Archive pour le Tag 'vie'

Covid : la vaccination accroît l’espérance de vie

Covid : la vaccination accroît l’espérance de vie

Certains doutent encore de la gravité du Covid-19, ou minimisent l’efficacité des vaccins. Ces deux points sont très clairement prouvés par une large étude sur l’espérance de vie moyenne dans 29 pays, entre 2019 et fin 2021, notamment en Europe et aux États-Unis, publiée lundi dans la revue Nature Human Behaviour. Avant l’introduction de la vaccination fin 2020-début 2021, la pandémie de Covid a fait chuter l’espérance de vie dans la plupart des pays, constatent les chercheurs. Avant la pandémie, l’espérance de vie était pourtant en hausse régulière depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale à peu près partout dans le monde. En France, en Belgique, en Espagne ou en Suède, l’espérance de vie à la fin 2021 a pratiquement renoué avec celle qui prévalait avant la propagation du virus à la fin de 2019, grâce à un fort taux de vaccination de la population.

Action climatique:vie plus chère et moins de consommation ?

Action climatique:vie plus chère et moins de consommation ?

Un édito du monde s’interroge sur la compatibilité entre l’augmentation du pouvoir d’achat et l’action climatique hiératique et de citer un expert  » L’action climatique va coûter cher. Tant qu’on n’est pas prêt à accepter cela, on n’avancera pas « , tweetait le même jour que la manif de dimanche l’économiste Christian Gollier, professeur au Collège de France, spécialiste du climat et grand partisan de la taxe carbone.

L’édito considère il y aura un surcoût immédiat de la transition écologique. « l’empreinte carbone des Français provient essentiellement de trois sources : le déplacement, pour environ 30 %, le logement, pour 30 %, et la nourriture, pour un peu plus de 20 %. L’objectif est de la diviser par quatre d’ici à 2050″ avec un surcoût immédiat mais qui va durer !

Bref, le monde reprend la théorie d’une certaine décroissance chère à beaucoup d’écolos comme si tout était déjà joué. Rien ne dit que nous n’assisterons pas non pas à une baisse de la croissance mais plutôt à une restructuration et une réorientation de la croissance notamment de la consommation.

De ce point de vue , on assiste à une restructuration de la consommation avec une baisse du poids relatif de l’alimentation au profit des dépenses contraintes et des abonnements et autres services.

Si on reprend par exemple l’impact des principales des émissions carbone à savoir le déplacement, le logement et nourriture, des modifications assez se pourraient se produire.

En matière de déplacements par automobile par exemple on pourrait arrêter de faire des voitures d’un poids moyen de l’ordre d’1 t 5 ( même poids pour les voitures électriques compte tenu des 300 à 400 kg de batteries) pour concevoir des véhicules deux à trois fois moins lourds, deux à trois fois moins consommateurs de carburant. Mais des véhicules qui n’auraient pas la même durée de vie.

Aujourd’hui l’âge moyen des voitures en France est d’environ 11 ans, il s’agit d’un âge moyen avec des dispersions importantes autour de cette moyenne. Certaines voitures ne durant qu’environ cinq ans avec de forts kilométrages tandis que d’autres atteignent une vingtaine d’années. Des voitures par ailleurs complètement inadaptées à l’occupation moyenne de 1,2 personnes par automobile. On pourrait donc concevoir des véhicules avec une durée de vie beaucoup plus courtes, plus écologiques, plus rapidement remplacées et nettement moins chères. À noter aussi qu’on pourrait assister à une évolution technologique majeure avec l’éventuelle avènement de la filière hydrogène.

Pour le logement la question de la rénovation thermique est largement hypothéquée par le prix démentiel. Jusqu’à 400 000 € dans des métropoles pour des surfaces inférieures de moitié à celles de province et des prix également de moitié. Un autre aménagement du territoire permettrait de rendre plus accessible les logements est plus facile à rénover d’un point de vue thermique.

Bref les théories de la décroissance relèvent davantage d’idéologie que de vérité scientifique.

Manif vie chère de Mélenchon : Le fiasco

Manif vie chère de Mélenchon : Le fiasco ?


La recherche de la convergence des luttes annoncée par Mélenchon a abouti dimanche à un immense fiasco avec le refus des confédérations syndicales de s’y associer et une participation ridicule. Surtout quand l’objectif suprême visait à créer une atmosphère révolutionnaire. La marche contre la vie chère décidée par Mélenchon et ses alliés politiques risque de se retourner contre ses organisateurs. D’abord il y a une grande confusion entre responsabilité politique et syndicale. Les questions de pouvoir d’achat des salariés doivent d’abord être traitées dans les branches et entreprises et non dans la rue à l’initiative de partis politiques.

Cette marche a rassemblé tout ce que compte l’ultra gauche. (EELV, LFI, certains PS, les gauchistes révolutionnaires ) mais sans le parti communiste qui a raison refuse la confusion.

Toutes les confédérations syndicales ont d’ailleurs refusé de s’associer à cette marche.

Certes l’opinion publique soutient la revendication d’une revalorisation des revenus faces à une inflation galopante mais il n’est pas du tout certain qu’elle soutienne autant la démarche de l’ultra gauche qui a surtout un objectif politique, à savoir la contestation du pouvoir. Mélenchon a même souhaité donner un caractère révolutionnaire qui paraît assez dérisoire pour une manifestation qui n’a rassemblé que 30 000 personnes. Évidemment les organisateurs en comptent 5 fois plus.

En tout cas la mobilisation a été ridicule au regard d’une participation potentielle des ménages et des citoyens concernés.Sans parler des contradictions entre le slogan contre la vie chère et le slogan écologiste !

Le souvenir de cette manifestation sera d’ailleurs vite oublié après celle organisée par la CGT mardi ; une manifestation qui elle-même ne connaîtra pas un grand succès car organisée dans la précipitation et sans unité syndicale.

Manif vie chère ou marche politique ?

Manif vie chère : Le fiasco de Mélenchon ?


La recherche de la convergence des luttes annoncée par Mélenchon a abouti dimanche à un immense fiasco avec le refus des confédérations syndicales de s’y associer et une participation ridicule. Surtout quand l’objectif suprême visait à créer une atmosphère révolutionnaire.La marche contre la vie chère décidée par Mélenchon et ses alliés politiques risque de se retourner contre ses organisateurs. D’abord il y a une grande confusion entre responsabilité politique et syndicale. Les questions de pouvoir d’achat des salariés doivent d’abord être traitées dans les branches et entreprises et non dans la rue à l’initiative de partis politiques.

Cette marche a rassemblé tout ce que compte l’ultra gauche. (EELV, LFI, certains PS, les gauchistes révolutionnaires ) mais sans le parti communiste qui a raison refuse la confusion.

Toutes les confédérations syndicales ont d’ailleurs refusé de s’associer à cette marche.

Certes l’opinion publique soutient la revendication d’une revalorisation des revenus faces à une inflation galopante mais il n’est pas du tout certain qu’elle soutienne autant la démarche de l’ultra gauche qui a surtout un objectif politique, à savoir la contestation du pouvoir. Mélenchon a même souhaité donner un caractère révolutionnaire qui paraît assez dérisoire pour une manifestation qui n’a rassemblé que 30 000 personnes. Évidemment les organisateurs en comptent 5 fois plus.

En tout cas la mobilisation a été ridicule au regard d’une participation potentielle des ménages et des citoyens concernés.Sans parler des contradictions entre le slogan contre la vie chère et le slogan écologiste !

Le souvenir de cette manifestation sera d’ailleurs vite oublié après celle organisée par la CGT mardi ; une manifestation qui elle-même ne connaîtra pas un grand succès car organisée dans la précipitation et sans unité syndicale.

Marche contre la vie chère ou marche politique ?

Marche contre la vie chère ou marche politique ?


La marche contre la vie chère décidée par Mélenchon et ses alliés politiques risque de se retourner contre ses organisateurs. D’abord il y a une grande confusion entre responsabilité politique et syndicale. Les questions de pouvoir d’achat des salariés doivent d’abord être traitées dans les branches et entreprises et non dans la rue à l’initiative de partis politiques.

Cette marche va rassembler tout ce que compte l’ultra gauche. (EELV, LFI, le PS, les gauchistes révolutionnaires ) mais sans le parti communiste qui a raison refuse la confusion.

Toutes les confédérations syndicales ont d’ailleurs refusé de s’associer à cette marche.

Certes l’opinion publique soutient la revendication d’une revalorisation des revenus faces à une inflation galopante mais il n’est pas du tout certain qu’elle soutienne autant la démarche de l’ultra gauche qui a surtout un objectif politique, à savoir la contestation du pouvoir. Mélenchon a même souhaité donner un caractère révolutionnaire qui paraît assez dérisoire pour une manifestation qui ne rassemblera sans doute pas davantage que 50 000 personnes. Évidemment les organisateurs en compteront 100 000 voire davantage et les pouvoirs publics 30 000 voire moins. En tout cas la mobilisation sera ridicule au regard d’une participation potentielle des ménages et des citoyens concernés.

Devant le fiasco prévisible de cette manifestation, on peut craindre par ailleurs des débordements de la part d’ultra gauchiste violents, ce qui ne sera pas de nature à renforcer la crédibilité politique de cette initiative .

Transition énergétique : une volonté politique pour un nouveau type d’aménagement de nos milieux de vie

 Transition énergétique :  une volonté politique pour  un nouveau type d’aménagement de nos milieux de vie 

 

 

 

La démarche de paysage valorise les potentiels locaux dans des projets de territoires résilients et beaux. Mais une politique nationale de communication pour sensibiliser l’opinion publique à l’urgence de la transition s’impose ainsi qu’une formation des élus locaux, estiment dans une tribune au « Monde » Odile Marcel et Jean-Pierre Thibault, responsables du collectif Paysages de l’après-pétrole.

 
Un article intéressant et des préoccupations légitimes mais des propos insuffisamment éclairants et trop vagues NDLR

Des canicules d’intensité inédite ont menacé notre intégrité physique cet été, tandis que le spectacle dantesque de milliers d’hectares de forêts incendiées matérialisait le sinistre oracle du président Chirac « notre maison brûle ». Etat, entreprises, particuliers, chacun prendra sa part dans l’évolution à prévoir. Pour l’engager et la réaliser au mieux, un nouveau type d’aménagement de nos milieux de vie jouera un rôle moteur.

Les différents scénarios prospectifs publiés par la société Réseau de transport d’électricité (RTE), l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et l’association négaWatt ont décrit quels défis industriels, fondés sur la recherche scientifique et technique, pourront assurer la transition énergétique. Quand la représentation nationale aura choisi parmi ces options d’équipement, les pouvoirs régionaux et locaux les traduiront en autant de politiques d’aménagement des territoires pour en utiliser et valoriser les potentialités et singularités locales.

Le premier et urgent pilier d’un programme d’aménagement reste l’adoption d’une politique de sobriété adaptée aux métiers et aux situations de chacun. Ce programme sera mené avec la même ambition et la même rigueur que celui qui assurera la production énergétique décarbonée.

L’aménagement post-pétrole de nos territoires mobilisera les compétences des métiers correspondants en urbanisme, architecture, paysage, agriculture et forêt. Il suscitera la mobilisation citoyenne indispensable à sa réussite.

Pour rendre nos villes apaisées et verdoyantes, pour restaurer la biodiversité dans les campagnes mises à mal par l’agriculture intensive et l’étalement urbain, une approche pluridisciplinaire, couramment identifiée dans de nombreux pays, sinon toujours en France, comme une démarche de paysage, est pratiquée avec succès dans de nombreux territoires.

La démarche de paysage valorise les potentiels locaux dans des projets de territoires résilients et beaux. Recherche d’un équilibre entre l’économique, le social et l’environnemental, elle est la clef pour réussir l’urgente durabilité de nos projets de société.

Celle-ci a été mise à mal par la promotion aveugle d’un modèle économique mondial fait de compétition pour le profit et de pillage consumériste.

La mise en œuvre de la transition écologique appelle donc une politique de communication et de formation de l’opinion publique. Nos concitoyens ont-ils tous entendu et compris l’alerte, en avril, du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ? Il importe de montrer que la sobriété n’est pas une pénalité infligée à certains, mais un principe qui régira les entreprises privées comme les pouvoirs publics et les citoyens, quelle que soit leur place dans la hiérarchie sociale.

Société- Allongement des retraites et fin de vie : La martingale de Macron

Société-  Allongement des retraites et fin de vie :  La martingale de Macron

 

Il y a quelque chose de surréaliste chez  Macron qui introduit brusquement des questions intemporelles pour dissimuler sans doute son incapacité à répondre aux différentes crises urgentes  actuelles.

 

Ainsi vient-il de ressortir du tiroir la fameuse réforme des retraites mais de manière un peu ratatinée et relativement contradictoire par rapport à ses orientations passées. Il faut se rappeler que Macron avait promis lors de son premier mandat une réforme des retraites pour mettre en place un régime dit universel à points intégrant la suppression des régimes spéciaux. Et de promettre qu’il n’y aurait pas de réforme uniquement paramétrique. Or récemment ,c’est le contraire qu’il a annoncé avec un renoncement à sa grande réforme, la mise entre parenthèses de la réforme universelle et  le recentrage sans doute uniquement sur l’allongement de la date de départ.

 

Parallèlement , le président a   surpris tout le monde en faisant émerger de façon curieuse la question tellement complexe de la fin de vie. En plus en la confiant non pas aux institutions et organismes compétents mais à une convention dite citoyenne, sorte d’organisation bidon pour contourner à la fois la démocratie participative et la démocratie élective et qui débouche en général sur des propositions de type auberge espagnol fondées sur des discussions de bistrot manipulées par des experts.

Il faut cependant reconnaître qu’il y a une grande cohérence entre l’allongement de la retraite et la question de la fin de vie. Il est clair que prolonger le travail jusque vers 70 ans voire au-delà permettrait en même temps d’accélérer la fin de vie et de résoudre pour partie le problème financier de l’équilibre du régime des retraites !

D’une certaine manière, Macron a donc trouvé la martingale. Heureusement, comme il montre une grande capacité à se contredire, l’agenda politique du président pourrait encore opérer des slaloms contradictoires.

À quand une convention citoyenne sur les contradictions « anthropologiques » ( comme dirait le ministre des finances) des responsables politiques ?

Fin de vie : le journal « Le Monde » déraille encore

Fin de vie  : le journal « Le Monde » déraille encore

Une fois de plus, le journal Le Monde déraille encore à propos de son soutien à la convention citoyenne sur la fin de vie.Par précaution oratoire, le monde souhaite quand même que les députés et sénateurs soient « associés » à la réflexion. Le « Mond »e participe ainsi à la grande confusion entre la démocratie participative et la démocratie représentative. Et ce n’est sûrement pas avec une organisation de type discussion de bistrot manipulée par les experts qu’on aura gagné en pertinence et en démocratie. NDLR

La convention citoyenne sur la question de la fin de vie sera utile, à condition qu’elle soit réellement ouverte, que le dialogue prévu dans les régions ne soit pas de pure forme, et que, puisqu’il s’agit de nourrir un éventuel projet de loi, les députés et sénateurs y soient associés.

 

Ala fois terriblement complexe et universelle, douloureuse mais essentielle, la question de la fin de vie a quitté depuis quelques décennies seulement le champ du tabou pour devenir un débat de société récurrent, dans un contexte de montée des revendications à l’autonomie individuelle.

En annonçant, lundi 12 septembre, le lancement en octobre d’une convention citoyenne sur ce sujet, Emmanuel Macron répond à la revendication croissante d’un « droit à mourir dans la dignité ». Celle-ci est portée par une très large majorité des Français, même si les sondages qui l’attestent ne permettent pas de faire la part entre le souhait individuel d’une mort digne et l’approbation d’une possible aide active à mourir qu’il s’agirait de légaliser.

Six ans après le vote de la loi Claeys-Leonetti, qui autorise une « sédation profonde et continue jusqu’au décès » pour des malades en très grande souffrance dont le pronostic vital est engagé à court terme, le choix du président de la République de rouvrir le débat ne reflète pas seulement sa volonté de marquer son deuxième quinquennat par une réforme de société qu’il n’avait pourtant guère encouragée lors du premier, mais une nette évolution du débat.

 

L’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) rendu public mardi 13 septembre marque un tournant. Pour la première fois, il admet, à de « strictes » conditions et sur initiative du Parlement, « la possibilité d’un accès légal à une assistance au suicide ». Il s’agit d’aider à mourir des personnes non pas en fin de vie, mais « atteintes de maladies graves et incurables provoquant des souffrances (…) réfractaires dont le pronostic vital est engagé à moyen terme ». Le retentissement de la dénonciation, par la chanteuse Line Renaud, des « failles et insuffisances majeures » de la loi actuelle, et l’écho de la mort, par « assistance au décès », légale en Suisse, du cinéaste Jean-Luc Godard, ne font qu’appuyer la nécessité d’un large débat.

Dans ce contexte nouveau, et s’agissant d’une question qui engage les fondements de la société et qui soulève des enjeux potentiellement redoutables, la décision d’organiser une « grande consultation citoyenne », souhaitée par Jean-François Delfraissy, le président du CCNE lui-même, paraît pertinente. Ecouter les simples citoyens, les acteurs du système de santé et les représentants de tous les courants de pensée est une nécessité sur un sujet qui mêle l’intime, la médecine et la morale collective.

 

Tout doit être fait pour que les déceptions soulevées par la convention citoyenne pour le climat de 2020 ne se renouvellent pas. La nouvelle consultation pourra être utile au pays, à condition qu’elle soit réellement ouverte, sans aboutissement préconçu, que le dialogue prévu dans les régions ne soit pas de pure forme, et que, puisqu’il s’agit de nourrir un éventuel projet de loi, les députés et sénateurs y soient associés.

Fin de vie : pas d’urgence politique à politiser la question

Fin de vie : pas d’urgence politique  à politiser la question

 

 

 

Alors que le chef de l’Etat devait préciser les modalités de la convention citoyenne sur la fin de vie, le professeur émérite d’éthique médicale Emmanuel Hirsch s’interroge, dans une tribune au « Monde », sur l’opportunité de relancer un débat qui divise la société.

 

En délicatesse politique dans l’opinion mais aussi au Parlement, Macron ne cesse de contourner les institutions et les organismes de consultation pour tenter d’exister. Macron se saisit du thème de la fin de vie pour nourrir sa posture de réformiste qui par ailleurs se heurte aux réformes notoirement plus urgentes dans le domaine économique, social, technologique et environnementale. Une manœuvre d’apprenti sorcier- de type machiavélique dont il s’inspire–surtout quand il propose aussi un référendum complètement inapproprié pour traiter une question aussi complexe NDLR

 

Il ne s’agit pas tant de légiférer sur l’euthanasie que de penser ensemble un modèle de société favorable à une vie digne d’être vécue jusqu’à son terme, respectueuse des préférences et des droits de chacun, attentive à éviter les discriminations et donc inspirée des valeurs de notre démocratie. Notre vigilance concerne tout d’abord ceux que nous abandonnons en pleine vie et qui parfois revendiquent le droit à la mort, faute d’être reconnus dans la plénitude de leurs droits à la vie.

Convient-il de déterminer des critères de priorisation entre personnes justifiant ou non d’un dispositif légalisé de mort médicalisée, cette déprogrammation du droit de vivre, au motif que nous n’acceptons plus de leur reconnaître une place parmi nous ?

Y avait-il opportunité et urgence à faire aujourd’hui de l’euthanasie l’objet d’un débat, au moment où tant d’autres enjeux décisifs imposent leur agenda dans un contexte d’incertitude et de fragilisation de notre démocratie ? Est-ce ainsi que nous pourrons nous rassembler et nous renforcer pour raviver les principes du vivre-ensemble, notre bien commun et refonder notre République ?

Faut-il désormais légaliser l’euthanasie – l’acte de mort sous forme d’injection létale exécuté par un médecin – et estimer que nous serons alors parvenus au terme d’un parcours législatif ? Notre confrontation personnelle à la mort sera-t-elle enfin apaisée et digne des valeurs de notre démocratie ? Pourrons-nous affirmer que nous aurons instauré une méthode du « bien mourir » là où les conditions du « mal mourir » hantaient notre conscience collective, sans avoir la lucidité de reconnaître que, face à la maladie grave ou à un handicap qui altère l’autonomie, c’est le sentiment de « mort sociale » qui incite bien souvent à préférer anticiper la mort plutôt qu’à poursuivre une vie ou une survie indigne d’être vécue ?

Considérer que certaines circonstances exceptionnelles devraient justifier une approche au cas par cas de l’aide active d’un médecin pour mettre un terme à l’évolution inexorable de souffrances relève-t-il d’un droit transposable dans un texte de loi ou plutôt d’une démarche concertée, insoumise à des procédures, quelles que soient les règles censées les prémunir de toute dérive ? Lorsqu’en humanité et en responsabilité une personne malade décide avec ses proches et l’équipe soignante qu’il est vain de poursuivre un traitement et que la qualité de l’existence à vivre encore prime sur une obstination déraisonnable, ce choix de vie n’est pas assimilable au choix de la mort. Soins de vie, les soins palliatifs incarnent cette présence à l’autre, cette vigilance bienveillante et cette compétence qui le reconnaissent dans la plénitude de ses espérances, de ses choix et de ses droits. Rien à voir avec une « assistance médicalisée active à mourir », assimilable à une décision délibérée, et donc intentionnelle, de débranchement ou de déconnexion de la vie qui dissimule le meurtre sous des arguments ou des justifications d’ordre médical.

Fin de vie : Appliquer la loi !

Fin de vie : Appliquer la loi !

 

Avant d’envisager la mise en place d’une convention citoyenne, il serait préférable de renforcer le cadre juridique existant, en formant les soignants et en informant les patients, estime le juriste Laurent Frémont, fondateur du collectif Tenir ta main, dans une tribune au « Monde ».

 

Après le climat, c’est au tour de la fin de vie de faire l’objet d’une convention citoyenne. On laissera chacun juger de la pertinence d’un tel calendrier, alors que nos concitoyens sont confrontés à des angoisses autrement plus concrètes que cette éternelle question de société. Mais on s’interrogera davantage sur l’opportunité d’une nouvelle loi sur la fin de vie, six ans à peine après le vote de la loi Claeys-Leonetti.

1999, 2002, 2010, 2016… Au cours des dernières décennies, le cadre juridique de la fin de vie a fait l’objet de nombreuses évolutions législatives, bien davantage que dans d’autres domaines moins sensibles du droit médico-social. La perspective de nouveaux changements législatifs laisse pour le moins dubitatif. Elle interroge le juriste comme le citoyen éclairé quant au respect de l’exigence de sécurité juridique, consistant à « savoir et prévoir » le droit, selon la formule du professeur Bernard Pacteau. On analysera la teneur de cet impératif sous l’angle de l’appropriation, de la stabilité et de l’effectivité de la norme.

Se pose d’abord la question essentielle de l’appropriation de la norme, par les patients comme par les soignants. Par les patients d’abord. La loi Claeys-Leonetti leur offre de nouveaux droits, en revalorisant les directives anticipées et en renforçant le rôle de la personne de confiance. Peut-on estimer que ses objectifs sont atteints, quand seulement 48 % des Français connaissent les directives anticipées (Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie, 2021) ?

Par les soignants ensuite. Alors que la loi introduit le droit à une sédation profonde et continue jusqu’au décès, les spécialistes reconnaissent que des études complémentaires seraient nécessaires pour mieux appréhender l’appropriation de cette pratique par les équipes (Bretonnière et Fournier, Journal of Pain and Symptom Management, 2021). 91 % des Français affirment que leur médecin traitant ne les a pas informés sur leurs droits et sur les dispositifs existants. S’interroge-t-on enfin sur la persistance de l’obstination déraisonnable – pourtant interdite depuis 2005 – et ses effets, sur les patients comme sur les proches ? Certaines pratiques d’acharnement méritent d’être mieux recensées et combattues afin d’y mettre un terme définitif.

Fin de vie : pour une législation

Fin de vie : pour une législation

Claude Evin, Ancien ministre, appelle à  restaurer la dimension complexe des questions entourant la fin de vie .(le Monde)

 

 

 

Préparer sa fin de vie, c’est comme préparer un voyage dans une région dont on ne saurait rien, dont on ne disposerait d’aucune carte, le tout à une période inconnue. Un voyage dont on est sûr de ne pas revenir. Car si la mort est une certitude pour chaque être vivant, l’heure du rendez-vous et ses modalités restent généralement inconnues. Le sujet lui-même est un sujet de premier abord peu séduisant : quel bien portant peut avoir envie de parler de la mort, si ce n’est pour évoquer celle d’autrui ou pour en faire un sujet de thèse ?

Pourtant, autant le vieillissement de la population que l’impact des maladies chroniques en font un sujet de société. Et l’on assiste indéniablement à un empowerment – un accroissement de la capacité d’agir – des citoyens usagers du système de santé, qui réclament une plus grande implication dans les choix de santé les concernant, une amélioration de leurs échanges avec les professionnels et une valorisation de leur expertise de patients, tout cela renforçant la démocratie en santé.

 

Notre législation en matière de fin de vie, notamment la loi Claeys-Leonetti de 2016, va dans ce sens. Elle offre la possibilité de mobiliser des dispositifs et des pratiques permettant à chacun d’exprimer ses volontés concernant ce moment particulier de sa vie : la rédaction des directives anticipées, la désignation d’une personne de confiance, le droit de refuser ou de solliciter l’arrêt des traitements (y compris la nutrition et l’hydratation artificielles), la possibilité de demander, sous certaines conditions, à être sédaté profondément jusqu’au décès. Autant de dispositifs, aujourd’hui encore insuffisamment connus, qui visent à respecter les préférences de chacun.

Préparer sa fin de vie, c’est comme préparer un voyage dans une région dont on ne saurait rien, dont on ne disposerait d’aucune carte, le tout à une période inconnue. Un voyage dont on est sûr de ne pas revenir. Car si la mort est une certitude pour chaque être vivant, l’heure du rendez-vous et ses modalités restent généralement inconnues. Le sujet lui-même est un sujet de premier abord peu séduisant : quel bien portant peut avoir envie de parler de la mort, si ce n’est pour évoquer celle d’autrui ou pour en faire un sujet de thèse ?

Pourtant, autant le vieillissement de la population que l’impact des maladies chroniques en font un sujet de société. Et l’on assiste indéniablement à un empowerment – un accroissement de la capacité d’agir – des citoyens usagers du système de santé, qui réclament une plus grande implication dans les choix de santé les concernant, une amélioration de leurs échanges avec les professionnels et une valorisation de leur expertise de patients, tout cela renforçant la démocratie en santé.

 

Notre législation en matière de fin de vie, notamment la loi Claeys-Leonetti de 2016, va dans ce sens. Elle offre la possibilité de mobiliser des dispositifs et des pratiques permettant à chacun d’exprimer ses volontés concernant ce moment particulier de sa vie : la rédaction des directives anticipées, la désignation d’une personne de confiance, le droit de refuser ou de solliciter l’arrêt des traitements (y compris la nutrition et l’hydratation artificielles), la possibilité de demander, sous certaines conditions, à être sédaté profondément jusqu’au décès. Autant de dispositifs, aujourd’hui encore insuffisamment connus, qui visent à respecter les préférences de chacun.

Revaloriser le métier de tous les auxiliaires de vie

Revaloriser le métier de tous les auxiliaires de vie

Le professeur de gestion Benoît Meyronin prône, dans une tribune au « Monde », une meilleure attention des particuliers et des entreprises aux 4,6 millions d’« invisibles » qui, au quotidien, rendent des services de première nécessité.

 

Dans le secteur privé comme dans le secteur public, 4,6 millions de personnes œuvrent au quotidien pour fabriquer nos quotidiens, les rendre fluides et confortables. Souvent au détriment des leurs (« “Les Invisibles”, une plongée dans la France du back-office », Fondation Travailler autrement, mars 2022).

Ces invisibles, ce sont tout à la fois les métiers du lien (lien social, mais aussi du relationnel avec les centres de contact et de service à distance), du soin – à l’hôpital, en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), dans les crèches, notamment –, de la « continuité économique et sociale » et de la vie quotidienne (logistique et commerce, enlèvement des ordures ménagères, propreté urbaine…).

Une forme d’éthique venue des Etats-Unis, l’éthique du « care » [le prendre soin de l’autre], tente depuis quarante ans d’attirer notre attention sur ces métiers. Si elle s’est focalisée historiquement sur l’univers des soins au sens large, une économie du « care » englobe plus largement ces métiers de « première nécessité », dont nous avons pu mesurer l’importance durant la crise sanitaire et ses confinements successifs.

Si l’on consulte les résultats de l’enquête au travers du prisme de cette éthique, ses enseignements prennent une lumière hélas bien tamisée. Issue d’une réflexion féministe, l’éthique du « care » a toujours pointé, y compris pour les femmes elles-mêmes, les inégalités de genre et de revenu : certaines femmes ont en effet la jouissance d’un temps que d’autres femmes rendent possible, des femmes moins privilégiées.

De fait, 54 % des « invisibles » sont des femmes. Elles viennent accueillir ma fille le matin, tôt, à l’école, elles viennent la chercher à 16 h 30 et s’en occupent jusqu’à l’heure du bain, bref elles s’engagent auprès d’elle toute la journée pour lui apprendre à devenir une petite personne au sein d’une communauté. C’est très banal, cela se passe dans ma vie comme dans la vôtre. Cette forme d’éthique nous a ainsi appris que derrière chaque personne se cachait une autre personne sans l’aide de qui la première ne serait pas autonome. Or ces personnes sont, le plus souvent, des femmes.

 

Cette éthique nous a sensibilisés également au fait que les « invisibles » manquaient cruellement de reconnaissance au sens premier du terme : 50 % des ménages dits invisibles perçoivent ainsi moins de 2 000 euros bruts par mois. A cela s’ajoute, sinon un mépris, au sens où l’entend le philosophe et sociologue allemand Axel Honneth, du moins indéniablement une piètre estime de soi, lorsque le regard de l’autre n’est pas valorisant pour les tâches que je réalise chaque jour (La Lutte pour la reconnaissance, Folio, 2013 et 1992 pour l’édition originale).

Démocratie-Présidentielle : un retour au mandat de 7 ans, pourquoi pas à vie comme en Chine ou en Russie ?

Démocratie-Présidentielle : un retour au mandat de 7 ans, pourquoi pas à vie  comme en Chine ou en Russie ?

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les deux candidats qualifiés pour la finale se marquent à la culotte en rapprochant parfois assez sérieusement leur point de vue. Par exemple à propos de la réforme de la retraite où Macron est en train de lâcher sérieusement du lest. Aussi sur les réformes politiques. Par exemple Marine le Pen  qui s’est prononcée pour un mandat présidentiel qui passerait de cinq à sept ans. Brusquement, Macron s’est montré également favorable à cette modification.

Il y a sans doute autant d’éléments favorables qui militent en faveur d’un allongement du mandat présidentiel que le maintien à cinq ans.
En effet,  la véritable question est la lassitude des Français à propos du bilan des différents présidents élus depuis Sarkozy. Pour preuve aucun des  anciens élus n’a été reconduit dans la fonction. Un phénomène qui n’est pas à exclure concernant Macron tellement le bilan est mince et la déception grande.

Les facteurs explicatifs de ces désillusions tiennent moins dans la longueur du mandat présidentiel que dans l’insignifiance du contenu de la vie démocratique. En effet une fois élus les monarques républicains oublient l’essentiel de leurs promesses et décident  de manière technocratique ce qui leur paraît bon pour le pays. Le problème , c’est que ces monarques ne sont entourés que de technocrates et de courtisans et que le roi se retrouve rapidement coupé des réalités ; en outre depuis Macron,  on a encore réduit à pas grand-chose l’intermédiation des organisations susceptibles de porter les sensibilités des différentes couches socioprofessionnelles et plus généralement des différentes catégories de Français. Dans les conditions de fonctionnement démocratique actuel, la détestation du président sera encore amplifiée avec un mandat à 7 ans.

Le candidat LREM à la présidentielle s’est pourtant exprimé sur la réinstauration d’un mandat présidentiel de sept ans, déjà soutenu par sa rivale, Marine Le Pen.

Un mandat de sept ans, c’est « un bon rythme pour la présidentielle » et « une bonne respiration par rapport au rythme des législatives », a-t-il lancé, alors que l’instauration d’un  »septennat non renouvelable » fait partie du programme de sa concurrente. Il a par contre estimé que « le caractère renouvelable » ou non de ce mandat devrait être laissé au « peuple ». Il est vrai qu’au nom du peuple, nombre de monarques républicains et autres autocrates se sont assis sur la démocratie. Ainsi pour nourrir la disruption chère à Macron, on pourrait lui suggérer de faire passer le mandat présidentiel de 5 à 50 ans, ce qui s’est pratiquement passé en Chine et en URSS après les modifications constitutionnelles ( (En fait qui accorde une durée à vie du mandat présidentiel). Ainsi on s’épargnerait les formalités inutiles d’élection présidentielle dans lesquels les Français n’espèrent plus grand-chose !

Mandat Présidentiel : un retour à 7 ans et pourquoi pas à vie comme en Chine ou en Russie ?

Mandat Présidentiel : un retour à 7 ans et  pourquoi pas à vie  comme en Chine ou en Russie ?

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les deux candidats qualifiés pour la finale se marquent à la culotte en rapprochant parfois assez sérieusement leur point de vue. Par exemple à propos de la réforme de la retraite où Macron est en train de lâcher sérieusement du lest. Aussi sur les réformes politiques. Par exemple Marine le Pen  qui s’est prononcée pour un mandat présidentiel qui passerait de cinq à sept ans. Hier brusquement, Macron s’est montré également favorable à cette modification.

Il y a sans doute autant d’éléments favorables qui militent en faveur d’un allongement du mandat présidentiel que le maintien à cinq ans.
En effet,  la véritable question est la lassitude des Français à propos du bilan des différents présidents élus depuis Sarkozy. Pour preuve aucun des  anciens élus n’a été reconduit dans la fonction. Un phénomène qui n’est pas à exclure concernant Macron tellement le bilan est mince et la déception grande.

Les facteurs explicatifs de ces désillusions tiennent moins dans la longueur du mandat présidentiel que dans l’insignifiance du contenu de la vie démocratique. En effet une fois élus les monarques républicains oublient l’essentiel de leurs promesses et décident  de manière technocratique ce qui leur paraît bon pour le pays. Le problème , c’est que ces monarques ne sont entourés que de technocrates et de courtisans et que le roi se retrouve rapidement coupé des réalités ; en outre depuis Macron,  on a encore réduit à pas grand-chose l’intermédiation des organisations susceptibles de porter les sensibilités des différentes couches socioprofessionnelles et plus généralement des différentes catégories de Français. Dans les conditions de fonctionnement démocratique actuel, la détestation du président sera encore amplifiée avec un mandat à 7 ans.

Le candidat LREM à la présidentielle s’est pourtant exprimé sur la réinstauration d’un mandat présidentiel de sept ans, déjà soutenu par sa rivale, Marine Le Pen.

Un mandat de sept ans, c’est « un bon rythme pour la présidentielle » et « une bonne respiration par rapport au rythme des législatives », a-t-il lancé, alors que l’instauration d’un  »septennat non renouvelable » fait partie du programme de sa concurrente. Il a par contre estimé que « le caractère renouvelable » ou non de ce mandat devrait être laissé au « peuple ». Il est vrai qu’au nom du peuple, nombre de monarques républicains et autres autocrates se sont assis sur la démocratie. Ainsi pour nourrir la disruption chère à Macon, on pourrait lui suggérer de faire passer le mandat présidentiel de 5 à 50 ans, ce qui s’est pratiquement passé en Chine et en URSS après les modifications constitutionnelles ( (En fait qui accorde une durée à vie du mandat présidentiel). Ainsi on s’épargnerait les formalités inutiles d’élection présidentielle dans lesquels les Français n’espèrent plus grand-chose !

Présidentielle : un retour au mandat de 7 ans, pourquoi pas à vie comme en Chine ou en Russie ?

Présidentielle : un retour au mandat de 7 ans, pourquoi pas à vie  comme en Chine ou en Russie ?

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les deux candidats qualifiés pour la finale se marquent à la culotte en rapprochant parfois assez sérieusement leur point de vue. Par exemple à propos de la réforme de la retraite où Macron est en train de lâcher sérieusement du lest. Aussi sur les réformes politiques. Par exemple Marine le Pen  qui s’est prononcée pour un mandat présidentiel qui passerait de cinq à sept ans. Hier brusquement, Macron s’est montré également favorable à cette modification.

Il y a sans doute autant d’éléments favorables qui militent en faveur d’un allongement du mandat présidentiel que le maintien à cinq ans.
En effet,  la véritable question est la lassitude des Français à propos du bilan des différents présidents élus depuis Sarkozy. Pour preuve aucun des  anciens élus n’a été reconduit dans la fonction. Un phénomène qui n’est pas à exclure concernant Macron tellement le bilan est mince et la déception grande.

Les facteurs explicatifs de ces désillusions tiennent moins dans la longueur du mandat présidentiel que dans l’insignifiance du contenu de la vie démocratique. En effet une fois élus les monarques républicains oublient l’essentiel de leurs promesses et décident  de manière technocratique ce qui leur paraît bon pour le pays. Le problème , c’est que ces monarques ne sont entourés que de technocrates et de courtisans et que le roi se retrouve rapidement coupé des réalités ; en outre depuis Macron,  on a encore réduit à pas grand-chose l’intermédiation des organisations susceptibles de porter les sensibilités des différentes couches socioprofessionnelles et plus généralement des différentes catégories de Français. Dans les conditions de fonctionnement démocratique actuel, la détestation du président sera encore amplifiée avec un mandat à 7 ans.

Le candidat LREM à la présidentielle s’est pourtant exprimé sur la réinstauration d’un mandat présidentiel de sept ans, déjà soutenu par sa rivale, Marine Le Pen.

Un mandat de sept ans, c’est « un bon rythme pour la présidentielle » et « une bonne respiration par rapport au rythme des législatives », a-t-il lancé, alors que l’instauration d’un  »septennat non renouvelable » fait partie du programme de sa concurrente. Il a par contre estimé que « le caractère renouvelable » ou non de ce mandat devrait être laissé au « peuple ». Il est vrai qu’au nom du peuple, nombre de monarques républicains et autres autocrates se sont assis sur la démocratie. Ainsi pour nourrir la disruption chère à Macon, on pourrait lui suggérer de faire passer le mandat présidentiel de 5 à 50 ans, ce qui s’est pratiquement passé en Chine et en URSS après les modifications constitutionnelles ( (En fait qui accorde une durée à vie du mandat présidentiel). Ainsi on s’épargnerait les formalités inutiles d’élection présidentielle dans lesquels les Français n’espèrent plus grand-chose !

Guerre en Ukraine : un révélateur de certains modes de vie

Guerre en Ukraine : un révélateur de certains modes de vie

Le politiste Bruno Villalba considère, dans un entretien au « Monde », que la guerre en Ukraine agit comme un « révélateur » du lien entre nos modes de vie et leurs conséquences sur les équilibres planétaires.

 

Bruno Villalba est professeur de science politique à l’école AgroParisTech, membre du laboratoire de recherches Printemps, où il travaille sur les effets des contraintes écologiques sur l’organisation de la démocratie. Il a dirigé (avec Luc Semal) Sobriété énergétique. Contraintes matérielles, équité sociale, perspectives institutionnelles (Quæ, 2018).

Comment analysez-vous les appels à modérer la température des logements, au nom du refus de financer la guerre de la Russie en Ukraine ?

Cette réaction traduit une prise de conscience bienvenue que notre mode de vie contribue à financer les bombes qui pleuvent sur les Ukrainiens. Cette guerre agit comme un révélateur du lien tangible entre nos actes quotidiens – la température de nos appartements, la vitesse de nos déplacements, notre niveau de consommation – et leurs conséquences sur des familles qui fuient la guerre ou, ailleurs, le réchauffement climatique.

Mais cette prise de conscience doit être nuancée. Si nous sommes prêts collectivement à faire un effort de solidarité, très vite se pose la question du pouvoir d’achat, qui reste en tête des motivations des intentions de vote à la présidentielle. La stabilité du prix de l’essence à la pompe demeure aussi une priorité pour nos gouvernants.

Tout cela témoigne d’une forme de dissociation entre le constat et les actes. Il est regrettable que la plupart des appels à baisser la température de nos chauffages négligent la notion de justice sociale. Tout le monde ne va pas souffrir de la même façon de la crise énergétique qui s’annonce.

Nombreux sont ceux qui dénoncent une « sobriété subie », parce qu’ils vivent aujourd’hui dans la précarité. Que leur répondez-vous ?

La justice sociale est une question centrale quand on parle de sobriété, comme on l’a vu lors du mouvement des « gilets jaunes ». Les mesures de sobriété doivent être pensées en tenant compte des inégalités. Faire peser des politiques d’économie d’énergie sur les catégories sociales qui sont déjà en situation de sobriété contrainte sur le plan de la mobilité, de la consommation ou de l’énergie n’est pas tenable.

A l’inverse, l’idée, largement partagée dans la classe politique, que la productivité pourrait résoudre les inégalités sociales est un leurre, car elle se heurte aux limites planétaires. Maintenir l’idée d’un « rattrapage pour tous » grâce à la relance, c’est faire de fausses promesses qu’on ne pourra pas tenir durablement, parce que le stock de ressources est fini. Et c’est encore plus vrai si on raisonne à l’échelle de la planète. Il y a plutôt un travail de péréquation à établir pour accéder à un bien-être équitablement partagé.

Emeutes contre la vie chère au Kazakhstan : la réponse militaire russe

Émeutes contre la vie chère au Kazakhstan : la réponse militaire russe

La hausse subite des prix a nourri le mouvement de colère populaire contre le pouvoir au Kazakhstan r. Aux abois ce dernier a fait appel à la Russie. Des dizaines et des dizaines de manifestants ont été blessées ou tuées à balles réelles. L’intervention de la Russie se justifie par des inquiétudes géo politiques mais tout autant par le risque un jour de voir le même phénomène se dérouler en Russie et remettre ainsi en cause la dictature de Poutine.

Le président kazakh, Kassym-Jomart Tokaïev, a repris la dialectique du pays attaqué de l’extérieur et a accusé des groupes de «terroristes», selon lui entraînées à l’étranger, d’être derrière les émeutes.Bilan, des «dizaines» de manifestants tués et plus d’un millier de personnes blessées, dont 62 grièvement. Dix-huit membres des forces de sécurité ont été tués et 748 blessés, ont par ailleurs rapporté les agences de presse, citant les autorités. Selon les agences de presse russes, le nombre de personnes arrêtées en lien avec les émeutes s’établit à 2298.

Russie: Navalny condamné à vie

Russie: Navalny condamné à vie

Leonid Volkov, bras droit de l’opposant Alexeï Navalny, exhorte les pays occidentaux à « comprendre enfin » que Vladimir Poutine considérera « n’importe quel signe d’apaisement comme un signe de faiblesse . Avec Poutine, Navalny est condamné à vie

Interview le Monde

 

 

Principal animateur du réseau de l’opposant russe condamné à trois ans et demi de prison, après avoir survécu à une tentative d’empoisonnement, ce stratège de 40 ans vit depuis deux ans en Lituanie. En août, la justice russe a de nouveau ouvert une enquête contre lui pour financement d’une « organisation extrémiste ».

 

Quelles nouvelles avez-vous d’Alexeï Navalny ?

Eh bien, il est en prison. Nous communiquons par le biais des avocats. Nous pouvons juste faire « sortir » quelques messages de sa part à l’extérieur. Il est condamné à vie, qu’il s’agisse de la sienne ou de celle de Poutine, car, bien sûr, Poutine ne voudra jamais le relâcher. Il avait pour but de l’empoisonner et de le tuer, mais il a échoué. Sur beaucoup de plans, Poutine échoue.

Or, la société russe change. Beaucoup. Les dernières élections législatives [en septembre] l’ont bien montré. Si vous les comparez aux précédentes, en 2016, ou au scrutin présidentiel de 2018, tout le monde voyait que des fraudes importantes avaient lieu, mais, là, les Russes ont réalisé que Poutine n’avait plus de réelle majorité représentative, et sa popularité n’est plus la même. Quand il allait tourner des images viriles quelque part dans la taïga, avec son ministre de la défense, Sergueï Choïgou, les gens aimaient cela, il n’allait pas en vacances dans les Seychelles. Aujourd’hui, ça ne marche plus, car Poutine fait toujours la même chose. C’est d’autant plus inconfortable pour lui qu’il avait l’habitude d’être aimé et qu’il ne sait pas comment faire pour retourner la situation.

Le prix Sakharov décerné par le Parlement européen à Alexeï Navalny est-il un encouragement pour vous ?

Ce prix est mérité. Et c’est très important, car cela traduit un consensus paneuropéen et un soutien pour tout le travail d’Alexeï et de son équipe.

Judiciarisation de la vie politique ou politisation de la vie judiciaire

Judiciarisation de la vie politique ou politisation de la vie judiciaire

 

 

Avec la mise en examen de l’ancienne ministre de la santé par la cour de justice de la république, la polémique enfle sérieusement entre le monde politique et la justice.

 

Une très grande partie de la sphère politique craint une judiciarisation de la vie politique tandis que du côté de la justice en redoute une politisation de la vie judiciaire. Les deux craintes sont sans doute justifiées. Par exemple quand on voit le conseil d’État intervenir sur tout et sur rien. Même chose pour le conseil constitutionnel dans la composition essentiellement politique peut faire douter de la pertinence des avis rendus.

 

De même, la cour de justice de la république, tribunal d’exception voulu  par le monde politique pour les anciens ministres n’est pas sans reproche. Non seulement, il s’agit d’un tribunal d’exception mais en plus qui comprend une large majorité de politiques (avec seulement trois juges) .

 

Plus fondamentalement la justice s’investit de plus en plus dans des champs laissés vides par les politiques sans vrais pouvoirs et de plus en plus discréditées. En réalité, les politiques se servent de la justice quand ils y ont intérêt, inversement il la critique quand ils sont mis en cause. Et certains au plan judiciaire rêvent d’une démocratie des juges. La vraie question est sans doute celle de la démocratie, des conditions d’évaluation des politiques publiques et des éventuels sanctions. Bref, e il s’agit de donner vie à une véritable démocratie participative en amont et en aval des orientations.

Baisse de l’espérance de vie aux États-Unis

Baisse de l’espérance de vie aux États-Unis

 

Conséquence surtout du Covid  mais aussi de la drogue et des inégalités croissantes, l’espérance de vie des Américains à la naissance est passée de 78,8 ans en 2019 à 77,3 ans en 2020. Cette durée de 77,3 années est la plus courte depuis 2003. Pour les Afro-Américains, l’espérance de vie chute de 2,9 ans, de 74,7 ans en 2019 à 71,8 ans en 2020. Pour les Latinos, elle chute de trois ans, de 81,8 ans en 2019 à 78,8 ans en 2020. Le plus fort déclin concerne les hommes d’origine hispanique, qui perdent 3,7 années d’espérance de vie à la naissance, une situation qui s’explique à 90% par les ravages du Covid-19.

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