Archive pour le Tag 'cause'

Professeur assassiné: Les réseaux sociaux en cause

Professeur assassiné: Les réseaux sociaux en cause

Le professeur assassiné été victime d’un complot puisque l’auteur de ce crime ne connaissait pas le professeur et qu’il a été manipulé. Un complot soutenu notamment par des vidéos sur les réseaux sociaux. Curieusement,  les propos sur ces  vidéos seraient poursuivis juridiquement s’il s’était tenu de manière verbale. La preuve que sur Internet la plus grande anarchie règne en matière de régulation.

Cela d’autant plus que l’anonymat est également autorisé. Toutes les passions, les excès et les points de vue tordus et irresponsables  peuvent s’exprimer derrière l’anonymat de l’écran. Les  réseaux sociaux  sont largement responsables dans la mesure où ils fonctionnent sur la dynamique du buzz. Plus le propos est polémique, plus il suscite des  réactions et plus le réseau social gagne de l’argent avec la pub.

Dans le cas de l’assassinat du professeur Samuel Patty des vidéos ont été mises en ligne par un père d’élève, dont la demi-soeur avait rejoint le groupe Etat islamique en Syrie en 2014, dénonçant la présentation par le professeur de deux caricatures de Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression quelques jours plus tôt, selon le procureur antiterroriste.

“On ne peut pas imaginer qu’on puisse en arriver-là”, a dit à Reuters Cécile Ribet-Retel, membre d’une des associations de parents d’élèves du collège. “Cela questionne sur le rôle des réseaux sociaux.”

La crise commence le 7 octobre, lorsque le père d’une élève publie sur son compte Facebook une vidéo dans laquelle il crie sa colère contre le professeur qui a, selon lui, diffusé en classe une caricature représentant le prophète Mahomet nu, a expliqué le procureur antiterroriste, Jean-François Ricard.

Il rencontre le lendemain la direction de l’établissement pour réclamer le renvoi du professeur, puis publie le soir-même une autre vidéo dans laquelle il donne cette fois, le nom de l’enseignant ainsi que l’adresse du collège. Il dépose ensuite une plainte pour diffusion d’images pornographiques.

Une autre vidéo intitulée “l’Islam et le prophète insulté dans un collège public” est publiée le 12 octobre. Le père de l’élève y relate une nouvelle fois les faits.

Certaines vidéos sont relayées par la Grande Mosquée de Pantin. Abdelhakim Sefrioui, activistes islamistes notoires, apporte son soutien au père de l’élève sur Twitter.

Grande pauvreté : 100 millions de personnes en plus à cause du virus

Grande pauvreté : 100 millions de personnes en plus à cause du virus

 

La grande pauvreté progresse du fait des conséquences de la crise sanitaire mais aussi du ralentissement économique général. Selon le rapport de la Banque mondiale, entre 88 et 115 millions de personnes supplémentaires ne vivront bientôt plus qu’avec 1,90 dollar (1,61 euro) par jour. Ce chiffre devrait continuer à augmenter pour s’élever à 150 millions d’ici la fin 2021. L’extrême pauvreté devrait ainsi toucher entre 9,1 % et 9,4 % de la population mondiale en 2020, la première hausse en pourcentage depuis une vingtaine d’années.

Selon le rapport, un grand nombre des nouvelles personnes extrêmement pauvres sera issu des pays présentant des taux de pauvreté déjà élevés, indiquant toutefois qu’environ 82% d’entre elles se trouveront dans des pays à revenu intermédiaire.

Énergie–Remise en cause des dispositifs d’aide au photovoltaïque

Énergie–Remise en cause des dispositifs d’aide au photovoltaïque

 

Certaines énergies nouvelles n’ont pas encore vraiment démontré leur pertinence technologique et surtout économique. C’est vrai pour les très coûteuses éoliennes dans le financement est porté à bout de bras par les pouvoirs publics. A un  moindre degré c’est aussi vrai pour le photovoltaïque largement aidé puis progressivement un peu lâché. Le gouvernement français veut prendre encore du recul avec les aides financières du voltaïque en réduisant encore le soutien financier considéré comme beaucoup trop coûteux. En fait pour le voltaïque comme pour les éoliennes c’est EDF qui paye des tarifs exorbitants mais au final c’est le consommateur qui règle la facture.

Un mécanisme d’obligation d’achat par EDF au bénéfice de personnes installant des panneaux photovoltaïques a été instauré en 2000, via des contrats pouvant aller jusqu’à 20 ans, précise le journal économique. Or ces contrats ont été assortis de tarifs très élevés et certains, ceux passés avant l’imposition d’un moratoire fin 2010, sont toujours en vigueur aujourd’hui.

La mesure de renégociation, si elle était menée, pourrait permettre d’économiser jusqu’à 600 millions d’euros en régime de croisière étant entendus que les particuliers ne seraient pas concernés par cette mesure.

Législatives partielles : une participation qui remet en cause le caractère démocratique

Législatives partielles : une participation qui remet en cause le caractère démocratique

 

 

Sur le plan démocratique, les dernières élections municipales ont constitué une sorte de déni de démocratie comte tenu du taux d’abstention. Le même phénomène se produit les sélections législatives partielles où là le taux d’abstention atteint 80 %. On objectera que ces élections sont marginales et confidentielles. Le problème c’est qu’on connaît aussi la faible participation pour les élections européennes et que vraisemblablement les élections départementales et régionales ne vont pas connaître non plus un grand succès. En cause pour ces élections,  le manque de connaissance sur le rôle des élus départementaux et régionaux aussi il faut bien le dire un désintérêt croissant pour la politique.

Pour les législatives partielles on a donc enregistré un véritable fiasco électoral avec une participation moyen de seulement 20 % pour six élections législatives. Cette véritable catastrophe démocratique s’inscrit dans la tendance des élections municipales qui elles avaient aussi enregistré un taux d’abstention de 60 %. Cela confirme la prise de distance de nombre d’électeurs non seulement avec les partis politiques mais aussi avec un processus démocratique qui fait surtout émerger une certaine caste qui vit bien de la politique.

Six élections législatives partielles ont été organisées ce dimanche en Maine-et-Loire, dans le Haut-Rhin, les Yvelines, le Val-de-Marne, la Seine-Maritime et la Réunion. L’abstention a été massive partout :

79% dans la 1re circonscription du Haut-Rhin, 82% dans la 5e de Seine-Maritime et dans la 3e de Maine-et-Loire, et 84% dans la 1ère de la Réunion. En comparaison, le premier tour des municipales 2020, le 15 mars, avait été marqué par une abstention historique à 55,34 %. Le second tour le 28 juin avait enfoncé ce record, avec 58,33 %.

Dans cinq des six circonscriptions, ce premier tour est dû au fait qu’en vertu de la règle du non-cumul des mandats, les ex-titulaires du poste ont préféré occuper un fauteuil de maire, même d’une petite commune, plutôt que conserver leur siège au Palais Bourbon

Budget : Remise en cause de la sacro sainte règle des 3%

Budget : Remise en cause de la sacro sainte règle des 3%

 

La France qui va crever tous les plafonds des critères européens notamment en matière de déficit et d’endettement sans parler du chômage veut faire sauter les références et s’affranchir de la sacro-sainte règle des 3 %. Mieux ,la France souhaite que l’Europe profite du pacte de croissance pour faire définitivement sauter ce verrou. Observons d’abord que cette règle des 3 % a été inventée un jour par les Français eux-mêmes. Elle est effectivement discutable car elle ne repose sur pas grand-chose. On pourrait tout aussi bien retenir 4 ou 5 %. Par contre, contrairement à ce que pensent certains qui pratiquent la suite en avant,  le principe d’équilibre en moyenne à long terme s’impose pour un État comme pour n’importe quel emprunteur. Un jour ou l’autre la facture doit être réglée soit par remboursement du capital, soit par la montée des intérêts, soit par la dévaluation.

 

Curieusement le secrétaire d’État français aux Affaires européennes, Clément Beaune, rejoint les positions gauchistes qui considèrent  qu’il n’y a pas de raison de fixer des règles de discipline budgétaire «On ne peut pas imaginer remettre en place le même Pacte» de stabilité et de croissance (PSC), qui fixe ces règles, a-t-il déclaré. «Faut-il des règles budgétaires ? Certainement. Est-ce qu’il faut les revoir ? Certainement aussi», a-t-il ajouté. Certes on comprend que dans une conjoncture de crise assez exceptionnelle on puisse faire fi des principes de gestion budgétaire. D’ailleurs compte tenu de la situation économique,

L’Union européenne a suspendu en mars l’application des règles du Pacte de stabilité et de croissance (PSC). Parmi les obligations que les États membres n’ont plus à respecter actuellement figure la fameuse règle imposant que leur déficit public reste inférieur à 3% de leur produit intérieur brut (PIB).

 «On ne pourra pas remettre en place le Pacte de stabilité tel qu’on l’a connu auparavant parce que la crise est passée par là, parce que nous sommes dans une période où il faudra, encore plus qu’avant la crise, investir pour nos économies», a insisté Clément Beaune, citant en particulier la transition écologique et la transition numérique, érigées en priorités par l’UE. «Nous aurons, à la sortie de la crise, des seuils de déficit, mais plus encore de dette, qui seront très différents du monde qu’on a connu il y a quelques années partout en Europe», a ajouté le responsable français.

Emmanuel Macron avait, avant même la survenance de la crise, estimé en novembre 2019 dans un entretien à The Economist que «le débat autour du 3% dans les budgets nationaux, est un débat d’un autre siècle

De telles déclarations apparaissent particulièrement irresponsables et ne peut que conforter la conviction des pays Nord que les pays du Sud dont la France sont incapables de la moindre discipline et comptent sur la solidarité des pays rigoureux d’une nord.

Autoroutes privées : remise en cause des concessions par le Sénat

Autoroutes privées : remise en cause des concessions par le Sénat

La rentabilité des autoroutes est outrancièrement juteuse considère un rapport du Sénat qui propose de revoir sérieusement le contenu des contrats de concession . De plus, « les principaux paramètres économiques et financiers des concessions ont évolué favorablement, ce qui a permis aux sociétés d’autoroutes de verser un niveau exceptionnel de dividendes à leurs actionnaires (24 milliards d’euros entre 2006 et 2019) », note le rapport. Ainsi, selon l’ étude « indépendante », la rentabilité des concessionnaires pourrait être très élevée d’ici la fin des concessions. Enfin, le sénateur Vincent Delahaye , auteur du rapport, pointe le déséquilibre dans les relations entre l’Etat et les sociétés autoroutières, d’autant que les contrats de concession n’ont pas été revus lors de la privatisation. Le Sénat n’exclut pas de mettre un terme concessions en tout cas d’en fixer une durée. Il envisage même d’autres modèles de gestion alternatif comme les régies ou des partenariats. Il faut s’attendre évidemment à de très fortes réactions des sociétés d’exploitation des autoroutes privées tellement le rendement financier est important. On verra dans les semaines à venir monter les lobbys sur cette question stratégique.

 

Europe: remettre en cause la coopération avec l’Allemagne

Europe: remettre en cause la coopération avec l’Allemagne 

Emmanuel Sales président de la Financière de la Cité remet en cause l’intérêt d’une coopération qui n’a profité qu’à l’Allemagne dans une tribune de l’Opinion.

L’empressement des élites parisiennes à se fondre avec l’Allemagne, qu’elles connaissent si mal, a toujours eu quelque chose de gênant. Depuis vingt ans, nos Présidents à peine élus vont baiser l’anneau impérial d’Angela Merkel. Qu’ont-ils eu en retour ? En matière de politique énergétique, commerciale, migratoire, monétaire, l’Allemagne n’en fait qu’à sa tête. Nous avons soutenu sa réunification en supportant des taux d’intérêt élevés qui ont coûté un million de chômeurs au pays, nous avons passivement accompagné sa politique mercantiliste en transférant à la Chine nos emplois et nos technologies.

Pour quel bénéfice ? En vingt ans, la part de la France dans le PIB européen a baissé, l’emploi industriel a disparu, un chômage structurel s’est installé. La France était une petite Amérique, caractérisée par une demande intérieure soutenue, une forte tradition d’innovation, une capacité éprouvée à intégrer les populations immigrées, un taux d’investissement public important, tout cela financé par l’inflation et une gestion avisée de la dette.

En vérité, l’alignement sur le « modèle allemand » nous a affaibli. Nous nous sommes privés de leviers essentiels de la politique économique, les inégalités se sont creusées, les politiques de l’offre ont détruit notre capital productif et accru notre dépendance à la demande extérieure. La nature ayant horreur du vide, l’Allemagne a de façon avisée construit une position de force sans éprouver l’appréciation de sa monnaie nationale. Qui peut raisonnablement penser que la gestion catastrophique de la crise financière et migratoire n’ait pas eu son rôle dans la décision anglaise ? L’UE représentait 30 % du PIB mondial en 2000, 18% aujourd’hui.

L’Angleterre a été la gardienne du continent en luttant contre l’hégémonie des grandes puissances, l’Espagne de Charles Quint, la France de Napoléon et des Bourbons, l’Allemagne du Hohenzollern et de Hitler. La Grande Guerre a coûté la vie à plus de 700 000 Britanniques qui reposent en grande partie sur le sol français. Et pour lui faire payer le Brexit, nous l’avons reléguée dans les tribunes lors des cérémonies du centenaire de l’armistice. Le rôle de « bad cop » que la France s’est octroyé, alors que Londres demeure notre premier excédent commercial et notre principal partenaire militaire, est décidément dégradant.

La France-Allemagne est un chemin qui ne mène nulle part. L’Allemagne, s’est construite contre les Lumières et la vieille Europe. Elle s’estime sortie de l’histoire et aspire à donner au monde un message moral incarné par la fade philosophie d’Habermas tout en poursuivant ses intérêts commerciaux. L’idéal européen ne peut être de vendre des Mercedes et des sacs à mains au reste du monde en construisant des pistes cyclables pour la bourgeoisie des centres-villes.

Nous avons fait l’Europe parce que nous avons eu la guerre. Le couple franco-allemand est un mariage forcé. L’Europe est un essaim de peuples. Rien n’est plus éloigné de l’esprit européen que le césaro-papisme des élites. Plutôt que de nous fondre dans un nouvel empire carolingien, nous devrions faire valoir notre propre modèle qui constitue le vrai contrepoids à la politique allemande : soutenir notre demande interne, renforcer nos liens avec l’Italie que nous nous sommes sottement aliénée lors des crises précédentes.

Une vraie amitié disait Emerson est un buisson d’orties. Mieux vaut piquer son ami que de se contenter d’en être l’écho. L’Allemagne n’a pas besoin d’un collaborateur docile mais d’un message de pensée sincère. Alors, pour être vraiment européen, évitons la France-Allemagne.

Remise en cause des dispositifs d’aide au photovoltaïque

Remise en cause des dispositifs d’aide au photovoltaïque

 

Certaines énergies nouvelles n’ont pas encore vraiment démontré leur pertinence technologique et surtout économique. C’est vrai pour les très coûteuses éoliennes dans le financement est porté à bout de bras par les pouvoirs publics. A un  moindre degré c’est aussi vrai pour le photovoltaïque largement aidé puis progressivement un peu lâché. Le gouvernement français veut prendre encore du recul avec les aides financières du voltaïque en réduisant encore le soutien financier considéré comme beaucoup trop coûteux. En fait pour le voltaïque comme pour les éoliennes c’est EDF qui paye des tarifs exorbitants mais au final c’est le consommateur qui règle la facture.

Un mécanisme d’obligation d’achat par EDF au bénéfice de personnes installant des panneaux photovoltaïques a été instauré en 2000, via des contrats pouvant aller jusqu’à 20 ans, précise le journal économique. Or ces contrats ont été assortis de tarifs très élevés et certains, ceux passés avant l’imposition d’un moratoire fin 2010, sont toujours en vigueur aujourd’hui.

La mesure de renégociation, si elle était menée, pourrait permettre d’économiser jusqu’à 600 millions d’euros en régime de croisière étant entendus que les particuliers ne seraient pas concernés par cette mesure.

Procès du terrorisme : le modèle d’identification surtout en cause

Procès du terrorisme : le modèle d’identification surtout en cause

Professeur des universités, Gilles Kepel est spécialiste de l’islam et du monde arabe contemporain. Il dirige la chaire Moyen-Orient Méditerranée à l’Ecole normale supérieure. Il considère que à travers le procès du terrorisme c’est surtout le modèle d’identification qui est en cause. Interview dans le monde

Comment analyser les récentes menaces d’al-Qaïda contre Charlie hebdo ?

Sans doute pour faire croire qu’al-Qaïda existe encore. Aujourd’hui personne ne s’intéresse plus à Zawahiri et ses acolytes, réfugiés quelque part entre le Pakistan et l’Afghanistan. Il reste un groupe dissident dans la zone de désescalade d’Idlib, dans le nord-ouest syrien, où se trouvent du reste plusieurs Français sous la houlette du Sénégalo-Niçois Omar Diaby, parmi lesquels peut-être Hayat Boumedienne, la veuve Coulibaly. Mais leur lien avec ce qui fut al-Qaïda est flou. La « marque » al-Qaïda, qui concurrençait Coca-Cola pour la notoriété mondiale, ne vaut plus grand-chose désormais.

Depuis 2015, quelles conséquences la vague d’attentats a-t-elle eues sur la communauté musulmane en France ?

Les attentats ont fait basculer les choses dans le mauvais sens. Ils ont créé un modèle d’identification, une sorte de banalisation de ce type de mal – pour reprendre une formule de Hannah Arendt – qui se sont traduits par la funeste série d’attentats. Bien sûr, la majorité de nos concitoyens de culture musulmane a condamné ces monstres mais on observe, par exemple dans le sondage Ifop-Fondation Jean-Jaurès-Charlie hebdo, qu’une partie de la jeunesse se refuse à se prononcer en ce sens, en arguant que le problème n’est pas là, que le coupable est la société française « islamophobe ». Cette évolution a été dynamisée par la victimisation exploitée par les milieux islamistes qui se sont efforcés de retourner la charge de la preuve avec le slogan #jenesuispascharlie, les « oui mais », les « ils l’ont bien cherché ». Enfin, la mouvance islamo-gauchiste, qui construit une identité de la jeunesse musulmane sur le rejet de la société française dans ses fondements mêmes, considérés comme racistes, néocoloniaux, etc., a vite compris le parti à tirer de cette exploitation victimaire. Et a trouvé des relais dans le monde universitaire.

Quelles sont les manifestations concrètes de cette « idéologie victimaire » ?

La jeunesse issue des quartiers entre aujourd’hui massivement à l’université, en grande partie grâce aux politiques de discrimination positive. C’est très bien. Mais j’observe qu’un nombre croissant de personnes y entre avec cette idéologie islamo-gauchiste qui touche aussi les maîtres-assistants, les jeunes professeurs qui se sentent obligés de se prononcer sur des critères de bienséance idéologique plus qu’avec des arguments scientifiques. Le postulat de départ est que les musulmans sont les opprimés d’aujourd’hui et que, comme tels, rien de ce qui émane de l’islam ne saurait être l’objet d’un jugement. Une vision normative synonyme pour moi de terrible régression intellectuelle.

Jusqu’à quel point ces arguments portent-ils dans la population musulmane ? L’essayiste Hakim El Karoui estime qu’un quart des musulmans « se mettent à l’écart du système de valeurs républicaines »…

Les tentatives de justification, type « Ils n’avaient qu’à ne pas publier les caricatures », portent beaucoup dans la jeunesse musulmane et vont jusqu’à toucher des gens originaires du Maghreb ou autre qui se définissent par ailleurs comme parfaitement laïques, féministes, qui boivent de l’alcool et mangent du porc. Par un phénomène d’identification à la stigmatisation, le contre-discours islamo-gauchiste a prospéré dans les failles de notre société. En suscitant un réflexe de défense identitaire, il interdit de porter un jugement moral sur les assassins. Dire : « C’est votre faute, nous sommes les véritables victimes » permet d’évacuer les actes de la conscience. Un mois après la tuerie de la Promenade des Anglais a émergé, sur les plages de la Côte d’Azur, l’affaire du burkini, comme pour faire oublier qu’un jihadiste au volant de son camion avait massacré 86 personnes. On invente ainsi une autre culpabilité en miroir, appât auquel mord le New York Times et d’autres qui disent : « La France est islamophobe et raciste : elle interdit le burkini ».

En quoi le procès actuel peut-il influer sur les mentalités ? A vous écouter, la « messe » est dite ?

En restituant la parole des victimes, en donnant la parole aux survivants et aux accusés, le procès a pour fonction de construire une vérité sociale sur laquelle s’établit la justice. C’est pour cela qu’il est très important. D’autant que les deux procès Merah ont été des ratages complets, la théorie du « loup solitaire » – véritable forfaiture intellectuelle de la part de l’ancien patron du renseignement, Bernard Squarcini – a empêché la connaissance de ce phénomène qui fonctionnait très tôt en réseau, et donc retardé la manifestation de la vérité. L’affaire Merah est maudite : ne pas l’avoir comprise a ouvert la voie à tout ce qui a suivi.

Vous récusez l’idée que les accusés seraient des « lampistes » ?

La culture de l’excuse explique que « les vrais auteurs sont morts ou en fuite » et qu’« on ne peut rien démontrer ». Dire cela, c’est ne rien comprendre à la nébuleuse du jihadisme français. Il ne s’agit évidemment pas de me prononcer sur la culpabilité des accusés, c’est au tribunal de le faire. Mais les universitaires spécialisés savent qu’on a des filières construites et structurées autour d’affinités, de voyages en Syrie ou en Irak, du quartier des Buttes-Chaumont, des Merah qui ont fait école, de Toulouse qui rayonnait sur la Belgique, de liens avec l’Algérie, la Tunisie.

Il y aurait une forme de naïveté à présenter ce procès comme celui des « seconds couteaux » ?

De la naïveté mais aussi une volonté de ne pas savoir, parce que cela poserait des problèmes trop complexes que ce sondage nous envoie en pleine figure. On se rendrait compte que les politiques publiques sont souvent déterminées par des calculs électoraux. On ne peut plus dire en 2020 qu’on ne connaît pas ce phénomène documenté encore récemment par les livres d’Hugo Micheron, Le Jihadisme français, et Bernard Rougier, Les Territoires conquis de l’islamisme ». Le monde de la police et du renseignement, extrêmement sophistiqué désormais par contraste avec l’époque 2012-2015, maîtrise parfaitement cette mouvance. Avec ce procès, il nous faut affronter le fait que des gens élevés en France, nourris par l’aide sociale à l’enfance depuis la mort de leurs parents pour les frères Kouachi, arrivent dans une rédaction et tuent 11 personnes de sang-froid, après avoir été mis en condition par une idéologie religieuse qui déshumanise leurs victimes – comme s’ils détruisaient des avatars dans un jeu vidéo.

Une loi contre le séparatisme est en préparation, alimentant un débat sémantique. Quelle est votre position ?

Je n’étais pas convaincu par ce terme – je l’ai d’ailleurs dit au Président – car cela peut constituer l’arbre qui cache la forêt. Il existe effectivement une logique séparatiste, nourrie par le jihadisme et ses avatars. Elle touche des populations qui, jusqu’à une époque récente, étaient assez marginales. Le sondage de la Fondation Jean-Jaurès semble cependant indiquer que cela est en pleine progression. C’est l’exemple hallucinant de Mickaël Harpon, embauché comme handicapé à la Préfecture de police de Paris, réislamisé dans une mosquée radicale, et affecté dans un service chargé du suivi de la radicalisation… qui semble pratiquer en effet un « séparatisme » culturel d’avec la société dont il tue les membres. A ce séparatisme – et parfois entremêlé à lui – vient s’ajouter l’entrisme dans les institutions : un leader communautaire va voir un candidat en disant « Je vous apporte les voix de mes coreligionnaires contre tel poste d’adjoint, telle attribution ». Cela s’est encore vérifié lors des dernières municipales. Dans cette logique communautariste, la charia et l’identité religieuse passent avant les lois de la République et la citoyenneté commune. A partir du moment où on traduit cette conception en fait social, on crée le continuum entre la rupture culturelle salafiste et les conditions du passage à l’acte jihadiste contre l’autre – stigmatisé comme « kuffar » (« infidèle »). Mais certains de mes collègues universitaires pensent le contraire : pour éviter ce passage à l’acte, le communautarisme serait nécessaire car il gère la paix sociale… Je crains que, justement, si on se focalise exclusivement sur le « séparatisme », on ne traite que le symptôme final – heureusement encore assez réduit en nombre – et qu’on ne rate le continuum avec la rupture culturelle qu’instaure le communautarisme, que je tiens pour le début nécessaire (mais non suffisant) de ce processus.

Fiabilité du Boeing 787 mise en cause après celle du 737

Fiabilité du Boeing 787 mise en cause après celle du 737 

 

Boeing ne cesse d’accumuler les catastrophes à propos de ces avions vedette. Il y a eu évidemment la mise en cause de la fiabilité du 737 qui a fait écrouler la production. Désormais, c’est aussi le 787 qui est concerné par des les incidents de fonctionnement. Boeing a identifié deux problèmes au niveau du raccord d’une portion du fuselage de certains 787.

« La combinaison de ces deux défauts résulte dans une pièce qui n’est pas conforme à nos standards en termes de design », explique Boeing. « Nous avons prévenu la FAA et nous procédons à un examen détaillé des causes ».

Les annulations de commandes s’accumulent pour l’avion vedette 737 MAX, cloué au sol depuis plus d’un an après deux accidents ayant fait 346 morts et des révélations qui ont terni durablement l’image du constructeur, tandis que l’appétit pour le 787, son dernier aéronef révolutionnaire, a considérablement diminué.

Foudroyé par la pandémie, Boeing a dû lever 25 milliards de dollars au printemps sur le marché obligataire afin de financer ses opérations durement éprouvées. La société, qui est un des plus importants fournisseurs du Pentagone, revendique 17.000 fournisseurs aux Etats-Unis et 2,5 millions d’emplois directs et indirects.

Remise en cause du taylorisme et du fordisme ?

Remise en cause du taylorisme et du fordisme ?

 

Pour le président de PwC France et Maghreb, « l’heure du taylorisme et du fordisme, du command and control a sonné ».(Tribune dans l’opinion)

 

Le nouveau gouvernement se décrit lui-même comme résolument tourné vers l’action. Sous l’égide du ministre de l’Economie, un nouveau portefeuille consacré à la relance a été créé. L’heure semble donc être enfin à la construction d’une nouvelle méthode et d’un nouveau modèle, pour répondre aux nombreux défis économiques, sociaux, sociétaux, environnementaux et sanitaires. Face au constat d’un modèle à bout de souffle, dont les excès comme les dénis ont fracturé et opposé les individus et des pans entiers de notre société, le temps n’est plus à la réflexion mais à l’action !

A l’heure de la relance, il est grand temps de reconstruire avec méthode et inventivité un réseau de solutions concrètes, afin d’aboutir à un modèle nouveau qui réponde à cette crise massive. L’heure du taylorisme et du fordisme, du « command and control » a sonné. Les entreprises, mais également l’Etat, centralisent habituellement les décisions qui « ruissellent » du siège, du ministère, de l’Élysée… jusqu’en bas. Ce type de fonctionnement est révolu.

Il doit laisser place à une dynamique de co-construction et de coalition qui se créera en entreprise, comme dans les administrations, où nous devrons gagner en agilité, autour de projets nécessaires et innovants. En cohérence avec les transformations structurelles de la société, nous imaginerons des solutions opérationnelles à des problématiques ciblées, de manière plus réactive. Enfin, ces solutions devront être questionnées, évaluées et priorisées, pour rester pertinentes dans la durée, dans un monde où le changement et l’incertitude sont devenus la norme.

 Donnons la préférence au terrain et aux territoires : ils ont su prouver leur réactivité, leur responsabilité et leur résilience dans la crise. Par leur connaissance de l’écosystème local et leur agilité, ils sont légitimes pour prendre les décisions cohérentes. Avec moins de contraintes, ils s’impliqueront davantage dans la vie locale et le dynamisme de leur région. Cette responsabilité territoriale accrue facilitera de nouvelles implantations, et servira à mieux anticiper les prochaines crises et leurs impacts négatifs, notamment ceux liés à l’emploi dans certains bassins. En bref, réduisons le laps de temps entre réflexion et action.

Il impose aussi la création d’indicateurs de valeurs qui ne seraient plus uniquement financiers, mais basés sur une performance globale. Ceux-ci ne seraient pas seulement économiques mais engloberaient les besoins humains et environnementaux. Concrètement, l’État serait responsable de ces indicateurs, par l’intermédiaire de ses politiques réglementaire, fiscale et industrielle. En ayant la possibilité de les mesurer, donc de les valoriser et les intégrer dans une stratégie globale, les entreprises seraient incitées à mieux les respecter. Cette méthode, permettra alors de remettre en cause des modes de gouvernance désormais dépassés.

La crise du Covid-19 est un révélateur. Il est temps désormais de reconstruire ensemble un système vertueux et pérenne pour notre avenir commun ; entreprises, société civile et pouvoirs publics. Agissons ensemble en étant fiers de nos forces et nos atouts, travaillons en coalition à l’avènement de ce nouveau système !

Bernard Gainnier est président de PwC France et Maghreb.

La 5G en cause ?

La 5G en cause ?

 

Paul Camicas, practice manager d’e-commerce chez SQLI, et Stephen Demange, directeur conseil UX & e-commerce chez SQLI prennent le contre-pied de ceux qui contestent le bien-fondé de 5G dans son rapport à l’environnement.

 

« Elles auront bien lieu ! Après avoir été repoussées pour cause de Covid-19, les enchères pour la 5G se tiendront en septembre. Cette technologie va ouvrir un nouveau monde des possibles grâce à une réduction jamais vue de la latence et une hausse drastique de la bande passante.

Alors que des inquiétudes concernant les effets de la 5G sur l’environnement émergent, notamment portés par certains maires fraîchement élus, il est nécessaire et sain d’avoir un débat public sur la question. Toutefois ce débat ne saurait être manichéen, il ne doit pas enfermer les parties prenantes dans un rôle de promoteur ou de détracteur. Au contraire, il doit permettre à la société civile de statuer sur la 5G qu’elle souhaite : le virage de la 5G se conjugue avec une prise de conscience que le numérique est une industrie ayant un impact croissant sur l’environnement.

La multiplication des antennes relais ou encore l’obsolescence programmée des terminaux que la 5G induit poussent ses détracteurs à tirer la sonnette d’alarme. Mais l’argument massue est celui de l’« effet rebond » : la 5G, parce qu’elle offre une meilleure connectivité, va accroître notre consommation de données. C’est ce rebond qui aurait l’effet le plus délétère sur l’environnement. L’équipementier Ericsson estime que l’utilisateur moyen des réseaux 5G consommera 200 Go de données par mois en 2025, bien loin des 6,7 Go consommés actuellement par les utilisateurs français de 4G.

Le débat qui s’ouvre ne doit pas nous amener à repousser purement et simplement la 5G, mais plutôt à interroger notre rapport au numérique et à trouver les moyens d’optimiser la consommation de données, pour viser collectivement la sobriété numérique. Notamment parce que l’Arcep, l’Autorité de régulation des communications électroniques, observe déjà une augmentation de la quantité de données utilisées par les citoyens français année après année.

Cette logique de sobriété, dont la définition consensuelle est la « recherche de modération dans la production et la consommation », est encore mal comprise lorsqu’il s’agit de numérique. Prenons l’exemple de la voiture : bien que nous ayons des autoroutes et que les moteurs le permettent, il n’est pas souhaitable que les véhicules roulent à 200 km/h. De la même manière qu’il a régulé la vitesse dans un but de sécurité routière, le législateur devra, avec l’avènement de la 5G, se poser la question de la régulation des usages trop gourmands en données dans un but écologique.

Malheureusement, c’est cette question des usages qui est encore la plus prospective et le principal moteur des inquiétudes. Ce sont pourtant ces nouveaux usages qui devront porter les solutions permettant de ramener notre consommation numérique à l’équilibre. Face à l’urgence climatique, il est absolument nécessaire de garder la sobriété énergétique comme ligne d’horizon pour le déploiement de la 5G.

 

Cette ligne d’horizon doit se décider dès maintenant. Le lent calendrier de déploiement de la 5G offrira ensuite la possibilité aux parties prenantes d’imaginer les innovations qui soutiennent ce projet de société. Sébastien Soriano, président de l’Arcep, abonde dans ce sens et explique que nous sommes « tout à fait dans le bon tempo pour créer les conditions d’une 5G verte, de réseaux verts, d’un numérique vert ».

 

Charge à nous, citoyens, associations, entreprises, d’exprimer nos attentes, mais aussi de formuler des propositions et d’innover pour faire émerger un usage résilient de la 5G. Cet objectif doit être celui de tous, mais particulièrement celui des entreprises. Elles ont une responsabilité singulière dans ce débat, parce qu’elles seront les premières utilisatrices de cette technologie. Elles doivent tendre vers la sobriété énergétique et intégrer, à chaque projet, cette composante environnementale : cette profonde transformation stimulera, en retour, leur capacité à innover.

Lire aussi : La crise sanitaire envoie de mauvaises ondes sur la 5G

La 5G promet des transformations systémiques, et c’est précisément pour cela qu’elle a le potentiel de répondre aux attentes environnementales. La transition vers la 5G nous invite à penser les effets environnementaux du numérique mais elle doit aussi nous pousser à imaginer ce que le numérique, demain, pourrait faire pour l’environnement. Que dire, par exemple, de la facture environnementale du télétravail et de la multiplication des visioconférences ? Notre consommation de données a augmenté drastiquement, mais cette dernière a été maintes fois compensée par la baisse de nos déplacements.

 

Dans le domaine du numérique, des voix s’élèvent pour promouvoir l’écoconception et ce qu’il est désormais convenu d’appeler le green IT. Il s’agit de penser, dès sa création, un système informatique qui soit durable et moins consommateur de données. En allant plus loin, on peut aussi imaginer « débrancher » des systèmes énergivores (data centers à faible efficience énergétique, langages informatiques peu optimisés, etc.) pour les remplacer par des systèmes plus respectueux de l’environnement. Cette logique pousse d’ailleurs les décideurs publics français à envisager la fin de la 3G et de la 2G.

La 5G ne doit pas se faire au détriment de la préservation de l’environnement, un impératif absolu aujourd’hui. Néanmoins, elle n’est pas incompatible avec cette exigence et peut même être porteuse de solutions. Ce qui est crucial, c’est d’embarquer cette contrainte écologique dès son déploiement et d’innover afin de lui imaginer des usages qui seront « 

 

Accident de la route : le téléphone portable en cause

Accident de la route : le téléphone portable en cause

 

Une nouvelle fois le portable est mis en cause dans un accident de circulation, cette fois dans le dramatique collision qui a provoqué récemment la mort de quatre enfants à Laon. Contrairement aux idées reçues l’utilisation du téléphone portable pendant la conduite d’un véhicule n’a guère diminué d’autant que les flux d’information augmentent de manière exponentielle. Devant des comportements irresponsables, la seule solution serait de bloquer le fonctionnement des portables quand le véhicule roule car certains ne peuvent s’empêcher d’écouter, de répondre voire même de lire ou même écrire des messages. Des dispositifs techniques pourraient sans doute être mis au point pour neutraliser l’utilisation des portables quand les véhicules sont en mouvement.

 

Le conducteur du camion, en garde à vue après l’accident sur la RN2 à Laon dans l’Aisne qui a causé la mort de quatre enfants mardi, a expliqué aux enquêteurs avoir perdu le contrôle de son véhicule en ramassant le câble d’alimentation de son téléphone portable, a appris franceinfo ce mercredi de source policière.

 

Ce câble, qu’il avait entre les jambes, le gênait. Il s’est baissé pour le ramasser. En relevant la tête, il a vu qu’il risquait de heurter un fourgon devant lui qui était en train de freiner. Il tente alors de l’éviter. Le camion fait une embardée et va percuter une voiture en sens inverse.

L’institution monarchique en cause en Espagne. ……. Et ailleurs

L’institution monarchique en cause en Espagne. ……. Et ailleurs  

 

Pour les leaders républicains espagnols, l’exil de l’ancien roi Juan Carlos, annoncé ce lundi 3 août, fragilise certes la monarchie, mais pas tant que le décalage grandissant entre l’institution et le quotidien de la population.

Lucia Nistal, étudiante en thèse de théorie de la littérature à l’Université Autonome de Madrid dirige le mouvement pour le Droit à décider Monarchie ou République, qui a organisé l’an dernier un referendum symbolique dans des dizaines de facultés d’Espagne. Pour cette républicaine, l’exil de l’ancien roi Juan Carlos, annoncé ce lundi 3 août, fragilise certes la monarchie, mais pas tant que le décalage grandissant entre l’institution et le quotidien des Espagnols. ( Interview dans Marianne)

Marianne : En tant que républicaine convaincue, comme avez-vous vécu l’annonce du départ de Juan Carlos d’Espagne ?

Cela a été une bonne nouvelle car tout scandale qui touche la monarchie risque de l’affaiblir sur le long terme. Mais nous ne sommes pas dupes et nous voyons bien que les institutions font tout pour transmettre le flambeau à Philippe VI. Il y a une grande opération cosmétique pour laver l’image de la Couronne. Cela consiste à séparer la Maison Royale de la figure de Juan Carlos, alors que cela a été la même entité durant plus de 40 ans. Les scandales financiers, le blanchiment d’argent, l’évasion fiscale des 100 millions d’euros placés sur un compte secret en Suisse ne sont pas l’oeuvre que d’une seule personne, c’est toute l’institution qui est derrière cette échafaudage financier et évidemment Philipe VI n’est pas resté en marge.

Lucia Nistal : Durant des années les Espagnols se sont déclarés Juancarliste et non pas monarchiste, pensez-vous qu’avec le départ du Roi émérite, cela va changer l’opinion des Espagnols envers la monarchie ?

Malheureusement non. Les anciens Juancarlistes, déçus par les frasques de leur Roi, sont devenus felipistes. L’actuel souverain incarne la perfection, il ne fait pas de vague, il est discret et centré sur sa petite famille. Tout l’inverse de son père. Mais il est vrai que toutes ces dernières révélations ont sali l‘image de la royauté et nous donne des arguments pour la remettre en cause. Notre lutte va au delà de l’image du roi, c’est l’institution et tout ce qu’elle représente que nous ne voulons plus.

Le discours républicain aujourd’hui en Espagne est-il encore lié à une nostalgie de la IIème république espagnole (1931-1936) ?

Ce n’est pas par nostalgie que nous voulons renverser le régime monarchiste. La grande majorité des défenseurs de la III République sont des jeunes qui ont moins de 40 ans et qui n’ont pas connu la Transition démocratique. Nous aspirons à pouvoir décider d’un modèle constitutionnel. Celui qui est en vigueur n’a pas bougé depuis 1977.

Le Roi Juan Carlos a été imposé par Franco et a permis certes une transition, mais qui conservait tous les pouvoirs en place de l’époque. Nous ne voulons plus de ce legs. Nous demandons juste la possibilité de donner notre opinion à travers un référendum.

Pensez-vous que le fait que la coalition gouvernementale de gauche, qui inclut des partis comme Unidas Podemos ou les communistes de Izquierda Unida avec un discours pro républicain, soit une opportunité de changement ?

Je ne crois pas que cela change grand chose honnêtement. Certes le leader de Podemos, Pablo Iglesias s’est fendu d’un tweet dans lequel il critique la fuite de Juan Carlos face à ses responsabilités judiciaires, mais dans le fond, aussi bien Podemos que Izquierda Unida ont juré sur la Constitution lors de la prise de fonction. Ils n’osent plus évoquer le mot référendum et leurs critiques ne servent qu’à alimenter des débats mais sans plus.

Quelle est donc vote stratégie pour faire triompher la République ?

D’abord la patience, car je crois qu’avec le temps, l’institution monarchique va évoluer, voir disparaître par elle-même. Je ne peux imaginer dans trente ans, assister au règne de la princesse Leonor (la fille de Philipe VI et Letizia). Même les plus monarchiste, pense que cela ne devrait pas se réaliser.

Puis, il faut une prise de conscience depuis la rue, depuis les universités pour que ces privilèges d’un autre âge, qui alimentent les cas de corruption, disparaissent. L’écart est trop grand avec la société espagnole, qui vit avec un smic en dessous de 1.000 euros pas mois, des jeunes qui n’ont pas accès à un travail, ni à un logement digne. Il est temps de dire basta !

Accident de Laon : le téléphone portable en cause

Accident de Laon : le téléphone portable en cause

 

Une nouvelle fois le portable est mis en cause dans un accident de circulation, cette fois dans le dramatique collision qui a provoqué la mort de quatre enfants à Laon. Contrairement aux idées reçues l’utilisation du téléphone portable pendant la conduite d’un véhicule n’a guère diminué d’autant que les flux d’information augmentent de manière exponentielle. Devant des comportements irresponsables, la seule solution serait de bloquer le fonctionnement des portables quand le véhicule roule car certains ne peuvent s’empêcher d’écouter, de répondre voire même de lire ou même écrire des messages. Des dispositifs techniques pourraient sans doute être mis au point pour neutraliser l’utilisation des portables quand les véhicules sont en mouvement.

 

Le conducteur du camion, en garde à vue après l’accident sur la RN2 à Laon dans l’Aisne qui a causé la mort de quatre enfants mardi, a expliqué aux enquêteurs avoir perdu le contrôle de son véhicule en ramassant le câble d’alimentation de son téléphone portable, a appris franceinfo ce mercredi de source policière.

 

Ce câble, qu’il avait entre les jambes, le gênait. Il s’est baissé pour le ramasser. En relevant la tête, il a vu qu’il risquait de heurter un fourgon devant lui qui était en train de freiner. Il tente alors de l’éviter. Le camion fait une embardée et va percuter une voiture en sens inverse.

L’agrandissement de Roissy remis en cause

L’agrandissement de Roissy remis en cause

Conséquence de la crise sanitaire qui a non seulement entraîné l’effondrement conjoncturel du transport aérien mais aussi une remise en cause plus structurelle de son rythme de développement, les projets d’extension des aéroports sont aussi discutés. Ainsi le projet de construction d’un quatrième terminal à l’aéroport Charles-de-Gaulle, qui « prévoyait l’accueil à l’horizon 2030 de 40 millions de passagers en plus, ne se justifie plus tel qu’il était prévu », a déclaré le sou ministre des transports..

Les travaux du T4 doivent débuter au premier semestre 2021, une date qui pourrait être remise en cause. ADP a prévenu qu’un retour du trafic aérien au niveau d’avant la crise pourrait prendre jusqu’à sept ans.

Le projet de T4, dont le coût est estimé entre sept et neuf milliards d’euros, est par ailleurs contesté par des élus locaux et des association écologistes qui s’inquiètent de son impact.

Le sou ministre des transports justifie la remise en cause de l’agrandissement par la perspective assez lointaine voir hypothétique de l’avion à hydrogène. Jean-Baptiste Djebarri a assuré sur Europe 1 mardi matin que l’État accompagnerait ADP pour d’autres projets, mais moins coûteux : « Nous sommes en train d’investir massivement pour l’avion à hydrogène, nous devrons nous doter de capacités aéroportuaires pour l’accueillir. Par contre, il y aura besoin d’aménagements, d’accueillir de nouveaux types de trafic et de continuer à pouvoir construire sobrement en fonction des besoins. Et ça, nous allons nous mettre en capacité avec ADP de le réaliser ».

Les projets de dimensionnement des aéroports sont sans doute davantage lié à l’évolution structurelle de la mobilité par voie aérienne bien davantage que par les modes de propulsion. Pour preuve le train à hydrogène, important sur le plan environnemental, n’aura que peu d’influence sur le développement du train. Le problème pour l’aéroport de Paris et surtout l’écroulement de son chiffre d’affaires et de ses profits.

Royaume-Uni:L’ultra-libéralisme économique et culturel en cause !

Royaume-Uni:L’ultra-libéralisme économique et culturel en cause !

Nick Timothy l’ancien conseiller politique de Theresa May, qui n’est pas spécialement socialiste, estime que le pays est ravagé par l’ultralibéralisme (interview dans l’Opinion)

Le Royaume-Uni sort doucement du confinement. En quoi le Covid-19 va-t-il modifier la donne politique dans le pays ?

La crise du coronavirus obligera les deux grandes formations politiques du pays, le parti travailliste et le parti conservateur, à écouter la voix de leurs électeurs. Cela n’a pas été le cas jusqu’alors : les politiciens leur ont proposé un choix entre le libéralisme et le libéralisme. Cette évolution a été favorisée par un parti conservateur qui n’a pas vraiment agi d’un point de vue culturel de manière très conservative. Il s’est rapproché du « centre ». Ce centre politique veut nous exposer un peu plus à la mondialisation et aux forces du marché international, réduire les dépenses publiques, accepter une immigration élevée et des droits des citoyens transnationaux, etc. Il existe pourtant depuis longtemps un vrai scepticisme vis-à-vis de ces politiques économiques et culturelles libérales. Aujourd’hui, il faut sortir du libéralisme économique et culturel.

Qu’entendez-vous par là ?

Depuis les années 2000, des partis et les partisans du Brexit ont fait campagne pour une immigration réduite ou contrôlée. Ils répondaient là aux craintes des Britanniques sur les effets de l’immigration. Même le travailliste Tony Blair l’a fait. Malgré leurs bons scores ou leurs victoires, cet argument électoral ne s’est jamais concrétisé. C’était une erreur. Il faut écouter ce que le peuple dit et y répondre. Contrairement à ce que certains disent, agir de la sorte sur la question migratoire ne signifie pas succomber à la volonté des extrémistes. C’est au contraire le meilleur moyen de les battre. D’ailleurs, les sondages montrent une évolution étonnante : jamais depuis des années les Britanniques ne se sont montrés aussi sereins vis-à-vis de l’immigration. Pourquoi ? Parce qu’ils sont rassurés, parce qu’ils savent que depuis le Brexit, le gouvernement agira réellement en la matière. Et ce pour la première fois. Dès lors, leurs craintes disparaissent, au moins partiellement. Et le sujet disparaît de l’agenda politique.

Plus une société devient diverse, que ce soit en termes de minorités ethniques, de valeurs ou de choix de vie, moins les gens font preuve de solidarité. Pourquoi ? Les gens ont besoin de se sentir membre d’une communauté

Quelle conséquence y percevez-vous ?

La recherche montre que plus une société devient diverse, que ce soit en termes de minorités ethniques, de valeurs ou de choix de vie, moins les gens font preuve de solidarité. Pourquoi ? Les gens ont besoin de se sentir membre d’une communauté, qui peut prendre la forme de la famille, de la communauté locale ou des réseaux virtuels. Ces unités créent une identité partagée, une familiarité si vous préférez, avec des gens que nous ne connaissons pas forcément. Cette proximité nous pousse à être plus solidaires, à faire des sacrifices, des compromis, à accepter plus de dépenses publiques, une taxation progressive, un Etat providence. A l’inverse, leur disparition entraîne l’isolation et l’individualisme. Or, ces communautés disparaissent petit à petit. C’est donc ce deuxième chemin qu’emprunte notre pays, et bien d’autres avec lui.

Pour y répondre, vous conseillez notamment, je cite, de « réfléchir à la signification de l’identité culturelle et raciale et à ses liens avec la citoyenneté »…

La citoyenneté, qui est une de ces communautés, doit signifier quelque chose pour pouvoir favoriser la solidarité. Pour cela, j’estime qu’il faut créer une distinction entre ceux qui sont citoyens d’un pays et ceux qui ne le sont pas. Ma vision n’est pas unique : les gens ont en partie voté en faveur du Brexit car ils veulent que la citoyenneté britannique signifie quelque chose. C’est l’inverse de la vision libérale de la citoyenneté, considérée comme un contrat avec peu d’obligations pour les signataires et qui transforme le pays en une simple plateforme.

Les manifestations autour de la question des Black Lives Matter prouvent que cette tâche est difficile !

Evidemment, ce n’est pas aisé car il faut être conscient de la diversité de notre pays, un pays où l’injustice raciale persiste. Par exemple, je refuse de dire que l’Islam n’est pas compatible avec notre pays. A l’inverse, plutôt que d’accentuer la guerre des cultures en mettant l’accent sur les différences et en promouvant toutes sortes d’identités culturelles différentes, un phénomène qui coïncide souvent avec un manque d’intérêt pour la classe ouvrière blanche, il faut promouvoir une identité collective. Il faut trouver le moyen de célébrer l’histoire nationale, sans l’oblitérer, d’une manière bienveillante et inclusive pour les nouveaux arrivants. Il faut leur permettre d’intégrer la culture britannique et de contribuer au pays. Cela n’est pas insurmontable. Les migrants choisissent de venir au Royaume-Uni, un pays qu’ils aiment et admirent d’une certaine manière. Ils viennent ici pour travailler dur et donner à leurs enfants un bon départ dans la vie, ce qui nécessite de devenir familier de la culture britannique. Leur porte est donc ouverte à cette discussion.

Le parti conservateur peut-il favoriser cette évolution ?

Oui, grâce au Brexit. Après le référendum, le parti conservateur a été obligé de devenir le parti du Brexit. Un certain nombre d’électeurs conservateurs partisans du maintien dans l’UE, souvent métropolitains, se sont alors trouvés dans l’incapacité de voter à nouveau pour lui. Il a donc été obligé de chercher une nouvelle coalition électorale. Il y est parvenu lors des élections de 2017 et 2019, au cours desquelles il a gagné trois millions d’électeurs. Ceux-ci sont plus provinciaux, habitent des petites villes et sont plus massivement issus de la classe ouvrière. Ils ont besoin de l’Etat, que ce soit pour voir la qualité de leur centre-ville s’améliorer, avoir plus d’options de travail, une meilleure éducation pour leurs enfants, etc. Ces besoins ont une conséquence politique importante : malgré la crise actuelle, il me paraît inconcevable que le gouvernement dirige le pays vers une nouvelle période d’austérité. Les Tories ne peuvent plus couper des budgets et réduire l’influence de l’Etat pour des raisons purement idéologiques.

L’actuel premier ministre Boris Johnson peut-il être l’homme de ce changement ?

Il y a visiblement de sa part la volonté d’investir dans les infrastructures pour essayer de voir ces villes en difficulté retomber sur leurs pieds. Sa perspective est fortement influencée par ses sept années comme maire de Londres. En même temps, Boris Johnson a aussi parlé, en tant que Brexiter, des vertus du marché libre. Quelle que soit la direction qu’il prendra in fine, il est évident qu’il est plus dans cette ligne que les précédents dirigeants conservateurs.

Propos recueillis par Tristan de Bourbon.

Nick Timothy, Remaking One Nation, Conservatisme in an Age of Crisis, Polity Press.

 

 

Avec la crise sanitaire, la mobilité remise en cause ( Mathieu Flonneau)

Avec la crise sanitaire, la mobilité remise en cause ( Mathieu Flonneau)

La course effrénée pour aller toujours plus vite et plus loin semble remise en cause à l’occasion de la crise sanitaire. Mathieu Flonneau, maître de conférences d’histoire contemporaine à l’université Panthéon-Sorbonne*, estime que la crise du Coronavirus révèle les graves distorsions de notre rapport à la mobilité. (Interview dans laTtribune )

 

Dans le moment inédit que nous rencontrons aujourd’hui où une pandémie nous contraint au confinement, l’Histoire peut-elle nous éclairer sur notre rapport à cette mobilité aujourd’hui complètement empêchée ?

MATHIEU FLONNEAU: Convoquer l’Histoire n’est malheureusement pas le plus pertinent pour tenter d’éclairer ce que nous vivons aujourd’hui tant cet épisode est inédit. C’est la première fois dans l’Histoire, hors période de guerre bien sûr, que la mobilité est empêchée à ce point, et c’est d’autant plus remarquable au vu des potentialités existantes en matière de mobilité. Nous n’avons pas d’exemples à la configuration comparable. En revanche, la littérature dystopique, elle, nous donne matière à réfléchir notamment sur les horizons d’attentes qui ont façonné les besoins de notre société contemporaine. Déjà, en 1968, un an avant la révélation symbolique par l’arrivée de l’homme sur la Lune, dans 2001, l’odyssée de l’espace, Stanley Kubrick illustrait cette société qui espérait trouver son salut à travers l’accélération : plus loin plus vite, vers une immobilité sublime… Cette accélération folle a fini par se confronter à la réalité du monde réel, celle d’une dimension limitée par des contraintes d’espace et de temporalité. La crise du coronavirus nous met face à cette distorsion de notre rapport à la mobilité, et y mettra probablement fin d’ailleurs pour ce qui n’est pas essentiel…

« Y mettre fin », c’est à dire ?

Ce que j’observe c’est que dans un contexte où la société contemporaine a décuplé ses « besoins » de mobilité, nous commencions à percevoir ces décalages sans jamais en payer le prix réel. Le prix de ses excès notamment. Je prendrai l’exemple absurde récent de ces avions qui ont volé à vide pour préserver les créneaux dans les aéroports. Je prends également l’exemple de l’industrie automobile qui a fondé son modèle sur une configuration complexe et éclatée à travers le monde. Demain est-ce que cela aura encore un sens de fabriquer en Chine, une voiture qui sera vendue en Europe ? Nous allons probablement faire l’examen de toutes ces incohérences, et il y aura probablement de la destruction, de la sélection, des éliminations. Par exemple, le modèle du transport aérien low-cost qui est littéralement hors-sol a probablement touché ses limites.

Le rapport à la mobilité, c’est aussi un comportement individuel. Le président de la République a pointé ceux qui se baladaient dans les parcs dimanche alors que la règle était de limiter ses déplacements…

Le détour par la science fiction est là aussi éloquent… Le film Into the wild (2008) faisait la promotion d’un survivalisme universel mais également individuel. Mais notre société s’inscrit aujourd’hui dans une démarche collective. Le discours du président de la République est un véritable tournant, peut-être temporaire, dans le retour de l’Etat stratège et planificateur comme à l’époque soviétique. Je convoque ici le film Snowpiercer, ce train qui traverse la planète à l’époque glaciaire, mais au prix d’une guerre sociale très dure.

 

Finalement, la pénurie alimentaire peut se réguler par le prix, la mobilité, elle, ne peut pas être régulée autrement que par la contrainte et la coercition ?

Nous le verrons bien mais ce n’est sans doute pas possible au-delà de quinze jours, un mois ou plus… Les seuls moments de l’histoire où la mobilité a été empêchée, c’était par la guerre. Bien entendu, la crise du coronavirus va conduire notre société à interroger la coordination des comportements individuels. Limités à nos chambres, elle va nous obliger à une forme d’introspection quasi-pascalienne dans notre rapport à la mobilité.

C’est donc notre rapport à la mobilité qui pourrait être impacté par la crise du coronavirus ?

Observons comment une société libérale comme le Royaume-Uni a réagi au risque de pandémie. Elle a voulu mettre en place l’immunité collective, une approche très darwiniste du sacrifice acceptable. Cette approche n’est pas possible dans la société française qui est tout à fait prête, au contraire, à remettre en cause des principes libéraux pour instaurer des règles plus coercitives et de régulation. Faudra-t-il par exemple justifier le choix de moyens de mobilité carboné et individuel alors que l’histoire de la vie privée nous apprend que la mobilité a permis cet accroissement de cette vie individuelle. Mais il faut éviter de tomber dans les excès de la collapsologie qui nous annonçait les pires remèdes pour en finir avec les effets de ces distorsions. La crise du Coronavirus est avant tout un choc de responsabilité dans notre rapport consumériste à la mobilité. Elle va nous aider à être plus responsable.

_________

(*) Mathieu Flonneau est maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Paris-I Panthéon-Sorbonne et président de l’association T²M (Mobilities and Materialities Annual Conference 2019). Co-auteur de Choc de Mobilités (Editions Descartes et Cie, 2016, 179 pages, 15 euros, Mathieu Flonneau et Stéphane Levesque)

 

Réouverture des frontières de l’union économique : décision reportée.. à cause des Etats-Unis ?

Réouverture des frontières de l’union économique : décision reportée.. à cause des Etats-Unis ?  

Les évolutions de la crise sanitaire globalement en progression au plan mondial n’ont pas permis aux Etats européens de se mettre d’accord sur une ouverture totale européenne. De toute manière, les Etats-Unis, le Brésil et la Russie ne devraient pas figurer sur cette liste en raison de la persistance, voire de l’expansion, de l’épidémie liée au nouveau coronavirus sur leur territoire.

 

Les ambassadeurs des Vingt-Sept se sont réunis pour tenter d’établir les critères permettant de garantir à partir de mercredi un accès libre et sans quarantaine à l’UE.

Une liste de 10 à 20 pays leur a été soumise mais beaucoup d’ambassadeurs ont dit avoir besoin de consulter leur gouvernement au préalable, ont rapporté des diplomates.

Cette liste ne comprenait pas les Etats-Unis, le Brésil et la Russie, selon un diplomate.

En Chine, deuxième vague du coronavirus : Xi Jinping mis en cause ?

En Chine, deuxième vague du coronavirus : Xi Jinping mis en cause ?

Il n’y a pas encore mis en cause directe du président X à propos de l’émergence de cette deuxième vague de Coronavirus à Pékin. Il faut dire que les processus démocratiques en Chine diffèrent un peu des pays développés;  du jour au lendemain en Chine, , un responsable peut se retrouver privé de ses titres et même jeté en prison au nom du parti évidemment et de l’intérêt général. La question est cependant posée sans doute discrètement chez certains dignitaires du parti qui constate que la Chine ne parvient pas à sortir de ses difficultés économiques même si la situation s’améliore tout doucement. Le point noir est surtout celui du chômage heureusement dissimulé avec le renvoi des populations dans leur zone rurale d’origine il y a aussi ses difficultés récurrentes concernant l’évolution de la diplomatie avec Trump bien décidé à ne rien lâcher tant que sa campagne électorale tant que sa camapgne ne sera pas terminée. À la demande sans doute des industriels eux-mêmes, la Chine et les États-Unis ont quand m^me fini par  s’entendre sur l’ouverture de la technologie 5G chinoise; le  le processus de production est tellement complexe que pour le futur mieux vaut collaborer que de se voir imposer un jour une norme internationale qui d’ailleurs pourrait être dominée par les Chinois compte tenu de leur avance. « de Xi Jinping n’est pas dans une situation confortable, décrypte une source diplomatique, il fait face à une situation internationale très difficile avec les États-Unis mais aussi avec l’Australie, l’Europe, la Grande-Bretagne avec Hongkong et maintenant l’Inde. Le pays traverse une crise économique inédite avec des centaines de millions de chômeurs. L’image de Pékin confinée et les risques que fait peser une deuxième vague sont trop importants pour que le président n’agisse pas avec force. » Mais selon Yu Song, le chef économiste du desk Chine chez Goldman Sachs, « ces actions vont affaiblir encore l’économie, mais surtout la confiance de la population ».

12345...8



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol