Archive pour le Tag 'Paris'

1er-Mai : jaune, rouge et noir à Paris

1er-Mai : jaune, rouge et noir à  Paris

Comme d’habitude il faut noter de très grandes divergences quant à la participation à ce 1er mai. Le ministère de l’intérieur dénombre environ 150 000 personnes mais la CGT le double. À Paris le ministère de l’intérieur n’a compté que 16 000 personnes tandis que l’organisation indépendante occurrence en a compté 40 000 soit presque trois fois plus. Le nombre de participants réels en France paraît très sous-estimé par le ministère de l’intérieur. D’une façon générale la manifestation s’est déroulée dans un calme relatif en France. À Paris par contre,  les gilets noirs ont perturbé le début de la manifestation au point qu’il a fallu exfiltrer de secrétaire général de la CGT Philippe Martinez. La CGT a dénoncé une “répression inouïe et sans discernement” dont son secrétaire général, Philippe Martinez, a été victime. “Nos camarades présents, y compris notre secrétaire général, se font gazer et reçoivent des grenades”, a écrit la confédération dans un communiqué. La préfecture de police de Paris a démenti avoir pris la CGT pour cible. La CGT a défilé aux côtés de la FSU, Solidaires et des organisations étudiantes UNEF et UNL. Force ouvrière n’avait pas lancé d’appel national et a laissé ses antennes locales organiser leurs propres rassemblements ou se joindre aux actions d’autres syndicats. La CFDT, la CFE-CGC et la Fage s’étaient pour leur part donné rendez-vous place de l’Odéon à Paris, où le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a rappelé l’attention portée par son organisation au mouvement des “Gilets jaunes”.

Notre Dame de Paris : Macron en fait vraiment trop !

Notre Dame de Paris : Macron en fait vraiment trop !

 

 

Il  est clair que le chef de l’État devait faire part de sa très grande tristesse après l’incendie du symbole culturel que représente Notre-Dame de Paris. Par contre, il en fait des tonnes à propos de ce sinistre. En effet d’une certaine manière Macron instrumentalise l’incendie de la cathédrale pour n’en faire que le seul sujet du gouvernement. On comprend évidemment que le pouvoir ait  décidé de contribuer à reconstruire l’édifice mais ce n’est ni son métier, ni sa priorité. Or tous les autres sujets économiques politiques et sociaux ont été mis de côté depuis plus d’une semaine. Toute la communication est centrée sur Notre-Dame de Paris. Un conseil des ministres entier a même été consacré à ce sujet. Encore une fois il était logique que cela figure à l’ordre du jour mais pas au point d’occulter la totalité des autres sujets. Pour un peu, Macron qui fait tout dans ce gouvernement se transformerait en chef de chantier. De fait,  les annonces de Macron suite au grand débat sont passées sous le tapis. Pas étonnant car elles ne contenaient pas de mesures très significatives, encore moins de cohérence et de vision. Ce que constate d’ailleurs l’ancien ministre de l’intérieur redevenu maire de Lyon, Gérard Collomb. Après avoir exprimé son émotion, Macron  aurait dû se limiter aux conditions fiscales favorisant les dons. De toute manière,  ces  dons sont déjà largement suffisants puisque près d’un milliard a déjà été recueilli en 24 heures. En réalité,  le pouvoir se sert aussi de la catastrophe de Notre-Dame à des fins politiques. “Chaque euro versé pour la reconstruction de Notre-Dame servira à cela, pas à autre chose”, a déclaré Edouard Philippe lors d’une conférence de presse, à l’Elysée. Ce qui sans doute est faux puisque la somme récoltée dépassera vraisemblablement les besoins et devra être affecté à d’autres monuments“Le projet de loi précisera que les Français qui effectueront un don pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris bénéficieront d’une réduction majorée de leur impôt sur le revenu, de 75% jusqu’à 1.000 euros et de 66% au-delà”, a-t-il ajouté. Le régime normal pour les dons des particuliers est de 66%, dans la limite de 20% du revenu imposable. Les dispositions fiscales relèvent effectivement de la responsabilité du gouvernement mais certainement pas le processus de gestion de reconstruction y comprise avec des détails architecturaux qui ne sont pas de la compétence du pouvoir mais des architectes des bâtiments de France. Edouard Philippe avait annoncé à l’issue du conseil des ministres qu’un concours d’architecture portant sur la reconstruction de la flèche serait organisé. “Le concours international permettra de trancher la question de savoir s’il faut reconstruire une flèche, la flèche qui avait été pensée par Viollet-le-Duc à l’identique ou s’il faut, comme c’est souvent le cas dans l’évolution du patrimoine, doter la cathédrale Notre-Dame de Paris d’une nouvelle flèche adaptée aux techniques et aux enjeux de notre époque”, avait-il dit. Concernant la flèche, a poursuivi Stéphane Bern, “c’est plutôt une reconstruction à l’identique mais peut-être qu’il y aura un projet architectural – la question est ouverte, a dit le président”.L’Elysée a précisé par communiqué que “celle-ci ne faisant pas partie de la cathédrale d’origine, le Président de la République souhaite qu’une réflexion soit menée et qu’un geste architectural contemporain puisse être envisagé”. Bref, des considérations que tout le monde connaît et qui constituent une exploitation politicienne de la légitime émotion des Français. Dernière décision surréaliste : la nomination d’un général pour diriger les travaux de restauration !

 

Notre-Dame de Paris : reconstruction en 5 ans mais autrement

Notre-Dame de Paris : reconstruction en 5 ans mais autrement

 

La décision du président de la république de reconstruire Notre-Dame de Paris en cinq ans implique vraisemblablement de ne pas rénover à l’identique. Il paraît même vraisemblable que la fameuse de charpente en chêne ne sera pas remise en état. Cela aurait impliqué des délais beaucoup plus longs sans doute au moins une dizaine d’années. Du coup, on pourrait utiliser des techniques modernes pour reconstituer le toit. Cela d’après l’avis  de plusieurs architectes des bâtiments de France qui à juste titre estiment  que la cathédrale a subi sans dommage des évolutions depuis 800 ans. “Nous rebâtirons la cathédrale de Notre-Dame plus belle encore et je veux que cela soit achevé d’ici cinq années, nous le pouvons”, a déclaré le chef de l’Etat. Le terme « encore plus belle », suppose sans doute des révolutions architecturales passant notamment par l’utilisation de techniques modernes avec notamment l’utilisation du métal et du verre. La question se posera notamment pour l’éventuelle réédification de la flèche érigée par Eugène Viollet-le-Duc au XIXe siècle qui s’est notamment effondrée lundi soir, endommageant la voûte qui est percée en trois endroits. “La voûte, a priori, devrait tenir, il faut rester très prudent”, a déclaré le ministre de la Culture, Franck Riester.

Cathédrale de Paris : pourquoi autant de temps pour éteindre l’incendie ?

Cathédrale de Paris : pourquoi autant de temps pour éteindre l’incendie ?

 

Il aura fallu de l’ordre de 8 heures pour maitriser l’essentiel de l’incendie de la cathédrale de Paris. Certes les services d’incendie comme d’habitude ont combattu avec courage cette  catastrophe qui aurait pu encore être plus graves si la structure du bâtiment avait été affectée. Pour autant, les journalistes présents sur place eut observé que les pompiers avec leurs lances et leurs échelles avaient bien du mal à atteindre le cœur de l’incendie. Or le feu se développait surtout à une hauteur comprise entre environ 50 et 70 m qui semble la hauteur maximale pouvant être atteints par des lances nécessitant l’intervention humaine. À une période où les technologies se développent dans tous les domaines, on  peut se demander si ces moyens ne devraient pas être davantage automatisés pour atteindre des hauteurs nettement supérieures, cela avec l’appui de caméras et de drones pour les piloter. Aujourd’hui, on construit à des hauteurs  bien supérieures à celle de la cathédrale de Paris, des bâtiments qui peuvent atteindre jusqu’à 200 m en France est bien davantage à l’étranger jusqu’à 1000 m et davantage. La question de la sécurité incendie se trouve posée à de pareilles hauteurs si les moyens actuels se trouvent limités voir inopérants à partir de 70 m. Évidemment on pourrait poser la question du bien-fondé de ces tours dans certaines ont des hauteurs complètement démentes et qui forcément multiplient  les risques en cas de catastrophe. Toutefois pour la cathédrale de Paris, l’architecture peut compliquer l’accession au cœur du foyer concernant la toiture. Une enquête bien sûr sera menée pour tenter d’identifier les causes du sinistre voire les responsabilités. Il n’empêche qu’une réflexion sur la prévention des risques en général pour les bâtiments de grande hauteur mériterait d’être engagée notamment afin d’envisager des équipements contre l’incendie autrement plus puissants, plus efficaces et davantage automatisés.

 

Grève dans 25 services d’urgence à Paris

Grève dans 25 services d’urgence à Paris

Huit syndicats (CGT, SUD, FO, CFDT, CFTC, CFE-CGC, Unsa, SMPS) ont déposé un préavis de grève appelant l’ensemble du personnel à se mobiliser pour le week-end de Pâques. Ce préavis couvre la période du jeudi 18 avril à 21 heures au samedi 20 avril à 7 heures. Les syndicats réclament «l’arrêt des fermetures de services (…), des plans d’économies et des suppressions d’emplois». Ils demandent également «la titularisation des contractuels», une «revalorisation» des salaires et un budget «à la hauteur des besoins de la population». Pour tous ces sujets, ils espèrent l’ouverture de «véritables négociations» avec la direction. . Un sondage mené durant le Grand débat national indiquait que 94% d’entre eux attendent une augmentation des moyens financiers pour l’hôpital public français, 88% d’entre eux estimant qu’il était «en danger».

Coup politique : l’opposition veut un référendum anti Macron contre la privatisation d’Aéroports de Paris

Coup politique : l’opposition veut un référendum anti Macron contre la privatisation d’Aéroports de Paris

 

 

Les parlementaires de l’opposition sont en passe de réussir un véritable coup politique en réclamant l’organisation d’un référendum d’initiative partagée prévu par les institutions sur la question de la privatisation de l’aéroport de  Paris. Il faudra cependant que ce référendum soit maintenant soutenu par 10 % au moins du corps électoral, soit 4,5 millions d’électeurs dans le délai de neuf mois. Cependant précisément cette nécessité va ouvrir un large débat sur une question très controversée puisque l’opposition considère que la privatisation d’aéroports de Paris est un véritable cadeau financier pour Vinci et autres investisseurs. Une opération du même type que celle des autoroutes qui rapportaient  pourtant beaucoup à l’Etat. Bref la vente de bijoux de famille pourtant très lucratifs. En fait,  ce référendum pourrait bien se transformer en consultation anti macro, car il se pourrait bien qu’une majorité de Français ne soit pas très favorables  à la privatisation d’un équipement aussi stratégique. En outre ce référendum d’initiative partagée pourrait bien faire concurrence au référendum envisagé par  Emmanuel Macron sans doute sur des modifications d’ordre constitutionnel. Bref l’opposition vient de jeter un sérieux pavé dans la mare de l’agenda présidentiel. Transmise mardi en fin de journée au bureau de l’Assemblée, la proposition de loi référendaire ne contient qu’un article, visant à faire de «l’aménagement, de l’exploitation et du développement» des aérodromes parisiens un «service public national» incessible. «Il s’agit de demander aux Françaises et aux Français s’ils sont d’accord» pour que l’aménagement et la gestion de ces plateformes aériennes «revêtent le caractère de service public national» et reste donc sous la férule de l’État, a précisé l’opposition.

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité Entré en vigueur en 2015, le référendum d’initiative partagée est lancé par une proposition de loi référendaire signée par un cinquième des parlementaires – députés comme sénateurs -, soit 185 élus au total. Celle-ci ne peut porter que sur certains domaines spécifiques, dont «l’organisation des pouvoirs publics» ou les «réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent». Le projet doit ensuite être validé par le Conseil constitutionnel. En cas d’approbation, il doit par la suite être signé par 10% du corps électoral, soit 4,5 millions de personnes, en neuf mois tout au plus, via internet ou par des «points d’accès» disséminés sur le territoire français. Une fois toutes ces étapes franchies, si le Parlement n’a pas examiné de texte sur le même sujet dans les six mois, le président de la République doit convoquer un référendum sur la proposition de loi.

 

Un « petit » geste de Paris pour Carlos Ghosn

Un petit geste de Paris pour Carlos  Ghosn

Dans l’affaire Carlos Ghosn, il est clair que le gouvernement a fait preuve d’une grande lâcheté. En effet si l’intéressé n’est pas exempt de critiques et qu’il a pu comme nombre d’autres grands patrons confondre la caisse de l’entreprise avec son propre portefeuille, il n’empêche que le traitement dont est victime au Japon constitue un scandale au regard des critères normaux de la justice. Sans doute faut-il voir la le résultat de relations qui ont toujours été exécrables entre Carlos Ghosn et Macon. Cependant l’enjeu n’est pas la. En effet pour le Japon il ne s’agit d’une entreprise d’une opération pour japonais et Nissan dont Renault et l’actionnaire principal. Devant cette attitude assez indigne du gouvernement français, le ministre des affaires étrangères vient de faire le minimum syndical ou plutôt en l’occurrence le minimum diplomatique en rappelant à son collègue japonais que la France était attachée au respect de la présomption d’innocence. On ne pouvait évidemment faire moins. “J’ai évidemment évoqué le cas de M. Carlos Ghosn avec mon collègue Taro Kono”, a-t-il dit lors de la conférence de presse de clôture de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 à Dinard (Ille-et-Vilaine).“Je lui ai dit deux choses : d’abord que la France respectait totalement la souveraineté et l’indépendance de la justice japonaise et j’ai rappelé aussi notre attachement au respect de la présomption et à la pleine application de la protection consulaire”, a-t-il ajouté. Quelques heures avant son arrestation, Carlos Ghosn a demandé l’aide du gouvernement français lors d’une interview à TF1 et LCI. Le patron déchu, qui clame son innocence, avait été remis en liberté le 6 mars contre le versement d’une caution de neuf millions de dollars après 108 jours passés en détention. Les procureurs japonais soupçonnent l’ex-dirigeant franco-libano-brésilien d’avoir violé ses obligations professionnelles et d’avoir causé à Nissan des pertes financières de cinq millions de dollars (4,45 millions d’euros) entre décembre 2015 et juillet 2018.

Sondage Paris: Hidalgo, Dati ou Griveaux : le choix entre la peste et choléra

Sondage Paris: Hidalgo, Dati  ou Griveaux : le choix entre la peste et choléra

Il est clair que la ville de Paris, capitale de la France, mérite un grand maire. Ce n’est évidemment plus le cas depuis le départ de Bertrand Delanoë qui avait réussi à dépasser les clivages partisans est largement contribué à l’amélioration de l’image de marque internationale de Paris.  Avec Hidalgo, c’est le retour du gauchisme bobo coupé des réalités. L’intéressée paraît assez menacée pour les prochaines élections municipales de 2020. En fait d’après un sondage délabre Anne Hidalgo, le candidat de la république en marche et celui des républicains seraient dans un mouchoir de poche autour de 20 % chacun. Personne ne semble se détacher vraiment pour l’instant. Pas vraiment étonnant car il n’y a pas de quoi s’enthousiasmer avec la perspective d’un éventuel remplacement d’Hidalgo. En effet le candidat de la république en marche est Benjamin Griveaux qui vient de quitter le gouvernement ;  aussi charismatique qu’un huissier, aussi condescendant voire méprisant que Macron, Côté des républicains c’est la mondaine Rachida Dati qui semble émerger. Ce qu’il y a de pire en matière de superficialité aussi d’arrivisme. Il faut espérer que d’ici ces élections municipales d’autres candidats un peu plus rayonnants, un peu plus visionnaire émergeront. Pour l’instant, dans l’hypothèse où les trois seraient en lice, les scores seraient extrêmement serrés. Avec 22 % des intentions de vote, Anne Hidalgo ne devance que d’une très courte tête le candidat de La République en marche (21 %) et celle des Républicains (19,5 %). La socialiste se retrouve loin, très loin de son score du premier tour des municipales de 2014 où elle avait à l’époque recueilli 34,4 % des voix. Après un mandat marqué par les polémiques et l’apparition du mouvement macroniste, les cartes sont rebattues dans la capitale. Du côté de La République en marche, les résultats du sondage confortent la stature de favori de Benjamin Griveaux pour représenter le mouvement présidentiel. «Il apparaît comme le candidat légitime, soutenu par Emmanuel Macron. De fait, l’électorat macroniste se tourne vers lui», explique Bernard Sananès, PDG d’Elabe. Souvent présenté comme son principal adversaire interne, Mounir Mahjoubi arrive loin derrière. L’ancien secrétaire d’État au Numérique – qui a quitté le gouvernement en même temps que Griveaux – ne recueille que 14 % des intentions de vote face à Anne Hidalgo et Rachida Dati. Soit une perte de six points comparée à son adversaire direct… À LREM, la surprise vient en revanche du député de Paris, Cédric Villani. Le mathématicien, longtemps vu comme l’outsider derrière Mahjoubi et Griveaux, se rapproche du favori. Quand l’ancien porte-parole du gouvernement enregistre 21 % face à Anne Hidalgo et Rachida Dati, Cédric Villani recueille, lui, 20 % des intentions de vote. «Il mord dans l’électorat de gauche et écologiste, ce que ne parvient pas à faire Benjamin Griveaux», note Bernard Sananès.

Candidat mairie de Paris : Griveaux, charismatique comme un huissier !

Candidat mairie de Paris : Griveaux, charismatique comme un huissier !

C’est avec une certaine précipitation que Griveaux a quitté le gouvernement pour préparer sa candidature à la mairie de Paris, ce qui par parenthèse vient perturber un peu le calendrier des échéances avec d’une part la sortie du grand débat aussi l’importante échéance des élections européennes. Il faut dire que Griveaux a pour l’instant un sérieux handicap dans sa conquête de la mairie de Paris. En effet son image est assez détestable car dans sa mission de porte parole du gouvernement il s’est montré le plus souvent très condescendant voire méprisant en tout cas très partial. Son profil d’énarque le prédestinait sans doute davantage à être préfet de police que maire de Paris. Même quand il sourit, c’est visiblement de manière un peu forcée. On a un peu du mal à croire à ses propos car Griveaux manque sérieusement de charisme voire de conviction. C’est un peu l’archétype de l’oligarque énarchique compatible avec n’importe quel parti (il est passé du PS à Macron). Si Griveaux a quitté le gouvernement c’est surtout pour combattre ces concurrents d4En marche  qui eux aussi briguent l’investiture municipale. Il est assez surprenant que V ait fait  son cheval de bataille de la démocratie participative lui qui en général prend plutôt la posture d’un oligarque distant et condescendant. Bref, une sorte de ne copier coller de Macron mais sans la verve et le talent. Ne reste alors que la prétention et l’arrogance.

Le préfet de police de Paris limogé : un bouc émissaire pour masquer les défaillances de Castaner

Le préfet de police de Paris limogé : un bouc émissaire pour masquer les défaillances de Castaner

Finalement le gouvernement a décidé de recourir aux vieilles méthodes qui consistent à désigner un bouc émissaire pour faire face à un mécontentement. Cette fois, c’est le préfet de Paris qui fait les frais de l’incompétence du pouvoir et en particulier du ministre de l’intérieur Castaner. Le plus curieux dans cette affaire c’est que le préfet de Paris est remplacé par le préfet d’Aquitaine qui n’a guère mieux réussi face aux troubles enregistrés à Bordeaux. On voit mal pourquoi ce remplacement changerait la donne. Il faut dire que

Michel Delpuech avait déjà été mis en difficulté dans l’affaire Benalla ; il était en effet  coincé entre la nécessité de dire la vérité et la version de l’Élysée. Il avait fini par avouer certaines dérives de Benalla  liées  à des « copinages malsains devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. Une intervention pas  particulièrement apprécié par l’Élysée. Encore une fois la politique de maintien de l’ordre sous la responsabilité de l’ancien préfet de Paris peut-être mise en cause quant à son efficacité. La stratégie a d’ailleurs changé au cours des différentes manifestations des gilets jaunes. Mais le préfet de Paris ne saurait être seul rendu responsable de ce changement dans lequel la responsabilité du pouvoir et notamment celle du ministre de l’intérieur est également largement engagée. D’une certaine manière on peut même considérer que le fusible Michel Delpuech a sauté pour sauver Castaner  en grande difficulté qui non seulement n’a pas fait preuve d’un grand professionnalisme mais en plus a multiplié les provocations déclarant notamment que les manifestants venaient là pour tuer.

 

Vente de l’aéroport de Paris : un énorme cadeau de Macron à Vinci, pourquoi ?

Vente de l’aéroport de Paris : un énorme cadeau de Macron à Vinci, pourquoi ?

Difficile de comprendre pourquoi l’État se sépare d’un tel bijou de famille. Il y a sans nul doute des raisons politiques dans la mesure où Vinci comme d’autres grandes entreprises ont largement permis l’élection de Macron qui d’une certaine façon renvoie l’ascenseur. C’est aussi une grosse compensation de l’annulation du projet de Notre-Dame des Landes qui devait aussi être confié à Vinci. Pour parler simplement, on voit mal pourquoi l’État n’affecterait pas les dividendes importants de sa participation dans ADP au fonds de modernisation qu’il envisage notamment pour les nouvelles technologies. Au lieu de cela,  il va vendre ADP pour une dizaine de milliards, placer le fond en obligation et ce sont les intérêts de ce fonds qui seront affectés au développement des entreprises. L’argument du pouvoir est de dire que les dividendes d’ADP peuvent être fluctuants et ne rapporteront pas toujours une centaine de millions par an. Une erreur car les aéroports d’une façon générale sont d’extraordinaires machines à cash du fait de la taxation qui frappe les opérateurs aériens, aussi des recettes accessoires. Ce que ne dit pas le gouvernement c’est  que cette opération va permettre de manière assez artificielle de diminuer l’endettement de l’État qui sinon serait susceptible de franchir la barre des 100 % du PIB. Un seuil symbolique qui affecterait l’image de gestion publique de la France. Dernier détail : Vinci est un formidable réservoir de décideurs de l’administration. Vinci recrute sans arrêt les ingénieurs des ponts du ministère en les rémunérant 10 fois plus que ce qu’il touchait dans l’administration. La plupart des fonctionnaires espèrent être embauchés par  Vinci qui offrent des perspectives de carrière autrement plus généreuse que celle de l’État. Ces ingénieurs des ponts sont présents partout dans l’administration bien sûr, mais aussi dans les cabinets et en masse chez Vinci (qui recrutent aussi des énarques pour les mêmes raisons). Vinci est sans doute une très belle entreprise mais aussi un formidable lobby qui se nourrit pour partie des crédits publics (français et étrangers). Certes la vente de la participation de l’État n’est pas encore réalisée mais on voit mal comment elle pourrait échapper à Vinci pour les raisons évoquées. L’autre incongruité concerne la durée de la concession de 70 ans ! Pourquoi pas aussi deux siècles. Après avoir bradé des autoroutes à Vinci, autoroutes aujourd’hui particulièrement juteuses sur le plan financier, on va donc brader les aéroports  de Paris autant pour des motifs politiques que corporatistes. Une politique à court terme pour boucher le trou de la dette et renvoyer l’ascenseur à un lobby. Même la Cour des Comptes est critique. « Les aéroports métropolitains se sont révélés être des actifs profitables pour les court, moyen et long termes, et des investissements peu risqués, compte tenu de la conjoncture et des perspectives favorables du trafic aérien », estime la Cour des comptes. D’autant que le marché est porteur : selon l’Association internationale du transport aérien, le nombre de passagers dans le monde devrait doubler d’ici 2037. « On va céder les bijoux de famille », a également lancé Arnaud Viala, du parti Les Républicains. France Culture rappelle aussi les échanges lors l’audition d’Augustin de Romanet, le patron d’Aéroports de Paris : Lors de l’examen du texte devant la commission spéciale de l’Assemblée nationale sur la loi Pacte, les opposants de droite et de gauche ont dénoncé «un mauvais projet »« une faute stratégique »« une aberration économique », voire  »un abandon de souveraineté nationale », les aéroports représentant des frontières du pays. « Vous jouez les apprentis sorciers », a dénoncé le socialiste Boris Vallaud, évoquant  »un énorme gâchis »« Combien de fois Vinci a rendu visite au président Macron ? Combien de fois pour qu’on en soit aujourd’hui à décider la privatisation d’Aéroports de Paris ? », a interrogé le député de La France insoumise François Ruffin. « On s’apprête peut-être à faire un cadeau à des copains. Si c’est Vinci qui bénéficie d’ADP, ce sera un scandale d’Etat », a-t-il poursuivi. Le ministre de l’Economie,  Autre argument avancé en défaveur de la privatisation d’ADP, la perte de souveraineté pour gérer les enjeux liés à un aéroport international et au contrôle des frontières. « On s’aperçoit que l’Etat est le seul acteur capable de faire converger des intérêts sociaux, environnementaux et économiques. Pendant longtemps, on a pensé que ces intérêts contradictoires seraient régulés par le marché, par la magie de l’offre et de la demande », explique Franck Dedieu, professeur d’économie et de culture générale à l’Ipag Business School, à France Culture. Dans une tribune au Monde (article payant), d’autres experts s’inquiètent de la future gestion de Roissy et Orly, portes d’entrée en France métropolitaine et « première frontière de la France avec l’étranger, un enjeu vital et quotidien de sécurité nationale ».

 

Privatisation d’aéroport de Paris : un énorme cadeau de Macron à Vinci, pourquoi ?

Privatisation d’aéroport de Paris : un énorme cadeau de Macron à Vinci, pourquoi ? 

Difficile de comprendre pourquoi l’État se sépare d’un tel bijou de famille. Il y a sans nul doute des raisons politiques dans la mesure où Vinci comme d’autres grandes entreprises ont largement permis l’élection de Macron qui d’une certaine façon renvoie l’ascenseur. C’est aussi une grosse compensation de l’annulation du projet de Notre-Dame des Landes qui devait aussi être confiées à Vinci. Pour parler simplement, on voit mal pourquoi l’État n’affecterait pas les dividendes importants de sa participation dans ADP au fonds de modernisation qu’il envisage notamment pour les nouvelles technologies. Au lieu de cela,  il va vendre ADP pour une dizaine de milliards, placer le fond en obligation et ce sont les intérêts de ce fonds qui seront affectés au développement des entreprises. L’argument du pouvoir est de dire que les dividendes d’ADP peuvent être fluctuants et ne rapporteront pas toujours une centaine de millions parents. Une erreur car les aéroports d’une façon générale sont d’extraordinaires machines à cash du fait de la taxation qui frappe les opérateurs aériens, aussi des recettes accessoires. Ce que ne dit pas le gouvernement c’est  que cette opération va permettre de manière assez artificielle de diminuer l’endettement de l’État qui sinon serait susceptible de franchir la barre des 100 % du PIB. Un seuil symbolique qui affecterait l’image de gestion publique de la France. Dernier détail : Vinci est un formidable réservoir de décideurs de l’administration. Vinci recrute sans arrêt les ingénieurs des ponts du ministère en les rémunérant 10 fois plus que ce qu’il touchait dans l’administration. La plupart des fonctionnaires espèrent être embauchés par  Vinci qui offrent des perspectives de carrière autrement plus généreuse que celle de l’État. Ces ingénieurs des ponts sont présents partout dans l’administration bien sûr, mais aussi dans les cabinets et en masse chez Vinci (qui recrutent aussi des énarques pour les mêmes raisons). Vinci est sans doute une très belle entreprise mais aussi un formidable lobby qui se nourrit pour partie des crédits publics (français et étrangers). Certes la vente de la participation de l’État n’est pas encore réalisée mais on voit mal comment elle pourrait échapper à Vinci pour les raisons évoquées. L’autre incongruité concerne la durée de la concession de 70 ans ! Pourquoi pas aussi deux siècles. Après avoir bradé des autoroutes à Vinci, autoroutes aujourd’hui particulièrement juteuses sur le plan financier, on va donc brader les aéroports  de Paris autant pour des motifs politiques que corporatistes. Une politique à court terme pour boucher le trou de la dette et renvoyer l’ascenseur à un lobby. Même la Cour des Comptes est critique. « Les aéroports métropolitains se sont révélés être des actifs profitables pour les court, moyen et long termes, et des investissements peu risqués, compte tenu de la conjoncture et des perspectives favorables du trafic aérien », estime la Cour des comptes. D’autant que le marché est porteur : selon l’Association internationale du transport aérien, le nombre de passagers dans le monde devrait doubler d’ici 2037. « On va céder les bijoux de famille », a également lancé Arnaud Viala, du parti Les Républicains. France Culture rappelle aussi les échanges lors l’audition d’Augustin de Romanet, le patron d’Aéroports de Paris : Lors de l’examen du texte devant la commission spéciale de l’Assemblée nationale sur la loi Pacte, les opposants de droite et de gauche ont dénoncé «un mauvais projet »« une faute stratégique »« une aberration économique », voire  »un abandon de souveraineté nationale », les aéroports représentant des frontières du pays. « Vous jouez les apprentis sorciers », a dénoncé le socialiste Boris Vallaud, évoquant  »un énorme gâchis ». « Combien de fois Vinci a rendu visite au président Macron ? Combien de fois pour qu’on en soit aujourd’hui à décider la privatisation d’Aéroports de Paris ? », a interrogé le député de La France insoumise François Ruffin. « On s’apprête peut-être à faire un cadeau à des copains. Si c’est Vinci qui bénéficie d’ADP, ce sera un scandale d’Etat », a-t-il poursuivi. Le ministre de l’Economie,  Autre argument avancé en défaveur de la privatisation d’ADP, la perte de souveraineté pour gérer les enjeux liés à un aéroport international et au contrôle des frontières. « On s’aperçoit que l’Etat est le seul acteur capable de faire converger des intérêts sociaux, environnementaux et économiques. Pendant longtemps, on a pensé que ces intérêts contradictoires seraient régulés par le marché, par la magie de l’offre et de la demande », explique Franck Dedieu, professeur d’économie et de culture générale à l’Ipag Business School, à France Culture. Dans une tribune au Monde (article payant), d’autres experts s’inquiètent de la future gestion de Roissy et Orly, portes d’entrée en France métropolitaine et « première frontière de la France avec l’étranger, un enjeu vital et quotidien de sécurité nationale ».

Dati à Paris : au secours !

Dati à Paris : au secours !

 

 

Pauvres parisiens qui déjà ont bien du mal à supporter la socialo de carton pâte Anne Hidalgo et qui pourrait subir les frasques de Rachida Dati,  l’arriviste mondaine. Paris n’arrive pas à se remettre du départ du très consensuel Delanoë qui s’est investi pleinement dans son mandat. Tandis que les autres veulent se servir de la capitale come d’un placard doré ou d’un tremplin (Griveaux par exemple d’en marche). Et pour convaincre de la pertinence de sa candidature, Dati n’hésite pas à sortir les banalités les plus éculées : “J’ai décidé de renoncer à briguer un nouveau mandat de députée européenne. Car la politique, ce sont des choix parmi ses combats. Et aujourd’hui mon choix, c’est Paris”, déclare la maire du VIIème arrondissement de la capitale, qui est aussi députée européenne depuis 2009.

“À Paris, il est urgent de changer de politique et je proposerai de le faire. Je m’y engagerai sans hésitation. Quand on s’engage, on s’engage à fond! Je réfléchis très sérieusement à cette candidature”, ajoute-t-elle. Rachida Dati se dit “convaincue” que la droite est en mesure de gagner dans la première ville de France dont la maire socialiste, Anne Hidalgo, compte briguer un nouveau mandat. Le poste est également convoité par La République en marche, qui n’a pas encore désigné son candidat. “La gauche a échoué. Les Parisiens ne sont pas satisfaits de leurs conditions de vie, je les rencontre tous les jours comme maire et comme Parisienne. Cette élection est bien plus ouverte qu’on ne le dit”, dit-elle. “La droite peut gagner sur ses idées sans renier ce qu’elle est, ou masquer son appartenance politique”, ajoute l’ancienne garde des Sceaux, qui se place dans les pas de Jacques Chirac, maire de Paris de 1977 à 1995, pour se préparer à élection présidentielle ?

Rachida Dati, maire de Paris, de Charybde en Sylla !

Rachida Dati, maire de Paris, de Charybde en Sylla !

 

 

L’archétype de l’oligarchie politique à savoir Rachida Dati envisage d’être tête de liste aux municipales de Paris et d’assumer éventuellement la responsabilité de maire. Ainsi après Hidalgo, fonctionnaire gaucho, on aurait donc une arriviste qui doit son ascension surtout pour avoir traversé les salons des plus puissants, « côtoyer » les personnes en vue pour parvenir à un poste de ministre de la justice. Ce n’est pas son parcours politique ou même sa formation professionnelle (très contestée) qui pouvait laisser imaginer un tel parcours. Choisir Rachida Dati serait donc tomber de Caribe en Sylla. Depuis le départ de Bertrand Delanoë qui lui avait réussi à unifier d’une certaine manière les parisiens, Paris est à la recherche d’une personnalité reconnue, compétente et non clivante. Pas tout à fait le profil d’Hidalgo ou le Rachid Rachida Dati qui sont plutôt des clercs de la politique parvenues au plus haut niveau grâce à leurs amitiés avec les responsables du haut clergé politique. La déclaration de Rachida Dati laisse pantois quant à sa banalité « Au-delà de la campagne européenne, je suis aussi très attachée au VIIe arrondissement et à ses habitants. Je reste donc évidemment très engagée à Paris. Quant à 2020 (année des élections municipales, ndlr), je veillerai avec force à ce que la droite ait un projet clair, assumé, terre à terre, pour améliorer concrètement la vie des Parisiens », ajoute l’actuelle eurodéputée.  »Je constate seulement que la droite ne s’est jamais remise de sa défaite de 2001. Comme si elle avait intériorisé le fait qu’elle n’était pas légitime pour s’adresser aux Parisiens. Je pense le contraire », explique-t-elle. Une déclaration en quelque sorte intemporelle et apolitique qui pourrait être l’expression de n’importe quel candidat à n’importe quelle époque. Bref le degré zéro

Grand Paris: Enquête sur l’attribution de l’énorme fromage

Grand Paris: Enquête sur l’attribution de l’énorme fromage

 

 

Il n’est guère étonnant que la justice s’intéresse aux conditions d’attribution des marchés du Grand Paris. Ce projet pharaonique est de près de 40 milliards attise évidemment les convoitises et renforce les liens déjà sulfureux entre élus, entreprises et milieux financiers. La société du Grand Paris a déjà passé 770 marchés mais 164 ont été passés sans appel d’offres. Sans doute la conséquence du copinage habituel entre certains élus et certaines entreprises notamment du BTP. « Tu me soutiens pendant ma campagne   et je te renvoie l’ascenseur par le biais de marchés ». Le parquet national financier (PNF), saisi par la Cour des comptes, a ouvert une enquête préliminaire sur les conditions dans lesquelles la Société du Grand Paris (SGP) a passé nombre de marchés. Cette enquête vise notamment des soupçons de favoritisme, a-t-on précisé de même source. Elle intervient un an après le rapport dans lequel la Cour des comptes dénonçait un dérapage massif du coût prévisionnel du métro en rocade autour de la capitale, dont la réalisation est pilotée par la SGP, créée par l’État en 2010.La Cour alertait notamment dans ce rapport les pouvoirs publics sur les risques financiers résultant de ce dérapage et sur la fragilité de la situation de la SGP. “La maîtrise des délais et des coûts semble à ce jour très compromise”, écrivait-elle dès la page de présentation sur son site internet.

 

COP24 : des règles d’application de l’accord de Paris sur le climat

 

La COP24 de Katowice a adopté samedi 15 décembre une série de règles permettant de mettre en œuvre l’accord de Paris contre le réchauffement climatique de 2015. D’une certaine manière, la COP 24 permettra « d’entrer dans le dur » de la politique d’atténuation climatique lancée dans le cadre de la COP 21. Elle doit permettre de consolider ce cadre en avançant également sur les questions d’adaptation au changement climatique et d’orientation des flux financiers, les deux autres points de l’article 2 de l’accord de Paris. Sur le plan financier, un engagement quantifié des pays développés en faveur des pays en développement avait été pris à Copenhague en 2009 : un financement de 100 milliards de dollars par an à partir de 2020. Le suivi de cet engagement suppose, ici encore, la définition d’un cadre méthodologique précis. En ce qui concerne plus généralement les besoins d’infrastructures dans les pays en développement, l’écart de financement par rapport à la tendance actuelle, en intégrant les besoins liés aux ‘Sustainable Development Goals’, est estimé en moyenne annuelle à horizon 2040 à 132 milliards de dollars rien que pour l’Afrique. Les besoins de financement pour répondre à l’engagement de Copenhague et plus généralement aider les pays en développement à se doter d’infrastructures permettant de lutter contre la pauvreté laissent donc une place importante aux financements privés. Si la transition énergétique doit s’accélérer, l’équation doit intégrer trois dimensions : le bouquet énergétique actuel, la recherche et l’innovation, et les besoins liés à la transformation des infrastructures et au développement. Ainsi, une transformation trop rapide des infrastructures gagerait l’avenir sur des décennies et se heurterait au contenu carbone du bouquet énergétique actuel. Une hausse trop rapide de la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique se heurterait en particulier aux difficultés de stockage. Des investissements tous azimuts dans la recherche et l’innovation risqueraient quant à eux de se faire au détriment des besoins urgents pour la transformation et le développement. La transition énergétique doit donc être envisagée sur une trajectoire à 10-20 ans, les modèles de transition devant à la fois tenir compte de l’état des connaissances scientifiques et des progrès attendus. C’est sans doute la dimension recherche et innovation qui doit être privilégiée, en particulier dans le stockage de l’énergie, clé de voûte de la transition énergétique à moyen terme.  Ce « mode d’emploi » de la COP 24 d’une centaine de pages fixe notamment les modalités de suivi des actions nationales. Une flexibilité a été accordée aux pays en développement. La conférence, qui s’est achevée avec plus de 24 heures de retard sur le planning prévu, n’a en revanche pas donné lieu à de nouveaux engagements des Etats à relever prochainement leurs objectifs de réduction des gaz à effet de serre, insuffisants à ce stade face aux dérèglements du climat. Cela autant plus que les émissions polluantes continuent de croître.

Élise Fajgeles, députée LaREM de Paris, ignore le montant du SMIC !

Élise Fajgeles, députée LaREM de Paris, ignore le montant du SMIC !

Ce n’est pas la première fois qu’un politique se fait coincer en quelque sorte par une question portant sur la condition matérielle des couches moyennes et populaires. Cette fois il s’agit de la députée lise Fajgeles, suppléante de Griveaux ‘ (l’énarque) qui avoue ne pas connaître le montant du SMIC lors d’un débat sur C news. Un montant qui sert pourtant de repères à nombre de salaires pour environ 30% des actifs. Ce montant tourne autour de 10 € de leur, ce qui donne environ 1500 € bruts mais seulement 1150 € nets. Environ 10 % des salariés français sont au niveau du SMIC. Notons que l’intéressée est avocate et en plus comédienne, sans doute pourquoi elle ’été choisie par Griveaux. C’est tout le drame de la classe politique et particulièrement de ses députés sortis de nulle part  qui sont pour la plupart des carriéristes sans aucune légitimité sociale ou  politique. Certes ils ont été élus dans le cadre de la dynamique Macron mais une chèvre l’aurait été également. Pour preuve à chaque fois que ces députés participent à un  débat public, ils sont ridiculisés faute de connaissances des réalités sociales, économiques et politiques. Pour tout dire certains paraissent tous droits sortis de l’école maternelle !

Ambulanciers : blocage à Paris

Ambulanciers : blocage à Paris

 

Blocage toute la journée hier de la place de la Concorde par les ambulanciers, dont c’est le deuxième blocage parisien ; l’enjeu : un article de la loi de financement de la sécurité sociale 2017.L’article 80 entré en vigueur cette année permet aux cliniques et hôpitaux d’organiser des appels d’offre pour les transferts de patients entre établissements, une mesure dénoncée comme défavorable aux petites structures indépendantes qui composent aujourd’hui la majorité du secteur face à de grands groupes comme Keolis (filiale de la SNCF).Selon les manifestants, la mesure conçue notamment pour réduire les coûts associés au transport médical, représente une porte ouverte à une “ubérisation” des ambulances, y compris pour les trajets domicile – hôpital.

Gilets jaunes : nouvelle manifestation prévue samedi à Paris

Gilets jaunes : nouvelle manifestation prévue samedi à Paris

Une rencontre pour rien avec De Rugy ;  l’oligarque carriériste ne pouvait évidemment apporter aucune réponse d’une part parce que de Rugy  et l’archétype de l’oligarque carriériste qui ne pratique que la langue de bois, d’autre part parce que les revendications et dépassent et de loin le champ d’activité d’un ministre de l’environnement. Un ministre de l’environnement dont on sait par ailleurs qu’il ne sert à rien puisque les décisions se prennent toujours ailleurs. La preuve avec les orientations énergétiques annoncées par Macron et qui tranchent avec celle de Rugy qui a fait semblant de mettre en question la filière nucléaire. Conséquence de cette pseudo concertation une nouvelle manifestation est programmée sur les Champs-Élysées samedi. À la suite de la rencontre avec de Rugy, les représentants des gilets jaunes ont déclaré « Les Français n’ont pas du tout été convaincus » par les annonces de président Emmanuel Macron. Le sentiment qu’on a c’est qu’il n’y a pas de réelle envie d’améliorer le quotidien des gens (…) On aimerait qu’il y ait un second rendez-vous avec Benjamin Griveaux ou Edouard Philippe » ont-ils encore déclaré. « On nous proposera un rendez-vous à un niveau plus élevé ».  Eric Drouet, l’un des deux porte-parole des « gilets jaunes » reçus mardi soir par le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy, a appelé a une nouvelle manifestation samedi prochain à Paris, sur les Champs-Élysées.

Affaires : Macron veut choisir le procureur de Paris

Affaires : Macron veut choisir le procureur de Paris

 

Dernière affaire en date, celle du député LREM Jean-Jacques Bridey, président de la commission de la Défense à l’Assemblée soupçonné d’avoir indûment touché 100 000 euros par mois, en cumulant les indemnités de ses différents mandats (député, maire et président d’agglomération) au-delà des plafonds autorisés par la loi, précise le site d’information. Une affaire qui s’ajoute aux autres et qui explique que Macron tienne absolument. à choisir le procureur de Paris. Macron  veut verrouiller la justice dans la perspective d’un éventuel traitement judiciaire des affaires en cours et de toutes celles qui émergeront compte tenu du caractère sulfureux de son entourage. . Ces affaires sont déjà relativement graves et nombreuses, ce qui n’est guère étonnant compte tenu de l’entourage du président de la république. Macron avait promis de moraliser la vie publique mais depuis son élection les affaires succèdent aux affaires et les révélations ne sont sans doute pas terminées. Notons d’ailleurs que certaines affaires ont été enterrées ou classées sans suite. C’est le cas notamment de l’affaire Ferrand qui a permis à sa campagne compagne d’acquérir une belle fortune (500 000 euros) à bon compte. Une affaire qui pourrait d’ailleurs rebondir depuis que si le sulfureux Ferrand l’Assemblée nationale. Dernière affaire en cours celle  de la ministre des Sports, Laura Flessel, démissionnaire  pour “raisons personnelles”, qui seraient en réalité liées, selon Le Canard Enchaîné, à l’intérêt porté par l’administration fiscale à son ancienne société, Flessel & Co, en cours de dissolution depuis un an. Récemment c’est la ministre de la culture qui a encore été mise en cause pour  s’être affranchie des règles d’urbanisme lors de l’agrandissement des locaux parisiens de la maison d’édition Actes Sud, qu’elle a dirigée avec son mari, Jean-Paul Capitani. Epinglée par l’hebdomadaire satirique, qui avait évoqué des irrégularités lors de travaux effectués au siège d’Actes Sud, dans le centre classé d’Arles (Bouches-du-Rhône). La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, s’est vu privée, à son arrivée au gouvernement, de la tutelle sur l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dirigé par son mari, Yves Lévy, depuis juin 2014.En juin dernier, la perspective que ce dernier brigue un nouveau mandat avait suscité des remous dans la communauté scientifique et la revue médicale britannique The Lancet avait dénoncé l’”opacité” entourant la nomination du PDG de l’Inserm. Yves Lévy a finalement annoncé le 30 juillet qu’il renonçait à briguer la direction de l’organisme de recherche. Il continue d’occuper ce poste par intérim. L’affaire la plus médiatique est sans doute celle de Benalla d’autant plus que l’Élysée s’est beaucoup contredit  dans son argumentation. La crise politique la plus grave de ce début de quinquennat du chef de l’Etat, jusqu’à la démission de Nicolas Hulot. Une autre affaire qui témoigne des liens entre la sphère financière et la politique : celle concernant le secrétaire général de l’Élysée. Le parquet national financier (PNF) a ouvert début juin 2018 une enquête sur les conditions dans lesquelles le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, a pu exercer certaines fonctions publiques malgré des liens familiaux avec l’armateur italo-suisse Mediterranean Shipping Company (MSC). La ministre du Travail, elle, a été entendue comme témoin assisté le 22 mai 2018 au pôle financier du tribunal de Paris en tant qu’ex-patronne de Business France, dans le cadre d’une information judiciaire sur des soupçons de favoritisme. La justice enquête sur les conditions dans lesquelles cet organisme de promotion de la France auprès des investisseurs étrangers a confié au publicitaire Havas l’organisation d’une coûteuse soirée autour d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, en janvier 2016 à Las Vegas. Le statut de témoin assisté a évité à Muriel Pénicaud une mise en examen synonyme de départ du gouvernement. Richard Ferrand, l’un des soutiens de la première heure d’Emmanuel Macron, a dû renoncer en juin 2017 à son portefeuille au gouvernement à la suite de l’ouverture par le parquet de Brest d’une enquête préliminaire sur ses activités passées à la tête des Mutuelles de Bretagne de 1998 à 2012.Le parquet souhaitait alors établir s’il y avait lieu de le poursuivre pour avoir permis en 2011 à la société immobilière de sa compagne, Sandrine Doucen, d’emporter un marché lors de la location d’un local commercial par les Mutuelles de Bretagne. Richard Ferrand avait finalement bénéficié d’un classement sans suite, en octobre 2017.L’affaire pourraiat reprendre puisque transférée à Lille suite à la plainte d’Anticor.  A noter que le quinquennat de Macron avait mal débuté puisque Les éphémères ministres MoDem François Bayrou (Justice), Marielle de Sarnez (Affaires européennes) et Sylvie Goulard (Armées), ont renoncé à rester au gouvernement après les élections législatives de juin 2017 sur fond de soupçons d’emplois fictifs d’assistants au Parlement européen. Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, accusé de viol et d’abus de faiblesse par deux femmes dans la foulée de l’affaire Weinstein aux Etats-Unis a bénéficié de classements sans suite en février et mai 2018.Il a été définitivement blanchi des accusations de viol de la première plaignante en août 2018.Le journal Ebdo – disparu après quelques numéros – a pour sa part exhumé une plainte pour viol remontant à 2008 visant Nicolas Hulot, elle aussi classée sans suite la même année. Bien sûr dans le cadre des enquêtes les intéressés bénéficient du statut de présumé innocent. Pour autant cela fait beaucoup d’affaires en un peu plus d’un an seulement

 

 

 

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