Archive pour le Tag 'Renault'

Renault : nationalisation pas nécessaire ? (Sénart)

Renault : nationalisation pas nécessaire ? (Sénart)

 

Comme pour d’autres très grandes sociétés notamment Air France, le patron de Renault affirme que la nationalisation n’est pas nécessaire . (Notons que les très  libéraux britanniques envisagent de nationaliser British Airways et d’autres compagnies aériennes).  Cette hypothèse n’a pourtant pas été exclue par le ministre de l’économie. On peut comprendre la contradiction entre ces deux prises de position. D’un côté,  il y a l’intérêt général porté par le ministre de l’économie et des finances qui constate que l’écroulement de la valeur des capitalisations d’entreprises stratégiques les fragilise. Ces entreprises  risquent  tout simplement compte tenu de leur sous cotation actuelle d’être rachetées par des fonds étrangers qui  pourraient alors s’approprier des technologies, un portefeuille commercial voir le moment venu délocaliser les sites de France.

Du point de vue du patron de Renault, il s’agit d’empêcher la panique chez les actionnaires qui dans l-hypothèse  de la nationalisation pourraient être encouragés à se débarrasser rapidement de leurs action. Mécaniquement, cela ferait s’écrouler encore un peu plus la valeur de ces titres.

 

Pour certaines grandes entreprises comme Renault et d’autres, la valeur de la capitalisation s’est écroulée de 50 à 70 %. Bref des entreprises qui compte  tenu de cette valeur pourraient être rachetées pour une bouchée de pain aujourd’hui. C’est le cas de Renault actuellement qui subit une double crise celle du Corona virus et la crise structurelle de tout le secteur économique mondial. Renault pourrait solliciter des garanties auprès de l’Etat pour faire face à l’impact de l’épidémie de coronavirus, déclare dans un entretien au Parisien son président Jean-Dominique Senard qui écarte en revanche le scénario d’une renationalisation.

Comme le reste du secteur, le constructeur français fait face au double défi du plongeon de ses commandes et de l’arrêt de ses usines en Europe face à la propagation de l’épidémie dans la région.“Nous vivons une des épreuves les plus difficiles de notre histoire”, déclare le président du conseil de Renault dans l’entretien publié dimanche.

Vingt-et-un sites industriels du groupe sont désormais fermés dont 12 en France et quatre en Espagne notamment, ce qui représente 60.000 salariés à l’arrêt, précise-t-il, ajoutant que le constructeur doit faire face à un plongeon “spectaculaire” de ses commandes, “parfois jusqu’à 90%”.

“Comme pour toutes les entreprises françaises, la question de la trésorerie se pose donc”, explique-t-il, ajoutant que le constructeur travaille sur différent scenarii pour les prochaines semaines. Prié de dire si Renault pourrait solliciter un prêt de l’Etat, Jean-Dominique Senard répond : “Nous pourrions solliciter des garanties auprès de l’Etat, comme d’autres entreprises”.

Il ajoute en revanche qu’une renationalisation temporaire “n’est pas à l’ordre du jour”.

Avenir Renault: fermetures d’usines ?

Avenir Renault: fermetures d’usines ?

 

 

Après de très mauvais résultats financiers en 2019 et l’écroulement des actions en bourse,  officieusement Renault n’exclut pas de fermer certaines usines y compris en France. Notons cependant que le phénomène de régression de la production en France n’est pas nouveau. « Depuis 2004, on a perdu 25.000 personnes dans les usines françaises. » Indique un représentant syndical. À cette époque une majorité de la production était réalisée en France mais avec les délocalisations successives la part française est tombée à 17 %. Encore observe-t-on que les unités de production en France sont notoirement sous utilisées avec des capacités de production limitée à 50 % quand d’autres unités à l’étranger dépassent les 100 % ! Conclusion il faut donc s’attendre à des fermetures d’usine en France, totales ou partielles.

.Renault possède au total quarante usines dans le monde dont douze situées en France. Six sites conçoivent des pièces et organes (boites de vitesse, moteurs) et six assemblent des véhicules. Mais elles ne produisent que peu de modèles best-sellers, en dehors des véhicules utilitaires, comme les Clio et Captur. Alors qu’elle était encore en partie assemblée dans l’usine de Flins (Yvelines), la petite compacte est désormais en grande majorité produite en Turquie, à Bursa. Le SUV urbain est lui fabriqué à Valladolid en Espagne.

« Ces usines fonctionnent à 130 % de leurs capacités, alors qu’en France elles stagnent au mieux à 50 %, s’insurgeait dans Le Parisien Fabien Gâche. « En 2004, l’hexagone produisait encore sur son territoire 53 % des véhicules qu’il vendait. Cette part est aujourd’hui de 17 %. Résultat, d’ici 2021, Renault ne fabriquera plus aucun véhicule français en dehors des quelques dizaines de milliers d’exemplaires d’électrique. »

Les modèles Dacia sont eux assemblés en Roumanie et au Maroc.

Le haut de gamme est en revanche produit en France dans l’usine de Douai (Nord), mais les Talisman et Espace ne se vendent pas. Comme le rappelle la Voix du Nord, si le site peut produire 160.000 voitures par an, 80.000 seulement sont sorties des chaînes l’an dernier. Deux nouveaux véhicules ont cependant été promis en 2022 à l’usine de Douai, qui devrait aussi produire un modèle électrique.

Dans les Yvelines, à Flins, la situation est aussi en demi-teinte. Les ventes de la Zoé, la citadine électrique, ont progressé l’an dernier comme depuis le début de l’année. Mais la Nissan Micra aussi produite à Flins ne se vend pas.

L’avenir des unités de production dépendra aussi des conditions d’évolution de l’alliance puisque dans la plupart des grandes marques de Renault se fabriquent, se montent des véhicules pour une autre marque du groupe.. On sait que rien n’est encore réglé en particulier avec Nissan aussi mais Mistubishi. À cela s’ajoutent  évidemment les enjeux majeurs auxquels sont confrontés tous les constructeurs automobiles avec le ralentissement de la demande, les nouvelles normes concernant les émissions polluantes et le devenir de l’électrique voir de l’hydrogène.

 

 

 

Notation Finances Renault: note de crédit négative

Notation Finances Renault: note de crédit négative

 

Une très mauvaise nouvelle cette décision de l’’agence de notation Standard and Poor’s (S&P) qui a placé mercredi la note de crédit ‘BBB-‘ de Renault sous surveillance avec implications négatives. Une décision qui aura forcément d’abord des conséquences sur le coût des emprunts de Renault justement en difficulté financière. Ensuite et peut-être surtout parce que cette mauvaise évaluation participe de la dégradation de l’image d’un groupe sérieusement secoué aujourd’hui et dont l’avenir pourrait même être mis en question si perdurent  encore pendant longtemps les incertitudes quant aux relations entre Renault, Nissan et Mitsubishi. “Si Renault garde une flexibilité financière grâce à ses réserves confortables de trésorerie, plusieurs difficultés opérationnelles pourraient dégrader davantage sa génération de flux de trésorerie dans les prochains 18 à 24 mois”, indique l’agence dans un communiqué.

L’agence cite notamment la concurrence accrue en Europe, les potentielles difficultés liées à la réglementation sur les émissions de CO2 et l’arrêt possiblement prolongé du versement des dividendes de Nissan.

S&P estime que les mesures annoncées par Renault, notamment un plan d’économies d’au moins 2 milliards d’euros d’ici 2022, pourraient ne pas suffire à redresser la situation.

L’agence donnera sa décision sur sa surveillance négative d’ici la fin du mois de mai, après avoir évalué les détails du plan de restructuration de Renault et la politique de Nissan en matière de dividende.

“A ce stade, nous attendons à ce que la dégradation éventuelle soit limitée à un cran”, indique S&P.

Mardi, l’agence Moody’s a pour sa part abaissé sa note de crédit sur Renault à ‘Ba1’, soit en catégorie spéculative, avec une perspective stable.

Renault plonge en bourse

Renault plonge en bourse

Depuis l’affaire Ghosn ,  les pertes financières et boursières de Renault ne cessent de s’amplifier. Du coup, l’agence de notation Moody’s a encore diminué la note de Renault.

Moody’s a basculé son appréciation sur le titre en catégorie spéculative, la note passant de Baa3 à Ba1, perspective stable. Mercredi, S&P n’a pas changé sa note de BBB- mais a néanmoins changé sa perspective en la plaçant sous surveillance. La première agence financière du monde pourrait ainsi également baisser d’un cran à court terme et basculer elle aussi en catégorie spéculative.

En une semaine, l’action du constructeur tricolore a encore perdu 7% de sa valeur, portant sa perte à 23% depuis le 1er janvier. Mais la chute du titre ne date pas d’hier, les marchés sanctionnent le titre depuis mars 2018 alors que le titre atteignait un plus haut à 97 euros. L’action est déjà tombée à 65 euros quelques jours avant la chute de Carlos Ghosn. Elle est désormais valorisée 32 euros. La capitalisation boursière du constructeur a ainsi perdu les deux tiers de sa valeur depuis son plus haut de mars 2018.

De son coté l’autre agence de cotation  S&P juge ainsi que la marge opérationnelle devrait continuer à baisser entre 3 et 4% en 2020, soit plus de moitié moins par rapport à la performance enregistrée en 2017. L’agence financière pointe notamment des coûts structurels extrêmement lourds. En 2019 déjà, les lancements de Clio et Captur, deux modèles phares, rentables et à forts volumes, avaient pesé sur les coûts. En outre, plus personne ne s’attend à ce que Nissan, dont Renault possède 43%, verse des dividendes compte tenu de ses propres difficultés financières.

En réalité le groupe est encore en convalescence d’une année très agitée après la chute de leur patron jusqu’au brutal remerciement de Thierry Bolloré en novembre dernier. Le groupe tente de remobiliser les troupes, mais en attendant, difficile d’attendre une nouvelle impulsion stratégique forte avant l’arrivée ( en juillet seulement !)  de son nouveau directeur général, l’ancien patron de Seat, Luca de Meo.

Ghosn: information judiciaire en France pour enfoncer encore davantage Renault

Ghosn: information judiciaire en France pour enfoncer encore davantage Renault

 

 

On peut se demander si le gouvernement et sa justice sont réellement conscients des dangers qui menacent Renault. Ce groupe qui a réussi sous la houlette de Ghosn à devenir le premier acteur mondial connaît une crise qui pourrait bien le faire éclater. Preuve, le déclassement récent de sa note financière, aussi les énormes déficits enregistrés et les milliards de dévalorisations boursières de l’entreprise. Rien n’est réglé au sein de Renault quant à ses liens avec Nissan et Mitsubishi. Nissan qui est à l’origine de l’affaire Ghosn . L’objectif était clairement d’éjecter Carlos Ghosn et la France de Nissan. Par son immobilisme diplomatique coupable, la France a largement contribué à enfoncer Carlos Ghosn et en même temps Renault. Pire maintenant la France lance une information judiciaire qui viendra encore conforter Nissan dans ses velléités d’obtenir une certaine autonomie vis-à-vis de Renault voire même son indépendance. Encore une fois, Carlos Ghosn n’est pas un saint;  comme beaucoup de grands patrons,  il a confondu son portefeuille avec la trésorerie de son entreprise. Son autoritarisme et son orgueil en parfois dépassé les bornes. Pour autant,  Carlos Ghosn était un très grand patron qui d’abord a sauvé Renault, ensuite à sauvé Nissan pour enfin constituer le plus grand groupe d’automobiles. Dans cette affaire, l’attitude du gouvernement et de Macron en particulier aura été assez lamentable. Un véritable fiasco politique et économique qui se poursuit avec cette enquête qui intervient vraiment au mauvais moment. La moindre des choses aurait été d’attendre l’évolution du dossier judiciaire au Japon avant nous-mêmes de nous infliger une punition inutile. L’urgence maintenant est de sauver Renault et rapidement et non de plonger l’entreprise dans une crise encore plus profonde.

Un an après l’ouverture d’une enquête préliminaire, plusieurs juges d’instruction sont désormais chargés de prendre le relais des investigations, a précisé le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) dans un communiqué, confirmant des informations de Reuters.

“Le 12 février 2020, le procureur de la République de Nanterre a ouvert une information judiciaire contre X pour abus de biens sociaux, abus de biens sociaux aggravés, abus de confiance aggravés, recel de ces infractions, faux et usage, blanchiment aggravé d’abus de biens sociaux et d’abus de confiance aggravés, faits commis entre 2009 et 2020”, peut-on lire dans le document.

A l’intérieur même de Renault Carlos Ghosn compte quelques amis qui ont contribué a déstabiliser le groupe. En effet Renault ( qui ?) avait alerté la justice française l’an dernier après avoir découvert l’existence de paiements suspects entre 2011 et 2016 à un partenaire commercial de Renault-Nissan à Oman. Curieux qu’on n’ait rien dit quand Ghosn dirigeait e groupe !

L’ancien dirigeant, qui conteste les accusations portées à son encontre, affirme être victime d’un complot en raison de ses projets pour l’alliance automobile franco-japonaise.

Dans son communiqué, le parquet de Nanterre explique que les investigations menées dans le cadre de l’enquête préliminaire ont été étayées par des signalements des commissaires aux comptes de Renault et de Tracfin, organisme de Bercy chargé de la lutte contre le blanchiment et la fraude, ainsi que par la communication de rapports d’audits internes.

La désignation de juges d’instruction permettra de poursuivre ces investigations, “en particulier à l’étranger”, ajoute le parquet de Nanterre dans son communiqué.

Finances Renault: note de crédit négative

Finances Renault: note de crédit négative

 

Une très mauvaise nouvelle cette décision de l’’agence de notation Standard and Poor’s (S&P) qui a placé mercredi la note de crédit ‘BBB-‘ de Renault sous surveillance avec implications négatives. Une décision qui aura forcément d’abord des conséquences sur le coût des emprunts de Renault justement en difficulté financière. Ensuite et peut-être surtout parce que cette mauvaise évaluation participe de la dégradation de l’image d’un groupe sérieusement secoué aujourd’hui et dont l’avenir pourrait même être mis en question si perdurent  encore pendant longtemps les incertitudes quant aux relations entre Renault, Nissan et Mitsubishi. “Si Renault garde une flexibilité financière grâce à ses réserves confortables de trésorerie, plusieurs difficultés opérationnelles pourraient dégrader davantage sa génération de flux de trésorerie dans les prochains 18 à 24 mois”, indique l’agence dans un communiqué.

L’agence cite notamment la concurrence accrue en Europe, les potentielles difficultés liées à la réglementation sur les émissions de CO2 et l’arrêt possiblement prolongé du versement des dividendes de Nissan.

S&P estime que les mesures annoncées par Renault, notamment un plan d’économies d’au moins 2 milliards d’euros d’ici 2022, pourraient ne pas suffire à redresser la situation.

L’agence donnera sa décision sur sa surveillance négative d’ici la fin du mois de mai, après avoir évalué les détails du plan de restructuration de Renault et la politique de Nissan en matière de dividende.

“A ce stade, nous attendons à ce que la dégradation éventuelle soit limitée à un cran”, indique S&P.

Mardi, l’agence Moody’s a pour sa part abaissé sa note de crédit sur Renault à ‘Ba1’, soit en catégorie spéculative, avec une perspective stable.

Ghosn: information judiciaire en France pour enfoncer encore davantage Renault

Ghosn: information judiciaire en France pour enfoncer encore davantage Renault

 

 

On peut se demander si le gouvernement et sa justice sont réellement conscients des dangers qui menacent Renault. Ce groupe qui a réussi sous la houlette de Ghosn à devenir le premier acteur mondial connaît une crise qui pourrait bien le faire éclater. Preuve, le déclassement récent de sa note financière, aussi les énormes déficits enregistrés et les milliards de dévalorisations boursières de l’entreprise. Rien n’est réglé au sein de Renault quant à ses liens avec Nissan et Mitsubishi. Nissan qui est à l’origine de l’affaire Ghosn . L’objectif était clairement d’éjecter Carlos Ghosn et la France de Nissan. Par son immobilisme diplomatique coupable, la France a largement contribué à enfoncer Carlos Ghosn et en même temps Renault. Pire maintenant la France lance une information judiciaire qui viendra encore conforter Nissan dans ses velléités d’obtenir une certaine autonomie vis-à-vis de Renault voire même son indépendance. Encore une fois, Carlos Ghosn n’est pas un saint;  comme beaucoup de grands patrons,  il a confondu son portefeuille avec la trésorerie de son entreprise. Son autoritarisme et son orgueil en parfois dépassé les bornes. Pour autant,  Carlos Ghosn était un très grand patron qui d’abord a sauvé Renault, ensuite à sauvé Nissan pour enfin constituer le plus grand groupe d’automobiles. Dans cette affaire, l’attitude du gouvernement et de Macron en particulier aura été assez lamentable. Un véritable fiasco politique et économique qui se poursuit avec cette enquête qui intervient vraiment au mauvais moment. La moindre des choses aurait été d’attendre l’évolution du dossier judiciaire au Japon avant nous-mêmes de nous infliger une punition inutile. L’urgence maintenant est de sauver Renault et rapidement et non de plonger l’entreprise dans une crise encore plus profonde.

Un an après l’ouverture d’une enquête préliminaire, plusieurs juges d’instruction sont désormais chargés de prendre le relais des investigations, a précisé le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) dans un communiqué, confirmant des informations de Reuters.

“Le 12 février 2020, le procureur de la République de Nanterre a ouvert une information judiciaire contre X pour abus de biens sociaux, abus de biens sociaux aggravés, abus de confiance aggravés, recel de ces infractions, faux et usage, blanchiment aggravé d’abus de biens sociaux et d’abus de confiance aggravés, faits commis entre 2009 et 2020”, peut-on lire dans le document.

A l’intérieur même de Renault Carlos Ghosn compte quelques amis qui ont contribué a déstabiliser le groupe. En effet Renault ( qui ?) avait alerté la justice française l’an dernier après avoir découvert l’existence de paiements suspects entre 2011 et 2016 à un partenaire commercial de Renault-Nissan à Oman. Curieux qu’on n’ait rien dit quand Ghosn dirigeait e groupe !

L’ancien dirigeant, qui conteste les accusations portées à son encontre, affirme être victime d’un complot en raison de ses projets pour l’alliance automobile franco-japonaise.

Dans son communiqué, le parquet de Nanterre explique que les investigations menées dans le cadre de l’enquête préliminaire ont été étayées par des signalements des commissaires aux comptes de Renault et de Tracfin, organisme de Bercy chargé de la lutte contre le blanchiment et la fraude, ainsi que par la communication de rapports d’audits internes.

La désignation de juges d’instruction permettra de poursuivre ces investigations, “en particulier à l’étranger”, ajoute le parquet de Nanterre dans son communiqué.

 

Economie-En plombant Carlos Ghosn, la France a plombé Renault

Economie-En plombant Carlos Ghosn, la France a plombé Renault

 

On sait que Carlos Ghosn  est brutalement passé du statut de star à celui de pestiféré, de victime expiatoire de ces représentants insatiables des grandes entreprises internationales. Pourtant force est de constater que depuis le début de l’affaire la situation du groupe Renault n’a fait que se dégrader, Renault  perdant au passage des milliards tant en matière de résultats qu’en matière de capitalisation. La France ne peut s’exonérer de responsabilité dans cette affaire car elle a clairement lâché  l’intéressé pris dans les mailles  inextricables du filet de la justice japonaise. La France n’a rien fait pour le sortir de là;  elle a plutôt contribué l’enfoncer . Pour preuve, même des accusations parallèles conduites en France, vraiment à un mauvais moment.

Les pertes ont commencé surtout chez Nissan qui depuis des mois ne cessait de contester l’autorité de Carlos Ghosn et même la présence de la France dans la société. Pourtant cette entreprise menacée de disparition avait été sauvée par le groupe Renault et Carlos Ghosn. Encore une foi,s il n’est pas question de défendre cet appétit invraisemblable de certains chefs d’entreprise qui confondent la trésorerie de leur société avec leur portefeuille personnel. Ceci étant,  Carlos Ghosn n’est pas le premier à avoir trouvé des biais  pour contourner les dispositions salariales et fiscales. On ne peut approuver non plus cet orgueil et cette attitude monarchique de Carlos Ghosn.

On ne peut cependant contester que Carlos Ghosn a d’abord sauvé Renault entreprise également menacée de disparition à un moment. Ensuite qu’il a sauvé Nissan puis progressivement réussi à créer le premier groupe automobile mondial. Le déclin du groupe Renault a éclaté au moment de l’affaire Carlos Ghosn, emprisonné brutalement au Japon. Du coup,  les investisseurs ont commencé à douter de la cohérence et de la pérennité d’un groupe complètement déstabilisé, sans vrai patron en plus que la France abandonnait au plan diplomatique. Une erreur fondamentale évidemment mais qui est à relier malheureusement aux relations détestables que Macron entretenait- depuis qu’il était ministre des finances sous Hollande- avec Carlos Ghosn.

On sait que Macron ne se caractérise pas par une grande capacité de clairvoyance et de compassion. En fait en abandonnant Carlos Ghosn , il a réglé ses comptes avec l’intéressé. En même temps, il a contribué à enfoncer Renault. Aujourd’hui le groupe s’interroge pour savoir s’il ne doit pas fermer des usines. Un bel exemple de gestion politique et économique.

Renault: fermetures d’usines ?

Renault: fermetures d’usines ?

 

 

Après de très mauvais résultats financiers en 2019 et l’écroulement des actions en bourse,  officieusement Renault n’exclut pas de fermer certaines usines y compris en France. Notons cependant que le phénomène de régression de la production en France n’est pas nouveau. « Depuis 2004, on a perdu 25.000 personnes dans les usines françaises. » Indique un représentant syndical. À cette époque une majorité de la production était réalisée en France mais avec les délocalisations successives la part française est tombée à 17 %. Encore observe-t-on que les unités de production en France sont notoirement sous utilisées avec des capacités de production limitée à 50 % quand d’autres unités à l’étranger dépassent les 100 % ! Conclusion il faut donc s’attendre à des fermetures d’usine en France, totales ou partielles.

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Renault possède au total quarante usines dans le monde dont douze situées en France. Six sites conçoivent des pièces et organes (boites de vitesse, moteurs) et six assemblent des véhicules. Mais elles ne produisent que peu de modèles best-sellers, en dehors des véhicules utilitaires, comme les Clio et Captur. Alors qu’elle était encore en partie assemblée dans l’usine de Flins (Yvelines), la petite compacte est désormais en grande majorité produite en Turquie, à Bursa. Le SUV urbain est lui fabriqué à Valladolid en Espagne.

« Ces usines fonctionnent à 130 % de leurs capacités, alors qu’en France elles stagnent au mieux à 50 %, s’insurgeait dans Le Parisien Fabien Gâche. « En 2004, l’hexagone produisait encore sur son territoire 53 % des véhicules qu’il vendait. Cette part est aujourd’hui de 17 %. Résultat, d’ici 2021, Renault ne fabriquera plus aucun véhicule français en dehors des quelques dizaines de milliers d’exemplaires d’électrique. »

Les modèles Dacia sont eux assemblés en Roumanie et au Maroc.

Le haut de gamme est en revanche produit en France dans l’usine de Douai (Nord), mais les Talisman et Espace ne se vendent pas. Comme le rappelle la Voix du Nord, si le site peut produire 160.000 voitures par an, 80.000 seulement sont sorties des chaînes l’an dernier. Deux nouveaux véhicules ont cependant été promis en 2022 à l’usine de Douai, qui devrait aussi produire un modèle électrique.

Dans les Yvelines, à Flins, la situation est aussi en demi-teinte. Les ventes de la Zoé, la citadine électrique, ont progressé l’an dernier comme depuis le début de l’année. Mais la Nissan Micra aussi produite à Flins ne se vend pas.

L’avenir des unités de production dépendra aussi des conditions d’évolution de l’alliance puisque dans la plupart des grandes marques de Renault se fabriquent, se montent des véhicules pour une autre marque du groupe.. On sait que rien n’est encore réglé en particulier avec Nissan aussi mais Mistubishi. À cela s’ajoutent  évidemment les enjeux majeurs auxquels sont confrontés tous les constructeurs automobiles avec le ralentissement de la demande, les nouvelles normes concernant les émissions polluantes et le devenir de l’électrique voir de l’hydrogène.

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En plombant Carlos Ghosn, la France a plombé Renault

En plombant Carlos Ghosn, la France a plombé Renault

On sait que Carlos Ghosn  est brutalement passé du statut de star à celui de pestiféré, de victime expiatoire de ces représentants insatiables des grandes entreprises internationales. Pourtant force est de constater que depuis le début de l’affaire la situation du groupe Renault n’a fait que se dégrader, Renault  perdant au passage des milliards tant en matière de résultats qu’en matière de capitalisation. La France ne peut s’exonérer de responsabilité dans cette affaire car elle a clairement lâché  l’intéressé pris dans les mailles  inextricables du filet de la justice japonaise. La France n’a rien fait pour le sortir de là;  elle a plutôt contribué l’enfoncer . Pour preuve, même des accusations parallèles conduites en France, vraiment à un mauvais moment.

Les pertes ont commencé surtout chez Nissan qui depuis des mois ne cessait de contester l’autorité de Carlos Ghosn et même la présence de la France dans la société. Pourtant cette entreprise menacée de disparition avait été sauvée par le groupe Renault et Carlos Ghosn. Encore une foi,s il n’est pas question de défendre cet appétit invraisemblable de certains chefs d’entreprise qui confondent la trésorerie de leur société avec leur portefeuille personnel. Ceci étant,  Carlos Ghosn n’est pas le premier à avoir trouvé des biais  pour contourner les dispositions salariales et fiscales. On ne peut approuver non plus cet orgueil et cette attitude monarchique de Carlos Ghosn.

On ne peut cependant contester que Carlos Ghosn a d’abord sauvé Renault entreprise également menacée de disparition à un moment. Ensuite qu’il a sauvé Nissan puis progressivement réussi à créer le premier groupe automobile mondial. Le déclin du groupe Renault a éclaté au moment de l’affaire Carlos Ghosn, emprisonné brutalement au Japon. Du coup,  les investisseurs ont commencé à douter de la cohérence et de la pérennité d’un groupe complètement déstabilisé, sans vrai patron en plus que la France abandonnait au plan diplomatique. Une erreur fondamentale évidemment mais qui est à relier malheureusement aux relations détestables que Macron entretenait- depuis qu’il était ministre des finances sous Hollande- avec Carlos Ghosn.

On sait que Macron ne se caractérise pas par une grande capacité de clairvoyance et de compassion. En fait en abandonnant Carlos Ghosn , il a réglé ses comptes avec l’intéressé. En même temps, il a contribué à enfoncer Renault. Aujourd’hui le groupe s’interroge pour savoir s’il ne doit pas fermer des usines. Un bel exemple de gestion politique et économique.

Carlos Ghosn: « un complot pour empêcher la fusion Renault Nissan »

Carlos  Ghosn: « un complot pour empêcher la fusion Renault Nissan »

 

Même si Carlos Ghosn  a pioché dans la caisse de Renault de manière excessive , reste qu’il demeure un patron assez exceptionnel et que le vrai motif de son arrestation au Japon était une plus grande  fusion entre Renault et Nissan. L’argumentation de Carlos Ghosn es totalement fondée. Le pouvoir politique japonais bien content que Carlos Ghosn  ait redressé Nissan en situation de quasi faillite avait pour ambition de rejaponiser  l’entreprise pour éviter à tout prix sa dilution dans un super groupe Renault. Le pire c’est que la France est également complice dans cette affaire qu’elle aussi -notamment Macron o lorsqu’il était ministre de François Hollande’ s ‘est  s’opposée aussi à la recomposition capitalistique de Renault. Notons d’ailleurs l’indécente timidité de la France à défendre Carlos Ghosn. Ce qui est reproché à Carlos Ghosn est sans doute condamnable mais il a fait ce que font la plupart des grands patrons à savoir s’attribuer des rémunérations excessives y compris contre l’avis des jeux assemblés générales de leur entreprise, des paquets de stock-options et des retraites chapeaux. Carlos Ghosn a poussé le bouchon  un peu loin mais l’enjeu n’est pas la. Le véritable enjeu c’est l’avenir du groupe Renault dont à juste titre Carlos Ghosn  pense désormais qu’il est menacé. Carlos Ghosn s’est donc livré mercredi à un réquisitoire contre la justice japonaise, affirmant que les accusations portées contre lui étaient fausses et que les conditions dans lesquelles il avait été détenu puis assigné à résidence au Japon visaient à le “briser”.

L’ancien patron de Renault et de Nissan, qui s’est spectaculairement soustrait à son assignation à résidence au Japon pour se réfugier au Liban dans les tout derniers jours de l’année dernière, a ajouté avoir été victime d’un complot associant des cadres dirigeants de Nissan et les procureurs de Tokyo pour se débarrasser de lui. Une erreur stratégique fondamentale pour l’ancien président Renault

La valorisation de Nissan depuis mon arrestation a baissé de plus de 10 milliards de dollars. Ils ont perdu plus de 40 millions de dollars par jour pendant cette période », a-t-il dit aux journalistes.

« C’est pas mieux pour Renault, parce que la valorisation de Renault a baissé, depuis mon arrestation, de plus de 5 milliards d’euros, ce qui signifie 20 millions d’euros par jour », a-t-il ajouté.

Au sujet de l’alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn a affirmé qu’elle n’existait plus.

« Il n’y a plus d’alliance. L’alliance a raté l’immanquable avec Fiat Chrysler. C’est incroyable, ils se sont alliés à PSA. Comment peut-on rater une occasion énorme de devenir un acteur dominant de son secteur ? »

 

Renault: une entreprise en grand danger

Renault: une entreprise en grand danger

 

Il est clair que les grands médias en pleine déconfiture économique se contentent d’aborder la plupart des questions de manière très superficielle, c’est le cas pour cette affaire Renault Nissan et la fuite de Carlos Ghosn du Japon. La plupart de ces grands médias veulent savoir Carlos Ghosn s’est enfui dans une malle ou autrement. Ce qui est certain, c’est qu’effectivement il s’est fait la malle et peu importe la manière. Là n’est pas le sujet. L’affaire est celle d’un pays le Japon qui a voulu empêcher un rapprochement plus significatif avec Renault et même qui a tenté de ce réapproprier Nissan après le redressement spectaculaire opéré par Carlos Ghosn.

Carlos Ghosn comme nombre  d’autres patrons a pioché dans la caisse de l’entreprise ( rémunérations excessives, des stock-options et des retraites chapeaux avec des montages juridiques ad hoc en plus pour éviter la fiscalité).

Reste que Carlos Ghosn a démontré qu’il était un exceptionnel patron, qu’on lui doit le redressement de Renault en quasi faillite, le redressement de Nissan et la constitution d’un des premiers groupes automobiles mondiales. Aujourd’hui, le groupe Renault est particulièrement fragilisé notamment du fait de latitude nationaliste et même confiscatoire. Curieux pour un pays dont l’économie a surtout reposé longtemps sur sa capacité d’exportation mais qui refuse les règles juridiques et financières internationales. Le bilan de cette affaire Carlos Ghosn sur le plan économique est catastrophique. Ce qu’a indiqué Carlos Ghosn dans sa récente confession en conférence de presse : La valorisation de Nissan depuis mon arrestation a baissé de plus de 10 milliards de dollars. Ils ont perdu plus de 40 millions de dollars par jour pendant cette période », a-t-il dit aux journalistes.

« C’est pas mieux pour Renault, parce que la valorisation de Renault a baissé, depuis mon arrestation, de plus de 5 milliards d’euros, ce qui signifie 20 millions d’euros par jour », a-t-il ajouté.Au sujet de l’alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn a affirmé qu’elle n’existait plus.

« Il n’y a plus d’alliance. L’alliance a raté l’immanquable avec Fiat Chrysler. C’est incroyable, ils se sont alliés à PSA. Comment peut-on rater une occasion énorme de devenir un acteur dominant de son secteur ? »

Marché automobile français: PSA et Renault résistent un peu

Marché automobile français:  PSA et Renault résistent  un peu

Ce qui caractérise le marché français c’est une relative bonne résistance de PSA et Renault même si les marques étrangères grappillent des parts. Le marché est en cohérence avec la croissance molle enregistrée en 2019. S’y ajoutent évidemment des inquiétudes relatives aux normes et aux évolutions technologiques. Le marché du diesel continue  de s’écrouler mais on ne peut pas dire que les nouvelles technologies percent réellement. L’avenir se nourrira sans doute des grandes incertitudes sur l’évolution des normes et des nouvelles technologies. Pour l’instant même la venue du véhicule électrique n’est pas assurée en raison notamment de son cout mais aussi de la concurrence possible le  moment venu par exemple de l’hydrogène. Les deux constructeurs nationaux PSA (Marques Citroën, Peugeot, DS et Opel) et Renault (Renault, Dacia et Alpine) ont ainsi affiché une progression de 0,88% sur l’année avec 1,25 millions de véhicules immatriculés.

Sur le partage du gâteau entre constructeurs français et étrangers, les premiers ont vu leur part de marché régresser légèrement sur l’année, à 56,81% contre 57,37%, tandis que les étrangers ont vu la leur progresser à 43,19% contre 42,63%.

Dans le détail, PSA, a maintenu sa première place sur le marché français avec 708.438 voitures immatriculées (+1,35%), ce qui lui confère quasiment 32% du marché national. En face, le groupe Renault affiche 549.283 immatriculations (+0,29%), soit 24,81% de part de marché.

Marque par marque, c’est Renault qui reste la première dans le coeur des automobilistes français, avec 407.159 voitures lancées sur les routes (+0,23%), suivie par Peugeot (379.582 unités, -2,55%), puis Citroën (235.110 unités, +9,94%). L’allemande Volkswagen ravit cette année la quatrième marche du podium à Dacia (groupe Renault), avec 149.105 voitures contre 138.977.

Chez les constructeurs allemands, Volkswagen (marques Volkswagen, Audi, Skoda, Seat, Porsche, Bentley, Lamborghini) et Daimler (Mercedes et Smart) affichent des progressions à deux chiffres sur l’année (+10,35% pour le premier et +10,18% pour le deuxième).

Parmi les autres constructeurs, Nissan, allié de Renault (marques Nissan et Infiniti) subit un recul de 29,76% de ses immatriculations, malgré une forte envolée en décembre (+82%).

Et FCA (marques Fiat, Jeep, Alpha Romeo, Maserati, Lancia et Dodge) en cours de fusion avec PSA, subit aussi des revers avec un recul de 12,75% de ses immatriculations françaises.

Les chiffres publiés par le CCFA illustrent l’effondrement des ventes de diesel en France, dont la part du marché a reculé à 34% en 2019 contre 39% en 2018, 64% en 2014, et 72% au plus haut, en 2011-12, selon le CCFA.

Les véhicules à essence voient leur part de marché progresser à 57,9% contre 54,7% l’an passé. Celle des véhicules électriques augmente aussi, à 1,9% contre 1,4% l’an passé, tandis que celle des hybrides gonfle à 5,7% contre 4,9%.

La tendance va s’accélérer « avec 25 nouveaux modèles électriques ou hybrides rechargeables qui arrivent sur le marché en 2020″, a commenté François Roudier en regrettant néanmoins un nombre « trop faible » de bornes de recharge (25.000 dans tout le pays).

Côté industriel, la Plateforme automobile (PFA) qui défend les intérêts de la filière a estimé récemment que 15.000 emplois étaient menacés, uniquement dans la filière diesel.

« Il s’agit d’une décélération brutale qui impacte surtout les équipementiers mono-produits ayant du mal à se reconvertir » a souligné François Roudier, en citant l’exemple de Bosch à Rodez, spécialisé dans les injecteurs de moteurs diesel.

Rapprochement Renault Fiat : le chantage de Nissan

Rapprochement Renault Fiat : le chantage de Nissan

On aurait pu croire qu’un éventuel rapprochement entre le groupe Renault et Fiat aurait pu être encouragé par Nissan. Mais Nissan continue dans sa reconquête nationaliste. En clair, le gouvernement japonais veulent marginaliser la présence de Renault chez Nissan. Le Japon pratique actuellement une politique nationaliste inquiétante qui certes s’appuie sur une stratégie capitaliste internationale mais applique quand bon lui semble les règles qui régulent le monde économique mondial. En réalité Nissan est peu intéressé par le rapprochement avec Fiat qui le marginalise rait  un peu plus dans le groupe Renault. Du coup, il propose une sorte de chantage : le Japon accepterait le rapprochement Renault Fiat à condition que Renault se désengage capitalistiquement de Nissan. Finalement une opération de regroupement qui perdrait alors beaucoup de sens d’autant que stratégiquement ce rapprochement entre Renault et Fiat peut-être discuté.

Des dirigeants de Nissan et Renault tentent donc de parvenir à un accord pour revoir leur alliance, dans l’espoir pour le constructeur français de relancer les négociations de rapprochement avec Fiat Chrysler, rapporte vendredi le Wall Street Journal, citant des emails et des sources informées. D’après le journal, citant des correspondances qu’il a pu consulter, Nissan souhaite une réduction de la participation de Renault, qui détient 43,4% du capital du constructeur japonais – Nissan détient lui 15% du groupe Renault sans aucun droit de vote.

Nouveau compromis bidon de Nissan à Renault

Nouveau  compromis bidon de  Nissan à Renault

 

Un comité bidon et nouveau est proposé à Renault pour lui faire avaler la réforme du mangement qui précisément écarte Renault de la direction de Nissan. Pas sûr que cette proposition surprise parvienne à convaincre Renault de la bonne volonté de Nissan dont la direction (avec le soutien du gouvernement nationaliste japonais) se considère come propriétaire. Un jour ou l’autre la crise éclatera car il n’est pas concevable que l’actionnaire de référence qu’est Renault soit tenu éloigné de la gestion dune société qu’elle contrôle capilistiquement. Nissan a donc proposé Renault la création d’un nouveau comité au sein duquel siégeraient le président et le directeur général du groupe français, rapporte mercredi Nikkei en citant des sources proches du dossier. La semaine dernière, Reuters avait rapporté que Nissan envisageait d’attribuer à Renault plusieurs sièges au sein des comités prévus dans le cadre de la restructuration de sa gouvernance pour répondre au mécontentement exprimé par son partenaire français. Les relations entre les deux constructeurs automobiles sont tendues entre autres en raison de leurs divergences sur la réorganisation de la gouvernance de leur alliance. Renault a laissé entendre il y a quelques jours qu’il bloquerait l’adoption des réformes de gouvernance de son partenaire, secoué par le scandale Carlos Ghosn, s’il n’était pas mieux représenté dans la nouvelle organisation.

Selon Nikkei, le nouveau comité dont Nissan a proposé la création s’ajouterait aux comités chargés respectivement des nominations, des rémunérations et de l’audit. Il pourrait être dénommé «comité stratégique». Jean-Dominique Senard, le président de Renault, et Thierry Bolloré, son directeur général, siégeraient à plusieurs des quatre comités, ont précisé les sources du quotidien économique japonais.

Nikkei ajoute que la proposition de compromis de Nissan vise à éviter un désaccord au grand jour lors de l’assemblée générale du groupe japonais le 25 juin et à assurer le soutien de Renault à la réforme de la gouvernance.

Renault: priorité à Nissan… à moins que !

Renault: priorité à Nissan… à moins que !

 

 

D’une certaine manière, le gouvernement est Renault ont un peu le cul  entre deux chaises écartelées qu’ils sont entre le choix à donner soit à l’alliance avec Nissan, soit à l’alliance avec Fiat (Italo américain FCA). L’opération est éclair lancée par FCA sur Renault aura heureusement échoué. Cette opération avait pour objet de mettre la main à bon compte sur Renault alors que le groupe FCA lui-même connaît de graves difficultés financières et technologiques. La mainmise de FCA sur Renault aurait signifié d’abord une localisation de la société dans un paradis fiscal européen (en Hollande) puis progressivement la délocalisation de la production et des circuits de distribution. Une alliance avec FCA est sans doute possible mais sur d’autres bases capitalistiques et techniques. Cette hypothèse n’est cependant pas complètement écartée par Renault et par le gouvernement même si la priorité semble donnée au renforcement avec Nissan. Ceci étant,  cette alliance avec Nissan est également porteuse de grandes incertitudes tellement la direction de cette dernière entreprise tient à japoniser le constructeur asiatique. On est encore très loin d’un accord entre Renault et Nissan tant sur les liens capitalistiques que sur la gouvernance. Un coup de tabac n’est pas à exclure.  Nissan pourrait encore davantage éloigner Renault de sa propre gouvernance voir l’écarter totalement. Les paroles rassurantes du gouvernement de la direction de Renault ne doivent donc pas faire illusion. Pourtant Le ministre de l’Economie et des Finances et le patron du constructeur français auraient eu “un excellent entretien, tourné vers l’avenir du groupe Renault et de l’alliance Renault-Nissan”, indique-t-on à Bercy, où l’on souhaite “une relation de confiance et apaisée” après les crispations des derniers jours entre le groupe automobile et son principal actionnaire. Lors de cette rencontre d’environ une demi-heure, Bruno Le Maire “a répété que la priorité était le renforcement de l’alliance”, précise-t-on dans l’entourage du ministre. Avant ce rendez-vous, le ministre de l’Economie et des Finances avait fait part sur franceinfo de sa volonté de “remettre les points sur les ‘i’”, notamment sur le fait que les actionnaires définissent la stratégie, le président étant chargé de l’appliquer.“Tant (que l’Etat) est actionnaire de référence, sa responsabilité pour l’entreprise, pour les salariés, pour les usines, pour les centres de recherche, c’est de jouer son rôle d’actionnaire de référence avec les autres actionnaires pour définir une stratégie pour l’entreprise”, a-t-il dit sur franceinfo.

Fusion Fiat-Renault : le marchandage de Nissan !

Fusion Fiat-Renault : le marchandage de Nissan !

 

Un curieux marchandage est en cours du fait de Nissan. Le constructeur japonais serait en effet prêt à accepter un éventuel rapprochement entre Renault et FCA condition que Renault prenne du champ par rapport à Nissan. En clair que Renault diminue sa participation dans Nissan. L’objectif du constructeur japonais est toujours le même, rejaponiser  autant que faire se peut Nissan. Pour preuve, la proposition de mettre en place un système de gouvernance de Nissan qui de fait  ferait perdre la maîtrise de Renault sur le japonais. Ce véritable chantage n’est sans doute pas pour rien dans le recul du gouvernement vis-à-vis de l’éventuel rapprochement entre Renault et FCA. S’y ajoute en plus des considérations stratégiques et financières. Nissan serait  sur le point de demander à Renault de réduire de manière significative sa participation de 43,4% dans son capital en échange de son soutien à un rapprochement avec Fiat Chrysler (FCA), ont également déclaré à Reuters deux personnes au fait des intentions du groupe japonais. Rien ne dit à ce stade qu’un effort concerté permettrait de relancer l’accord complexe et politiquement difficile proposé entre Renault Hiroto Saikawa, qui a toujours déclaré que les participations au sein de l’alliance devaient “être rééquilibrées” pour refléter la taille supérieure de Nissan, plaiderait, selon les mêmes sources, pour une réduction substantielle de la participation de Renault dans le cadre de tout accord. La participation de 15% de Nissan dans Renault ne comporte aucun droit de vote.

L’accord entre Renault et FCA aurait permis aux deux entreprises d’être acquises par une société de portefeuille néerlandaise ( ben voyons !)  détenue à 50-50 par les actionnaires actuels de FCA et de Renault, après le versement d’un dividende spécial de 2,5 milliards d’euros aux actionnaires de FCA.

Fusion Renault-FCA : peut-être ? (Lemaire)

 Fusion Renault-FCA : peut-être ? (Lemaire)

 

Il n’est pas certain que le ministre de l’économie soit très convaincu de ses propres propos en affirmant qu’une fusion Renault avec Fiat (FCA) n’est pas complètement impossible. Il s’agit sans doute de ménager les susceptibilités des Italiens qui ont reçu une belle gifle dans cette affaire. Une gifle cependant méritée car la sulfureuse opération capitalistique de la famille Agnelli visait tout simplement à sauver un groupe Italo américain en difficulté et à mettre la main à bon compte sur le constructeur français. Compte tenu de l’idéologie que partagent certains au  gouvernement et notamment macro, il n’est pas impossible qu’on ait été séduit par cette méga opération capitalistique qui ignorait cependant les enjeux industriels. La vérité, c’est que Fiat est dans une mauvaise posture, et ne gagne d’argent que sur les produits diffusés par FCA aux États-Unis. La gamme de Fiat est insignifiante et par ailleurs souffre  d’un manque chronique de fiabilité. Fiat a complètement manqué par ailleurs le virage électrique et ne dispose ni des moyens financiers ni des technologies nécessaires pour assurer  la transition du thermique vers l’électrique.“Une fusion avec FCA reste une belle opportunité, car elle permet (à Renault) d’accéder au marché américain et à FCA d’accéder aux technologies électriques dont il a besoin”, a cependant déclaré sans trop y croire le ministre français de l’économie, ajoutant que “rien n’avait changé pour l’Etat français” en ce qui concerne les conditions déjà définis pour une fusion. En clair Lemaire s’oppose à la mainmise de la famille Agnelli sur Renault.

Renault : une société holding commune avec Nissan ?

Renault : une société holding commune avec Nissan ?

 

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La proposition de Renault de créer un holding commun entre Renault et Nissan constitue une avancée significative pour régler les problèmes capitalistiques qui se posent entre les deux sociétés. D’une certaine manière, Renault se sacrifie en acceptant de ne détenir que la moitié du capital du nouveau holding, l’autre moitié étend détenu par Nissan. Un projet qui modifie sérieusement les rapports de force puisque précédemment Renault détenait 43,4 % du capital de Nissan et qu’à l’inverse Nissan ne pesait pas lourd dans la gestion de Renault (Nissan détient 15 % de Renault mais sans droit de vote). Par ailleurs cela provoquerait la dilution de la participation de l’État français qui diminuerait ainsi de moitié. Un projet qui faciliterait encore davantage l’intégration mais qui n’est pas sans danger car Renault accepte de partager le pouvoir chez Nissan mais aussi chez Renault. Curieusement l’accueil n’a pas été très enthousiaste au sein même de Nissan. Il semblerait que de nombreuses réticences émanent de l’appareil dirigeant de Nissan alors que vraisemblablement ce projet a été évoqué lors de la récente rencontre du Premier ministre japonais et du président français. Notons que ce projet est encore loin d’aboutir car subsiste de sérieuses oppositions côté nippon. Le Financial Times a écrit vendredi que Nissan et le gouvernement japonais ont refusé d’engager des discussions en vue d’une fusion avec le constructeur français et que Hiroto Saikawa a refusé de recevoir des banquiers de SMBC Nikko mandatés par Renault pour parvenir à un accord. Il se pourrait que l’objectif final de Nissan soit de rejet japonais visé totalement l’entreprise, c’est-à-dire de se débarrasser totalement de Renault. Ce qui pose évidemment un redoutable problème juridique et capitalistique. De ce point de vue, l’affaire  Carlo Ghosn ne n’aurait sans doute jamais éclaté sans cet enjeu majeur

Nissan dit non à une nouvelle étape d’intégration de Renault

Nissan dit non à une nouvelle étape d’intégration de Renault

 

 

 

Dans l’affaire Nissan, Carlos Ghosn qui n’est sans doute pas complètement blanc, constitue cependant un bouc émissaire dans l’opposition entre le Japon et la France. Le vrai problème est celui de la volonté du Japon de remettre la main sur Nissan. Cela en affaiblissant la part de 43,4 % du capital détenu par Renault. Du coup le projet d’intégration plus poussée en matière de management et de logistique de Nissan dans Renault a été repoussée sans ménagement par le Japon et le directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa . Il est clair que cette situation ne pourra pas durer car elle pose de redoutables questions de gestion et de responsabilité capitalistique. Elle porte atteinte à Nissan déjà en difficulté financière mais aussi à l’ensemble du premier constructeur mondial que constitue l’alliance Renault. Nissan va en effet rejeter une proposition de Renault d’une intégration plus poussée au niveau du management et demander une relation capitalistique équilibrée, rapporte lundi le journal Nikkei. La direction de Nissan estime que le constructeur japonais n’a pas bénéficié d’un traitement équitable jusqu’ici et qu’avec une fusion cette inégalité de traitement deviendrait permanente, explique le journal en citant des sources.

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