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Un bénéfice de 62,5 milliards de dollars pour les cinq grandes sociétés pétrolières

Un bénéfice trimestriel  de 62,5 milliards de dollars pour les cinq grandes sociétés pétrolières

 

 

Ce n’est pas vraiment une découverte: plus les cours du pétrole sont hauts et plus les pétroliers (et les Etats via la fiscalité) engrangent de bénéfices . l’Etat  récupère davantage  de TVA sur l’énergie. Ses recettes fiscales gagnent 24 milliards d’euros supplémentaires en 2022, soit +8% sur l’ensemble de ses prélèvements. Sans compter la part de TVA perçue par les collectivités territoriales et la sécurité sociale. Au total, sur toutes les administrations publiques centrales, locales et sociales c’est 50 milliards d’impôts, taxes et cotisations qui rentrent en plus dans les caisses publiques en 2022.    De quoi s’étonner car la logique devrait être inverse. En cause, la position quasi hégémonique des grandes sociétés pétrolières. Comme TotalEnergies, Shell, ExxonMobil et Chevron, le géant britannique BP a vu son bénéfice s’envoler au deuxième trimestre pour atteindre 9,26 milliards de dollars. Tirés par la flambée des prix des hydrocarbures, les profits de ces cinq majors atteignent 62,4 milliards de dollars, soit l’équivalent du PIB de la Bulgarie. De quoi faire grincer des dents, à l’heure où les ménages, en Europe comme aux Etats-Unis, voient leur pouvoir d’achat s’éroder avec l’inflation.

Au total, les cinq plus grandes entreprises du secteur ont engrangé 62,46 milliards de dollars de bénéfices au cours des trois derniers mois. ( TotalEnergies 5,7 milliards, BP 9,26 milliards, Chevron 11,6 milliards, ExxonMobil 17,9 milliard et Shell 18 milliards). A titre de comparaison, c’est peu ou prou l’équivalent du PIB de la Bulgarie en 2020.

En hausse depuis plus d’un an en raison du rebond de la demande des entreprises et des ménages après la pandémie, il a été propulsé à des niveaux plus vus depuis 2008 au printemps dernier, suite aux sanctions imposées à la Russie après qu’elle ait envahi l’Ukraine le 24 février. Le gaz, de son côté, s’envole de nouveau depuis que la Russie réduit progressivement ses livraisons vers les Vingt-Sept.

Sur le Vieux Continent, ces bénéfices pharaoniques ont fait naître de vifs débats autour de la mise en place d’une taxe temporaire sur les « superprofits » des multinationales alors que de nombreux ménages ont vu leur pouvoir d’achat s’éroder avec la hausse du coût de la vie. Ainsi, en mai dernier, Londres a annoncé la création d’une taxe exceptionnelle sur le secteur de l’énergie afin d’aider à financer en partie les aides gouvernementales destinées aux ménages les plus modestes. L’Italie a adopté une approche similaire.

Une taxe temporaire a également été mise en place en Espagne et au Portugal. Ces deux pays de la péninsule ibérique ont obtenu une dérogation de la part de Bruxelles pour s’écarter temporairement des règles du marché européen de l’électricité. Objectif : limiter le prix du gaz fourni aux centrales électriques gazières pendant un an. Les gaziers seront compensés et recevront la différence entre le prix du marché et le tarif plafonné. Cette compensation sera financée par une taxe sur les bénéfices perçus par les compagnies électriques.

En France, la piste d’une « taxe exceptionnelle » sur les « bénéfices exceptionnels » des fournisseurs d’hydrocarbures, des prestataires de transports maritimes ou encore des concessionnaires d’autoroutes a été totalement écartée par les parlementaires ce mardi 2 août. Cette piste, d’abord évoquée au printemps dernier, a resurgi ces derniers jours après le doublement des profits de TotalEnergies au deuxième trimestre.

Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a redit son opposition au « réflexe pavlovien de la taxe ».  »Une taxe n’a jamais amélioré la vie de nos compatriotes. Ils ont besoin d’argent dans leurs poches, pas dans les poches de l’Etat », a appuyé le ministre.

Sous pression, TotalEnergies a toutefois annoncé il y a quelques jours qu’il appliquera une remise à la pompe de 20 centimes par litre entre septembre et novembre dans toutes ses stations-service, puis à 10 centimes par litre sur le reste de l’année.

 

Total : un « petit » bénéfice de 5,7 milliards pour le premier semestre

Total : un « petit » bénéfice de 5,7 milliards pour le premier semestre

 

TotalEnergies peut dire ouf et merci à l’Assemblée nationale dont une  majorité s’est battue pour éviter de mettre en place une taxe sur les superprofits.  Pas étonnant que l’entreprise pour éviter trop de critiques sur l’ampleur de ses bénéfices ait décidé d’une petite ristourne de 0,20 € par litre de carburant pendant une période. Le pire c’est qu’une grande partie des bénéfices de l’année sera consacrée à l’inutile rachat par la société de ses actions pour un montant de 7 milliards ! (extrait du papier de la Tribune)

En effet en plein débat sur la taxation des « superprofits » liés à la guerre en Ukraine, TotalEnergies affiche des résultats exceptionnels. Porté par l’envolée mondiale des cours du pétrole et du gaz, son résultat net ajusté s’élève à 9,8 milliards de dollars, soit plus de 18 milliards sur le semestre, a communiqué l’entreprise ce jeudi. « C’est presque un record », relève Ahmed Ben Salem, analyste oil and gas chez Oddo BHF. De fait, la crise actuelle lui permet d’engranger des recettes mirobolantes, et d’exploser ses bénéfices.

« Les effets de l’invasion de l’Ukraine par la Russie sur les marchés énergétiques se sont poursuivis au deuxième trimestre, les prix du pétrole dépassant les 110 dollars le baril en moyenne sur le trimestre », a commenté le PDG Patrick Pouyanné, cité dans un communiqué.

La major a néanmoins souscrit dans ses comptes du deuxième trimestre une nouvelle provision de 3,5 milliards de dollars, liée à l’impact potentiel des sanctions internationales sur la valeur de sa participation dans le groupe russe Novatek (dont le groupe tricolore détient 19,4% des parts). Mais même en prenant en compte cet élément exceptionnel, le résultat net de l’entreprise atteint toujours 5,7 milliards de dollars, soit plus qu’un doublement par rapport au second trimestre de 2021.

De quoi donner raison à Patrick Pouyanné, qui assurait fin mars que l’exposition du groupe à la Russie était finalement « très gérable ». De fait, aux quatre coins du globe, l’entreprise continue sur sa lancée après ses profits records de 16 milliards de dollars sur l’année 2021 (soit les plus élevés depuis au moins quinze ans). Bref, loin de voir sa situation financière se fragiliser, le géant français des hydrocarbures gagne toujours beaucoup d’argent.

 

Cette santé plus que solide lui permet de relever son objectif de rachats d’actions, et de maintenir la hausse des dividendes que la direction avait promise aux actionnaires. « Le groupe avait planifié 4 milliards de rachats d’actions cette année. Mais la réalité a dépassé les attentes avec la flambée des prix des combustibles fossiles », note Ahmed Ben Salem. Résultat : TotalEnergies « a déjà racheté 3 milliards sur le premier semestre de l’année », et annoncé 2 milliards supplémentaires sur le prochain trimestre. « Si cela continue jusqu’à la fin de l’année, on sera plutôt autour de 7 milliards ! », estime l’analyste.

 

Covid France 5 juillet 2022: +24.418 nouveaux cas nouveaux confirmés en 24h.

On enregistre lundi 4 juillet 2022 :+24.418 nouveaux cas nouveaux  confirmés en 24h,  149.726 morts au total, +97 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.905 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 120.821 (+97 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 1,45 le taux d’incidence à 1.098,78 et la tension hospitalière à 19,3 %. Le taux de positivité est à 13,1 %.

La France compte actuellement 16.638 (+360) personnes hospitalisées et 978 (+25) malades en réanimation.

 

Bilan des régions :

  • Ile-de-France : 4.663 (+30) hospitalisées, 331 (-1) en réanimation et +20 décès en 24h
  • Grand Est : 1.037 (+23) hospitalisés, 66 (-6) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.391 (+7) hospitalisés, 92 (-6) en réanimation et +9 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 1.652 (+40) hospitalisés, 91 (+10) en réanimation et +11 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.315 (+37) hospitalisé, 70 (+10) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Bretagne: 631 (+27) hospitalisés, 32 (+1) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Normandie : 1.072 (-4) hospitalisés, 39 (+3) en réanimation et +7 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.129 (+68) hospitalisés, 54 (+5) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 463 (+34) hospitalisés, 31 (+7) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Occitanie: 1.330 (+18) hospitalisés, , 66 (-1) en réanimation et +12 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 664 (+35) hospitalisés, 32 (0) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 699 (+34) hospitalisés, 37 (+4) en réanimation et +8 décès en 24h

Fonctionnaires: hausse de 3,5% de l’indice

Fonctionnaires: hausse  de 3,5% de l’indice 

 

Le point d’indice qui sert de base de calcul à la rémunération des fonctionnaires sera revalorisé de 3,5% au 1er juillet

Le gouvernement s’était engagé à un dégel de ce point d’indice, qui n’a pas évolué depuis 2010, hormis une augmentation de 0,6% en 2016 et une autre de 0,6% en 2017. Une augmentation de 1% de ce point pour les 5,7 millions d’agents de la Fonction publique représente un coût de deux milliards d’euros pour l’Etat, selon l’exécutif. Cette mesure se chiffrerait donc à sept milliards d’euros.

 Les syndicats demandaient une revalorisation allant de 3% pour la CFDT à 20% pour la CFTC. « Le ministre est pleinement conscient de ne pas répondre à l’ensemble des sujets d’attractivité, de perspectives de carrière, de rémunération. Il faudra donc travailler pour agir sur la redéfinition en profondeur des rémunérations et des carrières dans la Fonction publique », a précisé le ministère dans un document transmis aux organisations syndicales durant la réunion.

Pour la CFDT, « les mesures annoncées aujourd’hui sont un premier pas, non-négligeable ». En revanche, la CGT considère que les réponses « apportées aujourd’hui ne sont pas à la hauteur ». « La valeur du point doit faire l’objet d’un effort d’ampleur inédite, que la CGT chiffre pour une première mesure à au moins 10% d’augmentation, mesure rétroactive au 1er janvier », écrit la fédération sur sa page Facebook.

 

Société-Ephad Korian: un maximum de 5 euros en repas mais 100 euros de pension par jour

Société-Ephad Korian: un maximum de  5 euros  en repas mais 100 euros de pension par jour

On comprend aisément que certains EHPAD à but très lucratif soient l’objet de critiques. Ainsi l’un des responsables syndicaux du groupe Korian signale qu » en général les établissements consacrent  seulement cinq euros par jour pour les trois repas tandis que la pension est d’un minimum de 100 € par journée ( au minimum ) . De quoi évidemment réaliser de substantielles bénéfices. Sans parler des autres rationnements concernant les soins et de manière générale les services aux personnes âgées. Plusieurs familles ont donc déposé des plaintes

 

Les trente plaintes déposées contre X émanent de 18 familles de résidents d’établissements gérés par le groupe Korian, pour des faits de « mise en danger de la vie d’autrui », de « non assistance à personne en danger » et d’ »homicide involontaire ». Elles ont été déposées à Aix-en-Provence, Bobigny, Bourges, Le Mans, Marseille, Nantes, Niort, Paris, Pau et Versailles, a détaillé Sarah Saldmann à l’AFP.

L’avocate était déjà à l’origine de près de 80 plaintes déposées en avril à Nanterre contre le groupe Orpea pour des faits similaires, dans la foulée du scandale déclenché par le livre-enquête Les Fossoyeurs du journaliste Victor Castanet. La plupart de ces procédures, hormis celles concernant des cliniques de la filiale Clinea, sont déjà « parties en enquête », a précisé l’avocate.

 

Ce n’est pas la première fois que les pratiques du groupe Korian sont contestées. En avril, l’avocat Fabien Arakelian affirmait déjà à franceinfo que le groupe était aussi concerné par des plaintes de familles concernant des cas de maltraitance, tout comme Orpea et DomusVi, le troisième groupe français d’Ehpad.

inflation France encore en hausse à 5,2%

 inflation  France encore en hausse  à 5,2% 

 

 

Contrairement à ce qu’ont affirmé le gouvernement et nombre d’experts,  l’inflation continue de s’accélérer en France. Elle devait pourtant être de faible niveau et très temporaire. En réalité comme dans l’ensemble du monde,  elle se révèle très forte et de nature structurelle. Le ministre Bruno Lemaire reconnaît même qu’il ne faut pas s’attendre à la moindre inversion avant 2024.

L’inflation a connu une nouvelle accélération en France au mois de mai, à 5,2% sur un an, dépassant la barre des 5% pour la première fois depuis septembre 1985, selon une première estimation dévoilée mardi par l’Insee. La hausse des prix sur un an s’était établie à 4,8% en avril, déjà au plus haut en près de 37 ans.

En mai, les prix sont en hausse sur tous les postes de consommation recensés par l’Institut national de la statistique, avec notamment une nouvelle poussée dans l’énergie. «Après leur repli le mois précédent, les prix de l’énergie se redresseraient en lien avec le rebond des prix des produits pétroliers», détaille l’Insee, alors que la guerre en Ukraine a fait flamber les cours des matières premières. Ils accélèrent ainsi de 28% sur un an, après une hausse de 26,5% en avril.

Les prix de l’alimentation progressent quant à eux de 4,2% (3,8% le mois dernier) et ceux des services de 3,2% (3% en avril). Base de comparaison entre pays européens, l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) augmenterait de 5,8% en mai, après 5,4% en avril, précise l’Insee. La comparaison entre la France et ses voisins européens reste cependant plutôt  » flatteuse », l’inflation allemande ayant enregistré un nouveau record lundi (+7,9% sur un an en mai).

 

Politique: Macron ne pourra pas tenir 5 ans

Politique: Macron ne pourra pas tenir  5 ans

« Auréolé d’une seconde victoire, Emmanuel Macron aurait dû être l’homme fort de la séquence, déjà quasiment aux portes de l’histoire. Il est au contraire, observe l’essayiste, celui qui voit son pouvoir déjà contesté par des membres de sa propre majorité » ( dans l’Opinion »)

 

 

Les conditions de nomination du nouveau gouvernement ont été abondamment commentées, notamment au regard du temps inhabituellement long qu’aura mis le président de la République à composer sa nouvelle équipe, entre tergiversation réelle et temporisation tactique, à quelques semaines des élections législatives. Il est en outre un secret de polichinelle qui n’aura pas tardé à être connu de tous : deux jours avant que le choix d’Emmanuel Macron ne se porte finalement sur Elisabeth Borne, c’est en réalité Catherine Vautrin qui tenait la corde pour s’installer rue de Varenne.

Si cet événement a été fort justement présenté comme une énième illustration de l’absolue plasticité du macronisme – à quelques jours d’intervalle, Matignon pouvant échoir, de façon interchangeable, à une ancienne ministre de Jacques Chirac ou à une ancienne collaboratrice de Lionel Jospin, adversaires politiques dans le « monde d’avant » –, il est surtout révélateur d’une autre réalité politique, bien plus préoccupante et pourtant de peu d’écho dans les analyses : la grande faiblesse du président de la République.

Auréolé d’une seconde victoire qu’aucun de ses prédécesseurs n’était, toutes choses égales par ailleurs, parvenu à remporter, il aurait dû être l’homme fort de la séquence, déjà quasiment aux portes de l’histoire avec ce doublé inédit. Il est au contraire celui qui, quelques jours seulement après sa réélection, voit son pouvoir contesté par des membres de sa propre majorité, au point d’être empêché de nommer la Première ministre qu’il souhaitait.

Si un contexte politique peut s’imposer à un président de la République dans le choix du locataire de Matignon – ainsi avec Chirac en 1986, Rocard en 1988 ou Jospin en 1997 –, on n’avait jusqu’alors jamais vu un chef du pouvoir exécutif contraint de reculer face à la fronde de son entourage dans ce qui constitue pourtant sa prérogative suprême, la désignation du chef du gouvernement.

. Cet épisode s’inscrit en outre dans le procès en illégitimité plus globalement instruit par les opposants d’Emmanuel Macron dès avant la victoire de ce dernier. C’est l’un des paradoxes du « vote utile » qui frappe pour la troisième fois ce scrutin en vingt ans, compte tenu de la présence de l’extrême droite au second tour. Loin d’être vu comme un vote « intelligent » et responsable, qui conduit chacun à voter non pas seulement en fonction de ses goûts, de ses humeurs ou de ses intérêts, mais d’un contexte collectif interdisant tout « individualisme électoral », ce vote utile est désormais vu comme un acte civique dégradé.

A la clé, des présidents de la République élus avec des scores très supérieurs à la moyenne du scrutin – y compris les 67% et 58% d’Emmanuel Macron en 2017 et 2022, quoiqu’en net recul par rapport aux 82% de Chirac en 2002 –, mais considérés néanmoins comme « mal » élus, du fait de leur base de premier tour, prétendument étroite et fragilisée par une abstention croissante. Une sorte d’élection au rabais en somme. Avait-on pourtant considéré la victoire de François Mitterrand en 1981 comme illégitime, lui qui n’avait réalisé que 25% au premier tour, nettement derrière VGE, et avec une victoire à l’arraché au second ?

Ont fait défaut à tous nos Présidents sans exception après De Gaulle, les deux dimensions qui fondent justement la réalité du pouvoir : la confiance de l’opinion et la longévité

Cela nous confronte à ce qui constitue peut-être le paradoxe central de la vie politique française sous la Ve République. Notre architecture institutionnelle fait en effet du président français l’un des chefs d’Etat (démocratiquement élus) les plus puissants de la planète, si ce n’est même celui qui dispose des plus larges pouvoirs constitutionnels. Et pourtant, en dépit de cette prééminence institutionnelle, le chef de l’exécutif voit chez nous son pouvoir effectif, entendu comme sa capacité à agir – et encore plus à réformer –, sévèrement contraint.

Pourquoi ? Parce qu’ont fait défaut à tous nos présidents sans exception après De Gaulle, les deux dimensions qui fondent justement la réalité du pouvoir : d’abord la confiance de l’opinion, sans l’adhésion de laquelle la gestion des affaires publiques vire au casse-tête ou à l’enlisement, ensuite la longévité, second manquement qui découle de cette défiance très forte.

Ainsi pointe-t-on souvent la montée de l’abstention comme indice suprême de notre crise démocratique, mais plus révélatrice nous semble la tentation dégagiste qui s’est exprimée de façon systématique sous la Ve République, voyant tous les présidents en même temps à la tête d’une majorité gouvernementale et parlementaire (c’est-à-dire non pris dans un exercice de cohabitation) se faire invariablement sortir.

Emmanuel Macron est ainsi le premier à déjouer cette malédiction du pouvoir en disposant, à ce stade, de la longévité qui a fait défaut à tous ses prédécesseurs, se voyant aujourd’hui en situation de mener les affaires du pays pendant une décennie entière. Une première. Mais que vaut la longévité sans la confiance ? Elle peut devenir source des pires difficultés, si ce n’est du plus grand chaos.

A cet égard, au-delà du feuilleton de la non-nomination de Catherine Vautrin, les alertes pour les mois à venir ne manquent pas. D’abord, la situation économique et sociale et les inquiétudes nourries par le contexte géopolitique peuvent récréer un climat inflammable à court terme ; ensuite, la majorité parlementaire pourrait se révéler plus courte mais surtout bien plus frondeuse que par le passé, dans un contexte inédit marqué tout à la fois par l’interdiction faite au Président de se représenter en 2027 et par la limitation du recours au 49.3 dans sa gouvernance ; enfin, la ligne d’opposition frontale d’une gauche réunifiée, « radicalisée » et potentiellement nettement renforcée au Parlement devrait donner du fil à retordre à un exécutif qui y a été peu habitué au cours des cinq années passées. Tout ceci dessine les contours d’une situation potentiellement explosive.

Si tout gouvernant est questionné dans son rapport au pouvoir et à l’histoire, que pourrait-il arriver de pire à notre président fraîchement réélu que de se trouver confronté à une forme de chaos social et politique permanent, au point de voir son mandat perturbé, voire interrompu ou se solder, cette fois, par une victoire de l’extrême droite ?

Se faire élire en 2017 tenait déjà d’une forme d’effraction démocratique. Se faire réélire en 2022, à l’issue d’un quinquennat de crises ininterrompues, aura relevé d’une forme d’exploit. Tenir jusqu’en 2027 en évitant un crash démocratique fatal pourrait bien constituer un défi plus grand encore.

Mathieu Souquière est consultant et essayiste, coauteur avec Damien Fleurot de 2022, la flambée populiste (Plon).

Macron ne pourra pas tenir 5 ans

Macron ne pourra pas tenir  5 ans

« Auréolé d’une seconde victoire, Emmanuel Macron aurait dû être l’homme fort de la séquence, déjà quasiment aux portes de l’histoire. Il est au contraire, observe l’essayiste, celui qui voit son pouvoir déjà contesté par des membres de sa propre majorité » ( dans l’Opinion »)

 

 

Les conditions de nomination du nouveau gouvernement ont été abondamment commentées, notamment au regard du temps inhabituellement long qu’aura mis le président de la République à composer sa nouvelle équipe, entre tergiversation réelle et temporisation tactique, à quelques semaines des élections législatives. Il est en outre un secret de polichinelle qui n’aura pas tardé à être connu de tous : deux jours avant que le choix d’Emmanuel Macron ne se porte finalement sur Elisabeth Borne, c’est en réalité Catherine Vautrin qui tenait la corde pour s’installer rue de Varenne.

Si cet événement a été fort justement présenté comme une énième illustration de l’absolue plasticité du macronisme – à quelques jours d’intervalle, Matignon pouvant échoir, de façon interchangeable, à une ancienne ministre de Jacques Chirac ou à une ancienne collaboratrice de Lionel Jospin, adversaires politiques dans le « monde d’avant » –, il est surtout révélateur d’une autre réalité politique, bien plus préoccupante et pourtant de peu d’écho dans les analyses : la grande faiblesse du président de la République.

Auréolé d’une seconde victoire qu’aucun de ses prédécesseurs n’était, toutes choses égales par ailleurs, parvenu à remporter, il aurait dû être l’homme fort de la séquence, déjà quasiment aux portes de l’histoire avec ce doublé inédit. Il est au contraire celui qui, quelques jours seulement après sa réélection, voit son pouvoir contesté par des membres de sa propre majorité, au point d’être empêché de nommer la Première ministre qu’il souhaitait.

Si un contexte politique peut s’imposer à un président de la République dans le choix du locataire de Matignon – ainsi avec Chirac en 1986, Rocard en 1988 ou Jospin en 1997 –, on n’avait jusqu’alors jamais vu un chef du pouvoir exécutif contraint de reculer face à la fronde de son entourage dans ce qui constitue pourtant sa prérogative suprême, la désignation du chef du gouvernement.

. Cet épisode s’inscrit en outre dans le procès en illégitimité plus globalement instruit par les opposants d’Emmanuel Macron dès avant la victoire de ce dernier. C’est l’un des paradoxes du « vote utile » qui frappe pour la troisième fois ce scrutin en vingt ans, compte tenu de la présence de l’extrême droite au second tour. Loin d’être vu comme un vote « intelligent » et responsable, qui conduit chacun à voter non pas seulement en fonction de ses goûts, de ses humeurs ou de ses intérêts, mais d’un contexte collectif interdisant tout « individualisme électoral », ce vote utile est désormais vu comme un acte civique dégradé.

A la clé, des présidents de la République élus avec des scores très supérieurs à la moyenne du scrutin – y compris les 67% et 58% d’Emmanuel Macron en 2017 et 2022, quoiqu’en net recul par rapport aux 82% de Chirac en 2002 –, mais considérés néanmoins comme « mal » élus, du fait de leur base de premier tour, prétendument étroite et fragilisée par une abstention croissante. Une sorte d’élection au rabais en somme. Avait-on pourtant considéré la victoire de François Mitterrand en 1981 comme illégitime, lui qui n’avait réalisé que 25% au premier tour, nettement derrière VGE, et avec une victoire à l’arraché au second ?

Ont fait défaut à tous nos Présidents sans exception après De Gaulle, les deux dimensions qui fondent justement la réalité du pouvoir : la confiance de l’opinion et la longévité

Cela nous confronte à ce qui constitue peut-être le paradoxe central de la vie politique française sous la Ve République. Notre architecture institutionnelle fait en effet du président français l’un des chefs d’Etat (démocratiquement élus) les plus puissants de la planète, si ce n’est même celui qui dispose des plus larges pouvoirs constitutionnels. Et pourtant, en dépit de cette prééminence institutionnelle, le chef de l’exécutif voit chez nous son pouvoir effectif, entendu comme sa capacité à agir – et encore plus à réformer –, sévèrement contraint.

Pourquoi ? Parce qu’ont fait défaut à tous nos présidents sans exception après De Gaulle, les deux dimensions qui fondent justement la réalité du pouvoir : d’abord la confiance de l’opinion, sans l’adhésion de laquelle la gestion des affaires publiques vire au casse-tête ou à l’enlisement, ensuite la longévité, second manquement qui découle de cette défiance très forte.

Ainsi pointe-t-on souvent la montée de l’abstention comme indice suprême de notre crise démocratique, mais plus révélatrice nous semble la tentation dégagiste qui s’est exprimée de façon systématique sous la Ve République, voyant tous les présidents en même temps à la tête d’une majorité gouvernementale et parlementaire (c’est-à-dire non pris dans un exercice de cohabitation) se faire invariablement sortir.

Emmanuel Macron est ainsi le premier à déjouer cette malédiction du pouvoir en disposant, à ce stade, de la longévité qui a fait défaut à tous ses prédécesseurs, se voyant aujourd’hui en situation de mener les affaires du pays pendant une décennie entière. Une première. Mais que vaut la longévité sans la confiance ? Elle peut devenir source des pires difficultés, si ce n’est du plus grand chaos.

A cet égard, au-delà du feuilleton de la non-nomination de Catherine Vautrin, les alertes pour les mois à venir ne manquent pas. D’abord, la situation économique et sociale et les inquiétudes nourries par le contexte géopolitique peuvent récréer un climat inflammable à court terme ; ensuite, la majorité parlementaire pourrait se révéler plus courte mais surtout bien plus frondeuse que par le passé, dans un contexte inédit marqué tout à la fois par l’interdiction faite au Président de se représenter en 2027 et par la limitation du recours au 49.3 dans sa gouvernance ; enfin, la ligne d’opposition frontale d’une gauche réunifiée, « radicalisée » et potentiellement nettement renforcée au Parlement devrait donner du fil à retordre à un exécutif qui y a été peu habitué au cours des cinq années passées. Tout ceci dessine les contours d’une situation potentiellement explosive.

Si tout gouvernant est questionné dans son rapport au pouvoir et à l’histoire, que pourrait-il arriver de pire à notre président fraîchement réélu que de se trouver confronté à une forme de chaos social et politique permanent, au point de voir son mandat perturbé, voire interrompu ou se solder, cette fois, par une victoire de l’extrême droite ?

Se faire élire en 2017 tenait déjà d’une forme d’effraction démocratique. Se faire réélire en 2022, à l’issue d’un quinquennat de crises ininterrompues, aura relevé d’une forme d’exploit. Tenir jusqu’en 2027 en évitant un crash démocratique fatal pourrait bien constituer un défi plus grand encore.

Mathieu Souquière est consultant et essayiste, coauteur avec Damien Fleurot de 2022, la flambée populiste (Plon).

L’inflation encore en hausse à 5,2% sur un an en mai

L’inflation encore en hausse  à 5,2% sur un an en mai

 

 

Contrairement à ce qu’ont affirmé le gouvernement et nombre d’experts l’inflation continue de s’accélérer en France. Elle devait pourtant être de faible niveau et très temporaire. En réalité comme dans l’ensemble du monde,  elle se révèle très forte et de nature structurelle. Le ministrs Bruno Lemaire reconnaît même qu’il ne faut pas s’attendre à la moindre inversion avant 2024.

L’inflation a connu une nouvelle accélération en France au mois de mai, à 5,2% sur un an, dépassant la barre des 5% pour la première fois depuis septembre 1985, selon une première estimation dévoilée mardi par l’Insee. La hausse des prix sur un an s’était établie à 4,8% en avril, déjà au plus haut en près de 37 ans.

En mai, les prix sont en hausse sur tous les postes de consommation recensés par l’Institut national de la statistique, avec notamment une nouvelle poussée dans l’énergie. «Après leur repli le mois précédent, les prix de l’énergie se redresseraient en lien avec le rebond des prix des produits pétroliers», détaille l’Insee, alors que la guerre en Ukraine a fait flamber les cours des matières premières. Ils accélèrent ainsi de 28% sur un an, après une hausse de 26,5% en avril.

Les prix de l’alimentation progressent quant à eux de 4,2% (3,8% le mois dernier) et ceux des services de 3,2% (3% en avril). Base de comparaison entre pays européens, l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) augmenterait de 5,8% en mai, après 5,4% en avril, précise l’Insee. La comparaison entre la France et ses voisins européens reste cependant plutôt  » flatteuse », l’inflation allemande ayant enregistré un nouveau record lundi (+7,9% sur un an en mai).

 

Covid France 5 mai 2022 : encore 47 925 cas confirmés en 24 heures

Covid France 5 mai 2022 : encore 47 925 cas confirmés en 24 heures

 

on enregistre ce mercredi 4 mai 2022 : 47 925 cas confirmés en 24 heures, 146.376 morts au total, +114 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.783 (+12) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 117.593 (+102 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 0,68 le taux d’incidence à 547,49 et la tension hospitalière à 29,0 %. Le taux de positivité est à 14,4 %.

La France compte actuellement 22.319 (-530) personnes hospitalisées et 1.465 (-33) malades en réanimation.

Selon les données de Santé Publique France, Découvrez le bilan des différentes régions françaises et leur évolution :

  • Ile-de-France : 4.877 (-77) hospitalisées, 393 (0) en réanimation et +14 décès en 24h
  • Grand Est : 1.844 (-96) hospitalisés, 135 (+1) en réanimation et +7 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.952 (-40) hospitalisés, 152 (-5) en réanimation et +14 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 2.404 (-76) hospitalisés, 135 (-5) en réanimation et +12 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.978 (-86) hospitalisé, 120 (-3) en réanimation et +14 décès en 24h
  • Bretagne: 904 (-31) hospitalisés, 53 (+6) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Normandie : 1.745 (+2) hospitalisés, 74 (+6) en réanimation et +1 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.459 (-52) hospitalisés, 94 (-11) en réanimation et +7 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 746 (-28) hospitalisés, 46 (-9) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Occitanie: 1.810 (-29) hospitalisés, , 113 (-10) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 933 (-11) hospitalisés, 51 (-2) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 1.050 (-5) hospitalisés, 61 (+2) en réanimation et +9 décès en 24h

 

Covid France 5 avril 2022 : hospitalisation, toujours haut niveau

Covid France 5 avril 2022 : hospitalisation toujours haut niveau

 

Lundi 4 avril 2022 on enregistre seulement 27 648 cas en 24 heures mais toujours un haut niveau d’hospitalisés.

On compte ce lundi 4 avril 2022 142.655 morts au total, +149 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.524 (+3) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 114.131 (+146 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 1,35 le taux d’incidence à 1.445,85 et la tension hospitalière à 30,5 %. Le taux de positivité est à 28,1 %.

La France compte actuellement 22.835 (+584) personnes hospitalisées et 1.541 (+2) malades en réanimation.

Selon les données de Santé Publique France, Découvrez le bilan des différentes régions françaises et leur évolution :

  • Ile-de-France : 4.596 (+40) hospitalisées, 355 (-13) en réanimation et +21 décès en 24h
  • Grand Est : 2.108 (+127) hospitalisés, 142 (+5) en réanimation et +23 décès en 24h
  • Hauts de France : 2.266 (+31) hospitalisés, 146 (+1) en réanimation et +22 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 2.308 (+12) hospitalisés, 136 (-23) en réanimation et +15 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 2.261 (+91) hospitalisé, 173 (+10) en réanimation et +12 décès en 24h
  • Bretagne: 1.161 (+37) hospitalisés, 51 (0) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Normandie : 1.500 (+33) hospitalisés, 70 (-5) en réanimation et +9 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.477 (+9) hospitalisés, 106 (0) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 835 (+40) hospitalisés, 52 (+3) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Occitanie: 1.798 (+42) hospitalisés, , 134 (+9) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 877 (+13) hospitalisés, 64 (+8) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 988 (+86) hospitalisés, 61 (+4) en réanimation et +8 décès en 24h

Croissance Chine : Plus 5,5 % en 2022 au lieu de 8,1 % en 2021

Croissance Chine : Plus 5,5 % en 2022 au lieu de 8,1 % en 2021

Officiellement la Chine envisage 5,5% »  un ralentissement de sa croissance avec un objectif « d’environ 5,5% » pour cette année, contre +8,1% en 2021. 

Des craintes toujours d’actualité. « Au niveau mondial, maintenir une croissance moyenne à élevée pour une économie de cette taille (comme la Chine) est un défi majeur », a estimé devant la presse le Premier ministre chinois, Li Keqiang. Avec la pandémie mondiale, un rebond épidémique en Chine et la guerre en Ukraine, « l’économie fait face à de nouvelles pressions baissières », a-t-il averti. Le Premier ministre n’a pas explicitement mentionné ces facteurs mais évoqué « divers environnements complexes qui changent et des incertitudes qui augmentent ».

 

Présidentielle 2022 : Macron à 33,5% , nouvel effet drapeau

 

Cinq jours après son annonce de candidature, Emmanuel Macron progresse de 8,5 points pour se hisser à 33,5% d’intentions de voix, selon une étude Elabe pour BFMTV et L’Express, publiée mardi 8 mars soir.Un nouvel effet drapeau d’après le directeur d’Elabe.

Une conjoncture qui pousse les Français à se rallier derrière le chef de l’État en ces temps de crises. C’est ce que le directeur général de l’Ifop Frédéric Dabi appelle l’«effet drapeau».

En deuxième position, 18,5 points plus loin, Marine Le Pen recule à 15% (-2). Si la prétendante du RN se qualifie pour le second tour face à Emmanuel Macron, elle semble pâtir du contexte ukrainien et d’une campagne où elle ne parvient pas pour l’instant à ancrer son discours dans l’opinion. Derrière la candidate nationaliste, se trouve Jean-Luc Mélenchon à 13% (+0,5), qui occuperait donc la troisième place dans cette présidentielle. L’Insoumis profite du réflexe du «vote utile» dans une gauche éparpillée et morcelée électoralement.

 

Présidentielle 2022 : Macron Progresse à 33,5%

Présidentielle 2022 : Macron Progresse  à 33,5% 

Macron progresse de 8,5 points pour se hisser à 33,5% d’intentions de voix, selon une étude Elabe pour BFMTV et L’Express, publiée mardi soir.  Ce que le directeur général de l’Ifop Frédéric Dabi appelle l’«effet drapeau».

En deuxième position, 18,5 points après, Marine Le Pen qui recule à 15% (-2). Si la prétendante du RN se qualifie pour le second tour face à Emmanuel Macron, elle semble pâtir du contexte ukrainien et d’une campagne où elle ne parvient pas pour l’instant à ancrer son discours dans l’opinion. Derrière la candidate nationaliste, se trouve Jean-Luc Mélenchon à 13% (+0,5), qui occuperait donc la troisième place dans cette présidentielle. L’Insoumis profite ainsi du réflexe du «vote utile» dans une gauche éparpillée et morcelée électoralement.

Éric Zemmour (11% -3) et Valérie Pécresse (10,5%, -1,5) reculent et se retrouvent respectivement en quatrième et en cinquième positions. 

Covid France samedi 5 mars 2022 : 57 789 contaminations en 24 heures

Covid France samedi 5 mars 2022 : 57 789 contaminations en 24 heures

 

Vendredi 4 mars 2022 on enregistre encore 57 789 en 24 heures

On recense ce vendredi 4 mars 2022 139.123 morts au total, +181 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.225 (+27) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 110.898 (+154 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 0,63 le taux d’incidence à 545,87 et la tension hospitalière à 42,6 %. Le taux de positivité est à 18,2 %.

La France compte actuellement 22.643 (-532) personnes hospitalisées et 2.153 (-78) malades en réanimation.

le bilan des différentes régions françaises:

  • Ile-de-France : 4.592 (-115) hospitalisées, 479 (-17) en réanimation et +28 décès en 24h
  • Grand Est : 1.886 (-23) hospitalisés, 178 (-13) en réanimation et +15 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.973 (-78) hospitalisés, 190 (-8) en réanimation et +18 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 2.537 (-122) hospitalisés, 229 (-9) en réanimation et +20 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 2.401 (-24) hospitalisé, 245 (-18) en réanimation et +7 décès en 24h
  • Bretagne: 967 (-10) hospitalisés, 67 (+1) en réanimation et +10 décès en 24h
  • Normandie : 1.278 (-22) hospitalisés, 96 (-1) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.687 (-66) hospitalisés, 145 (-3) en réanimation et +14 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 689 (0) hospitalisés, 71 (+4) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Occitanie: 2.022 (-15) hospitalisés, , 203 (-3) en réanimation et +10 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 830 (-4) hospitalisés, 67 (-5) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 939 (-31) hospitalisés, 78 (0) en réanimation et +11 décès en 24h

 

Covid 5 février 2022 : baisse mais encore 241 000 zéro 49 nouveaux cas en 24 heures

Covid 5 février 2022 : baisse mais encore 241 000 zéro 49 nouveaux cas en 24 heures 

vendredi 4 février : contaminations en baisse et des hospitalisations stables. Le point quotidien sur l’épidémie de Covid-19 en France, avec les chiffres de Santé Publique France et du ministère de la Santé.

Ce vendredi 4 février, 241.049 nouveaux cas ont été enregistrés en 24 heures selon Santé Publique France (contre 274.352 la veille). La décrue des contaminations se confirme.

Les hospitalisations pour Covid restent stables avec un total de 32.988 malades actuellement à l’hôpital (contre 32.852 la veille).

Dans les services de soins critiques, on comptait ce vendredi 3.618 patients (contre 3.643 la veille).

355 personnes sont décédées à l’hôpital ces dernières 24 heures, ce qui porte à 132.207 le nombre total de personnes décédées du Covid depuis le début de la pandémie.

54.063.534 personnes ont reçu au moins une injection (80,2% de la population totale) et 52.856.243 sont complètement vaccinées (78,4% de la population). 36.313.068 personnes ont reçu une dose de rappel

 

L’inflation et taux : un relèvement à 0,5 % en Angleterre

L’inflation et taux : un relèvement à 0,5 % en Angleterre

La BoE a décidé un relèvement des taux à 05 % pour lutter contre l’inflation qui avait dépassé c 5 % en décembre 2021 et qui devrait continuer de progresser. Une politique qui s’inscrit un peu dans les pas de la banque centrale américaine alors que la banque centrale européenne choisit pour l’instant l’immobilisme en laissant la porte ouverte un relèvement éventuel en 2022.

La flambée du prix de l’énergie est le premier facteur de cette hausse des prix, renchérissant la facture d’électricité des ménages et des entreprises. Le prix de l’essence a flambé de quelque 50% en un an. Et le phénomène va se poursuivre.

L’Ofgem, l’autorité nationale de régulation du marché de l’énergie, a annoncé ce jeudi que les tarifs administrés augmenteraient de 54% à partir d’avril, une hausse sans précédent due entre autres à l’envolée des cours mondiaux du gaz.

La Banque d’Angleterre a également confirmé l’arrêt de son programme de rachats d’actifs et la volonté de réduire son portefeuille obligataire, confirmant son engagement de décembre de ne pas renouveler les obligations arrivant à échéance si son taux était à 0,5%.

Après le communiqué de la BoE, sur les marchés, le rendement des « gilts », les obligations d’Etat britanniques, à dix ans était en nette hausse. Il a atteint son plus haut niveau depuis trois ans à 1,381%, contre un peu plus de 1,27% juste avant.

La livre sterling s’appréciait alors de 0,28% face au dollar et l’indice FTSE 100 de la Bourse de Londres perdait 0,22%.

Taux d’intérêt FED : relèvement entre 0,75 % et 3,5 % ?

Taux d’intérêt  FED : relèvement entre 0,75 % et 3,5 % ?

 

Au départ du processus de remontée des taux d’intérêt la FED avait prévu de remonter les taux d’intérêt à trois reprises d’un quart  de point. Face à la hausse exceptionnelle de l’inflation, la FED s’est résolue à ajouter une quatrième étape de remonter d’un quart . Mais récemment des membres de la FED ont laissé entendre que les relèvements qui seront opérés courant 2022 pourraient se faire par demi-point et non pas par quart. Bref la fourchette entre les intentions premières et les perspectives s’élargit de 0,75 % à 3.5 % pour l’ensemble de l’année 2022.

Dans une interview accordée vendredi et publiée samedi soir par le Financial Times, le président de l’antenne de la Réserve fédérale d’Atlanta, Raphael Bostic, a affirmé que «toutes les options (étaient) sur la table à chaque réunion» de l’institution. Il s’attend toujours à trois hausses d’un quart de point de pourcentage d’ici la fin de l’année. Mais «si les données indiquent que les choses ont évolué d’une manière telle qu’un mouvement de 50 points de base est nécessaire ou [serait] approprié, alors je pourrais y réfléchir», a-t-il dit. Il a aussi souligné qu’il «serait à l’aise» avec l’idée de prendre une décision «à chaque réunion», suggérant ainsi qu’il pourrait y avoir une hausse de taux à chacune des sept réunions restant d’ici la fin de l’année.

Compte tenu de l’envolée exceptionnelle de l’inflation, le plus probable c’est qu’on pourrait atteindre la fourchette haute du relèvement des taux d’intérêt évoqué par Raphael Bostic.

La hausse des prix à la consommation aux États-Unis en décembre se révèle aussi forte que prévu. Le gain de 0,5 % de l’indice des prix le mois dernier, annoncé par le Département du travail, porte à 7 % l’inflation en 2021. Il faut remonter à 1982 pour retrouver une telle flambée. Voilà trois mois qu’en rythme annuel l’inflation dépasse 6 %, soit trois fois l’objectif de moyen terme de la Réserve fédérale.

 

Covid monde: 5,64 millions de morts

Covid monde: 5,64 millions de morts

En valeur absolue, les pays les plus importants ont logiquement enregistré le plus de décès du fait de la pandémie. Rapporté au nombre d’habitants, le classement et différent. De ce point de vue la France se situe dans le plan de tête des mœurs avec 1900 décès par million d’habitants ( 130 000 en valeur absolue). En Europe qui a été durement touchée le Royaume-Uni se situe dans une position encore plus catastrophique avec 2300 décès par million d’habitants et 155 000 en valeur absolue. À noter qu’en Allemagne on constate 1402 morts par million d’habitants soit nettement moins qu’en France

Au plan mondial,  pandémie a fait officiellement plus de 5,64 millions de morts dans le monde depuis fin décembre 2019, sur plus de 368 millions de contaminations confirmées, selon un bilan établi par l’AFP samedi à 15H00 GMT.

Les États-Unis sont le pays ayant enregistré le plus de décès (882.881), devant le Brésil (625.884) et l’Inde (493.198).

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, que le bilan de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé que celui qui est officiellement établi.

Des chiffres toutefois à relativiser car les systèmes de santé et de statistiques diffèrent beaucoup sans parler des manipulations à caractère politique.

Épargne : la rémunération du livret à passe de 0,5 % à 1 %, c’est trop !

Épargne : la rémunération du livret à passe de 0,5 % à 1 %, c’est trop !

 

Comme il fallait s’y attendre la rémunération du livret A sera insignifiante puisque elle passera de 0,5 % à 1 %. C’est trop, d’après la Banque de France qui aurait conseillé de passer de 0,5 % à 0,8 %. ! Dans le même temps sur un an l’inflation officielle aura progressé, elle, de 2,8 %  en niveau) ; conclusion la perte de pouvoir d’achat se rapproche de 2 %. En tout cas le chiffre officiel de l’INSEE dont l’indice de mesure des prix à la consommation est largement obsolète du fait du changement de structure des dépenses des ménages. Les dépenses ajustables pèsent de moins en moins dans le budget des ménages alors qu’augmentent les dépenses contraintes. De toute manière on a un peu de mal à comprendre comment l’inflation pourrait n’être que de 2,8 % en France qui importe à peu près tout en tout cas une grande partie des biens de consommation alors que c’est inflation est de 5 % en Allemagne.

La hausse annoncée ne couvrira donc pas totalement l’inflation , d’autant que celle-ci a fortement accéléré en fin d’année. Mais le grand gagnant de ces changements de taux est sans nul doute le livret d’épargne populaire (LEP), qui rapportera 2,2% dès le 1er février, car sa formule est plus étroitement liée à l’inflation. Près de 7 millions de Français détiennent un LEP, accessible sous conditions de revenus. 15 millions de Français seraient éligibles.

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