Archive pour le Tag 'Chine'

Cryptomonnaie et Chine: risque de crise financière

Cryptomonnaie et Chine: risque de crise financière

 

L’expert financier Pierre-Antoine Dusoulier explique, dans une tribune au « Monde », que le déploiement de la monnaie numérique risque de fragiliser les banques rurales chinoises et, dans la foulée, de déstabiliser l’ensemble des institutions bancaires du pays.(Extrait)

Tribune.

La Chine est sur le point de franchir une nouvelle étape dans le déploiement du yuan numérique. Il a été testé dans quatre villes pilotes depuis avril 2020, avec succès. Dans les semaines à venir, deux des principales banques publiques du pays, la China Construction Bank et la Bank of Communications, vont proposer à leurs clients d’utiliser le yuan numérique pour acheter des fonds d’investissement et des produits d’assurance.

Si l’opération réussit, cela devrait permettre d’étendre davantage l’utilisation de la monnaie virtuelle chinoise qui reste, jusqu’à présent, cantonnée aux paiements pour des achats de biens et de services de faible valeur.

 

L’objectif fixé par le Parti communiste chinois lors du 14e plan quinquennal portant sur la période 2021 à 2025 est d’approfondir la recherche et le développement dans le domaine des monnaies numériques et de permettre un déploiement le plus large possible de sa monnaie numérique étatique. Ce déploiement fait toutefois peser d’importants risques sur la stabilité financière de la Chine.

Le risque immédiat est celui d’une déstabilisation des banques rurales. La Chine compte plus de 1 600 banques rurales, de petite taille, et qui ont des fonds propres faibles. La crise économique résultant de la pandémie les a fragilisés. La croissance de leurs bénéfices nets était nulle au premier semestre.

En outre, les banques rurales ont dû provisionner des sommes importantes à la suite d’une hausse des prêts non performants ces derniers mois. Plus de 30 % des prêts qu’elles accordent le sont aux secteurs qui ont été les plus pénalisés par la crise, le secteur manufacturier et le secteur de la construction.

Le déploiement du yuan numérique risque d’accentuer leurs difficultés. Le gouvernement chinois ne prévoit pas de compter sur le réseau dense de banques rurales pour étendre l’utilisation de la monnaie virtuelle et favoriser l’inclusion financière. En Chine, 20 % de la population n’est pas bancarisée, particulièrement dans les campagnes. Les petites banques rurales devraient rester hors du système, avec impossibilité de convertir leurs dépôts en yuans numériques.

Ce sont les grandes banques soutenues par l’Etat, en partenariat avec les entreprises de télécommunications qui sont présentes sur tout le territoire, qui devraient avoir la charge d’inciter les Chinois à utiliser le yuan numérique à grands coups de promotions et d’incitations financières.

La Chine contre les stars masculines efféminées !

La Chine contre les stars masculines efféminées !

(Un article du Wall Street Journal.(

 

La Chine mène notamment une campagne de répression contre les icônes de la culture pop.

Sous l’impulsion du président Xi Jinping, le Parti communiste chinois (PCC) avait déjà entrepris de reprendre vigoureusement en mains le contrôle de l’économie, en s’attaquant à certaines des plus grandes entreprises privées du pays. Son objectif est de faire disparaître ce qu’il considère comme les excès capitalistes de l’ère précédente.

Le parti, qui célèbre cette année le centenaire de sa fondation, manifeste désormais de plus en plus clairement sa volonté de s’immiscer dans la vie privée des citoyens chinois et ceci dans des proportions jamais vues depuis des décennies.

Cette semaine, les responsables du PCC ont dévoilé de nouvelles restrictions draconiennes concernant le temps que les jeunes Chinois pourront passer sur les jeux en ligne. Ces règles s’inscrivent dans le cadre d’une campagne de répression dirigée contre les icônes de la culture pop et interviennent après des mesures visant à restreindre fortement le recours au soutien scolaire en dehors des établissements d’enseignement.

Prises dans leur ensemble, ces mesures représentent un changement profond du contrat social en vigueur sous les deux prédécesseurs de M. Xi. Durant cette période, le PCC avait élargi les libertés individuelles en échange de l’acceptation de sa mainmise sur le champ politique.

Le PCC affirme que son objectif est désormais de façonner plus étroitement la nouvelle génération de Chinois.

Le gouvernement a récemment mis l’accent sur les jeunes, dont le parti craint qu’ils ne soient contaminés par une culture toxique empoisonnant leur esprit, les isolant du reste de la société et détournant les jeunes garçons de leur masculinité

Lundi, l’agence de presse étatique Xinhua a décrit les nouvelles règles relatives aux jeux en ligne comme une initiative visant à « protéger la santé physique et mentale des mineurs » — cette décision intervient quelques semaines après qu’un autre média financé par l’Etat a qualifié les jeux vidéo d’« opium pour l’esprit ».

Les autorités réglementaires chinoises ont déclaré qu’à partir de maintenant elles allaient interdire aux mineurs (la majorité est fixée à 18 ans) de jouer à des jeux vidéo en ligne du lundi au jeudi, et limiter cette pratique à une heure les trois autres soirs de la semaine ainsi que les jours fériés.

Les dirigeants du Parti communiste se sont également attaqués à d’autres phénomènes qu’ils jugent néfastes pour les jeunes. Parmi eux, les organismes d’enseignement privés qui ont accentué la pression dans le monde scolaire et l’industrie de la culture pop qui, selon Pékin, a favorisé une culture malsaine du vedettariat, en particulier en faisant émerger ce que les médias d’Etat qualifient de stars masculines efféminées.

Lundi, Xinhua a publié une série de questions-réponses exposant le fondement de la décision du gouvernement en matière de jeux vidéo, avec un vocabulaire qui rappelle le concept russe d’« Homo sovieticus », utilisé au XXe siècle.

« Les jeunes représentent l’avenir de la mère patrie », peut-on lire dans les questions-réponses, qui ajoutent que préserver la santé des jeunes Chinois « passe par l’éducation d’une nouvelle génération d’hommes en vue de la régénération de la nation. »

Le gouvernement a récemment mis l’accent sur les jeunes, dont le parti craint qu’ils ne soient contaminés par une culture toxique empoisonnant leur esprit, les isolant du reste de la société et détournant les jeunes garçons de leur masculinité.

M. Xi a donné le signal de cette nouvelle orientation lors des réunions annuelles des instances législatives chinoises en mars, au cours desquelles il a invité les délégués à se méfier de la dépendance aux jeux sur le Web et d’« autres aspects douteux et dangereux d’Internet » qui pourraient avoir une mauvaise influence sur les jeunes Chinois.

Le puissant régulateur de l’Internet du pays, l’Administration chinoise du cyberespace, a donné le coup d’envoi de cette campagne en juin en annonçant son intention de mettre un frein au culte des célébrités en ligne.

Vendredi, elle a interdit le référencement des célébrités par leur nom sur les plateformes de réseaux sociaux, précisant que seuls leurs chansons et leurs films pouvaient être listés, sans mention de leur auteur.

Le régulateur invite les Chinois à se concentrer davantage sur les performances que sur leurs interprètes, indique le règlement.

Pour aider leurs stars préférées à grimper dans les classements sur la plateforme Weibo, l’équivalent chinois de Twitter, ou sur l’application de vidéos courtes Douyin, exploitée par la start-up ByteDance basée à Pékin, des groupes de fans se livrent souvent à des batailles acharnées en postant, likant et commentant des contenus liés à leurs idoles préférées. Les autorités ont déclaré que cette compétition débouchait souvent sur du trollage en ligne et sur des achats excessifs de biens de consommation promus par des célébrités.

L’interdiction du référencement des stars porte un coup au secteur du divertissement, qui a développé un modèle économique reposant principalement sur la constitution des plus grandes bases de fans possible — plus le nombre de followers augmente, plus la visibilité est importante pour conclure d’éventuels partenariats avec des marques.

Les autorités chinoises s’attaquent également à l’influence des célébrités masculines qui adoptent un style non sexué, estimant qu’elles empêchent les jeunes Chinois d’être suffisamment virils.

La semaine dernière, le Guangming Daily, un journal détenu par l’Etat, a publié un reportage dénonçant ce qu’il a qualifié de propagation de la culture pop du « niangpao » (efféminé).

« La nouvelle ère a besoin d’une esthétique saine », peut-on lire dans l’article, en faisant référence aux années Xi. Le texte ajoute qu’une culture sociale saine est cruciale « dans la période décisive de la formation des valeurs des adolescents ».

Les mesures destinées à modeler la vie des jeunes Chinois ne se limitent pas au divertissement. En juillet, les autorités ont imposé des restrictions strictes au lucratif secteur de l’enseignement privé du pays, qui prospérait grâce aux demandes de parents espérant donner un avantage à leurs enfants scolarisés dans les établissements ultra-compétitifs du pays

A peu près au même moment, un groupe incluant des célébrités et des responsables de l’industrie cinématographique chinoise s’est réuni à Pékin pour annoncer le lancement d’une initiative visant à s’éloigner de la culture « efféminée » et à créer « des œuvres de qualité imprégnées des valeurs de courage, de moralité et de convivialité ».

Ces saillies contre des célébrités insuffisamment viriles font suite à un communiqué du ministère chinois de l’Education, publié à la fin de l’année dernière, qui mettait en garde contre le fait que les jeunes Chinois étaient devenus trop « efféminés » et invitait les écoles à promouvoir des sports comme le football afin de « cultiver la masculinité des élèves ».

Les mesures destinées à modeler la vie des jeunes Chinois ne se limitent pas au divertissement. En juillet, les autorités ont imposé des restrictions strictes au lucratif secteur de l’enseignement privé du pays, qui prospérait grâce aux demandes de parents espérant donner un avantage à leurs enfants scolarisés dans les établissements ultra-compétitifs du pays.

Ces mesures visaient en partie à garantir l’égalité aux familles moins fortunées qui ne pouvaient pas se permettre d’offrir des cours de soutien le week-end et après l’école. Mais elles avaient également pour but de former des enfants plus équilibrés — ou, comme l’a déclaré M. Xi, « des bâtisseurs et des continuateurs du socialisme ayant reçu une éducation complète en matière de moralité, de connaissances, de sports, d’art et de travail ».

Les questions-réponses publiées lundi par Xinhua sur les restrictions relatives aux jeux vidéo invitent le grand public à « mieux guider les mineurs pour qu’ils pratiquent activement de l’exercice physique et participent à la vie communautaire et à des activités récréatives variées, stimulantes, saines et bénéfiques  ».

Ces récentes mesures font partie d’un « projet global de transformation sociale » qui répond à la soif de l’opinion en matière d’orientation morale, estime Zhan Jiang, professeur de journalisme à la retraite de l’Université des langues étrangères de Pékin. « De telles actions peuvent gagner le cœur du public », assure-t-il.

Il est peu probable qu’elles rencontrent une grande résistance de la part des entreprises qui ont le plus profité du système antérieur. Mardi, l’équipe en charge d’Honor of Kings, le jeu de rôle à succès sur smartphone, qui appartient à Tencent, a annoncé qu’elle appliquerait les nouvelles restrictions. Mais elle est allée encore plus loin en indiquant qu’elle allait provisoirement cesser d’autoriser les joueurs à accéder au jeu hors ligne.

Lors d’une conférence téléphonique sur les résultats trimestriels mardi, William Ding, directeur général de la société Internet et de jeux NetEase, a déclaré que la nouvelle réglementation constituait une évolution positive pour la santé et les études des enfants, et a prédit qu’elle aurait un faible impact financier puisque moins de 1 % des revenus de la société proviennent de joueurs de moins de 18 ans.

« Nous approuvons et soutenons vigoureusement cette décision, et nous l’appliquerons à la lettre, a précisé M. Ding. Nous espérons également que l’ensemble du secteur l’appliquera sérieusement, ce qui permettra aux mineurs chinois de grandir dans un environnement plus sain. »

Stephanie Yang a contribué à cet article

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Grégoire Arnould)

Jeux vidéo jeunes : limités à trois heures par semaine en Chine

Jeux vidéo jeunes : limités à trois heures par semaine en Chine 

 

La réglementation interdit déjà aux mineurs de jouer en ligne entre 22 heures et 8 heures.

 

La Chine a annoncé lundi 30 août qu’elle allait interdire aux moins de 18 ans de jouer plus de trois heures par semaine aux jeux sur internet. Les mineurs ne pourront plus jouer qu’une heure par jour, et uniquement les vendredis, samedis et dimanches, soit trois heures maximum par semaine. Ils ne pourront par ailleurs jouer « qu’entre 20 heures et 21 heures ». Pendant les vacances scolaires, ils pourront jouer une heure par jour.

 

Le jeu vidéo en ligne est décrié depuis longtemps en Chine pour ses conséquences négatives : baisse de la vision, impact sur les résultats scolaires, manque d’activité physique ou risque d’addiction. La réglementation interdisait déjà aux mineurs de jouer en ligne entre 22 heures et 8 heures.

 

Origine COVID: la Chine cache l’origine d’après Biden

Origine COVID: la Chine cache l’origine d’après Biden

 

 

 

On sait évidemment qu’une mission de l’organisation mondiale de la santé a été très encadrée par les Chinois afin de limiter les investigations. Du coup, cette mission n’aura pas servi à grand-chose pour rechercher l’origine de la pandémie.

 

Depuis, nombre de pays souhaitent des enquêtes complémentaires y  compris sur place. Mais les Chinois sont toujours opposés à la nouvelle venue d’experts internationaux sur place. Le président américain accuse clairement la Chine de dissimuler l’origine de cette crise sanitaire.

 

«Des informations cruciales sur les origines de la pandémie existent en Chine, et pourtant depuis le début, des responsables gouvernementaux en Chine oeuvrent pour empêcher les enquêteurs internationaux et les acteurs mondiaux de la santé publique d’y accéder», a écrit le président américain dans un communiqué. «A ce jour, la Chine continue de rejeter les appels à la transparence et de cacher des informations, alors même que le bilan de cette pandémie continue de grimper», a-t-il ajouté.

La Chine aussi menacée par une pénurie de main-d’œuvre

La Chine aussi menacée par une pénurie de main-d’œuvre

Un article du Wall Street Journal met l’accent sur la pénurie de main-d’œuvre qui se profile en Chine.

 

 

Une pénurie de main-d’œuvre se profile dans toute la Chine car les jeunes se détournent des emplois industriels et de plus en plus de travailleurs migrants restent chez eux, ce qui laisse présager des difficultés à venir avec la montée du vieillissement et la diminution de la population active.

Les propriétaires d’usines chinoises affirment avoir du mal à trouver des employés dans tous les domaines, que ce soit la fabrication de sacs à main ou celle de cosmétiques, alors que la demande mondiale de produits chinois ne cesse d’augmenter cette année.

Certains travailleurs migrants craignent de contracter le Covid-19 dans les villes ou les usines, malgré le nombre réduit de contaminations en Chine. D’autres jeunes s’orientent vers des emplois du secteur des services, mieux payés ou moins pénibles.

Cette tendance au déséquilibre entre emploi et main-d’œuvre trouve un écho aux Etats-Unis, où certains employeurs ont du mal à recruter suffisamment de salariés, alors que des millions de personnes qui ont perdu leur emploi pendant la pandémie restent au chômage.

Mais le problème de la Chine reflète aussi des évolutions démographiques de long terme — notamment un réservoir de main-d’œuvre qui s’amenuise —, héritage de la politique de l’enfant unique appliqué pendant des dizaines d’années dans le pays et officiellement abandonnée en 2016.

Ces tendances représentent une menace sérieuse pour les perspectives de croissance à long terme du pays. La Chine n’en aura que plus de mal à fournir des produits manufacturés bon marché au reste du monde, ce qui pourrait ajouter aux pressions inflationnistes mondiales.

« Cela fait bien longtemps que la Chine a épuisé son dividende démographique » expose Shuang Ding, économiste à la Standard Chartered Bank de Hong Kong.

Yan Zhiqiao, qui gère une usine de cosmétiques d’une cinquantaine d’ouvriers à Guangzhou, au sud du pays, n’a pas pu intensifier sa production cette année malgré une augmentation de la demande, principalement parce que son usine a le plus grand mal à recruter et à garder des employés, tout particulièrement lorsqu’ils ont moins de 40 ans.

Son usine propose une rémunération équivalente à 3,90 dollars de l’heure, ce qui est au-dessus du marché, plus les repas et l’hébergement gratuits. Les jeunes recrues ont pourtant été peu nombreuses à se présenter.

Il explique qu’il ne peut se permettre de gonfler les salaires en grande partie car les prix des matières premières ont augmenté cette année. L’autre option consisterait à répercuter cette hausse sur les acheteurs étrangers, s’ils l’acceptaient.

« Par rapport à notre génération, l’attitude des jeunes vis-à-vis du travail a changé. Ils peuvent demander de l’aide à leurs parents et ils n’ont pas beaucoup de pression pour joindre les deux bouts » 

« Par rapport à notre génération, l’attitude des jeunes vis-à-vis du travail a changé. Ils peuvent demander de l’aide à leurs parents et ils n’ont pas beaucoup de pression pour joindre les deux bouts, estime M. Yan, 41 ans. Beaucoup d’entre eux ne sont pas venus à l’usine pour travailler mais pour chercher des petits copains ou des petites copines. »

La pénurie de main-d’œuvre industrielle en Chine intervient au moment même où une autre partie de son économie fait face au problème inverse : il y a trop de main-d’œuvre pour les emplois de cols blancs. Plus de 9 millions d’étudiants chinois, un record, sortent diplômés de l’université cette année, ce qui aggrave le déséquilibre structurel du marché du travail, affirment les économistes.

Tandis que le taux de chômage urbain global en Chine est tombé de 5,7 % en juillet dernier à 5,1 % cette année, au sein de la tranche d’âge des 16-24 ans il s’élevait à 16,2 % le mois dernier, ce qui est néanmoins plus bas que le record absolu de l’année précédente : 16,8 % en juillet 2020.

