Archive pour le Tag 'cause'

Crise française : la démocratie en cause ?

Crise française : la démocratie en cause ?

De manière assez insidieuse l’idée se répand que le concept même de démocratie serait en cause dans l’inefficacité politique actuelle en France. Le baromètre de la confiance politique du Cevipof a mis en évidence une montée de l’attrait pour un pouvoir plus autoritaire : 48 % des Français estiment que « rien n’avance en démocratie, il faudrait moins de démocratie et plus d’efficacité » . Du coup, émerge notamment une demande d’homme fort et de remise en ordre du pays. La demande d’un homme fort découle sans doute de la très grande faiblesse des responsables qui alimentent le paysage politique aujourd’hui.
En cause notamment leur mode d’émergence. La plupart sont en effet des sortes d’oligarques qui en réalité ont transformé la fonction élective en activité professionnelle. Ces responsables sont souvent hors sol , ils vivent dans le monde virtuel de la politique et non dans les réalités économiques et sociales. Cela d’autant plus qu’ils ne sont pas représentatifs des réalités sociologiques du pays. Ils ne doivent leur avenir qu’aux partis nationaux. Notons d’ailleurs que ce sont ces partis nationaux qui délivrent les investitures et non les organisations locales dans la plupart des cas. Tout est donc centralisé et forcément polarisé. Pour se distinguer, il faut en effet se positionner sur une ligne contraire aux partis adverses. Sans nuances et avec l’accompagnement de démagogie pour convaincre. Pour résumer la démocratie est en cause dès le mode de désignation des candidats. La démocratie qui ensuite subit sans doute la plus grave atteinte lorsque les élus mettent en œuvre une politique contradictoire avec ce qu’ils avaient annoncé.
Les insuffisances de la démocratie commencent donc dès le processus de désignation des candidats, se poursuit pendant l’exercice du pouvoir en l’absence de processus d’association et d’évaluation de la population concernée. Avec Macron, qui a tout fait pour tuer toutes les organisations intermédiaires, y compris son propre parti, on a sans doute atteint des sommets au point qu’on peut bien considérer le régime politique de la France comme très monarchique.
Le caractère très centralisé dans la plupart des domaines régaliens, le poids de la dépense publique, facilitent et alimentent ce caractère monarchique. Le millefeuille administratif et politique ne sert qu’à générer des coûts de fonctionnement démentiels et pèse peu sur la problématique nationale. Régions, départements, communautés de communes et autres n’ont aucun poids vis-à-vis des grands enjeux économiques, politiques ou sociétaux. Ou de manière assez accessoire.
À cet égard ne manque pas de structure mais d’animation et d’objectifs des organisations intermédiaires aujourd’hui marginalisées voire méprisées; cela vaut pour le niveau central mais aussi local. Voir à cet égard les conseils de citoyens locaux bidons et ou anecdotiques.
D’une certaine manière, la crise n’est pas le produit de trop de démocratie mais plutôt l’inverse. Dernier exemple en date celui de Bayrou élu pour essayer de trouver une majorité et un projet collectif et qui bricole cet été tout seul dans son coin sa propre copie des futures finances publiques. C’est aussi de cette manière qu’on procède dans les grandes villes ; de manière aussi peu démocratique mais aussi peu efficace. Face aux grands enjeux pourtant il serait indispensable d’associer les acteurs sous différentes formes non seulement pour des motifs démocratiques mais pour davantage d’efficacité. Cela d’autant plus que ces enjeux sont de plus en plus complexes du fait notamment de leur interaction systémique.

Droits de douane Américains: la méthode Trump en cause

Droits de douane Américains: la méthode Trump en cause

Faute d’obtenir les accords bilatéraux qu’elle souhaite, l’administration américaine ne cesse de reporter ses ultimatums et de modifier les modalités d’application de ses taxes. Des changements de pied qui entament fortement sa crédibilité et maintiennent le commerce international dans une grande incertitude. Papier du Monde

Le « jour de la libération » proclamé par Donald Trump le 2 avril est en passe de se transformer en un « jour sans fin ». Sa politique commerciale, censée infliger des droits de douane prohibitifs aux pays récalcitrants à la signature d’accords favorables aux Etats-Unis, peine à trouver une issue, entretenant une incertitude qui pèse sur l’économie mondiale.

Ses annonces tonitruantes du printemps avaient provoqué un début de panique sur le marché obligataire, le contraignant à accorder à ses partenaires commerciaux un délai de grâce de 90 jours. Alors que l’ultimatum est arrivé à échéance, mercredi 9 juillet, l’administration américaine, faute d’avoir obtenu des accords bilatéraux en nombre comme elle l’espérait, s’est résolue à fixer une nouvelle date au 1er août, assortie de menaces de droits de douane supplémentaires sur une vingtaine de pays ainsi que sur le cuivre, les produits pharmaceutiques ou les semi-conducteurs.

Si les reports successifs et les modalités changeantes entament la crédibilité de la stratégie de Donald Trump, ces flottements ne constituent pas une surprise. L’administration américaine apparaît divisée sur la marche à suivre en se heurtant à la complexité d’un processus qu’elle a sous-estimé. Après avoir promis que le président obtiendrait « 90 accords en 90 jours », seulement trois signatures ont été arrachées à ce stade : celles du Royaume-Uni, du Vietnam et de la Chine.

Mais, alors que les accords commerciaux traditionnels comptent des centaines de pages et prennent des années à négocier, Donald Trump s’est contenté avec le Royaume-Uni d’un document de quelques feuilles, comportant de nombreuses promesses qui restent à concrétiser. Avec le Vietnam, aucun texte n’a été publié et les détails de l’accord n’ont pas été divulgués. Quant à la Chine, c’est Xi Jinping qui a renversé le rapport de force à son avantage en obligeant son homologue à battre en retraite pour parvenir à une trêve très fragile.

L’Union européenne pourrait être sur le point de conclure un accord, mais les négociateurs peinent à obtenir un allégement immédiat des droits de douane ainsi qu’un engagement à ne pas introduire de nouvelles mesures. Quelles garanties offre Donald Trump que dans trois ou neuf mois, il ne va pas doubler la mise sous tel ou tel prétexte ou réclamer des concessions supplémentaires ? C’est toute la limite de son approche : en faisant voler en éclats le cadre du multilatéralisme et du droit international pour le remplacer par des méthodes d’extorsion, la parole des Etats-Unis se retrouve démonétisée.

« Les accords sont essentiellement mon accord avec eux [les pays signataires] », avoue Donald Trump, qui brandit les droits de douane au gré de ses humeurs et de ses obsessions, au-delà de toute rationalité économique. Il envisage ainsi d’appliquer des taxes de 50 % au Brésil, à qui il reproche d’avoir accusé son allié politique, l’ancien président Jair Bolsonaro, de tentative de coup d’Etat.

Le commerce international se retrouve plongé dans un maelström inquiétant. Au prix d’une nouvelle période de confusion, l’administration américaine cherche à démontrer sa fermeté tout en évitant de déclencher une nouvelle panique financière. Mais, au fur et à mesure que les annonces se succèdent de façon anarchique et que les délais s’étirent, le risque ne fait qu’être reporté. Le jour où les menaces seront mises à exécution, la réaction des marchés pourrait être aussi brutale qu’en avril. A ce stade, la Bourse mise sur le fait que « Trump always chickens out » (« Trump finit toujours par se dégonfler »). Jusqu’à quand ?

Politique-Guerre en Ukraine : la corruption russe en cause

Politique-Guerre en Ukraine : la corruption russe en cause


« L’invasion de l’Ukraine est la conséquence du système de corruption généralisée qui gangrène la Russie »

Pour s’attaquer vraiment aux racines de la guerre en Ukraine, la Russie doit commencer par reconnaître et combattre la corruption systémique, qui représente une menace pour les Russes comme pour le reste du monde, estime le spécialiste américain en affaires publiques et internationales Matthew H. Murray, dans une tribune au « Monde ».

Après son entretien téléphonique avec Donald Trump le 19 mai consacré à la question de l’Ukraine, le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré que Moscou soutenait « une résolution pacifique de la crise ukrainienne ». Il a cependant répété qu’il fallait éliminer les « racines » du conflit. Des racines qui, dans le discours fallacieux et revanchard du dirigeant, sont claires : d’une part, l’Ukraine appartient à la Russie ; d’autre part, les efforts déployés par les Etats-Unis et l’Europe pour protéger la souveraineté ukrainienne représentent une menace pour les Russes. Ainsi Poutine continue-t-il de déformer l’histoire pour imposer des conditions inacceptables à l’Ukraine, se soustraire à toutes négociations dignes de ce nom, neutraliser et démilitariser le pays.

Le conflit en Ukraine est une guerre de choix. L’histoire le montrera : cette décision du Kremlin d’attaquer un Etat souverain d’Europe centrale en ce XXIe siècle est la conséquence du système de corruption généralisée qui gangrène la Russie. Car la corruption systémique attise l’agressivité de la Russie – contre l’Ukraine, contre l’ordre international libéral et contre la démocratie elle-même.

Sous Poutine, force est de constater que la Russie n’est pas parvenue à démocratiser et moderniser son économie. En dépit de ressources naturelles, d’un savoir-faire technologique et d’un capital humain considérables, le pays se montre en effet incapable de développer des industries qui soient compétitives sur le marché mondial et respectent les règles internationales, notamment celles de l’Organisation mondiale du commerce, que la Russie a rejointe en 2012. Cet échec économique est dû à l’omniprésente oligarchie, qui accapare les institutions russes et saigne à blanc le pays dans le but de s’enrichir et de monopoliser le pouvoir politique.

Guerre en Ukraine : la corruption russe en cause

Guerre en Ukraine : la corruption russe en cause


« L’invasion de l’Ukraine est la conséquence du système de corruption généralisée qui gangrène la Russie »

Pour s’attaquer vraiment aux racines de la guerre en Ukraine, la Russie doit commencer par reconnaître et combattre la corruption systémique, qui représente une menace pour les Russes comme pour le reste du monde, estime le spécialiste américain en affaires publiques et internationales Matthew H. Murray, dans une tribune au « Monde ».

Après son entretien téléphonique avec Donald Trump le 19 mai consacré à la question de l’Ukraine, le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré que Moscou soutenait « une résolution pacifique de la crise ukrainienne ». Il a cependant répété qu’il fallait éliminer les « racines » du conflit. Des racines qui, dans le discours fallacieux et revanchard du dirigeant, sont claires : d’une part, l’Ukraine appartient à la Russie ; d’autre part, les efforts déployés par les Etats-Unis et l’Europe pour protéger la souveraineté ukrainienne représentent une menace pour les Russes. Ainsi Poutine continue-t-il de déformer l’histoire pour imposer des conditions inacceptables à l’Ukraine, se soustraire à toutes négociations dignes de ce nom, neutraliser et démilitariser le pays.

Le conflit en Ukraine est une guerre de choix. L’histoire le montrera : cette décision du Kremlin d’attaquer un Etat souverain d’Europe centrale en ce XXIe siècle est la conséquence du système de corruption généralisée qui gangrène la Russie. Car la corruption systémique attise l’agressivité de la Russie – contre l’Ukraine, contre l’ordre international libéral et contre la démocratie elle-même.

Sous Poutine, force est de constater que la Russie n’est pas parvenue à démocratiser et moderniser son économie. En dépit de ressources naturelles, d’un savoir-faire technologique et d’un capital humain considérables, le pays se montre en effet incapable de développer des industries qui soient compétitives sur le marché mondial et respectent les règles internationales, notamment celles de l’Organisation mondiale du commerce, que la Russie a rejointe en 2012. Cet échec économique est dû à l’omniprésente oligarchie, qui accapare les institutions russes et saigne à blanc le pays dans le but de s’enrichir et de monopoliser le pouvoir politique.

La globalisation en cause

La globalisation en cause (Michel Santi)

Les excédents chinois ne sont pas éternels. Tout comme le néolibéralisme n’est pas immuable. Par Michel Santi, économiste (*) dans La Tribune

Même si la quasi-totalité des économistes, des analystes et des journalistes s’insurgeaient dès lors que de très rares comme moi osaient le remettre en question. Il était le dogme absolu, puissance irrésistible, déterminisme qui imposait une continuité lourde, au long cours, contre vents et marées. Jürgen Habermas avait visé juste en qualifiant ce rouleau compresseur de «théologie contemporaine», que nul n’osait nommer, comme s’il était une sorte de sacré que nul ne pouvait toucher ni même articuler. Mentionnez-le dans un entretien télévisé et vous étiez un paria. Stigmatisez-le dans un article et vous passiez pour un fantaisiste.

Pourtant, notre système des libertés a progressivement été foulé aux pieds par les monopoles en tous genres et à divers degrés qui ont renchéri les coûts de la santé, des médicaments, de l’alimentation, des produits agricoles, de toute une gamme de denrées et matières. Ce sont des dizaines de millions d’indépendants qui ont été poussés à la faillite, ce sont des centaines de villages et de petites villes qui ont été asséchés.

En 2025, qui reste-t-il qui continue à nier que les effets collatéraux de la globalisation se déclinèrent en fracturation sociale et en apogée des inégalités ? N’était-elle pas censée sécréter quasi-mécaniquement le bien-être, augmenter la productivité à la faveur des échanges commerciaux libéralisés ? Voilà précisément pourquoi toutes les barrières furent abattues : car marchandises et capitaux se devaient de circuler sans contrôle ni régulation. Quant aux perdants -si toutefois il y en aurait ? – ils seraient compensés demain par une élévation de leur niveau de vie.

La montée du sentiment protectionniste émane évidemment de la stagnation économique sévissant dans la quasi-totalité des pays occidentaux qui ont dû adopter le rouleau compresseur de la rigueur budgétaire. Ne soyons donc pas étonnés du rejet violent de la globalisation, de tout ce qu’elle représente parmi la majorité des citoyens vivant dans ces économies que l’on affuble du qualificatif d’ » intégrées» quand il est de notoriété publique que ce sont des machines à exclure et à précariser… Pour nos vieilles démocraties, la globalisation est systématiquement devenue synonyme d’hyper concentration des richesses et de perte d’influence du politique réduit au rôle de marionnette, voire de pantin.

Rien ne pourra être entrepris contre cette confiscation de notre souveraineté économique et même publique sans le retour à une certaine forme d’idéologie, laquelle a été censurée par le néolibéralisme qui – tout au long de ces quarante dernières années – nous a persuadés que seul le mercantilisme et que seul le profit comptaient.

Il est donc impératif d’infléchir les effets de la globalisation, car – qu’on le veuille ou non – elle est là pour rester et pour durer, et nous ne pouvons nous refermer comme une huître.

Comment ? En adoptant toute une série de mesures, de règlements et de lois qui contribueront à protéger notre classe moyenne. Inspirons-nous, un peu, de cette Chine si vilipendée pour qui «la globalisation est comme une moustiquaire qui laisse passer l’air frais, mais qui laisse les moustiques à l’extérieur»…

Contrairement au Président américain pour qui le terme de «tariff» est «le plus beau du vocabulaire», agissons avec discernement : choisissons les secteurs que nous souhaitons privilégier et faire prospérer, calibrons nos mesures et nos messages. Comme les grands pays exportateurs. Comme l’Allemagne. Comme le Japon. Comme la Chine.

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(*) Michel Santi est macro-économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales, écrivain. Il publie aux Editions Favre « Une jeunesse levantine », Préface de Gilles Kepel. Son fil Twitter.

Impôts: l’abattement fiscal des retraités en cause

Impôts: l’abattement fiscal des retraités en cause

Petit à petit le gouvernement laisse pénétrer l’idée que les retraités devront subir une perte de pouvoir d’achat pour contribuer au rééquilibrage des finances publiques. Ce qu’a encore affirmé la ministre chargé des comptes publics Amélie de Montchalin: «on ne peut pas indéfiniment mettre à contribution les actifs pour financer les nouvelles dépenses sociales liées au vieillissement» et que «ce n’est pas votre âge qui doit définir votre contribution mais aussi les moyens dont vous disposez.»

Si cet abattement était supprimé, certains retraités verraient leur impôt sur le revenu augmenter. L’Unsa Retraités estime ainsi que la suppression de cet abattement «augmenterait la contribution fiscale de 8,4 millions de retraités, soit la moitié de l’ensemble des retraités et, dans cette moitié, tous ne sont pas riches».

Déserts médicaux: la liberté d’installation des médecins en cause

Déserts médicaux: la liberté d’installation des médecins en cause

Une proposition de loi visant à lutter contre les déserts médicaux envisage de réguler l’installation des médecins. Une idée rejetée par la profession, qui appelle à la grève.

La régulation à l’installation est une des mesures phares de la proposition de loi (PPL) transpartisane « visant à lutter contre les déserts médicaux », présentée par plus de 200 députés. L’article 1er, voté à l’Assemblée début avril, prévoit que l’autorisation soit automatique là où le nombre de médecins est en déficit, mais que dans les territoires suffisamment pourvus, un praticien ne puisse s’implanter…

L’abattement fiscal des retraités en cause

L’abattement fiscal des retraités en cause

Petit à petit le gouvernement laisse pénétrer l’idée que les retraités devront subir une perte de pouvoir d’achat pour contribuer au rééquilibrage des finances publiques. Ce qu’a encore affirmé la ministre chargé des comptes publics Amélie de Montchalin: «on ne peut pas indéfiniment mettre à contribution les actifs pour financer les nouvelles dépenses sociales liées au vieillissement» et que «ce n’est pas votre âge qui doit définir votre contribution mais aussi les moyens dont vous disposez.»

Si cet abattement était supprimé, certains retraités verraient leur impôt sur le revenu augmenter. L’Unsa Retraités estime ainsi que la suppression de cet abattement «augmenterait la contribution fiscale de 8,4 millions de retraités, soit la moitié de l’ensemble des retraités et, dans cette moitié, tous ne sont pas riches».

La croissance française remise en cause en 2025 par la Banque de France

La croissance française remise en cause en 2025 par la Banque de France

La Banque de France abaisse déjà sa prévision de croissance pour 2025 à 0,7 %; Une première révision qui pourrait être suivie d’autres. En réalité la perspective de nombre d’institutions est celle d’une quasi stagnation de la croissance. Tout dépendra aussi de l’évolution géostratégique tant de la part des États-Unis que de Poutine

Après l’avoir envisagée à 1,2 %, puis à 0,9 % du PIB, l’institution révise une nouvelle fois à la baisse sa prévision de croissance pour 2025.

Le gouvernement dans sa loi de finances 2025, table sur une croissance de 0,9 % du PIB. Comme à l’accoutumée depuis neuf mois, le « mot-clé » pour expliquer cette détérioration est « l’incertitude », commente Olivier Garnier, directeur général des statistiques, des études et de l’international de la Banque de France. À ceci près que celle-ci a changé de nature : après s’être cristallisée sur la difficile adoption du budget, elle s’est reportée sur la menace américaine de droits de douane – mise à exécution ce mardi 12 mars.

Musk mis en cause pour tripatouillage boursier

 

 

 Musk mis en cause pour tripatouillage boursier

Les tergiversations et attaques pendant les mois précédant le rachat, ainsi que les décisions du nouveau propriétaire par la suite, ont suscité de nombreuses controverses, et ont entraîné diverses actions en justice, de la part d’investisseurs, d’anciens employés et d’entreprises qui avaient des contrats avec Twitter. Des actionnaires avaient déjà porté plainte contre Elon Musk, l’accusant d’avoir divulgué trop tard sa prise de participation de 5% dans Twitter, après le délai fixé par la SEC.

 

Immigration et Algérie : Attal pour la remise en cause de l’accord de 1968

Immigration et Algérie : Attal pour la remise en cause de l’accord de 1968

Gabriel Attal  dénonce les propos haineux et les appels à la violence lancés par certains influenceurs d’origine algérienne, et appelle à « une réponse ferme ».
L’ancien premier ministre accuse par ailleurs le pouvoir algérien de balayer « depuis plusieurs années… toutes nos mains tendues »  et de ne cesser « de tester notre pays ». Gabriel Attal évoque également l’arrestation en Algérie « de notre compatriote, Boualem Sansal », un écrivain qui « dénonçait les dérives de l’islamisme », jugeant que « ce n’est pas seulement Boualem Sansal qui est pris en otage, c’est la France ».« Dernière provocation en date : l’Algérie a décidé de renvoyer en France l’un des influenceurs que nous avions arrêté et renvoyé dans son pays », une « bravade » qui « doit être la dernière », lance-t-il. Le chef de file de Renaissance exige aujourd’hui que la France pose des limites et assume « le rapport de force…Car la France n’est pas n’importe quel pays : la France est une grande puissance et doit, comme toutes les grandes puissances, se faire respecter ».

Des mots qui sonnent comme un avertissement : « La France, on ne l’intimide pas. On la respecte et on ne la provoque pas sans conséquence ». Gabriel Attal voudrait que cessent « les stratégies de déstabilisation » envers la France, et parle d’un manque de « respect pour les ressortissants algériens vivant dans notre pays, qui, dans leur immense majorité, ne souhaitent que l’apaisement et sont pris en tenailles par les manipulations et les outrances des hiérarques d’Alger ».

« C’est une opportunité historique pour établir une relation normale », estime encore le macroniste, qui souhaite « ouvrir une nouvelle page dans nos relations avec l’Algérie, faite de respect mutuel », déclarant que « face au régime algérien, l’heure de la fermeté a sonné ».

La solution, pour Gabriel Attal, semble résider dans le démantèlement de l’accord franco-algérien de 1968. «

Normes CO2 automobile remises en cause par les industriels

Normes CO2 automobile remises en cause par les industriels

Contestation quasi générale des industriels contre les nouvelles normes européennes dans l’automobile qui prévoient dès 2025 des amendes pour les fabricants automobiles dont les parcs de voitures neuves vendues émettraient trop de CO2. Pour être dans les clous, les constructeurs, comme Renault et Stellantis en France, doivent vendre davantage de voitures électriques. Mais tous sont confrontés à une demande insuffisante pour leurs modèles à batteries, encore trop chers par rapport à leurs équivalents à motorisation thermique.

L’ACEA, le lobby des constructeurs européens, à une nouvelle fois donné de la voix. « Trouver une solution pour 2025 est très urgent », a insisté Luca de Meo, le patron de Renault, qui préside le lobby. « Si la Commission ne change pas de position, les entreprises comme les nôtres devront provisionner » des « milliards d’euros » pour se préparer à d’éventuelles amendes. A ses yeux, c’est autant « de ressources qui n’iront pas vers l’investissement », a-t-il averti devant la presse à Bruxelles. « Personne ne nie la nécessité de la décarbonation » du secteur automobile, mais il faut de la « flexibilité », a-t-il renchéri.

La part de marché des voitures électriques vendues en Europe végète à 13,5%. Or « il faut atteindre 22% l’année prochaine » pour éviter les amendes ! Face à la concurrence chinoise de pari paraît impossible. 

La conséquence pourrait générer de nouveaux plans sociaux dans le secteur.

«

Transports : La concurrence dans les transports en cause ?

Transports : La concurrence dans les transports en cause ?

Ses adeptes le promettent : l’ouverture du marché bénéficie aux voyageurs. Les syndicats cheminots, en grève jeudi, sont convaincus qu’elle va au contraire dégrader le service et peser sur leurs conditions de travail.

 

par Sophie Fay dans le Monde (extrait)

 

Un papier intéressant mais qui ne traite pas la question centrale du financement des infrastructures ferroviaires. Alors que pour tous les autres modes l’État décide et finance. Pour le ferroviaire en général et en France en particulier, l’État ne gère pas les infrastructures et ne les financent que très partiellement ce qui au fil des années situe un boulet financier ingérable. Une problématique qui renvoie peut-être aussi notamment à la question des champs géographiques de l’action régalienne de l’État. (NDLR).

C’est une cause déjà perdue. Mais on ne pourra pas dire que les syndicats cheminots ont laissé faire l’ouverture à la concurrence des transports sans la combattre. Ils sont convaincus qu’elle va dégrader le service aux voyageurs, qu’elle va augmenter la facture finale et, bien sûr, peser sur leurs conditions de travail. Pour qu’on entende leurs arguments, la CGT Cheminots et SUD-Rail ont décidé de maintenir leur grève reconductible, quitte à ne pas être très suivis. Le mouvement perturbera le trafic le jeudi 12 décembre. La direction de la SNCF table sur un retour à la normale pour le week-end.La mécanique très complexe de l’ouverture à la concurrence dans les transports a été engagée par une directive européenne dès 2001. La France, où le monopole de la SNCF est solidement installé, tout comme celui de la RATP en Ile-de-France, est l’un des derniers pays à s’y soumettre. Les cheminots ne sont pas les seuls à s’en méfier. Arrivé à la tête de la RATP en novembre 2022, Jean Castex a découvert l’incroyable tuyauterie administrative et sociale qu’elle oblige à mettre en place. Pour chaque appel d’offres, il faut créer une société spécifique. Même si l’ancien monopole remporte le marché, il doit transférer ses salariés dans cette nouvelle entité.

Les adeptes de la concurrence le promettent : elle bénéficie aux voyageurs. Les syndicats en doutent. Ils mettent d’abord en avant l’expérience de nos voisins.

Trump remet en cause la démocratie américaine

Trump remet en cause la démocratie américaine

 

Valentine Zuber, historienne : « Donald Trump veut détricoter et réécrire la théorie libérale qui fonde le système politique américain ». En matière de remise en cause des droits humains, le nouveau mandat du 47ᵉ président des Etats-Unis s’inscrit dans la lignée du premier qui, entre 2017 et 2021, avait déjà donné l’exemple d’un « glissement illibéral », explique l’historienne dans une tribune au « Monde ».

Un certain nombre de pays libéraux, dont la France et les Etats-Unis, de concert avec l’ONU, ont développé une activité diplomatique soutenue de promotion, de veille et parfois de rappel à l’ordre des pays contrevenants en matière de droits humains. Cette diplomatie est aujourd’hui vertement dénoncée par les grands régimes « révisionnistes » du système international, en particulier la Russie et la Chine, qui la considèrent comme un moyen d’influence et d’ingérence occidentale illégitime, hypocrite et obsolète. Il se peut que, avec l’agenda politique prévu par l’administration Trump II, leurs autocrates n’aient plus à s’inquiéter désormais d’une telle prétention.

L’impératif de respect des droits humains a déjà été affaibli au sein même des démocraties depuis le début des années 2000 par les effets de la guerre contre le terrorisme, des abus grandissants de la force publique et des politiques restrictives motivées par la pandémie de Covid-19.

Ils sont désormais formellement déniés par les régimes révisionnistes, qui ont profité des mêmes circonstances pour développer un arsenal pénal et une surveillance policière et sociale généralisée de leurs populations, amplifiée par les techniques numériques.

Mais il y a encore un autre domaine où la régression des droits et libertés s’est particulièrement fait sentir, au moment où les analystes ont commencé à s’émouvoir de l’impuissance des Nations unies à les faire respecter. Actuellement, de nouvelles formes asymétriques de conflits se caractérisent par le retour d’une cruauté criminelle impunie envers les populations civiles, de la part d’Etats qui n’hésitent plus à s’affranchir du respect du droit humanitaire dans la guerre, comme la Russie ou Israël.

C’est aussi le système international de défense des droits humains qui est maintenant contesté par un jeu de dénonciation puis de « sortie » des organisations, des traités, des conventions et des systèmes juridictionnels internationaux ou régionaux. Tout se passe comme si ces Etats avaient ainsi trouvé toutes sortes de motifs fallacieux pour torpiller la logique même des droits humains. Certains ont sciemment cherché à déséquilibrer les organisations internationales et régionales qui leur sont consacrées, par l’utilisation des recours judiciaires ou extrajudiciaires et par la diffamation politique ou diplomatique.

Un large mouvement de contamination idéologique à tonalité illibérale s’est disséminé dans plusieurs parties du monde depuis les années 2010. Dans certains pays, les changements constitutionnels et législatifs répétés ont spécifiquement visé à la réduction du champ des droits et libertés, au nom de la lutte contre leur « dérive » « wokiste » ou pro-LGBTQIA + et la destruction supposée de valeurs morales traditionnelles.

 

 

Déserts médicaux : la liberté d’installation en cause ?

Déserts médicaux : la liberté d’installation en cause  ?

Des  parlementaires de droite comme de gauche ont appelé ce mercredi à réguler davantage l’installation des médecins sur le territoire, un chiffon rouge pour les professionnels.

En France, la densité médicale s’est dégradée dans 69 départements depuis 2010, ne s’améliorant que dans 31 départements.

La proposition entend aussi faciliter l’exercice des médecins qui ont obtenu leur diplôme en dehors de l’UE dans les zones où l’offre de soins est particulièrement faible, ou encore assurer une formation de première année de médecine dans chaque département. Elle sera déposée sur le bureau de l’Assemblée rapidement, les signataires espérant un débat au premier trimestre 2025. Une proposition similaire, déposée lors de la précédente législature, n’avait jamais été inscrite à l’agenda.

 

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