Archive pour le Tag 'Europe'

Europe : les défis à relever

Europe : les défis à relever

En cette rentrée parlementaires, les  défis à relever pour l’Europe dans  l’Opinion (extrait) par Manfred Weber est député allemand au Parlement européen, président du groupe Parti populaire européen (PPE)

Tribune

Deux ans après l’entrée en fonction de la Commission présidée par Ursula von der Leyen, la session plénière de rentrée du Parlement européen, cette semaine à Strasbourg, sera l’occasion de faire le point sur la situation de l’Europe et sur les défis à relever.

Nous n’avons pas à rougir de ce que l’UE a accompli au cours de l’année qui vient de s’écouler. Après des retards à l’allumage, la politique de vaccination européenne s’est révélée un franc succès, dont peu de gens mesurent l’ampleur.

Non seulement 70 % des adultes sont désormais vaccinés, mais le passeport sanitaire européen a permis de sauver les vacances d’été et la saison touristique dans de nombreuses régions d’Europe.

Sur le plan économique, en envoyant un important signal de stabilité, le plan de relance de 2020 a permis de maintenir un haut niveau de confiance et d’éviter le pire.

Il n’en reste pas moins que la pandémie laissera des traces durables sur l’économie. Aussi devons-nous continuer à concentrer nos efforts sur la création d’emplois d’avenir. Confronté à une compétition sans merci au niveau mondial, notre continent ne peut s’en sortir que si nous investissons massivement dans l’innovation et le futur.

C’est vrai en particulier pour la politique climatique. Plus personne ne peut douter de la réalité très concrète du changement climatique, ni du fait qu’atteindre la neutralité climatique représentera l’une des tâches politiques centrales des prochaines décennies.

«J’appelle à la désignation d’un ambassadeur pour le climat à plein temps, dont la mission sera de convaincre nos partenaires de nous rejoindre dans ce combat»

Impact social. Mais une politique ne peut être efficace que si elle est également réaliste. Nous devons éviter d’opposer écologie et économie et surtout, nous devons accorder une attention toute particulière à l’impact social des mesures que nous prendrons pour lutter contre le changement climatique. Enfin, si pouvons être fiers de l’ambition européenne, nos actions ne seront qu’une goutte d’eau si elles se limitent à l’Europe. C’est pourquoi j’appelle à la désignation d’un ambassadeur pour le climat à plein temps, dont la mission sera de convaincre nos partenaires de nous rejoindre dans ce combat.

Enfin, comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, la débâcle occidentale en Afghanistan a marqué la fin de la naïveté pour l’Europe. La sécurité de notre continent ne peut dépendre des soubresauts de la politique intérieure américaine. Il est temps pour les Européens de passer à la vitesse supérieure en matière de défense européenne commune.

Pour faire entendre sa voix et peser politiquement dans le monde, l’UE ne doit plus hésiter à mettre non seulement son poids diplomatique, mais aussi son poids économique dans la balance.

Mercredi à Strasbourg, nous attendons d’Ursula von der Leyen qu’elle précise sa vision pour faire de l’exécutif européen une véritable Commission géopolitique.

Manfred Weber est député allemand au Parlement européen, président du groupe Parti populaire européen (PPE). Retrouvez sa chronique chaque semaine sur lopinion.fr en alternance avec celle de Dacian Ciolos, président du groupe Renew Europe.

Évolution comparée des dettes publique en Europe

Un article de Raphaël Legendre, journaliste au service économie de l’Opinion Fait le point sur l’endettement comparé en Europe ( Extrait)

 

Que l’on parle des aides ou des résultats macro-économiques, la France se trouve en réalité dans une position plutôt médiane en Europe. C’est en tout cas ce que nous explique le comité de suivi et d’évaluation des mesures d’urgence pendant la crise, présidé par Benoît Cœuré et qui a remis son rapport au gouvernement avant l’été.

Par exemple sur l’activité partielle : on a mis 35 milliards d’euros sur la table en France, c’est 1,4 point de PIB. C’est peu ou prou ce qu’ont fait l’Espagne et l’Italie mais c’est deux fois moins que l’argent mis en place par le Royaume-Uni et deux fois plus que l’Allemagne. Si on prend le fonds de solidarité qui est venu en aide aux entreprises depuis dix-huit mois. La France a mis 1,3 point de PIB, c’est ce qu’a fait à peu près l’Allemagne et c’est également ce qu’a fait l’Italie, par contre on est bien au-dessus de l’Espagne : 0,4 point de PIB, mais en deçà du Royaume-Uni : 1,6 point.

Et quant aux prêts garantis par l’Etat, c’est pareil, la France a mis à peu près 6 points de PIB, on est bien au-dessus du Royaume-Uni et de l’Allemagne, mais en dessous de l’Italie et de l’Espagne. »

Les mesures d’urgence et les plans de relance combinés à la réduction des recettes ont creusé les déficits et les dettes publiques des pays européens ont bondi. A tel point que l’endettement public de la zone euro a franchi pour la première fois de son histoire la barre des 100% du PIB. Il existe cependant d’importantes disparités entre les pays de l’Union européenne.

R. L. : « La dette a augmenté de partout en Europe mais tous ne sont pas partis du même niveau. Comme un révélateur, la crise a accentué l’écart entre les pays rigoureux et les pays plus dépensiers.

Beaucoup de pays de l’Europe du nord et de l’est affichaient toujours au premier trimestre 2021 un niveau de dette publique maintenu sous les 60 % du PIB, 13 pays sur 27 au total (en bleu).  Des dettes tqui évoluent aujourd’hui entre 115 % et 160 % pour l’Italie, voire près de 210 points de PIB pour la Grèce, c’est dix fois plus que l’endettement de l’Estonie par exemple. On le voit donc, c’est une situation très disparate en Europe.

Est-ce grave, docteur ?

R.L. : « Pour l’instant tout va bien, le pacte de stabilité a été mis entre parenthèses jusqu’à la fin 2022 et la Banque centrale européenne continue d’acheter la dette des Etats par milliards chaque mois. Mais la parenthèse enchantée du « quoi qu’il en coûte » arrive à sa fin et un jour ou l’autre il faudra bien rembourser.

Il y a quelques jours, la banque centrale américaine, la Fed, a annoncé qu’elle se dirigeait vers un «tapering», ça veut dire fermer le robinet des liquidités. Elle va donc engager une régulation de sa politique monétaire et la Banque centrale européenne devra tôt ou tard s’inscrire dans les pas de la Fed. D’autant plus que l’inflation repart, menaçant d’une hausse des taux. A partir de 2023, on pourrait donc observer un alourdissement de la charge de la dette qui, il est vrai, est tombée à des niveaux historiquement bas l’année dernière. A titre d’exemple, on a payé à peu près 35 milliards de charges d’intérêts sur la dette, c’est le même niveau qu’en 2000, quand notre dette était à 60 % et surtout trois fois inférieure à ce qu’elle est aujourd’hui.

Mais le plus inquiétant en réalité, ce sont ces écarts de dette entre les trois premières économies de la zone euro. L’Allemagne qui est aujourd’hui à environ 70 % et qui très vite va revenir sous les 60 % de dette d’un côté, et de l’autre, la France et l’Italie à 120 % et 160 %. L’Italie qui a une dette deux fois supérieure à celle de l’Allemagne, ces écarts pourront être pointés du doigt par les marchés financiers un jour ou l’autre. On se souvient, en 2010, les attaques sur la Grèce qui ne représentait que 2 % du PIB européen.

L’Italie, troisième économie de la zone euro, est un danger bien plus important que ce qu’on a connu il y a dix ans. »

En France, la dette publique ne manquera pas d’animer les débats à quelques mois de la présidentielle. En Allemagne, Olaf Scholz (SPD) et Annalena Baerbock (Grünen), candidats à la succession d’Angela Merkel, prônent une hausse de la fiscalité pour équilibrer le budget. Le Royaume-Uni et l’Espagne ont d’ores et déjà décidé d’augmenter certains impôts.

Le gouvernement britannique a annoncé début mars une hausse de l’impôt sur les sociétés qui passera de 19 à 25% en 2023. Pedro Sanchez a lui annoncé dès juillet 2020 une hausse des impôts pour les «grandes corporations» pour faire face à la crise en Espagne.

R.L. : « Le débat va forcément être relancé dans la zone euro au moment où il faudra normaliser la gouvernance des finances publiques. Il a commencé au Royaume-Uni, en Espagne, mais pas uniquement dans les pays les plus endettés. En Allemagne, par exemple, où le candidat socialiste Olaf Scholz est désormais le mieux placé pour être désigné chancelier, on assiste au retour de ce débat sur l’impôt sur la fortune qui a été supprimé outre-Rhin il y a 25 ans et qui pourrait donc faire sa réapparition post-crise.

En France, Bruno Le Maire n’arrête pas de répéter que les impôts n’augmenteront pas mais jusqu’en 2022. Qu’en sera-t-il au-delà ? Personne ne peut le dire. Le problème c’est que la France n’a pas les marges de manœuvre des autres pays pour augmenter ses impôts puisque nous sommes déjà le pays le plus taxé au monde et qu’on l’a vu avec les Gilets jaunes par exemple, toute hausse d’impôt est désormais extrêmement difficile à faire passer
dans l’opinion publique. Reste qu’avec près de 120 points de dette, il faudra très probablement faire des efforts, mais pas avant 2023. »

Quelles solutions vont alors se présenter aux gouvernements des pays européens pour tenter de résorber les dettes Covid ?

R.L. : « Il y a trois voies pour réduire la dette publique : la première c’est la croissance et tous les Etats vont faire en sorte d’augmenter leur croissance potentielle. Ensuite il y a deux voies : on peut rétablir les finances publiques soit par l’augmentation des impôts et certains pays ont des marges de manœuvre, ce n’est pas le cas de la France.

Ou on peut passer par une baisse des dépenses. Là encore, certains pays et certaines opinions publiques acceptent mieux ce chemin que d’autres. Ce n’est pas vraiment le cas en France, c’est pourquoi Bruno Le Maire a proposé pour le prochain quinquennat, une forme de règle d’or, c’est-à-dire un plafonnement des dépenses publiques .

Europe : le retour de l’inflation ?

Europe : le retour de l’inflation ?

L’Allemagne mène la danse avec 3,9 % d’inflation en août, au plus haut depuis la veille de la crise financière de 2008. La montée des prix

pourrait «entraîner une insatisfaction croissante chez les gens, qui ressentent vraiment la hausse», redoute Carsten Brzeski, économiste chez ING à Francfort. Ce dernier était parmi les rares à anticiper un scénario inflationniste au début de l’année. Tiré par l’Allemagne, ce scénario est en train de se matérialiser bien au-delà des prévisions.

Pour l’ensemble de la zone euro, l’inflation atteint 3 % en août. Jusque-là la plupart des experts avait considéré que cette tendance à la hausse des prix n’avait qu’un caractère provisoire. Du provisoire qui pourrait bien durer avec la reprise économique, la hausse des matières premières et des couts logistiques.

LA DACIA SANDERO : NUMÉRO UN DES VENTES EN EUROPE

LA DACIA SANDERO : NUMÉRO UN DES VENTES EN EUROPE

 

La Sandero voiture la moins chère (mais aussi la plus fiable) devient numéro un des ventes en Europe.

En juillet, on dénombre 20.446 ventes de Dacia Sandero, première du classement, devant les 19.425 unités de la Volkswagen Golf, d’après les données du cabinet Jato. A noter la troisième place de la Toyota Yaris, qui est donc la première voiture produite en France de ces ventes européennes. Seul représentant d’une marque française dans le top 10 de juillet toutes motorisations confondues, le Peugeot 2008 est en effet assemblé en Espagne.

En juillet, la Dacia Sandero a dominé les ventes de voitures neuves en Europe. © Jato

le Peugeot 3008, produit à Sochaux, est à la deuxième place des véhicules hybrides rechargeables les plus vendus en Europe en juillet, derrière le Ford Kuga. En 100% électrique, on retrouve la Renault Zoé, « made in Flins » également à la deuxième position, derrière l’ID.3 de Volkswagen.

Lancée l’an dernier, la dernière génération de Dacia Sandero représente un des meilleurs rapport qualité prix sur le marché du neuf actuellement, avec un tarif de départ à 8890 euros.

 

Covid Europe : encore 236.000 morts en Europe dans les trois prochains mois

Covid Europe : encore 236.000 morts en Europe dans les trois prochains mois

Une étude de l’organisation mondiale de la santé révèle une projection de 236.000 morts supplémentaires du Covid-19 en Europe d’ici au 1er décembre, selon son directeur régional, qui s’est dit inquiet de la «stagnation» du rythme de vaccination sur le continent. «La semaine dernière, le nombre de morts dans la région a augmenté de 11%, avec une projection fiable prévoyant 236.000 morts en Europe d’ici au 1er décembre», qui s’ajouteraient aux 1,3 million de décès déjà provoqués par la pandémie sur le Vieux continent, selon le directeur de l’OMS Europe Hans Kluge.

 

Foot Europe : PSG contre City, Leipzig et Bruges

Dans la ligue des champions européenne le PSG affrontera Manchester City, pour la revanche de la dernière demi-finale, Leipzig, comme en demi-finale de la C1 en 2020 et phase de groupes de la saison 2020-2021, et enfin le Club Bruges. La formation belge était déjà présente dans la poule du PSG en 2019-2020.

Pour une Europe de la santé (Vincent Diebolt)

Pour une  Europe de la santé (Vincent Diebolt) 

 

« La France et l’Union européenne cherchent toutes les deux la formule magique pour faire front aux prochaines crises sanitaires et environnementales. Leur source d’inspiration est la même. Elle vient des Etats-Unis avec la Barda »Par Vincent Diebolt (Institut Sapiens) dans  l’Opinion  ( extrait)

 

 

Après un an et demi de pandémie et de désillusions sur leur capacité respective à y faire front, la France et l’Union européenne cherchent toutes les deux, chacune à leur niveau, la formule magique pour faire front aux prochaines crises sanitaires et environnementales. Leur source d’inspiration est la même. Elle vient des Etats-Unis avec la Barda (pour Biomedical advanced research and development authority), une agence publique mise en place en 2006 suite à la psychose causée par les attaques à l’anthrax, bacille mortel du charbon.

La Barda assure, grâce à de puissants leviers financiers, le soutien des industriels, petits et grands, pour accélérer le développement de leurs traitements, avec en corollaire un droit de regard sur les fruits de leurs recherches, et un accès et une livraison rapides des produits de santé innovants issus de ces recherches. Le développement de vaccins anti-Covid-19 en vitesse accélérée, grâce à un soutien financier sans précédent, a démontré la puissance du modèle.

C’est cette double dimension « d’incubateur » et de « réserve sanitaire » qui constitue le modèle des deux initiatives, l’une prise par la Commission européenne avec l’annonce en septembre 2020 de la mise en place en 2023 de l’Health emergency preparedness and response authority (Hera) et l’autre prise par la France, avec l’installation début 2022 de l’Agence innovation santé (AIS), annoncée par Emmanuel Macron le 29 juin.

Barda européenne et Barda française, donc ? Initiatives parallèles, concurrentielles ou concertées ? Deux citations bien connues d’Isaac Newton, philosophe et mathématicien, semblent parfaitement résumer la situation, les risques encourus et la stratégie à suivre. La première, « Nous construisons trop de murs et pas assez de ponts », rappelle la tentation de « jouer perso » à laquelle succombent souvent les membres de l’Union européenne. Le bilan de la gestion désordonnée de la pandémie, en particulier dans sa première phase, est là pour nous le rappeler. En actant un repli national, en ne mettant pas en place de support solide de collaboration avec le tissu industriel, on reste « petit bras ». Et faute d’envergure suffisante, de force de frappe et de pouvoir de conviction et de dissuasion, chaque pays joue perdant.

Même s’il y a beaucoup à faire, la dimension nationale ne doit pas occulter l’ouverture européenne et les actions de l’AIS doivent être définies et conduites en écho de celle de l’Hera et vice-versa, selon les principes de coordination et de subsidiarité. Si la santé reste encore une simple compétence d’appui de l’Union européenne, chaque pays conservant sa pleine souveraineté – par opposition avec d’autres domaines où l’UE dispose d’une compétence exclusive ou partagée –, l’impact et la profondeur de la crise actuelle impose la construction d’une Europe de la santé. Le duo Hera/AIS doit en être l’une des fondations.

Vincent Diebolt est membre de l’observatoire Santé et innovation de l’Institut Sapiens.

Retour des industries en Europe ?

Retour des industries  en Europe ?

 

Par Didier Julienne, Président de Commodities & Resources » qui envisage le retour des industries en Europe. Tribune dans l’Opinion ( extrait)

Le Politburo l’avait décidé fin avril, les exportations de 146 produits en acier fabriqués par Pékin n’étaient plus soutenues par des exemptions de TVA à l’export. La direction du parti communiste chinois récidive à partir du 1er août, ce sont 23 nouvelles références dont les exportations voient ces mêmes exemptions éliminées. En outre, la Chine augmentera les taxes à l’export de certains intrants des aciéries, comme la fonte et le ferrochrome.

Toujours à partir du 1er août, Moscou, de son côté, introduit pour 6 mois une taxe de 15 % sur l’exportation de certains métaux, dont l’acier.

Ces mouvements ont de profondes conséquences pour le marché de l’acier et sont les prémices d’une large redistribution industrielle mondiale.

La hausse des prix de l’acier depuis 6 mois bénéficie aux aciéries européennes, mais c’est l’arbre qui cache la forêt. Désormais, la question qui va se poser est bien de savoir si les États européens ont conservé les capacités de production suffisantes pour soutenir la demande de leurs secteurs de souveraineté et d’autres tels que l’automobile, ou bien s’ils seront par trop dépendants de sociétés non européennes.

Par exemple, notre Union européenne a-t-elle suffisamment de capacité sidérurgique pour continuer de construire à des coûts acceptables – et avec des aciers répondant aux normes ISR – ses navires de guerre, ses avions, ses chars et tous ses véhicules nécessaires aux armées ? Est-elle également totalement indépendante pour réparer avec un acier « vert » une frégate ou un porte-aéronefs qui aurait été touché par un missile ? L’automobile, déjà handicapée par la pénurie de puces électroniques et sous l’emprise technologique de l’Asie pour les batteries, est-elle sous la domination du contrôle exercé par des producteurs d’aciers extra-européens  conforment eux également aux normes ESG ? En d’autres termes, puisqu’au fil des renoncements industriels des consommateurs européens d’aciers, ces derniers sont devenus très dépendants de l’extérieur, est-il à craindre qu’au gré de surcoûts fiscaux environnementaux sur les métaux de base (et non sur ceux de la stupide infox des « métaux rares »), ils préparent la place à ma théorie de la consommation compétitive énoncée il y a quelques années ?

Les questions sont encore nombreuses, mais il faudra encore attendre d’en savoir plus pour trouver des réponses fiables. Toutefois, le contexte d’une consommation compétitive est dessiné avec plus de précision.

Premièrement, Pékin justifie ses réajustements de TVA à l’export d’acier par l’objectif de neutralité carbone en 2060. Les moyens sont un contrôle plus strict des pollutions de son industrie en ayant pour objectif de maintenir la production sidérurgique sous celle atteinte en 2020 et d’augmenter le recyclage puisqu’elle détient désormais un stock de déchets important. L’aciérie chinoise se réforme grâce à la lutte contre le changement climatique, ses unités de production ne seront plus l’usine-du-monde. L’effet collatéral également recherché est une réduction des prix locaux des aciers grâce à la redirection de leurs volumes vers le marché intérieur.

Autre conséquence, en 10 ans, la production sidérurgique chinoise annuelle a quasiment doublé pour représenter plus de 50 % de la production d’acier mondiale, faisant de la Chine le premier producteur de la planète. De son côté, la Russie est le premier exportateur d’acier mondial et, avec la Turquie, le principal exportateur d’acier vers l’Europe, alors que cette dernière de son côté initie des taxes carbone à ses frontières. Puisque la sidérurgie européenne est sous-capacitaire par rapport à la demande de l’Union, les hausses au 1er août du coût des exportations chinoises et accessoirement russes — si cette dernière se poursuit au-delà du 31 décembre 2021 — bénéficient certes aux aciéristes européens, mais surtout aux exportateurs vers l’Europe d’aciers turcs, ukrainiens et indiens. De plus, même si ces derniers alourdissaient également leur fiscalité métallurgique à l’export, ni Moscou ni Ankara ni Kiev ni Nouvelle-Delhi n’ont les capacités sidérurgiques pour remplacer celles de Pékin.

 

Pour garantir ses souverainetés, l’Union devra donc grandement investir dans d’anciennes industries, qui sont lourdes en émission de carbone. Ces investissements dans l’acier, les cimenteries, la pétrochimie, le transport de marchandises (routier ou maritime) ou encore les centrales électriques feront appel à de nouveaux éléments respectueux de l’environnement, tel que l’hydrogène, mais l’ensemble coûtera plus cher.

Croissance Europe : rebond encore timide

 

les autorités se félicitent du rebond de la croissance en Europe, pourtant un rebond encore modeste comparé par exemple à celui des États-Unis. Ce rebond européen est à relativiser car il se fonde  sur la comparaison avec une année 2020 désastreuse. Les États-Unis ont d’ores et déjà retrouvés leur niveau d’activité d’avant crise alors qu’en Europe il faudra attendre 2022 ou 2023 pour atteindre le niveau de 2019. Le rebond du second trimestre est de 2% pour  le PIB : de la zone euro (pour +1,9% dans l’UE) lors des trois derniers mois, après deux reculs successifs. des campagnes vaccinales et un allégement progressif des restrictions sanitaires.

L’Espagne (+2,8%), l’Italie (+2,7%) et l’Allemagne (+1,5%) tirent la croissance européenne, tandis que la France, qui renoue avec une évolution positive de la création de richesse, reste en retrait (+0,9%).

Outre la quatrième vague Covid  qui pourrait affecter la croissance, une autre menace est à prendre en considération à savoir la montée de l’inflation jugée transitoire par certains experts proches du pouvoir mais qui en fait pourrait durer d’après l’avis même de la Fed.( Aux États-Unis l’inflation est de 4 % sur un an).

En zone euro, le taux annuel d’inflation  a augmenté en juillet, à 2,2%, dépassant l’objectif de 2% de la BCE .
Ces tensions sur les prix font craindre aux marchés financiers une remontée des taux d’intérêt. Mais la Banque centrale européenne comme le Fonds monétaire international (FMI) et de nombreux experts jugent cette hausse de l’inflation « temporaire ». La BCE poursuit sa politique monétaire accommodante, avec des taux directeurs au plus bas et un programme de rachat de dettes massif. L’objectif ? Soutenir la reprise économique en Europe.

Véhicules électriques : Seulement 7,5% en Europe

Véhicules électriques : Seulement 7,5% en Europe

 

En valeur relative, le nombre de véhicules électriques progresse mais en valeur absolue il demeure encore assez marginal : seulement  7,5% des ventes de véhicules neufs en Europe au deuxième trimestre 2021, contre 3,5% un an plus tôt, a annoncé l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA). Sur un marché automobile au ralenti, il s’est ainsi écoulé 210.000 voitures électriques.

Dans l’immédiat, les moteurs à combustion ont surtout fait place aux hybrides (essence ou diesel), qui représentent désormais 19,3% du marché. Les hybrides rechargeables, qui avec leur plus gros moteur électrique permettent de rouler quelques kilomètres sans émissions, représentent de leur côté 8,4% du marché.

Ces modèles sont cependant dénoncés comme étant plus polluant que les voitures à essence et ils pourraient même être condamnés en 2035 par la Commission européenne, même si la France et l’Allemagne s’y opposent.

Le frein majeur au développement de la voiture électrique est évidemment son prix. Une voiture dont le prix est supérieur trois à quatre fois celui d’un véhicule à moteur thermique est celui de l’insuffisance du réseau : de bornes de rechargement.

Pour l’ensemble de ces raisons, la progression du parc électrique sera lente et cette technique pourrait coexister avec les anciens moteurs thermiques encore une trentaine d’années ( par contre la production de moteurs thermiques devrait être interdit eà partir de 2035).

Covid-Hausse des contaminations Europe et aux Etats-Unis

  • Covid-Hausse des contaminations Europe et aux Etats-Unis

Avec 521.800 contaminations enregistrées quotidiennement dans le monde cette semaine, l’indicateur a fortement accéléré (+9% par rapport à la semaine précédente), selon un bilan de l’AFP arrêté à jeudi. La pandémie gagne du terrain depuis la mi-juin, après avoir fortement ralenti pendant presque deux mois.

Cette semaine, seules l’Afrique et la zone Amérique latine/Caraïbes ont vu leur situation s’améliorer, avec respectivement 11% et 9% de nouveaux cas en moins par rapport à la semaine précédente. La pandémie a accéléré dans toutes les autres régions: +62% dans la zone États-Unis/Canada (du seul fait des États-Unis, les cas baissant au Canada), +42% en Océanie (le coronavirus y circule encore relativement peu, 1200 cas par jour), +26% en Europe, +7% au Moyen-Orient, +5% en Asie.

Covid-Europe : cinq fois plus de contaminations fin juillet

Covid-Europe : cinq fois plus de contaminations fin juillet

 Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) vient d’actualiser ses projections pour les semaines qui viennent, et anticipe qu’il y aura sans doute cinq fois plus de nouveaux cas d’ici fin juillet sur le vieux contient, plus précisément dans une zone qui englobe l’Union européenne, la Norvège et l’Islande.

 

Actuellement l’incidence est d’environ 90 nouveaux cas pour 100.000 habitants, l’ECDC projette que celle-ci sera de plus de 420 nouveaux cas pour 100.000 habitants la semaine s’achevant le 1er août. Et continuera de progresser pour atteindre 620 nouveaux cas à la fin de la semaine suivante.

En fait on retrouverait les  pics de l’automne 2020 et d’avril 2021.

La semaine dernière (5 au 11 juillet), le nombre de nouveaux cas dans l’Union européenne a bondi de 60 %, augmentant pour la deuxième semaine consécutive selon l’ECDC du fait « du relâchement des mesures et de la progression du variant Delta ».

Société-Âge de la retraite: une moyenne de 65 ans en Europe

Âge de la retraite: une moyenne de 65 ans en Europe

L’âge de la retraite est évidemment à prendre en considération pour des comparaisons. Ceci étant , la durée nécessaire de cotisation pour une retraite satisfaisante modifie de façon assez substantielle l’âge réel de départ à la tête. Ainsi en France l’âge réel dans le secteur privé est déjà supérieur à 63 ans.La France figure avec la Norvège, la Suède et la Grèce parmi les rares pays qui appliquent un âge légal de la retraite inférieur à 63 ans.

Par ailleurs le critère le plus pertinent pour mesurer la productivité et la compétitivité est celui de l’ensemble du temps consacré tout au long de la vie. De ce point de vue, la France cumule deux  handicaps: une faible durée du travail et un départ en retraite assez tôt comparée à d’autres pays.

À l’extrême opposé, l’Islande et l’Italie sont ceux qui prennent leur retraite le plus tard avec un âge légal fixé à 67 ans. Mais dans de nombreux pays européens, tels que la Belgique ou l’Espagne, des réformes sont en cours pour reculer l’âge légal de départ à la retraite. Au Danemark, l’âge permettant de percevoir une pension est augmenté de manière progressive pour atteindre 68 ans en 2030. Aux Pays-Bas, à partir de 2025, l’âge légal de la retraite sera augmenté de 8 mois pour chaque année d’allongement de l’espérance de vie.

Mais derrière ces écarts d’âge se cachent des systèmes de calcul de droits différents et des durées de cotisations différentes. L’Allemagne arrive notamment en tête demandant 45 années de cotisation alors que seulement 40 ans sont nécessaires en Grèce et au Portugal. En France, cette durée varie entre 41 ans et 3 mois et 43 ans, en fonction de l’année de naissance.

Âge de la retraite: une moyenne de 65 ans en Europe

Âge de la retraite: une moyenne de 65 ans en Europe

L’âge de la retraite est évidemment à prendre en considération pour des comparaisons. Ceci étant , la durée nécessaire de cotisation pour une retraite satisfaisante modifie de façon assez substantielle l’âge réel de départ à la tête. Ainsi en France l’âge réel dans le secteur privé est déjà supérieur à 63 ans.La France figure avec la Norvège, la Suède et la Grèce parmi les rares pays qui appliquent un âge légal de la retraite inférieur à 63 ans.

À l’extrême opposé, l’Islande et l’Italie sont ceux qui prennent leur retraite le plus tard avec un âge légal fixé à 67 ans. Mais dans de nombreux pays européens, tels que la Belgique ou l’Espagne, des réformes sont en cours pour reculer l’âge légal de départ à la retraite. Au Danemark, l’âge permettant de percevoir une pension est augmenté de manière progressive pour atteindre 68 ans en 2030. Aux Pays-Bas, à partir de 2025, l’âge légal de la retraite sera augmenté de 8 mois pour chaque année d’allongement de l’espérance de vie.

Mais derrière ces écarts d’âge se cachent des systèmes de calcul de droits différents et des durées de cotisations différentes. L’Allemagne arrive notamment en tête demandant 45 années de cotisation alors que seulement 40 ans sont nécessaires en Grèce et au Portugal. En France, cette durée varie entre 41 ans et 3 mois et 43 ans, en fonction de l’année de naissance.

En Europe, le retour de l’inflation

En Europe, le retour de l’inflation

Partout en Europe comme ailleurs, c’est  le retour de l’inflation. Une inflation qui atteint 2,5 % par exemple en Allemagne sur un an, 1,5 % en Royaume-Uni et pour l’instant la France enregistre seulement 1,7 % en 2021. Pour l’année passée l’inflation avait déjà atteint 2 % en Europe

D’après les experts proches du pouvoir économique, cette inflation ne devrait avoir qu’un caractère provisoire et ne pas influencer les taux d’intérêt très bas. Le seul problème c’est que l’inflation ne dépend pas uniquement des politiques monétaires. En effet les entreprises doivent notamment intégrer la très forte hausse des matières premières et les dysfonctionnements de la chaîne logistique qui renchérit le coût du transport. À noter l’envol des prix aux États-Unis.

L’inflation sur douze mois s’est fortement accélérée, à 4,2% par rapport à avril 2020, contre 2,6% en mars, selon  l’indice des prix à la consommation CPI publié par le département du Travail américain.

Nouvelle vague migratoire en Europe ?

Nouvelle vague migratoire en Europe ?

Conséquence supplémentaire de la dégradation économique dans certains pays du Maghreb, le volume de migration à destination de l’Europe pourrait augmenter. On a déjà assisté récemment à des vagues de migrants en provenance du Maroc encouragés par l’État marocain suite aux divergences entre le Maroc et l’Espagne sur la question du Sahara occidental.

 

Par ailleurs en Algérie par exemple il y a maintenant de moins en moins d’espoir d’un vrai changement politique après la répression qui vise les manifestants du Hirak. Là aussi la situation économique et dramatique et nombreux de migrants sont contraints de rejoindre l’Europe pour espérer trouver du travail.

 

L’Espagne et  l’Italie ne parviennent plus à contenir la vague migratoire et réclament e aide et soutien à l’union économique d’où une demande pour que la question migratoire soit inscrite à l’ordre du jour du Conseil européen du 24 et 25 mai? Alors que les arrivées ont repris de plus belle et que l’été s’annonce problématique, Rome attend une réponse européenne, à la fois efficace et humaine, pour gérer les flux annoncés. Car, a affirmé Mario Draghi, «l’Italie n’abandonnera personne dans les eaux italiennes». Côté espagnol, la question se pose du sort de milliers de mineurs marocains présents sur le territoire.

Déforestation: contrôler les importations en Europe

Déforestation: contrôler les importations en Europe

Un  collectif d’entreprises soutient dans un appel relayé par La Tribune des actions ambitieuses de l’UE pour éliminer la déforestation importée et réclame un engagement fort pour exiger la traçabilité à l’entrée du marché intérieur de l’UE.

 

Nous sommes 11 entreprises représentatifs de l’ensemble de la chaîne de valeur – des fournisseurs aux entreprises et aux distributeurs commerçants – à demander des actions ambitieuses de l’UE pour éliminer la déforestation importée, en commençant par la traçabilité à l’entrée du marché intérieur de l’UE.

La déforestation mondiale est un défi urgent pour la société et pour nos entreprises. Nous reconnaissons que nos entreprises ont une responsabilité dans cette lutte, car nos chaînes d’approvisionnement sont mondiales et comprennent des produits de base susceptibles de contribuer à la déforestation. C’est pourquoi nous sommes déterminés à mettre fin à la déforestation dans nos chaînes d’approvisionnement et nous avons mis en oeuvre des mesures à cette fin au cours des dix dernières années.

Cependant, malgré les progrès réalisés, la déforestation se poursuit à un rythme alarmant. La déforestation n’a pas seulement un impact sur le climat, elle est également liée à la perte de biodiversité et à un risque plus élevé de pandémies. C’est pourquoi mettre un terme à la déforestation doit être une priorité urgente pour nos entreprises et pour le monde entier.

La traçabilité et la transparence de la chaîne d’approvisionnement pour les matières premières à risque sont fondamentales pour entraîner un changement systémique. Comme indiqué dans le « Green Deal » européen, en tant que le plus grand marché unique du monde, l’Union européenne (UE) peut fixer des normes qui s’appliquent à l’ensemble des chaînes de valeur mondiales.

L’UE est donc bien placée pour promouvoir un approvisionnement plus durable des produits de base au niveau mondial par le biais du commerce. Fidèle à son potentiel, l’UE a activement promu le commerce en tant qu’outil de promotion de la durabilité, tant au niveau mondial qu’au sein des pays partenaires commerciaux, notamment dans le cadre de la vision exposée par le « Green Deal » européen.

Nos entreprises ont besoin d’un cadre juridique clair cohérent, donnant à toutes les chaînes d’approvisionnement des incitations permettant d’atténuer les risques de déforestation, favorisant collectivement la transparence pour une mise en oeuvre efficace en faveur en faveur des agriculteurs et des communautés locales. Pour cela, nous demandons à la Commission d’explorer l’utilisation renforcée des technologies innovantes telles que la surveillance par satellite. En effet, les informations relatives à l’origine des produits de base, lors de leur entrée sur le marché intérieur de l’Union, devraient être rendues disponibles en exploitant des techniques telles que les coordonnées GPS pour ces produits.

Par ailleurs, nous appelons la Commission européenne et les États membres à renforcer la coopération avec les pays producteurs de produits de base agricoles par le biais de l’assistance technique, de l’échange d’informations, des incitations commerciales et autres, et des bonnes pratiques en matière de préservation, de conservation et d’utilisation durable des forêts. 2

Nous considérons que le futur cadre juridique de l’UE visant à enrayer et à inverser le cours la déforestation mondiale due à l’UE doit être ambitieux dans ses efforts pour accroître la transparence et la responsabilité de la chaîne de valeur mondiale. Cela sera bénéfique en matière de protection et de restauration des forêts de notre planète, pour nos entreprises et pour un système commercial international transparent et équitable.

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Signataires (*)

Pablo Perversi, Chief Innovation, Sustainability & Quality Officer, Barry Callebaut ; Bertrand Swiderski, Sustainability Director, Carrefour Group ; Eric Soubeiran, VP Nature & Water Cycle, Danone ; Sara Miranda, Chief Communications & Corporate Responsibility Officer, Jerónimo Martins SGPS, S.A. ; Marie-Claire Daveu, Chief Sustainability & Institutional Affairs Officer, Kering ; Adrien Geiger, Group Sustainability Officer, L’OCCITANE Group ; Veronika Pountcheva, Global Director Corporate Responsibility, METRO AG ; Bart Vandewaetere, VP Corporate Communications & Government Relations, Nestlé EMENA ; Miguel Veiga-Pestana, SVP Corporate Affairs & Sustainability, Reckitt ; Judith Batchelar, Director of Corporate Responsibility & Sustainability and Public Affairs, Sainsbury’s ; Sarah Bradbury, Group Quality Director, Tesco.

Économie–Croissance Europe : révisée à la hausse

Croissance Europe : révisée à la hausse

La Commission européenne a relevé mercredi ses prévisions de croissance 2021 et 2022 pour les 19 pays qui ont adopté la monnaie unique . Après une récession inédite de 6,6% en 2020, l’activité devrait progresser de 4,3% cette année, puis de 4,4% l’an prochain, contre 3,8% estimés en février pour ces deux années. L’économie de la zone euro pourrait retrouver son niveau d’avant-crise d’ici la fin de l’année prochaine, selon la Commission.

L’Espagne (+5,9%) et la France (+5,7%), particulièrement touchés en 2020, affichent les prévisions de croissance les plus élevés en 2021 dans les estimations de la Commission. La croissance de l’Allemagne (+3,4%) et des Pays-Bas (2,3%), un peu moins affectés l’an passé, est plus modérée.

Des  perspectives restent toutefois inférieures à celles des Etats-Unis qui pourraient enregistrer en 2021 une croissance de 7%, le rythme le plus rapide depuis le début des années 1980. Quant à la Chine, sa croissance pourrait encore être supérieure à celle des États-Unis.

Par contre l’endettement devrait s’envoler.. La dette devrait atteindre 102,4% du PIB de la zone euro cette année, puis 100,8% en 2022. Selon les règles budgétaires du Pacte de stabilité – actuellement suspendu à cause de l’épidémie et qui pourrait le rester en 2022 – la dette publique ne doit en principe pas dépasser 60% du PIB. Or, elle est particulièrement élevée en Grèce (208,8% en 2021) et en Italie (159,8%). En France, elle devrait atteindre 117,4% du PIB en 2021, puis 116,4% en 2022.

 

Croissance Europe : révisée à la hausse

Croissance Europe : révisée à la hausse

La Commission européenne a relevé mercredi ses prévisions de croissance 2021 et 2022 pour les 19 pays qui ont adopté la monnaie unique . Après une récession inédite de 6,6% en 2020, l’activité devrait progresser de 4,3% cette année, puis de 4,4% l’an prochain, contre 3,8% estimés en février pour ces deux années. L’économie de la zone euro pourrait retrouver son niveau d’avant-crise d’ici la fin de l’année prochaine, selon la Commission.

L’Espagne (+5,9%) et la France (+5,7%), particulièrement touchés en 2020, affichent les prévisions de croissance les plus élevés en 2021 dans les estimations de la Commission. La croissance de l’Allemagne (+3,4%) et des Pays-Bas (2,3%), un peu moins affectés l’an passé, est plus modérée.

Des  perspectives restent toutefois inférieures à celles des Etats-Unis qui pourraient enregistrer en 2021 une croissance de 7%, le rythme le plus rapide depuis le début des années 1980. Quant à la Chine, sa croissance pourrait encore être supérieure à celle des États-Unis.

Par contre l’endettement devrait s’envoler.. La dette devrait atteindre 102,4% du PIB de la zone euro cette année, puis 100,8% en 2022. Selon les règles budgétaires du Pacte de stabilité – actuellement suspendu à cause de l’épidémie et qui pourrait le rester en 2022 – la dette publique ne doit en principe pas dépasser 60% du PIB. Or, elle est particulièrement élevée en Grèce (208,8% en 2021) et en Italie (159,8%). En France, elle devrait atteindre 117,4% du PIB en 2021, puis 116,4% en 2022.

 

Bientôt un vaccin chinois en Europe ?

  • Bientôt un vaccin chinois en Europe ?

 

 

Bientôt sans doute le vaccin Sputnik pour l’Allemagne qui fait un peu cavalier seul pour ses approvisionnements mais aussi un vaccin chinois pour l’ensemble de l’union européenne. L’Agence européenne des médicaments a annoncé mardi le lancement d’une procédure d’«examen continu» du vaccin du laboratoire chinois Sinovac contre le Covid-19, ce qui ouvre la voie à une éventuelle demande d’autorisation prochaine dans l’Union européenne. La décision du comité des médicaments à usage humain de l’EMA «de commencer l’examen continu se fonde sur des résultats préliminaires d’études en laboratoire (données non-cliniques) et des études cliniques», explique dans un communiqué le régulateur européen installé à Amsterdam.

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