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Pourquoi la montée du populisme (Errejón)

Pourquoi la montée du populisme (Errejón)

Iñigo Errejón est le cofondateur et le stratège de Podemos, parti espagnol d’opposition fondé en janvier 2014. Explique les raisons de la montée du populisme en Europe. Interview Le figaro

 

Vous êtes l’un des théoriciens du populisme, à l’origine de la stratégie de Podemos. La qualification de «populiste» sert souvent à rassembler l’extrême-droite et l’extrême-gauche.

Qu’est-ce qui différencie ces populismes?

 

 

Iñigo ERREJÓN.- C’est tout un ensemble de phénomènes nationaux qui est à l’œuvre aujourd’hui en Europe. Il faut bien saisir cela pour comprendre ce qui est en train de se passer: partout sur le continent, particulièrement en Europe du Sud, on vit un «moment populiste». Celui-ci est une réaction au fait que les acteurs politiques et économiques traditionnels cessent d’intégrer ou d’incarner les besoins de la plus grande partie de la population pour préserver ceux d’un système. Aujourd’hui, bien que la majeure partie des pays européens ont maintenu leurs gouvernements en place, on assiste clairement à une profonde «crise d’horizons». Celle-ci se manifeste essentiellement à travers le sentiment éprouvé par de nombreux Européens d’être abandonnés et laissés sans protection. Le projet européen tel que nous le connaissons a échoué, car il n’est pas parvenu à susciter la tranquillité, la confiance et l’adhésion chez la majeure partie des populations européennes.

 

Nous vivons partout en Europe un «moment populiste».

De toutes parts, face à la politique de dérégulation à laquelle se livre une élite cosmopolite – une véritable loi de la jungle consistant à dire aux privilégiés qu’ils peuvent faire et gagner toujours plus d’argent -, des voix se font entendre pour réclamer que l’État redevienne responsable vis-à-vis des citoyens. Des personnes exigent que soit renforcée l’idée de communauté et d’appartenance, et que cela se traduise par un rééquilibrage des droits et obligations qui régissent la société. Or ce contrat, le pacte social issu de la Seconde Guerre mondiale, est aujourd’hui rompu. Les minorités privilégiées, en se situant au-delà de tout contrôle démocratique, ont contribué à cette rupture. Voilà ce qui caractérise le moment populiste que traverse aujourd’hui l’Europe. J’ajouterais que Dani Rodrik, un économiste progressiste, a récemment rappelé dans le New York Times à quel point le New Deal, aux États-Unis, fut à l’époque perçu comme un mouvement ou même une «pulsion» populiste. On a de plus en plus l’impression qu’il y a un divorce entre le «pays réel» et le «pays officiel». Ce pays réel réclame que les institutions redeviennent à son service, et repassent sous son contrôle. Il exige des politiques adéquates pour l’ensemble de la population, et par conséquent que soit recréé un lien national – lâche mais très étendu – qui supplante les appartenances de classe. Ce pays réel rassemble l’immense majorité des perdants des politiques menées toutes ces dernières années, qui restent unis tant qu’ils appartiennent à une communauté nationale. Le populisme en tant que forme politique dépend de la généalogie d’un peuple, de la définition que l’on en donne. Dans les populismes identifiés comme démocratiques ou progressistes, le peuple n’est pas une communauté par essence, prisonnière de l’histoire, mais repose sur une adhésion civique renouvelée de manière permanente. Nous sommes espagnols, français, italiens, etc. parce que nous décidons de l’être. Nous reconnaissons que nous partageons un passé commun, mais par-dessus tout, que nous avons un futur à partager. Appartenir au peuple relève d’une décision civique sans cesse renouvelée. Ce n’est pas fermé, cela ne dépend pas de la race, du nom, du lieu de naissance. À l’inverse, les constructions populaires ou populistes réactionnaires se réfèrent à une forme d’identité essentielle et figée dans l’histoire. Dans ce cas, le peuple est fermé, il est déjà constitué pour tous, qu’on le veuille ou non.

Dans le premier cas, le peuple est une chose qui se conçoit sur l’idée républicaine de construire une communauté de transcendance, de gens qui appartiennent à autre chose qu’à leur propre individualité. Comme le peuple n’existe pas, sa construction est une bataille culturelle et politique permanente, inséparable du pluralisme politique et de l’équilibre institutionnel républicain. Dans le second cas, tout ce qui relève du pluralisme politique et des contre-pouvoirs peut quasiment devenir une gêne. C’est la différence fondamentale qui sépare en deux aujourd’hui la pulsion populiste qui traverse l’Europe. Aujourd’hui en Europe, la grande question est: vers quel populisme les pays pencheront-ils? Un populisme démocratique, soucieux de l’amélioration de la gouvernance et respectueux des institutions républicaines, ou un populisme réactionnaire consistant à monter les perdants de la crise contre ceux qui sont encore plus perdants? Voilà la bataille politique de notre époque.

 

Les dernières élections italiennes ont vu triompher deux forces: les populistes du Mouvement cinq étoiles et la Ligue du Nord. Comment analysez-vous la politique italienne et le succès de ces deux mouvements?

À mon sens, le premier enseignement se trouve dans la déroute des formations politiques soumises au diktat de Bruxelles, ce pouvoir qui n’est qu’indirectement démocratique. En second lieu, c’est une réactualisation de l’idée selon laquelle les personnes «normales» ne sont plus protégées et qu’elles sont mises de côté par les élites économiques et politiques traditionnelles. Cette idée a acquis une composante clairement conservatrice et réactionnaire dans le vote en faveur de Matteo Salvini, qui est très préoccupante. À côté, le Mouvement cinq étoiles a su jouer sur différents tableaux. Son programme contient des propositions progressistes en termes sociaux, et dans le même temps des propositions clairement régressives en matière de droit pénal ou d’immigration.

Il se dessine en Italie un scénario de transition: le système actuel ne va pas durer. Ce qui se passe actuellement est le résultat de la disparition des grands partis politiques italiens et nous allons assister à la lente formation d’un autre système. La question fondamentale est d’identifier qui saura vraiment se préoccuper de cette sensation qu’ont les Italiens et les Italiennes d’être abandonnés ou maltraités par le système politique traditionnel. Mais cette question n’est pas seulement italienne, elle est présente partout en Europe, et – j’insiste – tout particulièrement dans les pays du Sud, sur les épaules desquels pèse la charge d’une ligne politico-économique très austéritaire et absolument insensée.

 

Les révolutions sont toujours une négociation avec le passé.

Vous défendez régulièrement l’idée que les révolutions sont aussi des moments conservateurs. Qu’est-ce que vous entendez par là?

 

Que contrairement à une idée d’origine libérale, très courante également à gauche, selon laquelle l’histoire est linéaire et va toujours de l’avant, vers plus de progrès, les grandes mobilisations ont davantage vocation à défendre des acquis, des institutions ou des droits qui préexistaient, plutôt qu’à en conquérir de nouveaux. Il en existe bien sûr pour acquérir de nouveaux droits, mais je pense que pour la plupart, les mobilisations qui ont le plus réussi sont celles où une rupture s’est faite entre ce que l’on obtient vraiment et ce à quoi on considérait avoir droit. C’est-à-dire une rupture entre ce qu’on espérait et ce qui se produit concrètement. Cela apparaît d’autant plus crûment lorsque ceux qui tiennent les rênes du pays se montrent incapables de satisfaire les espoirs qu’ils ont eux-mêmes fait naître.

Cela signifie qu’en politique, il est toujours plus facile de défendre qu’attaquer. Je parle de défendre des institutions, des droits, des ensembles juridiques dont la population se sent le digne légataire parce qu’elle en a déjà évalué le bénéfice, plutôt que de se battre pour des choses nouvelles. Même les utopies les plus avancées en termes de répartition de la richesse et du pouvoir politique, d’inclusion, se sont toujours appuyées sur des mythes ou des confessions qui préexistaient dans l’imaginaire et la culture populaire. J’en veux pour exemple la ressemblance entre certaines métaphores ouvrières ou socialistes et des idées profondément enracinées dans la pensée chrétienne. Une certaine pensée libérale s’est trop autorisée à croire que le progrès devait être linéaire, sans lien avec le passé. Or dès lors que l’on fait appel à des sentiments, des idées, des préjugés, des mythes qui sont déjà présents dans l’imaginaire collectif, alors même les révolutions les plus abruptes deviennent possibles. Les révolutions sont toujours une négociation avec le passé, même lorsqu’elles prétendent faire table rase de ce qui a précédé.

 

Pourquoi est-ce que les forces progressistes devraient s’emparer des aspirations conservatrices?

 

Je ne crois pas qu’il y ait de dichotomie entre progressisme et conservatisme. Le néolibéralisme a impliqué de toutes parts une désorganisation massive des modes de vie, des projets de vie des gens. Les jeunes peinent à planifier leur avenir ou à fonder une famille parce que s’est effondrée la vieille idée de la méritocratie. Le déséquilibre est tel qu’aujourd’hui, bien plus qu’à l’époque de nos parents, être privilégié dès le berceau assure de manière quasi certaine un avenir confortable, tandis que naître dans un milieu modeste prédestine à un avenir du même acabit. Le néolibéralisme a provoqué une désorganisation massive de nos pays à tous les niveaux. Les gens ne peuvent plus se projeter et sont dépossédés de toute identité solide pourvoyeuse de certitudes, de ce sentiment d’appartenir à quelque chose de plus grand qu’eux-mêmes. Nos appartenances sociales sont fragmentées. Face à cette désorganisation qui ne profite qu’à une infime minorité, la plus grande réforme qui soit est celle de l’ordre. Mettre de l’ordre, cela implique de retrouver nos anciennes certitudes, celles sur lesquelles nos pères et nos mères se sont construits. Ce qui n’empêche pas de remettre en cause la forme patriarcale de la société qui, elle, est contestable. Mais en même temps, personne ne peut s’imaginer un retour pur et simple au temps de l’État providence, car les politiques déjà expérimentées ne fonctionneraient plus. Aujourd’hui la recherche de notre bien-être ne peut reposer uniquement sur notre relation au travail salarié. Elle doit passer par des mécanismes de redistribution d’une partie de la richesse produite avec toujours moins de travail, ce en raison de la digitalisation et de la robotisation. Il nous faut des politiques publiques différentes, avec le même objectif: retrouver une capacité d’ordre et de stabilité pour les gens «normaux». Les privilégiés ont des relations, de l’argent et la capacité d’exercer une violence. Personne n’a autant besoin de l’ordre, de la loi et des institutions que les personnes modestes.

 

Vous revendiquez d’incarner l’ordre face au «désordre néolibéral». La notion d’ordre est pourtant marquée à droite. Vous faites de même avec les drapeaux et les symboles nationaux. Pourquoi aller sur le terrain de votre adversaire?

C’est une erreur de la part des forces progressistes que d’avoir laissé aux conservateurs le monopole de l’idée d’ordre, de stabilité sociale et de continuité. Car selon moi, cet ordre est inséparable de la lutte contre les inégalités sociales.

Les sociétés les plus inégalitaires sont des sociétés économiquement moins efficaces, moins productives en termes de créativité sociale et plus conflictuelles au plan démocratique. Cela signifie que les sociétés les plus ordonnées sont celles dans lesquelles prévaut un idéal qui ressemble très fortement à l’idéal républicain français. C’est l’ordre entendu au sens de communauté. Une communauté spirituelle de destin, de citoyens qui savent qu’ils appartiennent à quelque chose de plus grand et de plus ancien qu’eux-mêmes, et qu’ils souhaitent conserver. Grâce à cette volonté, naissent des institutions qui permettent d’élaborer une communauté d’hommes libres et égaux, de garantir la bonne organisation du territoire, l’école publique assurant l’égalité des chances, la santé publique, des accords sociaux dans le cadre du travail… Un État responsable et entreprenant, qui assume la mission de développer l’ensemble de la force productive du pays. Le libéralisme a tissé des mensonges qui ont été particulièrement dommageables. On nous a raconté que tout projet collectif est une utopie systématiquement vouée à se transformer en totalitarisme. C’est un mensonge. La Constitution des États-Unis commence par «Wé, the people», elle ne dit pas «nous, individus». Elle énonce un horizon, une communauté d’appartenance transcendantale. Car sans transcendance, il n’y a pas de société. On nous a aussi raconté qu’il fallait d’abord penser à soi pour réussir dans la vie, en laissant de côté toute solidarité civique, cohésion et coopération. Cela a détruit et appauvri notre société. Il faut retrouver cette notion d’appartenance et de communauté au travers des institutions démocratiques et de la souveraineté populaire.

Quant aux symboles nationaux, il m’apparaît évident qu’il ne faut pas en faire la chasse gardée des forces réactionnaires, en grande partie parce que les nations se sont formées comme des ensembles démocratiques face aux défenseurs des privilèges. Au cœur de la nation se trouve une volonté démocratique. Par le fait de naître ici et de vivre ensemble, nous sommes égaux en droits. A une époque où les lieux de travail ne sont plus pourvoyeurs d’identité et où la somme un peu folle d’identités morcelées fournies par les réseaux sociaux et la société de consommation a montré ses limites, les gens éprouvent un besoin d’appartenance. Ils ont besoin que cette identité retrouvée s’intègre dans une société qui se soucie de ses membres, dans les bons comme dans les mauvais moments. Sans une idée forte de bien commun, c’est la pulvérisation et l’atomisation assurées.

Il y a quelque chose de potentiellement populaire et démocratique dans la réunification des appartenances nationales, mais à deux nuances près:

1) Le peuple n’est pas une communauté d’essence mais un projet en construction perpétuelle tourné vers l’avenir, civique et non pas romantique

2) Il faut des institutions pour conserver, protéger et maintenir le pluralisme politique. Dans ces conditions, on peut faire le pari de la rénovation européenne et d’un «New Deal» vert, car la transition écologique et énergétique de nos économies est elle-aussi nécessaire. Mais cette Europe-là ne pourra se construire qu’à partir d’un retour à la souveraineté populaire.

Déficit public 2017 : dans les clous, pourquoi ?

Déficit public 2017 : dans les clous, pourquoi ?

 

D’une certaine manière et pour un grande partie la réduction du déficit public découle de l’évolution de la croissance ;

 

 

Le déficit :

2009 : 7.2 du PIB

2010 : 6.9

2011 :5.5

2012 :5

2013 : 4.1

2014 : 3.9

2015 : 3.6

2016 :3.4

2017 :2.6

 

Evolution du PIB

Année

Prix Courants
Milliards €

Prix Chaines
Milliards €

Croissance
PIB en %

PIB/Hab
Milliers €

2016

2223

2118

1.1%

33.3

2015

2181

2095

1.3%

32.8

2014

2140

2069

0.6%

32.3

2013

2115

2056

0.6%

32.1

2012

2087

2044

0.2%

31.8

2011

2059

2040

2.1%

31.5

2010

1998

1998

2%

30.8

2009

1939

1960

-2.9%

30

 

Il est clair qu’avec la croissance les rentrées fiscales augmentent et que toutes choses étant égales par ailleurs les dépenses sociales sont mieux maitrisées (chômage, préretraites, maladie etc.). Pour 2017 la France  passe sous la barre fatidique des 3% de déficit (règle européenne), elle le doit à la reprise de l’activité et peu à la maitrise des dépenses budgétaires. Selon l’institut de statistiques, le retour dans le vert des comptes publics français a été permis principalement par le budget de l’État, qui s’est réduit de 1,3 milliard d’euros l’an dernier, dans un contexte de forte croissance (2%) synonyme de hausse des rentrées fiscales. Le solde des comptes des collectivités locales s’est quant à lui dégradé de 2,2 milliards d’euros, du fait de la hausse de l’investissement (+2,9 milliards) après trois années consécutives de baisse. Mais ce mauvais résultat a été compensé par les comptes de la Sécurité sociale, dont le déficit est passé de 7,8 milliards d’euros en 2016 à 5,1 milliards l’an dernier, soit le niveau le « plus faible » enregistré « sur les 15 dernières années« , selon le ministère des Finances. Bercy avait déjà vu se lever, début mars, le dernier obstacle empêchant un retour du déficit sous la barre des 3%, avec le feu vert d’Eurostat à un remboursement en deux temps des 10 milliards d’euros liés à l’invalidation de la taxe sur les dividendes. Mais le résultat s’est avéré meilleur que prévu, pour une raison notamment comptable, l’Insee n’ayant choisi dans son traitement comptable de n’intégrer que partiellement le coût de la recapitalisation d’Areva (5 milliards) dans le déficit public. Par ailleurs, l’annonce d’une telle performance doit permettre à la France de sortir du processus de déficit excessif relatif aux traités européens, en attendant les chiffres définitifs. Ce qui n’a pas manqué de faire réagir le Commissaire européen pour les affaires économiques et financières Pierre Moscovici : « C’est une bonne nouvelle pour la France et la zone euro. Ces bons chiffres sont le résultat des efforts consentis par les Français ces dernières années. Une étape importante est franchie vers la sortie de la France de la procédure de déficit excessif. La Commission prendra sa décision en mai prochain, sur la base des chiffres 2017 et des prévisions pour 2018 et 2019. »

 

 

 

Grèves : La France, championne du monde, pourquoi ?

Grèves : La France, championne du monde pourquoi ?

 

Dans un contexte de mobilisation socaile renaissante, le Figaro ressort uen statistique connue à savoir le fort taux de conflictualité en France qui permet à la France d’occuper le titre peu enviable de premier pays mondial des grèves. Notons cependant que depuis maintenant 2010 le nombre de grèves a considérablement diminué.

La question est de savoir si les Français sont des irresponsables, ou des extrémistes. En fait cela traduit bien l’état des relations sociales en France. Contrairement à un pays comme l’Allemagne, la tradition de ces relations en France est caractérisée par la confrontation quand dans d’autres pays c’est la culture de la négociation et du compromis qui domine. Il faut ajouter à cela, la nette tendance au centralisme qui éloigne souvent les lieux de décision. Quand on met en avant le haut niveau de conflictualité, c’est évidemment pour discréditer les salariés et leurs organisations syndicales. Plus rarement les patrons. Pourtant dans la plupart des PME et même certaines grandes entreprises la problématique sociale et syndicale a été intégrée. Les syndicats, leurs représentant ou même directement les salariés sont associés aux évolutions. En France dans des entreprises trop souvent dirigés par des technocrates,  on néglige la nécessité d’associer les salariés aux décisions et on perd en même temps en qualité et en compétitivité. Mieux vaut des acteurs conscients et actifs que des travailleurs ignorants et passifs.   D’après  la fondation Hans Böckler, une institution en Allemagne, créée et financée par les organisations syndicales.  . En moyenne, de 2005 à 2015 on compte ainsi en France 132 jours de grève pour 1000 salariés… hors fonction publique. Du côté des pays, où les grèves sont les plus rares, c’est la Suisse qui déteint le titre de championne du monde. On y recense 132 fois moins de grève qu’en France. Mais il est vrai que les Suisses ont une conception très démocratique des décisions politiques et sociales qu’ils doivent prendre.

 

Popularité, Macron au plus bas dans les sondages, pourquoi ?

Popularité, Macron au plus bas dans les sondages, pourquoi ?

57% des français  ont  une mauvaise opinion du président de la République, soit 4 points de plus qu’en février soit le  score le plus bas  depuis son arrivée à l’Elysée (Enquête exclusive BVA-La Tribune-Orange-RTL) (*).Personne ne peut juridiquement contester la légitimité de Macron.  il faut mettre au crédit de Macron sa volonté de réforme, son dynamisme qui rompt avec le passé, sa détermination surtout dans le domaine économique. Alors pourquoi cette baisse ? Tout simplement parce que cela ne suffit pas et que qu’ président de la république ne peut se comporter comme le parton d’une Start-up qui décide tout et tout seul.  La nette baisse de popularité de Macron justifie qu’on s’interroge sur ses faiblesses. Indéniablement, ce président rompt avec les postures politiques précédentes en refusant notamment le clivage artificiel droit gauche. Son principal atout est sa jeunesse, sa compréhension du monde moderne et sa volonté réformatrice. Pour autant l’intéressé ne manque pas d’insuffisances.

 

1-Une vision trop centraliste

 

Bien que libéral, Macron ne peut se débarrasser de sa vision d’énarque. Du coup,  tout procède de Paris, doit être décidé à Paris et la loi est l’outil suprême de modernisation. Une vision finalement très jacobine.  Macron a notamment raté la décentralisation de la négociation au niveau de l’entreprise que réclamait la CFDT il a aussi manqué la régionalisation car les nouveaux espaces territoriaux sont surtout administrés par les préfets).

 

2-Une vision trop techno

Macron connait la problématique économique et financière. Mais une vision macro économique qui n’est pas articulée avec une approche micro. Ces réformes globales souffrent d’un manque d’adaptation aux réalités économiques et sociales notamment des PME

 

3-un président des riches.

 C’est l’image qui lui colle à la peau du fait qu’il n’a pas su équilibrer les mesures prises en faveur des catégories aisées et des mesures destinées aux moins favorisés. Le dernier exemple en date est évidemment celui de retraité avec les ponctions fiscales de la CSG qui atteignent bien au-delà des catégories aisées.-

 

 

 

4-Un président méprisant  la concertation.

 

Le président a largement affaibli toute opposition politique ; dans ce domaine pour l’instant, l’horizon est complètement dégagé. Par contre dans les champs sociaux et sociétaux, Macron utilisent la même stratégie du bulldozer en marchant sur le ventre des corps intermédiaires y compris du Parlement. D’ailleurs le gouvernement ne parle pas de négociation mais de concertation à chaque réforme. En gros, les interlocuteurs convoqués ne sont pas là pour modifier une orientation mais pour être informé éventuellement faire part de contre propositions  mais dont il ne sera pas tenu compte.

 

5-Un président des villes, pas des champs

 

Elevé  au lait  anglo-saxon (avec des expressions anglaises en toutes circonstances pour manifester cette modernité), pétri de technologie d’information et nourri de cultures hyper urbaines,  Macron ne  voit le développement de la France qu’à travers les grandes métropoles. Cela accentue la désertification du  territoire. La crise de l’agriculture, la suppression des bureaux de poste, des petits hôpitaux, des lignes SNCF, la limitation de vitesse idiote à 80 km/h partout et surtout l’objectif général de super Métropolisation font émerger un mécontentement grandissant dans les petites villes et les zones rurales

 

6- Un président politiquement hors-sol

 

Dernière faiblesse celle qui consiste pour Macron à adopter davantage une posture de monarque républicain que d’un président  d’Etat démocratique. Macron décide seul et de tout. Il ne tolère aucune contestation au sein du gouvernement ou au sein de la majorité parlementaire. Son parti en marche est une illusion. Ce parti n’a aucun rôle, aucune structure, aucune fonction de proposition. De ce fait,  le pouvoir central manque de retour de l’opinion locale, d’où des  orientations  trop technocratiques. Macron et son gouvernement doivent  non seulement entendre mais écouter les critiques, les sujétions, les propositions sinon il court le risque de retomber lourdement et aussi vite qu’il est monté au zénith.

 

7- un président condescendant

 

Le président est sans doute un bon technicien de l’économie mais sa dimension sociétale et affective manque d’épaisseur. Le président n’est pas un praticien de l’introspection. Bref, il est un peu trop sûr de lui d’autant qu’il s’enivre un peu de son propre parfum. Il a tendance à prendre le français moyen avec une certaine condescendance  et il adopte un profil donneur de leçons un peu limite. Un défaut général chez les techno d’en Marche qui ont un peu tendance à considérer qu’ils ont  seuls raison et que les autres ne comprennent rien.

 

La réussite de Macron et de son gouvernement est un impératif sinon il est vraisemblable que la France sera livrée en cas d’échec aux extrémistes et autres populistes. C’est rendre service à Macron et à la France que de souhaiter que son gouvernement reprenne contact avec la terre. La baisse de popularité et les résultats d’élections partielles constituent un rappel à l’ordre de la réalité.

 

 

Pourquoi La popularité de Macron et Philippe chute encore

Pourquoi La popularité de Macron et Philippe chute encore

Selon un sondage du JDD réalisée du 9 au 17 mars, 57% des personnes interrogées se disent mécontentes de l’action du président, contre 55% il y a un mois, et 54% portent le même jugement sur son Premier ministre (50% en février).  C’est le troisième mois consécutif de baisse de popularité pour les deux têtes de l’exécutif. La chute de popularité tient beaucoup à l’empilement de réformes certes nécessaires mais  dont certaines menées un peu à la va-vite et surtout sans concertation suffisante avec les acteurs. S’y ajoutent quelques maladresses de présentation de la part du gouvernement. Enfin le fait de passer par-dessus le Parlement ne renforce pas le caractère démocratique de ces orientations. Certes des réformes structurelles sont indispensables en France pour renforcer la compétitivité, développer la croissance et réduire de manière significative le chômage qui constitue la pire inégalité sociale. Mais la plupart de ces réformes doivent  pour être efficaces recueillir le soutien actif des acteurs économiques et sociaux. Or le rythme des réformes ne permet pas d’organiser la concertation  qui devient souvent formel. L’incompréhension vient aussi du fait que ces réformes ne sont pas mises en  perspective par rapport au   projet global. La chute régulière t assez spectaculaire de la popularité  amènera sans doute le gouvernement à remettre en cause le rythme des réformes, à approfondir le contenu et à mieux associer les catégories sociales concernées mais aussi l’opinion publique en général. Il conviendra également d’éviter certaines maladresses qui veulent démontrer un grand volontarisme mais qui favorise la division entre les Français. Ainsi la réforme des retraités par exemple a été justifiée pour permettre une redistribution en faveur des actifs. Une position entre catégories car la même orientation aurait pu être justifiée  par la nécessité de financer l’allongement les conséquences de l’allongement de la durée de vie ; par exemple ; les soins à domicile, le séjour dans les hôpitaux et autres EHPAD. De la même manière, la réforme SNCF centrée essentiellement sur le statut est très réductrice voir caricaturale vis-à-vis des réformes à entreprendre pour moderniser le rail en France. Contrairement idées reçues les cheminots ne bénéficient pas davantage scandaleux par rapport aux autres catégories de salariés hormis sur les retraites où la comme les fonctionnaires on calcule les pensions sur les six derniers mois d’activité quand dans le privé on les calcule sur les 25 sur 25 ans. Mais cette question des retraites est pour l’instant hors sujet puisqu’elle doit faire l’objet d’une réforme concernant tous les salariés. cette réforme qui devait être examinée en 2018 à été reportée en 2019.

Harcèlement à l’école : pourquoi le rôle de Brigitte Macron ?

Harcèlement à l’école : pourquoi le rôle de Brigitte Macron ?

De l’avis des experts,   le harcèlement à l’école devient une discipline qui se banalise surtout dans des quartiers difficiles. C’est un véritable fléau que reconnait même le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer qui  afin de montrer son engagement contre le harcèlement scolaire déclare   »On a fait des questionnaires anonymes. 80% quasiment des élèves qui ont répondu avaient été harcelés d’une manière ou d’une autre. Et maintenant, il y a une continuité. Ça se perpétue avec les réseaux, c’est effarant », a ainsi déclaré devant les caméras cette ancienne professeure de français. « Avant, ça se terminait à 17 heures. Maintenant, il n’y a pas de fin.  Brigitte Macron a décidé de s’engager pour lutter contre ce phénomène. Pourquoi pas. Mais la question se pose de savoir si compte tenu d’ampleur d’un phénomène, ce ne serait pas plutôt de la responsabilité du gouvernemenet. Notons que ce gouvernemenet va légiférer pour interdire les portables à l’école mais n’envisage rien sur le plan législatif pour mettre fin au harcèlement qui constitue pourtant un délit d’importance. Le lien que fait le ministre entre harcèlement et la fin portable (pourtant indispensable) parait bien insuffisant.  Au côté de Brigitte Macron, Jean-Michel Blanquer était venu évoquer sa « stratégie de lutte contre le harcèlement » scolaire. Il a notamment confirmé que dans ce cadre, les téléphones portables seront interdits au collège l’an prochain et que cette mesure sera l’objet d’un article législatif « au cours des prochaines semaines ». Brigitte Macron, elle, avait prévenu dès l’été 2017 qu’elle s’engagerait contre « les exclusions », « notamment ce qui touche au handicap, à l’éducation et à la maladie ». En juillet, elle avait notamment assisté au lancement du plan autisme.

Engie : pourquoi en plus du DG un président ? Pour placer un copain ?

Engie : pourquoi en plus du DG un président ? Pour placer un copain ?

L’étatisme a la vie dure en France. Pour preuve le ministre de l’économie s’est encore mêlé de la gouvernance d’Engie. Le ministre de l’économie a estimé qu’il convenait de maintenir  en place une direction bicéphale à la tête de l’entreprise avec un président et une directrice générale. Évidemment le conseil d’administration s’est couché devant la volonté gouvernementale. Pas étonnant, le conseil d’administration est pour l’essentiel de fonctionnaires et d’anciens fonctionnaires.  Pourquoi une direction bicéphale alors que la plupart des entreprises privées ou publiques la direction est assurée par une même personne. Ceci pour une question de cohérence et d’efficacité. Pourquoi en serait-il différemment pour Engie. À moins que l’on ait  un petit copain de l’ENA ou du corps des mines à placer. De toute manière, le gouvernement ne devrait pas s’exprimer sur la gouvernance interne d’une entreprise mais se limiter à lui fixer des objectifs quand l’État détient des participations financières. Les désignations dans les entreprises qui dépendent totalement ou pour partie de l’État devraient être confiées à la responsabilité d’un organisme –vraiment-indépendant.  La direction d‘Engie restera donc bicéphale après le départ de son président Gérard Mestrallet au mois de mai, a  donc officiellement annoncé le conseil d‘administration du groupe énergétique, indiquant que la succession était ouverte. PDG d‘Engie pendant huit ans, Gérard Mestrallet a cédé la direction générale du groupe en 2016 à Isabelle Kocher car il avait atteint la limite d’âge, tout en restant pour deux ans président du conseil d‘administration. “La présidence de Gérard Mestrallet prendra fin lors de l’assemblée générale du 18 mai 2018 au cours de laquelle sera soumise aux actionnaires la désignation d’un nouvel administrateur indépendant en vue de sa nomination à la présidence du groupe”, écrit le conseil d‘Engie. Depuis son arrivée à la tête d‘Engie, Isabelle Kocher, seule femme directrice générale d‘une entreprise du CAC 40, a axé la stratégie du groupe sur les énergies renouvelables, le réseau et les services, et vendu près de 15 milliards d‘euros d‘activités liées aux énergies fossiles.

Pourquoi la question constitutionnelle reste ouverte avec la seule Corse

Pourquoi la  question constitutionnelle reste ouverte avec la seule  Corse

 

Le gouvernement reste ouvert sur la question constitutionnelle corse. On se demande bien pourquoi il faudrait une référence à la Corse dans la constitution d’autant que précisément l’objectif de certains indépendantistes comme Talamoni est  de quitter la France et sa constitution. Si l’on devait modifier la constitution, on voit mal pourquoi il ne serait pas fait allusion aux autres régions. En effet ce qui ce pose en Corse, c’est-à-dire une plus grande autonomie, que pose tout autant sinon davantage les autres régions françaises. La France est un des rares pays hyper centralisé ;  tout dépend de l’Etat même si une certaine décentralisation s’est réalisée mais une décentralisation qui n’a fait que rajouter des couches au millefeuille administratif et politique sans donner de vrais pouvoirs territoriaux. D’une certaine manière en France,  la totalité des collectivités locales sont sous tutelle des préfets et de leurs services même la plus petite des communes. Les administrations centrales présentes localement font d’ailleurs double emploi avec les administrations territoriales qui ont augmenté leurs effectifs d’environ 50 % en une vingtaine d’années. Il n’y a toujours pas de véritable politique économique régionale. La meilleure preuve c’est que l’État tout dernièrement  envisage m^me de rapatrier au niveau national la question de l’apprentissage. Le poids de l’État est encore essentiel dans nombre de champs économiques et sociaux. Ce pose la problématique d’un État fédéral en France comme il en existe ailleurs notamment en Allemagne ou en Espagne. C’est le rapport de l’État aux régions, la reconnaissance des régions qui peuvent figurer dans la constitution et non seulement la Corse.  En charge du dossier Corse, Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’Intérieur, n’a pas exclu jeudi 11 janvier qu’il y ait une référence explicite à la Corse dans le cadre d’une réforme de la Constitution, lors de l’émission Questions d’info LCP-Franceinfo-Le Monde-AFP. À la question : « Symboliquement, est-ce que vous accepteriez qu’il y ait une référence à la Corse dans la Constitution ? », Jacqueline Gourault a répondu : « On verra ! ». « Il faut discuter sur les souhaits de ceux qui sont en face de nous et voir quelles sont leur volonté de dialogue, leur volonté d’être reconnus par la Constitution », a poursuivi l’ancienne vice-présidente du Sénat. La ministre a ajouté : « Ce que l’on veut, le droit à la différenciation, c’est, au fond, reconnaître la spécificité des territoires et être capables d’admettre que l’on applique de façon différente les règlements d’une loi qui a été votée » pour tous, a précisé la ministre auprès de Gérard Collomb. La France « reste une et indivisible, mais sa richesse c’est sa diversité », a martelé cette proche de François Bayrou. ont estimé lundi les dirigeants corses à l‘issue d‘une réunion

Les chaînes d’info ne décollent pas, pourquoi ?

Les chaînes d’info ne décollent pas, pourquoi ?

Les chaînes télé d’info peinent à trouver leur modèle économique et surtout leur public. Chaque chaîne recueille entre 1 et 3 %, parfois moins. En cause d’abord,  le nombre de chaînes : Cnews, BFM, France Info, LCI et I 24 notamment. C’est au moins le double de ce qui serait nécessaire compte tenu de la demande actuelle. En outre compte de tenu de la fragilité de l’équilibre financier de ces chaîne, s la vision se résume le plus souvent à des tables rondes et à des bulletins d’informations rabâché toute la journée. . Le travail d’investigation est très rare car trop coûteux. Finalement ces chaînes n’apportent guère plus de contenu que les chaînes généralistes. Elle se contente le plus souvent d’étirer les thématiques au point parfois et même souvent de tomber dans le bardage répétitif. Les tables rondes pourraient constituer un apport informatif bénéfique car inversement les chaînes généralistes se contentent trop souvent de survoler les sujets. Malheureusement,  trop d’expertise tue l’expertise. En fait,  les vrais experts sont rares. Les tables rondes sont souvent composées de journalistes politiques, d’experts retraités, de spécialistes auto proclamés sans parler de l’insupportable présence des représentants politiques qui ne savent procéder que par caricature. À noter que ces chaines  ont bien du mal à recruter chaque jour les dizaines d’experts nécessaires et qu’on retrouve toujours, en tout cas trop souvent, les mêmes personnalités, les mêmes discours les mêmes sensibilités. Il faut vraiment être un accroc de l’info pour suivre de manière assez continue et régulière des chaînes qui récitent leur bréviaire informatif. Il ne manque sans doute pas d’experts en France pour éclairer les problématiques complexes de façon autrement plus pertinente et plus innovante encore faudrait-il que les chaînes de télé se donnent un peu de mal pour renouveler leur carnet d’adresses. Le pire exemple est sans doute celui de LCI avec le «« débat » interminable de Pujadas. De ce point de vue BFM est autrement plus innovant, plus pertinent aussi, ce  qui explique sans doute sa place de numaro1 des chaines info en continu.

Pourquoi pas une bombe nucléaire sur Notre-Dame des Landes

Pourquoi pas  une  bombe nucléaire sur Notre-Dame des Landes

 

Il fallait entendre mercredi soir les élus, les lobbys, l’intelligentsia exprimer leur mécontentement voir leur haine de ses dangereux zadistes qui ont eu la peau de l’aéroport de Notre-Dame. Inadmissible, déni de démocratie ou encore remise en cause de l’État de droit. À se demander si la ZAD n’était pas occupée par les terroristes djihadistes et s’il ne fallait pas pour venger l’affront balancer une bombe nucléaire sur la zone. Car d’après les légitimistes, il y aurait urgence comme si la zone présentait un caractère stratégique essentiel pour la défense ou pour l’économie. La vérité c’est que cette zone va forcément retourner à sa vocation première à savoir l’agriculture.  à terme il ne restera pas grand monde des 200 à 300 zadistes qui trouveront d’autres lieux de contestation (à Bure par exmple)  Le temps se chargera de sélectionner paysans et partisans du retour à la terre. Il se chargera de réguler ce qui restera des utopies. Pourquoi dès lors réclamer l’intervention de l’armée ? Taper sur les écolos gauchos afin de  faire semblant de croire à l’autorité d’un État qui a renoncé à faire appliquer la loi dans 500 zones de non-droit de banlieue autrement plus dangereux avec des morts chaque semaine. 

Consommation : pourquoi les Français boudent les vêtements

Consommation : pourquoi les Français boudent les vêtements

Depuis une dizaine d’années le marché des vêtements ne cesse de se tasser. En cause, de raisons principales d’abord l’effet crise  mais aussi un autre rapport à la mode. À noter cependant une croissance constante des produits dits de beauté notamment chez les hommes. Selon l’Insee, on constate une nette baisse de la croissance des achats de vêtements. Entre 1960 et 2000, les volumes de vêtements et chaussures achetés par les ménages ont continué d’augmenter, mais deux fois moins vite que ceux des autres postes de consommation. D’autant que, dans le même temps, il y a eu une limitation de l’évolution des prix, notamment avec les importations en provenance d’Asie. «Avec l’élévation générale du niveau de vie en France, la part budgétaire consacrée aux dépenses de première nécessité diminue: à mesure que leur revenu croît, les ménages n’augmentent pas, à due proportion, leurs achats en articles d’habillement et de chaussures», détaille l’Insee. Du coup pour forcer un peu la vente tente d’accélérer le renouvellement des collections. Le problème aujourd’hui c’est qu’aucune tendance de mode ne s’impose réellement. Plus que le renouvellement de gamme c’est le prix qui semble un élément attractif chez le consommateur qui saisit le plus souvent l’opportunité des promotions sont réalisés 30 à 40 % du chiffre d’affaires des commerçants.

 

Fakesnews : pourquoi pas le retour d’un ministre de l’information ?

Fakesnews : pourquoi pas le retour d’un ministre de l’information ?

 

On peut s’étonner  que les grands médias n’aientpas réagi avec davantage de force à la proposition de Macon visant à faire voter une loi pour lutter contre les fausses nouvelles car risque est grand de porter atteinte à la liberté d’action.  certes certaines information sont diffusées dans l’intention délibérée de nuire  avec des faits inexacts ntammenet lors des campagnes électorales française et américaine, « les fake news », ces fausses informations répandues intentionnellement pour (par exemple l’affaire du faux compte de Macron à l’étranger). Pour autant on se demande bien à partir de quels critères pourra procéder le juge appelé à se prononcer pour distinguer le vrai du faux. Jusqu’où s’ouvrira le champ des informations susceptibles de faire l’objet de poursuites judiciaires. Certes il n’est pas inutile de connaître comme le propose Macron ceux qui sponsorisent la diffusion d’infos (vraies ou)  fausses, pas inutile non plus de connaître l’identité des auteurs et des diffuseurs mais de là à engager des poursuites sur le concept de véracité des informations il y a un pas qui peut conduire à une nette restriction de la liberté d’analyse et d’expression. Curieux aussi cette leçon de journalisme donné par Macron lors de ses vœux à la presse. Aussi brillant soit-il le jeune président de la république paraît un peu présomptueux pour apprendre aux médias leur métier. Pourquoi pas aussi le retour d’un ministre de l’information qui serait chargé d’autoriser et bien sûr de censurer l’information. Si l’on en juge par le fonctionnement du parti la république en marche Macron entretien des rapports ambigus avec la démocratie puisque ce parti n’est autorisé à faire entendre aucune voix divergente et pour cause puisqu’il n’a aucun fonctionnement démocratique. Lors de ses vœux à la presse à l’Elysée mercredi, le chef de l’Etat a dévoilé son projet de mise en place d’un dispositif juridique pour contrôler la diffusion et la prolifération de ces fausses nouvelles notamment  pendant les campagnes électorales. La nouvelle loi devrait entrer en application avant les prochaines élections européennes de 2019, a promis Emmanuel Macron. Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a quant à lui affirmé vendredi sur BFMTV que ce projet de loi devrait être présenté  »probablement avant la fin de l’année ». « Les sites ayant pignon sur rue sont la vitrine légale de cette propagande, articulés avec des millions de comptes sur les réseaux sociaux, qui en un instant répandent partout dans le monde, dans toutes les langues, le bobard inventé pour salir un responsable politique, une personnalité, une figure publique, un journaliste », a déclaré mercredi Emmanuel Macron lors de ses vœux à la presse, sans donner d’exemples précis.  La loi proposée par Emmanuel Macron pourrait prévoir une obligation de transparence sur l’identité du diffuseur et la possibilité de blocage ou de fermeture du site concerné. « Les plateformes se verront ainsi imposer des obligations de transparence accrues, sur tous les contenus sponsorisés, afin de rendre public l’identité des annonceurs et de ceux qui les contrôlent, mais aussi de limiter les montants consacrés à ces contenus », a ainsi expliqué Emmanuel Macron. Ce dispositif juridique pourrait donc contraindre les plateformes numériques à mieux encadrer les contenus qu’elles éditent. La justice pourra être saisie en cas de négligence. « En cas de propagation d’une fausse nouvelle, il sera possible de saisir le juge à travers une nouvelle action en référé permettant le cas échéant de supprimer le contenu mis en cause, de déréférencer le site, de fermer le compte  utilisateur concerné, voire de bloquer l’accès au site internet », a poursuivi le Président. Emmanuel Macron a également annoncé le renforcement des pouvoirs du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) à cet effet. Il en va, selon, lui de la protection de « notre vie démocratique. » Dès lors, une question se pose : comment établir la vérité? Un problème de taille, selon Arthur Messaud, membre de la Quadrature du Net, association qui défend les libertés sur Internet. Pour lui, un tel projet est infaisable, voire dangereux. « C’est tout à fait nouveau de voir qu’un juge doit distinguer le vrai du faux et pouvoir censurer sur cette seule base. Donc techniquement, c’est possible, mais en termes idéologiques, ou juste logique, proposer une censure sur la vérité, c’est là où la chose serait irréalisable ou complètement excessive, ou sujet à un nombre d’avis infinis »,a-t-il réagi jeudi matin sur France Inter. Et d’ajouter : « La question qui est fondamentale ici c’est : ‘Qu’est-ce qui établit la vérité?’ Là, Macron nous dit que c’est un juge qui va établir la vérité. Donc lutter contre les fake news, ça veut dire donner le pouvoir à un juge de dire ce qui est autorisé ou non dans un débat selon ses propres critères à lui de vérité. »

Pourquoi pas une croissance à 3% ?

Pourquoi pas une croissance à 3% ?

 

Comme disait l’humoriste Pierre Dac la difficulté en prospective c’est de prévoir l’avenir. Une difficulté qui n’épargne pas les instituts d’études y compris l’Insee qui a passé son temps en 2017 à réviser en hausse ses prévisions. Officiellement aujourd’hui la plupart des experts s’accorde à penser que La croissance proche des 2% en 2018.  ‘L’Insee constate que la croissance est soutenue par l’optimisme des chefs d’entreprise. « La croissance est installée depuis fin 2016 sur un rythme solide, d’environ 0,5% par trimestre », a commenté lors d’une conférence de presse Julien Pouget, chef du département de la conjoncture à l’institut statistique. D’ici la mi-2018, « la France garderait cette cadence », a-t-il ajouté. Selon la note de conjoncture trimestrielle de l’organisme public, le produit intérieur brut (PIB) devrait ainsi augmenter de 0,6% sur les trois derniers mois de l’année, puis progresser de 0,5% au premier trimestre 2018. Il devrait ensuite légèrement ralentir à +0,4% au deuxième trimestre. A ce rythme, l’ »acquis de croissance » – c’est-à-dire le niveau que le PIB atteindrait si l’activité ne progressait pas sur les deux derniers trimestres de 2018 – s’établirait à fin juin à 1,7%, laissant donc augurer un bon chiffre sur l’ensemble de l’année. A l’origine de cette bonne cadence, l’optimisme des chefs d’entreprises: le climat des affaires a atteint en novembre son plus haut niveau depuis début 2008. Outre la production qui devrait être dynamique, aussi bien dans l’industrie que les services, l’investissement des entreprises devrait rester particulièrement solide et progresser de 1,2% au dernier trimestre 2017, puis de 1,1% et 0,9% sur les deux trimestres suivants. Mais puisque l’acquis de croissance devrait être de 1,7 % en milieu d’année il n’est pas impossible de penser en se corrélant avec la confiance tant des patrons que des ménages que cette croissance pourrait être de 2,5 % en 2018 voire proche de 3 %

Obsolescence programmée : pourquoi ?

Obsolescence programmée : pourquoi ?

 

 

 

L’obsolescence programmée constitue un des moteurs du développement économique. L’objectif est d’inciter le consommateur à remplacer un produit avant qu’il ne soit usé en justifiant de progrès techniques, de la mode tout simplement de l’impossibilité de réparer. Ainsi des équipements qui duraient précédemment 10 ou 15 ans sont considérés hors d’usage après  deux à trois ans pour certains ; d’une certaine façon ; le consommateur est aussi largement complice  puisqu’il ne résiste guère à l’effet de mode. Pour ceux qui ignorent cet effet de mode, de toute façon, il est pratiquement impossible de réparer un équipement en panne. Pour deux raisons la première c’est que tout a été fait dans le processus de production pour que ces biens ne soit pas réparables ensuite parce que le coût de la main-d’œuvre en France est tellement élevé que le prix de la réparation dépasse assez souvent l’achat d’un équipement neuf. Observons par exemple qu’en Afrique que la plupart des équipements que nous jetons ici, sont là-bas systématiquement réparés. Pour en rajouter sur le phénomène on impose de prendre en compte des aspects écologiques (par exemple consommation d’énergie) ou encore l’empreinte carbone en oubliant volontairement qu’un équipement réparé  réduit forcément les gaspillages et même l’empreinte carbone. Selon l’UFC-Que Choisir, la durée de vie moyenne des appareils électroménagers courants oscillerait aujourd’hui entre 6 à 8 ou 9 ans contre 10 à 12 ans auparavant. Par exemple :

  • un ordinateur portable aurait une durée de vie comprise entre 5 et 8 ans,
  • une télévision de 8 ans,
  • un téléphone portable de 4 ans,
  • un réfrigérateur de 10 ans.

D’autres produits sont connus pour faire l’objet d’une conception prévoyant leur obsolescence programmée : les imprimantes, et les smartphone sans parler des voitures qui ne sont plus réparables par le mécanicien du coin.

 

Pourquoi juger en France Thomas Barnouin, le leader djihadiste ?

Pourquoi juger en France Thomas Barnouin, le leader djihadiste ?

 

 On comprend évidemment t que les familles victimes d’attentats s en lien avec Thomas Barnouin, le leader djihadiste, 10 souhaitent que le procès de l’intéressé se déroule en France. L’objectif est de comprendre la nature des relations entre les différents auteurs ou aspirateurs d’attentats ; reste à savoir si une fois en France Thomas Barnouin sera décidée à parler. Rien n’est sûr si l’on en juge par les systèmes de défense de certains terroristes arrêtés. Il n’est pas certain que le gouvernement souhaite réellement rapatrier l’intéressé actuellement dans les mains des kurdes de Syrie. Il s’agit aussi une quête d’une question de droit international dans la mesure où les crimes commis par l’intéressé en Syrie pourront être plus facilement prouvés  tandis que l’  influence sur des actes commis en France sera plus difficile à prouver.  D’une façon générale,  il semble que la France ait  décidée de laisser les terroristes français se faire juger dans les pays où ils ont été arrêtés et où ils  justifient  de crime. Thomas Barnouin a été arrêté le 17 décembre dernier par des membres des Unités de protection du peuple kurde, organisation militaire kurde syrienne créée en 2011. Le djihadiste français se trouvait dans la région d’al-Hassaké, dans le nord-est de la Syrie. Plusieurs autres Français auraient été arrêtés avec lui, dont Romain Garnier, issu d’une «cellule de Vesoul» ayant envoyé des combattants au pays de Daech, et Thomas Collange, proche de Thomas Barnouin.Ce dernier, visé par un mandat d’arrêt français, est la plus belle prise. Âgé de 36 ans et originaire d’Albi (Tarn), ce fils d’enseignants se convertit à l’islam à la fin des années 1990 et devient «Abdelhakim». Il bascule dans l’islam radical dans les années 2000 au contact de la «cellule d’Artigat», du nom d’un petit village de l’Ariège. Un prédicateur d’origine syrienne, Olivier Corel, y habite (il s’y trouve d’ailleurs encore aujourd’hui) et rassemble autour de lui un noyau de fidèles qui vont devenir de fervents djihadistes. Corel, «l’émir blanc», est arrivé en France en 1973 et a été naturalisé français dix ans plus tard. Outre Barnouin, la cellule d’Artigat, dont le mentor Corel n’a été condamné qu’une fois à une peine légère pour détention d’armes, réunit au fil du temps Mohamed Merah, son frère Abdelkader, sa sœur Souad et son demi-frère par alliance, Sabri Essid. À noter toutefois que, en l’état du dossier, Thomas Barnouin n’est pas mis en cause pour les attentats de 2012. Entre Artigat et Toulouse, Barnouin fait aussi la connaissance de Fabien Clain, qui revendiquera au nom de l’État islamique les attentats du 13 novembre 2015, et de son frère Jean-Michel. Il fréquente également un autre converti albigeois, Gaël Maurize, qui a été condamné en octobre dernier à Paris avec plusieurs autres membres de la filière.

Chute du bitcoin, pourquoi ?

Chute du bitcoin, pourquoi ? 

La valeur du bitcoin a brutalement chuté en Asie de presque 19 000 $ à 16 000 $. En cause,  la faillite  de Youbit, l’un des poids lourds du secteur en Corée du Sud mais aussi une correction qui était inévitable et qui n’est sans doute pas terminée. En effet le bitcoin est passé de  quelques centimes à sa création  à  16 000 dollars actuellement ! Voila l’évolution du bitcoin qui monte plus haut que les cieux. Une crypto monnaie qui ne représente cependant qu’environ 270 milliards à comparer aux 80 000 milliards de la monnaie fiduciaire. En dépit des avantages évidents du taux monnaie concernant la réduction des coûts de transaction financière,  l’évolution du cours du bitcoin est évidemment surréaliste et la correction sera sévère Car l’achat/vente et l’investissement en bitcoins s’effectuent à ce jour en dehors de tout marché réglementé. « Les investisseurs s’exposent par conséquent à des risques de perte très élevés en cas de correction”, déclaraient l‘Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), le superviseur des établissements financiers., le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, avait de même mis en garde contre tout investissement dans le bitcoin, qualifié d’“actif spéculatif le bitcoin constitue sans doute une crypto monnaie moderne qui permet de faire des économies de gestion sur les transactions financières  mais de tels rendements sont évidemment surréalistes. Après avoir franchi les barres des 12.000, 13.000 et 14.000 dollars, la crypto-monnaie la plus célèbre a atteint le seuil des 15.000 puis des 18.000 dollars sa capitalisation autour de 300 milliards de dollars. Au premier abord, ces chiffres impressionnent. Pourtant, le bitcoin et les crypto-monnaies en général, restent des actifs « marginaux » quand on les compare aux autres classes d’actifs. En effet, alors que beaucoup d’investisseurs espèrent voir le bitcoin remplacer pièces et billets dans les années à venir, on voit mal la crypto-monnaie se substituer à la monnaie fiduciaire. En effet, la capitalisation du bitcoin ne représente aujourd’hui que 3,4% de la valeur de tous les billets et pièces en circulation dans le monde. Et même si l’on englobe le reste des crypto-monnaies, soit 400 milliards de dollars en tout, elles ne représentent encore « que » 5,3% de la masse monétaire fiduciaire totale. « Je vais proposer à la prochaine présidence du G20, la présidence argentine, (qu’à) l’occasion du sommet du G20 en avril nous ayons une discussion tous ensemble sur cette question du bitcoin, sur l’évaluation des risques et sur les possibilités de régulation du bitcoin«, a-t-il déclaré le ministre de l’économie, lors du Live Politique sur LCI. Cette annonce intervient alors que la cryptomonnaie a gagné plus de 1.700% depuis le début de l’année, alimentant les craintes d’une bulle susceptible d’éclater de manière spectaculaire.  « Le marché est affecté à la fois par la nouvelle du piratage de la plateforme sud-coréenne et par des ajustements de positions des investisseurs après les récentes envolées » du cours du bitcoin, selon Raita Yamaguchi, consultant du Nomura Research Institute interrogé par l’AFP. Plutôt que l’éclatement d’une bulle spéculative, « c’est une correction de court terme qui était complètement prévisible », plaide Thomas Glucksmann, responsable du marketing de la plateforme d’échanges Gatecoin basée à Hong Kong, cité par l’agence Bloomberg.

Benoît Hamon : 42 000 adhérents pourquoi pas 4 millions !

Benoît Hamon : 42 000 adhérents pourquoi pas 4 millions !  

Benoît Hamon qui a réuni les fidèles de son micro parti annonce cependant 42 000 adhérents et 550 comités locaux. Des chiffres sans doute à diviser par 10 surtout quand on sait que Benoît hamon  a réalisé un score catastrophique à la présidentielle de 6 %. En outre, on a un peu de difficulté à saisir l’espace qu’il veut occuper entre le parti socialiste maintenu, Mélenchon, le parti communiste et l’extrême gauche. S’il devait se présenter comme c’est probable aux européennes, il est vraisemblable qu’il n’atteindrait pas les 5 %. On objectera à juste titre que le nombre d’adhérents affichés par chaque politique organisation politique et complètement illusoire. C’est d’ailleurs vrai aussi pour le mouvement en marche qui officiellement annonce 380 000 adhérents confondant sans doute adhésion et clics  sur Internet destinés à soutenir initialement la candidature de Macron. Le problème de Benoît hamon c’est que comme d’autres responsables politiques, comme François Hollande par exemple, c’est qu’il ne sait rien faire d’autre que de la politique. Il reconnaît la catastrophe de sa candidature aux présidentielles. «Un désastre électoral», a-t-il lui-même concédé devant près de 2000 militants réunis ce samedi. Cette page douloureuse, il la pense derrière lui. «Vu mon score, j’ai beaucoup appris et j’ai tiré les leçons de tout cela», En apparence  pourtant non puisqu’il se  maintient en politique ;  et de ressortir son gadget du revenu universel qui pourtant l’avait fait plonger dans les sondages.

 

Travailleurs détachés : hausse de 24%, pourquoi ?

Travailleurs détachés : hausse de 24%, pourquoi ?

 

 

La progression du nombre de travailleurs n’est pas en soi critiquable, ce sont les conditions de ces détachements qui posent question. En outre, il faut mettre en rapport le nombre de travailleurs étrangers et le nombre de Français salariés détachés à l’étranger. Ce nombre de travailleurs européens détachés en France a augmenté de 23,8% en 2016, après une hausse de la même importance en 2015, pour s’établir à 354.151 salariés, selon les statistiques de la Direction générale du travail, dévoilés lundi par Les Echos. Le nombre de travailleurs européens détachés en France a augmenté de 23,8% en 2016, après une hausse de la même importance en 2015, pour s’établir à 354.151 salariés, selon les statistiques de la Direction générale du travail, dévoilés lundi par Les Echos.  Les deux tiers de ces travailleurs, venus principalement d‘Espagne, du Portugal, d‘Allemagne et de Pologne, ont été embauchés dans cinq régions : Grand-Est, Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte-D’Azur, Hauts-de-France et Île-de-France. L‘intérim et le BTP sont les deux secteurs qui ont eu le plus recours à ces travailleurs, avec respectivement 22% et 18% des employés.  Si la France est le pays européen qui accueille le plus de travailleurs étrangers chaque année après l’Allemagne, elle est aussi l’un de ceux qui en expatrient le plus derrière la Pologne et l’Allemagne, selon la Commission européenne. En 2011, La France a ainsi détaché officiellement 169.029 travailleurs selon la Direction générale du travail (DGT). Ce chiffre ne prend en compte que les travailleurs déclarés. Leur nombre réel tournerait plutôt autour de 300.000 selon certaines estimations. La particularité des travailleurs détachés en France c’est qu’on leur impose souvent des conditions sociales inférieures à celles des Français. Macron  c’est félicité  de l’accord relatif aux conditions de détachement des travailleurs étrangers dans les différents états européens mais cet   un accord est assez bâtard et ne reprend pas vraiment les propositions de la France qui voulait limiter le temps de détachement à un an. Un temps qui autorise des distorsions sociales puisque les travailleurs détachés ne sont pas soumis pour nombre d’aspects sociaux aux dispositions du pays dans lequel ils travaillent. La France a dû accepter qu’on limite les contrats de détachement à 18  mois et non pas un an. Autant dire que ce délai autorisera encore de nombreuses dérives. Mais de toute façon Macron n’avait pas le choix, il lui fallait un compromis coûte que coûte sur la forme car il avait fait de cette question un symbole de sa campagne électorale. La proposition de Macron a rencontré de nombreuses oppositions des sexes pays de l’Est, du Royaume-Uni de l’Irlande mais aussi de l’Espagne et du Portugal autant de pays qui profitent largement du détachement notamment dans le BTP, l’intérim  l’agriculture mais aussi le transport routier. Le projet de directive, discuté depuis dix-huit mois à la commission Juncker d’abord, puis au parlement européen et par les vingt-huit capitales, vise à faire bénéficier deux millions de travailleurs détachés hors de leur pays de la règle «À travail égal, salaire égal sur un même lieu de travail». Le principe a longtemps inquiété des pays d’Europe centrale et orientale, soucieux de garder jusqu’au bout l’avantage compétitif d’une main d’œuvre à bon marché. Pourtant, il a fini par faire un quasi-consensus à Luxembourg. La ministre française Muriel Pénicaud a parlé d’«un grand jour pour l’Europe». «C’est une étape essentielle pour recréer la confiance européenne», a réagi la présidence française. Le blocage est venu aussi du transport, passagers et marchandises. Les routiers espagnols et portugais, qui n’ont que la France comme porte d’entrée dans l’UE, effectuent des opérations de «cabotage» dans l’Hexagone, une pratique qui consiste à charger puis décharger à plusieurs reprises hors de leur frontière. Ils concurrencent ainsi les routiers français, dont les salaires et les charges sociales sont plus élevés. Le même contentieux pèse en Allemagne, face à des concurrents polonais et d’Europe centrale. Le compromis est déjà bâtard, son application par exemple dans le transport routier posera sans doute les mêmes questions qu’aujourd’hui dans la mesure où les textes peuvent être facilement contournés et que les dérives sont pratiquement incontrôlables. En outre ce compromis devra passer devant le Parlement européen qui lui est encore plus laxiste dans ses intentions. Le texte du parlement européen fixe une limite de vingt-quatre mois aux contrats de détachement, deux fois plus longue que celle voulue par l’Élysée.

Sondage Gouvernement : 64% de mécontents, pourquoi ?

Sondage Gouvernement : 64% de mécontents,  pourquoi ?

Macron ne bénéficie plus que d’un soutien de 38% des français (sondage Kandar) et 64% des Français se disent « mécontents  de l’action du gouvernement en ce qui concerne les  »questions économiques et sociales » révèle un autre  sondage Odoxa-Dentsu Consulting du 9 novembre  pour franceinfo. Plus globalement  Six Français sur dix (59%) se disent  « mécontents » de l’action du gouvernement d’Edouard Philippe depuis six mois. Pas étonnant que Macron ne soit plus soutenu que par 38% des Français. C’est surtout le domaine économique et social qui alimente les mécontentements. En cause sûrement un déficit de pédagogie et déséquilibre entre le champ social et le champ économique. Aussi le manque de vision d’avenir qui pourrait légitimer les réformes. Enfin une certaine suffisance des responsables d’en marche, souvent brillants mais comme Macron assez imperméables à toute critique. Bref un peu trop technos  et pas assez politiques. Difficile aussi de demander des efforts aux Français quand l’Etat lui-même n’a même pas réduit son train de vie (l’amélioration de l’équilibre budgétaire vient mécaniquement de la hausse de croissance).   Dans ces mécontents, 40% se disent « plutôt mécontents », et 19% « très mécontents ». 41% des Français s’en disent satisfaits, dont 4% « très satisfaits ».  L’irritation est particulièrement marquée au Front national (77% de mécontents) et à gauche (76% de mécontents). La satisfaction, minoritaire, est nettement plus forte en revanche auprès des sympathisants de droite (46% de satisfaits). Le gouvernement satisfait ainsi deux fois plus de sympathisants de droite que de gauche (24% de satisfaits). Le bilan détaillé du gouvernement par grands domaines d’action n’est pas aussi mauvais, précise le sondage. Sur quatre grands domaines d’action testés, trois d’entre eux bénéficient d’une majorité de jugements favorables, et un pâtit de jugements négatifs : 64% des Français se disent « mécontents «de l’action du gouvernement en ce qui concerne les  »questions économiques et sociales ». Sur l’Europe et l’international, tout comme sur la sécurité, 55% des sondés se disent satisfaits de l’action du gouvernement. Ils sont 52% de satisfaits contre 47% de mécontents sur les questions d’éducation.

Ce sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisé par internet les 8 et 9 novembre 2017, auprès d’un échantillon de 999 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, parmi lesquelles 207 sympathisants de gauche, 119 sympathisants En Marche, 135 sympathisants de droite hors FN, et 175 sympathisants du FN. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession de l’interviewé, après stratification par région et catégorie d’agglomération.

 

Sondage popularité Macron nouvelle baisse, pourquoi ?

Sondage popularité  Macron  nouvelle  baisse, pourquoi ?  

La dernière enquête connue fait apparaître un nouveau tassement de la popularité du président de la république. Macron  a en effet vu sa cote de confiance dévisser de 57 % à 38 % dans le baromètre Kantar Sofres-Onepoint de novembre comme  François Hollande qui avait fortement dévissé à l’automne 2012. En six mois, sa cote de confiance était passée de 55 % à 36 %. Depuis juin 2017, l’actuel locataire de l’Elysée a vu sa cote de confiance chuter de 57 % à 38 %. La même ampleur: 19 points de moins en six mois. Plusieurs raisons à ce tassement qui devient inquiétant pour la crédibilité des réformes. D’abord et surtout l’hypercentralisation du pouvoir ce qui rend Macron responsable de tout. Lui-même fait tout pour incarner seul le changement. Macron fait tout, contrôle tout même son parti réduit à un club de supporters avec à sa tête un responsable désigné par l’Elysée. Partout Macron impose le silence et une discipline de fer. Du coup,  les autres responsables sont à peu près transparents. Quand ils s’expriment,  c’est la langue de bois utilisée seulement pour paraphraser Macron. Autre élément la manque de pédagogie sur l’équilibre entre les mesures économiques et sociales. Le problème, c’est que Macron n’est plus considéré comme un président de droite pour les sympathisants de cette tendance mais n’est pas non plus considéré  comme un président de gauche par cette autre tendance. En fait pas de droite et pas de gauche donc nulle part. Heureusement pour Macron les partis d’opposition sont à peu près tous en décomposition d’où la faible légitimité de leurs critiques à l’égard de la politique gouvernementale.   La baisse de ce mois-ci vient principalement de la défiance des sympathisants de droite. Malgré le qualificatif de «Président des riches» qui lui a été accolé avec succès par Jean-Luc Mélenchon, les catégories aisées constatent qu’elles vont devoir payer davantage que les autres, notamment avec la transformation de l’ISF en impôt sur la fortune immobilière. Du coup, ces catégories n’ont plus confiance en Macron: (- 11, 45 % en un mois). Tout comme les sympathisants LR, qui ne voient plus en lui un Président de droite: - 10 points en un mois. En cause sans doute aussi la concentration extrême du pouvoir sur un seul homme. Une incarnation excessive qui pourraiat affecter les réformes.

 

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