Archive pour le Tag 'Renault'

Nouveau compromis bidon de Nissan à Renault

Nouveau  compromis bidon de  Nissan à Renault

 

Un comité bidon et nouveau est proposé à Renault pour lui faire avaler la réforme du mangement qui précisément écarte Renault de la direction de Nissan. Pas sûr que cette proposition surprise parvienne à convaincre Renault de la bonne volonté de Nissan dont la direction (avec le soutien du gouvernement nationaliste japonais) se considère come propriétaire. Un jour ou l’autre la crise éclatera car il n’est pas concevable que l’actionnaire de référence qu’est Renault soit tenu éloigné de la gestion dune société qu’elle contrôle capilistiquement. Nissan a donc proposé Renault la création d’un nouveau comité au sein duquel siégeraient le président et le directeur général du groupe français, rapporte mercredi Nikkei en citant des sources proches du dossier. La semaine dernière, Reuters avait rapporté que Nissan envisageait d’attribuer à Renault plusieurs sièges au sein des comités prévus dans le cadre de la restructuration de sa gouvernance pour répondre au mécontentement exprimé par son partenaire français. Les relations entre les deux constructeurs automobiles sont tendues entre autres en raison de leurs divergences sur la réorganisation de la gouvernance de leur alliance. Renault a laissé entendre il y a quelques jours qu’il bloquerait l’adoption des réformes de gouvernance de son partenaire, secoué par le scandale Carlos Ghosn, s’il n’était pas mieux représenté dans la nouvelle organisation.

Selon Nikkei, le nouveau comité dont Nissan a proposé la création s’ajouterait aux comités chargés respectivement des nominations, des rémunérations et de l’audit. Il pourrait être dénommé «comité stratégique». Jean-Dominique Senard, le président de Renault, et Thierry Bolloré, son directeur général, siégeraient à plusieurs des quatre comités, ont précisé les sources du quotidien économique japonais.

Nikkei ajoute que la proposition de compromis de Nissan vise à éviter un désaccord au grand jour lors de l’assemblée générale du groupe japonais le 25 juin et à assurer le soutien de Renault à la réforme de la gouvernance.

Renault: priorité à Nissan… à moins que !

Renault: priorité à Nissan… à moins que !

 

 

D’une certaine manière, le gouvernement est Renault ont un peu le cul  entre deux chaises écartelées qu’ils sont entre le choix à donner soit à l’alliance avec Nissan, soit à l’alliance avec Fiat (Italo américain FCA). L’opération est éclair lancée par FCA sur Renault aura heureusement échoué. Cette opération avait pour objet de mettre la main à bon compte sur Renault alors que le groupe FCA lui-même connaît de graves difficultés financières et technologiques. La mainmise de FCA sur Renault aurait signifié d’abord une localisation de la société dans un paradis fiscal européen (en Hollande) puis progressivement la délocalisation de la production et des circuits de distribution. Une alliance avec FCA est sans doute possible mais sur d’autres bases capitalistiques et techniques. Cette hypothèse n’est cependant pas complètement écartée par Renault et par le gouvernement même si la priorité semble donnée au renforcement avec Nissan. Ceci étant,  cette alliance avec Nissan est également porteuse de grandes incertitudes tellement la direction de cette dernière entreprise tient à japoniser le constructeur asiatique. On est encore très loin d’un accord entre Renault et Nissan tant sur les liens capitalistiques que sur la gouvernance. Un coup de tabac n’est pas à exclure.  Nissan pourrait encore davantage éloigner Renault de sa propre gouvernance voir l’écarter totalement. Les paroles rassurantes du gouvernement de la direction de Renault ne doivent donc pas faire illusion. Pourtant Le ministre de l’Economie et des Finances et le patron du constructeur français auraient eu “un excellent entretien, tourné vers l’avenir du groupe Renault et de l’alliance Renault-Nissan”, indique-t-on à Bercy, où l’on souhaite “une relation de confiance et apaisée” après les crispations des derniers jours entre le groupe automobile et son principal actionnaire. Lors de cette rencontre d’environ une demi-heure, Bruno Le Maire “a répété que la priorité était le renforcement de l’alliance”, précise-t-on dans l’entourage du ministre. Avant ce rendez-vous, le ministre de l’Economie et des Finances avait fait part sur franceinfo de sa volonté de “remettre les points sur les ‘i’”, notamment sur le fait que les actionnaires définissent la stratégie, le président étant chargé de l’appliquer.“Tant (que l’Etat) est actionnaire de référence, sa responsabilité pour l’entreprise, pour les salariés, pour les usines, pour les centres de recherche, c’est de jouer son rôle d’actionnaire de référence avec les autres actionnaires pour définir une stratégie pour l’entreprise”, a-t-il dit sur franceinfo.

Fusion Fiat-Renault : le marchandage de Nissan !

Fusion Fiat-Renault : le marchandage de Nissan !

 

Un curieux marchandage est en cours du fait de Nissan. Le constructeur japonais serait en effet prêt à accepter un éventuel rapprochement entre Renault et FCA condition que Renault prenne du champ par rapport à Nissan. En clair que Renault diminue sa participation dans Nissan. L’objectif du constructeur japonais est toujours le même, rejaponiser  autant que faire se peut Nissan. Pour preuve, la proposition de mettre en place un système de gouvernance de Nissan qui de fait  ferait perdre la maîtrise de Renault sur le japonais. Ce véritable chantage n’est sans doute pas pour rien dans le recul du gouvernement vis-à-vis de l’éventuel rapprochement entre Renault et FCA. S’y ajoute en plus des considérations stratégiques et financières. Nissan serait  sur le point de demander à Renault de réduire de manière significative sa participation de 43,4% dans son capital en échange de son soutien à un rapprochement avec Fiat Chrysler (FCA), ont également déclaré à Reuters deux personnes au fait des intentions du groupe japonais. Rien ne dit à ce stade qu’un effort concerté permettrait de relancer l’accord complexe et politiquement difficile proposé entre Renault Hiroto Saikawa, qui a toujours déclaré que les participations au sein de l’alliance devaient “être rééquilibrées” pour refléter la taille supérieure de Nissan, plaiderait, selon les mêmes sources, pour une réduction substantielle de la participation de Renault dans le cadre de tout accord. La participation de 15% de Nissan dans Renault ne comporte aucun droit de vote.

L’accord entre Renault et FCA aurait permis aux deux entreprises d’être acquises par une société de portefeuille néerlandaise ( ben voyons !)  détenue à 50-50 par les actionnaires actuels de FCA et de Renault, après le versement d’un dividende spécial de 2,5 milliards d’euros aux actionnaires de FCA.

Fusion Renault-FCA : peut-être ? (Lemaire)

 Fusion Renault-FCA : peut-être ? (Lemaire)

 

Il n’est pas certain que le ministre de l’économie soit très convaincu de ses propres propos en affirmant qu’une fusion Renault avec Fiat (FCA) n’est pas complètement impossible. Il s’agit sans doute de ménager les susceptibilités des Italiens qui ont reçu une belle gifle dans cette affaire. Une gifle cependant méritée car la sulfureuse opération capitalistique de la famille Agnelli visait tout simplement à sauver un groupe Italo américain en difficulté et à mettre la main à bon compte sur le constructeur français. Compte tenu de l’idéologie que partagent certains au  gouvernement et notamment macro, il n’est pas impossible qu’on ait été séduit par cette méga opération capitalistique qui ignorait cependant les enjeux industriels. La vérité, c’est que Fiat est dans une mauvaise posture, et ne gagne d’argent que sur les produits diffusés par FCA aux États-Unis. La gamme de Fiat est insignifiante et par ailleurs souffre  d’un manque chronique de fiabilité. Fiat a complètement manqué par ailleurs le virage électrique et ne dispose ni des moyens financiers ni des technologies nécessaires pour assurer  la transition du thermique vers l’électrique.“Une fusion avec FCA reste une belle opportunité, car elle permet (à Renault) d’accéder au marché américain et à FCA d’accéder aux technologies électriques dont il a besoin”, a cependant déclaré sans trop y croire le ministre français de l’économie, ajoutant que “rien n’avait changé pour l’Etat français” en ce qui concerne les conditions déjà définis pour une fusion. En clair Lemaire s’oppose à la mainmise de la famille Agnelli sur Renault.

Renault : une société holding commune avec Nissan ?

Renault : une société holding commune avec Nissan ?

 

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La proposition de Renault de créer un holding commun entre Renault et Nissan constitue une avancée significative pour régler les problèmes capitalistiques qui se posent entre les deux sociétés. D’une certaine manière, Renault se sacrifie en acceptant de ne détenir que la moitié du capital du nouveau holding, l’autre moitié étend détenu par Nissan. Un projet qui modifie sérieusement les rapports de force puisque précédemment Renault détenait 43,4 % du capital de Nissan et qu’à l’inverse Nissan ne pesait pas lourd dans la gestion de Renault (Nissan détient 15 % de Renault mais sans droit de vote). Par ailleurs cela provoquerait la dilution de la participation de l’État français qui diminuerait ainsi de moitié. Un projet qui faciliterait encore davantage l’intégration mais qui n’est pas sans danger car Renault accepte de partager le pouvoir chez Nissan mais aussi chez Renault. Curieusement l’accueil n’a pas été très enthousiaste au sein même de Nissan. Il semblerait que de nombreuses réticences émanent de l’appareil dirigeant de Nissan alors que vraisemblablement ce projet a été évoqué lors de la récente rencontre du Premier ministre japonais et du président français. Notons que ce projet est encore loin d’aboutir car subsiste de sérieuses oppositions côté nippon. Le Financial Times a écrit vendredi que Nissan et le gouvernement japonais ont refusé d’engager des discussions en vue d’une fusion avec le constructeur français et que Hiroto Saikawa a refusé de recevoir des banquiers de SMBC Nikko mandatés par Renault pour parvenir à un accord. Il se pourrait que l’objectif final de Nissan soit de rejet japonais visé totalement l’entreprise, c’est-à-dire de se débarrasser totalement de Renault. Ce qui pose évidemment un redoutable problème juridique et capitalistique. De ce point de vue, l’affaire  Carlo Ghosn ne n’aurait sans doute jamais éclaté sans cet enjeu majeur

Nissan dit non à une nouvelle étape d’intégration de Renault

Nissan dit non à une nouvelle étape d’intégration de Renault

 

 

 

Dans l’affaire Nissan, Carlos Ghosn qui n’est sans doute pas complètement blanc, constitue cependant un bouc émissaire dans l’opposition entre le Japon et la France. Le vrai problème est celui de la volonté du Japon de remettre la main sur Nissan. Cela en affaiblissant la part de 43,4 % du capital détenu par Renault. Du coup le projet d’intégration plus poussée en matière de management et de logistique de Nissan dans Renault a été repoussée sans ménagement par le Japon et le directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa . Il est clair que cette situation ne pourra pas durer car elle pose de redoutables questions de gestion et de responsabilité capitalistique. Elle porte atteinte à Nissan déjà en difficulté financière mais aussi à l’ensemble du premier constructeur mondial que constitue l’alliance Renault. Nissan va en effet rejeter une proposition de Renault d’une intégration plus poussée au niveau du management et demander une relation capitalistique équilibrée, rapporte lundi le journal Nikkei. La direction de Nissan estime que le constructeur japonais n’a pas bénéficié d’un traitement équitable jusqu’ici et qu’avec une fusion cette inégalité de traitement deviendrait permanente, explique le journal en citant des sources.

Renault, Nissan Motor et Mitsubishi Motors : vers un conseil commun

Renault, Nissan Motor et Mitsubishi Motors : vers un conseil commun

 

 

Paradoxalement la mise à l’écart de Carlos Ghosn à la tête de Renault et de l’Alliance va peut-être renforcer l’intégration de ces trois marques. Justement ce qui était reproché par Nissan à Carlos Ghosn. On est encore loin de l’intégration totale mais les principales composantes de l’alliance vont créer une structure commune de coordination. Il est toutefois probable que la représentation de Nissan sera mieux assurée.

Citant plusieurs sources proches du dossier, la chaîne indique que les dirigeants des trois constructeurs automobiles – le directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa, le président de Mitsubishi Motors, Osamu Masuko, et le président de Renault, Jean-Dominique Senard – pourraient annoncer prochainement ce projet, s’il est approuvé mardi par le conseil de Nissan.

L’alliance entre Renault et Nissan a été créée en 1999 et élargie en 2016 à Mitsubishi.

Avant son arrestation en novembre, Carlos Ghosn, qui occupait les postes de président du conseil d’administration des trois sociétés, avait oeuvré à un rapprochement plus étroit entre Nissan et Renault, avec notamment la possibilité d’une fusion complète, malgré les réserves de Nissan. Ce projet a toutefois semblé menacé par l’arrestation le 19 novembre de Carlos Ghosn pour abus de confiance aggravé. Il a été remis en liberté mercredi dernier contre le versement d’une caution de près de huit milliards d’euros, après avoir passé plus de cent jours au centre de détention de Tokyo.

La nouvelle structure, baptisée “New Alliance Board”, remplacerait deux sociétés néerlandaises distinctes – une entre Nissan et Renault, et l’autre entre Nissan et Mitsubishi Motors – qui avaient été créées pour explorer les synergies et étudier les dossiers liés à l’alliance. Cette réunion du conseil sera probablement présidée par Jean-Dominique Senard. Elle pourrait désigner des groupes de travail chargés d’explorer les moyens de combiner les activités des trois sociétés, selon TV Tokyo.

Affaire Ghosn, Renault dénonce les méthodes de voyou de Nissan

Affaire Ghosn, Renault dénonce les méthodes de voyou de Nissan

Les avocats de Renault ont adressé une lettre à Nissan pour dénoncer les méthodes de voyou utilisé contre Carlos Ghosn et contre Renault. Selon eux, l’entreprise japonaise et son conseil Latham ont cherché en France des éléments confortant l’accusation contre Carlos Ghosn après l’arrestation de ce dernier et sans en référer à son allié. De même, ils ont également essayé de fouiller les appartements de l’ex-patron de l’Alliance au Brésil, au Liban et aux Pays-Bas sans informer Renault, « alors même que des documents de l’entreprise française pouvaient s’y trouver potentiellement ». D’où cette affirmation qui sonne comme un réquisitoire : « Renault a accumulé suffisamment de preuves pour comprendre et regretter quelles étaient les méthodes utilisées par Nissan et ses avocats pour chercher à faire interroger des salariés de Renault par le bureau du procureur public japonais », assènent les auteurs de la lettre.

 

Renault : baisse de capital chez Nissan ?

Renault : baisse de capital chez Nissan ?

 

La réduction de la participation de Renault chez Nissan constitue le véritable enjeu de l’affaire Carlos Ghosn. Officiellement,  le gouvernement français affirme que la question n’est pas en débat. Pourtant, l’objectif du Japon est clair : il s’agit de reprendre la maîtrise de Renault. En fait d’éjecter Renault de la direction de Nissan. En même Nissan veut modifier le rapport de force à l’intérieur de l’alliance Renault, Nissan et Mitsubishi. Des discussions qui risquent d’être assez conflictuelles et qui pourraient déstabiliser l’alliance et les marques qui en font partie. Selon Nikkei, qui cite des sources gouvernementales japonaises, le gouvernement français se serait dit prêt à envisager de réduire la participation de 43,4% du groupe au losange dans son partenaire nippon. Nikkei ajoute que le gouvernement a également évoqué auprès de son homologue japonais une baisse de la participation de 15% de l’Etat français dans Renault comme “une option pour l’avenir”. Bercy a également démenti cette information.

Alliance Renault-Nissan : le financement de consultants ou de copains ?

Alliance Renault-Nissan : le financement de consultants ou de copains ?

 

Dans le cadre des interrogations qui concernent les rémunérations des dirigeants de l’Alliance Renault Nissan, des investigations sont  en cours- en interne pour l’instant -sur le bien-fondé de facturation de prestations de consultants. S’il s’agit de véritables prestations ou de conventions pour rémunérer des amis ou des proches du pouvoir ? Un peu les mêmes interrogations que celle qui ont concerné Fillon et son épouse. Par exemple, l’alliance Renault a eu recours aux services de  l’actuelle députée européenne et ancienne ministre Rachida Dati. On se demande bien pour utiliser quelles compétences. Nissan, qui cofinance l’alliance, n’était pas informé de cette relation entre RNBV et Rachida Dati, a dit Travis Parman, porte-parole du constructeur japonais, sollicité sur le sujet. “Nissan n’avait pas connaissance du moindre paiement de ce type. Dans cette affaire il y a évidemment des règlements de comptes entre Nissan et Renault, entre la France et le Japon. Cependant cette affaire soulève la question des petites piges qui sont faites en particulier par des politiques dans des grandes entreprises uniquement pour leur carnet d’adresses et pour faciliter les relations de l’entreprise avec les responsables au pouvoir. Pour l’Alliance, les dépenses liées à ces missions extérieures apparaissaient dans les comptes de l’alliance sur une seule ligne d’honoraires à des consultants, non détaillés, pour un montant qui dépassait 20 millions d’euros en 2015, ont dit les sources.

Préserver les équilibres Nissan Renault

Préserver  les équilibres Nissan Renault

 

Il est clair qu’après le coup de force du Japon pour neutraliser l’ancien président Carlos Ghosn, le gouvernement français va rester très attentif aux nouvelles tentatives de déstabilisation de l’alliance Renault. Il est même fort probable que compte tenu de la répartition capitalistique Renault souhaitera nommer un nouveau président chez Nissan. Or c’est l’un des points de clivage entre la France et le Japon. Le coup de force du Japon visait en effet à rejaponiser Nissan c’est-à-dire à réduire l’influence de Renault aujourd’hui actionnaire de référence. Il se pourrait même que le Japon revendique un rééquilibrage au sein de l’alliance qui regroupe Renault, Nissan, Mitsubishi mais aussi bien d’autres marques.  pour preuve des manœuvres du Japon, Nissan s’est longtemps refusé à réunir l’assemblée générale et en a même repoussé l’échéance jusqu’en avril. Alors qu’on sait que seule l’assemblée générale a le pouvoir de désigner ou de démettre les administrateurs y compris le président. Les autorités françaises sont « vigilantes » sur le maintien des « équilibres » entre Renault et Nissan, deux mois après l’arrestation de Carlos Ghosn au Japon, a déclaré dimanche au Caire Emmanuel Macron, qui s’est aussi inquiété du sort de l’ancien magnat de l’automobile. « Nous sommes vigilants à ce que les équilibres de l’alliance soient préservés », a déclaré le chef de l’Etat au cours d’une rencontre avec la presse au premier jour de sa visite en Egypte. « Je ne crois pas du tout que ce qui se passe, qui est un cas individuel, soit de nature à renverser les équilibres de l’alliance » franco-japonaise, qui a « montré sa stabilité », a-t-il ajouté.

 

Renault juste devant PSA

Renault juste devant PSA

 

Renault confirme sa position de troisième constructeur mondial entre parenthèses (l’alliance Renault elle occupant le premier rang) Les ventes ont progressé de  3 % et atteints presque 4 millions de véhicules.

Renault a vendu l’an dernier 6.530 véhicules de plus que son compatriote PSA. Celui-ci a fait état mardi d’une hausse de 6,8% de ses ventes grâce notamment à l’ajout des marques Opel et Vauxhall, l’ancienne filiale européenne de General Motors. “A l’arrivée nos volumes progressent quasiment sur toutes les régions, et nous rentrons dans l’année 2019 avec des prévisions de légère hausse des ventes”, a souligné Olivier Murguet, nouveau directeur commercial de Renault, au cours d’une conférence de presse. Toujours nettement plus international que PSA, Renault a vu ses ventes en Europe quasi-stagner l’an dernier (+0,5%) tandis qu’elles ont grimpé de 6,1% hors d’Europe, la performance du groupe en Russie, au Brésil et en Afrique ayant compensé l’arrêt des ventes en Iran et une baisse des livraisons en Inde. La part des ventes de Renault hors d’Europe a ainsi franchi la barre des 50% (50,6% en 2018 contre 49,2% en 2017), alors que le poids du continent européen dans les ventes de PSA dépasse désormais 80%.Si l’on exclut les marques chinoises d’utilitaires Jinbei et Huasong, intégrées par Renault depuis l’an dernier, les ventes du groupe au losange ressortent cependant en baisse de 1,2% sur l’année écoulée. Comme pour l’ensemble de la profession automobile, l’année 2019 s’annonce pour les marchés relativement incertaine – Renault attend notamment un marché mondial et européen stable. Mais contrairement à 2018, année blanche en termes de lancements, le constructeur peut espérer bénéficier en 2019 des nouveaux modèles prévus à l’international, et de l’arrivée très attendue de la Clio de 5e génération en Europe au second semestre. Fin 2018, PSA a profité quant à lui de l’homologation dans les temps de l’ensemble de sa gamme aux nouvelles normes WLTP pour augmenter de 3,8 points à 17,1% sa part de marché en Europe. Celle de Renault, qui n’avait pas homologué tous ses modèles au 1er septembre, date d’entrée en vigueur des nouvelle normes, plus strictes, a reculé de plus d’un point au quatrième trimestre, passant de 10,9% à 9,8%.Olivier Murguet a déclaré toutefois que le groupe avait respecté la trajectoire qu’il s’était fixé, que le dossier WLTP était désormais pour l’essentiel derrière lui et que les ventes en France devraient ressortir “à peu près stables” en janvier.

Renault: le remplacement de Ghosn lancé

Renault: le remplacement de Ghosn lancé

 

Pour Bruno Lemaire il y avait deux stratégies possibles pour le gouvernement français soit cogner fort sur la table pour imposer le respect du droit au Japon, soit contourner l’obstacle en utilisant le fait que Renault en tout état de cause reste majoritaire chez Nissan et que les dirigeants un moment ou un autre seront confirmées ou écartés. En fait, on a bien compris que l’affaire est politique. En effet le Japon veut reprendre la main sur Nissan et n’accepte pas la mainmise de Renault qui est l’actionnaire de référence. Il y aura donc un nouveau PDG pour Renault aussi pour l’Alliance mais également pour Nissan. Mais pour le ministre de l’économie française il n’est pas question de remettre en cause la répartition du capital au sein de Renault bien sûr mais aussi de Nissan et de Mitsubishi. En clair le bras de fer va continuer entre la France et le Japon. Le droit des affaires milite en faveur de Renault mais avec un État voyou comme le Japon il faut s’attendre à d’autres péripéties. Alors que Carlos Ghosn cumulait jusqu’ici la présidence du constructeur au losange et celle de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, “ce sera au conseil d’administration de définir exactement le contour (des) fonctions” de son successeur dans le cadre de la future gouvernance, a précisé le ministre. Alors que le nom du président de Michelin, Jean-Dominique Senard, est régulièrement cité pour la succession de Carlos Ghosn, Bruno Le Maire a souligné que “c’est le conseil d’administration qui aura à se prononcer sur (les différents) candidats et l’Etat se prononcera sur les candidats qui lui seront soumis comme actionnaire de référence». Il a cependant décrit Jean-Dominique Senard comme “un grand industriel (…) un homme qui a une conception sociale de l’entreprise (…) et qui est un spécialiste du secteur automobile puisqu’il a dirigé Michelin avec beaucoup de talent et d’excellents résultats”.L’arrestation du PDG de Renault et désormais ex-président de Nissan Carlos Ghosn le 19 novembre, puis son inculpation – pour ne pas avoir déclaré l’intégralité de sa rémunération versée par Nissan entre 2010 et 2015 – a fragilisé l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, le DG de Nissan Hiroto Saikawa appelant de ses vœux des mesures pour réduire le poids de Renault. Renault détient 43,4% de Nissan qui, de son côté, a 15% de du constructeur français mais aucun droit de vote. Nissan contrôle à son tour Mitsubishi via une part de 34%.

Ghosn et Renault : le feuilleton continue

Ghosn et Renault : le feuilleton continue

 

Le Japon n’en finit pas de rajouter de nouvelles mises en accusation du patron de Renault et de l’Alliance. L’objectif est clair il est à la fois économique et politique. Schématiquement on veut chez Nissan rejaponiser la marque. En clair se soustraire à l’Alliance ou bien la dominer. L’avantage de maintenir Carlos Ghosn en prison c’est qu’on prive le conseil d’administration de Nissan d’un administrateur qui pourrait faire pencher la balance. Du coup Renault a demandé la réunion d’une assemblée générale que refuse la direction de Nissan. Bref du capitalisme à la japonaise sur fond de nationalisme très assumé. Maintenant De nouvelles accusations mises en avant par le parquet de Tokyo contre Carlos Ghosn tournent autour de l’usage présumé de fonds de Nissan Motor pour payer un homme d’affaires saoudien qui aurait aidé l’ex-président du constructeur automobile japonais à se sortir de difficultés financières, ont déclaré deux sources de Nissan au fait du dossier. Un vrai roman policier même si certains éléments sont peut-être partiellement vrais. Selon les sources de Nissan, le particulier qui a aidé Ghosn se nomme Khaled Al-Juffali, vice-président de E.A. Juffali and Brothers, l’un des plus gros conglomérats d’Arabie saoudite, et membre du conseil d’administration de l’Autorité monétaire d’Arabie saoudite. Il est également actionnaire majoritaire d’une société appelée Al-Dahana, propriétaire de la moitié d’une coentreprise régionale se nommant Nissan Gulf, l’autre moitié étant détenue par une filiale à 100% de Nissan Motor.

Alliance Renault-Nissan : le capitalisme à la mode japonaise

Alliance Renault-Nissan : le capitalisme à la mode japonaise

Le Japon est un pays champion du capitalisme mais un capitalisme à caractère très nationaliste pour ne pas dire davantage. On se souvient en effet que pendant longtemps le Japon a occupé le hit Paris parade des pays exportateurs. Il a surtout fondé son développement sur les échanges extérieurs. Aussi sur sa capacité à copier les technologies étrangères américaines européennes (le relais étant pris désormais par la Chine !) Mais le Japon milite pour un libéralisme très ouvert quand cela sert ses intérêts mais très fermé quand il s’agit de capitaux extérieurs. L’exemple plus significatif étend celui du conflit actuel entre Renault et Nissan. Nissan sauvé par Renault mais qui veut aujourd’hui reprendre son indépendance contre toutes les règles capitalistes en vigueur voir même prendre le contrôle de Renault. L’affaire Carlos Ghosn n’est qu’un prétexte pour remettre en cause le poids de Renault chez Nissan et dans l’alliance entre parenthèses mêmes si évidemment Carlos gone est loin d’être dans). Ces deux dossiers ne sont pas évidemment de même nature et de même ampleur. On fait semblant de croire qu’il s’agit d’une affaire personnelle entre les autorités fiscales et Carlos Ghosn alors qu’il s’agit d’une bataille de pouvoir pour savoir qui de la France ou du Japon va maîtriser l’alliance et les entreprises qui la composent. Ce qui est engagé c’est la déstabilisation de cette alliance est même de Renault par le gouvernement japonais qui a montré une grand rigueur judiciaire à l’égard d’un patron français mais qui a épargné tous les responsables japonais de la catastrophe de Fukushima.  Les pouvoirs publics français seraient bien naïfs de croire que l’affaire Carlos Ghosn se limite à une fausse déclaration de revenus voir à quelques détournements de fonds. En effet il est vraisemblable qu’en prison depuis le 19 novembre, il  va rester pour de nombreuses semaines voir de nombreux mois en tout cas jusqu’à ce qu’il n’ait plus aucune responsabilité dans l’Alliance et les entreprises qui en font partie.  et surtout  tant qu’un accord n’aura pas été trouvé concernant le pilotage de l’alliance Renault Nissan. Pour résumer Nissan a été sauvé par Renault ne supporte plus d’être sous la coupe du constructeur français et réclame la direction de l’alliance ou bien son indépendance. Sans parler de la possibilité pour Nissan de racheter aussi Renault. Certes Carlos Ghosn n’est pas complètement blanc et  comme de nombreux patrons de multinationales il a eu une certaine tendance à confondre la caisse de l’entreprise avec son portefeuille (de manière officielle  ou officieuse)  Lundi, il sera soumis à une nouvelle épreuve : le bureau des procureurs doit choisir de l’inculper ou non, mais selon le quotidien économique Nikkei et d’autres grands médias japonais, la décision ne fait guère de doute. Carlos Ghosn, affirment-ils, va être poursuivi pour avoir omis de déclarer aux autorités boursières environ 5 milliards de yens (38 millions d’euros) de revenus sur cinq années, de 2010 à 2015. Son bras droit Greg Kelly, arrêté en même temps que lui, devrait aussi être inculpé. Nissan ne sera pas épargné, le parquet jugeant que la responsabilité de l’entreprise est également engagée, car elle est l’entité ayant remis les rapports incriminés aux autorités boursières. Dans cette affaire, les rumeurs, spéculations, scénarios sont nombreux, et la parole officielle rare si ce n’est, au tout début, celle du patron exécutif de Nissan, Hiroto Saikawa, qui a d’emblée lâché son ancien mentor. Les procureurs ont pour l’instant communiqué à minima et la défense de Carlos Ghosn, menée par Motonari Ohtsuru, un ex-procureur spécialiste des grandes affaires financières, ne s’est pas publiquement exprimé. Tout juste sait-on que « le suspect Ghosn », comme l’a rebaptisé la presse nippone, nie toute malversation. « Il est dans un état d’esprit vaillant et combatif », souffle-t-on au siège de Renault, à Boulogne-Billancourt près de Paris, malgré les conditions spartiates de l’établissement où le Franco-libano-brésilien est détenu. Il s’occupe à lire livres et magazines quand il n’est pas interrogé par les enquêteurs. Chez Nissan, la mise à l’écart de Ghosn a comme libéré la parole et les frustrations ont éclaté au grand jour, transpirant dans les médias japonais où « M. Ghosn et l’Etat français (actionnaire de Renault) sont le diable », résume un analyste du secteur, Takaki Nakanishi. On voit là, dit-il, l’opportunité de « re-japoniser » le groupe et de revoir les termes du partenariat. Le dossier juridique est accessoire, ce n’est qu’un prétexte. En effet on ne peut justifier  le maintien prolongé de Carlos Ghosn en prison par la sévérité de la justice japonaise. Rappelons par exemple que dans l’affaire du scandale de Fukushima, aucun responsable japonais climat aucun n’a été inquiété ! en un mois, Renault et l’État français n’ont fait que constater les velléités d’émancipation de Nissan. Le groupe automobile japonais n’a cessé de multiplier les déclarations et les allusions promettant un rééquilibrage de l’Alliance Renault-Nissan. Ce lundi 17 décembre toutefois, Renault a décidé de ne pas rester les bras ballants en faisant capoter la tentative de nomination d’un successeur à Carlos Ghosn à la tête du conseil d’administration de Nissan. Alors que Nissan a constitué une commission de trois personnes pour trouver un successeur, celle-ci a échoué, sous la pression de Renault. Le groupe automobile français exige désormais une assemblée générale des actionnaires (AG). Selon Thierry Bolloré, auteur d’une lettre adressée à Hiroto Saikawa et divulguée par le Wall Street Journal, cette AG permettrait de remettre sur la table des sujets comme celui de la gouvernance et les nominations au conseil d’administration. De son côté, Hiroto Saikawa, la gouvernance doit être prioritaire, tandis que l’AG peut attendre. En réalité, Renault est coincé puisqu’en l’absence de Carlos Ghosn, il perd une voix au conseil d’administration. D’où la nécessité d’une AG afin de récupérer cette troisième voix qui compte tant, sur un conseil composé de 8 personnes seulement.

Carlos Ghosn : en prison jusqu’à un accord sur l’Alliance Renault-Nissan

Carlos Ghosn : en prison jusqu’à un accord sur l’Alliance Renault-Nissan

Les pouvoirs publics français seraient bien naïfs de croire que l’affaire Carlos Ghosn se limite à une fausse déclaration de revenus voir à quelques détournements de fonds. En effet il est vraisemblable qu’en prison depuis le 19 novembre, il  va rester pour de nombreuses semaines voir de nombreux mois et cela tant qu’un accord n’aura pas été trouvé concernant le pilotage de l’alliance Renault Nissan. Pour résumer Nissan a été sauvé par Renault ne supporte plus d’être sous la coupe du constructeur français et réclame la direction de l’alliance ou bien son indépendance. Sans parler de la possibilité pour Nissan de racheter aussi Renault. Certes Carlos Ghosn n’est pas complètement blanc et  comme de nombreux patrons de multinationales il a eu une certaine tendance à confondre la caisse de l’entreprise avec son portefeuille (de manière officielle  ou officieuse)  Lundi, il sera soumis à une nouvelle épreuve : le bureau des procureurs doit choisir de l’inculper ou non, mais selon le quotidien économique Nikkei et d’autres grands médias japonais, la décision ne fait guère de doute. Carlos Ghosn, affirment-ils, va être poursuivi pour avoir omis de déclarer aux autorités boursières environ 5 milliards de yens (38 millions d’euros) de revenus sur cinq années, de 2010 à 2015. Son bras droit Greg Kelly, arrêté en même temps que lui, devrait aussi être inculpé. Nissan ne sera pas épargné, le parquet jugeant que la responsabilité de l’entreprise est également engagée, car elle est l’entité ayant remis les rapports incriminés aux autorités boursières. Dans cette affaire, les rumeurs, spéculations, scénarios sont nombreux, et la parole officielle rare si ce n’est, au tout début, celle du patron exécutif de Nissan, Hiroto Saikawa, qui a d’emblée lâché son ancien mentor.

Les procureurs ont pour l’instant communiqué à minima et la défense de Carlos Ghosn, menée par Motonari Ohtsuru, un ex-procureur spécialiste des grandes affaires financières, ne s’est pas publiquement exprimé. Tout juste sait-on que « le suspect Ghosn », comme l’a rebaptisé la presse nippone, nie toute malversation. « Il est dans un état d’esprit vaillant et combatif », souffle-t-on au siège de Renault, à Boulogne-Billancourt près de Paris, malgré les conditions spartiates de l’établissement où le Franco-libano-brésilien est détenu. Il s’occupe à lire livres et magazines quand il n’est pas interrogé par les enquêteurs.

Chez Nissan, la mise à l’écart de Ghosn a comme libéré la parole et les frustrations ont éclaté au grand jour, transpirant dans les médias japonais où « M. Ghosn et l’Etat français (actionnaire de Renault) sont le diable », résume un analyste du secteur, Takaki Nakanishi. On voit là, dit-il, l’opportunité de « re-japoniser » le groupe et de revoir les termes du partenariat. Le dossier juridique est accessoire, ce n’est qu’un prétexte. En effet on ne peut justifier  le maintien prolongé de Carlos Ghosn en prison par la sévérité de la justice japonaise. Rappelons par exemple que dans l’affaire du scandale de Fukushima, aucun responsable japonais climat aucun n’a été inquiété !

Macron a pourri le dossier Renault Nissan

Macron a pourri le dossier Renault Nissan

 

De toute évidence Macron à une lourde responsabilité dans l’évolution désastreuse du dossier Renault Nissan. Macron n’a pas apprécié que Carlos Ghosn l’envoie balader lorsque l’actuel président de la république était avec Hollande. Le super égo des intéressés ne permettait pas de faciliter le dialogue. Carlos Ghosn proposé à l’époque la réforme de l’alliance que précisément réclame Nissan aujourd’hui. Une réforme qui nécessairement se fera ou alors soit Nissan partira, soit Nissan rachètera Renault. Pour bloquer Carlos Ghosn, Macron à doublé le droit de vote de l’État ce qui juridiquement était possible mais psychologiquement a été pris pour une insulte par Nissan. Certes Nissan a été sauvé par Renault mais aujourd’hui Nissan représente deux à trois fois Renault en termes de production et de capitalisation boursière. “Le président Macron lui-même a une certaine responsabilité dans la partie qui se joue actuellement”, a déclaré cette semaine Max Warburton, analyste chez le gérant de fonds new-yorkais Alliance Bernstein. “Il doit reconnaître que sa décision d’augmenter la participation de l’Etat dans Renault en 2015 (…) a probablement impacté la perception japonaise de l’alliance et renforcé les craintes selon lesquelles c’est l’Etat français qui a le contrôle ultime de Nissan.”“Macron a toujours une approche tout feu, tout flamme”, commente un ancien ministre d’Emmanuel Macron. “Et puis ensuite vient le moment où il y a la réalité des rapports de force et la réalité des dossiers.”Résultat le gouvernement sera bien contraint d’accepter une réforme de l’alliance plus favorable aux japonais à moins de tirer uen balle dans le pied de Renault. En attendant Renault a été viré des conseils d’administration de Nissan et de Mitsubishi alors que c’est l’actionnaire de référence ! Bref une bataille d’ego qui va couter cher à la France. Carlos Ghosn porte lui aussi une part de responsabilité dans l’escalade de 2015. “Il avait une manière absolument insupportable de considérer qu’il n’avait pas à discuter avec un ministre, qu’il était au-dessus de ça. Donc, il ne parlait éventuellement qu’à un Premier ministre”, raconte un ancien ministre.  “Comme Macron a un certain sens aussi de sa personne, je pense que ça n’a pas dû lui plaire du tout.”

Affaire Renault- Nissan pour un boycott des produits japonais

Affaire Renault- Nissan pour un boycott des produits japonais

Il est clair que Nissan avec le soutien des autorités japonaises a engagé un bras de fer avec Renault et la France. Il ne s’agit pas ici de dédouaner Carlos Ghosn qui sans doute a un peu trop confondu le tiroir-caisse de la société avec son propre porte-monnaie, d’abord avec un salaire exorbitant ensuite avec sans doute des rémunérations accessoires contestables. Ceci étant,  la plupart des grands patrons se comporte de la même manière en pratiquant d’une part l’évasion fiscale massive et en s’accordant des davantage excessifs. Mais les reproches qui peuvent être adressés à Carlos Ghosn n’enlève rien au fait que l’intéressé est un des plus grands patrons du monde. Il a réussi à sauver d’abord Renault puis a constitué le premier groupe automobile mondial. Le traitement que lui inflige le Japon avec une garde à vue dans des conditions insupportables constitue évidemment un élément rapport de force engagée par Nissan qui veut se  libérer  de Renault voire racheter l’entreprise française. Certains objectent que le type de garde à vue très prolongée est conforme au droit japonais ; curieux quand même quand on constate que pas un seul grand patron japonais n’a été impliqué après la terrible catastrophe de Fukushima. Il est tout aussi inadmissible que Carlos Ghosn ait  été démis de ses fonctions alors que la procédure commence à peine. Le nationalisme économique japonais est bien connu, ce qui ne l’empêche pas de faire des exportations le moteur de sa croissance. L’attitude du Japon- et de Nissan en particulier- est inadmissible et la réponse du gouvernement français n’est pas à la hauteur de l’attaque. La seule réponse qui s’impose serait un boycott des produits du Japon en attendant que ce pays veuille bien transmettre à la France le dossier d’accusation de Carlos Ghosn. Pour l’instant le ministre de l’économie français se borne à dire qu’il n’a aucune information ! L’Etat français, avec 15% du capital, est le principal actionnaire de Renault, qui est lui-même le principal actionnaire de Nissan avec 43,4% des parts. Nissan détient quant à lui 15% de Renault. Un dirigeant de longue date de Nissan, sous le sceau de l’anonymat, a bien évoqué ce qui se autour de Carlos Ghosn , il a déclaré mercredi dans la presse japonaise qu’il fallait réfléchir à une réduction de la participation de Renault dans Nissan. “Nous devenons revenir à l’idée originelle d’une relation gagnant-gagnant (…) une relation plus équitable qu’auparavant”, a-t-il dit.

Rachat de Renault par Nissan ?

 Rachat de Renault par Nissan ?

 

 

Non seulement dans cette affaire d’arrestation du patron de Renault Nissan pourrait avoir pour objectif de se libérer de la tutelle de Renault qui possède 44 % de l’entreprise japonaise mais pourrait même avoir objectif de racheter Renault. En effet l’entreprise nipponne sauvée de la faillite par Renault aujourd’hui pèse de à trois fois plus que sa maison-mère en termes de production et de capitalisation boursière. Le groupe japonais n’a d’ailleurs jamais digéré l’humiliation de l’entrée du Français dans son capital. Selon Alphavalue, le rachat de Renault coûterait à Nissan environ 5 milliards d’euros après la déduction de sa participation de 44% chez le japonais. Elle pourrait même représenter 2,5 milliards après prise en compte de sa participation de 15% chez Renault. Il n’y aura plus guère que le gouvernement français pour faire barrage à Nissan. Reste à voir à savoir si ce gouvernement qui ne comprend pas grand-chose à la politique industrielle laissera filer à l’étranger une entreprise dont le groupe est aujourd’hui le premier constructeur mondial !

Arrestation de Ghosn : un coup monté par le Japon pour racheter Renault ?

Arrestation de Ghosn : un coup monté par le Japon pour racheter Renault ?

Selon trois sources au fait du dossier, les investigations du groupe japonais sur des malversations présumées de son président se sont en effet élargies pour inclure la structure néerlandaise Renault-Nissan BV, qui supervise les activités de l’alliance, signe que Nissan pourrait chercher de nouveau à réduire l’influence de son actionnaire français sur leur partenariat automobile. En clair,  Nissan cherche à se libérer de Renault voire même à racheter l’entreprise française qui l’a sauvée de la faillite.  Les grands médias se sont contentés au départ de superficiel pour expliquer l’arrestation de Carlos Ghosn  au Japon. Certes la fraude fiscale et l’abus de biens sociaux sont sans doute avérés mais il y a derrière cette affaire bien d’autres enjeux. En effet, s’il fallait arrêter tous les dirigeants français étrangers responsables « d’évitement » fiscal et d’abus de biens sociaux, les prisons seraient pleines. Il y a autre chose derrière cette affaire En effet il y a longtemps que Nissan, sauvé en son temps par Renault veut reprendre son indépendance. Par ailleurs l’État français lui-même (et Macron particulier)  n’est pas mécontent sans doute d’enfoncer  ce  président de Renault jugé trop puissant .Renault avec Carlos Ghosn a sauvé Nissan de la faillite mais aujourd’hui Nissan est en bonne santé financière et la marque japonaise et même plus puissante que Renault. D’où ses velléités de quitter la maison mère. L’Alliance entre Nissan, Renault et Mitsubishi -, a permis au groupe de devenir le premier acteur  Mais la prise de contrôle de Nissan par un constructeur français en 1999 a été vécue comme une véritable humiliation», nous raconte un ancien collaborateur de Carlos Ghosn. « Nissan rêve de reprendre son indépendance », confirme un ancien de Renault très au fait du contexte dans lequel a été fondée l’Alliance en 1999. Certains estiment m^me que Nissan pourrait racheter Renault. Il est pour le moins curieux que ce soit le directeur japonais de Nissan qui dénoncé son président. Comme par hasard Mitsubishi demande aussi la même chose. Malheureusement pour lui Carlos Ghosn s’est fait de nombreux ennemis en France aussi, à cause de son salaire, des tricheries sur les émissions polluantes mais surtout en raison de son pouvoir quasi monarchique sur le groupe. Du coup, on risque d’avoir une convergence d’intérêts contradictoires pour abattre Carlos Ghosn y compris en France où les stratégies industrielles un peu de mal à être comprise y compris dans le gouvernement de Macron. Certes Carlos Ghosn a dirigé son groupe de manières presque tyranniques mais il a fait de Renault, entreprise menacée dans son existence lors de sa prise de fonction, le premier groupe mondial. On peut contester les méthodes de l’intéressé mais force est de reconnaître que c’est un exceptionnel capitaine d’industrie et qu’on doit réfléchir à deux fois avant de l’enfoncer car c’est Renault et la France même qui risquent d’être les dindons de la farce.

 

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