Archive pour le Tag 'augmentation'

Augmentation des salaires : seulement 3 à 4 % pour les salariés mais 52 % pour les patrons du CAC

Augmentation des salaires : seulement 3 à 4 % pour les salariés mais 52 % pour les patrons du CAC

D’après une étude de Proxinvest, la rémunération des grands patrons du CAC aura encore atteint un record avec une progression de 52 % sur l’année 2021. À comparer évidemment à la croissance des revenus des salariés limités à 3 à 4 % alors que l’inflation est proche de 10%. ( Officiellement 6 % d’après l’indice obsolète de l’INSEE).

Dès lors, il ne faut pas s’étonner des protestations voire des réactions violentes de certains car les patrons entretiennent par leur irresponsabilité ce climat d’hostilité. D’une certaine manière, le gouvernement est bien entendu complice. D’une part parce qu’il ne veut pas taxer les superprofits des grandes entreprises et les dividendes ( dans les grands patrons se gavent) , d’autre part parce que le gouvernement s’oppose aussi un rattrapage des salaires sur l’inflation pour ne pas créer une spiral salaire prix.

On objectera bien sûr que des salaires encore supérieurs sont constatés à l’étranger. Mais cette comparaison ne saurait en aucun cas valider les écarts constatés. Il faut en effet espérer que nombre de responsables ne sont pas seulement motivés par l’accumulation de revenus. Il faut espérer que la France dispose d’un réservoir de dirigeants qui méritent certes d’être bien payés mais qui ne sont pas simplement obnubilés par leur salaire.

La rémunération des grands patrons du CAC 40 en France a atteint un sommet à 7,9 millions d’euros en moyenne l’an dernier, selon un rapport publié mardi par le cabinet de conseil aux actionnaires Proxinvest. L’étude constate «une forte hausse des rémunérations médianes et moyennes dans tous les indices (CAC 40 et SBF 120, NDLR). On est bien sur des records historiques», a déclaré Jehanne Leroy, directrice de la recherche ESG (critères environnementaux, sociaux et de gouvernance) lors d’une visioconférence avec des médias.

Elles sont portées par les très bons résultats post-Covid des sociétés en 2021, sur lesquels des éléments de rémunération sont indexés. La rémunération totale moyenne des patrons de l’indice CAC 40 a augmenté de 52%, tandis que celle des présidents exécutifs de l’indice SBF 120 composé des 120 plus grandes entreprises cotées en France a crû de 22% pour atteindre 4,5 millions d’euros. Dans les deux cas, c’est du jamais-vu depuis quinze ans.

C’est aussi «la première fois en huit ans que la rémunération moyenne des dirigeants du CAC 40 représente plus de 100 fois la rémunération moyenne des salariés», soit 369 fois le SMIC en base 39 heures, selon le rapport qui détecte un moins bon respect du plafond de rémunération maximale socialement acceptable (5,12 millions d’euros) calculé par Proxinvest. En tout, 29 dirigeants dépassent ce plafond, contre 14 en 2020 et 24 en 2019, ce qui devrait relancer le débat sur le pouvoir d’achat des plus modestes, amputés en outre par l’inflation.

Sur la période 2014-2021, la rémunération moyenne des dirigeants a augmenté de 83,8%, soit trois fois plus vite que celle des salariés, qui a progressé de 23,9%. Le cabinet Proxinvest, qui émet des recommandations de vote aux actionnaires pour les assemblées générales, se réjouit toutefois que, depuis 2021, toutes les sociétés du CAC 40 ont désormais intégré des conditions de performance ESG dans l’une des rémunérations variables du premier dirigeant.

Augmentation des salaires en Allemagne

Augmentation des salaires en Allemagne

Dans un contexte d’inflation encore plus important qu’en France, les salariés multiplient depuis des semaines les gestes de protestation avec en tête le secteur clé de la métallurgie.

Finalement un accord a été passé qui va revaloriser les salaires de 8,5 % sur deux ans. On sera encore loin du compte puisque l’inflation se rapproche de 8 à 9 % en 2022 est de 7 % en 2023.

Dans le patronat on craint le risque d’une « boucle prix-salaire » rendant l’inflation incontrôlable

L’accord conclu vendredi est loin de la définition d’une telle spirale, a estimé Frédéric Ducrozet, chef économiste chez Pictet Wealth Management: compte-tenu de l’inflation, la croissance des salaires réels sera bien inférieure à 8,5% et n’évitera pas aux salariés allemands « une perte massive de pouvoir d’achat ». De son côté, Eric Mengus, professeur associé à HEC rappelait lors d’un récent point presse que « en Europe, la dynamique des salaires est bien plus lente qu’aux Etats-Unis. Même si la BCE anticipe 4% de hausse de salaires, cela n’est pas 10% ».
L’Allemagne s’attend à de prochains mois difficiles: Berlin table sur une baisse du Produit intérieur brut (PIB) de 0,4% et sur une inflation de 7% en 2023, selon les dernières prévisions du gouvernement.

Covid France 5 octobre 2022 : très forte augmentation 89.185 supplémentaires en 24h.

Covid France 5 octobre 2022 : très forte augmentation 89.185 supplémentaires en 24h.

On enregistre mardi 4 octobre 2022 :une très forte augmentation 89.185 supplémentaires en 24h 155.272 morts au total, +74 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 29.154 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 126.118 (+74 en 24h).
Le taux de reproductivité R est de 1,24 le taux d’incidence à 468,18 et la tension hospitalière à 16,8 %. Le taux de positivité est à 0,0 %.
La France compte actuellement 15.535 (+369) personnes hospitalisées et 848 (+5) malades en réanimation.

Bilan des régions
• Ile-de-France : 4.478 (+4) hospitalisées, 314 (-6) en réanimation et +12 décès en 24h
• Grand Est : 1.428 (+86) hospitalisés, 71 (+10) en réanimation et +19 décès en 24h
• Hauts de France : 1.301 (+51) hospitalisés, 80 (-3) en réanimation et +7 décès en 24h
• Auvergne Rhône Alpes : 1.539 (+12) hospitalisés, 63 (+2) en réanimation et +10 décès en 24h
• Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.170 (-29) hospitalisé, 47 (-2) en réanimation et +7 décès en 24h
• Bretagne: 462 (+11) hospitalisés, 22 (+4) en réanimation et +3 décès en 24h
• Normandie : 824 (+24) hospitalisés, 27 (0) en réanimation et +1 décès en 24h
• Nouvelle-Aquitaine : 1.144 (+42) hospitalisés, 74 (-1) en réanimation et +5 décès en 24h
• Pays de la Loire : 281 (+15) hospitalisés, 13 (-1) en réanimation et +2 décès en 24h
• Occitanie: 1.044 (+31) hospitalisés, , 53 (+2) en réanimation et +1 décès en 24h
• Centre-Val de Loire : 785 (+81) hospitalisés, 31 (+2) en réanimation et +4 décès en 24h
• Bourgogne-Franche-Comté : 765 (+42) hospitalisés, 38 (-1) en réanimation et +3 décès en 24h

« Il faut se préparer à une forte augmentation de la fiscalité locale !!! » (Fonctionnaires territoriaux)

« Il faut se préparer   à une forte augmentation de la fiscalité locale !!! » (Fonctionnaires territoriaux)

 

Derrière l’enjeu des cantines scolaires, Fabien Tastet, président de l’Association des administrateurs territoriaux de France, pointe, dans une tribune au « Monde », la grave crise qui menace l’ensemble des services locaux qui ont en charge l’habitat, les transports, la gestion de l’eau, etc.

 

Doucement mais sûrement on assiste à un fort glissement à la hausse de la fiscalité locale en particulier depuis la suppression de la taxe d’habitation progressivement transférée dans l’impôt foncier. Et les fonctionnaires locaux à travers l’association des administrateurs recommandent en quelque sorte d’amplifier le phénomène en raison des charges et services des collectivités locales.

On comprend mieux pourquoi la France est au hit-parade des prélèvements obligatoires avec de tels raisonnements qui militent en permanence pour la hausse fiscale. Certes les collectivités locales exercent des responsabilités; pour autant, trop peu s’interrogent sur le coût des services et plus généralement sur le coût du fonctionnement. On pourrait en particulier s’interroger sur ces véritables armées de fonctionnaires locaux qui ne cessent de grossir et qui d’une certaine manière s’auto développent  sans contrôle et sans évaluation. Cela vaut pour les métropoles, les grandes villes mais aussi les petites communes.Le problème de gestion posé est le même que celui concernant l’Etat. Il y a longtemps que les élus ne contrôlent  plus rien et que ce sont les fonctionnaires qui définissent orientations, moyens et financement. Par incompétence autant que par manque de courage NDLR

 

Ces derniers jours, l’opinion publique a été informée des difficultés auxquelles sont confrontés les élus locaux face à la hausse du coût de la restauration scolaire. Derrière la fragilisation de ce service essentiel s’avance une crise plus globale de l’ensemble de nos services publics locaux. Pourtant, à en croire certains, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes territoriaux.

La Cour des comptes écrivait d’ailleurs, dans son rapport sur la situation financière des collectivités locales, publié en juillet 2022, que « les collectivités locales ont vu leur situation financière s’améliorer fortement en 2021 ». Mais, dans les finances publiques comme ailleurs, on ne confond pas la photographie et le film. Une situation honorable à l’instant T peut masquer une tendance de fond inquiétante.


En effet, il faut se préparer à une augmentation très significative des dépenses des collectivités locales dans les années à venir. La hausse des charges de la restauration scolaire, estimée entre 5 % et 10 %, ne constitue pas un cas isolé dans le cadre d’une inflation galopante. Cependant, cette dernière n’explique pas tout.

En matière de transition écologique, si le gouvernement affiche de grandes ambitions, ce sont les collectivités locales qui sont pour l’essentiel en charge des politiques publiques concernées : habitat, transport, gestion de l’eau, de l’assainissement, des déchets ou encore des équipements publics. La transformation de notre modèle de société entraîne des coûts considérables, qui devront être assumés par le secteur public local.

Les collectivités locales vont également connaître une forte hausse du coût du travail, moins liée à la légitime hausse du point d’indice des fonctionnaires qu’à la perte durable d’attractivité des métiers publics. Les pénuries d’infirmières, d’enseignants, de maîtres nageurs l’attestent : les employeurs publics peinent à recruter et devront opérer des efforts de rémunération importants afin de pourvoir les postes vacants et de garantir la continuité du service public.


Enfin, instruites par la pandémie, les collectivités auront à appréhender les futures crises en abandonnant les stratégies de flux tendu au bénéfice des politiques de stock. Bien sûr, les beaux esprits appelleront les collectivités locales à la responsabilité et suggéreront peut-être qu’à nouveau, de façon tutélaire, l’Etat encadre leurs dépenses, bien qu’aucune de celles décrites ici n’apparaisse luxueuse. On a même la faiblesse de penser qu’elles sont fermement attendues par nos concitoyens.

Budget 2023 : Une première augmentation de l’augmentation de l’électricité de 20 %

Budget 2023 : Une première augmentation de l’augmentation de l’électricité de 20 % 

Alors que le gouvernement tente d’associer les forces d’opposition à l’élaboration du budget 2023, toutes les forces politiques non-gouvernementales refusent d’être parties prenantes d’un budget d’austérité qui se traduira en particulier par une augmentation de l’électricité de 20 %.Faute d’accord possible y compris avec les Républicains, le gouvernement pourrait être contraint de recourir à l’artifice de l’article 49-3 de la constitution afin de passer en force. La proposition de dialogue de Bercy à toutes les formations politiques va donc tomber à l’eau. Personne ne veut en effet porter le chapeau d’une austérité qui s’annonce.

Il est probable également que reviendra sur le tapis la question de la taxation des superprofits principes auxquels vient d’adhérer également l’Allemagne. Et cela au moment où les grandes sociétés françaises annoncent des résultats stratosphériques

Autre sujet majeur du futur budget, le futur bouclier tarifaire sur les prix de l’énergie et du gaz . Interrogé sur la possibilité que la facture augmente entre 10 % et 20 % pour les Français l’an prochain, Gabriel Attal a répondu que c’était « une possibilité ». « Ce ne sera pas 40 % comme en Allemagne », a-t-il une nouvelle fois affirmé.

Discours Macron 14 juillet : préparer les esprits à une très forte augmentation de l’électricité

Discours Macron 14 juillet : préparer les esprits à une très forte augmentation de l’électricité

 

Discours Macron 14 juillet : préparer les esprits à une très forte augmentation de l’électricité

Finalement on ne retiendra sans doute pas grand-chose du discours de Macon du 14 juillet hormis une préparation psychologique de l’opinion à une vaste opération de relèvement des prix de l’électricité. En dehors de cela,  c’est le bla-bla habituel notamment le discours sur le plein-emploi qui ne mange pas de pain mais qui n’apporterien tant qu’on ne définit pas de façon précise ces conditions.

La vérité c’est que EDF est dans une situation financière qui aurait dû conduire à la faillite si l’état ne possédait pas la quasi-totalité du capital. Au bas mot il faut trouver une centaine de milliards. D’abord pour faire face à l’endettement, autour de 45 milliards. Ensuite autant pour financer les six EPR décidés par le gouvernement. Il faudrait ajouter le coût de l’opération en cours concernant le grand carénage qui renforce la sécurité mais aussi le coup de l’enfouissement des déchets. On dépasserait alors largement les 100 milliards.

Bien sûr l’Etat va faire un nouveau geste avec une nouvelle capitalisation mais qui sera très insuffisante pour faire face aux besoins financiers. Pour le gouvernement la solution passe donc par un relèvement très significatif de la tarification justifiée de plusieurs manières. D’abord par la nécessaire sobriété pour des motifs environnementaux et ensuite par la situation géopolitique.

 

 

Pour le président, il faut se préparer à une rupture totale des approvisionnements en gaz. « La Russie nous envoie un message clair. Elle utilisera le gaz comme un élément de cette guerre. Nous sommes dans une guerre hybride », estime Emmanuel Macron. Se voulant rassurant, et justifiant au passage son virage sur l’aile sur le nucléaire, le président a rappelé que le modèle énergétique de la France était peu dépendant du gaz russe. « Mais nous diversifions pour aller chercher du gaz ailleurs et nous sécurisons les apports, notamment de la Norvège, du Qatar, de l’Algérie et des Etats-Unis ». a-t-il précisé.

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Le président a critiqué le fonctionnement du marché européen de l’électricité dans la mesure où actuellement nous importons à leur que logiquement nous devrions être exportateur. Une manière de faire porter le chapeau à l’Europe alors que la France apprête un relèvement significatif des tarifs électriques. « Nous avons besoin d’un marché européen car nous achetons de l’électricité car nous n’en produisons pas assez sur notre sol. Mais le prix de l’électricité est mal fichu en Europe car très dépendant du gaz que nous importons. On va négocier, en européens, un changement du prix de l’électricité », a indiqué le chef de l’État.

Le chef de l’État abordait d’autres sujets mais finalement de manière anecdotique d’autant plus qu’on ne sait pas exactement ce qu’on fera l’assemblée nationale

Le président annonce un texte de loi sur la réforme du travail à la fin de l’été et une série de réformes tout le long du quinquennat autour de trois axes : le lycée professionnel, l’apprentissage et la formation continue. Il compte également aborder le sujet délicat de la réforme du RSA, dont les allocataires « devront s’engager » tout en souhaitant que le pays se mobilise pour aider les bénéficiaires du RSA à s’insérer dans le monde du travail. Il a également annoncé le lancement de son Conseil national de la Refondation dès la fin de l’été qui doit réunir les forces politiques, économiques, sociales, associatives ainsi que des élus des territoires et des citoyens tirés au sort.Bref des orientations aléatoires voir même de type gadget.

 

Inflation : l’impossible augmentation de salaire ?

Inflation : l’impossible augmentation de salaire ?

 

Un papier de la Tribune explique les dangers de la spirale salaire prix et la course par avance perdue du rattrapage de salaires.

 

Un couplet bien connu qu’on ne peut balayer d’un revers de main car il y va de la compétitivité. Le problème c’est qu’inversement en réduisant le pouvoir d’achat des ménages on tue la consommation et la croissance. Tout est question de dosage équilibré NDLR

 

De la TPE aux grands groupes, du transport au commerce en passant par l’énergie…Un peu partout en France, les entreprises connaissent des mouvements de grève avec toujours la même revendication : celle des salaires. Ce lundi, c’est au tour des routiers de se mobiliser. Dès le début de la journée, les manifestants ont entamé des blocages dans une vingtaine de sites en France. Un peu plus tôt au mois de juin, c’est le personnel de l’aéroport de Roissy qui a cessé de travailler pour obtenir une meilleure rémunération. Le 6 juillet, ce seront les employés de la SNCF qui feront entendre leur voix, les syndicats ayant appelé à une grève nationale. Les exemples ne manquent pas…En France, comme en Europe à l’instar du Royaume-Uni qui a connu la plus grosse grève de ses cheminots depuis 30 ans.

La pression sur les salaires grimpe à mesure que l’inflation atteint des sommets. En mai, elle culminait à 8,1% sur an dans la zone euro. Et si en France, les chiffres sont moindres, ils atteignent, eux aussi, un record pour le pays : 5,2% en mai.

Toutefois, il serait faux de dire que les salaires n’ont pas augmenté. D’après une étude menée par la Banque de France sur les hausses de salaire négociées pour 2022, elles varient en moyenne entre 2,5% et 3,5% selon les secteurs contre 1% depuis 2014. Dans l’automobile, la revalorisation atteint même 4,5% en 2022. Quant au secteur de la restauration, les travailleurs ont obtenu, à l’issue de plusieurs semaines de négociations, une augmentation moyenne de l’ensemble de la grille salariale de 16,33% et une rémunération minimum supérieure à 5% du SMIC. Mais ces revalorisations restent dans l’ensemble bien en deçà de la hausse des prix qui grève le pouvoir d’achat.

En France, rien n’oblige un employeur à augmenter les salaires de ses employés. « Une négociation sur la rémunération entre le salarié et l’employeur est obligatoire selon une certaine périodicité, par exemple annuellement », explique Eric Rocheblave, avocat en droit social qui ajoute toutefois que « ce n’est pas parce qu’on négocie qu’on arrive à un accord entraînant une hausse de la rémunération ».

La législation fixe néanmoins le salaire minimum. La rémunération ne peut aller en deçà du SMIC et à chaque revalorisation par l’Etat, l’entreprise se doit d’appliquer une hausse identique. Il existe aussi des dispositions conventionnelles. Il s’agit des accords négociés au niveau de chaque branche professionnelle à l’échelle nationale par les partenaires sociaux permettant de définir les termes de la convention collective avec notamment un salaire minimum conventionnel. Dernière disposition, celle contractuelle, c’est-à-dire le salaire convenu entre l’employé et l’entreprise au moment de l’embauche et qui figure sur le contrat de travail.

Au-delà de ce cadre légal, « il n’y a pas d’automaticité dans les augmentations de salaire », conclut Maître Rocheblave. « Donc, pour peser dans ces négociations, les grèves sont l’une des armes des salariés », note-t-il. Ce fut notamment le cas dans les années 1960-1970 marquées, elles aussi, par une forte inflation et d’importantes mobilisations pour des revalorisations salariales. « Ce qui est étonnant, c’est de voir que l’on revient à des situations que l’on n’avait plus connues depuis 50 ou 60 ans », note Marion Fontaine, professeure d’histoire à Science Po. À la différence près qu’à l’époque, « les syndicats étaient plus puissants, donc plus suivis et plus à même d’appeler à la mobilisation générale », précise-t-elle, rappelant notamment qu’en « mai 68, la mobilisation a tant inquiété le patronat français qu’il a accepté de céder sur un certains nombre de points ».

La situation semble d’autant plus inextricable que les entreprises subissent elles aussi l’impact de l’inflation, en particulier celle de l’énergie et des matières premières qui augmentent leurs coûts de production. « Quand il y a des pressions salariales à un moment où les entreprises génèrent beaucoup de gain de productivité, la mobilisation de tout ou partie de ces gains pour augmenter les salaires trouve une forte justification. Mais dans la situation actuelle, ces mouvements de grève s’expliquent par la hausse des prix qui grève le pouvoir d’achat. Or, il s’agit d’une inflation des prix de nos importations. Il n’y a pas de gain de productivité », souligne Gilbert Cette, professeur d’économie à Neoma Business School. Selon lui, augmenter les salaires ferait planer un « risque sur la situation financière des entreprises qui ne pourront plus investir, auront une croissance ralentie et seront en difficulté face à la concurrence internationale conduisant à des licenciements ».

Autre risque souligné par le professeur d’économie : celui d’installer la France dans une spirale inflationniste. Aussi appelé « boucle prix-salaire » ou « courbe de Phillips », ce phénomène se produit lorsque la hausse des salaires alimente la hausse des prix. Plus concrètement, les entreprises revalorisent la rémunération de leurs employés ce qui augmente leurs coûts de production. Une charge supplémentaire qu’elles sont ensuite contraintes de répercuter sur leurs prix de vente pour ne pas réduire leurs marges de manière trop importante. Les prix sont donc à nouveau en hausse et réduisent le gain de pouvoir d’achat obtenu par les salariés grâce à la hausse de salaire. C’est notamment ce qu’il s’est produit dans les années 70 après les deux chocs pétroliers qui ont fait bondir l’inflation. Tant et si bien qu’en 1983, alors que le risque d’une spirale inflationniste pointait de nouveau, le gouvernement de Pierre Mauroy a pris la décision d’interdire l’indexation des salaires sur l’inflation. Une disposition inscrite dans le code monétaire et financier et le code du travail.

L’équation combinant hausse des salaires et inflation est-elle pour autant insoluble ? D’autres mécanismes permettent de « satisfaire les besoins de valorisation de salaires pour les employés sans augmenter le coût du travail », avance Maître Rocheblave. Les salariés peuvent ainsi bénéficier « d’avantages tels que des primes ou une défiscalisation de certaines formes de rémunération comme les heures supplémentaires ». C’est par exemple le cas de « la prime Macron », une prime exceptionnelle de pouvoir d’achat que les entreprises, qui le souhaitent, peuvent verser à leurs employés . Mise en place en 2019 en réponse au mouvement des « gilets jaunes » et reconduite en 2021, elle est exonérée d’impôts et de cotisations sociales et peut aller jusqu’à 1.000 euros (2000 euros dans certains cas). Dans son programme à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron a même proposé de porter son plafond à 6.000 euros, sous condition d’un contrat d’intéressement. Ce triplement de la prime devrait faire partie du projet de loi sur le pouvoir d’achat présenté début juillet.

C’est en ce sens que le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a incité les entreprises à revaloriser les rémunérations de leurs employés. « Certaines entreprises vont pouvoir augmenter les salaires. Elles doivent le faire. D’autres ont moins de marges de manœuvre. Pour elles, il y a un instrument efficace qui est la prime Macron. C’est un instrument qui doit être massivement employé », a-t-il déclaré, fin mai. « La réponse à l’inflation doit être équitablement partagée, ça ne peut reposer uniquement sur l’État », a-t-il souligné.

« L’erreur serait de penser que l’Etat va résoudre seul le problème. Une partie de la solution relève de la négociation entre partenaires sociaux », abonde Marie Fontaine. « Il arrive un moment où, si vous êtes une compagnie aérienne et que tout votre personnel se met en grève pendant l’été, la situation n’est plus tenable », prédit-elle. « Vous pouvez vous dire que vous n’allez pas céder aux demandes de revalorisations salariales. Mais si le rapport de force est en votre défaveur, vous devrez entamer des négociations collectives », conclut l’historienne. Et selon elle, le taux de chômage en baisse continue ces derniers mois (7,3% au premier trimestre de 2022, selon l’Insee) entraînant un manque de main d’oeuvre dans de nombreux secteurs de la restauration et l’hôtellerie, à la vente en passant par les transports, infléchit ce rapport de force en faveur des salariés. « Tout dépend également de la durée d’inflation et si la hausse des prix s’installe durablement de manière structurelle », indique-t-elle néanmoins en dressant un parallèle avec les grèves de 1970 quand le retour du chômage de masse et une baisse de l’inflation avaient eu raison du mouvement social.

Impôts fonciers :Augmentation record de 14% à Marseille

Impôts fonciers :Augmentation record de 14% à Marseille

 

Comme souvent la gauche radicale promet beaucoup avant les échéances électorales mais confrontées aux réalités de la gestion pratique la fuite en avant fiscale. C’est le cas à Marseille et sans doute bientôt dans d’autres villes.(La Tribune)

En avril dernier, le conseil municipal de Marseille a voté une augmentation record de 14% de la taxe foncière. La deuxième ville de France espère tirer de cette hausse fiscale 75 millions d’euros de recettes supplémentaires pour faire face, selon elle, au regain d’inflation et à la revalorisation des salaires. 238 propriétaires attaquent cette décision pour en demander l’annulation.

 

L’augmentation de la taxe foncière à Marseille peut-elle conduire des propriétaires dans une situation de précarité ? C’est bien ce que craignent plus de 200 d’entre eux. Selon les informations de La Provence, confirmée par l’AFP, 238 propriétaires ont déposé un recours en justice pour demander l’annulation de l’augmentation de 14% de la taxe foncière à Marseille. Cette hausse, qui concerne quelque 173.000 contribuables propriétaires de leur bien, a été votée lors du conseil municipal du 8 avril dernier.

Les 238 propriétaires attaquent cette décision du conseil municipal « parce qu’à des titres divers, ils sont menacés de précarité », a expliqué à l’AFP leur avocat, Jacques Gobert. Celui-ci s’appuie notamment sur les données de l’Insee, selon lesquelles 8% des propriétaires marseillais vivaient sous le seuil de pauvreté en 2019, c’est-à-dire qu’ils disposaient d’un revenu disponible de moins de 1.100 euros par mois pour une personne vivant seule.

« La hausse de 5,47 points de la taxe foncière sur les propriétés bâties (qui représente en pourcentage une hausse de 14%) », qui s’ajoute à une réévaluation légale forfaitaire de 3,4%,  »implique que les propriétaires disposant d’un bien, bailleurs ou non, auront 17,4% de taxe foncière à payer en plus en 2022 par rapport à 2021″, précise le texte du recours déposé auprès du tribunal administratif de Marseille.

75 millions d’euros de recettes supplémentaires

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L’adjoint à la ville de Marseille en charge des Finances, Joël Canicave, avait justifié cette hausse par des « dépenses nouvelles », notamment « l’augmentation du point d’indice » du traitement des fonctionnaires et  »le prix de l’énergie », lors d’une interview à La Provence le 4 avril.

« Fin 2021, la facture de chauffage et de carburant a déjà augmenté de 12 millions d’euros », expliquait l’adjoint en charge des Finances. Doit s’y greffer une hausse du point d’indice du traitement des fonctionnaires promise par l’actuel gouvernement et évaluée à 20 millions d’euros qui s’ajoute à une perte de 14 millions d’euros de revenus due à la suppression de la taxe d’habitation.

La municipalité de gauche, endettée à hauteur de 1,45 milliard d’euros, attend quelque 75 millions d’euros de recettes supplémentaires de cette hausse de la fiscalité.

Un « racket local »

« A quelques jours du vote, la municipalité parlait de tout sauf de la hausse de cette taxe » qui s’est faite  »en catimini » selon Jacques Gobert, alors qu’il s’agit d‘ »une hausse totalement inédite à Marseille ». C’est  »un racket local », dénonce-t-il encore.

Cette augmentation s’est faite  »de façon trop brutale »« tout le monde a été mis devant le fait accompli sans aucune concertation », estime de son côté Auguste Lafon, le président de la Chambre syndicale des propriétaires et copropriétaires des Bouches-du-Rhône et du Var, qui compte environ 5.000 adhérents directs et fait partie des requérants.

L’augmentation, qu’il aurait aimé voir étalée dans le temps,  »touche tout le monde de la même façon mais l’incidence est beaucoup plus forte sur les petits contribuables », notamment les retraités modestes,  »et les primo-accédants », a-t-il complété. Contactée par l’AFP, la mairie de Marseille n’a pas réagi pour le moment.

Livret A: Encore une augmentation symbolique des taux

Livret  A: Encore une augmentation symbolique des taux

 

Comme l’inflation sur un an a dépassé 5 % en France, les autorités seront bien contraintes de faire un geste pour la rémunération de l’épargne des livrets A.  Sans doute un nouveau geste symbolique. Comme celui de février qui avait augmenté le taux de 1 % ! Comme les ménages dont les revenus ne sont pas réévalués par rapport à l’inflation, la grande dette Covid sera réglé aussi par les épargnants.

Le gouverneur de la Banque de France est partisan d’une hausse du taux du Livret A l’été prochain. L’institut monétaire fera une recommandation en ce sens à la mi-juillet au gouvernement, qui devra décider de l’ampleur de cette hausse pour une application effective au 1er août. Le taux du livret d’épargne favori des Français a déjà été relevé à 1% en février dernier.

Retraités: soudain Une augmentation de 4 % en juillet !

Retraités: soudain Une augmentation de 4 % en juillet !

 

Alors que pratiquement les retraites sont bloquées depuis des années par les différents gouvernements( une toute petite exception toutefois avec Hollande), d’un coup du fait du miracle de la campagne électorale, le président candidat annonce l’indexation des retraites sur l’évolution des prix avec une augmentation de 4 % en juillet. Dommage que les élections présidentielles n’aient pas lieu tous les ans !

 

Pour tenter de convaincre les électeurs retraités d’ici le 24 avril, date du second tour de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron a fait une promesse : augmenter les retraites de 4% en juillet s’il est réélu, et ce, en les indexant sur l’inflation.

 

Macron pense aussi à ceux qui seront retraités assez prochainement. En conséquence il assouplit ses propositions à propos de la date butoir de 65 ans il fait passer à 64 et annonces il allongera l’âge légal de quatre mois par an. En faite la philosophie qui était en cours.

 

Les retraités actuels et futurs peuvent dans pour partie se dire satisfaits de cette campagne électorale qui les aura fait sortir de l’anonymat des rémunérations.

Covid France 6 avril 2022 : très forte augmentation des contaminations

Covid France 6 avril 2022 : très forte augmentation des contaminations

Mardi 5 avril 2022 : Forte augmentation décontamination avec 203 000   cas en 24 heures. On enregistre recense ce mardi 5 avril 2022, 142.784 morts au total et +203.021 nouveaux cas confirmés en 24h.

On recense aussi ce mardi 5 avril 2022+129 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.526 (+2) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 114.258 (+127 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 1,21 le taux d’incidence à 1.435,49 et la tension hospitalière à 30,7 %. Le taux de positivité est à 26,9 %.

La France compte actuellement 23.010 (+175) personnes hospitalisées et 1.552 (+11) malades en réanimation.

Selon les données de Santé Publique France, Découvrez le bilan des différentes régions françaises et leur évolution :

  • Ile-de-France : 4.608 (+12) hospitalisées, 356 (+1) en réanimation et +19 décès en 24h
  • Grand Est : 2.111 (+3) hospitalisés, 153 (+11) en réanimation et +10 décès en 24h
  • Hauts de France : 2.257 (-9) hospitalisés, 139 (-7) en réanimation et +20 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 2.285 (-23) hospitalisés, 131 (-5) en réanimation et +12 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 2.252 (-9) hospitalisé, 173 (0) en réanimation et +11 décès en 24h
  • Bretagne: 1.141 (-20) hospitalisés, 54 (+3) en réanimation et +9 décès en 24h
  • Normandie : 1.553 (+53) hospitalisés, 61 (-9) en réanimation et +7 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.537 (+60) hospitalisés, 118 (+12) en réanimation et +11 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 846 (+11) hospitalisés, 54 (+2) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Occitanie: 1.891 (+93) hospitalisés, , 146 (+12) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 879 (+2) hospitalisés, 63 (-1) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 1.000 (+12) hospitalisés, 63 (+2) en réanimation et +6 décès en 24h

Augmentation Smic: entre 2,4 et 2,6%

 

Augmentation Smic: entre 2,4 et 2,6%

 

Alors que l’inflation constatée vendredi atteint autour de 7,5 % dans l’union européenne 5% dans l’Hexagone, la France devrait procéder un léger rajustement du SMIC au 1er mai. Un ajustement très partiel qui en fait se traduit par atteinte pouvoir d’achat. Actuellement de 1 269 euros net par mois, le salaire minimum devrait donc se situer dans une fourchette entre 1 299 et 1 304 euros.

En janvier, le Smic avait augmenté de 0,9% après une hausse exceptionnelle de 2,2% en octobre, déjà due à l’inflation. Actuellement de 1 269 euros net par mois, le smic devrait donc se situer dans une fourchette entre 1 299 et 1 304 euros au 1er mai. Soit une augmentation de 30 à 35 euros.

Notons que la plupart des experts sont d’accord avec cette limitation d’augmentation des salaires de base pour ne pas alimenter encore l’inflation et la course prix salaires. Le problème c’est que cette amputation du pouvoir d’achat va se traduire par un ajustement de la consommation et par conséquence de la croissance économique.

Or cette croissance économique pourrait être rapidement affectée si l’on observe le comportement actuel déménage et surtout un moral qui tend à se dégrader nettement.

Opep : augmentation modeste de la production

Opep : augmentation modeste de la production

 

Pour profiter des niveaux records des prix du pétrole, les pays de l’OPEP ont décidé une modeste augmentation de la production. Pourtant le baril est déjà à 110 $. Le risque est évidemment de vouloir trop tirer de profits de la production actuelle est de participer à l’écroulement de la croissance mondiale. La guerre en Ukraine risque en effet de faire replonger l’activité économique qui venait tout juste de sortir de la crise sanitaire. Pour preuve les perspectives de croissance ont été révisées à la baisse début d’année. 

La reprise mondiale est en effet moins rapide qu’attendu. Dans une mise à jour de ses prévisions, publiée mardi 25 janvier, le Fonds monétaire international (FMI) table sur une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 4,4 % en 2022, en baisse de 0,5 point par rapport à ses dernières projections d’octobre 2021, en raison d’un essoufflement des deux grandes économies de la planète, la Chine et les Etats-Unis.

Or cette prévision pourrait bien être divisée par deux. Pour l’Europe prévoyait une hausse de 4 % du PIB, même chiffre pour la France.

 

Si comme c’est probable la croissance ne progresse que de 2 % au lieu de quatre, la demande de pétrole risque de s’affaiblir notoirement et les prix également. Le phénomène devrait se faire sentir dès l’été d’autant que la demande chinoise n’est pas aussi importante qu’attendue.

 

En 2022, la croissance chinoise devrait quasiment baisser de moitié par rapport à 2021, à 4,8 %, soit une chute de 0,8 point par rapport aux dernières prévisions d’octobre du FMI, qui se justifie en invoquant les difficultés du secteur immobilier, la morosité de la demande intérieure et des nombreuses perturbations liées à la stratégie zéro Covid.

Lors de la réunion du cartel et de ses partenaires, la Russie au premier chef, les pays exportateurs ont opté, malgré la flambée des cours du brut, pour une augmentation de leur offre de 400.000 barils par jour en avril, comme ils l’avaient fait en février et mars.

Augmentation des tarifs d’électricité : limitée à 4 % au lieu de 45 % !

Augmentation des tarifs d’électricité : limitée à 4 % au lieu de 45 % !

 

La double peine pour EDF doit fournir de l’électricité sous tarifée  par rapport au prix du marché aux particuliers et aux entreprises mais aussi à ses concurrents. Un cout sans doute d’au moins une dizaine de milliards pour EDF et huit milliards pour l’État. Une mesure forcément conjoncturelle pour répondre à la folle envolée de toutes les énergies y compris l’électricité. Le pire c’est que dans la période actuelle, la France normalement exportatrice doit acheter de l’électricité à l’étranger au prix fort. En cause des opérations d’entretien retardé par la crise sanitaire et qui immobilisent  des réacteurs. Aussi le faite que Fessenheim a été fermée prématurément sur insistance de Nicolas Hulot alors  ministre de l’écologie, aujourd’hui en disgrâce.

Selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE), la hausse, qui aurait été de 330 euros par an pour un client résidentiel, ne sera que de 38 euros. Soit près de 300 euros d’économies. Pour un client professionnel, l’augmentation ne sera que d’environ 60 euros par an contre 540 euros. Pour en arriver-là, le gouvernement a annoncé jeudi dernier qu’il augmenterait de 100 à 120 térawatts-heure (TWh) les volumes qu’EDF doit céder à ses concurrents dans le cadre du dispositif Arenh (accès régulé à l’électricité nucléaire historique), une mesure susceptible d’avoir un impact de 7,7 à 8,4 milliards d’euros sur les résultats du groupe. Ces mesures interviennent alors que l’État va d’abord abaisser au minimum la taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité (TICFE), une mesure qui permet à elle seule ramener la hausse des TRVE à 20,04% TTC pour les ménages.

SMIC à 1.400 euros, TVA à 0%, Augmentation des salaires, allocations pour tous etc : la foire aux enchères sociales de Taubira

SMIC à 1.400 euros, TVA à 0%, Augmentation des salaires, allocations pour tous etc. : la foire aux enchères sociales de Taubira

 

 

La campagne présidentielle avait déjà mal commencé avec des promesses sociales douteuses comme par exemple le doublement du salaire des enseigants  par Hidalgo mais à peu près tous les candidats promettent la lune au plan salarial et des allocations augmentées ou créées. Bref le sentiment que faute de vision prospective sur l’avenir du pays, les candidats à l’élection présidentielle adoptent davantage une position de syndicaliste que de président de la république. Notons d’ailleurs que nombre de ces propositions ne dépendent pas de l’État mais des entreprises et par ailleurs évidemment qu( elles ne sont pas financées lorsque cela dépend du champ de responsabilité de l’État ou des collectivités en général.

De la part de Taubira  n particulier, une sorte de foire aux enchères où sont reprises certaines revendications des gilets jaunes, auquel on ajoute celles des gilets verts écolos et celle des gilets rouges gauchistes.

Faute devrait programmes explicités,la  ministre du mariage pour tous a promis de combattre « les inégalités, les injustices et les discriminations », évoquant la jeunesse, la justice sociale, l’écologie et la démocratie.

Au programme: « la nécessaire et urgente transition écologique », « une conférence sur les salaires » contre « la démoralisation, les discours de haine et les propos belliqueux », « le risque de dislocation sociale » ou encore « les colères qui nous font descendre dans la rue et occuper les ronds-points ».

Elle reprend  son compte l’une des propositions-phares des « Gilets jaunes »: le référendum d’initiative citoyenne.

Ce n’est pas tout: si elle devient présidente, les étudiants bénéficieront d’un revenu de 800 euros par mois pendant cinq ans de la même façon que le SMIC sera revalorisé à « 1.400 euros net » et les grandes fortunes fiscalisées « à partir de 10 millions d’euros de patrimoine ».

« La pandémie [ayant] révélé une souffrance sociale qui a frappé toutes les générations », l’ex-députée guyanaise s’est engagée à recruter 100.000 soignants et à revoir « sans tabou » les conditions d’installation des médecins traitants pour lutter contre les déserts médicaux.

En attendant le vote des 110.000 participants de la « Primaire populaire » qui se tiendra du 27 au 30 janvier, elle souhaite enfin améliorer les droits des travailleurs des plateformes numériques ou encore instaurer « une TVA à taux 0 pour les produits de l’agriculture biologique ».

Pour un peu l’intéressée annoncerait la gratuité de la baguette dans les supermarchés!

 

Salaire :Pécresse promet une augmentation de 10 % dans le privé

Salaire :P écresse promet une augmentation de 10 % dans le privé

 

 

Valérie Pécresse propose de bander de 10 % le salaire dans le privé. Une opération qui serait presque  blanche pour les entreprises dans la mesure où la candidate propose de supprimer ou plus exactement de transférer une grande partie des charges sociales sur l’Etat ( prise en compte d’un transfert de deux tiers, le dernier tiers étend l’affaire des entreprises). À cela s’ajouterait d’allongement de la date de départ en retraite ( à 65 ans) pour financer l’opération. Une proposition qui sans doute serait bien accueillie par les salariés surtout dans cette période d’envolée de l’inflation. Reste cependant le problème du transfert sur l’état et son financement. Une question qui n’est pas éclaircie sauf à promettre des l’économies «Augmenter dans les cinq ans les salaires nets inférieurs à 2,2 Smic de 10%, hors inflation». La proposition de la candidate LR Valérie Pécresse à l’élection présidentielle en matière d’emploi concerne les salariés du privé qui gagnent moins d’environ 2800 euros nets par mois. Elle a pour objectif de valoriser le travail, qui «doit payer plus que l’assistanat et que l’économie souterraine», précise son site de campagne.

Une première hausse de 3% du salaire net ait lieu dès 2022. En fait, ce serait juste un rattrapage sur l’inflation qui atteindra autour de 3 % fin 2021.

Complémentaires santé : une augmentation « en douce » de 3, 4 %

Complémentaires santé : une augmentation « en douce » de 3, 4 %

 

Récemment les assurés ont reçu leur nouvelle carte de leur mutuelle ainsi qu’une petite note signalant l’augmentation des tarifs. Une augmentation qui n’est pas marginale puisqu’elle atteint de l’ordre de 3,4 % en moyenne . Signalons que sur l’année la hausse des prix se rapproche de 3 %. Par contre les revenus du travail et de l’épargne ne seront pas relevées d’autant. Pour l’instant on annonce simplement des augmentations de leur de 1 %. Le phénomène de l’augmentation des mutuelles rejoints l’inflation constatée pour les prix dans nombre de services. En raison de ce phénomène, la structure de consommation ce déforme dans les ménages ou les dépenses contraintes ne cessent de progresser au détriment des dépenses ajustables. À noter cependant que. l es disparités sont cependant importantes d’une mutuelle à l’autre et 20 % d’entre elles, notamment la Matmut, vont geler leurs tarifs.

On notera que cette augmentation pourtant significative n’a guère fait l’objet d’éclairage et encore moins de prise en compte par les autorités et même par les médias. Une augmentation  » en douce » ou à bas bruit comme on dit maintenant !

Augmentation des salaires de 4 % en 2022 et 3 % en 2023 et 2024 (Banque de France)

Augmentation des salaires de 4 % en 2022 et 3 % en 2023 et 2024 (Banque de France)

La pandémie, les difficultés logistiques et les problèmes de recrutement pourraient faire « bondir » les salaires de 4 % en 2022 d’après la Banque de France. Les années suivantes, en 2023 et 2024 ces revenus augmenteraient de 3 % par an.

 

Du fait de l’inflation et de l’environnement économique et sanitaire, la Banque de France prévoit des augmentations de salaires pour les trois ans à venir. En fait il s’agirait d’une régularisation. En effet l’inflation aura atteint entre 2,6 et 2,7 % en 2021, le même niveau est à attendre  attendre en 2022.

 

Dans sa dernière note, qui tente de se projeter conjoncturellement à moyen terme, l’institution souligne en effet qu’en 2023 et 2024 il continuerait d’augmenter à un rythme soutenu, «autour de 3 %, supérieur à celui de la période 2012-2019 et proche de celui du début des années 2000». Et de souligner que les premiers accords salariaux conclus dans certaines branches depuis octobre 2021 suggèrent une progression des salaires négociés, «qui peut beaucoup varier suivant la situation de chaque branche, mais reste souvent supérieure à celle des dernières années précédant la crise du Covid».

Covid France 20 décembre 2021: tendance en augmentation

Covid France 20 décembre 2021: tendance en augmentation 

Dimanche 19 décembre, 48.473 nouveaux cas de Covid-19 ont été recensés en 24 heures (très haut niveaux pour un dimanche). Le taux de positivité des tests s’établissait samedi à 6,8 %.

 Les services de réanimation, où le nombre de patients atteints du Covid-19 est reparti à la hausse fin novembre, approchent des 3.000 patients, alors que la moyenne quotidienne des contaminations s’installe au-dessus de 50.000, selon les chiffres publiés dimanche par Santé publique France. Ces services de soins critiques, où sont traités les cas les plus graves, comptaient dimanche 2.936 patients, contre 2.933 la veille. Il y a eu 91 admissions en 24 heures.En 24 heures, 75 personnes ont succombé au Covid à l’hôpital. Le bilan total s’élève à 121.493 morts depuis le début de l’épidémie.

Evolution des prix: : augmentation des consommations courantes

Evolution des prix:  :  augmentation des consommations courantes

 

Les consommateurs ont évidemment constaté l’augmentation importante du carburant mais plus généralement de l’énergie. Ceci vaut aussi pour d’autres consommations courantes comme les produits alimentaires la plupart des produits alimentaires ont augmenté. L’INSEE vient d’ailleurs de constater une augmentation de 2,6% sur 1 an en octobre. Si on prend par exemple le prix des pâtes, certaines marques – particulièrement les marques des distributeurs – affichent une hausse de 10% par rapport à avant l’été. Mais cette forte hausse ne concerne pas tous les produits. D’ailleurs, si on regarde sur l’ensemble des produits alimentaires, l’inflation n’est que de 1% depuis le 1er janvier. « Il faut s’attendre à une augmentation du panier » d’ici la fin de l’année, confirme le spécialiste de la grande distribution, Olivier Dauvers. Il faudrait aussi ajouter les augmentations discrètes mais réelles des autres dépenses contraintes qui plombent de plus en plus les ménages moyens

Et d’ajouter : « Dès lors que vous avez des matières premières aussi importantes que des céréales ou du café pour ce qui est du contenu, et des matières premières aussi importantes que le carton ou le plastique, pour ce qui est du contenant, c’est impossible de passer à travers les gouttes. » Aucun doute pour le spécialiste, « nous paierons bien évidemment plus cher nos produits alimentaires en grande distribution ».Autre facteur qui pourrait venir impacter les prix : les négociations commerciales entre les producteurs, les industriels et les distributeurs. Elles viennent tout juste de démarrer et s’achèveront le 1er mars prochain. Au ministère de l’Agriculture, on affirme surveiller de près la situation, pour limiter la flambée des prix.
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