Drogues et violences : enjeu sociétal et financier

Drogues et violences : enjeu sociétal et financier


Progressivement la France découvre que le pays entier est contaminé par le développement exponentiel de la drogue et la violence qui l’accompagne. En face pour lutter contre ce phénomène, c’est plutôt l’inefficacité qui domine. Ainsi récemment à Nîmes les forces de l’ordre renforcées ont eu toutes les peines du monde à affronter une bande de 50 gamins de 13 à 14 ans environ.

A Nimes , force est restée à la loi mais pour combien de temps car les points de deal vont se reconstituer sitôt le départ des renforts de CRS. De toute évidence, les moyens ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Un enjeu de sécurité, un enjeu sanitaire et un enjeu financier. En gros chaque année environ 250 homicides et tentatives sont imputables à la lutte des réseaux de drogue soit la moitié des homicides. Il y aurait en France environ 5 millions d’usagers pour le cannabis et 1 million pour la cocaïne. Environ 250 000 personnes vivent directement ou indirectement du trafic de stupéfiants dont plus de 25 000 à temps plein. Des gamins de 10 à 15 environ servent de chair à canon pour assurer le développement du marché des stupéfiants et effectuer les basses besognes de la violence. Tout en haut de la pyramide on trouve des responsables qui dirigent les réseaux surtout du Maroc, de l’Algérie ou encore de Dubaï. Sans parler de l’influence aussi de l’Amérique du Sud.

Jusqu’alors tant au plan national qu’on plan local on s’est bien satisfait de l’hypocrisie générale qui consistait à obtenir une certaine tranquillité des quartiers sensibles contre le développement des stupéfiants.

Il s’agit pourtant aussi d’une question sociétale avec le développement d’une sous-culture moyenâgeuse de population incultes, sauvages et violentes qui contamine une partie du reste de la population. Un problème qui n’est pas sans lien avec l’écroulement du niveau scolaire en général et des quartiers difficiles en particulier. La violence est même sacralisée dans bon nombre de productions musicales au contenu d’une idiotie sans nom. Le paradoxe apparent, c’est que ce sont les habitants sains , c’est-à-dire l’immense majorité, qui sont les premières victimes du climat délétère dans ces quartiers abandonnés à la drogue.

Et pendant ce temps là politiques et institutions font des moulinets avec leurs bras et la justice continue de s’encombrer elle-même et de distribuer massivement des peines d’intérêt général qui n’ont jamais existé !

Entreprises : ouvrir le capital aux salariés

Entreprises : ouvrir le capital aux salariés

L’actionnariat salarié, levier essentiel de performance et d’engagement, fait encore face en France à un certain nombre d’obstacles qui freinent son développement. Attribuer des actions aux salariés permet pourtant de réaliser leur véritable association – au capital, aux résultats et à la gouvernance – au devenir de leur entreprise. Par Sébastien Crozier, président de la CFE-CGC Orange (*)
dans la Tribune

Sur la pelouse de Bagatelle, le 1er mai 1950, le général de Gaulle appelait à bâtir « l’association des hommes, de leurs intérêts, de leurs capacités ». C’est ainsi qu’il a été à l’initiative du partage de la valeur au travers de la participation et de l’intéressement.

Soixante-quinze ans plus tard, compte tenu de l’évolution des entreprises, cette association apparait incomplète. En dépit des bonnes intentions affichés par nos gouvernants pour démocratiser l’actionnariat salarié (Ordonnance de 1986, Loi TEPA (2007), Loi Florange (2014), Loi PACTE (2019)), la pleine participation des salariés aux droits auxquels ils peuvent prétendre en tant détenteurs d’actions, reste toujours entravée par des règles qui limitent la portée des initiatives du législateur.

L’actionnariat salarié dispose d’un atout majeur par rapport aux autres modalités du partage de la valeur : là où la participation et l’intéressement récompensent la réalité d’aujourd’hui et sont ainsi adaptés à une société « constante » du travail accompli, l’actionnariat salarié récompense une espérance de gains, la dynamique et l’avenir. Il est donc en phase avec notre époque où les enjeux opérationnels ne cessent de de se modifier. La qualité d’actionnaire génère pour le salarié un engagement supplémentaire dans la compréhension des enjeux stratégiques (la constante augmentation de la participation aux élections liées à l’actionnariat salarié en est l’illustration) et l’acquisition d’une culture financière (pour appréhender les enjeux de la bonne marche de l’entreprise). Reste encore un effort à fournir pour obtenir le bénéfice d’un actionnariat salarié.

Lever les blocages qui nuisent aux droits des salariés actionnaires
Une grande Loi sur l’actionnariat salarié permettrait à celui-ci de jouer pleinement complètement son rôle dans l’entreprise. Quelques mesures simples à mettre en place pourraient y figurer :

Garantir la présence d’un nombre de représentants des personnels actionnaires au Conseil d’administration de l’entreprise à proportion du capital détenu (au lieu d’un seul au-dessus de 3%)

Donner la personnalité morale aux FCPE (comme pour les SICAVS) qui gèrent l’épargne salariale pour qu’ils puissent être représentés en tant que tel dans les conseils d’administration sans forcément avoir à passer par la nomination d’une personne physique et qu’ils puissent ester en justice pour faire valoir les droits des porteurs de parts qu’ils représentent sans passer par le gestionnaire du fonds.
Assurer l’autonomie des représentants du personnel actionnaire dans le choix du gestionnaire des actions détenues, et interdire la transmission du nombre d’actions détenu par chaque salarié à la Direction de l’entreprise, dans le FCPE. Ce qui éviterait l’ingérence trop fréquente des Directions.

L’actionnariat salarié peut être un puissant outil de démocratie et de gouvernance dans l’entreprise mais il doit aussi s’envisager comme outil de justice : en obligeant par exemple les entreprises à distribuer des actions gratuites aux salariés si elles en distribuent aux dirigeants ou en imposant que l’abondement doit être versé sans contribution des salariés. Les plus fragiles seraient ainsi automatiquement associés.

Alors que le travail ne paie plus assez, que le sens du travail se trouble, que le sentiment d’appartenance des salariés à leur entreprise se réduit, le développement et surtout l’amélioration de l’actionnariat salarié est une voie qui mérite d’être étudiée pour que chacun trouve dans son travail « sa place, sa part et sa dignité » (Charles de Gaulle).

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(*) Sébastien Crozier est administrateur d’Orange représentant les membres du personnel. Il est par ailleurs président de la CFE-CGC Orange. Au sein du groupe Orange, il est Senior vice-président en tant que Directeur du Mécénat Public. Il rejoint France Télécom Multimédia en 1994 afin de préparer le lancement des services en ligne et à ce titre il participe au lancement de Wanadoo.À partir de 1998, il fonde plusieurs start-ups dans le domaine de la publicité on-line et de la fourniture d’accès à Internet en tant qu’opérateur télécom avec plus de 1,3 million de clients sous les marques Fnac, M6 et Société Générale. À la suite de leur acquisition en 2001 par France Télécom (devenue Orange), il réintègre le Groupe et se voit confier la responsabilité de la direction de la stratégie et de l’innovation d’une partie de la branche entreprises en 2003. Il a dirigé pour le compte du groupe Orange, plusieurs filiales en France et à l’étranger, en Afrique et Amérique latine, en tant que Directeur du développement international.Il est également président d’honneur de l’ADEAS (Association pour la Défense de l’Épargne et de l’Actionnariat Salariés).Lors de la campagne présidentielle de 2001-2002, il est conseiller permanent logistique et nouvelles technologies de Jean-Pierre Chevènement. Il est vice-président de la Fondation Reconnue d’Utilité Publique Le Refuge.Sébastien Crozier a fait ses études d’ingénieur à l’École Supérieure d’Ingénieurs en Électrotechnique et Électronique (ESIEE) et au Karlsruher Institut für Technologie (KIT) dans le domaine de l’intelligence artificielle.

France : Une démocratie de contestataires ?

France : Une démocratie de contestataires ?

Les sujets avec lesquels des Français ne sont pas d’accord fleurissent à l’occasion de l’examen du budget . Pour simplifier, on constate des majorités contre mais très rarement des majorités constructives. Une addition de contradictions, d’opposants, de corporatistes et souvent de démagogues. Comma dans la pétition de la loi Duplomp.

Exactement à l’image de ce qu’est l’Assemblée nationale : sorte d’auberge espagnole où tous les avis mêmes les plus tordus peuvent s’exprimer. Dernier exemple en date la déclaration de l’exhibitionnisme Sandrine Rousseau qui déclare à propos de la compétitivité de l’agriculture : « je n’en ai rien à péter ». Une confusion sans doute entre le bistrot et le Parlement. Bref des propos qu’on peut admettre après cinq ou six tournées d’apéritifs mais pas de la part d’une députée censée représenter l’intérêt général. L’addition des oppositions à la loi Duplomb révèle la même coagulation de toutes les contradictions. Pour les pétitionnaires tout cas pour beaucoup, peu importe que toute l’Europe soit en faveur du rétablissement d’un pesticide destiné surtout aux betteraves!( néonicotinoïdes). Pour eux, c’est la France qui a raison contre les experts internationaux officiels et de s’appuyer sur l’avis de quelques chercheurs traditionnellement gauchistes du CNRS. Cela contre l’avis des organismes officiels français et internationaux.

Certes les pétitions comme les manifestations participent de la démocratie, elles peuvent être utiles voir nécessaires. Elles ne sauraient être cependant déterminantes car le plus souvent elles ne représentent que de 2 à 3 % du corps électoral. Et de toute manière, on ne gouverne pas un pays en fonction des humeurs protestataires des uns ou des autres. Il est assez pitoyable de voir des partis de gouvernement comme le parti socialiste tenter de survivre en suivant les protestations manipulées par l’extrême gauche. La question du pesticide destiné en particulier aux betteraves est complexe et nécessite une régulation à l’échelle internationale. Un traitement nationaliste ne fera qu’empirer la situation en France pour le consommateur.

Crise financière France : un pays ingérable

Crise financière: un pays ingérable

Face à la crise financière d’une France ingérable le pays se retrouvera un jour ou l’autre comme la Grèce en situation de faillite( on dit « défaut » pour ne pas affoler l’opinion). Quand les experts parlent d’un déficit égal à 6 % du PIB ou d’une dette cumulée de 114 % du PIB , soit 3300 milliards, les propos paraissent complètement abstraits à la plupart des Français. Des Français par ailleurs fâchés avec les chiffres en général et les connaissances économiques et financières d’autre part.

Ainsi une enquête d’Allianz avait démontré que sur 19 pays la France se situait au au dernier rang européen en matière de connaissances sur le terrain économique et financier. On peut régulièrement rappeler les 30 ou 40 chiffres qui caractérisent la dramatique situation du pays. De quoi noyer encore un peu plus la plupart des Français dans leur incurie. Pourtant la dette publique ramenée à l’échelle d’un ménage c’est de l’ordre de 100 000 € ! Pourtant le déficit annuel actuellement est autour de 150 milliards. Pourtant le plan d’économies de 40 milliards de Bayrou est rejeté par une très large majorité ( alors qu’il manque 150 milliards ). Pourtant le poids de la dette( charges financières) va passer de 50 à 100 milliards en quelques années et devenir le premier poste de dépenses.

Faute d’équilibre la France est condamnée à l’emprunt et à la dette perpétuelle. Jusqu’au jour où les prêteurs exigeront des taux d’emprunt usuriers qui détruiront tous les équilibres économiques à commencer par celui des entreprises. Cela se traduira aussi par une envolée de l’inflation qui est une manière plus discrète de réajuster les ressources fiscales à la richesse réelle du pays. Une richesse qui correspond surtout à la valeur de la production et au travail qui la rend possible.

Or les salariés à temps complet en France travaillent 1673h par an soit beaucoup moins que la plupart des autres pays européens. La France produit 15 % de moins de richesses que ses voisins faute de croissance, faute de travail.

Pour résumer trop peu de travail pour trop peu de populations et donc trop peu de richesses mais des déficits abyssaux comte tenu des dépenses publiques complètement incontrôlées.

Les responsabilités sont évidemment complexes et multiples. En premier on pense évidemment à la classe politique sorte de club de professionnels qui ont transformé la fonction électorale en job très rémunérateur eu égard à leur production réelle. Et de s’appuyer pour cela sur des analyses et des projets politiques complètement démagogiques et surréalistes à gauche comme à droite.

Les Français ont tellement peu de mémoire qu’ils ne se rappellent même pas que le parti socialiste a dû faire trois dévaluations après les dérives financières de Mitterrand. De la même manière, la France a perdu en compétitivité avec les 35 heures d’Aubry. À gauche, c’est l’idéologie marxiste qui domine les analyses ( PC bien sûr mais aussi chez les écolos, les Insoumis clownesques, une grande partie du PS et des syndicats comme Sud ou la CGT). À droite on patauge entre libéralisme et étatisme.( Cela vaut aussi pour le Rassemblement National). Globalement la classe politique est hors sol et a surtout pour but de se reproduire de manière lucrative.

L’autre handicap majeur du pays, c’est le poids des fonctionnaires et de l’intervention omnipotente de l’État y compris sur des sujets qui n’ont rien de régalien. Au bas mot il y a au moins 1 million de fonctionnaires en trop qui non seulement plombent les comptes avec leur masse salariale mais qui en plus et surtout provoquent des surcoûts bureaucratiques que doivent avaler les entreprises.

La fonction publique est-elle aussi devenue incontrôlable, elle se reproduit toute seule et sans contrôle politique et démocratique. C’est vrai au plan national mais c’est peut-être encore pire au plan local avec ses hordes de fonctionnaires qui progressent partout. Une situation qu’on masque en attirant l’attention sur quelques situations effectivement critiques pour légitimer les sureffectifs inutiles dans la plupart des activités.

La troisième responsabilité incombe directement aux Français vraiment fâchés avec toute rationalité économique et qui à 80 % refusent de supprimer par exemple deux jours de fête par année alors que le pays est celui qui travaille le moins en Europe quand on intègre tous les paramètres. Le résultat aussi de la dégradation de la valeur travail, de l’individualisme et de la baisse générale du niveau de formation en moyenne.

En attendant la France tente de se rassurer mais en réalité vit sur le dos de pays plus vertueux comme l’Allemagne qui grâce à sa compétitivité et à sa production assure la solidité de l’Euro. Sans l’euro une éventuelle monnaie nationale serait sans doute dévaluée de 15 à 20 %.

Faute de prise de conscience sur l’ampleur de la crise, de démagogie et d’incompétence d’ici quelques années la France remettra son sort dans les mains du FMI et des investisseurs prêteurs.

En attendant le pays se focalise autour de la question de la suppression du lundi de Pentecôte !

Dette publique: pourquoi ?

Dette publique: pourquoi ?

La France se débat face à une dette publique de plus en plus ingérable. Si d’autres pays comme l’Italie ou l’Espagne trouvent des solutions, pourquoi la France semble-t-elle paralysée ? Analyse des leviers possibles et des défis économiques à surmonter. Par Nicolas-Jean Brehon, Conseiller honoraire au Sénat, ancien membre de la commission des infractions fiscales.(dans la Tribune)

La France ne semble pas capable de réduire sa dette. Elle y est pourtant parvenue jadis. D’autres — le Portugal, l’Italie, la Grèce, l’Espagne —, y parviennent aujourd’hui. Mais la France est comme tétanisée, réduite aux appels à l’effort. Les engagements de trajectoires de redressement des finances publiques sont déclamés dans l’indifférence. Toutes les projections se sont révélées caduques sitôt publiées. La Cour des comptes a eu des phrases définitives dans son examen de la situation début 2025. « La dérive inédite des finances publiques s’est accentuée ». Pourquoi tant de difficultés ?

L’histoire économique enseigne qu’il y a plusieurs leviers pour faire baisser la dette. Agir sur le stock, sur le contexte, sur le flux. Tous ont été utilisés, mais très peu sont pertinents aujourd’hui.

Le levier le plus direct consiste à agir sur le stock, c’est-à-dire sur le montant.

Un levier lui-même divisé en trois moyens.

Rembourser la dette en vendant ses actifs. Vendre les biens du clergé et des émigrés pendant la Révolution, privatiser les grandes entreprises nationales ou les infrastructures aujourd’hui. C’est la solution qui vient spontanément à l’esprit et qui est venue aux experts du FMI, de la Banque centrale européenne (BCE) et de l’Union européenne imposant les privatisations à la Grèce en 2008. Pour un résultat plus que décevant. Privatiser un port ou un aéroport, passe encore, privatiser la distribution d’eau au profit d’un groupe étranger ne fait que provoquer des manifestations. Et puis, les privatisations rapportent très peu. On ne vend jamais bien lorsqu’on est obligé de vendre. En outre, la France a privatisé des dizaines de sociétés depuis 1986. Elle n’a presque plus rien à vendre.

Annuler la dette. La banqueroute fut jadis l’acte d’autorité du souverain qui ne s’en privait pas (une dizaine de banqueroutes sous la monarchie). La faillite des États existe toujours en Amérique latine. Mais elle n’est plus décidée arbitrairement et doit être négociée. Avec nos partenaires européens ? Sûrement ! Et puis la BCE a dit qu’elle cessait les rachats de dette.

Restructurer la dette. C’est la solution grecque de 2008 : les créanciers abandonnent une partie de leurs créances soit en effaçant la dette soit en allongeant sa durée ou en diminuant les taux. Une solution qu’il ne faut pas sous-estimer sous la forme d’un emprunt forcé qui permettrait de substituer des citoyens français aux prêteurs internationaux s’ils venaient à manquer. L’emprunt obligatoire a été utilisé en 1983 et concernait alors les contribuables qui payaient plus de 5000 francs d’impôt sur le revenu. Les Français ont un quasi-record d’épargne (avec un encours d’assurance vie de 2000 milliards d’euros) et beaucoup occupent même des appartements trop grands pour eux… Une curieuse étude de l’INSEE qui n’augure rien de bon (Un quart des ménages vivent dans un logement en sous-occupation très accentuée, Insee première 2064, 8 juillet 2025). Une clientèle toute trouvée pour un emprunt forcé ? De là à atteindre 3300 milliards…

Le levier le plus indirect est d’agir sur l’environnement économique.

Renouer avec la croissance. C’est évidemment le levier vertueux. Croissance signifie plus de rentrées fiscales et l’arrêt des emprunts. Une perspective illusoire en France comme dans la plupart des pays de l’UE tant la croissance est y atone depuis longtemps. Voilà vingt ans que les discours évoquent le retour de la croissance. Qui croira encore à ce genre de sornettes ? Les prévisions de croissance en France, revues à la baisse, sont parmi les plus mauvaises de l’UE (0,6 % annoncé en 2025)…

Accepter l’inflation. C’est le moyen le plus discret de faire baisser la dette. L’inflation ou l’euthanasie des rentiers disait Keynes. Une méthode insidieuse, mais très pratiquée après les guerres. Que pèsent les coupons et les remboursements lorsque les prix ont été multipliés par 10, 20, 50 ? 10, 20, 50 fois moins. En France, le retour de l’inflation est peu probable moins du fait du contrôle de la BCE qui a pour mission de maintenir la stabilité des prix, que sous l’effet de la concurrence internationale qui pèse sur les prix. Et puis c’est l’un des rares motifs de satisfaction avec une inflation globalement moins élevée en France qu’en Europe, un petit avantage par rapport aux concurrents dont les prix augmentent. Alors, l’inflation pour réduire la dette ? Oublions.

Reste le levier intermédiaire : agir sur le flux qui entretient la dette, c’est-à-dire sur le déficit annuel.

Réduire le déficit public, premier carburant de la dette, et plus précisément le déficit primaire, c’est-à-dire hors charge des intérêts (largement imposée par les marchés et accessoirement par les agences de notations). Un levier lui-même divisé en deux moyens.

Améliorer les recettes publiques. En France, pas question d’instituer de nouvel impôt. La hausse des taux de TVA (le choix de l’Espagne et du Portugal) qui offre un bon rendement budgétaire (relever le taux normal de 20 à 21 % représenterait 6,5 milliards d’euros) est trop conflictuelle. En revanche, il existe des pistes pour améliorer les rentrées fiscales sans bouleverser la législation : réduire les niches fiscales (les 474 dispositifs coûtent 85 milliards d’euros), supprimer l’abattement de 10 % des retraites les plus élevées, élargir l’assiette de l’impôt sur la fortune, supprimer un jour férié, mieux lutter contre la fraude fiscale, qui touche toutes les catégories sociales et professionnelles… La panoplie est large. Mais la réforme ne peut réussir que si chaque catégorie a l’impression que les autres payent aussi. La fiscalité est étroitement corrélée avec la justice et l’égalité, deux totems français.

Réduire la dépense. Cette fois, on arrive à l’os. Pas de réduction de dette sans coupes franches. Quelques exemples : gel (Espagne) voire réduction (Portugal, Irlande) des traitements des fonctionnaires, réduction des pensions (Grèce), réduction du nombre d’agents publics (Portugal), augmentation du temps de travail (Irlande), suppression des 13e mois (Portugal), durcissement des conditions des départs anticipés (Italie)… Quand certains y vont à la tronçonneuse, la France décide du rabot ou de la lime à ongles. Les centaines d’idées qui circulent dans tous les cafés de France sont sans rapport avec l’enjeu financier (les agences, les voitures et les gardes du corps des ministres, etc.). Les vraies pistes, les réformes « structurelles », exigent une force au sens propre comme au sens figuré qu’en France, aucun gouvernement ne pourra employer sans risque. La réforme de l’État s’est arrêtée à la suppression de l’ENA ! Une fanfaronnade démagogue (l’Ena supprimée comme une tête au bout d’une pique, Slate 2 mai 2019). Il faudrait oser réformer le statut de la fonction publique pour une partie des agents de l’État. Un statut qui engage les finances de l’État pour 60 ans (activité et pensions) est devenu absurde dans un grand nombre de cas. Recruter un agent public dont le traitement va augmenter automatiquement à l’ancienneté tous les deux ans (par le changement d’indice) et presque automatiquement tous les cinq ou sept ans (par le changement de grade) pour finir en apothéose avec des fonctionnaires anciens qui sont mieux payés sous prétexte qu’ils sont vieux et que cela va compter pour leur retraite ? Sans compter que le rendement baisse sérieusement dans les dernières années. L’armée a trouvé la solution des carrières courtes. Mais toucher au statut, c’est évidemment mettre des millions d’agents publics dans la rue. Qui osera affronter la rue ?

Le Premier ministre pyrénéen se voit attaquer l’Himalaya. Mais il risque de s’arrêter au premier camp de base du débat budgétaire. Face à la curée qui s’annonce, le président de la République quitterait ses fonctions avant le terme de son mandat. Le suivant, qu’il s’agisse de celui chargé de l’intérim ou du nouvel élu, ne peut être qu’un président de sacrifice. En politique, c’est plutôt rare. Mais la patrie serait reconnaissante.

Budget : 50 ans de dérive financière et maintenant la facture !

Budget : 50 ans de dérive financière et maintenant la facture !

Fin mars 2025, la dette publique française atteint 3,345 milliards d’euros, soit 114 % du PIB. Avec un déficit de 168 milliards d’euros et une hausse des taux d’intérêt, le pays se retrouve dans une situation périlleuse. Comment réagir face à cette crise imminente ? Par Marc Guyot et Radu Vranceanu, professeurs à l’Essec
Marc Guyot et Radu Vranceanu dans La Tribune

Fin mars, la dette publique française a atteint les 3,345 milliards d’euros, soit 114 % du PIB. L’année dernière l’État a dépensé 1,670 milliard d’euros (57,2 % du PIB), tout en collectant moins, pour un déficit de 168 milliards d’euros. Les années Macron n’ont constitué qu’une accélération, certes majeure, dans le trio Dépenses publiques — Déficit budgétaire — Dette publique, qui a été pratiqué par tous les gouvernements précédents. Tant que le taux d’intérêt à long terme demeurait inférieur au taux de croissance, il n’y avait pas trop de souci à se faire à part le transfert de dettes aux générations futures. Après le Covid19, l’économie française a basculé dans une situation nouvelle et périlleuse avec des taux d’intérêt supérieurs à la croissance nominale, rendant la glissade de la dette publique extrêmement inquiétante, y compris à court terme. En effet, la glissade continue de la dette en proportion du PIB, va finir par alarmer les investisseurs générant potentiellement une crise financière de grande ampleur.

Les taux d’intérêt augmentent pour différentes raisons, structurelles et conjoncturelles. Cependant, le différentiel de taux en faveur de l’Italie ou de la Grèce, signifie clairement que le facteur « risque de soutenabilité » joue de manière significative sur les taux français. En conséquence, il n’y a pas d’alternative au rééquilibrage des finances publiques par la réduction du déficit public, voire retrouver un surplus primaire (hors charge de la dette), pour faire diminuer cette prime.

Siffler la fin de cette fête de 50 ans et le début de l’austérité est tombé sur François Bayrou puisque c’est lui qui est Premier ministre. Il aurait certes préféré ne pas boire de ce calice, mais en réalité il n’a pas le choix. Pour ramener le déficit public à 4,6 % du PIB en 2026, le gouvernent a chiffré le rééquilibrage budgétaire à 43,8 milliards d’euros. Il a tenté de répartir au mieux l’ajustement, dans le cadre des contraintes imposées par les différentes forces politiques. Le gros des économies, 30 milliards d’euros, concernera la dépense publique qui n’augmentera pas autant que prévu (1,722 milliard d’euros au lieu de 1,752 milliard d’euros). Certaines missions de l’État verront leur budget diminuer, d’autres comme les Armées, la Justice et l’Intérieur vont augmenter. La charge de la dette devra également augmenter. La différence proviendra d’impôts qui devraient augmenter avec la non-indexation des tranches d’imposition ou la suppression de l’abattement de 10 % pour frais professionnels pour les retraités, et autres niches fiscales.

François Bayrou mise sur le fait qu’un programme d’économie minimale et touchant un peu tout le monde est plus facilement acceptable qu’un programme qui pèserait uniquement sur des catégories bien identifiables et comportant des mesures choc comme une hausse significative de la TVA ou la suppression des aides massives aux associations censées s’autofinancer.

Dans un monde où le bon sens prévaudrait, ce programme minimaliste d’une extrême prudence politique devrait être accepté. Dans notre monde politique de court terme où les partis rivalisent de populisme pour arracher le succès aux prochaines élections, notamment les législatives à venir ainsi que les élections municipales, régionales, nationales ou européennes. Pour un parti d’opposition, valider le projet de François Bayrou reviendrait à confirmer les bons choix du Premier ministre et donc de diminuer ses propres chances de succès. LFI, le PS et les Verts sur sa gauche, le RN sur sa droite sont vent debout sans que Bayrou ne sente de soutien fort sur sa base Renaissance et LR. Abandonner des jours fériés serait une atteinte à l’identité nationale ; supprimer telle niche fiscale détruirait le tissu social, l’injustice serait partout.

Les représentants des différentes catégories de Français eux-mêmes s’engouffrent dans cette cacophonie politique, chacun cherchant à préserver ses acquis. Chacune est prête à accepter des sacrifices venant des autres, comme le montre les nombreux sondages. Ceux qui ne prennent pas l’avion souhaitent des taxes sur le transport aérien, mais s’opposent aux taxes sur le carburant. Ceux dont le patrimoine les situe dans les 90 % des moins riches souhaitent une taxe sur les 10 %. L’argument de justice sociale s’étale sur tous les refus et toutes les exigences sur autrui. À l’extrême gauche on demande plus de subventions pour tout, à l’extrême droite, moins d’aides à l’insertion des immigrés et moins de contribution européenne.

Tout cela découle d’une structure politique qui laisse peu de place à la coopération et du fait qu’en sept ans, les gouvernements d’Emmanuel Macron ont fait régulièrement des cadeaux à toutes les parties prenantes sans jamais se préoccuper du financement, miracle rendu possible par l’endettement à taux bas. Ce manque de prévoyance, typique de ceux qui dépensent l’argent des autres, n’a eu d’équivalent politique que dans la dissolution désastreuse de l’Assemblée, qui a conduit à la configuration politique ingouvernable que nous connaissons.

À l’automne, il est fort probable que les partis politiques poussent François Bayrou vers la sortie. Emmanuel Macron choisira-t-il de dissoudre à nouveau l’Assemblée nationale ; nul ne peut dire ce qu’il adviendra. Mais on peut anticiper sans peine que le cynisme, l’égoïsme et la non-coopération vont s’accentuer, poussant un peu plus les finances publiques françaises vers le point de non-retour. Face à cet état de confusion permanent, une crise de grande ampleur devient presque un espoir. En effet, elle permettrait de purger un système devenu irrécupérable. Des pays comme la Grèce ou le Portugal, ayant traversé des crises sévères, sont repartis sur de bonnes bases après avoir mis en œuvre les réformes structurelles nécessaires et coupé le robinet de dépenses.

Le programme de Javier Milei en Argentine est une version maximaliste d’un programme de réforme structurel : transferts vers le privé de nombreux services publics, coupes drastiques dans les salaires et les effectifs de la fonction publique, réaffectation de la main-d’œuvre vers le secteur privé, libéralisation du marché du travail et des nombreux prix administrés. Cela peut paraître brutal pour la France, car nous ne sommes pas en situation d’hyper-inflation. En revanche, la productivité stagne, la croissance est atone, l’innovation est à la traine, la désindustrialisation est manifeste. Libéraliser l’économie pourrait produire plus de richesses, plus d’emplois, et plus de perspectives pour les entrepreneurs. La France a de nombreux atouts, mais pour les mettre en valeur, il faut rompre avec 50 ans de pratiques populistes et enfin réformer comme tant d’autres pays ont fini par le faire.

Budget et croissance : la France vers la stagnation

Budget et croissance : la France vers la stagnation

Allianz Trade prévoit que le projets de budget de Bayrou pourrait avoir un impact négatif de 0,6 % sur le PIB autant dirent une croissance presque zéro puisque dans le même temps on prévoit pour 2025 un PIB dont l’augmentation est réduite à 0,6 % contre 1,1 % en 2024. De ce fait, les prévisions de recettes fiscales sont d’ores et déjà obsolètes car mécaniquement moins d’activité réduit les ressources pour le budget de l’État. Sans parler de l’effet des incertitudes économiques et politiques sur l’attitude des investisseurs comme des consommateurs. Par ailleurs, la croissance mondiale restera atone à +2,5 % en 2025, son plus faible niveau depuis 2008 en dehors des périodes de récession.

Les prévisions pour les États-Unis ont été revues à la hausse de +0,8 point de pourcentage à +1,6 % pour 2025-2026 en raison de la baisse des droits de douane effectifs.

La zone euro devrait enregistrer une croissance de +1,2 % en 2025, largement tirée par les petites économies.
En France, un ralentissement de la croissance économique est attendu en 2025 (+0,6% vs +1,1% en 2024), avant un léger rebond en 2026 à +1,1%.

Défense « La France : colosse aux pieds d’argile ? »

Défense « La France : colosse aux pieds d’argile ? »

« La France : un colosse militaire aux pieds d’argile ? », par Driss Aït Youssef, docteur en droit public
Face à la menace russe au désalignement de la politique de Donald Trump, Driss Aït Youssef, docteur en droit public, spécialiste en sécurité globale, appelle à dépasser les clivages pour renforcer notre défense et sauver notre démocratie des ingérences extérieures.
Par Driss Aït Youssef

par Driss Aït Youssef, docteur en droit public, spécialiste en sécurité globale, appelle les politiques à dépasser leurs clivages pour renforcer notre défense. dans la Tribune

Le contexte international impose au gouvernement de dégager des moyens financiers supplémentaires et inédits pour préparer nos armées à un potentiel conflit militaire de haute intensité. Cette perspective, si elle est qualifiée de très sérieuse par les autorités militaires et politiques, se heurtera à une opposition du fait des tensions politiques et communautaires que traverse la France.

La revue nationale stratégique 2025 parue, le 14 juillet dernier aborde sans détour et de façon inquiétante, les menaces auxquelles notre monde est, désormais, confronté. Elle aborde également l’incertitude grandissante s’agissant de nos rapports avec notre allié historique, les États-Unis d’Amérique.

Driss Aït Youssef : docteur en droit public, spécialiste en sécurité globale : « Je suis très inquiet de l’état du renseignement en France »

Cette situation place la France – et c’est un doux euphémisme – entre le marteau américain convaincu d’être volé par des européens incapables d’assurer leur propre sécurité et la faucille russe déterminée à sabrer durablement la première puissance militaire européenne et soutien inconditionnel de l’Ukraine.

Si les deux nations n’ont pas les mêmes objectifs, elles nourrissent un but commun, celui d’influencer l’opinion publique dans un sens qui affaiblirait notre démocratie en mettant à rude épreuve notre résilience.

D’abord à commencer par notre allié historique, les USA. L’interventionnisme direct de responsables politiques américains sur la politique intérieure vise à valoriser un projet de société qui dresse les communautés les unes contre les autres. Il suffit pour s’en convaincre d’analyser les attaques récentes du président Trump sur les commémorations du 8 mai et de son vice-président Vance sur les armées françaises et britanniques pour mesurer leur détestation du modèle français avec une préférence pour l’immigration incontrôlée coupable, selon eux, de mettre en péril la civilisation occidentale.

L’interventionnisme direct de responsables politiques américains sur la politique intérieure vise à valoriser un projet de société qui dresse les communautés les unes contre les autres
Ensuite la Russie – qui de façon plus ou moins assumée – via des groupes non étatiques cristallise et instrumentalise les tensions politiques et communautaires. Les exemples les plus frappants sont les 5 cercueils déposés en 2024 au pied de la tour Eiffel ou encore les étoiles de David déposées au pochoir sur de nombreux murs de Paris et sa banlieue.

C’est encore plus manifeste lorsque des fermes de trolls instrumentalisent des tensions politiques afin d’encourager le séparatisme et les velléités insurrectionnelles notamment dans les territoires d’Outre-Mer.

Ces ingérences prennent des formes différentes, mais produisent les mêmes effets, c’est-à-dire un délitement de la cohésion nationale au profit du chacun chez soi et chacun pour soi.

Le président de la République, Emmanuel Macron, dans les vœux aux armées, le 13 juillet indiquait que « Pour être libres dans ce monde, il faut être craints, pour être craints, il faut être puissants ». Il insistait, dans le même temps, sur la nécessité d’un effort collectif de toute la nation pour notre défense, outil indispensable à la conservation de notre souveraineté.

Nos concitoyens pour adhérer à cette cause ont besoin de croire à la réalité de cette menace et au caractère précaire de notre modèle de société.

Or c’est bien la difficulté que nous observons depuis des années avec une société qui peine à s’unir devant de grands enjeux. En effet, l’union nationale lors des attentats de 2015 a laissé place à une République très abîmée au plus grand bonheur de nos compétiteurs étatiques. Ce constat est d’autant plus navrant que la situation est potentiellement plus dangereuse qu’en 2015.

Nos concitoyens pour adhérer à cette cause ont besoin de croire à la réalité de cette menace et au caractère précaire de notre modèle de société.

C’est précisément ce que cherchent ces États afin d’éviter le rassemblement d’un peuple déterminé à défendre ses valeurs, essentielles à l’édification d’une France et d’une Europe puissantes.

De ce point de vue, la situation actuelle et à venir mettra à rude épreuve notre démocratie. C’est d’ailleurs dans cette veine que le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, appelait, il y a quelques jours, à un compromis politique et à la responsabilité.

Pour conclure, la confiance dans la croyance d’un destin commun doit suivre la courbe budgétaire de nos armées. Il faudra pour cela convoquer le courage des organisations politiques pour dépasser les clivages autrement elles seront renversées par une base incontrôlable.

France et travail: Les salariés à temps complet travaillent moins que les autres européens

France et travail : Les salariés à temps complet travaillent moins que les autres européens

L’actualité va évidemment se focaliser pendant des semaines autour de la question de l’éventuelle suppression de deux jours fériés qui affecterait gravement les conditions de travail en France d’après certains. Pour juger de manière pertinente de cette question, il faudrait cependant prendre en compte certes le nombre de jours fériés dans chaque pays mais aussi la durée de travail hebdomadaire mais surtout annuelle. Et de ce point de vue les salariés français à plein temps travail moins que leurs collègues européens. Ce que confirme une récente étude de Rexocode.

Les salariés à temps complet en France travaillent 1 673 heures par an, soit moins que dans tous les autres pays européens exceptés la Finlande et, depuis cette année, la Suède. L’écart est d’environ trois semaines
de travail avec l’Allemagne (1 790 heures), qui est à la moyenne européenne.

Pour établir une comparaison, il faut donc prendre en compte la durée réelle annuelle de travail. Mais il faut aussi intégrer le fait que la France compte proportionnellement moins d’actifs que les autres pays européens en situation d’emploi. ( Moins de jeunes notamment et moins de séniors). Le tout cumulé permet de mieux comprendre pourquoi la France produit moins de richesses que les autres pays environ 15 % de moins; ce qui explique finalement nos difficultés financières qui sans ce handicap seraient à peu près résolues. Pour résumer trop peu de travail pour trop peu de populations est donc trop peu de richesses mais des déficits abyssaux content tenu des dépenses publiques complètement incontrôlées.

Bayrou : un projet de budget déjà techniquement et politiquement obsolète

Bayrou : un projet de budget déjà techniquement et politiquement obsolète

Le seul intérêt du débat autour du projet de budget deux Bayrou aura sans doute été de favoriser une plus grande sensibilisation sur la situation assez dramatique des finances de la France. Pour le reste, on peut légitimement considérer que ce projet du Premier ministre est à la fois obsolète du point de vue technique et politique.

Sur le plan technique , les prévisions de recettes vont se révéler assez rapidement obsolètes. En effet les rentrées fiscales en dépit de la non révision des barèmes vont se montrer assez inférieures aux prévisions. En cause une croissance qui ne sera pas au rendez-vous. Au mieux il faut s’attendre à une stagnation de l’économie. On sait en effet que la consommation alimente surtout la croissance en France. Les salaires et les prestations sociales désindexées donc vont diminuer et affecter négativement la dynamique de l’activité économique donc aussi les ressources fiscales.

L’environnement international et les mesures douanières de Trump vont aussi constituer un environnement défavorable aux échanges et aux croissances internes. Le pouvoir d’achat des particuliers mais aussi des entreprises sera affecté par la hausse des droits de douane. Le problème des finances publiques de la France est double il s’agit de réduire des dépenses qui actuellement produisent un déficit annuel de leurs 150 milliards par an . D’où la nécessité d’emprunter pour boucher les trous avec une perspective de charge financière de 100 milliards d’ici 2030, soit le premier budget du pays. Les mesures Bayrou ( 43 milliards d’économies théoriques) sont loin d’être à la hauteur des enjeux.

Pour résumer il propose le blocage des salaires et des prestations sociales, la hausse des impôts sur le revenu provoqué par le figeage du barème et la suppression de deux jours fériés. Le très net tassement de la croissance voire sa régression vont venir peser négativement sur les dépenses sociales. Les incertitudes politiques par ailleurs vont encourager l’attentisme aussi bien dans le domaine des investissements que dans celui de la consommation.

Mais ce budget va surtout souffrir du climat politique délétère et n’a aucune chance d’être soutenu par une majorité dans une l’assemblée nationale complètement irresponsable. Pire une motion de censure paraît incontournable pour des motifs d’orientations tout autant que par vraie démagogie en perspective des prochaines élections municipales. Au final après plusieurs semaines de discussions assez inutiles, la France risque d’être condamnée à se passer de budget voté par l’Assemblée nationale. On devra alors se soumettre encore à une loi spéciale, vraie année blanche celle-là, qui ne va pas rassurer à l’intérieur du pays mais aussi qui ne va pas satisfaire les investisseurs extérieurs et notamment les prêteurs quant à la vraie volonté de réformer en profondeur et de manière durable la gestion financière du pays.

La France vit au-dessus de ses moyens depuis 30 à 50 ans, du fait d’une dépense incontrôlée; tout autant que par son insuffisance de production de richesses : de l’ordre de 15 % en moins par rapport aux voisins européens. Il faudrait aussi faire le lien avec les autres facteurs explicatifs du déclassement de la France comme par exemple l’écroulement du niveau scolaire et la dépréciation de la valeur travail.

Retour du service militaire: Des Français favorables

Retour du service militaire: Des Français favorables


Une majorité de Français (86 %) se dit ainsi globalement favorable au rétablissement du service militaire, d’après un sondage Ipsos-CESI École d’ingénieurs paru mi-mars. Et même 53 % au service obligatoire.

Ainsi, à la question « êtes-vous favorable ou non au retour du service militaire en France ? », 32 % ont répondu « oui » à un service obligatoire pour les femmes et les hommes, 21 % à un service obligatoire uniquement pour les hommes et 33 % sur la base du volontariat. Ces résultats varient, sans surprise, selon la tranche d’âge. Le service obligatoire recueille l’adhésion de 63 % chez les 60 ans et plus, contre 41 % des moins de 35 ans.

Cette hypothèse a été analysée et chiffrée par le Haut-Commissariat au Plan et France Stratégie, dans le cadre de la refonte du service national universel (SNU) souhaitée par Emmanuel Macron, dans une note publiée ce lundi et consultée par Franceinfo.

Il en ressort que la facture serait de 14,5 milliards d’euros chaque année s’il est mixte, c’est-à-dire s’il concernait 600 000 jeunes hommes et femmes. S’il n’est obligatoire que pour les hommes, soit 300 000 personnes, son coût total tomberait à 7,2 milliards d’euros par an.

Une option que le chef de l’État ne trouvait en tout cas pas « réaliste » à la mi-mars, dans une interview à plusieurs journaux régionaux. Selon lui, la France « n’a plus la base, plus la logistique » pour remettre en place une conscription. « À partir du moment où on est allé vers la professionnalisation de nos armées, focalisées sur l’opérationnel, les réemployer pour encadrer 800 000 jeunes (…) n’est absolument pas un schéma opérant », avait-il justifié.Notons que Macron a évité de faire son service militaire !

Le Haut-Commissariat au Plan et France Stratégie se sont penchés sur d’autres scénarios que le retour du service militaire obligatoire. Et tous se révèlent moins onéreux.

Face au risque de guerre: le retour du service militaire

Face au risque de guerre: le retour du service militaire

Experts militaires et politiques se sont finalement entendus pour supprimer le service militaire. La principale raison avancée étant la sophistication des équipements de l’armée et des technologies remplaçant les hommes. Le problème , c’est que dans des conflits récents on s’aperçoit que la place des hommes est essentielle à côté des armes plus sophistiquées. C’est évidemment le cas en Ukraine où la question des forces humaines est fondamentale. C’est encore le cas en Israël. C’était encore le cas en Afrique où nous sommes partis surtout par suite de manques d’effectifs pour laisser la place aux amis dictateurs de Poutine.

En dernier ressort après utilisation des nouveaux équipements, l’infanterie termine le plus souvent le travail. En France, on a même supprimé le service militaire qui par ailleurs était un outil facilitant l’appropriation des valeurs républicaines et de la discipline. La France dispose d’une armée très complète dans tous les domaines mais c’est une miniature d’armée. Elle dispose seulement 160 000 hommes. En une semaine, elle serait balayée par les forces extérieures russes ou autres. Il faudrait disposer de 5à 10 fois plus de soldats disponibles et formés.

Le pays est confronté à deux types de risques. Le risque extérieur avec les menaces réitérées notamment de la Russie qui envahit pays par pays aux portes de l’union européenne. Aussi un risque intérieur avec le développement du terrorisme islamique.

Un service de l’ordre de six mois minimum est indispensable pour former des soldats. Pour assurer la sécurité intérieure mais y compris pour intervenir sur le théâtre des opérations extérieures si nécessaire. On mesure bien en effet toutes les limites de la guerre dite technologique. La principale menace aujourd’hui, c’est le terrorisme qui sévit dans le monde entier ; de ce point de vue les armes sophistiquées notamment aériennes sont insuffisantes pour lutter avec efficacité contre ce périple.

Au plan intérieur, ces armes sophistiquées sont à peu près inopérante et la stratégie doit reposer sur la présence physique de forces de surveillance et de protection.

La problématique n’est pas seulement sécuritaire elle est aussi sociétale pour permettre le brassage des populations et une meilleure appropriation des valeurs citoyennes.

Face à l’explosion de la menace terroriste en 2015, l’idée de rétablir un service militaire ou un dispositif similaire était revenue dans l’actualité . Certains réclamaient un service obligatoire de 6 mois.

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La dette de la France vers de nouveaux sommets

La dette de la France vers de nouveaux sommets

Le débat sur la situation financière de la France est assez surréaliste. On s’oppose à quelques économies qui représentent des dizaines de millions quand il faut affronter un mur de la dette qui atteint 113 % du PIB soit 3100 milliards!

La dette publique française avait passé le cap des 100 milliards d’euros en 1981, celui des 1 000 milliards en 2003, puis celui des 3 000 milliards en 2023. Elle a encore progressé de 203 milliards d’euros en 2024, pour atteindre 3 305 milliards à la fin décembre, selon le chiffrage dévoilé, jeudi 27 mars, par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

La hausse de 2024 se révèle encore plus significative une fois la dette rapportée à l’activité économique. En 1974, l’endettement de l’Etat, des collectivités locales et de la Sécurité sociale se limitait à 14,5 % du produit intérieur brut (PIB). Année après année, les déficits budgétaires continus l’ont fait s’envoler jusqu’à 114,9 % en 2020, au moment de la crise du Covid-19 et du « quoi qu’il en coûte », quand l’Etat a desserré les cordons de la bourse pour éviter une récession. La dette s’est ensuite un peu tassée durant trois ans. Mais elle est repartie de plus belle en 2024, passant de 109,8 % à 113 % du PIB en douze mois, selon l’Insee. Un niveau record, hors période de crise ou de guerre.

Bref faute de compréhension et de prise de conscience de la gravité de la situation financière tant par l’opinion publique que par les responsables politiques, la France s’oriente doucement vers le défaut ( la faillite) et la mise sous tutelle par le fonds monétaire international.Une hypothèse vraisemblable d’ici quelques années. À moins qu’on prenne enfin conscience que tous les acteurs économiques sans exception doivent contribuer à l’effort de redressement. Un effort de redressement financier mais aussi de production de richesses car la France ne travaille pas assez en moyenne sur toute la durée de leur vie professionnelle

Le piège mortel de la dette

Le piège mortel de la dette

On augmente les dépenses de l’État de 56,6% du PIB en 2024 à 56,8% en 2025 ; on pense qu’elles franchiront cette année 57% du PIB, soit le record des pays développés. La moyenne de la zone euro est de 50% ; celle de l’UE est de 49,2%. Comment fait le gouvernement pour augmenter encore la dépense de l’État malgré ses difficultés financières ? C’est simple, il augmente l’emprunt public (345 milliards d’euros) ; il augmente les impôts (le budget 2025 prévoit 26,2 milliards d’euros d’impôts supplémentaires). par Dominique Reynié sur radio France .

Les intérêts de la dette que nous payons chaque année aux prêteurs de l’État atteindront 70 milliards d’euros en 2025, soit en gros la moitié du déficit.

L’État est pris dans un piège mortel.

Sa dette qui représentait 22% du PIB en 1981 dépasse aujourd’hui 115%.

Nos gouvernants ont été incapables de réduire les dépenses de l’État.

Même quand ils avaient de solides majorités parlementaires, ils ne l’ont pas fait.

C’est cette incapacité qui inquiète les institutions qui prêtent à l’État
Ce qui les rassurait jusqu’à présent, c’était la capacité de coercition qu’avait l’État pour lever l’impôt.

Mais c’est fini. Depuis une quinzaine d’années, chaque augmentation d’impôts suscite une protestation grandissante, voire une forme d’insurrection, comme lors de la crise des Bonnet rouges, en octobre 2013, ou les Gilets jaunes, en novembre 2018.

La préparation du budget 2025 vient également de le montrer ; les patrons des entreprises françaises championnes du monde ont averti devoir choisir entre le maintien de leurs performances et leur présence en France.

De même, à l’autre bout, les auto-entrepreneurs ont menacé le gouvernement d’une mobilisation, le conduisant aussitôt à retirer son projet d’augmenter la pression fiscale sur leur activité.

Comment rétablir nos finances publiques quand l’augmentation des impôts n’est plus acceptée et que les gouvernants demeurent incapables de réduire les dépenses de l’État ?

Il est impérieux de trouver la solution à ce casse-tête si nous voulons éviter la faillite de l’État. Mais qui s’y risquera à deux ans de la présidentielle ?

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