Archive pour le Tag 'président'

« Emmerder » «Le président de la République a commis une faute» ( président du sénat

« Emmerder »  «Le président de la République a commis une faute» ( président du sénat)

 

Déclare dans le Figaro que le président de la république a commis faute en déclarant vouloir « emmerder des Français ».

Une faute d’autant plus grave qu’elle a été faite consciemment pour s’allier un certain courant populiste ambiant alors qu’il ne s’agit que d’un élitisme condescendant et insultant. La preuve supplémentaire que le niveau de la campagne électorale ( la déclaration est davantage celle d’un candidat que d’un président) n’est guère à la hauteur des enjeux. Gérard Larcher, président du Sénat rappelle à l’ordre le président comme le candidat dans le Figaro:

«  L’élection présidentielle est la clé de voûte de nos institutions. C’est le chef de l’État que nous allons élire au mois d’avril prochain. Doit-on accepter, et finalement se satisfaire, d’un tel abaissement du débat démocratique? Emmanuel Macron ne peut sciemment utiliser la provocation pour hystériser le débat politique. La fonction présidentielle impose de la retenue et de la mesure. La campagne électorale doit obéir à quelques exigences indispensables aux enjeux de cette élection. Cette surenchère verbale n’est pas digne de la crise que vivent les Françaises et les Français depuis deux ans. Je dis au président de la République: votre fonction vous oblige, vous devez rassembler une nation archipélisée et profondément fracturée qui n’a nul besoin de crispations supplémentaires. Je dis au désormais candidat… »

Obligation vaccinale pour les plus de 50 ans….. en Italie

Obligation vaccinale pour les plus de 50 ans….. en Italie

 

Il n’est guère étonnant que le cœur de la pandémie se situe désormais en Europe compte tenu de l’attentisme des responsables politiques. La hausse des statistiques doit beaucoup à leurs incompétence et à leur manque de courage en particulier sur le problème central de l’obligation vaccinale. On avance dans ce domaine pas à pas chez les très jeunes et chez les plus anciens. Ainsi en Italie l’obligation vaccinale sera obligatoire pour les plus de 50 ans. Le gouvernement italien, confronté à des contagions au Covid en forte hausse, a décidé mercredi d’instaurer l’obligation vaccinale pour toutes les personnes âgées de plus de 50 ans. «Nous voulons freiner la courbe des contagions et inciter les Italiens qui ne se sont pas encore vaccinés à le faire», a justifié lors du conseil des ministres ayant adopté cette mesure le premier ministre Mario Draghi, cité dans un communiqué.

«Sur TF1, j’ai vu le Président se dévoiler aux yeux des Français» ou le sommet de la complaisance servile (Sarah El Haïry)

«Sur TF1, j’ai vu le Président se dévoiler aux yeux des Français» ou le sommet de la complaisance servile (Sarah El Haïry)


Le chef de l’Etat a défendu son bilan au cours d’un entretien préenregistré diffusé sur TF1 et LCI. Etions-nous face à un Président-candidat  a -t-on demandé à la secrétaire d’État? « J’ai vu un Président, un homme d’Etat, combatif, qui prend le temps d’expliquer pourquoi on recherche cette efficacité, pourquoi on peut être juste et pragmatique à la fois », répond la secrétaire d’Etat chargée de la Jeunesse et de l’Engagement qui ajoute: « Sur TF1, j’ai vu le Président se dévoiler aux yeux des Français »Un modèle de complaisance servile !

Pourtant peu de Français ont apprécié la dernière intervention du chef de l’État Une étude Odoxa Backbone Consulting réalisée pour Le Figaro indique que peu de personnes ont regardé l’entretien présidentiel diffusé sur TF1 et LCI.

Sans doute une intervention de trop pour Macron, très peu suivie et en plus raté sur le fond. En effet Selon un sondage Odoxa Backbone Consulting réalisé pour Le Figaro, ils sont seulement 9% à l’avoir suivie en entier, et 16% à l’avoir vue en partie. «Des indicateurs très faibles par rapport aux standards habituels», relève Emile Leclerc, directeur d’études de l’institut.
D’autant plus faibles que les précédentes apparitions du chef de l’État ont suscité un vif intérêt. Le 9 novembre dernier, son allocution présidentielle avait été suivie par 64% des citoyens. Quant à celle du 12 juillet dernier, ils étaient 71% à s’y être arrêtés. Les deux prises de parole étaient toutefois consacrées à la situation sanitaire, et de nouvelles annonces étaient attendues.

« Seuls 37% des Français ont trouvé le locataire de l’Élysée «convaincant», soit «le plus bas niveau enregistré sur toutes ses interventions depuis le début de la crise sanitaire», souligne Odoxa. Sa clarté en a également pris un coup, puisque la moitié des Français seulement estime qu’Emmanuel Macron a montré «qu’il savait où il allait», et 40% l’ont trouvé rassurant.

Finalement, cette interview semble donc avoir produit l’effet inverse de celui recherché. Si le chef de l’État a cherché à valoriser son bilan en défendant ses choix, 6 Français sur 10 estiment que ce dernier est mauvais. Y compris sur des thèmes comme l’immigration (79%), le pouvoir d’achat (76%) ou le chômage (61%). «Dans notre baromètre politique réalisé une semaine auparavant, 44% d’entre eux le qualifiaient de ‘bon président’. Non seulement il n’a pas amélioré la proportion de Français qui le jugent positivement mais il l’a dégradée», analyse Emile Leclerc.

 

Le jugement est également sévère sur la posture adoptée par Emmanuel Macron, puisque deux-tiers de l’opinion estiment qu’il s’est «davantage exprimé comme un candidat que comme un président» et qu’il «profite de sa fonction de président pour faire campagne dans les médias en vue de sa réélection».

 

Que cette interview ait modifié ou non l’avis des Français, le résultat n’est pas bon : 63% d’entre eux ne souhaitent pas qu’Emmanuel Macron se présente en 2022.

Macron : président et infirmier en chef Covid

Macron : président et infirmier en chef Covid

Alors que le que le porte-parole du gouvernement lui-même reconnaît la violence de la cinquième vague depuis maintenant presque un mois, on attend vainement des mesures à la hauteur des risques. En fait on attend la décision du président infirmier en chef de la  Covid. Le problème est que ce dernier en cette période pré électorale ne veut pas brusquer les Français. Il faudra donc des chiffres encore plus inquiétants pour imposer la troisième dose  pour tout le monde et le confinement pour les réfractaires. Sans parler des mesures barrière un peu plus exigeant pour les  rassemblements par exemple dans les stades où on ne respecte strictement rien.

En France, le haut niveau de vaccination permet à l’exécutif de ne pas évoquer de nouvelles restrictions, alors que le sujet est inflammable. L’exemple de la Guadeloupe le montre, mais aussi des manifestations, parfois violentes, contre les nouvelles mesures de restriction sanitaire en Belgique, aux Pays-Bas ou encore en Autriche.

Le problème est que le nombre de contaminés ne cesse d’augmenter chaque jour. Pour Macro, il s’agit de concilier sa fonction d’infirmier en chef qui implique des mesures radicales avec sa posture de futur candidat à la présidentielle qui implique, elle,  de ménager l’électorat

Un en même temps difficile à gérer qui explique un  certaine immobilisme. Un immobilisme qui n’est cependant pas sans danger dans la mesure où la gestion sanitaire constitue à peu près le seul résultat à peu près positif de la gestion de l’actuel président de la république.

Présidentielles 2022 : pourquoi ne pas recruter un président à l’étranger ?

Présidentielles 2022 : pourquoi ne pas recruter un président à l’étranger ?  

La crise du recrutement ne concerne pas uniquement les entreprises mais aussi la politique au plus haut niveau. Compte tenu des exigences des électeurs et de la qualité de l’offre politique, la question pourrait se poser de savoir s’il ne convient pas de recruter un président étranger ( un peu comme dans les clubs de football). En effet , un sondage montre que pour l’électorat le candidat idéal pour 2022 doit être à la fois honnête, compétent et démocrate. 

Comme Diogène , l’électeur  recherche un homme virtuel ( ou une femme) qui soit à la fois honnête, compétent et démocrate lors de l’élection présidentielle de 2022. Sans doute un responsable fictif dans la mesure où il est sans doute difficile voire impossible de trouver un candidat réunissant les trois conditions. En tout cas actuellement l’offre politique ne correspond pas aux exigences de cet électeur.

Selon un sondage Elabe  72% des personnes interrogées se déclarent insatisfaites de l’offre politique actuelle. Un sentiment qui s’exprime de façon majoritaire parmi toutes les catégories socioprofessionnelles de la population. 

S’ils sont minoritaires, 45% des électeurs d’Emmanuel Macron, 41% de ceux de Marine Le Pen et 37% de ceux de François Fillon lors de la présidentielle de 2017 indiquent qu’au moins une personnalité politique trouve grâce à leurs yeux. A contrario, 74% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon et 85% de ceux de Benoît Hamon ne trouvent aucune personnalité politique convenable. Un taux qui atteint 90% chez les abstentionnistes.

Pour ce  portrait-robot du candidat idéal à la présidentielle de 2022, les Français ont mis en avant plusieurs éléments de parcours qui correspondraient à ce profil. Ainsi, le fait d’avoir eu des responsabilités politiques est cité par 43% des personnes interrogées et le fait d’avoir exercé des responsabilités associatives à 37%. Mais à l’inverse, 24% des personnes ne souhaitent plus être représentées par un responsable politique.

Le fait d’avoir été chef d’entreprise est cité à 32%, viennent ensuite les profils d’intellectuel, universitaire et chercheur (32% également), d’ouvrier et employé (29%), les personnes n’ayant jamais fait de politique (24%), les responsables militaires (16%), responsables syndicaux (11%) puis les sportifs (6%), humoristes (5%), personnalités issues des médias (4%) et les artistes (3%).

Parmi les qualités souhaitées, ce sont l’honnêteté (71%), l’écoute des Français (67%) et le réalisme (28%) qui arrivent en tête. Ces trois traits de personnalités sont suivis par la détermination (26%), l’autorité et la simplicité ex-æquo à 15%, le courage (14%), le dynamisme (11%), le charisme (10%), l’indépendance (9%) et l’humour, qui ferme la marche avec 2%.

 

 

Algérie : face aux difficultés internes le président ressort la rente mémorielle contre la France

Algérie : face aux difficultés internes le président ressort la rente mémorielle contre la France

Le président algérien n’a guère apprécié la réplique nette de Macron à propos de la situation économique et politique algérienne. Le président français a clairement accusé le système «politico-militaire» algérien d’entretenir une «rente mémorielle» en servant à son peuple une «histoire officielle» qui «ne s’appuie pas sur des vérités».

En réponse, Alger a rappelé son ambassadeur et hier le président algérien a déclaré que le retour de l’ambassadeur «est conditionné au respect de l’Algérie, le respect total de l’Etat algérien

«Les relations avec la France relèvent de la responsabilité du peuple et de l’histoire. L’histoire ne peut pas être falsifiée», a continué Abdelmadjid Tebboune, dans des propos jugés plutôt secs par les observateurs. «L’Etat est debout avec tous ses piliers, avec sa puissance, la puissance de son armée et son vaillant peuple.»

Il est clair que la vérité est différente car malheureusement l’Algérie n’a jamais su valoriser ses richesses notamment le pétrole. Des richesses appropriées par la technostructure politico-militaire. Le pays est dans une situation économique dramatique au regard de ses énormes potentiels. La situation démocratique est à peu près aussi grave.

Après avoir récupéré le mouvement de contestationHirak, le pouvoir a mis sous le boisseau les velléités de réforme en promettant de vagues évolutions institutionnelles. Pire des militants du Hirak sont emprisonnés.

Abdelmadjid Tebboune a rappelé qu’Alger ne réclame «pas de la repentance» mais une «reconnaissance» des crimes perpétrés en 130 ans de colonisation française. Il a dit avoir en 2017 «entendu le président Macron affirmer que ce qu’il s’est passé en Algérie est pire que la Shoah» et que des «crimes contre l’humanité» ont été commis. «Il avait raison. L’Algérie, c’est 5,630 millions» de victimes, a affirmé Abdelmadjid Tebboune, soulignant que «l’histoire ne fonctionne pas selon les caprices et selon les circonstances».

Un discours évidemment complètement outrancier qui témoigne sans doute de la conjoncture politique très fragile dans l’Algérie et de l’environnement électoral en France. Macron n’a même pas hésité à mettre en cause l’existence de l’État algérien avant la colonisation et a souligné la domination de la Turquie sur ce pays pendant près de trois siècles.

Démocratie et Afrique (Mahamadou Issoufou, ancien président du Niger)

Démocratie et Afrique (Mahamadou Issoufou, ancien président du Niger)

Président de la République du Niger pendant dix ans, Mahamadou Issoufou s’est retiré de la vie politique à l’issue de son deuxième mandat, au début du mois. Détendu et serein après avoir transmis le flambeau à son successeur Mohamed Bazoum, il reçoit l’Opinion à Niamey et se confie sur cette transition démocratique réussie et ses futurs combats.(Interview dans l’Opinion, extrait)

Vous avez respecté la Constitution du Niger. Pourquoi n’avez-vous pas été pris, comme d’autres chefs d’Etat africains, par la tentation de l’ignorer pour effectuer un troisième mandat ?

J’ai commencé mon combat politique dans la clandestinité en 1980. Mohamed Bazoum a composé un autre groupe clandestin, trois ans plus tard. Nous avons fusionné nos deux groupes en 1990 pour fonder, à l’avènement du multipartisme, le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS-Tarayya), non pas sur une base ethnique, communautariste ou régionaliste mais autour de valeurs fondatrices. En tant que chef de l’Etat, j’ai essayé de les respecter. Mon comportement est lié à mes convictions. L’Afrique n’a pas besoin d’homme providentiel. Elle n’a ni besoin de dictature ni d’anarchie. La meilleure façon d’éviter ces écueils est d’avoir des institutions fortes et non pas des hommes forts, comme l’a expliqué Barack Obama. Ces institutions démocratiques doivent fonctionner quel que soit le dirigeant à leur tête. L’autre objectif est la modernisation de la politique et sa détribalisation. Souvent, les hommes politiques africains tombent dans le piège, en instrumentalisant leur communauté. Au moment des élections, cela donne lieu à des affrontements intercommunautaires. Il faut en sortir comme nous sommes en train de le faire au Niger. Le nouveau président appartient à une minorité arabe. C’est un message fort envoyé aux autres peuples d’Afrique. Un projet présidentiel doit être érigé sur un socle de valeurs, dans le sens de l’intérêt général. C’est ma vision, celle de mon parti et celle du président Bazoum. J’espère que cette alternance va réussir et fera tache d’huile en Afrique. Car si ce modèle échoue, les vieux modèles persisteront.

A-t-on essayé de vous dissuader de partir ?

Des chefs d’Etat m’ont conseillé de rester. Des partisans m’ont aussi demandé de faire un troisième mandat en organisant des manifestations. Ils ont été interpellés par la police.

Quelles sont les qualités du nouveau président ?

Mohamed Bazoum est un homme de convictions. Il est intègre, courageux et fidèle en amitié. C’est un patriote qui aime son pays. Il est déterminé à se mettre au service de son peuple. Il porte aussi un projet panafricaniste.

Vous auriez confié à l’un de vos pairs africains : « Je ne m’immiscerai pas dans sa présidence mais s’il a besoin de moi, je serai toujours à ses côtés pour lui dire la vérité et lui prodiguer des conseils »…

Je ne serai pas là pour le gêner mais notre complicité va se poursuivre car je tiens à ce que cette alternance réussisse. Lui et moi ferons tout pour cela. Son échec serait notre échec à tous, celui de notre modèle. Nous sommes fidèles au socialisme démocratique et non pas au socialisme scientifique.

Le Niger a t-il besoin de parfaire ses institutions ?

Le plus important est de les conforter pour avoir un régime politique stable, une croissance inclusive et une transition démographique. Les deux dernières conditions sont liées au succès du régime démocratique pour assurer la bonne gouvernance. Nous n’irons pas jusqu’à faire comme la Chine avec sa politique de l’enfant unique. Mais nous devons sensibiliser les Nigériens à la nécessité d’un meilleur contrôle de la démographie à travers notamment les programmes de santé de la reproduction. Nous avons obtenu un taux de croissance économique de 6 % lors de la dernière décennie mais cette croissance a été absorbée pour l’essentiel par l’essor démographique de 4 % par an. Le PIB réel par habitant n’a donc augmenté que de 2 %. Ce n’est pas suffisant. A ce rythme, il faudrait quatre-vingt-cinq ans pour que le Niger atteigne le revenu annuel plancher des pays émergents (3 000 dollars par habitant). Nous avons besoin d’abréger cette période en accélérant le développement et en ayant une meilleure répartition des richesses, afin de lutter contre la pauvreté. La réduction d’un point du taux de croissance démographique nous permettrait de gagner trente ans. Si on augmente parallèlement le PIB de deux points, nous gagnerons cinquante ans.

N’avez-vous pas peur de la malédiction pétrolière, alors que les revenus des hydrocarbures vont croître dans les années à venir ?

Il faut en avoir peur. Il y a une malédiction des ressources pétrolières si elles sont mal gérées. C’est pour cela que nous avons besoin d’institutions promotrices de la bonne gouvernance et de tirer bénéfice de l’exemple de pays comme la Norvège. C’est ce à quoi nous nous attelons. La production sera multipliée par cinq d’ici 2023. Nous visons de la porter au-delà des 300 000 barils par jour en 2028. Cela nous permettra de poursuivre les chantiers d’infrastructures routières, ferroviaires, énergétiques, de télécommunications. Et de financer le capital humain à travers une ambitieuse politique de santé, d’éducation – particulièrement des jeunes filles –, d’accès à l’eau…

Votre retraite sera être active…

Je vais continuer à mener des combats pour soutenir l’action du président Bazoum et pour l’émergence de l’Afrique. C’est pour cela que j’ai décidé de créer la Fondation Issoufou-Mahamadou. Son principal but sera de promouvoir la paix, la démocratie, le panafricanisme, le développement du capital humain et la lutte contre le réchauffement climatique. Les actions nationales ne peuvent avoir d’impact que dans un cadre continental et même mondial. En Afrique de l’ouest, nous avons déjà avancé sur le projet de monnaie unique. Nous avons aussi fait aboutir le projet de zone de libre-échange continentale. Au lendemain des indépendances, nous avons échoué à mettre en œuvre les politiques de substitution aux importations, notamment car nos marchés nationaux étaient trop restreints. Le marché du Niger est de 22 millions d’habitants, celui de l’Afrique de 1,3 milliard. Le continent doit engager une politique industrielle de transformation de ses matières premières afin d’améliorer ses revenus. La fève de cacao ne représente que 5 % de la valeur du chocolat, le coton peut-être 2 % de la valeur du tissu. Il faut sortir du pacte colonial mis en place au XIXe siècle.

Les matières premières partent aujourd’hui en Asie, particulièrement en Chine. La nature de ce pacte colonial n’a-t-elle pas évolué ?

Peu importe où partent ces matières premières. Le pacte perdurera tant que nous ne serons pas des producteurs de produits finis. Cela nous permettrait de lutter contre la pauvreté qui a alimenté le terrorisme. Il ne peut y avoir de paix dans un monde où il y a trop d’inégalités. Nous sommes revenus à la situation d’avant la Première Guerre mondiale en matière d’inégalités.

Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, le Sahel est en proie au terrorisme et aux affrontements communautaires. Comment renouer le fil social ?

Tous nos malheurs viennent de Libye. Qui a créé cette situation ? Nous a-t-on demandé notre avis avant de déclencher cette guerre ? Je l’ai appris à la radio alors que mon pays partage une frontière de plus de 350 km avec ce pays. On reproche aux pays africains de ne pas promouvoir la démocratie ; existe-t-elle au niveau de la gouvernance mondiale ? C’est le système de gouvernance politique et économique mondial qu’il faut changer. Le modèle des politiques keynésiennes issues de la Seconde Guerre mondiale a été dévoyé par la politique néolibérale des années 1980. C’est l’ultralibéralisme, et non pas le libéralisme, qui est en cause. Il faut profiter des chocs climatique, sécuritaire, sanitaire pour définir et mettre en place un nouveau modèle. Cela passera par la démocratisation de la vie politique internationale. Elle permettrait d’éviter les fautes commises en Libye et en Irak. On pouvait aimer ou pas Saddam Hussein mais son élimination a abouti à la création de l’Etat islamique par certains de ses anciens collaborateurs. L’Etat islamique au Grand Sahara en est aujourd’hui la conséquence. Nous payons le prix des politiques interventionnistes mal réfléchies, depuis l’Afghanistan jusqu’au Sahel. Nous devons agir sur trois piliers : la défense, le développement, la démocratie.

Les menaces sécuritaires justifient-elles à vos yeux la mise en place de conseils militaires de transition comme au Tchad ?

Le président Déby était un frère, un ami. Sa mort m’a profondément choqué. C’est une tragédie. C’est une catastrophe pour le Tchad et au-delà pour l’Afrique. Des erreurs et même des fautes ont été commises en Libye avec les conséquences que l’on sait sur le Sahel et le bassin du Lac Tchad. Nous avons le devoir d’en tirer des leçons pour éviter que le Tchad ne bascule dans l’anarchie. Les pays du G5 Sahel et leurs alliés, notamment la France, en ont pleinement conscience. Le Tchad a besoin de notre solidarité pour accomplir sa transition démocratique.

 

Biden : un président démocrate ou socialiste ? (Gregori Volokhine)

Biden : un président démocrate ou socialiste ? (Gregori Volokhine)

 

Gregori Volokhine,président ,de Meeschaert Financial Services, gérant par délégation de MAM Sustain USA évoque notamment le risque de shutdown aux États-Unis ( dans l’Opinion, extrait).

 

 

Quel peut-être l’impact d’un « shutdown », un arrêt des activités gouvernementales, sur l’économie américaine ?

On a estimé l’impact de celui enregistré sous la présidence Trump (22 décembre 2018-25 janvier 2019), le plus long de l’histoire à ce jour, à moins de 0,1 % du produit intérieur brut. On assiste, aujourd’hui, à un bras de fer, avec des positions très tranchées entre les démocrates et les républicains. Il est très possible que l’on aboutisse à un « shutdown » dont chacun se renverra la responsabilité. Mais le fait est que tout le monde est perdant. C’est stupide.

Qu’en est-il du désaccord sur le relèvement du plafond de la dette ?

C’est une problématique différente. Les démocrates, qui disposent de la majorité des deux chambres du Congrès, n’ont pas forcément besoin du vote de l’opposition républicaine pour relever le plafond. Ils peuvent inclure cette mesure dans le collectif budgétaire mais cela devrait prendre deux semaines et la date limite du 30 septembre sera alors dépassée. C’est un risque, mais on peut penser que les agences de notation attendront avant de dégrader la note des Etats-Unis et de provoquer des réactions extrêmes sur les marchés financiers. Ce serait terrible ! Ce n’est en tout cas dans l’intérêt de personne. Car, contrairement à ce que disent les républicains, le relèvement du plafond de la dette ne vise pas à financer des dépenses futures, mais à régler celles passées. La Réserve fédérale passe son temps à racheter les bons du Trésor quand ils arrivent à maturité. C’est en fait le fonds de roulement du paiement des employés de l’Etat et, généralement, il y a toujours un consensus sur ce sujet.

Jugez-vous nécessaire le plan d’infrastructures de 1 200 milliards de dollars et celui, social et environnemental, de 3 500 milliards ?

Le premier est l’initiative la plus positive de Joe Biden jusque-là. Il faut néanmoins en minimiser l’ampleur dès lors que 500 milliards de dépenses ont déjà été votées. Ce plan est en tout cas justifié. Les infrastructures américaines sont dans un état catastrophique que cela soit les routes, les aéroports ou le réseau électrique. Au point que, dans ce dernier domaine, il est quasiment impossible, aujourd’hui, d’augmenter la part de l’énergie verte aux Etats-Unis, tout simplement parce que le pays n’a pas les infrastructures pour transporter l’électricité. Maintenant, on ne connaît pas les détails de ce plan et on peut craindre certaines initiatives tirées du « Green deal », poussées par l’aile gauche démocrate.

Et l’autre volet ?

Sur le plan humain, il est difficilement critiquable de vouloir aider les classes défavorisées. Que le jardin d’enfants, les années de community college (qui proposent des formations supérieures en deux ans) et les soins dentaires, auditifs et ophtalmologiques pour les personnes âgées soient gratuits part d’un bon sentiment. Le problème, c’est que ce sont des dépenses pérennes et que l’économie américaine ne se portera pas toujours aussi bien qu’aujourd’hui. L’autre source d’inquiétude liée à ce plan est qu’il renforce le poids de l’Etat central dans la vie économique du pays. C’est de la social-démocratie dure comme en a connu la Suède par le passé. Ce qui est contraire à l’esprit même des Etats-Unis, fondés sur le principe de la libre entreprise, le capitalisme. Ce plan va s’accompagner aussi d’une forte pression fiscale. Or, une bonne partie de la performance économique et financière des Etats-Unis, ces dernières années, est due à la baisse de l’impôt sur les sociétés réalisée par Donald Trump. Elle a permis aux entreprises américaines de rapatrier beaucoup d’argent placé à l’étranger sans être pénalisées. Je ne dis pas qu’il ne faut pas taxer plus les sociétés, mais il n’y a pas de raison pour que les Etats-Unis imposent leurs entreprises privées davantage que les autres pays. Passer d’un taux d’impôt sur les sociétés de 21 % à 26,5 %, cela fait beaucoup, sachant qu’elles sont très nombreuses à payer nettement moins de 21 % aujourd’hui !

Ce plan a-t-il une chance d’être voté ?

Les démocrates savent très bien que, pour que Joe Biden laisse une empreinte quelconque durant sa présidence, il faut que ce plan soit adopté. Sinon, on se souviendra de sa gestion du retrait de l’Afghanistan et des élections de mi-mandat de 2022 qu’il devrait perdre sauf miracle !

 

Covid : Macron, un président de crise sanitaire

 

 

Une nouvelle fois la France enfonce dans une crise sanitaire avec un président qui y consacre l’essentiel de son activité. La plupart des grandes réformes sont d’ailleurs mises sous le coude non seulement du fait de la crise sanitaire mais aussi de conditions sociales et politiques qui ne sont pas réunies.

Il paraît vraisemblable désormais que la fin du quinquennat de Macon sera encore marquée par la gestion Covid. Il paraît en effet peu vraisemblable que toute la population puisse être vacciné attend d’ici la fin de l’année. Le phénomène n’est évidemment pas seulement français. En Europe d’ici la fin de l’année on aura peut-être atteint seulement 70 % de vaccinés. Par ailleurs il est vraisemblable que le nombre de variants en attendant va continuer de croître dans l’espace mondial qui compte nombre de pays qui souffrent de sous vaccination. En Afrique par exemple où le taux de vaccination tourne autour de 1 %.

Faute de pouvoir afficher son réformisme le président d’une certaine manière s’est donc reconverti en une sorte d’infirmier en chef. Un rôle normalement dévolu au ministre de la santé voire à l’administration.

En se consacrant totalement à la gestion de la crise sanitaire le président de la république prend cependant un risque considérable : celui de n’être jugé que sur les résultats de cette gestion. Or rien n’indique que la crise sanitaire sera maîtrisé de manière significative d’ici les élections présidentielles.

Macron à la télé : président ou chef infirmier

Macron à la télé : président ou chef infirmier

 

La question qui se pose est de savoir quel est le rôle actuel du président de la république qui paraît relativement paralysé en raison bien sûr de la crise sanitaire mais aussi de la position ultra minoritaire de son parti dans le pays. Le parti en marche ne représente sans doute d’après les régionales que 2 à 3 % des inscrits et encore grâce à des alliances.

Jupiter est seul, il l’a voulu, il le demeure mais finalement n’exerce son emprise que sur des sujets relativement mineurs faute de pouvoir engager désormais la moindre réforme significative. Pourtant l’objet de son intervention télévisée devait être de réaffirmer son volontarisme, son réformisme , sa posture disruptive.

En fait il devra se rabattre sur la question de la situation sanitaire pour jouer le rôle à nouveau de chef infirmier. Bien loin de ses grandes ambitions de super président à dimension mondiale.

Il va recommander ici ou là de porter le masque, de développer les tests voire éventuellement après débat d’envisager le caractère obligatoire de la vaccination.

Pour un peu le chef de l’État donnerait aussi des conseils alimentaires ou des recettes de cuisine , des sujets plus consensuels par exemple que la réforme des retraites.

2022 :Xavier Bertrand reçoit le soutien déterminant du président du Sénat

  • 2022 :Xavier Bertrand reçoit le soutien déterminant du président du Sénat
  • Le soutien et le déplacement du président du Sénat dans l’honneur en faveur de Xavier Bertrand constitue sans doute l’onction qui manquait pour rendre la candidature de Xavier Bertrand officielel dans le camp des républicains. Certes le président du Sénat, Gérard Larcher venait soutenir dans le nord le candidat aux élections régionales des hauts de France. Mais cette présence du président du Sénat va bien au-delà, elle apporte ce soutien officiel d’une des principales autorités du parti des républicains en faveur de Xavier Bertrand pour les élections présidentielles de 2022.

Nouveau report des élections locales, le président du Sénat veut saisir le conseil constitutionnel

Nouveau report des élections locales, le président du Sénat veut saisir le conseil constitutionnel

 

Il est clair que le gouvernement craint une nouvelle débâcle aux élections locales pour les départements et régions suite au fort mécontentement de l’opinion vis-à-vis des conditions de gestion de la crise sanitaire notamment.

 

Pour contourner les organisations qui fédèrent les élus locaux, associations des maires notamment mais aussi associations des départements et des régions, le gouvernement a prit l’initiative d’une consultation directe des élus locaux. Une pratique habituelle chez Macron qui consiste à shunter les organisations intermédiaires représentatives.

Le gouvernement a ainsi demandé vendredi à tous les maires de se prononcer d’ici à lundi midi sur les mesures sanitaires en vue des scrutins régionaux et départementaux des 13 et 20 juin. L’exécutif avait confirmé la semaine dernière qu’il privilégiait «à ce stade» le maintien de ces dates, sur lesquelles il a aussi demandé leur avis aux partis, groupes politiques et présidents des assemblées. Des débats sur cette question devraient se tenir mardi à l’Assemblée et mercredi au Sénat.

 

Dans un courrier au premier ministre Jean Castex, Gérard Larcher s’appuyait vendredi sur l’avis du Conseil scientifique et sur l’annonce par le président Emmanuel Macron d’une réouverture des écoles le 26 avril, des collèges et lycées le 7 mai et des lieux de culture à partir de mi-mai, et estimait que «le droit de vote, garanti par l’article 3 de la Constitution, doit s’exercer». Sur LCI dimanche, il s’est étonné de l’hypothèse selon laquelle ces réouvertures s’accompagneraient d’un report du vote – qui pourrait également, selon lui, poser un problème constitutionnel. Et de ce point de vue, le président du Sénat a annoncé qu’en cas de nouveau report des élections locales il saisirait le conseil constitutionnel.

 

Macron à la télé : 31 millions de Français pour l’audience président monarque

Macron à la télé : 31 millions de Français pour l’audience  président monarque

Conséquence du régime de monarchie républicaine que connaît la France, l’allocution du président a encore été suivie par 31 millions de Français. Il est vrai qu’en matière de crise sanitaire c’est le président qui décide à peu près de tout et seul. Le premier ministre, le ministre de la santé assurent  le service après-vente et le parlement joue les utilités. Une intervention de 24 minutes surtout consacrées à l’auto justification du pouvoir qui a pourtant changé de stratégie. Tout cela pour annoncer la fermeture des écoles et la limitation de la mobilité dans un rayon de 10 km. Dans le détail, près de 12,6 millions de téléspectateurs se sont massés devant TF1, ce qui représente une part d’audience de près de 38%. Sur France 2, quasiment 10 millions de personnes étaient aussi au rendez-vous, soit 29,2% du public. M6, qui retransmettait l’intervention, a fédéré de son côté 3,3 millions de Français. TMC en a attiré 1,3 million supplémentaire. Et Canal+, autour de 300 000. L’audience des chaînes d’information en continu, qui ont retransmis l’allocution du chef de l’État, est déjà comptabilisée. Mais le détail des chiffres pour chacune d’elles ne sera pas publié avant 11 heures.

Gonflé, le président chinois appelle à la coordination économique !

Gonflé, le président chinois appelle à la coordination économique  !

 

Il faut bien être familiarisé la dialectique marxiste style Staline ou Mao  ( ou celle du parti communiste français des années 50) pour comprendre ce double langage permanent du président chinois. Alors que ce dernier utilise tous les moyens étendre l’influence de la pieuvre chinoise en s’affranchissant de toutes les règles de la concurrence, il propose en même temps lors  de la rencontre de Davos ( les pays les plus riches et où les plus importants) la collaboration et la coordination économique au plan mondial.

Pour schématiser,  d’un côté la Chine colonise par exemple l’Afrique -mais pas seulement et exploite honteusement ses ressources et propose une collaboration égalitaire à son partenaire à genoux. C’est exactement ce qui se passe dans les rapports aussi entre l’Europe  et la Chine. Ainsi sur pression de l’Allemagne on vient d’adopter le principe d’un accord sur les investissements réciproques en Chine et dans l’union européenne. Les deux partenaires décident d’ouvrir leur marché sous réserve du respect des règles de concurrence économique, sociale, sécuritaire, et fiscale.

On sait que la quasi-totalité du système économique chinois eet sous la domination du parti communiste qui ne tolère même plus des voix discordantes des plus grandes entreprises dont plusieurs patrons ont été mis à l’écart voire jetés en prison. Quel crédit peut-on faire à la Chine de respecter des règles économiques quand elle ne respecte aucun droit mêmes les plus élémentaires droits individuels et collectifs.

La vérité c’est que la Chine  craint beaucoup que les États-Unis ne poursuivent leur politique protectionniste vis-à-vis des importations chinoises dans les conditions de concurrence sont complètement fausées . «Nous devons construire une économie mondiale ouverte … rejeter les normes, règles et systèmes discriminatoires et exclusifs, et supprimer les barrières au commerce, aux investissements et aux échanges technologiques», pourtant déclarée le président chinois

Le G20 – un forum international regroupant 19 des plus grandes économies développées et émergentes, ainsi que l’Union européenne – devrait être renforcé en tant que «principal forum pour la gouvernance économique mondiale» et le monde devrait «s’engager dans une coordination plus étroite des politiques macro-économiques», Xi ajoutée.

La Chine elle-même participerait plus activement à la gouvernance économique mondiale, a-t-il déclaré.

Le PIB chinois a augmenté de 2,3% en 2020, selon les données officielles publiées la semaine dernière. C’était son taux de croissance annuel le plus bas depuis plus de quatre décennies, mais cela faisait de la Chine la seule grande économie à éviter une contraction l’année dernière, alors que de nombreux pays luttaient pour contenir la pandémie.

La gouvernance internationale devrait être basée sur des règles et un consensus, plutôt que sur des ordres donnés par un ou quelques-uns, a ajouté M. Xi, sans nommer de pays.

«Le monde subit des changements inédits depuis un siècle, et le moment est venu pour un développement majeur et une transformation majeure», a-t-il déclaré.

Le discours de Xi est intervenu cinq jours seulement après que Joe Biden a prêté serment en tant que président américain.

Sous le prédécesseur de Biden, Donald Trump, les tensions ont mijoté entre les États-Unis et la Chine, les deux premières économies du monde, sur des questions allant du commerce et de la technologie à Hong Kong, au Xinjiang et au coronavirus.

Vaccination : le président s’est complètement planté (Hakim el-Karoui)

Vaccination : le président s’est complètement planté (Hakim el-Karoui)

Pour el-Karoui, ancien conseiller de Jean-Pierre Raffarin, «c’est une erreur de stratégie de ne pas comprendre qu’on est dans un monde connecté et que par ailleurs il y a une demande de vaccin qui est infiniment plus importante que les protestations sur les réseaux sociaux des complotistes de tous ordres». Depuis de début de la crise, «le gouvernement n’a pas vu le benchmark qui est mondial »,analyse-t-il. Citant «le résultat incroyable d’Israël» et celui de la Grande-Bretagne, «comment pouvons-nous être à 500 alors qu’ils sont à un million?», s’interroge-t-il, jugeant que le différentiel implique indubitablement un changement de stratégie vaccinale et une accélération.

 

Macron : président ou commentateur dans les médias

  • Macron : président ou commentateur dans les médias

Une nouvelle fois,  le président est le champion des personnalités les plus médiatisées il dépasse par exemple les footballeurs MBappé et Neymar. Pas étonnant puisqu’il occupe régulièrement la petite lucarne non seulement pour exercer le rôle de président, mais aussi ceux  le Premier ministre, de ministre, de directeur d’administration enfin celui de journaliste commentateur.

Chaque jour pratiquement,  le président s’offre une sortie médiatique. Sa principale occupation consiste à commenter l’actualité comme un journaliste. Ainsi hier encore au fort de Brégançon où il se repose il n’a pu s’empêcher de faire un laïus à propos de ces français gaulois qui refusent la réforme. Et d’affirmer que seule une minorité- dont lui évidemment- sont pour des changements profonds. Un commentaire qui n’apporte strictement rien et qui se contente de reporter la responsabilité sur d’autres. Une espèce de bla-bla pseudo intellectuel typique de l’ENA qui consiste à parler, parler toujours,  pour ne rien dire. Dans ce palmarès des personnalités toutes activités confondues Angela Merkel occupe seulement la place de 15e. Il faut reconnaître que Merkel préfère l’action discrète et responsable aux propos verbeux, confus voire provocateur de Macon.

Le classement des politiques ressemble au classement général (Macon, Trump, Philippe, Véran) tant les décideurs ont été présents dans l’actualité cette année. Dans l’ensemble, l’attention des médias s’est assez nettement recentrée sur des personnalités politiques françaises (69%, en hausse de 8 points sur un an). Les ministres de la Santé (Olivier Véran), de l’Economie (Bruno Le Maire), de l’Education nationale (Jean-Michel Blanquer) progressent. De même que celui de l’Intérieur Gérald Darmanin, très présent dernièrement dans le cadre des débats sur la loi « sécurité globale » et son article 24.

 » Macron, Président cambrioleur « 

 » Macron, Président cambrioleur « 

Ruth Elkrief a lu pour le journal l’Opinion l’ouvrage de Corinne Lhaïk consacré à Emmanuel Macron: Président cambrioleur (Editions Fayard, 342 pages, 20,90 euros).

 

Ce n’est pas un livre de stratégie politique. Ce n’est pas un récit de campagne. C’est le portrait impressionniste et virevoltant d’un personnage insaisissable et pourtant si familier désormais. Corinne Lhaïk est aujourd’hui en France l’une des observatrices qui connaît le mieux le Président.

Pour preuve, ce déjeuner du 2 mai 2012 qu’elle dévoile. Juste avant l’élection de François Hollande, celui qui n’est alors qu’un technocrate brillant, conseiller de campagne, s’interroge, oui il s’interroge, sur les conditions de son « ralliement ». Il s’en prend déjà à ces fameuses APL qui, au bout du compte, ne profitent qu’aux propriétaires. Il a donc un programme et une méthode, avant même d’arriver à l’Elysée comme secrétaire général adjoint.

Par la combinaison du hasard et d’une ambition jamais masquée, le voilà en place.

Qu’allait faire ce Président arrivé sans parti, sans élection, adoubé par des parrains des affaires et les pygmalions comme Jacques Attali et Alain Minc ? Surtout pas du Hollande. Il transformerait là où son prédécesseur avait tant louvoyé. Un peu du Sarkozy, lorsqu’il allait répétant le credo à l’américaine du « jeune des banlieues qui peut s’il le veut. »

Mobilité. Au final, rattrapé par les crises plus violentes et inédites les unes que les autres, Emmanuel Macron est aujourd’hui obligé d’évoluer, d’improviser : ce n’est pas pour déplaire à celui qui prône « la mobilité ». Mais ce n’est pas facile pour celui qui croyait que, par la seule magie de son élection, la haute administration, éternel cheval de trait, allait se muer en pur-sang.

« Il a été payé », voilà l’une de ses phrases favorites pour décrire un courtisan qui a déjà été placé ou même seulement reçu…

S’il multiplie les cérémonies mémorielles pour rendre hommage à de Gaulle, à Clemenceau, l’an prochain à François Mitterrand, n’est-ce pas pour combler ce vide de l’avant-Elysée ? Cette absence de cicatrices que font les élections perdues ou les trahisons de congrès ?

Le livre foisonne d’anecdotes inédites sur la conquête puis l’exercice du pouvoir, mais aussi sur les crises les plus récentes. Pour tous ses contempteurs du vieux monde, le Président cambrioleur s’est introduit par effraction au sommet du pouvoir. Depuis, il se sait guetté, et donc s’occupe avec minutie, du moindre discours de remise de décoration jusqu’à l’organisation du G20.

Corinne Lhaïk nous instruit dans le détail sur ceux qui gravitent dans la galaxie du Président : ceux qui comptent vraiment et ceux qui le croient, ceux qu’il ménage et ceux qu’il méprise. Avec brio, elle raconte ce personnage à la fois attachant et ingrat, enjôleur et glacial, sincère et cruel. « Il a été payé », voilà l’une de ses phrases favorites pour décrire un courtisan qui a déjà été placé ou même seulement reçu…

Emmanuel Macron est le ministre de l’Economie qui se rendra au pot de départ d’un appariteur de Sciences Po, mais le Président qui ne répondra plus aux messages énamourés d’un de ses soutiens de la première heure. Celui qui écoute François Bayrou sans regarder son portable, mais ne croit jamais vraiment en Benjamin Griveaux qu’il a pourtant choisi pour Paris…

Celui qui fend la foule dans laquelle il repère les hostiles pour les convertir, qui laisse couler quelques larmes à Mulhouse en pleine crise de la Covid-19, mais coupera le cordon avec Edouard Philippe sans états d’âme, pour retrouver sa liberté.

Avec qui partira-t-il à la nouvelle bataille ? Il a déjà trouvé son prochain message : après l’émancipation pour chacun, ce sera la protection pour tous. Conservera-t-il sa bonne étoile ? Il était inconnu, aujourd’hui il est haï par certains, toujours soutenu par d’autres. Cela lui suffira-t-il ? En refermant le livre, on comprend qu’il est toujours aussi difficile de définir le macronisme, mais qu’Emmanuel Macron considère toujours qu’il ne doit rien à personne sinon à Brigitte, et cela ne semble pas près de changer.

 

Ruth Elkrief, éditorialiste à BFMTV, présente Ruth Elkrief, le Rendez-vous, le samedi à 13h.

Guatemala: nouvelle manif pour le départ du président

Guatemala: nouvelle manif pour le départ du président

 

Une nouvelle manifestation Guatemala pour demander le départ du président  conservateur Alejandro Giammattei, auquel il reproche notamment de consacrer trop peu de ressources étatiques à la lutte contre la pauvreté et les inégalités. «Je préfère mourir en tant que rebelle plutôt que vivre en tant qu’esclave» et «Giammattei, dehors», pouvait-on lire sur des banderoles de manifestants, réunis sur la place centrale, en face de l’ancien siège du gouvernement, dans le centre historique de la capitale. Les protestataires réclament le départ du président Giammattei, un médecin de 64 ans, au pouvoir depuis janvier, en rejetant le budget 2021.

Le Congrès, composé pour la plupart de membres du parti au pouvoir et de formations apparentées, a adopté cette semaine un budget pour 2021 de près de 12,8 milliards de dollars, supérieur de 25% à celui de 2020. Cependant, la majorité des fonds sont destinés à des chantiers d’infrastructures confiés au secteur privé et le budget ne prévoit pas d’augmenter les crédits alloués à la santé et à l’éducation, ni à la lutte contre la pauvreté et la malnutrition infantile, qui touche près de la moitié des enfants de moins de cinq ans.

Pérou : encore un président provisoire, Francisco Sagasti

Pérou : encore un président provisoire, Francisco Sagasti

Le parlement péruvien a finalement choisi Francisco Sagasti pour occuper le poste de président pour remplacer l’autre président intérimaire Manuel Mérino. Le Pérou,  un pays qui se caractérise par une corruption généralisée chez une majorité de députés et de candidats à la présidence. Depuis 30 ans, tous les présidents successifs ont été destitués pour corruption. Ce fut encore le cas pour le dernier régulièrement élu Martin Vizcarra.

Martín Vizcarra, vient à son tour de quitter la Maison de Pizarro à Lima;  lundi, le Congrès a voté sa destitution en l’accusant d’avoir reçu des dessous-de-table en 2014, quand il était gouverneur d’un département. Mais le cas de Vizcarra n’est pas comparable à ceux de ses prédécesseurs : c’est sa croisade anticorruption qui lui vaut l’acharnement des députés, dont 69 sur 130 font l’objet de poursuites judiciaires. Depuis lundi, les mobilisations se multiplient dans le pays, en défense d’un président au taux de popularité record. Les manifestants dénoncent le «congrès putschiste» et dénient toute légitimité au chef de l’Etat par intérim, le président du Parlement, Manuel Merino, qui prend les rênes du gouvernement jusqu’à la prochaine présidentielle, prévue en avril.

Mais ce président par intérim du Pérou, Manuel Merino, a démissionné dimanche, moins d’une semaine après avoir pris ses fonctions, après des manifestations hostiles qui ont provoqué la mort de deux personnes et fait des dizaines de blessés au cours d’une des plus graves crises politiques que le pays ait connue depuis une vingtaine d’années.

Il vient donc d’être remplacé par un autre président intérimaire Francisco Sagasti. Jusqu’à quand ?

Pérou: la chienlit avec une nouvelle démission d’un président

Pérou: la chienlit avec une nouvelle démission d’un président

La chienlit continue au Pérou,  un pays qui se caractérise par une corruption généralisée chez une majorité de députés et de candidats à la présidence. Depuis 30 ans, tous les présidents successifs ont été destitués pour corruption. Ce fut encore le cas pour le dernier régulièrement élu Martin Vizcarra.

 Martín Vizcarra, vient à son tour de quitter la Maison de Pizarro à Lima : lundi, le Congrès a voté sa destitution en l’accusant d’avoir reçu des dessous-de-table en 2014, quand il était gouverneur d’un département. Mais le cas de Vizcarra n’est pas comparable à ceux de ses prédécesseurs : c’est sa croisade anticorruption qui lui vaut l’acharnement des députés, dont 69 sur 130 font l’objet de poursuites judiciaires. Depuis lundi, les mobilisations se multiplient dans le pays, en défense d’un président au taux de popularité record. Les manifestants dénoncent le «congrès putschiste» et dénient toute légitimité au chef de l’Etat par intérim, le président du Parlement, Manuel Merino, qui prend les rênes du gouvernement jusqu’à la prochaine présidentielle, prévue en avril.

Mais ce président par intérim du Pérou, Manuel Merino, a démissionné dimanche, moins d’une semaine après avoir pris ses fonctions, après des manifestations hostiles qui ont provoqué la mort de deux personnes et fait des dizaines de blessés au cours d’une des plus graves crises politiques que le pays ait connue depuis une vingtaine d’années.

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