Archive pour le Tag 'pourquoi ?'

Vague de chaleur : pourquoi ?

Vague de chaleur : pourquoi ?

 

Tristan Amm, prévisionniste à Météo Frances s’explique sur la vague de chaleur actuelle (sur France Info, extrait).

 Quelle est l’ampleur de cette vague de chaleur ?

Tristan Amm : Cette vague de chaleur est très remarquable. Elle est principalement due à un flux de sud assez puissant, qui apporte de l’air chaud du Maghreb, et à une dépression située sur l’Atlantique. Des records pour un mois de septembre ont été battus en Bretagne et cela pourrait recommencer ce mardi. La chaleur va stagner aujourd’hui et peut-être s’intensifier, avec des maximales qui vont dépasser les 30°C.

Si l’on observe 4 jours consécutifs >= 30°C à #Paris comme c’est prévu (de dimanche à mercredi), ça sera du jamais vu en septembre depuis le changement d’abri (mai 1948) à Montsouris. Cela ferait en tout 12 jours >= 30 °C pour 2021, (moyenne 1981-2010 : 11). En 2018 : 26 jours. pic.twitter.com/pzIqfVbpwx

— Francois Jobard (@Francois_Jobard) September 6, 2021

Dans le Morbihan, l’île de Groix, une station ouverte en 1921, a battu son record mensuel avec 31,1°C (+0,1°C par rapport au record de 1929), tout comme Saint-Ségal (Finistère, +0,5°C, à 31,1°C), ouverte en 1985. Biscarrosse (Landes) a égalé son record, avec 36,5°C. C’est une vague de chaleur d’une forte intensité, mais qui, comparée à 2020, est un cran en dessous. Autour de la mi-septembre, nous avions eu un épisode de fortes chaleurs, avec des maximales autour des 35°C (34,7°C à Lille, 35,6°C à Bourges).

Ces vagues de chaleur observées ces dernières années en septembre sont-elles exceptionnelles ? 

Ces fortes chaleurs en septembre ne sont pas forcément une nouveauté. Par le passé, dans l’après-guerre, nous avons déjà observé des anomalies supérieures à 3°C. Mais, depuis le début des années 2000, nous observons moins l’habituelle alternance des mois de septembre chauds et froids. Nous avons des mois de septembre chauds qui s’enchaînent et moins de mois froids.

Quel lien peut-on faire avec le réchauffement climatique ? Pour la vague de chaleur de septembre 2020, une étude menée par Météo France avait conclu que le réchauffement avait rendu cet événement « 12 fois plus probable » et 1,5°C plus chaud que dans un climat non modifié par l’homme.

Il est toujours difficile de faire un lien direct sans étude d’attribution. Ce que l’on peut dire, c’est que sous l’influence d’un climat qui se réchauffe, ce genre de vagues de chaleur pourraient être beaucoup plus fréquentes, plus intenses et également plus tardives. C’est-à-dire pas forcément au début du mois de septembre, mais parfois plus tard.

Quelle sera l’évolution dans les prochains jours ?

Des orages arrivent, avec une première salve mardi soir, par la façade atlantique. Le Val de Loire et la Bretagne seront concernés. Il faudra davantage surveiller la situation demain : les orages vont s’enfoncer et traverser le pays d’ouest en est, en apportant leur lot de pluie et de grêle. Ce front orageux va progresser vers l’est et nous concerner pour la semaine.

Mercredi, nous aurons de fortes précipitations vers le Languedoc. Les modèles nous montrent un possible épisode méditerranéen. C’est encore un peu tôt pour le dire, ce type d’événement est très difficile à prévoir, mais il y aura de fortes pluies à surveiller entre mercredi et jeudi.

Automobile : pourquoi les Français n’achètent plus de voitures neuves

Automobile : pourquoi les Français n’achètent plus de voitures neuves

 

Sur BFM Business, François Roudier, président de la PFA donne plusieurs autres pistes: « le covid et ses effets, une épargne de précaution des Français plutôt destinée à l’immobilier, et le troisième facteur qui est terrible: le manque de composants qui fait qu’on a un manque de livraisons des véhicules ».

Cependant un autre facteur explicatif n’est pas abordé par le représentant de la profession à savoir les interrogations des consommateurs sur l’avenir de la motorisation: thermique, hybride, électrique voire à hydrogène.Sans parler du prix inabordable pour certains de la voiture électrique, deux à trois fois plus chère qu’une automobile  thermique. Il faut prendre en compte aussi le fait que l’âge moyen actuel d’une voiture est de 11 ans. Or certaines municipalités par exemple commencent à parler de l’interdiction des véhicules thermiques à partir de 2030 voir avant. Autant d’incertitudes qui font hésiter d’investir 40 à 50 000 € pour les moins chères. La conséquence immédiate c’est le boom sur les voitures d’occasion dont on va s’apercevoir qu’entretenues, elles peuvent facilement en moyenne durée jusqu’à 15 ans. Dernière interrogation, le faite que les voitures tout électrique pourraient devenir rapidement obsolètes avec l’hydrogène ! NDLR

Tribune

« Il y a une politique de chaque constructeur au niveau mondial qui garde ses composants pour les voitures qui font le plus de marges or ce ne sont pas les voitures qui font le plus de volume, donc il y a une diminution de volumes en cohérence avec cette politique », explique-t-il.

Autre facteur, l’appétence pour l’occasion. « On voit qu’il y a eu beaucoup de ventes de voiture d’occasion par des ménages qui sont multi-motorisés: 2,3 voire 4 voitures tout simplement parce que ces ménages se sont expatriés un petit plus loin que les centres villes on a donc eu besoin de voitures mais on a préféré prendre de l’occasion ».

Et de poursuivre: « L’investissement en voiture neuve est plus compliqué et répond aussi à la confiance des ménages or les ménages gardent un moral très bas« .

Pour Eric Champarnaud, président d’Autoways, « le marché n’était pas bon du tout au mois de juillet, le marché a perdu ses repères: la crise sanitaire, les effets de la crise économique, la transition vers l’électrique qui suscite de l’attentisme », analyse-t-il sur BFM Business.

Pour quelles raisons? « Le prix du véhicule, les coûts d’usage qui sont encore élevés, les autonomies, mais en augmentant elles font augmenter le prix des voitures, et elles restent encore dans les esprits insuffisantes et enfin l’accès et la vitesse de la recharge qui sont jugés sont trop lentes et insuffisants. L’écosystème n’est pas prêt, le décollage a eu lieu il y a un an, deux ans, l’écosystème se met en place, ça prendra du temps, est-ce que ce sera prêt encore d’ici 10 ans, rien n’est moins sûr », juge l’expert.

Pourquoi les automobiliste n’achètent plus de véhicules neufs

Pourquoi les  automobiliste n’achètent plus de véhicules neufs

 

Sur BFM Business, François Roudier, président de la PFA donne plusieurs autres pistes à propos du tassement très net d’achat d’automobiles neuves ( en France mais aussi en Allemagne par exemple): « le covid et ses effets, une épargne de précaution des Français plutôt destinée à l’immobilier, et le troisième facteur qui est terrible: le manque de composants qui fait qu’on a un manque de livraisons des véhicules ».

« Il y a une politique de chaque constructeur au niveau mondial qui garde ses composants pour les voitures qui font le plus de marges or ce ne sont pas les voitures qui font le plus de volume, donc il y a une diminution de volumes en cohérence avec cette politique », explique-t-il.

Autre facteur, l’appétence pour l’occasion. « On voit qu’il y a eu beaucoup de ventes de voiture d’occasion par des ménages qui sont multi-motorisés: 2,3 voire 4 voitures tout simplement parce que ces ménages se sont expatriés un petit plus loin que les centres villes on a donc eu besoin de voitures mais on a préféré prendre de l’occasion ».

Et de poursuivre: « L’investissement en voiture neuve est plus compliqué et répond aussi à la confiance des ménages or les ménages gardent un moral très bas« .

Pour Eric Champarnaud, président d’Autoways, « le marché n’était pas bon du tout au mois de juillet, le marché a perdu ses repères: la crise sanitaire, les effets de la crise économique, la transition vers l’électrique qui suscite de l’attentisme », analyse-t-il sur BFM Business.

