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Europe : une loi climat très floue

Europe : une loi climat très floue

Selon la proposition de loi climat consultée par Euractiv, les émissions de gaz à effet de serre devront être réduites de façon significative pour que les gaz encore émis d’ici à 2050 soient absorbés par les forêts, les zones humides et les solutions technologiques. Le document indique que « les émissions et réductions de gaz à effet de serre dans l’UE régulées par la législation européenne devront être compensées au plus tard d’ici à 2050 ». « Après cette date, [le taux de] réduction de gaz à effets de serre devra être supérieur aux émissions ».

La Commission a toujours considéré l’objectif de neutralité carbone comme la pierre angulaire de sa stratégie climatique. Mais aujourd’hui, elle précise surtout que cet objectif s’appliquera au niveau de l’UE dans son entièreté, plutôt que pays par pays. Cela signifie que les États membres qui dépendent largement du charbon, comme la Pologne, se verront accorder un délai supplémentaire pour remplir l’objectif après 2050. Au dernier Sommet de l’UE de 2019, la Pologne avait en effet refusé de signer la loi climat, jugeant l’échéance trop courte.

En revanche, d’autres pays, comme l’Autriche, la Finlande et la Suède, ont déjà assuré qu’ils atteindraient la neutralité climatique avant la date butoir et deviendraient des « puits de carbone ».

 

Les défenseurs de l’environnement acceptent cette approche différenciée et reconnaissent que certains pays nécessiteront des délais plus longs pour se conformer aux exigences climatiques. « Les pays ne partent pas tous du même point, mais la ligne d’arrivée « neutralité carbone » doit être la même pour tout le monde », indique Sebastian Mang, un militant de Greenpeace. Pour les écologistes, la pomme de discorde réside dans l’objectif intermédiaire avant 2050. « La course pour [poursuivre cet objectif] doit commencer maintenant, et cela implique d’ [élaborer] une stratégie claire avec un but pour 2030 », souligne l’activiste. Toutefois, la proposition de loi climat ne fixe pas d’objectif de réduction des émissions plus ambitieux d’ici à 2030. Le texte appelle plutôt la Commission à revoir ses chiffres actuels à la hausse, en suggérant de les faire passer de 40 % à 50 % ou 55 % « d’ici à septembre 2020 » seulement, « à la lumière de l’objectif de neutralité climatique ». L’exécutif européen doit aussi présenter une révision complète de sa législation sur les sources d’énergie renouvelable et sur l’efficacité énergétique en juin 2021. Les spécialistes de l’environnement condamnent cette échéance trop tardive. Certains vont même jusqu’à qualifier la loi climat d’« anticlimatique » ou de « coquille vide ».

La pression s’exerce aussi au niveau national. Douze États membres — l’Autriche, le Danemark, la Finlande, la France, l’Italie, la Lettonie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal, la Slovénie, l’Espagne et la Suisse — plaident pour des mesures plus rapides. Dans une lettre envoyée mardi 3 mars au vice-président exécutif de la Commission, Frans Timmermans, ces douze pays demandent à l’exécutif européen de fixer un objectif pour 2030 d’ici au mois de juin au plus tard. Et de souligner que le Sommet UE-Chine de septembre et la Conférence sur le climat de l’ONU en novembre marqueront des étapes cruciales. « Au moyen d’une contribution déterminée au niveau national (CDN) sans délai et accrue, l’UE pourra donner l’exemple et contribuer à la création d’un élan international pour que toutes les parties soient plus ambitieuses », déclare la lettre cosignée par 12 ministres du Climat et de l’Environnement.

Mais dans sa proposition de loi climat, la Commission indique que l’analyse d’impact en cours prendra en compte les plans énergétiques et climatiques établis dans le cadre de l’accord de Paris. Pour l’instant, seuls 22 des 27 États membres ont présenté leurs plans. La France, le Luxembourg et l’Espagne, qui font partie des signataires de l’accord, n’ont encore rien rendu. L’année 2020 marque la fin du premier cycle de cinq ans de l’accord de Paris, au terme duquel les pays sont censés avoir rehaussé le niveau de leur CDN. La Norvège a récemment fait passer son engagement de 40 % à 50-55 %. Pour que les contributions de l’UE augmentent, les États membres et le Parlement européen doivent parvenir à un accord. Ce processus pourrait prendre un certain temps, parce que les eurodéputés ont signalé ne pas vouloir descendre en dessous du seuil des 55 % d’ici à 2030, une proposition sur laquelle les États membres sont partagés. Certains pays, comme la République tchèque ou la Hongrie, ont annoncé publiquement qu’ils ne prendraient pas la proposition en compte si une analyse d’impact des coûts n’était pas réalisée.

« Personnellement, je serais extrêmement surpris de voir [ces négociations aboutir à autre chose qu'une réduction] d’au moins 55 % d’ici à 2030 », a affirmé Frans Timmermans lors de son oral parlementaire en septembre. « Mais [examinons ces propositions] ». Actuellement, la Commission revoit ses chiffres à la baisse, et il semblerait, selon les estimations, que les coûts de réductions de 55 % seraient à peu près similaires, notamment grâce à la baisse du prix des énergies renouvelables. Cependant, l’analyse d’impact s’avèrera complexe, et les hauts fonctionnaires de la Commission s’apprêtent à ne présenter qu’une ébauche de plan lors de la Conférence de l’ONU de novembre.

Stratégie pour 2050

Ces négociations difficiles font partie intégrante du processus décisionnel européen. Mais elles ne vont pas de pair avec l’urgence climatique déclarée par le Parlement l’année dernière. La Commission propose donc de mettre en place une procédure accélérée pour simplifier le processus. Au travers d’une « trajectoire pour mener à bien la neutralité carbone », l’exécutif européen s’engage à revoir ses objectifs climatiques tous les cinq ans à partir de 2023, « au moins dans les six mois qui suivent chaque bilan mondial » dressé dans le cadre de l’accord de Paris. La Commission actualisera ainsi sa stratégie au moyen d’« actes délégués ». Cette procédure permet d’éviter de passer par toutes les négociations avec le Parlement et les États membres — une initiative qui risque sans doute de créer des tensions entre ces derniers.

Il y a peu, l’exécutif européen a usé de cette procédure accélérée pour adopter des critères de durabilité en matière de biocombustibles et s’est attiré les foudres des législateurs ainsi que des groupes industriels, parce que la proposition ne peut être amendée. Les réductions des émissions ont une portée bien plus large qu’un problème technique sur les biocombustibles. La Commission risque donc certainement de semer le trouble en menant sa politique sans engager de longues négociations avec le Conseil européen et le Parlement.

Les analystes climatiques ont déjà suggéré à la Commission d’obtenir d’autres concessions si elle n’effectue pas son acte délégué. Le groupe de réflexion « Third Generation Environmentalism » (E3G) indique que « [cette procédure] ne fera que transférer le fardeau au Parlement européen et aux États membres ». Les gouvernements et les eurodéputés peuvent néanmoins jouer une carte maîtresse, parce que les pouvoirs délégués peuvent être révoqués n’importe quand.

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Par Sam Morgan, Euractiv.com (traduit par Morgane Detry)

« Une Europe géopolitique enfin ? » (Norbert Röttgen )

 « Une Europe géopolitique enfin ? » (Norbert Röttgen )

 

Norbert Röttgen, le président de la commission des affaires étrangères du Bundestag dans une tribune au « Monde » propose que leur se dote enfin d’une stratégie géo politique et ne se limite donc pas seuls obligé d’échange commercial.

Tribune.

 

Ces deux dernières années, le président Emmanuel Macron a placé au centre des débats européens les questions stratégiques importantes de notre époque. Nous lui en sommes reconnaissants. Car l’Europe ne peut simplement pas continuer à fonctionner comme elle l’a fait jusqu’à présent, alors que le monde change et même en partie de façon radicale. De nouvelles questions se posent et nous avons besoin d’y apporter des réponses.

Les citoyens sont toujours plus nombreux à sentir qu’une ère nouvelle est en train de débuter. Dans toute l’Europe, les populistes réagissent à cette inquiétude en prônant le repli sur soi et la fermeture des frontières. Si un nationalisme non patriotique prospère sur ce terreau, c’est parce que les problèmes actuels demeurent non résolus. Comme tout changement d’époque, cette ère nouvelle s’accompagne de risques et aussi d’opportunités. Saisir ensemble ces opportunités, avec courage et confiance en soi, tout en se montrant fiers à juste titre des objectifs déjà atteints : telle est l’attitude que les pays membres de l’Union européenne devraient adopter pour mieux jouer le jeu de la concurrence nouvelle des modèles et des systèmes.

