Archive pour le Tag 'Nouvelles'

Italie : vers de nouvelles élections… qui ne changeront rien

Italie : vers de nouvelles élections… qui ne changeront rien

L’Italie risque de s’enfoncer à nouveau dans la crise politique et pour longtemps ; le président de la république a refusé de nommer un anti européen aux finances, du coup Conté, le Premier ministre, a dû démissionner. A sa place, le président italien Mattarella a nommé ce lundi 28 mai l’économiste Carlo Cottarelli, un ex-FMI, à la tête d’un gouvernement de transition, chargé d’accompagner la 3e économie de la zone euro vers de nouvelles élections. Cette décision censée rassurer l’Europe a provoqué une grande colère chez les vainqueurs des dernières élections, la Ligue et le M5S.

« Je me présenterai au Parlement avec un programme qui, si j’obtiens la confiance, inclura le vote du budget 2019. Ensuite, le Parlement sera dissous, avec des élections début 2019″, mais sans la confiance, les élections se dérouleront « après le mois d’août », a dit le nouveau Premier ministre pressenti. À l’issue de son entretien avec le président Mattarella.

Le problème c’est qu’aucune force politique de peut parvenir à elle seule à obtenir uen majorité ; Il faudra donc des alliances y compris contre nature comme celle entre le mouvement 5 étoiles populo- gauchiste avec l’extrême droite de la ligue et de Berlusconi. « Si je n’obtiens pas la confiance, le gouvernement démissionnera immédiatement et sa mission principale sera de gérer les affaires courantes et d’accompagner le pays vers des élections après le mois d’août », vraisemblablement en septembre ou en octobre, a précisé M. Cottarelli. « Je voudrais souligner que le gouvernement resterait alors neutre (…). Je m’engage à ne pas être candidat aux prochaines élections et je demanderai le même engagement à tous les membres du gouvernement », a-t-il ajouté. Il a assuré qu’il présenterait son équipe gouvernementale « très rapidement ». Carlo Cottarelli, ancien responsable du Fonds monétaire international (FMI), a assuré que la situation des comptes publics était actuellement « sous contrôle » et en a promis « une gestion vigoureuse ». L’approche de son gouvernement sera résolument européenne, a-t-il également expliqué. « Un dialogue avec l’Europe pour défendre nos intérêts est essentiel. Nous pouvons faire mieux qu’avant. Mais cela doit être un dialogue constructif dans la pleine reconnaissance que, comme pays fondateur de l’Union européenne, notre rôle dans l’union reste essentiel, de même que la poursuite de notre participation à l’eurozone », a-t-il déclaré.

 

Immobilier : nouvelles hausse des frais de notaire

Immobilier : nouvelles hausse des frais de notaire

 

Pas vraiment les frais de notaires mais les droits de mutation (taxes) qui financent les collectivités. Comme c’était prévisible le gouvernement commence à faciliter la hausse de la fiscalité locale après la décision de supprimer la taxe habitation. Nul doute qu’il faudra aussi s’attendre à une hausse sensible de l’impôt foncier ! Les départements devraient pouvoir à nouveau augmenter les droits de mutation, plus communément appelés «frais de notaire», réglés par l’acheteur lors d’une transaction immobilière. C’est ce qu’a indiqué l’Assemblée des départements de France (ADF) jeudi dans un communiqué: «Les départements ont accueilli avec intérêt l’offre d’un déplafonnement des droits de mutation à titre onéreux (DMTO) qui permettrait de dégager de nouvelles recettes et d’abonder les ressources des départements les plus démunis.» Le premier ministre, Édouard Philippe, a proposé que le taux départemental des DMTO, plafonné à 4,5 % depuis la précédente hausse en 2014, puisse être augmenté jusqu’à 4,7 % en 2019 par les départements qui le décident, précise-t-on à l’ADF. Matignon confirme ces informations et précise que cela représente une manne potentielle de 500 millions d’euros pour les départements. Si elle était confirmée, il s’agirait d’une mauvaise nouvelle pour les Français. À la suite de la hausse du plafond en 2014, la quasi-totalité des conseils départementaux ont relevé les DMTO.

Fiscalité : nouvelles règles européennes contre les sociétés « boîtes aux lettres »

 Fiscalité : nouvelles règles européennes contre les sociétés « boîtes aux lettres »

 

Une curieuse législation envisagée par la commission européenne qui d’un coté veut lutter contre les entreprises boites aux lettres et qui de l’autre coté veut faciliter les transferts dans d’autres  pays de l’union y compris par simple déclaration en ligne. Macron dirait c’est du en même temps ! En même temps quelques garanties pour éviter les pseudos implantations des pays à faible fiscalité et à grande tolérance réglementaire et de l’autre davantage de possibilité de migrer et de favoriser le nomadisme économique dans l’UE.  Les questions se posent de savoir s’il agit de vrais transferts d’activités et quels vrais moyens on dispose pour s’y opposer si c’est pour des raisons sociales ou fiscales. La nouvelle réglementation  doit supprimer les « obstacles administratifs excessifs » et les disparités entre les différentes règles nationales pour les scissions et transferts de sièges, qui « découragent aujourd’hui les entreprises de poursuivre de nouvelles opportunités » au sein du marché unique, selon la Commission. Tous les États membres devraient par ailleurs permettre d’enregistrer une nouvelle entreprise « complètement en ligne », une possibilité n’existant actuellement d’après la Commission que dans 17 pays européens. Des critères sont ainsi établis pour pouvoir bloquer un projet visant « à contourner les règles fiscales, à porter atteinte aux droits des travailleurs ou à mettre en péril les intérêts des créanciers ou des actionnaires minoritaires », a indiqué la Commission.« Nous voulons nous assurer que l’on empêche la création de sociétés boîtes aux lettres, cherchant uniquement à payer moins d’impôts », a notamment fait valoir un responsable au sein de l’exécutif européen. Dernières ambigüités, les entreprises britanniques « intéressées par un déménagement de leur siège au sein de l’UE en raison du Brexit (prévu fin mars 2019, Ndlr) pourraient bénéficier de la nouvelle législation » si elle est adoptée à temps par les États membres et le Parlement européen, a relevé un responsable au sein de la Commission. Mais pour des activités en Grande Bretagne ou dans l’union économique ?

Air France: nouvelles grève les 3, 4, 7 et 8 mai

Air France: nouvelles  grève les 3, 4, 7 et 8 mai

 

 

En réplique à la décision de la direction qui veut organiser elle-même uen consultation du personnel sur son projet d’augmentation des salaires (2% en 2018 et 5% pour l’ensemble des 3 ans à venir), trois syndicats de pilotes d’Air France ont annoncé mercredi avoir déposé un préavis de grève pour les 3, 4, 7 et 8 mai afin de peser dans les négociations pour les salaires. Une forme de durcissement en écho a celui de la direction dont le patron met son poste dans la balance. Du chantage inadmissible pour certains syndicats. Lesquels réclament uen augmentation de 5% dès cette année.

« Il faut donc continuer à mettre du poids sur nos revendications salariales », ont affirmé le SNPL (premier), le Spaf et Alter (non représentatif) dans un communiqué, assurant que l’objectif est « de signer un accord raisonnable pour tout le monde ». L’annonce de ces nouvelles journées de mobilisation, après déjà 11 jours de grève, à l’appel de syndicats de tous métiers, pilotes, stewards et hôtesses de l’air, personnels au sol, intervient à la veille du lancement d’une consultation des salariés de la compagnie aérienne sur les propositions salariales de la direction.. Estimant que la consultation menée par la direction jusqu’au 4 mai est une « manoeuvre » qui « se substitue à de vraies discussions », les trois syndicats de pilotes préviennent qu’ils « iron(t) chercher ce rattrapage » pour « annuler le blocage de nos grilles de salaires depuis 2012″. A l’issue de plusieurs jours de négociations, l’intersyndicale tous métiers d’Air France avait d’une seule voix refusé la proposition de la direction le 19 avril et prévenu de nouvelles journées de grève en mai. Elle devait se réunir jeudi matin pour discuter de la suite à donner au mouvement entamé il y a deux mois.

 

 

Droits de douane américains : nouvelles sanctions contre Pékin

Droits de douane américains : nouvelles sanctions contre Pékin

 

Le cycle des sanctions réciproques est engagé entre Pékin et Washington. Trump a pris une première série de mesures pour taxer les imports chinois portant sur 50 milliards. La Chine a risposté en augmentant à son tour les droits de douane sur certains produits. Du coup Trump annonce une  novelle série de taxation portant sur 100 milliards d’échange. On s’attend évidemment à une riposte de la Chine. Ce processus parait particulièrement dangereux non pas par son ampleur mais par sa dynamique négative qui ne peut que détériorer le climat des échanges internationaux. Notons aussi que cette augmentation des droits de douane pèsera finalement sur e consommateur et aussi sur la croissance.  Dans un communiqué, le président américain présente cette nouvelle étape de la guerre commerciale entre les deux pays comme une réaction “aux représailles injustes” de Pékin après une première série de mesures américaines qui comprenaient 50 milliards de dollars de droits de douane sur les produits chinois. Donald Trump ajoute que Pékin s’était livrée “de manière répétée à des pratiques visant à s’octroyer injustement des droits de propriété intellectuelle” américains. “Plutôt que de remédier à sa mauvaise conduite, la Chine a choisi de nuire à nos agriculteurs et à nos fabricants”, accuse le président américain. Le ministère chinois du Commerce a de son côté prévenu qu’il prendrait immédiatement de nouvelles mesures si les Etats-Unis mettaient en œuvre les mesures annoncées par Donald Trump.

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Air France : nouvelles grèves les 17, 18 23 et 24 avril

Air France : nouvelles grèves les 17, 18 23 et 24 avril

 

 

Les dix organisations syndicales, mobilisées en faveur d’une augmentation générale des salaires de 6 %, ont en effet décidé de déposer un préavis de grève pour les 17, 18, 23 et 24 avril. Elles coïncideront avec trois journées d’arrêt de travail à la SNCF. Au total, onze journées de grève ont été égrenées par les syndicats de la compagnie aérienne en un mois et demi. À raison de 20 millions d’euros de pertes par jour pour l’entreprise, la facture atteint déjà 220 millions d’euros. La décision a été prise à l’issue d’une réunion infructueuse mercredi avec la direction sur les salaires. «Quelle cohérence économique y a-t-il à préférer dilapider des centaines de millions d’euros en conflit social plutôt que de reconnaître qu’après six années de blocage, la demande des salariés est légitime ?», s’interroge l’intersyndicale en faisant écho aux propos de Philippe Evain, le président du Syndicat des pilotes (SNPL) d’Air France dans Libération.

 

Fausses nouvelles, faux comptes : Facebook, Twitter, Google impuissants

Fausses nouvelles, faux comptes : Facebook, Twitter, Google  impuissants

 

Le Congrès américain s’inquiète de la prolifération de « faux » comptes et  des réponses très évasives de Facebook, Twitter et Google.   Pour Facebook, Au troisième trimestre 2017, l’ensemble de ces faux  comptes représentait « environ 3% des utilisateurs mensuels actifs dans le monde (2,07 milliards-) soit plus de 62 millions de faux comptes sur Facebook. En se basant sur des études indépendantes, le Congrès estime qu’il y a environ 15% de faux comptes sur Twitter – soit environ 48 millions. Le petit oiseau bleu dément, assurant que les faux comptes représentent « moins de 5% des utilisateurs actifs mensuels ». Beaucoup de questions, et toujours peu de réponses. Le Congrès américain a publié jeudi les réponses écrites de Facebook, Twitter et Google, interrogés sur le dossier de campagnes de propagandes russes durant la présidentielle américaine en 2016. Les géants américains avaient déjà été appelés à se justifier devant le Congrès début novembre dernier. Le rapport aborde entre autres les publicités politiques ciblées, les techniques de modération des entreprises ou encore, le nombre de contenus russes identifiés. En ligne de mire : les élections fédérales américaines à l’automne. . Le réseau social Facebook dit « ne pas être en mesure de corroborer ou de réfuter les allégations de collusion possible ». Lors de l’audition en novembre dernier, l’entreprise de Mark Zuckerberg avait admis qu’environ 126 millions d’Américains avaient été exposés à du contenu généré par des entités russes dont l’Internet Research Agency (IRA). Google est notamment visé pour son service de vidéo, YouTube. En novembre, il avait détecté 18 chaînes, ayant totalisé 309.000 vues. . « Facebook n’est pas en mesure de savoir tout ce que les acteurs étrangers ont fait dans leurs activités en ligne », annonce d’emblée le réseau social. «  De son côté, Twitter se dédouane : « Au regard du grand volume de contenus postés et le caractère instantané de notre plateforme, Twitter n’est pas capable de surveiller en temps réel tous les tweets. » 

 

Nouvelles taxes sur les boissons

Nouvelles taxes sur les boissons

 

Rien de nouveau sous le soleil fiscal, le gouvernement envisage encore des taxes pour les boissons sucées et alcoolisées. L’objectif serait de préserver de préserver la santé. En fait,  il s’agit d’essayer de boucher le trou de la sécu. D’ailleurs le rapporteur du budget de la Sécu, Olivier Véran (LaREM),  reconnaît que  »Les taxes existantes sont faibles, avec un impact qui reste à évaluer », affirme-t-il au quotidien économique. Son idée ne serait pas d’engranger de nouvelles recettes mais de « moduler » la taxation existante au détriment des boissons visées. La vérité c’est qu’on ne sait toujours pas comment boucher le trou de la sécu.  De façon un peu prématurée et irresponsable,  l’ancienne ministre de la santé avait décrété que l’équilibre de la sécurité sociale serait pratiquement retrouvé en 2017- Le déficit du régime général de la Sécurité sociale (y compris le Fonds de solidarité vieillesse, FSV), devrait atteindre 5,5 milliards d’euros cette année, avaient annoncé jeudi les ministres de la Santé et des Affaires sociales Agnès Buzyn et de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin. En effet depuis des dizaines d’années, les dépenses augmentent plus vite que les recettes, notamment en raison du chômage de masse. Gouvernement et médias se focalisent sur le déficit annuel. Mais cumulés, ces déficits ont creusé la dette, le vrai « trou de la Sécu ». Fin 2016, la dette s’élevait à environ 160 milliards d’euros, après un léger reflux, le premier depuis 2001, de 2,1 milliards, selon la Cour des comptes. Soit à peu près 7% du PIB. Le trou est huit fois plus profond qu’en 1996, quand la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) a été créée pour l’éponger. Financée par la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) et un pourcentage de la contribution sociale généralisée (CSG), elle est censée achever sa mission en 2024. «  Principalement dû à un rendement moindre que prévu des recettes assises sur les revenus d’activité, ce dérapage ne fait que renforcer l’exigence de maîtrise des comptes de la sécurité sociale pour atteindre l’objectif de rétablissement de l’équilibre que s’est fixé le gouvernement à horizon 2020″, avaient précisé t les deux ministres dans le communiqué. Au regard du montant de 7,8 milliards d’euros qu’a atteint ce déficit en 2016, cette prévision représente malgré tout une évolution qualifiée de « favorable » par Agnès Buzyn et Gérald Darmanin.Un e montant, qui dépasse également la prévision initiale de 7,1 milliards inscrite dans la LFSS 2017, représentait cependant un plus bas depuis 2002, avait indiqué le précédent gouvernement. Le Premier ministre Edouard Philippe avait  annoncé règles interdisant le déficit des comptes sociaux. D’où cette idée de taxes nouvelles mais bien insuffisantes pour boucher le trou. Cependant la ministre de la Santé, Agnès Buzyn s’est montrée assez peu emballée par cette idée, affirmant au député que cette initiative reviendrait à « taxer les plus pauvres ». Elle redoute également que cette taxe comportementale soit censurée par le Conseil constitutionnel. Selon les Échos, le gouvernement aurait une autre idée en tête. Il envisagerait en effet d’alourdir la taxation des alcools de plus de 15 degrés en augmentant de 10% les droits (les boissons alcoolisées sont en effet soumises à des droits dits d’accises qui dépendent de la nature de l’alcool). Une mesure qui « ne toucherait pas le vin et la bière. Elle pourrait rapporter 150 millions d’euros.

 

Impact des nouvelles technologies sur l’emploi : des incertitudes surtout

Impact des nouvelles technologies sur l’emploi : des incertitudes surtout

 

 

 

Une interview toujours intéressante sur RTL sur l’impact des nouvelles technologies. Un impact contenant forcément de nombreuses incertitudes puisque en particulier 50 % des produits et services qui seront consommés d’ici une trentaine d’années sont aujourd’hui inconnu.

 

« Ce que je constate c’est que l’on entend tout et son contraire de la part des économistes », estime Gaspard Koenig, président du think-tank libéral GenerationLibre. « Il n’y a pas à avoir peur. Que l’emploi change, c’est normal, c’est l’évolution de la société. Se dire qu’il n’y aura plus d’emplois dans le futur est tout à fait erroné et fait monter une angoisse inutile« , poursuit-il. « À chaque rupture technologique il y a eu les même réactions de panique, et à chaque fois il y a eu une création très forte de nouveaux emplois que l’on ne peut pas anticiper ».

Hakim El Karoui, auteur de l’étude « Les classes moyennes face à la transformation digitale » est beaucoup plus mesuré. « On entend sur la robotisation ce qu’on entendait il y a dix ans sur la mondialisation et le libre-échange, qui devait créer de l’ouverture, des emplois et des opportunités. Dix ans après, la conclusion est complexe. La mondialisation s’est révélée formidable en Chine et plutôt catastrophique dans les pays occidentaux« . Pour lui, « la numérisation, c’est un peu la même chose. Il y a à la fois des opportunités extraordinaires mais aussi un vrai  risque pour l’emploi des classes moyennes », explique-t-il.

Mais quels emplois seraient menacés ? Dans l’étude qu’il a menée, Hakim El Karoui estime, après avoir décomposé 702 emplois, que 40% d’entre eux seraient potentiellement automatisables. « Dans les usines surtout, mais aussi dans le domaine de la médecine, où un nouveau logiciel se révèle plus performant que les docteurs pour diagnostiquer 90% des cancers du poumon ». Selon le spécialiste, le journalisme est également concerné, puisqu’il existe des machines capables d’écrire des articles pour raconter un match de football ou encore une élection.  Pour Gaspard Koenig, « c’est un progrès qu’il n’y ait plus de caissières au supermarché. De même que dans le domaine de la santé, les médecins s’occuperont de moins en moins de tâches administratives qui entourent le rapport au patient pour devenir un véritable accompagnateur ».
En conclusion pour Hakim El Karoui, « il ne faut pas avoir peur de la transformation mais il faut essayer pour une fois d’anticiper de deux manières : d’abord concernant les métiers qui vont disparaître, il faut former ceux qui seront verront leur emploi changer dans 5 ans. Mais il faut également anticiper pour les systèmes de formation initiale, c’est-à-dire dans les universités et les grandes écoles. Aujourd’hui, elles forment à des emplois qui n’existeront plus quand les jeunes sortiront sur le marché du travail ».

Débat toujours intéressant mais qui n’apporte pas vraiment d’éclairage nouveau sur la problématique dont il faut bien reconnaître la complexité. Ceci étend dans l’histoire des révolutions techniques majeures sont déjà venu bousculer les processus de production et les emplois entraînant de grandes mutations en matière de qualification.

 

Nouvelles manifs des policiers

Nouvelles manifs des policiers

En dépit des menaces du ministre de l’intérieur, les policiers ont à nouveau manifesté hier en région parisienne, à Nice et à Marseille dans la nuit de mardi à mercredi. Ils entendaient ainsi dire leur colère à la suite d’agressions dont ils sont victimes notamment celles dans le département de l’Essonne ; les policiers protestent aussi de l’inadaptation des moyens pour lutter contre la criminalité. Vingt-quatre heures après un important rassemblement sur les Champs-Elysées, de nombreux policiers sont donc restés mobilisés dans la nuit de mardi à mercredi à Paris, dans l’Essonne, à Nice ou à Marseille.  Quelque 400 d’entre eux se sont rassemblés à Evry où le directeur général de la police nationale Jean-Marc Falcone a reçu les chefs de brigade et de brigade anticriminalité (BAC) de l’Essonne, d’où étaient partis de nombreux manifestants la veille. Ils ont abondamment hué leur patron lorsqu’il est reparti en voiture, appelant à sa démission. Une soixantaine d’autres se sont à nouveau réunis devant l’hôpital Saint-Louis à Paris, où est soigné un agent grièvement blessé lors de l’attaque au cocktail Molotov du 8 octobre à Viry-Châtillon, dans l’Essonne, qui a exacerbé la colère des policiers. Par ailleurs, une centaine de policiers se sont rassemblés dans la nuit de mardi à mercredi à bord de leurs véhicules de service sur le Vieux-Port à Marseille.

 

Ferroviaire : SNCF Réseau ne financera plus « de lignes nouvelles » (Vidalies)

Ferroviaire : SNCF Réseau ne financera plus « de lignes nouvelles » (Vidalies)

 

 

 

Une contradiction de plus dans la politique des transports, SNCF réseau ne doit plus financer les lignes nouvelles. Pourtant c’est dans l’objet social de SNCF réseau suite à la très récente réforme SNCF de 2014. Du coup,  qui financera les lignes nouvelles dont le ministre de l’industrie se sert comme argument pour justifier les nouvelles commandes de TGV à Alstom. Pour tout dire la politique des transports est de plus en plus incohérente d’autant que l’agence de financement des infrastructures n’a pas non plus les moyens de financer de nouvelles lignes. Il ya de toute évidence une urgence à remettre à plat une politique des transports figée depuis plus de 30 ans et ou dont les contradictions s’ajoutent aux contradictions. Le gestionnaire du réseau ferré français, SNCF Réseau, accablé par une dette abyssale que le gouvernement refuse d’alléger, ne financera plus « la construction de lignes nouvelles », a en effet affirmé jeudi le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies.
« On ne fait plus financer par Réseau (…) la construction de lignes nouvelles », a déclaré M. Vidalies au Sénat lors de son audition par la Commission de l’aménagement du territoire.  »Soit on trouvera une autre solution, soit ça ne se fera pas », a-t-il insisté. La dette de SNCF Réseau – qui dépassait 44 milliards d’euros fin juin – doit être plafonnée par une « règle d’or » inscrite dans la réforme ferroviaire d’août 2014. Mais son décret d’application n’est toujours pas paru deux ans plus tard. « Nous avons soumis le décret au Conseil d’Etat (qui) a estimé la semaine dernière qu’il ne pouvait pas statuer avant d’avoir saisi l’Arafer », le régulateur du secteur ferroviaire, « ce qui va reporter forcément la publication du décret », a indiqué le secrétaire d’Etat. M. Vidalies a néanmoins assuré que « le dispositif envisagé par le gouvernement exclura toute participation de SNCF Réseau dans les projets de lignes nouvelles en tracé neuf ». « En clair, c’est pas Réseau qui va financer GPSO », le grand projet ferroviaire du sud-ouest, censé relier Bordeaux à Toulouse en 2024 et à Dax en 2027 pour un coût total évalué à 8,3 milliards d’euros. « On ne peut pas aggraver la situation de Réseau », a-t-il ajouté, deux semaines après le refus de l’exécutif de reprendre tout ou partie de la dette de l’entreprise publique, au nom de la réduction des déficits de l’Etat. le gouvernement a aussi fait voter à l’Assemblée une première entorse à sa « règle d’or », en permettant à SNCF Réseau d’investir environ 250 millions d’euros dans la construction du CDG Express, la ligne entre Paris et l’aéroport de Roissy attendu fin 2023.

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(Avec AFP)

Terrorisme : les nouvelles folles de Chaillot version djihadiste

Terrorisme : les nouvelles folles de Chaillot version  djihadiste

Qui sont ces femmes qui apparaissent de plus en plus à l’occasion des tentatives et des actes de terrorisme ? Finalement comme les hommes, pour la plupart des individus qui présentent de grandes déficiences mentales et qui relèvent de la psychiatrie. Des sortes de nouvelles folles de Chaillot de Giaudoux ,version djihadiste, qui veulent purifier les péchés du monde dans le sang des innocents Des individus schizophréniques partagés  entre les avantages matériels de la société occidentale et la recherche de l’ascétisme religieux. Pour parler clair les intéressés sont des marginaux qui se vengent d’une société dans laquelle ils ont à peu près tout raté. C’est la revanche des fous qui trouvent une légitimité à leurs violences et leurs haines  dans une religion à laquelle il ne comprenne pas grand-chose. Ce il y a bien quelques exceptions mais qui confirment  la règle, la plupart sont des fous et des primaires. La preuve encore avec ce « commando terroriste » de jeunes femmes démantelé après la découverte, dimanche au coeur de Paris, d’une voiture contenant des bonbonnes de gaz, avait pour objectif de « commettre un attentat », ( le procureur de Paris).Trois jeunes femmes interpellées jeudi soir à Boussy-Saint-Antoine (Essonne), dans le cadre d’une enquête ouverte après cette première découverte, projetaient une « action terroriste » « violente » et « imminente », a-t-il indiqué. Elles voulaient commettre un attentat jeudi gare de Lyon, selon une source proche de l’enquête. Des   »jeunes femmes téléguidées par des individus se trouvant en Syrie », nouant leurs projets « de manière virtuelle », ces deux enquêtes prouvent que l’Etat islamique « entend faire des femmes des combattantes », après les avoir d’abord reléguées à des tâches familiales et domestiques. L’une des femmes, Inès M., 19 ans, interpellée jeudi soir en possession de la clé du véhicule, était aussi connue pour ses velléités de départ, et fichée « S ». Dans son sac à main, les enquêteurs ont retrouvé un manuscrit par lequel elle fait allégeance à l’Etat islamique et dans lequel elle indique : « Répondant à l’appel de Al-Adnani (porte-parole de l’Etat islamique, qui avait appelé en 2014 à tuer des Français par tous les moyens, et qui a été tué récemment), je vous attaque dans vos terres afin de marquer vos esprits et de vous terroriser. » Des convictions relève encore davantage de la psychiatrie que de la justice.

Les Grands médias : » Petites nouvelles et grandes indignations » (Brice Couturier)

Les Grands médias : » Petites nouvelles et grandes indignations » (Brice Couturier)  

 

 

Le journaliste chroniqueur Brice Couturier de France Culture met   les pieds dans le plat et dénonce l’insignifiance globale des médias (interview au Figaro,  extraits)

 

Ce qui m’a frappé dans les débats des dernières années, c’est la difficulté avec lesquels ils (les vrais débats NDLR) sont parvenus à émerger. Car les plus importants d’entre eux portent précisément sur les sujets dont le «Parti des médias» – pour reprendre l’expression créée par Marcel Gauchet – tente d’empêcher l’évocation… Il y a comme ça, à chaque époque, des problèmes vitaux qui forment comme un angle mort du débat public. Ce sont précisément ceux qui vont décider de l’avenir. En 1936, après la remilitarisation de Rhénanie par Hitler, dans la plupart des médias français, il était presque impossible d’évoquer la perspective d’une guerre avec l’Allemagne. Tous les gens de bien étaient furieusement pacifistes… On trouverait bien un terrain d’entente avec le chancelier allemand, disaient-ils. Mais dans les cafés et les salons, on ne parlait que de ça. Aujourd’hui, l’histoire est à nouveau en phase d’accélération brutale et le défi qui nous est lancé par l’islamisme politique, entré en phase de conquête du monde, est redoutable. Mais le Parti des médias, aveuglé par ses bons sentiments, préfère nous abreuver de petites nouvelles insignifiantes, d’une part, de ses grandes indignations, de l’autre.

 

Vous croyez à un «complot des médias»?

Je n’irais pas jusque-là. Mais comment ne pas voir que le rassemblement de quelques milliers de bobos place de la République, prétendant proposer une réalité radicalement alternative, a été monté en mayonnaise afin de gommer les 4 millions de Français, descendus spontanément dans les rues pour protester contre les attentats islamistes de janvier? Pour ne prendre que cet exemple. De la même façon, chaque fois que le discours lénifiant sur le «vivre-ensemble» est contredit par des faits, ceux-ci font l’objet d’un remontage. Combien d’attentats islamistes ont été requalifiés en «actes commis par un déséquilibré»? Ou alors, on organise à la hâte une diversion. Mais ce n’est pas l’essentiel. Le pire, c’est qu’il y a trop peu d’intellectuels capables de discerner les grands courants de fond sous le miroitement de surface. En finissant l’année, sur France Culture, par une série d’été consacrée à Raymond Aron, j’ai voulu montrer ce qu’avait été mon ambition au cours de ces cinq années. Il est mon modèle. Aron aussi était éditorialiste. A Combat, au temps de Camus, puis au Figaro, surtout, et enfin à L’Express. Et tandis que les simples journalistes se contentaient de rapporter les faits au jour le jour, lui savait discerner, en historien, les tendances profondes, celles qui allaient modifier les rapports de force, redessiner la carte, décider du mouvement de l’histoire. Aujourd’hui, nos chers confrères passent leur temps à guetter le fil de l’AFP, afin d’être «les premiers sur une info». Ils sont concurrencés par internet qui met tout ce fatras de pseudo-news, de «stories», à la disposition de chacun. Ils misent sur l’antériorité pour légitimer leur profession ; ou encore sur leur connaissance personnelle des acteurs politiques pour rapporter leurs propos à des stratégies individuelles de conquête du pouvoir. Ce faisant, ils rabaissent la politique et contribuent au développement du populisme ambiant. Alors qu’il leur faudrait jouer sur la compétence, la capacité du spécialiste à interpréter les faits, à discerner la manière dont le monde est en train de se réorganiser. Mon problème tient à ce que j’étais censé être un spécialiste universel: parler économie avec Attali un jour, histoire avec Pierre Nora, le lendemain, politique internationale avec Védrine, le surlendemain et conclure la semaine sur la littérature américaine avec Richard Ford…. Sans oublier de me faire traiter de crétin par Montebourg, de journaliste partisan par Copé, ou d’agent de l’Allemagne par Marine Le Pen! Mais le pire, c’était de supporter ces idéologues de petit calibre, cooptés par leurs camarades de l’Université, qui tiennent lieu d’intelligentsia aux yeux des journalistes bien-pensants. Quel dialogue peut-on avoir avec ces personnages, arrogants quoiqu’incultes, et d’autant plus pérorant qu’ils méprisent les faits, les chiffres, la réalité? Ils prétendent déconstruire ce qu’ils n’ont jamais cessé d’ignorer.

 

Quels sont les grands débats qui vous ont le plus marqué?

 

Sur tous les plans, on se rapproche de la vérité en marchant en crabe. Ça ne facilite pas le règlement des problèmes. Prenez l’économie. Il y a cinq ans, le débat portait sur les délocalisations: nos problèmes venaient de l’étranger, qui ne respectait pas nos règles, qui prétendait réussir en ne faisant pas comme nous. La Chine, voire l’Allemagne nous faisaient une concurrence déloyale. À partir d’un certain moment, on a commencé à s’inquiéter de la désindustrialisation. C’était approcher du vrai problème, celui du manque de compétitivité de notre appareil productif. Encore quelques mois, et on a commencé à réaliser que nos entreprises supportaient des charges disproportionnées par rapport à celles de leurs concurrentes et qu’il convenait donc de les alléger, après les avoir augmentées. Mais c’est justement l’un des sujets dont le Parti des médias ne veut pas entendre parler, comme du déficit budgétaire et de l’endettement.

 

Vous définissez-vous toujours comme un libéral de gauche?

Tony Blair disait : « ce qui est social, c’est ce qui crée des emplois ». Il avait raison.

 

À l’époque où j’avais un engagement politique, je roulais pour Rocard au sein du PS. En 1985, j’avais créé un club de discussion, Rouleau de Printemps, qui se définissait comme un rassemblement de jeunes libéraux de gauche. Je pense être resté fidèle à cet idéal. «Le socialisme, c’est quand la liberté arrive dans la vie des gens les plus pauvres», a écrit Carlo Rosselli, l’un des théoriciens du libéralisme de gauche, assassiné en France par les sbires de Mussolini. Je pense que la véritable lutte des classes n’oppose pas tant les salariés aux entrepreneurs que les insiders du système aux exclus, les détenteurs de rentes à ceux qui sont prêts à emprunter l’escalier de service lorsque l’ascenseur social est en panne. La «défense des avantages acquis» est un mot d’ordre qui profite aux planqués. Tony Blair disait: «ce qui est social, c’est ce qui crée des emplois». Il avait raison. Notre système a fait le choix implicite du chômage de masse. C’est une calamité. Non seulement, le chômage détruit des vies, mais il rend des millions de personnes dépendantes de l’État pour leur survie. Il bloque toute ambition, il étouffe cette «étincelle vivante» que les hommes portent en eux et qui, selon Goethe, «se recouvre de la cendre toujours plus épaisse des nécessités quotidiennes si elle cesse d’être alimentée.»

 

Pollution automobile : Ségolène Royal pour de nouvelles normes et…. de nouvelles taxes

Pollution automobile : Ségolène Royal pour de nouvelles normes et…. de nouvelles taxes

 

Ségolène Royal approuve les conclusions de la commission mise en place suite au scandale Volkswagen. Une commission qui demande surtout la refonte de la réglementation européenne à fin de quitter les émissions de CO2 mais aussi d’oxydes d’azote (NOX). Des propositions qui sont fondées sur le fait que la plupart des constructeurs dépassent  les normes actuelles. Cela pourrait se traduire en France par une taxe supplémentaire notamment sur les véhicules diesels des 2017. Selon l’entourage de la ministre de l’Environnement, le rapport, qui s’appuie sur les tests de 86 véhicules, confirme que tous les constructeurs ont, à des degrés divers, des difficultés à tenir les normes de pollution. Montré du doigt après les premiers tests, Renault a déjà annoncé qu’il améliorerait le système de dépollution de ses moteurs diesel. « Les constructeurs seront mis devant leur responsabilité car la pollution de l’air est un grave problème, on ne peut plus tergiverser ni plaisanter », déclare la ministre de l’Environnement dans un communiqué sur le rapport final. Une modification du « malus » automobile sera proposée dans le cadre de la loi de finances pour 2017 pour qu’il intègre les émissions d’oxydes d’azote (NOx), dit-on dans son entourage. Ce système cible aujourd’hui uniquement les émissions de CO2, principal gaz à effet de serre. Dans la droite ligne de ses premières conclusions, elle ajoute que « les tests réalisés ont révélé de nombreux dépassements en regard des seuils retenus par la commission, quelle que soit la norme Euro à respecter ». « En matière d’émissions de NOx, des véhicules Euro 6 de certains constructeurs ont dépassé plus de dix fois la norme », souligne-t-elle. « En matière d’émissions de CO2 (…), sur la grande majorité des véhicules testés, des dépassements importants ont été constatés lors des essais D3, réalisés sur piste, alors que le test D3 reproduit le cycle d’homologation ». Conséquence d’une procédure d’homologation européenne insuffisante, « la plupart des constructeurs semblent avoir conçu leurs modèles en se focalisant sur les conditions d’essais en laboratoire », dit-elle, et « les impacts que cette approche engendre sur les émissions d’éléments nocifs et la qualité de l’air proche des axes de circulation semblent avoir été largement ignorés ». La commission demande la modification du système d’homologation et souligne que « l’absence ou le manque de transparence des tests de surveillance et de contrôle de la part des autorités publiques sur les émissions des véhicules produits en série et mis à la vente dans l’Union européenne constituent une incitation à la fraude et doivent donc absolument être corrigés ». De nouvelles normes européennes d’homologation intégrant les émissions polluantes en conditions réelles de conduite doivent entrer en vigueur, mais pas avant septembre 2017.

(Avec Reuters)

Chômage et dette : il faut de nouvelles réformes (FMI)

Chômage et dette : il faut de nouvelles réformes (FMI)

Certes le FMI note une petite amélioration de la croissance et modifie sa prévision (1,5 au lieu de 1.1%). Pour autant le FMI note la fragilité de cette croissance compte tenu du manque de compétitivité du pays. Le FMI préconise des nouvelles réformes structurelles pour améliorer la situation du chômage et de la dette (notamment sur les dépenses de santé de chômage et de retraites) Une dette qui sans doute a été un peu mieux maitrisée mais essentiellement en raison de la petite reprise et de la baisse des taux d’intérêt. Contrairement à Sapin,  le FMI considère que l’effort d’ajustement budgétaire non lié aux deux phénomènes évoqués est presque nul. Le Fonds monétaire international (FMI) a relevé sa prévision de croissance de l’économie française en 2016, à « près de 1,5% » contre 1,1% précédemment tout en préconisant de nouvelles réformes pour réduire le chômage et la dette publique. Alors que la contestation syndicale de la réforme du Code du travail se tend, le FMI souligne dans les conclusions préliminaires de sa revue annuelle de l’économie française que la loi El Khomri, en cours d’examen au Parlement, constituerait une avancée supplémentaire pour améliorer le marché du travail français. Les prévisions du FMI se rapprochent de celles du gouvernement, qui a confirmé son scénario d’une hausse de 1,5% du produit intérieur brut (PIB) cette année après l’annonce d’une progression de 0,5% au premier trimestre. La Commission européenne et l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) se montrent moins optimistes et tablent respectivement sur une croissance de 1,3% et 1,2% en 2016. Le FMI voit ensuite une croissance annuelle de 1,75% en moyenne au cours des cinq prochaines années. Dans ce contexte de reprise économique, l’organisme basé à Washington estime que les efforts budgétaires doivent être renforcés. Il fait état d’un effort d’ajustement budgétaire structurel qui « a ralenti et est presque nul », en soulignant que la baisse du déficit public (à 3,6% du PIB en 2015) a principalement été liée à la reprise conjoncturelle et à la diminution de la charge de la dette. « Sans mesures supplémentaires, la France atteindra à peine l’objectif d’un déficit public de 3% du PIB en 2017 et l’objectif d’équilibre structurel semble hors de portée dans les cinq ans à venir », peut-on lire dans ce rapport publié mardi. Le FMI souligne que le programme de consolidation budgétaire du gouvernement est vulnérable à d’éventuels nouveaux chocs, d’autant plus qu’il devient de plus en plus difficile de trouver des économies destinées à compenser de potentielles nouvelles dépenses. « Comme il n’y a quasiment plus de marge de manoeuvre budgétaire, il est important que la France ne rate pas l’opportunité qu’offre la reprise économique en cours d’accroître les efforts pour reconstituer ses amortisseurs budgétaires et assainir les finances publiques », juge-t-il. « Ce qui nous préoccupe, c’est que l’effort budgétaire ralentit alors qu’au contraire la reprise économique devrait être mise à profit pour renforcer et accélérer cet effort », a déclaré Christian Mumssen, chef de la mission du FMI pour la France. Tout en saluant les mesures prises par le gouvernement ces dernières années en faveur du marché de l’emploi – comme le pacte de responsabilité et de solidarité, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) ou encore la loi Macron, le FMI souligne que « pour réduire durablement le chômage et la dette, des efforts supplémentaires s’imposent ». « La loi El Khomri est importante et nécessaire pour faciliter les embauches, augmenter la compétitivité de l’économie française et la flexibilité du marché du travail », a indiqué Christian Mumssen, en évoquant également le volet modernisation de l’économie prévu dans la loi anti-corruption dite « Sapin 2″. Les services du FMI recommandent parallèlement une refonte du système d’assurance chômage, qui fait actuellement l’objet de discussions entre les partenaires sociaux. Ils suggèrent de renforcer les incitations au retour à l’emploi, par exemple en allongeant la durée de cotisation minimale, ou en mettant en place la dégressivité des allocations. Parmi les autres pistes de réformes évoquées pour améliorer la situation budgétaire, le FMI souligne qu’il existe encore des pistes d’économie susceptibles d’être mises en oeuvre par la suite « sans affaiblir le modèle social français ». Il évoque notamment des marges de manoeuvre sur les retraites (pour retarder l’âge de départ effectif et rationaliser les régimes spéciaux) et le système de santé (recours plus large aux génériques, rationalisation des coûts dans les hôpitaux).

(Avec Reuters)

2017 : pour des primaires avec de nouvelles idées et de nouvelles personnalités

2017 : pour des primaires avec de nouvelles idées et de nouvelles personnalités

 

Deux consultants, Emile Servan-Schreiber et Alexandre Malfaye, ont lancé lundi «La vraie primaire», une plate-forme à la disposition de candidats de la société civile. L’initiative cherche à faire émerger de nouvelles figures et favoriser le rôle du numérique dans la gouvernance.

 

 

Le nom de l’initiative se veut ironique. «Chez Les Républicains comme au Parti socialiste, il n’y a pas de primaire: elle est verrouillée à droite, et inexistante à gauche», constate Emile Servan-Schreiber. «Finalement, la vraie primaire, c’est nous!», glisse-t-il au Figaro. Fondateur du cabinet de conseill  umenogic, le spécialiste de l’intelligence collective a lancé lundi à Paris La vraie primaire, en compagnie d’Alexandre Malafaye, président du think tank Synopia. Cette plate-forme doit permettre aux candidats ne pouvant se présenter aux primaires des grands partis politiques de gagner en visibilité et en popularité. Afin que leur voix soit entendue. «Notre objectif est clairement 2017», assure Alexandre Malafaye. «Il faut que La vraie primaire soit assez visible pour que des candidats aient émergé en septembre, et pèsent dans les débats», dit-il. Le cofondateur de l’initiative restant lucide dans ses prévisions: «Nous sommes persuadés que les Français vont jouer le jeu, mais à quelle échelle? Avec un million de participants, on peut peser, mais si nous n’avons que 10.000 soutiens, on aura tout de même mis au point une belle initiative», conclut-il.

«Le casting de 2017 n’est pas très séduisant… L’idée est de faire émerger de nouveaux talents. Nous voulons interpeller la classe politique», affirme Emile Servan-Schreiber, fils de l’homme politique et journaliste Jean-Jacques Servan-Schreiber. «Nous ne sommes pas dans le  »tous-pourris », se défend-t-il. Nous voyons au contraire beaucoup de talents à gauche et à droite, mais qui ne parviennent pas à se libérer des pesanteurs du milieu politique». Pour lui, cet appel aux citoyens à descendre dans l’arène passe nécessairement par Internet. «C’est devenu un véritable outil de consultation, pouvant sélectionner et diffuser des idées, faire émerger des personnalités. L’idée de conduire une démocratie va changer», assure le spécialiste en intelligence collective. Concrètement, chaque candidat devra verser 500 euros pour valider sa candidature. «Cela permettra d’éviter les candidats farfelus», explique Emile Servan-Schreiber. Chaque candidat doit également acquérir 1000 soutiens électroniques, pour se hisser au scrutin, prévu en septembre 2016. Il est également possible de présenter un candidat qui plairait à certaines personnes. Le vote sera ouvert à tous.

Les inspirateurs de la vraie primaire croient au succès de leur idée. Selon un sondage Ifop du 15 février 2016, commandé par l’institut Synopia, 66 % des Français sont favorables à une primaire non partisane organisée par la société civile. Le sondage Elabe du 22 février dernier, de son côté, estime que 78 % des Français se disent prêts à voter pour un «candidat ni issu ni soutenu par un parti politique». «Nous sommes dans un contexte favorable», assure Alexandre Malafaye, du think tank Synopia. Pour les créateurs de La vraie primaire, pas question de sélectionner leurs candidats sur leurs idées politiques: «on n’interdira personne», prévient Alexandre Malafaye. En revanche, ceux qui participeront à l’initiative devront se référer à la «Charte citoyenne», promue par le site. Elle propose un «mandat unique du président de la République», un «gouvernement resserré» composé à majorité par des personnes étrangères à la politique, et un parlement réduit. Elle préconise aussi le recours au référendum pour faire adopter «les grandes réformes du programme présidentiel». «On ne peut exercer le pouvoir dans seulement quelques quartiers de Paris ! Il faut au contraire multiplier les relais locaux, éparpillés de sur le territoire. Internet peut faciliter cette prise directe» Alexandre Malafaye. «Nos institutions actuelles datent du XVIIIe siècle. Elles ne doivent plus donner l’illusion qu’elles suffisent à la démocratie», argumente le consultant. Lorsqu’on lui demande si le pouvoir, confiné dans les cercles financiers ou les structures supranationales, n’a pas déserté la classe politique, il répond que les citoyens «ont encore plein de pouvoir»: «Ce sont eux qui sont sur le terrain, qui le connaissent le mieux. Les problèmes d’aujourd’hui sont si complexes que les seuls experts ne peuvent les résoudre. Il faut faire remonter l’intelligence du terrain», estime Emile Servan-Schreiber.  «Le but n’est pas de devenir une démocratie participative à tous les étages, mais de recréer du lien démocratique, pour redonner confiance entre les élites et les citoyens».

(Le Figaro)

Sécurité routière : les nouvelles mesures inefficaces ?

 

La mortalité est «en hausse de 2,4% avec 3.464 personnes tuées» l’an dernier, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve. En 2014, le bilan était déjà sombre. Après douze années de baisse, la Sécurité routière avait déjà enregistré une hausse de +3,5% par rapport à 2013, soit 3.384 morts sur les routes. Le gouvernement s’est engagé à passer sous la barre des 2.000 morts d’ici à 2020.  L’une des principales causes sont «des vitesses excessives». D’après le ministre, il y a «trop de relâchement» de la part des conducteurs. «Ces comportements sont irresponsables et peuvent être criminels!» dénonce-t-il. «25 % des accidents mortels sur les dix premiers mois de l’année ont pour cause principale la vitesse excessive ou inadaptée.» Autre cause accidentogène: la conduite addictive. «C’est la deuxième année consécutive d’augmentation du facteur stupéfiant, qui est impliqué dans 25 % des accidents mortels» selon le ministre en dépit de  l’abaissement de 0,5g/l à 0,2 g/l du taux légal d’alcoolémie pour les conducteurs novices pourtant plusieurs mesures avaient été prises en 2015.  Comme souvent en France quand on constate qu’une législation est peu ou  mal appliquée, on en ajoute une autre qui ne sera sans doute pas mieux respectée. D’où cet empilement de dispositions réglementaires qui permet à la France de posséder des plus grandes cathédrales administratives du monde. Face à la dégradation de la sécurité routière, Valls avait donc annoncé de nouvelles mesures. Pourquoi de nouvelles mesures, il n’en sait  sans doute rien mais ce n’est pas l’effet qui compte mais l’écho médiatique. Il  ne s’agit pas d’agir mais de donner l’impression d’agir. Comme pour l’emploi, Valls reprend la malheureuse formule « inversion de la tendance ». Il serait pourtant temps de comprendre que la politique de sécurité routière complètement indigente du fait en particulier de l’absence de gouvernance. La philosophie des services de contrôle consiste à faire du chiffre et non à se  polariser sur les facteurs de risque. Exemple il est plus facile pour les brigades de gendarmerie de se positionner au sein même de petit village dont  la circulation ne présente aucun risque que de se focaliser sur les lieux et véhicules de risques potentiels. On préfère additionner les infractions accessoires voire dérisoires que de contrôler les infractions graves qui demandent davantage de temps, de compétence  et de travail. Il conviendrait de vraiment réfléchi professionnaliser les services de contrôle dans sur une structure complètement dédiée et spécialisée dans le contrôle routier.

BCE : nouvelles mesures de soutien à l’économie?

BCE : nouvelles mesures de soutien à l’économie?

 

Au regard des incertitudes internationales caractérisées par le tassement de la croissance mondiale, Mario Draghi,  président de la BCE, a tenté de rassurer les investisseurs. Il a indiqué que les taux très bas seraient encore maintenus pour une longue période voire même  abaissés. Pour aider au financement de l’économie on pourrait encore diminuer le taux des dépôts à la BCE par les banques. La BCE est particulièrement inquiète de la quasi absence d’inflation qui révèle le déséquilibre entre la demande. Il se pourrait que la BCE décide de renforcer encore son programme de rachat d’actifs en mars mais il faudra encore persuader l’Allemagne de cette nécessité, ce qui n’est pas encore acquis. L’euro a cédé du terrain face au dollar et les Bourses du Vieux Continent ont accentué leur progression après cette promesse, faite au cours d’une conférence de presse tenue après la réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE, qui avait auparavant laissé ses taux directeurs inchangés.  La monnaie unique se traitait à 1,0840 dollar vers 14h50 GMT contre plus de 1,09 dollar en matinée. Au même moment, l’indice CAC 40 de la Bourse de Paris, qui a cédé plus de 10% en moins de trois semaines, regagnait 0,53% et l’EuroStoxx 50 0,75%.   »Au commencement de la nouvelle année, les risques baissiers se sont encore accrus dans un contexte d’incertitude renforcée sur les perspectives de croissance des économies émergentes, sur la volatilité des marchés financiers et de matières premières et sur les risques géopolitiques », a-t-il expliqué. « Il sera par conséquent nécessaire de revoir et éventuellement de reconsidérer l’orientation de notre politique monétaire lors de notre prochaine réunion, début mars lorsque de nouvelles projections par les équipes macroéconomiques seront disponibles. » Ces propos ont renforcé les anticipations par les marchés de mesures supplémentaires de soutien à l’issue de la prochaine réunion de politique monétaire, le 10 mars.

 

Un chèque en bois de 2000 € pour les nouvelles embauches

Un chèque en bois de 2000 € pour les nouvelles embauches

 

 

François Hollande dans le cadre de son plan d’urgence pour l’emploi devrait annoncer l’octroi d’une prime de 2.000 euros pour toute nouvelle embauche dans les entreprises de moins de 250 salariés. Une mesure toujours bon à prendre pour les petites entreprises en capacité d’embaucher. Pas sûr cependant que cette mesure s’avère suffisamment efficace pour encourager la création de nouveaux postes. D’abord cette prime ne concernera que les nouvelles embauches couvertes par un CDI. Or on sait qu’actuellement environ 90 % des nouveaux recrutements s’effectuent en CDD précisément pour permettre un ajustement des effectifs aux évolutions des carnets de commandes( Aussi pour vérifier les compétences professionnelles des nouvelles recrues). En l’état actuel de la volatilité de la demande il n’est pas certain du tout que les petites entreprises manifestent l’envie de s’engager durablement vers un accroissement de leurs effectifs. En outre ce chèque de 2000 € est à mettre en relation avec la masse salariale que représente un nouvel embauché autour de 30 000 € par an. D’une certaine manière ce chèque de 2000 € est en bois, en effet compte-tenu du déficit budgétaire il sera financé par l’emprunt qui viendra accroître ce déficit et devra un jour ou l’autre être amorti par une augmentation de la fiscalité. Bref le chien qui se mord la queue. Il aurait été sans doute plus pertinent de procéder à un allégement des charges qui même pour les bas salaires représentent encore de leur de 15 % du salaire brut.  L’annonce de François Hollande qui va mettre en place une prime de 2 000 euros versée aux entreprises à chaque nouvelle embauche ne convainc pas Stanislas de Bentzmann, président de Croissance Plus, une association d’entrepreneurs qui fédère les dirigeants d’entreprise. « Cela ne va pas relancer la croissance. C’est une mesure opportuniste qui n’aura qu’un effet léger sur les chiffres du chômage » Pour le chef d’entreprise, le gouvernement ne s’attaque pas aux racines du mal : « Nous demandons une réelle baisse des cotisations sociales ou tout du moins une baisse des charges patronale. » 

De nouvelles élections en Espagne ?

De nouvelles élections en Espagne ?

 

 

Les récentes élections en Espagne n’ont guère été de nature à clarifier la situation en termes de majorité gouvernementale. Tout au plus ont-elles permis d’acter les rapports de force de chacune des sensibilités. Certes le Parti populaire (conservateur) a remporté les élections législatives espagnoles de dimanche mais sans majorité, et ses divergences avec les deux partis de gauche entravent encore un peu plus la perspective d’une investiture de son président. Du coup la seule solution pourrait être de provoquer de nouvelles élections avec l’espoir de dégager une majorité gouvernementale. , le Parti socialiste et le parti de gauche radicale Podemos ont en effet annoncé sans surprise, qu’ils voteraient contre l’investiture d’un gouvernement espagnol formé par le conservateur sortant Mariano Rajoy (du Parti Populaire), compliquant sa reconduction. « Le PSOE va voter non au Parti populaire et à Rajoy », a déclaré le secrétaire d’organisation du Parti socialiste espagnol, Cesar Luena, deuxième force politique, avec 22% des suffrages et 90 sièges « Podemos ne permettra d’aucune manière un gouvernement du PP« , a de son côté déclaré Pablo Iglesias, dirigeant de cette formation de gauche radicale, arrivée troisième avec 20,6 % des voix et disposant avec ses alliés de 69 sièges à la chambre des députés. Le parti libéral Ciudadanos ayant déjà annoncé qu’il s’abstiendrait, Mariano Rajoy n’aurait ainsi pas les voix pour être investi. En effet, la Constitution prévoit que le roi désigne, après consultations, un candidat chargé de former un cabinet qui doit été investi par la chambre. Pour ce faire, il doit obtenir la majorité absolue des sièges, 176 sur 350. En cas d’échec, l’investiture est possible à la majorité simple, que Mariano Rajoy n’obtiendrait pas. Avec ses 123 sièges et faute du soutien de Ciudadanos, le Parti Populaire serait forcément bloqué par PSOE et Podemos qui ont ensemble 159 sièges. « La balle est dans le camp du PSOE. Il doit décider s’il s’abstient et permet la constitution d’un gouvernement (…) j’espère qu’ils prendront (cette) décision », avait déclaré auparavant Albert Rivera, le leader de Ciudadanos. À l’issue du scrutin de dimanche, le PP a obtenu 123 sièges sur les 350 du Congrès des députés (la chambre basse des Cortes Generales, le Parlement espagnol), contre 90 pour les socialistes (PSOE), 69 pour le parti anti-austérité Podemos et ses partenaires et 40 pour les centristes de Ciudadanos. La majorité absolue se situe à 176 sièges: pour gouverner ces quatre prochaines années, le PP devra donc s’allier avec d’autres partis.

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