Archive pour le Tag 'président'

« Non au retour de Poutine au G8″ (Trudeau président du Canada)

« Non au retour de Poutine au G8″  (Trudeau président du Canada)

 

Il est clair que les pays occidentaux ont mal digéré l’annexion de la Crimée par la Russie. Une digestion douloureuse qui n’a d’ailleurs appelé pratiquement aucune réplique à la hauteur de l’enjeu. S’y est ajouté l’annexion de fait  de certaines zones de l’est de l’Ukraine. La c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. L’union européenne en particulier a pris des sanctions économiques contre la Russie et Poutine a été exclue du G8. Récemment Macron a prit l’initiative d’envisager le retour de la Russie dans le G8 sous réserve de discussions et de négociations concernant l’est de l’Ukraine. Sans doute pour contrer Macron, trame j’ai dit favorable immédiatement et sans condition à la réintégration de Poutine. La position du Canada sur le sujet est plus courageuse : pas question de réintégrer la Russie tant que celle-ci n’aura pas libéré la région de l’Est ukrainien. Il ne s’agit même pas de discussions, Trudeau le président canadien veut une libération sans condition et sans négociation.

« La violation par la Russie du droit international en envahissant la Crimée et en annexant le Donbass, et en continuant à soutenir la guerre (dans cette région de l’est ukrainien), ne nous laisse pas le choix, c’est pour ça qu’elle est exclue » du groupe des huit pays les plus industrialisés, a déclaré en conférence de presse la ministre canadienne des Affaires étrangères.

« Nous n’appuyons pas l’idée que la Russie soit réinvitée », a abondé à la presse une source gouvernementale canadienne. Au-delà de la question ukrainienne, se pose vis-à-vis de la Russie le bien-fondé d’une éventuelle réintégration dans le G8. En effet le principe des réunions du G7 est de rassembler les grands pays démocratiques. Peut-on vraiment parler de démocratie dans un pays qui pratique toujours les méthodes du KGB en liquidant les opposants et en interdisant l’accès à la candidature pour les élections. ?

 

Justice- Métropole de Lille : le président pris la main dans le pot de confiture

Justice- Métropole de Lille : le président pris la main dans le pot de confiture

 Encore une  affaire de corruption. Celle là vise le président de la Métropole européenne de Lille (MEL), Damien Castelain,  pour la construction du Stade Pierre-Mauroy, Finalement une histoire assez banale car lorsque des marchés sont passés par certains élus, les entreprises choisies sur des critères douteux renvoient l’ascenseur soient pour le financement de campagnes, soit pour effectuer des prestations de construction gratuite chez l’élu. De temps en temps une grosse affaire juridique émerge mais de ce phénomène est relativement développé même si la majorité des responsables locaux ne se laisse pas corrompre par ces pratiques anciennes et bien connues.

 

Pour le cas de la métropole de Lille les  poursuites se font pour « recel d’abus de biens sociaux » et portent sur la livraison de pierres bleues pour la terrasse personnelle du maire de Péronne-en-Mélantois, d’une valeur de 18 000 euros. L’élu est soupçonné d’avoir bénéficié de faveurs de la part du groupe Eiffage, à qui la construction du Stade Pierre-Mauroy avait été attribuée. Sur cette affaire, Damien Castelain avait déjà été mis en examen en 2017 pour favoritisme et corruption.  Cette fois-ci, la mise en examen fait suite à son placement en garde à vue, début juillet, pour des soupçons de détournement de fonds publics. Il avait alors été relâché sans poursuites après 35 heures de garde à vue.

Macron et Le Drian, dit le saumon rose, humiliés par le président brésilien

Macron et Le Drian, dit le saumon rose, humiliés par le président brésilien

 

Vis-à-vis des régimes autoritaires, Le ministre des Affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian sait faire preuve de souplesse d’échine. Ce sera encore le cas lors de la visite au Brésil comme c’est le cas par exemple encore vis-à-vis de la dictature en Chine. Sans parler de la scandaleuse réception de Poutine à Paris.  Il faut dire que la souplesse d’échine est un peu la spécialité de Jean-Yves le Drian surnommé le saumon rose pour sa grande capacité à naviguer entre tous les courants politiques. Il a commencé sa carrière politique assez à gauche (leader en 68 à Rennes), il s’est rapproché de la plupart des responsables de courant du PS  puis avec le temps à continué sur des positions plutôt centristes  et maintenant il est clairement à droite. Aux dires des experts,  le Drian a même été un brillant ministre des armées. Pas étonnant, il s’est fait pistonner par son père pour échapper à son incorporation dans les paras pour rejoindre un régiment plus tranquille. Il accomplit son service militaire au 512e régiment du train de Saint-Lô, après avoir initialement été convoqué dans les para. Ce changement d’affectation fait suite à l’intervention de son père auprès du député-maire de Carnac Christian Bonnet. Lors de son service, il apprend à conduire divers véhicules, sans doute aussi le véhicule de sa carrière politique.

On fera observer que Macron, lui, est bien chef des armées sans jamais avoir effectué le moindre service militaire !« 

Pourtant les divergences sont importantes voire inconciliables entre la France et le Brésil Jair Bolsonaro avait annoncé durant sa campagne sa volonté de se retirer de l’accord de Paris« Je pense qu’il y a une volonté de trouver un point d’accord, pas forcément pour convaincre le président brésilien de revenir en arrière sur ses positions ‘trumpiennes’ en matière de climat, mais au moins pour préserver les intérêts français dans ce domaine«, conclut Olivier Compagnon. Vis-à-vis par exemple des enjeux environnementaux, de la démocratie ou des droits de l’homme en clair on sacrifie les valeurs démocratiques sur l’autel du business ; pour preuve cet accord appelé Mercosur avec des pays d’Amérique latine dont le Brésil.

 

La France et Le Drian, dit le saumon rose, humiliés par le président brésilien

La France et Le Drian, dit le saumon rose, humiliés par le président brésilien

 

Vis-à-vis des régimes autoritaires, Le ministre des Affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian sait faire preuve de souplesse d’échine. Ce sera encore le cas lors de la visite au Brésil comme c’est le cas par exemple encore vis-à-vis de la dictature en Chine. Sans parler de la scandaleuse réception de Poutine à Paris.  Il faut dire que la souplesse d’échine est un peu la spécialité de Jean-Yves le Drian surnommé le saumon rose pour sa grande capacité à naviguer entre tous les courants politiques. Il a commencé sa carrière politique assez à gauche (leader en 68 à Rennes), il s’est rapproché de la plupart des responsables de courant du PS  puis avec le temps à continué sur des positions plutôt centristes  et maintenant il est clairement à droite. Aux dires des experts,  le Drian a même été un brillant ministre des armées. Pas étonnant, il s’est fait pistonner par son père pour échapper à son incorporation dans les paras pour rejoindre un régiment plus tranquille. Il accomplit son service militaire au 512e régiment du train de Saint-Lô, après avoir initialement été convoqué dans les para. Ce changement d’affectation fait suite à l’intervention de son père auprès du député-maire de Carnac Christian Bonnet. Lors de son service, il apprend à conduire divers véhicules, sans doute aussi le véhicule de sa carrière politique.

On fera observer que Macron, lui, est bien chef des armées sans jamais avoir effectué le moindre service militaire !« 

Pourtant les divergences sont importantes voire inconciliables entre la France et le Brésil Jair Bolsonaro avait annoncé durant sa campagne sa volonté de se retirer de l’accord de Paris« Je pense qu’il y a une volonté de trouver un point d’accord, pas forcément pour convaincre le président brésilien de revenir en arrière sur ses positions ‘trumpiennes’ en matière de climat, mais au moins pour préserver les intérêts français dans ce domaine« , conclut Olivier Compagnon. Vis-à-vis par exemple des enjeux environnementaux, de la démocratie ou des droits de l’homme en clair on sacrifie les valeurs démocratiques sur l’autel du business ; pour preuve cet accord appelé Mercosur avec des pays d’Amérique latine dont le Brésil.

Le Drian humilié par le président brésilien !

Le Drian humilié par le président brésilien !

 

On se demandait bien dans quelle galère allait se mettre Jean-Yves le Drian ministre des affaires étrangères en allant rencontrer le président brésilien. Une rencontre qui n’a servi à rien sinon à humilier la France. En effet lundi,  président brésilien Jair Bolsonaro a prétexté un « problème d’agenda » pour annuler un entretien prévu avec Jean-Yves Le Drian et se rendre chez le coiffeur. « Manifestement, il y aurait eu une urgence capillaire, ironise le ministre français des Affaires étrangères auprès du JDD. C’est une préoccupation qui m’est étrangère. » Jean-Yves Le Drian en profite pour affirmer que « c’est l’intérêt de la France de parler à tous les Brésil« . Une réponse en forme d’humour sur fond de préoccupations diplomatiques mais qui ne peut effacer l’affront subi. En effet l’humiliation imposée par le président brésilien intervient en plus au moment le Parlement français (l’Assemblée nationale puisque le Sénat ne s’est pas encore prononcé) vient d’entériner l’accord commercial appelé CETA  avec le Brésil l’Argentine le Paraguay et l’Uruguay. Un accord qui va surtout bénéficier à l’agriculture et à l’élevage de ces pays. On sait par ailleurs que le président brésilien s’assoit complètement sur toutes les préoccupations environnementales sans parler des atteintes à la démocratie et aux droits de l’homme. La défense de Jean-Yves le Drian paru dans le JDD ne convaincra pas grand monde. Interview.

 

 

Le président brésilien a annulé votre rendez-vous mercredi pour aller chez le coiffeur. N’est-ce pas une humiliation?
Chacun connaît les contraintes qui s’attachent aux agendas chargés des chefs d’État. Manifestement, il y aurait eu une urgence capillaire. C’est une préoccupation qui m’est étrangère. Mais ce que j’ai pu faire lors de ma visite au Brésil pour le renforcement de nos relations bilatérales, la défense des intérêts de la France et la préparation des enjeux climatiques de la COP25 a été très positif. J’ai eu des entretiens avec mon homologue, avec la société civile brésilienne, en particulier les ONG, mais aussi avec la société civile économique. Je me suis aussi entretenu avec les gouverneurs de plusieurs États. C’est l’intérêt de la France de parler au Brésil, à tous les Brésil.

 

 

Les Brésil, comme vous le dites, oui, mais c’est le président du ­Brésil qui a promis de ne pas quitter l’accord de Paris. Peut-on lui faire confiance?
J’ai été très transparent dans la volonté de clarifier nos engagements réciproques concernant le réchauffement climatique. J’ai ­obtenu de mon collègue des ­Affaires étrangères, Ernesto Araújo, la mise en place d’un groupe de travail sur les enjeux de l’environnement et sur la mise en œuvre de l’accord de Paris avant la COP25 à Santiago du 2 au 13 décembre. J’espère que ce processus-là pourra être déployé (…).

Macron : le bilan d’un président liquidateur de l’industrie, de l’économie et du patrimoine

Macron : le bilan  d’un liquidateur de l’industrie, de l’économie et du patrimoine

Il y a plus   de deux ans que Macron assume les responsabilités présidentielles. Un délai suffisant pour commencer à faire un bilan d’autant plus que Macron occupait déjà des fonctions importantes dès 2014 auprès de Hollande. D’un point de vue macro économique, l’échec est patent. Si on relève un petit rebond de la croissance en 2018, on le doit surtout à la politique de Hollande. Pour 2019, la croissance ne devrait pas dépasser beaucoup 1 %. Le nombre de chômeurs évoluera très peu, les comptes de public sont encore plus dégradés. Dans l’opinion publique, ils sont 70 % à ne pas croire à l’efficacité de la politique menée. On objectera que certaines réformes ont été engagées mais souvent des réformes qui ne vont pas jusqu’au bout ou même auxquelles on renonce. Voir par exemple le nombre de fonctionnaires. Macron avait annoncé la suppression de 50 000 postes pendant son quinquennat or en 2020, on  ne prévoit que la suppression de 2. 000. Un renoncement évidemment à la réforme de l’État. Un État plombé par ses couts de fonctionnement notamment ses couts salariaux mais aussi par la technocratie qui pour des motifs existentiels ne cesse de paralyser l’initiative. Macron de ce point de vue est prisonnier de ses origines de technocrate comme il est aussi dépendant des intérêts financiers qui ont soutenu sa campagne. Macron est un libéral étatiste, une curiosité politique.   Il a ainsi accordé 40 milliards d’allègements fiscaux peut-être nécessaires mais sans aucune contrepartie et sans aucune évaluation. La plus grande insuffisance de Macron est son manque de vision économique en particulier dans le domaine de l’industrie 5Macron est un littéraire,  pas un économiste).  Pour Macron,  la stratégie se résume à des affaires d’achat et de vente comme on les mène dans les banques d’affaires sans tenir compte des perspectives à long terme. L’exemple le plus catastrophique est sans doute celui d’Alstom. On notera d’ailleurs qu’il n’y a pas de ministre responsable de l’industrie, tout simplement parce qu’on considère qu’il n’y a pas besoin de vision et que seul le marché se chargera de définir le futur paysage. Avec de tels raisonnements on aurait jamais créé et vendu les produits phares que sont les TGV, les centrales électriques  et l’aéronautique. Faute de réflexion, on est par exemple passé à côté de la technologie 5G  totalement aux mains des Américains et des Chinois. La vision de Macron est uniquement à court terme et embrasse seulement des startups qui naissent et se vendent dans les cinq ans. Des délais bien insuffisants pour des enjeux stratégiques qui exigent des dizaines d’années ; par exemple,  la filière hydrogène, la filière des batteries électriques, l’intelligence artificielle etc. il n’y a guère que dans le domaine de l’armement qu’on tente  de voir un peu plus loin que son nez ; peut-être pour la bonne raison que la France n’a plus les moyens financiers d’une grande puissance. Une partie de l’économie est aussi en voie de liquidation du fait de la multiplication d’accords commerciaux qui vont favoriser des pays beaucoup plus concurrentiels et qui s’assoient notamment sur les normes sociales, environnementales et sanitaires. Une économie qu’on laisse se placer sous la tutelle des géants du numérique américain notamment alors que la France a été pendant longtemps un des leaders de l’innovation en matière de grande distribution. La liquidation concerne aussi le patrimoine avec par exemple la vente des aéroports, infrastructures stratégiques s’il en est, la vente de la très lucrative activité des jeux. Enfin parallèlement la démocratie n’aura guère progressé puisqu’à la république monarchique on aura substitué une forme de monarchie absolue où seul le président décide de tout, partout  et tout le temps. Y compris pour la désignation des candidats aux municipales comme lorsque les anciens souverains distribuaient les charges aux courtisans.

 

Démocratie : Pourquoi pas tirer le président de la république au sort

Démocratie : Pourquoi pas tirer le président de la république au sort

 

Récemment la sous-secrétaire d’État à l’écologie a déclaré que la décision du rétablissement de la taxe carbone serait décidée par le fameux conseil citoyen 250 personnes une curiosité juridique avec cette assemblée citoyenne nationale consacrée à l’environnement dont les 150 membres seront tirés au sort. Peut-être dans un but de meilleur fonctionnement démocratique ou plutôt dans un objectif de récupération politique de la contestation des élus et autres corps intermédiaires. Dès lors pourquoi ne pas envisager aussi un parlement, un gouvernement et même un président de la république tirés au sort.  Bref, ce serait le Graal de la république démocratique. Bien sûr, on objectera que ces Français sortis d’une sorte de loto politique ne sont pas forcément compétents pour assumer les tâches de gestion de l’intérêt général. Mais il est vrai que les élus actuels sont bien souvent incompétents dans beaucoup de domaines. Notons quand même que cette propositions anachronique de Macron n’a  d’autres objectifs que de créer un machin supplémentaire et en plus rattaché au conseil économique, social et environnemental qui n’est pas beaucoup écouté par le pouvoir. Tout cela relève de la démagogie et de l’instrumentalisation politique. En effet, c’est là énième institution pour répondre à la crise des Gilets jaunes. Observons que les membres de cette assemblée devront en plus être représentatifs de la société française ! De plus, ils n’auront t que six mois pour construire une politique environnementale qui sera soumise un débat parlementaire et un référendum. On imagine ce qui peut sortir d’une telle assemblée dans les membres seront à 90 % au moins complètement incompétents en matière environnementale mais aussi sociale, économique ou technologique. Bref une sorte d’immense discussion de  bistrot d’où ne pourra sortir que des propos de café du commerce ou alors manipulé par les rapporteurs désignés par le pouvoir (le pouvoir envisage d’y nommer aussi un certain nombre d’élus !). L’innovation politique est à la mode ; pour preuve, on a choisi un comique comme président en Ukraine pourquoi pas aussi un président français tiré au sort ?

Le président des grands vins de Bordeaux condamné pour tricherie !

Le président des grands vins de Bordeaux condamné pour tricherie !

 

 

Du vin d’origine douteuse une fois transféré dans des bouteilles qui se transforment en Bordeaux ! Le miracle que réalisait le président des grands vins de Bordeaux ! Un conseil : commercialisez du vin sous l’étiquette »vin non identifié ». Un cru qui monte dans les ventes ! La preuve que la qualité est parfois surfaite (et le prix démesuré) et ou que certains vins sont sous évalués. Le président de la Fédération des grands vins de Bordeaux (FGVB), Hervé Grandeau, a donc été condamné jeudi par un tribunal correctionnel à six mois de prison avec sursis pour tromperie. Son frère Régis Grandeau a été condamné à quatre mois de prison avec sursis. Les deux se sont également vu infliger une amende de 30.000 euros, dont 20.000 euros, avec sursis chacun, et leurs deux sociétés ont été condamnées chacune à 200.000 euros d’amende, dont 150.000 euros avec sursis. Ils étaient poursuivis à la suite d’une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui avait conclu à des actes illicites portant sur près de 6.000 hectolitres de vin. Il leur était notamment reprocher la détention de vins non identifiés, la falsification de vins et leur commercialisation sous des étiquettes ne leur correspondant pas. A l’audience du 20 juin dernier, Hervé Grandeau avait nié tout acte frauduleux. La FGVB qu’il préside est une des organisations les plus importantes du Bordelais. Elle fédère près de 6.000 viticulteurs et regroupe les organismes de contrôle de l’application du cahier des charges des appellations d’origine contrôlée (AOC).

L’écolo Jadot président ou Premier ministre ?

L’écolo Jadot président ou Premier ministre ?

 

Finalement la plupart des écolos tombent comme les mouches dans le piège du pouvoir ;  Sa conquête devient l’objet suprême et le projet accessoire. C’est ainsi qu’on a vu défiler nombre de leaders écolos par exemple sous Hollande. Mais on aurait bien du  mal à retenir la moindre action un peu significative de ces ministres. Même Hulot,  a été attiré par le vinaigre doux de Macron. Des paroles sirupeuses, des mamours qui n’avaient d’autres fins que de transférer une partie de la popularité Hulot vers Macron.  Maintenant c’est à Jadot d’être enivré par le parfum du pouvoir. Avec les 13 % réalisés aux européennes, il se voit déjà comme l’arbitre des élections présidentielles en 2022. Sa première grande action significative sitôt le résultat connu a été de se faire prendre en photo avec sa compagne pour figurer sur la Une de Paris-Match. Comme démarche collective et comme geste politique on fait mieux dans un parti qui prône la démocratie, condamne le culte de la personnalité et s’attache davantage à la lutte pour  l’environnement qu’à la lutte pour le leadership politicien. Évidemment Jadot va retomber sur terre d’abord parce que les municipales ne sont pas forcément  favorables à des écolos pas toujours très bien implantés localement. Peu importe car l’objectif de Jadot c’est de maintenir son petit capital pour l’offrir et  pour le négocier en 2022. À défaut d’être président il pourrait revendiquer le poste de Premier ministre ( même avant 2022). Encore un qui aura sauvé au moins son propre environnement : celui qui tourne autour de son nombril.

 

Christian Jacob : le dernier président de LR ?

Christian Jacob : le dernier président de LR ?

 

Victime expiatoire ou sauveur, quel sera le destin de Christian Jacob ; Sera-t-il  le messie ou le maitre de cérémonie pour enterrer définitivement ce qui reste de LR ? La  difficulté,  c’est que le nouveau parti de droite existe, c’est LREM ! En tout cas il n’y a pas de quoi sauter au plafond avec cette déclaration. Interview le Figaro–L’intéressé n’est pas un extrémiste mais pas non plus d’un grand charisme  Le président du groupe Les Républicains à l’Assemblée veut sauver le mouvement LR en posant les bases d’un projet «collectif». Son objectif: restaurer «l’ADN» de la droite.

Christian Jacob est député de Seine-et-Marne depuis 1995.

 

Êtes-vous candidat à la présidence des Républicains?

Oui, je suis candidat pour bâtir un projet d’alternance. Depuis sept ans, nous avons perdu deux présidentielles, dont une où nous n’avons pas été présents au deuxième tour. Nous avons également perdu deux législatives et subi un échec des plus cinglants aux élections européennes. Aujourd’hui, nous constatons également un éclatement de notre famille politique. Laurent Wauquiez est parti avec beaucoup de dignité et un véritable sens de l’intérêt général. Je mesure son courage. Il y a une part d’injustice dans tout cela mais la politique n’est parfois pas juste.

Le refus de Bruno Retailleau a-t-il joué dans votre décision?

Ensemble, nous avions acté le fait qu’il serait suicidaire d’être candidat l’un contre l’autre. Ni lui ni moi ne voulions d’affrontement. On s’est d’ailleurs beaucoup parlé. Il n’y a jamais eu de tensions ou de conflits entre nous. On s’entend …

Un président de la Commission européenne introuvable

Un président de la Commission européenne introuvable

 

À Bruxelles ce n’est pas forcément la course au meilleur qui est engagé pour remplacer le président de la commission européenne et les autres postes stratégiques. En fait on rechercherait plutôt les candidats les plus neutres voir les plus mièvres opposés par exemple aux candidatures allemandes ou françaises principalement.  En réalité, chaque pays se moque pas mal des compétences des nominés. L’objectif est de défendre ses intérêts. Par exemple, l’Espagne veut passer un accord commercial avec les pays d’Amérique du Sud, par exemple Allemagne veut passer un accord avec les États-Unis pour vendre des automobiles, par exemple encore la France qui veut ménager l’avenir de son agriculture dans les grands accords commerciaux avec l’Amérique du Sud, le Canada et le moment venu les États-Unis. C’est aussi la conception de l’Europe qui est en cause avec toujours la même problématique soit seulement une vaste zone d’échange commercial, soit une zone économique et technologique intégrée pour peser face aux grandes puissances que sont la Chine et les États-Unis notamment. Mais les convictions des uns et des autres sont tellement éloignées, le retour du nationalisme aidant, on voit mal ce dessiner les axes d’une consolidation structurelle de l’Europe. On a vu dernièrement que les propositions formulées par Macron et mollement soutenues  par l’Allemagne  ont en eau de boudin comme d’ailleurs la plupart des propositions de Macron. Des propositions dans beaucoup de cas pertinents mais qui comme en France souffre de la condescendance voire du mépris de Macron à l’égard de tout ceux  qui ne sont pas de son avis. Probablement,  le choix des futurs responsables (président de la commission, président du Parlement, président de la banque centrale, affaire économiques et affaires étrangères) risque d’échoir à des membres de petits pays moins par conviction que pour empêcher les grands pays comme la France ou l’Allemagne de noyauter l’Europe

Pour un gouvernement et un président tirés au sort !

Pour  un gouvernement et un président tirés au sort !

 

 

Le chef de l’État a annoncé une curiosité juridique avec cette assemblée citoyenne nationale consacrée à l’environnement dont les 150 membres seront tirés au sort. Peut-être dans un but de meilleur fonctionnement démocratique ou plutôt dans un objectif de récupération politique de la contestation des élus et autres corps intermédiaires. Dès lors pourquoi ne pas envisager aussi un parlement, un gouvernement et même un président de la république tirés au sort.  Bref, ce serait le Graal de la république démocratique. Bien sûr, on objectera que ces Français sortis d’une sorte de loto politique ne sont pas forcément compétents pour assumer les tâches de gestion de l’intérêt général. Mais il est vrai que les élus actuels sont bien souvent incompétents dans beaucoup de domaines. Notons quand même que cette propositions anachronique de macro n’a  d’autres objectifs que de créer un machin supplémentaire et en plus rattaché au conseil économique, social et environnemental qui n’est pas beaucoup écouté par le pouvoir. Tout cela relève de la démagogie et de l’instrumentalisation politique. En effet, c’est là énième institution pour répondre à la crise des Gilets jaunes. Observons que les membres de cette assemblée devront en plus être représentatifs de la société française ! De plus, ils n’auront t que six mois pour construire une politique environnementale qui sera soumise un débat parlementaire et un référendum. On imagine ce qui peut sortir d’une telle assemblée dans les membres seront à 90 % au moins complètement incompétents en matière environnementale mais aussi sociale, économique ou technologique. Bref une sorte d’immense discussion de  bistrot d’où ne pourra sortir que des propos de café du commerce ou alors manipulé par les rapporteurs désignés par le pouvoir (le pouvoir envisage d’y nommer aussi un certain nombre d’élus !). L’innovation politique est à la mode ; pour preuve, on a choisi un comique comme président en Ukraine pourquoi pas aussi un président français tiré au sort ?

Pourquoi pas aussi un gouvernement et un président tirés au sort

Pourquoi pas aussi un gouvernement et un président tirés au sort

 

 

Le chef de l’État a annoncé une curiosité juridique avec cette assemblée citoyenne nationale consacrée à l’environnement dont les 150 membres seront tirés au sort. Peut-être dans un but de meilleur fonctionnement démocratique ou plutôt dans un objectif de récupération politique de la contestation des élus et autres corps intermédiaires. Dès lors pourquoi ne pas envisager aussi un parlement, un gouvernement et même un président de la république tirés au sort.  Bref, ce serait le Graal de la république démocratique. Bien sûr, on objectera que ces Français sortis d’une sorte de loto politique ne sont pas forcément compétents pour assumer les tâches de gestion de l’intérêt général. Mais il est vrai que les élus actuels sont bien souvent incompétents dans beaucoup de domaines. Notons quand même que cette propositions anachronique de macro n’a  d’autres objectifs que de créer un machin supplémentaire et en plus rattaché au conseil économique, social et environnemental qui n’est pas beaucoup écouté par le pouvoir. Tout cela relève de la démagogie et de l’instrumentalisation politique. En effet, c’est là énième institution pour répondre à la crise des Gilets jaunes. Observons que les membres de cette assemblée devront en plus être représentatifs de la société française ! De plus, ils n’auront t que six mois pour construire une politique environnementale qui sera soumise un débat parlementaire et un référendum. On imagine ce qui peut sortir d’une telle assemblée dans les membres seront à 90 % au moins complètement incompétents en matière environnementale mais aussi sociale, économique ou technologique. Bref une sorte d’immense discussion de  bistrot d’où ne pourra sortir que des propos de café du commerce ou alors manipulé par les rapporteurs désignés par le pouvoir (le pouvoir envisage d’y nommer aussi un certain nombre d’élus !). L’innovation politique est à la mode ; pour preuve, on a choisi un comique comme président en Ukraine pourquoi pas aussi un président français tiré au sort ?

Martinez (CGT) critique la candidature de Laurent Berger comme président de la confédération européenne des syndicats

Martinez (CGT)  critique la candidature de Laurent Berger comme président de la confédération européenne des syndicats

Encore une querelle syndicale interne à la France avec la contestation du secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez vis-à-vis la candidature unique de son homologue de la CFDT, Laurent Berger, à la présidence de la Confédération européenne des syndicats. Il y a quelque chose d’un peu surréaliste dans cette contestation. Certes on pourrait concevoir plusieurs candidatures mais il y a une très forte majorité de la ligne réformiste en Europe pour soutenir Laurent Berger. Cela d’autant plus que Laurent Berger a permis à la CFDT de devenir le premier syndicat en France aussi bien dans le public que dans le privé. Notons aussi que pendant très longtemps la CGT a adhéré à l’organisation internationale FSM d’obédience communiste. Après la chute du mur de Berlin nombre de syndicats ont rejoint la confédération européenne des syndicats. La CGT a fait longtemps de la résistance mais pour des questions de représentativité a bien été contrainte elle aussi de rejoindre en 1999 la confédération européenne des syndicats. Le problème c’est que Philippe Martinez aurait souhaité un président plus contestataire, de nature politique et qui ne recherche pas un compromis gagnant -gagnant entre les partenaires économiques. Bref une ligne syndicale en retard de 50 ans sur l’histoire et qui explique largement le dépérissement de la CGT. En outre la CGT s’est faite une réputation de pourrir les mouvements sociaux en les prolongements le plus longtemps possible afin d’épuiser les forces. Bref une stratégie irresponsable et improductive. À l’inverse la CFDT se refuse à toute politisation et a pour objectif central d’obtenir des résultats notamment au terme des conflits sociaux. Bref une ligne réformiste qui se pose à une orientation encore à caractère révolutionnaire tel que la soutient le parti communiste et surtout maintenant les gauchistes. Le sujet est sensible au sein de la CGT où une frange plus radicale de la base milite pour se désengager de la CES, jugée “réformiste” et “soumise au Grand capital européen et à la Commission européenne”. On croirait entendre le discours de Georges marchais, ancien secrétaire général du parti communiste !

Macron : un président a fort intellect mais à faible intelligence

 

 

Les grands médias habitués aux sentences réductrices considèrent en général que le président de la république est intelligent. C’est évidemment confondre l’intellect et l’intelligence. L’intellect est une capacité à enregistrer des connaissances tandis que l’intelligence est la capacité de résoudre une question ou un problème. Au fond, Macron est un exceptionnel répétiteur de leçons et de mode. Une sorte d’éponge qui absorbe l’enseignement dispensé et qui le restitue sans modification quand on la presse. En fait, l’archétype de l’énarque comme l’ont prouvé différentes évaluations de cette institution dont les élèves se caractérisent par un grand déficit de créativité et de contestation des choses établies. Par contre, la capacité de Macron à régler des problèmes complexes à dimension systémique est assez insignifiante. Finalement, Macon reprend les vieilles recettes de l’ultra libéralisme et confie au seul marché le soin de résoudre non seulement les problèmes économiques mais aussi sociaux voire sociétaux. (Voir par exemple la question du climat envisagé essentiellement sous l’angle de la fiscalité voir aussi la manière dont le rapport de Borloo sur les banlieues a été jeté aux orties). S’ajoutent à ces déficiences de Macron, son absence de formation dans le domaine économique puisque son cursus est essentiellement littéraire. L’intelligence suppose évidemment de prendre en compte les aspects technologiques mais également les dimensions humaines qui vont gérer, utiliser, bénéficier ou subir ces évolutions techniques. Cela suppose un minimum de vécu et pas simplement une culture livresque. Un vécu dans le monde réel des Français et non dans le monde confiné des salons parisiens dont la réassurance identitaire est fondée sur la répétition en boucle des tares du peuple. Tout dans la posture de Macron démontre cette grande insuffisance d’intelligence. Pour preuve, il ne sait pas écouter. Pour preuve, il ne sait s’exprimer que de manière professorale un peu comme un évangéliste mais de façon mécanique sans aucune humanité. On ne sent pas chez Macron la moindre ouverture sur l’autre. C’est l’égocentrisme porté au plus haut niveau. Notons par exemple le nombre de « «  ou de « je » dans ses discours. Quand les médias auront compris qu’il y a une grande différence entre l’intellect et l’intelligence, on aura peut-être fait un progrès en France pour comprendre et éventuellement modifier la sociologie politique.

Macron : un petit président immature

Macron : un petit président immature

Avec les mois qui passent et les événements que doit gérer le pouvoir, on peut vérifier la grande fragilité de Macron. Surtout sa grande versatilité. Au départ, dans sa campagne électorale Macron proposait d’inverser la pyramide du pouvoir, de rompre avec l’étatisme et de développer une démocratie participative. Malheureusement sitôt élu Macron, il  a confondu le mandat de président avec celui de monarque. La cérémonie d’intronisation du Louvres  témoignait bien du ridicule de cette confusion. Macron s’est installé dans un costume jupitérien ne tolérant de ses collaborateurs aucune contestation, voire aucune remarque. Comme les pharaons, Macron se voulait rare sans doute parce que sa parole était évangile mais Macron a dû changer de stratégie aux premières difficultés. Du coup,  il s’est mis à parler tout le temps et partout. Il a assuré à la fois le rôle de Premier ministre et de président interdisant même au gouvernement de s’exprimer et répandant la peur parmi ses collaborateurs.  Cette omniprésence ne lui a pas réussi non plus ; en se mettant en première ligne, il était normal qu’il prenne tous les coups. L’affaire des gilets jaunes aura été la confirmation de la grande immaturité d’un président trop jeune pour assurer la fonction et surtout sans aucune expérience sociale, politique autre que celle des salons du pouvoir. Après avoir méprisé, ignoré le mouvement des gilets jaunes, Macron a complètement paniqué. Il a été contraint d’accorder à ce mouvement inédit bien plus que ce qui n’avait été accordé pendant des dizaines d’années aux syndicats ; et la distribution de cadeaux continue ;  aujourd’hui aux policiers,  demain sans doute aux hospitaliers aux enseignants voire à d’autres. La vérité c’est que Macron n’a pas vraiment de colonnes vertébrales idéologiques, c’est un opportuniste mais d’une grande fragilité psychologique. Pour preuve lors  de la manif de décembre, il a cru sincèrement à l’insurrection et a déployé des forces de l’ordre hors de proportion avec le niveau du mécontentement. L’Élysée s’est même transformé en bunker. Le soir de la manif,  la seule parole prononcée, c’est un remerciement excessif aux forces de l’ordre. Comme s’il venait de sauver son trône. Sur le plan international, l’étoile de Macron s’est éteinte aussi vite qu’elle était apparue. Après des simagrées avec Trump, il a voulu donner des leçons à la terre entière. Des leçons qu’on lui a rendues par des moqueries ou pire maintenant une indifférence sur toutes les questions internationales y compris celle concernant l’Europe ; le seul intérêt général que poursuit ce jeune président immature se réduit à son propre intérêt. Avec un président aussi fragile psychologiquement la France a des raisons d’être inquiète pour son avenir.

Macron : un président immature

Macron : un président immature

Avec les mois qui passent et les événements que doit gérer le pouvoir, on peut vérifier la grande fragilité de Macron. Surtout sa grande versatilité. Au départ, dans sa campagne électorale Macron proposait d’inverser la pyramide, de rompre avec l’étatisme et de développer une démocratie participative. Malheureusement sitôt élu Macron, il  a confondu le mandat de président avec celui de monarque. La cérémonie d’intronisation du Louvres  témoignait bien du ridicule de cette confusion. Macron s’est installé dans un costume jupitérien ne tolérant de ses collaborateurs aucune contestation voire aucune remarque. Comme les pharaons, Macron se voulait rare sans doute parce que sa parole était évangile mais Macron a dû changer de stratégie aux premières difficultés. Du coup,  il s’est mis à parler tout le temps et partout. Il a assuré à la fois le rôle de premier ministre et de président interdisant même au gouvernement de s’exprimer et répandant la peur parmi ses collaborateurs.  Cette omniprésence ne lui a pas réussi non plus ; en se mettant en première ligne, il était normal qu’il prenne tous les coups. L’affaire des gilets jaunes aura été la confirmation de la grande immaturité d’un président trop jeune pour assurer la fonction et surtout sans aucune expérience sociale, politique autre que celle des salons du pouvoir. Après avoir méprisé, ignoré le mouvement des gilets jaunes, Macron a complètement paniqué. Il a été contraint d’accorder à ce mouvement inédit bien plus que ce qui n’avait été accordé pendant des dizaines d’années aux syndicats ; et la distribution de cadeaux continus, aujourd’hui aux policiers demain sans doute aux hospitaliers aux enseignants voire à d’autres. La vérité c’est que Macron n’a pas vraiment de colonnes vertébrales idéologiques, c’est un opportuniste mais d’une grande fragilité psychologique. Pour preuve lors  de la manif de décembre, il a cru sincèrement à l’insurrection et a déployé des forces de l’ordre hors de proportion avec le niveau du mécontentement. L’Élysée s’est même transformé en bunker. Le soir de la manif,  la seule parole prononcé, c’est un remerciement excessif aux forces de l’ordre. Comme s’il venait de sauver son trône. Sur le plan international l’étoile de Macron s’est éteinte aussi vite qu’elle était apparue. Après des simagrées avec Trump, il a voulu donner des leçons à la terre entière. Des leçons qu’on lui a rendues par des moqueries ou pire maintenant une indifférence sur toutes les questions internationales y compris celle concernant l’Europe ; le seul intérêt général que poursuit ce jeune président immature se réduit à son propre intérêt. Avec un président aussi fragile psychologiquement la France a des raisons d’être inquiète pour son avenir.

 

L’ex-président du Grand Palais : 400 000 euros de frais de taxis

L’ex-président du Grand Palais :  400 000 euros de frais de taxis

On se souvient que Stéphane Berg, chargé d’une mission sur la préservation du patrimoine avait protesté avec vigueur contre les 450 millions attribués aux Grand palais pour sa rénovation en vue des JO. Un gaspillage qui n’était pas justifié d’après l’intéressé qui avait alors menacé d’abandonner sa mission. Il semble bien que ce gaspillage se confirme avec la révélation du canard enchaîné qui montre que l’ancien président du Grand palais à dépenser plus de 400 000 € de frais de taxi en cinq ans. Le Canard enchaîné s’appuie sur un rapport confidentiel de la Cour des Comptes : «95.090 euros ont été dépensés, soit près de 8 000 euros par mois» par l’ancien patron du Grand Palais, en place de janvier 2011 à janvier 2016.  Finalement un montant de dépenses de frais de taxi équivalent à celui de l’autre énarque Agnès Saal. .  L’hebdomadaire l’Express avait révélé  qu’Agnès Saal avait également dépensé 400.000 euros de frais de taxi entre 2007 et 2014 lorsqu’elle était directrice générale du Centre culturel Georges Pompidou. Selon le parquet de Créteil, ces frais sont certainement « non exclusivement professionnels ». Au mois de mai, le ministère public avait ouvert une enquête pour « détournement de fonds public aggravé ».  Il s’agit d’une somme très supérieure à celle qui avait poussé Agnès Sall à quitter la direction de l’INA en avril (40 000 euros en six mois). Par jour, les frais de déplacement d’Agnès Saal au Centre Pompidou se seraient ainsi élevés à 157 euros contre 130 à l’INA. Pour justifier ces frais, Agnès avait affirmé ne pas pouvoir faire travailler son chauffeur « 12 à 15 heures par jour ni les week-ends » ajoutant qu’elle ne disposait pas du permis de conduire. Conclusion dans le cadre du grand plan vélo, il serait peut-être utile d’acheter des bicyclettes électriques à l’énarque qui occupe les plus hautes fonctions dans les institutions françaises.

Président de l’Assemblée nationale : « c’est pas grâce à mon talent » (Ferrand )

Président de l’Assemblée nationale : « c’est pas grâce à mon talent » (Ferrand )

 

 

S’il faut reconnaître une qualité à Richard Ferrand,  c’est sa lucidité. Il admet en effet que son élection est davantage liée aux réalités politiques (sous-entendu le soutien de Macon) qu’à son talent. Il est clair que le vieux crocodile de la politique passé du PS chez Macron n’est pas caractérisé par un charisme et une intelligence exceptionnels. À son crédit, il faut mettre la manière dont il a étouffé toute contestation au sein du mouvement en marche. Ce que souhaitait précisément Macon qui ne tolère aucune opposition, au gouvernement, au Parlement ou dans son mouvement en marche. Bref le compagnon idéal pour Macron, un collaborateur pas très brillant et surtout discipliné. Le problème pour Macon c’est qu’il a surtout fait émerger ce type de personnalité pâle et inodore. Du coup il ne dispose d’aucun amortisseur politique même pas d’un premier ministre dont c’est pourtant le rôle. Comme Macron décide seul et de tout comme un monarque républicain, ses erreurs lui reviennent directement à la figure. Ce que sanctionne avec sévérité le très net plongeon en matière de popularité qui le place même derrière Hollande à la même époque. On ne saurait toutefois minimiser complètement les qualités de Richard Ferrand qui grâce à ses fonctions a su enrichir sa compagne pour une somme d’environ un demi million avec un montage particulièrement tordu puisque l’intéressée n’avait pas le premier sou, ni la solvabilité pour emporter le fumeux marché des Mutuelles de Bretagne que dirigeait Richard Ferrand. Peut-être pas brillant en politique mais en tout cas assez malin pour monter un projet aussi tarabiscoté  pour dissimuler le conflit intérêt.

Giscard d’Estaing dénonce la politique du président des riches !

Giscard d’Estaing dénonce la politique du président des riches !

 

Une surprenante et sévère mise en garde de Giscard d’Estaing vis-à-vis de la politique du président des riches. Certes Macron n’est jamais cité nommément mais Giscard d’Estaing met en cause les inégalités croissantes, le pouvoir de l’argent et le manque de démocratie. On aurait pu s’attendre à une telle charge de la part de l’excessif Mélenchon mais c’est un ancien président, libéral de surcroît, qui le dit. Pour lui,  le pouvoir de l’argent devient intolérable et n’a jamais eu une telle ampleur ni un tel rythme. Des propos qui n’émanent pas d’un responsable en recherche de popularité pour une élection mais peut-être celui d’un sage qui se rend compte que les excès du président des riches mettent en cause la démocratie elle-même et la justice sociale.  Toujours au fait de l’actualité malgré ses 92 ans, Valéry Giscard d’Estaing s’inquiète notamment du pouvoir de l’argent, qui tend à s’accroitre ces dernières années. «L’enrichissement des plus riches est plus rapide qu’il ne l’a jamais été. Personne ne proteste. C’est très étrange», a-t-il déclaré. Avant de préciser «dans une société où l’argent a le pouvoir, les éléments de culture s’infléchissent en direction de la demande de cette société».

L’ancien hôte de l’Élysée en a profité pour avertir son successeur. Valéry Giscard d’Estaing pointe du doigt le décalage entre les élites et le peuple. Il a notamment plaidé pour davantage d’écoute de la part de la classe politique. «Dans toutes les élections qui vont venir, ce sont les éléments populaires qui vont monter», a-t-il assuré. Il est nécessaire selon lui de «rouvrir davantage le système pour que les formes d’expressions et de jugement soient plus complètes», plutôt que «d’écraser l’expression populaire». Des conseils qui semblent directement adressés à l’actuel occupant du palais de l’Élysée.

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