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Economie et Chine: divergence croissante entre les Etats-Unis et l’Europe

Economie et Chine:   divergence croissante entre les Etats-Unis et l’Europe

Si Washington s’engage de plus en plus dans un découplage économique vis-à-vis du rival chinois, l’Union européenne hésite encore sur la bonne stratégie, observe l’économiste dans sa chronique au Monde.

 

par Jean Pisani-Ferry,professeur d’économie à Sciences Po (Paris), à l’Institut Bruegel (Bruxelles) et au Peterson Institute for International Economics (Washington)

 

Le 14 mai, le président américain, Joe Biden, a annoncé un quadruplement des droits de douane sur les véhicules électriques importés de Chine, qui vont ainsi passer de 25 % à 100 %, en même temps qu’une augmentation substantielle des tarifs sur les batteries, les panneaux solaires et une série d’autres produits chinois.Attendue, bien que contraire aux règles de l’Organisation mondiale du commerce, cette décision s’analyse au premier chef comme une gesticulation symbolique, destinée [en vue de la présidentielle de novembre] à couper l’herbe sous le pied de Donald Trump en le privant d’un argument de campagne dans les circonscriptions ouvrières des Etats-clésLes Etats-Unis n’importent en effet quasiment pas de véhicules électriques chinois. Plus largement, l’ensemble des produits touchés par la mesure annoncée par Joe Biden ne comptent que pour 18 milliards de dollars (16,60 milliards d’euros), soit moins de 5 % des importations en provenance de Chine.

Il n’en reste pas moins que la décision signale une inflexion de la politique américaine. Si Joe Biden n’avait pas remis en cause les droits de douane institués par Donald Trump, il avait jusqu’ici pris soin de ne pas les relever.

Depuis l’Inflation Reduction Act (IRA) de 2022, la politique industrielle verte reposait sur des subventions, certes assorties de clauses de contenu local, mais accessibles aux entreprises du monde entier. Cette politique donne d’ailleurs des résultats : entre le début de 2022 (avant l’IRA) et le début de 2023 (après), l’investissement dans les technologies vertes a augmenté de 36 %. Le renforcement de la protection commerciale pour toute une série de produits verts indique certainement la volonté de construire aux Etats-Unis une nouvelle industrie décarbonée largement découplée de la Chine.

Chine: divergence croissante entre les Etats-Unis et l’Europe

Chine:  divergence croissante entre les Etats-Unis et l’Europe

par Jean Pisani-Ferry,professeur d’économie à Sciences Po (Paris), à l’Institut Bruegel (Bruxelles) et au Peterson Institute for International Economics (Washington)

Si Washington s’engage de plus en plus dans un découplage économique vis-à-vis du rival chinois, l’Union européenne hésite encore sur la bonne stratégie, observe l’économiste dans sa chronique au Monde.

 

Le 14 mai, le président américain, Joe Biden, a annoncé un quadruplement des droits de douane sur les véhicules électriques importés de Chine, qui vont ainsi passer de 25 % à 100 %, en même temps qu’une augmentation substantielle des tarifs sur les batteries, les panneaux solaires et une série d’autres produits chinois.

Attendue, bien que contraire aux règles de l’Organisation mondiale du commerce, cette décision s’analyse au premier chef comme une gesticulation symbolique, destinée [en vue de la présidentielle de novembre] à couper l’herbe sous le pied de Donald Trump en le privant d’un argument de campagne dans les circonscriptions ouvrières des Etats-clés. Les Etats-Unis n’importent en effet quasiment pas de véhicules électriques chinois. Plus largement, l’ensemble des produits touchés par la mesure annoncée par Joe Biden ne comptent que pour 18 milliards de dollars (16,60 milliards d’euros), soit moins de 5 % des importations en provenance de Chine.

Il n’en reste pas moins que la décision signale une inflexion de la politique américaine. Si Joe Biden n’avait pas remis en cause les droits de douane institués par Donald Trump, il avait jusqu’ici pris soin de ne pas les relever.

Depuis l’Inflation Reduction Act (IRA) de 2022, la politique industrielle verte reposait sur des subventions, certes assorties de clauses de contenu local, mais accessibles aux entreprises du monde entier. Cette politique donne d’ailleurs des résultats : entre le début de 2022 (avant l’IRA) et le début de 2023 (après), l’investissement dans les technologies vertes a augmenté de 36 %. Le renforcement de la protection commerciale pour toute une série de produits verts indique certainement la volonté de construire aux Etats-Unis une nouvelle industrie décarbonée largement découplée de la Chine.

Santé: trouver un équilibre entre oméga3 et oméga 6

Santé: trouver un équilibre entre oméga3 et oméga 6

 

Dans notre alimentation, l’apport en acides gras oméga-6 et en acides gras oméga-3 est trop déséquilibré, ce qui augmente le risque d’obésité et pourrait aussi favoriser certains troubles cognitifs. Incorporer davantage de sources d’oméga-3 dans nos menus, comme les poissons gras, les noix ou encore les graines de lin, pourrait avoir un impact significatif sur notre santé.

 

par , Docteure en Sciences de la Vie et de la Santé, CNRS, Université Côte d’Azur et, Chargée de recherche Inserm au sein de l’Institut de Pharmacologie Moléculaire et Cellulaire (IPMC – Université Côte d’Azur / CNRS), Université Côte d’Azur dans The conversation 


Dans un monde où la lutte contre l’obésité occupe une place prépondérante dans les préoccupations de santé publique, nous sommes constamment bombardés d’informations sur les régimes, les exercices et les modes de vie sains.

Près d’un Français sur deux est en surpoids ou obèses. Mais saviez-vous que ces chiffres cachent une véritable bataille qui se déroule dans nos organes et dans notre cerveau ?

Derrière le problème de santé publique du surpoids et de l’obésité se dessine en réalité une toile bien plus complexe reliant nos habitudes alimentaires à notre bien-être mental. Au cœur de cette relation se trouve un équilibre délicat entre deux types d’acides gras : les oméga-6 et les oméga-3.

Les aliments les plus riches en acides gras oméga-3 sont la noix et les huiles de colza, de lin, de soja, etc. ainsi que les poissons gras comme le saumon, le thon, le maquereau, la sardine ou encore l’anchois.

Les acides gras oméga-6 sont quant à eux notamment retrouvés dans les huiles de tournesol, de pépins de maïs, de raisin ou d’argan.

Imaginez ceci : chaque fois que nous optons pour des aliments riches en oméga-6, telles que certaines huiles végétales et des aliments ultra-transformés (par exemple les plats cuisinés que l’on retrouve en supermarché, les biscuits sucrés et biscuits apéritifs, les chips ou encore les soupes instantanées), nous exacerbons notre risque d’obésité.

Mais ce qu’on ignore encore trop souvent, c’est que nous favorisons également une inflammation chronique qui peut affecter notre cerveau de manière insidieuse et ainsi favoriser certains troubles neurologiques comme l’anxiété.

Des centres de référence comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ou encore les National Institutes of Health (NIH) aux États-Unis recommandent de consommer entre 3 et 5 oméga-6 pour 1 oméga-3 (ratios 3/1 à 5/1). Cependant, la consommation alimentaire de la plupart des pays développés et en développement dépasse 10/1 et peut même atteindre 15/1. En d’autres termes, la consommation d’oméga-6 est plus de dix fois, et jusqu’à quinze plus importante que celle d’oméga-3 !

L’obésité est le résultat d’une interaction complexe entre des causes génétiques et environnementales, dans laquelle l’alimentation joue un rôle majeur.

Cette pathologie est associée à de nombreuses comorbidités telles que le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, l’arthrose, les cancers et des troubles neurologiques (anxiété, dépression, troubles cognitifs…).

Une consommation excessive de calories entraîne une dysfonction métabolique, appelée aussi syndrome métabolique qui se caractérise notamment par un tour de taille élevé, une anomalie des taux de sucres et de lipide dans le sang, de l’hypertension artérielle…

On sait désormais qu’elle est également responsable d’une inflammation chronique au niveau du système nerveux central et, en particulier du cerveau, qui est connue sous le nom de neuroinflammation.

Cette neuroinflammation constatée dans l’obésité affecte plusieurs régions du cerveau, notamment le cortex (responsables de la motricité, la sensibilité, la sensorialité, le langage…), l’amygdale (qui coordonne le centre des émotions, le bonheur, la peur, la colère, l’anxiété…), l’hippocampe (qui régit la cognition, notamment l’apprentissage, la mémoire..) et l’hypothalamus.

Or l’hypothalamus est la principale région cérébrale qui contrôle le comportement alimentaire ainsi que l’équilibre entre les entrées (via l’alimentation) et les dépenses énergétiques (homéostasie énergétique). On pense ainsi que la neuroinflammation constatée au niveau du cerveau contribue aux dysfonctionnements cognitifs et métaboliques observés dans l’obésité.

Nous avons mené une étude dans laquelle nous sommes intéressés, chez des souris soumises à différents régimes alimentaires, au développement de l’obésité, au métabolisme du glucose, à l’inflammation et au comportement.

Travailler sur des souris plutôt que sur des humains offre la possibilité d’explorer directement les effets de la consommation d’acides gras sur le cerveau et son fonctionnement.

En effet, dans les études chez les souris, il est possible de contrôler précisément l’alimentation en acides gras, ce qui est difficile à réaliser chez les humains pour des raisons d’éthique et de suivi. De plus, les souris ont une durée de vie courte et se reproduisent rapidement, ce qui permet des études longitudinales et génétiques difficiles à réaliser chez l’être humain.

Enfin, en tant que modèle biologique, la souris partage de nombreux gènes et voies métaboliques avec notre espèce, ce qui en fait un modèle pertinent pour étudier les effets des acides gras sur le cerveau et leur impact sur la santé neurologique.

Concrètement, comment avons-nous procédé ? Nous avons nourri les souris pendant cinq mois avec des régimes alimentaires qui contenaient des apports identiques en lipides, glucides et protéines, mais qui présentaient des rapports différents entre les acides gras oméga-6 et oméga-3.

Un premier groupe était nourri avec un régime bénéfique enrichi en huile de colza (caractérisé par un rapport oméga-6/oméga-3 bas, inférieur aux préconisations des organismes de référence en santé). Un deuxième groupe était alimenté avec un régime proche de ce qui est retrouvé dans l’alimentation humaine occidentale, à base d’huile de soja et d’huile de maïs (rapport oméga-6/oméga-3 moyen). Enfin, un troisième groupe suivait un régime extrêmement délétère, très enrichi en huile de tournesol (rapport oméga-6/oméga-3 très élevé).

Nous avons constaté que les souris nourries avec un régime riche en acides gras oméga-6 par rapport aux acides gras oméga-3 ont montré une propension accrue à l’obésité. Cette tendance à l’accumulation de graisse corporelle s’est accompagnée d’une altération des capacités de régulation du taux de sucre dans le sang (ou glycémie), un facteur qui est clé dans le développement du diabète de type 2 chez l’humain.

Notre étude a également révélé que les souris exposées à des rapports élevés d’acides gras oméga-6/oméga-3 (via un apport très important en huile de tournesol) présentaient une inflammation accrue dans différents organes, notamment dans le foie et les tissus adipeux, en cohérence avec ce que l’on sait des complications métaboliques associées à l’excès de graisse corporelle chez l’humain.

Une inflammation accrue était aussi détectée de façon caractéristique dans leur cerveau, en particulier dans l’hypothalamus et dans l’hippocampe, des régions respectivement impliquées dans la régulation de la prise alimentaire et de la mémoire. Il est alors possible que cette inflammation cérébrale, appelée neuroinflammation, soit à l’origine du déclenchement des comportements anxieux et des déficits de mémoire spatiale que nous avons observés chez ces souris, suggérant une corrélation entre l’excès d’acides gras oméga-6 et les altérations neurologiques..

En revanche, les souris nourries avec un régime riche en acides gras oméga-3 (caractérisé par un apport important en huile de colza) présentaient une réduction de l’obésité, avec une accumulation moindre de graisse corporelle et une meilleure régulation du taux de glucose. De plus, ces souris montraient une réduction de l’inflammation dans leurs tissus périphériques (foie et tissus adipeux) ainsi qu’au niveau du cerveau. Sur le plan comportemental, ces souris se sont avéré moins souffrir de symptômes d’anxiété et avoir de meilleurs scores de mémoire spatiale.

Des investigations complètes doivent désormais être menées chez l’humain pour confirmer ces hypothèses. Cependant nos résultats soulignent dès à présent l’importance de maintenir un équilibre adéquat entre les acides gras oméga-6 et oméga-3 dans l’alimentation, conformément aux recommandations des organismes de référence en santé, afin de prévenir non seulement les complications métaboliques (diabète, hypertension artérielle, risques cardiovasculaires…), mais aussi neurologiques associées à l’obésité.

Dans notre société où les aliments transformés riches en acides gras oméga-6 sont omniprésents, il est crucial de sensibiliser à l’importance de l’apport en acides gras oméga-3 pour maintenir une bonne santé métabolique et neurologique.

Il ne s’agit évidemment pas d’éliminer l’huile de tournesol à cause de ses acides gras oméga-6 et de ne consommer que de l’huile de colza pour ses oméga-3. Toutefois, des changements d’habitudes alimentaires simples s’imposent, comme privilégier les sources d’acides gras oméga-3 telles que les poissons gras, les noix et les graines de lin, qui pourraient avoir un impact significatif sur notre santé.

 

Tensions entre la Russie et la France

Tensions entre la Russie et la France

 

 

« Ce n’est pas aujourd’hui notre intérêt de discuter avec les responsables russes puisque les communiqués qui sortent, les compte-rendus qui en sont faits sont mensongers », avait déclaré Stéphane Séjourné quelques jours après un entretien téléphonique entre les ministres russe et français de la Défense qui s’était soldé par des récits divergents. En réplique, le ministère des affaires étrangères russes a convoqué l’ambassadeur français. 

 

Après une conversation le 3 avril entre les ministres de la Défense Sébastien Lecornu et Sergueï Choïgou qui avait pour but de transmettre des « informations utiles » aux Russes sur l’attentat du Crocus City Hall près de Moscou en mars, le président français Emmanuel Macron avait dénoncé des « commentaires baroques et menaçants » des Russes.

Dans son compte-rendu de cet entretien, dont Paris avait pris l’initiative, la Russie avait dit « espérer » que les services secrets français n’avaient pas été impliqués dans cet attentat qui a fait 144 morts le 22 mars. Des supputations démenties par la France.

Démocratie des idées : la grande confusion entre showbiz et intellectuels

Démocratie des idées : la grande confusion entre showbiz et intellectuels

L’expression du monde artistique sur les grands problèmes sociétaux n’est pas nouvelle mais a tendance à se multiplier à propos de tout et de rien sans aucune légitimité démocratique mais surtout sans véritable compétence intellectuelle. Bref, les réseaux sociaux ont permis de transformer n’importe quel protestation ou pétition du monde du showbiz en référence idéologique ou sociétale.

Certes dans le passé de grands noms du monde artistique se sont exprimés sur certains grands sujets fondamentaux même les plus complexes mais leur formation, leur expérience ou leur légitimité conféraient un crédit à leur propos même si évidemment sur certains aspects il pouvaient aussi se tromper.

Aujourd’hui, se multiplient les protestations d’intellectuels proclamés du showbiz et de s son environnement. C’est évidemment un peu court comme référence et comme autorité. Certes, il n’est pas question de censurer cette expression mais simplement d’en éclairer les limites voir les manipulations. Il existe évidemment de nombreux intellectuels dans le monde artistique mais qu’il ne faut confondre avec une masse assez inculte de ceux qui se réclament du spectacle. Accéder à la célébrité à 16 ans via la télé réalité ou un passage remarqué dans un film n’autorise pas pour autant à prétendre à la pertinence sur les aspects philosophiques, politiques et plus généralement sociétaux.

Bref, on ne peut réduire la démocratie et la production intellectuelle à quelque pétitions ou quelque lignes sur Twitter.

De ce point de vue, l’appartenance au monde du showbiz ne confère pas davantage de légitimité que l’appartenance au syndicat des boulangers par exemple. À moins d’admettre la confusion entre par exemple Durkheim, Roland Barthes, Patrick Sébastien et Cyrille Hanouna.

Société et Démocratie : la confusion entre showbiz et intellectuels

Société-Démocratie : la grande confusion entre showbiz et intellectuels

L’expression du monde artistique sur les grands problèmes sociétaux n’est pas nouvelle mais a tendance à se multiplier à propos de tout et de rien sans aucune légitimité démocratique mais surtout sans véritable compétence intellectuelle. Bref, les réseaux sociaux ont permis de transformer n’importe quel protestation ou pétition du monde du showbiz en référence idéologique ou sociétale.

Certes dans le passé de grands noms du monde artistique se sont exprimés sur certains grands sujets fondamentaux même les plus complexes mais leur formation, leur expérience ou leur légitimité conféraient un crédit à leur propos même si évidemment sur certains aspects il pouvaient aussi se tromper.

Aujourd’hui, se multiplient les protestations d’intellectuels proclamés du showbiz et de son son environnement. C’est évidemment un peu court comme référence et comme légitimité. Certes, il n’est pas question de censurer cette expression mais simplement d’en éclairer les limites voir les manipulations. Il existe évidemment de nombreux intellectuels dans le monde artistique mais qu’il ne faut confondre avec une masse assez inculte de ceux qui se réclament du spectacle. Accéder à la célébrité à 16 ans via la télé réalité ou un passage remarqué dans un film n’autorise pas pour autant à prétendre à la pertinence sur les aspects philosophiques, politiques et plus généralement sociétaux.

Bref, on ne peut réduire la démocratie et la production intellectuelle à quelque pétitions ou quelque lignes sur Twitter.

De ce point de vue, l’appartenance au monde du showbiz ne confère pas davantage de légitimité que l’appartenance au syndicat des boulangers par exemple. À moins d’admettre la confusion entre par exemple Durkheim, Roland Barthes, Patrick Sébastien et Cyrille Hanouna.

Démocratie : la grande confusion entre showbiz et intellectuels

Démocratie : la grande confusion entre showbiz et intellectuels

L’expression du monde artistique sur les grands problèmes sociétaux n’est pas nouvelle mais a tendance à se multiplier à propos de tout et de rien sans aucune légitimité démocratique mais surtout sans véritable compétence intellectuelle. Bref, les réseaux sociaux ont permis de transformer n’importe quel protestation ou pétition du monde du showbiz en référence idéologique ou sociétale.

Certes dans le passé de grands noms du monde artistique se sont exprimés sur certains grands sujets fondamentaux même les plus complexes mais leur formation, leur expérience ou leur légitimité conféraient un crédit à leur propos même si évidemment sur certains aspects il pouvaient aussi se tromper.

Aujourd’hui, se multiplient les protestations d’intellectuels proclamés du showbiz et de son son environnement. C’est évidemment un peu court comme référence et comme légitimité. Certes, il n’est pas question de censurer cette expression mais simplement d’en éclairer les limites voir les manipulations. Il existe évidemment de nombreux intellectuels dans le monde artistique mais qu’il ne faut confondre avec une masse assez inculte de ceux qui se réclament du spectacle. Accéder à la célébrité à 16 ans via la télé réalité ou un passage remarqué dans un film n’autorise pas pour autant à prétendre à la pertinence sur les aspects philosophiques, politiques et plus généralement sociétaux.

Bref, on ne peut réduire la démocratie et la production intellectuelle à quelque pétitions ou quelque lignes sur Twitter.

De ce point de vue, l’appartenance au monde du showbiz ne confère pas davantage de légitimité que l’appartenance au syndicat des boulangers par exemple. À moins d’admettre la confusion entre par exemple Durkheim, Roland Barthes, Patrick Sébastien et Cyrille Hanouna.

La CGT appelle à une convergence entre agriculteurs et salariés

La CGT appelle à une convergence entre agriculteurs et salariés


« La CGT appelle ses militantes et militants, partout où c’est possible, à créer les conditions permettant de faire converger les revendications des salarié·es, des travailleuses et des travailleurs agricoles et des agricultrices et des agriculteurs », écrit la centrale de Montreuil.

« Nos échanges doivent permettre d’élargir la mobilisation et de créer des convergences sur les moyens de bien vivre de son travail, de bien manger, tout en protégeant notre santé et celle de la planète », estime la CGT, qui dit avoir pris attache avec la Confédération paysanne et le Mouvement de défense des exploitants familiaux (Modef).

Société-Evolution Démographique : le déclin de la France entre peurs et individualisme

Evolution Démographique : le déclin de la France entre peurs et individualisme

La plus grande faiblesse structurelle de la France est sans doute la baisse tendancielle de sa natalité qui conduit à terme inévitablement vers le déclin. Notons par parenthèses que c’est aussi le même phénomène qui se produit ailleurs y compris en Chine ( sauf dans les pays très pauvres). En cause évidemment des changements sociétaux notamment en matière d’égalité hommes femmes, le recentrage des valeurs sur l’individualisme mais aussi et surtout des conditions économiques de plus en plus incertaines et lourdes qui découragent la perspective d’une grande famille. Une grande famille qui paye plus que les autres le coût de la crise économique notamment de l’inflation. À cela s’ajoute une absence totale de politique de la natalité depuis des dizaines et des dizaines d’années.

Dans son étude démographique dévoilée ce mardi 16 janvier, l’Insee a dressé un bilan particulièrement alarmant. « La fécondité en France s’établit à 1,68 enfant par femme. En 2022, ce taux était à 1,8 enfant par femme. C’est le niveau le plus faible jamais enregistré depuis 1993 », a déclaré Sylvie Le Minez, responsable de l’unité des études démographiques et sociales de l’Insee, lors d’un point presse. « La fécondité baisse pour toutes les classes d’âge et même pour les trentenaires qui étaient moins concernées auparavant », ajoute la spécialiste. Au total, la France comptait 68,3 millions d’habitants en 2023 contre 68,1 millions en 2022. Il y a 40 ans, l’Hexagone avait recensé 55,5 millions d’habitants sur son territoire.

L’Hexagone a recensé 48.000 naissances de moins en seulement une année. C’est une diminution « importante ».« Entre 2005 et 20215, la France comptait autour de 800.000 naissances. Elles ne cessent de diminuer depuis hormis le rebond de 2021 », indique Sylvie Le Minez. Sur une longue période, il s’agit du plus faible nombre de naissances depuis 1957 selon les fichiers fournis par l’institut de statistiques. Comment expliquer la chute des dernières années ? « La baisse de la fécondité pourrait renvoyer à un contexte économique moins favorable, l’inflation, la difficile conciliation vie familiale/vie professionnelle », a avancé Sylvie Le Minez.

Made with Flourish
Pressées par l’inflation, les familles avec enfants sont en première ligne face aux dépenses alimentaires. La semaine dernière, le Haut conseil à la famille a livré un rapport particulièrement préoccupant sur les répercussions de l’envolée des prix sur le budget des familles avec enfants. « Les privations ont augmenté pour les familles dans cette période d’inflation », a alerté l’économiste de l’OFCE Hélène Périvier, lors de la présentation du rapport.

Quant au solde naturel, c’est à dire la différence entre les naissances et les décès, il affiche un résultat positif en 2023 à 47.000. Mais c’est un plus bas depuis des décennies. « Depuis 2006, le solde naturel a tendance à baisser en raison d’une baisse des naissances et d’une hausse des décès. La génération du baby boom est arrivée à des niveaux d’âge élevé. C’est le solde naturel le plus faible depuis la Seconde Guerre mondiale », a résumé Sylvie Le Minez.

S’agissant du solde migratoire, c’est à dire la différence entre les arrivées et les départs de migrants, il s’établit à 183.000, soit un niveau relativement stable par rapport aux deux années précédentes et supérieur à 2019 (128.000). Reste à savoir si ce chiffre se maintiendra alors que le projet de loi sur l’immigration récemment voté à l’Assemblée nationale vise à serrer la vis sur les flux migratoires.

Evolution Démographique : le déclin de la France entre peurs et individualisme

Evolution Démographique : le déclin de la France entre peurs et individualisme

La plus grande faiblesse structurelle de la France est sans doute la baisse tendancielle de sa natalité qui conduit à terme inévitablement vers le déclin. Notons par parenthèses que c’est aussi le même phénomène qui se produit en Chine. En cause évidemment des changements sociétaux notamment en matière d’égalité hommes femmes, le recentrage des valeurs sur l’individualisme mais aussi et surtout des conditions économiques de plus en plus incertaines et lourdes qui découragent la perspective d’une grande famille. Une grande famille qui paye plus que les autres le coût de la crise économique notamment de l’inflation. À cela s’ajoute une absence totale de politique de la natalité depuis des dizaines et des dizaines d’années.

Dans son étude démographique dévoilée ce mardi 16 janvier, l’Insee a dressé un bilan particulièrement alarmant. « La fécondité en France s’établit à 1,68 enfant par femme. En 2022, ce taux était à 1,8 enfant par femme. C’est le niveau le plus faible jamais enregistré depuis 1993 », a déclaré Sylvie Le Minez, responsable de l’unité des études démographiques et sociales de l’Insee, lors d’un point presse. « La fécondité baisse pour toutes les classes d’âge et même pour les trentenaires qui étaient moins concernées auparavant », ajoute la spécialiste. Au total, la France comptait 68,3 millions d’habitants en 2023 contre 68,1 millions en 2022. Il y a 40 ans, l’Hexagone avait recensé 55,5 millions d’habitants sur son territoire.

L’Hexagone a recensé 48.000 naissances de moins en seulement une année. C’est une diminution « importante ».« Entre 2005 et 20215, la France comptait autour de 800.000 naissances. Elles ne cessent de diminuer depuis hormis le rebond de 2021 », indique Sylvie Le Minez. Sur une longue période, il s’agit du plus faible nombre de naissances depuis 1957 selon les fichiers fournis par l’institut de statistiques. Comment expliquer la chute des dernières années ? « La baisse de la fécondité pourrait renvoyer à un contexte économique moins favorable, l’inflation, la difficile conciliation vie familiale/vie professionnelle », a avancé Sylvie Le Minez.

Made with Flourish
Pressées par l’inflation, les familles avec enfants sont en première ligne face aux dépenses alimentaires. La semaine dernière, le Haut conseil à la famille a livré un rapport particulièrement préoccupant sur les répercussions de l’envolée des prix sur le budget des familles avec enfants. « Les privations ont augmenté pour les familles dans cette période d’inflation », a alerté l’économiste de l’OFCE Hélène Périvier, lors de la présentation du rapport.

Quant au solde naturel, c’est à dire la différence entre les naissances et les décès, il affiche un résultat positif en 2023 à 47.000. Mais c’est un plus bas depuis des décennies. « Depuis 2006, le solde naturel a tendance à baisser en raison d’une baisse des naissances et d’une hausse des décès. La génération du baby boom est arrivée à des niveaux d’âge élevé. C’est le solde naturel le plus faible depuis la Seconde Guerre mondiale », a résumé Sylvie Le Minez.

S’agissant du solde migratoire, c’est à dire la différence entre les arrivées et les départs de migrants, il s’établit à 183.000, soit un niveau relativement stable par rapport aux deux années précédentes et supérieur à 2019 (128.000). Reste à savoir si ce chiffre se maintiendra alors que le projet de loi sur l’immigration récemment voté à l’Assemblée nationale vise à serrer la vis sur les flux migratoires.

Quelle compatibilité entre démocratie et souveraineté

Quelle compatibilité entre démocratie et souveraineté

Dans son livre « la grande réinitialisation », paru en 2020, le Président du Forum Economique Mondial de Davos, Klaus Schwab, cite (pages 118 et suivantes) une étude fondamentale de Dani Rodrik, économiste à Harvard. Elle concerne la mondialisation. Dani Rodrik démontre que les trois notions suivantes sont incompatibles entre elles : la démocratie, la souveraineté de l’Etat-nation et enfin une mondialisation forte. Seules, deux de ces trois notions peuvent être associées. C’est ce qu’il dénomme le « trilemme de la mondialisation ».

Par Bertrand de Kermel, Président du Comité Pauvreté et Politique dans la Tribune

La démocratie et la souveraineté nationale ne sont compatibles que si la mondialisation est contenue. Si la démocratie et la mondialisation se développent toutes les deux, il n’y a plus de place pour l’État-nation. Enfin, si la mondialisation et l’État-nation prospèrent tous les deux, la démocratie devient intenable !

Par nature, la démocratie ne peut en aucun cas devenir « intenable » et par conséquent la mondialisation doit s’adapter, et pas l’inverse.

Ce n’est pas évident pour tout le monde. Chacun aura noté qu’au sein de l’Union européenne et dans les 27 États, ce « trilemme de la mondialisation » n’est jamais évoqué. Pire, on ne parle jamais de « démocratie », seulement de « souveraineté économique ». Or, sans la démocratie, les peuples perdront mécaniquement leur pouvoir au profit des lobbies.

Ce n’est pas une vue de l’esprit. C’est déjà le cas aux États-Unis. Le Président Macron déclarait lui-même au salon Vivatech en mai 2019 : « Le modèle économique américain n’est plus sous contrôle démocratique » (le journal « l’Opinion » du 16 mai 2019). Ce n’est pas rassurant pour l’Europe.

Ajoutons qu’en présentant un bilan accablant de la mondialisation devant l’Assemblée générale de l’ONU, le 22 septembre 2020, le Président Macron affirmait que la mondialisation actuelle met en cause à la fois la souveraineté et la démocratie, tout en utilisant les classes moyennes comme « variables » de la mondialisation. Il est clairement impossible de poursuivre la politique européenne sur le commerce extérieur, sans y apporter des aménagements majeurs.

La remise à plat de la politique européenne est incontournable et urgente : deux solutions sont possibles.

Pour ne sacrifier ni la souveraineté ni la démocratie, il faut impérativement « contenir la mondialisation ». Deux solutions sont possibles. Soit régionaliser la mondialisation par grands ensembles cohérents, soit mettre en place des protections intelligentes et équilibrées.

La régionalisation de la mondialisation est la solution proposée par Klaus Schwab, dans son livre, page 123. C’était également la solution proposée (en vain) par Maurice Allais, prix Nobel d’économie, dans sa « lettre aux français » publiée par le journal Marianne en décembre 2009. Elle est lisible là, ou encore en tapant sur votre navigateur : « lettre aux Français : contre les tabous indiscutés ».

Lorsqu’on lit la démonstration de Maurice Allais, on ne peut que constater la justesse de son propos. Ce qu’il craignait s’est produit (saccage de notre industrie, chômage de longue durée pendant 30 ans, inégalités hors de contrôle, etc.).

Maurice Allais démontrait également dans cette « lettre aux français » que le système de régionalisation qu’il préconisait ne constituait pas une atteinte aux pays en développement, bien au contraire.

La deuxième solution pour « contenir la mondialisation » consiste à mettre en place des mesures équilibrées de protectionnisme. Elle est aujourd’hui prônée par… les États-Unis ! Ceux-là mêmes qui ont poussé la planète au néolibéralisme en 1994.

Sous le titre « Les États-Unis dénoncent « une version insoutenable » de la mondialisation » le journal de Montréal du 15 juin 2023 rapporte une interview de Mme Tai, la représente américaine au commerce. Remettant en question certains aspects des théories libérales et de la mondialisation dans sa version actuelle, Madame Tai demande des réformes et des améliorations, précisant : « nous n’avons pas intégré de garde-fous ».

Les « garde fous » évoqués sont ces mesures équilibrées de protectionnisme encore dénommées à Bruxelles : «autonomie stratégique ». C’est ce qui permettra de passer du libre-échange déloyal au « juste-échange ».

Quelle que soit la solution retenue (qui se recoupent) il faut renégocier les accords bilatéraux de libre-échange signés par l’UE, car ces accords constituent « La Loi » de la mondialisation.

Ce sujet doit être médiatisé et débattu pendant la campagne des européennes
Toutes les listes candidates aux européennes devront se positionner clairement sur ce point. Pour ne pas tromper les électeurs, elles devront aussi faire connaître la position du parti européen auquel elles vont adhérer. Sans cette information, les électeurs ne seront pas en état de choisir.

Composition du gouvernement : François Bayrou entre en résistance… molle

Composition du gouvernement : François Bayrou entre en résistance… molle

Du côté des centristes, c’est le mécontentement qui s’exprime à propos de la composition du nouveau gouvernement avec la présence de huit ministres de droite sur 14 et seulement un centriste. Du coup, François Bayrou va jusqu’à menacer d’une liste autonome aux élections européennes.

Il est vrai que le breuvage est difficile à avaler pour Bayrou; lui dont le soutien à Macron a sans doute été le plus décisif pour permettre l’élection de ce président. Un président qui désormais non seulement abandonne la gauche mais aussi et surtout le centre. Mais de ce point de vue, Macon naguère la reconnaissance du ventre et rejoint sans doute l’opinion de François Mitterrand à propos du centre qui disait « : où se situe le centre ? Réponse: au fond du couloir à droite ! »

Le centre a toujours été considéré comme une force d’appoint par Macron donc seulement utile au moment des élections. Pour preuve Bayrou n’a jamais pu accéder à une fonction stratégique dans les gouvernements de Macon qu’il a pourtant favorisé. Pas étonnant pour ce président Jupitérien qui ne veut surtout pas de concurrence. Même Édouard Philippe qui n’est pas particulièrement rebelle en a fait les frais.

Il est peu vraisemblable que les centristes iront jusqu’à déposer une liste autonome aux européennes car même sur ce terrain qui leur est cher ils ont fait preuve d’une grande timidité et d’une grande prudence. Même au « Plan » dont Bayrou est supposé être responsable on a laissé l’institution figé dans l’immobilisme. Pendant que des institutions bidon de Macon étaient supposées remplacer !

L’alliance au pouvoir n’obtiendra sans doute même pas 18 % en cas de liste unique aux européennes et les centristes seuls ne dépasseraient peut-être pas 5 %. Bref, la confirmation de leur utilité électorale mais de leur marginalité politique après les échéances.

Déficit budgétaire : un accord bidon entre la France et l’Allemagne

Déficit budgétaire : un accord bidon entre la France et l’Allemagne

Officiellement un accord est intervenu concernant les critères de gestion des finances publiques dans l’union européenne. Un accord plus ou moins bidon tellement les situations et les perspectives sont différentes selon les pays. Pour résumer l’union européenne admet désormais de grande souplesse, « des flexibilités supplémentaires » pour tenir compte de la transition budgétaire verte et des dépenses d’investissement notamment militaire. De quoi justifier tous les dépassements des pays dépensiers notamment de la France. Mais un accord qui n’a été possible qu’après une concertation entre la France et l’Allemagne.
L’accord a été rendu possible par un rapprochement scellé mardi soir entre la France et l’Allemagne, longtemps aux antipodes sur le sujet. Les pays endettés du sud de l’Europe, à l’instar de la France, insistaient sur des flexibilités supplémentaires afin de protéger l’investissement nécessaire pour la transition verte et les dépenses militaires engendrées par l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Officiellement Paris et Berlin étaient tombés d’accord sur les nouvelles conditions de finances publiques plus saines. La vérité, c’est que l’Allemagne comme la France au plan politique ont été contraints de trouver un habillage pour leurs déficits croissants. Celui de la France clairement connue mais aussi celui de l’Allemagne relativement dissimulé jusque-là et dénoncé par la cour de Karlsruhe.

On va donc réaffirmer le principe d’une limite à 3 % du PIB pour le déficit budgétaire mais avec des assouplissements tout ce qui concerne les investissements notamment énergétiques et écologiques. Autant dire la porte ouverte à n’importe quoi tellement la peinture verte peut servir à justifier toutes les dépenses aussi bien de fonctionnement que d’investissement. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a salué une «excellente nouvelle pour l’Europe, qui permettra de garantir des finances publiques saines et l’investissement dans le futur».

Paris et Berlin ont trouvé un accord «à 100%» sur les nouvelles règles du Pacte de stabilité et de croissance, a annoncé mardi soir le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, à l’issue d’une rencontre avec son homologue allemand Christian Lindner.Un accord qui a ensuite été étendu à l’ensemble de l’Europe

C’est une «excellente nouvelle pour l’Europe, qui permettra de garantir des finances publiques saines et l’investissement dans le futur», s’est réjoui le ministre français sur le réseau social X (ex-Twitter), dans un message accompagné des drapeaux français et allemand. «Ecofin demain!», a ajouté Bruno Le Maire en évoquant une réunion virtuelle des ministres des Finances de l’UE mercredi, à l’issue de laquelle cet accord été entériné par les 27.

Finances publiques : un accord bidon entre la France et l’Allemagne

Finances publiques : un accord bidon entre la France et l’Allemagne

Officiellement un accord est intervenu concernant les critères de gestion des finances publiques dans l’union européenne. Un accord plus ou moins bidon tellement les situations et les perspectives sont différentes selon les pays. Pour résumer l’union européenne admet désormais de grande souplesse, « des flexibilités supplémentaires » pour tenir compte de la transition budgétaire verte et des dépenses d’investissement notamment militaire. De quoi justifier tous les dépassements des pays dépensiers notamment de la France. Mais un accord qui n’a été possible qu’après une concertation entre la France et l’Allemagne.
L’accord a été rendu possible par un rapprochement scellé mardi soir entre la France et l’Allemagne, longtemps aux antipodes sur le sujet. Les pays endettés du sud de l’Europe, à l’instar de la France, insistaient sur des flexibilités supplémentaires afin de protéger l’investissement nécessaire pour la transition verte et les dépenses militaires engendrées par l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Officiellement Paris et Berlin étaient tombés d’accord sur les nouvelles conditions de finances publiques plus saines. La vérité, c’est que l’Allemagne comme la France au plan politique ont été contraints de trouver un habillage pour leurs déficits croissants. Celui de la France clairement connue mais aussi celui de l’Allemagne relativement dissimulé jusque-là et dénoncé par la cour de Karlsruhe.

On va donc réaffirmer le principe d’une limite à 3 % du PIB pour le déficit budgétaire mais avec des assouplissements tout ce qui concerne les investissements notamment énergétiques et écologiques. Autant dire la porte ouverte à n’importe quoi tellement la peinture verte peut servir à justifier toutes les dépenses aussi bien de fonctionnement que d’investissement. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a salué une «excellente nouvelle pour l’Europe, qui permettra de garantir des finances publiques saines et l’investissement dans le futur».

Paris et Berlin ont trouvé un accord «à 100%» sur les nouvelles règles du Pacte de stabilité et de croissance, a annoncé mardi soir le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, à l’issue d’une rencontre avec son homologue allemand Christian Lindner.Un accord qui a ensuite été étendu à l’ensemble de l’Europe

C’est une «excellente nouvelle pour l’Europe, qui permettra de garantir des finances publiques saines et l’investissement dans le futur», s’est réjoui le ministre français sur le réseau social X (ex-Twitter), dans un message accompagné des drapeaux français et allemand. «Ecofin demain!», a ajouté Bruno Le Maire en évoquant une réunion virtuelle des ministres des Finances de l’UE mercredi, à l’issue de laquelle cet accord été entériné par les 27.

Finances publiques : un accord bidon entre la France et l’Allemagne

Finances publiques : un accord bidon entre la France et l’Allemagne

Officiellement Paris et Berlin sont tombés d’accord sur les nouvelles conditions de finances publiques plus saines. La vérité c’est que l’Allemagne comme la France au plan politique ont été contraints de trouver un habillage pour leur déficit de croissants. Celui de la France clairement connue mais aussi celui de l’Allemagne relativement dissimulé jusque-là.

On va donc réaffirmer le principe d’une limite à 3 % du pipe pour le déficit budgétaire mais avec des assouplissements tout ce qui concerne les investissements notamment énergétiques et écologiques. Autant dire la porte ouverte à n’importe quoi tellement la peinture verte peut servir à justifier toutes les dépenses aussi bien de fonctionnement que d’investissement.Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a salué une «excellente nouvelle pour l’Europe, qui permettra de garantir des finances publiques saines et l’investissement dans le futur».

Paris et Berlin ont trouvé un accord «à 100%» sur les nouvelles règles du Pacte de stabilité et de croissance, a annoncé mardi soir le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, à l’issue d’une rencontre avec son homologue allemand Christian Lindner.

C’est une «excellente nouvelle pour l’Europe, qui permettra de garantir des finances publiques saines et l’investissement dans le futur», s’est réjoui le ministre français sur le réseau social X (ex-Twitter), dans un message accompagné des drapeaux français et allemand. «Ecofin demain!», a ajouté Bruno Le Maire en évoquant une réunion virtuelle des ministres des Finances de l’UE mercredi, à l’issue de laquelle cet accord pourrait être entériné par les 27.

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