Archive pour le Tag 'réduction'

Lufthansa : réduction de revenus des pilotes

Lufthansa : réduction de revenus des pilotes

comme la plupart des autres compagnies internationales,  Lufthansa a fait accepter aux pilotes une réduction des revenus pour sauvegarder l’emploi. Des mesures valables jusqu’au printemps prochain. Il n’est pas sûr cependant que cela soit suffisant pour une compagnie qui a perdu 1,7 milliards sur un trimestre. La reprise escomptée du trafic ne sera sans doute pas au rendez-vous car on estime généralement qu’il faudra plusieurs années pour retrouver le niveau de 2019.

En échange d’une garantie provisoire d’emploi au moins jusqu’au 31 mars 2021, le syndicat des pilotes Vereinigung Cockpit (VC) a accepté la réduction des compléments de rémunération qui s’ajoutent aux allocations pour chômage partiel ainsi qu’une diminution des prestations de retraite jusqu’à la fin 2020, a précisé la compagnie aérienne allemande, qui emploie quelque 5.000 pilotes.

Les augmentations salariales précédemment négociées pour cette année seront par ailleurs reportées à janvier 2021.

Selon le syndicat VC, cet accord de court terme donne aux deux parties le temps de travailler sur un accord à plus long terme.

Lufthansa, qui a publié la semaine dernière une perte d’exploitation de 1,7 milliard d’euros au titre du seul deuxième trimestre, a déjà averti qu’elle ne pourrait éviter des suppressions de postes de pilotes au-delà de mars prochain qu’à condition qu’un accord à long terme ne se traduise par une réduction de la masse salariale.

La compagnie, qui a reçu en juin une aide publique de neuf milliards d’euros, s’attend à revenir à environ 50% de sa capacité normale d’ici la fin 2020 et aux deux tiers du niveau de l’année dernière en 2021.

Le personnel navigant a voté en faveur d’un accord visant à interrompre les augmentations de salaires et à réduire le temps de travail, a déclaré samedi le syndicat du personnel de cabine UFO.

Réduction du béton sur les sols

Réduction du béton sur les sols

En ce qui concerne la lutte contre l’artificialisation des sols, le conseil de défense écologique a repris l’objectif de la convention citoyenne de diviser par deux le rythme de bétonisation dans prochaine décennie.

Un programme de “recyclage urbain massif” est également prévu: un fonds de plusieurs centaines de millions d’euros sera constitué dans le cadre du plan de relance qui doit être présenté le 24 août, pour “réhabiliter des centaines d’hectares de friches en terrains (…) clés en main pour que des activités industrielles et des commerces puissent s’y installer”, a expliqué Barbara Pompili.

Le moratoire sur la construction de nouvelles zones commerciales en périphérie des villes annoncé par le couple exécutif a été confirmé et une mission parlementaire sera lancée pour “passer en revue l’ensemble des dispositifs notamment fiscaux qui encouragent l’étalement urbain”, ce qui donnera l’occasion d’examiner la question des entrepôts périphériques d’e-commerce, au sujet de laquelle Barbara Pompili est favorable à un moratoire.

 

Lufthansa : réduction de l’administratif

Lufthansa : réduction de l’administratif

La compagnie allemande confirme que sur 140 000 salariés dans le monde 22 000 postes seront supprimés. En outre- Lufthansa a annoncé mardi de nouvelles mesures dans le cadre de son plan de restructuration, comprenant notamment une réduction de 20% des postes de direction et la suppression de 1.000 emplois administratifs.

Le groupe allemand, frappé comme les autres compagnies aériennes par la pandémie due au nouveau coronavirus, va également réduire de moitié ses achats d’appareils. Son plan prévoyait jusqu’ici l’achat d’un maximum de 80 avions d’ici à 2023.

Ses actionnaires ont approuvé le mois dernier à la quasi-unanimité le plan de sauvetage de neuf milliards d’euros proposé par le gouvernement allemand.

Compagnies aériennes : réduction de moitié du chiffre d’affaires

Compagnies aériennes : réduction de moitié du chiffre d’affaires

Cette année la perte sera de 50 % autant dire qu’elle aura une influence considérable sur les commandes qui pourraient être décalées chez les constructeurs. On espère une reprise en 2021. Rien n’est sûr dans ce domaine car nombre d’experts considèrent que la situation ne pourra pas redevenir normale avant les années 2023 -2025. Le temps de reconstituer profit et trésorerie mises à mal par la paralysie du trafic pendant plusieurs mois Le chiffre d’affaire global des compagnies aériennes, fortement touchées par la pandémie de coronavirus, devrait être réduit de moitié à 419 milliards de dollars cette année et atteindre 598 milliards l’année prochaine, a estimé mardi l’Association internationale du transport aérien (Iata).

Le nombre de passagers transportés devrait rebondir l’année prochaine à 3,38 milliards, un niveau inférieur de 25,6% à celui de 2019. La grande question qui se pose est en effet celle de la modification du volume et des modalités de la mobilité. Cela pourra dépendre en partie de la renaissance au cours de l’hiver du Coronavirus ou d’un Corona équivalent. Et dans ce domaine personne même les scientifiques ne peuvent faire la moindre hypothèse.

Pétrole: prolongation de l’accord de réduction qu’en juillet ?

Pétrole: prolongation de l’accord de réduction qu’en juillet ?

 

Le cartel pétrolier et d’autres pays producteurs comme la Russie, réunis sous le groupe Opep+, se sont entendus samedi pour prolonger d’un mois, jusqu’à la fin juillet, leur accord portant sur la réduction de production de pétrole. L’OPEP+ a également exigé que des pays tels que le Nigeria et l’Irak, qui ont dépassé leurs quotas de production en mai et juin, compensent par des réductions supplémentaires de juillet à septembre. Certains pays ont en effet des difficultés à respecter les quotas qui constituent pour certains l’essentiel voire l’unique ressource budgétaire. Tout dépendra en fait,  des conditions de la reprise en 2020. Certes cette reprise ne sera pas du même niveau que 2019 mais elle pourrait contribuer à augmenter la demande très atone et en dessous de la production

Flins Renault: «réduction d’activité mais maintien

Flins Renault: «réduction d’activité mais maintien

 

Il paraissait difficile politiquement que le gouvernement accepte la fermeture de ce site par contre d’autres sites plus secondaires seront sans doute fermés et beaucoup connaîtront des plans de licenciement. Le gouvernement a d’ailleurs annoncé qu’il  ne s’y opposerait pas. Renault peut-être encore plus que d’autre constructeurs est affronté à une double crise une crise de l’offre bien sûr puisque les usines ont été paralysées pendant une période mais aussi une crise de la demande. Certes le Coronavirus a fait diminuer cette demande de près de 80 %, elle devrait remonter dans les mois à venir mais au total pour l’année 2020 la baisse pourrait tourner de 15 % au plan mondial. En cause, les problèmes spécifiques à l’industrie automobile qui d’ailleurs étaient antérieurs à la crise sanitaire mais aussi les évolutions du volume et des modes de mobilité sans parler des interrogations sur le véhicule du futur le plus pertinent et où le plus accessible .

 

 «Il n’est pas question de fermer Flins. Il n’y aura pas de fermeture mais une évolution de l’activité», a déclaré à l’AFP Franck Daoût, délégué syndical central CFDT, après un entretien avec Jean-Dominique Senard, président de Renault, et Clotilde Delbos, directrice générale par intérim. Pendant cette réunion, la direction «n’a rien voulu annoncer» de son plan d’économies qu’elle doit présenter en fin de semaine, a ajouté Franck Daoût. La CFDT a plaidé pour «un renforcement de l’outil industriel en France» et «une optimisation des sites», a-t-il dit. «On nous a certifié que c’était la démarche» retenue, avec «un maintien de la capacité de production», a-t-il poursuivi, en craignant «des risques de disparition de postes dans l’ingénierie».

Pour les sites de Dieppe (modèle sportif Alpine), Choisy-le-Roi (réparation de pièces) et Caudan (Fonderie de Bretagne), que Le Canard enchaîné disait la semaine dernière destinés à la fermeture, «c’est la grosse inquiétude», en particulier pour le site breton, a estimé Franck Daoût, en espérant des «projets alternatifs» pour les deux autres. Ce seront seulement «les grandes lignes» du plan d’économies qui seront présentées à la fin de la semaine, avant une négociation en détail avec les syndicats, «mais est-ce qu’on aura la possibilité de faire des propositions alternatives?», s’est demandé le délégué CFDT qui sera reçu mardi à Bercy.

Lundi, plusieurs dizaines de salariés ont bloqué l’accès à la Fonderie de Bretagne, à Caudan (Morbihan), pour protester contre la possible fermeture de cette usine où travaillent quelque 370 personnes.

 

Air France : réduction de 50% des émissions ?

Air France : réduction de 50% des émissions ?

 

Première précision, il ne s’agit pas d’un objectif global pour l’ensemble de l’activité d’Air France mais d’une réduction des émissions de CO2 qui concerne les vols domestiques. On voit mal en effet par quel miracle Air France pourrait rapidement supprimer 50 % de ses émissions de CO2 sans suppression de service. Il faudra aussi prendre en compte les règles du marché car la France n’est pas la seule compagnie à desservir directement ou indirectement les lignes intérieures de l’Europe et même de la France. “En échange du prêt garanti par l’Etat, Air France a pris des engagements très forts de réduire de 50% les émissions de CO2 de ses vols domestiques d’ici 2024 avec notamment une réduction drastique sur les trajets où l’on a une alternative ferroviaire en moins de 2h30”, a dit la ministre sur France Inter.

Le syndicat des pilotes d’Air France (Spaf), très minoritaire, a mis en garde samedi la direction sur ses projets de restructuration de l’activité court-courrier.

Air France-KLM a obtenu une aide de 7 milliards d’euros de la part de la France pour faire face à la quasi-paralysie du trafic aérien mondial provoquée par la pandémie de nouveau coronavirus.

La compagnie allemande Lufthansa, qui discute de son côté avec le gouvernement d’un plan de sauvetage de neuf milliards d’euros, a annoncé dimanche qu’elle comptait reprendre ses vols vers 20 destinations à compter de la mi-juin, parmi lesquelles plusieurs destinations de vacances très courues.

Concernant les voyageurs français, Elisabeth Borne les appelle toujours à privilégier l’Hexagone pour leurs vacances cet été.

Pétrole OPEP plus : réduction de près de 25 %

Pétrole OPEP plus : réduction de près de 25 %

Après bien des difficultés, l’OPEP à laquelle  se joignent  d’autres producteurs dans la Russie et le Mexique ont décidé de réduire la production d’environ 25 % soit près de 10 millions de barils par jour à dater du 1er mai. Une réduction historique dont on espère qu’il va favoriser la remontée des cours qui étaient tombés jusqu’à près de 20 $ en mars. La question est de savoir cela sera suffisant car tout dépendra d’une demande qui depuis le Coronavirus s’est complètement écroulée.

Par exemple, la demande de kérosène pour le transport aérien a diminué de 90 % et le carburant pour automobiles de près de 70 %. Tout dépendra donc de l’ampleur et de la durée de la crise sanitaire. Il faut aussi tenir compte d’une demande en baisse de la part de l’industrie consécutive à un net tassement de la demande en particulier des ménages mais pas seulement. Les investissements dans de nombreux secteurs devraient par exemple être différés et peser sur la demande pétrolière.

L’OPEP et ses partenaires ont convenu dimanche soir de la «plus grande baisse de production de l’histoire», dans l’espoir de faire remonter les prix du pétrole en pleine pandémie de coronavirus et malgré les tensions entre Moscou et Ryad.

La réunion «s’est terminée par un consensus des producteurs de l’OPEP+ sur les baisses de production à partir de mai», a écrit sur Twitter le ministre saoudien de l’énergie Abdul Aziz bin Salman.

Son homologue koweitien Khaled al-Fadhel a confirmé l’accord «historique pour réduire la production des Etats membres de l’OPEP+ de près de 10 millions de barils par jour, à dater du 1er mai».

La représentante mexicaine Rocio Nahle Garcia a également salué dimanche sur Twitter «l’accord unanime des 23 pays participants», parlant d’une «réduction de 9,7 millions de barils de pétrole» à partir de mai.

«Cet accord va permettre de sauver des centaines de milliers d’emplois dans le secteur de l’énergie aux États-Unis», a réagi le président américain Donald Trump sur Twitter, «remerciant et félicitant» le président russe Vladimir Poutine et le roi Salmane d’Arabie saoudite pour ce «très bon accord pour tous». Vladimir Poutine et son homologue américain ont noté lors d’un appel téléphonique «la grande importance» de l’accord a pour sa part indiqué le Kremlin.

Selon Bjornar Tonhaugen, analyste de Rystad Energy, «l’OPEP+ a réussi aujourd’hui à conclure un accord historique pour réaliser la plus grande baisse de production de l’histoire»«Même si les réductions de production sont inférieures à ce dont le marché avait besoin, le pire est pour l’instant évité», estime son collègue Magnus Nysveen.

Réduction du prix du permis de conduire

Réduction du prix du permis de conduire

 

 

Objectif : »faire en sorte que le prix moyen du permis de conduire diminue sensiblement, de l’ordre de 30% », a résumé le Premier ministre.

En moyenne, passer le permis, c’est 1800 euros et deux mois d’attente. C’est un obstacle à la mobilité de nos jeunes et à leur insertion professionnelle. C’est pourquoi nous mettons en place des solutions concrètes pour faire baisser le prix du #permisdeconduire de 30% ⤵️

— Edouard Philippe (@EPhilippePM) 2 mai 2019

. Le gouvernement souhaite ainsi développer l’utilisation du simulateur de conduite dans la formation. Un dispositif d’incitation fiscale va être mis en place pour permettre aux auto-écoles de s’équiper et chaque élève pourra passer jusqu’à 10 heures sur un simulateur dans les 20 heures obligatoires de formation à la conduite.

De même, l’apprentissage sur boîte automatique, plus facile et rapide (13 heures au lieu de 20) et donc mois cher, sera encouragé. Le délai permettant de conduire sur boîte manuelle après avoir obtenu le permis sur boîte automatique sera raccourci de 6 à 3 mois. La conduite supervisée par un accompagnateur, simplement titulaire d’un permis depuis 5 ans, sera également favorisée après un échec à l’examen, évitant ainsi à l’élève de multiplier les heures en auto-école.

En outre, le gouvernement s’est prononcé pour abaisser l’âge du passage de l’examen de conduite à 17 ans, même si l’élève ne pourra conduire seul qu’à sa majorité, afin d’ »augmenter l’expérience du jeune conducteur»,

 

Cadres : réduction des indemnités chômage

Cadres : réduction des indemnités chômage

L’exécutif s’intéresse aux allocations chômage des cadres pour trouver des économies car, pour lui, ces derniers ont moins de difficultés à retrouver un emploi en cas de licenciement. Le taux de chômage des cadres est en effet de 4% environ, alors qu’il est de 9% sur l’ensemble de la population française. La piste d’une dégressivité des allocations avait été soutenue en septembre par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et le premier ministre, Édouard Philippe, avant d’être laissée à la discussion des partenaires sociaux, lesquels n’ont pas souhaité l’introduire dans leur projet d’accord. Les contributions à l’assurance chômage sont actuellement appliquées aux salaires bruts dans la limite de quatre plafonds de la sécurité sociale (PSS), ce qui limite les indemnités mensuelles pouvant être versées à 7700 euros environ, expliquent Les Échos.

Selon l’Unedic, abaisser le plafond à trois PSS permettrait d’économiser 137 millions d’euros par an, et à 2,5 PSS, 285 millions d’euros. Mais il faudrait pour ce dernier cas accepter des allocations maximums de 4.800 euros par mois. La CFDT et la CFE-CGC, notamment, sont fortement hostiles à cette option maintes fois suggérée dans le passé. Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, avait estimé pour sa part en septembre que la dégressivité pouvait être une piste mais qu’elle ne devait pas être «l’alpha et l’oméga» de la réforme.

Réduction de la Dépense publique : propositions radicales de France Stratégie

Réduction de la Dépense publique : propositions radicales de France Stratégie 

France Stratégie propose de tailler prioritairement dans les retraites, la maladie  et le soutien à l’économie qui représente les coûts les plus importants du budget.

 

Dans le cadre du grand débat une note est destinée aux organisateurs de réunions  indique que pour 1000 € de dépenses publiques en France 575 € sont consacrés à la protection sociale dont 268 € pour les retraites, 191 € pour l’assurance maladie, 42 € pour les allocation familiales, 35 € pour le chômage, 17 € pour l’aide au logement et 22 € pour d’autres (par exemple RSA) viennent ensuite les dépenses sectorielles qui représentent 143 € dont 53 € pour les affaires économiques ( crédits d’impôts etc.), 43 € pour le transport et les équipements collectifs, 22 € pour la culture, 16 € pour l’environnement, 9€ comme l’éclairage public. Concernant les services publics régaliens le total est de 60 € dont 31 € pour la défense, 25 € pour la sécurité, 4 euros pour la justice. L’éducation compte 96 €. La recherche 23 €. Le fonctionnement (partiel)  des administrations publiques 66 €. Enfin la charge de la dette 37 €. On note évidemment que la principale dépense concerne les retraites suivies de l’assurance maladie. Ce que n’indique pas par contre cette note c’est le rendement des dépenses. En effet les 1000 € ne sont pas entièrement redistribués et une partie disparaît dans les frais de fonctionnement qui pourrait atteindre presque 400 €. France Stratégie a établi  une comparaison européenne. En 2016, les dépenses publiques représentaient 55,7% du PIB en France (dont 0,8 point de CICE). « C’est 8,1 points de plus que la moyenne des pays retenus dans l’échantillon (et 13 points de plus que la moyenne des pays de l’Union européenne), mais seulement 3,2 points de plus que la moyenne des pays nordiques » souligne l’organisation rattachée au Premier ministre. Parmi les grands postes retenus apparaissent les prestations de redistribution monétaire (retraites et vieillesse, aides sociales) qui peuvent expliquer une bonne partie de l’écart avec les autres pays. En France, les dépenses de retraite représentent « près de 14 points de PIB et se situent 3,4 points au dessus de la moyenne. (Avec des degrés de socialisation différents

L’autre poste de dépense qui permet d’expliquer un tel écart concerne les dispositifs de soutiens à l’économie. L’ensemble des subventions et transferts et des investissements (hors social et régalien) représente environ 7% du PIB contre 4,5% en moyenne dans les autres pays pris en compte dans l’étude et 4,9% dans les pays du Nord. Outre le poids important du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), les rédacteurs mentionnent le crédit d’impôt recherche (plus de 5 milliards), le soutien aux énergies renouvelables (plus de 5 milliards), les crédits d’impôts pour l’emploi à domicile.la critique du soutien à l’économie rejoint celle de conseil d’analyse économique dans le rôle est d’éclairer le gouvernement. On sait que le gouvernement a décidé de transformer le crédit impôt sur la compétitivité emploi (CICE) en diminution pérenne de la fiscalité. Pour l’année 2018 le coup serait de leur de 40 milliards l’année 2019 environ 60 milliards. Ces réductions de fiscalité vit surtout les bas salaires puisque on aura supprimé toute cotisation sur le salaire au niveau du SMIC à la fin de 2019. Le problème c’est que c’est bas salaire ne se trouve pas nécessairement en tout cas majoritairement dans les secteurs soumis à concurrence internationale. Elle bénéficie surtout à des entreprises qui finalement ne sont pas concurrencées par des entreprises étrangères. Le conseil d’analyse économique mais en question la pertinence de ces aides fiscales par rapport à l’influence qu’ils peuvent avoir sur la compétitivité de l’économie française Dans l’industrie, le coût horaire moyen en France est désormais inférieur à celui de l’Allemagne (38,8 contre 40,20 euros en 2017) rappelle le CAE. Si les experts ne pointent pas forcément une dépense en particulier, ils rappellent que « des dispositifs de subventions sur les produits ou à la production peuvent être perçus comme le moyen de compenser une fiscalité trop élevée sur les facteurs de production ». Depuis son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron a régulièrement relancé le débat sur les impôts de production. Mais face aux dépenses supplémentaires engendrées notamment par la transformation du CICE en baisse de cotisations sociales pérenne ou les annonces du 10 décembre dernier destinés à soutenir le pouvoir d’achat des travailleurs à bas salaires et des retraités aux revenus modestes, les marges de manoeuvre semblent limitées. Déjà au printemps 2018, le Premier ministre Edouard Philippe avait écarté de nouvelles baisses d’impôts de production pour les entreprises avant 2020. Il avait justifié cette annonce en exprimant « un environnement budgétaire contraint » et la nécessité d’une concertation avec les collectivités locales. Pour parvenir à l’objectif de réduction de la dépense publique de trois points à la fin du quinquennat, France stratégie propose de  réduire de manière drastique les dépenses de soutien à l’économie (investissements, soutiens et transferts) et les dépenses des collectivités locales. . La deuxième proposition repose sur des coupes dans les dépenses de santé sans toucher à celles consacrées aux hôpitaux., le troisième position , présentée comme « plus équilibrée », suppose  »d’élargir les économies aux prestations sociales en espèces » (retraites, chômage, famille, pauvreté, logement), ainsi qu’à « l’accueil et l’aide aux personnes » (petite enfance, handicap, dépendance). A ce sujet, la note de France Stratégie considère que « les décisions prises par le  gouvernement de désindexer partiellement les retraites en 2019 et 2020, de même que la volonté de mieux maîtriser les dépenses d’assurance-chômage, vont dans ce sens ». 

 

Brice Lalonde : «la priorité est la réduction des gaz à effet de serre.

Brice Lalonde : «la priorité est la réduction des gaz à effet de serre. 

Brice Lalonde, défend un mix énergétique ou le nucléaire à sa place (par parenthèse, il considère aussi dans une autre interview que le développement des éolienne en France va surtout profiter taux chinois).  Nouveau président de l’association Équilibre des énergies, il entend peser dans les débats de la PPE discutée dans les prochains mois. Interview de l’ancien ministre de l’Environnement. (Interview le Monde)

Vous avez succédé fin janvier à Serge Lepeltier à la présidence d’ Équilibre des énergies. Pourquoi avoir accepté de devenir le président de cette association ? 
En tant qu’ambassadeur français chargé des négociations internationales sur le changement climatique en 2007 et coordonnateur exécutif de la Conférence des Nations unies sur le développement durable Rio+20 de 2010 à 2012, j’ai été amené à travailler énormément avec les entreprises.
Le fait de collaborer avec les entreprises était formateur car elles sont beaucoup plus réactives, capables d’avoir une vision, un budget. J’ai organisé le premier Business and Climate summit en 2015 avant la COP21 justement dans l’idée que sans les entreprises nous arrivions à rien.
Avec elles, on peut réussir à rassurer et mettre dans le coup la sphère politique et les décideurs. Je pense, modestement, avoir réussi à amorcer la pompe du côté des entreprises. Aujourd’hui, j’ai accepté cette présidence car il me semble que les contours de la transition énergétique, un peu floue et contradictoire, doivent être précisés.
Il y a donc un vrai travail à faire avec les entreprises et c’est l’essence même d’ Équilibre des énergies.

Qu’attendez-vous de la PPE, la fameuse Programmation pluriannuelle de l’énergie ? 
J’attends de cette PPE qu’elle serve et qu’elle soit simple. Nous sommes dans une société où le consommateur devient consomm’acteur. Nous avons les compteurs Linky, le digital et ce que certains appellent les 3D, la décentralisation, la décarbonation et la digitalisation.
Dans la vision idéale de ce que la transition énergétique doit apporter, les Français ont non seulement leur mot à dire mais aussi à mener. Actuellement, il me semble qu’il y a une très grande complexité, parfois excessive, dans laquelle les techniciens et les lobbys font leur délice.
Cela aboutit à des décisions qui sont, à mon avis, contraires à l’objectif de la loi. Je pense que si nous devons travailler sur la PPE, il faut simplifier et que le gouvernement nous dise que la priorité est la réduction des gaz à effet de serre. Si vous avez une priorité comme celle là, les autres objectifs s’ordonnent derrière elle. Pour l’heure, vous avez des objectifs qui sont contradictoires ou qui finissent par se contrecarrer. Cela me paraît dommageable.

Dans cette PPE, vous prônez donc un Équilibre des énergies ?! 

Oui, mais un équilibres des énergies décarbonées ! Ou en tout cas à des systèmes énergétiques qui contribuent à la décarbonation. On ne peut pas promouvoir le charbon, sinon il y a un déséquilibre !

La question climatique est au cœur du combat de votre association. C’est un travail de longue haleine. Le combat peut-il être gagné ? 
Nous avons une situation de départ qui est quand même plutôt favorable avec la France qui est un pays avec un système de consommation et de production d’énergie relativement décarboné. Il va falloir cependant travailler la question de nos importations.

Vous avez déclaré que, jeune, vous étiez anti-nucléaire et qu’aujourd’hui vous ne l’étiez plus. C’est à dire que vous êtes pro-nucléaire ? 
Je ne suis pas contre. En France, il y a une litanie anti-nucléaire qui interdit de penser. Si on n’est pas anti-nucléaire, il faut travailler à la transition, à la sécurité des centrales, à la relève, à l’ EPR…  On ne peut s’interdire de mettre les mains dans le cambouis. Le nucléaire a un avantage, c’est qu’il produit extrêmement peu de gaz à effet de serre. C’est par conséquent un atout important qu’il ne faut pas balayer d’un revers de la main.  Le nucléaire rentre d’autant plus naturellement dans le mix énergétique qu’il produit de l’électricité. Et la question de l’électricité est une question très importante puisqu’il semble qu’elle soit le vecteur principal de la transition énergétique.
Elle permet de faire le lien entre le bâtiment, la mobilité et la production décarbonée. Il faut que la PPE cesse clairement de mettre des bâtons dans les roues de l’électricité, je pense notamment au coefficient de conversion. Il faut que les énergies soient en compétition à niveau égal.

A vous écouter, vous allez vouloir peser dans les débats qui vont alimenter la PPE… 

Oui, naturellement. Nous allons essayer de peser sans négliger la dimension européenne. C’est essentiel. Quand vous discutez avec RTE, la question de l’intégration des énergies intermittentes dans le réseau électrique trouve une partie de sa réponse dans la dimension européenne.
À ce jour, il faut dire que la politique énergétique européenne reste relativement boiteuse car nous avons toujours cette difficulté entre l’Allemagne et la France qui ont des mix différents, des conceptions peu convergentes… 

L’Europe de l’énergie n’est donc pas efficace ? 
L’Europe de l’énergie a été surtout pour l’instant de voir comment on pouvait aider les pays baltes et l’Est de l’Europe à avoir du gaz et de l’électricité sans être forcément connectés à la Russie.

Revenons à la PPE. Allez-vous participer à des débats en tant que lobbyiste ? 
Oui, nous sommes des lobbyistes de la décarbonation ! La réalité du système énergétique français, c’est que le pétrole est la source d’énergie la plus importante. Et c’est elle qui est responsable de la majorité des émissions.
Donc, si vous travaillez sur la décarbonation, vous essayez de réduire la consommation de pétrole et d’autres combustions fossiles.

 

Budget : adieu à la réduction du déficit

Budget : adieu à la réduction du déficit

Il y a deux raisons au fait que le gouvernement ne parviendra pas à réduire le déficit du budget. Un déficit programmé à 2,3 % du PIB en 2018 mais qui sera en fait bien  supérieur à 2,5 % dans la réalité. La première raison c’est la possibilité pour le gouvernement de réduire de manière significative le train de vie de l’État. La deuxième raison, elle, est mécanique elle découle de la baisse des rentrées fiscales liées à la dégradation de la croissance. On attendait en effet une croissance de 2,3 % quand elle sera plus proche de 1,5 %  Or le gouvernement affiche toujours son objectif d’atteindre un déficit à 2,3% du PIB en 2018 et en 2019, contre 2,6% en 2017 (puis 1,1% en 2020, 0,6% en 2021, pour atteindre l’équilibre en 2022). Pour y arriver, il lui faudra donc faire davantage d’économies que prévues. Malheureusement la vraie croissance prévue ne sera pas au rendez-vous en 2018 pas plus qu’en 2009. Certes il y a bien quelques budgétaires mais elles ne seront pas à la hauteur de la perte des recettes fiscales. Quant à la perspective de l’équilibre de la Terre en 2022, l’échéance pourrait être reportée aux calendes grecques. D’après des documents budgétaires transmis en juillet aux députés et sénateurs, le ministère du Travail perd 2 milliards d’euros entre 2018 et 2019 (de 15,17 à 13,10 milliards, notamment avec la fin des contrats aidés) et celui de la Cohésion des territoires, qui comprend le Logement, diminue de plus d’un milliard (16,06 milliards contre 17,22 en 2018). Le crédit de l’Agriculture est également touché : -300 millions. Au contraire, parmi les ministères privilégiés, on retrouve celui de la Défense (+1,7 milliard), de l’Education (+750 millions pour la mission « Enseignement scolaire). A noter également, une hausse de 1,33 milliard d’euros pour la mission « Solidarité, insertion et égalité des chances », dont le crédit s’établira en 2019 à 20,78 milliards d’euros (contre 19,44 milliards en 2018). Soit moins qu’initialement prévu, note Libération lundi. En effet, la loi de programmation des finances publiques 2018-2022 prévoyait 21,31 milliards d’euros. Quelle mesure sera donc concernée par cette différence de 530 millions d’euros? Sachant que cette mission comprend notamment la prime d’activité (qui doit augmenter au 1er octobre), la politique en faveur des personnes handicapées (l’allocation adulte handicapé doit augmenter au 1er novembre) ou encore l’égalité femmes-hommes. Le ministère des Solidarités et de la Santé a tenu à répondre au quotidien : 300 millions d’euros s’expliqueraient par le report d’un projet immobilier et 150 millions par un « ajustement tendanciel » de la prime d’activité qui, selon le gouvernement qui table sur une amélioration économique, serait moins distribuée en 2019.

 

Larcher contre la réduction du nombre de parlementaires

Larcher contre la réduction du nombre de parlementaires

Derrière des préoccupations démocratiques, Gérard Larcher le président du Sénat, défend surtout la caste des parlementaires et notamment leur nombre (908 au total). Comme si la qualité d’une démocratie dépendait du nombre d’élus. Macron veut réduire de manière assez drastique le nombre de parlementaires mais cela impose  une modification de la constitution approuvée par les ¾ des élus concernés ou alors approuvée par référendum. D’autres aspects seront en cause dans cette modification de la constitution mais le point d’achoppement concerne surtout le nombreux d’élus que Larcher veut protéger en particulier au Sénat qui constitue une voie princière de reclassement des politiques usés pour une période de neuf ans Il a formé un groupe de travail sénatorial transpartisan chargé de réfléchir sur la réforme constitutionnelle et remettra ses conclusions à Emmanuel Macron le 24 janvier. Après, tout devrait aller très vite : la réforme devrait être soumise au Conseil d’Etat en février pour un passage en conseil des ministres en mars et une adoption en septembre. A moins qu’Emmanuel Macron tombe sur un os. « Pourquoi changer la Constitution ? Si c’est pour faire mieux fonctionner la démocratie, c’est oui. Si c’est pour répondre au populisme ambiant et au dégagisme, on n’en sera pas », prévient Gérard Larcher, qui a tracé ses lignes rouges.

Croissance: Réduction du déficit commercial en mai

duction du déficit commercial en mai

 

Signe d’une certaine reprise le déficit commercial s’est réduit en mai. . Grâce à une nette hausse des exportations (+4,3%), le déficit commercial de la France s’est contracté sur un mois de 5,6 milliards d’euros à 4,9 MdsE. Le consensus tablait sur un déficit de 5,1 MdsE. Selon les Douanes, « le déficit, tout en restant élevé, se réduit donc sensiblement » par rapport à son niveau d’avril, qui a été revu en légère hausse à 5,6 MdsE contre 5,5 MdsE en première estimation. Les importations ont augmenté de 2,2% en mai. Des progrès à relativiser en effet,  une nouvelle fois,  la France a affiché un déficit commercial important de près de 50 milliards l’an dernier  à comparer aux 250 milliards d’excédents de l’Allemagne et aux 300 milliards pour la balance des paiements courants.  Avec 245 milliards de dollars, la Chine est reléguée à la deuxième place devant le Japon, selon une étude réalisée par l’institut économique IFO les Etats-Unis accusent le déficit le plus important, avec un déficit courant de 478 milliards de dollars. En 2015, l’excédent de la balance des paiements courants de la Chine s’élevait à 293 milliards de dollars tandis que l’Allemagne affichait 257 milliards de dollars.  Il y a encore un peu plus de 4 ans, Nicole Bricq, alors ministre déléguée au Commerce extérieur comptait ramener le déficit commercial à zéro, hors facture énergétique, d’ici à 2017. Comme bon nombre des objectifs affichés au début du quinquennat de François Hollande, cette ambition était hors de propos. . La France reste sur uen trajectoire d’environ 50 milliards de déficit pour un excédent de 300 milliards pour l’Allemagne. 

Sondage Réduction des déficits publics : doutes des Français

Sondage Réduction des déficits publics : doutes des Français

D’après le baromètre Odoxa* pour BFM Business, plus de 60 % des Français doutent que le gouvernement puisse ramener les déficits publics à 3 % du PIB. Pour autant l’indice de confiance en l’avenir de la situation économique reste, certes, toujours dans le vert (55% des Français se déclarent confiants), mais il perd 6 points par rapport au mois dernier (de +16 points à +10 points). Les sympathisants de gauche sont même moins de la moitié (49%) à se dire plutôt confiants.  Pour pallier les difficultés budgétaires, 69% des personnes interrogées préconisent de mettre en vente des participations de l’État dans des entreprises non stratégiques, tandis qu’ils sont 68% à se dire favorables au report de la réforme de l’allègement de l’ISF. Le renoncement provisoire à l’augmentation des crédits pour la Défense (48%), le report des créations de postes prévues dans l’éducation (34%) ou la réduction des dotations aux collectivités locales (30%) remportent une plus légère approbation.

Pétrole : accord de réduction de la production sans doute prolongé

Pétrole : accord de réduction de la production sans doute prolongé

 

 L’accord de réduction de la production de pétrole pourrait être prolongé de neuf mois par les pays producteurs. Un accord jugé indispensable pour tenter de faire remonter les cours. Un accord qui jusque-là a produit peu d’effet sur les prix d’une part parce que la croissance mondiale est insuffisante pour peser de manière significative sur le volume de demande d’autre part parce que cet accord est peu respecté par certains pays producteurs en crise économique et qui ont absolument besoin des ressources financières du pétrole. C’est le cas par exemple du petit pays producteurs comme  la Côte d’Ivoire.  Le ministre saoudien de l’Energie, Khalid al Falih, a cependant déclaré qu’une telle prolongation de neuf mois, conjuguée à la participation d’un ou deux petits producteurs supplémentaires, devrait suffire à ramener les stocks mondiaux de pétrole à leur moyenne sur cinq ans, un indicateur essentiel pour l’OPEP. L’OPEP et des pays extérieurs au cartel, dont la Russie, se sont entendus pour réduire depuis le 1er janvier leur production globale de 1,8 million de barils par jour. L’ancien accord, censé expirer fin juin, n’a pas suffi à contracter les stocks ni à redresser durablement les cours du pétrole en raison notamment de la hausse de production de pays ne participant pas à cet effort, en particulier les Etats-Unis. L’Arabie saoudite et la Russie, soit les deux premiers producteurs de pétrole dans le monde, sont convenus de la nécessité de prolonger cet accord de neuf mois, jusqu’en mars 2018. Certains pays paraissent toutefois réticents. Les ministres du Pétrole de l’OPEP et de pays extérieurs à l’OPEP doivent se réunir jeudi pour discuter de l’avenir de cet accord. Parmi les pistes étudiées par le comité technique chargé de préparer cette réunion figure une prolongation et une amplification de la réduction de la production globale, via la participation de nouveaux producteurs à cet effort concerté. Le Turkménistan, l’Egypte et la Côte d’Ivoire devraient ainsi participer à la réunion de jeudi, ont dit des sources.

 

Réduction des dépenses publiques : une urgence

Réduction des dépenses publiques : une urgence

 

Pour résumer : déficit de 70 milliards d’euros en 2016. Dépenses nettes 374 milliards d’euros et recettes nettes à 302 milliards. Les recettes de l’État ne couvrent donc que 80 % de ses dépenses. Le budget de l’État est déficitaire depuis 1974. Le régime général de la Sécurité Sociale est installé dans le rouge, ce qui nous distingue de tous nos grands voisins. «Les déficits publics moyens dans la zone euro et l’Union européenne sont structurellement plus faibles que celui de la France», note le rapport. 35% : C’était la part des dépenses publiques françaises dans le PIB au début des années 1960. Elle était de la moitié de la richesse nationale annuelle au début des années 1990. Elle dépasse ce seuil depuis 1991. En 2015, elle a atteint 57% du PIB, ce qui a placé notre pays au deuxième rang de l’OCDE derrière la Finlande. En moyenne, dans la zone euro, les dépenses publiques atteignaient 48,5% du PIB. La France est donc encore 8,5 points au-dessus, ce qui équivaut à de 185 milliards d’euros. «Entre 2010 et 2014, la France est le seul grand pays européen à avoir augmenté ses dépenses publiques (hors inflation), alors qu’elles ont baissé de 2 à 12 % ailleurs», insiste le rapport. Entre 2007 et 2015, la dépense publique a ainsi augmenté de plus de 250 milliards (passant de 991 milliards à 1 243 milliards). 3,3 points de PIB: c’est l’écart entre la France et la moyenne de la zone euro pour l’ensemble des dépenses de fonctionnement et les subventions, en 2014. Pour les dépenses sociales d’intervention (prestations sociales et transferts en nature), il est de 3,2 points de PIB. L’écart est plus faible s’agissant des dépenses d’investissement (1 point de PIB). Par rapport à notre principal partenaire, l’Allemagne, l’écart est particulièrement marqué pour les dépenses de fonctionnement (7 points de PIB) et dans une moindre mesure pour les prestations sociales et transferts en nature (2,5 points). 63%. C’était le taux de dépenses publiques en Suède entre 1986 à 1995. Le rapport se sert notamment de cet exemple pour montrer qu’une baisse «très significative est possible». Car elles sont revenues à 53,5% en 2000 pour s’établir à 50,5% du PIB en 2015. Au Canada, les dépenses publiques étaient en moyenne de 49% du PIB entre 1986 et 1995 ; elles sont revenues à 40 % en moyenne dans les années 2001 à 2010. 2150 milliards d’euros (33 000 euros par habitant): c’est le niveau actuel de la dette française. Conséquence d’un déficit permanent, la dette publique française n’a cessé d’augmenter. Elle s’élevait à 12% du PIB en 1974, 20% en 1981, 50% en 1994 et atteint désormais 97% en 2016. Cette croissance semble inexorable. En 2003, la dette a dépassé les 1000 milliards. En 2014, elle a franchi les 2000 milliards. Fin 2016, elle est d’environ 2 150 milliards. Mécaniquement, elle augmentera tant que les déficits persisteront. Conclusion: «une réduction de l’ordre de 7 à 8 points de la part des dépenses publiques (autour de 50 % du PIB) permettrait à la France, tout en résorbant son déficit structurel actuel (autour de 2% du PIB potentiel), de baisser son niveau de prélèvements obligatoires de l’ordre de 5 à 6 points», peut-on lire. Dit autrement dépenser moins permettrait de réduire le déficit, tout en diminuant les impôts. À moyen terme, une baisse de 10 à 11 points des dépenses publiques (autour de 46% du PIB, soit un niveau beaucoup plus proche de l’Allemagne) serait même d’ampleur à «combler le déficit entre la France et l’Allemagne en termes de prélèvements obligatoires (8,6 points) tout en maintenant l’équilibre structurel de ses finances publiques».

 

Impôts et réduction des aides sociales annulent l’augmentation des rémunérations

Impôts et réduction des aides sociales annulent l’augmentation des rémunérations

 

Pour près de 60 % des actifs l’augmentation de rémunération a été mangée par les impôts ou la diminution des aides sociales. Les couches moyennes sont les principales victimes des mesures prises par le gouvernement. Du coup il ne faut pas s’étonner si certains ne sont pas vraiment incités à travailler davantage pour augmenter leurs revenus. En France, l’incitation à travailler plus est faible, explique l’Insee dans une étude publiée lundi. La fraction d’une hausse de revenu d’activité mangée par les prélèvements obligatoires (impôts, cotisations sociales…) ou annulée par la baisse ou la perte d’une aide sociale (allocation personnalisée au logement…) «est élevée», écrivent les auteurs. En 2014, pour la moitié des actifs, plus de 57 % d’une augmentation de rémunération était absorbée par ces deux phénomènes! Or, «un taux élevé peut conduire les individus à réduire leur temps de travail, à limiter leurs efforts pour obtenir une promotion ou développer une activité libérale ou entrepreneuriale, ou même sortir du marché du travail», expliquent les auteurs de l’étude. Toutefois, les cas de très forte désincitation à travailler davantage sont «beaucoup moins fréquents en 2014 qu’à la fin des années 1990», grâce à la mise en place du RSA activité et de la prime pour l’emploi. Deux dispositifs financiers censés inciter à la reprise d’emploi aujourd’hui fondus dans la prime d’activité. La part d’une hausse de rémunération ainsi consommée varie fortement selon les niveaux de revenus et les situations personnelles: elle peut être nulle pour 0,2 % des actifs et dépasser 81 % pour 5 % d’entre eux. Elle peut même atteindre 100% (voire aller au-delà). Dans ce dernier cas de figure, certaines prestations sociales se réduisent du même montant que la hausse de revenu. Leurs bénéficiaires ne trouvent alors aucun intérêt à travailler davantage. Par ailleurs, les minima sociaux étant majorés pour les parents de familles monoparentales, ceux-ci font face à une incitation moins grande à travailler plus.

Nucléaire : Macron pour la réduction du nucléaire à 50%.

Nucléaire : Macron pour la réduction  du nucléaire à 50%.

 

« Je garderai le cap de la loi de transition énergétique parce que je pense qu’il est bon », a  déclaré Macron (notons que les directives du gouvernement rendent irréalisable cet objectif).  Cette loi, adoptée en 2015, prévoit la réduction à 50% au lieu d’environ 75% aujourd’hui de la part du nucléaire dans la production électrique française à l’horizon 2025. « Tout n’est pas à jeter (dans le nucléaire). Et en même temps on a un problème de dépendance parce que ce n’est pas bon d’avoir 75% de notre énergie électrique qui dépend du nucléaire », a dit l’ex-ministre de l’Economie, qui a aussi invoqué des raisons de sûreté et de coût. Au-delà de la fermeture de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) déjà prévue pour 2018, l’ancien ministre de l’Economie a indiqué que le devenir des centrales dépendra de l’audit de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) sur l’éventuelle prolongation d’une partie du parc nucléaire français, dont les conclusions sont attendues fin 2018-début 2019. « A ce moment-là nous verrons les tranches qui sont à fermer, celles qui sont à maintenir, celles qui sont à moderniser », a-t-il indiqué à la presse après son intervention au WWF. Concernant l’objectif de 32% pour la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique d’ici 2030, également fixé par la loi de transition énergétique, Emmanuel Macron propose de soumettre « dès le début du quinquennat » le calendrier de l’ensemble des appels d’offres prévus sur la période dans le renouvelable. Ces appels d’offres porteront sur un total de 26.000 mégawatts (l’équivalent de six centrales nucléaires), « ce qui équivaut à accompagner l’équivalent de 30 milliards d’euros d’investissements privés », a-t-il précisé. La sortie des énergies fossiles passera quant à elle par la fermeture des dernières centrales à charbon françaises – une promesse de François Hollande dont l’application a finalement été étalée dans le temps – et la fin des permis d’exploitation des hydrocarbures, qu’il s’agisse des gaz de schiste en métropole ou des forages dans les territoires ultramarins. Une sortie progressive du diesel est également programmée, avec une accélération de la conversion du parc français en accompagnant à la fois les ménages (avec une prime à la conversion de 1.000 euros) et les industriels, accompagnée d’une augmentation de la fiscalité sur l’essence pour une convergence totale avec celle du diesel.

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