C’est dans le concret que se révèle la capacité d’action. Quels projets Paris et Berlin peuvent-ils mener à bien en commun ? Où se trouvent les solutions européennes à nos défis communs et comment les atteindre ?

A une époque où la concurrence entre les grandes puissances s’aiguise, il devient toujours plus important pour l’Europe de consolider l’Union européenne et de se montrer enfin capable d’agir en matière de politique étrangère. L’Europe doit se montrer à la hauteur de ses devoirs et se renforcer de l’intérieur pour pouvoir s’affirmer à l’échelle mondiale. Cela signifie tout d’abord que nous devons renforcer l’euro. Plus nous coordonnerons étroitement la politique financière et économique des Etats membres de l’union monétaire, plus la monnaie commune gagnera en stabilité. Une monnaie forte, stable, jouant également un rôle à l’échelle mondiale ne peut exister qu’à la condition que tous les membres de l’Union monétaire non seulement se comportent de façon responsable, mais s’engagent aussi à la solidarité.

Une Europe forte doit également mieux se coordonner en matière de politique étrangère. Dans un monde où la politique de la puissance tend à s’imposer, les puissances-clés du continent européen doivent aussi se concerter et s’associer plus étroitement – et mettre plus fortement leurs ressources au service d’une politique extérieure et de défense commune. Les E-3 [Européens à 3] sont le bon format pour cela : la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne jouant le rôle d’avant-garde d’une politique étrangère et de sécurité commune, coordonnée avec les institutions sises à Bruxelles et constamment ouverte à tous les autres membres de l’Union.

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Grippe saisonnière : 60.000 morts en Europe

 

 

 

À juste titre, l’organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle que la grippe La grippe saisonnière fait 60.000 morts par an en moyenne  en Europe. Les  victimes devrait être d’autant plus nombreuses cette année que la grippe est d’autant plus sévère. Pourtant existe  un vaccin protecteur encore bien insuffisamment utilisé y compris chez les personnes fragiles voire même le personnel médical ou paramédical.

S’exprimant depuis le ministère italien de la Santé, après une réunion consacrée à l’épidémie de coronavirus, un représentant de l’OMS pointe que les victimes enregistrées en Italie étaient toutes âgées « de plus de 65 ans, avec une immunité basse », des personnes qui sont donc également « vulnérables face à la grippe saisonnière ».

Un douzième décès relié à l’épidémie de nouveau coronavirus s’est produit en Italie, où le bilan s’établit désormais à 374 cas et 12 morts, a annoncé mercredi la Protection civile.

Pour l’instant il n’y a rien de comparable entre les victimes de la grippe dite ordinaire et le Corona virus. Ce que confirmer expert récemment sur France Info.

Contacté par franceinfo, le virologue Laurent Andreoletti, du CHU de Reims, pointe donc aujourd’hui un paradoxe : « On n’a pas peur de la grippe et on a peur de ce virus qui n’a tué personne en France ». Pour autant, d’autres chercheurs refusent de mettre ces deux maladies sur le même plan.  »Ce serait comparer des choux et des carottes, réagit la virologue Astrid Vabret, de l’université de Caen. La grippe est quelque chose qu’on surveille chaque année : il y a un traitement et un vaccin. » 

 

Dans le direct de franceinfo, plusieurs lecteurs rappellent dans les commentaires que la grippe saisonnière est responsable chaque année d’ailleurs de plusieurs milliers de morts en France – ce qui est tout est à fait juste – et qu’elle mérite donc plus d’attention que le nouveau coronavirus. Mais ce dernier point est discutable. Voici pourquoi.

 

Observons maintenant dans le détail nos « choux et carottes ». Certes, le 2019-nCoV et le virus de la grippe saisonnière font tous deux partie des infections respiratoires. Ces virus peuvent donc se diffuser rapidement par voie aérienne, ce qui nécessite une surveillance étroite et coordonnée. Mais la comparaison s’arrête ici, car ils ne figurent pas du tout dans « la même famille de virus », explique à franceinfo le professeur Laurent Andreoletti, virologue au CHU de Reims. « La grippe saisonnière [de la famille des myxoviridae ou myxovirus] et le 2019-nCoV [un coronaviridae] diffèrent génétiquement et dans leur structure protéique ».

Les coronavirus se distinguent par leurs couronnes (« corona » en latin) de surfaces bulbeuses, semblables aux projections d’un soleil. Le virus de la grippe et le 2019-nCoV sont plutôt de taille intermédiaire tous les deux mais ils n’utilisent pas les mêmes « clés » pour entrer dans les cellules. Ces clés sont importantes, car elles établissent le lien physique entre le virus et des récepteurs présents à la surface des cellules : l’acide sialique pour la grippe et probablement l’enzyme de conversion de l’angiotensine II pour le 2019-nCoV. Nos deux virus ont donc chacun leur outil pour forcer la porte.

Les symptômes de la grippe sont bien connus : fièvre, maux de tête et douleurs musculaires. Ses signes respiratoires, eux, sont plutôt discrets, même si l’on observe parfois un écoulement nasal, une toux sèche ou des douleurs aux bronches. Dans le cas du coronavirus 2019-nCoV, « la durée des symptômes est variable et peut aller jusqu’à une dizaine de jours », ajoute Eric D’Ortenzio épidémiologiste à l’Inserm. Sur les premières études consacrées au 2019-nCoV,  »une aggravation des symptômes a pu survenir à partir du huitième ou neuvième jour » dans un groupe de patients à risque.

Pour réellement comparer la grippe saisonnière et le 2019-nCoV, il est également possible de prendre en compte le taux de létalité du virus, c’est-à-dire le nombre de décès rapporté au nombre de personnes infectées. En France, ce taux est extrêmement faible dans le cas de la grippe saisonnière (inférieur à 0,1%), ce qui signifie que moins d’un malade sur 1 000 meurt de complications. L’OMS évoque un taux de 0,05% aux Etats-Unis cette saison (un malade sur 2 000).

Il est difficile de connaître ce taux dans le cas du 2019-nCoV, car le nombre de personnes contaminées augmente chaque jour. Il est actuellement autour de 2% (425 morts pour plus de 20 000 cas), soit un malade sur 50 environ. Mais ces chiffres communiqués par les autorités chinoises sont impossibles à vérifier. Par ailleurs, certains patients ne développent pas de symptômes (asymptomatiques) ou ne sont pas recensés. Un nombre important de cas non déclarés ferait chuter le taux de létalité en conséquence. Il faudra donc attendre des données plus précises pour en avoir le cœur net car ce taux pourrait évoluer à l’avenir. Il devrait rester bien en-deça de ceux du Sras (10% selon le professeur Yazdan Yazdanpanah, chef du service maladies infectieuses à l’hôpital Bichat à Paris) et surtout du Mers (supérieur à 30%, selon le Journal of Medical Virology).

 

Croissance Europe: l’industrie s’écroule encore

Croissance Europe: l’industrie s’écroule encore

 

Encore de très mauvais chiffres pour l’industrie de la zone euro. On  peut se demander si l’industrie ne disparaîtra pas un jour de l’Europe.

 

En zone euro L’indice PMI du secteur industriel a reculé à 46,3 en décembre après 46,9 en décembre, un repli moins marqué toutefois qu’en première estimation puisque le PMI “flash” le donnait à 45,9.

Un indice mesurant la production, qui entre dans le calcul du PMI composite, a baissé à 46,1 après 47,4 en novembre.

“Les industriels de la zone euro évoquent une fin 2019 sombre avec une baisse de la production d’une ampleur jamais vue depuis 2012”, commente Chris Williamson, chef économiste d’IHS Markit.

“Si les entreprises se montrent un peu plus optimistes pour l’année à venir, le retour à la croissance est encore loin car les flux de nouvelles commandes continuent de baisser à un rythme qui figure parmi les plus soutenus des sept dernières années.”

En Allemagne, l’activité du secteur manufacturier allemand, très dépendante de la demande étrangère, s’est encore contractée en décembre mais les prévisions de production se sont légèrement améliorées, montrent les résultats définitifs de l’enquête mensuelle d’IHS Markit.

L’indice PMI manufacturier a reculé à 43,7 après 44,1 en novembre. Ce dernier chiffre marquait un plus haut de cinq mois.

L’indice définitif de décembre est légèrement supérieur à la première estimation, qui le donnait à 43,4, mais reste loin du seuil de 50 séparant croissance et contraction.

En France, la croissance de l’activité du secteur manufacturier français a ralenti en décembre, confirment les résultats définitifs de l’enquête mensuelle d’IHS Markit.

L’indice PMI manufacturier ressort à 50,4 après 51,7 en novembre et 50,3 en première estimation.

Le chiffre de novembre marquait un plus haut de sept mois.

IHS Markit note que si les conditions d’activité dans l’industrie se sont améliorées en décembre, cette amélioration a été la plus faible enregistrée depuis trois mois, évoquant “une hausse marginale de la production et une nouvelle contraction des nouvelles commandes”.

“Cela a conduit les entreprises à interrompre leurs efforts de recrutement et à réduire leurs achats”, ajoute Eliot Kerr, économiste du cabinet privé.

En Grande-Bretagne La production du secteur manufacturier britannique a subi en décembre sa contraction la plus marquée depuis plus de sept ans, l’impact du ralentissement économique mondial étant amplifié par la réduction des stocks constitués par les entreprises dans l’éventualité d’un Brexit sans accord.

Le PMI britannique est ainsi à 47,5 après 48,9 en novembre et l’indice de la production a chuté à 45,6, son plus bas niveau depuis juillet 2012, contre 49,1 en novembre.

L’enquête d’IHS Markit a été réalisée entre le 5 et le 18 décembre, une période pendant laquelle ont eu lieu les élections législatives ayant donné une large majorité au Premier ministre, Boris Johnson.

en Italie L’activité du secteur manufacturier a reculé en décembre pour le 15e mois consécutif et à son rythme le plus marqué depuis près de sept ans, montrent les résultats de l’enquête mensuelle d’IHS Markit.

L’indice PMI manufacturier est tombé à 46,2 après 47,6 en novembre, au plus bas depuis avril 2013.

Les économistes et analystes interrogés par Reuters l’attendaient en moyenne à 47,2.

Le sous-indice des nouvelles commandes est revenu à 45,8 après 46,7.

en Espagne L’activité manufacturière s’est contractée en décembre pour le septième mois consécutif et sa baisse a atteint son rythme le plus marqué depuis avril 2013, l’incertitude politique s’ajoutant aux interrogations sur la croissance mondiale.

L’indice PMI manufacturier a reculé à 47,4 après 47,5 en novembre. Il est inférieur depuis juin au seuil de 50 séparant contraction et expansion.

L’indice de la production est revenu à 45,4 après 47,5, sa plus forte baisse d’un mois sur l’autre depuis six ans et demi.

Europe: l’industrie s’écroule encore

Europe: l’industrie s’écroule encore

Encore de très mauvais chiffres pour l’industrie de la zone euro. On  peut se demander si l’industrie ne disparaîtra pas un jour de l’Europe.

En zone euro L’indice PMI du secteur industriel a reculé à 46,3 en décembre après 46,9 en décembre, un repli moins marqué toutefois qu’en première estimation puisque le PMI “flash” le donnait à 45,9.

Un indice mesurant la production, qui entre dans le calcul du PMI composite, a baissé à 46,1 après 47,4 en novembre.

“Les industriels de la zone euro évoquent une fin 2019 sombre avec une baisse de la production d’une ampleur jamais vue depuis 2012”, commente Chris Williamson, chef économiste d’IHS Markit.

“Si les entreprises se montrent un peu plus optimistes pour l’année à venir, le retour à la croissance est encore loin car les flux de nouvelles commandes continuent de baisser à un rythme qui figure parmi les plus soutenus des sept dernières années.”

En Allemagne, l’activité du secteur manufacturier allemand, très dépendante de la demande étrangère, s’est encore contractée en décembre mais les prévisions de production se sont légèrement améliorées, montrent les résultats définitifs de l’enquête mensuelle d’IHS Markit.

L’indice PMI manufacturier a reculé à 43,7 après 44,1 en novembre. Ce dernier chiffre marquait un plus haut de cinq mois.

L’indice définitif de décembre est légèrement supérieur à la première estimation, qui le donnait à 43,4, mais reste loin du seuil de 50 séparant croissance et contraction.

En France, la croissance de l’activité du secteur manufacturier français a ralenti en décembre, confirment les résultats définitifs de l’enquête mensuelle d’IHS Markit.

L’indice PMI manufacturier ressort à 50,4 après 51,7 en novembre et 50,3 en première estimation.

Le chiffre de novembre marquait un plus haut de sept mois.

IHS Markit note que si les conditions d’activité dans l’industrie se sont améliorées en décembre, cette amélioration a été la plus faible enregistrée depuis trois mois, évoquant “une hausse marginale de la production et une nouvelle contraction des nouvelles commandes”.

“Cela a conduit les entreprises à interrompre leurs efforts de recrutement et à réduire leurs achats”, ajoute Eliot Kerr, économiste du cabinet privé.

En Grande-Bretagne La production du secteur manufacturier britannique a subi en décembre sa contraction la plus marquée depuis plus de sept ans, l’impact du ralentissement économique mondial étant amplifié par la réduction des stocks constitués par les entreprises dans l’éventualité d’un Brexit sans accord.

Le PMI britannique est ainsi à 47,5 après 48,9 en novembre et l’indice de la production a chuté à 45,6, son plus bas niveau depuis juillet 2012, contre 49,1 en novembre.

L’enquête d’IHS Markit a été réalisée entre le 5 et le 18 décembre, une période pendant laquelle ont eu lieu les élections législatives ayant donné une large majorité au Premier ministre, Boris Johnson.

en Italie L’activité du secteur manufacturier a reculé en décembre pour le 15e mois consécutif et à son rythme le plus marqué depuis près de sept ans, montrent les résultats de l’enquête mensuelle d’IHS Markit.

L’indice PMI manufacturier est tombé à 46,2 après 47,6 en novembre, au plus bas depuis avril 2013.

Les économistes et analystes interrogés par Reuters l’attendaient en moyenne à 47,2.

Le sous-indice des nouvelles commandes est revenu à 45,8 après 46,7.

en Espagne L’activité manufacturière s’est contractée en décembre pour le septième mois consécutif et sa baisse a atteint son rythme le plus marqué depuis avril 2013, l’incertitude politique s’ajoutant aux interrogations sur la croissance mondiale.

L’indice PMI manufacturier a reculé à 47,4 après 47,5 en novembre. Il est inférieur depuis juin au seuil de 50 séparant contraction et expansion.

L’indice de la production est revenu à 45,4 après 47,5, sa plus forte baisse d’un mois sur l’autre depuis six ans et demi.

5G: avec ou sans Huawei en Europe ?

5G: avec ou sans  Huawei en Europe ?

 

Pas vraiment un boycott de l’union économique vis-à-vis du chinois Huawei mais pour l’instant une recommandation:   »prendre en considération le régime politique dans lequel évoluent les fournisseurs originaires de pays tiers » afin d’atténuer les risques sur la sécurité liés au développement de la 5G en Europe.

Réunis à Bruxelles, les ministres européens des Télécommunications, ou leurs représentants, ne désignent aucun pays dans leur déclaration commune, mais la Chine et son géant des télécoms Huawei, pionnier dans la technologie 5G, étaient présents dans tous les esprits. Le problème c’est que l’Allemagne est assez écartelée sur ce dossier. Elle ne veut pas déplaire aux chinois pour ne pas handicaper les exportations allemandes mais elle doit être attentive à ne pas froisser Trump  et pénaliser ses ventes de voitures vers les États-Unis.

Alors que les États-Unis ont exclu Huawei du déploiement de la 5G sur leur sol, invoquant des risques d’espionnage pour le compte de Pékin et tentent de convaincre leurs alliés d’en faire autant, les Européens ont fait jusqu’à présent la sourde oreille aux demandes américaines, tandis que Huawei rejettent les accusations le concernant.

Au sein de l’UE, Huawei est en concurrence avec deux équipementiers européens: le suédois Ericsson et le finlandais Nokia, qui a racheté le franco-américain Alcatel-Lucent. Le nouveau commissaire européen au Marché intérieur et au Numérique, le Français Thierry Breton, a d’ailleurs mis en exergue le savoir-faire européen lors d’une conférence de presse.

 

« L’Europe n’est pas en retard en matière de 5G, contrairement à ce que l’on peut dire ici ou là, l’Europe dispose de grands acteurs industriels et, à travers eux, du plus large portefeuille en termes de brevets: plus de 55% de brevets de la 5G sont d’origine européenne », a-t-il plaidé.

Thierry Breton a également insisté sur la garantie d’une concurrence « juste et loyale » sur le territoire européen de la part de fournisseurs de pays tiers. « Nous avons des règles Il faut regarder évidemment les problèmes de réciprocité, de subsides », a observé le nouveau commissaire européen. Là encore, il s’agit d’une allusion à peine voilée à Huawei et au marché chinois, critiqué pour son manque criant d’ouverture aux compagnies étrangères.

Société-La pauvreté au travail augmente en Europe

Société-La pauvreté au travail augmente en Europe

 

Alors que le nombre de personnes menacées de pauvreté ou d’exclusion sociale a diminué dans l’UE au cours des dix dernières années, « entre 2010 et 2017, le nombre de personnes souffrant de pauvreté au travail a augmenté, passant de 8,3 % à 9,4 % », selon l’étude. Le chômage a chuté, mais reste élevé et la qualité des emplois créés ne progresse pas. Les salaires ont stagné et l’emploi est devenu plus précaire, notamment en raison de la prédominance de modalités de travail non traditionnelles (temps partiel, contrats « zéro heure », plates-formes…). « Lorsque nous parlons de réduction du chômage, c’est une bonne nouvelle, mais il faut regarder quels types d’emplois ont été créés », a déclaré Nicolas Schmit, futur commissaire à l’emploi et aux droits sociaux lors de la présentation du rapport au Parlement européen.

« Ce que les statistiques disent, c’est que les gens ont un emploi. Mais elles ne précisent pas qu’ils souffrent dans le cadre de ce travail », a-t-il souligné. La flexibilité croissante dans le monde du travail a également affecté la couverture offerte par les systèmes de protection sociale. « Les interruptions dans les périodes d’emploi entraînent également une suspension des cotisations sociales », indique le rapport. « Nous devons revenir à une économie sociale de marché », a soutenu Nicolas Schmit, « nous devons construire une nouvelle économie moderne du XXIe siècle et nous ne pouvons pas le faire avec les conditions de travail et les conditions sociales du XIXe siècle », a-t-il ajouté.

Ecarts entre les générations et entre les sexes.

L’étude montre en outre que les inégalités socio-économiques se reflètent dans l’accès aux soins de santé. Les travailleurs atypiques, les Roms et les migrants apparaissent comme les groupes les plus vulnérables. Dans certains pays, les citoyens des zones rurales sont également particulièrement concernés. Les difficultés que les gens rencontrent dans de nombreux pays d’Europe pour accéder à des logements abordables et de qualité, en particulier dans les centres urbains et les lieux très touristiques, constituent un autre problème mis en évidence par le rapport. « S’attaquer au problème du prix des logements doit être une priorité », a déclaré Agnes Jongerius (Pays-Bas, S&D), membre de la commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen. « Nous devons parler du problème des sans-abri, de la crise du logement. Nous devons dire clairement que les gouvernements n’agissent pas pour leurs citoyens », a-t-elle insisté.

L’étude met également en exergue un autre problème majeur : les écarts entre les générations et entre les sexes. La discrimination dans l’accès au marché du travail et l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes — 16 % en moyenne en Europe — représentent des défis importants pour les travailleuses. Les jeunes sont confrontés à leurs propres difficultés, car le système éducatif ne leur fournit pas les compétences requises et tend à reproduire les inégalités socio-économiques. Les contrats et les conditions de travail des jeunes travailleurs ont empiré par rapport à ceux de la génération précédente.

Un semestre européen plus social

Les économies européennes se remettent de l’impact de la crise qui a frappé le continent en 2008. Le tableau dressé par l’étude est cependant loin d’être idéal, car les inégalités sociales et les emplois précaires figurent parmi les enjeux les plus urgents de l’Union. En 2017, la Commission a mis en place le pilier européen des droits sociaux, qui doit permettre d’œuvrer à une Europe plus sociale. Mais en 2014 déjà, des indicateurs sociaux ont été introduits dans le semestre européen, le principal outil d’évaluation de la situation économique dans les États membres, afin de suivre les progrès.

« Nous considérons que dans les recommandations spécifiques par pays, il y a encore trop d’indicateurs macro-économiques et pas assez d’objectifs sociaux », a cependant souligné Conny Reuter, secrétaire général de SOLIDAR, soulignant l’échec à placer ces derniers au cœur des recommandations. « Nous avons une procédure pour le déséquilibre macroéconomique, mais pas pour le déséquilibre social », a renchéri Giovani Casale, responsable politique à la Confédération européenne des syndicats.

Le futur commissaire à l’emploi et aux droits sociaux, Nicolas Schmit, a salué le travail accompli par la Commission Juncker et a affirmé que la principale difficulté demeurait la mise en œuvre des recommandations concrètes. « C’est l’appropriation des normes qui pèche », estime Nicolas Schmit, « vous pouvez avoir de bonnes recommandations, mais leur concrétisation laisse à désirer ». Le commissaire désigné a souligné la nécessité d’assurer la participation de la société civile, des partenaires sociaux et des gouvernements au processus semestriel afin de garantir que les initiatives proposées soient mises en œuvre de manière satisfaisante. Nicolas Schmit a évoqué le recours au Fonds social européen afin de financer les réformes nécessaires, également dans le domaine des services sociaux. « Il faut investir de l’argent », a-t-il soutenu. L’instrument budgétaire de la zone euro, a-t-il ajouté, « devrait également constituer un moyen de soutenir les réformes dans le secteur social ».

« Il est important que la politique sociale ne se développe pas de manière isolée », a déclaré László Andor. L’ancien commissaire européen chargé de l’emploi, des affaires sociales et de l’inclusion a expliqué qu’il était nécessaire de réunir les affaires sociales et la finance « pour orienter la politique économique dans une direction plus progressiste et ne pas simplement avoir à faire face aux conséquences de mauvaises décisions en matière de politique économique ». Pour l’Allemande Katrin Langensiepen (Verts/ALE), vice-présidente de la commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement, « la transformation socioécologique de l’Europe doit avoir la même importance que sa croissance économique ». « Si nous voulons effectuer cette transition dans notre économie », a ajouté Nicolas Schmit, « nous devons associer les politiques environnementales et sociales, elles doivent aller de pair ». Et tout cela doit être intégré dans le semestre européen, « que nous allons devoir fondamentalement modifier ».

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Par Beatriz Rios, Euractiv.com (traduit par Sandra Moro)

(Article publié le jeudi 14 novembre 2019)

Croissance Europe: grosse panne en vue

Croissance Europe: grosse panne en vue

Le tassement de la croissance se confirme en zone euro avec seulement plus 0,2% après 0,2 second trimestre 0,4 premier.

 

En Allemagne, la morosité est toujours d’actualité. Si les chiffres du T3 ne sont pas encore sortis, ceux du second trimestre ne sont guère réjouissants avec une croissance en territoire négatif (-0,1%). Un autre trimestre en recul entraînerait la première économie de la zone euro en récession technique. Sur l’Allemagne, l’économiste du crédit agricole Bruno Cavalier se montre malgré tout relativement optimiste.

« Après un effondrement presque aussi marqué que durant la Grande récession, la production automobile donne désormais des signes de stabilisation à un bas niveau. Cela suggère que la correction de l’activité industrielle a passé sa phase la plus aiguë ».

 

Une appréciation qui peut être discutée car en fait l’Allemagne s’installe plutôt dans une situation proche de la quasi stagnation. Quant à la construction automobile, sa croissance est menacée non seulement par la faiblesse du commerce international mais aussi par les contraintes environnementales et les évolutions technologiques.

 

Pour la France, la progression du PIB au troisième trimestre atteint 0,3% à un rythme similaire à celui des deux trimestres précédents. C’est un petit peu mieux que la moyenne européenne mais moins que ce qu’on espérait. La conjoncture est caractérisée par certaines inquiétudes des consommateurs concernant en particulier l’avenir des retraites. L’épargne est plutôt orientée vers des comptes spécifiques voir même laissée sur les comptes courants plutôt que vers la consommation. Les prévisionnistes pensent cependant que cela ira mieux pour les dépenses des ménages en 2020 mais il s’agit davantage de souhaits que de prévisions.

En Espagne, les données pour le T3 ne sont pas encore sorties mais les 0,4% du second trimestre peuvent être décevants au regard des performances trimestrielles enregistrées depuis plusieurs trimestres.

« Depuis quelques mois, l’économie espagnole montre quelques signes de faiblesse, le plus net touchant le rythme des créations d’emploi. Le climat des affaires s’est aussi affaibli, et bien entendu, comme dans le reste de la zone euro, c’est l’industrie qui tire le sentiment vers le bas. La demande extérieure joue négativement mais il est probable aussi que la situation politique contribue à créer de l’incertitude », explique l’économiste Bruno Cavalier.

 

En Italie l’Italie ,  La progression trimestrielle du produit intérieur brut se limite à 0,1% depuis le début de l’année. Le poids important de l’industrie dans le modèle économique italien et sa forte exposition à la demande mondiale peuvent expliquer en partie ces difficultés.

L’économie italienne est affectée par le ralentissement en Europe, les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis, mais aussi par la prudence des entreprises italiennes qui investissent moins, inquiètes à la fois de l’évolution mondiale et de l’instabilité politique qui a touché le pays pendant un an et demi.

 

Mécaniquement le chômage -surtout des jeunes– a tendance à se dégrader. Sur un mois, le nombre de chômeurs a augmenté de 48.000 en août. Il concerne 15,6 millions de personnes dans les 28 pays et 33.000 dans la zone euro. En glissement annuel, la baisse est significative avec 889.000 personnes en moins dans l’UE à 28 et 738.000 en moins dans la zone monétaire. En zone euro, le taux de chômage s’établit à 6,3% en septembre. Les  taux les plus bas concernent la République tchèque (2,1%), l’Allemagne (3,1%) et la Pologne (3,3%). À l’opposé, la Grèce (16,9%), l’Espagne (14,2%) et l’Italie (9,9%) sont les pays les plus frappés par ce phénomène. La France arrive quant à elle en quatrième position avec un taux de chômage au sens du bureau international à 8,4%. Ces résultats illustrent la persistance des effets de la crise de 2008 et la crise des dettes souveraines en zone euro avec un véritable contraste entre le Nord et le Sud de l’Europe.

Europe: grosse panne de croissance en vue

Europe: grosse panne de croissance en vue

Le tassement de la croissance se confirme en zone euro avec seulement plus 0,2% après 02 second trimestre0,4 premier.

 

En Allemagne, la morosité est toujours d’actualité. Si les chiffres du T3 ne sont pas encore sortis, ceux du second trimestre ne sont guère réjouissants avec une croissance en territoire négatif (-0,1%). Un autre trimestre en recul entraînerait la première économie de la zone euro en récession technique. Sur l’Allemagne, l’économiste du crédit agricole Bruno Cavalier se montre malgré tout relativement optimiste.

« Après un effondrement presque aussi marqué que durant la Grande récession, la production automobile donne désormais des signes de stabilisation à un bas niveau. Cela suggère que la correction de l’activité industrielle a passé sa phase la plus aiguë ».

 

Une appréciation qui peut être discutée car en fait l’Allemagne s’installe plutôt dans une situation proche de la quasi stagnation. Quant à la construction automobile, sa croissance est menacée non seulement par la faiblesse du commerce international mais aussi par les contraintes environnementales et les évolutions technologiques.

 

Pour la France, la progression du PIB au troisième trimestre atteint 0,3% à un rythme similaire à celui des deux trimestres précédents. C’est un petit peu mieux que la moyenne européenne mais moins que ce qu’on espérait. La conjoncture est caractérisée par certaines inquiétudes des consommateurs concernant en particulier l’avenir des retraites. L’épargne est plutôt orientée vers des comptes spécifiques voir même laissée sur les comptes courants plutôt que vers la consommation. Les prévisionnistes pensent cependant que cela ira mieux pour les dépenses des ménages en 2020 mais il s’agit davantage de souhaits que de prévisions.

En Espagne, les données pour le T3 ne sont pas encore sorties mais les 0,4% du second trimestre peuvent être décevants au regard des performances trimestrielles enregistrées depuis plusieurs trimestres.

« Depuis quelques mois, l’économie espagnole montre quelques signes de faiblesse, le plus net touchant le rythme des créations d’emploi. Le climat des affaires s’est aussi affaibli, et bien entendu, comme dans le reste de la zone euro, c’est l’industrie qui tire le sentiment vers le bas. La demande extérieure joue négativement mais il est probable aussi que la situation politique contribue à créer de l’incertitude », explique l’économiste Bruno Cavalier.

 

En Italie l’Italie ,  La progression trimestrielle du produit intérieur brut se limite à 0,1% depuis le début de l’année. Le poids important de l’industrie dans le modèle économique italien et sa forte exposition à la demande mondiale peuvent expliquer en partie ces difficultés.

L’économie italienne est affectée par le ralentissement en Europe, les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis, mais aussi par la prudence des entreprises italiennes qui investissent moins, inquiètes à la fois de l’évolution mondiale et de l’instabilité politique qui a touché le pays pendant un an et demi.

 

Mécaniquement le chômage -surtout des jeunes– a tendance à se dégrader. Sur un mois, le nombre de chômeurs a augmenté de 48.000 en août. Il concerne 15,6 millions de personnes dans les 28 pays et 33.000 dans la zone euro. En glissement annuel, la baisse est significative avec 889.000 personnes en moins dans l’UE à 28 et 738.000 en moins dans la zone monétaire. En zone euro, le taux de chômage s’établit à 6,3% en septembre. Les  taux les plus bas concernent la République tchèque (2,1%), l’Allemagne (3,1%) et la Pologne (3,3%). À l’opposé, la Grèce (16,9%), l’Espagne (14,2%) et l’Italie (9,9%) sont les pays les plus frappés par ce phénomène. La France arrive quant à elle en quatrième position avec un taux de chômage au sens du bureau international à 8,4%. Ces résultats illustrent la persistance des effets de la crise de 2008 et la crise des dettes souveraines en zone euro avec un véritable contraste entre le Nord et le Sud de l’Europe.

Croissance Europe : l’industrie manufacturière en panne

Croissance Europe : l’industrie manufacturière en panne

 

l’Europe souffre d’une maladie insidieuse à savoir la panne de développement de son industrie manufacturière. Certes,  le phénomène n’est pas nouveau (surtout en France) mais il a longtemps été masqué par la puissance de l’Allemagne dans ce domaine. Notons aussi que la même maladie affecte aussi la Chine. Certains pourront considérer qu’il s’agit là dune évolution structurelle et que le déclin de l’industrie doit être compensé par le développement des services. C’est effectivement le cas mais trop partiellement et du coup les croissances  sont très faibles voire inexistantes. On compte de manière excessive sur la consommation des ménages et les investissements pour pallier au net ralentissement des exportations. Pour l’instant,  ces les investissements sont relativement atones en dépit de la masse de liquidités disponibles dans les entreprises. Quant à la consommation, elle est affectée par l’attentisme des ménages dont certains préfèrent geler leur épargne plutôt que de consommer. L’activité du secteur manufacturier dans la zone euro s’est donc contractée pour le septième mois consécutif selon le dernier indice PMI des directeurs d’achat du cabinet Markit.

 

La panne du moteur industriel se poursuit en Europe. L’indice PMI pour l’industrie manufacturière de la zone euro a légèrement augmenté au mois d’août passant de 46,5 à 47 selon les derniers chiffres du cabinet Markit publiés ce lundi 2 septembre. Bien qu’en hausse, la situation économique des fabricants européens  »est restée fermement ancrée en zone de contraction en août ». Avec de tels résultats, l’industrie de l’union monétaire enregistre son deuxième plus faible niveau depuis avril 2013 et se maintient en seuil négatif pour le septième mois consécutif. Les craintes et inquiétudes se multiplient sur le Vieux continent.

Après avoir connu une récession en fin d’année 2018, l’économie italienne est encore plongée dans l’incertitude, minée par des faibles gains de productivité et une croissance au ralenti. En Allemagne, l’industrie automobile souffre de faibles exportations. Le produit intérieur brut (PIB) de la première économie européenne a progressé de 0,4% au premier trimestre par rapport aux trois mois précédents mais il s’est contracté de 0,1% au deuxième trimestre en raison d’un coup de frein des exportations.  »Cette nouvelle dégradation de la conjoncture dans le secteur manufacturier de la zone euro devrait peser sur la croissance économique de la région au troisième trimestre », a ajouté Chris Williamson, chef économiste chez Markit.Le moral des chefs d’industrie sur le Vieux continent n’est pas au beau fixe. Les économistes de Markit expliquent ces chiffres décevants par une forte contraction des secteurs de fabrication de biens intermédiaires et de biens d’équipement. À l’opposé, le domaine des biens de consommation a poursuivi sa tendance à la hausse débutée il y a près de six ans avec une forte expansion en août.

Au niveau géographique, les secteurs manufacturiers de plusieurs grandes économies sont encore dans le rouge. C’est le cas de l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, l’Irlande ou l’Autriche. L’économie allemande a connu « une très forte dégradation de sa conjoncture industrielle en août ». Les carnets de commandes dans plusieurs pays ont clairement reculé à cause notamment de la faible demande sur les marchés étrangers. « Les données de l’enquête continuent en effet de signaler un très fort recul des exportations », précise Markit.

Sur le front de l’emploi, les derniers chiffres du cabinet ne sont pas réjouissants. La détérioration des commandes et le ralentissement de la production ont poussé les fabricants à réduire leurs effectifs.  »L’emploi a ainsi reculé pour un quatrième mois consécutif, le taux de suppression de postes restant proche du plus haut de soixante-quatorze mois enregistré en juillet. En Allemagne, les entreprises manufacturières ont signalé les plus fortes baisses d’effectifs depuis un peu plus de huit ans », signalent les économistes. Et si le taux de chômage en Europe est au plus bas, il a tendance à se stabiliser depuis plusieurs mois selon les derniers chiffres d’Eurostat publiés vendredi dernier.

Contrairement à ses principaux voisins, l’économie tricolore résiste. L’activité du secteur manufacturier a enregistré une légère amélioration en plein coeur de l’été. « Les dernières données mettent en évidence une amélioration de la conjoncture dans le secteur manufacturier, les fabricants signalant en effet une reprise de la croissance de la production et des nouvelles commandes en août. Si cette hausse de l’activité n’est que la deuxième enregistrée au cours des six derniers mois, elle témoigne néanmoins d’une certaine robustesse de l’industrie manufacturière française, notamment au regard des faibles performances des fabricants européens », explique l’économiste Eliot Kerr.

La semaine dernière, l’Insee a révisé légèrement à la hausse (0,1 point) son estimation pour la croissance du produit intérieur brut (PIB) du second trimestre à 0,3%.  Concernant les perspectives, les industriels français sont relativement optimistes. Ils fondent leurs projections de croissance sur « des prévisions de raffermissement de la demande extérieure ». Malgré cette situation plus favorable, la perspective d’un Brexit sans accord à la fin du mois d’octobre prochain pourrait à nouveau plonger les industriels français qui échangent avec le Royaume-Uni dans le doute. Au Royaume-Uni, l’indice PMI qui mesure l’activité manufacturière en Grande-Bretagne est tombé au plus bas depuis 7 ans en août, pâtissant du ralentissement économique planétaire.

Chômage Europe au plus bas…. Grâce à la précarité

Chômage Europe au plus bas….  Grâce à la précarité

Avec que 6,3 % de taux de chômage, on atteint le plus bas niveau en Europe depuis 2000. D’une certaine manière, c’est un paradoxe puisque  dans le même temps la croissance de l’union européenne ne cesse de se tasser. Ainsi en zone euro il ne faut guère espérer plus de 1 % d’augmentation du PIB en 2019. Les taux de chômage doivent être cependant relativisés car si effectivement depuis plusieurs années le chômage européen tend à diminuer, c’est au prix d’une certaine précarité des emplois (emplois indépendants, CDD, intérim et petits boulots). précisé Destatis, l’institut fédéral de la statistique.

La multiplication des contrats courts ou des contrats « zéro heures » comme en Allemagne ou au Royaume-Uni favorise la précarisation de l’emploi et la polarisation du marché du travail dans ces pays.

. Selon les derniers chiffres communiqués par le service de statistiques Eurostat ce vendredi 30 août, le taux de chômage sur le Vieux continent s’est établi à 6,3% en moyenne au sens du Bureau international du travail (BIT) en juillet dernier. Il est resté stable par rapport au mois de juin et en diminution par rapport à juillet 2018 (6,8%). C’est le niveau le plus faible enregistré depuis le début de la mise en place de la série sur le chômage en 2000.

Du côté de la zone euro (19 États-membres), le taux de chômage corrigé des variations saisonnières s’est établi à 7,5% au même niveau qu’en juin. Les statisticiens de la Commission européenne évaluent que 15,6 millions de personnes étaient au chômage en juillet sur l’ensemble du continent. Malgré le ralentissement de l’économie dans la zone monétaire et la multiplication des craintes de récession des deux côtés de l’Atlantique, le taux de chômage se porte bien. Plusieurs signaux comme la stabilisation de la baisse depuis mai dernier marque néanmoins un coup de frein des créations d’emplois.

Outre le chômage, la Commission européenne a maintenu ses prévisions de croissance pour 2019 et 2020 à 1,4% et 1,6% mais en net retrait par rapport à 2018 (1,9% et 2%). L’économie allemande s’est contractée au deuxième trimestre en raison d’une chute des exportations, conséquence de la dégradation de la demande étrangère et de la montée des barrières douanières, montrent les statistiques publiées en début de semaine. Le produit intérieur brut (PIB) de la première économie européenne a reculé de 0,1% après une croissance de 0,4% sur les trois premiers mois de l’année, a précisé Destatis, l’institut fédéral de la statistique.

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Sur un an, le chômage a diminué dans une grande majorité de pays (25) alors qu’il a augmenté au Luxembourg (5,6% à 5,7%) en Lituanie (de 6,1% à 6,4%) et en Suède (de 6,3% à 6,8%). L’office de statistiques note que  »les baisses les plus marquées ont été observées en Grèce (de 19,4% à 17,2% entre mai 2018 et mai 2019), en Croatie (de 8,4% à 7,1%), à Chypre (de 8,3% à 7,0%) ».

Europe : Macron a tué l’entente franco allemande

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L’Echec des chefs d’État à trouver les nouveaux responsables de l’union européenne doit beaucoup à Macron. Jusque-là en effet, les principales nominations se préparaient entre les Allemands et les Français. Désormais chacun soutient son candidat. En outre, il n’y a pas d’alliance de substitution compte tenu de l’attitude de Macron fâché avec à peu près les trois quarts de l’Europe. Il y a d’abord évidemment la Grande-Bretagne que la France veut  voir partir le plus vite possible quand les Allemands eux tempèrent. Les relations exécrables avec l’Italie, aussi avec nombre de pays de l’Est. Elles ne sont pas bonnes non plus avec l’Espagne et certains pays nord. En cause, le faite que macro, manifeste la plus grande condescendance voir le mépris à l’égard des opinions qui ne rejoignent pas les siennes. L’axe franco-allemand qui constituait la base de l’union européenne a disparu. Les Allemands sont particulièrement agacés par les propositions de Macron qui en gros vise à dépenser les excédents allemands dans des structures bureaucratiques. Par exemple ce fameux ministère des finances de la zone euro, ce super ministre de l’économie, cette mutualisation des dettes, ces plans d’investissement etc. pour Macron, l’Allemagne manque totalement d’ambition. Pour l’Allemagne et Merkel Macron incapable de gérer son budget (le déficit est reparti) veut solliciter les ressources allemandes pour ses illusoires utopies. La France fournirait la matière grise et notamment celle de son chef qui deviendrait alors le seul leader de l’Europe et l’Allemagne pour fournirait les financements. L’Allemagne ne veut surtout pas de cette vision curieuse sorte de cocktail entre l’ultra libéralisme et un supra étatisme européen. D’une certaine manière, la position de Macron en Europe et dans le monde est assez à l’image de celle qu’il occupe en France. Macon est certes légitime mais il est très minoritaire. Il y a un énorme décalage entre l’ambition de ses discours et finalement sa politique à l’ancienne. Sa posture et son tempérament sont sans doute ses pires ennemis.

Croissance : tassement en Europe aussi en France

Croissance : tassement en Europe aussi en France

 

Tassement inquiétant en Europe mais  aussi en France

La Commission européenne prévoit une hausse du Produit intérieur brut (PIB) de 1,2% en 2019, et 1,5% en 2020, pour l’ensemble des 19 pays de la zone euro, après 1,9% en 2018 La Commission européenne a une nouvelle fois abaissé mardi ses prévisions de croissance  pour la zone euro en 2019 et 2020, dans un contexte d’incertitudes sur le commerce mondial et l’éventualité d’un « Brexit sans accord ».L’exécutif européen table désormais sur une hausse du Produit intérieur brut (PIB) de 1,2 % en 2019, et 1,5 % en 2020, pour l’ensemble des 19 pays ayant adopté la monnaie unique, après 1,9 % en 2018. De son coté, L’Insee publie ce jeudi sa note de conjoncture sur l’année 2019. L’institut prévoit une progression du PIB de 1,3% en 2019 en France, après 1,7% l’an dernier et 2,4% en 2017. 0,3%: C’est le rythme de croissance de l’économie française sur chaque trimestre jusqu’à la fin de l’année, selon l’Insee. Cela permettra au PIB de progresser de 1,3% en 2019. Cette année, la consommation des ménages en sera le principal moteur. Les ménages accroîtraient leur consommation de 1,3 %, après 0,9 % en 2018. À l’inverse, l’investissement des entreprises ne croîtrait plus que de 3,3 % en 2019. Une évolution certes dynamique, souligne l’Institut de statistique, mais moins importante qu’en 2018 (+3,9 %) et a fortiori qu’en 2017 (+5%).

Europe -Nathalie Loiseau : première grosse connerie

Europe -Nathalie Loiseau : première grosse connerie

 

 

Nathalie Loiseau, la tête de liste de la république en marche s’était déjà signalé par un manque de charisme et de dynamisme lors des élections européennes. Visiblement la république en marche a fait une grosse erreur de casting. Pour preuve encore Nathalie Loiseau vient de faire une énorme bêtise en confiant à des journalistes tout le mal qu’elle pense de certaines personnalités européennes. De ce point de vue Nathalie Loiseau n’a sans doute fait que reprendre les analyses de Macron vis-à-vis du personnel politique européen. (et ce qui lui a valu aussi sa marginalisation au plan de l’Europe). Le problème c’est que Nathalie Loiseau s’en est ouverte aux journalistes qui n’ont pas manqué de diffuser ces états d’âme. Du coup la sanction est immédiatement tombée Nathalie Loiseau a été immédiatement discréditée pour prendre la tête du troisième groupe politique de l’assemblée européenne. On peut imaginer que ce ne sera pas la dernière bourde de Nathalie Loiseau qui, comme la plupart des responsables de la république en marche, manque cruellement d’expérience sociale et politique voire parfois de compétence tout court.

Sondage Europe : 29% y croient encore

Sondage Europe : 29% y croient encore

Un sondage qui devrait inciter à une sérieuse remise en cause de l’Europe, ses champs d’activité et ses liens avec les Etats. Une Europe  qui apparaît relativement technocratique et inefficace sur des sujets fondamentaux comme sur l’emploi, l’immigration, l’environnement ou la fiscalité. En outre, l’élément le plus déterminant pour ce scrutin européen sera la question du pouvoir d’achat. Ce n’est sans doute pas globalement une condamnation de l’Europe mais plutôt une prise de distance avec une institution qui semble lointaine par rapport aux préoccupations concrètes nationales, lointaines politiquement et géographiquement. Il est donc probable qu’on assistera lors des prochaines élections présidentielles à une sorte de renationalisation de l’Europe .L’Europe ne fait donc plus rêver les Français, selon un sondage Odoxa-Dentsu consulting pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi 4 avril. Ils sont en effet 29% à estimer que la construction européenne constitue « une source d’espoir ». Ils étaient 61% à penser cela en 2003 lors d’une enquête similaire. Pour autant, l’Europe ne constitue pas non plus une source de crainte, avec 31% des personnes interrogées qui pensent cela (- 4 points par rapport à l’enquête publiée en juin 2016).

Il ressort donc de ce sondage que l’Europe laisse désormais les Français relativement indifférents. Une majorité relative des personnes interrogées, 40%, trouve que l’Europe ne constitue ni une source d’espoir, ni une source de crainte. (+ 7 points par rapport à 2016).

L’Europe est par ailleurs jugée inefficace dans tous les domaines testés dans cette enquête d’opinion. Inefficace dans la lutte contre le terrorisme pour 56% des personnes interrogées, pour l’environnement (71%), pour l’emploi (80%), pour l’immigration (82%) et pour la fiscalité (82%).

D’ailleurs, la construction européenne ne comptera que peu dans le vote du 26 mai prochain. 19% seulement des personnes interrogées en tiendront compte au moment de glisser un bulletin dans l’urne. Sans surprise, c’est le pouvoir d’achat qui est mis en avant avec 36% des sondés qui estiment que ce critère comptera le plus dans leur vote pour les élections européennes. Suivent l’immigration (27%) et la sécurité et la lutte contre le terrorisme (24%). (Les sondés pouvaient donner deux réponses).

En Europe : des inégalités scandaleuses

En Europe : des inégalités scandaleuses

Pour résumer Selon la dernière note du laboratoire sur les inégalités mondiales co-dirigé par le célèbre économiste Thomas Piketty, au cours des dernières décennies les 10 % de la population la plus aisée à énormément profité de la mondialisation et c’est l’inverse pour les moins favorisés. D’où ce sentiment un peu partout en Europe d’injustice sociale et fiscale qui nourrit tous les populismes. À noter que les inégalités peuvent observer entre pays tout autant qu’à l’intérieur de chaque pays. En Europe du Nord, le revenu moyen par adulte s’élevait à 46.000 euros contre 38.500 euros en Europe de l’Ouest, 28.500 euros en Europe du Sud et 19.500 euros en Europe de l’Est. La faute à l’Europe qui s’est tenue à l’écart pour l’essentiel de l’harmonisation sociale et de l’harmonisation fiscale et qui finalement pourraient bien faire les frais de la révolte actuelle avec la remise en cause des attributions de la superstructure européenne L’Europe est loin d’être épargnée par les disparités de revenus entre citoyens. Les trois auteurs à l’origine de l’étude, Thomas Blanchet, Lucas Chancel et Amory Gethin, pointent les risques d’un tel phénomène alors que le Vieux continent est déjà miné par la montée des populismes et des divisions qui remettent en cause la construction européenne à l’oeuvre depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Même si les modèles de protection sociale ont pu jouer un rôle d’amortisseur, des écarts considérables demeurent. Dans une récente interview accordée à La Tribune, l’économiste spécialiste des inégalités, Branko Milanovic, expliquait « qu’il est difficile de nier le rôle des inégalités dans la montée des populismes. En tant qu’économiste, il y a une évidence circonstancielle qui semble suggérer que les classes moyennes ont subi une période néfaste. Cette période a créé un malaise économique dans ces catégories. Au fond de ces problèmes, je pense que, au-delà des inégalités, il y a un manque d’augmentation des revenus de certains groupes tandis que les catégories aisées ont pu bénéficier de la mondialisation. » A l’heure où la crise des ‘gilets jaunes » se poursuit depuis plus de quatre mois et que les nationalistes gagnent du terrain à quelques semaines des élections européennes, l’enjeu des inégalités devient crucial. L’accroissement des inégalités en Europe s’explique en grande partie par l’évolution des inégalités à l’intérieur des pays.  »Entre 1980 et 2017, le revenu des 0.001% d’Européens les plus riches haut a cru cinq fois plus rapidement que celui des 80% du bas depuis 1980″ indiquent les auteurs du document. Les revenus des 1% les plus riches ont bondi « deux fois plus rapidement que la moyenne et ont capté une part de la croissance similaire à celle captée par les 50% du bas ».

Si le tableau de l’Europe dressé par les économistes du laboratoire sur les inégalités mondiales peut paraître sombre, la situation est encore plus défavorable aux Etats-Unis. Ainsi, depuis le début des années 80, le revenu moyen avant impôts des revenus modestes sur le Vieux continent a bondi de 37% alors que celui des 50% les plus modestes a stagné outre-Atlantique. « Aux Etats-Unis, les 1% de citoyens les plus aisés perçoivent 20% du revenu national avant impôts, alors que les 50% les plus modestes n’en reçoivent que 12.5%. C’est l’inverse en Europe, où la part du revenu des 50% du bas atteint 18% alors que celle du centile supérieur ne dépasse pas 11%. » 

L’âge de la retraite en Europe

L’âge de la retraite en Europe

La récente polémique sur la modification de l’âge de la retraite en France donne l’occasion de faire des comparaisons avec d’autres pays. En France l’âge de légal à la retraite est pour l’instant fixé à 62 ans mais dans les faits le départ se situe  vers 63 ans. D’une façon générale en Europe dans la plupart des pays l’âge de la retraite est fixé à 65 ans. (Notons que c’était la en France avant que Mitterrand ne décide de revenir de 65 à 60 ans). D’une façon générale dans la plupart des pays les salariés sont incités à partir tard qu’à la date légale. Deux raisons à cela l’évolution démographique caractérisée par un vieillissement moyen de la population aussi l’allongement de la durée de vie qui fragilise les systèmes de retraite. A l’échelle mondiale, l’Europe est loin d’être le continent où l’ont part le plus tard en retraite.les pays où les hommes travaillent le plus longtemps dans le monde:

  1. Corée du Sud: 72,9 ans
  2. Colombie: 72,5 ans
  3. Mexique: 71,8 ans
  4. Japon: 70,6 ans
  5. Chili: 70,4 ans

Bien que minoritaires dans la population actives, les femmes coréennes travaillent encore plus que les hommes: elles prennent en moyenne leur retraite à 73,1 ans, bien plus tard que les Japonaises (69,3 ans) et les Roumaines (67,4 ans).

Italie : tête de pont de la Chine en Europe ?

Italie : tête de pont de la Chine en Europe ?

L’Italie en difficulté économique semble se laisser séduire, comme d’autres y compris en France, par la venue de capitaux chinois qui s’investissent dans le transport. Ainsi la Chine pourrait participer au redressement de la compagnie aérienne Alitalia en difficulté depuis de très nombreuses années après avoir apporté une contribution majeure aux travaux du port de gênes La Chine pourrait jouer un rôle dans le sauvetage de la compagnie aérienne en difficulté Alitalia, a déclaré jeudi Michele Geraci, secrétaire d’Etat italien à l’Industrie.“Je n’exclus pas que la Chine puisse être impliquée”, a-t-il dit dans un entretien à la chaîne Sky Italia, qui l’interrogeait sur un possible soutien chinois à moins de deux semaines de la date butoir pour la recapitalisation d’Alitalia. Ses propos coïncident avec l’arrivée à Rome du président chinois Xi Jinping pour une visite de trois jours au cours de laquelle il doit signer un accord qui fera de l’Italie un partenaire de son projet de “nouvelles routes de la soie”.L’autre projet de la Chine c’est de s’installer progressivement dans le port de gênes et de participer à la modernisation des infrastructures. Allonger les digues et construire d’ici la fin de l’année un nouveau terminal pour les cargos. C’est l’un des projets pour le port de Gênes (Italie), en pleine reconstruction. Il sera financé par la Chine à 49%. « Ce sera le premier terminal pour cargos entièrement automatisé au nord de la Méditerranée. Et ça va donner aux Chinois une porte d’accès centrale à l’Europe », se félicite Gian Enzo Ducci, président des agents maritimes de Gênes. L’Italie, cheval de Troie de la Chine ? L’Italie deviendrait le pays d’arrivée du projet terrestre et maritime de la Chine dit « Nouvelle route de la soie ». Avec deux portes : Gênes à l’ouest, bien reliée à la France et à l’Espagne, et Trieste de l’autre côté, en communication avec l’Europe centrale. Deux ports italiens, qui ont besoin de modernisation urgente. L’Italie, cheval de Troie de la Chine en Europe, beaucoup s’en inquiètent, mais Luigi Di Maio réfute l’argument. Pour lui, l’Italie veut surtout rééquilibrer une balance commerciale très déficitaire : 50 milliards d’importations l’an dernier contre seulement 13 milliards d’exportations.

 

 

Télécom- Huawei : pour l’Allemagne le business d’abord, l’Europe et les Etats-Unis après !

Télécom- Huawei : pour l’Allemagne  le business d’abord, l’Europe et les Etats-Unis après !

 

L’Allemagne a été mise en garde Washington si Huawei est autorisé à participer au déploiement de la 5G. Allemande. L’enjeu est à la fois politique et économique. Jusqu’à leur l’Allemagne s’est montrée très réticente pour freiner les velléités de déploiement en Allemagne de l’opérateur chinois. En cause le faite que des sociétés allemandes ont déjà passée des accords avec Huawei  qui possède une longueur d’avance concernant la technologie cinq j’ai. Une technologie qui pourrait être utile à l’ l’économie allemande notamment à son secteur automobile. En Europe nombre de pays sont plutôt réticents en raison des risques économiques mais aussi politiques entre parenthèses (enjeux des données et risques d’espionnage). Le gouvernement allemand discute toujours d’une participation ou pas du chinois Huawei au réseau 5G de téléphonie mobile de l’Allemagne, a déclaré mardi le ministre de l’Economie, Peter Altmaier. Prié de commenter un article du Wall Street Journal selon lequel une décision interministérielle préliminaire a été prise autorisant Huawei à participer à la construction de ce réseau de nouvelle génération, le ministre a répondu: « Je ne peux pas confirmer explicitement cette information car nous en sommes toujours au stade des discussions avec d’autres ministères. »Huawei, premier fournisseur mondial d’équipements de télécommunications, est soupçonné de laisser le gouvernement chinois s’adonner à l’espionnage d’autres Etats, ce qu’il dément. Les Etats-Unis ont demandé à leurs alliés de ne pas utiliser les technologies de Huawei.

Reuters a appris mardi d’une source gouvernementale allemande que Berlin ne prendrait sans doute pas sa décision rapidement. La vente aux enchères du réseau mobile 5G devrait commencer après la mi-mars et il apparaît de plus en plus que le gouvernement allemand n’exclura pas complètement Huawei. Peter Altmaier a déclaré à Reuters la semaine dernière que Berlin envisageait de renforcer les exigences de sécurité des entreprises de télécoms qui souhaitent participer à la 5G, rendant ainsi possible une surveillance plus étroite de Huawei. Le patron de Huawei en Allemagne a déclaré au quotidien Handelsblatt que le gouvernement chinois ne s’était pas immiscé dans ses activités et que la société ferait en sorte d’assurer sa transparence.  Mais ce lundi, le Wall Street Journal a indiqué que Washington s’était fendu d’une lettre au gouvernement allemand. Dans cette missive, adressée par l’ambassadeur américain à Berlin Richard Grenell au ministre de l’Economie Peter Altermaier, les Etats-Unis menacent de revoir leur coopération en matière de renseignement si l’Allemagne ne chasse par Huawei des réseaux 5G.pas sûr que l’Allemagne soit sensible aux arguments européens ou américains, car outre Rhihin c’est la logique du business qui l’emporte souvent sur les considérations politiques et diplomatiques.

 

Le 737 MAX interdit en Europe : un sale coup pour Boeing

Le 737 MAX interdit en Europe : un sale coup pour Boeing

 

L’affaire des 737 est évidemment d’abord un drame après les deux catastrophes successives. C’est aussi un sale coup commercial pour l’avionneur américain. Il y a les effefts  immédiats ; à savoir ; la perte boursière de l’ordre  de 12 % soit autour de 25 milliards d’euros. Il y a plus grave à savoir le doute  s’installer dans certaines compagnies quant à la fiabilité de l’appareil. Or le 737 Max est l’avion le plus vendu au monde.(autour de 5000 commandes).  Un avion très récent qui par ailleurs fait l’objet de très nombreuses commandes dont certaines seront nécessairement reportées tant que des clarifications n’auront pas été apportées sur les origines des accidents. Certaines commandes seront décaléeés, , dautres vont se reporter sur Airbus notamment. La décision de l’Europe de suspendre l’exploitation des 737 Max ajouter à celle de l’Inde porte un sérieux coup à l’image de marque de Boeing. La décision des régulateurs européens constitue le revers le plus sérieux pour Boeing après le crash de dimanche et met la pression sur les régulateurs américains, très discrets, cinq mois après la chute d’un autre 737 MAX 8 ayant tué 189 personnes en Indonésie, ne sont pas encore connues.L’enquête sur l’accident du Boeing de Lion Air en octobre dernier n’a pas encore livré ses conclusions mais l’attention s’est portée sur le rôle des systèmes informatiques à bord ainsi que sur la formation des pilotes et la maintenance.Boeing a annoncé son intention d’actualiser ses logiciels dans les prochaines semaines.Rien ne permet à ce stade d’établir un lien entre les deux accidents, même si l’un et l’autre se sont produits peu après le décollage.

Sans faire explicitement référence aux événements, Donald Trump s’est lamenté mardi de la complexité du pilotage des avions modernes. “Je ne sais comment c’est pour vous, mais je ne veux pas d’Albert Einstein comme pilote. Je veux des grands professionnels de l’aviation qui soient capables de prendre facilement et rapidement le contrôle d’un avion !”, a tweeté le président américain de façon peut-être un peu naïve mais avec une certaine pertinence quant à la critique de la complexité des systèmes automatisés de conduite.

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