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Tension sur les taux : en cause l’Iran et le pétrole

Tension sur les taux : en cause l’Iran et le pétrole

 

 

Si les taux se sont surtout tendus pour les pays financièrement fragiles, il n’empêche que cette tension affecte presque toutes les zones. En cause évidemment les risques relatifs à la décision de Trump de se retirer de l’accord nucléaire iranien, risques qui vont sérieusement rafraichir le climat des affaires. Aussi parallèlement et de manière aussi systémique, on constate la  montée des cours. Le pétrole montre du fait du déséquilibre offre demande, il a atteint un record lundi depuis 2014. Il monte aussi parce qu’on craint une réduction en provenance de l’Iran aussi du Venezuela récemment frappé par des sanctions américaines. D’autres matières premières voient leurs cours grimper comme le pétrole. Du coup, le ‘ hypothèse d’uen reprise de l’inflation n’est plus à exclure d’où l’anticipation par les marchés sur les taux.  Dans ces circonstances, les investisseurs ont préfèrent  bouder les actifs risqués, parmi lesquels les taux d’emprunt des pays jugés les moins solides de la zone euro. « Il y a une aversion au risque dans le marché obligataire. C’est un marché axé sur la qualité et qui vend tout ce qui est à risque », a commenté pour l’AFP Eric Vanraes, un gérant obligataire de la banque suisse Eric Sturdza. Pour ce spécialiste, « ce qui est regardé aujourd’hui, ce sont les annonces de Donald Trump sur l’Iran, car il y aura deux conséquences très importantes sur le pétrole et sur le niveau du dollar ».

BCE : la fin du programme de rachat … et hausse des taux

  • BCE : la  fin du programme de rachat … et hausse des taux

 

En depit du ralentissemenet de la croissance au premier trimestre, les perspective de croissance et d’inflation paraissent satisfaisantes pour permettre de sortir de la politique accommandante de la BCE, au moins progressivement. Première mesure significative l’arrêt du rachat d’actifs d’ici la fin de l’année. La seconde mesure pouraiat concerner les taux  dans le milieu de l’année “La fin des achats nets d’actifs d’ici la fin de cette année me semble un scénario réaliste et approprié au vu des perspectives de croissance et d’inflation”, a déclaré Vitas Vasiliauskas, membre du conseil des gouverneurs de l’institution monétaire  qui est gouverneur de la banque centrale lituanienne. Dans un autre entretien publié dans le Handelsblatt, il a dit qu’il était vraisemblable que les achats d’actifs s’arrêteraient à la fin de l’année, après “une période de transition”. Dans son interview au Börsen-Zeitung, il ajoute que les anticipations de marché sur une première hausse de taux de la BCE entre six et neuf mois après la fin des achats d’actifs sont “logiques et appropriées.” “Nous continuons d’anticiper une croissance solide et généralisée”, a-t-il dit. “Nous devons attendre jusqu’en juin pour voir ce que nous dirons nos nouvelles projections”, a-t-il poursuivi en référence aux prochaines projections économiques de la BCE. “Mais, il n’y a aucune raison de dramatiser la situation actuelle. Ce n’est certainement pas la fin de la reprise.” Reste à savoir si d’uen part les sanctions douanières américaines et la dénonciation de l’accord nucléaire iranien ne vont pas jeter un sérieux coup de froid sur le climat des affaires et sur la croissance mondiales.

 

Fed : maintien des taux

Fed : maintien des taux

Pas d’augmentation de taux mais le constat que l’inflation est maintenant suffisante pour la justifier prochainement. Les taux seront maintenus pour l’instant dans la fourchette de 1.5% à 1.75%. Le prochain tour de vis devrait intervenir début juin du fait que l’inflation atteint maintenant son objectif fixé à 2%  voire va le dépasser.  Des statistiques publiées lundi ont montré que l’indice PCE de l’inflation, mesure privilégiée par la Fed pour le coût de la vie, avait augmenté de 1,9% en mars sur un an, se rapprochant ainsi de l’objectif de la banque centrale après des années de faibles pressions sur les prix. La banque centrale prévoit à ce stade deux autres relèvements de taux cette année, mais ses responsables sont de plus en plus nombreux à ne pas en exclure trois. Les investisseurs attendent un nouveau resserrement dès la prochaine réunion monétaire des 12 et 13 juin. Le rythme des hausses de taux a accéléré depuis le début du cycle de resserrement en décembre 2015. La banque centrale n’a relevé ses taux qu’une seule fois en 2016 puis à trois reprises l’an dernier sur fond de renforcement de l’économie et du marché du travail. La croissance a ralenti à 2,3% au premier trimestre, confirmant une tendance observée ces dernières années, et les créations d’emplois ont décéléré en mars mais l’activité devrait accélérer de nouveau dans les prochains mois, grâce en partie aux baisses d’impôts et aux mesures budgétaires de l’administration Trump. L’économie américaine vit sa deuxième plus longue phase d’expansion depuis la Deuxième Guerre mondiale. Le taux de chômage est à un plus bas de 17 ans de 4,1%, sous la définition du plein emploi retenue par la Fed, et les salaires semblent évoluer plus favorablement après une longue période de stagnation.

 

 

Livret A : hausse de collectes…pas des taux

Livret A : hausse de collectes

 

La collecte sur le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS d’épargne défiscalisés est repartie à la hausse après avoir reflué à 1,29 milliard en février (contre 3,90 milliards en janvier). Un collecte qui dont le cours représente 400 milliards. Un  réservoir financier dans lequel l’Etat et les collectivités en général  piochent pour boucher les trous par exemple pour le financement du logement. Reste à savoir si cela va durer. En effet depuis des mois les lobbies financiers militent pour une rémunération en dessous l’inflation. Ce sera officialisé avec la réflexion en cours à Bercy qui prévoit un plancher à 0.75% qui sera souvent un plafond.  Sur les trois premiers mois de 2018, la collecte  dépasse celle de l’an passé à la même période (7,4 milliards contre 6,9 milliards), 2017 ayant été la meilleure année pour le livret A depuis le dernier relèvement de son plafond, en 2013. En mars, pour le seul Livret A, les dépôts ont dépassé les retraits de 1,72 milliard d’euros tandis que la collecte du LDDS a atteint 470 millions d’euros. L’encours total des deux livrets, avec les intérêts capitalisés, atteint 383,3 milliards d’euros en mars (278,1 milliards pour le Livret A et 105,3 milliards pour le LDDS), contre 381,1 milliards en février. Il s’élevait à 367,8 milliards fin mars 2017 et à 376,0 milliards en fin d’année dernière. Le gouvernement a annoncé la semaine dernière une nouvelle méthode de calcul du taux du Livret A. Présentée comme plus simple et mieux adaptée aux conditions économiques, cette formule, si elle était mise en œuvre aujourd’hui, ferait passer la rémunération du produit d’épargne le plus populaire sous le niveau de l’inflation. Le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire a également confirmé que le taux de rémunération du Livret A resterait gelé à 0,75% – un niveau historiquement bas auquel il est fixé depuis août 2015 – jusqu’en 2019, comme annoncé à l’automne. A ce niveau, le rendement réel du Livret A est déjà négatif, puisque l’inflation hors tabac s’est établie à +1,3% sur les douze mois à fin mars, mais il reste très compétitif face à celui d’autres produits financiers moins liquides et faisant l’objet d’une taxation.

Mobilisation SNCF : des taux moyens sans signification

Mobilisation SNCF : des taux moyens sans signification

 

 

Sil est exact qu’on assiste à un tassement de la mobilisation générale à la SNCF, par contre la communication en gros sabots de la direction explique mal pourquoi il y a si peu de trains ; La mobilisation génarale serait de plus en plus faible et atteindrait moins de 18% alors que 60 à 70% des trains sont annulés ; La raison est simple, il suffit d’examiner les taux de grévistes par catégorie. La mobilisation continue effectivement de baisser à la SNCF. Au premier jour du cinquième épisode du mouvement social, le taux de grévistes était  de 17,45%, annonce la direction, lundi 23 avril. Soit moins d’un salarié sur cinq. C’est la deuxième fois que ce taux tombe sous la barre des 20% : il était de 19,8% lors du dernier épisode de grève, mercredi 18 avril. En comparaison, le taux de grévistes était de 33,9% mardi 3 avril, au premier jour de la mobilisation. Mais  La mobilisation est néanmoins toujours particulièrement forte parmi les conducteurs, dont 62,6% sont en grève, lundi. Parmi les autres personnels indispensables à la circulation des trains, il y a aussi 48,7% de grévistes chez les contrôleurs et 24,4% chez les aiguilleurs Si près de 63% des conducteurs sont déclarés grévistes cela signifie qu’ils sont en fait environ 85% en comptant les conducteurs en repos. Une mobilisation tout à fait exceptionnelle après la cinquième vague de grèves. Or la com.  assez bateau des énarques de la SNCF joue sur des moyennes qui n’ont pas grande signification et grand intérêt. Comme leur gestion d’ailleurs qui a conduit l’entreprise dans une impasse financière. Bref la gestion à la mode Pepy et à son entourage d’énarques.

La menace de la remontée des taux

La menace de la remontée des taux

 

La semaine dernière on a assisté à une vive remontée des cours de matières premières qui anticipent une remontée de l’inflation. Hier on a constaté que cet préoccupation de inflation favorisait la hausse des rendements de Treasuries  Sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à 10 ans évolue à 2,9864% après avoir frôlé plus tôt dans la journée les 3%, un seuil qui n’a pas été atteint depuis plus de quatre ans et qui est perçu comme critique par beaucoup d’investisseurs, puisqu’il pourrait entraîner des arbitrages en faveur d’obligations rendues plus attrayantes que les actions. La tendance est la même en Europe où le dix ans allemand a atteint 0,639%, un plus haut depuis six semaines, et l’OAT de même échéance est montée à 0,865%. Le mouvement de vente sur les obligations souveraines de longue échéance s’explique par la vive remontée la semaine dernière des prix du baril, à des plus hauts depuis fin 2014, et des cours des métaux de base.   La hausse des matières premières semble se confirmer sur long terme même si on enregistre des mouvements de yo-yo mais sur une tendance haussière ce qui témoigne de la bonne tenue de la croissance. Une crainte toutefois une remontée significative de l’inflation (et des taux d’intérêt). Ce qui mécaniquement fait aussi remonter les rendements obligataires (et inversement)  mais pourrait aussi alimenter les demandes de hausse de pouvoir d’achat. Sur le marché pétrolier, le Brent a atteint 74,957 dollars le baril, un niveau sans précédent depuis novembre 2014, porté par la baisse des stocks aux Etats-Unis et par les informations de Reuters selon lesquelles l’Arabie saoudite souhaiterait voir les cours atteindre 80 voire 100 dollars. Aux Etats unis le baril atteint 68,900 dollars. Les matières premières tendanciellement en hausse sont évidemment de nature à alimenter les tensions inflationnistes, ce qui favorise la remontée des rendements obligataires.

Livret A : 0,5% taux plancher ou plafond ?

Livret A : 0,5% taux plancher ou plafond ?

Officiellement le ministre de l’économie annonce que le futur taux du livret A sera la moyenne de l’inflation et des taux d’intérêt mais sans jamais descendre sous les 0.5%. La question est de savoir si ce taux de 0.5% sera un plancher ou un plafond car on sait que les banques, la banque de France ou la caisse des dépôts militent pour un abaissement du taux du livret A peu rémunérateur pour les établissements financiers. Par ailleurs, on sait aussi que le taux est actuellement bloqué à 0.75% jusqu’en 2020. Après 2020, le gouvernement aura le temps de changer de position. Bref pour l’avenir le livret A serait mieux rémunéré d’après le ministre mais en attendant, il restera bloqué. Le ministre de l’Economie et des Finances a déclaré qu’il souhaitait « une règle beaucoup plus simple de calcul de ce taux, ce sera la moyenne du taux d’inflation et des taux d’intérêt« . Et il y aura un taux minimum « absolu« . « Quelle que soit la situation des taux, quel que soit le niveau de l’inflation, la rémunération du Livret A ne baissera jamais en dessous de 0,5%. Nous nous étions engagés avec le Premier ministre à ce que le taux reste bloqué à 0,75% pour les deux prochaines années : cet engagement sera tenu », a-t-il insisté dans une interview sur BFMTV. En novembre dernier, le gouvernement a en effet décidé de geler le taux de rémunération du Livret A au niveau auquel il est fixé depuis août 2015, soit 0,75%, jusqu’au 31 janvier 2020.  L’encours total du Livret A s’élevait à 276 milliards d’euros à fin février 2018 selon la Caisse des Dépôts qui centralise l’essentiel de la collecte. L’an passé, le livret A a connu sa meilleure année de collecte nette depuis 2013, à plus de 10,2 milliards d’euros. 

Hausse des matières premières : attention à l’inflation et aux taux

Hausse des matières premières : attention à l’inflation

 

 

La hausse des matières premières semble se confirmer ce qui témoigne de la bonne tenue de la croissance. Une crainte toutefois une remontée significative de l’inflation (et des taux d’intérêt). Ce qui mécaniquement fait aussi remonter les rendements obligataires  mais pourrait aussi alimenter les demandes de hausse de pouvoir d’achat.   Sur le marché pétrolier, le Brent a atteint 74,44 dollars le baril, un niveau sans précédent depuis novembre 2014, porté par la baisse des stocks aux Etats-Unis et par les informations de Reuters selon lesquelles l’Arabie saoudite souhaiterait voir les cours atteindre 80 voire 100 dollars. Du côté des métaux de base, les sanctions américaines contre des groupes et des hommes d’affaires russe continuent d’alimenter les craintes de tension sur l’offre mondiale: le cours de l’aluminium (+3,02%) a atteint son plus haut niveau depuis 2011, celui de l’alumine un plus haut historique. Le nickel (+3,01%) évolue quant à lui au plus haut depuis six ans et demi, soutenu par des rumeurs prêtant aux Etats-Unis la volonté de sanctionner Nornickel, deuxième producteur mondial. Quant au minerai de fer, il bondit de 6,5%. Cette tendance générale à la hausse rapide des prix des matières premières (l’aluminium a pris 30% en deux semaines, le nickel près de 20%) est évidemment de nature à alimenter les tensions inflationnistes, ce qui favorise la remontée des rendements obligataires. Celui des bons du Trésor américain à deux ans, à 2,4275%, est au plus haut depuis 2008, et son équivalent allemand a atteint, à -0,537%, son plus haut niveau depuis le 16 mars. Les rendements longs ne sont pas en reste, le dix ans allemand évoluant lui aussi sur des plus hauts d’un mois tandis que l’américain se rapproche de 2,9%.

Remontée du taux de l’argent

Remontée du taux de l’argent

 

 

La fin programmée sans doute de la politique accommandante en particulier sur le cout de l’argent aux Etats Unis mais avec uen contagion prévisible dans l’autre banque centrale. Un  Nouveau relèvement des taux Etats-Unis a été décidé mercredi et la FED  prévoit encore deux autres hausses au moins cette année, ne doutant pas que la réforme fiscale et les dépenses publiques ne stimulent la croissance et l’inflation, ce qui pourrait se traduire par un durcissement monétaire encore plus marqué à l’avenir. A l’issue de sa première réunion de politique monétaire conduite par son nouveau président Jerome Powell, la banque centrale a signalé que l’inflation devrait finalement accélérer, alors qu’elle ne cesse depuis des années d’évoluer en deçà de son objectif de 2%, et que l’économie avait gagné en dynamisme récemment. La Fed a aussi légèrement rehaussé son estimation du taux d’intérêt “neutre” à long terme, c’est-à-dire qui ne stimule ni ne freine l’activité économique, ce qui pourrait signifier que le cycle actuel de relèvement progressif des taux pourrait durer plus longtemps que prévu. Observant, au terme d’une réunion de deux jours, que “les perspectives économiques se sont renforcées ces derniers mois”, l’institut d’émission a relevé d’un quart de point sa fourchette d’objectif de taux des “fed funds” pour la porter à 1,50%-1,75%, une décision qu’avaient prédit les 104 économistes interrogés par Reuters du 5 au 13 mars. La Fed avait relevé les taux d’intérêt par trois fois l’an passé, rompant avec des années de largesse monétaire à la suite de la crise financière de 2007-2009 et de la récession qui suivit. Jerome Powell, qui a succédé à Janet Yellen à la présidence de la Fed en février, a dit que la banque centrale s’en tenait à une politique de rehaussement progressif des taux d’intérêt, tout en restant vigilante vis-à-vis de l’inflation. “Nous tentons le juste milieu en la matière”, a-t-il dit, en conférence de presse, ajoutant que les données économiques actuelles ne donnaient pas le sentiment d’une accélération de l’inflation. Les responsables de l’institut d’émission étaient largement divisés mercredi sur le fait de savoir s’il faudrait trois ou quatre hausses des taux cette année. Ils ont prédit trois hausses en 2019 – et non plus deux – et deux autres en 2020.  Les banquiers centraux ont également projeté une croissance de 2,7% aux Etats-Unis en 2018, contre 2,5% anticipés en décembre, et ont également relevé leur prévision pour 2019. La mesure de l’inflation privilégiée par la Fed est attendue à 1,9% en fin d’année, comme prévu en décembre, mais dépasserait un peu l’objectif de la Fed – qui est de 2% – l’an prochain. Le taux de chômage baisserait encore pour toucher 3,8% d’ici la fin de l’année; il était de 4,1% en février.

Hausse progressive des taux (FED)

Hausse progressive des  taux (FED) 

 

 

Conséquence immédiate, le rendement des Treasuries à 10 ans est remonté à 2,92%, en hausse de plus de 6 points de base et le taux du 2 ans prend 4 points de base à un plus de haut de cinq jours. En Europe, le dix ans allemand avoisine la barre de 0,68%. L’écart de rendement entre les Treasuries à 10 ans et le Bund de même échéance est le plus large en plus d‘un an. “Le (Comité de politique monétaire, Fomc) continuera de rechercher l’équilibre en évitant toute surchauffe de l’économie (…) et en amenant l‘inflation à 2% de façon durable”, a indiqué le patron de la FED. “Les vents contraires que l’économie américaine avait dû supporter certaines années se sont transformés en vents favorables”, a-t-il ajouté, observant cependant que “l‘inflation reste en deçà de notre objectif à long terme de 2%; du point de vue (du Fomc), augmenter encore et progressivement le taux des Fed funds sera la meilleure façon d‘atteindre nos deux objectifs». On s‘attend généralement à ce que la Fed procède à sa première hausse des taux de l‘année lors de sa réunion du mois prochain. Elle rendra publiques à cette occasion ses nouvelles prévisions économiques et Powell donnera lui sa première conférence de presse.

Le taux de chômage bloqué autour de 10%

Le taux de chômage bloqué autour de 10%

 

Tant que la démographie n’évoluera pas et si la croissance est d’environ 1,5 %  on restera autour de 10 % de taux de chômage. Pour faire diminuer de manière significative le chômage, il faudrait donc que la croissance assez nettement les 2 % ou bien attendre la baisse démographique qui interviendra à partir des années 2020 2025.  D’autres facteurs seront à prendre en considération comme l’évolution de la productivité mais aussi l’allongement de l’âge de départ en retraite.  En moyenne, en 2016, on compte 3,0 millions de chômeurs au sens du BIT (figure 5), soit 10,1 % de la population active en France (9,8 % en France métropolitaine). Par rapport à 2015, le nombre de chômeurs recule de 79 000 et le taux de chômage de 0,3 point. En 2008, le taux de chômage avait atteint, pour la France métropolitaine, son plus bas niveau des années 2000, soit 7,1 %. Après une forte hausse en 2009, puis une relative stabilité les deux années suivantes, il a progressé de nouveau entre 2011 et 2013 pour se stabiliser autour de 10,0 % à partir de 2014. Les hommes ont été les plus affectés par cette hausse. Depuis 2013, leur taux de chômage est supérieur à celui des femmes.

Le chômage touche particulièrement les jeunes actifs (24,6 % des actifs de 15 à 24 ans, contre 9,3 % pour les 25–49 ans et 6,9 % pour les 50–64 ans). Cependant, peu de jeunes sont actifs à ces âges (36,9 % des 15–24 ans, contre 87,9 % pour les 25–49 ans). De plus, les jeunes qui sont actifs sont globalement peu diplômés et ont donc un risque de chômage accru. La part des chômeurs au sein de l’ensemble de la population, actifs et inactifs confondus, reste plus élevée chez les jeunes, mais l’écart avec leurs aînés est moindre que pour le taux de chômage : la part de chômeurs est de 9,1 % chez les moins de 25 ans contre 8,2 % pour les 25–49 ans et 4,6 % pour les 50–64 ans (figure 1). Néanmoins, le risque de chômage reste particulièrement élevé en phase d’insertion professionnelle : en 2016, 19,8 % des actifs ayant terminé leurs études depuis 1 à 4 ans sont au chômage, contre 8,0 % pour ceux sortis du système éducatif depuis au moins 11 ans.

Le risque de chômage est plus élevé pour les ouvriers (14,9 %) et les non-diplômés ou les titulaires du seul brevet des collèges (17,9 %). À l’inverse, il est plus faible pour les titulaires d’un diplôme supérieur à Bac+2 (5,7 %).

Figure 5 – Nombre de chômeurs et taux de chômage

Nombre de chômeurs et taux de chômage

Nombre de chômeurs

Taux de chômage (en %)

en milliers

Ensemble

Femmes

Hommes

Ensemble

2 972

10,1

9,9

10,2

Âge
15-24 ans

681

24,6

24,1

25,1

25-49 ans

1 700

9,3

9,4

9,2

50 ans ou plus

592

6,9

6,5

7,3

Catégorie socioprofessionnelle*
Agriculteurs exploitants, artisans, commerçants et chefs d’entreprise

91

3,9

3,9

3,9

Cadres

172

3,5

3,8

3,3

Professions intermédiaires

388

5,4

4,8

6,0

Employés

861

10,6

10,5

11,0

Ouvriers

946

14,9

17,2

14,3

Chômeurs n’ayant jamais travaillé

490

///

///

///

Diplôme
Sans diplôme, CEP, brevet des collèges

909

17,9

17,2

18,5

CAP, BEP

783

10,8

10,9

10,8

Baccalauréat

627

10,5

11,0

9,9

Bac+2

260

5,7

5,6

5,8

Diplôme supérieur au Bac+2

376

5,7

6,0

5,4

Chômeurs depuis un an ou plus

1 346

4,6

4,3

4,8

15-24 ans

191

6,9

6,1

7,6

25-49 ans

775

4,3

4,2

4,3

50 ans ou plus

379

4,4

3,9

4,9

  • /// : sans objet.
  • * Pour les chômeurs, il s’agit de la catégorie socioprofessionnelle du dernier emploi occupé.
  • Champ : France hors Mayotte, population des ménages, personnes actives de 15 ans ou plus.
  • Source : Insee, enquête Emploi 2016.

Six chômeurs de 50 ans ou plus sur dix sont au chômage depuis au moins un an

En 2016, 44,0 % des chômeurs sont au chômage depuis au moins un an ( « longue durée » ), la moitié d’entre eux depuis au moins deux ans. Après avoir continûment augmenté depuis 2008, le taux de chômage de longue durée se stabilise en 2016 (4,6 % des actifs ; figure 5). Le chômage est plus souvent de longue durée chez les seniors : sur dix chômeurs, six le sont depuis au moins un an parmi les 50 ans ou plus, contre quatre parmi les 25–49 ans et moins de trois pour les moins de 25 ans. Par ailleurs, les moins diplômés et les moins qualifiés sont les plus concernés par le chômage de longue durée : un peu moins de la moitié des chômeurs non diplômés ou titulaires du seul brevet des collèges est au chômage depuis un an ou plus, contre à peine un tiers parmi les diplômés du supérieur.

1,6 million de personnes appartiennent au halo autour du chômage

Parmi les inactifs, 1,6 million souhaitent travailler mais ne satisfont pas tous les critères pour être considérés comme chômeurs au sens du BIT. Ils forment le halo autour du chômage. Par rapport à 2015, leur nombre augmente de 44 000. Ils représentent 3,8 % des 15 à 64 ans (0,1 point de plus qu’en 2015). Les femmes appartiennent plus souvent au halo (4,2 % contre 3,5 % des hommes de 15–64 ans en 2016). Les jeunes appartiennent aussi davantage que leurs aînés au halo (4,6 % des moins de 25 ans, contre 4,2 % pour les 25–49 ans et 2,7 % pour les plus âgés).

Encadré

En 2016, 20,3 % des chômeurs un trimestre donné ont trouvé un emploi le trimestre suivant

En 2016, en moyenne, 95,9 % des actifs âgés de 15 à 64 ans qui sont occupés un trimestre donné le sont encore le trimestre suivant ; 2,0 % se retrouvent au chômage et 2,2 % deviennent inactifs (figure). Les chômeurs, quelle que soit leur ancienneté au chômage, changent davantage de situation : 20,3 % occupent un emploi le trimestre suivant et 20,1 % deviennent inactifs. Les deux tiers de ces nouveaux inactifs se retrouvent dans le halo autour du chômage, illustrant la porosité de la frontière entre chômage et inactivité. Dans 90,2 % des cas, les personnes inactives âgées de 15 à 64 ans restent inactives le trimestre suivant. Cependant, de fortes disparités existent entre les inactifs relevant du halo, qui connaissent de nombreuses transitions, et les autres, qui sont dans une situation très stable. Parmi les personnes appartenant au halo autour du chômage un trimestre donné, 33,7 % y sont encore le trimestre suivant, 28,1 % deviennent chômeurs et 11,5 % trouvent un emploi, contre seulement 3,0 % pour les autres inactifs.

Les transitions sur un trimestre entre emploi et chômage sont très différentes selon l’âge. Les jeunes de 15 à 24 ans perdent plus souvent leur emploi d’un trimestre à l’autre, mais quand ils sont chômeurs, ils accèdent plus fréquemment à l’emploi : 26,0 % des jeunes chômeurs ont un emploi le trimestre qui suit, contre 13,2 % pour les 50-64 ans. Le retour à l’emploi des chômeurs est également plus fréquent pour les cadres (25,0 %) que pour les autres catégories socioprofessionnelles, notamment les ouvriers non qualifiés (20,1 %).

Figure – Transitions trimestrielles entre l’emploi, le chômage et l’inactivité en 20161

en %

Transitions trimestrielles entre l’emploi, le chômage et l’inactivité en 20161

Situation au trimestre t

Situation au trimestre t+1

Emploi

Chômage

Inactivité

dont

Ensemble

halo autour du chômage

inactivité hors halo

Emploi

95,9

2,0

2,2

0,8

1,3

100,0

Chômage

20,3

59,6

20,1

13,0

7,1

100,0

Inactivité

4,1

5,7

90,2

7,3

82,9

100,0

dont : halo autour du chômage

11,5

28,1

60,4

33,7

26,7

100,0

dont : inactivité hors halo

3,0

2,4

94,5

3,6

90,9

100,0

  • 1. Les transitions entre états sont étudiées ici entre deux trimestres ; elles ne décrivent pas certaines entrées-sorties courtes, entre deux trimestres d’interrogation.
  • Lecture : 20,3 % des personnes au chômage un trimestre donné (du T4 2015 au T3 2016) sont en emploi le trimestre suivant.
  • Champ : France hors Mayotte, population des ménages, personnes de 15 à 64 ans.
  • Source : Insee, enquêtes Emploi 2015 et 2016.

 

Les risques d’une hausse des taux sans inflation (FED)

Les risques d’une hausse des taux sans inflation (FED)

 

A juste dit que la banque centrale américaine s’inquiète des effets des d’un relèvement des taux alors que l’inflation demeure très faible. En effet on est encore loin de l’objectif d’une inflation à 2 % et du coup des interrogations naissent  sur la politique de relèvement des taux. Des taux qui seraient trop déconnectés de l’inflation et qui pourraient peser sur la croissance. Une problématique qui concerne aussi d’autres zones économiques notamment l’Europe qui elle se montre beaucoup plus prudente quand à une perspective de relèvement du coût de l’argent.   “L‘inflation (…) est trop basse et l‘est depuis un certain temps”, a déclaré vendredi le président de l‘antenne de la Fed de Chicago, Charles Evans, dans un communiqué publié vendredi. Ce débat va probablement perdurer pendant les premiers mois du mandat de Jerome Powell à la présidence de la Fed. Il sera difficile pour la Fed de justifier de nouvelles hausses de taux à moins que l‘inflation ne se rapproche de son objectif. La Fed table sur une inflation de 1,7% cette année, de 1,9% en 2018 et de 2% en 2019, un palier auquel elle devrait rester.

Royaume-Uni : hausse de taux ?

Royaume-Uni : hausse de taux ?

 

 

Sans doute par mimétisme vis-à-vis de la Fed, La Banque d’Angleterre (BoE) pourrait relever jeudi son taux directeur pour la première fois en plus de dix ans, afin de tenter de contrer l’accélération de l’inflation au Royaume-Uni dans un contexte d’incertitudes élevées lié au Brexit. Il y a toutefois une différence de taille avec les États-Unis puisque le Royaume-Uni peut espérer seulement une croissance de 1,5 % alors que les derniers résultats montrent que les États-Unis affichent une progression de 3 % sur un an. Ce relèvement des taux, même symbolique constituerait un mauvais signal les acteurs économiques. Pas sûr non plus qu’un relèvement des taux soit de nature à freiner une inflation actuellement sur une tendance de 3 % sur un an, ce pourrait même être l’inverse « La Banque d’Angleterre semble être sur le point de dégainer l’arme monétaire jeudi en relevant ses taux d’intérêt de 0,25% à 0,50% », a estimé Howard Archer, économiste chez EY Item Club. « Même si cela risque de se jouer dans un mouchoir de poche, nous pensons que la majorité du Comité de politique monétaire (CPM) de la BoE va voter en faveur d’une hausse des taux jeudi, la première en une décennie », a abondé Paul Hollingsworth, économiste spécialiste du Royaume-Uni pour Capital Economics. Le taux directeur de la BoE avait été abaissé en août 2016 au niveau historiquement bas de 0,25%, afin de tenter de protéger l’économie du Royaume-Uni des effets négatifs de la décision prise un peu plus d’un mois auparavant par les Britanniques de sortir de l’Union européenne. La BoE n’a pas procédé à une hausse de taux depuis l’été 2007, quand ils avaient atteint 5,75%, une décision déjà prise à l’époque pour lutter contre une inflation supérieure au niveau cible de 2%.  Les analystes de BlackRock estiment que « la fragilité de l’économie va être un frein » à une poursuite du resserrement monétaire après la hausse attendue en novembre. Pour Howard Archer, la BoE devrait même par la suite retenir sa main jusqu’au moins fin 2018. Car la BoE devrait de nouveau mettre l’accent sur les risques que font peser sur l’économie britannique les incertitudes sur l’avenir du Royaume-Uni après le Brexit.

 

Pour la patronne de la Fed, «des taux plus bas pour longtemps » (FED)

Pour la patronne de la Fed, «des taux plus bas pour longtemps » (FED)

C’est la thèse de la patronne de la Fed, Janet Yellen, deux raisons à cela d’abord une croissance encore assez faiblarde et surtout fragile. Ensuite, le fait que la mondialisation concourt à freiner de manière notoire l’inflation. Pour la responsable de la FED,  les taux d’intérêt « naturels » à long terme de l’économie actuelle sont beaucoup plus bas « qu’au cours des décennies passées », « autour de 2,75% contre 4,25% il y a quelques années », a-t-elle affirmé. Il se pourrait donc que cette période de taux bas dure encore longtemps , même si des ajustements maîtrisés à la hausse sont probables. Mais une hausse précipitée et d’ampleur significative serait de nature à faire éclater la bulle financière et à faire replonger la croissance dans la crise. D’où l’extrême prudence de toutes les banques centrales à l’égard des taux afin de ne pas affecter le niveau de l’activité et l’emploi. Ce concept de taux naturel utilisé par la patronne de la Fed est  le taux d’équilibre optimal qui favorise le plein emploi comme des prix stables. En cas de ralentissement économique, sans même une récession, la Fed peut devoir réenclencher sa politique monétaire « non-conventionnelle », a affirmé Mme Yellen faisant référence aux achats d’actifs. « Si nous vivons dans un monde de taux naturel bas, un ralentissement d’activité bien moins sévère qu’une grande récession peut suffire à faire revenir les taux au jour le jour à zéro », a-t-elle ajouté.

 

APL et prêt à taux zéro: Macron lâche du mou

APL et prêt à taux zéro: Macron lâche du mou

Après le dérapage de la réduction de 5 euros des APL, Macron lâche du mou sur son plan logement.  D’abord, il n’est plus question de supprimer immédiatement le PTZ pour l’achat d’un logement neuf dans les zones les moins tendues de France, c’est-à-dire là où il n’y a pas de pénurie d’offre. La raison? La suppression de ces aides dans les zones B2 et C se traduirait par 50.000 acquisitions en moins par an. Le gouvernement devrait aussi reculer sur l’APL accession, qui sera finalement maintenue. Pourquoi? Abandonner cette aide à l’achat pour les ménages modestes aurait finalement coûté de l’argent à l’État, puisque ceux qui pouvaient en bénéficier se seraient tournés vers les APL locatives, beaucoup plus coûteuses.  Enfin, sur le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), l’exécutif ne voudrait plus exclure totalement les fenêtres, les portes et les vitrages du dispositif. Du coup, ces travaux devraient continuer à bénéficier au moins partiellement du CITE l’an prochain. Au final, recalibrer le plan logement devrait se traduire par de moindres économies budgétaires. On a coutume de dire qu’un PTZ coûte en moyenne 16.000 euros à l’État. Avec le recentrage du dispositif, même dans la fourchette basse on aurait perdu entre 35.000 et 40.000 PTZ et donc économisé autour de 600 millions d’euros. Quant au CITE, il aurait également pu générer plusieurs centaines de millions d’euros d’économies avec la réforme envisagée au départ. Dans le premier document budgétaire qui intégrait la suppression progressive des portes, fenêtres et vitrages de l’assiette d’éligibilité, Bercy évoquait une dépense de 875 millions d’euros pour le crédit d’impôt l’an prochain, soit environ deux fois moins que l’année précédente. Mais visiblement on n’irait pas aussi loin. D’ailleurs, le nouveau document budgétaire mis en ligne depuis deux jours tient compte de ce recalibrage sur le CITE. Pour 2018, ce ne sont curieusement plus 875 millions d’euros qui sont budgétés mais plus de 1,5 milliard d’euros.

Fed : maintien des taux

Fed : maintien des taux

 

Toujours pas d’augmentation des taux de la part de la Fed qui annonce cependant une possible augmentation d’ici la fin de l’année. Tout dépendra en faite de l’évolution de l’inflation mais aussi de la croissance. La Fed annonce aussi une réduction de la taille de son bilan à partir d’octobre. Les nouvelles projections économiques publiées après la réunion de deux jours du comité de politique monétaire de la Fed montrent que 11 des 16 participants jugent que le niveau “approprié” des “fed funds”, le principal taux directeur de la banque centrale américaine, sera dans une fourchette de 1,25% à 1,50% d‘ici la fin de l‘année. Il se situe actuellement dans une fourchette de 1,00% à 1,25%. “La Fed a fait du bon travail pour préparer le terrain sur ce qu‘elle allait faire et elle a fait ce qui était prévu, donc je ne suis pas sûr que la réaction des marchés soit très marquée”, a commenté Michael Arone, responsable de la stratégie d‘investissement chez State Street Global Advisors. Dans le communiqué publié à l‘issue de la réunion de son comité de politique monétaire, la Fed a évoqué la robustesse du marché du travail, la croissance des investissements et un développement de l‘activité modéré mais pérenne cette année aux Etats-Unis. Elle a en outre jugé que les risques à court terme sur les perspectives économiques restaient “à peu près équilibrés” et que l’évolution de l‘inflation était suivie “attentivement”.

BCE : la hausse des taux attendra

BCE : la hausse des taux attendra

 

Ceux  qui attendaient certaines remises en cause de la politique monétaire accommodante de la BCE en sont pour leurs frais. Non seulement la hausse des taux ne se produira pas mais en plus la BCE a affirmé qu’un éventuel resserrement monétaire serait reporté à beaucoup plus tard. En cause évidemment le haut niveau de l’euro qui a gagné près de plus 14 %  depuis le 1er janvier et qui mécaniquement freine l’inflation. Or l’inflation réelle de leur de 1 % est encore loin de l’objectif de 2 % fixés par la banque centrale européenne. La BCE a donc laissé ses taux inchangés en laissant même la porte ouverte à davantage d‘assouplissement si nécessaire et en suggérant que le resserrement de sa politique monétaire pourrait s‘avérer plus progressif qu‘un certain nombre d‘intervenants de marché ne l‘anticipaient. La banque centrale a par ailleurs révisé légèrement à la baisse ses prévisions d‘inflation pour les deux prochaines années, prenant ainsi en compte la vigueur de la monnaie unique, à laquelle Mario Draghi s‘est dit attentif. L‘euro a repassé dans la foulée la barre de 1,20 dollar, touchant un plus haut en séance à 1,2059 avant de se calmer un peu, autour de 1,2015 (+0,84%), ce qui porte sa progression face au dollar depuis le début de l‘année autour de 14,3%. le président de la BCE a indiqué qu‘il y avait un large consensus au sein du Conseil des gouverneurs pour considérer que la volatilité de la monnaie unique présentait “une source d‘incertitude” dans la formulation de la politique monétaire. “Le résultat est que la BCE semble avancer dans ses projets de ralentissement du rythme d‘accommodation (monétaire) mais que l‘appréciation de l‘euro semble constituer un obstacle important pour le moment”, a résumé Rasmus Gudum-Sessingø (Handeslbank Capital Markets). Sur le marché obligataire, les annonces de la BCE ont eu pour effet de faire baisser les rendements de la dette publique. Celui des emprunts d‘Etat portugais à 10 ans perdait ainsi 10 points de base, à 2,7%. Celui du Bund allemand de référence, qui évoluait en hausse avant l‘intervention de Mario Draghi, cédait pour sa part près de quatre points de base, autour de 0,3%. Du côté du pétrole, les cours du baril sont pratiquement stables malgré l‘annonce d‘une hausse plus forte que prévu des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière.

Il faut augmenter les taux d’intérêt (Deutsche Bank)

Un peu gonflé le patron de la Deutsche Bank qui avait tripoté- avec d’autres- sur les taux de change et qui réclame maintenant une hausse des taux de pour améliorer la rentabilité des banques Le patron de Deutsche Bank, John Cryan, a appelé, mercredi, la Banque centrale européenne (BCE) à mettre fin à l’ère de l’argent très bon marché qui conduit à la création de bulles et handicape les banques européennes. La politique des taux d’intérêt au plus bas a un autre effet indésirable, en ayant « contribué à une baisse de l’activité des banques européennes » de 23% par rapport à avant la crise, selon le banquier. Un processus qui se poursuit car des prêts contractés dans le passé à des taux plus élevés viennent chaque jour à échéance. Ceci étant, on  voit mal pourquoi la BCE remonterait  ses taux puisque l’inflation est encore très loin de son objectif de 2 % et que par ailleurs la reprise de la croissance en Europe est encore relativement fragile. Enfin un relèvement des taux serait susceptible de faire encore remonter l’euro. Finalement ce discours de certaines banques allemandes est assez contradictoire.

 

Fed : on verra plus tard pour les taux

Fed : on verra plus tard pour les taux

C’est le sentiment général est aussi celui de certains membres de la Fed qui constatent  certes une certaine reprise mais une reprise encore fragile. La croissance du Pib  en 2017 devrait dépasser un peu les 2 % seulement et l’inflation est encore loin des 2 % fixés comme objectif. En toile de fond, il y a toujours les incertitudes concernant la politique économique de Donald Trump. Au final il se pourrait bien que la FED ne décide aucun relèvement des taux en 2017 voire même en 2018. Elle se limiterait sans doute à une limitation réduction de la taille du bilan en réduisant les achats d’actifs.  L‘inflation aux Etats-Unis est “bien éloignée” de l‘objectif de 2% de la Réserve fédérale et cette dernière doit donc faire preuve de prudence en matière de relèvement des taux d‘intérêt, a déclaré mardi la gouverneure Lael Brainard. Un deuxième responsable de la Fed, le président de la Fed de Minneapolis Neel Kashkari, est allé plus loin mardi, en reprochant aux récents relèvements de taux d’être non seulement responsables de la faiblesse de l‘inflation, mais aussi de miner le rebond du marché de l‘emploi, souvent évoqué pour justifier le durcissement de la politique monétaire. A eux deux, ces commentaires laissent entendre qu‘une inflation stagnante ou en baisse depuis des mois pourrait bien saborder le projet de la Fed de procéder à un nouveau relèvement de taux cette année et à trois nouvelles hausses l‘an prochain. Il pourrait s‘agir des signes de prudence les plus clairs à ce jour avant la réunion des 19-20 septembre de la banque centrale. “Nous devrions être prudents au sujet de la poursuite du resserrement monétaire jusqu’à ce que nous soyons certains que l‘inflation est en passe d‘atteindre notre objectif”, a dit Lael Brainard, qui dispose d‘un droit de vote permanent au sein du comité de politique monétaire de la Fed (Fomc), dans un discours prononcé à New York. “Je crois qu‘il est important de dire clairement que cela nous conviendrait si l‘inflation évoluait modestement au-dessus de notre objectif pendant une certaine période.” La Fed a relevé ses taux directeurs par deux fois cette année et une troisième hausse était en attente d‘ici la fin de l‘année. Mais le marché se montre désormais sceptique et estime à 30% seulement la probabilité d‘un nouveau resserrement monétaire en décembre.

 

Etats-Unis : doute sur l’augmentation des taux

Etats-Unis : doute sur l’augmentation des taux  

Il est de plus en plus vraisemblable que la FED  ne relèvera pas ses taux en 2017 en raison d’une part de la très faible inflation mais aussi des interrogations sur la vigueur de la croissance. Une inflation faible et un marché du travail vigoureux aux Etats-Unis permettent à la Réserve fédérale d’être « patiente » sur la date de la prochaine hausse de taux, a déclaré vendredi l’un des gouverneurs de la banque centrale, Jerome Powell. « L’inflation est légèrement inférieure à l’objectif et c’est une sorte de mystère », a dit le gouverneur, qui était à la conférence annuelle de Jackson Hole, dans le Wyoming, à CNBC. « Il est trop tôt pour prendre des décisions concernant des réunions spécifiques ou de relever ou non les taux mais je crois que nous sommes en mesure – si nous continuons à constater une forte croissance et un marché du travail vigoureux – nous sommes en mesure d’être un peu patient », a-t-il ajouté. La faible inflation constatée aux États-Unis fait donc douter de la croissance et même de la pertinence du processus en cours concernant la remontée des taux par la Fed. Le Fmi avait d’ailleurs anticipé le tassement de la croissance. Il a abaissé récemment  ses prévisions de croissance pour les Etats-Unis pour la première fois depuis l’élection de Donald Trump, pointant les incertitudes persistantes autour de son plan de relance économique. Le Fonds monétaire international estime ainsi que le produit intérieur brut (PIB) américain avancera de seulement 2,1% cette année et en 2018 alors qu’il prévoyait respectivement 2,3% et 2,5% en avril, selon son nouveau rapport annuel sur les Etats-Unis. « Cela reflète pour une large part l’incertitude sur les mesures macro-économiques qui seront mises en place dans les prochains mois », explique le Fonds. En 2019, l’expansion devrait se tasser à 1,9%, très loin des 3% que le président américain assure pouvoir atteindre. Le FMI juge aussi que le modèle économique américain ne fonctionne plus « aussi bien » qu’il devrait, générant une croissance qui suscite trop d’inégalités. Depuis la crise financière de 2008, les Etats-Unis connaissent certes une expansion économique continue – la troisième plus longue depuis 1850 – mais qui s’est révélée « trop faible et trop inégale », estime le FMI. Comme de nombreux autres pays développés, l’économie américaine fait face à « des changements séculaires » allant des ruptures technologiques, qui demandent une forte adaptation des travailleurs, au vieillissement de la population. Ces changements ont un impact sur le niveau de vie des Américains. « Les revenus des ménages stagnent pour une grande partie de la population », note le Fonds, ajoutant que même si le taux de chômage ne devrait pas dépasser 4,3% en 2017 et 2018, « les offres d’emplois se détériorent pour nombre de travailleurs, trop découragés pour continuer à chercher du travail ». Le pays accuse aussi un des taux de pauvreté les plus élevés parmi les pays riches (13,5%).

 

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