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Crise: jouer collectif et non de manière individuelle ou technocratique (Berger,CFDT)

Crise: jouer collectif et non de manière individuelle ou technocratique (Berger,CFDT)

 

Le secrétaire général de la CFDT paraît conscient de l’ampleur de la crise et propose de la gérer de manière plus collective en tenant compte des réalités sectorielles et locales et en intégrant les perspectives du monde d’après .

“Il y a sans doute plusieurs scénarios possibles, du moins pire au pire. Mais il n’y en n’a pas de bon. La récession qu’on est en train de connaître n’a sans doute pas de précédent dans l’histoire”, a déclaré Laurent Berger lors d’une interview accordée à Reuters.

“Soit on décide, parce que ça va être difficile, de rester planqués les uns et les autres (…), soit, on se relève les manches et on se dit : ‘qu’est ce qu’on fait’?”

La période de confinement a déjà entraîné en France une contraction de l’économie sans précédent, de près de 6% au premier trimestre.

Pour Laurent Berger, il va falloir travailler “filière par filière, territoire par territoire”, pour préserver un maximum d’emplois et en développer d’autres.

Il plaide notamment pour un meilleur accompagnement des entreprises, des aides renforcées pour les chômeurs, un transfert plus facile de compétences d’un secteur à l’autre, un soutien pour les jeunes arrivant sur le marché du travail et, surtout, des investissements massifs dans des secteurs créateurs d’emplois.

“J’ai redis au ministère du travail qu’il fallait jouer en offensif : où sont les secteurs où on peut créer de l’emplois? La transition écologique en est un”, dit le syndicaliste qui cite également le secteur des aides à la personne.

“Il y a beaucoup de raisons d’avoir des inquiétudes mais il y a beaucoup d’opportunités si on veut construire (…) un modèle économique plus vertueux sur la question sociale et environnementale, un modèle de société plus inclusif”, a-t-il souligné.

Ce modèle ne peut être imposé verticalement par l’exécutif, ajoute-t-il, appelant ainsi au lancement dès cet été d’une grande conférence sociale et écologique, réunissant corps intermédiaires et gouvernants, pour fixer les grands principes de cette réforme. »

L’accès à un vaccin non négociable : la réaction française relève de la démagogie

  • L’accès à un vaccin non négociable :  la réaction française relève de la démagogie

La réaction française affirmant que l’accès à un vaccin contre le Coronavirus est non négociable relève purement et simplement de la démagogie . La plupart des traitements et des vaccins sont en effet soumis aux règles du marché organisé par les grandes firmes pharmaceutiques. Quelques progrès être fait pour  rendre plus accessible certaines thérapies (variole, sida etc.) reste cependant que les traitements sont soumis aux règles du marché. De toute manière, il n’existe que cinq ou six grandes firmes internationales capables de commercialiser à grande échelle traitements et vaccins ( et une cinquantaine d’usines capables de les produire dans le monde). Les pressions exercées sur Sanofi qui avait laissé entendre que le marché américain serait servi en priorité ne sert pas à grand-chose. D’abord Sanofi n’est pas vraiment une entreprise française, la majorité des capitaux ( comme ceux du CAC 40) appartient des investisseurs étrangers. Deuxièmement, Sanofi réalise un chiffre d’affaires aux États-Unis au moins cinq supérieur à celui de l’Europe. Dernière observation, les industries pharmaceutiques  se battent déjà sur les conditions de diffusion d’un vaccin alors que celui-ci est encore loin d’exister.

Certains le promettent pour fin 2020, d’autres pensent que la date de 2021 est plus raisonnable et l’OMS a même laissé entendre qu’on pourrait même ne jamais trouver de vaccin. La querelle engagée d’une part entre les industries pharmaceutiques, d’autre repart avec des gouvernements revêt donc un caractère assez surréaliste. Si l’on voulait réellement rendre un accès égalitaire aux traitement et vaccins fondamentaux, il conviendrait de remettre en cause la totalité  fonctionnement du marché des produits pharmaceutiques sachant que pour la plupart des consortiums internationaux sont indispensables pour disposer de la force de frappe tant en matière de recherche que de fabrication et de diffusion. Le concept de bien commun mondial concernant les thérapies évoquées par le premier ministre est illusoire en l’état actuel des conditions d’échanges.. La stratégie des grandes industries pharmaceutiques consiste à obtenir le maximum de subventions publiques sans contrepartie. Avec ses subventions et les investissements d’origine privée, les grandes industries agissent comme n’importe quelle autre entreprise ,  à savoir tirer maximum de profit et satisfaire les actionnaires

Dans une interview publiée mercredi par l’agence Bloomberg, Paul Hudson, directeur général du laboratoire français, a déclaré que les Etats-Unis seraient prioritaires dans la fourniture d’un éventuel vaccin. “Le gouvernement américain a le droit de prendre les plus grandes précommandes car il s’est investi dans la prise de risque” liée à la recherche et au développement de ce vaccin, a-t-il dit selon Bloomberg.

Cette déclaration a suscité l’émoi, notamment en France où le Premier ministre, Edouard Philippe, a indiqué sur Twitter que les vaccins qui seront trouvés contre le COVID-19 relèveront d’un “bien public mondial”. “L’égal accès de tous au vaccin n’est pas négociable”, a-t-il ajouté. “Je viens de le rappeler à Serge Weinberg qui préside Sanofi, cette grande entreprise profondément française. Il m’a donné toutes les assurances nécessaires quant à la distribution en France d’un éventuel vaccin Sanofi.”

Emmanuel Macron s’est quant à lui “ému” des déclarations de Paul Hudson, a fait savoir l’Elysée. Le chef de l’Etat recevra mardi à l’Elysée le directeur général de Sanofi, a par la suite annoncé la présidence de la République.

Interrogé dans la soirée sur France 2, Serge Weinberg a assuré que les propos de Paul Hudson avaient été déformés et que les Etats-Unis ne seraient prioritaires que pour un éventuel vaccin fabriqué dans les usines de Sanofi sur le territoire américain. “Je vais être extrêmement clair: il n’y aura aucune avance particulière d’aucun pays”, a dit le président de Sanofi, en assurant que la priorité accordée aux Etats-Unis concernerait uniquement “nos usines américaines, en aucun cas (…) nos usines françaises et européennes”.

“Nous mettons tout en œuvre (…) pour que l’ensemble des pays, pas uniquement les Etats-Unis, (…) soient servis en même temps”, a-t-il ajouté, en soulignant que les capacités de production de Sanofi étaient “beaucoup plus importantes en dehors des Etats-Unis qu’aux Etats-Unis”.

Interrogé sur l’éventuelle gratuité d’un tel vaccin en tant que bien commun, Serge Weinberg a répondu qu’il s’agissait d’un sujet “compliqué” en raison des investissements nécessaires mais qu’un éventuel vaccin, dont il envisage la production à partir de fin 2020 ou début 2021, serait “extrêmement accessible”.

Réagissant auparavant à la polémique, Paul Hudson s’est pour sa part déclaré jeudi convaincu que des progrès seraient accomplis dans la recherche d’un vaccin en collaboration avec la France, l’Allemagne et l’Europe, qu’il a néanmoins appelées à renforcer leurs capacités.

“Je fais campagne depuis des mois pour que l’Europe se prépare à affronter le COVID 19 (…) à renforcer ses capacités, à nous assurer que nous sommes prêts”, a-t-il déclaré, se disant désolé que ses remarques aient soulevé une telle polémique mais jugeant le débat nécessaire. “Ce que j’essaie de dire partout où je vais, c’est que les Etats-Unis ont la BARDA (l’Autorité américaine de recherche et de développement en biologie médicale avancée, NDLR), un organisme prenant de l’avance sur ces choses et qui collabore en amont avec le secteur pour s’assurer que tout soit prêt et que les capacités nécessaires sont renforcées”, a-t-il ajouté. Sanofi travaille actuellement à deux programmes de développement d’un vaccin contre le COVID-19, dont l’un en partenariat avec le britannique GlaxoSmithKline qui bénéficie du soutien financier de la BARDA, qui est rattachée au département américain de la Santé.

D’après un document consulté par Reuters, la Commission européenne réfléchit à mobiliser un fonds d’urgence de 2,4 milliards d’euros pour renforcer la capacité des laboratoires pharmaceutiques en Europe afin d’éviter que le bloc ne se retrouve démuni lorsqu’un vaccin contre le coronavirus aura été trouvé.

L’accès à un vaccin non négociable : la réaction française relève de la démagogie

L’accès à un vaccin non négociable :  la réaction française relève de la démagogie

La réaction française affirmant que l’accès à un vaccin contre le Coronavirus est non négociable relève purement et simplement de la démagogie . La plupart des traitements et des vaccins sont en effet soumis aux règles du marché organisé par les grandes firmes pharmaceutiques. Quelques progrès être fait pour  rendre plus accessible certaines thérapies (variole, sida etc.) reste cependant que les traitements sont soumis aux règles du marché. De toute manière, il n’existe que cinq ou six grandes firmes internationales capables de commercialiser à grande échelle traitements et vaccins ( et une cinquantaine d’usines capables de les produire dans le monde). Les pressions exercées sur Sanofi qui avait laissé entendre que le marché américain serait servi en priorité ne sert pas à grand-chose. D’abord Sanofi n’est pas vraiment une entreprise française, la majorité des capitaux ( comme ceux du CAC 40) appartient des investisseurs étrangers. Deuxièmement, Sanofi réalise un chiffre d’affaires aux États-Unis au moins cinq supérieur à celui de l’Europe. Dernière observation, les industries pharmaceutiques  se battent déjà sur les conditions de diffusion d’un vaccin alors que celui-ci est encore loin d’exister. Certains le promettent pour fin 2020, d’autres pensent que la date de 2021 est plus raisonnable et l’OMS a même laissé entendre qu’on pourrait même ne jamais trouver de vaccin. La querelle engagée d’une part entre les industries pharmaceutiques, d’autre repart avec des gouvernements revêt donc un caractère assez surréaliste. Si l’on voulait réellement rendre un accès égalitaire aux traitement et vaccins fondamentaux, il conviendrait de remettre en cause la totalité  fonctionnement du marché des produits pharmaceutiques sachant que pour la plupart des consortiums internationaux sont indispensables pour disposer de la force de frappe tant en matière de recherche que de fabrication et de diffusion. Le concept de bien commun mondial concernant les thérapies évoquées par le premier ministre est illusoire en l’état actuel des conditions d’échanges.. La stratégie des grandes industries pharmaceutiques consiste à obtenir le maximum de subventions publiques sans contrepartie. Avec ses subventions et les investissements d’origine privée, les grandes industries agissent comme n’importe quelle autre entreprise ,  à savoir tirer maximum de profit et satisfaire les actionnaires

Dans une interview publiée mercredi par l’agence Bloomberg, Paul Hudson, directeur général du laboratoire français, a déclaré que les Etats-Unis seraient prioritaires dans la fourniture d’un éventuel vaccin. “Le gouvernement américain a le droit de prendre les plus grandes précommandes car il s’est investi dans la prise de risque” liée à la recherche et au développement de ce vaccin, a-t-il dit selon Bloomberg.

Cette déclaration a suscité l’émoi, notamment en France où le Premier ministre, Edouard Philippe, a indiqué sur Twitter que les vaccins qui seront trouvés contre le COVID-19 relèveront d’un “bien public mondial”. “L’égal accès de tous au vaccin n’est pas négociable”, a-t-il ajouté. “Je viens de le rappeler à Serge Weinberg qui préside Sanofi, cette grande entreprise profondément française. Il m’a donné toutes les assurances nécessaires quant à la distribution en France d’un éventuel vaccin Sanofi.”

Emmanuel Macron s’est quant à lui “ému” des déclarations de Paul Hudson, a fait savoir l’Elysée. Le chef de l’Etat recevra mardi à l’Elysée le directeur général de Sanofi, a par la suite annoncé la présidence de la République.

Interrogé dans la soirée sur France 2, Serge Weinberg a assuré que les propos de Paul Hudson avaient été déformés et que les Etats-Unis ne seraient prioritaires que pour un éventuel vaccin fabriqué dans les usines de Sanofi sur le territoire américain. “Je vais être extrêmement clair: il n’y aura aucune avance particulière d’aucun pays”, a dit le président de Sanofi, en assurant que la priorité accordée aux Etats-Unis concernerait uniquement “nos usines américaines, en aucun cas (…) nos usines françaises et européennes”.

“Nous mettons tout en œuvre (…) pour que l’ensemble des pays, pas uniquement les Etats-Unis, (…) soient servis en même temps”, a-t-il ajouté, en soulignant que les capacités de production de Sanofi étaient “beaucoup plus importantes en dehors des Etats-Unis qu’aux Etats-Unis”.

Interrogé sur l’éventuelle gratuité d’un tel vaccin en tant que bien commun, Serge Weinberg a répondu qu’il s’agissait d’un sujet “compliqué” en raison des investissements nécessaires mais qu’un éventuel vaccin, dont il envisage la production à partir de fin 2020 ou début 2021, serait “extrêmement accessible”.

Réagissant auparavant à la polémique, Paul Hudson s’est pour sa part déclaré jeudi convaincu que des progrès seraient accomplis dans la recherche d’un vaccin en collaboration avec la France, l’Allemagne et l’Europe, qu’il a néanmoins appelées à renforcer leurs capacités.

“Je fais campagne depuis des mois pour que l’Europe se prépare à affronter le COVID 19 (…) à renforcer ses capacités, à nous assurer que nous sommes prêts”, a-t-il déclaré, se disant désolé que ses remarques aient soulevé une telle polémique mais jugeant le débat nécessaire.

“Ce que j’essaie de dire partout où je vais, c’est que les Etats-Unis ont la BARDA (l’Autorité américaine de recherche et de développement en biologie médicale avancée, NDLR), un organisme prenant de l’avance sur ces choses et qui collabore en amont avec le secteur pour s’assurer que tout soit prêt et que les capacités nécessaires sont renforcées”, a-t-il ajouté.

Sanofi travaille actuellement à deux programmes de développement d’un vaccin contre le COVID-19, dont l’un en partenariat avec le britannique GlaxoSmithKline qui bénéficie du soutien financier de la BARDA, qui est rattachée au département américain de la Santé.

D’après un document consulté par Reuters, la Commission européenne réfléchit à mobiliser un fonds d’urgence de 2,4 milliards d’euros pour renforcer la capacité des laboratoires pharmaceutiques en Europe afin d’éviter que le bloc ne se retrouve démuni lorsqu’un vaccin contre le coronavirus aura été trouvé.

Non aux accords touristiques bilatéraux ( Italie)

Non aux accords touristiques bilatéraux ( Italie)

Il est clair que des accords bilatéraux en matière de mobilité des touristes seraient susceptibles de nuire gravement à l’une des principales activités de l’Italie. C’est pourquoi ce pays souhaite ce pays  parvienne à un accord commun au lieu d’accords pays par pays. Le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, a appelé ce mercredi ses partenaires européens à ne pas céder à la tentation de nouer des accords bilatéraux en matière de tourisme, ajoutant que des initiatives de ce type en pleine pandémie de coronavirus seraient de nature à détruire le marché commun.

 «Nous n’accepterons pas d’accords bilatéraux au sein de l’Union européenne qui pourrait créer des canaux touristiques privilégiés», a-t-il dit à la presse. «Cela nous mettrait à l’écart de l’Union européenne, et nous ne le permettrons jamais».

« Non à l’orthodoxie financière persistante »

« Non à  l’orthodoxie financière persistante »

 

 

Les économistes Solène Morvant-Roux et Jean-Michel Servet contestent, dans une tribune au « Monde », l’idée que les banques centrales auraient rompu avec les dogmes monétaristes, et proposent une rupture réelle par le moyen des monnaies locales complémentaires.

 

Tribune.

 

« Le 9 avril, la Banque d’Angleterre (BoE) a annoncé son soutien à une politique monétaire accommodante pour financer dans le contexte du confinement les besoins urgents du gouvernement. Certains y ont vu les prémices d’une suspension de l’agenda néolibéral qui domine les banquiers centraux et un grand nombre d’économistes ; et ce, dans un pays et par une institution qui en ont été parmi ses premiers et plus virulents promoteurs.

Pourtant, le communiqué conjoint de la Banque d’Angleterre et du Trésor britannique daté du 9 avril est sans équivoque quant à la conformité des instruments monétaires (Ways and Means facilities, W&M) annoncés. Et surtout, ce découvert du compte de l’Etat à la Banque centrale pour injecter des liquidités dans l’économie britannique n’est pas nouveau. Les historiens le font remonter à la création même de la banque… en 1694 !

En 2008, il était passé à 19,8 milliards de livres sterling. Début avril 2020, il ne s’élevait plus qu’à 400 millions de livres sterling (457,50 millions d’euros). La possibilité qu’il soit à nouveau amplifié est simplement aujourd’hui rendue publique. Toutefois la différence quantitative annoncée ne constitue pas une différence qualitative quant à la nature de la mesure prise.

Il ne s’agit en effet en rien d’une émission publique de monnaie dont la seule contrepartie serait la dynamique économique que cette injection monétaire enclencherait, ni de dettes destinées à être rapidement annulées. Ces W&M sont des crédits de trésorerie qui doivent être remboursés par le Trésor britannique à la Banque d’Angleterre avant fin décembre 2020. Il est possible que ce remboursement soit différé si la crise persistante empêchait l’Etat de percevoir les impôts nécessaires. Les financements classiques, à long et moyen terme, devraient demeurer beaucoup plus volumineux et se feront toujours sur le marché obligataire.

Cette augmentation des W&M a été annoncée, d’abord pour afficher que le gouvernement britannique est pleinement conscient de la gravité de la situation (ses besoins de financement du secteur de la santé et de soutien aux entreprises seraient multipliés par trois), ensuite pour rassurer le secteur financier privé quant à la résilience de l’économie.

Cette mesure ne vise donc en rien, pas même temporairement, à transformer les modes de financement de l’économie britannique.

On a tout lieu de penser qu’une injection monétaire par rachat, par la Banque centrale, de titres détenus par les banques, analogue à celles d’après la crise de 2008 au Royaume-Uni et aux Etats-Unis et d’après la crise de la dette dans la zone euro, alimenterait surtout in fine l’économie spéculative.

« Non à un retour à la normale » : l’appel de 200 artistes et scientifiques

« Non à un retour à la normale » : l’appel de 200 artistes et scientifiques

 

Un collectif de 200personnalités, artistes et scientifiques , lancent dans une tribune au « Monde » un appel, pour changer en profondeur nos modes de vie, de consommation et nos économies.

Tribune

« La pandémie de Covid-19 est une tragédie. Cette crise, pourtant, a la vertu de nous inviter à faire face aux questions essentielles.

Le bilan est simple : les « ajustements » ne suffisent plus, le problème est systémique.

La catastrophe écologique en cours relève d’une « méta-crise » : l’extinction massive de la vie sur Terre ne fait plus de doute et tous les indicateurs annoncent une menace existentielle directe. A la différence d’une pandémie, aussi grave soit-elle, il s’agit d’un effondrement global dont les conséquences seront sans commune mesure.

Nous appelons donc solennellement les dirigeants et les citoyens à s’extraire de la logique intenable qui prévaut encore, pour travailler enfin à une refonte profonde des objectifs, des valeurs et des économies.

Point de rupture

Le consumérisme nous a conduits à nier la vie en elle-même : celle des végétaux, celle des animaux et celle d’un grand nombre d’humains. La pollution, le réchauffement et la destruction des espaces naturels mènent le monde à un point de rupture.

Pour ces raisons, jointes aux inégalités sociales toujours croissantes, il nous semble inenvisageable de « revenir à la normale ».

La transformation radicale qui s’impose – à tous les niveaux – exige audace et courage. Elle n’aura pas lieu sans un engagement massif et déterminé. A quand les actes ? C’est une question de survie, autant que de dignité et de cohérence.

