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Berger, CFDT, veut rendre non privatisable la SNCF

Berger, CFDT, veut rendre non privatisable la SNCF

 

Laurent Berger, le patron de la CFDT veut interdire la privatisation de la SNCF.   »Je demande à ce que le gouvernement dise très clairement qu’il n’y aura pas de cessibilité de quelque filiale que ce soit à la SNCF », a-t-il déclaré sur Cnews. »Il ne faut pas » de « vente à la découpe à la SNCF », a insisté le dirigeant de la CFDT, réclamant que « l’incessibilité de la SNCF soit inscrite dans le texte de loi ».   A propos de la consultation lancée par les syndicats CGT-cheminots, Unsa-ferroviaire, SUD-rail et CFDT-cheminots auprès des 147.000 cheminots, à partir de ce lundi et jusqu’au 21 mai, M. Berger a rappelé qu’il ne s’agissait pas d’un référendum, mais « une modalité d’action ». Elle vise à « expliquer aux cheminots le contenu de cette réforme et discuter avec eux. Ca alimentera les discussions qu’on aura demain avec le gouvernement ».  Affirmant s’appuyer sur un compte-rendu de réunion, SUD-rail a accusé dimanche le gouvernement et Guillaume Pepy d’ »oeuvrer en coulisse pour privatiser et filialiser » la SNCF.  « Les trois entreprises #SNCF, #SNCF Mobilités et #SNCF Réseau, sont et resteront 100% publiques et incessibles: ce n’est pas seulement une promesse, c’est ce que nous avons inscrit dans la loi votée à l’Assemblée nationale ! Nous le confirmerons lors du débat au Sénat », a répondu dans un tweet la ministre des Transportes, Elisabeth Borne.

Droits de douane américains : non à une négociation (gouvernement français)

 Droits de douane américains : non à une négociation (gouvernement français)

Réformer l’OMC, oui mais négocier avec les seuls Etats Unis, non ! Le gouvernement ne veut pas négocier si Trump augmente les droits de douane pour les produits en provenance de l’Europe. La France, préfère attendre la décision américaine et répliquer par des mesures de rétorsion. Pour l’instant, l’Allemagne suit cette position adoptée aussi par l’UE mais des voix outre Rhin s’élève pour demander une négociation préalable. En cause, le fait que l’Allemagne est de loin le pays le plus concerné par les nouveaux droits de douane américains.  Alors que des voix s’élèvent en Allemagne pour ouvrir une négociation avec les Etats-Unis et échapper ainsi à la menace de Donald Trump d’imposer des droits sur l’acier et l’aluminium européens, “le gouvernement français soutient la position de la Commission européenne, à savoir demander une exemption totale, permanente et non conditionnée”, déclare-t-il. Il rappelle qu’Emmanuel Macron avait déclaré qu’il n’était pas possible de négocier “avec un pistolet sur la tempe”. “La France n’est pas favorable à des discussions tarifaires”, poursuit-il, sans confirmer la thèse d’un différend entre la France et l’Allemagne sur ce sujet alors que le ministre allemand de l’Economie, Peter Altmaier, a souligné mercredi qu’il était “difficile” de parvenir à un compromis. “Paris et Berlin partagent officiellement pour l’instant  la même ambition : l’Union européenne ne doit pas être le bouc émissaire des tensions commerciales sur l’acier générées par d’autres pays dans le monde”, dit-il. “Les deux gouvernements, à tous les niveaux, sont dans une concertation constante.”

Nouvel accord nucléaire iranien : « non à Macron » (Rohani)

 

Nouvel accord nucléaire iranien : « non à Macron » (Rohani)

Le cirque des bisous diplomatiques excepté, Macron (comme Merkel) n’aura pas obtenu grand chose de Trump. Macron pour contourner l’obstacle du renoncement américain à l’accord en vigueur avait trouvé un compromis bâtard en sauvant l’ancien texte et en le complétant. Notons que Trump ne s’est pas en engagé de la moindre manière sur cette proposition destinée surtout à masquer l’opposition entre la France et les Etats-Unis. Le principal intéressé vient de répondre clairement à Macron : c’est non. Le président iranien a même ajouté qu’il ne changera pas une ligne l’accord actuel. Du coup, Macron qui voulait jouer le médiateur se retrouve exclu de la confrontation verbale pour l’instant entre les Etats-Unis et l’Iran. Il faut aussi souligner que les autorités européennes se sont montrées très dubitatives sur la proposition de Macron ; m^me chose du coté de l’Allemagne. Pour résumer, Macron se veut le leader de l’Europe mais il n’est guère soutenu en dehors des médias français.   L’accord nucléaire de 2015 entre l’Iran et six grandes puissances n’est en « aucune manière négociable », a en effet déclaré dimanche 29 avril le président iranien Hassan Rohani à son homologue français Emmanuel Macron, selon le site internet de la présidence iranienne. « L’accord nucléaire ou tout autre sujet sous son prétexte n’est en aucune manière négociable », a déclaré Hassan Rohani lors d’une conversation téléphonique avec Emmanuel Macron. L’Iran « n’acceptera aucune restriction au-delà de ses engagements » conformes aux règles internationales après 2025, quand des clauses de l’accord de 2015 vont expirer, a-t-il ajouté.Selon un communiqué de la présidence française, Emmanuel Macron a fait part à son homologue iranien « de son souhait que les acquis de la négociation de 2015 soient préservés et que les discussions puissent s’ouvrir sur les trois sujets additionnels indispensables que sont le contrôle de l’activité nucléaire (de l’Iran) après 2025, le programme balistique de l’Iran et les principales crises régionales ». Au cours de leur discussion téléphonique d’une heure, les deux présidents ont convenu, d’après l’Élysée, « de travailler principalement dans les prochaines semaines sur la préservation du contenu de l’accord de 2015 dans toutes ses composantes, ainsi que sur la situation au Yémen et en Syrie », pays dans lesquels Téhéran est impliqué à différents niveaux. Bref le contraire de ce que Macron disait devant Trump.

Nucléaire Iran – nouvel accord de Macron : Téhéran et Moscou disent non

Nucléaire Iran – nouvel accord  de Macron : Téhéran et Moscou disent non

 

Après les reportages dithyrambiques sur la visite de Macron à Trump, le soufflé risque de retomber rapidement. D’abord parce l’accord entre Trump et Macron est très ambigu. En effet, Trump veut annuler cet accord tandis que Macron veut le compléter. Surtout parce que les autres parties intéressées surtout la Russie et l’Iran refusent toute modification du texte adopté, même d’une ligne a dit le chef de l’Etat iranien. Les embrassades de Macron et Trump, au demeurant presqu’indécentes pour ne pas dire ridicules, n’auront pas servi à grand chose sur ce point. Les positions sont figées, elles vont le demeurer pendant longtemps et finalement la France montre son incapacité à  influencer quoi que ce soit en dépit du talent de son jeune président. Il faut s’attendre à de nouvelles périodes de tensions pendant des semaines et plus sûrement pendant des mois. Et la solution  se réglera directement entre Trump et Poutine. Téhéran et Moscou ont en effet catégoriquement rejeté ce mercredi tout nouvel accord sur le nucléaire iranien. «Ensemble, avec un chef d’un pays européen, ils disent: ‘nous voulons décider pour un accord conclu à sept’. Pour quoi faire? De quel droit?», a lancé le président iranien Hassan Rohani dans une première réaction. «Avec cet accord, nous avons fait tomber les accusations et prouvé que les États-Unis et Israël mentent à propos de l’Iran depuis des décennies», a-t-il ensuite asséné. S’en prenant à Trump sans le citer, Rohani a lancé: «Vous n’êtes qu’un homme d’affaires (…). Vous n’avez aucune expertise en politique ni en matière de droit ou d’accords internationaux. Un commercial, un homme d’affaires, un bâtisseur de tours, comment pourrait-il émettre un jugement sur les affaires internationales?» «Nous sommes pour que l’accord soit préservé dans son état actuel. Nous estimons que pour l’heure, il est sans alternative», a indiqué de son côté Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin. Le scepticisme est également venu de Bruxelles. L’accord actuel «doit être préservé», a réagi la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini. Une position que partage également l’Allemagne: «Notre position est claire: notre priorité absolue est le maintien de l’accord sur le nucléaire et son application par toutes les parties», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. «L’accord sur le nucléaire a été négocié par sept pays et par l’Union européenne et ne peut pas être renégocié… mais il est clair qu’au-delà de l’accord, nous voulons être certains que le programme nucléaire iranien a des objectifs exclusivement pacifiques», a-t-il ajouté.

Bolloré : soupçons de corruption en Afrique ? Non !

Bolloré : soupçons de corruption en Afrique ? Non !

 

La dilection de Bolloré et le patron lui-même sont soupçonnés de corruption en Afrique en particulier en Guinée et au Togo. Il faut vraiment que les juges qui enquêtent  aient l’esprit mal placé pour imaginer des possibilités de corruption en Afrique où Bolloré réalise depuis des années l’essentiel de se bénfices. Certes les compétences techniques de Bolloré ne sont pas en cause particulièrement concernant le transport en Afrique mais il est évident que l’activité de Bolloré s’effectue dans l’environnement local où certains intérêts personnels se confondent avec l’intérêt collectif. Bref laisser entendre qu’il y a peut-être corruption en Afrique est une litote. Le groupe contrôlé par la famille Bolloré joue un rôle de premier plan en Afrique où il est présent dans 46 pays, exploite 16 terminaux à conteneurs ainsi que trois concessions ferroviaires et emploie 25.000 personnes. Le milliardaire breton est auditionné à Nanterre (Hauts-de-Seine) par les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), a-t-on précisé de source judiciaire, confirmant une information du journal Le Monde. La justice soupçonne des dirigeants de Bolloré d’avoir utilisé le groupe de communication Havas, alors une filiale du groupe, pour faciliter l’arrivée au pouvoir de dirigeants africains afin d’obtenir en contrepartie des concessions portuaires. La justice s’intéresse en particulier aux conditions de reprise par le groupe Bolloré de la concession du port de Conakry, en Guinée, et de la gestion d’un terminal à conteneurs du port de Lomé, au Togo. Outre Vincent Bolloré, Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré, et Philippe Dorent, responsable du pôle international de Havas Paris, sont également entendus, a-t-on précisé de source judiciaire.

Non à l’écrasement des conflits (L.Berger, CFDT)

Non à l’écrasement des conflits  (L.Berger, CFDT)

 

 

Laurent Berger ne se caractérise pas par une radicalité irresponsable ;  le patron du syndicat réformiste (majoritaire désormais dans le privé) met cependant en garde le gouvernement sur sa volonté d’écraser les conflits et les organisations syndicales avec. De quoi précisément nourrir à l’avenir la détérioration du climat social et la radicalité. Le secrétaire général de la CFDT a accusé vendredi le gouvernement de pousser les syndicats à la radicalisation pour obtenir une “victoire à la Pyrrhus”, ce qui serait “très mauvais pour le climat social”. “On a l’impression que le gouvernement veut du bloc contre bloc”, a déclaré Laurent Berger sur France 2. “On peut se demander si ça ne l’intéresse pas, finalement, d’avoir de la radicalité en face de lui, comme ça, il y aura un gagnant à la fin”. Les syndicats représentatifs de la SNCF ont annoncé jeudi qu’ils suspendaient d’un commun accord les concertations avec la ministre des Transports et ont demandé à être reçus à Matignon, après une série d’annonces récentes pour lesquelles ils n’auraient pas été prévenus.“Il y a à la fois un peu d’ouverture à certains moments et, hop, on referme, comme s’il fallait mettre à terre (…) C’est de l’irrespect des interlocuteurs”, a ajouté Laurent Berger, qui avait salué la semaine dernière des “avancées” au sujet de la concurrence. “Les victoires à la Pyrrhus de ce type-là, c’est très mauvais pour le climat social dans les mois et les années à venir (…) Je ne suis pas pour la convergence des luttes, mais je ne suis pas non plus pour l’écrasement des conflits.”“Je suis pour qu’enfin ce gouvernement comprenne qu’il y a de la démocratie sociale à faire vivre dans ce pays et qu’il s’engage vraiment à écouter les organisations syndicales”.

Solidarité financière européenne : non (Merkel)

Solidarité financière européenne : non (Merkel)

L’Allemagne est pour l’union bancaire mais sans solidarité financière concernant les dépôts. En clair l’Allemagne ne veut pas payer pour la crise financière des autres pays.   L’un des experts du dossier au sein de son parti, la CDU, Eckhardt Rehberg, a prévenu cette semaine qu’ »il ne faut pas que l’épargnant allemand se retrouve garant des banques grecques et italiennes« . L’Allemagne demande que la situation des banques les plus fragilisées par un stock de créances douteuses soit assainies au préalable avant d’envisager toute garantie européenne commune sur les dépôts. Macron tente de masquer ses échecs en se réconfortant à bon compte.  « Le plus important n’est pas tant de réagir sur tel ou tel instrument à ce stade mais d’être sûr que nous partageons les mêmes finalités et d’avoir un objectif politique », a fait valoir Emmanuel Macron. En France, le Fonds de garantie des dépôts et de résolution, créé en 1999, est chargé de l’indemnisation des déposants en cas de faillite bancaire. Les comptes courants et d’épargne sont couverts jusqu’à 100.000 euros par client et par établissement, mais pas l’assurance-vie ou les espèces et objets au coffre. Le projet de la Commission européenne prévoit une première phase où des prêts pourraient être faits à un fonds de garantie national si une banque est en crise, puis une seconde, dite de « co-assurance », à partir de 2020, où le système européen unique comblerait les pertes d’un fonds de garantie national incapable de rembourser tous les déposants. L’accès à ce fonds commun serait conditionné au passage d’un test de qualité des actifs des banques.

Futuren (éolien) : une perte financière « non récurrente » !

Futuren (éolien) : une perte financière « non récurrente » !

L’éolien a beaucoup de mal à prouver son moindre intérêt pour la politique énergétique en raison de son faible rendement mais même sur le plan financier, il peine aussi à convaincre. Témoin les pertes financières »non récurrentes » de Futuren (racheté par EDF). UN CA de  61,76 millions d’euros soit + 9%, mais  une perte nette de 5,2 millions d’euros, notamment en raison de charges exceptionnelles et « non récurrentes ». Le résultat opérationnel se voit divisé par près de deux, à 6,4 millions d’euros, s’affichant en baisse de 49% par rapport à 2016 (12,3 millions d’euros). L’énergéticien explique cette chute qui a affecté l’exercice 2017, notamment par une charge exceptionnelle de 3,8 millions d’euros « liée aux opérations sur le capital ». Au titre de ces « opérations sur le capital », Futuren énumère la prise de participation majoritaire par EDF EN, mais aussi l’offre publique d’achat menée ensuite par l’électricien, et enfin, une augmentation de capital, précise le groupe dans un communiqué. S’agissant de cette prise de participation majoritaire, le communiqué rappelle que « le groupe EDF Energies Nouvelles a acquis, le 9 juin 2017, auprès du concert d’actionnaires majoritaires, 61,6 % des actions (au prix unitaire de 1,15 euros) et 96,0 % des OCEANEs (au prix unitaire de 9,37 euros coupon détaché) de Futuren, représentant 67,2 % du capital de la société sur une base pleinement diluée après conversion des OCEANEs. »  Par ailleurs, ce changement de contrôle de Futuren, a créé un certain changement dans le management, notamment au conseil d’administration  Des changements ont également eu lieu au sein de la direction générale: Futuren développe, construit et exploite des parcs éoliens dans quatre pays (Allemagne, France, Maroc, Italie). Il exploite au total 620 mégawatts pour son propre compte et pour le compte de tiers. Le groupe « poursuit sa politique de développement qui vise à mettre en service des parcs éoliens pour son compte propre afin de renforcer sa principale activité de vente d’électricité », ajoute le texte. En France, début 2018, le groupe a signé un contrat d’achat de 6 éoliennes pour la construction de son projet de Faydunes, situé sur la commune de Saint-Affrique, dans le département de l’Aveyron. Par ailleurs, Futuren poursuit la construction des parcs éoliens de Courant-Nachamps en Charente-Maritime et de Demange dans la Meuse.

Sondage SNCF : grève non justifiée pour 53% des Français

Sondage SNCF : grève non justifiée pour  53% des Français

La majorité qui désapprouve le grève est courte mais réelle ; (53%) qualifie de « non justifiée » la grève des cheminots contre la réforme de la SNCF imaginée par le gouvernement, qui commence lundi soir, selon un sondage Ifop publié dans le Journal du Dimanche.Il faut cependant noter une montée des sondés qui approuvent le mouvement. Les sondés sont 46% à juger au contraire justifié ce mouvement mais il était 42% il y a seulement 15 jours. Preuve sans doute que la vague médiatique qui voulait montrer les cheminots comme des privilégiés est en train de s’affaiblir. Le mécontentement social montant dans différentes secteurs explique aussi sans doute ce petit changement de jugement.  La moitié des 954 personnes interrogées par téléphone les 30 et 31 mars, soit 51%, pensent que le gouvernement doit mener à bien la réforme. Elles sont 48% à penser le contraire. Les sondés ne doutent pas de la détermination du gouvernement puisque 72% d’entre eux pensent que l’équipe d’Edouard Philippe ira au bout de la réforme. Seuls 27% tablent sur un recul de l’exécutif dans ce dossier.  Les quatre organisations syndicales représentatives de la SNCF se sont mises d’accord sur un calendrier de deux jours de grève sur cinq à compter de mardi et mercredi et allant potentiellement jusqu’au 28 juin. Le mouvement de grève prend effet à compter de la veille, 19h.

 

E-commerce : non sens écologique (Jean-Michel Arnaud)

E-commerce : non sens écologique (Jean-Michel Arnaud)

 

Dans un point de vue des Echos Jean-Michel Arnaud est président du groupe Domaines Publics (cabinet de conseil) dénonce l’impact négatif du e-commerce sur l’écologie, aussi les effets économiques, fiscaux et oligopolistiques.

 

 

«  À l’origine de changements profonds et durables dans nos modes de vie, le commerce en ligne a donné naissance à de nouveaux géants, Amazon en tête. Mais malgré les nouvelles opportunités économiques offertes, l’e-commerce se révèle malheureusement être aujourd’hui une activité aux externalités négatives nombreuses. Ce n’est en aucun cas une fatalité, mais ce constat provient plutôt du comportement attentiste que les pouvoirs publics ont adopté jusqu’à maintenant à son égard. Ils disposent pourtant d’un puissant levier : la prérogative régalienne de décider de la réglementation et de la fiscalité. Si l’e-commerce est une activité florissante, ses effets sur la société sont pour le moins contrastés. Sur le volet de l’emploi, il mène à des destructions particulièrement visibles dans le domaine du commerce physique traditionnel. Bien sûr, l’innovation est synonyme de destruction créatrice, mais le commerce en ligne est loin de remplacer la totalité des emplois qu’il supprime. On estime qu’un vendeur en ligne mobilise environ quatre fois moins de personnel qu’un vendeur physique. Les emplois créés sont souvent qualifiés, notamment du fait de la robotisation qui s’accroît dans les entrepôts. Les personnes les moins qualifiées se retrouvent donc exclues de ces nouvelles opportunités. Une exclusion qui touche aussi les centres-villes, où le petit commerce disparaît progressivement. On peut également critiquer le consumérisme à outrance exacerbé par certaines plates-formes, qui n’hésitent pas à exploiter la pulsion d’achat de consommateurs passant toujours plus de temps sur leurs écrans. Les performances du secteur de la vente en ligne sont bien évidemment liées aux services rendus au consommateur, inutile de le nier. Mais ce n’est pas tout. La fiscalité pesant sur ces derniers est lourde et foisonnante, principalement basée sur le foncier, une charge à laquelle échappe l’e-commerce, qui opère depuis un nombre limité d’entrepôts. Certains acteurs profitent de l’absence d’harmonisation fiscale au niveau européen pour localiser leurs profits dans des pays à l’imposition très avantageuse – comme Amazon au Luxembourg – et ne paient donc quasiment pas d’impôts dans les autres pays où ils opèrent. Dans une telle situation, on imagine bien les difficultés auxquelles fait face le commerce traditionnel pour tenter de rivaliser. Contrairement, peut-être, à une idée reçue, l’impact environnemental de l’e-commerce est également problématique. Son développement a conduit à la multiplication des trajets – parfois depuis l’autre bout du monde – et des emballages, du fait du caractère plus fragmenté de l’achat en ligne, du besoin accru de protection des marchandises, et d’une incitation plus forte au retour. Lorsque l’on se déplace soi-même, au contraire, on a tendance à regrouper ses achats et l’on est moins enclin à retourner le produit. Si l’on ajoute à cela la consommation d’énergie de l’utilisation d’Internet, souvent sous-estimée, il n’est pas étonnant qu’une récente étude ait conclu que l’impact écologique d’un produit acheté en ligne est équivalent à celui de vingt-cinq produits achetés en magasin. La valeur économique créée par l’e-commerce se concentre entre quelques mains. Certes, le secteur est en pleine croissance, certains spécialistes envisagent, par exemple, son maintien à un rythme de croissance de 10 % par an en France pour les années à venir, mais la concentration à l’œuvre laisse les investisseurs dubitatifs. Ce sont 5 % des acteurs de l’e-commerce qui captent 85 % du chiffre d’affaires dans le pays. La concurrence est féroce et le risque d’éclatement d’une nouvelle bulle financière bien réel, comme le montrent les difficultés rencontrées récemment par le site de vente Sarenza. Il y a fort à craindre que l’e-commerce devienne un marché oligopolistique, du fait des hautes barrières présentes à l’entrée. Pour éviter de faire du commerce en ligne un secteur au service des profits de quelques-uns, il est nécessaire que le régulateur entre en scène. Pas pour remettre en cause son existence et les formidables innovations qu’il véhicule, mais pour assurer une concurrence saine entre acteurs, favoriser la reconversion professionnelle et protéger certains intérêts sociaux et environnementaux légitimes. Il serait, par exemple, bienvenu de supprimer la fiscalité foncière pour les entreprises et de taxer plutôt la valeur ajoutée, applicable à toute vente réalisée auprès d’un résident. L’État pourrait aussi par diverses mesures, incitations fiscales, investissements ou formations, aider les commerçants traditionnels à s’adapter à l’offre en ligne et contribuer ainsi à maintenir le tissu économique local. Sur le volet environnemental, des solutions existent aussi, comme une taxation carbone sur les livraisons gratuites illimitées ou l’incitation à utiliser des matériaux biosourcés pour les emballages. Il reviendra au législateur de placer subtilement le curseur de la réglementation et de la fiscalité afin de trouver une balance entre réglementation nécessaire et marges de manoeuvre suffisantes pour les entreprises, dans un secteur où, comme dans tant d’autres, la France et l’Europe voient leur retard se creuser. »

« Non aux d’ordinateurs en maternelle »(Boris Cyrulnik)

« Non aux  d’ordinateurs en maternelle »(Boris Cyrulnik)

 

