Archive pour le Tag 'Europe'

Coût de la pollution de l’air : environ 170 milliards en Europe

Coût de la pollution de l’air : environ 170 milliards en Europe

Selon un rapport, réalisé par le cabinet CE Delft pour l’Alliance européenne pour la santé publique (EPHA), le coût de la pollution en Europe serait de l’ordre de 170 milliards par an. Un coût  évidemment très approximatif car il est bien difficile de mesurer les conséquences directes et surtout indirectes des particules polluantes sur la santé.

L’étude surtout soulignait l’influence de trois polluants principaux de l’air, les particules (PM), le dioxyde d’azote (NO?) et l’ozone (O3) et leurs coûts sociaux, c’est-à-dire les coûts directs liés aux soins et indirects comme la réduction de l’espérance de vie ou des maladies comme les bronchites chroniques graves.

Londres arrive en tête des villes où ce coût est le plus élevé (11,4 milliards d’euros), devant Bucarest et Berlin. Paris arrive en septième place, selon le rapport. «Notre étude révèle combien un air toxique est nuisible à la santé mais aussi combien d’importantes inégalités existent entre les différents pays d’Europe», commente le secrétaire général de l’EPHA, Sascha Marschang, cité dans un communiqué de l’association Respire. «La situation peut être améliorée par des politiques publiques en matière de transports et les villes peuvent réduire les coûts en encourageant les mobilités non polluantes», poursuit-il.

Croissance : tassement en Europe et en France (BCE)

Croissance : tassement en Europe et en France (BCE)

“Les indicateurs suggèrent que (l’économie, ndlr) est en train de perdre de son élan”, a  dit dans un entretien réalisé par l’Institute for International Finance (IIF) le vice-président de la BCE, Luis de Guindos

“Notre réaction sera cohérente avec l’évolution de la situation”, a-t-il ajouté. “Nous aurons de nouvelles prévisions en décembre et nous évaluerons de quelle manière les mesures sont adaptées aux nouvelles prévisions mais nous n’avons pas de date concrète (…) et nous faisons cela en continu”, a-t-il expliqué.

Les indicateurs Markit avait déjà constaté que contrairement aux attentes du mois d’août, la reprise n’était pas au rendez-vous au niveau attendu en septembre et que le dernier trimestre risquait d’être mauvais. Après cette publication des indicateurs  Markit concernant les perspectives économiques de toute l’Europe y compris la France, l’INSEE a repris  à son compte la tendance baissière signalée en septembre et qui pourrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année. En clair, la croissance du quatrième trimestre pourrait être de zéro voire négative Contrairement à ce qui était affirmé au mois d’août il n’y a pas de véritable reprise et l’ensemble de l’année devrait accuser pour la France une baisse du PIB de 9 à 10 %. Le problème c’est que l’INSEE attribue quasi exclusivement cette inversion de tendance à la crise sanitaire

Comme depuis le début de la crise sanitaire, c’est l’évolution de l’épidémie qui devrait en grande partie conditionner celle de l’activité économique des tout prochains mois”, indique l’Institut national de la statistique dans sa note de conjoncture du mois d’octobre publiée mardi.

Or la crise sanitaire indiscutable n’est pas le seul facteur explicatif. Il y a d’une manière générale, en France surtout, un manque de confiance générale qui se traduit par un attentisme des consommateurs mais aussi en matière d’investissements dans les entreprises. Pour preuve,  comment expliquer que la baisse de la croissance de la France en 2020 sera à peu près le double de celle de l’Allemagne alors que dans le même temps jamais l’épargne n’aura connue un tel niveau. Environ 100 milliards auront été mis de côté par des épargnants qui diffèrent ou annulent leurs prévisions de dépenses notamment en matière d’équipement.

De leur côté les entreprises françaises ne distinguent pas clairement les objectifs du plan de relance dont on aura d’ailleurs beaucoup de mal à solliciter la totalité de l’enveloppe. En outre les effets immédiats de ce plan de relance seront très marginaux et il faudra attendre mi 2021 pour commencer à mesurer son influence..

Les enquêtes de conjoncture signalent une activité en retrait et certains autres indicateurs, comme les montants agrégés de transactions par carte bancaire, suggèrent un ralentissement de la consommation des ménages le mois dernier, signale l’INSEE.

“Dans un scénario où, au quatrième trimestre, les services les plus affectés (hôtellerie-restauration, services de transport, activités récréatives et de loisirs) reviendraient, après une embellie durant l’été, à leur niveau d’activité de juin dernier et où l’investissement resterait, par attentisme, à un niveau proche de celui du troisième trimestre, la croissance serait nulle en fin d’année”, estime l’Insee.

L’institut prévient toutefois qu’un “durcissement durable” des restrictions sanitaires pourrait provoquer une nouvelle contraction du PIB au quatrième trimestre.“Inversement, si la situation sanitaire se stabilisait, l’évolution du PIB pourrait être positive en fin d’année”, ajoute l’Insee.

L’institut prévoit un rebond de 16% du PIB au troisième trimestre après une chute de 13,8% au deuxième et un repli de 5,9% au premier.

Pour l’ensemble de l’année, sa prévision est inchangée avec une contraction attendue du PIB de l’ordre de 9%.

Croissance septembre : coup de mou en France et en Europe

Croissance septembre : coup de mou  en France et en Europe

 

 

Comme on pouvait s’y attendre la reprise n’est pas du tout au rendez-vous en septembre contrairement aux attentes exprimées en août. Heureusement, le secteur manufacturier se porte mieux et progresse même légèrement du fait d’un phénomène de rattrapage qui existe beaucoup moins dans nombre de services. En cause sans doute dans cette détérioration,  la crainte et les conséquences d’une résurgence du virus. Pour le mois de septembre, l’indice composite global – qui combine l’activité des services et celle du secteur manufacturier – s’est lui aussi replié à 48,5, contre 51,6 en août. Une valeur inférieure à 50 signalant ainsi une contraction de l’activité.

« Ce recul de l’activité globale a résulté de la détérioration de la conjoncture dans le secteur des services, la recrudescence du nombre de cas de Covid-19 ayant en effet entraîné une forte baisse de l’activité chez les prestataires de services », explique le cabinet Markit dans un communiqué.

L’enquête IHS Markit montre également que l’activité du secteur privé de la zone euro a ralenti en septembre pour se maintenir d’extrême justesse en territoire de croissance. L’indice composite est tombé à 50,4 le mois dernier, contre 51,9 en août, pour se rapprocher dangereusement du seuil de 50 qui sépare la contraction de la croissance.

 

 

Les services, qui représentent les deux tiers du produit intérieur brut (PIB) de l’union monétaire, ont encore pesé avec un indice tombé à 48,0 contre 50,05 en août. Cet indice des services est néanmoins légèrement supérieur à une première estimation à 47,6. « Avec une économie de la zone euro quasiment à l’arrêt en septembre, les chances d’un nouveau repli au quatrième trimestre ont clairement augmenté », commente Chris Williamson, chef économiste d’IHS Markit.

Croissance– Moral des patrons : tassement en Europe

Croissance– Moral des patrons : tassement en Europe

Globalement le moral des patrons en Europe ne s’est pas amélioré. Le moral des directeurs d’achat dans le secteur français des services a chuté en septembre à son plus bas depuis le mois de mai, selon l’indice PMI publié mercredi par l’institut IHS Markit. Cet indice a ainsi reculé à 47,5 en septembre après 51,5 en août. Le fait qu’il soit passé sous la barre des 50 signifie que le secteur est passé du territoire de la croissance à celui de la contraction en septembre, selon l’avis des professionnels.

Le secteur manufacturier français se porte mieux : son indice a progressé à 50,9 contre 49,8 le mois précédent, dépassant les attentes et repassant en territoire de croissance. « L’augmentation du nombre de cas de contamination a été accompagnée par de nouvelles mesures de restriction mais a aussi entraîné des hésitations au sein des entreprises, qui craignent de nouvelles fermetures temporaires », a commenté auprès de Reuters Eliot Kerr, économiste d’IHS Markit.

En zone euro aussi, l’activité a calé en septembre. L’indice PMI composite, qui reflète à la fois l’activité manufacturière et celle des services, est tombé à 50,1, après 51,7 le mois dernier, alors que les économistes l’attendaient à 51,9. Mais la France a subi la plus faible performance.

Moral des patrons : tassement en Europe

Moral des patrons : tassement en Europe

Globalement le moral des patrons en Europe ne s’est pas amélioré. Le moral des directeurs d’achat dans le secteur français des services a chuté en septembre à son plus bas depuis le mois de mai, selon l’indice PMI publié mercredi par l’institut IHS Markit. Cet indice a ainsi reculé à 47,5 en septembre après 51,5 en août. Le fait qu’il soit passé sous la barre des 50 signifie que le secteur est passé du territoire de la croissance à celui de la contraction en septembre, selon l’avis des professionnels.

Le secteur manufacturier français se porte mieux : son indice a progressé à 50,9 contre 49,8 le mois précédent, dépassant les attentes et repassant en territoire de croissance. « L’augmentation du nombre de cas de contamination a été accompagnée par de nouvelles mesures de restriction mais a aussi entraîné des hésitations au sein des entreprises, qui craignent de nouvelles fermetures temporaires », a commenté auprès de Reuters Eliot Kerr, économiste d’IHS Markit.

En zone euro aussi, l’activité a calé en septembre. L’indice PMI composite, qui reflète à la fois l’activité manufacturière et celle des services, est tombé à 50,1, après 51,7 le mois dernier, alors que les économistes l’attendaient à 51,9. Mais la France a subi la plus faible performance.

« Pour une Europe migratoire plus solidaire  » (Sandro Gozi)

« Pour une Europe migratoire plus solidaire  » (Sandro Gozi)

Pour une politique migratoire plus solidaire dans le JDD. Tribune  du député européen Sandro Gozi.  

« Sur une des tables de mon ancien bureau à Rome, j’ai posé un gilet de sauvetage, orange, usé, avec des inscriptions manuscrites. Il avait été utilisé par Guul Isha, une femme somalienne, persécutée politique et sauvée grâce à l’action de la marine italienne et de Médecins sans frontières. Sur ce gilet, quelques inscriptions : les numéros de téléphones des personnes à appeler en cas de danger…et une poésie, un hymne à la vie et à l’espoir. Chaque fois qu’un visiteur entrait dans mon bureau, ce gilet était la première chose qu’il voyait.

C’est cette Europe que nous voulons : celle où l’humain passe avant la politique. Cette approche est également celle adoptée par la Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Dans son discours sur l’état de l’Union du 17 septembre, une phrase a attiré mon attention : « Sauver des vies en mer n’est pas une option. » Cette phrase peut marquer une nouvelle ère dans notre politique migratoire européenne. Une politique qui se veut plus humaine, plus solidaire.

Désormais, nous prenons conscience des erreurs du passé : le désespoir des pays côtiers face à l’afflux de demandeurs d’asile, la difficile et dangereuse traversée de la Méditerranée de ces derniers, l’absence de réponse commune face à cette crise humanitaire… L’Europe part aujourd’hui à la reconquête de son titre de terre d’asile. Tel est l’objectif du « Pacte européen sur la migration et l’asile » présenté cette semaine à Bruxelles.

 

Celui-ci repose sur un triptyque : des procédures plus efficaces, des responsabilités partagées et une solidarité plus équitable entre les pays membres, une coopération avec les pays tiers renforcée. Ce n’est pas le dépassement de Dublin, mais cela peut le rendre plus intelligent. Des questions restent ouvertes. À nous d’en examiner chaque proposition afin d’en assurer une parfaite traduction législative. La prudence est mère de sûreté, et le diable, dans les détails.

Comme l’indiquait ma collègue Fabienne Keller, rapporteure au Parlement européen sur cette réforme, nous n’aboutirons pas à un accord en tirant à boulet rouge sur la Commission. Ce Pacte apparaît comme une base pour mener à une politique concrète, en phase avec nos besoins et nos réalités sur le terrain. À la lumière de mes expériences, nous pouvons et devons faire la différence sur des points clés.

Reprenons ce qui a fonctionné! L’Accord de Malte de septembre 2019, interrompu en raison de la crise sanitaire, prévoyait une redistribution automatique des personnes sauvées en mer. Pour quelques semaines, cet accord a montré la bonne voie : approfondissons cette solution. Ne manquons pas d’ambitions avec les pays d’origines et renforçons le dialogue avec ceux qui ne coopèrent pas pleinement en matière de migration. Lions de façon plus efficace les fonds de l’UE pour le développement et la politique des visas aux responsabilités partagées des pays d’origines, notamment sur la question du retour obligatoire.

Encourageons aussi le retour volontaire. L’Union européenne donnerait la possibilité au migrant débouté de retourner dans son pays d’origine moyennant une aide financière afin d’entamer un nouveau projet professionnel. Il existe déjà des bonnes pratiques sur lesquelles nous devons nous inspirer.

Enfin, reprenons le contrôle sur la migration économique avec de nouvelles routes légales et renforçons la gestion des frontières externes avec le déploiement rapide du Corps européen de garde-frontières – mesure que je salue, d’autant plus qu’elle était l’une des principales priorités de la présidence italienne de l’UE en 2014.

Certains pays, comme la Hongrie, la République tchèque et l’Autriche ont déjà fait part de leur opposition. Je connais bien leurs arguments, loin de l’esprit et de la lettre des traités : le principe de solidarité n’est pas une option, c’est un principe fondamental et contraignant pour tous.

A cause de l’égoïsme de certains et de la myopie de plusieurs durant de la crise, la Méditerranée s’est transformée en un cimetière des valeurs européennes. Faisons aujourd’hui en sorte qu’elle devienne le lieu de notre Renaissance.

A nous d’être humains, à nous d’être européens. »

Deutsche Bank : fermeture de 20% des agences, le début d’une tendance de fond en Europe ?

Deutsche Bank : fermeture de 20% des agences, le début d’une tendance de fond en Europe ?

La banque allemande envisage de fermer jusqu’à 20 % de ses agences. Un mouvement déjà entamé un peu partout en Europe mais qui pourrait s’amplifier du fait de la crise et aussi d’un mouvement structurel plus profond de pénétration du numérique. De ce point de vue, la crise sanitaire a encore accéléré le phénomène.

Selon M. Gossow, responsable de la banque de détail du groupe Deutsche Bank les clients acceptent plus que dans le passé de recourir aux services bancaires en ligne et mobile. Ces services ont augmenté de 7% pendant la période de confinement liée à la pandémie, a précisé un porte-parole de la banque à l’AFP.

 

En Allemagne, l’ensemble des caisses d’épargne, coopératives et banques privées ont fermé plus de 10.000 agences en 15 ans, leur nombre passant à 27.000.

Coronavirus Europe: alerte de l’OMS

Coronavirus Europe: alerte de l’OMS

 

 

 

Le directeur régional Europe de l’OMS (ce qui représente 53 pays) Hans Kluge a déclaré que « les chiffres de septembre devraient tous nous alarmer ». Il a souligné que le nombre de cas recensés chaque semaine excède désormais les chiffres hebdomadaires de mars, lorsque l’épidémie a touché de plein fouet le continent pour la première fois. « La semaine dernière, le décompte hebdomadaire dépassait 300 000 patients », a-t-il indiqué.

La moitié des pays européens ont noté une augmentation de plus de 10% des cas durant les deux dernières semaines, selon Hans Kluge, et parmi ceux-ci, sept pays ont vu le nombre de nouveaux cas recensés augmenter de plus du double durant la même période.

Le directeur régional Europe de l’OMS (ce qui représente 53 pays) Hans Kluge a déclaré que « les chiffres de septembre devraient tous nous alarmer ». Il a souligné que le nombre de cas recensés chaque semaine excède désormais les chiffres hebdomadaires de mars, lorsque l’épidémie a touché de plein fouet le continent pour la première fois. « La semaine dernière, le décompte hebdomadaire dépassait 300 000 patients », a-t-il indiqué.

La moitié des pays européens ont noté une augmentation de plus de 10% des cas durant les deux dernières semaines, selon Hans Kluge, et parmi ceux-ci, sept pays ont vu le nombre de nouveaux cas recensés augmenter de plus du double durant la même période.

Europe: remettre en cause la coopération avec l’Allemagne

Europe: remettre en cause la coopération avec l’Allemagne 

Emmanuel Sales président de la Financière de la Cité remet en cause l’intérêt d’une coopération qui n’a profité qu’à l’Allemagne dans une tribune de l’Opinion.

L’empressement des élites parisiennes à se fondre avec l’Allemagne, qu’elles connaissent si mal, a toujours eu quelque chose de gênant. Depuis vingt ans, nos Présidents à peine élus vont baiser l’anneau impérial d’Angela Merkel. Qu’ont-ils eu en retour ? En matière de politique énergétique, commerciale, migratoire, monétaire, l’Allemagne n’en fait qu’à sa tête. Nous avons soutenu sa réunification en supportant des taux d’intérêt élevés qui ont coûté un million de chômeurs au pays, nous avons passivement accompagné sa politique mercantiliste en transférant à la Chine nos emplois et nos technologies.

Pour quel bénéfice ? En vingt ans, la part de la France dans le PIB européen a baissé, l’emploi industriel a disparu, un chômage structurel s’est installé. La France était une petite Amérique, caractérisée par une demande intérieure soutenue, une forte tradition d’innovation, une capacité éprouvée à intégrer les populations immigrées, un taux d’investissement public important, tout cela financé par l’inflation et une gestion avisée de la dette.

En vérité, l’alignement sur le « modèle allemand » nous a affaibli. Nous nous sommes privés de leviers essentiels de la politique économique, les inégalités se sont creusées, les politiques de l’offre ont détruit notre capital productif et accru notre dépendance à la demande extérieure. La nature ayant horreur du vide, l’Allemagne a de façon avisée construit une position de force sans éprouver l’appréciation de sa monnaie nationale. Qui peut raisonnablement penser que la gestion catastrophique de la crise financière et migratoire n’ait pas eu son rôle dans la décision anglaise ? L’UE représentait 30 % du PIB mondial en 2000, 18% aujourd’hui.

L’Angleterre a été la gardienne du continent en luttant contre l’hégémonie des grandes puissances, l’Espagne de Charles Quint, la France de Napoléon et des Bourbons, l’Allemagne du Hohenzollern et de Hitler. La Grande Guerre a coûté la vie à plus de 700 000 Britanniques qui reposent en grande partie sur le sol français. Et pour lui faire payer le Brexit, nous l’avons reléguée dans les tribunes lors des cérémonies du centenaire de l’armistice. Le rôle de « bad cop » que la France s’est octroyé, alors que Londres demeure notre premier excédent commercial et notre principal partenaire militaire, est décidément dégradant.

La France-Allemagne est un chemin qui ne mène nulle part. L’Allemagne, s’est construite contre les Lumières et la vieille Europe. Elle s’estime sortie de l’histoire et aspire à donner au monde un message moral incarné par la fade philosophie d’Habermas tout en poursuivant ses intérêts commerciaux. L’idéal européen ne peut être de vendre des Mercedes et des sacs à mains au reste du monde en construisant des pistes cyclables pour la bourgeoisie des centres-villes.

Nous avons fait l’Europe parce que nous avons eu la guerre. Le couple franco-allemand est un mariage forcé. L’Europe est un essaim de peuples. Rien n’est plus éloigné de l’esprit européen que le césaro-papisme des élites. Plutôt que de nous fondre dans un nouvel empire carolingien, nous devrions faire valoir notre propre modèle qui constitue le vrai contrepoids à la politique allemande : soutenir notre demande interne, renforcer nos liens avec l’Italie que nous nous sommes sottement aliénée lors des crises précédentes.

Une vraie amitié disait Emerson est un buisson d’orties. Mieux vaut piquer son ami que de se contenter d’en être l’écho. L’Allemagne n’a pas besoin d’un collaborateur docile mais d’un message de pensée sincère. Alors, pour être vraiment européen, évitons la France-Allemagne.

Brexit : les Britanniques pour une Europe à la carte !

Brexit : les Britanniques pour une Europe à la carte !

 

Pour résumer ,il y a une grande chance pour que les négociations avec la Grande-Bretagne échouent totalement après le brexit. Les Britanniques souhaiteraient en effet n’appliquer les règles européennes que partiellement en fonction de leurs intérêts. Bref,  une espèce d’Europe à la carte centrée essentiellement sur les échanges dans un marché économique sans contrainte et surtout pas de politique commune dans d’autres domaines. Par exemple un excès aux marchés financiers réclamé par la City mais surtout pas l’obligation de se soumettre à toutes règles européennes notamment en matière économique, sociale, environnementale. Bref les Britanniques pourraient se rallier à l’Europe mais à condition qu’elle soit dérégulée. «L’absence de progrès dans les négociations #Brexit est très préoccupante. Le Royaume-Uni doit apporter des réponses concrètes. France et Allemagne sont mobilisées pour protéger avec force les intérêts de nos citoyens et nos entreprises… Il ne peut y avoir un accès au marché sans le respect de nos règles», déclare le secrétaire d’État français Clément Beaune, en français et en anglais, sur le réseau social.

Michael Roth, le ministre allemand adjoint chargé des Affaires européennes, publie le même texte en allemand et en anglais.

MM. Beaune et Roth retweetent également tous deux un commentaire du négociateur européen Michel Barnier, qui a exprimé vendredi sa «préoccupation» face à l’état de ces négociations et répété «ne pas voir comment il serait possible d’arriver à un meilleur accord si l’on garde les sujets les plus difficiles pour la fin».

Les discussions butent notamment sur les conditions de concurrence, l’UE refusant de voir surgir à sa porte une économie dérégulée. Pour illustrer ces profondes divergences dans ce domaine, Michel Barnier a pris l’exemple des transports routiers, affirmant que les Britanniques ne voulaient pas que certaines règles s’appliquent à leurs chauffeurs lorsqu’ils circulent sur le continent européen. «Il n’y aura pas d’accès à la carte au marché unique» européen, a-t-il averti.

Des relations Europe-États-Unis de plus en plus difficiles.( Hubert Védrine)

Des relationsEurope États-Unis de plus en plus difficiles.( Hubert Védrine)

Hubert Védrine l’ancien chef de la diplomatie française prévoit que les relations entre l’Europe et les États-Unis seront de plus en plus difficile avec ou sans Trump.

 

 

Quels sont les enjeux de l’élection américaine pour l’Europe ?

Au-delà des péripéties trumpiennes ou post-trumpiennes, le moment est venu de considérer la relation avec les Etats-Unis dans la longue durée. Ce qui a créé la relation transatlantique des dernières décennies, c’est, après 1945, la menace stalinienne crédible sur l’Europe occidentale, l’appel à l’aide des Européens et la création de l’Alliance atlantique (et de l’Otan pour la gérer militairement) grâce à l’engagement déterminé du président Truman. Il y a eu depuis des controverses sérieuses – ce que Kissinger appelait les « malentendus » transatlantiques – sur la contribution budgétaire des alliés européens, sur la stratégie générale de l’Alliance (le grand débat autour de la riposte graduée à laquelle de Gaulle s’opposait à juste titre), la sortie de De Gaulle des organes intégrés ; des angoisses de certains au moment d’accords de désarmement ; des tentatives françaises pour créer un pôle européen de défense, en dehors puis à l’intérieur de l’Alliance… Mais les fondamentaux sont toujours là : les Européens sont incapables de défendre l’Europe par eux-mêmes, ils auront besoin des États-Unis jusqu’à ce qu’ils se réveillent et créent vraiment un pôle européen de défense, une industrie de défense, une stratégie commune, une capacité d’engagement à l’extérieur et un mécanisme de décision clair et crédible.

En dépit des efforts répétés de la France, ce n’est pas encore le cas…

Depuis l’élection du président Macron, on sent un frémissement en Europe. Mais, avec le temps, les relations vont inévitablement se distendre, comme entre des cousins issus de germain, à moins de l’apparition d’une grande menace, focalisée uniquement sur l’espace transatlantique. La dépendance militaire encore évidente à l’égard de Washington ne devrait pas décourager l’Europe de développer ses propres capacités et surtout pas conduire à un alignement systématique de trop d’Européens en politique étrangère, sur les plans culturel et écologique, au contraire. La politique américaine de sanctions unilatérales (y compris contre des personnes), développée impunément depuis une trentaine d’années, ne devrait plus être tolérée au nom de la souveraineté européenne. L’acharnement des Etats-Unis contre le projet Nordstream 2 de gazoduc entre la Russie et l’Allemagne vise, par exemple, à écouler leur pétrole de schiste en Europe. La Commission européenne devrait enregistrer toutes les propositions de sanctions concernant nos Etats ou nos entreprises, étudier de quels sénateurs elles proviennent, et à quels groupes d’intérêt ou lobbies elles sont associées. Ce serait un premier pas pour rétablir avec les Etats-Unis une relation de confiance et de réciprocité, ce qui reste notre intérêt.

Hors du domaine militaire, les Européens doivent aussi donner un sens à la formule : « amis, alliés, mais pas alignés ». Il ne faut pas se faire d’illusions, même dans l’hypothèse d’une administration Biden-Harris. Les Etats-Unis ne reviendront pas à un multilatéralisme idéal, celui auquel rêvent les Européens et qu’ils n’ont en réalité jamais complètement pratiqué. Mais ce serait l’occasion, à ne pas manquer, d’un vrai redémarrage. Cela suppose que les Européens se présentent unis et harmonisent leurs positions lors des rencontres avec la future administration américaine.

Et si Trump est réélu ?

On verra ! Cela peut être le déclic mental. La vraie difficulté à surmonter d’ici là, c’est que les Européens sont souvent en désaccord sur la plupart des sujets où les divergences UE-Etats-Unis sont évidentes aux yeux des Français, même des moins antiaméricains. Les Européens doivent donc préparer une politique étrangère plus cohérente, y compris si cela nous doit nous différencier des États-Unis, voire nous opposer. Cela ne servira à rien de se précipiter pour être les premiers à parler à l’administration Biden si une base arrière européenne suffisamment solide n’a pas pu être bâtie. Cela concerne l’écologisation (climat, biodiversité, économie circulaire…), la détermination d’une politique russe aussi vigilante que nécessaire mais entreprenante, la relance d’une dynamique de maîtrise des armements, l’élaboration d’une stratégie vis-à-vis de la Chine abandonnant toute naïveté et suivisme américain, la réactivation de l’accord avec l’Iran, le retour à une politique plus équilibrée au Proche-Orient, l’affirmation d’une position plus claire sur les questions numériques – même si la nouvelle Commission a une attitude encourageante sur ce point.

 

Trafic aérien : baisse encore plus importante , de 60 % en Europe

Trafic aérien : baisse encore plus importante , de 60 % en Europe

Le trafic aérien en Europe sera encore plus bas que prévu. L’Association internationale du transport aérien (Iata) prévoyait encore récemment une baisse de 50 %, elle sera supérieure et atteindra 60 %. Plusieurs facteurs pèsent sur la tendance baissière. Il y a d’abord des interdictions de trafic entre différents pays, ensuite la crise sanitaire qui reprend de sa vigueur enfin une évolution structurelle des comportements dans le rapport des voyageurs au transport aérien.

Pour l’ensemble de l’année, le trafic passager aérien devrait ressortir en baisse de 60%, mettant en péril près de 7 millions d’emplois dans les secteurs de l’aérien et du tourisme, a dit l’Iata qui tablait en juin sur une baisse de 50% du trafic.

Les vols en Europe ont bénéficié d’une reprise ces dernières semaines mais leur nombre reste très éloigné des chiffres sur lesquels comptaient les compagnies aériennes au cours de la saison estivale.

En réinstaurant des mesures de quarantaine à l’encontre des voyageurs revenant d’Espagne, la Grande-Bretagne a infligé un coup sévère aux espoirs de reprise. Elle a depuis été suivie par de nombreux pays, dont la Norvège.

Croissance Europe : redémarrage ou rattrapage ?

Croissance Europe : redémarrage ou rattrapage ?

L’économie européenne a enregistré une forte expansion en juillet. La question de savoir s’ il s’agit d’un redémarrage durable ou d’un phénomène de rattrapage. En effet du fait de la crise sanitaire et de la paralysie une d’une grande partie de la production pendant plusieurs mois, les stocks dans certaines filières sont à sec. Il faut donc les reconstituer et la machine productive a tourné à un haut niveau en juillet. Traditionnellement aussi mais encore plus cette année, les entreprises ont anticipé le quasi gel économique du mois d’août, ce qui a contribué à dynamiser encore davantage la reprise. On ne veut pas tirer de conclusions de cette renaissance économique, elle dépendra surtout des consommations intérieures. De ce point de vue, les ménages sont encore attentistes, ils craignent surtout une situation sociale dégradée à la rentrée avec notamment un déferlement de la vague de chômage. Des conséquences aussi sur le pouvoir d’achat. Selon les derniers indices Markit, l’activité dans le secteur privé (industrie et services) a rebondi entre juin et juillet. En dépit de ce rebond, la récession qui frappe violemment certains pays de la zone euro déjà fragilisés (Italie, Espagne, Grèce), risquent d’accroître les déséquilibres macroéconomiques sur le Vieux Continent.

Les signaux verts de l’économie européenne se multiplient. Selon le dernier indice composite de l’institut Markit publié mercredi 5 août, l’activité du secteur privé est passée de 48,5 à 54,9. Au dessus de 50, l’économie est en phase d’expansion. C’est la première fois que cet indicateur dépasse ce seuil depuis le mois de février et qu’il connaît sa plus forte accélération depuis deux ans.

« Accompagnant un rebond de la production dans le secteur manufacturier, le retour à la hausse de l’activité dans le secteur des services laisse espérer une reprise de la croissance économique de la région au troisième trimestre après l’effondrement sans précédent de l’activité globale observé au deuxième trimestre », explique Chris Williamson, chef économiste chez Markit.

La levée progressive des mesures de confinement et d’endiguement a permis à la plupart des activités de repartir dans des conditions sanitaires et sociales parfois complexes.

En dépit de cette embellie, le PIB de l’économie européenne s’est contracté à un niveau record. Les dernières estimations de la direction statistique de la Commission européenne (Eurostat) indiquent que le PIB a reculé de 12,1% .

Croissance Europe : redémarrage

Croissance Europe : redémarrage

Selon le dernier indice composite de l’institut Markit publié mercredi 5 août, l’activité du secteur privé est passée de 48,5 à 54,9. Au dessus de 50, l’économie est en phase d’expansion. C’est la première fois que cet indicateur dépasse ce seuil depuis le mois de février et qu’il connaît sa plus forte accélération depuis deux ans.

« Accompagnant un rebond de la production dans le secteur manufacturier, le retour à la hausse de l’activité dans le secteur des services laisse espérer une reprise de la croissance économique de la région au troisième trimestre après l’effondrement sans précédent de l’activité globale observé au deuxième trimestre », explique Chris Williamson, chef économiste chez Markit.

La levée progressive des mesures de confinement et d’endiguement a permis à la plupart des activités de repartir dans des conditions sanitaires et sociales parfois complexes.

Les estimations de croissance pour 2020 se situent dans une fourchette de -7 – 10 %.

Economie Europe: baisse de croissance pire que prévue

Economie  Europe: baisse de croissance  pire que prévue

 

Résultat pire que prévu au second trimestre de sorte qu’il faut revoir le scénario pour l’ensemble de l’année 2020. Les prévisionnistes escomptés une régression du PIB de 7,5 % sur l’ensemble de l’année en cours mais avec le recul historique (12,1 %) du deuxième trimestre on sera plus proche de 10 %..Deux éléments fragilisent l’union, d’une part la chute moyenne globale qui dépasse toutes les prévisions, d’autre part l’écart inquiétant des taux d’activité dans les différents pays. Constate en effet une baisse de croissance de 10 % en Allemagne  mais 18,5 % en Espagne. La France, elle, est en dessous de la moyenne européenne avec une baisse du PIB de 13,8 %. Pourtant nombre  d’économistes et de politiques ont uni leurs efforts pour tenter de répandre un vent d’optimisme sur l’économie considérant même il y a encore quelques jours que la situation n’était pas aussi grave pouvait le penser.

Pour preuve, la veille de la publication de ces chiffres catastrophiques pour la France, le gouverneur de la Banque de France estimait que la chute de croissance ne serait pas aussi importante que prévu et même qu’à la fin de 2021, on  retrouverait le niveau de fin 2019. Un espoir complètement illusoire dans la mesure où il faudra attendre plutôt 2023 ou 2024., Bref plusieurs années avant de remonter la pente complètement sous réserve que de nouvelles crises ne se produisent pas:  crise financière, crise sanitaire ou encore crise géopolitique.

La conséquence dramatique de cet écroulement économique se traduira par une vague énorme de licenciement avec des effets effectifs importants dès la rentrée. En France,  il faudra compter au moins 1,5 millions de chômeurs en plus début 2021. Ailleurs en Europe la situation n’est guère brillante. Pour l’ensemble de l’Union européenne, le PIB recule de 11,9% au deuxième trimestre. Les chiffres de croissance désastreux s’accumulent ces derniers jours au niveau national: -12,4% en Italie, -13,8% en France, -14,1% au Portugal -18,5% en Espagne vendredi matin, -10,1% en Allemagne, -10,7% en Autriche, -12,2% en Belgique jeudi.

Bruxelles avait prévenu début juillet que les effets économiques de la pandémie de coronavirus seraient «dévastateurs» pour la zone euro. La Commission anticipe une récession sans précédent et pire qu’attendue en 2020 pour les 19 pays ayant adopté la monnaie unique: -8,7% en 2020, avant un rebond en 2021 (+6,1%).

 

Le taux d’inflation dans la zone euro a par ailleurs très légèrement progressé en juillet, selon une première estimation également publiée vendredi par Eurostat. Le taux s’affiche à 0,4%, contre 0,3% en juin. Il reste cependant très éloigné de l’objectif de la BCE qui est d’une inflation «proche mais inférieure à 2%». En mai, l’inflation avait atteint 0,1%. Ce n’était toutefois pas le pire taux enregistré dans la zone euro: en janvier 2015 et juillet 2009, il s’était établi à -0,6%, a indiqué une porte-parole d’Eurostat à l’AFP.

L’inflation sous-jacente (hors énergie, produits alimentaires, boissons alcoolisées et tabac – qui exclut par conséquent les produits particulièrement volatils) a par ailleurs progressé en juillet, à 1,2%, contre 0,8% en juin.

Traitement Coronavirus : le Remdesivir, s’impose aussi en Europe

Traitement Coronavirus : le Remdesivir, s’impose aussi en Europe  

 

Pour mieux comprendre la concurrence que se livre le traitement remdesivir de l’industriel pharmaceutique américain Gilead, il faut intégrer le prix. Le fameux   remdesivir  qui n’a pas fait davantage la preuve de son efficacité que la chloroquine a un prix d’environ 2200 $ alors que la chloroquine ( vieille molécule)  ne coûte que quelques dollars à peine . Après les autorités américaines, et un travail intensif lieu de lobbying de l’Américain Gilead( et des experts proches de Gilead,)    c’était au tour de la Commission européenne d’autoriser « la mise sur le marché conditionnelle » du remdesivir (nom commercial Veklury) pour traiter les patients de plus de 12 ans atteints de coronavirus nécessitant le recours à l’oxygène.

Le feu vert de la Commission intervient moins d’un mois après le dépôt de la demande et une semaine après la recommandation du CHMP (Comité évaluant les médicaments) et l’aval des Etats membres, contre 67 jours normalement. Le remdesivir est ainsi le « premier médicament autorisé dans l’Union européenne contre le Covid-19 », précise l’exécutif européen.

La mise sur le marché conditionnelle est un mécanisme réglementaire européen permettant la commercialisation accélérée de médicaments sur la base de données moins complètes, si les bénéfices l’emportent sur les risques dans un contexte de menace pour la santé publique, et lorsqu’il n’y a pas d’alternative. Le laboratoire n’est pas pour autant dispensé d’études complémentaires.

Le remdesivir devrait ainsi théoriquement être disponible dès samedi mais, dans la plupart des pays, un délai supplémentaire est nécessaire pour fixer le prix. Gilead a annoncé en début de semaine qu’il le mettait à disposition de tous les pays développés au même prix de 2.340 dollars, soit 2.081 euros.

En France, le remdesivir va être soumis à la procédure habituelle, qui comporte une évaluation du médicament par la Haute Autorité de Santé, puis une négociation avec le Comité Economique des Produits de Santé pour tenter d’obtenir un prix inférieur à celui affiché par Gilead.

 

Cette procédure, souvent longue (parfois plus d’un an) retarde l’arrivée sur le marché des médicaments dans l’Hexagone. Toutefois, compte tenu de la nature du besoin et de l’absence d’alternative, le processus pourrait être accéléré pour le remdesivir. Jusqu’à présent, les patients qui avaient pu être traités avec ce médicament l’ont été dans le cadre d’essai cliniques ou de protocole compassionnels (avant validation par un essai clinique, en cas d’urgence).

De son côté, Gilead veut exploiter tout le potentiel de sa molécule. Il vient d’obtenir le feu vert des autorités américaines pour commencer un essai clinique avec une version inhalée du médicament, jusque-là injectable. Si cette formulation se montrait efficace, cela permettrait une utilisation hors de l’hôpital et à des stades plus précoces de la maladie. Gilead prévoit ainsi de commencer en août un essai incluant 50 enfants et adolescents présentant des formes modérées à sévère de la maladie, dans plus de trente lieux aux Etats-Unis et en Europe.

Si les cas graves de la maladie chez les moins de 21 ans sont rares, ils peuvent entraîner chez 2 pour 100.000 d’entre eux, une maladie inflammatoire appelée « syndrome multi-inflammatoire chez les enfants » ou « Kawasaki like ». D’où l’intérêt de prévenir les formes graves. Enfin, Gilead prévoit également de tester le remdesivir en combinaison avec des médicaments anti inflammatoires tels que l’Olumiant de Lilly ou l’Actemra de Roche, mais aussi la dexamethasone. Le seul problème c’est que le Remdesivir n’a pas fait la preuve d’une plus grande efficacité que la chloroquine. Pour l’instant aucune molécule ne peut prétendre malheureusement constituer le traitement incontournable.

 

Coronavirus en Europe : durcissement des mesures antivirus

 Coronavirus en Europe : durcissement des mesures antivirus

On ne peut pas encore vraiment parler d’une deuxième vague en Europe mais on constate un peu partout un réveil de la courbe des contaminations avec en particulier l’identification de clusters de plus en plus nombreux. Du coup, nombre d’Etats rendent leur politique de prévention plus contraignante, cela allant jusqu’à des mesures de confinement parfois.

·       France

Le port du masque devient obligatoire dans tous les établissements clos recevant du public, « en particulier les commerces », à partir de la semaine prochaine.

Dans le département de la Mayenne (ouest) qui compte plusieurs foyers, le port du masque est obligatoire depuis ce jeudi dans les lieux publics clos de six communes, dont la préfecture Laval.

·       Espagne

Près de 4 millions d’habitants de l’agglomération de Barcelone (nord-est de l’Espagne) sont appelés, depuis vendredi, par le gouvernement régional catalan à « rester chez eux » sauf pour des raisons de première nécessité, en raison de la hausse des cas de Covid-19.

Les autorités régionales ont également décidé de fermer cinémas, théâtres, discothèques, d’interdire les réunions de plus de dix personnes, les visites dans les maisons de retraite et aussi de limiter la capacité d’accueil à 50% dans les bars et restaurants.

Parallèlement depuis le 15 juillet, les habitants de la ville catalane de Lérida et des communes alentours, soit au total environ 250.000 personnes, sont reconfinés.

Face au rebond des contagions, de nombreuses régions espagnoles dont la Catalogne ont renforcé le caractère obligatoire du masque qui doit être porté à tout moment sur la voie publique et dans les lieux clos.

·       Portugal

 

Dans la région de Lisbonne, nouveau confinement à domicile depuis le 1er juillet pour 700.000 habitants d’une vingtaine de quartiers. Ces mesures ont été prolongées au moins jusqu’à la fin juillet.

·       Grande-Bretagne

Le 29 juin, le gouvernement britannique a reconfiné la ville de Leicester (centre de l’Angleterre), avec fermeture des magasins non essentiels, en raison d’une recrudescence locale de cas de Covid-19. Le reconfinement va être partiellement allégé le 24 juillet, a annoncé le gouvernement jeudi.

Le port du masque devient obligatoire dans tous les magasins en Angleterre à compter du 24 juillet. C’était déjà le cas en Écosse.

Toutefois le Premier ministre britannique Boris Johnson a encouragé, ce vendredi, les Anglais à reprendre les transports en commun et à retourner sur leur lieu de travail à partir du 1er août, disant espérer un « retour à la normale » pour la fin de l’année.

·       Irlande

Le pays devait rouvrir pleinement ses bars le 13 juillet mais a repoussé la dernière phase du déconfinement au 10 août, en raison d’une résurgence. Les rassemblements sont limités à 50 personnes à l’intérieur et 200 à l’extérieur tandis que les masques deviennent obligatoires dans les magasins.

·       Belgique

Depuis le 11 juillet, le port du masque est obligatoire pour toute personne âgée d’au moins 12 ans dans les lieux publics fermés (commerces, cinémas, bibliothèques, lieux de culte, etc.). Il était jusqu’alors seulement imposé dans les transports en commun. En raison du léger rebond des infections, les autorités n’ont annoncé aucun assouplissement des restrictions de rassemblements.

·       Allemagne

En prévision d’une résurgence, le pays autorise des mesures de confinement renforcées au niveau local avec « des interdictions de sortie » dans des zones géographiques limitées. C’est une nouveauté dans le pays qui jusqu’ici avait une définition souple des confinements basés largement sur l’autodiscipline et la bonne volonté.

·       Hongrie

Le pays interdit depuis la mi-juillet l’accès à son territoire aux ressortissants des pays africains comme d’Amérique du Sud, de la plupart des pays asiatiques et de certains États européens, en invoquant la recrudescence mondiale des cas de coronavirus.

Plan Relance Europe : la Grèce pose ses conditions !

Plan Relance Europe : la Grèce pose ses conditions !

 

 

La Grèce déclare qu’elle veut poser ses conditions quant à l’aide de l’union européenne concernant le plan de relance. Une déclaration qui ne va sûrement pas soulever l’enthousiasme de certains pays du Nord déjà très réticents à aider des pays du Sud  comme trop laxistes. En tout cas , une déclaration qui risque de faire capoter le plan de relance qui devait sortir en juillet. Pas une annulation mais sans doute un report. Cela remettra en effet en question d’une part la partie de la relance européenne sous forme de dotation non remboursable mais aussi la partie des prêts qui eux doivent faire l’objet d’un remboursement. La Grèce n’acceptera pas que l’Union européenne impose des conditions trop restrictives sur l’utilisation des aides versées dans le cadre de son plan de relance, a en effet déclaré dimanche le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis dans une interview accordée au Financial Times.

“Les grecs ont mûri. Nous voulons faire nos propres réformes”, a-t-il déclaré.

Un examen semestriel des performances économiques effectué par la Commission européenne est suffisant et il n’est pas nécessaire d’imposer des “conditions strictes supplémentaires”, a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a dit au quotidien que la Grèce avait “un agenda de réformes agressives” qui se concentrerait sur “la transition écologique”, “la transition digitale” et qui encouragerait les investissements notamment via des programmes de privatisations.

Vendredi, Mitsotakis a annoncé de nouvelles mesures d’une valeur de 3,5 milliards d’euros pour soutenir les entreprises pénalisées par le confinement mis en place pour limiter la propagation de l’épidémie de coronavirus.

La Grèce, qui se remettait d’une crise de la dette longue de dix ans en 2018, espérait une forte reprise en 2020, mais le confinement a bouleversé ces prévisions.

L’économie grecque devrait se contracter de 8% à 10% cette année avant une reprise en 2021.

Croissance : remontée en Europe , durable ?

Croissance : remontée en Europe , durable ?

Indéniablement une remontée assez nette de la croissance est constatée après l’écroulement des mois précédents. Ce n’est pas exactement encore la croissance mais on se rapproche un peu plus du seuil des 50 séparant contraction de la récession. La question qui se pose est de savoir s’il s’agit  d’un phénomène conjoncturel ou structurel. S’agit-il en effet d’un phénomène de compensation de plusieurs mois pendant lesquels la consommation, la production et les services ont été contraints par des mesures administratives. Ou s’agit-il d’un phénomène plus durable . Des chiffres encourageants mais qui imposent  quand même une certaine prudence car on ne peut définir une tendance sur des indicateurs mêmes satisfaisant ne portant que sur un mois. L’indice PMI composite de la zone euro, qui rassemble services et industrie manufacturière, est en effet remonté à 48,5 après 31,9 en mai et 47,5 en estimation “flash”, se rapprochant du seuil de 50 au-dessus duquel il traduit une croissance de l’activité globale du secteur privé.

“L’amélioration du climat des affaires nourrit l’espoir de voir le PIB renouer avec la croissance au troisième trimestre”, commente Chris Williamson, économiste en chef d’IHS Markit.

En Allemagne, la faiblesse de la demande ralentit la reprise de l’activité du secteur allemand des services, montre l’enquête mensuelle d’IHS Markit.

L’indice PMI sectoriel s’est certes redressé à 47,3 après 32,6 en mai, dépassant même une première estimation qui l’avait donné à 45,8, mais il continue de traduire une contraction de l’activité.

Le PMI composite, qui rassemble les données des enquêtes dans les services et dans l’industrie manufacturière, reste lui aussi inférieur au seuil de 50 puisqu’il ne remonte qu’à 47,0 après 32,3 en mai et 45,8 en estimation “flash”.

“L’activité à l’export constitue un aspect particulièrement faible des données récentes, donc la réouverture des frontières devrait donner un élan supplémentaire à la reprise.”

en France, L’indice PMI composite, qui conjugue les résultats des enquêtes dans les services et dans l’industrie manufacturière, ressort à 51,7 contre 32,1 en mai et 51,3 en première estimation.

“Si la reprise a été avant tout tirée par les industriels, les fournisseurs de services ont aussi enregistré une croissance de leur activité”, note Eliot Kerr, économiste d’IHS Markit. “Ceci dit, les chiffres par sous-secteurs montrent que les entreprises qui dépendent des relations en face à face, comme les hôtels et les restaurants, continuent de souffrir.”

au Royaume-Uni la baisse s’est atténuée en juin avec la réouverture partielle des entreprises et des commerces, confirme l’enquête mensuelle d’IHS Markit.

L’indice PMI sectoriel est remonté à 47,1 après 29,0 en mai, dépassant très légèrement l’estimation “flash” qui l’avait donné à 47,0, mais il reste sous le seuil de 50 séparant contraction et expansion.

L’indice PMI composite, qui combine les services et l’industrie manufacturière, est lui aussi en forte hausse à 47,7 contre 30,0 en mai. La première estimation l’avait donné à 47,6.

En Italie, L’indice PMI composite italien ressort à 47,6 après 33,9 en mai.

, En Espagne Le secteur espagnol des services a renoué de justesse avec la croissance en juin après la contraction brutale subie en avril et en mai: l’indice PMI sectoriel est remonté à 50,2 après 27,9 en mai et 7,1 en avril.

Ce dernier chiffre marquait le niveau le plus bas de l’indicateur enregistré depuis sa création en 1999.

La hausse de juin est à l’inverse la plus forte jamais observée d’un mois sur l’autre.

Malgré cette amélioration, “l’enquête de juin suggère une reprise limitée jusqu’à présent”, souligne Paul Smith, économiste d’IHS Markit.

 

Coronavirus: L’utilisation du remdesivir approuvée en Europe sans être réellement efficace

Coronavirus: L’utilisation du remdesivir approuvée en Europe sans être  réellement efficace

 

 

Dès le départ le remdesivir  a trouvé des supporters chez certains experts  notamment français par ailleurs assez proches de l’industriel qui le produit  Gilead  ce que précisément reproche le professeur Raoult à un nombre de responsables français. Pourtant le remdesivir vient d’être officiellement approuvé par l’union européenne sans qu’il ait démontré non plus une efficacité évidente.

 

-Les analyses de Wikipédia en témoignent :

« Dès janvier 2020, cet antiviral est identifié comme option médicamenteuse à évaluer contre la COVID-192, sur la base de données sur son activité in vitro et in vivo sur les coronavirus MERS-CoV et SARS-CoV5,9.

Il a notamment fait l’objet de recherches contre le SARS-CoV-2, à la suite d’un résultat prometteur sur un patient10. Avec la chloroquine et le lopinavir/ritonavir, il faisait partie début mars 2020 des trois médicaments jugés les plus prometteurs contre le SARS-CoV-2, suite notamment à une étude chinoise publiée le 4 février 2020 dans laquelle il était associé à la chloroquine avec des résultats significatifs, mais in vitro11.

Début mars aux États-Unis, faute de données d’études cliniques randomisées en double aveugle, Zhang Zuofeng, professeur d’épidémiologie et doyen associé à la recherche à l’Ecole de santé publique de l’université de Californie à Los Angeles (UCLA) juge que les effets du médicament ne sont pas scientifiquement convaincants in vivo12.

En France, le 11 mars 2020 le Haut Conseil de la santé publique le recommande « à titre compassionnel » pour les cas graves de Covid-1913, rappelant dans un avis complémentaire (du 23 mars) qu’à ce jour « les données de sécurité disponibles pour ce médicament sont principalement issues à ce stade des données publiées sur son développement clinique dans la prise en charge des patients infectés par le virus Ebola »14. En mars 2020 le remdésivir fait en France l’objet de plusieurs essais cliniques randomisés chez des patients infectés par le virus SARS-CoV-2, notamment dans les cas graves2.

Ces patients sont mis sous surveillance clinique étroite, compte tenu des effets possibles de l’injection (hypotension artérielle notamment), de même pour leur fonctions rénale et hépatique, « en lien avec son profil de risque. En effet, le rein a été identifié comme organe cible de la toxicité dans les études non cliniques et dans les études cliniques des augmentations transitoires des ALAT et/ou des ASAT ont été rapportées »2. « À ce stade, la posologie évaluée dans la majorité des essais cliniques pour le traitement de l’infection sévère par le virus SARS-CoV-2 est similaire à celle utilisée dans la prise en charge de l’infection à virus Ebola, à savoir chez les sujets ≥ 40 kg : 200 mg à J1, puis 100 mg/j de J2 à J10 »2.

Le 29 avril 2020, The Lancet publie les résultats complets d’un premier essai15 multicentrique randomisé fait en Chine sur 237 adultes volontaires, de plus de 18 ans, en double aveugle et contrôlé par placebo duquel il n’est pas possible de conclure à des effets bénéfiques du remdésivir16. L’étude était prévue sur un plus grand nombre de cas, mais ce nombre n’a pas été atteint en raison de l’arrêt de l’épidémie dans cette région16. D’autres études, sur un plus grand nombre de patients sont nécessaires pour confirmer ou infirmer ces résultats 16…… »

Le 22 mai, les résultats préliminaires d’un essai randomisé contrôlé sur 1 063 malades, publiés dans le The New England Journal of Medicine, montrent que les malades qui ont reçu le traitement ont cliniquement guéri en moyenne en 11 jours contre 15 jours pour le groupe « placebo ». En revanche, la différence de mortalité entre les deux groupes est trop faible pour écarter le facteur du hasard dans l’analyse des résultats (7,1 % dans le groupe traité contre 11,9 % dans le groupe placebo)18. Les résultats du médicament sont meilleurs chez les patients les moins sévèrement atteints 19. L’étude a été stoppée prématurément, ce qui a suscité des critiques car cela empêche de savoir si le médicament a un effet fiable sur la mortalité19. Sur la base de ces résultats préliminaires la FDA a accordé une autorisation d’utilisation, permettant aux hôpitaux américains de prescrire le remdésivir aux malades en réanimation20. »

Le 25 Juin l’Agence européenne des médicaments (EMA) a cependant recommandé l’autorisation d’une mise sur le marché conditionnelle21 de l’antiviral remdesivir au sein de l’Union européenne pour les patients atteints du Covid-19, ce qui en fait le premier médicament contre le Covid-19 à être recommandé pour autorisation dans l’UE.22

Le développement et la recherche de médicaments contre la Covid-19 visent à trouver un vaccin et un médicament contre la maladie à coronavirus 2019 (Covid-19). À ce jour, rien de décisif n’a été trouvé.

Dans le monde, au 21 avril 2020, plus de 500 essais cliniques étaient déjà enregistrés (internationaux ou nationaux)1, et en mars une soixantaine de sociétés pharmaceutiques et de biotechnologie, de groupes de recherche universitaires et d’organismes de santé étaient impliqués dans le développement d’un vaccin ou d’un médicament2,3,4,5. La Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI) a pour cela lancé un fonds ayant comme but de lever 2 milliards de dollars américains6, s’engageant à investir 100 millions de dollars américains dans des vaccins[réf. nécessaire]. Plusieurs composés antiviraux sont en cours de réutilisation ou font l’objet de nouveaux efforts de recherche clinique pour soulager la Covid-19 en mars 20207,8,9,10.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS)11, l’Agence européenne des médicaments (AEM)12, la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis13, le gouvernement chinois et les fabricants de médicaments14 se coordonnent avec les universitaires et des chercheurs de l’industrie pour accélérer le développement de vaccins, de médicaments antiviraux et de thérapies par anticorps monoclonaux15,16.

Créer des vaccins et médicaments passe par plusieurs étapes (avec généralement plus de cinq ans pour garantir l’innocuité et l’efficacité du nouveau composé)17,18. En février 2020, l’OMS n’attend pas de vaccin contre le SARS-CoV-2 (le virus responsable de la Covid-19) avant dix-huit mois19. Plusieurs agences nationales de réglementation, telles que l’AEM et la FDA, approuvent des procédures pour accélérer les tests cliniques20,21.

En mars 2020, trois traitements antiviraux potentiels (le favipiravir, le remdésivir et le ritonavir) sont au stade final des tests sur l’homme7,9 (phase III des essais cliniques) et plusieurs vaccins possibles sont entrés dans la première étape des évaluations de sécurité (phase I8,22). Le 21 mars, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) des États-Unis émettent un avis médical concernant le remdésivir pour les personnes hospitalisées pour une pneumonie aiguë causée par la Covid-19 : « alors que les essais cliniques sont essentiels pour établir la sécurité et l’efficacité de ce médicament, les cliniciens n’ayant pas accès à un essai clinique peuvent demander le remdésivir pour une autorisation temporaire d’utilisation auprès du fabricant pour les patients atteints de pneumonie clinique23 ».

Fin avril 2020, les experts américains du NIH concluent des données cliniques disponibles qu’à part les soins de soutien, « rien ne marche très bien »24. Début juin, aucun traitement antiviral n’avait encore démontré son efficacité25

Nota:

Le prix du médicament en Europe n’est pas encore connu. Aux Etats-Unis, il pourrait être facturé jusqu’à 5.080 dollars (4.530 euros) par traitement, tandis qu’en Inde les versions génériques seront vendues entre 5.000 et 6.000 roupies (59 à 70 euros) pour une dose de 100 milligrammes.

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