Archive pour le Tag 'passé'

Puissance économique : l’Inde passe devant la France

Puissance économique : l’Inde passe devant la France

 

. Parmi les mutations qui caractérise la crise mondiale figure notamment la montée en puissance des pays en développement. Un phénomène irréversible qui redistribue les cartes et devrait interroger les vieux pays développés à se repositionner stratégiquement concernant notamment la nature et le mode de production et leur système de formation. Une note de recherche, publiée mardi 26 décembre par l’institut Centre for Economics and Business Research (Cebr), montre que l’économie indienne devrait se hisser dès 2018 à la 5e place mondiale. Le pays devancera ainsi ses homologues français et britannique. A l’oeuvre depuis plusieurs années, cette progression n’est pas une surprise et s’inscrit dans une tendance plus large qui devrait aboutir à l’installation des pays asiatiques dans le classement des dix économies les plus importantes de la planète au cours des 15 années à venir. « Malgré quelques revers passagers (…), l’économie indienne est en mesure de rattraper celle de la France et celle du Royaume-Uni en 2018 et, exprimée en dollars, elle les dépassera toutes les deux pour devenir la cinquième puissance économique en dollars », prédit Douglas McWilliams, le vice-président du Cebr. Selon le même institut, les Etats-Unis devraient quant à eux être dépassés par la Chine, qui prendrait ainsi la première, place aux alentours de 2032.

Chômage : le taux passe sous les 10% en zone euro

Chômage : le taux passe sous les 10% en zone euro

Ce taux de chômage s’établit à 9,8% en octobre après 9,9% en septembre, chiffre révisé après avoir été annoncé à 10%. Le chômage n’a cessé de baisser en zone euro depuis un pic de 12,1% inscrit au début de 2013. Il est désormais sous la barre des 10%, pour la première fois depuis 2011, mais reste nettement supérieur à son niveau d’avant la crise financière (7,2% en mars 2008). Le nombre de chômeurs dans les 19 pays partageant l’euro s’établit à 15,9 millions en octobre, 178.000 de moins qu’en septembre et 1,12 million de mois qu’un an plus tôt, rapporte Eurostat. Pour l’ensemble de l’Union européenne, le taux de chômage pour octobre s’affiche à 8,3%, au plus bas depuis février 2009, après 8,4% en septembre.

Présidentielle 2017 : l’écologie passe sous la table (Hulot)

Présidentielle 2017 : l’écologie passe sous la table (Hulot)

C’est en substance ce que dit Nicolas Hulot à propos des débats politiques qui se déroulent dans la perspective de 2017. De fait  lors de la primaire de la droite cette problématique a été la grande absente (avec la question européenne) sauf par NKM  mais bien timidement. Fillon, lui,  n’en parle pratiquement pas. Quant au parti socialiste il est sans doute bien gêné par le plan de programmation énergétique qui ne met à peu près rien en cause même pas Fessenheim dans la fermeture n’est annoncé qu’en 2019 et qui sera annulée  par la droite revenue au pouvoir. Les verts, eux,  sont devenus tellement insignifiants sur le plan politique que leur voix est inaudible. On comprend évidemment que les questions du chômage et de la sécurité viennent  au premier rang des préoccupations. Reste une majorité des Français sensibilisés à l’environnement et à la santé. « Il est temps de redresser la barre. J’espère que la classe politique va se ressaisir. Je leur accorde une sincérité sur le fait qu’ils ont à cœur le bien-être des Français. Mais il passe par la préoccupation de ces sujets », explique Nicolas Hulot en évoquant un sondage pour Fonds mondial pour la nature (WWF) montrant que plus de deux-tiers des Français s’intéressent à la protection de l’environnement. Le primaire de la droite n’a pas non plus fait une grande place à l’écologie. Nicolas Hulot confie d’ailleurs qu’il n’est pas allé voter dans ce scrutin qui a conduit à la victoire écrasante de François Fillon. Sur cette thématique, le nouveau leader de la droite affiche des idées pro-nucléaires et souhaite remettre en cause le principe de précaution, que Jacques Chirac avait fait entrer dans la Constitution sous l’impulsion de Nicolas Hulot. « C’est symptomatique et ça me désole parce que, et je le dis sans aucune flagornerie, tout le monde s’accorde pour dire que cet homme est intelligent », regrette l’ancien présentateur TV. Sur le principe de précaution, Nicolas Hulot considère que « ce serait une régression que de revenir en arrière« . Quant au nucléaire : « C’est un mode de production énergétique qui nous emmène dans des dérives financières absolument terrifiantes. Je pense que la démonstration des coûts induits des conséquences de Fukushima au Japon devrait nous amener à beaucoup plus de mesure ». Nicolas Hulot tient par ailleurs à rappeler que le nucléaire « ne nous met pas dans une situation d’indépendance énergétique » car « il faut bien aller chercher quelque part » les matériaux fossiles.

Un passé c’est mieux qu’un avenir judiciaire, (Juppé)

Un passé  c’est mieux  qu’un avenir judiciaire, (Juppé)

 

Réponse cinglante de Juppé à ce qui veulent le discréditer en raison de son passé judiciaire « En matière judiciaire, il vaut mieux avoir un passé qu’un avenir». Une réponse adressée en particulier à Morano qui considérait que Sarkozy était innocent puisque que jamais condamné. Une réponse plus générale à tous ceux qui l’attaquent en raison surtout de sa position de favori dans les sondages. Le maire de Bordeaux, favori de la primaire de la droite, a été condamné en 2004 pour prise illégale d’intérêts dans le cadre de l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris (en fait il a payé pour Chirac). L’ancien ministre de l’Economie Emmanuel Macron avait déclaré la semaine dernière à Strasbourg que le passé judiciaire d’Alain Juppé et les ennuis judiciaires actuels de Nicolas Sarkozy les disqualifiaient pour la présidentielle de 2017. Bruno Le Maire, candidat à la primaire, a inscrit dans son « contrat présidentiel » l’obligation faite à tout candidat à un mandat électif à présenter un casier judiciaire vide. « Tout le monde connaît ma situation, je me suis exprimé, et je crois que les Français ont compris et qu’ils m’ont relégitimé à plusieurs reprises », a réagi Alain Juppé sur BFM TV. « Tous ces personnages (…) n’ont que l’Etat de droit à la bouche. Qu’est-ce que c’est que l’Etat de droit? C’est la non-rétroactivité de la loi pénale », a-t-il poursuivi. A la question de savoir s’il se considérait comme la cible privilégiée de ces attaques, l’ancien Premier ministre a répondu : « Peut-être pas uniquement, peut-être pas principalement. En matière judiciaire, il vaut mieux avoir un passé qu’un avenir. »

(Avec Reuters)

 

ISF : Bettencourt passe à travers

ISF : Bettencourt passe à travers

 

 

L’hebdomadaire satirique révèle ce mercredi la liste de 50 ultra-riches français, parmi lesquels l’héritière de L’Oréal, ayant « économisé » plusieurs dizaines de millions d’euros grâce au bouclier fiscal. La divulgation de données « couvertes par le secret fiscal » étant interdite, Bercy a décidé de porter plainte. Si l’Impôt de solidarité sur la fortune venait à être supprimé, comme l’a récemment envisagé Emmanuel Macron ou comme le propose beaucoup de candidats à la primaire de droite, les finances de Liliane Bettencourt ne devraient pas vraiment s’en ressentir. Et pour cause: la première fortune française n’a pas payé l’ISF en 2015, révèle le Canard enchaîné mercredi 8 juin. Le tout grâce à un habile montage rendu possible par le fameux « bouclier fiscal ». Ce dernier, qui rend « confiscatoire » un taux d’imposition global supérieur à 75%, instaure de fait un plafond au-delà duquel il est impossible de se voir taxer. L’héritière du groupe L’Oréal et ses conseillers l’ont bien compris. En clair: la milliardaire, en déclarant 80 millions d’euros de revenus, ne peut pas être taxée au-delà de 61 millions. Une somme atteinte une fois acquittés l’impôt sur le revenu et la CSG. Reste l’ISF, calculé, lui, sur le patrimoine. Et par un heureux hasard, celui-ci s’élevait en 2015, à… 61 millions d’euros. Le plafond ayant déjà été atteint, aucune chance de voir le fisc les réclamer à Liliane Bettencourt. Tout est parfaitement légal. Pour atteindre le résultat escompté, il suffit en effet de « laisser dormir dans des sociétés financières les dividendes d’action et les revenus d’assurance-vie », explique Le Canard. Et de ne retirer que le strict minimum, de manière à atteindre le plafond le plus rapidement possible. Hormis Liliane Bettencourt, près de 50 ultras riches français ont bénéficié de ce bouclier fiscal. Parmi eux, on trouve le patron de LVMH Bernard Arnault, qui a « économisé » plus de 5 millions d’euros d’ISF. Mais aussi Hélène Darty (plus de 2 millions, soit presque la totalité), Hélène Leclerc (1,5 million) ou le président du Racing 92 Jacky Lorenzetti (1,5 million).  Quelques heures après ces révélations, Bercy a réagi en annonçant avoir porté plainte contre X. La publication de ces informations, « couvertes par le secret fiscal », est « un fait d’une très grande gravité », ont réagi dans un communiqué Michel Sapin, ministre des Finances, et Christian Eckert, secrétaire d’Etat au Budget, faisant part de leur « indignation ». « La divulgation d’informations fiscales nominatives par des personnes qui en sont dépositaires à titre professionnel constitue un délit sanctionné par le code pénal », ont souligné les deux ministres.

 

(RTL)

Une centaine de Molenbeek : « beaucoup de responsables n’ont pas compris ce qui se passe dans les quartiers » (maire de Sarcelles)

Une centaine de Molenbeek : « beaucoup de responsables n’ont pas compris ce qui se passe dans les quartiers » (maire de Sarcelles)

 

 

 

Interview dans challenges du Député socialiste, maire de Sarcelles et président de l’Agence Nationale pour la rénovation Urbaine,

Patrick Kanner, le ministre de la ville, a déclaré qu’une centaine de quartiers présentaient des similitudes avec Molenbeek. A-t-il raison?

Oui, surtout quand je vois les réactions que cela suscite. Beaucoup de responsables politiques n’ont pas compris ce qui se passe dans ces quartiers. Ils sont incapables de conceptualiser la ghettoïsation. Dans ces cités déstructurées, il y des individus qui peuvent basculer de la délinquance au terrorisme. C’est ce qui s’est passé pour la quasi-totalité des terroristes en France.

En tant que maire de Sarcelles, comment vivez-vous cette radicalisation. Et comment réagir?

Notre plus grande difficulté, c’est que les islamistes ont identifié nos quartiers difficiles comme un terreau pour y recruter de potentiels terroristes. Nous sommes confrontés à une véritable entreprise de déstabilisation. L’Etat doit réagir mais il ne doit pas le faire seul. Il faut créer une task force associant les administrations centrales et les élus locaux afin d’échanger les informations de façon systématique. Par exemple, à Sarcelles, deux écoles coraniques viennent d’ouvrir, en toute légalité. Il faut que toutes les informations sur ces écoles, que certains soupçonnent d’abriter des réseaux salafistes, soient partagées. Les échanges existent mais ils sont liés aux relations amicales entre élus et responsables d’administrations. Il faut les systématiser.

Manuel Valls avait dénoncé l’apartheid « territorial, social et ethnique », il y a plus d’un an. Depuis, qu’est ce qui a changé?

Le premier ministre a défini une stratégie très offensive pour lutter contre les cités ghettos. Mais elle tarde à se mettre en place. Le Premier ministre a bien compris qu’il faut arrêter de concentrer les ménages les plus pauvres dans les villes en difficulté. Mais les préfets appliquent encore le Dalo, le droit au logement, et ils affectent les ménages les plus modestes dans les cités qui ont le plus de logements sociaux. La politique de peuplement, qui visait à casser les ghettos, n’est pas encore visible. On ne change pas des habitudes prises pendant 30 à 40 ans aussi vite.

