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SNCF : encore une grève dans le sud-ouest pour tuer l’entreprise

SNCF : encore une grève dans le sud-ouest pour tuer l’entreprise

 

À peine sortie d’une grève nationale, des syndicats radicaux lancent un nouveau mouvement pour ce week-end en Aquitaine chez les aiguilleurs. Un nouveau coup contre une entreprise déjà acculée économiquement du fait d’une perte de 30 % de clientèle l’an passé et dont la situation financière ne cesse de se dégrader. Une nouvelle grève dans le sud-ouest pour continuer de tuer l’entreprise à petit feu. Certes les revendications qui ne sont pas illégitimes mais des moyens complètement inappropriés en l’état de la société, du contexte sanitaire et d’un trafic déjà fortement dégradé.

La grève est prévue de dimanche 19 heures à mardi 8 heures, mais le trafic devrait être  »quasi normal » dimanche soir. SNCF Réseau annonce en revanche de « fortes perturbations » lundi sur les lignes entre Bordeaux et Hendaye, Tarbes, Agen, Arcachon, Périgueux, Angoulême, Nantes, ainsi que sur les lignes Hendaye-Tarbes, Poitiers-La Rochelle et Poitiers-Angoulême. Les correspondances entre TER et grandes lignes ne seront pas assurées.

Consommation et pub : la baguette bientôt gratuite dans les supermarchés ?

Consommation et pub  : la baguette bientôt gratuite dans les supermarchés ?

 

 

Un joli coup de pub pour Leclerc à propos de la baguette à 0,29 €.

Juridiquement il n’est pas possible de proposer des produits gratuitement au consommateur. Pourtant économiquement, l’offre commerciale pourrait être rentable dans les grands centres commerciaux. L’affaire de la baguette à 0,30 € chez Leclerc a fait l’objet d’une polémique en France. Leclerc et d’autres marques de distributeurs comme récemment LiDL, affirment qu’ils vendent à prix coûtant cette baguette symbole de la consommation française. Le problème c’est que dans cette affaire le prix importe peu. L’objectif est d’attirer le client avec des prix d’appel qui seront vite compensés par les profits sur d’autres achats  . Pour les produits de consommation courante, le panier moyen de la ménagère se situe entre 140 et 150 € ;  De quoi se rattraper largement sur les autres produits. L’objectif est évidemment d’attirer le maximum de clientèles non seulement pour permettre d’acheter les produits de consommation courante prévus mais aussi bien d’autres marchandises pas toujours très utiles et qui finalement annulent  souvent l’économie qu’on pense  réaliser dans les grandes surfaces.

Covid: Baisse de la confiance dans le gouvernement (sondage)

Dans un sondage IFOP diffusé par le JDD, les sondés ne sont plus que 40 % environ à faire confiance au gouvernement pour modèle la lutte contre la pandémie. La baisse est générale y compris pour le soutien aux passe vaccinale et pour la vaccination. En cause sans doute notamment cette pagaille à l’école et le maquis des mesures restrictives

Alors que le passage du passe sanitaire au passe vaccinal devrait être définitivement voté dimanche par le Parlement, 58% des Français s’y disent favorables, selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche. Un chiffre en baisse de 5 points par rapport à une précédente enquête menée par l’institut pour LCI début janvier (63%). Dans le détail, et sans surprise, les sympathisants de La République en marche soutiennent sa mise en place à 93%, suivi par ceux du Parti socialiste (76%), des Républicains (72%) et d’Europe Ecologie-Les Verts (62%). Les sondés se déclarant politiquement proches de La France insoumise et du Rassemblement national sont, eux, majoritairement opposés au passe vaccinal, respectivement à 55% et 53%.

Les hommes y adhèrent davantage que les femmes, à 62% contre 54%. L’adhésion au passe vaccinal décroît en fonction de l’âge des Français : c’est donc chez les 65 ans et plus qu’il est le plus accepté (71% de favorables) et chez seulement 48% des 18-24 ans.

Le Sénat doit achever l’examen du texte sur le passe vaccinal ce week-end et, « selon qu’il y aura ou non saisine du Conseil constitutionnel », l’entrée en vigueur se fera avec « quelques jours de retard » sur le calendrier prévu, soit d’ici une semaine à dix jours, a commenté vendredi soir le Premier ministre, Jean Castex, dans un entretien à Nice-Matin.

59% pour la vaccination obligatoire dès 18 ans

Le sondage de l’Ifop interroge également les Français sur la vaccination obligatoire pour les 18 et plus : 59% des sondés s’y disent favorables. Un chiffre là encore en baisse, puisqu’ils étaient 68% à la soutenir en novembre, selon une précédente enquête de l’institut pour le JDD.

Toujours dans ce même sondage, 53% des Français font confiance au gouvernement pour « aider les entreprises en difficulté en raison du coronavirus » ; 50% pour « mener à bien la campagne de vaccination » ; et 41% pour « faire face efficacement au coronavirus ».

Covid Monde: la France dans le peloton de tête des contaminations

Covid Monde: la France dans le peloton de tête des contaminations

  • Proportionnellement à la population, la France est toujours en tête des contaminations y comprises hier 15 janvier 2022 avec au moins +324.580 ces dernières 24h. On recense ce samedi 15 janvier 2022, +148 morts en 24h soit 126.869 au total.
  • Aux États-Unisle nombre de nouveaux cas s’élève aujourd’hui à +874.087 contaminations recensées ces dernières 24h. Ce vendredi 14 janvier 2022, le pays compte 63.101.537 cas. Le nombre de décès ce jour est de +2.736 morts en 24h, soit 811.058 décès au total. 526.898.876 doses de vaccin contre la covid-19 ont été administrées.
  • Au Canada, on dénombre +31.367 nouveaux cas en 24h sur 2.688.751 au total et 31.190 décès, dont +108 depuis hier. 73.461.078 doses de vaccin ont été administrées.
  • Le Japon recense +25.630 nouveaux cas de contamination en 24h. On dénombre 1.835.188 cas recensés au total et 18.423 (+6 en 24h) décès ce samedi 15 janvier 2022. 201.786.647 doses de vaccin ont été administrées.
  • Le Japon recense +25.630 nouveaux cas de contamination en 24h. On dénombre 1.835.188 cas recensés au total et 18.423 (+6 en 24h) décès ce samedi 15 janvier 2022. 201.786.647 doses de vaccin ont été administrées. 
  •  En Afrique du Sud, on compte 3.546.808 (+5.917) cas recensés ce mercredi 12 janvier 2022 et 92.989 (+159) morts.28.573.201 doses de vaccin ont été administrées.
  •  Au Brésil, le nombre de nouvelles contaminations s’élève à +86.631 en 24h. Le pays enregistre ce mercredi 12 janvier 2022, +133 morts en 24h et déclare 22.716.091 cas recensés au total et 620.371 décès. 302.463.848 doses de vaccin contre la covid-19 ont été administrées.
  • En Inde, on recense, ce mercredi 12 janvier 2022, 36.582.129 cas confirmés (+264.202 en 24h) et 485.350 morts, dont +315 en 24h. 1.556.478.542 doses de vaccin ont été administrées.
  • La Russie fait état de +23.820 nouveaux cas ce jeudi 13 janvier 2022. Les autorités rapportent 10.747.125 cas détectés pour 319.911 (+739) morts. 149.640.850 doses de vaccin ont été administrées.

Consommation : la baguette bientôt gratuite dans les supermarchés ?

Consommation : la baguette bientôt gratuite dans les supermarchés ?

 

 

Juridiquement il n’est pas possible de proposer des produits gratuitement au consommateur. Pourtant économiquement, l’offre commerciale pourrait être rentable dans les grands centres commerciaux. L’affaire de la baguette à 0,30 € chez Leclerc a fait l’objet d’une polémique en France. Leclerc et d’autres marques de distributeurs affirment qu’ils vendent à prix coûtant cette baguette symbole de la consommation française. Le problème c’est que dans cette affaire le prix importe peu. L’objectif est d’attirer le client avec des prix d’appel qui seront vite compensés par les profits sur d’autres achats  . Pour les produits de consommation courante, le panier moyen de la ménagère se situe entre 140 et 150 € -or la rentabilité nette de Leclerc est proche de 2%. D’où un profit net en moyenne de trois euros qui amortit largement le rabais sur la baguette. L’objectif est évidemment d’attirer le maximum de clientèles non seulement pour permettre d’acheter les produits de consommation courante prévus mais aussi bien d’autres marchandises pas toujours très utiles et qui finalement annulent  souvent l’économie qu’on pense  réaliser dans les grandes surfaces.

Covid Monde: La France dans le peloton de tête

Covid Monde: La France dans le peloton de tête

 

Les Etats-Unis restent, de loin, le pays ayant enregistré le plus grand nombre de nouvelles contaminations en valeur absolue cette semaine (796.500 cas quotidiens, +34%), devant la France (293.900, +43%) et l’Inde (172.700, +321%).

La  pandémie de Covid-19 a poursuivi cette semaine sa flambée partout dans le monde, sauf en Afrique, première région à voir ses contaminations décroître après la vague Omicron. Avec un nouveau record de 2,78 millions de contaminations enregistrées chaque jour dans le monde, l’indicateur bondit de nouveau cette semaine (+44% par rapport à la semaine précédente), selon un bilan de l’AFP arrêté à jeudi. Le variant est désormais présent dans la plupart des pays. Les contaminations flambent dans presque toutes les régions : en Asie (+210%), au Moyen-Orient (+142%), dans la zone Amérique latine/Caraïbes (+126%), en Océanie (+59%), dans la zone Etats-Unis/Canada (+31%) et en Europe (+25%).

Seule l’Afrique, où le variant Omicron a frappé en premier, voit sa situation s’améliorer (-11%). Les Philippines (+327% par rapport à la semaine précédente, 29.100 nouveaux cas quotidiens) sont le pays ayant enregistré la plus grosse accélération de la semaine. Suivent l’Inde (+321%, 172.700), le Kosovo (+312%, 300), le Brésil (+290%, 61.100) et le Pérou (284%, 20.600).

En proportion de la population, le pays ayant recensé le plus de nouveaux cas cette semaine est l’Irlande (3.087 pour 100.000 habitants), devant la France (3.047), Chypre (2.993), le Danemark et le Montenegro (2.490 chacun).

Au plan mondial, le nombre de décès quotidiens est reparti cette semaine en nette hausse (+12%), à 6.911 morts par jour, après des semaines de baisse.

Les Etats-Unis recensent en valeur absolue le plus grand nombre de décès quotidiens, 1.792 par jour cette semaine, devant la Russie (765) et la Pologne (301).

En proportion de la population, les pays ayant enregistré le plus de décès au cours de la semaine écoulée restent Trinité-et-Tobago (10,1 morts pour 100.000 habitants), devant la Bulgarie (7,7), la Géorgie (6,9), la Croatie (5,9) et la Pologne (5,6).

Grève dans l’Éducation nationale : Une participation massive

Grève dans l’Éducation nationale : Une participation massive

« La participation devrait être massive », a assuré ce mercredi sur franceinfo Didier Georges, proviseur et secrétaire national du SNPDEN, alors que les enseignants sont appelés à faire grève jeudi.

« Il y a une grande fatigue à laquelle s’ajoute une forme de lassitude liée au décalage entre la réalité et les annonces ministérielles », a expliqué mercredi 12 janvier sur franceinfo Didier Georges, proviseur du lycée Jean-Drouant à Paris et secrétaire national du SNPDEN (Syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale) en charge de la communication, alors qu’une grève a lieu jeudi 13 janvier dans l’Éducation nationale contre le protocole Covid-19 mis en œuvre dans les établissements scolaires.

 Pourquoi rejoignez-vous le mouvement de grève ?

Didier Georges : À cause d’une grande fatigue comme tout le monde à laquelle s’ajoute une forme de lassitude qui est liée au décalage que l’on perçoit entre la réalité du terrain et les annonces ministérielles sur un certain nombre de points. Vu de la rue de Grenelle les choses paraissent faciles mais c’est nous qui gérons le mécontentement, notamment des usagers. On a mis en œuvre plusieurs dizaines de protocoles différents, les premiers étant très spectaculaires, sur des choses qu’on n’avait jamais faites. On nous annonce des remplaçants sur des professeurs absents alors qu’on n’en a pas ou peu quand il n’y a pas le Covid, on nous annonce des moyens qu’on ne voit pas arriver. Les moyens sont là, mais il n’y a pas les ressources humaines. Donc les annonces sont en décalage avec la réalité et les parents ne comprennent pas pourquoi leur enfant n’a pas de prof de maths, mais le fait est qu’il n’y en a pas de prof de maths.

Qu’attendez-vous avec cette mobilisation ?

Faire prendre conscience au ministère qu’il faut encore améliorer les choses. On va porter une revendication sur le contact tracing des personnels de direction parce qu’il est devenu impossible à faire, et une simplification qui concerne les personnels afin qu’on soit moins en difficulté quand on n’a plus d’infirmière. On a tous un certain pourcentage d’enseignants malades aujourd’hui.

Avez-vous l’impression d’être entendu par le ministre de l’Éducation ?

Il nous entend, il nous reçoit, il nous interroge. Après est-ce que la réalité de ce qui lui est remonté par ses services est conforme à ce que nous vivons ? Pas toujours, il y a un décalage certain. Quand lui délègue des moyens et qu’il l’annonce, cela ne veut pas forcément dire qu’en face il y aura une action immédiate. Souvent il y a un décalage dans le temps. On parle des masques chirurgicaux, il y en a déjà dans certains établissements et quand il n’y en a pas, le temps qu’ils arrivent, peut-être que cette énième crise sera passée.

Jean-Michel Blanquer parle de pragmatisme, de bienveillance, de ne pas faire grève contre un virus. Qu’en pensez-vous ?

Je n’aime pas trop commenter les propos du ministre, néanmoins parfois il faut savoir raison garder notamment quand on est dans une crise où on sent que la mobilisation va être extrêmement importante. Je me demande si les propos sont bien pesés. Évidemment qu’il faut qu’on fasse preuve de solidarité mais on n’a pas à prouver qu’on l’a fait. Cela fait 24 mois qu’on le fait, cela fait 24 mois qu’on se bat tous, professeurs, enseignants, vie scolaire, personnels dans les établissements scolaires, pour que les enfants aient le plus de cours possible. On y est véritablement très attachés. On n’a rien à démontrer. Les parents d’élèves peuvent en témoigner. La communication du ministre via les médias avant les personnels, des incessants retournements de situation c’est épuisant.

Est-ce important de recevoir le soutien des parents ?

C’est important parce qu’ils reconnaissent le travail qui est fait par les enseignants, les gens qui encadrent leurs enfants au quotidien dans les établissements scolaires. On se satisfait de ça. Mais n’oublions pas que les parents aussi subissent les effets de cette crise. Le nouveau protocole annoncé par le ministre ne résout pas tous les problèmes. Il simplifie pour les usagers et les parents d’élève le fait de n’avoir que des autotests à faire mais en établissement scolaire cela ne règle pas le problème des attestations à fournir sur la base de quoi ? Un autotest ? Ce n’est pas si simple. Pour nous, administrativement parlant, cela ne nous facilite pas beaucoup la vie.

Comment va se passer l’accueil des élèves pendant la grève ?

La participation devrait être massive. Certains enseignants qui n’avaient pas l’intention d’être grévistes le seront en raison des propos tenus par Jean-Michel Blanquer sur la grève contre le virus. Parmi les personnels qui sont souvent au front de cette lutte contre le Covid il y a les surveillants, les assistants d’éducation, les personnels de cantine, d’entretien et eux sont particulièrement là et on ne parle pas beaucoup d’eux. Il y a un vrai ras-le-bol. Beaucoup de collègues n’auront pas de personnel de vie scolaire demain et ont donc dû fermer la cantine, fermer les internats. C’est assez inédit qu’on soit massivement obligé de suspendre un certain nombre de services de l’école.

Système de santé : Une crise encore plus grave dans les territoires

Système de santé : Une crise encore plus grave dans les territoires 

Conseillers municipaux en Bretagne, Tugdual Le Lay et Arnaud Platel, respectivement de Génération.s et du PS, dénoncent dans une tribune au « Monde » les inégalités territoriales en matière de santé. Des mesures doivent être prises, les usagers et les soignants le réclament.

 

Tribune.

 

En France, la crise sanitaire est une réalité plus ancienne que le Covid-19. En effet, si cette pandémie met à rude épreuve notre système de santé, celui-ci ne l’a toutefois pas attendue pour connaître ses premières difficultés. Dans nos territoires, nous le constatons depuis un certain temps, l’abnégation des acteurs du soin permet à notre système de santé de tenir, voire de survivre.

D’abord, si nous sommes parvenus à tenir jusque-là et notamment en pleine épidémie, c’est grâce à l’engagement exceptionnel de milliers de femmes et d’hommes, soignants, agents du service public de la santé et de l’ensemble des personnels médicaux. Elles et ils se sont investis sans compter pour contenir, freiner, répondre aux situations les plus urgentes.

Dans nos hôpitaux, les applaudissements de 20 heures n’ont été que de peu d’aide face à la fermeture de lits et la réduction progressive des effectifs, sur fond de dégradation des conditions de travail et de crise des vocations. Au centre hospitalier de Quimper (Finistère), un salarié sur dix (11 % selon les syndicats, 8,9 % pour la direction) est en arrêt maladie quand, toujours selon les syndicats, un à deux postes par service ne sont pas occupés.

Ensuite, c’est grâce à l’action de collectivités territoriales qui résistent encore et toujours à la désertification médicale. Phénomène ancien puisque en France, le nombre de personnes vivant dans une commune avec accès limité à un médecin généraliste est passé de 1 % en 2007, à 7,6 % en 2012 pour atteindre 11,1 %, soit près de 7,5 millions de personnes en 2018Selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, cette situation représente une injustice sociale qui frappe d’abord les plus précaires, qui ont « jusqu’à huit fois plus de risques de renoncer à des soins dans les zones très sous-dotées en médecins généralistes ».

Ainsi, en zone rurale, l’espérance de vie des hommes est inférieure de 2,2 années par rapport à ceux vivant en zones urbaines. À Guingamp (Côtes-d’Armor), l’hôpital, sa maternité, ses services d’urgence et ses plateaux techniques relèvent d’une importance stratégique vitale pour un territoire qui dépasse les quelque 3 kmde sa frontière municipale et où l’indice de vieillissement est 63 % supérieur à la moyenne nationale – révélant ainsi un besoin absolu de soins en proximité.

Combien d’entre nous pourraient connaître la situation de cette femme de Laval, transportée à plus de 200 km de chez elle, à Vannes (Morbihan), faute d’avoir pu être admise dans les cinq autres maternités sur sa route ? Enfin, si le système de santé tient encore – en Bretagne singulièrement – c’est parce qu’il participe à l’attractivité de bassins de vie entiers.

 

Covid Monde: 5,5 millions de morts , la France dans le peloton de tête

Covid Monde:  5,5 millions de morts  , la France dans le peloton de tête

 

Avec près de 380 000 morts annoncés depuis le début de la pandémie de Covid-19, les États-Unis affichent, en chiffre absolu, le plus grand nombre de décès au monde. Toutefois, rapporté au nombre de sa population (environ 330 millions d’habitants), le pays recule très nettement dans le classement des pays les plus endeuillés.

C’est l’Europe qui paie le plus lourd tribut en placant 8 pays dans le top 10, tandis que le Pérou et les États-Unis viennent compléter le tableau.

La seconde vague est particulièrement meurtrière pour le Vieux Continent. La Belgique et ses 11,4 millions d’habitants est le pays le plus touché avec 1736 dc pour 1 million d’habitants. Suit la Slovénie, l’Italie, la Tchéquie, le Royaume-Uni ; la France, elle affiche 1045 décès pour 1 million d’habitants. Preuve s’il en fallait qu’en dépit du taux de vaccination importante, le seul vaccin ne peut constituer la seule réponse face à la pandémie.

L’avenir de l’Afrique dépend de l’investissement dans la jeunesse

L’avenir de l’Afrique dépend de l’investissement dans la jeunesse 

Pour l’économiste Hippolyte Fofack, « faire de la population un atout est la voie la plus efficace » pour placer les pays « sur une longue trajectoire de croissance ».

 

Des propos relativement évidents mais un peu intemporels et surtout qui ne sont guère éclairants quant aux perspectives de développement.Il ne suffit pas de constater que la jeunesse peut être un atout, il faut aussi décrire les conditions économiques, techniques voire politiques et sociétales permettant à cette jeunesse de participer au développement. Là comme ailleurs l’incantation ne suffit pas.NDLR

 

Tribune dans le Monde .

 Depuis plusieurs années, les débats sur les enjeux de développement en Afrique sont obscurcis par l’emphase sur le contrôle des naissances et la réduction des taux de fécondité. Les projections des Nations unies qui suggèrent que la population africaine doublera d’ici à 2050 sont devenues un cliché, alors même que les niveaux de fécondité sur le continent sont en baisse : ils ont déjà chuté de plus de 36 % depuis 1970 et le taux moyen de fécondité devrait passer de 4,2 naissances par femme à 2,1 plus tard dans le siècle.

Il est tout aussi troublant que des experts s’empressent d’utiliser de tels clichés pour décrire une région encore ébranlée par les effets de plusieurs siècles d’esclavage et de colonisation qui ont décimé sa population. Selon les estimations les plus récentes, l’Afrique a la plus faible densité de population au monde, avec 46 habitants/km2, contre 150 en Asie et 112 en Europe.

Dans le même temps, de nombreux pays européens mettent en œuvre des politiques de promotion des naissances, à coups d’incitations financières, inspirées par le modèle conçu par le Prix Nobel d’économie Gary Becker. Selon ce modèle, la volonté des parents d’avoir des enfants « dépend du coût d’un enfant supplémentaire ».

Des risques et des opportunités

En 2021, l’Africa Progress Group, présidé par Olusegun Obasanjo, ancien chef d’Etat du Nigeria, a publié son rapport annuel, intitulé « Faire de la population africaine un atout ». L’étude est une contribution bienvenue aux discussions sur la relation entre la démographie et le développement en Afrique. En matière de croissance économique, elle souligne que l’incapacité d’investir durablement dans la jeunesse africaine et de la former pour relever les principaux défis du développement, de la santé, de la sécurité, du commerce et des infrastructures se révèle très coûteuse.

Par exemple, au lieu d’utiliser des programmes de grands travaux publics pour élargir les opportunités d’emploi pour les jeunes sur un continent où les taux de chômage sont au niveau de ceux enregistrés pendant la Grande Dépression dans les années 1930, les gouvernements africains s’appuient depuis des décennies sur des partenaires internationaux pour construire des infrastructures. L’une des conséquences de cette politique a été l’affaiblissement du processus d’apprentissage par la pratique, qui à la fois marginalise les jeunes Africains et exacerbe les risques de piège de la dette associés aux modèles de croissance extravertis.

 

Une balance commerciale excédentaire dans 10 ans ?

Une balance commerciale excédentaire dans 10 ans ?

 

Le ministre de l’économie Bruno Lemaire se veut très volontariste en affirmant que la France retrouvera un équilibre de sa balance commerciale et même dégagera un solde positif. Rappelons que depuis des années, la France accuse en moyenne un déficit de 50 à 60 milliards par an  tandis que l’Allemagne dégage un solde positif de l’ordre de 200 milliards. En cause évidemment la désindustrialisation et la délocalisation de nombre d’activités notamment industrielles.

« Il s’agit de renverser une tendance de trente années », a précisé Bruno Le Maire, en fustigeant les délocalisations dues « à la politique fiscale, à la politique économique » des gouvernements successifs… jusqu’en 2017, évidemment. « En 2000, nous étions encore à l’équilibre », a tenu à rappeler le ministre de l’Economie pour balayer tout pessimisme.

Le constat est amer et franc. « Les grands groupes industriels ont gardé leurs sièges en France mais ont délocalisé leurs filiales et les emplois à l’étranger », a précisé le chantre de la réindustrialisation. « 62 % des emplois industriels de ces grands groupes français sont à l’étranger. En Allemagne, c’est 38 %, en Italie, c’est 26 % », a détaillé le ministre.Certes le coup des charges sociales pèse dans le choix qui a été fait par les entreprises de délocaliser massivement mais ce phénomène a été encouragé par un manque de vision stratégique de la part des pouvoirs publics et même par une mode consistant à transformer la France en pays de services commercialisant des produits fabriqués à bas coût à l’étranger.

Certes on ne reviendra certainement pas à la situation d’il y a 30 ans avec la relocalisation de produits de trop faible valeur ajoutée cependant la prise en compte d’une vision stratégique permettrait de soutenir des productions essentielles à l’indépendance économique du pays.

Salaire :Pécresse promet une augmentation de 10 % dans le privé

Salaire :P écresse promet une augmentation de 10 % dans le privé

 

 

Valérie Pécresse propose de bander de 10 % le salaire dans le privé. Une opération qui serait presque  blanche pour les entreprises dans la mesure où la candidate propose de supprimer ou plus exactement de transférer une grande partie des charges sociales sur l’Etat ( prise en compte d’un transfert de deux tiers, le dernier tiers étend l’affaire des entreprises). À cela s’ajouterait d’allongement de la date de départ en retraite ( à 65 ans) pour financer l’opération. Une proposition qui sans doute serait bien accueillie par les salariés surtout dans cette période d’envolée de l’inflation. Reste cependant le problème du transfert sur l’état et son financement. Une question qui n’est pas éclaircie sauf à promettre des l’économies «Augmenter dans les cinq ans les salaires nets inférieurs à 2,2 Smic de 10%, hors inflation». La proposition de la candidate LR Valérie Pécresse à l’élection présidentielle en matière d’emploi concerne les salariés du privé qui gagnent moins d’environ 2800 euros nets par mois. Elle a pour objectif de valoriser le travail, qui «doit payer plus que l’assistanat et que l’économie souterraine», précise son site de campagne.

Une première hausse de 3% du salaire net ait lieu dès 2022. En fait, ce serait juste un rattrapage sur l’inflation qui atteindra autour de 3 % fin 2021.

Spéculation et logement- Contre la financiarisation de l’habitat dans les grandes villes

 

Spéculation et logement- Contre la financiarisation de l’habitat dans les grandes villes

L’avocate Eva Joly et la maire (EELV) du 12e arrondissement de Paris, Emmanuelle Pierre-Marie, pointent, dans une tribune au « Monde », la financiarisation des logements dans les grandes villes européennes, dont Paris, ce qui aboutit à un contournement des législations sociales en vigueur.

 

Un article intéressant mais qui fait l’impasse sur un facteur explicatif central à savoir l’hyper concentration urbaine ou métropolisation qui nourrit la spéculation grâce à la rareté de l’espace NDLR

 

Tribune.  

 

Cela fait déjà longtemps que le logement est bien plus et bien moins que ce qu’il devrait être ou que ce que les petits investisseurs voudraient qu’il soit. Ni droit humain ni « placement sûr », il est devenu un ingrédient incontournable de la financiarisation du système économique ; une évolution aux conséquences aussi considérables que difficiles à combattre.

Pour ceux qui participent de cette dynamique, la valeur d’un appartement, d’un immeuble, d’une maison n’est que marginalement liée à leur fonction initiale. C’est leur insertion dans des portefeuilles d’actifs, leur titrisation financière et leur articulation avec des centaines voire des milliers d’autres titres qui rendent ces logements non plus utiles mais profitables.

La commercialisation à outrance de fragiles créances immobilières et la crise des subprimes de 2008 constituèrent l’une des plus terribles illustrations de ce phénomène ces deux dernières décennies. D’après la sociologue hollando-américaine Saskia Sassen, rien qu’aux Etats-Unis, sur une période incluant les années 2006 à 2010, une dizaine de millions de saisies immobilières privèrent 35 millions de personnes de leur foyer. Et ce n’est là qu’une manifestation parmi d’autres de l’ampleur du problème.

Aujourd’hui encore, beaucoup de destins se heurtent à la transformation de leurs lieux de vie en véritables mines à exploiter au maximum. A tel point que Saskia Sassen tirait l’alarme dès 2015 sur l’augmentation massive des investissements internationaux dans l’immobilier urbain et sur les effets que cela aurait sur ce qui fait la vitalité sociale d’une ville : sa diversité, sa capacité à accueillir une pluralité de publics, la multiplicité des services et des cultures auxquels elle donne accès.

Ce phénomène ne touche pas tous les pays de la même manière. La législation, par exemple en protégeant les locataires, peut plus ou moins efficacement le réguler. Depuis le quartier de la City à Londres, dont un logement sur trois – devenu pour son propriétaire un actif parmi d’autres – demeurerait vide sur le long terme, jusqu’au centre historique de Lisbonne, où la même proportion de logements était disponible en 2020 pour des locations de courtes durées, il n’est toutefois pas une nation qui soit en mesure de lui échapper totalement.

La crise liée au Covid-19 a renforcé cette tendance par l’instabilité qu’elle a introduite sur certains marchés et par la nécessité pour différents acteurs de faire migrer une partie de leurs intérêts dans l’immobilier d’entreprise vers d’autres formes d’investissements – y compris les immeubles d’habitation. La presse, dont Le Monde, s’en est fait l’écho. La ville de Paris et sa région elles-mêmes sont de plus en plus concernées par l’appétit de jeunes start-up ou par de grands groupes internationaux aux confins de la finance et de l’immobilier.

Futures centrales nucléaires : un besoin de financement de 500 milliards dans l’Union européenne ( Thierry Breton)

Futures centrales nucléaires : un besoin de financement de 500 milliards dans l’Union européenne ( Thierry Breton)

 

En France, le développement du nucléaire décidé par les pouvoirs publics notamment les EPR nouvelle génération , voire les SMR,( petites centrales nucléaires de 1 à 300 MW), va justifier un besoin de financement de leur de 50 milliards. Un chiffre à multiplier par 10 pour l’ensemble de l’union européenne d’après le commissaire européen, qui plaide en faveur de la labellisation verte du nucléaire. Une labellisation qui doit être décidée en principe en janvier 2022

Les centrales nucléaires européennes de nouvelle génération nécessiteront un investissement de «500 milliards d’ici à 2050», estime le commissaire européen au Marché intérieur Thierry Breton, qui juge «crucial» d’ouvrir la labellisation verte au nucléaire dans le cadre de la transition énergétique.

«Les centrales nucléaires existantes, à elles seules, nécessiteront 50 milliards d’euros d’investissements d’ici à 2030. Et 500 milliards d’ici à 2050 pour celles de nouvelle génération !», affirme le commissaire français dans un entretien au Journal du dimanche (JDD) .

Un chiffre sans doute approximatif concernant le renforcement de la sécurité des centrales existantes. En effet rien qu’en France le grand carénage va déjà représenter 50 milliards. Or la France dispose de presque 60 réacteurs pour environ 150 en Europe. Conclusion le coût de l’entretien de tous les recteurs européens sera plus proche de 150 milliards que de 50.

Calculé sur la période 2014-2025, ce cout en France été estimé en 2015, à 55 milliards d’euros de 2013, avant d’être réévalué deux fois. D’abord à la baisse en 2018, à 45 milliards d’euros 2013, soit 48,2 milliards d’euros courants, puis à la hausse en octobre 2020, à 49,4 milliards d’euros courants.

«Cette nouvelle estimation intègre essentiellement les premiers enseignements sur les travaux à mener, induits par le processus d’instruction du 4e réexamen périodique des réacteurs 900 MW (les réacteurs concernés par le grand carénage).

Le financement des nouvelles centrales en Europe est sans doute lui aussi assez approximatif. Pour la France le seul coup des EPR nouvelle génération atteindra une cinquantaine de milliards. Mais l’évaluation est difficile à faire compte tenu de la dérive des prix les concernant enregistrées dans le monde entier ( Le prix de départ a été multiplié par 3,5 concernant EDF) . Le chiffre avancé par le commissaire européen de 500 milliards correspondrait à la construction de 50 à 70 nouveaux réacteurs . En l’état de l’opinion européenne, cette perspective peut être discutée. Cependant cette opinion pourra évoluer car la demande d’énergie ne va pas diminuer, elle sera même nécessairement en hausse pour faciliter la transition énergétique.

 

Politique « Emmerder » : Macron fait dans le populisme vulgaire (presse étrangère)

Politique « Emmerder » : Macron  fait dans le populisme vulgaire (presse étrangère)

 

 

La plupart des organes de presse étrangers considèrent qu’ avec son expression « emmerder les Français », Macron à délibérément choisi de provoquer avec ce populisme vulgaire qui n’est qu’un élitisme condescendant et méprisant.

Plusieurs médias soulèvent la contradiction entre ces propos jugés « insultants » et les récentes promesses d’apaisement de la part du chef de l’Etat français. « Drôle de discours pour quelqu’un qui, il y a trois semaines, faisait ce mea culpa : “Il y a des mots qui peuvent blesser et je pense que ce n’est jamais bon, c’est même inacceptable, car le respect fait partie de la vie politique” », s’étonne ainsi le journal belge L’Echo. « Mi-décembre, Emmanuel Macron reconnaissait, dans un entretien diffusé par TF1 (…), avoir pu heurter des personnes avec ses saillies », rappelle également Le Temps. A ce moment-là, « il a cherché à projeter plus d’empathie »estime le Financial Times, selon lequel le quasi-candidat à sa réélection veut ainsi se montrer plus « combatif » aux yeux de l’électorat.

Le journal suisse, Le Temps , remarque également que l’actuel locataire de l’Elysée est « coutumier des déclarations cinglantes, au risque de déclencher une vive polémique ». Le Financial Times se souvient de ces multiples remarques jugées « arrogantes » et « méprisantes » :

« Comme lorsqu’il a dit à un jardinier au chômage qu’il pouvait facilement lui trouver un emploi en traversant la rue ou lorsqu’il a critiqué le “pognon de dingue” dépensé par l’Etat pour des programmes de lutte contre la pauvreté. »

 « Même si le langage est grossier et peut provoquer une réaction extrême, voire violente, de la part des anti-vaccins, les remarques du président semblent refléter un calcul politique prudent »juge pour sa part Jon Henley, correspondant du Guardian à Paris, traduisant « emmerder » par « to piss off » (« faire chier »), comme la plupart de ses confères anglophones.

La déclaration de M. Macron semble viser « à politiser encore plus le débat sur la vaccination, trois mois avant l’élection présidentielle française »juge également Euronews,

Logement- Contre la financiarisation de l’habitat dans les grandes villes

Logement- Contre la financiarisation de l’habitat dans les grandes villes

L’avocate Eva Joly et la maire (EELV) du 12e arrondissement de Paris, Emmanuelle Pierre-Marie, pointent, dans une tribune au « Monde », la financiarisation des logements dans les grandes villes européennes, dont Paris, ce qui aboutit à un contournement des législations sociales en vigueur.

 

Un article intéressant mais qui fait l’impasse sur un facteur explicatif central à savoir l’hyper concentration urbaine ou métropolisation qui nourrit la spéculation grâce à la rareté de l’espace NDLR

 

Tribune.  

 

Cela fait déjà longtemps que le logement est bien plus et bien moins que ce qu’il devrait être ou que ce que les petits investisseurs voudraient qu’il soit. Ni droit humain ni « placement sûr », il est devenu un ingrédient incontournable de la financiarisation du système économique ; une évolution aux conséquences aussi considérables que difficiles à combattre.

Pour ceux qui participent de cette dynamique, la valeur d’un appartement, d’un immeuble, d’une maison n’est que marginalement liée à leur fonction initiale. C’est leur insertion dans des portefeuilles d’actifs, leur titrisation financière et leur articulation avec des centaines voire des milliers d’autres titres qui rendent ces logements non plus utiles mais profitables.

La commercialisation à outrance de fragiles créances immobilières et la crise des subprimes de 2008 constituèrent l’une des plus terribles illustrations de ce phénomène ces deux dernières décennies. D’après la sociologue hollando-américaine Saskia Sassen, rien qu’aux Etats-Unis, sur une période incluant les années 2006 à 2010, une dizaine de millions de saisies immobilières privèrent 35 millions de personnes de leur foyer. Et ce n’est là qu’une manifestation parmi d’autres de l’ampleur du problème.

Aujourd’hui encore, beaucoup de destins se heurtent à la transformation de leurs lieux de vie en véritables mines à exploiter au maximum. A tel point que Saskia Sassen tirait l’alarme dès 2015 sur l’augmentation massive des investissements internationaux dans l’immobilier urbain et sur les effets que cela aurait sur ce qui fait la vitalité sociale d’une ville : sa diversité, sa capacité à accueillir une pluralité de publics, la multiplicité des services et des cultures auxquels elle donne accès.

Ce phénomène ne touche pas tous les pays de la même manière. La législation, par exemple en protégeant les locataires, peut plus ou moins efficacement le réguler. Depuis le quartier de la City à Londres, dont un logement sur trois – devenu pour son propriétaire un actif parmi d’autres – demeurerait vide sur le long terme, jusqu’au centre historique de Lisbonne, où la même proportion de logements était disponible en 2020 pour des locations de courtes durées, il n’est toutefois pas une nation qui soit en mesure de lui échapper totalement.

La crise liée au Covid-19 a renforcé cette tendance par l’instabilité qu’elle a introduite sur certains marchés et par la nécessité pour différents acteurs de faire migrer une partie de leurs intérêts dans l’immobilier d’entreprise vers d’autres formes d’investissements – y compris les immeubles d’habitation. La presse, dont Le Monde, s’en est fait l’écho. La ville de Paris et sa région elles-mêmes sont de plus en plus concernées par l’appétit de jeunes start-up ou par de grands groupes internationaux aux confins de la finance et de l’immobilier.

Contre la financiarisation de l’habitat dans les grandes villes

Contre la financiarisation de l’habitat dans les grandes villes

 

l’avocate Eva Joly et la maire (EELV) du 12e arrondissement de Paris, Emmanuelle Pierre-Marie, pointent, dans une tribune au « Monde », la financiarisation des logements dans les grandes villes européennes, dont Paris, ce qui aboutit à un contournement des législations sociales en vigueur.

 

Un article intéressant mais qui fait l’impasse sur un facteur explicatif central à savoir l’hyper concentration urbaine ou métropolisation qui nourrit la spéculation grâce à la rareté de l’espace NDLR

 

Tribune. 

 

Cela fait déjà longtemps que le logement est bien plus et bien moins que ce qu’il devrait être ou que ce que les petits investisseurs voudraient qu’il soit. Ni droit humain ni « placement sûr », il est devenu un ingrédient incontournable de la financiarisation du système économique ; une évolution aux conséquences aussi considérables que difficiles à combattre.

Pour ceux qui participent de cette dynamique, la valeur d’un appartement, d’un immeuble, d’une maison n’est que marginalement liée à leur fonction initiale. C’est leur insertion dans des portefeuilles d’actifs, leur titrisation financière et leur articulation avec des centaines voire des milliers d’autres titres qui rendent ces logements non plus utiles mais profitables.

La commercialisation à outrance de fragiles créances immobilières et la crise des subprimes de 2008 constituèrent l’une des plus terribles illustrations de ce phénomène ces deux dernières décennies. D’après la sociologue hollando-américaine Saskia Sassen, rien qu’aux Etats-Unis, sur une période incluant les années 2006 à 2010, une dizaine de millions de saisies immobilières privèrent 35 millions de personnes de leur foyer. Et ce n’est là qu’une manifestation parmi d’autres de l’ampleur du problème.

Aujourd’hui encore, beaucoup de destins se heurtent à la transformation de leurs lieux de vie en véritables mines à exploiter au maximum. A tel point que Saskia Sassen tirait l’alarme dès 2015 sur l’augmentation massive des investissements internationaux dans l’immobilier urbain et sur les effets que cela aurait sur ce qui fait la vitalité sociale d’une ville : sa diversité, sa capacité à accueillir une pluralité de publics, la multiplicité des services et des cultures auxquels elle donne accès.

Ce phénomène ne touche pas tous les pays de la même manière. La législation, par exemple en protégeant les locataires, peut plus ou moins efficacement le réguler. Depuis le quartier de la City à Londres, dont un logement sur trois – devenu pour son propriétaire un actif parmi d’autres – demeurerait vide sur le long terme, jusqu’au centre historique de Lisbonne, où la même proportion de logements était disponible en 2020 pour des locations de courtes durées, il n’est toutefois pas une nation qui soit en mesure de lui échapper totalement.

La crise liée au Covid-19 a renforcé cette tendance par l’instabilité qu’elle a introduite sur certains marchés et par la nécessité pour différents acteurs de faire migrer une partie de leurs intérêts dans l’immobilier d’entreprise vers d’autres formes d’investissements – y compris les immeubles d’habitation. La presse, dont Le Monde, s’en est fait l’écho. La ville de Paris et sa région elles-mêmes sont de plus en plus concernées par l’appétit de jeunes start-up ou par de grands groupes internationaux aux confins de la finance et de l’immobilier.

 

« Emmerder » : Macron fait dans le populisme vulgaire (presse étrangère)

« Emmerder » : Macron  fait dans le populisme vulgaire (presse étrangère)

 

 

La plupart des organes de presse étrangers considèrent qu’ avec son expression « emmerder les Français », Macron à délibérément choisi de provoquer avec ce populisme vulgaire qui n’est qu’un élitisme condescendant et méprisant.

Plusieurs médias soulèvent la contradiction entre ces propos jugés « insultants » et les récentes promesses d’apaisement de la part du chef de l’Etat français. « Drôle de discours pour quelqu’un qui, il y a trois semaines, faisait ce mea culpa : “Il y a des mots qui peuvent blesser et je pense que ce n’est jamais bon, c’est même inacceptable, car le respect fait partie de la vie politique” », s’étonne ainsi le journal belge L’Echo. « Mi-décembre, Emmanuel Macron reconnaissait, dans un entretien diffusé par TF1 (…), avoir pu heurter des personnes avec ses saillies », rappelle également Le Temps. A ce moment-là, « il a cherché à projeter plus d’empathie »estime le Financial Times, selon lequel le quasi-candidat à sa réélection veut ainsi se montrer plus « combatif » aux yeux de l’électorat.

Le journal suisse, Le Temps , remarque également que l’actuel locataire de l’Elysée est « coutumier des déclarations cinglantes, au risque de déclencher une vive polémique ». Le Financial Times se souvient de ces multiples remarques jugées « arrogantes » et « méprisantes » :

« Comme lorsqu’il a dit à un jardinier au chômage qu’il pouvait facilement lui trouver un emploi en traversant la rue ou lorsqu’il a critiqué le “pognon de dingue” dépensé par l’Etat pour des programmes de lutte contre la pauvreté. »

 « Même si le langage est grossier et peut provoquer une réaction extrême, voire violente, de la part des anti-vaccins, les remarques du président semblent refléter un calcul politique prudent »juge pour sa part Jon Henley, correspondant du Guardian à Paris, traduisant « emmerder » par « to piss off » (« faire chier »), comme la plupart de ses confères anglophones.

La déclaration de M. Macron semble viser « à politiser encore plus le débat sur la vaccination, trois mois avant l’élection présidentielle française »juge également Euronews,

« Emmerder les Français » : ou la politique dans le caniveau !

« Emmerder les Français  » : ou la politique dans le caniveau !

 

 

Il n’est pas tellement étonnant que la déclaration du président de la république consistant à vouloir « emmerder les Français qui ne sont pas vaccinés » ait  susciter nombre de réactions. Une déclaration qui fait une nouvelle fois retomber la politique dans le caniveau.

Ce n’est sans doute pas par hasard si le président de la république retombe dans la vulgarité, il a lu les sondages qui constituent sa boussole politique. Il sait  une très grande majorité des Français condamnent l’attitude des non vaccinés. Il montre ainsi par cette déclaration de bistrot sa proximité avec la majorité de l’opinion. Mais l’objectif est de dissimuler en réalité son immobilisme.

En effet si Macron voulait réellement s’attaquer aux noms vaccinés il pourrait le faire en déclarant de façon claire et nette l’obligation vaccinale. Ce qu’il ne fait pas précisément pour ne pas avoir à contrarier même une partie infime de la population qui conteste le pass vaccinal et aussi souvent l’obligation du vaccin. C’est en cela que la politique retombe dans le caniveau quand elle se contente de reprendre de manière aussi vulgaire l’opinion du moment tout en dissimulant son immobilisme et son manque de courage. Les propos d’Emmanuel Macron sont évidemment très démagogiques et témoignent que la politique sur le fond comme sur la forme retombe dans les bas-fonds du populisme et la nullité. 

Prêts aux entreprises (PGE) : des délais rallongés pour le remboursement

Prêts aux entreprises (PGE) : des délais rallongés pour le remboursement

le gouvernement s’apprête à rallonger encore les délais de remboursement des prêts aux entreprises. Une mesure qui s’ajoute à la prolongation d’autres visant à faire face aux conséquences de la pandémie sur certaines activités. Le  ministre de l’Économie Bruno Le Maire a détaillé les nouvelles modalités pour les prêts garantis par l’État dans un entretien accordé à RTL ce mardi.

A partir du mois de mars, les entreprises auront désormais la possibilité de décaler le premier remboursement de ce prêt contracté au début de la crise et d’étaler leurs paiements sur dix ans, a annoncé le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, mardi 4 janvier.

Ces deux nouvelles mesures s’adressent aux « quelques milliers d’entreprises (…) qui voient arriver l’échéance du printemps prochain en se disant : Je ne vais pas arriver à rembourser »a expliqué le ministre au micro de RTL.Selon lui, « 25 à 30 000 » très petites entreprises, souvent des commerçants, artisans ou restaurateurs, sont ainsi concernées. « Nous allons les aider, a assuré Bruno Le Maire. Le prêt garanti par l’Etat, qui a sauvé des dizaines de milliers d’entreprises, ne doit pas les couler au moment de leur remboursement. »

La Confédération des petites et moyennes entreprises, qui réclamait « depuis plus d’un an » l’allongement de la durée de remboursement, s’est dite « soulagée », alors qu’un certain nombre d’entrepreneurs appréhendaient les échéances de remboursement du PGE, « qui viennent se cumuler avec les remboursements de reports de charges sociales et fiscales ».

« Il est néanmoins important que cette faculté soit ouverte à toutes les entreprises, indépendamment de leur taille ou de leur secteur d’activité »a déclaré l’organisation dans un communiqué.

Quelque 697 000 entreprises ont contracté un PGE depuis mars 2020, pour un encours total de 143 milliards d’euros. Selon la Fédération bancaire française, la situation est « rassurante pour la plupart des entreprises y ayant souscrit : la moitié a déjà commencé à rembourser depuis l’été 2021, sans difficulté ».

Par ailleurs, le dispositif d’avances remboursables et de prêts bonifiés à destination des PME et entreprises de taille intermédiaire en difficulté qui n’ont pu obtenir de PGE ou ont un PGE insuffisant, a lui été prorogé de six mois, jusqu’au 30 juin 2022, selon un décret publié le 31 décembre au Journal officiel.

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