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Croissance France: L’activité manufacturière vers le rouge

 

Depuis plusieurs mois déjà,  le niveau de l’activité manufacturière se tasse ; elle même passe dans le rouge en février. Le virus chinois n’est pas le premier responsable de cette tendance à la baisse qui s’inscrit dans une évolution structurelle. Ce virus va cependant accélérer l’affaiblissement économique ; Maintenant on s’attend à une croissance nulle voire négative en 2020. L’indice PMI des directeurs d’achat, qui mesure la performance globale du secteur sur la base des données recueillies auprès d’un panel de 400 entreprises opérant en France, est passée sous le seuil des 50, à 49,8, contre 51,1 en janvier, selon un communiqué. Un niveau inférieur à 50 points signale un repli de l’activité, tandis qu’une valeur supérieure à cette limite traduit une expansion.

Si la production en elle-même a légèrement reculé pour la première fois depuis quatre mois, c’est surtout la chute du niveau des nouvelles commandes qui explique cette contraction. « Les répercussions de l’épidémie de coronavirus se sont étendues au secteur manufacturier français en février, comme en témoignent de nombreuses entreprises qui attribuent la baisse de leurs carnets de commandes à la crise sanitaire », a commenté Eliot Kerr, économiste à IHS Markit, cité dans le communiqué.

L’impact le plus sévère se retrouve sur les chaînes d’approvisionnement: « l’indice des délais de livraison des fournisseurs affiche en effet un plus bas d’un an, de nombreuses entreprises interrogées attribuant les retards de livraison d’intrants aux perturbations liées à l’épidémie », a-t-il ajouté.

 

L’épidémie vient par ailleurs s’ajouter à un contexte difficile, avec l’affaiblissement du secteur automobile et l’arrêt de la production du Boeing 737 Max, qui a pénalisé de nombreux sous-traitants de l’avionneur.

Coronavirus : menace sur l’activité mondiale

Coronavirus : menace sur  l’activité mondiale

 

 

Avant l’épidémie du virus la Chine était déjà affrontée à un assez fort ralentissement de son économie ;  la croissance du PIB avait  ralenti en 2019 à un plus bas de 30 ans (6,1% selon le FMI). Depuis la production industrielle comme la consommation vont encore nettement écrouler. Un recul qui ne sera pas sans conséquences sur l’ensemble de l’économie mondiale. La première raison c’est que la Chine, usine du monde, va perturber nombre  de circuit d’approvisionnement et de processus de production dans le monde entier. La seconde est que ce pays pèse de manière significative pour sa richesse nationale qui représente environ 15 % du PIB mondial.

Le 20 janvier, le FMI avait déjà revu en baisse les perspectives déjà faiblardes de l’économie mondiale. Des perspectives qui seront revues encore en diminution du fait des conséquences du virus chinois. Avant la déclaration du virus, le FMI pronostiqué seulement  une croissance mondiale de 3,3 % au lieu de 2 %. Mais un nouvelle révision devra  intervenir car le virus chinois ne sera pas contenu avant des semaines, voire des mois. La croissance mondiale pourrait bien perdre jusqu’à 1 % avec évidemment des conséquences négatives sur les croissances internes de chaque pays. Pourtant les dernières prévisions du FMI n’étaient pas particulièrement optimistes avant la déclaration du Corona virus.

Le FMI tablait  sur un rebond moins fort que prévu de la croissance mondiale en 2020 et 2021 en raison des « mauvaises surprises » dans les économies émergentes, à commencer par l’Inde, et de la persistance de risques notamment géopolitiques.  En dépit de l’accord entre la Chine et les États-Unis l’expansion s’essouffle. La croissance du PIB américain devait  ralentir à 2% (-0,1 point) après 2,3% l’an passé, les effets de la réforme fiscale s’estompant.

Pour autant, la première puissance au monde va continuer de faire la course en tête des pays avancés, bien loin des pays de la zone euro (+1,3%) et du Japon (+0,7%). Les pays émergents et en développement vont s’accroître, eux, de 4,4% après 3,7% en 2019. Le volume du commerce international, qui a porté la reprise après la récession mondiale, va se reprendre cette année (+2,9% contre 1% l’an passé). Mais l’augmentation sera inférieure à celle estimée en octobre et loin des 3,7% enregistrés en 2018.

Mais ces prévisions pourraient être bousculées par les conséquences du virus chinois. Avec la multiplication des mesures visant à endiguer la propagation du “coronavirus du Wuhan” – confinement de plusieurs grandes villes chinoises, restrictions sur les voyages et le commerce, isolement croissant de la Chine à l’international – les perturbations économiques pourraient prendre de l’ampleur en Chine et par conséquent affecter la croissance économique mondiale

Même s’il est encore difficile d’anticiper le moment du pic épidémique et l’étendue maximale qu’atteindra la propagation du virus, les économistes de Barclays, JPMorgan et Morgan Stanley estiment que cette crise sanitaire pourrait amputer la croissance économique mondiale de jusqu’à 0,3 point en 2020. En fait, tout dépendra de la durée de la contamination. Si les effets dévastateurs du Coronavirus devaient se poursuivre encore pendant plusieurs mois alors la croissance mondiale pourrait perdre 1 %. Nombre de pays comme ceux  de l’union européenne qui prévoyaient t une petite croissance de 1 % pourraient tutoyer la stagnation voire la régression.

Etats-Unis : alerte sur la croissance avec la baisse de l’activité manufacturière

Etats-Unis : alerte sur la croissance avec  la baisse de l’activité  manufacturière

 

 

Du fait de l’atonie du commerce international, à peu près tous les pays sont confrontés aux mêmes problèmes à savoir la diminution de l’activité manufacturière. C’est vrai depuis des mois pour la Chine par exemple, c’est vrai l’Allemagne et c’est vrai depuis août pour les États-Unis. Chaque pays espère donc que la consommation et les investissements prendront le relais de l’insuffisance des exportations. Rien n’est sûr dans ce domaine compte tenu de l’incertitude qui nourrit l’avenir économique. Phénomène nouveau, la croissance de l’activité manufacturière aux Etats-Unis s’est contractée en août pour la première fois depuis 2016, dans un contexte de ralentissement de la croissance mondiale et de montée des tensions commerciales. Nombre d’experts envisage la récession pour les États-Unis en 2021. Une récession forcément contagieuse compte tenu déjà des croissances actuelles insignifiantes.

Ces chiffres américains tranchent avec ceux publiés la semaine dernière sur la consommation des ménages, qui suggéraient que l’économie, certes en ralentissement, résistait plutôt bien à l’impact des tensions commerciales avec la Chine. “Avec l’industrie manufacturière qui commence maintenant à se contracter, il est d’autant plus important que les ménages continuent de dépenser”, résume Joel Naroff, chef économiste de Naroff Economic Advisors.

L’indice ISM du secteur manufacturier est ressorti en baisse à 49,1 pour août, son plus bas niveau depuis janvier 2016, contre 51,2 en juillet. Les économistes interrogés par Reuters attendaient un léger recul à 51,1.

En recul pour le cinquième mois consécutif, l’indice passe pour la première fois depuis août 2016 sous le seuil de 50, marquant une contraction dans le secteur manufacturier, qui représente environ 12% de l’économie américaine.

L’ISM évoque “une baisse notable de la confiance des entreprises”, ajoutant que “le commerce international reste le problème le plus important, comme le montre la forte contraction des nouvelles commandes à l’export”.

Le sous-indice des commandes nouvelles dans leur ensemble a reculé à 47,2 en août, au plus bas depuis juin 2012, contre 50,8 en juillet.

Celui de l’emploi a baissé à 47,4 en août, à son plus bas niveau depuis mars 2016, contre 51,7 en juillet, un chiffre qui fait craindre une diminution des effectifs du secteur industriel en août.

