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Repenser l’industrie avec les nouvelles technologies

Repenser l’industrie avec les nouvelles technologies

La décennie 2025-2035 marquera un tournant décisif pour l’industrie mondiale : véhicules autonomes, robots, IA et drones redessinent les bases de la compétitivité et de la souveraineté technologique. Les États et entreprises doivent investir massivement dans ces technologies qui ne relèvent plus du futur, mais du présent industriel. La révolution des machines autonomes est en marche, avec des impacts économiques, géopolitiques et sociaux majeurs. Par Xavier Dalloz, Président de XD Consulting (*) dans La Tribune
Xavier Dalloz

Le CEO de Nvidia résume avec justesse les catalyseurs de l’innovation digitale : la décennie 2025-2035 sera dominée par l’essor des véhicules autonomes, des machines autonomes et de la robotique.

Le message est clair : Les véhicules autonomes, les machines intelligentes, la robotique et les drones ne sont pas de simples technologies émergentes. Ils incarnent une révolution systémique redéfinissant les fondements industriels, économiques, géopolitiques et sociétaux du XXIe siècle. Leur déploiement massif est inévitable, et il conditionnera la compétitivité, la souveraineté et la résilience des nations dans la décennie à venir. Il est donc urgent de structurer des écosystèmes d’investissement ambitieux pour ne pas rater ce virage historique.

Pour se réindustrialiser, la entreprises doivent donc miser massivement sur les robots, les datas, l’intelligence artificielle, les datacenters et les nouvelles infrastructures

Ces technologies ne relèvent plus de la science-fiction ou de la démonstration de laboratoire. Elles constituent aujourd’hui les piliers d’une nouvelle révolution industrielle mondiale. Selon une étude de McKinsey, le marché mondial des véhicules autonomes atteindra plus de 300 milliards de dollars d’ici 2035, tandis que le secteur de la robotique industrielle dépassera les 70 milliards de dollars dès 2030, avec un taux de croissance annuel moyen de plus de 12 %. Quant aux drones professionnels, leur marché mondial est estimé à plus de 50 milliards de dollars en 2030, porté par des usages croissants en agriculture, énergie, sécurité et logistique.

La convergence des avancées en intelligence artificielle, capteurs embarqués, edge computing et connectivité 5G/6G permet aux machines de percevoir leur environnement, de prendre des décisions en temps réel, et d’évoluer de façon autonome dans des environnements complexes. Les derniers GPU et ASIC embarquent des capacités de traitement dépassant les 1 000 TOPS (Tera Operations Per Second), permettant des temps de réaction inférieurs à la milliseconde dans les systèmes critiques. Ces progrès rendent l’intégration des technologies autonomes possible à grande échelle dans des plateformes industrielles modulaires et interopérables.

Les drones autonomes jouent un rôle clé dans cette transformation : en agriculture de précision, ils permettent de réduire les intrants de 30 %, en logistique ils diminuent les temps de livraison de 40 %, et en gestion d’infrastructures critiques, ils divisent par 3 les coûts de maintenance préventive. Les cas d’usage ne cessent de s’étendre : sécurité civile, gestion de catastrophes, inspection d’ouvrages, livraisons autonomes en zones rurale. Ce marché devrait atteindre 200 milliards en 2030.

Cette transition s’accompagne d’une mutation économique majeure. Les industriels adoptent des modèles hybrides combinant matériel, logiciels et services connectés. Selon BCG, d’ici 2030, plus de 60 % de la valeur créée dans la robotique proviendra des services associés (maintenance prédictive, software-as-a-service, mises à jour à distance…). La productivité, la flexibilité et la capacité à personnaliser à la demande deviennent des avantages compétitifs décisifs.

Dans un contexte géopolitique tendu, où les chaînes d’approvisionnement sont vulnérables, ces technologies représentent un levier stratégique. Elles permettent de réduire la dépendance aux travailleurs dans les secteurs critiques, de renforcer la sécurité des infrastructures, et d’accroître l’autonomie industrielle des nations. La robotisation intelligente devient un outil de résilience économique et de souveraineté numérique.

L’essor de la collaboration homme-machine, via des interfaces augmentées, des robots cobotiques ou des assistants IA, reconfigure les rapports au travail. Elle ouvre la voie à une plus grande personnalisation des tâches et à une réallocation des compétences vers des missions à plus forte valeur ajoutée. Toutefois, cette évolution appelle une gouvernance éthique rigoureuse, pour garantir la sécurité, la transparence, l’inclusivité et l’acceptabilité sociale des innovations.

(*) Xavier Dalloz dirige depuis plus de 30 ans le cabinet Xavier Dalloz Consulting (XDC), spécialisé dans le conseil stratégique sur l’intégration des nouvelles technologies dans les entreprises. Il enseigne également à l’ICN Business School, partageant son expertise avec les futurs leaders du numérique. Parmi ses engagements récents, il a co-organisé le World Electronics Forum (WEF) à Angers en 2017, Grenoble en 2022 et Rabat en 2024. Il a également introduit et animé le WEF lors du CES 2023 à Las Vegas, à la demande de la CTA.

Les nouvelles révolutions technologiques à venir

Les nouvelles révolutions technologiques à venir

Nous n’avons encore rien vu… Tout va s’accélérer. Que d’opportunités ! Par Xavier Dalloz, Président de XD Consulting (*)
Xavier Dalloz dans La Tribune

Les nouvelles zones de disruption technologique bousculent aujourd’hui les modèles établis et ouvrent la voie à une transformation profonde de notre économie et de notre quotidien. De l’intelligence artificielle à l’exploration spatiale, voici un panorama des leviers majeurs à surveiller et à maîtriser pour rester à la pointe de l’innovation.

En concentrant ses efforts sur ces domaines, la France pourra non seulement anticiper les ruptures à venir, mais aussi inventer de nouveaux services et industries, plaçant l’innovation au cœur de notre compétitivité et de notre qualité de vie.

Voici quelques exemples d’innovations majeures :

Agents intelligents
Un agent intelligent est un programme autonome capable de percevoir son environnement, d’interpréter l’intention de l’utilisateur et d’agir via IA et apprentissage automatique. Il adapte ses réponses au contexte (profil, historique, localisation) et automatise tâches pour guider l’utilisateur.

Internet des objets couplés à la 5G et à l’IA

Le déploiement massif de l’IoT, couplé à la connectivité 5G, permet de relier et de piloter des milliards d’objets en temps réel. Des capteurs de nouvelle génération et des dispositifs intelligents collectent et échangent des données en continu, ouvrant la porte à des applications allant des villes « smart » à la maintenance prédictive dans l’industrie.

Blockchain et registres distribués

Au-delà du Bitcoin, la blockchain et les technologies de registre distribué renforcent la sécurité et la transparence des transactions. Elles donnent naissance à des applications décentralisées (d’apps) pour la traçabilité des chaînes logistiques, la gestion de l’identité numérique ou encore la tokenisation d’actifs physiques.

Réalité virtuelle, réalité augmentée, métavers

La VR et l’AR se perfectionnent pour offrir des immersions hyperréalistes, utilisées en formation, en divertissement et en commerce. Parallèlement, le Web 3.0 et le métavers annoncent un internet plus immersif et décentralisé, où l’on crée de nouvelles communautés et économies digitales basées sur la propriété numérique.

Hyperpersonnalisation et big data

Grâce à l’analyse en temps réel de gigantesques volumes de données, couplée à l’IA, les services deviennent ultra-personnalisés. Les recommandations de contenus, produits ou parcours utilisateur s’ajustent en continu, tandis que le marketing cible ses audiences avec une précision inédite.

Robotique et automatisation avancée

Les robots collaboratifs (cobots) se font plus intelligents et sûrs pour travailler aux côtés de l’homme. Ils automatisent les tâches répétitives et parfois dangereuses dans la logistique, la santé ou la production, et redéfinissent les compétences nécessaires sur le marché du travail.

Bioinformatique et biotechnologies

Les avancées en séquençage génomique, en thérapies ciblées et en biologie synthétique donnent naissance à une médecine personnalisée, à de nouveaux diagnostics et à des traitements innovants. Les biotechnologies deviennent un levier majeur pour la santé de demain.

Énergies propres et durabilité

Le solaire et les batteries progressent rapidement : les coûts chutent, les rendements s’améliorent, et de nouveaux matériaux (silicium, pérovskites, films minces) émergent. L’objectif est de déployer à grande échelle une économie énergétique décarbonée et résiliente face aux changements climatiques.

Exploration spatiale et technologie quantique

Le spatial se démocratise, porté par de nouveaux acteurs et des technologies quantiques qui amélioreront la communication, la navigation et le calcul. De la mise en orbite de satellites à la recherche fondamentale, ces domaines repoussent les frontières du possible.

Lumière et nouveaux matériaux

Les applications innovantes de la lumière — lasers, biophotonique, imagerie térahertz — s’ajoutent aux matériaux révolutionnaires (graphène, nanotubes, métamatériaux, alliages à mémoire de forme) pour créer des dispositifs plus performants, plus légers et plus durables, de l’électronique à la construction.

Ère post-smartphone et intégration corporelle

La prochaine génération de terminaux se portera, s’intégrera au vêtement ou même au corps. On passe d’un monde centré sur le « pocket computing » à une ère où les interfaces naturelles (voix, gestes, haptique) et la réalité augmentée seront présentes en permanence.

Tokenisation et finance décentralisée

La blockchain permet de fractionner et d’échanger des actifs physiques (immobilier, œuvres d’art) grâce à des tokens. Cette « tokenisation » ouvre l’accès à de nouveaux investisseurs et crée des modèles de propriété partagée, tout en offrant des usages tels que les NFT utilitaires pour l’identité ou les titres d’accès inviolables.

Les nouvelles batteries

Les batteries au sodium, comme la Naxtra de CATL, offrent une alternative prometteuse aux batteries lithium-ion. Moins coûteuses et plus sûres, elles affichent une densité énergétique de 175 Wh/kg et conservent 90 % de leur capacité même à -40 °C. Idéales pour les véhicules électriques urbains, elles devraient être produites en série dès fin 2025.

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(*) Xavier Dalloz dirige depuis plus de 30 ans le cabinet Xavier Dalloz Consulting (XDC), spécialisé dans le conseil stratégique sur l’intégration des nouvelles technologies dans les entreprises. Il enseigne également à l’ICN Business School, partageant son expertise avec les futurs leaders du numérique. Parmi ses engagements récents, il a co-organisé le World Electronics Forum (WEF) à Angers en 2017, Grenoble en 2022 et Rabat en 2024. Il a également introduit et animé le WEF lors du CES 2023 à Las Vegas, à la demande de la CTA.

Présidentielles 2027 : de nouvelles têtes ?

Présidentielles 2027 : de nouvelles têtes ?

Il y a encore quelques jours voire quelques semaines on s’attendait à une bataille pour les présidentielles de 2027 avec comme principaux leaders Philippe, Mélenchon, Le Pen. Or on pourrait s’orienter vers une nouvelle liste remplaçant l’ancienne avec Retailleau, Bardella, Ruffin ou encore Glucksmann.

Parmi les nouvelles options, c’est le profil anti Macron ( beau parleur mais inefficace et contradictoire) qui risque d’orienter les électeurs vers de nouvelles têtes. Bref l’opinion publique semble souhaiter des candidats moins bavards mais plus actifs manifestant notamment une réelle autorité et une réelle efficacité dans tous les champs régaliens. On assisterait à un certain rejet des grands orateurs et des technocrates pour des personnages moins « brillants » mais plus audibles sur le terrain.

Le sondage d’aujourd’hui d’Odoxa vient bouleverser beaucoup de pronostics mêmes si évidemment rien n’est joué; reste que se manifeste la surtout un besoin de conviction réelle, de simplicité et d’efficacité. Le rejet des anciennes têtes de la droite pourrait coïncider aussi avec le rejet des anciennes têtes de la gauche comme celle de Mélenchon par exemple

Nucléaire : Nouvelles Rencontre irano-américaines à Oman

Nucléaire : Nouvelles Rencontre irano-américaines à Oman

Dimanche à Oman une nouvelle série de discussions autour du programme nucléaire de Téhéran, après une opposition croissante à l’enrichissement de l’uranium iranien exprimée par des dirigeants américains.

Les pourparlers américano-iraniens visent à conclure un nouvel accord censé empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique, une ambition que Téhéran a toujours nié avoir, en échange d’une levée des sanctions qui paralysent son économie. Un accord conclu en 2015 entre l’Iran et les grandes puissances pour encadrer son programme nucléaire en échange d’une levée des sanctions internationales imposées à Téhéran est devenu caduc après le retrait des États-Unis en 2018, pendant le premier mandat du président Donald Trump.

Les pays occidentaux au premier rang desquels les États-Unis soupçonnent depuis longtemps l’Iran de chercher à se doter de l’arme atomique, ce que Téhéran nie constamment, insistant sur le fait que son programme nucléaire est destiné à des fins civiles.

L’Iran enrichit actuellement l’uranium à 60%, bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord de 2015, alors qu’un taux de 90% est nécessaire pour un usage militaire. Ses stocks de matière fissile sont une source d’inquiétude pour les puissances occidentales.

Nouvelles sanctions européennes contre la Russie

Nouvelles sanctions européennes contre la Russie

Le ministre des affaires étrangères français Jean-Noël Barrot a déclaré jeudi à l’AFP que les Européens préparaient une nouvelle série de sanctions contre la Russie, qu’ils souhaitent coordonner avec les Etats-Unis, en cas de refus continu de Moscou de tout cessez-le-feu en Ukraine.

Selon le ministre, le président russe, Vladimir Poutine, est le «seul obstacle» à la paix en Ukraine, a-t-il également précisé, en soulignant que Kiev avait «tenu sa part du marché».

Après avoir rencontré dans la matinée le secrétaire d’État américain Marco Rubio, Barrot a salué une discussion «sans filtre», actant la «convergence» des objectifs entre Européens et Américains. «Nous avons eu un échange sans filtre qui nous a permis de nous coordonner étroitement, mais aussi d’acter la convergence de nos objectifs sur les crises régionales et internationales, puisque nous voulons agir de concert», a-t-il poursuivi.

Turquie: 50 nouvelles arrestations de d’opposants à Erdogan

Turquie: 50 nouvelles arrestations de d’opposants à Erdogan


Près d’une cinquantaine de personnes ont été arrêtés dans le cadre d’une enquête pour corruption, a annoncé samedi le parquet de la ville turque. Il s’agit de la même enquête qui a mené, le 19 mars, à l’arrestation du maire de la capitale turque, Ekrem Imamoglu, l’un des plus farouches opposants au président Recep Tayyip Erdogan, placé en détention six jours plus tard.

Les 53 personnes visées samedi par des mandats d’arrêt sont d’ailleurs des proches et partisans du Ekrem Imamoglu, qui devait être désigné par son parti, le CHP, comme son candidat à la future élection présidentielle. Parmi les 47 déjà arrêtées figurent notamment, selon la presse turque, le chef de cabinet du maire, Kadriye Kasapoglu, le frère de son épouse Dilek Imamoglu, le responsable de l’administration chargée des Eaux et d’anciens responsables de la mairie.

Furieux ou comédien, Trump et des nouvelles taxes sur la Russie

Furieux ou comédien, Trump et les nouvelles taxes sur la Russie

Trump a fait savoir qu’il était furieux de l’attitude de la Russie dans le processus de discussion concernant l’arrêt au moins provisoire des hostilités en Ukraine. Ils menace même la Russie de nouvelles taxes. La question est de savoir s’il est vraiment sincère ou il s’agit d’une nouvelle déclaration fantaisiste. Peut-être Trump est-il un peu influencé aussi par son électorat qui n’apprécie pas sa proximité avec Poutine. Il se pourrait bien que ces propos menaçants soient surtout destinés à certains électeurs de Trump.

«Si la Russie et moi ne sommes pas capables de parvenir à un accord pour mettre un terme au bain de sang en Ukraine, et si je pense que c’est la faute de la Russie [...], je vais imposer des droits de douane secondaires sur tout le pétrole qui sort de Russie», a averti Donald Trump, évoquant des surtaxes «de 25 à 50%».

«Si vous achetez du pétrole à la Russie, vous ne pourrez pas faire des affaires aux États-Unis», a ajouté le locataire de la Maison Blanche, tout en affirmant que les droits de douane sur le pétrole russe seraient appliqués dans un délai d’un mois en l’absence d’un accord de cessez-le-feu.

Nouvelles péripéties sociales : un juge annule les licenciements massifs aux États-Unis

Nouvelles péripéties : un juge annule les licenciements massifs aux États-Unis

 

 

Le nettoyage à la tronçonneuse des effectifs de fonctionnaires dirigé par Musk semblent rencontrer quelques nouvelles difficultés juridiques. Un juge a ordonné jeudi 27 février au gouvernement des États-Unis d’annuler les licenciements massifs qui font partie du plan de Donald Trump et d’Elon Musk visant à réduire les effectifs de l’État fédéral, ont rapporté des médias américains.

 

Sa décision ordonne au Bureau de direction et du budget (OMB) de retirer les directives envoyées à un certain nombre d’agences fédérales, qui ont entraîné le licenciement de milliers d’employés. L’OMB «n’a pas le pouvoir (…) d’embaucher et de licencier des employés d’une autre agence», ce pouvoir revenant «aux agences elles-mêmes», a estimé le juge fédéral William Alsup, lors d’une audience à San Francisco, selon le Washington Post.

 

Trump contre le développement de toutes nouvelles éoliennes

Trump contre le développement de toutes nouvelles éoliennes

Il y avait, en 2023, plus de 90.000 éoliennes sur le territoire américain, Il n’y en aura plus de car trame vient de décider d’arrêter tout développement. En cause leur inefficacité énergétique et surtout leurs coûts. Notons que le même débat agite la France bien que Bayrou ait réaffirmé la primauté indiscutable de l’énergie nucléaire.

Selon un rapport du Congrès, ces incitations fiscales ont coûté 17,9 milliards de dollars au gouvernement américain sur la période allant de 2019 à 2023.

Outre le coût, le promoteur immobilier leur reproche leur laideur ainsi que les problèmes qu’ils causent aux baleines, selon lui. Outre un veto sur les nouvelles éoliennes, Donald Trump a estimé mercredi que «les milliers (d’éoliennes) inactives ou cassées devraient être démontées au plus vite».

Contre l’obésité : deux nouvelles mesures efficaces

Contre l’obésité : deux nouvelles mesures efficaces

Pour freiner l’épidémie mondiale d’obésité, deux mesures seraient efficaces : réglementer les publicités pour la « malbouffe » à destination des enfants, comme cela a été fait récemment au Royaume-Uni, et apposer le Nutri-Score dans les publicités. Les autorités du Royaume-Uni ont récemment annoncé qu’à partir d’octobre 2025, les publicités pour les aliments riches en sucre, gras et sel seront interdites sur Internet et à la télévision en journée (elles ne seront autorisées qu’à partir de 21 h). Pourquoi une telle mesure concernant les bonbons, biscuits et autres chips et boissons sucrées ? Réglementer la publicité pour la malbouffe : un enjeu de santé publique L’objectif avoué est de protéger les plus jeunes de ces réclames. En effet, de nombreuses recherches scientifiques indiquent que la publicité pour ce type d’aliments contribue à l’augmentation du surpoids et de l’obésité chez les enfants et adolescents. Selon le gouvernement britannique, une telle réglementation permettra d’éviter 20.000 cas d’obésité infantile par an. Les enjeux sont importants puisqu’il est aujourd’hui scientifiquement bien établi que le surpoids et l’obésité favorisent l’apparition de cancers, de diabète, de maladies cardio-vasculaires, de dépression et d’autres pathologies chroniques. Chaque année, ces affections sont responsables de 2,8 millions de décès dans le monde, 1,2 million en Europe et 180 000 en France, où la moitié de la population est en surpoids ou obèse. Or, ces chiffres augmentent à une vitesse impressionnante, ce qui fait dire à l’Organisation mondiale de la santé que la lutte contre l’épidémie de surpoids et d’obésité constitue l’un des défis de santé publique les plus importants du XXIe siècle. Par ailleurs, sur le plan économique, le surpoids et l’obésité coûtent de plus en plus cher à la société : le coût est actuellement de près de 30 milliards d’euros par an pour la France, et il ne cesse de croître.

 

par 

  • Professeur et Chercheur en Sciences de la Communication & Psychologie de la santé, Aix-Marseille Université (AMU)
  • Associate professor, Aix-Marseille Université (AMU)
  • Professeur en Marketing, Kedge Business School dans The Conversation 

La publicité pour les produits alimentaires et les boissons influence la consommation alimentaire des enfants et les adolescents. Plusieurs travaux scientifiques l’ont déjà démontré. On sait notamment que les plus jeunes préfèrent les marques qu’ils voient dans des publicités.

Or, en France, plus de la moitié des publicités alimentaires vues par les enfants à la télévision concernent des aliments et boissons de mauvaise qualité nutritionnelle, très souvent fabriqués par de grands groupes agroalimentaires.

Pour influencer toujours davantage les choix des consommateurs, les marques utilisent des moyens de communication numériques auxquels enfants et adolescents sont particulièrement exposés. Télévisions, mais aussi smartphones et ordinateurs regorgent de publicités distillées dans les vidéos, les films, les séries diffusées sur Internet et sur les réseaux sociaux les plus utilisés, et même dans les jeux vidéo.Elles utilisent le langage et les codes de communication des enfants et adolescents, faisant passer leurs messages persuasifs sous des formes aguicheuses, notamment via les discours des influenceurs, véritables vedettes du Web.

Ce matraquage influence les plus jeunes sans qu’ils en soient toujours conscients. Il a par exemple été montré que l’exposition à un message publicitaire très simple, sur lequel figurait une marque de boisson sucrée, suffisait à accroître l’évaluation affective et l’intention d’achat des enfants, mesurées une semaine après, alors que ces derniers n’avaient aucun souvenir de l’avoir déjà vue auparavant.

Pour apparaître malgré les applications numériques destinées à bloquer les publicités sur les navigateurs et mobiles, les marques cherchent à faire disparaître la frontière entre la publicité clairement identifiée et leur présence dans le paysage « normal » sur Internet. Par exemple sur un site de sport ou de mode, une annonce publicitaire peut être mise en forme de façon à ressembler à un article écrit par un journaliste. Dans un fil d’actualités sur les réseaux sociaux, une publicité peut se glisser au milieu des posts et stories publiés par nos contacts. Comme nous lisons souvent rapidement, nous pouvons, à tort, l’assimiler à un message posté par un autre internaute.

Ce type de publicité, appelée « publicité native  », permet en outre d’inhiber les réactions critiques que les récepteurs pourraient avoir vis-à-vis des messages commerciaux. Ainsi, une fois les marques entrées dans la mémoire des jeunes, ces derniers ont davantage envie de les acheter.

Les spécialistes du marketing des industries agroalimentaires utilisent également des techniques de conditionnement évaluatif : ils cherchent par exemple des images, des musiques, etc., qui déclenchent des émotions positives chez les jeunes.

Dans les médias et sur Internet, ils les associent ensuite à la marque, même s’il n’y a pas de lien logique entre les deux. Il ne reste plus qu’à répéter leur présentation ensemble pour que le cerveau de l’enfant, souvent à son insu, associe les deux : la marque est alors automatiquement plus appréciée, car elle s’est liée dans la mémoire à des émotions positives.

Il est également fréquent que la marque soit associée à des célébrités (une chanteuse, un sportif célèbre), des personnages de dessins animés ou des mascottes amusantes (un tigre, un lion…) notamment sur les paquets de céréales pour les petits-déjeuners des enfants.Tous ces effets publicitaires sont puissants. Or, les enfants et adolescents sont des publics vulnérables qui ne possèdent pas la maturité intellectuelle pour prendre en compte les possibles effets délétères, à moyen et long terme, de leurs comportements alimentaires immédiats.

Même une éducation aux médias où l’on explique aux enfants les pièges des publicités et comment s’en prémunir ne parviendrait pas à diminuer leur désir d’obtenir les produits publicisés.

La réglementation mise en œuvre au Royaume-Uni est donc parfaitement justifiée pour préserver la santé des enfants et des adolescents. En France, la situation est pour l’instant différente : depuis des décennies, notre pays a opté pour un système où on fait « confiance » aux industries agroalimentaires et aux entreprises médiatiques pour prendre des décisions éthiquement et socialement responsables. L’idée est qu’elles seraient capables de s’autolimiter, conscientes des effets délétères que leurs publicités peuvent avoir sur la santé publique.

Or, des études montrent que cette autolimitation n’a pas réellement lieu. Un grand nombre de travaux a montré l’inefficacité d’un tel système pour la santé publique . De nombreuses industries agroalimentaires conçoivent des messages utilisant des techniques de séduction, voire de manipulation, pour promouvoir leurs produits riches en sucre, gras et sel qu’elles diffusent, en outre, massivement à la télévision aux heures où un grand nombre d’enfants regardent.

Diverses sociétés savantes, instances de santé publique (Santé publique France, Haut Conseil de la Santé publique), associations de consommateurs (Foodwatch, UFC que choisir, Consommation Logement Cadre de vie…) ou autres organisations non gouvernementales (comme par exemple Communication et Démocratie) demandent depuis longtemps aux pouvoirs publics français de mettre en place une régulation similaire à celle du Royaume-Uni, en interdisant par exemple la diffusion de publicités pour les aliments de Nutri-Score D et E la journée à la télévision et sur Internet.

Toutefois, pour l’instant, leur requête est restée lettre morte.

Au regard de l’importance des enjeux de santé publique, nous avons voulu tester l’efficacité d’une seconde approche, complémentaire à la précédente : l’apposition du Nutri-Score dans les publicités. Pour rappel, le Nutri-Score, maintenant bien connu de la population, est un système d’étiquetage nutritionnel à cinq niveaux, allant de A à E et du vert au rouge, qui permet de reconnaître facilement les différences de qualité nutritionnelle globale entre aliments.

Afin d’évaluer l’efficacité de cette approche, nous avons mis en place un essai contrôlé randomisé (une méthodologie de recherche garantissant un haut niveau de preuve scientifique) de grande ampleur, portant sur 27 085 participants issus de la cohorte NutriNet-Santé, répartis par tirage au sort dans trois groupes.

Les participants du premier groupe ont été exposés à des publicités pour des aliments aux qualités nutritionnelles contrastées, dans lesquelles le Nutri-Score était affiché. Les produits concernés appartenaient à neuf catégories alimentaires différentes : céréales, boissons, petit-déjeuner, barres, biscuits, collations salées, charcuterie, plats cuisinés et desserts.

Le deuxième groupe a été exposé aux mêmes publicités, mais sans affichage du Nutri-Score. Le troisième groupe était un groupe témoin : ses membres n’ont pas été exposés aux publicités.

Tous les participants devaient répondre à un questionnaire sur Internet concernant leurs perceptions de l’ensemble des produits et leurs intentions de les acheter, de les consommer et de les donner à des enfants.

Les résultats montrent que lorsque le Nutri-Score est affiché dans les messages publicitaires (par rapport à l’absence d’affichage du Nutri-Score) :

• les perceptions des aliments étaient meilleures pour ceux classés Nutri-Score A ou B (de qualité nutritionnelle la plus favorable) avec des intentions plus fortes de les acheter, de les consommer et de les donner à des enfants .

L’affichage du Nutri-Score dans les messages publicitaires aiderait donc les consommateurs à orienter leurs choix vers des aliments de meilleure qualité nutritionnelle, plus favorables à la santé. Une réglementation rendant obligatoire l’affichage de ce logo nutritionnel dans toutes les publicités alimentaires pourrait donc constituer une mesure de santé publique efficace.

Articuler cette mesure avec une mesure limitant en journée la publicité pour les aliments de moins bonne qualité nutritionnelle sur Internet et dans les médias comme la télévision permettrait d’améliorer la lutte contre l’épidémie d’obésité et les maladies chroniques liées à la nutrition chez les adultes et les enfants.

Reste désormais à trouver la volonté politique de mettre en place de telles mesures. Une gageure, alors que certains industriels du secteur agroalimentaire font montre d’un important lobbying depuis plusieurs années pour empêcher l’adoption au niveau européen du Nutri-Score, malgré une efficacité largement démontrée scientifiquement.

SNCF: Pourquoi de nouvelles grèves (Jean-Pierre Farandou, président ) ?

SNCF: Pourquoi de nouvelles grèves (Jean-Pierre Farandou, président ) ?

Le patron du groupe SNCF apporte son éclairage sur les prochaines grèves justifiées par la liquidation de « SNCF fret », la libéralisation et les salaires. Des explications pas toujours claires notamment quand il renvoie la responsabilité de la suppression de « SNCF Fret » au gouvernement et celle des primes des contrôleurs  à Élisabeth Borne. Bref, une interview un peu bavarde mais aussi un peu floue. (Pourquoi par exemple encore une nouvelle société uniquement pour entretenir les locomotives du trafic marchandises ! ( dans la Tribune)

Jeudi, tous les syndicats appellent à une «  grève d’échauffement  ».Quelle sera la circulation des trains  ?

JEAN-PIERRE FARANDOU - Une grève courte, d’un jour, est prévue ce 21 novembre. Il est encore trop tôt pour savoir quels trains circuleront. Les cheminots doivent se déclarer individuellement quarante-huit heures avant. Nous annoncerons les plans de transport mardi vers 18  heures.

Parmi les motifs de grève, il y a l’avenir du fret, les négociations autour des salaires… Comprenez-vous cette pression  ?

Il est normal que l’avenir de Fret SNCF suscite des réactions. Une réunion avec les syndicats est prévue le 27 novembre pour discuter des conditions sociales dans lesquelles les cheminots de Fret SNCF seront transférés dans les deux nouvelles filiales - Hexafret pour le transport de marchandises et Technis pour la maintenance des locomotives. Mais ceux qui bénéficient du statut SNCF vont le garder. Et le calendrier des discussions est suffisamment long pour que nous ayons le temps de dialoguer. Et d’aller au bout des négociations sans passer par une grève.

Les syndicats demandent un moratoire sur Fret SNCF. C’est possible  ?

Le gouvernement a dit qu’il n’y aurait pas de marche arrière possible. La transformation de Fret SNCF découle d’un accord entre la Commission européenne et le gouvernement français. C’est un sujet de droit de la concurrence. Ce qui compte, c’est la survie de l’activité fret. Le paradoxe, d’ailleurs, c’est que celle-ci sera en bien meilleure forme économique qu’avant puisque nous bénéficierons d’une aide d’État au secteur supplémentaire de 30 millions d’euros par an. Étant donné les difficultés budgétaires du pays, c’est un signe fort. Sans compter que la surcotisation pour la retraite des cheminots transférés continuera d’être prise en charge à hauteur de 20 millions d’euros annuels par la SNCF. À partir de là, mon rôle est de travailler sur les enjeux sociaux. Je me suis engagé à retrouver une place dans le groupe pour chacun des cheminots concernés par les 500 disparitions de poste. Certains iront dans les activités TER. Il n’y aura aucun licenciement. Mon rôle est aussi de veiller au maintien de conditions sociales protectrices dans les nouvelles sociétés.

Mais ils doivent s’attendre à des augmentations moins importantes cette année…

Ces trois dernières années, nous avons protégé leurs salaires au-delà de l’inflation. De 2022 à 2024, l’inflation cumulée a atteint 13% ; la rémunération des cheminots, elle, a progressé de 17% en moyenne, et même de 21% pour les bas salaires. Aujourd’hui, l’inflation baisse considérablement - nous serons autour de 1,5% l’an prochain. Il est donc normal de nous ajuster. Je rappelle que la rémunération la plus basse à la SNCF est 10% au-dessus du smic. Et que, chez nous, il y a des augmentations tout au long de la carrière, de la promotion interne, des embauches… En 2024, nous aurons recruté 8 400 personnes en CDI, après 8 700 en 2023, soit 17  100  recrutements en deux ans. Depuis que je suis PDG, j’ai arrêté la spirale de la baisse de l’emploi. Et en plus il y a tous les autres avantages, le package social  : les billets gratuits, notre parc de 90 000 logements sociaux, un système de santé avec accès facilité à des médecins spécialistes, une politique de la famille très protectrice, etc.

En même temps, l’entreprise se porte bien, vous avez toujours plus de voyageurs...

Oui, nous en avons eu plus de 24 millions cet été. Pour la Toussaint, nous avons transporté 7% de personnes de plus que l’an dernier. Un exploit, alors que nous attendons toujours les nouvelles rames de TGV qu’Alstom doit nous livrer. Ce sera fin 2025 au lieu de 2023. L’ouverture des ventes pour les congés de février est un succès incroyable  : plus de 1,3 million de billets ont été réservés le premier jour. Il s’agit de la troisième journée la plus importante en nombre de billets vendus depuis le lancement de SNCF Connect, début 2022. Le transfert de la voiture vers le train se confirme. Mais la situation économique se tend.

Allez-vous augmenter le prix des billets l’an prochain  ?

Ce n’est pas décidé, mais nos coûts augmentent. Il faut bien en répercuter une partie sur les prix  ; nous veillons toujours à avoir une politique de volumes et de tarifs attractifs. Le prix moyen d’un billet de TGV reste à 45 euros, ce n’est même pas le prix d’un taxi entre Paris et l’aéroport de Roissy  ! Et sur les trains Ouigo nos billets sont à 15, 20 ou 25 euros… Notre intention est d’ailleurs d’augmenter de 20 à 30% la part de Ouigo dans notre offre d’ici à 2030. Enfin, nous investissons ce que nous gagnons dans la maintenance, le développement du réseau ferroviaire, la transition écologique, les salaires, l’achat de TGV neufs pour nos clients. Une rame neuve coûte 35 millions d’euros.

Vos comptes étaient dans le vert l’an dernier. Ce sera encore le cas cette année  ?

Depuis six semestres consécutifs, nous sommes bénéficiaires. Ce n’est jamais arrivé à la SNCF. Nous avons bon espoir que le semestre en cours soit aussi bon. Nous sommes durablement installés dans une situation où le groupe ne fait plus de déficits. La SNCF ne coûte rien aux Français, contrairement à ce que certains disent.

Il n’empêche, la SNCF a-t-elle les moyens d’encaisser des grèves  ?

Un jour de grève coûte environ 20 millions d’euros. Deux jours, cela revient à renoncer à l’achat d’une rame TGV. Une grève dans le fret, c’est terrible  : les entreprises clientes se tournent vers la route et y restent. Les pertes sont bien plus structurelles. C’est une raison supplémentaire pour tout faire, en responsabilité, pour éviter une grève longue en décembre.

Vos clients risquent de se reporter vers vos concurrents étrangers, Trenitalia et Renfe…

Je me mets à leur place  : il est normal de chercher d’autres solutions. Prendre Trenitalia en fait partie. Trenitalia s’est installé entre Lyon et Paris, la ligne la plus rentable, mais la compagnie assure cinq allers-retours par jour quand nous en faisons vingt. Pour le moment, cela n’a pas trop d’effet sur nos ventes, mais il faut faire attention. Nous ne sommes plus dans le monde du monopole, mais dans celui de la concurrence, où les consommateurs jonglent entre les différents opérateurs.

 

En mai dernier, au moment de l’accord sur les fins de carrière, vous avez essuyé des critiques du gouvernement. Est-ce derrière vous  ?

Les attaques dont j’ai fait l’objet étaient largement infondées. Cet accord ne coûte rien aux Français. Nous le finançons sur nos résultats, qui sont bons, et il ne représente que 0,35% de notre masse salariale  ! Ce n’est pas un contournement de la réforme sur les retraites, comme j’ai pu l’entendre  : au contraire, il accompagne les salariés qui travaillent deux ans de plus, et tient compte de la pénibilité, soit 90  000 emplois concernés à la SNCF. Enfin, cet accord a été négocié en toute transparence, à la demande de la Première ministre Élisabeth Borne.

La fin de votre mandat était prévue après les Jeux olympiques. Qu’en est-il aujourd’hui  ?

D’après les signaux que j’ai pu recevoir, j’ai compris que mon mandat irait finalement à son terme. C’est-à-dire ma limite d’âge, avec une échéance lors de l’assemblée générale, en mai  2025. Cela me va très bien, et je reste pleinement mobilisé aux côtés des cheminots et des voyageurs jusqu’à la fin de mon mandat.

Espagne : nouvelles inondations en Catalogne et Andalousie

Espagne : nouvelles inondations en Catalogne et  Andalousie 

 

Une nouvelle  alerte intervient deux semaines après qu’une tempête méditerranéenne exceptionnelle a provoqué les inondations les plus meurtrières que l’Espagne ait connues depuis des décennies. La tempête du 29 octobre a fait 223 morts, dont la plupart dans la région de Valence, selon le dernier bilan officiel

 Le bureau météorologique national Aemet a placé mardi 12 novembre certaines parties de Valence, ainsi que la Catalogne dans le nord-est ou de l’Andalousie dans le sud en alerte rouge, le niveau le plus élevé, pour des pluies fortes ou torrentielles. Les autres parties de la cote sont placées en vigilance orange, comme les îles Baléares, jusqu’à jeudi. Et dès ce mardi soir, certaines régions ont dû faire face à des rues inondées, suite à des orages qui sont tombés jusqu’à 21 heures.

Plusieurs villes au nord de Valence ont été touchées par ces orages diluviens, sur la côte de Baix Maestrat où des quantités supérieures à 50 mm ont été comptées par l’AEMET. Les rafales de vents, entre 50 et 60km/h, sont attendues toute la nuit. Ces averses peuvent être «très fortes, sans exclure qu’elles soient localement torrentielles», précise l’AEMET. À Benicarlo, des images relayées sur les réseaux sociaux montrent des voitures aux prises avec les eaux montantes.

De nouvelles taxes pour financer l’électricité !

De nouvelles taxes pour financer l’électricité !

 

Officiellement, la France se vante de produire l’électricité la moins chère du monde. Le seul problème c’est que les tarifs ont du mal à en rendre compte. Certes les coûts de production diminuent à EDF par exemple mais on y ajoute une augmentation des taxes à connotation écologique. En outre il faudra aussi payer de nouvelles taxes pour financer le réseau de transport et de distribution (RTE et Enedis). Au total théoriquement la facture doit diminuer mais avec les trois types de taxes évoquées les consommateurs auront du mal à s’en apercevoir. Les Français paieront bientôt plus cher pour financer le réseau électrique.
Le  TURPE, ou tarif d’utilisation du réseau public d’électricité devrait en effet augmenter de 9 euros par mégawattheure (MWh) dès l’année prochaine, auquel il faudra ajouter 5 euros/MWh pour financer les zones non interconnectées (ZNI), a fait savoir vendredi la ministre de la Transition écologique et de l’Energie, Agnès Pannier-Runacher. Soit un montant « énorme », commente l’économiste Jacques Percebois, spécialiste des marchés de l’électricité.

Et pour cause : aujourd’hui fixé à 61 euros/MWh (hors TVA), ce « péage » devra financer des investissements colossaux dans la transition énergétique, estimés à près de 200 milliards d’euros entre 2025 et 2040 par RTE et Enedis, les deux gestionnaires du réseau. Le but : raccorder les nouveaux parcs éoliens et solaires ou encore les bornes de recharge pour voitures électriques qui demandent, schématiquement, de tirer toujours plus de câbles. Mais aussi améliorer la résistance de ces derniers aux événements climatiques extrêmes, par exemple. Ce tarif représente aujourd’hui un peu moins d’environ un quart de la facture finale d’un client résidentiel, mais cette part pourrait croître.

 

 

 

Assaut sur le Capitole: nouvelles preuves contre Trump

Assaut sur le Capitole: nouvelles preuves contre Trump

 

De nouvelles preuves sans verser au dossier contre l’ancien président dans sa tentative d’inverser le résultat des présidentielles de 2020. L’argumentaire repose sur le caractère privé de l’intention et des actions de Trump et empêche donc l’intéressé de bénéficier de l’impunité de l’action officielle d’un président.

Dans un volumineux argumentaire écrit de 165 pages, largement caviardé pour préserver l’anonymat des témoins, et présenté la semaine dernière à la juge Tanya Chutkan, le procureur Jack Smith entend démontrer le caractère privé des actes pour lesquels l’ex-président républicain est poursuivi. Selon lui, ces actes ne sont par conséquent pas couverts par la large immunité pénale reconnue au président des États-Unis par la Cour suprême dans une décision inédite le 1er juillet.

 

Législatives : Marine Le Pen veut rapidement de nouvelles élections

Législatives  : Marine Le Pen veut rapidement de nouvelles élections

D’ores et déjà Marine Le Pen appel à de nouvelles élections législatives le plus rapidement possible c’est-à-dire à l’issue du délai constitutionnel d’un an. Un appel qui évidemment fragilise encore un peu plus le très fragile premier ministre Michel Barnier. Un premier ministre qui éprouve déjà les pires difficultés à trouver un gouvernement crédible même si évidemment les candidats sont nombreux mais pas forcément très représentatifs des grands courants de l’assemblée.

Michel Barnier sera sans doute condamné à construire un gouvernement de bric et de broc et sous la triple surveillance du Front National, du nouveau front populaire et même des macronistes. La première grande bataille Michel Barnier sera évidemment la discussion du budget. Ce pourrait d’ailleurs être la seule bataille du premier ministre avant motion de censure.
«C’est celui qui a fait le moins de voix qui est chargé de constituer un gouvernement. Ça ne peut pas tenir», a déclaré la cheffe de file des députés RN, appelant à de «nouvelles élections législatives» à l’issue du délai constitutionnel d’un an. Le RN s’est certes engagé à ne pas censurer «a priori» Michel Barnier, permettant son entrée à Matignon. Mais pour Marine Le Pen, cette situation n’a pas vocation à durer, alors que le chef du gouvernement est issu des rangs de LR, arrivé quatrième aux législatives.

 

 

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