Manuel Valls voulait aussi obliger les communes riches à construire des logements sociaux…

Oui, la pression est montée. Les préfets ont même réquisitionnés 70 terrains dans les communes qui refusaient d’appliquer la loi qui leur impose 25% de logements sociaux. Mais il faut faire très attention au type de logement social que vont construire les communes riches. Si ce sont des logements pour classes moyennes, cela risque de siphonner ces populations qui restent encore dans nos banlieues difficiles. Il faut imposer aux villes riches d’accueillir les ménages les plus en difficulté.

Hollande loi travail : ça passe ou ça casse

Hollande loi travail  : ça passe ou ça casse

Dans la politique de communication de l’Élysée on annonce que le nouveau texte sera réellement nouveau et qui découlera directement des modifications voulues par François Hollande. Reste à savoir si l’ampleur et la nature de ces évolutions seront de nature à satisfaire notamment les syndicats réformistes et en particulier la CFDT. La CFDT qui ce week-end a raidi sa position pour tenir compte d de ces oppositions internes sans doute minoritaire mais qu’on doit intégrer pour ne pas provoquer un nouveau schisme qui serait fatal à l’organisation. Pour cela le projet de loi devra présenter des modifications substantielles en particulier sur les modalités et le champ des licenciements sur le barème des indemnités pour le licenciement aussi sur les conditions de référendum dans les entreprises sans parler de la remise en cause du temps de travail dans les petites entreprises. , François Hollande va donc réécrire la loi El Khomri. Ou plutôt, comme il l’a répété à tous ses interlocuteurs, il va l’écrire. « Le texte va être présenté lundi pour la première fois, c’est un texte nouveau. C’est le seul texte qui comptera », confie un des rares mis dans la boucle par un Président qui rêve d’un effet de surprise pour en finir avec un mouvement qu’il n’avait pas vu venir. Une chose est sûre, l’aspect « travail des enfants » disparaîtra. Mais rien ne dit que l’opération de magie « la loi El Khomri est finie, vive la loi Travail » suffira à calmer la rue, ni même la CFDT. « Hollande va essayer demain d’avoir un accord avec la CFDT. Il va falloir mettre du lourd, ils n’ont aucune raison de se faire tuer pour rien », prédit un cadre de la majorité. Un autre poids lourd veut y croire : « Il s’en sort par le haut. Il reformule la partie sur les prud’hommes en relevant le barème et surtout en ne le rendant plus qu’indicatif, il encadre la définition des licenciements économiques, il essaie d’introduire des éléments nouveaux, le droit à la formation, il charge le Compte Personnel d’activité et il espère que ça passe. S’il ne donne rien, il y aura un million de personnes dans la rue à la fin du mois et il n’est pas dans cette option.

Carburant : le SP 95 passe de 0, 17 à 0,22 euros le litre ….. En Arabie Saoudite

Carburant : le SP 95 passe de 0, 17 à 0,22 euros le litre ….. En Arabie Saoudite

 

Pour un pays comme la France qui se réjouit de voir le litre  de gasoil actuellement ramené à 1 euro l’augmentation décidée en Arabie Saoudite pourrait prêter à sourire. Pour l’Arabie Saoudite, la vérité est cependant plus grave et plus tragique (comme pour la plupart des pays producteurs de pétrole) ; sur la tendance en effet ; l’Arabie Saoudite s’oriente vers une faillite certaine, elle est même menacée d’une dégradation par les agences de notation. En cause évidemment la baisse des cours du pétrole qui ont perdu 60 % de leur valeur en un peu plus d’un an. De ce fait le pays devra se serrer sérieusement la ceinture avec en particulier de nouvelles taxes et des réorientations des dépenses budgétaires. Le déficit budgétaire a en effet atteint L’Arabie saoudite, ses finances mises à mal par la chute des cours de pétrole, a annoncé lundi son intention de couper dans ses dépenses, de procéder à des réformes structurelles et de lancer des privatisations en 2016 afin de réduire son déficit budgétaire qui a atteint un niveau de leur de 15 % du PIB en 2015 soit environ 100 milliards de dollars,  record cette année. Le projet de budget 2016 dévoilé par le ministère des Finances constitue la plus importante inflexion de la politique économique du royaume depuis des années et comporte des réformes politiquement sensibles devant lesquelles les autorités avaient jusqu’ici reculé. Il indique aussi en creux que le pouvoir n’attend pas de redressement des prix du brut dans un avenir prévisible et se prépare au contraire à des années de maigres recettes pétrolières. En octobre, le Fonds monétaire international avait averti que le premier producteur de l’OPEP serait à court d’argent d’ici cinq ans s’il ne se serrait pas la ceinture. Le déficit budgétaire saoudien a atteint 367 milliards de riyals (89 milliards d’euros ou 98 milliards de dollars) en 2015, soit 15% du produit intérieur brut. Le projet de budget 2016 prévoit de le ramener à 326 milliards de riyals, ce qui devrait dispenser Ryad de céder des actifs à l’étranger. L’objectif des dépenses a été fixé à 840 milliards de riyals contre 975 milliards effectivement dépensés cette année. Le ministère des Finances a précisé qu’il passerait en revue une série de projets gouvernementaux pour s’assurer de leur nécessité et de leur efficacité. Les recettes sont quant à elles prévues à 514 milliards de riyals, contre 608 milliards en 2015, ce dernier chiffre à mettre au regard d’un objectif initial de 715 milliards. Les cours du pétrole se sont établis à 54 dollars le baril en moyenne cette année mais ils sont maintenant descendus à moins de 37 dollars.

Sondage 2017 : Sarkozy passe derrière Hollande

Sondage 2017 : Sarkozy passe derrière Hollande

Il faut d’abord relativiser ce sondage (comme les autres)  qui tente de faire apparaître les préférences des Français pour Hollande d’une part,  Sarkozy d’autre part. Il faut se rappeler que 75 % de la population ne souhaitent la présence ni de l’Hollande,  ni de Sarkozy pour cette élection de 2017. Pour autant ce sondage IFOP montre le net affaiblissement de Nicolas Sarkozy par rapport à François Hollande. Sans doute Nicolas Sarkozy paye-t-il là l’attitude prise à l’égard du Front National c’est-à-dire sa position du ni ni qui assimilait FN et  PS ; de toute évidence Sarkozy n’apparaît pas comme le rassembleur qui était espéré, en raison  sans doute de  ses positions sectaires voir même de  la brutalité qu’il manifeste à l’égard des personnalités qui ne perd partagent e pas son point de vue. Mais ce sondage comme d’autres est cependant à relativiser dans la mesure où les résultats sont parfois contradictoires (un récent sondage montrait que Hollande serait battue au premier comme au deuxième tour). On ne peut écarter l’idée que certains sondages sont un peu bricolés.   »Des deux personnalités suivantes, laquelle préférez-vous? » François Hollande, répondent à 49% les sondés, contre 44% pour son prédécesseur. 7% répondent ni l’un ni l’autre. Depuis mars 2013, Nicolas Sarkozy devançait toujours François Hollande dans ce duel, de six points (mai 2015) jusqu’à quatorze (juillet 2014). Il n’y a pas eu de sondage de ce type entre juillet 2012 et mars 2013. Dans un duel entre le locataire de l’Elysée et Marine Le Pen, le premier remporte 66% d’adhésion (+4 par rapport à octobre) contre 30% (-1) pour la présidente du FN, la différence venant des personnes qui ne choisissent ni l’un ni l’autre. Dans un duel entre le président des Républicains et Marine Le Pen, le premier est préféré par 67% (+3 par rapport à mars) des sondés contre 25% (=) pour la fille de Jean-Marie Le Pen.Invités à dire l’opinion qu’ils ont de toute une série de personnalités, les sondés placent comme en novembre Alain Juppé en tête (68%, +5) de celles dont ils ont une bonne opinion, devant François Bayrou (60%, +3) et, nouveau sur la troisième marche du podium, Laurent Fabius (59%, +8), dans un baromètre très largement à la hausse. Parmi les hausses notables, celle du président de la République, qui gagne 14 points à 45% d’opinions favorables, contre 31 en novembre. Cependant Le président de la République est donné battu dès le premier tour dans un autre sondage TNS Sofres-OnePoint pour Le Figaro, LCI et RTL publié ce mardi 15 décembre. Selon ce sondage, Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy seraient largement gagnants, de 40 à 28 points d’écart, face à Marine Le Pen au second tour mais le chef de l’Etat ne serait pas qualifié. Trois configurations de premier tour ont été testées dans cette enquête: dans la première, où Nicolas Sarkozy et François Bayrou sont respectivement candidats des Républicains et du MoDem, Marine Le Pen (26%) est qualifiée pour le second tour avec Nicolas Sarkozy (24%). François Hollande (19%) suit, tandis que François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon sont à égalité avec 10,5% des voix, devant Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France, 4,5%).

Le passé trouble de Mohamed Abdeslam, le frère des deux tueurs

Le passé trouble de Mohamed Abdeslam, le frère des deux tueurs

Le soir des attentats, le frère des deux tueurs de la fratrie Abdeslam, Mohamed s’est largement expliqué dans les médias pour affirmer qu’il était complètement étranger aux attentats et que sa vie témoignait de son comportement de citoyen modèle. La vérité est moins belle puisqu’on apprend 15 jours après les événements tragiques que Mohamed a lui aussi connu un parcours de délinquant pour des actes graves et répétés. Du coup ses déclarations de transparence et de vérité se trouvent  gravement entachées  par l’oubli relatif de son passé. Cela n’en fait pas forcément un coupable mais des interrogations sur les liens avec les deux tueurs sont légitimes. Après sa garde à vue, Mohamed Abdeslam s’était en effet vigoureusement défendu. «J’étais accusé d’actes terroristes (…) mais en aucun cas je n’ai été lié de près ou de loin à une intervention à Paris. Je suis employé communal depuis dix ans, je n’ai jamais eu de problème avec qui que ce soit. Les gens de la commune savent de quoi je suis capable et de quoi je ne suis pas capable. Je n’ai jamais eu d’ennuis avec la justice. J’avais un alibi. (…) Nous sommes une famille ouverte qui n’a jamais eu de problème avec la justice. Mes parents sont sous le choc de la tragédie. Mes deux frères sont normaux, je n’ai jamais rien remarqué», avait-il déclaré Le problème est qu’il a menti. Car il a déjà eu affaire à la justice de son pays. Selon plusieurs médias belges, en 2005, quelques ambulanciers avaient été suspectés de détrousser les défunts lors des transferts vers la morgue ou le funérarium. Le plus souvent, il s’agissait de dépouilles mortelles de personnes âgées. Quatorze braquages post-mortem ont ainsi été recensés.  En 2010, sept personnes ont été renvoyées devant le tribunal correctionnel dans cette affaire dite des «ambulanciers charognards». Parmi elles, Mohamed Abdeslam, alors âgé de 18 ans, sera condamné par défaut à une peine de deux ans de prison avec sursis. Nathalie Gallant, son avocate, a réagi auprès du journal La Dernière Heure, indiquant que son « client a été jugé par défaut. Il a encore la possibilité de faire opposition et reste donc présumé innocent. De plus, les faits remontent à plus de dix ans.» Mohamed Abdeslam a tenté d’éteindre l’incendie auprès de la RTBF, le groupe audiovisuel public belge. Le jeune homme, qui s’exprime très bien face aux caméras, a évoqué une époque où il «ne réfléchissait pas trop». «C’est une affaire qui date de plus de 11 ans et des faits commis à l’âge de 18 ans. J’étais encore un jeune garçon immature et pas très responsable», se défend-il, parlant d’une «grosse erreur de jeunesse».  Le frère de Salah et Brahim Abdeslam prétend ne plus avoir jamais fait parler de lui sur le plan judiciaire.

 

Plus de mot de passe pour les mails chez Yahoo

Plus de mot de passe pour les mails chez Yahoo

Lorsque l’usager voudra se connecter à son compte Yahoo Mail, il n’aura plus besoin d’entrer un mot de passe; le service Account Key enverra un message au smartphone connecté audit compte. En appuyant sur une icone « oui » ou « non », l’usager pourra signaler si cette tentative d’accès est normale ou pas. Si le smartphone est perdu ou volé, l’usager peut vérifier l’identité par un courriel ou un SMS envoyé à un compte tiers.  Satnam Narang, un responsable de la société de cybersécurité Symantec, a dit que ce système était un plus par rapport au traditionnel mot de passe. Mais il reste en deçà, selon lui, de la méthode d’authentification par requête de deux éléments d’information. Narang doute que la plupart des usagers renoncent aussi facilement au procédé du mot de passe et il encourage l’emploi de logiciels de gestion des mots de passe jusqu’à ce qu’une nouvelle méthode de vérification les remplace pour de bon.

Congrès PS : où sont passés les adhérents ?

Congrès PS : où sont passés les adhérents ?

 

Courant 2014 le PS revendiquait encore 160 000 adhérents or pour le vote des motions du  congrès de 2015, on ne retrouve que 65 000 votants officiels ! Il en manque 100 000! 65 432 votants correspondant à 92 % de bulletins dépouillés, soit un taux de participation de 54,62 %, la motion A, portée par la direction sortante du PS et soutenue par les membres du gouvernement, est arrivée en tête, avec 39 259 voix et 60 % des suffrages. Elle laisse loin derrière la motion concurrente des frondeurs et de l’aile gauche du parti qui totalise 29 % et 18 975 voix. En fait pour l’essentiel les adhérents PS sont des élus ,actuels,  anciens ou candidats potentiels. Un parti d’apparatchiks qui a perdu ses bases, ses valeurs aussi. Mais la dynamique des appareils est suffisante pour donner une légitimité à Hollande qui en plus fera l’impasse sur des primaires. Une curieuse  conception de la démocratie alors qu’un sondage aujourd’hui démontre que 77% des Français ne veulent pas de Hollande en 2017. Il est vrai qu’ailleurs c’est la même logique d’appareil, ce ne sont pas les plus compétents et/ou les plus populaires qui sont susceptibles d’être élus en 2017 mais ceux qui maîtrisent les appareils. Une sorte déni de démocratie et en même temps uen remise en cause des fondements même cinquième république. D’une  certaine manière la France est retombée dans les travers de la quatrième république avec les mêmes arrangements d’appareils, les mêmes castes incapables de faire face aux enjeux actuels . Une monarchie républicaine caractérisée par le manque de courage et de compétence. Pas étonnant qu’on rencontre des records d’abstention !

Médecins Généralistes : la consultation passe à 25 euros

 

 

On peut ne pas être accord avec cette augmentation de 2 euros décidée par les syndicats de médecins mais force est de constater que l’écart actuel  entre généralistes et spécialistes n’est pas justifié. Du coup la médecine générale  perd de son attractivité et certaines zones deviennent de véritables désert médicaux. La seule solution se rendre à l’hôpital du chef lieu de département. Les médecins, qui pratiquent en secteur 1, sont en effet appelés par leur syndicat MG France à relever de deux euros le prix de leur acte. Ce dernier sera facturé 25 euros au lieu de 23 euros dans certains cabinets, dès aujourd’hui et pour une durée indéterminée. Une décision prise sans le feu vert de la Sécurité sociale. «C’est une action symbolique. Nos tarifs n’ont pas bougé pour la cinquième année consécutive. Nous demandons simplement à être traités de la même façon que toutes les 45 autres spécialités», explique le docteur Jacques Battistoni, généraliste à Caen, et secrétaire général du syndicat. Les généralistes vivent en effet comme une injustice le fait d’avoir été empêchés par la sécurité sociale d’appliquer à leur tarif de base de 23 euros la cotation MPC, qui correspond à une majoration forfaitaire de deux euros. «Par un avenant, la sécurité sociale a exclu les médecins généralistes de ce dispositif. Du coup, nous sommes les seuls à ne pas pouvoir majorer nos tarifs de deux euros. C’est d’autant plus inacceptable que nous avons les mêmes contraintes que nos confrères, voire plus. La Sécu souhaite faire des économies et instaurer une différenciation entre généralistes et spécialistes. Mais la médecine générale est aussi une spécialité!», s’agace le secrétaire générale du syndicat.

 

Drones : 100.000 vendus l’an passé en France, pour quoi faire ?

Drones : 100.000 vendus l’an passé en France, pour quoi faire ?

 

 

Il ya les jouets dont on peut se servir dans sa cour. Il y a aussi ceux qu’on peut utiliser pour survoler des lieux publics. Et là c’est de l’inconscience totale. Dans un environnement de  terrorisme généralisé, on sait bien qu’un tordu un jour ou l’autre va balancer un engin explosif à partir d’un drone. On interdit certes le survol de certains lieux à certaines conditions mais pour autant le phénomène drone se développe par provocation ou pure idiotie ; On attend quoi pour interdire la commercialisation des drones dangereux ? Il faut une commission enquête parlementaire, une conférence internationale, une information judicaire, une réunion extraordinaire de l’assemblée nationale ?  D’après l’institut GFK, qui tient le registre de la commercialisation de produits de consommation, 100.000 drones de loisirs ont été achetés en France, en 2014.  Les drones font désormais partie de notre quotidien. On ne parle pas uniquement des survols de lieux interdits, qui se multiplient, mais plus précisément de leurs ventes.  Selon des chiffres obtenus par l’institut GFK, qui tient le registre de la commercialisation de produits de consommation (électroniques, particulier), Noël 2014 aura été la période la plus faste pour les ventes de ces objets volants. Elle indique, en effet, que 100.000 drones de loisirs ont été achetés en France, en 2014. Ce chiffre recouvre les ventes de ces appareils facturés entre 50 et 100 euros. Par ailleurs, ceux qui ont survolé les lieux interdits pèsent près d’un kilo et coûte plutôt près de 500 euros.

 

« En France, on est passé de la monarchie à l’oligarchie » (T Zeldin)

« En France, on est passé de la monarchie à l’oligarchie »  (T  Zeldin)

Theodore Zeldin a publié il y a une semaine Les plaisirs cachés de la vie. Ce philosophe, auteur des Français (1983) considéré comme un ouvrage de référence, évoque au JDD.fr son amour pour la France, tout en critiquant le système « monarchique » français.

Concevez-vous Les plaisirs cachés de la vie comme la somme de vos savoirs?
J’ai essayé de rassembler le résultat de l’expérience humaine à travers l’histoire du monde. J’ai voulu imaginer une alternative à Montaigne qui a défini un art de vivre dans une période de chaos en se référençant au stoïcisme du monde ancien. Pour lui, il valait mieux mettre en pratique les leçons du passé (de l’Antiquité en l’occurrence, Ndlr) plutôt que d’inventer un nouveau modèle. Au contraire, il ne faut pas s’éviter de penser. A travers mon livre, je ne vous livre pas une recette du bonheur ou du futur. Je vous poser des questions qui, je l’espère, vont vous inciter à penser.

Internet n’est-il pas au contraire un nouvel espace de liberté?
Tout bienfait contient des effets pervers. Internet développe et diffuse autant de vérités que de mensonges. Il n’y a pas de liberté de connexion du moment que le patron d’une entreprise peut savoir ce que consulte son employé. Le contrôle est plus sévère dans le cadre du travail. Il y a toujours des failles dans le progrès. L’automobile a par exemple été une révolution industrielle qui symbolisait la liberté. Mais on ne peut pas conduire hors de routes embouteillées et contrôlées par l’Etat.

La démocratie ne permet-elle pas la liberté?
La démocratie, c’est le droit d’élire un tyran pour quatre ou cinq ans. En France, on est passé de la monarchie à l’oligarchie. La réalité, c’est que l’homme n’a trouvé aucun système politique dans lequel sa liberté serait assurée. Le problème, c’est qu’une partie de l’humanité est devenue imbécile. Pour m’expliquer, je reprendrais la définition de l’imbécilité faite par Einstein : « Un imbécile, est quelqu’un qui répète chaque jour les mêmes choses en attendant des résultats différents. » A chaque élection, un nouveau parti vient au pouvoir, mais le système reste le même. Rien ne peut donc changer.

La France a pourtant connu maintes révolutions, ces deux derniers siècles, qui ont permis à sa démocratie d’évoluer…
Depuis 1789, les Français ont tenté des coups de force, mais, à chaque fois, la révolution n’a pas été synonyme d’évolution. Ça n’a pas marché. D’ailleurs, la monarchie absolue a été chassée pour aboutir sur un empire, celui de Napoléon Ier. L’empire de Napoléon III a été remplacé par une République dans laquelle le président est comparable à un roi.

La République est selon vous une monarchie?
On m’a nommé à la tête de certaines commissions ou conseils en France. J’ai alors découvert que tout président, tout haut responsable est un dictateur au sein de sa structure. En Angleterre, si vous êtes Prime minister ou chairman (PDG, Ndlr), vous devez demander l’avis de la Reine, de vos ministres ou de vos actionnaires. Le président français a, lui, un pouvoir démesuré.

Comprenez-vous son impopularité actuelle?
François Hollande me donne l’impression de n’être jamais à Paris. Il est devenu maréchal de France à force d’avoir ce côté va-t’en-guerre. Ceci dit, il semble se trouver dans une situation qu’il est incapable de résoudre. Il essaye d’appliquer le système et, avec Manuel Valls, ils suivent avec quinze ans de retard Tony Blair. Mais je ne crois pas qu’un chef d’Etat puisse trouver seul la solution. Le changement doit venir de la base.

Faut-il, à l’image des Ukrainiens de la place Maidan ou du mouvement des Indignés, descendre dans la rue et faire pression sur le pouvoir politique?
L’idée d’indignation n’est qu’un commencement. S’indigner sans réfléchir ne mène nulle part. Descendre dans la rue empêche une loi, mais cela ne change pas le système. J’ai été membre de la Commission Attali (mise en place par Nicolas Sarkozy en 2007 pour « repenser » le système économique et « libérer la croissance » française, Ndlr). J’y ai insisté sur le fait que les 300 lois proposées par cette commission n’auraient jamais changé complétement le système. Les mentalités ne changent pas par la loi. Chacun évolue selon ses rencontres avec d’autres individus. Et c’est la découverte de l’autre qui permet de faire bouger les choses. Encore une fois, le changement ne vient pas d’en haut.

Comprenez-vous que la majorité des Britanniques souhaitent quitter l’Union européenne?
Les Britanniques en ont marre de l’Europe, c’est évident. Les institutions européennes produisent un million de documents juridiques chaque année, et les Anglais croient qu’il faut tous les appliquer. Cette bureaucratie est extraordinaire et absurde à la fois. Nous devrions faire comme les Italiens et négliger tous ces règlements. Nous serions plus heureux!

Le référendum sur l’indépendance de l’Ecosse était-il légitime à vos yeux?
J’étais très partagé car, d’une part, le Royaume-Uni a toujours réussi grâce à son unité. Et d’autre part, les Ecossais auraient au moins eu le mérite d’inventer quelque chose. L’exemple scandinave, quand le Royaume de Suède s’est séparé en trois puis en quatre nations différentes (Norvège, Suède, Finlande, Danemark), montre que cela marche d’ailleurs. Ce qui m’inquiète toutefois, c’est la montée du nationalisme local qui a fait surface avec la campagne sur l’indépendance.

 

Irak: les Etats-Unis essayent de réparer les erreurs du passé

 

Irak:  les Etats-Unis essayent de réparer les erreurs du passé

 

Si la situation en Irak est auusi dramatique, elle le doit surtout aux Etats –unis pour avoir éliminé le  dictateur, certes pas tout à faiat démocrate et même sanguinaire,  mais qui avait au moins le mérite d’assurer un minimum de stabilité au pays. Même chose d’ailleurs en Lybie ou en Syrie. Il est clair que ces pays arabes ne sont pas prêts pour la démocratie ; une fois les vannes ouvertes de la liberté,  c’est la lutte armée des clans qui remplace la dictature. Du coup, les armes se trouvent disséminées partout et les jihadistes trouvent là une opportunité extraordinaire pour déstabiliser toute la région Les Etats -Unis ont du travail pour réparer leur tragique erreur stratégique. D’abord en bombardant les forces djihadistes, en les repoussant puis en évitant de favoriser la prise de pouvoir  par des irresponsables , des chefs de clans ou des terroristes. . Les Etats-Unis ont donc  lancé ce samedi de nouvelles frappes dans le nord de l’Irak après que Barack Obama a promis leur poursuite pour aider les civils menacés par l’avancée djihadistes, tandis que Londres et Paris, après Washington, devaient effectuer des largages d’aide humanitaire ce dimanche. Le président américain, qui n’a avancé aucun calendrier sur la durée de ces frappes aériennes, a également appelé de nouveau à la formation d’un gouvernement d’union pour faire face aux insurgés sunnites. Ce vendredi, les Etats-Unis ont mené leurs premières frappes près de trois ans après leur départ du pays, pour enrayer l’avancée des djihadistes de l’Etat islamique (EI) qui menacent le Kurdistan et des milliers de civils. Quatre nouvelles frappes ont été lancées ce samedi par l’armée américaine, détruisant plusieurs véhicules de transport de troupes, a annoncé le Central Command, qui couvre le Moyen-Orient. Les insurgés sunnites menés par l’EI étaient jusqu’à présent restés à distance du Kurdistan, dans le nord du pays, mais ce pacte tacite de non-agression a volé en éclats fin juillet et les combattants kurdes ont enregistré une série de revers. La progression des djihadistes a jeté sur les routes des dizaines de milliers de personnes, en particulier des chrétiens et de nombreux membres de la minorité kurdophone des Yazidis. Après les premiers bombardements américains, le temps est venu de contre-attaquer, a estimé ce vendredi Fouad Hussein, un haut responsable kurde. « Les peshmergas (combattants kurdes) vont d’abord se regrouper, puis se redéployer dans les zones dont ils étaient partis, et enfin aider les réfugiés à rentrer chez eux ». Les combattants de l’EI ne se trouvent désormais qu’à une quarantaine de km d’Erbil, capitale du Kurdistan irakien, mais n’ont pas franchi les frontières de la région autonome. Selon le commandant de l’armée, Babaker Zebari, « les officiers de l’armée irakienne, les peshmergas et des experts américains travaillent ensemble pour déterminer les cibles ». Les Etats-Unis entendent mener des frappes « très ciblées » et excluent d’envoyer des troupes au sol, mais leurs frappes pourraient « affaiblir des positions de l’EI et rendre plus facile une contre-offensive », estime John Drake, du groupe AKE. « Je ne vais pas donner de calendrier précis » sur la durée des frappes, a prévenu Obama ce samedi. « Nous n’allons pas régler le problème en quelques semaines. Je pense que cela va prendre un certain temps ». Outre la situation militaire, le président américain a insisté sur la nécessité d’aboutir à un gouvernement « dans lequel le peuple irakien et l’armée irakienne (aient) confiance ». « Pour partie, ce que nous faisons en ce moment est de leur préserver un espace pour mener à bien ce travail nécessaire », a-t-il expliqué, alors que les institutions politiques irakiennes sont quasiment paralysées par de profondes divisions et que les Kurdes veulent mener un référendum d’indépendance. « Le calendrier le plus important à mes yeux est celui qui permettra au gouvernement irakien d’être finalisé, car sans gouvernement irakien, il est très difficile pour les Irakiens de lutter contre l’EI », a insisté Obama, qui a déclaré avoir reçu le soutien du Royaume-Uni et de la France après s’être entretenu ce samedi avec leurs dirigeants par téléphone. Londres a annoncé un largage « imminent » d’aide humanitaire aux populations déplacées, et Paris a évoqué des livraisons « dans les prochaines heures » d’équipements de premiers secours. De leur côté, les Etats-Unis ont largué ce dimanche matin (heure locale) de nouvelles cargaisons de vivres — l’équivalent de 52.000 repas — et des conteneurs d’eau après avoir déjà mené une opération similaire ce jeudi et vendredi soir à destination des « milliers de citoyens » menacés par les jihadistes sur le Mont Sinjar, entre Mossoul et la frontière syrienne, a annoncé le Pentagone. La prise par l’EI il y a une semaine de Sinjar, bastion des Yazidis, une minorité non-musulmane, a poussé à la fuite jusqu’à 200.000 civils selon l’ONU. Nombre d’entre eux sont piégés dans les arides montagnes environnantes, menacés autant par la faim et la soif que par les jihadistes. « Nous pourrons empêcher l’Etat islamique d’aller dans les montagnes et de massacrer les gens qui se sont réfugiés là-bas », a assuré Obama. Une députée yazidie, Vian Dakhil, devenue le visage de sa communauté après avoir lancé un appel poignant ce mardi pendant une session parlementaire, a assuré qu’il ne restait plus qu’ »un ou deux jours pour aider ces personnes. Après, ils vont commencer à mourir en masse ». Les informations sur le sort des civils n’ayant pas pu fuir sont très parcellaires et impossibles à vérifier, mais plusieurs sources ont évoqué la disparition de centaines d’hommes, ainsi que l’enlèvement de plus de 500 femmes et jeunes filles yazidies, retenues dans une prison de Mossoul d’où plusieurs disparaissent chaque jour. Outre les Yazidis, près de 100.000 chrétiens ont été chassés des plaines de la province de Ninive, à l’ouest de Mossoul, par les jihadistes. Ce jeudi, en quelques heures à peine, la ville de Qaraqosh, plus grande localité chrétienne d’Irak s’est vidée de tous ses habitants, selon le patriarche chaldéen Louis Sako.

 

Egypte : l’essence passe à 20 centimes d’euros

Egypte : l’essence passe à 20 centimes d’euros

 

 

Le prix de l’essence est dérisoire en Egypte mais il faut tenir compte du faiat Dans qu’un Egyptien sur quatre vits avec moins de deux dollars par jour.  Le litre d’essence (indice d’octane 92) est passé de 1,85 à 2,6 livres égyptiennes soit environ 20 centimes d’euros. celui d’indice 80 est passé de 0,9 à 1,6 livre, et le diesel de 1,1 à 1,8 livre. Soit une hausse de 40 à 78% selon les carburants. Une hausse considérable… et très impopulaire. Dont la responsabilité incombe uniquement à l’Etat, qui a décidé de réduire ses subventions, jugées bien trop coûteuses. L’heure est aux économies, et à l’austérité. Le président Sissi avait prévenu, lors de sa campagne, il faudrait faire des sacrifices.  Et circuler à pied ou à vélo. L’Etat consacre plus de 30% de son budget à subventionner l’essence et les produits alimentaires. Reste que le gouvernement a promis qu’il ne toucherait pas aux subventions sur les denrées alimentaires. Des manifestations de colère ont eu lieu à Ismaïliya, sur le canal de Suez. Des chauffeurs de taxi ont bloqué les routes en signe de protestation ; la police a tiré des grenades lacrymogènes. L’opposition, les islamistes pro-Morsi, pourrait tirer parti de la grogne sociale pour tenter de faire grossir les rangs de ses manifestations qui s’essoufflent face à la répression. En un an, plus d’un millier d’islamistes ont été tués, 15.000 arrêtés, et de centaines condamnés à mort après des procès expéditifs de masse.

 

2017: « Sarkozy, c’est du passé »( Arlette Grosskost, UMP)

« Sarkozy, c’est du passé »( Arlette Grosskost, UMP)

« Ne regardons pas le rétroviseur, allons de l’avant », lance Arlette Grosskost au cours d’un entretien avec Mediapart diffusé mercredi 11 juin. Dans cette interview vidéo, la députée UMP du Haut-Rhin affirme que « Sarkozy, c’est du passé pour l’instant ». Et d’insister : « Je ne pense pas qu’il faille le revoir sur le devant de la scène. » Si elle reconnaît que l’ancien président de la République « avait une capacité à gouverner extraordinaire », elle rappelle que « les Français l’ont décrié lors du dernier vote » en 2012. Arlette Grosskost estime que donner des conférences « réussit » à Nicolas Sarkozy. « Je lui souhaite qu’il puisse continuer dans cette voie », déclare-t-elle. Et d’après elle, elle n’est « pas la seule » à penser que le retour de l’ancien président n’est pas opportun pour l’UMP. « Je ne suis pas la seule parmi mes collègues, et pas la seule non plus parmi nos électeurs, nos concitoyens et nos sympathisants. » Et si Nicolas Sarkozy parvient à revenir à la tête de l’UMP, et qu’il ne passe pas par la case primaire avant 2017 ? « Je démissionne », répond aussitôt la députée du Haut-Rhin.

« Ce qu’il s’est passé en Grèce pourrait se produire en France »(Matthieu Pigasse)

« Ce qu’il s’est passé en Grèce pourrait se produire en France »(Matthieu Pigasse)

Deux ans après l’arrivée au pouvoir de François Hollande, Matthieu Pigasse, le directeur de la banque Lazard, publie un essai intitulé Éloge de l’anormalité dans lequel il pointe les errements des dirigeants au pouvoir face aux défis que doit relever la France.  Pour le propriétaire des Inrockuptibles, « ce qu’il s’est passé en Grèce hier, à partir de 2010-2011, pourrait se produire en France demain ou après-demain si on ne réagit pas ». La faute à « un excès d’endettement », poursuit le banquier, de la même manière qu’un « ménage soudainement surendetté [...] ne peut plus faire face à ses obligations ».  Étiqueté banquier de gauche, Matthieu Pigasse pourfend la « normalité » revendiquée par François Hollande face à « une crise profonde, grave et durable, qui remonte aux années 1970, au moment où l’ensemble des ressorts de croissance se sont cassés avec la crise pétrolière ». « Depuis, nous nous sommes mentis à nous-mêmes, entretenant une illusion de croissance par la dette, comme un sportif malade se dope pour améliorer ses performances à la veille d’une compétition », regrette-t-il. « On ne fait rien, de peur de mal faire. On dit toujours, on ne fait jamais, à droite comme à gauche », continue-t-il. Or, « dans une situation exceptionnelle, il faut des réponses exceptionnelles, vouloir le changement et mener des politiques de croissance », assure le banquier qui prend l’exemple de l’Italie, où « un nouveau premier ministre (Matteo Renzi, ndlr) a mis en place un plan de relance d’environ 100 milliards d’euros, l’opposé d’une politique d’austérité ». Sans quoi la France s’expose à « un risque de déclassement en Europe et dans le monde ». Un scenario qui mettrait en péril la démocratie car « quand les démocrates sont incapables de répondre à la crise, le risque, c’est la montée des extrémismes politiques et des fanatismes religieux », ajoute-t-il.

 

La passé communiste d’Angela Merkel remonte à la surface

La passé communiste d’Angela Merkel remonte à la surface

 

 

C’est un ouvrage qui risque de faire grand bruit. Selon les auteurs de La première vie d’Angela M., récemment paru en Allemagne, l’actuelle chancelière aurait été responsable de « l’agitation et la propagande » au sein des Jeunesses communistes. Jusqu’à présent, « Madame No » précisait avoir eu un rôle culturel, non idéologique. En 2004, elle déclarait : « Je ne me souviens pas avoir fait preuve d’agitation d’une manière ou d’une autre. J’étais responsable de la culture. » Sans démentir, Angela Merkel tente aujourd’hui de minimiser l’affaire : « Je ne peux que me fier à ma mémoire (…) Si quelque chose d’autre émerge, je peux m’en accommoder ». Avant d’ajouter : « Ce qui m’importe, c’est que je n’ai jamais cherché à garder un secret. Il y a peut-être d’autres choses dont je n’ai pas parlé parce qu’on ne m’a jamais interrogée dessus. » Son doctorat en poche, Angela Merkel travaille comme scientifique dans la banlieue est de Berlin. A l’époque, comme de nombreux autres jeunes, elle s’engage au pôle culturel de la Jeunesse libre allemande afin de « s’émanciper d’un premier mari trop casanier à son goût ».  Mike Mohring, l’actuel chef de la CDU de Thuringe explique, quant à lui, que la chancelière « n’a jamais travaillé pour le Parti ou pour la Stasi, la police politique du régime » indiquant que son rôle en RDA « n’a jamais dépassé les bornes de la décence ». Angela Merkel briguera un troisième mandat lors des prochaines élections législatives du 22 septembre prochains.




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