L’emploi à domicile : encore un recul

L’emploi à domicile : encore un recul

 

 

C’est le paradoxe de l’emploi ; alors qu’on annonce à grand renfort de tambours l’emploi à domicile comme le principal vecteur de création d’emplois, dans les faits il ne joue guère. des raisons à cela, un pouvoir d’achat globalement insuffisant de certains  employeurs pour recourir à des aides à domicile, du coup le nombre d’employeurs se réduit . Aussi les difficultés de recrutement dans le secteur qui elles découlent de conditions de travail et salariales notoirement  insuffisantes. Il n’est pas facile de recruter du personnel à temps partiel pour des rémunérations de 700 à 800 €, surtout avec des horaires décalés.  A ‘évidence, ce secteur mériterait une analyse particulière pour parvenir à des prix acceptables par les demandeurs et à des conditions sociales attirantes pour le personnel. L’emploi à domicile a poursuivi son recul au quatrième trimestre 2018 avec un nombre d’employeurs qui est repassé sous la barre de 1,9 million pour la première fois depuis début 2007, selon les données CVS-CJO publiées vendredi par l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss). Il s’élevait à 1,896 million au 31 décembre, soit un recul de 0,8% sur un trimestre, après une baisse de 0,2% les trois mois précédents, et une diminution de 1,5% sur un an. Mais les hausses en parallèle de 0,6% du volume horaire moyen déclaré par employeur et de 1,5% du salaire moyen versé, sur fond de baisse des cotisations sociales, se sont traduites par une progression de 0,6% de la masse salariale nette, à 1,21 milliard d’euros, au quatrième trimestre. Sur un an, le salaire moyen versé par employeur bondit de 2,3% et la masse salariale progresse de 0,8%. Pour la seule garde d’enfant, le nombre d’employeurs a diminué de 0,4% au 4e trimestre 2018 mais les heures qu’ils ont déclarées ont augmenté dans le même temps de 1% en moyenne. Si l’on ajoute la hausse des salaires, la masse salariale de cette activité a progressé de 1,5% sur le trimestre (+2,4% sur un an). S’agissant du champ distinct des assistantes maternelles, le nombre de comptes a reflué de 1,5% au cours du 4e trimestre 2018, à 828.000, et le volume d’heures déclaré s’est replié de 1,0%. La masse salariale nette est restée quasi stable (-0,1%) à 975 millions d’euros.

Sécurité routière : hausse des tués….sans explication

Sécurité routière : hausse des tués….sans explication

 

 

De mauvais chiffres en mars et de mauvais chiffres au premier trimestre pour la sécurité routière concernant le nombre de tués et toujours  sans aucune explication crédible. D’après la sécurité routière, à défaut des complications pertinentes, la responsabilité en incomberait aux gilets jaunes qui auraient détruit des radars sauf que sur l’ensemble du premier trimestre, l’insécurité  routière a augmenté en agglomération et sur les autoroutes et baissé hors agglomération. Les radars n’ont donc pas pu jouer un rôle fondamental. La vérité c’est que comme d’habitude en matière de sécurité routière, les pouvoirs publics ne disposent d’aucun organisme scientifique pour analyser sérieusement les facteurs explicatifs et leur évolution. Il en a toujours été ainsi. Du coup les pouvoirs publics en appellent  aux conséquences de la météo par exemple laissant entendre que le nombre de déplacements à augmenté, d’une part ce qui n’est pas prouvé d’autre part alors que ce nombre de déplacements est supposé avoir affecté les parcours hors agglomération où précisément la sécurité n’a pas augmenté. Bref le bla-bla habituel

La sécurité routière précise que 250 personnes sont mortes le mois dernier sur les routes, soit 17 de plus qu’en mars 2018, que le nombre d’accidents corporels a augmenté de 11,1% pour atteindre 4.416 et que le nombre de blessés a augmenté de 8,5%, à 5.432.“Comme en février 2019, la mortalité des cyclistes est à nouveau la plus forte relevée pour un mois de mars, depuis dix ans, avec 18 décès estimés”, poursuit le communiqué.“La météo printanière a favorisé les déplacements expliquant pour partie la hausse de la mortalité routière constatée durant le premier trimestre. Cette hausse est cependant atténuée sur les routes hors agglomération par l’impact de la baisse de la vitesse à 80 km/h”, déclare la Sécurité routière qui n’en sait évidemment strictement rien. Et de taper sur les gilets jaunes, ce qui ne mange pas de pain. “Le relâchement des comportements lié au vandalisme sur les radars, qui touche tous les réseaux routiers, est compensé hors agglomération par la nouvelle limitation de vitesse mais alimente la hausse globale de la mortalité observée en ce premier trimestre 2019”, ajoute-t-elle !

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

    • Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

 

Productivité : ça se tasse

Productivité : ça se tasse

 

La productivité se tasse en Europe du fait du ralentissement de l’activité générale. Mais en France,  son incidence sur la compétitivité pèse sur la performance économique. C’est le constat du conseil national de productivité (mis en place à la demande de l’Europe). En vérité, il ne s’agit pas d’une grande découverte. Le conseil national de productivité se félicite cependant d’une productivité comparable avec celle de l’Allemagne. Avec une différence de taille,  il s’agit d’une productivité relative c’est-à-dire du rapport entre la production et le nombre de salariés. Alors la vraie productivité d’un pays c’est le rapport entre la valeur de production et le nombre d’actifs. De ce point de vue la France est largement derrière l’Allemagne du fait du nombre d’inactifs. En cause évidemment le nombre de chômeurs, d’inactifs vivants grâce aux aides sociales, et de l’âge de départ en retraite. Il audrait ajouter que la compétitivité des coups aussi de la pression fiscale ou la France figure en tête du palmarès Face au ralentissement de la productivité européenne, le Conseil de l’Union européenne a invité en 2016 les États membres à mettre en place des conseils nationaux de la productivité (CNP). Objectif : « réaliser, en toute indépendance, une analyse des enjeux politiques dans ce domaine ». La France a rendu son premier rapport jeudi, avant une première rencontre des 14 CNP européens la semaine prochaine à Bruxelles. La France s’enorgueillit d’être le premier grand pays à avoir mis en place un Conseil national de la productivité (CNP) en juin 2018. C’est aussi, après le Portugal, l’un des premiers à publier son rapport sur le sujet. L’enjeu est majeur : « les gains de productivité, c’est ce qui fait la croissance de demain, la croissance du pouvoir d’achat et ce qui permettra de financer notre système social », a prévenu jeudi le président du CNP, Philippe Martin, par ailleurs président délégué du Centre d’analyse économique et ancien conseiller économique d’Emmanuel Macron durant la campagne, en présentant les résultats de cette première étude.

Avant toute chose, le CNP rappelle que « la France reste un pays avec un niveau élevé de productivité, semblable à celui de l’Allemagne ». Mais comme les autres pays développés, cette productivité, en dépit des progrès technologiques et de la révolution numérique, ne cesse de ralentir depuis quarante ans (voir graphique). La faute au développement des services, où les gains de productivité sont inférieurs à ceux de l’industrie ; la faute aussi à l’essoufflement de la contribution à la croissance des technologies de l’information depuis le début des années 2000. …. »

 

Sondage Européennes: LaREM et le RN à égalité

Sondage Européennes: LaREM et le RN à égalité

Encore une fois,  il faut prendre tous les sondages actuels avec des pincettes tellement le pouvoir actuel est soutenu par la plupart des grands médias.  du coup, toute l’opposition pourrait être sous-estimée dans les sondages. Dans un sondage Ifop-Fiducial diffusé ce jeudi pour  les médias très pro Macron Paris Match, CNews et Sud Radio  titrent que La République en marche est encore devant le rassemblement national avec 0,5 % d’avance. Une présentation très symbolique des manipulations possibles dans la mesure où une différence de 0,5 % n’a aucune pertinence statistique puisque la marge d’erreur, peut aller jusqu’à 3 % (surtout avec 60% d’abstention) mais politiquement la présentation du sondage n’est pas neutre Et le Rassemblement national demeurent au coude-à-coude, avec respectivement 22% et 21,5% d’intentions de vote à un peu plus d’un mois du scrutin. En troisième position, la liste Les Républicains, stable à 13,5%, peine à se rapprocher du duo de tête. La liste Europe Écologie-Les Verts gagne pour sa part 2 points en une semaine dans l’enquête de l’Ifop, avec 9% d’intentions de vote, quand celle de La France insoumise en perd 1,5 et s’établit à 7%. Ainsi, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon se trouve à touche-touche avec la liste du Parti socialiste et de Place publique, créditée de 6,5% (+1). Et ce en dépit du fait que la campagne de Raphaël Glucksmann peine sérieusement à décoller. Debout la France, le parti de Nicolas Dupont-Aignan, reprend légèrement des couleurs en revenant à 5% des intentions de vote (+0,5), quand une éventuelle liste gilets jaunes et celle de Génération.s restent stables à 3%, seuil de remboursement des frais de campagne. Le Parti communiste est à 2,5% (-0,5%), l’UDI et les Patriotes sont à 2% (-0,5), Lutte ouvrière et l’UPR ferment la marche en recueillant 1% (=) chacune.

La participation est évaluée à 41% du corps électoral, soit 3 points de moins que la participation effective aux européennes 2014, et 67% des personnes interrogées se disent sûres de leur choix.

Enquête réalisée en ligne du 15 au 18 avril auprès de 1.333 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,1 à 2,6 points.

Notre-Dame : dons intéressés des grandes fortunes ?

Notre-Dame : de dons intéressés des grandes fortunes ?

 

C’est en quelque sorte la question que pose l’économiste et professeur à l’université Paris Dauphine, Gabrielle Fack, revient pour La Tribune sur les limites de la fiscalité du don en France. Notons que depuis la publication de cette tribune les familles Pinault,  Arnaud et d’autres ont décidé de ne pas solliciter de réduction fiscale. Cela sans doute pour éviter des polémiques. Ceci étant, les dons des grandes fortunes servent aussi à améliorer l’image des milliardaires intéressés. (Interview)

 

 

Emmanuel Macron a lancé un appel pour une souscription nationale afin de financer les travaux de reconstruction de Notre-Dame de Paris. Comment fonctionne la fiscalité du don pour les entreprises et les particuliers en France ?

GABRIELLE FACK - Des avantages fiscaux sont accordés pour les entreprises et les particuliers qui paient des impôts. Quand ils font des dons à des organismes reconnus d’intérêt général ou d’utilité publique, les entreprises et les particuliers peuvent déduire une partie de leurs dons de leurs impôts. La déduction standard pour les particuliers est une déduction de 66% du don. Cela signifie que si le contribuable donne 100 euros, il peut déduire 66 euros de son impôt. Cette déduction ne fonctionne donc que pour les personnes qui paient des impôts. Les entreprises peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt à hauteur de 60%, dans les limites d’un plafond de 0,5% de leur chiffre d’affaires. Pour les particuliers, la limite se situe à 20% du revenu imposable, mais il est possible d’étaler le report du don effectué une année donnée sur les cinq années suivantes, et de bénéficier ainsi de la déduction d’impôt pour des dons ponctuels d’un montant important.

Parmi les autres mécanismes incitatifs, il existe la déduction de 75% du don de l’impôt sur la fortune immobilière, dans la limite de 50.000 euros. La liste des organismes éligibles pour cette déduction est plus restreinte que celle pour les dons déclarés dans le cadre de l’impôt sur le revenu. Elle exclut par exemple les associations reconnues d’utilité publique mais elle inclut entre autres les fondations reconnues d’utilité publique. Cette disposition existait déjà dans le cadre de l’ISF et a été maintenue pour l’IFI.

La fiscalité du don est-elle incitative ?

En France, le système fiscal est extrêmement incitatif au regard des déductions qui existent dans les autres pays, où elles dépendent du taux marginal d’imposition. Cela signifie qu’une personne qui décide de faire un don peut déduire le montant du don de son revenu imposable : un ménage qui donne 100 euros aux Etats-Unis va déclarer 100 euros de moins dans sa déclaration de revenus quand il va être imposé. La réduction implicite dont il va bénéficier correspond à sont aux marginal d’imposition.