Les récentes mesures prises à l’encontre du secteur des cours privés, visant à réduire les coûts de l’éducation pour les parents, risquent de faire flamber le taux de chômage des jeunes. Selon MyCOS, cabinet de conseil spécialisé en éducation, en 2019 le secteur a absorbé davantage de diplômés de l’université que tout autre.

Pour les propriétaires d’usines, cependant, ces tendances ne représentent qu’une piètre consolation. Le déclin du nombre d’ouvriers a obligé nombre d’entre eux à offrir des primes ou à donner un coup de pouce aux salaires, érodant d’autant des marges déjà sous pression à cause de l’augmentation des prix des matières premières et du transport.

Foxconn Technology Group, ex-Hon Hai Precision Industry Co. et l’un des plus gros fournisseurs d’Apple, a fait passer les primes des nouvelles recrues d’une de ses usines de Zhengzhou à 9 000 yuans — soit environ 1 388 dollars —, voire davantage, pour ceux qui acceptent de travailler 90 jours consécutifs, à en croire une annonce publiée par un département commercial de Foxconn sur WeChat. Foxconn n’a pas répondu à nos sollicitations.

Le variant delta balayant d’autres pays asiatiques, certaines usines chinoises ont vu leurs carnets de commandes se remplir à grande vitesse à mesure que les acheteurs se détournaient de leurs anciens fournisseurs, raconte David Li, secrétaire général de l’Asia Footwear Association de Dongguan. Ce qui incite certaines entreprises cherchant désespérément de nouveaux salariés à proposer des salaires plus élevés, ajoute-t-il.

« De nombreux propriétaires d’usines sont désormais en plein dilemme. Ils ne savent pas s’ils vont pouvoir faire des bénéfices en acceptant de nouvelles commandes, dit-il. Leur plus gros souci est de trouver des ouvriers. »

La semaine dernière, le Premier Ministre chinois Li Keqiang a annoncé que le pays continuerait de faire face « à une pression relativement importante sur le marché du travail » d’ici à 2025 et s’est engagé à davantage soutenir les secteurs à fort besoin de main-d’œuvre, notamment sous la forme de formations professionnelles supplémentaires.

La population active de la Chine, qui regroupe les individus âgés de 15 à 59 ans, est tombée à 894 millions l’année dernière, ce qui représente 63 % de la population totale. Ce chiffre était de 939 millions en 2010, soit 70 % de la population totale de l’époque, selon les chiffres du recensement national conduit une fois tous les dix ans.

Selon les estimations officielles, la population active chinoise devrait perdre 35 millions de personnes au cours des cinq prochaines années.

Pour les économistes, les récentes incitations du président Xi Jinping visant à revigorer les zones rurales en dirigeant davantage d’investissements vers les provinces de l’intérieur du pays ont pu contribuer aux difficultés des usines en permettant à de nombreux travailleurs qui autrefois parcouraient de grandes distances pour trouver du travail dans les grandes villes de gagner leur vie plus près de chez eux.

En 2020, le nombre de Chinois ruraux classés dans la catégorie des travailleurs migrants a chuté pour la première fois en dix ans, et ce de plus de 5 millions, pour atteindre 285,6 millions de personnes, indiquent les données du bureau chinois des statistiques, car davantage de travailleurs sont restés dans leur ville natale ou ont cherché des emplois à proximité. Beaucoup l’ont fait parce qu’ils avaient peur de contracter le Covid-19 dans les grandes villes et ils n’y sont toujours pas retournés, déplorent les industriels.

A Guangzhou, près d’un tiers de la grosse centaine d’ouvriers de l’usine BSK Fashion Bags n’est pas revenu après le nouvel an chinois, en février dernier, ce qui représente un taux de rotation supérieur aux 20 % habituels, affirme Jeroen Herms, co-fondateur de l’entreprise.

« On ne trouve quasiment pas de travailleurs parce que beaucoup d’entre eux ne partent plus de chez eux. Le Covid a accéléré la tendance », regrette M. Herms, un Néerlandais qui a fondé l’usine de sacs à main en 2011.

« Les jeunes ne veulent plus accepter n’importe quel emploi difficile. Ils attendent beaucoup plus de leur travail  » 

L’âge moyen des salariés est monté à au moins 35 ans, alors qu’il était de 28 ans il y a dix ans, complète-t-il. Pour accroître la production, l’entreprise envisage d’implanter une nouvelle usine dans la province centrale du Henan, grande source de travailleurs migrants. Elle investit également davantage dans l’automatisation.

En 2020, plus de la moitié des travailleurs migrants chinois avaient plus de 41 ans. Le pourcentage de travailleurs migrants de moins de 30 ans a régulièrement décliné, passant de 46 % en 2008 à 23 % en 2020, selon les données de Wind.

De plus en plus de jeunes considérant le travail en usine comme trop pénible, le secteur des services est devenu la source d’emploi la plus populaire auprès des travailleurs migrants en 2018, dépassant les emplois industriels et du bâtiment, révèle une enquête annuelle sur les travailleurs migrants réalisée par le bureau chinois des statistiques.

« Les jeunes ne veulent plus accepter n’importe quel emploi difficile. Ils attendent beaucoup plus de leur travail, et ils peuvent se permettre d’attendre plus longtemps d’en trouver un », relate M. Ding, l’économiste de Standard Chartered.

Pendant six ans, jusqu’à début 2020, Wang Liyou est passé d’un travail en usine à l’autre dans la ville méridionale de Dongguan.

Bien que les salaires aient augmenté et que les propositions d’emploi abondent dans les usines, il n’y est pas retourné après que la pandémie a été maîtrisée l’année dernière.

Au lieu de cela, lui et sa famille se sont installés à Pékin à la recherche d’emplois bien payés dans le secteur des services. Aujourd’hui, il est livreur pour des restaurants, ce qui lui permet de gagner environ 10 % de plus que son salaire mensuel à l’usine, qui atteignait pas loin de 1 000 dollars.

Son objectif est de finir par gagner plus de 1 500 dollars par mois, comme certains de ses amis, livreurs depuis des années.

« Je veux tenter le coup avant d’être trop vieux », explique M. Wang, 33 ans.

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Bérengère Viennot)

Cryptomonnaies: Les mineurs créateurs de monnaie fuient la Chine

Cryptomonnaies: Les mineurs créateurs de monnaie fuient la Chine

 

Un article du Wall Street Journal explique la fuite des mineurs (créateurs) de cryptomonnaies  suite à la décision chinoise de contrôler l’électricité considérable que cette monnaie exige pour faire tourner les ordinateurs.

Lorsque la Chine a décidé de s’en prendre au minage de cryptomonnaies au début de l’été, Bit Digital, entreprise cotée au Nasdaq, a mis les bouchées doubles pour transférer son parc de plus de 20 000 ordinateurs hors du pays.

Ces machines sont au cœur de l’activité de Bit Digital, qui est basée dans le New Jersey et tire ses bénéfices du minage de bitcoins en connectant ses ordinateurs surpuissants à des sources d’électricité bon marché, afin qu’ils puissent résoudre des problèmes mathématiques et « débloquer » de nouveaux bitcoins. Ce processus, qui était à la portée de n’importe quel utilisateur de PC il y a dix ans, s’est mué en une vaste industrie qui fait appel à de nombreux ordinateurs et nécessite des quantités considérables d’électricité.

Bit Digital et d’autres entreprises spécialisées dans le minage de cryptomonnaies se heurtent aujourd’hui à de nombreux obstacles dans le transfert de leurs ordinateurs hors de Chine, pays qui, auparavant, consommait les deux tiers de l’énergie mondiale dédiée au minage de bitcoins. Leurs machines sont très sensibles aux chocs, ce qui complique fortement leur conditionnement et leur transport international. Un nouvel ordinateur peut coûter 12 000 dollars.

Les entreprises ont dû décider s’il valait mieux déménager leur matériel par voie aérienne ou maritime, en tenant compte des frais et de la durée d’acheminement. Bit Digital a indiqué qu’elle comptait encore 9 484 ordinateurs de minage — soit environ un tiers de son parc — dans la province du Sichuan au 30 juin dernier. Elle a fait appel à de grands groupes de logistique internationaux pour l’aider à transférer son matériel, et espère pouvoir le récupérer en Amérique du Nord d’ici à la fin septembre, a précisé Samir Tabar, le directeur stratégique de Bit Digital. L’entreprise compte installer ses ordinateurs dans le Nebraska, en Géorgie, au Texas et dans la province canadienne de l’Alberta.

L’ensemble du processus pourrait coûter des millions de dollars. Ces derniers mois, les cours du pétrole ont augmenté, et les goulots d’étranglement causés dans le transport par la pandémie de coronavirus ont entraîné une flambée des coûts du fret. Les ordinateurs entrant aux Etats-Unis en provenance de Chine font par ailleurs l’objet de droits de douane à hauteur de 25 %. Outre les difficultés propres au conditionnement et au transport de ces machines fragiles, les entreprises doivent trouver des sites disposant d’une quantité d’énergie suffisante pour les accueillir.

« L’impact financier sur les “mineurs” en Chine est énorme, souligne Fred Thiel, le patron de Marathon, un spécialiste du minage de cryptomonnaies basé à Las Vegas. C’est un peu comme si General Motors devait fermer une usine et en construire une autre ailleurs », explique-t-il, établissant un parallèle avec le constructeur automobile de Detroit.

Après s’être longtemps opposée aux cryptomonnaies, la Chine était devenue un marché de premier plan du minage de bitcoins en raison du faible coût de son électricité

Les « mineurs » tirent leurs recettes des frais appliqués au traitement des transactions en bitcoins. En contrepartie, ils ont la possibilité de participer à une loterie, durant laquelle ils laissent leurs ordinateurs produire des numéros au hasard dans l’espoir de trouver celui qui permettra de débloquer de nouveaux bitcoins. Il est ainsi plus rentable de miner des bitcoins lorsque la valeur en dollars de la cryptomonnaie augmente. Si le bitcoin a pu grimper jusqu’à 65 000 dollars à la mi-avril, dopant les recettes du minage, la cryptomonnaie la plus populaire au monde a depuis perdu près d’un quart de sa valeur.

Le réseau du bitcoin a été conçu de tel sorte qu’il ne produise de nouvelles unités de cryptomonnaie que toutes les dix minutes, le nombre d’unités étant par ailleurs appelé à diminuer à l’avenir. La concurrence à laquelle se livrent les « mineurs » pour débloquer de nouveaux bitcoins entraîne donc une forte consommation d’énergie, car la seule manière d’augmenter leurs chances de trouver le bon numéro est de mettre en ligne davantage de machines. Lorsque le bitcoin a atteint son sommet en avril, le minage a rapporté plus de 70 millions de dollars par jour, alors qu’un indice de l’Université de Cambridge évalue la consommation annuelle d’électricité de cette activité à environ 130 térawatts/heure — soit plus que celle de l’Argentine.

Après s’être longtemps opposée aux cryptomonnaies, la Chine était devenue un marché de premier plan du minage de bitcoins en raison du faible coût de son électricité, en particulier dans les régions riches en charbon de la Mongolie intérieure et du Xinjiang, ainsi que dans le Sichuan et le Yunnan, producteurs d’énergie hydroélectrique. Si certaines entreprises comme Bit Digital avaient envisagé la possibilité que la Chine s’en prenne au minage, et ont commencé à transférer leurs ordinateurs dès la fin 2020, d’autres ont été prises de court par les annonces de Pékin en mai et les mesures des gouvernements locaux qui s’en sont suivies.

« C’était une possibilité que nous avions à l’esprit, mais jusqu’à maintenant ce n’était pas une question urgente », explique Alejandro De La Torre, vice-président de Poolin, un pool de minage de cryptomonnaies présent depuis longtemps en Chine. Les pools de minage permettent à des groupes de « mineurs » de conjuguer leur puissance de calcul pour augmenter leurs chances de débloquer des bitcoins et d’en partager les bénéfices.

La récente offensive chinoise contre le minage, qui a entraîné ce que certains nomment la « grande migration des mineurs », survient alors que le gouvernement a fixé d’ambitieux objectifs de réduction du recours au charbon, entendant faire de la Chine une championne de la lutte contre le changement climatique. Les spécialistes du minage jusqu’alors actifs en Chine transfèrent leurs machines aux Etats-Unis, mais aussi au Kazakhstan, ou encore en Russie.

M. De La Torre indique qu’il s’est mis en quête d’endroits aux Etats-Unis où il pourrait déménager une partie de son matériel de minage installé en Chine et construire un vaste centre de données.

L’activité de minage semble repartir à la hausse. Un indicateur de la puissance de calcul destinée au minage de bitcoins, qui avait atteint début juillet son plus bas niveau depuis septembre 2019, s’est redressé ces dernières semaines

Bit Digital fait appel à des entreprises comme Compute North pour trouver des sites où transférer ses dernières machines. Compute North, qui propose des infrastructures d’hébergement de matériel de minage au Texas, dans le Dakota du Sud et dans le Nebraska, a connu une telle hausse de la demande ces derniers mois qu’elle a décidé de créer cinq nouveaux sites pour accueillir des « mineurs ». Ces sites se trouvent au Texas et en Caroline du Nord.

D’autres entreprises ont vu le jour dans les services logistiques dédiés aux spécialistes du minage souhaitant relocaliser leur matériel. A Shenzhen, dans le sud de la Chine, des employés d’une entreprise nommée Hash House s’affairent ces derniers temps à nettoyer, tester, réparer et reconditionner les machines de minage avant de les charger dans des avions. Installées dans des zones rurales ou industrielles à travers le pays, ces machines pourraient être sales et rouillées, observe Kirk Su, le propriétaire de Hash House.

Selon Dave Perrill, le patron de Compute North, les grands acteurs du secteur qui ont accès à des ressources et ont des partenariats aux Etats-Unis — comme Bit Digital — sont bien mieux placés pour tirer leur épingle du jeu dans cet exode. Compute North, qui s’est associé à des groupes de services collectifs comme le Nebraska Public Power District, accompagne les nouveaux arrivants dans le processus complexe que constitue la recherche de sources d’énergie fiables et abordables.

« Comme pour tous les marchés, il y a un peu de darwinisme », observe M. Perrill. Son entreprise a reçu davantage de demandes d’hébergement d’activités de minage en provenance de Chine que ses capacités existantes ne lui permettent d’accueillir.

L’activité de minage semble repartir à la hausse. Un indicateur de la puissance de calcul destinée au minage de bitcoins, qui avait atteint début juillet son plus bas niveau depuis septembre 2019, s’est redressé ces dernières semaines.

Les adeptes des cryptomonnaies affirment que la migration des activités de minage accentuera la décentralisation du bitcoin en assurant une concurrence dans le déblocage de bitcoins et la vérification des transactions à l’échelle mondiale.

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Anne Montanaro)

Traduit à partir de la version originale en anglais

La Chine met au pas la Tech et l’éducation

La Chine met au pas la Tech et l’éducation

Depuis novembre dernier déjà, le pouvoir chinois a décidé de reprendre directement en main plusieurs sociétés cotées à l’étranger. Il accuse leurs dirigeants d’avoir pris trop de libertés et parfois de manquer de prudence dans la gestion des données personnelles.

Le gouvernement, qui veut renforcer son contrôle sur l’économie et la société, a adopté des règles anti-monopoles ou relatives à la sécurité des données.

Après avoir épinglé certains géants du numérique, les autorités chinoises ont déclaré en juillet qu’elles souhaitaient revoir en profondeur le modèle économique des groupes privés spécialisés dans l’éducation, qui ont prospéré ces dernières années. Constatant l’engouement de familles chinoises pour ce soutien scolaire, le gouvernement chinois a décidé fin juillet d’y interdire les profits, la levée de capitaux ou une introduction en Bourse. Résultat, des poids lourds du secteur ont rapidement chuté sur les marchés.

 

Covid: La Chine refuse l’enquête de l’OMS sur son territoire

Lors de la première enquête, l’OMS avait été très critiquée pour sa complaisance vis-à-vis de la Chine. L »organisation internationale s’était en effet contenté des déplacements autorisés par la Chine et des informations très parcellaires fournies. Devant les protestations, une seconde enquête est donc envisagée.

De fait, le premier rapport de l’OMS (le « rapport conjoint Chine-OMS ») contentait les autorités chinoises. Car malgré les entraves qu’ils avaient subi, les enquêteurs de l’OMS avait accepté de rendre un rapport dans lequel ils ne formulaient certes pas de conclusions définitives mais avançaient néanmoins des hypothèses qu’ils estimaient pouvoir classer dans des catégories telles que « probable » et « improbable »:  dans ce rapport les experts de l’OMS estimaient« extrêmement improbable » que le virus provienne d’un laboratoire (notamment le fameux laboratoire P4 de Wuhan). Une version qui avait satisfait la Chine qui refuse maintenant une seconde enquête.

Covid Chine : seulement 1282 contaminés ?

  • Covid  Chine : seulement 1282 contaminés ?

 

 

 

On peut évidemment difficilement se fier aux chiffres chinois concernant les contaminations. Cela d’autant plus que la Chine refuse maintenant l’entrée de son territoire à une nouvelle enquête de l’organisation mondiale de la santé.  Reste que les autorités officielles reconnaissent que la crise sanitaire s’étend dans le pays. Les autorités sanitaires chinoises ont affirmé vendredi qu’elles étaient en voie de maîtriser la pire résurgence du Covid-19 que la Chine ait connue en sept mois. Une multitude de foyers du variant Delta, hautement contagieux, sont apparus dans 48 villes de 18 provinces sur tout le territoire chinois, contaminant plus de 1282 personnes au total, ont dit des responsables officiels.

 

La Chine souhaite certainement pas une nouvelle fois être rendue responsable de cet quatrième vague qui a fait l’ensemble du monde. Ce chiffre de 1282 personnes contaminées compte tenu de la géographie humaine paraît assez ridicule. C’est un peu comme si la France annonçait que les contaminations se limitent à une dizaine ( on n’en compte réellement environ 30 000 par jour).

 

Afghanistan : un appel à la paix par Etats-Unis, Chine et Russie

Afghanistan : un appel à la paix par Etats-Unis, Chine et Russie

 

La communauté internationale se réveille enfin à propos de la catastrophe annoncée en Afghanistan qui provoquera notamment une vague sans précédent de migrants. Dans un communiqué commun publié à l’issue de discussions à Doha, au Qatar, où les représentants des États-Unis, de la Chine et de la Russie appelle à la paix. Reste à savoir si ce n’est déjà pas trop tard car les talibans viennent de conquérir la troisième ville la plus importante du pays et contrôlent  les deux tiers du territoire. Les représentants des États-Unis, de la Chine et de la Russie ont donc rencontré les négociateurs du gouvernement afghan et des insurgés taliban, ils ont aussi réaffirmé que les puissances étrangères ne reconnaîtraient pas la légitimité d’un quelconque gouvernement « imposé (en Afghanistan) via le recours à la force militaire ».

Les pourparlers de Doha, destinés à sortir de l’impasse dans les négociations de paix entre les taliban et le gouvernement afghan, sont intervenus dans un contexte d’offensives accrues des insurgés islamistes à travers l’Afghanistan.

Chine : « Neutralité » carbone avec réouverture des mines de charbon

Chine : Neutralité carbone avec réouverture des mines de charbon

La Chine a adhéré au principe de la neutralité carbone mais sans indiquer la moindre date. Pas étonnant elle rouvre des mines de charbon. Au lendemain du rapport du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), la Chine demande au monde « d’avoir confiance » dans ses engagements dans la lutte contre le changement climatique. Mais dans le même temps, le gouvernement a rouvert des mines de charbon – énergie fossile très polluante – pour alimenter ses centrales électriques et faire face à la pénurie d’électricité.

Covid Chine: reprise des contaminations

Covid Chine: reprise des contaminations

 

Il est bien difficile de faire confiance aux chiffres officiels en Chine, ce qui paraît certain c’est que le variant Delta s’y développe aussi de manière inquiétante. Le nombre de cas de Covid-19 en Chine a atteint mardi un plus haut en sept mois, après un cluster dans un centre de test qui a fait bondir les chiffres sur fond de flambée du variant Delta.

Les autorités sanitaires ont recensé » officiellement » 143 nouvelles contaminations, dont 108 proviennent d’une contamination locale. D’habitude les autorités officielles attribuent la quasi-totalité des contaminations à des personnes venant de l’étranger. C’est sans doute le signe que la situation devient dangereuse. En cause peut-être aussi la moindre efficacité des vaccins chinois qui n’ont pas été d’ailleurs homologués par l’Occident. Les médias d’État décrivent la flambée actuelle – qui a entraîné des confinements locaux, des tests à grande échelle et des restrictions de déplacement – comme la plus grave depuis l’apparition du coronavirus fin 2019 dans la ville de Wuhan .

La Chine pille la forêt française

La Chine pille la forêt française

 Depuis le début de l’année, plus de 30 % des chênes récoltés ont quitté le sol français sous la forme de « grumes », c’est-à-dire de troncs d’arbres, pour aller se faire transformer en divers produits ailleurs. Depuis l’an dernier, les volumes exportés explosent et la destination de ces grumes est non-européenne, se désolent les transformateurs français.

« En l’absence de répondant de la France et Bruxelles, la Chine continue de siphonner la forêt française », dénonce la Fédération nationale du bois (FNB). De janvier à fin mai 2021, sur 230.000 m3 de grumes de chênes exportés, « il est parti 187.167 m3 en Chine […]. C’est +42 % par rapport à 2020 ! », s’insurge la FNB.

Inflation Chine: des prix qui s’envolent

Inflation Chine:  des prix qui s’envolent 

Du fait de la hausse exceptionnelle des matières premières, les prix à la production des biens augmentent d’environ 10 % en Chine

L’indice PPI, qui mesure le coût des marchandises sorties d’usine, a connu une augmentation de 9% sur un an le mois dernier, d’après le Bureau national des statistiques (BNS). Il s’agit de sa plus forte hausse depuis septembre 2008. Ce résultat, supérieur à celui de juin (8,8%), dépasse la prévision moyenne d’analystes interrogés par l’agence financière Bloomberg (8,6%).

Le coût des matières premières sur les marchés mondiaux (pétrole, métaux) combiné aux fortes chaleurs qui tirent la consommation d’électricité et les prix du charbon vers le haut, expliquent en partie ce niveau, souligne Dong Lijuan, un statisticien du BNS. Les prix de l’extraction de pétrole et de gaz naturel ont ainsi augmenté sur un an de 48%, selon le BNS.

Depuis quelques mois, les autorités de Pékin prennent des mesures pour maîtriser la hausse des prix des matières premières, notamment pour restreindre les exportations d’acier ou pour réduire la spéculation.

 

Économie–Croissance Chine : net tassement

Économie–Croissance Chine : net tassement 

De très mauvais chiffres en Chine en juillet pour une croissance affectée surtout par la baisse des exports. En juillet, l’indice PMI qui mesure l’activité des directeurs d’achats est passé à 50,4, contre 50,9 le mois précédent, soit un niveau qui se rapproche dangereusement du seuil (50) en-dessous duquel, une économie bascule en récession

Les exportations semblent avoir lourdement pesé dans la détérioration de l’indice manufacturier. Zhiwei Zhang, économiste en chef chez Pinpoint Asset Management, observe dans une note relevée par l’AFP que l’indice des commandes à l’exportation est à 47,7% en juillet, soit un niveau plus bas encore qu’il y a un an.

« Les exportations ont été le principal moteur de croissance cette année. Cette publication des données PMI me rend encore plus prudent quant aux perspectives de croissance au second semestre », a-t-il précisé.

Dans une moindre mesure, l’indice PMI non manufacturier suscite l’inquiétude puisqu’il a également ralenti. Il ressort à 53,2 (-0,2) mais reste largement en zone de croissance. Le bureau national des statistiques constate que l’industrie des services reste porté par l’aviation, la restauration et l’hébergement.

En juillet, l’activité manufacturière est tombée à son plus bas niveau depuis début 2020, date à laquelle, le pays a été confronté à la première vague épidémique.

« Dans l’ensemble, l’économie chinoise continue de maintenir sa dynamique d’expansion, mais le rythme a ralenti », a avancé le statisticien principal du Bureau National des statistiques, Zhao Qinghe, cité par l’AFP. 

Chine: Le nouveau modèle politique pour conduire à la démocratie d’après l’ambassadeur !!!

Chine: Le nouveau modèle politique pour conduire à la démocratie d’après l’ambassadeur !!!

À la lecture de la tribune de l’ambassadeur chinois en France, on se demande s’il faut rire ou bien pleurer. En tout cas, un texte qui mérite d’être lu car il rappelle le contexte des années 50, Surtout quand l’ambassadeur affirme que le modèle chinois peut inspirer le monde entier pour conduire à la démocratie ! Tribune de Lu Shaye, ambassadeur de Chine en France (dans l’Opinion)

Ou quand la propagande tutoie à la fois le ridicule et l’humour !

« Le système de partis politiques de la Chine a créé un nouveau modèle politique. Il répond aux exigences intrinsèques de la démocratie socialiste, constitue une garantie institutionnelle importante pour le développement stable et durable de la Chine et diversifie les voies que les pays peuvent emprunter pour réaliser la démocratie ​» Lu Shaye, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République populaire de Chine en France et à Monaco.

 

tribune

Il y a peu, le peuple chinois a solennellement célébré le 100e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois (PCC). Au cours du siècle écoulé, le PCC a uni et conduit le peuple chinois dans une lutte courageuse et opiniâtre qui permet à la nation chinoise de réaliser un grand bond, passant d’une nation qui s’est relevée à une nation prospère, puis à une nation puissante. Au cours de ce processus historique, le système de partis politiques de la Chine, soit un système de coopération multipartite et de consultation politique sous la direction du PCC, a progressivement vu le jour. Enraciné dans la brillante culture traditionnelle chinoise et en gestation pendant les révolutions démocratiques chinoises entre 1840 et 1949, il a pris forme dans les Grandes consultations politiques nationales à la veille de la fondation de la République populaire de Chine, s’est développé dans le processus de la révolution, de la construction et de la réforme socialistes, et s’est perfectionné dans la nouvelle ère du socialisme à la chinoise. Le système de partis politiques de la Chine a créé un nouveau modèle politique. Il répond aux exigences intrinsèques de la démocratie socialiste, constitue une garantie institutionnelle importante pour le développement stable et durable de la Chine et diversifie les voies que les pays peuvent emprunter pour réaliser la démocratie.

Ce système incarne un nouveau concept politique. Le système de partis politiques d’un pays est déterminé par son histoire, ses traditions et ses réalités nationales. Copier le système politique des autres n’est jamais un bon choix. En combinant les principes fondamentaux du marxisme avec la réalité chinoise, en puisant des nutriments dans la brillante culture traditionnelle chinoise et en s’inspirant activement des acquis des civilisations politiques de l’Humanité, le PCC a créé, développé et perfectionné le système de coopération multipartite et de consultation politique sous sa direction. Attachés à l’esprit de coopération, de participation et de consultation et au principe d’unité, de démocratie et d’harmonie, le PCC et les huit autres partis politiques chinois ont créé une architecture politique marquée par le rôle de leadership du PCC et la coopération multipartite, ainsi que l’exercice du pouvoir par le PCC et la pleine participation des autres partis à l’administration des affaires publiques. Cela a évité efficacement le problème d’absence de contrôle démocratique des systèmes à parti unique et le danger de concurrence destructrice entre les partis des systèmes multipartites.

Ce système établit une nouvelle relation entre partis politiques. Le PCC est le parti au pouvoir et constitue le noyau dirigeant du socialisme à la chinoise. Les huit autres partis politiques participent à la gouvernance de l’Etat dans le cadre du socialisme à la chinoise et sont les bons conseillers, les bons partenaires et les bons collègues du PCC. Le PCC mène, avec sincérité, des consultations politiques avec les autres partis politiques, soutient leur participation aux affaires de l’Etat, se soumet à leur supervision démocratique et leur offre un large espace et des garanties institutionnelles pour qu’ils jouent leur rôle au mieux. Le PCC et les huit autres partis politiques sont dans une relation de solidarité et de coopération dans l’exercice du pouvoir de l’Etat. Ils sont des amis proches qui se disent la vérité et s’aident mutuellement à corriger les erreurs. Cela a permis d’établir un nouveau type de relations entre partis politiques, caractérisé par la coopération, l’unité et l’harmonie, et d’assurer une parfaite cohérence entre l’exercice du pouvoir et la participation politique, entre la direction et la coopération, et entre la consultation et le contrôle démocratique.

Ce système constitue une nouvelle pratique démocratique. Dans le régime socialiste à la chinoise, l’essence de la démocratie populaire est de trouver le plus grand dénominateur commun des attentes et des revendications de toute la société. Le système de partis politiques de la Chine y joue un rôle important, en encourageant le peuple à participer à la politique et à exprimer ses opinions, et en assurant l’intégration sociale, la supervision démocratique et la stabilité durable. S’appuyant sur ce système, le PCC mène des consultations politiques sur les grandes politiques et les affaires majeures de l’Etat avec les huit autres partis politiques et les personnalités sans parti, soutient leurs efforts pour jouer leur rôle au sein des assemblées populaires, des gouvernements et des organes judiciaires de différents échelons et avancer des suggestions sur le développement économique et social du pays. Cela a fait en sorte que le pouvoir soit exercé conformément à la loi et dans un esprit scientifique et démocratique et qu’une démocratie populaire dans tout processus soit réalisée. L’Histoire et le présent ont prouvé et prouvent encore que le système de partis politiques de la Chine est un bon système qui a montré ses atouts particuliers et sa vitalité débordante dans la vie politique et sociale de la Chine.

« Le PCC a toujours placé le peuple au centre de ses préoccupations et a toujours représenté les intérêts fondamentaux de l’immense majorité du peuple chinois »

Ce système incarne les intérêts du plus large éventail de groupes sociaux. L’aspiration du peuple est le plus grand enjeu politique. Parti au pouvoir, le PCC a toujours placé le peuple au centre de ses préoccupations et a toujours représenté les intérêts fondamentaux de l’immense majorité du peuple chinois. Les huit autres partis politiques, ayant des objectifs politiques et des intérêts fondamentaux convergents avec ceux du PCC, reflètent et représentent en même temps les intérêts spécifiques des groupes sociaux dont ils sont issus, et jouent donc un rôle de pont et de fédérateur. Le PCC et les huit autres partis politiques se tiennent et agissent côte à côte. En respectant les aspirations de la majorité tout en tenant compte des attentes raisonnables des minorités, le système de partis politiques de la Chine permet de représenter et de réaliser réellement, largement et durablement les intérêts fondamentaux de l’immense majorité du peuple chinois et ceux de tous les groupes ethniques et groupes sociaux, évitant les défauts des systèmes de partis politiques de type ancien dans lesquels un parti ne représente qu’une minorité du peuple et un petit nombre de groupes d’intérêt.

Ce système reflète les objectifs partagés de tous. La solidarité renforce, la division affaiblit. Comme le Secrétaire général du PCC Xi Jinping l’a souligné, le système de partis politiques de la Chine peut unir étroitement les divers partis politiques et les personnalités sans parti vers les objectifs communs. Face aux tâches, risques et défis majeurs, le PCC et les huit autres partis politiques sont animés par les mêmes volontés, les mêmes buts et les mêmes actions. Les huit partis politiques n’ont ménagé aucun effort dans la lutte contre la pauvreté. Ils ont émis plus de 2 400 avis et suggestions aux comités du PCC et aux gouvernements de différents échelons des provinces et régions autonomes correspondantes, et soumis plus de 80 rapports au Comité central du PCC et au Conseil des Affaires d’Etat, apportant une importante contribution à la victoire de la bataille décisive contre la pauvreté absolue. Selon les statistiques disponibles, depuis le début de l’épidémie de la Covid-19, les comités centraux des huit partis politiques et les personnalités sans parti ont soumis près de 4 000 avis et suggestions au Comité central du PCC, au Conseil des Affaires d’Etat et aux départements compétents, et ont fait des dons en argent et en matériel à hauteur de 5,1 milliards de yuans RMB, contribuant de façon significative à la victoire de la lutte contre la Covid-19.

Ce système favorise une prise de décisions et une mise en œuvre des décisions judicieuses. Qui écoute les deux côtés aura l’esprit éclairé, qui n’écoute qu’un côté restera dans l’obscurité. Grâce aux consultations entre les partis politiques, à la participation à la vie politique, à la délibération sur les affaires de l’Etat, à la supervision démocratique et à d’autres procédures et dispositions institutionnelles normalisées, le système de partis politiques de la Chine permet de mettre en commun les idées et les propositions des uns et des autres, de sorte à garantir une prise de décisions dans un esprit scientifique et démocratique. Depuis le 18e Congrès du PCC, le Comité central du PCC et le Conseil des Affaires d’Etat ont organisé ou chargé les départements concernés d’organiser 172 réunions consultatives, dont 37 ont été présidées par le Secrétaire général Xi Jinping lui-même. Ce sont des occasions de discussions importantes entre le PCC et les huit autres partis politiques et les personnalités sans parti sur les grandes questions stratégiques et les questions d’intérêt général du pays, ce qui a valorisé pleinement les avantages de ces derniers en termes de talents, de compétences intellectuelles et d’influence sociale, au grand bénéfice du développement du pays dans divers domaines.

Ce système assure une gouvernance efficace de l’Etat. Pour bien gérer un pays et satisfaire son peuple, il est primordial de perfectionner le système de gouvernance. Dans le cadre du système de partis politiques de la Chine, les partis politiques recherchent un terrain d’entente par la voie des consultations. Il permet d’éviter la vétocratie et les situations où il y a délibération mais pas de décision, et où des décisions sont prises mais pas appliquées. Il peut ainsi assurer la continuité et la cohérence des politiques. Les huit autres partis politiques ne sont pas des partis d’opposition, ni des observateurs ou spectateurs, mais des acteurs de la gouvernance de l’Etat sous la direction du PCC. A l’heure actuelle, plus de 12 700 personnalités non communistes font partie du personnel spécial des départements concernés au niveau de la préfecture ou aux niveaux supérieurs. Le PCC soutient aussi activement le rôle des personnalités non communistes dans les assemblées populaires, les gouvernements et les organes judiciaires à tous les niveaux. Depuis le 18e Congrès du PCC, les huit autres partis politiques et les personnalités sans parti ont formulé plus de 730 opinions et suggestions importantes sur la mise en œuvre de la nouvelle vision du développement, la création d’une nouvelle dynamique de développement et la réalisation d’un développement de meilleure qualité. Une grande partie d’entre elles ont été intégrées et adoptées, ce qui a contribué grandement à la modernisation du système et des capacités de gouvernance de l’Etat.

Un vieil adage chinois dit, « les chaussures des gens n’ont pas besoin d’être de la même taille, l’important est qu’elles conviennent aux pieds de chacun ​; les approches de gouvernance des pays n’ont pas besoin d’être les mêmes, l’important est qu’elles profitent aux intérêts de leurs peuples ​». En effet, le chemin menant à la démocratie n’a jamais été à voie unique. Il existe de nombreuses manières d’y parvenir, et il est impossible qu’il n’y ait qu’un seul modèle. Seul le peuple est bien placé pour juger si son pays est démocratique ou non et si le système politique de son pays est bon ou non. Le système de partis politiques de la Chine répond aux besoins du pays et de son peuple. Il est l’aboutissement d’un long processus historique et porte en lui une force, une créativité et une vitalité exceptionnelles. Il a apporté de la sagesse chinoise au développement des partis politiques dans le monde contemporain, et étoffé les civilisations politiques de l’Humanité. La Chine continuera à enrichir et à perfectionner son système de partis politiques, en prenant pleinement en compte les caractéristiques de la nouvelle ère, pour que ce système brille d’un plus vif éclat dans la marche vers le grand renouveau de la nation chinoise.

Lu Shaye est ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République populaire de Chine en France et à Monaco.

Croissance Chine : net tassement

Croissance Chine : net tassement 

De très mauvais chiffres en Chine en juillet pour une croissance affectée surtout par la baisse des exports. En juillet, l’indice PMI qui mesure l’activité des directeurs d’achats est passé à 50,4, contre 50,9 le mois précédent, soit un niveau qui se rapproche dangereusement du seuil (50) en-dessous duquel, une économie bascule en récession

Les exportations semblent avoir lourdement pesé dans la détérioration de l’indice manufacturier. Zhiwei Zhang, économiste en chef chez Pinpoint Asset Management, observe dans une note relevée par l’AFP que l’indice des commandes à l’exportation est à 47,7% en juillet, soit un niveau plus bas encore qu’il y a un an.

« Les exportations ont été le principal moteur de croissance cette année. Cette publication des données PMI me rend encore plus prudent quant aux perspectives de croissance au second semestre », a-t-il précisé.

Dans une moindre mesure, l’indice PMI non manufacturier suscite l’inquiétude puisqu’il a également ralenti. Il ressort à 53,2 (-0,2) mais reste largement en zone de croissance. Le bureau national des statistiques constate que l’industrie des services reste porté par l’aviation, la restauration et l’hébergement.

En juillet, l’activité manufacturière est tombée à son plus bas niveau depuis début 2020, date à laquelle, le pays a été confronté à la première vague épidémique.

« Dans l’ensemble, l’économie chinoise continue de maintenir sa dynamique d’expansion, mais le rythme a ralenti », a avancé le statisticien principal du Bureau National des statistiques, Zhao Qinghe, cité par l’AFP.

« 

Croissance Chine : net tassement de la croissance et des exports

Croissance Chine : net tassement de la croissance et des exports

De très mauvais chiffres en Chine en juillet pour une croissance affectée surtout par la baisse des exports. En juillet, l’indice PMI qui mesure l’activité des directeurs d’achats est passé à 50,4, contre 50,9 le mois précédent, soit un niveau qui se rapproche dangereusement du seuil (50) en-dessous duquel, une économie bascule en récession

Les exportations semblent avoir lourdement pesé dans la détérioration de l’indice manufacturier. Zhiwei Zhang, économiste en chef chez Pinpoint Asset Management, observe dans une note relevée par l’AFP que l’indice des commandes à l’exportation est à 47,7% en juillet, soit un niveau plus bas encore qu’il y a un an.

« Les exportations ont été le principal moteur de croissance cette année. Cette publication des données PMI me rend encore plus prudent quant aux perspectives de croissance au second semestre », a-t-il précisé.

Dans une moindre mesure, l’indice PMI non manufacturier suscite l’inquiétude puisqu’il a également ralenti. Il ressort à 53,2 (-0,2) mais reste largement en zone de croissance. Le bureau national des statistiques constate que l’industrie des services reste porté par l’aviation, la restauration et l’hébergement.

En juillet, l’activité manufacturière est tombée à son plus bas niveau depuis début 2020, date à laquelle, le pays a été confronté à la première vague épidémique.

« Dans l’ensemble, l’économie chinoise continue de maintenir sa dynamique d’expansion, mais le rythme a ralenti », a avancé le statisticien principal du Bureau National des statistiques, Zhao Qinghe, cité par l’AFP.

« 

Chine: Le nouveau modèle politique !!!

Chine: Le nouveau modèle politique !!!

À la lecture de la tribune de l’ambassadeur chinois en France, on se demande s’il faut rire ou bien pleurer. En tout cas, un texte qui mérite d’être lu car il rappelle le contexte des années 50.Surtout quand l’ambassadeur affirme que le modèle chinois peut inspirer le monde entier pour conduire à la démocratie !

Tribune de Lu Shaye, ambassadeur de Chine en France (dans l’Opinion)

« Le système de partis politiques de la Chine a créé un nouveau modèle politique. Il répond aux exigences intrinsèques de la démocratie socialiste, constitue une garantie institutionnelle importante pour le développement stable et durable de la Chine et diversifie les voies que les pays peuvent emprunter pour réaliser la démocratie ​»

Lu Shaye, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République populaire de Chine en France et à Monaco.

 

Il y a peu, le peuple chinois a solennellement célébré le 100e anniversaire de la fondation du Parti communiste chinois (PCC). Au cours du siècle écoulé, le PCC a uni et conduit le peuple chinois dans une lutte courageuse et opiniâtre qui permet à la nation chinoise de réaliser un grand bond, passant d’une nation qui s’est relevée à une nation prospère, puis à une nation puissante. Au cours de ce processus historique, le système de partis politiques de la Chine, soit un système de coopération multipartite et de consultation politique sous la direction du PCC, a progressivement vu le jour. Enraciné dans la brillante culture traditionnelle chinoise et en gestation pendant les révolutions démocratiques chinoises entre 1840 et 1949, il a pris forme dans les Grandes consultations politiques nationales à la veille de la fondation de la République populaire de Chine, s’est développé dans le processus de la révolution, de la construction et de la réforme socialistes, et s’est perfectionné dans la nouvelle ère du socialisme à la chinoise. Le système de partis politiques de la Chine a créé un nouveau modèle politique. Il répond aux exigences intrinsèques de la démocratie socialiste, constitue une garantie institutionnelle importante pour le développement stable et durable de la Chine et diversifie les voies que les pays peuvent emprunter pour réaliser la démocratie.

Ce système incarne un nouveau concept politique. Le système de partis politiques d’un pays est déterminé par son histoire, ses traditions et ses réalités nationales. Copier le système politique des autres n’est jamais un bon choix. En combinant les principes fondamentaux du marxisme avec la réalité chinoise, en puisant des nutriments dans la brillante culture traditionnelle chinoise et en s’inspirant activement des acquis des civilisations politiques de l’Humanité, le PCC a créé, développé et perfectionné le système de coopération multipartite et de consultation politique sous sa direction. Attachés à l’esprit de coopération, de participation et de consultation et au principe d’unité, de démocratie et d’harmonie, le PCC et les huit autres partis politiques chinois ont créé une architecture politique marquée par le rôle de leadership du PCC et la coopération multipartite, ainsi que l’exercice du pouvoir par le PCC et la pleine participation des autres partis à l’administration des affaires publiques. Cela a évité efficacement le problème d’absence de contrôle démocratique des systèmes à parti unique et le danger de concurrence destructrice entre les partis des systèmes multipartites.

Ce système établit une nouvelle relation entre partis politiques. Le PCC est le parti au pouvoir et constitue le noyau dirigeant du socialisme à la chinoise. Les huit autres partis politiques participent à la gouvernance de l’Etat dans le cadre du socialisme à la chinoise et sont les bons conseillers, les bons partenaires et les bons collègues du PCC. Le PCC mène, avec sincérité, des consultations politiques avec les autres partis politiques, soutient leur participation aux affaires de l’Etat, se soumet à leur supervision démocratique et leur offre un large espace et des garanties institutionnelles pour qu’ils jouent leur rôle au mieux. Le PCC et les huit autres partis politiques sont dans une relation de solidarité et de coopération dans l’exercice du pouvoir de l’Etat. Ils sont des amis proches qui se disent la vérité et s’aident mutuellement à corriger les erreurs. Cela a permis d’établir un nouveau type de relations entre partis politiques, caractérisé par la coopération, l’unité et l’harmonie, et d’assurer une parfaite cohérence entre l’exercice du pouvoir et la participation politique, entre la direction et la coopération, et entre la consultation et le contrôle démocratique.

Ce système constitue une nouvelle pratique démocratique. Dans le régime socialiste à la chinoise, l’essence de la démocratie populaire est de trouver le plus grand dénominateur commun des attentes et des revendications de toute la société. Le système de partis politiques de la Chine y joue un rôle important, en encourageant le peuple à participer à la politique et à exprimer ses opinions, et en assurant l’intégration sociale, la supervision démocratique et la stabilité durable. S’appuyant sur ce système, le PCC mène des consultations politiques sur les grandes politiques et les affaires majeures de l’Etat avec les huit autres partis politiques et les personnalités sans parti, soutient leurs efforts pour jouer leur rôle au sein des assemblées populaires, des gouvernements et des organes judiciaires de différents échelons et avancer des suggestions sur le développement économique et social du pays. Cela a fait en sorte que le pouvoir soit exercé conformément à la loi et dans un esprit scientifique et démocratique et qu’une démocratie populaire dans tout processus soit réalisée. L’Histoire et le présent ont prouvé et prouvent encore que le système de partis politiques de la Chine est un bon système qui a montré ses atouts particuliers et sa vitalité débordante dans la vie politique et sociale de la Chine.

« Le PCC a toujours placé le peuple au centre de ses préoccupations et a toujours représenté les intérêts fondamentaux de l’immense majorité du peuple chinois »

Ce système incarne les intérêts du plus large éventail de groupes sociaux. L’aspiration du peuple est le plus grand enjeu politique. Parti au pouvoir, le PCC a toujours placé le peuple au centre de ses préoccupations et a toujours représenté les intérêts fondamentaux de l’immense majorité du peuple chinois. Les huit autres partis politiques, ayant des objectifs politiques et des intérêts fondamentaux convergents avec ceux du PCC, reflètent et représentent en même temps les intérêts spécifiques des groupes sociaux dont ils sont issus, et jouent donc un rôle de pont et de fédérateur. Le PCC et les huit autres partis politiques se tiennent et agissent côte à côte. En respectant les aspirations de la majorité tout en tenant compte des attentes raisonnables des minorités, le système de partis politiques de la Chine permet de représenter et de réaliser réellement, largement et durablement les intérêts fondamentaux de l’immense majorité du peuple chinois et ceux de tous les groupes ethniques et groupes sociaux, évitant les défauts des systèmes de partis politiques de type ancien dans lesquels un parti ne représente qu’une minorité du peuple et un petit nombre de groupes d’intérêt.

Ce système reflète les objectifs partagés de tous. La solidarité renforce, la division affaiblit. Comme le Secrétaire général du PCC Xi Jinping l’a souligné, le système de partis politiques de la Chine peut unir étroitement les divers partis politiques et les personnalités sans parti vers les objectifs communs. Face aux tâches, risques et défis majeurs, le PCC et les huit autres partis politiques sont animés par les mêmes volontés, les mêmes buts et les mêmes actions. Les huit partis politiques n’ont ménagé aucun effort dans la lutte contre la pauvreté. Ils ont émis plus de 2 400 avis et suggestions aux comités du PCC et aux gouvernements de différents échelons des provinces et régions autonomes correspondantes, et soumis plus de 80 rapports au Comité central du PCC et au Conseil des Affaires d’Etat, apportant une importante contribution à la victoire de la bataille décisive contre la pauvreté absolue. Selon les statistiques disponibles, depuis le début de l’épidémie de la Covid-19, les comités centraux des huit partis politiques et les personnalités sans parti ont soumis près de 4 000 avis et suggestions au Comité central du PCC, au Conseil des Affaires d’Etat et aux départements compétents, et ont fait des dons en argent et en matériel à hauteur de 5,1 milliards de yuans RMB, contribuant de façon significative à la victoire de la lutte contre la Covid-19.

Ce système favorise une prise de décisions et une mise en œuvre des décisions judicieuses. Qui écoute les deux côtés aura l’esprit éclairé, qui n’écoute qu’un côté restera dans l’obscurité. Grâce aux consultations entre les partis politiques, à la participation à la vie politique, à la délibération sur les affaires de l’Etat, à la supervision démocratique et à d’autres procédures et dispositions institutionnelles normalisées, le système de partis politiques de la Chine permet de mettre en commun les idées et les propositions des uns et des autres, de sorte à garantir une prise de décisions dans un esprit scientifique et démocratique. Depuis le 18e Congrès du PCC, le Comité central du PCC et le Conseil des Affaires d’Etat ont organisé ou chargé les départements concernés d’organiser 172 réunions consultatives, dont 37 ont été présidées par le Secrétaire général Xi Jinping lui-même. Ce sont des occasions de discussions importantes entre le PCC et les huit autres partis politiques et les personnalités sans parti sur les grandes questions stratégiques et les questions d’intérêt général du pays, ce qui a valorisé pleinement les avantages de ces derniers en termes de talents, de compétences intellectuelles et d’influence sociale, au grand bénéfice du développement du pays dans divers domaines.

Ce système assure une gouvernance efficace de l’Etat. Pour bien gérer un pays et satisfaire son peuple, il est primordial de perfectionner le système de gouvernance. Dans le cadre du système de partis politiques de la Chine, les partis politiques recherchent un terrain d’entente par la voie des consultations. Il permet d’éviter la vétocratie et les situations où il y a délibération mais pas de décision, et où des décisions sont prises mais pas appliquées. Il peut ainsi assurer la continuité et la cohérence des politiques. Les huit autres partis politiques ne sont pas des partis d’opposition, ni des observateurs ou spectateurs, mais des acteurs de la gouvernance de l’Etat sous la direction du PCC. A l’heure actuelle, plus de 12 700 personnalités non communistes font partie du personnel spécial des départements concernés au niveau de la préfecture ou aux niveaux supérieurs. Le PCC soutient aussi activement le rôle des personnalités non communistes dans les assemblées populaires, les gouvernements et les organes judiciaires à tous les niveaux. Depuis le 18e Congrès du PCC, les huit autres partis politiques et les personnalités sans parti ont formulé plus de 730 opinions et suggestions importantes sur la mise en œuvre de la nouvelle vision du développement, la création d’une nouvelle dynamique de développement et la réalisation d’un développement de meilleure qualité. Une grande partie d’entre elles ont été intégrées et adoptées, ce qui a contribué grandement à la modernisation du système et des capacités de gouvernance de l’Etat.

Un vieil adage chinois dit, « les chaussures des gens n’ont pas besoin d’être de la même taille, l’important est qu’elles conviennent aux pieds de chacun ​; les approches de gouvernance des pays n’ont pas besoin d’être les mêmes, l’important est qu’elles profitent aux intérêts de leurs peuples ​». En effet, le chemin menant à la démocratie n’a jamais été à voie unique. Il existe de nombreuses manières d’y parvenir, et il est impossible qu’il n’y ait qu’un seul modèle. Seul le peuple est bien placé pour juger si son pays est démocratique ou non et si le système politique de son pays est bon ou non. Le système de partis politiques de la Chine répond aux besoins du pays et de son peuple. Il est l’aboutissement d’un long processus historique et porte en lui une force, une créativité et une vitalité exceptionnelles. Il a apporté de la sagesse chinoise au développement des partis politiques dans le monde contemporain, et étoffé les civilisations politiques de l’Humanité. La Chine continuera à enrichir et à perfectionner son système de partis politiques, en prenant pleinement en compte les caractéristiques de la nouvelle ère, pour que ce système brille d’un plus vif éclat dans la marche vers le grand renouveau de la nation chinoise.

Lu Shaye est ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République populaire de Chine en France et à Monaco.

Chine : une incarcération mentale globale

Chine : une incarcération mentale globale

 

L’écrivain chinois en exil dénonce,Ma Jian,  dans une tribune au « Monde », la décrépitude des valeurs morales de son pays natal. Celles-ci, dit-il, sont mises à mal par la volonté de puissance et de contrôle total de la population par le PCC et son leader, Xi Jinping.

 

Tribune.

Il y a quelques années, alors que je me trouvais à Taïwan pour participer à un festival littéraire, j’allai à un marché de nuit en quête de tangyuan – ces boulettes de riz gluant qui se mangent traditionnellement au dernier jour des festivités du Nouvel An chinois. J’avais récemment dû m’exiler de Chine continentale, et j’espérais que ces tangyuan étancheraient ma soif de revoir mon pays.

Au terme de longues recherches, je trouvai un petit stand de raviolis chinois et demandai à la vieille tenancière si elle avait des tangyuan. Elle me répondit qu’elle les avait tous vendus, mais que si j’achetais un sac de tangyuan surgelés au supermarché qui se trouvait de l’autre côté de la rue, elle pouvait me les faire cuire sur son réchaud. C’est ce que je fis. Elle me les servit dans un grand bol, me tendit une cuillère et m’invita à m’asseoir à l’une des tables bancales. Puis elle refusa catégoriquement que je la paye. En savourant ces boulettes de riz translucides et bouillantes, farcies de pâte de sésame noir sucré, je me suis senti près de chez moi, bien plus que depuis des années.

 

Ce n’étaient pas les boulettes de riz en soi, ni les souvenirs qu’elles évoquaient, qui me donnaient cette impression. C’était la gentillesse de cette vieille femme qui ne me connaissait pas. Cette bonté m’a frappé comme étant toute chinoise. Elle était empreinte de ce que nous appelons le renqing : cette émotion, ce sentiment qui pousse une personne à faire une faveur à une autre, simplement parce qu’elle le peut, sans en attendre aucune récompense.

De tels sentiments unifiaient la société chinoise traditionnelle. Ils s’enracinent dans les valeurs confucéennes de bienveillance, de droiture et de bienséance. Et en leur cœur se trouve l’idée que, pour mener une bonne vie, il faut traiter les autres avec compassion ; que tout être humain est potentiellement bon, mérite le respect et la dignité. Près de cinq siècles avant la naissance du Christ, Confucius définit sa règle d’or : « Quand tu sors de chez toi, traite chaque inconnu comme si tu recevais un invité d’honneur. Ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse. »

L’utopie, un cauchemar déshumanisant

Or, en Chine, ces valeurs ancestrales ont été passées à tabac par soixante-dix ans de règne du Parti communiste chinois. Depuis l’époque de Mao, le PCC s’accroche au pouvoir par la violence, la propagande et le mensonge, considérant les citoyens comme d’ineptes pions qu’il peut aveugler en leur promettant un utopique futur, tout en les confinant dans un infernal présent.

12345...28



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol