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PEL: les pleurs de la Banque de France pour réduire les taux

PEL: les pleurs de la Banque de France pour réduire les taux

 

Une nouvelle fois la Banque de France pleure sur l’exceptionnelle importance (!) des taux de l’épargne concernant notamment les plans d’épargne-logement. Avec des calculs de coin de table qui reposent sur une mobilisation théorique des encours, la Banque de France estime que ce plan d’épargne fait perdre entre 4 et 8 milliards à l’économie. Le scandale est en effet énorme puisque la rémunération des livrets A qui serait aussi concerné par la réduction des taux d’intérêt est actuellement de 1 % !

 

Officiellement ,sur un an, les prix à la consommation augmenteraient de 0,1 % en septembre 2020, après +0,2 % le mois précédent. Une inflation toutefois méthodologiquement très discutable car la crise a modifié considérablement la structure de consommation et les prix de l’alimentation sont loin d’avoir diminué ( les produits frais ont augmenté de 2,3 % en septembre). Notons aussi que pendant des années l’inflation a nettement dépassé le taux d’intérêt consenti aux épargnants. La Banque de France s’intéresse particulièrement au plan d’épargne logement nouveaux et surtout anciens (par rapport à 2016 ).

 

Le taux appliqué aux nouveaux PEL souscrits depuis 2016 est de 1%, «le coût effectif de la ressource pour les banques». Mais, selon la formule de la Banque de France, il devrait être de 0,3%. Si la rémunération de l’ensemble des PEL était fixée à 1%, ce sont quelque 6 milliards d’euros ((3,13%-1%)* 284,3) qui pourraient être injectés dans l’économie française, selon les calculs du Figaro. Et même 8 milliards d’euros ((3,13%-0,3%)* 284,3) dans le cas où l’on appliquerait le taux de 0,3% que la Banque de France juge souhaitable.

La Banque de France a particulièrement dans le viseur les PEL souscrits avant 2011, année où la révision annuelle de la rémunération des plans a été introduite. On en compte 3,7 millions (pour un encours total de 115,5 milliards d’euros) qui affichent une rémunération moyenne de 4,44% (en pondérant par l’encours). Autant de plans qui n’ont pas été concernés par la réforme de 2011. Si leur taux moyen était de 1%, comme celui appliqué depuis 2016, le gain pour l’économie serait de 4 milliards d’euros ((4,44%-1%)*115,5), selon la Banque de France.

 

Le superviseur financier se dit «préoccupé» par le coût du stock de PEL aux taux particulièrement élevés, qui «accroît le coût des ressources disponibles pour le financement de l’économie par les établissements bancaires». «Ces droits acquis pèsent sur le financement de l’économie française», déplore le gouverneur de la banque centrale François Villeroy de Galhau toujours très attentif aux intérêts des banques.

Daniel Cohen : « La crise se paye en taux bas »

Daniel Cohen : « La crise se paye en taux bas »

Le directeur du département d’économie de l’Ecole normale supérieure, était, avec le président de Renault Jean-Dominique Sénard, l’invité du Club de l’économie du « Monde », jeudi 22 octobre. L’économiste voit dans la crise sanitaire et ses effets une accélération du basculement des économies dans la société du numérique.

Daniel Cohen, spécialiste des dettes souveraines, estime que les Etats ne doivent pas s’inquiéter de la dette, mais des conséquences des taux bas et de la société numérique qui s’installe.

« Il faut bien distinguer un plan de sauvegarde des secteurs et des personnes qui sont en train d’être fracassés par la crise, et l’exercice qui consiste à se projeter dans le XXIe siècle et à réfléchir aux mesures qui peuvent être prises pour accompagner les mutations de la France dans ce monde nouveau qui nous attend (numérique, énergétique, social), et ne pas mélanger les deux.

Si on pense vraiment qu’il va y avoir un vaccin au cours de l’année prochaine et que, peut-être à la rentrée prochaine, les choses vont revenir à la normale, cela veut dire qu’on a une grosse année et demie de crise majeure. On peut se permettre d’être généreux pour accompagner au plus près les entreprises ou les personnes, avec des dispositifs les plus fins possible. »

« La crise se paye elle-même grâce aux taux d’intérêt très bas. De grands économistes parlaient déjà depuis plusieurs années de stagnation séculaire pour expliquer ce contexte de taux d’intérêt. Cette notion voulait simplement dire que les pressions inflationnistes qui avaient fait les beaux jours des années 1970 et 1980, après le choc pétrolier, étaient passées. L’inflation était le mal récurrent qui rongeait les sociétés au moment de la transition des sociétés industrielles des années 1960-1970 vers les sociétés postindustrielles des années 1980-1990. Cette transition s’est accompagnée d’une disparition de l’inflation. Parce que celle-ci est toujours liée aux salaires, au marché de l’emploi, et très rarement à la monnaie.

Nous sommes dans un monde tellement invertébré du point de vue des relations sociales (avec la perte de force du syndicalisme) qu’il rend presque impossible l’expression de l’augmentation des salaires. L’inflation va ailleurs. Dans le prix des actifs financiers, dans ceux de l’immobilier. Et même quand il y a des augmentations de salaire, les entreprises sont soumises à une pression compétitive internationale telle que la transformation de ces hausses de salaire en hausse de prix ne peut pas se produire.

En conséquence, tout ce que l’on a construit institutionnellement (des banques centrales indépendantes, avec pour seul objectif de maîtriser l’inflation) se trouve brutalement obsolète. On va finir l’année avec une inflation à zéro en France, selon les prévisions de l’Insee, et peut-être 0,3 % dans la zone euro. Cela rappelle les années 1930. A l’époque, le personnel politique était obsédé par l’inflation, notamment après le traumatisme de l’hyperinflation allemande en 1923, alors qu’on était en période de déflation.

Or, en situation de déflation, la politique monétaire n’est pas très efficace. C’est la politique budgétaire qui peut tirer l’activité économique. Ce n’est pas très grave de s’endetter, parce que la dette ne coûte rien à rembourser ou à refinancer (je parle des Etats, et non des entreprises). Dans la période de crise que l’on connaît aujourd’hui, il n’y a pas à s’inquiéter de cela pour l’instant. De ce point de vue, l’Etat a beaucoup plus de degrés de liberté qu’il n’en avait avant. »

« Si des retournements se produisaient, cela voudrait dire qu’on sortirait enfin de ce marasme. Mais attention, cela peut durer longtemps. Le XIXe siècle a été tout entier un siècle de déflation. Nous sommes dans quelque chose qui, à l’échelle de l’histoire, est peut-être une nouvelle manière de concevoir le rapport entre la dette, la politique publique et les déficits. »

« On reste marqué par l’expérience du XXe siècle, mais, en réalité, on est peut-être en train de connaître un capitalisme d’une nature tout à fait différente, plutôt celui du XIXe siècle, avec beaucoup de précarité, beaucoup de fragilité et beaucoup de difficultés à transformer en augmentations de salaires les gains de productivité qu’on observe un peu partout. C’est pour cela qu’on lit Dickens ou Marx. Il y a le récit d’une grande misère ouvrière, qui se fait pourtant au moment où le capitalisme est en train de connaître son heure de gloire. Il peut y avoir une déconnexion entre les deux. Je crois qu’on est en train de vivre une déconnexion de cette nature. »

La société numérique

« Il y a toujours eu des services, mais ils étaient en creux, portés par la dynamique de l’industrie. Ce n’est plus le cas. Il y a peu d’emplois dans l’industrie aujourd’hui, et le gros de nos consommations, des biens et des emplois réside dans le tertiaire. C’est une bonne nouvelle. Dans son livre Les Trente Glorieuses ou la révolution invisible, publié en 1979, Jean Fourastié expliquait que l’humanité avait cultivé la terre pendant des millénaires, avant de travailler la matière dans le monde industriel. Dans la société de services qui s’annonce, prévoyait-il, l’homme va travailler l’homme lui-même. C’est le grand espoir de la société humaine que de s’occuper les uns des autres.

Nos sociétés modernes ont besoin d’offrir la promesse à chacun de s’élever au-dessus de sa condition. Elles ne savent pas apaiser autrement les tensions sociales qui la traversent

Mais, contrairement à l’industrie ou à l’agriculture, une société de services ne génère pas de gains de productivité, c’est-à-dire qu’elle ne génère pas de croissance. La valeur du bien, c’est le temps que je passe avec le client ou le patient. C’était pour lui une bonne nouvelle, mais cela ne marche pas. D’abord parce que le capitalisme est une machine à chercher des gains de productivité partout, avec l’obsession récurrente de baisse des coûts. Puis, nos sociétés modernes, égalitaires ont besoin d’offrir la promesse à chacun de s’élever au-dessus de sa condition. Elles ne savent pas apaiser autrement les tensions sociales qui la traversent. C’est ce qui fait l’alliance entre le capitalisme et les démocraties modernes.

On voit depuis une dizaine d’années que la société numérique est en train d’offrir une solution à ce problème de croissance. Mais en faisant au fond la même chose que la société industrielle en son temps, c’est-à-dire en déshumanisant les relations sociales. La société industrielle était parvenue à créer de la croissance au XXe siècle grâce au travail à la chaîne. Substituer le travail des artisans par du travail à la chaîne avait été interprété comme une formidable déshumanisation.

Le Covid-19 est une crise sanitaire qui, a priori, n’a rien à voir avec ce dont on parle. En réalité, cette période est en train de se vivre comme une phase d’accélération des transformations de la société numérique. En rendant la société phobique aux relations de face à face, elle accélère exactement ce pour quoi la société numérique est faite et pensée : dispenser les gens du face-à-face et du présentiel. »

 

Taux d’intérêt bas : les risques

Taux d’intérêt bas : les risques

 

Olivier Klein, Directeur Général BRED, Professeur d’Économie à HEC ( opinion dans la Tribune) évoque le risque d’une politique de taux d’intérêt bas.( ( opinion dans la Tribune).

 

Lorsqu’une crise économique et financière très grave se produit, que les taux d’intérêt courts sont déjà proches de zéro et que l’on connaît une situation préalable de surendettement, les banques centrales mettent en œuvre des politiques monétaires non conventionnelles.  Avec, pour certaines, l’utilisation de taux d’intérêt négatifs et, pour toutes, la mise en place d’un Quantitative Easing (QE), afin de contrôler les taux long terme et les primes de risque (les « spreads ») des dettes publiques comme des dettes privées. Cela permet aux banques centrales, par leurs politiques conventionnelles comme non conventionnelles, d’amener les taux d’intérêt courts et longs à des niveaux très bas et d’empêcher les « spreads » de monter à des niveaux qui déclencheraient un enchaînement catastrophique de faillites par une montée brutale de l’insolvabilité. Les taux très bas jouent également favorablement directement sur la demande, comme sur la valeur des actifs patrimoniaux (immobilier et actions notamment), ce qui rétroagit positivement sur la demande et soutient le crédit.

Lors de ces crises, la politique monétaire, y compris non conventionnelle, a de facto notamment pour objet d’abaisser les taux d’intérêt nominaux en dessous du taux de croissance nominal. Ce qui aide clairement à relancer l’économie et facilite le désendettement en rendant la dette plus aisée à rembourser.

Alors, quel peut être le danger d’une telle politique monétaire qui protège l’économie contre une crise systémique et une profonde dépression ? Le risque vient d’une utilisation de la politique monétaire qui, de fait, est asymétrique. S’il est très utile et même indispensable que les banques centrales aient adopté ce type de politiques dans ce genre de situations, on assiste en réalité à une asymétrie problématique, car, lorsque la croissance est de retour avec une reprise notable du crédit, les banques centrales n’inversent que peu ou pas leur politique en n’augmentant pas ou trop peu leurs taux d’intérêt et en ne diminuant pas ou trop peu leur QE, c’est-à-dire la quantité de monnaie banque centrale.

La raison affichée dans la zone euro a souvent été que l’inflation encore trop basse, donc une cible d’inflation non encore atteinte, ce qui justifiait de maintenir une politique monétaire ultra accommodante. Mais l’inflation n’est-elle pas structurellement et non conjoncturellement très basse ? La politique monétaire peut-elle de ce fait la faire remonter ? Or, si la politique monétaire ne peut pas faire remonter une inflation fondamentalement très basse, il devient évidemment dangereux de continuer de mener une telle politique trop longtemps car elle maintient alors des taux d’intérêt inférieurs aux taux de croissance, donc des taux d’intérêt trop bas et ce trop longtemps. « Too low for too long ». Ce qui induit le retour d’un cycle financier, c’est-à-dire d’un endettement qui monte plus vite que la croissance économique, ce qui entraîne ainsi un nouveau surendettement, et le retour de bulles sur l’immobilier et/ou les actions.

Avec un effet de boucle, car l’endettement sert aussi à acheter ces actifs patrimoniaux, ce qui nourrit les bulles et rend possible le fait de s’endetter davantage. On augmente ainsi la vulnérabilité financière de l’ensemble de l’économie, avec des risques incorporés dans les bilans qui s’aggravent de plus en plus dangereusement :

1/ A l’actif des investisseurs financiers et/ou des épargnants

Ces cherchent à tout prix un peu de rendement, puisque les taux d’intérêt sont trop bas. Ils vont donc prendre de plus en plus de risque afin d’obtenir ce petit peu de rendement. Les primes de risque sont ainsi comprimées à leur tour de manière tout à fait anormale et évidemment dangereuse, car lorsque les bulles éclateront, les « spreads » n’auront tout simplement pas couvert le coût du risque avéré. L’actif des épargnants, comme l’actif des investisseurs financiers (qui travaillent pour les épargnants :(les fonds de pension, les assureurs, les fonds de placement, etc.), sont ainsi rendus vulnérables. Cela a conduit, avant la pandémie notamment, à une forte baisse historique des rendements des placements dans les infrastructures, à des « spreads » sur les dettes historiquement bas, à des niveaux de valorisation des entreprises en bourse ou en « private equity » très élevés, à des fonds de placement détenant de plus en plus d’actifs illiquides et/ou de maturité très longue, tout en assurant une liquidité quotidienne de ces mêmes fonds, etc.

2/ Au passif des emprunteurs

Ces derniers s’endettent trop dans ces conditions-là, ce qui entraîne des leviers trop élevés. Avec entre autres, des rachats d’actions par les sociétés elles-mêmes, notamment aux Etats-Unis. Les passifs deviennent ainsi eux-mêmes vulnérables. Ils sont vulnérables à une baisse des cash flows liés à un ralentissement de la croissance, aussi bien qu’une remontée des taux d’intérêt. Cela conduit ainsi à un risque accru d’insolvabilité.

La conjugaison des deux points ci-dessus provoque une croissance du nombre d’entreprises zombies, c’est-à-dire d’entreprises qui subsistent, mais qui ne sont pas rentables structurellement et qui feraient faillite avec des taux d’intérêt normaux. Ce phénomène contribue naturellement à une moindre efficacité de l’économie et à de moindres gains de productivité.

Le maintien de taux d’intérêt trop bas trop longtemps, alors que de tels taux ne sont plus nécessaires pour lutter contre une croissance insuffisante de l’économie et des crédits, installe donc une situation très risquée à long terme. Une asymétrie de la réaction de la politique monétaire peut ainsi conduire à une montée de l’instabilité financière et à une perte lente d’efficacité de l’économie avec une baisse des gains de productivité et, in fine, à une succession de crises financières. Telle était la situation pré-Covid.

La situation financière a ainsi tourné à la catastrophe au tout début du Covid, car la pandémie a produit une chute vertigineuse de la production, des contractions violentes de revenus et des cash-flows pour les entreprises, alors qu’elle est survenue sur un fond préalable de forte vulnérabilité financière.

Fin mars, la crise financière entraînée par le Covid était ainsi plus forte que celle de 2008-2009, avec une volatilité des actions deux fois plus grande, des spreads qui ont bondi, une liquidité, notamment des fonds de placement, qui était très problématique. Heureusement, les banques centrales ont répondu extrêmement rapidement : elles ont abaissé leurs taux lorsque c’était encore possible, aux États-Unis notamment, mais pas du côté européen parce qu’ils n’avaient pas remonté malgré la croissance revenue les années précédentes. Elles se sont mises également à acheter des dettes publiques et privées, y compris du « High yield », et parfois même des actions, en accroissant leur Quantitative Easing de façon considérable. Elles ont aussi adopté des mesures de réglage macro-prudentiel.

Les banques centrales ont ainsi permis à très juste titre de soulager en quelques semaines une situation financière catastrophique et ont soutenu les efforts des Etats en faveur de l’économie, grâce à une utilisation massive de la politique monétaire non conventionnelle. Mais la question qui se posera très vite est la suivante : Comment peut s’envisager la sortie d’une telle politique monétaire, lorsque la croissance sera revenue à un niveau satisfaisant, alors que l’endettement des Etats et des entreprises aura cru encore bien davantage ? Certes aujourd’hui la question centrale est de savoir comment sortir d’une crise économique inédite. Mais il faut malgré tout réfléchir dès à présent à la sortie à terme d’une situation exceptionnelle où les Banques Centrales auront à raison suspendu transitoirement la logique du marché, en assurant de façon délibérée et massive la liquidité des marchés et la solvabilité des Etats et, conjointement à l’action des Etats, en assurant également la solvabilité des entreprises, par le contrôle des taux d’intérêt et des « spreads ».

 

Première indication : il faudra en sortir très doucement. La situation sera en effet problématique, car à l’issue de la crise on connaîtra un surendettement de nombre d’entreprises, notamment parce qu’elles auront dû, et heureusement pu, financer leurs pertes, et un surendettement des nombreux Etats. En outre, il faudra faire face à des bulles sur les actifs patrimoniaux ; elles sont d’ailleurs déjà en train de gonfler fortement, aussi bien sur l’immobilier résidentiel que sur les actions. Si l’on remonte alors trop rapidement les taux notamment par un retrait mal calibré des QE, si l’on met fin hâtivement aux taux d’intérêts négatifs, cela peut avoir un effet désastreux sur l’insolvabilité privée et publique, et naturellement cela peut entraîner un risque de krach sur les marchés des actifs patrimoniaux, ce qui renforcerait l’insolvabilité générale. La sortie doit donc être très progressive.

Ajoutons que, si l’inflation revenait dans deux ou trois ans, cela poserait des questions très compliquées aux banques centrales. Devraient-elles maintenir la solvabilité des agents économiques au prix d’une inflation éventuellement incontrôlée ? Ou l’inverse ?

Mais, même si l’inflation ne réapparaissait pas, les banques Centrales devraient-elles poursuivre leur QE à l’infini, si les Etats et les entreprises volens nolens ne se désendettaient pas ? Ce serait au prix alors d’une instabilité financière structurellement accrue, tant en termes de surendettement que de bulles de plus en plus fortes, avec les dangers inhérents. Et au prix d’un aléa moral de plus en plus élevé, les emprunteurs, privés et publics, ne craignant plus les situations de surendettement. Au prix encore d’investisseurs comprenant qu’ils détiennent à tout jamais une option gratuite de la part des banques centrales les protégeant contre les krachs et qui seraient ainsi incités à sous pondérer durablement le prix du risque dans leurs calculs financiers. Au prix enfin d’une économie qui connaîtrait de plus en plus d’entreprises zombies, empêchant la destruction créatrice nécessaire à la croissance et entraînant une baisse durable des gains de productivité, donc, entre autres, freinant structurellement les augmentations de pouvoir d’achat non inflationnistes…

In fine, le risque d’une monétisation sans limite des dettes conduirait à une situation catastrophique de fuite devant la monnaie.

Première conclusion, pour conserver leur crédibilité, donc leur efficacité, y compris lors des crises systémiques, les banques centrales, pour que l’on ne tombe pas dans des crises de plus en plus fortes, violentes et potentiellement très dangereuses, doivent se prémunir d’une part contre le risque bien connu de fiscal dominance, mais aussi contre celui de financial market dominance ; c’est-à-dire qu’elles ne soient ni dominées par les Etats qui pourraient souhaiter une intervention ininterrompue des banques centrales pour « garantie » leur solvabilité, ni par les marchés financiers. Les banques centrales doivent en effet être dans une relation stratégique avec les marchés financiers. Mais elles ne doivent pas avoir peur de canaliser autant que possible vers des plages de fluctuation soutenables, voire de contrer, les représentations collectives et opinions moyennes des marchés. Alors même que les marchés demandent aujourd’hui toujours plus d’injections pour poursuivre leur dynamique haussière. Jérôme Powell, le Président de la Fed, disait d’ailleurs très justement récemment : « Le danger, c’est de rester coincé dans une zone où nous ne voulons pas être, sur le long terme. Ce que je redoute, c’est que certains veuillent que nous utilisions ces pouvoirs plus fréquemment, davantage que dans les seules situations de crise impérieuse ».

Seconde conclusion, à côté des politiques de banques centrales - qui doivent déjà réfléchir à la sortie ultérieure de leurs politiques ultra accompagnantes-, il est nécessaire de conduire des politiques budgétaires soutenables à moyen terme. Non à bref délai, en revanche, car il ne faut surtout pas provoquer d’austérité durant les prochaines années. Il faut également mener des réformes structurelles qui sont nécessaires pour augmenter le potentiel de croissance de chaque économie. Il s’agit là in fine de la meilleure façon de sortir du surendettement.

Cela inclut également des politiques favorisant le capital des entreprises. Nous aurons besoin, pour réduire l’excès d’endettement -sans réduire la croissance-, de beaucoup plus d’investissements en fonds propres et en quasi fonds propres (prêts participatifs, obligations convertibles…). Il faudra donc des mesures incitatives pour orienter l’épargne des ménages vers du capital plus à risque aussi bien que, notamment, des mesures visant le coût en capitaux propres prudentiels des banques et des assureurs pour ne pas rendre rédhibitoires leurs investissements en fonds propres des entreprises. Transitoirement, un système de garantie partielle étatique du capital investi pourra s’avérer nécessaire.

Les Banques Centrales ne peuvent en effet pas tout faire toutes seules et leur en demander trop peut s’avérer très dangereux, y compris pour leur efficacité, lorsque cela s’avérera à nouveau nécessaire.

(*) Par Olivier Klein, Directeur Général BRED, Professeur d’Économie à HEC

Crédit immobilier : des taux à la baisse

Crédit immobilier : des taux à la baisse

 

L’année 2020 sera également mauvaise pour l’immobilier, on prévoit une diminution pour l’avenir de l’ordre de 25 % des transactions. Évidemment la crise sanitaire a bloqué de nombreux de dossiers au départ , une baisse compensée en partie par une reprise après le déconfinement. Une sorte de phénomène de rattrapage car les banques ont eu plutôt tendance à augmenter les taux par crainte d’une bulle. Désormais devant la faiblesse des transactions, les banques recommencent depuis juillet à offrir des taux plus bas mais sur des périodes un peu plus courtes et de manière plus restrictive. Une politique qui va peser sur les candidats dont la solvabilité est fragile. Sans mesures de soutien spécifique au moins pour cette catégorie la chute des transactions immobilières pourrait être assez catastrophique.

 

Le taux moyen des crédits immobiliers a baissé en juillet, alors qu’il tendait à augmenter depuis le début de la crise, selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Le mois dernier, les taux des crédits immobiliers accordés par le secteur concurrentiel se sont en moyenne établis à 1,25% (1,03% sur 15 ans, 1,21% sur 20 ans et 1,47% sur 25 ans) contre 1,29% en juin (1,09% sur 15 ans, 1,27% sur 20 ans et 1,52% sur 25 ans). Un repli qui «a concerné toutes les catégories d’emprunteurs, même les plus modestes, quelle que soit la durée des crédits», souligne l’Observatoire.

 

Plus globalement, c’est une pause dans la tendance à la hausse des taux des crédits immobiliers depuis le début de la crise du virus au printemps. Entre février et juin, les taux sont passés, en moyenne, de 1,13% à 1,29%, toutes durées confondues. En effet, les banques ont d’abord «augmenté les taux des nouveaux crédits accordés afin de limiter les conséquences de la crise sur leurs équilibres financiers», explique l’observatoire. Mais, ces dernières semaines, elles ont «révisé à la baisse leurs barèmes (…) afin de soutenir la demande de crédits immobiliers».

 

 

Même si les taux se replient et restent ainsi proches de leurs plus bas niveaux historiques, cela ne signifie pas pour autant que les banques allègent tous leurs critères pour octroyer des prêts immobiliers. Ainsi, la durée moyenne des prêts octroyés a fortement baissé en juillet pour s’établir à 224 mois – un peu moins de 19 ans -, soit six mois de moins qu’en juin. «Le déplacement de la production vers des prêts de plus courte durée répond à la transformation des clientèles», commente l’observatoire.

BAC France: un Taux de réussite de 91,5% a-t-il encore un sens ?

BAC France: un Taux de réussite de 91,5% a-t-il encore un sens ?

Un taux de réussite qui a progressé de près de 14.points avec un succès de 91,5 %. Evidemment une satisfaction pour les élèves mêmes si certains ont bénéficié de l’effet du Coronavirus. Un effet qui s’est traduit par une modification de l’évaluation qui repose désormais surtout sur le travail continu de l’élève. La question est de savoir si le bac ne va pas s’orienter définitivement vers cette formule de contrôle continu.-Deuxième interrogation, celle concernant l’avenir d’un certain nombre d’élèves récompensés mais qui n’auront peut-être pas tout à fait le niveau poursuivre des études supérieures. Avec aussi le problème de la capacité des universités à accueillir autant de monde. Le taux d’admission au baccalauréat 2020, marqué par la crise du coronavirus, atteint cette année 91,5% avant rattrapage, soit 657.300 des 718.000 lycéens qui ont pu présenter des notes de contrôle continu pour toutes les épreuves obligatoires, a annoncé mardi le ministère de l’Education nationale.

“Au total, 657.300 candidats sont reçus à l’issue du premier groupe, soit 92.800 de plus qu’en juin 2019. Le taux d’admis à l’issue du premier groupe atteint 91,5%. Il est en hausse de 13,7 points par rapport à celui de juin 2019”, a précisé le ministère dans un communiqué.

Le nombre de candidats ajournés est de 19.700 candidats (2,7%, soit 5,2 points de moins qu’en juin 2019). Celui des candidats qui passeront les épreuves de rattrapage s’élève à 40.900, a-t-il ajouté.

Tourisme : taux d’occupation autour de 25% ?

Tourisme :  » taux d’occupation autour de 25% ?

Le taux d’occupation des activités de tourisme se limiterait autour de 35 % d’après les déclarations officielles le tourisme accuse « entre 30 et 40 milliards d’euros de pertes de recettes », selon Jean-Baptiste Lemoyne, invité du Grand journal du soir sur Europe 1, lundi. Et d’après le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, « le taux d’occupation des hôtels ne tourne qu’autour de 25% à 30% » aujourd’hui, preuve d’une reprise difficile.

Rien d’étonnant à cela puisque le confinement vient à peine d’être décidé pratiquement partout même s’il comporte encore quelques restrictions notamment pourrait les regroupements privés. Il est clair qu’en absence de consigne et de perspectives du calendrier les Français ont manifesté beaucoup d’attentisme avant d’envisager des déplacements et de consommer des prestations touristiques. Notons d’ailleurs qu’à l’intérieur même de l’Europe les décisions en matière de mobilité ne sont même pas encore homogènes

 

Pour l’heure, cinq semaines après le début du déconfinement et deux semaines après l’abrogation de la limitation des déplacements, certains acteurs retrouvent pourtant des couleurs. « Il y a un rattrapage très important dans les hôtelleries de plein air », assure le « monsieur Tourisme » du gouvernement, selon qui les réservations dans ce pan de l’industrie touristique sont « quasiment revenus au même niveau » que celui observé l’année dernière en juin. Les  »gîtes de France » ont eux aussi vu leurs réservations « multipliées par dix », sans qu’il ne précise les deux périodes prises en compte. Comprend évidemment que le secrétaire d’État par ailleurs complètement inconnu chargé du tourisme se veuille optimiste quant aux perspectives du secteur. Le problème n’est plus tellement celui des conditions du confinement maintenant maîtrisé par les professionnels mais celui de la clientèle potentielle. Celle-ci ne reviendra pas immédiatement et en bloc pour des raisons sanitaires sans doute est aussi encore quelques interrogation même non fondées. Notons surtout que les prestations touristiques notamment dans la restauration aussi dans l’hôtellerie perdue ne se retrouveront pas contrairement à d’autres productions plus matérielles qui elles éventuellement se rattrapent. La véritable sanction du secteur interviendra sans doute quand on fera le bilan de l’activité après l’automne c’est-à-dire vers septembre octobre. Là, on  pourrait plus s’apercevoir que nombre  d’entreprise, la plupart des PME n’auront d’autre solution que de se mettre en situation de défaillance. Une espérance toutefois on espère que les Français, ce qui est vraisemblable, orienteront davantage leur destination de vacances vers les lieux français. Mais il est probable aussi comme le démontrent certains sondages que nombre de touristes vont privilégier le logement familial.

Taux d’infection coronavirus :4 % de la population infectée ?

Taux  d’infection coronavirus :4 % de la population infectée ?

Autour de 4 % le taux d’infection de la population en France. Estimation  d’ailleurs assez approximative  compte tenu de l’ampleur des asymptomatiques. Les  échantillons de personnes testées manque encore de représentativité. Il conviendrait de tester beaucoup plus massivement pour affiner le taux d’infection dont certains affirment qu’il se situe à 3% autres à 10%.

Dans les zones les plus touchées, officiellement moins de 10% de la population a été infectée par le nouveau coronavirus, soit  en Île-de-France et dans le Grand Est, les deux régions les plus touchées en France, selon une étude publiée qui estime à 4,4% le chiffre au niveau national. Fin avril, l’Institut Pasteur avait publié les premières estimations de la contamination de la population française, prévoyant que 5,7% (marge d’incertitude entre 3 et 10%), soit 3,7 millions de personnes, auraient été contaminés au 11 mai.

Dans les résultats actualisés de cette modélisation, publiés mercredi dans la revue Science, le pourcentage est revu un peu à la baisse, à 4,4% (avec une marge d’incertitude entre 2,8 à 7,2), soit 2,8 millions de personnes au 11 mai. «Ce sont surtout les intervalles d’incertitude qui comptent: on était entre 3 et 10%, on est aujourd’hui entre 3 et 7%. Sur un plan purement épidémiologique cette variation ne change rien, on reste dans le même ordre de grandeur», a expliqué à l’AFP Simon Cauchemez, de l’Institut Pasteur.

Les chercheurs se sont penchés également sur la situation des deux régions les plus touchées par l’épidémie. Selon leurs estimations, 9,9% (marge de 6,6 à 15,7%) des habitants d’Ile-de-France auraient été contaminés au 11 mai et 9,1% (marge 6,0 à 14,6%) dans le Grand Est.

Dans tous les cas, le chiffre est très loin d’un niveau suffisant pour atteindre une immunité collective permettant d’éviter une deuxième vague sans mesures de contrôle de l’épidémie. «Il faudrait qu’environ 65% de la population soit immunisée pour que l’épidémie soit contrôlée par l’immunité seule», écrivent les auteurs. Par ailleurs ce concept d’immunité collective demeure encore très contestes dans la mesure notamment où on essaie pas si les anticorps protègent totalement et combien de temps

 

La faible part de population infectée est due au confinement lui-même, relève l’étude, selon laquelle le nombre moyen de personnes infectées par un cas est passé de 2,9 au niveau national avant le confinement à 0,67 à la fin.

L’étude estime d’autre part que 3,6% des personnes infectées ont été hospitalisées et 0,7% sont mortes avec des écarts très importants selon les âges (de 0,001% pour les moins de 20 ans à 10,1% pour les plus de 80 ans).

 

Baisse du taux de chômage au premier trimestre !!!

Baisse du taux de chômage au premier trimestre !!!

 

On se demande vraiment quel intérêt  on peut accorder aux chiffres du chômage calculé par l’INSEE en matière de chômage car les statistiques avancées n’ont aucune signification. Le Taux de chômage en France aurait diminué de 0,3 point au premier trimestre à 7,8%, une «baisse en trompe-l’œil» due au confinement de la deuxième quinzaine de mars, a concédé  jeudi l’Insee «sans que cela ne traduise une amélioration du marché du travail». Heureusement l’INSEE tempère ses propres chiffres mais l’institution statistique aurait pu se dispenser de toute évaluation quand on sait que la moitié des salariés du privé ont connu  le chômage partiel

«Cette baisse du taux de chômage résulte d’un fort recul du nombre de personnes sans emploi se déclarant disponibles ou en recherche active d’emploi pendant la période de confinement. La période de confinement a en effet fortement affecté les comportements de recherche active d’emploi (pour les personnes sans emploi dont le secteur d’activité privilégié est à l’arrêt par exemple), ainsi que la disponibilité des personnes (contrainte de garde d’enfant par exemple)», souligne l’Insee dans son communiqué.

 

«Sur la base des observations sur les 11 premières semaines du trimestre, on estime à -0,4 point l’effet du confinement sur le taux de chômage moyen du premier trimestre. Autrement dit, le taux de chômage qui aurait été observé au premier trimestre en l’absence de confinement aurait été quasi stable à 8,2%», précise l’institut qui ne se fonde pourtant sur aucun élément pertinent.

La BCE pour une solidarité des taux d’intérêt ?

La BCE pour une solidarité des taux d’intérêt ?

 

D’une certaine manière,  le gouverneur de la Banque de France réaffirme la nécessité d’une solidarité  européenne pour éviter une trop forte dispersion des taux d’intérêt qui pourrait jusqu’à mettre en défaut certains pays et au-delà bousculer la monnaie européenne. Certes il existe des mécanismes de prêt aux pays à des conditions d’intérêt avantageux mais les enveloppes notamment celle du MES paraissent encore sous- dimensionnées  par rapport aux enjeux. Inévitablement certains Etats, voire la plupart devront encore faire appel au marché financier. Pour certains dont les équilibres financiers sont déjà très fragiles, la facture des taux d’intérêt risque d’être difficilement supportable. En l’état actuel des choses, pour l’instant l’Allemagne se refuse à toute forme de mutualisation des dettes et emprunts.

La cour suprême allemande conteste même la légalité de la politique monétaire de la BCE notamment en matière de prêt et de rachat d’actifs. Pour assurer ces marché s, le gouverneur de la Banque de France également membre de la BCE réaffirme certains principes européens : “Nous ne permettrons pas à une dynamique de marché défavorable de conduire à des hausses de taux d’intérêt injustifiées dans certains pays, ce qui pourrait menacer la transmission fluide de notre politique monétaire commune”, a dit le gouverneur de la Banque de France dans un discours à l’université Bocconi de Milan.

“Pour dire les choses simplement, les rendements et les spreads ont de l’importance, même si nous ne visons pas des niveaux fixes”, a-t-il ajouté. Les rendements des emprunts d’Etat italiens sont sous tension depuis plusieurs semaines en raison de la montée des dépenses publiques liées à l’épidémie de coronavirus et des interrogations sur la politique de la BCE et la cohésion de la zone euro.

La BCE pour une solidarité des taux d’intérêt ?

La BCE pour une solidarité des taux d’intérêt ?

 

D’une certaine manière,  le gouverneur de la Banque de France réaffirme la nécessité d’une solidarité  européenne pour éviter une trop forte dispersion des taux d’intérêt qui pourrait jusqu’à mettre en défaut certains pays et au-delà bousculer la monnaie européenne. Certes il existe des mécanismes de prêt aux pays à des conditions d’intérêt avantageux mais les enveloppes notamment celle du MES paraissent encore sous- dimensionnées  par rapport aux enjeux. Inévitablement certains Etats, voire la plupart devront encore faire appel au marché financier. Pour certains dont les équilibres financiers sont déjà très fragiles, la facture des taux d’intérêt risque d’être difficilement supportable. En l’état actuel des choses, pour l’instant l’Allemagne se refuse à toute forme de mutualisation des dettes et emprunts. La cour suprême allemande conteste même la légalité de la politique monétaire de la BCE notamment en matière de prêt et de rachat d’actifs. Pour assurer ces marché s, le gouverneur de la Banque de France également membre de la BCE réaffirme certains principes européens : “Nous ne permettrons pas à une dynamique de marché défavorable de conduire à des hausses de taux d’intérêt injustifiées dans certains pays, ce qui pourrait menacer la transmission fluide de notre politique monétaire commune”, a dit le gouverneur de la Banque de France dans un discours à l’université Bocconi de Milan.

“Pour dire les choses simplement, les rendements et les spreads ont de l’importance, même si nous ne visons pas des niveaux fixes”, a-t-il ajouté. Les rendements des emprunts d’Etat italiens sont sous tension depuis plusieurs semaines en raison de la montée des dépenses publiques liées à l’épidémie de coronavirus et des interrogations sur la politique de la BCE et la cohésion de la zone euro.

États-Unis: taux de chômage à 20%

États-Unis:  taux de chômage à 20%

En quelques semaines on passera d’un taux de chômage de 3,5 % à 20 % au moins aux États-Unis. La preuve que la crise sanitaire provoque un véritable séisme économique outre-Atlantique. La croissance s’est écroulée de 5 % au premier trimestre et la chute sera encore plus importante pour le second. Le taux de chômage d’avril, qui sera publié vendredi, pourrait approcher les 20%, soit deux fois plus que ce qu’avait connu le pays au pire moment de la Grande récession de 2009, et rejoignant plutôt des niveaux de la Grande dépression des années 30.

Et certains économistes tablent sur 28 millions d’emplois perdus. En comparaison, 8,6 millions d’emplois avaient été perdus pendant les deux années de la crise financière mondiale.

La première vague de pertes d’emplois a touché les compagnies aériennes et les hôtels, puis les restaurants et les usines, les États ayant ordonné des fermetures. Et les écoles ont renvoyé les élèves chez eux.

La rapidité avec laquelle le marché du travail est passé de sa meilleure forme depuis 50 ans, à la pire situation de l’histoire récente, rend difficile toute comparaison, pour les statisticiens du département du Travail (BLS), qui réalisent ce rapport mensuel.

Le point de référence le plus proche pour la lecture des données sont les catastrophes naturelles, notamment « les ouragans, car ils ont tendance à être importants et à affecter des périodes ou des zones importantes », a expliqué à l’AFP la commissaire associée du BLS, Julie Hatch Maxfield.

« Il est désormais clair que l’économie a chuté beaucoup plus rapidement que prévu », a déclaré à l’AFP Diane Swonk, économiste en chef de Grant Thornton.

Coronavirus France : un taux de progression toujours inquiétant

Coronavirus France : un taux de progression toujours inquiétant

En valeur absolue, le nombre de nouveaux décès est toujours important mais c’est le taux de progression qui inquiète toujours avec une évolution de l’ordre de 15 %. Tant pour les décès que pour les infectés. Tant que le taux de progression d’infectés  n’aura pas baissé de manière significative, il ne faut pas compter maîtriser la crise. La France a recensé 319 nouveaux décès en milieu hospitalier dus au coronavirus au cours des dernières 24 heures, soit une hausse de près de 16%, ce qui porte le total à 2.314 décès, annonce samedi Santé publique France sur son site internet.

Le nombre de cas de contamination enregistrés s’élève désormais à 37.575 (+4.611 cas), soit une hausse de 14%.

Le nombre de personnes hospitalisées atteint 17.620 dont 4.273 cas graves

Angleterre : son taux directeur à 0,1%

Angleterre : son taux directeur à 0,1%

Comme la plupart des banques centrales, la banque d’Angleterre a procédé à une réduction de son taux directeur désormais pratiquement à 0 % (0,1%). Un geste certes symbolique puisque le taux précédent était de0, 25 % mais qui veut montrer la détermination de la banque à faire face à la crise financière bien sûr mais aussi à la crise économique. A lors que la banque centrale européenne–qui n’a pas modifié ses taux–annonce un plan de rachat d’actifs de 750 milliards pour l’ensemble de la zone euro, la  banque centrale britannique a décidé d’accroître son programme de rachat d’obligations de 200 milliards de livres (219 milliards d’euros environ) pour le porter à 645 milliards.

“Au cours des derniers jours, et comme sur un certain nombre d’autres marchés obligataires de l’économie avancée, les conditions sur le marché des emprunts d’Etat britanniques se sont détériorées car les investisseurs se sont repliés sur des instruments à plus court terme en guise d’alternatives aux réserves de la banque centrale, très liquides”, a déclaré la Banque centrale d’Angleterre.

“Le soutien à l’économie et au système de santé nécessitera des emprunts publics beaucoup plus élevés. En affichant sa volonté d’acheter de la dette d’Etat, la banque centrale fera en sorte que le marché puisse absorber ces émissions supplémentaires sans tensions excessive”, a-t-elle commenté.

 

La Fed: nouvelle baisse des taux et la BCE toujours paralysée

La Fed: nouvelle baisse des taux et la BCE toujours paralysée

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Alors que la BCE est paralysée par les contradictions internes des membres de la zone euro sur les conditions de la gestion monétaire et budgétaire de la crise, la Fed, elle, multiplie les gestes notamment pour annoncer une baisse surprise dimanche de 1 point des taux , les ramenant dans une fourchette comprise entre 0 et 0,25%. La BCE qui pourtant a affirmé son soutien théorique à l’économie n’a pas encore modifié une seule fois ses taux il s’agit certes d’un geste symbolique le plus souvent mais qui vise à signifier l’engagement d’une politique particulièrement accommodante pour sauver économie. En plus évidemment de cette modification , il y aura pour la FED des rachats d’actifs massifs. De l’ordre de 700 milliards de bons du Trésor et de titres hypothécaires. On est loin encore des intentions–d’ailleurs n’en officiellement exprimées– de la BCE. Globalement cela pourrait apporter un soutien de l’ordre de 1000 milliards à l’économie américaine. À comparer aux dégâts de la crise en Europe. Le montant du PIB  de la zone euro se monte à 12 000 milliards environ. En fourchette basse, il faut s’attendre à une stagnation de l’économie au lieu des 1 % prévus d’augmentation pour le PIB. Soit une perte de 120 milliards. Sans doute un chiffre très supérieur à évaluer avec la quadruple crise : crise sanitaire, crise de l’offre, maintenant crise de la demande et crise financière. L’attentisme de la présidente de la BCE Christine Lagarde s’explique car elle est écartelé entre l’orthodoxie des pays du nord  et la gestion beaucoup plus laxiste des pays du Sud de la zone euro .

« Les effets du coronavirus pèseront sur l’activité économique à court terme et présenteront des risques pour les perspectives économiques », précise la Banque centrale américaine dans un communiqué.

La Réserve fédérale a précisé qu’elle maintiendra les taux dans cette fourchette jusqu’à ce que la crise soit passée. Seule une participante, Loretta J. Mester, présidente de la Fed de Cleveland, a voté contre cette mesure, et s’est montrée favorable à une baisse moins forte des taux. En plus du geste fort de la Fed, celle-ci a participé à une action concertée au niveau mondial pour assurer que les liquidités seront suffisantes lundi.

La baisse des taux surprise a été prise alors que le comité monétaire habituel de la Fed, qui va se réunir mardi et mercredi, doit rassurer les marchés. Wall Street a connu jeudi sa pire journée depuis le krach boursier d’octobre 1987. C’est la deuxième fois depuis le début du mois de mars que la Fed abaisse ses taux en dehors de son comité monétaire habituel, ce qu’elle n’avait pas fait depuis la crise financière de 2008.

 

La Fed a par ailleurs annoncé l’achat de 500 milliards de dollars de bons du Trésor et de 200 milliards de dollars de titres hypothécaires. Face à l’affolement, elle avait abreuvé les marchés en liquidités toute la semaine, apportant plusieurs milliers de milliards de dollars, et avait renoué avec les rachats de dette américaine à travers les bons du Trésor. Le président Trump a salué immédiatement le geste de la Banque centrale qu’il n’a eu de cesse de critiquer ainsi que son président Jérôme Powell.

Coronavirus : « le taux de mortalité est de 1% maximum » ?

Coronavirus : « le taux de mortalité est de 1% maximum » ?

Il paraît difficile de comparer le Coronavirus avec la grippe classique. La différence concernerait surtout le taux de mortalité qui pourrait être autour de 1 % d’après des autorités américaines entre 2 à 3 % d’après des chiffres très approximatifs de l’OMS). Aujourd’hui il y a environ 3000 morts dus au Coronavirus alors  que la grippe dite classique entraîne plus de 600 000 morts par an  dans le monde. Le Coronavirus dont on dénombre plus de 95 000 cas confirmés et 3 200 décès dans le monde, se présente comme un syndrome grippal. Il est provoqué par un nouveau coronavirus SARS-CoV-2 apparu à Wuhan (Chine). Si la grippe est bien connue, de nombreuses inconnues subsistent sur le SARS-CoV-2, d’autant que les coronavirus saisonniers, qui n’entraînent que des rhinopharyngites banales, sont peu étudiés.

Le SARS-CoV semble se transmettre plus facilement que les virus grippaux et surtout entraîner plus de décès parmi les personnes atteintes, mais la grippe fait globalement plus de morts (jusqu’à 650 000 décès par an) car elle touche bien plus d’individus. Le ministre adjoint américain de la Santé, Brett Giroir, a estimé ce jeudi que le taux de mortalité du coronavirus était de 1% au maximum, et non de 3 à 4% comme le dit l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Contrairement à l’OMS qui base son estimation uniquement sur le nombre de cas confirmés, le responsable américain base la sienne en tenant compte des nombreux cas non détectés au niveau mondial.

 

« Actuellement, la meilleure estimation du taux de mortalité global du Covid-19 se situe entre 0,1% et 1% », a déclaré à la presse Brett Giroir. « C’est d’abord parce que de nombreuses personnes ne tombent pas malades et ne se font pas tester -ceci reflète ce qui se passe dans les pays à l’étranger. Donc pour chaque cas, il y en a au moins deux ou trois qui ne sont pas répertoriés », a-t-il expliqué.

 

Le taux de mortalité « pourrait certainement et est probablement plus élevé que celui de la grippe saisonnière », qui est d’environ 0,1% selon les services de santé américains, « mais il n’est vraisemblablement pas autour de 2 à 3% », a-t-il ajouté

 

Coronavirus: la Fed réagit avec une baisse de taux

Coronavirus:  la Fed réagit avec une baisse de taux

 

La baisse de taux décidés par la Fed constitue une réponse psychologique à la peur qui se répand dans l’économie et surtout sur les marchés financiers. Certes, les marges de manœuvre sont faibles. D’ailleurs la Fed a seulement baissé la fourchette de l’objectif de taux des “fed funds” de 50 points de base, à 1%-1,25%, un vote acquis à l’unanimité, précise l’institut d’émission dans un communiqué. Une baisse à caractère pédagogique pour montrer que la banque fédérale est prête à réagir encore

C’est la première fois depuis 2008, soit au coeur de la crise financière, que la Fed baisse ses taux entre deux réunions de politique monétaire, la prochaine étant prévue les 17 et 18 mars, ce qui souligne l’urgence de sa décision.

Une économie qui forcément comme toute l’économie mondiale sera atteinte par les conséquences du Corona virus. Vraisemblablement d’autres outils devront être utilisés par les gouvernements en particulier l’arme budgétaire. Il est vraisemblable que les préoccupations de déficit vont être mises sous le tapis en 2020. L’objectif premier est d’atténuer les conséquences néfastes du virus qui perturbe les processus de production et de distribution mais aussi provoque un tassement des consommations des ménages notamment en biens d’équipement.

“Les fondamentaux de l’économie américaine demeurent solides”, lit-on dans le communiqué de la Fed. “Toutefois, le coronavirus pose à l’économie des risques qui évoluent.”

Wall Street a vécu la semaine dernière sa pire semaine depuis la crise financière en raison de ces risques, certains intervenants de marchés craignant que le coronavirus ne précipite la première économie du monde vers une récession.

Les indices ont rebondi fortement lundi, soutenus par l’anticipation d’une action de la Fed. Ils ont d’abord hésité mardi après le communiqué de la banque centrale, évoluant sans tendance claire avant de s’orienter dans le rouge pour perdre autour de 1%.

En Europe, les indices de référence ont terminé dans le vert mais ont nettement réduit leurs gains après les annonces de la Fed, qui ont fait souffrir les valeurs bancaires.

La réaction a été nette du côté du dollar et des rendements des emprunts d’Etat américains, qui se sont retournés à la baisse.

Vers 17h30 GMT, le dollar cède 0,2% face à un panier de référence et le rendement des Treasuries à 10 ans perd cinq points de base à 1,04%, se rapprochant d’un plus bas historique à 1,03%.

Le fait que la Fed a échoué à rassurer les marchés est encore plus net sur l’or, valeur refuge par excellence, qui prend près de 3% à 1.633 dollars l’once

Peu de temps avant l’annonce d’une baisse de taux, le président de la Fed, Jerome Powell, avait participé à une conférence téléphonique rassemblant les ministres des Finances et banquiers centraux des pays du G7, à l’issue de laquelle ils ont publié un communiqué dans lequel ils se disent prêts à prendre toutes les mesures de soutien nécessaires.

La Fed discute activement avec les autres banques centrales, a-t-il ajouté, laissant entendre que d’autres instituts d’émission pourraient annoncer rapidement des mesures similaires.

La FED maintient ses taux

La FED  maintient ses taux

Finalement comme la plupart des banques centrales, la Fed a décidé de ne rien changer pour l’année en cours au motif qu’il n’y a pas de signe suffisant d’affaiblissement de l’économie même si la centrale américaine reconnaît un tassement notamment de la consommation des ménages. Comme dans la plupart des autres régions, l’industrie manufacturière est aussi à la peine. Cependant il n’y a pas d’urgence car l’inflation est contenue aux États-Unis autour de 1,5 % un objectif de 2 %.

Le taux directeur reste donc inscrit dans une fourchette comprise entre 1,5 et 1,75%. Des taux que le président américain juge excessif pour redonner du souffle à la croissance américaine. La décision a cependant été unanime au sein des membres du comité monétaire de la Fed, qui estime que cette politique monétaire doit notamment permettre à l’inflation de revenir à son taux cible de 2%, alors qu’elle est actuellement inférieure. L’inflation annuelle aux Etats-Unis était de 1,5% en novembre, selon l’indice PCE, le plus suivi par la Fed pour mesurer l’évolution des prix. Seul le secteur manufacturier est en récession, victime de la guerre commerciale avec la Chine. Sur ce front toutefois, la trêve consécutive à l’accord signé le 15 janvier par les deux puissances économiques apporte un vent d’optimisme sur les marchés. Mais alors que le Fonds monétaire international (FMI) prévoyait une reprise de la croissance mondiale cette année, les perspectives mondiales sont désormais assombries par l’épidémie du nouveau coronavirus, qui a fait plus de 130 morts en Chine. «Le coronavirus introduit une nouvelle forme d’incertitude. (…) Les ruptures dans la chaîne d’approvisionnement mondiale peuvent être importantes», a ainsi indiqué à l’AFP Diane Swonk, économiste en chef pour Grant Thornton. «Il est encore trop pour agir mais la Fed doit montrer qu’elle regarde cela de près», a-t-elle ajouté. Pour l’économiste Joel Naroff, le coronavirus influencera les décisions de la Fed «si cela affecte durablement les marchés et s’il y a des signes clairs de ralentissement de l’économie».

Quel taux de croissance pour réellement créer des emplois ?

Quel  taux de croissance pour réellement créer des emplois ? 

Évidemment la plupart des grands médias reprennent  sans guère d’analyse les chiffres des organismes gouvernementaux qui annoncent une baisse de chômage record en 2019. De quoi s’interroger car  il n’y a pas si longtemps on considérait en général il fallait de l’ordre de 1,5 % de croissance pour commencer à réellement créer des emplois. Pour cela pour tenir compte notamment de l’augmentation de la productivité  qui peut approcher 1 % par an. La croissance doit  donc être supérieure à ses gains de productivité pour que les entreprises embauchent . Pour évaluer réellement la situation du chômage, il  faut évidemment aussi tenir compte de l’évolution du nombre d’actifs dont le nombre de jeunes arrivant sur le marché et le nom de seniors  continuant de travailler.

Il est clair aussi que le chiffre d’évolution de la productivité représente une moyenne donc avec une certaine dispersion et dont les effets peuvent varier dans le temps de manière positive ou négative selon que les embauches et les licenciements seront anticipés  ou retardés . Curieusement alors que la croissance s’ est plutôt effondrée avec seulement 0, 2 % de croissance au  quatrième trimestre 2019 , les organismes officiels du gouvernement annoncent  une diminution du nombre de chômeurs.

On ne peut sans doute nier qu’il existe dans certains métiers une certaine tension caractérisée notamment par un manque de qualification. Pour autant , globalement le  nombre d’inscrits à pôle emploi renoncent  tout simplement à figurer sur les listes de cet organisme car convaincus qu’il ne pourra jamais leur offrir la moindre possibilité de travail. Il y a d’ailleurs longtemps que la plupart des entreprises ne passent plus par pôle emploi pour leurs besoins de main-d’œuvre.

Il faut cependant observer  aujourd’hui qu’il faut  moins de croissance pour faire baisser le taux de chômage que dans les années 1980 du fait de l’écroulement de l’industrie et du fait que  le secteur des services réalise beaucoup moins de gains de productivité.

Epargne- Baisse taux du Livret A: lamentable attaque contre les petits épargnants

Epargne- Baisse  taux du Livret A: lamentable attaque contre les petits épargnants

 

 

La baisse du niveau de la rémunération du livret A témoigne à  l’évidence que le pouvoir est un zélé serviteur des intérêts financiers. Notons que cette baisse fait passer la rémunération de 0, 75 % à 0,50 % et  intervient au moment où l’inflation remonte et passe à 1,5 % en 2019. L’objectif est bien évidemment d’orienter l’épargne vers les produits risqués  des banques et des assurances afin d’alimenter encore un peu plus la spéculation des marchés financiers devenus fous. Une spéculation complètement déconnectée du niveau de l’activité et des profits réels. En tout cas pour les petits épargnants , c’est une perte assurée de 1 % sur l’épargne des petits porteurs de livrets. On ne fera croire à personne que les plus aisés  utilisent le livret A pour sécuriser leur épargne.

Ce sont les petites et moyennes catégories qui utilisent ce type d’épargne . Cette baisse aura des les effets sur toute l’épargne et pas seulement sur le livret A. Sa justification par l’aide au développement du logement social est une escroquerie .( 100 à 300 millions d’économies d’ailleurs très théoriques compte  tenu des taux d’emprunt nuls). En fait , il s’agit d’une tentative supplémentaire de mettre la main sur cet extraordinaire épargne qui représente près de 300 milliards d’euros pour 55 millions de livrets. Son succès ne se dément pas, avec une collecte nette de 13,63 milliards d’euros entre janvier et octobre 2019, selon les dernières données de la Caisse des dépôts. Au total, l’encours du Livret A s’élève à 297,4 milliards d’euros, c’est 6% de plus qu’il y a un an à la même époque. Si l’on ajoute le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), les encours gonflent à 408,2 milliards d’euros (+5,7% sur un an).

Le taux du Livret A sera donc abaissé de 0,75% au plancher de 0,50% en février, annonce le ministre de l’Economie Bruno Le Maire dans un entretien publié mercredi soir sur le site du Parisien. Le gouvernement suit ainsi à la lettre la recommandation de la Banque de France qui se base sur une formule tenant compte du niveau des taux d’intérêt et de l’inflation et dont le plancher a été fixé à 0,50%.

Alors que le taux de rémunération du Livret A – destiné notamment au financement du logement social – est gelé depuis août 2015 à 0,75%, le ministre de l’Economie estime qu’il aurait été “irresponsable et incohérent” de le maintenir plus longtemps à ce niveau. “Incohérent par rapport à notre politique de diversification des placements. Et irresponsable pour les milliers de Français qui attendent un logement social”, souligne Bruno Le Maire qui ne manque pas de culot ! . “Ce nouveau taux permettra en effet de construire 17.000 logements sociaux supplémentaires et d’en rénover 52.000 chaque année”, souligne-t-il. Une escroquerie, car les organismes sociaux type HLM ne manque guère de trésorerie, pour preuve l’État a déjà pompé 1,5 milliards sur les ressources des HLM.  La rémunération du Livret d’épargne populaire (LEP) passera quand à elle de 1,25% actuellement à 1%, précise le ministre. Tous les plans d’épargne populaire sont visés par la baisse de rémunération.

Baisse taux du Livret A: lamentable attaque contre les petits épargnants

Baisse  taux du Livret A: lamentable attaque contre les petits épargnants

 

 

La baisse du niveau de la rémunération du livret A témoigne à  l’évidence que le pouvoir est un zélé serviteur des intérêts financiers. Notons que cette baisse fait passer la rémunération de 0, 75 % à 0,50 % et  intervient au moment où l’inflation remonte et passe à 1,5 % en 2019. L’objectif est bien évidemment d’orienter l’épargne vers les produits risqués  des banques et des assurances afin d’alimenter encore un peu plus la spéculation des marchés financiers devenus fous. Une spéculation complètement déconnectée du niveau de l’activité et des profits réels. En tout cas pour les petits épargnants , c’est une perte assurée de 1 % sur l’épargne des petits porteurs de livrets. On ne fera croire à personne que les plus aisés  utilisent le livret A pour sécuriser leur épargne. Ce sont les petites et moyennes catégories qui utilisent ce type d’épargne . Cette baisse aura des les effets sur toute l’épargne et pas seulement sur le livret A. Sa justification par l’aide au développement du logement social est une escroquerie .( 100 à 200 millions d’économies d’ailleurs très théoriques compte  tenu des taux d’emprunt nul). En fait , il s’agit d’une tentative supplémentaire de mettre la main sur cet extraordinaire épargne qui représente près de 300 milliards d’euros pour 55 millions de livrets. Son succès ne se dément pas, avec une collecte nette de 13,63 milliards d’euros entre janvier et octobre 2019, selon les dernières données de la Caisse des dépôts. Au total, l’encours du Livret A s’élève à 297,4 milliards d’euros, c’est 6% de plus qu’il y a un an à la même époque. Si l’on ajoute le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), les encours gonflent à 408,2 milliards d’euros (+5,7% sur un an).

Le taux du Livret A sera abaissé de 0,75% au plancher de 0,50% en février, annonce le ministre de l’Economie Bruno Le Maire dans un entretien publié mercredi soir sur le site du Parisien. Le gouvernement suit ainsi à la lettre la recommandation de la Banque de France qui se base sur une formule tenant compte du niveau des taux d’intérêt et de l’inflation et dont le plancher a été fixé à 0,50%.

Alors que le taux de rémunération du Livret A – destiné notamment au financement du logement social – est gelé depuis août 2015 à 0,75%, le ministre de l’Economie estime qu’il aurait été “irresponsable et incohérent” de le maintenir plus longtemps à ce niveau. “Incohérent par rapport à notre politique de diversification des placements. Et irresponsable pour les milliers de Français qui attendent un logement social”, souligne Bruno Le Maire. “Ce nouveau taux permettra en effet de construire 17.000 logements sociaux supplémentaires et d’en rénover 52.000 chaque année”, souligne-t-il. Une escroquerie, car les organismes sociaux type HLM ne manque guère de trésorerie, pour preuve l’État a déjà pompé 1,5 milliards sur les ressources des HLM.  La rémunération du Livret d’épargne populaire (LEP) passera quand à elle de 1,25% actuellement à 1%, précise le ministre. Tous les plans d’épargne populaire sont visés par la baisse de rémunération.

 

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