Comme la France est le seul pays à avoir un taux de déduction des dons de 66% quel que soit le revenu des ménages imposables, ce qui est un taux beaucoup plus élevé que le taux marginal d’imposition supérieur de la plupart des pays, cela veut dire que la réduction en France est plus importante que dans la plupart des autres pays. En particulier, la réduction proposée via l’impôt sur le revenu est plus importante qu’aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni. Mais c’est une réduction d’impôt et pas un crédit d’impôt. Elle ne bénéficie qu’aux personnes imposées. Il y a donc une inégalité face à cette réduction. Les ménages les plus modestes s’ils décidaient de faire un don, ne pourraient pas bénéficier de cette réduction, et les ménages les plus aisés imposables à l’IFI bénéficient d’un taux plus encore plus incitatif que le taux standard.

Dans des travaux que j’ai réalisés avec l’économiste Camille Landais, nous avions étudié l’impact des réformes de 2003 et 2005, qui ont fait augmenter le taux de déduction des dons via l’impôt sur le revenu de 50% à 66%. L’impact de ces réformes sur les dons était assez faible. Ces résultats suggèrent que ce ne serait pas forcément une bonne idée d’augmenter encore la réduction fiscale.

Les personnes qui donnent le plus sont les plus fortunées mais au regard de leurs revenus, elles ne donnent pas forcément énormément. Par rapport aux Etats-Unis, la France se caractérise par un montant de dons des ménages les plus aisés qui n’est pas extrêmement élevé. Aux Etats-Unis, les 1% des contribuables les plus riches en 2010 donnaient environ 4% de leurs revenus imposables en dons chaque année et les 1% des ménages les plus riches en France donnaient une part inférieure à 1%. Malgré des incitations fiscales importantes, les ménages les plus aisés en France donnent moins en proportion de leurs revenus que ceux des Etats-Unis.

L’ancien ministre de la Culture et auteur de la loi sur le mécénat de 2003, Jean-Jacques Aillagon, a suggéré, dès le 15 avril au soir, que « l’Etat vote rapidement une loi pour faire de Notre-Dame de Paris un trésor national, afin que les dons versés pour sa reconstruction bénéficient d’une réduction d’impôt de 90% » plafonnée à 50% du montant de l’impôt dû par l’entreprise. Comment analysez-vous cette proposition ?

Je ne vois pas l’intérêt pour la puissance publique d’augmenter la réduction à 90%. Le système fiscal est, comme nous l’avons vu, déjà très incitatif en France par rapport aux autres pays. L’augmentation précédente des incitations fiscales n’ayant pas conduit à une hausse extrêmement forte des dons, il me semble que ce ne serait pas forcément efficace d’augmenter encore les déductions, même s’il faudrait analyser précisément l’impact de ce type de réforme sur les entreprises.

Quel peut être l’impact d’une telle fiscalité sur les dépenses publiques ? D’après des estimations de la Cour des comptes, la niche fiscale sur le mécénat d’entreprise coûte plus de 900 millions d’euros par an à l’Etat.

Dans l’hypothèse d’un don à 100 euros effectué par une entreprise, cela fera 90 euros de recettes fiscales en moins si une réduction de 90% est appliquée. Par rapport à la déduction actuelle de 60%, cela fera une perte supplémentaire de recette fiscale de 30 euros. L’impact total sur les finances publiques dépendra bien sûr du montant total des dons effectués par les entreprises pour la reconstruction de Notre-Dame.

Finalement, c’est la collectivité qui va prendre en charge la reconstruction comme l’affirme le député Gilles Carrez ?

Si une grande partie de la reconstruction de Notre-Dame passe par des dons donnant droit à réduction d’impôt, on peut considérer que l’effort va en effet être en grande partie supporté par l’Etat en raison de moindres rentrées fiscales.

Comment faire pour améliorer cette fiscalité ?

En France, l’enjeu est que malgré des incitations très fortes, la philanthropie est peu développée. La législation sur les fondations et les institutions d’utilité publique est assez contraignante, ce qui peut rendre difficile la création de ce type d’organismes. Cependant, tout un travail législatif réalisé ces dernières années a permis la mise en place de structures juridiques plus souples, comme les fonds de dotation, instaurés en 2008. Ils permettent de recevoir des dons, d’avoir droit à des réductions fiscales et sont beaucoup plus faciles à créer que des fondations. Mais il est encore difficile d’évaluer l’impact de ce type de structure.

Une grande partie de l’argent donné est financé par de moindres rentrées fiscales, mais le contrôle sur l’utilisation de ces dons pourrait être amélioré. Il faudrait plus de transparence sur l’utilisation de ces fonds. L’intérêt de ce type d’incitation est l’orientation de la dépense fiscale vers des causes qui tiennent à cœur à leurs donateurs. Néanmoins, comme ce sont surtout les ménages aisés qui utilisent ces déductions fiscales, ils vont pouvoir orienter, contrairement aux ménages les plus modestes, la dépense fiscale en faveur des causes qui les intéressent. Cela pose des questions sur le plan démocratique.

Le désengagement de l’Etat dans l’entretien du patrimoine peut-il être compensé par ces mécanismes d’incitation fiscale ?

L’idée de développer la philanthropie pour compenser des subventions directes présente certaines limites. Les gens ne sont pas forcément sensibles à ces incitations. Ces mécanismes n’entraînent pas une multiplication des dons et cela reste coûteux pour l’Etat.

___

(*) « Biens publics, charité privée : comment l’État peut-il réguler le charity business ? », Éditions Rue d’Ulm/Presses de l’École normale supérieure, 2018.

Les radios pro Macron en nette baisse

Les radios pro Macron en nette baisse

Les radios clairement pro Macron régressent  fort logiquement en raison de l’orientation de leur ligne éditoriale. C’est vrai pour la radio de Lagardère, Europe 1,  qui s’écroule mais aussi pour RTL, RMC, Sud-Radio. Autant de médias à caractère très populiste pour attirer les mouches mais qui sur le fond soutiennent indiscutablement Macron. On objectera sans doute que c’est le lot de tous les médias privés qui appartiennent pour l’essentiel désormais aux financiers lesquels ont permis l’élection de Macron. La baisse la plus dramatique est sans doute celle d’Europe 1 «Les salariés d’Europe 1 disent stop!» Une centaine de collaborateurs de la radio du groupe Lagardère, réunis jeudi en assemblée générale, ont exprimé leur colère. Ils ont à 88,6 % voté une motion de défiance visant leur actionnaire, Arnaud Lagardère, sous les yeux d’une partie de leur direction, venue participer à l’AG et voter contre le texte. «C’est un vote courageux et un message fort des salariés», pointe Olivier Samain, élu SNJ. «Nous ne pouvons pas laisser le navire s’enfoncer sans rien dire. La balle est désormais dans le camp d’Arnaud Lagardère.» En cinq ans, Europe 1 a perdu près de 1,5 million d’auditeurs. La station vient de passer sous la barre des 6 % d’audience cumulée (- 0,9 point en un an) et fait désormais jeu égal avec Nostalgie et Skyrock, bien loin des autres radios généralistes.  À l’inverse après cinq années d’efforts, France Inter est parvenue au Graal. Pour la première fois depuis que Médiamétrie mesure les audiences radio, France Inter est la première radio de France. Sur la période de janvier à mars 2019, la station publique a rassemblé 6,34 millions d’auditeurs chaque jour, soit une audience cumulée de 11,7 %. En novembre dernier, sa directrice Laurence Bloch déclarait au «Buzz Média Le Figaro» qu’elle espérait ravir la couronne rapidement. Mais elle a été surprise de la rapidité avec laquelle cette prédiction s’est réalisée.

Mélenchon : nouveau règlement de comptes à la direction des Insoumis

  • Mélenchon : nouveau règlement de comptes à la direction des Insoumis

 

Thomas Guénolé, politologue et intellectuel engagé au sein du mouvement de Mélenchon, critique Mélenchon et son entourage et notamment Sophia Chikirou accués  de méthodes staliniennes pour diriger le mouvement politique et se débarrasser des contradicteurs. Pire, l’intéressé remet sur le tapis les liens sulfureux entre Mélenchon, Sophia Sirigu et le financement des campagnes. En bref Thomas Guénolé condamne les méthodes autocratiques et brutales de gestion de Mélenchon. Il annonce même une action judiciaire à l’encontre de la direction de LFI. Une affaire relativement gênante dans une période électorale et qui risque d’affecter encore un peu plus l’image de Mélenchon et de son mouvement. Thomas Guénolé prend le soin de nettement distinguer les dérives de la direction et la dynamique et l’honnêteté des militants de base.  Thomas Guénolé vise le premier cercle du mouvement. Jean-Luc Mélenchon, le premier, est dépeint en homme «imprévisiblement colérique», accusé de «gouverner la France insoumise en autocrate», de décider de «tout ce qui compte, en symbiose avec Sophia Chikirou». L’ancienne communicante du leader du mouvement est, elle aussi, épinglée. Thomas Guénolé reproche à la formation son maintien au poste de prestataire pour les européennes, avec son entreprise personnelle Mediascope -toujours soupçonné de surfacturation pendant la présidentielle. «De par sa proximité avec Jean-Luc Mélenchon», elle «risque objectivement une condamnation judiciaire», estime-t-il.

Manuel Bompard, numéro 2 sur la liste et proche parmi les proches de Jean-Luc Mélenchon, est quant à lui qualifié «d’homme de paille et de paratonnerre». «Il n’y a en réalité que deux personnes qui tiennent le mouvement», indique Thomas Guénolé au Figaro. «Jean-Luc Mélenchon et Sophia Chikirou. Manuel Bompard n’est qu’un exécutant qui endosse l’impopularité, mais ne décide pas lui-même». Thomas Guénolé reproche le «simulacre de démocratie interne» au mouvement. «Les réunions internes collégiales de l’appareil du mouvement ne sont qu’une apparence. En réalité, elles sont précédées par des réunions et discussions officieuses en effectif beaucoup plus fermé où tout ce qui compte est déjà décidé. Les discussions de la réunion collégiale plus large sont ensuite cadrées et verrouillées», affirme le politologue. «Quand vous faites partie des cadres et que vous exprimez des critiques, dans des réunions internes c’est comme pisser dans un violon», indique-t-il au Figaro. Il accuse les dirigeants du mouvement de faire pression sur lui pour «pour qu’il retire «spontanément» sa candidature LFI à l’élection européenne». Il annonce, pour conclure, avoir confié à son avocat, Maître Jéremy Afane-Jacquart, «de prendre toutes les mesures judiciaires nécessaires contre l’appareil central du mouvement». Il affirme ne pas avoir prévenu Jean-Luc Mélenchon de son intention, et affirme, pour l’heure, ne pas retirer sa candidature. Mélenchon lui, après déjà d’autres défections

a choisi cette fois le profil bas en déclarant

«Thomas Guénolé m’a affirmé son amitié et son soutien à de nombreuses reprises très récentes. Je suis stupéfait qu’il me mette en cause de cette façon», a poursuivi Jean-Luc Mélenchon. Avant de conclure: «Décidément, rien ne me sera épargné».

Le Medef pour un report l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans

Le Medef pour un report  l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans

 

On peut évidemment comprendre au vu des chiffres que le départ à la retraite soit décalé dans le temps, surtout pour l’âge réel. Reste que la question est de savoir si les entreprises accepteront de garder en leur sein des travailleurs âgés de 63 et 64 ans (moins de 30 % des 60-64 ans sont aujourd’hui en emploi et une personne sur deux qui liquide sa retraite n’est plus en activité). Par ailleurs l’équité serait de faire un net distinguo entre les retraites des salariés aux conditions de travail très difficile et celle des autres.( La différence de l’espérance de vie pouvant atteindre 10 ans. Il y avait Deux cotisants pour un retraité au début des années 2000, ce ratio s’effondrera à 1,3 cotisant pour un retraité à horizon 2060 ; le niveau de dépenses actuellement consacré aux retraites s’élève à 14 % du PIB, soit 4 points de plus que l’Allemagne et 6 que dans les pays de l’OCDE ; et le temps passé à la retraite atteint 27,2 ans dans l’Hexagone, contre 22,8 ans outre-Rhin, 20,7 ans aux États-Unis ou 16,6 ans en Corée du Sud. Le Medef propose donc progressivement de décaler l’âge légal du départ en retraite à 64 ans. Le Medef propose une solution radicale: «indexer mécaniquement l’âge légal sur l’évolution de l’espérance de vie» à partir de 2028, une fois atteint la borne des 64 ans. Et pour lever les hypothèques qui pèsent toujours sur la réforme du gouvernement (notamment sur le rythme et les règles de convergence des régimes), il fait deux préconisations inédites. Primo, que le régime universel promis par Emmanuel Macron soit à deux étages: avec un socle commun de solidarité (minimum vieillesse…) piloté par l’État et financé par l’impôt ; et un régime par répartition intégralement abondé par les cotisations des actifs. Secundo, de basculer tous les régimes dans un système par points avant d’organiser leur convergence effective (en termes d’âge, de droits familiaux…) et ce, «au même rythme entre le public et le privé».

 

Nissan : de très mauvais résultats cause aussi de l’affaire Ghosn

Nissan : de très mauvais résultats cause aussi de l’affaire Ghosn

L’affaire de l’arrestation de Carlos Ghosn se déroule sur fond de réactivation du nationalisme économique du Japon. Un Japon qui se replie sur les vieilles valeurs droitières du pays. Un pays pourtant content que Renault ait sauvé Nissan mais qui veut maintenant rejaponiser l’entreprise nipponne. Seconde raison de l’arrestation scandaleuse de Carlos Ghosn,  les très mauvais résultats de Nissan que l’affaire Ghosn a permis de masquer. De mauvais résultats en termes de chiffre d’affaires et de bénéfices. Le manipulateur directeur général , Hiroto Saikawa,  a le culot d’ en imputer la responsabilité à Carlos Ghosn. Une diminution des bénéfices qui a affecté l’ensemble de l’alliance Renault. Faut-il rappeler que précisément Carlos Ghosn avait quasiment réservé les activités du marché américain à Nissan au détriment de Renault et des autres marques. Du fait de ses erreurs de gestion, Nissan va réduire sa production mondiale d’environ 15% sur l’exercice en cours, « rompant ainsi avec la stratégie d’expansion agressive de son ancien président Carlos Ghosn, rapporte vendredi le journal Nikkei ». Le constructeur japonais compte produire 4,6 millions de véhicules sur l’exercice clos en mars 2020 – le chiffre le plus faible depuis neuf ans – d’après les plans qu’il a communiqués à ses fournisseurs. «Cette décision devrait affecter les résultats, et pourrait assombrir l’alliance avec le constructeur français Renault», ajoute le quotidien dans un article qui confirme bien le nationalisme japonais. Pourtant le Japon devrait savoir que

Renault détient 43% du capital de Nissan qui lui-même a une participation de 15% dans le constructeur français, sans droit de vote, Nissan avait réduit en février ses prévisions de résultats, tablant sur un bénéfice d’exploitation de 450 milliards de yens (3,6 milliards d’euros) pour l’exercice en cours, en baisse de 22%.

 

 

Notre Dame : le faux débat des politiques sur la flèche

Notre Dame : le faux débat des politiques sur la flèche

Faute d’avoir des idées sur la meilleure gestion de l’intérêt général, les politiques développent leurs capacités de créativité dans l’art architectural. Pour preuve un débat animé se développe concernant les partisans de la reconstruction de la flèche de Notre-Dame de Paris. Même le président Macron ,qui s’occupe de tout,  y va de son avis ; certains même comme Retailleau (LR) propose une consultation nationale. Bref une sorte de RIC sur l’esthétisme architectural et culturel. Comme si l’art pouvait être le produit de l’avis du grand nombre. Bref on s’engage sur cette question dans de véritables discussions de bistrot. Avec évidemment le souci de récupérer politiquement l’émotion des Français. Mercredi, Emmanuel Macron a avancé l’hypothèse d’un “geste architectural contemporain” pour remplacer la tour manquante, celle, culminant à 93 mètres, qu’avait imaginée l’architecte Eugène Viollet-le-Duc au milieu du XIXe siècle. La déclaration présidentielle a causé la frayeur des partisans d’un retour à la silhouette antérieure. “Nos gouvernants devraient retrouver un peu d’humilité”, a mis en garde, sur Twitter, François-Xavier Bellamy, figure de la droite conservatrice et catholique, également tête de liste des Républicains (LR) aux élections européennes du mois prochain. “Il serait tragique qu’au deuil de la destruction succède la manie de la disruption, et que l’orgueil du ‘nouveau monde’ dénature maintenant le meilleur de l’ancien au lieu de le transmettre”, a poursuivi l’élu versaillais. “On a des règles en France pour protéger le patrimoine. Le président de la République n’est pas au-dessus des lois. Ce n’est pas à lui de décider de construire une flèche moderne”, a-t-il  Le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, encore plus démagogue a lancé pour sa part jeudi un appel “pour que les Français choisissent le projet architectural de restauration” via une consultation nationale en ligne.Pour Benjamin Mouton, architecte en chef de la cathédrale de 2000 à 2013, les concepteurs de la future Notre-Dame devront respecter l’harmonie des lieux, ne pas trahir l’esprit de leurs prédécesseurs, mais ne pas non plus bâtir une réplique des pans disparus.Aucune décision n’est encore prise quant à l’aspect futur de la cathédrale, qui s’est entièrement dégarnie sur le sommet depuis que la flèche, mais aussi la charpente de chêne, vieille de huit siècles, et la toiture sont parties en fumée dans le sinistre, a priori accidentel. Évidemment le premier ministre n’a pas voulu rester à l’écart et il a lancé le projet d’un concours d’architecture international, au terme duquel l’Etat décidera s’il y a lieu d’ériger à nouveau une flèche et, le cas échéant, l’allure que celle-ci devra avoir. Comme si c’était à l’Etat de faire des choix de reconstruction même d’un monument comme la cathédrale de Paris. S’il y a une reconstruction à faire c’est celle du pays et la c’est le vrai travail des politiques.

Annonces de Macron : les Français approuveraient le report et le contenu !

 

 

Un  curieux sondage du Figaro et de France info qui démontrerait que les Français approuvent à la fois le report des mesures de Macron et même le contenu de ces mesures. Comme déjà souvent indiqué dans ce site, les sondages dans la période électorale actuelle sont à prendre avec des pincettes tellement ils sont instrumentalisés pour donner la tendance à la fois aux médias et à l’opinion publique. En effet, le sondage a été réalisé à partir de mercredi. On peut considérer que mercredi les Français admettaient sans doute le bien-fondé de report. Il n’est pas certain qu’il l’approuve encore puisque les annonces ne seront pas faites avant la semaine prochaine c’est-à-dire avec une dizaine de jours de retard. N’empêche qu’on se servira quand même de ce sondage. Seconde interrogation dans la même enquête, les Français approuveraient le contenu des mesures. En faite ces mesures sont encore tout à fête officieuses. Elles ont filtré à partir du document distribué à certains médias juste avant l’annulation de l’intervention de Macron. Il est fort probable que Macron va modifier sensiblement l’intervention qu’il avait prévue. Enfin les mesures figurant dans le document officieux de l’intervention de Macron n’ont guère fait l’objet d’analyses et de débats parmi les experts, les responsables politiques et sociaux et les médias. C’est surtout du brut de brut qui était livré. Un  sondage sans comme bien d’autres qui sent le bricolage statistique à partir de questions plus ou moins subjectives et de réponses aléatoires faute de clarification sur les orientations. Les Français donneraient raison à 61% à Emmanuel Macron d’avoir différé ses annonces en matière sociale après l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris mais attendent néanmoins du président qu’il prenne la parole, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Franceinfo et Le Figaro publié jeudi soir. Les annonces que devaient faire le président lundi soir pour clore le “Grand débat” mis en place en réponse à la crise des “Gilets jaunes” ont filtré dans la presse. « Certaine »s sont jugées conformes aux conclusions de la concertation nationale qui a duré trois mois. C’est notamment le cas de la réindexation des retraites sur l’inflation (qui correspond aux attentes pour 74% des sondés) et de la baisse de l’impôt sur le revenu pour les personnes taxées aux premières tranches (77%).En revanche, pour 62% des sondés, la suppression de l’Ecole nationale d’administration (ENA) ne correspond pas aux conclusions du “Grand débat”. Les Français sont partagés (50% pour-49% contre) sur la fin des 35 heures de travail hebdomadaires et résolument contre (70%) le report de l’âge légal de la retraite. Près de 80% des sondés sont contre la suppression d’un ou deux jours fériés. Le fait de ne pas revenir sur la suppression de l’ISF est également mal vu: 76% des Français estiment que ce statu quo ne répond pas aux attentes du “Grand débat”. Et tout le reste ?

L’enquête a été réalisée les 17 et 18 avril via internet auprès d’un échantillon de 1.003 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Calcul du pouvoir d’achat : une mesure faussée de l’évolution du coût de la vie

Calcul du pouvoir d’achat : une mesure faussée de l’évolution du coût de la vie 

C’est ‘interrogation  l’économiste Philippe Moati dans une tribune au « Monde » qui aussi pose la question de la pertinence de l’indice des prix (extraits)

« Le mouvement des « gilets jaunes » a fait ressurgir la question du décalage entre la mesure de l’évolution du pouvoir d’achat et sa perception par les Français. Elle s’était déjà imposée avec force au milieu des années 2000, amenant le gouvernement à saisir le Conseil d’analyse économique (Mesurer le pouvoir d’achat, Philippe Moati et Robert Rochefort, Rapport du CAE n° 73, La Documentation française, 2008) et à former une commission (la commission Quinet) chargée de proposer de nouveaux indicateurs.

Depuis, l’Insee livre régulièrement une mesure de la dynamique du pouvoir d’achat qui tient compte de la croissance démographique (la croissance du pouvoir d’achat par unité de consommation) et produit des séries sur l’évolution du niveau de vie selon différentes caractéristiques des ménages à partir de données individuelles. L’institut tient également une comptabilité du poids des dépenses « pré-engagées » (loyer, énergie, assurances, etc.).

Même en comblant ainsi une partie du fossé qui sépare l’approche macroéconomique du pouvoir d’achat – celle de la comptabilité nationale – et le point de vue nécessairement microéconomique des ménages, l’écart subsiste. Selon une enquête de l’Obsoco [Observatoire société et consommation] conduite en janvier 2019, à la question « par rapport à il y a cinq ans, comment estimez-vous que votre niveau de vie a évolué », 54 % des Français répondent qu’il a diminué, dont 29 % « beaucoup ».

Ils ne sont que moins de 1 sur 4 à estimer qu’il a progressé. Et pourtant, selon l’Insee, après le violent trou d’air de 2013, le pouvoir d’achat est en croissance continue, même rapporté au nombre d’unités de consommation. En 2018, il a cru de 0,4 %, après 0,7 % en 2017. Sur cinq ans, il a progressé de plus de 3 %.

Les causes de l’écart entre la mesure et le ressenti sont multiples. Il y a bien sûr des facteurs psychologiques et des « biais de perception » qui affectent le ressenti. Mais il y a également un important travers dans la mesure : le calcul de la croissance du pouvoir d’achat ne tient pas compte de l’évolution de norme de consommation et mesure bien mal l’évolution du « coût de la vie ».

Rappelons que la croissance du pouvoir d’achat est mesurée par le rapport entre la croissance nominale du revenu disponible brut des ménages et l’indice des prix à la consommation. La méthodologie de l’indice des prix a été élaborée de manière à apprécier le niveau de l’inflation, c’est-à-dire le rythme d’érosion de la valeur de la monnaie. Il ne constitue donc pas à proprement parler un indice du coût de la vie. »

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

    • Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

 

Menace de taxe sur le ketchup américain

Menace de taxe sur le ketchup américain

Dommage qu’il ait fallu attendre les menaces économiques de Trump vis-à-vis de l’Europe pour envisager de taxer le ketchup, un produit particulièrement nuisible à la santé dont les jeunes voir les moins  jeunes raffolent. Le ketchup ne sera pas le seul produit qui pourra faire l’objet de mesures fiscales de rétorsion. La Commission européenne a publié, mercredi, une liste de produits américains, représentant 17,7 milliards d’euros d’importations, susceptibles d’être soumis à des droits de douane, en représailles aux subventions de Washington à Boeing. Cette liste est provisoire, et spécialement longue pour permettre un ajustement postérieur. Si l’Union cible des taxes douanières équivalant aux dommages causés à Airbus, elle n’est pas en mesure de donner un chiffre précis. L’estimation de 12 milliards d’euros, datant de 2012, se dessine comme une limite maximale. Bruxelles devra attendre début 2020 pour avoir la décision finale de l’organe d’arbitrage de l’OMC. Ce sera alors le moment d’établir la liste finale. La consultation des acteurs potentiellement affectés, lancée ce mercredi, influencera le choix des produits. En plus des avions, tracteurs et jeux vidéo, l’agroalimentaire (ketchup, fromages, différents fruits et leurs dérivés, vins, chocolat, etc.) est le cœur de cible des contre-mesures. Si certains y voient une tentative de frapper l’électorat du président américain, c’est aussi une réaction à la récente menace de Donald Trump d’imposer des taxes sur 11 milliards de produits européens, en représailles aux subventions européennes à Airbus. Dans la liste américaine, les vins, l’huile d’olive et les fromages européens sont ciblés.

L’ENA : école d’administration, d’oligarques ou de business

L’ENA : école d’administration, d’oligarques ou de business

 

La question centrale qui se pour avec l’ENA  n’est pas seulement le problème des conditions d’entrée et de sortie mais de sa réelle utilité. En effet au départ, l’ENA a été créée après la guerre pour former et unifier le profil des grands administrateurs publics. Or progressivement cette école a évolué pour former aussi des oligarques du monde politique. La plupart des partis ont en effet à la tête d’anciens élèves de l’ENA à gauche comme à droite. Certains ont même été présidents de la république. Dans l’histoire de la république ce ne sont sans doute pas ces responsables qui auront marqué le plus d’histoires. L’autre dérive de l’ENA c’est de former également de futurs businessman ou prétendu comme tels. Il faut noter que parmi les énarques figurent des managers particulièrement efficaces mais aussi de piètres dirigeants qui ont tué certaines grandes entreprises voir certains secteurs économiques. Dans une formation de deux ans on ne peut évidemment couvrir l’ensemble du champ des connaissances concernant la gestion de l’administration, le business ou la politique. Du coup la formation est assez superficielle. Elle aborde à peu près tous les sujets mais sans en approfondir aucun. Surtout,  elle donne des connaissances théoriques qui ne s’appuient sur aucune expérience concrète, sur aucune réalité sociale, technique, économique ou environnementale. C’est le même reproche qu’on pourrait faire à la multitude d’instituts d’études politiques qui préparent d’ailleurs à l’ENA. Nombre des élèves de ces instituts noyautent  d’ailleurs le parti de la république en marche. Des anciens élèves tous formatés de la même manière répétant  les idées à la mode, les idéologies approximatives, voir les pires âneries.  Le problème de tous ses anciens élèves c’est  qu’ils ont constitué une sorte de caste dont les membres se reproduisent parce qu’ils s’occupent  maintenant l’essentiel des fonctions dans la politique, dans l’administration et dans le business. On recrute un énarque dans le privé en raison de son carnet d’adresses parce qu’il pourra facilement communiquer avec l’administration ou encore avec les finances et réciproquement. Globalement ces écoles sont à la fois inefficace sur le plan public si l’on en juge par les résultats du pays et non démocratique puisque réservée aux fils de l’élite (60 à 70 %.)

Croissance Japon: nouvelle contraction du PMI manufacturier

Croissance Japon: nouvelle Contraction du PMI manufacturier

Jamais depuis  juillet 2016,  les exportations n’ont été aussi basses. Signe de l’atonie de l’activité économique mondiale, le secteur manufacturier au Japon s’est contractée en avril pour le troisième mois consécutif, sous l’effet d’un ralentissement des nouvelles commandes à l’exportation dont dépend fortement l’économie nippone, montrent les résultats préliminaires publiés jeudi de l’enquête réalisée par Markit/Nikkei auprès des directeurs d’achats. La version “flash” de l’indice PMI manufacturier s’est établi à 49,5 en avril en données corrigées des variations saisonnières, marquant un léger rebond par rapport à mars (49,2 en lecture définitive) mais restant pour un troisième mois consécutif sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité. “Le secteur manufacturier japonais s’est enlisé au début du deuxième trimestre à cause de facteurs ayant empêché toute croissance, tels que les relations sino-américaines et les inquiétudes liées à la croissance en Chine”, souligne Joe Hayes, économiste chez IHS Markit, le cabinet d’études qui réalise l’enquête. Symbole des dangers qui menacent l’économie japonaise, le déclin des nouvelles commandes à l’exportation, tombées à un plus bas depuis juillet 2016, à 47,1 après 48,1 en lecture définitive en mars. Aux yeux de nombreux analystes, il est nécessaire que les Etats-Unis et la Chine parviennent à conclure enfin un accord commercial pour alléger les pressions qui pèsent sur l’économie japonaises. Les deux pays sont les deux premiers marchés du Japon à l’exportation.

Retraites : le syndicat Force ouvrière quitte la négociation

Retraites : le syndicat Force ouvrière quitte la négociation

 

  • Depuis quelques semaines, l’exécutif entretient le flou sur la possibilité de décaler l’âge légal de départ à la retraite, aujourd’hui à 62 ans, pour financer de nouvelles dépenses comme celles de la dépendance. Cette éventualité, qui suscite la colère de l’ensemble des syndicats, a poussé le haut-commissaire à la réforme, Jean-Paul Delevoye, à mettre sa démission dans la balance. Du coup, Force ouvrière, le troisième syndicat de France, a annoncé mercredi qu’il suspendait sa participation aux concertations sur la réforme des retraites pour ne pas « cautionner de nouveaux reculs des droits ». “L e terrible incendie qui a affecté la cathédrale Notre-Dame de Paris a empêché le président de la République de présenter les réponses qu’il entend apporter au Grand débat”, écrit le secrétaire général du syndicat, Yves Veyrier, sur le site internet de FO. “Nous n’avons en conséquence que les quelques orientations générales présentées par le Premier ministre. Or, elles peuvent quasiment être réduites à l’antienne de la réduction de la dépense publique, au prétexte que les Français auraient exprimé une ‘exaspération fiscale’ et auraient ‘compris (…) qu’on ne peut pas baisser les impôts si on ne baisse pas la dépense publique’”.

Macron se transforme en chef de chantier ou architecte de Notre Dame, il en fait trop !

Macron se transforme  en chef de chantier ou architecte de Notre Dame, il en fait trop !

 

 

S’il est clair que le chef de l’État devait faire part de sa très grande tristesse après l’incendie du symbole culturel que représente Notre-Dame de Paris par contre, il en fait des tonnes à propos de ce sinistre. En effet d’une certaine manière Macon instrumentalise l’incendie de la cathédrale pour n’en faire que le seul sujet du gouvernement. On comprend évidemment que le pouvoir ait  décidé de contribuer à reconstruire l’édifice mais ce n’est ni son métier, ni sa priorité. Or tous les autres sujets économiques politiques et sociaux ont été mis de côté depuis plusieurs jours. Toute la communication est centrée sur Notre-Dame de Paris. Un conseil des ministres entier a même été consacré à ce sujet. Encore une fois il était logique que cela figure à l’ordre du jour mais pas au point d’occulter la totalité des autres sujets. Pour un peu Macron qui fait tout dans ce gouvernement se transformerait en chef de chantier. De fait,  les annonces de Macron suite au grand débat sont passées sous le tapis. Pas étonnant car elles ne contenaient pas de mesures très significatives, encore moins de cohérence et de vision. Ce que constate d’ailleurs l’ancien ministre de l’intérieur redevenu maire de Lyon, Gérard Collomb. Après avoir exprimé son émotion, Macron  aurait dû se limiter aux conditions fiscales favorisant les dons. De toute manière,  ces  dons sont déjà largement suffisants puisque près d’un milliard a déjà été recueilli en 24 heures. En réalité le pouvoir se sert aussi de la catastrophe de Notre-Dame à des fins politiques. “Chaque euro versé pour la reconstruction de Notre-Dame servira à cela, pas à autre chose”, a déclaré Edouard Philippe lors d’une conférence de presse, à l’Elysée. Ce qui sans doute est faux puisque la somme récoltée dépassera vraisemblablement les besoins et devra être affecté à d’autres monuments. “Le projet de loi précisera que les Français qui effectueront un don pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris bénéficieront d’une réduction majorée de leur impôt sur le revenu, de 75% jusqu’à 1.000 euros et de 66% au-delà”, a-t-il ajouté. Le régime normal pour les dons des particuliers est de 66%, dans la limite de 20% du revenu imposable. Les dispositions fiscales relèvent effectivement de la responsabilité du gouvernement mais certainement pas le processus de gestion de reconstruction y comprise avec des détails architecturaux qui ne sont pas de la compétence du pouvoir mais des architectes des bâtiments de France. Edouard Philippe avait annoncé à l’issue du conseil des ministres qu’un concours d’architecture portant sur la reconstruction de la flèche serait organisé. “Le concours international permettra de trancher la question de savoir s’il faut reconstruire une flèche, la flèche qui avait été pensée par Viollet-le-Duc à l’identique ou s’il faut, comme c’est souvent le cas dans l’évolution du patrimoine, doter la cathédrale Notre-Dame de Paris d’une nouvelle flèche adaptée aux techniques et aux enjeux de notre époque”, avait-il dit. Concernant la flèche, a poursuivi Stéphane Bern, “c’est plutôt une reconstruction à l’identique mais peut-être qu’il y aura un projet architectural – la question est ouverte, a dit le président”.L’Elysée a précisé mercredi par communiqué que “celle-ci ne faisant pas partie de la cathédrale d’origine, le Président de la République souhaite qu’une réflexion soit menée et qu’un geste architectural contemporain puisse être envisagé”. Bref des considérations que tout le monde connaît et qui constitue une exploitation politicienne de la légitime émotion des Français. Dernière décision surréaliste : la nomination d’un général pour diriger les travaux de restauration !

Macron ne doit pas se limiter à un catalogue de mesures (Gérard Collomb)

Macron ne doit pas se limiter à un catalogue de mesures (Gérard Collomb)

L’actuel maire de Lyon, ancien ministre de l’intérieur considère que les mesures que va annoncer Macon manque de cohérence et de vision et ressemble davantage un catalogue de mesures.

 

« C’est un catalogue de mesures (…) qui sont posées sans fil conducteur », tranche-t-il. D’après lui, il faut aller « au-delà des problèmes catégoriels des uns et des autres » et « relier les propositions entre elles » afin de « donner un sens et dire où l’on va ». Il estime que c’est « ce qui manque, et pas seulement depuis le quinquennat de Macron ».

L’ancien ministre de l’Intérieur estime qu’Emmanuel Macron « peut rebondir car c’est quelqu’un de brillant » mais « il va devoir s’exprimer et il ne va pas falloir que cela tarde trop ».

D’après lui, elles manquent d’un « fil conducteur ».

Relativement silencieux depuis sa démission, Gérard Collomb a pris la parole ce mercredi matin. Au micro de RTL, il est revenu sur l’incendie de la cathédrale Notre-Dame ainsi que sur l’issue du grand débat national. Il estime que le drame parisien peut constituer un tournant dans le quinquennat de Macron, mais invite le président à ne pas se perdre dans un « catalogue de mesures » pour répondre à la colère des gilets jaunes. Interrogé sur la prise de parole de 6 minutes d’Emmanuel Macron mardi soir, l’actuel maire de Lyon, qui a annoncé le don de 200.000 euros pour la reconstruction de l’édifice religieux, a estimé qu’il s’agissait d’un discours « métaphorique » qui « parlait de Notre-Dame et de notre pays »: « Il a su trouver les mots justes (.) et est allé dans le fond de ce qui fait l’âme de la France », déclare-t-il, ajoutant que le président a su « saisir l’importance de l’instant ». Mais l’engouement de l’ancien ministre de l’Intérieur reste mesuré, notamment lorsqu’il évoque les annonces que devait faire le Président et qui ont fuité dans la presse mardi après-midi. L’ancien ministre de l’Intérieur estime qu’Emmanuel Macron « peut rebondir car c’est quelqu’un de brillant » mais « il va devoir s’exprimer et il ne va pas falloir que cela tarde trop ».

12345...1479



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol