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Brice Lalonde : «la priorité est la réduction des gaz à effet de serre.

Brice Lalonde : «la priorité est la réduction des gaz à effet de serre. 

Brice Lalonde, défend un mix énergétique ou le nucléaire à sa place (par parenthèse, il considère aussi dans une autre interview que le développement des éolienne en France va surtout profiter taux chinois).  Nouveau président de l’association Équilibre des énergies, il entend peser dans les débats de la PPE discutée dans les prochains mois. Interview de l’ancien ministre de l’Environnement. (Interview le Monde)

Vous avez succédé fin janvier à Serge Lepeltier à la présidence d’ Équilibre des énergies. Pourquoi avoir accepté de devenir le président de cette association ? 
En tant qu’ambassadeur français chargé des négociations internationales sur le changement climatique en 2007 et coordonnateur exécutif de la Conférence des Nations unies sur le développement durable Rio+20 de 2010 à 2012, j’ai été amené à travailler énormément avec les entreprises.
Le fait de collaborer avec les entreprises était formateur car elles sont beaucoup plus réactives, capables d’avoir une vision, un budget. J’ai organisé le premier Business and Climate summit en 2015 avant la COP21 justement dans l’idée que sans les entreprises nous arrivions à rien.
Avec elles, on peut réussir à rassurer et mettre dans le coup la sphère politique et les décideurs. Je pense, modestement, avoir réussi à amorcer la pompe du côté des entreprises. Aujourd’hui, j’ai accepté cette présidence car il me semble que les contours de la transition énergétique, un peu floue et contradictoire, doivent être précisés.
Il y a donc un vrai travail à faire avec les entreprises et c’est l’essence même d’ Équilibre des énergies.

Qu’attendez-vous de la PPE, la fameuse Programmation pluriannuelle de l’énergie ? 
J’attends de cette PPE qu’elle serve et qu’elle soit simple. Nous sommes dans une société où le consommateur devient consomm’acteur. Nous avons les compteurs Linky, le digital et ce que certains appellent les 3D, la décentralisation, la décarbonation et la digitalisation.
Dans la vision idéale de ce que la transition énergétique doit apporter, les Français ont non seulement leur mot à dire mais aussi à mener. Actuellement, il me semble qu’il y a une très grande complexité, parfois excessive, dans laquelle les techniciens et les lobbys font leur délice.
Cela aboutit à des décisions qui sont, à mon avis, contraires à l’objectif de la loi. Je pense que si nous devons travailler sur la PPE, il faut simplifier et que le gouvernement nous dise que la priorité est la réduction des gaz à effet de serre. Si vous avez une priorité comme celle là, les autres objectifs s’ordonnent derrière elle. Pour l’heure, vous avez des objectifs qui sont contradictoires ou qui finissent par se contrecarrer. Cela me paraît dommageable.

Dans cette PPE, vous prônez donc un Équilibre des énergies ?! 

Oui, mais un équilibres des énergies décarbonées ! Ou en tout cas à des systèmes énergétiques qui contribuent à la décarbonation. On ne peut pas promouvoir le charbon, sinon il y a un déséquilibre !

La question climatique est au cœur du combat de votre association. C’est un travail de longue haleine. Le combat peut-il être gagné ? 
Nous avons une situation de départ qui est quand même plutôt favorable avec la France qui est un pays avec un système de consommation et de production d’énergie relativement décarboné. Il va falloir cependant travailler la question de nos importations.

Vous avez déclaré que, jeune, vous étiez anti-nucléaire et qu’aujourd’hui vous ne l’étiez plus. C’est à dire que vous êtes pro-nucléaire ? 
Je ne suis pas contre. En France, il y a une litanie anti-nucléaire qui interdit de penser. Si on n’est pas anti-nucléaire, il faut travailler à la transition, à la sécurité des centrales, à la relève, à l’ EPR…  On ne peut s’interdire de mettre les mains dans le cambouis. Le nucléaire a un avantage, c’est qu’il produit extrêmement peu de gaz à effet de serre. C’est par conséquent un atout important qu’il ne faut pas balayer d’un revers de la main.  Le nucléaire rentre d’autant plus naturellement dans le mix énergétique qu’il produit de l’électricité. Et la question de l’électricité est une question très importante puisqu’il semble qu’elle soit le vecteur principal de la transition énergétique.
Elle permet de faire le lien entre le bâtiment, la mobilité et la production décarbonée. Il faut que la PPE cesse clairement de mettre des bâtons dans les roues de l’électricité, je pense notamment au coefficient de conversion. Il faut que les énergies soient en compétition à niveau égal.

A vous écouter, vous allez vouloir peser dans les débats qui vont alimenter la PPE… 

Oui, naturellement. Nous allons essayer de peser sans négliger la dimension européenne. C’est essentiel. Quand vous discutez avec RTE, la question de l’intégration des énergies intermittentes dans le réseau électrique trouve une partie de sa réponse dans la dimension européenne.
À ce jour, il faut dire que la politique énergétique européenne reste relativement boiteuse car nous avons toujours cette difficulté entre l’Allemagne et la France qui ont des mix différents, des conceptions peu convergentes… 

L’Europe de l’énergie n’est donc pas efficace ? 
L’Europe de l’énergie a été surtout pour l’instant de voir comment on pouvait aider les pays baltes et l’Est de l’Europe à avoir du gaz et de l’électricité sans être forcément connectés à la Russie.

Revenons à la PPE. Allez-vous participer à des débats en tant que lobbyiste ? 
Oui, nous sommes des lobbyistes de la décarbonation ! La réalité du système énergétique français, c’est que le pétrole est la source d’énergie la plus importante. Et c’est elle qui est responsable de la majorité des émissions.
Donc, si vous travaillez sur la décarbonation, vous essayez de réduire la consommation de pétrole et d’autres combustions fossiles.

 

Budget : adieu à la réduction du déficit

Budget : adieu à la réduction du déficit

Il y a deux raisons au fait que le gouvernement ne parviendra pas à réduire le déficit du budget. Un déficit programmé à 2,3 % du PIB en 2018 mais qui sera en fait bien  supérieur à 2,5 % dans la réalité. La première raison c’est la possibilité pour le gouvernement de réduire de manière significative le train de vie de l’État. La deuxième raison, elle, est mécanique elle découle de la baisse des rentrées fiscales liées à la dégradation de la croissance. On attendait en effet une croissance de 2,3 % quand elle sera plus proche de 1,5 %  Or le gouvernement affiche toujours son objectif d’atteindre un déficit à 2,3% du PIB en 2018 et en 2019, contre 2,6% en 2017 (puis 1,1% en 2020, 0,6% en 2021, pour atteindre l’équilibre en 2022). Pour y arriver, il lui faudra donc faire davantage d’économies que prévues. Malheureusement la vraie croissance prévue ne sera pas au rendez-vous en 2018 pas plus qu’en 2009. Certes il y a bien quelques budgétaires mais elles ne seront pas à la hauteur de la perte des recettes fiscales. Quant à la perspective de l’équilibre de la Terre en 2022, l’échéance pourrait être reportée aux calendes grecques. D’après des documents budgétaires transmis en juillet aux députés et sénateurs, le ministère du Travail perd 2 milliards d’euros entre 2018 et 2019 (de 15,17 à 13,10 milliards, notamment avec la fin des contrats aidés) et celui de la Cohésion des territoires, qui comprend le Logement, diminue de plus d’un milliard (16,06 milliards contre 17,22 en 2018). Le crédit de l’Agriculture est également touché : -300 millions. Au contraire, parmi les ministères privilégiés, on retrouve celui de la Défense (+1,7 milliard), de l’Education (+750 millions pour la mission « Enseignement scolaire). A noter également, une hausse de 1,33 milliard d’euros pour la mission « Solidarité, insertion et égalité des chances », dont le crédit s’établira en 2019 à 20,78 milliards d’euros (contre 19,44 milliards en 2018). Soit moins qu’initialement prévu, note Libération lundi. En effet, la loi de programmation des finances publiques 2018-2022 prévoyait 21,31 milliards d’euros. Quelle mesure sera donc concernée par cette différence de 530 millions d’euros? Sachant que cette mission comprend notamment la prime d’activité (qui doit augmenter au 1er octobre), la politique en faveur des personnes handicapées (l’allocation adulte handicapé doit augmenter au 1er novembre) ou encore l’égalité femmes-hommes. Le ministère des Solidarités et de la Santé a tenu à répondre au quotidien : 300 millions d’euros s’expliqueraient par le report d’un projet immobilier et 150 millions par un « ajustement tendanciel » de la prime d’activité qui, selon le gouvernement qui table sur une amélioration économique, serait moins distribuée en 2019.

 

Larcher contre la réduction du nombre de parlementaires

Larcher contre la réduction du nombre de parlementaires

Derrière des préoccupations démocratiques, Gérard Larcher le président du Sénat, défend surtout la caste des parlementaires et notamment leur nombre (908 au total). Comme si la qualité d’une démocratie dépendait du nombre d’élus. Macron veut réduire de manière assez drastique le nombre de parlementaires mais cela impose  une modification de la constitution approuvée par les ¾ des élus concernés ou alors approuvée par référendum. D’autres aspects seront en cause dans cette modification de la constitution mais le point d’achoppement concerne surtout le nombreux d’élus que Larcher veut protéger en particulier au Sénat qui constitue une voie princière de reclassement des politiques usés pour une période de neuf ans Il a formé un groupe de travail sénatorial transpartisan chargé de réfléchir sur la réforme constitutionnelle et remettra ses conclusions à Emmanuel Macron le 24 janvier. Après, tout devrait aller très vite : la réforme devrait être soumise au Conseil d’Etat en février pour un passage en conseil des ministres en mars et une adoption en septembre. A moins qu’Emmanuel Macron tombe sur un os. « Pourquoi changer la Constitution ? Si c’est pour faire mieux fonctionner la démocratie, c’est oui. Si c’est pour répondre au populisme ambiant et au dégagisme, on n’en sera pas », prévient Gérard Larcher, qui a tracé ses lignes rouges.

Croissance: Réduction du déficit commercial en mai

duction du déficit commercial en mai

 

Signe d’une certaine reprise le déficit commercial s’est réduit en mai. . Grâce à une nette hausse des exportations (+4,3%), le déficit commercial de la France s’est contracté sur un mois de 5,6 milliards d’euros à 4,9 MdsE. Le consensus tablait sur un déficit de 5,1 MdsE. Selon les Douanes, « le déficit, tout en restant élevé, se réduit donc sensiblement » par rapport à son niveau d’avril, qui a été revu en légère hausse à 5,6 MdsE contre 5,5 MdsE en première estimation. Les importations ont augmenté de 2,2% en mai. Des progrès à relativiser en effet,  une nouvelle fois,  la France a affiché un déficit commercial important de près de 50 milliards l’an dernier  à comparer aux 250 milliards d’excédents de l’Allemagne et aux 300 milliards pour la balance des paiements courants.  Avec 245 milliards de dollars, la Chine est reléguée à la deuxième place devant le Japon, selon une étude réalisée par l’institut économique IFO les Etats-Unis accusent le déficit le plus important, avec un déficit courant de 478 milliards de dollars. En 2015, l’excédent de la balance des paiements courants de la Chine s’élevait à 293 milliards de dollars tandis que l’Allemagne affichait 257 milliards de dollars.  Il y a encore un peu plus de 4 ans, Nicole Bricq, alors ministre déléguée au Commerce extérieur comptait ramener le déficit commercial à zéro, hors facture énergétique, d’ici à 2017. Comme bon nombre des objectifs affichés au début du quinquennat de François Hollande, cette ambition était hors de propos. . La France reste sur uen trajectoire d’environ 50 milliards de déficit pour un excédent de 300 milliards pour l’Allemagne. 

Sondage Réduction des déficits publics : doutes des Français

Sondage Réduction des déficits publics : doutes des Français

D’après le baromètre Odoxa* pour BFM Business, plus de 60 % des Français doutent que le gouvernement puisse ramener les déficits publics à 3 % du PIB. Pour autant l’indice de confiance en l’avenir de la situation économique reste, certes, toujours dans le vert (55% des Français se déclarent confiants), mais il perd 6 points par rapport au mois dernier (de +16 points à +10 points). Les sympathisants de gauche sont même moins de la moitié (49%) à se dire plutôt confiants.  Pour pallier les difficultés budgétaires, 69% des personnes interrogées préconisent de mettre en vente des participations de l’État dans des entreprises non stratégiques, tandis qu’ils sont 68% à se dire favorables au report de la réforme de l’allègement de l’ISF. Le renoncement provisoire à l’augmentation des crédits pour la Défense (48%), le report des créations de postes prévues dans l’éducation (34%) ou la réduction des dotations aux collectivités locales (30%) remportent une plus légère approbation.

Pétrole : accord de réduction de la production sans doute prolongé

Pétrole : accord de réduction de la production sans doute prolongé

 

 L’accord de réduction de la production de pétrole pourrait être prolongé de neuf mois par les pays producteurs. Un accord jugé indispensable pour tenter de faire remonter les cours. Un accord qui jusque-là a produit peu d’effet sur les prix d’une part parce que la croissance mondiale est insuffisante pour peser de manière significative sur le volume de demande d’autre part parce que cet accord est peu respecté par certains pays producteurs en crise économique et qui ont absolument besoin des ressources financières du pétrole. C’est le cas par exemple du petit pays producteurs comme  la Côte d’Ivoire.  Le ministre saoudien de l’Energie, Khalid al Falih, a cependant déclaré qu’une telle prolongation de neuf mois, conjuguée à la participation d’un ou deux petits producteurs supplémentaires, devrait suffire à ramener les stocks mondiaux de pétrole à leur moyenne sur cinq ans, un indicateur essentiel pour l’OPEP. L’OPEP et des pays extérieurs au cartel, dont la Russie, se sont entendus pour réduire depuis le 1er janvier leur production globale de 1,8 million de barils par jour. L’ancien accord, censé expirer fin juin, n’a pas suffi à contracter les stocks ni à redresser durablement les cours du pétrole en raison notamment de la hausse de production de pays ne participant pas à cet effort, en particulier les Etats-Unis. L’Arabie saoudite et la Russie, soit les deux premiers producteurs de pétrole dans le monde, sont convenus de la nécessité de prolonger cet accord de neuf mois, jusqu’en mars 2018. Certains pays paraissent toutefois réticents. Les ministres du Pétrole de l’OPEP et de pays extérieurs à l’OPEP doivent se réunir jeudi pour discuter de l’avenir de cet accord. Parmi les pistes étudiées par le comité technique chargé de préparer cette réunion figure une prolongation et une amplification de la réduction de la production globale, via la participation de nouveaux producteurs à cet effort concerté. Le Turkménistan, l’Egypte et la Côte d’Ivoire devraient ainsi participer à la réunion de jeudi, ont dit des sources.

 

Réduction des dépenses publiques : une urgence

Réduction des dépenses publiques : une urgence

 

Pour résumer : déficit de 70 milliards d’euros en 2016. Dépenses nettes 374 milliards d’euros et recettes nettes à 302 milliards. Les recettes de l’État ne couvrent donc que 80 % de ses dépenses. Le budget de l’État est déficitaire depuis 1974. Le régime général de la Sécurité Sociale est installé dans le rouge, ce qui nous distingue de tous nos grands voisins. «Les déficits publics moyens dans la zone euro et l’Union européenne sont structurellement plus faibles que celui de la France», note le rapport. 35% : C’était la part des dépenses publiques françaises dans le PIB au début des années 1960. Elle était de la moitié de la richesse nationale annuelle au début des années 1990. Elle dépasse ce seuil depuis 1991. En 2015, elle a atteint 57% du PIB, ce qui a placé notre pays au deuxième rang de l’OCDE derrière la Finlande. En moyenne, dans la zone euro, les dépenses publiques atteignaient 48,5% du PIB. La France est donc encore 8,5 points au-dessus, ce qui équivaut à de 185 milliards d’euros. «Entre 2010 et 2014, la France est le seul grand pays européen à avoir augmenté ses dépenses publiques (hors inflation), alors qu’elles ont baissé de 2 à 12 % ailleurs», insiste le rapport. Entre 2007 et 2015, la dépense publique a ainsi augmenté de plus de 250 milliards (passant de 991 milliards à 1 243 milliards). 3,3 points de PIB: c’est l’écart entre la France et la moyenne de la zone euro pour l’ensemble des dépenses de fonctionnement et les subventions, en 2014. Pour les dépenses sociales d’intervention (prestations sociales et transferts en nature), il est de 3,2 points de PIB. L’écart est plus faible s’agissant des dépenses d’investissement (1 point de PIB). Par rapport à notre principal partenaire, l’Allemagne, l’écart est particulièrement marqué pour les dépenses de fonctionnement (7 points de PIB) et dans une moindre mesure pour les prestations sociales et transferts en nature (2,5 points). 63%. C’était le taux de dépenses publiques en Suède entre 1986 à 1995. Le rapport se sert notamment de cet exemple pour montrer qu’une baisse «très significative est possible». Car elles sont revenues à 53,5% en 2000 pour s’établir à 50,5% du PIB en 2015. Au Canada, les dépenses publiques étaient en moyenne de 49% du PIB entre 1986 et 1995 ; elles sont revenues à 40 % en moyenne dans les années 2001 à 2010. 2150 milliards d’euros (33 000 euros par habitant): c’est le niveau actuel de la dette française. Conséquence d’un déficit permanent, la dette publique française n’a cessé d’augmenter. Elle s’élevait à 12% du PIB en 1974, 20% en 1981, 50% en 1994 et atteint désormais 97% en 2016. Cette croissance semble inexorable. En 2003, la dette a dépassé les 1000 milliards. En 2014, elle a franchi les 2000 milliards. Fin 2016, elle est d’environ 2 150 milliards. Mécaniquement, elle augmentera tant que les déficits persisteront. Conclusion: «une réduction de l’ordre de 7 à 8 points de la part des dépenses publiques (autour de 50 % du PIB) permettrait à la France, tout en résorbant son déficit structurel actuel (autour de 2% du PIB potentiel), de baisser son niveau de prélèvements obligatoires de l’ordre de 5 à 6 points», peut-on lire. Dit autrement dépenser moins permettrait de réduire le déficit, tout en diminuant les impôts. À moyen terme, une baisse de 10 à 11 points des dépenses publiques (autour de 46% du PIB, soit un niveau beaucoup plus proche de l’Allemagne) serait même d’ampleur à «combler le déficit entre la France et l’Allemagne en termes de prélèvements obligatoires (8,6 points) tout en maintenant l’équilibre structurel de ses finances publiques».

 

Impôts et réduction des aides sociales annulent l’augmentation des rémunérations

Impôts et réduction des aides sociales annulent l’augmentation des rémunérations

 

Pour près de 60 % des actifs l’augmentation de rémunération a été mangée par les impôts ou la diminution des aides sociales. Les couches moyennes sont les principales victimes des mesures prises par le gouvernement. Du coup il ne faut pas s’étonner si certains ne sont pas vraiment incités à travailler davantage pour augmenter leurs revenus. En France, l’incitation à travailler plus est faible, explique l’Insee dans une étude publiée lundi. La fraction d’une hausse de revenu d’activité mangée par les prélèvements obligatoires (impôts, cotisations sociales…) ou annulée par la baisse ou la perte d’une aide sociale (allocation personnalisée au logement…) «est élevée», écrivent les auteurs. En 2014, pour la moitié des actifs, plus de 57 % d’une augmentation de rémunération était absorbée par ces deux phénomènes! Or, «un taux élevé peut conduire les individus à réduire leur temps de travail, à limiter leurs efforts pour obtenir une promotion ou développer une activité libérale ou entrepreneuriale, ou même sortir du marché du travail», expliquent les auteurs de l’étude. Toutefois, les cas de très forte désincitation à travailler davantage sont «beaucoup moins fréquents en 2014 qu’à la fin des années 1990», grâce à la mise en place du RSA activité et de la prime pour l’emploi. Deux dispositifs financiers censés inciter à la reprise d’emploi aujourd’hui fondus dans la prime d’activité. La part d’une hausse de rémunération ainsi consommée varie fortement selon les niveaux de revenus et les situations personnelles: elle peut être nulle pour 0,2 % des actifs et dépasser 81 % pour 5 % d’entre eux. Elle peut même atteindre 100% (voire aller au-delà). Dans ce dernier cas de figure, certaines prestations sociales se réduisent du même montant que la hausse de revenu. Leurs bénéficiaires ne trouvent alors aucun intérêt à travailler davantage. Par ailleurs, les minima sociaux étant majorés pour les parents de familles monoparentales, ceux-ci font face à une incitation moins grande à travailler plus.

Nucléaire : Macron pour la réduction du nucléaire à 50%.

Nucléaire : Macron pour la réduction  du nucléaire à 50%.

 

« Je garderai le cap de la loi de transition énergétique parce que je pense qu’il est bon », a  déclaré Macron (notons que les directives du gouvernement rendent irréalisable cet objectif).  Cette loi, adoptée en 2015, prévoit la réduction à 50% au lieu d’environ 75% aujourd’hui de la part du nucléaire dans la production électrique française à l’horizon 2025. « Tout n’est pas à jeter (dans le nucléaire). Et en même temps on a un problème de dépendance parce que ce n’est pas bon d’avoir 75% de notre énergie électrique qui dépend du nucléaire », a dit l’ex-ministre de l’Economie, qui a aussi invoqué des raisons de sûreté et de coût. Au-delà de la fermeture de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) déjà prévue pour 2018, l’ancien ministre de l’Economie a indiqué que le devenir des centrales dépendra de l’audit de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) sur l’éventuelle prolongation d’une partie du parc nucléaire français, dont les conclusions sont attendues fin 2018-début 2019. « A ce moment-là nous verrons les tranches qui sont à fermer, celles qui sont à maintenir, celles qui sont à moderniser », a-t-il indiqué à la presse après son intervention au WWF. Concernant l’objectif de 32% pour la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique d’ici 2030, également fixé par la loi de transition énergétique, Emmanuel Macron propose de soumettre « dès le début du quinquennat » le calendrier de l’ensemble des appels d’offres prévus sur la période dans le renouvelable. Ces appels d’offres porteront sur un total de 26.000 mégawatts (l’équivalent de six centrales nucléaires), « ce qui équivaut à accompagner l’équivalent de 30 milliards d’euros d’investissements privés », a-t-il précisé. La sortie des énergies fossiles passera quant à elle par la fermeture des dernières centrales à charbon françaises – une promesse de François Hollande dont l’application a finalement été étalée dans le temps – et la fin des permis d’exploitation des hydrocarbures, qu’il s’agisse des gaz de schiste en métropole ou des forages dans les territoires ultramarins. Une sortie progressive du diesel est également programmée, avec une accélération de la conversion du parc français en accompagnant à la fois les ménages (avec une prime à la conversion de 1.000 euros) et les industriels, accompagnée d’une augmentation de la fiscalité sur l’essence pour une convergence totale avec celle du diesel.

Pétrole : la réduction de production de l’OPEP n’est pas acquise

Pétrole : la réduction de production de l’OPEP n’est pas acquise

 

Depuis des mois et des mois les membres de l’OPEP et les autres pays producteurs tentent vainement de se mettre d’accord sur une limitation de la production. L’objectif est évidemment de rééquilibrer l’offre par rapport à la demande et de faire remonter des prix très bas. Jusque-là l’OPEP  s’était mise d’accord sur un quasi gel de la production à son niveau actuel. L’organisation souhaite maintenant réduire la production d’environ 5 %. Pas certain que l’OPEP parvienne à se mettre d’accord sur ce nouvel objectif certain pays demandant des dérogations notamment l’Iran ou d’Irak. Face à ces divergences de position l’Arabie Saoudite a donc décidé de ne pas ouvrir cette discussion au producteur non membre de l’OPEP pour l’instant  L’Arabie saoudite a donc  informé les autres membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole qu’elle ne participerait pas à des discussions prévues lundi à Vienne avec des pays extérieurs à l’OPEP, a-t-on appris vendredi de sources proches du cartel. Cette réunion visait à débattre de la contribution éventuelle de ces pays au projet de limitation de la production de l’OPEP. Elle cédera la place à des discussions réservées aux seuls membres de l’OPEP, dont les ministres doivent entériner cet accord de plafonnement de la production mercredi à Vienne, a-t-on appris de sources au sein du cartel. Les ministres de l’OPEP débattront mercredi d’une réduction de 4% à 4,5% de la production de la plupart des pays membres de l’organisation, Libye et Nigeria exclus, mais le soutien de l’Irak et de l’Iran à cette proposition est loin d’être acquis. Le cartel est parvenu en septembre à se mettre d’ accord pour ramener sa production globale entre 32,5 millions et 33 millions de barils par jour (bpj), contre 33,8 millions de bpj actuellement. L’OPEP souhaite également que les producteurs extérieurs à l’organisation, à commencer par la Russie, réduisent leur production. Le ministre russe de l’Energie, Alexandre Novak, a déclaré jeudi que l’OPEP avait demandé aux pays extérieurs au cartel de réduire leur production de 500.000 bpj.

Réduction Déficit Sécu : de la propagande

Réduction Déficit Sécu : de la propagande

 

 

C’est ce que pense en substance La CSMF, syndicat qui représente à la fois les spécialistes et les généralistes. La CSMF observe que les quelques économies sont surtout du aux efforts faits dans le privé par les patients comme parler médecin. En outre il considère que contrairement à ce que dit la ministre les coûts de santé qui restent à la charge des patients sont de plus en plus élevées. En moyenne les Français auront dépensé environ 3000 € pour la santé mais ils auront été de leur poche d’un supplément de l’ordre de 300 €. La CSMF Déplore que la ministre de la Santé « vante son bilan dans les médias » et notamment que les Français aient moins à payer pour leur santé.   Le syndicat préfère retenir le fait qu’«ils soient moins bien remboursés par leur assurance complémentaire, devenue aussi plus chère, et qu’ils doivent payer de leur poche de plus en plus de médicaments non pris en charge ».  Alors que les dépenses consacrées à l’hôpital ont augmenté plus vite que celles de la médecine de ville entre 2012 et 2015 (+9,3% contre +6,6%), « les pouvoirs ignorent les efforts de la médecine de ville et favorisent l’hôpital », dénonce le syndicat qui avait refusé de signer à la fin du mois d’août la convention médicale qui doit régir pour les cinq prochaines années les tarifs des médecins. « La CSMF regrette que ces chiffres soient utilisés à des fins dogmatique par la ministre et que les vrais enjeux pour la santé de demain en France soient toujours ignorés », ajoute Jean-Pierre Ortiz, président de la CSMF.

Grèce : contrôle des migrants contre la réduction de la dette

Grèce : contrôle des migrants contre la réduction de la dette

Selon le quotidien conservateur hellénique Kathimerini, Merkel proposerait à la Grèce un curieux marché : un contrôle effectif des mouvements migratoires contre une réduction de la dette. En cas de désaccord l’Allemagne menacerait la Grèce de l’exclure de l’espace Schengen. Merkel qui a largement ouvert ses frontières pour faciliter l’accueil des migrants (en 2015 l’Allemagne a accueilli environ 1 million de personnes) se trouve désormais confrontée à une position de plus en plus importante vis-à-vis de ce mouvement migratoire. En fait elle doit complètement changer son fusil d’épaule mais sans le dire. Une raison fondamentale : sa perte de popularité dans l’opinion publique (elle a perdu 10 points en six mois se retrouve à 33 %). Au lieu de fixer un quota de migrants comme par exemple l’Autriche, elle propose donc à la Grèce d’assurer la régulation des flux migratoires qui vont principalement vers l’Allemagne. L’Allemagne a bien tenté d’influencer certains pays d’Europe mais en vain. Il y a d’un côté ceux comme la Pologne, la Slovaquie ou la république tchèque qui sont bien contents de laisser passer les migrants qui se dirigent vers l’Allemagne, il y a  des pays qui tout simplement ont décidé de fermer leurs frontières comme le Danemark, la Suède ou la  Hongrie enfin d’autres qui ont mis en place des quotas. On sait que la Grèce est le principal point d’entrée pour les migrants en raison notamment de la proximité géographique avec la Turquie. Le problème c’est que la Grèce est entourée de pays qui ne font pas parti de l’union européenne et qui s’estime donc dispensés d’un rôle de régulation vis-à-vis de migrants qui veulent précisément s’installer dans l’union européenne. Le marchandage de Merkel viserait donc à exiger de la Grèce un contrôle strict de ses frontières st un filtrage des migrants. En retour l’Allemagne serait disposée à se montrer très accommodante concernant la question récurrente de la réduction de la dette grecque. Une question toujours en suspens d’autant que les récentes mesures de rigueur annoncée par la Grèce n’ont pas convaincu l’union européenne en particulier sur la question délicate de la réforme des retraites. Il se pourrait bien que le gouvernement grec acculé financièrement et fragile politiquement accepte finalement le marché proposé par Angela Merkel. Le chef du gouvernement grec en réalité n’a guère d’autre choix que d’accepter la proposition Merkel sinon il risque  c’est d’être exclu de l’espace Schengen et de n’obtenir au qu’une réduction de son énorme dette.

Réduction TVA restauration : aucun effet

Réduction TVA restauration : aucun effet

 

On devait créer 40 000 emplois avec cette de baisse de TVA, en réalité on en a  créé 6 à 9000 Selon l’étude, les quelque 150 dispositifs dérogatoires existants privent l’Etat de pas moins de 48 milliards d’euros de recettes chaque année. Le mauvais exemple de la TVA dans la restauration est particulièrement épinglé. Pour rappel, c’est Nicolas Sarkozy qui, pour des raisons plus électoralistes qu’économiques, cédant au lobbying incessant et tonitruant des restaurateurs, avait arraché à la Commission européenne ce que Jacques Chirac (qui l’avait promise dès 2002) n’avait pu obtenir: baisser, au 1er juillet 2009, la TVA sur la restauration du taux normal au taux réduit, c’est-à-dire à l’époque de 19,6% à 5,5%. Le cadeau fiscal était généreux, représentant alors un manque à gagner annuel de 2,3 milliards pour l’Etat. Mais l’objectif affiché était de soutenir l’emploi dans un secteur intensif en main-d’œuvre. Bercy n’avait d’ailleurs pas signé un chèque en blanc: en contrepartie, les restaurateurs avaient, en contrepartie, signé un « contrat d’avenir » où ils s’engageaient à répercuter la baisse de TVA sur les prix pour au moins 7 produits dans chaque restaurant, et surtout à créer 40.000 emplois sur deux ans. A l’époque, la plupart des économistes étaient dubitatifs. Ainsi, Alain Trannoy, spécialiste de la TVA, estimait alors que si l’on pouvait mesurer la perte de recettes, le bénéfice attendu était lui plus qu’incertain. « Avec une croissance du PIB de l’ordre de 2%, la baisse du taux de TVA pourrait, en effet, créer 33.000 emplois, ce qui rendait déjà chaque recrue extrêmement coûteuse. Mais, en période de crise, l’impact sur l’emploi sera quasi nul », prédisait-il, ajoutant que « du côté de la consommation, cette baisse de TVA est injuste car elle va surtout bénéficier aux classes aisées, peu touchées par la crise: les 10% les plus riches dépensent dix fois plus en restauration que les 10% les plus pauvres. » Sa conclusion: « Cette baisse est une erreur. » Six ans plus tard, la Cour des comptes valide entièrement cette analyse, établissant un bien piètre bilan de cette mesure. Même si le taux a été relevé deux fois -à 7% en 2012 puis 10% en 2014- la dérogation fiscale a coûté chaque année en moyenne 2,6 milliards d’euros à l’Etat… qui ont permis aux restaurateurs d’améliorer leurs marges plutôt que de baisser leurs prix ou d’embaucher. Ainsi, selon les études, la réduction de TVA n’aurait permis de créer, entre 2009 et 2012, que 6.000 à 9.000 emplois par an de plus que le rythme normal de créations. Résultat: un coût par emploi créé exorbitant, entre 175.000 et 262.000 euros! Un gâchis quand on sait que cette mesure s’est substituée à d’autres dispositifs de soutien direct à l’emploi dans ce secteur qui ne coûtaient que 86.000 euros par emploi. D’autres mesures sont encore bien plus efficaces telles les exonérations de charges sociales sur les bas salaires, qui reviennent de 34.000 à 42.000 euros par emploi. La TVA réduite coûte donc cinq fois plus cher! Peu efficiente pour l’emploi, cette mesure a aussi assez peu profité aux consommateurs: seulement 20% de cette réduction a été répercutée sur les prix, d’après l’Insee. Surtout, la Cour souligne que ce taux réduit « n’est pas un outil de redistribution », au contraire, puisque l’avantage procuré par la TVA à 10% est de 11 euros en moyenne par an pour les 10% des ménages les plus modestes contre 121 euros pour les 10% des foyers les plus riches.

Pétrole : pas de réduction de la production (OPEP)

Pétrole : pas de réduction de la production (OPEP)

 

L’Arabie Saoudite en pleine difficulté financière souhaitait  que les pays producteurs réduisent fortement leur production à fin de faire remonter les cours du pétrole. Mais la plupart des autres pays, trop prisonniers de leur rente pétrolière, ont  refusé cette perspective qui les aurait privés pendant un temps de précieuses ressources. Du coup on peut penser que le prix du pétrole va se maintenir encore pour un bon moment autour de 40 $ pour le brut américain. Les pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ne sont pas parvenus à s’accorder sur un plafond de production, en raison notamment du retour attendu de l’Iran sur le marché mondial avec la levée des sanctions occidentales. Le communiqué final publié à l’issue d’une réunion tenue vendredi à Vienne ne mentionne aucun plafond de production chiffré, ce qui revient à laisser à chacun des Etats membres la liberté de maintenir sa production à son niveau actuel malgré la situation excédentaire du marché mondial.  Le secrétaire général de l’OPEP, Abdullah al Badri, a déclaré que le cartel n’avait pas pu s’accorder sur un chiffre faute de savoir comment se traduirait le retour de l’Iran sur le marché l’an prochain avec la levée prévue des sanctions occidentales, conséquence de l’accord conclu en juillet sur le programme nucléaire de Téhéran.  Le ministre iranien, Bijan Zangeneh, avait déclaré auparavant que son pays ne serait disposé à discuter de nouvelles mesures qu’une fois sa production revenue à son niveau maximal et les sanctions occidentales levées.

Pollution des voitures : réduction des normes

Pollution des voitures : réduction des normes  

 

On pourra donc polluer deux fois plus que les normes antérieures. l’UE a donc décidé sous la pression des constructeurs notamment de l’Allemagne de réduire les normes L’accord conclu mercredi définit ainsi un « facteur de conformité » de 2,1 à partir de fin 2017, signifiant que les véhicules pourront produire plus de deux fois plus d’émissions polluantes que la limite officielle. Ce facteur de conformité sera abaissé à 1,5 deux ans plus tard, selon des sources européennes. Autrement dit, au-delà de cette date, les véhicules pourront encore émettre des oxydes d’azote (NOx) dans des proportions allant jusqu’à 50% de plus que le plafond prévu de 80 milligrammes/kilomètre. La Commission européenne proposait initialement que des tests en conditions réelles soient organisés dès l’année prochaine pour permettre une entrée en vigueur complète en 2017 pour les nouveaux véhicules, à l’issue d’une montée en puissance du dispositif sur deux ans. Cette proposition consistait aussi à ce que les émissions d’oxydes d’azote ne dépassent pas de plus de 60%, puis de plus de 20%, la limite autorisée. Le compromis trouvé par les gouvernements a été critiqué par des eurodéputés. « La décision prise aujourd’hui sur les nouveaux tests d’émissions pour les voitures est méprisable », a déclaré le libéral néerlandais Gerben-Jan Gerbrandy.

Chine : réduction de 10% de sa production d’acier

Chine ; réduction de 10% de sa production d’acier

 

. Le tassement économique actuel de la Chine se caractérise par un net affaiblissement de l’industrie lourde et des exportations.  La Chine a réduit de 77,8 millions de tonnes ses capacités de production d’acier et de fer, a déclaré le président Xi Jinping mercredi, abordant un sujet sensible pour les Britanniques lors de sa visite au Royaume-Uni. « L’industrie chinoise du fer et de l’acier est elle aussi confrontée à des surcapacités », a-t-il dit lors d’une conférence de presse à la résidence du Premier ministre David Cameron, au 10 Downing Street. « La Chine a pris une série de mesures pour réduire ses capacités », a-t-il ajouté avant de donner le chiffre de 700 millions de tonnes. Officiellement la croissance du PIB chinois a ralenti à 6,9% sur un an au troisième trimestre de l’année, selon un chiffre gouvernemental publié lundi, soit la plus faible performance trimestrielle de la deuxième économie mondiale depuis la crise financière de 2009.cependant ce chiffre est mis en dote par de nombreux experts car les statistiques chinoises sont toujours très politiques.  En faiat affaiblissement de l’activité en Chine reflète la mollesse de la demande internationale qui se caractérise notamment  par une inflation insignifiante voire négative comme en Europe. La croissance du Produit intérieur brut (PIB) chinois s’était établie officiellement à 7%, au premier trimestre puis au deuxième trimestre de l’année, après être déjà tombée à 7,3% en 2014, son plus faible niveau depuis un quart de siècle. De nombreux experts jugent cependant les chiffres officiels surévalués par rapport au ralentissement véritable de l’économie, sur fond d’indicateurs d’activité toujours alarmistes.  De fait, la salve de statistiques mensuelles également dévoilées lundi continue de dresser un tableau très morose de la conjoncture.  Si le BNS a décrit comme «léger» le ralentissement de la croissance, le porte-parole de cette agence gouvernementale a néanmoins reconnu que «l’environnement économique intérieur et extérieur restait compliqué» et que «des pressions à la baisse sur le développement économique persistaient». Ainsi, la production industrielle du pays a essuyé en septembre un ralentissement très marqué, avec une hausse de 5,7% sur un an, très en-deçà du gonflement de 6,1% enregistré en août, a indiqué le BNS. De leur côté, les ventes au détail, considérées comme le baromètre de la consommation des ménages chinois, n’ont connu qu’une très légère accélération, augmentant de 10,9% sur un an (à relativiser compte tenu des valeurs absolues).Sur les neuf premiers mois de l’année, les investissements en capital fixe –qui traduisent notamment les investissements publics dans les infrastructures– ont eux gonflé de 10,3% sur un an, ce qui suggère pour septembre un ralentissement sensible.

Réduction du temps de travail : la CGT veut les 32 heures !

Réduction du temps de travail : la CGT veut les 32 heures !

 

Finalement la CGT rejoint les organisations d’extrême gauche politique et syndical qui réclame désormais la réduction du temps de travail à 32 deux heures. Un paradoxe évidemment quand on sait quels  ont été les dégâts négatifs des 35 heures sur l’économie mais peut-être encore davantage sur le rapport qu’entretiennent   nombre de Français à leur travail ; pour parler encore plus clair sur les conséquences de la culture RTT. Évidemment pour justifier cette  de diminution du temps de travail on s’appuie sur l’idée que les 35 heures auraient pu créer de leur de 300 000 emplois mais sans s’interroger sur le nombre d’emplois supprimés  du faite de la perte de compétitivité. Pour donner une légitimité à cette revendication irresponsable on fait aussi évidemment abstraction de l’environnement international et de la concurrence qui viendrait détruire encore davantage les emplois français. Une curieuse stratégie qui ne peut s’expliquer que pour tenter de contrer les perspectives de remise en cause des 35 heures  et pour rejoindre la fuite en avant de Sud qui menace en permanence la CGT sur sa gauche. La CGT croit aux vertus du partage du travail pour créer de l’emploi. «Selon l’Insee, les 35 heures ont permis de créer 320.000 postes directs. De 1998 à 2002, la France a connu sa plus forte période de croissance depuis les 30 Glorieuses», explique Mohammed Oussedik, chargé de la campagne 32 heures à la CGT. La centrale n’attend pas moins que la création de 2 millions de postes grâce à une application stricte des 35 heures, et 2 millions d’emplois de plus de la mise en place des 32 heures. De quoi effectivement éliminer le chômage…. si tant est que la recette fonctionne. La France se singularise par un temps de travail faible – le plus bas d’Europe après la Finlande – et un chômage élevé, démontrant que le partage rigide du travail ne fonctionne pas. Les 35 heures payées 39 ont pesé sur la compétitivité des entreprises. Ce n’est pas un hasard si la balance commerciale de la France a basculé dans le rouge en 2004, peu de temps après leur mise en place. «Si nous avions maintenu nos parts de marché d’avant les 35 heures, nous aurions aujourd’hui 150 milliards d’euros par an d’exportations en plus, et un million d’emplois supplémentaires», estime Michel Didier, président de Coe-Rexecode..

A320 : Air bus impose une réduction de 10% des prix aux équipementiers

A320 : Air bus impose une  réduction de 10% des prix aux équipementiers

 

Air bus qui fait travailler de nombreux équipementiers et des centaines et des centaines de fournisseurs (Airbus ne fait en réalité que du montage, par ailleurs très complexe)   va imposer une réduction drastique des coûts ; cela pour répondre aussi au même plan de Boeing et ainsi maintenir la domination du 320 sur le marché mondial. Un coup dur pour certains fournisseurs car 10% cela est déjà supérieur à la marge. Il faudra donc effectuer de nouveaux investissements de productivité. Airbus a demandé à ses fournisseurs associés à l’A320 de réduire leurs prix d’au moins 10% d’ici 2019 afin d’accroître la rentabilité de ce programme phare du constructeur aéronautique européen, a-t-on appris de trois sources proches du dossier. Boeing a lui-même lancé un programme similaire, « Partner for Success », afin de redéfinir les rapports entre le constructeur américain et ses équipementiers. Ce projet d’Airbus figure dans un programme d’amélioration de l’efficacité interne, appelé SCOPe+, qui prévoit également d’établir de nouvelles relations avec les compagnies aériennes. Airbus a indiqué à ses fournisseurs qu’il pourrait développer le double approvisionnement pour les éléments les plus stratégiques, afin de réduire les coûts et d’éviter des pénuries de pièces en cas d’accélération de la production. Dans le même but, Airbus envisage également de laisser aux compagnies aériennes un choix d’options moins important qu’actuellement pour équiper les appareils. SCOPe+ prévoit d’obtenir des fournisseurs une base de coûts inférieure « d’au moins 10% » en 2019 à celle de 2015, selon des équipementiers et un document d’Airbus consulté par Reuters. Airbus a reconnu l’existence du projet SCOPe+ mais une porte-parole a refusé de commenter les détails de ce plan.

 

Réduction des inégalités : du pipeau

Réduction des inégalités : du pipeau

 

Les grands médias reprennent les informations de l’INSEE qui annonce une réduction des inégalités en 2013. Un phénomène qui serait dû d’après l’institut à une augmentation de la fiscalité sur les plus riches mais surtout à une augmentation des salaires. Or cette augmentation des salaires est relativement fictive. En effet elle tient compte d’une sous-estimation de l’inflation qui mécaniquement augmente le salaire en francs constants. Or l’indice des prix de la consommation des ménages est largement obsolète du fait de la déformation de la structure de consommation. Les dépenses contraintes augmentent de plus en plus dans le budget des ménages tandis que les économies sur les dépenses ajustables demeurent très théoriques. On peut par ailleurs se demander comment les inégalités et la pauvreté peuvent diminuer avec un chômage en croissance. Ce chiffre d’augmentation du pouvoir d’achat des ménages annoncé par l’INSEE laisse donc perplexe.  Pourtant l’INSEE annonce une  réduction des inégalités, qui a débuté en 2012, s’est poursuivie en 2013.  Selon les données de la Dares, Le pouvoir d’achat des Français devrait avoir progressé en 2013. Selon les données de la Dares, la direction des études statistiques du ministère du Travail, publiées ce vendredi 21 mars, le salaire mensuel de base (SMB) a, en effet, progressé de 1,6% en 2013. Or, ce chiffre est supérieur de 1% à l’inflation, hors tabac, qui, sur la même période, a augmenté de 0,6%. « Sur un an, les salaires en euros constants augmentent ainsi de 1% dans l’ensemble des secteurs », déduit la Dares. Elle précise qu’ils augmentent de 1,1 % dans l’industrie et la construction et de 0,9 % dans les secteurs du tertiaire.  L’Insee a donc  publié ce mardi 22 septembre son enquête sur les Revenus fiscaux et sociaux des Français pour l’année 2013. Un document qui, comme à l’accoutumée, recèle son lot de chiffres. On y a apprend notamment que le niveau de vie (voir définition plus bas) médian pour les Français est de 20.000 euros nets d’impôts par an, soit 1.667 euros par mois. Autrement dit, la moitié de la population française a un niveau de vie inférieur à ce chiffre, et l’autre moitié a plus. Chiffre qui par ailleurs est stable par rapport à 2012 (-0,1%).  Mais le fait le plus remarquable reste le recul des inégalités. « Les inégalités de niveaux de vie entre les plus modestes et les plus aisés se réduisent », souligne ainsi l’Insee en introduction. L’institut a plusieurs outils pour mesurer les inégalités. Le premier, tout bête, est de rapporter le niveau de vie des 10% les plus riches (plus de 37.200 euros par an), à celui des 10% des plus modestes (moins de 10.700 euros par an). Ce rapport était ainsi de 3,5 en 2013 contre 3,6 en 2012 et en 2011.  Comment expliquer ce recul? Tout simplement parce que les niveaux de vie des plus riches ont baissé quand ceux des moins aisés se sont améliorés.  Du côté des plus riches, l’Insee note que les revenus du patrimoine (revenus financiers, loyers, dividendes…) ont baissé, ce alors que ce type de revenu constitue plus du quart des ressources des 10% des Français les plus aisés. L’Insee indique ensuite que cette baisse peut s’expliquer à la fois par des taux d’intérêts plus faibles ainsi que par la hausse de la fiscalité frappant les dividendes (intégration dans le barème de l’impôt sur le revenu, assujettissement aux cotisations sociales). Autre source d’explication: les ménages les plus aisés ont été les premiers frappés par la hausse de la fiscalité consécutive à l’arrivée au pouvoir de François Hollande. Il y a deux ans, les impôts représentaient ainsi 27,9% de leur revenu disponible contre 26% en 2012. L’Insee rappelle notamment qu’en 2013, ces ménages ont dû faire face à la baisse de l’avantage fiscal lié au quotient familial et à la création d’une nouvelle tranche de l’impôt sur le revenu de 45%.  Pour ce qui est des ménages les plus modestes, l’Insee indique que leur niveau de vie a progressé en raison notamment d’une hausse des salaires.  Les 10% les plus pauvres ont notamment vu leurs revenus augmenter de 1,1% en 2013. « C’est la première fois depuis le début de la crise qu’ils augmentent », remarque l’institut de conjoncture.

Grèce : pas de réduction de la dette

Grèce : pas de réduction de la dette

 

Dans le projet d’accord il n’est pas prévu formellement de réduction de la dette. Pourtant c’est un argument essentiel pour que Tsipras parvienne à faire voter par son parlement les mesures d’austérité décidées à Bruxelles (et dans les deux jours !). En faiat cette restructuration n’est pas acceptable par l’opinion publique des faucons de l’Europe (Allemagne, Finlande etc.). Du coup la question est complètement escamotée. On affirme seulement que la structuration n’est pas possible seule. Ce qui signifie en clair qu’elle aura quand même lieu mais il ne fauta pas le dire. En réalité on ne parlera pas de décote mais de modification de la maturité, c’est à dire d’un étalement dans le temps exemple 2070 au lieu de 2050. Mais pour les opinions publiques des faucons l’honneur sera sauf. En apparence tout au moins car un nouvel étalement signifie qu’on va rembourser sans doute avec de la monnaie de singe. L’endettement de la zone euro est tel qu’inévitablement l’inflation va repartir avec la croissance et mécaniquement l’euro va subir une dévaluation (déjà largement en cours).

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