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Pour davantage de sécurité dans les villes portuaires

Pour davantage de sécurité dans les villes portuaires  

Olivier Lemaire, directeur général de l’AIVP (*), le réseau mondial des villes portuaires pose la problématique du port et de la ville et des questions de sécurité

 

« Après le drame qui s’est joué dans la soirée du 4 aout sur le port de Beyrouth et sans vouloir préjuger des conclusions de l’enquête qui vient tout juste de commencer, on soupçonne déjà des problèmes, pourtant bien connus, de gestion dans l’entreposage de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium, produit chimique hautement explosif dans certaines conditions.

De multiples commentaires dans la presse internationale affirment aujourd’hui que nombre de ports dans le monde sont des «Beyrouth» en puissance. Devant les images impressionnantes des ravages produits non seulement sur le port mais sur l’ensemble de l’aire urbaine et qui ont fait le tour de la planète, les citoyens des villes portuaires sont bien évidemment inquiets. Déjà en 2015, après le terrible incendie qui avait ravagé le port de Tianjin (Chine) et ses conséquences en termes de pollution chimique lourde sur toute la ville sur fond de négligence et de corruption, associations citoyennes, élus, organisations internationales avaient interpellé les autorités portuaires et l’ensemble des acteurs de la filière sur ces question de sécurité. Il est certain que, de nouveau, une mobilisation sur ces sujets se développera dans les jours et mois qui viennent.

Ports urbains et risques industriels

Avec l’accroissement spectaculaire des échanges internationaux depuis un demi-siècle de globalisation, le transport et le stockage des matières dangereuses parfois au cœur d’agglomérations denses s’est naturellement développé en proportion et le risque d’accident grave a suivi. Pour prévenir de telles catastrophes, les autorités portuaires ont établi depuis longtemps des procédures de gestion et de suivi du risque industriel qui sont partout extrêmement rigoureuses. Un accident reste rarissime et son origine, comme vraisemblablement à Beyrouth, est la plupart du temps multifactorielle. Le risque zéro n’existe pas et les habitants des villes portuaires sont régulièrement invités à se rappeler qu’ils vivent eux aussi à proximité de site industriels sensibles avec des procédures à respecter. En France, depuis 2003, les plans de prévention des risques technologiques (PPRT) associant tous les acteurs concernés et la population se multiplient dans les zones urbano-portuaires de Dunkerque à La Réunion… Une réglementation spécifique au transport des marchandises dangereuses dans les ports se développe depuis plus d’une dizaine d’années en lien avec les multiples conventions internationales (ISPS, SOLAS…). Toute la question est de savoir dans quelle mesure ces multiples couches règlementaires internationales et nationales sont effectivement appliquées sur le terrain.

La question prend une importance considérable dès lors que la plupart des villes portuaires souhaitent se rapprocher de leur port dans le cadre d’opérations de transformation urbaines des waterfronts avec « vue sur le port ».  Un port, ce sont des centaines d’hectares abritant des activités industrielles à risque, mais ce sont aussi chaque jour des camions, des trains et des navires, certes nécessaires au transport des marchandises dangereuses, mais qui passent parfois à proximité des habitations, des écoles, des musées, des centres commerciaux ou des terminaux de croisières et de leurs navires géants. En Europe, pour maîtriser le risque industriel, les grands ports pétrochimiques tels Anvers, Marseille, Barcelone, le Havre ou Rotterdam se sont dotés de documents très précis pour la gestion de leurs territoires. On ne peut dès lors blâmer les responsables portuaires de s’opposer souvent avec vigueur aux aspirations des élus et des citoyens qui, dans leur souci légitime de vouloir « faire la ville avec le port », peuvent méconnaitre ou sous-estimer les risques d’accidents industriels inhérents à l’activité portuaire.

 

Tout est affaire d’explication et de négociation. Un projet urbain ambitieux pour la collectivité peut nécessiter le déplacement de certaines activités portuaires à risque majeur comme par exemple à Séville où la délocalisation de stockage d’hydrocarbure était un préalable à la réalisation d’une zone récréative près d’un bassin portuaire. La question du risque industriel est naturellement réglée lorsque comme à Helsinki, le port industriel a été délocalisé à 40 kilomètres de la ville n’y laissant que les fonctions pour la croisière, mais les opérations de ce type, extrêmement coûteuses, sont rares. Un développement portuaire stratégique peut, à l’inverse, supposer de limiter fortement le développement urbain comme à Moorburg dans la zone d’expansion du port d’Hambourg avec les tensions inévitables que cela a suscité, mais dans le cadre d’une concertation citoyenne.

Comme pour tout type d’activité industrielle liée aujourd’hui étroitement à notre mode vie et que nous acceptons collectivement, la gestion du risque en milieu urbano-portuaire est à l’évidence une donnée stratégique de premier plan à prendre en compte pour les concepteurs du « faire la ville avec le port ». Les inquiétudes des habitants des villes portuaires qui ne manqueront pas d’être légitimement relayées dans les jours à venir demandent des réponses des autorités locales qui devront faire preuve de la plus totale transparence. On ne peut que tendre vers le risque zéro accident, mais la vigilance citoyenne se doit d’être encouragée par les autorités portuaires elles-mêmes dans le cadre de procédures ou d’outils de concertation locale (tels les Port Center). Lorsque le citoyen devient partenaire et non seulement spectateur de la dynamique ville-port, l’ensemble de la communauté ville-port est gagnante et bien des drames pourraient être ainsi évités !

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(*) Site de l’AIVP

La Poste dans le rouge

La Poste dans le rouge

La Poste afficherait  un déficit de plus d’un milliard  sans son mariage récent avec CNP. Grâce à ce mariage, le  groupe a dégagé sur la période un résultat net de 2,31 milliards, contre 474 millions d’euros un an plus tôt, et son chiffre d’affaires a grimpé de 13 %, à 14,5 milliards d’euros. La Poste accuse encore le courrier d’être la principale cause de ses déficits propres. La réalité c’est que beaucoup d’activités ont été affectées puisque les bureaux de poste ont longtemps été fermés soit totalement, soit en partie. Le plus paradoxal c’est que pour certains bureaux de poste en partie fermés, il convenait d’acheter des timbres au bureau de tabac pour par exemple envoyer une lettre recommandée par  la poste !

Sans la première intégration dans les comptes de CNP Assurances (dont La Banque postale détient 62 %) et du spécialiste italien du colis express BRT, La Poste aurait accusé une perte nette de 1,2 milliard d’euros. «Nous sommes particulièrement satisfaits du résultat, mais en même temps inquiets de ce que cela révèle des tendances profondes de notre groupe», explique Philippe Wahl, le PDG du groupe La Poste.

La vieille dame au logo jaune a subi de plein fouet la crise sanitaire mondiale, qui lui a coûté 2,2 milliards d’euros en termes de résultat net. Ces pertes sont grandement attribuables au déclin de l’activité courrier.

L’EX-ROI JUAN CARLOS : les mains dans le pot de confiture !

L’EX-ROI JUAN CARLOS : les mains dans le pot de confiture !

 

 

L’ancien roi d’Espagne Juan Carlos qui a permis le rétablissement de la démocratie en Espagne va cependant quitter son pays. Il a été pris un peu bêtement les mains dans le pot de confiture à l’occasion d’un marché de TGV en Arabie Saoudite. Une rétro commission de l’ordre de 100 millions d’euros. À comparer avec la fortune d’Elizabeth II d’Angleterre, entre 500 millions et 1 milliard, et qui profite de la politique agricole commune pour améliorer son livret d’épargne- L’ancien roi d’Espagne n’a pas suffisamment sollicité l’ ingénierie d’optimisation fiscale qui permet aux milliardaires d’arrondir leurs fins de mois. Bref, il a sans doute manqué un expert fiscaliste à Juan Carlos.

 

La différence entre l’ancien roi d’Espagne et la reine d’Angleterre c’est  que les revenus royaux britanniques sont, eux, légaux . Comme sont légales les acrobaties fiscales des milliardaires- Dans un communiqué publié par la Maison royale, dont le quotidien espagnol El País a eu connaissance, le roi émérite assure qu’il quitte le pays « en raison de la répercussion publique » des événements de sa vie privée sur son son fils, le roi Felipe VI.

 

« Guidé à présent par la conviction de rendre le meilleur service aux Espagnols, à leurs institutions, et à toi en tant que Roi, je t’informe de ma décision réfléchie de m’exiler, en cette période, en dehors de l’Espagne », a écrit l’ancien souverain cité dans le communiqué de la Maison Royale, où le roi Felipe VI accepte et le remercie pour sa décision.

Début juin, la Cour suprême espagnole avait annoncé l’ouverture d’une enquête pour établir si Juan Carlos avait une responsabilité pénale dans une affaire de corruption présumée quand l’Arabie saoudite avait confié à un consortium espagnol la construction du TGV de la Mecque.

La justice enquête sur ces faits depuis 2018, mais en vertu de l’immunité dont il bénéficie, seule la Cour suprême peut chercher à cerner la responsabilité de l’ancien monarque, aujourd’hui âgé de 82 ans, et uniquement pour des faits commis après son abdication.

« C’est une décision que je prends avec une profonde peine, mais une grande sérénité », poursuit l’ancien souverain dans sa lettre.

Le dossier avait été ouvert en septembre 2018 à la suite de la publication d’enregistrements de l’ancienne maîtresse de Juan Carlos, Corinna Zu Sayn-Wittgenstein, qui affirmait que le souverain avait encaissé une commission pour la concession d’un contrat de 6,7 milliards d’euros pour la construction d’un train à grande vitesse entre La Mecque et Médine à un consortium d’entreprises espagnoles.

« Il s’agirait d’un éventuel délit de corruption dans les transactions commerciales internationales », avait alors signalé le parquet.

Le quotidien suisse Tribune de Genève a affirmé début mars que Juan Carlos avait reçu, en 2008, 100 millions de dollars du roi Abdallah d’Arabie saoudite, sur un compte en Suisse d’une fondation panaméenne. Le même mois, le quotidien The Daily Telegraph rapportait que Felipe VI était également bénéficiaire de cette fondation.

 

Société Générale : dans le rouge avec une perte d’un milliard d’euros au 2T

Société Générale : dans le rouge avec une perte d’un milliard d’euros au 2T

 

Comme d’autres banques, la Société Générale finit dans le rouge au deuxième trimestre. En cause ,l a dépréciation d’actifs et la montée en charge de provisions pour notamment faire face aux créances potentiellement douteuses. Au total, la perte se monte à 1,26 milliard d’euros exactement, à comparer avec un bénéfice d’un peu plus d’un milliard d’euros engrangé sur la même période en 2019.  Cette perte vient en outre s’ajouter à une perte de 326 millions au premier trimestre.

Le deuxième trimestre « a été fortement impacté par la crise sanitaire mondiale du Covid-19 et ses répercussions économiques », et ce en dépit d’un redémarrage constaté de l’activité « depuis mi-mai », souligne la « Générale » dans un communiqué.

Du côté des autres banques françaises, BNP Paribas a quant à elle dévoilé vendredi un bénéfice net certes en recul, mais atteignant 2,3 milliards d’euros. Les publications des groupes BPCE et Crédit Agricole sont quand à elles attendues respectivement lundi et jeudi.

Crise économique oblige, l’activité commerciale chez Société Générale a été fortement ralentie entre avril et fin juin: le produit net bancaire, équivalent peu ou prou du chiffre d’affaires, a ainsi dégringolé de 13,5%. Le ralentissement a touché la plupart des grands métiers du groupe, à l’exception notable de la gestion d’actifs et banque privée, ainsi que des activités de financement et de conseil.

Mais surtout, la banque au logo rouge et noir a, comme la plupart des autres acteurs du secteur, considérablement augmenté ses provisions pour faire face à d’éventuels accidents de crédit, encore non avérés mais susceptibles de se produire en cas de dégradation de la conjoncture. Ces mises en réserve se sont chiffrées à 653 millions d’euros.

Dans ce contexte, le coût du risque, l’indicateur qui mesure l’évolution globale des provisions, a quadruplé, passant de 314 millions d’euros au deuxième trimestre 2019 à presque 1,3 milliard sur la même période en 2020.

Le groupe a par ailleurs inscrit dans ses comptes deux grosses dépréciations comptables, l’une de près de 700 millions d’euros dans les activités de marchés et l’autre de 650 millions liée à aux effets de la crise sur certaines réductions d’impôts dont la banque pourrait bénéficier à l’avenir.

Ces dépréciations n’ont toutefois pas véritablement dégradé l’assise financière de la banque, dont le ratio de fonds propres « durs », indicateur crucial au sein du secteur, pointait fin juin à 12,5%, contre 12,6% fin mars.

Natixis dans le rouge au T2

Natixis dans le rouge au T2

 

En dépit de la présence de Patrick Artus, considéré comme l’un des meilleurs économistes français, Natixis plonge dans le rouge au deuxième trimestre. La direction n’a sans doute pas suffisamment écouté les conseils de son économiste vedette qui préconise notamment l’emprunt d’État permanent sans limite, la dette non remboursable,  pour assurer une sorte de rente perpétuelle aux banques ! -

En perte de 57 millions d’euros au deuxième trimestre en raison de la crise du coronavirus, Natixis a annoncé lundi le départ de son directeur général François Riahi en raison de “divergences stratégiques”.

La filiale cotée du groupe bancaire mutualiste BPCE indique dans un communiqué que François Riahi est remplacé par Nicolas Namias, actuellement chargé des finances et de la stratégie de BPCE, à la tête de la banque à compter du 4 août 2020.

Avant de rejoindre le directoire de BPCE en juin 2018, Nicolas Namias avait précédemment été directeur financier et de la stratégie de Natixis.

Après une perte de 204 millions au premier trimestre, les comptes de Natixis sont une nouvelle fois dans le rouge en raison d’activité de trading actions à la peine et d’une hausse des provisions pour risque de crédit du fait de la récession économique qui fait craindre des défauts de remboursements d’emprunts.

Dans le trading actions, à l’instar de la Société générale, les activités ont pâti des annulations de paiements de dividende dans le contexte de la crise économique et sanitaire. Mais la banque assure qu’elle n’attend plus de risque lié aux annulations de dividende au second semestre.

La Société générale a elle aussi fait état d’une seconde perte trimestrielle lundi en raison de dépréciations dans ses activités de marché et d’un bond des provisions pour risque de crédit.

Le masque obligatoire dans la rue ?

Le  masque obligatoire dans la rue ?

 

Dans les lieux publics clos depuis le 19 juillet , le masque est obligatoire. Il pourrait bien le devenir avec les  mesures prises progressivement par certaines villes. En effet, les masques deviennent parfois obligatoires dans certains lieux et à certaines heures dans plusieurs villes. Faute de position claire du gouvernement sur ce point, les autorités locales procèdent pour l’instant par petites touches mais l’obligation va sans doute faire tache du huile. Le problème c’est que les pouvoirs publics ne veulent pas donner le sentiment d’un reconfinement passant par des mesures générales et d’urgence. On laisse donc pour l’instant les maires et les préfets se dépatouiller avec une mesure qui n’est pas toujours populaire. Mais ces recommandations et obligations locales ne rendent pas très claires  les consignes pour le résidant urbain qui selon les zones où les heures devra porter le masque.

Ainsi préfet du Nord a ainsi décrété vendredi l’obligation de porter un masque “dans un certain nombre de zones” de la métropole de Lille (Nord), notamment les rues piétonnes, les marchés de plein air et les espaces verts.

Le maire de Tours a imposé le masque; il faudra impérativement avoir le nez et la bouche couverts chaque soir à partir de 18h dans un périmètre qui comprendra notamment le Vieux-Tours, la Rue Nationale, la Rue des Halles ou les bords de Loire sur la rive sud (où le masque est déjà obligatoire pour les déplacements sur le site de la guinguette). La mesure sera valable toute la soirée mais aussi toute la nuit, jusqu’au lever du soleil (environ 6h du matin). Dans la journée, il sera possible de se déplacer sans masque sans risquer d’amende mais de nombreux spécialistes conseillent tout de même de sortir avec en toutes circonstances dès qu’il peut y avoir du monde.

Tours n’est pas la première grande ville de France à prendre ce type de décision. Orléans l’a par exemple fait cette semaine pour ses marchés et les bords de Loire. C’est le cas aussi pour Saint-Malo, Nice, Le Touquet… Reste que pour être efficace, la mesure doit également être largement communiquée, par exemple avec des panneaux d’information à l’entrée des zones concernées.

La maire de Biarritz a défendu samedi matin une mesure similaire pour les quartiers les plus denses. Le port du masque a également été rendu obligatoire, dès ce ce samedi, dans le coeur de ville du Touquet-Paris-Plage (Pas-de-Calais). Les contrevenants s’exposent à une amende.

Le gouvernement se refuse toujours à décréter cette obligation à l’échelle nationale, mais un décret autorise depuis vendredi les préfets à décider par arrêté d’étendre le port du masque aux lieux publics.

Dans un tweet posté vendredi soir, le maire de Nice (Alpes-Maritimes), Christian Estrosi, a déclaré avoir demandé au préfet de prendre un arrêté préfectoral, dès lundi minuit, dans certaines rues de la ville, rendant le port du masque obligatoire pour tous dans l’espace public.

“Le cas échéant je prendrai un arrêté municipal pour l’imposer dès ce lundi”, a-t-il ajouté.

Le port du masque, qui fait l’objet d’un débat entre épidémiologistes, est déjà obligatoire dans les transports depuis le 31 mai, et dans les lieux publics clos depuis le 19 juillet alors que la France connaît, au coeur de l’été, une résurgence des cas de contamination au coronavirus.

Depuis le 22 juillet, le nombre quotidien de nouveaux cas s’élève en moyenne autour d’un millier contre 560 sur les 21 premiers jours du mois.

Première centrale nucléaire du monde arabe dans les émirats

Première centrale nucléaire du monde arabe dans les émirats

Cette première centrale nucléaire arabe aura la capacité de produire 5.600 mégawatts d’électricité, soit environ 25% des besoins des Émirats arabes unis, pays riche en pétrole. L’État fédéral composé de sept émirats compte une population de 9,3 millions d’habitants, dont environ 80% d’expatriés.

«Nous annonçons aujourd’hui que les Émirats arabes unis ont procédé, avec succès, à la mise en service du premier réacteur de la centrale de Barakah, la première du monde arabe», a tweeté cheikh Mohammed ben Rached al-Maktoum, Premier ministre des Émirats et souverain de Dubaï. «C’est un moment historique pour les Émirats dans leur objectif de fournir une nouvelle forme d’énergie propre à la nation», a indiqué pour sa part Hamad Alkaabi, le représentant des Émirats auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Les autorités émiraties avaient donné en février leur feu vert à l’exploitation de la centrale nucléaire située dans le nord-ouest du pays, sans pour autant donner de date pour sa mise en service.

Fondée en 2016, Nawah Energy Company doit exploiter et entretenir à terme les quatre réacteurs qui doivent y être installés, selon le site internet de l’entreprise. La construction est effectuée par un consortium mené par Emirates Nuclear Energy Corporation (ENEC) et par le sud-coréen Korea Electric Power Corporation (KEPCO), pour un coût estimé à 24,4 milliards de dollars.

« Déficiences environnementales ailleurs que dans les accords commerciaux »

« Déficiences environnementales ailleurs que dans les accords commerciaux »

Sur les enjeux du commerce et du climat, les deux politistes du Canada Noémie Laurens et Jean-Frédéric Morin invitent, dans une tribune au « Monde », à mieux choisir ses batailles, par exemple, à s’attaquer aux subventions octroyées aux énergies fossiles, plutôt qu’à remettre en cause le CETA.

Tribune.

 

 

 

La convention citoyenne pour le climat résulte d’une expérience participative inédite en France. Un panel de 150 citoyens tirés au sort a reçu la mission de formuler des propositions visant à réduire d’au moins 40 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030. Certaines de ces propositions invitent le gouvernement à réfléchir à un nouveau modèle de politique commerciale. Tantôt trop modestes, tantôt trop ambitieuses, ces propositions manquent quelque peu leur cible.

 

La première proposition commerciale de la convention citoyenne est de renégocier l’accord de libre-échange conclu avec le Canada, le Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA) [en français, l’accord économique et commercial global (AECG)]. Or, lorsque l’on compare le CETA à ses homologues, il est loin de faire mauvaise figure. Il inclut un chapitre entièrement consacré à la coopération environnementale, prévoyant des obligations précises sur une série d’enjeux, dont la surpêche, les forêts et les espèces menacées. Les dispositions environnementales du CETA sont parmi les plus avant-gardistes, en comparaison aux centaines d’accords commerciaux en vigueur à travers le monde.

Les dispositions du CETA relatives aux changements climatiques peuvent, à juste titre, sembler insuffisantes. Elles n’en sont pas moins rares et exemplaires dans l’histoire des accords commerciaux

Les dispositions du CETA relatives aux changements climatiques peuvent, à juste titre, sembler insuffisantes. Elles n’en sont pas moins rares et exemplaires dans l’histoire des accords commerciaux. Parmi elles, notons l’engagement d’éliminer les obstacles au commerce de biens et services favorisant l’atténuation des changements climatiques. Bien qu’imparfait, le CETA va donc dans la bonne direction. Cet argument est renforcé par de récentes études qui établissent un lien entre les clauses environnementales des accords commerciaux et des améliorations notables sur le plan environnemental. Ainsi, abandonner le CETA constituerait un recul dans la coopération environnementale.

Un frein aux politiques climatiques

La convention citoyenne propose également de ne pas introduire de mécanisme de règlement des différends investisseurs-Etats (RDIE) dans les futurs accords commerciaux européens. Ces mécanismes permettent aux investisseurs étrangers de réclamer des indemnisations si un Etat adopte des mesures contraires aux règles prévues par l’accord.

L’existence même d’un RDIE peut conduire les Etats à renoncer à des politiques environnementales ambitieuses par crainte, justifiée ou non, de devoir verser des indemnisations élevées

 

Sibeth Ndiaye reconvertie dans la « commission nationale des talents » !

Sibeth Ndiaye reconvertie dans la « commission nationale des talents » !

 

 

Il fallait y penser : créer une commission nationale des talents pour notamment échapper aux règles de fonctionnement démocratique d’un parti. C’est pourtant ce qui a été décidé dans le pseudo parti de la république en marche. On vient d’ailleurs d’y caser Sibeth Ndiaye .

 

Composée de 11 membres titulaires et de 8 suppléants – parmi lesquels les ministres de l’Intérieur et de l’Agriculture, Gérald Darmanin et Julien Denormandie, ainsi que plusieurs députés -, la «CNT» doit notamment désigner les futurs référents du mouvement présidentiel sur les territoires.  Bref encore une sorte de comité qui échappe à tout contrôle démocratique du parti ( comme la commission d’investiture composée simplement de quelques caciques sous la tutelle de Macron).

C’est le parti politique à la mode 5.0, celle de Macon qui fonctionne comme une entreprise où on recrute les responsables sur CV par Internet avec un comité de sélection. Surtout pas de structures de base, ni de structures intermédiaires qui viendraient se mettre en travers du pouvoir autocratique du jeune chef d’État dont on peut se demander s’il n’a pas un peu perdu la raison. Pourtant les élections municipales et leurs résultats catastrophiques devraient convaincre Macon qu’il n’existe pas d’avenir politique pour un mouvement qui marche uniquement sur sa tête et qui refuse ostensiblement toute présence locale et tout fonctionnement démocratique. Et ce n’est pas parce qu’on aura recruté deux ou trois futures responsables de la société civile non contaminés par Sciences-po que pour autant le parti sera représentatif de la société et digne d’une organisation démocratique. L’accumulation d’initiatives tordues contraires au principe démocratique permet de s’interroger pour savoir si Macron n’est pas atteint du syndrome trumpiste qui ne tolère dans le miroir démocratique que sa propre image.

Plastique et océans : trois fois plus dans 20 ans

Plastique et océans : trois fois plus dans 20 ans

Une étude d’experts prévoit une augmentation exponentielle des rejets de plastique. Il propose d’y remédier par des réductions de la production, des substitutions et des réemplois. Notons que la commission européenne, elle, privilégie une taxe sur les emballages plastiques qui ne réduira rien du tout puisque de l’ordre de un ou deux centimes par exemple sur les bouteilles plastiques d’eau.

La situation va devenir catastrophique, préviennent ces spécialistes, si le monde reste sur la même trajectoire alors que les moyens d’agir sont à portée de main.

Le plastique est déjà partout dans les océans. Mais le rapport publié dans la revue britannique Nature prévoit une dégradation importante si la filière n’évolue pas. En 2016, les rejets dans la mer étaient de 11 millions de tonnes par an. Ils devraient passer à près de 30 millions en 2040, avec un stock de plastique flottant quatre fois plus important qu’aujourd’hui. Cela aura des conséquences pour la pêche, la santé, l’alimentation et les émissions de gaz à effet de serre.

L’étude pointe les limites des politiques publiques et du recyclage.

La stratégie d’élimination des couverts en plastique ou des touillettes ne suffit pas. L’investissement des producteurs dans les filières de recyclage n’est pas efficace, estiment les auteurs. Ce que l’on fait aujourd’hui dans les pays développés n’arrive pas à suivre la cadence de la production plastique. L’étude plaide donc pour un changement à grande échelle. Il faut sortir, martèlent les experts, de l’opposition binaire entre ceux qui prônent une réduction à la source de la production et ceux qui ont la religion du recyclage. Si rien n’est fait d’ici les deux prochaines décennies, les dégâts seront irréparables.

 

Pour endiguer le phénomène, les experts estiment que des solutions existent, techniquement faisables, économiquement viables, et socialement acceptables. Le rapport défend huit leviers d’action qui passent par une réduction de la production, un effort sur le recyclage, les produits de substitution, et le réemploi. Les experts suggèrent entre autres de soutenir les filières de récupération dans les pays en voie de développement. Globalement, ces actions permettraient de réduire la pollution plastique des océans de 80% d’ici 2040.

 

Reconquête industrielle dans les zones rurales !

Reconquête industrielle dans les zones rurales !

Une sorte de plan de soutien appelé pack rebond qui serait destiné la reconquête industrielle dans les zones rurales. Un plan relativement vague avec des sites clés en main, des prêts, des allégements de procédure et dont on voit mal l’impact en terme de financement public puisque ce croisent plusieurs sources. Peu de médias en ont parlé car le projet paraît relativement vague et on se demande comment cette action va s’articuler avec le plan plus global de relance économique. Une reconquête normalement fléché vers les zones rurales. En réalité quand on examine les projets plutôt vers les villes et pratiquement jamais vers des régions réellement rurales et ou désertifiées. Preuve par exemple les quatre projets retenus dans les pays de Loire sont tous à l’ouest, région déjà la plus développée et pas un projet dans le désert de l’Est.

Le « Pack Rebond », présenté conjointement par la ministre chargée de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher et la ministre de la Cohésion des territoires Jacqueline Gourault lors d’une visite à Chalon-sur-Saône, vise à ancrer l’industrie dans des zones rurales. Cela se matérialisera par de nouveaux sites industriels « clés en main », des formations dédiés ou encore le recrutement de jeunes diplômés.

« Nos territoires sont la clé de voûte de la reconquête industrielle française. Le « Pack rebond » vise à relocaliser dans nos régions des activités stratégiques et créatrices d’emplois », considère Jacqueline Gourault. Et Agnès Pannier-Runacher d’ajouter : « Nous faisons de notre industrie le moteur de la relance sur tout le territoire national ».

Lancés en début d’année, les sites « clés en main » proposent des infrastructures dédiées (énergie, haut débit, logistique) et ont passé un certain nombre de contrôles, assurant aux industriels intéressés des procédures accélérées. Les entrepreneurs pourront en plus compter sur un permis de construire délivré en trois mois et une autorisation environnementale en neuf mois.

12 premiers sites ont été présentés en janvier. Seules les régions Île-de-France et Bourgogne-Franche-Comté en étaient dépourvues. Avec cette nouvelle vague de 66 sites – portant le tout à 78 – l’ensemble des régions de France métropolitaine disposera d’au moins une de ces structures. La mieux fournie étant les Hauts-de-France (15 sites) contre seulement deux en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

«Pour le dialogue social y compris dans un intérêt économique »

«Pour le dialogue social y compris dans un intérêt économique » – ( Jacques Barthelemy et Gilbert Cette)

Il faut renforcer le dialogue par souci d’efficacité mais aussi parce que cela contribue à favoriser une vie plus démocratique, estime dans une chronique à l’Opinion Jacques Barthelemy et Gilbert Cette*

Le rebond économique en cours pourrait être renforcé par un rôle plus grand conféré au dialogue social dans l’élaboration, via les accords de performances collectives (APC), des compromis transitoires visant à concilier la protection du travailleur et l’intérêt (voire la survie) de l’entreprise. Ces compromis pourraient s’inscrire dans une supplétivité accrue, y compris dans le domaine salarial, des normes conventionnelles de branches vis-à-vis de celles élaborées au niveau de l’entreprise.

Par souci d’efficacité mais aussi parce que cela contribue à favoriser une vie plus démocratique, le rôle du dialogue social doit être renforcé pour apporter une contribution décisive au rebond économique en cours après la période de confinement ayant entraîné un arrêt des activités. Durant cette période, a été renforcé un dispositif d’activité partielle (autrefois nommé « chômage partiel ») afin de protéger d’un côté les entreprises du risque de défaillance et les travailleurs du risque de licenciements collectifs. Ce dispositif a logiquement été rendu moins généreux à partir de la sortie du confinement dans une double perspective de maîtriser les finances publiques et d’inciter à la reprise d’activité. Le système français demeure, malgré cette réduction, le plus généreux parmi ceux en vigueur dans les pays comparables.

Responsabilisation. Le dispositif parallèle d’activité partielle de longue durée (APLD) subit aussi une réforme en profondeur. Il reste plus favorable que celui reconfiguré d’activité partielle mais il doit résulter d’un accord collectif, de branche ou d’entreprise. Cela atteste d’une volonté de l’Etat de responsabilisation des partenaires sociaux par l’édification de compromis entre rémunérations et garanties d’emploi. Pour autant, l’APLD et le dispositif de droit commun d’activité partielle sont à la fois complexes et très onéreux pour les finances publiques ainsi que contraignants sur le terrain des rémunérations. Il serait, au nom de l’intérêt général, souhaitable que les deux constructions soient progressivement rendues moins attractives et que soient rendus plus attractifs les accords de performance collective (APC) grâce, notamment, à une aide publique qui aurait un caractère incitatif.

Les minima salariaux conventionnels de branche attachés à une qualification relèvent-ils (ou non) de « l’ordre public professionnel », auquel il est impossible de déroger ?

Au nom de l’intérêt de l’entreprise – qui ne se résume pas à celui des détenteurs du capital – l’accord organisant l’APC peut prévoir de nombreux aménagements dans la relation contractuelle individuelle au nom de l’avantage créé pour la collectivité de travail. Si ces aménagements affectent un élément substantiel du contrat de travail, l’existence d’une norme créée au nom de l’intérêt de la collectivité peut, en cas de refus du salarié, conférer une cause réelle et sérieuse de licenciement éventuel. L’accord créant l’APC peut organiser pour des périodes transitoires des baisses de salaires contreparties de garanties d’emploi, bien sûr dans le respect à la fois de dispositions impératives, d’ordre public comme le smic ou relevant de la qualification d’élément substantiel absolu du contrat de travail. Le rôle de l’accord créant l’APC pourrait encore être amplifié.

Les normes, en matière de rémunération, résultant de la convention collective de branche, pourraient être transitoirement écartées par cet accord. La concrétisation, de fait, de l’objectif emploi, de l’intérêt de la collectivité rend plus aisément acceptable la réduction d’avantages individuels, d’autant qu’elle est temporaire. D’où du reste une question essentielle : les minima salariaux conventionnels de branche attachés à une qualification relèvent-ils (ou non) de « l’ordre public professionnel », auquel il est impossible de déroger ? Cette question souligne l’importance d’une réflexion sur la primauté de l’intérêt de la collectivité, spécialement au nom de l’emploi, et donc du rôle fondamental de l’accord collectif.

Tissu conventionnel. On voit dans ce qui précède l’importance de privilégier le tissu conventionnel dans la construction du droit (pratique) du travail. La responsabilité de la loi, du règlement devrait s’exprimer de façon impérative exclusivement sur ce qui ressort des droits fondamentaux. Dans cette perspective, la négociation de branche doit voir son rôle fortement dynamisé, dans le contexte actuel de restructuration des branches professionnelles qui en réduit massivement le nombre. Cette dynamisation s’inscrirait dans la logique de supplétivité des ordonnances travail, supplétivité des normes légales vis-à-vis des normes conventionnelles de branche et d’entreprise, et supplétivité des normes conventionnelles de branche vis-à-vis de celles élaborées au niveau de l’entreprise.

Adopter une stratégie ambitieuse fondée sur un rôle accru du dialogue social favoriserait l’épanouissement d’un droit social – et pas seulement du travail – conférant une place prépondérante au droit conventionnel et donc à la négociation collective et au dialogue social

Ce dernier aspect est important dans la mesure où l’entreprise est le lieu le plus approprié pour l’élaboration des normes transitoires. Mais par la négociation collective car c’est le seul moyen, au nom de l’intérêt général, de concilier protection du travailleur, de sa santé et de son emploi, avec la performance économique de l’entreprise, et même dans de nombreux cas sa survie. L’accord sur l’APC pourrait ainsi devenir le véhicule le plus à même de répondre à des situations d’urgence. Cela rend indispensable, parce qu’on est alors sur le terrain de l’intérêt général, une stimulation des volontés par un accompagnement budgétaire mais moins généreux que les dispositifs destinés actuellement à l’activité réduite, dont l’APLD.

Adopter une stratégie ambitieuse fondée sur un rôle accru du dialogue social favoriserait l’épanouissement d’un droit social – et pas seulement du travail – conférant une place prépondérante au droit conventionnel et donc à la négociation collective et au dialogue social. Cela exige une grande qualité du dialogue social, rendue possible par l’accord de méthode ayant pour finalité équilibre des pouvoirs entre les parties, comportement loyal des négociateurs et exécution de bonne foi des textes signés.

*Jacques Barthelemy est avocat-conseil en droit social (honoraire). Gilbert Cette est professeur associé à l’Université d’Aix-Marseille. Ils sont co-auteurs de Travailler au XXIe siècle – L’uberisation de l’économie ?, Editions Odile Jacob, 2017.

 

Coronavirus : plus de 600.000 morts dans le monde

Coronavirus : plus de 600.000 morts dans le monde

La pandémie du coronavirus a tué plus de 600.000 personnes dans le monde depuis sa découverte en Chine en décembre, dont plus de 200.000 en Europe et 160.000 en Amérique latine, selon un bilan réalisé par l’AFP.

Au total, 601.822 morts décès ont été recensés dans le monde (pour 14.233.355 cas). Les Etats-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de contaminations confirmées (140.120 décès pour 3,7 millions de cas). Viennent ensuite le Brésil (78.772 morts), le Royaume-Uni (45.273), le Mexique (38.888) et l’Italie (35.042). Mais en proportion de la population, c’est en Belgique que la mortalité est la plus élevée (846 morts par million d’habitants), devant le Royaume-Uni (667).

Le nombre de décès liés au Covid-19 a doublé en un peu plus de 2 mois. Plus de 100.000 nouveaux morts ont été enregistrés en 21 jours, depuis le 28 juin.

Des projets éoliens illégaux dans la zone des 500 m

Des projets éoliens illégaux  dans la zone des 500 m

 

Plusieurs   exemples récents montrent que certains promoteurs s’assoient délibérément sur la règle qui impose une distance de 500 m entre les éoliennes et les zones d’habitation. C’est ce qu’affirme par exemple  l’association Vent des forts, qui milite contre le projet de Chenevelles « L’étude approfondie du dossier d’autorisation environnemental de la société Valéco a dévoilé la non-prise en compte d’une maison d’habitation sur l’une des communes du projet éolien (à Chenevelles – 86). Cette maison [...] se situe à 390 m (315 m en bout de pale) de l’éolienne Bos-2 et à 430 m (335 m en bout de pale) de l’éolienne Bos-3 soit 335 m ».

 

Même chose pour les éoliennes qui viennent d’être installées à Chigné dans le Maine-et-Loire ; une construction à moins de 500 m a été ignorée. L’association locale vigilance environnement vient d’ introduire une demande d’annulation auprès du tribunal administratif.
Or, , « les articles L553-1 et 515-44 du code de l’environnement [...] prévoient de respecter scrupuleusement un éloignement minimum de 500 mètres entre les installations et les habitations ».  Les associations estiment ses projets complètement illégaux. Pour faire passer la pilule, certains promoteurs considèrent que les bâtiments n’ont pas forcément de caractère d’habitation ou bien qu’ils  peuvent être démolies dans un arrangement entre le promoteur et le propriétaire du terrain. Bref la régulation à la mode des marchands de vaches d’il y a 50 ans avec une poignée de main et peut-être davantage comme forme d’application  de la législation.

Masque obligatoire dans les magasins

Masque obligatoire dans les magasins

 

Ce sera donc dès lundi le retour du masque obligatoire dans les magasins relevant de- la Fédération du commerce et de la distribution.

Cette obligation sera valable dans tous les établissements Auchan, Aldi, Carrefour, Colruyt, Cora, Groupe Casino, Intermarché, Leclerc, Lidl, Netto, Supermarché Match et Système U, précise-t-elle.

Le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé jeudi que le port du masque serait obligatoire dans les lieux publics clos dès la semaine prochaine en France.

Le président Emmanuel Macron avait annoncé lors de son entretien du 14-Juillet que cette prescription allait devenir obligatoire à partir du 1er août.

Créations d’entreprises : hausse de 75 % dans la restauration rapide

Créations d’entreprises : hausse de 75 % dans la restauration rapide

 

Il faudra sans doute encore attendre les chiffres des mois suivants pou vérifier la solidité des créations d’entreprises.- En effet c’est créations sont surtout poussées par le secteur de la restauration rapide qui augmente de 75 % !  Le contrecoup évidemment de la fermeture les contraintes des bars et des restaurants Les créations d’entreprises ont progressé de 38,2% le mois dernier en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables, après déjà un bond de 59,6% en mai.

Les créations d’entreprises classiques ont augmenté de 43,2% en juin et les immatriculations de micro-entrepreneurs ont progressé de 33,6%.

La hausse la plus forte concerne les activités d’hébergement et de restauration (+75,3%), essentiellement dans les activités de restauration rapide, précise l’Insee.

14 Juillet: feux d’artifice, violences urbaines et voitures brûlées dans toute la France

14 Juillet: feux d’artifice, violences urbaines et voitures brûlées dans toute la France

 

 

Traditionnellement on a assisté–parfois d’un peu plus loin– aux feux d’artifice des 13 et 14 juillet. Des moments de convivialité, de joie mais aussi un prétexte pour la violence. En effet encore davantage cette année des débordements, des mises en danger d’autrui et des destructions de matériel ont été signalées. Des biens publics mais aussi des biens privés en ont été les victimes. Celà concerne bien sûr des quartiers sensibles notamment de banlieue et aussi même des centres-villes avec aussi une volonté d’affronter les forces de l’ordre.

Notons d’ailleurs que depuis 2019, le ministère de l’intérieur pour étouffer ce phénomène a décidé de ne plus établir le moindre bilan de ces violences du 14 juillet. Ainsi par exemple on a décidé qu’on ne signalerait plus le nombre de voitures brûlées, un chiffre qui tournait autour de 800 en 2018 et qui sans doute doit aujourd’hui être proche de 1000.

Un phénomène devenu tellement banal que plus personne n’en parle. Un phénomène tellement habituel puisqu’en  moyenne ,pour un jour normal ,une centaine de voitures au moins sont brûlées en France. La presse locale, les élus et autres institutionnels s’entendent largement pour mettre un voile pudique sur un phénomène de société dont ils sont en partie responsable pour leur collusion plus ou moins tacite avec les auteurs de ces délits.

 

Un peu partout en France, les témoignages abondent d’occupants d’appartements ayant essuyé de tels tirs. Une menace d’autant plus présente que les jeunes délinquants ont pris l’habitude de commencer leurs «activités» plusieurs jours avant la fête nationale, à la grande exaspération de beaucoup d’habitants de leurs quartiers.

Les banlieues des grandes villes, en l’occurrence les régions parisienne, lyonnaise et lilloise, ont été les plus touchées. Des voitures ont ainsi été brûlées à Roubaix (Nord). Des feux d’artifice sauvages ont été observés dans plusieurs arrondissements lyonnais. Des feux, incendies de voitures et tirs de mortiers ont eu lieu à Villeurbanne, Vaulx-en-Velin et Vénissieux. À Rillieux-la-Pape, des groupes de jeunes se sont opposés aux forces de l’ordre avec jets de projectiles et ripostes de gaz lacrymogènes.

Mais c’est comme toujours en région parisienne que l’on a déploré le plus grand nombre de faits. Avec, outre le gymnase, un bus incendié à Nanterre dans la cité Pablo-Picasso, connue pour son trafic de drogue. Selon la préfecture des Hauts-de-Seine, «un ou plusieurs individus ont fait sortir un chauffeur de son bus avant de mettre le feu au véhicule». Toujours dans les Hauts-de-Seine, Suresnes et Villeneuve-la-Garenne, marquées par des violences urbaines pendant le confinement, ont notamment été touchées. Comme Saint-Denis, Villetaneuse, Aubervilliers ou Bobigny en Seine-Saint-Denis ou encore les 12e, 14e, 15e, 18e, 19e et 20e arrondissements de Paris.

 

Union européenne : du mou dans le budget pour plaire aux Etats rigoureux

Union européenne : du mou  dans le budget pour plaire aux Etats rigoureux

 

Le président du Conseil européen Charles Michel a été contraint de se montrer un tout petit peu plus rigoureux dans les prévisions budgétaires européennes. Il a ainsi réduit un peu le montant de l’enveloppe de l’arbre de 1000 milliards sur sept ans auxquels il faut ajouter 750 milliards dont les deux tiers prendront des formes de subventions et un tiers des formes de prêts afin de relancer des économies affectées par la crise sanitaire. Des propositions globales au départ très contestées  par les états rigoureux du nord  qui considérait que l’union européenne est beaucoup trop laxiste d’autant qu’elle n’assortit pas ses subventions et ces prêts de mesures plus rigoureuses de gestion pour les pays bénéficiaires.

Alors que la Commission envisageait fin mai un budget commun de 1.100 milliards d’euros sur sept ans, le président du Conseil européen propose désormais un montant de 1.074 milliards et un fonds de 750 milliards, avec deux tiers de subventions et un tiers de prêts, pour relancer des économies durement touchées par la crise sanitaire.

La révision à la baisse du budget de l’UE vise à convaincre certains Etats du Nord, à commencer par les Pays-Bas, de valider le fonds de relance de 750 milliards d’euros envisagé en supplément pour faire face aux conséquences de la crise sanitaire.

Ces Etats du Nord, dits “frugaux” par comparaison avec les pays du Sud très endettés, ont défendu l’idée d’un budget réduit et de réformes économiques comme condition d’accès aux fonds du plan de relance.

La proposition budgétaire est connue dans le jargon bruxellois comme la “boîte de négociation”, un ensemble complexe de chiffres couvrant les dépenses dans des domaines allant du soutien à l’agriculture au développement régional, à la recherche et aux bourses scolaires.

Il s’agit du point de départ des négociations auxquelles se livreront les dirigeants de l’UE lors de leur sommet des 17 et 18 juillet.

Projets éoliens Chigné et Chenevelles : illégalement dans la zone des 500 m

Projets éoliens Chigné et Chenevelles  : illégalement dans la zone des 500 m

 

Deux exemples récents montrent que certains promoteurs s’assoient délibérément sur la règle qui impose une distance de 500 m entre les éoliennes et les zones d’habitation. C’est ce qu’affirme l’association Vent des forts, qui milite contre le projet. « L’étude approfondie du dossier d’autorisation environnemental de la société Valéco a dévoilé la non-prise en compte d’une maison d’habitation sur l’une des communes du projet éolien (à Chenevelles -86). Cette maison [...] se situe à 390 m (315 m en bout de pale) de l’éolienne Bos-2 et à 430 m (335 m en bout de pale) de l’éolienne Bos-3 soit 335 m ».

 

Même chose pour les éoliennes qui viennent d’être installées à Chigné dans le Maine-et-Loire ; une construction à moins de 500 m a été ignorée. L’association locale vigilance environnement vient d’ introduire une demande d’annulation auprès du tribunal administratif.
Or, , « les articles L553-1 et 515-44 du code de l’environnement [...] prévoient de respecter scrupuleusement un éloignement minimum de 500 mètres entre les installations et les habitations ».  Les associations estiment ses projets complètement illégaux. Pour faire passer la pilule, certains promoteurs considèrent que les bâtiments n’ont pas forcément de caractère d’habitation ou bien qu’ils  peuvent être démolies dans un arrangement entre le promoteur et le propriétaire du terrain. Bref la régulation à la mode des marchands de vaches d’il y a 50 ans avec une poignée de main et peut-être davantage comme forme de compréhension mutuelle de la législation.

Chauffeur de bus agressé à Bayonne: ou la question de la sécurité dans les transports

Chauffeur de bus agressé à Bayonne: ou la question de la sécurité dans les transports

 

Les actes d’incivilité ne sont pas nouveaux dans les transports publics. Ils sont la caractéristique d’une société dont une partie n’accepte aucune règle. Pire ,certains même qui n’hésitent pas à agresser le personnel. C’est le cas évidemment scandaleux à Bayonne où  le conducteur est en état de mort clinique après avoir été victime d’une agression de plusieurs individus qui simplement ont  refusé de le  port du masque.

On a entendu récemment lors  des introductions des différents ministres des propos finalement assez convenus à la fois sur le passé et sur leurs intentions. Pour la sécurité des transports, il serait temps de dépasser ces discours très théoriques et de prendre enfin des mesures de protection vis-à-vis de salariés qui en plus sont  les acteurs du service public. Ce sont à partir de ces faits et de bien d’autres que le ministre de la justice comme le ministre de l’intérieur pourront montrer leur réelle intention de gérer ce qui constitue les priorités.

 

Le parquet de Bayonne a demandé mardi la mise en examen de deux jeunes hommes pour tentative d’homicide volontaire, accusés d’avoir roué de coups dimanche un chauffeur de bus qui voulait contrôler un ticket et exigeait le port du masque. Philippe Monguillot, le chauffeur de 59 ans agressé dimanche peu après 19 heures à un arrêt de bus dans le quartier populaire de Balichon, est en état de mort cérébrale. «Ce n’est pas mon père qui respire, c’est la machine. On sait que c’est fini», a confié au journal Sud Ouest sa fille Marie, 18 ans.

 

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