Archive pour le Tag 'dans'

Pollution : 9 millions de morts dans le monde par an

Pollution : 9 millions de morts dans le monde par an

 

Dans un article du monde on apprend que l’Agence européenne pour l’environnement estimait que la pollution est responsable de 9 millions de morts dans le monde. La pollution de l’air serait  à l’origine de plus de 500 000 décès prématurés (avant 65 ans) en Europe par an. Celle publiée vendredi 20 octobre dans la très respectée revue médicale The Lancet porte ce décompte macabre à 6,5 millions à l’échelle de la planète pour la seule année 2015 et à un total estimé à 9 millions en ajoutant les morts liées à la pollution de l’eau et des sols (1,8 million) et en milieu professionnel (0,8 million). Neuf millions, cela représente un décès sur six dans le monde (16 %), relève l’étude qui, pour bien prendre la mesure de la gravité de la situation, note que c’est « trois fois plus que les morts combinées du sida, de la tuberculose et de la malaria ». Ce rapport, le premier du genre à tenter d’évaluer l’impact global de toutes les pollutions au niveau mondial, est issu de la commission « pollution et santé » du Lancet. Il est le résultat d’un projet de deux ans auquel ont contribué plus de quarante experts internationaux spécialisés dans les questions de santé et d’environnement. La plupart (plus de 70 %) des décès attribués à la pollution sont dus à des maladies non transmissibles : pathologies cardiaques, accidents vasculaires cérébraux (AVC), cancers du poumon, broncho-pneumopathies chroniques obstructives (BPCO), maladies gastro-intestinales ou encore infections parasitaires. Si tous les pays sont touchés, ce sont essentiellement les plus pauvres qui paient le prix fort. Environ 92 % des 9 millions de victimes de la pollution se trouvent dans des pays à bas et moyen revenus (où le revenu national brut est inférieur à 12 235 dollars par habitant et par an, selon la classification de la Banque mondiale). Et l’étude précise que dans les pays où l’industrialisation se fait à marche forcée (IndePakistanChineBangladeshMadagascar et Kenya), la pollution peut être responsable de plus d’un quart de tous les décès. Quel que soit le niveau de développement des pays, les effets de la pollution affectent de façon « disproportionnée » les populations les plus pauvres et marginalisées. Les auteurs pointent ainsi une « injustice environnementale » dont sont aussi bien victimes la communauté rom parquée dans un camp de réfugiés sur le site contaminé d’une ancienne mine au Kosovo que les habitants d’un quartier défavorisé de New York exposés aux émissions de gaz de plusieurs dépôts de bus. Au-delà du coût humain, la commission « pollution et santé » du Lancet a également tenté d’évaluer le coût économique. Là aussi, les pays les plus pauvres sont ceux qui paient la plus lourde facture. Ainsi, dans les pays en voie de développement, le rapport estime que les maladies et les décès liés à la pollution représentent en termes de perte de productivité 1,3 % du produit intérieur brut, contre 0,5 % pour les pays industrialisés. Ce pourcentage passe à 8,3 % (contre 4,5 % pour les pays les plus développés) si on prend en compte les dépenses de santé pour un coût total de l’ordre de 4,6 milliards de dollars (3,9 milliards d’euros) par an pour l’économie mondiale, soit 6,2 % de la croissance mondiale. Ce tableau, déjà bien noir, pourrait être encore plus sombre. Les auteurs estiment que leur bilan « sous-estime » la réalité en raison des « nombreux nouveaux polluants chimiques qui restent à identifier »« Plus de 140 000 nouveaux produits chimiques et pesticides ont été synthétisés depuis 1950 », rappelle le rapport. Et, parmi les 5 000 substances les plus utilisées, moins d’un quart ont subi des tests de toxicité et d’évaluation avant leur mise sur le marché lors de la dernière décennie et seulement dans un nombre limité de pays riches. « Malgré ses effets de grande ampleur sur la santé, l’économie et l’environnement, la pollution a été négligée dans les politiques internationales de santé, déplore Philip Landrigan, coresponsable de la commission du Lancet et professeur à l’Icahn School of Medicine at Mount Sinai, à New York. Notre but est de sensibiliser à l’échelle mondiale sur l’importance de la pollution et mobiliser la volonté politique pour la combattre. » Le rapport ne se contente pas de donner l’alerte, il formule aussi plusieurs recommandations : intégrer la pollution dans le plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles de l’Organisation mondiale de la santé, faire de la prévention en matière de pollution une priorité internationale ou encore développer des systèmes de surveillance des effets de la pollution sur la santé.

La Catalogne se dirige dans le mur

La Catalogne se dirige dans le mur

 D’une certaine manière,  les déclarations respectives des responsables de Barcelone et de Madrid apparaissent un peu ubuesques et surtout dangereuses. D’un côté, Madrid ne cesse d’exiger du chef du gouvernement de Catalogne une déclaration pour savoir si ce dernier a déclaré  ou pas l’indépendance. De son côté  le président catalan Carles Puigdemont a confirmé qu’il n’avait pas formellement déclaré l’indépendance de sa région la semaine dernière, tout en disant qu’il pourrait le faire si Madrid décidait  d’appliquer l’article 155 de la constitution qui priverait la Catalogne de son autonomie. Bref,  un vrai dialogue de sourds et une épreuve de force. Il est clair qu’il serait tellement plus  simple que les deux responsables se rencontrent pour mettre fin aux ambiguïtés de formes et parler  du fond ; c’est-à-dire de la nécessité d’organiser le moment venu de nouvelles élections en Catalogne seule porte de salut démocratique pour mesurer le poids réel des indépendantistes. Mais visiblement Madrid a choisi l’épreuve de force. Une perspective très aventureuse cas la mise sous tutelle de la région catalane et l’élimination de fête du président de la région et de l’autonomie ne pourra qu’encourager la tendance indépendantiste. D’un côté comme de l’autre,  on peut dire que les postures sont complètement irresponsables. Personne ne peut dire aujourd’hui quelles pourrait être les conséquences économiques, sociales et politiques d’un tel entêtement. D’un certain point de vue l’Europe,  ne fait pas non plus preuve d’un très grand courage en laissant l’Espagne se débrouiller avec ses problèmes. Certes on comprend bien que la communauté économique reposant sur les Etats ne peut se poser en arbitre officiel. Pour autant de manière officieuse, elle pourrait faciliter la recherche d’un compromis et à tout le moins une  rencontre entre les deux partis. Même Emmanuel Macon si prompt à intervenir sur tout événement international se fait plus que discret sur la question se contentant d’affirmer qu’il soutient l’unité de l’Espagne. S’il veut réellement jouer un rôle moteur en Europe Macron doit se bouger sur cette question. Il pourrait envoyer des émissaires dans les deux camps afin d’abord de vérifier quelles sont les oppositions de fond. Il n’est pas certain en effet que la Catalogne soit en mesure de décider aujourd’hui son indépendance pour preuve certains responsables favorables à cette indépendance estiment  que la décision serait aujourd’hui prématurée. Par contre des questions restent en suspens notamment en matière de fiscalité et la Catalogne est loin de bénéficier du même régime fiscal que le Pays basque. Au final c’est sans doute davantage l’autonomie renforcée qui est en jeu que l’indépendance. Une problématique que les Européens y compris Emmanuel Macon ont un peu de mal à comprendre. Ceux  qui militent pour une Europe encore plus fédérale  devraient aussi comprendre que cette perspective est indissociable d’État eux-mêmes davantage fédéraux. Une perspective difficile à admettre dans une France toujours aussi jacobine à droite, à gauche à l’extrême droit et à l’extrême gauche 

Pesticides dans l’alimentation : 93% inquiets

Pesticides  dans l’alimentation : 93% inquiets

D’après une  enquête de l’IFOP pour WWF, 9 personnes sur 10 font part de leur souhait d’être mieux informées, via l’étiquetage, sur la présence de pesticides dans les aliments. Le désir d’être mieux informé s’étend aussi à la question de la rémunération des agriculteurs.  90% des sondés souhaiteraient la mise en place d’une « transparence complète sur les prix ». L’étiquetage plébiscité indiquerait la part du prix de vente payée au producteur et au grossiste par la grande distribution. Le sort réservé aux agriculteurs est une préoccupation grandissante dans l’opinion. L’enquête révèle que 7 sondés sur 10 se disent prêts à payer plus cher leurs aliments afin de mieux rémunérer les producteurs. En 2010, moins de 6 personnes sur 10 se disaient prêtes à une telle concession. Les produits certifiés « bio » sont ainsi plébiscités par les sondés : 62% des personnes interrogées affirment acheter des produits « bio » souvent ou au moins de temps en temps. Une part qui pourrait augmenter à l’avenir, alors que 72% des sondés affirment être prêts à augmenter la part de produits « bio » dans leur alimentation, à la condition que le budget global de leurs dépenses alimentaires n’augmente pas de ce fait. En 2014, un sondage BVA estimait qu’un français sur quatre seulement achetait des produits biologiques au moins une fois par semaine. Même si les deux études ne se recoupent pas totalement, le sondage commandé par WWF semble ainsi confirmer le souci grandissant, chez le consommateur, de mieux consommer dans une perspective écologique.

Telecom Italia: nouveaux bâtons dans les roues pour Vivendi

Telecom Italia: nouveaux bâtons dans les roues pour Vivendi

 

 

Décidément l’affaire STX maintenant réglée laissera des traces dans les relations entre la France et l’Italie. L’Italie n’a guère apprécié les difficultés et les obstacles créés par le gouvernement français pour empêcher le repreneur italien de devenir majoritaire chez STX. Cela d’autant plus que les investissements français en Italie sont autrement plus importants que les investissements italiens en France. Le ministre italien de l‘Industrie, Carlo Calenda, a dit lundi qu‘il voyait des arguments en faveur du recours par le gouvernement à des prérogatives spéciales (“golden power”) sur Sparkle, filiale de câbles sous-marins de Telecom Italia (TIM). Le gouvernement va examiner s‘il y a des fondements à l‘application de ces prérogatives sur Sparkle, a-t-il dit. Rome a lancé une procédure auprès de Telecom Italia au motif que son principal actionnaire Vivendi, qui détient 24% de son capital, aurait omis de notifier son contrôle de fait de l‘opérateur télécoms, considéré comme un actif stratégique.  Dans un article précédent, nous évoquions les risques de représailles italiennes vis-à-vis des investissements de Vivendi en Italie. Il fallait évidemment s’attendre à des mesures de rétorsion italienne suite à la décision de française de freiner la  prise de capital majoritaire de l’Italie sur STX (chantier naval. il convient en effet de tenir compte des prises de participation financière réciproques dans les deux pays. Au cours des cinq dernières années la France a pris des participations financières d’environ 35 milliards en Italie, inversement les investissements financiers italiens en France ont été  limités à 3 milliards. Du coup, le gouvernement italien met des bâtons dans les roues à Vivendi qui est en train de prendre le contrôle de Telecom Italia puis sans doute de Mediaset.  Vivendi est le premier actionnaire de Telecom Italia avec une participation de 24% dans son capital et détient également 29,9% des droits de vote de Mediaset, ce qui en fait le deuxième actionnaire du groupe de télévision derrière la famille de l’ex-président du Conseil Silvio Berlusconi.  Si l‘enquête conclut que le groupe français contrôle TIM, le gouvernement peut considérer que les conditions sont réunies pour lui permettre d‘exercer des pouvoirs spéciaux. Ceux-ci l‘autoriseraient à imposer une amende, à poser des conditions à Vivendi, voire à opposer son veto à des décisions qu‘il percevrait comme une menace contre les intérêts nationaux.

PS : plus utile dans l’opposition qu’au pouvoir (Cambadélis)

 

C’est un aveu d’impuissance qu’a reconnu Jean-Christophe Cambadélis, l’ex-premier secrétaire du Parti socialiste, sur BFMTV ce dimanche soir. Pour parler clair il a indiqué que le parti socialiste ne servait pas à grand-chose une fois au pouvoir. D’une manière plus générale il a estimé que la logique des institutions de la Ve République plaçait les partis au pouvoir en situation de parenthèses. Pas question en effet de contester la politique du gouvernement voir même de faire des propositions. Cela vaut toutes les formations y compris actuellement avec le parti en marche. Du coup les organisations politiques une fois pouvoir se laisse cannibaliser par une logique de gouvernance souvent technocratique. « Quand vous êtes un parti au pouvoir, le parti ne peut pas faire échec à son propre gouvernement. Vous ne pouvez qu’infléchir, vous ne pouvez pas renverser une orientation politique. »:  »Nous avons été un parti de gouvernement qui a sombré dans la gouvernance (…) Nos électeurs ne nous ont plus suivis parce qu’ils ne voyaient pas où nous voulions aller. »  . Jean-Christophe Cambadélis estime par ailleurs que François Hollande n’était pas prêt à gouverner. « François Hollande était dans une compétition avec Dominique Strauss-Kahn. À l’époque, tout le monde pensait qu’il allait l’emporter (…) Et d’un seul coup, il s’est retrouvé dans une situation de mener sa campagne pour l’élection présidentielle alors qu’au fond il se préparait à être dans un ticket avec Dominique Strauss-Kahn. Il n’avait pas réfléchi, humé, défini (…) ce qui aurait été nécessaire pour la France. » Jean-Christophe Cambadélis observe par ailleurs que la quasi-totalité des parties politiques font reposer leur projet sur une philosophie très centralisatrice (de l’extrême gauche à l’extrême droite). Il oppose à cette philosophie une vision participative très décentralisée car estime-t-il les Français ne veulent pas seulement une politique cohérente mais tout autant être associé à la définition des orientations. Pour lui,  le mouvement en marche du président de la république présente de ce point de vue les mêmes défauts que ceux du parti socialiste et connaîtra à terme le même sort. Bref face à la démarche jacobine de tous les partis politiques,  Jean-Christophe Cambadélis propose une démarche girondine très volontariste. Dommage évidemment que les propositions de Jean-Christophe Cambadélis arrivent un peu tard.

Foot –« Racisme dans l’équipe de France » ! (Nasri)

Foot –« Racisme dans l’équipe de France » !  (Nasri)

 

 

Samir Nasri ne rate jamais uen occasion de tutoyer le ridicule et de s’embourber dans la polémique. Après ses nombreuses saillies concernant son éviction de l’équipe de France, voilà qu’il accuse l’équipe de France d’être raciste au motif que Benzema n’est pas retenu. Faut-il rappeler à Nasri que les joueurs  d’origine étrangère sont majoritaires dans l’équipe de France A, que dans les équipes de jeunes notamment des espoirs 70 à 80%des joueurs  sont d’origine étrangère. En fait Nasri parle pour lui en instrumentalisant Benzema et ne se résout pas à accepter son éviction de l’équipe de France, un sujet qu’il  ne cesse de rabâcher de manière pathétique. En cause pourtant,  un n’état de forme en net déclin qui a justifié sa mise à l’écart à Manchester City puis son transfert. En cause surtout, un n’état d’esprit incompatible avec la recherche d’une harmonie collective dans le vestiaire comme sur le terrain. Cette accusation de Nasri bien que ridicule est grave. Bien entendu cela ne remet pas en cause la qualité de Benzema toujours très performant au Real de Madrid. Mais aujourd’hui la relève est largement assurée par la nouvelle génération en équipe de France. Dans un entretien accordé au Canal Football Club, Samir Nasri est revenu sur l’absence de Karim Benzema en équipe de France depuis l’affaire de la sextape et estime qu’il y a un fond de racisme ambiant qui a joué sur cette décision : «Pour moi c’est oui. Parce que si on écoute le Président Le Graet, lui est ouvert à ce qu’il revienne. Si Mathieu Valbuena était toujours en haut de l’affiche, et qu’il venait en Equipe de France et que l’on ne sélectionne pas Benzema, ok. Parce que l’histoire est entre les deux, et qu’il faut faire un choix, et que l’autre c’est la victime, ok, dans ce cas là oui. Mais aujourd’hui Mathieu Valbuena n’est plus dans l’actualité de l’équipe de France, pourquoi (Benzema) ne reviendrait pas ? C’est aussi simple que ça».

Vivendi toujours dans l’étau STX en Italie

Vivendi toujours dans l’étau STX  en Italie

 

Comme c’était prévisible l’Italie utilise l’arme du chantage pour obtenir la majorité du capital de STX. Rappelons que l’Italie souhaitait  51 % du capital et que la France s’y est opposée. Du coup, Rome envisage des mesures de rétorsion contre Vivendi devenu le première actionnaire avec 24 % de Telecom Italia. -pour cela Le gouvernement italien s‘achemine vers l‘activation de pouvoirs spéciaux (“golden power”) lui permettant d‘intervenir dans des secteurs jugés stratégiques, a déclaré samedi Carlo Calenda, ministre de l‘Industrie alors que Rome s‘inquiète de l‘influence de Vivendi au sein de Telecom Italia. L‘influence croissante du groupe français en Italie est scrutée par les autorités politiques et réglementaires du pays depuis que le groupe de médias s‘est imposé comme le deuxième actionnaire du diffuseur Mediaset, derrière la famille Berlusconi. Le gouvernement italien cherche à savoir si Vivendi a contrevenu à une obligation de notifier un éventuel contrôle effectif de Telecom Italia, considéré comme une entreprise nationale stratégique. S‘il aboutit à la conclusion que Vivendi exerce un contrôle de fait sur Telecom Italia (TIM), il pourrait considérer que les préconditions sont réunies pour lui permettre d‘exercer ces pouvoirs spéciaux. Ceux-ci l‘autoriseraient à imposer une amende, à poser des conditions à Vivendi, voire à opposer son veto à des décisions qu‘il percevrait comme une menace contre les intérêts nationaux. “Nous entrons dans une période où les relations économiques internationales vont se durcir. De ce fait, l‘Italie doit être en mesure de se montrer ferme quand il le faut pour défendre ses propres actifs”, a déclaré Carlo Calenda lors d‘une conférence.”Ceci sera le cas quand finalement, pour la première fois, nous exercerons notre “golden power”, a-t-il ajouté, sans mentionner le nom de Vivendi. , pourrait se voir infliger une amende de 298 millions d‘euros dans ce dossier, a rapporté samedi le quotidien La Repubblica. Le journal Il Sole 24 Ore rapporte pour sa part dimanche que les discussions se poursuivent en coulisses. Le différend au sujet de Telecom Italia intervient dans un contexte de tensions plus large entre Rome et Paris au sujet du secteur industriel, créé par la décision française d‘empêcher les chantiers navals italien Fincantieri de prendre le contrôle STX France. Il est clair qu’ ‘un accord sur STX permettrait d‘alléger les pressions sur Vivendi concernant ses participations dans Telecom Italia (et Mediaset).

Climat: Les Etats-Unis dans ou hors de l’Accord de Paris ?

Climat: Les Etats-Unis  dans ou hors de l’Accord de Paris ?

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que la position des États-Unis est loin d’être claire. La première hypothèse, c’est que les États-Unis se retirent purement et simplement de l’accord de Paris en contestant tout de cet accord. La seconde consisterait à y rester mais à condition de obtenir des les aménagements pour les États-Unis. La troisième hypothèse serait de mettre en place un plan spécifique pour et par  les États-Unis contribuant à l’accord de Paris- “Le président a déclaré qu‘il était ouvert à la recherche de conditions permettant que nous restions engagés aux côtés des autres sur ce que nous considérons tous comme un problème à résoudre”, a déclaré le secrétaire d‘Etat Rex Tillerson. Donald Trump a annoncé en juin son intention de faire sortir les Etats-Unis de l‘Accord de Paris sur le climat. Mais, avait-il alors ajouté, les Etats-Unis vont entamer des négociations, ou bien pour revenir dans l‘accord, ou bien pour “entrer dans une nouvelle transaction sur des termes qui soient équitables pour les Etats-Unis, leurs entreprises, leur salariés, leur population, leurs contribuables». Selon Rex Tillerson, c‘est Gary Cohn, principal conseiller économique de Donald Trump, qui est chargé de la question de l‘Accord de Paris. “Je pense que l‘idée, c‘est que Cohn envisage d‘autres moyens, par lesquels nous pouvons coopérer avec les partenaires de l‘Accord de Paris sur le climat. Nous voulons être productifs. Nous voulons être utiles”, a dit Tillerson. Le même son de cloche est venu, dimanche, de la chaîne ABC où le conseiller américain à la sécurité nationale, H.R. McMaster, a dit lui aussi que Donald Trump était ouvert à “toute discussion qui nous aidera à améliorer l‘environnement”.

VW : 20 milliard d’investissement dans l’électrique

VW : 20 milliard d’investissement dans l’électrique

20 milliards au lieu de 10 prévus pour financer  80 nouveaux modèles électriques dans les différentes marques du groupe d‘ici 2025, et non plus une trentaine, et proposer une version écologique de chacun de ses 300 modèles d‘ici 2030. “Une société comme Volkswagen doit montrer la voie et non pas suivre”, a déclaré le président du directoire Matthias Müller à la presse, à la veille de l‘ouverture du salon automobile de Francfort. “Nous préparons le terrain à la percée finale de l‘e-mobilité.” Le modèle baptisé I.D. de Volkswagen sera en concurrence avec la moins chère des voitures de Tesla, la Model 3, commercialisée au prix de 35.000 dollars (29.245 euros).de son coté,  Daimler a annoncé ce même lundi s’être fixé comme nouvel objectif d’économiser quatre milliards d‘euros d‘ici 2024-2025, le constructeur automobile allemand espérant par là compenser le manque à gagner lié à sa décision de basculer plus franchement dans les véhicules électriques. BMW a annoncé jeudi dernier être prêt à lancer la production de masse de véhicules électriques d‘ici 2020 et qu‘il disposerait dans son catalogue de 12 modèles entièrement électriques d‘ici 2025. Tesla a commencé en janvier la production massive de composants de batteries dans sa propre usine du Nevada, dont l‘objectif est d‘atteindre une capacité de production de batteries de 35 gigawatt-heure. VW annonce  la production significative  en 2020 d‘une compact électrique  dans le style de la Golfe dotée d‘une autonomie de 600 km. D’ici 10 à 15 ans environ le marché d’électrique prendra nettement le pas sur les véhicules à combustion classique dans le monde.

Au moins la moitié des syndicats FO dans la manif du 12

Au moins  la moitié des syndicats FO dans la manif du 12

 

JC Mailly a du mal à se faire entendre de ses structures dont au moins la moitié participera à la manif du 12. Du temps et de l’argent perdu estime toutefois la confédération qui éprouve des difficultés à convaincre de son virage réformiste. Un virage sans doute nécessaire car la posture protestataire de FO par principe a surtout bénéficie à la CFDT devenue première organisation dans le privé. Plus d‘une dizaine de fédérations et une cinquantaine d‘unions départementales ont invité leurs membres à participer aux mobilisations organisées par la CGT, Solidaires et la FSU mardi prochain, a confirmé un cadre de Force Ouvrière. Certaines, comme la Fédération nationale de l’enseignement (FNEC-FP), la Fédération des services publics et des services de santé (avec le syndicat FO AP-HP) et la Fédération nationale transports et logistique (FO-UNCP) ont appelé à des grèves. D‘autres, comme FO Commerce ou la FAGE (Fédération de l‘administration générale de l‘Etat) disent seulement soutenir les actions. “Les appels aux manifestations n‘arrêtent pas de tomber. Ça va continuer”, a dit à Reuters Christophe Le Comte, le secrétaire de la section fédérale du Commerce, qui dit vouloir que le mouvement de mobilisation s‘inscrive dans la durée. Le secrétaire général, Jean-Claude Mailly, avait pourtant dit ne pas vouloir participer au mouvement de contestation afin, selon lui, de conserver ses “forces” pour les concertations sur l‘assurance chômage. Ce deuxième chantier de réformes doit commencer le 2 octobre, selon le syndicat. Haussant le ton, Jean-Claude Mailly s‘est justifié jeudi devant ses sympathisants. “Nous, pendant trois mois, on s‘est battu. On ne s‘est pas battu publiquement dans la rue mais il faut se battre au moment où on peut discuter”, a-t-il dit lors d‘un meeting à Marseille, dans une vidéo diffusée par le journal La Marseillaise. “On estime que le gouvernement ne bougera pas. Les salariés vont perdre une journée de salaire à faire la grève. Ça ne nous semble pas raisonnable”, dit-on à FO. “Mais notre système est très décentralisé. Les unions départementales peuvent passer outre.”

Public : retour attendu du jour de carence dans le public

Public : retour attendu du jour de carence dans le public

 

Pourquoi tout simplement ce que les agents de la fonction publique sont plus souvent absents pour cause de maladie que ceux du secteur privé. Les salariés du privé enregistrent en moyenne 16,6 jours d’absence pour raison médicale mais ce chiffre atteint 20 jours  pour les fonctionnaires et plus de 25 jours pour ceux de la fonction publique territoriale.  Gérald Darmanin, le ministre des Comptes et de l’Action publique, veut donc rétablir le jour de carence dans la fonction publique à compter de 2018. Cette décision, qui figurait dans le programme de campagne d’Emmanuel Macron et qui rétablit une certaine équité avec le privé, a tout son sens. Le jour de carence, qui empêche d’être payé le premier jour d’arrêt maladie, avait été instauré par le gouvernement Fillon en 2012, avant d’être supprimé par François Hollande en 2014. Selon une étude Ayming-TNS Sofres, les salariés français du secteur privé ont, en moyenne, été absents pour maladie 16,6 jours en 2015. Par rapport à 2014, cette tendance reste stable. Le taux d’absentéisme en France s’est établi en moyenne à 4,55% en 2015, selon le huitième baromètre du groupe de conseil Ayming, portant sur une base de 26.230 entreprises (plus de 960.000 salariés). 16,6 jours d’absence pour raison médicale, est-ce beaucoup? A titre de comparaison, dans la fonction publique territoriale, les arrêts maladie déposés en 2015, représentaient 25,8 jours par agent, selon une étude de Sofaxis.   Le titre de champion est détenu par l’Italie avec un nombre de jours d’arrêt maladie dans le privé qui a atteint 19 jours, en moyenne, en 2014. Et, particularisme italien, ce chiffre est moins élevé dans le secteur public (17,9 jours d’absence pour cause médicale, en moyenne). Si la France et l’Italie affichent des performances presque équivalentes, on note néanmoins de fortes disparités dans les autres grands pays d’Europe :Espagne : 10,7 jours (en 2015),Allemagne : 15,2 jours (en 2015), Italie : 19 jours dans le privé et 17,9 dans le public (en 2014),Belgique: 14 jours (en 2011),France : 16,6 jours (en 2015),Royaume-Uni : 5,3 jours (en 2015). . Toutes les études sur le sujet aboutissent à la même conclusion: le régime d’indemnisation a une influence significative sur les absences justifiées par un certificat médical. « Le degré de générosité du régime d’indemnisation des arrêts maladie a un impact positif sur la probabilité d’absence au travail, notent les auteurs d’une étude de 2009 sur les absences au travail en Europe parue dans la revue Travail et Emploi. Et les auteurs de préciser: »L’absence est vue comme un moyen pour les salariés d’ajuster à la baisse leur nombre d’heures de travail, lorsque le temps de travail contractuel est supérieur au nombre d’heures souhaité. »Pour les fonctionnaires le nombre de jours de maladie est légèrement supérieur à 20 jours (il existe peu de statistiques sur le sujet). Comme le montre le baromètre très regardé de Sofaxis, un courtier en assurances, le nombre d’arrêts pour 100 agents dans les seules collectivités locales est passé de 70 en 2011 à 62 en 2012 et à 60 en 2013. Puis il est remonté à 65 en 2014 et à 72 en 2015. Le jour de carence a en fait permis de réduire le nombre des arrêts courts et ponctuels qui désorganisent les services.

Turquie dans l’UE : Merkel dit définitivement non

Turquie dans l’UE : Merkel dit définitivement non

De manière encore beaucoup plus nette que Macron, la chancelière allemande dit définitivement non à l’entrée de la Turquie dans l’union européenne. De toute manière, tous les experts étaient persuadés que cette entrée devenait de plus en plus hypothétique avec la dictature qu’installe Erdogan en Turquie. Un Erdogan qui avait même déclaré être prêt à organiser un référendum dans son propre pays pour légitimer sa rupture avec l’union économique. Il n’aura pas besoin de le faire puisque Merkel vient d’annoncer la couleur. Compte tenu des dérives anti démocratiques en Turquie c’est définitivement non pour l’entrée dans l’union économique. De toute manière les négociations étaient depuis longtemps au point mort elles ont commencé en 2005 et non jamais réellement progressé pour envisager sérieusement une candidature. Juridiquement il faudra cependant que Bruxelles se prononce officiellement mais avec la prise de position sans équivoque de Merkel l’union économique européenne devrait suivre. Les propos de la chancelière marquent donc un net durcissement de la position du gouvernement allemand, alors que les sujets de discorde et de tension entre Berlin et Ankara s’accumulent depuis quelque temps. L’Allemagne accuse le pouvoir turc d’avoir mis en détention plusieurs de ses ressortissants, qui possèdent aussi pour certains la nationalité turque, pour des raisons politiques. Elle a déjà pris des sanctions économiques à la suite de ces arrestations. Mais jusqu’ici Berlin avait évité d’aller jusqu’à demander la fin des négociations d’adhésion. Une issue, qui si elle devait être décidée, constituerait un point de non-retour dans les relations avec la Turquie. La chancelière a dit vouloir adopter une « position tranchée » à l’égard du président Erdogan : « De toute façon, avec lui, j’ai l’habitude. »

 

Mailly: « non à des manifs qui mènent dans le mur »

Mailly: « non à des manifs qui mènent dans le mur »

 

Il apparaît de plus en plus clairement que Force ouvrière a totalement changé de stratégie pour passer du camp des contestataires permanents dans celui des réformistes constructifs. En fait,  Force ouvrière a fait le bilan des nombreuses manifestations organisées notamment avec la CGT contre la loi El Khomri. . Un bilan complètement négatif car si effectivement ces  manifestations ont recueilli un certain écho médiatique par contre,  la mobilisation a été particulièrement faible. Pas étonnant dans ces conditions que la CFDT ait ramassée les bénéfices de son positionnement réformiste en devenant le premier syndicat dans le secteur privé. Un positionnement qui il y a quelques dizaines d’années était précisément occupé par Force ouvrière qui a perdu de l’audience en se laissant entraîner dans une dérive gauchiste. Du coup Jean-Claude Mailly qui fait rarement dans la dentelle renvoie la CGT dans ses baskets de contestataires permanents et affirme même que les manifestations contre la réforme du code du travail ne pourront conduire que dans le mur. Jean-Claude Bailly accuse même la CGT d’avoir joué la politique de la chaise vide lors d’une concertation qu’il juge approfondie sur le code du travail. Il fallait « mener la bagarre avant » la fin de la concertation sur la réforme du code du travail et non pas « quand tout est fini », a répliqué dimanche le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, à l’adresse de la CGT. « Ce n’est pas quand tout est fini qu’il faut mener la bagarre », « il fallait la mener avant », a déclaré M. Mailly, dont le syndicat n’entend pas manifester contre les ordonnances du gouvernement, sur le plateau de « Dimanche en politique » sur France 3. Le responsable de FO a dit ne pas avoir « envie d’appeler les salariés à manifester une, deux, trois, quatre, cinq fois pour les envoyer dans le mur », en référence au long et vain combat syndical mené en 2016 contre la loi El Khomri. Son homologue de la CGT, Philippe Martinez, l’avait publiquement interpellé vendredi pour qu’il lui « explique la différence entre la loi travail n°1 et la loi travail n°2″. Affirmant ne « pas avoir de leçon à recevoir », M. Mailly a reproché à la CGT de n’avoir assisté qu’à « 6 ou 7 réunions pendant l’été », quand FO n’a « pas arrêté » de travailler pour améliorer la réforme, ou du moins la rendre plus acceptable. C’est « une différence de fond » qui oppose les deux centrales car, selon lui, « la CGT a toujours plus cru à la loi » là où FO « fait confiance à la négociation ». « Le combat syndical n’était pas trop visible mais il s’est mené pendant 3 mois », a-t-il ajouté. Sur la future réforme de l’assurance-chômage, attendue pour 2018, M. Mailly s’est montré en revanche « très inquiet ». « Ca risque d’être au moins aussi compliqué que le code du travail voire plus », selon le dirigeant de Force ouvrière qui « n’exclu(t) pas, si nécessaire », d’appeler à la mobilisation.

 

 » Le bio trop cher dans la grande distribution ? ! »

 » Le bio trop cher dans la grande distribution ? ! »

Une étude de l’UFC que choisir affirme que les produits bios vendus dans la grande distribution sont en moyenne 170 % plus chers que les produits non bios. Des conclusions très réfutées  par la grande distribution qui conteste que les marges sur ces produits soient plus importantes que sur d’autres mais la vraie question n’est peut-être pas celle  des marges. Il est clair que de toute façon la production bio est forcément moins compétitive que ce qui provient de cultures intensives dopées à l’engrais, insecticides et aux autres  pesticides. En outre, ces cultures exigent davantage de main-d’œuvre. Il est donc normal que les prix du bio soient plus importants que ceux d’autres productions. La vraie question n’est peut-être pas celle mais plutôt de savoir ce qui est bio et ce qui ne l’est pas. En effet environ 80 % des produits bios sont apportées. Il n’est pas certain qu’ils répondent tous aux critères bios français.  Le vrai scandale, c’est  l’insuffisance de l’offre française. Difficile d’affirmer qu’un produit est totalement bio car il faudrait maîtriser tous les éléments de production de la nature de la terre, de la manière de la travailler en passant par la nature des semences et des éléments de nutrition sans parler de l’eau en provenance des sous-sols du ciel qui peuvent eux aussi être porteur de certaines chimiques. Tout ce qu’on peut dire sans doute c’est que  certains produits sont plus bios que d’autres mais sans doute pas 100 % bio. Certes la question des prix n’est pas négligeable mais il s’agit surtout de savoir qu’on achète réellement Évidemment, cette étude suscite des réactions très négatives de la grande distribution.

Fillon reclassé dans l’argent !

Fillon reclassé dans l’argent !

Fillon,  63 ans,  pourrait profiter  tranquillement de sa retraite comme ancien parlementaire, ancien responsable local et ancien ministre. Mais il a choisi de se reclasser dans la finance. Un reclassement assez logique compte tenu de son accoutumance à l’argent. Notons d’ailleurs qu’il n’a remboursé que 900 000 € sur les 2,3 millions perçus pour les frais de campagne présidentielle. François Fillon n’a évidemment pas de compétences particulières en matière de gestion financière mais il va ouvrir son volumineux agenda pour contacter les investisseurs potentiels. Il n’y rien d’illégal dans cette reconversion mais elle pose quand même problème quand on monétise les relations obtenues  dans le cadre  d’un mandat au service de l’intérêt général. Tikehau Capital a donc annoncé que François Fillon, l’ancien Premier ministre et candidat malheureux à l’élection présidentielle, rejoindra la société de gestion et d’investissement en tant qu’associé. « Son expérience internationale (…) et sa connaissance aigue des problématiques économiques françaises et européennes constituent des atouts majeurs pour accompagner le développement de la société de gestion et d’investissement », souligne Tikehau Capital dans un communiqué. Selon le Journal des Finances, l’entourage de François Fillon laissait entendre que l’ancien Premier ministre allait commencer à travailler dans le secteur privé à la rentrée. Créé en 2004, Tikehau Capital a fait son entrée à la Bourse de Paris en mars dernier après avoir lancé une offre publique d’échange sur sa filiale cotée Salvepar. La société de gestion et d’investissement gère actuellement un portefeuille de quelque 10 milliards d’euros d’actifs et compte un effectif de 170 personnes. Avec l’arrivée de François Fillon, elle comptera désormais 30 associés.

La BCE dans le potage

La BCE  dans le potage

 

 

« Le compte rendu des minutes de la dernière réunion de la banque centrale européenne met en lumière la difficulté de la BCE à communiquer sur une amélioration de la situation économique, tout en limitant le resserrement des conditions financières sur les marchés, et notamment l’euro », observe Valentin Bissat, économiste chez Mirabaud Asset Management. La BCE paraît particulièrement inquiète de la hausse de l’euro jusqu’à 11% depuis le début de l’année par rapport au dollar américain et de 4,8% en moyenne vis-à-vis des principales monnaies de la planète. Ces craintes, les 25 gouverneurs de la BCE les ont manifestées sans ambages le 20 juillet dernier au cours de leur conseil qui se tient toutes les six semaines et dont le compte rendu a été publié ce jeudi 17 août. Comme aux États-Unis, la question se pose cependant de la poursuite de la politique accommodante pour favoriser la reprise. Or cette reprise est encore timide et un relèvement des taux serait susceptible de la tuer. Du coup,  la BCE pourrait bien faire comme la Fed, c’est-à-dire ne rien décider en 2017 concernant ces taux. La banque centrale européenne s’inquiète aussi, comme la Fed, de la faiblesse de l’inflation. Faiblesse de l’inflation qui serait responsable du manque de dynamisme de la croissance et notamment de la consommation. Un raisonnement fort discutable car une forte progression de l’inflation viendrait amputer le pouvoir d’achat dont la consommation et la croissance. Au contraire,  le haut niveau de l’euro augmente mécaniquement le pouvoir d’achat même s’il peut affecter la compétitivité des exportations. Une baisse de compétitivité là aussi à relativiser car la baisse des intrants (matières premières notamment) découle de la hausse de l’euro. De toute manière il est probable que la BCE ne prendra pas de mesures inconsidérées et brutales et qu’elle s’inspirera des orientations prises par la Fed mais aussi par la banque du Japon qui elle poursuit une politique particulièrement accommodant qui favorise une nette reprise de la croissance.

Voiture électrique : compétitive… mais dans 10 ans

Voiture  électrique : compétitive… mais  dans 10 ans

Il faudra sans doute attendre encore une bonne dizaine d’années pour que l’automobile électrique devienne compétitive par rapport à l’automobile à essence. A moins que la Chine (en avance)  ne favorise l’accélération du mouvement notamment avec la fabrication en Chine par Toyota dès 2019. D’ici à 2024, le coût total de possession (achat et fonctionnement, NDLR) moyen d’une voiture électrique pourrait égaler celui d’une voiture à essence » sur le Vieux continent. Dans le cas des voitures diesel, les courbes se croiseraient en 2030.  En outre, d’ici à 2030, toutes les motorisations, sauf celles fonctionnant avec des piles à combustible à hydrogène, coûteront moins cher à acquérir et à faire rouler sur quatre ans qu’une voiture à essence de 2015  malgré une hausse des prix du pétrole et de l’électricité », la compétitivité découlera  avant tout de  par la réduction des coûts des motorisations de pointe . C’est tout le pari de nombreux constructeurs, à commencer par l’Américain Tesla qui construit une  sine géante de batteries dans le Nevada (ouest) pour abaisser le prix unitaire des accumulateurs par effet d’échelle. Confrontés à des normes d’émissions de plus en plus strictes, en particulier en Europe, les constructeurs multiplient les annonces sur l’électrique. Volkswagen vient ainsi d’afficher ses ambitions de devenir le numéro un mondial de l’électrique d’ici à 2025. Toyota, pionnier de l’hybride, a décidé de lancer un programme électrique en parallèle de ses efforts dans l’hydrogène. Sans parler de Renault et Nissan, leaders mondiaux actuels des ventes de voitures fonctionnant sur batterie. Plusieurs constructeurs (Tesla, Volkswagen, Ford…) ont annoncé d’ici à la fin de la décennie actuelle des voitures de moyenne gamme capables de couvrir 500 km entre deux recharges, soit environ le double des performances actuelles. En attendant, les ventes restent confidentielles: moins de 1% des véhicules neufs immatriculés dans le monde. Et ce alors que de nombreux pays les subventionnent, dont la France qui propose un « superbonus » de 10.000 euros pour la mise au rebut d’un vieux diesel.

Vivendi risque de payer pour STX son investissement dans Telecom Italia

Vivendi risque de payer  pour  STX son investissement dans Telecom Italia

 

Il fallait évidemment s’attendre à des mesures de rétorsion italienne suite à la décision de française de s’opposer à une prise de capital majoritaire de l’Italie sur STX (chantier naval). On comprend évidemment que compte tenu de l’écho médiatique notamment le gouvernement ait décidé de faire pression sur l’Italie pour permettre une répartition du capital plus favorable à la France. En clair, pour permettre à la France de disposer d’un véritable droit de blocage afin d’éviter un risque de délocalisation géographique. Ceci étant, il convient de tenir compte des prises de participation financière réciproques dans les deux pays. Au cours des cinq dernières années la France a pris des participations financières d’environ 35 milliards en Italie, inversement les investissements financiers italiens en France ont été  limités à 3 milliards. Du coup, le gouvernement italien met des bâtons dans les roues à Vivendi qui est en train de prendre le contrôle de Telecom Italia. Juridiquement il n’y a rien de commun entre les deux dossiers mais l’Italie essaye de faire comprendre à la France qu’elle doit se montrer compréhensive sinon elle mettra des freins aux investissements financiers en Italie.  Le ministre italien de l’Industrie a demandé la semaine dernière au gouvernement d’ouvrir une enquête pour établir si Vivendi, qui détient désormais 24% de Telecom Italia, avait dûment informé le pouvoir de son intention de prendre de facto le contrôle du groupe en montant au capital de l’ex-monopole. Lundi, Vivendi a estimé qu’il n’exerce « aucun contrôle de fait » sur Telecom Italia au sens du droit italien. Cependant  fin juillet, le groupe français a renforcé son contrôle sur l’italien en poussant vers la sortie le dirigeant de l’opérateur télécom Flavio Cattaneo et en ouvrant la voie à une coentreprise entre l’entreprise et sa filiale de télévision payante Canal+, réaffichant ainsi son ambition d’être un acteur de premier plan dans la région.

 

 

La SNCF dans le vert ?

La SNCF dans le vert ?

 

Ce type d’annonce est classique mais elle n’a guère de signification. Annoncé une centaine de millions de bénéfices quand le chiffre d’affaires atteint environ 17 milliards et que l’endettement ne cesse de se creuser (46 milliards) constitue surtout une posture de com.  (On pourrait dire la même chose d’une autre entreprise particulièrement endettée à savoir EDF). Tout au plus doit-on se réjouir de l’amélioration de la fréquentation des trains et en particulier des TGV. La SNCF, dans le rouge au premier semestre 2016, a réalisé sur les six premiers mois de cette année un bénéfice net de 119 millions d’euros, et le TGV retrouve le chemin de la croissance. Le chiffre d’affaires a augmenté de 3,7%, à 16,6 milliards, mais bénéficie d’un effet de comparaison avantageux, puisque les résultats du premier semestre 2016 avaient été pénalisés par les attentats, mais aussi les inondations et les grèves du mois de juin. Le groupe ferroviaire améliore sa rentabilité, puisque sa marge opérationnelle passe de 1,6 à 1,9 milliard d’euros. SNCF Mobilités, qui regroupe les activités de transport de voyageurs et de logistique du groupe, avait particulièrement souffert, et voit donc ses résultats s’améliorer. Son bénéfice net s’établit à 338 millions d’euros (perte nette de 25 millions l’an passé), et son chiffre d’affaires est en croissance de 4,1%, à 15,7 milliards d’euros. La santé du TGV, qui avait connu une lente érosion depuis plusieurs années, s’améliore, avec une croissance des trafics en France de 8,4%, et de 5,9% du chiffre d’affaires. Le gestionnaire d’infrastructure SNCF Réseau, en revanche, est toujours dans le rouge, avec une perte nette de 97 millions d’euros, en amélioration toutefois par rapport à celle du premier semestre 2016, de 167 millions d’euros. La dette de SNCF Réseau continue par ailleurs de se creuser, et atteint 46 milliards d’euros. La SNCF annonce par ailleurs 400 millions d’euros de gains de productivité sur ces six mois, soit plus de la moitié de l’objectif annuel de 670 millions d’euros.

 

Immobilier : 10 000 € le mètre carré à Paris, 600 € dans les zones désertifiées !

Immobilier : 10 000 € le mètre carré à Paris, 600 € dans les zones désertifiées !

10 000 € le mètre carré à Paris, 1500 à 2000 € dans de grandes villes de province et 6 à 700 euros dans certaines zones rurales éloignées des grands centres urbains par exemples dans le Grand Ouest. C’est  là résultats de l’hyper concentration urbaine et à l’inverse du processus de désertification dans certaines régions. En moyenne, 9000 euros le mètre carré dans l’ancien a été franchi à Paris. C’est ce qui ressort d’une étude de LPI-SeLoger publiée mercredi. Entre avril et juin, le prix moyen dans la capitale s’est élevé précisément à 9126 euros/m², soit une hausse de 2,3% par rapport aux trois mois précédents (+6,6% sur un an). Ils dépassent même les 10.000 euros/m² dans six arrondissements (IVe, Ve, VIe, VIIe, VIIIe et XVIe) et plus aucun arrondissement n’est en dessous des 7000 euros du m2. La hausse sur douze mois oscille même entre 5% et 10% dans quatorze arrondissements. Évidemment une aberration économique, sociale et humaine qui conduit les ménages à investir de manière excessive dans du capital  mort dans les zones tendues (capital qui seraiat plus utile dans le secteur productif)  alors qu’à l’inverse les prix de vente dans les zones désertifiées ne couvrent ni les coûts de construction, ni le prix d’achat initial. Toutes les contradictions de l’aménagement du territoire !

12345...20



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol