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Il faut traiter avec le diable Poutine ! ( L’Opinion)

Il faut traiter avec le diable Poutine ! ( L’Opinion) 

 

Dans un édito, » l’Opinion »  milite pour un respect du chef de l’État russe et considère qu’il faut savoir traiter avec le diable Poutine.

« Peut-on discuter avec un « boucher » ? Négocier avec un « criminel de guerre » ? La réponse est oui. Malheureusement. Si l’on veut éviter que l’Ukraine ne soit complètement ravagée, comme la Syrie l’a été, il faudra se résoudre à se mettre autour d’une table avec Vladimir Poutine et tenter de trouver, avec lui,un compromis acceptable pour toutes les parties » . Le papier de l’opinion considère que « les déclarations de Joe Biden en Pologne ne sont pas un signal positif. Affirmer que le président russe « ne peut pas rester au pouvoir » et l’insulter est contre-productif. A raison, la diplomatie française, comme d’autres, a pris ses distances : l’Elysée cherche à maintenir le contact avec le Kremlin en vue d’un cessez-le-feu.  Imaginer aujourd’hui que la paix ne sera pas possible sans un changement de régime à Moscou, c’est se condamner à la poursuite de la guerre – sans, d’ailleurs, vouloir y engager ses propres soldats… A l’éthique de conviction des moralistes et des militants,les dirigeants politiques se doivent de préférer l’éthique de responsabilité ».

En fait,  ce qui est défendu c’est surtout le concept de responsabilité du business. Le même discours entendu de la part du patronat lors de la dernière guerre mondiale..

Ce n’est pas la paix sans doute qu’on défend mais surtout l’activité économique y compris sur le dos de la paix et de la liberté. Le papier de « l’Opinion » oublie une seule chose, c’est que Poutine depuis 20 ans n’a jamais négocié avec qui que ce soit. Pas de discussion interne encore moins de démocratie où le choix local est la prison ou le cercueil. Pas de négociation au Moyen-Orient. En Syrie notamment Poutine a écrasé vie les populations. Pas de négociation en Afrique vous Poutine sème le désordre partout et soutient aussi les dictatures. Poutine ne négociera pas en Ukraine. Il ira sans doute une trêve provisoire mais tant que Poutine sera la c’est uniquement la force aveugle qui prévaudra concept de négociation.

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Politique : Manipulation de l’opinion et instituts de sondage

Politique : Manipulation de l’opinion et instituts de sondage 

Dans une tribune au « Monde », les responsables des principaux instituts d’études s’inscrivent en faux contre les critiques qui leur sont faites, notamment sur la représentativité des enquêtes d’opinion. Ils rappellent qu’elles sont « un élèment essentiel du débat démocratique ».

Ils oublient cependant d’indiquer qui les financent et pour quels intérêts .

La plupart des médias qui commandent ces sondages appartiennent en effet à des financiers qui ont à peu près tous en commun de soutenir Macron ( sauf Bolloré qui soutient Zemmour).

On pourrait par ailleurs largement mettre en cause la méthodologie de ces sondages qui reposent désormais sur des enquêtes assez aléatoires sur Internet. Surtout , les sondeurs n’indiquent n’a pas qu’ils ne peuvent pas prendre en compte le fait qu’un Français sur deux n’ira pas voter. La question étant de savoir lesquels.  Or ce qui caractérise le corps électoral, c’est à la fois sa déception des politiques et son indécision.

Il est clair que le matraquage chaque jour de sondages qui affirment que Macron a déjà gagné dans toutes les hypothèses constitue un instrument de propagande pour influencer l’opinion.

NDLR

 

Tribune.

 

Chaque grande échéance électorale provoque deux phénomènes paradoxalement indissociables : d’un côté, une présence importante des sondages dans la campagne, avec une focalisation sur les intentions de vote ; de l’autre, une avalanche de critiques des sondages et de leur utilisation… parfois de la part des mêmes, mais c’est le charme des périodes électorales !

La profession, rassemblée au sein de Syntec Conseil, s’était déjà exprimée dans Le Monde en 2016 pour la campagne de 2017. Ces lignes gardent leur actualité. Aujourd’hui pourtant, la place donnée à une critique radicale, parfois au nom de la science, de la plupart des sondages mérite qu’on s’y arrête. Rappelons que nous travaillons avec des universités, des centres de recherche, des instituts d’études politiques, et mobilisons des méthodologies issues des sciences humaines, et de décennies d’expérience.

Faut-il jeter à la poubelle les sondages et les méthodes qui les fondent, les quotas, la représentativité, les panels en ligne ? A l’évidence, non. La notion d’échantillon représentatif définit les sondages depuis une loi de 2016 et, contrairement à ce qu’on lit ici ou là, la représentativité est bien définie, notamment par la norme ISO 20252:2019.

La méthode des quotas, validée depuis longtemps par des études scientifiques, correctement utilisée, fiabilise la représentativité de l’échantillon. Enfin, les recherches universitaires n’ont montré aucune détérioration de la précision des sondages à travers le temps, au contraire.

 

Non, les sondages ne racontent pas n’importe quoi : pour de nombreuses élections, ils ont permis de détecter des dynamiques conduisant au résultat final. S’il y a eu des échecs historiques, et c’est le cas, chacun a été et doit être l’occasion de nous remettre en question, d’adapter nos méthodes aux nouveaux comportements. Nous nous y sommes efforcés, ces dernières années, avec le développement des panels en ligne.

S’ils comportent des risques de biais, comme les interviews en face-à-face ou par téléphone, ceux-ci sont traités en combinant plusieurs sources de recrutement et, comme y invite notamment le référentiel de l’organisation internationale des études Esomar (European Society for Opinion and Market Research), par la vérification des profils et des comportements, la fréquence de mobilisation des profils… Internet n’est certes pas parfait mais il est, aujourd’hui, le mode de recueil qui permet d’assurer la meilleure représentativité.

 

Surtout, ne nous trompons pas sur le sens des sondages d’intention de vote. Leur vocation est d’abord de comprendre l’opinion des Français à un moment donné, de suivre leurs fluctuations dans le temps, les porosités entre les électorats, le moment où les intentions se cristallisent en fonction de l’évolution de la campagne. Ils sont à lire comme un film et non comme une photo fixe et définitive, et l’influence d’éléments exogènes sur le vote des citoyens comme leur mobilité accrue rendent le résultat incertain jusqu’au jour du scrutin.

Manipulation de l’opinion et instituts de sondage

Manipulation de l’opinion et instituts de sondage 

Dans une tribune au « Monde », les responsables des principaux instituts d’études s’inscrivent en faux contre les critiques qui leur sont faites, notamment sur la représentativité des enquêtes d’opinion. Ils rappellent qu’elles sont « un élèment essentiel du débat démocratique ».

Ils oublient cependant d’indiquer qui les financent et pour quels intérêts .

La plupart des médias qui commandent ces sondages appartiennent en effet à des financiers qui ont à peu près tous en commun de soutenir Macron ( sauf Bolloré qui soutient Zemmour).

On pourrait par ailleurs largement mettre en cause la méthodologie de ces sondages qui reposent désormais sur des enquêtes assez aléatoires sur Internet. Surtout , les sondeurs n’indiquent n’a pas qu’ils ne peuvent pas prendre en compte le fait qu’un Français sur deux n’ira pas voter. La question étant de savoir lesquels.  Or ce qui caractérise le corps électoral, c’est à la fois sa déception des politiques et son indécision.

Il est clair que le matraquage chaque jour de sondages qui affirment que Macron a déjà gagné dans toutes les hypothèses constitue un instrument de propagande pour influencer l’opinion.

NDLR

 

Tribune.

 

Chaque grande échéance électorale provoque deux phénomènes paradoxalement indissociables : d’un côté, une présence importante des sondages dans la campagne, avec une focalisation sur les intentions de vote ; de l’autre, une avalanche de critiques des sondages et de leur utilisation… parfois de la part des mêmes, mais c’est le charme des périodes électorales !

La profession, rassemblée au sein de Syntec Conseil, s’était déjà exprimée dans Le Monde en 2016 pour la campagne de 2017. Ces lignes gardent leur actualité. Aujourd’hui pourtant, la place donnée à une critique radicale, parfois au nom de la science, de la plupart des sondages mérite qu’on s’y arrête. Rappelons que nous travaillons avec des universités, des centres de recherche, des instituts d’études politiques, et mobilisons des méthodologies issues des sciences humaines, et de décennies d’expérience.

Faut-il jeter à la poubelle les sondages et les méthodes qui les fondent, les quotas, la représentativité, les panels en ligne ? A l’évidence, non. La notion d’échantillon représentatif définit les sondages depuis une loi de 2016 et, contrairement à ce qu’on lit ici ou là, la représentativité est bien définie, notamment par la norme ISO 20252:2019.

La méthode des quotas, validée depuis longtemps par des études scientifiques, correctement utilisée, fiabilise la représentativité de l’échantillon. Enfin, les recherches universitaires n’ont montré aucune détérioration de la précision des sondages à travers le temps, au contraire.

 

Non, les sondages ne racontent pas n’importe quoi : pour de nombreuses élections, ils ont permis de détecter des dynamiques conduisant au résultat final. S’il y a eu des échecs historiques, et c’est le cas, chacun a été et doit être l’occasion de nous remettre en question, d’adapter nos méthodes aux nouveaux comportements. Nous nous y sommes efforcés, ces dernières années, avec le développement des panels en ligne.

S’ils comportent des risques de biais, comme les interviews en face-à-face ou par téléphone, ceux-ci sont traités en combinant plusieurs sources de recrutement et, comme y invite notamment le référentiel de l’organisation internationale des études Esomar (European Society for Opinion and Market Research), par la vérification des profils et des comportements, la fréquence de mobilisation des profils… Internet n’est certes pas parfait mais il est, aujourd’hui, le mode de recueil qui permet d’assurer la meilleure représentativité.

 

Surtout, ne nous trompons pas sur le sens des sondages d’intention de vote. Leur vocation est d’abord de comprendre l’opinion des Français à un moment donné, de suivre leurs fluctuations dans le temps, les porosités entre les électorats, le moment où les intentions se cristallisent en fonction de l’évolution de la campagne. Ils sont à lire comme un film et non comme une photo fixe et définitive, et l’influence d’éléments exogènes sur le vote des citoyens comme leur mobilité accrue rendent le résultat incertain jusqu’au jour du scrutin.

Politique-Manipulation de l’opinion : les instituts de sondage se défendent….mal !

 

 Politique-Manipulation de l’opinion : les instituts de sondage se défendent….mal !

Dans une tribune au « Monde », les responsables des principaux instituts d’études s’inscrivent en faux contre les critiques qui leur sont faites, notamment sur la représentativité des enquêtes d’opinion. Ils rappellent qu’elles sont « un élèment essentiel du débat démocratique ».

Ils oublient cependant d’indiquer qui les financent et pour quels intérêts .

La plupart des médias qui commandent ces sondages appartiennent en effet à des financiers qui ont à peu près tous en commun de soutenir Macron ( sauf Bolloré qui soutient Zemmour).

On pourrait par ailleurs largement mettre en cause la méthodologie de ces sondages qui reposent désormais sur des enquêtes assez aléatoires sur Internet. Surtout les sondeurs n’indiquent n’a pas qu’ils ne peuvent pas prendre en compte qu’un Français sur deux n’ira pas voter. La question étant de savoir lesquels.  Or ce qui caractérise le corps électoral,c’est à la fois sa déception des politiques et son indécision.

Il est clair que le matraquage chaque jour de sondages qui affirment que Macron a déjà gagné dans toutes les hypothèses constitue un instrument de propagande pour influencer l’opinion.

NDLR

 

Tribune.

 

Chaque grande échéance électorale provoque deux phénomènes paradoxalement indissociables : d’un côté, une présence importante des sondages dans la campagne, avec une focalisation sur les intentions de vote ; de l’autre, une avalanche de critiques des sondages et de leur utilisation… parfois de la part des mêmes, mais c’est le charme des périodes électorales !

La profession, rassemblée au sein de Syntec Conseil, s’était déjà exprimée dans Le Monde en 2016 pour la campagne de 2017. Ces lignes gardent leur actualité. Aujourd’hui pourtant, la place donnée à une critique radicale, parfois au nom de la science, de la plupart des sondages mérite qu’on s’y arrête. Rappelons que nous travaillons avec des universités, des centres de recherche, des instituts d’études politiques, et mobilisons des méthodologies issues des sciences humaines, et de décennies d’expérience.

Faut-il jeter à la poubelle les sondages et les méthodes qui les fondent, les quotas, la représentativité, les panels en ligne ? A l’évidence, non. La notion d’échantillon représentatif définit les sondages depuis une loi de 2016 et, contrairement à ce qu’on lit ici ou là, la représentativité est bien définie, notamment par la norme ISO 20252:2019.

La méthode des quotas, validée depuis longtemps par des études scientifiques, correctement utilisée, fiabilise la représentativité de l’échantillon. Enfin, les recherches universitaires n’ont montré aucune détérioration de la précision des sondages à travers le temps, au contraire.

 

Non, les sondages ne racontent pas n’importe quoi : pour de nombreuses élections, ils ont permis de détecter des dynamiques conduisant au résultat final. S’il y a eu des échecs historiques, et c’est le cas, chacun a été et doit être l’occasion de nous remettre en question, d’adapter nos méthodes aux nouveaux comportements. Nous nous y sommes efforcés, ces dernières années, avec le développement des panels en ligne.

S’ils comportent des risques de biais, comme les interviews en face-à-face ou par téléphone, ceux-ci sont traités en combinant plusieurs sources de recrutement et, comme y invite notamment le référentiel de l’organisation internationale des études Esomar (European Society for Opinion and Market Research), par la vérification des profils et des comportements, la fréquence de mobilisation des profils… Internet n’est certes pas parfait mais il est, aujourd’hui, le mode de recueil qui permet d’assurer la meilleure représentativité.

 

Surtout, ne nous trompons pas sur le sens des sondages d’intention de vote. Leur vocation est d’abord de comprendre l’opinion des Français à un moment donné, de suivre leurs fluctuations dans le temps, les porosités entre les électorats, le moment où les intentions se cristallisent en fonction de l’évolution de la campagne. Ils sont à lire comme un film et non comme une photo fixe et définitive, et l’influence d’éléments exogènes sur le vote des citoyens comme leur mobilité accrue rendent le résultat incertain jusqu’au jour du scrutin.

Manipulation de l’opinion : les instituts de sondage se défendent !

Manipulation de l’opinion : les instituts de sondage se défendent !

 

Dans une tribune au « Monde », les responsables des principaux instituts d’études s’inscrivent en faux contre les critiques qui leur sont faites, notamment sur la représentativité des enquêtes d’opinion. Ils rappellent qu’elles sont « un élèment essentiel du débat démocratique ».

Ils oublient cependant d’indiquer qui les financent et pour quels intérêts NDLR

 

Tribune.

 

Chaque grande échéance électorale provoque deux phénomènes paradoxalement indissociables : d’un côté, une présence importante des sondages dans la campagne, avec une focalisation sur les intentions de vote ; de l’autre, une avalanche de critiques des sondages et de leur utilisation… parfois de la part des mêmes, mais c’est le charme des périodes électorales !

La profession, rassemblée au sein de Syntec Conseil, s’était déjà exprimée dans Le Monde en 2016 pour la campagne de 2017. Ces lignes gardent leur actualité. Aujourd’hui pourtant, la place donnée à une critique radicale, parfois au nom de la science, de la plupart des sondages mérite qu’on s’y arrête. Rappelons que nous travaillons avec des universités, des centres de recherche, des instituts d’études politiques, et mobilisons des méthodologies issues des sciences humaines, et de décennies d’expérience.

Faut-il jeter à la poubelle les sondages et les méthodes qui les fondent, les quotas, la représentativité, les panels en ligne ? A l’évidence, non. La notion d’échantillon représentatif définit les sondages depuis une loi de 2016 et, contrairement à ce qu’on lit ici ou là, la représentativité est bien définie, notamment par la norme ISO 20252:2019.

La méthode des quotas, validée depuis longtemps par des études scientifiques, correctement utilisée, fiabilise la représentativité de l’échantillon. Enfin, les recherches universitaires n’ont montré aucune détérioration de la précision des sondages à travers le temps, au contraire.

 

Non, les sondages ne racontent pas n’importe quoi : pour de nombreuses élections, ils ont permis de détecter des dynamiques conduisant au résultat final. S’il y a eu des échecs historiques, et c’est le cas, chacun a été et doit être l’occasion de nous remettre en question, d’adapter nos méthodes aux nouveaux comportements. Nous nous y sommes efforcés, ces dernières années, avec le développement des panels en ligne.

S’ils comportent des risques de biais, comme les interviews en face-à-face ou par téléphone, ceux-ci sont traités en combinant plusieurs sources de recrutement et, comme y invite notamment le référentiel de l’organisation internationale des études Esomar (European Society for Opinion and Market Research), par la vérification des profils et des comportements, la fréquence de mobilisation des profils… Internet n’est certes pas parfait mais il est, aujourd’hui, le mode de recueil qui permet d’assurer la meilleure représentativité.

 

Surtout, ne nous trompons pas sur le sens des sondages d’intention de vote. Leur vocation est d’abord de comprendre l’opinion des Français à un moment donné, de suivre leurs fluctuations dans le temps, les porosités entre les électorats, le moment où les intentions se cristallisent en fonction de l’évolution de la campagne. Ils sont à lire comme un film et non comme une photo fixe et définitive, et l’influence d’éléments exogènes sur le vote des citoyens comme leur mobilité accrue rendent le résultat incertain jusqu’au jour du scrutin.

 

La banque centrale américaine sous la pression de l’opinion publique

La banque centrale américaine sous la pression de l’opinion publique 

L’économiste Raghuram Rajan dénonce, dans sa chronique au « Monde « , la politique d’aide indiscriminée menée aux Etats-Unis aux dépens des finances publiques.

 

 

. L’opinion publique américaine reconnaît en majorité que la pandémie a rendu nécessaires des dépenses de soutien ciblées (par exemple la prolongation de la durée des allocations-chômage) pour protéger les ménages les plus durement touchés. Or, le Congrès a adopté des projets de loi de plusieurs milliers de milliards de dollars proposant une aide indiscriminée, donc tout sauf ciblée.

Ainsi, l’ensemble des petites entreprises a reçu une aide de 800 milliards de dollars dans le cadre du programme d’aide qui leur est destiné. Elle a permis de sauvegarder 2 à 3 millions d’emplois en quatorze mois pour le coût exorbitant de 170 000 à 257 000 dollars par emploi. Pire, seulement 23 à 34 % du budget de ce programme est allé directement aux travailleurs qui auraient autrement perdu leur emploi. Le reste est allé aux créanciers, aux propriétaires d’entreprises et aux actionnaires. Au total, 20 % des salariés les mieux payés auraient touché 75 % de l’aide (The $800 Billion Paycheck Protection Program : Where Did the Money Go and Why Did It Go There ?, David Autor et alii, NBER, janvier 2022).

L’idée qu’une situation sans précédent appelle des mesures sans précédent justifierait ces dépenses illimitées. En réalité, c’est la réponse à la crise financière de 2008 qui a brisé le consensus en faveur de mesures plus prudentes. Le ressentiment persistant de l’opinion publique à l’égard du secteur financier, qui a été davantage aidé que les autres à ce moment-là, a incité les dirigeants des deux grands partis américains à dépenser sans compter lorsque la pandémie a frappé. Mais les allocations de chômage ciblées étaient associées aux démocrates, tandis que les républicains cherchaient à avantager leur propre électorat, les petites entreprises.

Les fractures politiques ont, ainsi, entraîné une augmentation des dépenses non ciblées. Pourtant, les partisans de la rigueur sont restés introuvables : les économistes n’ont eu de cesse d’étouffer leurs voix. De plus en plus d’économistes classiques ont souligné que la faiblesse des taux d’intérêt donnait une marge de manœuvre pour accroître le déficit budgétaire. Ils ajoutaient cependant que si les taux d’intérêt devaient rester bas, les dépenses devaient être raisonnables. Désireux de justifier leur choix, les dirigeants politiques ont ignoré cette mise en garde. Pour eux, seul comptait le début du message…

Dans le passé, la Réserve fédérale (Fed) mettait fin à son soutien monétaire avant que la situation ne dérape, et le Congrès freinait le déficit budgétaire et l’endettement. Mais le désir de la Fed d’éviter des difficultés sur les marchés a suscité davantage de prises de risque. La politique de la Fed a également renforcé la pression sur le Congrès pour qu’il adopte des mesures en faveur des entreprises et des ménages. C’est ce qui a conduit à l’inflation et à la conviction que la Fed ne relèvera pas ses taux.

Trop d’ignorance dans l’opinion de la problématique scientifique

Trop d’ignorance dans l’opinion de la problématique scientifique

 

La formation à la méthode scientifique reste largement élitaire et l’école n’est pas assez formatée en ce sens aujourd’hui, déplore, dans une tribune au « Monde », Yves Charpak, médecin spécialiste en santé publique et président de la Fondation Charpak, l’esprit des sciences.

 

Tribune.

 

 Il y a trois ans, le directeur de l’institut italien équivalent de notre Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) démissionnait, en raison « du rejet de la connaissance scientifique » par son gouvernement : des ministres s’étaient permis, face à des résultats scientifiques, de dire « je n’y crois pas » en se dispensant d’argumenter. Cela concernait l’efficacité des vaccins, avant même notre actuelle pandémie de Covid-19. Cette histoire révélait déjà une crise de l’autorité scientifique, aggravée aujourd’hui ! Si un esprit des sciences existe, force est de constater qu’il est loin d’être partagé.

Il y a un esprit des lois, un esprit des Lumières… mais qu’est-ce que l’esprit des sciences ? Peut-on dire que c’est ce qui est propre à la science, ce qui la constitue dans sa singularité ?

L’esprit des sciences, c’est un rapport concret au monde, fait d’enthousiasme et de vigilance attentive, de rigueur et de curiosité, de défiance à l’égard des formes trop académiques de la pensée, de liberté, de tâtonnements et d’incertitudes partagées. L’esprit des sciences, enfin, procède de la volonté de comprendre et de faire comprendre.

Avant la pandémie, déjà, la valeur accordée au temps de la réflexion baissait à mesure qu’était valorisée la performance. D’où l’affrontement de deux temporalités : le héros était rapide, c’était l’homme du coup d’éclat. Repoussé dans l’ombre, celui qui choisissait le temps long et la voie patiente et prudente de la science. La situation sanitaire a ajouté du trouble. Les spécialistes et les scientifiques sont omniprésents dans les médias. Mais l’un des effets indésirables, sans être le seul, de cette visibilité pourrait bien être que le non-initié croie pouvoir se dispenser de chercher à comprendre. Le savant détient la vérité, suivons-le, ne perdons pas notre temps à reconstituer les raisonnements qui l’ont conduit.

Mythe du génie

Le paradoxe est le suivant : jamais les scientifiques ne se sont autant exposés – à travers livres, journaux, émissions de vulgarisation scientifique – et, pourtant, la distance entre leur savoir et la population, jusqu’aux décideurs, demeure toujours incommensurable. Le mythe du génie, la confiance dans « ceux qui savent », tout cela conduit à la même attitude du non-initié que celle qui prévaut dans un régime de croyance aveugle : à la suspension volontaire du jugement.

Du coup, le fossé existe toujours aujourd’hui entre, d’un côté, la science et les chercheurs et, de l’autre, la société. Car on a fait de la science une activité distincte du reste de la société, avec des citoyens dotés d’un cerveau particulier et chargés de produire la science dont on a besoin. Pour faire image, c’est un peu comme si ne pas être un sportif professionnel justifiait de ne pas apprendre à marcher, à courir, à nager, à faire du vélo.

Présidentielle 2022 : Zemmour se voit « contraint » par l’opinion de se présenter

Présidentielle 2022 : Zemmour se voit « contraint » par l’opinion de se présenter

 

 

Zemmour n’a pas décidé formellement de se présenter mais pour conforter son statut de futur candidat hors des appareils politiques, il insiste sur le faite que sa décision va se nourrir des espérances que sympathisants nombreux mettent lui. Ainsi Zemmour se présente non pas comme un candidat mais comme une sorte de produits de la volonté populaire. On notera que Zemmour a évolué un peu et ne parle plus de ré–émigration. Mais il fait émerger une nouvelle ambiguïté en parlant de la nécessité pour les musulmans d’avoir  » pratique chrétienne de l’islam ». La légère évolution du discours du polémiste confirme sans doute le relatif recentrage dans une posture davantage présidentielle.

 

«Oui, je peux toujours ne pas y aller, mais si je n’y allais pas, je décevrais beaucoup de gens et ce serait pris comme une désertion, une trahison, etc. Cela compte dans ma prise de décision», juge Éric Zemmour. Pour autant, le polémiste n’a pas profité de cette émission pour annoncer sa candidature. «Je choisirai mon moment», a-t-il rappelé à ses interlocuteurs, ajoutant qu’il donnerait sa réponse «bientôt».

Le polémiste a réaffirmé que «l’islam» était selon lui «une civilisation incompatible» avec les principes de la France. Il faut donc selon lui «franciser la pratique de l’islam». Il ajoute d’ailleurs que «les musulmans peuvent se détacher de l’islam et avoir une pratique ‘chrétienne’ de leur religion». Et d’ajouter qu’il plaide pour que davantage de personnes aient «une pratique détachée des préceptes théocratiques et politiques de l’islam». «Il faut mettre les musulmans devant leurs responsabilités, mais je leur tends la main», a-t-il ajouté.

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Environnement : L’opinion publique française en retard

 

Environnement : L’opinion publique française en retard 

 

Le professeur Rodolphe Durand observe, dans une tribune au « Monde », que les Français sont moins prêts que les autres à changer leurs pratiques en faveur de l’environnement, s’en remettant plus volontiers au gouvernement.

Tribune.

Alors que les parlementaires s’apprêtent à voter solennellement la loi Climat et résilience le 4 mai, il n’est pas inutile de regarder comment les opinions publiques pensent leur rapport au changement climatique, à leurs comportements, et à leurs gouvernants sur cette question. Deux enquêtes internationales publiées par Ipsos (17 avril et 22 avril) placent la France face à ses contradictions.

En moyenne, sur 30 pays sondés, 31 % des personnes interrogées estiment que leur gouvernement a un plan clair pour faire face aux conséquences du dérèglement climatique. Mais l’opinion du pays hôte de l’accord de Paris ne le pense qu’à 24 % ! En revanche, 44 % des Français souhaitent un plus grand engagement du gouvernement sur cette question suite à la crise du Covid, qui renforce ce sentiment d’urgence, contre 35 % en moyenne pour les 30 pays consultés.

 

Autre signe troublant. Lorsque l’on s’adresse à sa responsabilité individuelle, le Français boude plusieurs comportements qui contribuent pourtant à améliorer la situation environnementale globale. Par exemple : gérer les déchets alimentaires du foyer, réduire ses déplacements automobiles de proximité, concentrer ses achats sur des biens fonctionnels, favoriser le télétravail, réduire l’usage de l’avion pour les vacances.

L’environnement doit être traité par le gouvernement

Sur tous ces sujets, à la question de savoir s’il va modifier son comportement dans une optique favorable à la planète, le Français se place systématiquement entre 6 et 12 % en dessous de la moyenne des autres pays. Obstinément, l’opinion tricolore apparaît ne pas vouloir changer ses habitudes, alors qu’elle aspire plus que d’autres pays à ce que ces questions soient traitées par son gouvernement.

Plus troublant encore, examinons la différence entre les personnes prêtes à ancrer concrètement dans leur pratique leur prise de responsabilité, et celles affirmant ne pas vouloir changer de comportement après la crise du Covid. En moyenne pour les 30 pays, cette différence est toujours largement favorable à ceux qui sont prêts à utiliser des produits avec moins d’emballages (+ 44 %), acheter des produits de seconde main (+ 33 %), économiser l’eau domestique (+ 37 %) ou l’énergie (+ 41 %), recycler (+ 41 %), et réduire leur consommation de viande (+ 8 %).

 

Mais la France présente les taux de réponse favorables à ces changements les plus bas (elle se classe en 29e ou 30e position sur 30 pays selon les questions), et donc enregistre des différences bien moins favorables à ceux prêts à modifier leur comportement (par exemple + 31 % seulement pour moins d’emballages, + 27 % pour les produits de seconde main, + 21 % pour les économies d’eau et + 18 % pour celles d’énergie, et + 21 % pour le recyclage) quand ce ne sont pas les conservateurs qui l’emportent (48 % des Français disent ne pas vouloir réduire leur consommation de viande, contre 29 % qui le souhaitent).

La contribution de Mélenchon ( dans l’Opinion)

«Rembourser la dette n’est pas sérieux » pour Mélenchon

 

 

 

Ce n’est pas la déclaration d’un curé de campagne où le plaidoyer d’un pratiquant de  bistrot après trois ou quatre tournées d’apéritif mais celle de Mélenchon l’un des principaux candidats à la présidentielle en 2022. Une déclaration qui en dit long sur la connaissance économique et financière des responsables de ce pays et qui explique pour une part la décomposition économique française. À noter l’impasse totale faite sur la confiance et le comportement  des opérateurs économiques qui pourtant sont les vrais régulateurs des valeurs d’une monnaie et au-delà de la croissance. Ou l’illustration utopique que la politique peut se substituer à eux ou la résurgence d’un système communiste. Au rythme de ces déclarations fumeuses Mélenchon qui pourtant avait fait 20 % aux récentes présidentielles pourrait dégringoler à moins de 10 % en 2022. On objectera que certains économistes de gauche soutiennent cette idée mais faut-il rappeler que la quasi-totalité des économistes ont toujours manqué les rendez-vous de l’histoire avec les plus grandes révolutions économiques, sociales,  technologiques ou encore géopolitiques.

 

La contribution de Mélenchon ( dans l’Opinion)

 

« Une dette, ça se rembourse », assène Bruno Le Maire à propos des 2 600 milliards d’euros de dettes de l’Etat français. De son côté, le gouverneur de la banque de France agite la menace d’une sortie de l’euro pour tancer les partisans d’une annulation. Nouvelle bonne élève du système, Marine Le Pen aussi explique dans une tribune à l’Opinion : « Une dette doit être remboursée ». Elle y voit même « un aspect moral essentiel ». Autant d’actes de foi aveuglée à la version la plus stricte de l’ordo-libéralisme : l’économie aurait des lois qu’aucune décision politique ne saurait modifier. Ridicule ! Et intenable.

La dette détenue par la Banque centrale européenne sera annulée tout simplement parce qu’elle ne pourra jamais être payée. La seule question posée est de savoir si ce sera dans l’ordre et le calme ou dans la crise et la chienlit. Car comment rembourser ? « Par la croissance » ? Aux conditions actuelles, avec 1,5 % de hausse du PIB par an, il faudrait 248 ans pour finir de payer. Avec un excédent budgétaire annuel ? Il faudrait 270 ans, au prix d’un excédent annuel de 10 milliards d’euros. Comment obtenir un tel résultat ? Forcément par de nouvelles coupes dans les services publics et les allocations, d’une part, et des hausses d’impôts, d’autre part.

Dans l’histoire, de tels niveaux de dette n’ont été soldés que par la banqueroute, la guerre ou l’inflation. Qui en veut? Qui a intérêt à un tel chaos?

Diminuer les prestations et les revenus ? Impossible. Ce serait agresser la classe moyenne du pays sur qui repose l’essentiel de l’effort fiscal. Une autre option serait d’imposer les très grandes fortunes. Mais pour quoi faire ? Nous avons besoin de leur argent pour d’autres choses. Pour participer au bien commun, à la reconstruction de l’hôpital public, de l’école, pour financer la bifurcation écologique. Rembourser la dette ne peut être l’unique projet des deux prochains siècles. Surtout pour maintenir une fiction comptable : l’équilibre du bilan de la BCE. Assez de bobards ! Dans l’histoire, de tels niveaux de dette n’ont été soldés que par la banqueroute, la guerre ou l’inflation.

Qui en veut ? Qui a intérêt à un tel chaos ? Pour l’éviter, je porte depuis avril dernier, comme divers économistes, une solution immédiate, tranquille et sans perdant. Depuis 2015, la BCE a acheté sur le marché près de 20 % de la dette de l’Etat français. Ce contournement des règles des traités européens que je conteste par ailleurs ne nous émancipe pas de devoir continuer à rembourser cette dette. Et donc à emprunter sur les marchés financiers pour le faire. Il faut donc que la banque centrale annule cette dette. Pas un investisseur ne sera lésé.

 

Projet idéologique. Cette annulation peut prendre la forme d’une transformation en dette perpétuelle à taux nul comme je l’ai défendu en juin 2020 dans une résolution parlementaire. Je lis que ces remboursements reviennent ensuite aux Etats actionnaires de la BCE. On peut pour autant penser que ce n’est pas un jeu à somme nulle puisque la Banque de France ne le publie pas. J’entends que les taux d’intérêt étant nuls ou négatifs, nous aurions avantage à rembourser par de nouveaux emprunts. Donc c’est déjà une dette perpétuelle. Mais quelle stupéfiante désinvolture ! Comme si les taux étaient désormais prévisibles sur dix ans par ceux-là mêmes qui ont été incapables de prédire quoi que ce soit un an avant quelque événement que ce soit ! Comme si les agences de notation avaient disparu, et l’obligation faite aux banques d’aligner les taux sur leurs décrets !