Pour quelles raisons? « Le prix du véhicule, les coûts d’usage qui sont encore élevés, les autonomies, mais en augmentant elles font augmenter le prix des voitures, et elles restent encore dans les esprits insuffisantes et enfin l’accès et la vitesse de la recharge qui sont jugés sont trop lentes et insuffisants. L’écosystème n’est pas prêt, le décollage a eu lieu il y a un an, deux ans, l’écosystème se met en place, ça prendra du temps, est-ce que ce sera prêt encore d’ici 10 ans, rien n’est moins sûr », juge l’expert.

Automobile : pourquoi les Français n’achètent plus de véhicules neufs

Automobile : pourquoi les Français n’achètent plus de véhicules neufs

 

Sur BFM Business, François Roudier, président de la PFA donne plusieurs autres pistes: « le covid et ses effets, une épargne de précaution des Français plutôt destinée à l’immobilier, et le troisième facteur qui est terrible: le manque de composants qui fait qu’on a un manque de livraisons des véhicules ».

« Il y a une politique de chaque constructeur au niveau mondial qui garde ses composants pour les voitures qui font le plus de marges or ce ne sont pas les voitures qui font le plus de volume, donc il y a une diminution de volumes en cohérence avec cette politique », explique-t-il.

Autre facteur, l’appétence pour l’occasion. « On voit qu’il y a eu beaucoup de ventes de voiture d’occasion par des ménages qui sont multi-motorisés: 2,3 voire 4 voitures tout simplement parce que ces ménages se sont expatriés un petit plus loin que les centres villes on a donc eu besoin de voitures mais on a préféré prendre de l’occasion ».

Et de poursuivre: « L’investissement en voiture neuve est plus compliqué et répond aussi à la confiance des ménages or les ménages gardent un moral très bas« .

Pour Eric Champarnaud, président d’Autoways, « le marché n’était pas bon du tout au mois de juillet, le marché a perdu ses repères: la crise sanitaire, les effets de la crise économique, la transition vers l’électrique qui suscite de l’attentisme », analyse-t-il sur BFM Business.

Pour quelles raisons? « Le prix du véhicule, les coûts d’usage qui sont encore élevés, les autonomies, mais en augmentant elles font augmenter le prix des voitures, et elles restent encore dans les esprits insuffisantes et enfin l’accès et la vitesse de la recharge qui sont jugés sont trop lentes et insuffisants. L’écosystème n’est pas prêt, le décollage a eu lieu il y a un an, deux ans, l’écosystème se met en place, ça prendra du temps, est-ce que ce sera prêt encore d’ici 10 ans, rien n’est moins sûr », juge l’expert.

Covid Delta : pourquoi une telle vitesse de contamination

Covid  Delta : pourquoi une telle vitesse de contamination

 

Jean-Michel Pawlotsky,  professeur au CHU Henri-Mondor (AP-HP), explique que la vitesse de contaminations du variant Delta est liée à son origine indienne. En effet d’après lui, les variants se développent toujours dans les pays peuplés à forte contamination. (Interview dans le JDD, extrait)

.

Comment le virus Delta est-il arrivé en Europe?
Delta est entré au Royaume-Uni par l’intermédiaire de voyageurs venus d’Inde –quelques cas ont été rapportés en France à la même période. Dans un premier temps, il s’est transmis au sein de la communauté indienne, qui connaît des conditions de vie plus propices à une transmission rapide que la moyenne de la population britannique : promiscuité, logements exigus, difficultés économiques. Et puis le virus s’est diffusé à tout le Royaume-Uni, avant d’arriver chez nous.

Pourquoi domine-t-il désormais en France et en Europe?
Deux facteurs principaux expliquent cela. D’abord, ses propriétés intrinsèques : il est 60% plus transmissible que le variant alpha, lui-même 50% plus contagieux que la souche originelle. Il a gagné la course parce qu’il fait mieux que les autres : tous les variants à succès ont des avantages compétitifs. Deuxièmement, il a trouvé un terreau épidémiologique favorable chez nous au début de l’été, à un moment où ses concurrents, et notamment le variant Alpha, refluaient. Il est toujours plus facile pour un virus de pénétrer une population lorsque la vague précédente se termine.

Ses mutations expliquent-elles son avantage compétitif?
Le variant Delta a au moins 13 mutations par rapport à la souche de Wuhan, mais parfois il peut en porter 15 ou 17. Parmi les mutations localisées sur la protéine spike, la clé qui permet au virus Sars-CoV-2 de pénétrer dans les cellules, deux semblent avoir un impact particulier. La première, la L452R, était déjà présente sur le variant Henri-Mondor, que nous avons identifié au CHU de Créteil. La deuxième, dite P681R, semble augmenter la capacité du virus à infecter les cellules. C’est probablement l’association de ces deux mutations qui lui donne un avantage compétitif. Lorsqu’une plus grande quantité de virus est produite, il y a plus de particules infectées dans les postillons ou l’air alentour et l’entourage des sujets infectés a plus de risques d’être contaminé. Pour le variant Delta, on évalue le taux de reproduction R0, c’est à-dire le nombre de personnes infectées par un cas positif en l’absence de toute mesure barrière ou de distanciation sociale, à 6 environ, ce qui est équivalent à celui de la varicelle. Au début de l’épidémie en 2020, on l’estimait pour le variant originel à environ 2,5.

Quelle est la place de Delta par rapport aux autres souches?
Delta est désormais majoritaire à 80 %-90 %. Il est probable que la situation reste à peu près inchangée durant les prochaines semaines. Dans ce contexte, l’intérêt n’est pas de savoir s’il va représenter bientôt 95% des prélèvements analysés mais d’observer une éventuelle inflexion, comme l’émergence d’une souche nouvelle ou la progression d’un autre variant connu car ça pourrait influer sur l’évolution de la situation épidémique. En revanche, savoir qu’un individu est infecté par Delta ou un autre n’a aucun intérêt en matière de soins. Le malade sera traité exactement de la même manière quel que soit le variant à l’origine de sa maladie.

Le recul actuel du respect des gestes barrière vous inquiète-t il, vu la contagiosité accrue de Delta?
En pleine poussée épidémique de ce variant très contagieux, le port du masque et les gestes barrière restent des éléments essentiels de la prévention de la transmission, en plus de la vaccination qui, à ce jour, n’a touché qu’un peu plus de la moitié de la population française. Les personnes vaccinées sont bien protégées contre les formes sévères de la maladie, mais certaines d’entre elles peuvent être infectées, présenter une forme bénigne de la maladie et transmettre l’infection pendant une courte durée.

Faut-il s’inquiéter du fait que les vaccins soient un bouclier imparfait contre la transmission de Delta, comme viennent de l’assurer les autorités américaines?
Une personne vaccinée qui attrape le virus fera en général une forme très peu symptomatique et très courte, avec beaucoup moins de chances de transmettre la maladie qu’une personne malade non vaccinée. Le nombre de personnes vaccinées susceptibles de développer une forme sévère de la maladie est très réduit, car les vaccins sont efficaces à 90-95 %. Il s’agit essentiellement de personnes très âgées ou dont le système immunitaire est déficient. C’est pour elles qu’on réfléchit à une troisième dose de rappel. Certes, nous ne disposons pas encore de toutes les données démontrant qu’un rappel est indispensable, mais le principe de précaution suggère qu’il faudra le faire à la rentrée pour booster leur réponse immunitaire.

Delta est-il plus dangereux que les souches précédentes?
Il n’existe aujourd’hui aucun argument permettant de penser que le Covid-19 est plus ou moins sévère avec tel ou tel variant, y compris Delta. Les résultats des études peuvent être biaisés par les caractéristiques épidémiologiques des différentes poussées, qui ne touchent pas toujours les mêmes publics et ont des temporalités différentes. L’extension de la vaccination va également considérablement modifier la présentation de la maladie.

Jean-François Delfraissy avait parlé d’une « épidémie dans l’épidémie » au sujet du variant Alpha. Pourrait-on dire la même chose du Delta?
Non, il ne s’agissait pas pour le variant Alpha – et il ne s’agit pas pour le Delta – d’une nouvelle épidémie, mais de l’évolution naturelle de l’épidémie d’origine. L’expression nourrit à tort un certain catastrophisme. Le rebond actuel dû au variant Delta s’inscrit dans la série des vagues successives du phénomène pandémique. Tout n’est pas noir : nous sommes en train de passer d’une première phase pandémique, au cours de laquelle le virus s’est répandu très rapidement à la surface de la Terre, à une phase endémique, qui sera vraisemblablement caractérisée par des poussées régulières. Les régions les plus vaccinées seront moins touchées que les autres. Nous allons vivre avec ce virus comme nous vivons depuis des siècles avec les autres virus respiratoires.

Nous, profanes en biologie, nous nous ferions peur pour rien en nous focalisant sur les variants?
Tous les virus respiratoires mutent, mais on ne les avait jamais regardés d’aussi près ! Les outils pour le faire n’existaient pas. Aujourd’hui, grâce à la crise sanitaire, le radar du séquençage génétique pour suivre l’évolution des épidémies s’est étoffé. Les techniques, elles, avaient heureusement fait un bond spectaculaire ces dernières années. Les mutations, on s’y intéressait seulement pour des maladies chroniques comme le VIH ou l’hépatite C car elles rendent les virus résistants aux traitements antiviraux, mais pas pour des infections aiguës de ce genre. Peut-être que ce travail sur le Covid-19 permettra de changer notre regard sur d’autres infections virales respiratoires. Par exemple, chaque année, entre 5. 000 et 15 .000 personnes meurent dans une certaine indifférence des complications de la grippe.

Un variant encore plus contagieux pourrait-il émerger?
Oui, bien sûr. L’évolution naturelle des virus se fait vers une plus grande efficacité de propagation, en particulier quand l’immunité collective se renforce. Le virus lutte pour sa survie et pour continuer à se transmettre le plus efficacement possible. En général, cette meilleure efficacité de propagation s’accompagne d’une atténuation progressive au fil des années des symptômes de la maladie. C’est ce qui s’est sans doute passé pour d’autres infections respiratoires présentes depuis des siècles et aujourd’hui à l’origine de maladies bénignes chez l’homme.

Variant Delta : pourquoi une telle vitesse des contaminations

Variant Delta : pourquoi une telle vitesse des  contaminations

 

Jean-Michel Pawlotsky,  professeur au CHU Henri-Mondor (AP-HP), explique que la vitesse de contaminations du variant Delta est liée à son origine indienne. En effet d’après lui, les variants se développent toujours dans les pays peuplés à forte contamination. (Interview dans le JDD, extrait)

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Comment le virus Delta est-il arrivé en Europe?
Delta est entré au Royaume-Uni par l’intermédiaire de voyageurs venus d’Inde –quelques cas ont été rapportés en France à la même période. Dans un premier temps, il s’est transmis au sein de la communauté indienne, qui connaît des conditions de vie plus propices à une transmission rapide que la moyenne de la population britannique : promiscuité, logements exigus, difficultés économiques. Et puis le virus s’est diffusé à tout le Royaume-Uni, avant d’arriver chez nous.

Pourquoi domine-t-il désormais en France et en Europe?
Deux facteurs principaux expliquent cela. D’abord, ses propriétés intrinsèques : il est 60% plus transmissible que le variant alpha, lui-même 50% plus contagieux que la souche originelle. Il a gagné la course parce qu’il fait mieux que les autres : tous les variants à succès ont des avantages compétitifs. Deuxièmement, il a trouvé un terreau épidémiologique favorable chez nous au début de l’été, à un moment où ses concurrents, et notamment le variant Alpha, refluaient. Il est toujours plus facile pour un virus de pénétrer une population lorsque la vague précédente se termine.

Ses mutations expliquent-elles son avantage compétitif?
Le variant Delta a au moins 13 mutations par rapport à la souche de Wuhan, mais parfois il peut en porter 15 ou 17. Parmi les mutations localisées sur la protéine spike, la clé qui permet au virus Sars-CoV-2 de pénétrer dans les cellules, deux semblent avoir un impact particulier. La première, la L452R, était déjà présente sur le variant Henri-Mondor, que nous avons identifié au CHU de Créteil. La deuxième, dite P681R, semble augmenter la capacité du virus à infecter les cellules. C’est probablement l’association de ces deux mutations qui lui donne un avantage compétitif. Lorsqu’une plus grande quantité de virus est produite, il y a plus de particules infectées dans les postillons ou l’air alentour et l’entourage des sujets infectés a plus de risques d’être contaminé. Pour le variant Delta, on évalue le taux de reproduction R0, c’est à-dire le nombre de personnes infectées par un cas positif en l’absence de toute mesure barrière ou de distanciation sociale, à 6 environ, ce qui est équivalent à celui de la varicelle. Au début de l’épidémie en 2020, on l’estimait pour le variant originel à environ 2,5.

Quelle est la place de Delta par rapport aux autres souches?
Delta est désormais majoritaire à 80 %-90 %. Il est probable que la situation reste à peu près inchangée durant les prochaines semaines. Dans ce contexte, l’intérêt n’est pas de savoir s’il va représenter bientôt 95% des prélèvements analysés mais d’observer une éventuelle inflexion, comme l’émergence d’une souche nouvelle ou la progression d’un autre variant connu car ça pourrait influer sur l’évolution de la situation épidémique. En revanche, savoir qu’un individu est infecté par Delta ou un autre n’a aucun intérêt en matière de soins. Le malade sera traité exactement de la même manière quel que soit le variant à l’origine de sa maladie.

Le recul actuel du respect des gestes barrière vous inquiète-t il, vu la contagiosité accrue de Delta?
En pleine poussée épidémique de ce variant très contagieux, le port du masque et les gestes barrière restent des éléments essentiels de la prévention de la transmission, en plus de la vaccination qui, à ce jour, n’a touché qu’un peu plus de la moitié de la population française. Les personnes vaccinées sont bien protégées contre les formes sévères de la maladie, mais certaines d’entre elles peuvent être infectées, présenter une forme bénigne de la maladie et transmettre l’infection pendant une courte durée.

Faut-il s’inquiéter du fait que les vaccins soient un bouclier imparfait contre la transmission de Delta, comme viennent de l’assurer les autorités américaines?
Une personne vaccinée qui attrape le virus fera en général une forme très peu symptomatique et très courte, avec beaucoup moins de chances de transmettre la maladie qu’une personne malade non vaccinée. Le nombre de personnes vaccinées susceptibles de développer une forme sévère de la maladie est très réduit, car les vaccins sont efficaces à 90-95 %. Il s’agit essentiellement de personnes très âgées ou dont le système immunitaire est déficient. C’est pour elles qu’on réfléchit à une troisième dose de rappel. Certes, nous ne disposons pas encore de toutes les données démontrant qu’un rappel est indispensable, mais le principe de précaution suggère qu’il faudra le faire à la rentrée pour booster leur réponse immunitaire.

Delta est-il plus dangereux que les souches précédentes?
Il n’existe aujourd’hui aucun argument permettant de penser que le Covid-19 est plus ou moins sévère avec tel ou tel variant, y compris Delta. Les résultats des études peuvent être biaisés par les caractéristiques épidémiologiques des différentes poussées, qui ne touchent pas toujours les mêmes publics et ont des temporalités différentes. L’extension de la vaccination va également considérablement modifier la présentation de la maladie.

Jean-François Delfraissy avait parlé d’une « épidémie dans l’épidémie » au sujet du variant Alpha. Pourrait-on dire la même chose du Delta?
Non, il ne s’agissait pas pour le variant Alpha – et il ne s’agit pas pour le Delta – d’une nouvelle épidémie, mais de l’évolution naturelle de l’épidémie d’origine. L’expression nourrit à tort un certain catastrophisme. Le rebond actuel dû au variant Delta s’inscrit dans la série des vagues successives du phénomène pandémique. Tout n’est pas noir : nous sommes en train de passer d’une première phase pandémique, au cours de laquelle le virus s’est répandu très rapidement à la surface de la Terre, à une phase endémique, qui sera vraisemblablement caractérisée par des poussées régulières. Les régions les plus vaccinées seront moins touchées que les autres. Nous allons vivre avec ce virus comme nous vivons depuis des siècles avec les autres virus respiratoires.

Nous, profanes en biologie, nous nous ferions peur pour rien en nous focalisant sur les variants?
Tous les virus respiratoires mutent, mais on ne les avait jamais regardés d’aussi près ! Les outils pour le faire n’existaient pas. Aujourd’hui, grâce à la crise sanitaire, le radar du séquençage génétique pour suivre l’évolution des épidémies s’est étoffé. Les techniques, elles, avaient heureusement fait un bond spectaculaire ces dernières années. Les mutations, on s’y intéressait seulement pour des maladies chroniques comme le VIH ou l’hépatite C car elles rendent les virus résistants aux traitements antiviraux, mais pas pour des infections aiguës de ce genre. Peut-être que ce travail sur le Covid-19 permettra de changer notre regard sur d’autres infections virales respiratoires. Par exemple, chaque année, entre 5. 000 et 15 .000 personnes meurent dans une certaine indifférence des complications de la grippe.

Un variant encore plus contagieux pourrait-il émerger?
Oui, bien sûr. L’évolution naturelle des virus se fait vers une plus grande efficacité de propagation, en particulier quand l’immunité collective se renforce. Le virus lutte pour sa survie et pour continuer à se transmettre le plus efficacement possible. En général, cette meilleure efficacité de propagation s’accompagne d’une atténuation progressive au fil des années des symptômes de la maladie. C’est ce qui s’est sans doute passé pour d’autres infections respiratoires présentes depuis des siècles et aujourd’hui à l’origine de maladies bénignes chez l’homme.

Pourquoi le short au bureau est-il encore tabou ?

Pourquoi le short au bureau est-il encore tabou ?

Le très sérieux journal les Échos s’interroge sur la question du port du short au bureau. Sans doute une question économique fondamentale dans la période ! Ou alors l’esprit de la journaliste qui prend aussi des vacances avec le réel . L’article s’interroge pour savoir pourquoi le port du short  est encore tabou au bureau. Les questions vestimentaires sollicitent donc l’intelligence en tout cas les fantasmes  des Français.

Ainsi s’est-on  aussi interrogé pour savoir si dans les collèges, le slip pouvait être apparent ou pas. Une question qui sans doute est responsable de l’écroulement du système de formation !

La journaliste devrait oser davantage pour demander que le port du string soit autorisé pour tout vêtement au bureau et pourquoi pas aussi à poil !

En cette période de vacances où l’information se fait rare où la plupart des journalistes sont en vacance,s la presse économique aussi se met à nu !

EDF: Réforme reportée, Pourquoi ?

EDF: Réforme reportée, Pourquoi ?

 

Plusieurs facteurs explicatifs permettent de comprendre le report de la réforme EDF qui prévoyait l’éclatement de l’entreprise. Il y a bien sûr l’environnement électoral qui  incite à mettre de côté les projets délicats. Mais il y a surtout la guerre souterraine entre notamment la France et l’Allemagne concernant l’avenir du nucléaire. L’Allemagne qui sous pression de ses écologistes a supprimé le nucléaire (Pour les remplacer par des centrales à charbon !) et qui ne souhaite pas que la France devienne une grande puissance mondiale dans ce domaine. L’enjeu est évidemment énergétique pour la France mais aussi économique avec les perspectives de développement notamment de nouvelles centrales notamment EPR à l’étranger.

 «Des progrès substantiels ont été accomplis dans nos discussions avec la Commission européenne. Mais, à date, nous n’avons pas trouvé d’accord global. Or, il n’est pas envisageable de soumettre un projet de loi au Parlement si les grands principes n’ont pas fait l’objet d’un accord préalable» avec Bruxelles, confirme-t-on de source gouvernementale .

L’enjeu est donc double : la redéfinition d’une politique énergétique en France avec un renforcement du nucléaire évoqué d’ailleurs par le chef de l’État et une dimension relative l’exportation du modèle énergétique français.

Covid : Pourquoi le retard de Sanofi ?

Covid : Pourquoi le retard de Sanofi 

Le président de Sanofi France Olivier Bogillot défend  la stratégie de son laboratoire, qui a préféré miser sur une technologie jugée plus fiable que celle de l’ARN messager. ( Une défense quand même un peu laborieuse NDLR)
INTERVIEW Europe 1 (extrait) 

« Il y aura un vaccin français. Sanofi travaille sur un vaccin à protéines recombinantes qui arrivera à la fin de l’année », se réjouit-il, rappelant que Sanofi travaille également sur un autre vaccin basé sur la technologie de l’ARN messager, avec un partenaire américain, la startup Translate Bio. « On est le seul laboratoire au monde à avoir deux candidats vaccin en développement », met-il en avant.

Et Olivier Bogillot de défendre les choix stratégiques du laboratoire français. « En mars 2020, différents laboratoires décident de se lancer sur des vaccins en utilisant différents types de technologies. Et Sanofi choisit une technologie, qui est la protéine recombinante adjuvantée, qui, en mars de l’année dernière, est probablement la technologie la plus efficace connue dans la vaccination », raconte-t-il. « On fait ce choix-là parce qu’on maîtrise cette technologie. On ne choisit pas l’ARN messager, parce que jusqu’au Covid-19, ça n’a jamais fait ses preuves, on ne sait pas si ça va marcher. »

Au moment de faire ce choix, argue-t-il encore, « on sait que ça sera plus long éventuellement que l’ARN messager et l’adénovirus, mais on l’assume, parce qu’on se dit si les deux autres ne marchent pas, peut être que nous, on marchera ». Pour l’invité d’Europe 1, la multiplicité des stratégies de recherche a ses avantages. « C’est une très bonne chose que des industriels aient choisi plusieurs technologies. Si une marche mieux que l’autre, c’est quand même au bénéfice des patients (…) Cela permet d’avoir plusieurs flèches dans le carquois au cas où une ne fonctionne pas. »

Propagande électorale: Des chaussettes Macron, pourquoi pas un slip ?

Politique: Des chaussettes Macron, pourquoi pas un slip ?

La propagande en marche est à peu près aussi vide que le contenu de la politique. Ainsi les jeunes de la république en marche vendent  de nombreux objets à l’effigie du président y compris des chaussettes. Pourquoi pas aussi un slip ?

Les Jeunes avec Macron ont misé  sur une collection d’objets « décalés », tous fabriqués en Europe, ( donc pas  en France ?)

La paire de chaussettes est vendue 12 € mais sans garantie de durée ; peut-être rester seulement jusqu’en 2022 ?

Il y aurait du symbole derrière cette paire de chaussettes qui rappellent que Macron marche sur sa jambe droite mais aussi sur la jambe gauche.

Il faut sans doute que les inventeurs de la chaussette macronienne soit sortis d’un inutile institut de politique pour avoir une telle idée.

En effet,  le caractère rassembleur des chaussettes apparaîtra peu évident au commun des électeurs. De ce point de vue, le slip présente un aspect beaucoup plus symbolique. Le slip est beaucoup plus disrupteur, plus rassembleur aussi. Peut-être aussi plus ambiguë comme le président lui-même qui veut peuvent être montrer qu’il en a et-ou qui cache ainsi qu’il n’en a pas.

Bref, le caractère symbolique du slip est insondable, ainsi le slip a pour objet d’ envelopper la fesse de gauche, comme la fesse de droite. Un slip évidemment aux couleurs de la France devant mais avec le fanion de l’Europe derrière.

Un slip également faussement écologique en matériaux de recyclage du tissu des vieilles vestes de droite et de gauche converties au macronisme par opportunisme.

Politique: Des chaussettes Macron, pourquoi pas un slip ?

Politique: Des chaussettes Macron, pourquoi pas un slip ?

La propagande en marche est à peu près aussi vide que le contenu de la politique. Ainsi les jeunes de la république en marche vendent  de nombreux objets à l’effigie du président y compris des chaussettes. Pourquoi pas aussi un slip ?

Les Jeunes avec Macron ont misé  sur une collection d’objets « décalés », tous fabriqués en Europe, ( donc pas  en France ?)

La paire de chaussettes est vendue 12 € mais sans garantie de durée ; peut-être rester seulement jusqu’en 2022 ?

Des chaussettes Macron, pourquoi pas un slip ?

Des chaussettes Macron, pourquoi pas un slip ?

La propagande en marche est à peu près aussi vide que le contenu de la politique. Ainsi les jeunes de la république en marche vendent  de nombreux objets à l’effigie du président y compris des chaussettes. Pourquoi pas aussi un slip ?

Les Jeunes avec Macron ont misé  sur une collection d’objets décalés, tous fabriqués en Europe, ( donc pas  en France ?)

La paire de chaussettes est vendue 12 € mais sans garantie de durée ; peut-être rester seulement jusqu’en 2022 ?

Nord Stream 2 : pourquoi la fin des sanctions américaines

Nord Stream 2 : pourquoi la fin des sanctions américaines

Sophie Marineau, Université catholique de Louvain explique pourquoi les États-Unis mettent fin aux sanctions vis-à-vis du projet de gaz russe à destination de l’Europe ( l’Opinion, extrait)

Tribune

Washington s’oppose au NS2 (l’opposition n’a pas disparu, même avec la levée des sanctions) d’une part parce que celui-ci renforcera la dépendance européenne à l’égard du gaz russe et, d’autre part, parce que les exportations de gaz russe vers l’Europe sapent l’efficacité des sanctions frappant la Russie depuis 2014 en raison de la crise en Ukraine.

Par ailleurs, en réduisant l’accès au gaz russe, l’administration Trump espérait augmenter ses propres exportations de gaz naturel liquéfié (LNG) vers le continent européen. C’est donc également dans une perspective de bénéfices économiques que les États-Unis s’opposent à NS2.

Dès 2017, le Congrès américain adopte donc le Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act (CAATSA) et le Sénat américain le Countering Russian Influence in Europe and Eurasia Act afin de bloquer NS2 en sanctionnant tout individu ou toute entité investissant ou travaillant sur le projet ; mais comme la Commission européenne se dit prête à adopter des contre-sanctions si la Maison Blanche décrète des mesures coercitives, les discussions entourant de potentielles sanctions sont temporairement suspendues.

En novembre 2019, les États-Unis annoncent que le US National Defense Authorization Act (NDAA) 2020 inclura des sanctions visant les entreprises et les individus impliqués dans la construction du gazoduc. Craignant les sanctions américaines, la compagnie suisse Allseas et la compagnie italienne Saipem suspendent alors leur collaboration avec Gazprom avant la fin de la construction de Nord Stream 2.

Les sanctions américaines posent plusieurs problèmes, notamment en raison de la section 232 du CAATSA – dans le cas du Nord Stream 2 – qui permet d’imposer des sanctions « secondaires » à des personnes et à des entités non américaines. C’est précisément ce qui distingue ces sanctions dites secondaires des sanctions « primaires », lesquelles prennent pour cible exclusivement les intérêts du pays visé – ici, la Russie.

C’est par le même type de procédé que les États-Unis ont réussi à décourager de nombreuses entreprises européennes d’investir en Iran depuis 2017.

Craignant de se voir refuser l’accès au marché américain, la française Total s’est ainsi retirée d’un partenariat d’un milliard de dollars avec l’Iran. Les sanctions secondaires américaines ont le désavantage de ne plus différencier les alliés des adversaires puisqu’elles peuvent viser toute compagnie faisant affaire avec un partenaire considéré hostile aux États-Unis.

Selon Washington, les sanctions secondaires n’imposent aucune pénalité aux autres États, mais elles ont comme objectif d’empêcher les entreprises étrangères d’accéder au marché américain si les États-Unis jugent que ces entreprises poursuivent des activités allant à l’encontre des intérêts américains. Selon le représentant républicain Kevin Brady, les sanctions secondaires encourageront les entreprises étrangères à collaborer davantage avec les États-Unis, à isoler la Russie, et à entraver son développement économique.

 Comme outil de politique étrangère, les sanctions servent normalement à influencer les comportements des États sanctionnés, selon les préférences des États sanctionneurs. Or, les sanctions secondaires forcent également les entreprises étrangères à se conformer à l’agenda international américain, même si celui-ci va à l’encontre des intérêts de leur propre État.

La question se pose alors : est-ce que les États-Unis devraient être en mesure de dicter aux firmes européennes la façon dont celles-ci doivent mener leurs affaires en les menaçant, en cas de non-obéissance, de les priver de leur accès au marché américain ?

En Europe, des voix discordantes

Dans le cas de Nord Stream 2, l’Union européenne, comme organisation, s’est bien sûr opposée publiquement et farouchement à l’extraterritorialité de ces mesures, ainsi qu’à leur légalité douteuse. Les États-Unis se permettent d’adopter ce type de politiques en raison de leur place centrale dans l’économie mondiale et de l’importance notoire de leur marché pour le continent européen. Les entreprises européennes se retrouvent dès lors dans une relation asymétrique vis-à-vis du gouvernement américain, alors que l’UE devrait être en mesure de garantir aux entreprises la liberté de conduire leurs affaires dans le cadre des lois et des politiques européennes, sans ingérence extérieure.

Toujours dans le cas particulier de Nord Stream 2, il est important de noter que certains pays européens soutiennent toutefois ces sanctions

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Économie : le dynamisme américain, pourquoi ?

Économie : le dynamisme américain, pourquoi ?

Le voyage dans l’espace du très médiatique Richard Branson, 70 ans, constitue évidemment une prouesse technique ( mais dont on avait vérifié déjà la fiabilité). D’autres patrons tout aussi connus comme Jeff bezos ou Edmon Musk doivent suivre en utilisant leur propre technique de lancement. Au-delà de la dimension technique, c’est aussi l’occasion de montrer le dynamisme des États-Unis et l’optimisme économique du pays et de ses dirigeants.

Sur le plan strictement technique, la France voire même l’Europe n’a pas les moyens de développer une politique de l’espace aussi ambitieuse et surtout aussi démocratique. En effet, les voyages inauguraux réalisés par les patrons américains ont aussi pour objectif de banaliser les promenades dans l’espace tout en réalisant de substantiels profits. L’entreprise de Richard Branson envisage à terme de réaliser 400 vols par an.

Sur le plan économique cela traduit une sorte de totale confiance des États-Unis dans les perspectives d’avenir. De fait, les États-Unis seront sortis de la crise sanitaire bien avant l’Europe. Cela surtout grâce à un volontarisme planificateur qui étonne dans un pays traditionnellement aussi libéral. Le gouvernement n’a pas hésité à lancer dimanche plan de développement en s’affranchissant à nouveau de toute contrainte budgétaire. Les États-Unis auront  engager autour de 3000 milliards soutenir l’économie quand péniblement l’Europe n’aura engagé que 750 milliards. Résultat la croissance américaine risque d’être presque le double de celle de l’Europe pour l’année en cours. Au mieux l’Europe retrouvera le niveau économique de 2019 vers 2023 alors que les États-Unis ont déjà absorbé la crise sanitaire.

Il manque notamment à l’Europe un vaste plan de remise à niveau des infrastructures et de la recherche formation. Pire l’Europe  se met des boulets aux pieds avec par exemple des contraintes ingérables pour l’industrie automobile. Une contrainte qui va permettre aux techniques chinoises notamment des batteries d’envahir le marché.

Il y a aussi une différence de taille sur le plan sociologique entre les patrons français et américains. Les Américains ont rarement de patrons formatés par l’ENA. Eux sont de vrais entrepreneurs et non des pantouflards qui profitent de leur passage dans les ministères pour faire joujou avec l’argent des autres quand ils rejoignent le privé.

 

Le risque inflationniste écarté , Pourquoi ?

 

L’expert financier Karl Eychenne considère, dans une tribune au « Monde », que le maintien durable du loyer de l’argent à un niveau très bas traduit une aversion pour le présent encore plus forte que celle pour le risque futur.

 

Tribune.

Décidément, les marchés financiers ne croient pas au scénario d’hyperinflation que lui a vendu une bonne partie des économistes « réchauffistes », ceux qui pensaient que cette fois-ci serait la bonne : tous ces plans de relance, toutes ces politiques monétaires ultra-accommodantes allaient enfin sonner le glas de l’ère des taux bas. Non, et les récents chiffres d’inflation américains, même plus forts qu’attendu, n’y auront pas suffi : les taux d’intérêt refluent maintenant depuis presque deux mois, et les marchés d’actions sont repartis de l’avant. Mieux encore, les banques centrales n’ont pas vraiment changé de disque et nous répètent à l’envi que l’inflation est « transitoire », presque hors-sujet.

En fait, le mal dépasse « l’instant Covid-19 » : on ne sort pas de quarante ans de baisse des taux d’intérêt de long terme au moindre frémissement des prix. Ce mal est désormais très bien documenté et ses causes sont nombreuses, mais peut-être la cause profonde est-elle finalement assez simple : nous cherchons à fuir le présent.


« L’opéra avait commencé depuis près d’une heure, mais ma montre n’indiquait qu’un quart d’heure », pour paraphraser le chef d’orchestre américain David Randolph (1914-2010). Cette sensation que le présent dure trop longtemps, nous l’avons tous vécue, sauf que, cette fois, nous la vivons tous en même temps. Le Covid-19 cherche à nous confiner dans un présent durable, alors nous tentons de le fuir en épargnant toujours davantage. Si, aujourd’hui, les taux d’intérêt sont si faibles dans le monde, c’est en grande partie à cause de cela : nous acceptons que notre épargne sans risque soit rémunérée à près de 0 % pour les dix à vingt prochaines années. Cette résignation envers l’avenir trahit surtout une extrême défiance vis-à-vis du présent : nous ne courrons plus après un avenir désirable, nous fuyons le présent.

Les marchés d’actions et du crédit sont aussi touchés par cette aversion pour le présent : ils battent des records, alors que les perspectives de croissance des économies pour les années à venir ne cessent d’être révisées à la baisse depuis quarante ans. Cela signifie que les investisseurs sont prêts à payer plus cher… pour avoir moins cher. Ça a l’odeur et la couleur de l’appétit pour le risque, mais il s’agit en fait d’une fuite en avant, masquant une défiance pour le présent, incitant les investisseurs à épargner toujours davantage en actifs sans risque comme en actifs risqués.

Politique– Record d’abstention : pourquoi ?

Politique– Record d’abstention : pourquoi ?

 

Comme il fallait s’y attendre, on ne s’est pas bousculé dans les bureaux de vote. La vérité, c’est que les assesseurs attendaient les clients qui se faisaient très rares. Les organismes de sondage avaient prévu une abstention déjà record de près de 60 %;  or l’abstention a été de 65 % au second tour. Un événement qui évidemment comporte de nombreux facteurs explicatifs conjoncturels et structurels. Un score qui après déjà la très faible participation aux municipales remet d’une certaine manière en cause le concept même de démocratie. Quelles légitimités peuvent en effet détenir des élus qui n’auront obtenu au deuxième tour que 10 ou 20 % des inscrits. Et encore il faut aller et prendre en compte les non-inscrits pour mesurer un vrai taux de démocratie électorale.

 

Ces élections étaient vraiment mal situées dans le calendrier. On sait qu’elles ont été repoussées en raison de la crise sanitaire. Or les premiers jours de liberté après la levée des mesures restrictives n’ont pas de toute évidence étaient consacrées en priorité par les Français à leur devoir électoral.

Des élections locales difficiles à comprendre pour les électeurs moyens. La raison est assez simple, bien peu connaissent en vérité qu’elles sont les attributions de l’échelon départemental ou du niveau régional. La  plupart des Français ignorent le rôle respectif de ces instances. Ils ignorent tout autant le nom des élus et des candidats. Ajoutons à cela qu’on a oublié de distribuer à nombre de Français la propagande électorale officielle !

L’abstention s’est également nourrie de la perspective quasi certaine d’un second dans la quasi-totalité des régions et du fait qu’il conviendrait donc de voter à nouveau la semaine prochaine.

L’indifférence à l’égard de ce type d’élection locale provient également surtout de l’empilage de nombre de structures administratives et politiques. À la base de l’organisation politique française on trouve parfois des délégués de communes, ensuite partout des communes, souvent des structures intercommunales (communautés de communes), ensuite des départements, des régions et bien sûr l’Etat. Il y a au moins deux étages de trop.

Du  coup de façon un peu arbitraire, on se partage les compétences sans grande cohérence. Ainsi les départements sont surtout chargés des dépenses sociales (RSA, aide sociale à l’enfance, création et gestion de maisons de retraite), de la construction, l’entretien et l’équipement des collèges, de l’administration de la voirie départementale, ainsi que de la gestion des bibliothèques de prêt, des services d’archives et de musées. Une sorte de bric-à-brac ou d’auberge espagnole. Cela d’autant plus la législation sociale est souvent du ressort de l’État. L’État décide par exemple l’augmentation des conditions du RSA et les départements financent. Même chose pour le financement et l’entretien des routes. L’État décide de la fiscalité et les départements entretiennent ce qui relève de leurs compétences avec ce que leur attribue l’État. Résultat dans nombre de régions les infrastructures dites secondaires sont dans un attentat pitoyable. Quant aux régions elle s’occupe un peu de tout et de rien et ont surtout peu d’influence sur le développement économique.

L’investissement et l’organisation des transports constituent le principal poste de dépenses des régions. Elles sont notamment chargées de l’organisation des transports par trains express régionaux (TER).  Les régions sont chargées de la construction, de l’entretien et du fonctionnement des lycées généraux, professionnels ou agricoles, elles sont également responsables des formations professionnelles, d’apprentissage et d’alternance. Les régions veillent également au développement économique des territoires. Elles élaborent un schéma régional qui fixe, pour 5 ans, les orientations. Ce sont elles qui versent des aides directes aux entreprises (subventions, prêts, avances remboursables, etc.). La région gère aussi une partie des fonds européens. La région a aussi en charge des compétences en matière d’aménagement du territoire et d’environnement. A ce titre, elle gère par exemple les parcs naturels régionaux. Elle doit aussi fixer des objectifs concernant la lutte contre le changement climatique et la pollution de l’air. Le conseil régional doit également établir un plan de prévention et de gestions des déchets, qui doit fixer des objectifs en matière de recyclage et de valorisation des déchets. Les régions doivent par ailleurs présenter un schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET). Ce schéma fixe notamment les objectifs sur le territoire « en matière d’équilibre et d’égalité des territoires, d’implantation des différentes infrastructures d’intérêt régional, de désenclavement des territoires ruraux, d’habitat, de gestion économe de l’espace ».Bref des compétences dispersées et floues

Il faut sans doute ajouter à cela le fait que le président de la république a largement brouillé l’enjeu de ces élections locales en choisissant de faire une grande tournée en France surtout pour tenter de vendre sa politique nationale. Pas sûr qu’il ait particulièrement réussi d’autant que le résultat assez lamentable de la république en marche (autour de 13 % avec le MoDem d’après les sondages mais nettement moins de 10 % de manière séparée)  sera difficilement explicable d’autant que les ministres candidats auront été-tu largement battus.

Ce nouveau taux d’abstention record ne renforce pas la démocratie qui perd régulièrement de sa substance et ôte  une grande partie de la légitimité à des élus qui ne représentent pas grand-chose. Il serait temps d’engager une réflexion globale sur les modalités des échéances électorales avant qu’un jour tous les élus -nationaux comme locaux– ne soient plus désignés que par une infime minorité de citoyens.

Régionales–Record d’abstention : pourquoi ?

Régionales–Record d’abstention : pourquoi ?

 

Comme il fallait s’y attendre, on ne s’est pas bousculé dans les bureaux de vote. La vérité, c’est que les assesseurs attendaient les clients qui se faisaient très rares. Les organismes de sondage avaient prévu une abstention déjà record de près de 60 %;  or l’abstention est proche de 70 %. Un événement qui évidemment comporte de nombreux facteurs explicatifs conjoncturels et structurels. Un score qui après déjà la très faible participation aux municipales remet d’une certaine manière en cause le concept même de démocratie. Quelles légitimités peuvent en effet détenir des élus qui n’auront obtenu au deuxième tour que 10 ou 20 % des inscrits. Et encore il faut aller et prendre en compte les non-inscrits pour mesurer un vrai taux de démocratie électorale.

 

Ces élections étaient vraiment mal situées dans le calendrier. On sait qu’elles ont été repoussées en raison de la crise sanitaire. Or les premiers jours de liberté après la levée des mesures restrictives n’ont pas de toute évidence étaient consacrées en priorité par les Français à leur devoir électoral.

Des élections locales difficiles à comprendre pour les électeurs moyens. La raison est assez simple, bien peu connaissent en vérité qu’elles sont les attributions de l’échelon départemental ou du niveau régional. La  plupart des Français ignorent le rôle respectif de ces instances. Ils ignorent tout autant le nom des élus et des candidats. Ajoutons à cela qu’on a oublié de distribuer à nombre de Français la propagande électorale officielle !

L’abstention s’est également nourrie de la perspective quasi certaine d’un second dans la quasi-totalité des régions et du fait qu’il conviendrait donc de voter à nouveau la semaine prochaine.

L’indifférence à l’égard de ce type d’élection locale provient également surtout de l’empilage de nombre de structures administratives et politiques. À la base de l’organisation politique française on trouve parfois des délégués de communes, ensuite partout des communes, souvent des structures intercommunales (communautés de communes), ensuite des départements, des régions et bien sûr l’Etat. Il y a au moins deux étages de trop.

Du  coup de façon un peu arbitraire, on se partage les compétences sans grande cohérence. Ainsi les départements sont surtout chargés des dépenses sociales (RSA, aide sociale à l’enfance, création et gestion de maisons de retraite), de la construction, l’entretien et l’équipement des collèges, de l’administration de la voirie départementale, ainsi que de la gestion des bibliothèques de prêt, des services d’archives et de musées. Une sorte de bric-à-brac ou d’auberge espagnole. Cela d’autant plus la législation sociale est souvent du ressort de l’État. L’État décide par exemple l’augmentation des conditions du RSA et les départements financent. Même chose pour le financement et l’entretien des routes. L’État décide de la fiscalité et les départements entretiennent ce qui relève de leurs compétences avec ce que leur attribue l’État. Résultat dans nombre de régions les infrastructures dites secondaires sont dans un attentat pitoyable. Quant aux régions elle s’occupe un peu de tout et de rien et ont surtout peu d’influence sur le développement économique.

L’investissement et l’organisation des transports constituent le principal poste de dépenses des régions. Elles sont notamment chargées de l’organisation des transports par trains express régionaux (TER).  Les régions sont chargées de la construction, de l’entretien et du fonctionnement des lycées généraux, professionnels ou agricoles, elles sont également responsables des formations professionnelles, d’apprentissage et d’alternance. Les régions veillent également au développement économique des territoires. Elles élaborent un schéma régional qui fixe, pour 5 ans, les orientations. Ce sont elles qui versent des aides directes aux entreprises (subventions, prêts, avances remboursables, etc.). La région gère aussi une partie des fonds européens. La région a aussi en charge des compétences en matière d’aménagement du territoire et d’environnement. A ce titre, elle gère par exemple les parcs naturels régionaux. Elle doit aussi fixer des objectifs concernant la lutte contre le changement climatique et la pollution de l’air. Le conseil régional doit également établir un plan de prévention et de gestions des déchets, qui doit fixer des objectifs en matière de recyclage et de valorisation des déchets. Les régions doivent par ailleurs présenter un schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET). Ce schéma fixe notamment les objectifs sur le territoire « en matière d’équilibre et d’égalité des territoires, d’implantation des différentes infrastructures d’intérêt régional, de désenclavement des territoires ruraux, d’habitat, de gestion économe de l’espace ».Bref des compétences dispersées et floues

Il faut sans doute ajouter à cela le fait que le président de la république a largement brouillé l’enjeu de ces élections locales en choisissant de faire une grande tournée en France surtout pour tenter de vendre sa politique nationale. Pas sûr qu’il ait particulièrement réussi d’autant que le résultat assez lamentable de la république en marche (autour de 13 % avec le MoDem d’après les sondages mais nettement moins de 10 % de manière séparée)  sera difficilement explicable d’autant que les ministres candidats auront été-tu largement battus.

Ce nouveau taux d’abstention record ne renforce pas la démocratie qui perd régulièrement de sa substance et ôte  une grande partie de la légitimité à des élus qui ne représentent pas grand-chose. Il serait temps d’engager une réflexion globale sur les modalités des échéances électorales avant qu’un jour tous les élus -nationaux comme locaux– ne soient plus désignés que par une infime minorité de citoyens.

Usine de batteries Renault : pourquoi un accord avec les Chinois ?

Usine de batteries Renault : pourquoi un accord avec les Chinois ?

Il est clair que localement et même nationalement on peut se réjouir que la Frans construise sur son sol une vaste usine de batteries à Douai dans le Nord. Un projet qui devrait mobiliser 2 milliards d’investissements et créer ici 2000 32 500 emplois.

 

Reste que construire des batteries n’est quand même pas un exploit technologique au-dessus des compétences françaises pas plus que de pouvoir mobiliser 2 milliards surtout un moment où les liquidités se déversent presque sans contrainte dans le pays.

On objectera que jusque-là la quasi-totalité des batteries était fabriquée en Chine et qu’il vaut mieux sans doute les produire en France. Ceci étant, c’est un bien grand cadeau qu’on fait à la Chine de lui ouvrir ainsi les portes alors que l’implantation de capitaux étrangers en Chine est toujours sous le contrôle du parti communiste en dépit des quelques mesures de libéralisation chinoise. Notons d’ailleurs que le projet d’accord d’investissements entre la Chine et l’Europe est pour l’instant mis entre parenthèse suite précisément aux entraves démocratiques et économiques.

Devant la ligne de montages des Espace, Scenic et Talisman, entourés par plusieurs dizaines de salariés, Emmanuel Macron a remercié Lei Zhang, le président d’Envision, pour son investissement. «Vous avez une vision, une parole et le sens de l’action», a expliqué Emmanuel Macron, rappelant que le patron du géant chinois était déjà venu en France deux ans auparavant.

L’investissement chinois est sans doute bienvenu dans une région elle aussi touchée par la dégradation de l’activité économique et le chômage. La question se pose quand même de l’enjeu stratégique des investissements chinois en France qui à terme ne sont jamais sans conséquence pour les pays qui accueillent un peu naïvement la puissance chinoise.

Record d’abstention : pourquoi ?

Record d’abstention : pourquoi ?

 

Comme il fallait s’y attendre, on ne s’est pas bousculé dans les bureaux de vote. La vérité, c’est que les assesseurs attendaient les clients qui se faisaient très rares. Les organismes de sondage avaient prévu une abstention déjà record de près de 60 %;  or l’abstention devrait être proche de 70 %. Un événement qui évidemment comporte de nombreux facteurs explicatifs conjoncturels et structurels. Un score qui après déjà la très faible participation aux municipales remet d’une certaine manière en cause le concept même de démocratie. Quelles légitimités peuvent en effet détenir des élus qui n’auront obtenu au deuxième tour que 10 ou 20 % des inscrits. Et encore il faut aller et prendre en compte les non-inscrits pour mesurer un vrai taux de démocratie électorale.

 

Ces élections étaient vraiment mal situées dans le calendrier. On sait qu’elles ont été repoussées en raison de la crise sanitaire. Or les premiers jours de liberté après la levée des mesures restrictives n’ont pas de toute évidence étaient consacrées en priorité par les Français à leur devoir électoral.

Des élections locales difficiles à comprendre pour les électeurs moyens. La raison est assez simple, bien peu connaissent en vérité qu’elles sont les attributions de l’échelon départemental ou du niveau régional. La  plupart des Français ignorent le rôle respectif de ces instances. Ils ignorent tout autant le nom des élus et des candidats. Ajoutons à cela qu’on a oublié de distribuer à nombre de Français la propagande électorale officielle !

L’abstention s’est également nourrie de la perspective quasi certaine d’un second dans la quasi-totalité des régions et du fait qu’il conviendrait donc de voter à nouveau la semaine prochaine.

L’indifférence à l’égard de ce type d’élection locale provient également surtout de l’empilage de nombre de structures administratives et politiques. À la base de l’organisation politique française on trouve parfois des délégués de communes, ensuite partout des communes, souvent des structures intercommunales (communautés de communes), ensuite des départements, des régions et bien sûr l’Etat. Il y a au moins deux étages de trop.

Du  coup de façon un peu arbitraire, on se partage les compétences sans grande cohérence. Ainsi les départements sont surtout chargés des dépenses sociales (RSA, aide sociale à l’enfance, création et gestion de maisons de retraite), de la construction, l’entretien et l’équipement des collèges, de l’administration de la voirie départementale, ainsi que de la gestion des bibliothèques de prêt, des services d’archives et de musées. Une sorte de bric-à-brac ou d’auberge espagnole. Cela d’autant plus la législation sociale est souvent du ressort de l’État. L’État décide par exemple l’augmentation des conditions du RSA et les départements financent. Même chose pour le financement et l’entretien des routes. L’État décide de la fiscalité et les départements entretiennent ce qui relève de leurs compétences avec ce que leur attribue l’État. Résultat dans nombre de régions les infrastructures dites secondaires sont dans un attentat pitoyable. Quant aux régions elle s’occupe un peu de tout et de rien et ont surtout peu d’influence sur le développement économique.

L’investissement et l’organisation des transports constituent le principal poste de dépenses des régions. Elles sont notamment chargées de l’organisation des transports par trains express régionaux (TER).  Les régions sont chargées de la construction, de l’entretien et du fonctionnement des lycées généraux, professionnels ou agricoles, elles sont également responsables des formations professionnelles, d’apprentissage et d’alternance. Les régions veillent également au développement économique des territoires. Elles élaborent un schéma régional qui fixe, pour 5 ans, les orientations. Ce sont elles qui versent des aides directes aux entreprises (subventions, prêts, avances remboursables, etc.). La région gère aussi une partie des fonds européens. La région a aussi en charge des compétences en matière d’aménagement du territoire et d’environnement. A ce titre, elle gère par exemple les parcs naturels régionaux. Elle doit aussi fixer des objectifs concernant la lutte contre le changement climatique et la pollution de l’air. Le conseil régional doit également établir un plan de prévention et de gestions des déchets, qui doit fixer des objectifs en matière de recyclage et de valorisation des déchets. Les régions doivent par ailleurs présenter un schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET). Ce schéma fixe notamment les objectifs sur le territoire « en matière d’équilibre et d’égalité des territoires, d’implantation des différentes infrastructures d’intérêt régional, de désenclavement des territoires ruraux, d’habitat, de gestion économe de l’espace ».Bref des compétences dispersées et floues

Il faut sans doute ajouter à cela le fait que le président de la république a largement brouillé l’enjeu de ces élections locales en choisissant de faire une grande tournée en France surtout pour tenter de vendre sa politique nationale. Pas sûr qu’il ait particulièrement réussi d’autant que le résultat assez lamentable de la république en marche (autour de 13 % avec le MoDem d’après les sondages mais nettement moins de 10 % de manière séparée)  sera difficilement explicable d’autant que les ministres candidats auront été-tu largement battus.

Ce nouveau taux d’abstention record ne renforce pas la démocratie qui perd régulièrement de sa substance et ôte  une grande partie de la légitimité à des élus qui ne représentent pas grand-chose. Il serait temps d’engager une réflexion globale sur les modalités des échéances électorales avant qu’un jour tous les élus -nationaux comme locaux– ne soient plus désignés que par une infime minorité de citoyens.

Elections Régionales : record d’abstention à près de 70 %, pourquoi ?

Régionales : record d’abstention à près de 70 %, pourquoi ?

 

Comme il fallait s’y attendre, on ne s’est pas bousculé dans les bureaux de vote. La vérité, c’est que les assesseurs attendaient les clients qui se faisaient très rares. Les organismes de sondage avaient prévu une abstention déjà record de près de 60 %;  or l’abstention devrait être proche de 70 %. Un événement qui évidemment comporte de nombreux facteurs explicatifs conjoncturels et structurels. Un score qui après déjà la très faible participation aux municipales remet d’une certaine manière en cause le concept même de démocratie. Quelles légitimités peuvent en effet détenir des élus qui n’auront obtenu au deuxième tour que 10 ou 20 % des inscrits. Et encore il faut aller et prendre en compte les non-inscrits pour mesurer un vrai taux de démocratie électorale.

 

Ces élections étaient vraiment mal situées dans le calendrier. On sait qu’elles ont été repoussées en raison de la crise sanitaire. Or les premiers jours de liberté après la levée des mesures restrictives n’ont pas de toute évidence étaient consacrées en priorité par les Français à leur devoir électoral.

Des élections locales difficiles à comprendre pour les électeurs moyens. La raison est assez simple, bien peu connaissent en vérité qu’elles sont les attributions de l’échelon départemental ou du niveau régional. La  plupart des Français ignorent le rôle respectif de ces instances. Ils ignorent tout autant le nom des élus et des candidats. Ajoutons à cela qu’on a oublié de distribuer à nombre de Français la propagande électorale officielle !

L’abstention s’est également nourrie de la perspective quasi certaine d’un second dans la quasi-totalité des régions et du fait qu’il conviendrait donc de voter à nouveau la semaine prochaine.

L’indifférence à l’égard de ce type d’élection locale provient également surtout de l’empilage de nombre de structures administratives et politiques. À la base de l’organisation politique française on trouve parfois des délégués de communes, ensuite partout des communes, souvent des structures intercommunales (communautés de communes), ensuite des départements, des régions et bien sûr l’Etat. Il y a au moins deux étages de trop.

Du  coup de façon un peu arbitraire, on se partage les compétences sans grande cohérence. Ainsi les départements sont surtout chargés des dépenses sociales (RSA, aide sociale à l’enfance, création et gestion de maisons de retraite), de la construction, l’entretien et l’équipement des collèges, de l’administration de la voirie départementale, ainsi que de la gestion des bibliothèques de prêt, des services d’archives et de musées.

Une sorte de bric-à-brac ou d’auberge espagnole. Cela d’autant plus la législation sociale est souvent du ressort de l’État. L’État décide par exemple l’augmentation des conditions du RSA et les départements financent. Même chose pour le financement et l’entretien des routes. L’État décide de la fiscalité et les départements entretiennent ce qui relève de leurs compétences avec ce que leur attribue l’État. Résultat dans nombre de régions les infrastructures dites secondaires sont dans un attentat pitoyable. Quant aux régions elle s’occupe un peu de tout et de rien et ont surtout peu d’influence sur le développement économique.

Il faut sans doute ajouter à cela le fait que le président de la république a largement brouillé l’enjeu de ces élections locales en choisissant de faire une grande tournée en France surtout pour tenter de vendre sa politique nationale. Pas sûr qu’il ait particulièrement réussi d’autant que le résultat assez lamentable de la république en marche (autour de 13 % avec le MoDem d’après les sondages mais nettement moins de 10 % de manière séparée)  sera difficilement explicable d’autant que les ministres candidats auront été-tu largement battus.

Ce nouveau taux d’abstention record ne renforce pas la démocratie qui perd régulièrement de sa substance et ôte  une grande partie de la légitimité à des élus qui ne représentent pas grand-chose. Il serait temps d’engager une réflexion globale sur les modalités des échéances électorales avant qu’un jour tous les élus -nationaux comme locaux– ne soient plus désignés que par une infime minorité de citoyens.

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