Archive pour le Tag 'Europe'

La gauche, Yannick Jadot et Europe écologie les Verts préparent la division

La gauche, Yannick Jadot et Europe écologie les Verts préparent la division

 

 

On voit mal sur quoi pourrait déboucher la rencontre qu’a proposée Yannick Jadot, issu d’Europe écologie les Verts à toute la gauche. Première observation cette rencontre est d’abord contestée par le propre parti de Yannick Jadot. En effet Europe écologie les Verts ne veut pas s’inscrire dans une démarche unitaire de désignation d’un candidat commun aux élections présidentielles.

 

Un processus d’élection primaire est prévu seulement au mois de septembre alors que Jadot voudrait bien se passer de cette formalité.

 

Seconde observation dans toutes les hypothèses il est vraisemblable que Mélenchon se présentera. Il ne consentira accepter un candidat unique de la gauche qu’à condition que ce soit lui ce représentant. Le parti communiste a fait savoir qu’il présenterait son secrétaire général Fabien Roussel. Quant au parti socialiste, il est clairement en voie extinction est en plus très divisé.

«Pas à pas, étape après étape.» Telle est la ligne directrice défendue par Julien Bayou, le secrétaire national des Verts, pour évoquer la stratégie pour la présidentielle de 2022. Le chemin est le suivant: se concentrer d’abord sur les régionales prévues – sauf report – pour juin, puis organiser une primaire en septembre pour désigner le candidat écologiste. Le temps des discussions avec les autres partis viendra ensuite.

Le seul problème c’est que la plupart des autres partis de gauche auront mis en place d’ici ce temps-là leur propre procédure de désignation des candidats et qu’il sera difficile de le remettre en cause. De toute façon, ce débat est surréaliste dans la mesure où toute la gauche même réunie pourrait à peine rassembler 25 % des électeurs mêmes au second tour. La bataille politique de 2022, sauf candidature de rassemblement soudaine aujourd’hui imprévue, se jouera entre le courant Macron, le courant Le Pen et le courant des républicains.

Vaccins Spoutnik V : campagne de pub en Europe par Poutine

Vaccins Spoutnik V : campagne de pub en Europe par Poutine

De nombreux internautes notamment Français s’étonnent en effet d’être la cible de publicités à la gloire du vaccin russe, qui n’est toujours pas autorisé par l’Agence européenne des médicaments.

Les médicaments qui font l’objet d’une publicité doivent pourtant, selon le code de la Santé publique, figurer sur une liste établie par arrêté du ministère de la santé. Dans sa politique de publicité pour le Covid-19, Twitter explique permettre «aux clients et partenaires de publier du contenu contenant une référence implicite ou explicite au Covid-19», sous réserve du respect d’un certain nombre de conditions: «la mention de vaccins, de traitements et de kits de test est autorisée, uniquement sous forme d’informations.»

 

Entre les jeux-concours et les photos de vaccinés tout sourire, le ton des différents sites se fait autrement offensif, n’hésitant pas à s’en prendre aux «lobbies de la Big Pharma» et aux «bureaucrates anti-russes.»

 

Le Wall Street journal affirme que les agences de renseignements russes plancheraient à décrédibiliser les vaccins Pfizer et Moderna, quand Politico évoque une «vaste campagne de désinformation» pour «semer la division».

Europe : des conséquences du marché du carbone

Europe : des conséquences du marché du carbone

Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MCAF) adopté par le Parlement européen devrait modifier le fonctionnement du marché des quotas d’émission de gaz à effet de serre.. (*) Par Stefan Ambec et Claude Crampes, Toulouse School of

Economics. ( dans l’Opinion)

 

Il est rare qu’un rapporteur s’abstienne lors du vote d’une résolution qu’il a lui-même proposée. C’est pourtant ce qu’a fait le député vert Yannick Jadot lorsque le parlement européen s’est prononcé sur le mécanisme carbone d’ajustement à la frontière (MCAF) alors qu’il avait conduit les débats en commission parlementaire. Par ce geste, il entendait protester contre l’annulation par un amendement de dernière minute de la suppression des quotas gratuits du Système européen d’échange de quotas d’émission (SEQE) de l’Union européenne (UE). Pourtant, cette résolution contient plusieurs avancées dans l’élaboration du MCAF. Elle constitue une feuille de route qui devrait guider les travaux de la Commission en charge de faire une proposition en juin 2021.

Le rapport ne semble pas révolutionner le fonctionnement actuel du SEQE. Sur le fond, il reprend la proposition de la France de faire payer aux importateurs le prix des quotas d’émission correspondant au contenu carbone des produits importés. Il ne s’agit pas de participer directement au SEQE en achetant des quotas sur ce marché. Ni même de créer un marché parallèle, puisque le prix payé est fixé directement par le SEQE. Le mécanisme s’apparente plutôt à une taxe à l’importation (ou un tarif douanier) dont l’assiette est l’empreinte carbone des produits importés. Le taux appliqué à cette assiette varie au jour le jour en fonction du prix de la tonne de CO2 sur le SEQE. Les importateurs ne vont donc pas intervenir directement sur le marché européen du carbone mais ils seront soumis aux mêmes conditions de prix. Néanmoins, la mise en place d’un tel mécanisme nécessite de revoir certains aspects importants du SEQE.

Double protection

Le texte mentionne deux principes qui devraient en toute logique impliquer la suppression des quotas gratuits, lesquels sont en diminution régulière mais, en l’état actuel de la réglementation, doivent perdurer au moins jusqu’en 2030. Le premier est le principe pollueur-payeur. Si un pollueur se voit allouer gratuitement des quotas d’émission, il ne paye pas pleinement le coût social de sa pollution, donc le principe pollueur-payeur n’est pas respecté. Le second principe est celui de l’adéquation avec les règles de l’Organisation Mondiale du Commerce. Les quotas gratuits procurent un avantage concurrentiel aux entreprises européennes par rapport à leurs compétiteurs hors EU qui devront eux s’acquitter du prix des quotas correspondant à leurs ventes dans l’Union. Il y a alors double protection : les industries européennes sont protégées de la concurrence internationale à la fois par les quotas gratuits et par le MACF. Au lieu de rétablir des conditions plus équitables, le MACF combiné à des quotas gratuits renverse l’avantage concurrentiel au bénéfice des entreprises européennes. Il pourrait même favoriser l’exportation des produits intensifs en émissions carbonées, et donc générer des fuites de carbones inversées, c’est-à-dire une délocalisation de la production, non pas de l’EU vers le reste du monde mais dans le sens inverse.

Réduire l’empreinte carbone des produits

L’objectif du SEQE est d’inciter les entreprises assujetties à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Pour que cela fonctionne, il faut que les quotas d’émission correspondent aux émissions réelles, ce qui implique de pouvoir mesurer, ou du moins estimer, ces émissions comme on le fait au sein de l’UE. C’est là une des difficultés du MCAF : comment mesurer l’empreinte carbone d’une tonne d’acier produite sur un site hors UE? Le projet recommande de se baser sur les données européennes, c’est-à-dire de faire payer selon les émissions que générerait cette tonne d’acier si elle était produite en Europe. Cette méthode a le mérite d’une égalité de traitement entre producteurs d’acier de chaque côté de la frontière. Cependant elle n’incite pas les producteurs hors UE à réduire leurs propres émissions puisqu’ils ne récolteront pas les fruits de leurs efforts.

Prenons l’exemple de LKAB, une entreprise suédoise qui investit 40 millions d’euros pour décarboner sa production d’acier en remplaçant le charbon par l’électricité comme source d’énergie. Cet investissement a un intérêt économique si cette baisse des émissions se traduit par une réduction importante des quotas que LKAB devra acquérir et soumettre au régulateur. Le gain économique correspond à la valeur des quotas évités. Ce n’est pas le cas si cet investissement a lieu hors EU même si l’acier est destiné au marché européen puisque le MCAF fera payer les quotas qu’il aurait été nécessaire d’acquérir pour produire cet acier avec la technologie standard et non avec la technologie innovante.

Un nouveau chantier

Afin de pallier ce problème, le rapport « Vers un mécanisme européen d’ajustement des émissions de carbone aux frontières compatible avec l’OMC (2020/2043(INI)) » stipule que « les importateurs devraient avoir la possibilité de prouver [...] que la teneur en carbone de leurs produits est inférieure à ces valeurs, et de bénéficier d’une adaptation en conséquence du montant exigé ». Se faisant il ouvre un nouveau chantier : celui de la création d’un organisme indépendant en charge de collecter, analyser et vérifier ces informations. Il devra être capable de calculer l’empreinte carbone d’une tonne d’acier produite dans un site de production identifié en prenant en compte non seulement le mode de production, mais aussi le bilan carbone des entrants et le prix local du carbone. Le calcul est complexe. Avec des sommes en jeux qui pourraient d’avérer conséquentes, il y a un risque important de capture par les lobbies industriels. Autant dire que les défis à relever sont nombreux avant qu’une telle institution voie le jour.

Même s’il reste à sa périphérie, le projet de MCAF va modifier le fonctionnement du marché du carbone européen. La discussion en cours sur sa conception et sa mise en pratique est une occasion à saisir pour améliorer le marché des quotas d’émission. Mais les remèdes peuvent tuer le malade comme le montre une étude sur les ajustements apportés au marché des permis d’émissions de SO2 aux Etats-Unis.

 

Croissance Europe : bonne résistance en mars

Croissance Europe : bonne résistance en mars

. L’indice composite, qui combine l’activité des services et celle du secteur manufacturier, est remonté à 53,2 en mars contre 48,8 en février et 52,5 en première lecture. L’indice des services remonte lui aussi, se rapprochant de la zone de croissance, à 49,6, un chiffre supérieur à la première estimation que le donnait à 48,8 après 45,7 en février.

« L’économie a résisté aux récents confinements bien mieux que beaucoup ne l’avaient prévu, grâce à la reprise de la croissance de l’industrie manufacturière et aux signes indiquant que la distanciation sociale et les restrictions de mobilité ont un impact bien moindre sur les entreprises des services qu’à la même époque l’année dernière », a déclaré Chris Williamson, économiste d’IHS Markit. La croissance de l’activité manufacturière s’est accélérée en mars pour atteindre son niveau le plus élevé depuis juin 1997, d’après les résultats d’IHS Markit publiées la semaine dernière.

En Allemagne,  Le rebond des services permet à l’indice composite, qui combine l’activité des services et celle du secteur manufacturier, de progresser à 57,3 contre 51,1 en mars.

L’amélioration repose principalement sur l’assouplissement des mesures prises pour tenter d’enrayer la propagation de la pandémie de coronavirus, souligne Phil Smith, économiste d’IHS Markit.

En France, l’indice des services est remonté à 48,2 contre 45,6 en février et 47,8 en première estimation. L’indice composite, qui combine l’activité des services et celle du secteur manufacturier, est revenu à 50,0 le mois dernier, le seuil qui sépare la contraction de la croissance. Cet indice s’affichait à 47,0 en février et à 49,5 en première estimation.

« Après six mois de contraction, les dernières données PMI indiquent une stabilisation des niveaux d’activité dans le secteur privé français », a déclaré Eliot Kerr, économiste chez IHS Markit. « La récente réintroduction de mesures de confinement à Paris constitue un léger revers mais la solidité du sentiment suggère que les entreprises voient au-delà du court terme et se préparent à la réouverture plus large de l’économie », a ajouté l’économiste.

Le vaccin AstraZeneca toujours suspecté en Europe

Le vaccin AstraZeneca toujours suspecté en Europe

 

 

Un  «lien» entre le vaccin d’AstraZeneca et les cas de thrombose observés après son administration. d’après l’agence européenne «Il est clair qu’il y a un lien avec le vaccin. Ce qui cause cette réaction, cependant, nous ne le savons pas encore», a affirmé Marco Cavaleri, responsable de la stratégie sur les vaccins à l’EMA. L’Agence doit se réunir sur ce dossier du 6 au 9 avril.

L’Agence européenne des médicaments (EMA) a déclaré dans la foulée qu’elle était toujours en train d’évaluer si le vaccin AstraZeneca contre le coronavirus est lié à la formation de rares caillots sanguins. Le comité de sécurité de l’agence basée à Amsterdam «n’a pas encore abouti à une conclusion et l’examen est actuellement en cours», a déclaré l’EMA dans un communiqué à l’AFP, ajoutant qu’une décision à ce sujet devrait être annoncée mercredi ou jeudi.

 

La relance publique implique de mettre de côté les règles budgétaires en Europe

La  relance publique implique de mettre de côté les règles budgétaires en Europe

Roel Beetsma est professeur et vice-doyen de la faculté des sciences économiques et commerciales, à l’université d’Amsterdam, aux Pays-Bas. Il est membre du comité budgétaire européen, un organe consultatif indépendant qui conseille la Commission sur le cadre budgétaire. Il fait aussi partie d’une commission indépendante conseillant le gouvernement néerlandais sur les positions à adopter en matière de politiques financières et économiques de l’Union. (Interview dans l’Opinion)

Faut-il réformer le Pacte de stabilité et de croissance ? Qui fixe les règles budgétaires européennes ?

Habituellement, après une crise, l’investissement public chute. De fait, les études que nous avons menées montrent qu’il a été plus faible après la crise financière mondiale. C’est en particulier le cas pour les pays très endettés, comme l’Italie et le Portugal. Au comité budgétaire européen, nous avons recommandé à la Commission européenne de reprendre le Pacte de stabilité et de croissance et d’adopter ce que nous appelons une règle d’or budgétaire modifiée, permettant un relâchement du plafond d’augmentation de la dépense publique pour permettre de l’investissement public. Nous sommes conscients des inconvénients : les gouvernements sont incités à reclasser des dépenses comme de l’investissement. Donc nous suggérons que la règle d’or modifiée s’applique uniquement aux investissements déjà classifiés comme tels par la Commission. Par exemple, ceux financés par les fonds structurels, qui répondent à certains critères. La part du financement qui vient des Etats membres pourrait être exemptée des règles budgétaires et même majorée par les gouvernements, en ayant un plafond plus élevé.

« Vous devez donc trouver un compromis en permettant, d’un côté, des dépenses favorables à la croissance et en vous assurant, d’un autre, que ces dépenses facilitées en soient vraiment porteuses »

Quels sont ces investissements ? Est-ce si simple de différencier dépenses d’investissement et de fonctionnement ?

Classiquement, ce sont les investissements dans les infrastructures : routes, réseaux électriques, chemins de fer, bâtiments scolaires ou gouvernementaux… A contrario, les salaires des enseignants ne sont pas considérés comme des investissements, alors qu’ils encouragent la croissance. Dans l’idéal, on rendrait flexibles les règles budgétaires pour toute dépense publique porteuse de croissance. Mais les gouvernements souhaitent présenter comme telles toutes sortes de dépenses. Vous devez donc trouver un compromis en permettant, d’un côté, des dépenses favorables à la croissance et en vous assurant, d’un autre, que ces dépenses facilitées en soient vraiment porteuses. C’est plus facile dans le cas des investissements en infrastructures. Il faut noter que les règles budgétaires européennes autorisent déjà une certaine flexibilité pour les investissements publics. Dans le bras préventif du Pacte de stabilité, les gouvernements qui affichent un déficit structurel [c’est-à-dire des recettes inférieures à leurs dépenses sans tenir compte de l’impact de la conjoncture] doivent améliorer ce dernier de 0,5 % du PIB par an. Mais la flexibilité pour l’investissement public peut atteindre environ 0,2 % du PIB. Ce n’est pas rien. Néanmoins, en pratique, les pays n’ont presque jamais utilisé cette possibilité. Ils ont de nombreuses autres possibilités de flexibilité qu’ils exploitent déjà auprès de la Commission : événements inhabituels, réformes structurelles, marges d’incertitudes…

Comment se positionnent les grands pays européens par rapport à la réforme du Pacte de stabilité ?

Les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Autriche et les pays scandinaves sont sceptiques et craignent davantage de flexibilité dans les règles budgétaires européennes. En revanche, la France, l’Espagne et l’Italie y sont favorables. On retrouve la division classique. La Commission va lancer très prochainement des consultations à propos de potentiels changements concernant le Pacte. Il y aura des débats, mais ce qui en sortira n’est pas encore clair…

Vaccin Johnson&Johnson : livraison en avril en Europe et en Afrique

Vaccin Johnson&Johnson : livraison en avril en Europe et en Afrique

400 millions de doses du vaccin promises pour L’Union européenne et  pour l’Union africaine. Un vaccin unidose, peu couteux et facile d’utilisation. .

Ce vaccin a été, mi-mars, le quatrième à obtenir le feu vert de l’Agence européenne du médicament, après ceux de Pfizer-BioNTech, de Moderna et d’AstraZeneca. Il n’est actuellement administré qu’aux États-Unis et en Afrique du Sud, mais il a aussi été approuvé au Canada.

Les pays de l’Union africaine recevront de leur côté jusqu’à 400 millions de doses du vaccin, a annoncé lundi le géant pharmaceutique américain. Selon les termes de l’accord, 220 millions de doses du sérum, qui ne nécessite qu’une seule injection, seront distribuées aux 55 pays membres de l’Union africaine, les livraisons débutant au troisième trimestre 2021. Les pays concernés pourront s’ils le jugent nécessaire commander 180 millions de doses complémentaires, pour un total de 400 millions de vaccins Johnson & Johnson acheminés d’ici 2022.

Pour permettre d’augmenter sa production et de répondre à la demande, Johnson & Johnson a passé ces derniers mois plusieurs accords avec des laboratoires et des sous-traitants en Europe, qui seront chargés de sa formulation ou de sa mise sous flacon: il s’agit de Sanofi en France, de Catalent en Italie, et d’IDT Biologika en Allemagne. La substance active, qui donne son efficacité au vaccin, proviendra du site de Johnson & Johnson à Leyde aux Pays-Bas.

55 millions de doses pour l’Europe

L’UE, qui a passé une commande de 200 millions de doses au laboratoire américain (avec une option pour 200 millions de doses supplémentaires), devrait recevoir au deuxième trimestre quelque 55 millions de doses, avait expliqué mi-mars Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne. Le laboratoire n’a pas rendu public le calendrier exact de ses livraisons.

Le vaccin repose sur un vecteur viral, selon une technologie déjà utilisée par la société, notamment contre le virus Ebola. Il utilise comme support un autre virus peu virulent, transformé pour y ajouter des instructions génétiques d’une partie du virus responsable du Covid-19. Une fois dans les cellules, une protéine typique du SARS-CoV-2 est produite, éduquant le système immunitaire à la reconnaître.

Ce vaccin est le premier, parmi ceux bénéficiant d’un feu vert de l’OMS, à ne nécessiter qu’une seule injection au lieu de deux, en plus de pouvoir être stocké à des températures de réfrigérateur. Le groupe pharmaceutique s’est par ailleurs engagé à le vendre à prix coûtant.

Peugeot en tête des ventes automobiles en Europe

Peugeot en tête des ventes automobiles en Europe

Dans un marché très déprimé qui accuse une baisse de 20 %, Peugeot prend la tête des ventes.

Peugeot voit sa 208 détrôner la Toyota Yaris en tête du palmarès des ventes en Europe. La marque au Lion décroche aussi la deuxième place du top 10 avec la 2008. Renault occupe la sixième place avec la Clio. Les constructeurs français sont aussi bien positionnés sur le segment des hybrides rechargeables : la Peugeot 3008 occupe la deuxième place derrière la Volvo XC40, et le Renault Captur la troisième. Sur celui des véhicules à batterie, la Zoe de Renault est en troisième position derrière la Tesla Model 3 et la Volkswagen ID3, suivie par la Peugeot e208.

 

La part du diesel continue à décroître avec 27% des immatriculations en février. En revanche, les véhicules électrifiés (purs électriques et hybrides rechargeables) continuent à progresser avec une hausse de 67% par rapport à l’an dernier. Leur part de marché, de 6,5% en février 2020, passe ainsi à 13,6% le mois dernier. Les SUV ont représenté 44% des ventes, contre 39% l’année dernière.

Vaccin Johnson & Johnson aussi agréé en Europe

Vaccin Johnson & Johnson aussi agréé en Europe

 

Ce vaccin pourrait accélérer considérablement les campagnes de vaccination en raison des facilités de son utilisation et aussi du faite

qu’une seule dose suffit. Déjà autorisé aux États-Unis, au Canada et en Afrique du Sud, le vaccin Johnson et Johnson peut désormais être utilisé au sein de l’Union européenne, qui en a précommandé 400 millions de doses. Les premières livraisons (2,7 millions de doses) devraient arriver au mois d’avril en France, d’après le ministère de l’Économie.

Il s’agit d’un vaccin « à vecteur viral », tout comme celui produit par AstraZeneca. Le principe est simple : on utilise un virus rendu inoffensif (un adénovirus en l’occurrence) pour faire parvenir aux cellules une notice génétique qui permettra au système immunitaire de bâtir ses défenses contre le virus.

Contrairement aux autres vaccins déjà en circulation, celui-ci présente un avantage de taille puisqu’il ne nécessite qu’une seule dose. En outre, il peut être conservé trois mois au réfrigérateur (entre 2 et 8 °C), ce qui facilite considérablement sa distribution.

À noter également que ce vaccin provoquerait moins d’effets secondaires que d’autres.

Relance Europe : il est urgent de s’inspirer de Biden

 Relance  Europe : il est urgent de s’inspirer de Biden

 

par Emmanuel Sales président de la Financière de la Cité dans l’Opinion

 

 

 

En Europe, les réactions ne manquent pas à la suite du plan de relance de Biden, jugé « mal calibré » et risquant de déclencher une nouvelle « spirale inflationniste ». Rarement la divergence de stratégie économique et monétaire aura été aussi forte des deux côtés de l’Atlantique. Aux Etats-Unis, la Fed et le Trésor privilégient la reprise de l’activité et considèrent désormais que le contrôle de l’inflation doit s’apprécier dans une perspective de moyen terme. La récente hausse des taux d’intérêt est considérée avec bienveillance par Jerome Powell qui y voit une confirmation de sa stratégie de relance.

D’ailleurs la progression des taux à dix ans américains ne s’est pas accompagnée d’une hausse des anticipations d’inflation ; ce sont les taux réels qui ont progressé. La Fed est jugée suffisamment crédible pour contenir les anticipations d’inflation à long terme. La remontée des taux longs américains risque donc de se poursuivre au rythme de l’amélioration de la conjoncture. Sur fond de rivalité avec la Chine, les Etats-Unis font le pari d’une économie « à haute pression » au risque du renchérissement des coûts d’emprunt en dollar dans le reste du monde. C’est « America first » version Biden.

Pour l’Europe, la stratégie américaine est un champ de mines. La Covid-19 a frappé des économies à la limite de la déflation, fragilisées par dix années de croissance faible et de sous-emploi. La gestion temporisatrice de la campagne vaccinale diffère la retour à la normale poussant à la hausse les ratios d’endettement. La hausse des taux américains risque de durcir les conditions de financement des déficits avant que le plan de relance européen n’ait produit ses effets. Les grandes entreprises exportatrices européennes dans le secteur du luxe et de l’automobile pourront bénéficier de la reflation Biden mais cela ne suffira pas à combler l’output gap de la zone euro estimé à près de 10% par les économistes.

L’arrivée de Mario Draghi en Italie, la perspective d’un changement de leadership en Allemagne permettent d’envisager un rééquilibrage des politiques européennes

Demande finale. Comme dans l’entre-deux guerres, les classes dirigeantes européennes demeurent hostiles aux politiques de relance dans lesquelles elles voient se profiler l’ombre du socialisme redistributeur. Pourtant, la richesse des nations ne provient pas simplement du fonctionnement naturel du « marché ». Pour que les entreprises puissent écouler leurs produits, pour que les entrepreneurs donnent corps à leurs idées, il faut un environnement macroéconomique favorable qui soutienne la demande finale.

Heureusement, les mentalités commencent à évoluer. Fabio Panetta, membre du directoire de la BCE, a souligné que le problème de l’Europe était une demande « trop faible pendant trop longtemps », écartant le scénario dominant suivant lequel la faiblesse des taux d’intérêt serait la conséquence des actions de la BCE. Sur un autre plan, l’arrivée de Mario Draghi en Italie, la perspective d’un changement de leadership en Allemagne permettent d’envisager un rééquilibrage des politiques européennes.

L’Europe a les moyens d’agir pour éviter une nouvelle « décennie perdue ». La croissance faible n’est pas une fatalité, elle découle d’une mauvaise gestion macro-économique et monétaire qui a poussé les gouvernements européens à comprimer excessivement leurs dépenses internes.

Les révolutions intellectuelles précédent les tournants historiques. Comme sous Reagan, mais avec un corpus opposé, les idées américaines pourraient donc trouver en Europe un écho favorable. Le pire serait que l’Europe s’enferre dans son provincialisme monétaire comme dans les années 1920, laissant les Etats-Unis la distancer à nouveau et la stagnation économique alimenter de nouveaux troubles politiques.

Emmanuel Sales est président de la Financière de la Cité.

Vaccination : la pagaille en Europe

Vaccination : la pagaille en Europe

 

C’est la pagaille en Europe en matière de vaccination aussi bien concernant les vaccins de première génération que ceux de deuxième génération. Ainsi parallèlement officiellement ou officieusement certains pays de l’Europe décident de contourner les règles d’approvisionnement. C’est le cas dans certains pays de l’Est notamment de la Hongrie qui s’approvisionne en vaccins russes Spoutnik.

Mais il faut faire face aussi à l’évolution du virus compte tenu de la multiplication des variants. Pour cela notamment des vaccins de deuxième génération sont nécessaires. Il faut aussi tendre vers des vaccins moins exigeants en termes de logistique. L’Europe a prévu une politique commune pour le développement du vaccin du futur. Mais déjà certains pays se désolidarisent de l’opération.

L’Autriche et le Danemark vont s’allier à Israël pour le développement et la production des vaccins de nouvelle génération. Un fonds commun va être créé à cet effet, a annoncé jeudi le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. En début de semaine, Sebastian Kurz, le chancelier autrichien, affirmait que son pays devait «ne plus dépendre uniquement de l’UE pour la production de vaccins de deuxième génération».

Sécurité : la politique agressive de la Russie favorise une convergence Europe États-Unis

Sécurité : la politique agressive de la Russie favorise une convergence Europe États-Unis

Les Etats-Unis ne se désengagent pas du Vieux Continent et l’administration Biden peut aider les relations transatlantiques de sécurité à s’affranchir d’un rapport de subordination, relève le politiste dans une tribune au « Monde ».

Tribune.

 

Depuis novembre 2020, la presse européenne met en garde ses lecteurs avec malice : ne nous attendons pas à un retour des Etats-Unis en Europe au prétexte qu’un vieux démocrate bon teint est de retour à la Maison Blanche. Cette prudence est explicable : le désengagement américain des affaires européennes de sécurité est une idée admise de ce côté de l’Atlantique. Cette idée inquiète. Elle est pourtant triplement incorrecte.

D’abord, pour désenchanter l’espoir d’un retour, il faudrait pouvoir documenter l’hypothèse d’un départ. Or, rien ne la corrobore sérieusement à l’analyse. En réalité, les dépenses directes des Etats-Unis pour la défense en Europe ont augmenté ces dernières années, pour dépasser 5,5 % du budget total de la défense des Etats-Unis. L’OTAN a entrepris de réduire sa dépendance à l’égard des Etats-Unis en matière capacitaire. C’est une action inscrite dans le long terme (au moins depuis George W. Bush), avalisée par tous les Etats membres de l’Alliance depuis 2014 au moins.

 

Il n’y a aucune raison d’attendre de l’administration Biden un revirement, mais cela ne sera pas un signe de désengagement. L’autonomie stratégique européenne est une réalité inscrite dans plus de vingt années de pratique. Le rythme de sa progression peut faire débat, mais l’idée selon laquelle une politique de sécurité commune ne peut pas être efficace si elle ne s’appuie pas sur des capacités militaires appropriées a fait son chemin. 

Ensuite, imaginer que la politique européenne de l’administration Biden ne sera pas ambitieuse, c’est oublier que les menaces à la sécurité de l’Europe affectent les intérêts de sécurité américains en termes semblables.

La détérioration des relations entre l’OTAN et la Russie est très documentée : érosion de l’architecture de sécurité conventionnelle en Europe depuis la décennie 2000, crise géorgienne de 2008crise ukrainienne depuis 2013, violations répétées du traité FNI (sur les forces nucléaires à portée intermédiaire) par la Russie et abandon de ce traité en 2019, soutien de la Russie au régime de Bachar Al-Assad… Les dirigeants des pays de l’OTAN ont considéré à l’issue de la réunion dite de Londres en décembre 2019 que « les actions agressives de la Russie constituent une menace pour la sécurité euroatlantique ».

Croissance Europe : bon niveau mais tassement du rythme

Croissance Europe : bon niveau mais tassement du rythme

 

Encore un bon niveau de l’industrie manufacturière en janvier mais le rythme tend cependant à ralentir. Un phénomène ressenti un peu partout y compris en Chine et aux États-Unis

L’activité manufacturière américaine a enregistré une croissance moins forte le mois dernier, à en croire l’Institute for Supply Management (ISM) dont l’indice s’est établi à 58,7 contre 60,5 pour décembre 2020, alors même que le consensus l’attendait en baisse plus modeste

 Les résultats de l’activité manufacturière en Chine confirment la tendance dégagée chez les directeurs d’achats; à savoir; le net tassement de la croissance. En cause évidemment la troisième vague en cours du virus qui affecte la consommation et les investissements dans la plupart des zones économiques L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit a reculé en janvier à 51,5 contre 53,0 le mois précédent, soit son plus faible niveau depuis juin dernier. Le consensus ressortait à 52,7.

D’après les données de Caixin/Markit, le sous-indice de production en Europe a reculé le mois dernier à 52,5, un plus bas depuis avril dernier, tandis que le sous-indice des nouvelles commandes a chuté à 52,5, soit leur rythme le plus faible depuis juin dernier.

C’est tassement montrent la corrélation entre l’activité et la reprise de la pandémie. L’indice PMI manufacturier en Europe et tombé à 54,8 en janvier dans sa version définitive après 55,2 en décembre. L’indice de janvier est toutefois légèrement supérieur à une première estimation qui l’avait donné à 54,7. « La production manufacturière de la zone euro à continué de croître de manière soutenue début 2021 mais le rythme de la croissance a touché son plus bas niveau depuis le début de la reprise, de nouvelles mesures de confinement et des perturbations dans l’approvisionnement ayant posé de nouveaux défis aux industriels de la région », commente Chris Williamson, économiste d’IHS Markit.

Industrie de défense en Europe : l’abandon ?

Industrie de défense en Europe : l’abandon ?

 

Un papier de deux experts Julien Malizard et Josselin Droff dans The Conversation montre que l’industrie de défense européenne et sur la voie de l’abandon.

 

Julien Malizard travaille pour la Chaire Economie de défense de l’IHEDN comme titulaire adjoint ; il est par ailleurs chercheur associé au GREThA (Université de Bordeaux, UMR 5113). Il a reçu des financements de la Direction générale de l’armement (DGA) durant sa thèse. Il est membre du conseil d’administration de l’association pour les études sur la guerre et la stratégie (AEGES).

Josselin Droff est chercheur à la Chaire économie de défense de l’IHEDN. Il est par ailleurs chercheur associé au GREThA (Université de Bordeaux, UMR 5113). Il a reçu des financements de la DGA pour sa thèse de doctorat entre 2009 et 2012. Il a reçu le prix de thèse du Ministère des armées en 2015 pour sa thèse de doctorat en sciences économiques.

 

 

Comme la madeleine de Proust, la question de la coopération industrielle de défense est un sujet qui revient, à intervalles réguliers, dans l’actualité et l’agenda européen. En effet, le traité de Maastricht, signé en 1992, postulait déjà qu’il fallait former « une identité européenne de sécurité et de défense » et proposait « une coopération renforcée en matière d’armement en vue de créer une agence européenne des armements ». Un tel projet réveillait des initiatives lancées dans les années 1950 avec des objectifs relativement similaires (Union de l’Europe occidentale).

Le momentum actuel semble, une nouvelle fois, favorable à ces problématiques de défense, comme en témoignent les annonces récentes. Le risque de la « non-coopération » est double : un surcoût associé au non-partage des coûts de développement, et une perte de compétitivité vis-à-vis de concurrents américains, chinois ou russes.

 

Pour une coopération durable face aux menaces

Sans prétendre à l’exhaustivité, nous pouvons citer, parmi les coopérations existantes, l’Initiative européenne d’intervention (IEI) qui vise à partager les expériences opérationnelles ; la Coopération structurée permanente (CSP), qui est un outil de coopération prévu par les traités qui couvre un ensemble de problématiques diverses (capacitaires, industrielles…) ; le Fonds européen de défense (FED) qui est la première incursion de la Commission européenne dans le financement du développement de technologies de défense avec un budget, encore provisoire, de 7 milliards d’euros et qui s’accompagne de la création d’une Direction générale à l’industrie de défense et de l’espace ; et le lancement de grands programmes d’armement pour les années à venir, avec par exemple, le Système de combat aérien du futur (SCAF), une coopération entre l’Allemagne, l’Espagne et la France.

Les raisons pour lesquelles les Européens doivent coopérer d’un point de vue industriel sont multiples, mais il est possible de distinguer ce qui relève d’enjeux stratégiques et politiques et ce qui relève de problématiques économiques et industrielles.

En ce qui concerne les raisons stratégiques, il faut souligner que les pays européens font face à un certain nombre d’incertitudes et de menaces communes qui nécessitent une coordination plus forte. Au premier rang de celles-ci se trouve l’attitude des États-Unis vis-à-vis des alliés européens : même si l’OTAN reste résiliente, Donald Trump l’a critiquée à de nombreuses reprises et un pivot vers le Pacifique a été amorcé dès le mandat de Barack Obama. En conséquence, les Européens devraient investir massivement pour pouvoir se défendre par eux-mêmes.

L’OTAN & la France – Pourquoi l’Europe de la Défense stagne ?

Concomitamment, l’UE est confrontée à des défis sécuritaires comme les attaques terroristes, les tensions posées par l’attitude de la Russie ou celles en Méditerranée orientale ou bien encore les enjeux liés à la dimension cyber. Leur caractère transfrontalier implique une prise en charge collective.

Par ailleurs, les projections en termes de conflictualité dans le futur indiquent que les états-majors anticipent des affrontements de haute intensité. Comme l’explique le général Lavigne, chef d’état-major de l’Armée de l’air et de l’espace :

« Nous assistons à une démonstration de force des grandes puissances, à une contestation des espaces aériens, à une diversification des menaces et à une désinhibition dans l’emploi de la force. »

Cette évolution appelle à des investissements importants dans des technologies « classiques » alors que les équipements destinés à être employés dans les conflits asymétriques restent plus que d’actualité.

Compétitivité économique et industrielle

D’autres raisons, de nature économique et industrielle, sont également à signaler. Tout d’abord, les budgets européens de défense sont limités : d’après les données du SIPRI, les dépenses de défense de l’UE sont plus de deux fois inférieures à celles des États-Unis. Le contexte du Brexit limite encore plus le poids des Européens puisque le Royaume-Uni se classe structurellement aux premières places des dépenses européennes, avec notamment 27 % des dépenses de R&D de défense de l’UE.

En complément de ces budgets contraints, se trouvent les conséquences de la perte de « pouvoir d’achat » des ministères de la Défense européens, avec le risque d’être désarmés par l’inflation. Ce que l’on appelle communément la « loi d’Augustine » est en fait la matérialisation de la tendance haussière du coût des grands programmes d’armement, en termes d’acquisition mais aussi de soutien tout au long de leur cycle de vie. Les travaux les plus récents montrent que l’inflation militaire est nettement supérieure à celle des produits civils, ce qui tient à des raisons générationnelles puisque les matériels modernes incorporent les technologies les plus à la pointe, ces dernières étant plus difficiles à développer.

Au niveau industriel, le paysage est relativement peu concentré, en particulier dans les domaines naval et terrestre. En parallèle, le nombre de programmes nationaux est trois fois plus élevé qu’aux États-Unis. C’est la raison pour laquelle les entreprises européennes sont en monopole sur leur marché national mais se retrouvent en concurrence sur les marchés d’exportation. Pour maintenir les compétences industrielles, ces entreprises sont obligées d’exporter pour garantir leur rentabilité. Eu égard à l’étroitesse des demandes nationales, une recomposition est nécessaire, d’autant que ce phénomène est déjà à l’œuvre aux États-Unis.

Enfin, le secteur civil est davantage en pointe dans les technologies nécessaires au développement des matériels de nouvelle génération, notamment les drones, le spatial, le traitement des données ou encore l’intelligence artificielle. Ces technologies seront pourtant au cœur des futurs équipements de défense. Néanmoins, les technologies de défense gardent leurs spécificités et les passerelles entre les domaines civil et militaire restent plutôt rares.

Des divergences politiques

La coopération dans le domaine de la défense est historiquement source de dilemmes : faut-il renoncer à des pans entiers de souveraineté industrielle (et aux emplois qui vont avec) pour obtenir des équipements de défense plus efficaces, au meilleur prix ? Si oui, quels pays doivent renoncer à tout ou partie de leur industrie de défense ? En effet, tous les pays n’ont pas les mêmes ambitions, ni les mêmes objectifs quant à leur industrie.

Au-delà des aspects opérationnels et militaires, la construction de l’Europe de la défense pose aussi des questions de politique et de stratégie industrielle. En particulier, l’ensemble des initiatives évoquées plus haut doivent être mises en cohérence afin qu’elles soient pleinement efficaces : une vision politique claire s’inscrivant sur le long terme est un préalable indispensable. La déclinaison de cette vision passe par différents instruments de politique industrielle.

Tout d’abord, les expériences passées de coopération industrielle sont mitigées parce que les spécifications des équipements n’étaient pas harmonisées entre les pays partenaires. Les économies d’échelle n’étaient donc pas au rendez-vous. Aussi, l’efficacité de la coopération dépend de la capacité des États à s’entendre en amont pour éviter que les programmes en coopération ne deviennent une superposition de programmes nationaux.

Coopération, dialogue et retours d’expérience

Pour les forces armées, la multiplication des échanges opérationnels et les retours d’expérience sont d’une grande importance. On peut espérer que dans le cadre de l’IEI, les échanges sur des problématiques communes permettront de mieux préciser les besoins et donc de s’accorder sur les spécifications des équipements. La technologie peut contribuer favorablement à combler, au moins partiellement, ces différences.

Vers où va l’initiative européenne de défense ?

Cela peut passer par des formes de modularité, entendue ici comme une conception des systèmes de défense fondée sur une plate-forme principale qui accueillerait des modules interchangeables. Dans le cadre d’une coopération, cela permet de réfléchir à une plate-forme commune et standardisée, avec des modules personnalisés selon les types de missions envisagées.

De telles expériences ont déjà été conduites au Danemark ou en Suède. Le cas du futur avion de combat entretient des similarités avec ce concept dans la mesure où le porteur principal (un avion) va être relié à des drones. Ceci est rendu possible via des technologies de l’industrie 4.0 qui peuvent favoriser cette modularité, notamment en améliorant les interfaces numériques entre le porteur principal et son environnement, mais aussi en rendant possible la production d’armements en petite série à des coûts abordables via par exemple la simulation numérique ou l’impression 3D.

Pour une stratégie économique et industrielle commune ?

D’autres mécanismes économiques méritent réflexion ; en premier lieu la taille du marché : le seul marché européen sera-t-il suffisant ou faudra-t-il passer également par l’exportation pour obtenir une taille critique ? Les divergences de politique en matière d’exportation d’armements sont fortes, ce qui joue comme un frein à la construction d’une Europe de la défense intégrée sur le plan industriel.

Par ailleurs, il est également nécessaire de s’assurer que les industriels européens restent compétitifs par rapport à leurs concurrents internationaux. Sur les contrats d’exportations, de nouveaux acteurs apparaissent (Turquie, Corée du Sud, Chine…) et grignotent des parts de marché. Mais si cette question de la taille du marché est bien économique, le fond reste politique : il s’agit en effet de s’accorder sur une vision claire du rôle des exportations dans une politique de défense européenne et sur un modèle économique de défense européen.

Enfin, pour être pleinement intégré, le marché européen doit promouvoir sa propre production, certains souhaitant la création d’un buy european act qui validerait la préférence communautaire, en particulier pour des compétences critiques. Cela entraînerait probablement des surcoûts sur certains segments de marché où les Européens seraient moins compétitifs : c’est le prix de la souveraineté.

L’éparpillement des compétences industrielles entre pays est également une explication du manque d’intégration. En préalable, une analyse globale des avantages comparatifs est indispensable pour rationaliser les capacités industrielles. Il s’agit plutôt de renforcer les compétences existantes, sans créer de nouvelle concurrence et donc, de préférence, choisir l’acteur industriel le plus avancé. Le FED ou les grands programmes d’armement peuvent servir de catalyseur, de par leur capacité à structurer les relations industrielles.

En effet, les programmes d’armements sont des fenêtres d’opportunité pour une intégration européenne plus poussée. On peut citer le processus d’intégration économique de groupes nationaux, sur le modèle de MBDA grâce au missile Storm Shadow /Scalp. Le secteur des hélicoptères est un autre exemple historique d’une industrie qui s’est structurée autour de grands programmes militaires qui ont été progressivement intégrés pour former Airbus Helicopters.

L’acceptabilité d’une telle politique de rationalisation de l’outil industriel peut passer par la compensation des manques à gagner en matière d’emplois et mettre ainsi fin au mécanisme de « juste retour ». Cet élément est à prendre en compte dans une perspective de politique industrielle européenne globale. Enfin, l’implication, dans la chaîne de sous-traitance, d’équipementiers de PME et d’ETI issus de pays européens éloignés du premier cercle offre l’opportunité d’impliquer l’ensemble des pays membres, de garantir une forme d’indépendance européenne et de permettre des économies d’échelle par de la spécialisation sectorielle.

Au terme de cette analyse, il apparaît que la défense n’échappe pas aux « lois » qui régissent les autres biens publics : une politique industrielle de défense commune en Europe ne pourra probablement pas se faire sans une instance supra-nationale de défense commune qui coordonnerait les actions individuelles tout en respectant la souveraineté des États. Ce « dilemme » institutionnel est encore à résoudre.

 

Europe de la défense : une illusion totale

Europe de la défense : une illusion totale

 

Le rapport deux députées Natalia Pouzyreff (LREM) et Michèle Tabarot (LR) sur la politique de défense met en évidence le fiasco total voir l’hypocrisie dans ce domaine. En clair , l’Europe se veut une des grandes puissances mondiales qui compte mais sans défense commune laissant un peu chaque pays décider de ses relations diplomatiques voire militaires. L’exemple le plus édifiant étant sans doute l’affaire de la présence de la France au Mali et de la force Barkhane. La France est en effet de plus en plus isolée et les moyens complètement insignifiants au regard de l’immensité du territoire à couvrir (10 fois plus que la France avec 5000 militaires !).

Nombre de pays en plus se satisfont parfaitement du bouclier américain et ne font rien développer une industrie européenne de l’armement «  : les acquisitions d’armements auprès des États-Unis se sont multipliées, en contradiction avec plusieurs engagements de la CSP ( Coopération structurée permanente (CSP), et le respect des engagements opérationnels se heurte aux réticences des États-membres.

FedEx : 6300 emplois en Europe menacés

FedEx : 6300 emplois en Europe menacés

L’Américain FedEx qui vient de racheter le néerlandais TNT a annoncé mardi son intention de supprimer entre 5500 et 6300 emplois en Europe pour éviter les doublons suite au rachat de en 2016.

Le groupe souhaitait alors étendre sa filiale FedEx Express de l’autre côté de l’Atlantique «en connectant le plus grand réseau de transport express aérien au monde avec un réseau routier européen sans équivalent et une offre de services mondiale», a-t-il rappelé dans un communiqué.

 

Le groupe prévoit notamment de fusionner les réseaux aériens de FedEx Express et TNT et de faire de l’aéroport Charles de Gaulle à Paris son principal centre d’activité et de l’aéroport de Liège en Belgique un centre secondaire.

La pieuvre chinoise va continuer de se déployer y compris en Europe

 

La chercheuse Ni Gao observe, dans une tribune au « Monde », que les investissements chinois à l’étranger, contrariés par la pandémie et les tensions internationales, pourraient se redéployer dans les pays plus proches de la Chine. Mais un déploiement qui pourrait affecter aussi l’Europe surtout depuis qu’un accord de principe a été conclu entre la Chine et l’union européenne sur les investissements réciproques

Tribune.

 

 La Chine est devenue, au cours des dix dernières années, un acteur important des investissements directs étrangers (IDE), c’est-à-dire des investissements destinés à créer, développer ou maintenir une filiale à l’étranger, ou encore à prendre une part significative, voire le contrôle, d’une entreprise étrangère. Fin 2019, plus de 27 500 entreprises chinoises avaient investi dans 188 pays du monde. L’Asie, l’Europe et l’Amérique latine sont les destinations principales de ces investissements. Les secteurs comme la finance, l’industrie manufacturière, la vente en gros et au détail et les services aux entreprises représentaient plus de 70 % de l’ensemble de ces investissements, avec la création de 44 000 entreprises à l’étranger.

La recherche de ressources, de marchés et de gains de productivité sont les trois motivations principales des IDE des pays développés dans les pays en développement. Les entreprises occidentales ont généralement des avantages monopolistiques ou spécifiques qui leur permettent de maintenir leur compétitivité sur le marché international. En revanche, les entreprises des pays émergents comme la Chine ne possèdent pas, pour la plupart d’entre elles, ces types d’avantages lorsqu’elles souhaitent se développer à l’étranger. Elles utilisent donc l’expansion internationale comme un moyen d’accéder à des ressources qui seraient inaccessibles autrement.

Elles cherchent en particulier une mise à niveau de leur technologie à travers le processus d’internationalisation. Un nombre important d’IDE chinois en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord est réalisé dans ce but. L’amélioration des compétences est leur objectif sur le long terme, et la fusion-acquisition est le mode d’entrée privilégié des entreprises chinoises. Cela leur permet d’accéder rapidement au marché local et d’élargir leurs parts de marché à l’international, tout en utilisant une multitude de ressources existantes dans l’entreprise cible, telles que leurs réseaux de vente, les brevets, les technologies ou encore les marques.

Nouvel ordre économique

La recherche de nouveaux marchés est également une motivation importante pour les entreprises chinoises. Elles ont adopté une stratégie de proximité, en privilégiant les manageurs locaux dans des pays de culture différente, afin de s’adapter aux besoins des consommateurs. En 2019, les entreprises chinoises travaillaient avec plus de 2,266 millions d’employés non chinois à l’international, soit 60,5 % du nombre total d’employés des entreprises chinoises à l’international.

 

 

Le vaccin de Moderna autorisé en Europe

Le vaccin de Moderna autorisé en Europe

On  attendait avec impatience ce vaccin( mais aussi d’autres) de Moderna qui présente l’avantage de négliger qu’un transport sous température de -20° au lieu de -70° pour le Pfizer. Cependant dose de vaccin Moderna y apparaît comme la plus onéreuse, à 18 dollars, soit 14,60 euros environ, contre 12 euros pour celle du vaccin Pfizer, et 1,78 euro celle du britannique AstraZeneca.

La Commission européenne a donc donné mercredi son feu vert au vaccin contre le COVID-19 développé par le laboratoire biotechnologique américain Moderna, quelques heures après l’approbation du produit par l’Agence européenne des médicaments (EMA).

Le vaccin de Moderna est le deuxième vaccin autorisé dans l’Union européenne après celui de Pfizer et BioNTech, qui a commencé à être administré dans les pays du bloc le 27 décembre dernier.

Le vaccin Moderna a déjà été approuvé au Canada, aux Etats-Unis et en Israël. Selon les résultats des essais cliniques, il est efficace à 95% et n’entraîne pas d’effets secondaires graves.

L’EMA autorise son utilisation pour les personnes de 18 ans et plus, après évaluation des données sur sa qualité, sa sûreté et son efficacité.

L’agence européenne a recommandé l’usage du vaccin de Pfizer et de BioNTech le 21 décembre.

Ces deux vaccins s’appuient sur la technologie innovante de l’ARN messager.

L’UE a commandé 160 millions de doses du vaccin Moderna, qui a l’avantage de ne pas devoir être stocké à très basses températures contrairement à son concurrent développé par Pfizer et BioNTech.

Le vaccin Moderna s’administre en deux doses à 28 jours d’intervalle.

Lundi, la société de biotechnologie américaine a annoncé relever son objectif de production pour 2021 à au moins 600 millions de doses, soit 100 millions de doses de plus que dans ses précédentes projections.

Bourse : baisse en Europe

Bourse : baisse en Europe

Comme prévu, on a assisté à une petite envolée des valeurs boursières avant les fêtes suivie ensuite d’une prise de bénéfices par les gros opérateurs. Une évolution devenue classique. Les  Bourses reflètent cependant la mauvaise santé économique de l’Europe, la bourse de Paris affiche une perte annuelle de 7,14%, celle de Londres de 14,3%, sa plus mauvaise performance depuis 2008, tandis que le Dax a gagné 3,55%.

Les incertitudes qui ont ébranlé les marchés financiers au début de la pandémie se sont atténuées mais demeurent. Une tendance à la baisse devrait être très marquée après le premier trimestre quand seront connus les résultats financiers des entreprises

Le soutien massif des gouvernements et des banques centrales et le lancement de la vaccination anti-COVID ont apaisé une grande partie des inquiétudes concernant les perspectives économiques pour 2021, bien que l’augmentation des cas aux États-Unis et en Europe ainsi qu’un nouveau variant plus contagieux impactent l’enthousiasme à court terme.

En raison notamment du déficit chronique des échanges commerciaux des États-Unis, le dollar se stabilise après avoir une nouvelle fois atteint un plus bas depuis plus de deux ans et demi face à un panier de devises internationales. L’indice dollar devrait clore l’année sur un recul d’environ 7%.

L’euro, toujours soutenue par les relatifs bons résultats globaux des exportations, en profite pour continuer de s’apprécier, autour de 1,2274 dollar après un pic à 1,2309, au plus haut depuis avril 2018. Depuis le début de l’année, la monnaie unique européenne progresse de près de 9,5% face au billet vert.

Les cours du brut sont en légère baisse sur la séance et se dirigent vers une perte de 20% sur l’année en raison des mesures de confinement qui ont paralysé une grande partie de l’économie mondiale.

Le Brent abandonne 1,12% à 51,05 dollars le baril. Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI), qui est passé en avril en territoire négatif pour la première fois de l’histoire, cède 0,97% à 47,93 dollars. Mais globalement le pétrole est à la hausse actuellement.

Coronavirus Europe : 500 000 morts

Coronavirus Europe : 500 000 morts

 

 

Environ 30% des morts et des contaminations recensés dans le monde l’ont été en Europe, selon un décompte de Reuters.

L’Italie, le pays européen le plus touché, la France, le Royaume-Uni, l’Espagne et la Russie représentent à eux seuls quasiment 60% des décès en Europe.

Depuis le premier mort signalé en France en février, il a fallu huit mois pour que le bilan européen atteigne les 250.000 morts. Il a depuis doublé en seulement 60 jours.

L’épidémie a fait pour l’instant 1,71 million de morts et 77,52 millions de personnes contaminées depuis la découverte de ce coronavirus en Chine fin 2019.

La France a fait état mardi de 61.702 décès et quasiment 2,5 millions de contaminations.

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