A mes yeux, le thème du remboursement de la dette est un prétexte pour reprendre le projet idéologique de démantèlement du secteur public et d’extension de l’aire du secteur privé. C’est irresponsable. D’autant que s’y ajoute aujourd’hui le problème de la dette privée. Elle contient un effet domino d’effondrement brûlant après l’épisode Covid. Il faut mettre en route le congélateur de dettes. Ou bien accepter de brûler avec.

Car pendant ce temps, nous entrons dans la décennie décisive pour l’humanité. C’est notre dernière chance pour faire bifurquer le modèle de production, de consommation et d’échange, pour le rendre compatible avec les limites planétaires et les rythmes de la nature. Comment réaliser les investissements écologiques nécessaires si nous sommes soumis constamment au chantage à la dette ? S’en libérer est la condition préalable pour mener une politique économique en rupture avec les vieilles recettes de malheur des libéraux. Un projet réaliste pour le futur n’est pas de rembourser la dette mais de construire la société de l’entraide.

Jean-Luc Mélenchon est député des Bouches-du-Rhône et président du groupe parlementaire La France insoumise à l’Assemblée nationale.

« L’opinion refuse désormais la maladie « 

« L’opinion refuse désormais la maladie « 

Rappelant que « le vivant est avant tout incertitude », le neurobiologiste Guy Simonnet  souligne, dans une tribune au « Monde », que la demande de « tolérance zéro maladie » ne peut qu’être la source d’une nouvelle vulnérabilité.

 

Tribune

Tout être humain rencontrera un jour la maladie au cours de sa vie. Compagne de la mort, la maladie est une porte au-delà de laquelle les hommes et les femmes s’interrogent inévitablement sur leur condition humaine. Socrate lui-même a dit en mourant : « Vivre, c’est être longtemps malade : je dois un coq à Esculape libérateur. »

Qu’en est-il aujourd’hui de notre regard de citoyen du XXIsiècle ? « Tolérance zéro maladie », « zéro douleur », se réclame une société néolibérale nous engageant vivement à suivre à la lettre une biomédecine qui n’a jamais connu un tel niveau de développement et de moyens techniques grâce à un fantastique progrès de nos connaissances. Un tel refus du pathologique est un véritable paradoxe philosophique.

Certes, nous acceptons les grandes pathologies, comme les cancers, les accidents cardio-vasculaires, etc., mais parce qu’elles n’arrivent qu’aux autres ; qui n’ont pas de chance en quelque sorte. Il en est autrement des grandes épidémies qui ont accompagné l’histoire de l’humanité (peste, choléra, typhus…), en cela qu’elles ne frappent plus seulement « l’autre » mais touchent chacun d’entre nous dans sa propre identité.

L’histoire de la médecine, en particulier moderne, peut-elle nous aider à mieux comprendre les raisons de telles contradictions ? Il est des étapes médicales fondamentales qui ont bouleversé profondément notre regard sur la maladie. Parmi ces étapes, une des plus signifiantes est la découverte des antibiotiques au cours des années 1940. Découverte formidable qui a sauvé des millions de vies ; véritable étape de rupture, mais qui n’est pas sans limites.

L’« homme augmenté » est fragile

L’usage immodéré des antibiotiques nous a conduits à un véritable hubris (dépassement des limites) médical. Considérée comme un crime chez les Grecs, la démesure appelle inévitablement en retour une némésis au nom d’une justice dont la finalité est la rétractation de l’individu à l’intérieur des limites qu’il a franchies.

Au-delà d’une némésis biologique que traduit la résistance aux antibiotiques, la fantastique efficacité de ces médicaments nous a conduits à croire que nous étions devenus invincibles, capables d’effacer la maladie de nos vies.

L’être humain n’accepte plus d’être malade, détourne la tête et se refuse, sidéré, à l’idée de pharmakon selon laquelle tout remède (médicament) est également poison et… bouc émissaire. S’étant abandonné à la technique, l’« homme augmenté » (pharmacologiquement ou génétiquement) est devenu paradoxalement fragile en une némésis anthropologique, car disparu à son propre regard et à celui d’une société qui certes le prend en charge, mais du même coup tend à l’effacer en tant qu’individu. Constat d’échec ? Plutôt constat de la complexité et de l’incertitude du vivant.

 

La coopération:pas la guerre Nicolas Forissier (chronique l’Opinion)

La coopération:pas la guerre Nicolas Forissier (chroniue l’Opinion)

 

L’Europe est aujourd’hui le champ de bataille de la guerre commerciale sino-américaine. Alors que les entreprises chinoises ont de plus en plus de difficultés à avoir des débouchés commerciaux aux Etats-Unis, l’Europe et ses 500 millions de consommateurs deviennent pour elles un marché prioritaire. Les Etats-Unis s’opposent avec virulence à cette alternative et pèsent de tout leur poids pour dissuader les pays européens de maintenir des relations commerciales solides avec la Chine et les entreprises chinoises. L’exemple de Huawei est éloquent : en quelques mois, cette entreprise internationale est devenue un trophée guerrier. Mais il ne faut pas oublier que derrière ce symbole, il y a un véritable enjeu pour les entreprises françaises présentes en Chine.

Coopération. Pour tenter d’échapper à cet étau entre l’Orient et l’Occident, les dirigeants européens mettent en avant un mot magique, « la souveraineté », et une ambition, « construisons notre souveraineté » déclinée sous tous les vocables, économiques, sociaux, Soyons réalistes , compoosn vec la chine et les Etats Unis plade Nicolas Forissier, député LR de l’Indre, rapporteur spécial du commerce extérieur qui privigie surtout la prblématique du bisiness.

l’Europe ne gagnera pas à s’obstiner là où elle a échoué ces dernières années, c’est-à-dire se construire sans les Etats-Unis, ni la Chine. L’intérêt principal des Etats européens est de quitter le champ de bataille et de préserver leurs accords commerciaux, avec l’objectif de soutenir ses entreprises et de créer de nouvelles synergies. La souveraineté passe aussi par la coopération technologique. Les investissements très importants consentis par la Chine sont une chance pour l’Europe. Pour cela elle doit nouer des partenariats vertueux sur la base du partage équilibré des efforts de recherche et développement, et de leur application dans notre production industrielle.

Le coût d’une dégradation des relations avec la Chine serait trop lourd à supporter pour l’Europe et les premières victimes seront les entreprises françaises et européennes

Ce rôle, l’Europe ne pourra le jouer que si ses Etats-membres, au premier rang desquels la France, adoptent une posture pragmatique : sans naïveté, mais sans frilosité. Le coût d’une dégradation des relations avec la Chine serait trop lourd à supporter pour l’Europe et les premières victimes seront les entreprises françaises et européennes.

La Chine a ouvert très largement son marché aux entreprises françaises et européennes. Il n’y a plus de 2 100 entreprises françaises installées en Chine et parmi elles les plus beaux fleurons de l’entrepreneuriat français. Le marché asiatique représente plus de 40 % du chiffre d’affaires de Pernod-Ricard, avec une progression de 21 % en Chine en 2019. Nokia et Ericsson équipent 20 % des réseaux télécoms chinois.

Ces débouchés sont essentiels alors que la balance commerciale entre la France et la deuxième puissance économique mondiale se creuse, à près de 30 milliards d’euros et constitue, pour la France, la première cause de déficit commercial.

La réciprocité est la seule méthode pour équilibrer cette balance commerciale. Elle va dans les deux sens. Si notre politique se durcit contre les entreprises chinoises, la Chine agira sur le même levier, dans le même sens.

. L’Allemagne l’a bien mesuré. Son approche pragmatique, sans naïveté, lui permet d’enregistrer un excédent commercial de 20 milliards d’euros avec la Chine. Elle a bien compris que la compétitivité de ses entreprises sera dopée par la 5G, notamment dans le domaine de la robotique qui a besoin de connexions rapides et fiables. Le déploiement de la 5G en Espagne a commencé dès juin 2019. La France tergiverse et n’a toujours pas affecté les fréquences 5G à ses opérateurs télécoms.

Alors que faire ?

D’abord ne pas être naïf. La France a développé un cadre réglementaire strict pour garantir cette souveraineté sur les savoir-faire de nos entreprises : faisons-lui confiance et engageons des collaborations exigeantes mais efficaces.

Ensuite mobiliser toutes les ressources disponibles pour relancer notre économie et lui donner le visage de demain. Ici encore il y a de vraies synergies à développer avec les entreprises chinoises, qui cherchent de nouveaux partenariats pour pallier les interdictions américaines : innovation, investissement, débouchées commerciaux… Qwant, le moteur de recherche internet français, a su saisir cette opportunité en équipant les derniers téléphones construits par Huawei. De ce point de vue, le volet de déploiement extérieur et d’internationalisation de nos PME, prévu dans le plan de relance que prépare le gouvernement, doit être une priorité absolue. Le commerce extérieur ne doit plus être le parent pauvre, comme trop souvent par le passé. Il porte 25 % du PIB français, faut-il encore le rappeler ?

Il faut ajuster nos objectifs : la guerre sino-américaine n’est pas la nôtre, mais la compétitivité de nos entreprises est bien une bataille que nous devons gagner.

La tradition française est de maintenir sa capacité de jugement face aux pressions étrangères. La France pourrait jouer un rôle moteur dans la définition d’une stratégie européenne équilibrée vis-à-vis de la Chine et se poser en exemple du pragmatisme à adopter, sans naïveté, avec les entreprises internationales.

Nicolas Forissier, député LR de l’Indre, rapporteur spécial du commerce extérieur.

 

« Laisser des vieux mourir »; l’article pitoyable dans l’Opinion d’Eric le Boucher

« Laisser  des vieux mourir »; l’article pitoyable dans  l’Opinion d’Eric  le Boucher

Il n’est même pas utile de qualifier cette chronique lamentable que la seule lecture suffit à sanctionner. Un exemple de ce que produisent encore certains journalistes aigris, par ailleurs courtisans du pouvoir, ; un  pensée rétrograde et limite fascisante

« la pandémie tue les vieux déjà malades et blancs  » titre Eric le Boucher.

 

Sa chronique:

 

 » Ce jour, on compte 25 000 morts du coronavirus en France. L’âge médian des personnes décédées est de 84 ans. Les plus de 75 ans représentent 75 % des décès. Il s’agit d’hommes à 55 %. Deux personnes décédées sur trois présentaient une autre déficience, une comorbidité, comme l’hypertension, le diabète, une pathologie pulmonaire, l’insuffisance cardiaque ou l’obésité. Les personnes de moins de 65 ans et sans comorbidité ne représentent que 2,5 % des décès.

Donc, en l’état actuel de ce que l’on sait de cette pandémie, les statistiques disent que le coronavirus tue surtout les vieux déjà malades.

A l’échelle mondiale, on compte 245 000 morts, dont 67 000 aux Etats-Unis, 29 000 en Italie, 28 500 en Grande-Bretagne, 25 000 en Espagne et en France. On relève 1 320 morts en Inde, 610 aux Philippines, 415 en Egypte, 460 en Algérie, 440 au Pakistan, 123 en Afrique du Sud, 64 au Cameroun, 35 au Niger. Pour bien se figurer la carte mondiale, il y a eu 640 morts à Philadelphie aux Etats-Unis, contre seulement 85 au Nigeria. Les craintes de voir les pays pauvres ravagés par le virus se sont révélées fausses, comme par miracle. Le Covid-19 semble aimer les seniors, et détester le soleil.

Résumé : en l’état actuel de sa diffusion, la pandémie tue les vieux déjà malades et blancs.

Paludisme. Le paludisme tue 700 000 personnes par an qui ont la caractéristique d’être en très grande majorité jeunes et noirs. Le paludisme a des effets terribles pour les pays concernés mais, ailleurs dans le monde, très peu y prêtent attention. Le coronavirus a fait moins de la moitié de décès que le paludisme mais tous les habitants du monde ont eu ou verront leur vie personnelle fortement dégradée. S’empressant de déplorer les morts, le FMI note comme avec pudeur : « Lors de crises ordinaires, les dirigeants essaient d’encourager l’activité économique en stimulant la demande globale le plus rapidement possible. Cette fois, la crise est dans une large mesure la conséquence des mesures d’endiguement qu’il a fallu prendre ». La crise qu’on a décidée.

Pour lutter contre le coronavirus, des confinements ont été mis en place en quelques semaines dans presque tous les pays du monde. L’effet a été de bloquer le fonctionnement des activités usuelles, religieuses, artistiques, politiques, amicales et celles de la production économique. Le monde connaît en conséquence une récession comme il n’en avait pas traversé depuis les grandes guerres. Tous les pays sont atteints très gravement. Les générations d’actifs de 30-40 ans subissent un deuxième choc d’extrême violence après le premier de la crise financière il y a douze ans. Dans les pays émergents, des millions de jeunes qui, mieux éduqués, commençaient à voir enfin s’ouvrir les portes du travail, vont les voir se refermer brutalement, sans aucune des aides sociales que donnent les pays riches.

Le Covid-19 vient renforcer la fracture des syndicats. Les « révolutionnaires » de Sud et de la CGT croient possible un 100 % sanitaire et 0 % économique. Ils font du Bolsonaro à l’envers

Le monde a totalement arrêté l’économie pour sauver des vieux blancs déjà malades. Pourquoi ? Aujourd’hui, en l’état actuel, on peut répondre que le virus n’a, en réalité, pas laissé le choix. Tous les gouvernements savaient l’essentiel de ces chiffres de prévalence de la mortalité chez les aînés dès le début, au regard de ce qui s’est passé en Chine, puis en Italie. Le dilemme entre la crise sanitaire et la crise économique était sur les bureaux. Ce sont les modèles des épidémiologistes qui ont forcé la décision : une politique de laisser faire et de non-contingentement allait conduire à 500 000 morts dans chacun des grands pays européens, plus d’un million aux Etats-Unis, comme l’a calculé l’Imperial College de Londres. Personne ne pouvait assumer cela, ni les gouvernements, ni les opinions publiques, ni aucun individu sensible et sensé. Il n’a eu, comme récalcitrants coronasceptiques, que les populistes Donald Trump ou Jair Bolsonaro.

Ils ont voulu éviter le confinement en plaçant le curseur plus vers l’économie que le sanitaire. Ils l’ont fait non sans arrière-pensée politique, pour un Trump « quelques » morts feront moins de mal dans les urnes qu’un chômage massif. Bolsonaro peut dire avec sa finesse habituelle : « 5 000 morts au Brésil et alors ! », parce qu’il bénéficie en effet de la faiblesse du Covid-19 au sud du globe. Mais voit-on Trump dire la même chose « 65 000 morts et alors ! » quand le corona a tué plus d’Américains que la guerre du Vietnam ?

Le contingentement était, dès l’explosion pandémique, obligatoire. Les populistes ont surtout démontré dans cette crise leur ineptie et leur ignorance pour la science et les « experts » qui sont, comme toujours, au service de l’élite. Donald Trump aura été à la hauteur de bout en bout depuis ses déclarations sur le « virus étranger » jusqu’à l’absorption d’eau de Javel.

Choix inévitable. Le choix inévitable du confinement se double de sa suite : le déconfinement est lui aussi obligatoire. La crise économique doit être enrayée faute de faire à son tour du chômage, des misères, des morts d’autres maladies faute de soin. Il faut saluer en France le courage de la CFDT et de la CFTC d’en avoir pris conscience et, en responsabilité, d’appeler conjointement avec le Medef à la reprise du travail. Le Covid-19 vient renforcer la fracture des syndicats. Les « révolutionnaires » de Sud et de la CGT croient possible un 100 % sanitaire et 0 % économique. Ils font du Bolsonaro à l’envers. Ils ont oublié leurs racines et l’impératif premier de « gagner la bataille de la production » du PCF de Maurice Thorez au sortir de la guerre.

Le Covid-19 est « le premier ennemi déclaré » des baby-boomrs, note avec luminosité Monique Dagnaud qui souligne la figure étrangement centrale qu’est devenue celle du « grand-parent »

Reste notre sauvetage des vieux blancs de 84 ans. Il faudra que les historiens, les philosophes, les sociologues, les médecins y réfléchissent et nous éclairent un jour de ce qui restera quand même une préférence pour les seniors dont le coût est historique. Qu’est-ce qu’il dit de notre civilisation ? Des avantages des fameux baby-boomers, la « génération inoxydable » que la guerre a épargnée, qui a connu l’emploi facile, le sexe libre et qui jouit de revenus supérieurs aux actifs ? Le Covid-19 est « son premier ennemi déclaré », note avec luminosité Monique Dagnaud (Telos 24 avril) qui souligne la figure étrangement centrale qu’est devenue celle du « grand-parent ». A contrario, des larmes qu’on sort aujourd’hui sur les Ephad alors qu’on y parque des parents dont on se débarrasse ? De nos refus de penser que le prolongement de la vie « quoi qu’il en coûte » a un prix et il qu’il n’est pas interdit de parler ? De l’euthanasie comme de l’ultime liberté ? De la peur de la mort qui est devenue, dans la société du spectacle, la boussole des politiques publiques.

 

Sondage Macron du JDD. « Macron progresse dans l’opinion » … en reculant

Sondage Macron du JDD. « Macron progresse dans l’opinion » … en reculant

 

On sait que le JDD est l’un des plus grands soutiens de Macron aussi que ce média sort  des sondages pour le moins curieux. Cette fois dans son titre, le JDD annonce que la popularité de Macon augmente. Ce que encore trop dit exactement le reste du texte  !

« Dans notre sondage hebdomadaire, 46 % des Français (+ 8 % en une semaine) font aujourd’hui confiance au gouvernement pour « faire face efficacement au coronavirus », ce qui reste une minorité. Et 52 % pour « aider les entreprises en difficulté en raison du coronavirus » (+ 7 %). Mais, si l’exécutif ne retrouve pas ses niveaux de la mi-mars (respectivement 55 % et 57 %), il a avec ce rebond « stoppé la spirale de défiance », poursuit Dabi, en grande partie grâce à l’allocution présidentielle, suivie par 36,7 millions de téléspectateurs, record absolu.

Ce que confirme notre baromètre mensuel. En apparence, peu de variations : avec 42 %, Emmanuel Macron ne recule que de 1 point par rapport à mars. Mais dans le détail, alors que la première vague du sondage, réalisée avant l’intervention, montrait une rechute (37 % de satisfaits seulement, soit une baisse de 6 points), la deuxième, réalisée après, indiquait une remontée à hauteur de 47 %. La preuve que, pour l’heure du moins, une communication de l’exécutif peut encore influencer une opinion rendue plus sensible que jamais par le contexte anxiogène.  »

49-3: une erreur grave pour 70 % de l’opinion

49-3: une erreur grave pour 70 % de l’opinion

D’après le sondage Odoxa-Dentsu Consulting Le recours du premier ministre au 49-3, une erreur politique coûteuse pour le parti présidentiel lors des élections municipales et intercommunales.

Dans les mêmes proportions, l’opinion désapprouve en large majorité (70%) l’utilisation de cette arme constitutionnelle, samedi, afin de couper court aux débats sur la réforme des retraites à l’Assemblée nationale. Face à l’obstruction des Insoumis et des communistes, Édouard Philippe a engagé la responsabilité de son gouvernement. Les motions de censure des oppositions ont été rejetées, les ministres n’ont pas été renversés, le texte a été adopté et transmis au Sénat.

La procédure, certes engagée pour la 89e fois sous la Ve République, mais expéditive, «alourdit le passif de l’exécutif aux yeux de la plupart des Français», selon la directrice générale d’Odoxa, Céline Bracq. «Ils comprennent mal les tenants et les aboutissants de cette réforme. Leur manque de confiance à l’égard de l’exécutif les rend extrêmement méfiants.»

 

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L’un des chantres de l’ultralibéralisme , Nicolas Beytout de L’opinion, justifie la mondialisation

L’un des chantres de l’ultralibéralisme , Nicolas Beytout de L’opinion, justifie la mondialisation

L’intéressé soutient l’idée qu’on fait un mauvais procès à la mondialisation. Avec le même aveuglement, il affirme que cela ne changera strictement rien à cette mondialisation. On comprend évidemment que certains soient porteurs d’une vision libérale, voire ultralibérale ou au contraire socialisante. Par contre, quand ces doctrines se transforment en véritable religion et ses adeptes en croyants militants, cela offense à la fois la raison et le sens des réalités. En effet contrairement à ce qu’affirme l’intéressé, il y aura bien nécessairement une restructuration des processus de production et de distribution incluant compris une certaine relocalisation.

 

Interview dans l’Opinion ( journal dont Nicolas Beytout est le patron !)

 

La progression rapide de l’épidémie de coronavirus, depuis la Chine jusqu’en Amérique Latine, a ravivé les accusations qui pèsent sur la mondialisation.

Les deux piliers de la mondialisation sont la libre circulation des personnes et celle des biens. Autrement dit, tout ce qui favorise et accélère les échanges. La libre circulation des personnes est, bien sûr, à l’origine de l’expansion rapide de l’épidémie partout dans le monde.

D’où les mesures d’isolement et les restrictions de circulation ?

Ce qui fait de la circulation des personnes à la fois la cause et la victime de cette épidémie. Le tourisme, les déplacements professionnels, l’aérien, l’industrie des loisirs se sont développés à une vitesse vertigineuse depuis 20 ou 30 ans. Aujourd’hui, ils le payent cash avec le confinement, les contrôles aux frontières, l’effondrement du trafic aérien et les sanctions économiques qui sont brutales.

Et pour ce qui concerne la circulation des biens ?

Cet autre pilier de la mondialisation est lui aussi fragilisé. Il y a 15 ans, la Chine représentait 1% du commerce mondial. Aujourd’hui, c’est 35 %. Le monde entier a délocalisé une partie de sa production vers l’Asie où on a fait fabriquer des produits finis, où on a multiplié les sous-traitants, et les sous-traitants de sous-traitants. C’est une chaîne d’une incroyable complexité qui s’est mise en place. Qui est en partie bloquée par la crise sanitaire, et qui porte donc un coup à l’économie du reste du monde.

D’où les critiques sur la mondialisation qui nous fragilise en nous rendant dépendant de la Chine ?

Oui mais il faut faire le tri dans tout ça. Que la fabrication de médicaments soit dépendante à 80% de la Chine pour certains principes actifs, c’est effectivement un risque sanitaire et stratégique. Que cette industrie rejoigne les secteurs sensibles comme l’armement ou les télécoms, que l’on rapatrie en Europe une partie de cette production est sûrement souhaitable. Mais pour le reste, non, d’ailleurs beaucoup d’usines redémarrent déjà.

Donc pas de reflux général de la mondialisation après cette crise ?

Non, Nicolas Beytout considère que l’on peut accuser la mondialisation d’avoir permis une extension ultra-rapide de la maladie. Mais la grippe espagnole, il y a 100 ans, n’était pas un produit de la globalisation. C’est pourtant la pire épidémie connue à ce jour avec 250.000 morts en France, 50 à 100 millions dans le monde entier. Sans parler de la grande peste au XIVème siècle qui a fait 25 millions de morts en Europe, soit un tiers de la population française rayée de la carte.

La réalité, c’est qu’avec la globalisation, la quasi-immédiateté de l’épidémie s’accompagne d’une quasi-immédiateté de la réaction : vigilance, quarantaine, soins, tout est instantané à l’échelle mondiale.

La dernière épidémie de peste recensée par l’OMS date d’il y a deux ans seulement. Elle a fait 127 morts, à Madagascar mais elle a été bloquée. Les pandémies ont toujours existé. Simplement, aujourd’hui, si elles se répandent plus vite, on peut aussi mieux les combattre.

Sondage Macron: forte baisse dans l’opinion

Sondage Macron: forte baisse dans l’opinion

 

Avec un soutien très minoritaire et en nette baisse, la question de la légitimité politique de Macron se pose , en même temps que sa capacité à réformer. Le quinquennat pourrait peut être bien déjà être terminé. Pour preuve , les atermoiements et revirements sur les retraites sans parler du renoncement à réformer l’Etat et à laisser filmer le budget.

La cote de confiance de l’exécutif est en effet en nette baisse (-5 points) : Emmanuel Macron à 28%, Edouard Philippe à 26%.

 

28% (-5) des Français interrogés par Elabe pour Les Echos et Radio Classique accordent leur confiance à Emmanuel Macron pour affronter efficacement les problèmes qui se posent au pays. Après deux mois à 33%, sa cote de confiance retrouve son niveau d’il y a 3 mois en août 2019. Elle se situe par ailleurs 10 points au-dessus de celle de François Hollande à la même période de son mandat.

A l’inverse, 65% (+5) déclarent ne pas lui faire confiance, dont 36% (+4) « pas confiance du tout ».

D’un point de vue politique, sa cote de confiance est en baisse auprès de ses électeurs de 2017 (71%, -8), des électeurs de François Fillon (39%, -9) et des abstentionnistes (13%, -10). Elle est relativement stable auprès des électorats de Jean-Luc Mélenchon (12%, -2) et de Marine Le Pen (12%, stable).

En termes socio-économiques, la confiance à l’égard du président de la République baisse auprès des actifs (25%, -8), et plus particulièrement parmi les cadres (37%, -13) et les catégories populaires (20%, -10). Elle est également en baisse auprès des personnes âgées de 25 à 34 ans (22%, -16) et celles âgées de 35 à 49 ans (23%, -12).

 

Alors que cette édition du baromètre est réalisée à la mi-mandat d’Emmanuel Macron, la côte de confiance du président de la République a baissé de 17 points depuis sa prise de fonction. A titre de comparaison, celle de François Hollande avait chuté de 40 points, celle de Nicolas Sarkozy de 19 points. A mi-mandat, celle de Jacques Chirac était inférieure de 3 points lors de son premier mandat et stable lors de son second mandat, par rapport au niveau mesuré au début de ses mandats*.

Concernant Emmanuel Macron, c’est auprès des femmes (-23) et des retraités (-25) que les baisses sont les plus importantes par rapport au début du quinquennat. A l’inverse, la baisse la plus faible est auprès des 18-24 ans (-5). Si c’est auprès des retraités que la baisse est la plus significative, il faut noter que ce segment de population reste un de ceux les plus en soutien (34%).

La cote de confiance du Premier ministre Édouard Philippe baisse également de 5 points, à 26%.

Elle se situe 5 points au-dessous de celle de Manuel Valls à la même période du quinquennat (31%), ce dernier était alors chef du Gouvernement depuis 7 mois.

A l’inverse, 63% des Français (+5) déclarent ne pas lui faire confiance, dont 36% (+5) « pas confiance du tout ».

D’un point de vue politique, sa cote de confiance est en baisse auprès des électeurs d’Emmanuel Macron (66%, -7) et des abstentionnistes (13%, -12).

* Baromètre CSA/Les Echos

 

Sondage Macron: forte baisse dans l’opinion

Sondage Macron: forte baisse dans l’opinion

La cote de confiance de l’exécutif est en nette baisse (-5 points) : Emmanuel Macron à 28%, Edouard Philippe à 26%.

28% (-5) des Français interrogés par Elabe pour Les Echos et Radio Classique accordent leur confiance à Emmanuel Macron pour affronter efficacement les problèmes qui se posent au pays. Après deux mois à 33%, sa cote de confiance retrouve son niveau d’il y a 3 mois en août 2019. Elle se situe par ailleurs 10 points au-dessus de celle de François Hollande à la même période de son mandat.

A l’inverse, 65% (+5) déclarent ne pas lui faire confiance, dont 36% (+4) « pas confiance du tout ».

D’un point de vue politique, sa cote de confiance est en baisse auprès de ses électeurs de 2017 (71%, -8), des électeurs de François Fillon (39%, -9) et des abstentionnistes (13%, -10). Elle est relativement stable auprès des électorats de Jean-Luc Mélenchon (12%, -2) et de Marine Le Pen (12%, stable).

En termes socio-économiques, la confiance à l’égard du président de la République baisse auprès des actifs (25%, -8), et plus particulièrement parmi les cadres (37%, -13) et les catégories populaires (20%, -10). Elle est également en baisse auprès des personnes âgées de 25 à 34 ans (22%, -16) et celles âgées de 35 à 49 ans (23%, -12).

Alors que cette édition du baromètre est réalisée à la mi-mandat d’Emmanuel Macron, la côte de confiance du président de la République a baissé de 17 points depuis sa prise de fonction. A titre de comparaison, celle de François Hollande avait chuté de 40 points, celle de Nicolas Sarkozy de 19 points. A mi-mandat, celle de Jacques Chirac était inférieure de 3 points lors de son premier mandat et stable lors de son second mandat, par rapport au niveau mesuré au début de ses mandats*.

Concernant Emmanuel Macron, c’est auprès des femmes (-23) et des retraités (-25) que les baisses sont les plus importantes par rapport au début du quinquennat. A l’inverse, la baisse la plus faible est auprès des 18-24 ans (-5). Si c’est auprès des retraités que la baisse est la plus significative, il faut noter que ce segment de population reste un de ceux les plus en soutien (34%).

La cote de confiance du Premier ministre Édouard Philippe baisse également de 5 points, à 26%.

Elle se situe 5 points au-dessous de celle de Manuel Valls à la même période du quinquennat (31%), ce dernier était alors chef du Gouvernement depuis 7 mois.

A l’inverse, 63% des Français (+5) déclarent ne pas lui faire confiance, dont 36% (+5) « pas confiance du tout ».

D’un point de vue politique, sa cote de confiance est en baisse auprès des électeurs d’Emmanuel Macron (66%, -7) et des abstentionnistes (13%, -12).

* Baromètre CSA/Les Echos

Sondage Macron: 80% de l’opinion pessimiste sur le l’efficacité de sa politique .

Sondage Macron: 80% de l’opinion pessimiste sur le l’efficacité  de sa politique .

Dans un sondage Elabe pour BFM,  80% des Français déclarent que depuis le début du quinquennat l’action du président n’a pas amélioré leur situation personnelle. Peu optimistes, 80% estiment que d’ici la fin de son mandat, leur situation ne s’améliorera pas.

Concernant les préoccupations nationales, les conclusions ne sont pas meilleures. A mi-mandat, 71% des sondés jugent que la politique du président n’a pas fait progresser la situation du pays. Sur le long terme, ils ne font pas montre d’une grande confiance puisque 68% d’entre eux estiment que d’ici 2022, son action n’améliorera pas la situation du pays.

Les domaines où l’action d’Emmanuel Macron est jugée la plus insatisfaisante sont la baisse des dépenses publiques (74%) ( ce qui est faux d’après l’évolution des prélèvements obligatoires NDLR), , la politique en matière d’immigration (74%), la politique environnementale (73%), la politique sociale (72%) et la politique en faveur du pouvoir d’achat (71%). La confiance des Français envers le président apparaît donc assez dégradée par rapport au début de son mandat.

Elabe pour BFMTV – 80% des Français déclarent que depuis le début du quinquennat l’action du président n’a pas amélioré leur situation personnelle.

Le président parvient toutefois à se démarquer sur sa capacité à gérer les questions de sécurité nationale (44% des sondés se disent satisfaits) et sur la représentation de la France à l’international (43% satisfaits).

Emmanuel Macron souffre d’un effritement de son image politique. Par rapport au début du mois de septembre, lors de la rentrée politique, il est jugé plus autoritaire (+2), moins courageux (-7), moins sincère (-7), moins capable de réformer le pays (-3) et moins capable de rassembler les Français (-3). Cette défiance croissante creuse un peu plus le fossé entre les classes populaires et l’exécutif. En effet, l’image du président se détériore très fortement chez les catégories sociales populaires alors qu’elle s’améliore chez les cadres et classes moyennes.

La polarisation politique sur l’image du président s’accentue également puisque ces mêmes traits d’image se détériorent fortement au sein des électorats de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen, alors qu’ils s’améliorent au sein de son cœur électoral.

Sondage : Mélenchon s’écroule dans l’opinion

Sondage : Mélenchon s’écroule dans l’opinion

 

Selon une étude Odoxa réalisée pour Le Figaro et Franceinfo, 72 % des Français interrogés ont une mauvaise ou très mauvaise opinion de Jean-Luc Mélenchon. En septembre 2017, 42 % avaient une bonne opinion du leader des Insoumis qui avait réuni près de 20 % des voix à la présidentielle, quelques mois plus tôt.

 

Le député de Marseille est ainsi jugé «agressif» par 73 % des sondés, mais aussi «pas sympathique» (72 %) et «pas honnête» (71 %). Deux tiers d’entre eux voient en lui quelqu’un qui «joue trop perso» et qui n’est ni «proche des gens» (62 %) ni «compétent» (68 %). Son image est toute aussi largement dégradée au sein de la gauche. Même chez les Insoumis – sachant que l’échantillon du sondage concerne 1005 Français -, 47 % le jugent «agressif» et 41 % «trop perso».

Sa stratégie, en outre, n’est pas suivie. Les Français sondés sont 62 % à refuser de considérer avec lui qu’il s’agit d’un procès politique et que la justice ne serait pas indépendante. Ils sont encore 56 % chez les socialistes et les écologistes.

. Les sondés sont ainsi 65 % à considérer que l’ex-candidat à la présidentielle est «plutôt un handicap» pour les Insoumis – il a perdu 17 points en trois ans – et 74 % «pour la gauche dans son ensemble». «Comme Nicolas Sarkozy ou François Fillon avant lui, lorsqu’ils ont eux aussi plongé dans l’opinion, Jean-Luc Mélenchon est de plus en plus soutenu par un noyau dur militant de plus en plus restreint», indique Gaël Sliman, le président d’Odoxa. «La part de Français se déclarant “Insoumis” a fondu d’un tiers en deux ans passant de 9 % de la population en septembre 2017 à 6 % aujourd’hui.»

 

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