En juillet, les entreprises manufacturières ont déjà réduit les horaires de travail, faisant tomber l’horaire hebdomadaire moyen à son plus bas niveau depuis novembre 2011, et elles ont diminué les volumes d’heures supplémentaires.

Le rapport mensuel sur l’emploi du département du Travail doit être publié vendredi.

“L’enquête (de l’ISM) constitue un avertissement sur le fait que l’incertitude autour des droits de douane et du commerce international continue de peser sur l’activité manufacturière et que cette incertitude est un risque de plus en plus important pour la croissance”, souligne John Ryding, chef économiste de RDQ Economics.

Croissance Chine: encore une nouvelle contraction de l’activité manufacturière

Croissance Chine: encore une nouvelle contraction de l’activité manufacturière

Cela fait quatre mois que l’activité manufacturière est dans le rouge en Chine. Même les statistiques officielles chinoises souvent bidouillées en témoignent. C’est évidemment le signe d’un très fort tassement des échanges internationaux mais aussi d’une croissance molle en Chine. En effet, la consommation intérieure ne parvient pas à compenser la faiblesse de la croissance des exportations.

 

L’activité dans le secteur manufacturier chinois s’est contractée en août pour un quatrième mois consécutif, alors que les Etats-Unis ont accentué les pressions commerciales et que la demande intérieure demeure faible.  La faiblesse persistante du vaste secteur manufacturier pourrait inciter Pékin à déployer des mesures de soutien à l’économie supplémentaires, plus rapidement et avec plus d’agressivité, pour contrer le plus important ralentissement de l’économie chinoise en plusieurs décennies.

L’indice PMI manufacturier officiel a reculé à 49,5 en août après 49,7 le mois précédent, montrent les statistiques gouvernementales publiées samedi, demeurant sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient une contraction moins marquée, identique à celle constatée en juillet.

Ce nouveau déclin met en exergue l’impact néfaste des tensions commerciales avec les Etats-Unis et du ralentissement de la demande mondiale sur les exportateurs chinois.

D’après les données du Bureau national de la statistique (BNS), les commandes à l’exportation ont poursuivi leur déclin pour un quinzième mois consécutif même si leur sous-indice a marqué en août un léger rebond par rapport à juillet (47,2 contre 46,9).

Les nouvelles commandes – intérieures comme extérieures – ont continué de chuter, indiquant que la demande domestique reste faible malgré une série de mesures engagées dès l’année dernière par le gouvernement chinois.

Face aux perspectives incertaines, les usines ont continué de supprimer des emplois. Ainsi le sous-indice de l’emploi a chuté à 46,9 contre 47,1 le mois précédent.

L’indice PMI officiel des services, secteur qui représente plus de la moitié de l’économie chinoise, a progressé à 53,8 contre 53,7 en juillet.

Porté par l’augmentation des salaires des ménages et une consommation solide ces dernières années, le secteur a toutefois connu un ralentissement en fin d’année dernière sur fond de ralentissement mondial de la demande.

Croissance Japon- l’activité manufacturière encore dans le rouge )

Croissance Japon- l’activité manufacturière encore dans le rouge

 

Une très mauvaise nouvelle pour le Japon ce nouveau recul de l’activité manufacturière au mois d’août mais un repli qui témoigne surtout du très net tassement de la demande chinoise.- L’activité du secteur manufacturier au Japon s’est en effet  contractée en août pour un quatrième mois consécutif, sous l’effet d’une importante baisse des commandes à l’exportation, montrent les résultats préliminaires de l’enquête réalisée par Markit/Jibun Bank auprès des directeurs d’achats.

La version “flash” de l’indice PMI manufacturier s’est établie à 49,5 en août en données corrigées des variations saisonnières, marquant un léger rebond par rapport à juillet (49,4 en lecture définitive) mais restant pour un quatrième mois consécutif sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.La production industrielle et les nouvelles commandes ont connu une nouvelle contraction, certes moins importante que le mois précédent, soulignant l’impact du conflit sino-américain sur une économie japonaise dépendante des exportations.

