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Déficit ou pas des retraites: la vraie question !

 

 Déficit ou pas des retraites: la vraie question !

 

 

Selon les années et les majorités, le évaluation du  comité des retraites évolue. Après la réforme de 2010, on avait annoncé l’équilibre. Un équilibre repoussé  2036 et maintenant à 2042. Et comme par hasard le déficit s’emballe ces prochaines années. – Le besoin de financement du régime de retraites s’établirait entre 0,3% et 0,7% du PIB en 2025, soit entre 7,9 et 17,2 milliards d’euros, selon un rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR). Justement ce que veut démontrer le gouvernement avec  sa réforme des retraites qui bien entendu ne vise pas tellement à davantage de justice mais à rogner sur les pensions; car il faudrait raisonner en termes de métier et de conditions de travail de  chaque pensionné au lieu d’appliquer le même régime pour l’ensemble d’un secteur (  ouvrier, technicien, cadre). Ce que réclame notamment Le médecin Pierre Gallois  dans une tribune au Monde ( voir ci-dessous) . Pourtant il y a une différence de vie d’environ 10  ans entre ouvriers et celle des cadres. Pourquoi de telles approximations concernant les régimes de retraite. On a évidemment des idées sur l’évolution démographique mais beaucoup moins voire pas du tout sur le niveau de croissance sur lesquels sont assises les cotisations retraites des salariés. Personne ne peut dire que la croissance sera de 1 % de 3 % en 2040.

Les évaluations du comité d’orientation des retraites ont souvent fluctué compte tenu de la nature même de ce comité. Une sorte de comité de chapeaux à plumes qui dépend du premier ministre et dont la plupart des membres sont bienveillants à l’égard du pouvoir en place.« Le Conseil est composé de trente-neuf membres. Il réunit sous la présidence de Pierre-Louis Bras, inspecteur général des Affaires sociales (IGAS), des élus, des représentants des organisations représentatives des employeurs, des travailleurs indépendants et des salariés des secteurs privé et public, des représentants des familles et des personnes âgées, les directeurs des administrations centrales principalement concernées par les questions de retraite, ainsi que des personnalités choisies pour leur expérience et leur compétence. »

 

Bref pas vraiment un organisme statistique indépendant et compétent. En mettant en avant l’importance du déficit des régimes de retraite des 2025, le comité d’orientation donne donc une légitimité au gouvernement pour prendre des mesures surtout budgétaires lors  de sa réforme des retraites qui s’enlise dans les contradictions vis-à-vis de l’objectif d’universalité. Pour parler clair, ce rapport prépare l’allongement de la durée de cotisation et la non réévaluation des retraites pendant longtemps. En clair une diminution des pensions par rapport à l’inflation. Ce rapport avait été commandé par le Premier ministre pour servir de base de réflexion pour d’éventuelles mesures permettant de ramener le régime à l’équilibre d’ici 2025, date probable d’entrée en vigueur du système universel.

Cette idée est toutefois fortement décriée par les partenaires sociaux. Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, qui soutient l’idée d’un régime universel en points, avait menacé en juillet de se mobiliser si des mesures paramétriques étaient adoptées d’ici 2025. Plusieurs pistes sont évoquées par le COR pour parvenir à l’objectif d’équilibre. La première consiste à reculer l’âge de départ à la retraite de 2,5 mois à 5,4 mois par an à partir de la génération 1959 et jusqu’à la génération 1963, première génération concernée par le système universel.

L’âge de départ légal de la génération 1963 se situerait ainsi entre 63 ans et 64,3 ans, contre 62 ans, selon les règles actuelles. Les chiffres présentés dépendent de la méthode de calcul et des scénarios de croissance retenus, précise le COR. Si le gouvernement ne souhaitait pas toucher à l’âge d’ouverture des droits, il pourrait augmenter de cinq à dix mois la durée de cotisation de chaque génération. La durée légale d’assurance pour la génération 1963 se situerait ainsi entre 44,1 ans et 46,3 ans, contre 42 ans aujourd’hui. L’exécutif pourrait encore décider de mettre en place un âge minimal de taux plein assorti d’une décote et surcote, une option déjà retenue par le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, pour le système universel. Selon le COR, cet âge minimal du taux plein devrait se situer entre 63,1 et 64,3 ans pour la génération 1963, après une montée en charge à partir de la génération 1959. Jean-Paul Delevoye propose de fixer cet âge à 64 ans dans le régime universel.

 

Le médecin Pierre Gallois rappelait, dans une tribune au « Monde », qu’il serait juste que l’âge de départ en retraite soit fixé à partir des données socio-économiques dont dispose l’Etat.

Tribune. 

 

A l’heure où le problème de la retraite est un sujet d’actualité, je suis étonné que les inégalités d’espérance de vie entre catégories socioprofessionnelles ne soient pas prises en compte dans le débat, alors que l’on dispose de données scientifiques solides dans ce domaine.

L’espérance de vie des Français va en croissant régulièrement et c’est cette augmentation qui accroît le coût de retraites et justifie les demandes de politiques et d’économistes de retarder l’âge de départ en retraite. Mais cet allongement de la durée de vie n’est qu’une donnée statistique moyenne, et il est trop souvent méconnu qu’il existe des variations importantes selon les facteurs socio-économiques.

 

 

 

Conduit depuis de nombreuses années à suivre régulièrement la littérature de santé française et internationale, de par mes responsabilités au sein de la formation continue des médecins et de la Société française de documentation et de recherche en médecine générale (SFDRMG), j’ai été frappé par les résultats d’une importante étude française de l’Institut national d’études démographiques (INED) montrant les différences d’espérance de vie, avec et sans incapacités, et en fonction des activités professionnelles (E. Cambois, C. Laborde, J.-M. Robine. « La “double peine” des ouvriers : plus d’incapacité au sein d’une vie plus courte », Institut national d’études démographiques (INED), in Population et sociétés, n° 41, 2008) et j’ai été surpris que cet aspect ne soit pas pris en compte dans la définition de l’âge de la retraite, et donc du coût de celle-ci pour chaque catégorie professionnelle.

 

Selon cette étude, en 2003, l’espérance de vie totale à 35 ans était de 42,8 ans chez les hommes et de 48,8 chez les femmes et à 60 ans de 20,7 ans chez les hommes et de 24,9 chez les femmes. Mais si on tient compte des données socio-économiques, à 35 ans les hommes cadres supérieurs ont une espérance de vie de 47 ans, soit quatre années de plus que la moyenne et six de plus que les ouvriers. Et ils vivront trente-quatre de ces quarante-sept années indemnes de toute incapacité (soit 73 % de leur espérance de vie totale), alors que les ouvriers, sur leurs quarante et une années d’espérance de vie, n’en auront que vingt-quatre sans incapacité (60 % de leur espérance de vie).

Et globalement le taux d’incapacité est plus élevé chez les ouvriers que chez les cadres. Chez les femmes, l’écart d’espérance de vie entre cadres et ouvrières est un peu moins important (environ deux ans), mais la différence d’espérance de vie sans incapacité est similaire à celle des hommes. On retrouve des données intermédiaires dans les autres catégories professionnelles (professions intermédiaires, agriculteurs exploitants, professions indépendantes, employés), qui ont toutes des chiffres moins bons que les cadres supérieurs et meilleurs que les ouvriers ».

 

Un calcul du déficit du régime des retraites contestable

Un calcul du déficit du régime des retraites  contestable

 

Le  déficit calculé par le COR est  »construit de toutes pièces », assure Henri Sterdyniak, dans une note d’analyse (fichier PDF) publiée par le collectif des Economistes atterrés. « Le calcul du déficit dépend énormément des hypothèses « , note-t-il . Par exemple  dans son rapport 2016, le COR prévoyait un retour à l’équilibre du système des retraites pour le milieu des années 2020, mais  dans l’édition 2017, il affirme que l’équilibre ne devrait pas être atteint avant le début des années 2040. Subitement aussi en 2019, le comité d’orientation des retraites souligne que le régime enregistrera un déficit de l’art de 10 milliards en 2025.

 

Finalement les prévisions du COR s’aligne sur les orientations des différents gouvernements. « Lorsque le gouvernement décide de diminuer les effectifs dans la fonction publique et qu’il n’augmente pas le point d’indice, les cotisations versées par les administrations diminuent. Donc un déficit apparaît, mais en contrepartie, il y a moins de dépenses publiques, en termes de masse salariale. Le déficit est donc artificiel. « indique Henri Sterdyniak.

 

Pour Henri Sterdyniak, le déficit du régime des fonctionnaires n’existe même pas, en réalité, car l’Etat a l’obligation de le combler. C’est bien « ce que dit la loi », confirme Hervé Boulhol, pour qui « il n’y a pas formellement de problème d’équilibre pour le secteur public »« S’il y avait un déficit, automatiquement, l’Etat devrait augmenter ses cotisations. Là, on enregistre des baisses dans la fonction publique et on fait l’hypothèse que le taux de cotisation de l’Etat resterait stable. C’est un produit un peu baroque », euphémise Henri Sterdyniak.

L’économiste de l’OFCE objecte également que le COR laisse de côté un autre point essentiel, « les excédents de la Caisse nationale des allocations familiales et de l’Unedic ». « Généralement, on transférait ces excédents au système de retraites. Là, on fait l’hypothèse qu’on oublie ces excédents et ces transferts. On choisit donc de faire apparaître le déficit au niveau des retraites, ce qui est tout à fait contestable », critique-t-il. C’est pourquoi il est  »problématique » de « regarder un poste isolément », selon Didier Blanchet, de l’Insee. Reprenant l’hypothèse du COR d’un taux de chômage à 7% en 2025, Henri Sterdyniak fait le calcul suivant : en 2025, la branche famille aurait un excédent de trois milliards, l’Unedic afficherait un excédent de 12 milliards et la protection sociale dans son ensemble disposerait d’un excédent de 14 à 23 milliards. Or, le déficit des retraites serait compris entre 7,9 et 17,2 milliards, d’après le COR. Les excédents des uns pourraient largement combler les déficits de l’autre.

 

Déficit régime des retraites: un calcul contestable

Déficit régime des retraites: un calcul contestable

 

Le  déficit calculé par le COR est  »construit de toutes pièces », assure Henri Sterdyniak, dans une note d’analyse (fichier PDF) publiée par le collectif des Economistes atterrés. « Le calcul du déficit dépend énormément des hypothèses « , note-t-il . Par exemple  dans son rapport 2016, le COR prévoyait un retour à l’équilibre du système des retraites pour le milieu des années 2020, mais  dans l’édition 2017, il affirme que l’équilibre ne devrait pas être atteint avant le début des années 2040. Subitement aussi en 2019, le comité d’orientation des retraites souligne que le régime enregistrera un déficit de l’art de 10 milliards en 2025.

 

Finalement les prévisions du COR s’aligne sur les orientations des différents gouvernements. « Lorsque le gouvernement décide de diminuer les effectifs dans la fonction publique et qu’il n’augmente pas le point d’indice, les cotisations versées par les administrations diminuent. Donc un déficit apparaît, mais en contrepartie, il y a moins de dépenses publiques, en termes de masse salariale. Le déficit est donc artificiel. « indique Henri Sterdyniak.

 

Pour Henri Sterdyniak, le déficit du régime des fonctionnaires n’existe même pas, en réalité, car l’Etat a l’obligation de le combler. C’est bien « ce que dit la loi », confirme Hervé Boulhol, pour qui « il n’y a pas formellement de problème d’équilibre pour le secteur public »« S’il y avait un déficit, automatiquement, l’Etat devrait augmenter ses cotisations. Là, on enregistre des baisses dans la fonction publique et on fait l’hypothèse que le taux de cotisation de l’Etat resterait stable. C’est un produit un peu baroque », euphémise Henri Sterdyniak.

L’économiste de l’OFCE objecte également que le COR laisse de côté un autre point essentiel, « les excédents de la Caisse nationale des allocations familiales et de l’Unedic ». « Généralement, on transférait ces excédents au système de retraites. Là, on fait l’hypothèse qu’on oublie ces excédents et ces transferts. On choisit donc de faire apparaître le déficit au niveau des retraites, ce qui est tout à fait contestable », critique-t-il. C’est pourquoi il est  »problématique » de « regarder un poste isolément », selon Didier Blanchet, de l’Insee. Reprenant l’hypothèse du COR d’un taux de chômage à 7% en 2025, Henri Sterdyniak fait le calcul suivant : en 2025, la branche famille aurait un excédent de trois milliards, l’Unedic afficherait un excédent de 12 milliards et la protection sociale dans son ensemble disposerait d’un excédent de 14 à 23 milliards. Or, le déficit des retraites serait compris entre 7,9 et 17,2 milliards, d’après le COR. Les excédents des uns pourraient largement combler les déficits de l’autre.

 

Déficit ou pas des retraites: la question récurrente !

Déficit ou pas des retraites: la question récurrente !

 

 

Selon les années et les majorités, le évaluation du  comité des retraites évolue. Après la réforme de 2010, on avait annoncé l’équilibre. Un équilibre repoussé  2036 et maintenant à 2042. Et comme par hasard le déficit s’emballe ces prochaines années. – Le besoin de financement du régime de retraites s’établirait entre 0,3% et 0,7% du PIB en 2025, soit entre 7,9 et 17,2 milliards d’euros, selon un rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR. Justement ce que veut démontrer le gouvernement avec  sa réforme des retraites qui bien entendu ne visse pas tellement à davantage de justice mais à rogner sur les pensions; car il faudrait raisonner en termes de métier et de conditions de travail de  chaque pensionné au lieu d’appliquer le même régime pour l’ensemble d’un secteur (  ouvrier, technicien, cadre). Ce que réclame notamment Le médecin Pierre Gallois  dans une tribune au Monde ( voir ci-dessous) . Pourtant il y a une différence de vie d’au moins 6 à 7 ans entre ouvriers et celle des cadres. Pourquoi de telles approximations concernant les régimes de retraite. On a évidemment des idées sur l’évolution démographique mais beaucoup moins voire pas du tout sur le niveau de croissance sur lesquels sont assises les cotisations retraites des salariés. Personne ne peut dire que la croissance sera de 1 % de 3 % en 2040.

Les évaluations du comité d’orientation des retraites ont souvent fluctué compte tenu de la nature même de ce comité. Une sorte de comité de chapeaux à plumes qui dépend du premier ministre et dont la plupart des membres sont bienveillants à l’égard du pouvoir en place.« Le Conseil est composé de trente-neuf membres. Il réunit sous la présidence de Pierre-Louis Bras, inspecteur général des Affaires sociales (IGAS), des élus, des représentants des organisations représentatives des employeurs, des travailleurs indépendants et des salariés des secteurs privé et public, des représentants des familles et des personnes âgées, les directeurs des administrations centrales principalement concernées par les questions de retraite, ainsi que des personnalités choisies pour leur expérience et leur compétence. »

 

Bref pas vraiment un organisme statistique indépendant et compétent. En mettant en avant l’importance du déficit des régimes de retraite des 2025, le comité d’orientation donne donc une légitimité au gouvernement pour prendre des mesures surtout budgétaires lors  de sa réforme des retraites qui s’enlise dans les contradictions vis-à-vis de l’objectif d’universalité. Pour parler clair, ce rapport prépare l’allongement de la durée de cotisation et la non réévaluation des retraites pendant longtemps. En clair une diminution des pensions par rapport à l’inflation. Ce rapport avait été commandé par le Premier ministre pour servir de base de réflexion pour d’éventuelles mesures permettant de ramener le régime à l’équilibre d’ici 2025, date probable d’entrée en vigueur du système universel.

Cette idée est toutefois fortement décriée par les partenaires sociaux. Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, qui soutient l’idée d’un régime universel en points, avait menacé en juillet de se mobiliser si des mesures paramétriques étaient adoptées d’ici 2025. Plusieurs pistes sont évoquées par le COR pour parvenir à l’objectif d’équilibre. La première consiste à reculer l’âge de départ à la retraite de 2,5 mois à 5,4 mois par an à partir de la génération 1959 et jusqu’à la génération 1963, première génération concernée par le système universel.

L’âge de départ légal de la génération 1963 se situerait ainsi entre 63 ans et 64,3 ans, contre 62 ans, selon les règles actuelles. Les chiffres présentés dépendent de la méthode de calcul et des scénarios de croissance retenus, précise le COR. Si le gouvernement ne souhaitait pas toucher à l’âge d’ouverture des droits, il pourrait augmenter de cinq à dix mois la durée de cotisation de chaque génération. La durée légale d’assurance pour la génération 1963 se situerait ainsi entre 44,1 ans et 46,3 ans, contre 42 ans aujourd’hui. L’exécutif pourrait encore décider de mettre en place un âge minimal de taux plein assorti d’une décote et surcote, une option déjà retenue par le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, pour le système universel. Selon le COR, cet âge minimal du taux plein devrait se situer entre 63,1 et 64,3 ans pour la génération 1963, après une montée en charge à partir de la génération 1959. Jean-Paul Delevoye propose de fixer cet âge à 64 ans dans le régime universel.

 

Le médecin Pierre Gallois rappelait, dans une tribune au « Monde », qu’il serait juste que l’âge de départ en retraite soit fixé à partir des données socio-économiques dont dispose l’Etat.

Tribune. 

 

A l’heure où le problème de la retraite est un sujet d’actualité, je suis étonné que les inégalités d’espérance de vie entre catégories socioprofessionnelles ne soient pas prises en compte dans le débat, alors que l’on dispose de données scientifiques solides dans ce domaine.

L’espérance de vie des Français va en croissant régulièrement et c’est cette augmentation qui accroît le coût de retraites et justifie les demandes de politiques et d’économistes de retarder l’âge de départ en retraite. Mais cet allongement de la durée de vie n’est qu’une donnée statistique moyenne, et il est trop souvent méconnu qu’il existe des variations importantes selon les facteurs socio-économiques.

 

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Pourquoi l’espérance de vie des Français plafonne 

Conduit depuis de nombreuses années à suivre régulièrement la littérature de santé française et internationale, de par mes responsabilités au sein de la formation continue des médecins et de la Société française de documentation et de recherche en médecine générale (SFDRMG), j’ai été frappé par les résultats d’une importante étude française de l’Institut national d’études démographiques (INED) montrant les différences d’espérance de vie, avec et sans incapacités, et en fonction des activités professionnelles (E. Cambois, C. Laborde, J.-M. Robine. « La “double peine” des ouvriers : plus d’incapacité au sein d’une vie plus courte », Institut national d’études démographiques (INED), in Population et sociétés, n° 41, 2008) et j’ai été surpris que cet aspect ne soit pas pris en compte dans la définition de l’âge de la retraite, et donc du coût de celle-ci pour chaque catégorie professionnelle.

Espérance de vie en bonne santé

Selon cette étude, en 2003, l’espérance de vie totale à 35 ans était de 42,8 ans chez les hommes et de 48,8 chez les femmes et à 60 ans de 20,7 ans chez les hommes et de 24,9 chez les femmes. Mais si on tient compte des données socio-économiques, à 35 ans les hommes cadres supérieurs ont une espérance de vie de 47 ans, soit quatre années de plus que la moyenne et six de plus que les ouvriers. Et ils vivront trente-quatre de ces quarante-sept années indemnes de toute incapacité (soit 73 % de leur espérance de vie totale), alors que les ouvriers, sur leurs quarante et une années d’espérance de vie, n’en auront que vingt-quatre sans incapacité (60 % de leur espérance de vie).

 


 

Et globalement le taux d’incapacité est plus élevé chez les ouvriers que chez les cadres. Chez les femmes, l’écart d’espérance de vie entre cadres et ouvrières est un peu moins important (environ deux ans), mais la différence d’espérance de vie sans incapacité est similaire à celle des hommes. On retrouve des données intermédiaires dans les autres catégories professionnelles (professions intermédiaires, agriculteurs exploitants, professions indépendantes, employés), qui ont toutes des chiffres moins bons que les cadres supérieurs et meilleurs que les ouvriers ».

