Archive pour le Tag '« leçons »'

Environnement-inégalités :Tirer les leçons du coronavirus ( Jean Tyrol)

Environnement-inégalités :Tirer les leçons du coronavirus ( Jean Tyrol)

 

Le Prix Nobel d’économie 2014, dans une tribune au « Monde », appelle à tirer les leçons du Corona virus sur d’autres champs que la santé comme le réchauffement climatique et  les inégalités.

 

Tribune. 

 

Qu’elles soient civiles, interétatiques ou sanitaires, les guerres laissent leur marque dans la société. Les recherches en sciences sociales montrent qu’elles réduisent les tendances individualistes et augmentent l’empathie. Les individus se comportent de manière plus coopérative et altruiste ; ils sont plus enclins à rejoindre des groupes sociaux. Avec des différences selon le type de guerre : contrairement aux guerres civiles, les guerres entre Etats génèrent des intérêts communs qui comblent les écarts entre les groupes.

Bien sûr, une grande partie de ce nouvel altruisme s’exprime envers son propre groupe, l’« endogroupe », comme par exemple les concitoyens dans une guerre contre un ennemi extérieur. Une guerre sanitaire contre le Covid-19 a cet avantage que le groupe s’étend, au-delà de ses concitoyens, à toute l’humanité et qu’il n’y a pas d’« exogroupe » autre que le virus… à condition que l’on n’appelle pas le virus « maladie chinoise », comme l’a fait le président américain, et que ne prévale pas le réflexe « chaque pays pour lui-même ».

Si cette crise génère un tel rapprochement entre nos compatriotes et entre Européens, cela pourrait être une bonne nouvelle, étant donné la tendance récente au populisme, au nationalisme, à l’intolérance ethnique et religieuse. De ce point de vue, la reformulation par le président Macron de la lutte contre le coronavirus comme une « guerre » pourrait avoir été judicieuse.

Si l’on peut être raisonnablement optimiste à cet égard, il est moins probable que l’élaboration des politiques publiques adopte une perspective à plus long terme. Allons-nous enfin apprendre notre leçon ? Nous sous-investissons dans l’éducation et la formation continue ; nous négligeons le combat contre le changement climatique et diverses autres politiques qui limiteraient les dommages causés à la prochaine génération par le climat, l’intelligence artificielle, la dette, l’inégalité et autres défis imminents.

Le Covid-19 nous rappelle notre vulnérabilité globale dans le domaine de la santé. Nous devons investir dans des systèmes de santé efficaces et promouvoir la recherche, qui nous permettra de répondre rapidement aux menaces émergentes. Nous étions déjà conscients du manque de recherche sur les antibiotiques, compte tenu de l’augmentation de l’antibiorésistance. Nous étions préoccupés par la guerre biologique. Nous tremblons de peur face à la fonte du pergélisol qui, en plus d’émettre des volumes importants de gaz à effet de serre, va libérer d’anciens virus et bactéries, avec des conséquences imprévisibles. Nous réalisons maintenant que le problème est encore plus large. Les crises sanitaires mondiales ne sont plus des « événements rares ».

 

Macron instrumentalise les « leçons » des résistants des Glières

Macron instrumentalise  les   »leçons » des résistants des Glières

 

Comme trop souvent Macron utilise un événement historique pour l’instrumentaliser au service de sa vision de l’actualité. Ce qu’il a fait en rendant hommage dimanche aux résistants qui ont combattu le régime nazi et la France de Vichy lors de la Seconde Guerre mondiale sur le plateau des Glières en Haute-Savoie. Macron ne s’est pas limité aux faits historiques et à l’hommage qu’on doit rendre à leurs acteurs. Même s’il n’a pas fait de lien explicite avec l’actualité, Macron a utilisé les leçons de ces événements pour donner une légitimité à sa vision politique. Notons que sur ce point le président de la république devrait se montrer modeste car non seulement il n’a pas combattu lors d’un conflit mais il n’a même pas fait son service militaire. Une situation inédite pour celui qui est aussi le chef des armées. Pas étonnant s’il ne milite que pour un service national réduit à la portion congrue plus proche d’un séjour en colonie de vacances que de service militaire. Le président de la République, qui n’a pas fait de parallèle explicite avec l’actualité du moment mais a insisté sur un certain nombre de causes, a prononcé un discours au ton grave retraçant l’historique de ce haut-lieu de la résistance, en présence du ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer. Macron n’a pas manqué d’évoquer cette unité nationale qui lui fait défaut mais dont il est grandement responsable. “Les Français voient là l’unité nationale et c’est ce à quoi ils aspirent”, a déclaré la tête de liste du camp présidentiel pour les élections européennes du 26 mai qui s’exprimait sur BFMTV. “Dans ce décor comme destiné à être le théâtre d’une épopée à la fois sublime et tragique, quelques centaines d’hommes avaient décidé de se lever”, a déclaré Emmanuel Macron. “Si nous sommes là, au pied de ce plateau (…), c’est parce que 75 ans après, le peuple de France n’oublie rien de votre sacrifice. Si nous sommes là, c’est pour dire avec force que la leçon d’honneur et de courage que vous nous avez donnée est intacte”, a-t-il ajouté. Le président a également évoqué la leçon “de l’enracinement” transmise par les maquisards des Glières qui “ont défendu l’honneur, la liberté, la civilisation en même temps qu’une montagne, que leur terre, que ce lieu”. “Et il continue à être ainsi de nos idéaux, ils n’existent qu’ancrés, pétris dans notre terre (…)”, a-t-il dit. Le chef de l’Etat a également- à bon compte- voulu retenir la “leçon de l’égalité” léguée par les combattants venus de tous horizons (paysans, réfractaires du travail obligatoire en Allemagne nazie, communistes, francs-tireurs et partisans, républicains espagnols), a notamment énuméré Emmanuel Macron, “que rien ne prédisposait à se rencontrer” et qui se sont retrouvés “égaux et frères dans le combat”.“L’égalité, la vraie, la nôtre, est bien de mesurer la valeur des hommes à ce qu’ils peuvent sacrifier à une cause qui les dépasse” (…)”, a dit le président. Une belle phrase mais un peu en décalage dans la relation de la théorie à la pratique dans la période actuelle




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol