Archive pour le Tag 'augmentation'

L’Opep : augmentation de la production

L’Opep+ aura accru sa production de 1,1 million de barils par jour au total d’ici juillet, selon le ministre iranien du Pétrole

 L’ Opep+ » a décidé de réduire l’ampleur de la baisse de leur production de 350 000 barils par jour (bpj) en mai et en juin, puis de 400 000 bpj le mois suivant.

Avec les mesures annoncées, la baisse de production devrait être légèrement supérieure à 6,5 millions de bpj en mai contre un peu moins de 7 millions en avril. Le ministre saoudien de l’Energie, le prince Abdoulaziz ben Salman, a estimé qu’il s’agissait d’une « mesure très conservatrice », ajoutant que les niveaux de production pourraient encore être ajustés lors de la prochaine réunion, programmée le 28 avril. De son côté, Bijan Zanganeh, le ministre iranien du Pétrole, a confirmé que l’Opep+ aura accru sa production de 1,1 million de bpj au total d’ici juillet.

L’Opep+ a réduit depuis l’an dernier ses pompages de près de sept millions de bpj pour soutenir les cours.

Salaires : une augmentation de 2,2 % pour l’année

Salaires : une augmentation de 2,2 % pour l’année

Des prévisions sans doute un peu optimiste même si elles limitent le pouvoir d’achat à 2,2 % pour l’année au plan mondial. Il faut en effet se souvenir qu’on a assisté un quasi blocage des salaires en 2020 en France. En 2021 il faudra compter avec une montée en charge supplémentaire du nombre de chômeurs ce qui va largement peser sur les revenus des salariés. Si l’on intègre les revenus des salariés de 2021 et les revenus des futurs chômeurs ( une vague d’environ 1 million supplémentaire en 2021 en France), l’augmentation devrait être à peu près nulle  d’autant que l’inflation sera encore maîtrisée pour l’année en cours (pour le futur c’est autre chose !) Les salaires pour l’année en cours i n’augmenteront que de 2,2% (contre 2,5% prévu initialement), tous secteurs confondus, estiment cependant la dernière enquête Salary Budget Planning, de la société de courtage en assurance Willis Towers Watson, menée auprès de 18.000 répondants dans 130 pays.

2020 aura surtout été l’année du recours massif au gel des salaires. L’an passé, près d’un quart (23%) des entreprises du secteur privé avait procédé à la stagnation, tandis qu’un peu plus de 3% l’envisageait au début d’année, selon l’enquête publiée le 11 janvier.

Coronavirus Chine : augmentation

Coronavirus Chine : augmentation

 

Evidemment ne connaît pas exactement les chiffres de contaminations en Chine. Pas davantage les chiffres de la première vague que de la troisième qui se dessine actuellement. Tout ce qu’on sait,  c’est que ce développent de nouvelles infections ; des nouvelles infections locales signalées le 10 janvier, a déclaré la Commission nationale de la santé (NHC) dans un communiqué, la province du Liaoning signalant également deux nouveaux cas et Beijing en signalant un nouveau cas.

Officiellement à Wuhan, le nombre de victimes d’après les autorités chinoises elles-mêmes de devrait être multiplié par trois par rapport aux chiffres initiaux. On pourrait tout aussi bien les multiplier par 10 ou par 100

La Chine indique que nouveaux cas signalés ces derniers jours ne représentent qu’une petite fraction de ce que le pays a vu au plus fort de l’épidémie au début de 2020, les autorités agissent de manière agressive pour freiner la propagation de la maladie et prévenir une nouvelle vague nationale d’infections.

Le comté de Wangkui, sous la juridiction de la ville de Suihua dans la province du Heilongjiang, a signalé huit nouveaux cas asymptomatiques et a décidé lundi de fermer toutes les entreprises non essentielles, a interdit aux gens de quitter la ville et bloqué tout trafic non essentiel, a également rapporté la télévision d’État.

Chaque famille du comté peut demander à une personne de quitter son domicile une fois tous les trois jours pour acheter des produits de première nécessité, selon le rapport.

L’autorité routière du Hebei a déclaré lundi que plusieurs sections d’autoroutes de la province avaient été fermées pour la prévention du COVID-19 et que les véhicules immatriculés à Shijiazhuang et Xingtai seraient invités à rentrer. Cette dernière ville a également signalé des cas de COVID-19 ces derniers jours.  Le nombre total de cas confirmés de COVID-19 en Chine continentale s’élève désormais à 87 536, tandis que le nombre de morts est resté inchangé à 4 634. Encore une fois des chiffres à multiplier peut-être par 10 ou par 100 !

Coronavirus France : petite augmentation des hospitalisation

Coronavirus France : petite augmentation des hospitalisation

174 morts du Covid-19 dans ses hôpitaux sur les dernières 24 heures, portant à 55.155 personnes le nombre de personnes totales décédées depuis le début de l’épidémie.

 

Il faut cependant noter que le nombre de décès enregistrés est souvent moindre le week-end.

Le  nombre de personnes atteintes du coronavirus hospitalisées en réanimation ou en soins intensifs s’élève à 3.220 patients, un chiffre similaire à ce samedi.

Le nombre total de personnes hospitalisées en raison du Covid-19 connaît cependant un léger rebond. On dénombre 26.293 patients hospitalisés, soit 223 de plus ces dernières 24 heures.

BCE : augmentation du programme d’achat d’obligations ?

BCE : augmentation du programme d’achat d’obligations ?

La BCE et Christine Lagarde en particulier préparent  l’opinion à une politique encore plus accommodante passant notamment par une augmentation du programme de rachat d’obligations. En fait ,un transfert de la dette  d’État sur la banque centrale. À juste titre, Christine Lagarde a attiré l’attention sur l’excès d’euphorie suite à l’annonce d’un possible vaccin très rapidement. De fait, ce vaccin ne sera pas aussi opérationnel qu’espéré et au mieux il ne pourra avoir d’effet qu’à partir du second semestre 2021. D’ici là, la conjoncture économique européenne aura du mal à ce redresser. Il faudra sans doute encaisser des vagues de faillite et de chômage.

La mission de la BCE consiste à maintenir les coûts de financement des ménages, des entreprises et des Etats suffisamment bas tout en soutenant le secteur bancaire afin d’éviter un assèchement du crédit, a donc  expliqué en mettant en avant le programme d’achats d’urgence face à la pandémie (PEPP) et les opérations de refinancement à plus long terme ciblées (plus connues sous l’acronyme TLTRO).

“Si toutes les options sont sur la table, le PEPP et les TLTRO ont prouvé leur efficacité dans le contexte actuel et peuvent être ajustés de manière dynamique pour réagir à l’évolution de la pandémie”, a-t-elle dit.

“Ils resteront donc probablement les principaux instruments d’ajustement de notre politique monétaire.”

Ses propos confirment les informations obtenues par Reuters de plusieurs sources depuis la réunion de politique monétaire du 10 octobre.

Christine Lagarde a aussi insisté sur l’importance de “la durée du soutien de la politique monétaire” afin d’assurer que tous les pans de l’économie puissent compter sur le maintien de conditions de financement “exceptionnellement favorables”, des propos qui suggère que le PEPP et les TLTRO pourraient être prolongés.

Sur les marchés, le rendement du Bund allemand à dix ans, référence pour les marchés obligataires de la zone euro, et la monnaie unique ont amplifié leur recul après ces propos, l’euro revenant autour de 1,1750 dollar.

Dans son discours, la présidente de la BCE a mis en garde contre un optimisme excessif lié à la perspective d’un vaccin contre le COVID-19, deux jours après les annonces spectaculaires de Pfizer et BioNTech sur l’efficacité de leur candidat vaccin.

“Si les dernières informations en date sur un vaccin semblent encourageantes, nous pouvons encore connaître des cycles récurrents d’accélération virale et de durcissement des restrictions jusqu’à ce qu’une large immunité soit atteinte”, a-t-elle dit.

Christine Lagarde s’exprimait à l’occasion de l’ouverture du Forum des banques centrales organisé par la BCE, qui se tient en ligne cette année à cause de la pandémie.

Taxe foncière : augmentation de 30 %

Taxe foncière : augmentation de 30 %

 

 

La taxe foncière ne cesse d’augmenter depuis une dizaine d’années avec une progression supérieure à 30 % en 10 ans. Ce n’est sans doute qu’un début car il est clair qu’avec la suppression de la taxe d’habitation les collectivités locales opèrent une sorte de report de la pression fiscale sur la taxe foncière pour préserver leurs ressources. On objectera que l’État a en partie compensé les pertes fiscales suite à la suppression de la taxe d’habitation. Cependant,  la compensation est insuffisante et les dépenses des collectivités locales ne cessent de dériver.

Dans nombre de collectivités,  elles sont même hors contrôle car ce sont des superstructures qui fixent le la tendance. Des superstructures incontrôlables notamment en matière de coûts d’exploitation notamment de personnel.

Entre 2009 et 2019, la taxe foncière a grimpé d’environ 32% (précisément + 45,1% à Argenteuil, + 38,5% à Nantes, + 15,7% à Nîmes ou + 12% à Caen). Mais dans la seconde moitié de la période, la facture a été un peu moins salée (+ 12% en moyenne). En 2020, aucune grande ville n’a ainsi relevé son taux de taxe foncière, selon l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI), confirmant une étude du cabinet FSL dévoilée par Le Figaro il y a un mois .  Maintenant que sont passées les élections municipales et l’année fiscale locale de 2020 les hausses vont s’amplifier en 2021

Retraites complémentaires : augmentation de 0,1 % !

Retraites complémentaires : augmentation de 0,1 % !

Le régime de retraite complémentaire Agirc-Arrco est forcément très affecté par la crise sanitaire étant privé de rentrées de recettes de certaines entreprises et évidemment par la suppression de 800 000 postes depuis le début de l’année. Autant de cotisations en moins. Du coup il a été décidé par les  partenaires sociaux de limiter le la hausse à 0,1 % en novembre sachant que l’inflation attendue devrait être limitée à 0,2 % sur l’année.

Coronavirus France : forte augmentation des contaminations

Coronavirus France : forte augmentation des contaminations

 

11 633 nouveaux cas ont été confirmés en France en semaine 33 (du 03 au 09 août 2020). Sur cette même semaine, le taux d’incidence a grimpé à +42%, et le taux d’incidence chez les jeunes (25-35 ans) connaît une augmentation particulièrement marquée. D’après les dernières mises à jour du 17 août, 24 départements ont été classés en situation de vulnérabilité modérée ou élevée.

Les indicateurs sont en forte progression en Ile-de-France et en Provence-Alpes Côte d’Azur. Face à ces indicateurs inquiétants d’une reprise de l’épidémie de Covid-19, le corps médical exhorte les Français à réagir au plus vite en cette période estivale, propice aux rassemblements et rappelle l’importance des gestes barrières et du maître mot : « tester, tracer, isoler ». Voici les chiffres clés à retenir dans le nouveau bilan hebdomadaire du 13 août 2020 :

Le coronavirus se propage de plus en plus en France. Plusieurs indicateurs augmentent entre les semaines 31 et 32 : le nombre de nouveaux cas confirmés de Covid-19 (11 633 soit +39%), le taux de positivité des tests (2,2% contre 1,6%) et l’incidence des cas (le taux d’incidence national est de 17,3/100 000 habitants ; 33 départements ont un taux d’incidence supérieur à 10/100 000 en S32). En S32, le taux de dépistage est en augmentation de 1,7%, avec 796/100 000 habitants (soit 606 487 tests effectués). Par ailleurs, Santé publique France explique que les personnes asymptomatiques représentaient 77% des personnes testées en S32 et étaient en légère augmentation par rapport à S31 (+6%). Enfin, le nombre de cas a augmenté dans l’ensemble des classes d’âge, mais l’augmentation est plus importante chez les 15-44 ans indique Santé publique France.

Le coronavirus est particulièrement actif dans 33 départements de l’Hexagone, avec des taux d’incidence supérieurs à 10 cas sur 100 000 habitants en S32 : le taux d’incidence le plus élevé est celui de Paris (62/100 000 habitants ; 46,2/100 000 habitants hors tests aux aéroports). Les taux des autres départements sont les suivants (taux pour 100 000 h) : Bouches-du-Rhône (47), Seine-Saint-Denis (34), Hauts-de-Seine (33), Val-de-Marne (33), Sarthe (32), Alpes-Maritimes(31), Haute-Garonne (30), Yvelines (28), Essonne (28), Val-d’Oise (28), Mayenne (27), Nord (24), Haute-Savoie (23), Var (22), Meurthe-et-Moselle (21), Loiret (20), Seine-et Marne (19), Ille-et-Vilaine (17), Vaucluse (16), Gard(16), Hérault (15), Rhône (13), Loire-Atlantique (13), Moselle (12), Alpes-de-Haute-Provence (12), Haute-Saône (12), Oise (11), Eure-et-Loir(11),Savoie (11), Hautes-Alpes (11), Morbihan (10), et Ain (10).

Coronavirus France: forte augmentation des contaminations

Coronavirus France: forte augmentation des contaminations

 

2.524 nouvelles contaminations au nouveau coronavirus en l’espace de 24 heures, a annoncé mercredi l’agence Santé Publique France (SPF) qui note parallèlement un nouveau recul des hospitalisations.

Au total, 206.696 contaminations ont été recensées en France depuis le début de l’épidémie et 30.371 personnes sont décédées du Covid-19, soit 18 de plus que mardi, montrent les chiffres de SPF.

Le nombre d’hospitalisations s’élève quant à lui à 4.891, soit 121 patients de moins que mardi, et 379 malades sont soignés en soins intensifs, contre 391 mardi.

 

Augmentation des prix des fruits et légumes

Augmentation des prix des fruits et légumes

 

D’après une étude de l’UFC-Que Choisir réalisée dans près de 5000 services «drive» des grandes surfaces, leur prix a en effet bondi de 23% depuis le début du confinement. Globalement, l’étude note une hausse de 9% des prix des fruits et légumes entre le 2 mars et le 11 avril avec pour principales raisons la limitation des importations et les nouvelles obligations en termes de sécurité et de santé pour les producteurs.

Ainsi, on constate que les prix des fruits ont augmenté en moyenne de 8%, et ceux des légumes de 9%. On remarque également une grande disparité dans la variation de prix entre les produits conventionnels (+6%) et ceux issus de l’agriculture biologique (+12%).

Dans le détail, sur les quinze catégories de produits étudiées dans le cadre de l’étude, on note une augmentation du prix des pamplemousses de 3%, de 7% pour les citrons, de 9% pour les pommes et donc de 23% pour les navets. Côté produits bio, les augmentations sont plus importantes, avec +25% pour les tomates grappe, +12% pour les bananes Cavendish ou +16% pour les citrons verts.

 « La première explication est en effet la tension de l’offre, explique Grégory Caret, directeur de l’observatoire de la consommation à l’UFC-Que Choisir. Les stocks sont moins réapprovisionnés et la demande est là, donc les produits les moins chers, comme beaucoup de fruits et légumes, disparaissent de prime abord. »

 « La deuxième raison à cette hausse des prix, et probablement la plus importe, c’est la réduction massive des importations, notamment depuis l’Espagne ou la Pologne, qui ont fermé leurs frontières depuis le début du confinement, poursuit Grégory Caret. Les produits importés de ces deux pays étaient souvent les produits d’entrée de gamme, donc ce sont les fruits et légumes un peu plus chers qui vont rester en rayon. »

« Enfin, les producteurs font habituellement appel à une main-d’œuvre bon marché venue de l’étranger pour leurs travailleurs saisonniers, conclut Grégory Caret. Cette année ce n’est plus possible et cela génère un surcoût venant directement du producteur. En plus de cela, il faut que magasins et producteurs protègent leurs salariés, ce qui a un impact sur le prix final.»

Vivendi : augmentation scandaleuse de 20% des dividendes

Vivendi :  augmentation scandaleuse de  20% des dividendes

 

Comme d’habitude Bolloré et Vivendi adoptent une attitude particulièrement irresponsable et peu respectueuse des intérêts nationaux. On sait que le gouvernement a recommandé aux grandes entreprises de ne pas distribuer de dividendes cette année afin de ne pas choquer l’opinion publique en prise aujourd’hui avec une grave crise sanitaire et demain une terrible crise économique. Mais Bolloré préfère satisfaire les intérêts de ses actionnaires en les gavant de retours financiers en décalage aussi bien avec l’activité qu’avec le résultat. Bref la fuite en avant habituel du capitalisme français qui distribue les plus forts dividendes au monde pour mieux dissimuler sans doute sa fragilité structurelle. Vivendi n’est pas à l’abri d’un vent mauvais qui va affecter la bourse surtout dans un secteur aussi superficiel que les médias ( medias, musique, vidéos  etc.). . Une écrasante majorité des actionnaires de Vivendi a évidemment approuvé lundi l’augmentation de 20% du montant du dividende pour l’année 2019, en dépit des appels à la modération lancés par le gouvernement français en pleine crise du COVID-19.

Les grandes entreprises françaises cotées ont majoritairement décidé de supprimer ou de réduire leurs dividendes, ou encore d’entamer une réflexion sur le sujet dans le contexte actuel qui a conduit le gouvernement à élaborer des plans de soutien pour éviter des licenciements trop massifs. Parmi les groupes du CAC 40, Carrefour, LVMH et Orange ont ainsi décidé de réduire leurs dividendes, tandis que Safran ou Airbus l’ont purement et simplement supprimé.

Le groupe dirigé par Vincent Bolloré a annoncé lundi matin que son chiffre d’affaires avait augmenté de 4,4% à 3,87 milliards d’euros. Son titre a fini en hausse de 4,02% à la Bourse de Paris.

CESE: pour une augmentation de la fiscalité contribution climat énergie

CESE pour une augmentation de la fiscalité  contribution climat énergie

Dans un document intitulé « Climat, énergie, biodiversité : contribution du CESE à la Convention citoyenne pour la transition écologique »,le  conseil économique regrette les retards en matière de transition écologique, recommande à juste titre une approche plus globale et plus cohérente.  le CESE rappelle que la France est d’ores et déjà en retard sur ses engagements, puisque ses émissions de gaz à effet de serre (GES) ont augmenté en 2015, 2016 et 2017. Par contre il adhère  à l’augmentation de la fiscalité au motif que le pourcentage de cette fiscalité ( autour de 5 % du PIB) serait inférieur à celui de pays voisins. Or le problème central en France c’est que les prélèvements obligatoires détiennent déjà le record du monde et que c’est la grande confusion quant à l’affectation de la plupart de la fiscalité. Il a d’ailleurs été démontré qu’en France la plupart des ressources provenant de la fiscalité dite écologique pour au moins les deux tiers finissaient dans le trou du budget et non en direction de la transition environnementale. Par contre le conseil économique a raison quand il souligne  la nécessité d’un changement de modèle et le besoin d’une approche écosystémique et concertée. Le conseil économique a encore raison quand il constate l’écart  entre les constats relatifs à la dégradation de la biodiversité aux multiples causes (surexploitation des ressources, artificialisation des sols, destruction des habitats, extension de l’agriculture, pêche et agriculture intensives, pollutions, changement climatique, etc.) et les politiques mises en œuvre . Il est enfin raison d’insister sur la nécessité d’une politique autrement plus volontariste au plan européen. Mais le conseil économique encore une fois acteur de s’appuyer sur son analyse pour justifier une enveloppe annuelle de 50 à 70 milliards parents au service de la transition écologique. Certes aujourd’hui l’enveloppe prévue à cet effet de l’art de 4 milliards paraît ridicule mais ce n’est pas une raison pour avancer des chiffres totalement illusoires au demeurant qui amalgament  des préoccupations environnementales et sociales, sans doute pour faire plaisir à la composition du conseil économique et social mais dont la pertinence reste à démontrer. En effet , le levier central de la transition écologique ne passe pas nécessairement la l’augmentation de la fiscalité, loin s’en faut, mais par une régulation qui permette une offre alternative compétitive dans les différents secteurs économiques surtout concernés.

Augmentation durée du travail : 54% contre

Augmentation durée du travail : 54% contre

 

Macron va probablement proposer une forme d’allongement de la durée du travail notamment avec une nouvelle journée de solidarité. Sur le fond, il n’a pas tort mais le problème c’est qu’il n’a pas de légitimité pour le faire, plombé qu’il est par son comportement de type monarchique et l’immense déception de sa politique. Ou alors il faudrait une consultation électorale,  justement, ce que craint Macron. Globalement 54 % des Français sont opposés à l’allongement de la durée du travail qu’il s’agisse des 35 heures ou du départ  en retraite. Le résultat aussi de la perte de crédibilité de la valeur travail, sans doute de plus grand handicap mais qui reste tabou. Selon un sondage Ifop* pour le JDD. Pourtant la grande faiblesse du pays chez son manque de compétitivité. Certes la productivité calculée comme le rapport entre la production et le nombre d’actifs et comparables à celui d’autres pays mais Avec une différence de taille,  il s’agit d’une productivité relative c’est-à-dire du rapport entre la production et le nombre de salariés. Or la vraie productivité d’un pays c’est le rapport entre la valeur de production et le nombre d’actifs. Un rapport qui ne pourra être amélioré qu’avec l’allongement de la durée hebdomadaire est celui du départ en retraite sauf pour les métiers pénibles. De ce point de vue la France est largement derrière l’Allemagne du fait du nombre d’inactifs. En cause évidemment le nombre de chômeurs, d’inactifs vivants grâce aux aides sociales, et de l’âge de départ en retraite. Il faudrait ajouter que la compétitivité subit aussi les  coups de la pression fiscale ou la France figure en tête du palmarès Face au ralentissement de la productivité européenne

Si cet allongement de la durée du travail devait s’imposer alors la préférence irait à l’allongement de la durée hebdomadaire de travail :

  • 41% des personnes interrogées ont une préférence pour l’abandon des 35h ;
  • 25% sont pour l’augmentation du nombre d’années de cotisation pour percevoir une retraite à taux plein ;
  • 14% sont pour la suppression d’un ou plusieurs jours fériés ;
  • les 20% restants refusent de choisir l’une de ces trois propositions.

Dans le détail, la fin des 35h clive là encore la population : 56% des sympathisants de droite la souhaite, contre 37% pour ceux de la gauche ; et les catégories supérieures (49%), en particulier les artisans et commerçants, plutôt que les catégories populaires (38%) ou les salariés (38%). La suppression d’au moins un jour férié trouve au contraire plutôt un écho à gauche, même s’il reste très minoritaire (17%, contre 9% à droite). Quant au décalage du départ à la retraite, il est accueillit de façon assez homogène auprès des sondés, et n’est donc poussé par personne en particulier.

* Enquête Ifop pour le JDD réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 17 au 19 avril 2019, menée auprès d’un échantillon de 1.009 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. La marge d’erreur pour ce sondage est +/- 1,4 point pour un résultat de 5 ou 95% ; +/- 1,8 point pour un résultat de 10 ou 90% ; +/- 2,5 points pour un résultat de 20 ou 80% ; +/- 2,8 points pour un résultat de 30 ou 70% ; +/- 3 points pour un résultat de 40 ou 60% ; +/- 3,1 points pour un résultat de 50%.

 

Électricité : non à l’augmentation des tarifs (consommateurs)

Électricité : non à l’augmentation des tarifs (consommateurs)

L’UFC-Que choisir et CLCV contestent  à juste titre l’augmentation de l’ordre  de 6 % des tarifs d’électricité au motif que la commission de régulation de l’énergie a procédé à des calculs de coins de table  sans pertinence technique. La vérité bien sûr,  c’est  que cette commission de régulation de l’énergie, comme la plupart des institutions de ce type, n’est pas réellement indépendante ; pour parler clair, elle est à la botte du gouvernement qui lui-même reprend la demande d’EDF. Comme d’habitude le problème sera sans doute tranché par le conseil d’État qui à son tour approuvera sans doute cette augmentation. Au nom du droit sans doute ! Mais de quel droit car il s’agit essentiellement d’un problème économique et d’une question sociale. Le problème fondamental, c’est que les différentes institutions ne disposent pas de l’indépendance nécessaire réellement pour évaluer la pertinence des orientations du pouvoir. Selon les deux associations, cet avis de la CRE, “techniquement infondé et juridiquement contestable”, entraînerait une “évolution subjective du tarif réglementé qui est déconnectée de l’évolution des coûts réels de l’opérateur historique [EDF] au détriment des consommateurs». Au-delà de la méthodologie, la hausse serait d’autant plus fâcheuse que “la crise sociale actuelle, qui est née des prix de l’énergie, est avant tout une crise du pouvoir d’achat”, arguent les auteurs du courrier en référence aux “Gilets jaunes». Censée s’appliquer le 1er mars mais reportée par le gouvernement au plus fort de la contestation, l’augmentation devrait entrer en vigueur “sans doute à la moitié de l’année”, a déclaré le mois dernier le ministre de la Transition écologique, François de Rugy.“Si l’avis de la CRE venait à être repris dans un arrêté ministériel, nos deux associations saisiraient le Conseil d’État pour demander son annulation”, préviennent l’UFC-Que choisir et CLCV qui anticipent en cas de victoire “un rapide rattrapage tarifaire (…) au bénéfice des consommateurs». Pour le ministre chargé de la Ville et du Logement, Julien Denormandie, il est “normal que la loi soit appliquée”. “Le principal enjeu, c’est d’accompagner les Français dans la rénovation de leur appartement”, afin de leur permettre de diminuer leur facture d’électricité, a-t-il ajouté sur BFMTV. Le 25 mars, l’Autorité française de la concurrence a émis un avis défavorable au projet de hausse des tarifs réglementés et recommandé de demander une nouvelle délibération de la CRE. Les tarifs réglementés concernent les consommateurs résidentiels abonnés au tarif bleu d’EDF, soit 25,3 millions de foyers à fin 2018, ainsi qu’aux petits professionnels (3,2 millions).

Les prix de l’électricité : augmentation de 50% en quelques années ?

Les prix de l’électricité : augmentation de 50% en quelques années ?

 

 

 

Comme c’était prévisible compte tenu de la situation d’EDF les prix de l’électricité pour les tarifs réglementés pourraient augmenter d’environ 6 % cette année. Pour sortir EDF de son bourbier financier,  il est probable que les prix devraient augmenter de 50 % en quelques années et doubler  sur 10 ans.  EDF est en effet malade de l’endettement, une maladie qui pourrait encore s’aggraver avec la décision de l’État la  construction de deux réacteurs nucléaires EPR au Royaume-Uni, à Hinkley Point, investissement de 18 milliards de livres (23 milliards d’euros) partagé à deux tiers/un tiers entre EDF et le chinois CGN, déjà alliés pour la construction de deux réacteurs en Chine. EDF  est bien incapable de faire face à la fois à un contexte de baisse des prix du marché d’une part et aux investissements colossaux qui l’attendent d’autre part. « La visibilité est tellement faible sur le montant total des coûts et des investissements à supporter dans les années à venir, dans un contexte de baisse des prix de gros de l’électricité, qu’il est impossible d’avoir une vue précise de la faculté de résistance du bilan de l’électricien », écrit dans une note le courtier Aurel BGC. Face à la crise financière dramatique d’EDF n’a donc pas d’autre solution que le prolongement des centrales actuelles.   Du côté d’EDF, on  s’apprête à lancer un grand carénage. Cette opération devrait représenter un coût de 50 milliards d’euros sur dix ans selon EDF. La Cour des Comptes tablerait plutôt sur un coût de 100 milliards d’euros sur 15 ans. De toute manière la situation financière d’EDF est dramatique.   L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme du coup ;  il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % du prix de l’électricité. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. On objectera que la question du démantèlement permettra à EDF (et a à Areva) d’acquérir un savoir-faire pour intervenir sur l’énorme marché du démantèlement des centrales le monde. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. Une augmentation cette année de 6 % posera des problèmes sociaux. Du coup le gouvernement pourrait s’y opposer tout en sachant que le conseil d’État pourra confirmer la nécessité de cette augmentation.  Plusieurs fois par le passé, que ce soit pour le gaz et l’électricité, les gouvernements successifs ont décidé de ne pas suivre les recommandations de la CRE (commission de régulation). Mais les adversaires d’EDF et d’Engie ont porté l’affaire devant le Conseil d’État, au nom d’une distorsion de concurrence provoquée par l’absence de hausse tarifaire: à chaque fois, ils ont été entendus, contraignant les pouvoirs publics à procéder à des rattrapages sur la facture, forcément impopulaires.

 

 

Péages autoroutes : une nouvelle augmentation ?

Péages  autoroutes : une nouvelle augmentation ?

 

 

 

Une augmentation d’environ 2 % pourrait intervenir sur les tarifs des autoroutes. À moins que la ministre des transports parvienne à convaincre les sociétés concessionnaires de mettre la pédale douce. Pas forcément un discours qui sera entendu à moins que le gouvernement ne fasse encore des cadeaux supplémentaires en allongeant encore la durée des concessions. Ce qui aboutirait à une sorte d’étalement dans le temps de l’augmentation des tarifs mais aussi prolongerait d’autant la très forte rentabilité de ses infrastructures.  Mais le Ministère des Transports n’y serait pas favorable et ne devrait pas retenir cette solution. Rallonger les durées de concession est en effet une procédure qui prend des années auprès de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières et des autorités européennes. Bref, il s’agirait d’une procédure longue et complexe qui pourrait ne jamais aboutir. Ce qui conduirait alors à un important rattrapage pour compenser les années de gel des tarifs. Les augmentations de tarifs actuels s’expliquent notamment par le gel décidé en 2015 par la ministre de l’Environnement d’alors, Ségolène Royal. Finalement on pourrait bien couper la poire en deux avec une augmentation limitée à 1 %, quelques promesses d’investissement et où quelques prolongations de la durée des concessions.

SMIC : un pas, mais une fausse augmentation.

SMIC : un pas, mais une fausse augmentation.

 

Il est clair que l’augmentation de 100 € du pouvoir d’achat des smicards constitue un pas mais il ne s’agit pas totalement d’une augmentation du SMIC mais la prime d’activité (qui a remplacé le RSA) est versée par la caisse d’allocations familiales. En gros ce sont les salariés qui vont financer ce pouvoir d’achat des smicards. Parallèlement il n’y a aucune remise en cause de la fiscalité puisque d’une part Macron a répété que la suppression de l’ISF était  maintenue. Une suppression justifiée pour « ceux qui investissent » ! Or strictement aucune garantie n’est prévue pour vérifier que ce cadeau fiscal est effectivement investi. C’est donc un mensonge de Macron. De la même manière, les entreprises qui vont bénéficier d’allégements  notamment par le CICE entre 40 et 45 milliards en 2019 ne sont pas sollicitées. Sur les 100 € promis aux smicards 20 € proviennent de l’augmentation automatique déjà prévue au 1er janvier compte tenu de l’inflation ; par ailleurs  30 euros était également prévus en avril 2019 ; reste donc une annonce qui représente 50 €. Notons évidemment que le montant de cette prime d’activité n’est pas pris en compte pour le calcul de la retraite.

 

 

Le mensonge de l’augmentation du pouvoir d’achat

Le mensonge de l’augmentation du pouvoir d’achat

 

 

Pour le gouvernement, le pouvoir d’achat a augmenté de l’ordre de 1,5 % en 2017 ainsi qu’en 2018 ; soit pour l’année en cours moins que l’inflation ; en outre une inflation calculée sur un indice obsolète de l’INSEE. En effet les dépenses contraintes qui ne cessent (loyer, assurances, abonnements, chauffage, essence etc.) ne cesse d’augmenter. Elles représentent  à peu près 50 % des dépenses (et plus de 70 % pour les bas revenus). Seules les dépenses non contraintes, c’est-à-dire ajustables, comme l’alimentaire n’augmentent pas autant. En bref l’inflation calculée par l’INSEE et sous-estimée. Même dans le journal l’opinion, quotidien très libéral assez proche du patronat on commence à s’inquiéter sur l’influence de la hausse des prix sur le pouvoir d’achat. « On ne peut débattre de la question du pouvoir d’achat sans regarder aussi du côté de l’inflation » indique le journal. En effet au-delà de la symbolique progression des prix du carburant, c’est l’inflation globale qui menace de détruire le pouvoir d’achat. En effet l’inflation  atteint de 2,2 % sur un an alors que l’inflation reprend, parallèlement, la croissance se tasse (autour de 1,6% au lieu de 2%). L’augmentation de 0.4%du PIB au troisième trimestre ne compense pas la quasi stagnation des deux premiers trimestres.   L’inflation  s’en envole alors que la croissance ralentit sérieusement cette année et probablement en 2019.  C’est une première depuis la fin 2011 qui a des conséquences économiques importantes sur la vie quotidienne des Français. Du coup, il ne faut guère espérer d’augmentation significative des salaires et le pouvoir d’achat devrait quasiment stagner surtout si on tient compte de la hausse réelle des prix à la consommation. Un pouvoir d’achat qui a déjà perdu 0,6 % au premier semestre et qui explique largement le tassement de la consommation des ménages et au-delà de la croissance. Théoriquement le pouvoir d’achat des ménages devait augmenter de 1.7% d’après le gouvernement mais c’était sans compter sur la renaissance de l’inflation. Cette hausse de l’inflation n’a pas été constatée de manière aussi forte depuis 2012. ; Hausse de l’inflation et tassement de la croissance, un effet de ciseau qui n’est pas particulièrement vertueux. Le gouvernement est pour une part responsable de cette inflation   Ce retour de l’inflation s’explique d’abord par la hausse de la fiscalité indirecte, puisque le gouvernement a augmenté les taxes sur le tabac et les carburants. La hausse du prix du pétrole, dont le baril a été au plus depuis près de quatre ans, renforce la tendance. La question est de savoir si les salaires pourront être augmentés afin de suivre l’inflation. Quant aux pensions, qui ont déjà été bloquées pendant des années (entre 2010 et 2016) elles ne seront revalorisées que de 0.3%.

 

Augmentation du pouvoir d’achat : du pipeau !

Augmentation du  pouvoir d’achat : du pipeau !

 

 

Face à la colère de nombre de Français concernant la fiscalité, le gouvernement ressort la chansonnette de l’augmentation du pouvoir d’achat qui d’après ses calculs aura augmenté en 2018. Ainsi le pouvoir d’achat des ménages aurait augmenté de 1,7 %. Le problème c’est que c’est sans compter sur l’inflation qui annule totalement une augmentation déjà erronée L’inflation a  déjà atteint 2,2% sur un an. Sur l’ensemble de l’année 2018 la hausse des prix devrait être d’environ 2 % au moins. Une hausse des prix calculés d’après l’indicateur obsolète de l’INSEE qui sous-estime complètement la transformation structurelle des achats des consommateurs. En effet les ménages consacrent plus en plus aux  dépenses non ajustables dont les prix flambent (impôts, services, abonnements, chauffage et bien sûr carburant. Par contre il dépense de moins en moins pour les dépenses ajustables dont les prix sont maîtrisés. En outre un indicateur unique des prix pour calculer l’inflation n’a qu’une cohérence limitée, ce n’est qu’une moyenne qui ne rend pas compte de la répartition des biens et des pertes pouvoir d’achat selon les catégories. 1 % d’augmentation du pouvoir d’achat pour un smicard c’est de l’ordre de 10 € mais cela représente 100 € pour quelqu’un qui gagne 10 000 €. De plus en plus Alors que l’inflation reprend parallèlement, la croissance se tasse (1.5 au lieu de 2%) C’est une première depuis la fin 2011 qui a des conséquences économiques importantes sur la vie quotidienne des Français. Sur douze mois, les prix ont augmenté plus vite que les salaires.  Par ailleurs, la croissance se tasse et le chômage se dégrade. Du coup, il ne faut guère espérer d’augmentation significative des salaires et le pouvoir d’achat devrait quasiment stagner surtout si on tient compte de la hausse réelle des prix à la consommation. Cette hausse de l’inflation n’a pas été constatée de manière aussi forte depuis 2012. ; Hausse de l’inflation et tassement de la croissance : un effet de ciseau qui n’est pas particulièrement vertueux. Le gouvernement est pour une part responsable de cette inflation   Ce retour de l’inflation s’explique d’abord par la hausse de la fiscalité indirecte, puisque le gouvernement a augmenté les taxes sur le tabac et les carburants. La hausse du prix du pétrole, dont le baril tourne autour de 70 dollars soit son plus haut depuis près de quatre ans, renforce la tendance. La question est de savoir si les salaires pourront être augmentés afin de suivre l’inflation. Rien n’est certain puisqu’on constate un repli du taux de croissance de l’activité générale. Reste à savoir si le gouvernement va aussi autoriser le relèvement des pensions qui ont déjà été bloquées pendant des années. (Entre 2010 et 2016).

 

Augmentation du pouvoir d’achat : le mensonge !

Augmentation du  pouvoir d’achat : le mensonge !

 

 

Face à la colère de nombre de Français concernant la fiscalité, le gouvernement ressort la chansonnette de l’augmentation du pouvoir d’achat qui d’après ses calculs aura augmenté en 2018. Ainsi le pouvoir d’achat des ménages aurait augmenté de 1,7 %. Le problème c’est que c’est sans compter sur l’inflation qui annule totalement une augmentation déjà erronée L’inflation a  déjà atteint 2,2% sur un an. Sur l’ensemble de l’année 2018 la hausse des prix devrait être d’environ 2 % au moins. Une hausse des prix calculés d’après l’indicateur obsolète de l’INSEE qui sous-estime complètement la transformation structurelle des achats des consommateurs. En effet les ménages consacrent plus en plus aux  dépenses non ajustables dont les prix flambent (impôts, services, abonnements, chauffage et bien sûr carburant. Par contre il dépense de moins en moins pour les dépenses ajustables dont les prix sont maîtrisés. En outre un indicateur unique des prix pour calculer l’inflation n’a qu’une cohérence limitée, ce n’est qu’une moyenne qui ne rend pas compte de la répartition des biens et des pertes pouvoir d’achat selon les catégories. 1 % d’augmentation du pouvoir d’achat pour un smicard c’est de l’ordre de 10 € mais cela représente 100 € pour quelqu’un qui gagne 10 000 €. De plus en plus Alors que l’inflation reprend parallèlement, la croissance se tasse (1.5 au lieu de 2%) C’est une première depuis la fin 2011 qui a des conséquences économiques importantes sur la vie quotidienne des Français. Sur douze mois, les prix ont augmenté plus vite que les salaires.  Par ailleurs, la croissance se tasse et le chômage se dégrade. Du coup, il ne faut guère espérer d’augmentation significative des salaires et le pouvoir d’achat devrait quasiment stagner surtout si on tient compte de la hausse réelle des prix à la consommation. Cette hausse de l’inflation n’a pas été constatée de manière aussi forte depuis 2012. ; Hausse de l’inflation et tassement de la croissance : un effet de ciseau qui n’est pas particulièrement vertueux. Le gouvernement est pour une part responsable de cette inflation   Ce retour de l’inflation s’explique d’abord par la hausse de la fiscalité indirecte, puisque le gouvernement a augmenté les taxes sur le tabac et les carburants. La hausse du prix du pétrole, dont le baril tourne autour de 70 dollars soit son plus haut depuis près de quatre ans, renforce la tendance. La question est de savoir si les salaires pourront être augmentés afin de suivre l’inflation. Rien n’est certain puisqu’on constate un repli du taux de croissance de l’activité générale. Reste à savoir si le gouvernement va aussi autoriser le relèvement des pensions qui ont déjà été bloquées pendant des années. (Entre 2010 et 2016).

 

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