Lynsey Addario, grand reporter ; Isabelle Adjani, actrice ; Roberto Alagna, chanteur lyrique ; Pedro Almodovar, réalisateur ; Santiago Amigorena, écrivain ; Angèle, chanteuse ; Adria Arjona, actrice ; Yann Arthus-Bertrand, photographe, réalisateur ; Ariane Ascaride, actrice ; Olivier Assayas, réalisateur ; Josiane Balasko, actrice ; Jeanne Balibar, actrice ; Bang Hai Ja, peintre ; Javier Bardem, acteur ; Aurélien Barrau, astrophysicien, membre honoraire de l’Institut universitaire de France ; Mikhail Baryshnikov, danseur, chorégraphe ; Nathalie Baye, actrice ; Emmanuelle Béart, actrice ; Jean Bellorini, metteur en scène ; Monica Bellucci, actrice ; Alain Benoit, physicien, Académie des sciences ; Charles Berling, acteur ; Juliette Binoche, actrice ; Benjamin Biolay, chanteur ; Dominique Blanc, actrice ; Cate Blanchett, actrice ; Gilles Bœuf, ancien président du Muséum national d’histoire naturelle ; Valérie Bonneton, actrice ; Aurélien Bory, metteur en scène ; Miguel Bosé, acteur, chanteur ; Stéphane Braunschweig, metteur en scène ; Stéphane Brizé, réalisateur ; Irina Brook, metteuse en scène ; Peter Brook, metteur en scène ; Valeria Bruni Tedeschi, actrice, réalisatrice ; Khatia Buniatishvili, pianiste ; Florence Burgat, philosophe, directrice de recherche à l’Inrae ; Guillaume Canet, acteur, réalisateur ; Anne Carson, poète, écrivaine, Académie des arts et sciences ; Michel Cassé, astrophysicien ; Aaron Ciechanover, Prix Nobel de chimie ; François Civil, acteur ; François Cluzet, acteur ; Isabel Coixet, réalisatrice ; Gregory Colbert, photographe, réalisateur ; Paolo Conte, chanteur ; Marion Cotillard, actrice ; Camille Cottin, actrice ; Penélope Cruz, actrice ; Alfonso Cuaron, réalisateur ; Willem Dafoe, acteur ; Béatrice Dalle, actrice ; Alain Damasio, écrivain ; Ricardo Darin, acteur ; Cécile de France, actrice ; Robert De Niro, acteur ; Annick de Souzenelle, écrivaine ; Johann Deisenhofer, biochimiste, Prix Nobel de chimie ; Kate del Castillo, actrice ; Miguel Delibes Castro, biologiste, Académie royale des sciences espagnole ; Emmanuel Demarcy-Mota, metteur en scène ; Claire Denis, réalisatrice ; Philippe Descola, anthropologue, médaille d’or du CNRS ; Virginie Despentes, écrivaine ; Alexandre Desplat, compositeur ; Arnaud Desplechin, réalisateur ; Natalie Dessay, chanteuse lyrique ; Cyril Dion, écrivain, réalisateur ; Hervé Dole, astrophysicien, membre honoraire de l’Institut universitaire de France ; Adam Driver, acteur ; Jacques Dubochet, Prix Nobel de chimie ; Diane Dufresne, chanteuse ; Thomas Dutronc, chanteur ; Lars Eidinger, acteur ; Olafur Eliasson, plasticien, sculpteur ; Marianne Faithfull, chanteuse ; Pierre Fayet, membre de l’Académie des sciences ; Abel Ferrara, réalisateur ; Albert Fert, Prix Nobel de physique ; Ralph Fiennes, acteur ; Edmond Fischer, biochimiste, Prix Nobel de médecine ; Jane Fonda, actrice ; Joachim Frank, Prix Nobel de chimie ; Manuel Garcia-Rulfo, acteur ; Marie-Agnès Gillot, danseuse étoile ; Amos Gitaï, réalisateur ; Alejandro Gonzales Iñarritu, réalisateur ; Timothy Gowers, médaille Fields de mathématiques ; Eva Green, actrice ; Sylvie Guillem, danseuse étoile ; Ben Hardy, acteur ; Serge Haroche, Prix Nobel de physique ; Dudley R. Herschbach, Prix Nobel de chimie ; Roald Hoffmann, Prix Nobel de chimie ; Rob Hopkins, fondateur des villes en transition ; Nicolas Hulot, président d’honneur de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’Homme ; Imany, chanteuse ; Jeremy Irons, acteur ; Agnès Jaoui, actrice, réalisatrice ; Jim Jarmusch, réalisateur ; Vaughan Jones, médaille Fields de mathématiques ; Spike Jonze, réalisateur ; Camélia Jordana, chanteuse ; Jean Jouzel, climatologue, prix Vetlesen ; Anish Kapoor, sculpteur, peintre ; Naomi Kawase, réalisatrice ; Sandrine Kiberlain, actrice ; Angélique Kidjo, chanteuse ; Naomi Klein, écrivaine ; Brian Kobilka, Prix Nobel de chimie ; Hirokazu Kore-eda, réalisateur ; Panos Koutras, réalisateur ; Antjie Krog, poétesse ; La Grande Sophie, chanteuse ; Ludovic Lagarde, metteur en scène ; Mélanie Laurent, actrice ; Bernard Lavilliers, chanteur ; Yvon Le Maho, écophysiologiste, membre de l’Académie des sciences ; Roland Lehoucq, astrophysicien ; Gilles Lellouche, acteur, réalisateur ; Christian Louboutin, créateur ; Roderick MacKinnon, Prix Nobel de chimie ; Madonna, chanteuse ; Macha Makeïeff, metteuse en scène ; Claude Makélélé, footballeur ; Ald Al Malik, rappeur ; Rooney Mara, actrice ; Ricky Martin, chanteur ; Carmen Maura, actrice ; Michel Mayor, Prix Nobel de physique ; Médine, rappeur ; Melody Gardot, chanteuse ; Arturo Menchaca Rocha, physicien, ex-président de l’Académie des sciences du Mexique ; Raoni Metuktire, chef indien de Raoni ; Julianne Moore, actrice ; Wajdi Mouawad, metteur en scène, auteur ; Gérard Mouroux, Prix Nobel de physique ; Nana Mouskouri, chanteuse ; Yael Naim, chanteuse ; Jean-Luc Nancy, philosophe ; Guillaume Néry, champion du monde d’apnée ; Pierre Niney, acteur ; Michaël Ondaatje, écrivain ; Thomas Ostermeier, metteur en scène ; Rithy Panh, réalisateur ; Vanessa Paradis, chanteuse, actrice ; James Peebles, Prix Nobel de physique ; Corine Pelluchon, philosophe ; Joaquin Phoenix, acteur ; Pomme, chanteuse ; Iggy Pop, chanteur ; Olivier Py, metteur en scène ; Radu Mihaileanu, réalisateur ; Susheela Raman, chanteuse ; Edgar Ramirez, acteur ; Charlotte Rampling, actrice ; Raphaël, chanteur ; Eric Reinhardt, écrivain ; Residente, chanteur ; Jean-Michel Ribes, metteur en scène ; Matthieu Ricard, moine bouddhiste ; Richard Roberts, Prix Nobel de médecine ; Isabella Rossellini, actrice ; Cecilia Roth, actrice ; Carlo Rovelli, physicien, membre honoraire de l’Institut universitaire de France ; Paolo Roversi, photographe ; Ludivine Sagnier, actrice ; Shaka Ponk (Sam et Frah), chanteurs ; Vandana Shiva, philosophe, écrivaine ; Abderrahmane Sissako, réalisateur ; Gustaf Skarsgard, acteur ; Sorrentino Paolo, réalisateur ; Sabrina Speich, océanographe, médaille Albert Defant ; Sting, chanteur ; James Fraser Stoddart, Prix Nobel de chimie ; Barbra Streisand, chanteuse, actrice, réalisatrice ; Malgorzata Szumowska, réalisatrice ; Béla Tarr, réalisateur ; Bertrand Tavernier, réalisateur ; Alexandre Tharaud, pianiste ; James Thierré, metteur en scène, danseur ; Mélanie Thierry, actrice ; Tran Anh Hung, réalisateur ; Jean-Louis Trintignant, acteur ; Karin Viard, actrice ; Rufus Wainwright, chanteur ; Lulu Wang, réalisatrice ; Paul Watson, navigateur, écrivain ; Wim Wenders, réalisateur ; Stanley Whittingham, Prix Nobel de chimie ; Sonia Wieder-Atherton, violoncelliste ; Frank Wilczek, Prix Nobel de physique ; Olivia Wilde, actrice ; Christophe Willem, chanteur ; Bob Wilson, metteur en scène ; Lambert Wilson, acteur ; David Wineland, Prix Nobel de physique ; Xuan Thuan Trinh, astrophysicien ; Muhammad Yunus, économiste, Prix Nobel de la paix ; Zazie, chanteuse.

Non à l’arbitrage de l’information par le gouvernement ( société des journalistes)

Non à l’arbitrage de l’information par le gouvernement ( société des journalistes)

« Les sociétés des journalistes (SDJ) et sociétés des rédacteurs (SDR) signataires du présent texte dénoncent avec la plus grande fermeté l’initiative gouvernementale consistant à reproduire, sur un site officiel de la République (www.gouvernement.fr), un florilège d’articles estampillés fiables, consacrés au Covid-19.

La presse française est indépendante de l’État et du pouvoir politique. Elle doit même exercer, dans sa pluralité et sous l’œil critique de ses lecteurs, auditeurs et téléspectateurs, son rôle de contre-pouvoir. Les journalistes sont, comme le souligne la Cour européenne des Droits de l’Homme, les « « chiens de garde » de la démocratie ».

En distinguant tel ou tel article sur son site, le gouvernement donne l’impression, dans un mélange des genres délétère, de labelliser la production de certains médias. Selon cette même logique, les autres ne seraient pas dignes d’un imprimatur que l’État n’a pourtant aucune légitimité à délivrer dans un pays où la liberté de la presse est une liberté fondamentale.

Ce faisant, le pouvoir actuel démontre, une fois encore, la défiance qu’il nourrit à l’endroit d’une presse libre et plurielle. Les SDJ et SDR signataires du présent texte demandent donc que cette rubrique du site www.gouvernement.fr soit supprimée sans délai.

*Signataires : les SDJ et SDR d’Arrêt sur Images, BFM-TV, Courrier international, Les Echos, Europe 1, Le Figaro, France 2, France 3 National, France Info, franceinfo.fr, France Inter, Le JDD, Libération, M6, Marianne, Mediapart, LCP, Le Monde, L’Obs, Le Parisien, Paris Match, Le Point, Premières Lignes, RFI, RMC, RTL, Sud Ouest, Télérama, La Tribune, TV5 Monde, 20 Minutes, et la société des personnels de L’Humanité. »

 

Coronavirus: les anciens malades non immunisés ? selon l’OMS

Coronavirus: les anciens malades non immunisés ?  selon l’OMS

La recherche actuelle est incapable de dire si effectivement les personnes qui ont été atteints par le Corona virus sont ensuite immunisées. ceux  qui sont très peu atteints fabriquent très peu d’anticorps et sont donc susceptibles d’être touchés un jour par la maladie. Pour les autres, les anticorps sont suffisants mais la question se pose de la protection dans la durée. Dans une note scientifique, l’agence des Nations Unies a mis en garde les Etats contre la délivrance de “certificats d’immunité» aux personnes guéries car leur fiabilité ne pouvait être garantie.

Cette pratique pourrait en fait augmenter les risques de propagation, certaines personnes guéries s’exposant sans précaution en pensant être protégées du virus.

“Il n’y a actuellement aucune preuve que les personnes qui se sont remises du COVID-19 et qui ont des anticorps sont protégées contre une deuxième infection”, a souligné l’OMS.

Le Chili a déclaré la semaine dernière qu’il commencerait à remettre des “passeports de santé” aux personnes réputées guéries.

L’OMS a déclaré qu’elle continuait d’étudier les données concernant la réaction des anticorps au virus, apparu à la fin de l’année dernière à Wuhan, en Chine.

Quelque 2,8 millions de personnes ont été infectées par le nouveau coronavirus dans le monde et 196.298 sont décédées, selon un décompte de Reuters.

La plupart des études ont montré jusqu’à présent que les personnes guéries de l’infection ont développé des anticorps contre le virus, selon l’OMS.

Cependant, certains d’entre eux ont de très faibles niveaux d’anticorps neutralisants dans le sang, “suggérant que l’immunité cellulaire peut également être un élément critique pour la guérison”, a-t-il ajouté.

« Coronavirus: non aux violations des droits »

 « Coronavirus:  non aux violations des  droits »

Pour recenser d’éventuelles violations, la Commission nationale consultative des droits de l’homme a mis en place un observatoire. Le président et la vice-présidente de l’institution, Jean-Marie Burguburu et Laurène Chesnel  de Observatoire de l’état d’urgence sanitaire et du confinement - mis en place par  Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) -réagissent aux violations des droits suite au coronavirus dans le Monde.

Quelle est la vocation de cet observatoire ?

Jean-Marie Burguburu : Avec la mise en place de l’état d’urgence sanitaire pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, notre état de droit se trouve mis à mal par des mesures d’exception qui contreviennent à nos droits fondamentaux – liberté de déplacement, de réunion, de travail… Il relève de nos missions de contrôler que l’application de ces mesures demeure nécessaire, proportionnée, exceptionnelle, non discriminatoire et temporaire. Et de surveiller les éventuelles violations des droits et libertés. Cet instrument, créé dans l’urgence, permet des remontées immédiates des associations de terrain. Nos recommandations visent à alerter les pouvoirs publics, en espérant qu’ils y réagissent vite.

La mission de cet observatoire devrait se poursuivre après le confinement : nous resterons très vigilants au fait que certaines mesures restrictives des libertés ne soient pas subrepticement inscrites dans le droit commun, comme cela a pu se produire à la fin de l’état d’urgence qui avait suivi les attentats. Il serait facile de maintenir des mesures abaissant le niveau de contradictoire du débat judiciaire. En matière de droit du travail, le motif pourrait être tout trouvé quant à l’impérieuse nécessité de remettre l’économie sur pied. Actuellement, nous sommes particulièrement préoccupés par le projet de traçage numérique des citoyens, sur lequel nous préparons un avis.

Quels sont vos premiers constats ?

J.-M. B. : Nous regrettons qu’aucun plan de coordination nationale n’ait été préparé en amont pour prévenir l’impact d’une telle situation sanitaire sur les personnes les plus précaires. Leur prise en charge a été laissée à la charge quasi exclusive des associations. Les mesures générales prises dans le cadre de l’état d’urgence l’ont été en prenant comme cadre de référence une certaine catégorie de citoyens – salarié, vivant en couple ou en famille, ayant accès à Internet et maîtrisant le français – qui ne saurait refléter la diversité de la population. Ignorer ces réalités, c’est prendre le risque de multiplier les contaminations, mais aussi d’accroître les inégalités.

Coronavirus -Port du masque : révision de la doctrine ? Non , un mensonge du gouvernement

Coronavirus -Port du masque : révision de la doctrine ? Non , un mensonge du gouvernement

 

Il est curieux de voir les éléments de langage du gouvernement qui retourne complètement sa veste vis-à-vis du port du masque. En titre plusieurs grands journaux indique : « révision de la doctrine du gouvernement « , un euphémisme car il s’agit en fait d’un revirement complet qui condamne la stratégie longtemps affirmée. Il paraît tout à fait surréaliste d’entendre désormais les propos des pouvoirs publics et des experts complaisants vanter l’intérêt sanitaire du port de masques alors qu’ils ont affirmés exactement le contraire il y a quelques jours. Faut-il rappeler que par exemple le jeudi 19 mars à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a déclaré « L’utilité du port du masque de façon générale est inutile .. ».

 

Le même mensonge de la part du directeur général de la santé et du ministre de la santé, des experts à la botte du gouvernement. Pire certain ont même considéré que le masque était dangereux. Aujourd’hui ils disent exactement le contraire. Un véritable scandale d’État justifié par un autre scandale l’absence de masques. Cette recommandation est d’une façon plus générale la politique sanitaire à la fois très floue et très contradictoire a provoqué des centaines de morts supplémentaires.

 

Même chose lorsque le Premier ministre a décidé d’appeler au premier tour des élections municipales reportant le confinement au lendemain pour des raisons politiques. Un autre acte criminel. De la même manière, l’argumentation fallacieuse du gouvernement et du Premier ministre en particulier concernant le dépistage doit être tout autant dénoncé.

 

Aujourd’hui la France réalise à peine 50 000 tests de dépistage par semaine quand l’Allemagne en réalise 500 000. Édouard Philippe s’est même permis de contester le chiffre allemand ! Une telle irresponsabilité méritera évidemment d’être sanctionnée. Elle l’est déjà car les français ne croient pas dans leur majorité ce que dit le gouvernement en matière de politique sanitaire.

Port du masque : révision de la doctrine ? Non , Mensonge mortel du gouvernement

 

Port du masque : révision de la doctrine ? Non , Mensonge mortel du gouvernement

 

Il est curieux de voir les éléments de langage du gouvernement qui retourne complètement sa veste vis-à-vis du port du masque. En titre plusieurs grands journaux indique : « révision de la doctrine du gouvernement « , un euphémisme car il s’agit en fait d’un revirement complet qui condamne la stratégie longtemps affirmée. Il paraît tout à fait surréaliste d’entendre désormais les propos des pouvoirs publics et des experts complaisants vanter l’intérêt sanitaire du port de masques alors qu’ils ont affirmés exactement le contraire il y a quelques jours. Faut-il rappeler que par exemple le jeudi 19 mars à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a déclaré « L’utilité du port du masque de façon générale est inutile .. ».

 

Le même mensonge de la part du directeur général de la santé et du ministre de la santé, des experts à la botte du gouvernement. Pire certain ont même considéré que le masque était dangereux. Aujourd’hui ils disent exactement le contraire. Un véritable scandale d’État justifié par un autre scandale l’absence de masques. Cette recommandation est d’une façon plus générale la politique sanitaire à la fois très floue et très contradictoire a provoqué des centaines de morts supplémentaires.

 

Même chose lorsque le Premier ministre a décidé d’appeler au premier tour des élections municipales reportant le confinement au lendemain pour des raisons politiques. Un autre acte criminel. De la même manière, l’argumentation fallacieuse du gouvernement et du Premier ministre en particulier concernant le dépistage doit être tout autant dénoncé.

 

Aujourd’hui la France réalise à peine 50 000 tests de dépistage par semaine quand l’Allemagne en réalise 500 000. Édouard Philippe s’est même permis de contester le chiffre allemand ! Une telle irresponsabilité méritera évidemment d’être sanctionnée. Elle l’est déjà car les français ne croient pas dans leur majorité ce que dit le gouvernement en matière de politique sanitaire.

Coronavirus :  » La science doit servir le pouvoir et non être instrumentalisée »

Coronavirus :  » La science doit servir le pouvoir et non être instrumentalisée »

 

Le professeur de droit public Alexandre Viala analyse, dans une tribune au « Monde », les liens entre scientifiques et politiques .

Tribune. Si la « guerre » sanitaire contre la pandémie de coronavirus met en première ligne le personnel soignant auquel il faut rendre hommage, elle confère également beaucoup de visibilité aux scientifiques, qui occupent soudainement le rôle de conseillers du prince. Depuis le 10 mars, un conseil scientifique installé par le ministre de la santé et présidé par l’immunologue Jean-François Delfraissy éclaire le président de la République pour l’aider à prendre les décisions qui s’imposent au pays afin de lutter contre la propagation du virus.

Le 24 mars, le pouvoir exécutif a décidé de renforcer le dispositif en l’assortissant d’un Comité analyse recherche et expertise (CARE) dirigé par la virologiste Françoise Barré-Sinoussi. Une batterie d’experts issus du monde médical intervient désormais au sein des plus hautes sphères de l’Etat. Est-ce à dire que la science a pris le pouvoir au risque d’infléchir nos institutions démocratiques et de les faire évoluer, à la faveur de cette crise, vers une forme de despotisme éclairé que les Anglo-Saxons appellent l’épistocratie (étymologiquement : « pouvoir des savants ») ?

Depuis quelques jours, la publication des avis du conseil scientifique, qui précèdent les décisions du président de la République sur le déclenchement, la durée et les modalités d’un confinement national lourd de conséquences sur notre vie quotidienne, révèle un processus institutionnel érigeant la science au rang de source normative. Il est vrai que la science n’est pas exclusivement spéculative et peut avoir une portée pragmatique, à l’instar de la médecine dont la fonction est de comprendre le corps humain dans le but de le soigner. Mais le rôle qui lui est assigné à l’heure actuelle contredit ce à quoi elle est habituellement destinée : décrire le monde et non prescrire des normes.

 

Ce cas de figure dans lequel un pouvoir (cratos) serait exercé par les détenteurs du savoir scientifique (épistémè), n’est pas mentionné dans la typologie classique des régimes politiques qui distingue, depuis Montesquieu, la république (démocratique ou aristocratique), la monarchie et le despotisme. Et aucune Constitution, dans le monde, ne confère explicitement le pouvoir à des savants.

 

 

Merkel dit non aux Eurobonds de Macron

Merkel dit non  aux Eurobonds de Macron

 

Cette fois encore la réponse de Merkel est claire, elle dit encore non aux Eurobonds proposés  notamment par Macron. Une proposition dont l’objet est évidemment de mutualiser les risques d’une dette amplifiée du fait notamment des déficits des pays du Sud.

La chancelière allemande s’en tient à ce qui a été décidé et aux institutions. Le Mécanisme européen de stabilité dispose d’un champ d’action suffisant pour aider les pays de la zone euro à amortir l’impact de la crise sanitaire liée à l’épidémie de coronavirus, a déclaré jeudi la chancelière allemande Angela Merkel après le Conseil européen.

Priée de dire si l’émission mutualisée de dette, les Eurobonds, avait été évoquée, elle a répondu que le recours au MES permettait d’éviter de renoncer aux “principes fondamentaux”.

Coronavirus Chine: 9 cas sur 10 non repérés

Coronavirus Chine:  9 cas sur 10 non repérés

Un facteur explicatif majeur de la vitesse de propagation du virus avec cette statistique chinoise qui démontre que dans près de 90 % des cas les porteurs n’ont pas été identifiés parce que ne présentant pratiquement pas de symptômes. Pour autant ils ont massivement transmis la maladie. C’est bien toute la difficulté à enrayer l’épidémie. Ce sont essentiellement des porteurs sains qui répandent le virus. Alors compte tenu de la mobilité qui caractérise les sociétés actuelles ( déplacement domicile travail, déplacement pour motif d’achat, déplacement pour les loisirs, déplacement pour motif touristique, déplacement pour affaires etc.), les mesures de confinement s’imposaient beaucoup plutôt. En clair, on a perdu à peu près un mois d’abord en sous-estimant l’impact de la pandémie et maintenant en prenant enfin les mesures susceptibles de freiner la propagation de la maladie

. Une équipe internationale de chercheurs emmenés par Jeffrey Shaman, de l’université de Columbia, en partenariat avec l’Imperial College de Londres, qui fait référence dans la modélisation des épidémies, a cherché à estimer le nombre de cas passés inaperçus dans le Hubei. Et ils seraient très nombreux.. . Les résultats sont éloquents: près de 86 % des personnes infectées n’auraient pas été détectées,

C’est quoi les commerces non essentiels !

C’est quoi les commerces  non essentiels  !

 On a bien compris que le gouvernement avait décidé la fermeture dés samedi soir des restaurants, bars, discothèques. Il appelle aussi à la fermeture de tous les commerces non essentiels à la vie du pays. Le problème c’est qu’il n’y a aucune définition de ce qui est essentiel ou pas. D’ailleurs ce n’est pas un concept de pertinent car tout les commerces sont nécessaires à la vie du pays, ils participent à son activité économique, à l’emploi.

La question pertinente est celle de l’urgence ou non des produits et services commercialisés. Il faudrait pour cela les définir. Dès lundi et même dés dimanches, des commerces risquent d’être dans l’expectative la plus complète. En plus, le pouvoir alimente les contradictions en proposant voire en imposant un confinement le plus généralisé possible, l’interdiction des rassemblements et en même temps en incitant les électeurs à se rendre dans les urnes.

 Des bureaux de vote pourtant qui risque de se transformer en chambre d’incubation intense car on voit mal comment pourrait être désinfecté le lieu après chaque passage d’un électeur. Une attitude complètement contradictoire et irresponsable. D’ailleurs si responsable de région ont demandé le report de cette élection municipale.

« Tous les services essentiels à la vie de nos concitoyens resteront évidemment ouverts », a indiqué le Premier ministre.    

Seront notamment fermés les restaurants, cafés, cinémas, discothèques et commerces. Resteront en revanche ouverts les magasins et marchés alimentaires, les pharmacies, les stations essence, les banques, les bureaux de tabac et de presse. 

Si « les transports urbains continueront de fonctionner », le gouvernement exhorte les Français à limiter « leurs déplacements et en particulier à éviter les déplacements interurbains ».   

« Je le dis avec gravité: nous devons tous ensemble montrer plus de discipline dans l’application de ces mesures », a insisté Edouard Philippe, qui a consulté samedi le Conseil scientifique composé de dix experts.

« Ce que nous devons faire en ce moment, c’est tout simplement d’éviter au maximum de se rassembler, limiter les réunions amicales et familiales, n’utiliser les transports en commun que pour aller au travail et seulement si la présence physique au travail est indispensable, ne sortir de chez soi que pour faire ses courses essentielles, faire un peu d’exercice ou voter », a-t-il égrené. Comme si voter pour les municipales était un acte essentiel de survie économique et humaine du pays !  Sans doute le en même temps de trop de la part d’un gouvernement qui fait preuve d’un amateurisme stupéfiant.

 

Une démocratie non participative ! (Hervé Le Bras )

Une démocratie non participative  !  (Hervé Le Bras )   

Hervé le Bras, chercheur émérite à l’Institut national d’études démographiques, évoque la crise démocratique profonde du pays dans un article du Monde

 

«  A première vue, le contraste est devenu saisissant en France entre les grandes villes et les zones rurales. La fortune des termes « métropole » et « périphérie » le souligne. Certes, les grandes villes, surtout les plus anciennes et les plus puissantes, disposent de toute la gamme des services. Elles jouissent d’un revenu médian plus élevé que la moyenne nationale, elles possèdent une proportion plus importante de cadres, de professions libérales et de diplômés de l’université ou des grandes écoles. Elles abritent aussi une population plus jeune en raison de l’afflux des étudiants.

Il serait faux d’en déduire que tout va mal dès que l’on quitte les métropoles. Les petites villes et les villages ont leurs avantages. Le chômage y est nettement inférieur à celui des grandes agglomérations, le niveau de pauvreté y est plus faible et, en conséquence, les inégalités y sont réduites. Les familles monoparentales et les personnes isolées y sont plus rares.

D’où provient alors le malaise qui règne hors des grandes agglomérations ? C’est paradoxalement la conséquence d’une dynamique positive. En 1968, 94 % des agriculteurs, qui étaient encore majoritaires dans les petites communes, n’avaient pas continué leurs études au-delà du brevet. Aujourd’hui, 75 % sont titulaires au moins d’un CAP, et très souvent d’un bac. Les ouvriers, qui sont maintenant plus fréquents à la campagne que dans les villes et leurs banlieues, ont aussi un bagage éducatif beaucoup plus important qu’il y a cinquante ans, même si le changement est moins spectaculaire que chez les agriculteurs. Tous estiment avoir le droit de connaître les déterminants exacts des mesures décidées par le gouvernement et d’en discuter l’application là où ils résident, puisqu’ils sont éduqués.

La composition sociale a aussi beaucoup changé en milieu rural et dans les petites villes. En 1968, les cadres et professions libérales, qui ne constituaient que 1 % de la population active dans les communes de moins de 1 000 habitants en représentent maintenant 9 %. Dans les communes de 1 000 à 10 000 habitants, leur pourcentage est passé de 3 à 12 %. En conséquence, inattendue, de ces changements, depuis l’année 2000, les revenus disponibles ont augmenté plus vite à la campagne que dans les grands pôles urbains et leurs couronnes.

Tous ces éléments, combinés à une élévation générale du niveau de vie, ont entraîné une plus grande dépendance des services. Depuis le moindre village, il faut pouvoir se rendre chez un médecin spécialiste, à un guichet bancaire, envoyer des colis par la poste, acquérir des objets techniques, les faire réparer. Autrement dit, il faut faciliter la mobilité vers les services situés dans les villes voisines.

Or, depuis leur arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron et la République en marche se sont ingéniés à couper les ponts avec les zones rurales. Ils se sont d’abord attaqués à la mobilité : limitation de vitesse à 80 kilomètres par heure, renforcement du contrôle technique, haro mis sur le diesel, et finalement taxe écologique, qu’on promettait à répétition. La réponse à cette politique systématique a été l’embrasement des « gilets jaunes ». Après la mobilité, c’est l’écoute qui a été attaquée. Le mot « débat » a fait florès, mais il ne s’agissait pas de véritables débats, plutôt de suppliques adressées au prince, qui en tirait avantage pour étaler son érudition. Débattre, c’est échanger sur un pied d’égalité. Dans ces débats, dont celui qui a eu lieu à l’Elysée avec des intellectuels est un bon exemple, l’affaire s’est bornée pour chacun à poser une et une seule question et à obtenir une et une seule réponse présidentielle, en général non suivie d’effet.Le manque d’écoute s’est étendu aux corps intermédiaires, d’abord les politiques, puis les syndicats, enfin les organes centraux de l’Etat. Parmi ceux-là, le Conseil d’Etat vient d’en faire les frais avec son avis sur les retraites, superbement ignoré par le pouvoir, et bientôt la Cour des comptes, dont on doute que ses recommandations soient suivies d’effet. Et pour finir, c’est à l’Assemblée nationale qu’on demande de la boucler à coup de 49.3.

 

Dans ces conditions, il ne faut pas parler de crise des territoires, mais de crise des rapports entre le pouvoir central et l’ensemble de la société. Certains territoires sont en crise, qu’ils soient ruraux ou urbains, et certains sont relativement florissants. Guérande compte 17 000 habitants et Abbeville 22 000. Toutes deux sont au voisinage de la mer et assez loin d’une métropole. A Guérande, 10 % des personnes ont un revenu inférieur à 10 900 euros ; à Abbeville, ces 10 % sont au-dessous de 1 800 euros par an, six fois moins (d’après Filosofi, la base de données communale sur les revenus, pour 2016, dernière année disponible). Il est douteux que les mêmes recettes soient applicables à ces deux villes. Mais un pouvoir aveuglé par des généralités du genre « périphérie » ou « abaissement des charges sociales » ou « baisse des impôts » n’a cure de ces inégalités. Que signifie une baisse des impôts pour les 10 % d’Abbevillois qui gagnent moins de 1 800 euros par an ?Evoquer la démocratie participative relève de l’utopie. D’ailleurs, par définition, toute démocratie est participative. Nous sommes entrés, non dans une démocratie illibérale, pour employer le terme popularisé par Viktor Orban, mais dans un oxymore, la démocratie non participative. »

 

Hervé Le Bras est chercheur émérite à l’Institut national d’études démographiques (INED) et directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). 

Cette tribune a été réalisée à l’occasion du colloque « La France et ses territoires », organisé le 6 mars à Paris par le Cercle des économistes, en partenariat avec Le Monde

Coronavirus: des cas de propagation non expliqués en France

Coronavirus: des cas de propagation non expliqués en France

 

Contrairement à ce qu’affirment les responsables politiques et des personnalités médicales complaisantes, la France n’est évidemment pas à l’abri du virus chinois. Aucun pays d’ailleurs ne peut l’être puisque désormais le Coronavirus a atteint les cinq continents. Pour la France,  on vient même de découvrir que des personnes ont été contaminées sans qu’on connaisse les vecteurs de cette infection. La preuve sans doute que des personnes infectées considérées comme saines peuvent transmettre le virus en totale opacité. “Ces deux personnes ne s’étaient pas rendues dans des zones d’exposition à risque”, a déclaré le directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS), Etienne Champion, lors d’une conférence de presse mercredi à la préfecture de Beauvais (Oise).

“Les investigations sont encore en cours à cette heure pour déterminer la source de ces deux contaminations”, a-t-il ajouté.“Une évaluation du risque pour les soignants du service de réanimation a été menée en présence de Santé publique France et du Centre d’appui pour la prévention des infections associées”, a dit l’ARS dans un communiqué.

“A l’issue de cette évaluation qui a duré jusqu’en fin d’après-midi, il a été décidé la fermeture du service de réanimation pour 14 jours.”L’un des deux patients, un Français de 60 ans qui était enseignant dans l’Oise, est mort dans la nuit de mardi à mercredi après son transfert à l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière.

Le second, un homme âgé de 55 ans, se trouve dans un “état grave” et est en réanimation au centre hospitalier universitaire (CHU) d’Amiens, a précisé le directeur général de l’ARS.

Une cellule de crise “travaille depuis hier (mardi-NDLR) soir (…) à l’identification des personnes avec lesquelles les deux patients ont été en contact rapproché”, qu’il s’agisse des familles, des patients et des soignants des autres hôpitaux dans lesquels ils avaient séjourné, ou encore les médecins généralistes qu’ils avaient consultés.

Selon qu’ils seront asymptomatiques ou non, les “cas contacts” seront soit invités à rester à domicile pendant deux semaines ou immédiatement hospitalisés à l’isolement dans la région dans l’attente d’un diagnostic précis.

L’enseignant décédé dans la nuit de mardi à mercredi était en arrêt de travail depuis le “12 février inclus et il n’a pas fréquenté son établissement depuis cette date”, a précisé Etienne Champion.

Dans la mesure où la période d’incubation de 14 jours est désormais écoulée, “une personne qui aujourd’hui n’est pas malade n’est plus concernée par la contagion” par le nouveau coronavirus, a-t-il expliqué.

Seules les personnes qui auraient été en contact avec cet homme et auraient développé des symptômes (fièvre, toux, difficultés respiratoires) “sont invitées à se manifester auprès du 15”, a-t-il insisté.

Le coronavirus responsable de cette épidémie de pneumonie virale a contaminé près de 80.000 personnes et fait plus de 2.700 morts, pour l’immense majorité en Chine.

En France, le bilan est pour l’heure de 18 cas, dont deux mortels, a annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran.Cette dix-huitième personne est l’épouse d’un homme d’une soixantaine d’années vivant dans l’agglomération d’Annecy (Haute-Savoie) qui est soigné au centre hospitalier Annecy-Gennevois.

Cet homme travaille entre la France et l’Italie et effectue des aller-retours réguliers entre les deux pays. Il est revenu le 15 février de Lombardie, région italienne la plus touchée par l’épidémie. Serge Morais, le directeur général de l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes, a précisé lors d’une conférence de presse qu’”il avait appelé le Samu le 24 février dès les premiers signes et après le classement de la Lombardie en zone sensible”.

Conformément aux procédures, les membres de son entourage sont contactés.S’ajoutait à ces 17 cas une suspicion en Corse concernant un patient hospitalisé à Ajaccio.

Pesticides : des indemnités pour les terres non cultivées ! ( Macron)

Pesticides : des indemnités pour les terres non cultivées ! ( Macron)

«On va voir comment valoriser ces bandes avec des services environnementaux, des trucs (…) qui vous permettent d’avoir des revenus», a dit Macon de manière très ambigüe à propos des zones de non-traitement (ZNT) imposées par décret depuis le 1er janvier pour protéger les riverains des produits chimiques. On voit mal comment on pourrait engager un processus qui consisterait à indemniser tout producteur qui n’utiliserait pas de produits chimiques interdits. Ou alors  il faut se préparer à indemniser toute l’agriculture le moment venu. Cette proposition n’a aucun sens d’autant que les bandes de terres en question représentent une surface relativement faible et que certaines peuvent par ailleurs être reconverties par exemple dans la plantation d’arbustes ou d’arbres qui protégeraient des caprices de la météo.

Les bandes de terres agricoles non cultivées en raison des interdictions d’épandage de pesticides pourraient à l’avenir générer des revenus aux agriculteurs, a suggéré samedi 22 février le président Emmanuel Macron lors de sa visite du Salon de l’Agriculture à Paris.

«On va voir comment valoriser ces bandes avec des services environnementaux, des trucs (…) qui vous permettent d’avoir des revenus», a-t-il dit à un agriculteur et brasseur du Vexin qui l’interpellait sur le sujet des zones de non-traitement (ZNT) imposées par décret depuis le 1er janvier pour protéger les riverains des produits chimiques.

Un arrêté et décret publié à la toute fin décembre par le gouvernement impose depuis le 1er janvier des distances minimales de pulvérisation des produits phytosanitaires recommandées par l’Agence française de sécurité sanitaire (Anses) : cinq mètres des habitations pour les cultures dites basses comme les légumes et céréales, dix mètres pour les cultures hautes, fruitiers ou vignes, et 20 mètres pour les produits «les plus dangereux», qui ne représentent toutefois qu’environ 0,3% des substances actives utilisées.

 

 

Coronavirus: transmission par des personnes considérées comme non infectées !

Coronavirus: transmission par des personnes considérées comme non  infectées !

Le fait nouveau particulièrement inquiétant, c’est que des experts ont découvert que le virus pouvait facilement être transmis par des personnes considérées comme encore non n’infectées. En clair des personnes porteurs du virus qui est en cours d’incubation et qui ne peut être décelé facilement. Des scientifiques qui ont étudié en Chine les prélèvements pharyngés et nasaux de 18 patients infectés par le virus ont dit qu’il agissait davantage comme la grippe que comme les coronavirus parents, et qu’il pouvait être transmis par des personnes contaminées ne présentant pas encore de symptômes.

Les résultats préliminaires de ces tests, publiés mercredi par le New England Journal of Medicine, suggèrent que le nouveau coronavirus pourrait se propager plus facilement qu’on ne pensait.

“Si c’est confirmé, c’est très important”, a déclaré Gregory Poland, chercheur à la clinique Mayo dans le Minnesota, qui n’a pas été impliqué dans cette étude.

Alors que les derniers bilans communiqués en Chine continentale laissent à penser que l’épidémie ralentit, il est difficile de déterminer dans quelle mesure le déclin du nombre de nouveaux cas de contamination quotidiens relève de la nouvelle méthode de diagnostic ou d’une baisse réelle du nombre d’infections.

Les autorités chinoises considèrent désormais qu’un cas de contamination est confirmé après analyse génétique et non plus seulement à l’aide de radiographie des poumons.

L’épidémie a causé 114 décès supplémentaires mercredi en Chine continentale, ont rapporté jeudi les autorités sanitaires locales, ce qui porte à 2.118 le nombre de décès causés par le virus dans le pays.

Dans son bilan quotidien, la Commission nationale de la santé a fait état jeudi de 394 nouveaux cas de contamination, contre 1.749 la veille. Au total, 74.576 personnes ont contracté la maladie en Chine continentale depuis son apparition.

“Nous sommes encouragés par cette tendance, mais ce n’est pas le moment de faire preuve de complaisance”, a commenté le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), lors d’un point de presse à Genève. Soulignant le très faible nombre de cas recensés hors de Chine, Tedros Adhanom Ghebreyesus a toutefois estimé qu’il “pourrait ne pas le rester très longtemps”.

Coronavirus: transmission par des personnes considérées comme non infectées !

Coronavirus: transmission par des personnes considérées comme non  infectées !

Le fait nouveau particulièrement inquiétant, c’est que des experts ont découvert que le virus pouvait facilement être transmis par des personnes considérées comme encore non n’infectées. En clair des personnes porteurs du virus qui est en cours d’incubation et qui ne peut être décelé facilement. Des scientifiques qui ont étudié en Chine les prélèvements pharyngés et nasaux de 18 patients infectés par le virus ont dit qu’il agissait davantage comme la grippe que comme les coronavirus parents, et qu’il pouvait être transmis par des personnes contaminées ne présentant pas encore de symptômes.

Les résultats préliminaires de ces tests, publiés mercredi par le New England Journal of Medicine, suggèrent que le nouveau coronavirus pourrait se propager plus facilement qu’on ne pensait.

“Si c’est confirmé, c’est très important”, a déclaré Gregory Poland, chercheur à la clinique Mayo dans le Minnesota, qui n’a pas été impliqué dans cette étude.

Alors que les derniers bilans communiqués en Chine continentale laissent à penser que l’épidémie ralentit, il est difficile de déterminer dans quelle mesure le déclin du nombre de nouveaux cas de contamination quotidiens relève de la nouvelle méthode de diagnostic ou d’une baisse réelle du nombre d’infections.

Les autorités chinoises considèrent désormais qu’un cas de contamination est confirmé après analyse génétique et non plus seulement à l’aide de radiographie des poumons.

L’épidémie a causé 114 décès supplémentaires mercredi en Chine continentale, ont rapporté jeudi les autorités sanitaires locales, ce qui porte à 2.118 le nombre de décès causés par le virus dans le pays.

Dans son bilan quotidien, la Commission nationale de la santé a fait état jeudi de 394 nouveaux cas de contamination, contre 1.749 la veille. Au total, 74.576 personnes ont contracté la maladie en Chine continentale depuis son apparition.

“Nous sommes encouragés par cette tendance, mais ce n’est pas le moment de faire preuve de complaisance”, a commenté le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), lors d’un point de presse à Genève. Soulignant le très faible nombre de cas recensés hors de Chine, Tedros Adhanom Ghebreyesus a toutefois estimé qu’il “pourrait ne pas le rester très longtemps”.

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