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Brexit : non à une nouvelle négociation ( union européenne)

 Brexit : non à une nouvelle négociation ( union européenne)

 

Les Britanniques sont pris dans le piège qu’ils ont organisé eux-mêmes en refusant l’accord de transition avec l’union européenne. Ils vont sans doute  exclure un berxit dur, c’est-à-dire sans accord du tout avec une demande de report de la date d’application de la rupture avec l’Europe. Le problème c’est que l’union économique n’est pas prête à rediscuter un accord de transition et qu’un accord plus définitif demandera de longues mois de négociations voire des années. Peut-être que pour sauver la face -et en même temps Theres May-  l’union économique acceptera un délai cours de quelques mois pour reporter la date de rupture du berxit  fixée à fin mars. Mais ce délai ne tiendra pas, il faudra nécessairement le prolonger ou alors accepter une rupture sans accord du tout. Bref on s’oriente tout droit vers une impasse. Ce que confirme d’ailleurs Michel Barnier, le négociateur en chef des Européens, à l’annonce des résultats du vote des parlementaires britanniques. “L’impasse ne peut être réglée qu’au Royaume-Uni. Nos préparatifs en vue d’un ‘no deal’ sont désormais plus importants que jamais”, a-t-il ajouté sur Twitter. Dans des déclarations soigneusement coordonnées, le président du Conseil européen, Donald Tusk, et la Commission européenne ont noté que l’UE avait “fait tout ce qui est possible pour parvenir à un accord” “Il est difficile de voir ce que nous pourrions faire de plus”, a ajouté le porte-parole de Tusk. “A seulement 17 jours du 29 mars, le vote de ce jour a significativement accentué la probabilité d’un Brexit sans accord.” La veille à Strasbourg, où il s’était accordé avec Theresa May sur un aménagement de la question du “backstop” nord-irlandais, cette clause de sauvegarde censée éviter un retour à une frontière physique en Irlande qui focalise la colère des Brexiters, le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, avait prévenu: “Il n’y aura pas de troisième chance, pas d’interprétation sur les interprétations, pas d’assurance sur les assurances. Les Européens, qui ont souligné dans leur ensemble que la solution se trouvait désormais à Londres, s’attendent désormais à ce que la Première ministre britannique leur demande un report de la date prévue pour le divorce, actuellement fixée au 29 mars au soir, afin d’éviter un Brexit sans accord dont les milieux d’affaire redoutent qu’il soit un “saut dans le vide” aux conséquences lourdes. Pour le député européen Philippe Lamberts, une alternative simple se présente désormais à la Grande-Bretagne: soit elle organise un second référendum sur le Brexit, soit elle revient sur les “lignes rouges” fixées par Theresa May et accepte l’idée de rester au sein de l’union douanière européenne après son départ. “L’UE est allée jusqu’au bout pour tenter de satisfaire aux lignes rouges du gouvernement britannique. Nous ne pouvons pas continuer d’assister en témoin au cirque itinérant de Theresa May vers Bruxelles, Londres, Dublin et Strasbourg, tandis que le Parlement de Westminster est incapable de s’accorder avec lui-même.”

Tapie aurait acheté un match PSG-Marseille? NON, c’est pas possible !

Tapie aurait acheté un match PSG-Marseille? NON, c’est pas possible !

 

 

Décidément Bernard Tapie est une victime. Déjà torturé par la justice pour l’affaire des 450 millions qui lui ont été payés indûment et qu’il devrait rembourser (un jour peut-être) voilà que Bernard Tapie est maintenant accusé d’avoir acheté un arbitre de football pour un match entre le PSG et Marseille. Évidemment l’intéressé se défend avec vigueur et clame son innocence. On le connaît, avec son bagout il serait capable de se faire donner 10 € par un clochard. Cette fois c’est l’ancien attaché parlementaire de Bernard Tapie qui accuse l’intéressé d’avoir acheté un match voir d’autres  «J’ai participé une fois à un achat d’arbitre, dit l’intéressé. Le lendemain de la rencontre, je suis allé lui remettre dans un endroit discret ce qui était convenu. La corruption n’était pas intensive, il ne s’agissait pas d’acheter tous les matches.» VA-OM ? «Tapie a toujours déclaré qu’il avait été condamné à tort. Mais j’étais là, et je n’étais pas seul, le jour où il a demandé que 250.000 francs soient versés à (Jean-Pierre) Bernès avant qu’il s’en aille à Valenciennes. Tapie a bien été le commanditaire de l’acte de corruption», affirme Fratani. Avant de charger l’ex-directeur sportif de l’OM : «À partir de 1988-1989, il se lance avec Tapie dans une entreprise de corruption qui va durer quatre saisons». Le tout en ajoutant avoir été «au courant de toutes les activités» de Bernès. Et d’ajouter : «Je les ai couvertes et il m’est arrivé d’y participer». Last but not least, Marc Fratani assure que la direction olympienne utilisait des produits pour affaiblir les équipes adverses à leur insu… «On déstabilisait aussi l’adversaire en utilisant des psychotropes : du Haldol, un anesthésiant. À l’aide de seringues à aiguilles ultra fines, le produit était injecté à l’intérieur de bouteilles en plastique», explique-t-il. A noter que ledit M. Fratani est en froid avec Bernard Tapie depuis des années.

 

Une interdiction nationale des manifestations : Macron dit non

Une interdiction nationale des manifestations : Macron dit  non

 

 

 Heureusement Macron a refusé l’interdiction nationale de manifester proposée en particulier par le député Les Républicains (LR) Éric Ciotti. Un député qui ne ce caractérise pas par une grande intelligence et qui ne cesse de faire dans l’outrance, la démagogie et l’irresponsabilité ne serait-ce que pour apparaître plus radical que le Rassemblement national. Avec de tels responsables il n’est pas étonnant que le parti républicain soit tombé à 11 % d’audience. Pas étonnant que nombre de cadres républicains et non des moindres ne se reconnaissent plus dans les propos outranciers et caricaturaux d’un tel député. S’il est clair que la réitération chaque semaine des manifestations de gilets jaunes commence à lasser l’opinion,  il n’en reste pas moins que l’État d’urgence ne se justifie pas. Il n’y a pas de menace globale de terrorisme, pas plus que de menaces d’insurrection. Certes régulièrement des extrémistes profitent des manifestations pour se livrer à des violences inadmissibles. Un comportement qu’il faut et qu’on doit condamner, mais qui ne justifie pas qu’on remette  en cause les libertés fondamentales et la démocratie  Une interdiction nationale des manifestations, préconisée notamment par le député Les Républicains (LR) Éric Ciotti, serait “inefficace”, a donc estimé vendredi Emmanuel Macron, à la veille du seizième samedi de mobilisation des “Gilets jaunes”. “Interdire partout en France les manifestations aujourd’hui serait sans effet”, a déclaré le chef de l’Etat lors d’un échange organisé dans le cadre du “grand débat national” avec des élus de la région Nouvelle-Aquitaine à Bordeaux. “J’ai décidé (…) de ne pas revenir à l’état d’urgence, je pense que c’eût été une erreur, on ne décide pas de l’état d’urgence parce qu’on a des tensions sociales dans son pays”, a-t-il poursuivi. “J’assume pleinement cette décision”, a-t-il ajouté, estimant que le retour de l’état d’urgence “aurait été plus contraignant sur les libertés publiques” mais “n’aurait pas permis d’apaiser le débat”. S’il n’exclut pas de nouvelles interdictions au niveau local, comme ce fut le cas par le passé notamment à Rennes, le chef de l’Etat a estimé que la seule solution pour mettre un terme aux manifestations était “le discernement et la morale collective.”

Aides sociales : non aux contreparties, oui à l’accompagnement (Laurent Berger)

Aides sociales : non aux contreparties, oui à l’accompagnement (Laurent Berger)

 

 

Le secrétaire général de la CFDT a sans doute raison de s’opposer à des contreparties de nature punitive en compensation des aides sociales. Il préfère qu’on consacre un accompagnement plus approfondi vis-à-vis de ces personnes notamment pour permettre la réinsertion sociale.Édouard Philippe, le Premier ministre, a osé aborder un tabou : celui des compensations de travail en contrepartie des aides sociales. Il y a deux manières de réfléchir à cette question : soit de remettre en cause le niveau de ces aides, soit d’exiger un travail. Force est de constater que pour des salaires voisins du SMIC, il est parfois plus intéressant de bénéficier des différentes aides sociales dans le RSA que de travailler. On pourrait aussi conclure que la faute revient au bas niveau du SMIC. La situation devient un peu incohérente quand certaines personnes ne touchent qu’un salaire de l’ordre de 800 € pour 25 heures. Il est clair que le salarié doit alors engager des dépenses de déplacement, de restauration, de garde des enfants alors qu’en bénéficiant des aides sociales il réduirait notablement ses dépenses pour gagner finalement davantage. On  pourrait faire le même constat vis-à-vis des personnes bénéficiant de l’allocation chômage par rapport à ceux qui travaillent. Il y a là un vrai problème à multiples facettes mais qui freine sérieusement l’embauche et par parenthèse favorise la venue  d’immigrés d’Europe ou d’ailleurs et qui sont moins délicats que les Français en matière de conditions de travail. S’ajoute à cela une perte générale de la valeur travail qui affecte non seulement les plus défavorisés mais aussi les cadres. Un sujet tabou donc quand on est responsable politique. Demander des « contreparties » au versement d’aides sociales, comme l’a évoqué vendredi le Premier ministre Édouard Philippe, ne doit pas se « faire de façon punitive », a estimé dimanche la ministre de la Santé Agnès Buzyn, pour qui « tout le monde ne peut pas retourner vers l’emploi ». Le problème est bien connu il s’agit des déficiences de nos systèmes de réinsertion qui n’incite guère à la reprise du travail. Enfin et peut-être surtout des énormes insuffisances du système de formation qui brasse 35 milliards par an mais dont une partie minime va en direction des personnes sans emploi. Cela en dépit de la récente loi qui n’a pas changé grand-chose car les institutions continuent de se partager cet énorme fromage. Manque de formation et incitation défaillante de la réinsertion explique une grande partie des les aides sociales des chômeurs mêmes s’il est clair que la solidarité doit s’exercer sans contrepartie en direction de personnes dans des situations dramatiques. Pour  Laurent Berger sur France Inter. “La bonne manière de prendre les choses, c’est l’accompagnement des personnes qui sont aujourd’hui en situation soit de précarité, soit d’exclusion.”

Non à la privatisation d’ADP (sénat)

Non à la privatisation d’ADP (sénat)

 

Pour des raisons politiques mais aussi stratégiques les sénateurs ont donc manifesté leur opposition au projet de privatisation’ d’ADP qui gère les aéroports de la région parisienne. La proposition de privatisation émane du ministre de l’économie qui cherche par tous les moyens à boucher les trous du budget. Le problème,  c’est que le pays se défait des bijoux de famille qui rapporte et surtout qu’il perd la maîtrise d’équipements tout à fait stratégiques y compris du point de vue de la défense.  À cet égard,  cette prise de privatisation est encore moins justifiée que celle très critiquée des autoroutes. Des autoroutes particulièrement juteuses pour les actionnaires et qui en plus continuent d’augmenter leur tarification.  S’il y avait une véritable logique budgétaire, on se débarrasserait des actifs qui coûtent à l’État et inversement on conserverait les actifs qui rapportent. Bref la politique de gribouille de l’État continue. Le Plan d’action pour la « croissance et la transformation des entreprises » prévoit en effet de permettre le transfert au secteur privé d’une majorité du capital d’ADP, dont l’Etat détient 50,6%, un projet qui a reçu le feu vert des députés début octobre. Plusieurs amendements visant à supprimer l’article 44 dédié à ADP ont été adoptés mardi soir au Sénat à une très large majorité avec 246 voix pour et 78 contre. “Je maintiens que cette cession d’actifs est essentielle pour notre pays”, a réagi le ministre de l’Economie Bruno Le Maire qui défend le texte au Sénat. La loi Pacte prévoit également des dispositions ouvrant la voie à des privatisations d’Engie et de La Française des Jeux (FDJ), moyennant des renforcements de la régulation. Un autre véritable cadeau aux intérêts privés y compris à la mafia qui ne manque jamais d’investir dans les sociétés de jeux d’une part pour des opérations de blanchiment, d’autre part d’influence sur les résultats. Le produit des cessions doit contribuer à alimenter le fonds pour l’innovation doté de dix milliards d’euros créé en début d’année mais aussi au désendettement de l’Etat.

Les risques de l’intelligence artificielle non maîtrisée

Les risques de l’intelligence artificielle non maîtrisée

 

Cédric Sauviat, polytechnicien, président de l’Association Française contre l’Intelligence Artificielle (AFCIA) critique les conséquences de l’IA dont il pense qu’elle absolument pas maîtrisée (tribune dans sciences critiques)

 

« Il y a  quelques semaines, un groupe de travail constitué de plusieurs institutions anglaises et américaines, dont les universités d’Oxford et de Cambridge, a publié un rapport édifiant intitulé « The Malicious Use of Artificial Intelligence » (« De l’Usage malveillant de l’IA » 1).

Une vingtaine d’experts y décrivent les nouveaux dangers auxquels nous expose la technologie dans les cinq prochaines années.

Essaims de drones tueurs à reconnaissance faciale, rançongiciel profilant leurs cibles de manière automatique et sur une grande échelle, détournement de vidéos ou création de deepfakes (vidéo-montages hyperréalistes) aux fins de manipulation et de propagande, etc. Les scénarios ne manquent pas, limités par notre seul pouvoir d’imagination.

Disponibles un peu partout en libre accès, les algorithmes d’Intelligence Artificielle (IA) changent radicalement la donne en matière de sécurité. Là où une organisation malveillante devait investir du temps et de l’expertise pour préparer et mener à bien un petit nombre d’actions criminelles, il suffit désormais de quelques algorithmes courants et de la puissance de calcul de quelques serveurs pour agir avec efficacité et précision sur une vaste échelle.

POUR LA PREMIÈRE FOIS, LA QUESTION DE LA LIBRE DIFFUSION DES ALGORITHMES EST POSÉE.

Hier, l’investissement personnel des malfrats les exposait au risque d’être repérés et identifiés. Aujourd’hui, la délégation du travail à des « bots » garantit aux commanditaires un redoutable anonymat.

Contre ces nouvelles menaces, le panel d’experts reconnaît qu’il n’existe guère de parade évidente. Seule, disent-ils, la mise au point de systèmes défensifs plus intelligents encore pourrait permettre, sinon de prévenir, du moins d’endiguer les attaques. Incitant à une fuite en avant technologique dont les conséquences seront de fournir toujours davantage de moyens aux criminels potentiels.

Pour la première fois, la question de la libre diffusion des algorithmes est posée. Mais est-il vraiment possible de restreindre la diffusion de codes informatiques ?

 

LES EXPERTS DÉPASSÉS

 

Au même moment, diverses associations lancent une campagne pour obtenir l’interdiction des armes autonomes. L’un de leurs membres, l’informaticien Stuart Russell, a d’ailleurs présenté à l’Organisation des Nations-Unies (ONU), en novembre 2017, une sorte de docu-fiction 2, très impressionnant, dans lequel on voit des essaims de drones tueurs plonger le monde dans un climat de terreur, en l’espace de quelques semaines.

La conclusion de Stuart Russell est sans appel : il faut d’urgence interdire les armes autonomes par convention internationale. Qui oserait le contredire ?

 

 

Le raisonnement, toutefois, souffre d’un petit problème. Pour être efficace, une interdiction légale exigerait que ces fameux drones n’utilisent pas une technologie en vente libre ! GPS, système de pilotage automatique, logiciel de reconnaissance faciale, tous ces gadgets figurent déjà dans votre smartphone. Il ne vous reste plus qu’à récupérer la poudre d’une balle de fusil, ou à accrocher une grenade, un cocktail Molotov ou carrément une paire de ciseaux sur votre drone pour en faire une arme intelligente !

On le voit donc, l’IA semble poser des problèmes insurmontables, même à ceux qui en sont, en principe, les experts – et c’est le cas de Stuart Russell.

 

UNE CONFIANCE EN DÉLIQUESCENCE

 

Si le champ des dérives criminelles s’annonce très vaste, que dire de celui des pratiques nuisibles, mais pas nécessairement illégales, qui deviendront possibles pour les individus, les associations ou les entreprises ? Dans un monde où la responsabilité juridique, ou même simplement morale, se dilue à proportion de la distance qu’intercalent Internet et algorithmes entre un acte et son auteur, ne faut-il pas craindre une déliquescence totale de la confiance en l’autre ? 3

GARANT DE LA CONFIANCE QUI PERMET LE LIEN SOCIAL, L’ÉTAT DE DROIT DEVRA, DE PLUS EN PLUS, S’EFFACER DERRIÈRE LES ENTREPRISES TECHNOLOGIQUES QUI MAÎTRISENT LA « BONNE » INTELLIGENCE ARTIFICIELLE.

On discerne alors le rôle que seront appelées à jouer les grandes entreprises technologiques dans la préservation de la confiance et la défense contre la malveillance. Elles seules détiendront les moyens de contrecarrer les pratiques nuisibles, comme par exemple d’authentifier une vidéo, de bloquer des infiltrations de virus informatiques générés automatiquement ou encore de protéger la multitude des objets connectés dont nous sommes, de plus en plus, entourés et dépendants. Déjà, ces entreprises disposent de leviers considérables, et en grande partie discrétionnaires, sur la visibilité d’une société ou la diffusion d’une information.

Garant de la confiance qui permet le lien social, l’État de droit devra, de plus en plus, s’effacer derrière les entreprises technologiques, celles qui maîtrisent la « bonne » IA et peuvent assurer cette mission. Tendance en tout point comparable aux conditions d’émergence de la féodalité dans l’Europe médiévale.

 

UNE FUITE EN AVANT DÉBRIDÉE

 

Alléguant la sauvegarde de la souveraineté politique ou économique, la plupart des responsables politiques estiment qu’il est crucial de favoriser le développement d’une « industrie nationale » de l’Intelligence Artificielle. C’est qu’ils redoutent la mainmise des géants technologiques étrangers sur les données, et donc sur les personnes.

LE DÉVELOPPEMENT TECHNIQUE EST TOTALEMENT DÉBRIDÉ PARCE QUE, NULLE PART ET À AUCUN MOMENT, LES CONCEPTEURS D’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET LES LÉGISLATEURS NE FIXENT LA MOINDRE LIMITE.

Ils craignent, en outre, l’effet des destructions d’emplois liées à la robotisation 4, et brandissent désormais comme une vérité indiscutable l’argument-choc selon lequel « les économies les plus équipées en intelligence artificielle et en robotique sont celles qui connaissent le moins de chômage ». 5

Mais le rêve de donner naissance à des champions européens de l’IA n’est pas sans contradiction dans une économie ouverte et globalisée, où lesdits champions peuvent, à tout moment, passer sous contrôle étranger.

Les entreprises technologiques promouvant l’IA, largement transnationales, l’ont bien compris puisqu’elles omettent soigneusement toute référence à une bien illusoire défense de souveraineté. Il n’est guère besoin d’invoquer celle-ci, au demeurant, pour que la compétition économique et la promesse de miracles techniques suffisent à alimenter une fuite en avant totalement débridée. »

 

Il s’agit donc de doubler les capacités installées d’énergies renouvelables d’ici à 2050, en multipliant par 2,5 les capacités installées d’éolien, et par 5 ou 6 celles de photovoltaïque. Le ministère souligne que ces ambitions ne posent pas de problème en termes d’usage des sols ou de pression foncière, puisqu’il s’agit de passer de 8.000 éoliennes installées aujourd’hui à moins de 15.000 (du fait des gains de performances), et pour le solaire, d’occuper 365 kilomètres carrés supplémentaires au sol et 175 kilomètres carrés de toitures pour le photovoltaïque.

Concernant la biomasse, sur laquelle nous pourrions connaître un déficit entre des besoins évalués à 460 TWh et un potentiel de 430 TWh, et qu’il pourrait être difficile d’importer dans la mesure où nos voisins pourraient se trouver dans des situations similaires, la PPE prévoit que le soutien financier soit réservé aux seules installations visant à produire de la chaleur.

Le biométhane (produit par méthanisation à partir de déchets organiques ménagers ou agricoles) voit ses ambitions stoppées nettes. Alors que le coût de production actuel est d’environ 95 euros par mégawattheure (MWh) produit, le gouvernement conditionne l’objectif de 10% de gaz vert dans le réseau en 2030 à une baisse des coûts à hauteur de 67 euros/MWh. Sinon, l’objectif restera limité à 7%, à comparer avec les ambitions d’un GRDF qui proposait 30%. Cette position, justifiée par une attention toute particulière portée aux coûts de la transition écologique sur fond de mouvement des gilets jaunes, semble assez antagoniste avec le constat d’électricité éolienne et photovoltaïque qui ont vu leurs coûts divisés par dix en dix ans pour des puissances équivalentes… précisément grâce aux économies d’échelle. Celles réalisées au niveau de la fabrication de panneaux solaires en Chine, mais aussi dans une certaine mesure, celles autorisées par le volume total des appels d’offres. On peut craindre que ces perspectives modestes ne suscitent pas suffisamment d’investissements pour permettre de telles baisses de coûts. Et plus largement que cette préférence aux technologies matures sur lesquelles la France – et même l’Europe – ont laissé le leadership à d’autres régions du monde n’entrave le développement de filières industrielles domestiques sur des technologies encore émergentes.

Macron se prend pour Louis XIV (Retailleau), non pour Napoléon !

Macron se prend pour Louis XIV (Retailleau), non pour Napoléon !

Dans une interview au JDD, Retailleau au, responsable des républicains reproches à Macron de se prendre Louis XIV. En faite Macron se prend sans doute davantage pour Napoléon qui a détourné les jeunes institutions démocratiques pour rétablir la monarchie. Ce qu’a fait Macron d’une certaine manière en balayant toutes les institutions intermédiaires et en les remplaçant par ses petits marquis. Les associations bien sûr mais aussi les partis politiques, les syndicats et même le Parlement. Tout procède de l’Élysée par ailleurs lieu exclusif de l’expression du monarque. La communication du gouvernement, du Parlement, du parti virtuel en marche est complètement cadenassée. Macron est en train de transformer la monarchie républicaine (déjà evidemment critiquable) en monarchie napoléonienne. Il finira sans doute comme Napoléon de manière pitoyable et même sans doute loin de la France tellement la colère des français risque de le poursuivre pendant des années et des années. On objectera que ce n’est pas le premier président de la république à décevoir les espérances de la France mais Macron, lui a établi un record en se faisant détester en si peu de temps. Bien sûr on lui reproche le contenu de cette politique injuste et inefficace mais peut-être encore davantage cette posture jupitérienne ridicule et ce mépris des classes moyennes et populaires. Sa posture, son discours condescendant et arrogant est devenu insupportable. Comme celui de ses petits marquis, ses courtisans élus députés qui doivent tout à Macron et répètent en boucle le catéchisme du monarque. Pour la plupart des petits marquis, carriéristes qui vienne de nulle part sans aucune légitimité ou expérience sociale. Bien entendu, ils ont été élus après avoir été recrutés directement par Macron mais une chèvre aurait aussi triomphé aux dernières élections législatives.

Quand on se prend pour Louis XIV, déclare retailler au, on peut s’attendre à des frondes. C’est aussi une protestation par procuration : les Français soutiennent les Gilets jaunes parce que Macron leur avait promis un nouveau monde, et ils voient que cette politique ne produit pas de résultats : pas d’augmentation du pouvoir d’achat, pas de baisse du chômage, toujours plus d’impôts, toujours plus de dépenses. » Il reproche à Macron « sa vision manichéenne » et parle d’une France des classes moyennes « piégée » et « trompée ». Le pire dans cette histoire qui finira mal c’est que Macron et ses petits marquis ne sera ne se rendent m^me pas compte de  leur outrecuidance et de la vanité de leur posture.

«La France, c’est pas l’anarchie» (Edouard Philippe) mais ce n’est pas non plus l’énarchie !

«La France,  c’est pas l’anarchie» (Edouard Philippe) mais ce n’est pas non plus l’énarchie !

 

 

«La France, c’est la liberté d’expression, mais ce n’est pas l’anarchie», a déclaré Edouard Philippe dimanche. On pourrait légitimement lui rétorquer que malheureusement la France c’est surtout l’énergie. C’est-à-dire une oligarchie de professionnels de la politique qui viennent en majorité de l’ENA et autres instituts d’études politiques. Une véritable mafia qui entoure Macon et qui ont noyauté nombre de partis politiques. Des carriéristes qui ont transformé la fonction politique en métier souvent très rémunérateur d’autant plus qu’ils entretiennent des liens privilégiés avec les grands groupes financiers. Plusieurs se reconvertissent d’ailleurs dans ces grandes entreprises pour valoriser leur carnet d’adresses. Voir Fillon par exemple ou Montebourg et des centaines d’autres qui vont pantoufler dans des entreprises privées (ou publiques).  François de Rugy, Arnaud Montebourg, François Baroin… Plus d’un ministre sur deux (55%) a étudié sur les bancs d’un Institut d’études politiques (IEP, 35%) ou de l’École nationale d’administration (ENA, 19%), parmi les 190 ministres nommés depuis 2000, révèle une étude publiée jeudi par le cabinet de conseil en orientation scolaire Recto Versoi. Certains ont commencé à se former à Sciences Po sans en obtenir le diplôme, comme les anciens ministres UMP Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux et Patrick Devedjian, et le socialiste Victorin Lurel.

Hormis Sciences Po et l’ENA, un ministre sur trois (32%) est diplômé en droit et en sciences politiques. Des responsables qui a ânonnent les mêmes idées reçues et qui apprennent surtout à ne pas répondre aux questions de leurs citoyens. Bref du bla-bla convenu avec quelques éléments de droit public et de communication. Pas vraiment d’approfondissement des connaissances économiques et sociales mais du vernis pour enrober des discours approximatifs et fumeux. La plupart des petit-bourgeois qui ne connaissent pas grand-chose des réalités économiques, sociales et  sociétales. Bref des petits marquis qui entourent Macron comme ils ont entouré d’autres chefs d’État, d’autres premiers ministres.

 

 

Hausse fiscalité carburant 23 ONG pour ! Appel sympa mais non pertinent

Hausse fiscalité carburant 23 ONG pour ! Appel sympa mais  non  pertinent

 

Un appel sympa de 23 ONG du réseau Action climat en faveur de la fiscalité qui présuppose donc que la fiscalité est un moyen de régulation majeur pour la transition écologique. On mettra de côté les aspects politiques, car il s’agit sans doute aussi pour ce réseau marqué à gauche de contrer le mouvement des gilets jaunes, lui, plutôt marqué à droite. Cet appel est sympathique car c’est une prise de position qui reprend la problématique climatique. Malheureusement jamais la fiscalité en matière de transport n’a permis une autre répartition modale plus économe de l’espace, moins polluante et plus efficiente d’un point de vue de la collectivité. Le niveau de fiscalité n’a pas de rapport avec la transition énergétique. Une politique de norme, une politique industrielle est autrement plus efficace. Ce que démontre par exemple aujourd’hui la Chine ou les États-Unis avec le développement de la voiture électrique (aux États-Unis le prix du carburant et pourtant autour de 0,50 €.) C’est la politique l’offre qui peut changer les comportements. Ce qui suppose des transports collectifs plus nombreux, compétitif et de qualité. Aussi le développement de la voiture électrique voire à hydrogène. Dans cet appel, c’est la vieille idée qu’il faut par exemple matraquer le transport routier de marchandises sur le plan fiscal pour permettre des transferts modaux notamment sur le rail. Une stratégie qui n’a jamais marché car le vrai problème c’est que la ferroviaire n’est pas adapté à la nature des besoins logistiques d’aujourd’hui. Bref un texte, plein de bonnes intentions mais une peu mécanique comme sait si bien en produire la gauche. Ci dessous cet appel (extraits) :

 

 

« Depuis plusieurs jours, les prises de parole de plusieurs responsables politiques de tous bords alimentent les tensions autour de la hausse des prix des carburants, dénonçant à tout va la fiscalité écologique. Et ce, alors que ces mêmes responsables placent l’urgence climatique et la lutte contre la pollution de l’air parmi leurs priorités. Pour le Réseau Action Climat et ses associations membres*, ces responsables devraient commencer par rappeler que la fiscalité écologique est un outil indispensable, en soi, pour répondre à la crise climatique que nous connaissons, et qu’il convient à tout prix de préserver les dispositifs mis en place via l’adoption de solutions concrètes additionnelles.Instrumentaliser la fiscalité écologique est irresponsable. Irresponsable alors même que le GIEC rappelait, le mois dernier, que sans efforts supplémentaires sans précédent pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre, nous ne pourrons nous mettre à l’abri des pires impacts du dérèglement climatique et que la pollution de l’air continue chaque année d’occasionner 48 000 morts prématurées dans notre pays.

Le gouvernement est également responsable de la crise en cours, puisqu’il tarde à mettre en place des mesures rapides et suffisamment ambitieuses pour financer les alternatives à la voiture et aider ceux qui n’ont pas les moyens de se déplacer autrement. Responsable aussi parce que cette fiscalité qui touche les Français épargne les secteurs les plus polluants et émetteurs de gaz à effet de serre, comme le secteur aérien ou le transport routier de marchandises. La fiscalité écologique souffre donc malheureusement d’une instrumentalisation de tous les côtés. Les responsables politiques dans leur ensemble devraient s’attacher à recentrer le débat sur les réponses à donner aux crises que nous traversons, climatique et sociale. Ces réponses existent. Les choix à opérer aujourd’hui, et en particulier dans le cadre de la loi mobilités qui doit enfin être présentée en Conseil des ministres le 21 novembre, doivent permettre à terme de sortir les citoyens de leur dépendance au diesel et à l’essence. La vulnérabilité des Français au prix des carburants est un fait. Des mesures doivent donc être adoptées pour les sortir de cette dépendance. Transports en commun et vélo, développement de véhicules véritablement moins émetteurs et moins polluants, désenclavement des territoires via un réseau ferré opérationnel, modernisé et accessible à tous les portefeuilles, lutte contre l’étalement urbain en rapprochant les lieux de vie des lieux de travail et de loisirs, sont autant de solutions qui doivent être actées et financièrement soutenues par le gouvernement dans sa prochaine loi. «

*Signataires : Le Réseau Action Climat et ses associations membres (350.org ; Agir pour l’environnement ; Alofa Tuvalu ; Alternatiba ; CLER – Réseau pour la transition énergétique ; CCFD-Terre solidaire ; 4D ; FUB ; Fnaut ; Fondation pour la Nature et l’Homme ; France Nature Environnement ; Greenpeace France ; Hespul ; Les Amis de la Terre ; Ligue de protection des oiseaux ; Oxfam France ; REFEDD ; Réseau Sortir du nucléaire ; Secours catholique-Caritas France ; WECF ; WWF France ; Zero Waste France).

Maths en breton au bac : non, ! (Jean-Michel Blanquer)

Maths en breton au bac : non, ! (Jean-Michel Blanquer)

 

Sans soute parce que la langue bretonne n’est pas assez pratiquée (par 2% des habitants contrairement par exemple au basque ou à l’alsacien)  ou  peut-être mal adaptée pour rendre compte des concepts, le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer a opposé une fin de non-recevoir aux élèves du lycée Diwan de Carhaix, dans le Finistère, qui avaient rédigé leur épreuve de mathématiques du baccalauréat en breton, a indiqué samedi l’association Bak e Brezhoneg « Les lycéens des filières Diwan, publique et privée, peuvent passer l’épreuve d’histoire et de géographie ainsi qu’une épreuve optionnelle en langue bretonne. Les autres épreuves du baccalauréat doivent être passées en français », écrit Jean-Michel Blanquer dans un courrier adressé au ministre de l’Écologie François de Rugy le 8 octobre, dont le lycée de Carhaix a obtenu copie le 9 novembre. Avant d’être nommé ministre, François de Rugy avait été sollicité par les lycéens en qualité de député de Loire-Atlantique pour porter leur demande auprès du ministère. Il avait envoyé un courrier à Jean-Michel Blanquer pour faire valoir leur demande. Sur les quinze élèves concernés, « l’un a été recalé, deux ont obtenu le bac au rattrapage et douze auraient pu avoir une meilleure mention », a détaillé Ismaël Morvan, président de l’association Bak e Brezhoneg, pour qui « ce n’est pas logique de ne pas pouvoir passer les épreuves en breton alors que tout le programme scolaire est en breton ». « Ça n’avance pas. Le ministre nous répond la même chose que ce que nous avait dit le rectorat en début d’année, ce qui n’explique pas pourquoi les Basques ont une dérogation pour passer les épreuves de mathématiques du bac en basque », a souligné Ismaël Morvan, ajoutant que le collectif, devenu association, avait mandaté un avocat pour défendre ses droits.  En France, l’épreuve d’histoire-géographie peut être passée dans d’autres langues que le français, ce qui n’est pas le cas des mathématiques, sauf dérogation contraire. Concernant le brevet, toutes les épreuves peuvent être passées en breton, sauf celle de sciences. Entre 60 et 80 élèves de troisième ont également passé cette année les épreuves de sciences du brevet en breton. Créé il y a 40 ans, le réseau Diwan d’écoles privées (laïques et gratuites) propose un enseignement « immersif » en breton. Il compte six collèges et un lycée.

 

Permis de conduire : une baisse ! Non la gratuité

Permis de conduire : une baisse ! Non la gratuité

 

Les conditions d’obtention actuelle du permis de conduire son triplement scandaleuses. Il y a d’abord le prix  qui tourne autour de 2000 €, une somme considérable en particulier pour les jeunes. Seconde observation, les conditions de passation de ce permis ne garantissent aucune compétence à la conduite. La gestion des risques ne peut en effet être appropriée que dans des conditions extrêmes de circuits spécialisés. Or l’objet n’est pas de savoir conduire mais de savoir prévenir les risques en matière de circulation routière. Ce qu’ont compris depuis longtemps les professionnels du transport public (conducteurs routiers de PL ou de cars) auxquels est imposée une véritable formation initiale (sans parler de la formation continue tous les 5 ans). Dernière observation, la sécurité routière constitue un véritable enjeu de société compte tenu du nombre de morts et de blessés mêmes si la tendance est à la baisse de nombreuses années. Reste que l’accident est un drame pour les impliqués. Une cause nationale à caractère sociétal mais aussi économique car pour le permis constitue aussi un moyen d’accès à l’emploi. Pour toutes ces raisons le permis devrait être gratuit avec un enseignement lors du parcours scolaire et une vérification aussi des aptitudes à la conduite. Le Président de la République a annoncé une baisse « drastique » du coût du permis de conduire. Il veut également que l’obtention du Code de la route soit intégrée dans la partie scolaire. Le détail sera précisé lors de la présentation de la stratégie mobilité, d’ici la fin de l’année. Curieusement par exemple on apprend bien aux enfants à nager- ce qui est nécessaire.-pourquoi ne pas leur permettre d’obtenir tout aussi gratuitement la capacité à conduire un véhicule. Macron reprend très partiellement cette idée : « Dans le cadre de la loi mobilité, on va drastiquement baisser leur coût du permis. (…) Le code, on va l’intégrer à la partie scolaire », a-t-il déclaré à la presse.

Européennes : Ségolène Royal dit non au PS

Européennes : Ségolène Royal dit non au PS

 

Pour les européennes une maladie contamine tous les partis à savoir la fuite devant la responsabilité de la tête de liste. Bayrou vient de faire connaître sa position pour la majorité, il refuse d’être leader. Il en est de même pour le rassemblement national ;  Marine Le Pen cherche à se faire remplacer. Même chose aussi chez les républicains ;  Wauquiez cherche encore le profil idéal. Enfin au parti socialiste certain pensaient solliciter Ségolène Royal au moins pour  sauver les meubles. Le problème c’est que les grands leaders n’ont pas envie de porter le chapeau soit d’une défaite électorale, soit d’un score assez médiocre. C’est particulièrement vrai pour le parti socialiste en voie de décomposition. Ségolène tente d’expliquer son refus «Aujourd’hui, ça n’est ni mon objectif ni mon état d’esprit ni mon envie», a-t-elle expliqué, assurant qu’elle n’envisageait «pas du tout» de mener de nouveau combat électoral. Ses proches n’y voient pourtant pas un refus définitif. «Ce qu’elle ne veut pas c’est être la roue de secours du PS», avance un ses lieutenants qui confirmait dimanche soir au Figaro qu’elle se donnait jusqu’à janvier pour clarifier ses intentions. Tout en précisant: «Si elle se lance, c’est seulement dans le cadre de la révolution environnementale, avec des ONG». C’est-à-dire avec le soutien du PS, mais sans les contraintes de l’appareil.  Ce scrutin européen est particulièrement périlleux. D’abord l’abstention bat des records, à peine un électeur sur deux consent à se déplacer. Ensuite cette consultation est souvent une sorte de d’exutoire pour protester contre des sujets très divers voir très contradictoires. Et contrairement à ce qu’on affirme les électeurs ne se situeront pas uniquement entre fédéralistes et progressistes. Une partie d’entre eux va se servir de cette élection référendum pour exprimer une opposition globale et une méfiance vis-à-vis des partis traditionnels. Ségolène Royal pourrait être tentée de prendre cette tête de liste d’une part parce qu’elle ne joue plus qu’un rôle très marginal en politique (seulement ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles !) d’autre part aussi parce que Hollande, lui aussi, prépare sa rentrée. Le danger serait de faire un score très médiocre qui pourrait porter atteinte à Ségolène qui croit encore à son avenir national voire international

 

Non à la gratuité Transports ‘ (comité d’experts parisien)

 

Un groupe d’experts s’est prononcé contre la gratuité des transports en commun dans la région parisienne. On sait que certains collectifs militent pour la gratuité au motif d’une lutte contre les inégalités et de la préservation de l’environnement. Il est clair que le système de transport actuel participe largement à des rejets d’émissions polluantes qui dégradent l’environnement en général et le climat en particulier.  Dans les zones urbaines, le transfert modal de la voiture vers des transports collectifs est évidemment souhaitable quand c’est possible. Le processus est d’ailleurs largement engagé depuis une quarantaine d’années avec notamment un mode de financement spécifique qui rend possible la transformation de l’organisation des transports en milieu urbain. Du coup certains posent maintenant la question de la gratuité de ces transports. Pour cela ils fondent leur argumentation sur les éléments déjà avancés précédemment et indiquent que de toute façon la part payée par les usagers est relativement marginale (autour de 20 % des coûts). Reste à savoir si ce concept de gratuité est bien réaliste car le rapport qu’on entretient à la gratuité n’est pas le même que celui qu’on a vis-à-vis des objets ou des services qu’on rétribue ne serait-ce que d’une manière marginale. En outre même si la participation financière demeure faible elle n’est pas complètement négligeable et en cas de suppression il faudrait bien la compenser d’une manière ou d’une autre. Aucun service aucun accès un équipement n’est réellement gratuit, il a toujours un coût que quelqu’un supporte par les tarifs, les subventions ou la fiscalité. Finalement, c’est un peu le même débat que celui qui concerne l’éventuelle gratuité totale des actes médicaux.

 

Macron : non à l’Aquarius

Macron : non à l’Aquarius

 

Les motivations de Macron pour refuser l’accueil de l’Aquarius ont le mérite d’être clairs. Il s’agit essentiellement de raisons politiques pour éviter la montée des extrêmes en France. Les autres explications sur les règles juridiques concernant l’accueil des migrants paraissent par contre assez vaseuses pour ne pas dire hypocrites. La vérité c’est que l’Europe et même les pays ne savent pas trop comment se positionner sur cette problématique complexe. Il y a certes les réfugiés politiques dont on pense qu’ils doivent être accueillis en Europe par contre  la position est particulièrement ambiguë pour déterminer ce qui est politique ou non. S’y ajoute le problème encore plus important des réfugiés économiques qu’on ne peut pas laisser mourir lors de la traversée de la Méditerranée mais qu’on ne sait pas gérer ensuite, chaque pays s’efforçant de les pousser vers le pays voisin. La question est évidemment complexe car elle est liée à la problématique du développement et de ce point de vue les politiques de coopération économique relèvent le plus souvent de la plus grande fumisterie. S’y ajoute la corruption qui étouffe tout espoir de mise en place d’un cadre de régulation favorisant croissance et répartition de la richesse de manière égalitaire. “Je suis conscient des tensions qui existent dans notre pays. Si je me mets à dire ‘la France devient le port d’accueil de tous les bateaux qui partent d’Afrique’, d’abord ça n’est pas une solution à laquelle je crois et ensuite ça n’est pas soutenable même politiquement en France pour nos propres équilibres”, a déclaré Emmanuel Macron. “L’humanisme, ça n’est pas le bon sentiment”, a-t-il encore déclaré, alors que de nombreuses voix se sont élevées en France pour le presser d’accueillir le navire et ses occupants. “Les bons sentiments faciles (…) sont sans lendemain et si je suivais cette voie elle ferait basculer le pays vers les extrêmes”, a-t-il ajouté.

 » Non-assistance à nature en danger »

  »Non-assistance à nature en danger » 

Deux chercheurs du CNRS, Vincent Devictor et Laurent Godet dénoncent l’hypocrisie politique vis-à-vis de environnement et de la biodiversité. Dans une tribune sur France Info :

« Hécatombe, annihilation. C’est ainsi que les chercheurs qualifient la trajectoire de la diversité biologique. Non seulement des espèces disparaissent à jamais, mais les populations d’oiseaux, de poissons ou d’insectes s’effondrent. Aucun doute : notre mode de développement destructeur est responsable. La solution à la crise environnementale viendra-t-elle de la science ? La réponse est non. Nous avons étudié 12 971 publications scientifiques consacrées au sujet depuis 15 ans. Le constat est sans appel. Depuis près d’un siècle, nous connaissons les causes de la crise de la biodiversité : destructions d’habitat, surexploitation, introductions d’espèces invasives dans les îles et les milieux fermés, extinctions en chaînes, changement climatique. Nous ne pouvons plus nous cacher derrière l’ignorance ou la complexité de la situation. Faut-il toujours plus de compromis entre protection de la nature et développement économique ? La réponse est non. Le modèle du développement durable cache des incompatibilités fondamentales. Il faut être capable d’engager des mesures de protection fortes, qui n’ont pas pour objectif de faire, en même temps, une chose et son contraire. On ne peut protéger les habitats et favoriser l’urbanisation. On ne peut protéger des espèces et encourager leur chasse. Tout n’est pas toujours possible quand il est question d’écologie. Des espèces et des espaces imposent des contraintes à nos activités. Le retour spontané du loup est un bon exemple. Il signe la dynamique positive d’une espèce protégée mais que l’on s’empresse de détruire en autorisant les « prélèvements ». Penser que tout est compatible est infantilisant. Cela ignore plusieurs décennies de recherches scientifiques dans le domaine. Les dynamiques écologiques ne s’alignent pas sur les projets d’aménagements.  La recherche sur la crise de la biodiversité est-elle condamnée à apporter des mauvaises nouvelles ? La réponse est non. Des tendances très positives d’amélioration de la qualité de certains milieux ou d’effectifs de certaines espèces sont observées, dès lors que des mesures de bon sens sont appliquées : certains carnivores reviennent alors spontanément en Europe, la création d’aires protégées dans les milieux marins sur les poissons a des effets spectaculaires. La recherche est avide de bonnes nouvelles de ce type. Elle n’a pas vocation à être optimiste ou pessimiste. Elle est tout simplement réaliste. L’écologie est-elle seulement préoccupée par des pays lointains et les animaux dignes d’apparaître dans les albums photos ? La réponse est non. Tous les pays sont désormais scrutés de près par les chercheurs et font l’objet des mêmes constats alarmants sur la biodiversité, les causes de son déclin et les solutions à sa protection. Le diagnostic est clair. L’écologie n’est plus un luxe ou une opportunité, c’est une nécessité qui porte sur un état de fait. Les décisions politiques en matière d’écologie sont-elles suffisantes ? La réponse est non. Le modèle utilitariste d’exploitation de la nature est la cause de la crise de la biodiversité, pas la solution. Notre étude sur ce que la science propose dans le domaine montre ce que nous savons déjà : il y a une limite écologique fondamentale à la croissance effrénée. Les décisions politiques sont reportées, amendées, ou contrées par des lobbys qui ne représentent ni l’intérêt général ni des solutions concrètes à la crise de la biodiversité. Le modèle agricole dominant est devenu industriel, hors-sol. Il ne correspond plus à un savoir-faire mais à l’expression d’intérêts qui écrasent les alternatives écologiques, moins destructrices, moins polluantes et tout aussi efficaces. Il est devenu irresponsable de ne pas prendre la mesure des problèmes écologiques. C’est une non-assistance à nature en danger. «

Le transfert des indemnités maladie : « non » (MEDEF)

Le transfert des indemnités maladie : « non » (MEDEF)

 

On peut se demander qui est ce génial fiscaliste de l’État qui a imaginé de faire supporter aux entreprises le paiement de jours de maladie. À juste titre le Medef proteste avec vigueur contre ce qu’il estime être une double peine. En effet il est clair que l’absence d’un salarié handicape la production d’une entreprise et génère souvent des frais supplémentaires pour pallier à cette absence. Deuxièmement on peut se demander pourquoi on fait porter la responsabilité d’un arrêt maladie sur l’entreprise. Certes dans certains cas il peut y avoir un effet un lien de cause à effet entre conditions de travail et recours à la maladie. Mais nombre de pathologies n’ont rien à voir avec les conditions de travail. Enfin il est pour le moins curieux qu’après avoir allégé les charges sociales des entreprises pour retrouver une certaine compétitivité, le gouvernement envisage de charger à nouveau la barque comme si les prélèvements notamment sociaux n’étaient déjà pas un handicap pour la compétitivité  “C’est la double peine ! Les absences de courte durée sont extrêmement perturbantes pour l’entreprise et représentent un coût”, déclare le président délégué du Medef, Patrick Martin, dans un entretien au Parisien publié lundi. “Si en plus l’entreprise doit prendre en charge l’indemnisation de ces absences, cela représente une enveloppe qui s’élève à 900 millions d’euros”, estime-t-il.

«Le danger de l’inflation non vertueuses » (Jean-Paul Betbèze)

«Le danger de l’inflation non vertueuses »  (Jean-Paul Betbèze)

 

L’économiste attire l’attention sur BFM  sur les dangers d’une inflation qui reprend tandis que la croissance, elle se tasse°

« Nous voici, en France, avec plus d’inflation pour moins de croissance ! Nous avons 2,3 % d’inflation en juillet en France et allons vers 1,7 % de croissance. L’an dernier à pareille époque, l’inflation était de 0,7 % et la croissance allait dépasser 2 %. Comment expliquer ce croisement ?

En France, les prix de l’énergie ont explosé, +14 % en un an (pour un poids dans la consommation des ménages de 8 %), puis ceux du tabac (+16,8 % sur un an, pour un poids de 2 %). Les prix de l’alimentation ont accéléré à 2 % sur un an et ceux des services à 1,3 %. L’accélération de l’inflation est donc pétrolière et tabagique en France. En même temps, la croissance a décéléré : ces hausses ont pesé sur la demande des ménages, d’autant plus que l’augmentation de la CSG sur les retraités fait baisser leur revenu. Mais la France n’est pas isolée. L’inflation en zone euro atteint 2,1 % avec une décélération de la croissance à 0,3 % au deuxième trimestre. Alors, mauvaise passe ou changement ?

Mario Draghi ne dit pas tout : monter les taux d’intérêt plus lentement que l’inflation entretient des taux réels négatifs, donc une perte sur l’épargne accumulée, et pousse à consommer

Mauvaise passe, sauf si nous nous trompons ! Car cette accélération de l’inflation est l’inverse de ce que veut Mario Draghi : plus d’inflation mais pour plus de croissance, graduellement, et surtout à sa manière. Son rêve est une inflation vers 2 %, pour monter avec retard ses taux d’intérêt, les hausses de salaires suivant ensuite. Cette inflation est importée, avec un pétrole plus cher et un euro plus faible. Ceci permet plus de croissance par l’export, en attendant que la demande interne prenne le relais. La BCE pourra alors en profiter pour se montrer sous son bon jour : plus d’inflation par plus de salaire !

Euthanasie des rentiers. Mais Mario Draghi ne dit pas tout. Premier secret : monter les taux d’intérêt plus lentement que l’inflation entretient des taux réels négatifs, donc une perte sur l’épargne accumulée, et pousse à consommer. Deuxième secret : monter lentement les taux déprécie l’euro par rapport au dollar. Troisième secret : si les salaires réels baissent, ceci permet de demander sans peine qu’ils augmentent à terme, en échange de plus de réformes pour les flexibiliser !

Autrement, quand ils monteront ici, ce qui commence, il sera très compliqué de les freiner. C’est le secret américain : croissance à 4,1 %, chômage à 4 %, inflation à 2,9 % et salaires à 3 % ! Justement, maintenant que l’inflation se réveille, Mario Draghi répète qu’il veut monter ses taux le plus tard possible, et essaie d’y contraindre son successeur. En France, peut-on profiter de cette montée de l’inflation ? Oui, en expliquant d’où elle vient : pétrole et tabac. Ce n’est donc pas une raison pour monter les salaires et renouer avec une politique d’indexation, même si des tensions apparaissent dans quelques PME, en quête de profils spécialisés. Nous avons un taux de chômage de 8,9 %, avec 1,1 million de personnes en recherche depuis plus d’un an. Pour les chômeurs, c’est de formation supplémentaire qu’il s’agit, et pour les salariés, de primes et d’intéressement, avec la montée des résultats. La solution Draghi, « plus d’inflation pour plus de croissance », doit donc être définie, Mario est malin ! Il s’agit d’une inflation importée, donc d’une euthanasie des rentiers couplée à une baisse des salaires réels. Horreur ! Mais elle a marché aux États-Unis. Laissons passer cette inflation temporaire et monter le dollar, formons et réformons surtout. Autrement la croissance, ici, faiblira de nouveau. »

Jean-Paul Betbeze est économiste, président de Betbeze conseil

Le Sénat dit non au texte contre les « fake news »

Le Sénat dit non au  texte contre les « fake news »

A juste titre  le Sénat ne veut pas de cette loi sur les fake news qui veut bâillonner l’info pendant les campagnes électorales. Le sénat a rejeté jeudi les deux textes controversés relatifs à la “manipulation de l’information”, adoptant une motion de procédure qui le dispense d’examiner ce texte en séance. Ces deux propositions de loi controversées portées par la majorité présidentielle visent à empêcher la diffusion artificielle de fausses nouvelles en période électorale mais leurs détracteurs les jugent au mieux inutile, au pire dangereuses pour la liberté d’expression et celle de la presse. Suivant l’avis des commissions de la Culture et des Lois de la haute assemblée, les sénateurs ont adopté une question préalable, qui entraîne le rejet automatique du projet de loi, à une large majorité (288 voix contre 31 pour la proposition de loi ordinaire et 287 voix contre 31 pour la proposition de loi organique). Les deux propositions de loi – l’une organique touchant à l’organisation des pouvoirs publics et l’autre ordinaire – visent à introduire la possibilité d’engager une procédure en référé, sous 48h, pour suspendre la diffusion d’une “fausse information” en période électorale. Au-delà d’un rôle accru du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), il est aussi prévu un devoir de coopération des plates-formes en ligne – comme Facebook, Google ou Twitter – impliquant un signalement et l’obligation de rendre publics les moyens alloués à la lutte contre les contenus illicites. Censées s’appliquer dans une période de trois mois avant les élections à caractère national (présidentielle, législatives, sénatoriales, européennes), les dispositions de ces textes ont vocation à s’appliquer pour les élections européennes de mai 2019.

Trump dit non à une enquête commune sur l’espionnage russe mais invite Poutine

Trump dit non à une enquête commune sur l’espionnage russe mais invite Poutine

Toujours la politique des contradictions pour Trump qui refuse une enquête commune sur les espions russes impliquées dans la campagne électorale américaine mais invite Poutine. Un coup, pour satisfaire les uns, un coup pour réjouir les autres. La politique permanente du balancier. – Donald Trump a rejeté la proposition de son homologue russe Vladimir Poutine d’autoriser des responsables russes à interroger des Américains, a déclaré jeudi la Maison blanche alors même que cette idée avait provoqué un tollé aux Etats-Unis. Le rejet de cette proposition a précédé de peu l’annonce, jeudi par la Maison blanche, que Donald Trump allait faire transmettre à Vladimir Poutine une invitation à se rendre en visite à Washington à l’automne, ce qui serait leur deuxième sommet après celui d’Helsinki. Après la rencontre de lundi à Helsinki, le président russe avait exposé sa proposition après avoir été interrogé sur la possibilité d’une extradition de 12 agents des renseignements russes inculpés aux Etats-Unis pour ingérence dans l’élection présidentielle américaine de 2016. La proposition exposée par Poutine consistait à permettre à des agents américains d’assister à l’interrogatoire par des responsables russes des 12 agents des renseignements inculpés par les Etats-Unis. En échange de quoi des enquêteurs russes seraient autorisés à interroger des Américains concernant d’autres affaires. “C’est une proposition qui a été faite avec sincérité par le président Poutine, mais le président Trump est en désaccord avec elle”, a expliqué jeudi la porte-parole de la Maison blanche, Sarah Sanders. “Nous espérons que le président Poutine laissera les 12 Russes en question se rendre aux Etats-Unis afin de prouver leur innocence ou leur culpabilité”, a-t-elle ajouté. Lundi, Donald Trump avait estimé que la proposition de Poutine était une “offre incroyable”. Mercredi, la Maison blanche avait dit que le président américain réfléchissait à la proposition, ce qui avait soulevé de vives critiques à la fois chez les républicains et chez les démocrates. C’est la dernière volte-face en date de la Maison blanche, qui s’efforce d’apaiser le tollé suscité par la conférence de presse de clôture du sommet d’Helsinki, au cours de laquelle Donald Trump n’a pas attaqué Poutine sur l’ingérence de la Russie en 2016, mais au contraire a pris pour argent comptant le démenti du chef du Kremlin à une telle ingérence. Donald Trump a assuré le lendemain que sa langue avait fourché lors de cette conférence de presse et qu’il estimait que la Russie s’était bien immiscée dans le processus électoral de 2016.

Zone euro: non à Macron (Merkel)

Zone euro: non à Macron (Merkel)

 

Macron a déclaré samedi qu’il serait tenace tout simplement parce que Merkel refuse l’essentiel de ses propositions pour faire évoluer l‘Europe et en particulier la zone euro. Macron promet d’être tenace sur la négociation avec Merkel. Un Parlement pour la zone euro, un budget et un ministre : il n’aura rien de tout cela. M^me chose pour la relance économique par l’investissement : Merkel consentira à dégager quelques milliards seulement. L’union bancaire va avancer à petits pas comme l’union monétaire mais il n’y aura pas cette de solidarité financière l’Allemagne se refusant à payer pour les banques et les Etats mal gérés. Du coup,  Macon convient que le travail à faire pour faire évoluer l’Europe est énorme.

“Nous avons un gros travail à faire d’ici au Conseil de juin”, a dit le président français lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet du G7, à La Malbaie (Canada). “La chancelière Merkel a commencé à apporter des premières réponses ou des premiers éléments de réponse aux propositions que j’avais pu faire”, a-t-il ajouté. “Nous aurons des échanges dans les prochaines semaines mais moi je veux un accord ambitieux pour juin et surtout je veux une projection à cinq-dix ans”, a-t-il précisé. “Et vous me connaissez, je serai tenace sur ce sujet.”Il le faudra car Angela Merkel a déclaré être opposée à l’une des idées phares de réforme de la zone euro d’Emmanuel Macron, qui veut la doter d’un important budget d’investissements. « Je ne dis pas que qu’il n’aura rien de ce qu’il veut », a-t-elle dit dimanche 10 juin à la télévision allemande, mais le président français a fait des propositions « dont il sait depuis longtemps qu’elles ne sont pas les bonnes selon moi ». 

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