Politique- Dissolution de l’Assemblée nationale : les enjeux

Politique- Dissolution de l’Assemblée nationale : les enjeux

 

« J’ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote », a annoncé le chef de l’État ce dimanche 9 juin, déclarant la dissolution de l’Assemblée nationale et convoquant des élections législatives anticipées les 30 juin et 7 juillet prochains. Cette déclaration fait suite au score historique réalisé par Jordan Bardella (Rassemblement national) lors des élections européennes, et celui, beaucoup plus faible, de la majorité présidentielle (portée par Valérie Hayer). Julien Robin, doctorant en sciences politiques, spécialiste de la vie parlementaire française, revient sur les enjeux de cette décision.( dans The Conversation)

Pourquoi l’enjeu du scrutin européen a-t-il un tel poids sur la vie parlementaire française ?

Le scrutin européen a longtemps été considéré comme de « second ordre » – une expression créée par les politologues Karlheinz Reif et Hermann Schmitt pour décrire les premières élections européennes en 1979 : c’est-à-dire des élections qui ne sont pas nationales, et pour lesquelles la participation est souvent plus basse qu’aux élections de « premier ordre ».

Or, depuis le scrutin européen de 2014, la participation électorale est en hausse, avec 42,43 %, soit +1,8 points de plus qu’en 2009. Cette tendance est confirmée par le scrutin de 2024, qui aura mobilisé plus d’électeurs qu’en 2019 (+2,5 points environ par rapport à la participation de 50,12 % en 2019), et où l’abstention est la plus basse depuis les élections européennes de 1994.

Ainsi, le scrutin européen semble avoir de plus en plus de poids dans la vie politique française, notamment avec la nationalisation du mode de scrutin depuis 2019 (étant donné qu’il n’y a plus qu’une circonscription électorale, les candidats sont mieux identifiés par les électeurs) et les enjeux mis en avant. En devenant un référendum anti-Macron, ces élections servent d’outil d’opposition contre le gouvernement actuel, et de tremplin électoral pour les forces politiques (notamment le RN, la LFI ou encore Renaissance).

Dans les derniers jours, cette nationalisation de l’élection s’est déroulée sur les plateaux de télévision (débat Bardella-Attal ; proposition de débat Le Pen-Macron), ce qui résonne avec l’élection présidentielle de 2022… voire donne un éventuel avant-goût de celle de 2027…

À quand remonte la dernière dissolution, et quel signal donne-t-elle à la vie politique et parlementaire française ?

La dernière dissolution remonte à 1997 et elle a été décidée par le président Jacques Chirac. Sa volonté était de redonner un souffle à la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale, qui avait été affaiblie par la mobilisation contre la réforme des retraites de 1995 et les projets de réduction de déficit en 1997. À l’époque, la majorité à l’Assemblée n’était pas strictement celle du président Chirac. Elle était issue des élections de 1993, soit deux ans avant qu’il soit élu chef de l’État. En tentant une remobilisation par les urnes, la décision prise par Jacques Chirac aboutira in fine à l’avènement de la gauche plurielle, avec un gouvernement dirigé par Lionel Jospin.

Aujourd’hui, le président de la République met en avant une exigence de « clarté dans les débats » pour expliquer sa décision de dissoudre et de renvoyer les électeurs aux urnes dans les prochaines semaines. Politiquement, le contexte était épineux pour lui, avec un gouvernement minoritaire à l’Assemblée nationale (malgré les facilités institutionnelles offertes par la Constitution, comme le recours à l’article 49 al. 3 notamment pendant la réforme des retraites), où des rumeurs de motions de censure se faisaient de plus en plus pressantes ; sans compter l’explosion du nombre de groupes à l’Assemblée nationale, qui sont au nombre de dix, ce qui est exceptionnel et rend difficile l’obtention de majorités stables pour le vote de certains textes de loi. À cela s’ajoute le résultat de ces élections européennes, scrutin souvent annoncé comme celui de « mi-mandat ».

Ainsi, la dissolution peut être vue comme une décision assez typique de l’ADN marconien qui aime le disruptif, et comme un acte politique fort, qui redonne la voix aux électeurs, en particulier pour des élections législatives, puisque l’Assemblée nationale constitue la représentation nationale, c’est-à-dire l’assemblée légitime à adopter les lois selon les orientations politiques de citoyens.

Quels sont les principaux enjeux pour l’Assemblée nationale, et pour les formations qui la composent, compte tenu des résultats du scrutin européen ?

Les principaux enjeux pour l’Assemblée nationale vont être de voir si la fragmentation politique obtenue en juin 2022, avec ses dix groupes parlementaires, ce qui était inédit pour la Ve République, va se maintenir en juin 2024. En effet, celle-ci a des effets concrets sur l’organisation du travail à l’Assemblée.

