Archive pour le Tag 'déficit'

Déficit public : c’est reparti !

  • Déficit public : c’est reparti !

Adieu les promesses de réduire le déficit. Officiellement on a revu nettement à la hausse les prévisions de déficit, 2.8 % au lieu de 2.4 en 2018 et même trajectoire en 2019. En fait on va atteindre voire dépasser les 3%.

Le gouvernement a donc revu à la hausse sa prévision de déficit public pour 2019, à 2,8% du produit intérieur brut (PIB) contre 2,4% anticipés en avril, en raison notamment de la croissance plus faible qu’anticipé, a annoncé Bercy mardi. Le taux de dette publique, fruit de l’accumulation des déficits année après année, devrait malgré tout refluer légèrement, à 98,6% du PIB contre 98,7% cette année, a précisé le ministère.  Il n’est  sûr du tout que la France soit encore sous les 3 % de déficit par rapport aux pipes en 2019. Cette année déjà il y aura en effet un net  décalage entre les prévisions et la réalisation. Le déficit budgétaire était en effet annoncé à 2,3 % il devrait autour de  à 2,8 du PIB. En cause, le reclassement de la dette de la SNCF comme administration publique mais surtout en raison du net tassement de la croissance. Une croissance qui était attendue à 2,3 % par les experts et qui en faites tournera autour de 1,5 %. La conséquence directe sera un affaiblissement des rentrées fiscales qui viendra creuser le déficit public. Le ministre des finances, Bruno Lemaire s’avance beaucoup en déclarant : “Nous tiendrons notre objectif d’être sous les 3% en 2019. Or la croissance en 2019 ne sera pas supérieure à celle de 2018 et par ailleurs il n’est pas prévu de réduction significative des dépenses de l’État dans le projet de budget de l’année prochaine. On a même enterré le rapport dit CAP 22 qui proposé de réformer de manière substantielle le rôle et le fonctionnement de l’État. La vérité, c’est que la France pourrait à nouveau flirter avec la barre symbolique d’un déficit à 3 % en 2019. Ces nouvelles perspectives ont valu à Paris une mise en garde du commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici. Il a souligné dans une interview publiée vendredi par L’Opinion l’”effet symbolique et politique indéniable” d’un éventuel retour au-dessus des 3%.

 

Les  Le gouvernement a donc officiellement  revu à la hausse sa prévision de déficit public pour 2019, à 2,8% du produit intérieur brut (PIB) contre 2,4% anticipés en avril, en raison notamment de la croissance plus faible qu’anticipé, a annoncé Bercy mardi. Le taux de dette publique, fruit de l’accumulation des déficits année après année, devrait malgré tout refluer légèrement, à 98,6% du PIB contre 98,7% cette année, a précisé le ministère. En fait l’épaisseur du trait qui n’a rien pour convaincre de la sincérité des chiffres.

%.

 

Déficit budget : La sous les 3% en 2019 ? Pas sûr

Déficit budget : La sous les 3% en 2019 ? Pas sûr

Pas sûr du tout que la France soit encore sous les 3 % de déficit par rapport aux pipes en 2019. Cette année déjà il y aura en effet un net  décalage entre les prévisions et la réalisation. Le déficit budgétaire était en effet annoncé à 2,3 % il devrait tourner de 2,6 à 2,8 du PIB. En cause , le reclassement de la dette de la SNCF comme administration publique mais surtout en raison du net tassement de la croissance. Une croissance qui était attendue à 2,3 % par les experts et qui en faites tournera autour de 1,5 %. La conséquence directe sera un affaiblissement des rentrées fiscales qui viendra creuser le déficit public. Le ministre des finances, Bruno Lemaire s’avance beaucoup en déclarant :“Nous tiendrons notre objectif d’être sous les 3% en 2019. Le rétablissement des comptes publics n’est pas négociable”, a dit Bruno Le Maire en marge d’une réunion avec ses homologues de l’Union européenne, à Vienne. Or la croissance en 2019 ne sera pas supérieure à celle de 2018 et par ailleurs il n’est pas prévu de réduction significative des dépenses de l’État dans le projet de budget de l’année prochaine. On a même enterré le rapport dit CAP 22 qui proposé de réformer de manière substantielle le rôle et le fonctionnement de l’État. La vérité, c’est que la France pourrait à nouveau flirter avec la barre symbolique d’un déficit à 3 % en 2019. Ces nouvelles perspectives ont valu à Paris une mise en garde du commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici. Il a souligné dans une interview publiée vendredi par L’Opinion l’”effet symbolique et politique indéniable” d’un éventuel retour au-dessus des 3%.

Budget : adieu à la réduction du déficit

Budget : adieu à la réduction du déficit

Il y a deux raisons au fait que le gouvernement ne parviendra pas à réduire le déficit du budget. Un déficit programmé à 2,3 % du PIB en 2018 mais qui sera en fait bien  supérieur à 2,5 % dans la réalité. La première raison c’est la possibilité pour le gouvernement de réduire de manière significative le train de vie de l’État. La deuxième raison, elle, est mécanique elle découle de la baisse des rentrées fiscales liées à la dégradation de la croissance. On attendait en effet une croissance de 2,3 % quand elle sera plus proche de 1,5 %  Or le gouvernement affiche toujours son objectif d’atteindre un déficit à 2,3% du PIB en 2018 et en 2019, contre 2,6% en 2017 (puis 1,1% en 2020, 0,6% en 2021, pour atteindre l’équilibre en 2022). Pour y arriver, il lui faudra donc faire davantage d’économies que prévues. Malheureusement la vraie croissance prévue ne sera pas au rendez-vous en 2018 pas plus qu’en 2009. Certes il y a bien quelques budgétaires mais elles ne seront pas à la hauteur de la perte des recettes fiscales. Quant à la perspective de l’équilibre de la Terre en 2022, l’échéance pourrait être reportée aux calendes grecques. D’après des documents budgétaires transmis en juillet aux députés et sénateurs, le ministère du Travail perd 2 milliards d’euros entre 2018 et 2019 (de 15,17 à 13,10 milliards, notamment avec la fin des contrats aidés) et celui de la Cohésion des territoires, qui comprend le Logement, diminue de plus d’un milliard (16,06 milliards contre 17,22 en 2018). Le crédit de l’Agriculture est également touché : -300 millions. Au contraire, parmi les ministères privilégiés, on retrouve celui de la Défense (+1,7 milliard), de l’Education (+750 millions pour la mission « Enseignement scolaire). A noter également, une hausse de 1,33 milliard d’euros pour la mission « Solidarité, insertion et égalité des chances », dont le crédit s’établira en 2019 à 20,78 milliards d’euros (contre 19,44 milliards en 2018). Soit moins qu’initialement prévu, note Libération lundi. En effet, la loi de programmation des finances publiques 2018-2022 prévoyait 21,31 milliards d’euros. Quelle mesure sera donc concernée par cette différence de 530 millions d’euros? Sachant que cette mission comprend notamment la prime d’activité (qui doit augmenter au 1er octobre), la politique en faveur des personnes handicapées (l’allocation adulte handicapé doit augmenter au 1er novembre) ou encore l’égalité femmes-hommes. Le ministère des Solidarités et de la Santé a tenu à répondre au quotidien : 300 millions d’euros s’expliqueraient par le report d’un projet immobilier et 150 millions par un « ajustement tendanciel » de la prime d’activité qui, selon le gouvernement qui table sur une amélioration économique, serait moins distribuée en 2019.

 

Déficit commercial : la tare française

 

 

Le commerce extérieur constitue le véritable baromètre de la qualité et de la compétitivité française. Un baromètre qui montre l’ampleur de la maladie. Une maladie qui depuis des années se traduit par un déficit de l’ordre de 50 à 60 milliards tandis que les Allemands dégagent à peu près 250 milliards d’excédents et 300 milliards pour la balance des paiements courants. Et les derniers chiffres tout aussi alarmants. Sur l’ensemble du premier semestre, le déficit cumulé de la balance commerciale a atteint 33,47 milliards d’euros, après 29,6 milliards au semestre précédent, selon les données publiées par les Douanes. Autant dire que le déficit annuel ne devrait pas franchement être meilleur que celui de 2017, où il avait atteint 62,3 milliards. Rien de réjouissant… surtout si l’on se compare à l’Allemagne, qui a dégagé un excédent commercial de plus 121 milliards d’euros depuis le début de l’année. Pour justifier cette dérive, le  gouvernement impute le déséquilibre en cours à la hausse du pétrole. Une hausse réelle mais qui affecte la plupart des économies. Les causes sont connues. En premier le poids de la fiscalité qui tue la compétitivité sans parler des réglementations de tous ordres qui freinent l’investissement et l’initiative. En second, le fait que depuis plusieurs dizaines d’années la France a abandonné progressivement son industrie en pensant que seul le marché parviendrait à réguler ce secteur. On a abandonné tout concept de plan de développement dans chaque secteur industriel. Le mot plan était et reste tabou depuis la découverte par les technocrates de l’État des merveilles du libéralisme sauvage. En fait la France manque de tout de compétitivité, d’innovation et de structuration des réseaux. Pourtant, la situation pourrait être pire s’il n’y avait pas chaque mois le résultat des exportations d’Airbus qui viennent diminuer fortement le déficit commercial global. Or Airbus existe à égalité à peu près maintenant avec Boeing c’est précisément à la suite d’un plan de l’État élargi ensuite à plusieurs pays d’Europe. Nos  produits sont moins compétitifs que ceux provenant des pays européens à plus faible coût de main-d’œuvre, comme l’Espagne notamment. Mais ils sont également moins haut de gamme que ceux fabriqués en Allemagne.Et c’est sans compter la faiblesse de la machine exportatrice française: elles n’étaient que 124.000 entreprises l’an dernier à avoir franchi les frontières contre 300.000 pour l’Allemagne. Ce sont essentiellement les grandes entreprises - et surtout dans quelques secteurs historiquement bien positionnés sur les marchés internationaux, comme le luxe ou l’aéronautique - qui parviennent à tirer leur épingle du jeu.Au total, la France perd des parts de marché dans le bal des échanges mondiaux: selon Coe-Rexecode, la part de ses exportations de biens et services dans le total des exportations de la zone euro a reculé en 2017. Elle est passée de 13,2 % en 2016 à 12,9 % l’année dernière - contre 17 % en 2000.

Le déficit budgétaire recule au premier semestre

Le déficit budgétaire recule au premier semestre

 

 

Un tout petit recul du déficit au premier semestre essentiellement dues à des mécaniques comptables. Cependant un recul annoncé à grand renfort de trompettes sans doute pour rassurer Bruxelles. La deuxième partie de l’année sera autrement plus difficile avec le recul des rentrées fiscales dues au tassement de la croissance ; Il faut noter que par ailleurs les dépenses n’évoluent guère. En gros que les efforts de l’Etat sont très marginaux ; Concernant les dépenses, au 30 juin, elles s’établissaient à 199,9 milliards d’euros contre 201,5 milliards un an plus tôt. Cette évolution recouvre une quasi-stabilité des dépenses du budget général (à 171,6 milliards d’euros contre 172 milliards à fin juin 2017) et une baisse des prélèvements sur recettes (28,3 milliards d’euros, en amélioration de 1,2 milliard). Bercy explique cette situation par « l’effet notamment du remplacement d’une partie de la dotation globale de fonctionnement des collectivités territoriales [et] par le transfert d’une fraction de TVA aux régions depuis le 1er janvier 2018 ».

À la même date, les recettes s’élevaient à 159,4 milliards d’euros, contre 160,2 milliards à fin juin 2017. Les recettes fiscales nettes ont diminué de 2,3 % à périmètre courant, soit 3,5 milliards d’euros de moins par rapport à la fin juin 2017. Cette situation est liée à la transformation de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière (IFI). (Un petit cadeau de 3 milliards de la part de Macron aux plus fortunés soumis à l’ancien ISFF)Les recettes non fiscales s’inscrivent quant à elles en hausse de 3,6 milliards d’euros par rapport au 30 juin 2017, notamment du fait de l’encaissement plus précoce du dividende versé par la Banque de France.

Déficit commercial : toujours la « cata » avec le creusement en mai

Déficit commercial : toujours la « cata » avec le   creusement en  mai

  • Les gouvernements  passent mais les faiblesses structurelles demeurent, ainsi le déficit commercial français s’est creusé « sensiblement » en mai, atteignant 6 milliards d’euros contre 5 milliards le mois précédent, en raison d’une chute des exportations, ont annoncé vendredi les Douanes. Sur les douze derniers mois, le déficit cumulé atteint 61,6 milliards d’euros, tandis qu’il s’était élevé à 62,7 milliards pour l’année calendaire 2017, précisent les Douanes dans un communiqué. A noter que dans le même l’Allemagne enregistre toujours bon an, mal an autours de 250 milliards d’excédents pas an.

SNCF: la reprise de la dette n’affectera pas le déficit public !!! (Lemaire)

 SNCF: la reprise de la dette n’affectera pas le déficit public !!! (Lemaire)

 

On voit mal comment le reprise de la dette SNCF ne pourrait affecter ni l’équilibre du budget, ni l’endettement de la France. De toute manière, sauf impôt nouveau, la France n’a pas les moyens d’amortir cette dette. Elle le sera par l’emprunt qui va générer des frais financiers et donc peser à la fois sur la dette et sur le budget.  La reprise de 35 milliards d’euros de la dette de la SNCF « ne pèsera pas sur le déficit public », a  pourtant déclaré samedi le ministre de l’Economie et des finances Bruno Le Maire, en marge du salon des startups VivaTech à Paris. « Notre évaluation c’est que cette reprise de la dette ne pèsera pas sur le déficit public », a assuré Bruno Le Maire. « Elle aura évidemment un impact sur la dette publique, puisque ça accroit la dette publique française (…) mais elle n’aura pas d’impact sur le déficit », a-t-il souligné.

Le ministre contredit ainsi le rapporteur général du budget Joël Giraud, qui avait estimé vendredi que la reprise de la dette de la SNCF allait provoquer une hausse du déficit par rapport aux prévisions actuelles du gouvernement, et retarderait le retour à l’équilibre des finances publiques prévu jusqu’à maintenant pour 2022. Selon les projections du rapporteur, le déficit public remonterait à 1,9% du PIB en 2020 avec la reprise d’une première tranche de 20 milliards de dette SNCF, au lieu de 0,9% prévu jusqu’à maintenant. Et il serait de 0,1% de PIB en 2022, alors que le gouvernement escomptait jusqu’alors un excédent de 0,3% du PIB à cette échéance.

Bercy avait publié après la déclaration de M. Giraud un communiqué courroucé, indiquant qu’il « n’est pas possible de se prononcer sur l’impact sur la trajectoire des finances publiques » de cette reprise de dette. L’impact dépendra du traitement comptable de l’opération par l’Insee, « qui a engagé des discussions avec Eurostat sur ce sujet et devrait se prononcer avant la fin de l’année », avait indiqué le ministère de l’Economie et des finances. Bruno Le Maire a admis samedi que la reprise de la dette de la SNCF « accroit la nécessité de réduire cette dette progressivement et donc de réduire la dépense publique ».

Le Premier ministre Édouard Philippe a confirmé vendredi que l’État allait reprendre 35 milliards d’euros de dette de la SNCF, tout en promettant de ne pas créer d’impôt pour compenser cette charge.

Déficit excessif : la France n’est plus concernée

Déficit excessif : la France n’est plus concernée

La France quitte le banc des m’avais élèves de l’Europe. La commission va proposer que le pays ne soit plus considéré comme un pays mal géré (fameuse barre des 3% de déficit budgétaire par rapport au PIB).

Après 2,6% du PIB en 2017, ce déficit  atteindra 2,3% en 2018, puis 2,8% en 2019, selon la Commission dans ses dernières prévisions économiques. « Les efforts entrepris par le gouvernement (…) ont porté leurs fruits », s’est d’ailleurs félicité Bruno Le Maire dans un communiqué.la vérité c’est que les résultats 2017 doivent surtout à la croissance et à Hollande. Pour le reste comme l’a indiqué la Cour des comptes la France n’a pas réduit ses dépenses. Mais  Pierre Moscovici a expliqué qu’ »une nouvelle bataille » s’ouvrait, celle du déficit structurel, c’est-à-dire le déficit calculé sans les effets de cette  croissance. Cet effort structurel, fixé par la Commission, doit permettre de réduire la dette publique française, qui atteindra encore 96,4% du PIB en 2018. Pour cela, la Commission recommande à Paris de « poursuivre les réformes » dans l’enseignement et la formation, de « veiller » à ce que le « salaire minimum soit compatible avec la création d’emplois et la compétitivité », mais aussi de réduire les impôts et de limiter les dépenses. Certaines récentes annonces, comme la reprise partielle de la dette de la SNCF, sont en effet susceptibles d’accroître ses dépenses et pourraient compliquer la donne avec Bruxelles.

 

 

Le déficit commercial : encore plus important

Le déficit commercial : encore plus important

Le trou des échanges extérieurs s’est approfondi au premier trimestre. Finalement, on tourne toujours autour de 60 milliards de déficit sur un an. Pendant ce temps l’Allemagne compte   environ 250 milliards d’excédents commerciaux  et aux 300 milliards pour la balance des paiements courants. En cause évidemment le manque de compétitivité notamment de l’industrie française mais aussi l’absence d’une vraie politique industrielle enfin un tissu de PME peu structuré et peu attiré par les marchés international à l’inverse de l’Allemagne. Politique industrielle et structuration du tissu de PME ne semblent pas les priorités du gouvernement qui estiment que la libéralisation à elle seule  permettra de combler son déficit de compétitivité mais aussi de qualité. Après trois trimestres consécutifs relativement stables, le déficit commercial a augmenté au cours du premier trimestre pour s’établir à 15,8 milliards d’euros. Selon les chiffres communiqués par les douanes ce vendredi 4 mai, ce déficit reste néanmoins inférieur à celui du premier trimestre 2017 (19 milliards). Sur douze mois, le déficit cumulé atteint 59,2 milliards d’euros, contre 62,7 milliards pour l’année 2017, précise le communiqué. Le déficit commercial s’est encore creusé de 25% ces deux dernières années, au point de peser sur le PIB d’environ 0,6 point par an. Le solde commercial s’est également dégradé en raison de la hausse du pétrole mais aussi des moins bonnes exportations du secteur manufacturier. La contraction s’explique également par des contre-performances dans l’aéronautique « et, dans de moindres proportions, de la baisse des ventes de la plupart des autres produits manufacturés. « Le montant trimestriel des livraisons aéronautiques décroît fortement en raison de difficultés temporaires de production. Le solde aéronautique se dégrade de 1,6 milliard au premier trimestre, soit quasiment l’équivalent du creusement du déficit commercial. »

Etats-Unis : Hausse du déficit budgétaire

Etats-Unis : Hausse du déficit budgétaire

Une hausse du déficit, 209 milliards de dollars contre 176 milliards un an plus tôt, soit une hausse de 18%, selon les chiffres annoncés par le Trésor mercredi. Pour l’année fiscale 2017 (du 1er octobre 2016 au 30 septembre 2017), le déficit atteint 3,5 % du PIB. Le déficit budgétaire avait  certes été aggravé, notamment par la hausse des dépenses militaires voulue par le nouveau président américain, mais si les dépenses du budget fédérales ont atteint 3,98 billions de dollars pour des recettes de 3,32 billions, c’est d’abord à cause de l’augmentation enregistrée par des postes budgétaires qui ne peuvent être changés qu’avec une réforme structurelle votée par le Congrès, et non sur décision du pouvoir exécutif : dépenses de sécurité sociale, programmes Medicare et Medicaid et remboursement des intérêts de la dette publique.   Une dette publique fédérale de 20 billions de dollars affichée qui pourrait bien être très éloignée de la réalité, car elle ne prend pas en compte d’importants engagements financiers hors-budget. Selon certains économistes, la vraie dette nationale des États-Unis serait dix fois plus élevée. Pas de quoi la réduite avec le déficit enregistré en mars.  Les recettes du Trésor ont reculé en mars de 3% pour s’établir à 211 milliards de dollars. Du côté des dépenses, elles ont grimpé de 7% à 420 milliards de dollars. Sur les six premiers mois de l’année budgétaire, qui commence le 1er octobre, le déficit atteint 600 milliards de dollars contre 527 milliards sur la même période l’année précédente. Sur l’ensemble de l’exercice 2016-2017, le déficit budgétaire des Etats-Unis avait grimpé de 13,6% à 666 milliards de dollars. Le Trésor a précisé qu’ajusté de différents éléments saisonniers et de modifications dans le calendrier des recettes et dépenses, le déficit sur le mois de mars est de 165 milliards de dollars contre 134 milliards un an plus tôt.

 

Déficit Commerce extérieur : la réforme oubliée !

Déficit Commerce extérieur : la réforme oubliée !

Encore 5,2 milliards d’euros de déficit, contre 5,4 milliards le mois précédent selon les chiffres publiés par les douanes ce vendredi. Sur les deux premiers mois de 2018, le déficit cumulé- en données corrigées de variations saisonnières et des jours ouvrés – atteint 10,6 milliards contre 13,5 milliards un an plus tôt. La France est repartie sur un rythme de 50 à 60 milliards de déficit annuel alors que l’Allemane, elle dégage 200 milliards d’excédents annuels. Or cette balance extérieure des échanges est le vrai thermomètre de la compétitivité française. Il y a de nombreux facteurs explicatifs mais parmi eux le fait surtout que nos PME-PMI sont peu présentes sur les marchés infranationaux. Le gouvernemenet a prévu quelques mesures mais assez anecdotiques.  Le gouvernement d’Édouard Philippe a annoncé quelques mesures relatives au regroupement des acteurs de l’exportation comme l’agence publique Business France et les Chambres de commerce et d’industrie, au sein de guichets uniques placés sous l’autorité des régions en France. Mais ces décisions pourraient être insuffisantes pour rétablir une balance commerciale en déficit depuis 2003. La grande reforme, lap lus urgente serait de s’attaquer à cette balance commerciale et non de traiter à la va vite d’autres sujets notoirement moins prioritaires comme la réforme de la SNCF ou encore la réforme des institutions.  En février, les importations ont effacé leur gain du mois précédent, s’inscrivant en recul de 1,4% (après une progression de 1,0% en janvier) sous l’effet d’une importante contraction des approvisionnements aéronautiques, pour atteindre un montant de 44,9 milliards d’euros. Les exportations ont quant à elles enregistré un nouveau recul (-0,9% après -4,1%), à 39,7 milliards d’euros, mais cette diminution limitée « tient essentiellement à quelques replis conjoncturels », soulignent les Douanes dans le communiqué.  La balance commerciale s’améliore surtout pour l’industrie aéronautique. Cette situation repose avant tout sur une chute des importations et des ventes plus fermes. « En février, les livraisons d’Airbus atteignent 2,161 milliards d’euros pour 25 appareils, contre 1,174 milliard d’euros pour 13 appareils en janvier. Comme il y a un an, la reprise est progressive après un creux des ventes en janvier, lui-même consécutif à un pic des livraisons en toute fin d’année précédente. » Mais le secteur de l’industrie aéronautique est un des rares à ne pas avoir délocalisé une partie importante de sa production à l’étranger contrairement à d’autres poids lourds de l’industrie comme l’automobile. Ce qui peut expliquer en partie ces bonnes performances. Le déficit énergétique se réduit quant à lui légèrement avec des achats d’hydrocarbures naturels à la baisse ce mois-ci. Plusieurs branches industrielles voient cependant leur solde se détériorer en février, à l’image des produits chimiques ou les matériels électriques et de téléphonie où le « reflux des ventes est déterminant« . Par zones géographiques, le déficit avec les pays hors Europe s’est réduit à 3,40 milliards d’euros (3,91 milliards en janvier). Celui avec les pays de l’Union européenne s’est également réduit, à 3,11 milliards (contre 3,29 milliards). Avec la seule zone euro, il s’est inscrit à 3,47 milliards contre 3,53 milliards un mois plus tôt.

Macron :un déficit de justice et de négociation

Macron :un  déficit de justice et de négociation

 

Les Français étaient en position d’attente par rapport à la volonté réformatrice de Macron ; en fait, ils attendaient les résultats pour se prononcer. Pour l’instant, ils ne s’opposent pas à cette nécessité de moderniser le pays en particulier dans le domaine économique mais ils récusent le manque d’équilibre des orientations gouvernementales et le manque évident de négociation. Depuis la reforme du code du travail, la négociation se réduit le plus souvent à des séances de concertation voire seulement d’information ne laissant pratiquement pas de place au compromis. Sur le terrain économique, Macron a beaucoup lâché aux plus aisés et aux entreprises. Pour les entreprises,  il le fallait sans doute afin qu’elles reconstituent leurs margent et recommencent à investir, ce qu’elles font. Mais Macron a arrosé large les plus aisés tout en serrant la vis aux moins nantis. Témoin des différentes hausses de fiscalité. Du coup d’ailleurs la consommation n’a pas été aussi dynamique qu’attendu au premier trimestre. Sur le terrain social, l’ insuffisance porte surtout sur le pouvoir d’achat. Le rapport de Macron est de son équipe vis à vis de la problématique sociale est assez technocratique. Elle manque sérieusement d’inscription dans une vision globale. En outre elle n’est  pas discutable tellement les tecnos sont persuadés de la pertinence de leur analyse. Le gouvernement devra progresser dans ces deux domaines, l’équilibre social des orientations et la négociation s’il ne veut pas s’isoler et se retrouver rapidement au fond des sondages de popularité. La suffisance -voire la condescendance- qui caractérise cette majorité de technos passe de moins en moins bien d’autant qu’elle n’est pas soutenue par une grande légitimité sociale et sociétale.

 

 

Déficit public 2017 : dans les clous, pourquoi ?

Déficit public 2017 : dans les clous, pourquoi ?

 

D’une certaine manière et pour un grande partie la réduction du déficit public découle de l’évolution de la croissance ;

 

 

Le déficit :

2009 : 7.2 du PIB

2010 : 6.9

2011 :5.5

2012 :5

2013 : 4.1

2014 : 3.9

2015 : 3.6

2016 :3.4

2017 :2.6

 

Evolution du PIB

Année

Prix Courants
Milliards €

Prix Chaines
Milliards €

Croissance
PIB en %

PIB/Hab
Milliers €

2016

2223

2118

1.1%

33.3

2015

2181

2095

1.3%

32.8

2014

2140

2069

0.6%

32.3

2013

2115

2056

0.6%

32.1

2012

2087

2044

0.2%

31.8

2011

2059

2040

2.1%

31.5

2010

1998

1998

2%

30.8

2009

1939

1960

-2.9%

30

 

Il est clair qu’avec la croissance les rentrées fiscales augmentent et que toutes choses étant égales par ailleurs les dépenses sociales sont mieux maitrisées (chômage, préretraites, maladie etc.). Pour 2017 la France  passe sous la barre fatidique des 3% de déficit (règle européenne), elle le doit à la reprise de l’activité et peu à la maitrise des dépenses budgétaires. Selon l’institut de statistiques, le retour dans le vert des comptes publics français a été permis principalement par le budget de l’État, qui s’est réduit de 1,3 milliard d’euros l’an dernier, dans un contexte de forte croissance (2%) synonyme de hausse des rentrées fiscales. Le solde des comptes des collectivités locales s’est quant à lui dégradé de 2,2 milliards d’euros, du fait de la hausse de l’investissement (+2,9 milliards) après trois années consécutives de baisse. Mais ce mauvais résultat a été compensé par les comptes de la Sécurité sociale, dont le déficit est passé de 7,8 milliards d’euros en 2016 à 5,1 milliards l’an dernier, soit le niveau le « plus faible » enregistré « sur les 15 dernières années« , selon le ministère des Finances. Bercy avait déjà vu se lever, début mars, le dernier obstacle empêchant un retour du déficit sous la barre des 3%, avec le feu vert d’Eurostat à un remboursement en deux temps des 10 milliards d’euros liés à l’invalidation de la taxe sur les dividendes. Mais le résultat s’est avéré meilleur que prévu, pour une raison notamment comptable, l’Insee n’ayant choisi dans son traitement comptable de n’intégrer que partiellement le coût de la recapitalisation d’Areva (5 milliards) dans le déficit public. Par ailleurs, l’annonce d’une telle performance doit permettre à la France de sortir du processus de déficit excessif relatif aux traités européens, en attendant les chiffres définitifs. Ce qui n’a pas manqué de faire réagir le Commissaire européen pour les affaires économiques et financières Pierre Moscovici : « C’est une bonne nouvelle pour la France et la zone euro. Ces bons chiffres sont le résultat des efforts consentis par les Français ces dernières années. Une étape importante est franchie vers la sortie de la France de la procédure de déficit excessif. La Commission prendra sa décision en mai prochain, sur la base des chiffres 2017 et des prévisions pour 2018 et 2019. »

 

 

 

Sécurité sociale : déficit en nette baisse

Sécurité sociale : déficit en nette baisse

 

 

Meilleur contrôle des dépenses mais surtout croissance plus forte expliquent  ce résultat. Un effet mécanique en quelque sorte car lorsque les salariés sont plus nombreux les ressources de la sécu progressent (il en est de même pour l’assurance chômage). Le déficit du régime général de la Sécurité sociale et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) a été ramené l’an passé à 5,1 milliards d’euros, son niveau le plus bas depuis 2002, annoncent jeudi les ministères de la Santé et des Comptes publics. Déficit à relativiser car le budget total dépasse 500 milliards. Et de ce point de vue l’équilibre est clairement envisageable si la croissance se maintient.  Il s’améliore ainsi de 2,7 milliards par rapport au déficit cumulé de 7,8 milliards enregistré en 2016 mais dépasse l’objectif initial voté dans la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2017, qui s’élevait à 4,2 milliards d’euros.

Cet objectif avait été revu en hausse au moment de la présentation de la LFSS 2018, à 5,2 milliards d’euros. Ces « bons résultats » s’expliquent par une maîtrise d’ensemble des dépenses combiné à un surcroît de recettes – d’un montant de 1,2 milliard d’euros – liés à une croissance de la masse salariale supérieure aux prévisions, expliquent dans un communiqué commun la ministre de la Santé Agnès Buzyn et le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin.

Le seul déficit du Fonds de solidarité vieillesse est passé sous la barre des trois milliards d’euros l’an dernier pour la première fois depuis cinq ans. Il s’est établi à 2,9 milliards d’euros en 2017 contre 3,6 milliards en 2016. S’agissant des branches du régime général, l’essentiel du déficit 2017 s’est concentré dans l’assurance maladie, dont le déficit est resté relativement stable, à -4,9 milliards contre -4,8 milliards en 2016. Mais la situation financière sous-jacente de la branche maladie s’est en fait améliorée de l’ordre d’un milliard d’euros, est-il souligné dans le communiqué.

Cette somme correspond à des recettes de TVA qui lui étaient auparavant affectées et qui sont désormais orientées vers l’Acoss (Agence centrale des organismes de sécurité sociale) pour financer le dispositif de compensation des exonérations de cotisations salariales de l’assurance chômage.

Un recul du déficit budgétaire essentiellement du à la croissance

 Un recul du  déficit budgétaire essentiellement du à la croissance

On peut évidemment se réjouir de la réduction du déficit budgétaire 2017 mais cette évolution ne découle pas d’une diminution des dépenses puisque ces dernières augmentent mais d’une croissance de la fiscalité en raison d’une activité économique plus dynamique. Il devrait en être de même 2018. En clair, les trous du budget  sont moins importants en raison de phénomènes conjoncturels mais pas de réformes structurelles  du (concernant notamment la réforme de l’État et des collectivités publiques en général). Le déficit budgétaire a en effet reculé de 8,4 milliards d’euros sur les dix premiers mois de l’année, atteignant 77,1 milliards d’euros fin octobre contre 85,5 milliards à la même date un an plus tôt, a annoncé vendredi le ministère des Finances. Cette dynamique s’explique notamment par une hausse des recettes fiscales, en particulier des recettes issues de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), précise le ministère dans un communiqué. Au 31 octobre 2017, les recettes nettes de l’Etat se sont établies à 260,1 milliards d’euros, contre 251,8 milliards voilà un an, soit une hausse de 8,3 milliards d’euros. Selon le ministère des Finances, les seules recettes fiscales ont augmenté en un an de 8,1 milliards d’euros, et celles issues de la TVA de 5,3 milliards d’euros. Cette amélioration a permis de compenser en grande partie la hausse des dépenses, qui ont atteint 328,3 milliards d’euros, contre 318,3 milliards au 31 octobre 2016. Cette hausse, selon le ministère, est liée à la recapitalisation d’Areva, financée sur crédits budgétaires pour 1,5 milliard d’euros, et à la révision à la hausse des dépenses des ministères actée dans le projet de loi de finances présenté fin septembre. Le budget de l’Etat a par ailleurs bénéficié d’une amélioration des « comptes spéciaux », utilisés pour des opérations ponctuelles et spécifiques, comme la vente d’actions publiques. Le solde de ces comptes s’est établi fin octobre à -8,9 milliards d’euros, contre -19 milliards il y a un an, précise Bercy, qui explique cette amélioration par des reversements par la Coface de sommes liées à l’aide au commerce extérieur et par un décalage dans le temps des remboursements prévus pour le préfinancement de la politique agricole commune.

 

Balance commerciale : déficit de 48 milliards pour la France, excédent de 250 milliards pour l’Allemagne

Balance commerciale : déficit de 48 milliards pour la France, excédent de 250 milliards pour l’Allemagne

.

Encore  cinq milliards d’euros de déficit, contre 4,6 milliards le mois précédent, ont annoncé jeudi les Douanes, qui expliquent cette détérioration par une forte hausse des importations. Sur douze mois, le déficit cumulé de la France a atteint 61 milliards d’euros, contre 48,2 milliards en 2016, année qui avait marqué un coup d’arrêt à l’amélioration du solde commercial tricolore entamée en 2011. Une nouvelle fois,  la France affiche un déficit commercial important de près de 50 milliards à comparer aux 250 milliards d’excédents de l’Allemagne et aux 300 milliards pour la balance des paiements courants.  Avec 245 milliards de dollars, la Chine est reléguée à la deuxième place devant le Japon, selon une étude réalisée par l’institut économique IFO, en attendant les chiffres officiels des banques centrales. A l’inverse, les Etats-Unis accusent le déficit le plus important, avec un déficit courant de 478 milliards de dollars. En 2015, l’excédent de la balance des paiements courants de la Chine s’élevait à 293 milliards de dollars tandis que l’Allemagne affichait 257 milliards de dollars.  Il y a encore un peu plus de 4 ans, Nicole Bricq, alors ministre déléguée au Commerce extérieur comptait ramener le déficit commercial à zéro, hors facture énergétique, d’ici à 2017. Comme bon nombre des objectifs affichés au début du quinquennat de François Hollande, cette ambition semble désormais inatteignable Selon les Douanes, l’aggravation du déficit s’explique par le « fort dynamisme des importations », qui ont progressé de 1,1% en octobre, soit un rythme beaucoup plus élevé que les exportations, qui ont augmenté de 0,4%. Ce phénomène est « en grande partie lié à un approvisionnement exceptionnel en produits pharmaceutiques », précisent les Douanes, qui font également état d’une détérioration de la balance commerciale concernant le matériel militaire, cette fois en raison d’un reflux des ventes, et de l’industrie automobile. Dans ce secteur, les importations sont « reparties de l’avant », en raison notamment d’une hausse des « approvisionnements en véhicules depuis la Turquie, le Maroc et la Corée du Sud », indiquent le communiqué. Le déficit énergétique, de son côté, s’est à nouveau légèrement réduit, en raison d’une baisse des approvisionnements en hydrocarbures naturels. La balance des transactions courantes, dans le même temps, s’est légèrement améliorée, tout en restant déficitaire. Selon la Banque de France, elle a atteint en octobre -2,2 milliards d’euros, contre -3,3 milliards le mois précédent.

 

 

L’annulation de la Taxe dividendes: pour justifier le déficit

L’annulation de la Taxe dividendes: pour justifier le déficit

 

D’une certaine manière,  la  ministre française chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau,  renvoie la balle à l’UE en demandant que l’annulation de la taxe dividendes décidée par le précédent gouvernement et annulée par Bruxelles soit intégrée pour autoriser la France à dépasser 3% de déficit budgétaire. Une bataille budgétaire et  juridique qui est aussi une bataille d’incompétence. Et chacun de renvoyer la responsabilité aux différents gouvernements précédents. Reste que la facture que laisse François Hollande est dure à avaler puisque la fameuse taxe sur les dividendes été  décidée en 2012 et qu’il faut maintenant rembourser aux contribuables concernés représente  une facture de 10 milliards. Le ministre de l’économie Bruno Lemaire a largement critiqué l’ardoise du gouvernement précédent. Une “ardoise” liée à “l‘amateurisme juridique” du précédent exécutif pour Christophe Castaner et “un scandale d‘Etat” pour le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire. Du coup l’ancien secrétaire budget de François Hollande se défend et renvoie la balle au gouvernement de Sarkozy. Dans un billet publié sur son blog, Christian Eckert rappelle que cette contribution avait été mise en place fin 2012 notamment pour faire face à des contentieux d‘un montant de 4,5 milliards d‘euros “laissé par le gouvernement précédent auquel Bruno Le Maire appartenait”, du fait de la censure par la justice européenne d‘un prélèvement mis en place durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Il souligne que toutes les analyses effectuées en 2012 avaient conclu “à la conformité au droit communautaire” et explique que la censure de la taxe repose sur une jurisprudence datant de fin 2016 et qui était donc “inenvisageable en 2012”. Et d’accuser certains responsables d’avoir été complice de décision qu’il critique aujourd’hui. Pour Christian Eckert, la polémique vise à “faire diversion” et Bruno Le Maire et Gérald Darmanin “auraient sans doute été plus mesurés” s‘ils avaient pris en compte le fait que de nombreux membres de la majorité actuelle ont participé au vote de cette loi. “Si avant de parler de scandale et d‘amateurisme juridique ils s’étaient interrogés sur le rôle du président (Emmanuel) Macron, secrétaire général adjoint de l‘Elysée en 2012, qui s‘occupait avant tout de fiscalité des entreprises, du secrétaire général de l‘Elysée d‘aujourd‘hui, Alexis Koehler, directeur de cabinet du ministre des finances (Pierre Moscovici, ndlr) en 2012 et des parlementaires devenus ministres (Christophe) Castaner, (Gérard) Collomb, (Richard) Ferrand…, qui ont voté à l’été 2012 la loi de finances et tous ses articles, ils auraient sans doute été plus mesurés”. La réplique de Christian Hecker et notamment sa critique de Macron n’est guère étonnante car lorsqu’il était au gouvernemenet avec Macron,  Christian Hecker n’a jamais caché son opposition à l’actuel présidentes de la république. .Reste que ces affaires sont assez lamentables et démontrent surtout qu’on fait semblant de boucher des trous budgétaires avec des recettes hypothétiques. Ce qu’avait d’ailleurs dénoncé la Cour des Comptes en considérant que le budget défendu par Christian Hecker était insincère. Pour parler plus clairement bidonné ! Pour sortir partiellement de cet imbroglio, une nouvelle contribution exceptionnelle pour les grandes entreprises a été adoptée le mois dernier au Parlement afin de compenser la moitié des coûts liés à l‘invalidation. Il faut évidemment espérer qu’elle ne sera pas à nouveau annulée par Bruxelles.

France : Déficit à 2.9% (Bruxelles)

 France : Déficit à 2.9% (Bruxelles)

 

Bruxelles a revu sa copie. La commission européenne considère que la France va rentrer dans les clous avec un déficit budgétaire limité à 2,9 % pour l’année en cours. En cause surtout,  un rétablissement mécanique des équilibres qui découle seulement de la croissance. En effet la France n’a pas réduit le volume de ses dépenses publiques. L’activité française pourrait se situer en 2017 entre 1,8 et 2 % ce qui change évidemment la donne alors que les prévisions initiales pour le budget 2017 avaient été fixées à 1,5 %. La France peut aussi compter sur le dynamisme relatif de l’Europe. Concernant la zone euro, la croissance pourrait atteindre 2,2% en 2017 et 2,1% en 2018, prédit Bruxelles, plus optimiste qu’il y a dix mois. Au printemps la Commission tablait sur 1,7% en 2017 et 1,8% en 2018. «L’économie de la zone euro est en bonne voie pour croître cette année à son rythme le plus rapide depuis dix ans», explique Bruxelles, qui, par ailleurs, table sur une croissance européenne pour 2019, de 1,9%. Pour l’Union européenne, la Commission a aussi rehaussé ses prévisions: +2,3% en 2017, +2,1% en 2018 et +1,9% en 2019. En mai, elle tablait sur 1,9% en 2017 et 2018. Et pour la première fois, l’exécutif européen a donné des prévisions de croissance, pour l’Union européenne à 27 (donc sans le Royaume Uni). Il table sur une croissance de 2,4% en 2017, 2,2% en 2018 et 2,0% en 2019. Parallèlement, sur le front du chômage, les prévisions sont également légèrement plus optimistes. Pour 2017 et 2018, l’exécutif européen prévoit désormais respectivement des taux de 9,1% et 8,5%. Au printemps, Bruxelles anticipait un taux de 9,4% cette année et de 8,9% pour l’an prochain. Pour 2019, l’exécutif européen table sur un taux de 7,9%. Confiante dans la robustesse de la reprise économique, la Commission reste vigilante dans ses prévisions, notamment à face aux incertitudes liées au Brexit. Pour la France  «L’activité économique devrait s’accélérer fortement en 2017, sous l’effet d’une forte croissance des investissements privés et en particulier d’une forte reprise du marché du logement», écrit-Bruxelles. «En conséquence, le taux de chômage devrait baisser considérablement», ajoute-t-elle. Le taux de chômage en France devrait, selon la Commission européenne, s’afficher à 9,5% en 2017, puis 9,3% en 2018 et 8,9% en 2019.

Excédent budgétaire allemand de 14 milliards et 70 milliards de déficit pour la France

Excédent budgétaire allemand  de 14 milliards et 70 milliards de déficit pour la France

 

14 milliards d’excédents pour l’Allemagne à mettre en rapport avec les 70 milliards de déficits pour la France. En 2017, le ministère des Finances allemand prévoyait jusqu‘ici un budget à l’équilibre, même si plusieurs instituts économiques ont déjà projeté pour les années à venir des excédents records pour les finances publiques allemandes, lesquelles englobent les Länder. La nouvelle projection avancée par le Spiegel est une bonne nouvelle pour le bloc conservateur CDU-CSU d‘Angela Merkel, le Parti libéral-démocrate (FDP) et les écologistes qui ont entamé des négociations en vue de former une coalition gouvernementale. Si elles étaient mises en œuvre en l’état, leurs propositions combinées augmenteraient en effet les dépenses publiques d‘une centaine de milliards d‘euros au cours des quatre prochaines années.

Déficit : bons points pour la France (Juncker)

Déficit : bons  points pour la France (Juncker)

Visiblement le ministre de l’économie français semble avoir convaincu Bruxelles de sa bonne foi déficit pour réduire les déficits. “Je suis assez admiratif devant le fait que la France, sans aucun doute, réussira à corriger le niveau du déficit budgétaire en deçà des 3% pour l’exercice en cours, ce qui n‘est pas chose facile”, a- déclaré Juncker le président de la commission “Je vois que les perspectives pour 2018 pointent dans la même direction.” Quant à la réforme du droit du travail, “nous applaudissons des deux mains aux éléments majeurs de cette réforme”, a dit Jean-Claude Juncker. “Je suis conscient de l’effort structurel fait par la France.” Cette prise de position tranche nettement avec les critiques précédentes très  acerbes de Bruxelles sur la dérive des grands équilibres. Après l’élection de Macron,  Jean-Claude Juncker avait en effet déclaré «Nous sommes confrontés avec la France à un problème particulier, les Français dépensent trop d’argent et ils dépensent au mauvais endroit », «Les Français consacrent entre 53% et 57% de leur Produit intérieur brut à leurs budgets publics, compte tenu du niveau relativement élevé de la dette cela ne peut pas fonctionner dans la durée», avait  ajouté le président de la Commission européenne. Jean-Claude Juncker avait  estimé que le nouveau chef de l’État français ne pourrait pas compter à sens unique sur la tolérance et la solidarité de ses partenaires européens sur ces questions. «Il appartient aussi aux Français de faire un geste en direction des autres» en faisant les réformes nécessaires avait-t-il aussi ajouté. Les différentes mesures décidées et à venir dans le domaine économique et social semblent avoir désormais convaincu Bruxelles.

12345...8



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol