Dette : la France emprunte encore sur 50 ans !

Dette : la France emprunte encore sur 50 ans !

 

Encore une maturité de 50 ans pour 7 milliards d’emprunts de la France. Un véritable record encore atteint. Sans doute une manière d’étaler le poids de la dette pour la rendre supportable mais aussi une sorte de manipulation pour reporter sur les générations ultérieures les extravagances financières des responsables actuels.

 

En réalité la France fait exploser l’ingénierie d’emprunts en sollicitant toutes les formes et toutes les maturités. Ainsi parallèlement à cet emprunt de 7 milliards sur 50 ans, la France aura  emprunté plus de 300 milliards la seule année 2020. La France étant  le pays qui en Europe emprunte le plus mais évidemment rembourse le moins ( avec l’Italie) puisque la dette qui était de 100 % du PIB fin 2019 atteindra 120 % du PIB  en 2021. Une sorte de fuite en avant dont on peut comprendre une partie lorsqu’elle vise à gérer la situation découlant de la pandémie.

Le problème est que l’endettement de la France est structurel st bien antérieur à cette pandémie. La France a émis ce mardi une nouvelle obligation à cinquante ans, la quatrième de cette durée, à laquelle les investisseurs ont massivement souscrit puisque 7 milliards d’euros ont été levés, un record pour cette maturité.

 

 «Le marché nous a fait un beau cadeau en souscrivant massivement à cette nouvelle OAT de maturité 2072», commente auprès de l’AFP Anthony Requin, directeur de l’Agence France Trésor (AFT), chargée de négocier la dette française sur les marchés. Les investisseurs ont été au rendez-vous avec une demande atteignant 75 milliards d’euros, soit plus de dix fois supérieure au montant de 7 milliards d’euros finalement servi, à un taux de 0,593%. «Il y a une demande particulière pour ce type de produits, comme le succès de l’opération d’aujourd’hui le démontre», relève Anthony Requin.

Croissance Démographie : pour la première fois très net tassement depuis 1945

Croissance Démographie : pour la première fois très net tassement depuis 1945

 

 

Le très net tassement de la croissance démographique peut s’expliquer conjoncturellement  par la pandémie liée au Coron virus. En effet,  les décès ont été particulièrement nombreux notamment en 2020 et n’ont pas été suffisamment compensés par les naissances pour créer une dynamique très positive.

 

Le problème c’est que les couples font de moins en moins d’enfants et la baisse a été clairement enregistrée depuis longtemps et encore davantage depuis 2016. En cause, le fait que les enfants naissent dans le couple beaucoup plus tard : lorsque la femme est proche de 30 ans alors que dans les années 50 c’était lorsqu’elle avait autour de 20 ans. Les périodes de fertilité diminuent donc.

 

 Il y a aussi les conditions matérielles et morales. L’environnement social au sens large paraît relativement anxiogène aux jeunes couples qui hésitent à assurer leur descendance. Un autre phénomène peu abordé et celui de la conséquence de la sur urbanisation dans les grandes métropoles. Dans ces villes hyper concentrées,  le prix du logement est devenu tout à fait inabordable aux Français moyen qui ne peuvent évidemment envisager une famille très nombreuse. À noter que dans le même temps nombre de départements se vident de leur population. Un vrai problème d’aménagement du territoire et au-delà une vraie question sociétale.

 

Au 1er janvier 2021, la France compte 67,4 millions d’habitants. Au cours de l’année 2020, la population a augmenté de 0,3 %. Cette progression est due pour moitié au solde naturel ( + 82 000 personnes en 2020), soit la différence entre les nombres de naissances et de décès. Fait majeur de ce bilan, le solde naturel a fortement baissé en raison de la forte hausse des décès liés au Covid-19 combiné à la baisse des naissances. «Il n’a cessé de baisser depuis 2016 et atteint de nouveau un point très bas en 2020», relève l’Insee. Le solde migratoire, lui, se situe à + 87 000 personnes.

Coronavirus : le variant anglais bouscule toutes les certitudes

Coronavirus : le variant anglais bouscule toutes les certitudes

 

Il y a encore quelques semaines, le monde s’interrogeait sur une éclaircie possible de la pandémie. On a même songé un peu avant les fêtes à desserrer très nettement l’étau des mesures de protection. Faut-il rappeler que la France par exemple envisageait pour la fin de l’année 2020 un seuil de 5000 contaminations par jour. Un seuil qui aurait permis d’alléger considérablement le dispositif sanitaire , les contraintes commerciales et sociétales.

 

Aujourd’hui on est loin des 5000 contaminations puisque depuis deux jours et nouvelles contaminations sont supérieurs à 20 000 et surtout que les hospitalisations sont  en assez nette hausse. Le phénomène n’est pas particulier à la France bien au contraire car le développement de la pandémie est encore plus inquiétant dans d’autres pays y compris des pays très proches de la France.

 

Ce mois de janvier donne une désagréable impression de déjà-vu. La situation épidémique reste très fragile. Le nombre de nouvelles contaminations quotidiennes dépasse les 20 000 depuis deux jours, quand les hospitalisations et les admissions en réanimation sont en hausse depuis une dizaine de jours. Le taux de reproduction du virus, autrement dit le R effectif, est estimé à 1,19 par Santé publique France. Ce qui signifie que l’épidémie progresse.

 

La hausse est certes moins forte que celle que nous avons pu connaître en novembre dernier, et il est encore trop tôt pour mesurer les effets du couvre-feu à 18 heures, mais les projections des épidémiologistes ne sont pas très encourageantes. En cause sans doute la prolifération renforcée du faite du virus britannique. Mais aussi la perspective de la venue plus massive du virus sud-africain et du virus brésilien. Des virus beaucoup plus difficiles à identifier sauf aller séquencer ce qui constitue un travail d’analyse complexe et long. Aujourd’hui personne n’est en capacité de dire exactement quel est l’impact du virus britannique.

 

On parle de quelques cas ici ailleurs parce qu’ils ont été repérés. En réalité, rien d’autre que le virus britannique ne peut expliquer la très nette reprise de la pandémie en France comme ailleurs. Pire épidémiologistes prévoient un pic de contamination en mars. Autant dire que d’ici là le reconfirment se sera imposé.

 

 «S’il n’y avait pas eu la menace des nouveaux variants, la situation aurait pu se stabiliser pour les prochaines semaines», analyse Vittoria Colizza, directrice de recherches à l’Inserm et spécialiste en modélisation des maladies infectieuses. Elle vient de publier un rapport de modélisation

Coronavirus : nouvelle alerte avec notamment 23.608 nouveaux cas en 24 heures

Coronavirus : nouvelle alerte avec notamment 23.608 nouveaux cas en 24 heures

23.608 nouvelles contaminations ont été détectées en France en 24 heures, selon les chiffres publiés ce mardi . Au total, 2.938.333 cas de Covid-19 ont été recensés en France depuis le début de la pandémie en France. 373 personnes sont mortes depuis la veille à l’hôpital, portant le total à 71.342 morts du coronavirus.

Les hôpitaux ont accueilli 1988 nouveaux patients atteints du Covid-19, soit 329 en plus que la veille. 313 patients ont été accueillis dans les services de réanimation en 24 heures (+ 59). Cette barre des 300 admissions quotidiennes n’avait pas été dépassée depuis mi-novembre. Le taux de positivité continue d’augmenter à 6,7% ce mardi contre 6,6% la veille et 6,5 la semaine dernière.

105.791 personnes ont reçu la première dose de vaccin ce mardi. Désormais 585.664 Français ont été vaccinés (comprenant les personnes ayant reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19), selon le site VaccinTracker. 35.5% des doses réceptionnées (1.651.000) ont été utilisées.

L’épidémie de Covid-19 a réduit de plusieurs mois l’espérance de vie en France, a également indiqué mardi l’Insee dans son bilan démographique 2020. L’espérance de vie à la naissance atteint 85,2 ans pour les femmes (en baisse de quasiment cinq mois) et 79,2 ans pour les hommes (en baisse de six mois), soit un recul bien plus net que celui observé en 2015, année marquée par une forte grippe hivernale.

Trump pense créer son parti

Trump pense créer son parti

 

La rupture semble bien consommée entre certains grands responsables du parti républicain et Trump ; témoin le chef des sénateurs républicains au Sénat qui a accusé hier clairement Trump d’être  responsables de la tentative de coup d’État au capitole. Il paraît donc de plus en plus évident que le parti républicain risque d’éclater entre légitimistes par rapport aux institutions et populiste très à droite qui soutienne 30.

 

Il paraît peu vraisemblable que Trump  puisse prendre la direction des républicains. Par contre, il pourrait créer son propre parti ne serait-ce que pour entretenir l’illusion d’une nouvelle candidature dans quatre ans à moins évidemment qu’il ne soit rattrapé sur le plan judiciaire à la fois pour ses écarts politiques mais aussi pour ses nombreuses affaires financières personnelles litigieuses.

Selon le Wall Street Journal, le président sortant Donald Trump aurait discuté ces derniers jours avec des associés de la formation d’un nouveau parti politique, dans un effort pour continuer d’exercer une forme d’influence après son départ de la Maison Blanche, le 20 janvier. D’après le journal des milieux d’affaires, le président aurait discuté de la question avec plusieurs assistants et des membres de son entourage la semaine passée. Le milliardaire aurait déclaré qu’il voulait le baptiser «Parti patriote» (Patriot Party).

Finances-trésor : La politique volontariste de Yellen inquiète les financiers

Finances-trésor : La politique volontariste de Yellen inquiète les financiers

Lors de son audition de confirmation au Sénat mardi, l’ancienne présidente de la Réserve fédérale, futur responsable du trésor a clairement indiqué que le législateur ( qui décide en dernier ressort contrairement à la France par exemple) devait se montrer beaucoup plus volontariste en matière de dépenses budgétaires. Yellen a même repoussé la problématique de l’endettement à plus tard. Elle a cependant évoqué un relèvement vraisemblable de la fiscalité des plus riches.  Cette question de la dette repoussée à plus tard et la perspective d’une fiscalité plus juste a créé des interrogations dans les milieux financiers.

Alors que le plan devrait fournir un coup de pouce critique à l’économie touchée par le coronavirus, les investisseurs ont déclaré que la relance massive pourrait également creuser des déficits déjà énormes et faire grimper les rendements obligataires, tout en alimentant un rallye qui, selon certains, a déjà gonflé les bulles dans divers actifs. D’autres aspects du plan de Biden, tels que l’augmentation des impôts sur les sociétés et les riches, ont également reçu un accueil mitigé.

« De toute évidence, elle estime que l’économie a besoin de cette aide et qu’il s’agit de convaincre le Sénat », a déclaré Peter Cardillo, économiste de marché en chef chez Spartan Capital Securities.  »Je crois qu’ils l’adopteront, nous verrons un autre gros paquet et c’est un positif à court terme mais un négatif à long terme. »

Depuis que les démocrates ont pris le contrôle du Sénat plus tôt ce mois-ci, ouvrant la voie à une plus grande relance, le S&P 500 a grimpé d’environ 2%, avec une force particulière dans les banques, les petites capitalisations et d’autres actions qui devraient bien performer dans une économie en amélioration.

Yellen a fait allusion à certaines des préoccupations à long terme du marché dans le témoignage de mardi, au cours duquel elle a exhorté les législateurs à augmenter les dépenses maintenant et à rembourser la dette plus tard.

«La trajectoire budgétaire à long terme est préoccupante. C’est quelque chose que nous allons examiner … Mais il est également important que l’Amérique investisse », a déclaré Yellen au Sénat. «Il est important de se rappeler que nous sommes dans un environnement de taux d’intérêt très bas.»

Yellen a également déclaré qu’elle convenait que la réduction de l’impôt sur les sociétés du président Donald Trump en 2017 avait amélioré la compétitivité des entreprises américaines et que Biden ne proposait pas de relever l’impôt des sociétés au niveau d’avant 2017. Mais elle a dit qu’il était également important que les entreprises et les particuliers riches paient leur juste part.

«En tant que secrétaire au Trésor, elle a un programme assez progressiste qu’elle espère vendre», a déclaré Jack Ablin, directeur des investissements chez Cresset Capital Management.

«Je pense qu’elle doit franchir une ligne fine entre se présenter comme un décideur politique sensé, mais en même temps embrasser les plans budgétaires assez ambitieux du président élu Biden.

En tant que chef de la Fed et vice-président avant cela, Yellen a présidé la banque centrale pendant une période de taux d’intérêt bas alors que l’économie sortait de la crise financière. Dans un mouvement qui pourrait saper toute critique à son encontre comme étant trop accommodante en matière de politique, elle était à la tête de la Fed lorsqu’elle a pris la décision controversée en décembre 2015 de relever les taux de zéro.

Après que le président Donald Trump ait fréquemment appelé à un dollar plus faible pour stimuler les exportations américaines, Yellen a évoqué mardi la position du Trésor sur le billet vert, affirmant que la valeur du dollar et des autres devises devrait être déterminée par les marchés et que les États-Unis devraient s’opposer aux tentatives d’autres pays à manipuler artificiellement les valeurs monétaires pour obtenir un avantage commercial.

Win Thin, responsable mondial de la stratégie monétaire chez BBH, a déclaré dans une note que le commentaire de Yellen sur la devise faisait partie d’un effort «destiné à signaler un large changement de politique de l’administration Trump sortante».

« Si rien d’autre, les marchés ne seront plus soumis à la volatilité liée aux tweets et c’est une bonne chose », a-t-il déclaré.

Hommage de Biden aux 400000 morts du COVID-19

Hommage de Biden aux  400000 morts du COVID-19

Un hommage de Biden et de la vice-présidente aux 400 000 morts du Covid 19 aux États-Unis. Une marque de respect évidemment pour les victimes autant qu’une accusation à l’égard de Trump complètement inconséquent vis-à-vis du drame de la pandémie notamment chez les plus pauvres.

Les cérémonies dirigées par Biden et la vice-présidente élue Kamala Harris depuis la base du Lincoln Memorial ont marqué le premier clin d’œil officiel du gouvernement fédéral au bilan effroyable de la pandémie.

«Pour guérir, nous devons nous souvenir. C’est parfois difficile à retenir, mais c’est comme ça que nous guérissons. Il est important de le faire en tant que nation », a déclaré Biden pour lancer un hommage qui comprenait des célébrations dans les villes du pays.

Pendant qu’il parlait, 400 lampes électriques bordant les côtés de la Reflecting Pool du mémorial ont été allumées pour honorer les vies perdues, suivies de la performance de la star du gospel Yolanda Adams de la chanson «Hallelujah», puis un moment de silence.

Les États-Unis ont dépassé mardi 24 millions d’infections connues au COVID-19 et 400000 vies perdues depuis le premier décès documenté de COVID-19 dans le pays en février 2020, selon un décompte de Reuters. Le pays a enregistré en moyenne plus de 200 000 nouveaux cas et 3 220 décès par jour au cours de la semaine dernière, et a le nombre de décès par COVID-19 le plus élevé au monde.

La perte incessante de vies humaines a mis une pression particulière sur les professionnels de la santé dans les tranchées de la pandémie.

«Vous êtes juste entouré de toutes ces horribles maladies que vous ne pouvez pas réparer – tout le temps», a déclaré le Dr Mangala Narasimhan, qui supervise les équipes de soins intensifs des hôpitaux Northwell Health, le plus grand fournisseur de soins de santé de l’État de New York.

 

« Les États ont déploré le manque de financement et de soutien du gouvernement fédéral pour leur rôle dans la campagne, et affirment que les approvisionnements ne répondent pas à la demande des travailleurs de la santé, des personnes âgées et d’autres personnes désignées comme les premiers en ligne pour les vaccins.

Les infections en forte augmentation ont poussé les salles d’urgence des hôpitaux, les unités de soins intensifs, les baies d’ambulance et les morgues à déborder au cours du mois dernier, en particulier à Los Angeles et dans ses environs. Ghaly a déclaré que le nombre de cas devrait continuer d’augmenter au cours des deux prochaines semaines, mais moins rapidement que les responsables l’avaient craint, preuve que les restrictions sur les activités commerciales et sociales fonctionnaient.

Janet Yellen, futur secrétaire d’État au Trésor veut une politique encore plus accommodante

Janet Yellen, futur secrétaire d’État au Trésor veut une politique encore plus accommodante

 

Janet Yellen, la candidate au trésor américain, veut encore i davantage de liquidités pour les États-Unis non seulement pour lutter contre la pandémie mais aussi pour soutenir l’économie et la transition écologique. Elle a aussi évoqué la lutte contre la concurrence déloyale de la Chine. Janet Yellen a donc exhorté les législateurs mardi à «agir gros» sur les dépenses de secours contre les coronavirus, arguant que les avantages économiques l’emportent de loin sur les risques d’un endettement plus lourd.

Les impôts sur les entreprises et les riches devront éventuellement augmenter pour aider à financer les plans ambitieux de Biden d’investissement dans les infrastructures, la recherche et le développement et pour la formation des travailleurs afin d’améliorer la compétitivité de l’économie américaine, a-t-elle déclaré aux membres du Comité sénatorial des finances.

Mais cela ne viendrait qu’après avoir freiné la pandémie de coronavirus, qui a tué plus de 400000 personnes aux États-Unis, et la dévastation économique qu’elle a provoquée.

Yellen, qui a parlé par liaison vidéo, a déclaré que sa tâche en tant que chef du Trésor sera d’aider les Américains à endurer les derniers mois de la pandémie alors que la population est vaccinée, et de reconstruire l’économie pour la rendre plus compétitive et créer plus de prospérité et plus d’emplois.

«Sans autre action, nous risquons une récession plus longue et plus douloureuse maintenant et des cicatrices à long terme de l’économie plus tard», a-t-elle déclaré.

Yellen a déclaré que l’allégement de la pandémie aurait la priorité sur les augmentations d’impôts, mais les entreprises et les riches, qui ont tous deux bénéficié des réductions d’impôts républicaines de 2017, «doivent payer leur juste part».

Un responsable anti-trust à la Maison-Blanche ?

Un responsable anti-trust à la Maison-Blanche ?

 

 

Il y aura de toute évidence des dispositions visant à lutter contre la pollution hégémonique des grands du numérique aux États-Unis. La question se pose même de savoir s’il ne faut pas désigner une sorte de responsable uniquement préoccupé de cette question à la Maison-Blanche même si l’essentiel des orientations sera décidé par la justice américaine qui pourrait exiger l’éclatement des situations monopolistiques.

 

L’application des lois antitrust est apparue comme un problème que l’équipe de transition de Biden surveille de près, en particulier avec la montée en puissance des plates-formes Big Tech, qui fournissent des services gratuits ou peu coûteux aux consommateurs tout en étant soupçonnés d’avoir enfreint la loi pour écraser les plus petits rivaux.

Un porte-parole de la transition n’a pas immédiatement commenté le sujet.

Samedi, Reuters a rapporté que deux anciens responsables de l’administration Obama étaient devenus les pionniers de Biden pour le poste de haut niveau antitrust au ministère de la Justice.

Le ministère de la Justice et la Federal Trade Commission, qui partagent le travail de lutte contre la concurrence, ont enquêté sur les plates-formes Big Tech, Google, Facebook, Amazon et Apple d’Alphabet. Le ministère de la Justice a poursuivi Google et la FTC a poursuivi Facebook alors que des enquêtes sont en cours sur Amazon et Apple.

Capitole : Le chef républicain du Sénat dénonce Trump

Capitole : Le chef républicain du Sénat dénonce Trump

 

 

Pour le chef de la majorité au Sénat américain, Mitch McConnell, Trump est directement responsable des événements du capitole. Il en est le principal instigateur «La foule était nourrie de mensonges. Ils ont été provoqués par le président et d’autres personnes puissantes », a déclaré McConnell dans un discours prononcé devant le Sénat.

Mercredi dernier, la Chambre des représentants américaine a destitué Trump pour la deuxième fois. Le Sénat n’a pas encore programmé de procès pour déterminer la culpabilité ou l’innocence de Trump.

McConnell a déclaré la semaine dernière qu’il écouterait les arguments présentés lors du procès du Sénat avant de décider comment voter sur l’accusation de destitution d’incitation à une insurrection qui a abouti au siège du Capitole.

Le leader démocrate au Sénat Chuck Schumer, qui est sur le point de devenir leader de la majorité au Sénat dans les prochains jours, a déclaré dans un discours au Sénat que Trump «est une menace pour notre ordre constitutionnel, qu’il soit en poste ou non».

Le mandat de Trump en tant que président se termine mercredi lorsque le président élu Joe Biden est assermenté.

Schumer a ajouté que si Trump était condamné, le Sénat voterait alors pour l’empêcher de se présenter à nouveau à la présidence.

Les partisans de Trump ont attaqué le Capitole le 6 janvier, retardant de plusieurs heures la certification de la victoire électorale de Biden en novembre, forçant les législateurs à se mettre en sécurité et entraînant la mort de cinq personnes, dont un officier de police du Capitole.

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Un couvre-feu inutile ?

Un couvre-feu inutile ?

C’est un peu la question qu’on peut se poser après le commentaire du ministre de la santé qui déclare n’être pas en capacité de mesurer réellement l’effet du couvre-feu.De là à penser que le gouvernement pourrait encore changer de stratégie il n’y a qu’un pas qui conduit malheureusement peut-être vers un confinement total car les derniers chiffres de la pandémie constituent une sérieuse alerte

Véran estime qu’il y a « un effet couvre-feu qui tend à se faire sentir »

« Est-ce que le confinement est une mesure que nous allons prendre dans tous les cas? Je ne peux pas vous répondre par l’affirmative, ce que je peux vous dire c’est que la circulation du virus reste préoccupante. »

C’est la réponse d’Olivier Véran, invité ce matin de France Inter. Le ministre de la Santé a dit constater « un effet couvre-feu qui tend à se faire sentir », dans les 15 départements qui avaient été les premiers à expérimenter le couvre-feu à 18 heures.

 

Formation : d’autres voies que les études longues

Formation : d’autres voies que les études longues

Les études supérieures ne sont pas considérées comme la seule voie à suivre pour « réussir sa vie », analyse Benoît Coquard, chercheur en sociologie. Il démontre qu’il existe dans ces territoires d’autres logiques de valorisation sociale.

Les jeunes des territoires ruraux en déclin, tel est l’objet d’études de Benoit Coquard, sociologue à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et auteur de l’ouvrage Ceux qui restent (La Découverte, 2019). Au cours de longues enquêtes dans le Nord et l’Est de la France, il analysé les aspirations d’une certaine jeunesse, pour qui reconnaissance sociale et valorisation de soi passent par d’autres voies que les études supérieures. Et pour qui faire des études, c’est avant tout quitter sa ville ou son village, opter pour un choix à l’issue incertaine, souvent non approuvé par l’entourage, et par ailleurs en inadéquation avec les besoins du marché de l’emploi local. Comme le montre Benoît Coquard, « ceux qui restent » valorisent avant tout la solidarité territoriale et amicale face aux difficultés. Et cette vision semble se renforcer avec la crise actuelle.

Qu’est-ce qui vous a conduit à vous intéresser aux orientations scolaires des jeunes, et notamment aux différences entre femmes et hommes, dans les campagnes en déclin ?

Les campagnes en déclin, ce sont ces territoires où les jeunes qui partent faire des études ne sont pas revenus. Au départ, je m’étais intéressé au département dont je suis originaire, la Haute-Marne, qui a vu sa population baisser de 20 % depuis les années 1970. Fortement marqués par la désindustrialisation, les milieux ruraux du nord et de l’est de la France sont principalement composés d’enfants d’ouvriers et d’employés. L’emploi local repose beaucoup sur des métiers manuels peu qualifiés, plutôt considérés comme « masculins », et le chômage est encore plus élevé chez les jeunes femmes. Les choix scolaires et de carrière se révèlent donc intrinsèquement liés à la question du genre.

Autrefois très pourvoyeuse d’emplois féminins, l’industrie textile a été presque entièrement démantelée. Dans un contexte de massification de l’accès à l’enseignement supérieur, et alors que les filles obtiennent de meilleurs résultats scolaires que leurs homologues masculins, celles-ci vont miser sur des études plus longues pour accéder à un emploi stable. Première génération à aller à la fac, ces jeunes femmes font souvent des « parcours à l’aveugle ». Une fois diplômées, elles ne trouvent pas de métiers correspondant à leur qualification dans leur commune d’origine. Lors de mon enquête, certaines m’ont dit : « Je ne vais pas faire caissière avec un bac + 5. » Donc elles ne reviennent pas, et c’est ce qui fait que la population décline dans ces zones rurales.

 

 

Les conséquences des élections américaines

Les conséquences des élections américaines

 

Politologue (CNRS, Institut d’études politiques de Grenoble), Pierre Martin est l’un des meilleurs experts français des élections. Il collabore régulièrement à la revue Commentaire., Il analyse les élections américaines dans une interview à l’Opinion

Joe Biden entame son mandat de président américain ce mercredi. Quel regard portez-vous sur l’élection qui l’a porté au pouvoir ?

La première chose à observer est une augmentation absolument stupéfiante de la participation, à 67%. Plus de 11 points depuis la présidentielle de 2016 ! Du jamais vu, ou alors il faudrait remonter à des époques avec lesquelles la comparaison n’aurait pas beaucoup de sens. Notons que les Américains comptent à partir de l’électorat potentiel et non, comme en France, des électeurs inscrits. Suivant nos critères, ce serait une participation beaucoup plus importante que 67%. C’est une participation de crise. Contrairement à ce que l’on entend souvent, une telle hausse brutale dans un contexte de polarisation n’est pas une bonne chose. Cela ne change pas les équilibres, alors qu’il y a des millions d’électeurs supplémentaires. On a un Donald Trump à 46,9% alors qu’il était à 46,1% il y a quatre ans. Joe Biden fait essentiellement les résultats d’Hillary Clinton, avec la majorité de ceux des autres candidats [comme le libertarien Gary Johnson (3,28%) ou l’écologiste Jill Stein (1,07%)]. Biden bénéficie lui aussi de cette augmentation de la participation. Cette mobilisation dans les deux camps est le résultat d’une polarisation entre les électeurs, les partis, les élites politiques, qui se concrétise là de manière exceptionnelle mais dure depuis longtemps et que des travaux universitaires documentent bien. Ce n’est pas un coup de tonnerre dans un ciel serein ! La haine politique, l’antagonisme entre deux Amérique montent depuis quarante ans. On arrive aujourd’hui à l’aboutissement, au résultat de cette montée incessante d’antagonismes entre deux Amérique. C’est évidemment grave.

Quelles en sont les conséquences ?

On avait déjà vu les blocages au Congrès, les tentatives d’impeachment contre les présidents Clinton et Trump, des refus de reconnaître, dans une partie de l’opinion et des élus, les résultats des élections : après l’élection de Trump en 2016, il y a eu des manifestations démocrates disant « Il n’est pas notre président ». Cette très forte augmentation de participation avec polarisation avait déjà eu lieu lors des midterms de 2018. Du côté démocrate, cette polarisation traduit un vote de peur face à Trump et à sa politique. De l’autre côté, chez les républicains, ce que j’appellerais un vote de haine, d’hostilité à l’égard des élites politiques. De ce point de vue, l’attaque du Capitole est significative. Sans rien vouloir excuser, il faut avoir en tête l’ampleur du discrédit des élites parlementaires aux Etats-Unis. Selon le dernier sondage Yougov avant le 6 janvier, 14% des Américains approuvaient l’action du Congrès et 66% la désapprouvaient. Depuis au moins dix ans, le taux d’approbation est inférieur à 20%. Le Congrès et ses dirigeants sont plus massivement rejetés que le président le plus impopulaire.

Si la victoire de Biden est nette, pourquoi les choses sont-elles plus complexes au Congrès ?

C’est le deuxième point de mon analyse : l’apparente contradiction dans les résultats officiels. On observe une assez nette victoire de Joe Biden : 51,4% contre 46,9% des voix, et une majorité de grands électeurs. Pourtant, les démocrates ont perdu dix sièges sur 435, leur majorité est sensiblement réduite. Ils ont progressé au Sénat, mais de manière moins spectaculaire que ce qu’ils attendaient, avec 50/50. Attention aux comparaisons. Pour la présidentielle, on compare à la précédente, quatre ans plus tôt : l’avantage Biden sur Trump est beaucoup plus important que celui de Clinton et il l’emporte, même si l’électorat de Trump résiste. Pour la Chambre des représentants, le mandat, très court, est de deux ans, donc on compare aux midterms de 2018. Or ces élections intermédiaires sont toujours défavorables au pouvoir. En 2018, il y avait donc un avantage démocrate, supérieur à celui de cette fois-ci, parce que le vote pour le Congrès se recoupe très étroitement avec celui pour la présidence. C’est une conséquence de la polarisation : les électeurs ne font plus la différence entre le candidat à la présidentielle et celui au Congrès. A la Chambre des représentants, les républicains ont redressé la barre depuis deux ans, alors que les démocrates s’attendaient à un rejet massif, que les sondages leur laissaient espérer. Au Sénat, renouvelable par tiers tous les deux ans, il faut comparer par rapport à des résultats il y a six ans : c’était les dernières midterms d’Obama. Les démocrates étaient alors au pouvoir et c’était donc des élections assez favorables aux républicains. Mais encore une fois, les républicains ne se sont pas effondrés en 2020.

«Sous Reagan, les élites économiques et financières soutenaient le Parti républicain. Ce n’est plus le cas, parce que ces élites ne sont plus les mêmes: ce sont les Gafa et plus General Motors»

Qu’est-ce que les résultats disent des forces politiques aux Etats-Unis ?

Il faut d’abord analyser ce que sont les élites dirigeantes. Dans les démocraties représentatives et depuis les années 1980, les élites mondialisatrices ont remplacé les élites qui avaient construit les Etats-nations au XIXe siècle. Le cœur de ces élites mondialisatrices, ceux que les conservateurs américains appellent les « globalistes », est aux Etats-Unis,parce que ce pays est le cœur du système. Ce n’est pas une classe dirigeante au sens marxiste, mais un réseau d’élites à la fois cosmopolites – sans connotation péjorative –, sécularisées dans la lignée des évolutions culturelles remontant aux années 1960, et libérales au point de vue économique. Le Parti démocrate correspond à ces élites alors qu’auparavant, le Parti républicain était la force des élites industrielles, intellectuelles, administratives yankee qui ont construit les Etats-Unis à partir du XIXe siècle. Sous Reagan, les élites économiques et financières soutenaient le Parti républicain. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, parce que ces élites ne sont plus les mêmes. Ce sont les Gafa et plus General Motors. Cela correspond à la sociologie des grandes métropoles, ce que les conservateurs appellent les « élites côtières » : le Nord-Est et le Pacifique. Nous avons là le cœur des centres de production de valeur. Ces milieux soutiennent massivement le Parti démocrate, ce qui explique d’ailleurs qu’il a beaucoup plus d’argent que le Parti républicain.

Et pourtant, le Parti démocrate continue à recueillir les suffrages d’une partie des classes défavorisées…

L’électorat démocrate ne se réduit pas à ces élites. Il y a évidemment une partie des milieux les plus modestes et des classes moyennes, sans lesquels aucun parti ne peut numériquement gagner les élections. Les milieux très modestes sont des soutiens des démocrates. Il y a la communauté noire, soit 13 % du corps électoral : un vote massif, de communauté. Par contre, les communautés d’immigration hispanique et asiatique sont plus divisées, même si elles votent en majorité démocrate. On a trop tendance à insister sur les caractères ethnoraciaux dans les analyses de vote. Hispaniques et Asiatiques sont des immigrants ou des descendants d’immigrants : ce n’est pas du tout la même chose que la question noire.

Quels facteurs déterminent davantage le vote ?

Ce qui joue, c’est la différence entre ceux qui sont dans les grandes métropoles et ceux dans des zones plus déshéritées, comme le sud du Texas ou de la Californie. Ce sont peut-être des gens qui sont en train de rejoindre le vote rural blanc en faveur des républicains, parce qu’ils identifient les démocrates aux élites urbaines. La question culturelle joue également beaucoup avec le phénomène général de sécularisation. Aux Etats-Unis, on part d’une société qui était beaucoup plus religieuse que l’Europe et surtout la France. Chez nous, il y a des affrontements politiques qui ont abouti à un changement de paradigme : aucune force importante qui entend gagner les élections ne peut, par exemple, dire qu’elle veut interdire l’avortement. Aux Etats-Unis, le processus de sécularisation a été important mais il est toujours l’objet d’un conflit avec une minorité importante de l’opinion, hostile à l’avortement ou à l’homosexualité. Depuis les années 1980, deux camps s’opposent et ce sont les républicains qui rassemblent les conservateurs religieux, alors que les démocrates sont le parti des élites sécularisées. Or les conflits d’ordre culturel sont plus difficiles à résoudre, parce que c’est plus compliqué de trouver des compromis.

Les algorithmes ont pris le pas sur la pensée

Les algorithmes ont pris le pas sur la pensée

 

 

Les algorithmes des réseaux sociaux régissent notre façon de voir le monde. 

Il est difficile de déterminer à quel moment précis nous avons cédé le contrôle de ce que nous voyons, lisons — et même pensons — aux plus grandes sociétés de réseaux sociaux.(Article du Wall Street Journal)

Je situe le point de bascule vers 2016. C’est l’année où Twitter et Instagram ont rejoint Facebook et YouTube dans le tout-algorithmique. Dirigées par des robots programmés pour retenir notre attention le plus longtemps possible, ces plateformes ont fait la promotion de choses que nous aurions très probablement recherchées, partagées ou appréciées — et ont masqué tout le reste.

Ce fut un adieu aux flux qui montraient tout de chaque personne que nous suivions — une sorte de fleuve interminable — et, ce, ordonné de manière chronologique. A la place, nous avons réceptionné des flux gonflés par les contenus les plus cliqués.

A la même époque, Facebook — dont le fil d’actualité est piloté par des algorithmes depuis 2009 — a masqué le réglage qui permet de rétablir l’apparition des contenus en mettant d’abord le « plus récent ».

Les pires scénarios ne sont plus seulement hypothétiques. On montre aux gens les choses qui les attirent le plus. Ils cliquent, lisent et regardent. Puis, ils sont aspirés par des vortex qui renforcent leurs pensées et leurs idées et, alors, ils se connectent avec des personnes qui partagent les mêmes idées

Vous vous êtes probablement dit que ce n’était pas bien grave, ou vous n’y avez même pas pensé du tout. Le problème est que ces algorithmes opaques n’ont pas seulement maximisé les informations sur la sortie des derniers albums de Taylor Swift. Ils ont aussi accentué la portée de tout ce qui est incendiaire — les attaques, la désinformation, les théories du complot. Ils nous ont poussés plus loin dans nos propres bulles de filtres hyperpolarisés.

« Il y a de mauvaises personnes qui font de mauvaises choses sur Internet, que ce soit QAnon ou les tenants de la suprématie blanche. Le problème n’est pas uniquement que Facebook, YouTube et d’autres réseaux sociaux les permettent sur leur plateforme, mais bien qu’ils les amplifient », explique Hany Farid, professeur d’informatique à l’université de Californie, à Berkeley.

Les pires scénarios ne sont plus seulement hypothétiques. On montre aux gens les choses qui les attirent le plus. Ils cliquent, lisent et regardent. Puis, ils sont aspirés par des vortex qui renforcent leurs pensées et leurs idées et, alors, ils se connectent avec des personnes qui partagent les mêmes idées. Ils finissent par avoir une perception personnalisée de la réalité. Et terminent par envahir le Capitole.

Les réseaux sociaux ne sont certainement pas les seuls à blâmer. Et lorsque la faute incombe à ces plateformes, les robots ne sont pas les seuls coupables. La fermeture des comptes Facebook et Twitter du président Trump a même révélé le contraire : les humains qui dirigent ces entreprises ont toujours le dernier mot sur ce qui y apparaît et n’y apparaît pas. (Et aux dernières nouvelles, nous pouvons toujours refuser d’utiliser les réseaux sociaux).

Mais au cœur de tout cela, il reste toujours un problème technologique gigantesque : les ordinateurs sont responsables de ce que nous voyons et ils fonctionnent sans transparence.

D’habitude, le but de ma chronique est d’apporter des solutions aux problèmes techniques. Mais dans la situation qui nous intéresse ici, il n’en existe pas – du moins, une qui soit simple. Tout ce que je peux faire, c’est partager quelques idées.

Idée n° 1 : pas d’algorithmes, pas de publicités

Mark Weinstein, le fondateur de MeWe, un réseau social qui se présente comme l’anti-Facebook, est très clair sur le fait que la solution consiste à revenir à un flux purement chronologique sans aucune manipulation.

Sur MeWe, vous suivez des amis, des pages ou des groupes. Les messages apparaissent dans votre flux tels qu’ils ont été postés. « Aucun annonceur, aucun spécialiste du marketing, aucun stratège politique et aucun utilisateur ne peut enrichir le contenu sur le flux de quelqu’un d’autre. Nous supprimons tout concept d’amplification de choses perturbatrices et scandaleuses, assure M. Weinstein. Tout Cela ne peut pas arriver sur MeWe. »

Plus précisément, dit-il, ce système limite la diffusion des fake news. « Vous devez choisir de suivre de fausses informations. Vous ne pouvez pas être alimenté à la petite cuillère par un algorithme ou par le gouvernement russe ou chinois », ajoute-t-il.

« Les algorithmes doivent simplement décider : “Nous pensons que les journaux comme le Wall Street Journal, les sites comme Wikipédia, ou les institutions comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont plus de valeur que les grosbetas.com” »

Cependant, ces dernières semaines, des utilisateurs d’extrême droite cherchant des alternatives à Facebook, Twitter et Parler ont atterri sur MeWe, qui compte actuellement 15,5 millions d’utilisateurs. M. Weinstein explique que le réseau social a beaucoup investi dans la modération et que ses conditions d’utilisation sont claires : vous en serez expulsé notamment en cas d’incitation à la violence ou de publication de contenus illégaux.

Après la rupture de leurs liens avec Parler, MeWe a pris contact avec Apple, Google et Amazon pour s’assurer que l’application respectait leurs directives en matière de modération. Le problème avec une timeline non algorithmique, cependant, est qu’un tel flux peut noyer les utilisateurs et qu’il devient difficile de trier le contenu. C’est exactement ce que m’ont dit Twitter, Facebook et Instagram quand je leur ai demandé pourquoi ils avaient, dans un premier temps, supprimé les réglages chronologiques par défaut.

M. Weinstein explique que MeWe, qui gagne de l’argent grâce à des fonctionnalités payantes et à une option d’abonnement premium — et non via la publicité — règle ce problème grâce à des filtres et des outils qui vous permettent de gérer votre flux. Vous pouvez filtrer par contacts, groupes et pages que vous suivez. Et comme il n’y a pas de publicité ciblée, MeWe ne collecte pas constamment des données à votre sujet, poursuit M. Weinstein.

Idée n° 2 : déclasser les contenus perturbateurs

Mais concernant les grandes firmes qui dépendent de la publicité, les chances qu’ils suppriment leurs algorithmes sont aussi grandes que celles que j’apprenne à mon chien à écrire des chroniques.

Les experts suggèrent que les plateformes devraient plutôt s’attacher sérieusement à déclasser tout ce qui a un caractère scandaleux, haineux ou complotiste, et à donner priorité à ce qui est digne de confiance, pensé et de qualité — même s’ils savent que cela signifie une baisse de l’engagement.

« Les algorithmes doivent simplement décider : “Nous pensons que les journaux comme le Wall Street Journal, les sites comme Wikipédia, ou les institutions comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont plus de valeur que les grosbetas.com” », estime le professeur Farid.

Et il y a des preuves que cela peut fonctionner. Dans une étude de mars 2020, le professeur Farid et d’autres chercheurs ont découvert que YouTube avait concrètement restreint la promotion des vidéos complotistes après la modification de ses algorithmes de recommandation.

Facebook a fait de même. Dans les semaines qui ont précédé la présidentielle, Facebook et Instagram ont pris des mesures pour limiter la diffusion d’informations que leurs algorithmes classaient comme des fake news potentielles, notamment les affirmations non fondées sur la fraude électorale. Cela a débouché sur une augmentation du nombre de sources d’information fiables et sur une baisse du nombre de sites partisans.

De plus, il y a des preuves que les discours véhiculant l’idée d’une fraude électorale ont fortement diminué sur Twitter après la suspension du compte de M. Trump, selon la plateforme de services de logiciels d’intelligence multimédia Zignal Labs.

Les régulateurs pourraient également intervenir. Au-delà des diverses actions antitrust, des voix se sont spécifiquement élevées pour que les entreprises soient tenues responsables de leurs algorithmes. Les enquêtes de mes collègues ont montré que Facebook était bien conscient de la tendance de son système de recommandation à pousser les gens vers les groupes extrémistes. Un projet de loi, présenté par les représentants démocrates Tom Malinowski (New Jersey) et Anna Eshoo (Californie), vise à tenir les plateformes responsables de la « promotion algorithmique de l’extrémisme ».

Idée n° 3 : rendre le contrôle

L’idée la plus folle de toutes ? Oh, figurez-vous que ce serait juste de nous rendre un peu de contrôle.

« Et si les gens pouvaient simplement dire : “Je veux voir des informations provenant d’un large éventail de sources politiques » ou « je ne veux voir que les messages de mes amis et de ma famille” », dit Jesse Lehrich, co-fondateur de Accountable Tech, une association à but non lucratif qui lutte contre la désinformation sur les réseaux sociaux.

Facebook vous permet, au moins, de vous renseigner un peu sur les raisons pour lesquelles vous voyez un contenu. Cliquez sur les trois points horizontaux de n’importe quel message de votre flux, puis sur « Pourquoi est-ce que je vois cette publication ? »

Et si vous pensez que le bon vieux flux par ordre chronologique est la solution, il existe des moyens de le remettre en place, au moins temporairement, sur certains services. Les paramètres sont cependant aussi cachés que dans un Où est Charlie ?

Facebook : Dans un navigateur web, allez sur l’icône d’accueil en haut de votre flux, faites défiler le menu sur le côté gauche. Sélectionnez « Voir plus », puis « Plus récent ». Dans l’application mobile, allez sur les trois traits horizontaux en haut ou en bas à droite de votre écran et cherchez « Plus récent ». Sachez que ce choix ne sera pas sauvegardé lorsque vous fermerez le site web ou l’application.

Twitter : C’est beaucoup plus facile. Une petite étoile dans le coin supérieur droit du site web et de l’application vous permet de « Voir les derniers Tweets » au lieu de « Top Tweets ». Alors qu’il vous renvoyait auparavant au flux déterminé par l’algorithme, il vous permet maintenant de rester dans l’organisation du flux que vous avez utilisé en dernier. Je bascule souvent entre les deux possibilités.

YouTube : Vous ne pouvez pas désactiver l’ensemble des recommandations algorithmiques, mais vous pouvez passer à « Dernières vidéos » dans chaque catégorie ou requête de recherche. Vous pouvez également désactiver la lecture automatique. Dans un navigateur web, recherchez le petit bouton basculant avec un bouton de lecture au bas du lecteur vidéo. Dans l’application, recherchez le petit bouton en haut du lecteur vidéo.

TikTok : A côté de l’addictif et déterminé par un algorithme flux « Pour toi », s’en trouve un autre qui montre uniquement les personnes que vous suivez sur la plateforme. Gardez à l’esprit que TikTok utilise toujours des algorithmes ici pour vous montrer les vidéos que, selon lui, vous aurez le plus envie de regarder.

Instagram : Désolé, ici, c’est impossible de contourner les algorithmes. Une porte-parole de Facebook explique qu’avec l’ancien flux chronologique, les utilisateurs rataient 70 % des messages — presque la moitié des contenus de leurs amis et de leur famille. Après avoir modifié le flux algorithmique, la société a constaté qu’en moyenne, les utilisateurs voyaient plus de 90 % des contenus postés par leurs amis.

S’il ne s’agissait que de nous, de nos amis et de notre famille, ce serait moins grave, mais depuis des années, les réseaux sociaux ne se contentent pas de vous permettre de suivre x ou y. C’est l’entonnoir par lequel beaucoup voient le monde et se forgent leurs opinions.

Les algorithmes qui servent les intérêts financiers des Big tech vont-ils continuer à nourrir ces opinions, ou allons-nous obtenir de véritables règles et vrai contrôle ? Malheureusement, ce n’est pas à nous de décider.

Traduit à partir de la version originale en anglais

Le système économique mis en cause par la pandémie ?

Le système économique mis en cause par la pandémie ?

La crise sanitaire a intensifié la volonté de changer le système économique et prouvé que, pour peu qu’ils en aient envie, les Etats peuvent dépenser sans compter pour aider les personnes en difficulté. Mais faut-il pour autant s’attendre à ce que le capitalisme évolue demande un article du Wall Street Journal ?

Pour répondre à cette question, repensons au monde tel qu’il était il y a une décennie, au lendemain de la crise financière. Pendant qu’Occupy Wall Street faisait les gros titres, les Etats dépensaient des milliers de milliards de dollars pour sauver le système financier. Exception faite de la réforme bancaire, le capitalisme est sorti de la crise globalement indemne (ce n’est en revanche pas le cas du commerce international). Mais les choses pourraient être différentes aujourd’hui parce que la décennie écoulée a ouvert la voie à un interventionnisme accru. L’avenir des rendements mirobolants qu’ont perçus les actionnaires ces dix dernières années est plus qu’incertain.

L’idée d’un « capitalisme participatif » qui s’intéresse aux travailleurs, aux communautés locales et à l’environnement est allée jusqu’à convaincre Business Roundtable, puissant lobby qui réunit les dirigeants des grandes entreprises américaines

Dominic Barton, ancien directeur de la société de conseil McKinsey et désormais ambassadeur du Canada en Chine, résumait l’opinion partagée par bon nombre de gagnants du capitalisme dans un article publié en 2011 dans la Harvard Business Review : « les chefs d’entreprise sont aujourd’hui confrontés à un choix difficile : réformer le capitalisme ou laisser les autres le réformer à leur place ».

Des dizaines de think tanks ont été créés dans les années 2010 pour que l’élite mondiale trouve une solution pour réparer le système, avec des intervenants allant du pape au Prince Charles. Des milliers de fonds axés sur les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance ont été lancés, et bon nombre de stratégies en difficulté ont été étiquetées « ESG » dans l’espoir de les rendre plus attractives.

L’idée d’un « capitalisme participatif » qui s’intéresse aux travailleurs, aux communautés locales et à l’environnement est allée jusqu’à convaincre Business Roundtable, puissant lobby qui réunit les dirigeants des grandes entreprises américaines.

Mais les changements ont surtout été cosmétiques : plus de communication, plus de femmes dans les conseils et, récemment, plus d’attention portée au racisme par des patrons toujours blancs dans leur immense majorité.

« Des milliers de conférences ont été organisées mais on est loin d’avoir fini, affirme Sarah Keohane Williamson, ancienne gérante de fonds désormais à la tête de FCLTGlobal, une organisation à but non lucratif créée avec le soutien de McKinsey pour favoriser la réflexion à long terme des chefs d’entreprise. On a beaucoup parlé, maintenant il faut agir. »

De fait, pour ceux qui n’ont pas le capitalisme chevillé au corps, les choses n’ont pas beaucoup changé. Plus de 17 millions d’Américains ont perdu leur emploi quand la pandémie a frappé et les Etats-Unis comptent toujours plus de 10 millions de chômeurs. Inversement, à la faveur de l’envolée des obligations et des records signés par les actions après un passage à vide en mars, les riches sont devenus plus riches encore.

Certains de ceux qui pensaient que le capitalisme pouvait évoluer de lui-même estiment désormais que l’Etat doit obliger les entreprises à changer.

Copropriétaire du magazine The Economist et administratrice d’Estée Lauder, Lynn Forester de Rothschild a fondé la coalition pour un capitalisme inclusif (Coalition for Inclusive Capitalism) après avoir estimé, en 2012, qu’elle devait réunir les grands patrons pour écarter la menace. Pour elle, les gagnants du capitalisme avaient suffisamment peur pour agir d’eux-mêmes. Elle a changé d’avis depuis. « Je suis désormais convaincue que le fait que les gentils soient gentils ne suffira pas, affirme-t-elle. Il faut que l’État agisse. »

Selon elle, les pouvoirs publics doivent ainsi agir davantage sur la taxation carbone, le revenu minimum vital et la lutte contre l’obésité. Les lobbys et autres groupes de pression ont tous leur propre liste de demandes mais, a minima sur le plan économique, l’idée générale est de rapprocher l’Amérique de l’Europe. Sans aller jusqu’à embrasser le socialisme, il s’agirait de laisser l’Etat agir davantage sur la gestion du capital et de réduire l’influence des actionnaires.

Les patrons qui s’étaient lancés dans un greenwashing effréné pour attirer les investisseurs soucieux des enjeux sociaux et environnementaux auront du mal à s’opposer à des restrictions publiques destinées à protéger les salariés ou lutter contre le changement climatique, surtout s’ils ont profité des aides publiques versées pendant le confinement

L’histoire est riche d’exemples de crises qui ont entraîné des changements majeurs de politique économique. Le New Deal et le renforcement du rôle de l’Etat en réponse à la Grande dépression. La sécurité sociale britannique au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. L’inflation galopante qui a conduit Margaret Thatcher et Ronald Reagan au pouvoir dans les années 1970, avec à la clé l’anéantissement des syndicats et l’allègement de la taxation des plus riches. Quand les choses vont manifestement trop loin, la crise peut remettre les compteurs à zéro.

Dans cet esprit, la pandémie pourrait favoriser un plus grand interventionnisme de l’Etat. Les jalons conceptuels de l’exubérance financière publique ont été jetés par une école de pensée économique autrefois marginale, la théorie monétaire moderne. La Covid-19 a permis sa mise en pratique, à juste titre au regard de l’état catastrophique de l’économie. Les banques centrales se sont détournées de ceux qui redoutaient l’inflation au profit de ceux qui militent pour davantage de dépenses, et acceptent désormais de les financer. Et qui dit nouvelles dépenses dit nécessité de prévenir les abus, ce qui facilite l’évolution de la réglementation.

Les patrons qui s’étaient lancés dans un greenwashing effréné pour attirer les investisseurs soucieux des enjeux sociaux et environnementaux auront du mal à s’opposer à des restrictions publiques destinées à protéger les salariés ou lutter contre le changement climatique, surtout s’ils ont profité des aides publiques versées pendant le confinement.

L’Union européenne a déjà réussi à vaincre l’opposition allemande à la mutualisation de la dette, lancer un ambitieux programme de dépenses et avancer sur la définition de l’investissement durable. Le Vieux-Continent a lancé les hostilités contre les « big tech », un mouvement antitrust qui s’empare désormais des Etats-Unis et devrait recueillir le soutien des partisans du libre-échange (pour peu qu’ils ne soient pas actionnaires autocentrés d’un monopole).

La société américaine ne rêve pas d’un Etat tout puissant et Joe Biden n’a pas été élu avec la majorité écrasante qui avait permis à Franklin Delano Roosevelt de révolutionner le capitalisme. Pourtant, les sondages montrent que la population est globalement favorable à une augmentation des dépenses publiques et le Parti républicain, dans sa version moderne, n’a rien contre les déficits abyssaux en temps de paix, même s’il préfère qu’ils servent à financer des allègements fiscaux.

Qu’il s’agisse d’interventionnisme renforcé de l’Etat ou d’efforts accrus des entreprises pour empêcher la politique de se mêler de leurs affaires, les dix années qui arrivent pourraient servir à concrétiser les discours des dix années qui s’achèvent. Les actionnaires doivent se tenir prêts : le changement, c’est peut-être pour maintenant.

Traduit à partir de la version originale en anglais

Les grands défis technologiques en 2021

Les grands défis technologiques en 2021

 

 

Après une année de croissance prodigieuse, 2021 pourrait s’annoncer plus délicate pour le secteur technologique d’après un article du Wall Street Journal

En 2020, la pandémie a permis aux géants de la tech comme Amazon et Microsoft d’atteindre de nouveaux sommets. Le recours au shopping en ligne et au travail à distance a accéléré à une vitesse qui aurait été inconcevable en l’absence du coronavirus.

Mais les Big Tech pourraient à présent connaître des temps plus difficiles. Fin 2020, les autorités américaines, chinoises et européennes ont lancé séparément des enquêtes pour déterminer si la taille de ces géants n’était pas devenue problématique. Aux Etats-Unis, ces investigations devraient continuer sous la présidence de Joe Biden, laquelle semble également encline à maintenir les restrictions aux exportations chinoises qui modifient le profil des chaînes d’approvisionnement mondiales.

Si les Big Tech risquent ainsi d’être confrontées à des difficultés inédites depuis des années, 2021 pourrait également apporter son lot d’opportunités. Le monde pourrait enfin entrer dans l’ère de la voiture électrique. Le président élu Joe Biden s’est engagé à faire de la cybersécurité une priorité. Et Washington instaurera des incitations financières en vue d’aider les entreprises américaines à garder une longueur d’avance sur leurs concurrentes chinoises.

Voici les principaux enjeux de 2021 pour le secteur technologique.

La réglementation

La plus grande source d’inquiétude en la matière pour les Big Tech reste la menace de poursuites pour pratiques anticoncurrentielles. Mais les démocrates, forts de leur pouvoir nouvellement acquis sur le Congrès, souhaiteront sans doute aussi un durcissement législatif.

Pour Google et Facebook, la menace est déjà bien réelle. Le département de la Justice, la Commission fédérale du commerce (FTC) ainsi que les procureurs généraux de certains Etats ont lancé coup sur coup à leur encontre cinq actions en justice en fin d’année dernière.

Pour ces entreprises, toute la question sera de savoir si l’administration Biden décidera d’élargir les procédures fédérales, de simplement les poursuivre, ou de chercher un accord. Google comme Facebook semblent désireuses d’en finir avec ces affaires. Chacune des deux entreprises nie toute mauvaise conduite.

Mais l’accumulation de poursuites du même ordre entamées par des plaignants privés complique encore la situation.

Pour Amazon et Apple, le risque est de voir des enquêtes préliminaires ouvertes par les autorités réglementaires fédérales conduire à de nouvelles poursuites.

Au-delà des actions d’ordre judiciaire, les entreprises technologiques peuvent craindre une offensive du Congrès en faveur d’un durcissement des lois antitrust existantes. Dans l’interprétation qu’en donne la jurisprudence, les règles actuelles ciblent avant tout l’impact des pratiques des entreprises sur les prix à la consommation. Leur mise en œuvre peut être épineuse dans le cas de moteurs de recherche ou réseaux sociaux essentiellement gratuits.

Après la fin tumultueuse de la présidence Trump, les démocrates pourraient vouloir faire usage de leur nouveau pouvoir au Congrès pour pousser des entreprises comme Facebook ou Twitter à réprimer davantage la désinformation et les discours haineux. Certains d’entre eux se sont exprimés en ce sens après l’attaque du Capitole, même si aucun n’a pour l’instant avancé de proposition claire.

De nouvelles règles en termes de confidentialité des données et un renforcement des normes en matière de responsabilité pourraient aussi être envisagées.

— par John D. McKinnon

Les Big Tech poursuivront-elles leur croissance ?

La dépendance vis-à-vis des géants de la tech a fortement augmenté en 2020, ménages et entreprises privilégiant les achats en ligne, et recourant en masse aux services informatiques et de cloud, ainsi qu’aux appareils mobiles et aux services de diffusion de vidéos en ligne. De plus petites entreprises, particulièrement bien placées pour tirer parti de la pandémie, ont également connu une croissance fulgurante, la palme revenant au spécialiste des services de vidéoconférence Zoom Video Communications.

Ces différents services faisant désormais partie du quotidien des consommateurs, le secteur devrait continuer d’avoir le vent en poupe cette année, selon les analystes. Des segments comme le commerce électronique, qui, selon certaines estimations, ont enregistré une croissance de près de 50 % en 2020, continueront de profiter de l’évolution des modes de consommation entraînée par la pandémie. Et même lorsque la vaccination permettra de nouveau l’accès aux bureaux et aux espaces publics, l’adoption du télétravail par le monde de l’entreprise devrait entretenir la demande pour les plateformes qui ont permis aux travailleurs et usagers de rester connectés.

« Nous savions déjà que les technologies jouaient un rôle important dans nos vies, mais nous ne voulions pas en prendre réellement la mesure, observe Gene Munster, directeur associé de la société de recherche et d’investissement Loup Ventures. Avec la pandémie, nous les avons totalement adoptées. »

Les Big Tech n’en seront pas moins confrontées à la loi des grands nombres en 2021. Les bénéfices records qu’elles ont enregistrés l’an dernier font planner la menace d’un ralentissement, en particulier pour les entreprises qui, sous l’effet de la pandémie, ont réalisé en quelques mois une croissance de plusieurs années. Cette décélération attendue de certains segments conduit les analystes à penser que les grands noms de la tech miseront davantage encore sur la diffusion de vidéos en ligne, et d’autres services appelés à connaître un bel avenir.

« Il faudra alimenter le moteur de la croissance », souligne M. Munster en référence à Amazon, Apple et d’autres groupes qui sont entrés ces dernières années sur de nouveaux marchés comme celui du streaming.

— par Sebastian Herrera

Les véhicules électriques

2021 sera une année charnière sur le marché des voitures électriques.

Tesla, dont la valeur en Bourse est aujourd’hui la plus élevée de tous les constructeurs automobiles, entend ouvrir deux nouvelles usines d’assemblage, l’une aux Etats-Unis et l’autre en Allemagne, et entrer sur le marché juteux des pick-up avec son Cybertruck entièrement électrique fin 2021 ou début 2022. Des constructeurs classiques comme Volkswagen, General Motors et Hyundai Motor comptent eux aussi lancer de nouveaux modèles électriques destinés au grand public.

« L’offensive est lancée », note Scott Keogh, le patron de Volkswagen aux Etats-Unis, où l’entreprise doit lancer en mars son crossover électrique ID.4.

D’autres lancements très attendus, de la part de start-up comme Rivian Automotive ou Lucid Motors, viendront étoffer encore l’offre de voitures électriques cette année.

Selon les patrons de l’automobile, cette diversité accrue et l’arrivée de nouveaux concurrents contribueront à doper les ventes de ces véhicules aux Etats-Unis, comme elles l’ont fait en Chine et en Europe. Les ventes de voitures électriques ont augmenté de 9,8 % en Chine l’an dernier, et ont bondi de 89 % en Europe entre janvier et novembre 2020, selon des statistiques de l’industrie automobile.

Aux Etats-Unis en revanche, où les analystes estiment que les quatre cinquièmes des véhicules électriques vendus en 2020 étaient de marque Tesla, les ventes de voitures électriques ont chuté d’environ 11 % l’an dernier, selon les données de LMC Automotive.

Le manque de stations de recharge constitue un obstacle important. Selon les données du gouvernement, les États-Unis comptent actuellement 96 000 stations publiques de recharge, une fraction du nombre nécessaire pour soutenir une forte croissance du marché, indiquent les analystes.

2021 pourrait cependant voir un progrès sur ce front. Durant sa campagne, Joe Biden s’était engagé à mettre en place 500 000 nouvelles stations publiques de recharge d’ici à 2030.

— par Ben Foldy

La cybersécurité

Le piratage massif d’agences fédérales mis au jour le mois dernier a révélé les lacunes des systèmes de défense américains dans le domaine de la cybersécurité. Après cette intrusion, que des responsables ont accusé la Russie d’avoir organisé, Joe Biden a affirmé que la cybersécurité serait une priorité à chaque échelon gouvernemental.

Pour Diane Rinaldo, qui a été administratrice entre 2018 et 2019 de la National Telecommunications and Information Administration, l’une des agences piratées, le Congrès pourrait commencer par prendre une mesure simple : allouer des fonds. Si, de par son nom, l’agence qu’elle administrait semblait devoir être à la pointe des technologies, ses employés devaient composer avec une infrastructure informatique hors d’âge, baptisée « Sneakernet », qui les obligeait par exemple à procéder à des interventions manuelles sur chaque ordinateur pour assurer la sauvegarde des e-mails, raconte Mme Rinaldo.

Selon elle, Sneakernet résume à lui seul le degré d’obsolescence des infrastructures informatiques de Washington. « C’est pourtant simple : il faut investir de l’argent. Les systèmes doivent être mis à niveau », souligne Mme Rinaldo, une républicaine.

Au-delà des services gouvernementaux, le principal enjeu de cybersécurité en 2021 est le même qu’en 2020, à savoir les confiscations de données personnelles par des logiciels malveillants (« ransomware »), indique Eric Chien, directeur technique de Symantec, la division de cybersécurité de Broadcom. La situation n’a pas changé dans ce domaine et les organisations doivent continuer de mettre en pratique les règles de base de cybersécurité pour empêcher ce type d’attaques.

La singularité de 2021 tient à la manière dont les organisations s’adapteront à la généralisation du télétravail. Avant la pandémie, il était faisable pour une entreprise de demander à quelques employés de se connecter à distance à ses systèmes au moyen de réseaux privés virtuels. Il est moins facile de procéder de la sorte avec l’ensemble du personnel.

« Que se passe-t-il si quelqu’un oublie qu’il est sur le réseau de son entreprise et se met à regarder Netflix, s’interroge M. Chien. Cela représente énormément de données. » Selon lui, les organisations peuvent mettre en place des systèmes de sécurité plus simples, laissant par exemple les employés se connecter s’ils sont sur le bon fuseau horaire et ne déclenchent pas d’avertissement de sécurité ou de logiciel malveillant.

— par Stu Woo

Le nationalisme technologique

En 2020, le gouvernement américain a pris des mesures pour empêcher d’agir certains grands noms chinois des technologies, en particulier le géant des télécoms Huawei et des fabricants de microprocesseurs. Cette année, il tentera de faire en sorte que les entreprises américaines et de pays alliés qui ont bénéficié de cette initiative ne gaspillent pas leur avance.

Selon des conseillers démocrates et des analystes de la Chine, il ne faut pas s’attendre à ce que l’administration Biden revienne sur les mesures qui ont été prises contre les entreprises technologiques chinoises.

« Il n’est pas question de faire machine arrière, affirme James Mulvenon, qui dirige une équipe d’analystes de la Chine au sein du groupe de défense SOS International. L’administration Biden entend maintenir certaines mesures utiles des politiques de Trump, et atténuer celles qui semblent avoir été prises à chaud dans un but punitif. »

Le nouveau gouvernement pourrait ainsi maintenir les restrictions aux exportations des géants chinois des télécoms et des microprocesseurs, tout en laissant aux tribunaux le soin de déterminer la légalité de l’interdiction de TikTok et WeChat décidée par l’administration Trump.

Le maintien du statu quo permettrait de laisser le temps aux responsables compétents de décider comment stimuler le secteur technologique américain. Le Congrès a récemment adopté une loi de sécurité nationale prévoyant l’octroi de subventions et d’incitations financières aux fabricants de microprocesseurs, des aides qui, selon les parlementaires, pourraient atteindre jusqu’à 3 milliards de dollars par projet. Les conseillers de Joe Biden ont indiqué qu’ils comptaient poursuivre les efforts de l’administration Trump pour inciter les entreprises américaines à développer des technologies d’équipement 5G à source ouverte susceptibles de concurrencer Huawei. Le président élu lui-même a fait des mesures d’encouragement à la fabrication de véhicules électriques américains (secteur dont la chaîne logistique est aujourd’hui dominée par la Chine) un pilier de son programme.

« La priorité des Etats-Unis est d’augmenter leur propre production de microprocesseurs afin d’être moins dépendants d’usines potentiellement instables en Asie, observe Dan Wang, analyste en technologies de Gavekal Dragonomics basé à Pékin. De son côté, la Chine doit rebâtir d’importants segments de la chaîne logistique des équipements et logiciels pour semiconducteurs. »

Traduit à partir de la version originale en anglais

SONDAGE CONFINEMENT : 70 % DES FRANÇAIS LE PRÉVOIENT

SONDAGE CONFINEMENT : 70 % DES FRANÇAIS LE PRÉVOIENT

72 % des Français estiment qu’« un nouveau confinement aura lieu prochainement », selon un sondage OpinionWay-Square pour « Les Echos ». L’adhésion au vaccin contre le Covid progresse mais l’opinion reste très divisée.

Le déploiement des vaccins, un an après l’apparition des premiers cas de Covid dans l’Hexagone , ne suffit pas à rassurer l’opinion. Trois Français sur quatre (72 %) estiment qu’« un nouveau confinement aura lieu prochainement », selon un sondage OpinionWay-Square pour « Les Echos » et Radio Classique. Et ce, dans toutes les franges de la population, y compris dans l’électorat d’Emmanuel Macron : 69 % de ses électeurs au premier tour de la présidentielle pensent que le pays ne pourra pas y échapper.

Russie – Alexeï Navalny : l’ONU demande la libération immédiate

Russie – Alexeï Navalny : l’ONU demande la libération immédiate

 

Le  Haut-Commissariat, dirigé par l’ancienne présidente du Chili Michelle Bachelet, l’ONU demande la libération immédiate de naval ni empoisonné par les services secrets russes, soignés ensuite en Allemagne et arrêter aussitôt son retour en Russie.

 

Ce militant anti-corruption et ennemi juré du Kremlin a été interpellé à son arrivée à Moscou dimanche après quasiment cinq mois de convalescence en Allemagne à la suite de son empoisonnement. Il accuse le président Vladimir Poutine d’avoir ordonné son assassinat au poison Novitchok en août, ce que la Russie dément. Le FSIN, le service pénitentiaire russe, lui reproche d’avoir violé des mesures de contrôle judiciaire en allant se faire soigner à l’étranger.

 

Notons que dans le même temps le président russe a prit quelques libertés avec le droit d’une part en prolongeant son mandat d’une vingtaine d’années, d’autre part en passant un coup d’éponge sur les délits commis par tous les présidents russes y compris lui-même.

Cette fixation de Poutine sur le dissident prouve que l’intéressé n’est pas aussi solide qu’il le dit dans l’opinion russe. En effet Navalny  est certes un opposant certes mais il est loin de disposer d’une force politique susceptible de balayer la dictature de Poutine.

Hausse des prix Electricité : plus 1,6 % pour les particuliers

Hausse des prix Electricité : plus 1,6 % pour les particuliers

 

 

Cette hausse de 1,6 % proposés par la commission de régulation de l’énergie gouvernement serait justifiée par l’environnement. Notons que les professionnels eux subiraient une hausse de 2,6 %.

 

On se demande quelle est la pertinence de cette référence à l’environnement. Il s’agit sans doute des tensions entre l’offre et la demande qui contraint la France désormais à importer de l’électricité en particulier depuis la fermeture de Fessenheim.

 

Notons que cette électricité est souvent importée d’Allemagne et le produit de centrales à charbon ! La commission de régulation s’appuie aussi sur le retard pris par EDF pour l’entretien des centrales qui vise notamment à les mettre aux normes suite à l’accident de Fukushima. En réalité, le retard pris par EDF est bien antérieur à l’arrivée du virus. Observons aussi que le retard pris par l’EPR de Flamanville n’a rien à voir avec la pandémie. Certains pourront considérer que la hausse est faible. Il faut cependant relativiser car l’inflation actuellement est à peu près inexistante voire négative et une hausse de 1,6 à 26 % est loin d’être négligeable.

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