Pour les formations politiques, il y a plusieurs enjeux :

  • à gauche : ces élections vont déterminer le nouveau rapport de force entre les diverses parties prenantes de la Nupes, où la gauche sociale-démocrate est ragaillardie par la troisième position de la lister PS-PP aux européennes ; la débâcle des écologistes et surtout le nouveau poids de la LFI. A peine les résultats annoncés, certaines figures à gauche en appellent à des discussions pour une liste commune, comme l’a fait Marie Toussaint.
  • pour le RN : alors que dans un sondage secret commandité par les Républicains en décembre 2023, le RN était annoncé majoritaire en cas d’élections législatives anticipées, le vrai enjeu est de savoir si le RN va parvenir à accéder au pouvoir en obtenant une vraie majorité à l’Assemblée nationale, nécessaire pour obtenir la confiance du gouvernement.

Le résultat exceptionnel du RN aux élections européennes (16 points d’avance sur la majorité actuelle) est un vrai tremplin pour ces élections anticipées.

  • pour Renaissance : alors que se posait la question de l’après-Macron dès sa réélection en 2022, Renaissance va devoir s’interroger sur son positionnement politique et surtout sur l’éventualité de mener des ententes électorales avec Les Républicains au niveau local. Cela pourrait se laisser présager, puisque Stéphane Séjourné, en qualité de SG de Renaissance a annoncé ce soir à l’AFP que la majorité « ne présentera pas de candidat » contre des députés sortants « faisant partie du champ républicain ».

Le sujet est qu’en 7 ans, le parti présidentiel est passé de la plus large majorité à l’Assemblée nationale sous la Vᵉ République en 2017, à une majorité relative en 2022, puis à un possible passage dans l’opposition.

Par ailleurs, l’enjeu pour les Républicains est de voir si le parti demeurera encore une réelle force politique nationale, en sachant qu’il vient d’effectuer son pire score dans une élection européenne, et surtout quelle sera la position adoptée en cas de succès du RN aux prochaines législatives.

La décision de dissoudre l’Assemblée nationale prise par le Président peut-elle être vue comme un aveu de faiblesse ? Quelle pourrait être la stratégie du parti présidentiel ?

C’est à la fois un aveu de faiblesse et l’anticipation d’une probable censure du gouvernement annoncée depuis des mois par certains groupes à l’Assemblée. C’est également le signe que le président Macron aura connu toutes les situations inédites sous la Ve République : la plus forte majorité puis un gouvernement minoritaire et maintenant une dissolution.

Bien que l’élection européenne de 2024 aura marqué un certain retour du clivage gauche-droite ainsi qu’un réel clivage pro- ou anti-UE, c’est forcément la force du RN qui va déterminer le positionnement de la majorité.

Il est possible que la partie la plus à droite de la majorité (comme Horizons) pèse dans les tractations internes, pour séduire des députés LR sortants, et assumer un virage plus libéral et conservateur. Cette stratégie pourrait s’envisager, notamment en raison d’un certain désaveu des électeurs de gauche Macron-compatibles, qui ont observé un certain réalignement vers la droite du marconisme, à travers la réforme des retraites, la loi sur l’immigration ou encore la réforme de l’assurance-chômage.

Une cohabitation avec le RN est-elle envisageable ? Peut-on imaginer un changement radical pour le système partisan français ?

Une cohabition avec le RN est envisageable, mais il va falloir voir concrètement au lendemain de ces élections législatives anticipées. Le système partisan français était en cours de quadripolarisation selon les politologues Bruno Jérome, Philippe Mongrain et Richard Nadeau. Les 4 blocs sont : la gauche et la droite traditionnelles, ainsi que le centrisme macronien et le RN. Désormais, ces élections vont régler les tensions internes à chaque bloc :

Pour le RN : faut-il se « normaliser » quitte à perdre des voix au profit de Reconquête ?

Pour la droite : avec qui faire une coalition (ou du moins s’entendre) pour tenter une survie politique, mais aussi influencer l’orientation des majorités à l’Assemblée ?

Pour le centre macroniste : comment se réinventer dans un second mandat qui sonne comme une fin de règne ?

Pour la gauche (globalement) : quelle ligne va dominer ? une ligne sociale-démocrate ? radicale ? une troisième voie avec l’émergence de Francois Ruffin ?

Paradoxalement, jamais les élections européennes n’auront autant affecté la vie politique française.

Zemmour lâché par Marion maréchal ?

Zemmour lâché par Marion maréchal ?

On peut légitimement se demander si le divorce entre Zemmour et Marion Maréchal n’est pas consommé. Celle-ci a en effet prit l’initiative de discussions avec le rassemblement national sans même en parler à Zemmour. Du coup l’unité de reconquête pourrait voler en éclats car les divergences entre les deux personnalités sont maintenant mises au grand jour. Pour résumer Marion Maréchal rejoint son camp familial et Zemmour va se retirer dans son superbe isolement de polémiste.

Les tractations vont-elles se transformer en coalition ? Au lendemain de l’écrasante victoire du Rassemblement national aux européennes, qui a entraîné l’annonce surprise de la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron, une réunion cruciale a eu lieu ce lundi après-midi, à 17 heures, au siège parisien du RN. Comme l’a révélé Le FigaroMarine Le Pen et Jordan Bardella ont décidé de recevoir Marion Maréchal, au lendemain de son élection en tant qu’eurodéputée sous les couleurs zemmouristes de Reconquête.

Objectif de la rencontre : préparer les législatives anticipées des des 30 juin et 7 juillet prochains. Au menu des discussions, le scénario d’une future alliance : soit à l’échelle des partis, entre le RN et Reconquête ; soit au niveau des personnes, avec Marion Maréchal. L’ancienne députée FN était venue à ce rendez-vous avec l’espoir de nouer un accord avec sa tante, son ancien parti, et son nouveau président.

 

Des Américains attaqués au couteau en Chine

Des Américains attaqués au couteau en Chine

 

On peut légitimement se demander comment des Américains ont pu être attaqués au couteau en Chine alors que le pays est particulièrement policé. En outre il ne s’agissait pas de personnalités politiquesou impliqués dans des conflits sino-américaines mais de professeurs.

On ne connaît pas les circonstances du drame et on les connaîtra sans doute difficilement. On peut cependant se demander comment la Chine où chaque chinois est surveillé a pu laisser se faire un tel événement. Un fait divers peut-être mais au parfum politique.

Quatre professeurs d’université américains qui travaillent en Chine ont été attaqués et blessés, apparemment lors d’une agression à l’arme blanche, selon leur employeur, une parlementaire et Washington. L’université Cornell College, située aux États-Unis dans l’État de l’Iowa, a indiqué que les quatre Américains travaillaient comme professeurs pour l’établissement d’enseignement supérieur et participaient à un échange universitaire en Chine. Ils ont été blessés lors d’un «grave incident», a souligné l’université.

 

Macron encore à la télé mardi

Macron encore à la télé mardi

Macron encore à la télé mardi;  à se demander s’il ne va pas un jour présenter le journal et même la météo. Ces derniers jours, il a multiplié les apparitions médiatiques. Sans grand succès malheureusement tellement il est hypothéqué par sa position quasi monarchique qui suscite rejet et même haine. Encore sans doute une intervention qui ne sera pas davantage appréciée que les précédentes. 

La campagne entre dans sa deuxième phase. Après la déroute de son camp aux élections européennes, qui a entraîné la dissolution surprise de l’Assemblée nationale et la convocation de législatives anticipées les 30 juin et 7 juillet prochains, Emmanuel Macron va s’exprimer lors d’une conférence de presse mardi après-midi.

 

Selon l’un de ses interlocuteurs, le président de la République entend profiter de ce rendez-vous – qui se tiendra hors de l’Élysée – pour «expliciter son choix», livrer quelques «grandes orientations programmatiques», et esquisser de «premières pistes de recomposition».
Autrement dit, le chef de l’État va présenter les trois ou quatre grandes idées de réformes qu’il veut soumettre aux Français, et autour desquelles ses troupes vont ensuite se déployer sur le terrain durant les trois prochaines semaines.

 

Macron a tué Attal

Macron a tué Attal

 

Dans sa posture quasi monarchique Macron une nouvelle fois commet des erreurs tragiques au regard de l’histoire politique. D’abord, il décide une dissolution brutale qui surprend tous les observateurs y compris internationaux. Deuxièmement, il se désigne lui-même chef de la campagne électorale alors qu’aujourd’hui il ne suscite que de la haine et du rejet. Enfin, il tue l’un des rares responsables qui avaient émergé à savoir Attal dont sans doute on a remarqué qu’il n’a pas dit un seul mot après la défaite cruelle de la majorité.Attal est en fait remercié comme un domestique. Pas étonnant à cela, sa relative popularité commençait sans doute à agacer le président. Le problème c’est que le roi est désormais complètement nu. Il aura empêché l’émergence de toute personnalité politique importante et pire les aura tués au motif de concurrence médiatique.

Le chef du gouvernement reste particulièrement discret depuis la défaite cinglante des macronistes aux élections européennes, et la convocation de législatives anticipées après l’annonce surprise d’une dissolution.

Attal rejoint  catégorie des éphémères chefs de gouvernement. Des macronistes dressent le portrait d’un « premier ministre sonné » par l’annonce de la dissolution, qu’il aurait aimé contourner. Attal n’a même pas fait savoir s’il entendait participer au combat électoral et se présenter aux législatives

 

Deuxième erreur de Macron prendre la tête de la campagne électorale

Deuxième erreur de Macron prendre la tête de la campagne électorale

Le président aura commis deux erreurs sans doute tragiques pour lui. D’abord la dissolution brutale de l’Assemblée nationale ensuite l’annonce qu’il prendra lui-même la tête de la campagne électorale.

Cette deuxième annonce sera encore plus funeste pour la majorité car contrairement à ce qu’il pense, la personnalité du président est complètement démonétisée. Il peut tout dire, même les arguments les plus pertinents mais il n’est ni écouté ni entendu. Pire il neprooque  que rejet et même haine par sa personnalité tellement suffisante et sa posture quasiment monarchique.

Macron est personnellement très largement responsable de la débâcle du pouvoir aux européennes. Les orientations sont en cause mais peut-être la personnalité encore davantage. Pour preuve, il a assumé longuement l’animation l’anniversaire du débarquement. Un événement qui a connu même un certain succès mais dont il n’a tiré aucun profit politique hypothéqué qu’il est par le discrédit populaire qui plombe désormais sa parole et son action.

Le problème c’est que macron  veut faire tout comme d’habitude: Être le président de la république, diriger le gouvernement, être le chef de la majorité est maintenant le patron de la campagne électorale.

Dissolution : l’erreur tragique de Macron

Dissolution : l’erreur tragique de Macron

Il est clair que Macron vient tout seul dans son superbe isolement quasi monarchique de se tirer une balle dans le pied. La presse internationale témoigne en effet de la grande surprise de la plupart des observateurs internationaux qui ne comprennent pas pourquoi le chef de l’État a brutalement cessé de mettre fin à sa représentation nationale après un échec aux européennes.

Comme d’habitude, cette posture est le fruit d’une réaction d’un enfant gâté qui n’a jamais eu l’expérience politique nécessaire pour diriger un pays. Le problème avec cette dissolution c’est qu’elle engage le pays vers un inconnu dans les conséquences sont aujourd’hui difficiles à mesurer. Un inconnu politique évidemment car le rassemblement national a été surpris autant que d’autres de cette précipitation et n’est évidemment pas véritablement prêt pour diriger le pays. Il ira donc de nombreuses contradictions, de nombreuses réactions à l’intérieur du pays même. Mais il faudra aussi compter sur l’environnement international qui ne sera pas prêt à faire des cadeaux à une gouvernance encore plus laxiste sur le plan financier que la précédente. Pour parler plus concrètement il faudra s’attendre à une hausse des taux d’intérêt et sa conséquence sur l’inflation et le pouvoir d’achat.

En d’autres temps sans la monnaie unique cela se serait traduit sans doute par une dévaluation. Avec l’union monétaire européenne la régulation financière se fera par l’inflation.

Gauche et législatives : un accord défensif sans programme

Gauche et législatives : un accord défensif sans programme

 

L’accord des différentes composantes de la gauche qui en réalité ne partagent pas grand chose en commun se limite à la désignation de candidature commune les législatives. Il s’agit d’une posture défensive pour sauver les meubles puisque les sondages ne prévoient pour cette union que de l’ordre de 23 %.

Pour l’instant pas de programme politique mais la promesse d’une série de mesures sans doute suffisamment vagues pour masquer les nombreuses divergences avec sans doute aussi pas mal de démagogie d’autant que le succès est hors  de portée.

La bataille la plus dure va concerner la désignation des candidats aux législatives, une lutte sans doute sanglante car la France Insoumise sera comme d’habitude intransigeante alors que les socialistes retrouvés voudront cette fois imposer leur domination. Sans parler des écolos et du PCF qui voudront des investitures possibles à gagner pour ne pas disparaître.

Comme Macron sans doute, la gauche va centrer son argumentation sur le danger que représente le Front National pour la démocratie. Or  n’est pas sur ce terrain que la grande majorité des électeurs attendent tous les partis. Pour résumer à outrance les principales préoccupations des électeurs concernent le pouvoir d’achat et la demande d’autorité sur le terrain sociétal. Même dans le domaine  international, la gauche ne pourra s’opposer de façon cohérente au Front National à Macron tellement les positions sont divergentes

Les quatre principaux partis de gauche se sont donc entendus sur le principe de candidatures uniques. «Dans chaque circonscription, nous voulons soutenir des candidatures uniques dès le premier tour», stipule un bref communiqué. Les chefs de parti l’ont annoncé tout sourire devant une foule de jeunes manifestants réclamant à tue-tête un «front populaire» devant le QG des Verts où se sont tenues les négociations.

Les candidats «porteront un programme de rupture détaillant les mesures à engager dans les 100 premiers jours du gouvernement  ( Formule déjà entendue !)du nouveau front populaire», explique le texte partagé massivement par les différentes formations.

Législatives: gauche réunie……par le succès RN

Législatives: gauche  réunie……par le succès RN

 

 

À gauche ce n’est pas la grande joie après les élections européennes puisqu’elle ne vient qu’en troisième position. L’avenir n’apparaît guère prometteur non plus. Et le seul moteur de la gauche sera de s’opposer au Rassemblement National puisque désormais le pouvoir de Macron est marginalisé. D’une certaine manière ,on peut considérer que le RN a favorisé l’unité de façade de la gauche.
Il s’agit en effet d’une unité de façade car en faite tout les sépare aussi bien sur l’avenir de l’Europe, que le positionnement sur les guerres d’Ukraine et de Gaza et même sur la démocratie ou l’économie.La gauche sera réduite, compte tenu notamment de cette ambiguïté, à une posture de témoignage en attendant des jours meilleurs peut-être. Mais rien ne sera possible sans qu’une clarification idéologique ne sera pas opérée. Ce qui passe notamment par la mise à l’écart de Mélenchon et des plus gauchistes.

L’union des gauches semble donc ressuscitée : le Parti socialiste, le Parti communiste français, Les Écologistes et La France insoumise ont indiqué vouloir « soutenir des candidatures uniques dès le premier tour » pour les législatives anticipées, dans un communiqué également signé par Place publique et Générations, cité par l’AFP. Le problème c’est que l’addition de ces partis très disparates ne donne que 23 % des voix dans les sondages actuellement.

« Nous appelons à la constitution d’un nouveau front populaire rassemblant dans une forme inédite toutes les forces de gauche humanistes, syndicales, associatives et citoyennes » afin de « construire une alternative à Emmanuel Macron et combattre le projet raciste de l’extrême droite », écrivent les partis signataires.
 Pour rappel, le président de la République Emmanuel Macron a dissous l’Assemblée nationale dimanche 9 juin, à l’issue des élections européennes marquées par la large victoire du Rassemblement national. Provoquant, donc, des élections législatives anticipées. Le premier tour de ces élections est prévu le 30 juin, et le second le 7 juillet.

Sondage législatives – RN 33 %, gauche 23%, majorité Macron 18 %

Sondage législatives – RN 33 %, gauche 23%, majorité Macron 18 %

Un sondage réalisé par Opinionway pour le JDD, publié ce lundi 10 juin, positionne le RN et la Nupes en tête des intentions de vote avec respectivement 33% et 23% pour le prochain dimanche.La majorité recueille seulement 18 %.

Les Républicains et Reconquête suivraient avec 8% et 5% des suffrages respectivement. 4% des participants soutiendraient « un candidat divers gauche » et un nombre similaire pencherait pour « un autre candidat ». Les options « un autre candidat écologiste » et « un candidat divers droite » capteraient chacune 2% des votes, tandis que « un candidat de l’extrême gauche » se contenterait de 1%. À noter également que 10% des sondés n’ont pas précisé leur préférence de vote.Les détails du sondage indiquent que 31% des jeunes âgés de 18 à 24 ans expriment une préférence pour la Nupes, tandis que le Rassemblement National séduit principalement les tranches d’âge de 35 à 49 ans et de 50 à 64 ans, avec des intentions de vote de 44% et 40% respectivement. Les personnes de 65 ans et plus montrent une forte tendance à soutenir la majorité présidentielle, avec 32% des intentions de vote.

 

Dissolution de l’Assemblée nationale : les enjeux

Dissolution de l’Assemblée nationale : les enjeux

 

« J’ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote », a annoncé le chef de l’État ce dimanche 9 juin, déclarant la dissolution de l’Assemblée nationale et convoquant des élections législatives anticipées les 30 juin et 7 juillet prochains. Cette déclaration fait suite au score historique réalisé par Jordan Bardella (Rassemblement national) lors des élections européennes, et celui, beaucoup plus faible, de la majorité présidentielle (portée par Valérie Hayer). Julien Robin, doctorant en sciences politiques, spécialiste de la vie parlementaire française, revient sur les enjeux de cette décision.( dans The Conversation)

Pourquoi l’enjeu du scrutin européen a-t-il un tel poids sur la vie parlementaire française ?

Le scrutin européen a longtemps été considéré comme de « second ordre » – une expression créée par les politologues Karlheinz Reif et Hermann Schmitt pour décrire les premières élections européennes en 1979 : c’est-à-dire des élections qui ne sont pas nationales, et pour lesquelles la participation est souvent plus basse qu’aux élections de « premier ordre ».

Or, depuis le scrutin européen de 2014, la participation électorale est en hausse, avec 42,43 %, soit +1,8 points de plus qu’en 2009. Cette tendance est confirmée par le scrutin de 2024, qui aura mobilisé plus d’électeurs qu’en 2019 (+2,5 points environ par rapport à la participation de 50,12 % en 2019), et où l’abstention est la plus basse depuis les élections européennes de 1994.

Ainsi, le scrutin européen semble avoir de plus en plus de poids dans la vie politique française, notamment avec la nationalisation du mode de scrutin depuis 2019 (étant donné qu’il n’y a plus qu’une circonscription électorale, les candidats sont mieux identifiés par les électeurs) et les enjeux mis en avant. En devenant un référendum anti-Macron, ces élections servent d’outil d’opposition contre le gouvernement actuel, et de tremplin électoral pour les forces politiques (notamment le RN, la LFI ou encore Renaissance).

Dans les derniers jours, cette nationalisation de l’élection s’est déroulée sur les plateaux de télévision (débat Bardella-Attal ; proposition de débat Le Pen-Macron), ce qui résonne avec l’élection présidentielle de 2022… voire donne un éventuel avant-goût de celle de 2027…

À quand remonte la dernière dissolution, et quel signal donne-t-elle à la vie politique et parlementaire française ?

La dernière dissolution remonte à 1997 et elle a été décidée par le président Jacques Chirac. Sa volonté était de redonner un souffle à la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale, qui avait été affaiblie par la mobilisation contre la réforme des retraites de 1995 et les projets de réduction de déficit en 1997. À l’époque, la majorité à l’Assemblée n’était pas strictement celle du président Chirac. Elle était issue des élections de 1993, soit deux ans avant qu’il soit élu chef de l’État. En tentant une remobilisation par les urnes, la décision prise par Jacques Chirac aboutira in fine à l’avènement de la gauche plurielle, avec un gouvernement dirigé par Lionel Jospin.

Aujourd’hui, le président de la République met en avant une exigence de « clarté dans les débats » pour expliquer sa décision de dissoudre et de renvoyer les électeurs aux urnes dans les prochaines semaines. Politiquement, le contexte était épineux pour lui, avec un gouvernement minoritaire à l’Assemblée nationale (malgré les facilités institutionnelles offertes par la Constitution, comme le recours à l’article 49 al. 3 notamment pendant la réforme des retraites), où des rumeurs de motions de censure se faisaient de plus en plus pressantes ; sans compter l’explosion du nombre de groupes à l’Assemblée nationale, qui sont au nombre de dix, ce qui est exceptionnel et rend difficile l’obtention de majorités stables pour le vote de certains textes de loi. À cela s’ajoute le résultat de ces élections européennes, scrutin souvent annoncé comme celui de « mi-mandat ».

Ainsi, la dissolution peut être vue comme une décision assez typique de l’ADN marconien qui aime le disruptif, et comme un acte politique fort, qui redonne la voix aux électeurs, en particulier pour des élections législatives, puisque l’Assemblée nationale constitue la représentation nationale, c’est-à-dire l’assemblée légitime à adopter les lois selon les orientations politiques de citoyens.

Quels sont les principaux enjeux pour l’Assemblée nationale, et pour les formations qui la composent, compte tenu des résultats du scrutin européen ?

Les principaux enjeux pour l’Assemblée nationale vont être de voir si la fragmentation politique obtenue en juin 2022, avec ses dix groupes parlementaires, ce qui était inédit pour la Ve République, va se maintenir en juin 2024. En effet, celle-ci a des effets concrets sur l’organisation du travail à l’Assemblée.

Pour les formations politiques, il y a plusieurs enjeux :

  • à gauche : ces élections vont déterminer le nouveau rapport de force entre les diverses parties prenantes de la Nupes, où la gauche sociale-démocrate est ragaillardie par la troisième position de la lister PS-PP aux européennes ; la débâcle des écologistes et surtout le nouveau poids de la LFI. A peine les résultats annoncés, certaines figures à gauche en appellent à des discussions pour une liste commune, comme l’a fait Marie Toussaint.
  • pour le RN : alors que dans un sondage secret commandité par les Républicains en décembre 2023, le RN était annoncé majoritaire en cas d’élections législatives anticipées, le vrai enjeu est de savoir si le RN va parvenir à accéder au pouvoir en obtenant une vraie majorité à l’Assemblée nationale, nécessaire pour obtenir la confiance du gouvernement.

Le résultat exceptionnel du RN aux élections européennes (16 points d’avance sur la majorité actuelle) est un vrai tremplin pour ces élections anticipées.

  • pour Renaissance : alors que se posait la question de l’après-Macron dès sa réélection en 2022, Renaissance va devoir s’interroger sur son positionnement politique et surtout sur l’éventualité de mener des ententes électorales avec Les Républicains au niveau local. Cela pourrait se laisser présager, puisque Stéphane Séjourné, en qualité de SG de Renaissance a annoncé ce soir à l’AFP que la majorité « ne présentera pas de candidat » contre des députés sortants « faisant partie du champ républicain ».

Le sujet est qu’en 7 ans, le parti présidentiel est passé de la plus large majorité à l’Assemblée nationale sous la Vᵉ République en 2017, à une majorité relative en 2022, puis à un possible passage dans l’opposition.

Par ailleurs, l’enjeu pour les Républicains est de voir si le parti demeurera encore une réelle force politique nationale, en sachant qu’il vient d’effectuer son pire score dans une élection européenne, et surtout quelle sera la position adoptée en cas de succès du RN aux prochaines législatives.

La décision de dissoudre l’Assemblée nationale prise par le Président peut-elle être vue comme un aveu de faiblesse ? Quelle pourrait être la stratégie du parti présidentiel ?

C’est à la fois un aveu de faiblesse et l’anticipation d’une probable censure du gouvernement annoncée depuis des mois par certains groupes à l’Assemblée. C’est également le signe que le président Macron aura connu toutes les situations inédites sous la Ve République : la plus forte majorité puis un gouvernement minoritaire et maintenant une dissolution.

Bien que l’élection européenne de 2024 aura marqué un certain retour du clivage gauche-droite ainsi qu’un réel clivage pro- ou anti-UE, c’est forcément la force du RN qui va déterminer le positionnement de la majorité.

Il est possible que la partie la plus à droite de la majorité (comme Horizons) pèse dans les tractations internes, pour séduire des députés LR sortants, et assumer un virage plus libéral et conservateur. Cette stratégie pourrait s’envisager, notamment en raison d’un certain désaveu des électeurs de gauche Macron-compatibles, qui ont observé un certain réalignement vers la droite du marconisme, à travers la réforme des retraites, la loi sur l’immigration ou encore la réforme de l’assurance-chômage.

Une cohabitation avec le RN est-elle envisageable ? Peut-on imaginer un changement radical pour le système partisan français ?

Une cohabition avec le RN est envisageable, mais il va falloir voir concrètement au lendemain de ces élections législatives anticipées. Le système partisan français était en cours de quadripolarisation selon les politologues Bruno Jérome, Philippe Mongrain et Richard Nadeau. Les 4 blocs sont : la gauche et la droite traditionnelles, ainsi que le centrisme macronien et le RN. Désormais, ces élections vont régler les tensions internes à chaque bloc :

Pour le RN : faut-il se « normaliser » quitte à perdre des voix au profit de Reconquête ?

Pour la droite : avec qui faire une coalition (ou du moins s’entendre) pour tenter une survie politique, mais aussi influencer l’orientation des majorités à l’Assemblée ?

Pour le centre macroniste : comment se réinventer dans un second mandat qui sonne comme une fin de règne ?

Pour la gauche (globalement) : quelle ligne va dominer ? une ligne sociale-démocrate ? radicale ? une troisième voie avec l’émergence de Francois Ruffin ?

Paradoxalement, jamais les élections européennes n’auront autant affecté la vie politique française.

Contre la dépendance technologique des GAFAM

Contre la  dépendance technologique des GAFAM

 

La chercheuse en géopolitique Ophélie Coelho, chercheuse en géopolitique  propose dans une tribune au « Monde », une lecture critique des annonces triomphales d’investissements d’infrastructures numériques, qui renforcent le contrôle des Gafam sur les territoires et les données.

 

Sous le couvert de la simplification administrative, un projet de loi, actuellement examiné au Sénat, vise à accélérer l’implantation de mégacentres de données en France en contournant le pouvoir de décision des élus locaux. Le 13 mai, lors du sommet Choose France 2024, les Big Tech Amazon, Microsoft, IBM, la société de placement immobilier américaine Equinix et le japonais Telehouse ont annoncé un plan d’investissement total de près de 7 milliards d’euros pour l’expansion de leurs infrastructures en France. Ces annonces marquent une nouvelle étape dans un processus entamé il y a plusieurs années. Car, en Europe et partout dans le monde, la territorialisation des infrastructures du numérique avance à pas de géant.Ces implantations de centres de données sont loin d’être anodines. Elles font d’abord partie d’une stratégie d’expansion globale de la part des Big Tech, qui va de pair avec la construction des mégacâbles sous-marins les plus puissants au monde. Il suffit de s’intéresser, sur les littoraux européens, à l’atterrage des câbles Dunant (Google), Amitié (Meta), Equiano (Google), 2Africa (Meta, China Mobile, MTN) ou encore Peace (consortium chinois), qui ont tous été construits ces dernières années.Et si ces câbles géants sont les « routes » qui transportent les données et les logiciels, les centres de données sont les « comptoirs » numériques de cette expansion territoriale. Ces infrastructures sont des relais de dépendance technologique majeure aux Big Tech, dont la gestion des données et des logiciels reste hors de contrôle du décideur, du régulateur et de l’utilisateur européens. En fin de compte, cette consolidation des dépendances pèse lourd sur nos capacités de négociation avec l’« ami américain ».

Cette territorialisation infrastructurelle des Big Tech poursuit plusieurs objectifs. Il s’agit d’abord d’une consolidation du marché numérique européen sur le cloud, avec l’idée que la localisation des données sur le territoire est une garantie qu’elles ne seront pas transmises aux Big Tech. Mais l’implantation des centres de données en Europe prépare aussi le terrain à la conquête d’un nouveau marché : la « transformation numérique » du continent africain. Dans cette nouvelle bataille, qui oppose entreprises américaines et chinoises, l’Europe joue le rôle de rampe de lancement et de partenaire conciliant en accueillant sur son territoire les comptoirs numériques des Big Tech…..

Politique- Zelinsky à l’Assemblée nationale : la moitié des députés absents

Politique- Zelinsky à l’Assemblée nationale : la moitié des députés absents

 

Le président Ukrainien a été reçu à l’Assemblée nationale. Il en a profité pour remercier la France pour son soutien. Malheureusement à peu près la moitié des députés étaient absents. Évidemment pour ne pas trop se mouiller vis-à-vis des électeurs dans ce conflit entre la Russie et l’Ukraine. Pas vraiment une attitude très responsable et très digne.

Le chef d’Etat ukrainien, en visite à Paris, s’est exprimé devant les députés et politiques français pendant 23 minutes. Il a estimé que l’Europe n’était « plus un continent de paix », qualifiant le président russe Vladimir Poutine « d’ennemi commun » de son pays et de l’Europe. « Cette bataille est à la croisée des chemins, c’est le moment où nous pouvons tous ensemble écrire l’histoire », a ajouté le président ukrainien.
Volodymyr Zelensky a également évoqué le sommet de paix pour l’Ukraine organisé en Suisse mi-juin. Un événément qui pourrait rapprocher Kiev de « la fin de la guerre ». Cette conférence internationale rassemblera plus d’une centaine de pays et d’organisations, mais pas la Russie.

« Nous n’avons pas le droit de perdre », a déclaré Volodymyr Zelensky, ajoutant : « Pouvons-nous gagner cette bataille ? Certainement ! Nous pouvons. L’Ukraine et donc l’Europe, et donc la France. »

Malheureusement environ la moitié des députés choisis la politique de la chaise vide : une attitude assez lamentable

Politique-Le » Davos russe » : surtout des dictateurs !

Politique-Le » Davos russe » : surtout des dictateurs !

 

À Saint-Pétersbourg, Vladimir Poutine A réuni des pays du « Sud global » conviés  au Forum économique russe.  En faie, un Sud global qui réunit tous des pays à régimes illibéraux voire de dictateur. Comme les Chinois les talibans, les Iraniens et des Africains.

Autant de pays qui ont besoin du soutien ou en tout cas de la bienveillance russe pour se maintenir au pouvoir par la force et s’approprier les richesses de leur pays.

 

Une occasion donc, pour le chef du Kremlin, de compter ses « amis » et de présenter à nouveau la Russie à l’avant-garde d’un « nouvel ordre mondial » face à l’hégémonie déclinante des États-Unis et de leurs « vassaux » européens. « L’an dernier, la part de paiements de nos exportations en monnaies “toxiques”, celles des pays inamicaux, a été divisée par deux et le rouble représente 40% des transactions », a déclaré le chef du Kremlin, dans un long discours de clôture.

Évidemment des statistiques très douteuses sans doute sorti du KGB (FSB aujourd’hui). Et de toute façon en Russie plus c’est gros plus ça passe.

Température : une hausse sans précédent

Température : une hausse sans précédent

L’objectif pour limiter à 1,5° la température paraît désormais fortement compromis d’après une soixantaine de chercheurs. 

Le réchauffement climatique causé par les activités humaines a atteint un «rythme sans précédent» et la fenêtre pour limiter à 1,5°C la hausse des températures est déjà presque fermée, mettent en garde des dizaines de chercheurs renommés dans une étude parue mercredi 5 juin. «Le réchauffement causé par l’Homme a augmenté à un rythme sans précédent dans les mesures instrumentales, atteignant 0,26°C en 2014-2023», indiquent ces scientifiques. Ce constat, publié dans la revue Earth System Science Data, est le fruit du travail de près d’une soixantaine de chercheurs de renom qui s’appuient sur les méthodes du Giec, les experts climat mandatés par l’ONU. L’intérêt de l’étude est de fournir des indicateurs actualisés à partir du rapport de ces derniers, sans attendre le prochain cycle dans plusieurs années.

Par rapport à l’ère préindustrielle, ce réchauffement d’origine humaine a atteint 1,19°C sur cette décennie, ce qui témoigne d’une nette augmentation par rapport aux chiffres du dernier rapport publié il y a un an (+1,14°C sur 2013-2022). Pour la seule année 2023, le réchauffement attribuable à l’activité humaine a atteint 1,31°C. Le réchauffement total observé a lui touché 1,43°C – car la variabilité naturelle du climat a également joué, à commencer par le phénomène El Niño. L

  Malgré les niveaux records atteints, le rythme d’augmentation des émissions de CO2 a en effet ralenti cette décennie comparé aux années 2000. Le rapport contient «un peu d’optimisme», juge ainsi Piers Forster, de l’université de Leeds, auteur principal de l’étude. «Les émissions de gaz à effet de serre augmentent moins vite qu’en 2000, mais elles augmentent toujours», donc leurs «concentrations continuent à augmenter et le réchauffement aussi», explique à l’AFP Pierre Friedlingstein, de l’université d’Exeter. «Il faut qu’elles descendent à zéro émission nette», a-t-il souligné.

 

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