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L’Italie ouvre de « nouvelles routes de la soie » de la Chine

L’Italie ouvre de « nouvelles routes de la soie » de la Chine

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Une trentaine d’accords ont été passée entre la Chine et l’Italie, portant selon le gouvernement italien sur « 2,5 milliards d’euros et un potentiel total de 20 milliards ». L’Italie bat ainsi servir d’une des têtes de pont pour la route de la soie. L’Italie en difficulté économique semble donc se laisser séduire, comme d’autres y compris en France, par la venue de capitaux chinois qui s’investissent dans le transport. Ainsi la Chine pourrait participer au redressement de la compagnie aérienne Alitalia en difficulté depuis de très nombreuses années après avoir apporté une contribution majeure aux travaux du port de gênes La Chine pourrait jouer un rôle dans le sauvetage de la compagnie aérienne en difficulté Alitalia, a déclaré jeudi Michele Geraci, secrétaire d’Etat italien à l’Industrie.“Je n’exclus pas que la Chine puisse être impliquée”, a-t-il dit dans un entretien à la chaîne Sky Italia, qui l’interrogeait sur un possible soutien chinois à moins de deux semaines de la date butoir pour la recapitalisation d’Alitalia. Ses propos coïncident avec l’arrivée à Rome du président chinois Xi Jinping pour une visite de trois jours au cours de laquelle il doit signer un accord qui fera de l’Italie un partenaire de son projet de “nouvelles routes de la soie”.L’autre projet de la Chine c’est de s’installer progressivement dans le port de gênes et de participer à la modernisation des infrastructures. Allonger les digues et construire d’ici la fin de l’année un nouveau terminal pour les cargos. C’est l’un des projets pour le port de Gênes (Italie), en pleine reconstruction. Il sera financé par la Chine à 49%. « Ce sera le premier terminal pour cargos entièrement automatisé au nord de la Méditerranée. Et ça va donner aux Chinois une porte d’accès centrale à l’Europe », se félicite Gian Enzo Ducci, président des agents maritimes de Gênes. L’Italie, cheval de Troie de la Chine ? L’Italie deviendrait le pays d’arrivée du projet terrestre et maritime de la Chine dit « Nouvelle route de la soie ». Avec deux portes : Gênes à l’ouest, bien reliée à la France et à l’Espagne, et Trieste de l’autre côté, en communication avec l’Europe centrale. Deux ports italiens, qui ont besoin de modernisation urgente. L’Italie, cheval de Troie de la Chine en Europe, beaucoup s’en inquiètent, mais Luigi Di Maio réfute l’argument. Pour lui, l’Italie veut surtout rééquilibrer une balance commerciale très déficitaire : 50 milliards d’importations l’an dernier contre seulement 13 milliards d’exportations.

 

De nouvelles élections législatives incontournables

De nouvelles élections législatives incontournables

Il est clair que le grand débat n’est pas le moyen pour sortir de la crise mais une manière de gagner du temps. Cela d’autant plus qu’il n’y a aucune perspective claire de prise en compte de ce qui pourrait ressortir de cette consultation nationale dont près de 70 % des Français pensent qu’elle est inadaptée à la problématique politique. Aujourd’hui évidemment les grands médias se polarisent sur ce grand débat, tout en sachant que cet exercice n’est pas adapté à la situation. Pas étonnant la plupart de ces grands médias appartiennent aux milieux financiers et industriels qui souhaitent que la consultation nationale finisse par étouffer la colère qui s’est exprimée à l’occasion du mouvement des gilets jaunes. On note d’ailleurs dans la presse une sorte de consensus pour ne pas revenir sur les mesures fiscales et notamment sur l’ISF qui frappe la quasi-totalité des propriétaires des grands médias. Le président de la république va sans doute utiliser tous les subterfuges pour  éviter un retour aux urnes permettant d’infirmer ou de confirmer la légitimité du pouvoir en place. Il pourrait être tenté de changer le gouvernement mais on voit mal avec quelle force significative le pouvoir pourrait s’allier. Il pourrait au mieux débaucher ici ou là quelques responsables de gauche et quelques responsables de droite voir s’appuyer un peu davantage sur le MoDem de Bayrou. La seconde possibilité qui peut d’ailleurs se combiner avec la première pourrait consister à mettre en place un ersatz de référendum sur des questions qui ne sont pas complètement accessoires comme la limitation du nombre d’élus nationaux, la limitation du nombre de mandats ou la prise en compte du vote blanc ; mais des questions qui ne sont pas au cœur de la préoccupation des Français qui, elles,  tournent autour de la justice sociale et fiscale. Une sorte de faux référendum sur des questions appelant des réponses affirmatives. Une sorte de référendum plébiscite mais qui pourrait se retourner contre Macron car les électeurs ne sont pas dupes ce type de manœuvre. Ne reste en réalité que le retour aux urnes pour obtenir une légitimité à l’assemblée nationale. En effet on sait que Macon a été élu par défaut grâce à de basses manœuvres de Macron évidemment mais aussi de Vals pour  éliminer François Hollande. On sait aussi qu’Alain Juppé, lui, a vu sa candidature torpillée par les sarkozystes, on a vu aussi comment Fillon a explosé en vol. Du coup face à Marine Le Pen à peu près n’importe quel candidat aurait été élu. Macron ne peut donc se prévaloir de la légitimité de son programme car la majorité de ceux qui l’ont élu n’adhéraient pas à ses ’orientations mais ont voté contre Marine Le Pen. On peut imaginer que Macron ne va pas se résoudre rapidement à convoquer des élections législatives. Comme depuis la crise des gilets jaunes il va tergiverser, agir à contretemps, se contredire aussi sans parler des bévues dont il ne peut se passer. De ce fait, la situation politique risque d’être encore plus complexe et plus grave car la  situation socio économique du pays va s’inscrire sans doute dans une conjoncture de récession en 2019 voir en 2020

 

De nouvelles sanctions pour les chômeurs

De nouvelles sanctions pour les chômeurs

 

En attendant les résultats de la négociation relative à l’Unedic et surtout une éventuelle reprise économique, le pouvoir vient de sortir un décret qui durcit les contrôles et les sanctions des chômeurs. Ce décret est plus dur que le barème présenté initialement par le ministère du Travail en mars 2018. Jusqu’à aujourd’hui, ne pas se rendre à un entretien à Pôle emploi pouvait entraîner deux mois de suspension des allocations-chômage quand ne pas justifier d’actes positifs de recherche d’emploi était sanctionné par deux semaines de radiation. Désormais, la non-présentation à un entretien peut être sanctionnée par un mois de suspension. Tout autre manquement important – essentiellement l’incapacité à justifier une recherche d’emploi mais aussi le refus d’une offre raisonnable d’emploi  entraîne la suppression pure et simple des allocations pendant un mois au premier manquement, pendant deux mois au deuxième et quatre mois au troisième.

Ce décret est plus dur que le barème présenté initialement par le ministère du Travail en mars 2018 (qui limitait à 15 jours la suspension pour non-présentation à un entretien), ce qui a agacé les syndicats. La réforme va même plus loin: le pouvoir de diminuer les allocations revient à Pôle emploi alors que l’agence ne pouvait auparavant que suspendre des droits, leur réduction étant aux mains des préfets. En outre, le gouvernement Philippe renforce une mesure lancée sous la précédente mandature: la création d’équipes dédiées au contrôle des demandeurs d’emploi, qui dépendaient auparavant de leurs conseillers eux-mêmes. Ces équipes dédiées passeront de 200 à 600 personnes d’ici à mi-2019, puis à 1000 d’ici à 2020. Selon une étude de Pôle emploi publiée fin août, 12 % des chômeurs montraient une «insuffisance de recherche d’emploi».

Brexit : vers de nouvelles élections ?

Brexit : vers de nouvelles élections ?

On voit mal comment les Britanniques pourraient se sortir du piège dans lequel ils se sont mis eux-mêmes. Les conservateurs avaient en effet proposé le référendum sur le Brexit  espérant que la réponse serait négative. Or la réponse a été positive. Il faut maintenant négocier un accord avec l’union. Un accord de transition a été élaboré mais le gouvernement britannique est incapable de trouver une majorité parlementaire pour l’approuver. Pour l’instant Theresa May reste en poste de première ministre mais elle est complètement paralysée. Comme le gouvernement ne peut pas organiser un nouveau référendum ne reste alors que la possibilité de nouvelles élections mais des élections que Theresa May et les conservateurs perdraient. « Nous savons quelles sont les options au Brexit. Le Parlement devra se décider pour l’une d’entre elles. S’il ne peut le faire, il doit décider de s’en remettre au peuple. » Vendredi, l’ancien Premier ministre britannique (1997-2007) Tony Blair a appelé une nouvelle fois à la tenue d’un second référendum sur la sortie de son pays de l’Union européenne, après celui de juin 2016. D’après l’ancien leader travailliste, la situation politique l’imposerait. Soit Theresa May, qui vient de réchapper à un vote de défiance de son propre camp, parvient à retourner la situation et obtenir en janvier le feu vert des députés sur son accord de sortie avec l’UE. Soit elle se dirige vers un échec et le Brexit prévu le 29 mars prochain serait alors sans filet de sécurité.

D’où l’alternative proposée par Tony Blair et d’autres responsables avec lui : pour échapper à cette perspective d’une rupture nette avec l’Union européenne, il faut que les Britanniques puissent revoter. Cette solution est bien sûr encouragée par ceux qui ont toujours plaidé pour rester en Europe, à l’instar notamment des indépendantistes écossais du SNP. Mais elle semble faire aussi son chemin dans l’opinion à mesure que le risque de blocage à la Chambre des communes se fait de plus en plus concret. Fin novembre, un sondage publié par le tabloïd pro-Brexit Daily Mail montrait que 48% des Britanniques réclamaient désormais un nouveau vote, contre 34% qui n’en veulent pas. Et en cas de nouveau vote, le choix d’un “maintien” dans l’Union est repassé au-dessus de la barre de 50%, ce que n’a pas manqué de rappeler Tony Blair dans son discours vendredi à Londres.

Commerce international: de nouvelles règles

Commerce international: de nouvelles  règles

 

Avec les conflits qui s’amplifient sur les droits douaniers et plus généralement avec les replis nationalistes se pose la question des conditions d’échanges communes à l’ensemble du monde. Faute de remise à plat de ces conditions le bilatéralisme pourrait bien se substituer au multilatéralisme avec une multiplication par 100 des réglementations qui s’ajouteraient à l’augmentation des taxes. Autant dire que le commerce international risquerait d’être grandement affecté car le renchérissement des conditions des échanges et leur complexité poseraient une hypothèque sur la compétitivité de nombre de produits. Au final c’est la croissance mondiale qui pourrait être affectée. D’où cet appel dimanche de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale pour refonder des règles.  Les barrières douanières sur les services sont globalement aujourd’hui aussi élevées que celles qui étaient imposées aux biens (manufacturés) il y a 50 ans », constatent les trois organisations internationales dans un rapport conjoint. Quant aux échanges commerciaux proprement dits la tendance s’inscrit dans des pratiques davantage protectionnistes Une intégration complète du commerce des biens et services « peut jouer un rôle bien plus grand en dynamisant la prospérité », poursuivent le FMI, l’OMC et la Banque mondiale sans toutefois faire de recommandations. Elles ajoutent qu’il est nécessaire que les opportunités de commerce offertes par exemple par les technologies de l’information ou le commerce en ligne « se reflètent dans (…) la politique commerciale d’aujourd’hui ». Ces organisations rappellent que l’ouverture du commerce international après la Seconde guerre mondiale et jusqu’au début des années 2000 a largement contribué à améliorer les modes de vie et à réduire la pauvreté dans le monde « mais celle-ci demeure incomplète » aujourd’hui. Reste la que la question est complexe car on ne peut ignorer les disparités de concurrence dans les champs sociaux, économiques, environnementaux et de santé. Une refonte de ces règles intégrant cette différente problématique demandera sans doute des années de négociations

 

Santé : Les nouvelles recommandations pour bobos

Santé : Les nouvelles recommandations pour bobos

 

Des recommandations sans doute pertinentes mais pas forcément adaptés aux ménages les moins favorisés et aux salariés qui effectuent des travaux manuels difficiles. Notamment quant on constate la dérive des prix des fruits et des légumes. Plutôt des recommandations pour bobos sédentaires. Cela fait plus de 10 ans, depuis 2007, que vous entendez les mêmes messages qui accompagnent les publicités pour les aliments à la radio ou à la télévision. Il y en en a quatre et ils sont obligatoires :
1. Pour votre santé, manger au moins 5 fruits et légumes par jour
2. Pour votre santé, pratiquer une activité physique régulière
3. Pour votre santé, éviter de grignoter entre les repas
4. Pour votre santé, ne manger pas trop gras, trop sucré, trop salé

Cela va évoluer. Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) vient de publier un avis pour modifier ces messages en fonction des nouvelles recommandations des autorités sanitaires. Voilà donc les pistes que le Haut Conseil suggère au gouvernement pour actualiser les messages d’accompagnement des publicités. Ils sont au nombre de neuf.

Non, vous n’échapperez pas au couplet sur les fruits et légumes : c’est toujours 5 par jour et même plus si affinités. En revanche, pour le reste de l’assiette, il va falloir s’habituer à une autre musique. D’abord la viande rouge, limitée à 500 grammes par semaine, l’équivalent de trois bons steaks. Et pour la charcuterie, pas plus de 5 tranches de jambon ou de 4 portions de saucisson par semaine.

Feu vert en revanche pour ce qu’on appelle les légumineuses : lentilles, pois chiche, pois cassés… Les études montrent que deux portions hebdomadaires ont déjà des effets positifs sur la santé. Idem pour les amandes, les noix ou les pistaches non salées : une poignée par jour.

Une baguette aux céréales plutôt qu’une traditionnelle toute blanche. Pour le pain, le riz ou les pâtes, préférez les dans leur version semi-complètes ou complètes. Ça veut dire qu’à la boulangerie, il faudra s’habituer à demander une baguette aux céréales plutôt qu’une traditionnelle toute blanche. Enfin, côté boisson, on change de refrain sur les jus de fruits : pas plus d’un par jour car on y trouve autant de sucres que dans un soda, y compris les oranges pressées.

Comité Action Publique 2022 : nouvelles méthodes de management

Comité Action Publique 2022 : nouvelles méthodes de management

 

Pas étonnant que le rapport n’ai pas été publié par le gouvernemenet car il propose des méthodes de management du service public largemenet inspiré du privé. Extrait :

 

 

 

« ►permettre l’innovation et engager les managers à être force de proposition. Pour cela, il faut valoriser ceux qui osent prendre des risques. Cette valorisation peut être financière, notamment via l’utilisation systématique de la part variable. Mais elle  passe aussi  par la mise en place d’une communication interne beaucoup plus efficace et qui accompagne les réformes. L’idée est de valoriser celui qui ose mais aussi de le faire savoir, pour encourager un mouvement d’ampleur ;

 

►passer d’une logique de contrôle sa priori à une logique de contrôles a posteriori centrés et plus efficaces. Cela évitera les lourdeurs liées à des contrôles a priori  peu ciblés car systématiques. Bien sûr, ce changement doit être assorti de mécanismes de sanctions en cas de manquements. L’allègement des contrôles passe par la suppression de la responsabilité personnelle et pécuniaire des comptables, au profit de dispositifs de contrôle et d’audit internes, mais par la responsabilité financière des ordonnateurs aussi en cas de présentation de comptes insincères, de dissimulation d’informations financières ou de manipulation de résultats, etc. Dans ce cadre, le rôle, les missions et le positionnement des contrôleurs budgétaires et comptables ministériels doivent nécessairement évoluer vers un métier plus proche du contrôle de gestion et de l’appui aux gestionnaires ;

 

►sortir d’une culture de la norme encadrant toute décision, pour permettre aux agents de prendre des décisions adaptées au cas par cas. Ceci constitue un changement majeur et ne doit pas conduire à un service public à plusieurs vitesses, en fonction de la bienveillance de tel ou tel agent. Des lignes de conduite proposées par l’administration centrale et des contrôles a posteriori limiteront ce risque. Cela impose également d’échanger en profondeur le rôle attendu de l’administration, pour aller, dans la lignée du projet de loi pour un État au service d’une société de confiance, vers une administration plus bienveillante, qui accompagne et qui conseille. Cela implique de sortir de la culture de la norme pour l’ensemble de la relation entre l’État et la société et repenser, en ce sens, la production législative « 

Italie : vers de nouvelles élections… qui ne changeront rien

Italie : vers de nouvelles élections… qui ne changeront rien

L’Italie risque de s’enfoncer à nouveau dans la crise politique et pour longtemps ; le président de la république a refusé de nommer un anti européen aux finances, du coup Conté, le Premier ministre, a dû démissionner. A sa place, le président italien Mattarella a nommé ce lundi 28 mai l’économiste Carlo Cottarelli, un ex-FMI, à la tête d’un gouvernement de transition, chargé d’accompagner la 3e économie de la zone euro vers de nouvelles élections. Cette décision censée rassurer l’Europe a provoqué une grande colère chez les vainqueurs des dernières élections, la Ligue et le M5S.

« Je me présenterai au Parlement avec un programme qui, si j’obtiens la confiance, inclura le vote du budget 2019. Ensuite, le Parlement sera dissous, avec des élections début 2019″, mais sans la confiance, les élections se dérouleront « après le mois d’août », a dit le nouveau Premier ministre pressenti. À l’issue de son entretien avec le président Mattarella.

Le problème c’est qu’aucune force politique de peut parvenir à elle seule à obtenir uen majorité ; Il faudra donc des alliances y compris contre nature comme celle entre le mouvement 5 étoiles populo- gauchiste avec l’extrême droite de la ligue et de Berlusconi. « Si je n’obtiens pas la confiance, le gouvernement démissionnera immédiatement et sa mission principale sera de gérer les affaires courantes et d’accompagner le pays vers des élections après le mois d’août », vraisemblablement en septembre ou en octobre, a précisé M. Cottarelli. « Je voudrais souligner que le gouvernement resterait alors neutre (…). Je m’engage à ne pas être candidat aux prochaines élections et je demanderai le même engagement à tous les membres du gouvernement », a-t-il ajouté. Il a assuré qu’il présenterait son équipe gouvernementale « très rapidement ». Carlo Cottarelli, ancien responsable du Fonds monétaire international (FMI), a assuré que la situation des comptes publics était actuellement « sous contrôle » et en a promis « une gestion vigoureuse ». L’approche de son gouvernement sera résolument européenne, a-t-il également expliqué. « Un dialogue avec l’Europe pour défendre nos intérêts est essentiel. Nous pouvons faire mieux qu’avant. Mais cela doit être un dialogue constructif dans la pleine reconnaissance que, comme pays fondateur de l’Union européenne, notre rôle dans l’union reste essentiel, de même que la poursuite de notre participation à l’eurozone », a-t-il déclaré.

 

Immobilier : nouvelles hausse des frais de notaire

Immobilier : nouvelles hausse des frais de notaire

 

Pas vraiment les frais de notaires mais les droits de mutation (taxes) qui financent les collectivités. Comme c’était prévisible le gouvernement commence à faciliter la hausse de la fiscalité locale après la décision de supprimer la taxe habitation. Nul doute qu’il faudra aussi s’attendre à une hausse sensible de l’impôt foncier ! Les départements devraient pouvoir à nouveau augmenter les droits de mutation, plus communément appelés «frais de notaire», réglés par l’acheteur lors d’une transaction immobilière. C’est ce qu’a indiqué l’Assemblée des départements de France (ADF) jeudi dans un communiqué: «Les départements ont accueilli avec intérêt l’offre d’un déplafonnement des droits de mutation à titre onéreux (DMTO) qui permettrait de dégager de nouvelles recettes et d’abonder les ressources des départements les plus démunis.» Le premier ministre, Édouard Philippe, a proposé que le taux départemental des DMTO, plafonné à 4,5 % depuis la précédente hausse en 2014, puisse être augmenté jusqu’à 4,7 % en 2019 par les départements qui le décident, précise-t-on à l’ADF. Matignon confirme ces informations et précise que cela représente une manne potentielle de 500 millions d’euros pour les départements. Si elle était confirmée, il s’agirait d’une mauvaise nouvelle pour les Français. À la suite de la hausse du plafond en 2014, la quasi-totalité des conseils départementaux ont relevé les DMTO.

Fiscalité : nouvelles règles européennes contre les sociétés « boîtes aux lettres »

 Fiscalité : nouvelles règles européennes contre les sociétés « boîtes aux lettres »

 

Une curieuse législation envisagée par la commission européenne qui d’un coté veut lutter contre les entreprises boites aux lettres et qui de l’autre coté veut faciliter les transferts dans d’autres  pays de l’union y compris par simple déclaration en ligne. Macron dirait c’est du en même temps ! En même temps quelques garanties pour éviter les pseudos implantations des pays à faible fiscalité et à grande tolérance réglementaire et de l’autre davantage de possibilité de migrer et de favoriser le nomadisme économique dans l’UE.  Les questions se posent de savoir s’il agit de vrais transferts d’activités et quels vrais moyens on dispose pour s’y opposer si c’est pour des raisons sociales ou fiscales. La nouvelle réglementation  doit supprimer les « obstacles administratifs excessifs » et les disparités entre les différentes règles nationales pour les scissions et transferts de sièges, qui « découragent aujourd’hui les entreprises de poursuivre de nouvelles opportunités » au sein du marché unique, selon la Commission. Tous les États membres devraient par ailleurs permettre d’enregistrer une nouvelle entreprise « complètement en ligne », une possibilité n’existant actuellement d’après la Commission que dans 17 pays européens. Des critères sont ainsi établis pour pouvoir bloquer un projet visant « à contourner les règles fiscales, à porter atteinte aux droits des travailleurs ou à mettre en péril les intérêts des créanciers ou des actionnaires minoritaires », a indiqué la Commission.« Nous voulons nous assurer que l’on empêche la création de sociétés boîtes aux lettres, cherchant uniquement à payer moins d’impôts », a notamment fait valoir un responsable au sein de l’exécutif européen. Dernières ambigüités, les entreprises britanniques « intéressées par un déménagement de leur siège au sein de l’UE en raison du Brexit (prévu fin mars 2019, Ndlr) pourraient bénéficier de la nouvelle législation » si elle est adoptée à temps par les États membres et le Parlement européen, a relevé un responsable au sein de la Commission. Mais pour des activités en Grande Bretagne ou dans l’union économique ?

Air France: nouvelles grève les 3, 4, 7 et 8 mai

Air France: nouvelles  grève les 3, 4, 7 et 8 mai

 

 

En réplique à la décision de la direction qui veut organiser elle-même uen consultation du personnel sur son projet d’augmentation des salaires (2% en 2018 et 5% pour l’ensemble des 3 ans à venir), trois syndicats de pilotes d’Air France ont annoncé mercredi avoir déposé un préavis de grève pour les 3, 4, 7 et 8 mai afin de peser dans les négociations pour les salaires. Une forme de durcissement en écho a celui de la direction dont le patron met son poste dans la balance. Du chantage inadmissible pour certains syndicats. Lesquels réclament uen augmentation de 5% dès cette année.

« Il faut donc continuer à mettre du poids sur nos revendications salariales », ont affirmé le SNPL (premier), le Spaf et Alter (non représentatif) dans un communiqué, assurant que l’objectif est « de signer un accord raisonnable pour tout le monde ». L’annonce de ces nouvelles journées de mobilisation, après déjà 11 jours de grève, à l’appel de syndicats de tous métiers, pilotes, stewards et hôtesses de l’air, personnels au sol, intervient à la veille du lancement d’une consultation des salariés de la compagnie aérienne sur les propositions salariales de la direction.. Estimant que la consultation menée par la direction jusqu’au 4 mai est une « manoeuvre » qui « se substitue à de vraies discussions », les trois syndicats de pilotes préviennent qu’ils « iron(t) chercher ce rattrapage » pour « annuler le blocage de nos grilles de salaires depuis 2012″. A l’issue de plusieurs jours de négociations, l’intersyndicale tous métiers d’Air France avait d’une seule voix refusé la proposition de la direction le 19 avril et prévenu de nouvelles journées de grève en mai. Elle devait se réunir jeudi matin pour discuter de la suite à donner au mouvement entamé il y a deux mois.

 

 

Droits de douane américains : nouvelles sanctions contre Pékin

Droits de douane américains : nouvelles sanctions contre Pékin

 

Le cycle des sanctions réciproques est engagé entre Pékin et Washington. Trump a pris une première série de mesures pour taxer les imports chinois portant sur 50 milliards. La Chine a risposté en augmentant à son tour les droits de douane sur certains produits. Du coup Trump annonce une  novelle série de taxation portant sur 100 milliards d’échange. On s’attend évidemment à une riposte de la Chine. Ce processus parait particulièrement dangereux non pas par son ampleur mais par sa dynamique négative qui ne peut que détériorer le climat des échanges internationaux. Notons aussi que cette augmentation des droits de douane pèsera finalement sur e consommateur et aussi sur la croissance.  Dans un communiqué, le président américain présente cette nouvelle étape de la guerre commerciale entre les deux pays comme une réaction “aux représailles injustes” de Pékin après une première série de mesures américaines qui comprenaient 50 milliards de dollars de droits de douane sur les produits chinois. Donald Trump ajoute que Pékin s’était livrée “de manière répétée à des pratiques visant à s’octroyer injustement des droits de propriété intellectuelle” américains. “Plutôt que de remédier à sa mauvaise conduite, la Chine a choisi de nuire à nos agriculteurs et à nos fabricants”, accuse le président américain. Le ministère chinois du Commerce a de son côté prévenu qu’il prendrait immédiatement de nouvelles mesures si les Etats-Unis mettaient en œuvre les mesures annoncées par Donald Trump.

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Air France : nouvelles grèves les 17, 18 23 et 24 avril

Air France : nouvelles grèves les 17, 18 23 et 24 avril

 

 

Les dix organisations syndicales, mobilisées en faveur d’une augmentation générale des salaires de 6 %, ont en effet décidé de déposer un préavis de grève pour les 17, 18, 23 et 24 avril. Elles coïncideront avec trois journées d’arrêt de travail à la SNCF. Au total, onze journées de grève ont été égrenées par les syndicats de la compagnie aérienne en un mois et demi. À raison de 20 millions d’euros de pertes par jour pour l’entreprise, la facture atteint déjà 220 millions d’euros. La décision a été prise à l’issue d’une réunion infructueuse mercredi avec la direction sur les salaires. «Quelle cohérence économique y a-t-il à préférer dilapider des centaines de millions d’euros en conflit social plutôt que de reconnaître qu’après six années de blocage, la demande des salariés est légitime ?», s’interroge l’intersyndicale en faisant écho aux propos de Philippe Evain, le président du Syndicat des pilotes (SNPL) d’Air France dans Libération.

 

Fausses nouvelles, faux comptes : Facebook, Twitter, Google impuissants

Fausses nouvelles, faux comptes : Facebook, Twitter, Google  impuissants

 

Le Congrès américain s’inquiète de la prolifération de « faux » comptes et  des réponses très évasives de Facebook, Twitter et Google.   Pour Facebook, Au troisième trimestre 2017, l’ensemble de ces faux  comptes représentait « environ 3% des utilisateurs mensuels actifs dans le monde (2,07 milliards-) soit plus de 62 millions de faux comptes sur Facebook. En se basant sur des études indépendantes, le Congrès estime qu’il y a environ 15% de faux comptes sur Twitter – soit environ 48 millions. Le petit oiseau bleu dément, assurant que les faux comptes représentent « moins de 5% des utilisateurs actifs mensuels ». Beaucoup de questions, et toujours peu de réponses. Le Congrès américain a publié jeudi les réponses écrites de Facebook, Twitter et Google, interrogés sur le dossier de campagnes de propagandes russes durant la présidentielle américaine en 2016. Les géants américains avaient déjà été appelés à se justifier devant le Congrès début novembre dernier. Le rapport aborde entre autres les publicités politiques ciblées, les techniques de modération des entreprises ou encore, le nombre de contenus russes identifiés. En ligne de mire : les élections fédérales américaines à l’automne. . Le réseau social Facebook dit « ne pas être en mesure de corroborer ou de réfuter les allégations de collusion possible ». Lors de l’audition en novembre dernier, l’entreprise de Mark Zuckerberg avait admis qu’environ 126 millions d’Américains avaient été exposés à du contenu généré par des entités russes dont l’Internet Research Agency (IRA). Google est notamment visé pour son service de vidéo, YouTube. En novembre, il avait détecté 18 chaînes, ayant totalisé 309.000 vues. . « Facebook n’est pas en mesure de savoir tout ce que les acteurs étrangers ont fait dans leurs activités en ligne », annonce d’emblée le réseau social. «  De son côté, Twitter se dédouane : « Au regard du grand volume de contenus postés et le caractère instantané de notre plateforme, Twitter n’est pas capable de surveiller en temps réel tous les tweets. » 

 

Nouvelles taxes sur les boissons

Nouvelles taxes sur les boissons

 

Rien de nouveau sous le soleil fiscal, le gouvernement envisage encore des taxes pour les boissons sucées et alcoolisées. L’objectif serait de préserver de préserver la santé. En fait,  il s’agit d’essayer de boucher le trou de la sécu. D’ailleurs le rapporteur du budget de la Sécu, Olivier Véran (LaREM),  reconnaît que  »Les taxes existantes sont faibles, avec un impact qui reste à évaluer », affirme-t-il au quotidien économique. Son idée ne serait pas d’engranger de nouvelles recettes mais de « moduler » la taxation existante au détriment des boissons visées. La vérité c’est qu’on ne sait toujours pas comment boucher le trou de la sécu.  De façon un peu prématurée et irresponsable,  l’ancienne ministre de la santé avait décrété que l’équilibre de la sécurité sociale serait pratiquement retrouvé en 2017- Le déficit du régime général de la Sécurité sociale (y compris le Fonds de solidarité vieillesse, FSV), devrait atteindre 5,5 milliards d’euros cette année, avaient annoncé jeudi les ministres de la Santé et des Affaires sociales Agnès Buzyn et de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin. En effet depuis des dizaines d’années, les dépenses augmentent plus vite que les recettes, notamment en raison du chômage de masse. Gouvernement et médias se focalisent sur le déficit annuel. Mais cumulés, ces déficits ont creusé la dette, le vrai « trou de la Sécu ». Fin 2016, la dette s’élevait à environ 160 milliards d’euros, après un léger reflux, le premier depuis 2001, de 2,1 milliards, selon la Cour des comptes. Soit à peu près 7% du PIB. Le trou est huit fois plus profond qu’en 1996, quand la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) a été créée pour l’éponger. Financée par la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) et un pourcentage de la contribution sociale généralisée (CSG), elle est censée achever sa mission en 2024. «  Principalement dû à un rendement moindre que prévu des recettes assises sur les revenus d’activité, ce dérapage ne fait que renforcer l’exigence de maîtrise des comptes de la sécurité sociale pour atteindre l’objectif de rétablissement de l’équilibre que s’est fixé le gouvernement à horizon 2020″, avaient précisé t les deux ministres dans le communiqué. Au regard du montant de 7,8 milliards d’euros qu’a atteint ce déficit en 2016, cette prévision représente malgré tout une évolution qualifiée de « favorable » par Agnès Buzyn et Gérald Darmanin.Un e montant, qui dépasse également la prévision initiale de 7,1 milliards inscrite dans la LFSS 2017, représentait cependant un plus bas depuis 2002, avait indiqué le précédent gouvernement. Le Premier ministre Edouard Philippe avait  annoncé règles interdisant le déficit des comptes sociaux. D’où cette idée de taxes nouvelles mais bien insuffisantes pour boucher le trou. Cependant la ministre de la Santé, Agnès Buzyn s’est montrée assez peu emballée par cette idée, affirmant au député que cette initiative reviendrait à « taxer les plus pauvres ». Elle redoute également que cette taxe comportementale soit censurée par le Conseil constitutionnel. Selon les Échos, le gouvernement aurait une autre idée en tête. Il envisagerait en effet d’alourdir la taxation des alcools de plus de 15 degrés en augmentant de 10% les droits (les boissons alcoolisées sont en effet soumises à des droits dits d’accises qui dépendent de la nature de l’alcool). Une mesure qui « ne toucherait pas le vin et la bière. Elle pourrait rapporter 150 millions d’euros.

 

Impact des nouvelles technologies sur l’emploi : des incertitudes surtout

Impact des nouvelles technologies sur l’emploi : des incertitudes surtout

 

 

 

Une interview toujours intéressante sur RTL sur l’impact des nouvelles technologies. Un impact contenant forcément de nombreuses incertitudes puisque en particulier 50 % des produits et services qui seront consommés d’ici une trentaine d’années sont aujourd’hui inconnu.

 

« Ce que je constate c’est que l’on entend tout et son contraire de la part des économistes », estime Gaspard Koenig, président du think-tank libéral GenerationLibre. « Il n’y a pas à avoir peur. Que l’emploi change, c’est normal, c’est l’évolution de la société. Se dire qu’il n’y aura plus d’emplois dans le futur est tout à fait erroné et fait monter une angoisse inutile« , poursuit-il. « À chaque rupture technologique il y a eu les même réactions de panique, et à chaque fois il y a eu une création très forte de nouveaux emplois que l’on ne peut pas anticiper ».

Hakim El Karoui, auteur de l’étude « Les classes moyennes face à la transformation digitale » est beaucoup plus mesuré. « On entend sur la robotisation ce qu’on entendait il y a dix ans sur la mondialisation et le libre-échange, qui devait créer de l’ouverture, des emplois et des opportunités. Dix ans après, la conclusion est complexe. La mondialisation s’est révélée formidable en Chine et plutôt catastrophique dans les pays occidentaux« . Pour lui, « la numérisation, c’est un peu la même chose. Il y a à la fois des opportunités extraordinaires mais aussi un vrai  risque pour l’emploi des classes moyennes », explique-t-il.

Mais quels emplois seraient menacés ? Dans l’étude qu’il a menée, Hakim El Karoui estime, après avoir décomposé 702 emplois, que 40% d’entre eux seraient potentiellement automatisables. « Dans les usines surtout, mais aussi dans le domaine de la médecine, où un nouveau logiciel se révèle plus performant que les docteurs pour diagnostiquer 90% des cancers du poumon ». Selon le spécialiste, le journalisme est également concerné, puisqu’il existe des machines capables d’écrire des articles pour raconter un match de football ou encore une élection.  Pour Gaspard Koenig, « c’est un progrès qu’il n’y ait plus de caissières au supermarché. De même que dans le domaine de la santé, les médecins s’occuperont de moins en moins de tâches administratives qui entourent le rapport au patient pour devenir un véritable accompagnateur ».
En conclusion pour Hakim El Karoui, « il ne faut pas avoir peur de la transformation mais il faut essayer pour une fois d’anticiper de deux manières : d’abord concernant les métiers qui vont disparaître, il faut former ceux qui seront verront leur emploi changer dans 5 ans. Mais il faut également anticiper pour les systèmes de formation initiale, c’est-à-dire dans les universités et les grandes écoles. Aujourd’hui, elles forment à des emplois qui n’existeront plus quand les jeunes sortiront sur le marché du travail ».

Débat toujours intéressant mais qui n’apporte pas vraiment d’éclairage nouveau sur la problématique dont il faut bien reconnaître la complexité. Ceci étend dans l’histoire des révolutions techniques majeures sont déjà venu bousculer les processus de production et les emplois entraînant de grandes mutations en matière de qualification.

 

Nouvelles manifs des policiers

Nouvelles manifs des policiers

En dépit des menaces du ministre de l’intérieur, les policiers ont à nouveau manifesté hier en région parisienne, à Nice et à Marseille dans la nuit de mardi à mercredi. Ils entendaient ainsi dire leur colère à la suite d’agressions dont ils sont victimes notamment celles dans le département de l’Essonne ; les policiers protestent aussi de l’inadaptation des moyens pour lutter contre la criminalité. Vingt-quatre heures après un important rassemblement sur les Champs-Elysées, de nombreux policiers sont donc restés mobilisés dans la nuit de mardi à mercredi à Paris, dans l’Essonne, à Nice ou à Marseille.  Quelque 400 d’entre eux se sont rassemblés à Evry où le directeur général de la police nationale Jean-Marc Falcone a reçu les chefs de brigade et de brigade anticriminalité (BAC) de l’Essonne, d’où étaient partis de nombreux manifestants la veille. Ils ont abondamment hué leur patron lorsqu’il est reparti en voiture, appelant à sa démission. Une soixantaine d’autres se sont à nouveau réunis devant l’hôpital Saint-Louis à Paris, où est soigné un agent grièvement blessé lors de l’attaque au cocktail Molotov du 8 octobre à Viry-Châtillon, dans l’Essonne, qui a exacerbé la colère des policiers. Par ailleurs, une centaine de policiers se sont rassemblés dans la nuit de mardi à mercredi à bord de leurs véhicules de service sur le Vieux-Port à Marseille.

 

Ferroviaire : SNCF Réseau ne financera plus « de lignes nouvelles » (Vidalies)

Ferroviaire : SNCF Réseau ne financera plus « de lignes nouvelles » (Vidalies)

 

 

 

Une contradiction de plus dans la politique des transports, SNCF réseau ne doit plus financer les lignes nouvelles. Pourtant c’est dans l’objet social de SNCF réseau suite à la très récente réforme SNCF de 2014. Du coup,  qui financera les lignes nouvelles dont le ministre de l’industrie se sert comme argument pour justifier les nouvelles commandes de TGV à Alstom. Pour tout dire la politique des transports est de plus en plus incohérente d’autant que l’agence de financement des infrastructures n’a pas non plus les moyens de financer de nouvelles lignes. Il ya de toute évidence une urgence à remettre à plat une politique des transports figée depuis plus de 30 ans et ou dont les contradictions s’ajoutent aux contradictions. Le gestionnaire du réseau ferré français, SNCF Réseau, accablé par une dette abyssale que le gouvernement refuse d’alléger, ne financera plus « la construction de lignes nouvelles », a en effet affirmé jeudi le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies.
« On ne fait plus financer par Réseau (…) la construction de lignes nouvelles », a déclaré M. Vidalies au Sénat lors de son audition par la Commission de l’aménagement du territoire.  »Soit on trouvera une autre solution, soit ça ne se fera pas », a-t-il insisté. La dette de SNCF Réseau – qui dépassait 44 milliards d’euros fin juin – doit être plafonnée par une « règle d’or » inscrite dans la réforme ferroviaire d’août 2014. Mais son décret d’application n’est toujours pas paru deux ans plus tard. « Nous avons soumis le décret au Conseil d’Etat (qui) a estimé la semaine dernière qu’il ne pouvait pas statuer avant d’avoir saisi l’Arafer », le régulateur du secteur ferroviaire, « ce qui va reporter forcément la publication du décret », a indiqué le secrétaire d’Etat. M. Vidalies a néanmoins assuré que « le dispositif envisagé par le gouvernement exclura toute participation de SNCF Réseau dans les projets de lignes nouvelles en tracé neuf ». « En clair, c’est pas Réseau qui va financer GPSO », le grand projet ferroviaire du sud-ouest, censé relier Bordeaux à Toulouse en 2024 et à Dax en 2027 pour un coût total évalué à 8,3 milliards d’euros. « On ne peut pas aggraver la situation de Réseau », a-t-il ajouté, deux semaines après le refus de l’exécutif de reprendre tout ou partie de la dette de l’entreprise publique, au nom de la réduction des déficits de l’Etat. le gouvernement a aussi fait voter à l’Assemblée une première entorse à sa « règle d’or », en permettant à SNCF Réseau d’investir environ 250 millions d’euros dans la construction du CDG Express, la ligne entre Paris et l’aéroport de Roissy attendu fin 2023.

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(Avec AFP)

Terrorisme : les nouvelles folles de Chaillot version djihadiste

Terrorisme : les nouvelles folles de Chaillot version  djihadiste

Qui sont ces femmes qui apparaissent de plus en plus à l’occasion des tentatives et des actes de terrorisme ? Finalement comme les hommes, pour la plupart des individus qui présentent de grandes déficiences mentales et qui relèvent de la psychiatrie. Des sortes de nouvelles folles de Chaillot de Giaudoux ,version djihadiste, qui veulent purifier les péchés du monde dans le sang des innocents Des individus schizophréniques partagés  entre les avantages matériels de la société occidentale et la recherche de l’ascétisme religieux. Pour parler clair les intéressés sont des marginaux qui se vengent d’une société dans laquelle ils ont à peu près tout raté. C’est la revanche des fous qui trouvent une légitimité à leurs violences et leurs haines  dans une religion à laquelle il ne comprenne pas grand-chose. Ce il y a bien quelques exceptions mais qui confirment  la règle, la plupart sont des fous et des primaires. La preuve encore avec ce « commando terroriste » de jeunes femmes démantelé après la découverte, dimanche au coeur de Paris, d’une voiture contenant des bonbonnes de gaz, avait pour objectif de « commettre un attentat », ( le procureur de Paris).Trois jeunes femmes interpellées jeudi soir à Boussy-Saint-Antoine (Essonne), dans le cadre d’une enquête ouverte après cette première découverte, projetaient une « action terroriste » « violente » et « imminente », a-t-il indiqué. Elles voulaient commettre un attentat jeudi gare de Lyon, selon une source proche de l’enquête. Des   »jeunes femmes téléguidées par des individus se trouvant en Syrie », nouant leurs projets « de manière virtuelle », ces deux enquêtes prouvent que l’Etat islamique « entend faire des femmes des combattantes », après les avoir d’abord reléguées à des tâches familiales et domestiques. L’une des femmes, Inès M., 19 ans, interpellée jeudi soir en possession de la clé du véhicule, était aussi connue pour ses velléités de départ, et fichée « S ». Dans son sac à main, les enquêteurs ont retrouvé un manuscrit par lequel elle fait allégeance à l’Etat islamique et dans lequel elle indique : « Répondant à l’appel de Al-Adnani (porte-parole de l’Etat islamique, qui avait appelé en 2014 à tuer des Français par tous les moyens, et qui a été tué récemment), je vous attaque dans vos terres afin de marquer vos esprits et de vous terroriser. » Des convictions relève encore davantage de la psychiatrie que de la justice.

Les Grands médias : » Petites nouvelles et grandes indignations » (Brice Couturier)

Les Grands médias : » Petites nouvelles et grandes indignations » (Brice Couturier)  

 

 

Le journaliste chroniqueur Brice Couturier de France Culture met   les pieds dans le plat et dénonce l’insignifiance globale des médias (interview au Figaro,  extraits)

 

Ce qui m’a frappé dans les débats des dernières années, c’est la difficulté avec lesquels ils (les vrais débats NDLR) sont parvenus à émerger. Car les plus importants d’entre eux portent précisément sur les sujets dont le «Parti des médias» – pour reprendre l’expression créée par Marcel Gauchet – tente d’empêcher l’évocation… Il y a comme ça, à chaque époque, des problèmes vitaux qui forment comme un angle mort du débat public. Ce sont précisément ceux qui vont décider de l’avenir. En 1936, après la remilitarisation de Rhénanie par Hitler, dans la plupart des médias français, il était presque impossible d’évoquer la perspective d’une guerre avec l’Allemagne. Tous les gens de bien étaient furieusement pacifistes… On trouverait bien un terrain d’entente avec le chancelier allemand, disaient-ils. Mais dans les cafés et les salons, on ne parlait que de ça. Aujourd’hui, l’histoire est à nouveau en phase d’accélération brutale et le défi qui nous est lancé par l’islamisme politique, entré en phase de conquête du monde, est redoutable. Mais le Parti des médias, aveuglé par ses bons sentiments, préfère nous abreuver de petites nouvelles insignifiantes, d’une part, de ses grandes indignations, de l’autre.

 

Vous croyez à un «complot des médias»?

Je n’irais pas jusque-là. Mais comment ne pas voir que le rassemblement de quelques milliers de bobos place de la République, prétendant proposer une réalité radicalement alternative, a été monté en mayonnaise afin de gommer les 4 millions de Français, descendus spontanément dans les rues pour protester contre les attentats islamistes de janvier? Pour ne prendre que cet exemple. De la même façon, chaque fois que le discours lénifiant sur le «vivre-ensemble» est contredit par des faits, ceux-ci font l’objet d’un remontage. Combien d’attentats islamistes ont été requalifiés en «actes commis par un déséquilibré»? Ou alors, on organise à la hâte une diversion. Mais ce n’est pas l’essentiel. Le pire, c’est qu’il y a trop peu d’intellectuels capables de discerner les grands courants de fond sous le miroitement de surface. En finissant l’année, sur France Culture, par une série d’été consacrée à Raymond Aron, j’ai voulu montrer ce qu’avait été mon ambition au cours de ces cinq années. Il est mon modèle. Aron aussi était éditorialiste. A Combat, au temps de Camus, puis au Figaro, surtout, et enfin à L’Express. Et tandis que les simples journalistes se contentaient de rapporter les faits au jour le jour, lui savait discerner, en historien, les tendances profondes, celles qui allaient modifier les rapports de force, redessiner la carte, décider du mouvement de l’histoire. Aujourd’hui, nos chers confrères passent leur temps à guetter le fil de l’AFP, afin d’être «les premiers sur une info». Ils sont concurrencés par internet qui met tout ce fatras de pseudo-news, de «stories», à la disposition de chacun. Ils misent sur l’antériorité pour légitimer leur profession ; ou encore sur leur connaissance personnelle des acteurs politiques pour rapporter leurs propos à des stratégies individuelles de conquête du pouvoir. Ce faisant, ils rabaissent la politique et contribuent au développement du populisme ambiant. Alors qu’il leur faudrait jouer sur la compétence, la capacité du spécialiste à interpréter les faits, à discerner la manière dont le monde est en train de se réorganiser. Mon problème tient à ce que j’étais censé être un spécialiste universel: parler économie avec Attali un jour, histoire avec Pierre Nora, le lendemain, politique internationale avec Védrine, le surlendemain et conclure la semaine sur la littérature américaine avec Richard Ford…. Sans oublier de me faire traiter de crétin par Montebourg, de journaliste partisan par Copé, ou d’agent de l’Allemagne par Marine Le Pen! Mais le pire, c’était de supporter ces idéologues de petit calibre, cooptés par leurs camarades de l’Université, qui tiennent lieu d’intelligentsia aux yeux des journalistes bien-pensants. Quel dialogue peut-on avoir avec ces personnages, arrogants quoiqu’incultes, et d’autant plus pérorant qu’ils méprisent les faits, les chiffres, la réalité? Ils prétendent déconstruire ce qu’ils n’ont jamais cessé d’ignorer.

 

Quels sont les grands débats qui vous ont le plus marqué?

 

Sur tous les plans, on se rapproche de la vérité en marchant en crabe. Ça ne facilite pas le règlement des problèmes. Prenez l’économie. Il y a cinq ans, le débat portait sur les délocalisations: nos problèmes venaient de l’étranger, qui ne respectait pas nos règles, qui prétendait réussir en ne faisant pas comme nous. La Chine, voire l’Allemagne nous faisaient une concurrence déloyale. À partir d’un certain moment, on a commencé à s’inquiéter de la désindustrialisation. C’était approcher du vrai problème, celui du manque de compétitivité de notre appareil productif. Encore quelques mois, et on a commencé à réaliser que nos entreprises supportaient des charges disproportionnées par rapport à celles de leurs concurrentes et qu’il convenait donc de les alléger, après les avoir augmentées. Mais c’est justement l’un des sujets dont le Parti des médias ne veut pas entendre parler, comme du déficit budgétaire et de l’endettement.

 

Vous définissez-vous toujours comme un libéral de gauche?

Tony Blair disait : « ce qui est social, c’est ce qui crée des emplois ». Il avait raison.

 

À l’époque où j’avais un engagement politique, je roulais pour Rocard au sein du PS. En 1985, j’avais créé un club de discussion, Rouleau de Printemps, qui se définissait comme un rassemblement de jeunes libéraux de gauche. Je pense être resté fidèle à cet idéal. «Le socialisme, c’est quand la liberté arrive dans la vie des gens les plus pauvres», a écrit Carlo Rosselli, l’un des théoriciens du libéralisme de gauche, assassiné en France par les sbires de Mussolini. Je pense que la véritable lutte des classes n’oppose pas tant les salariés aux entrepreneurs que les insiders du système aux exclus, les détenteurs de rentes à ceux qui sont prêts à emprunter l’escalier de service lorsque l’ascenseur social est en panne. La «défense des avantages acquis» est un mot d’ordre qui profite aux planqués. Tony Blair disait: «ce qui est social, c’est ce qui crée des emplois». Il avait raison. Notre système a fait le choix implicite du chômage de masse. C’est une calamité. Non seulement, le chômage détruit des vies, mais il rend des millions de personnes dépendantes de l’État pour leur survie. Il bloque toute ambition, il étouffe cette «étincelle vivante» que les hommes portent en eux et qui, selon Goethe, «se recouvre de la cendre toujours plus épaisse des nécessités quotidiennes si elle cesse d’être alimentée.»

 

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