IA- Des faux sites d’information aux États-Unis

IA-  Des faux sites d’information aux États-Unis

Des  faux sites d’info locale qui seraient plus nombreux que les vrais selon un rapport.

Le nombre de faux sites d’informations locales aux États-Unis dépasse désormais celui des authentiques médias locaux, affirme le groupe de recherche NewsGuard dans un rapport mardi, s’alarmant d’une potentielle explosion de la désinformation à cinq mois de la présidentielle américaine. Des centaines de sites se faisant passer pour de véritables médias locaux, souvent à l’aide d’articles partisans générés par intelligence artificielle, ont émergé ces derniers mois, selon le rapport, qui en identifie 1265 en tout.

Les journaux continuent de disparaître au rythme de plus de deux par semaine aux États-Unis, selon l’étude, tandis que le pays a perdu près des deux-tiers de ses journalistes de presse écrite depuis 2005. «Avec la disparition des journaux traditionnels, les faux sites se précipitent pour combler le vide», écrit Newsguard dans son rapport. «Par conséquent, des millions d’Américains se retrouvent sans informations locales authentiques», ajoute l’organisation. Ces faux sites de propagande partisane se reposaient auparavant sur une légion d’auteurs, mais l’avènement de l’intelligence artificielle générative signifie qu’il est désormais bien moins onéreux et bien plus rapide d’élaborer du faux contenu, difficile à distinguer du vrai.

IA- Des faux sites plus nombreux que les vrais aux États-Unis

IA- Des faux sites plus nombreux que les vrais aux États-Unis

 

Les collaborateurs de Monsieur Ciotti quittent leur président !

Les collaborateurs de Monsieur Ciotti quittent leur président !

 

Il est clair que le parti républicain est en pleine implosion et qu’il a un besoin urgent d’un patron pour éviter le naufrage du navire qui coule. La situation serait ubuesque si elle n’était pas tragique.

 

En effet ce petit non content de s’allier au RN sans la moindre discussion avec ses collègues de la direction du parti  , il  veut en outre conserver son mandat de président des républicains. Des républicains par ailleurs de plus en plus écartelés entre leur vision républicaine et leur attirance pour le populisme. Du coup à la base du parti républicain on a cru au radicalisme et au populisme. Une vraie fracture avec la pensée profonde des responsables nationaux qui globalement demeurent des républicains, des  libéraux et des européens convaincus.

Le retournement de veste de Ciotti a en tout cas pour l’instant provoqué le départ de la plupart de ses collaborateurs.

La droite LR est au bord de l’implosion. Divisée entre ses cadres qui, d’un côté, sont publiquement montés au front, et ses sympathisants qui, de l’autre côté, ne s’y sont pas montrés particulièrement hostiles.

Si le président des Républicains a confirmé, ce mardi au «13H» de TF1, que seuls les «militants» pourraient le pousser à quitter la tête des Républicains, il a vu ses plus proches collaborateurs lui claquer la porte au nez et quitter…

 

Remise en cause de la réforme des retraites: Renvoyée à plus tard pour Bardella

Remise en cause de la réforme des retraites: Renvoyée à plus tard pour Bardella

 

Le rassemblement national affirmé qu’il avait l’intention de remettre en cause la réforme des retraites et promettait notamment de ramener l’âge de départ à 60 ans. Hier  Bardelle à considéréque cette question serait renvoyée à plus tard. Rien d’étonnant à cela d’une part parce que la réforme de Macron est en train de révéler que le déficit est prévisible été beaucoup plus conséquent que prévu. En conséquence si nouvelle réforme il y a,  elle risque d’être encore plus sévère que la précédente. Notons aussi que certains alliés du rassemblement national comme Ciotti sont totalement opposés à un adoucissement de la réforme et militent. au contraire pour des mesures plus draconiennes.

Le patron du RN a expliqué mardi soir sur France 2 distinguer «l’urgence de l’importance», avec pour «priorité», le «pouvoir d’achat» et les «factures d’électricité».

Dans un «second temps» seulement, il souhaiterait «évidemment» revenir sur la réforme Macron qui repousse à 64 ans l’âge légal de départ à la retraite, reconnaissant une «divergence» avec son nouvel allié de LR Eric Ciotti, favorable au récent report de l’âge légal. Abroger la réforme Macron ou pas? «Nous verrons», avait aussi répondu Jordan Bardella mardi matin sur RTL, en invoquant la «situation économique» d’un «pays qui pulvérise sous Emmanuel Macron les records de déficit».

Cela démontre à l’évidence qu’il y a des discours pour les campagnes électorales et d’autres quand les responsables politiques s’apprêtent à être en situation de gestion. En clair la réforme de la réforme pourrait être renvoyée aux calendes grecques d’autant plus que si elle revient sur le tapis elle pourrait se retraduire par des mesures encore plus rigoureuses compte tenu des déficits prévus du système.

  «Dans le cas d’une cohabitation, on ne peut évidemment pas faire tout ce que la présidence de la République vous permet de faire (…) Nous serons amenés à faire des choix»Jordan Bardella voudrait que «tous ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans puissent voir le dispositif de carrières longues renforcé et puissent partir avec 40 annuités», mais il y «aura des priorités», a-t-il prévenu.

En 2023, le RN avait mené la bataille contre la réforme des retraites en réclamant son abrogation. Pendant la présidentielle 2022, Marine Le Pen avait édulcoré la proposition initiale du RN de retraite à 60 ans avec 40 annuités pour tout le monde, en réservant la mesure aux personnes entrées dans la vie active avant l’âge de 20 ans.

 

 

Ciotti : la trahison pour quel plat de lentilles .

Ciotti : la trahison pour quel plat de lentilles .

De l’avis de la plupart des observateurs et du monde politique le président des républicains a démissionné dans son intérêt personnel et sans doute après avoir négocié pour rejoindre le rassemblement national.

 

Il aurait vraisemblablement obtenu l’assurance concernant trois aspects :
–sa réélection de députés
–le soutien du RN pour arracher la mairie de Nice
–enfin cerise sur le gâteau un portefeuille ministériel sans doute de l’intérieur qui lui permettra en plus de parader lors des JO.

Bref un copieux plat de lentilles mais qui n’honore pas la politique qui se livre en cette occasion à un marchandage assez pitoyable. Rien d’étonnant de la part de celui qui n’a jamais guère brillé ni par sa droiture, ni par sa dimension.

Pour tout dire qui n’aura jamais le prix Goncourt et le personnage est assez médiocre. Il n’y a encore pas si longtemps  Ciotti affirmait qu’il fallait considérer le Front National comme un adversaire et même un ennemi avec lequel il n’était pas question de s’allier.

Pire le matin même, il a assisté à une réunion des dirigeants du parti républicain sans évoquer à aucun moment ce retournement de veste. C’est à la télévision à 13 heures qu’il a fait part publiquement de sa trahison.

Il est clair que Ciotti est fondé à rejoindre le rassemblement national soit individuellement, soit collectivement. Mais en l’occasion, il a sérieusement manqué de probité et de courage. mieux, Pire il veut maintenant demeurer président d’un parti qu’il a  trahi.

C’est aussi un mauvais coup contre la représentation politique. Les Français doutent déjà depuis longtemps de l’honnêteté et de la compétence de beaucoup de responsables et cette affaire finalement minable ne fera que confirmer leurs interrogations.

 

 

Gaza: Conseil de sécurité de l’ONU pour le plan de trêve proposé par les Etats-Unis

Gaza:  Conseil de sécurité de l’ONU pour le plan de trêve proposé par les Etats-Unis

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté lundi 10 juin un projet de résolution américaine soutenant le plan de cessez-le-feu à Gaza. Le texte, qui « salue » la proposition de trêve annoncée le 31 mai par le président américain Joe Biden, a recueilli 14 voix en sa faveur. La Russie s’est quant à elle abstenue.

Affirmant qu’Israël a  »accepté » ce plan, le texte de ce projet de résolution presse le Hamas « à également l’accepter et appelle les deux parties à appliquer pleinement ses termes sans délai et sans conditions ». Dans un communiqué, le groupe islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza a  »salué » le vote du Conseil de sécurité, tout en réaffirmant  »sa volonté de coopérer avec les frères médiateurs pour entamer des négociations indirectes concernant la mise en oeuvre de ces principes. »

Le Hamas exige en effet pour sa part un cessez-le-feu permanent dans la bande de Gaza et un retrait complet des forces israéliennes du territoire. Ainsi, Washington mène une intense campagne diplomatique pour pousser le Hamas à accepter cette proposition en trois phases.

 

UN « FRONT POPULAIRE » À GAUCHE ?

 UN « FRONT POPULAIRE » À GAUCHE ?

L’accord annoncé ce lundi à gauche n’est donc qu’une première étape. En réalité tout reste à faire il s’agira notamment de la difficile question des investitures avec une lutte sanglante entre les partis intéressés;  Au-delà de définir une politique commune en tous cas quelques axes même si les chances de succès sont très minimes.

 

« On ne va pas refaire la Nupes, il y a eu une inversion des rapports de force, je suis en tête à gauche », clamait quelques heures plus tôt Raphaël Glucksmann sur le plateau de France 2, proposant le nom de Laurent Berger pour aller à Matignon. L’ancien patron de la CFDT, retiré de la vie publique, n’avait pas réagit lundi soir à cette proposition.  »Il y a des conditions, je suis le garant d’un cap. Ce cap ne changera pas », a martelé Raphaël Glucksmann.

Au sein du PS, Olivier Faure, signataire du communiqué commun, va devoir répondre à plusieurs questions ce mardi lors d’un Conseil national, le « parlement » du PS. Plusieurs de ses membres dénoncent « l’absence de respect » pour la démocratie interne. « En ce qui me concerne je suis en désaccord avec cet union de façade faite pour sauver vos sièges », écrit ainsi Chibli Kamel, vice-président au Conseil régional d’Occitanie.

 Si une union de la gauche pourrait permettre aux partis de ce nouveau « Front populaire » de se qualifier au second tour dans la quasi-totalité des circonscriptions, une division pourrait les faire disparaître de l’Assemblée nationale. Ensemble, EELV, PS, PCF, LFI et alliés ont une possibilité de maintenir leurs élus, voire même d’obtenir une majorité relative au soir du dimanche 7 juillet. Désunis, ils sont assurés de perdre .Le problème c’est que même unis  leurs contradictions leur portent  un discrédit considérable

Dissolution: pour quoi faire ?

Dissolution: pour quoi faire ?

 

Prenant acte du très mauvais score obtenu par le parti présidentiel (Renaissance) et ses alliés lors de ces élections européennes, et surtout du très fort écart avec la liste du Rassemblement national (RN), le président Macron a décidé de dissoudre l’Assemblée nationale. Il le fait à chaud, convoquant dans l’urgence des élections législatives dont le second tour se déroulera dans moins d’un mois, en plein départ en vacances des juilletistes. À quelle finalité stratégique ce choix de dissoudre peut-il correspondre compte tenu de l’histoire politique française ? Est-il d’ailleurs possible de restituer avec certitude la logique du chef de l’État dans ce choix et de cerner les risques qu’il prend ?

 

 

par ,Professeur en Information-Communication à l’Institut Français de presse (Université Paris-Panthéon-Assas), Université Paris-Panthéon-Assas et , professeur, Université Paris-Panthéon-Assas dans The Conversation.
Commençons par un bref rappel des usages, rares, de la dissolution depuis 1958. Le général de Gaulle s’y est essayé à deux reprises, avec succès, en 1962 et 1968, car il considérait qu’il y avait une crise politique majeure et qu’il fallait donner au peuple le soin de trancher. Et en effet, en 1962 le gouvernement Pompidou avait été renversé au Parlement (la seule fois de toute la Ve République) à cause de la décision du chef de l’État d’imposer un référendum modifiant la constitution pour faire élire le président au suffrage universel direct.

En juin 1968, le pays sortait de la crise étudiante puis ouvrière de mai 68 et la majorité conservatrice des Français, notamment hors des grandes métropoles, était effarée par les violences observées et les concessions faites aux syndicats. Le général de Gaulle avait cru donc utile de clarifier le rapport de force politique au Parlement face à la rue, et les forces gaullistes gagnèrent bien mieux ces législatives que celles de 1967 gagnées de peu (200 députés en 1967 sur 486 ; 293 députés en juin 1968).

François Mitterrand, quant à lui, a dissout en 1981 et 1988 pour demander aux électeurs de lui donner une majorité pour gouverner après son élection à la présidence de la République. Ce qu’il a obtenu. Seul Jacques Chirac, en 1997, a pris le risque de dissoudre sans contexte de crise politique.

Cette dissolution tactique n’a pas porté ses fruits, puisque le parti présidentiel, qui avait la majorité pour gouverner avant la dissolution, l’a perdue aux législatives, et la troisième cohabitation a débuté, avec Lionel Jospin à Matignon. La seule dissolution ratée fut donc celle où le pouvoir fut incapable d’évoquer une crise politique claire, afin d’obtenir l’appui de son électorat pour la trancher en sa faveur.

La décision d’Emmanuel Macron est difficile à classer, placée dans un entre-deux indéfinissable, dans un « en même temps » si cher au positionnement du président Macron.

D’un certain point de vue, cette dissolution intervient dans un contexte qui possède certains attributs d’une crise politique, puisque la majorité sortie des urnes aux législatives de 2022 n’est que relative.

Et rien n’a permis à l’exécutif de bâtir depuis une coalition durable, sur la base d’un contrat de gouvernement, avec les forces qui l’entourent (LR à sa droite ou le PS et des écologistes sur sa gauche).

Isolée, la majorité présidentielle légifère à coup d’article 49.3, au risque de subir l’accusation de déni démocratique par les formations d’opposition. La difficulté de l’exécutif à trouver des majorités ne pouvait qu’aller crescendo, comme le montrent les actuels débats houleux sur la loi sur la fin de vie, qui, au passage, est la grande sacrifiée de cette dissolution. Donc, le président Macron en tirerait les conséquences en allant à la dissolution. Soit, mais pourquoi avoir attendu deux années avant de s’y résoudre ? Puisque la notion de crise implique l’idée d’urgence, de moment paroxystique, cet aspect de la crise politique date de juin 2022 pas d’aujourd’hui.

On peut dès lors considérer que la principale raison resterait celle du déficit de légitimité démocratique des forces macroniennes en regard du seul scrutin des Européennes.

On se trouverait face à un problème classique d’usure du pouvoir, et la majorité en place chercherait à rafraîchir sa légitimité en retournant devant le peuple pour tester sa popularité.

Comme on ne peut prêter au président des pensées politiques suicidaires, il faut retrouver la rationalité de ce choix dangereux politiquement. S’il dissout, c’est qu’il pense pouvoir gagner son pari électoral, en faisant le choix d’une campagne précipitée et courte, où les oppositions auront peine à s’organiser pour aligner des candidatures et un programme cohérent. Son gouvernement en sortirait renforcé, plus apte à gouverner, fort d’un pari démocratique gagné.

Sans doute le président Macron parie-t-il sur la désorganisation de la gauche et sur ses profondes divisions internes voire sur ses dangers – que l’exécutif souligne depuis la campagne de 2022, pour qu’elle ne puisse pas partir unifiée en campagne.

Le président fait aussi l’hypothèse que le seul parti prêt, en reproduisant son organisation de 2022 et en profitant d’une dynamique électorale porteuse, est le RN. Sans doute, pense-t-il qu’à ce petit jeu partisan, le parti présidentiel et ses alliés peuvent tirer leur épingle du jeu et participer à de nombreux duels face au RN, en appelant les autres partis politiques à « faire barrage » en appelant à voter pour les candidats des partis présidentiels au second tour.

La défaite des Européennes servirait donc à justifier un choix tactique de dissoudre, tout en se parant des atours d’une réponse à une crise politique majeure. Ni vraiment réponse à une crise politique majeure, ni dissolution tactique de pure convenance personnelle, la dissolution Macron ouvre un espace politique inédit.

D’autant plus inédit que lorsqu’il s’est agi d’utiliser la dissolution pour (re)donner au camp présidentiel une majorité parlementaire, comme dans les dissolutions Mitterrand, ce dernier venait de gagner l’élection présidentielle et était donc porté par une dynamique positive. Alors qu’ici le président Macron prend l’énorme risque de convoquer des élections législatives dans le sillage d’une déroute électorale. Ce qui, sous tous les cieux, est rarement le meilleur tremplin pour gagner l’élection d’après.

Deux biais rendent périlleuse la justification de cette décision, au risque de mal mobiliser son camp, à l’instar de ce qui est arrivé à Jacques Chirac en 1997.

D’abord, le fait que le retour aux urnes, suite à un premier scrutin, ne porte pas du tout sur le même enjeu. Parce qu’on a perdu aux élections pour envoyer des députés européens à Strasbourg, il faudrait réélire des députés en France et qui ne siègent que depuis seulement deux ans ?

Le parallélisme est bancal, et des électeurs favorables à priori au camp macronien pourraient ne pas valider ce choix, comme des électeurs chiraquiens avaient mal accepté une dissolution si mal justifiée, en ne se mobilisant pas au niveau escompté par le « Président dissolveur ».

De plus, l’appel à la dissolution a été une constante de la rhétorique du RN depuis la réforme des retraites de 2023. Face à cela, l’exécutif a rappelé à plusieurs reprises que ce n’était pas une élection nationale et que la demande était inappropriée, puisque selon Gabriel Attal, qui ne sera finalement qu’un éphémère premier ministre, ce n’était qu’un « référendum pour ou contre l’Europe ».

Voilà que le président Macron change radicalement d’avis et donne satisfaction à ses opposants. Ce revirement subit, alors même que ce vote n’a rien changé au rapport de force interne au Parlement, peut apparaître difficile à accepter pour une part de son électorat, qui peut même reprocher à son champion de prendre le risque de fragiliser plus encore la majorité présidentielle, sans rien résoudre sur le fond puisqu’il n’y a pas de crise de régime à résoudre. Et si la chambre nouvelle est encore plus divisée que la précédente, des soutiens du président ne se sentiront-ils pas en droit de l’en rendre responsable ? Cet argument pourrait même émerger par anticipation au sein des rangs macroniens, dans les heures et jours à venir.

L’exercice de justification de cette dissolution inédite est donc un parcours semé d’embûches, ce qui ne fait qu’accroître le risque de ne pas trouver à la fin l’issue espérée. Comme en 1997.

Le camp macronien appelle déjà au sursaut, à un nouveau dépassement des clivages, à la mobilisation des citoyens, dramatise l’enjeu pour ressouder sa base électorale et retrouver sa majorité perdue. Pourtant, si on regarde lucidement l’état des rapports de force issus des législatives de 2022, le résultat le plus probable est celui d’une chambre ingouvernable, avec un pôle d’opposition du RN renforcé.

En effet, qui peut imaginer un instant que la dynamique électorale qui porte le RN va s’arrêter subitement, du fait d’une campagne législative anticipée ? Le RN va donc non seulement retrouver ses nombreux députés mais très probablement en acquérir de nouveaux, dans une proportion difficile à apprécier au 10 juin.

La droite LR, existentiellement coincée qu’elle est entre les forces macroniennes et le RN, va-t-elle subitement, dans l’urgence et l’affolement d’une campagne éclair, se rallier au camp présidentiel, alors qu’elle refuse de le faire depuis deux ans au Parlement ? On peut en douter, sinon elle l’aurait déjà fait. Mais sans doute des ralliements individuels, dans des circonscriptions menacées pour les sortants LR sont à prévoir, et escomptés à l’Élysée.

Les électeurs sociaux-démocrates pro-européens naguère séduits par Emmanuel Macron et qui viennent de faire retour au nid familial en votant Glucksmann, vont-ils repartir voter pour les candidats macroniens, trois semaines après avoir permis une improbable renaissance du PS ? Ce serait étrange. Mais c’est sans doute l’espoir du président.

Persuadés que face à un tiraillement entre voter pour des candidats d’une LFI toujours portée par Jean-Luc Mélenchon et sa garde rapprochée et des progressistes libéraux macroniens, ces sociaux-démocrates n’auront d’autres choix que de rallier le centre-droite plutôt que la gauche de la gauche. Cela reste un énorme pari car la séparation de cette frange de l’électorat avec Emmanuel Macron a des causes profondes.

Les forces insoumises, pilotées par un Jean-Luc Mélenchon clivant, ne semblent pas en mesure d’accepter de rompre avec le dogme stratégique de la radicalité, qui a si bien réussi à la présidentielle de 2017, mais déjà moins en 2022. L’alliance électorale avec le PS et les écologistes semble donc difficile pour sûr, fragile, au mieux. Des duels fratricides sont inéluctables au sein de la gauche.

Mais face au niveau d’impopularité atteint par le président Macron, aucun parti extérieur à sa galaxie politique n’a intérêt à la rejoindre et à jouer le jeu d’un dépassement partisan au risque de s’y perdre.

La dissolution est un outil institutionnel de résolution de crise. Il est donc évident que tout résultat qui apparaîtrait comme aggravant les difficultés à gouverner le pays, faute de majorité cohérente, serait un échec dans l’échec, une crise dans la crise.

La situation serait alors inextricable, avec une chambre ingouvernable. Sans pouvoir dissoudre avant un an au moins, le président auteur de la dissolution serait amené à composer avec une majorité encore plus… minoritaire. Ce qui ne signifie pas nécessairement paralysie législative, mais un équilibrisme encore plus périlleux, et des frustrations accrues de toutes parts.

L’image d’un président courageux, osant redonner la parole au peuple s’effacerait alors derrière celle d’un apprenti sorcier qui aurait grillé pour rien l’outil dissolution, incapable d’en faire une arme de sortie de crise.

 

Le rôle des économistes dans la société

 

Le rôle des économistes dans la société
 

Les économistes Virgile Chassagnon et Jean Tirole, qui a reçu le prix Nobel 2014, reviennent, dans une tribune au « Monde », sur le rôle des économistes dans la société, qui est souvent incompris par les citoyens, alors que les choix économiques sont au cœur des élections européennes du 9 juin.

Comme à chaque élection, l’expertise des économistes est invoquée par les candidats aux mandats pour donner une épaisseur, voire un cautionnement académique à leurs idées. Très souvent l’on entend des renvois, parfois hasardeux, aux « économistes » plutôt que des références précises à des économistes nommément distincts et/ou à leurs travaux particuliers. Pourtant, une partie de l’opinion publique fustige l’influence des économistes sur la prise de décision politique, leur côté « donneur de leçons » et leur incapacité à anticiper des crises économiques majeures.

Est-ce parce que leur discipline, bien que très familière par les sujets qu’elle traite, est en fait complexe et propice aux biais cognitifs ? Ou parce que l’économie est porteuse de mauvaises nouvelles, ébranlant la vision que nous aimerions avoir de la société, celle de citoyens recherchant le bien commun par motivation strictement intrinsèque et non pas mus aussi par des incitations ? Ou encore parce que les économistes auraient perdu la boussole du bien commun ? Cette relation ambiguë entre l’économiste et le citoyen n’est en réalité pas nouvelle ; elle a jalonné l’histoire de notre pays.

Pour comprendre le rôle de l’économiste dans la société, il faut sans doute revenir aux origines du mot « économie » dans le grec ancien oïkonomia, que l’on peut apprécier comme « gestion de la cité ». Dès son origine, l’économie fut donc politique ; elle s’inscrivit dans une perspective sociétale. A ce titre, la science économique se doit d’être une science morale et philosophique.

La tâche des économistes se veut pour autant logiquement neutre : neutre vis-à-vis des objectifs collectifs – l’économie est une science du « comment » : elle étudie comment allouer et produire des ressources rares pour atteindre les objectifs sociétaux – et neutre vis-à-vis des motivations des individus qui la composent – motivations matérielles, sentiments moraux, besoins d’image et d’identité…

L’intérêt général se fonde sur la volonté de préservation des principes moraux de la République en transcendant les aspirations individuelles, les lobbys des groupes socioprofessionnels et les partisanismes politiques, et en protégeant les droits fondamentaux

Politique-Afrique du Sud : recul de l’ANC

Politique-Afrique du Sud :  recul de l’ANC

Si la montée en puissance du parti de Jacob Zuma ( ancien de l’ANC) explique partiellement le revers du Congrès national africain aux élections générales du 29 mai, la politiste Marianne Séverin invite, dans une tribune au « Monde », à prendre en compte l’échec du parti de Nelson Mandela à faire advenir une Afrique du Sud socialement juste.

 

par Marianne Séverin, politiste, dans Le Monde


Les élections générales du 29 mai en Afrique du Sud ont été déclarées « free and fair » (« libres et justes »), par la Commission électorale indépendante, malgré la contestation des résultats par des partis d’opposition. Nous n’en attendions pas moins. Au lendemain du scrutin législatif (tenu lors des élections générales et provinciales), cette annonce nous montre que, quelles que soient les crises que peut traverser le pays, le peuple sud-africain dans son ensemble tient à la bonne tenue des processus électoraux. La démocratie sud-africaine, que l’on pouvait décrire encore récemment comme « adolescente », est donc désormais entrée dans une phase adulte, à la suite de la normalisation du contexte politique.

Conformément aux « prédictions » des instituts de sondage, des centres de recherche universitaires et de la presse sud-africaine libre, les élections ont vu le Congrès national africain [ANC, parti de centre gauche présidé par Nelson Mandela dans les années 1990] perdre sa majorité absolue. Alors qu’il totalisait 57 % des voix en 2019 (soit 230 sièges), il a, cette fois, rassemblé 40,2 % des voix (soit 159 sièges). Tenant pour certaine sa toute-puissance politique, l’ANC a ainsi été sommé de rendre des comptes sur ses défaillances. Privé de 71 sièges à l’Assemblée nationale, le parti n’a aujourd’hui pas d’autre choix que de négocier, s’il veut parvenir à créer une coalition cohérente pour une Afrique du Sud démocratique et stable. Les 58,64 % des électeurs qui se sont déplacés pour ce scrutin ont ainsi bouleversé le paysage politique sud-africain.

Japon : Croissance en recul de 0,5%

Japon  : Croissance en recul de 0,5% 

Le PIB de l’archipel a reculé de 0,5% au premier trimestre comparé au précédent, selon une nouvelle estimation publiée lundi 10 juin. Les exportations ont chuté au premier trimestre de 5,1% (-5% lors de la première estimation), tandis que ses importations ont reculé de 3,3% (contre -3,4% précédemment), selon les chiffres du gouvernement. La consommation privée a, quant à elle, baissé de 0,7%.
(chiffre inchangé).

 

La consommation des ménages a, quant à elle, reculé de 0,8% (contre -0,7% lors de la première estimation) sur l’ensemble du premier trimestre. Cet indicateur a diminué sans discontinuer entre mars 2023 et mars 2024, alors que l’inflation continue à progresser plus vite que les salaires dans le pays, et que la faiblesse du yen, accentuée par la politique monétaire accommodante de la Banque du Japon (BoJ), fragilise aussi leur pouvoir d’achat.

L’archipel « évite de justesse la ‘récession technique’ définie par deux baisses consécutives » du PIB, avait déjà souligné mi-mai, lors d’une première estimation, Stefan Angrick dans une note de Moody’s Analytics. Mais « la nouvelle chute au premier trimestre 2024 montre que le Japon n’est pas non plus très loin de la récession, l’économie japonaise est en mauvaise forme ».

 

La consommation a cependant augmenté de 0,5% en avril sur un an en termes réels (corrigés de l’inflation), marquant la première hausse de cet indicateur économique clé depuis février 2023, selon des données officielles publiées vendredi 7 juin.

(Avec AFP)

Dissolution: un coup de dés pas responsable !

Dissolution:   un coup de dés  pas responsable !

 Le coup de semonce qu’Emmanuel Macron a décidé au soir du raz-de-marée RN aux européennes en décrétant la dissolution de l’Assemblée nationale et des élections dans seulement trois semaines relève moins du courage que de la témérité. Laquelle séquestre l’avenir politique et civilisationnel de la France, puisqu’elle met concrètement en péril celle-là même que ses arguments sont censés honorer : la démocratie. L’impétuosité et l’autarcie décisionnelle ne sont pas compatibles avec le temps et avec l’enjeu de la démocratie, surtout lorsqu’il s’agit de la sauver.

Vingt-et-un jours. Trois semaines pour décider du sort de la France. Son économie, son socle social, ses finances, son attractivité, son avenir, ses emplois, son éducation, sa culture, ses services publics, etc. Et bien sûr « tout » de ce qui fait et défait la société, en premier lieu ce qui la fonde : son bien commun, son « vivre ensemble » qu’avait si justement défini Jean-Paul Delevoye lorsqu’il était médiateur de la République (2004 – 2011) et président du CESE (2010 – 2015).

Certes, la décision du chef de l’Etat de dissoudre l’Assemblée nationale n’est pas dépourvue d’arguments. Faute de s’être suffisamment investi en 2022 dans une campagne des législatives qu’il pensait acquise, Emmanuel Macron traine une majorité relative comme un fardeau. Lui à qui jusqu’alors rien ne résistait et qui n’a jamais apporté la preuve d’une sensibilité aiguë pour le compromis, était, depuis, entravé dans sa dynamique jupitérienne et sa hâte, obsessionnelle, de faire et surtout de faire vite.

Entériner l’implosion de la Nupes ; accélérer l’évaporation des Républicains ; étrangler le Rassemblement national en le sommant de désigner en quelques jours 577 candidats et de définir une stratégie électorale ; miser sur l’effroi – cette fois bien réel et à très court terme – d’une prise de pouvoir du RN pour espérer ramener à la raison et à la responsabilité une partie (mais dans quelle proportion ?) des électeurs qui ont composé les 37% de suffrages pour l’extrême droite (RN et Reconquête ! réunis)… voilà des arguments de « stratégie politique » audibles.

Auxquels il faut ajouter un autre, moins reluisant : Emmanuel Macron redoute plus que tout d’être le premier Président de la République de l’histoire à transmettre démocratiquement le pouvoir – en 2027 – à un(e) représentant(e) de l’extrême droite ; pour conjurer ce spectre il semble décidé à prendre le risque du moindre mal, funeste et même sépulcral, de nommer l’extrême droite à… Matignon et de prophétiser sa débâcle une fois aux manettes. Est-ce un scénario moins funèbre (pour la France) et moins humiliant (pour lui) ? Sans doute pas.

Et une fois ces arguments égrainés, que reste-t-il ?

En premier lieu le dévoiement de sa propre promesse. Est-ce faire honneur aux électeurs, est-ce revitaliser la démocratie que d’encager la campagne dans un contre-le-montre étourdissant qui la réduira à une seule question : faire ou non barrage au RN ? Ce biais qui empoisonnera ou ensevelira l’ensemble des débats va, de facto, enterrer les grandes questions et les thématiques fondamentales susceptibles justement de régénérer la démocratie. Punis de cette possibilité, ne sont-ce pas les citoyens les plus désireux de démocratie qui risquent d’être frappés de démobilisation les 30 juin et 7 juillet ?

Autre grave erreur : Emmanuel Macron discrédite lui-même l’enjeu européen en indexant le sort démocratique et parlementaire de la France à celui d’un scrutin dédié à l’avenir de l’Europe. Près d’un tiers des électeurs votent RN et il faut en déduire une dissolution de l’Assemblée nationale ? Exprimé autrement, la démocratie de l’Europe mérite-t-elle d’être ramenée au rang de révélateur ou plutôt de faire-valoir de la démocratie française ?

Également, qu’y-a-t-il de « responsable » d’exposer la nation, dès ce 9 juin 21 heures, au péril d’extrême droite et même, indépendamment du résultat final, au chaos organisationnel et fonctionnel : à quelques semaines des Jeux olympiques et paralympiques - imagine-t-on la sidération qui frappe ce soir les services de l’Etat affectés à la sécurité de l’événement – ? quand la guerre que livre la Russie à l’Ukraine traverse une phase critique, et quand celle qu’Israël mène à Gaza embrase jusqu’au cœur même des démocraties ? à quelques mois d’un scrutin américain à l’issue possiblement éruptive ? au moment où l’avenir de la société et de l’économie françaises est arrimé à des débats parlementaires déterminants et conditionné à des arbitrages gouvernementaux cruciaux ?

Est-il de responsable de placer la France dans la configuration, possible, d’un RN arrivant en tête des législatives mais avec une majorité relative incapable de former des alliances à l’Assemblée ? Considérons alors les conséquences d’un gouvernement RN sans possibilité de faire voter des lois et exposé à une motion de censure permanente…

La France souffre, elle est fracturée, elle hurle ses malaises et sa colère, son avenir est cerclé par l’angoisse, et voilà que le chef de l’Etat lui impose une nouvelle épreuve. Les urnes ont sanctionné son incapacité à écouter les Français, à entendre et à comprendre la nation ; une preuve supplémentaire de son insensibilité aux vibrations de ce « peuple » qu’il sert, pourtant, avec abnégation.

Il n’est pas contestable que l’acte de la dissolution peut sembler être de courage, voire de bravoure – c’est d’ailleurs le mantra communicationnel brandi par les disciples d’Emmanuel Macron pour qualifier le coup de semonce. Mais plus sûrement la décision s’apparente à de la témérité. Et elle est une nouvelle illustration d’un des traits symptomatiques de la personnalité et du style de gouvernance d’Emmanuel Macron : l’impatience. Ou plus exactement l’impétuosité. Laquelle suggère une frénésie, une fièvre de faire coûte que coûte, l’obsession de maîtriser, de bouleverser ou d’incarner le cours de l’histoire, incompatibles avec le temps de la démocratie. Surtout lorsque celle-ci, en danger, exige d’être maçonnée avec rigueur, méthode, concertation, apaisement. Incompatibles aussi avec la double règle du partage de la connaissance et de la collégialité des décisions : l’enjeu de la démocratie française ne s’accommode pas de l’isolement ou de l’autarcie décisionnelle que le chef de l’Etat cultive, du goût des « surprises » qu’il se plait à décréter seul (ou presque) avec lui-même. L’avenir de la France ne se joue pas sur un coup de dés.

 

 

Prix du gaz en hausse de 11,7 %

Prix du gaz en hausse de 11,7 %

 

Le e prix repère de vente de gaz est en augmentation de 11,7 % sur un mois, soit 13,50 euros le MWh. 

 

Le  prix de cette énergie va bondir de 11,7 % au 1er juillet prochain, par rapport au mois de juin, a précisé la Commission de régulation de l’énergie (CRE) ce lundi, qui avait annoncé la survenue d’une augmentation dès février dernier. Il s’agit en fait du prix repère de vente du gaz naturel, qui a succédé au TRV (tarif réglementé de vente, disparu en juillet 2023). Publié chaque mois pour aider à comparer les offres, ce prix repère appliqué seulement aux particuliers « est publié uniquement à titre indicatif et n’est pas une offre de fourniture en soi », précise donc la CRE.

Il n’empêche, la hausse de ce tarif devrait affecter des millions de ménages abonnés au gaz, car « une part importante des ménages disposent d’un contrat assis sur ce prix repère », souligne Julien Teddé, directeur général du courtier en énergie Opéra Énergie. Le niveau moyen de ce prix référence se situera à 129,20 euros TTC du mégawattheure (MWh) en juillet, contre 115,70 euros du MWh en juin.

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Politique-élections législatives : Un saut vers l’inconnu et un piège ?

Politique-élections législatives : Un saut vers l’inconnu et un piège ?

 

Indiscutablement la décision du président de dissoudre l’Assemblée nationale est un acte démocratique; le président reconnaît qu’il a été désavoué par les électeurs et normalement fait donc appel à eux pour reconstituer une représentation nationale. Un véritable saut vers l’inconnu pour tous les partis  sauf les marginaux qui dans toutes les circonstances sont condamnés à être des partis d’opposition

.L’inconnu pour le pouvoir, c’est de savoir s’il pourra ou non reconstituer une majorité perdue en regroupant des démocrates au-delà de « Renaissance »avec au minimum les républicains. Le risque pour le pouvoir actuel,  c’est de disparaître politiquement à terme. Pas sûr qu’il puisse regrouper au-delà des « Républicains« .

L’inconnu pour la gauche,c’est qu’elle n’est pas en capacité de présenter un front uni du fait précisément de la radicalité gauchiste de Mélenchon et surtout du changement de rapport de force interne. Logiquement les sociaux-démocrates socialistes et autres voudront diriger une éventuelle alliance mais sans doute elle aussi limitée aux écolos qui viennent d’éviter tout juste l’élimination.

Enfin l’inconnu pour le Front National, c’est la perspective de passer d’une logique d’opposition à une logique de gouvernants qui pourrait faire apparaître de nombreuses contradictions et les limites d’un parti attrape-tout. L’exemple de l’Italie est là pour montrer la différence qu’il y a entre l’opposition et le pouvoir. Meloni antieuropéenne avant les élections s’est très fortement rapprochée de Bruxelles après. Même contradiction à propos de l’immigration.

Le piège encore pour le Front National c’est de faire l’expérience de la gestion pendant 3 ans et en même temps précisément afficher ses limites, ses faiblesses voire ses compétences. Au minimum le Front national sera attendu à propos du rétablissement de l’autorité partout : sur la sécurité, sur l’immigration, sur la justice, sur le trafic de drogue. Mais il devra aussi traiter d’autres nombreuses crises  beaucoup plus complexes par exemple comme sa compétitivité, son système éducatif, son endettement. On comprend que le Front National se soit montré particulièrement prudent après son succès et le discours de Bardella  a fait l’objet d’une  certaine retenue sans doute entenant compte de cet inconnu.

Le risque pour le Front National c’est d’arriver prématurément au pouvoir suprême et de se discréditer par sa gestion d’ici 2027.

Enfin le risque pour la France c’est de connaître une très forte période d’incertitude voir même de chaos si des mesures suffisamment cohérentes, partagées et significatives ne sont pas prises.

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