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Salaires Renault : Hausse de 7,5 % de la masse salariale

Salaires Renault : Hausse de 7,5 % de la masse salariale

Sans doute pour faire face à l’inflation mais aussi peut-être pour éviter une mobilisation des salariés à propos de la réforme des retraites, Renault annonce une hausse significative de 7,5 % de sa masse salariale pour 2023.

Renault a en effet proposé jeudi une hausse de 7,5% de son budget d’augmentation des salaires en France en 2023, la plus forte depuis 1992, ont dit à Reuters trois sources syndicales.
Cette augmentation, pour répondre aux inquiétudes des salariés face à la flambée des prix, se décompose en une hausse de 5% du budget pour les augmentations générales et individuelles ainsi que +2,5% pour des mesures complémentaires comme la prime pouvoir d’achat, réservée aux salariés touchant jusqu’à trois SMIC, ont ajouté les sources.
Pour les opérateurs, techniciens et agents de maîtrise du groupe au losange, qui représentent environ les deux tiers des effectifs, la hausse du budget représente une augmentation de 110 euros nets par mois, ont-elles précisé.
L’accord, annoncé jeudi soir à l’issue d’une journée marathon de discussions dans le cadre des Négociations annuelles obligatoires (NAO), est maintenant soumis à la signature des syndicats, mais s’appliquera même sans.

Société France : des bac+3 et + 5 à la pelle mais pas de soudeurs pour les centrales nucléaires !

Société France : des bac+3 et + 5 à la pelle mais pas de soudeurs pour les centrales nucléaires

Depuis que la gauche a décidé d’accorder le bac à peu près à la totalité des candidats ( aujourd’hui autour de 95 % de résultats positifs pour 5 % de la population il y a 50 ou 60 ans), l’université doit absorber le flux de ces nouveaux étudiants dont 50% sans doute sont inaptes aux études supérieures. Peu importe, on délivre maintenant d’innombrables diplômes dans des disciplines nouvelles et parfois ésotériques en particulier dans les sciences humaines.

Des diplômes distribués comme des poignées de mains qui ne peuvent déboucher sur aucun emploi un peu technique dans le privé et des diplômés qui viennent rejoindre l’administration y compris l’enseignement. Dans le même temps, on constate la crise dramatique du recrutement de personnel notamment qualifié. C’est ainsi que la France a été contrainte de faire appel à des soudeurs américains pour mettre aux normes les réacteurs nucléaires français.

Le plus ridicule dans l’affaire c’est que nombre de ces bacs plus trois ou cinq plafonnent à 1500 € et sans grandes perspectives de carrière tandis que les soudeurs qualifiés ( et autres ouvriers spécialisés) peuvent atteindre des salaires de 2000 € voire davantage. En cause, évidemment,l’orientation scolaire en France qui veut faire des Français des bureaucrates. En cause aussi, la responsabilité des parents qui ont tellement honte que leur progéniture se salisse les mains. En cause, une société qui a cru pouvoir abandonner l’industrie et l’agriculture pour se concentrer sur la commercialisation de produits à bas coût de l’étranger. En cause l’hypocrisie et l’immobilité d’un pouvoir aujourd’hui complètement englué dans l’immobilisme produit par ses contradictions.

À côté de cette masse inapte aux études supérieures, il existe encore heureusement une certaine élite qui permet de faire illusion sur la qualité du système de formation.Par contre, on manque partout d’ouvriers et de techniciens spécialisés.

Ainsi on a du faire appel à des centaines de centaines de soudeurs américains pour mettre aux normes des réacteurs nucléaires français.

Plus de 600 personnes ont été mobilisées en 2022 sur ces chantiers de réparation, dont une centaine de soudeurs et tuyauteurs hautement qualifiés venus des Etats-Unis et du Canada, appelés à la rescousse pour épauler des équipes françaises. Contraintes par des limites d’exposition aux radiations, ces dernières étaient, de fait, sous-dimensionnées pour répondre à l’ampleur de la tâche : pour un seul réacteur, un chantier dure plus de cinq mois.

La France manque en effet de soudeurs spécialisés. C’est pourquoi quatre entreprises du nucléaire, EDF, Orano, CMN et Naval Group se sont alliées début décembre pour lancer une haute école de soudeurs, des « acrobates » de précision très recherchés pour réparer les tuyaux des centrales ou bâtir les sous-marins du futur.

« Il y a urgence, car nous sommes sur des développements industriels majeurs dans les prochaines années » avec les projets de six nouveaux réacteurs EPR et des futurs sous-marins de dernière génération, a indiqué David Le Hir, directeur de la centrale de Flamanville 1 et 2, et président de Hefais. L’école ne pourra toutefois pas, à elle seule, répondre au « besoin colossal ». « 7.000 offres » de recrutement sont recensées par Pole Emploi.

SNCF : Une augmentation de salaire de 5,9 % aux cheminots

SNCF : Une augmentation de salaire de 5,9 % aux cheminots

La SNCF proposé aux cheminots une revalorisation salariale de 5,9 % en moyenne en 2023 à l’issue de négociations annuelles obligatoires.

Dans le détail, le groupe ferroviaire a proposé une augmentation générale de 2 % pour tous, assortie d’une « revalorisation forfaitaire » de 600 euros bruts annuels, a détaillé le DRH du groupe François Nogué. A cela s’ajoute une majoration de diverses primes (travail de nuit, dimanche, jours fériés), le paiement de 75 % de l’abonnement transport au lieu de 50 % actuellement, ou le versement d’un forfait mobilité.

Si l’on prend en compte l’ensemble de ces évolutions, la direction estime que la revalorisation salariale dépasse les 6 % en moyenne. D’après la direction de la SNCF, l’ensemble des mesures mises sur la table représentent un effort d’environ 600 millions d’euros.

Cette annonce intervient alors que la CGT-Cheminots, SUD-Rail et la CFDT-Cheminots appelaient à la grève ce mercredi pour demander des mesures au moins à la hauteur de l’inflation, qui a atteint 6,2 % en novembre sur un an. La mobilisation a été plutôt faible avec 7 % de grévistes selon une source proche de la direction

Pauvreté : 6,5% et 8,5% de la population et 300 000 SDF

Pauvreté : 6,5% et 8,5% de la population et 300 000 SDF

D’après l’Observatoire des inégalités la pauvreté concerne chaque année « entre 6,5% et 8,5% de la population et on constate 500 000 pauvres de plus » en 20 ans.

D’après le centre d’observation de la société, le taux de pauvreté remonte en France depuis le début des années 2000. En 15 ans (de 2004 à 2019) le taux de pauvreté a progressé de 7 % à 8,2 % au seuil situé à 50 % du niveau de vie médian, et de 12,7 % à 14,6 % au seuil à 60 %. Selon le premier seuil, le nombre de pauvres a augmenté d’1,1 million, de 4,1 à 5,2 millions. En 2019, le taux de pauvreté a retrouvé son niveau de 1979. Contrairement aux craintes des premiers mois de 2020, rien n’indique que la pauvreté ait explosé depuis.

La pauvreté a baissé dans les années 1970 et au début des années 1980, notamment du fait de l’amélioration de la situation des personnes âgées. Au seuil de pauvreté fixé à 50 %, le taux de pauvreté a diminué de 12 % à 7 % entre 1970 et 1990. Le nombre de pauvres s’est réduit de 5,8 à 3,8 millions. Ce mouvement est considérable. Cela signifie qu’au cours de cette période les inégalités se sont réduites « par le bas » : les revenus des classes moyennes ont progressé, mais ceux des plus pauvres encore davantage en dépit de la montée du chômage.

Le milieu des années 1990 et surtout le début des années 2000 a marqué un tournant. La pauvreté progresse sous l’effet de plusieurs facteurs. L’évolution de longue période repose en partie sur des phénomènes démographiques, en particulier la hausse du nombre de familles monoparentales aux faibles revenus. Le facteur migratoire (l’arrivée de populations démunies) joue, mais beaucoup moins que dans les années 1970, époque où le solde migratoire était beaucoup plus fort. Depuis les années 2000, la hausse de la pauvreté est surtout le fait d’une croissance qui demeure historiquement faible et, en conséquence, d’un niveau de chômage élevé même si la situation avait commencé à s’améliorer à partir de 2015. La détérioration structurelle du marché du travail (précarité et bas salaires notamment) pèse en particulier sur les niveaux de vie des plus jeunes.

Quel sera l’impact en matière de pauvreté de la crise économique entraînée par la crise sanitaire ? Le chiffre d’un million de pauvres supplémentaires, affichés dans la presse à l’automne 2020, n’a pas de fondements. Notre modèle social, ainsi que les mesures prises en 2020 et 2021 ont, en partie, amorti le choc : les revenus sont restés quasiment stables en 2020 alors que l’activité a baissé de 8 %. Cette situation n’est pas incompatible avec la croissance d’une forme de grande pauvreté, notamment celle de jeunes se retrouvant sans ressources. Une baisse de revenu des personnes dont le niveau de vie est déjà inférieur au seuil de pauvreté – 900 euros mensuels au seuil à 50 % du niveau de vie médian, n’a en effet aucun impact sur le nombre de pauvres et le taux de pauvreté.

COVID FRANCE 5 NOVEMBRE 2022 : 29 438 CAS SUPPLEMENTAIRES EN 24 HEURES

COVID FRANCE 5 NOVEMBRE 2022 : 29 438 CAS SUPPLEMENTAIRES EN 24 HEURES
on enregistre 29 438 supplémentaires 24 heures vendredi 4 novembre 2022 :, 157.277 morts au total, +78 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 29.240 (+4) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 128.037 (+74 en 24h).
Le taux de reproductivité R est de 0,65 le taux d’incidence à 204,25 et la tension hospitalière à 20,3 %. Le taux de positivité est à 0,0 %.
La France compte actuellement 18.794 (-178) personnes hospitalisées et 1.029 (-26) malades en réanimation.

Bilan des régions :

• Ile-de-France : 5.401 (-22) hospitalisées, 303 (-2) en réanimation et +10 décès en 24h
• Grand Est : 1.729 (-45) hospitalisés, 112 (-10) en réanimation et +8 décès en 24h
• Hauts de France : 1.634 (-34) hospitalisés, 101 (+2) en réanimation et +8 décès en 24h
• Auvergne Rhône Alpes : 1.940 (+8) hospitalisés, 87 (+4) en réanimation et +8 décès en 24h
• Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.340 (-6) hospitalisé, 45 (-7) en réanimation et +10 décès en 24h
• Bretagne: 617 (-23) hospitalisés, 37 (-3) en réanimation et +2 décès en 24h
• Normandie : 1.117 (+8) hospitalisés, 45 (+1) en réanimation et +4 décès en 24h
• Nouvelle-Aquitaine : 1.338 (-31) hospitalisés, 90 (-2) en réanimation et +6 décès en 24h
• Pays de la Loire : 378 (0) hospitalisés, 21 (+1) en réanimation et +4 décès en 24h
• Occitanie: 1.074 (+9) hospitalisés, , 56 (-2) en réanimation et +2 décès en 24h
• Centre-Val de Loire : 893 (-47) hospitalisés, 49 (-2) en réanimation et +3 décès en 24h
• Bourgogne-Franche-Comté : 990 (-5) hospitalisés, 63 (-4) en réanimation et +9 décès en 24h

Covid France 5 octobre 2022 : très forte augmentation 89.185 supplémentaires en 24h.

Covid France 5 octobre 2022 : très forte augmentation 89.185 supplémentaires en 24h.

On enregistre mardi 4 octobre 2022 :une très forte augmentation 89.185 supplémentaires en 24h 155.272 morts au total, +74 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 29.154 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 126.118 (+74 en 24h).
Le taux de reproductivité R est de 1,24 le taux d’incidence à 468,18 et la tension hospitalière à 16,8 %. Le taux de positivité est à 0,0 %.
La France compte actuellement 15.535 (+369) personnes hospitalisées et 848 (+5) malades en réanimation.

Bilan des régions
• Ile-de-France : 4.478 (+4) hospitalisées, 314 (-6) en réanimation et +12 décès en 24h
• Grand Est : 1.428 (+86) hospitalisés, 71 (+10) en réanimation et +19 décès en 24h
• Hauts de France : 1.301 (+51) hospitalisés, 80 (-3) en réanimation et +7 décès en 24h
• Auvergne Rhône Alpes : 1.539 (+12) hospitalisés, 63 (+2) en réanimation et +10 décès en 24h
• Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.170 (-29) hospitalisé, 47 (-2) en réanimation et +7 décès en 24h
• Bretagne: 462 (+11) hospitalisés, 22 (+4) en réanimation et +3 décès en 24h
• Normandie : 824 (+24) hospitalisés, 27 (0) en réanimation et +1 décès en 24h
• Nouvelle-Aquitaine : 1.144 (+42) hospitalisés, 74 (-1) en réanimation et +5 décès en 24h
• Pays de la Loire : 281 (+15) hospitalisés, 13 (-1) en réanimation et +2 décès en 24h
• Occitanie: 1.044 (+31) hospitalisés, , 53 (+2) en réanimation et +1 décès en 24h
• Centre-Val de Loire : 785 (+81) hospitalisés, 31 (+2) en réanimation et +4 décès en 24h
• Bourgogne-Franche-Comté : 765 (+42) hospitalisés, 38 (-1) en réanimation et +3 décès en 24h

Un bénéfice de 62,5 milliards de dollars pour les cinq grandes sociétés pétrolières

Un bénéfice trimestriel  de 62,5 milliards de dollars pour les cinq grandes sociétés pétrolières

 

 

Ce n’est pas vraiment une découverte: plus les cours du pétrole sont hauts et plus les pétroliers (et les Etats via la fiscalité) engrangent de bénéfices . l’Etat  récupère davantage  de TVA sur l’énergie. Ses recettes fiscales gagnent 24 milliards d’euros supplémentaires en 2022, soit +8% sur l’ensemble de ses prélèvements. Sans compter la part de TVA perçue par les collectivités territoriales et la sécurité sociale. Au total, sur toutes les administrations publiques centrales, locales et sociales c’est 50 milliards d’impôts, taxes et cotisations qui rentrent en plus dans les caisses publiques en 2022.    De quoi s’étonner car la logique devrait être inverse. En cause, la position quasi hégémonique des grandes sociétés pétrolières. Comme TotalEnergies, Shell, ExxonMobil et Chevron, le géant britannique BP a vu son bénéfice s’envoler au deuxième trimestre pour atteindre 9,26 milliards de dollars. Tirés par la flambée des prix des hydrocarbures, les profits de ces cinq majors atteignent 62,4 milliards de dollars, soit l’équivalent du PIB de la Bulgarie. De quoi faire grincer des dents, à l’heure où les ménages, en Europe comme aux Etats-Unis, voient leur pouvoir d’achat s’éroder avec l’inflation.

Au total, les cinq plus grandes entreprises du secteur ont engrangé 62,46 milliards de dollars de bénéfices au cours des trois derniers mois. ( TotalEnergies 5,7 milliards, BP 9,26 milliards, Chevron 11,6 milliards, ExxonMobil 17,9 milliard et Shell 18 milliards). A titre de comparaison, c’est peu ou prou l’équivalent du PIB de la Bulgarie en 2020.

En hausse depuis plus d’un an en raison du rebond de la demande des entreprises et des ménages après la pandémie, il a été propulsé à des niveaux plus vus depuis 2008 au printemps dernier, suite aux sanctions imposées à la Russie après qu’elle ait envahi l’Ukraine le 24 février. Le gaz, de son côté, s’envole de nouveau depuis que la Russie réduit progressivement ses livraisons vers les Vingt-Sept.

Sur le Vieux Continent, ces bénéfices pharaoniques ont fait naître de vifs débats autour de la mise en place d’une taxe temporaire sur les « superprofits » des multinationales alors que de nombreux ménages ont vu leur pouvoir d’achat s’éroder avec la hausse du coût de la vie. Ainsi, en mai dernier, Londres a annoncé la création d’une taxe exceptionnelle sur le secteur de l’énergie afin d’aider à financer en partie les aides gouvernementales destinées aux ménages les plus modestes. L’Italie a adopté une approche similaire.

Une taxe temporaire a également été mise en place en Espagne et au Portugal. Ces deux pays de la péninsule ibérique ont obtenu une dérogation de la part de Bruxelles pour s’écarter temporairement des règles du marché européen de l’électricité. Objectif : limiter le prix du gaz fourni aux centrales électriques gazières pendant un an. Les gaziers seront compensés et recevront la différence entre le prix du marché et le tarif plafonné. Cette compensation sera financée par une taxe sur les bénéfices perçus par les compagnies électriques.

En France, la piste d’une « taxe exceptionnelle » sur les « bénéfices exceptionnels » des fournisseurs d’hydrocarbures, des prestataires de transports maritimes ou encore des concessionnaires d’autoroutes a été totalement écartée par les parlementaires ce mardi 2 août. Cette piste, d’abord évoquée au printemps dernier, a resurgi ces derniers jours après le doublement des profits de TotalEnergies au deuxième trimestre.

Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a redit son opposition au « réflexe pavlovien de la taxe ».  »Une taxe n’a jamais amélioré la vie de nos compatriotes. Ils ont besoin d’argent dans leurs poches, pas dans les poches de l’Etat », a appuyé le ministre.

Sous pression, TotalEnergies a toutefois annoncé il y a quelques jours qu’il appliquera une remise à la pompe de 20 centimes par litre entre septembre et novembre dans toutes ses stations-service, puis à 10 centimes par litre sur le reste de l’année.

 

Total : un « petit » bénéfice de 5,7 milliards pour le premier semestre

Total : un « petit » bénéfice de 5,7 milliards pour le premier semestre

 

TotalEnergies peut dire ouf et merci à l’Assemblée nationale dont une  majorité s’est battue pour éviter de mettre en place une taxe sur les superprofits.  Pas étonnant que l’entreprise pour éviter trop de critiques sur l’ampleur de ses bénéfices ait décidé d’une petite ristourne de 0,20 € par litre de carburant pendant une période. Le pire c’est qu’une grande partie des bénéfices de l’année sera consacrée à l’inutile rachat par la société de ses actions pour un montant de 7 milliards ! (extrait du papier de la Tribune)

En effet en plein débat sur la taxation des « superprofits » liés à la guerre en Ukraine, TotalEnergies affiche des résultats exceptionnels. Porté par l’envolée mondiale des cours du pétrole et du gaz, son résultat net ajusté s’élève à 9,8 milliards de dollars, soit plus de 18 milliards sur le semestre, a communiqué l’entreprise ce jeudi. « C’est presque un record », relève Ahmed Ben Salem, analyste oil and gas chez Oddo BHF. De fait, la crise actuelle lui permet d’engranger des recettes mirobolantes, et d’exploser ses bénéfices.

« Les effets de l’invasion de l’Ukraine par la Russie sur les marchés énergétiques se sont poursuivis au deuxième trimestre, les prix du pétrole dépassant les 110 dollars le baril en moyenne sur le trimestre », a commenté le PDG Patrick Pouyanné, cité dans un communiqué.

La major a néanmoins souscrit dans ses comptes du deuxième trimestre une nouvelle provision de 3,5 milliards de dollars, liée à l’impact potentiel des sanctions internationales sur la valeur de sa participation dans le groupe russe Novatek (dont le groupe tricolore détient 19,4% des parts). Mais même en prenant en compte cet élément exceptionnel, le résultat net de l’entreprise atteint toujours 5,7 milliards de dollars, soit plus qu’un doublement par rapport au second trimestre de 2021.

De quoi donner raison à Patrick Pouyanné, qui assurait fin mars que l’exposition du groupe à la Russie était finalement « très gérable ». De fait, aux quatre coins du globe, l’entreprise continue sur sa lancée après ses profits records de 16 milliards de dollars sur l’année 2021 (soit les plus élevés depuis au moins quinze ans). Bref, loin de voir sa situation financière se fragiliser, le géant français des hydrocarbures gagne toujours beaucoup d’argent.

 

Cette santé plus que solide lui permet de relever son objectif de rachats d’actions, et de maintenir la hausse des dividendes que la direction avait promise aux actionnaires. « Le groupe avait planifié 4 milliards de rachats d’actions cette année. Mais la réalité a dépassé les attentes avec la flambée des prix des combustibles fossiles », note Ahmed Ben Salem. Résultat : TotalEnergies « a déjà racheté 3 milliards sur le premier semestre de l’année », et annoncé 2 milliards supplémentaires sur le prochain trimestre. « Si cela continue jusqu’à la fin de l’année, on sera plutôt autour de 7 milliards ! », estime l’analyste.

 

Covid France 5 juillet 2022: +24.418 nouveaux cas nouveaux confirmés en 24h.

On enregistre lundi 4 juillet 2022 :+24.418 nouveaux cas nouveaux  confirmés en 24h,  149.726 morts au total, +97 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.905 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 120.821 (+97 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 1,45 le taux d’incidence à 1.098,78 et la tension hospitalière à 19,3 %. Le taux de positivité est à 13,1 %.

La France compte actuellement 16.638 (+360) personnes hospitalisées et 978 (+25) malades en réanimation.

 

Bilan des régions :

  • Ile-de-France : 4.663 (+30) hospitalisées, 331 (-1) en réanimation et +20 décès en 24h
  • Grand Est : 1.037 (+23) hospitalisés, 66 (-6) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.391 (+7) hospitalisés, 92 (-6) en réanimation et +9 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 1.652 (+40) hospitalisés, 91 (+10) en réanimation et +11 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.315 (+37) hospitalisé, 70 (+10) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Bretagne: 631 (+27) hospitalisés, 32 (+1) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Normandie : 1.072 (-4) hospitalisés, 39 (+3) en réanimation et +7 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.129 (+68) hospitalisés, 54 (+5) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 463 (+34) hospitalisés, 31 (+7) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Occitanie: 1.330 (+18) hospitalisés, , 66 (-1) en réanimation et +12 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 664 (+35) hospitalisés, 32 (0) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 699 (+34) hospitalisés, 37 (+4) en réanimation et +8 décès en 24h

Fonctionnaires: hausse de 3,5% de l’indice

Fonctionnaires: hausse  de 3,5% de l’indice 

 

Le point d’indice qui sert de base de calcul à la rémunération des fonctionnaires sera revalorisé de 3,5% au 1er juillet

Le gouvernement s’était engagé à un dégel de ce point d’indice, qui n’a pas évolué depuis 2010, hormis une augmentation de 0,6% en 2016 et une autre de 0,6% en 2017. Une augmentation de 1% de ce point pour les 5,7 millions d’agents de la Fonction publique représente un coût de deux milliards d’euros pour l’Etat, selon l’exécutif. Cette mesure se chiffrerait donc à sept milliards d’euros.

 Les syndicats demandaient une revalorisation allant de 3% pour la CFDT à 20% pour la CFTC. « Le ministre est pleinement conscient de ne pas répondre à l’ensemble des sujets d’attractivité, de perspectives de carrière, de rémunération. Il faudra donc travailler pour agir sur la redéfinition en profondeur des rémunérations et des carrières dans la Fonction publique », a précisé le ministère dans un document transmis aux organisations syndicales durant la réunion.

Pour la CFDT, « les mesures annoncées aujourd’hui sont un premier pas, non-négligeable ». En revanche, la CGT considère que les réponses « apportées aujourd’hui ne sont pas à la hauteur ». « La valeur du point doit faire l’objet d’un effort d’ampleur inédite, que la CGT chiffre pour une première mesure à au moins 10% d’augmentation, mesure rétroactive au 1er janvier », écrit la fédération sur sa page Facebook.

 

Société-Ephad Korian: un maximum de 5 euros en repas mais 100 euros de pension par jour

Société-Ephad Korian: un maximum de  5 euros  en repas mais 100 euros de pension par jour

On comprend aisément que certains EHPAD à but très lucratif soient l’objet de critiques. Ainsi l’un des responsables syndicaux du groupe Korian signale qu » en général les établissements consacrent  seulement cinq euros par jour pour les trois repas tandis que la pension est d’un minimum de 100 € par journée ( au minimum ) . De quoi évidemment réaliser de substantielles bénéfices. Sans parler des autres rationnements concernant les soins et de manière générale les services aux personnes âgées. Plusieurs familles ont donc déposé des plaintes

 

Les trente plaintes déposées contre X émanent de 18 familles de résidents d’établissements gérés par le groupe Korian, pour des faits de « mise en danger de la vie d’autrui », de « non assistance à personne en danger » et d’ »homicide involontaire ». Elles ont été déposées à Aix-en-Provence, Bobigny, Bourges, Le Mans, Marseille, Nantes, Niort, Paris, Pau et Versailles, a détaillé Sarah Saldmann à l’AFP.

L’avocate était déjà à l’origine de près de 80 plaintes déposées en avril à Nanterre contre le groupe Orpea pour des faits similaires, dans la foulée du scandale déclenché par le livre-enquête Les Fossoyeurs du journaliste Victor Castanet. La plupart de ces procédures, hormis celles concernant des cliniques de la filiale Clinea, sont déjà « parties en enquête », a précisé l’avocate.

 

Ce n’est pas la première fois que les pratiques du groupe Korian sont contestées. En avril, l’avocat Fabien Arakelian affirmait déjà à franceinfo que le groupe était aussi concerné par des plaintes de familles concernant des cas de maltraitance, tout comme Orpea et DomusVi, le troisième groupe français d’Ehpad.

inflation France encore en hausse à 5,2%

 inflation  France encore en hausse  à 5,2% 

 

 

Contrairement à ce qu’ont affirmé le gouvernement et nombre d’experts,  l’inflation continue de s’accélérer en France. Elle devait pourtant être de faible niveau et très temporaire. En réalité comme dans l’ensemble du monde,  elle se révèle très forte et de nature structurelle. Le ministre Bruno Lemaire reconnaît même qu’il ne faut pas s’attendre à la moindre inversion avant 2024.

L’inflation a connu une nouvelle accélération en France au mois de mai, à 5,2% sur un an, dépassant la barre des 5% pour la première fois depuis septembre 1985, selon une première estimation dévoilée mardi par l’Insee. La hausse des prix sur un an s’était établie à 4,8% en avril, déjà au plus haut en près de 37 ans.

En mai, les prix sont en hausse sur tous les postes de consommation recensés par l’Institut national de la statistique, avec notamment une nouvelle poussée dans l’énergie. «Après leur repli le mois précédent, les prix de l’énergie se redresseraient en lien avec le rebond des prix des produits pétroliers», détaille l’Insee, alors que la guerre en Ukraine a fait flamber les cours des matières premières. Ils accélèrent ainsi de 28% sur un an, après une hausse de 26,5% en avril.

Les prix de l’alimentation progressent quant à eux de 4,2% (3,8% le mois dernier) et ceux des services de 3,2% (3% en avril). Base de comparaison entre pays européens, l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) augmenterait de 5,8% en mai, après 5,4% en avril, précise l’Insee. La comparaison entre la France et ses voisins européens reste cependant plutôt  » flatteuse », l’inflation allemande ayant enregistré un nouveau record lundi (+7,9% sur un an en mai).

 

Politique: Macron ne pourra pas tenir 5 ans

Politique: Macron ne pourra pas tenir  5 ans

« Auréolé d’une seconde victoire, Emmanuel Macron aurait dû être l’homme fort de la séquence, déjà quasiment aux portes de l’histoire. Il est au contraire, observe l’essayiste, celui qui voit son pouvoir déjà contesté par des membres de sa propre majorité » ( dans l’Opinion »)

 

 

Les conditions de nomination du nouveau gouvernement ont été abondamment commentées, notamment au regard du temps inhabituellement long qu’aura mis le président de la République à composer sa nouvelle équipe, entre tergiversation réelle et temporisation tactique, à quelques semaines des élections législatives. Il est en outre un secret de polichinelle qui n’aura pas tardé à être connu de tous : deux jours avant que le choix d’Emmanuel Macron ne se porte finalement sur Elisabeth Borne, c’est en réalité Catherine Vautrin qui tenait la corde pour s’installer rue de Varenne.

Si cet événement a été fort justement présenté comme une énième illustration de l’absolue plasticité du macronisme – à quelques jours d’intervalle, Matignon pouvant échoir, de façon interchangeable, à une ancienne ministre de Jacques Chirac ou à une ancienne collaboratrice de Lionel Jospin, adversaires politiques dans le « monde d’avant » –, il est surtout révélateur d’une autre réalité politique, bien plus préoccupante et pourtant de peu d’écho dans les analyses : la grande faiblesse du président de la République.

Auréolé d’une seconde victoire qu’aucun de ses prédécesseurs n’était, toutes choses égales par ailleurs, parvenu à remporter, il aurait dû être l’homme fort de la séquence, déjà quasiment aux portes de l’histoire avec ce doublé inédit. Il est au contraire celui qui, quelques jours seulement après sa réélection, voit son pouvoir contesté par des membres de sa propre majorité, au point d’être empêché de nommer la Première ministre qu’il souhaitait.

Si un contexte politique peut s’imposer à un président de la République dans le choix du locataire de Matignon – ainsi avec Chirac en 1986, Rocard en 1988 ou Jospin en 1997 –, on n’avait jusqu’alors jamais vu un chef du pouvoir exécutif contraint de reculer face à la fronde de son entourage dans ce qui constitue pourtant sa prérogative suprême, la désignation du chef du gouvernement.

. Cet épisode s’inscrit en outre dans le procès en illégitimité plus globalement instruit par les opposants d’Emmanuel Macron dès avant la victoire de ce dernier. C’est l’un des paradoxes du « vote utile » qui frappe pour la troisième fois ce scrutin en vingt ans, compte tenu de la présence de l’extrême droite au second tour. Loin d’être vu comme un vote « intelligent » et responsable, qui conduit chacun à voter non pas seulement en fonction de ses goûts, de ses humeurs ou de ses intérêts, mais d’un contexte collectif interdisant tout « individualisme électoral », ce vote utile est désormais vu comme un acte civique dégradé.

A la clé, des présidents de la République élus avec des scores très supérieurs à la moyenne du scrutin – y compris les 67% et 58% d’Emmanuel Macron en 2017 et 2022, quoiqu’en net recul par rapport aux 82% de Chirac en 2002 –, mais considérés néanmoins comme « mal » élus, du fait de leur base de premier tour, prétendument étroite et fragilisée par une abstention croissante. Une sorte d’élection au rabais en somme. Avait-on pourtant considéré la victoire de François Mitterrand en 1981 comme illégitime, lui qui n’avait réalisé que 25% au premier tour, nettement derrière VGE, et avec une victoire à l’arraché au second ?

Ont fait défaut à tous nos Présidents sans exception après De Gaulle, les deux dimensions qui fondent justement la réalité du pouvoir : la confiance de l’opinion et la longévité

Cela nous confronte à ce qui constitue peut-être le paradoxe central de la vie politique française sous la Ve République. Notre architecture institutionnelle fait en effet du président français l’un des chefs d’Etat (démocratiquement élus) les plus puissants de la planète, si ce n’est même celui qui dispose des plus larges pouvoirs constitutionnels. Et pourtant, en dépit de cette prééminence institutionnelle, le chef de l’exécutif voit chez nous son pouvoir effectif, entendu comme sa capacité à agir – et encore plus à réformer –, sévèrement contraint.

Pourquoi ? Parce qu’ont fait défaut à tous nos présidents sans exception après De Gaulle, les deux dimensions qui fondent justement la réalité du pouvoir : d’abord la confiance de l’opinion, sans l’adhésion de laquelle la gestion des affaires publiques vire au casse-tête ou à l’enlisement, ensuite la longévité, second manquement qui découle de cette défiance très forte.

Ainsi pointe-t-on souvent la montée de l’abstention comme indice suprême de notre crise démocratique, mais plus révélatrice nous semble la tentation dégagiste qui s’est exprimée de façon systématique sous la Ve République, voyant tous les présidents en même temps à la tête d’une majorité gouvernementale et parlementaire (c’est-à-dire non pris dans un exercice de cohabitation) se faire invariablement sortir.

Emmanuel Macron est ainsi le premier à déjouer cette malédiction du pouvoir en disposant, à ce stade, de la longévité qui a fait défaut à tous ses prédécesseurs, se voyant aujourd’hui en situation de mener les affaires du pays pendant une décennie entière. Une première. Mais que vaut la longévité sans la confiance ? Elle peut devenir source des pires difficultés, si ce n’est du plus grand chaos.

A cet égard, au-delà du feuilleton de la non-nomination de Catherine Vautrin, les alertes pour les mois à venir ne manquent pas. D’abord, la situation économique et sociale et les inquiétudes nourries par le contexte géopolitique peuvent récréer un climat inflammable à court terme ; ensuite, la majorité parlementaire pourrait se révéler plus courte mais surtout bien plus frondeuse que par le passé, dans un contexte inédit marqué tout à la fois par l’interdiction faite au Président de se représenter en 2027 et par la limitation du recours au 49.3 dans sa gouvernance ; enfin, la ligne d’opposition frontale d’une gauche réunifiée, « radicalisée » et potentiellement nettement renforcée au Parlement devrait donner du fil à retordre à un exécutif qui y a été peu habitué au cours des cinq années passées. Tout ceci dessine les contours d’une situation potentiellement explosive.

Si tout gouvernant est questionné dans son rapport au pouvoir et à l’histoire, que pourrait-il arriver de pire à notre président fraîchement réélu que de se trouver confronté à une forme de chaos social et politique permanent, au point de voir son mandat perturbé, voire interrompu ou se solder, cette fois, par une victoire de l’extrême droite ?

Se faire élire en 2017 tenait déjà d’une forme d’effraction démocratique. Se faire réélire en 2022, à l’issue d’un quinquennat de crises ininterrompues, aura relevé d’une forme d’exploit. Tenir jusqu’en 2027 en évitant un crash démocratique fatal pourrait bien constituer un défi plus grand encore.

Mathieu Souquière est consultant et essayiste, coauteur avec Damien Fleurot de 2022, la flambée populiste (Plon).

Macron ne pourra pas tenir 5 ans

Macron ne pourra pas tenir  5 ans

« Auréolé d’une seconde victoire, Emmanuel Macron aurait dû être l’homme fort de la séquence, déjà quasiment aux portes de l’histoire. Il est au contraire, observe l’essayiste, celui qui voit son pouvoir déjà contesté par des membres de sa propre majorité » ( dans l’Opinion »)

 

 

Les conditions de nomination du nouveau gouvernement ont été abondamment commentées, notamment au regard du temps inhabituellement long qu’aura mis le président de la République à composer sa nouvelle équipe, entre tergiversation réelle et temporisation tactique, à quelques semaines des élections législatives. Il est en outre un secret de polichinelle qui n’aura pas tardé à être connu de tous : deux jours avant que le choix d’Emmanuel Macron ne se porte finalement sur Elisabeth Borne, c’est en réalité Catherine Vautrin qui tenait la corde pour s’installer rue de Varenne.

Si cet événement a été fort justement présenté comme une énième illustration de l’absolue plasticité du macronisme – à quelques jours d’intervalle, Matignon pouvant échoir, de façon interchangeable, à une ancienne ministre de Jacques Chirac ou à une ancienne collaboratrice de Lionel Jospin, adversaires politiques dans le « monde d’avant » –, il est surtout révélateur d’une autre réalité politique, bien plus préoccupante et pourtant de peu d’écho dans les analyses : la grande faiblesse du président de la République.

Auréolé d’une seconde victoire qu’aucun de ses prédécesseurs n’était, toutes choses égales par ailleurs, parvenu à remporter, il aurait dû être l’homme fort de la séquence, déjà quasiment aux portes de l’histoire avec ce doublé inédit. Il est au contraire celui qui, quelques jours seulement après sa réélection, voit son pouvoir contesté par des membres de sa propre majorité, au point d’être empêché de nommer la Première ministre qu’il souhaitait.

Si un contexte politique peut s’imposer à un président de la République dans le choix du locataire de Matignon – ainsi avec Chirac en 1986, Rocard en 1988 ou Jospin en 1997 –, on n’avait jusqu’alors jamais vu un chef du pouvoir exécutif contraint de reculer face à la fronde de son entourage dans ce qui constitue pourtant sa prérogative suprême, la désignation du chef du gouvernement.

. Cet épisode s’inscrit en outre dans le procès en illégitimité plus globalement instruit par les opposants d’Emmanuel Macron dès avant la victoire de ce dernier. C’est l’un des paradoxes du « vote utile » qui frappe pour la troisième fois ce scrutin en vingt ans, compte tenu de la présence de l’extrême droite au second tour. Loin d’être vu comme un vote « intelligent » et responsable, qui conduit chacun à voter non pas seulement en fonction de ses goûts, de ses humeurs ou de ses intérêts, mais d’un contexte collectif interdisant tout « individualisme électoral », ce vote utile est désormais vu comme un acte civique dégradé.

A la clé, des présidents de la République élus avec des scores très supérieurs à la moyenne du scrutin – y compris les 67% et 58% d’Emmanuel Macron en 2017 et 2022, quoiqu’en net recul par rapport aux 82% de Chirac en 2002 –, mais considérés néanmoins comme « mal » élus, du fait de leur base de premier tour, prétendument étroite et fragilisée par une abstention croissante. Une sorte d’élection au rabais en somme. Avait-on pourtant considéré la victoire de François Mitterrand en 1981 comme illégitime, lui qui n’avait réalisé que 25% au premier tour, nettement derrière VGE, et avec une victoire à l’arraché au second ?

Ont fait défaut à tous nos Présidents sans exception après De Gaulle, les deux dimensions qui fondent justement la réalité du pouvoir : la confiance de l’opinion et la longévité

Cela nous confronte à ce qui constitue peut-être le paradoxe central de la vie politique française sous la Ve République. Notre architecture institutionnelle fait en effet du président français l’un des chefs d’Etat (démocratiquement élus) les plus puissants de la planète, si ce n’est même celui qui dispose des plus larges pouvoirs constitutionnels. Et pourtant, en dépit de cette prééminence institutionnelle, le chef de l’exécutif voit chez nous son pouvoir effectif, entendu comme sa capacité à agir – et encore plus à réformer –, sévèrement contraint.

Pourquoi ? Parce qu’ont fait défaut à tous nos présidents sans exception après De Gaulle, les deux dimensions qui fondent justement la réalité du pouvoir : d’abord la confiance de l’opinion, sans l’adhésion de laquelle la gestion des affaires publiques vire au casse-tête ou à l’enlisement, ensuite la longévité, second manquement qui découle de cette défiance très forte.

Ainsi pointe-t-on souvent la montée de l’abstention comme indice suprême de notre crise démocratique, mais plus révélatrice nous semble la tentation dégagiste qui s’est exprimée de façon systématique sous la Ve République, voyant tous les présidents en même temps à la tête d’une majorité gouvernementale et parlementaire (c’est-à-dire non pris dans un exercice de cohabitation) se faire invariablement sortir.

Emmanuel Macron est ainsi le premier à déjouer cette malédiction du pouvoir en disposant, à ce stade, de la longévité qui a fait défaut à tous ses prédécesseurs, se voyant aujourd’hui en situation de mener les affaires du pays pendant une décennie entière. Une première. Mais que vaut la longévité sans la confiance ? Elle peut devenir source des pires difficultés, si ce n’est du plus grand chaos.

A cet égard, au-delà du feuilleton de la non-nomination de Catherine Vautrin, les alertes pour les mois à venir ne manquent pas. D’abord, la situation économique et sociale et les inquiétudes nourries par le contexte géopolitique peuvent récréer un climat inflammable à court terme ; ensuite, la majorité parlementaire pourrait se révéler plus courte mais surtout bien plus frondeuse que par le passé, dans un contexte inédit marqué tout à la fois par l’interdiction faite au Président de se représenter en 2027 et par la limitation du recours au 49.3 dans sa gouvernance ; enfin, la ligne d’opposition frontale d’une gauche réunifiée, « radicalisée » et potentiellement nettement renforcée au Parlement devrait donner du fil à retordre à un exécutif qui y a été peu habitué au cours des cinq années passées. Tout ceci dessine les contours d’une situation potentiellement explosive.

Si tout gouvernant est questionné dans son rapport au pouvoir et à l’histoire, que pourrait-il arriver de pire à notre président fraîchement réélu que de se trouver confronté à une forme de chaos social et politique permanent, au point de voir son mandat perturbé, voire interrompu ou se solder, cette fois, par une victoire de l’extrême droite ?

Se faire élire en 2017 tenait déjà d’une forme d’effraction démocratique. Se faire réélire en 2022, à l’issue d’un quinquennat de crises ininterrompues, aura relevé d’une forme d’exploit. Tenir jusqu’en 2027 en évitant un crash démocratique fatal pourrait bien constituer un défi plus grand encore.

Mathieu Souquière est consultant et essayiste, coauteur avec Damien Fleurot de 2022, la flambée populiste (Plon).

L’inflation encore en hausse à 5,2% sur un an en mai

L’inflation encore en hausse  à 5,2% sur un an en mai

 

 

Contrairement à ce qu’ont affirmé le gouvernement et nombre d’experts l’inflation continue de s’accélérer en France. Elle devait pourtant être de faible niveau et très temporaire. En réalité comme dans l’ensemble du monde,  elle se révèle très forte et de nature structurelle. Le ministrs Bruno Lemaire reconnaît même qu’il ne faut pas s’attendre à la moindre inversion avant 2024.

L’inflation a connu une nouvelle accélération en France au mois de mai, à 5,2% sur un an, dépassant la barre des 5% pour la première fois depuis septembre 1985, selon une première estimation dévoilée mardi par l’Insee. La hausse des prix sur un an s’était établie à 4,8% en avril, déjà au plus haut en près de 37 ans.

En mai, les prix sont en hausse sur tous les postes de consommation recensés par l’Institut national de la statistique, avec notamment une nouvelle poussée dans l’énergie. «Après leur repli le mois précédent, les prix de l’énergie se redresseraient en lien avec le rebond des prix des produits pétroliers», détaille l’Insee, alors que la guerre en Ukraine a fait flamber les cours des matières premières. Ils accélèrent ainsi de 28% sur un an, après une hausse de 26,5% en avril.

Les prix de l’alimentation progressent quant à eux de 4,2% (3,8% le mois dernier) et ceux des services de 3,2% (3% en avril). Base de comparaison entre pays européens, l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) augmenterait de 5,8% en mai, après 5,4% en avril, précise l’Insee. La comparaison entre la France et ses voisins européens reste cependant plutôt  » flatteuse », l’inflation allemande ayant enregistré un nouveau record lundi (+7,9% sur un an en mai).

 

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