Archive pour le Tag 'Europe'

FedEx : 6300 emplois en Europe menacés

FedEx : 6300 emplois en Europe menacés

L’Américain FedEx qui vient de racheter le néerlandais TNT a annoncé mardi son intention de supprimer entre 5500 et 6300 emplois en Europe pour éviter les doublons suite au rachat de en 2016.

Le groupe souhaitait alors étendre sa filiale FedEx Express de l’autre côté de l’Atlantique «en connectant le plus grand réseau de transport express aérien au monde avec un réseau routier européen sans équivalent et une offre de services mondiale», a-t-il rappelé dans un communiqué.

 

Le groupe prévoit notamment de fusionner les réseaux aériens de FedEx Express et TNT et de faire de l’aéroport Charles de Gaulle à Paris son principal centre d’activité et de l’aéroport de Liège en Belgique un centre secondaire.

La pieuvre chinoise va continuer de se déployer y compris en Europe

 

La chercheuse Ni Gao observe, dans une tribune au « Monde », que les investissements chinois à l’étranger, contrariés par la pandémie et les tensions internationales, pourraient se redéployer dans les pays plus proches de la Chine. Mais un déploiement qui pourrait affecter aussi l’Europe surtout depuis qu’un accord de principe a été conclu entre la Chine et l’union européenne sur les investissements réciproques

Tribune.

 

 La Chine est devenue, au cours des dix dernières années, un acteur important des investissements directs étrangers (IDE), c’est-à-dire des investissements destinés à créer, développer ou maintenir une filiale à l’étranger, ou encore à prendre une part significative, voire le contrôle, d’une entreprise étrangère. Fin 2019, plus de 27 500 entreprises chinoises avaient investi dans 188 pays du monde. L’Asie, l’Europe et l’Amérique latine sont les destinations principales de ces investissements. Les secteurs comme la finance, l’industrie manufacturière, la vente en gros et au détail et les services aux entreprises représentaient plus de 70 % de l’ensemble de ces investissements, avec la création de 44 000 entreprises à l’étranger.

La recherche de ressources, de marchés et de gains de productivité sont les trois motivations principales des IDE des pays développés dans les pays en développement. Les entreprises occidentales ont généralement des avantages monopolistiques ou spécifiques qui leur permettent de maintenir leur compétitivité sur le marché international. En revanche, les entreprises des pays émergents comme la Chine ne possèdent pas, pour la plupart d’entre elles, ces types d’avantages lorsqu’elles souhaitent se développer à l’étranger. Elles utilisent donc l’expansion internationale comme un moyen d’accéder à des ressources qui seraient inaccessibles autrement.

Elles cherchent en particulier une mise à niveau de leur technologie à travers le processus d’internationalisation. Un nombre important d’IDE chinois en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord est réalisé dans ce but. L’amélioration des compétences est leur objectif sur le long terme, et la fusion-acquisition est le mode d’entrée privilégié des entreprises chinoises. Cela leur permet d’accéder rapidement au marché local et d’élargir leurs parts de marché à l’international, tout en utilisant une multitude de ressources existantes dans l’entreprise cible, telles que leurs réseaux de vente, les brevets, les technologies ou encore les marques.

Nouvel ordre économique

La recherche de nouveaux marchés est également une motivation importante pour les entreprises chinoises. Elles ont adopté une stratégie de proximité, en privilégiant les manageurs locaux dans des pays de culture différente, afin de s’adapter aux besoins des consommateurs. En 2019, les entreprises chinoises travaillaient avec plus de 2,266 millions d’employés non chinois à l’international, soit 60,5 % du nombre total d’employés des entreprises chinoises à l’international.

 

 

Le vaccin de Moderna autorisé en Europe

Le vaccin de Moderna autorisé en Europe

On  attendait avec impatience ce vaccin( mais aussi d’autres) de Moderna qui présente l’avantage de négliger qu’un transport sous température de -20° au lieu de -70° pour le Pfizer. Cependant dose de vaccin Moderna y apparaît comme la plus onéreuse, à 18 dollars, soit 14,60 euros environ, contre 12 euros pour celle du vaccin Pfizer, et 1,78 euro celle du britannique AstraZeneca.

La Commission européenne a donc donné mercredi son feu vert au vaccin contre le COVID-19 développé par le laboratoire biotechnologique américain Moderna, quelques heures après l’approbation du produit par l’Agence européenne des médicaments (EMA).

Le vaccin de Moderna est le deuxième vaccin autorisé dans l’Union européenne après celui de Pfizer et BioNTech, qui a commencé à être administré dans les pays du bloc le 27 décembre dernier.

Le vaccin Moderna a déjà été approuvé au Canada, aux Etats-Unis et en Israël. Selon les résultats des essais cliniques, il est efficace à 95% et n’entraîne pas d’effets secondaires graves.

L’EMA autorise son utilisation pour les personnes de 18 ans et plus, après évaluation des données sur sa qualité, sa sûreté et son efficacité.

L’agence européenne a recommandé l’usage du vaccin de Pfizer et de BioNTech le 21 décembre.

Ces deux vaccins s’appuient sur la technologie innovante de l’ARN messager.

L’UE a commandé 160 millions de doses du vaccin Moderna, qui a l’avantage de ne pas devoir être stocké à très basses températures contrairement à son concurrent développé par Pfizer et BioNTech.

Le vaccin Moderna s’administre en deux doses à 28 jours d’intervalle.

Lundi, la société de biotechnologie américaine a annoncé relever son objectif de production pour 2021 à au moins 600 millions de doses, soit 100 millions de doses de plus que dans ses précédentes projections.

Bourse : baisse en Europe

Bourse : baisse en Europe

Comme prévu, on a assisté à une petite envolée des valeurs boursières avant les fêtes suivie ensuite d’une prise de bénéfices par les gros opérateurs. Une évolution devenue classique. Les  Bourses reflètent cependant la mauvaise santé économique de l’Europe, la bourse de Paris affiche une perte annuelle de 7,14%, celle de Londres de 14,3%, sa plus mauvaise performance depuis 2008, tandis que le Dax a gagné 3,55%.

Les incertitudes qui ont ébranlé les marchés financiers au début de la pandémie se sont atténuées mais demeurent. Une tendance à la baisse devrait être très marquée après le premier trimestre quand seront connus les résultats financiers des entreprises

Le soutien massif des gouvernements et des banques centrales et le lancement de la vaccination anti-COVID ont apaisé une grande partie des inquiétudes concernant les perspectives économiques pour 2021, bien que l’augmentation des cas aux États-Unis et en Europe ainsi qu’un nouveau variant plus contagieux impactent l’enthousiasme à court terme.

En raison notamment du déficit chronique des échanges commerciaux des États-Unis, le dollar se stabilise après avoir une nouvelle fois atteint un plus bas depuis plus de deux ans et demi face à un panier de devises internationales. L’indice dollar devrait clore l’année sur un recul d’environ 7%.

L’euro, toujours soutenue par les relatifs bons résultats globaux des exportations, en profite pour continuer de s’apprécier, autour de 1,2274 dollar après un pic à 1,2309, au plus haut depuis avril 2018. Depuis le début de l’année, la monnaie unique européenne progresse de près de 9,5% face au billet vert.

Les cours du brut sont en légère baisse sur la séance et se dirigent vers une perte de 20% sur l’année en raison des mesures de confinement qui ont paralysé une grande partie de l’économie mondiale.

Le Brent abandonne 1,12% à 51,05 dollars le baril. Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI), qui est passé en avril en territoire négatif pour la première fois de l’histoire, cède 0,97% à 47,93 dollars. Mais globalement le pétrole est à la hausse actuellement.

Coronavirus Europe : 500 000 morts

Coronavirus Europe : 500 000 morts

 

 

Environ 30% des morts et des contaminations recensés dans le monde l’ont été en Europe, selon un décompte de Reuters.

L’Italie, le pays européen le plus touché, la France, le Royaume-Uni, l’Espagne et la Russie représentent à eux seuls quasiment 60% des décès en Europe.

Depuis le premier mort signalé en France en février, il a fallu huit mois pour que le bilan européen atteigne les 250.000 morts. Il a depuis doublé en seulement 60 jours.

L’épidémie a fait pour l’instant 1,71 million de morts et 77,52 millions de personnes contaminées depuis la découverte de ce coronavirus en Chine fin 2019.

La France a fait état mardi de 61.702 décès et quasiment 2,5 millions de contaminations.

Europe : le couple franco-allemand mis en cause

Europe : le couple franco-allemand mis en cause

 

 

 

Fondateur d’EuropaNova, Guillaume Klossa préside l’association Civico (civico.eu). A quelques jours d’un important Conseil européen, et au lendemain de la visite à Paris de la Chancelière Angela Merkel, il présente ses idées pour refonder le projet européen et met en garde contre « les forces sapant nos fondamentaux démocratiques » partout en Europe. Son dernier livre, Une jeunesse européenne , a été publié en 2014 chez Grasset. L’intéressé remet en cause dans l’Opinion l’efficacité du couple franco-allemand. (Notons cependant que ce concept de couple admis en France ne l’est guère en Allemagne NDLR)

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Emmanuel Macron, qui a reçu vendredi Angela Merkel, a du mal à faire avancer son projet de refonder l’Europe. Pourquoi ?

Avec le discours de la Sorbonne d’Emmanuel Macron, la France est à peu près le seul pays à avancer une vision pour l’avenir de l’Europe. Pour bouger les lignes, il lui faut des partenaires et le soutien des opinions publiques. Or l’Allemagne et l’Italie, nos partenaires naturels, étaient aux abonnés absents, et les autres gouvernants, faute de sentir le soutien de leurs opinions, sont rétifs. Pour refonder l’Europe, un couple franco-allemand à l’initiative n’est plus suffisant. Il faudrait une dynamique transversale associant société civile, syndicats, leaders d’opinion et gouvernants. Jean Monnet l’a compris après-guerre, avec son comité d’action pour les Etats-Unis d’Europe, une coalition de bonnes volontés dépassant les clivages traditionnels ; c’est ce que nous essayons de renouveler avec Civico depuis l’appel du 9 mai 2016, publié dans quinze pays.

Les citoyens, très critiques à l’égard du projet européen, ne risquent-ils pas de faire défaut ?

Après le référendum britannique les citoyens ont pris conscience que l’Europe était mortelle. Il y avait un boulevard pour relancer, c’est alors qu’il aurait fallu agir. Ce mouvement n’a pas pris corps, faute d’une synchronisation entre les temps politique et civique. Le « business as usual » est de retour et la fenêtre d’opportunité s’est réduite. Un enjeu majeur est à mon sens que chaque citoyen ait un sentiment de responsabilité dans cette relance.

Vous proposiez, dans votre rapport « La voie européenne pour un futur meilleur », une « feuille de route concrète et ambitieuse » à mettre en œuvre après les élections allemandes. Où en êtes-vous ?

L’idée de feuille de route me semble avoir été reprise par Angela Merkel et Emmanuel Macron vendredi à l’Elysée. Il y a cependant une contradiction à surmonter : les Etats attendent beaucoup de Paris et Berlin mais en même temps ils les soupçonnent d’hégémonie. Il faut donc un couple franco-allemand inclusif, discutant avec tous, donnant l’impression à chacun qu’il a eu l’idée des initiatives mises sur la table. Il faut aussi sans doute qu’il utilise mieux la Commission, dont le rôle est de faire émerger des propositions d’intérêt général. C’est un exercice d’équilibriste.

Peut-on relancer l’idée des listes transnationales, torpillée par le Parlement européen ?

Pour 2019, il est tard pour modifier les lois électorales des Vingt-Sept. Miser sur 2024 est plus réaliste. Mais ces listes ne sont qu’un ingrédient pour créer un espace public européen. Une éducation civique commune est également nécessaire, de même que la définition d’un enjeu clair pour les élections européennes qui soit de choisir le président de la Commission. Il serait sain que ce dernier soit un « Spitzenkandidat », l’un des chefs de file des partis européens. Il faut aussi sortir des silos nationaux pour développer une expérience démocratique commune.

Il y a une fenêtre d’opportunité pour créer une force rassemblant ceux qui en Europe veulent sortir du dilemme droite-gauche

C’est que vous vous tentez de faire avec Civico.eu ?

Nous voulons profiter des « consultations citoyennes sur l’Europe », auxquelles participeront la quasi-totalité des Etats membres, pour expérimenter une plateforme permanente permettant de consulter et faire débattre les citoyens de manière transnationale. Des universités, des médias, des syndicats, de grandes entreprises, des PME et des startups participeront à cette expérimentation qui est un laboratoire de réinvention démocratique.

Une nouvelle force politique peut-elle, comme en France, émerger lors des élections de 2019 ?

Partout en Occident, les partis traditionnels sont remis en question. Il y a une fenêtre d’opportunité pour créer une force rassemblant ceux qui en Europe veulent sortir du dilemme droite-gauche.

Craignez-vous une progression des partis populistes ?

Elle est possible. Le vrai sujet est l’affaiblissement des chrétiens-démocrates et des sociaux-démocrates qui portent le projet européen depuis 1950. Il complique le processus de refondation de l’Europe. La démocratie, le pluralisme et l’indépendance des médias qui la conditionnent, l’indépendance de la justice, les libertés, n’ont jamais été aussi menacés depuis la chute du mur. En tant que citoyen engagé, j’invite les leaders d’opinion intellectuels mais aussi syndicaux ou entrepreneuriaux à se coaliser d’urgence aux côtés des citoyens pour contrer les forces sapant nos fondamentaux démocratiques partout en Europe. Nous ne pouvons assister les bras ballants à l’effondrement de ce qui a constitué la modernité de nos sociétés.

Économie internationale : C’est en Europe surtout que la France est faible

Économie internationale : C’est en Europe surtout que la France est faible

La lauréate du prix du meilleur jeune économiste 2020 Isabelle Méjean observe, dans une tribune au « Monde », que 60 % des échanges de la France avec le reste du monde se font à l’intérieur du Marché commun.

Tribune.

La pandémie a de nouveau mis en lumière les excès de la mondialisation. En cause : la déforestation, qui bouleverse les niches écologiques des animaux hôtes et favorise l’émergence de nouveaux virus, et la mobilité internationale des individus, qui aide à diffuser l’épidémie. Les tensions protectionnistes ressurgissent, comme en témoignent les appels au souverainisme économique, qui serait la solution aux problèmes d’approvisionnement en matériel sanitaire, mais aussi en produits de toute sorte, du printemps 2020. Ces tensions interviennent dans un climat international globalement sceptique à l’égard du libre-échange, qui a atteint son apogée avec le vote au Royaume-Uni sur le Brexit, en 2016, et la guerre commerciale sino-américaine de 2018.

Ce scepticisme est nourri par le sentiment d’un insuffisant partage des gains de la mondialisation, confirmé par de nombreux travaux académiques. D’un côté, les grands gagnants, les multinationales, leurs actionnaires et leurs cadres, qui bénéficient majoritairement des nouvelles opportunités offertes par l’ouverture des pays émergents, et peuvent exploiter les règles de la fiscalité internationale pour éviter l’impôt. De l’autre, les perdants, les entreprises exposées à une concurrence étrangère accrue et leurs salariés, victimes de destructions d’emplois dans une économie marquée par le chômage de masse. Entre les deux, un bénéfice en termes de pouvoir d’achat réel mais diffus, et donc difficile à appréhender. On estime que l’augmentation des importations en provenance de Chine entre 1995 et 2007 a détruit environ 100 000 emplois en France, des pertes concentrées géographiquement, tandis qu’elle a amélioré le pouvoir d’achat annuel de chaque ménage de 1 000 euros, des gains répartis sur toute la distribution des revenus. A cela s’ajoutent des difficultés à mettre en place des politiques environnementales ambitieuses, dans un contexte où la perte de compétitivité des entreprises françaises semble une menace insurmontable.

Si ces problèmes sont réels, on oublie parfois que, pour l’économie française, la mondialisation se joue avant tout à l’échelle européenne. Environ 60 % des échanges de la France avec le reste du monde se font à l’intérieur de l’Union européenne (UE), quand les biens en provenance d’Asie représentent 15 % des importations françaises. Les entreprises françaises ont des chaînes de valeur principalement européennes. Et si la France a un problème de compétitivité, c’est vis-à-vis de ses partenaires européens plus que des pays asiatiques.

 

 

Enseignement–Niveau des élèves : les Français derniers en Europe

Enseignement–Niveau des élèves : les Français derniers en Europe

Une nouvelle confirmation de la situation catastrophique du niveau des élèves en France. Une étude publiée mardi par l’Association internationale pour l’évaluation de la réussite éducative (IAE), un organisme scientifique basé aux Etats-Unis, montre que les élèves français en classe de CM1 et quatrième sont, en maths et en sciences, parmi les moins bons de l’Union européenne. Un constat auquel a réagi l’économiste Christian Saint-Etienne au micro d’Europe 1.  »C’est une déception majeure puisque les mathématiques ont été un point d’excellence de l’enseignement français depuis le début de l’enseignement primaire dans les années 1870. C’est un recul historique », souligne le spécialiste.

 

Dans le détail, cette étude TIMSS montre en effet que les élèves de CM1 affichent un score de 485 points en mathématiques et 488 en sciences, en deçà de la moyenne internationale (529 et 526 respectivement) et de la moyenne européenne (527 en maths, 522 en sciences). En quatrième, en maths, la France est aussi en retrait avec un score de 483 points, soit sous la moyenne internationale (511), et se trouve en dernière position au niveau de l’Union européenne. En sciences, avec un score de 489 points, l’Hexagone se situe aussi sous la moyenne internationale (515).

Niveau des élèves : les Français derniers en Europe

Niveau des élèves : les Français derniers en Europe

Une nouvelle confirmation de la situation catastrophique du niveau des élèves en France. Une étude publiée mardi par l’Association internationale pour l’évaluation de la réussite éducative (IAE), un organisme scientifique basé aux Etats-Unis, montre que les élèves français en classe de CM1 et quatrième sont, en maths et en sciences, parmi les moins bons de l’Union européenne. Un constat auquel a réagi l’économiste Christian Saint-Etienne au micro d’Europe 1.  »C’est une déception majeure puisque les mathématiques ont été un point d’excellence de l’enseignement français depuis le début de l’enseignement primaire dans les années 1870. C’est un recul historique », souligne le spécialiste.

 

Dans le détail, cette étude TIMSS montre en effet que les élèves de CM1 affichent un score de 485 points en mathématiques et 488 en sciences, en deçà de la moyenne internationale (529 et 526 respectivement) et de la moyenne européenne (527 en maths, 522 en sciences). En quatrième, en maths, la France est aussi en retrait avec un score de 483 points, soit sous la moyenne internationale (511), et se trouve en dernière position au niveau de l’Union européenne. En sciences, avec un score de 489 points, l’Hexagone se situe aussi sous la moyenne internationale (515).

Pollution air Europe : des améliorations mais aussi des disparités

Pollution air Europe : des améliorations mais aussi des disparités

Des améliorations mais aussi des disparités géographiques.  La pollution de l’air en Europe, selon l’AEE, qui estime que l’exposition aux particules fines a causé environ 417.000 décès prématurés dans 41 pays européens en 2018, dont 379.000 dans l’Union européenne (UE) à 28.

L’agence note cependant une amélioration de la qualité de l’air au cours des 10 dernières années, le nombre de décès prématurés ayant baissé d’environ 54%.La plupart des citoyens de l’UE vivant en zone urbaine sont cependant exposés à certains polluants à des niveaux supérieurs aux normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus strictes.

Selon l’OMS, quasiment trois quarts (74%) des habitants des villes de l’UE sont ainsi exposés à des niveaux de particules dépassant ses normes alors que ce taux tombe à 4% selon les normes de l’UE.

Le rapport souligne également les disparités en termes de qualité de l’air dans l’UE, six Etats membres (la Bulgarie, la Croatie, l’Italie, la Pologne, la République tchèque et la Roumanie) ayant dépassé la valeur limite de l’Union pour les particules fines (PM2.5) en 2018. Seuls quatre pays en Europe (l’Estonie, la Finlande, l’Islande et l’Irlande) présentaient des concentrations en particules fines inférieures aux valeurs indicatives de l’OMS, selon ce rapport.

L’UE a déjà engagé des poursuites judiciaires contre 18 pays, dont la France, pour non-respect de leurs obligations en matière de protection des citoyens contre la mauvaise qualité de l’air.

Glyphosate: Interdiction totale en Europe fin 2022 ? (Macron)

Glyphosate: Interdiction totale  en Europe fin 2022 ? (Macron)

 

 

Sans doute pour cacher ses tergiversations par rapport à l’interdiction du phosphate en France, Macron propose maintenant l’extension de cet interdiction à toutes l’union européenne. Or il n’est pas certain du tout que certains Etats rejoignent la proposition de Macron. Une manière pour le président de la république français de se défausser sur l’Europe.

 

Le 27 novembre 2017, Emmanuel Macron assurait vouloir interdire le glyphosate « d’ici trois ans ». Trois ans plus tard, la France en est loin : selon le ministère de l’Ecologie, la baisse de son utilisation n’est que de « 50% ces dernières années ».

Entre temps, en 2019, le chef de l’Etat était revenu sur ses propos, estimant que cette promesse n’était « pas faisable », faute d’alternatives. A l’heure où les associations et élus écologistes, ainsi qu’une partie de la majorité, s’apprêtent à se rappeler au bon souvenir du chef de l’Etat, Emmanuel Macron veut se montrer offensif et déporter le débat sur le plan européen.

D’une certaine manière ces aussi la preuves que le gouvernement français ne peut s’engager seul dans cette voie sans mettre en cause l’avenir de certaines filières agricoles.

Interdiction totale du glyphosate en Europe fin 2022 ? (Macron)

Interdiction totale du glyphosate en Europe fin 2022 ? (Macron)

 

 

Sans doute pour cacher ses tergiversations par rapport à l’interdiction du phosphate en France, Macron propose maintenant l’extension de cet interdiction à toutes l’union européenne. Or il n’est pas certain du tout que certains Etats rejoignent la proposition de Macron. Une manière pour le président de la république français de se défausser sur l’Europe.

 

Le 27 novembre 2017, Emmanuel Macron assurait vouloir interdire le glyphosate « d’ici trois ans ». Trois ans plus tard, la France en est loin : selon le ministère de l’Ecologie, la baisse de son utilisation n’est que de « 50% ces dernières années ».

Entre temps, en 2019, le chef de l’Etat était revenu sur ses propos, estimant que cette promesse n’était « pas faisable », faute d’alternatives. A l’heure où les associations et élus écologistes, ainsi qu’une partie de la majorité, s’apprêtent à se rappeler au bon souvenir du chef de l’Etat, Emmanuel Macron veut se montrer offensif et déporter le débat sur le plan européen.

D’une certaine manière ces aussi la preuves que le gouvernement français ne peut s’engager seul dans cette voie sans mettre en cause l’avenir de certaines filières agricoles.

« Pour mieux soigner en Europe changer de contrat social».

« Pour mieux soigner en Europe changer  de contrat social».

 

La tribune dans l’Opinion de dirigeants de biotechs notamment  André Choulika, John Crowley, Daniel de Boer, Paul Hastings, Rachel King, Jeremy Levin, Ted Love, John Maraganore, Hans Schikan, Onno Van De Stolpe

 

Tribune

Alors que la France fait face depuis le début de l’année à la Covid-19, elle concentre à juste titre son attention sur les implications à long terme de cette crise. Une ligne directrice s’est imposée : il faut renforcer l’autonomie stratégique et la souveraineté technologique dans les secteurs industriels clefs, tels que l’industrie biopharmaceutique. Le plan de relance, le PLF 2021, mais aussi le PLFSS 2021, en cours d’examen au Parlement, en témoignent.

L’épidémie a mis à nu les faiblesses structurelles de notre société. A la suite de Mary Robinson, ancienne Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, de nombreuses voix ont ainsi appelé à un nouveau contrat social. La santé ne doit pas se soustraire à cet appel. A l’ère de la Covid-19, alors que des sociétés de biotechnologie d’un type nouveau émergent, il est sans doute temps de repenser les rapports entre les différents acteurs de la santé.

Dirigeants de sociétés de biotechnologie en France, en Europe et aux Etats-Unis, nous voulons être une force de proposition et nous faire acteurs de cette réflexion, avec les pouvoirs publics, les patients et les professionnels de santé.

Jusqu’alors, le contrat social entre les entreprises de biotechnologie et la société reposait sur un système qui garantissait un investissement continu dans le progrès scientifique et, in fine, le développement de thérapies abordables et efficaces pour les générations futures. Le cadre juridique actuel illustre parfaitement ce contrat social : incitations et protection de l’innovation pendant un certain temps, puis entrée des médicaments dans le domaine public.

Nous continuons à croire en ce cycle. Il a démontré sa pertinence : le monde connaît aujourd’hui une véritable révolution biotechnologique, marquée par l’arrivée imminente d’une nouvelle vague de traitements de rupture, notamment pour les patients atteints de maladies rares. Nombre de ces nouvelles technologies font partie du pipeline de potentiels traitements contre la Covid-19.

La mission de notre industrie est de développer des traitements qui améliorent la santé des patients ; nous sommes insatisfaits du fait que des percées médicales ne soient pas rapidement mises à leur disposition

Mais peut-être ce contrat social ne tient-il plus toutes ses promesses ? Nous ne sommes pas sourds aux critiques dénonçant prix abusifs, abus de propriété intellectuelle et stratégies de négociation agressives des laboratoires. Il serait tout aussi juste de préciser que le développement de nouvelles technologies ne va pas sans prise de risque et disruption. La mission de notre industrie est de développer des traitements qui améliorent la santé des patients ; nous sommes donc tous insatisfaits du fait que des percées médicales majeures ne soient pas rapidement mises à leur disposition.

Aussi, le temps nous paraît venu pour un nouveau pacte, en vertu duquel les pouvoirs publics s’engageraient à valoriser et récompenser les innovations que nous apportons, et l’industrie biotechnologique à redoubler d’efforts pour garantir l’accès à l’innovation et à agir avec responsabilité et intégrité avec les patients en France et en Europe.

Sans tabou. Pour remplir nos obligations envers les patients, les médecins et les pouvoir publics et renouveler la confiance dans notre capacité à accomplir notre mission, nous appelons à un nouveau contrat social européen en matière de biotechnologie, impliquant une série d’engagements sur la recherche clinique, la propriété intellectuelle et les incitations réglementaires, des solutions innovantes en matière de prix, de remboursement et d’accès, et bien d’autres choses encore. C’est l’objet de la démarche engagée par 69 d’entre nous. Nous espérons qu’à l’avenir beaucoup d’autres nous rejoindrons.

Pour que de tels engagements puissent être pris, il nous faudra échanger sans tabou sur le développement de mécanismes de tarification, de financement et d’accès plus innovants, de nature à accélérer la disponibilité des traitements de rupture en France et en Europe. Nous savons que cela prendra du temps, mais nous croyons en notre capacité à nous respecter les uns les autres, à trouver des intérêts communs et, fondamentalement, à la volonté de chacun d’améliorer les soins d’aujourd’hui et de demain.

André Choulika (Ph.D.) est Président-directeur général de Cellectis, Paris (France), New-York et Raleigh (Etats-Unis). John Crowley est Président et Directeur Général d’Amicus Therapeutics, Cranbury, New Jersey (Etats-Unis). Daniel A. de Boer est Directeur Général, ProQR Therapeutics, Leyde (Pays-Bas), Cambridge, (Massachusetts, Etats-Unis). Paul Hastings est Directeur Général de Nkarta Therapeutics, South San Francisco (Californie, Etats-Unis). Rachel King est Directrice Générale de GlycoMimetics, Inc., Rockville, MD. Jeremy Levin, D.Phil., M.B. B.Chir., est Président et Directeur Général d’Ovid Therapeutics, New York. Ted Love est Docteur en médecine et Directeur Général, Global Blood Therapeutics, South San Francisco, CA. John Maraganore est Docteur et Directeur Général d’Alnylam Pharmaceuticals, Cambridge, MA. Hans Schikan est Membre du Conseil d’Administration et ancien Président a.i. de Health-Holland, La Haye (Pays-Bas). Onno Van De Stolpe est Directeur Général, Galapagos, Mechelen (Belgique).

 

Un nouveau partenariat Europe États-Unis ?

Un nouveau partenariat Europe États-Unis ?

 

Manfred Weber est député allemand au Parlement européen, président du groupe Parti populaire européen (PPE) espère un nouveau partenariat entre les États-Unis et l’union européenne. (Chronique dans l’opinion)     Tribune   Comme beaucoup, j’ai accueilli avec soulagement l’annonce de la victoire de Joe Biden et de Kamala Harris à l’élection présidentielle américaine. Après quatre années de présidence Trump, la restauration d’un climat de confiance entre l’Europe et les Etats-Unis est indispensable, tant les défis communs sont nombreux. Aussi devons-nous, d’ici à la prise de fonction du Président-élu, proposer aux Américains un partenariat transatlantique refondé, couvrant l’ensemble des domaines stratégiques majeurs pour le XXIe siècle. Qu’il s’agisse de la gestion de la crise du coronavirus, de la lutte contre le changement climatique, des menaces pour notre sécurité, de la politique agressive de la Russie, ou encore du domaine du numérique, nous avons absolument besoin de nous mettre d’accord sur une approche commune. Pour moi la priorité absolue doit aller à la définition d’une stratégie transatlantique commune vis-à-vis de la Chine, qui sort renforcée économiquement de la crise du coronavirus, et dont les valeurs communistes sont plus que jamais à l’opposé de celles de nos pays démocratiques. Bloc sociétal. Au-delà de nos différences, je suis en effet convaincu que ce qui nous lie aux Etats-Unis reste plus fort que ce qui nous sépare, et que dans un monde de plus en plus hostile, l’Europe et les Etats-Unis ont tout intérêt à s’affirmer comme un bloc sociétal, construit sur des valeurs fondamentales communes. Ensemble, l’UE et les Etats-Unis représentent 50 % du PIB mondial. Avec nos partenaires américains, nous devons nous assurer que les normes et standards en vigueur dans le monde dans les décennies qui viennent soient fixés par nous, et non par la Chine. Nous avons le pouvoir de le faire, alors faisons-le ! Dans ce partenariat renouvelé, l’Union européenne devra pouvoir discuter d’égal à égal avec les Etats-Unis. Cela signifie que l’élection de Joe Biden ne peut pas nous servir d’excuse pour ne pas « faire nos devoirs », notamment en matière de sécurité régionale. La Russie, la Turquie, la Libye et le Haut-Karabakh sont à nos portes, pas dans le voisinage des Etats-Unis. Indépendamment de qui occupe le Bureau Ovale, nous devons prendre notre destin en main et renforcer la Défense européenne commune. N’oublions pas non plus que la défaite de Donald Trump ne signifie pas, loin s’en faut, la fin du « Trumpisme » : ces quatre années vont laisser des traces, chez nous aussi. Le style de Trump, construit sur la recherche du conflit, l’agression permanente et la diffusion massive de « fake news » comme outil de pouvoir, a profondément divisé la société américaine. Il a aussi fait beaucoup d’émules. Les dirigeants populistes d’Europe et du monde entier ont certes perdu leur héros, mais le « Trumpisme » continuera à prospérer, avec tout ce que cela implique en termes de polarisation à l’extrême de nos sociétés, d’absence de dialogue et de remise en cause des vérités scientifiques. En Europe aussi, la montée de la colère, alimentée par les algorithmes des réseaux sociaux, nous guette. Soyons attentifs et vigilants pour éviter que Trump parti, d’autres « Trump », européens cette fois, ne reprennent le flambeau. Manfred Weber est député allemand au Parlement européen, président du groupe Parti populaire européen (PPE). Retrouvez sa chronique le dimanche sur lopinion.fr et le lundi dans l’Opinion, en alternance avec celle de Dacian Ciolos, président du groupe Renew Europe.

Coronavirus : Mettre fin aux stratégies divergentes en Europe (Charles Michel)

Coronavirus : Mettre fin aux stratégies divergentes en Europe (Charles Michel)

 

En affirmant que les stratégies sanitaires européennes doivent être convergentes le président du conseil européen Charles Michel critique en creux des politiques très contradictoires. (Interview Figaro)

Comment décririez-vous la situation actuelle en Europe sur le front du Covid-19?

Charles MICHEL. -Nous devons dire la vérité. La situation est grave. L’Europe en est maintenant à devoir éviter le drame. C’est pourquoi il est urgent d’agir au niveau européen. Il y a un lien entre le niveau d’intensité des mesures restrictives que les États membres sont en train de prendre et la question de l’efficacité de notre stratégie commune. Deux solutions peuvent être utilisées pour limiter la propagation du virus. La première, la plus facile à décider, est le verrouillage qui a d’énormes conséquences politiques, économiques, sociales, psychologiques, voire démocratiques. L’autre option, c’est une plus grande coordination dans le testing, le traçage et dans les vaccins.

Qu’attendez-vous de la visioconférence des Vingt-Sept qui aura lieu jeudi?

J’appelle à une Union pour les tests et les vaccins. Et j’espère que les discussions permettront d’encourager les États membres à converger et à coopérer.

Coût de la pollution de l’air : environ 170 milliards en Europe

Coût de la pollution de l’air : environ 170 milliards en Europe

Selon un rapport, réalisé par le cabinet CE Delft pour l’Alliance européenne pour la santé publique (EPHA), le coût de la pollution en Europe serait de l’ordre de 170 milliards par an. Un coût  évidemment très approximatif car il est bien difficile de mesurer les conséquences directes et surtout indirectes des particules polluantes sur la santé.

L’étude surtout soulignait l’influence de trois polluants principaux de l’air, les particules (PM), le dioxyde d’azote (NO?) et l’ozone (O3) et leurs coûts sociaux, c’est-à-dire les coûts directs liés aux soins et indirects comme la réduction de l’espérance de vie ou des maladies comme les bronchites chroniques graves.

Londres arrive en tête des villes où ce coût est le plus élevé (11,4 milliards d’euros), devant Bucarest et Berlin. Paris arrive en septième place, selon le rapport. «Notre étude révèle combien un air toxique est nuisible à la santé mais aussi combien d’importantes inégalités existent entre les différents pays d’Europe», commente le secrétaire général de l’EPHA, Sascha Marschang, cité dans un communiqué de l’association Respire. «La situation peut être améliorée par des politiques publiques en matière de transports et les villes peuvent réduire les coûts en encourageant les mobilités non polluantes», poursuit-il.

Croissance : tassement en Europe et en France (BCE)

Croissance : tassement en Europe et en France (BCE)

“Les indicateurs suggèrent que (l’économie, ndlr) est en train de perdre de son élan”, a  dit dans un entretien réalisé par l’Institute for International Finance (IIF) le vice-président de la BCE, Luis de Guindos

“Notre réaction sera cohérente avec l’évolution de la situation”, a-t-il ajouté. “Nous aurons de nouvelles prévisions en décembre et nous évaluerons de quelle manière les mesures sont adaptées aux nouvelles prévisions mais nous n’avons pas de date concrète (…) et nous faisons cela en continu”, a-t-il expliqué.

Les indicateurs Markit avait déjà constaté que contrairement aux attentes du mois d’août, la reprise n’était pas au rendez-vous au niveau attendu en septembre et que le dernier trimestre risquait d’être mauvais. Après cette publication des indicateurs  Markit concernant les perspectives économiques de toute l’Europe y compris la France, l’INSEE a repris  à son compte la tendance baissière signalée en septembre et qui pourrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année. En clair, la croissance du quatrième trimestre pourrait être de zéro voire négative Contrairement à ce qui était affirmé au mois d’août il n’y a pas de véritable reprise et l’ensemble de l’année devrait accuser pour la France une baisse du PIB de 9 à 10 %. Le problème c’est que l’INSEE attribue quasi exclusivement cette inversion de tendance à la crise sanitaire

Comme depuis le début de la crise sanitaire, c’est l’évolution de l’épidémie qui devrait en grande partie conditionner celle de l’activité économique des tout prochains mois”, indique l’Institut national de la statistique dans sa note de conjoncture du mois d’octobre publiée mardi.

Or la crise sanitaire indiscutable n’est pas le seul facteur explicatif. Il y a d’une manière générale, en France surtout, un manque de confiance générale qui se traduit par un attentisme des consommateurs mais aussi en matière d’investissements dans les entreprises. Pour preuve,  comment expliquer que la baisse de la croissance de la France en 2020 sera à peu près le double de celle de l’Allemagne alors que dans le même temps jamais l’épargne n’aura connue un tel niveau. Environ 100 milliards auront été mis de côté par des épargnants qui diffèrent ou annulent leurs prévisions de dépenses notamment en matière d’équipement.

De leur côté les entreprises françaises ne distinguent pas clairement les objectifs du plan de relance dont on aura d’ailleurs beaucoup de mal à solliciter la totalité de l’enveloppe. En outre les effets immédiats de ce plan de relance seront très marginaux et il faudra attendre mi 2021 pour commencer à mesurer son influence..

Les enquêtes de conjoncture signalent une activité en retrait et certains autres indicateurs, comme les montants agrégés de transactions par carte bancaire, suggèrent un ralentissement de la consommation des ménages le mois dernier, signale l’INSEE.

“Dans un scénario où, au quatrième trimestre, les services les plus affectés (hôtellerie-restauration, services de transport, activités récréatives et de loisirs) reviendraient, après une embellie durant l’été, à leur niveau d’activité de juin dernier et où l’investissement resterait, par attentisme, à un niveau proche de celui du troisième trimestre, la croissance serait nulle en fin d’année”, estime l’Insee.

L’institut prévient toutefois qu’un “durcissement durable” des restrictions sanitaires pourrait provoquer une nouvelle contraction du PIB au quatrième trimestre.“Inversement, si la situation sanitaire se stabilisait, l’évolution du PIB pourrait être positive en fin d’année”, ajoute l’Insee.

L’institut prévoit un rebond de 16% du PIB au troisième trimestre après une chute de 13,8% au deuxième et un repli de 5,9% au premier.

Pour l’ensemble de l’année, sa prévision est inchangée avec une contraction attendue du PIB de l’ordre de 9%.

Croissance septembre : coup de mou en France et en Europe

Croissance septembre : coup de mou  en France et en Europe

 

 

Comme on pouvait s’y attendre la reprise n’est pas du tout au rendez-vous en septembre contrairement aux attentes exprimées en août. Heureusement, le secteur manufacturier se porte mieux et progresse même légèrement du fait d’un phénomène de rattrapage qui existe beaucoup moins dans nombre de services. En cause sans doute dans cette détérioration,  la crainte et les conséquences d’une résurgence du virus. Pour le mois de septembre, l’indice composite global – qui combine l’activité des services et celle du secteur manufacturier – s’est lui aussi replié à 48,5, contre 51,6 en août. Une valeur inférieure à 50 signalant ainsi une contraction de l’activité.

« Ce recul de l’activité globale a résulté de la détérioration de la conjoncture dans le secteur des services, la recrudescence du nombre de cas de Covid-19 ayant en effet entraîné une forte baisse de l’activité chez les prestataires de services », explique le cabinet Markit dans un communiqué.

L’enquête IHS Markit montre également que l’activité du secteur privé de la zone euro a ralenti en septembre pour se maintenir d’extrême justesse en territoire de croissance. L’indice composite est tombé à 50,4 le mois dernier, contre 51,9 en août, pour se rapprocher dangereusement du seuil de 50 qui sépare la contraction de la croissance.

 

 

Les services, qui représentent les deux tiers du produit intérieur brut (PIB) de l’union monétaire, ont encore pesé avec un indice tombé à 48,0 contre 50,05 en août. Cet indice des services est néanmoins légèrement supérieur à une première estimation à 47,6. « Avec une économie de la zone euro quasiment à l’arrêt en septembre, les chances d’un nouveau repli au quatrième trimestre ont clairement augmenté », commente Chris Williamson, chef économiste d’IHS Markit.

Croissance– Moral des patrons : tassement en Europe

Croissance– Moral des patrons : tassement en Europe

Globalement le moral des patrons en Europe ne s’est pas amélioré. Le moral des directeurs d’achat dans le secteur français des services a chuté en septembre à son plus bas depuis le mois de mai, selon l’indice PMI publié mercredi par l’institut IHS Markit. Cet indice a ainsi reculé à 47,5 en septembre après 51,5 en août. Le fait qu’il soit passé sous la barre des 50 signifie que le secteur est passé du territoire de la croissance à celui de la contraction en septembre, selon l’avis des professionnels.

Le secteur manufacturier français se porte mieux : son indice a progressé à 50,9 contre 49,8 le mois précédent, dépassant les attentes et repassant en territoire de croissance. « L’augmentation du nombre de cas de contamination a été accompagnée par de nouvelles mesures de restriction mais a aussi entraîné des hésitations au sein des entreprises, qui craignent de nouvelles fermetures temporaires », a commenté auprès de Reuters Eliot Kerr, économiste d’IHS Markit.

En zone euro aussi, l’activité a calé en septembre. L’indice PMI composite, qui reflète à la fois l’activité manufacturière et celle des services, est tombé à 50,1, après 51,7 le mois dernier, alors que les économistes l’attendaient à 51,9. Mais la France a subi la plus faible performance.

Moral des patrons : tassement en Europe

Moral des patrons : tassement en Europe

Globalement le moral des patrons en Europe ne s’est pas amélioré. Le moral des directeurs d’achat dans le secteur français des services a chuté en septembre à son plus bas depuis le mois de mai, selon l’indice PMI publié mercredi par l’institut IHS Markit. Cet indice a ainsi reculé à 47,5 en septembre après 51,5 en août. Le fait qu’il soit passé sous la barre des 50 signifie que le secteur est passé du territoire de la croissance à celui de la contraction en septembre, selon l’avis des professionnels.

Le secteur manufacturier français se porte mieux : son indice a progressé à 50,9 contre 49,8 le mois précédent, dépassant les attentes et repassant en territoire de croissance. « L’augmentation du nombre de cas de contamination a été accompagnée par de nouvelles mesures de restriction mais a aussi entraîné des hésitations au sein des entreprises, qui craignent de nouvelles fermetures temporaires », a commenté auprès de Reuters Eliot Kerr, économiste d’IHS Markit.

En zone euro aussi, l’activité a calé en septembre. L’indice PMI composite, qui reflète à la fois l’activité manufacturière et celle des services, est tombé à 50,1, après 51,7 le mois dernier, alors que les économistes l’attendaient à 51,9. Mais la France a subi la plus faible performance.

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