Progressivement mais avec retard la France prend conscience que l’utilisation de l’ordinateur à l’école est plutôt néfaste pour la connaissance et le développement. Il y a encore peu de temps Hollande  qui sans doute entretenait  des liens approximatifs avec les outils informatiques et télématiques voulait mettre des ordinateurs partout. Or en France Le chercheur Boris Cyrulnik qui s’est vu confier par le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, la préparation des assises de la maternelle qui s’ouvrent cette semaine considère que la présence d’ordinateurs est néfaste en maternelle. Or aux Etats Unis dans nombre décolles que fréquentent les enfants des cadres des GAFA, il y a longtemps que les écrans sont interdits.   l’école interdit tout simplement les écrans dans ses classes. De tous types : ordinateurs, iPad ou télévision.   160 écoles aux Etats-Unis ayant adopté la méthode Steiner-Waldorf, du nom du philosophe autrichien Rudolf Steiner, né au XIXe siècle, et selon lequel l’éducation doit se faire notamment à travers les activités artistiques et manuelles. «Nous considérons que les enfants ont besoin de cuisiner ou de jouer avec des matériaux plutôt que d’être placés devant des ordinateurs pendant des heures, poursuit Lucy Valentine Wurtz. Nous privilégions aussi l’interaction avec le professeur, afin de développer le dialogue et les facultés de réaction. A ce que je sache, il n’y a encore aucun élément tangible qui montre qu’on reçoit une meilleure éducation avec des dizaines d’ordinateurs ou d’iPad dans les classes.» Pour discuter notamment de cette question,  le ministère de l’Education organise, mardi et mercredi, les Assises de la maternelle. Objectif : faire de celle-ci « l’école de l’épanouissement et du langage ». Pendant deux jours, scientifiques, enseignants, personnel de service et parents sont invités à réfléchir sur l’acquisition du langage, la mémoire chez l’enfant, le sommeil, la formation des enseignants, les pratiques musicales… Le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, chargé de diriger la réflexion, nous décrypte les enjeux. « La maternelle avait – et a toujours – une excellente réputation, mais elle doit s’adapter », dit-il. « Les enfants qui entrent à l’école ne sont plus les mêmes qu’il y a dix ou quinze ans. » Dans l’interview qu’il a accordée au JDD, il explique comment redonner « le plaisir d’apprendre » en introduisant parfois « de l’affect » et se base sur des exemples pédagogiques venus de l’étranger. Notamment d’Europe du Nord où les politiques éducatives « sécurisent les élèves, notent très tard – vers 10-11 ans –, et caracolent en tête des classements internationaux Pisa. » Il préconise également de « dédoubler les classes de maternelle » : « Réformer l’accueil de la petite enfance implique forcément des dépenses, mais les pays qui l’ont fait ont constaté un excellent ‘retour sur investissement’.  Et pour cela en particulier interdire les écrans : « Si les enfants ont l’air sages face à un écran, c’est parce qu’ils sont médusés, hypnotisés. Mais cette fascination implique une perte des relations. Non seulement ils n’apprennent rien, mais cela entraîne une altération de l’empathie et des troubles du développement. »

 

Mayotte- LR au FN : je t’aime, moi non plus !

Mayotte- LR au FN : je t’aime, moi non plus !

 

 La question n’est pas réellement du domaine du sentiment  mais de celui des cannibales. Car il s’agit de savoir qui des deux malades, le FN et LR, vont manger l’autre. Les deux partis sont en effet très mal en point. Moins d’ailleurs leurs électoratsque leur leaders  qui ne cessent de s’écrouler dans les sondages. Vauquiez sentant la perte de confiance vis-à-vis du FN laboure les terres du pari extrémiste pour le manger, parallèlement le FN  dit être proche de LR pour mieux le croquer. Un vrai duel de cannibales, l’enjeu c’est le leadership sur la droite dure. Aussi un changement de cap de Marine Le Pen qui ne voulait pas entendre parler d’alliance avec LR.  Officiellement, la députée du Pas-de-Calais avance une explication : dans la 1ère circonscription de Mayotte, « nous n’avons pas réussi à trouver de candidat », a-t-elle indiqué sur CNews. En juin 2017, elle en avait pourtant investi un : Ali-Mansoib Soihibou, qui n’est autre que le secrétaire départemental du FN sur place. A l’époque, il avait recueilli 3,08% des suffrages, soit 438 voix à peine. Cette fois, Marine Le Pen a préféré faire confiance à une autre personnalité de l’île : Mansour Kamardine, l’autre député de Mayotte, élu dans la seconde des deux circonscriptions qui correspond à la partie sud du département. Et malgré son appartenance au groupe LR à l’Assemblée, « Mansour Kamardine est un collègue courageux et lucide sur la situation dramatique de son île, liée à la submersion migratoire et à l’insécurité endémique. C’est pourquoi j’ai choisi d’appeler à voter pour le candidat qu’il soutient », a fait savoir Marine Le Pen sur Twitter, en évoquant donc Elad Chakrina. Le parti frontiste aime lui-même prendre à son propre jeu Laurent Wauquiez, qui est régulièrement accusé de reprendre ses thèmes de prédilection. « Il braconne nos idées, veut récupérer nos électeurs, mais continue à dire qu’on est des affreux. Ce n’est pas très clair et le cas de Mayotte le montre bien en renvoyant M. Wauquiez à ses contradictions », déclare Wallerand de Saint-Just au Parisien. Autre élément à noter : dans un scrutin où il n’avait sur le papier aucune chance de peser, le FN pourra toujours crier victoire en cas d’élection du LR Elad Chakrina… surtout si cela s’avère serré. Marine Le Pen aura alors beau jeu de dire que les voix frontistes ont été décisives.

Câble: Non au très haut débit en ville et au petit débit pour les champs (Sénat)

Câble: Non au très haut débit en ville et au petit débit pour les champs (Sénat)

Les sénateurs ont mis  du temps à comprendre les enjeux du câble qui visent surtout à équiper les zones urbaines et les centres villes. En cause,  le coût pharamineux et les dérives financière.  Autour de 150 millions par département mais déjà le double prévu et sans doute 500  millions pour raccorder y compris les zones éloignées. Du coup come l’avait déjà laissé entendre <Macron, le très haut débit pourrait être réservé à la ville et aux centres et le petit débit aux zones rurales isolées qui devront se contenter de la technologie 4G ou 4G ou de l’ADSL actuel. Les sénateurs ont donc adopté très largement mardi en première lecture une proposition de loi LR destinée à sécuriser les investissements dans les réseaux de communication à très haut débit afin d’accélérer le déploiement de la fibre optique. Ce texte pour être définitif devra être adopté dans les mêmes termes à l’Assemblée nationale. « L’objectif est d’accélérer le déploiement de la fibre optique sur tout le territoire », a plaidé son auteur Patrick Chaize  (LR), soulignant que « l’accès de tous au très haut débit est une condition de la cohésion nationale et de la mobilité sociale »« On ne peut accepter la fibre pour les villes et des technologies dégradées pour les champs », a-t-il lancé. La première partie du texte formalise la répartition et le calendrier du déploiement et renforce les pouvoirs de contrôle de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep). La seconde partie incite aux investissements dans la fibre en prévoyant l’extinction progressive du cuivre et son remplacement par la fibre. Par la voix de Julien Denormandie, secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires, le gouvernement a émis des « réserves «sur « l’opportunité d’adopter cette proposition de loi, même s’il soutient sans équivoque ses objectifs »« Son calendrier est inadapté: attendons l’achèvement de la discussion sur le code des télécommunications », a-t-il dit.

Macron : oui à la Corse, non aux nationalistes

Macron : oui à la Corse, non aux nationalistes

C’est en quelque sorte ce qu’a répondu Macon aux dirigeants nationalistes face à des revendications de souveraineté masquant mal des intentions d’indépendance. Il n’y aura pas de statut de résident, évidemment non conforme au droit français et européen, pas de co officialité de la langue corse, pas d’amnistie pour les prisonniers dits politiques et surtout pas d’autonomie financière plus généralement d’autonomie législative. La fermeté de Macron ne devrait pourtant pas surprendre des nationalistes qui ont joué à l’apprenti sorcier en se faisant élire sur des promesses irréalisables. D’une certaine façon,  les nationalistes en choisissant une stratégie extrémiste mélange de gauchisme, de nationalisme et de corporatisme géographique ont commis une grave erreur politique. Ils se sont conduits comme des gauchistes corpo type Sud,  comme des irresponsables. Ce n’est pas Macon qui n’est pas à la hauteur des enjeux mais des élus aux jérémiades infantiles et contradictoires permanentes. Exemple quand ils font semblant d’adopter une attitude très conciliante et cinq minutes après reviennent à la provocation (Talamoni  par exemple qui n’assiste pas aux cérémonies officielles ou qui ne reconnaît pas Macron comme président). La Corse est une « spécificité dans la République » mais en aucun cas en dehors de la République. Tel est le message martelé par Emmanuel Macron mercredi, au deuxième jour de son déplacement sur l’île. Dans un discours de plus d’une heure, à Bastia, le chef de l’Etat a répondu aux dirigeants nationalistes, issus des élections de décembre et qui attendent de Paris une réponse favorable à plusieurs de leurs revendications.  »Dire que la Corse est au cœur de la République, ce n’est pas faire l’éloge de l’uniformité », « demeurer dans le giron de la République, ce n’est pas perdre son âme ni son identité », « l’identité corse ne doit pas être un ferment de division », a ainsi enchaîné le Président.  Une réponse plutôt ferme aux aspirations autonomistes, qui intervient à l’issue d’une visite sous tension : le bras de fer à distance entre l’exécutif et les dirigeants de l’île a rythmé la préparation de ce déplacement. Un peu plus tôt, mardi, les principaux dirigeants nationalistes corses avaient même marqué leur mécontentement en boycottant un déjeuner avec le Président. Devant eux, Emmanuel Macron leur a rappelé leurs responsabilités – ils sont à la tête d’une nouvelle collectivité déjà largement dotée de compétences propres, a-t-il fait savoir.

PS : non à la synthèse molle (Stéphane le Foll)

PS : non à la synthèse molle (Stéphane le Foll)

 

Stéphane le Foll candidat la direction du parti socialiste s’oppose à la stratégie de la gauche du parti qui veut un vaste rassemblement mais un rassemblement très flou. Bref la synthèse molle habituelle chez les socialistes (de Mitterrand à Hollande) qui s’unissent sur des propos radicaux très vagues mais qui une fois pouvoir font voler en éclats leurs programmes. « Cette idée qu’il suffit de rassembler et puis après on verra », c’est « l’ancienne méthode », a dit Stéphane Le Foll. « Ceux qui ont contesté la synthèse hollandaise sont maintenant les premiers à la revendiquer. J’ai même vu certains dire qu’il fallait une synthèse nouvelle ! », a ironisé Stéphane Le Foll, visant le député européen Emmanuel Maurel, représentant de l’aile gauche du parti. L’ancien ministre de l’Agriculture a aussi donné un coup de griffe à Olivier Faure, qui a reçu le soutien la semaine dernière de Martine Aubry, de l’ancien député vallsiste Philippe Doucet et du collectif des fédérations emmené par Sébastien Vincini.   »Je connais Olivier Faure, et (…) j’attends d’ailleurs de voir ce que va être le rassemblement qui va de (..) Martine Aubry (…) en passant peut-être par Valérie Rabault, jusqu’à Philippe Doucet qui était un proche de Manuel Valls. Je me dis simplement que si on repart comme ça (…) on risque de se retrouver après le congrès avec des sujets qui n’auront pas été traités, et qui ne seront traités qu’après, dans des moments où au contraire on aura besoin d’être rassemblés ». « Profitons de ce congrès pour essayer de clarifier les choses et c’est les militants qui doivent choisir », a-t-il dit.

Notre-Dame-des-Landes : une clause bizarre ? Non, une combine léonine

Notre-Dame-des-Landes : une clause bizarre ? Non, une combine léonine

Pour le projet de Notre-Dame des Landes, les responsables locaux nantais n’ont pas hésité à utiliser de grosses ficelles pour forcer la main du gouvernement. Une clause quasi  léonine compte de tenu de la disposition prévoyant un avantage excessif et disproportionné à Vinci en cas de renoncement. Grosses ficelles d’un cout de 350 milliards millions pour les pouvoirs publics. Pourquoi une somme aussi importante ? D’abord pour forcer le gouvernement à se prononcer en faveur du projet. On peut comprendre éventuellement que dans le cas de l’écotaxe,  l’indemnité promoteur ait été importante,  le promoteur avait déjà réalisé de nombreux investissements très coûteux. Ce n’est pas le cas dans le cadre de Nantes car les investissements pour l’essentiel se limitent à des études notamment techniques dont le coût ne peut même pas atteindre le 10e de la somme. Il se pourrait bien que des accords tacites étaient dépassés entre la société Vinci et les élus socialistes nantais. Comme souvent dans les marchés TP,  tout n’est pas toujours clair il y a parfois des clauses de retour non  écrite. D’une certaine manière les élus notamment socialistes se retrouvent un peu pris au piège en faveur de leur engagement en faveur d’un projet qui était moins aéroportuaire qu’urbanistique.  du coup,  le gouvernement pourrait demander l’annulation du contrat qui lie l’État au groupe Vinci pour la construction et l’exploitation de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), révèle franceinfo, vendredi 12 janvier. Alors que le Premier ministre, Edouard Philippe, doit annoncer d’ici la fin du mois si l’aéroport sera construit ou non, l’exécutif étudie la possibilité de contester le contrat sur le plan juridique, en raison d’une « clause bizarre ». L’accord signé en décembre 2010 prévoit que le groupe Vinci construise et exploite la future plateforme aéroportuaire pour 55 ans. En cas d’abandon du projet, l’État devrait verser jusqu’à 350 millions d’euros d’indemnités. Cette clause est « tellement favorable au concessionnaire » qu’elle en est suspecte, assure un ministre interrogé par franceinfo mais qui souhaite rester anonyme. Il avance deux motifs juridiques d’annulation du contrat : « L’enrichissement sans cause » et « L’aide directe à une entreprise ». « Il y aura débat », précise ce membre du gouvernement. « Rien n’est décidé », rappelle l’exécutif ces derniers jours. Edouard Philippe reçoit, vendredi après-midi, les élus locaux membres du Syndicat mixte aéroportuaire du Grand Ouest, notamment la maire PS de Nantes, Johanna Rolland, et le président PS du département de Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet. Ce sera le dernier rendez-vous de discussion avant la décision finale.

 

« Théorie du complot », non, mais complicité, oui !

« Théorie du complot », non, mais complicité, oui !

La théorie du complit utilisé comme facteur explicatif de tout et n’importe quoi permet la simplification et rassure en quelques sorte. Pas étonnant iles électeurs de Le Pen et Mélenchon sont ceux qui croient le plus à ce phénomène. Cela permet de faire l’économie d’une analyse un peu fouillée en se rangeant derrière des explications populistes, simplistes et souvent caricaturales. D’après une enquête de France Info, les Français ont 18% à croire à une seule théorie du complot, 14% à deux théories, 13% à trois, 9% à quatre et 25% à plus de cinq. Il serait exagéré de donner une légitimité à cette théorie du complot par contre on ne peut nier certaine complicité dans l’habillage de certaines vérités. De ce point de vue, la perte de confiance dans les médias traditionnels est toujours aussi criante. « Le niveau de compromission des médias est effarant », fait remarquer Rudy Reichstadt en analysant le sondage. En effet, 36% des Français estiment que les médias sont largement soumis aux pressions du pouvoir politique et de l’argent, que leur marge de manœuvre est limitée et qu’ils ne peuvent pas traiter comme ils le voudraient certains sujets. Ils sont également 30% à juger que les médias travaillent dans l’urgence et qu’ils restituent l’information de manière déformée et parfois fausse. En cause sans doute le modèle économique des grands médias de plus en plus fragilité c’est par de nouveaux supports notamment Internet. Le journalisme d’investigation coûte très cher et trop de grands médias ce contentent  de reproduire sans autre commentaire les dépêches du gouvernement, des entreprises ou des institutions. En outre la culture de l’immédiateté fait  passer d’un sujet à l’autre, ce qui justifie l’économie d’un approfondissement.  Pire, ils sont 9% à croire que le rôle des médias est essentiellement de relayer une propagande mensongère nécessaire à la perpétuation du « système ». Il reste donc 25% des interrogés qui pensent que globalement, les médias restituent correctement l’information et qu’ils sont capables de se corriger quand ils ont commis une erreur.

Réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 19 au 20 décembre 2017, cette étude a été menée auprès d’un échantillon de 1 000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, complété par un sur-échantillon de 252 personnes de moins de 35 ans, qui ont été remises à leurs poids réel au sein de l’échantillon lors du traitement statistique des résultats. Au total, 1 252 personnes ont été interrogées. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

 

Non, Monsieur Macron, les religions ne font pas partie de la nation (Yvon Quiniou)

Non, Monsieur Macron,  les religions ne font pas partie de la nation  (Yvon Quiniou)

Dans une tribune au monde, le philosophe répond à Macron qui avait affirmé que les religions faisaient partie de la nation. Extraits :

 

« Le président Macron, dans un entretien inédit et chaleureux avec les représentants des différents cultes, a affirmé que « les religions font partie de la vie de la nation » [Le Monde du 23 décembre]. Affirmation surprenante : on peut y voir un truisme, un constat d’évidence – ce qu’elle n’est pas. Bien plutôt, elle constitue une forme d’apologie des religions, la reconnaissance implicite de leur apport positif à la vie collective. Or ceci n’a rien d’un truisme et constitue au contraire une thèse tout à fait contestable et d’une rare naïveté, surtout si l’on se souvient qu’il a un minimum de formation philosophique. Car elle oublie un fait, lui incontestable : les religions, qui sont censées unir les hommes (le mot latin religare signifie « relier »), n’ont cessé, tout au long de l’histoire, de se déchirer entre elles et d’abîmer le lien social, donc la vie en société, et ce de plusieurs manières qu’Emmanuel Macron semble oublier ou ne veut pas voir. Sur le plan intellectuel, ce sont leurs dogmes qui les ont opposées et ont opposé du même coup les communautés qui s’en réclamaient, aux prix de guerres « civiles » atroces. La tolérance interreligieuse n’a guère été leur fait, mais plutôt le dogmatisme et le fanatisme, avec en plus, une haine de l’athéisme qui culmine dans l’islam comme on le voit encore aujourd’hui – haine qu’on trouvait déjà, peu le disent, dans la Lettre sur la tolérance de John Locke sur ce sujet. Donc : lien, en interne, mais rupture du lien en externe. Et puis, tout autant, il y aura eu le combat constant qu’elles auront mené contre les sciences et les scientifiques : Bruno, Galilée, Darwin en ont fait les frais »

 

Dans une tribune au monde, le philosophe répond à Macron qui avait affirmé que les religions faisaient partie de la nation. Extraits :

 

« Le président Macron, dans un entretien inédit et chaleureux avec les représentants des différents cultes, a affirmé que « les religions font partie de la vie de la nation » [Le Monde du 23 décembre]. Affirmation surprenante : on peut y voir un truisme, un constat d’évidence – ce qu’elle n’est pas. Bien plutôt, elle constitue une forme d’apologie des religions, la reconnaissance implicite de leur apport positif à la vie collective. Or ceci n’a rien d’un truisme et constitue au contraire une thèse tout à fait contestable et d’une rare naïveté, surtout si l’on se souvient qu’il a un minimum de formation philosophique. Car elle oublie un fait, lui incontestable : les religions, qui sont censées unir les hommes (le mot latin religare signifie « relier »), n’ont cessé, tout au long de l’histoire, de se déchirer entre elles et d’abîmer le lien social, donc la vie en société, et ce de plusieurs manières qu’Emmanuel Macron semble oublier ou ne veut pas voir. Sur le plan intellectuel, ce sont leurs dogmes qui les ont opposées et ont opposé du même coup les communautés qui s’en réclamaient, aux prix de guerres « civiles » atroces. La tolérance interreligieuse n’a guère été leur fait, mais plutôt le dogmatisme et le fanatisme, avec en plus, une haine de l’athéisme qui culmine dans l’islam comme on le voit encore aujourd’hui – haine qu’on trouvait déjà, peu le disent, dans la Lettre sur la tolérance de John Locke sur ce sujet. Donc : lien, en interne, mais rupture du lien en externe. Et puis, tout autant, il y aura eu le combat constant qu’elles auront mené contre les sciences et les scientifiques : Bruno, Galilée, Darwin en ont fait les frais »

 

Salaire mensuel moyen non cadre : 1216 euros

Salaire moyen non cadre : 1216  euros 

1579 euros en brut mais 1216 en net,  ce serait le salaire moyen des non cadres pour  le dernier baromètre de l’entreprise Randstad, le salaire moyen d’un non-cadre serait  passé de 1.565 euros bruts au premier semestre 2016 à 1.579 euros en 2017. Les salaires des non-cadres ont en moyenne augmenté de 0,9% en 2017, suivant exactement la progression du salaire minimum mais ceux des professions intermédiaires ont stagné, selon un baromètre du groupe Randstad publié mardi. Après un ralentissement général des augmentations des salaires en 2016 (+0,7%), le marché reprend en 2017 avec une hausse de +0,9%. La rémunération moyenne d’un non-cadre atteignait ainsi 1.579 euros brut en 2017, contre 1.565 euros il y a un an, soit environ 7% au-dessus du salaire minimum (Smic). Cette hausse peut cacher d’importantes disparités. Selon des chiffres précédemment publiés par Randstad, les salaires des cadres ont eux augmenté de 1,7% entre 2016 et 2017. Au premier janvier dernier, le Smic (salaire minimum) a été augmenté de 0,93% par le gouvernement pour s’aligner notamment sur l’inflation.

Christian Estrosi : non à l’opposition bête et méchante

Christian Estrosi : non à l’opposition bête et méchante

Estrosi fait son mea culpa dans un entretien accordé au Parisien Week-end, et reconnait que l’opposition bête et méchante est idiote et inopérante.    En clair, Christian Estrosi dans le  Parisien Week-end ce vendredi 1er décembre qu’il « n’aime pas l’ancien Christian Estrosi, celui qui jouait le jeu des partis, qui acceptait de défendre parfois aveuglément les positions d’un autre, sans forcément partager son point de vue. » Une confession surprenante mais qui va dans sa volonté d’émancipation de la direction des Républicains. Le maire de Nice va plus loin dans son introspection en allant même jusqu’à dire qu’il « déteste le Christian Estrosi qui a voté en 1988 un projet de loi relatif au rétablissement de la peine de mort. » L’élu semble regretter douloureusement ce passage de sa vie parlementaire.  Après ces remises en question, Christian Estrosi a continué sa distanciation vis-à-vis de son parti dans son entretien. Alors qu’il s’était déjà montré politiquement proche d’Emmanuel Macron au cours de la campagne présidentielle, le maire de Nice n’a pas manqué cette fois de complimenter Anne Hidalgo et sa politique en matière de transports à Paris. « Qui peut critiquer sa volonté de réduire à néant les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030 ? Moi, je suis d’accord », a assuré Christian Estrosi.

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