Par contre d’après d’autres données publiées jeudi, la version “flash” de l’indice PMI des services s’est établie en août à 53,4 en données corrigées des variations saisonnières, après 51,8 en lecture définitive le mois précédent, marquant sa plus forte progression depuis octobre 2017.Les données officielles publiées la semaine dernière montrent que les exportations japonaises ont connu en juillet un déclin pour le huitième mois consécutif, sous l’effet du ralentissement de la croissance mondiale.

La version “flash” de l’indice PMI composite calculée par Markit/Jibun Bank, qui regroupe secteurs manufacturier et des services, a progressé en août à 51,7 contre 50,6 en lecture définitive en juillet.

Croissance Japon : comme en Chine , baisse de l’activité manufacturière en juillet – PMI

Croissance Japon : comme en Chine, baisse  de l’activité manufacturière en juillet – PMI

Comme la Chine, le Japon enregistre une  baisse de – l’activité du secteur manufacturier en juillet (pour un troisième mois consécutif), Le Japon dont la croissance est très dépendante des débouchés chinois.  Signe que la croissance pourrait bien se tasser au second trimestreles prix à la consommation (hors produits frais) au Japon ont progressé de seulement 0,6% en juin sur un an ;  une évolution au plus bas depuis au moins un an et s’éloignant ainsi encore plus de la cible de 2% visée en vain par la Banque du Japon et le gouvernement depuis plus de six ans. Et c’est encore pire (+0,5%) si l’on calcule sans tenir compte non plus des prix de l’énergie qui font grimper la moyenne quand les cours du pétrole augmentent. L’inflation découlant d’une demande motrice souhaitée par les autorités apparaît encore illusoire, même si la pénurie de main-d’œuvre entraîne une augmentation des salaires dans certains secteurs. Conclusion, la tendance de la croissance est dans le rouge, ce que confirme l’indice PMI. Manufacturier. L’indice PMI manufacturier s’est établi en lecture définitive à 49,4 en juillet en données corrigées des variations saisonnières, contre 49,3 en juin, restant sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

La version “flash” de l’indice était ressortie à 49,6.

D’après les résultats de l’enquête, la production industrielle s’est contractée pour un septième mois consécutif et a décliné à son rythme le plus important en quatre mois, mettant en avant la persistance du ralentissement engendré par les pressions commerciales.

“Les indicateurs prévisionnels suggèrent que les industriels du Japon se préparent à un nouveau trimestre difficile, les entreprises ayant réduit leurs stocks et achats afin de limiter les coûts”, a déclaré Joe Hayes, économiste chez IHS Markit, le cabinet d’études qui réalise l’enquête.

Croissance Chine: ralentissement inquiétant de l’activité manufacturière

Croissance Chine: ralentissement inquiétant de l’activité manufacturière

Il semble bien se confirmer qu’un tassement assez sévère concernant l’activité en Chine. Ainsi en avril,  l’indicateur de l’activité manufacturière tutoie la régression. Le signe évident que le commerce international s’affaiblit nettement sur fond de baisse générale des PIB  nationaux. Ce ralentissement de l’activité au début du deuxième trimestre contraste avec les statistiques rassurantes du mois de mars – progression de la production et des profits industriels, rebond des exportations – qui laissaient entrevoir aux investisseurs une économie chinoise revigorée. L’indice PMI manufacturier officiel est tombé de manière inattendue à 50,1 en avril, juste au-dessus du seuil qui sépare expansion et contraction de l’activité, montrent les résultats publiés mardi des enquêtes réalisées par les pouvoirs publics auprès des directeurs d’achats. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient un indice PMI de 50,5, comme en mars où l’activité avait progressé pour la première fois en quatre mois. Plusieurs économistes avaient toutefois dit s’attendre à un repli de l’activité, voyant dans les statistiques positives de mars le reflet de facteurs temporaires – notamment une gestion des stocks par certains industriels dans le but de profiter de mesures fiscales qui entraient en vigueur au 1er avril.

 




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