Archive pour le Tag 'cause'

Plongeon des marchés : à cause du virus omicron ou de la consolidation imposée par la spéculation ?

 Plongeon des marchés : à cause du virus omicron ou de la consolidation imposée par la spéculation ?

 

Les marchés actions européens ont largement plongé dans le rouge ce vendredi, avec notamment un indice parisien CAC 40 qui termine en recul de près de 5 %. Wall Street a également suivi le mouvement avec un indice Dow Jones en retrait de 2,5% en fin d’après-midi et de près de 4% pour le Nasdaq, qui regroupe les valeurs des entreprises technologiques.

 

Nombre d’experts attribuent cette baisse au risque potentiel du nouveau virus omicron découvert en Afrique du Sud et qui serait beaucoup plus virulent que le virus Delta.

La situation sanitaire potentielle constitue un élément qui doit être pris en compte compte tenu de sa possible influence sur le tassement de la croissance.

 

Ceci étant, beaucoup s’attendaient à une consolidation avant la fin de l’année du fait de l’emballement des marchés soutenus par la spéculation tout autant que par la politique accommodante des banques centrales.En France, les indices boursiers ont progressé de l’ordre de 20 % environ jusqu’à maintenant. Une hausse évidemment complètement déconnectée des évolutions économiques et des résultats financiers. En effet la croissance globale va se situer entre 6 et 7 % pour le PIB mais ne constitue en réalité qu’un rattrapage sur 2020 qui a perdue une 8 % de croissance.

La correction va nécessairement intervenir et ceux prolongeaient afin d’aligner les indices sur des réalités économiques et financières plus réalistes. Par ailleurs les banques centrales seront bien contraintes un jour ou un autre non seulement de réduire le volume de rachat d’actifs mais aussi d’intégrer l’inflation dans la gestion des taux d’intérêt.

UE: la hiérarchie des souverainetés en cause

UE: la hiérarchie des souverainetés en cause

Pour Frédéric Farah, professeur de sciences économiques et sociales, chercheur affilié au laboratoire PHARE de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, les tensions entre la Pologne et la Commission de Bruxelles souligne les tensions actuelles à propos de la hiérarchie de la souveraineté

tribune

 

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La décision du Tribunal constitutionnel polonais selon laquelle la Constitution nationale doit primer sur le droit européen est apparue comme un coup de semonce porté à l’édifice juridique européen et a déclenché une série de débats. La hiérarchie des normes semblait acquise à partir du moment où un État adhérait à ce nœud de traités qu’est l’Union européenne (UE) : le droit national en conflit avec le droit européen devait céder. La Cour de justice de l’Union (CJUE) était la gardienne scrupuleuse de la solidité des liens juridiques unissant les différentes composantes de cet ensemble. Mais en revenant sur ce postulat, le Tribunal polonais a pris une décision très politique.

Celle-ci est apparue d’autant plus choquante aux yeux des observateurs que le gouvernement de Varsovie est considéré par plus d’un comme autoritaire et malmenant l’État de droit.

Le débat possible sur les rapports entre le droit national et le droit européen a donc été rendu inaudible, car il a été placé à des niveaux qui faisaient de la discussion quelque chose d’impossible à tolérer. Pour certains, l’affaire était trop grave : l’État de droit, et même l’avenir de l’Union étaient en jeu. La décision polonaise devait donc absolument être révisée.

La question devenait dès lors « comment faire plier ce gouvernement? » Or, comme la capacité de l’Union à faire appliquer certaines de ses décisions est aussi puissante que celle de la Société des Nations en son temps, c’est-à-dire nulle, il n’y avait que l’arme économique et celle des fonds promis au titre du plan de relance  »EU Next generation » qui pouvaient peut-être faire plier Varsovie.

Que l’Union doive recourir à pareille menace en dit long sur l’état de dégradation des rapports politiques en son sein.

Pour d’autres, acquis à un certain souverainisme et prêts à oublier les atteintes à l’État de droit orchestrées par le gouvernement polonais, la Pologne était libre de ses choix, et c’est le droit européen qui devait céder. Peu importe la nature des décisions prises, la démocratie impliquait un renversement dans la hiérarchie des normes.

Le débat impossible prend ainsi une nouvelle fois place, avec l’opposition supposée entre, d’un côté, le camp du droit et du bien et de l’autre, le camp du souverainisme arc-bouté, nationaliste et, dans le fond, condamnable. La pensée binaire avait encore une fois frappé.

L’UE est pétrie de paradoxes : projet politique, elle s’est construite sur la méfiance envers le politique et a voulu le museler par le droit et l’économique.

Désormais, le politique revient à la charge sous différentes formes, illustrant à sa manière la théorie du frigo de Jacques Rupnik. Ce dernier, en analysant l’éclatement du fédéralisme yougoslave, l’expliquait par des conflits conservés au réfrigérateur pendant l’ère de Tito, mais au prix d’un pourrissement inquiétant. L’Union européenne, sans basculer dans la guerre civile, expérimente elle aussi les retours d’un politique trop longtemps endigué.

Le politique saisi par le droit

Le projet européen se voulait un projet politique dont l’arc allait du rétablissement de la paix sur le continent à la lutte contre le communisme.

Il est l’enfant de l’Europe vaticane des années 1950, un projet chrétien-démocrate qui s’est pensé aussi bien contre le keynésianisme que contre le socialisme et, surtout, le communisme.

Le projet était très largement fondé sur l’idée que des solidarités successives de nature économique débordant sur d’autres domaines donneraient naissance à quelque chose d’hybride qui ne serait ni État-nation, ni Empire, mais une sorte de fédération des nations.

En réalité, le projet s’est construit sur la méfiance à l’égard du politique, visant à l’enserrer, le limiter et le placer sous la férule du marché et du droit (lois budgétaires encadrées, gestion de la monnaie confiée à une banque centrale indépendante, ordre juridique émanant de la concurrence libre et non faussée…). Le politique étant assimilé à la guerre, au nationalisme ou encore aux préjugés, il ne pouvait qu’inspirer la défiance.

Mais il ne s’est pas seulement agi de l’encadrer. Il s’est aussi agi de se substituer à lui, et d’imaginer ses intentions. C’est ici que la CJUE entre en scène, comme je l’indique dans mon livre : sa méthode d’interprétation du droit poursuit des objectifs de nature politique. Elle considère que le droit ne doit pas être strictement appliqué, mais appréhendé de façon extensive, dans le cadre des objectifs implicites contenus dans les traités : en cas de litige, l’interprétation du droit doit toujours privilégier un supposé « esprit des traités », impliquant le renforcement de l’intégration supranationale.

Les prérogatives accordées au juge lui donnent donc un pouvoir presque constituant, puisqu’il lui appartient de combler les lacunes supposées du droit communautaire.

On voit donc bien là comment le juridique est censé guider et soumettre le politique.

L’UE ou l’art du paradoxe : défense de l’État de droit et méfiance à l’égard de la démocratie

La méfiance à l’égard du politique s’est parfois transformée en dérive antidémocratique. Cela, moins pour les raisons habituellement évoquées (Parlement européen faiblement doté de pouvoirs, technocratie omnipotente) que du fait d’une sorte de suspicion de la part des autorités européennes vis-à-vis de ce qui pouvait sortir des urnes nationales.

L’élection d’Alexis Tsípras en Grèce avait ainsi été accueillie par la surprenante sortie de Jean-Claude Juncker, l’ancien président de la Commission européenne, qui avait affirmé qu’ »il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ».

L’UE, qui se veut le parangon de l’État de droit, exige son respect de la part des nations européennes pour obtenir une adhésion ou, pour ses membres, des fonds dans le cadre de son plan de relance. Mais, dans le même temps, elle n’hésite pas à vider la démocratie de l’intérieur ou en rend l’exercice compliqué.

Il faut se souvenir combien, dans les pays du Sud durant les années 2011 et suivantes, il a été difficile de former des majorités, car les choix des citoyens risquaient d’être incompatibles avec les règles européennes. Que l’on se remémore, à cet égard, la difficile accession du bloc des gauches au Portugal, le fonctionnement récent de la démocratie espagnole ou les nouveaux rôles des présidents italiens, comme Giorgio Napolitano ou Sergio Matarella, grands ordonnateurs de gouvernements européistes.

Le paradoxe économique : quand l’économique capture le politique

L’autre paradoxe vient de l’économie. Cette dernière devait donner naissance à du politique, mais le marché a finalement capturé le politique.

Les politiques économiques non coopératives l’ont emporté, et la recherche de la compétitivité a fait oublier que l’Union européenne était, au départ, une communauté de partenaires et pas uniquement de concurrents.

La logique de la libre circulation des capitaux et l’affirmation de la logique concurrentielle ont autonomisé la sphère économique, qui est devenue centrale dans le projet européen. L’objectif désormais était la mise en œuvre de réformes structurelles affectant la protection sociale et le marché du travail. De plus en plus de domaines économiques, comme la politique commerciale, sont ainsi soustraits de la délibération collective.

En somme, les paradoxes traversant l’organisation juridique et économique de l’Union en font non seulement un lieu de développement des travers les plus inquiétants de la seconde mondialisation (la mondialisation financière, débutée à la fin des années 1970) à travers les possibilités de concurrence déloyale (dumping social et fiscal) qu’ils ouvrent, mais nourrissent aussi les contestations.

Cet arrière-plan met à mal certains piliers sur lesquels repose l’adhésion des citoyens à l’UE et participe à l’intensification de la fréquence à laquelle l’Union rencontre des crises depuis 2010 (la crise dite grecque, la crise migratoire, les tensions à l’est, etc.). Ce faisant, la contestation de l’ordre européen, ne pouvant s’opérer sur un terrain politique cadenassé, s’est déportée dans les domaines économique et juridique.

Que l’on songe déjà au Brexit : le Royaume-Uni avait fait du retour à la supériorité au droit britannique sur celui de l’Europe une pierre angulaire de sa sortie. Et dans l’ordre économique, les pays d’Europe centrale et orientale cédaient, ces dernières années, au contre-projet de mondialisation chinois, les nouvelles routes de la soie. Mais le politique prend désormais d’autres visages.

Il y aurait tout un nuancier à explorer pour observer le retour du politique dans la contestation contre l’UE.

Il est revenu de manière inquiétante lors de la crise dite grecque, durant laquelle les préjugés à l’égard des pays du sud ont prospéré un peu partout. Le nationalisme que l’Europe avait combattu depuis sa création revenait sous la forme d’un racisme décomplexé. Souvenons-nous de certains titres de journaux allemands ou encore des sorties de l’ancien président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, parlant de la préférence des habitants du sud pour l’alcool et les femmes.

Mais le politique n’a pas cessé d’exister dans les pays forts et dominants du continent, comme l’Allemagne qui, d’une part, adhérait à l’ordre économique et juridique européen, mais, de l’autre, disposait d’une Cour constitutionnelle ne cédant pas d’un pouce sur la souveraineté allemande, exigeant que l’Allemagne puisse toujours décider par soi-même et pour soi-même.

La Pologne, sans détenir la même puissance – et peu importent ses motifs – voulait à son tour faire valoir la possibilité d’imposer son ordre juridique national et a porté la contestation là où le Royaume-Uni l’avait fait avant elle : sur le terrain du droit. En faisant prévaloir son droit sur celui de l’Europe, elle n’est pas le héraut de la démocratie retrouvée de demain qui reconquiert fièrement sa souveraineté, mais le signe supplémentaire de la décomposition d’un ordre européen fondé sur le droit et le marché.

La déconstruction européenne continuera d’emprunter les chemins du droit, d’autant plus que les sujets clés à venir sont à haute teneur juridique : gestion des flux migratoires, dumping social, fiscal, normes techniques, sanitaires, phytosanitaires. La Pologne poursuit le travail britannique et l’Union européenne n’a rien d’autre à offrir. Elle est en panne d’imaginaire et a montré que face aux enjeux de nos économies, elle apparaît confuse, contradictoire et exacerbe les tensions plus qu’elle ne parvient à les résoudre.

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

La remise en cause du Brexit par Londres

La remise en cause du Brexit par Londres

 

Il fallait s’y attendre, l’affaire de la pêche à l’origine d’un conflit entre le Royaume-Uni et la France ne constitue qu’un apéritif avant un affrontement plus général remettant en cause l’essentiel du texte suite au brexit.

Le Royaume-Uni exige en effet de renégocier le protocole nord-irlandais qui maintient la province dans le marché unique européen, ce que refuse Bruxelles.

Londres exige de renégocier en profondeur le protocole nord-irlandais conclu dans le cadre du Brexit qui maintient la province britannique de fait dans le marché unique européen. Bruxelles refuse, ne proposant que des aménagements, et les discussions menées ces dernières semaines restent dans l’impasse. Faute d’obtenir satisfaction, Londres a menacé de recourir à l’article 16 du protocole lui permettant d’en suspendre unilatéralement certaines dispositions. En représailles, les Européens ont évoqué la possibilité de suspendre l’accord de libre-échange en vigueur depuis le début de l’année, qui a permis d’éviter in extremis un «no deal» potentiellement très douloureux économiquement.

Le protocole effectif depuis le début de l’année maintient la province britannique dans l’union douanière et le marché unique européens, pour empêcher le retour d’une frontière physique sur l’île d’Irlande qui risquerait de fragiliser l’accord de paix de 1998.

 

Londres exige en particulier la suppression du droit de regard de la Cour de justice de l’UE sur son application, pour le remplacer par «un arbitrage international», une modification inacceptable pour les Européens.

 

Bref si les tensions persistent, c’est l’existence même du cœur du brexit. Qui serait en cause car en définitive ce que souhaitent les Britanniques c’est la suppression de toute contrainte pour les échanges avec l’union européenne dont pourtant ils ne font plus partie.

Politique– Démocratie et populisme: ne pas confondre cause et effet

Politique– Démocratie et populisme: ne pas  confondre cause et effet 

Le recul démocratique en Europe centrale et orientale s’explique notamment par des problèmes structurels, estime le maire de Budapest,Gergely Karacsony , qui appelle, dans une tribune au « Monde », à une régulation du capitalisme en vue de « corriger les injustices sociales » qui poussent les citoyens vers les mouvements nationalistes.(extrait)

 

Ma conscience politique est née avec les changements systémiques survenus à la suite de l’effondrement du communisme en Hongrie, en 1989. Je fus à la fois fasciné et enchanté par la démocratisation rapide de mon pays.

Adolescent, je parvins à persuader ma famille de me conduire à la frontière autrichienne, pour observer l’histoire de mes propres yeux : le démantèlement du rideau de fer, évolution qui permit aux réfugiés est-allemands de gagner l’Ouest. A la lecture de nombreux journaux nouveaux, et assistant aux rassemblements de partis politiques démocratiques alors nouvellement créés, je fus à l’époque absorbé par l’atmosphère d’une espérance sans limite pour notre avenir.

Aujourd’hui, ces réactions apparaissent comme de la naïveté enfantine, ou du moins comme le produit d’un état d’esprit idyllique. Car la démocratie et l’avenir de la civilisation humaine sont actuellement en grand danger, menacés par des crises qui se chevauchent, à facettes multiples.

Trois décennies après l’effondrement du communisme, nous sommes de nouveau confrontés en Europe à des forces politiques antidémocratiques, dont les actions ressemblent souvent à celles des communistes d’hier, à cela près qu’elles font aujourd’hui campagne sur un populisme autoritaire et nationaliste.

A l’instar des communistes d’autrefois, ces mouvements s’en prennent aux « agents étrangers », aux « ennemis de l’Etat » – comprenez : quiconque s’oppose à leurs valeurs ou préférences politiques – et dénigrent encore l’Occident, en employant bien souvent les mêmes termes abusifs entendus sous l’ère communiste. Leurs pratiques politiques érodent les normes et institutions démocratiques, détruisent la sphère publique et intoxiquent mentalement les citoyens au travers de mensonges et de manipulations.

Le populisme nationaliste a tendance à s’axer sur un seul objectif : monopoliser le pouvoir étatique et tous ses actifs. Dans le cas de mon pays, le régime du premier ministre, Viktor Orban, s’est accaparé la quasi-totalité de l’Etat par une habile manipulation des institutions démocratiques, et une entreprise de corruption de l’économie. Les élections parlementaires en avril 2022 (lors desquelles j’affronterai Orban) seront décisives pour ce qui est de savoir si la captation de l’Etat en Hongrie peut encore être inversée.

 

C’est encore possible, de mon point de vue. Imputer aux populistes la responsabilité entière de l’érosion de notre démocratie reviendrait toutefois à confondre cause et effet.

Démocratie et populisme: ne pas confondre cause et effet

 Démocratie et populisme: ne pas  confondre cause et effet 

 

Le recul démocratique en Europe centrale et orientale s’explique notamment par des problèmes structurels, estime le maire de Budapest,Gergely Karacsony , qui appelle, dans une tribune au « Monde », à une régulation du capitalisme en vue de « corriger les injustices sociales » qui poussent les citoyens vers les mouvements nationalistes.(extrait)

 

Ma conscience politique est née avec les changements systémiques survenus à la suite de l’effondrement du communisme en Hongrie, en 1989. Je fus à la fois fasciné et enchanté par la démocratisation rapide de mon pays.

Adolescent, je parvins à persuader ma famille de me conduire à la frontière autrichienne, pour observer l’histoire de mes propres yeux : le démantèlement du rideau de fer, évolution qui permit aux réfugiés est-allemands de gagner l’Ouest. A la lecture de nombreux journaux nouveaux, et assistant aux rassemblements de partis politiques démocratiques alors nouvellement créés, je fus à l’époque absorbé par l’atmosphère d’une espérance sans limite pour notre avenir.

Aujourd’hui, ces réactions apparaissent comme de la naïveté enfantine, ou du moins comme le produit d’un état d’esprit idyllique. Car la démocratie et l’avenir de la civilisation humaine sont actuellement en grand danger, menacés par des crises qui se chevauchent, à facettes multiples.

Trois décennies après l’effondrement du communisme, nous sommes de nouveau confrontés en Europe à des forces politiques antidémocratiques, dont les actions ressemblent souvent à celles des communistes d’hier, à cela près qu’elles font aujourd’hui campagne sur un populisme autoritaire et nationaliste.

A l’instar des communistes d’autrefois, ces mouvements s’en prennent aux « agents étrangers », aux « ennemis de l’Etat » – comprenez : quiconque s’oppose à leurs valeurs ou préférences politiques – et dénigrent encore l’Occident, en employant bien souvent les mêmes termes abusifs entendus sous l’ère communiste. Leurs pratiques politiques érodent les normes et institutions démocratiques, détruisent la sphère publique et intoxiquent mentalement les citoyens au travers de mensonges et de manipulations.

 

Le populisme nationaliste a tendance à s’axer sur un seul objectif : monopoliser le pouvoir étatique et tous ses actifs. Dans le cas de mon pays, le régime du premier ministre, Viktor Orban, s’est accaparé la quasi-totalité de l’Etat par une habile manipulation des institutions démocratiques, et une entreprise de corruption de l’économie. Les élections parlementaires en avril 2022 (lors desquelles j’affronterai Orban) seront décisives pour ce qui est de savoir si la captation de l’Etat en Hongrie peut encore être inversée.

 

C’est encore possible, de mon point de vue. Imputer aux populistes la responsabilité entière de l’érosion de notre démocratie reviendrait toutefois à confondre cause et effet.

Le rachat d’entreprises par les GAFAM a mis en cause

Le rachat d’entreprises par les GAFAM a mis en cause

 

L’appétit d’ogre des GAFAM pour les « petites  » entreprises de la tech suscite l’inquiétude du gouvernement américain. L’autorité américaine de la concurrence (Federal Trade Commission, FTC), a présenté cette semaine un rapport dans lequel elle a décortiqué la stratégie de «petites» acquisitions des cinq grands acteurs de la tech américains. En février 2020, la FTC avait, par des requêtes spéciales, exigé de Facebook, Alphabet (la maison mère de Google), Apple, Amazon et Microsoft qu’ils lui transmettent des informations sur toutes les acquisitions effectuées entre le 1er janvier 2010 et le 31 décembre 2019. N’y étant pas contraints en l’état actuel de la législation antitrust américaine, les Gafam n’avaient pas eu à faire examiner par la Commission ou le Département de la justice ces achats des sociétés en deçà d’un certain seuil.

Or les autorités antitrust des deux côtés , aux États-Unis comme en Europe estime que la législation n’est plus adaptée par rapport à ces absorptions d’entreprise qui renforce la situation de monopole des GAFAM.

Société-Covid-19 -procès Agnès Buzyn: la mise en cause de la démocratie

Société-Covid-19 -procès Agnès Buzyn: la mise en cause de la démocratie

 

Globalement, la classe politique et même le monde médiatique s’indignent de la mise en examen de l’ancienne ministre de la santé, Agnès Buzyn. Le principal argument réside dans le fait qu’à l’époque des déclarations et des actions de la ministre, la connaissance médicale pouvait largement expliquer les contradictions de la politique sanitaire. Un argument qui peut être entendu. Dans le monde entier on a effectivement minimisé au début l’impact du virus et donc la nécessité de politiques très volontaristes.

 Mais au-delà de cet aspect très précis qui justifie la mise en examen de l’ancienne ministre de la santé, se pose la question de savoir comment évaluer la responsabilité des politiques. La plupart des observateurs, politiques et journalistes, considèrent  que cette évaluation et les éventuelles sanctions doivent avoir lieu dans le cadre des élections et que la justice n’a pas à s’immiscer dans la politique pour en juger la pertinence. Le problème, c’est qu’Agnès Buzyn mise en examen devant le tribunal pénal ne sera sans doute pas candidate à une prochaine élection nationale. À noter aussi que certains membres du gouvernement comme Agnès Buzyn n’ont jamais affronté de scrutin national.

Sur le fond, ce qui caractérise le monde politique, c’est l’absence d’évaluation de leur action en cours de mandat. Pour simplifier, on pourrait considérer que la démocratie en est encore au stade néandertalien. Elle se limite au dépôt d’un bulletin fois tous les quatre ou cinq ans. Entre-temps , des pseudos concertations sont organisées dans nombre d’organismes qui ne servent pas à grand-chose. Des organismes le plus souvent à la fois non compétents et sociologiquement non représentatifs.

Le mode de régulation de la vie politique par la justice n’est sans doute pas le moyen le plus intelligent et le plus efficace pour réguler l’action politique. Pour autant , la question se pose de savoir comment combler le grand vide démocratique entre deux élections sachant que pour se faire élire, des politiques promettent notamment beaucoup et tiennent peu leurs engagements. La démocratie et donc faussée dès le départ avec des promesses illusoires, un manque de compétence générale et une grande insuffisance de connaissances des réalités sociales et sociétales. Bref, le procès d’Agnès Buzyn et sans doute d’autres ministres est la mise en cause d’un modèle démocratique devenu obsolète.

Covid-19 -procès Agnès Buzyn: la mise en cause de la démocratie

Covid-19 -procès Agnès Buzyn: la mise en cause de la démocratie

 

Globalement, la classe politique et même le monde médiatique s’indignent de la mise en examen de l’ancienne ministre de la santé, Agnès Buzyn. Le principal argument réside dans le fait qu’à l’époque des déclarations et des actions de la ministre, la connaissance médicale pouvait largement expliquer les contradictions de la politique sanitaire. Un argument qui peut être entendu. Dans le monde entier on a effectivement minimisé au début l’impact du virus et donc la nécessité de politiques très volontaristes.

 Mais au-delà de cet aspect très précis qui justifie la mise en examen de l’ancienne ministre de la santé, se pose la question de savoir comment évaluer la responsabilité des politiques. La plupart des observateurs, politiques et journalistes, considèrent  que cette évaluation et les éventuelles sanctions doivent avoir lieu dans le cadre des élections et que la justice n’a pas à s’immiscer dans la politique pour en juger la pertinence. Le problème, c’est qu’Agnès Buzyn mise en examen devant le tribunal pénal ne sera sans doute pas candidate à une prochaine élection nationale. À noter aussi que certains membres du gouvernement comme Agnès Buzyn n’ont jamais affronté de scrutin national.

Sur le fond, ce qui caractérise le monde politique, c’est l’absence d’évaluation de leur action en cours de mandat. Pour simplifier, on pourrait considérer que la démocratie en est encore au stade néandertalien. Elle se limite au dépôt d’un bulletin fois tous les quatre ou cinq ans. Entre-temps , des pseudos concertations sont organisées dans nombre d’organismes qui ne servent pas à grand-chose. Des organismes le plus souvent à la foisnon compétents et sociologiquement non représentatifs.

Le mode de régulation de la vie politique par la justice n’est sans doute pas le moyen le plus intelligent et le plus efficace pour réguler l’action politique. Pour autant , la question se pose de savoir comment combler le grand vide démocratique entre deux élections sachant que pour se faire élire, des politiques promettent notamment beaucoup et tiennent peu leurs engagements. La démocratie et donc faussée dès le départ avec des promesses illusoires, un manque de compétence générale et une grande insuffisance de connaissances des réalités sociales et sociétales. Bref, le procès d’Agnès Buzyn et sans doute d’autres ministres est la mise en cause d’un modèle démocratique devenu obsolète.

Monopole de la FDJ mis en cause par l’Europe

Monopole de la FDJ mis en cause par l’Europe

le monopole des jeux accordés par le gouvernement contre le versement par la FDJ d’une contrepartie financière pourraient être sérieusement mis en cause par l’Europe. La FDJ  dû verser 380 millions à l’Etat en contrepartie de la prolongation de son monopole pendant 25 ans. La FDJ s’était vue confier cet avantage, dans le cadre de la loi Pacte qui a réformé le régime des jeux de hasard en France. L’Etat continue par ailleurs d’empocher, même après la privatisation, les recettes fiscales et sociales versées chaque année par l’opérateur de jeux.

Reste qu’on voit mal quel pourrait être la mission d’intérêt général qui justifie ce monopole des jeux attribués par le gouvernement à la FDJ.

Les mises se sont élevées l’an dernier à 16 milliards d’euros, soit une baisse un peu plus accentuée que ne le prévoyait la FDJ, tandis que le chiffre d’affaires s’est élevé à 1,9 milliard d’euros, en recul de 6%.

 Bloomberg et Factset tablaient respectivement sur un chiffre d’affaires de 1,84 milliard d’euros et un bénéfice net de 169,3 millions d’euros pour le premier, et 1,86 milliard et 171,8 millions d’euros pour le second.Le bénéfice net annuel de FDJ est finalement ressorti à 214 millions d’euros, légèrement au-dessus des anticipations lui aussi.

Les Français ( souvent pas les plus favorisés ! ) ont misé 16 milliards d’euros en 2020 dans les jeux de la FDJ, soit 7% de moins que l’année précédente.

Virus Covid : la responsabilité chinoise mise en cause

Virus Covid  : la responsabilité chinoise mise en cause

 

Poussée par la communauté internationale, l’OMS longtemps favorable à la Chine a bien été contrainte d’envisager une nouvelle enquête sur l’origine  de la pandémie sanitaire. Pékin conteste pour autant que le coronavirus soit né en Chine et a même laissé entendre qu’il aurait pu être importé dans le pays ! ( Par des militaires américains !).

La Chine a révélé le 31 décembre 2019 à l’OMS l’existence d’un foyer de pneumonie virale inconnue sur son sol. Mais Pékin n’admet pas pour autant que le coronavirus soit né en Chine et a même laissé entendre qu’il aurait pu être importé dans le pays.

Le régime du président Xi Jinping combat aussi farouchement la théorie selon laquelle le Covid-19 aurait pu s’échapper d’un de ses laboratoires, en particulier de ceux de l’Institut de virologie de Wuhan, pointé du doigt par l’ex-administration Trump (2017-2021). Longtemps balayée d’un revers de la main par la plupart des experts, cette hypothèse revient cependant en force ces derniers mois.

Désintérêt de la vie politique et abstention : les médias en cause

Désintérêt de la vie politique et abstention : les médias  en cause

 

 

France Info a consulté plusieurs experts sur la responsabilité des médias vis-à-vis de l’abstention (extraits).

Pour  Erik Neveu, sociologue des médias et professeur à l’IEP de Rennes, pour qui l’abstention est un phénomène « multicausal »« Il y a une part de responsabilité collective et tripartite, entre les politiques, les médias et les citoyens », abonde David Medioni, journaliste et directeur de l’Observatoire des médias à la Fondation Jean-Jaurès. « Les médias se sont gargarisés des sondages, en expliquant que le Rassemblement national allait rafler deux ou trois régions, en parlant d’un duel entre le RN et La République en marche. La nationalisation de la campagne n’a pas réellement aidé les citoyens à se motiver à aller voter », précise-t-il.

« Les émissions politiques où l’on peut débattre avec du sérieux et des arguments ont virtuellement disparu. »

Pour Patrick Eveno, sociologue des médias et vice-président du Conseil de déontologie journalistique et de médiation, « il est toujours facile de faire porter aux médias cette responsabilité, mais les médias ne font pas l’élection et ne décident pas du comportement électoral des électeurs ». Pour lui, « l’offre politique actuelle est complètement décalée de la demande des citoyens ». Dans ce contexte, « les journalistes ne peuvent pas imposer aux femmes et hommes politiques autre chose que ce qu’ils proposent ».

« les médias ont sans doute insuffisamment pris le contre-pied de cette ‘nationalisation de l’enjeu’ », juge Jean-Marie Charon, sociologue spécialisé dans les médias, l’information et le journalisme. Erik Neveu va dans le même sens : « La grandeur du journalisme, c’est aussi de chercher à définir l’agenda, à éclairer autrement des questions déjà dans le débat public. » Pour David Medioni, « c’est le symbole d’une profession qui a du mal à faire remonter des préoccupations qui ne sont pas forcément celles des politiques ».

Les élections régionales ont également été marquées par une part non négligeable de stratégie politique, au détriment du fond. « Les sociologues traitant la chose politique qualifient ça de ‘course de petits chevaux’, avec uniquement les aspects tactiques. C’est ce qui demande le moins de moyens et d’investissement journalistiques, et c’est ce qu’adorent les hiérarchies et les éditorialistes », regrette Jean-Marie Charon.

 

Les spécialistes interrogés sont unanimes : il faut mener une réflexion autour de la manière de traiter le fait politique. « Il est urgent de reprendre le sujet à partir des enjeux à traiter, du fond des réponses avancées par les uns et les autres, et de cesser la polarisation sur les questions essentiellement tactiques », estime Jean-Marie Charon. Selon lui, les stratégies politiques « n’intéressent plus la majorité des Français, voire les dégoûtent du champ politique et des échéances électorales ».

 

La politique de désinflation de la BCE en cause

La politique de désinflation de la BCE en cause

 

 Emmanuel Sales ,président de la Financière de la Cité explique dans l’Opinion que la politique de désinflation de la BCE est économiquement nuisible.

 

. Alors qu’elle travaillait depuis des mois à la « revue stratégique » de sa politique monétaire, la BCE a annoncé en catimini qu’elle se fixerait désormais un objectif d’inflation à moyen terme de 2 %, tout en expliquant qu’elle était prête à accepter de façon temporaire une inflation plus élevée pour éviter un enracinement de perspectives d’inflation à un niveau trop bas par rapport à l’objectif.

Elle a d’ailleurs expliqué que l’inflation passée, anormalement basse, avait été sous-évaluée du fait de l’exclusion au sein de l’indice de certaines dépenses immobilières des ménages. Enfin, touchée par la grâce écologique, elle a de nouveau exprimé sa volonté de conduire une politique monétaire favorable au climat.

La montagne a donc accouché d’une souris. L’inflation à 2 % était déjà dans les traités et c’est la BCE elle-même qui avait interprété ce critère de façon restrictive en remontant ses taux d’intérêt chaque fois que l’inflation frisait 1,8 %. Mais surtout, la stratégie de ciblage de l’inflation demeure inchangée, et en affirmant qu’elle serait prête à accepter temporairement une inflation légèrement supérieure à 2 %, la BCE risque de prolonger l’enracinement des anticipations d’inflation à un niveau inférieur à l’objectif affiché, comme cela est le cas depuis vingt ans.

Il faut détruire les mythes. Ce sont les politiques de désinflation de la droite allemande qui sont à l’origine de l’arrivée de Hitler et non, comme cela est très répandu dans le Land bruxellois, la surinflation de 1923 qui fut un phénomène rapidement jugulé

Quant à l’objectif climatique, curieusement revendiqué par une banque centrale qui exclut par ailleurs de s’occuper du chômage ou de l’exclusion sociale, il semble dirigé contre les intérêts énergétiques et industriels de la France dans la mesure où le nucléaire demeure à ce jour incompatible avec les canons de l’orthodoxie bruxelloise.

 

La victoire de l’Allemagne est donc totale. D’ailleurs, l’ancien président de la Bundesbank ne s’y est pas trompé en déclarant que la décision de la BCE ne changerait rien à la politique suivie. Attachée à sa conception patrimoniale de la monnaie héritée de l’étalon-or, la France est restée passive comme à l’accoutumée, et l’Italie, qui a obtenu ce qu’elle voulait en termes de plan de relance et de soutien à sa politique budgétaire, a compris qu’elle ne gagnerait rien à s’opposer seule aux exigences allemandes. Rien de nouveau donc sous le soleil monétaire européen.

Pourtant, en affichant leur satisfaction, il se pourrait que les « faucons » berlinois ait présumé de leur avantage. Même en intégrant les dépenses immobilières, l’inflation européenne anticipée en 2023 se situe largement en dessous de l’objectif affiché. La BCE sera donc obligée de reprendre le dossier faute de nourrir à nouveau une spirale de baisse des prix et de l’activité.

A plus long terme, une révision des traités semble inéluctable. Il faut détruire les mythes. Ce sont les politiques de désinflation de la droite allemande qui sont à l’origine de l’arrivée de Hitler et non, comme cela est très répandu dans le Land bruxellois, la surinflation de 1923 qui fut un phénomène rapidement jugulé. Sans ajustement monétaire, l’Allemagne continuera de profiter de la demande externe, l’Europe, en revanche, connaîtra un décrochage global. L’Europe a été la rédemption de l’Allemagne, il ne faudrait pas qu’elle devienne son instrument de revanche.

Emmanuel Sales est président de la Financière de la Cité.

 

Pass sanitaire: «Une remise en cause de l’équilibre entre libertés individuelles et libertés collectives

 

Même si La plupart des Français approuvent globalement le renforcement de mesures sanitaires face au risque d’une quatrième vague Covid, il n’en reste pas moins que la question des libertés se pose. En effet, la vaccination obligatoire n’a pas été décrétée mais l’obligation de présenter un pass sanitaire constitue une forme de ségrégation à l’intérieur de la population.

Se posent aussi les questions du contrôle et des sanctions. On voit mal les forces de l’ordre se consacrer à une tâche complexe et immense alors qu’elles sont déjà débordées par d’autres champs d’intervention. Par ailleurs,  les acteurs commerciaux n’ont pas vocation à mener des opérations de police pour vérifier l’accès à leur établissement. Ils n’en n’ont ni la possibilité ni les compétences techniques. De ce point de vue d’ailleurs il faut  s’attendre un immense trafic de pass sanitaire totalement impossible à identifier.

Par ailleurs juridiquement il se pourrait bien que le Conseil d’État voir le conseil constitutionnel soit amené à sanctionner certaines mesures proposées par le gouvernement notamment parce qu’elles créent des ruptures d’égalité. Par ailleurs, certaines seront certainement considérées comme illégales et en contradiction avec les textes fondamentaux notamment la constitution. Il ne faut pas oublier que les mesures sont prises dans le cadre d’une situation d’urgence et que les mesures annoncées n’ont pas fait l’objet de débats au sein du Parlement. Des questions de droit vont donc se poser tout autant que des questions relatives aux principes fondamentaux des libertés et à leurs conditions d’exercice.

Parcoursup : «La mise en cause d’une évaluation par un unique algorithme

Parcoursup : «La mise en cause d’une évaluation par un unique algorithme 

 

Outre le caractère injuste et déshumanisant de voir confier à l’intelligence artificielle l’orientation des bacheliers, Virginie Calmels, présidente de Futurae, souligne, dans une tribune au « Monde », le danger d’une fuite des talents à l’étranger. Aussi préconise-t-elle d’introduire un entretien afin d’évaluer les qualités et les motivations des élèves. (extrait)

 

Tribune.

Parcoursup laisse-t-il vraiment le choix de leur avenir aux milliers de jeunes inscrits sur la plate-forme ? « Dans la liste d’appel »« dans la liste d’attente »« oui si »« oui – en attente d’une place » … Voici quelques-unes des réponses reçues par les lycéens lors du rendu des premières propositions d’orientation. Elles ont de quoi décourager… même les plus motivés.

En effet, comment expliquer à un lycéen que ce n’est pas sa motivation, ses qualités ou ses aptitudes, mais plutôt un algorithme qui décidera de son avenir ? Aurions-nous l’idée d’appliquer le même système dans un quelconque autre segment de notre vie ? Laisserions-nous une intelligence artificielle décider des entreprises où candidater, de la ville où déménager, du talent à embaucher ? C’est peu probable. D’autant que cette méthode de sélection est considérée comme particulièrement injuste, car ayant introduit des biais permettant de privilégier certaines catégories d’élèves au détriment d’autres.


Les étudiants eux-mêmes élèvent leurs voix contre les iniquités constatées : comment expliquer que des élèves avec d’excellents résultats se retrouvent refusés dans tous leurs vœux favoris, à l’instar de Samuel Dana refusé de toutes les classes préparatoires dans Parcoursup alors qu’il affichait une moyenne en maths en terminale de 18,5/20 et un QI de 152 lui ayant permis de sauter la classe de 1re, mais consécutivement et malheureusement ne lui ayant donc pas permis de fournir les bulletins de 1re exigés par le système ?

 

Les implications d’une telle faille sont évidentes : elles éloignent de l’objectif d’orientation et de méritocratie, fondements de notre système éducatif. Mais alors, pourquoi faire subir ce système de sélection aléatoire à des centaines de milliers de jeunes ? Jamais, que ce soit dans leur vie personnelle ou professionnelle, ils ne seront à nouveau confrontés à une telle loterie.

Et pour cause… Dans le monde professionnel, par exemple, quelle entreprise oserait recruter un talent sans jamais l’avoir rencontré ? La sélection passe quasi systématiquement par un entretien, seule étape vraiment à même d’évaluer de manière équitable les aptitudes et qualités d’un candidat dans leur ensemble. Car, au-delà des résultats scolaires, n’est-ce pas aussi la motivation, le savoir être, les passions, la personnalité qui sont pris en compte dans la vie réelle ?


En persévérant dans un tel système déshumanisé, l’enseignement s’expose à un autre risque : celui de la fuite des talents. Devant des résultats aléatoires, un algorithme peut décourager les élèves, même les meilleurs. Ces derniers font parfois le choix de se tourner directement vers l’étranger, exposant ainsi la France à une fuite regrettable de ses jeunes les plus motivés.

Abstention : les médias aussi en cause

Abstention : les médias aussi en cause

 

 

France Info a consulté plusieurs experts sur la responsabilité des médias vis-à-vis de l’abstention (extraits).

Pour  Erik Neveu, sociologue des médias et professeur à l’IEP de Rennes, pour qui l’abstention est un phénomène « multicausal »« Il y a une part de responsabilité collective et tripartite, entre les politiques, les médias et les citoyens », abonde David Medioni, journaliste et directeur de l’Observatoire des médias à la Fondation Jean-Jaurès. « Les médias se sont gargarisés des sondages, en expliquant que le Rassemblement national allait rafler deux ou trois régions, en parlant d’un duel entre le RN et La République en marche. La nationalisation de la campagne n’a pas réellement aidé les citoyens à se motiver à aller voter », précise-t-il.

« Les émissions politiques où l’on peut débattre avec du sérieux et des arguments ont virtuellement disparu. »

Pour Patrick Eveno, sociologue des médias et vice-président du Conseil de déontologie journalistique et de médiation, « il est toujours facile de faire porter aux médias cette responsabilité, mais les médias ne font pas l’élection et ne décident pas du comportement électoral des électeurs ». Pour lui, « l’offre politique actuelle est complètement décalée de la demande des citoyens ». Dans ce contexte, « les journalistes ne peuvent pas imposer aux femmes et hommes politiques autre chose que ce qu’ils proposent ».

« les médias ont sans doute insuffisamment pris le contre-pied de cette ‘nationalisation de l’enjeu’ », juge Jean-Marie Charon, sociologue spécialisé dans les médias, l’information et le journalisme. Erik Neveu va dans le même sens : « La grandeur du journalisme, c’est aussi de chercher à définir l’agenda, à éclairer autrement des questions déjà dans le débat public. » Pour David Medioni, « c’est le symbole d’une profession qui a du mal à faire remonter des préoccupations qui ne sont pas forcément celles des politiques ».

Les élections régionales ont également été marquées par une part non négligeable de stratégie politique, au détriment du fond. « Les sociologues traitant la chose politique qualifient ça de ‘course de petits chevaux’, avec uniquement les aspects tactiques. C’est ce qui demande le moins de moyens et d’investissement journalistiques, et c’est ce qu’adorent les hiérarchies et les éditorialistes », regrette Jean-Marie Charon.

 

Les spécialistes interrogés sont unanimes : il faut mener une réflexion autour de la manière de traiter le fait politique. « Il est urgent de reprendre le sujet à partir des enjeux à traiter, du fond des réponses avancées par les uns et les autres, et de cesser la polarisation sur les questions essentiellement tactiques », estime Jean-Marie Charon. Selon lui, les stratégies politiques « n’intéressent plus la majorité des Français, voire les dégoûtent du champ politique et des échéances électorales ».

 

Glyphosate: Remise en cause de sa nocivité ?

Glyphosate: Remise en cause de sa nocivité ?

Un article d’ Emmanuelle Ducros du journal l’Opinion   rend compte des dernières recherches européennes qui concluent à l’absence de nocivité du Glyphosate. 

L’Efsa, l’agence de santé européenne, devra présenter en septembre 2022 un dossier aux Etats européens pour qu’ils décident (ou pas) de la réhomologation du glyphosate. Pour ce faire, une enquête poussée a été demandée à quatre agences de santé avec comme chef de file, l’Anses, l’organisme français, alors que Paris a décidé, seul, d’interdire le produit. Le rapport, rendu le 15 juin à l’Efsa, arrive aux mêmes conclusions que les autres agences de santé. Le produit n’est ni cancérogène, ni reprotoxique, ni mutagène…

Absolument rien n’aura été négligé dans l’opération d’envergure de mise à jour des connaissances scientifiques sur le glyphosate. Dans le cadre de l’étude précédant sa réhomologation ou son interdiction fin 2022, et pour faire face aux aspects polémiques du dossier, ce n’est pas un pays qui avait été chargé de ce travail scientifique, mais quatre.

La décision précédente, prise en 2020, reposait sur les études de la seule agence sanitaire allemande. C’est la règle pour les produits phytosanitaires : l’Efsa, l’agence européenne, délègue le travail et s’appuie sur les conclusions qui lui sont rendues. Mais le glyphosate n’est pas un produit comme les autres, tant son traitement est émotionnel.

En 2019, c’est donc la France (qui s’est engagée unilatéralement dans son interdiction et espérait convaincre ses voisins de faire de même) qui a pris la tête de file du travail d’évaluation scientifique. A la manœuvre, l’Anses, son agence sanitaire. A ses côtés, les agences néerlandaise, suédoise et hongroise. Elles ont rendu le 15 juin à l’Efsa un rapport de… 11 000 pages. « D’ordinaire, un dossier de réhomologation pour une substance active en compte moins de 5 000 », précise l’agence, qui a d’ailleurs pris la peine de communiquer sur le rapport, ce qu’elle ne fait jamais. Elle le mettra intégralement en ligne en septembre, par souci de transparence.

Les détracteurs de l’herbicide, qui fondaient de grands espoirs sur le rapport pour le voir disparaître, en sont pour leurs frais. A l’issue d’une revue exhaustive de toutes les publications scientifiques sur le sujet, y compris celles émanant d’opposants, les agences de santé ont conclu que « la classification du glyphosate au regard d’une éventuelle cancérogénéité n’était pas justifiée ». Les scientifiques écartent aussi les inquiétudes sur la génotoxicité, le caractère mutagène et la reprotoxicité.

Tous les arguments des antiglyphosates, qui agitent depuis des années les peurs liées à la santé, s’écroulent. Même si, au fond, on n’apprend pas grand-chose de ce rapport : les agences américaine et canadienne étaient récemment arrivées aux mêmes conclusions. Les préventions du Circ (une agence de l’OMS qui avait déclaré le produit « cancérogène probable » en 2015), déjà contestées, apparaissent obsolètes.

« Nous allons, dans la campagne présidentielle, plaider pour que la rationalité préside aux décisions, et pas des théories du complot qui s’érigent en magistère moral »

« Au niveau européen, on ne voit pas comment l’Efsa pourrait déjuger le travail de cinq agences nationales, commente Gil Rivière-Wekstein, auteur de Glyphosate, l’impossible débat, une somme complète sur le sujet. D’autant que le profil “écotox” du produit, c’est-à-dire ses effets environnementaux, figure parmi les plus favorables de tous les phytosanitaires. Les Etats vont devoir faire un choix. Prendre une décision basée sur la science… ou sur l’opinion publique à qui on a inculqué une peur irrationnelle du produit. » Un cas d’espèce sur la place de la rationalité dans la décision politique à l’échelle du continent, en somme. « Comment pourra-t-on ensuite demander aux citoyens de faire confiance aux agences sanitaires sur les vaccins si on estime que leurs décisions peuvent être jetées à la poubelle au gré des marottes politiques ? », interroge Gil Rivière-Wekstein.

. En France aussi, il va falloir tirer des conséquences du rapport. La sortie unilatérale du glyphosate, décidée par Emmanuel Macron, reposait sur des craintes sanitaires et sur le pari que nos voisins suivraient. Deux hypothèses qui ont du plomb dans l’aile et interrogent sur les distorsions de concurrence que la France s’est auto-infligée avec cette décision — dont la mise en œuvre se révèle de plus un casse-tête. Le Président peut-il désormais se permettre de persévérer au risque de jeter le discrédit sur l’agence sanitaire dont il a, par ailleurs, fait un allié dans la lutte contre la Covid ?

« Il est temps de siffler la fin de la récré, demande Arnaud Rousseau, vice-président de la FNSEA. La science nous a sortis de l’ornière avec la Covid, il faut solder l’ère des marchands de peur. Nous allons, dans la campagne présidentielle, plaider pour que la rationalité préside aux décisions, et pas des théories du complot qui s’érigent en magistère moral. »

 

Les règles de Schengen enfin en cause ?

Les règles de Schengen enfin en cause ?

Les règles de l’espace Schengen qui  rassemble 26 pays - 22 États membres de l’Union plus la Suisse, l’Islande, la Norvège et le Liechtenstein pourraient être aménagées. Ce sont ces règles qui permettent la libre circulation au sein de la zone considérée. Le problème central c’est que les règles de Schengen ne sont pas équilibrées par de vraies frontières européennes, l’union européenne ayant sous-traité au pays d’immigration les politiques dans ce domaine.

 

Avec la stratégie présentée aujourd’hui, la Commission dresse le bilan des défis auxquels l’espace Schengen a été confronté ces dernières années et définit une voie à suivre qui préserve les avantages de Schengen. Une action commune est nécessaire au niveau de l’Union pour permettre aux États membres de relever les défis d’aujourd’hui. Le bon fonctionnement de l’espace Schengen repose sur trois piliers: la gestion efficace des frontières extérieures de l’UE, le renforcement des mesures internes visant à compenser l’absence de contrôles aux frontières intérieures, en particulier en ce qui concerne la coopération policière, la sécurité et la gestion des migrations, et la garantie d’une préparation et d’une gouvernance solides, incluant l’achèvement de Schengen. Afin de renforcer la confiance mutuelle dans la mise en œuvre des règles de Schengen, la Commission présente également aujourd’hui une proposition visant à réviser le mécanisme d’évaluation et de contrôle Schengen. Bref, une toute petite avancée !

Les cryptomonnaies mises en cause

Les cryptomonnaies mises en cause

Dans le JDD plusieurs chercheurs * mettent en cause les cryptomonnaies

 

Chronique

 

 -20% pour le dogecoin, -19% pour l’ethereum, -22% pour definity, la blockchain qui se veut infinie et dont le lancement récent avait connu un départ fulgurant : le mercredi 19 mai restera comme le jour d’un krach important des cryptomonnaies. La plus connue d’entre elles, le bitcoin, limite les dégâts à 8,5% (39.587 dollars) après être tombé à -30% dans la journée. Il a déjà perdu 39% par rapport à la valeur record atteinte au mois d’avril.

Rares sont celles à connaître une croissance parmi les quelque 5.000 que l’on recense aujourd’hui. Les dernières lancées? « FuckElon » ou « StopElon », ce qui en dit long sur l’identité du responsable désigné de cette chute des cours entamée dans les faits depuis plus d’une semaine.

Ancienne idole du monde des cryptomonnaies, Elon Musk, l’emblématique dirigeant de la firme automobile Tesla, semble désormais considéré comme un nouveau Judas par ces marchés. Les fondateurs du « StopElon » affirment même avoir pour ambition de faire grimper le cours de leur nouvelle cryptomonnaie dans l’objectif d’acheter des actions Tesla et d’expulser son dirigeant. La chute relativement moins importante du bitcoin semble néanmoins pouvoir être expliquée par des signaux rassurants de sa part.

L’influence d’Elon Musk et de la Chine

Elon Musk avait mis le feu aux poudres en annonçant la semaine passée qu’il ne serait plus possible de payer ses véhicules en bitcoin alors qu’il s’était, au mois de mars, engagé dans la direction opposée. Il sous-entendait même que Tesla pourrait revendre l’intégralité de ses bitcoins. Début mai, invité de l’émission humoristique Saturday Night Live, il faisait déjà plonger le dogecoin qu’il venait pourtant soutenir, en lâchant le mot « arnaque » au cours d’un sketch.

La raison invoquée? Leur nocivité pour la planète, les transactions les utilisant exigeant une forte consommation en électricité. « Une cryptomonnaie est une bonne idée à plusieurs niveaux et nous croyons en ce futur prometteur mais cela ne doit pas se faire avec un coût élevé pour l’environnement« , déclarait celui qui porte également les projets spatiaux de SpaceX.

La Chine semble également avoir joué un rôle dans les événements de mercredi. Alors que le pays est sur le point de lancer un yuan numérique, ses dirigeants annonçaient en effet interdire aux institutions financières de faire usage de cryptomonnaies. « Après la volte-face de Tesla, la Chine a remué le couteau dans la plaie en déclarant que les monnaies virtuelles ne devraient pas et ne peuvent pas être utilisées sur le marché parce qu’elles ne sont pas des monnaies réelles », commentait hier à l’AFP Fawad Razaqzada, analyste de Thinkmarkets.

Si l’influence d’un seul homme sur les cours de ces actifs qui connaissaient depuis un an une embellie spectaculaire peut interroger, ses dernières sorties et sa volte-face invitent a minima à questionner les enjeux éthiques qu’ils soulèvent. Nos travaux montrent qu’ils sont au moins de deux ordres.

La question de l’éthique des cryptomonnaies reste étroitement liée à la nature et au fonctionnement même de ces actifs. En effet, les monnaies virtuelles ne sont associées à aucune autorité ou institution gouvernementale. Le système bitcoin a même été explicitement conçu pour éviter de s’appuyer sur des intermédiaires de confiance traditionnels, tels que les banques, et échapper à la tutelle des banques centrales. La valeur d’une monnaie virtuelle repose donc en principe intégralement sur la confiance et l’honnêteté de ses utilisateurs, ainsi que sur la sécurité d’un algorithme capable de suivre toutes les transactions.

Or, en raison de leur anonymat, de l’absence de réglementation stricte et des lacunes d’infrastructure, les cryptomonnaies apparaissent également susceptibles d’attirer des groupes d’individus qui cherchent à les utiliser de manière frauduleuse. Les préoccupations réglementaires portent d’ailleurs notamment sur leur utilisation dans le commerce illégal (drogues, piratage et vol, pornographie illégale), les cyberattaques, le potentiel de financement du terrorisme, le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale.

Les activités illégales ont ainsi représenté pas moins de 46% des transactions en bitcoin sur la période 2009-2017, ce qui pèse environ 76 milliards de dollars par an pendant cette période, soit l’équivalent de la taille des marchés américain et européen des drogues illicites. En avril 2017, environ 27 millions de participants au marché du bitcoin l’utilisaient principalement à des fins illégales.

L’un des exemples les plus connus de cybercriminalité liée à l’utilisation de cryptomonnaies reste aujourd’hui la « route de la soie ». Dans ce marché noir en ligne dédié à la vente de drogues sur le darknet, la partie d’internet accessible uniquement avec des protocoles spécifiques, les paiements étaient effectués exclusivement en cryptomonnaies. En 2019, 8% des demandes d’assistance formulées par des professionnels et adressées à www.cybermalveillance.gouv.fr concernent des raçongiciels. Rapport d’information sénatorial n° 613 (2019-2020) de Mme Sophie JOISSAINS et M. Jacques BIGOT, fait au nom de la commission des affaires européennes et de la commission des lois, déposé le 9 juillet 2020

En 2014, à une époque où le prix du bitcoin était aux alentours de 150 dollars américains, la saisie par le FBI de plus de 4 millions de dollars de bitcoins sur la route de la soie donne une idée de l’ampleur du problème auquel sont confrontés les régulateurs. Le FBI estimait alors que cette somme représentait près de 5% de l’économie totale du bitcoin.

Les cryptomonnaies ont également facilité la propagation des attaques de rançongiciels, ces logiciels malveillants qui bloquent l’accès des entreprises à leurs propres données et ne les débloquent que contre le paiement d’une rançon en cryptomonnaies. Une étude réalisée par des chercheurs de Google a révélé que les victimes avaient payé plus de 25 millions de dollars de rançons entre 2015 et 2016. En France, d’après un rapport sénatorial remis en juillet 2020, ces rançongiciels concernent pour les professionnels 8 % des demandes d’assistance sur le site cybermalveillance.gouv.fr, 3 % de celles des particuliers.

Les principales cryptomonnaies utilisent une grande quantité d’électricité pour le minage, c’est-à-dire les opérations informatiques qui servent à les fabriquer et à valider les transactions. En effet, les deux principales monnaies virtuelles, bitcoin et ethereum, nécessitent des calculs compliqués extrêmement énergivores.

 

Pour le bitcoin, selon le site Digiconomist, le pic de consommation énergétique se situait entre 60 et 73 TWh en octobre 2018. Sur une base annualisée, mi-avril 2021, ces chiffres se situaient approximativement entre 50 et 120 TWh, soit plus que la consommation énergétique d’un pays comme le Kazakhstan. Ces chiffres sont encore plus spectaculaires lorsqu’ils sont donnés par transaction : le 6 mai 2019, le chiffre était de 432 KWh et de plus de 1000 KWh mi-avril 2021, soit la consommation annuelle d’un studio de 30m² en France.

Une comparaison populaire est souvent établie avec le système de paiement électronique Visa, qui nécessite une consommation d’énergie plus ou moins 300 000 fois inférieure à celle du bitcoin pour chaque transaction. Les chiffres ne peuvent pas être strictement comparés, mais illustrent bien que les transactions en bitcoin restent extrêmement énergivores par rapport aux transactions électroniques courantes.

Il existe des solutions pour réduire le coût et l’impact énergétique des bitcoins comme le recours aux énergies vertes ou l’augmentation de l’efficacité énergétique des ordinateurs d’exploitation minière.

Les cryptomonnaies : questions éthiques et environnementales (FNEGE Médias, juillet 2020).

Cependant, la technologie informatique doit encore s’améliorer dans ce sens. Surtout, la rémunération des mineurs pour débloquer les prochains bitcoins et valider les transactions est censée diminuer à l’avenir, les obligeant à consommer plus d’énergie pour garantir un même niveau de revenus.

Les initiateurs de cette technologie estiment que l’innovation que représente le bitcoin favorise un marché mondial libre et relie financièrement le monde. Cependant, il reste encore difficile à l’heure actuelle de trouver un équilibre entre la promotion d’une technologie innovante et la dissuasion de la criminalité et de l’impact écologique associés.

 

* Donia Trabelsi, Maître de conférences en finance, Institut Mines-Télécom Business School Michel Berne, Economiste, Directeur d’études (en retraite), Institut Mines-Télécom Business School et Sondes Mbarek, Maitre de conférences en finance, Institut Mines-Télécom Business School

 

Manif: Les policiers mettent en cause la justice

Manif: Les policiers mettent en cause la justice

D’après les organisateurs environ 35 000 personnes ont participé au rassemblement des policiers mécontents. Les syndicats ont insisté sur le manque de moyens mais surtout sur la responsabilité de la justice. « Soyons clairs, le problème de la police, c’est la justice. Elle doit rendre des comptes ! », lance avec véhémence Fabien Vanhemelryck, patron d’Alliance, avant d’égrener des exemples qui font mouche. « À Tourcoing, chère à notre ministre, quinze véhicules incendiés et des policiers aspergés d’essence, un individu qui tente de les enflammer. Verdict : douze mois avec sursis pour l’auteur. Et de citer d’autres exemples également significatifs de la tolérance de la justice.

Olivier Varlet, patron de l’Unsa-police a déclaré « . Parler de la réponse pénale, c’est parler de la peine : elle n’est efficace que si elle est dissuasive, appliquée et effectuée dans le plus court délai. (…) Monsieur le garde des Sceaux, réveillez-vous ! »

Assurance chômage : mise en cause au Conseil d’État par les syndicats

Assurance chômage : mise en cause au Conseil d’État par les syndicats

 

 

Les syndicats vont déposer ensemble un recours devant la justice administrative contre le décret du 30 mars. «On n’a pas rédigé de recours commun car chaque organisation a sa ligne, mais nos avocats iront symboliquement ensemble pour montrer notre opposition commune. Ce n’est pas l’ultime espoir mais on compte beaucoup dessus», affirme Michel Beaugas (FO).

 

Les syndicats déposeront à la fois un référé suspension et une saisine sur le fond. Les juges auront un mois pour se prononcer sur la suspension et éventuellement ensuite quatre mois pour examiner le fond. Pour étayer leurs recours, les syndicats ont fait tourner les ordinateurs en multipliant les «cas types» de «ruptures d’égalité» entre demandeurs d’emploi générées par la modification au 1er juillet du calcul du salaire journalier de référence (SJR), le cœur de la réforme.

 

«Comme il y a déjà eu une annulation de cette mesure en novembre par le Conseil d’État et une rectification par le gouvernement derrière, on a été obligés d’approfondir, on a bien gratté le décret», résume Michel Beaugas.

 

Un décret qui a créé des inégalités notamment en matière de périodes d’indemnisation inhabituelles (activité partielle, congés maternité, maladie…). Pour éviter ces «effets non voulus», la ministre du Travail, Élisabeth Borne, a rédigé un peu à la va-vite un décret rectificatif qui prévoit de compter ces périodes «comme si le salaire avait été à son niveau habituel». Une prise en compte qui juridiquement semble assez fragile.

Si le gouvernement ne renonce pas, «l’une des dernières réformes du quinquennat s’attaquera donc aux travailleurs précaires, en réduisant leurs droits et en fragilisant leur situation sociale», ont dénoncé dans une tribune au Monde plusieurs responsables syndicaux et associatifs, dont Laurent Berger (CFDT) et Philippe Martinez (CGT).

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