La sécheresse, alerte dans 64 départements : du pipeau

La sécheresse, alerte dans 64 départements : du pipeau

64 départements sont visés par des mesures de restrictions d’eau.  21 sont en situation de crise entraînant l’arrêt des prélèvements d’eau non prioritaires, y compris des prélèvements à des fins agricoles. Sur le terrain, en plein midi cela n’empêche pas d’arroser les maïs et même les prés. Par exemple dans le Maine et Loire, départements classé en zone rouge où le Louet bras de la Loire est pratiquement à sec. Par ailleurs, 16 départements sont placés en alerte renforcée (orange) et 27 en alerte jaune, et 121 arrêtés préfectoraux incitent à faire des économies d’eau.  Face à la sécheresse la France a mis en place un plan sophistiqué de lutte pour économiser l’eau. Il existe quatre niveaux de vigilance. Mais même dans les zones concernées par la plus haute vigilance zone dite rouge le plan de lutte contre la sécheresse apparaît à la fois dérisoire et non respectée. Dans ces zones dites rouges on peut toujours voir de nuit comme de jour des canons à eau arrosée des cultures souvent d’ailleurs en pure perte. En effet de jour 80% de cette eau s’évaporent aussitôt. Dans nombre de ces régions la culture de maïs très gourmande en eau est complètement inappropriée au climat. Des millions de tonnes d’eau sont ainsi gaspillés et l’interdiction de laver des voitures en comparaison paraît particulièrement désuète. La canicule fait encore des ravages.

Les départements du sud et de la Loire sont particulièrement touchés par cette période de sécheresse. Mais la sécheresse s’étend globalement sur l’ensemble du territoire. « Depuis juillet 2018, la pluviométrie sur la France est marquée par un déficit qui perdure notamment sur les régions du Grand-Est, de la Bourgogne-Franche-Comté ainsi qu’en Auvergne », indique Météo-France dans un bulletin. Si l’humidité des sols superficiels était proche de la normale jusqu’à juin, la canicule fin juin a contribué à assécher les sols. Depuis, « on reste dans des températures relativement élevées avec du vent, ce qui favorise l’évapo-transpiration », explique le Météo-France. Selon l’indicateur de sécheresse de Météo-France, calculé depuis 1958, « on est en septième position des années les plus sèches », après des années de sécheresse historiques comme 1976 et 2003.

 

Santé : concomitance de troubles graves et d’éoliennes

Santé : concomitance de troubles graves et d’éoliennes

Pour l’instant, les experts ne parviennent pas à établir de lien certain entre de graves troubles de santé tant pour l’homme que pour l’animal et l’existence d’éoliennes. En Loire-Atlantique par exemple Les experts n’ont pas réussi à « établir le lien direct » entre le fonctionnement d’un parc éolien à Nozay et des troubles dans les élevages avoisinants, qui enregistrent depuis sept ans une mystérieuse mortalité de leurs vaches, a annoncé ce mercredi la préfecture de Loire-Atlantique. Reste qu’il a été aussi observé des déformations osseuses chez certains jeunes animaux notamment les chevaux, aussi une très forte augmentation de la mortalité chez les bovins. Pour l’instant il semblerait que les humains soient surtout affectés par des troubles du sommeil et des maux de tête, des dysfonctionnements auditifs et nerveux aussi. Il serait sans doute utile que les riverains fassent procéder à cet égard à un état de leur santé dans les différents domaines évoqués avant l’installation des éoliennes afin de le comparer avec un état de santé après mise en service des parcs éoliens.

« Si les troubles et symptômes chez l’homme et l’animal sont confirmés sur ce secteur, aucun élément ne permet, en l’état de la connaissance scientifique et des études conduites, d’établir le lien direct avec le fonctionnement du parc éolien », souligne la préfecture de Loire-Atlantique dans un communiqué.

De février à avril, des experts dans les domaines vétérinaire, électrique, électromagnétique et géobiologique ont réalisé des investigations sur un parc de huit éoliennes, installé à Nozay depuis 2012 avec l’accord des exploitants agricoles à proximité.

Mais avec quelque 250 vaches normandes qui ont mystérieusement péri depuis 2013, Didier et Murielle Potiron, installés depuis 1989, incriminent les éoliennes, dont l’une se trouve à 600m de la stabulation: baisse de la production laitière, difficultés à vêler, retards de croissance ne trouvent aucune explication. Dans l’exploitation voisine à quatre kilomètres, des vaches refusent d’avancer sur une partie de la route qu’elles empruntaient pourtant quotidiennement pour aller à la pâture, comme le relatait en mars un reportage de Reporterre.  En 2014, les experts du GPSE (Groupement permanent pour la sécurité électrique) avaient été mandatés par la préfecture pour étudier le phénomène. Conclusion: une « concomitance de l’installation et de la mise en service des éoliennes avec l’altération des performances et les troubles du comportement des animaux ». Mais aucune anomalie électrique ni aucun courant parasite n’avaient été détectés. Cette seconde expertise, qui portait sur des champs encore non explorés, a abouti à la même conclusion. Pour autant, de prochains axes de recherches seront engagés, selon la préfecture: « d’éventuelles mesures complémentaires » dans les domaines électrique et électromagnétique « à brève échéance » et la poursuite d’expertise « des impacts de bruit et des champs magnétiques de toutes natures sur ce secteur ». Par ailleurs l’Agence nationale pour la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a été saisie par les ministères de la Transition écologique et de l’Agriculture pour produire « un avis scientifique sur les causes des difficultés constatées », a-t-elle précisé.

Depuis avril, des éleveurs et des riverains du parc éolien, qui affirment également souffrir de maux de tête, d’insomnies ou de douleurs, sont suivis spécifiquement par le CHU de Nantes.

« Ni homard, ni kébab »: Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement déraille

« Ni homard, ni kébab »: Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement déraille

 

 

 


Dans la diarrhée verbale qui caractérise Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, se glisse des montagnes de banalités et des idioties qui traduisent bien le manque de connaissance des réalités socio-économiques des membres du gouvernement. Sibeth Ndiaye  se fait justement aligner sur ce point par David Desgouilles , membre de la rédaction de Causeur. Il a publié Dérapage (éd. du Rocher, 2017). (Interview le Figaro)


Sur CNews, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a déclaré qu’elle comprenait l’indignation des Français, qui «ne mangent pas du homard tous les jours, bien souvent c’est plutôt du kébab». Entre cette déclaration et ses tenues jugées peu protocolaires, beaucoup d’internautes lui reprochent de manquer de dignité dans sa représentation de l’État…

David DESGOUILLES.- Que voulez-vous? Nous sommes dans la fameuse «disruption» macroniste. Il faut casser les codes. Peut-être faudrait-il profiter d’un prochain remaniement pour modifier l’intitulé de sa mission: «Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, porte-parole et chargée de la disruption».

Une ou deux fois, cela passe pour une gaffe, mais au bout d’un certain nombre de polémiques, on croirait à de la provocation?

Peut-être ne s’agit-il ni de gaffes, ni d’une provocation. Peut-être s’agit-il seulement d’un relâchement naturel. Il est bien possible que Sibeth Ndiaye et toute la garde rapprochée qui entoure Emmanuel Macron depuis le printemps 2016 soient sincèrement convaincus et imprégnés de l’idée qu’ils incarnent le «Nouveau Monde» et qu’à ce titre, ils doivent imposer de nouveaux codes à un pays qu’ils considèrent comme archaïque, ringard, rance. Ils les imposent, comme le Bourgeois gentilhomme en son temps, «sans le savoir».

 

Benjamin Griveaux avait encouragé la cristallisation du mouvement des «gilets jaunes» en évoquant cette « France qui fume des clopes et roule au diesel ».

Revenons sur le fond: pour Sibeth Ndiaye, il semble n’y avoir que deux France: celle qui mange du kébab et celle qui mange du homard. N’est-ce pas aller un peu vite?

Ceux qui pensaient que la Macronie «d’en haut» commençait à appréhender cette France qui va au-delà de la «Francilienne» en seront pour leurs frais. Hier soir, je voyais sur LCI le député MoDem Richard Ramos, ancien critique gastronomique, qui se bat chaque jour à l’intérieur de cette majorité. Le pauvre… Il a encore du travail.

On savait que la France qui mange des pâtes ou des pommes de terre, faute d’avoir les moyens d’acheter autre chose, semblait une planète étrange aux yeux des dignitaires de la Macronie. Souvenons-nous aussi de Benjamin Griveaux, qui fait partie de la garde rapprochée à laquelle je faisais allusion il y a un instant, avait encouragé la cristallisation du mouvement des «gilets jaunes» en évoquant cette «France qui fume des clopes et roule au diesel».

 

Mais le Grand Débat n’était-il pas passé par là? Ne nous avait-on pas promis qu’on prendrait désormais en compte cette France des fins de mois difficile? Il semble que Sibeth Ndiaye n’ait absolument aucune idée de ce que mangent les Français qui n’ont pas accès au homard de l’Hôtel de Lassay.

 

 

Cette sociologie est-elle caractéristique du logiciel macronien? Celui-ci prend-il en compte la France moyenne des petites villes et des campagnes?

C’est bien possible. Le «kebab» coche toutes les cases de la disruption macroniste. C’est de la restauration rapide – manger, quelle perte de temps! Il incarne la diversité – la gastronomie française traditionnelle, c’est rance. On imagine le chauffeur Uber qui mange un kebab entre deux courses. Compétitif et international! Le sandwich jambon-beurre, c’est de la restauration rapide trop nationale: cela sent l’électeur RN. Un couscous ou un tajine, cela incarne la diversité française mais ça prend du temps à manger. On en reprend, en plus. Ce n’est pas bon pour le chiffre d’affaires! Je n’évoque évidemment pas la blanquette de veau ou le bœuf bourguignon qui cumulent les deux handicaps. Cela dit, on aurait tort de penser que les considérations gastronomiques de Sibeth Ndiaye ne heurteront que dans la France des petites villes et des campagnes. Dans les grandes métropoles aussi on aime apprécier un bon repas traditionnel. Il y a aussi des familles pour qui la restauration rapide – kebab, MacDo ou pizza – revient très cher, pas loin du prix du homard. Sibeth Ndiaye et surtout son ami Benjamin Griveaux devraient s’en souvenir dans l’optique de mars 2020.

Le CETA va finir de tuer agriculture et environnement

Le CETA va finir de tuer agriculture et environnement

 

 

 

Le Ceta constitue d’abord une bizarrerie juridique. Il a d’abord été négocié dans le plus grand secret par l’UE avec le Canada. Ensuite, il a immédiatement été appliqué et cela avant la ratification. Cet accord commercial présente un double danger : un danger pour l’agriculture et un danger pour l’environnement. D’une certaine manière l’agriculture constitue la variable d’ajustement de ce traité destiné à accélérer les échanges de produits manufacturés surtout sur le dos de l’agriculture française qui ne peut être compétitive vis-à-vis du Canada en raison des normes aussi en raison du caractère encore artisanal de nombre des cotations françaises. (Même si l’industrialisation est largement en cours dans les grandes exploitations). Il n’y aura pour la France aucune disposition et forcément aucun moyen pour s’opposer notamment aux OGM, aux hormones, aux farines animales, aux pesticides et autres produits chimiques autorisés là-bas au Canada. Sans parler du fait que le Canada pourra aussi servir de porte discrète pour des productions des États-Unis. (Où on trouve par exemple des les élevages de 100 000 têtes). ’ Pour le ministère de l’Agriculture, cette crainte «n’est pas fondée»: «Quand on parle de farines animales, on fait référence aux farines de ruminants, qui ont été à l’origine de la maladie de la vache folle», estime le ministère, faisant valoir que ces produits sont interdits au Canada. Les éleveurs français s’inquiètent aussi de l’utilisation, outre-Atlantique, d’antibiotiques comme activateurs de croissance. Une pratique qui concerne, selon le ministère «l’ensemble des pays tiers qui fournissent l’UE en viande». A moyen terme (pourquoi attendre !  NDLR), l’Europe pourrait légiférer sur le sujet: un règlement décidé par le Parlement européen et le Conseil, publié début 2019, «demande à la Commission de prendre des dispositions visant à interdire l’importation à partir de pays tiers qui continuent à autoriser les antibiotiques comme promoteurs de croissance», selon le ministère, qui table sur une entrée en vigueur en janvier 2022. Enfin les éleveurs bovins n’ont de cesse de dénoncer des conséquences économiques désastreuses pour leur filière, compte tenu des contingents de bœuf que pourront exporter les Canadiens, des contingents en provenance du Canada voire des États-Unis. Le second risque et pas le moindre c’est celui du développement de flux parasite. Une contradiction totale avec les préoccupations environnementales. En effet l’accélération des échanges va permettre à des produits d’effectuer des milliers de kilomètres inutiles et dont le bilan carbone viendra poser sur la qualité du climat et les émissions polluantes. Dans une problématique écologique,  c’est au contraire l’économie circulaire qu’il convient de favoriser.

Municipales: « Mes rivaux, tous des abrutis » (Benjamin Griveaux)

Municipales: « Mes rivaux, tous   des abrutis »  (Benjamin Griveaux)

 

Benjamin Griveaux, c’est un peu copier coller de Macron ; il  se caractérise par une posture méprisante vis-à-vis de tous notamment de ses concurrents pour les municipales de Paris. Pour lui ses concurrents sont tous des j abrutis ou des incompétents. Un peu la même appréciation de Macron vis-à-vis de ses ministres. Un sentiment de supériorité mortifère qui leur fait ignorer certaines réalités et qui les fait tomber de haut quand ils sont contraints d’ouvrir un peu les yeux sur le bas peuple. Bref une attitude très monarchique où les citoyens sont considérés comme des sujets et les entourages comme des courtisans minables En effet Benjamin Griveaux a qualifié d’«abrutis» ses rivaux pour l’investiture LREM aux municipales à Paris, parmi d’autres propos peu amènes rapportés mercredi par Le Point, une fuite de «conversation privée» aussitôt déplorée par l’entourage du candidat auprès de l’AFP.

«Il y a un abruti chaque jour qui dit qu’il veut être maire de Paris», (Hugues) «Renson c’est un fils de p…., on le sait depuis le premier jour. Mounir (Mahjoubi) … bon… no comment»: l’hebdomadaire publie un florilège de propos que le candidat aurait tenus il y a quelques semaines, sans préciser le contexte ni les interlocuteurs. Finaliste malheureux dans la course à l’investiture, Cédric Villani est également étrillé selon ces propos rapportés: «Cédric, il n’a pas les épaules pour encaisser une campagne de cette nature. Il ne verra pas venir les balles, il va se faire désosser !» Alors que la presse disait le chef de l’Etat attentif à la campagne du médaillé Fields, Benjamin Griveaux aurait assuré, toujours selon Le Point, qu’«Emmanuel [Macron] (lui) envoie des SMS en disant :  »Cédric n’a pas compris ce que je lui ai dit »».  «Benjamin Griveaux déplore qu’une conversation privée se retrouve dans la presse», a réagi auprès de l’AFP son entourage, qui assure que «dès qu’il en a pris connaissance, il a appelé les personnes citées pour s’excuser auprès d’elles». «Le sujet est clos», a-t-on ajouté de même source, indiquant que l’ancien porte-parole du gouvernement est désormais «pleinement concentré sur la préparation de son meeting jeudi soir».

Sur son concurrent Pierre-Yves Bournazel, élu de centre-droit à Paris et membre d’Agir, Benjamin Griveaux aurait déclaré: «Qui tient Bournazel par les c… depuis le début, si ce n’est moi ? Pourquoi est-ce qu’on fait entrer (Franck) Riester (d’Agir) au gouvernement ? Pour tenir les mecs d’Agir, tout cela n’est pas le fruit du hasard !», selon Le Point.

Les municipales à Paris, «c’est pas la cantonale de Vesoul ! Vous croyez quoi, qu’on tricote ?», a également déclaré Benjamin Griveaux, affirme Le Point.

G7 : accord minimal ou minimaliste sur la fiscalité des entreprises

G7 : accord minimal ou minimaliste sur  la fiscalité des entreprises

Les ministres des Finances des pays du G7 se sont mis d’accord sur un principe très vague d’imposition minimale pour les sociétés à fin de réduire l’évasion. Mais un principe très vague dont la nature l’ampleur et les modalités ne sont pas définies. On peut donc s’interroger pour savoir s’il s’agit d’un accord minimal ou minimaliste. Restera aussi à préciser dans quel pays, les géants du numérique peuvent et doivent être imposés. Pour les grands du numérique, le parlement français a définitivement adopté le 11 juillet l’instauration d’une taxe, faisant de la France un pays pionnier en matière d’imposition des « Gafa » (Google, Amazon, Facebook et Apple) et autres multinationales accusées d’évasion fiscale. Cette solution unilatérale, qui a vocation à n’être que temporaire dans l’attente d’un aboutissement de négociations internationales, a poussé les Etats-Unis à ouvrir une enquête, qui pourrait déboucher sur des mesures de représailles commerciales.

« La meilleure solution et la sagesse, c’est désormais de trouver une solution internationale. Le G7, c’est le bon moment pour décider de cette taxation internationale », a souligné mercredi Bruno Le Maire, disant vouloir ensuite trouver un accord à l’OCDE. La France a érigé en priorité pour le G7 Finances de Chantilly la recherche d’un accord fiscal de principe, avec la mise en place d’un impôt sur les sociétés minimal a niveau mondial pour mieux lutter contre l’évasion fiscale « Aux Etats-Unis », cet impôt minimal  »existe déjà, il est de 13% », a souligné M. Le Maire. « Ca veut dire que si vous rapatriez vos bénéfices dans un pays qui a un impôt sur les sociétés à 3%, et bien vous paierez les 10 points d’écart à l’Etat où vous êtes installés ».

Environnement : un ministère qui n’a jamais existé !

Environnement : un ministère qui n’a jamais existé !

 

 

Après le départ de Hulot,  maintenant , de Rugy, certains s’inquiètent de l’éventuelle disparition du ministère de l’équipement. La vérité,  c’est que ce ministère n’a jamais existé. Certes il a souvent figuré dans l’organigramme des gouvernements le plus souvent à côté, au-dessus ou au-dessous des transports. Le ministère de l’environnement a toujours été virtuel puisqu’en réalité il n’a pratiquement pas de moyens et n’a pas autorité sur les grands choix stratégiques par exemple en matière d’énergie, d’infrastructure, d’industrie ou encore d’agriculture. C’est le ministère de la parole qui a parfois fait la Une avec la parole politique forte de Ségolène Royal ou Jean-Louis Borloo. Jean-Louis Borloo qui a su parfaitement vendre le Grenelle de l’environnement, sorte d’auberge espagnole où tout a été dit et le contraire aussi et qui n’a pas débouché sur des mesures très concrètes et très pérennes. Ce ministère a surtout fait du vent. . Ce ministère n’a d’ailleurs pas lieu d’exister car la problématique environnementale est transversale- elle doit donc être intégrée par la quasi-totalité des autres ministères. , L’environnement, c’est une sorte de ministère de la parole créée surtout pour faire plaisir aux écolos bobos. Or toute action écologique un peu pertinente doit le plus souvent articuler  la prise en compte d’éléments environnementaux mais aussi d’éléments techniques, économiques voire sociaux. Une problématique inter ministérielle qui ne peut être placée que sous l’autorité du Premier ministre. Élisabeth Borne ne sera pas plus ou moins efficace que ses prédécesseurs en matière de transition écologique puisque les orientations principales sont prises à Bercy, chez le premier ministre et à l’Elysée. Élisabeth Borne, comme elle l’a déclaré elle-même, aura seulement à mettre en musique ces orientations. Élisabeth Borne aura pour elle de connaître les dimensions techniques alors que ses prédécesseurs étaient plutôt des poètes. L’ancienne préfète de Poitou-Charentes a défendu une “écologie du réel”, au contact “de ce que vivent nos agriculteurs, des élus, des associations, où la gestion de l’eau, la rénovation thermique, l’éolien ou la méthanisation, la préservation de notre littoral ou de notre biodiversité ne sont pas des dossiers mais des réalités”. L’enjeu est de taille pour Emmanuel Macron qui, malgré son offensive à l’international pour préserver l’accord de Paris sur le climat de 2015 et de nombreuses initiatives, peine depuis le début de son quinquennat à convaincre en France. “Tant que le président et le Premier ministre ne font pas de l’écologie une véritable priorité dans les arbitrages politiques, nous ne rattraperons pas notre retard face à l’enjeu climatique ou la perte de biodiversité”, a dit sur Twitter le directeur général de Greenpeace France, Jean-François Julliard.

Les cryptomonnaies : menaces pour les banques et les Etats

Les cryptomonnaies : menaces pour les banques et les Etats

 

 

 

Le G7 qui vient de se réunir à Chantilly en France a décidé de bloquer provisoirement le développement des cryptomonnaies  et en particulier le Libra de Facebook tant que les conditions réglementaires n’auront pas été précisées au plan international. Les cryptomonnaies présentent un triple risque : pour les banques dont l’intermédiation n’est plus nécessaire, pour les Etats qui perdent ainsi un des rares instruments qui leur restent pour affirmer leur souveraineté, enfin pour les banques centrales dont l’activité pourrait se réduire à pas grand-chose.  Dans un courrier en date du 19 juin le ministre de l’économie avait demandé  de mettre en place un groupe de travail « de représentants de haut niveau des banques centrales des pays appartenant au G7 [Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni], ainsi que de représentants du FMI et de la Présidence française du G7».Le groupe devra « livrer un rapport d’ici à la fin de la présidence française du G7 » soit d’ici à la fin de l’année, et dresser un premier état des réflexions « oral ou écrit, lors de la réunion du G7 [Finances] à Chantilly à la mi-juillet.». Ce premier bilan a abouti à la décision de geler les projets de développement des crypto menées et d’abord du Libra de  Facebook. Facebook

Le groupe de travails du G7 à pour objet d’examiner dans les prochains mois « les défis soulevés l’émergence des stable coins, notamment sur le front réglementaire». « La taskforce devra examiner les exigences anti-blanchiment, mais aussi celles de protection des consommateurs, de résilience opérationnelle, ainsi que les éventuelles questions de transmission de la politique monétaire » a précisé le gouverneur. Un mois après la présentation du projet Libra par le groupe de Mark Zuckerberg, les participants ont partagé leurs “inquiétudes très fortes” suscitées par ce projet, tant sur le plan technique que sur le plan politique, a déclaré le ministre français de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire à la presse à l’issue de la première demi-journée de discussions.

Au-delà de ces réserves, le ministre, qui s’exprimait en anglais, a aussi fait état de convergences de vues sur la nécessité d’agir très rapidement pour adapter le cadre réglementaire, tout en reconnaissant que des progrès doivent encore être faits sur les systèmes de paiement actuels.“Aujourd’hui, je le dis très clairement, les conditions ne sont pas réunies pour que cette monnaie Libra telle qu’elle a été proposée par Facebook puisse être en fonction”, avait prévenu Bruno Le Maire devant les journalistes à l’ouverture du G7 Finances qu’il préside. Depuis la présentation de cette initiative mi-juin, régulateurs, banquiers centraux et gouvernements à travers le monde ont fait part de leurs réserves, évoquant notamment les risques en matière de lutte contre le blanchiment, de protection des données ou de sécurité des transactions. Mais les responsables politiques craignent également de voir des géants du numérique disposant d’une capitalisation parfois supérieure à la richesse de certains pays empiéter sur les prérogatives des Etats, une inquiétude qui s’est accentuée depuis la présentation du projet Libra.

CETA risques pour l’agriculture

CETA risques pour l’agriculture

 

Le Ceta,  accord commercial entre l’union européenne et le Canada qui doit être ratifié par l’assemblée alimente les craintes de agriculture et des éleveurs français (le Mercosur accord commercial entre l’union européenne et certains pays d’Amérique latine encore davantage). Les craintes portent notammenet sur les  importations de viande qui ignorent  les contraintes de santé vis-à-vis par exemple des OGM, des antibiotiques, des farines contaminées et autres utilisations de produits chimiques dans l’alimentation du bétail. ’ Pour le ministère de l’Agriculture, cette crainte «n’est pas fondée»: «Quand on parle de farines animales, on fait référence aux farines de ruminants, qui ont été à l’origine de la maladie de la vache folle», estime le ministère, faisant valoir que ces produits sont interdits au Canada. Les éleveurs français s’inquiètent aussi de l’utilisation, outre-Atlantique, d’antibiotiques comme activateurs de croissance. Une pratique qui concerne, selon le ministère «l’ensemble des pays tiers qui fournissent l’UE en viande». A moyen terme (pourquoi attendre !  NDLR), l’Europe pourrait légiférer sur le sujet: un règlement décidé par le Parlement européen et le Conseil, publié début 2019, «demande à la Commission de prendre des dispositions visant à interdire l’importation à partir de pays tiers qui continuent à autoriser les antibiotiques comme promoteurs de croissance», selon le ministère, qui table sur une entrée en vigueur en janvier 2022. Enfin les éleveurs bovins n’ont de cesse de dénoncer des conséquences économiques désastreuses pour leur filière, compte tenu des contingents de bœuf que pourront exporter les Canadiens, des contingents en provenance du Canada voire des États-Unis.

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SNCF, RATP, EDF : mesures contre les régimes spéciaux de retraite

SNCF, RATP, EDF : mesures contre  les régimes spéciaux de retraite……. et les fonctionnaire de la cour des comptes ?

 

La Cour des Comptes qui le plus souvent procède à des évaluations économiques et financières très pertinentes. Cette foi, elle s’attaque de front aux régimes spéciaux de retraite de la SNCF, de la RATP, et d’EDF. La Cour des Comptes propose simplement la suppression. Certes on conviendra qu’une réforme du régime des retraites est nécessaire pour des motifs d’équité et des raisons démographiques. Par contre, on aurait aimé que la Cour des Comptes, composée  de fonctionnaires propose aussi la suppression de leur régime de retraite. D’après la Cour des Comptes, les régimes de retraite des cheminots et des industries électriques et gazières doivent être absorbés par le futur régime universel. Mais leurs avantages, s’ils subsistent, ne doivent pas être financés par l’ensemble des assurés, estime la Cour des comptes dans un rapport publié ce mardi. Les magistrats financiers proposent de créer des régimes supplémentaires par capitalisation et de ne pas garantir l’ensemble des droits acquis. Les régimes spéciaux de retraites sont appelés à disparaître. Ou du moins à devenir invisibles, en 2025, lorsque le nouveau régime universel de retraite par points verra le jour. En réalité, il y a fort à parier que les avantages spécifiques dont bénéficient leurs assurés survivent, au moins en partie, à la « réforme systémique » portée par le haut-commissaire  Jean-Paul Delevoye – qui doit présenter ses préconisations ce jeudi .

Rugy : 11e ministre à démissionner dont 6 pour motif financier

Rugy : 11e ministre à démissionner dont 6 pour motif financier  

11 ministres ont été virés depuis le début du mandat de Macron. (Françoise Nyssen, Stéphane Travert, Jacques Mézard et Delphine Gény-Stephann, Richard Ferrand, François Bayrou, Sylvie Goulard, Marielle de Sarnez, Laura Flessel, François de Rugy.). C’est beaucoup surtout quand c’est  justifié pour des motifs de fraude financière. (Richard Ferrand, François Bayrou, Sylvie Goulard, Marielle de Sarnez, Laura Flessel, François de Rugy.). Le pire c’est sans doute Richard Ferrand, un des premiers soutiens de Macron impliqué dans une affaire où il a permis à sa compagne de réaliser un joli bonus de 800 000 € grâce à une belle magouille immobilière. L’affaire a d’abord été enterrée pour des questions de date ensuite dépaysée  dans un tribunal à Lille où elle dort sans doute dans un tiroir. L’affaire de Rugy est le dernier exemple en date du caractère très sulfureux de l’entourage de Macron. Un entourage constitué de novices, la plupart incompétents (sauf le ministre de l’éducation sans doute) et de vieux chevaux de retour comme Ferrand, Collomb, Bayrou  ou de Rugy. De Rugy qui a additionné les frasques et qui sans doute enivré par les parfums du pouvoir a un peu confondu monarchie et démocratie républicaine. On passe vite du statut de gauchiste  au statut de Prince sous les ors de la république. Surtout quand le président de la république donne lui-même l’exemple d’un faste par ailleurs ridicule. On se souvient notamment de cette interminable cérémonie d’investiture aux Louvres qui a donné la tonalité du quinquennat. La France croyait avoir élu un président de la république, elle a élu un monarque décide de tout, partout et tout le temps. En plus qui ne se gêne pas d’utiliser les moyens de la république faire une campagne électorale permanente. Par mimétisme certains ont été entraîné  sur la plante glissante qui fait confondre intérêt général et intérêt personnel le parcours de Macon est lui-même très sulfureux. En effet on ne sera jamais comment il a gagné ses millions chez Rothschild, sur quelle affaire. On ne sera jamais ce qu’il en a fait ensuite. On ne sera jamais comment il a financé sa campagne. L’affaire des cadeaux consentis pendant sa campagne vient d’être enterrée par le conseil constitutionnel l’affaire du financement par trop de gros donateurs (les grands patrons et les financiers) traîne dans les tiroirs de la justice. De ce point de vue, Rugy  est sans doute coupable mais aussi victime de s’être un peu trop inspiré des pratiques royales  de Macron.

 

 

Pensions moyennes : 1517 euros

Pensions moyennes : 1517 euros

Une moyenne de 1517 € nets pour  les pensions, cela peut paraître à la fois peu et beaucoup. C’est pet pour un retraité qui vit en ville et doit faire face à des charges de loyer. C’est mieux pour un rural par exemple qui possède sa résidence. C’est environ 200 € de moins que le salaire moyen d’un actif. Notons qu’on oppose quelquefois les revenus des actifs et des retraités en raison sans doute du régime de répartition donc de solidarité entre les générations. Il est rarement indiqué cependant que nombre de retraités ont travaillé à peu près le double de temps par rapport aux actifs actuels (nombre de jours de repos hebdomadaires, nombre deux jours de congés annuels, durée du travail, plus proche de 70 heures que de 35 !).  Ceci étant il s’agit d’une moyenne avec beaucoup de dispersion autour. Il faut surtout aussi observer que pendant plusieurs années ces pensions ont été désindexées, c’est-à-dire qu’elles n’ont pas suivi l’évolution des prix ; ce qui a provoqué une dévaluation de fait du montant des retraites. Une situation dramatique surtout pour les petites pensions. Ainsi 10 % des retraités gagnent environ 600 € bruts, c’est-à-dire une misère. À l’inverse évidemment d’autres touchent des pensions de plusieurs milliers d’euros. Les trois quarts (75%) des retraités résidant en France bénéficiaient fin 2016 d’une pension totale inférieure à environ 2000 euros par mois, selon une étude du service statistique des ministères sociaux (Drees) publiée mardi. Sur les 16,1 millions de personnes touchant une pension de retraite de «droit direct» d’au moins un régime français, 14,9 millions vivaient en France. Ces dernières ont perçu une pension moyenne de 1626 euros bruts (1517 euros nets), un montant qui comprend les éventuelles pensions de réversion versée aux veuves et veufs, selon l’étude. Parmi ces retraités, trois sur quatre «ont une pension brute totale inférieure à 2067 euros, soit 1913 euros net». Autre enseignement, les «10% de retraités aux pensions les plus élevées» perçoivent au total plus de 2776 euros brut, «tandis que les 10% aux pensions les plus faibles reçoivent moins de 568 euros brut, soit cinq fois moins».

À l’issue du grand débat national organisé en réponse à la crise des «gilets jaunes», Emmanuel Macron avait promis en avril de réindexer en 2020 les «retraites de moins de 2000 euros» sur l’inflation. En décembre, il avait décidé d’exempter de hausse de CSG les retraités touchant moins de 2000 euros par mois tous revenus confondus.

 

Le fiasco annoncé de la réforme des retraites

Le fiasco annoncé de la réforme des retraites

 

Contrairement à ce qu’indique la plupart des médias, on est sans doute loin de la mise au point de la grande réforme annoncée des retraites. Pour deux raisons essentielles ; d’abord la encore notoirement insuffisante. Et de nombreux flous ensuite et surtout du fait d’un manque de compétence sur un sujet particulièrement complexe. Pour l’instant,  si on écoute la majorité, les slogans se résument à la retraite par points un euro égale un euro, un régime universel. La grande nouveauté serait un régime par points ! En fait c’est de l’ancienneté dont il s’agit c’est-à-dire des versements accumulés et du temps de versement. On peut évidemment traduire cela  en termes points, de bons, de chèques mais cela ne change pas grand-chose. Même aspect flou et démagogique quand on affirme qu’un euro versé aura la même valeur tout le monde. Cela d’autant plus que le régime universel est une illusion. Certes la réforme des retraites est sans doute nécessaire en raison en particulier de l’évolution démographique aussi et surtout du déséquilibre entre actifs et retraités (qui renvoie à l’emploi et à la croissance). Mais les propositions et autres orientations du gouvernement ne parlent pas du premier préalable qui consisterait à intégrer le régime des fonctionnaires dans le régime général. Or on sait que c’est là que  se trouve la principale inégalité. Dans le privé les pensions se calculent  sur les 25 meilleures années alors que dans le public, on se fonde sur les six derniers mois. Avec en plus souvent une promotion chapeau au cours de ces six derniers mois justement pour faire augmenter le niveau des retraites. De toute manière certaines professions ne pourront jamais totalement intégrer le régime général allongé à 63 ou 65 ans comme l’armée, la gendarmerie, la police les pompiers, certains métiers liés à la sécurité par exemple dans les transports (pilotes notamment). Les régimes spéciaux ne seront donc pas tous supprimés mais seulement aménagés. Il n’est même pas certain qu’on touche aux fonctionnaires. Quant à l’intégration des indépendant, c’est très hypothétique compte tenu du coût de l’opération. (Les indépendants cotisent en moyenne autour de 14% de leurs revenus bruts. Le Haut-commissaire pourrait leur demander de cotiser autant que les salariés et les fonctionnaires (autour de 28%)).  Pour éviter l’embrasement social le gouvernement a renoncé à imposer des mesures d’économies immédiates. Il n’y aura donc pas des 2020 un report de la retraite. Bien entendu ces mesures s’imposeront après (après peut-être les élections présidentielles de 2022 !).  le conseil d’orientation des retraites (COR) a revu ses projections financières à la baisse. (Mais selon les gouvernemenet ce COR fait varier ses projections).  L’Insee a révisé le solde migratoire et l’espérance de vie en 2017. La masse salariale a également progressé moins vite qu’attendu dans les prévisions du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019. Le besoin de financement du régime, évalué à 0,1% du PIB en 2018 s’établirait ainsi entre 0,3 et 0,6% du PIB (soit autour de 10 milliards d’euros) en 2025, date d’entrée en vigueur souhaitée du régime. L’équilibre ne reviendrait pas avant 2056 avec une hypothèse de croissance de 1,5%.Des prévisions tout à fait aléatoire car qui peut dire quelle seront les perspectives de croissance dans 25 ou 30 ans. Bref il se pourraiat bien que la France soit condamnée à faire uen reforme des retites à peu près tous les 5  ans comme d’habitude.

 

La réforme santé : a minima

La réforme santé : a minima

 

Un mini réforme avec surtout des mesures partielles pour les déserts médicaux.   Le Parlement a adopté mardi, par un ultime vote à main levée des sénateurs, le projet de loi “relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé” visant notamment à lutter contre les “déserts médicaux” dans une France vieillissante. Le texte va ainsi permettre d’envoyer sur le terrain, en priorité dans les territoires sous-dotés, les futurs médecins généralistes pour leur troisième et dernière année d’internat. Pour augmenter à terme le nombre de médecins, la Première année commune aux études de santé (Paces) est supprimée, de même que le “numerus clausus” qui plafonne le nombre d’admis en deuxième année. Sur fond de crise dans les services des urgences, le texte défendu par la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, prévoit la création d’assistants médicaux pour dégager du temps médical et de 500 hôpitaux de proximité.

 Le monde médical attend maintenant les textes d’application de la réforme et notamment le décret qui doit mettre en place le système qui remplacera la Paces à partir de la rentrée 2020. L’ordonnance “labellisant” et précisant le contour des hôpitaux de proximité est également très attendue. Ces hôpitaux n’auront pas vocation à accueillir des maternités, ce qui a suscité de nombreuses critiques.

De Rugy limogé par Macron

De Rugy limogé par Macron

 

En dépit des précautions oratoires de Macron lui-même, on aura compris que de Rugy a été viré sans ménagement du gouvernement. Normalement Macron avait indiqué qu’il attendait pour se prononcer les résultats des enquêtes concernant notamment les dîners de l’ancien président de l’Assemblée nationale et la réfection de l’appartement de fonction du ministre de l’écologie. Le problème c’est que la révélation de nouvelles frasques  ont précipité le départ de de Rugy. La dernière affaire connue concerne en effet l’utilisation de l’indemnité spéciale de députés. Soit la septième sixième révélation en une semaine. La goutte qui a fait déborder le vase de Macron qui n’a donc pas attendu les conclusions des enquêtes en cours. Ainsi tombe encore un ministre du gouvernement. Notons que c’est le 14e qui s’en va pour des raisons sulfureuses liées notamment des affaires financières. C’est un coup d’arrêt pour la carrière de l’écolo parvenu au plus haut niveau par une succession de hasards et de trahisons. Nombre d’écolos comme de Rugy se sont grillés les ailes à l’approche de la fascination des feux du pouvoir. En général, il commence plutôt à gauche, même plutôt à l’extrême gauche, devient ensuite plutôt centristes voire carrément à droite ultralibéraux. La plupart ne font qu’un passage éclair dans le paysage politique du fait surtout du leur propre partisan. De Rugy  est l’archétype de ces météorites écolos qui ont slalomé entre deux nombreux courants trahissent  pour servir leur carrière. On aura sans doute observé qu’il n’y a pas que les écolos qui s’assoient sur l’intérêt général au seul profit de leur intérêt personnel ! François Goullet de Rugy, 45 ans, avait connu la consécration en devenant président de l’Assemblée nationale dans la foulée de l’élection présidentielle puis, le 4 septembre 2018, en remplaçant Nicolas Hulot à l’Ecologie. Ministre d’Etat, il occupait la deuxième place du gouvernement dans l’ordre protocolaire. Là, il a repris les dossiers laissés par Nicolas Hulot – la biodiversité, le climat ou l’avenir de la filière nucléaire – sans avoir eu le temps d’imprimer véritablement sa marque dans ce que l’un de ses lointains prédécesseurs, Robert Poujade, nommait “le ministère de l’impossible”. En faite un ministère qui ne sert strictement à rien, qui n’impulse rien, ne contrôle rien et ne dispose d’aucun moyen. Un ministère de la parole car le pouvoir et surtout chez le premier ministre est à Bercy. De Russie aura en plus montré une grande souplesse d’échine sur à peu près tous les sujets environnementaux et ce sera caractérisé par sa capacité à 10 touts et son contraire.

 

L’affaire LSK : DSK entendu par la justice

L’affaire LSK : DSK entendu par la justice

 

Curieux pour un expert comme DSK qui donne des conseils financiers pour la gestion des plus grandes entreprises et la gestion budgétaire des Etats de se retrouver entendu par la justice dans une carambouille d’affaires bancaires qu’il a montées avec un ancien ami. Le résultat c’est 100 millions de passifs et pour l’instant l’im possibilité de savoir qui a aussi mal géré la société voire qui a détourné les fonds. Le parquet de Paris a donc ouvert en 2015 une enquête pour escroquerie et abus de biens sociaux à la suite de la faillite de cette société et du suicide présumé de Thierry Leyne, le partenaire de “DSK”, retrouvé mort au pied d’une tour de Tel Aviv. Cela faisait suite au dépôt de plaintes de créanciers de LSK, dont l’homme d’affaires français Jean-François Ott, qui connaissait aussi Thierry Leyne et avait investi dans LSK 500.000 euros par l’intermédiaire de sa société de droit chypriote Roxannia, précise son avocat, Me Mathieu Croizet. Selon les mêmes sources, c’est la juge d’instruction Charlotte Bilger, chargé de ce dossier, qui a entendu DSK comme témoin assisté le 3 juillet.LSK (les initiales des deux fondateurs) avait accumulé un passif de plus de 100 millions d’euros au moment de sa liquidation fin 2014, deux semaines après la mort de Thierry Leyne. DSK avait pour sa part démissionné de son poste de PDG de la société trois jours avant le suicide présumé de ce dernier. Après la faillite de LSK, l’ancien ministre français des Finances avait dit au Parisien que son associé avait contracté “une série d’emprunts excessifs” et que lui-même avait “probablement perdu” son investissement dans la société, dont il détenait 15% du capital. “J’aurais dû me méfier ; j’ai été con. Je me suis fait avoir comme un bleu”, confiait en janvier 2017 l’ancien patron du FMI à la revue Vanity Fair.

Union européenne : Von der Leyen mal élue

Union européenne : Von der Leyen mal  élue

 

Ce n’est pas seulement à cause du nombre de voix que Ursula Von der Leyen  a été mal élue mais aussi et surtout au fait  qu’elle a dû faire un discours un peu sulfureux sorte de cocktail de conviction très libérale, d’orientation keynésienne, de promesses vertes et d’assurances floues concernant l’immigration. Certains diront une sorte de synthèse des différents courants qui traversent l’Europe. Le problème c’est que les courants sont parfois très contradictoires par exemple entre le courant ultralibéral et courant nationaliste, entre le courant productiviste et le courant écolo, entre le courant gauchiste et le courant d’extrême droite etc. L’Allemande Ursula von der Leyen a donc été élue mal avec  seulement  383 voix contre 327. Plusieurs rasions parfois contradictoires.  à cela.  Certains petits pays n’apprécient pas spécialement que l’Allemagne prenne la gouvernance de l’union européenne. La seconde raison c’est que la plupart des candidats présentés par les groupes politiques européens ont été balayée par les chefs d’État. La troisième raison provient des contradictions internes de l’Allemagne. En effet le premier candidat de l’Allemagne a été éliminé par les Allemands eux-mêmes en raison des conflits au sein même de la majorité gouvernementale allemande entre chrétiens-démocrates et sociaux démocrates. Certains partis extrêmes ne se sont pas retrouvés derrière l’Allemande Von der Leyen. Il a même fallu la démocrate-chrétienne Allemande Ursula donne des gage pour recueillir des voix qui ont permis son élection. Le PPE et Renaissance, le groupe centriste où siège La République en marche, l’ont toutefois assurée de leur soutien. Le groupe des sociaux-démocrates, plus divisé, s’est in fine prononcé en sa faveur par une majorité des deux tiers, au vu de l’inflexion donnée par la candidate à son programme. La délégation française est de celles qui ont voté contre sa nomination, aux côtés des Verts, de la gauche radicale et de l’extrême droite. Mère de sept enfants et médecin de profession, Ursula von der Leyen est néanmoins créditée d’une fibre sociale et d’une approche libérale sur les sujets de société.

Tapie innocenté la grande mascarade judiciaire

Tapie  innocenté   la grande mascarade judiciaire

 

 

 

Après réflexion et contrairement à ce qu’avait indiqué la ministre de la justice, le parquet va faire appel de la décision concernant l’affaire tapie en correctionnel Rarement sans doute la justice ne se sera ridiculisée à ce point à travers cette interminable affaire Tapie. Un feuilleton qui n’est pas prêt de s’arrêter et qui dure depuis 25 ans. Les différentes juridictions et les juges eux-mêmes n’ont cessé de se contredire au gré des preuves et surtout des pressions. Pour faire simple, résumons la situation ;  le  9 juillet, Tapie a été innocenté en correctionnel du motif de fraude. Pourtant au civil c’est précisément sur la constatation d’une fraude que Tapie a été condamné à rembourser les 400 millions que l’État lui a fait attribuer via le Crédit Lyonnais. Pire, la justice n’a même pas encore été capable d’imposer le remboursement qui ne peut être remis en cause par la décision en correctionnel. Certains se demandent même si certains juges ne participent pas à la complexité des procédures pour retarder encore ce remboursement. Bref c’est la grande mascarade judiciaire. Comme dans la plupart des affaires politico juridiques, la justice évolue en fonction du pouvoir en place et en plus se contredit et se perd aussi dans les méandres des procédures. Cette décision constitue évidemment un scandale qui s’explique facilement puisque la condamnation des intéressés aurait impliqué des représentants de l’État et porté atteinte à l’image du gouvernement et à Macron. On ne pouvait en effet retenir la culpabilité du patron d’Orange sans déstabiliser la société. On ne pouvait retenir la culpabilité des autres impliqués sans faire le lien avec le rôle joué par exemple par Claude Guéant mais aussi par Sarkozy (lequel se répand en louanges sur Macron !). Il y a aussi le lien inévitable qui aurait pu être fait avec Christine Lagarde, reconnue coupable de négligence dans ce dossier mais sans autre condamnation. Christine Lagarde qui justement vient d’être nommée présidente de la banque centrale européenne ; une nomination par ailleurs un peu contestée. Bref pour parler vulgairement trop aurait été mouillés  en cas de condamnation en correctionnel. Au-delà de Tapie, cette affaire révèle l’état de la justice en France. Une justice dite indépendante mais qui ne punit réellement que les faibles et se couche devant les puissants.

 

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