Archive pour le Tag 'Europe'

Merkel et l’Europe : une solution commune mais minimale avec Macron

Merkel et l’Europe :  une solution commune mais minimale avec Macron

Une nouvelle fois Merkel a affirmé sa volonté de renforcer l’Europe. La même promesse qu’elle a déjà faite à Sarkozy, puis Hollande. Le problème c’est que l’Allemagne et la France ne sont pas d’accord sur grand-chose. Pour résumer la France veut un budget commun, un ministre de l’économie et des emprunts européens. Merkel ne veut surtout pas de mutualisation des emprunts qui serait une manière de mutualiser aussi les dettes et l’irresponsabilité en matière de gestion budgétaire. Merkel veut bien d’un ministre de l’économie mais aux pouvoirs très limités. Merkel accepterait un budget  mais dans une enveloppe très réduite. Par contre la chancelière allemande accepterait le concept de fonds monétaire européen mais avec des critères d’indépendance tels que ceux qui sont exercés par la banque centrale européenne. La déclaration de Merkel n’est pas neutre elle vise aussi à séduire les sociaux-démocrates allemands très européens à fin de faciliter une nouvelle coalition entre socialistes et conservateurs. Mais une fois constituée cette coalition il ne faut guère espérer que l’Allemagne acceptera d’être solidaire des dérives financières de la France et d’autres pays. De ce point de vue Macron, comme Sarkozy, comme Hollande, rêve un peu. «Nous allons trouver une solution commune, car c’est nécessaire pour l’Europe». La déclaration d’Angela Merkel, vendredi à Bruxelles, aux côtés d’Emmanuel Macron est forte. «Nous voulons arriver d’ici à mars à rapprocher nos positions», a ajouté la chancelière, lors de cette conférence de presse, au Conseil européen. «Quand on veut, on peut», a-t-elle insisté. La volonté de Berlin de travailler main dans la main avec Paris pour renforcer la zone euro était affichée avec une clarté sans doute inédite depuis l’élection du 24 septembre en Allemagne qui a privé Angela Merkel de majorité. Reste à savoir quelle pourrait être cette «solution commune»? Avant de trouver un compromis avec les propositions de Paris, notamment formulées par le président français lors de son discours de la Sorbonne, Angela Merkel devra en élaborer un avec les sociaux-démocrates (le SPD) prêts à entamer des discussions en janvier pour reconduire une grande coalition au Bundestag. Difficulté pour la chancelière sortante: le leader du SPD Martin Schulz est dans la surenchère pro-européenne. N’a-t-il pas appelé de ses vœux, le 7 décembre dernier, la création des «États-Unis d’Europe». «C’est de la folie!», commente un Allemand qui connaît la chancelière de longue date et a aussi l’oreille du président français.

Recherche et développement : retards en Europe

Recherche et développement : retards en Europe

2.03% du PIB en moyenne pour l’union européenne (2.22 pour la France) avec des disparités et surtout des retards par rapport à d’autres zones mondiales.  Avec 2,22 % du PIB consacré à la recherche, la France est en deçà de l’objectif de 3 % fixé par l’UE dans le cadre de la stratégie Europe 2020.  La France se situe dans la moyenne), derrière  la Suède (3,25% du PIB) et l’Autriche (3,09% du PIB) suivies de l’Allemagne (2,94% du PIB). A l’inverse, la Lettonie (0,44%), la Roumanie (0,48%), et Chypre (0,50%) se placent en bas de tableau. Pour la France, Eurostat indique que les dépenses ont représenté 2,22% du PIB selon des données pour 2015 encore provisoires. (Les données pour 2016) n’étaient pas disponibles. La moyenne européenne se situe à 2,03%. Sur la dernière décennie, l’intensité de R&D (*) a progressé dans 22 États membres, les plus fortes hausses étant relevées en Autriche (de 2,36% en 2006 à 3,09% en 2016, soit +0,73 point de pourcentage – pp) et en Belgique (+0,68 pp). En revanche, l’intensité de R&D a diminué dans 6 États membres et plus particulièrement en Finlande (de 3,34% en 2006 à 2,75% en 2016, soit -0,59 pp) et au Luxembourg (-0,43 pp). L’un des indicateurs régulièrement évoqué correspond à l’objectif de 3% à atteindre pour l’intensité de recherche dans l’Union d’ici à 2020. Mais au regard des chiffres précités, seulement 2 pays sur 28 ont atteint cet objectif et il est peu probable que la majorité des Etats atteignent cette cible d’ici à 2020. Par ailleurs, cet objectif des 3% avait déjà été fixé au sommet de Lisbonne en 2000 pour être atteint…en 2010. Avec ce retard pris, la place de l’Europe dans la course à la recherche et à l’innovation pourrait se détériorer sur la scène internationale. En effet, l’intensité de R&D dans l’UE était beaucoup plus faible qu’en Corée du Sud (4,23% en 2015), qu’au Japon (3,29% en 2015) et qu’aux États-Unis (2,79% en 2015), tandis qu’elle se situait à peu près au même niveau qu’en Chine (2,07% en 2015). Ce retard pourrait avoir un impact important en termes de compétitivité pour les entreprises du continent européen notamment.

GE : suppression de 4.500 emplois en Europe

GE : suppression de  4.500 emplois en Europe

 

Selon  Les Echos,  GE  a présenté un projet de 4.500 suppressions de postes en Europe, sur le seul périmètre des activités Energie d’Alstom, acquises fin 2015 par l’industriel. Ces projets de suppressions de postes concerneraient surtout la Suisse, l’Allemagne et le Royaume-Uni, ajoutent Les Echos, précisant que les activités de GE en France sont encore protégées par l’accord signé avec l’Etat autour de la promesse de créer 1.000 emplois nets d’ici fin 2018.Pour la suite, la France sera nécessairement concernée.   »GE Power revoit actuellement ses activités pour permettre à la division de mieux se positionner face aux réalités du marché et assurer sa réussite à long terme », écrit GE dans un courriel adressé à Reuters. « Nous avons présenté notre projet au comité d’entreprise européen représentant les anciens employés d’Alstom, mais nous ne sommes pas en mesure de partager plus de détails à ce stade », explique encore l’industriel. GE a annoncé à la mi-novembre une cure d’amaigrissement radicale qui passera par plus de 20 milliards de dollars (17 milliards d’euros) de cessions d’actifs ainsi que des réductions d’effectifs. L’américain, qui a acquis fin 2015 les activités Energie d’Alstom, veut procéder à un recentrage de ses activités sur l’électricité, la santé et l’aéronautique.

 

Glyphosate (Roundup) : des résultats truqués par l’Europe

Glyphosate (Roundup) : des résultats truqués par  l’Europe

 

 

Copier coller des avis des firmes chimiques dans les documents d’expertise des autorités européennes. En effet, des documents indiquent que Monsanto aurait fait appel à des « auteurs fantômes », des scientifiques qui ont prêté leur nom pour la publication d’articles en réalité écrits par des membres de l’entreprise. Celle-ci aurait également fait pression pour que des journaux scientifiques retirent des articles réellement indépendants et contraires à ses intérêts. Trois enquêtes qui auraient fait l’objet de cette pratique du « ghost-writing » ont été utilisées dans l’évaluation du glyphosate par les agences européennes. L’EFSA et l’ECHA, agences européennes ont cependant minimisé l’impact de ces révélations, assurant que les documents en question n’ont eu que peu d’influence sur le résultat et qu’elles étaient « parvenues à leur conclusion indépendante sur la base des données originelles, et non de l’interprétation de quelqu’un d’autre ». En juin, les agences ont donc indiqué que « même si les allégations de ‘ghost-writing’ était avérées, cela n’aurait pas d’impact sur l’évaluation globale de l’UE et ses conclusions sur le glyphosate ». Le 4 octobre, deux des plaignants de l’affaire Monsanto en cours outre-Atlantique et leurs avocats se sont rendus à Bruxelles pour encourager le non-renouvèlement de l’autorisation de vente du glyphosate en Europe. L’herbicide, considéré comme « probablement cancérigène » par le CIRC, le centre onusien de recherche sur le cancer, a en effet été évalué et jugé sûr par l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) et l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA). Dans une étude commanditée en 1999 par l’entreprise, le Dr James Parry informait Monsanto du caractère génotoxique du glyphosate et recommandait des études plus poussées sur les effets des « formules » au glyphosate, c’est-à-dire le RoundUp. Une substance est dite génotoxique quand elle est capable de perturber l’ADN des cellules et de causer des mutations, qui sont notamment à l’origine de cancers. L’étude de James Parry n’a jamais été rendue publique et ses recommandations ont été ignorées : « Nous ne ferons simplement pas les études proposées par Parry », écrivait William Heydens, toxicologue chez Monsanto, après réception de l’étude. Dans le RoundUp, des substances chimiques (les surfactants) sont ajoutées pour accroître la capacité de pénétration dans la plante du glyphosate. Ces produits ont un profil génotoxique encore plus élevé. La réglementation européenne sur les pesticides prévoit que l’EFSA et l’ECHA n’analysent que la substance active présente dans le pesticide, pas la formule complète de celui-ci, dont l’évaluation revient aux États membres. La France et les Pays-Bas ont ainsi interdit partiellement le RoundUp en 2015, mais le glyphosate est présent dans de nombreux autres produits encore sur le marché. La licence du glyphosate expire cette année et les États membres de l’UE voteront probablement lors d’une réunion en novembre suite au débat des 5 et 6 octobre qui n’a débouché sur aucune conclusion. Le commissaire à la sécurité alimentaire et à la santé, Vytenis Andriukaitis a annoncé qu’il n’y aurait pas de réautorisation sans majorité qualifiée des États membres. Paris a déjà déclaré qu’elle voterait contre le renouvellement de la licence, et le 3 octobre, le ministre italien de l’Agriculture Maurizio Martina a annoncé dans un tweet que l’Italie s’y opposerait également.

Le dumping social et fiscal financé par les fonds structurels de l‘Europe (Macron)

Le dumping social et  fiscal financé par les fonds structurels de l‘Europe (Macron)

« On ne peut pas laisser se développer un business model de dumping fiscal et social financé par les fonds européens », a déclaré Emmanuel Macron au  sommet social européen de Göteborg, Macon a fortement critiqué le dumping social et fiscal qui est encouragé par les aides européennes aux pays les moins développés. Des aides qui représentent 50 à 60 milliards par an. Macron vise évidemment certains pays de l’Est qui font de l’optimisation fiscale et sociale un argumentaire pour attirer les investissements et les entreprises. En arrière en arrière-plan aussi le fait que ces pays soutenus par l’Europe privilégient parfois le choix d’investissement provenant de pays non européens pour leurs équipements notamment militaires. La problématique de l’harmonisation sociale n’est pas nouvelle, pas davantage que l’harmonisation fiscale. Jusque-là il faut bien convenir que les textes européens comme les philosophies politiques des principaux responsables avaient contribué à mettre ces questions entre parenthèses. Macron a au moins le mérite de les remettre sous les feux de l’actualité. Il n’est cependant pas certain qu’on progresse beaucoup concrètement sur ce sujet. En effet pour l’instant,  on s’est surtout contenté de libéraliser les marchés. Pour modifier la doctrine,  il faudrait convenir que les progrès de libéralisation ne peuvent être acceptés que s’il y a parallèlement les mêmes progrès en matière sociale et fiscale. On a bien vu lors  de la dernière discussion concernant les travailleurs détachés les limites de l’exercice. Finalement,  Macon a dû se contenter d’un texte de compromis peu contraignant Le président français a cependant plaidé ce vendredi, au sommet social européen de Göteborg, pour que les subventions européennes soient conditionnées à l’adoption par les pays bénéficiaires de certaines normes sociales et fiscales. Comment éviter que l’Union européenne ne finance par les aides européennes un système de dumping social ou fiscal sur son territoire? C’est le sujet clivant mais d’actualité qu’a tenu à aborder Emmanuel Macron, lors du sommet social européen qui se tient en Suède (à Göteborg) ce vendredi 17 novembre. « Je suis pour conditionner les fonds structurels à la convergence sociale. On ne peut pas laisser se développer un business model de dumping fiscal et social financé par les fonds européens », a déclaré Emmanuel Macron lors d’une table ronde. L’objectif est d’encourager « une convergence sociale » entre les pays de l’UE », a-t-il précisé. La question de la conditionnalité des fonds européens -environ 50 à 60 milliards par an, distribués notamment aux régions les plus pauvres- sera abordée lors de la discussion budgétaire européenne de l’an prochain. Plus encore que les normes sociales, « le débat fiscal est compliqué mais il faut l’ouvrir », a commenté l’entourage d’Emmanuel Macron, en citant l’exemple de la Hongrie qui a « baissé son impôt sur les sociétés d’exactement le même montant que la hausse des fonds structurels qu’elle reçoit ». Si le principe de conditionner les aides commence à se répandre dans l’UE, la bataille se sera sur la définition des critères, selon l’Élysée. Il s’agirait d’un ou deux critères, comme l’existence d’un salaire minimum ou encore le respect d’une référence d’impôt sur les sociétés, a expliqué l’Élysée, qui évoque un système de bonus-malus ou de limitation des aides par pays. L’entourage du chef de l’État souligne d’ailleurs que cette décision ne requiert pas un accord à l’unanimité mais seulement à la majorité.  Concernant le dumping social, on s’est contenté d’une grande déclaration, baptisée « Socle européen des droits sociaux », un ensemble de principes symboliques qui montre l’attachement de l’UE à des droits sociaux fondamentaux mais pour l’instant sans aucune obligation

 

Croissance Europe : menacée par le Brexit (FMI)

Croissance Europe : menacée par le Brexit (FMI)

 

Jusque là, la croissance européenne semblait s’inscrire dans une  tendance haussière et on espérait 2.4% pour 2017. Pour 2018 la prévision est moins optimisme : seulement 2.1%. Mais cette dernière prévision pourraiat bien être impacté par des négociations du Brexit qui n’avancent  toujours pas et qui évoluent  entre un Brexit dur, c’est à dire une  rupture unilatérale du Royaume uni avec l’Union économique et un compromis avec période de transition. Face à ces incertitudes des investissements sont actuellement en stand-by.  Le FMI se veut cependant optimiste, il espère accord assorti d‘une période de transition soit conclu. Les économistes du Fonds, qui n‘ont réalisé aucun modèle n‘intégrant pas d‘accord, estiment cependant qu‘un Brexit dur risque d‘avoir un impact négatif. “Dans de telles circonstances, notre préoccupation est que la croissance économique souffrira, en particulier au Royaume-Uni, mais aussi dans la zone euro”, a-t-il déclaré. “Nous envisageons alors une croissance sensiblement plus faible que ce que nous projetons actuellement.”Le FMI soutient  la proposition de transformer le Mécanisme européen de stabilité (MES) en un organisme de prêt du type du FMI en cas de crise. “Avec une structure de gouvernance appropriée et un mandat de surveillance fort, un FME (Fonds monétaire européen) pourrait réellement renforcer la prévention et la gestion des crises”, dit le FMI qui ajoute : » La capacité à prendre des décisions rapides et cruciales sera la clé. La zone euro a souvent été à la peine lors de ses différentes crises car elle devait obtenir l‘aval des parlements nationaux sur de nombreuses mesures ».

Emploi des jeunes : la France à 19 ème position en Europe

Emploi des jeunes : la France à 19ème position en Europe

Selon  le centre de recherche (KOF) de l’école polytechnique de Zurich (EPFZ) la France, le classement indique qu’elle a perdu deux places entre 2014 et 2015, passant de la 14e place à la 16e place malgré une légère amélioration de l’indice (4,86 en 2014 contre 4,88 en 2015, sur une échelle de 1 à 7). Et depuis la crise de 2008, la situation de la France est loin de s’arranger (22% de taux de chômage en juin). Après avoir connu un indice se situant à 5,09 en 2007, le pays connaît une baisse régulière de cet outil malgré cette récente hausse. Plus grave encore, l’évolution de cet indicateur depuis 1990 illustre une vraie détérioration du marché du travail pour les jeunes. Et même si le chômage des jeunes est en baisse en France ces derniers trimestres, il s’élève à 22,4% au sens du bureau international du travail à la fin du mois de juin pour cette catégorie, contre 9,2% au niveau national selon les dernières données de l’Insee. La dernière publication de l’école suisse a confirmé la première position du Danemark, qui affiche un score de 5,79 en 2015, en légère progression par rapport à 2014. Viennent ensuite la Suisse (5,71), l’Autriche (5,48), l’Allemagne (5,47) et les Pays-Bas (5,44). Ce classement des quatre premiers pays demeure inchangé entre 2014 et 2015. D’après les auteurs de l’étude, les principales différences entre les quatre pays leaders reposent sur « la dimension ‘Système de formation’, l’Autriche et l’Allemagne réalisant des scores nettement inférieurs à ceux du Danemark et de la Suisse dans ce domaine ». Les Pays-Bas, qui se situent au cinquième rang avec 5,44 points,  »présentent aussi une marge d’amélioration sur le plan éducatif. » La situation des jeunes Allemands a retenu l’attention de l’institut suisse. « Parmi les pays de l’UE  à 28, l’Allemagne affiche l’évolution la plus impressionnante entre 2010 et 2015, en ce qui concerne les indicateurs ‘taux de chômage’,  ‘taux NEET’ (**) et ‘taux d’éducation formelle’ ». D’après la dernière livraison du KOF, les jeunes Allemands ont connu une réelle amélioration sur le front de l’emploi. De plus en plus sont engagés dans une formation, et « sur le marché du travail, les jeunes sont nettement moins exposés au chômage ou à l’inactivité ». Ces signes encourageants ne doivent pas faire oublier que les jeunes actifs allemands sont confrontés à une précarisation du marché du travail et un risque de pauvreté accru. La libéralisation du marché du travail, permise par les réformes « Hartz » mises en oeuvre en 2003 et 2005 sous Gerhard Schröder, a favorisé le développement des mini-jobs faiblement rémunérés.  Le taux de pauvreté a augmenté nettement entre 2000 et 2005, de 12,5% à 14,7%. La hausse est particulièrement marquée pour les personnes en emploi et plus encore pour celles au chômage.

 

Glyphosate : des résultats bidonnés par l’Europe

Glyphosate : des résultats bidonnés par l’Europe

Des documents indiquent que Monsanto aurait fait appel à des « auteurs fantômes », des scientifiques qui ont prêté leur nom pour la publication d’articles en réalité écrits par des membres de l’entreprise. Celle-ci aurait également fait pression pour que des journaux scientifiques retirent des articles réellement indépendants et contraires à ses intérêts. Trois enquêtes qui auraient fait l’objet de cette pratique du « ghost-writing » ont été utilisées dans l’évaluation du glyphosate par les agences européennes. L’EFSA et l’ECHA, agences européennes ont cependant minimisé l’impact de ces révélations, assurant que les documents en question n’ont eu que peu d’influence sur le résultat et qu’elles étaient « parvenues à leur conclusion indépendante sur la base des données originelles, et non de l’interprétation de quelqu’un d’autre ». En juin, les agences ont donc indiqué que « même si les allégations de ‘ghost-writing’ était avérées, cela n’aurait pas d’impact sur l’évaluation globale de l’UE et ses conclusions sur le glyphosate ». Le 4 octobre, deux des plaignants de l’affaire Monsanto en cours outre-Atlantique et leurs avocats se sont rendus à Bruxelles pour encourager le non-renouvèlement de l’autorisation de vente du glyphosate en Europe. L’herbicide, considéré comme « probablement cancérigène » par le CIRC, le centre onusien de recherche sur le cancer, a en effet été évalué et jugé sûr par l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) et l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA). Dans une étude commanditée en 1999 par l’entreprise, le Dr James Parry informait Monsanto du caractère génotoxique du glyphosate et recommandait des études plus poussées sur les effets des « formules » au glyphosate, c’est-à-dire le RoundUp. Une substance est dite génotoxique quand elle est capable de perturber l’ADN des cellules et de causer des mutations, qui sont notamment à l’origine de cancers. L’étude de James Parry n’a jamais été rendue publique et ses recommandations ont été ignorées : « Nous ne ferons simplement pas les études proposées par Parry », écrivait William Heydens, toxicologue chez Monsanto, après réception de l’étude. Dans le RoundUp, des substances chimiques (les surfactants) sont ajoutées pour accroître la capacité de pénétration dans la plante du glyphosate. Ces produits ont un profil génotoxique encore plus élevé. La réglementation européenne sur les pesticides prévoit que l’EFSA et l’ECHA n’analysent que la substance active présente dans le pesticide, pas la formule complète de celui-ci, dont l’évaluation revient aux États membres. La France et les Pays-Bas ont ainsi interdit partiellement le RoundUp en 2015, mais le glyphosate est présent dans de nombreux autres produits encore sur le marché. La licence du glyphosate expire cette année et les États membres de l’UE voteront probablement lors d’une réunion en novembre suite au débat des 5 et 6 octobre qui n’a débouché sur aucune conclusion. Le commissaire à la sécurité alimentaire et à la santé, Vytenis Andriukaitis a annoncé qu’il n’y aurait pas de réautorisation sans majorité qualifiée des États membres. Paris a déjà déclaré qu’elle voterait contre le renouvellement de la licence, et le 3 octobre, le ministre italien de l’Agriculture Maurizio Martina a annoncé dans un tweet que l’Italie s’y opposerait également.

Catalogne : le grand silence de l’Europe

Catalogne : le grand silence de l’Europe

 

Dans une tribune Antoine Rayroux, professeur de science politique à Concordia University explique pourquoi l’Europe est aussi silencieuse à propos de la crise en catalogne. (La Tribune)

« Mercredi 4 octobre, le Parlement européen a tenu un débat en séance plénière intitulé « Constitution, état de droit et droits fondamentaux en Espagne à la lumière des événements en Catalogne ». Pressée depuis plusieurs semaines de se prononcer sur la question catalane, l’Union européenne ne pouvait rester totalement silencieuse plus longtemps. En effet, le gouvernement catalan de Carles Puigdemont demande à l’Europe de s’impliquer dans une médiation avec le gouvernement espagnol suite au vote sur le référendum pour l’indépendance de la Catalogne tenu le 1er octobre. Il n’est pas non plus impossible que les violences policières constatées la journée du vote, qui ont causé plusieurs centaines de blessés, soient portées devant la Cour européenne des droits de l’homme. Déjà, dès le lendemain du vote l’Organisation des Nations Unies, par la voix de son Haut Commissaire au droit de l’homme, exprimait son inquiétude face à la situation et demandait au gouvernement de Mariano Rajoy d’enquêter. Car si celui-ci a mené la bataille sur le front de la légalité constitutionnelle et du respect de l’état de droit, il a, depuis le 1er octobre, sans doute perdu celle des images. Pourtant, pendant des semaines les instances européennes sont restées muettes. Pour comprendre ce silence gêné sur la question catalane, il importe d’opérer deux distinctions : entre les États membres de l’Union européenne et les institutions européennes ; et entre la position adoptée sur le principe de l’autodétermination de la Catalogne et la réaction à l’égard des violences policières. A la fois les gouvernements européens et les représentants des institutions européennes ont répété comme un leitmotiv, ces dernières semaines, que la question catalane relevait de l’État et de la société espagnole uniquement, et qu’ils n’avaient pas vocation à s’immiscer dans le débat. Cette position est le reflet de plusieurs principes traditionnels des relations internationales : la primauté de la souveraineté nationale, l’unité de l’État et la non-intervention dans ses affaires intérieures. Ainsi, aucun des 28 États membres de l’UE n’est en faveur de la sécession de la Catalogne, et tous soutiennent la position du gouvernement de Madrid. Naturellement, certains États membres sont plus sensibles que d’autres à la question du séparatisme, étant eux-mêmes confrontés à des risques plus ou moins similaires. Outre le Royaume-Uni (Écosse) et l’Espagne, cas bien connus, c’est notamment le cas de la Belgique (Flandre), de l’Italie (Sud-Tyrol, Vénétie, Padanie et Sardaigne) et dans une moindre mesure de la France (Corse) ou de la Finlande (îles Åland). Des mouvements séparatistes existent dans la plupart des autres pays de l’Union, mais le soutien populaire à l’autodétermination s’y limite le plus souvent à moins de 10 %. En outre, l’Espagne constitue un partenaire européen important, cinquième économie de l’UE et cinquième État le plus peuplé, ce qui lui donne un poids significatif au sein du Conseil de l’UE – l’institution européenne qui représente les États membres (le poids de chaque État dans le système décisionnel est en partie proportionnel à sa population). Pour les autres membres de l’Union, il n’existe aucun intérêt politique à s’aliéner le gouvernement de Madrid. Dès lors, il est difficile d’imaginer que les présidents de la Commission européenne ou du Conseil européen prennent position. Le rôle de ce dernier, Donald Tusk, est d’agir comme médiateur des intérêts nationaux exprimés par les chefs d’État et de gouvernement lors de leurs rencontres au sein du Conseil européen. Il n’a pas la légitimité pour se prononcer sur la question catalane si les États membres ne le souhaitent pas. Quant à la Commission européenne, en tant que garante de l’intérêt général de l’UE, sa position est plus sujette à débat. On pourrait en effet argumenter que le projet européen est par définition un projet de dépassement de la souveraineté nationale et que les peuples européens ne sont pas réductibles au cadre étatique. D’ailleurs, la Catalogne possède une représentation diplomatique à Bruxelles, et elle est régulièrement consultée par la Commission sur des enjeux de politique régionale. Cependant, pour son président Jean-Claude Juncker, prendre position représente un risque politique majeur. La Commission est régulièrement accusée par les États et les opinions publiques européennes de promouvoir le modèle d’un « super-État » qui violerait la souveraineté nationale ; il semble logique que Juncker soit réticent à alimenter cette critique. Concernant la Commission européenne, la principale question qui lui est adressée dans le débat sur le séparatisme catalan s’est également posée dans le cas de l’Écosse : qu’adviendrait-il du statut d’une Catalogne ou d’une Écosse indépendante au sein de l’UE ? Depuis 2004, la Commission s’en tient à la doctrine dite Prodi, du nom de l’ancien président de l’exécutif européen qui avait répondu, alors qu’il était interpellé sur le sujet par un parlementaire européen, que les traités européens cessaient de s’appliquer sur les territoires d’un État né d’une sécession. Par conséquent, ce nouvel État catalan devrait passer par la procédure d’adhésion régulière, qui implique notamment un vote favorable unanime des États membres, incluant bien sûr l’Espagne. Les fondements juridiques de cette position sont principalement l’article 4 du traité sur l’UE, qui rappelle l’obligation pour les institutions européennes de respecter les structures politiques et constitutionnelles nationales des États membres, ainsi que la jurisprudence des Nations Unies, qui généralement considère qu’un État issu d’une sécession doit formellement demander son adhésion à l’ONU. Certes, le débat juridique n’est pas tranché, car le cas d’une sécession n’est pas formellement prévu par les traités européens, mais il ne semble pas plaider en faveur de Barcelone. D’un point de vue politique, le débat avait rebondi en 2016, suite au Brexit. La première ministre de l’Écosse Nicola Sturgeon, en visite à Bruxelles, avait évoqué le possible maintien dans l’UE d’une Écosse éventuellement indépendante. Accueillie au Parlement européen et à la Commission, elle s’était vue opposer une fin de non-recevoir au Conseil, en raison du refus de l’Espagne et de la France notamment de la rencontrer. Bien sûr, aucun des éléments mentionnés ci-dessus ne saurait constituer un frein insurmontable à la condamnation formelle des violences policières du dimanche 1er octobre, lors desquelles près de 900 citoyens catalans ont été blessés. Les gouvernements européens sont restés passablement muets, de même que le président du Conseil européen Donald Tusk qui s’est contenté d’une brève déclaration sur Twitter. La déclaration publiée par le porte-parole de la Commission européenne le lendemain du vote mentionnait quant à elle que « la violence ne saurait être un instrument politique », mais elle insistait avant tout, une nouvelle fois, sur le bien-fondé de la posture légaliste défendue par le gouvernement espagnol. Invitée à clarifier sa position lors du débat tenu au Parlement européen le 4 octobre, la Commission, par la voix de son vice-président Frans Timmermans, est même allée plus loin, en considérant que le gouvernement espagnol avait fait un « usage proportionné » de la force, rendu nécessaire par la violation de l’état de droit que représentait le référendum catalan inconstitutionnel. Alors que cette posture se fonde sur la légitimité du gouvernement espagnol à faire usage du monopole de la violence légitime (ici : les forces de gendarmerie de la Guardia Civil) afin de garantir le respect de l’état de droit, la question à laquelle sont confrontées les autorités européennes est la suivante : dans quelle mesure les violences observées de façon évidente lors du vote constituent-elles une violation de ce même principe de l’état de droit ? Contrairement aux fausses informations véhiculées sur Twitter, aucun article du traité sur l’UE ne prévoit la suspension d’un État membre qui ferait usage de la force militaire contre sa propre population. En revanche, il existe bel et bien une procédure de sanction en cas de violation par un État membre des valeurs de l’UE, définies à l’article 2 du traité, au rang desquelles le respect de l’état de droit et des droits de l’homme. La procédure est complexe, et étant données les réactions officielles de ces derniers jours (ou leur absence), il est très peu probable de la voir mise en œuvre dans le cas présent. Elle suppose d’abord qu’une des institutions européennes constate une infraction possible à l’article 2 et amène l’État incriminé à venir défendre sa position devant les autres. En 2017, de telles procédures ont été ouvertes contre la Hongrie et la Pologne. Mais ensuite, le vote sur une violation de l’article 2, qui peut éventuellement amener à des sanctions telles qu’une suspension du droit de vote au Conseil, doit recevoir l’appui unanime des États membres. Un tel appui unanime des États est plus qu’improbable, et d’ailleurs, jamais dans l’histoire de l’UE cette procédure de sanction n’a été mise en œuvre. Si l’Europe a jusqu’à présent décidé de garder le silence autant que possible, elle pourrait bien devoir malgré elle se positionner davantage sur le conflit dans les semaines à venir. Le débat sur la réponse européenne à la question catalane est loin d’être terminé. »

Impact du glyphosate : l’Europe a recopié le rapport de Bayer !

Impact du glyphosate : l’Europe a recopié le rapport de Bayer !

En général,  l’agence européenne de sécurité alimentaire s’inspire largement des études des producteurs industriels pour formuler son avis mais cette fois elle est accusée d’avoir recopié 100 pages d’une étude du chimiste allemand, dans son dossier d’évaluation du produit de 2015. Selon les quotidiens The Guardian et La Stampa (respectivement britannique et italien) qui ont révélé cette curiosité, même s’il ne s’agit que d’une centaine de pages sur un document qui en fait 4 300, le «copier-coller» concerne «les parties les plus controversées, qui ont été au centre du débat ces derniers mois, notamment sur la génotoxicité, le risque cancérogène et celui de toxicité pour la reproduction», déplorent les deux quotidiens. Le rapport de l’Efsa aurait donc repris des études scientifiques sur la santé humaine, sélectionnées par Monsanto dans un ancien rapport, et aurait mis de côté deux études qui auraient été négatives pour le produit. Récemment, l’Efsa s’était défendu d’être mis en cause pour 2 articles sur plus de 700 références scientifiques. En  2015, un groupe de travail international de 17 experts de 11 pays du Circ (Centre international de recherche sur le cancer), «a classé le glyphosate comme probablement cancérogène pour l’homme», après avoir constaté des risques de lymphome non hodgkinien chez l’homme et une génotoxicité probable (c’est-à-dire des lésions chromosomiques et sur l’ADN de mammifères y compris sur des cellules humaines, selon des expériences conduites in vitro). Une précédente étude du Circ avait été plus mesurée. Lors du vote qui devra intervenir avant la fin de l’année, la France a l’intention de voter contre le renouvellement pour dix ans du glyphosate, notamment en raison du principe de précaution. Une majorité qualifiée est nécessaire pour prolonger le droit d’utilisation de l’herbicide, c’est-à-dire le vote d’au moins 16 pays représentant près des deux-tiers de la population de l’Union européenne.

Congés payés et RTT : la France privilégiée en Europe

Congés payés et RTT : la France privilégiée en Europe

 

Une étude de l’administration fait apparaitre 33 jours de congés et RTT en moyenne en France mais ne parle pas des comparaisons avec l’Europe qui pourtant montrent  que la durée du travail est la plus faible de l’union européenne. Les salariés français déclarent en moyenne avoir 33 jours de congés annuels et de réduction du temps de travail (RTT) par an avec des  disparités importantes dans le prive et le public.  Au moins l’équivalent d’un mois de congés en plus pour la France par rapport à ses principaux concurrents. Avec 4 jours de congés en plus, les Français devraient encore améliorer leur record de faible temps de travail. Il y a  en effet en 2017 six week-ends de trois jours.  La Fête du travail (1er mai), le 8 mai, la Fête nationale (14 juillet), et le jour de Noël tombent, en effet, soit un lundi, soit un vendredi. Au total, avec le lundi de Pâques (17 avril), celui de Pentecôte (5 juin) et le jeudi de l’Ascension (25 mai), on dénombre ainsi six week-ends de trois jours, et, éventuellement, deux week-ends de quatre jours avec l’Assomption qui tombe un mardi. La France va donc demeurer le pays où l’on travaille le moins en Europe.  Un sujet presque tabou : la durée réelle de travail des français, la plus faible d’Europe. Ce qui explique notamment l’insuffisance de compétitivité, la faiblesse de la croissance, le taux de chômage et le haut niveau des dépenses de protection sociale même si d’autres facteurs explicatifs sont à prendre en compte comme le poids et le coût de l’administration Les salariés français à temps complet ont en moyenne travaillé en 2015 moins que leurs collègues européens selon une étude de l’institut Coe-Rexecode. La durée effective annuelle moyenne de travail des salariés à temps complet en France (déduction faites des congés, RTT, arrêts maladie indemnisés…) était en 2015 de 1.646 heures, en recul de 14 heures par rapport en 2013, écrit la société de recherches économiques proche du patronat, en effectuant son propre calcul sur la base de données fournies par l’office européen de statistiques Eurostat. Cette moyenne est « la plus faible des 28 pays de l’Union européenne », la France passant en 2015 derrière la Finlande. Le pays où les salariés à temps complet travaillent le plus est la Roumanie (2.080 heures). L’écart est de 199 heures avec l’Allemagne et de 228 heures avec le Royaume-Uni. Avec nos voisins latins, Italie et Espagne, il est respectivement de 130 et 165 heures. Avec l’Allemagne, le fossé s’est creusé de 13 heures en deux ans, essentiellement en raison d’absences pour congés annuels et RTT plus élevées, alors qu’il s’était resserré entre 2010 et 2013, explique Coe-Rexecode. A l’échelle de la France, les durées annuelles effectives de travail varient selon les secteurs: industrie (1.649 heures), construction (1.665), services marchands (1.718 heures). Dans les services non marchands (administration publique notamment, santé humaine et action sociale), elle est sensiblement plus faible (1.569 heures).

 

 

Une Europe à plusieurs vitesses ( Macron)

Une Europe à plusieurs vitesses  ( Macron)

 

D’uen certaine  manière,  Macron  reprend la théorie des cercles pour avancer vers davantage d’intégration européenne. Pour cela,  la France proposera dans quelques semaines à ses partenaires de travailler sur une dizaine de sujets pour réformer l’Union européenne et la zone euro, a déclaré mardi Emmanuel Macron. Le président de république avait déjà préposé uen budget pour la zone euro et un ministre commun des finances. En fait il s’agit d’une Europe à plusieurs vitesses. Il y a bien sûr d’abord la zone euro qui ne concerne pas par exemple le Royaume-Uni mais au-delà de la zone euro des statuts différents selon les pays avec des modes de coopération de plus en plus différenciés.  c’est  la reconnaissances de la théorie des cercles avec un premier groupe de pays aux coopérations renforcées, un autre groupe de pays moins intégrés et moins contraints enfin un troisième pour les pays plus récemment accueillis au sein de l’union économique et ou qui ne souhaitent comme la Pologne ou la Hongrie  qu’une intégration légère. Ce sera aussi le moyen   de ne pas  empêcher ceux qui veulent aller plus loin. Mais ce sera quand même le moyen d’isoler un peu ceux  qui n’ont cessé de mettre des bâtons dans les roues de l’union européenne comme le Royaume-Uni par exemple  Le socle des principes et des valeurs fondatrices de l’Union demeure. Chacun doit accepter une Europe différenciée dans laquelle ceux qui veulent plus d’Europe pourront avancer et ceux qui ne veulent pas aller plus loin n’y feront pas obstacle. En outre, l’Europe doit être un espace de projets ambitieux qui soit en mesure de peser davantage dans les réponses aux problèmes du monde.  Dans ce sens  des propositions seront faites après les législatives allemandes du 24 septembre. L’objectif est de rédiger d’ici la fin de l’année une feuille de route négociée en particulier entre Paris et Berlin et associant les Européens qui le souhaitent. Ces propositions viseront à renforcer l’Union économique et monétaire, renforcer la convergence sociale et fiscale, agir pour la jeunesse, approfondir l’Europe de la Défense, renforcer la politique migratoire et créer “une véritable Europe du climat et de l’énergie”, a dit le président français devant les ambassadeurs de France réunis à l’Elysée. “Nous devons penser une Europe à plusieurs formats. Aller plus loin avec tous ceux qui souhaitent avancer”, a-t-il ajouté. En visite au Luxembourg, il a ensuite précisé qu’il proposerait en matières sociale et fiscale “un vrai mécanisme de convergence” et que certaines propositions porteraient sur le numérique, l’enseignement supérieur et la recherche. Il s’agit de “construire ce qui sera l’ensemble des critères qui permettront une plus grande intégration d’un cœur d’Europe”, a-t-il dit lors d’une conférence de presse avec les Premiers ministres luxembourgeois et belge, Xavier Bettel et Charles Michel. Lors d‘une conférence de presse à Berlin, la chancelière allemande s’est quant à elle positionnée mardi en faveur d‘un renforcement de l’intégration de la zone euro. Angela Merkel a ainsi apporté son soutien à l’idée d’un Fonds monétaire européen sur la base du Mécanisme européen de stabilité (MES) et s’est dite prête à envisager la création, souhaitée par Emmanuel Macron, d’un poste de ministre des Finances à l’échelle du bloc. Il a ajouté mardi que des “conventions démocratiques” seraient lancées dans les prochains mois en France et les pays volontaires pour associer les citoyens à ces réformes. Le président français a de nouveau critiqué devant les ambassadeurs les dirigeants polonais, qu’il avait accusés la semaine dernière de trahir les idéaux européens, recevant en retour de cinglantes attaques.

Avenir d’Europe-Ecologie-Les Verts : vers le néant

Avenir d’Europe-Ecologie-Les Verts : vers le néant

 

 

Alors que Europe écologie les Verts ne représentent plus qu’1 ou 2 % des électeurs (Hamon que leur candidat Yannick Jadot avait rejoint n’a pas dépassé 6,3 % des suffrages aux présidentielles), le parti écolo réaffirme son objectif de conquérir pouvoir. De quoi rire s’il ne fallait en pleurer tellement les écolos politisés ont discrédité la problématique écologique. Durant tout le quinquennat de François Hollande ils n’ont d’ailleurs cessé surtout d’exprimer des positions gauchistes en laissant presque de côté la problématique écologique. Ensuite ils se sont divisés les uns en se rapprochant des frondeurs socialistes, les autres en soutenant Hollande et enfin une  troisième partie a soutenu Emmanuel Macron lors des présidentielles.  le mouvement Europe écologie les Verts ne représentent à peu près plus rien, il a surtout été victime de ses dérives gauchistes. Il faut d’ailleurs se réjouir de la disparition de ce parti du paysage politique. En effet, un parti uniquement écologiste est une sorte d’anachronisme car la problématique de l’environnement doit être appropriée par tous les partis et une cohérence doit être recherchée entre les facteurs économiques, sociaux, sociétaux et environnementaux. Saucissonner  la problématique, c’est tomber  dans le simplisme, l’irréalisme et la démagogie. Pourtant EELV  a lancé sa grande réunion d’été à Dunkerque, avec une première journée consacrée en grande partie à l’avenir de l’écologie politique. Confronté à une baisse du nombre d’adhérents, et à des difficultés de trésorerie, le parti écologiste, qui a récemment du licencier cinq employés pour raisons économiques, a tenu à maintenir ses journées d’été. « Vous avez trois jours pour débattre, pendant que les militants socialistes sont privés d’universités, que les Républicains sont éclatés (…) et alors même le Front national a annulé son rendez-vous de rentrée », lance Marine Tondelier, élue municipale chargée de l’organisation des JDE.  « La France n’en as pas fini avec les écologistes promet le secrétaire national David Cormand sous les applaudissements. Son objectif, « passer d’un parti qui était avant tout lanceur d’alerte, à un parti qui s’organise pour conquérir le pouvoir ». !!!!

Europe : Merkel pour davantage d’intégration

Europe : Merkel pour davantage d’intégration

 

 

Il semble bien que Merkel commence à changer sa vision de la politique européenne. Jusque-là force est de constater que  Merkel rejoignait assez largement la Grande Bretagne pour limiter l’espace européen à une zone de libre-échange. Mais depuis Brexit,  la donne a changé, les rapports de force aussi et l’opinion se montre de plus en plus critique dans certains pays vis-à-vis de cette Europe uniquement préoccupés les échanges commerciaux. D’une certaine manière Merkel a été rassurée par les élections en France et au Danemark et estime désormais qu’il est possible de s’engager dans la voie d’une plus grande intégration au moins pour ce qui concerne la zone euro. Angela Merkel par exemple ne s’oppose plus à un budget commun pour cette zone euro avec le ministre des finances. « Pour beaucoup, y compris pour moi, quelque chose a changé lorsque nous avons vu les Britanniques vouloir partir, lorsque nous étions préoccupés par l’issue des élections en France et aux Pays Bas », a déclaré Angela Merkel à une foule de partisans. L’Europe, a-t-elle admis, est loin d’être parfaite et semble parfois trop bureaucratique, « mais nous avons réalisé ces derniers mois que l’Europe est beaucoup plus grande que la bureaucratie et les réglementations économique, que l’Europe et le vivre-ensemble dans l’Union européenne sont intimement liés à la guerre et à la paix, que les décennies de paix après la Seconde Guerre mondiale auraient été complètement inimaginables sans l’Union européenne. Angela Merkel a déploré que beaucoup trop de personnes aient pris pour acquis l’Union et ses avantages, qu’il s’agisse de la liberté d’expression, de la liberté religieuse, de la liberté de circulation. Angela Merkel s’est également dire ouverte à un renforcement de l’union monétaire par la création d’un ministère de la zone euro chargé de superviser un budget commun destiné aux investissements et à des transferts qui permettraient d’amortir les difficultés momentanément traversées par tel ou tel pays. Pour autant il ne s’agit sans doute que d’une mise en commun partiel des budgets et la France en particulier doit abandonner l’espoir de transférer son déficit vers l’Allemagne. Les mises en commun seront très ciblées, l’évaluation et les moyens de contrôle renforcé. En clair cela ne dispensera pas la France de faire les réformes structurelles nécessaires pour améliorer la situation de ses équilibres financiers.

Le Pen : guerre interne sur l’Europe pour virer Philippot

Le Pen : guerre interne sur l’Europe pour virer Philippot

 

 

Pour sortir de ses chimères monétaires,  le Front National s’apprêterait à abandonner la sortie de l’euro qu’il préconisait. La justification   n’est pas tellement économique mais politique : il s’agit de ne pas effrayer  les Français. En même temps, ce serait sans doute l’occasion de ce séparé de Florian Philippot de plus en plus contesté non seulement sur le terrain économique mais aussi sur celui des valeurs. Plusieurs de ses proches ont d’ailleurs été écartés de l’appareil. La prestation lamentable de Marine Le Pen  lors du  débat avec Emmanuel Macron semble rendre nécessaire l’abandon de ce qui faisait l’originalité économique du front national Interrogée.  sur Europe 1, Marine Le Pen a déclaré que rien n’était acté sur le sujet, qui sera discuté lors d’un séminaire du parti prévu fin juillet. « Ce séminaire va permettre de rédiger une grande consultation des adhérents du Front national. Donc avant que les adhérents du Front national aient pris position, je ne vois pas comment Le Figaro peut avoir l’outrecuidance de penser connaître la pensée profonde des adhérents ou des électeurs du Front national », a-t-elle dit. « Je tiens compte de l’angoisse qui est celle de nos compatriotes face à ce qu’ils ont perçu comme étant une forme de sortie brutale, ce qui n’a en réalité jamais été dans notre projet », a-t-elle expliqué. « Donc nous allons essayer de concilier cette nécessité d’être libres chez nous, souverains chez nous, nous Français et rassurer les Français sur cette question monétaire ». « Cela va être un petit peu la quadrature du cercle mais je suis convaincue que nous allons y arriver », a-t-elle dit. « Nous pensons que l’euro ne tiendra pas. (….) de toute façon, il est condamné à terme ». Sur LCI, le vice-président du Front national, Florian Philippot, s’est dit convaincu que l’idée d’une sortie de l’euro ne serait pas abandonnée par son parti. Défait à la présidentielle et aux législatives avec des résultats en deçà de ses attentes, le FN a amorcé une phase de « refondation », qui passera par le séminaire de fin juillet, suivi d’un congrès annoncé pour le début 2018.

Macron et Merkel pour un pacte très vague sur l’Europe à Bruxelles

Macron et Merkel pour  un pacte très vague sur  l’Europe à Bruxelles

 

Emmanuel Macron et Angela Merkel se sont félicités de leur vision commune concernant l’avenir de l’Europe et de leur volonté de construire ensemble  de l’Union européenne dans les prochaines années, ce qui supposera d’intensifier la coopération franco-allemande. Pour autant ces déclarations d’intention n’ont pas été marquées par des décisions très importantes hormis la création d’un fonds pour la défense. Une mesure sans doute voulu par les  pays et surtout par la France mais une orientation également pour répondre aux critiques du président américain sur la faiblesse de la politique européenne dans ce domaine. Il ne fallait sans doute pas s’attendre à des avancées significatives après le conseil européen car rien de fondamental ne pourra être décidé sans que les élections législatives allemandes prévues en septembre ne se seront pas déroulées. Rien de précis sur l’évolution du fonctionnement de l’Europe, rien de précis sur la relance économique et pour le moins des contradictions sur la politique d’immigration. Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ont cependant acté plusieurs avancées pour l’Europe de la Défense, dont la création d’un fonds, un cadre permettant aux Etats qui le veulent de coopérer davantage et une généralisation de financements communs pour des opérations conjointes. Le président français et la chancelière allemande ont estimé lors d’une conférence de presse commune que leurs travaux conjoints avaient contribué au succès du Conseil. Emmanuel Macron et Angela Merkel ont exprimé des positions convergentes sur les réponses à apporter aux migrations vers l’Europe et la nécessité de mieux adapter l’Union européenne à la mondialisation, notamment à travers la politique commerciale, orientations que reflètent les conclusions du Conseil. Les Européens ont également travaillé jeudi sur les mesures visant à lutter contre le terrorisme, notamment le contrôle aux frontières extérieures, le fichier des passagers aériens (PNR) et le combat contre la propagande sur Internet.  « Globalement, le Conseil européen a consolidé les fondations et l’avenir de l’Union européenne », a dit la chancelière.

Croissance Europe 2017 -2018: à la hausse mais avec des incertitudes

Croissance Europe  2017 -2018: à la hausse mais avec des incertitudes

 
La conjoncture semble s’améliorer en Europe, la Commission prévoit pour l’UE  une croissance de 1,9% à la fois en 2017 et en 2018. Elle dépendra cependant des interrogations concernant  la politique économique de Trump, et de la réorientation en Chine. 2018 sera aussi influencé par les conditions de négociation du brexit.   »C’est une première, nous prévoyons que tous les pays de l’UE, sans la moindre exception, connaîtront la croissance, à la fois cette année mais aussi en 2018″, s’est félicité le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, lors de la présentation de ces prévisions.
« La croissance devrait rester stable, à un niveau que je qualifierais de relativement satisfaisant, sans pour autant accélérer comme on pourrait l’espérer », a-t-il poursuivi. La faute, selon lui, aux « incertitudes politiques et géopolitiques » auxquelles l’UE « est confrontée ». Parmi les risques identifiés, la Commission cite « la politique économique et commerciale » des Etats-Unis, « le programme d’ajustement économique de la Chine » ou encore « les négociations à venir avec le Royaume-Uni sur la sortie du pays de l’Union européenne ». La croissance devrait également être « bridée par les obstacles, les problèmes hérités de la crise, comme les forts taux d’endettement ou la fragilité de certains éléments du secteur bancaire », ajoute Pierre Moscovici. « La situation est très différente d’un État membre à l’autre: les meilleures performances sont enregistrées dans les économies qui ont mis en oeuvre des réformes structurelles plus ambitieuses », remarque pour sa part le commissaire européen pour l’euro, Valdis Dombrovskis.   »Pour rétablir l’équilibre, des réformes doivent être engagées avec détermination partout en Europe, qu’il s’agisse d’ouvrir les marchés des produits et services ou de moderniser le marché du travail et les systèmes de protection sociale », a-t-il ajouté.  Sur la France, Bruxelles a très légèrement relevé sa prévision de déficit public pour 2017 à 3% du Produit Intérieur Brut, soit à la limite des règles européennes. La croissance reste inchangée, à 1,4% en 2017 et 1,7% en 2018. La Commission européenne est donc plus optimiste sur le chômage dans les 19 pays de la monnaie unique: après avoir atteint 10,0% en 2016, il devrait descendre à 9,4% en 2017 et 8,9% en 2018. En février, Bruxelles tablait sur des taux de 9,6% en 2017 et 9,1% en 2018. Enfin, le niveau de l’inflation parmi les 19 pays ayant adopté la monnaie unique a été légèrement revu à la baisse: la Commission anticipe un taux de 1,6% en 2017 et de 1,3% en 2018, soit une diminution de 0,1 point dans les deux cas.

Sondage : une majorité en hausse pour l’Europe remonte chez les Français

Sondage : une majorité en hausse pour  l’Europe remonte chez les Français

Selon la  57 % des sondés déclarent avoir une opinion positive de l’Union, soit 4 points supplémentaires par rapport au sondage de septembre 2016. Côté français, si l’Europe a fortement divisé au cours de la campagne présidentielle, les Français affirment tout de même leur attachement à l’UE. 53 % d’entre eux considèrent que l’appartenance à l’Union est une bonne chose, soit 5 points de plus qu’il y a un an. A l’inverse, le nombre de personnes sondées ayant une opinion négative de l’Europe a légèrement baissé, passant de 17% à 14 %. Une tendance qui se confirmera, ou non, lors du second tour qui oppose un candidat pro-européen, Emmanuel Macron, à la candidate eurosceptique, Marine Le Pen. Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, s’est félicité de ces résultats, qu’il a qualifiés de «très encourageants» pour la première fois «depuis le début de la crise en 2007». «[Ces résultats] démontrent que les citoyens européens attendent de l’UE qu’elle réponde d’une même voix à leurs très vives craintes face aux récents bouleversements internationaux qui ont rendu le monde plus incertain et dangereux», a-t-il ajouté. Pour répondre aux problèmes globaux, comme l’élection de Trump ou l’influence grandissante de la Russie, 73 % des sondés, et 72 % des Français interrogés disent préférer une réponse commune à une réponse nationale. En tête des priorités pour l’Union européenne mentionnées par les habitants de l’Hexagone figurent la lutte contre le chômage (84 %), suivie par la protection de l’environnement (83 %), la lutte contre le terrorisme (82 %) et la lutte contre la fraude fiscale (79 %).

Euractiv.fr

La Turquie se prépare à renoncer à l’Europe

La Turquie se prépare à renoncer à l’Europe

 

 

Il est clair que la dérive dictatoriale du président turc rend l’adhésion de la Turquie encore plus incompatible avec les valeurs de l’Europe. Du coup, Erdogan prend les. Il envisage d’organiser un référendum. Ce qui lui permettrait de sortir la tête haute au lieu d’essuyer un refus de la part de l’union européenne. De toute manière, cette adhésion qui traîne depuis aussi longtemps devenait de plus en plus hypothétique et elle devient inconcevable depuis que le président de la Turquie s’est attribué pratiquement tous les pouvoirs. Le problème pour Erdogan c’est que la société est très divisée entre des partisans d’un régime laïc moderne et partisan d’un nationalisme islamiste rétrograde. Erdogan qui veut laisser son nom dans l’histoire en se donnant la possibilité d’être élus jusqu’en 2030 veut arbitrer ce conflit de manière dictatoriale. Dès lors  l’adhésion éventuelle de la Turquie devient une chimère dont Erdogan veut reporter la responsabilité sur l’union européenne. Le président Recep Tayyip Erdogan a donc prévenu mardi que la Turquie reverrait sa position sur sa candidature à l’Union européenne si elle doit encore patienter et si la mentalité hostile de certains Etats membres perdure à son égard. Il a fustigé une décision prise mardi par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, qui a ouvert une procédure de suivi sur la Turquie en raison des nombreuses violations de l’Etat de droit et des droits de l’homme constatées dans le pays. Erdogan a qualifié cette décision, non reconnue par Ankara, de « totalement politique ». Le président turc s’est de nouveau dit prêt à soumettre à référendum la question de l’adhésion de la Turquie à l’UE, ajoutant que son pays ne pourrait attendre indéfiniment, après 54 ans à la porte de l’Europe. « S’ils n’agissent pas avec sincérité, nous devrons trouver une issue. Pourquoi voulez-vous qu’on attende plus longtemps? Ça fait 54 ans qu’on en parle », a déclaré Erdogan. « Le Royaume-Uni a demandé à son peuple et il a choisi le Brexit (..) Ils ont l’esprit en paix, ils avancent vers un nouvel avenir (…) et la même chose peut s’appliquer aussi à la Turquie

L’Europe et les marchés rassurés

L’Europe et les marchés rassurés

 

 

 

On a échappé un scénario noir avec notamment la perspective d’un duel Mélenchon Le Pen au second tour. Une possibilité qui était susceptible de faire éclater l’Europe. En outre cela permet de mettre un peu la pédale douce sur scepticisme qui sévit actuellement dans l’union européenne. Les résultats électoraux français sont donc de nature à rassurer les observateurs économiques et les marchés mêmes s’il convient de faire preuve de la plus grande prudence en matière d’évolution européenne. Il reste encore le brexit à négocier et l’euro scepticisme, un peu ralenti par les résultats des élections françaises, constitue encore une menace sérieuse pour l’avenir de l’union. Une nouvelle qui va un peu à l’encontre des replis constatés tant au États-Unis qu’au Royaume-Uni et ailleurs lors des consultations électorales. « Les marchés sont rassurés d’échapper au redouté duel Le Pen-Mélenchon », a confirmé dans un commentaire Diego Iscaro, économiste chez IHS Markit. « Cependant, beaucoup de choses peuvent se produire en deux semaines ». M. Saito a lui aussi appelé à la vigilance. « Que va-t-il se passer entre aujourd’hui et le second tour? »: scandale, attaques terroristes, tout est possible », avertit-il. « Nous ne sommes certainement pas en position de tomber dans l’euphorie ». Les marchés financiers affichaient un soulagement prudent ce lundi en Asie après les résultats du premier tour de l’élection présidentielle française, pariant sur une victoire du pro-européen Emmanuel Macron. Arrivé en tête, l’ancien ministre de l’Economie devance légèrement, avec 23,86% des voix, la candidate FN Marine Le Pen (21,43%), selon les derniers résultats du ministère de l’Intérieur. « C’est le scénario parfait dont le marché rêvait désespérément », a commenté pour l’agence Bloomberg News Sebastien Galy, analyste chez Deutsche Bank AG à New York, après le vote du Brexit en juin dernier au Royaume-Uni et l’accession du protectionniste Donald Trump à la Maison Blanche outre-Atlantique. Aussitôt les premières estimations connues, alors que Sydney se réveillait, l’euro a bondi de 2% par rapport à vendredi, jusqu’à 1,0937 dollar, son plus haut niveau depuis novembre 2016, après la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis. Il retombait plus tard autour de 1,0840 dollar. Vis-à-vis de la devise nippone, délaissée quand les incertitudes se dissipent, la monnaie unique est montée à 120,91 yens, contre 117,07 yens en fin de semaine dernière, avant de repasser sous la barre des 120 yens. Le dollar a lui aussi grimpé, à 110,64 yens (contre 109,15 yens). « La réaction initiale des marchés a été plus forte que prévu, signe qu’ils étaient sur leurs gardes », a réagi auprès de l’AFP Yuji Saito, analyste des changes au Credit Agricole, basé à Tokyo. « Il y avait de quoi être prudent. C’était une course serrée entre quatre candidats à l’issue difficile à prédire ». A la Bourse de Tokyo, première grande place financière à ouvrir dans la foulée du scrutin français, le Nikkei gagnait 1,34% à la mi-journée, tandis que Sydney comme Séoul évoluaient en hausse. Hong Kong démarrait dans le vert mais fléchissait peu après. M. Saito a lui aussi appelé à la vigilance. « Que va-t-il se passer entre aujourd’hui et le second tour? »: scandale, attaques terroristes, tout est possible », avertit-il. « Nous ne sommes certainement pas en position de tomber dans l’euphorie ».

12345...15



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol