Archive pour le Tag 'Marcon'

Emploi, croissance, inflation et justice sociale : les échecs de Macron

Emploi, croissance, inflation et justice sociale : les échecs de Macron

 

 

Jusque-là on a surtout jugé la politique de Macron à partir des modifications législatives. Bref, la réforme par la loi. Un procédé finalement classique en France où on pense que la modernisation peut se faire par décret. Or souvent les textes existent, ils sont peu ou mal appliqués et pas contrôlés désormais ce n’est pas sur l’activisme parlementaire que seront jugés le gouvernement et Macron. Au bout d’un an, il est un effet légitime d’examiner les résultats et non les intentions réglementaires. De ce point de vue, l’échec est patent. Certes 2017 a été satisfaisant mais on le doit surtout à la conjoncture internationale et aussi il faut bien le dire aux mesures prises par François Hollande. Pour 2018, la première déception concerne la croissance. Le gouvernement imaginait que la dynamique de 2017 allait se poursuivre et avait donc programmé une hausse du PIB de 2 %. Alors on atteindra péniblement autour de 1,6 %. En cause évidemment le tassement de la demande internationale mais cette explication ne suffit pas puisque par exemple l’Allemagne va afficher près de 2.5% pour la croissance du PIB.  . Du fait de la faiblesse de la croissance, le chômage aura tendance à stagner en 2018 en France. Les grands équilibres financiers peut ne seront pas établis faute notamment d’efforts de la part de l’État. Pire, on va vendre les bijoux de famille (notamment les aéroports de Paris et la Française des jeux) pour  boucler le budget. Enfin la justice sociale n’aura guère progressé puisqu’au contraire le taux de pauvreté ne cesse de progresser. Dernier élément du bilan : les affaires qui ont grandement terni l’image d’un président voulaient changer la politique mais qui finalement se réapproprie les vieilles méthodes opaques et douteuses. Des méthodes qui ont porté un rude coup à sa posture ; la popularité s’est nettement dégradée et Macron  ne parvient pas à se débarrasser de cette étiquette de président des riches.

Sondage 2017 : Macron bientôt devant devant Le Pen, pourquoi ?

Sondage 2017 : Macron bientôt devant devant  Le Pen, pourquoi ?

 

 Pour la première fois, Emmanuel Macron, en forte hausse dans les intentions de vote pour la présidentielle, a dépassé Marine Le Pen dès le premier tour dans une enquête Harris Interactive publiée jeudi 9 mars. Avec un gain de six points en deux semaines, le fondateur d’En Marche! Réunit 26% des intentions de vote, contre 25% pour la présidente du Front national, qui reste stable, selon ce sondage réalisé pour France Télévisions.

Au second tour, l’ex-ministre de l’Economie l’emporterait largement sur la présidente du Front national, avec 65% des voix (+5%) contre 35% (-5%). dans le sondage quotidien Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNews et Sud Radio publié vendredi Marine Le Pen et Emmanuel Macron restent au coude-à-coude, à respectivement 26% et 25,5% des intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle, devant François Fillon à 19,5%, dans le sondage quotidien Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNews et Sud Radio publié vendredi. La présidente du Front national est stable et l’ancien ministre de l’Economie gagne 0,5% par rapport à jeudi, comme le candidat de la droite. Viennent ensuite le candidat socialiste Benoît Hamon (13,5%, stable) et celui de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon (12%, stable). Au second tour de scrutin, Marine Le Pen serait largement battue par Emmanuel Macron, par 60,5% des voix contre 39,5%. La dynamqiue électorale de Macron devrait se confirmer dans les sondages en le faisant passer en tête. La première raison, c’est sans doute que les Français ont réellement envie d’un renouvellement du personnel politique. La seconde tient aux orientations et la troisième à la crédibilité. Deeux  sensibilités semblent  offrir une perspective nouvelle pour effectuer une mutation du système politique. Il y a d’un côté Marine Le Pen,  de l’autre Emmanuel Macron. Marine Le Pen  bénéficie surtout du fait qu’elle ne porte pas le poids du péché de gouvernance, elle n’a jamais assumé de responsabilité d’élue nationale hormis au Parlement européen où la plupart du temps elle était absente (comme ses assistants parlementaires) ;  du coup,  certains électeurs un peu perdus qui ont du mal à comprendre la complexité des mutations systémiques actuelles se retrouvent  dans les analyses et propositions simplistes voire caricaturales de Marine Le Pen. S’y ajoute pour certains un positionnement clairement raciste. Macron, lui, attire du fait de l’originalité de sa démarche puisqu’il ne dépend d’aucun parti préexistant et qu’il ne subit donc pas les contradictions inévitables des grands appareils politiques. En outre,  la posture de ni droite ni gauche séduit ceux qui ne croient plus au vieux clivage traditionnel. Clivage d’ailleurs très théorique puisqu’une fois au pouvoir gauche et  droite mènent  à peu près la même politique d’immobilisme. Marine Le Pen séduit une partie non négligeable de l’opinion mais en inquiète environ les deux tiers. Avec raison car son programme démagogique et nationaliste conduirait le pays vers la ruine non seulement de la France mais sans doute aussi de l’Europe. La sortie de l’euro par exemple ferait perdre immédiatement de l’ordre de 5 à 10 % de pouvoir d’achat aux Français et augmenterait la dette à peu près d’autant du fait d’une part du différentiel de taux de change et de l’augmentation des taux d’intérêt. Sur le plan économique, les propositions de Macron, sont autrement plus crédibles. Plus on s’approche des élections et plus les propositions se précisent  et sont soumises au débat et à l’expertise. Dans un débat sur l’économie les orientations de Marine Le Pen ne résisteront pas longtemps face aux arguments de Macron. Le discours anti immigré de Marine le Pen  apparaîtra un peu court pour expliquer et résoudre les problèmes structurels qui se posent au pays. Notons enfin que Marine Le Pen  n’est pas un perdreau de l’année, elle vit de l’héritage de son père et de la politique depuis une vingtaine d’années. Enfin elle est impliquée dans différentes affaires politiques ou financières qui vont  d’ailleurs justifier rapidement des mises en examen. Les   casseroles de Marine Le Pen, comme celle de Fillon, vont constituer un sérieux handicap même si le Front National disposera toujours d’un socle d’irréductibles prêts à tout gober. 

 

2017 : Macron « en marche se rapproche de Juppé

2017 : Macron « en marche se rapproche de Juppé

 

 

Pas étonnant qu’à  l’ Élysée on s’agace de plus en plus des velléités d’indépendance du ministre de l’économie qui ne cesse progresser dans les sondages. Près de 40 % des sondés pensent que Macron ferait un bon président de la république alors que François Hollande ne réunit sur son nom qu’un tout petit peu plus de 10 %. À ce différentiel de popularité s’ajoutent les propos émancipateurs d’un responsable qui se comporte désormais davantage comme un candidat éventuel pour 2017 que comme un ministre de l’économie. Une posture qui d’ores et déjà pose la question du maintien de Macron au gouvernement. Il est de plus en plus clair que le match Hollande-Macon est désormais engagé. Certes Le maire de Bordeaux ferait « un bon président de la République » à partir de 2017 pour 45% des personnes interrogées et 38% accordent cette qualité au ministre de l’Economie, qui a lancé son mouvement « En marche ! » le 6 avril. »Cette nouvelle livraison du baromètre mensuel Viavoice–Libération met un terme à la seule prééminence d’Alain Juppé, et révèle un duopole Juppé-Macron en tant que présidentiables », indique l’institut de sondage. Viavoice souligne la progression « d’une ampleur inédite » des opinions positives à l’égard du ministre de l’Economie, qui élude les questions sur ses intentions pour 2017 et dont l’émancipation irrite à gauche et au sein du gouvernement. La proportion de Français jugeant qu’Emmanuel Macron ferait un bon président après 2017 a progressé de huit points en un mois. Chez les seuls sympathisants de gauche, il est considéré comme le meilleur candidat pour représenter la gauche lors de la prochaine élection présidentielle, devant Martine Aubry, Jean-Luc Mélenchon et Manuel Valls. Il était septième de ce classement dans la précédente édition de ce sondage, le mois dernier. Pour autant, seuls 31% des sondés estiment qu’Emmanuel Macron est en phase avec les attentes des Français et une candidature du ministre de l’Economie si François Hollande renonçait à solliciter un second mandat n’est souhaitée que par 43% des Français et 38% des sympathisants de gauche. Globalement, le duo de tête Alain Juppé et Emmanuel Macron distance largement ses poursuivants. Manuel Valls, troisième du classement, n’est perçu comme un bon présidentiable que par 28% des sondés. Le Premier ministre est talonné par François Bayrou et François Fillon, ex aequo à 27%. Nicolas Sarkozy se trouve dans le ventre mou du classement, à 22%. Seuls 11% des personnes interrogées estiment que François Hollande a les qualités requises pour effectuer un nouveau quinquennat à l’Elysée.

Macron : »le bovarysme parlementaire »

Macron : »le bovarysme parlementaire »

Un formule qui nous sort un peu de la dialectique habituelle de l’oligarchie et  qui résume bien les contradictions de nombre de députés qui ont surtout voté pour ce que la loi ne contenait pas. Un sorte de vote de frustration. Certes la loi Macron n’est pas la loi su siècle, loin s’en faut, c’est même un peu un fourre-tout ,  mais elle comporte des dispositions qui sont clairement libérales et que la droite aurait pu et du voter. Quant aux députés frondeurs, ils sont simplement traités de fainéants par Macron ! Emmanuel Macron n’a donc  pas encore encaissé les soubresauts politiques autour de son projet de loi, adopté en force par le gouvernement grâce à l’utilisation du tant commenté article 49 alinéa 3 de la Constitution. Dans une interview accordée au journal Le Monde daté de ce vendredi, le ministre de l’Economie a en effet estimé que son texte a été « pris en otage », car victime de « logiques politiciennes ». « Je pense que ce texte a été pris en otage ou, en tout cas, qu’il a été pris dans des logiques politiciennes, indépendamment du travail du fond qui avait été accompli », a-t-il déploré. Beaucoup de gens au centre-droit et à droite, a-t-il ajouté, pouvaient se reconnaître dans ce texte, ils le disaient d’ailleurs ». Mais « la logique partisane, en particulier à l’approche des élections départementales, a été telle que seuls ceux qui n’avaient rien à perdre ont eu le courage de la dépasser », a souligné le ministre. « Les autres, a-t-il accusé, se sont pliés à la discipline de parti ». « Ils ont justifié leur vote, ce qui est assez inédit, par tout ce que la loi ne contenait pas, la suppression des 35 heures par exemple. C’est ce que j’appelle le bovarysme parlementaire », a-t-il regretté.  Avec le rejet, sans surprise, de la motion de censure portée par l’UMP, le projet de loi Macron a passé ce jeudi une première étape, en étant adopté par… « Je pense qu’il y a une politique de fainéants et il y a la politique des artisans », a encore ajouté le ministre. « Moi je fais la politique avec les artisans et les artisans, au sens fort du terme, ce sont ceux qui ont passé des jours et des nuits à travailler un texte au fond, qui savent ce qu’il y a dedans, qui peuvent en être fiers. Et il y a la politique des fainéants, qui consiste à regarder la surface de l’eau. On meurt de cela. » Toujours dans son entretien au MondeEmmanuel Macron se montre également sévère aussi pour le Parti socialiste où, rappelle le quotidien, les réserves étaient vives dès le début sur l’extension du travail du dimanche. « Sur cette position initiale du parti s’est greffé un foyer infectieux qui ne s’est pas éteint », selon le ministre de l’Economie. « Au cours de la dernière nuit de discussion à l’Assemblée, j’ai été saisi de voir à quel point certains députés étaient dans un débat théorique et à quel point ils perdaient le réel ».

 




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