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Édouard Philippe : « je ne veux pas qu’on m’emmerde « 

 

 

Le niveau du débat politique encore descendu d’un cran avec cette sortie d’Édouard Philippe qui déclare « je ne veux pas qu’on m’emmerde » à propos de la création de son parti » horizons« . Un parti en train de se structurer et qui évidemment prépare la candidature d’Édouard Philippe pour 2027.

 

Mais le parti horizons n’est pas bien vu par la majorité actuelle et surtout par le président de la république qui ne veut surtout pas que puisse créer à l’assemblée nationale un courant contestataire. Ce qui est en cause évidemment c ‘est  la distributions des onctions présidentielles pour les candidats à la prochaine assemblée nationale.

 

Avec son parti, Édouard Philippe envisageait bien de créer sa mouvance à l’assemblée nationale. Du coup, le parti » horizons « a été éjecté de la maison commune de la majorité,  seule autorité pour délivrer les investitures macronistes.

 

Visiblement les relations entre le président de la république Édouard Philippe se détériorent encore à tel point que l’ancien premier ministre reprenant la sémantique du président a déclaré « je n’ai pas envie qu’on m’emmerde, puisque c’est un terme à la mode.» à propos  de la création de son propre parti. Une expression surtout destinée au président de la république lui-même qui ne grandit pas l’intéressé ni même le destinataire.

Covid: Trop de dépistages qui ne servent pas grand-chose

Covid: Trop de dépistages qui ne servent pas grand-chose

 

La stratégie de dépistage massif est en train de montrer ses limites. D’une part les laboratoires et pharmacies sont complètement débordés et ne peuvent pas faire face à la demande. Par ailleurs, la grande pagaille relative au protocole scolaire à encore complexifier la situation. De toute manière sauf pour les cas graves le test n’est qu’une indication un moment donné et ne préjuge pas de l’avenir d’une contamination sans parler de la pertinence de certains tests.

 

« Je crois qu’il va falloir que l’on change de logiciel » abonde sur BFM Olivier Guérin, chef du service gériatrie au CHU de Nice (Alpes-Maritimes) et membre du Conseil Scientifique. Le variant Omicron est un « Covid vraiment nouveau qui ne ressemble pas, ni par sa symptomatologie, ni par son mode de diffusion – avec une vitesse de propagation inouïe – aux virus qu’on a connus auparavant » souligne-t-il. En ce sens, il met en avant une stratégie de priorisation, déjà recommandée par la Direction générale de la Santé.

 

Dans un document du 7 janvier la DGS souligne en effet « une forte mise en tension du système de dépistage. Le nombre de tests effectués atteignant des records, le dispositif doit s’adapter à l’augmentation de la demande et il est primordial d’éviter toute situation de saturation ».

Les personnes prioritaires pour un test PCR sont, selon la DGS, les personnes symptomatiques et les contacts à risque ou encore celles disposant d’une prescription médicale ou présentant un autotest positif.

Face à l’embouteillage du dépistage, le gouvernement envisage de « multiplier les centres de tests« , mais aussi « permettre aux pharmaciens de créer leur propre petit centre de dépistage », de recruter eux-mêmes temporairement des professionnels de santé et a élargi la liste des personnes autorisées à réaliser des tests. D’autre part, 11 millions d’autotests sont attendus cette semaine, contre 6 millions la semaine dernière. Parce que même pour les autotest réalisés soi-même, la demande déborde l’offre.

Aides aux entreprises : ne pas attendre

Aides aux entreprises : ne pas attendre

 

Curieusement après le conseil de défense de lundi, le Premier ministre n’a décidé que des mesures relativement anecdotiques face à l’amplification de la crise sanitaire. La préoccupation première du gouvernement étant  surtout de limiter le mécontentement de l’opinion publique.

À tel point qu’on a oublié de vraiment traiter le problème de l’obligation de la vaccination en entreprise. Pire, pas un mot n’a été prononcé à propos du soutien nécessaire aux différentes activités qui vont être lourdement impactées par l’absentéisme.

Certes le gouvernement reconnaît que la crise sanitaire risque de provoquer un absentéisme dans des activités notamment essentielles, pour autant il n’en tire aucune conclusion pour aider les entreprises à passer un cap qui risque de durer encore des semaines et des mois.

Il est clair que l’économie française, comme d’autres, va se trouver lourdement impactées par l’envolée quasi exponentielle des contaminations. La traduction concrète de la montée de la pandémie va se traduire par la multiplication d’arrêts maladie qui vont porter un rude coup à l’activité des entreprises, à leur résultat et à la croissance.

Le président de la CPME, François Asselin, est revenu ce mardi sur les nouveaux critères d’accès aux aides économiques via le fonds de solidarité. « Actuellement, il faut justifier d’une baisse de 65 % du chiffre d’affaires sur le mois pour bénéficier des mesures de soutien », a reproché le dirigeant patronal à Elisabeth Borne, demandant que le seuil de déclenchement soit « abaissé à 30 % ». S’il ne fixe pas de cible, le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, juge lui aussi que « le taux mis en place il y a à peine quinze jours est trop élevé ».

Il y a évidemment urgence pour que le gouvernement traite des conditions de soutien à l’activité et à l’emploi d’une part avec le patronat, d’autre part avec les syndicats. Ou alors on va attendre que des millions de salariés soient en situation d’arrêt de maladie pour traiter évidemment trop tard une question centrale.

Voter ou ne pas voter : c’est la question !

Voter ou ne pas voter : c’est la question !

Aller voter, ne pas aller voter ; rester fidèle à un candidat, opter pour un nouveau ; voter pour des idées ou par stratégie… Cet ouvrage collectif » Voter par temps de crise  » brosse le portrait d’électeurs avant, pendant et après la campagne présidentielle de 2017. (papier du Monde). 

Un essai de typologie intéressant qui dépasse les clivages traditionnels mais qui peut être ne rend pas compte de l’obsolescence des approches et cheminements politiques. Parmi cette obsolescence, le clivage droite gauche qui n’a plus guère de sens sur nombre d’enjeux régaliens comme la santé, l’éducation, la sécurité, l’environnement ou encore la défense.

Pour preuve à peine 40 % aujourd’hui sont décidés vraiment aller voter en 2022. De quoi effectivement s’interroger car cette posture de refus traduit non seulement une absence dl’incarnation des valeurs et orientations souhaitées mais tout autant une sorte de rejet d’une démocratie restée à l’état néandertalien NDLR

 

Alors que depuis plusieurs semaines déjà, la campagne présidentielle bat son plein sans en avoir toujours l’air, une mécanique familière s’est amorcée chez beaucoup de Français. Au gré des prises de parole des (futurs) candidats, des analyses livrées par les commentateurs politiques, des débats télévisés, des publications de sondages, des repas familiaux, des discussions entre collègues ou entre amis, un travail s’opère : l’élaboration d’un choix et de sa signification. Aller voter, ne pas aller voter ; rester fidèle à un candidat, opter pour un nouveau ; voter pour des idées ou par stratégie…

 

C’est cette longue élaboration que l’ouvrage collectif Voter par temps de crise prend pour objet d’étude. Que s’est-il passé, exactement, lors de ce laps de temps ? Comment les électeurs et électrices arrêtent-ils leur choix ? Comment leurs diverses appartenances ont-elles modelé leur geste ? Partant du constat que les grandes enquêtes produites par les instituts de sondage échouent à rendre compte de la façon dont les électeurs se représentent les élections et les candidats, l’équipe de recherche a opté pour une autre méthode.

L’ouvrage se présente ainsi comme une galerie de quatorze portraits d’électrices et d’électeurs Français, classés des plus privilégiés aux plus démunis. Chaque portrait, précédé d’un verbatim de la personne interrogée et suivi d’une courte mise en perspective sociologique, brosse la biographie d’un électeur rencontré à plusieurs reprises avant, pendant et après la campagne présidentielle de 2017. De Louis et Anne-Sophie à Florence, en passant par Khalid, Josette ou Arnaud – les prénoms ont été modifiés –, le lecteur découvre ainsi à chaque fois une vision singulière de l’élection, formée par leur métier, leur secteur d’activité, leurs revenus, leur patrimoine, leur lieu de vie, leur famille, leurs loisirs et leurs sociabilités respectifs. Et, bien sûr, par leur vote.

Ce choix de se placer au plus près de l’électeur ordinaire – bien que ces destins singuliers aient été choisis pour leur capacité à incarner des destins sociaux exemplaires – permet notamment de nuancer des enquêtes statistiques ne prenant pour variable que la seule catégorie socioprofessionnelle. Tout l’intérêt de ces récits est alors de dessiner les nombreuses appartenances et identités de chacun, et la façon dont celles-ci s’articulent dans le contexte politique spécifique de l’année 2017. Le lecteur pourra dès lors suivre la conversion à Emmanuel Macron des fillonistes Louis et Anne-Sophie, la persistance de Josette à voter Benoît Hamon malgré les turpitudes du Parti socialiste, ou encore la façon dont le changement d’affectation d’Arnaud, policier de terrain, infléchit sa logique de vote en faveur de Marine Le Pen.

Ne pas confondre PME et start-up internationale !

Ne pas confondre PME et start-up internationale !

 

L’économiste Vincent Frigant dénonce, dans une tribune au « Monde », la myopie des politiques de soutien aux entreprises, qui oscillent entre deux fantasmes : celui de la start-up disruptive et celui de la multinationale aux couleurs nationales.

 

Dans bien des imaginaires, et singulièrement celui de nos dirigeants actuels, deux figures de ce qu’est une entreprise performante et socialement utile dominent.

La start-up, pépite technologique ou inventrice de modèles d’affaires « disruptifs », symbolise la modernité et le bouillonnement créatif apte à bouleverser marchés, méthodes de production, voire manières de vivre. Si l’immense majorité fera faillite et que très peu disrupteront quoi que ce soit, la « start-up nation » les soutient massivement, espérant dans la masse enfanter un géant de demain (à l’instar d’un membre des GAFA – Google, Apple, Facebook, Amazon) et/ou découvrir la technologie du futur, salvatrice du rang de l’économie française, de son autonomie stratégique, de ses engagements environnementaux.

L’antienne du champion national

A l’autre extrême se situe la grande entreprise. Historique paquebot résistant aux tempêtes, elle est capable de se projeter à l’international par ses exportations et ses implantations, rapportant des devises et créant des emplois ; elle réalise des économies d’échelle permettant de démocratiser le produit et/ou de résister à la concurrence étrangère ; elle développe des produits complexes requérant d’importantes immobilisations financières (avion, automobile…), ce qui participe également de la puissance militaire et de l’indépendance géostratégique, du développement des technologies du futur (nécessairement salvatrices), de l’image de la France et de son soft power – que l’on pense aux KHOL – Kering, Hermès, L’Oréal, LVMH –, pendants des GAFA (encore eux !).

Si, aujourd’hui, l’Etat se donne pour mission de soutenir « en même temps » les start-up et les grandes entreprises, ces dernières furent longtemps l’objet principal de sa politique. Toutefois, l’objectif reste identique : faire émerger l’entreprise qui sera capable d’enchaîner les conquêtes économiques et de s’imposer sur le marché national, européen puis mondial. Cette antienne du champion national demeure l’horizon de nos gouvernants.

La course systématique à la taille

Pourtant, les sciences sociales ont déjà montré comment une telle politique avait détruit des systèmes productifs localisés organisés autour de petites et moyennes entreprises (PME), dont on regrettait d’ailleurs la disparition dans les années 1990. Pourtant, on nous explique que l’Allemagne industrielle tire sa puissance de son tissu d’entreprises de taille intermédiaire (ETI), dont manquerait cruellement la France. Certes, depuis une décennie l’Etat prête, enfin, attention à ces ETI. Mais toujours avec le même défaut d’analyse : les envisager dans un stade intermédiaire – leur nom même n’est-il pas significatif ? – vers la grande taille. De même, il conviendrait de transformer les PME en ETI…

Ne pas oublier le « virus » de la faim

Ne pas oublier le « virus »  de la faim

 

Le directeur général d’Alima, une ONG qui apporte des soins médicaux d’urgence dans des zones de conflit, souligne l’urgence d’agir contre la faim dans le Sahel, alors que la malnutrition atteint cet hiver des niveaux bien plus élevés du fait, notamment, de la pandémie.

 

Tribune.

 

 L’état d’urgence n’est pas le même pour tout le monde : en Afrique, notamment, il s’agit d’insécurité alimentaire. On parle de « malnutrition aiguë sévère » (MAS), lorsque la vie d’une personne, bien souvent des enfants de moins de 5 ans, est en péril imminent parce que ceux-ci ne sont pas en mesure de s’alimenter de manière adéquate et, ou, parce qu’ils font face à certaines maladies.

Ils sont de plus en plus nombreux dans ce cas à se présenter dans les hôpitaux et dans les centres de récupération nutritionnelle dans le sud du Niger. Les six cents lits disponibles sur la zone ne suffisent plus ; nous sommes débordés par un afflux d’enfants dont la majorité vient de l’autre côté de la frontière, au Nigeria.

Ce pic d’hospitalisations est alarmant pour les humanitaires présents sur le terrain depuis des dizaines d’années. Certes, cette période « de soudure » entre juillet et octobre entraîne toujours un pic de malnutrition : les stocks alimentaires des récoltes précédentes sont presque épuisés et la saison des pluies favorise une plus forte transmission du paludisme qui affaiblit en particulier les très jeunes enfants. Mais, cette année, quelque chose de plus grave s’annonce, qui menace notre long combat contre la faim et la malnutrition dans cette région du Sahel.

 

En effet, les chiffres des organisations internationales – Organi­sation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Organisation mondiale de la santé (OMS), Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef)… – confirment cette aggravation dramatique de la situation depuis 2020 et la survenue de la pandémie de Covid-19. Le rapport 2021 sur la sécurité alimentaire et la nutrition dans le monde estime à 118 millions l’augmentation des populations victimes de la faim – dont près de la moitié pour l’Afrique – par rapport à 2019.

Cette tendance s’explique par la conjonction de quatre crises : le Covid-19 et ses impacts économiques sur les revenus des foyers et le coût des denrées alimentaires ; les conflits engendrant des millions de déplacés dans la zone des trois frontières (Mali, Niger, Burkina Faso) et dans le nord-ouest du Nigeria ; le changement climatique et ses conséquences sur les rendements agricoles  ; et enfin les coupes budgétaires pour les actions humanitaires nutritionnelles et pédiatriques.

 

Ce cocktail des « quatre c » est le poison contre lequel nous devons nous battre avec nos partenaires locaux et internationaux pour empêcher que la faim ne tue davantage que le virus en 2021 et 2022. C’est pourquoi notre priorité doit être double : vacciner contre le Covid-19 et, en même temps, traiter et prévenir la malnutrition.

Covid: Pour LePen le vaccin et le pass ne servent à rien !

Covid: Pour LePen le vaccin et le pass ne servent à rien !

Marine Le Pen a rappelé dimanche son opposition au passe sanitaire, qui est selon elle «inutile» et «n’apporte rien», car «le vaccin n’empêche pas la contamination». Pour la prétendante du RN, «on se sert de ce chantage en permanence depuis deux ans pour imposer des mesures qui n’empêchent pas la circulation du virus».

Une déclaration noyée dans beaucoup d’autres qui n’a pas attiré l’attention des médias mais qui démontre clairement que Marine LePen rejoint indirectement le camp des complots complotistes  et des anti vaccins. La question pertinente à se poser est de savoir combien la France compterait de contaminés et de décès en plus en l’absence de vaccin. D’après une étude de l’OMS, les vaccins auraient permis d’éviter 500 000 morts en Europe soient 25 % des populations potentiellement menacées. En outre les vaccins permettent surtout de limiter les formes graves.

Algérie : ne pas oublier la domination militaire ottomane

 

L’un des frères Barberousse, après avoir chassé les Espagnols d’Alger, prit la décision de se déclarer vassal du sultan ottoman en 1520, avec l’accord des oulémas et des notables algérois, précise l’historien Alain Blondy, qui répond à une précédente tribune au « Monde » de l’historien M’hamed Oualdi.

 

Tribune.

 

Il est à craindre que l’historien M’hamed Oualdi soit victime, sans doute sans s’en rendre compte, du discours pseudo-historique que l’Algérie officielle rabâche depuis 1962 à ses étudiants comme à son opinion publique (« Emmanuel Macron se trompe lorsqu’il assimile à une colonisation l’ancienne tutelle ottomane sur l’Algérie », Le Monde du 29 octobre).

Si l’on peut être d’accord avec lui qu’il ne convient pas d’assimiler la République laïque de Turquie, voulue et créée par Mustafa Kemal Atatürk (1881-1938), à l’Empire ottoman, vaste ensemble multiethnique soumis à un grand seigneur issu de la tribu turque des Osmanlis, on ne peut que s’étonner qu’un historien puisse prétendre que les Ottomans sont accourus à l’appel des élites algéroises. C’est aller vite en besogne.

 

Après l’expansion éclair en Syrie puis en Egypte où le sultan du Caire se démit du califat au profit de celui de Constantinople (1517), des marins, principalement grecs convertis à l’islam, se lancèrent dans une seconde expansion, cette fois par mer. Quatre frères, d’une famille originaire de Mytilène, qui passèrent à la postérité sous le nom des frères Barberousse, s’installèrent d’abord à Jijel (1514), puis chassèrent les Espagnols d’Alger (1516).

L’aîné qui s’y était proclamé sultan ayant péri dans un combat avec les troupes de Charles Quint (1518), son frère Kheireddine fut proclamé généralissime (beylerbey) par ses troupes. Il trouva face à lui l’opposition d’une partie des tribus de l’intérieur. Il comprit alors que la menace de l’impérialisme mercantiliste espagnol serait toujours suspendue sur un Maghreb émietté politiquement en tribus, en sultanats expirants ou mort-nés, en confédérations d’oligarchies marchandes se soupçonnant mutuellement.

Il jugea donc que seule une autorité suffisamment constituée pouvait conjurer le péril castillan et la coalition plus ou moins centrifuge des villes et des groupes qui s’étaient soumis temporairement à son frère. Avec l’accord des oulémas et des notables algérois, il prit alors la décision de se déclarer vassal du sultan. Ce fut ainsi qu’Alger devint un eyalet (province) ottoman en 1520.

Pendant trois cent dix ans, le pouvoir appartint à une caste militaire ottomane, celle des janissaires, qui détint autant le pouvoir politique que l’essentiel du pouvoir économique, créant ainsi une tradition très enracinée à Alger. Cette domination aristocratique ne se voulut jamais acculturante, puisque à aucun moment l’élite ottomane n’envisagea de se mêler aux autochtones, Berbères arabisés des campagnes ou Maures des villes issus de multiples croisements ethniques depuis le tréfonds de l’Antiquité.

Les énergies renouvelables intermittentes ne respectent pas les lois du marché

Les énergies renouvelables intermittentes ne respectent pas les lois du marché

 

L’expert en énergie Gilles David explique, dans une tribune au « Monde », qu’il faut développer le renouvelable intermittent en veillant à ce qu’il soit stockable et/ou substituable dans l’instant, et repenser notre mix énergétique dans le cadre de la transition énergétique.

L’experte estime que les énergies renouvelables en cause ne respectent pas les lois du marché du fait notamment des nombreuses subventions accordées.

Une observation pertinente mais qui vaudrait aussi pour EDF.  NDLR

Tribune.

 

L’actualité – COP26, hausse spectaculaire du coût de l’énergie – nous le rappelle chaque jour : la transition énergétique est en marche et doit encore s’accélérer. Pour autant, pour réussir, celle-ci ne pourra se faire que dans le respect des lois du marché.

Le marché de l’électricité en France, comme en Europe d’ailleurs, en est la parfaite illustration

 

Ainsi, depuis vingt ans, les énergies renouvelables intermittentes (éoliennes, panneaux solaires) bénéficient de conditions de rachat garanti – sur quinze ou vingt ans – et prioritaires. Ce qui a pour conséquence une forte distorsion du marché de l’électricité avec, pendant une décennie, des prix anormalement bas liés à une surcapacité combinée à un sous-investissement chronique dans des solutions et/ou des technologies qui devraient pourtant être moteur de la transition énergétique.

 

A cette compétitivité artificielle des énergies renouvelables intermittentes, décorrélée des lois du marché, répond un sous-investissement qui aujourd’hui se traduit par une forte hausse des prix de l’électricité mais aussi des black-out comme ceux survenus dernièrement au Texas (Etats-Unis).

Il faut revenir à un principe simple et universel, à savoir celui d’acheter l’électricité à un producteur indépendant qui garantit la fourniture

Il est temps de retrouver la raison et de revenir aux fondamentaux du marché. Il faut en finir avec le capitalisme de rente qui, à terme, joue comme un frein puissant à la transition énergétique que nous appelons tous de nos vœux.

Si les énergies renouvelables intermittentes étaient véritablement soumises aux lois du marché, ni éoliennes ni centrales solaires ne verraient le jour. Du moins sans être adossées à des équipements complémentaires capables d’apporter une garantie de fourniture (centrales à gaz ou centrales à hydrogène notamment).

Une situation qui n’est bien sûr pas souhaitable mais qui souligne l’importance de revenir à un principe simple et universel, à savoir celui d’acheter l’électricité à un producteur indépendant qui garantit la fourniture. En somme, développer le renouvelable intermittent oui, mais dans le respect du marché c’est-à-dire en veillant à ce qu’il soit stockable et/ou substituable dans l’instant.

 

La période « bénie » d’une électricité bon marché est bel et bien révolue. La hausse observée ces derniers mois sera durable pour tous – particuliers comme industriels – et probablement aggravée par une demande en forte progression dans les prochaines années. L’opportunité est donc bien de définir des conditions de marché saines basées sur une utilisation optimale des ressources et des solutions à notre disposition.

Présidentielles 2022 : pourquoi ne pas recruter un président à l’étranger ?

Présidentielles 2022 : pourquoi ne pas recruter un président à l’étranger ?  

La crise du recrutement ne concerne pas uniquement les entreprises mais aussi la politique au plus haut niveau. Compte tenu des exigences des électeurs et de la qualité de l’offre politique, la question pourrait se poser de savoir s’il ne convient pas de recruter un président étranger ( un peu comme dans les clubs de football). En effet , un sondage montre que pour l’électorat le candidat idéal pour 2022 doit être à la fois honnête, compétent et démocrate. 

Comme Diogène , l’électeur  recherche un homme virtuel ( ou une femme) qui soit à la fois honnête, compétent et démocrate lors de l’élection présidentielle de 2022. Sans doute un responsable fictif dans la mesure où il est sans doute difficile voire impossible de trouver un candidat réunissant les trois conditions. En tout cas actuellement l’offre politique ne correspond pas aux exigences de cet électeur.

Selon un sondage Elabe  72% des personnes interrogées se déclarent insatisfaites de l’offre politique actuelle. Un sentiment qui s’exprime de façon majoritaire parmi toutes les catégories socioprofessionnelles de la population. 

S’ils sont minoritaires, 45% des électeurs d’Emmanuel Macron, 41% de ceux de Marine Le Pen et 37% de ceux de François Fillon lors de la présidentielle de 2017 indiquent qu’au moins une personnalité politique trouve grâce à leurs yeux. A contrario, 74% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon et 85% de ceux de Benoît Hamon ne trouvent aucune personnalité politique convenable. Un taux qui atteint 90% chez les abstentionnistes.

Pour ce  portrait-robot du candidat idéal à la présidentielle de 2022, les Français ont mis en avant plusieurs éléments de parcours qui correspondraient à ce profil. Ainsi, le fait d’avoir eu des responsabilités politiques est cité par 43% des personnes interrogées et le fait d’avoir exercé des responsabilités associatives à 37%. Mais à l’inverse, 24% des personnes ne souhaitent plus être représentées par un responsable politique.

Le fait d’avoir été chef d’entreprise est cité à 32%, viennent ensuite les profils d’intellectuel, universitaire et chercheur (32% également), d’ouvrier et employé (29%), les personnes n’ayant jamais fait de politique (24%), les responsables militaires (16%), responsables syndicaux (11%) puis les sportifs (6%), humoristes (5%), personnalités issues des médias (4%) et les artistes (3%).

Parmi les qualités souhaitées, ce sont l’honnêteté (71%), l’écoute des Français (67%) et le réalisme (28%) qui arrivent en tête. Ces trois traits de personnalités sont suivis par la détermination (26%), l’autorité et la simplicité ex-æquo à 15%, le courage (14%), le dynamisme (11%), le charisme (10%), l’indépendance (9%) et l’humour, qui ferme la marche avec 2%.

 

 

Environnement-Climat : des réunions internationales qui ne servent pas grand-chose

Environnement-Climat : des réunions internationales qui ne servent pas grand-chose

Tant que la réduction des émissions sera coûteuse, les dirigeants parleront beaucoup mais feront peu contre le réchauffement climatique, relève le chercheur Bjorn Lomborg dans une tribune au « Monde ».

 

 

Tribune.
 Fort soucieux de montrer leur leadership en matière de climat lors du sommet des Nations unies sur le climat à Glasgow lors de la COP26, les dirigeants du monde entier évoquent à nouveau d’ambitieux objectifs de réduction des émissions de carbone. Le président américain Joe Biden, par exemple, s’est fixé pour objectif de créer « un secteur de l’électricité sans pollution par le carbone d’ici 2035 et une économie à émissions nettes nulles au plus tard en 2050 ». Les gouvernements de la plupart des pays riches ont formulé des ambitions similaires. Malheureusement, cet objectif sera d’un coût prohibitif. Une nouvelle étude publiée dans la célèbre revue Nature montre que le coût d’une réduction de 95 % d’ici à 2050 – presque le « net zéro » de Biden – représenterait 11,9 % du PIB, soit plus de 11 000 dollars actuels pour chaque Américain chaque année. 

Vingt-quatre ans se sont écoulés depuis l’adoption du protocole de Kyoto, le premier grand accord mondial promettant de réduire les émissions de carbone. Depuis lors, le monde a accueilli des centaines de sommets sur le climat et les nations riches ont abondamment adopté le langage de l’écologie. Mais les émissions ont continué à augmenter car aucun dirigeant ne veut faire payer le prix fort à ses citoyens.

Dans une analyse très franche de la dernière décennie de la politique climatique, l’ONU qualifie les années 2010 de « décennie perdue ». Elle ne parvient pas à faire la différence entre ce qui s’est réellement passé et un monde qui n’aurait adopté aucune nouvelle politique climatique depuis 2005.

Que l’on y réfléchisse bien : après tous ces sommets sur le climat et toutes ces promesses climatiques, quand on observe les émissions réelles, on ne peut pas faire la différence entre le monde dans lequel nous vivons et un monde qui ne se serait pas préoccupé du climat depuis 2005.

Voilà qui met en perspective le défi de la COP26. Les dirigeants mondiaux peuvent bien sûr choisir de faire ce qu’ils font depuis des décennies et contribuer à une énième réunion sur le climat dans un monde débordant de sommets climatiques bien intentionné

 Les pays se présenteront les uns après les autres et feront de belles promesses, comme celle de transformer leur secteur électrique (qui ne produit que 19 % de l’énergie consommée dans le monde) en énergies renouvelables. Et il y a fort à parier que ces promesses se révèlent finalement aussi creuses que celles des dernières décennies, car les électeurs rejetteront les projets de loi qui les accompagnent.

Climat : des réunions internationales qui ne servent pas grand-chose

Climat : des réunions internationales qui ne servent pas grand-chose

Tant que la réduction des émissions sera coûteuse, les dirigeants parleront beaucoup mais feront peu contre le réchauffement climatique, relève le chercheur Bjorn Lomborg dans une tribune au « Monde ».

 

 

Tribune.
 Fort soucieux de montrer leur leadership en matière de climat lors du sommet des Nations unies sur le climat à Glasgow lors de la COP26, les dirigeants du monde entier évoquent à nouveau d’ambitieux objectifs de réduction des émissions de carbone. Le président américain Joe Biden, par exemple, s’est fixé pour objectif de créer « un secteur de l’électricité sans pollution par le carbone d’ici 2035 et une économie à émissions nettes nulles au plus tard en 2050 ». Les gouvernements de la plupart des pays riches ont formulé des ambitions similaires. Malheureusement, cet objectif sera d’un coût prohibitif. Une nouvelle étude publiée dans la célèbre revue Nature montre que le coût d’une réduction de 95 % d’ici à 2050 – presque le « net zéro » de Biden – représenterait 11,9 % du PIB, soit plus de 11 000 dollars actuels pour chaque Américain chaque année.

Vingt-quatre ans se sont écoulés depuis l’adoption du protocole de Kyoto, le premier grand accord mondial promettant de réduire les émissions de carbone. Depuis lors, le monde a accueilli des centaines de sommets sur le climat et les nations riches ont abondamment adopté le langage de l’écologie. Mais les émissions ont continué à augmenter car aucun dirigeant ne veut faire payer le prix fort à ses citoyens.

Dans une analyse très franche de la dernière décennie de la politique climatique, l’ONU qualifie les années 2010 de « décennie perdue ». Elle ne parvient pas à faire la différence entre ce qui s’est réellement passé et un monde qui n’aurait adopté aucune nouvelle politique climatique depuis 2005.

Que l’on y réfléchisse bien : après tous ces sommets sur le climat et toutes ces promesses climatiques, quand on observe les émissions réelles, on ne peut pas faire la différence entre le monde dans lequel nous vivons et un monde qui ne se serait pas préoccupé du climat depuis 2005.

Voilà qui met en perspective le défi de la COP26. Les dirigeants mondiaux peuvent bien sûr choisir de faire ce qu’ils font depuis des décennies et contribuer à une énième réunion sur le climat dans un monde débordant de sommets climatiques bien intentionné

 Les pays se présenteront les uns après les autres et feront de belles promesses, comme celle de transformer leur secteur électrique (qui ne produit que 19 % de l’énergie consommée dans le monde) en énergies renouvelables. Et il y a fort à parier que ces promesses se révèlent finalement aussi creuses que celles des dernières décennies, car les électeurs rejetteront les projets de loi qui les accompagnent.

Environnement et COP 26 : ça ne sert à rien ! (Arthus Bertrand)

Environnement et COP 26 : ça ne sert à rien ! (Arthus Bertrand)

Le réalisateur écologiste Yann Arthus-Bertrand exprime son scepticisme quant à l’efficacité des sommets. de la COP. sur France Info.

Est-ce qu’il y a des raisons d’espérer des avancées sur le climat, comme le disait Emmanuel Macron ce dimanche ?

Yann Arthus-Bertrand : Vous savez, j’ai assisté à la première COP à Rio en 1992 et chaque année on dit que ça va être la plus importante. Sincèrement, les COP ne servent à rien du tout à part médiatiser les catastrophes et ce qu’on doit faire. Les hommes politiques sont dirigés par les électeurs, tant qu’on n’aura pas nous, tous ensemble, envie de bouger, ils ne pourront pas bouger.

Il n’y a donc rien à espérer de cette COP ?

Si. Il y a à espérer des décisions, mais toutes les décisions qu’on va prendre n’auront des effets que dans 20 ans. Le climat qu’on a eu pendant 10 000 ans, sur lequel s’est assis notre civilisation, est parti à jamais, il ne reviendra jamais, c’est ce que disent tous les scientifiques. Je trouve que les discours des hommes politiques ne sont pas à la mesure des catastrophes annoncées. Toutes ces grandes COP, c’est comme des réunions de copropriétaires où chacun tire la couverture vers soi mais en fin de compte, personne n’a envie de décroissance ou du moins de croissance sans carbone – ce qui est extrêmement compliquée. Donc tout le monde va signer des traités en revenant pour montrer à ses électeurs qu’on a fait quelque chose mais sur le fond, ça fait quand même 20 ou 30 ans qu’on ne fait rien.

Quand j’ai fait mon film Home, je croyais qu’on allait changer, il y avait Al Gore qui était arrivé et qui a eu le prix Nobel, on consommait 90  millions de barils de pétrole par jour. Aujourd’hui on en consomme 100 millions. Toutes les énergies renouvelables qu’on a mises en place se sont additionnées à cela. Ce qui veut dire qu’on est complètement incohérent. On fait exactement le contraire de ce qu’on doit faire. Quand il y a la marche pour le climat à Paris, on est 40 000, quand il y a la marche contre le pass sanitaire il y a 200 000 personnes qui vont manifester en France et quand il y a la coupe du monde on va être 2 millions dans les rues. Quand on sera 2 millions à marcher dans la rue, non pas pour le climat, mais pour notre vie, pour la vie de nos enfants, nos petits-enfants, peut-être qu’à ce moment-là le monde changera.

La solution vient des citoyens et de nos actes du quotidien ?

C’est nous qui élisons les politiques, c’est nous qui décidons, avec des décisions comme la taxe carbone dont on n’a pas voulu, tout le monde était dans la rue, on a arrêté. Il faut qu’on soit assez courageux pour accepter des décisions qui ne vont pas nous faire plaisir mais qui sont là pour sauver la planète. Le prix du carburant qui monte c’est une très bonne chose pour l’environnement malheureusement. Maintenant il y a des compensations à faire pour les gens qui n’ont pas assez les moyens. Mais il faut que le pétrole soit beaucoup plus cher parce que ce carbone est en train de nous tuer, de tuer nos vies. Les scientifiques parlent de la sixième extinction, ça veut dire la fin de la vie sur Terre. C’est dramatique et on est incapables de réagir. Bien sûr qu’il faut des COP, bien sûr qu’il faut des Greta mais malheureusement ça va être beaucoup plus compliqué qu’on ne le pense.

Est-ce que vous allez vous rendre à cette COP26 ?

Oui, j’ai la chance que Sting ait fait la voix de Legacy, le film qu’on vient de réaliser, on a une projection avec le prince Charles et sa famille et une projection pour la COP. J’en suis ravi parce que c’est un film – c’est assez courageux de le faire – où on dit que les COP ne servent à rien.

SONDAGE Macron : baisse, 60 % ne font pas confiance

SONDAGE Macron : baisse,  60 % ne font pas confiance

D’après le dernier baromètre Elabe pour « Les Echos » et Radio Classique, le pourcentage de Français déclarant ne pas faire confiance à Emmanuel Macron atteint 60 %, en hausse de 2 points. La cote de confiance du chef de l’Etat s’établit à 34%.

La cote de confiance d’Emmanuel Macron perd  donc 1 point en novembre, pour s’établir à 34 % selon le baromètre Elabe pour « Les Echos » et Radio Classique. Elle s’inscrit ainsi en baisse pour le deuxième mois consécutif, tout en restant dans le même étiage depuis un an, entre 32 % et 37 %.

COP 26 : ça ne sert à rien ! (Arthus Bertrand)

COP 26 : ça ne sert à rien ! (Arthus Bertrand)

Le réalisateur écologiste Yann Arthus-Bertrand exprime son scepticisme quant à l’efficacité des sommets. de la COP. sur France Info.

Est-ce qu’il y a des raisons d’espérer des avancées sur le climat, comme le disait Emmanuel Macron ce dimanche ?

Yann Arthus-Bertrand : Vous savez, j’ai assisté à la première COP à Rio en 1992 et chaque année on dit que ça va être la plus importante. Sincèrement, les COP ne servent à rien du tout à part médiatiser les catastrophes et ce qu’on doit faire. Les hommes politiques sont dirigés par les électeurs, tant qu’on n’aura pas nous, tous ensemble, envie de bouger, ils ne pourront pas bouger.

Il n’y a donc rien à espérer de cette COP ?

Si. Il y a à espérer des décisions, mais toutes les décisions qu’on va prendre n’auront des effets que dans 20 ans. Le climat qu’on a eu pendant 10 000 ans, sur lequel s’est assis notre civilisation, est parti à jamais, il ne reviendra jamais, c’est ce que disent tous les scientifiques. Je trouve que les discours des hommes politiques ne sont pas à la mesure des catastrophes annoncées. Toutes ces grandes COP, c’est comme des réunions de copropriétaires où chacun tire la couverture vers soi mais en fin de compte, personne n’a envie de décroissance ou du moins de croissance sans carbone – ce qui est extrêmement compliquée. Donc tout le monde va signer des traités en revenant pour montrer à ses électeurs qu’on a fait quelque chose mais sur le fond, ça fait quand même 20 ou 30 ans qu’on ne fait rien.

Quand j’ai fait mon film Home, je croyais qu’on allait changer, il y avait Al Gore qui était arrivé et qui a eu le prix Nobel, on consommait 90  millions de barils de pétrole par jour. Aujourd’hui on en consomme 100 millions. Toutes les énergies renouvelables qu’on a mises en place se sont additionnées à cela. Ce qui veut dire qu’on est complètement incohérent. On fait exactement le contraire de ce qu’on doit faire. Quand il y a la marche pour le climat à Paris, on est 40 000, quand il y a la marche contre le pass sanitaire il y a 200 000 personnes qui vont manifester en France et quand il y a la coupe du monde on va être 2 millions dans les rues. Quand on sera 2 millions à marcher dans la rue, non pas pour le climat, mais pour notre vie, pour la vie de nos enfants, nos petits-enfants, peut-être qu’à ce moment-là le monde changera.

La solution vient des citoyens et de nos actes du quotidien ?

C’est nous qui élisons les politiques, c’est nous qui décidons, avec des décisions comme la taxe carbone dont on n’a pas voulu, tout le monde était dans la rue, on a arrêté. Il faut qu’on soit assez courageux pour accepter des décisions qui ne vont pas nous faire plaisir mais qui sont là pour sauver la planète. Le prix du carburant qui monte c’est une très bonne chose pour l’environnement malheureusement. Maintenant il y a des compensations à faire pour les gens qui n’ont pas assez les moyens. Mais il faut que le pétrole soit beaucoup plus cher parce que ce carbone est en train de nous tuer, de tuer nos vies. Les scientifiques parlent de la sixième extinction, ça veut dire la fin de la vie sur Terre. C’est dramatique et on est incapables de réagir. Bien sûr qu’il faut des COP, bien sûr qu’il faut des Greta mais malheureusement ça va être beaucoup plus compliqué qu’on ne le pense.

Est-ce que vous allez vous rendre à cette COP26 ?

Oui, j’ai la chance que Sting ait fait la voix de Legacy, le film qu’on vient de réaliser, on a une projection avec le prince Charles et sa famille et une projection pour la COP. J’en suis ravi parce que c’est un film – c’est assez courageux de le faire – où on dit que les COP ne servent à rien.

Souveraineté : ne pas opposer la dimension européenne à la dimension na

Souveraineté : ne pas opposer la dimension européenne à la dimension nationale

Dans une tribune au « Monde » initiée par Hélène Gaudin et Vincent Couronne, un collectif de soixante-dix chercheurs en droit estime qu’après la décision du tribunal constitutionnel polonais remettant en cause les principes européens, rester dans l’Union pour profiter de celle-ci et lui nuire, sans considération de la volonté du peuple polonais comme des peuples des autres Etats membres, est inacceptable.

 

Tribune. 

 

Prendre en exemple la décision du tribunal constitutionnel polonais pour célébrer la remise en question de la primauté du droit de l’Union européenne sur le droit national au nom de la souveraineté n’est pas le plus heureux des choix fait par certains de nos politiques.

On ne peut se réjouir de la décision rendue par le tribunal constitutionnel polonais le 7 octobre non seulement sur la primauté de la Constitution sur les traités européens mais aussi au fond. Elle remet en effet en cause des principes européens, comme l’indépendance de la justice, que l’on pensait communs. On n’oubliera pas, au surplus, que cette décision a été rendue par des juges dont l’indépendance a été bien malmenée par le pouvoir polonais et peut être aujourd’hui contestée.

Ainsi, pour ses détracteurs, la primauté du droit européen sur le droit national porterait atteinte à la souveraineté du peuple.

Commençons par rappeler des choses, qui sont connues des Etats depuis les années 1960, et qui n’ont jamais été dissimulées aux Etats candidats et nouveaux membres, ni à leur gouvernement, ni à leur peuple.

Lire aussi  Article réservé à nos abonnés « L’Union européenne n’est pas une simple alliance entre Etats souverains »

La primauté du droit européen affirmée par la Cour de justice des communautés européennes dès 1964 a été acceptée par tous les Etats membres au point qu’elle est dorénavant inscrite dans une déclaration annexée au traité de Lisbonne qui régit l’Union européenne : « … Les traités et le droit adopté par l’Union sur la base des traités priment le droit des Etats membres… ».

Rester ou sortir

Dès lors qu’un Etat entend ne plus respecter la primauté, il entend de ce fait indiscutablement violer le traité qu’il a ratifié, comme les principes et mécanismes que ce traité prévoit. S’il s’agit là d’un programme politique, ses partisans devraient l’assumer et demander un retrait de leur Etat de l’Union européenne selon leurs règles constitutionnelles respectives, à l’instar de la démarche démocratique du Royaume-Uni.

Trancher la question s’avère nécessaire : rester dans l’Union ou sortir de l’Union est le seul choix possible

Rappel salutaire aussi : les règles européennes ne viennent pas d’ailleurs, elles sont l’expression des choix des Etats et du Parlement européen agissant de concert, exprimant la double légitimité de l’Etat et des peuples. La primauté est donc l’assurance que la volonté des citoyens européens et des Etats sera respectée par tous.

S’appuyer sur une décision d’un juge, serait-il constitutionnel, pour revenir sur un principe démocratique, c’est aussi violer la démocratie. Trancher la question s’avère nécessaire : rester dans l’Union ou sortir de l’Union est le seul choix possible. Mais rester dans l’Union pour profiter de celle-ci et lui nuire, sans considération de la volonté du peuple polonais comme des peuples des autres Etats membres est tout simplement inacceptable.

Ne pas plomber la compétitivité de l’ industrie avec une énergie trop chère

Ne pas plomber la compétitivité de l’ industrie avec une énergie trop chère 

Nicolas de Warren, président de l’Uniden, attire la tension sur le fait qu »une énergie trop chère risque de se traduire par des fermetures de sites productifs (Interview dans l’Opinion)

 

 

L’Uniden est une association qui représente 55 industriels gros consommateurs d’énergie. Installés sur quelque 300 sites en France, ces « énergivores » sont présents dans tous les secteurs de l’économie, des métaux à la chimie, en passant par les transports, le ciment, le raffinage, le verre, le papier, l’agroalimentaire… Les membres de l’Uniden pèsent 70 % de la consommation de gaz et d’électricité de toute l’industrie française, soit environ 70 térawattheures d’électricité et 75 térawattheures de gaz.

Les industriels que vous représentez ont-ils déjà vécu une crise énergétique de cette ampleur ?

Non jamais, y compris lors des grandes crises pétrolières, lorsque l’industrie était très dépendante du fioul. Aujourd’hui, la grande industrie ne consomme plus ni fioul, ni charbon : toutes nos chaudières et nos fours sont à gaz. Son prix a quintuplé depuis janvier, entraînant celui de l’électricité. C’est un mouvement d’une violence inédite. Il faut ajouter à cela l’explosion du prix des quotas de CO2 en Europe. Il a triplé cette année, passant d’environ 20-22 euros à 65 euros la tonne récemment. Il ne baissera pas pour les raisons politiques et de transition énergétique que l’on connaît. Le système ETS tel qu’il fonctionne oblige les producteurs d’énergie à acheter des quotas d’émission de CO2 aux enchères sur le marché, en fonction de la quantité de charbon ou de mètres cubes de gaz qu’ils brûlent dans une centrale thermique. Or, ces producteurs transfèrent la totalité de ce surcoût à leurs clients, c’est-à-dire aux industriels. L’industrie consomme énormément de chaleur, indispensable dans beaucoup de procédés. Et cette chaleur est essentiellement produite à partir de gaz.

Vous n’avez pas obtenu de solutions à court terme lors de la réunion qui s’est tenue à Bercy mardi…

Beaucoup d’options ont été mises sur la table. Ces grands sites industriels bénéficient déjà d’une fiscalité et de tarifs de transports réduits, il y a peu de marges de manœuvre sur ce point. En revanche, il y en a sur le dispositif de la compensation carbone : on devrait avoir des réponses dans le budget 2022, mais cela ne touche que 20 % des sites concernés. A court terme, nous demandons que la France porte, lors de la réunion européenne d’urgence du 26 octobre sur les prix de l’énergie, un package communautaire comme cela a été le cas pour les particuliers. Bruxelles a validé des dispositifs d’aide à leur intention, il faut faire autant pour les entreprises. L’arrêt d’unités de production que l’on constate déjà dans certaines industries, va entraîner des pertes de parts de marché au profit de concurrents extra-européens. Or, on sait d’expérience que les effets de cliquet font qu’il est très difficile de récupérer le terrain perdu.

« Aujourd’hui, 40 % des usines d’ammoniac en Europe sont à l’arrêt. Les problèmes sont en train de gagner la filière métal »

Quelle est la position des fournisseurs dans ce dossier ?

Nous comptons beaucoup sur les travaux du groupe de travail avec les grands fournisseurs (EDF, Engie), annoncé mardi. Il doit proposer des pistes d’ici à six mois visant à (re)construire le système des contrats à long terme. Nous souhaitons que ce groupe soit piloté par une personnalité neutre, un grand industriel fraîchement retraité par exemple. Notre industrie s’est construite depuis quarante ans en se reposant sur des contrats de fourniture d’électricité à dix ou quinze ans qui lui permettaient d’avoir accès au coût du nucléaire historique. Déconnectés des prix du marché, ils offraient prévisibilité et stabilité, et ils ont permis de construire les sites de Dunkerque ou de Fos-sur-Mer dans la chimie. Nous demandons depuis des années que ces contrats échus soient renégociés avec EDF, qui défend évidemment ses intérêts. Attention à ne pas tuer notre industrie avec une énergie trop chère !

Faut-il, comme le demande Bruno Le Maire, revoir le mécanisme de fixation du prix de l’énergie en Europe ?

Bruno Le Maire a raison de pointer un problème structurel et systémique. Mais organiser une nouvelle forme de marché relève d’une réflexion fondamentale, c’est un sujet de long terme. Le mode actuel de formation des prix résulte non pas d’une loi politique, mais d’une loi économique qui a été théorisée par Marcel Boiteux, grand économiste et l’un des pères du nucléaire français. C’est la théorie du coût marginal. C’est une chance, il existe un marché européen de l’électricité grâce au développement des interconnexions. Les prix sur le marché de gros sont rigoureusement les mêmes entre la France, l’Allemagne, le Benelux et l’Autriche, on parle de « plaque centre-ouest Europe ». Il existe une plaque ibérique, une plaque balkanique, une plaque nordique, qui fonctionne essentiellement à base d’hydroélectricité… Mais la spécificité du marché de l’électricité, c’est que vous ne pouvez pas la stocker. Ce marché ne fonctionne donc pas comme les autres, vous ne pouvez pas influer sur le niveau des prix en maniant les stocks. L’électricité est appelée en fonction de la demande, les unités de production les moins compétitives arrivent en dernier, c’est logique. Ce « merit order » fait que, de facto, ce sont les centrales au lignite et au charbon allemandes qui font aujourd’hui le prix marginal d’électricité. C’est une loi économique très difficile à contredire, sauf à revenir à des prix administrés, ce que nous ne voulons absolument pas.

Dans quelle mesure l’industrie est-elle impactée par la flambée des prix de l’énergie ?

Il faut bien comprendre que l’énergie n’est pas simplement une force motrice. Le gaz, par exemple, est une matière première qui peut peser 40 %, voire 50 %, du coût de production d’une tonne d’ammoniac, qui est la matière première des engrais azotés. L’électricité est, quant à elle, la matière première de l’aluminium, qui est une association d’alumine et d’électricité. Autre exemple : le chlore, issu de sel et d’électricité, permet de produire du PVC. Quand le tarif de l’électricité ou du gaz est multiplié par cinq et qu’il est impossible de répercuter ces coûts, on produit à marge négative. Mieux vaut ne pas le faire. Aujourd’hui, 40 % des usines d’ammoniac en Europe sont à l’arrêt. Les problèmes sont en train de gagner la filière métal, des aciéries électriques ont cessé leur activité ou adapté leur production en travaillant uniquement de nuit pour bénéficier d’une électricité moins chère. Des électrolyses de chlore sont aussi à l’arrêt dans le sud de la France. Cela va se propager, avec des effets en chaîne car le prix du gaz ne baissera pas avant la fin de l’hiver gazier, c’est-à-dire au printemps. Et l’on a vu cette année que le printemps pouvait être très froid.

Valérie Pécresse veut supprimer 150.000 postes dans l’administration» mais ne dis pas où !

Valérie Pécresse veut supprimer 150.000 postes dans l’administration» mais ne dis pas où !

Valérie Pécresse malmenée dans les sondages sort son couplet libérale en proposant la suppression de 150 000 postes dans l’administration. Le problème c’est qu’elle n’indique pas où ces postes seront supprimées mais seulement où ils seront maintenus.

En outre Valérie Pécresse dans la gestion de la région Île-de-France n’a pas fait preuve de sa rigueur de gestion concernant ces mêmes fonctionnaires. Ce qui ne l’empêche pas d’affirmer : «Mon objectif, c’est de supprimer 150.000 postes dans l’administration administrante. L’État doit se recentrer sur ses trois missions prioritaires: protéger, éduquer, soigner, avec là où il le faut des postes supplémentaires pour la justice, l’éducation et les soins. Il ne s’agit pas de dégrader le service public, ni de casser la reprise. Mais les dépenses doivent baisser», insiste la présidente de la région Ile-de-France. «

«Si je suis élue présidente de la République, ma première décision sera donc d’engager quatre grandes réformes de structures pour baisser les dépenses et diminuer la pression fiscale», ajoute-t-elleénumérant «la retraite à 65 ans, la dégressivité des allocations-chômage, la débureaucratisation du pays et une décentralisation avec un lâcher-prise de l’État pour supprimer les doublons».

 

Notons que ce type de promesse n’est pas nouveau la plupart des candidats de droite, Macron compris, ont proposé dans leur programme la suppression de fonctionnaires. Une proposition jamais suivie d’effet.

Une suppression de l’ISF qui ne change rien

Une suppression de l’ISF  qui ne change rien

Contrairement la théorie du ruissellement développé par Emmanuel Macron, la suppression de l’impôt sur la fortune n’a pas changé grand-chose quant à l’attractivité du pays et même à la fiscalité.Inversement on peut aussi dire que le totem de la gauche n’influence guère les investissements.
Il est clair que pour évaluer ce genre de mesures les méthodologies sont assez défaillantes dans la mesure où on ne dispose pas ou rarement de périodes de référence permettant de comparer avec ou sans ISF.

En outre contrairement à l’idée répandue, l’impôt sur la fortune ne touche pratiquement pas les très grandes fortunes qui grâce à l’ingénierie fiscale échappent à ce type d’impôt. Ce sont en général les catégories sociales moyennes fortunées qui sont soumis à cette fiscalité.

Un  rapport élaboré par un comité d’experts et supervisé par France Stratégie (un think tank rattaché à Matignon) peine à démontrer les bienfaits pour l’économie tricolore du big bang fiscal visant les contribuables fortunés.

En 2018, lors du remplacement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) et de la création d’un prélèvement forfaitaire unique (« flat tax ») de 30 % sur les revenus du capital (plutôt qu’une imposition au barème progressif), Emmanuel Macron s’était engagé à corriger le tir en fonction des évaluations qui seraient faites.

« L’instauration du prélèvement forfaitaire unique (PFU) n’a pas conduit les entreprises dont les actionnaires ont bénéficié du PFU à connaître une évolution de l’investissement significativement différente de celle des autres. » Une conclusion qui va à l’encontre de l’idée selon laquelle une amélioration de la rentabilité de l’actionnaire après impôt est un levier.

Même s’il ne peut pas le mesurer directement, le rapport souligne toutefois que l’instauration de la « flat tax » « a pu » conduire à une hausse globale de l’investissement des entreprises, notamment dans d’autres sociétés, dans l’immobilier, etc.

 

 

Débat théologique : Ne pas confondre relocalisations « ricardiennes » et « schumpetériennes » !

Débat théologique :Ne pas confondre relocalisations « ricardiennes » et « schumpetériennes »

El Mouhoub Mouhoud, président de l’Université Paris Dauphine – PSL Propose un débat théologique sur la typologie des relocalisations. Une typologie assez théorique dans la mesure où l’innovation n’est pas forcément contradictoire avec la recherche par ailleurs d’avantages sociaux et fiscaux low-cost. (La tribune)
La relocalisation dont on parle beaucoup depuis la crise sanitaire n’est pas un phénomène nouveau. Elle exprime simplement l’idée qu’une entreprise qui a délocalisé ses processus de production pour bénéficier des écarts de coûts (par unité produite) peut aussi faire machine arrière. Et donc revenir produire dans son pays d’origine ou dans des territoires se trouvant à proximité des marchés qu’elle dessert. Mais la relocalisation peut aussi refléter un phénomène plus large de reconquête des avantages comparatifs des pays dans certains secteurs grâce à l’innovation technologique de procédés (robotisation, par exemple) ou de produits (nouveaux matériaux textiles, par exemple).
Il faut en fait distinguer deux types d’avantages comparatifs : les avantages longs et les avantages courts. Un pays disposant de ressources spécifiques permettant la fabrication d’un groupe de produits dispose d’un avantage long sur ses compétences mais d’avantages comparatifs courts sur les variétés de produits issus de ces compétences. Théoriquement, les pays innovateurs peuvent récupérer des avantages antérieurement perdus par rapport aux pays retardataires imitateurs. Dans la lignée des théories néo-technologiques du commerce international, certains modèles de croissance endogène des années 1990 ont pu montrer l’existence de ces phénomènes de récupération des avantages comparatifs.
Imaginons deux pays à capacités technologiques différentes représentant le Nord développé et le Sud en rattrapage. Les producteurs du Sud peuvent imiter les produits découverts par le pays du Nord et les producteurs du Nord peuvent innover dans la fabrication de ces mêmes produits. Le pays innovateur accomplit ainsi des efforts d’innovation pour récupérer la production et donc la rapatrier, car il possède les compétences initiales et les activités de R&D. L’activité d’imitation du pays du Sud, parce qu’elle requière des ressources, est donc coûteuse. Ce qui exclut alors l’hypothèse traditionnelle d’une diffusion automatique des connaissances dans le monde. Parallèlement, les politiques de subvention à la recherche dans le pays du Nord augmentent le montant des ressources consacrées à cette activité et donc la probabilité d’innover.
Ces va-et-vient potentiels vont à l’encontre de la théorie du cycle du produit de Raymond Vernon, qui suppose une perte définitive du pays innovateur sur le produit imité et délocalisé. Ces récupérations d’avantages comparatifs s’expliquent par l’existence d’avantages longs et cumulatifs des pays innovateurs sur les blocs de compétences ayant permis l’invention et la production du produit qui connaîtra ensuite un processus de banalisation par imitation. L’avantage de localisation du produit se modifie en fonction du cycle d’innovation-imitation mais l’avantage long sur les compétences permet des retours des avantages comparatifs sur les produits. Le cycle du produit ne constitue en fait qu’un moment dans la dynamique d’évolution des connaissances technologiques issues d’un secteur donné.
D’où l’existence de deux types de relocalisations. La première, les relocalisations de retour dites « ricardiennes » liées à l’inversion des différences de coûts de production par unité produite entre les pays grâce, par exemple, à la robotisation par exemple. Ces relocalisations ne sont pas forcément pérennes. La seconde, les relocalisations «schumpetériennes » ou de développement compétitif liées à l’innovation de produits dans les territoires et autorisant une nouvelle dynamique de croissance. Ces dernières, plus pérennes, sont à privilégier.
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