Déficit budgétaire en 2020 : amélioration très théorique

Déficit budgétaire en 2020 : amélioration très théorique

 

 

Comme habitude, le ministre du budget fait une  présentation très flatteuse du budget 2020. D’abord en cause des réductions de dépenses publiques qui ne seront pas réellement réalisées aussi des prévisions économiques hypothétiques. Bref, les deux méthodes classiques pour  satisfaire les critères de l’union européenne et accessoirement la Cour des Comptes. On hypothèque aussi la poursuite de la très grande faiblesse des taux d’intérêt dont on sait par ailleurs qu’ils provoqueront un jour une crise du système financier et notamment une envolée de l’inflation. La croissance est très hypothétique comme dans le budget 2018 dans les prévisions ont été régulièrement revues en baisse. Au total pour l’année en cours, on atteindra péniblement 1,2 % de croissance du PIB. Pour 2020 les incertitudes sont générales dans le monde et toute perspective de croissance génère le plus grand doute. On  sait que le commerce international aura encore tendance à se détériorer donc aussi les importations. Les g investissements eux sont aussi atones. On espère tous dans la plupart des pays les soutiens des consommateurs qui eux choisissent plutôt l’attentisme en laissant par exemple leur épargne dormir sur des livrets voire sur des comptes courants. Il est probable que la croissance 2020 sera très affectée au plan mondial. Pour la France, atteindre 1 % constituera déjà un exploit. Ce qui discrédite les prévisions d’amélioration du déficit budgétaire en dépit des argumentations du ministre du budget

“C’est l’Etat qui supporte l’essentiel des baisses d’impôts (on va supprimer seulement un cinquantaine de fonctionnaires dans les directions centrales ! NDLR …) mais le déficit de l’Etat est en nette amélioration”, a souligné le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, lors d’une conférence de presse commune avec le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire.

La prévision de déficit 2019 a été revue en nette baisse par rapport au montant de 107,7 milliards d’euros voté dans la loi de finances initiale, à 96,3 milliards, profitant notamment de la réduction de la charge de la dette dans un contexte de taux bas (1,9 milliard d’euros) ou encore de l’amélioration des recettes fiscales, en partie sous l’effet de l’amélioration du taux de recouvrement de l’impôt sur le revenu liée à l’instauration du prélèvement à la source.

Le déficit de l’Etat a été alourdi cette année par le coût ponctuel d’environ 20 milliards d’euros de la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et pour l’emploi (CICE) en baisse de charge pérenne, ainsi que par celui des mesures d’urgence décidées en décembre dernier pour tenter de désamorcer la contestation des “Gilets jaunes”.

Désireux, selon les termes de Bruno Le Maire, de concilier “constance (de la) politique budgétaire (et) financière”, mais aussi d’”apporter des réponses (…) à la crise sociale que la France a traversée”, le gouvernement, après un début de quinquennat marqué par des allègements fiscaux et sociaux plus conséquents pour les entreprises et les investisseurs que pour les ménages, a inversé la tendance cette année, avec une baisse de 9,3 milliards d’euros des prélèvements obligatoires sur les ménages et une diminution de 1,0 milliard de ceux sur les entreprises.

Au total, le taux de prélèvements obligatoires devrait revenir à 44,3% du produit intérieur brut (PIB) l’an prochain, en baisse de 0,3 point par rapport à cette année et de 0,9 point par rapport à 2017, soit près de l’objectif fixé à un point pour l’ensemble du quinquennat.

Comme annoncé par une source à Bercy mi-septembre, le projet de loi de finances pour 2020, qui doit être présenté vendredi en conseil des ministres, a été établi sur une prévision de croissance de 1,3% l’an prochain et table sur une réduction du déficit public, qui passera de 3,1% cette année (impact du CICE inclus) à 2,2% l’an prochain.

Le déficit public : ça repart pour 2020

Le déficit public : ça repart pour 2020 

Bercy transmis son projet de budget 2020 au Haut Conseil des finances publiques (HCFP), afin que ses membres rendent un avis sur leur sérieux. Un avis qui évidemment devrait être favorable car ce genre de comité de chapeau à plumes va en général dans le sens du pouvoir en place. La vérité c’est que le déficit public est reparti à la hausse. Et cela d’autant plus que la perspective de croissance retenue à savoir 1,3 % pour le parait assez hypothétiques. Le budget 2020 est bâti sur des hypothèses de croissance de 1,3 % pour une inflation de 1,2 %. En avril dernier, le gouvernement s’était avancé sur des chiffres plus favorables ; mais entre-temps, les risques pesant sur l’économie mondiale se sont intensifiés, notamment en raison des guerres commerciales. Pour compenser les dérives, Bercy avait promis de trouver des économies et de s’attaquer aux niches fiscales des entreprises. L’exercice s’est révélé beaucoup plus difficile que prévu et, au final, seuls 600 millions d’euros d’économies ont été dégagés pour 2020 sur le gazole non routier.

Prévu à 2 % en avril, puis 2,1 % en juillet, le déficit est désormais attendu à 2,2 %. En vérité il devrait être plus proche de 2,5 % voir davantage. «Un niveau jamais atteint depuis 2001», tient-on à préciser à Bercy, même s’il correspond exactement aux 3,1 % de 2019, en retranchant les 0,9 % liés à la bascule du CICE en baisse de charges. Les annonces de la BCE reportant de facto à 2022 au plus tôt toute remontée des taux, la fin du quinquennat Macron s’annonce très confortable sur le plan budgétaire. Le choix de repousser à plus tard les efforts structurels expose toutefois les finances publiques françaises à une situation potentiellement catastrophique si les taux remontaient à court terme.

. En raison du maintien de la croissance à un rythme solide (mais très hypothétique !), le ratio de dépenses diminuerait aussi de 55 % à 53,4 % en 2020. «À l’exception de la dette publique, nous tenons la trajectoire des engagements de début de mandat sur les finances publiques», note-t-on à Bercy.

Attendu en 2020 à 98,7 %, contre 98,4 % en 2017, et après un pic à 98,8 % en 2019, l’endettement du pays reste en effet endémique. «

États-Unis: le déficit budgétaire se creuse en juillet davantage que prévu

États-Unis: le déficit budgétaire se creuse en juillet davantage que prévu

 

Le président américain qui critique la Chine pour les manipulations de sa monnaie ne fait finalement pas autre chose, lui, en aggravant le déficit du budget. Une manière finalement de faire encore davantage de fausse monnaie. Ainsi le déficit budgétaire en juillet à encore largement dérapé. Le déficit budgétaire des Etats-Unis avait déjà  bondi de 17% pour l’exercice 2018, représentant désormais 3,9% du produit intérieur brut (PIB) sous l’effet d’un accroissement des dépenses militaires et de sécurité nationale, combiné à une baisse des recettes fiscales.

Le déficit des finances de l’Etat fédéral s’est établi à 779 milliards de dollars sur les douze mois de l’année budgétaire, clos fin septembre, contre 666 milliards en 2017 (3,5% du PIB), selon les chiffres du Trésor américain rendus publics lundi. Il s’agit de son plus haut niveau depuis 2012, a précisé l’administration et

Le déficit budgétaire des Etats-Unis s’est encore détérioré en juillet, faisant déjà grimper le déficit des dix premiers mois de l’exercice fiscal à un niveau supérieur à celui de l’ensemble de l’année dernière.

 

Selon les comptes du Trésor américain publiés jeudi, le déficit mensuel s’est établi à 120 milliards de dollars en juillet, contre 77 milliards un an plus tôt, soit un bond de 56%.

C’est davantage que les prévisions des analystes, qui visaient un manque à gagner de 100 milliards de dollars sur le mois.

Croissance : Le déficit commercial : plus de à 5,2 milliards en juin

Croissance : Le déficit commercial : plus de  à 5,2 milliards en juin

 

 

De mauvaises nouvelles en même temps pour la croissance : d’une part une augmentation du déficit commercial en juin,  une baisse de la production industrielle d’autre part. Du coup les instituts révisent encore leurs prévisions. Officiellement le PIB en France devrait  atteindre d’après ses instituts de 1,3%. La réalité, c’est que la croissance française aura bien du mal à réaliser une progression de 1,2 % du PIB en 2019.  Comme d’habitude la France est toujours sur une tendance de 50 à 60 milliards de déficit commercial sur un an. Cette balance des échanges commerciaux constitue évidemment le véritable indicateur de la compétitivité française. À l’inverse l’Allemagne profite en général d’un excédent de 200 à 250 milliards. Un excédent toutefois qui devrait être notoirement en baisse en 2019 en raison du ralentissement des échanges internationaux.  En France, Les exportations se sont repliées, le déficit commercial progressant de 1,9 milliard d’euros par rapport à mai dernier. Su l’ensemble, du premier semestre, les chiffres sont meilleurs que l’année dernière sur la même période.

Le déficit commercial a progressé de 1,9 milliard d’euros par rapport au mois de mai pour s’établir à 5,2 milliards, pénalisé par des exportations qui se sont «fortement» repliées (-4,9%) par rapport au mois précédent, ont précisé les Douanes dans un communiqué.

Sur l’ensemble du premier semestre 2019, le déficit cumulé de la balance commerciale française – en données corrigées de variations saisonnières et des jours ouvrés – atteint 26,9 milliards contre 32,1 milliards un an plus tôt.

En juin, les exportations se sont fortement repliées avec un recul marqué «relativement généralisé» sur l’ensemble des secteurs. Elles s’inscrivent en baisse de 4,9% (–2,2 milliards d’euros), à 41,9 milliards d’euros, alors qu’elles avaient bondi de 4,3% en mai.

Les importations ont parallèlement légèrement diminué pour atteindre un montant de 47,1 milliards, soit une baisse de 0,6% par rapport à mai. Le déficit des seuls produits manufacturés s’est nettement dégradé, s’établissant à 4,26 milliards d’euros en juin, contre 2,91 milliards le mois précédent.

Les livraisons d’Airbus ont représenté 3,1 milliards d’euros (37 appareils) contre 3,3 milliards (37 appareils également) un mois plus tôt.

 

Le déficit commercial : plus de à 5,2 milliards en juin

Le déficit commercial : plus de  à 5,2 milliards en juin

 

 

Comme d’habitude la France est toujours sur une tendance de 50 à 60 milliards de déficit commercial sur un an. Cette balance des échanges commerciaux constitue évidemment le véritable indicateur de la compétitivité française. À l’inverse l’Allemagne profite en général d’un excédent de 200 à 250 milliards. Un excédent toutefois qui devrait être notoirement en baisse en 2019 en raison du ralentissement des échanges internationaux.  En France, Les exportations se sont repliées, le déficit commercial progressant de 1,9 milliard d’euros par rapport à mai dernier. Su l’ensemble, du premier semestre, les chiffres sont meilleurs que l’année dernière sur la même période.

Le déficit commercial a progressé de 1,9 milliard d’euros par rapport au mois de mai pour s’établir à 5,2 milliards, pénalisé par des exportations qui se sont «fortement» repliées (-4,9%) par rapport au mois précédent, ont précisé les Douanes dans un communiqué.

Sur l’ensemble du premier semestre 2019, le déficit cumulé de la balance commerciale française – en données corrigées de variations saisonnières et des jours ouvrés – atteint 26,9 milliards contre 32,1 milliards un an plus tôt.

En juin, les exportations se sont fortement repliées avec un recul marqué «relativement généralisé» sur l’ensemble des secteurs. Elles s’inscrivent en baisse de 4,9% (–2,2 milliards d’euros), à 41,9 milliards d’euros, alors qu’elles avaient bondi de 4,3% en mai.

Les importations ont parallèlement légèrement diminué pour atteindre un montant de 47,1 milliards, soit une baisse de 0,6% par rapport à mai. Le déficit des seuls produits manufacturés s’est nettement dégradé, s’établissant à 4,26 milliards d’euros en juin, contre 2,91 milliards le mois précédent.

Les livraisons d’Airbus ont représenté 3,1 milliards d’euros (37 appareils) contre 3,3 milliards (37 appareils également) un mois plus tôt.

 

Déficit : la France dérape et record d’impôts (FMI)

Déficit : la France dérape et record d’impôts (FMI)

 

C’est le paradoxe, la France ne parvient pas à réduire de façon significative son endettement mais parallèlement détient le record de fiscalité. C’est le constat du FMI. Le Fonds monétaire international (FMI) «juge qu’un fort ajustement serait adéquat pour reconstituer des amortisseurs (en cas de crise) et ne pas mettre en retard l’atteinte des objectifs à moyen terme des règles budgétaires de l’UE».Ils s’alignent en cela sur les recommandations des équipes techniques du FMI. Celles-ci tablent sur un déficit à 2,3 % en 2020, là où le gouvernement promet un trou de seulement 2,1 %. Ces équipes du FMI conseillent surtout de viser un objectif plus ambitieux de déficit à 1,7 %. Le FMI appelle le gouvernement à «poursuivre son programme de réformes afin de s’attaquer aux défis structurels qui demeurent: une dette publique et privée élevée, un chômage structurel toujours élevé» ou encore une «croissance morose de la productivité».

«Les différents gouvernements s’étant succédé en France ont eu recours, pour contenir les déficits, à des hausses d’impôts, suivies par des périodes de baisses d’impôts, observe le FMI. Ce faisant, ils ont été incapables de diminuer la dépense publique, qui a augmenté de 10 points de PIB depuis les années 1980 et atteint un niveau record parmi les pays développés.

France: Déficit public « contenu » !

France: Déficit public «  contenu » !

 

 

C’est un nouveau concept que vient de sortir Bercy dimanche en indiquant que le déficit prévu pour 2020 serait un déficit contenu. Tout cela évidemment pour masquer la dérive par rapport aux prévisions initiales. On se souvient que la Cour des Comptes a été critique vis-à-vis des prévisions financières- La Cour des comptes se montrait dubitative sur la capacité du gouvernement à compenser les mesures annoncées par le président de la République fin avril, le rapport préparatoire au débat d’orientation des finances publiques publié dimanche par Bercy ne précise pas les modalités de financement au-delà des pistes déjà évoquées. Au-delà de 2020, ce document amende aussi légèrement la trajectoire de baisse du déficit public pour les années suivantes, avec une cible à -1,7% du PIB en 2021 et -1,3% du PIB en 2022 (contre respectivement -1,6% et -1,2% dans les prévisions d’avril).Le gouvernement tablait encore sur un déficit ramené à 0,3% du PIB en 2022 à l’automne dernier, au moment du début des travaux sur la loi de finances 2019, comme fixé dans la loi de programmation des finances publiques promulguée en janvier 2018. Autant dire que le quasi équilibre prévu d’ici la fin du mandat de Macon est renvoyé à plus tard. Quant aux perspectives de déficit elle se fonde sur d’hypothétiques hypothèses de croissance du PIB. Notons que pour la seule année 2019 ans prévoyait 1,4 % de croissance du PIB et qu’on aura de la peine à atteindre 1,2 %. Bref toujours la bonne vieille technique qui consiste à augmenter les prévisions de recettes et un minorer  les perspectives de dépenses.

Retraites : retour du déficit et jusqu’en 2042 ou 2056 !

Retraites : retour du déficit et jusqu’en 2042 ou 2056 !

En 2017, lors de la campagne électorale le candidat Macon avait affirmé que la question des retraites ne posait pratiquement plus de problèmes financiers. En cause sans doute le fait qu’il avait été associé à la gestion économique de François Hollande, aussi le fait que le Haut conseil d’orientation des retraites n’a cessé d’imaginer des scénarios contradictoires, certains rassurants quand d’autres étaient plutôt dramatiques. Selon le dernier rapport en date du conseil d’orientation des retraites, le système plongerait à nouveau vers le déficit En raison de recettes en baisse, le système de retraite sera en déficit à hauteur de 0,4% du PIB, soit environ 10 milliards d’euros. Le retour à l’équilibre est reporté en 2042. En cause évidemment le niveau des retraites, l’âge de départ effectif mais surtout le rapport entre retraités et actifs. Or en l’état actuel de la recense, l’activité économique ne permet pas de créer un nombreux substantiel de poste d’actifs et le nombre de retraités est de plus en plus déséquilibré par rapport à ceux qui travaillent. Le problème c’est qu’évidemment personne n’est en capacité d’élaborer des scénarios économiques sérieux pour les 20 ou 40 ans qui viennent. Du coup faute de prospective crédible, la réforme des retraites va se caractériser comme d’habitude par une succession de plans visant à grignoter le montant des pensionnés. Pour le comité d’orientation des retraites la dégradation  est liée à des dépenses stables (13,8% du PIB) mais des recettes en baisse (13,4%) du fait de « la maîtrise des dépenses publiques à travers (celle) des rémunérations et de l’emploi » des fonctionnaires. Une politique qui « se traduit par des ressources moindres pour le système de retraite et une dégradation du solde », explique le COR. Le retour à l’équilibre, espéré l’an dernier pour 2036 dans le meilleur des cas, est par conséquent reporté à 2042 dans le scénario le plus favorable, avec une productivité en hausse de 1,8% par an. Avec un taux de 1,5% par an, il faudrait attendre 2056 !!!

Déficit public Italie : relevé à 2,1%

Déficit public Italie : relevé à 2,1%

 

Le relèvement du déficit public de l’Italie à 2,1 % peut a priori paraître acceptable mais c’est sans compter sans une dette qui dépasse et de loin toutes celles des pays de la zone euro. En plus de cette question de dette à amortir, l’Italie doit prendre en compte la forte dégradation de son économie qui devrait être très proche de la dépression cette année. L’Italie, dont la dette publique est proportionnellement la plus élevée de la zone euro après celle de la Grèce, peine à maîtriser ses finances tout en tenant les promesses sociales de la coalition de l’extrême droite et des antisystèmes au pouvoir. Ces nouvelles prévisions seront présentées dans le Document économique et financier (DEF), dont la publication est prévue d’ici mercredi et qui servira de base à l’élaboration du projet de budget 2020.L’objectif actuel pour le déficit en 2020, fixé en décembre, est de 1,8% du PIB, contre 2,04% en 2019, mais ces chiffres pour ces deux années devraient être revus à la hausse en raison du ralentissement économique. La croissance du PIB l’année prochaine sera ramenée à un peu moins de 1% par rapport aux prévisions actuelles de 1,1%, selon deux des sources, des prévisions toutefois assez illusoires pour 2019Les chiffres du DEF ne seront pas arrêtés avant la fin des discussions en cours entre les deux composantes de la coalition, la Ligue (extrême droite) et le Mouvement 5 étoiles (M5S), anti-système. Le gouvernement actualisera ses objectifs à nouveau en septembre, lorsqu’il devra trouver un moyen d’éviter une hausse de la TVA prévue en 2020, hausse représentant 23 milliards d’euros et que les partis au pouvoir ont promis d’annuler. Claudio Borghi, porte-parole de la Ligue pour les questions économiques, a suggéré le mois dernier que le gouvernement annule les augmentations de TVA en augmentant l’emprunt public, ce qui ferait passer le déficit au-dessus du plafond de 3% du PIB fixé par l’Union européenne. Une solution à laquelle devrait s’opposer le ministre de l’Economie Giovanni Tria, qui n’appartient à aucun des deux partis au pouvoir. Quant aux réductions d’impôt promises, soutenues en particulier par la Ligue, le gouvernement a prévu de réduire progressivement l’impôt sur le revenu et de simplifier son barème en ramenant le nombre de tranches d’imposition de cinq à deux et le taux d’imposition des sociétés à 20%, selon un projet du Programme national de réforme consulté par Reuters, qui sera publié aux en même temps que le DEF. La prévision de croissance du PIB pour cette année sera probablement ramenée de 1,0% à 0,3% ou 0,4%, et l’objectif de déficit sera porté à environ 2,3%, a rapporté Reuters le 3 avril, citant des sources gouvernementales. Le DEF visera à réduire la dette publique, qui a atteint l’an dernier le record de 132,1% du PIB, a déclaré la semaine dernière Giovanni Tria, bien que le ralentissement économique rende cette tâche plus ardue.

Nouveau déficit commercial dramatique en 2018

Nouveau déficit commercial dramatique en 2018

 

En moyenne, la France enregistre un déficit commercial de l’ordre d’une cinquantaine de milliards tandis que l’Allemagne, elle, connaît un profit de l’ordre de 200 milliards. Un indicateur qui montre la dramatique différence de compétitivité et de qualité de l’économie française. En 2018 la situation s’est encore dégradée puisque le déficit commercial s’est creusé à 59 milliards. L’augmentation du déficit est imputable à la hausse du pétrole mais pas seulement. Pour preuve, on ne s’attend pas en 2019 à une amélioration significative, bien au contraire puisque la contribution du commerce extérieur à la croissance pourrait être dégradée (contribution de -0,3 point en acquis à mi-année). En 2018, les exportations françaises ont légèrement freiné (3,8% contre 4,5% en 2017), pour les importations, la situation est plus contrastée avec une hausse pour les produits énergétiques, l’automobile, les machines et la métallurgie, mais aussi une diminution pour l’aéronautique.  Par ailleurs, Le commerce international a sérieusement marqué le pas à la fin de l’année 2018. Selon un bulletin de la Banque centrale européenne (BCE) publié ce jeudi 7 février, les différentes enquêtes de conjoncture signalent une inflexion des importations mondiales de marchandises tandis que les directeurs d’achat à l’échelle de la planète ont déclaré une dégradation des nouvelles commandes à l’exportation pendant quatre mois consécutifs.

Déficit public de la France : reproches de l’Allemagne

Déficit public de la France : reproches de l’Allemagne

 

Récemment la banque centrale allemande avait fortement critiqué les mesures prises par Macron dans le cadre de l’action des gilets jaunes. C’était une manière de s’immiscer directement dans la gestion économique de la France. Ce que ne s’autorise jamais la Banque de France. On se souvient que Moscovici, le commissaire européen à l’économie, s’était montré relativement bienveillant par rapport au dérapage budgtaire  français. Mais d’une certaine manière un autre commissaire,  le commissaire européen au Budget, l’Allemand Günther et considère que le dérapage ne sera pas toléré après 2019.  L’Union européenne va accepter que le déficit de la France soit supérieur à la limite de 3% du produit intérieur brut (PIB) l’an prochain, tant qu’il s’agit d’une entorse temporaire, a annoncé jeudi le commissaire européen au Budget, l’Allemand Günther Oettinger. Du point de vue de l’orthodoxie budgétaire le commissaire allemand n’a sans doute pas tort. Il devrait toutefois se méfier de sa critique sur la perte de crédibilité de macron. En effet Merkel est sans doute dans une position politique encore plus précaire que celle du chef de l’État français précisément en raisons de ses positions européennes Le Premier ministre Edouard Philippe a déclaré mi-décembre que le déficit public de la France devrait s’établir à environ 3,2% du PIB l’an prochain, sous l’effet des mesures annoncées pour les “Gilets jaunes”, contrairement au 2,8% initialement prévu. “Dans ces conditions, nous allons faire une exception en tolérant un déficit supérieur à 3%. Cependant, cela ne doit pas se poursuivre après 2019”, dit-il dans une interview au groupe de presse Funke.

Selon lui, Emmanuel Macron a “perdu en autorité” en dévoilant un projet de budget qui excède la limite de 3% prévue par les traités européens. “Mais il reste un fervent défenseur de l’Union européenne”.

L’ENA en déficit !

L’ENA en déficit !

 

Il y a évidemment de quoi s’étonner quand on apprend que l’ENA, l’école des managers de la France est en déficit de près de 3 millions. En vérité, il ne s’agit pas vraiment d’une surprise dans la mesure où la formation des énarques est surtout  centrée sur la problématique administrative et non sur les questions managériales. Pour preuve dans nombre d’institutions de l’État, la gestion est souvent catastrophique. Curieux que cette école dont la vocation est de former les futurs dirigeants de la France ne soit pas capable de gérer son budget. On objectera que certains des énarques également à la tête de grandes entreprises privées réussissent dans leur gestion. Cela ne saurait cependant masquer l’échec de la masse des autres présents partout dans l’administration bien sur mais aussi dans les partis politiques et dans les entreprises. Dès lors,  il ne faut guère s’étonner par exemple que le poids de la fiscalité ait dépassé les 1000 milliards par an,  soit près de la moitié de la richesse nationale. Or la plupart des grands postes de l’État sont occupés par l’ENA.

Commerce extérieur : toujours un déficit de plus de 60 milliards

Commerce extérieur : toujours un déficit de plus de 60 milliards

 

L’échec le plus retentissant de Macron :  la poursuite de la déconfiture du commerce extérieur. Tandis que l’Allemagne pourra encore compter sur un excédent proche de 250 milliards la France, elle,  enregistrera à nouveau en 2018 un déficit de la deux 60 milliards.. Le déficit commercial s’est nettement creusé au mois d’août pour s’établir à 5,6 milliards après s’être réduit au mois de juillet à 3,4 milliards d’euros. . Principale raison, l’aéronautique connaît un net ralentissement de ses exportations. Les livraisons d’Airbus ont été moins importantes en août. D’après les douanes, le montant des exportations atteint 1,5 milliard d’euros pour 17 appareils. « La performance du mois s’inscrit en très net retrait par rapport à celle de juillet, exceptionnelle avec 37 appareils livrés (dont un A380) pour un montant de 2,842 milliards d’euros. »   Les importations en pétrole raffiné ont rebondi après avoir reculé en juillet. « En baisse le mois dernier, les prix sont à nouveau plus élevés, ce qui accentue l’évolution du volume des approvisionnements. » Les importations d’hydrocarbures naturels sont quant à elles restées à un niveau élevé. Le déficit se creuse également « nettement pour les métaux, du fait d’une poussée des achats ». D’autre part, les excédents se sont réduits pour les produits pharmaceutiques et les produits agricoles, en raison d’un rebond des achats. Quelques améliorations sont tout de même visibles du côté de l’industrie automobile. Les exportations, qui étaient en retrait ces derniers mois, rebondissent avec une progression des ventes de véhicules à destination de la Belgique, de l’Espagne et dans une moindre mesure de l’Europe hors UE « qui rebondissent ce mois-ci, après avoir chuté en juillet. » Par zone géographique, le solde commercial de la France avec l’Union européenne s’est replié en août, à cause d’une hausse des importations supérieure à celle des exportations. Toute la différence avec l’Allemagne et dans ce résultat d commerce extérieur. C’est la faiblesse de la machine exportatrice française: elles n’étaient que 124.000 entreprises l’an dernier à avoir franchi les frontières contre 300.000 pour l’Allemagne. Ce sont essentiellement les grandes entreprises - et surtout dans quelques secteurs historiquement bien positionnés sur les marchés internationaux, comme le luxe ou l’aéronautique - qui parviennent à tirer leur épingle du jeu.  .En 2017, plus de 85% des échanges commerciaux allemands sont réalisés dans les secteurs suivants : automobiles et composants automobiles (15%), machines (11%), produits informatiques, électroniques et optiques (10%),  produits chimiques (8%), produits divers[1] (8%), équipements électriques (6%), produits pharmaceutiques (6%), métaux (5%), produits agroalimentaires (4%), autres matériels de transport (4% dont environ 75% dans l’aérospatial), produits en caoutchouc et en plastique (3%), produits métalliques (3%) et pétrole et gaz (3%).  En Allemagne, en 2017,  la part de la zone euro s’est réduite de 42% à 37%, tandis que celle de l’UE hors zone euro s’est accrue de 20% à 21%, celle de l’Amérique de 10% à 11% et celle de l’Asie de 14% à 18% (cf. graphiques 2 et 3). 


 

Déficit public : c’est reparti !

  • Déficit public : c’est reparti !

Adieu les promesses de réduire le déficit. Officiellement on a revu nettement à la hausse les prévisions de déficit, 2.8 % au lieu de 2.4 en 2018 et même trajectoire en 2019. En fait on va atteindre voire dépasser les 3%.

Le gouvernement a donc revu à la hausse sa prévision de déficit public pour 2019, à 2,8% du produit intérieur brut (PIB) contre 2,4% anticipés en avril, en raison notamment de la croissance plus faible qu’anticipé, a annoncé Bercy mardi. Le taux de dette publique, fruit de l’accumulation des déficits année après année, devrait malgré tout refluer légèrement, à 98,6% du PIB contre 98,7% cette année, a précisé le ministère.  Il n’est  sûr du tout que la France soit encore sous les 3 % de déficit par rapport aux pipes en 2019. Cette année déjà il y aura en effet un net  décalage entre les prévisions et la réalisation. Le déficit budgétaire était en effet annoncé à 2,3 % il devrait autour de  à 2,8 du PIB. En cause, le reclassement de la dette de la SNCF comme administration publique mais surtout en raison du net tassement de la croissance. Une croissance qui était attendue à 2,3 % par les experts et qui en faites tournera autour de 1,5 %. La conséquence directe sera un affaiblissement des rentrées fiscales qui viendra creuser le déficit public. Le ministre des finances, Bruno Lemaire s’avance beaucoup en déclarant : “Nous tiendrons notre objectif d’être sous les 3% en 2019. Or la croissance en 2019 ne sera pas supérieure à celle de 2018 et par ailleurs il n’est pas prévu de réduction significative des dépenses de l’État dans le projet de budget de l’année prochaine. On a même enterré le rapport dit CAP 22 qui proposé de réformer de manière substantielle le rôle et le fonctionnement de l’État. La vérité, c’est que la France pourrait à nouveau flirter avec la barre symbolique d’un déficit à 3 % en 2019. Ces nouvelles perspectives ont valu à Paris une mise en garde du commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici. Il a souligné dans une interview publiée vendredi par L’Opinion l’”effet symbolique et politique indéniable” d’un éventuel retour au-dessus des 3%.

 

Les  Le gouvernement a donc officiellement  revu à la hausse sa prévision de déficit public pour 2019, à 2,8% du produit intérieur brut (PIB) contre 2,4% anticipés en avril, en raison notamment de la croissance plus faible qu’anticipé, a annoncé Bercy mardi. Le taux de dette publique, fruit de l’accumulation des déficits année après année, devrait malgré tout refluer légèrement, à 98,6% du PIB contre 98,7% cette année, a précisé le ministère. En fait l’épaisseur du trait qui n’a rien pour convaincre de la sincérité des chiffres.

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Déficit budget : La sous les 3% en 2019 ? Pas sûr

Déficit budget : La sous les 3% en 2019 ? Pas sûr

Pas sûr du tout que la France soit encore sous les 3 % de déficit par rapport aux pipes en 2019. Cette année déjà il y aura en effet un net  décalage entre les prévisions et la réalisation. Le déficit budgétaire était en effet annoncé à 2,3 % il devrait tourner de 2,6 à 2,8 du PIB. En cause , le reclassement de la dette de la SNCF comme administration publique mais surtout en raison du net tassement de la croissance. Une croissance qui était attendue à 2,3 % par les experts et qui en faites tournera autour de 1,5 %. La conséquence directe sera un affaiblissement des rentrées fiscales qui viendra creuser le déficit public. Le ministre des finances, Bruno Lemaire s’avance beaucoup en déclarant :“Nous tiendrons notre objectif d’être sous les 3% en 2019. Le rétablissement des comptes publics n’est pas négociable”, a dit Bruno Le Maire en marge d’une réunion avec ses homologues de l’Union européenne, à Vienne. Or la croissance en 2019 ne sera pas supérieure à celle de 2018 et par ailleurs il n’est pas prévu de réduction significative des dépenses de l’État dans le projet de budget de l’année prochaine. On a même enterré le rapport dit CAP 22 qui proposé de réformer de manière substantielle le rôle et le fonctionnement de l’État. La vérité, c’est que la France pourrait à nouveau flirter avec la barre symbolique d’un déficit à 3 % en 2019. Ces nouvelles perspectives ont valu à Paris une mise en garde du commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici. Il a souligné dans une interview publiée vendredi par L’Opinion l’”effet symbolique et politique indéniable” d’un éventuel retour au-dessus des 3%.

Budget : adieu à la réduction du déficit

Budget : adieu à la réduction du déficit

Il y a deux raisons au fait que le gouvernement ne parviendra pas à réduire le déficit du budget. Un déficit programmé à 2,3 % du PIB en 2018 mais qui sera en fait bien  supérieur à 2,5 % dans la réalité. La première raison c’est la possibilité pour le gouvernement de réduire de manière significative le train de vie de l’État. La deuxième raison, elle, est mécanique elle découle de la baisse des rentrées fiscales liées à la dégradation de la croissance. On attendait en effet une croissance de 2,3 % quand elle sera plus proche de 1,5 %  Or le gouvernement affiche toujours son objectif d’atteindre un déficit à 2,3% du PIB en 2018 et en 2019, contre 2,6% en 2017 (puis 1,1% en 2020, 0,6% en 2021, pour atteindre l’équilibre en 2022). Pour y arriver, il lui faudra donc faire davantage d’économies que prévues. Malheureusement la vraie croissance prévue ne sera pas au rendez-vous en 2018 pas plus qu’en 2009. Certes il y a bien quelques budgétaires mais elles ne seront pas à la hauteur de la perte des recettes fiscales. Quant à la perspective de l’équilibre de la Terre en 2022, l’échéance pourrait être reportée aux calendes grecques. D’après des documents budgétaires transmis en juillet aux députés et sénateurs, le ministère du Travail perd 2 milliards d’euros entre 2018 et 2019 (de 15,17 à 13,10 milliards, notamment avec la fin des contrats aidés) et celui de la Cohésion des territoires, qui comprend le Logement, diminue de plus d’un milliard (16,06 milliards contre 17,22 en 2018). Le crédit de l’Agriculture est également touché : -300 millions. Au contraire, parmi les ministères privilégiés, on retrouve celui de la Défense (+1,7 milliard), de l’Education (+750 millions pour la mission « Enseignement scolaire). A noter également, une hausse de 1,33 milliard d’euros pour la mission « Solidarité, insertion et égalité des chances », dont le crédit s’établira en 2019 à 20,78 milliards d’euros (contre 19,44 milliards en 2018). Soit moins qu’initialement prévu, note Libération lundi. En effet, la loi de programmation des finances publiques 2018-2022 prévoyait 21,31 milliards d’euros. Quelle mesure sera donc concernée par cette différence de 530 millions d’euros? Sachant que cette mission comprend notamment la prime d’activité (qui doit augmenter au 1er octobre), la politique en faveur des personnes handicapées (l’allocation adulte handicapé doit augmenter au 1er novembre) ou encore l’égalité femmes-hommes. Le ministère des Solidarités et de la Santé a tenu à répondre au quotidien : 300 millions d’euros s’expliqueraient par le report d’un projet immobilier et 150 millions par un « ajustement tendanciel » de la prime d’activité qui, selon le gouvernement qui table sur une amélioration économique, serait moins distribuée en 2019.

 

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