Archive pour le Tag 'pourquoi ?'

Sondage Gouvernement : 64% de mécontents, pourquoi ?

Sondage Gouvernement : 64% de mécontents,  pourquoi ?

Macron ne bénéficie plus que d’un soutien de 38% des français (sondage Kandar) et 64% des Français se disent « mécontents  de l’action du gouvernement en ce qui concerne les  »questions économiques et sociales » révèle un autre  sondage Odoxa-Dentsu Consulting du 9 novembre  pour franceinfo. Plus globalement  Six Français sur dix (59%) se disent  « mécontents » de l’action du gouvernement d’Edouard Philippe depuis six mois. Pas étonnant que Macron ne soit plus soutenu que par 38% des Français. C’est surtout le domaine économique et social qui alimente les mécontentements. En cause sûrement un déficit de pédagogie et déséquilibre entre le champ social et le champ économique. Aussi le manque de vision d’avenir qui pourrait légitimer les réformes. Enfin une certaine suffisance des responsables d’en marche, souvent brillants mais comme Macron assez imperméables à toute critique. Bref un peu trop technos  et pas assez politiques. Difficile aussi de demander des efforts aux Français quand l’Etat lui-même n’a même pas réduit son train de vie (l’amélioration de l’équilibre budgétaire vient mécaniquement de la hausse de croissance).   Dans ces mécontents, 40% se disent « plutôt mécontents », et 19% « très mécontents ». 41% des Français s’en disent satisfaits, dont 4% « très satisfaits ».  L’irritation est particulièrement marquée au Front national (77% de mécontents) et à gauche (76% de mécontents). La satisfaction, minoritaire, est nettement plus forte en revanche auprès des sympathisants de droite (46% de satisfaits). Le gouvernement satisfait ainsi deux fois plus de sympathisants de droite que de gauche (24% de satisfaits). Le bilan détaillé du gouvernement par grands domaines d’action n’est pas aussi mauvais, précise le sondage. Sur quatre grands domaines d’action testés, trois d’entre eux bénéficient d’une majorité de jugements favorables, et un pâtit de jugements négatifs : 64% des Français se disent « mécontents «de l’action du gouvernement en ce qui concerne les  »questions économiques et sociales ». Sur l’Europe et l’international, tout comme sur la sécurité, 55% des sondés se disent satisfaits de l’action du gouvernement. Ils sont 52% de satisfaits contre 47% de mécontents sur les questions d’éducation.

Ce sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisé par internet les 8 et 9 novembre 2017, auprès d’un échantillon de 999 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, parmi lesquelles 207 sympathisants de gauche, 119 sympathisants En Marche, 135 sympathisants de droite hors FN, et 175 sympathisants du FN. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, niveau de diplôme et profession de l’interviewé, après stratification par région et catégorie d’agglomération.

 

Sondage popularité Macron nouvelle baisse, pourquoi ?

Sondage popularité  Macron  nouvelle  baisse, pourquoi ?  

La dernière enquête connue fait apparaître un nouveau tassement de la popularité du président de la république. Macron  a en effet vu sa cote de confiance dévisser de 57 % à 38 % dans le baromètre Kantar Sofres-Onepoint de novembre comme  François Hollande qui avait fortement dévissé à l’automne 2012. En six mois, sa cote de confiance était passée de 55 % à 36 %. Depuis juin 2017, l’actuel locataire de l’Elysée a vu sa cote de confiance chuter de 57 % à 38 %. La même ampleur: 19 points de moins en six mois. Plusieurs raisons à ce tassement qui devient inquiétant pour la crédibilité des réformes. D’abord et surtout l’hypercentralisation du pouvoir ce qui rend Macron responsable de tout. Lui-même fait tout pour incarner seul le changement. Macron fait tout, contrôle tout même son parti réduit à un club de supporters avec à sa tête un responsable désigné par l’Elysée. Partout Macron impose le silence et une discipline de fer. Du coup,  les autres responsables sont à peu près transparents. Quand ils s’expriment,  c’est la langue de bois utilisée seulement pour paraphraser Macron. Autre élément la manque de pédagogie sur l’équilibre entre les mesures économiques et sociales. Le problème, c’est que Macron n’est plus considéré comme un président de droite pour les sympathisants de cette tendance mais n’est pas non plus considéré  comme un président de gauche par cette autre tendance. En fait pas de droite et pas de gauche donc nulle part. Heureusement pour Macron les partis d’opposition sont à peu près tous en décomposition d’où la faible légitimité de leurs critiques à l’égard de la politique gouvernementale.   La baisse de ce mois-ci vient principalement de la défiance des sympathisants de droite. Malgré le qualificatif de «Président des riches» qui lui a été accolé avec succès par Jean-Luc Mélenchon, les catégories aisées constatent qu’elles vont devoir payer davantage que les autres, notamment avec la transformation de l’ISF en impôt sur la fortune immobilière. Du coup, ces catégories n’ont plus confiance en Macron: (- 11, 45 % en un mois). Tout comme les sympathisants LR, qui ne voient plus en lui un Président de droite: - 10 points en un mois. En cause sans doute aussi la concentration extrême du pouvoir sur un seul homme. Une incarnation excessive qui pourraiat affecter les réformes.

 

Pourquoi le ralentissement des créations d’emplois

Pourquoi le  ralentissement  des créations d’emplois

60 000 emplois du privé créés lors des 4 trimestres précédents et seulement la moitié lors du dernier trimestre connu. Pourquoi ? La progression de la croissance en 2017 ne faiblit pas et tourne autour de 0.5% par trimestre. La consommation est toujours assez solide comme les investissements. Mais la faiblesse structurelle du commerce extérieure prive la France de ce surplus de croissance qui permettrait de créer bien davantage d’emplois. Autres raisons surtout, l’attentisme des entreprises. Pour preuve 90% des nouveaux emplois sont des CDD ou des recours à l’intérim. Les différentes réformes engagées par le gouvernemenet ne sont par ailleurs pas entrées encore en  application et nombre d’entreprises s’interrogent sur le futur environnement économique, fiscal  et juridique. La progression de l’activité générale en France a été relativement satisfaisante au troisième trimestre 2017 avec une hausse de 0, 5 %. Cependant, les créations d’emplois dans le privé n’ont pas complètement suivi. Ces créations sont du essentiellement au secteur tertiaire. Pourtant la croissance du PIB français a atteint 0,5% au troisième trimestre 2017.  La demande intérieure hors stocks a apporté 0,6 point au PIB, grâce à la consommation des ménages (+0,5%) et à la formation brute de capital fixe (+0,8%). Le solde extérieur coûte en revanche -0,6 point de PIB, à cause d’une accélération de l’import et d’un ralentissement de l’export. La variation positive des stocks (+0,5 point) contribue elle aussi à la croissance. Par rapport au même trimestre de l’année précédente, le PIB est en hausse de 2,2%, un rythme qui n’avait plus été atteint depuis 2011. Mais parallèlement Les créations d’emploi marquent le pas. En cause le fait  que certaines entreprises sont encore en surcapacité de production aussi les incertitudes concernant les modifications relatives à l’environnement fiscal et économique dont la lisibilité n’interviendra pas avant 2018. Témoin de ses interrogations l’embauche qui se fait de manière prioritaire en CDD voir par recours à l’intérim. Selon des chiffres provisoires publiés vendredi par l’Insee, les effectifs salariés du secteur privé ont augmenté de 29.700 personnes (+0,2%) au troisième trimestre. S’il s’agit du douzième trimestre consécutif de hausse, ce chiffre marque néanmoins un net ralentissement de la progression de l’indicateur, qui avait comptabilisé plus de 60.000 créations lors des quatre trimestres précédents. L’emploi privé n’a plus connu d’aussi faible hausse depuis 2015. 29.700 créations nettes d’emploi ont été recensées par l’organisme public contre 81.500 au deuxième trimestre. Sur un an, l’emploi salarié privé s’accroît de 1,3 % (soit 240.900 supplémentaires). Hors intérim, il augmente de 0,2 % sur le trimestre (soit +28.200) et de 0,8 % sur un an (+152.800). Du côté de l’industrie, la situation de l’emploi salarié privé est resté quasi stable  (-0,1%, soit −3.600), un secteur qui n’a pas été en situation de création nette d’emplois depuis début 2001. Ce secteur sinistré a perdu près d’un million d’emplois depuis le début des années 2000 malgré une solde positif d’ouvertures d’usines sur les huit premiers mois de l’année. L’emploi salarié n’a pas non plus connu d’évolution significative dans l’agriculture (+0,2%, soit 700 créations nettes).  Dans le détail, de juillet à septembre, le tertiaire marchand (+29.500, +0,3%) est resté la principale locomotive de l’emploi privé et l’intérim (+1.500, +0,2%) a atteint un nouveau record d’effectifs, avec 718.000 postes. La construction (+6.700, +0,5%) a aussi créé des emplois, enregistrant une troisième hausse d’affilée, après avoir perdu plus de 200.000 postes depuis 2008.  L’Insee s’attend à voir les effectifs non marchands (associations, collectivités) baisser de 46.000 postes sur l’ensemble du second semestre. Résultat: malgré de solides prévisions de croissance (+1,8% à 2%  en 2017), le chômage devrait arrêter de reculer, selon la plupart des organismes de prévision.

Taxation hauts revenus : Mélenchon propose 90%, pourquoi pas 200% ?

Taxation hauts revenus : Mélenchon propose 90%, pourquoi pas 200% ?

 

Quand François Hollande avait proposé en 2012 de taxer les hauts   revenus à 75 % (mesure rejetée par le conseil constitutionnel) Mélenchon avait considéré cette orientation comme absurde. Pourtant il propose maintenant un impôt sur le revenu qui comporterait une taxe de 90 %. Bref un impôt confiscatoire pratiquement équivalent au revenu. Pour faire encore davantage communiste pourquoi alors ne pas proposer 200 %, c’est-à-dire réclamer le double de ce qui est  gagné. Certes on conviendra facilement que les inégalités ne cessent de s’accroître mais l’inégalité première est celle du chômage. Un chômage qui découle directement du poids écrasant des prélèvements obligatoires, de la dette et du montant exorbitant des dépenses nationales (57 % par rapport au PIB). Autant d’éléments qui tuent la compétitivité et l’emploi. Mélenchon propose cependant d’en rajouter une couche en accroissant la dette de 20 milliards par an et en la faisant financer par une nouvelle augmentation d’impôts qui feraient progresser le taux de prélèvements obligatoires de cinq points  nouveaux. Bref la fuite en avant à la mode du Venezuela, la révolution bolivarienne chère aux insoumis aujourd’hui au bord de la faillite et qui impose sa «  démocratie » socialiste par la violence (plus de 100 morts). Le jeune député insoumis Quatennens dans une interview récente réaffirmée le soutien des Insoumis à cette révolution économique et politique vénézuélienne. On reste évidemment pantois que ce courant communiste des années 50 puisse encore bénéficier de quelques soutiens  même si depuis l’échec du mouvement social contre les ordonnances l’audience de Mélenchon s’est notoirement affaiblie.

 

Nucléaire : pourquoi des travaux à Fessenheim ?

Nucléaire : pourquoi des travaux à Fessenheim ?

Curieux cette décision de l’autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui demande à EDF d’effectuer des travaux concernant les groupes électrogènes de Fessenheim (Haut-Rhin) mais aussi à Bugey (un). Normalement d’après le projet utopique de mix  énergétique qui prévoit de ramener la part du nucléaire de 75 % à 50 % d’ici 2025, on se serait attendu à une décision de fermeture de Fessenheim. Pourquoi en effet exiger des d’ici  fin janvier 2018 au plus tard pour renforcer les groupes électrogènes de secours à moteurs diesel d’une centrale qui d’après Ségolène Royal devait être fermée l’année prochaine. Sans doute la preuve que le gouvernement ne compte pas arrêter 15 à 20 réacteurs pour  satisfaire à un mix énergétique complètement irresponsable. En outre théoriquement la fermeture de Fessenheim a été décidée. Mais on a aussi décidé qu’elle ne pourrait pas éventuellement être fermée avant la mise en fonctionnement de l’EPR de Flamanville. Comme l’ASN envisage de reculer sa recommandation concernant d’éventuelles fermetures de centrales jusqu’en 2021 au moins, il est vraisemblable que la quasi totalité des réacteurs seront maintenus et même prolongés au-delà de 40 ans d’existence. Pour donner l’illusion du « green deal », il se pourrait que le ministre de l’écologie propose de développer tous azimuts des éoliennes à fin d’amuser la galerie (les éoliennes  ne représenteront jamais plus de 5 % de la production !)

Route : mortalité en baisse pourquoi ? On n’en sait rien !

Route : mortalité en baisse pourquoi ? On n’en sait rien !

13,5 % de  baisse en septembre et une baisse de 2 % sur un an. Pourquoi ?  Réponse comme à chaque fois : on n’en sait rien. Régulièrement le ministre ou l’office national de la sécurité routière annonce soit des chiffres en augmentation ou en baisse pour les tués et blessés de la route. En réalité aucun organisme compétent n’analyse de manière scientifique les facteurs explicatifs de ces variations. Du coup, on s’en remet à des explications de bistrot ou alors  on en profite pour justifier une augmentation du nombre de radars (par ailleurs sans doute indispensables). L’Etat va multiplier les radars embarqués (qui ne sont pas repérables par les dispositifs antiradars) en externalisant leur exploitation à des opérateurs agréés. Après avoir testé les radars à double sens, les autorités vont également déployer des radars de nouvelle génération capables de détecter de nouvelles formes d’infractions (comme l’interdiction de demi-tour). Des dispositifs de leurre seront également installés de manière à accroître la vigilance des conducteurs. Techniquement, les radars fixes seront toujours signalés par un panneau d’avertissement. Mais près de 10.000 panneaux annonceront des radars qui n’existent pas.les gouvernement successifs tentent de justifier cette intensification des contrôles radars, très impopulaires et souvent soupçonnés d’alimenter les caisses de l’Etat. Recettes engrangées par les radars (environ  milliards)) servent à financer l’entretien et l’installation de ces contrôles et participent au financement des infrastructures routières ainsi qu’aux collectivités locales. La vérité c’est que cette ressource n’est pas réellement affectée et qu’elle tombe dans le vaste trou du budget. Tendanciellement sur très longue période l’insécurité routière à heureusement diminué mais il est bien difficile d’identifier les facteurs explicatifs. La qualité des infrastructures peut jouent évidemment un rôle comme l’amélioration des dispositifs de sécurité des véhicules, les contrôles et les sanctions. Par contre on est bien incapable d’expliquer des variations parfois assez fortes entre certains mois voir certaines années. Par exemple, on est bien incapable de mesurer l’incidence de l’utilisation illégale de portables par les conducteurs qui pourtant sont encore nombreux à ne pas pouvoir se séparer de leur téléphone et autre Smartphones. Cette incapacité tient surtout au fait  que le pays ne dispose pas d’un véritable service de la sécurité routière dont les responsabilités sont éparpillées sur plusieurs administrations et corps de contrôle.

 

Popularité Macron : nouvelle chute, pourquoi ?

Popularité  Macron : nouvelle chute, pourquoi ?

 

 

57 % de mécontents soient encore une chute de 14 points en un mois d’après le baromètre de l’IFOP. Depuis le mois de mai, la cote de popularité du chef de l’Etat a perdu 22 points, passant de 62% à 40%. Le Premier ministre, Edouard Philippe, voit sa cote baisser de neuf points en août, pour arriver à 47% d’opinions favorables contre 56% en juillet. . Macron chute  un peu plus rapidement que ses prédécesseurs sur la même période. En cause sans doute,  l’espérance un peu excessive dans la jeunesse et la nouveauté de ce président d’à peine 40 ans. En fait, Macron retrouve son socle électoral qui tourne autour de 25 %. Son écrasante victoire au second tour n’étant due qu’à un fort rejet de Marine Le Pen et du Front National. Il faudra effectivement du temps pour mesurer l’effet que l’efficacité de Macron qui s’est surtout affirmé au plan international mais au plan intérieur  s’est essentiellement centré sur une loi de modernisation de la vie politique relativement modeste,  aussi sur le statut de son épouse. De sujets majeurs sont en cours d’examen comme  la fameuse réforme du code du travail qui sera forcément critiquée au début d’autant plus facilement que les résultats ne pourront être appréciés qu’à moyen et long terme. Autre sujet,  le rééquilibrage budgétaire qui nécessairement va créer le mécontentement dans certaines catégories socio professionnelles et certains contribuables. Il faudra pour Macron un autre travail de pédagogie et s’appuyer davantage sur un gouvernement et un parti aujourd’hui un peu trop muselés.  Macron semble avoir compris que ce travail pédagogique est important-son changement de stratégie vis-à-vis de sa communication en direction des journalistes. Jusque-là refusé l’intermédiation des médias mais depuis sa visite dans les ex pays de l’Est il accepte de se faire accompagner par des représentants des médias. En outre il est vraisemblable qu’il ce contraindra à des exercices réguliers de communication directe avec l’opinion  pour éclairer sur les grands enjeux qui justifient les réformes engagées.

La France irréformable, Pourquoi ?

La France irréformable,  Pourquoi ?

Dans une récente déclaration Macron a déclaré « la France n’est pas réformable ». Un constat juste mais qu’il convient d’expliquer. Plusieurs facteurs explicatifs, le principal étant lié au manque de connaissances économiques et financières des Français ; ce que montre une étude de l’assureur Allianz. Dans cette étude,  sur un échantillon de 19 pays, la France occupe la 19e position dans ce domaine.  « Beaucoup ont essayé de réformer] et n’y ont pas réussi, car les Français détestent les réformes. Dès qu’on peut éviter les réformes, on le fait», a-t-il commenté devant la communauté française de Bucarest, lors d’une visite en Roumanie. L’économie et la finance sont assez étrangers aux Français en général et à leurs dirigeants en particulier aussi bien les dirigeants nationaux que les dirigeants locaux qui sont tous drogués à la dépense publique. La formation à l’économie n’occupe qu’une place très marginale dans les programmes scolaires et universitaires voire même dans les écoles d’ingénieurs. A cela s’ajoute l’incurie de nombre de syndicats qui se réfugient  dans le corporatisme pour n’avoir pas à aborder les réalités socio-économiques. Même certaines entreprises, PME en général,   souffrent d’un manque de rigueur en matière de gestion. Du coup,  cette insuffisance permet de donner une légitimité apparente à n’importe quel discours démagogique. Une situation qui a largement contribué à l’endettement record aussi bien de l’État que des collectivités locales. Nourri au lait de l’étatisme qui traverse à peu près toutes les formations politiques de droite, de gauche, d’extrême droite et d’extrême-gauche les Français comptent en permanence sur le Dieu Etat pour répondre à toutes nos tares : celui du manque de compétitivité, celui du manque de productivité, celui  des retraites, de l’assurances-chômage, de la sécu et autres déséquilibres. De  ce fait,  la France cumule trois handicaps majeurs d’abord un déséquilibre de sa balance commerciale avec un déficit annuel de l’ordre de 50 milliards pour 300 milliards d’excédents pour l’Allemagne ; ensuite un record de prélèvements obligatoires qui plombe l’économie et un endettement record de plus de 2000 milliards qui représentent environ 33 000 € par Français. C’est cette problématique là que Macron doit évoquer ;  c’est son rôle et c’est à partir de cette analyse qu’il pourra donner une crédibilité à sa vision. Avant toute réforme, avant même toute perspective d’avenir à long terme on ne saurait faire l’impasse sur l’analyse des réalités. Le travail pédagogique est immense. Il incombe en premier à Macron. De ce point de vue, l’étude de l’assureur alliance révèle des résultats inquiétants pour le pays. Selon la une  étude de l’assureur Allianz, « Argent, culture financière et risques à l’ère digitale », les Français arrivent les derniers du classement de 19 pays européens enquêtés  en matière de connaissances financières un seul exemple concernant la question sur l’inflation et les taux d’intérêt. « Un peu moins de la moitié des personnes interrogées en France ont répondu correctement aux deux questions de culture financière portant sur les principes d’inflation et de taux d’intérêt et seulement 9 % d’entre eux ont été en mesure d’identifier les bonnes réponses aux trois questions portant sur les concepts relatifs aux risques financiers. » En tête du classement figurent l’Autriche, l’Allemagne et la Suisse. Mais la France est dernière des dix pays européens interrogés, après le Portugal et l’Italie. « Un peu moins de la moitié des personnes interrogées en France ont répondu correctement aux deux questions de culture financière portant sur les principes d’inflation et de taux d’intérêt et seulement 9 % d’entre eux ont été en mesure d’identifier les bonnes réponses aux trois questions portant sur les concepts relatifs aux risques financiers. »

 

« Les Français détestent les réformes », Pourquoi ?

« Les Français détestent les réformes », Pourquoi ?

Dans une récente déclaration Macron a déclaré « la France n’est pas réformable ». Un constat juste mais qu’il convient d’expliquer. Plusieurs facteurs explicatifs, le principal étant lié au manque de connaissances économiques et financières des Français ; ce que montre une étude de l’assureur Allianz. Dans cette étude,  sur un échantillon de 19 pays, la France occupe la 19e position dans ce domaine.  « Beaucoup ont essayé de réformer] et n’y ont pas réussi, car les Français détestent les réformes. Dès qu’on peut éviter les réformes, on le fait», a-t-il commenté devant la communauté française de Bucarest, lors d’une visite en Roumanie. L’économie et la finance sont assez étrangers aux Français en général et à leurs dirigeants en particulier aussi bien les dirigeants nationaux que les dirigeants locaux qui sont tous drogués à la dépense publique. La formation à l’économie n’occupe qu’une place très marginale dans les programmes scolaires et universitaires voire même dans les écoles d’ingénieurs. A cela s’ajoute l’incurie de nombre de syndicats qui ce réfugient  dans le corporatisme pour n’avoir pas à aborder les réalités socià-économiques. Même certaines entreprises, PME en général,   souffrent d’un manque de rigueur en matière de gestion. Du coup cette insuffisance permet de donner une légitimité apparente à n’importe quel discours démagogique. Une situation qui a largement contribué à l’endettement record aussi bien de l’État que des collectivités locales. Nourri au lait de l’étatisme qui traverse à peu près toutes les formations politiques de droite, de gauche, d’extrême droite et d’extrême-gauche les Français comptent en permanence sur le Dieu Etat pour boucher tous les trous : celui du manque de compétitivité, celui du manque de productivité, celui  des retraites, de l’assurances-chômage, de la sécu et autres déséquilibres. De  ce fait,  la France cumule trois handicaps majeurs d’abord un déséquilibre de sa balance commerciale avec un déficit annuel de l’ordre de 50 milliards pour 300 milliards d’excédents pour l’Allemagne ; ensuite un record de prélèvements obligatoires qui plombe l’économie et un endettement record de plus de 2000 milliards qui représentent environ 33 000 € par Français. C’est cette problématique là que Macron doit évoquer ;  c’est son rôle et c’est à partir de cette analyse qu’il pourra donner une crédibilité à sa vision. Avant toute réforme, avant même toute perspective d’avenir à long terme on ne serait faire l’impasse sur l’analyse des réalités. Le travail pédagogique est immense. Il incombe en premier à Macron. De ce point de vue, l’étude de l’assureur alliance révèle des résultats inquiétants pour le pays. Selon la dernière étude de l’assureur Allianz, « Argent, culture financière et risques à l’ère digitale », les Français arrivent les derniers du classement de dix pays européens en matière de connaissances financières un seul exemple concernant la question sur l’inflation et les taux d’intérêt. « Un peu moins de la moitié des personnes interrogées en France ont répondu correctement aux deux questions de culture financière portant sur les principes d’inflation et de taux d’intérêt et seulement 9 % d’entre eux ont été en mesure d’identifier les bonnes réponses aux trois questions portant sur les concepts relatifs aux risques financiers. » En tête du classement figurent l’Autriche, l’Allemagne et la Suisse. Mais la France est dernière des dix pays européens interrogés, après le Portugal et l’Italie. « Un peu moins de la moitié des personnes interrogées en France ont répondu correctement aux deux questions de culture financière portant sur les principes d’inflation et de taux d’intérêt et seulement 9 % d’entre eux ont été en mesure d’identifier les bonnes réponses aux trois questions portant sur les concepts relatifs aux risques financiers. »

Macron : très populaire à l’international, moins en France, Pourquoi ?

Macron : très populaire à l’international, moins en France, Pourquoi ?

Au hit-parade les personnalités mondiales de moins de 40 ans, Emmanuel Macron occupe de manière indiscutable un espace reconnu au plan international. Sans doute sa jeunesse, son intelligence et son parcours fulgurant ont-ils séduit l’opinion internationale. Par contre la cote de popularité du président de la république s’est très rapidement détériorée en France. Un phénomène habituel quand on a connu le haut du sommet juste après une élection gagnante mais cette fois la chute est encore plus importante que celle de Hollande dans le même temps. En cause sans doute, le fait  que les Français ont sans doute surestimé les capacités d’un président de la république et du politique en général face aux mutations de nature  économique, sociale et culturelle et environnementale qui se déroulent  dans l’espace commun du monde.  Finalement les marges de manœuvre sont plus  faibles qu’on ne pense à moins d’imaginer l’avenir du pays comme celui de Cuba du Venezuela. Cette baisse de popularité découle aussi de l’hyper présidentialisation du régime aussi d’un excès de politique de communication. Chaque jour ou presque l’Élysée s’exprime, intervient propose. Du coup, le gouvernement ne joue qu’un rôle accessoire. Il conviendrait sans doute de recadrer les missions des un et des autres. En étant moins présent médiatiquement,  Macron devrait se concentrer sur l’analyse des enjeux et la vision car les Français sont encore loin de s’approprier les facteurs explicatifs de la crise et sa complexité. Le gouvernement, lui, devrait se consacrer aux décisions concrètes c’est-à-dire aux voies et moyens pour accompagner les mutations culturelles. En attendant, Emmanuel Macon peut se réjouir de sa cote de popularité qui se traduit dans ce classement « 40 Under 40″, notamment pour avoir « endigué la montée du nationalisme en France », ou encore « détruit le système bipartite qui gouvernait le pays depuis des générations ».

 

Interdiction de stationner devant son garage : pourquoi ?

Interdiction de stationner devant son garage : pourquoi ?

Par démagogie sans doute plusieurs grands médias se sont étonnés de cette décision de la Cour de cassation qui interdit à un propriétaire de résidence de stationner devant son garage avec son véhicule. Certes les arguments de la Cour de cassation ne paraissent pas forcément très pertinents  puisqu’ils se résument à considérer comme gênant pour la circulation ce type de stationnement. La vérité est toute autre, personne ne peut s’approprier un espace public au motif que cet espace public jouxte sa propriété. Par contre, on peut effectivement interdire aux autres véhicules de se garer devant l’entrée d’un garage. En consacrant environ 12 m² de garage de son véhicule dans sa propriété, l’automobiliste fait évidemment un effort pour libérer l’espace public. D’une manière générale il était impossible d’interdire le stationnement devant une résidence particulière avec ou sans garage.  La Cour de cassation vient donc de trancher. Stationner devant son garage est « considéré comme gênant pour la circulation publique, qui comprend aussi celle des véhicules de secours ou de sécurité ». Une décision qui laisse perplexe la plupart des automobilistes. « Je ne vois pas en quoi ça peut déranger les autres riverains si je me gare devant mon garage, je ne vois pas où est le problème, honnêtement », s’exclame cette passante. Toutes les places devant les garages doivent désormais rester vide. Notons la grande confusion des esprits relativement à l’occupation de l’espace Viaire qui n’est pas destiné sauf exception légale à la seule circulation et au stationnement des véhicules automobiles. Certes la démocratisation de l’accès à l’automobile a fait que l’espace Viaire a été en grande partie appropriée par l’automobile mais cette tendance sera de plus en plus réglementée afin de rendre l’espace à d’autres activités moins encombrantes et socialement plus utiles. Notons qu’une ville qu’une automobile passe 95 % de son temps en stationnement, pas vraiment un usage très rationnel.

 

Succès des emprunts de la Grèce sur les marchés, pourquoi ?

Succès des emprunts de la Grèce sur les marchés, pourquoi ?

 

Après avoir été au bord du gouffre financier, la Grèce de retour sur les marchés financiers connaît un franc succès pour les emprunts qu’elle lance. Ciaran O’Hagan, responsable de la recherche sur les taux d’intérêt dans la zone euro à la Société Générale CIB décrypte dans une interview à la Tribune les enjeux de ce retour réussi sur les marchés financiers.

 

Pourquoi la demande pour la dette grecque est-elle si forte ?

CIARAN O’HAGAN - Cette obligation est un produit unique, qui n’a pas de comparable, avec un tel rendement, 4,62 %, tout en étant liquide. Pour avoir un tel rendement, les investisseurs doivent aller chercher de petits émetteurs corporate ou des subordonnés bancaires, mais ce n’est pas la même liquidité. En achetant cette dette souveraine, les investisseurs peuvent diversifier leur risque. Or aujourd’hui, avec des taux d’intérêt aussi bas, nombre d’entre eux ont retrouvé de l’appétit pour le risque. Et le seul émetteur souverain qui réalise des emprunts de même taille est le Portugal, mais ses obligations à cinq ans portent un rendement de 1,15 %, l’écart est gigantesque avec les 4,62 % de la Grèce.

 

Quels investisseurs sont typiquement intéressés ?

Cette émission peut intéresser un large éventail d’investisseurs cherchant du rendement : des Sicav, des fonds spécialistes de dette « high yield » (émetteurs à haut rendement, notés en dessous de la catégorie « investissement »), des spécialistes des marchés émergents et sans doute quelques hedge funds, peut-être aussi des gestionnaires d’actifs, plutôt que des assureurs qui recherchent des placements moins risqués. Les investisseurs, qui souscrivent, savent qu’ils achètent un pays risqué, noté Triple C ou simple B selon les agences, c’est plus d’un cran d’écart avec le Portugal par exemple. Il faut que les investisseurs aient les nerfs solides et une bonne tolérance aux fortes variations de cours : quand on regarde l’historique des obligations avril 2019 émises en 2014, on voit qu’elles sont tombées de 100 à 40 en moins d’un an puis remontées de 70 à plus de 100 depuis le printemps 2016.

Pourquoi la Grèce n’a-t-elle pas levé davantage d’argent ?

C’est vrai que 3 milliards d’euros n’est pas un montant énorme au regard du livre d’ordres qui a dépassé les 7 milliards. La demande n’a donc été servie qu’à moitié. Mais certains ordres réclamaient un rendement plus élevé, à 4,875 %. La Grèce a ainsi pu obtenir un resserrement de 25 points de base du rendement prévisionnel au cours de la journée, c’est une performance assez exceptionnelle. Si la situation est stable, on peut imaginer que la Grèce reviendra probablement sur les marchés dans un an. En 2014, son émission à cinq ans était de 4 milliards d’euros. La Grèce aurait pu aussi émettre à une échéance plus lointaine, mais cela a un coût : l’Argentine a ainsi émis un emprunt à 100 ans en juin, avec un rendement de 8 %. Les nouvelles économiques sont plutôt bonnes en Grèce, la reprise est là, les finances publiques sont sur la bonne voie et l’accord avec la Commission européenne, la BCE et le FMI  devrait durer un moment. Ceci dit, la mise en place des réformes est difficile et très lente en Grèce, comme on le constate pour celle du cadastre. Il y a aussi le contexte général : si la Fed remonte ses taux, il y aura un effet de substitution dommageable aux obligations à risque, car les investisseurs se reporteront sur les bons du Trésor américain.

Jour de carence aux fonctionnaires : pourquoi ?

Jour de carence aux fonctionnaires : pourquoi ?

La presse parle beaucoup du jour de carence rétabli pour les fonctionnaires mais s’interroge peu sur les raisons. Des raisons pourtant simples l’absentéisme est nettement plus important dans le public que dans le privé. Mis en place par la droite en 2011, puis supprimé par le pouvoir socialiste en 2013, le jour de carence dans la fonction publique va prochainement être rétabli par le gouvernement. C’est ce qu’a annoncé jeudi Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics. En moyenne 25 jours absentéisme pour les fonctionnaires mais bien davantage pour le personnel de grandes villes. Avec de fortes disparités. 36 jours pour les municipaux d’Amiens suivis de leurs  homologues marseillais (34,5 jours) et avignonnais (34) qui bouclent le podium, publié par la fondation iFrap en mai 2016.  Ce classement est établi à partir des bilans sociaux 2014 (chiffres de 2013) des 50 plus grandes communes de France. Cependant, certaines municipalités (comme Montpellier, Le Mans, Paris, Rouen ou encore Brest) n’ont pas souhaité communiquer leur bilan social.  Si on met de côté les congés maternité et parental, l’absentéisme atteint 24,5 jours en moyenne dans les grandes villes, contre 16,7 jours par an dans le privé, selon les données d’Alma consulting. Parmi les « bons élèves », Nîmes, Nancy et Versailles se démarquent avec un absentéisme moyen de respectivement 14,2, 16,3 et 17,9 jours par an, par agent (hors congés maternité et parentaux).  L’exécutif évoque donc sa volonté de « lutter contre l’absentéisme des agents », mais aussi de « rétablir de l’équité entre le public et le privé ». Le tout en économisant 170 millions d’euros par an, si l’on en croit Gérald Darmanin.

Pourquoi 7 secrétaires d’État n’ont pas d’affectation

Pourquoi 7 secrétaires d’État n’ont pas d’affectation

 

On peut légitimement se demander à quoi vont servir les sept secrétaires d’État sans attribution précise. Première observation, Macron avait promis un gouvernement très resserré de 15 ministres. Finalement on en aura le double.  Concernant les secrétaires d’État sans véritable objet social, c’est l’interrogation. À moins de se souvenir de la sortie de Renault Muselier secrétaire d’État aux affaires étrangères entre 2002 et 2004 placés auprès de Dominique de Villepin : » le ministre fait tout et moi je fais le reste ! » Ce qui sans doute rendait assez bien compte de la réalité d’autant que Muselier n’a jamais été considéré comme un grand besogneux. À l’inverse de Villepin se caractérisait  par un grand activisme. Dans le cas du gouvernement d’Édouard Philippe, l’objectif de Macron est de rééquilibrer les sensibilités gauche droite et de placer des hommes de confiance pour surveiller des ministres très marqués qui pourraient avoir des velléités d’indépendance. Avec ce type de montage, on peut d’ores et déjà prévoir des situations conflictuelles entre les directeurs de cabinet des ministres et ces secrétaires d’État sans affectation précise. Notons aussi que bien sûr parallèlement subsisteront des directeurs d’administration véritable gouverneur de leur champ respectif aussi des conseillers élyséens pour superviser chaque secteur. Bref on ne manquera pas de chef pour se surveiller les uns les autres. Prévenant les questions, l’Élysée a précisé auprès de l’AFP qu’ils avaient « vocation à être les adjoints des ministres auprès desquels ils sont nommés ». Emmanuel Macron imite ainsi Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, qui avaient choisi de ne pas attribuer de compétences précises à – dans l’ordre – Renaud Muselier, secrétaire d’État aux Affaires étrangères entre 2002 et 2004, Nicolas Forissier, secrétaire d’État en charge de l’Agriculture entre 2004 et 2005, et Marie-Anne Montchamp, secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale entre 2010 et 2012.  Cette dernière, qui a quitté Les Républicains en mars 2017 pour rejoindre Emmanuel Macron, livre son analyse dans les colonnes du JDD.  »Cela permet d’abord d’effectuer des équilibres politiques au sein de gros ministères, développe-t-elle encore. Ma nomination venait ainsi de l’Elysée – j’étais une sarkozyste – quand Roselyne Bachelot était alors une fidèle filloniste. »

 

Législatives : Abstention record, pourquoi ?

Législatives :  Abstention record, pourquoi ?

Comme souvent plusieurs facteurs explicatifs permettent d’éclairer le record d’abstention de dimanche pour le second tour.  D’abord la lassitude, trop de politique tue la politique, ensuit le doute général vis-à-vis des promesses électorales, enfin la grande désillusion à l’égard de la compétence des mouvements essentiellement contestataires. De ce point de vue,  le débat Macron-Le Pen aura souligné que les extrêmes sont davantage des syndicats protestataires que des organisations à vocation gouvernementale. On s’attend à 53% d’absentions selon un sondage Odoxa pour franceinfo* pour le second tour, un record historique sou la 5ème république.  Ve République. Au premier tour du scrutin, le 11 juin, 51,29% des Français s’étaient abstenus, ce qui était déjà un record. Selon le sondage, 48% des sympathisants de gauche comptent s’abstenir, 35% des sympathisants de droite hors FN, 61% des sympathisants FN et 35% des sympathisants d’En Marche.  Ce sont les jeunes qui devraient le plus s’abstenir : 61% des 18-24 ans et 63% des 25-34 ans ne se rendront pas aux urnes. Du côté des catégories socioprofessionnelles, 58% des employés et ouvriers devraient s’abstenir.  En ce qui concerne les raisons, 27% des abstentionnistes déclarent ne pas se rendre aux urnes parce qu’ils pensent que l’élection est jouée d’avance et que La République en marche va l’emporter, alors que 24% ne se reconnaissent pas dans les projets ou les personnalités des candidats qui se présentent. Selon ce sondage, 6 Français sur 10 estiment qu’une large majorité En Marche à l’Assemblée nationale serait une mauvaise chose, étant donné que le mouvement n’a recueilli qu’un tiers des votes au premier tour des élections législatives. Dans le détail, c’est ce que pensent 65% des sympathisants de gauche, 77% des sympathisants de droite hors FN et 85% des sympathisants du FN.

Terrorisme: pourquoi ?

Terrorisme: pourquoi ?

 

 

 

 

Le dernier attentat de Londres  va faire ré-émerger certaines  analyses contradictoires à propos du terrorisme. Il faut d’abord convenir que les facteurs explicatifs sont nombreux et complexes (cela vaut pour bien d’autres phénomènes qui affectent nos sociétés). Il faut convenir  qu’aucun pays n’est réellement à l’abri. On ne peut donc réduire l’analyse à quelques slogans ou quelques explications réductrices, encore moins se soumettre aux thèses déclinistes qui constituent une démission de la pensée. Un des premiers éléments d’explication provient du déni général de la montée de l’intégrisme dans de nombreux quartiers depuis 30 ou 40 ans, cela souvent avec la complicité tacite, voire active, d’élus locaux qui ont acheté la paix sociale contre le développement d’un  communautarisme qui a nourri l’intégrisme , un communautarisme accepté voire encouragé en Grande-Bretagne  Mais comme indiqué, les responsabilités sont multiples, celle des pouvoirs publics locaux comme centraux . Parmi ces facteurs explicatifs, la déstabilisation de plusieurs pays du Proche-Orient par les pays occidentaux pour des motifs économiques et/ou politiques pas toujours très honorables (pour le pétrole en particulier).Au plan local en France notamment,  on a multiplié des plans banlieues se résumant à la réfection de locaux et la création de zones sportives ou « culturelles » pour occuper des populations désœuvrées. En cause aussi,  la responsabilité de parents qui ont abandonné leur autorité sur les enfants. Responsable aussi le système éducatif où le gardiennage se substitue souvent aux programmes scolaires. Complices aussi les autorités qui ont laissé s’installer des zones de non-droit et une économie parallèle qui régule la vie économique mais aussi sociétale. La justice aussi trop bienveillante à l’égard des pratiques délictuelles. Les prisons également complètement inadaptées à la réinsertion et véritables centres de formation de toutes les délinquances. La crise enfin qui a contribué à déstabiliser encore un peu davantage des zones économiquement déjà défavorisées et à la main-d’œuvre pas ou mal formée. Ces éléments et bien d’autres encore ont agi de manière systémique pour favoriser l’émergence de populations hors-la-loi et même de terroristes. Pour autant la pauvreté qui caractérise ces quartiers où le chômage atteint parfois  50 % des jeunes ne saurait en aucun cas donner la moindre légitimité à la violence et en particulier à celle qui s’exprime à travers le terrorisme. La France a déjà connu des périodes de disette et de pauvreté mais jamais cette situation sociale n’a donné lieu à tel rejet des valeurs républicaines et à une telle agressivité. La ghettoïsation évoquée à propos de ces quartiers est un concept particulièrement erroné ; en effet ; au départ la population était relativement mixte ensuite compte tenu du climat particulièrement délétère, les couches moyennes françaises ou étrangères, musulmanes ou pas, ont fui ces quartiers et ont été remplacées par des populations qui ont contribué à renforcer le caractère communautariste de ces zones. Il faudra des années  voire une ou deux générations pour gérer ces situations ;  avant cela, encore faudrait-il être capable de faire une analyse pertinente de la problématique. Or la plupart de ceux qui s’expriment sur le sujet ignorent tout des conditions de vie dans ces quartiers, ils n’ont jamais résidé dans ces HLM qui cumulent toutes les nuisances d’une proximité anarchique. Au plan international, il faut aussi admettre que nombre de grands pays ont largement soutenu des factions terroristes pour des motifs d’influence ou d’intérêt économique.  D’autres éléments encore pourraient être pris en compte pour comprendre une crise complexe, profonde, durable qui montre notamment certaines fragilités, certaines défaillances de nos démocraties et un manque de solidarité face aux enjeux internationaux. 

 

Marine Le Pen ne peut pas devenir présidente de la république, pourquoi ?

Marine Le Pen ne peut pas devenir présidente de la république, pourquoi ?

 

Il est vraisemblable que Marine Le Pen ne deviendra jamais présidente de la publique. Avec 33 % des suffrages, elle  a sans doute atteint son plafond de verre et en même temps son seuil de compétences (sans parler des affaires qui la rendront inéligibles). En cause évidemment, les orientations contradictoires  et dangereuses du Front National qui entretient avec l’économie des relations approximatives et aussi évidemment des orientations sociétales aussi radicales que condamnables. Finalement,  Marine Le Pen marche dans les pas de son père Jean-Marie. Jean-Marie Le Pen qui avait réussi à se qualifier  au second tour d’une présidentielle. Sa fille, elle, double  le nombre de voix pour comptabiliser environ 10 millions de voix.  Un score qui est loin d’être négligeable. Un score de partisans mais surtout qui  rend compte  des craintes, des peurs et des difficultés à s’adapter aux mutations économiques et sociales en cours. Au-delà des orientations, le principal obstacle à la progression du front national,  c’est Marine peine elle-même dont la culture, les connaissances et surtout le tempérament sont incompatibles avec la fonction présidentielle. Marine Le Pen présente davantage le profil d’une marchande de poisson que d’une prétendante à la magistrature suprême. 

Sortie de l’euro : un an et demi !!!!! (Le Pen)…… pourquoi pas 48 heures !

Sortie de l’euro : un an et demi !!!!! (Le Pen)…… pourquoi pas 48 heures !

 

 Pour preuve que Marine Le Pen est complètement illuminée, cette déclaration dans le journal Sud Ouest où elle affirme qu’il suffira d’un an et demi pour organiser le transfert de l’euro vers le franc Si l’on se fie aux brexit, les négociations nécessiteront un minimum de deux à cinq ans voir bien davantage tellement sont complexe les relations internationales (il faudra notamment renégocier tous les accords commerciaux avec tous les pays du monde, régler le passif financier avec l’union européenne et définir un nouveau statut  entre le Royaume-Uni et l’Europe). Le propos de Marine Le Pen est bien entendu irresponsable, il révèle une incompétence totale, ce qui d’ailleurs n’a guère de conséquence sur son électorat composé pour l’essentiel d’électeurs complètement incultes en matière d’économie. Les   négociations aboutissant à un abandon de l’euro et à un retour à une devise française pourraient prendre un an ou un an et demi, déclare Marine Le Pen dans une interview parue samedi dans le journal Sud Ouest. La fin de la monnaie unique, au coeur du programme de la candidate du Front national à l’élection présidentielle, est loin de faire consensus dans l’opinion, selon des sondages régulièrement réalisés. « Si tout le monde est d’accord, on peut mettre un an, un an et demi pour organiser un retour concerté à la monnaie nationale », juge la présidente en congé du parti d’extrême droite dans l’entretien à Sud Ouest. « Je veux être pragmatique. Je ne veux pas le chaos. Notre pays est assez brutalisé pour ne pas créer une perturbation supplémentaire (…). Mais le fait est qu’en l’état, l’euro participe largement à la situation de dépréciation de notre économie », ajoute-t-elle. La sortie de l’euro figure dans son programme en 144 points mais n’apparaît pas explicitement dans la profession de foi publiée en vue du second tour, qui l’opposera le 7 mai à Emmanuel Macron.

2017 : des sondages douteux, pourquoi ?

2017 : des sondages douteux,  pourquoi ?

 

Certains derniers sondages paraissent assez discutables ; en effet ; soit ils annoncent que les quatre principaux candidats se tiennent tous à environ 20 %, soit que l’écart est de cinq points entre Macron  et Fillon. Plus le vote se rapproche et plus et plus les tentations de manipulation sont grandes. En cause, plusieurs facteurs explicatifs : la taille de l’échantillon, la méthodologie, la marge d’erreur, le redressement et l’interprétation politique. Un sondage fournit  une photo à un moment donné de l’état de l’opinion et ne peut constituer une prévision des résultats d’une élection. Pour autant, l’addition de plusieurs sondages permet de dégager des tendances lourdes. Deux instituts ont poussé cette logique jusqu’à l’extrême : Ifop-Fiducial (pour Paris Match, iTélé et Sud Radio) et OpinionWay-Orpi (pour Les Echos et Radio Classique), qui publient un sondage quotidien, selon la méthode du « rolling ». Ces organismes interrogent tous les jours environ 500 personnes environ et calculent leur résultat sur trois jours pour obtenir un échantillon de près de 1.500 personnes. Parmi les insuffisances, il faut relever la faiblesse des échantillons construits sur la base de quotas supposés représenter les catégories socioprofessionnelles telles que l’INSEE les identifie. En général,  environ 1000 personnes participent à ce sondage, en tout cas répondent  aux questions mais quelquefois 500 ou 700 réponses sont réellement exploitables. Du coup, les marges d’erreur sont importantes. D’une façon générale plus l’échantillon est restreint et plus les marges d’erreur sont grandes. Des marges d’erreur pratiquement impossibles à calculer de manière précise. En général on retient une marge de 2,5 à 3 % mais compte tenu des indécis, aujourd’hui de la proportion importante cette marge est souvent plus proche de 5 %. Du coup, tous les sondages actuels peuvent être remis en cause car il donne des résultats précisément dans cette marge d’erreur.  Prendre pour argent comptant un écart de 2 points, c’est presque de la naïveté », explique Emmanuel Rivière, de la Sofres. Or ces l’écart qu’on constaterait aujourd’hui entre les premiers et les derniers des quatre principaux prétendants. Dernière observation, celle concernant les sondages bidons qui s’affranchissent des méthodologies scientifiques et qui s’appuient  par exemple sur le volume d’informations d’Internet voire sur des panels de leaders d’opinion. Du bricolage méthodologique ;  les expressions sur Internet relève de l’auberge Espagnole ; on n’y trouve le meilleur le pire et même des manipulations dans certaines proviennent de l’étranger en particulier de sites d’origine russe.  Exemple, Asselineau serait en tête danser classement avec Le Pen et Mélenchon. En conclusion, on ne peut condamner ces sondages mais leur résultat et surtout leur interprétation doivent  susciter la plus grande prudence.

2017 : des sondages approximatifs, pourquoi ?

2017 : des sondages approximatifs,  pourquoi ?

 

 

Certains derniers sondages paraissent assez discutables ; en effet ; soit ils annoncent que les quatre principaux candidats se tiennent tous à environ 20 %, soit que l’écart est de cinq points entre Macron  et Fillon. Plus le vote se rapproche et plus et plus les tentations de manipulation sont grandes. En cause, plusieurs facteurs explicatifs : la taille de l’échantillon, la méthodologie, la marge d’erreur, le redressement et l’interprétation politique. Un sondage fournit  une photo à un moment donné de l’état de l’opinion et ne peut constituer une prévision des résultats d’une élection. Pour autant, l’addition de plusieurs sondages permet de dégager des tendances lourdes. Deux instituts ont poussé cette logique jusqu’à l’extrême : Ifop-Fiducial (pour Paris Match, iTélé et Sud Radio) et OpinionWay-Orpi (pour Les Echos et Radio Classique), qui publient un sondage quotidien, selon la méthode du « rolling ». Ces organismes interrogent tous les jours environ 500 personnes environ et calculent leur résultat sur trois jours pour obtenir un échantillon de près de 1.500 personnes. Parmi les insuffisances, il faut relever la faiblesse des échantillons construits sur la base de quotas supposés représenter les catégories socioprofessionnelles telles que l’INSEE les identifie. En général,  environ 1000 personnes participent à ce sondage, en tout cas répondent  aux questions mais quelquefois 500 ou 700 réponses sont réellement exploitables. Du coup, les marges d’erreur sont importantes. D’une façon générale plus l’échantillon est restreint et plus les marges d’erreur sont grandes. Des marges d’erreur pratiquement impossibles à calculer de manière précise. En général on retient une marge de 2,5 à 3 % mais compte tenu des indécis, aujourd’hui de la proportion importante cette marge est souvent plus proche de 5 %. Du coup, tous les sondages actuels peuvent être remis en cause car il donne des résultats précisément dans cette marge d’erreur.  Prendre pour argent comptant un écart de 2 points, c’est presque de la naïveté », explique Emmanuel Rivière, de la Sofres. Or ces l’écart qu’on constaterait aujourd’hui entre les premiers et les derniers des quatre principaux prétendants. Dernière observation, celle concernant les sondages bidons qui s’affranchissent des méthodologies scientifiques et qui s’appuient  par exemple sur le volume d’informations d’Internet voire sur des panels de leaders d’opinion. Du bricolage méthodologique ;  les expressions sur Internet relève de l’auberge Espagnole ; on n’y trouve le meilleur le pire et même des manipulations dans certaines proviennent de l’étranger en particulier de sites d’origine russe.  Exemple, Asselineau serait en tête danser classement avec Le Pen et Mélenchon. En conclusion, on ne peut condamner ces sondages mais leur résultat et surtout leur interprétation doivent  susciter la plus grande prudence.

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