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Liban : le pays s’enfonce dans l’immobilisme politique

Liban : le pays s’enfonce dans l’immobilisme politique

 

Professeur de relations internationales, Fady Fadel remarque, dans une tribune au « Monde », que la crise dans laquelle s’enfonce le Liban a forcé les citoyens de ce pays à ne plus rien attendre des responsables politiques.(extrait)

 

Tribune.

 

 Au Liban, seuls les faits font l’unanimité : coupure du courant 20 heures sur 24 et panne des générateurs électriques en raison du manque du fuel (y compris dans les hôpitaux, les écoles, etc.), manque de médicaments dans les pharmacies, manque d’essence engendrant des embouteillages chaotiques devant les stations-service, dévaluation de la monnaie, chute du pouvoir d’achat et j’en passe.

S’agit-il d’une crise ? Quand la livre libanaise dispose de cinq taux de change par rapport au dollar américain, il est difficile de se repérer. La Banque du Liban fixe différents taux de change, l’un pour les grandes institutions financières (1 dollar pour 1 500 livres), un autre pour les particuliers (3 900 livres), enfin un troisième pour l’achat d’essence (8 000 livres). Les bureaux de change pratiquent quant à eux un taux de 12 000 livres tandis que sur le marché noir un dollar s’échange pour 15 000 livres. Il y a même une application Android et iPhone qui donne en temps réel la valeur des cinq taux de change !

Quand un professeur d’université voit son salaire chuter de 2 000 euros à 200 euros par mois et les produits alimentaires de base grimper jusqu’à 1 000 %, il est difficile de comprendre comment il est possible de tenir.

Plus d’un an après les explosions à Beyrouth, les autorités judiciaires et sécuritaires n’ont toujours pas conclu l’enquête pour identifier les responsables. Pire, le Parlement a voté le maintien de l’immunité parlementaire des députés, des ministres et du premier ministre. Seule la Cour de justice, formée de politiques, a la compétence de juger les politiques.

Plus récemment, un cadre supérieur du Hezbollah, Wafik Safa, aurait menacé le juge chargé de l’enquête en pénétrant dans son bureau au palais de justice. Une enquête est ouverte !

Après treize mois sans gouvernement suite à la démission du cabinet d’Hassan Diab, le Liban a eu finalement un nouveau gouvernement le 10 septembre présidé par Najib Mikati. Plus de 390 jours de tractations sur les répartitions confessionnelles et politico-politiques des ministères au sein du gouvernement. Après cette longue période et cette perte de temps, on ne voit en rien l’arrivée de technocrates prêts pour des réformes structurelles et profondes anticorruption, puisque le cabinet reste sous la domination et l’influence des mêmes partis politiques et des mêmes composantes confessionnelles à l’origine du mal libanais.

Ce qui est encore plus choquant est la déresponsabilisation de la classe politique : chaque clan et parti politique accuse l’autre d’être à l’origine du chaos. Bien plus, on se permet de jeter l’anathème sur la communauté internationale qui punit les Libanais à cause du Hezbollah. Comme si le Liban était toujours cette scène politique fertile où les puissances régionales, voir internationales, réglaient leurs différends.

France-Violences dans les stades de foot: Enfin la pénalisation ?

France-Violences dans les stades  de foot: Enfin la pénalisation ?

 

La violence dans les stades de football notamment à l’occasion des matchs professionnels a atteint un niveau inadmissible remarquédans le monde entier. En cause le laxisme des clubs vis-à-vis de leurs supporters et la paralysie des autorités sportives aussi bien de la ligue de football professionnel que de la fédération. Or les coupables peuvent être facilement repérés par les systèmes de caméras qui équipent les stades et par les chaînes de télévision.

Observons cependant que ce phénomène est plus global et qu’il affecte d’une façon générale les rassemblements dans le pays. Le signe d’un État particulièrement défaillant incapable de faire régner l’ordre et d’une justice très laxiste »Personne n’a vu arriver cette violence ». La ministre déléguée chargée des Sports Roxana Maracineanu s’est dite prête à prendre des mesures pour endiguer les violences de plus en plus nombreuses entre supporters en Ligue 1. Au micro de RTL ce vendredi 24 septembre, la ministre appelle « tout le monde à se mettre autour de la table » pour trouver des solutions.

Une déclaration finalement assez molle car la seule solution est une réponse pénale mettant en cause les individus coupables de violence et non la masse de supporters pacifiques.

 

Elections Russie : Le parti de Poutine avec 40 % des voix dans une élection sans candidats d’opposition

Elections  Russie : Le parti de Poutine avec 40 % des voix dans une élection sans candidats d’opposition

 

Le parti de Poutine a récolté 43,39% des voix dans une élection où tous les candidats opposés officiellement à Poutine ont été interdits, selon des résultats préliminaires portant sur 21% des bureaux de vote. « 

Le parti du Kremlin devance les communistes du KPRF (22,82%) et semble assuré de conserver une large majorité à la Douma, la chambre basse du Parlement, même si ces résultats préliminaires témoignent d’une baisse par rapport à 2016. Russie Unie avait alors obtenu 54,2% des voix et les communistes 13,3%.

Le Kremlin a  écarté tous les concurrents les plus dangereux pour assurer à son parti, Russie unie, la majorité des sièges à la Douma. Les partisans de l’opposant emprisonné Alexeï Navalny ont en réaction appelé à voter pour les candidats les mieux placés pour battre ceux de Russie Unie, bien souvent des communistes.

Brésil : Bolsonaro tombe à 22 % de soutien dans un sondage

Brésil : Bolsonaro tombe à 22 % de soutien dans un sondage

La cote de popularité du président brésilien a baissé à son niveau le plus bas en près de trois ans de mandat, avec seulement 22% d’opinions favorables, selon un sondage de l’institut Datafolha publié jeudi 16 septembre.

Seules 22% des personnes interrogées jugent la gestion du président d’extrême droite « bonne » ou « très bonne », contre 24% en juillet, selon ce premier sondage publié après les grandes manifestations que Jair Bolsonaro avait convoquées le 7 septembre pour galvaniser ses soutiens.

Le pourcentage d’opinions défavorables est passé à 53%, contre 51% en juillet et 45% en mai, pour ce sondage mené par cet institut de référence auprès de 3 667 personnes, du 13 au 15 septembre.La situation économique du Brésil s’est par ailleurs dégradée, avec une inflation galopante et une crise énergétique causée par une sécheresse historique.

Eric Zemmour et Sandrine Rousseau: Dans le même sac ! ( Nelly Garnier)

Eric Zemmour et Sandrine Rousseau: Dans le même sac ! ( Nelly Garnier)

 

Selon l’élue LR parisienne, l’engouement pour le polémiste et la candidate à la primaire écolo «traduit une évolution des fondements de l’engagement politique»

 

Ils sont considérés comme des franges minoritaires de la gauche et de la droite et, pourtant, leurs propos sont commentés quasi quotidiennement. Ils choquent, ils hystérisent, font réagir. Dans le langage propre aux réseaux sociaux, on dirait qu’ils engagent, en bien comme en mal, ce qui est déjà beaucoup si l’on pense que la première réponse que donnent les Français quand on les interroge sur une personnalité politique est « aucune émotion » comme l’a révélé le baromètre « France-émotions » de la Fondation Jean-Jaurès.

Les polémiques autour des candidatures d’Eric Zemmour et de Sandrine Rousseau révèlent incontestablement quelque chose. Tout d’abord, elles témoignent d’une recomposition politique plus complexe qu’elle n’en a l’air. A la suite de l’élection d’Emmanuel Macron, nombre de commentateurs avaient prédit la substitution du clivage gauche-droite par un nouveau clivage opposant gagnants et perdants de la mondialisation. Les élections intermédiaires ont montré une réalité politique plus complexe. L’engouement pour Eric Zemmour et Sandrine Rousseau, fut-il minoritaire, traduit lui aussi une évolution des fondements de l’engagement politique.

Les rapports à l’intime, à l’expérience personnelle, aux sentiments ressentis d’oppression comme de manque de reconnaissance, deviennent des caractères majeurs du positionnement politique. Désormais, les « épreuves de la vie » constituent le cœur de préoccupation des citoyens, bien davantage que la perspective d’instaurer un ordre social ou économique radicalement nouveau, comme l’a constaté Pierre Rosanvallon dans son dernier ouvrage. Cela explique que, pour les plus jeunes générations, l’engagement politique s’exprime souvent principalement par des modes de consommation ou de nouvelles habitudes alimentaires.

Chez Sandrine Rousseau, le rapport à l’intime est évident. Figure du mouvement #Metoo, elle appelle à se libérer des trois prédations majeures instituées par l’homme dominant, à savoir la prédation du corps des personnes noires, celle des femmes et celle de la nature, comme elle l’a exposé lors d’un récent débat. Pour Eric Zemmour, qui se réclame d’un projet civilisationnel, cela est moins évident. Pourtant, c’est bien sa manière d’exprimer un malaise d’une partie du peuple français quant à son identité intime qui a fait son succès littéraire et médiatique. En mettant l’accent sur la question démographique, le journaliste politique a su faire résonner une peur profonde et collective des peuples européens de perdre leur identité face à des flux migratoires continus, dans un contexte de baisse de la natalité. Force est de constater qu’aucune des dernières lois sur l’immigration n’a su répondre à ce besoin fondamental de permanence culturelle et identitaire sur lequel la prochaine élection présidentielle ne pourra pas faire l’impasse.

Les forces politiques majoritaires auraient tort de balayer d’un revers de main les dynamiques qui s’expriment autour de ces deux personnalités. Tout comme elles auraient tort d’embrasser des mouvements qui aboutissent toujours à prôner l’affrontement d’une partie de la population avec une autre. Eric Zemmour et Sandrine Rousseau sont les deux faces d’une même pièce : une revendication à faire valoir son identité, individuelle ou collective, mais une revendication qui finit toujours en tentative d’effacement ou de destruction de l’autre. La France ne se relèvera ni d’une guerre des civilisations, ni d’une guerre des sexes. Mais, si l’on ne répond pas aux blessures intimes des Français qui s’expriment à travers ces mouvements, c’est bien à cela que l’on pourrait aboutir, tant ces dynamiques d’opinion sont puissantes et vivaces.

Si ma famille politique, la droite républicaine, est solide dans ses fondamentaux, il est de son devoir de comprendre cette irruption de l’intime dans les attentes des Français à l’égard de la chose publique. Et j’ose même affirmer qu’il est de son devoir de répondre aux deux blessures exprimées par les candidatures d’Eric Zemmour et de Sandrine Rousseau : celle d’une identité collective blessée par le choc lié à l’immigration ; celle d’une identité individuelle blessée par les inégalités de genre, mais aussi de classe et d’origine.

Nelly Garnier est conseillère LR de Paris, conseillère régionale d’Ile-de-France et déléguée spéciale à la Smart Région.

« Le temps de se réengager dans les associations » !!

« Le temps de se réengager dans les associations » !!

Dans le JDD, les secrétaires d’Etat Olivia Grégoire (Economie sociale, solidaire et responsable) et Sarah El Haïry (Jeunesse et Engagement) appellent les Français à se réinscrire dans les associations, malgré la crise du Covid-19.

Les deux secrétaires d’État dont on se demande quel est exactement le rôle s’aperçoivent un peu tardivement que les associations ont subi un grave préjudice du fait de la crise sanitaire. Nombres d’associations ont dû cesser leurs activités, les bénévoles sont devenus nettement moins nombreux et les protocoles imposés ne sont nullement adaptés à certains milieux associatifs. Aucune mesure concrète n’a été prise pour sauver les petites associations. Bilan: des milliers d’associations ont cessé toute activité.

La tribune :

 

  »Alors que se tiennent en ce moment même les forums des associations et que prochainement les semaines de l’engagement commenceront partout en France, c’est toute la nation qui sera sensibilisée à l’importance du fait associatif et de la mobilisation citoyenne. Avec la crise, les taux d’adhésion des bénévoles et les inscriptions au sein des associations ont considérablement chuté.

De nombreux adhérents n’ont pas renouvelé leurs cotisations en 2020 de peur de se voir à nouveau privés de la possibilité de réinvestir physiquement leurs associations. Les bénévoles, souvent âgés, viennent de vivre de nombreux mois encouragés à se protéger en restant dans leur domicile. Ce sont toutes les interactions sociales qui sont sorties de leurs habitudes.

Les Français l’ont compris, face à l’épidémie, nous devons impérativement agir en collectif. Le virus s’est avéré un formidable défi de solidarité : d’un côté, car l’arrêt de l’activité économique a encore mis à l’épreuve les populations les plus fragiles et les plus isolées ; de l’autre, car la menace de la contamination a grandement réduit les forces bénévoles dans leurs opérations quotidiennes.

Le gouvernement, en soutien aux principaux acteurs et représentants associatifs, lancera une grande campagne afin d’encourager les Français à revenir vers leurs associations

Depuis le début de la crise, le gouvernement s’est pleinement mobilisé pour soutenir notre précieux tissu associatif. Aussi, 27.600 associations ont pu bénéficier du fonds de solidarité. 100 millions d’euros ont été débloqués pour leur trésorerie et leurs fonds propres. L’aide UrgenceESS a permis la préservation de près de 10.000 emplois. Si ces mesures d’accompagnement ont su soutenir nos associations dans cette rude épreuve, les associations doivent petit à petit repartir à la conquête de leurs publics.

Là encore, l’Etat sera à leurs côtés.

Dès demain, le gouvernement, en soutien aux principaux acteurs et représentants associatifs, lancera une grande campagne afin d’encourager les Français à revenir vers leurs associations. Nous allons agir pour permettre aux associations, aux fédérations, aux institutions de démultiplier leur action et, donc, les initiatives bénéfiques pour notre pays et les Français. Nous invitons les bénévoles à retrouver leurs associations et à propager partout ce message : ‘Mon asso, je l’adore, j’y adhère!’.

Avec la levée progressive des restrictions sanitaires, permise par les progrès de la couverture vaccinale, il est maintenant à nouveau possible pour eux de se réinvestir humainement dans leurs associations – dont près d’un Français sur deux était membre avant la crise. Le gouvernement entend les encourager à reprendre pleinement part à la vie associative, en particulier dans les domaines sportifs et culturels qui ont le plus souffert des confinements.

La société dans son ensemble qui a plus que jamais besoin de ces associations et de leurs forces vives pour réaffirmer sa cohésion

L’effort de l’Etat pour les associations depuis le début de la crise sanitaire se chiffre à plusieurs millions d’euros, il se chiffrera surtout en plusieurs millions de bénéficiaires : les associations, naturellement, qui attendent avec impatience de voir revenir leurs adhérents et bénévoles ; les Français, bien entendu, qui ont attendu bien trop longtemps de pouvoir s’adonner à leurs passions ; mais surtout la société dans son ensemble qui a plus que jamais besoin de ces associations et de leurs forces vives pour réaffirmer sa cohésion. Comme le considérait déjà Tocqueville quand il faisait des associations le moteur essentiel de la société démocratique : ‘Il n’y a rien que la volonté humaine désespère d’atteindre par l’action libre de la puissance collective des individus.’

Les observateurs nous disent que les Français se désintéressent du politique, peut-être. En revanche, il est évident qu’ils restent particulièrement impliqués dans la politique, dans son sens premier, c’est-à-dire la vie de la cité.

Nous avons donc un simple message à faire passer : le temps de se rengager pour les associations est venu. Engager quelque chose, c’est commencer une aventure.

Les associations, c’est avant tout des femmes et des hommes. Des engagés. »

Apprentissage : pour un développement dans l’enseignement supérieur

Apprentissage : pour un  développement  dans l’enseignement supérieur 

À l’image de ce qui se pratique en Allemagne, les présidents des fédérations de l’assurance, Florence Lustman, de la banque, Nicolas Théry et des entreprises de high-tech, Laurent Giovachini affirment, dans une tribune au « Monde » que le développement de l’apprentissage dans les universités et grandes écoles permet de lutter efficacement contre les inégalités sociales et territoriales.

 

Tribune. 

Avec près de 500 000 contrats signés dans le secteur privé en 2020, soit une hausse de 40 % par rapport à 2019, l’apprentissage connaît un décollage sans précédent en France et s’impose durablement dans le paysage de la formation. Il s’agit d’une réussite de politique publique majeure, issue de la loi « Avenir professionnel » du 5 septembre 2018 et fortement portée par les efforts communs des entreprises et des établissements d’enseignement.

Plus encore, l’accélération de l’apprentissage dans les formations de l’enseignement supérieur favorise leur démocratisation pour briser le plafond de verre des classes et territoires moins favorisés. Les métiers de l’assurance, de la banque, du conseil, de l’ingénierie et du numérique – qui représentent environ 1,7 million de salariés en France et 60 000 jeunes en alternance – ont ainsi triplé en dix ans le nombre d’alternants des formations de niveau Bac + 4/5.

 

L’apprentissage constitue aujourd’hui le tremplin le plus efficace vers la vie active. En valorisant une pédagogie qui intègre les réalités de l’entreprise et met en avant les compétences humaines et relationnelles, l’apprentissage favorise l’acquisition des « soft skills » [autonomie, créativité, capacité à travailler en équipe, etc.] indispensables pour évoluer et progresser professionnellement.

De plus, l’intégration de l’apprentissage dans les cursus universitaires et grandes écoles a provoqué une véritable révolution culturelle et contribué à renforcer son image auprès des chefs d’entreprise, des enseignants mais aussi des étudiants eux-mêmes. Mais surtout, le développement de l’apprentissage dans l’enseignement supérieur représente un vecteur essentiel de cohésion sociale et de promotion de l’égalité des chances, en permettant aux étudiants issus de tous les milieux, de financer des études de plus en plus longues et coûteuses.

 

La Conférence des grandes écoles indique ainsi qu’il y a deux fois plus d’élèves ayant un parent « ouvrier » dans les cursus par apprentissage que dans les autres voies. Nous avons là une responsabilité collective à permettre à ces jeunes d’accéder à ces formations de haut niveau. Plus d’égalité des chances, plus de réussite aux examens, moins de risque de décrochage et de réelles garanties d’obtenir un emploi stable dès la fin de sa formation, les bénéfices de l’apprentissage dans le supérieur sont là et tout l’enjeu aujourd’hui est d’accélérer dans cette voie pour en faire une filière d’excellence pour tous.

Pour un développement de l’apprentissage dans l’enseignement supérieur

Pour un développement de l’apprentissage dans l’enseignement supérieur 

À l’image de ce qui se pratique en Allemagne,Les présidents des fédérations de l’assurance, Florence Lustman, de la banque, Nicolas Théry et des entreprises de high-tech, Laurent Giovachini affirment, dans une tribune au « Monde » que le développement de l’apprentissage dans les universités et grandes écoles permet de lutter efficacement contre les inégalités sociales et territoriales.

 

Tribune. 

Avec près de 500 000 contrats signés dans le secteur privé en 2020, soit une hausse de 40 % par rapport à 2019, l’apprentissage connaît un décollage sans précédent en France et s’impose durablement dans le paysage de la formation. Il s’agit d’une réussite de politique publique majeure, issue de la loi « Avenir professionnel » du 5 septembre 2018 et fortement portée par les efforts communs des entreprises et des établissements d’enseignement.

Plus encore, l’accélération de l’apprentissage dans les formations de l’enseignement supérieur favorise leur démocratisation pour briser le plafond de verre des classes et territoires moins favorisés. Les métiers de l’assurance, de la banque, du conseil, de l’ingénierie et du numérique – qui représentent environ 1,7 million de salariés en France et 60 000 jeunes en alternance – ont ainsi triplé en dix ans le nombre d’alternants des formations de niveau Bac + 4/5.

 

L’apprentissage constitue aujourd’hui le tremplin le plus efficace vers la vie active. En valorisant une pédagogie qui intègre les réalités de l’entreprise et met en avant les compétences humaines et relationnelles, l’apprentissage favorise l’acquisition des « soft skills » [autonomie, créativité, capacité à travailler en équipe, etc.] indispensables pour évoluer et progresser professionnellement.

De plus, l’intégration de l’apprentissage dans les cursus universitaires et grandes écoles a provoqué une véritable révolution culturelle et contribué à renforcer son image auprès des chefs d’entreprise, des enseignants mais aussi des étudiants eux-mêmes. Mais surtout, le développement de l’apprentissage dans l’enseignement supérieur représente un vecteur essentiel de cohésion sociale et de promotion de l’égalité des chances, en permettant aux étudiants issus de tous les milieux, de financer des études de plus en plus longues et coûteuses.

 

La Conférence des grandes écoles indique ainsi qu’il y a deux fois plus d’élèves ayant un parent « ouvrier » dans les cursus par apprentissage que dans les autres voies. Nous avons là une responsabilité collective à permettre à ces jeunes d’accéder à ces formations de haut niveau. Plus d’égalité des chances, plus de réussite aux examens, moins de risque de décrochage et de réelles garanties d’obtenir un emploi stable dès la fin de sa formation, les bénéfices de l’apprentissage dans le supérieur sont là et tout l’enjeu aujourd’hui est d’accélérer dans cette voie pour en faire une filière d’excellence pour tous.

Le passe sanitaire supprimé dans les centres commerciaux

Le passe sanitaire supprimé  dans les centres commerciaux

En France, le passe sanitaire ne sera plus obligatoire à partir de mercredi à l’entrée des centres commerciaux situés dans les départements où le taux d’incidence du coronavirus s’est maintenu sous le seuil des 200 pour 100.000 habitants sur une semaine. Des exceptions subsistent, dans 64 centres commerciaux de plus de 20.000 mètres carrés, situés dans neuf départements

Covid Europe : encore 236.000 morts en Europe dans les trois prochains mois

Covid Europe : encore 236.000 morts en Europe dans les trois prochains mois

Une étude de l’organisation mondiale de la santé révèle une projection de 236.000 morts supplémentaires du Covid-19 en Europe d’ici au 1er décembre, selon son directeur régional, qui s’est dit inquiet de la «stagnation» du rythme de vaccination sur le continent. «La semaine dernière, le nombre de morts dans la région a augmenté de 11%, avec une projection fiable prévoyant 236.000 morts en Europe d’ici au 1er décembre», qui s’ajouteraient aux 1,3 million de décès déjà provoqués par la pandémie sur le Vieux continent, selon le directeur de l’OMS Europe Hans Kluge.

 

Sondage Passe sanitaire : 64% des Français pour dans les cafés restaurants

Sondage Passe sanitaire : 64% des Français pour dans les cafés restaurants

Selon un sondage Elabe «L’Opinion en direct» pour BFMTV, entre 64% et 77% des Français cautionnent la mise en place du passe sanitaire selon les lieux, des chiffres en augmentation par rapport à un sondage réalisé le mois dernier juste après les annonces du président de la République.

Dans les cafés, bars et restaurants, 64% des Français approuvent l’extension du passe sanitaire, soit 10 points de plus que dans le précédent sondage réalisé. L’approbation monte à 72% pour l’accès aux lieux de culture et à 77% pour les transports (avions, trains, cars longue distance). Pour l’accès aux hôpitaux, 65% des personnes interrogées approuvent le passe, une baisse d’un point cette fois-ci par rapport au mois dernier.

La montée des mafias dans le monde

La montée des mafias dans le monde

un papier du Monde souligne le danger de la montée des mafias un peu partout dans le monde et la collusion parfois avec les Etats.

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Editorial du « Monde ».

 

Né de l’expansion de la démocratie et du capitalisme, le phénomène des mafias ne cesse, à l’heure de la mondialisation, de se renforcer. Menace majeure pour la sécurité collective, le crime organisé transnational est devenu une puissance à part entière. Portées par leurs activités criminelles, dont la principale reste le commerce des drogues, les organisations mafieuses investissent chaque année davantage le champ des économies légales. Et les Etats, comme notre série « Géopolitique des mafias » l’a illustré chaque samedi de l’été, entretiennent tout autant le phénomène qu’ils le combattent.

Au Mexique, la force de frappe financière d’une quinzaine de cartels de la drogue est utilisée pour façonner le champ politique. Les criminels mexicains ont à leur disposition des moyens colossaux. Presque aucune élection n’échappe à leur influence. L’Etat est infiltré. Dans certaines régions, on peut même parler de cogouvernance entre l’Etat et les cartels.

Dans les Balkans, les criminels albanais, serbes ou monténégrins sont passés en trois décennies, depuis la chute du communisme, du rang de simples voyous à celui d’acteurs-clés du crime organisé international. Le problème, là aussi, est la relation étroite avec l’Etat. En Serbie et au Monténégro, les opérations criminelles sont orchestrées, avec la complicité des services secrets, en lien avec les pouvoirs politiques.

Ce type de relation fusionnelle entre l’Etat et la mafia se retrouve dans d’autres pays, où un système totalitaire, notamment communiste, a dominé jusqu’à récemment. C’est le cas en Russie et dans d’autres pays de l’espace ex-soviétique, où l’influence des Vory v zakone (Voleurs dans la loi) ne cesse de se renforcer. Nées dans les goulags, les organisations criminelles ont depuis longtemps étendu leurs ailes bien au-delà de leur berceau caucasien pour aller conquérir le monde.

A Hongkong, où c’est au contraire la démocratie qui a reculé depuis que le territoire est revenu dans le giron de Pékin, les triades opèrent aussi en lien avec le gouvernement chinois. Partie intégrante de la société hongkongaise, les mafias s’adaptent, depuis l’époque coloniale, aux changements de régime et prospèrent.

En Italie, mère patrie de la mafia au sens littéral du terme, cela fait longtemps que les criminels sont partis à la conquête du monde. Après l’Europe, les Etats-Unis et l’Amérique du Sud, ils ambitionnent aujourd’hui d’étendre leurs ramifications en Asie et en Afrique. La ’Ndrangheta calabraise, désormais la plus puissante des mafias italiennes, est estimée comme étant la plus dangereuse structure de crime organisé au monde.

Portées par l’internationalisation des échanges, les mafias investissent chaque jour davantage les économies légales. La création des monnaies virtuelles contribue également au blanchissement de l’argent du crime, certaines organisations favorisant désormais le bitcoin plutôt que le cash. Et, comme l’illustre le dernier épisode de notre série, la monnaie virtuelle est dorénavant aussi à l’origine d’un nouveau type de criminalité, qu’on ne peut pas assimiler à une mafia mais qui ébranle lui aussi les économies : l’extorsion de fonds à l’échelle planétaire.

Comme le notent depuis longtemps l’écrivain italien Roberto Saviano ou, cette semaine, dans une tribune envoyée au Monde l’opposant russe Alexeï Navalny, il est temps que les Etats réagissent vigoureusement, au niveau international, au développement de la corruption et à l’emprise du crime organisé.

 

Mali: encore 11 soldats tués et 10 blessés dans une attaque terroriste

Mali: encore 11 soldats tués et 10 blessés dans une attaque

 

La semaine dernière, plus de 50 personnes ont été tuées lors d’un raid de combattants islamistes visant trois villages du centre du Mali et

Onze soldats ont été tués et dix autres blessés dans une embuscade visant un convoi militaire dans le centre du Mali jeudi, a annoncé l’armée.

Alors que la France donne des leçons sur la manière de gérer le conflit en Afghanistan, elle en oublie que le même processus est en route dans la région du Sahel où la force Barkhane se montre incapable de contrôler la situation. Pire après la prise de pouvoir par les militaires maliens, la force Barkhane ne se replie sur des objectifs beaucoup moins ambitieux .

Pendant ce temps-là l’insécurité monte dans la région. Pour preuve encore 47 personnes dont trente civils, quatorze soldats et trois supplétifs de l’armée ont été tuées mercredi 18 août lors d’une attaque par des djihadistes présumés contre un convoi militaire, escortant des civils, dans le nord du Burkina Faso, a annoncé le gouvernement burkinabè.

La commune de Gorgadji est située dans la province du Séno, dans le nord du Burkina Faso, zone dite des trois frontières, à cheval sur le Mali et le Niger. La zone des trois frontières est la région la plus touchée par les violences. Les morts, civils comme militaires, s’y comptent par milliers.

Cette attaque est la troisième d’une série qui a fait à chaque fois plus d’une dizaine de morts en deux semaines contre des soldats engagés dans la lutte anti-djihadiste dans le nord et le nord-ouest du Burkina Faso.

Incendies : dans le Var, l’Aude et le Vaucluse

Incendies : dans le Var, l’Aude et le Vaucluse

L’incendie qui s’est déclaré dans le Var a déjà parcouru 6 700 hectares, selon la préfecture mardi 17 août en fin de soirée. La moitié de la réserve naturelle de la plaine des Maures est dévastée.  C’est le plus gros feu de forêt qui frappe le département en vingt ans.

Par ailleurs des soldats du feu combattent également d’autres incendies, près de Narbonne (Aude) et à Beaumes-de-Venise (Vaucluse).

Incendie : 1000 hectares dans le Var

Incendie : 1000 hectares dans le Var

 

 

Comme au Maghreb, en Turquie, en Espagne ou en Grèce, les fortes chaleurs provoquent d’immenses incendies. La France est également touchée avec «Plus de 1000 hectares» de forêt et de garrigues qui ont été «parcourus» lundi 16 août dans le massif des Maures (Var), au nord-est de Toulon, par un violent incendie attisé par le mistral, selon les pompiers sur le terrain. «Plus de 1000 hectares ont été parcourus, mais il est encore trop tôt pour évaluer la surface réellement brûlée», a précisé à l’AFP la commandante Delphine Vienco, des pompiers du Var, lundi soir. Evoquant «un virulent incendie», la préfecture du Var avait parlé de «plusieurs centaines d’hectares parcourus» dans un communiqué plus tôt dans la soirée. Mais, il n’y avait pas eu à ce stade d’évacuation, selon une source à la préfecture.

Climat juillet : record historique de chaleur dans le monde

Climat juillet  : record historique de chaleur dans le monde

Record historique de chaleur dans le monde en juillet 2021 d’après l’Agence nationale océanique et atmosphérique américaine (NOAA). Conséquence immédiate et visible, la multiplication un peu partout d’immenses incendies par exemple en Grèce, au Maghreb ou aux États-Unis. Sans parler évidemment des autres effets environnementaux et sociaux.

 

«Ici, la première place est la pire», a déclaré dans un communiqué le chef de NOAA, Rick Spinrad. «Le mois de juillet est généralement le mois le plus chaud de l’année, mais juillet 2021 s’est surpassé, devenant le mois de juillet et le mois tout court le plus chaud jamais enregistré.» «Ce nouveau record s’ajoute à la trajectoire inquiétante et dérangeante sur laquelle le changement climatique a mis le globe», a-t-il ajouté.

La température globale à la surface de la planète a été plus élevée de 0,01°C par rapport au précédent mois de juillet le plus chaud, en 2016 (qui était alors arrivé à égalité avec les mois de 2019 et 2020). Les relevés ont commencé il y a 142 ans, a précisé NOAA.

. Ces événements se produisent alors que la hausse de la température à l’échelle de la planète n’est «que» de 1,1°C par rapport à la période pré-industrielle. En 2015, l’Accord de Paris prévoyait de limiter le réchauffement climatique à un niveau bien inférieur à 2°C, à +1,5°C de préférence.

Reprise économique après Covid : très contrastée dans le monde

Reprise économique après Covid : très contrastée dans le monde

 

Le directeur de la recherche de Natixis, Jean-François Robin, confirme, dans une tribune au « Monde », que l’épidémie de Covid-19 est un redoutable accélérateur des inégalités entre pays développés et émergents.

 

Tribune.

 

 La reprise sera inégale, comme viennent de le confirmer les dernières prévisions du Fonds monétaire international (FMI), qui révise à la hausse la croissance des pays développés et réduit d’autant celle des émergents. L’écart entre les Etats bénéficiant d’une politique de vaccination efficace et les autres va se creuser inéluctablement. Et les « gagnants » de la première vague, comme le Vietnam ou l’Australie, sont désormais à la traîne et n’ont d’autre choix que de refermer leurs frontières faute de vaccination suffisante. L’Asie, première à être entrée dans la crise sanitaire, pourrait finalement être la dernière à en sortir (à l’exception notable de la Chine, avec 1,5 milliard de personnes vaccinées), alors que l’Europe, lente à se mettre en ordre de marche, a rattrapé les Etats-Unis pour atteindre les 70 % de primo-vaccinés.

 

La reprise sera ainsi plus forte dans les pays vaccinés, à même de rouvrir sans mettre en danger leur système de santé. La France devrait connaître une croissance de 5,5 % quand la Thaïlande devrait se rapprocher de 1 %. Les pays développés vont retrouver leur niveau de produit intérieur brut (PIB) beaucoup plus vite que les émergents (en moyenne deux ans, soit un temps très court pour les premiers par rapport à la crise de 2008 – cinq ans), alors que, parmi les seconds, seuls 40 % y parviendront.

La pauvreté a fortement augmenté, on estime désormais que 125 millions de personnes vivent avec moins de 1,90 dollar par jour ; et la malnutrition est passée de 135 millions de personnes touchées en 2019 à 165 millions en 2020, selon la Banque mondiale.

La croissance potentielle, et donc le futur, sera davantage affectée dans les pays les plus touchés, bien souvent à bas revenus, du fait à la fois d’un moindre soutien budgétaire – les pays riches ont pu mobiliser quasiment quatre fois plus de soutien budgétaire que les émergents et huit fois plus que les plus pauvres –, d’une surmortalité plus élevée, d’un choc sur l’éducation – les dommages à long terme sur le niveau d’éducation seront plus marqués là où les écoles ont été fermées le plus longtemps –, et de la rémanence du choc. Un article de Francesco Bianchi, Giada Bianchi et Dongho Song (The Long Term Impact of the Covid 19, NBER) estime que, avec le chômage, la surmortalité va perdurer pendant les quinze prochaines années aux Etats-Unis et chiffre à 800 000 le nombre de décès associés (suicide, alcoolisme, drogue, etc.).

Après l’accord fiscal , d’autres accords sont nécessaires au plan mondial dans de nombreux domaines

 Après l’accord fiscal , d’autres accords sont nécessaires au plan mondial  dans de nombreux domaines

 

 

L’accord de juillet réformant la fiscalité internationale sur les entreprises doit ouvrir la voie à d’autres actions multilatérales sur l’accès aux vaccins, le climat, la sécurité des données ou les normes technologiques, soulignent, dans une tribune au « Monde », Josep Borrell, vice-président de la Commission européenne, et Paolo Gentiloni, commissaire européen à l’économie.(Extrait)

 

Tribune. 

 

Au cours des dernières années, le multilatéralisme a été placé sur la défensive. Dans un contexte mondial devenu plus multipolaire que multilatéral, la concurrence entre Etats semble l’emporter désormais sur la coopération. L’accord mondial, conclu récemment pour réformer la fiscalité internationale sur les entreprises, montre cependant que le multilatéralisme n’est pas mort.

On ne peut toutefois pas dire non plus qu’il se porte bien. Si la mondialisation s’est poursuivie pendant la pandémie de Covid-19, bien que de manière plus inégale qu’auparavant et malgré un sentiment d’isolement accru au sein des populations, les interdépendances sont devenues plus conflictuelles que jamais. Même le « soft power », la « puissance douce », est utilisé désormais comme une arme : les vaccins, les données et les normes technologiques deviennent à leur tour des instruments de concurrence politique.

Démocratie menacée

Le monde devient également moins libre. La démocratie elle-même est menacée, dans le contexte d’une bataille de communication pour déterminer quels systèmes politiques et économiques sont les mieux à même de produire des résultats pour leurs citoyens.

L’Union européenne (UE) continue, pour sa part, de croire en un monde prévisible fondé sur un multilatéralisme basé sur des règles, sur des marchés ouverts, sur des échanges à somme positive et sur la justice sociale et la solidarité, et elle continuera d’œuvrer à sa mise en place.


Nous demeurons convaincus que seule une coopération mondiale permettra de relever les principaux défis auxquels nous sommes confrontés actuellement, qu’il s’agisse de combattre les pandémies ou de lutter contre le changement climatique. L’UE continuera par conséquent de jouer un rôle moteur pour relancer le multilatéralisme afin de montrer à nos citoyens les avantages concrets d’un concept qui peut sembler aride et technocratique.

En effet, l’alternative à une telle action multilatérale, à savoir faire cavalier seul, aurait pour effet un accès réduit aux vaccins, une action climatique insuffisante, des crises sécuritaires qui s’aggravent, une régulation inadéquate de la mondialisation ainsi qu’un accroissement des inégalités à l’échelle mondiale. Aucun pays, même le plus grand, ne peut réussir seul. C’est pour toutes ces raisons que l’Italie, à juste titre, a placé le multilatéralisme au premier rang des priorités du programme de sa présidence actuelle du G20.

 

Cependant, l’UE ne peut pas se contenter de faire valoir ses antécédents en matière de multilatéralisme. L’Europe doit démontrer qu’une action multilatérale peut produire des résultats pour tous si chaque pays s’investit dans cette action. C’est précisément ce que permet le nouvel accord fiscal mondial.

Juillet : record historique de chaleur dans le monde

Juillet : record historique de chaleur dans le monde

Record historique de chaleur dans le monde en juillet 2021 d’après l’Agence nationale océanique et atmosphérique américaine (NOAA). Conséquence immédiate et visible, la multiplication un peu partout d’immenses incendies par exemple en Grèce, au Maghreb ou aux États-Unis. Sans parler évidemment des autres effets environnementaux et sociaux.

 

«Ici, la première place est la pire», a déclaré dans un communiqué le chef de NOAA, Rick Spinrad. «Le mois de juillet est généralement le mois le plus chaud de l’année, mais juillet 2021 s’est surpassé, devenant le mois de juillet et le mois tout court le plus chaud jamais enregistré.» «Ce nouveau record s’ajoute à la trajectoire inquiétante et dérangeante sur laquelle le changement climatique a mis le globe», a-t-il ajouté.

La température globale à la surface de la planète a été plus élevée de 0,01°C par rapport au précédent mois de juillet le plus chaud, en 2016 (qui était alors arrivé à égalité avec les mois de 2019 et 2020). Les relevés ont commencé il y a 142 ans, a précisé NOAA.

. Ces événements se produisent alors que la hausse de la température à l’échelle de la planète n’est «que» de 1,1°C par rapport à la période pré-industrielle. En 2015, l’Accord de Paris prévoyait de limiter le réchauffement climatique à un niveau bien inférieur à 2°C, à +1,5°C de préférence.

Reprise économique : très contrastée dans le monde

Reprise économique : très contrastée dans le monde

 

Le directeur de la recherche de Natixis, Jean-François Robin, confirme, dans une tribune au « Monde », que l’épidémie de Covid-19 est un redoutable accélérateur des inégalités entre pays développés et émergents.

 

Tribune.

 

 La reprise sera inégale, comme viennent de le confirmer les dernières prévisions du Fonds monétaire international (FMI), qui révise à la hausse la croissance des pays développés et réduit d’autant celle des émergents. L’écart entre les Etats bénéficiant d’une politique de vaccination efficace et les autres va se creuser inéluctablement. Et les « gagnants » de la première vague, comme le Vietnam ou l’Australie, sont désormais à la traîne et n’ont d’autre choix que de refermer leurs frontières faute de vaccination suffisante. L’Asie, première à être entrée dans la crise sanitaire, pourrait finalement être la dernière à en sortir (à l’exception notable de la Chine, avec 1,5 milliard de personnes vaccinées), alors que l’Europe, lente à se mettre en ordre de marche, a rattrapé les Etats-Unis pour atteindre les 70 % de primo-vaccinés.

 

La reprise sera ainsi plus forte dans les pays vaccinés, à même de rouvrir sans mettre en danger leur système de santé. La France devrait connaître une croissance de 5,5 % quand la Thaïlande devrait se rapprocher de 1 %. Les pays développés vont retrouver leur niveau de produit intérieur brut (PIB) beaucoup plus vite que les émergents (en moyenne deux ans, soit un temps très court pour les premiers par rapport à la crise de 2008 – cinq ans), alors que, parmi les seconds, seuls 40 % y parviendront.

La pauvreté a fortement augmenté, on estime désormais que 125 millions de personnes vivent avec moins de 1,90 dollar par jour ; et la malnutrition est passée de 135 millions de personnes touchées en 2019 à 165 millions en 2020, selon la Banque mondiale.

La croissance potentielle, et donc le futur, sera davantage affectée dans les pays les plus touchés, bien souvent à bas revenus, du fait à la fois d’un moindre soutien budgétaire – les pays riches ont pu mobiliser quasiment quatre fois plus de soutien budgétaire que les émergents et huit fois plus que les plus pauvres –, d’une surmortalité plus élevée, d’un choc sur l’éducation – les dommages à long terme sur le niveau d’éducation seront plus marqués là où les écoles ont été fermées le plus longtemps –, et de la rémanence du choc. Un article de Francesco Bianchi, Giada Bianchi et Dongho Song (The Long Term Impact of the Covid 19, NBER) estime que, avec le chômage, la surmortalité va perdurer pendant les quinze prochaines années aux Etats-Unis et chiffre à 800 000 le nombre de décès associés (suicide, alcoolisme, drogue, etc.).

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