Archive pour le Tag 'cause'

Conjoncture Europe: La croissance encore remise en cause

Conjoncture Europe: La croissance encore  remise en cause

 

À nouveau l’Europe revoit fortement à la baisse sa croissance. Une croissance presque divisée par deux prévus initialement à 4 % et dont l’objectif est pour l’instant fixé à 2,7 % seulement.

En cause notamment une flambée d’inflation atteint 6,8 %, soit à peu près le double de ce qui était prévu.

La guerre en Ukraine a donné un sérieux coup de frein à l’économie européenne notamment allemande. La croissance allemande ne devrait progresser que de 1,6% en 2022 contre 3,6% prévus en début d’année. Il faut dire que l’économie outre-Rhin est fortement dépendante de l’énergie russe pour faire tourner son industrie.

Résultat, l’Allemagne, première économie de la zone euro, devrait cesser d’être le moteur économique de l’Europe cette année compte tenu de l’accumulation de ses déboires depuis le début de la pandémie. Certains observateurs n’hésitent pas désormais à parler « d’homme malade » de l’Europe.

Les moteurs de l’économie française se tassent également. Après un fort rebond de l’ordre de 7% en 2021, la croissance du PIB devrait se tasser à 3% en 2022 et 1,8% en 2023. En février dernier, Bruxelles tablait sur une croissance de 3,6% cette année et 2,1% en 2023. En France, la plupart des instituts de prévision ont aussi dégradé leurs chiffres de croissance. Au premier trimestre, l’économie tricolore a fait du surplace avant de se redresser légèrement au cours du second trimestre (0,2%) selon les conjoncturistes de la Banque de France et ceux de l’Insee. La consommation, traditionnel point fort de l’Hexagone, a freiné depuis le début de l’année sous l’effet de l’envolée des prix et la chute de confiance des ménages et des entreprises. La facture risque d’être très lourde avec une inflation de cinq à 6 % en France et des revenus qui en moyenne ne manqueront pas de deux à 3 % la perte de pouvoir d’achat atteindra elle aussi deux à 3 %. Une purge qui se ressentira notamment sur la consommation des ménages et sur la croissance

 

La guerre en Ukraine n’a fait qu’amplifier l’envol de l’inflation. Entre la flambée des prix du gaz et du pétrole, l’envolée des matières premières agricoles et la pénurie de certains matériaux, l’inflation calculée par la Commission européenne pourrait grimper à 6,8% en 2022 avant de retomber à 3,2% l’année prochaine. Avant la guerre, la Commission européenne misait sur une inflation à 3,9% en 2022 dans l’UE à 27 (3,5% en zone euro) avant de retomber à 1,7% en 2023. A tous ces déboires s’ajoute la politique zéro covid menée en Chine qui contribue à faire chauffer les prix sur le fret maritime et aérien ou encore le prix de certains composants électroniques.Pour certains pays le risque de stagflation n’est pas écarté et certains pays pour seront les principales victimes de la flambée notamment des produits alimentaires. Surtout avec la sécheresse qui caractérise actuellement le climat mondial

Europe: La croissance remise en cause

Europe: La croissance remise en cause

À nouveau l’Europe revoit fortement à la baisse sa croissance. Une croissance presque divisée par deux prévus initialement à 4 % et dont l’objectif est pour l’instant fixé à 2,7 % seulement.

En cause notamment une flambée d’inflation atteint 6,8 %, soit à peu près le double de ce qui était prévu.

La guerre en Ukraine a donné un sérieux coup de frein à l’économie européenne notamment allemande. La croissance allemande ne devrait progresser que de 1,6% en 2022 contre 3,6% prévus en début d’année. Il faut dire que l’économie outre-Rhin est fortement dépendante de l’énergie russe pour faire tourner son industrie.

Résultat, l’Allemagne, première économie de la zone euro, devrait cesser d’être le moteur économique de l’Europe cette année compte tenu de l’accumulation de ses déboires depuis le début de la pandémie. Certains observateurs n’hésitent pas désormais à parler « d’homme malade » de l’Europe.

Les moteurs de l’économie française se tassent également. Après un fort rebond de l’ordre de 7% en 2021, la croissance du PIB devrait se tasser à 3% en 2022 et 1,8% en 2023. En février dernier, Bruxelles tablait sur une croissance de 3,6% cette année et 2,1% en 2023. En France, la plupart des instituts de prévision ont aussi dégradé leurs chiffres de croissance. Au premier trimestre, l’économie tricolore a fait du surplace avant de se redresser légèrement au cours du second trimestre (0,2%) selon les conjoncturistes de la Banque de France et ceux de l’Insee. La consommation, traditionnel point fort de l’Hexagone, a freiné depuis le début de l’année sous l’effet de l’envolée des prix et la chute de confiance des ménages et des entreprises. La facture risque d’être très lourde avec une inflation de cinq à 6 % en France et des revenus qui en moyenne ne manqueront pas de deux à 3 % la perte de pouvoir d’achat atteindra elle aussi deux à 3 %. Une purge qui se ressentira notamment sur la consommation des ménages et sur la croissance

 

La guerre en Ukraine n’a fait qu’amplifier l’envol de l’inflation. Entre la flambée des prix du gaz et du pétrole, l’envolée des matières premières agricoles et la pénurie de certains matériaux, l’inflation calculée par la Commission européenne pourrait grimper à 6,8% en 2022 avant de retomber à 3,2% l’année prochaine. Avant la guerre, la Commission européenne misait sur une inflation à 3,9% en 2022 dans l’UE à 27 (3,5% en zone euro) avant de retomber à 1,7% en 2023. A tous ces déboires s’ajoute la politique zéro covid menée en Chine qui contribue à faire chauffer les prix sur le fret maritime et aérien ou encore le prix de certains composants électroniques.Pour certains pays le risque de stagflation n’est pas écarté et certains pays pour seront les principales victimes de la flambée notamment des produits alimentaires. Surtout avec la sécheresse qui caractérise actuellement le climat mondial

Corrosion Nucléaire EDF : L’âge des centrales n’est pas en cause

Corrosion Nucléaire EDF : L’âge des centrales n’est pas en cause

On a découvert de minuscules fissures qui semblaient remettre en cause la totalité du parc que nucléaire ancien, au moment-même où l’exécutif lui demande de prolonger « le plus possible » son parc nucléaire.

 

En fait les défauts sont très localisé s.Découvertes à Civaux, Chooz et Penly, les anomalies en question ne devraient pas, a priori, concerner l’ensemble des installations. Les réacteurs de 900 MW, qui sont les plus anciens et les plus nombreux (32 réacteurs) semblent en effet « peu voire pas » concernés, a fait savoir mardi le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Bernard Doroszczuk. Et qui pourraient même l’amputer de près de 14 milliards d’euros en 2022, selon les dernières estimations d’EDF. D’autant que leur découverte s’ajoute à un contexte pour le moins tourmenté, entre un énième retard de l’EPR de Flamanville, la mise à l’arrêt de la centrale de Fessenheim, l’impact du Grand Carénage et le report des contrôles à cause de la pandémie. De quoi faire chuter la production électrique du géant tricolore à un niveau historiquement bas, à l’heure où l’Hexagone subit de plein fouet la flambée des cours de l’énergie.

 

Les réacteurs nucléaires de 900 MW, qui sont les plus anciens et les plus nombreux en France, semblent « peu voire pas » affectés par le phénomène de corrosion identifié dans des réacteurs plus récents, a indiqué mardi le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Le phénomène pourrait ainsi être lié à des différences de conception des modèles, plutôt qu’à un vieillissement du parc.

La remise en cause du tout voiture

La remise en cause du tout voiture

Directrice générale de Saemes, Ghislaine Geffroy, était l’invitée, le 26 avril à 18h45, de BFM Île-de-France et de La Tribune dans le cadre de l’émission « Bonsoir l’Île-de-France ». La gestionnaire de places de stationnement en sous-sol et en surface y souligne que « le modèle économique n’est plus le même qu’il y a quarante ans ».

 

« Après des années de tout-voiture, nous assistons à une vraie rupture liée aux politiques de protection de l’environnement et de la santé des citoyens », déclare Ghislaine Geffroy.

« Le citoyen-lambda a pris conscience qu’il y avait autre chose que la voiture thermique », ajoute-t-elle.

A la tête d’une société d’économie mixte qui gère en sous-sol comme en surface des places de stationnement, et dont la ville de Paris est l’actionnaire majoritaire, Ghislaine Geoffroy admet que « le modèle économique n’est plus le même qu’il y a quarante ans ». Par exemple, il y a dix-quinze ans, personne ne parlait de voiture électrique, alors qu’aujourd’hui, c’est la voiture la plus achetée.

La directrice générale de Saemes « s’adapte » donc à cette nouvelle donne. Sous la place de la Madeleine, elle vient ainsi d’ouvrir, en partenariat avec TotalEnergies, un parking de près de 1.000 places, dont la moitié sont équipées de bornes de recharges électriques.

L’obligation légale est de 5%, mais nous sommes largement au-dessus. Nous couvrons tous nos parkings avec un taux d’équipement qui avoisine les 20, 30 voire 50% », assure Ghislaine Geffroy.

Trois offres sont ainsi proposées: de la recharge lente pour quelques heures ou la nuit, de la recharge un peu plus rapide le temps de faire quelques courses, ou de la recharge « ultra-rapide » où l’automobiliste  »vient comme il remplit son réservoir ».

« Le prix n’est évidemment pas le même et dépend aussi bien du prix de l’électricité – une variable que l’on maîtrise moins en ce moment – que du coût d’amortissement des équipements mis en place », poursuit la directrice générale de Saemes.

Climat : une remise en cause de fait de la taxation du carbone

Climat : une remise en cause de fait de la taxation du carbone 

Les deux économistes Cédric Durand et Etienne Espagne plaident, dans une tribune au « Monde », en faveur d’une planification écologique, alors que les gouvernements font tous face à une augmentation massive des prix de l’énergie.

 

De fait la taxation du carbone a montré ses limites puisque les prix des énergies se sont envolés bien au-delà de la taxe carbone sans que cela modifie les comportements. La preuve sans doute que la question de la régulation du carbone est complexe et ne peut se réduire à une histoire de taxation NDLR

 

Tribune.

 

La campagne électorale qui s’achève aura au moins permis une clarification importante. En reprenant le concept de planification écologique défendu par Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron a pu surprendre. Et pour cause, au moment où le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) confirme ses prévisions alarmantes dans son 6e rapport, le président, qui se représente, constate par cette déclaration inattendue l’impasse de la stratégie suivie jusqu’alors en matière de politique climatique. La volonté de confier au marché le soin de coordonner la transition énergétique n’a pas permis de faire bifurquer nos systèmes de production et de consommation. Les réactions économiques en chaîne de la guerre en Ukraine donnent une occasion tragique de mieux en comprendre les raisons.

L’augmentation massive des prix de l’énergie qui a suivi l’attaque sur l’Ukraine a instauré une taxe carbone de fait. Et le montant de celle-ci pourrait être encore accru si des mesures supplémentaires étaient prises d’un côté ou de l’autre pour réduire les importations d’hydrocarbures russes. Or, quel est l’effet de ce choc de prix ? Loin d’accélérer la transition, celui-ci l’a au contraire ralentie, ouvrant la perspective catastrophique d’une décennie perdue pour le climat. La Commission européenne, qui s’apprêtait à déployer les différentes composantes de son pacte vert (Green Deal), est aujourd’hui occupée à accroître les livraisons de gaz de schiste en provenance des Etats-Unis. De leur côté, les gouvernements nationaux multiplient les subventions pour amortir la hausse des carburants, tandis que l’on envisage le redémarrage de centrales à charbon. Les pays en développement voient leur capacité d’action climatique réduite en cendres par le double impact de la crise due au Covid et des effets indirects de la crise ukrainienne. Minimiser à tout prix les conséquences de la hausse des coûts de l’énergie et des matières premières devient le nouveau mantra. Pour le prix du carbone, la guerre en Ukraine est un enterrement qui ne dit pas son nom.

Fixer un prix au carbone pour régler le problème du changement climatique. Cette idée est un lieu commun parmi les économistes et la principale politique défendue en la matière. Ainsi, en 2021, 64 instruments de tarification du carbone sont déployés dans le monde, couvrant plus du cinquième des émissions. Certes, la grande majorité d’entre eux se situent à des niveaux très faibles, de sorte qu’ils ne modifient substantiellement ni les investissements des entreprises ni le comportement des consommateurs. Mais lorsque le prix atteint des niveaux significatifs – et donc qu’ils produisent des effets économiques tangibles –, les processus d’ajustement sont si violents qu’ils sont le plus souvent inacceptables.

La mise en cause du Green deal européen ? (Pascal Canfin )

La mise en cause du Green deal européen ? (Pascal Canfin )

Tribune

Regardons une carte politique européenne et cherchons les pays dans lesquels un parti conservateur, comme Les Républicains en France ou la CDU en Allemagne, dirige. Résultat : on retrouve cette configuration dans neuf pays : en Autriche, Croatie, Grèce, Lettonie, Lituanie, Roumanie, Slovaquie, Slovénie et à Chypre. Autrement dit, la droite conservatrice n’est plus au pouvoir dans aucune des grandes capitales européennes. Et au Conseil européen, qui rassemble les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Union, les présidents ou premiers ministres de la droite traditionnelle ne pèsent plus que 12% des voix. Cela entraîne plusieurs conséquences.

La première est la radicalisation des partis de droite qui ne se sentent plus liés par les contraintes de l’exercice des responsabilités nationales et européennes. L’arrivée dans les propositions de LR en France de la volonté de remettre en cause le primat du droit européen sur le droit national en est un bon exemple. Cette idée est directement issue du corpus de l’extrême-droite et des partis illibéraux au pouvoir en Pologne et en Hongrie. Elle est à rebours du logiciel pro-européen du centre droit incarné en Allemagne encore récemment par Angela Merkel. Cette proposition revient à déconstruire toute cohérence européenne puisque la France dira que dans tel domaine, par exemple l’immigration, le droit européen ne s’applique pas, quand les Polonais diront qu’il ne s’applique pas en terme de respect du droit des minorités.

Cela signe la fin de la construction européenne qui implique justement que l’on bâtisse ensemble des règles qui nous lient tous. Or, l’Europe s’est construite sur quatre familles politiques – les chrétiens démocrates, les centristes libéraux, les socio-démocrates et, plus récemment, les écologistes. Si les partis de centre droit migrent vers des alliances avec des formations d’extrême droite, cela crée une nouvelle donne politique. La récente alliance dans la plus grande région espagnole, la Castille et Léon, d’une coalition entre le parti populaire conservateur PP et le parti d’extrême-droite Vox en est le dernier exemple en date et permet à Vox d’entrer pour la première fois dans une coalition gouvernementale en Espagne.

La deuxième conséquence est une radicalisation anti-écologique de l’ancienne droite de gouvernement. Mises bout à bout, les prises de position récentes des partis de droite contre des éléments importants du Green deal européenaboutirait à un détricotage de l’ambition climatique du continent : attaques contre les éoliennes de LR en France, remise en cause des objectifs de la transition agricole par le groupe de droite au Parlement européen, volonté de la CDU de faire de son opposition à la fin du moteur thermique en 2035 telle que prévue par la Commission européenne un élément fort de sa reconquête en Allemagne en adoptant un discours proche de celui de l’AFD, le parti d’extrême-droite, etc…

« L’incohérence et l’absence de volonté de la dépasser est bien le signe d’un renoncement à l’esprit de responsabilité européen qui implique justement de soutenir les compromis pour avancer ensemble »

Et sur le sujet emblématique de la taxonomie qui classe les activités économiques au regard de leur intérêt pour la transition écologique, les députés européens LR pourraient voter contre au Parlement car ils trouvent que les règles ne sont pas assez favorables au nucléaire, quand leurs collègues de la CDU pourraient aussi voter contre car ils trouvent que les règles sont… trop favorables au nucléaire. Cette incohérence et l’absence de volonté de la dépasser est bien le signe d’un renoncement à l’esprit de responsabilité européen qui implique justement de soutenir les compromis pour avancer ensemble.

La prédominance en Europe des gouvernements socio-démocrates et centristes, avec la présence croissante de partis écologistes en position de participation minoritaire comme en Allemagne, en Suède, en Irlande ou encore au Luxembourg, montre que ce sont bien les familles politiques qui assument leur position pro-européenne qui l’emportent aujourd’hui. C’est une bonne nouvelle car sur de nombreux sujets, l’Europe est le bon cadre d’action, sur le climat comme pour assurer notre autonomie stratégique face à la Chine ou à la Russie par exemple. Mais c’est aussi un défi identitaire pour les partis de la droite traditionnelle qui sont à l’heure des choix.

Pascal Canfin est député europée (Renew), président de la commission Environnement, Santé publique et Sécurité alimentaire du Parlement européen.

 

Obésité infantile: Une cause nationale

Obésité infantile: Une cause nationale

 

Face à la progression fulgurante de l’obésité chez l’enfant, le chirurgien Patrick Pessaux et la présidente du Collectif national des associations d’obèses, Anne-Sophie Joly, préconisent, dans une tribune au « Monde », d’en faire un axe stratégique de l’Union européenne.

 

Tribune.

 

 Alors que le monde entier vient de relayer la Journée mondiale contre l’obésité du 4 mars, quasi rien sur l’obésité infantile ! L’Organisation mondiale de la santé (OMS) classe l’obésité infantile comme l’un des défis de santé publique les plus graves du XXIe siècle et n’hésite plus à la qualifier d’« épidémie », tant sa progression à l’échelle mondiale est fulgurante.

En France, chez les enfants de 6 à 17 ans en 2015, la prévalence du surpoids est estimée à 17 % pour cette classe d’âge (« Corpulence des enfants et des adultes en France métropolitaine en 2015. Résultats de l’étude Esteban et évolution depuis 2006 », Bulletin épidémiologique hebdo, 2017, no 13, pages 234- 41, voir PDF).

L’obésité infantile est d’une injustice insupportable à bien des égards. Elle est directement corrélée aux difficultés socioéconomiques. L’obésité dans l’enfance est un déterminant à long terme de l’état de santé entraînant un risque accru d’obésité, de décès prématuré et de handicap à l’âge adulte.

L’enfant ou l’adolescent en surpoids est le plus souvent l’objet de moqueries et de harcèlement, source d’une exclusion sociale. Cela peut générer une baisse de confiance en lui, un risque élevé de troubles du comportement, d’anxiété et de dépression, de désinvestissement scolaire ou de difficultés d’apprentissage, sources d’échec scolaire.

 

Ces ressentiments sont d’autant plus marqués chez les filles. Les angoisses, le rejet et le manque d’estime de soi peuvent aussi être à l’origine de conduites addictives ou de troubles du comportement alimentaire qui participent à l’aggravation de l’obésité.

La principale cause de l’obésité de l’enfant est un déséquilibre énergétique entre les calories consommées et les calories dépensées. En clair, il faut manger mieux, bon, de qualité et bouger plus.

Le temps d’alerter sur les dangers de la malbouffe et des aliments ultra-transformés est révolu et doit laisser place à des obligations minimales à la bonne transformation des produits agroalimentaires définissant les taux de sucre, de sel, de graisse, de perturbateur endocrinien…

Pour améliorer la qualité nutritionnelle des aliments, le Nutri-score a été mis en place reposant sur le volontariat des industriels. Mais, au vu des résultats encourageants, mais insuffisants, il faut travailler désormais sur une régulation plus contraignante.

A l’instar de la loi Evin, il faut envisager de restreindre la publicité sur certains produits gras et sucrés et établir des recommandations concernant le marketing alimentaire à la télévision, audiovisuel, sur Internet et lors d’événements à leur encontre. Une réglementation européenne permettrait en outre aux Etats membres de recommander l’ensemble de ces dispositifs et d’en encadrer le déploiement.

La cause animale : sujet de campagne électorale ?

La cause animale : sujet de campagne électorale ?

 

Pour la philosophe Corine Pelluchon, la domination de l’humain sur la nature et les autres êtres vivants est aujourd’hui questionnée. Un mouvement auquel n’échappent pas les candidats à l’élection présidentielle, qui portent une attention inédite au bien-être animal.

 

Un sujet de nature anthropologique qui mérite sans doute attention même s’il ne justifie pas l’existence d’un parti spécifique dans cette campagne électorale  NDLR

 

La philosophe Corine Pelluchon, professeure à l’université Gustave-Eiffel et autrice de Manifeste animaliste. Politiser la cause animale (Alma éditeur, 2016, réédité chez Rivages poche en 2021), analyse la place accordée aux animaux dans la campagne présidentielle.

La quasi-totalité des candidats à l’élection présidentielle mentionnent la condition animale dans leur programme. Le sujet a-t-il acquis une légitimité politique ?

Oui, la population attend des réponses concrètes, une amélioration substantielle de la condition animale et cette question n’est plus périphérique. La première raison tient à ce que la condition animale n’est pas seulement importante pour les animaux : elle a aussi une dimension stratégique, car la violence envers les animaux est le miroir d’un modèle de développement aberrant sur le plan environnemental, sanitaire et social.

Le bien-être animal n’est pas séparable de la transition vers un modèle plus soutenable et plus juste. La deuxième raison est que l’attention au bien-être animal témoigne d’une révolution anthropologique dans la manière dont l’humain pense son rapport aux autres êtres sensibles. L’humain n’est pas comme les autres vivants, mais il n’est pas non plus extérieur à la nature. L’avenir, c’est de reconsidérer notre place dans la nature, et nos devoirs ou notre responsabilité à l’égard des autres vivants.

 

La cause animale est aussi la cause de l’humanité, et elle est universelle. De fait, certains partis s’en emparent davantage que d’autres, mais elle appartient à tous. Un consensus se forme sur plusieurs sujets, même si tout le monde n’a pas le même horizon.

Je trouve la campagne actuelle intéressante, avec des propositions de la part de plusieurs candidats. Est-ce qu’il y a de l’opportunisme ? Oui, et c’est normal dans une campagne présidentielle. Cependant, les politiques font partie de la société, qui, dans sa grande majorité, reconnaît que cette question est importante, et ils le comprennent. Je suis persuadée que le prochain président, quel qu’il soit, fera plus de choses pour la condition animale.

 

Pour mettre fin aux cages ou à l’élevage intensif, il faut remettre en cause des structures économiques en place. Il est vrai que la critique du capitalisme est plus facilement portée par la gauche que par la droite, mais presque tous admettent que le modèle actuel de production est problématique.

Quant à la chasse à courre et à la corrida, on touche à des représentations de la virilité et à une image de la puissance de l’humain sur la nature qui construisent l’identité de certains groupes. D’où les résistances. Cependant, on ne peut pas défendre l’empathie et le « care » [souci de l’autre] et tolérer le spectacle d’animaux suppliciés.

Remise en cause du verdissement de la politique agricole ?

Remise en cause du verdissement de la politique agricole ?

 

Face à la guerre en Ukraine, la tentation est forte de renoncer aux objectifs de verdissement de l’agriculture européenne. Comme le rappellent près de 200 scientifiques, le conflit montre au contraire toutes les limites de nos systèmes productifs actuels, explique dans sa chronique Stéphane Foucart, journaliste au « Monde ».

 

Chronique.

 

Lorsque les cours sont au plancher, il faut produire le plus possible pour éviter la ruine ; lorsqu’ils s’envolent, il faut produire le plus possible pour rafler la mise. La guerre en Ukraine n’est pas perdue pour tout le monde et ce ne sont pas les vendeurs de bicyclettes qui en tirent, ces jours-ci, le meilleur profit.

Depuis le début du conflit, les lobbys agro-industriels ont poussé leurs arguments avec un succès éclatant. Jusqu’à remettre en cause, en France au moins, la stratégie « Farm to Fork » (« de la ferme à la fourchette »), le volet agricole du Pacte vert de la Commission européenne. Le président candidat Emmanuel Macron l’a annoncé jeudi 17 mars : le projet de verdissement de l’agriculture européenne sera « adapté » à l’aune de la crise. Le ministre de l’agriculture, Julien Denormandie, ayant déjà annoncé la fin des jachères en France, on peut s’attendre à ce que cette adaptation s’apparente à une volonté de démantèlement en bonne et due forme.

 

Réduction des pesticides et des engrais de synthèse, sortie progressive de l’élevage industriel, augmentation des surfaces cultivées en agriculture biologique : tout cela nous mènerait à une « décroissance » incompatible avec la crise ukrainienne. « Nous demandons à pouvoir produire plus », a exigé Christiane Lambert, présidente de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), le 3 mars sur Franceinfo. « L’Europe ne peut en aucun cas se permettre de produire moins », a obtempéré, deux semaines plus tard, M. Macron.

Cela semble tomber sous le sens. Plus d’un quart des exportations mondiales de blé venant de Russie et d’Ukraine, il paraît à première vue criminel de ne pas chercher à produire plus, d’être non autonome et de ne pas nourrir le monde affamé, en particulier les pays du Sud, dont l’approvisionnement en blé dépend de l’hémisphère Nord. Ce narratif plein d’humanité a le mérite d’être facile à comprendre. Mais, hélas !, il est faux.

 

Un obstacle majeur à l’approvisionnement des pays du Sud en céréales est, outre les quantités disponibles, leurs prix. Or ceux-ci sont fixés par les marchés. Ces dernières semaines, l’emballement des cours des matières premières agricoles a été inédit et il a, jusqu’à présent, eu bien plus à voir avec l’affolement et/ou la spéculation qu’avec de réelles pénuries. Ce qui motive l’agro-industrie à produire plus – c’est-à-dire les cours élevés – est donc exactement ce qui entrave l’accès des plus pauvres à la nourriture.

La légitimité du futur président mise en cause

La légitimité du futur président mise en cause

«Sans débat, la question de la légitimité du gagnant de l’élection se posera»

(Dominique Reynié, politologue et directeur général de la Fondation pour l’innovation politique)

La présentation du projet d’Emmanuel Macron ne devrait pas intervenir avant la fin de la semaine prochaine. En revanche, certaines propositions sont d’ores et déjà distillées au fur et à mesure… dont la fameuse réforme des retraites, avec un report de l’âge légal de départ de 62 ans à 65 ans. Mais une telle réforme est-elle envisageable dans une campagne sans débat ? « Il faut bien avoir à l’esprit que cette élection présidentielle ne ressemblera à aucune autre, explique Dominique Reynié, politologue et directeur général de la Fondation pour l’innovation politique. Cette réforme ne peut pas se faire sans débat et elle peut avoir lieu si, après la présidentielle, il y a une recomposition politique. Car l’une des raisons pour lesquelles nous avons du mal à avancer quand on veut réformer, c’est à cause de la manière dont s’est cristallisé l’espace politique français. »

Il ajoute: « Aujourd’hui, on voit l’effondrement spectaculaire de la gauche, la droite de gouvernement qui n’est vraiment pas au mieux. Il est frappant de voir que cinq ans après 2017, le total de la droite de gouvernement et de la gauche de gouvernement se trouvent en dessous du tiers des suffrages potentiels. » Dans ce contexte, le risque n’est-il pas de voir la contestation sociale se réveiller à la rentrée ? « Bien sûr, c’est le grand sujet, confirme Dominique Reynié. Car l’élection va fonctionner, il y aura un titulaire de la charge de désigné, mais elle n’aura pas eu lieu non plus car il n’y aura pas eu de débat ! Donc la question de la légitimité va se poser rétrospectivement. »

Une certaine dynamique semble s’enclencher autour de Jean-Luc Mélenchon. Sa présence au second tour devient-elle envisageable ? « Je suis un peu partagé. Les variations sont énormes selon les sondages. La gauche est absente en dehors de lui donc il agrège une partie du vote de gauche. Mais une grosse partie du vote socialiste est fixée sur Emmanuel Macron. Peut-être que l’annonce du report de l’âge légal de départ à la retraite sera de nature à donner quelques points supplémentaires à Jean-Luc Mélenchon. On ne peut pas exclure sa présence au second tour puisque le seuil de qualification est très, très bas. »

Et alors que l’Allemagne est en train de renoncer à son pacifisme, comment analyser l’évolution des rapports franco-allemands ? « C’est historique, souligne notre invité. Maintenant, je n’ai jamais partagé l’admiration partagée pour Angela Merkel. Elle a fait une faute sur le nucléaire qui empêche l’Europe aujourd’hui. Et ce ne sont pas des décisions qui se corrigent en 24 heures (…) Nous sommes tous un peu les prisonniers de cette décision. Sur le plan militaire, c’est une très bonne nouvelle, il faut réussir à construire quelque chose ensemble même si l’idée d’une véritable Europe de la défense n’est pas si simple que ça (…) Il faudrait quand même une industrie de la défense européenne sans quoi nous retombons dans le problème d’absence de souveraineté. Il est frappant de voir que dans ce monde du XXIè siècle, les Européens sont ceux qui se sont le moins intéressés à la souveraineté et ses fondements (…) Nous n’avons aucun élément de souveraineté et ce n’est pas soutenable. »( L’ »Opinion »)

 

 

 

Economie: Remise en cause de la croissance mondiale (FMI )

Economie: Remise en cause de la croissance mondiale (FMI )

Inévitablement la guerre en Ukraine va amener à revoir de façon drastique les perspectives de croissance. Ce que compte faire le fonds monétaire international. En cause d’abord l’influence de l’inflation qui ne cesse de dériver et qui va impacter le pouvoir d’achat des ménages ( Les dépenses d’énergie pourrait augmenter de 50 %) ,  des entreprises et au-delà la croissance. Le renchérissement des prix concerne les matières premières industrielles mais aussi alimentaires. Avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la tendance haussière va encore s’accélérer et plomber l’activité. Théoriquement la croissance mondiale devait être de l’ordre de 4,4 % (4 % pour la France. ). Une croissance qui pourrait bien être divisée par deux  et même davantage en Europe.

Le Fonds monétaire international (FMI) va abaisser sa prévision de croissance mondiale en raison de la guerre en Ukraine, a annoncé jeudi sa directrice générale Kristalina Georgieva, prévenant qu’un défaut de paiement de la Russie n’était plus «improbable».Le FMI et la Banque mondiale tiendront en mode virtuel leurs réunions de printemps la semaine du 18 avril. «Pour résumer, nous avons un impact tragique de la guerre sur l’Ukraine. Nous avons une contraction importante en Russie et nous voyons l’impact probable sur nos perspectives de l’économie mondiale», a-t-elle déclaré lors d’une table-ronde avec quelques journalistes. «Nous viendrons le mois prochain avec une révision à la baisse de nos projections de croissance mondiale», a-t-elle ajouté.

Un défaut de paiement de la Russie «n’est plus un événement improbable», a-t-elle poursuivi, tout en notant que le problème n’était pas la disponibilité de l’argent mais l’incapacité de l’utiliser depuis que le pays a été coupé du système financier mondial. «Je ne vais pas spéculer sur ce qui peut ou non arriver, mais juste dire que nous ne parlons plus du défaut de paiement de la Russie comme d’un événement improbable», a-t-elle encore commenté.

Remise en cause de la croissance mondiale (FMI )

Remise en cause de la croissance mondiale (FMI )

inévitablement la guerre en Ukraine va amener à revoir de façon drastique les perspectives de croissance. Ce que compte faire le fonds monétaire international. En cause d’abord l’influence de l’inflation qui ne cesse de dériver et qui va impacter e pouvoir d’achat des ménages ( Les dépenses d’énergie pourrait augmenter de 50 %) ,  des entreprises et au-delà la croissance. Le renchérissement des prix concerne les matières premières industrielles mais aussi alimentaires. Avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la tendance haussière va encore s’accélérer et plomber l’activité. Théoriquement la croissance mondiale devait être de l’ordre de 4,4 % (4 % pour la France. ). Une croissance qui pourrait bien être divisée par deux  et même davantage en Europe.

Le Fonds monétaire international (FMI) va abaisser sa prévision de croissance mondiale en raison de la guerre en Ukraine, a annoncé jeudi sa directrice générale Kristalina Georgieva, prévenant qu’un défaut de paiement de la Russie n’était plus «improbable».Le FMI et la Banque mondiale tiendront en mode virtuel leurs réunions de printemps la semaine du 18 avril. «Pour résumer, nous avons un impact tragique de la guerre sur l’Ukraine. Nous avons une contraction importante en Russie et nous voyons l’impact probable sur nos perspectives de l’économie mondiale», a-t-elle déclaré lors d’une table-ronde avec quelques journalistes. «Nous viendrons le mois prochain avec une révision à la baisse de nos projections de croissance mondiale», a-t-elle ajouté.

Un défaut de paiement de la Russie «n’est plus un événement improbable», a-t-elle poursuivi, tout en notant que le problème n’était pas la disponibilité de l’argent mais l’incapacité de l’utiliser depuis que le pays a été coupé du système financier mondial. «Je ne vais pas spéculer sur ce qui peut ou non arriver, mais juste dire que nous ne parlons plus du défaut de paiement de la Russie comme d’un événement improbable», a-t-elle encore commenté.

Allemagne : une remise en cause des choix énergétiques

Allemagne : une remise en cause des choix énergétiques 

Alors que son développement s’accommodait de la situation, le conflit oblige Berlin à revoir sa politique.(papier du Monde)

Analyse.

 

L’Allemagne a changé d’époque. En quelques jours, la quatrième économie du monde a pris la mesure du caractère intenable de sa politique extérieure : après l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe, force est de constater que les échanges commerciaux et l’interdépendance économique entre Etats ne suffisent pas pour assurer la paix et la sécurité. C’est le message délivré par le chancelier social-démocrate Olaf Scholz, les ministres écologistes et libéraux démocrates (FDP) de sa coalition, ainsi que par les chrétiens-démocrates, dimanche 27 février au Bundestag, au cours d’une session historique.

C’est une césure majeure dans la compréhension allemande de son rôle sur la scène internationale. Géant économique grâce à ses exportations, mais acteur géopolitique réservé et surtout pacifiste, l’Allemagne s’était habituée depuis la fin de la seconde guerre mondiale à profiter d’une paix et d’une sécurité largement garanties par d’autres. Elle s’était convaincue qu’un pays avec qui elle entretenait des relations commerciales solides ne pourrait trahir sa confiance et qu’il se mettrait, à terme, sur la voie de la démocratie. Les Verts et les sociaux-démocrates défendaient l’idée selon laquelle le meilleur moyen de garantir la paix était de ne pas participer à la guerre et à l’effort d’armement. Une sorte d’évitement, par l’économie et la morale, des tendances les plus sombres de la géopolitique mondiale.

Cette doctrine, appelée « Wandel durch Handel » (« le changement par le commerce »), dominait la politique extérieure. Elle était d’autant plus facile à porter que le pays a largement profité économiquement de deux facteurs exceptionnels ces vingt dernières années : le fort appétit chinois pour les voitures et les machines made in Germany et l’abondance des hydrocarbures russes bon marché, livrés par pipeline. L’interdépendance, répétait-on dans les milieux d’affaires, est une composante normale d’un modèle économique très ouvert sur l’extérieur.

Tout cela a été balayé par les bombardements de Kiev et les images des Ukrainiens luttant pour leur liberté, à deux heures d’avion de Berlin. Non sans émotion, les députés allemands de gauche comme de droite les plus attachés au Wandel durch Handel ont fait, dimanche, acte de contrition. Les grands partis ont soutenu le plan de renforcement de 100 milliards de l’armée allemande, financé par un crédit exceptionnel, ainsi que la décision de porter à 2 % du PIB le budget allemand de la défense. Les sanctions vont toucher l’économie et ses fondements. Ce renversement des priorités de l’Allemagne va sans doute entraîner un réexamen de sa dépendance aux exportations vers la Chine. Le patronat le reconnaît lui-même : les échanges économiques ne peuvent plus être indépendants de la géopolitique.

 

Automobile : L’Allemagne remet en cause le tout électrique prévu en 2035

Automobile : L’Allemagne remet en cause le tout électrique prévu en 2035

 

 

D’une certaine manière , l’Allemagne rejoint les positions de la France qui ne souhaitait pas tout mettre sur le véhicule électrique d’ici 2035 et comptait  aussi sur les tractions hybrides.

Cette position de l’Allemagne peut sembler curieuse d’autant que le gouvernement comporte des écologistes mais elle découle du fait que l’Allemagne éprouve des difficultés avec sa stratégie énergétique notamment maintenant menacée par la crise avec l’Ukraine. (Notons que les écolos français d’Europe écologie les Verts veulent interdire les moteurs thermiques d’ici huit ans !).

En fait l’Allemagne, comme d’habitude, est soucieuse de l’intérêt de sa puissante industrie automobile qui n’est pas prête à muter totalement dans électrique.

Le ministre allemand des Transports a indiqué qu’il fallait promouvoir les carburants de synthèse et les moteurs hybrides. Contre toute attente, c’est un gouvernement de coalition avec les Verts en son sein qui pourrait démanteler l’initiative bruxelloise d’interdire la vente de tous les moteurs en 2035, et qui avait été défendu par Angela Merkel. Berlin rejoint ainsi la position française.

« Nous voulons que les moteurs à combustion restent une option, s’ils fonctionnent exclusivement avec des carburants synthétiques », a déclaré Volker Wissing à des journalistes, en marge d’un sommet des ministres européens des transports réunis au Bourget dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne.

Sport en France : la nécessité d’une une grande cause nationale

Sport en France : la nécessité d’une une grande cause nationale 

 

La présidente du Comité olympique français, Brigitte Henriques, interpelle, dans une tribune au « Monde », les candidats à l’élection présidentielle sur la place du sport dans la société. De la santé au mieux vivre-ensemble, il peut se retrouver au centre

Tribune.

 Le mouvement sportif français aurait préféré ne pas avoir à livrer ce constat : le sport s’avère trop souvent un thème mineur de la campagne présidentielle. Mais loin de nous la tentation de nous résigner. Nous sommes déterminés à voir le sport occuper l’espace qui doit être le sien dans les programmes de tous les candidats, celui d’une composante essentielle du lien social, de la politique sanitaire et du rayonnement de la France.

Notre mobilisation se veut d’autant plus forte à l’heure où le prochain quinquennat verra les projecteurs du monde se braquer sur notre pays dès 2023, lors des Mondiaux de ski et de rugby, mais plus encore, au moment des Jeux olympiques et paralympiques (JOP) de Paris 2024.

Ces événements au puissant retentissement devront contribuer à relancer la dynamique de la pratique sportive en France – touchée, comme nombre de secteurs d’activité, par les effets de la pandémie. Il y va de la santé publique comme d’autres enjeux sociétaux. Sur le volet de la santé, au moins deux sujets d’inquiétude justifient l’urgence d’un positionnement de tous les prétendants à la fonction suprême.

D’abord, il convient d’alerter sur la sédentarité en hausse des plus jeunes, qui vient nourrir des fléaux tels que l’obésité. Le sport doit aider à combattre cette menace qui pèse sur la santé de nos enfants. Peut-on continuer d’accepter que les capacités physiques des 9-16 ans aient ainsi diminué de 25 % en quarante ans ?

Second dossier majeur : la santé des femmes. Ces dernières années, l’accroissement significatif des maladies cardiovasculaires chez les femmes, au bilan plus lourd que le cancer du sein, résonne comme un signal d’alarme. S’il ne permet pas de vaincre toutes les pathologies, le sport présente au moins cette vertu, reconnue, de prévenir les risques cardiaques. Or, en 2022, de trop nombreuses femmes demeurent éloignées de la pratique d’un sport.

 

Outre ses bienfaits sur la santé, le sport se situe au confluent de plusieurs attentes majeures des Français : l’éducation, l’emploi, l’inclusion, le mieux vivre-ensemble, sans oublier, pour certaines disciplines, le rapport à une nature qu’il convient de préserver durablement. Nous attendons donc des candidats une vision et des discours clairs sur la place qu’ils accorderaient au sport au cours du quinquennat. En particulier son degré d’importance dans les parcours scolaires et le développement des nouvelles générations, sur le plan physique comme de la confiance en soi.

De tous les candidats, nous attendons un plan d’actions en matière d’équipements sportifs sur l’ensemble des territoires pour garantir au plus grand nombre un meilleur accès à la pratique sportive. Nous attendons également leur projet global pour faire vivre un secteur d’activité qui, sur le plan associatif, concerne plus de 160 000 clubs, 3,5 millions de bénévoles et près de 17 millions de licenciés, soit 25 % de la population de notre pays.

Remise en cause de la région Grand Est : 92,4 % des Alsaciens approuvent

Remise en cause de la région Grand Est : 92,4 % des Alsaciens approuvent

Il est clair que nombre de régions administratives ne reposent sur aucun critère pertinent économique, social ou  culturel. Nos régions n’ont d’ailleurs jamais été de véritables zones  économiques mais des espaces hybrides coincés entre l’État et les départements notamment. La plus grande incohérence est sans doute celle du rattachement de l’Alsace à cette région plus ou moins fantôme du Grand Est. Sur près de 150 000 votants, le « oui » à une sortie de la collectivité territoriale alsacienne de la région Grand-Est a été plébiscité à 92,4 %.

Le département du Bas-Rhin compte pour 60,4 % des « oui » exprimés par bulletins. Malgré le manque de participation et le clivage géographique, le président du CEA y croit.La collectivité européenne d’Alsace  (CEA) au sein des régions et départements de France. La collectivité européenne d’Alsace (CEA) est une collectivité territoriale française, qui voit le jour le 1er janvier 2021 . Elle résulte de la fusion des collectivités départementales du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. « Les citoyens sont attentifs à l’efficacité de cette participation citoyenne. Ils veulent que cela se traduise par une décision. Je demanderai donc au président de la République qui sera élu en avril 2022 de respecter leur volonté », affirme-t-il au Monde.

La CEA compte s’appuyer sur la légitimité du nombre pour défendre ses positions auprès du gouvernement. En clair, il est question de pouvoir et d’argent. Frédéric Bierry mise sur le retour de compétences régionales à la CEA, notamment la compétence économique, la formation ou encore l’enseignement supérieur. De quoi tenter de regagner en grade sans forcer l’exécutif à préparer un énième big bang territorial ? Une tentative d’ouvrir la brèche, donc ?

Enseignement-Niveau scolaire : une véritable catastrophe économique notamment à cause des maths

Enseignement-Niveau scolaire : une véritable catastrophe économique notamment à cause des maths

 

À l’occasion du classement Timms, le classement international qui mesure les performances des élèves de quatrième et de CM1, la France arrive en dernière position de tous les pays de l’Union européenne en CM1 et en avant dernière position pour le niveau des élèves de quatrième, juste devant la Roumanie.

 

La baisse en mathématiques au lycée constitue véritable catastrophe scolaire pour l’économiste Nicolas Bouzou.

 

Tribune

Alors qu’elles sont la voie royale vers des écoles prestigieuses comme HEC ou l’Essec, les classes préparatoires économiques et commerciales ont perdu 9% de leurs effectifs l’an passé selon l’association des professeurs de la filière. C’est très inquiétant, si l’on comprend les causes de cette baisse et cela devrait même faire l’objet d’une vraie prise de conscience politique.

Que les effectifs en classe prépa diminuent en soi, ce n’est pas forcément un drame. Mais si on regarde pourquoi ça baisse, on se rend compte que c’est lié au tarissement du nombre d’élèves qui étudient les mathématiques au lycée, conséquence directe de la réforme du baccalauréat qui a abouti à une diminution du nombre d’élèves formés en mathématiques. Les maths étant sortis du tronc commun, il y a des élèves qui arrêtent les maths en seconde.

L’effet est doublement négatif. On a à la fois de moins en moins d’élèves en mathématiques, mais on a également une diminution du niveau des élèves en mathématiques. Et là, les chiffres sont absolument catastrophiques. Dans le dernier classement Timms, le classement international qui mesure les performances des élèves de quatrième et de CM1, la France arrive en dernière position de tous les pays de l’Union européenne en CM1 et en avant dernière position pour le niveau des élèves de quatrième, juste devant la Roumanie.

Si on regarde le fameux classement Pisa, qui est lui aussi très connu, on voit également une baisse très forte du niveau de nos élèves, y compris celui des meilleurs, dont la situation devient incroyablement inégalitaire et critique en maths.

Cette raréfaction des talents en mathématiques est un drame absolu, parce que l’on est au cœur de la troisième révolution industrielle, celle du numérique, de la robotique, de l’intelligence artificielle… Ce que l’on veut en France, c’est essayer de produire des innovations dans ces secteurs. D’ailleurs, c’est tout l’objet du programme France 2030 qui a été présenté il y a quelques semaines par le président de la République.

Le problème, c’est qu’on ne peut pas produire des innovations radicales sans avoir des scientifiques. On ne peut pas être bon dans le domaine de l’innovation si on n’a pas des gens qui sont très bien formés en mathématiques. Cela a été le cas en France il y a quelques années, mais ça ne l’est plus aujourd’hui. Il faut malheureusement regarder la réalité en face.

La réalité, c’est que la France est devenue un pays sous-développé en mathématiques et que cela pourrait se traduire par une économie elle-même sous-développée. La baisse du niveau en maths est aggravée par les écarts de dotation entre l’université et les classes préparatoires. La diminution des budgets dans l’enseignement supérieur, qui est catastrophique en France, a abouti à une dégradation du niveau de nos universités, y compris en sciences.

Société-Niveau scolaire : une véritable catastrophe économique notamment à cause des maths

Société-Niveau scolaire : une véritable catastrophe économique notamment à cause des maths

 

À l’occasion du classement Timms, le classement international qui mesure les performances des élèves de quatrième et de CM1, la France arrive en dernière position de tous les pays de l’Union européenne en CM1 et en avant dernière position pour le niveau des élèves de quatrième, juste devant la Roumanie.

 

La baisse en mathématiques au lycée constitue véritable catastrophe scolaire pour l’économiste Nicolas Bouzou.

 

Tribune

Alors qu’elles sont la voie royale vers des écoles prestigieuses comme HEC ou l’Essec, les classes préparatoires économiques et commerciales ont perdu 9% de leurs effectifs l’an passé selon l’association des professeurs de la filière. C’est très inquiétant, si l’on comprend les causes de cette baisse et cela devrait même faire l’objet d’une vraie prise de conscience politique.

Que les effectifs en classe prépa diminuent en soi, ce n’est pas forcément un drame. Mais si on regarde pourquoi ça baisse, on se rend compte que c’est lié au tarissement du nombre d’élèves qui étudient les mathématiques au lycée, conséquence directe de la réforme du baccalauréat qui a abouti à une diminution du nombre d’élèves formés en mathématiques. Les maths étant sortis du tronc commun, il y a des élèves qui arrêtent les maths en seconde.

L’effet est doublement négatif. On a à la fois de moins en moins d’élèves en mathématiques, mais on a également une diminution du niveau des élèves en mathématiques. Et là, les chiffres sont absolument catastrophiques. Dans le dernier classement Timms, le classement international qui mesure les performances des élèves de quatrième et de CM1, la France arrive en dernière position de tous les pays de l’Union européenne en CM1 et en avant dernière position pour le niveau des élèves de quatrième, juste devant la Roumanie.

Si on regarde le fameux classement Pisa, qui est lui aussi très connu, on voit également une baisse très forte du niveau de nos élèves, y compris celui des meilleurs, dont la situation devient incroyablement inégalitaire et critique en maths.

Cette raréfaction des talents en mathématiques est un drame absolu, parce que l’on est au cœur de la troisième révolution industrielle, celle du numérique, de la robotique, de l’intelligence artificielle… Ce que l’on veut en France, c’est essayer de produire des innovations dans ces secteurs. D’ailleurs, c’est tout l’objet du programme France 2030 qui a été présenté il y a quelques semaines par le président de la République.

Le problème, c’est qu’on ne peut pas produire des innovations radicales sans avoir des scientifiques. On ne peut pas être bon dans le domaine de l’innovation si on n’a pas des gens qui sont très bien formés en mathématiques. Cela a été le cas en France il y a quelques années, mais ça ne l’est plus aujourd’hui. Il faut malheureusement regarder la réalité en face.

La réalité, c’est que la France est devenue un pays sous-développé en mathématiques et que cela pourrait se traduire par une économie elle-même sous-développée. La baisse du niveau en maths est aggravée par les écarts de dotation entre l’université et les classes préparatoires. La diminution des budgets dans l’enseignement supérieur, qui est catastrophique en France, a abouti à une dégradation du niveau de nos universités, y compris en sciences.

Enseignement: Baisse du niveau scolaire , catastrophe économique notamment à cause des maths

Baisse du niveau scolaire : une véritable catastrophe économique notamment à cause des maths

 

À l’occasion du classement Timms, le classement international qui mesure les performances des élèves de quatrième et de CM1, la France arrive en dernière position de tous les pays de l’Union européenne en CM1 et en avant dernière position pour le niveau des élèves de quatrième, juste devant la Roumanie.

 

La baisse en mathématiques au lycée constitue véritable catastrophe scolaire pour l’économiste Nicolas Bouzou.

 

Tribune

Alors qu’elles sont la voie royale vers des écoles prestigieuses comme HEC ou l’Essec, les classes préparatoires économiques et commerciales ont perdu 9% de leurs effectifs l’an passé selon l’association des professeurs de la filière. C’est très inquiétant, si l’on comprend les causes de cette baisse et cela devrait même faire l’objet d’une vraie prise de conscience politique.

Que les effectifs en classe prépa diminuent en soi, ce n’est pas forcément un drame. Mais si on regarde pourquoi ça baisse, on se rend compte que c’est lié au tarissement du nombre d’élèves qui étudient les mathématiques au lycée, conséquence directe de la réforme du baccalauréat qui a abouti à une diminution du nombre d’élèves formés en mathématiques. Les maths étant sortis du tronc commun, il y a des élèves qui arrêtent les maths en seconde.

L’effet est doublement négatif. On a à la fois de moins en moins d’élèves en mathématiques, mais on a également une diminution du niveau des élèves en mathématiques. Et là, les chiffres sont absolument catastrophiques. Dans le dernier classement Timms, le classement international qui mesure les performances des élèves de quatrième et de CM1, la France arrive en dernière position de tous les pays de l’Union européenne en CM1 et en avant dernière position pour le niveau des élèves de quatrième, juste devant la Roumanie.

Si on regarde le fameux classement Pisa, qui est lui aussi très connu, on voit également une baisse très forte du niveau de nos élèves, y compris celui des meilleurs, dont la situation devient incroyablement inégalitaire et critique en maths.

Cette raréfaction des talents en mathématiques est un drame absolu, parce que l’on est au cœur de la troisième révolution industrielle, celle du numérique, de la robotique, de l’intelligence artificielle… Ce que l’on veut en France, c’est essayer de produire des innovations dans ces secteurs. D’ailleurs, c’est tout l’objet du programme France 2030 qui a été présenté il y a quelques semaines par le président de la République.

Le problème, c’est qu’on ne peut pas produire des innovations radicales sans avoir des scientifiques. On ne peut pas être bon dans le domaine de l’innovation si on n’a pas des gens qui sont très bien formés en mathématiques. Cela a été le cas en France il y a quelques années, mais ça ne l’est plus aujourd’hui. Il faut malheureusement regarder la réalité en face.

La réalité, c’est que la France est devenue un pays sous-développé en mathématiques et que cela pourrait se traduire par une économie elle-même sous-développée. La baisse du niveau en maths est aggravée par les écarts de dotation entre l’université et les classes préparatoires. La diminution des budgets dans l’enseignement supérieur, qui est catastrophique en France, a abouti à une dégradation du niveau de nos universités, y compris en sciences.

Baisse du niveau scolaire : une véritable catastrophe économique notamment à cause des maths

Baisse du niveau scolaire : une véritable catastrophe économique notamment à cause des maths

 

À l’occasion du classement Timms, le classement international qui mesure les performances des élèves de quatrième et de CM1, la France arrive en dernière position de tous les pays de l’Union européenne en CM1 et en avant dernière position pour le niveau des élèves de quatrième, juste devant la Roumanie.

 

La baisse en mathématiques au lycée constitue véritable catastrophe scolaire pour l’économiste Nicolas Bouzou.

 

Tribune

Alors qu’elles sont la voie royale vers des écoles prestigieuses comme HEC ou l’Essec, les classes préparatoires économiques et commerciales ont perdu 9% de leurs effectifs l’an passé selon l’association des professeurs de la filière. C’est très inquiétant, si l’on comprend les causes de cette baisse et cela devrait même faire l’objet d’une vraie prise de conscience politique.

Que les effectifs en classe prépa diminuent en soi, ce n’est pas forcément un drame. Mais si on regarde pourquoi ça baisse, on se rend compte que c’est lié au tarissement du nombre d’élèves qui étudient les mathématiques au lycée, conséquence directe de la réforme du baccalauréat qui a abouti à une diminution du nombre d’élèves formés en mathématiques. Les maths étant sortis du tronc commun, il y a des élèves qui arrêtent les maths en seconde.

L’effet est doublement négatif. On a à la fois de moins en moins d’élèves en mathématiques, mais on a également une diminution du niveau des élèves en mathématiques. Et là, les chiffres sont absolument catastrophiques. Dans le dernier classement Timms, le classement international qui mesure les performances des élèves de quatrième et de CM1, la France arrive en dernière position de tous les pays de l’Union européenne en CM1 et en avant dernière position pour le niveau des élèves de quatrième, juste devant la Roumanie.

Si on regarde le fameux classement Pisa, qui est lui aussi très connu, on voit également une baisse très forte du niveau de nos élèves, y compris celui des meilleurs, dont la situation devient incroyablement inégalitaire et critique en maths.

Cette raréfaction des talents en mathématiques est un drame absolu, parce que l’on est au cœur de la troisième révolution industrielle, celle du numérique, de la robotique, de l’intelligence artificielle… Ce que l’on veut en France, c’est essayer de produire des innovations dans ces secteurs. D’ailleurs, c’est tout l’objet du programme France 2030 qui a été présenté il y a quelques semaines par le président de la République.

Le problème, c’est qu’on ne peut pas produire des innovations radicales sans avoir des scientifiques. On ne peut pas être bon dans le domaine de l’innovation si on n’a pas des gens qui sont très bien formés en mathématiques. Cela a été le cas en France il y a quelques années, mais ça ne l’est plus aujourd’hui. Il faut malheureusement regarder la réalité en face.

La réalité, c’est que la France est devenue un pays sous-développé en mathématiques et que cela pourrait se traduire par une économie elle-même sous-développée. La baisse du niveau en maths est aggravée par les écarts de dotation entre l’université et les classes préparatoires. La diminution des budgets dans l’enseignement supérieur, qui est catastrophique en France, a abouti à une dégradation du niveau de nos universités, y compris en sciences.

12345...12



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol