Archive pour le Tag 'travail'

« Traverser la rue pour trouver du travail »: le slogan de Macron qui revient en boomerang

« Traverser la rue pour trouver du travail »: le slogan de Macron qui revient en boomerang

Interpellé lors du lancement du Grand débat Macron a pourtant confirmé sa phrase idiote «  traverser la rue trouver du travail. » Mais d’une certaine manière il s’enfonce encore un peu plus dans la caricature et le mépris. « Moi, là où j’habite, en traversant la rue, je peux vous dire on en trouve », du travail, a-t-il rétorqué sans se démonter, en allusion au quartier huppé autour de l’Elysée. « Parfois on fait des caricatures, en pensant que ce qu’on dit un moment à quelqu’un, de bonne foi, ce serait un message vers tous les Français, a-t-il regretté. « On est au temps du numérique, de l’info en continu, je suis comme ça je ne changerai pas », a-t-il tranché. Une dernière phrase Qui traduit bien la posture monarchique de Macron qui n’a pas l’intention de changer même quand il tutoie l’insulte alors qu’il demande aux pauvres d’évoluer. En fait de la part du chef de l’État toujours la même ignorance, la même condescendance. Surtout si on y ajoute cette nouvelle agression verbale contre la pauvreté des gens « qui déconnent » ! En effet, e chef de l’Etat a donc déclenché une nouvelle salve de critiques des oppositions mardi après avoir déclaré, peu avant le lancement du grand débat: « Les gens en situation de difficulté, on va davantage les responsabiliser car il y en a qui font bien et il y en a qui déconnent ».

Ordonnances Code du travail : efficacité dérisoire

Ordonnances  Code du travail : efficacité dérisoire

 

Comme c’était prévisible l’efficacité des ordonnances code du travail est dérisoire. Globalement, la nature et l’ampleur du dialogue social n’ont guère évolué. Pire seulement 20 % des entreprises ont procédé au regroupement de leurs instances représentatives.  Les experts du comité d’évaluation des ordonnances réformant le Code du travail dressent un bilan assez critique de la première réforme sociale du quinquennat Macron. Premier constat: peu d’entreprises ont décidé depuis septembre 2017 de mettre sur pied un comité social et économique (CSE) pour regrouper leurs instances représentatives. Elles ont jusqu’au 31 décembre 2019 pour le faire afin de rationaliser le dialogue au sein de l’entreprise et faire converger au sein d’une seule instance les problématiques économiques et sociales. Environ 10 500 CSE ont été lancés sur les 50 000 à 60 000 attendus. Peu d’entreprises semblent avoir profité de ces CSE pour innover en matière de dialogue social. Bien souvent, elles ont surtout appliqué la loi a minima afin, par exemple, de réduire leurs coûts avec la baisse du nombre d’élus ou des heures de délégation. Autre mesure examinée par le comité d’évaluation hébergé par France stratégie: le plafonnement des dommages et intérêts que peuvent réclamer aux prud’hommes les salariés en cas de licenciement abusif. Contrairement au ministère du Travail, le comité juge qu’il est trop tôt pour mesurer l’impact de cette disposition sur la baisse du nombre de dossiers déposés. Pour l’heure, la division par deux, sur une vingtaine d’années, du nombre d’affaires instruites «s’explique principalement par la mise en place de la rupture conventionnelle (individuelle) en 2008 et par les changements de procédures introduits en 2016». Enfin, sur la négociation au sein de l’entreprise, favorisée par les ordonnances, le comité d’évaluation se penche en particulier sur la situation des petites entreprises ayant entre 1 et 20 salariés. «Environ 500 accords ratifiés par référendum […] ont pu être repérés au 8 octobre 2018», selon le rapport. Ces accords visent surtout les questions relatives au temps de travail.

Gilets jaunes, un double esclavage : le travail et la consommation

Gilets jaunes, un double esclavage : le travail et la consommation

« Il faut appeler les choses par leur nom. C’est un esclavage. » Invité sur le plateau de l’émission « C politique » sur France 5, dimanche 25 novembre, le philosophe et essayiste Abdennour Bidar a livré son analyse pour expliquer la colère des « gilets jaunes ». L’auteur de Libérons-nous ! Des chaînes du travail et de la consommation (éditions Les Liens qui libèrent) pointe un double phénomène : « L’esclavage du travail et de la consommation. » Selon lui, dans notre système capitaliste, « nous sommes la petite souris dans sa roue. Nous tournons, nous tournons, nous tournons. Travailler plus pour gagner plus pour dépenser plus pour consommer plus et ça continue. » Un système qui marche, si à la fin du mois les finances sont dans le vert. Sauf que lorsque ce n’est pas le cas,  »c’est une catastrophe. On se rend compte que l’on a plus rien sur notre compte, parce que l’on a tout dépensé, même quand on gagne suffisamment bien sa vie. D’où le sentiment de déclassement des classes moyennes. » Il faut recommencer à travailler, recommencer à consommer, avec une injonction à la surconsommation qui est absolument permanente. Et si les « gilets jaunes » sont en colère, c’est justement parce que le « peuple français a oublié d’être bête », explique Abdennour Bidar. « Il est lucide et conscient de quelque chose qui est en train de devenir un vrai scandale. »

« Taxer le carburant, c’est aussi taxer le travail »(Xavier Bertrand)

« Taxer le carburant, c’est aussi taxer le travail »(Xavier Bertrand)

« Taxer le carburant, c’est aussi taxer le travail » pour quelqu’un qui a besoin de sa voiture afin de se rendre au travail a déclaré Xavier Bertrand sur Europe 1. Pour ces gens-là, justement, Xavier Bertrand a mis en place un système d’aide aux transports pour les particuliers dans la région des Hauts-de-France, qu’il préside. « C’est une façon pour moi de compenser une partie » des frais supplémentaires dus aux transports pour aller au travail. Cette aide, de 20 euros par mois, n’est toutefois pas sans conditions. Pour en bénéficier, il faut habiter à plus de 30 kilomètres de son lieu de travail, ne pas avoir d’autre option de transport, être en CDI ou en CDD depuis plus d’un an et gagner moins de deux fois le Smic.  Ce sont « des économies importantes sur le train de vie de la région » qui lui ont permis de trouver les « 2 millions-2,6 millions » d’euros par an nécessaires pour financer ce système. De plus, « c’est de l’argent que l’on retrouve dans l’économie » : « Ces 240 euros (par an), les gens ne les épargnent pas. C’est de l’argent qu’ils dépensent, qu’ils consomment et ça fait du bien à la machine régionale. »Finalement ce matin, Macron sur Europe   a repris à son compte la proposition.

La taxation du carburant plutôt que celle du travail (Macron)….. Encore une grosse idiotie

La taxation du carburant plutôt que  celle du travail (Macron)….. Encore une grosse idiotie

 

 

Il est clair que Macron peut difficilement s’éviter l’une de ces petites phrases idiotes voir arrogantes pour faire la leçon aux Français. Cette fois le président affirme qu’il préfère la fiscalité sur le carburant à celle sur le travail. Une préférence qui n’a aucune pertinence car ce qui est préférable c’est surtout de stopper l’hystérie fiscale. Faut-il rappeler que la France est le champion du monde des prélèvements obligatoires. En gros sur un euro de richesse nationale la moitié est prélevée par l’État ou les collectivités locales. Il s’agit donc dans cette déclaration d’une maladresse supplémentaire de Macron qui semble indiquer que le travail est prioritaire par rapport aux déplacements de personnes supposées sans doute inutiles. Or pour l’essentiel, le carburant et surtout utilisé pour les déplacements domicile travail, cela à défaut d’autres alternatives. Seconde idiotie celle-là récurrente lorsque le chef de l’État et son gouvernement, qui ne  cessent de déclarer : « j’assume ». Une phrase qui ne signifie rien car ceux qui assument réellement sont ceux qui payent la facture de la fiscalité. Assumer, c’est être responsable hors avec son hystérie fiscale, le gouvernement est en train de tuer la croissance, l’emploi et le pouvoir d’achat. Et le président de répéter les poncifs de bistrot :   «Les mêmes qui râlent sur la hausse du carburant, réclament aussi qu’on lutte contre la pollution de l’air parce que leurs enfants souffrent de maladies». Or  on sait bien que la transition énergétique ne peut reposer sur un seul levier, qu’elle doit être progressive afin de modifier structurellement le mode de production et de consommation. La hausse de fiscalité ne changera qu’à la marge le choix  modal de tant qu’il n’y aura pas d’alternative en terme de transports collectifs ou de véhicules non polluants financièrement accessibles.  La contestation contre l’augmentation des prix des carburants, forte notamment d’une pétition signée par plus de 700.000 personnes, s’est récemment cristallisée autour d’un appel au blocage des routes le 17 novembre prochain. Les trois quarts des Français (78%) ont dit soutenir ce mouvement, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting réalisé pour franceinfo et Le Figaro diffusé jeudi. Par ailleurs, 76% des Français jugent que l’augmentation des taxes sur le carburant et le fioul domestique est une mauvaise chose et 80% d’entre eux estiment que les hausses des taxes sur les produits pétroliers auront un impact élevé sur leur pouvoir d’achat.

 

Un groupe de travail pour enterrer la PMA !

Un groupe de travail pour enterrer la PMA !

Coincé entre sa formation religieuse et les valeurs laïques et républicaines, Macron a décidé de ne rien décider concernant la PMA. Plus exactement il va créer un groupe de travail interparlementaire. Quand on connaît l’appétence de Macron pour les groupes de travails et autres missions confiés à des personnalités, on peut craindre un enterrement de l’affaire. Voir par exemple le plan banlieue de Borloo rejeté sans ménagement et Borloo ressorti très humilié publiquement. Le moins que l’on puisse dire c’est que le débat sur la PMA révèle une très grande hypocrisie dans un pays écartelé entre les valeurs judéo-chrétiennes et les principes de laïcité. Le débat se situe en effet sur le terrain théorique de la morale et des principes. Comme souvent en France, la discussion fait souvent l’objet d’une caricature en réduisant la PMA à un droit pour les femmes homosexuelles qui nous pourrait conduire ensuite qu’à la GPA. Il y a cependant une différence de taille entre les deux puisque la GPA suppose l’aliénation des droits filiaux d’une tierce personne et en quelque sorte la location d’un corps. Difficile  de comprendre par exemple la récente décision du conseil d’État (dont on peut se demander quelle est la compétence en ce domaine !). Refuser d’accorder une procréation médicalement assistée (PMA) à deux lesbiennes n’est pas contraire au principe d’égalité devant la loi, estime en effet  le Conseil d’État dans une décision consultée mardi par l’AFP. La plus haute juridiction administrative juge dans cet arrêt rendu vendredi que «la différence de traitement (…) entre les couples formés d’un homme et d’une femme et les couples de personnes de même sexe (…) n’est pas contraire au principe d’égalité». Pour les juges, «le principe d’égalité ne s’oppose ni à ce que législateur règle de façon différente des situations différentes ni à ce qu’il déroge à l’égalité pour des raisons d’intérêt général». Un vrai charabia juridique qui ressemble à celui des médecins de Molière, le latin en moins. La réalité, c’est qu’aujourd’hui la PMA est accessible à tous, plus exactement à ceux qui en ont les moyens financiers. Chaque jour des dizaines et des dizaines de femmes sont inséminées de manière artificielle dans des officines belges et espagnoles. Des établissements qui se sont spécialisés dans ce commerce lucratif qui repose sur l’hypocrisie des responsables français avec souvent le soutien discret de gynécologue français. Contrairement à ce qui est annoncé le projet n’est pas d’ouvrir la PMA à tous car la France veut encore réglementer en fixant des conditions de régime matrimonial ou encore d’âge. Ainsi par exemple une femme mariée n’aura pas droit à la PMA si son mari est trop âgé, par contre si elle est célibataire qu’elle divorce, ce droit lui sera ouvert. Évidemment ces conditions seront contournées et on va continuer de recourir aux officines notamment belges et espagnoles dans des conditions de suivi médical qui ne sont pas toujours optimales. On se demande bien ce que les hautes institutions connaissent de ses réalités qu’il s’agisse du conseil d’État ou du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) qui a rendu la semaine dernière un nouvel avis favorable à l’extension de la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes seules. Le gouvernement doit déposer un projet de loi bioéthique dans ce sens avant la fin de l’année, en vue d’un débat au Parlement début 2019.

 

La solution de Macron au chômage : « traverser la rue, je vous trouve » du travail

La solution de Macron au chômage :  « traverser la rue, je vous trouve » du travail

 

Encore une énorme bavure de Macon en matière de communication qui témoigne à la fois de son ignorance des réalités mais aussi d’un certain mépris pour les plus défavorisés.  Ce n’est pas la première fois que Macron dérape. Sans doute enivré par les parfums pouvoir, il traite de manière monarchique et méprisante ses sujets. Comment peut-on se permettre de dire un jeune chômeur horticulteur qu’il suffit de traverser la rue pour trouver un emploi dans l’hôtellerie ou la restauration voire le bâtiment. Comme si du jour au lendemain un horticulteur pouvait se transformer en maçon, en cuisinier ou en garçon de restaurant. En fait, Macon qui ne possède qu’une culture de salon dans à peu près tous les domaines y compris économique (par parenthèse il n’a aucune formation économique mais seulement une formation littéraire), il se borne donc à répéter bêtement ce qui se dit dans les milieux mondains : les Français sont des paresseux et il y a des milliers et des milliers d’emplois vacants. La vérité est différente car officiellement il y a plus de 5 millions de chômeurs pour autour de 200 à 300 000  vacants. Le compte n’est pas équilibré. Ensuite il y a les facteurs explicatifs plus qualitatifs, on ne passe pas d’une formation d’horticulteur à une formation à un emploi de restauration sans une formation. Il convient aussi de prendre en compte les conditions de travail qui expliquent largement les difficultés de recrutement. Parfois les conditions salariales également insuffisamment incitatives pour une réinsertion. Exemple quand on propose des CDD de 25 heures à des mères de famille seule pour des salaires de 700 à 800 € et qu’on doit forcément amputer des frais de déplacement et d la réduction des autres prestations familiales. Autant dans ces conditions rester au RSA et bénéficier de toutes les prestations sociales.  Malheureusement Macron est coutumier de ces sortes de sorties condescendantes. Pas étonnant dans son entourage de bourgeois, on doit compter peu de personnes qui gagnent autour de 1000 € nets même après formation et reconversion

Travail dominical, le «choix de la liberté» …. chinoise

Travail dominical, le «choix de la liberté» …. chinoise

 

 

 

Il est clair  que des députés de la République en marche ne s’embarrassent pas de principes pour défendre les intérêts des lobbys. En l’occurrence,  celui des chaînes commerciales. Parmi ces députés,  Buon Tan, député de Paris, et Benoît Potterie, député du Pas-de-Calais. De députés propriétaires de grandes boutiques. L’un a même exercé ses activités dans le quartier chinois du 13e arrondissement où les commerces sont peu regardants avec la législation du travail quand les salariés sont déclarés ! Bref la fameuse liberté pour le travail du dimanche ressemble à la liberté chinoise. La liberté évoquée est surtout celle des patrons et les salariés qui trouvent toutefois parfois leurs comptes n’ont pas d’autre choix que d’accepter. Certes le travail le dimanche n’est pas une nouveauté ;  dans nombre de secteurs publics,  il est même indispensable (santé, transports etc.). Dans le privé des commerces de détail d’alimentation également ouvert le dimanche matin voir toute la journée. De là à généraliser le travail le dimanche partout et dans tous les secteurs il y a sans doute un pas à ne pas franchir. En effet après le dimanche,  on pourrait tout aussi bien envisager l’ouverture de nuit, en clair l’ouverture 24 heures sur 24. Dans les très grandes agglomérations il y a toujours un marché à toute heure.  ce qui est un peu gênant dans la proposition des députés de la république en marche c’est qu’il s’assoit allègrement sur le concept de conflit d’intérêts. Pas étonnant ces députés ont été choisis au hasard de petites annonces sur Internet. Certes ils ont été élus mais n’importent quel chèvre aurait été élué avec l’étiquette Macron. Ce qui est en cause c’est le contenu idéologique du macronisme,  sorte de cocktails attrape-tout avec des slogans de gauche mais surtout une politique de droite qui gère le pays avec des technos comme on gère des start-up. Le travail le dimanche est indispensable pour avancer et pour «revitaliser nos centre-villes». C’est le message qu’une vingtaine de députés LaREM ont donc décidé de faire passer via une tribune publiée dans Le Journal du Dimanche de cette semaine. «Ouverture dominicale : faisons le choix de la liberté» peut-on lire en titre.

«La loi Macron de 2015 a été un succès. Qu’attendons-nous pour aller plus loin ?» La tribune explique ce succès en précisant qu’au sein des zones touristiques créées à l’époque, le chiffre d’affaires des magasins a augmenté de 15%, le nombre d’emplois a progressé de 10%, et 1500 postes ont été créés dans les grands magasins parisiens. On ne dit pas le nombre d’emplois qui ont été supprimés dans les petits magasins qui n’ont pas les moyens d’embaucher un salarié supplémentaire pour ouvrir le dimanche.

« Remettre la France au travail » ? (Xerfi)

« Remettre la France au travail » ? (Xerfi)

Xerfi tente d’analyser la phrase du président de la république et d’en vérifier la pertinence. (Publié dans la Tribune)

 

 

 « J’ai besoin de remettre la France au travail », cette petite phrase d’Emmanuel Macron a fait mouche, même s’il a tenté de l’effacer par « Il y’a trop de gens aujourd’hui, qui travaillant dur, ne gagnent pas suffisamment ». Attardons nous néanmoins sur la première formulation : Ce procès latent concernant l’économie hexagonale, qui veut que le cœur du problème, soit le peu d’appétence des français à travailler. Ce discours n’est pas nouveau. Et s’il braque les esprits, c’est qu’il fait écho aux heures sombres de notre histoire. Quand l’ordre nouveau promu par le gouvernement Pétain, prétendait déjà apporter la rédemption à la France oisive du Front populaire : « Notre défaite est venue de nos relâchements. L’esprit de jouissance détruit ce que l’esprit de sacrifice a édifié ». « Tous les Français, ouvriers, cultivateurs, fonctionnaires, techniciens, patrons ont d’abord le devoir de travailler… etc.»

Parce que mettre la France au travail, ce n’est pas la même chose que de donner un travail à tous. L’expression véhicule une foule de sous-entendu sur le chômage volontaire, l’assistanat, la préférence pour le loisir, un accès gratuit aux services publics trop généreux, qui ne serait pas adossé à une production de richesse suffisante. Disons-le sans détour, c’est une phrase type père fouettard, éloigné du marché du travail et qui ne saisit plus rien de la pression qui s’y exerce. Mais passé le ressenti, il y a pourtant bien une réalité derrière ce slogan. La France fait bien parti des pays qui mobilise le moins le volume de travail au regard de sa population.

  • 1/ Le taux d’emploi, c’est-à-dire la part de la population qui travaille en pourcentage de la population en âge de travailler, se situe en bas de l’échelle des pays avancés. Et l’on sait que cet écart provient des bords : des plus jeunes d’abord, avec une moindre proportion d’étudiants qui cumulent un emploi. Et des plus vieux, avec un âge effectif de la retraite plus bas qu’ailleurs. Et une part importante de l’écart se concentre ainsi sur des petits jobs, plutôt à faible valeur ajoutée.
  • 2/ Facteur aggravant, la durée de travail de ceux qui sont en emploi se situe aussi en bas de l’échelle, moins à cause de la durée habituelle du travail, que du nombre de congés, de jours fériés, et de la forte proportion de CDD courts qui produit de l’intermittence et donc une faible durée du travail en année pleine.  Alors certes, l’Allemagne, fait encore moins bien que nous, ainsi que certaines économies du Nord, mais cela ne retire rien au constat strictement quantitatif.

Et lorsque l’on met bout à bout, notre faible taux d’emploi et notre faible durée annuelle du travail, on aboutit bien à un constat sans appel. La France est le pays développé qui mobilise le moins d’heures de travail par habitant. Et même, si on l’a dit, le gros de l’écart correspond à des petits jobs à faible valeur ajoutée, il est indéniable que cela contribue à diminuer le revenu par habitant et complique le financement de la dépendance et des biens collectifs. Problème de coût du travail,  de spécialisation, de rigidités, de demande, de formation, ou de préférence ?  A ce stade, toutes les interprétations sont recevables. Tout comme l’idée de remettre la France au travail, si on débarrasse l’expression de sa charge condescendante ou stigmatisante.

Il y a surtout un autre constat statistique tout aussi têtu que les faits statistiques que j’ai mentionnés plus haut. C’est la corrélation négative qu’il y a entre la durée du travail et la productivité horaire du travail. La productivité horaire du travail tend à être plus élevée dans les pays où la durée du travail est la plus faible. C’est précisément le cas de la France qui se retrouve plutôt en haut de l’échelle en termes de productivité, quand la Corée ou le Japon, ou dans une moindre mesure la Grèce ou le Royaume-Uni, modèles de mobilisation,  ferment la marche du classement. Ce qui signifie :

  • 1/ que nous sous-estimons pour partie la durée réelle du travail, là où elle est légalement courte,
  • 2/ que le travail est plus intense dans ces mêmes pays.

Pour ces deux raisons la formule « remettre la France au travail » est irrecevable. Elle heurte une autre réalité française. Celle d’une forte implication dans le travail. « Remettre la France en emploi » est déjà beaucoup plus recevable. Et s’en tenir à l’expression « créer de l’emploi », toujours plus consensuelle.

>> Plus de vidéos sur le site Xerfi Canal, le médiateur du monde économique

Macron « remettre le pays au travail » !

Macron « remettre le pays au travail » !

 

Après avoir déclaré qu’il voulait remettre Fla rance au travail, Macron a été invité à clarifier sa pensée ; malheureusement le flou du en m^me temps a repris le dessus. Et le président a fait diversion en parlant de ceux qui travaillait dur mais n’étaient pas suffisamment récompensé. Pas vraiment la question ! De quoi voulait parler Macron, des 35  heures qui ont contribué à enfoncer un peu plus la compétitivité ? De la productivité en général ? Des chômeurs qui abusent des ASSEDIC et autres prestations sociales. Cette phrase de type sarkozyste n’a pas reçu de contenu. C’est d’ailleurs toute la faiblesse de Macron avec le «  en même temps » permanent. Une manière d’affirmer un principe en le modulant avec son contraire. Le président de la République a affirmé avoir « besoin de remettre le pays au travail » pour justifier sa politique fiscale. Mais la question d’une meilleure récompense n’est pas dépendante seulement de la fiscalité. Aussi par exemple du partage entre la rémunération des actionnaires et celle des salariés. Ce qu’ont fait observer les interviewers au Chef de l’Etat à propos du conflit social de Carrefour. Un conflit sur lequel Macron n’a pas voulu se prononcer ni d’ailleurs en profiter pour répondre à l’équilibre entre rémunération du capital et rémunération du travail. Pas étonnant que 67% des Français considèrent que la politique du chef de l’Etat est nettement en faveur des plus aisés.

 

Formation professionnelle : un accord critiqué par la ministre du travail

Formation professionnelle : un accord critiqué par la ministre du travail

 

La CFDT qui se félicite, la CGT qui conteste et la ministre qui critique un texte qui modifie, i est vrai à la marge la formation permanente en tout cas  n’est pas à la hauteur de l’enjeu de la reconversion et du chômage. Le projet d’accord dédie 0,30% de la masse salariale à la formation des demandeurs d’emploi, comme le réclamait le gouvernement. Cette contribution a vocation à se réduire en proportion de la diminution du nombre de chômeurs. La cotisation unique – formation professionnelle et alternance – sera équivalente à ce que payent déjà les entreprises, soit une taxe de 1,23% de la masse salariale pour les entreprises de 1 à 10 salariés et de 1,68% pour celles de 11 salariés et plus. Il accorde également au financement de l’alternance 0,68% à 0,95% de la masse salariale en fonction de la taille des entreprises. Le reste sera dédié au CPF, au développement des dépenses des PME et au financement des formations initiales. Tout en conservant deux contrats d’alternance, apprentissage pour la formation initiale et professionnalisation pour la formation continue, l’accord prévoit une « gouvernance unique » dans la branche et « un même statut de l’alternant« . Le financement des centres de formation des apprentis (CFA) se fera « au contrat« , c’est-à-dire selon leurs effectifs d’apprentis. L’alternance, aujourd’hui financée par la taxe d’apprentissage (0,68% de la masse salariale) et une cotisation formation au titre de la professionnalisation (entre 0,15% et 0,40% selon la taille de l’entreprise), sera désormais financée par une « contribution alternance » unique s’échelonnant entre 0,68% et 0,90% selon la taille de l’entreprise. Sur leur compte personnel de formation (CPF), les salariés cumuleront 35 heures par an (au lieu de 24), dans la limite de 400 heures (au lieu de 150). Le compte des salariés non diplômés sera alimenté plus rapidement, à hauteur de 55 heures par an (au lieu de 48), dans la limite de 550 heures (au lieu de 400). L’accord met fin au système de listes de formations éligibles au CPF sélectionnées par les partenaires sociaux.  Le congé individuel de formation (CIF), destiné à financer des formations longues notamment dans le cadre de reconversions, est supprimé. Un dispositif similaire est intégré dans le CPF. Les salariés ayant au moins deux ans d’ancienneté pourront mobiliser leur CPF en vue d’un projet de reconversion dans le cadre d’un congé spécifique accordé par l’employeur. Le CPF sera financé par une cotisation de 0,275% des entreprises de 11 à 49 salariés et de 0,40% des entreprises de 50 salariés et plus. Sur ce taux, 0,1% au maximum sera consacré au dispositif de reconversion qui succède au CIF. Le conseil en évolution professionnelle (CEP), créé en 2014 pour accompagner les actifs dans leur transition professionnelle, disposera désormais d’un financement dédié. Il sera doté d’environ 244 millions, selon une source syndicale. L’accompagnement dispensé reste gratuit pour le bénéficiaire. Toutefois, pour les salariés, s’il débouche sur un bilan de compétences ou un accompagnement à la validation des acquis de l’expérience notamment, cette prestation est payante, finançable grâce aux heures de CPF. Pour les demandeurs d’emploi, en revanche, ces prestations resteraient gratuites. Les opérateurs habilités à dispenser le CEP seront sélectionnés dans chaque région, par appel à candidature, et devront se conformer à un cahier des charges fixé au niveau national avant fin 2018. Aujourd’hui, cinq opérateurs sont habilités d’office : Pôle emploi, l’APEC, les missions locales, les Opacif et les CAP emploi. Ils devront, eux aussi, se soumettre à cette procédure. Les partenaires sociaux se sont entendus pour mettre en place une base de données sur les besoins en compétence actuels et futurs des entreprises. Ces données leur permettront de revoir le processus d’enregistrement des certifications pour qu’elles répondent davantage aux besoins. Elles devront intégrer la notion de blocs de compétences afin de permettre des passerelles.

 

 

Code du travail : une 6 ème ordonnance pour corriger les 5 autres

Code du travail : une 6e ordonnance pour corriger les 5 autres

 

Les cinq ordonnances réformant le code du travail viennent à peine d’être adoptées par l’Assemblée nationale en première lecture qu’une sixième ordonnance est proposée à la consultation des partenaires sociaux. Cette sixième ordonnance aurait un caractère technique. En fait compte tenu  de la complexité juridique, cette sixième ordonnance vise surtout à corriger de nombreuses d’erreurs et d’incohérence contenue dans les 5 textes en cours d’adoption. Juridiquement la procédure est très contestable puisqu’on propose des modifications sur des textes qui ne sont pas définitivement adoptés puisque le Sénat devra discuter des cinq premières ordonnances en janvier. Ce “texte dit technique” a été adressé jeudi soir aux partenaires sociaux pour avis et sera également soumis au Conseil d‘Etat, explique-t-on au ministère du Travail. Il comprend “80% de mise en cohérence” avec les règles de rédaction des textes de loi ou de corrections de coquilles, comme des renvois erronés, ainsi que “deux mesures correctives de fond sur le conseil d‘entreprise et le Fonds pour le financement du dialogue social, comme annoncée par la ministre à l‘Assemblée nationale”, dit-on de même source. Jugeant dans un communiqué que ce texte introduisait “des modifications substantielles”, la CGT a appelé le gouvernement “à surseoir à la publication de cette ordonnance” qui “ne peut être seulement discutée dans la précipitation en ‘catimini’”. L‘Assemblée nationale a adopté le 28 novembre le projet de loi de ratification de cinq ordonnances réformant le code du travail que le Sénat devrait examiner à son tour en janvier.

Travail détaché: des routiers bloquent des routes

Travail détaché: des routiers bloquent des routes

 

Depuis ce matin, des routiers bloquent certaines infrastructures notamment dans le nord mais aussi l’accès du tunnel du Fréjus en Savoie, pour protester contre l’exclusion du transport routier de la nouvelle directive européenne sur le travail détaché. « On fait du filtrage: on bloque les poids lourds mais on laisse passer les voitures », a expliqué à l’AFP Antoine Fatiga, de la CGT. »On ne veut pas que les routiers soient les esclavagistes de la route. Quand les gens sont sur le sol français, ils doivent avoir les mêmes droits. Quand ils viennent travailler ici pour deux fois moins cher que nous, on a du mal à garder notre boulot », a ajouté le syndicaliste. D’autres mobilisations devaient se tenir dans la journée aux frontières françaises à l’appel de l’intersyndicale des routiers (CFDT, CGT, FO, CFTC, CGE-CGC). Cette journée s’inscrit dans le cadre d’une semaine de mobilisation initiée par l’ETF, fédération européenne des travailleurs des transports. Pour obtenir un compromis au sein de l’UE, la France a accepté en octobre d’exclure le transport routier de la directive révisée sur le travail détaché. Pour ce secteur hyperconcurrentiel, l’ancien texte continuera de s’appliquer jusqu’à la réforme du « paquet mobilité » dédié à la profession. Restera cependant la concurrence déloyale exercée via  le cabotage qui permet un camion étranger d’effectuer des activités sur le marché français aux conditions sociales du pays d’origine. Pour preuve, les milliers de camions stationnés les week-ends sur des parkings près  des usines ou des centres de distribution prêts  a arraché du fret à des prix défiants toute concurrence.

Temps de Travail : 35 ans en moyenne pour les Français

 Temps de Travail : 35 ans en moyenne pour les Français

Eurostat, l’office de statistique de l’Union Européenne a publié, hier, son baromètre annuel qui évalue la durée de vie active moyenne des Européens. L’étude combine données démographiques (espérance de vie) et données économiques (taux de population active). En 2016, un Européen, âgé de 15 ans, pouvait en moyenne espérer avoir une vie active de 35,6 ans. C’est en Suède que la durée de vie active est la plus élevée avec 41,3 ans en moyenne. La France, qui connaît ce jeudi une deuxième journée de mobilisations contre les ordonnances travail, figure dans la moyenne européenne. Aujourd’hui un Français, âgé de 15 ans peut envisager, selon Eurostat, de travailler en moyenne 35 années. Parmi ses voisins frontaliers, la France est au même niveau que l’Espagne. En revanche, le pays est en-dessous de l’Allemagne qui revendique 38,1 ans, mais au-dessus de la Belgique et l’Italie, respectivement créditée de 32,6 et 31,2 ans. Pour Eurostat, l’office de statistique de l’Union Européenne en 2016, un Européen, âgé de 15 ans, pouvait en moyenne espérer avoir une vie active de 35,6 ans. C’est en Suède que la durée de vie active est la plus élevée avec 41,3 ans en moyenne.  L’étude met en évidence des fractures entre trois groupes de pays. En tête du peloton, des pays qui oscillent entre 40 et 44,9 ans de vie active. On y retrouve la Suède, la Hollande, les Pays-Bas et la Suisse. Ainsi, un jeune Hollandais de 15 ans peut envisager en moyenne d’avoir une vie active de 40 ans. Un chiffre qui monte même à 42,5 ans en Suisse, mais le pays n’est pas membre de l’Union européenne. Pour  Eurostat, il est possible de distinguer un second groupe de pays dont la moyenne du temps de travail actif varie entre 35 et 39,9 années. C’est le cas notamment de la France, du Portugal, de l’Espagne, de l’Allemagne ou encore de l’Irlande. Ainsi un jeune Allemand peut aujourd’hui espérer en moyenne travailler activement durant 38,1 ans, c’est presque trois années supplémentaires par rapport à la France. Enfin, il y a les pays ou la durée moyenne est de moins de 35 ans. Figurent en queue de ce classement, la Belgique, le Luxembourg, l’Italie, la Pologne, la Slovaquie, la Hongrie ou encore la Croatie. Ainsi, en Pologne, la durée de la vie active moyenne plafonne à 32.9 ans. Mais le chiffre est encore plus faible en Italie, le plus faible de toute l’Union européenne, avec 31.2 ans. «La principale explication à ce classement en trois groupes est le taux de travail des femmes. Dans les pays du nord de l’Europe, les femmes sont très engagées sur le marché du travail, cela fait donc augmenter le temps global de vie active des populations. Dans le second groupe dont la France, c’est un peu moins le cas. Et beaucoup moins dans le troisième groupe de pays comme avec l’Italie. L’engagement des seniors sur le marché du travail est aussi un paramètre qui fait varier la durée. Il faut aussi prendre en compte la montée du travail des femmes. Enfin il s’agit de moyenne qui agglomèrent des départs en retraites à 50 ans voire moins et des départ à 70 ans, le privé comme le public.

 

Mobilisation code du travail : échec

Mobilisation code du travail : échec

 

 

On peut dire que la mobilisation du 21 septembre constitue un véritable échec pour la CGT à tel point que cette organisation n’a même pas voulu fournir de chiffres nationaux  précis quant à la participation des manifestants sur l’ensemble de la France. Le ministère de l‘Intérieur avait il y a dix jours dénombré 223.000 manifestants sur l‘ensemble du territoire, la CGT 500.000. La centrale parle de “200 rassemblements”, de “milliers d‘arrêts de travail” et de “plusieurs centaines de milliers de manifestants”, sans plus de précision. “Globalement, les chiffres des manifestants sont peut-être un peu inférieurs à la fois précédente”, a dit le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez sur France info. A Paris, la police a recensé 16.000 personnes, soit 8.000 de moins que lors de la dernière manifestation. La CGT a compté 55.000 participants, contre 60.000 il y a dix jours. La manifestation s‘est globalement déroulée dans le calme, sans blessé selon la préfecture de police de Paris. Une personne a été interpellée pour détention de produits dangereux destinés à la confection de cocktails Molotov. A Marseille, la préfecture des Bouches-du-Rhône a dénombré 4.500 manifestants contre 7.500 le 12 septembre. A Bordeaux, la préfecture a compté 3.000 participants, contre 10.000 selon la CGT. A Lyon, ils étaient 3.500, selon la police, et à Toulouse, 4.000 selon la police. Cette fois-ci encore, les instances dirigeantes de FO, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC n‘ont pas appelé à rejoindre le mouvement et la CGT les a appelés à l‘unité. Les retraités ont appelé à une manifestation contre la hausse de la CSG le 28 septembre, et les fonctionnaires contre le gel de leur rémunération, le 10 octobre. A partir du 25 septembre, ce sont les routiers qui prévoient des blocages, notamment dans des dépôts de carburant. “J‘ai été clair durant ma campagne à propos de ces réformes. J‘ai expliqué ces réformes, j‘ai présenté ces réformes pendant des semaines et j‘ai été élu pour cela”, a déclaré le président de la République mardi à la chaîne de télévision américaine CNN. “Je crois en la démocratie, mais la démocratie n‘est pas dans les rues”, a-t-il dit, avant de préciser mercredi, lors d‘une conférence de presse qu‘il n‘y aurait “aucune complaisance” vis-à-vis d’éventuelles violences.

Réforme du Code du travail : les Français partagés

Réforme du Code du travail : les Français partagés

Selon un sondage exclusif BVA-La Tribune  50% des Français approuvent le mouvement de mobilisation contre la réforme gouvernementale du Code du travail contre 48% qui ne l’approuvent pas et 2% qui ne se prononcent pas. La contestation est surtout approuvée par les personnes les plus fragiles sur le marché du travail : 69% des catégories socioprofessionnelles « inférieures » (CSP -), ouvriers et employés ; 60% des personnes dont le niveau d’études est inférieur au Bac ; 54% des femmes et 53% des moins de 35%. A l’inverse, le taux de soutien à la contestation de la réforme est nettement plus faible auprès des populations dont la situation face à l’emploi est davantage assurée : 40% des cadres ; 38% des personnes issues de foyers dont les revenus mensuels sont supérieurs à 3.500 euros ; 36% des plus de 65 ans. Sur le fond, 58% des Français considèrent que la réforme du Code du travail peut permettre d’améliorer la compétitivité de la France. En février 2016, seuls 41% des Français étaient de cet avis face au projet de loi El Khomri, soit 17 points de moins. De même une forte minorité de 45% des sondés jugent que la réforme actuelle peut permettre de lutter contre le chômage, soit 15 points de plus que lors d’un sondage BVA réalisé en février 2016 au moment de la présentation du projet de loi El Khomri. En revanche, 24% seulement des Français pensent que les ordonnances réformant le Code du travail vont permettre d’améliorer leurs conditions de travail.

Loi Travail : nouveau punchline d’Aubry contre Macron

Loi Travail : nouveau punchline d’Aubry contre Macron

 

 

De toute évidence Martine Aubry dont l’aura politique ne cesse de diminuer y compris dans sa propre région vieillit encore plus mal que prévu. Celle qui a plombé l’économie de la France avec les 35 heures estime que Macon a 40 ou 50 ans de retard avec ses vieilles recettes de précarisation et d’austérité. Par ailleurs que la ministre du travail qu’elle avait formée est aujourd’hui déformée. Après les punchlines contre Hollande, ce sont ceux contre Macron. Il est clair que Martine Aubry ne laissera pas une place dans l’histoire aussi importante que celle son père Jacques Delors qui aura surtout marqué de manière significative l’Europe tandis que sa fille Martine Aubry elle s’est spécialisée dans le gauchisme mondain. Martine Aubry a attendu six jours avant de se déchaîner contre les ordonnances réformant le Code du travail. «J’ai mis un peu de temps car j’avais braderie (sic)», a-t-elle justifié ce mercredi matin sur France Inter, invoquant l’excuse de la Braderie de Lille le week-end dernier.  «L’emploi, le pouvoir d’achat et la croissance, tout cela n’a pas été traité, a-t-elle regretté. On a la précarisation et l’austérité». Martine Aubry a estimé qu’Emmanuel Macron reprenait les «recettes du patronat des années 80». «C’est croire qu’en précarisant les salariés et en accroissant le pouvoir unilatéral de l’employeur, on rendra les entreprises plus compétitives. C’est une vision du passé», a-t-elle insisté, ajoutant qu’il s’agissait selon elle d’«une réforme d’arrière-garde».   La socialiste s’est désolée que «le droit du travail ne soit plus un droit pour les salariés mais un droit pour les entreprises». «Il n’y a plus de droit, plus de protection pour les salariés», a-t-elle renchéri. «La modernité ce n’est pas de précariser», a lâché Martine Aubry ajoutant sur les ordonnances que «ce n’est pas parce que c’est une loi moins pire que le pire que ça devient une bonne loi». Pourtant les ordonnances ont été préparées par une ministre, Muriel Pénicaud, que Martine Aubry connaît très bien. Celle-ci a en effet travaillé dans son cabinet lorsque la socialiste était elle-même ministre du Travail. Mais la maire de Lille s’en agace d’autant plus. «C’était il y a 25 ans, toute le monde peut changer, on dit que je l’ai formée, aujourd’hui je la trouve très déformée», a raillé l’ancienne ministre. Pour la pertinence et l’élégance avec Martine Aubry on peut encore attendre !

 

Réforme du code du travail : la cogestion ignorée

Réforme du code du travail : la cogestion ignorée

 

 

Le gouvernement a raté l’occasion d’impliquer les salariés dans la gestion des entreprises. Ce que regrette amèrement la CFDT qui considère que Macron a pris dans le modèle allemand ce qui l’intéressait mais qu’il a oublié l’essentiel : à savoir impliquer les salariés et les syndicats dans la gestion des entreprises. Cet aspect différencie nettement l’Allemagne et la France. Si les syndicats aussi constructifs en Allemagne c’est qu’ils comprennent la problématique économique des entreprises alors que dans les entreprises françaises les représentants des salariés sont renvoyés à la seule question sociale. En l’absence de compréhension des enjeux économiques, les syndicats se barricadent dans une posture uniquement revendicative. La CFDT regrette que le gouvernement ait fait l’impasse totale sur cette question, Elle souhaitait une présence accrue des salariés aux conseils d’administration. Depuis la loi Rebsamen d’août 2015, les entreprises françaises de plus de 1.000 salariés en France, ou 5.000 salariés en France et à l’étranger, doivent avoir un ou deux représentants salariés dans leur conseil.  « Le gouvernement nous répète que cette réforme fait le pari de l’intelligence collective, de la responsabilité des acteurs de terrain, mais comment être responsable si les salariés, via leurs représentants, n’ont pas accès aux informations stratégiques ? » déplore un membre de la CFDT. Le patronat s’est opposé cette orientation de cogestion craignant l’attitude gauchiste des syndicats mais précisément cette attitude gauchiste s’alimente de la marginalisation des représentants du personnel.

 

Code du travail : La presse allemande approuve .

Code du travail : La presse allemande approuve

 

La presse allemande commence à ce persuadé que la France est enfin engagée dans la voie de la réforme et approuve les dispositions du code de travail nouveau en France. Cette réforme qui devrait offrir plus de flexibilité aux employeurs ne surprend pas les Allemands, habitués aux contrats spéciaux et aux modalités de licenciement plus légères qu’en France. La presse allemande se réjouit donc de voir que leur modèle économique puisse servir d’exemple. La “Süddeutsche Zeitung” insiste sur le fait que le président souhaite que la “confrontation typiquement française entre le travail et le capital se transforme en une coopération, comme en Allemagne”.Le journal berlinois Tagesspiegel considère de son côté cette réforme comme “une réforme pour l’image et pour le pays”. Le président fraichement élu est “mis à l’épreuve” et doit réussir à affirmer son autorité malgré l’opposition. Une forte mobilisation des syndicats contre la loi travail pourrait fragiliser le gouvernement. Mais les principaux syndicats apparaissent pour le moment encore très divisés. Macron se retrouve donc face à une opposition qui, selon le “Tagesspiegel” “s’effrite”.Le ministre allemand des affaires étrangères s’est aussi félicité de la proposition de la France pour réformer la directive sur le travail détaché. « Il est bon que sur le marché intérieur on ne fasse pas toujours la course aux plus bas salaires » et au moins disant social, a déclaré le dirigeant social-démocrate. « Nous avons besoin d’une Europe plus fair-play pour tout le monde ».Selon ce dernier, « le moteur franco-allemand est à la relance » et les deux pays ont un esprit de coopération « extrêmement fort et vigoureux », ce qui leur permettra d’être « ensemble les acteurs de la refondation de l’Europe ».

Sondages code du travail : manipulation ?

Sondages code du travail : manipulation ?

 

Selon la sensibilité plus ou moins populistes des grands médias, on titre : les Français sont opposés à la loi travail. Inversement selon la sensibilité plus ou moins moderniste d’autres grands médias titrent : les Français approuvent la loi. La vérité c’est que les Français sont en fait assez partagés même une majorité se dégage approuvée les mesures qui permettent de donner davantage de liberté à la négociation dans l’entreprise. Deux exemples de sondages un peu contradictoire celui de Harris Interactive pour RMC et celui de Doxa le Figaro et France Info. Pour RMC, près de six Français sur dix (58%) se disent opposés aux ordonnances sur la réforme du Code du travail présentées jeudi par le Premier ministre, Edouard Philippe, et la ministre du Travail Muriel Pénicaud, selon un sondage Harris Interactive pour RMC et Atlantico publié vendredi. À l’inverse le sondage au Doxa réalisé pour le Figaro et France Info affirme que 52 % des Français soutiennent la réforme du code du travail. Ce n’est pas un soutien massif à la réforme mais les Français semblent légèrement pour. Sans doute parce qu’il ne s’agit pas non plus d’une véritable révolution sociale. En effet la fameuse inversion des normes qui devait donner tout le pouvoir aux entreprises par rapport disposition des branches et par rapport à la réglementation nationale a été mise de côté mais ce n’est pas un rejet non plus sans doute parce que les syndicats ne bénéficient pas dans l’l’opinion d’une image très moderniste. Pour les petites entreprises au moins les Français font davantage confiance aux dialogues locaux qu’à l’intervention syndicale. Selon un sondage Odoxa-Dentsu consulting réalisé pour Le Figaro et Franceinfo, réalisé auprès de 995 personnes les 30 et 31 août, les Français sont majoritairement favorables à la réforme du Code du travail. Précisément, 52% d’entre eux estiment qu’une telle réforme favoriserait l’emploi et l’activité économique des entreprises. Dans le détail, quatre des cinq mesures principales des ordonnances présentées ce jeudi par Édouard Philippe (dialogue social dans les entreprises, élargissement du CDI de projet, ouverture de la possibilité de négocier un accord d’entreprise sans les syndicats, référendum d’entreprises à l’initiative de la direction, inversion de la hiérarchie des normes) suscitent une franche adhésion des personnes sondées (de 61% à 71% d’avis positif). L’emblématique recentrage du dialogue social vers l’entreprise tant décrié par les syndicats d’opposition, est ainsi approuvé par 61% des sondés, et un sympathisant de gauche sur deux. Si une légère majorité de Français approuve la réforme du code du travail c’est sans doute aussi parce qu’ils considèrent que la France est irréformable et que les nouvelles orientations permettent quand même une évolution. D’une certaine manière, macro, n’a pas réalisé la grande révolution qu’il promettait mais il a su mettre le curseur au bon endroit d’abord pour empêcher un mouvement social de protestation significatif et en même temps pour montrer quand même sa volonté réformatrice surtout vis-à-vis des petites entreprises proches des Français et qui représente 80 à 90 % de l’emploi en France. Pour 60% des Français, le gouvernement ira jusqu’au bout. Ils sont 57% (de 87% pour les sympathisants En Marche! À 46% pour les proches du FN) à approuver sa déclaration, la semaine dernière, sur les Français qui «détestent les réformes».

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