Archive pour le Tag 'pourquoi ?'

L’ISF, pas un sujet pour Macron, pourquoi ?

L’ISF, pas un sujet pour Macron, pourquoi ?

Lors de ses déplacements dans l’Aude, Macron a confirmé l’existence de lignes rouges à ne pas franchir dans le cadre du grand débat. Parmi celles-ci, figurent notamment la fiscalité des plus riches et des entreprises. Le tabou suprême est l’impôt sur la fortune. Pas question de revenir dessus pour Macon qui ne cesse d’expliquer que cette suppression vise à orienter l’épargne des plus riches vers l’investissement des entreprises. Une affirmation totalement gratuite puisque aucune étude ne prouve que le produit de cette impôt sur la fortune d’environ 4 milliards à effectivement servi au développement économique français. Cette ristourne fiscale a pu tout aussi bien être dirigée vers les paradis fiscaux trop (où se concentrent 50 % des profits des entreprises et la plus grande partie des richesses des plus aisés) ou  être placée dans des obligations étrangères (ou françaises), bref ne soutenir qu’à la marge les entreprises françaises. On peu s’interroger sur l’obstination de Macron à défendre la suppression de l’impôt sur la fortune. La réponse est pourtant simple Macron représente les intérêts financiers. C’est grâce à eux qu’il a pu être candidat et financer sa campagne. Ainsi sur les 7,5 millions recueillis lors de sa campagne à peu près la moitié vienne de personnes particulièrement aisées. Une information judiciaire est en cours sur ce point mais il est vraisemblable qu’elle sera enterrée comme nombre d’affaires politiques ou financières. La suppression de l’impôt sur la fortune, c’est en quelque sorte le retour d’ascenseur. Plus fondamentalement, pour Macron le poids de la fiscalité d’un doit peser en priorité sur les couches moyennes et populaires alors que dans le même temps tout est fait pour  favoriser l’allégement et l’optimisation fiscale des plus aisés et des grandes entreprises. Et de répéter son évangile fiscal obsolète :

.  »C’est pas en rétablissant l’ISF et en faisant le référendum d’initiative citoyenne qu’on réglera le problème du chômage de masse », a-t-il lancé. Ajoutant :  »L’ISF ce n’est pas un sujet entre riches et pauvres pour moi, c’est un sujet sur est-ce qu’on veut aider nos entreprises ou pas. » « Mais il fait l’évaluer, s’il y a des mesures plus efficaces, il faut améliorer les choses », a-t-il concédé. Il a aussi rappelé qu’il voulait créer un revenu universel activité, un « revenu de subsistance » géré via un guichet unique des aides sociale mais avec « des droits et des devoirs ». Amen !

 

Pourquoi la révolte aux ronds-points ?

Pourquoi la révolte aux ronds points ?

 

On peut évidemment s’étonner de l’originalité du mouvement des gilets jaunes mais tout autant de la localisation du mécontentement sur les ronds-points. En réalité, une localisation pas tout à fait étonnante tellement les ronds-points sont nombreux et souvent inutiles en France. Certes certains ronds-points participent sans conteste de la sécurité routière mais beaucoup ne sont que le produit des fantaisies de maires qui ne savent pas trop comment dépenser l’argent public. Avec un nombre de ronds-points estimé entre 40.000 et 50.000, la France est championne du monde dans ce domaine. Incontestables en matière de sécurité, ces dispositifs routiers n’en sont pas moins très, voire trop coûteux et également inutiles sur le plan sécuritaire. Le prix d’un rond-point peut varier de 200 000 € à 1 million. La France compte six fois plus  plus de ronds-points qu’en Allemagne et environ dix fois plus qu’aux États Unis, où les feux tricolores aux carrefours sont préférés. Même dans les plus villages chaque maire veut son rond-point (parfois de 10m2, voire moins  ! On les implante y compris là où il y a pratiquement pas de circulation ou seulement sur un des axes. Autant dire que c’est la négation du caractère accidentogène d’une intersection qui seul doit justifier cet équipement. Il faut aussi ajouter aux dépenses d’équipement routier du rond-point des décorations complètement anachroniques qui en outre gênent la visibilité. Pas étonnant donc que les gilets jaunes aient choisit ses lieux publics pour exprimer leur colère. Ils auraient pu choisir d’autres lieux aussi inutiles comme des édifices publics peu ou  pas utilisés mais qui témoigne de la gloire de l’édile local. On se plaint souvent du manque de crédits des collectivités locales mais la vérité c’est qu’en général les élus croulent sous le poids des recettes qu’ils dépensent en équipement ou en personnel inutiles.

Les « Gilets jaunes » à Matignon : une réunion pour rien ! Pourquoi ?

Les « Gilets jaunes » à Matignon : une réunion pour rien ! Pourquoi ?

 

 

 

Finalement, la réunion entre Matignon et certains gilets s n’aura pas servi à grand-chose et c’était d’ailleurs à prévoir. Les revendications principales des gilets jaunes sont connues elles portent sur la fiscalité relative au carburant et plus largement sur la fiscalité générale, c’est-à-dire la justice fiscale et sur le pouvoir d’achat. D’autres  revendications sont relatives à la crise des institutions. L’ensemble de ce cahier revendicatif ne peut être satisfait d’un coup mais que quatre ou cinq mesures symboliques et significatives peuvent permettre d’apaiser le climat  et de donner du sens à l’ouverture de négociations. Tout le monde savait cela. Le Premier ministre y compris. Il n’avait pas besoin de recevoir les gilets jaunes pour être informé. La rencontre avec quelques responsables du mouvement était évidemment de nature politique. « Voyez comme nous sommes ouverts à la discussion a dit le Premier ministre. Le problème, c’est qu’il n’a strictement rien annoncé de nouveau, qu’il ne le pouvait pas et en quelque sorte qu’il a refilé le bébé à Macron. Cela parce qu’il ne dispose pas de marge de responsabilité puisque tout se décide à l’Élysée mais aussi parce qu’il n’est pas mécontent de réexpédier la patate chaude sur Macron qu’il l’a humilié cette semaine lors de l’assemblée nationale. S’il y une rencontre utile, c’est avec Macron, uniquement avec Macron puisque c’est lui qui décide tout et tout seul. Cette rencontre avec le Premier ministre n’était pas une négociation mais un simple échange de politesse. Reçus par le Premier ministre Edouard Philippe vendredi soir, six manifestants du mouvement des “Gilets jaunes” en ont finalement appelé à Emmanuel Macron pour répondre à leurs revendications sur de nombreux sujets, du smic à la fiscalité en passant par l’aménagement du territoire. S’exprimant devant la presse à l’issue de leur entrevue à Matignon, tous ont dit attendre beaucoup de l’intervention du chef de l’Etat prévue en début de semaine prochaine, au sortir d’un week-end où les autorités craignent des débordements violents après un mois de mobilisation dans tout le pays sur le thème du pouvoir d’achat. “La clé, c’est le président de la République qui l’a”, a déclaré Christophe Chalençon. “A lui d’agir en tant que patron de la Nation, père de la Nation.”Bref, l’aveu que cette réunion n’a servi à peu près à rien !

Pourquoi le macronisme est une imposture

Pourquoi le macronisme est une imposture

 

 

La déception vis-à-vis de Macron est d’autant plus importante que certains espéraient un véritable changement chez celui qui incarnait de fait le dégagisme et la rupture avec l’ancienne classe politique. Ceci étant, on doit relativiser la victoire de Macron,  élu comme souvent par effraction, davantage par rejet de François Hollande que par adhésion au projet macroniste On objectera que cette ambiguïté a déjà existé lors d’autres consultations présidentielles. Les élus à la magistrature suprême  se croient  investi pour mettre en œuvre un programme alors qu’ils ne sont réellement soutenus que par 20 à 25 % des électeurs. Macron, lui,   a obtenu 24 % dont 17% des voix de gauche.Des voix qu’il a vite oubliées en menant une politique pour les riches. Aujourd’hui, c’est le retour à ce score puisqu’autour de 80 % des Français rejettent sa politique. L’atout premier de Macron,  c’était sa jeunesse, son culot et surtout le sentiment d’être sorti de nulle part. De s’être  affranchi des partis et autres groupes de pressions. Macron donnait l’impression de n’être ni à gauche ni à droite, bref ailleurs. On sait maintenant que cette élection n’a été permise que par le soutien des milieux financiers avec la médiation de Juillet, ancien secrétaire général de l’Élysée, d’Alain Minc conseiller des plus grands groupes ou encore de Jacques Attali, lui aussi conseiller des princes. Macron a rapidement oublié qu’il avait été ministre d’un gouvernement socialiste pour mettre en place une politique de droite, se hâtant  de distribuer les cadeaux fiscaux aux plus nantis et maintenant à la recherche de ressources pour boucher les trous. Malheureusement la fiscalité a tué le pouvoir d’achat et la croissance. Contrairement aux idées reçues, Macron n’a pas de compétences (ni de formation) en matière économique et il est évident qu’il manifeste une certaine distance voire une condescendance avec le champ social. Bref, Macron est un incompétent dangereux doublé d’un personnage arrogant et prétentieux que l’opinion publique ne supporte plus. Le macronisme est une escroquerie intellectuelle, ce n’est que le retour de la vielle droite avec sa horde de courtisans incapables d’autre chose que de ânonner obséquieusement la parole jupitérienne de Macron. «  J’assume,…. on ne lâche rien, ….on  maintient les réformes, ….on applique le programme. »  Autant de formules creuses qui cachent mal le vide idéologique et l’absence de connaissances des réalités. Le macronisme est une imposture et constitue sans doute aujourd’hui la plus grande menace pour le pays. Du point de vue économique, social mais aussi sociétal. Tout cela finira très mal.

Gilets jaunes : pourquoi la grande peur des institutionnels

 Gilets jaunes : pourquoi la grande peur des institutionnels

 

 

Sur BFM hier ce déroulait un débat entre gilets jaunes et de représentants du gouvernement. Un débat par ailleurs très confus et très mal maîtrisé par les animateurs. On a connu Ruth Elkrief dans une meilleure forme. À plusieurs moments on a pu ainsi constater la peur des institutionnels exprimée par les journalistes avec la mise en accusation des journalistes gilets jaunes qui veulent bousculer la démocratie. Mais qu’est-ce que vous proposez alors ? Ont répété à plusieurs reprises les journalistes. Et les gilets jaunes de répondre simplement : de nouvelles élections. Il est clair que ce mouvement, nombre d’institutionnels des élus bien sûr, des partis politiques mais aussi les médias tellement habitués à dialoguer avec des caciques, des oligarques et des experts à vieilles barbes qui radotent plus souvent. Bref des interlocuteurs dont la sociologie est proche de celle des journalistes qui  partagent  les mêmes idées à la mode concernant la régulation économique et sociale. D’une manière générale les médias accordent une certaine place au mouvement des gilets jaunes mais en manifestant parfois une certaine condescendance, une grande incompréhension aussi. Quelque chose « comme on approuve mais ….. ». C’est vrai de la plupart des institutionnels qu’ils soient politiques, syndicaux, élus, experts. La vérité, c’est que ce type de manifestation constitue aussi une remise en cause de l’intermédiation classique d’organisations qui ont tendance à se scléroser. Ce mouvement comprend en effet des aspects sociaux, économiques mais aussi sociétaux en ce sens que c’est une contestation également de la démocratie telle qu’elle est pratiquée. Contestation du pouvoir en place bien entendu qui s’arroge le pouvoir de matraquer fiscalement les moins nantis mais contestation aussi des institutions, des partis, des syndicats. Une contestation des organisations tout autant que de la pensée culturelle dominante. Une pensée par ailleurs, comme la mode, très évolutive, voir à cet égard l’évolution concernant le diesel. Peut-être demain sur la filière bois aujourd’hui encensée, peut-être demain mise au pilori. Et cette fameuse taxe carbone dont les économistes, Bercy et les écolos attendent des merveilles. Comme si soudain tous s’étaient convertis à la monétarisation des nuisances comme mode de régulation. Or l’environnement est une question sociétale qui ne peut être régulée par le seul signal prix et par le seul marché. La vraie régulation de ce type de problématique passe par une politique de normes et par une politique d’offre industrielle. Une politique qui doit être cohérente et qui ne peut être que progressive. Ce mouvement constitue une sorte de coup de pied dans la fourmilière des institutions qui au mieux roupillent, au pire participent à la dégradation économique et sociale du pays. La grande trouille des institutions c’est que, le même phénomène se reproduise. Bref qu’il devienne une forme d’expression de démocratie vivante sur tous les grands sujets d’intérêt général.  

Gilets jaunes : la colère du rural et des petites villes, pourquoi ?

Gilets jaunes : la colère du rural et des petites villes, pourquoi ?

L’oubli et le mépris du monde rural et des petite villes alimente la colère des gilets jaunes. Selon Une enquête du Cevipof sur les maires des communes de moins de 500 habitants.  Il y a une connexion évidente entre ces viles et villages et le mouvement des gilets jaunes. «Le lien me paraît très clair car cette crise est ancrée dans des réalités locales. Elle trouve d’ailleurs son origine dans la fermeture des services publics (bureaux de poste, centres hospitaliers, maternités…). Ce qui est fondamentalement en cause ces’ la désertification  dune grade partie du territoire. La mode de la métropolisation risque d’aboutir à un aménagement du territoire composé d’un côté d’une dizaine de villes de plus d’un million d’habitants concentrant une majorité d’emplois et de l’autre des zones en voie de régression voire  de désertification. Un non-sens non seulement économique et social mais aussi environnementale et sociétal. En effet l’hyper concentration qui génère effectivement une croissance endogène provoque aussi des dégâts humains et environnementaux catastrophiques. Les créations d’emplois se en effet concentrent depuis une dizaine d’années sur les aires urbaines de plus de 500.000 habitants, zones où l’on trouve les métiers les plus dynamiques – notamment les postes de cadres - au détriment des villes petites et moyennes, constate une étude de France Stratégie. Au total, c’est une douzaine de métropoles régionales qui se partagent quasiment la moitié (46%) des emplois, dont 22% pour Paris et 24% en province. Et ce marché de l’emploi à deux vitesses se creuse. La situation est inédite: entre en 1968 et 1999, la croissance de l’emploi profitait à l’ensemble du pays… avant que les territoires ne se différencient de plus en plus, et que la fracture ne se transforme en fossé entre 2006 et 2013. C’est durant cette période que les aires urbaines de plus de 500.000 habitants ont massivement créé des emplois alors que les villes moyennes, les petites villes et les communes isolées ont subi des pertes, observe l’organisme placé auprès du Premier ministre. Ce phénomène a un nom: la «métropolisation». Or cet aménagement du territoire qui privilégie l’hyper concentration autour de quelques centres conduits le reste à la désertification.  . La mode aujourd’hui est à la métropolisation, c’est à dire à la sururbanisation (qui constitue pourtant une  aberration environnementale) tandis que certaines  petites villes, des villages s’appauvrissent, des villes moyennes stagnent ou régressent. L’élément le plus significatif de cette désertification c’est la raréfaction de l’emploi. Du coup,  les populations sont contraintes de rechercher des embauches de plus en plus loin de leur domicile (20, 30, 50 kms). Jusqu’au  jour où elles décident de quitter leur zone d’habitat pour  rejoindre des zones plus riches en emplois. Pour preuve de cette désertification : la baisse dramatique de la valeur du patrimoine immobilier. Par manque de populations,  les services rétrécissent comme peau de chagrin. Le cœur de la problématique de la désertification, c’est la disparition de l’emploi qui génère mécaniquement la fermeture des commerces et des services. La réactivation des villes moyennes, des  zones rurales défavorisées passe d’abord par une  analyse fine des réalités et de leur évolution sur longue période (emploi, PIB,  population, services etc.) ; aussi  par une prise en compte des  typologies différenciées des zones dont l’approche globale masque les disparités. Au-delà,  il convient d’agir sur les  leviers susceptibles d’abord de fixer la population active existante et d’encourager la création d’emplois. Bien entendu une  commune ne peut, à elle seule, inverser ces tendances lourdes même si elle peut intervenir utilement dans le champ actuel  de sa  responsabilité. Beaucoup de communes se préoccupent de leur développement pour autant l’environnement défavorable limite leur action (fiscalité, réglementation, transport, équipements et services). En fonction de certains scénarios économiques, sociaux et démographiques, en 2040 certains villages se transformeront en zones pour retraités voire même disparaîtront (d’autant qu’à cette date un  Français sur trois aura plus de 60 ans). L’activité économique interagit sur la qualité et le niveau des services et réciproquement. Si on se préoccupe légitimement des équipements et des services publics, par contre le soutien à l’emploi et à l’économie locale en particulier est plus déficient. Or en fonction du rythme de destruction  des emplois locaux, ce devrait être aussi une priorité. Encore une  fois compte tenu de la mode de la « métropolisation » ‘ pas spécifique à la France, il y a fort à parier qu’on pourra attendre encore longtemps des mesures significatives pour le développement rural des zones défavorisées. On ne saurait se limiter  à quelques dispositions certes utiles mais très insuffisantes (couverture internet, bureau de poste, quelques services …peut-être.

Pourquoi Macron ne veut pas lâcher sur l’impôt sur la fortune

Pourquoi Macron ne veut pas lâcher sur l’ impôt sur la fortune

La réponse est relativement simple. Macron a été financé par les banquiers et les riches. En retour d’ascenseur, il a supprimé l’impôt sur la fortune. De toute manière le financement du parti la république en marche pose de sérieux problèmes. Lors de la campagne en effet ce sont seulement quelques dizaines de personnes qui ont fourni la moitié du financement. Des personnes qui évidemment se sont concertées. Les mêmes qui ont choisi Macron. Le jeu en valait la chandelle, ces  généreux donateur ont dépensé quelques millions et en retour ont reçu 3,5 milliards suite à la suppression de l’impôt sur la fortune. On comprendra que Macron est particulièrement gêné pour revenir sur cette récompense accordée à ses soutiens. Pour donner le change la commission de contrôle des comptes de campagne a ordonné une enquête préliminaire sur l’origine de 140 000 € dont a bénéficié la république en marche une goutte d’eau évidemment pour masquer le reste y comprit les énormes ristournes dont a bénéficié Macron lors  de la campagne La plupart des partis politiques font l’objet de soupçons voire d’enquête concernant le financement de la campagne électorale des présidentielles. Pas étonnant chaque candidat dépense de l’ordre de 10 millions pour cette élection. Les ressources classiques des partis politiques ne peuvent évidemment suffire pour satisfaire ce financement. Du coup,  on a recours à des recettes exceptionnelles, des dons mais aussi des financements occultes. On sait par exemple que la république en marche a bénéficié par exemple de réductions tout à fait exceptionnelles sur les prestations de Macron pendant sa campagne. Cette fois il s’agit d’une enquête sur l’origine de 144 000 €. Une goutte d’eau toutefois par rapport coût total de la campagne.   Emmanuel Macron est en effet le candidat qui a le plus dépensé durant la campagne pour l’élection présidentielle, avec plus 16,7 millions d’euros, suivi par le socialiste Benoît Hamon, selon les comptes déposés auprès de la Commission des comptes de campagne publiés au Journal officiel. Avec 16,698 millions de dépenses, le vainqueur de l’élection reste cependant loin du plafond de 22,5 millions autorisé par la loi pour un candidat accédant au second tour. Le candidat d’En Marche! L’a emporté le 7 mai avec 66,1% des voix. En deuxième position, Benoît Hamon, pourtant éliminé dès le 1er tour avec 6,36% des voix, a dépensé 15,072 millions d’euros, selon les comptes déposés à la Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques parus au J.O du 3 août. Les dépenses du candidat socialiste approchent le plafond de 16,8 millions d’euros fixé pour un candidat au 1er tour. Hamon a ainsi dépensé 6,58 euros par vote, loin devant Emmanuel Macron et ses 2 euros par électeurs acquis. Seul Jacques Cheminade fait quasiment jeu égal avec Benoît Hamon en consacrant 6 euros 30 par voix obtenues. C’est un signalement de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, daté du 12 novembre, qui a justifié l’ouverture de cette procédure, contre LREM.  Plusieurs grands partis font l’objet d’enquêtes distinctes sur le financement de leurs activités, notamment le Rassemblement national (ex-Front national), le MoDem de François Bayrou et La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon.

Macron hué et insulté au Puy-en-Velay, pourquoi ?

Macron hué et insulté au Puy-en-Velay, pourquoi ?

 

Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il été conspué et hué à sa sortie de la préfecture du Puy-en-Velay, en Haute-Loire, mardi 4 décembre. C’est évidemment une réaction de mécontentements dans le cadre du mouvement des gilets jaunes. Il faut dire que Macon fait tout pour se faire détester avec ses discours interminables, flous,  prétentieux voire méprisants. Non seulement Macron est difficilement compréhensible  avec ses discours à prétention philosophico- économique (qui plaisent tellement aux « élites » !) mais il n’est même plus écouté par les couches populaires notamment les gilets jaunes ; Son emphase mondaine, sa posture professorale et surtout son arrogance  quasi monarchique ne passent plus. Au delà des aspects quantitatifs qui alimentent le mouvement des gilets jaunes,  c’est le mépris des classes dirigeantes qu’incarne Macron qui est rejeté.  La déception vis-à-vis de Macron est d’autant plus importante que certains espéraient un véritable changement chez celui qui incarnait de fait le dégagisme et la rupture avec l’ancienne classe politique. Ceci étant, on doit relativiser la victoire de Macron,  élu comme souvent par effraction, davantage par rejet de François Hollande que par adhésion au projet macroniste On objectera que cette ambiguïté a déjà existé lors d’autres consultations présidentielles. Les élus à la magistrature suprême  se croient  investis pour mettre en œuvre un programme alors qu’ils ne sont réellement soutenus que par 20 à 25 % des électeurs. Macron, lui, a obtenu 24 %. Aujourd’hui c’est le retour à ce score puisqu’autour de 75 % des Français qui rejettent sa politique. L’atout premier de Macron,  c’était sa jeunesse, son culot et surtout le sentiment d’être sorti de nulle part. De s’être  affranchi des partis et autres groupes de pressions. Macron donnait l’impression de n’être ni à gauche ni à droite, bref ailleurs. On sait maintenant que cette élection n’a été permise que par le soutien des milieux financiers avec la médiation de Pierre Juillet, ancien secrétaire général de l’Élysée, d’Alain Minc conseiller des plus grands groupes ou encore de Jacques Attali, lui aussi conseiller des princes. Macron a rapidement oublié qu’il avait été ministre d’un gouvernement socialiste pour mettre en place dès son élection une politique de droite, se hâtant  de distribuer les cadeaux fiscaux aux plus nantis et maintenant à la recherche de ressources pour boucher les trous. Malheureusement la fiscalité a tué le pouvoir d’achat et la croissance. Contrairement aux idées reçues, Macron n’a pas de compétences (ni de formation) en matière économique et il est évident qu’il manifeste une certaine distance voire une condescendance avec le champ social. Bref, Macron est un incompétent dangereux doublé d’un personnage arrogant et prétentieux que l’opinion publique ne supporte plus. Le macronisme est une escroquerie intellectuelle, ce n’est que le retour de la vielle droite avec sa horde de courtisans incapables, qui se contentent d’ânonner obséquieusement la parole jupitérienne de Macron. «  J’assume,…. on ne lâche rien, ….on  maintient les réformes, ….on applique le programme. »  Autant de formules creuses qui cachent mal le vide idéologique et l’absence de connaissances des réalités. Le macronisme est une imposture et constitue sans doute aujourd’hui la plus grande menace pour le pays. Du point de vue économique, social mais aussi sociétal.

Mouvement Gilets jaunes : pourquoi la grande trouille des institutionnels

Mouvement Gilets jaunes : pourquoi la grande trouille des institutionnels

 

 

D’une manière générale les médias accordent une certaine place au mouvement des gilets jaunes mais en manifestant parfois une certaine condescendance, une grande incompréhension aussi. Quelque chose « comme on approuve mais ….. ». C’est vrai de la plupart des institutionnels qu’ils soient politiques, syndicaux, élus, experts. La vérité, c’est que ce type de manifestation constitue aussi une remise en cause de l’intermédiation classique d’organisations qui ont tendance à se scléroser. Ce mouvement comprend en effet des aspects sociaux, économiques mais aussi sociétaux en ce sens que c’est une contestation également de la démocratie telle qu’elle est pratiquée. Contestation du pouvoir en place bien entendu qui s’arroge le pouvoir de matraquer fiscalement les moins nantis mais contestation aussi des institutions, des partis, des syndicats. Une contestation des organisations tout autant que de la pensée culturelle dominante. Une pensée par ailleurs, comme la mode, très évolutive, voir à cet égard l’évolution concernant le diesel. Peut-être demain sur la filière bois aujourd’hui encensée, peut-être demain mise au pilori. Et cette fameuse taxe carbone dont les économistes, Bercy et les écolos attendent des merveilles. Comme si soudain tous s’étaient convertis à la monétarisation des nuisances comme mode de régulation. Or l’environnement est une question sociétale qui ne peut être régulée par le seul signal prix et par le seul marché. La vraie régulation de ce type de problématique passe par une politique de normes et par une politique d’offre industrielle. Une politique qui doit être cohérente et qui ne peut être que progressive. Ce mouvement constitue une sorte de coup de pied dans la fourmilière des institutions qui au mieux roupillent, au pire participent à la dégradation économique et sociale du pays. La grande trouille des institutions c’est que, le même phénomène se reproduise. Bref qu’il devienne une forme d’expression de démocratie vivante sur tous les grands sujets d’intérêt général.  

 

« Macron, démission » , pourquoi ?

« Macron, démission » , pourquoi ?

 

C’est sans doute le slogan qui sera le plus scandé lors de la manifestation des gilets jaunes. Certains verront dans ce slogan une certaine  coloration politique de l’opposition en particulier de l’extrême droite. De ce point de vue,  on ne saurait nier qu’il y a tentative de récupération de la part d’une opposition qui ne peut cependant ignorer l’ampleur du mécontentement. Car de toute évidence,  la mobilisation ne se concentre pas uniquement autour de l’augmentation des prix du carburant, elle  enveloppe la fiscalité tout entière et au-delà l’échec de la politique économique et sociale de Macron. Macron  qui a même avoué dans sa dernière expression publique – «Je n’ai pas vraiment réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants», Une réconciliation effectivement impossible quand d’une part les résultats de la croissance, de l’emploi, pouvoir d’achat  aussi désespérément lamentables et « en même temps » injustes. La déception se nourrit de l’absence totale de résultat et le pire est à venir comme le prévoit les instituts de prévision. Mais la révolte découle aussi de l’attitude quasi monarchique d’un Macron condescendant et arrogant. Un président complètement hors sol qui veut imposer de dépenser 30 000 € pour une voiture dite écologique et 10 000 € pour le remplacement d’une chaudière à fuel. Des propositions complètement irresponsables et folles. Pas étonnant si Macron s’écroule totalement dans les sondagesIl y a de toute évidence quelque chose de pathétique dans la dégringolade de la popularité de Macron vis-à-vis de l’opinion publique. Depuis maintenant quatre mois le président ne cesse de chuter dans tous les sondages 75% soutiennent le mouvement des gilets jaunes ; Ce qui est pathétique, c’est que désormais quoi qu’il dise quoi qu’il fasse, Macron, n’est plus crédible. Cela d’abord en raison de résultats économiques catastrophiques. En effet alors qu’on espérait une croissance de 2,3 % en 2018 on avait retenu, on atteindra seulement de 1,5 %. Un niveau particulièrement dangereux (on avait retenu 2% dans le budget), celui qui commence à faire augmenter le chômage et qui provoque des déséquilibres financiers. Non seulement rien n’a changé depuis Macron mais la situation s’est détériorée. Comme tous les autres politiques, Macron a cru pouvoir changer la société par des lois et des décrets et en plus en se privant de la médiation des corps intermédiaires. Une erreur stratégique grave. D’abord parce que Macron ne connaît les réalités sociales et économiques qu’à travers les discussions de salon des élites, deuxièmement parce qu’il se prive des relais d’opinion que constituent les organisations politiques, professionnelles, syndicales et même des médias. La posture d’arrogance qu’il a adoptée vis-à-vis de tous ses interlocuteurs y compris vis-à-vis des collaborateurs proches est devenue intolérable. Son message ne passe plus d’autant moins qu’ il a choisi de privilégier les plus aisés. Si les résultats économiques étaient au rendez-vous, on lui pardonnerait sans doute un peu cette posture jupitérienne. Malheureusement, les résultats sont absents. En raison bien sûr de la dégradation de la situation internationale mais pas seulement ; il y a des raisons supplémentaires en France liées aux erreurs de gestion du pays par exemple ce manque d’équilibre entre orientation économique et orientation sociale. Au boulet de l’arrogance, Macron ajoute maintenant le boulet de l’incompétence. Une situation qui n’est pas vraiment surprenante car ceux qui connaissent un peu les milieux politiques et économiques et qui savent que Macron  ne dispose que d’une formation littéraire et que ses relations avec les réalités sociales et économiques ne sont qu’approximatives. Et ce n’est pas son passage éclair chez Rothschild qui a pu combler cette lacune. Les mauvaises nouvelles s’accumulent donc pour Emmanuel Macron. Après un été plombé par l’affaire Benalla,  la cote de popularité du président de la République continue de se dégrader pour atteindre son point le plus bas depuis son élection en mai 2017. Juridiquement sa légitimité ne peut être mise en cause, mais politiquement «  le slogan Macron démission » se justifie.

Gilets jaunes : : pourquoi la grande trouille des institutionnels ?

Gilets jaunes : : pourquoi la grande trouille des institutionnels ? 

 

 

D’une manière générale, les médias accordent une certaine place au mouvement des gilets jaunes mais en manifestant parfois une certaine condescendance. Quelque chose « comme on approuve mais ….. ». C’est vrai de la plupart des institutionnels qu’ils soient politiques, syndicaux, élus, experts. La vérité, c’est que ce type de manifestation constitue aussi une remise en cause de l’intermédiation classique d’organisations qui ont tendance à se scléroser. Ce mouvement comprend en effet des aspects sociaux, économiques mais aussi sociétaux en ce sens que c’est une contestation également de la démocratie telle qu’elle est pratiquée. Contestation du pouvoir en place bien entendu qui s’arroge le pouvoir de matraquer fiscalement les moins nantis mais contestation aussi des institutions, des partis, des syndicats. Une contestation des organisations tout autant que de la pensée culturelle dominante. Une pensée par ailleurs, comme la mode, très évolutive, voir à cet égard l’évolution concernant le diesel. Peut-être demain sur la filière bois aujourd’hui encensée, peut-être demain mise au pilori. Et cette fameuse taxe carbone dont les économistes, Bercy et les écolos attendent des merveilles. Comme si soudain tous s’étaient convertis à la monétarisation des nuisances comme mode de régulation. Or l’environnement est une question sociétale qui ne peut être régulée par le seul signal prix et par le seul marché. La vraie régulation de ce type de problématique passe par une politique de normes et par une politique d’offre industrielle. Une politique qui doit être cohérente et qui ne peut être que progressive. Ce mouvement constitue une sorte de coup de pied dans la fourmilière des institutions qui au mieux roupillent au pire participent à la dégradation économique et sociale du pays. La grande trouille des institutions c’est que, quelque soit la hauteur de la mobilisation de ce 17 novembre, le même phénomène ce reproduise. Ce qui est probable à condition évidemment qu’il n’y ait pas de récupération politique par les extrêmes de droite ou de gauche, à condition que ce mouvement conserve son essence originelle et ne se transforme pas en organisation politique. Bref qu’il demeure une forme d’expression de démocratie vivante.  

« Macron, démission » , pourquoi ?

« Macron, démission » , pourquoi ?

 

C’est sans doute le slogan qui sera le plus scandé lors de la manifestation des gilets jaunes. Certains verront dans ce slogan une certaine  coloration politique de l’opposition en particulier de l’extrême droite. De ce point de vue,  on ne saurait nier qu’il y a tentative de récupération de la part d’une opposition qui ne peut cependant ignorer l’ampleur du mécontentement. Car de toute évidence,  la mobilisation ne se concentre pas uniquement autour de l’augmentation des prix du carburant, elle  enveloppe la fiscalité tout entière et au-delà l’échec de la politique économique et sociale de Macron. Macron  qui a même avoué dans sa dernière expression publique – «Je n’ai pas vraiment réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants», Une réconciliation effectivement impossible quand d’une part les résultats de la croissance, de l’emploi, pouvoir d’achat  aussi désespérément lamentables et « en même temps » injustes. La déception se nourrit de l’absence totale de résultat et le pire est à venir comme le prévoit les instituts de prévision. Mais la révolte découle aussi de l’attitude quasi monarchique d’un Macron condescendant et arrogant. Un président complètement hors sol qui veut imposer de dépenser 30 000 € pour une voiture dite écologique et 10 000 € pour le remplacement d’une chaudière à fuel. Des propositions complètement irresponsables et folles. Pas étonnant si Macron s’écroule totalement dans les sondagesIl y a de toute évidence quelque chose de pathétique dans la dégringolade de la popularité de Macron vis-à-vis de l’opinion publique. Depuis maintenant quatre mois le président ne cesse de chuter dans tous les sondages 75% soutiennent le mouvement des gilets jaunes ; Ce qui est pathétique, c’est que désormais quoi qu’il dise quoi qu’il fasse, Macron, n’est plus crédible. Cela d’abord en raison de résultats économiques catastrophiques. En effet alors qu’on espérait une croissance de 2,3 % en 2018 on avait retenu, on atteindra seulement de 1,5 %. Un niveau particulièrement dangereux (on avait retenu 2% dans le budget), celui qui commence à faire augmenter le chômage et qui provoque des déséquilibres financiers. Non seulement rien n’a changé depuis Macron mais la situation s’est détériorée. Comme tous les autres politiques, Macron a cru pouvoir changer la société par des lois et des décrets et en plus en se privant de la médiation des corps intermédiaires. Une erreur stratégique grave. D’abord parce que Macron ne connaît les réalités sociales et économiques qu’à travers les discussions de salon des élites, deuxièmement parce qu’il se prive des relais d’opinion que constituent les organisations politiques, professionnelles, syndicales et même des médias. La posture d’arrogance qu’il a adoptée vis-à-vis de tous ses interlocuteurs y compris vis-à-vis des collaborateurs proches est devenue intolérable. Son message ne passe plus d’autant moins qu’ il a choisi de privilégier les plus aisés. Si les résultats économiques étaient au rendez-vous, on lui pardonnerait sans doute un peu cette posture jupitérienne. Malheureusement, les résultats sont absents. En raison bien sûr de la dégradation de la situation internationale mais pas seulement ; il y a des raisons supplémentaires en France liées aux erreurs de gestion du pays par exemple ce manque d’équilibre entre orientation économique et orientation sociale. Au boulet de l’arrogance, Macron ajoute maintenant le boulet de l’incompétence. Une situation qui n’est pas vraiment surprenante car ceux qui connaissent un peu les milieux politiques et économiques et qui savent que Macron  ne dispose que d’une formation littéraire et que ses relations avec les réalités sociales et économiques ne sont qu’approximatives. Et ce n’est pas son passage éclair chez Rothschild qui a pu combler cette lacune. Les mauvaises nouvelles s’accumulent donc pour Emmanuel Macron. Après un été plombé par l’affaire Benalla,  la cote de popularité du président de la République continue de se dégrader pour atteindre son point le plus bas depuis son élection en mai 2017. Juridiquement sa légitimité ne peut être mise en cause, mais politiquement «  le slogan Macron démission » se justifie.

La fin de Merkel, pourquoi ?

 La fin de Merkel, pourquoi ?

Une analyse de  sur Xerfi Canal sur  les causes économiques et sociales profondes de la déroute de Merkel (reprise par la Tribune)

 

« En Allemagne, la désaffection des électeurs à l’égard des partis de la grande coalition au pouvoir, la CDU-CSU et le SPD, a des causes économiques et sociales que l’on décrypte mal de ce côté-ci du Rhin. Elle reflète en effet, comme dans un jeu de miroir, l’attrition continue des classes moyennes qui constituent la base électorale traditionnelle de ces partis qui ont gouverné tour à tour ou ensemble le pays pendant des décennies. La réussite économique allemande est en apparence éclatante quand on la mesure à l’aune des chiffres de l’emploi ou des excédents commerciaux ou budgétaires. On sait, en même temps, qu’elle est loin de bénéficier à tout le monde : la montée des inégalités, la pauvreté et de la précarité doit être pointée du doigt. On sait aussi que les réformes du système social et du marché du travail du gouvernement SPD de Gerhard Schröder ont en réalité transformé beaucoup de chômeurs d’hier en travailleurs précaires d’aujourd’hui. Mais le changement de logiciel du modèle allemand n’est pas toujours perçu. En vérité, le modèle de « l’économie sociale de marché » a été profondément remis en question depuis 20 ans. Il y a d’abord le statut des salariés. Outre-Rhin, les conventions collectives négociées dans les branches ne s’appliquent qu’aux entreprises ayant adhéré à ce système paritaire. Or la part des salariés bénéficiant d’une convention collective de branche ou d’un accord spécifique à l’entreprise a fondu de 19 points au cours des 19 dernières années, pour ne plus toucher, grosso modo, qu’un salarié sur deux. Selon Destatis, l’office fédéral des statistiques, 43,3% des salariés des Länder de l’Ouest n’avaient, en 2017, aucune garantie de conditions de travail au-delà du minimum légal, et cette proportion atteignait même 55,7% dans l’ex-RDA. En effet, de nombreuses entreprises ont créé des filiales n’adhérant pas aux accords de branche, et n’étant pas liées par leurs hausses de salaires négociées, leurs primes et leurs conditions d’emploi favorables. Elles ont aussi externalisé, sous-traité, et conditionné leurs nouveaux investissements à l’acceptation de conditions de travail moins favorables, tout en usant et en abusant des services des travailleurs détachés ou frontaliers d’Europe de l’Est. C’est aussi dans ce monde du travail inégal que doivent s’intégrer désormais les réfugiés et les migrants que l’Allemagne a accueilli. Un tel recul des conditions de travail a été permis par l’affaiblissement du mouvement syndical. Si les chiffres restent impressionnants dans quelques grandes entreprises industrielles, le taux de syndicalisation, passé sous la barre des 20%, est désormais inférieur à celui du Royaume-Uni. Après les réformes Schröder, Angela Merkel, tout en gouvernant au centre, n’a apporté que des corrections marginales aux tendances lourdes en défaveur des salariés, se contentant d’édicter d’un salaire minimum peu ambitieux sous la pression de ses partenaires européens. Or l’effet structurel de ces changements sociaux menace à son tour sa base sociale et électorale de classes moyennes. Il est aussi aggravé par deux facteurs. D’abord, dans une Allemagne âgée, les réformes passées des retraites se conjuguent avec un effet-retard du développement des formes atypiques d’emploi, comme les minijobs, dont les droits à la retraite sont, comme les cotisations, symboliques. Ensuite, la bulle immobilière qui a prospéré ces dernières années touche de plein fouet les classes moyennes. L’Allemagne, qui se méfie des bulles financières, avait été longtemps épargnée mais la période prolongée de bas taux d’intérêt a fini par importer le problème, renchérissant le prix des logements et créant des fractures spatiales et sociales dans les métropoles. Si les Allemands sont moins souvent propriétaires de leur logement que les Français, ils n’en sont pas pour autant épargnés : lors des relocations, les loyers ont progressé l’an dernier de 9,25% dans les grandes métropoles, souligne la Bundesbank, une tendance qui ne s’est pas calmée depuis. On perçoit bien, finalement, la conjugaison de facteurs économiques et sociaux qui remettent en cause la direction de l’Allemagne par les partis traditionnels de gouvernement. La situation politique apparait aujourd’hui inextricable, et l’avenir d’Angela Merkel comme chancelière est derrière elle. Mais l’on perçoit encore mal sur quel nouveau compromis politique économique et social une nouvelle équipe pourrait prendre la tête la première puissance économique européenne. »

 

Succession porte-avions Charles-de-Gaulle : pourquoi un seul ?

Succession porte-avions Charles-de-Gaulle : pourquoi un seul ?

Vers 2040 le seul porte avion de la France devra être remplacée Florence Parly a annoncé « le programme de renouvellement » du porte-avions Charles-de-Gaulle, qui est évalué à 4,5 milliards d’euros. En fait il s’agit surtout du lancement d’une étude. Le successeur du Charles-de-Gaulle ne sera mis en service que vers 2035. La question peut vraiment se poser quant à l’intérêt d de la construction d’un seul porte-avions. Ou alors il faut demander à nos ennemis potentiels de suspendre les périodes de conflit pendant l’entretien indispensable de ce seul  porte-avions. Il est clair que pour une stratégie militaire efficace, le pays doit disposer de deux porte-avions. Ou alors de rien du tout. C’est lavis d’un expert, Jean-Sylvestre Mongrenier, chercheur à l’Institut Français de Géopolitique (Paris VIII)

« Le problème réside dans la possession d’un seul porte-avions, contraint à de longs arrêts techniques du fait de sa propulsion nucléaire. Pendant ces intermittences, de nouvelles crises sont susceptibles de se produire, prenant la France au dépourvu. L’évidence, il faut envisager la construction d’un deuxième porte-avions, de sorte que l’une des «  plates-formes  » soit en permanence à la mer, ce qui augmenterait la capacité à gérer des crises et à projeter sa puissance, au Moyen-Orient comme sur d’autres théâtres. Il ne s’agit pas de satisfaire une forme d’égotisme national ou d’ouvrir une vaine querelle de prestige. Alors que les Etats-Unis redistribuent une partie de leurs moyens navals vers l’Asie-Pacifique, l’enjeu consiste à «  partager le fardeau  » de la sécurité … »

Bourse-marchés financiers : en baisse pourquoi ?

Bourse-marchés financiers : en baisse pourquoi ?

Les marchés financiers bousculés en raison des incertitudes économiques et politiques en Europe et ailleurs. . D’abord, il y a le tassement général de l’activité confirmée récemment par le fonds monétaire international en 2018, en 2019 et en 2020. Ensuite les conséquences de la guerre commerciale lancée par le président des États-Unis  en direction de la Chine puis vers d’autres pays. La conséquence de l’augmentation des droits de douane se traduira par un frein aux échanges internationaux et une dégradation de la compétitivité. Enfin il y a la bulle de la dette qui risque d’éclater avec la remontée des taux d’intérêt au moment précis où l’activité voit  sa croissance se tasser.  On avait noté que le fonds monétaire international n’avait guère traité  du risque de l’éclatement de la bulle financière du fait de la remontée de l’inflation et du tassement de l’activité. Dans un rapport récent,  le FMI se concentrait surtout sur le tassement économique pour les années 2018, 2019 et 2020.  L’analyse a été complétée  par le fonds monétaire international avec son rapport sur la situation financière. Cette fois, le FMI rejoint les inquiétudes de la BRI (banque des banques) sur le cercle non vertueux que représente la montée de l’inflation alors  que l’activité ne progresse pas autant que prévu et que l’endettement a rarement atteint un tel niveau. Si le constat de la BRI est juste par contre des propositions peuvent justifier une certaine contestation La BRI invite à réduire l’endettement partout : des Etats, des banques, des particuliers et les banques centrales ; Oui mais comment faire ? La banque des règlements internationaux parle d’or : trop d’endettement partout : banques centrales, Etats, entreprises et particuliers ; Elle n’a pas totalement tort mais ne dit pas comment faire ; elle aussi atteint les limite de sa pertinence. Sur le constat,  on peut difficilement être en désaccord mais dire qu’il faut des réformes structurelles est un peu vague. Autant dire clairement qu’il faut engager un politique d’austérité partout. Avec le risque de tuer la consommation, les échanges extérieurs, les investissements et finalement la croissance. On aurait aimé évidemment que la BRI (ou le FMI)  fasse des propositions pour mieux réguler le système financier mais là il ya peut-être des limites à ne pas franchir. Les banques centrales ont été poussées à leurs limites par la crise économique et ne peuvent pas se substituer aux gouvernements qui doivent accélérer le rythme des réformes budgétaires et structurelles, a pourtant averti dimanche la Banque des règlements internationaux (BRI). « Cinq années après le début de la crise financière, l’économie mondiale est loin d’avoir atteint les objectifs d’une croissance équilibrée », a estimé Stephen Cecchetti, responsable de la division économique et monétaire de la BRI, la banque centrale des banques centrales.  Au lieu d’une consolidation, l’institut d’émission de Bâle (nord de la Suisse) a identifié un certain nombre de « faiblesses structurelles » qui empêchent la mise en œuvre de réformes, a-t-il averti lors d’une conférence de presse téléphonique.  Face aux problèmes générés par la crise financière, qui a provoqué en 2008 l’effondrement de la banque américaine Lehmann Brothers, et la crise des dettes publiques qui secoue depuis plus de deux ans la zone euro, les banques centrales ont joué le rôle de pompier, mais leurs capacités à secourir les Etats arrivent à bout, a averti M. Cecchetti.  Il y des limites bien définies à ce que les banques centrales peuvent faire. Elles ne peuvent pas réparer les bilans, elles ne peuvent pas augmenter la productivité et elles ne peuvent pas placer la politique sur la voie de la pérennité », a insisté le spécialiste.  Dans son rapport annuel, la BRI, qui regroupe une soixantaine de banques centrales, explique que les instituts d’émission ont considérablement gonflé leurs bilans en rachetant notamment des obligations d’Etat.  L’ensemble des banques centrales ont ainsi vu leurs actifs bondir à 18.000 milliards de dollars (14.356 milliards d’euros), soit environ 30% du produit intérieur brut mondial (PIB), deux fois plus qu’il y a dix ans.  L’établissement bâlois, dirigé par l’Espagnol Jaime Caruana, ne mâche pas ses mots à l’encontre des gouvernements, trop lents, selon lui, à résorber l’endettement public et à s’attaquer aux problèmes structurels.  La période de taux d’intérêts historiquement bas « est en grande partie le résultat de l’action insuffisante des gouvernements face aux problèmes structurels » de l’endettement, de la faible croissance et du chômage, a ainsi estimé la BRI.  Selon cette dernière, « les banques centrales sont obligées de prolonger le stimulus monétaire, alors que les gouvernements traînent des pieds et que les ajustements (nécessaires) sont retardés ».  Les banques centrales ont injecté des milliards de liquidités pour empêcher le système financier de s’écrouler et ont fortement réduit leurs taux directeurs pour soutenir l’économie.  Mais la crise des dettes publiques ne touche pas seulement les pays occidentaux, où la dette publique est passée depuis 2007 de 75% du PIB à plus de 110%. Dans les pays émergents, l’envolée des crédits et des prix a masqué des « faiblesses structurelles » dans les comptes publics.  Le secteur public n’est pas le seul en cause, mais également les banques qui tardent à se recapitaliser, a souligné la BRI, alors que l’agence de notation Moody’s a dégradé 15 grandes banques occidentales pour mieux refléter la volatilité et le risque de pertes importantes liés à leurs activités mondiales.   »Malgré leurs efforts de recapitalisation, de nombreuses banques demeurent fortement endettées, notamment celles qui apparaissent bien capitalisées mais qui en fait sont excessivement endettées », a estimé le rapport.  Face à ces difficultés, la BRI a appelé à « briser le cercle vicieux », demandant aux banques à se recapitaliser, aux gouvernements à équilibrer leurs comptes publics et aux entreprises et aux ménages à réduire leur endettement. Conclusion, il va falloir s’habituer à des mouvements de yo-yo sur une tendance baissière en attendant le coup de tabac.

La programmation de l’énergie repoussée : pourquoi ?

 La programmation de l’énergie repoussée : pourquoi ?

 

Il est clair que le report de la de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), traduit la fébrilité du gouvernement pour annoncer clairement la priorité absolue pour le nucléaire ; les autres sources d’énergie n’étant soutenues que pour masquer la priorité aux centrales actuelles dont la durée de vie sera prolongée de 20 à 30 ans et la priorité au développement de la filière EPR. De ce point de vue, la  consultation publique sur la programmation pluriannuelle de l’énergie a constitué véritable arnaque parce que la question nucléaire n’était  pas en débat. L’objectif de 50% de part du nucléaire en 2025 est reporté de 20 à 30 ans en réalité. Les scénarios d’EDF, du ministère ou de RTE sont complètement divergents. Officiellement on devait fermer de réacteurs mais Macron a annoncé le développement d’autres ! En fait, tout cela relève du cirque car la France ne peut réduire pour l’instant la part du nucléaire d’autant que d’énorme investissements sont réalisés notamment le grand carénage. Certes on pourra fermer ici ou là quelques réacteurs mais on prolongera la vie de la plupart de autres. LE PPE ( programmation énergétique)   constitue de la poudre aux yeux pour masquer la réalité à savoir qu’on ne peut se passer de la part du nucléaire en quelques années et qu’en plus la France joue sur le nucléaire pour sa politique de réductions des émissions polluantes qui menace le climat.  Pour preuve, EDF, a déjà commencé à intégrer une prolongation de ses réacteurs de 900 MW jusqu’à leurs 50 ans, évoque régulièrement la possibilité d’aller jusqu’à 60 ans, comme c’est le cas aux États unis pour des réacteurs similaires. L’entreprise commence également à communiquer sur de plus petits modèles baptisés SMR (small modular reactors), d’une puissance d’environ 160 MW (au lieu des 1.650 MW de l’EPR), pour renouveler le parc. Pour faire avaler la pilule du nucléaire indispensable, on a attribué uen enveloppe de 150 millions au ministère de l’écologie  pour faire joujou notamment avec des éoliennes improductives. En fait Macron se sert de l’écologie pour donner un coup de peinture verte sur la politique énergétique. En fait, on craint que l’annonce de la politique énergétique ne vienne encore affaiblir la popularité du Chef de l’Etat. La justification de la concertation de dernière minute est peu crédible. “Le travail d’instruction et de concertation se poursuit”, dit-on de source gouvernementale. “Il n’y a pas de retard, seulement la volonté de prendre le temps nécessaire sur des sujets aussi fondamentaux que le dérèglement climatique et le prix de l’énergie.” Le président de la République réunira mercredi une trentaine de personnes, dont des dirigeants d’entreprises et d’organismes de recherche, pour une “séance de travail” consacrée à la question de l’énergie.

Livret A en baisse pourquoi ?

Livret A en baisse pourquoi ?

 

Baisse du livret A en septembre. En cause les dépenses de rentrées scolaires mais aussi fiscales ; Il faut y ajouter l’inquiétante hausse du carburant. Les retraits d’argent sur les livrets A ont été supérieurs aux dépôts au mois de septembre à hauteur de 410 millions d’euros, selon des données publiées mardi par la Caisse des dépôts. A noter aussi l’influence de la très faible rémunération (0.75%) très en dessous de l’inflation (2.3% e tendance annuelle).

La tendance à la décollecte se confirme aussi avec le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) qui enregistre des retraits supérieurs aux dépôts pour un montant de 410 millions d’euros. La collecte cumulée du LDDS, héritier du LDD étendu l’an dernier au financement de l’économie sociale et solidaire, s’est élevée à 1,80 milliard d’euros contre 1,94 milliard l’an dernier sur ce même mois.

Au total, l’encours des placements réalisés sur les deux produits tous guichets confondus atteignait 388,7 milliards d’euros à fin septembre contre 374,9 milliards d’euros l’an dernier.

De moins en moins de syndiqués : pourquoi

De moins en moins de  syndiqués : pourquoi

 

 

Le ministère du travail vient d’actualiser ses résultats concernant la syndicalisation en France. Un chiffre qui dépasse à pine 10 %. De toute façon, un chiffre approximatif car il n’y a pas de critères communs aux syndicats pour définir  ce qu’est réellement un adhérent. Tout dépend en effet du nombre de timbres mensuels réellement payés. premières observations si ce taux de syndicalisation paraît particulièrement faible en France, mais  le phénomène n’est pas même s’il faut constater d’une érosion régulière. Le nombre de syndiqués n’a jamais dépassé les 30 % en France dans les années fastes. Plusieurs facteurs explicatifs. Peut-être à bord des syndicats trop nombreux avec quatre ou cinq grandes confédérations et une multitude de syndicats corporatistes qui se font concurrence, souvent se combattent et déconsidèrent  de ce fait le syndicalisme. Notons que les gouvernements et le patronat ont largement encouragé cette extrême division syndicale qui permet ainsi de mieux régner. La seconde raison est peut-être encore plus fondamentale à savoir que tout est fait pour que le syndicalisme n’ait pas d’objet social afin de la  cantonner à un rôle de contestation souvent stérile. Sans véritable reconnaissance,  le syndicat est d’attirer loin des meilleurs. Dans nombre d’organisations ce sont les plus radicaux et les plus médiocres qui émergent. La responsabilité  en incombe surtout aux différents gouvernements de gauche qui plus encore que les gouvernements de droite ont méprisé le syndicalisme. On est loin du syndicalisme de l’Allemagne qui permet d’associer les salariés à la gestion des entreprises. Ce qui du coup rend possible une meilleure appropriation de la problématique entrepreneuriale et rend possible des compromis favorables tant pour les entreprises que pour les salariés.-Pas étonnant dans ces conditions que la syndicalisation soit faible en France. Le ministère du travail constate qu’en   2016, le taux de syndicalisation atteignait 11% de l’ensemble des salariés, fonction publique et secteurs privés confondus. Ce chiffre marque un et qu’on le cantonne e petite baisse par rapport au dernier rapport, daté de 2013: 11,2% des salariés se déclaraient alors membres d’un syndicat. En France métropolitaine, le taux est établi à 10,8%, contre 11% trois ans plus tôt. Dans l’ensemble, le rapport montre quatre grandes disparités. La première concerne le type de structure: en effet, la fonction publique conserve un taux deux fois plus élevé, à 19,1% (contre 19,8% en 2013), à comparer aux 8,4% des secteurs privés (8,7% trois ans plus tôt). La baisse du premier secteur est toutefois plus notable en trois ans.  Sur le long terme, le taux de syndicalisation des salariés en France métropolitaine baisse régulièrement depuis plusieurs décennies. Etabli à 30,1% des salariés en 1949, il est passé à 17% en 1967, avant de remonter légèrement à 20% l’année suivant les événements de mai 1968. Il a ensuite chuté tout au long des années 1980, atteignant même 9,4% des salariés en 1993. Stagnant autour de 10,7% entre 1996 et 2005, il est par la suite légèrement remonté à 11% des salariés en 2013, avant d’atteindre son niveau actuel.

 

Pourquoi un appel public sur le Bon coin pour remplacer Collomb ?

Pourquoi un appel public sur le Bon coin pour remplacer Collomb ?

 

Visiblement la démission surprise de Gérard Collomb constitue un véritable bourbier pour Emmanuel Macron. Difficile en tout cas de trouver un successeur à la hauteur. On pourrait imaginer la nomination d’un politique : comme Bayrou par exemple ou Borloo mais on sait que le chef de l’État se méfie de l’indépendance de politique de poids :. La preuve, il n’a pas su maîtriser les conditions de départ de Gérard Collomb. Par ailleurs les personnalités charismatiques et qui comptent politiquement se font rares autour de Macron car ce dernier a pris un soin particulier à écarter ceux qui seraient susceptible de lui faire de l’ombre. On pourrait évidemment prendre un technicien, il n’en manque pas dans les services de la police mais politiquement cela n’apporterait pas grand chose. Il faut en effet un personnage politique solide pour gérer notamment les enjeux centraux que constituent la sécurité, la crise migratoire, les violences et autres trafic de drogue dans les quartiers sensibles. Autour de lui, Macon ne peut guère compter que sur Benjamin Griveaux ou Castaner, déjà mis à toutes les sauces. , on pourrait peut-être faire une sujétion au président de la république, à savoir, comme pour la liste des candidats européenne, faire un appel public à candidature sur le Bon coin le meilleur site de vente

Manuel Valls à Barcelone, pourquoi ?

Manuel Valls à Barcelone, pourquoi ?

 

 

On peut être partagé à propos de la candidature de Manuel Valls comme futur maire de Barcelone. D’un côté il agace. Mais il faut bien reconnaître aussi qu’il faut un certain courage pour affronter l’électorat catalan car la bataille est loin d’être gagnée d’avance. De toute façon l’horizon politique était bouché pour Valls en France. En effet le créneau ni gauche, ni droite est pour l’instant occupé par Macon. Par ailleurs Valls a tout fait pour écarter Macon de la loi dite El Khomri justement pour le priver d’une exposition médiatique qui ferait trop de concurrence. L’horizon se ferme donc pour Manuel Valls. Un Valls qui n’est pas sans qualité mais dont les défauts lassent ses soutiens ; bref l’aboyeur ne fait plus recette, il a trop tiré sur la ficelle de donneur de leçon. La posture martiale de ce Clemenceau d’opérette a fatigué toute le monde au PS bien sûr mais aussi à LREM où on se méfie de lui. Du coup,  Valls pense va présenter en Catalogne. L’actuel député apparenté En marche ! se présenterait sous les couleurs de Ciudadanos, un parti de centre droit, social-libéral, attaché à la laïcité et opposé à l’indépendance catalane.  Manuel Valls intéresserait fortement le parti Ciudadanos, qui n’a pour l’instant dans ses rangs aucun candidat sérieux à la mairie de Barcelone. Il faut quand même reconnaître un certain courage à Manuel Valls qui est l’un des premiers à faire du nomadisme politique en Europe. On ne peut que se réjouir de ce brassage politique et qui ne souhaiterait pas par exemple qu’un jour qu’Angela  Merkel devienne maire de Paris !

 

12345...12



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol