Archive pour le Tag 'taux'

La baisse des taux d’intérêt ne sert pas l’économie (Patrick Artus)

La baisse des taux d’intérêt ne sert pas l’économie (Patrick Artus)

C’est en substance ce que dit Patrick Artus chef économiste ce chez Netaxis, en tout cas cela ne booste pas les investissements seuls moyens durables de développer la croissance. (Tribune dans le monde, extrait)

Chronique. La politique monétaire des pays de l’OCDE est devenue très expansionniste depuis la crise de 2008-2009. Les taux d’intérêt des banques centrales ont beaucoup baissé (2,25 % aux Etats-Unis aujourd’hui, 0 % dans la zone euro et au Japon) ; la liquidité offerte par les banques centrales a considérablement augmenté avec les politiques d’« assouplissement quantitatif » (« quantitative easing » aux Etats-Unis de 2008 à 2014, au Japon depuis 2013, dans la zone euro de 2015 à 2018). Le taux d’intérêt à 10 ans moyen sur l’ensemble des dettes publiques des pays de l’OCDE est passé de 3,9 % au deuxième semestre 2008 à 0,8 % aujourd’hui (1,5 % aux Etats-Unis, – 0,2 % dans la zone euro, – 0,3 % au Japon).

« La croissance est en train de ralentir ; le taux d’investissement des entreprises par rapport à la valeur ajoutée est plus bas en 2019 qu’en 2008 ou en 2000 »

Pourtant, on ne voit pas d’effets très positifs de cette politique monétaire extraordinairement expansionniste. La croissance est en train de ralentir ; le taux d’investissement des entreprises par rapport à la valeur ajoutée est plus bas en 2019 (11,5 %) qu’en 2008 (11,7 %) ou en 2000 (12,3 %), malgré les taux d’intérêt quasi nuls. On ne voit pas non plus d’effet visible sur les cours boursiers. Normalement, avec des taux d’intérêt à long terme nettement plus faibles que le taux de croissance (en valeur, autour de 3 %), on aurait dû avoir une hausse considérable des marchés d’actions. Or le PER (ratio des cours boursiers aux bénéfices des entreprises) est partout inférieur à la valeur historique. Certes, la solvabilité de tous les agents économiques endettés a été améliorée par la forte réduction des paiements d’intérêts, mais ni la croissance, ni l’investissement, ni les prix des actifs financiers n’en ont bénéficié. »

 

BCE : Lagarde, pour la poursuite de taux bas

BCE : Lagarde, pour la poursuite de taux bas

 

 

Il ne faut sans doute pas attendre une grande originalité de Christine Lagarde en matière de politique monétaire. Autant par goût que par nécessité,  elle n’amènera pas de révolution et on va continuer la politique accommodante. De toute manière, elle n’a guère le choix. En effet,  cette politique accommodante notamment les taux bas est pratiquée par toutes les banques centrales et notamment la Fed. Pour des  questions de compétitivité la banque centrale européenne doit continuer son action pour éviter une sûre évaluation de l’euro. En effet la guerre des monnaies est bien entamée en Chine, aux États-Unis et ailleurs. Dans une conjoncture déprimée, chacun essaye de grappiller un peu de compétitivité en jouant sur les taux de change. Une politique toutefois qui comporte des risques dans la mesure où les banques vont encore distribuer des masses de liquidités qui un jour pourraient faire éclater certaines bulles voire provoquer une crise financière Dans une réponse écrite au Parlement européen qui doit l’auditionner en septembre, la directrice générale du FMI évoque les effets négatifs produits par cette politique sur le secteur bancaire et la stabilité financière.

 « Il est clair que la politique monétaire a besoin de rester très accommodante dans un avenir prévisible » déclare Christine Lagarde à plusieurs reprises dans la quarantaine de pages où elle répond au questionnaire qui lui a été adressé.

Fin juillet, la BCE a même parlé clairement de la possibilité de baisser les taux d’intérêt, qui se trouvent à des niveaux historiquement bas depuis 2016.

Réputée plutôt « colombe » que « faucon », Christine Lagarde estime même que la Banque centrale européenne dispose encore d’une marge de manœuvre: elle ne pense « pas que la BCE ait atteint la limite basse de sa politique de taux directeurs ».

Elle pointe toutefois l’impact de ces taux sur « le secteur bancaire et la stabilité financière », invitant à surveiller de près les « effets secondaires négatifs » qui pourraient se manifester, si les taux restent bas plus longtemps. Sans urgence pour autant : « en ce qui concerne l’impact des taux négatifs sur la rentabilité des banques, une analyse empirique suggère que les effets négatifs sur les revenus nets d’intérêts des banques ont été jusqu’à présent plus que compensés » par les effets de la politique accommodante.

Saluant le travail accompli par Super Mario, qui avait déclaré que Christine Lagarde serait « une présidente remarquable de la BCE », elle écrit que cette politique a été « efficace et réussie», en particulier dans la lutte contre les risques de déflation depuis 2014. Pour autant, l’inflation reste sous l’objectif (« proche mais inférieure à 2% ») de la BCE, dont le mandat est précisément la stabilité des prix.

La future présidente de la BCE est cependant bien consciente des turbulences à venir.

« L’environnement macroéconomique et international actuel représente un défi majeur à court terme pour la BCE » souligne-t-elle, « la dynamique de croissance de la zone euro s’est ralentie, [...] l’inflation reste modérée. »

L’ancienne avocate, qui était à Bercy en pleine crise financière, insiste sur « les incertitudes géopolitiques, la montée des menaces protectionnistes, les vulnérabilités des marchés émergents » qui lui font conclure que « la normalisation monétaire est prématurée. »

Les taux négatifs : les économistes désorientés !

Les taux négatifs : les économistes désorientés !

Le moins que l’on puisse dire, c’est que nombre d’économistes sont désorientés  vis-à-vis des taux d’intérêt  et des conséquences des taux négatifs. Normalement, l’épargne est rémunérée par un taux d’intérêt qui assure aux prêteurs de la récupération de  son placement voire davantage en fonction de l’inflation. Cette fois,  on propose aux épargnants de perdre d’entrée de l’argent lors de leur placement. Cette rémunération négative (un curieux concept économique) affaiblit aussi la rentabilité des banques et fragilise le système financier. Par ailleurs, le fait d’emprunter  à bon compte incite des Etats à lâcher la bride des équilibres budgétaires et à reporter à beaucoup plus tard le remboursement de leurs dettes. Ce que fait d’ailleurs la France qui renvoie maintenant au-delà de 2022 la perspective d’équilibre budgétaire. Certains économistes se félicitent de ces taux négatifs qui peuvent permettre d’emprunter davantage et financer des investissements à long terme, exemple la transition écologique. Mais cela peut aussi servir à financer le fonctionnement qui va augmenter la dette. Une augmentation de la dette financée le plus souvent par de nouveaux emprunts mais dont les taux d’intérêt risquent d’être nettement supérieurs à ceux d’aujourd’hui. Ce qui semble faire l’unanimité des experts, c’est que c’est situation ne pourra durer. Or pour l’instant les banques centrales n’envisagent nullement de relever les taux d’intérêt, bien au contraire elles réengagent presque toutes une politique accommodante pour soutenir une économie qui se tasse dangereusement. D’ailleurs elles n’ont pas de légitimité à augmenter les taux d’intérêt puisque l’inflation est plus que maîtrisée ; elle est même très inférieure aux objectifs. En cause évidemment, la faiblesse de la demande, donc le déséquilibre au détriment de l’offre qui pèse les prix. Un cercle très peu vertueux car dans le même temps, le pouvoir d’achat a tendance lui aussi à diminuer (notons que lorsqu’il augmente légèrement comme en France les consommateurs préfèrent plutôt épargner que de consommer justement en raison des incertitudes économiques et financières). Les taux négatifs qui permettent d’emprunter à bon compte constituent  une sorte de fausse monnaie ou de planche à billets qu’il faudra régler un jour lors des les ajustements. Des ajustements qui pourraient intervenir lors d’un crack immobilier ou monétaire par exemple. On objectera que ce n’est pas la première fois qu’on fait tourner la planche à billets pour relancer l’économie et ou boucher les trous budgétaires. Mais cela ne pourra pas durer et nécessairement se transformera en crise le moment venu. En attendant les experts, utiles bien entendus pour comprendre les phénomènes économiques, sont un peu dans le potage comme ils le sont traditionnellement à la veille des grandes crises. Des grandes crises, de type 2007 ou des années 30 que pratiquement qu’aucun expert n’avait prévu.

 

Taux d’intérêt : Trump veut une baisse de taux d’un point

Taux d’intérêt : Trump veut  une baisse de taux d’un point

 

 

Face à la dévaluation du yuan et à la guerre commerciale chinoise, Trump s’est à nouveau exprimé avec force à propos des taux d’intérêt. On sait que récemment la Fed pour la première fois depuis longtemps a réduit ses taux de 0,25 %. Le président américain considère que c’est nettement insuffisant. Des taux qui se situent maintenant à 2 %. Par Trump veut une réduction d’un point qui ramènerait les taux à 1 % se rapprochant ainsi de ce que pratiquent nombre d’autres banques centrales qui vont par exemple comme la BCE jusqu’à pratiquer des taux négatifs. S’exprimant devant la presse à la Maison Blanche, Trump a expliqué qu’un dollar fort portait préjudice aux industriels américains et qu’en conséquence il fallait que la Fed détende encore les taux même si elle les a réduits le mois dernier pour la première fois depuis la crise de 2008.

Trump n’a rien dit sur la manière dont il voudrait que la banque centrale procède pour opérer une réduction qui dépasserait même les attentes des investisseurs. Retrancher d’un coup un point entier serait une mesure spectaculaire, qu’on associe habituellement à un choc économique sévère, en opposition complète avec la méthode de la Fed qui procède par paliers d’un quart de point pour affiner son objectif de taux des Fed funds.

Cet objectif a de fait été réduit d’un quart de point à 2,00%-2,25% le 31 juillet, la Fed évoquant les répercussions sur l’économie américaine des évolutions mondiales et des pressions inflationnistes trop faibles.

BCE : un retour financier aux banques du fait des taux négatifs

BCE : un retour financier aux banques du fait des taux négatifs  

Pour compenser les taux négatifs qui pénalisent les dépôts de banques auprès de la BCE, (autour de Sept milliards d’euros par an), la banque centrale envisage de ristourner une partie de ce cout aux banques.

Mais on ne sait pas pour l’instant comment fonctionnerait le mécanisme de modulation évoqué par la BCE.

Si la BCE exemptait les banques de la zone euro à hauteur de dix fois les réserves obligatoires, elles économiseraient 5,3 milliards d’euros par an par rapport à la situation actuelle et 6,6 milliards par rapport à l’hypothèse d’une application intégrale d’un taux de -0,5%.

La BCE  pourrait exempter du taux négatif une partie des réserves excédentaires des banques, comme le fait déjà la Banque du Japon.

Dans l’hypothèse où cette exemption porterait sur la moitié de ces réserves, elle se traduirait par des économies de 2,6 milliards d’euros par rapport à la situation actuelle et de 4,4 milliards par rapport à une application du taux à la totalité des réserves excédentaires.

Mais cette option est elle aussi susceptible d’être « détournée «par les banques si elles parviennent à augmenter artificiellement leurs liquidités excédentaires, en réduisant les crédits qu’elles accordent ou en émettant davantage de dette à court terme. D’où l’idée de ne faire bénéficier du dispositif que les banques  dont les dépôts à la BCE dépassent les emprunts à la banque centrale.

 

Donald Trump veut une guerre des taux

Donald Trump veut une guerre des taux

 

 

 

Donald Trump a pris note évidemment de la décision chinoise de manipuler artificiellement le taux de change du Yuan. En réplique,  il souhaite donc que la banque centrale américaine soit encore beaucoup plus accommodante sur les taux d’intérêt. On se souvient que récemment la Fed avait seulement diminué de 0,25 % ses taux directeurs. Mais le président américain insiste pour que la Fed aille plus vite et plus loin surtout en constatant que d’autres banques centrales s’engagent aussi dans cette guerre des taux d’intérêt ; En effet  trois banques centrales mercredi (Inde, Nouvelle-Zélande et Thaïlande) ont abaissé leurs taux ce qui a entraîné une chute des rendements obligataires.

 

La Banque centrale de Nouvelle-Zélande a réduit son taux d’intérêt principal à 1%, un plus bas historique. La Banque centrale indienne a abaissé son principal taux directeur de 35 points de base, à 5,4% tandis que la Thaïlande a diminué le sien de 0,25 point, à 1,50%.

Depuis un an, Donald Trump ne cesse de critiquer la Fed. Malgré le geste d’assouplissement monétaire intervenu le 31 juillet, quand la Fed a baissé les taux d’un quart de point de pourcentage, l’hôte de la Maison Blanche a redoublé ses pressions vu les difficultés dans les négociations commerciales.

Ces nouvelles invectives sur Twitter interviennent au lendemain de la parution d’une tribune dans le Wall Street Journal signée des quatre anciens présidents de la Fed - Paul Volcker, Alan Greenspan, Ben Bernanke et Janet Yellen – demandant de respecter l’indépendance de la Banque centrale.

 

Banque centrale américaine : Une baisse de taux contagieuse et dangereuse

Banque centrale américaine : Une baisse de taux contagieuse et dangereuse

D’une certaine manière, la décision de la banque centrale américaine est paradoxale et dangereuse. Certes,  la baisse des taux limités à un quart et non  reconductible ne va pas bouleverser le paysage financier. Ceci étant, il s’agit d’un acte de supplémentaire pour  faire tourner la planche à billets. En clair,  faire de la fausse monnaie comme en font d’ailleurs toutes les banques centrales qui inondent le marché de liquidités avec lesquels les investisseurs entretiennent la spéculation notamment sur le marché des actions. Un marché qui s’écroulerait sans doute sans cette masse de liquidités tellement maintenant le décalage est grand entre le résultat des entreprises et le cours des actions. En faite, le marché les actions est sous perfusion comme l’est  d’une façon générale l’endettement (endettement des Etats, des entreprises mais aussi des particuliers avec le risque d’un éclatement de la bulle immobilière. Cette baisse des taux d’un point de vue orthodoxe n’avait pas lieu d’être car si le tassement économique est constaté au États-Unis, la croissance est encore très satisfaisante (autour de 2 % en 2019). Par ailleurs on est loin de l’objectif des 2 % d’inflation. Ce qui se joue en fait aujourd’hui, c’est une guerre monétaire qui ne dit pas son nom et provoquera un jour une flambée d’inflation et sans doute une crise financière générale. Le geste de la banque centrale n’a d’ailleurs  pas satisfait non plus le président américain Donald Trump qui avait plaidé pour une baisse d’une toute autre ampleur.

Guerre des monnaies-Baisse des taux et dévaluation

Guerre des monnaies-Baisse des taux et dévaluation

 

En dévaluant sa monnaie la Chine répond aux États-Unis qui ont engagé une baisse des taux et plus généralement une nouvelle étape de politique monétaire accommodante. L’objectif est le même : agir sur le plan monétaire pour obtenir davantage de compétitivité à court terme. D’une certaine manière, la décision de la banque centrale américaine est paradoxale et dangereuse. Certes,  la baisse des taux limités à un quart et non  reconductible ne va pas bouleverser le paysage financier. Ceci étant, il s’agit d’un acte de supplémentaire pour  faire tourner la planche à billets. En clair,  faire de la fausse monnaie comme en font d’ailleurs toutes les banques centrales qui inondent le marché de liquidités avec lesquels les investisseurs entretiennent la spéculation notamment sur le marché des actions. Un marché qui s’écroulerait sans doute sans cette masse de liquidités tellement maintenant le décalage est grand entre le résultat des entreprises et le cours des actions. En faite, le marché les actions est sous perfusion comme l’est  d’une façon générale l’endettement (endettement des Etats, des entreprises mais aussi des particuliers avec le risque d’un éclatement de la bulle immobilière. Cette baisse des taux d’un point de vue orthodoxe n’avait pas lieu d’être car si le tassement économique est constaté au États-Unis, la croissance est encore très satisfaisante (autour de 2 % en 2019). Par ailleurs on est loin de l’objectif des 2 % d’inflation. Ce qui se joue en fait aujourd’hui, c’est une guerre monétaire qui ne dit pas son nom et provoquera un jour une flambée d’inflation et sans doute une crise financière générale. Le geste de la banque centrale n’a d’ailleurs  pas satisfait non plus le président américain Donald Trump qui avait plaidé pour une baisse d’une toute autre ampleur.

 

FED : Une baisse de taux contagieuse et dangereuse

FED : Une baisse de taux contagieuse et dangereuse

D’une certaine manière, la décision de la banque centrale américaine est paradoxale et dangereuse. Certes,  la baisse des taux limités à un quart et non  reconductible ne va pas bouleverser le paysage financier. Ceci étant, il s’agit d’un acte de supplémentaire pour  faire tourner la planche à billets. En clair,  faire de la fausse monnaie comme en font d’ailleurs toutes les banques centrales qui inondent le marché de liquidités avec lesquels les investisseurs entretiennent la spéculation notamment sur le marché des actions. Un marché qui s’écroulerait sans doute sans cette masse de liquidités tellement maintenant le décalage est grand entre le résultat des entreprises et le cours des actions. En faite, le marché les actions est sous perfusion comme l’est  d’une façon générale l’endettement (endettement des Etats, des entreprises mais aussi des particuliers avec le risque d’un éclatement de la bulle immobilière. Cette baisse des taux d’un point de vue orthodoxe n’avait pas lieu d’être car si le tassement économique est constaté au États-Unis, la croissance est encore très satisfaisante (autour de 2 % en 2019). Par ailleurs on est loin de l’objectif des 2 % d’inflation. Ce qui se joue en fait aujourd’hui, c’est une guerre monétaire qui ne dit pas son nom et provoquera un jour une flambée d’inflation et sans doute une crise financière générale. Le geste de la banque centrale n’a d’ailleurs  pas satisfait non plus le président américain Donald Trump qui avait plaidé pour une baisse d’une toute autre ampleur.

Donald Trump a critiqué à de nombreuses reprises le président de la Fed Jerome Powell, lui reprochant de ne pas faire assez pour accompagner les efforts déployés par son administration pour soutenir la croissance. La Fed “nous a laissés tomber”, a réagi Donald Trump mercredi. Le marché voulait un signal montrant qu’un “cycle de réduction des taux prolongé et énergique” était en cours, a-t-il ajouté.Un cycle “nous mettant au diapason de la Chine, de l’Union européenne et d’autres pays de par le monde”, a poursuivi Trump. “Au moins, il (Powell) met un terme à un durcissement quantitatif qui de toute façon n’aurait jamais dû avoir lieu”. Les traders du marché monétaire évaluent à 76% environ la probabilité que la Fed abaisse à nouveau les taux au terme de sa réunion des 17 et 18 septembre, selon le baromètre FedWatch de CME Group. Cette probabilité implicite était de 83% peu de temps après l’annonce de la baisse de taux.

Powell et d’autres banquiers de la Fed ont ménagé la chèvre et le chou ces dernières semaines, mettant en avant les risques liés aux tensions commerciales internationales, à une inflation faible et à une conjoncture mondiale morose, tout en rappelant néanmoins que les Etats-Unis étaient fondamentalement en bonne santé économique. La Fed considère ainsi que le marché du travail reste “vigoureux” et observe que les dépenses des ménages se sont accélérées. Mais elle dit aussi que l’investissement des entreprises est terne et que les mesures de compensation de l’inflation restent basses. La banque centrale estime que la baisse des taux intervenue aujourd’hui doit favoriser le retour de l’inflation vers l’objectif de 2% mais que les incertitudes entourant cette perspective restent bien présentes.

La Fed a enfin fait savoir qu’elle arrêterait de dégonfler ses avoirs obligataires de 3.600 milliards de dollars à partir du 1er août, soit deux mois avant la date prévue. En clair, la politique accommodante de la Fed n’est pas stoppée. Au contraire, elle ce développe et sera sans doute contagieuse. D’autres banques centrales devraient suivre à terme le même exemple. La planche à billets déjà entraînant la planche à billets des autres.

Politique monétaire-Taux d’intérêts négatifs : en attendant la crise ?

Politique monétaire-Taux d’intérêts négatifs : en attendant la crise ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que nombre d’économistes sont dans le potage vis-à-vis des taux d’intérêt  et des conséquences des taux négatifs. Normalement, l’épargne est rémunérée par un taux d’intérêt qui assure aux prêteurs de la récupération de  son placement voire davantage en fonction de l’inflation. Cette fois,  on propose aux épargnants de perdre d’entrée de l’argent lors de leur placement. Cette rémunération négative (un curieux concept économique) affaiblit aussi la rentabilité des banques et fragilise le système financier. Par ailleurs, le fait d’emprunter  à bon compte incite des Etats à lâcher la bride des équilibres budgétaires et à reporter à beaucoup plus tard le remboursement de leurs dettes. Ce que fait d’ailleurs la France qui renvoie maintenant au-delà de 2022 la perspective d’équilibre budgétaire. Certains économistes se félicitent de ces taux négatifs qui peuvent permettre d’emprunter davantage et financer des investissements à long terme, exemple la transition écologique. Mais cela peut aussi servir à financer le fonctionnement qui va augmenter la dette. Une augmentation de la dette financée le plus souvent par de nouveaux emprunts mais dont les taux d’intérêt risquent d’être nettement supérieurs à ceux d’aujourd’hui. Ce qui semble faire l’unanimité des experts, c’est que c’est situation ne pourra durer. Or pour l’instant les banques centrales n’envisagent nullement de relever les taux d’intérêt ; bien au contraire, elles réengagent presque toutes une politique accommodante pour soutenir une économie qui se tasse dangereusement. D’ailleurs elles n’ont pas de légitimité à augmenter les taux d’intérêt puisque l’inflation est plus que maîtrisée ; elle est même très inférieure aux objectifs. En cause évidemment, la faiblesse de la demande, donc le déséquilibre au détriment de l’offre qui pèse les prix. Un cercle très peu vertueux car dans le même temps, le pouvoir d’achat a tendance lui aussi à diminuer (notons que lorsqu’il augmente légèrement comme en France les consommateurs préfèrent plutôt épargner que de consommer justement en raison des incertitudes économiques et financières). Les taux négatifs qui permettent d’emprunter à bon compte constituent  une sorte de fausse monnaie ou de planche à billets qu’il faudra régler un jour lors des les ajustements. Des ajustements qui pourraient intervenir lors d’un crack immobilier ou monétaire par exemple. On objectera que ce n’est pas la première fois qu’on fait tourner la planche à billets pour relancer l’économie et ou boucher les trous budgétaires. Mais cela ne pourra pas durer et nécessairement se transformera en crise le moment venu. En attendant les experts, utiles bien entendus pour comprendre les phénomènes économiques, sont un peu dans le potage comme ils le sont traditionnellement à la veille des grandes crises. Des grandes crises, de type 2007 ou des années 30 que pratiquement qu’aucun expert n’avait prévu.

 

Les taux d’intérêt vont faire éclater l’endettement mondial

Les taux d’intérêt vont faire éclater l’endettement mondial

 

 

, l’endettement mondial doit représenter autour de 300 % du PIB (total de la richesse nationale annuelle) soit autour de 100 000 € dollars par habitant. Il s’agit de la dette cumulée des Etats, des entreprises et des particuliers ;  une dette très supérieure au niveau de celles atteintes avant la crise de 2007. Or précisément c’est cette crise de 2007 qui avait conduit les banques centrales à engager des politiques très accommodantes visant en fait à faire tourner la planche à billets. Malheureusement,  cette stratégie monétaire n’a pas permis de réaliser les assainissements structurels nécessaires et n’a fait qu’entretenir les facteurs explicatifs de la crise. En déversant des tonnes de liquidités partout les banques centrales ont rendu possible un endettement accru. Aujourd’hui les banques centrales sont un peu coincées car si elle revenait brutalement sur ses politiques accommodantes elle ferait éclater le système. D’une certaine façon,  on soutient donc par exemple tout à fait artificiellement des marchés financiers et notamment les marchés d’actions dont les hausses spectaculaires ne sont nullement justifiés. L’argent facile permet par ailleurs de maintenir sous oxygène certain des acteurs qui viennent ainsi perturber les conditions concurrentielles. L’argent facile n’encourage nullement les Etats à se désendetter ce qui serait possible en substituant des prêts à faible intérêt aux anciens près très coûteux. Certes les Etats comme tous les autres acteurs le font mais parallèlement empruntent toujours plus de sorte que le déséquilibre budgétaire ne se réduit ne pas voire augmente. Aujourd’hui la situation est tellement paradoxale que certains taux d’intérêt sont négatifs. C’est-à-dire que les prêteurs acceptent de perdre de l’argent pour placer leurs fonds mais sont davantage persuadés qu’ils seront remboursés quand le grand réajustement monétaire ce produira. Il est toujours difficile de faire des scénarios et de prévoir quel type de crise (obligataire, marché des actions, chute de croissance, marché de l’immobilier etc.) interviendra et quand. Ce qui est certain par contre, c’est que la course à l’endettement ne peut pas continuer et qu’un Krach y mettra fin car cette dette est impossible à rembourser totalement.  La crise passera aussi par des ajustements monétaires qui rapprocheront les valeurs des monnaies des richesses réelles d’un pays. De ce point de vue, il y a tout lieu de s’inquiéter pour la France en particulier qui figure parmi les pays les plus endettés

 

Taux d’intérêt négatifs : en attendant la crise ?

Taux d’intérêt  négatifs : en attendant la crise ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que nombre d’économistes sont dans le potage vis-à-vis des taux d’intérêt  et des conséquences des taux négatifs. Normalement, l’épargne est rémunérée par un taux d’intérêt qui assure aux prêteurs de la récupération de  son placement voire davantage en fonction de l’inflation. Cette fois,  on propose aux épargnants de perdre d’entrée de l’argent lors de leur placement. Cette rémunération négative (un curieux concept économique) affaibli t aussi la rentabilité des banques et fragilise le système financier. Par ailleurs, le fait d’emprunter  à bon compte incite des Etats à lâcher la bride des équilibres budgétaires et à reporter à beaucoup plus tard le remboursement de leurs dettes. Ce que fait d’ailleurs la France qui renvoie maintenant au-delà de 2022 la perspective d’équilibre budgétaire. Certains économistes se félicitent de ces taux négatifs qui peuvent permettre d’emprunter davantage et financer des investissements à long terme, exemple la transition écologique. Mais cela peut aussi servir à financer le fonctionnement qui va augmenter la dette. Une augmentation de la dette financée le plus souvent par de nouveaux emprunts mais dont les taux d’intérêt risquent d’être nettement supérieurs à ceux d’aujourd’hui. Ce qui semble faire l’unanimité des experts, c’est que c’est situation ne pourra durer. Or pour l’instant les banques centrales n’envisagent nullement de relever les taux d’intérêt, bien au contraire elles réengagent presque toutes une politique accommodante pour soutenir une économie qui se tasse dangereusement. D’ailleurs elles n’ont pas de légitimité à augmenter les taux d’intérêt puisque l’inflation est plus que maîtrisée ; elle est même très inférieure aux objectifs. En cause évidemment, la faiblesse de la demande, donc le déséquilibre au détriment de l’offre qui pèse les prix. Un cercle très peu vertueux car dans le même temps, le pouvoir d’achat a tendance lui aussi à diminuer (notons que lorsqu’il augmente légèrement comme en France les consommateurs préfèrent plutôt épargner que de consommer justement en raison des incertitudes économiques et financières). Les taux négatifs qui permettent d’emprunter à bon compte constituent  une sorte de fausse monnaie ou de planche à billets qu’il faudra régler un jour lors des les ajustements. Des ajustements qui pourraient intervenir lors d’un crack immobilier ou monétaire par exemple. On objectera que ce n’est pas la première fois qu’on fait tourner la planche à billets pour relancer l’économie et ou boucher les trous budgétaires. Mais cela ne pourra pas durer et nécessairement se transformera en crise le moment venu. En attendant les experts, utiles bien entendus pour comprendre les phénomènes économiques, sont un peu dans le potage comme ils le sont traditionnellement à la veille des grandes crises. Des grandes crises, de type 2007 ou des années 30 que pratiquement qu’aucun expert n’avait prévu.

 

Bac 2019: 88,1% de réussite, un taux calculé !

Bac 2019: 88,1% de réussite, un taux calculé !

 

88,1% de réussite au baccalauréat par rapport à 2018 (88,3%) ? Un résultat calculé. Pourtant il n’était pas  facile pour le ministre de l’éducation de trouver le bon équilibre concernant les reçus au bac. En général, le nombre de reçus augmente régulièrement sans doute pour montrer aussi l’efficacité du système scolaire. Dans les années 1960, 60 % étaient reçus pour environ 90 % aujourd’hui. De nombreux experts de l’éducation constatent cependant une nette dégradation des niveaux. Cette année, le ministre de l’éducation doit en plus faire face à la grève de certains correcteurs. Il ne peut évidemment décevoir élèves et parents. En même temps, comme il prévoit une réforme assez importante des filières, il ne peut pas non plus afficher des résultats trop positifs qui pourraient nourrir des interrogations sur le bien-fondé de sa réforme. Il faut donc trouver le juste équilibre politique !  Cette année, 743.200 candidats se sont présentés à la session de juin 2019 du baccalauréat, soit 7 800 de moins qu’en 2018. Une baisse qui touche en majorité les séries générales (54%) mais aussi les séries technologiques (21%) et la voie professionnelle (25%).  Pour cette édition particulièrement mouvementée, marquée par des grèves de surveillance, de correcteurs, et par des fuites, 665.900 candidats ont été reçus à l’issue de la session de rattrapage. À noter que le taux de réussite des candidats au bac général est de 91,2% (soit +0,1 point par rapport à 2018), celui du baccalauréat technologique est de 88,1% (-0,8 point) et du bac professionnel de 82,3% (-0,3 point). Concernant la série générale, le taux d’admis augmente dans les séries ES (90,7%, +0,4 point par rapport à 2018) et L (91,6%, +0,9 point). Il est en légère baisse dans la série S (91,4%, -0,4 point). Parmi les candidats du bac technologique, la série STMG, de loin la plus grosse série, 85,3% des candidats sont admis (-0,8 point).

Les taux négatifs : les économistes dans le potage !

Les taux négatifs : les économistes dans le potage !

Le moins que l’on puisse dire, c’est que nombre d’économistes sont dans le potage vis-à-vis des taux d’intérêt  et des conséquences des taux négatifs. Normalement, l’épargne est rémunérée par un taux d’intérêt qui assure aux prêteurs de la récupération de  son placement voire davantage en fonction de l’inflation. Cette fois,  on propose aux épargnants de perdre d’entrée de l’argent lors de leur placement. Cette rémunération négative (un curieux concept économique) affaibli t aussi la rentabilité des banques et fragilise le système financier. Par ailleurs, le fait d’emprunter  à bon compte incite des Etats à lâcher la bride des équilibres budgétaires et à reporter à beaucoup plus tard le remboursement de leurs dettes. Ce que fait d’ailleurs la France qui renvoie maintenant au-delà de 2022 la perspective d’équilibre budgétaire. Certains économistes se félicitent de ces taux négatifs qui peuvent permettre d’emprunter davantage et financer des investissements à long terme, exemple la transition écologique. Mais cela peut aussi servir à financer le fonctionnement qui va augmenter la dette. Une augmentation de la dette financée le plus souvent par de nouveaux emprunts mais dont les taux d’intérêt risquent d’être nettement supérieurs à ceux d’aujourd’hui. Ce qui semble faire l’unanimité des experts, c’est que c’est situation ne pourra durer. Or pour l’instant les banques centrales n’envisagent nullement de relever les taux d’intérêt, bien au contraire elles réengagent presque toutes une politique accommodante pour soutenir une économie qui se tasse dangereusement. D’ailleurs elles n’ont pas de légitimité à augmenter les taux d’intérêt puisque l’inflation est plus que maîtrisée ; elle est même très inférieure aux objectifs. En cause évidemment, la faiblesse de la demande, donc le déséquilibre au détriment de l’offre qui pèse les prix. Un cercle très peu vertueux car dans le même temps, le pouvoir d’achat a tendance lui aussi à diminuer (notons que lorsqu’il augmente légèrement comme en France les consommateurs préfèrent plutôt épargner que de consommer justement en raison des incertitudes économiques et financières). Les taux négatifs qui permettent d’emprunter à bon compte constituent  une sorte de fausse monnaie ou de planche à billets qu’il faudra régler un jour lors des les ajustements. Des ajustements qui pourraient intervenir lors d’un crack immobilier ou monétaire par exemple. On objectera que ce n’est pas la première fois qu’on fait tourner la planche à billets pour relancer l’économie et ou boucher les trous budgétaires. Mais cela ne pourra pas durer et nécessairement se transformera en crise le moment venu. En attendant les experts, utiles bien entendus pour comprendre les phénomènes économiques, sont un peu dans le potage comme ils le sont traditionnellement à la veille des grandes crises. Des grandes crises, de type 2007 ou des années 30 que pratiquement qu’aucun expert n’avait prévu.

 

Des taux négatifs pour la France : vive la fausse monnaie !

 Des taux négatifs pour la France : vive la fausse monnaie !

 

Pour l’instant,  l’incertitude dans le domaine économique est tellement grande que les prêteurs préfèrent placer leur argent dans les obligations des états à taux négatifs. C’était le cas pour l’Allemagne, c’est maintenant le cas pour la France. Pour schématiser, on donne de l’argent à la France pour qu’elle emprunte encore davantage et cela via des taux négatifs. L’objectif visé est d’encourager les acteurs économiques à investir et à dépenser pour soutenir l’activité. Une politique développée notamment depuis la crise financière de 2008. D’une certaine façon,  les banques centrales ont fabriqué de la fausse monnaie en rachetant des actifs notamment d’État plus ou moins solides pour inciter à la dépense. Mécaniquement grâce aux taux bas, on  donne de manière artificielle un pouvoir d’achat supplémentaire aussi bien aux entreprises, qu’aux particuliers aux Etats. Ainsi la dette française pourrait diminuer d’environ 10 milliards en é ans ; Dune   façon générale, la plupart des pays fabriquent chaque jour de la fausse monnaie en dépensant bien davantage que leurs ressources budgétaires. Certes la plupart des emprunts correspondants seront honorés mais pas forcément un la même valeur de monnaie. L’inflation pourrait en effet passer par là. Pour l’instant, en raison de la faiblesse de l’activité générale l’inflation et très faible, la concurrence joue un rôle d’amortisseur. Le moment venu, il faudra régler les comptes notamment procédé à une vaste opération d’ajustement monétaire davantage en phase avec la richesse réellement produite. Si les banques centrales se montent aussi laxistes en matière de distribution monétaire c’est qu’elles  elles redoutent une crise économique profonde. Une crise économique liée à plusieurs facteurs.  le premier étant  sans doute la relative stagnation des revenus, ensuite le phénomène de dé consommations qui commencent à prendre, les entraves mises au commerce international du fait de la montée des nationalismes, une meilleure prise en compte de la problématique environnementale. Notons aussi dans la construction, le plafond de verre atteint certain logement. À 400 000 ou 600 000 euros voier bien davantage, la cible des acheteurs potentiels se réduit comme peau de chagrin et les logements se transforme  en objet de spéculation. En clair, les couches moyennes sont éjectées du marché et seul demeure des couches aisées mais forcément nettement moins nombreuse. D’où la tendance à transformer ses appartements en hôtel plutôt qu’en appartement de location. Autre champ de dépenses des ménages : le transport. Là c’est la grande interrogation sur l’évolution de l’offre et de la réglementation. D’où le succès de petites voitures de transition. Pour nombre de dépenses les ménages préfèrent attendre d’autant qu’elles imaginent certaines surprise (exemple hausse taxe foncière, hausse électricité et carburant). Ce qui est en jeu pas seulement en France c’est le risque de dépression. D’où cette attitude genéreuse (et laxiste) de a BCE, de la banque centrale américaine et des autres  qui lui emboitent le pas.

États-Unis : taux de chômage au plus bas et taux de pauvreté au plus haut

États-Unis : taux de chômage au plus bas et taux de pauvreté au plus haut

 

 

 

 

Le taux de chômage aux États-Unis serait au plus bas depuis 1970, dans le même temps  le taux de pauvreté atteint des sommets. En cause, le fait qu’on ne compte pas les chômeurs aux États-Unis de la même manière qu’en France. Certes la croissance est encore dynamique aux États-Unis. En tendance annuelle, elle se situait à 3,2 % et devrait atteindre au moins 2 % en fin d’année. Cette croissance crée dans des emplois. Ceci étant  les emplois d’aujourd’hui pour beaucoup sont très différents de ce qu’ils étaient il y a une cinquantaine d’années. En effet ce qui caractérise les Etats-Unis ce sont les petits boulots pour un grand nombre. Des temps partiels, d des contrats précaires, de petits jobs qui font descendre les statistiques du chômage mais qui créent  une grande misère sociale. Cette situation permet par ailleurs d’exercer une pression négative sur le niveau des salaires et sur les conditions de travail. Certes le niveau de chômage apparaît excessivement bas mais les inégalités et la pauvreté ne font que se développer. Ces bons chiffres économiques servent  aussi les objectifs de la banque centrale américaine qui ne veut pas relever ses taux et qui d’une certaine manière injecte dans l’économie de la fausse monnaie qui s’ajoute à celle de sa dette. On objectera que d’autres banques centrales s’inscrivent aussi dans cette philosophie. D’où sans doute un risque prochainement de crise financière internationale qui pourrait notamment éclater sur les nouveaux excès de l’immobilier.

 

La bataille des taux à la Fed ?

La bataille des taux à la Fed ?

Alors que la FED vient à peine de se prononcer pour la reprise d’une politique monétaire accommodante caractérisée par l’arrêt de la remontée des taux d’intérêt et par l’arrêt de la diminution du bila, l’inquiétude se nourrit d’indicateurs économiques qui montrent une certaine faiblesse mais aussi de l’inversion de la courbe des taux ;  c’est-à-dire de taux longs qui sont inférieurs à ceux des prêts de court terme, signe en général de la proximité d’une récession. Certains spéculent déjà sur la possibilité d’une diminution des taux. Une perspective soutenue par le président des États-Unis du fait d’un affaiblissement  de l’activité économique. Une santé encore satisfaisante mais qui s’est détériorée depuis plusieurs semaines en particulier en raison des problèmes de gestion des relations commerciales internationales avec la Chine qui font toujours l’objet d’une négociation. Parmi les indicateurs inquiétants, celui de l’inflation très loin de l’objectif des 2 %. Pour le moment, la Fed résiste à sept de effective du baisse des taux Larry Kudlow, le principal conseiller économique du président, a déclaré vendredi sur la chaîne de télévision CNBC que même s’il n’y avait “pas d’urgence”, la banque centrale devrait assouplir sa politique monétaire pour prévenir un ralentissement économique. Mais pas moins de cinq responsables de la Fed en 24 heures ont souligné la bonne santé de l’économie en estimant que la récente série d’indicateurs décevants ne devrait pas se prolonger. Par exemple, le président de la Fed de New York, John Williams, avait déclaré jeudi que l’économie était en “très bonne situation” et que la probabilité d’une récession en 2019 ou 2020 n’était “pas élevée”.“Je ne suis pas autant inquiet (…) que certains de mes collègues dans le privé”, avait-il dit. “Je considère encore la probabilité d’une récession cette année ou l’an prochain comme n’étant pas élevée par rapport à n’importe quelle autre année.”Jeudi également, le président de la Fed de St. Louis, James Bullard, avait lui aussi jugé prématuré de débattre de l’opportunité d’une baisse de taux, disant s’attendre à un rebond de l’économie. Les annonces de la Fed le 20 mars et ses prévisions montrant que ses responsables ne tablent plus sur aucune hausse de taux cette année alors qu’ils en prédisaient deux en décembre ont été suivies deux jours plus tard par une inversion partielle de la courbe des rendements obligataires, le rendement des emprunts d’Etat à dix ans devenant inférieur à celui des titres à trois mois, un phénomène qui précède généralement une récession.

Fin de la hausse des taux (FED)

 Fin de la hausse des taux (FED)

 

Comme il fallait s’y attendre, on s’oriente vers un affichage des taux suit à la décision officielle de la banque centrale américaine de laisser la situation en l’état jusqu’en 2021. La conséquence évidemment du net au tassement de l’activité économique internationale y compris aux ’États-Unis. La Fed a d’ailleurs ramené sa prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis pour cette année de 2,3% à 2,1% et la prévision d’inflation à 1,8% contre 1,9%. Le taux de chômage, lui, est attendu à 3,7%, légèrement au-dessus du niveau attendu il y a trois mois. Cette  décision de desserrement monétaire va évidemment influencer toutes les autres banques centrales et notamment la banque centrale européenne qui va suivre la même ligne (d’autant que la croissance dans l’union économique européenne ne devrait pas dépasser 1 % pour l’année en cours). La Fed va aussi renoncer au resserrement de sa politique monétaire y compris vis-à-vis de   la réduction de son bilan.  La banque centrale américaine, qui a réaffirmé son engagement à être “patiente”, ne table désormais plus que sur une seule hausse de taux d’ici 2021 et n’évoque plus la nécessité de resserrer sa politique monétaire pour prévenir une accélération de l’inflation. Elle a en outre précisé qu’elle allait ramener la diminution de ses avoirs en bons du Trésor à 15 milliards de dollars par mois à partir du mois de mai, contre 30 milliards mensuels actuellement. La réduction du bilan sera ensuite totalement interrompue à partir de septembre si la situation économique et monétaire évolue d’ici-là conformément aux prévisions. Ces annonces signifient que la Fed met à l’arrêt les deux moteurs du resserrement de sa politique monétaire afin d’adapter cette dernière au ralentissement de la croissance mondiale et à la dégradation de certains indicateurs économiques aux Etats-Unis. “Il pourrait s’écouler un certain temps avant que les perspectives en matière d’emploi et d’inflation plaident clairement en faveur d’un changement de politique”, a dit son président, Jérôme Powell, lors de la conférence de presse qui suit désormais chacune des réunions de politique monétaire.

Hausse des taux : le recul de la BCE

Hausse des taux :   le recul de la BCE

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, prépare l’opinion à l’alignement de la politique monétaire de la BCE sur celle de la Fed. Il pose la question centrale de savoir si le ralentissement est temporaire ou d’une plus longue durée. Évidemment personne n’en sait rien pas plus lui que d’autres et on ne peut même pas écarter l’hypothèse d’une récession notamment si une bulle devait éclater. Aux États-Unis, il semble maintenant convenu que la perspective de relèvement des taux est reportée dans le temps tant que l’activité ne sera pas davantage dynamique. Dans la zone euro, on avait aussi prévu un relèvement de taux auquel vraisemblablement on va renoncer au moins pour les six mois à venir voir au-delà. En clair la politique accommodante va continuer d’autant que la situation des banques n’est pas particulièrement reluisante. On parle même de nouvelles liquidités qui pourraient leur être accordé. Le possible successeur de Mario drag I à la BCE estime que la banque centrale dispose des moyens nécessaires pour faire face aux conséquences du ralentissement économique. Le problème c’est que l’arme des taux a déjà été utilisée. Le moment où la Banque centrale européenne (BCE) pourrait décider d’un premier relèvement des taux d’intérêt depuis la crise de 2008 dépendra donc de la durée du ralentissement économique à l’œuvre dans la zone euro, déclare le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, dans un entretien au quotidien El Pais de dimanche. La BCE a fait connaître son intention de maintenir ses taux directeurs à leur niveau historiquement bas au moins jusqu’à l’été mais le ralentissement économique a conduit les marchés à s’interroger sur ce calendrier.

REMONTÉE DES TAUX D’INTÉRÊT : DANGER MORTEL

REMONTÉE DES TAUX D’INTÉRÊT : DANGER MORTEL

 

La remontée des taux est sans doute le danger le plus grave pour l’économie internationale et en particulier pour l’Europe. Certes les déclarations  officielles tentent de minimiser le risque. Il n’y a guère que quelques experts vraiment autonomes mais aussi  la Banque des règlements internationaux (BRI),   »la banque centrale des banques centrales », pour s’inquiéter des conséquences de la montée de l’endettement sur l’activité future. Les taux bas ont en effet fait monter la dette, créer de véritables bulles, fragiliser le secteur bancaire. Mais la remontée de l’inflation alors que la croissance se tasse va inévitablement booster les taux. Exemple  à l’heure de la clôture européenne vendredi, le rendement des emprunts d’Etat américains à dix ans a touché un nouveau pic de plus de sept ans, à 3,246%. Le 30 ans américain a quant à lui atteint un plus haut depuis juillet 2014, à 3,412%. Dans la foulée, le taux du Bund allemand de même échéance a dépassé 0,58%, pour la première fois depuis le 18 mai. « Cinq années après le début de la crise financière, l’économie mondiale est loin d’avoir atteint les objectifs d’une croissance équilibrée », a estimé Stephen Cecchetti, responsable de la division économique et monétaire de la BRI, la banque centrale des banques centrales.  Au lieu d’une consolidation, l’institut d’émission de Bâle (nord de la Suisse) a identifié un certain nombre de « faiblesses structurelles » qui empêchent la mise en œuvre de réformes, a-t-il averti lors d’une conférence de presse téléphonique.  Face aux problèmes générés par la crise financière, qui a provoqué en 2008 l’effondrement de la banque américaine Lehman Brothers, et la crise des dettes publiques qui secoue depuis plus de deux ans la zone euro, les banques centrales ont joué le rôle de pompier, mais leurs capacités à secourir les Etats arrive à bout, a averti M. Cecchetti.  Il y des limites bien définies à ce que les banques centrales peuvent faire. Elles ne peuvent pas réparer les bilans, elles ne peuvent pas augmenter la productivité et elles ne peuvent pas placer la politique sur la voie de la pérennité », a insisté le spécialiste.  Dans son rapport annuel, la BRI, qui regroupe une soixantaine de banques centrales, explique que les instituts d’émission ont considérablement gonflé leurs bilans en rachetant notamment des obligations d’Etat.  L’ensemble des banques centrales ont ainsi vu leurs actifs bondir à 18.000 milliards de dollars (14.356 milliards d’euros), soit environ 30% du produit intérieur brut mondial (PIB), deux fois plus qu’il y a dix ans. La remontée de l’inflation, notamment dopée par le dynamisme de l’économie américaine risque de faire éclater certaines bulles. Pour parler simple, il va falloir rembourser avec des emprunts chers d’anciennes dettes consenties à des taux bas voire nuls. Ceci vaut pour les entreprises, les Etats et les particuliers. 

 

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