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Sous-marins nucléaires américains. un choix militaire judicieux pour l’Australie

Sous-marins nucléaires américains. un  choix militaire judicieux pour l’Australie

Par John Blaxland, Australian National University (*)

 

Le gouvernement australien a décidé que la meilleure option pour le pays était d’accélérer la production d’une plate-forme de sous-marins à propulsion nucléaire plus performante avec les États-Unis et le Royaume-Uni.

L’Australie sera ainsi plus étroitement intégrée dans l’orbite américaine. Technologiquement et militairement, cela signifie que si les États-Unis entrent en conflit dans la région indopacifique, il sera beaucoup plus difficile pour les Australiens de ne pas être directement et presque automatiquement impliqués.

C’est aussi un élément positif en termes de dissuasion face à la Chine. Sur les prochaines années, le nouvel accord renforcera le pouvoir de dissuasion qu’a l’Australie face à Pékin.

Les stratèges et les dirigeants chinois devront prendre en compte les risques accrus et seront sans doute moins enclins à décider de se lancer dans des actions hostiles. Les enjeux seraient trop élevés et les perspectives de succès trop faibles.

Ces dernières années, le gouvernement australien et son ministère de la Défense ont davantage mis l’accent sur les capacités militaires à plus longue portée, notamment avec la Defence Strategic Update de 2020.

Ce plan inclut l’acquisition de missiles ainsi que de capacités spatiales et cybernétiques. Les sous-marins à propulsion nucléaire s’inscrivent dans ce cadre, bien au-delà des capacités navales australiennes existantes.

L’avantage des sous-marins nucléaires est qu’ils n’ont pas besoin de remonter à la surface et peuvent rester immergés, donc furtifs, plus longtemps. À l’inverse, les sous-marins à propulsion conventionnelle (diesel-électrique) doivent faire surface régulièrement, s’exposant alors à la détection. Ils disposent donc d’une portée furtive bien moindre.

Le nouvel accord va potentiellement transformer les capacités de la défense australienne, lui permettant de déployer ses sous-marins sur des distances bien plus importantes. Par ailleurs, l’Australie sera bien mieux intégrée avec les forces américaines et britanniques.

C’était évidemment moins le cas concernant l’accord précédent, de 90 milliards de dollars australiens (environ 56 milliards d’euros), signé avec la société française DCNS pour construire jusqu’à douze sous-marins.

L’ironie est que la France disposait de la propulsion nucléaire dans ses sous-marins Barracuda ; et si l’Australie avait opté pour cette option lors de la signature de l’accord en 2016, les Français auraient pu dire : « D’accord, nous allons reproduire notre technologie et vous la donner ». Dans ce cas, l’Australie serait sans doute sur le point de se faire livrer son premier sous-marin nucléaire.

Mais les Australiens ont demandé une propulsion conventionnelle, ce qui a retardé le programme français et donne désormais à la France une bonne raison d’être irritée par ce nouvel accord.

La question est de savoir quand les sous-marins américano-britanniques seront opérationnels, car les sous-marins français étaient loin d’être prêts.

Le nouvel accord permet potentiellement à l’Australie de louer des sous-marins britanniques et/ou américains, de manière temporaire, afin de développer l’expertise australienne en matière de propulsion nucléaire. Au minimum, on peut s’attendre à voir des équipages australiens à bord, aux côtés des Américains ou des Britanniques, pour développer leurs connaissances.

Mais pour le moment, l’Australie n’a pas la capacité d’exploiter et de maintenir des sous-marins nucléaires. Elle ne dispose pas de l’infrastructure nécessaire.

Cela signifie que le pays va soit devoir dépenser d’immenses sommes d’argent pour mettre en place cette infrastructure, soit sous-traiter cette mission au Royaume-Uni ou aux États-Unis, ce qui le soumettra à leur dynamique politique intérieure et le rendra redevable.

L’Australie a fait des erreurs dans la gestion de sa future capacité sous-marine ces quinze dernières années. Elle aurait dû prendre une décision sur la conception d’un nouveau sous-marin il y a longtemps – avec un programme de développement réaliste – et s’y tenir.

Ainsi, elle a refusé d’autres options, notamment une mise à niveau de son sous-marin actuel de classe Collins, pour une version plus récente, plus élégante et plus performante.

À la place, le pays a opté pour une conception radicalement nouvelle, que même les Français n’avaient jamais construite auparavant. Tout ce qui fait appel à une technologie de pointe est susceptible d’entraîner des retards et des dépassements de coûts. Et c’est exactement ce à quoi l’Australie a été confrontée.

Entre-temps les tensions sont montées dans la région et la nécessité d’acquérir de nouveaux sous-marins performants est devenue d’autant plus pressante et importante.

La combinaison de ces facteurs a conduit à une réévaluation rigoureuse des décisions antérieures jugées un peu trop hâtives en ce qui concerne les besoins australiens futurs en matière de sous-marins.

Il est d’ailleurs intéressant de noter que la décision australienne d’opter pour une plate-forme technologique fiable, connue, mieux intégrée aux systèmes américains et, avec un peu de chance, opérationnelle beaucoup plus rapidement, semble susciter une large approbation au sein des cercles de l’industrie de la défense du pays.

Les détails restent vagues, mais il semble que le plan initial consiste à sous-traiter le développement des sous-marins aux États-Unis ou au Royaume-Uni.

Mais si l’Australie doit être autonome, ce dont le gouvernement semble reconnaître la nécessité, une grande partie de cette technologie devra être transférée sur place – au moins pour permettre la maintenance.

De nombreux aspects de la construction de ces sous-marins ne sont pas directement liés à des connaissances spécifiques des secrets de la propulsion nucléaire. Une partie considérable du travail pourrait donc être effectuée en Australie. Mais cela entraînera des retards et des coûts supplémentaires.

La situation régionale est plus turbulente que jamais et la perspective que l’alliance américaine vienne à la rescousse l’est aussi. L’ironie est que, afin d’être plus autonome, il est nécessaire pour l’Australie de mettre les bouchées doubles pour intégrer la technologie et les compétences américaines. Les Américains sont les leaders mondiaux dans ce domaine et ils ont la capacité industrielle de fournir rapidement les équipements.

Le ministre australien de la Défense, Peter Dutton, est allé à Washington pour persuader les États-Unis de partager leur technologie. L’arrangement AUKUS prévoit de développer une base industrielle technologique et des lignes d’approvisionnement – cela signifie que les États-Unis et le Royaume-Uni semblent convaincus de la capacité de l’Australie à soutenir ces engagements.

Comment la Chine va-t-elle réagir ?

La question est fondamentale : cet accord accroît-il la sécurité de l’Australie ? Il ne fait aucun doute que le pays subira des critiques virulentes et acerbes de Pékin, qui verra les récents développements d’un très mauvais œil.

Mais la rhétorique chinoise ne doit pas être prise au pied de la lettre. Elle est en grande partie tournée vers ses propres citoyens. Il s’agit pour la Chine d’influencer et de façonner l’opinion d’une manière qui soit conforme à ce qu’elle perçoit comme étant ses intérêts.

Ces dernières années, à l’image de son renforcement militaire, la Chine s’est radicalisée dans sa rhétorique mais la plupart des experts en sécurité affirment qu’il s’agit surtout d’intimider des adversaires potentiels afin qu’ils fassent marche arrière.

Alors, une coalition AUKUS plus performante, avec l’Australie au milieu, dissuade-t-elle ou agace-t-elle encore plus la Chine ?

Il y a, en Australie, un consensus croissant sur le fait que le pays doit faire davantage pour dissuader les actions chinoises dans la région. Or, la dissuasion exige des capacités crédibles. Cette nouvelle alliance est cohérente avec ce raisonnement.

Le pays a décidé de mettre ses œufs dans le panier de la sécurité américaine depuis 70 ans – et cette nouvelle coalition va dans ce sens. L’espoir est que la collaboration avec le Royaume-Uni et les États-Unis améliorera la capacité de l’Australie à se défendre.

Mais les sous-marins ne sont vraiment utiles que si vous envisagez de devoir les utiliser. Tant que ce n’est pas le cas, une diplomatie habile et un engagement régional sont essentiels. Le Livre blanc de la politique étrangère australienne de 2017 parlait d’investir dans les liens de sécurité régionale. Pour que ce changement de politique améliore la sécurité du pays, il doit être associé à des efforts beaucoup plus importants visant à renforcer la sécurité et la stabilité aux côtés des voisins de l’Australie en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique.

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(*) Par John Blaxland Professor, Strategic and Defence Studies Centre, Australian National University.

La version originale de cet article a été publiée en anglais.

Sous-marins australiens: la claque des Américains !

Sous-marins australiens: la claque des Américains !

Une véritable claque des Américains à la France estime  Jean-Dominique Merchet dans l’Opinion (extrait)

 

 

C’es tune claque magistrale pour la France et une rupture stratégique de première importance. La décision du gouvernement australien de dénoncer le contrat AFS (« Australian Future Submarine ») conclu avec la France en 2019 pour s’équiper auprès des Etats-Unis et du Royaume-Uni provoque la consternation à Paris. Si l’Elysée – où l’on n’aime pas les mauvaises nouvelles – est pour l’instant resté silencieux, les ministres des Affaires étrangères et des Armées, Jean-Yves Le Drian et Florence Parly, ont réagi dans la nuit de mercredi à jeudi. Selon eux, il s’agit d’« une décision contraire à la lettre et à l’esprit de la coopération qui prévalait entre la France et l’Australie » et ils dénoncent « une absence de cohérence que la France ne peut que constater et regretter ». L’industriel Naval Group, qui devait construire les sous-marins a fait part de son côté de sa « grande déception ». Les conséquences, notamment financières, de l’annulation feront l’objet de discussion « dans les jours à venir ».

Signé en 2019, le contrat AFS portait sur la fourniture à l’Australie de 12 sous-marins de la classe Barracuda, une version à propulsion classique des nouveaux Suffren français, qui, eux, sont à propulsion nucléaire. La France était alors en concurrence avec l’Allemagne et le Japon. Le contrat pesait au total 89 milliards de dollars australiens, soit 55 milliards d’euros. Mais seule une partie importante mais non précisée de cette somme revenait à Naval Group et aux entreprises françaises. Si les bateaux étaient de conception française, le système de combat était en effet déjà fourni par les Américains. Ce contrat est très important pour l’arsenal de Cherbourg et l’entreprise Naval Group.

Conséquences. Au-delà du désaveu pour la France, rarement aussi maltraitée par un « partenaire stratégique », la décision australienne est un tournant stratégique lourd de conséquences en termes de course aux armements. Dans le cadre du pacte AUKUS (Australie, Royaume-Uni et Etats-Unis), Canberra a en effet décidé d’acquérir des sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) auprès de fabricants américains. Ni les Etats-Unis, ni le Royaume-Uni ne construisent de sous-marins classiques. Un SNA est à propulsion nucléaire, mais il n’a pas d’armement nucléaire. Il peut néanmoins tirer des missiles de croisière à longue portée, outre son armement à la mer (torpilles et missiles mer-mer).

Pour la première fois, les Etats-Unis acceptent de vendre une telle technologie qui est un « game changer » en matière navale. Les SNA sont en particulier conçus pour traquer les sous-marins ennemis… chinois en l’occurrence. Certes, les SNA de la Royal Australian Navy resteront sous un étroit contrôle américain, d’autant plus que l’Australie ne dispose d’aucune industrie, civile ou militaire, dans le domaine nucléaire. Les capacités australiennes de « mise en œuvre » de tels systèmes sont très réduites. Il est probable que l’on entendra des accents de Liverpool ou du Texas à bord des sous-marins et dans les arsenaux « aussies »…

Jusqu’à présent, seule la Russie avait accepté de louer en 2012 un SNA à la marine indienne – un Akula-2 d’ancienne génération, rebaptisé Chakra. Il a été retourné à la Russie en juin dernier, sans doute à la suite d’une explosion à bord. L’Inde développe ses propres compétences en la matière. Dans les années 90, des discussions s’étaient engagées entre la France et le Canada, qui envisageait d’acquérir des SNA, mais les pressions américaines avaient rapidement mis le holà. La France a ensuite vendu des sous-marins Scorpène au Brésil, à charge pour les Brésiliens de les équiper, à terme, avec une propulsion nucléaire de conception nationale.

Avec le contrat australien, les Etats-Unis ouvrent le champ libre à la prolifération des sous-marins nucléaires d’attaque. Qu’est-ce qui empêchera demain la Chine d’en vendre au Pakistan ou la Russie à l’Algérie, par exemple ?

. Non sans ironie, l’annonce australienne intervient alors que Bruxelles présente ce jeudi sa stratégie « indopacifique », qui est également un axe majeur de la diplomatie française. Même si l’on s’en défend à Paris, l’idée même d’« Indopacifique » – qui a remplacé le concept d’« Asie-Pacifique », est à l’évidence tournée contre la Chine. Ni Washington, ni Londres, ni Canberra ne s’en cachent d’ailleurs… Ce qui n’empêche pas Jean-Yves Le Drian et Florence Parly d’assurer que « la France confirme sa volonté d’une action très ambitieuse dans cette région ».

La décision sur les sous-marins va compliquer plus encore les relations entre la France et les Etats-Unis. Les rapports entre les présidents Macron et Biden sont déjà loin d’être excellents. Les Français avaient déjà bu la tasse avec la décision de la Suisse d’acquérir des avions F-35 américains, en concurrence avec le Rafale français, juste au lendemain de la visite de Joe Biden dans la confédération helvétique, fin juin. L’unilatéralisme américain du retrait d’Afghanistan n’a pas arrangé les choses.

Le président français voudrait pousser les feux de « l’autonomie stratégique » de l’UE, face aux Etats-Unis, mais les résistances des partenaires européens de la France sont fortes, d’abord en Allemagne. Lors de son discours sur l’état de l’Union, mercredi, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen n’a d’ailleurs pas prononcé le mot. « Les Américains veulent des alliés dociles et la relation avec eux n’est pas facile » entend-on à Paris, jusque dans les milieux diplomatiques les moins suspects d’antiaméricanisme.

À Bruxelles 20 % des lobbys sont américains

À Bruxelles 20 % des lobbys sont américains

D’après une étude, à Bruxelles il y a environ 600 entreprises de lobbying et 20 % sont américaines. Au total elles auraient dépensé de l’ordre de 100 millions sur un an. L’objectif évidemment est de s’immiscer dans les procédures de décision et d’influencer les décideurs européens.

 

Google domine ainsi le classement des dépenses de lobbying avec 5,75 millions d’euros investis, suivi par Facebook (5,5 millions), Microsoft (5,25 millions), Apple (3,5 millions), selon l’étude menée par l’ONG Corporate Europe Observatory (CEO) publiée mardi 31 août. L’autre fait notable est cette année la cinquième place du Chinois Huawei, avec 3 millions d’euros dépensés.

En 6e position se trouve Amazon avec 2,75 millions d’euros, suivi par IBM, Intel, Qualcomm et Vodafone Belgium (ayant dépensé 1,8 million d’euros chacun). Au total, 20% des entreprises pratiquants le lobbying à Bruxelles sont basées aux Etats-Unis, selon cette étude qui précise que les firmes se regroupent parfois sous le statut d’autres entités, telles des associations, pour porter leurs intérêts auprès des décideurs.

Irak: Macron veut remplacer les Américains !

Irak: Macron veut remplacer les Américains !

 

 

 

Après l’Afghanistan, les Américains vont également quitté l’Irak le 31 décembre. Et Macron qui ne doute de rien, surtout pas lui-même, se propose en quelque sorte de les remplacer pour protéger le pays du terrorisme. De quoi se montrer dubitatif d’une part parce que les forces françaises ne sont pas à la hauteur de l’enjeu, d’autre part parce que la question se pose aussi du désengagement des forces françaises à l’extérieur en particulier au Sahel où les attentats se multiplient au Niger, au Mali et au Burkina Faso. Et pour expliquer le repli de la force d’arcane au Sahel, Macron se justifie en prétendant avoir tiré des leçons de l’Afghanistan !

On voit donc mal la France imposée un ordre aussi en Irak . De ce point de vue, Macron est un bon constat mais la stratégie manque. « Les problèmes n’y viennent pas d’une forme d’islamisme radical violent conjugué à l’existence de groupes terroristes comme on l’a vu en Afghanistan. Ils viennent notamment de l’influence des voisins dans un contexte où l’on doit finir de lutter contre le terrorisme.. Il faut aider l’Irak à bâtir une stabilité dans la région vis-à-vis de tous ses voisins. Car aujourd’hui, l’Irak est fragilisé non seulement par la résilience de Daech, mais aussi par des milices chiites qui menacent sa sécurité et exercent une influence néfaste en la soumettant à des influences géopolitiques très fortes. L’Irak est également confronté à des opérations que mène la Turquie dans le nord pour lutter contre le PKK. »

Macron fait des promesses qui paraissent illusoires :

 » La France n’abandonne pas ceux qui se sont battus à ses côtés. Nous continuons par exemple de soutenir l’opposition syrienne – j’ai d’ailleurs reçu certaines de ses composantes au début de l’été – et les combattants de la liberté, en particulier les peshmergas kurdes, qui se battent avec nous contre Daech, et c’est pourquoi j’ai tenu à leur rendre hommage ce dimanche à Erbil. »

JO : menacés par l’absence des Américains

JO : menacés par l’absence des Américains

A deux mois des JO les États-Unis déconseille  de se rendre au Japon.

Si la décision se confirme les JO pourrait bien être annulée d’autant que la population japonaise n’est pas favorable à l’organisation de cette compétition sur son territoire.

« Les voyageurs devraient éviter tout déplacement vers le Japon », déclarent les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies dans leur nouvelle recommandation. « En raison de la situation actuelle au Japon, même les voyageurs totalement vaccinés pourraient risquer de se contaminer et de propager des variants du Covid-19 et devraient éviter tout déplacement au Japon ».

Ordinateur quantique : un français face aux Américains ?

Ordinateur quantique : un français face aux  Américains ? 

 

Georges-Olivier Reymond, président cofondateur de Pasqal, se prépare à annoncer, d’ici une quinzaine de jours, une levée de fonds « à deux chiffres », en millions, selon une source proche. Un record pour le secteur. Pourtant, lorsqu’il a soutenu sa thèse sur ce sujet à l’Institut d’optique il y a vingt ans, il n’imaginait pas, après sa carrière d’ingénieur dans l’industrie, qu’il serait le premier Français à produire un ordinateur quantique.


Créée en 2019 comme une émanation de l’Institut d’optique, et avec les conseils du physicien Alain Aspect − connu pour ses travaux sur l’intrication quantique −, la société a conçu un prototype de machine quantique capable de manipuler 100 à 200 qubits. Le qubit est la plus petite unité de base d’un calculateur quantique, l’équivalent du transistor pour un ordinateur traditionnel. « Ce n’est pas encore une machine industrielle, mais cela en sera une lorsque nous atteindrons 1 000 qubits, d’ici à 2023 », affirme Georges-Olivier Reymond.

« Un ou deux ans d’avance »

La société a financé ses débuts grâce à une subvention de l’agence européenne d’innovation de rupture (European Innovation Council), à différents dispositifs de la banque publique Bpifrance et à un investissement en amorçage du fonds Quantonation. Elle a aussi remporté le Grand Prix du concours d’innovation i-Lab de Bpifrance. « Nous avons un ou deux ans d’avance dans la technologie que nous avons développée, et nous sommes la première société française à produire une machine quantique. Cela nous donne un avantage compétitif », se félicite Georges-Olivier Reymond.


Bien sûr, Pasqal a des concurrents, essentiellement américains et issus du monde académique. « Il y a quelques années, on comptait trois groupes académiques qui travaillaient sur le sujet dans le monde, il y en a plus de cinquante aujourd’hui. Tout le monde se lance dans le quantique, c’est très impressionnant. On n’a jamais vu ça en physique. Il faut dire que c’est une vraie technologie de rupture. » Pasqal compte aujourd’hui vingt personnes, en plus des cinq cofondateurs. « Nous recrutons vingt personnes cette année, surtout des ingénieurs pour développer et produire les machines qui seront prochainement installées dans des centres de calcul. Notre effectif devrait être de cent personnes en 2023 », anticipe-t-il. Avis aux amateurs…

La Corée adresse un avertissement aux Américains

La Corée adresse un avertissement aux Américains

Officiellement Kim Yo Jong, la très influente sœur du leader nord-coréen Kim Jong  a adressé un avertissement aux américains suite à la visite de secrétaire d’État à Tokyo et à Séoul. Aussi à cause des manœuvres militaires qui se déroulent dans la région. Le contexte diplomatique et militaire peut expliquer la brutalité de la réaction de la Corée-du-Nord.

Ceci étant chaque fois que la dictature de la Corée-du-Nord durcit le ton, c’est souvent aussi pour masquer des difficultés internes. En la circonstance des problèmes relatifs à la situation sanitaire mais aussi à la récurrente crise alimentaire. Le pays qui consacre en effet des sommes considérables à son armement pour se protéger de l’Occident mais aussi pour pérenniser la dictature et depuis des années dans une crise sociale dramatique.

Covid: tous les Américains vaccinés d’ici mai ?

Covid: tous les Américains vaccinés d’ici mai ?

Les Américains vaccinent de 1,5 millions de personnes quotidiennement depuis 10 jours. Et Biden promet que toute la population sera vaccinée d’ici mai. Un objectif peut-être quand même optimiste même avec un plan de vaccination très volontariste. À comparer évidemment avec la situation de la France où sur le rythme actuel la vaccination totale n’interviendra pas avant 2022.

 

Dès la semaine prochaine, le gouvernement fédéral sera en mesure de livrer 700.000 doses supplémentaires aux Etats (15,2 millions contre 14,5 actuellement) des vaccins de Moderna et Pfizer. Puis ce chiffre atteindra 17 millions fin mars et 18 millions début avril. Les Etats recevront également 2,8 millions de doses de Johnson & Johnson cette semaine, puis entre 4 et 6 chaque semaine fin mars et entre 5 et 6 fin avril.

 

Pour l’immunologiste américain Anthony Fauci, il faudra vacciner 80% de la population américaine pour obtenir l’immunité de groupe. Or selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), seuls 8% des Américains ont déjà reçu deux doses. Dans un article publié mi-février, Vox indiquait qu’au rythme actuel (1,6 million de doses par jour), ce niveau de couverture vaccinale serait atteint mi-décembre. A deux millions de doses quotidiennes, il faudrait attendre mi-octobre, et à 3 millions la fin juillet.

Trump : nouvelle mesure contre les investissements américains en Chine

Trump : nouvelle mesure contre les investissements américains en Chine

 

Les investisseurs américains devront avoir complètement cédé leurs avoirs en titres de sociétés désignées par le ministère de la Défense comme détenues ou contrôlées par l’armée chinoise.

Le changement élargit la portée de l’ordonnance exécutive initiale de novembre, qui n’interdisait initialement qu’aux investisseurs américains d’acheter ces titres à cette date. Reuters avait précédemment signalé que le changement était à l’étude.

« Le décret exécutif d’aujourd’hui garantit que les États-Unis conservent un outil clé pour protéger les investisseurs américains du financement de la modernisation militaire chinoise », a déclaré à Reuters un haut responsable de l’administration.

Le décret fait partie de la tentative de Trump de consolider son héritage dur envers la Chine dans les derniers jours de sa présidence. Il a également cherché à donner du mordant à une loi de 1999 qui chargeait le Département de la Défense de rédiger une liste des entreprises chinoises qui, selon lui, appartenaient ou étaient contrôlées par l’armée chinoise.

Tarifs douaniers américains: Un petit geste sur les taxes des importations de France

Tarifs douaniers américains. Un petit geste sur les taxes des importations de France

 

L’administration de Trump mécontente des décisions de l’organisation mondiale du commerce (affaire Boeing–Airbus) qui avait autorisé l’augmentation de tarifs douaniers sur les importations en provenance des États-Unis avait décidé de taxes spécifiques notamment sur les produits français comme par exemple le vin .

La même administration en signe d’apaisement vient de décider l’annulation de cette taxe de rétorsion américaine.

Le bureau du représentant américain au commerce (USTR) a déclaré que les droits de douane de 25% sur les importations de produits français, qui sont évalués à environ 1,3 milliard de dollars par an et devaient entrer en vigueur mercredi, seraient suspendus indéfiniment.

Washington avait annoncé les tarifs en juillet après qu’une enquête américaine ait montré qu’une taxe française sur les services numériques (DST) avait injustement distingué des entreprises américaines telles que Google, Facebook, Apple et Amazon.

La France et d’autres pays considèrent les taxes sur les services numériques comme un moyen d’augmenter les revenus des opérations locales des grandes entreprises technologiques qui, selon eux, profitent énormément des marchés locaux tout en ne contribuant que de manière limitée aux caisses publiques.

L’USTR a déclaré que la suspension de l’action contre la France permettrait à Washington de poursuivre une réponse coordonnée dans 10 enquêtes sur des taxes similaires en Inde, en Italie, en Grande-Bretagne et dans d’autres pays. Il n’a donné aucun calendrier pour de nouvelles mesures.

Les dirigeants européens et les groupes industriels ont bien accueilli cette nouvelle, affirmant que cela donnerait plus de temps pour que les discussions sur une solution fiscale mondiale portent leurs fruits.

« Le représentant américain au commerce a décidé de suspendre les tarifs à la lumière de l’enquête en cours sur des DST similaires adoptés ou à l’étude dans dix autres juridictions », a déclaré l’agence dans un communiqué, ajoutant qu’elle n’avait pas encore déterminé d’éventuelles actions commerciales dans les autres cas. .

Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a déclaré que les tarifs n’auraient de toute façon pas été «légitimes» selon les règles de l’OMC et a redoublé son appel à une solution mondiale.

« Les différends commerciaux entre les États-Unis et l’Europe … ne feront que des perdants, en particulier en cette période de crise », a-t-il déclaré.

Le commissaire européen chargé du commerce, Valdis Dombrovskis, a souligné la volonté de Bruxelles de travailler sur une solution globale pour une taxation équitable du secteur.

«L’UE est prête à explorer toutes les options si les États-Unis appliquent unilatéralement ces mesures commerciales», a-t-il déclaré.

Le sursis donne au président élu Joe Biden et à sa candidate au poste de tsar du commerce, Katherine Tai, le temps de travailler avec la France et d’autres pays pour trouver une solution multilatérale, a déclaré la Coalition of Services Industries.

Moral des ménages américains : en baisse

Moral des ménages américains : en baisse

Le moral des ménages américains s’est dégradé en novembre, contrairement aux attentes, montrent vendredi les premiers résultats de l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan.

Son indice de confiance a reculé à 77,0 après 81,8 en octobre alors que les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre en hausse à 82,0.

La composante du jugement des consommateurs sur leur situation actuelle a légèrement diminué à 85,8 après 85,9 le mois dernier et surtout, celle des perspectives a reculé à 71,3 contre 79,2.

Biden vainqueur pour 80 % des Américains

Biden vainqueur pour  80 % des Américains

On se demande bien ce qui retient encore certains responsables politiques français ou étrangers d’adresser, comme c’est la tradition, leurs félicitations aux vainqueurs des élections américaines. À moins évidemment d’entretenir une relation ambiguë avec la démocratie. En effet , les américains eux-mêmes reconnaissent avec une majorité écrasante la victoire de Biden. Cela d’autant plus que les allégations de fraude n’ont pas  pour l’instant été retenesupar aucun État américain en dépit des accusations de Trump

D’après un sondage Ipsos pour Reuters indique toute tendances politiques confondues, 80% des personnes interrogées, dont la moitié se disent républicains, reconnaissent Joe Biden comme Président élu, indiquait l’agence de presse mardi 10 novembre.

Dans le détail, pour environ six républicains sur dix et l’immense majorité de démocrates, Joe Biden est bien le vainqueur. 13% jugent que l’élection n’a pas encore été décidée, 3% estiment que Trump a gagné et 5% affirment ne pas savoir.

 

Le sondage montre également que 72% des électeurs interrogés estiment que le perdant de l’élection doit admettre sa défaite, et 60% pensent qu’il y aura une transition pacifique du pouvoir lorsque le mandat de Trump prendra fin en janvier prochain.

 

Reste que si les sondés se veulent plutôt optimiste quant à la transition, ce n’est pas tout à fait l’avis de Mike Pompeo. Interrogé à Washington sur les mesures prises par le département d’Etat pour favoriser la transition avec les équipes du président élu, le chef de la diplomatie américaine a refusé de reconnaître la défaite du sortant républicain. « Il y aura une transition en douceur vers une seconde administration Trump », a lâché d’un ton neutre le plus fidèle des ministres trumpistes, avant d’esquisser un sourire.

Ce lundi, le ministre américain de la Justice Bill Barr a donné son feu vert à l’ouverture d’enquêtes sur d’éventuelles irrégularités. Bill Barr, autre membre loyal de l’administration sortante, a souligné que cette autorisation, adressée aux procureurs fédéraux du pays, n’indiquait pas que le ministère de la Justice avait des preuves de l’existence de véritables situations de fraudes.

États-Unis– Moral des consommateurs américains : en hausse

États-Unis– Moral des consommateurs américains : en hausse

Le moral des consommateurs aux Etats-Unis s’améliorerait  encore selon l’estimation préliminaire de l’Université du Michigan publiée vendredi. Cependant les mêmes consommateurs sont davantage inquiets de l’environnement économique actuel. Bref difficile de tirer enseignement de ces deux tendances contradictoires.

L’indice général s’est établi à 81,2 points, contre 80,4 en septembre, les consommateurs étant confiants dans l’amélioration des perspectives économiques pour l’année à venir. C’est toutefois un peu inférieur aux 82% attendus par les analystes.

Dans le détail, l’indice mesurant la confiance dans l’avenir prend plus de 3 points par rapport à septembre, pour s’établir à 78,8 points. En revanche, celui mesurant l’environnement économique actuel recule de près de 3 points, et s’établit à 84,9 points.

« La croissance de l’emploi qui ralentit, la résurgence des cas de Covid-19, et l’absence d’un nouveau plan de relance du gouvernement fédéral, poussent les consommateurs à être plus inquiets de l’environnement économique actuel », a commenté Richard Curtin, l’économiste en chef chargé de cette enquête bi-mensuelle, cité dans le communiqué.

Mais il souligne que « ces inquiétudes sont largement compensées par l’amélioration continue des perspectives économiques pour l’année à venir ».

 

 

Cybersécurité: les données européennes confiées aux Américains

Cybersécurité: les données européennes confiées aux Américains

La souveraineté numérique est sérieusement mise en cause notamment depuis que le Conseil d’État a autorisé que les données sanitaires françaises puissent être confiées aux grands du numérique américain tout en exigeant des garanties de sécurité et de confidentialité. Reste que l’autorisation a été donnée.

On attend un débat et des dispositions européennes à propos de notre sécurité et de la souveraineté numérique.

Plus  de 70% des données européennes sont aujourd’hui stockées dans des clouds non-européens, rappelle OVHcloud. «Les politiques de souveraineté numérique se renforcent avec la crise du Covid-19Nous nous sommes encore plus rendu compte de notre dépendance à tous ces outils» observe Julien Nocetti, spécialiste des questions numériques et professeur à Saint-Cyr/Coëtquidan.

Or la nouvelle bataille qui se joue est celle des données industrielles des entreprises européennes. «Nous ne pouvons pas faire l’économie d’un traitement conjoint de notre sécurité et de notre souveraineté numérique. Nous devons rester maîtres de notre destin, insistait Guillaume Poupard, le directeur général de l’Anssi .

Droits de douanes américains sur la Chine : condamnés par l’OMC

Droits de douanes américains sur la Chine : condamnés par l’OMC

 

 

On sait que le président Trump est déjà très critique vis-à-vis de l’organisation mondiale du commerce et d’une manière générale des médiations par des organismes internationaux. La récente décision de l’OMC de condamner les les États-Unis pour avoir appliqué de manière unilatérale des droits de douane sur les produits chinois ne va évidemment pas convaincre le président américain de revenir sur son orientation. Les Etats-Unis auraient enfreint les accords internationaux en vigueur, a déclaré, mardi 15 septembre un. Saisi d’une plainte de Pékin après le relèvement des droits sur un total de plus de 200 milliards de dollars (170 milliards d’euros environ) de produits chinois, en 2018, le comité a donc conclu que « les Etats-Unis n’ont pas fourni d’explication démontrant un lien véritable entre l’imposition de droits supplémentaires sur ces produits et l’objectif de moralité publique invoqué par les Etats-Unis ».

Le 17 septembre 2018, en pleine guerre commerciale enter la Chine et les Etats-Unis, le président américain avait annoncé une surtaxe douanière de 10% sur 200 milliards de dollars de produits importés de Chine. Pékin avait répliqué dans la foulée, annonçant des droits de douane supplémentaires sur 60 milliards de dollars d’importations américaines.

Trump propose aux américains de voter deux fois

  • Trump propose aux américains de voter deux fois
  • Il paraît de plus en plus évident que le président américain Donald Trump s’apprête à contester le résultat des élections en cas de défaite. Il ne cesse en effet de critiquer les conditions de vote notamment par correspondance. Pour le ridiculiser, il a donc invité les Américains à voter deux fois pour créer encore un peu plus de confusion sur cette élection et mieux la contester éventuellement
  • Depuis plusieurs mois, le locataire de la Maison Blanche émet des doutes sur la validité du scrutin à venir.
  • Il martèle – sans le moindre élément concret à l’appui – que le recours accru au vote par correspondance en raison de l’épidémie de Covid-19 pourrait entraîner des fraudes massives. «Il est illégal de voter deux fois lors d’une élection», a rappelé Karen Brinson Bell, directrice du Bureau des élections de Caroline du Nord. L’ancien candidat démocrate à la présidentielle Bernie Sanders a vivement dénoncé les propos présidentiels. «Pendant des années, Donald Trump a menti sur les « fraudes électorales ». Aujourd’hui, il appelle les habitants de Caroline du Nord à commettre un délit en votant deux fois», s’est-il insurgé. «Ce président ne croit pas en la démocratie. C’est un autoritaire qui doit être vaincu», a-t-il ajouté.

 

Les médias américains contre Apple

Les médias américains contre Apple

Selon la presse américaine, Apple a déroulé le tapis rouge pour attirer le service vidéo d’Amazon, Prime, dans son App Store. Le géant de commerce en ligne se verrait appliquer une commission de 15 % dès le premier jour d’abonnement ! Pour les autres clients à Apple prélève 30 %.  Un favoritisme d’autant plus difficile à justifier qu’Apple a toujours affirmé que ses conditions commerciales étaient «non négociables».

Epic Games, éditeur du célèbre jeu vidéo Fortnite, et Spotify, sont déjà entrés en guerre contre les pratiques commerciales d’Apple. La Commission européenne a ouvert une enquête pour abus de position dominante en juin dernier. Le chœur des critiques ne cesse de s’agrandir. Et leur portée aussi. Les quotidiens américains reprochent en creux à Apple de limiter leur accès au marché publicitaire par sa politique sur les données personnelles. Et donc, de mettre en péril leur équilibre financier. Le groupe de Tim Cook n’a pas encore réagi à cette nouvelle attaque, mais la ligne de défense est la même depuis plusieurs années. Apple rappelle que sans son magasin, il n’y aurait pas d’applications. Ou du moins, elles n’auraient pas le succès actuel auprès du grand public.

. Le groupe justifie aussi l’existence de cette commission par les développements et le soutien technologique mis à disposition des éditeurs d’application.

Smartphones américains : 70 % fabriqués en Chine

Smartphones américains : 70 % fabriqués en Chine

 

C’est la contradiction de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis. Dans les discours il est question de rupture des relations mais dans la pratique la réalité est différente. Par exemple concernant les Smartphones vendus aux États-Unis, 70 % sont fabriqués en Chine. Difficile de couper les ponts avec l’empire du milieu dans la mesure où en même temps pour nombre de marques américaines comme Apple par exemple le marché chinois est aussi le premier débouché extérieur.

Au deuxième trimestre, 70% des 31,8 millions de smartphones vendus sur le territoire américain étaient «made in China», selon une étude de Canalys.

Avec 47,1% de parts de marché sur la période, Apple pèse lourd dans la balance. Au cours des trois derniers mois, il a écoulé 15 millions d’iPhone dans son pays d’origine, soit une hausse de 10% sur un an. Or ses smartphones sont fabriqués en Chine. C’est aussi le cas de ceux des groupes chinois Lenovo et TCL, qui représentent à eux deux un peu moins de 12% de parts de marché.

Les coréens Samsung et LG pointent eux respectivement en deuxième et troisième position sur le marché américain avec respectivement 23 et 11% de parts de marché. L’essentiel de leur production de smartphone est situé en Corée et au Vietnam. «Les tensions entre les États-Unis et la Chine génèrent de nombreuses incertitudes pour tous les fabricants de smartphones, à l’exception de Samsung et LG», résument les analystes de Canalys.

Moral des ménages américains : du mieux mais moins bien qu’attendu

Moral des ménages américains :  du mieux mais moins bien qu’attendu

 

Le moral des ménages américains s’est amélioré un peu moins fortement qu’estimé initialement en juin, montrent vendredi les résultats définitifs de l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan.

Son indice de confiance est remonté à 78,1 après 72,3 en mai et une première estimation publiée il y a deux semaines à 78,9.

Les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre définitif de 79,0.

Le sous-indice mesurant le jugement des consommateurs sur leur situation actuelle s’établit à 87,1 en juin après 82,3 le mois précédent et 87,8 en première estimation.

Celui qui mesure l’évolution de leurs anticipations a également moins augmenté qu’en première lecture, à 72,3. La première estimation le donnait à 73,1 après 65,9 pour le mois de mai.

Nouvelles tecnologies- 5G: une stratégie de défense des intérêts américains.

Nouvelles tecnologies- 5G: une stratégie de défense des intérêts américains.

 

 

Les États-Unis seraient prêts à envisager une alliance notamment avec Ericsson, Nokia et Samsung pour renforcer leurs compétences et leur maîtrise de la technologie 5G menacée par le chinois Huawai. Ce que révèle le journal l’opinion. Fort d’une présence dans des réseaux mobiles allant de l’Asie à l’Allemagne, Huawei est le numéro un mondial des équipements télécoms. Le géant chinois a capté 28 % des dépenses mondiales en la matière au premier trimestre 2020, selon la société d’analyse de marché Dell’Oro Group. Et peut proposer des produits moins chers que ses concurrents parce qu’il bénéficie du soutien de l’Etat chinois, a révélé le Wall Street Journal.

Les équipementiers américains sont trop petits pour concurrencer Huawei, ce qui signifie que les grands opérateurs mobiles qui ne veulent pas acheter chinois dépendent de trois multinationales : Ericsson, Nokia et Samsung Electronics.

« Pour la première fois de l’histoire moderne, ce ne sont pas les Etats-Unis qui mènent l’essor d’une technologie essentielle », déplore un rapport diffusé à la Maison Blanche et rédigé l’an passé par des experts des télécoms, dont Daniel Goldin, ex-patron de la NASA, et Hossein Moiin, ancien responsable de la technologie de Nokia.

Ils militent pour la création d’un fournisseur « sous bannière américaine » capable de combler les vides laissés depuis plusieurs années par le rachat ou la disparition de champions américains tels que Lucent Technologies.

En début d’année, un autre groupe a présenté aux responsables de l’administration et du Congrès l’idée d’un investissement direct d’un consortium public dans Nokia ou Ericsson, selon des sources proches du dossier. La proposition bénéficiait du soutien de spécialistes du capital-investissement menés par Cerberus Capital Management, mais la progression du cours de Bourse des équipementiers ces dernières semaines a mis un coup d’arrêt au projet. Le porte-parole de Cerberus n’a pas répondu aux demandes de commentaire.

En février, le procureur général, William Barr, s’est dit favorable à l’idée que des fournisseurs européens passent sous pavillon américain, public ou privé, estimant dans un discours que cela pourrait donner naissance « à un concurrent plus redoutable et dont la résistance ne ferait aucun doute. »

Il a ensuite défendu le concept de « réseaux ouverts intégrés », qui permettrait aux opérateurs de téléphonie mobile de choisir, à la carte, des éléments de réseaux de plusieurs fournisseurs. A l’heure actuelle, pour une ville donnée, les opérateurs achètent en général tous les logiciels et les équipements auprès du même fournisseur, ce qui éclipse la concurrence.

La porte-parole du département de la Justice n’a pas souhaité commenter.

D’autres entreprises se sont ralliées à l’Open RAN Policy Coalition, qui défend la concurrence sur le marché des équipements pour antennes-relais. Sous la houlette de l’opérateur AT&T, ce groupe récemment créé rassemble des fabricants américains de logiciels qui souhaitent s’implanter dans les réseaux mobiles, ainsi que des acteurs de plus grande envergure, dont Nokia.

« Pour certains, cela pourrait favoriser la création d’une base industrielle aux Etats-Unis, estime Brian Hendricks, directeur des affaires publiques et des politiques de Nokia pour le continent américain. Les Etats-Unis sont sur la touche depuis un certain temps. »

Selon Brian Hendricks, les activités américaines de recherche et développement de la firme finlandaise joueront un rôle dans la future filière, mais un accroissement de la concurrence est inévitable.

Les dirigeants d’Ericsson ont pour leur part indiqué qu’ils ne pensaient pas rejoindre la coalition. Selon le directeur technologique de l’équipementier suédois, Erik Ekudden, l’Etat ne doit pas intervenir dans les aspects techniques que le secteur privé est tout à fait en mesure de gérer.

Alok Shah, responsable de la stratégie de Samsung, a déclaré que le géant technologique sud-coréen fabriquait déjà certains composants 5G aux Etats-Unis, notamment des puces pour les stations de base dans son usine d’Austin, au Texas.

La porte-parole d’AT&T a indiqué que la diversification et la sécurisation de la chaîne logistique étaient une priorité pour son entreprise.

Les grands opérateurs mobiles américains ont renoncé à acheter des équipements à Huawei depuis qu’en 2012, une commission parlementaire a estimé que le groupe chinois constituait une menace pour la sécurité nationale. A l’époque, la commission avait affirmé que les composants vendus par Huawei et son concurrent et compatriote ZTE pourraient être utilisés pour espionner ou perturber les communications américaines, des accusations démenties par les deux groupes.

La quasi-totalité des commandes s’est donc reportée sur Nokia, Ericsson et Samsung. Mais les dirigeants de plusieurs opérateurs mobiles s’inquiètent de la santé financière de Nokia et Ericsson, qui tentent depuis des années de restructurer leur activité. Nokia a suspendu le versement de son dividende l’an passé et annoncé, en mars dernier, le départ de son PDG. Ericsson a renoué avec la rentabilité après des années de restructuration.

Certains opposants à la Chine et dirigeants des sociétés américaines de télécoms redoutent que, sans concurrence digne de ce nom, Huawei étende son emprise sur les réseaux télécoms au point qu’elle en devienne irréversible.

En février, l’un des dirigeants de Huawei, Vincent Pang, a estimé dans un entretien que créer de toutes pièces un équipementier était plus facile à dire qu’à faire. « Dans la 5G, il ne suffit pas d’investir six milliards de dollars et de se dire que c’est bon, il faut des années de travail. Donc la solution la plus rapide serait peut-être de s’approvisionner auprès des fournisseurs qui existent déjà. »

Chuck Robbins, PDG de Cisco, a évoqué la possibilité de racheter tout ou partie d’un équipementier européen l’an passé avec Larry Kudlow, le conseiller économique de Donald Trump. Mais, selon des sources proches du dossier, la discussion était plutôt d’ordre patriotique et ne traduisait pas nécessairement les ambitions de Cisco en matière de fusion.

Chuck Robbins « ne voulait pas que les Etats-Unis soient distancés », précise cette source, mais l’entreprise, qui fabrique des équipements pour les réseaux informatiques, ne souhaitait pas particulièrement investir dans une entreprise moins rentable telle que Nokia ou Ericsson sans bénéficier, d’une manière ou d’une autre, d’un appui financier. La porte-parole de Cisco n’a pas souhaité commenter.

Larry Kudlow a estimé que la question du rachat d’une entreprise étrangère par un groupe américain n’était plus réellement à l’ordre du jour. « Nokia, Samsung et Ericsson sont toujours dans la course et renforcent leur présence aux Etats-Unis, a-t-il déclaré. Nous voulons qu’ils viennent ici et nous pourrions les aider » par des mesures fiscales. « Nous pourrions participer aux frais de déménagement, ce qui n’est pas la même chose que prendre une participation », a-t-il ajouté.

Nokia et Ericsson se sont opposés à des demandes plus radicales, par exemple une ouverture totale des normes télécoms, selon des sources proches du dossier. Les groupes préfèrent demander aux autorités américaines de soutenir leur activité grâce à des dispositifs tels que l’Exim Bank, l’agence américaine de crédit à l’exportation, ou la DFC, l’agence américaine de financement pour le développement international.

Née en 2018 de la fusion, par le Congrès, de trois agences de développement, la DFC est la réponse américaine au projet chinois de Nouvelle route de la soie, qui sert les intérêts de Pékin par des investissements en infrastructures à travers le monde.

Le patron de la DFC, Adam Boehler, a expliqué que l’agence préfère les investissements dans les entreprises américaines, mais peut soutenir des groupes étrangers. « Nous ne sommes pas là pour défendre, a-t-il déclaré. Nous sommes là pour passer à l’offensive. »

Même si les opérateurs mobiles ont accès à un panel de fournisseurs plus large, rien ne dit qu’ils feront appel aux nouveaux acteurs. Certaines technologies américaines ont fait leur apparition dans des réseaux étrangers, notamment au Japon et en Inde, mais ces évolutions ne datent que de quelques mois.

De leur côté, des start-up américaines, dont Airspan Networks, Altiostar Networks, Blue Danube Systems, Mavenir Systems et Parallel Wireless, ont développé de nouvelles technologies. Leurs dirigeants affirment qu’ils ont fait des progrès, mais qu’ils sont très loin d’avoir mis la main sur les milliards de dollars de commandes passées chaque année par les opérateurs mobiles américains aux équipementiers historiques.

Pour certaines sociétés américaines, une loi récente ordonnant aux opérateurs de supprimer les équipements Huawei « non fiables » pourrait ouvrir une brèche potentiellement synonyme de plus d’un milliard de dollars de chiffre d’affaires. La mesure n’est toujours pas financée.

Thierry Maupilé, directeur de la stratégie d’Altiostar, explique que les responsables politiques ne se sont jamais intéressés d’aussi près aux méandres de la technologie mobile, mais qu’il faudrait davantage de coordination. Pardeep Kohli, patron de Mavenir, estime pour sa part que la volonté de Washington de contrer Huawei a fait connaître les entreprises américaines, surtout au cours de l’année écoulée, mais que cet intérêt ne s’est pas traduit par des mesures favorables aux sociétés nationales.

« On parle beaucoup, mais sans rien de concret », déplore-t-il.

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