les stérilisations forcées, la destruction du patrimoine ouïghour et en particulier les lieux de cultes, la surveillance de la population et plus globalement de tout le système répressif mis en place dans cette région ».

Fin juillet, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avait proposé qu’une « mission internationale émanant d’observateurs indépendants », « sous la houlette » de la Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, se rende au Xinjiang pour enquêter sur la situation de la minorité musulmane ouïghoure.

Le député Aurélien Taché et plusieurs de ses collègues avaient appelé Emmanuel Macron à « agir pour que la Chine soit traduite devant la Cour pénale internationale pour crime contre l’Humanité ».

« L’erreur stratégique de la Chine « 

« L’erreur stratégique de la Chine  »

La pandémie a révélé les limites internes du régime chinois. Dans le combat pour le leadership mondial, ce sera peut-être l’Europe et les valeurs humanistes qui l’emporteront, affirment, dans une tribune au « Monde », les experts en géopolitique Walter Lohman et Valérie Niquet.

Tribune.

 

La fin de l’Occident et de son modèle libéral semblait une évidence dominant les débats sur l’avenir du système planétaire. En dépit de son ralentissement, la croissance chinoise demeurait forte, masquant les lacunes du régime, dont des inégalités abyssales entre les privilégiés, souvent membres du Parti communiste (PCC) au pouvoir, et les laissés-pour-compte. Le modèle chinois et ses « nouvelles routes de la soie » semblaient devoir s’imposer inéluctablement, jouant de capacités d’investissements en apparence illimitées.

Idéologiquement, la stratégie « America First » de Donald Trump, ses critiques contre les alliés les plus proches des Etats-Unis, de l’Europe à l’Asie, donnaient du crédit à ceux qui, plaçant sur le même plan les ingérences américaines et une menace chinoise en apparence très lointaine, ne voyaient dans la guerre commerciale avec Pékin que la manifestation d’une rivalité pour dominer le monde.

La crise du Covid-19 impose toutefois de remettre en cause cette analyse. Le basculement du monde vers l’Asie, avec la Chine au centre, n’aura pas lieu.

Cette pandémie apparue en République populaire de Chine pour des raisons liées à la nature même du système a révélé les limites internes du régime, incompatibles avec son statut de deuxième puissance mondiale. La corruption, l’absence de transparence et de système légal sont rendues plus délétères encore par la place ultra-dominante que la Chine a prise dans les échanges mondiaux.

Mais la pandémie a aussi révélé les faiblesses externes d’un système totalement focalisé sur l’objectif étroit de maintien au pouvoir du PCC par n’importe quel moyen, dont le repli idéologique et l’hypernationalisme.

Alors que la crise faisait rage, on a vu Pékin se lancer dans une course aventuriste aux provocations les plus contre-productives, de la frontière indienne à la mer de Chine, de Hongkong au Xinjiang. Les « loups combattants » de la diplomatie chinoise ont multiplié les déclarations agressives, ruinant l’image positive de la Chine auprès de ses plus fidèles soutiens. L’Union européenne, pourtant traditionnellement prudente, a multiplié les déclarations de méfiance à l’égard d’un régime au comportement incompréhensible.

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