Archive pour le Tag 'Bourses'

Finances-Bourses : dans l’expectative

Finances-Bourses : dans l’expectative

 

Depuis des semaines et même des mois, les opérateurs boursiers s’attendaient à plusieurs étapes de réduction des taux d’intérêt dans plusieurs bourses à commencer par la banque fédérale américaine. Or l’annonce que cette baisse pourrait être reculée vers la fin de l’année a créé un climat d’expectative. La tonalité était plutôt à la baisse cela d’autant plus qu’il faut aussi prendre en compte les risques géopolitiques et la hausse du pétrole.

 

L’indice vedette Nikkei perdait 1,86% à 39.032,91 points vendredi vers 00h50 GMT et l’indice élargi Topix reculait de 1,2% à 2.699,22 points.
La Bourse de Tokyo évoluait en baisse vendredi 5 avril dans la matinée dans la foulée du recul de Wall Street la veille, lié à des déclarations prudentes de la Réserve fédérale américaine (Fed) et à la flambée des prix du pétrole. L’indice vedette Nikkei perdait 1,86% à 39.032,91 points vers 00h50 GMT et l’indice élargi Topix reculait de 1,2% à 2.699,22 points.

 

Le dollar était en net recul face au yen avant la publication du taux de chômage aux États-Unis, qui pourrait influencer la politique de la Fed: le billet vert s’échangeait pour 150,92 yens vers 00h50 GMT contre 151,34 yens jeudi à 21h00 GMT. L’euro refluait aussi à 163,63 yens contre 164,01 yens la veille. Et la monnaie européenne se négociait pour 1,0843 dollar, contre 1,0837 dollar jeudi à 21h00 GMT.

Les prix du pétrole montaient: le baril de WTI américain gagnait 0,35% à 86,89 dollars vers 00h45 GMT et le baril de Brent de la mer du Nord prenait 0,49% à 91,09 dollars.

 

Revenu ménages en baisse mais bourses record

Revenu ménages en baisse mais Bourses record

 

Alors que les ménages connaissent une baisse du pouvoir d’achat qui plombe consommation et croissance, les bourses internationales, elles, continuent d’ignorer les réalités économiques et sociales. Les indices boursiers enchaînent les records des deux côtés de l’Atlantique. En France, l’indice CAC 40 a signé son vingtième record de l’année pour terminer le premier trimestre sur des gains de près de 9 %. Wall Street n’avait pas connu un tel début d’année depuis cinq ans. Le Dow Jones flirte avec les 40.000 points pour la première fois de son histoire. Quant au S&P 500, à son plus haut historique, il a déjà bondi de 10 % en trois mois.

Alors que la situation de la France se dégrade sur le plan financier, social et économique , la Bourse, elle,  ne cesse d’enregistrer des records. Ainsi la croissance  s’est  nettement dégradée au premier trimestre. Les prévisions pour l’année en cours viennent d’être revues en baisse par les institutions notamment dernièrement par la Banque de France. Le chômage se dégrade aussi.

L’endettement de la France est de plus en plus catastrophique et va sans doute justifier un plan de rigueur. Pendant ce temps-là , la bourse brille. Rien d’étonnant à cela car  l’inflation  a permis d’augmenter de manière artificielle prix et profits sous l’effet notamment de liquidités immenses distribuées gratuitement par la banque centrale européenne aux banques. Une sorte d’opération anti redistributive qui paraît tellement complexe qu’elle n’est même pas traitée par les médias ou alors si peu. En attendant l’inflation continue et se rajoute évidemment aux hausses de prix intérieurs. Et le pouvoir d’achat se dégrade au point d’affecter la consommation et derrière la croissance.

 

 

 

Croissance en baisse mais Bourses toujours en hausse

Croissance en baisse mais Bourses toujours en hausse

 

 

Paradoxalement alors que la croissance à ce un peu partout notamment en Europe et en Chine, les bourses  sont au zénith. Ainsi la bourse de Paris va atteindre près de 8000. En quelque sorte la valorisation boursière évolue à l’inverse de l’économie réelle. En cause, des masses monétaires énormes délivrées par les banques centrales et notamment la banque centrale européenne est sans intérêt. Pas même la moitié de ces aides financières n’ont soutenu réellement l’économie. Elle se balade maintenant et soutienne artificiellement les marchés boursiers. 

 

Les Bourses européennes ont ouvert en hausse vendredi, se laissant porter par la dynamique de Wall Street la veille, où le Nasdaq a battu un nouveau record, et en Asie, avant de nouvelles données sur l’inflation en zone euro. Francfort a signé un nouveau record en prenant 0,65%, tandis que Paris se rapprochait un peu des 8 000 points (+0,29%). Londres montait de 0,60%.

 

La hausse serait d’après les spécialistes justifiées par la maîtrise de l’inflation en tout cas son tassement. En réalité les prix continuent d’augmenter même si le taux d’inflation diminuent. Des prix excessifs au regard du pouvoir d’achat moyen et qui vont peser sur la consommation et la croissance. Pour l’essentiel, la hausse des bourses est surtout entretenue par la conjoncture spéculative et les facilités bancaires exceptionnels accordées par les Banques centrales notamment la banque centrale européenne. D’énormes liquidités qui ne sont parvenues que partiellement à l’économie réelle utilisée à des fins spéculatives et finalement qui concourent entretenir la bulle inflationniste.

 

A moins d’une semaine de la prochaine réunion de la Banque centrale européenne, les investisseurs vont prendre connaissance dans la matinée des données de l’inflation pour la zone euro en février, après avoir déjà pris connaissance jeudi des chiffres pour la France, l’Allemagne et l’Espagne. Aux Etats-Unis, les chiffres sans surprise de l’inflation en janvier ont déclenché une légère baisse des taux d’intérêt et ont propulsé le Nasdaq, l’indice technologique à un son sommet, battant son précédent record de novembre 2021. Outre l’inflation, plusieurs données sur l’activité économique sont aussi attendus pour la zone euro et les Etats-Unis au fil de la séance.

 

Tassement de la croissance mais Bourses toujours au plus haut

Tassement de la croissance mais Bourses toujours au plus haut

 

 

Paradoxalement alors que la croissance à ce un peu partout notamment en Europe et en Chine, les bourses L sont au zénith. Ainsi la bourse de Paris va atteindre près de 8000. En quelque sorte la valorisation boursière évolue à l’inverse de l’économie réelle. En cause, des masses monétaires énormes délivrées par les banques centrales et notamment la banque centrale européenne est sans intérêt. Pas même la moitié de ces aides financières n’ont soutenu réellement l’économie. Elle se balade maintenant et soutienne artificiellement les marchés boursiers. 

 

Les Bourses européennes ont ouvert en hausse vendredi, se laissant porter par la dynamique de Wall Street la veille, où le Nasdaq a battu un nouveau record, et en Asie, avant de nouvelles données sur l’inflation en zone euro. Francfort a signé un nouveau record en prenant 0,65%, tandis que Paris se rapprochait un peu des 8 000 points (+0,29%). Londres montait de 0,60%.

 

La hausse serait d’après les spécialistes justifiées par la maîtrise de l’inflation en tout cas son tassement. En réalité les prix continuent d’augmenter même si le taux d’inflation diminuent. Des prix excessifs au regard du pouvoir d’achat moyen et qui vont peser sur la consommation et la croissance. Pour l’essentiel, la hausse des bourses est surtout entretenue par la conjoncture spéculative et les facilités bancaires exceptionnels accordées par les Banques centrales notamment la banque centrale européenne. D’énormes liquidités qui ne sont parvenues que partiellement à l’économie réelle utilisée à des fins spéculatives et finalement qui concourent entretenir la bulle inflationniste.

 

A moins d’une semaine de la prochaine réunion de la Banque centrale européenne, les investisseurs vont prendre connaissance dans la matinée des données de l’inflation pour la zone euro en février, après avoir déjà pris connaissance jeudi des chiffres pour la France, l’Allemagne et l’Espagne. Aux Etats-Unis, les chiffres sans surprise de l’inflation en janvier ont déclenché une légère baisse des taux d’intérêt et ont propulsé le Nasdaq, l’indice technologique à un son sommet, battant son précédent record de novembre 2021. Outre l’inflation, plusieurs données sur l’activité économique sont aussi attendus pour la zone euro et les Etats-Unis au fil de la séance.

 

Bourses et profits au sommet mais pouvoir d’achat en berne

Bourses et profits au sommet mais pouvoir d’achat en berne

On assiste à un véritable feu d’artifice concernant les indices de la bourse et les profits des grandes entreprises. Et cela en 2023alors que la croissance était déjà très faiblarde. Par contre, l’inflation a été l’occasion d’un immense phénomène anti redistributif, en effet ce sont les ménages et surtout les moins favorisés qui ont payé l’addition. En gros au cours de ces deux dernières années, la perte de pouvoir d’achat a été en moyenne de l’ordre de 10 %. En cause, notamment une inflation moyenne particulièrement élevée et un indice des prix complètement obsolète. Le pouvoir politique, les statisticiens à leur service et les grands intérêts financiers ne cessent de dire le contraire. Pourtant les ménages qui ont vu notamment les dépenses alimentaires augmenter de 20 % en 2 ans ont considérablement modifié la structure et le volume de leurs dépenses. Ainsi les dépenses contraintes, alimentaires bien sûr mais aussi chauffage, transport, abonnements, électricité n’ont cessé d’augmenter alors que les dépenses ajustables, elles, sont en berne.

Les ménages, les salariés en général n’ont ni la capacité, ni la possibilité de dénoncer cet immense transfert de valeurs. Les associations de consommateurs constatent souvent avec pertinence le phénomène mais ont peu d’impact sur la mobilisation des ménages.

Quant aux syndicats en France, d’une certaine manière ils semblent depuis l’affaire des retraites comme en léthargie. Il faut dire qu’ils ne sont guère aidés par un pouvoir qui depuis sept ans n’a cessé de les contourner.

Pourtant la question prioritaire des salariés comme plus généralement des ménages est celle du pouvoir d’achat. Bien entendu, les économistes complaisants vis-à-vis du pouvoir ne manqueraient pas de souligner les dangers de la boucle salaire inflation ; par contre, ils ne s’offusquent pas de la boucle profits inflation. Mais l’injustice sociale aura des conséquences économiques sur le niveau de consommation et donc sur la croissance. L’année 2024 va confirmer la tendance baissière de la croissance qui risque d’être presque nulle. Ce qui va entraîner une vague de licenciements et la reprise du chômage dans l’industrie bien sûr mais aussi dans les services comme les banques par exemple.

On comprend que les syndicats soient sortis rincés après l’énorme action de protestation contre la réforme des retraites mais il serait temps qu’ils se reprennent en remettant au cœur de leur stratégie la défense du pouvoir d’achat.

Bourses: Record à Wall Street

Bourses: Record à Wall Street

Forte croissance, baisse de l’inflation et résultats des entreprises en hausse favorisent évidemment des records à Wall Street.

Wall Street a inscrit en effet de nouveaux record lundi, première séance d’une semaine qui s’annonce chargée pour les marchés. L’indice Dow Jones a gagné 0,59 %, à 38.333,45 points. Le Standard & Poor’s 500, plus large, a désormais les 5.000 points en ligne de mire. Il a pris 0,76 %, à 4.927,93 points, lundi. Il a gagné près de 20 % depuis fin octobre.

Le Nasdaq composite a avancé de son côté de 1,12 %, à 15.628,044. Il se rapproche chaque jour un peu plus de son pic de novembre 2021, à plus de 16.057 points.

Bourses: Début d’année difficile

Bourses: Début d’année difficile

Avec des taux d’intérêt au plus bas, des actions qui plafonnent, on ne voit pas bien comment les marchés pourraient bien commencer l’année.

Par Karl Eychenne, chercheur chez Oblomov & Bartleby dans « La Tribune »

Les marchés financiers n’ont pas besoin d’arguments pour monter. Mais s’ils en ont, c’est mieux. Problème, le dernier trimestre 2023 a été particulièrement gourmand en termes de promesses, avec des hausses spectaculaires des marchés d’actions, d’obligations, des actifs bien ou mal notés, jusqu’aux cryptomonnaies évidemment.

Sur ces entrefaites de fin d’année, il ne resterait désormais plus grand-chose à croquer. Les marchés seraient condamnés à errer autour des niveaux actuels en 2024, avec bien entendu la gueule de bois de début d’année passée l’ivresse de la fin d’année passée. Un scénario plutôt crédible d’après les experts. Et donc fortement douteux. L’investisseur en a vu d’autres. Il a l’habitude de telles imprécations. Alors il attend son heure, puisqu’on lui dit qu’elle doit venir.

« Les taux ne peuvent plus baisser. C’est donc qu’ils doivent monter »
Il est vrai que les niveaux actuels des taux d’intérêt anticipent déjà des gestes forts de la part des Banques centrales américaine et européenne pour 2024. Près de 5 ou 6 baisses de taux directeurs sont anticipées par les marchés, avec des baisses dès ce trimestre. Le consensus des économistes croit aussi à des baisses de taux, mais avec modération. Sans parler des autorités monétaires qui elles osent à peine évoquer le sujet.

Mais il y a plus fort encore. Car non seulement les taux directeurs anticipés par les marchés ont baissé, mais l’incertitude liée à un tel scénario s’est aussi effondrée. Les investisseurs semblent convaincus que cela doit se passer ainsi, que les Banques centrales n’auront pas d’autre choix que de valider leurs anticipations. Comme si les investisseurs n’exigeaient plus de couverture contre le risque de se tromper. Les initiés reconnaitront la prime de terme, cet objet invisible à l’œil nu, mais dont la faiblesse constitue une des plus grandes énigmes de la finance du 21e siècle. Autrement dit, les niveaux des taux longs semblent déjà à bout de souffle, comme s’ils avaient déjà inspiré toutes les bonnes nouvelles disponibles, et n’étaient plus capables que d’expirer. Dans un tel scénario, difficile d’imaginer un début d’année serein sur les marchés obligataires.

Si les taux ne peuvent plus baisser, alors cela pose un sérieux problème aux marchés d’actions. En effet, les taux d’intérêt sont devenus le principal animateur des actions depuis quelques mois. Lorsque les taux montent, les actions baissent. Et lorsque les taux baissent, les actions montent. Aucune ruse, juste du bon sens et un peu de finance. Le taux est la monnaie d’échange entre aujourd’hui et demain, un taux élevé témoigne de votre préférence pour le présent. Si le taux monte, vous préférez garder votre argent aujourd’hui plutôt que de l’investir pour demain. Et si le taux baisse, vous êtes prêt à vous priver du présent pour prêter au futur. Aujourd’hui, le taux est au plus bas. Vous avez donc prêté beaucoup au futur. Effectivement, l’investisseur semble beaucoup croire aux promesses des marchés d’actions, au vu des niveaux atteints.

Mais sans baisse de taux supplémentaire, comment les marchés d’actions pourraient-ils monter davantage ? Il y aurait bien les bénéfices des entreprises pour compenser l’absence de soutien des taux. Mais il ne semble pas que l’année 2024 se présente sous les meilleurs hospices. Le consensus des analystes anticipe plutôt une correction… après celle de 2023 qui n’est jamais venue. Autrement dit, 2024 paierait la résilience de 2023. Dans le détail, les initiés parleront d’une correction des marges des entreprises, des marges enfin pénalisées par les tensions sur salaires, alors que le volume de vente serait lui enfin bridé par la faiblesse croissance économique. Pas de soutien des bénéfices, donc. Pas de soutien des taux non plus. Dernier espoir, la prime de risque action ?

Cette prime de risque actions est la grande sœur de la prime de terme vue plus haut pour les taux. Sauf qu’ici, il ne s’agit pas de monnaie d’échange contre le temps, mais contre le risque. Le risque d’acheter une action plutôt qu’une obligation. Lorsque l’investisseur est agressé par le cycle économique qui menace son épargne, il se montre plutôt réticent à acheter des actifs vulnérables à une baisse de la croissance, ce qui est le cas des actions. On dit alors qu’il exige une prime de risque actions plus élevée afin d’accepter d’acheter une action plutôt qu’une obligation réputée moins risquée (voire sans risque). Il suffirait donc que la prime de risque baisse pour donner un nouveau souffle aux marchés d’actions. C’est possible, techniquement. Mais peu probable en pratique. En effet, on a du mal à imaginer un investisseur détendu alors que les taux montent, les bénéfices baissent. Ainsi donc, les marchés d’actions seraient finalement privés de tout élan vital. Panne sèche.

Alors courage, fuyons ? Faut-il prendre ses jambes à son cou, et courir à vau-l’eau ? La thèse semble convaincante. On a beau tourner les marchés dans tous les sens, aucun profil ne semble plus favorable qu’un autre. Concrètement, tous les marchés seraient promis à une correction de début d’année, une correction presque nécessaire afin de restaurer quelque potentiel d’appréciation pour des jours meilleurs.

Curieusement, cette quasi-conviction que tous les marchés ne peuvent que baisser pourrait motiver quelque espoir. Le mathématicien nous apprend qu’il existe des jeux de fortune qui produisent de telles conditions favorables à l’expression de bizarreries. Lorsque tout semble perdu d’avance, il existe (parfois) une mécanique de la bonne surprise. Très sérieux. Il s’agit du Paradoxe de Parrondo. Un genre de double jeu qui vous promet la défaite si vous jouez à l’un ou à l’autre (obligations ou actions), mais assure la victoire si vous jouez aux deux en même temps. Assurément, la finance de marché n’a pas besoin d’arguments aussi techniques pour produire de tels paradoxes. En général, elle se contente juste de faire l’inverse du bon sens. Et puisque le bon sens nous dit que les marchés doivent baisser en ce début d’année, on peut raisonnablement imaginer qu’ils pourraient faire l’inverse.

Bourses:« Début damné » ?

Bourses:« Début damné » ?

Avec des taux d’intérêt au plus bas, des actions qui plafonnent, on ne voit pas bien comment les marchés pourraient bien commencer l’année.

Par Karl Eychenne, chercheur chez Oblomov & Bartleby dans « La Tribune »

Les marchés financiers n’ont pas besoin d’arguments pour monter. Mais s’ils en ont, c’est mieux. Problème, le dernier trimestre 2023 a été particulièrement gourmand en termes de promesses, avec des hausses spectaculaires des marchés d’actions, d’obligations, des actifs bien ou mal notés, jusqu’aux cryptomonnaies évidemment.

Sur ces entrefaites de fin d’année, il ne resterait désormais plus grand-chose à croquer. Les marchés seraient condamnés à errer autour des niveaux actuels en 2024, avec bien entendu la gueule de bois de début d’année passée l’ivresse de la fin d’année passée. Un scénario plutôt crédible d’après les experts. Et donc fortement douteux. L’investisseur en a vu d’autres. Il a l’habitude de telles imprécations. Alors il attend son heure, puisqu’on lui dit qu’elle doit venir.

« Les taux ne peuvent plus baisser. C’est donc qu’ils doivent monter »
Il est vrai que les niveaux actuels des taux d’intérêt anticipent déjà des gestes forts de la part des Banques centrales américaine et européenne pour 2024. Près de 5 ou 6 baisses de taux directeurs sont anticipées par les marchés, avec des baisses dès ce trimestre. Le consensus des économistes croit aussi à des baisses de taux, mais avec modération. Sans parler des autorités monétaires qui elles osent à peine évoquer le sujet.

Mais il y a plus fort encore. Car non seulement les taux directeurs anticipés par les marchés ont baissé, mais l’incertitude liée à un tel scénario s’est aussi effondrée. Les investisseurs semblent convaincus que cela doit se passer ainsi, que les Banques centrales n’auront pas d’autre choix que de valider leurs anticipations. Comme si les investisseurs n’exigeaient plus de couverture contre le risque de se tromper. Les initiés reconnaitront la prime de terme, cet objet invisible à l’œil nu, mais dont la faiblesse constitue une des plus grandes énigmes de la finance du 21e siècle. Autrement dit, les niveaux des taux longs semblent déjà à bout de souffle, comme s’ils avaient déjà inspiré toutes les bonnes nouvelles disponibles, et n’étaient plus capables que d’expirer. Dans un tel scénario, difficile d’imaginer un début d’année serein sur les marchés obligataires.

Si les taux ne peuvent plus baisser, alors cela pose un sérieux problème aux marchés d’actions. En effet, les taux d’intérêt sont devenus le principal animateur des actions depuis quelques mois. Lorsque les taux montent, les actions baissent. Et lorsque les taux baissent, les actions montent. Aucune ruse, juste du bon sens et un peu de finance. Le taux est la monnaie d’échange entre aujourd’hui et demain, un taux élevé témoigne de votre préférence pour le présent. Si le taux monte, vous préférez garder votre argent aujourd’hui plutôt que de l’investir pour demain. Et si le taux baisse, vous êtes prêt à vous priver du présent pour prêter au futur. Aujourd’hui, le taux est au plus bas. Vous avez donc prêté beaucoup au futur. Effectivement, l’investisseur semble beaucoup croire aux promesses des marchés d’actions, au vu des niveaux atteints.

Mais sans baisse de taux supplémentaire, comment les marchés d’actions pourraient-ils monter davantage ? Il y aurait bien les bénéfices des entreprises pour compenser l’absence de soutien des taux. Mais il ne semble pas que l’année 2024 se présente sous les meilleurs hospices. Le consensus des analystes anticipe plutôt une correction… après celle de 2023 qui n’est jamais venue. Autrement dit, 2024 paierait la résilience de 2023. Dans le détail, les initiés parleront d’une correction des marges des entreprises, des marges enfin pénalisées par les tensions sur salaires, alors que le volume de vente serait lui enfin bridé par la faiblesse croissance économique. Pas de soutien des bénéfices, donc. Pas de soutien des taux non plus. Dernier espoir, la prime de risque action ?

Cette prime de risque actions est la grande sœur de la prime de terme vue plus haut pour les taux. Sauf qu’ici, il ne s’agit pas de monnaie d’échange contre le temps, mais contre le risque. Le risque d’acheter une action plutôt qu’une obligation. Lorsque l’investisseur est agressé par le cycle économique qui menace son épargne, il se montre plutôt réticent à acheter des actifs vulnérables à une baisse de la croissance, ce qui est le cas des actions. On dit alors qu’il exige une prime de risque actions plus élevée afin d’accepter d’acheter une action plutôt qu’une obligation réputée moins risquée (voire sans risque). Il suffirait donc que la prime de risque baisse pour donner un nouveau souffle aux marchés d’actions. C’est possible, techniquement. Mais peu probable en pratique. En effet, on a du mal à imaginer un investisseur détendu alors que les taux montent, les bénéfices baissent. Ainsi donc, les marchés d’actions seraient finalement privés de tout élan vital. Panne sèche.

Alors courage, fuyons ? Faut-il prendre ses jambes à son cou, et courir à vau-l’eau ? La thèse semble convaincante. On a beau tourner les marchés dans tous les sens, aucun profil ne semble plus favorable qu’un autre. Concrètement, tous les marchés seraient promis à une correction de début d’année, une correction presque nécessaire afin de restaurer quelque potentiel d’appréciation pour des jours meilleurs.

Curieusement, cette quasi-conviction que tous les marchés ne peuvent que baisser pourrait motiver quelque espoir. Le mathématicien nous apprend qu’il existe des jeux de fortune qui produisent de telles conditions favorables à l’expression de bizarreries. Lorsque tout semble perdu d’avance, il existe (parfois) une mécanique de la bonne surprise. Très sérieux. Il s’agit du Paradoxe de Parrondo. Un genre de double jeu qui vous promet la défaite si vous jouez à l’un ou à l’autre (obligations ou actions), mais assure la victoire si vous jouez aux deux en même temps. Assurément, la finance de marché n’a pas besoin d’arguments aussi techniques pour produire de tels paradoxes. En général, elle se contente juste de faire l’inverse du bon sens. Et puisque le bon sens nous dit que les marchés doivent baisser en ce début d’année, on peut raisonnablement imaginer qu’ils pourraient faire l’inverse.

Or en hausse mais les bourses en baisse ?

Or en hausse mais les bourses en baisse ?


Après Wall Street et Tokyo les deux autres bourses dans le monde pourraient bien s’inscrire dans une période baissière. Cela d’autant plus que l’envolée de leurs souligne encore les cinq inquiétudes relatives à l’avenir économique, à l’inflation et à l’endettement sans parler évidemment des risques géo politiques et de leurs conséquences sur l’énergie.Il y a enfin les positions divergentes de certains experts sur l’évolution de la politique monétaire.

La Bourse de Tokyo refluait mardi 5 décembre en matinée dans le sillage de Wall Street, où les indices ont repris leur souffle la veille après une forte croissance le mois dernier. L’indice vedette Nikkei de la capitale nippone cédait 0,96% à 32.912,84 points vers 00h40 GMT et l’indice élargi Topix perdait 0,29% à 2.355,69 points.

La Bourse de New York a clôturé dans le rouge lundi, gagnée par les prises de bénéfices après ses performances du mois de novembre et alors que les investisseurs à la recherche de nouveaux indices se tournaient déjà vers les chiffres mensuels de l’emploi américain, attendus vendredi.

Certaines valeurs japonaises du secteur des semi-conducteurs étaient en nette baisse dans la foulée du recul marqué du Nasdaq, à forte coloration technologique, à Wall Street lundi: Tokyo Electron perdait 2,82% vers 00H40 GMT, Advantest chutait de 4,25% et Screen Holdings de 3,69%.

Le pétrole était en hausse: vers 00H30 GMT le baril de WTI américain gagnait 0,27% à 73,24 dollars.

Finances et Bourses: coups de semonce ?

Finances et Bourses: coups de semonce ?

Il se pourrait bien que les bourses internationales enregistrent quelques secousses au cours de la semaine à l’occasion de la diffusion des résultats des plus grandes entreprises. Des résultats qui pour certaines pourraient être en retrait et surtout à l’avenir affectés par une conjoncture moins favorable en raison d’une part de l’inflation, d’autre part des risques géopolitiques. Sans parler des politiques contradictoires des Banques centrales qui refroidissent l’économie à coups de hausse des taux et qui pourrait bien finir par tuer la croissance

L’inflation pèse évidemment sur le cout des entreprises mais elle favorise aussi le glissement des capitaux vers les obligations particulièrement bien rémunérées.
Quant aux risques géopolitiques, ils se traduisent par un affaiblissement du commerce international.

Pas moins de 17 des composantes du Cac 40 se livreront à cet exercice, mais ce ne sera qu’à compter de mardi, avec Hermès International, Kering et Michelin. Mercredi, ce sera au tour d’Orange, Air Liquide, Carrefour, Dassault Systèmes et Worldline. Viendront ensuite BNP Paribas, Danone, Saint-Gobain, Schneider Electric, STMicroelectronics, TotalEnergies et Unibail-Rodamco-Westfield jeudi, avant Safran et Sanofi vendredi. Aux Etats-Unis, les Gafam sont également à la manœuvre, avec Alphabet, Microsoft, Meta Platforms et Amazon.

Bourses: coups de semonce ?

Bourses: coups de semonce ?

Il se pourrait bien que les bourses internationales enregistrent quelques secousses au cours de la semaine à l’occasion de la diffusion des résultats des plus grandes entreprises. Des résultats qui pour certaines pourraient être en retrait et surtout à l’avenir affectés par une conjoncture moins favorable en raison d’une part de l’inflation, d’autre part des risques géopolitiques.

L’inflation pèse évidemment sur le cout des entreprises mais elle favorise aussi le glissement des capitaux vers les obligations particulièrement bien rémunérées.
Quant aux risques géopolitiques, ils se traduisent par un affaiblissement du commerce international.

Pas moins de 17 des composantes du Cac 40 se livreront à cet exercice, mais ce ne sera qu’à compter de mardi, avec Hermès International, Kering et Michelin. Mercredi, ce sera au tour d’Orange, Air Liquide, Carrefour, Dassault Systèmes et Worldline. Viendront ensuite BNP Paribas, Danone, Saint-Gobain, Schneider Electric, STMicroelectronics, TotalEnergies et Unibail-Rodamco-Westfield jeudi, avant Safran et Sanofi vendredi. Aux Etats-Unis, les Gafam sont également à la manœuvre, avec Alphabet, Microsoft, Meta Platforms et Amazon.

Marchés financiers : le plongeon des bourses jusqu’à quand

Marchés financiers : le plongeon des bourses jusqu’à quand

Le CAC 40 plonge et est tombé autour des 7.000 points ( 6997 hier à la clôture)


Les marchés Financiers sont tendanciellement orientés vers la baisse. Mécaniquement les capitaux se réorientent vers les marchés obligataires avec la hausse des taux. Une tendance qui va durer tant que les taux se maintiendront à des niveaux records. Au moins une bonne partie de l’année 2024 car les banques centrales n’envisagent pas de relâcher leur politique restrictive avant. Le problème c’est que ce relèvement des taux pourrait parallèlement tuer la croissanceSur la tendance à Paris et au plan mondial, le « malade économie » pourrait mourir mais guéri de l’inflation. En effet avec une hausse historique des taux, les banques centrales assomment la croissance qui pourrait plonger elle aussi en 2024. Non seulement le pouvoir d’achat des ménages est fortement impacté mais aussi les investissements devenus trop chers à amortir. Il faut évidemment lutter contre l’inflation mais pas au point d’affecter l’activité économique et c’est tout ce savant dosage qui est en cause.

Avec des taux obligataires de très haut niveau les capitaux vont s’orienter vers les placements prudents et déserter la bourse. Une bourse qui pourra aussi être affectée justement par la baisse de croissance et donc de profit. Bref comme les taux vont se maintenir à ce niveau pendant toute l’année 2024, la bourse risque d’être malade pendant au moins la nouvelle année. Le CAC 40 est passé ce mardi sous la barre des 7.000, à 6.997,05 points (-1,01 %). A l’ouverture de la journée, l’indice phare de la Bourse de Paris avait démarré à 7 031,59 points.

Marché plombé par la hausse des taux obligataires
En cause, un marché plombé depuis une dizaine de jours par la montée des taux d’intérêt sur le marché obligataire, qui atteignent des plus hauts depuis 2007 pour les échéances à deux, dix et trente ans. Lors de sa dernière réunion de septembre, la Réserve fédérale américaine s’est, en effet, montrée plus ferme que ce qu’anticipaient les investisseurs. Elle a laissé présager que ses taux directeurs resteraient à des niveaux élevés en 2024, tandis que les marchés les voyaient descendre dans un avenir proche.

De même, la Banque centrale européenne (BCE) a relevé ses taux pour la dixième fois consécutive le 14 septembre dernier pour continuer à baisser les prix. Poursuivant son resserrement monétaire, l’institution a augmenté son taux de référence de 25 points de base. Désormais à 4%, il se situe au plus haut niveau de son histoire. Le taux de refinancement et le taux de facilité de prêt marginal se situent, eux, à 4,50% et 4,75%.

Lire aussi
La Bourse de Paris est devenue la « première capitalisation en Europe », selon le gouverneur de la Banque de France

Au total, ce dernier relèvement porte à 450 points de base la hausse des taux dans la zone euro depuis plus d’un an. De quoi peser sur l’activité économique. D’autant plus qu’en juin dernier, la zone euro (les 20 pays à avoir adopté la monnaie unique) se trouvait techniquement en récession avec le recul du produit intérieur brut (PIB) sur deux trimestres consécutifs, de -0,1% d’octobre à décembre et à nouveau de -0,1% entre janvier et mars, d’après les données d’Eurostat, révisées et publiées ce jeudi 8 juin.

Même tendance observée chez d’autres places boursières ces derniers mois
Depuis le 20 septembre, le CAC 40 a perdu plus de 4,5%, tandis que dans le même temps le taux d’intérêt de la dette de l’Etat français à dix ans est passé de 3,23% à 3,48% et a signé un nouveau plus haut depuis novembre 2011. Le rendement des emprunts d’Etat américains à dix ans ne cesse de grimper également et évolue au plus haut depuis près de 16 ans, à 4,74%.

Les investisseurs craignent que les taux élevés pèsent sur l’activité économique.

Bourses: Paris passe devant Londres

Bourses: Paris passe devant Londres

Une première qui témoigne de la dynamique de la bourse de Paris, l’indice boursier phare de la Bourse de Paris, le CAC 40, a atteint lundi un nombre de points supérieur à celui de son homologue de Londres.

mais plus important encore, le rééquilibrage entre Londres et Paris dans la finance se matérialise sur le volume de capitalisation. E novembre 2022, la place de Paris dans son ensemble était passée pour la première fois devant la City de Londres en termes de capitalisation boursière des entreprises qui y sont cotées. Paris est aussi parvenue à profiter du Brexit pour attirer 5.500 emplois dans le secteur financier, selon Choose Paris Region, qui est notamment en charge de la promotion de l’Île-de-France

Avec un pic à 7.340,55 points à 15H47, le CAC 40 a dépassé le niveau de vendredi en clôture du FTSE 100 (7.338,58 points) de la Bourse de Londres, fermée lundi en raison d’un jour férié. Pour retrouver une telle situation, il faut remonter à novembre 2000, aux prémisses de l’explosion de la bulle internet. La période de la bulle internet est d’ailleurs la seule pendant laquelle le CAC 40 a dépassé durablement l’indice principal de la Bourse de Londres.

Finances: Bourses en hausse après l’accord américain sur la dette

Bourses en hausse après l’accord américain sur la dette

Conséquence en particulier de l’accord américain sur le plafond de la dette, les bourses asiatiques sont en hausse et les autres bourses devraient sans doute suivre aujourd’hui.

L’indice Hang Seng de la Bourse de Hong Kong gagnait 80,16 points (+0,43%) dans les premiers échanges, à 18.827,08 points.

À Shanghai, l’indice composite était en hausse de 7,25 points (+0,23%) à 3.219,76 points. La Bourse de Shenzhen gagnait 4,87 points (+0,24%) à 2.017,36 points.’un accord sur le plafond de la dette semblait imminent aux États-Unis pour permettre d’éviter un défaut de paiement. L’indice vedette Nikkei grimpait de 1,53% à 31.389,65 points après 01H00 GMT et l’indice élargi Topix gagnait 1,02% à 2.167,64 points.

La Bourse de New York avait terminé en nette hausse avant le week-end malgré une accélération surprise de l’inflation en avril aux États-Unis, se réjouissant de la perspective d’un compromis entre la Maison Blanche et l’opposition républicaine sur la question de la dette américaine.

Le marché du pétrole était dans le vert: vers 01H00 GMT le baril de WTI américain gagnait 0,73% à 73,20 dollars et le baril de Brent de la mer du Nord 0,6% à 77,41 dollars.

Bourses en hausse après l’accord américain sur la dette

Bourses en hausse après l’accord américain sur la dette

Conséquence en particulier de l’accord américain sur le plafond de la dette, les bourses asiatiques sont en hausse et les autres bourses devraient sans doute suivre aujourd’hui.

L’indice Hang Seng de la Bourse de Hong Kong gagnait 80,16 points (+0,43%) dans les premiers échanges, à 18.827,08 points.

À Shanghai, l’indice composite était en hausse de 7,25 points (+0,23%) à 3.219,76 points. La Bourse de Shenzhen gagnait 4,87 points (+0,24%) à 2.017,36 points.’un accord sur le plafond de la dette semblait imminent aux États-Unis pour permettre d’éviter un défaut de paiement. L’indice vedette Nikkei grimpait de 1,53% à 31.389,65 points après 01H00 GMT et l’indice élargi Topix gagnait 1,02% à 2.167,64 points.

La Bourse de New York avait terminé en nette hausse avant le week-end malgré une accélération surprise de l’inflation en avril aux États-Unis, se réjouissant de la perspective d’un compromis entre la Maison Blanche et l’opposition républicaine sur la question de la dette américaine.

Le marché du pétrole était dans le vert: vers 01H00 GMT le baril de WTI américain gagnait 0,73% à 73,20 dollars et le baril de Brent de la mer du Nord 0,6% à 77,41 dollars.

12345



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol