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Le taux de chômage bloqué autour de 10%

Le taux de chômage bloqué autour de 10%

 

Tant que la démographie n’évoluera pas et si la croissance est d’environ 1,5 %  on restera autour de 10 % de taux de chômage. Pour faire diminuer de manière significative le chômage, il faudrait donc que la croissance assez nettement les 2 % ou bien attendre la baisse démographique qui interviendra à partir des années 2020 2025.  D’autres facteurs seront à prendre en considération comme l’évolution de la productivité mais aussi l’allongement de l’âge de départ en retraite.  En moyenne, en 2016, on compte 3,0 millions de chômeurs au sens du BIT (figure 5), soit 10,1 % de la population active en France (9,8 % en France métropolitaine). Par rapport à 2015, le nombre de chômeurs recule de 79 000 et le taux de chômage de 0,3 point. En 2008, le taux de chômage avait atteint, pour la France métropolitaine, son plus bas niveau des années 2000, soit 7,1 %. Après une forte hausse en 2009, puis une relative stabilité les deux années suivantes, il a progressé de nouveau entre 2011 et 2013 pour se stabiliser autour de 10,0 % à partir de 2014. Les hommes ont été les plus affectés par cette hausse. Depuis 2013, leur taux de chômage est supérieur à celui des femmes.

Le chômage touche particulièrement les jeunes actifs (24,6 % des actifs de 15 à 24 ans, contre 9,3 % pour les 25–49 ans et 6,9 % pour les 50–64 ans). Cependant, peu de jeunes sont actifs à ces âges (36,9 % des 15–24 ans, contre 87,9 % pour les 25–49 ans). De plus, les jeunes qui sont actifs sont globalement peu diplômés et ont donc un risque de chômage accru. La part des chômeurs au sein de l’ensemble de la population, actifs et inactifs confondus, reste plus élevée chez les jeunes, mais l’écart avec leurs aînés est moindre que pour le taux de chômage : la part de chômeurs est de 9,1 % chez les moins de 25 ans contre 8,2 % pour les 25–49 ans et 4,6 % pour les 50–64 ans (figure 1). Néanmoins, le risque de chômage reste particulièrement élevé en phase d’insertion professionnelle : en 2016, 19,8 % des actifs ayant terminé leurs études depuis 1 à 4 ans sont au chômage, contre 8,0 % pour ceux sortis du système éducatif depuis au moins 11 ans.

Le risque de chômage est plus élevé pour les ouvriers (14,9 %) et les non-diplômés ou les titulaires du seul brevet des collèges (17,9 %). À l’inverse, il est plus faible pour les titulaires d’un diplôme supérieur à Bac+2 (5,7 %).

Figure 5 – Nombre de chômeurs et taux de chômage

Nombre de chômeurs et taux de chômage

Nombre de chômeurs

Taux de chômage (en %)

en milliers

Ensemble

Femmes

Hommes

Ensemble

2 972

10,1

9,9

10,2

Âge
15-24 ans

681

24,6

24,1

25,1

25-49 ans

1 700

9,3

9,4

9,2

50 ans ou plus

592

6,9

6,5

7,3

Catégorie socioprofessionnelle*
Agriculteurs exploitants, artisans, commerçants et chefs d’entreprise

91

3,9

3,9

3,9

Cadres

172

3,5

3,8

3,3

Professions intermédiaires

388

5,4

4,8

6,0

Employés

861

10,6

10,5

11,0

Ouvriers

946

14,9

17,2

14,3

Chômeurs n’ayant jamais travaillé

490

///

///

///

Diplôme
Sans diplôme, CEP, brevet des collèges

909

17,9

17,2

18,5

CAP, BEP

783

10,8

10,9

10,8

Baccalauréat

627

10,5

11,0

9,9

Bac+2

260

5,7

5,6

5,8

Diplôme supérieur au Bac+2

376

5,7

6,0

5,4

Chômeurs depuis un an ou plus

1 346

4,6

4,3

4,8

15-24 ans

191

6,9

6,1

7,6

25-49 ans

775

4,3

4,2

4,3

50 ans ou plus

379

4,4

3,9

4,9

  • /// : sans objet.
  • * Pour les chômeurs, il s’agit de la catégorie socioprofessionnelle du dernier emploi occupé.
  • Champ : France hors Mayotte, population des ménages, personnes actives de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, enquête Emploi 2016.

Six chômeurs de 50 ans ou plus sur dix sont au chômage depuis au moins un an

En 2016, 44,0 % des chômeurs sont au chômage depuis au moins un an ( « longue durée » ), la moitié d’entre eux depuis au moins deux ans. Après avoir continûment augmenté depuis 2008, le taux de chômage de longue durée se stabilise en 2016 (4,6 % des actifs ; figure 5). Le chômage est plus souvent de longue durée chez les seniors : sur dix chômeurs, six le sont depuis au moins un an parmi les 50 ans ou plus, contre quatre parmi les 25–49 ans et moins de trois pour les moins de 25 ans. Par ailleurs, les moins diplômés et les moins qualifiés sont les plus concernés par le chômage de longue durée : un peu moins de la moitié des chômeurs non diplômés ou titulaires du seul brevet des collèges est au chômage depuis un an ou plus, contre à peine un tiers parmi les diplômés du supérieur.

1,6 million de personnes appartiennent au halo autour du chômage

Parmi les inactifs, 1,6 million souhaitent travailler mais ne satisfont pas tous les critères pour être considérés comme chômeurs au sens du BIT. Ils forment le halo autour du chômage. Par rapport à 2015, leur nombre augmente de 44 000. Ils représentent 3,8 % des 15 à 64 ans (0,1 point de plus qu’en 2015). Les femmes appartiennent plus souvent au halo (4,2 % contre 3,5 % des hommes de 15–64 ans en 2016). Les jeunes appartiennent aussi davantage que leurs aînés au halo (4,6 % des moins de 25 ans, contre 4,2 % pour les 25–49 ans et 2,7 % pour les plus âgés).

Encadré

En 2016, 20,3 % des chômeurs un trimestre donné ont trouvé un emploi le trimestre suivant

En 2016, en moyenne, 95,9 % des actifs âgés de 15 à 64 ans qui sont occupés un trimestre donné le sont encore le trimestre suivant ; 2,0 % se retrouvent au chômage et 2,2 % deviennent inactifs (figure). Les chômeurs, quelle que soit leur ancienneté au chômage, changent davantage de situation : 20,3 % occupent un emploi le trimestre suivant et 20,1 % deviennent inactifs. Les deux tiers de ces nouveaux inactifs se retrouvent dans le halo autour du chômage, illustrant la porosité de la frontière entre chômage et inactivité. Dans 90,2 % des cas, les personnes inactives âgées de 15 à 64 ans restent inactives le trimestre suivant. Cependant, de fortes disparités existent entre les inactifs relevant du halo, qui connaissent de nombreuses transitions, et les autres, qui sont dans une situation très stable. Parmi les personnes appartenant au halo autour du chômage un trimestre donné, 33,7 % y sont encore le trimestre suivant, 28,1 % deviennent chômeurs et 11,5 % trouvent un emploi, contre seulement 3,0 % pour les autres inactifs.

Les transitions sur un trimestre entre emploi et chômage sont très différentes selon l’âge. Les jeunes de 15 à 24 ans perdent plus souvent leur emploi d’un trimestre à l’autre, mais quand ils sont chômeurs, ils accèdent plus fréquemment à l’emploi : 26,0 % des jeunes chômeurs ont un emploi le trimestre qui suit, contre 13,2 % pour les 50-64 ans. Le retour à l’emploi des chômeurs est également plus fréquent pour les cadres (25,0 %) que pour les autres catégories socioprofessionnelles, notamment les ouvriers non qualifiés (20,1 %).

Figure – Transitions trimestrielles entre l’emploi, le chômage et l’inactivité en 20161

en %

Transitions trimestrielles entre l’emploi, le chômage et l’inactivité en 20161

Situation au trimestre t

Situation au trimestre t+1

Emploi

Chômage

Inactivité

dont

Ensemble

halo autour du chômage

inactivité hors halo

Emploi

95,9

2,0

2,2

0,8

1,3

100,0

Chômage

20,3

59,6

20,1

13,0

7,1

100,0

Inactivité

4,1

5,7

90,2

7,3

82,9

100,0

dont : halo autour du chômage

11,5

28,1

60,4

33,7

26,7

100,0

dont : inactivité hors halo

3,0

2,4

94,5

3,6

90,9

100,0

  • 1. Les transitions entre états sont étudiées ici entre deux trimestres ; elles ne décrivent pas certaines entrées-sorties courtes, entre deux trimestres d’interrogation.
  • Lecture : 20,3 % des personnes au chômage un trimestre donné (du T4 2015 au T3 2016) sont en emploi le trimestre suivant.
  • Champ : France hors Mayotte, population des ménages, personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, enquêtes Emploi 2015 et 2016.

 

Les risques d’une hausse des taux sans inflation (FED)

Les risques d’une hausse des taux sans inflation (FED)

 

A juste dit que la banque centrale américaine s’inquiète des effets des d’un relèvement des taux alors que l’inflation demeure très faible. En effet on est encore loin de l’objectif d’une inflation à 2 % et du coup des interrogations naissent  sur la politique de relèvement des taux. Des taux qui seraient trop déconnectés de l’inflation et qui pourraient peser sur la croissance. Une problématique qui concerne aussi d’autres zones économiques notamment l’Europe qui elle se montre beaucoup plus prudente quand à une perspective de relèvement du coût de l’argent.   “L‘inflation (…) est trop basse et l‘est depuis un certain temps”, a déclaré vendredi le président de l‘antenne de la Fed de Chicago, Charles Evans, dans un communiqué publié vendredi. Ce débat va probablement perdurer pendant les premiers mois du mandat de Jerome Powell à la présidence de la Fed. Il sera difficile pour la Fed de justifier de nouvelles hausses de taux à moins que l‘inflation ne se rapproche de son objectif. La Fed table sur une inflation de 1,7% cette année, de 1,9% en 2018 et de 2% en 2019, un palier auquel elle devrait rester.

Royaume-Uni : hausse de taux ?

Royaume-Uni : hausse de taux ?

 

 

Sans doute par mimétisme vis-à-vis de la Fed, La Banque d’Angleterre (BoE) pourrait relever jeudi son taux directeur pour la première fois en plus de dix ans, afin de tenter de contrer l’accélération de l’inflation au Royaume-Uni dans un contexte d’incertitudes élevées lié au Brexit. Il y a toutefois une différence de taille avec les États-Unis puisque le Royaume-Uni peut espérer seulement une croissance de 1,5 % alors que les derniers résultats montrent que les États-Unis affichent une progression de 3 % sur un an. Ce relèvement des taux, même symbolique constituerait un mauvais signal les acteurs économiques. Pas sûr non plus qu’un relèvement des taux soit de nature à freiner une inflation actuellement sur une tendance de 3 % sur un an, ce pourrait même être l’inverse « La Banque d’Angleterre semble être sur le point de dégainer l’arme monétaire jeudi en relevant ses taux d’intérêt de 0,25% à 0,50% », a estimé Howard Archer, économiste chez EY Item Club. « Même si cela risque de se jouer dans un mouchoir de poche, nous pensons que la majorité du Comité de politique monétaire (CPM) de la BoE va voter en faveur d’une hausse des taux jeudi, la première en une décennie », a abondé Paul Hollingsworth, économiste spécialiste du Royaume-Uni pour Capital Economics. Le taux directeur de la BoE avait été abaissé en août 2016 au niveau historiquement bas de 0,25%, afin de tenter de protéger l’économie du Royaume-Uni des effets négatifs de la décision prise un peu plus d’un mois auparavant par les Britanniques de sortir de l’Union européenne. La BoE n’a pas procédé à une hausse de taux depuis l’été 2007, quand ils avaient atteint 5,75%, une décision déjà prise à l’époque pour lutter contre une inflation supérieure au niveau cible de 2%.  Les analystes de BlackRock estiment que « la fragilité de l’économie va être un frein » à une poursuite du resserrement monétaire après la hausse attendue en novembre. Pour Howard Archer, la BoE devrait même par la suite retenir sa main jusqu’au moins fin 2018. Car la BoE devrait de nouveau mettre l’accent sur les risques que font peser sur l’économie britannique les incertitudes sur l’avenir du Royaume-Uni après le Brexit.

 

Pour la patronne de la Fed, «des taux plus bas pour longtemps » (FED)

Pour la patronne de la Fed, «des taux plus bas pour longtemps » (FED)

C’est la thèse de la patronne de la Fed, Janet Yellen, deux raisons à cela d’abord une croissance encore assez faiblarde et surtout fragile. Ensuite, le fait que la mondialisation concourt à freiner de manière notoire l’inflation. Pour la responsable de la FED,  les taux d’intérêt « naturels » à long terme de l’économie actuelle sont beaucoup plus bas « qu’au cours des décennies passées », « autour de 2,75% contre 4,25% il y a quelques années », a-t-elle affirmé. Il se pourrait donc que cette période de taux bas dure encore longtemps , même si des ajustements maîtrisés à la hausse sont probables. Mais une hausse précipitée et d’ampleur significative serait de nature à faire éclater la bulle financière et à faire replonger la croissance dans la crise. D’où l’extrême prudence de toutes les banques centrales à l’égard des taux afin de ne pas affecter le niveau de l’activité et l’emploi. Ce concept de taux naturel utilisé par la patronne de la Fed est  le taux d’équilibre optimal qui favorise le plein emploi comme des prix stables. En cas de ralentissement économique, sans même une récession, la Fed peut devoir réenclencher sa politique monétaire « non-conventionnelle », a affirmé Mme Yellen faisant référence aux achats d’actifs. « Si nous vivons dans un monde de taux naturel bas, un ralentissement d’activité bien moins sévère qu’une grande récession peut suffire à faire revenir les taux au jour le jour à zéro », a-t-elle ajouté.

 

APL et prêt à taux zéro: Macron lâche du mou

APL et prêt à taux zéro: Macron lâche du mou

Après le dérapage de la réduction de 5 euros des APL, Macron lâche du mou sur son plan logement.  D’abord, il n’est plus question de supprimer immédiatement le PTZ pour l’achat d’un logement neuf dans les zones les moins tendues de France, c’est-à-dire là où il n’y a pas de pénurie d’offre. La raison? La suppression de ces aides dans les zones B2 et C se traduirait par 50.000 acquisitions en moins par an. Le gouvernement devrait aussi reculer sur l’APL accession, qui sera finalement maintenue. Pourquoi? Abandonner cette aide à l’achat pour les ménages modestes aurait finalement coûté de l’argent à l’État, puisque ceux qui pouvaient en bénéficier se seraient tournés vers les APL locatives, beaucoup plus coûteuses.  Enfin, sur le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), l’exécutif ne voudrait plus exclure totalement les fenêtres, les portes et les vitrages du dispositif. Du coup, ces travaux devraient continuer à bénéficier au moins partiellement du CITE l’an prochain. Au final, recalibrer le plan logement devrait se traduire par de moindres économies budgétaires. On a coutume de dire qu’un PTZ coûte en moyenne 16.000 euros à l’État. Avec le recentrage du dispositif, même dans la fourchette basse on aurait perdu entre 35.000 et 40.000 PTZ et donc économisé autour de 600 millions d’euros. Quant au CITE, il aurait également pu générer plusieurs centaines de millions d’euros d’économies avec la réforme envisagée au départ. Dans le premier document budgétaire qui intégrait la suppression progressive des portes, fenêtres et vitrages de l’assiette d’éligibilité, Bercy évoquait une dépense de 875 millions d’euros pour le crédit d’impôt l’an prochain, soit environ deux fois moins que l’année précédente. Mais visiblement on n’irait pas aussi loin. D’ailleurs, le nouveau document budgétaire mis en ligne depuis deux jours tient compte de ce recalibrage sur le CITE. Pour 2018, ce ne sont curieusement plus 875 millions d’euros qui sont budgétés mais plus de 1,5 milliard d’euros.

Fed : maintien des taux

Fed : maintien des taux

 

Toujours pas d’augmentation des taux de la part de la Fed qui annonce cependant une possible augmentation d’ici la fin de l’année. Tout dépendra en faite de l’évolution de l’inflation mais aussi de la croissance. La Fed annonce aussi une réduction de la taille de son bilan à partir d’octobre. Les nouvelles projections économiques publiées après la réunion de deux jours du comité de politique monétaire de la Fed montrent que 11 des 16 participants jugent que le niveau “approprié” des “fed funds”, le principal taux directeur de la banque centrale américaine, sera dans une fourchette de 1,25% à 1,50% d‘ici la fin de l‘année. Il se situe actuellement dans une fourchette de 1,00% à 1,25%. “La Fed a fait du bon travail pour préparer le terrain sur ce qu‘elle allait faire et elle a fait ce qui était prévu, donc je ne suis pas sûr que la réaction des marchés soit très marquée”, a commenté Michael Arone, responsable de la stratégie d‘investissement chez State Street Global Advisors. Dans le communiqué publié à l‘issue de la réunion de son comité de politique monétaire, la Fed a évoqué la robustesse du marché du travail, la croissance des investissements et un développement de l‘activité modéré mais pérenne cette année aux Etats-Unis. Elle a en outre jugé que les risques à court terme sur les perspectives économiques restaient “à peu près équilibrés” et que l’évolution de l‘inflation était suivie “attentivement”.

BCE : la hausse des taux attendra

BCE : la hausse des taux attendra

 

Ceux  qui attendaient certaines remises en cause de la politique monétaire accommodante de la BCE en sont pour leurs frais. Non seulement la hausse des taux ne se produira pas mais en plus la BCE a affirmé qu’un éventuel resserrement monétaire serait reporté à beaucoup plus tard. En cause évidemment le haut niveau de l’euro qui a gagné près de plus 14 %  depuis le 1er janvier et qui mécaniquement freine l’inflation. Or l’inflation réelle de leur de 1 % est encore loin de l’objectif de 2 % fixés par la banque centrale européenne. La BCE a donc laissé ses taux inchangés en laissant même la porte ouverte à davantage d‘assouplissement si nécessaire et en suggérant que le resserrement de sa politique monétaire pourrait s‘avérer plus progressif qu‘un certain nombre d‘intervenants de marché ne l‘anticipaient. La banque centrale a par ailleurs révisé légèrement à la baisse ses prévisions d‘inflation pour les deux prochaines années, prenant ainsi en compte la vigueur de la monnaie unique, à laquelle Mario Draghi s‘est dit attentif. L‘euro a repassé dans la foulée la barre de 1,20 dollar, touchant un plus haut en séance à 1,2059 avant de se calmer un peu, autour de 1,2015 (+0,84%), ce qui porte sa progression face au dollar depuis le début de l‘année autour de 14,3%. le président de la BCE a indiqué qu‘il y avait un large consensus au sein du Conseil des gouverneurs pour considérer que la volatilité de la monnaie unique présentait “une source d‘incertitude” dans la formulation de la politique monétaire. “Le résultat est que la BCE semble avancer dans ses projets de ralentissement du rythme d‘accommodation (monétaire) mais que l‘appréciation de l‘euro semble constituer un obstacle important pour le moment”, a résumé Rasmus Gudum-Sessingø (Handeslbank Capital Markets). Sur le marché obligataire, les annonces de la BCE ont eu pour effet de faire baisser les rendements de la dette publique. Celui des emprunts d‘Etat portugais à 10 ans perdait ainsi 10 points de base, à 2,7%. Celui du Bund allemand de référence, qui évoluait en hausse avant l‘intervention de Mario Draghi, cédait pour sa part près de quatre points de base, autour de 0,3%. Du côté du pétrole, les cours du baril sont pratiquement stables malgré l‘annonce d‘une hausse plus forte que prévu des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière.

Il faut augmenter les taux d’intérêt (Deutsche Bank)

Un peu gonflé le patron de la Deutsche Bank qui avait tripoté- avec d’autres- sur les taux de change et qui réclame maintenant une hausse des taux de pour améliorer la rentabilité des banques Le patron de Deutsche Bank, John Cryan, a appelé, mercredi, la Banque centrale européenne (BCE) à mettre fin à l’ère de l’argent très bon marché qui conduit à la création de bulles et handicape les banques européennes. La politique des taux d’intérêt au plus bas a un autre effet indésirable, en ayant « contribué à une baisse de l’activité des banques européennes » de 23% par rapport à avant la crise, selon le banquier. Un processus qui se poursuit car des prêts contractés dans le passé à des taux plus élevés viennent chaque jour à échéance. Ceci étant, on  voit mal pourquoi la BCE remonterait  ses taux puisque l’inflation est encore très loin de son objectif de 2 % et que par ailleurs la reprise de la croissance en Europe est encore relativement fragile. Enfin un relèvement des taux serait susceptible de faire encore remonter l’euro. Finalement ce discours de certaines banques allemandes est assez contradictoire.

 

Fed : on verra plus tard pour les taux

Fed : on verra plus tard pour les taux

C’est le sentiment général est aussi celui de certains membres de la Fed qui constatent  certes une certaine reprise mais une reprise encore fragile. La croissance du Pib  en 2017 devrait dépasser un peu les 2 % seulement et l’inflation est encore loin des 2 % fixés comme objectif. En toile de fond, il y a toujours les incertitudes concernant la politique économique de Donald Trump. Au final il se pourrait bien que la FED ne décide aucun relèvement des taux en 2017 voire même en 2018. Elle se limiterait sans doute à une limitation réduction de la taille du bilan en réduisant les achats d’actifs.  L‘inflation aux Etats-Unis est “bien éloignée” de l‘objectif de 2% de la Réserve fédérale et cette dernière doit donc faire preuve de prudence en matière de relèvement des taux d‘intérêt, a déclaré mardi la gouverneure Lael Brainard. Un deuxième responsable de la Fed, le président de la Fed de Minneapolis Neel Kashkari, est allé plus loin mardi, en reprochant aux récents relèvements de taux d’être non seulement responsables de la faiblesse de l‘inflation, mais aussi de miner le rebond du marché de l‘emploi, souvent évoqué pour justifier le durcissement de la politique monétaire. A eux deux, ces commentaires laissent entendre qu‘une inflation stagnante ou en baisse depuis des mois pourrait bien saborder le projet de la Fed de procéder à un nouveau relèvement de taux cette année et à trois nouvelles hausses l‘an prochain. Il pourrait s‘agir des signes de prudence les plus clairs à ce jour avant la réunion des 19-20 septembre de la banque centrale. “Nous devrions être prudents au sujet de la poursuite du resserrement monétaire jusqu’à ce que nous soyons certains que l‘inflation est en passe d‘atteindre notre objectif”, a dit Lael Brainard, qui dispose d‘un droit de vote permanent au sein du comité de politique monétaire de la Fed (Fomc), dans un discours prononcé à New York. “Je crois qu‘il est important de dire clairement que cela nous conviendrait si l‘inflation évoluait modestement au-dessus de notre objectif pendant une certaine période.” La Fed a relevé ses taux directeurs par deux fois cette année et une troisième hausse était en attente d‘ici la fin de l‘année. Mais le marché se montre désormais sceptique et estime à 30% seulement la probabilité d‘un nouveau resserrement monétaire en décembre.

 

Etats-Unis : doute sur l’augmentation des taux

Etats-Unis : doute sur l’augmentation des taux  

Il est de plus en plus vraisemblable que la FED  ne relèvera pas ses taux en 2017 en raison d’une part de la très faible inflation mais aussi des interrogations sur la vigueur de la croissance. Une inflation faible et un marché du travail vigoureux aux Etats-Unis permettent à la Réserve fédérale d’être « patiente » sur la date de la prochaine hausse de taux, a déclaré vendredi l’un des gouverneurs de la banque centrale, Jerome Powell. « L’inflation est légèrement inférieure à l’objectif et c’est une sorte de mystère », a dit le gouverneur, qui était à la conférence annuelle de Jackson Hole, dans le Wyoming, à CNBC. « Il est trop tôt pour prendre des décisions concernant des réunions spécifiques ou de relever ou non les taux mais je crois que nous sommes en mesure – si nous continuons à constater une forte croissance et un marché du travail vigoureux – nous sommes en mesure d’être un peu patient », a-t-il ajouté. La faible inflation constatée aux États-Unis fait donc douter de la croissance et même de la pertinence du processus en cours concernant la remontée des taux par la Fed. Le Fmi avait d’ailleurs anticipé le tassement de la croissance. Il a abaissé récemment  ses prévisions de croissance pour les Etats-Unis pour la première fois depuis l’élection de Donald Trump, pointant les incertitudes persistantes autour de son plan de relance économique. Le Fonds monétaire international estime ainsi que le produit intérieur brut (PIB) américain avancera de seulement 2,1% cette année et en 2018 alors qu’il prévoyait respectivement 2,3% et 2,5% en avril, selon son nouveau rapport annuel sur les Etats-Unis. « Cela reflète pour une large part l’incertitude sur les mesures macro-économiques qui seront mises en place dans les prochains mois », explique le Fonds. En 2019, l’expansion devrait se tasser à 1,9%, très loin des 3% que le président américain assure pouvoir atteindre. Le FMI juge aussi que le modèle économique américain ne fonctionne plus « aussi bien » qu’il devrait, générant une croissance qui suscite trop d’inégalités. Depuis la crise financière de 2008, les Etats-Unis connaissent certes une expansion économique continue – la troisième plus longue depuis 1850 – mais qui s’est révélée « trop faible et trop inégale », estime le FMI. Comme de nombreux autres pays développés, l’économie américaine fait face à « des changements séculaires » allant des ruptures technologiques, qui demandent une forte adaptation des travailleurs, au vieillissement de la population. Ces changements ont un impact sur le niveau de vie des Américains. « Les revenus des ménages stagnent pour une grande partie de la population », note le Fonds, ajoutant que même si le taux de chômage ne devrait pas dépasser 4,3% en 2017 et 2018, « les offres d’emplois se détériorent pour nombre de travailleurs, trop découragés pour continuer à chercher du travail ». Le pays accuse aussi un des taux de pauvreté les plus élevés parmi les pays riches (13,5%).

 

France- taux de chômage : retour à 9.2% mais le double d’inactifs

France- taux de chômage :  retour à 9.2% mais le double d’inactifs

 

 

Nombre d’observateurs se félicitent  de la baisse du chômage en France selon les normes du bureau international du travail (BIT). Ce taux serait à 9,2 % et est revenu au deuxième trimestre à son niveau de début 2012 et le taux d’emploi a atteint un plus haut depuis 1980, dans le sillage de créations d’emplois salariés dynamiques sur la période dans le privé. Cette évolution est légèrement plus rapide qu’anticipé par l’Insee, qui tablait sur un taux de chômage de 9,6% en France (Dom inclus) mi-2017 dans ses dernières prévisions publiées fin juin. Ceci étant,  la différence est très marginale et la vérité c’est qu’il faut compter environ le double d’inactifs. C’est-à-dire ceux qui sont officiellement inscrits au chômage, donc ceux  qui cherchent  du travail mais aussi tous ceux qui ont renoncé à en trouver. Parmi ceux-là, ceux qui se  satisfont des aides sociales, ceux qui sont trop âgés ou encore ceux qui manquent de qualification et sont maintenant éloignés du marché du travail sans parler des zones rurales qui deviennent de véritables déserts économiques. La situation s’améliore un peu mais on est encore loin de ce serait souhaitable pour  absorber  les six à 7 millions de chômeurs réels. Le taux d’emploi des 15-64 ans, en hausse de 0,5 point par rapport à fin mars, à 65,3%, atteint sa valeur la plus élevée depuis 1980. Un signe d’autant plus encourageant que sa progression concerne toutes les tranches d’âge, en particulier les seniors (+0,8 point sur le trimestre, +1,2 point sur un an). Cette évolution, logique au vu des bons chiffres des créations d’emploi dans le privé sur la période publiés la semaine dernière, devrait se poursuivre au cours des prochains mois, estime Philippe Waechter, chef économiste de Natixis Asset Management. « On est dans une dynamique avec de l’activité qui va mieux, avec de l’emploi qui continue de se créer et cette dynamique se traduira assez rapidement par une convergence à 9% du taux de chômage en France métropolitaine et puis on ira vers 8,5% au cours de l’année 2018″, a-t-il déclaré à Reuters. Le programme présidentiel d’Emmanuel Macron prévoyait un retour du taux de chômage à 7% en 2022, sous l’effet notamment d’un assouplissement du droit du travail – dont les modalités seront présentées le 31 août – ainsi que d’une amélioration de la compétitivité des entreprises par une baisse de la fiscalité. Pour Philippe Waechter, « c’est jouable mais ça dépendra à la fois de la conjoncture économique globale dans laquelle s’inscrit la France et puis de la façon dont les réformes du marché du travail et sur l’économie française seront effectivement mises en place, c’est ça l’enjeu. » Au total, en se fondant sur les critères du BIT, ce qui permet les comparaisons internationales, le nombre de chômeurs s’élevait à 2,7 millions en France métropolitaine en moyenne au deuxième trimestre, soit 20.000 personnes de moins qu’au trimestre précédent. A titre de comparaison, le nombre officiel de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) inscrits à Pôle emploi atteignait 3,48 millions à fin juin. La baisse du deuxième trimestre a concerné les 25-49 ans, dont le taux de chômage a reculé de 0,3 point (-0,6 point sur un an), mais aussi les 50 ans et plus (-0,3 point sur le trimestre comme sur un an).

Taux de la Fed : on verra plus tard

Taux de la  Fed : on verra plus tard

Finalement, la Banque centrale américaine (Fed) pourrait décider de reporter à plus tard peut-être en 2018, sa décision d’une nouvelle étape de remonter des taux. En cause, une assez faible inflation qui témoigne encore de la fragilité de la croissance même si l’emploi se porte mieux. Par contre,  la banque centrale américaine pourrait décider de réduire la taille de son bilan qui a explosé depuis la crise de 2009. Ce qui équivaut quand même à une forme de resserrement monétaire. Les responsables de la politique monétaire avaient déjà fait part de leur intention de réduire ce bilan dans le communiqué diffusé à l’issue de leur réunion. Cette dernière ne s’était pas accompagnée d’une conférence de presse de sa présidente Janet Yellen. Le communiqué diffusé en juillet indiquait que ce processus pourrait débuter dès sa prochaine réunion des 19 et 20 septembre « si l’économie évolue comme prévu ». En réduisant très progressivement sa présence sur le marché des bons du Trésor et titres appuyés sur des créances hypothécaires, la Fed veut utiliser cette démarche comme un « outil passif » de politique monétaire. Il s’agit, en cessant de réinvestir dans les titres arrivant à maturité, de diminuer le volume massif de bons du Trésor et de titres obligataires qu’elle a amassés après la récession de 2009 pour doper la reprise, soit 4.500 milliards de dollars. L’objectif actuel d’inflation fixé par la Fed est de 2% et la Fed estime qu’au-dessus de ce taux, elle serait obligée de remonter ses taux plus agressivement. Mais on est encore loin du compte. Selon l’indice privilégié par la Fed, celui des prix basé sur les dépenses de consommation (PCE), l’inflation s’est encore affaiblie en juillet à 1,4% en glissement annuel, soit son niveau le plus bas en neuf mois. Le taux de chômage, en revanche, est tombé en juillet à 4,3% son plus faible niveau en 16 ans. La banque centrale a déjà relevé ses taux à deux reprises cette année. Elle a pour mandat de maintenir un taux d’emploi maximum, des prix stables et des taux d’intérêt à long-terme peu élevés.

BCE : abandonner les taux « trop bas » (Schäuble)

BCE : abandonner les taux « trop bas » (Schäuble)

 

Vraiment incorrigible par son orthodoxie monétaire Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances, qui a encore critiqué la BCE et souhaité l’abandon rapide des taux bas. En plus avec des motifs complètement fallacieux puisqu’il considère que cette politique monétaire nuit à l’économie allemande. L’Allemagne qui  a largement bénéficié de cette politique monétaire puisque en 2016 elle a dégagé un bénéfice de leur de 300 milliards sur ces échanges extérieurs tandis que la France, elle, a enregistré 50 milliards de déficits. Pour 2017, les résultats dans ce domaine devraient être du même ordre. Le ministre des finances allemand se plaint du niveau de l’euro qui handicaperait l’économie allemande pourtant les résultats le contraire. En outre une remontée des taux serait de nature à soutenir encore un peu plus le niveau de l’euro. Le message contradictoire du ministre des finances allemand et destiné bien sûrs à la banque centrale européenne qu’il n’a jamais appréciée mais aussi à Merkel qui pourrait être tenté de répondre favorablement à la demande de certains partenaires européens d’accepter une politique monétaire et surtout budgétaire un peu plus accommodante. Schäuble  a donc de nouveau critiqué lundi la faiblesse des taux d’intérêt de la Banque centrale européenne (BCE), ajoutant espérer que celle-ci y mette fin prochainement. « Elle ne me satisfait pas », a-t-il dit en référence à la politique de taux bas de la BCE. « Et j’espère qu’elle s’achèvera bientôt. » « Il y a des signes qui montrent que la situation s’améliore progressivement », a-t-il dit par la suite à propos de la fin de cette politique. « Personne ne met sérieusement en cause le fait que les taux d’intérêt sont trop bas pour la vigueur de l’économie allemande et le taux de change de l’euro, qui est en train d’augmenter », a-t-il estimé. Il a ajouté que la majorité des observateurs s’attendaient à ce que la BCE franchisse, lors de sa réunion de septembre, une étape supplémentaire vers la sortie de sa politique monétaire très expansionniste. Pourtant rien n’est sûr dans ce domaine et il se pourrait bien que la banque centrale européenne poursuive sa politique à commandant en matière de taux comme d’ailleurs s’apprête aussi à le faire la FED, banque centrale américaine  en raison notamment de la fragilité de la croissance.

Manipulation des taux : amendes pour Deutsche Bank et JPMorgan

Manipulation des taux : amendes  pour Deutsche Bank et  JPMorgan

 

Comme de nombreuses autres banques notamment la BNP et la Société générale Deutsche Bank et JPMorgan Chase & Co ont accepté de verser 148 millions de dollars (127 millions d’euros) au total, dans le cadre d’un accord avec les autorités de la concurrence américaines visant à clore le dossier des manipulations des taux d’intérêt yen Libor et Euroyen Tibor. Ces accords préliminaires, qui stipulent que Deutsche Bank versera 77 millions de dollars et JPMorgan 71 millions de dollars, doivent encore être approuvés par un juge. L’année dernière, Citigroup et HSBC ont conclu des arrangements similaires et accepté de s’acquitter respectivement de 23 millions de dollars et de 35 millions de dollars. Des investisseurs, dont le fonds de pension des professeurs de Californie et le fonds Hayman Capital Management LP, avaient accusé plus d’une vingtaine de banques de s’être associées pour manipuler notamment les taux d’intérêt yen Libor et Euroyen Tibor de 2006 jusqu’à au moins 2010. Deutsche Bank et JP MOrgan ne reconnaissent aucun acte répréhensible ni responsabilité en souscrivant à ce règlement, peut-on lire dans les documents déposés vendredi au tribunal de Manhattan.

BNP : nouvelle amende pour tripatouillage des taux de change

 

 

Après une première amende de 350 millions de dollars imposés à la BNP par le régulateur bancaire américain, c’est une seconde amende de 246 millions qui vient frapper la banque française pour tripatouillage des taux de change. Un tripatouillage auquel ont participé d’autres banques pour influencer les changes. -Cela vise la période de 2007 à 2013. Comme d’habitude les banques concernées tentent de faire porter le chapeau aux seuls traders alors que les établissements financiers étaient évidemment complices de ce très juteux bidouillage. Ainsi par exemple en janvier, elle avait interdit toute activité sur le marché des changes à un ancien trader de BNP Paribas, Jason Katz. Un peu le même procédé qui a été employé par la société générale concernant les dérives spéculatives de la banque en transformant l’aventureux Jérôme Kerviel en  seul bouc émissaire. Par parenthèse c’est aussi la méthode utilisée dans un autre domaine celui du scandale Volkswagen qui pour tenter de dégager sa responsabilité a accusé un seul technicien aujourd’hui poursuivi en justice alors qu’évidemment le dépassement des normes était  connu et même encouragé par la direction. Pour l’affaire des taux, la banque centrale américaine a invoqué des déficiences dans les systèmes de surveillance et de contrôle internes des traders, reprochant à la banque française de n’avoir ni détecté ni empêché l’utilisation de forums de discussions en ligne à des fins de manipulation des taux de change. Cette annonce fait suite à un accord datant du 24 mai, relatif à la même enquête sur des comportements frauduleux sur le marché des changes, et où BNP Paribas avait accepté de payer 350 millions de dollars d’amende au régulateur bancaire de l’Etat de New York. Comme déjà indiqué d’autres grandes banque sont impliqués et  trois ex-traders britanniques, accusés par les autorités américaines de s’être entendus pour manipuler les cours du dollar et de l’euro, se sont rendus lundi aux autorités du pays, a indiqué le département de la Justice (DoJ). Richard Usher, ancien courtier dans le département des marchés des devises de Royal Bank of Scotland et de JPMorgan Chase, Rohan Ramchandani (ex-Citicorp) et Christopher Ashton (ex-Barclays) se sont présentés «volontairement» au FBI, la police fédérale américaine.

Fed : politique moins accommodante et relèvement des taux

Fed : politique moins accommodante et relèvement des taux

 

 

Relèvement d’un quart de point de la fourchette du taux d’intervention (taux des Fed funds), ainsi portée à 1,00%-1,25%, et réduction très progressive des emprunts et créances. Un politique faiblement assez prudente qui tient sans doute compte des incertitudes internationales et d’une croissance américaine encore assez modeste. Comme en Europe.  La Fed n’a pas dit à quelle date elle lancerait la réduction de son bilan. « Nous pourrions mettre cela en oeuvre relativement tôt », s’est contentée de dire la présidente Janet Yellen, lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion de deux jours du Comité de politique monétaire (FOMC). Pour l’instant, la Fed réinvestit l’intégralité des titres qu’elle détient arrivant à échéance, ce qui revient à laisser inchangé son bilan, qui atteint un montant record de 4.500 milliards de dollars (4.000 milliards d’euros). La banque centrale explique que le montant des titres non réinvestis sera dans un premier temps de six milliards de dollars par mois pour les Treasuries et qu’il augmentera ensuite par paliers de six milliards tous les trois mois pendant 12 mois jusqu’à atteindre 30 milliards de dollars mensuels. Pour les autres formes de dette publique et pour les MBS, la réduction des réinvestissements sera de quatre milliards de dollars par mois au début, augmentant par paliers trimestriels de quatre milliards pour atteindre 20 milliards de dollars par mois. « Le plan de réduction du bilan est tellement doux et mécanique qu’il ne devrait pas poser problème au marché des Treasuries à long terme et à celui des MBS », a estimé Brian Jacobsen, responsable de la stratégie de portefeuille de Wells Fargo Funds Management. « Elle (la Fed) a frappé un grand coup avec le QE et maintenant elle se retire sur la pointe des pieds, pratiquement sans se faire remarquer ». La Fed a également publié ses dernières prévisions économiques trimestrielles: elle table sur une croissance de 2,2% en 2017, soit un peu plus que sa projection de mars, mais elle a revu en baisse sa prévision d’inflation à 1,7%, alors qu’elle anticipait jusqu’à présent 1,9%. Le tassement de l’inflation au cours des deux derniers mois préoccupe certains responsables de l’institut d’émission qui estiment que le calendrier du resserrement monétaire pourrait en être affecté s’il persistait. Les prix de détail ont accusé une baisse inattendue en mai et l’inflation sous-jacente est restée à peine positive, suivant les données publiées mercredi par le département du Travail. La banque centrale a un objectif d’inflation de 2% et son indicateur privilégié de la hausse des prix est actuellement à 1,5%. La banque centrale anticipe un taux de chômage de 4,3% cette année et de 4,2% en 2018, ce qui sous-entend qu’elle s’attend à ce que le marché du travail soit encore plus tendu l’an prochain.

BCE : maintien des taux et de la politique accommodante

BCE : maintien des taux et de la politique accommodante

 

Comme c’était prévisible  pas de hausse des taux et maintien de la   politique monétaire ultra-accommodante. En cause le fait que la reprise en Europe est encore relativement fragile et que l’inflation est moins importante que prévu. D’après Eurostat, au premier trimestre, la croissance est plus soutenue qu’initialement estimée: la plus forte depuis deux ans mais encore modestes La BCE prévoit désormais 1,5% d’inflation cette année, soit 0,2 point de moins qu’en mars. L’indicateur est redescendu à 0,9% dans la zone euro, en mai après 1,2% en avril tandis que l’inflation globale a reculé à 1,4% contre 1,9%. Ceci reste loin de l’objectif d’une inflation légèrement inférieure à 2% sur un an, considérée par l’instance européenne comme un signe de bonne santé pour l’économie. Le président de la BCE a également fait un point sur l’emploi : s’il a beau repartir en zone euro, bon nombre de ces créations de postes sont de « faible qualité », avec des salaires modestes qui pèsent sur l’inflation, a déploré Mario Draghi. Et d’ajouter que la nature de ces créations d’emplois  »pourrait bien être ce qui ralentit la progression des salaires nominaux », soit le principal facteur qui détermine l’inflation sous-jacente (hors énergie et prix de l’alimentation). En outre l’environnement international est encore marqué par de nombreuses incertitudes tant aux États-Unis qu’au Royaume-Uni. « Les déclarations d’aujourd’hui (jeudi) ont été largement conformes aux attentes et la solidité récente de l’euro est susceptible de se maintenir », juge toutefois Tim Graf, directeur de la stratégie macro de State Street Global Markets EMEA. La journée, particulièrement chargée, a été marquée aussi par les élections législatives anticipées en Grande-Bretagne, dont les résultats seront connus tard dans la soirée en Europe, et par le témoignage sans grande surprise devant le Sénat américain de James Comey, l’ancien directeur du FBI limogé par Donald Trump alors qu’il enquêtait sur l’ingérence présumée de la Russie dans la campagne présidentielle américaine. Sur le marché des changes, la livre sterling recule un peu face au dollar et à l’euro dans l’attente du verdict des urnes au Royaume-Uni. Les investisseurs misent cependant sur une victoire du Parti conservateur de Theresa May. Toujours aussi volatils, les cours du brut paraissent vouloir se stabiliser après avoir plongé jeudi en réaction à l’annonce d’une hausse inattendue des stocks de brut et d’essence aux Etats-Unis la semaine dernière.

La BCE attendue sur sa politique de taux

La BCE  attendue sur sa politique de taux

 

L’heure de sa prochaine réunion jeudi, la BCE devrait maintenir sa politique accommodante tant sur les taux que sur les achats d’actifs. Une politique dont elle estime qu’elle va dans le bon sens avec une légère reprise (autour de 1,7 % pour le PIB).   Les dernières prévisions de la banque mondiale   ne font craindre  déflation ni d’inflation puisque les prix en glissement annuel se situaient  en mai environ à 1,4 %. L’objectif d’inflation étant fixé  à 2 %. La BCE va donc  maintenir des taux directeurs en zone euro à leur plus bas historique – avec le principal taux à zéro et celui sur les dépôts à -0,40% – et poursuivre le programme d’achats de dette au rythme de 60 milliards par mois, jugent les économistes. Confrontée fin 2014 à une croissance apathique et à un risque de déflation, un poison pour l’économie, la BCE avait décidé de faire tourner la planche à billets et de se lancer dans de massifs achats d’actifs à partir de mars 2015. Depuis mars 2016, les taux sont quant à eux scotchés à leur niveau le plus bas pour faciliter la distribution de crédit et soutenir l’investissement. L’environnement international en amélioration suscite encore des interrogations qui justifieront le maintien de la politique accommodante de la BCE. Le produit intérieur brut (PIB) mondial devrait progresser de 2,7% cette année et de 2,9% en 2018, soit un rythme bien plus soutenu qu’en 2016 (2,4%), selon les nouvelles prévisions semestrielles de l’institution de développement économique. Mi-avril, le Fonds monétaire international s’était montré encore plus optimiste en relevant ses prévisions mondiales pour la première fois en deux ans. D’après ces nouvelles projections, les Etats-Unis devraient voir leur croissance économique accélérer à 2,1% cette année et 2,2% l’année prochaine, loin toutefois des 3% que l’administration Trump assure pouvoir atteindre à moyen terme. La BM revoit même à la hausse ses prévisions pour la zone euro par rapport à janvier, avec un PIB qui devrait désormais croître de 1,7% cette année (+0,2 point). L’institution continue par ailleurs de tabler sur une légère décélération de croissance en Chine (6,5% cette année) et revoit légèrement à la baisse la très solide expansion économique en Inde (7,2%). Malgré ces signaux positifs, la Banque mondiale met en garde contre des « risques substantiels » qui pèsent sur ses projections du fait notamment de la menace de mesures protectionnistes.

 

Fed: prudence sur les taux

Fed: prudence sur les taux

 

 

 

Pas sûr que le FED relève rapidement ses taux compte tenu des interrogations sur le dynamisme de la croissance économique. Les interrogations concernent le court terme qui a été affecté récemment par un ralentissement dont on ne sait pas s’il sera temporaire ou pas. En outre d’autres interrogations plus fondamentales celles-là concernent l’évolution de la politique économique du président et même son avenir personnel dans la mesure où pourrait s’engager un processus de destitution pour le cas où il serait confirmé que la campagne électorale présidentielle américaine a été hypothéquée par certains liens avec Poutine. En conséquence les responsables de la Réserve fédérale ont convenu que la banque centrale devait s’abstenir de relever les taux d’intérêt tant qu’il n’aura pas été clair que le ralentissement économique récent n’était que momentané, lit-on dans le compte rendu de la réunion de politique monétaire des 2 et 3 mai. L’opinion sur l’orientation à donner aux taux courts, partagée d’une manière générale par les neuf responsables qui disposent du droit de vote cette année, selon les minutes, soulève quelques doutes sur les anticipations de Wall Street, qui voit une hausse des taux à l’occasion de la réunion des 13 et 14 juin.  Le compte rendu témoigne à son tour d’un regain de prudence de l’institut d’émission pour ce qui est de poursuivre dans l’immédiat un cycle de durcissement monétaire amorcé en décembre 2015. « Les membres (du Fomc) ont globalement jugé qu’il serait prudent L’attendre de nouveaux éléments attestant que le récent ralentissement du rythme de l’activité économique n’était que momentané avant de prendre de nouvelles mesures de dénouement du biais accommodant », lit-on dans le document.  La croissance des Etats-Unis a nettement ralenti au premier trimestre et les 16 membres du Fomc dans leur ensemble ont débattu de long en large des raisons de ce phénomène et se sont demandé pourquoi leur mesure privilégiée de l’inflation donnait un taux qui avait encore rétrogradé par rapport à leur objectif de 2%.

Dette: les taux remontent

Dette: les taux remontent

Les taux d’emprunt des pays de la zone euro se sont tendus lundi, l’évolution n’est pas très significative mais elle s’inscrit dans uen tendance haussière progressive. A noter toujours le différentiel des taux selon les pays.  Le taux d’emprunt à dix ans de l’Allemagne s’est tendu à 0,420% contre 0,391% vendredi à la clôture du marché secondaire, où s’échange la dette déjà émise. Le rendement de même maturité de la France est aussi monté à 0,880% contre 0,843%, tout comme celui de l’Italie qui a progressé à 2,277% contre 2,252%. Celui de l’Espagne n’a pour sa part que très peu bougé, clôturant à 1,632% contre 1,627%. En dehors de la zone euro, le taux britannique à 10 ans a progressé à 1,138% contre 1,086%. A la clôture du marché européen, aux États-Unis, le taux à dix ans s’affichait en hausse à 2,338% contre 2,326%. Le taux à trente ans montait aussi à 3,004% contre 2,989% tandis que le taux à deux ans ressortait à 1,295% contre 1,290% vendredi.

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