« Un seul patron à l’hôpital , le directeur ! »

« Un seul patron à l’hôpital , le directeur ! »

La logique « métier » des soignants s’oppose à la logique « rationalisation » de l’institution. L’hôpital est gangrené par ce conflit de légitimité, explique Marie-Astrid Piquet, professeure de gastro-entérologie et nutrition, dans une tribune au « Monde ».

Les malades pensent souvent qu’un médecin dirige l’hôpital. En fait, ce n’est pas le cas dans les hôpitaux publics français. Les directeurs sont des hauts fonctionnaires, issus d’un cursus de santé publique, gestion et management.

En 2009, la loi hôpital, patients, santé, territoires, sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, a consacré le directeur général (DG) comme « le seul patron à l’hôpital ». Le DG détient ainsi le pouvoir de décision et de nomination. Il bénéficie des conseils éclairés d’un médecin élu par ses pairs, le président de la commission médicale d’établissement (CME), mais ce dernier n’a pas de pouvoirs propres, la loi lui conférant un rôle de proposition, mais pas de décision. Finalement, le président de CME acquiert sa capacité d’agir à travers la relation qu’il entretient avec le DG.

C’est ce que j’ai réalisé en prenant mes fonctions de présidente de CME. J’ai eu la chance de travailler avec un DG qui avait une grande connaissance du terrain hospitalier, une vision audacieuse de l’offre de soins et un sens aigu de la coopération avec les soignants. Nous avons toujours pu compter l’un sur l’autre.

Pourtant, nos discussions étaient parfois tendues, car je ressentais une frustration en cas de désaccord qui me laissait un goût un peu amer. Comme m’a dit un directeur, au football c’est toujours l’Allemagne qui gagne, au CHU c’est toujours le DG. Et cela m’a posé un problème.

J’étais médecin, élue présidente de CME, je pensais être légitime. Je pensais qu’en accédant à la présidence de CME, j’aurais autant de poids que le DG dans les décisions concernant les soins. En même temps, je n’ai jamais remis en cause la légitimité du DG. Il avait une légitimité de gestionnaire des fonds publics, un savoir-faire du management, une vision de santé publique large, et une responsabilité juridique que je n’avais pas.

Mais si la plupart des médecins qui travaillent au quotidien au contact des directeurs ne contestent pas leur légitimité, il n’en est pas de même pour les soignants du terrain.

Car deux logiques s’opposent : la logique de métier des soignants, qui priorisent le soin dans sa dimension humaine artisanale, centrée sur un colloque singulier, et la logique de l’institution, menée par les directeurs qui privilégient la rationalisation de l’activité, avec une perspective à plus grande échelle, et gèrent la pénurie. La raréfaction des moyens budgétaires a considérablement accru la pression de la direction sur les soignants, qui rejettent cette domination qui les prive d’autonomie dans l’organisation des soins.

Quel vrai pouvoir économique d’un maire ?

Quel vrai  pouvoir économique d’un maire ?

Fabien Tastet, président de l’Association des hauts fonctionnaires territoriaux (AATF) s’interroge sur le pouvoir économique réel d’un maire mettant notamment en cause les doublons avec les administrations centrales et la superposition des superstructures politiques dernière en date l’intercommunalité qui vide de son contenu une grande partie du rôle des maires . source AFP Le Figaro)   «Quand les citoyens votent pour leur maire, il faut que ces derniers aient le pouvoir d’agir. Or, depuis quelques années, la tendance est à une perte de pouvoir fiscale des élus locaux», défend Fabien Tastet, Sur le volet fiscal, les maires ne décident pas des dépenses de collectivités locales et ne peuvent pas moduler l’assiette d’imposition des entreprises.

Après la taxe professionnelle en 2010, les communes ont perdu, en 2019, 80% de la taxe d’habitation au niveau national. Ces recettes fiscales en baisse ont contribué à réduire leur marge de manœuvre et leur autonomie financière. «Sur les 240 milliards d’euros de budgets locaux, une fois effectuée la réforme de la taxe d’habitation, il ne reste plus qu’environ 40 milliards de «vrais impôts» locaux. C’est-à-dire d’impôts sur lesquels les élus disposent d’un pouvoir de taux», explique Fabien Tastet.

Si ces impôts locaux ont été remplacés par des dotations de l’État, financées donc par des impôts nationaux, le maire de Sceaux Philippe Laurent assure que l’évolution de ces dotations ne suit pas l’évolution qu’aurait pu suivre la fiscalité. «En général, il y a eu des pertes», soutient le maire, qui est également président de la commission des finances de l’Association des maires de France (AMF).

Fraîchement réélu pour un quatrième mandat lors du second tour des élections municipales, le maire de Sceaux affirme que «la compétence de soutien à l’économie au niveau des mairies est finalement relativement faible. Il n’y a plus grand-chose qui se décide à l’échelle de la commune elle-même».

Depuis la loi portant sur la nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe) d’août 2015, les régions se sont vues confier la compétence en matière de développement économique. Ces dernières élaborent désormais le schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII). Un grand nombre de prérogatives ont également été transférées au niveau intercommunal. À titre d’exemple, les plans locaux d’urbanisme (PLU), votés par les maires, ont été transmis aux intercommunalités par la loi du 24 mars 2014 dite « pour l’accès au logement et un urbanisme rénové ». Les intercommunalités s’occupent également des questions liées à l’implantation de technologie et au bassin d’emploi dans les territoires.

Mais les maires jouissent toutefois d’un rôle essentiel pour façonner l’aménagement de leur territoire et favoriser l’implantation d’infrastructures stratégiques. Outre l’installation et l’accompagnement des entreprises et usines dans leur commune, ils sont surtout chargés de délivrer les précieux permis de construire et de rénovation. En ce qui concerne les équipements collectifs et les travaux publics, un tiers de l’investissement public total en France est réalisé par les communes.

Par ailleurs, sur la question des logements sociaux, les organismes sont dépendants de différentes administrations, dont les mairies. Les décisions relatives aux politiques de rénovations énergétiques sont, quant à elle, généralement le fruit d’une collaboration entre les communes et l’État, où le maire se positionne bien souvent comme animateur des projets auprès des citoyens.

Les maires ont été en première ligne dans la gestion de la crise sanitaire. À l’instar du maire de Sceaux, de nombreux élus ont regretté l’absence «d’outils adaptés» et de «leviers d’actions concrets» pour que les élus puissent répondre de manière plus efficace sur le terrain. Dans les premières semaines de la crise économique, l’association des maires de France avait d’ailleurs proposé que les communes puissent, durant un temps limité, retrouver des capacités d’aides directes aux entreprises. Car c’est la région qui est cheffe de file sur les champs des subventions, et non les collectivités publiques.

«Le gouvernement s’est opposé à notre demande et cela a été dommageable pour les très petits acteurs économiques», explique Philippe Laurent. Pour contourner le fait que les communes n’ont pas le droit de verser des aides directes aux entreprises, les maires ont trouvé des moyens astucieux de soutenir le commerce local en obtenant par exemple auprès de la préfecture que des fonds spéciaux, financés par la ville, puissent être distribués sous forme de bons d’achat.

Par ailleurs, les maires ont conservé le pouvoir d’accorder des exonérations d’impôts aux entreprises et d’implanter diverses mesures de soutien. Dernier exemple en date: l’allongement des terrasses de cafés et restaurants pour relancer l’activité de ces entreprises. Certaines municipalités ont également réallouer l’espace public au profit des circulations douces dans des opérations d’urbanisme jugé tactique.

Enfin, si le maire n’est pas toujours légitimé dans la stratégie économique de la ville, son implication auprès des entreprises locales ne fait pas débat. Au-delà des droits qui lui sont conférés, il reste une figure influente du paysage local, jouant un rôle de fédérateur entre les différents services des départements. Fin connaisseur de son tissu d’entreprises, les maires sont également capables d’exercer une pression sur l’État et de se battre contre les fermetures d’usines.

Ces derniers mois, certains maires ont déploré le manque d’articulation entre les collectivités et l’État, lié notamment à un «fonctionnement bureaucratique des institutions», confie un élu local d’une commune. «Cela nous a empêchés d’agir rapidement à l’aube de la crise. Il aurait fallu responsabiliser tout de suite les acteurs locaux et les laisser s’organiser», affirme-t-il. Autre sujet de perplexité, la redondance des services administratifs freine parfois les prises de décisions des collectivités locales. Outre les services régaliens qui s’occupent de la gestion des risques, «le préfet a également à ses côtés des services administratifs, qui font souvent doublons avec ceux des collectivités locales», explique Fabien Tastet.

Dans un document formulant une vingtaine de propositions pour favoriser la relance, le président de l’AATF préconise de donner plus de libertés aux maires dans le champ économique. L’association, qui assure notamment une fonction de lobbying auprès des pouvoirs publics suggère par exemple que les collectivités locales puissent rentrer temporairement au capital des entreprises. «Cela permettrait de sauver les petites entreprises locales en difficulté à cause de la crise, mais dont le modèle est fiable, tout en ayant la possibilité d’imposer des contreparties si nécessaire».

Croissance Japon: le moral des grands patrons au plus bas

Croissance Japon: le moral des grands patrons au plus bas

La  confiance des grandes entreprises manufacturières japonaises est tombée à son plus bas niveau depuis juin 2009, selon le dernier baromètre trimestriel Tankan publié mercredi par la Banque du Japon (BoJ). L’indice pour cette catégorie d’entreprises s’est fixé à -34, contre -8 lors du précédent baromètre Tankan publié le 1er avril. C’est encore pire que les attentes du consensus d’économistes Bloomberg (-31).

Les différents indices trimestriels Tankan (un pour chaque grande catégorie d’entreprises) mesurent, sur un très grand nombre de questions, la différence entre le pourcentage de sociétés estimant que la conjoncture est favorable et celles jugeant qu’elle ne l’est pas. Un niveau négatif signifie que les avis pessimistes l’emportent.

Un niveau aussi bas augure de faibles dépenses d’investissements, de faibles salaires et de recrutements, autant d’ingrédients nécessaires pour une reprise économique, alors que le Japon est tombé en récession dès le premier trimestre 2020 et que le deuxième trimestre s’annonce effroyable.

L’ampleur du plongeon de la confiance des grandes entreprises non manufacturières (services) a été quasiment aussi fort que dans l’industrie: leur moral a chuté de 25 points sur le trimestre écoulé, passant de +8 à -17, au plus bas depuis fin 2009. Tous secteurs d’activité et toutes tailles d’entreprises confondues, le baromètre Tankan s’est fixé à -31, contre -4 précédemment.

Cette enquête a été réalisée auprès d’environ 9.600 entreprises du 28 mai au 30 juin.

Référendum Russie: «Poutine est bousculé par la crise « 

Référendum Russie: «Poutine est bousculé par la crise « 

Arnaud Dubien, directeur de l’Observatoire franco-russe estime en quoi la crise bouleverse le calendrier qu’avait imaginé Poutine pour le référendum qui devrait l’autoriser à prolonger son mandat. Interview le Figaro

- Que vise Vladimir Poutine avec ce référendum?

ARNAUD DUBIEN. - Le président russe a, me semble-t-il, un triple objectif. D’une part, perpétuer le poutinisme en gravant dans le marbre ses principes fondateurs. D’autre part, résoudre le «problème 2024», terme de son quatrième mandat et date, pensait-on, de son départ du Kremlin. Enfin, relégitimer le pouvoir, alors que certains signes d’usure sont visibles, après vingt ans à la tête de la Russie. Les amendements à la Constitution de 1993 peuvent être classés en trois catégories: sociaux (par exemple l’indexation annuelle des retraites), «sociéto-historico-civilisationnels» (obligation pour l’État de défendre la «vérité historique», etc.) et institutionnels. La «remise à zéro» des mandats présidentiels,

bref une opération politicienne pour redonner une légitimité institutionnelle et politique qui a été acculée par les résultats économiques de la Russie est récemment par une crise sanitaire mal maîtrisée. Chez Poutine comme chez d’autres la mode est actuellement au bricolage institutionnel pour s’asseoir sur les principes démocratiques qui limitent les mandats. De ce point de vue la Chine aura précédé Poutine mais d’autres s’engagent sur ce chemin dangereux de forme dictatoriale

Première mise en garde de Moscovici ( Cour des Comptes) sur les finances publiques

Première mise en garde de Moscovici ( Cour des Comptes) sur les finances publiques

D’une certaine façon , on pourrait considérer que la Cour des Comptes fait le minimum syndical pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur la dégradation des finances. Le nouveau président Pierre Moscovici ne condamne pas vraiment, il parle même de bienveillance ! En fait,  un avertissement de la Cour des Comptes qui n’apporte pas grand-chose quant aux prévisions de baisse quasi mécanique des recettes fiscales et de la dérive de certains comptes publics. L’heure est grave pour les finances publiques. L’impact de la crise du coronavirus qui frappe de plein fouet l’économie tricolore est «très lourd», avertit la Cour des comptes dans son rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques publié mardi. Les prévisions économiques pour cette année sont particulièrement alarmantes: le PIB français devrait se contracter de 11 % du PIB. Le déficit public devrait monter en flèche à 250 milliards euros (contre 50 milliards avant la crise), ce qui représente 11,4 % du PIB. Et la dette devrait dépasser les 120 % du PIB à la fin de l’année.

L’institution pointe en particulier la chute «massive» des recettes publiques d’environ 135 milliards d’euros. Avec, en face, des dépenses qui augmentent à forte allure avec le plan d’urgence de soutien à l’économie de 136 milliards d’euros.

Si le nouveau premier président de la Cour, Pierre Moscovici, précise bien ne pas vouloir «céder à la dénonciation» et être dans «une démarche bienveillante»,. D’une certaine manière le ministre de l’économie a déjà répondu en proposant que le surplus de l’endettement lié à la crise sanitaire soit cantonné dans une caisse spéciale qui serait amortie progressivement ( sans doute au moins sur une dizaine d’années) sur le style sans doute du mode de la  CADES ( caisse dessinée à amortir la dette sociale mais qui sera prolongée vraisemblablement bien au-delà de 2033n date initiales de son extinction).

Municipales : Une nouvelle génération d’élus de type sarkosiste ?

Municipales : Une nouvelle génération d’élus de type sarkosiste ?

 

C’est la question que se pose ( un peu vite!) dans le Figaro Adrien Dubrasquet , ancien élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, et directeur de cabinet du maire de Sens et Arnaud Lacheret est docteur en science politique et auteur de Les territoires gagnés de la République? paru en 2019 aux édition Le Bord de l’eau.


« Ils sont sans doute les grands oubliés de la soirée électorale de dimanche et pourtant, si la droite peut affirmer contrôler 60 % des villes de plus de 9 000 habitants en France, c’est grâce à eux.

Eux, ce sont les maires de droite de ces villes moyennes qui comptent entre 20 000 et 80 000 habitants et dont vous n’avez probablement jamais entendu parler, dans lesquelles vous n’irez sans doute jamais: Bron, Bussy-Saint-Georges, Chelles, Roissy-en-Brie, Rillieux-La-Pape, etc.

Plus que les écologistes qui ont emporté quelques métropoles, ce sont eux les véritables vainqueurs des élections municipales: les maires de droite des villes moyennes qui ont soit remporté de nouvelles mairies, soit confirmé brillamment, souvent sans même attendre le second tour. Ainsi, Brice Rabaste a été réélu maire de Chelles en Seine-et-Marne, ancien bastion socialiste avec 54.8 % des voix dès le premier tour, Laurence Fautra, maire de Décines-Charpieu, n’a pas eu besoin d’attendre juin pour conserver sa Mairie. En moyenne, ces maires qui avaient surpris en 2014 ont réalisé 20 points de plus au premier tour en 2020.

Depuis 6 ans, c’est une nouvelle génération d’élus qui est aux commandes de ces villes moyennes et réussit l’alliance des « copros  » et des HLM.

Six ans après, ils ont fait des émules, la droite a ainsi conservé la plupart de ses communes et surtout, elle en a gagné d’autres. Le second tour a consacré notamment Jérémy Bréaud à Bron (41 000 habitants en banlieue lyonnaise) ainsi que le jeune quadragénaire Stephen Hervé à Bondy, qui mettent fin à des décennies de gestion de gauche.

Depuis 6 ans, c’est une nouvelle génération d’élus qui est aux commandes de ces villes moyennes et réussit l’alliance des «copros» et des HLM. Ces jeunes élus, ont entre 30 ans et 50 ans. Ils sont nés et ont grandi en politique dans les années 2000, durant les années Sarkozy. Et même s’ils ne se revendiquent pas sarkozystes, ils font de la politique à sa manière. Tous ont en commun un même style, un même ADN: ce que nous appelons «le sarkozysme municipal».

Le sarkozysme municipal, c’est d’abord un style et une manière de faire de la politique. Comme l’ancien président de la République, ces jeunes maires de droite sont charismatiques: comme lui, ils sont clivants. On les adore ou on les déteste, mais il n’y a pas de sentiments mitigés.

Ce sont également des élus de terrains qui se consacrent entièrement à leur ville. Avec cette nouvelle génération d’élus, le temps des barons ou des ténors de la droite qui vivaient à Paris et revenaient un jour ou deux en mairie pour signer les parapheurs et couper les rubans est révolu. Ces jeunes maires vivent dans leur ville et partagent le quotidien de leurs concitoyens. On peut aisément les interpeller, ils vont au contact de leurs administrés, et parfois, c’est électrique. Mais ça marche.

« Action, réaction !  », tel pourrait être le mantra de ces « hyper maires  ».

Comme Sarkozy qui était un «hyper président», jouant tout à la fois le rôle du Président et du Premier ministre, présent sur tous les fronts, ces maires sont toujours en première ligne. Ils ne se cantonnent pas à un rôle de représentation et ne se contentent pas fixer les lignes directrices: ils agissent, se saisissent des dossiers, s’occupent de toutes les affaires municipales. Ils sont tout à la fois maires, DGS et même parfois chefs de service. «Action, réaction!», tel pourrait être le mantra de ces «hyper maires».

Ils n’ont souvent pas fait d’études prestigieuses. Ils ne sont ni énarques ni notables locaux. Ainsi, le maire de Saint-Priest, Gilles Gascon, commerçant, se faisait traiter de vendeur de télévisions par son opposition… il a été réélu avec 64.3 % des voix dès le premier tour.

Enfin, ce sont des élus à poigne. Comme Nicolas Sarkozy qui avait compris que les Français recherchaient un chef, un homme qui les dirige, ces maires se comportent comme tel, avec autorité, voire autoritarisme. Ils sont volontiers tapageurs et colériques, montent régulièrement au créneau avec véhémence pour défendre un dossier, résoudre un problème ou déminer une situation et n’hésitent pas à donner de la voix pour défendre leur «fief».

Ce style cavalier sied bien à leur fonction. Ils luttent quotidiennement contre le déclassement et la relégation territoriale qui menacent leur ville. Ils affrontent d’importantes difficultés économiques et sociales (centre-ville en déshérence, fort taux de pauvreté, progression du communautarisme), ils ont sur le territoire de leur commune un ou deux quartiers prioritaires politique de la ville. Leurs moyens s’amenuisent: les impôts locaux particulièrement élevés n’ont plus le même rendement, les dotations de l’État ont fortement diminué sous la présidence de François Hollande au nom de la rigueur budgétaire. Ce sont des élus pragmatiques et «bricoleurs», qui font avec les moyens du bord, «dealent» et négocient en permanence avec l’État ou les autres collectivités, même s’ils n’ont pas la même étiquette politique, pour faire avancer leurs projets. Seul compte pour eux le résultat.

Ils se font vite une réputation de maires qui ne lâchent rien et ont parfaitement intégré la compétition entre collectivités.

Cette culture du deal fonctionne aussi avec le secteur privé. Ils ne s’embarrassent pas de protocoles avec les promoteurs immobiliers ou les chefs d’entreprises. Ils se font vite une réputation de maires qui ne lâchent rien et ont parfaitement intégré la compétition entre collectivités pour attirer les emplois et les investisseurs sur leurs territoires.

Obtenir une reconnaissance institutionnelle nationale est une manière de sanctionner un bon résultat. Ils sont donc constamment soucieux de la notoriété de leur ville et prêts à tout pour avoir une visibilité parisienne. Au cours de leur mandat, ils cherchent à obtenir des prix, des trophées qu’ils exhibent comme preuve de leur bonne gestion et de leur réussite et qui n’est pas sans rappeler le côté «bling-bling» ou «m’as-tu vu» qui était propre à Sarkozy. Mais ce qui pourrait apparaître comme une fierté mal placée est souvent très apprécié des habitants qui voient enfin leur ville mise en avant et incarnée alors que souvent cette dernière souffrait d’une réputation peu enviable ou était tout simplement inconnue.

Mais le sarkozysme municipal est plus qu’un style: c’est aussi un corpus de doctrine, directement inspiré du candidat à la présidentielle de 2007 et adapté à l’échelle locale.

Ce sont les maires de « la France qui se lève tôt  ».

Ce sont les maires de «la France qui se lève tôt». Leur commune, située dans la France périurbaine, est une ville-dortoir. Beaucoup de leurs administrés vont travailler dans la métropole voisine. Leur ville vit au rythme des migrations pendulaires et à la cadence des transports en commun qui la desservent. Aménager le quartier de la gare, faciliter les mobilités, assurer la sécurité de ces travailleurs lorsqu’ils partent au travail ou en reviennent: tels sont souvent leurs objectifs politiques.

Autre adaptation du discours sarkozyste au niveau local: le «bouclier fiscal». Comme lui, ils s’engagent auprès de leurs administrés à ne pas augmenter la pression fiscale et si possible à la diminuer. C’est pour eux un véritable enjeu politique. Dans leurs communes, la fiscalité élevée est un facteur de fuite des classes moyennes vers les petites communes alentour, fiscalement plus avantageuses.

«La sécurité est la première des libertés» affirmait le Président Sarkozy. Comme lui, ils ont fait de la sécurité une priorité, une obsession même. Face à une population qui s’était résignée devant l’insécurité croissante, ils ont tenté de redonner du poids à l’action publique locale en matière de tranquillité publique et cela a payé. Au cours de leur mandat, entre 2014 et 2020, ils ont développé la vidéoprotection, ils ont doublé ou triplé les effectifs de la police municipale. Ils mettent l’accent sur leurs compétences «régaliennes» et ils assument pleinement leur dimension sécuritaire. Comme Nicolas Sarkozy en 2007 avec Jean-Marie Le Pen, ce discours sécuritaire très offensif leur permet de s’assurer une partie des suffrages des électeurs qui habituellement se tournent vers le Rassemblement National. Ce parti s’est d’ailleurs souvent effondré dans leurs communes lors des scrutins locaux.

Ils ne se contentent pas de récupérer des voix frontistes qui seraient mathématiquement insuffisantes pour l’emporter aussi largement. Ils séduisent aussi très largement à gauche des électeurs qui découvrent une autre gouvernance, un autre mode de gestion et une communication qui parle bien davantage au peuple que ne le fait la gauche institutionnelle, souvent triomphante dans le centre des métropoles. Ils attirent aussi la population des quartiers, souvent issue de l’immigration qui est la première à bénéficier des mesures sécuritaires et du renouveau relatif de la tranquillité publique.

Ces élus mènent une politique de type identitaire au niveau local.

Ces maires apportent également une réponse à l’insécurité culturelle éprouvée par une partie de leurs administrés. Nicolas Sarkozy, influencé par Patrick Buisson, avait compris que cette angoisse de voir son mode de vie se dégrader ou disparaître du fait des évolutions sociodémographiques, était un puissant ressort électoral. Ces élus mènent une politique de type identitaire au niveau local. Leur mot d’ordre: préserver ou restaurer le cadre de vie. Rénovation du cœur de ville, mise en valeur du patrimoine, célébration des fêtes et traditions locales: le sarkozysme municipal fait dans l’identitarisme soft et évite l’écueil du clientélisme communautaire.

Enfin, comme Nicolas Sarkozy en 2007, ils font le pari que «l’élection se gagne au peuple». Pour drainer les voix des électeurs frontistes ou des abstentionnistes, ils n’hésitent donc pas à faire du populisme local. Ils déplorent volontiers le manque de préoccupation à l’égard des villes moyennes de l’intelligentsia parisienne. Ils désapprouvent facilement les bobos et les écologistes dont le discours environnemental est doctrinaire et en décalage avec les réalités que vivent leurs administrés. Ils critiquent régulièrement le millefeuille territorial et la bureaucratie d’État qui entravent leur action.

Ces villes moyennes, souvent ignorées des journalistes politiques et des éditorialistes, sont le laboratoire de la droite.

Près de dix ans après avoir quitté le pouvoir et alors qu’il n’intervient plus dans le débat public, Nicolas Sarkozy continue de marquer durablement de son empreinte la vie politique française.

Surtout, ces jeunes maires ont adapté le sarkozysme au niveau local en y ajoutant une forte dose de valeurs républicaines sans que ces dernières ne soient encore parfaitement définies. Cet assemblage de volontarisme et d’intransigeance plaît en définitive à un arc qui va de l’électeur du RN au salarié d’origine immigré occupant un habitat social en passant par un mélange de classes populaires et de classes moyennes qui ne se retrouvaient plus dans une offre politique diffuse et qui ne leur offrait plus rien de concret ni de tangible.

Ces villes moyennes, souvent ignorées des journalistes politiques et des éditorialistes, sont le laboratoire de la droite: loin des guerres picrocholines que se livrent les chefs des différents courants du parti, loin des grands débats d’idées qui agitent le microcosme parisien, ces élus agissent et réussissent. Qui sait, peut-être que le futur candidat de la droite aux élections présidentielles est actuellement un de ces maires qui, à l’aube d’un nouveau mandat, se retrousse les manches et s’empare des dossiers ?

 

Remaniement: Macron à la pêche aux personnalités du parti républicain

 

Les municipales ont confirmé le désastre du parti de Macron qui a subi une véritable catastrophe électorale (Édouard Philippe excepté !). Il se confirme que Macron ne dispose pas dans son parti de personnalités susceptibles d’ouvrir le champ des sensibilités. De ce point de vue, le recours à des personnalités dites du monde civil (pourquoi ce terme on se demande pourquoi ?) se solde par un échec global assez retentissant.

Le dernier en date étant  celui sans doute de l’ancienne ministre de la santé Agnès Buzyn visiblement complètement perdue dans ses responsabilités de ministre tout autant que dans sa campagne électorale municipale à Paris. Macron va être tenté d’aller piocher dans les effectifs des républicains d’autant que certains piaffent déjà d’impatience d’être enfin ministre. Le président de la république sera bien contraint de prendre quelques responsables de la république en marche mais il manque sérieusement d’épaisseur politique chez les candidats potentiels. En outre et surtout, le véritable soutien politique de Macron se situe désormais au sein des électeurs du parti républicain.

Macron a perdu définitivement les électeurs de gauche et il n’est plus soutenu en réalité que par le parti républicain et ses proches. Faute de parti présidentiel, Macron va continuer donc de déshabiller les républicains, devenant même sans doute leur candidat officiel en 2022 à moins que d’ici là sa perte de crédibilité n’hypothèque cette possibilité. Auquel cas évidemment Édouard Philippe pourrait se tenir en embuscade lui qui fait officiellement le lien aussi bien entre les partisans d’En marche que les partisans des républicains.

Trois ans après le départ d’élus LR pour rejoindre Emmanuel Macron, Les Républicains se surveillent: d’autres parlementaires ou maires pourraient-ils rejoindre un prochain gouvernement? Le séisme serait-il le même qu’en pleine campagne présidentielle? 

«Il y a toujours des hommes et des femmes qui peuvent être impressionnés par le pouvoir, expliquait lundi soir Bruno Retailleau sur le plateau d’“Audition publique”.

Coronavirus États-Unis : 1.200 morts en 24 heures, hausse généralisée

Coronavirus États-Unis : 1.200 morts en 24 heures, hausse généralisée

le  bilan journalier aux États-Unis est reparti à la hausse mardi. Certains s’attendent même à une montée du nombre des personnes affectées qui pourraient atteindre 100 000 par jour (source américaine) !. Le nombre de décès quotidiens n’avait pas dépassé la barre des 1.000 depuis le 10 juin dernier. Cela porte le bilan américain de la pandémie à 127.322 morts, faisant des États-Unis le pays le plus endeuillé au monde en valeur absolue. Le pays compte aussi 42.528 nouvelles infections quotidiennes du Covid-19.

En raison de la remontée des contaminations et des décès, en particulier dans le Sud et l’Ouest du pays, certains États américains ont dû faire une pause dans le processus de déconfinement. Mardi, le Texas a ainsi battu son record quotidien et rapporté 6.975 nouveaux cas de Covid-19. Au total depuis le début de la pandémie, les autorités texanes ont rapporté 159.986 cas et 2.424 décès. Mardi, plus de 6.500 patients testés positifs au Covid-19 étaient hospitalisés au Texas.

En Californie, plus d’un millier de détenus ont été testés positifs au coronavirus dans la plus vieille prison de l’État, San Quentin, selon les autorités locales.

«Il est évident que nous n’avons pas le contrôle total actuellement», a expliqué le docteur Anthony Fauci, membre de la cellule de crise présidentielle sur le coronavirus. «Je ne serais pas surpris si nous atteignions 100.000 par jour si on ne renverse pas la tendance», a-t-il ajouté lors de son audition devant des sénateurs. Comme d’autres hauts responsables sanitaires américains, le Dr Fauci a appelé les Américains, notamment les jeunes, à se couvrir le visage et à éviter les foules afin d’endiguer la pandémie.

Automobiles France : hausse de 1,24 % en juin

Automobiles France : hausse de 1,24 % en juin

En mai, le marché avait plongé de 50,34% après avoir connu une dégringolade (-88,84%) en avril.- Les immatriculations de voitures neuves en France ont cependant  progressé de 1,24% en juin, marquant leur première hausse en rythme annuel depuis le début de l’année, alors que les concessions ont pu reprendre leurs activités après avoir fermé leurs portes du fait des mesures de confinement instaurées face au coronavirus.

Il s’est immatriculé dans l’Hexagone 233.818 véhicules particuliers le mois dernier, a annoncé le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) mercredi. Juin a compté cette année 21 jours ouvrables, contre 19 l’an dernier.

Les immatriculations de voitures neuves du groupe PSA , qui regroupe les marques Peugeot, Citroën, DS, Opel et Vauxhall, ont reculé le mois dernier de 9,14% par rapport à la même période en 2019.

Le groupe Renault (marques Renault, Dacia et Alpine) , ébranlé l’an dernier par les difficultés de son partenaire Nissan et par la dégradation de plusieurs marchés émergents qui ont fait son succès, a vu quant à lui ses immatriculations en France progresser de 6,51% en juin.

Croissance Japon : nouvelle dégradation

Croissance Japon :  nouvelle dégradation  

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L’enquête “tankan” de la Banque du Japon (BoJ), publiée mercredi, montre aussi que le sentiment des grandes entreprises du secteur non-manufacturier s’est dégradé à un plus bas en dix ans, alors que les mesures imposées en avril-mai pour lutter contre le coronavirus ont contraint les commerces à fermer et les consommateurs à rester chez eux.

Ces résultats viennent renforcer les craintes des marchés, qui s’attendent à ce que le Japon tombe dans une profonde récession du fait de l’impact de la crise sanitaire sur la production industrielle et la consommation.

D’après l’enquête de la BoJ, l’indice du sentiment des grandes entreprises du secteur manufacturier a dégringolé à -34 en juin, contre -8 trois mois plus tôt, soit un plus bas depuis décembre 2009.

Les grandes entreprises non-manufacturières ont basculé dans le pessimisme, avec un indice mesurant leur confiance qui a chuté à -17 contre +8 en mars.

Toutefois, les grandes entreprises des deux secteurs s’attendent à ce que les conditions s’améliorent au cours du troisième trimestre, montrent les résultats de l’enquête.

Le Japon est tombé en récession pour la première fois depuis quatre ans et demi, et un creux inédit depuis la Deuxième Guerre mondiale est attendu pour le trimestre actuel.

Pétrole : baisse de production en juin

Pétrole : baisse de production en juin

 

Au total, les treize membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole ont pompé en moyenne 22,62 millions de barils par jour (bpj), soit 1,92 million de bpj de moins qu’au mois de mai.

Le surengagement de l’Arabie saoudite et d’autres a plus que compensé l’incapacité de l’Irak et du Nigeria à respecter leurs propres objectifs de réduction de la production.

En avril, les pays de l’Opep et leurs alliés de l’Opep+ se sont mis d’accord pour une réduction historique de leur production afin de soutenir les cours du brut, en chute libre du fait de l’épidémie de coronavirus.

L’allègement progressif des mesures de confinement et la baisse de l’offre ont permis au cours du baril de repasser au-dessus des 40 dollars après être tombé en avril à 16 dollars, son plus bas niveau depuis 21 ans.

“La consommation devrait accélérer au second semestre et il existe un consensus général autour du fait que les pays de l’Opep+ se montreront à la hauteur des attentes et parviendront à un respect élevé (de leurs engagements de réduction de la production) en juin et en juillet”, commente Tamas Varga, du courtier spécialisé dans le pétrole PVM.

L’accord conclu en avril engage l’Opep, la Russie et d’autres pays producteurs à réduire l’offre de pétrole de 9,7 millions de bpj à compter du 1er mai, soit 10% de la production mondiale.

La part incombant aux seuls pays membres de l’Opep représente un effort de 6,084 millions de bpj en moins par rapport à octobre 2018. En juin, ils ont réduit leur production de 6,523 millions de bpj, soit 107% de leur objectif commun.

Il faut remonter à 2000 pour retrouver une production aussi basse.

Pour l’Arabie saoudite, la production moyenne sur le mois de juin a été de 7,55 millions de bpj, soit près d’un million de moins que le quota fixé par l’Opep+ et au plus bas depuis 2002. Reste que cette production doit être confronté à la demande et que cette de demande dépend évidemment largement de l’évolution de la croissance notamment de la consommation des ménages. Si on constate un certain redressement de cette consommation elle sera quand même moins des résultats de 2019 et le prix du baril devrait être contenu, en tout cas ne pas dépasser les 50 $.

400 millions d’emplois supprimés selon le BIT

400 millions d’emplois supprimés (selon le  BIT)

 

Suite à la crise sanitaire le bureau international du travail estime que le monde pourrait perdre à peu près 400 millions d’emplois d’ici la fin de l’année

Dans une nouvelle analyse, l’agence spécialisée des Nations unies souligne que le nombre d’heures de travail perdues dans le monde au premier semestre a été “largement supérieur à ce qui avait été prévu”.

Elle estime à 14% la chute du nombre global d’heures travaillées au deuxième trimestre liée à la pandémie, soit l’équivalent de 400 millions d’emplois à temps plein (sur la base de 48 heures par semaine).

Pour le quatrième trimestre, le BIT s’attend à une perte de 4,9% du volume total d’heures travaillées soit 140 millions d’emplois à temps plein. Mais un scénario plus sombre intégrant l’hypothèse d’une deuxième vague de la pandémie porte cette perte potentielle à 11,9% du volume d’heures travaillées, soit 340 millions d’emplois à temps plein.

“Les estimations ont revu en forte hausse les dommages causés par la pandémie à nos marchés du travail”, a déclaré le directeur général du BIT, Guy Ryder, lors d’une conférence de presse.

Effectif Air France : moins 7.500 postes d’ici 2022

Effectif Air France : moins 7.500 postes d’ici 2022

On  se rapproche de la ligne rouge indiquée par le ministre de l’économie Bruno Lemaire : pas plus de 8000 suppressions d’emplois dans le groupe Air France. Progressivement l’addition des suppressions de postes ce précise Sur les 6.500 postes supprimés au sein d’Air France, 3.500 le seront via des départs à la retraite non remplacés et le solde via des plans sociaux, ont précisé ces sources à Reuters.

L’essentiel des postes supprimés chez Air France et Hop! concerneront des fonctions support et de maintenance au sol.

La direction n’a pas souhaité pour l’instant commenter ces informations. Elle devrait présenter officiellement ces chiffres aux organisations syndicales lors d’une réunion vendredi.

En mai, le directeur général du groupe franco-néerlandais Air France-KLM, Ben Smith, avait dit à Reuters que l’entreprise souhaitait surtout recourir à des départs volontaires plutôt que des départs forcés.

Le gouvernement français, qui a débloqué une aide de sept milliards d’euros pour la compagnie face à la crise du coronavirus, avait dit espérer le 18 juin par la voix du ministre de l’Economie Bruno Le Maire qu’il y aurait moins de 8.000 suppressions d’emplois chez Air France.

Coronavirus France : 30 décès en 24 heures, baisse des hospitalisés

Coronavirus France : 30 décès en 24 heures, baisse des hospitalisés

30 décès Covid-19 au cours des dernières 24 heures, ce qui porte le bilan depuis le 1er mars à 29.843 décès, a annoncé mardi la Direction générale de la santé (DGS).

Ce bilan se répartit entre 19.346 décès dans les hôpitaux et 10.497 décès dans les Ehpad et autres établissements sociaux. Ces derniers chiffres n’avaient pas été mis à jour depuis le 23 juin.

Le nombre de personnes hospitalisées pour une infection au Covid-19 s’établit à 8.536, contre 8.688 lundi (-152), et celui des cas graves en réanimation s’élève à 602, contre 619 la veille, soit 17 cas de moins.

Au total, la France a enregistré 164.801 cas confirmés de contamination au SARS-CoV-2, soit 541 de plus que la veille, a précisé de son côté l’agence Santé publique France.

Le total de cas groupés de contaminations (“clusters”) est de 301 depuis le 9 mai, deux jours avant le début du déconfinement, dont huit nouveaux et 171 clôturés depuis, précise la DGS.

Coronavirus États-Unis : plus de 42.000 infections en 24 heures

Coronavirus États-Unis : plus de 42.000 infections en 24 heures

 Près de 2,6 millions le nombre total de cas positifs à la Covid-19 sur le sol américain

Au moins 42.000 infections au coronavirus ont été recensées dans le pays en 24 heures, selon le dernier comptage officiel, ce lundi 29 juin à 20h30, heure locale.

Ces nouvelles infections, concentrées dans les États du sud et de l’ouest, portent à près de 2,6 millions le nombre total d’infections sur le sol américain. En raison de la remontée des contaminations, certains États américains ont dû faire une pause dans le processus de déconfinement.

Alors que le nombre de décès quotidiens dans la première puissance économique mondiale continue pour le moment de décliner, avec 355 nouveaux morts en 24 heures, le nombre de cas nouvellement détectés n’a jamais été aussi élevé depuis l’apparition de l’épidémie. Les hospitalisations augmentent dans plusieurs foyers détectés dans les villes d’Houston et Phoenix, ce qui fait craindre le pire pour le tableau des morts dans les prochaines semaines.

Actu, éco, social, politique : les plus lus

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300 millions d’euros pour les médecins hospitaliers: indécent ( syndicats)

300 millions d’euros pour les médecins hospitaliers: indécent ( syndicats)

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a proposé lundi 29 juin aux syndicats une enveloppe de 300 millions d’euros pour revaloriser les salaires des médecins hospitaliers. Une somme annoncée par le ministre dans le cadre du Ségur de la santé, et jugée très insuffisante par les organisations représentatives, qui revendiquaient sept milliards d’euros.

Selon des sources syndicales, les 300 millions proposés par Olivier Véran comprendraient des hausses de salaires ciblées sur le début et la fin de carrière des praticiens hospitaliers, ainsi qu’une revalorisation de plusieurs primes (engagement de service public exclusif, garde des week-ends et jours fériés).

Le temps de travail additionnel (heures supplémentaires des praticiens hospitaliers) serait lui aussi revalorisé. Pour réduire la place de l’intérim, une prime territoriale renforcée serait accordée aux praticiens faisant des remplacements dans un même groupement hospitalier. Ces mesures ne concernent pas les internes et les étudiants en médecine, dont la situation sera traitée à part, ont précisé les syndicats.

A l’issue de la réunion, plusieurs syndicats de médecins hospitaliers ont fait part de leur déception, jugeant l’enveloppe promise par le ministre « très insuffisante » et  »ridicule par rapport aux besoins ». Les personnels non médicaux se sont en effet vu promettre six milliards d’euros dans le cadre du Ségur de la santé. Ils sont toutefois beaucoup plus nombreux (1,2 million de salariés dans la fonction publique hospitalière, contre moins de 100 000 pour les praticiens hospitaliers).

« On nous a annoncé ça comme une grande avancée sociale. Mais nous, on est stupéfaits : ce n’est pas une douche froide, c’est une douche glaciale », a réagi auprès de l’AFP Jean-François Cibien, vice-président d’Action praticiens hôpital (APH). « L’hôpital public a un gros problème d’attractivité et n’arrive pas à retenir les jeunes. Si on ne fait rien, le taux de fuite va devenir énorme, et on n’y arrivera pas », a-t-il prévenu.

Pour un autre responsable syndical, le montant proposé est « nul » au regard des « 100 000 médecins, pharmaciens, odontologistes » concernés. « C’est inadmissible », s’emporte un troisième, qui compte sur une « prochaine réunion jeudi matin » avec le ministre pour corriger le tir. « D’ici là, on appelle tous à la grève pour demain », ajoute-t-il, en référence à la journée d’action nationale organisée par la plupart des syndicats (CGT, FO, SUD, Unsa) et collectifs hospitaliers (Inter-Hôpitaux, Inter-Urgences, Inter-Blocs).

 » Pas de contradiction entre la démocratisation de la gouvernance et la rentabilité d’une entreprise » (Virgile Chassagnon, économiste )

 » Pas de contradiction entre la démocratisation de la gouvernance et la rentabilité d’une entreprise » (Virgile Chassagnon, économiste )

 

.Il faut accroître la participation des travailleurs et faire reconnaître le rôle sociétal joué par les grandes entreprises :Virgile Chassagnon, économiste dans une interview à la Tribune. :

 

: Pourquoi avoir choisi de travailler spécifiquement sur les entreprises ?

Virgile Chassagnon : Mon projet de faire de la recherche m’est venu, d’abord au collège où je pensais devenir chercheur en biologie, puis au lycée, quand j’ai découvert les sciences économiques et sociales. Ce qui me plaisait était d’avoir une discipline en lien direct avec la société et de faire quelque chose d’utile. Je suis arrivé à l’Université Grenoble Alpes (UGA) après mon agrégation en 2014, séduit par le projet académique de l’établissement et notamment son programme en économie des organisations.

J’étais d’abord parti pour faire de la recherche en macro-économie, en m’intéressant par exemple au calcul de l’impact des taux de prélèvements obligatoires sur le chômage. Je me suis penché sur la question des alliances stratégiques dans le domaine de l’automobile.

C’est ainsi que je suis remonté à la notion même d’entreprise et constaté qu’il existait beaucoup de débats au niveau international afin de définir ce qu’est une entreprise et à quoi elle sert. Mon idée était donc de proposer une nouvelle théorie afin de définir son rôle sociétal.

Dans vos travaux, vous évoquez la théorie de l’entreprise comme « une entité fondée sur le pouvoir » ?

L’objectif de cette thèse était avant tout de composer une théorie et de l’appliquer aux enjeux modernes de la gouvernance. Je voulais montrer une entreprise n’est pas uniquement le résultat du fonctionnement de son dirigeant, mais de l’ensemble des personnes qui contribuent à sa réussite. L’entreprise est en réalité un bien commun privé, au service de la société et de l’intérêt général. Pour cela, il a fallu passer par une approche pluridisciplinaire avec d’autres matières telles que les relations de pouvoir qui ont toujours été l’un des grands bannis des sciences économiques. Car en intégrant la question du pouvoir, les modèles mathématiques ne tiennent plus.

Le prix que vous venez de recevoir récompense le caractère appliqué des travaux soumis. Vous avez vous-même proposé vos travaux comme support à certaines réflexions politiques ?

La théorie a été utile pour comprendre ce que l’on essaye de réguler depuis huit ans, et m’a même permis d’avoir l’occasion d’appliquer ensuite cette recherche au sein de la société en éclairant les politiques, et notamment le contenu de certaines lois.

Coronavirus monde : la pandémie s’accélère

Coronavirus monde : la pandémie s’accélère

. Avec plus de 500.000 morts dans le monde depuis décembre, selon un bilan établi lundi par l’AFP, la pandémie de Covid-19  »est loin d’être finie » et même elle « s’accélère », a averti ce jour l’Organisation mondiale de la santé. « Demain, six mois se seront écoulés depuis que l’OMS a reçu les premiers rapports concernant un groupe de cas de pneumonie de cause inconnue en Chine. (…) Nous voulons tous que cela se termine. Mais la dure réalité est que c’est loin d’être fini », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, au cours d’une conférence de presse virtuelle.

Les 10 millions de cas diagnostiqués dans le monde ne reflètent qu’en partie le nombre réel de contaminations. En effet, certains pays ne testent que les cas graves, alors que d’autres utilisent les tests en priorité pour le traçage. A cela s’ajoutent les nombreux pays pauvres qui ne disposent que de capacités de dépistage limitées.

Pays le plus touché, les États-Unis, qui ont recensé leur premier décès lié au coronavirus début février, dénombrent 125.803 décès pour 2.549.069 cas. Au moins 685.164 personnes ont été déclarées guéries. Les pays d’Amérique latine quant à eux font face, ces dernières semaines, à une explosion du nombre de contaminations. Aujourd’hui, le Brésil recense 57.622 morts pour 1.344.143 cas. La pandémie a été aggravée par des infrastructures et du matériel médical plus défaillants qu’en Europe ou qu’aux Etats-Unis, lié au manque de moyens.

L’Europe justement totalise ce lundi 196.273 décès. Le Royaume-Uni a été le plus touché avec 43.550 morts (311.151 cas), suivi de l’Italie avec 34.738 morts (240.310 cas), et de la France avec 29.778 morts (199.343 cas).

Enfin, la Chine, actuellement confrontée à un rebond de l’épidémie, (sans les territoires de Hong Kong et Macao) a officiellement dénombré un total de 83.512 cas, dont 4.634 décès, et 78.460 guérisons. La Chine a confiné de nouveau, ce dimanche 28 juin, près d’un demi-million de personnes dans un canton situé à 60 km au sud de Pékin.

Construction aéronautique : 5000 postes menacés

Construction aéronautique : 5000 postes menacés

 

 

.Selon certaines sources, environ 15.000 postes sont menacés, dont environ de 5.000 en France répartis chez Airbus, ATR et Stelia Aerospace. Après avoir préparé le terrain depuis plusieurs semaines, Airbus s’apprête à annoncer un plan de suppressions de postes massif pour s’adapter à la crise sans précédent qui frappe l’industrie aéronautique et les compagnies aériennes. Confronté à une chute des livraisons d’avions et à une reprise qui s’annonce très longue – puisque le directeur général d’Airbus, Guillaume Faury, ne prévoit pas un retour du niveau de trafic aérien enregistré en 2019 avant 2023, voire 2025 -, Airbus est obligé de réduire la voilure en attendant cette reprise lointaine..

 

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