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Encore une tuerie personnes dans un lycée du Texas

Encore une tuerie personnes dans un lycée du Texas

Encore une  tuerie qui contredit la philosophie de Trump sur les armes ; Trump avait même eu le mauvais goût d’affirmer que les crimes du Bataclan en France n’aurait pas eu lieu si les armes étaient autorisées comme aux Etats –Unis. Du coup sa réaction après la nouvelle tuerie dans un lycée américain parait assez molle et ambigüe :

“Mon administration est déterminée à faire tout ce qui est en son pouvoir pour protéger nos élèves, sécuriser nos écoles et empêcher que les armes tombent entre les mains de ceux qui représentent un danger pour eux-mêmes et pour les autres”, a dit le président américain à la Maison blanche. Un élève armé en effet a tué dix personnes, dont plusieurs de ses camarades, lors d’une fusillade dans un lycée de Santa Fe au Texas vendredi matin, a indiqué le gouverneur de l’Etat, Greg Abbott. Cette nouvelle attaque est la dernière en date d’une série de fusillades commises dans différents établissements scolaires des Etats-Unis. La précédente, le 14 février, avait coûté la vie à 17 adolescents et éducateurs dans un lycée de Parkland en Floride en février et avait provoqué une vague de contestations demandant un contrôle des ventes d’armes dans le pays.

Japon : croissance dans le rouge

Japon : croissance dans le rouge

Le recul de 0.2 % du PIB au premier trimestre  intervient alors que le rythme de croissance s’était essoufflé au fil des trimestres, avec une hausse de 0,7% début 2017, puis de 0,5% aux deuxième et troisième trimestres et enfin de seulement 0,1% en fin d’année (contre une estimation précédente de 0,4%). Ce repli s’explique principalement par une consommation des ménages qui a stagné, des investissements des entreprises en petite baisse (-0,1%) et une chute dans l’immobilier résidentiel. Le commerce extérieur a en revanche apporté une contribution positive grâce à de vigoureuses exportations (+0,6%). Les économistes prévoient cependant un rebond de la troisième économie du monde sur le reste de l’année. . En rythme annualisé, le PIB ressort en déclin de 0,6%.

Allemagne : hausse des salaires de 6% dans le BTP allemand du BTP

Allemagne : hausse des salaires de 6% dans le BTP allemand du BTP

Un accord salarial prévoyant une augmentation de près de 6% de la rémunération des quelque 800.000 00 000 salariés concernés par les résultats de la négociation  entre syndicats et patrons qui prévoit uen hausse de 6% des salaires.  D’après le syndicat IG Bau, il prévoit une hausse des salaires de 5,7% dans les Länder de l’Ouest allemand et un coup de pouce supplémentaire, à 6,6%, dans les Länder de l’ex-Allemagne de l’Ouest. Le texte signé samedi accorde aussi trois primes exceptionnelles pour les ouvriers du BTP à l’Ouest (250 euros en novembre 2018, 600 euros en juin 2019 et 250 euros en novembre 2019). Pour les employés du secteur à l’Est, une prime unique de 250 euros est prévue pour novembre 2019. “C’est l’accord salarial le plus élevé conclu cette année dans notre pays”, s’est réjoui le président d’IG Bau, Robert Feiger, se félicitant que les travailleurs allemands bénéficient d’une part équitable du rebond de la première économie européenne. L’Allemagne, dont le PIB a gagné 2,2% l’an dernier, en est à sa neuvième année consécutive de croissance économique.

Réduire la corruption dans le monde (FMI)

Réduire la corruption dans le monde (FMI)

La France est concernée par l’objectif visant à réduire la corruption dans le monde. Une action générale que veut mener le FMI en raison des détournements de recettes fiscales et des freins au développement surtout dans certain pays peu développés.  Pour cela,  Le FMI a annoncé dimanche l’adoption d’un nouveau cadre réglementaire destiné à évaluer de manière « plus systématique » la corruption dans ses 189 pays membres, soulignant qu’elle mine la croissance, les investissements et les recettes fiscales. « Nous savons que la corruption affecte les pauvres (…), sape la confiance dans les institutions », a commenté la directrice générale du FMI Christine Lagarde. « L’accent est mis sur la gouvernance de façon globale, et pas seulement sur la corruption », a expliqué le FMI. Car « les faiblesses de gouvernance (…) ouvrent généralement des portes à la corruption », a-t-il ajouté. L’institution de Washington a par ailleurs souligné que la lutte contre la corruption ne devait pas se limiter à envoyer les coupables en prison pour être efficace. « Sa viabilité sur le long terme passe par des réformes réglementaires et institutionnelles de grande ampleur pour améliorer la transparence et la responsabilisation ». Pour la  France, C’est un peu mieux mais il reste du chemin à parcourir estime D’après l’ONG,  Transparency International,  La France se classe 23e mondiale dans l’indice de perception de la corruption établi par l’ONG, « dans la moyenne des pays de l’UE ». Un classement dominé par la Nouvelle-Zélande et les pays d’Europe du Nord. En cause le fait que la France notamment est un grand pays exportateurs d’armes et de BTP. Justement, le FMI entend s’attaquer également aux acteurs privés que ce soit les entreprises privées qui se livrent à des pratiques de corruption ou qui contribuent au blanchiment d’argent. Pour ce faire, il encourage les pays membres « à se prêter volontairement à une évaluation de leurs dispositifs juridiques et institutionnels » dans le cadre des missions annuelles de surveillance du FMI. « Il s’agira de déterminer s’ils criminalisent et jugent le versement de pots-de-vin à des fonctionnaires étrangers, et s’ils disposent de mécanismes adéquats pour éradiquer le blanchiment et la dissimulation d’argent sale », précise le Fonds.

 

Retour des emplois « francs » dans les quartiers en difficultés

Retour des  emplois « francs » dans les quartiers en difficultés

 

 

 

Il s’agit de relancer l’expérience qui vise à encourager l’embauche par les entreprises de jeunes de quartiers en difficultés. En fait une expérience qui risque encore d’échouer car la vraie question est celle de la formation des intéressés.

« Cette proposition n’est que la répétition d’une mesure qui a été déjà mise en place et expérimentée, et qui a échoué. » « Nous nous sommes vite aperçus que ce dispositif ne concernait que les jeunes qui n’avaient aucun mal à trouver un emploi par leurs propres moyens, explique François Lamy, ministre délégué à la ville entre 2012 et 2014. Sur le fond, il ne résolvait rien du vrai problème des jeunes des quartiers : le manque de formation et l’absence de réseau. » Retour des emplois francs en banlieue  Le nouveau système de prime pour les entreprises embauchant les habitants des quartiers prioritaires, « n’a rien à voir » avec celui qui a échoué, assure le député LREM Matthieu Orphelin, qui milite depuis l’été dernier pour l’introduction de cette mesure, votée à l’automne lors de l’examen du budget.

Mais son lancement intervient à un moment où les banlieues et quartiers populaires donnent de la voix, se sentant délaissés au profit des villes ou du monde rural. Ainsi, Stéphane Gatignon, maire de Sevran (Seine-Saint-Denis) qui avait soutenu Emmanuel Macron en 2017, vient de démissionner de son mandat avec fracas, déplorant la « vision lointaine » et le « mépris » des gouvernants envers des territoires touchés par la pauvreté et le chômage.

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud s’est émue récemment des disparités existant entre les territoires, avec des écarts de taux de chômage allant du « simple au triple » en France. Un rapport de Jean-Louis Borloo, ex-ministre de la Ville, est attendu en avril.

Ces nouveaux « emplois francs » vont contribuer à « réduire le chômage de masse dans les quartiers » veut croire Matthieu Orphelin, en insistant sur les critères retenus, bien différents des précédents. Dans l’ancien dispositif,, seuls 250 contrats avaient été signés entre 2013 et 2014 sur un objectif initialement prévu de 10.000 sur trois ans, contraignant le gouvernement à arrêter les frais.

 

Nicolas Sarkozy ou Paul Bismuth en correctionnelle dans l’affaire des « écoutes »

Nicolas Sarkozy ou Paul Bismuth en correctionnelle dans l’affaire des « écoutes »

 

Ce sera la correctionnelle pour corruption active et trafic d’influence mais pour juger qui : Nicolas Sarkozy ou Paul Bismuth. A juste titre,  Sarko conteste la validité des écoutes dont il a été victime, écoutes entre lui-même et son avocat qui révélaient un petit trafic d’influence pour connaître les informations de l’affaire Bettencourt dans laquelle il était impliqué. Des écoutes bien sûres illégales puisque concernant le téléphone de Paul Bismuth, nom d’emprunt de Sarko pour utiliser un téléphone discret avec son avocat. Le coupable présumé de trafic d’influence ne saurait être Sarko mais bien ce fameux Paul Bismuth. D’où la question qui juge-t-on ? Sarko ou Paul Bismuth ? Il restera toujours une possibilité pour l’ancien président de la république. Pour le cas où serait Sarko serait condamné, il pourrait toujours se présenter à l’élection présidentielle sous le nom de Paul Bismuth. Dans l’autre hypothèse, si c’est Bismuth qui est condamnée Sarko retrouverait alors toute sa virginité  judiciaire et pourrait concourir pour le titre de président de la république en 2022. De toute manière,  grâce aux recours procéduriers innombrables cette affaire pourra encore durer longtemps comme l’affaire Tapie.  La justice avait fait placer deux téléphones utilisés par l’ex-chef de l’Etat sur écoute en septembre 2013, dans le cadre d’une enquête sur des accusations de financement libyen de sa campagne électorale en 2007, pour lesquelles il a été mis en examen et sous contrôle judiciaire le 21 mars. Les enquêteurs étaient ainsi tombés sur des conversations entre Nicolas Sarkozy, qui utilisait alors le pseudonyme “Paul Bismuth”, et Me Herzog. Ces écoutes avaient révélé que les deux hommes étaient bien renseignés sur la procédure alors en cours devant la Cour de cassation dans une autre affaire dans laquelle Nicolas Sarkozy était alors visé : des soupçons d’abus de faiblesse aux dépens de la milliardaire Liliane Bettencourt, affaire pour laquelle il a finalement bénéficié d’un non-lieu. La justice, qui s’appuie aussi sur d’autres écoutes impliquant Thierry Herzog et Gilbert Azibert, soupçonnent l’ex-chef de l’Etat d’avoir échangé avec ce dernier des informations sur cette procédure contre la promesse d’un coup de pouce à sa promotion à Monaco.

Déficit public 2017 : dans les clous, pourquoi ?

Déficit public 2017 : dans les clous, pourquoi ?

 

D’une certaine manière et pour un grande partie la réduction du déficit public découle de l’évolution de la croissance ;

 

 

Le déficit :

2009 : 7.2 du PIB

2010 : 6.9

2011 :5.5

2012 :5

2013 : 4.1

2014 : 3.9

2015 : 3.6

2016 :3.4

2017 :2.6

 

Evolution du PIB

Année

Prix Courants
Milliards €

Prix Chaines
Milliards €

Croissance
PIB en %

PIB/Hab
Milliers €

2016

2223

2118

1.1%

33.3

2015

2181

2095

1.3%

32.8

2014

2140

2069

0.6%

32.3

2013

2115

2056

0.6%

32.1

2012

2087

2044

0.2%

31.8

2011

2059

2040

2.1%

31.5

2010

1998

1998

2%

30.8

2009

1939

1960

-2.9%

30

 

Il est clair qu’avec la croissance les rentrées fiscales augmentent et que toutes choses étant égales par ailleurs les dépenses sociales sont mieux maitrisées (chômage, préretraites, maladie etc.). Pour 2017 la France  passe sous la barre fatidique des 3% de déficit (règle européenne), elle le doit à la reprise de l’activité et peu à la maitrise des dépenses budgétaires. Selon l’institut de statistiques, le retour dans le vert des comptes publics français a été permis principalement par le budget de l’État, qui s’est réduit de 1,3 milliard d’euros l’an dernier, dans un contexte de forte croissance (2%) synonyme de hausse des rentrées fiscales. Le solde des comptes des collectivités locales s’est quant à lui dégradé de 2,2 milliards d’euros, du fait de la hausse de l’investissement (+2,9 milliards) après trois années consécutives de baisse. Mais ce mauvais résultat a été compensé par les comptes de la Sécurité sociale, dont le déficit est passé de 7,8 milliards d’euros en 2016 à 5,1 milliards l’an dernier, soit le niveau le « plus faible » enregistré « sur les 15 dernières années« , selon le ministère des Finances. Bercy avait déjà vu se lever, début mars, le dernier obstacle empêchant un retour du déficit sous la barre des 3%, avec le feu vert d’Eurostat à un remboursement en deux temps des 10 milliards d’euros liés à l’invalidation de la taxe sur les dividendes. Mais le résultat s’est avéré meilleur que prévu, pour une raison notamment comptable, l’Insee n’ayant choisi dans son traitement comptable de n’intégrer que partiellement le coût de la recapitalisation d’Areva (5 milliards) dans le déficit public. Par ailleurs, l’annonce d’une telle performance doit permettre à la France de sortir du processus de déficit excessif relatif aux traités européens, en attendant les chiffres définitifs. Ce qui n’a pas manqué de faire réagir le Commissaire européen pour les affaires économiques et financières Pierre Moscovici : « C’est une bonne nouvelle pour la France et la zone euro. Ces bons chiffres sont le résultat des efforts consentis par les Français ces dernières années. Une étape importante est franchie vers la sortie de la France de la procédure de déficit excessif. La Commission prendra sa décision en mai prochain, sur la base des chiffres 2017 et des prévisions pour 2018 et 2019. »

 

 

 

MONOPRIX fait entrer le loup Amazon dans la bergerie de la distribution en France

MONOPRIX fait entrer le loup Amazon dans la bergerie de la distribution en France

 

L’accord entre Monoprix et Amazon est typique de la naïveté de certains décideurs. En effet l’accord prévoit qu’Amazon va favoriser la vente de produits distribués par Monoprix. Première observation, ce qui intéresse Amazon ce sont moins les produits que le portefeuille client. Une fois maitrisé Amazon ne va pas se priver de vendre d’autres marchandises que celles  de Monoprix y compris en substituant aux produits Monoprix des produits d’autres fournisseurs. .  Amazon continue de se structurer en France avec ses centres de stockage, distribution, de tri et son service ultra rapide de livraison. L’objectif est d’attaquer aussi  l’alimentaire quitte à passer des accords avec certains distributeurs français qui risquent- comme les producteurs-  tout simplement d’être à terme ubérisés voire de disparaitre.   On comprend bien que la grande distribution veuille développer la vente  rendue à domicile. Mais les alliances qui se nouent avec de grandes plateformes étrangères pourraient bien constituer uen sorte d’entrée du loup dans la bergerie. Une fois que les grandes plates formes auront maitrisé le portefeuille clients, elles pourront commercialiser d’autres produits, d’autres marques, d’autres origines et d’autres distributeurs.  D’une certaine manière, les grandes plateformes internationale, pourraient ubériser la distribution et mettre donc la grande distribution en situation de dépendance. Le même phénomène se produit avec les services informatique vis-à-vis  des startups françaises, obligées de se plier au bon vouloir des deux géants du numérique sur leurs magasins applicatifs, le Google Play Store et l’App Store. La situation d’ailleurs été  dénoncée par Bruno Le Maire pourrait aussi relever de l’abus de position dominante sur le mobile. Effectivement, Google (avec son système d’exploitation Android) et Apple (avec iOS), équipent plus de 99% des smartphones dans le monde (chiffres 2017). Par conséquent, les développeurs doivent absolument passer par leurs magasins applicatifs (Google Play Store et Apple Store) s’ils veulent que les utilisateurs puissent télécharger ou acheter leurs applications. Or, une enquête menée entre 2015 et 2017 par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), a mis en lumière que les startups françaises sont forcées d’accepter les contrats proposés par Google et Apple, sans marge de négociation sur leur contenu, sous peine de voir leur application refusée. Plus grave selon Bruno Le Maire, « tous deux peuvent modifier unilatéralement les contrats«. Effectivement, Google et Apple peuvent proposer des modifications du contrat, mais les développeurs sont forcés de les accepter sous peine de voir leur application retirée du magasin applicatif. Un phénomène d’ubérisation qui va toucher de plus en plus l’économie française. L’intermédiation par les GAFA met en fait en situation de dépendance les producteurs et distributeurs menacés à terme dans leur existence même car il sera toujours possibles de substituer d’autres produits à la production française.  Notons que les Gafa, en plus,  évitent de payer des impôts sur leurs profits !

 

Popularité, Macron au plus bas dans les sondages, pourquoi ?

Popularité, Macron au plus bas dans les sondages, pourquoi ?

57% des français  ont  une mauvaise opinion du président de la République, soit 4 points de plus qu’en février soit le  score le plus bas  depuis son arrivée à l’Elysée (Enquête exclusive BVA-La Tribune-Orange-RTL) (*).Personne ne peut juridiquement contester la légitimité de Macron.  il faut mettre au crédit de Macron sa volonté de réforme, son dynamisme qui rompt avec le passé, sa détermination surtout dans le domaine économique. Alors pourquoi cette baisse ? Tout simplement parce que cela ne suffit pas et que qu’ président de la république ne peut se comporter comme le parton d’une Start-up qui décide tout et tout seul.  La nette baisse de popularité de Macron justifie qu’on s’interroge sur ses faiblesses. Indéniablement, ce président rompt avec les postures politiques précédentes en refusant notamment le clivage artificiel droit gauche. Son principal atout est sa jeunesse, sa compréhension du monde moderne et sa volonté réformatrice. Pour autant l’intéressé ne manque pas d’insuffisances.

 

1-Une vision trop centraliste

 

Bien que libéral, Macron ne peut se débarrasser de sa vision d’énarque. Du coup,  tout procède de Paris, doit être décidé à Paris et la loi est l’outil suprême de modernisation. Une vision finalement très jacobine.  Macron a notamment raté la décentralisation de la négociation au niveau de l’entreprise que réclamait la CFDT il a aussi manqué la régionalisation car les nouveaux espaces territoriaux sont surtout administrés par les préfets).

 

2-Une vision trop techno

Macron connait la problématique économique et financière. Mais une vision macro économique qui n’est pas articulée avec une approche micro. Ces réformes globales souffrent d’un manque d’adaptation aux réalités économiques et sociales notamment des PME

 

3-un président des riches.

 C’est l’image qui lui colle à la peau du fait qu’il n’a pas su équilibrer les mesures prises en faveur des catégories aisées et des mesures destinées aux moins favorisés. Le dernier exemple en date est évidemment celui de retraité avec les ponctions fiscales de la CSG qui atteignent bien au-delà des catégories aisées.-

 

 

 

4-Un président méprisant  la concertation.

 

Le président a largement affaibli toute opposition politique ; dans ce domaine pour l’instant, l’horizon est complètement dégagé. Par contre dans les champs sociaux et sociétaux, Macron utilisent la même stratégie du bulldozer en marchant sur le ventre des corps intermédiaires y compris du Parlement. D’ailleurs le gouvernement ne parle pas de négociation mais de concertation à chaque réforme. En gros, les interlocuteurs convoqués ne sont pas là pour modifier une orientation mais pour être informé éventuellement faire part de contre propositions  mais dont il ne sera pas tenu compte.

 

5-Un président des villes, pas des champs

 

Elevé  au lait  anglo-saxon (avec des expressions anglaises en toutes circonstances pour manifester cette modernité), pétri de technologie d’information et nourri de cultures hyper urbaines,  Macron ne  voit le développement de la France qu’à travers les grandes métropoles. Cela accentue la désertification du  territoire. La crise de l’agriculture, la suppression des bureaux de poste, des petits hôpitaux, des lignes SNCF, la limitation de vitesse idiote à 80 km/h partout et surtout l’objectif général de super Métropolisation font émerger un mécontentement grandissant dans les petites villes et les zones rurales

 

6- Un président politiquement hors-sol

 

Dernière faiblesse celle qui consiste pour Macron à adopter davantage une posture de monarque républicain que d’un président  d’Etat démocratique. Macron décide seul et de tout. Il ne tolère aucune contestation au sein du gouvernement ou au sein de la majorité parlementaire. Son parti en marche est une illusion. Ce parti n’a aucun rôle, aucune structure, aucune fonction de proposition. De ce fait,  le pouvoir central manque de retour de l’opinion locale, d’où des  orientations  trop technocratiques. Macron et son gouvernement doivent  non seulement entendre mais écouter les critiques, les sujétions, les propositions sinon il court le risque de retomber lourdement et aussi vite qu’il est monté au zénith.

 

7- un président condescendant

 

Le président est sans doute un bon technicien de l’économie mais sa dimension sociétale et affective manque d’épaisseur. Le président n’est pas un praticien de l’introspection. Bref, il est un peu trop sûr de lui d’autant qu’il s’enivre un peu de son propre parfum. Il a tendance à prendre le français moyen avec une certaine condescendance  et il adopte un profil donneur de leçons un peu limite. Un défaut général chez les techno d’en Marche qui ont un peu tendance à considérer qu’ils ont  seuls raison et que les autres ne comprennent rien.

 

La réussite de Macron et de son gouvernement est un impératif sinon il est vraisemblable que la France sera livrée en cas d’échec aux extrémistes et autres populistes. C’est rendre service à Macron et à la France que de souhaiter que son gouvernement reprenne contact avec la terre. La baisse de popularité et les résultats d’élections partielles constituent un rappel à l’ordre de la réalité.

 

 

Contestation sociale : Macron tient bon….. Mais pas dans les sondages

Contestation sociale : Macron tient bon….. Mais pas dans les sondages

 

Il toujours de bon ton pour un gouvernemenet de déclarer qu’il n’est pas impressionné par la mobilisation sociale ou par les baisse de popularité dans les sondages. Reste qu’il devra quand même en tenir compte. Macron dispose indiscutablement de la légitimité juridique par contre on ne peut se passer de la légitimité politique. Or il faut rappeler que Macron a été élu avec la même ambigüité que ses prédécesseurs. Chirac n’a pas été élu par adhésion à son programme mais par rejet  de  Jean Marie Le Pen, Hollande n’a pas été élu sur ses propositions mais par rejet de Sarkozy. Macron  a aussi été choisi par rejet de Marine Le Pen. Sans doute un quart des Français adhéraient réellement à ses propositions. D’où la nécessite de faire avec les acteurs économiques et sociaux, c’est à dire de tenir compte de leurs positions.   “Ces contestations ne sont pas de nature à conduire le gouvernement à revenir sur les engagements qui ont été pris durant la campagne et sur ce qui a d’ores et déjà commencé à être mis en œuvre”, a cependant  déclaré Macron  lors d’une conférence de presse à Bruxelles au côté d’Angela Merkel. Prié de dire quel serait l’impact des mouvements sociaux sur sa capacité à réformer l’Europe, le président français a déclaré après un Conseil européen : “l’impact n’existe pas”. Sans doute une inflexibilité de jeunesse chez celui qui jusque-là marchait un peu sur les nuages  mais qui devra redescendre sur terre, c’est à dire accepter des compromis car pour changer uen pays il convient toujours mieux, comme en Allemagne, de rechercher l’adhésion des acteurs. Pour preuve Darmanin commence à lâcher. Certes, il a confirmé le gel du point d’indice mais a concédé qu’ “Il y a des agents dans la fonction publique qui sont payés correctement et d’autres qui sont effectivement mal payés”, a-t-il dit sur Europe 1 en évoquant un “rattrapage” pour les infirmières ou les agents de catégorie C (la plus basse).

”.

Terrorisme dans l’Aude : encore un acte de taré

Terrorisme dans l’Aude : encore un acte de  taré

 

 

L’acte de terrorisme démontre à l’évidence que la philosophie terroriste est devenu le refuge des asociaux et des tarés,  certains étant par surcroit des délinquants. Cette philosophie du terrorisme convient bien aux primaires et aux marginaux.  L’auteur de l’attentat dans l’Aude, Redouane Lakdim, était connu de la justice pour des faits de droit commun. Il a été condamné par le tribunal correctionnel de Carcassonne en 2011 à une peine d’un mois de prison avec sursis pour port d’armes prohibé, puis le 6 mars 2015 à un mois d’emprisonnement pour usage de stupéfiants et refus d’obtempérer. Il a exécuté sa peine en août 2016 à la maison d’arrêt de Carcassonne.  . L’homme est inscrit au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).  Encore un jeune taré qui ne s’est pas intégré. Certes, on trouvera ici ou là des individus un peu évolués mais la plupart sont des attardés mentaux incapables de s’insérer dans une société moderne, bien entendu  qui n’est pas sans défaut,  mais qui vaut mieux que la dictature d’un pays sous-développé. Comme c’était prévisible les actes de terrorismes vont se développer dans tous les pays et il faudra sans doute attendre un drame de plus grande ampleur encore  pour prendre enfin la mesure de l’enjeu. A cet égard,  le dispositif de lutte  est insuffisant face à cette nouvelle forme de criminalité  qui recrute  parmi les plus tarés. Il faut bien prendre en compte qu’il s’agit d’un phénomène sociétal tout à fait nouveau qui recrute parmi les populations asociales, violentes souvent délinquantes en mal  de repères, d’insertion sociale et culturelle. Des paumés, des malades, des criminels. Or l’entourage proche est souvent le plus à même pour détecter les terroristes potentiels du fait de l’évolution des comportements des intéressés. Des mesures dans ce sens ont été prises mais elles ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Faut-il rappeler que la France a  fourni le plus grand contingent d’islamistes radicalisés ( autour de 1000) et qu’il existe certaines des dizaines de fous susceptibles d’agir sur le territoire. Il faudrait une autre organisation, d’autres moyens pour endiguer le phénomène. Notamment mettre en place une véritable vigilance citoyenne pour quadriller tout le territoire et qui permette d’agir avant l’irréparable. A cet égard, le dispositif juridique et opérationnel actuel  est obsolète face à cette nouvelle forme de criminalité  qui recrute  parmi les plus déséquilibrés.

Corse : pas d « autonomie » dans la Constitution

Corse : pas  d « autonomie » dans la Constitution

  • Sans surprise  Le mot « autonomie » ne sera pas écrit dans l’article qui doit inscrire la Corse dans la Constitution, a annoncé dimanche la ministre Jacqueline Gourault, la « Madame Corse » du gouvernement. On peut sans doute convenir qu’il est souhaitable de déléguer davantage de responsabilité aux régions en général, leur donner une certaine autonomie notamment pour le développement économique mais on ne peut évidemment leur donner une exemption totale en matière de fiscalité. Un texte des autonomiste corses rappelle l‘alpha et l‘oméga des revendications nationalistes : “Cette résolution solennelle entend demander à l‘Etat un dialogue sans tabou pour aller vers cette révision constitutionnelle”, avait  expliqué le patron de l‘exécutif corse qui réclame une dérogation au droit commun en matière de foncier, de langue et de fiscalité, une réévaluation des ressources techniques et financières de la collectivité corse et enfin le rapprochement des prisonniers politiques. Il est clair que Macron va décevoir les indépendantistes et autres nationalistes. En effet rien que sur le plan financier, la Corse bénéficie déjà de nombreuses exemptions fiscales « un maquis fiscal » pour la Cour des Comptes. On se demande bien pourquoi il faut une référence à la Corse dans la constitution d’autant que précisément l’objectif de certains indépendantistes comme Talamoni est  de quitter la France et sa constitution. Si l’on devait modifier la constitution, on voit mal pourquoi il ne serait pas fait allusion aux autres régions. En effet ce qui ce pose en Corse, c’est-à-dire une plus grande autonomie, se pose tout autant sinon davantage les autres régions françaises. La France est un des rares pays hyper centralisé ;  tout dépend de l’Etat même si une certaine décentralisation s’est réalisée mais une décentralisation qui n’a fait que rajouter des couches au millefeuille administratif et politique sans donner de vrais pouvoirs territoriaux. D’une certaine manière en France,  la totalité des collectivités locales sont sous tutelle des préfets et de leurs services même la plus petite des communes. Les administrations centrales présentes localement font d’ailleurs double emploi avec les administrations territoriales qui ont augmenté leurs effectifs d’environ 50 % en une vingtaine d’années. Il n’y a toujours pas de véritable politique économique régionale. La meilleure preuve c’est que l’État tout dernièrement  envisage m^me de rapatrier au niveau national la question de l’apprentissage. Le poids de l’État est encore essentiel dans nombre de champs économiques et sociaux. Ce pose la problématique d’un État fédéral en France comme il en existe ailleurs notamment en Allemagne ou en Espagne. C’est le rapport de l’État aux régions, la reconnaissance des régions qui peuvent figurer dans la constitution et non seulement la Corse.

L’objet social des entreprises dans le Code civil sera modifié

L’objet social des entreprises dans le  Code civil sera modifié

 

Pour résumer la problématique environnementale et la problématique sociale seront évoquées dans la révision du code civil relative à l’objet social des entreprises mais sans obligation de résultats donc sans contrainte. De quoi rassurer le patronat qui n’était guère chaud. Dans leur rapport, Nicole Notat et Jean-Dominique Senard n’ont pas proposé de modifier l’article 1832 du Code civil (qui fixe le but lucratif de la société) mais ont suggéré de compléter l’article 1833 pour préciser qu’au-delà de “l’intérêt commun des associés”, chaque société “doit être gérée dans son intérêt propre, en considérant les enjeux sociaux et environnementaux de son activité”. Comme proposé dans le rapport, la possibilité sera aussi ouverte pour les “entreprises qui le souhaitent de se fixer des objectifs sociaux et environnementaux et de les retranscrire dans leurs statuts”. Alors que la perspective d’une évolution de la définition de l’entreprise dans le Code civil faisait figure d’épouvantail pour le patronat, qui craignait notamment la multiplication des contentieux, il assure que le gouvernement veillera à ce que la “la rédaction retenue n’introduise pas d’insécurité juridique”.  Le Code civil sera donc modifié pour y inscrire la nécessité pour les entreprises de prendre en compte leurs impacts sociaux et environnementaux, a annoncé dans Le Monde paru lundi le ministre de l’Economie et des Finances, qui souhaite élargir le champ de l’obligation de la représentation des salariés. Bruno Le Maire précise dans une interview les pistes que le gouvernement à retenues du rapport sur la place de l’entreprise remis vendredi par Nicole Notat, présidente de l’agence de notation sociale Vigeo Eiris et ex-secrétaire générale de la CFDT, et Jean-Dominique Senard, président de Michelin. Ces arbitrages ont vocation à alimenter un des volets du projet de loi “Pacte” (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), qui doit être présenté en conseil des ministres le 18 avril. “Nous proposerons (…) dans ‘Pacte’ une modification du Code civil”, car “aucune entreprise ne peut plus envisager son succès et son profit sans considérer les impacts de son activité”, déclare Bruno Le Maire. Selon lui, cette modification du Code civil – qui date de 1804 et dans lequel le mot “entreprise” ne figure pas -“sera aussi dans l’intérêt des entrepreneurs”.

 

 

Taxes importations Etats-Unis : Trump va se tirer une balle dans le pied

Taxes importations Etats-Unis : Trump va se tirer une balle dans le pied

Contradictoire et excessif Trump fait du Trump. Une annonce tonitruante et ensuite une rectification du tir pour ne pas se tirer uen balle dans le pied. Certes on ne peut reprocher au États-Unis de faire dans le patriotisme économique d’autant plus que leur balance commerciale est très déséquilibrée non seulement vis-à-vis de la Chine évidemment mais aussi de nombreuses autres zones notamment l’Europe. MaisTrump ne fait pas dans le patriotisme économique (que pratiquent  à peu près tous les pays notamment l’Allemagne ou encore le Japon et la Chine) mais dans le nationalisme économique, c’est-à-dire le repli économique qui conduit tout droit au nationalisme politique et à la guerre. Avec les taxes qu’il propose Trump  pourrait bien se tirer une balle dans le pied. En effet aujourd’hui l’économie se caractérise par la complexification des processus de production qui consistent  à assembler des systèmes de production répartie dans différents pays. Pratiquement,  aucune production un peu sophistiquée n’est pure nationalement. Elle intègre toujours des importations. C’est vrai pour les États-Unis, comme pour la France comme pour la plupart des pays. Du coup,  les intrants vont être affectés d’une taxe nouvelle qui viendra affaiblir la compétitivité des produits finis. En clair,  cela va plomber les exportations et pouvoir d’achat aussi  bien des ménages que des entreprises. Bref,  une balle  dans le pied. Du coup il est vraisemblable qu’après avoir fait dans le nationalisme économique pour contenter ses électeurs, Trump devra accepter de nombreuses exceptions et pas seulement avec le Canada ; sinon  en retour il  subira des mesures de rétorsion qui viendront elles aussi affaiblir la compétitivité  des États-Unis. De toute évidence, Trump un peu difficulté  à comprendre la complexité de l’économie actuelle.

Réchauffement climatique dans la Constitution : pour quoi faire ?

 

On peut légitimement se demander ce qu’apporte l’inscription de la lutte contre le réchauffement climatique dans la constitution hormis l’opération de com. Cela d’autant plus que «  la préservation de l’environnement »  y figure déjà. La modification envisagée de la constitution ressemble à une auberge espagnole : un poil de réchauffement climatique, un poil de Corse (mais pas trop) et une réforme concernant les élus. Pourquoi pas aussi ajouter la lutte contre la pauvreté, la défense de la langue française ou encore la lutte contre la drogue. On pourrait multiplier les sujets sociétaux qui ont une légitimité à figurer dans la constitution. Mais ces ajouts, sauf pour ceux concernant les élus, ne servent pas à grand-chose. Il ne faudrait pas qu’on change la constitution et qu’on en fasse un réceptacle des préoccupations politiques du moment. On objectera que la constitution française a été modifiée de très nombreuse fois contrairement à d’autres pays où elle ne bouge jamais. Ou peu. Mais la France a toujours besoin de se rassurer et décrire surtout quand elle n’est pas vraiment convaincue de ce qu’elle promet.  Emmanuel Macron souhaite donc inscrire la lutte contre le changement climatique dans l’article 34 de la Constitution dans le cadre de la réforme à venir des institutions, déclare-t-on à l’Elysée, où l’on confirme une information du Journal du dimanche.

La loi fixe les règles concernant :

-les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques ; la liberté, le pluralisme et l’indépendance des médias ; les sujétions imposées par la Défense nationale aux citoyens en leur personne et en leurs biens ;

-la nationalité, l’état et la capacité des personnes, les régimes matrimoniaux, les successions et libéralités ;

-la détermination des crimes et délits ainsi que les peines qui leur sont applicables ; la procédure pénale ; l’amnistie ; la création de nouveaux ordres de juridiction et le statut des magistrats ;

-l’assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions de toutes natures ; le régime d’émission de la monnaie.

La loi fixe également les règles concernant :

-le régime électoral des assemblées parlementaires, des assemblées locales et des instances représentatives des Français établis hors de France ainsi que les conditions d’exercice des mandats électoraux et des fonctions électives des membres des assemblées délibérantes des collectivités territoriales ;

-la création de catégories d’établissements publics ;

-les garanties fondamentales accordées aux fonctionnaires civils et militaires de l’Etat ;

-les nationalisations d’entreprises et les transferts de propriété d’entreprises du secteur public au secteur privé.

La loi détermine les principes fondamentaux :

-de l’organisation générale de la Défense nationale ;

-de la libre administration des collectivités territoriales, de leurs compétences et de leurs ressources ;

-de l’enseignement ;

-de la préservation de l’environnement ;

-du régime de la propriété, des droits réels et des obligations civiles et commerciales ;

-du droit du travail, du droit syndical et de la sécurité sociale.

Les lois de finances déterminent les ressources et les charges de l’Etat dans les conditions et sous les réserves prévues par une loi organique.

Les lois de financement de la sécurité sociale déterminent les conditions générales de son équilibre financier et, compte tenu de leurs prévisions de recettes, fixent ses objectifs de dépenses, dans les conditions et sous les réserves prévues par une loi organique.

Des lois de programmation déterminent les objectifs de l’action de l’État.

Les orientations pluriannuelles des finances publiques sont définies par des lois de programmation. Elles s’inscrivent dans l’objectif d’équilibre des comptes des administrations publiques.

Les dispositions du présent article pourront être précisées et complétées par une loi organique.

 

Si un réferendum est envisagé sur des modifications aussi différentes, la question risque d’être relativement confuse et la réponse encore davantage.

SNCF: le député Hervé Berville d’en Marche patauge encore dans la semoule

SNCF:   le député Hervé Berville d’en Marche patauge encore dans la semoule

Hervé Berville, député et porte-parole de la République en marche qui s’est surtout signalé par son ignorance de l’existence de la prime de Noel (il pensait même qu’elle était destinée aux députés !) a fait encore dans le délire verbal sur BFM en parlant d’un sujet dont il ignore tout : la SNCF. Il a d’abord affirmé que le président faisait ce qu’il avait annoncé dans sa campagne. Or il n’a jamais été question d’ordonnances dans cette campagne et le sujet a à peine été traité par Macron durant cette période. Ensuite,  il a affirmé que les investissements SNCF augmenteraient de 50%. Financé par qui ? Comment ? Par l’emprunt nécessairement.  C’est le contraire qu’a proposé Spinetta justement, réduire la capacité d’emprunt et donc l’endettement. En plus de ses erreurs et approximations, le porte parole d’En marche n’a cessé d’adresser des louanges au gouvernement. Un torrent de banalités, de contre vérités et d’éloges complaisants pour Macron  qui témoigne évidemment qu’en marche a recruté par petite annonces des députés le plus souvent sans expérience sociale et politique.

Exemple des banalités :

« Les ordonnances, c’est uniquement pour des sujets urgents, et la mobilité quotidienne nous semble être un sujet urgent », justifie Hervé Berville, député et porte-parole La République en marche, « Il y a des choses qui ne sont plus acceptables, il y a nécessité d’aller vite. Mais on va les limiter au maximum aux choses techniques », promet l’élu. Hervé Berville assure que  »cela n’empêche pas d’avoir une discussion parlementaire et des concertations. Mais il faut agir. On ne peut plus se satisfaire de la situation actuelle, tout le monde a conscience qu’en matière ferroviaire il nous faut une politique plus efficace et qui réponde aux enjeux de demain ». ! Les députés d’En marche apprennent vite la langue de bois.

Système U : dans la gueule du loup Amazon ?

Système U : dans la gueule du loup Amazon ?

On comprend bien que la grande distribution veuille développer la vente  rendue à domicile. Mais les alliances qui se nouent avec de grandes plateformes étrangères pourraient bien constituer uen sorte d’entrée du loup dans la bergerie. Une fois que les grandes plates formes auront maitrisé le portefeuille clients, elles pourront commercialiser d’autres produits, d’autres marques, d’autres origines et d’autres distributeurs.  D’une certaine manière, les grandes plateformes internationale, pourraient ubériser la distribution et mettre donc la grande distribution en situation de dépendance. Par exemple, Système U poursuit des discussions sur une éventuelle alliance avec Amazon, a déclaré mercredi le président du groupement de commerçants indépendants.  Un tel accord permettrait à Amazon d‘avoir accès à la centrale d‘achat de Système U, mise en commun avec celle d‘Auchan, une nécessité pour le service “Prime Now” de livraison express d‘Amazon qui doit trouver des accords d‘approvisionnement qui lui ont été jusqu‘ici refusés. L‘accord pourrait aussi voir Système U offrir ses produits de marque propre sur le site d‘Amazon. Les manoeuvres d‘approche d‘Amazon témoignent des ambitions du géant américain du e-commerce dans l‘alimentaire et obligent les distributeurs à accélérer leur transformation digitale. Leclerc, numéro un de la distribution alimentaire en France, avait déclaré à Reuters en octobre 2017 avoir été approché par l‘américain et n‘avait pas exclu de nouer des partenariats avec lui. Face aux ambitions d‘Amazon, les distributeurs ont décidé d‘accélérer le pas dans le digital. Auchan s‘est allié au chinois Alibaba, Casino au britannique Ocado et Carrefour a noué une alliance en Chine avec Tencent et annoncé un plan d‘investissement de 2,8 milliards d‘euros pour rattraper son retard dans le e-commerce. Leclerc a quant à lui annoncé pour les prochains mois un service de vente à domicile à Paris.

Européennes : Hamon renvoyés dans ses baskets par Mélenchon

Européennes : Hamon renvoyés dans se baskets par Mélenchon

Mélenchon a sèchement renvoyé dans ses baskets Hamon qui avait envisagé l’hypothèse d’une liste avec les Insoumis à condition que ce dernier parti modifie sa position sur l’Europe. « Même pas en rêve a «  déclaré Mélenchon. En raison évidemment des positions divergentes des deux leaders sur l’Europe mais surtout en raion des rapports de force. Mélenchon se considère comme le leader incontestable de la gauche après presque 20% aux présidentielles quand Hamon mandaté par le PS n’ fait que 6.5%. Les prévisions laissent encore espérer une différence notoire entre Hamon et Mélenchon d’après une enquête d’Ifop réalisée en décembre 2017. Hamon n’est pas même testé. Pas étonnant car sur les 6.5% obtenus aux présidentielles, il ne peut espérer que de l’ordre de 2 à 3% aux européennes Enquête IFOP :

 

Si dimanche prochain devaient se dérouler les élections européennes, pour laquelle des listes suivantes y aurait-il le plus de chances que vous votiez ? – En pourcentage des suffrages exprimés – Une liste d’extrême gauche …………………………………………………………………………… 1 •

La liste du Parti Communiste soutenue par Pierre Laurent ……………………………….  . 2 •

La liste de La France Insoumise soutenue par Jean-Luc Mélenchon ……………………. 14 •

La liste du Parti Socialiste ……………………………………………………………………………..  . 8 •

La liste d’Europe Ecologie Les Verts soutenue par David Cormand …………………….   4 •

La liste en Marche et du Modem soutenue par Christophe Castaner                             26 •

La liste d’Agir et de l’UDI ………………………………………………………………………………. 3,5 •

La liste des Républicains soutenue par Laurent Wauquiez ………………………………… 12 •

La liste de Debout La France soutenue par Nicolas Dupont-Aignan ……………………. 6 •

La liste du Front National soutenue par Marine Le Pen …………………………………….. 17 •

La liste de% aux européennes. Les  Patriotes soutenue par Florian Philippot ………… 2

La liste de l’UPR soutenue par François Asselineau ………………………………………….. 1,5 •

 

 

«Renoncer à nos idées pour avoir un accord? Même pas en rêve!», lui, a argumenté mardi le leader de La France insoumise dans un entretien consacré à La Provence . «Il a posé un acte stupéfiant: il a tenu une réunion en Grèce avec Syriza où ils ont affirmé la “volonté d’en finir avec l’Europe de l’austérité”. Tout ça une semaine après un nouveau plan d’austérité et la limitation du droit de grève par Tsipras! Après quoi il dit qu’il nous laisse la porte ouverte si nous changeons de position sur l’Europe», a voulu ironiser Jean-Luc Mélenchon.

Pesticides dans 72% des fruits

Pesticides dans 72% des fruits

Pas une découverte mais une confirmation et cela ne améliore pas. Plus de 72% des fruits et 41% des légumes testés par les services de la Répression des fraudes pendant ces cinq années contenaient des résidus de pesticides. Côté fruits, le record est détenu par le raisin avec près de 90% des échantillons positifs, suivi des agrumes et des cerises. Les moins touchés sont les kiwis : un peu plus d’un quart des fruits testés contenaient des  pesticides. Pour les légumes, c’est dans les céleris branches et les herbes fraîches qu’on en trouve le plus (dans environ huit échantillons sur dix). Les betteraves et les asperges sont en revanche en queue de peloton.  Plus inquiétant encore, le dépassement régulier des seuils réglementaires. C’est le cas dans 7% des cerises testées, et, côté légumes, dans 30% des échantillons d’herbes fraîches. L’étude permet ainsi de suivre l’évolution de la présence des pesticides sur cinq ans, avec malheureusement peu ou pas de progrès.

Johnny Hallyday : ou le déchirement trop classique dans certains héritages

Johnny Hallyday : ou le déchirement trop classique dans certains héritages

François de Singly, sociologue de la famille, chercheur au Centre de recherche sur les liens sociaux (Cerlis) tente d’expliquer ces déchirements par le lien affectif, élément sans doute mais qui ne peut dominer la cupidité grandissante avec l’âge de certains héritiers (en moyenne vers la soixantaine compte tenu de l’allongement de la durée de vie). Interview France info

 

Franceinfo : Pourquoi l’héritage occupe une place centrale dans nos familles ?

François de Singly : Dans les familles contemporaines, l’héritage a une place importante, mais pas forcément centrale. Historiquement, il était primordial car il signifiait l’accès au travail. Si mon père était boulanger, j’attendais qu’il meure pour hériter de sa boulangerie et travailler à mon compte. De la même façon, jusqu’à la fin du XIXe siècle, les parents se mariaient sans amour. Dans les familles bourgeoises, les enfants étaient élevés par les bonnes, les employés. L’héritage des parents était économique.

Depuis le début du XXe siècle, les familles transmettent via l’héritage leurs biens, mais aussi leur amour. Avec l’allongement de l’espérance de vie, les individus héritent plus tard, vers 50-60 ans, ils n’ont généralement plus autant d’attentes matérielles et le curseur se déplace sur l’affectif. La mort, c’est comme dans une séparation de couple. On fait un bilan. On se remémore ce que le défunt nous a donné durant son vivant, ce qu’on lui a partagé et puis finalement on découvre ce qu’il nous lègue. Cela peut être très violent.

Le droit français stipule pourtant que les enfants reçoivent l’intégralité des biens du défunt, sous réserve des droits de l’époux (se) survivant(e) ?

Oui, en France, depuis la Révolution française, le lien de filiation est central, bien plus que le lien conjugal. Les enfants héritent de façon égale de leurs parents. C’est pour ça que le cas de Johnny Hallyday surprend car l’épouse est en position « supérieure » par rapport aux enfants.

Pour de nombreuses familles, le droit français évite au moins les conflits liés aux questions financières. Cependant, imaginez trois enfants dont les parents vieillissent et l’un d’eux s’occupe plus de son père et sa mère. Au moment du décès, tout le monde touche la même somme. La personne qui aura passé cinq ans de sa vie à s’occuper de ses parents n’aura légalement pas le droit de demander plus, mais cela peut être vécu comme une injustice. C’est pour ça que certains écrivent des testaments, pour anticiper ces arbitrages et distinguer leurs héritiers. Il ne faut pas oublier non plus que ces règlements se font souvent dans des moments où les personnes sont déstabilisées par la mort de leur proche, et cela peut exacerber les tensions.

Pourquoi accorde-t-on autant d’importance aux objets ?

Tous les objets que nous possédons ont un symbole, une histoire. Le père de mon épouse était un grand joueur d’accordéon, réputé. Lorsqu’il est mort, les frères et sœurs voulaient tous avoir l’instrument parce qu’il représentait la passion de leur père et l’image qu’ils avaient de lui.

On ne veut pas seulement un objet qui a appartenu à quelqu’un, on veut sa dimension affective. Il y a pleins d’objets, vieux vêtements et meubles, dont les héritiers ne veulent pas et qui finissent à Emmaüs. Si votre père tondait la pelouse par obligation, vous n’allez pas vous battre pour avoir la tondeuse. Mais si c’était un passionné de fleurs, peut-être qu’avoir le sécateur qu’il utilisait tous les jours sera un enjeu. Si on en revient à David Hallyday et Laura Smet, leur demande va dans ce sens. David Hallyday demande une guitare ayant appartenu à son père et Laura Smet a regretté de ne pas avoir hérité d’un disque dédicacé de la chanson Laura, écrite pour elle.

D’ailleurs, les héritiers ne veulent pas tous les mêmes objets. Ils veulent ceux qui correspondent à la relation et l’image qu’ils avaient du défunt. Je crois que la majorité des personnes ne sont pas obsédées par le montant de l’héritage mais par les symboles associés.

Les enjeux de la transmission sont donc à la fois économiques et affectifs…

Et identitaires. Il faut que l’objet dont on hérite corresponde à notre identité actuelle. Je pourrais être très proche de ma mère fervente catholique, mais si je suis très éloigné de la religion et qu’elle me lègue son chapelet, je ne vais pas forcément le garder. Cela va me mettre mal à l’aise, il faut que l’objet soit conforme à ce que j’ai envie d’être aujourd’hui. De la même façon, un objet transmis entre deux générations sera peut-être complètement obsolète pour la troisième. Ce que ma mère va me laisser, ma fille n’en voudra peut-être pas ensuite, et le mettra en vente sur Ebay. Aujourd’hui, l’héritage se transmet encore beaucoup par des logiques de genre. Hériter des bijoux d’une mère pour des filles et perçu comme « normal » mais moins pour les fils. L’héritage suit toujours des logiques de normes sociales.

Les familles aisées sont-elles plus concernées par ces conflits ?

Non, toutes les familles, mêmes les plus modestes, possèdent des objets. On se bagarrera peut-être davantage pour l’héritage économique, mais l’affectif compte tout autant. Vivre avec ses disparus, garder un symbole des défunts, concerne tout le monde.

Au-delà de la répartition économique, pourquoi les héritiers peuvent-ils être en conflit ?

Dans certaines familles, il y a des enjeux de pouvoir qui étaient autrefois régulés par le droit. Il était normal à l’époque que les garçons héritent plus que les filles. Maintenant, celui ou celle qui hérite d’un bien, d’un objet très distinctif, ou à forte valeur, pourra être perçu comme supérieur(e).

L’enfant qui hérite de la propriété familiale sera perçu comme le ou la cheffe de famille, symbolisera la continuité des défunts et quelque part la lignée de la famille. C’est ce qu’on appelle « l’héritier affectif ». Ce statut peut provoquer des querelles.

Pourquoi est-ce souvent plus difficile dans les familles recomposées ?

On questionne dans ces familles la légitimité des héritiers. Est-ce que les enfants d’un premier mariage sont plus légitimes que ceux d’un second ? Si je n’hérite pas, suis-je toujours légitime ? Ai-je donc été aimé comme les autres ? Dans le cas des Hallyday, j’imagine que le sentiment de Laura Smet, en dehors du leg économique, est peut-être d’avoir été oubliée par son père. Pour David Hallyday, il cherche sans doute à rappeler qu’il est vraiment le fils de Johnny Hallyday, même si ce dernier l’a peu éduqué. Ce sont des jugements moraux plus que légaux mais extrêmement lourds dans la construction de soi.

 

 

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