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Carrefour : à solder aux Canadiens ?

Carrefour : à solder aux Canadiens ?

Le symbole même du capitalisme et du consumérisme pourrait être sauvé par l’État qui veut s’opposer à l’absorption de Carrefour par une société canadienne La marque à la renommée mondiale sorte d’exemple de la distribution jusque dans les années 2000 pourrait être soldée à une société canadienne. Lorsqu’en 1999 Carrefour fusionne avec Promodès, il constitue le numéro deux mondial du libre-service derrière l’américain Walmart. L’enseigne française créée par les Fournier et les Deforrey affiche des ambitions quasi universelles. Sous la baguette de Daniel Bernard, son PDG de l’époque, elle s’implante dans de nombreux pays, du Brésil à la Chine, en passant par l’Argentine, le Mexique, Taïwan, la Turquie, sans oublier l’Italie et l’Espagne. Les vents ont tourné dans les années 2000.

Coronavirus Allemagne : contrôles aux frontières

Coronavirus Allemagne : contrôles aux frontières  

L’Allemagne qui entend maintenir les mesures très restrictives jusqu’en avril entend aussi renforcer les contrôles aux frontières

« Si nous ne parvenons pas à arrêter ce virus britannique, nous aurons 10 fois plus de cas d’ici à Pâques. Nous avons besoin de huit à dix semaines supplémentaires de mesures strictes », a déclaré Angela Merkel, selon des propos rapportés par Bild.

« Merkel a déclaré que les huit à 10 semaines à venir seraient très difficiles si la variante britannique se propageait en Allemagne », en en référence à une augmentation par 10 du nombre d’infections en Irlande liée au variant du coronavirus.

L’Allemagne a décidé le 5 janvier de prolonger et de durcir jusqu’à la fin du mois les mesures de confinement en vigueur dans le pays par crainte que le nouveau variant de coronavirus découvert en Angleterre, jugé plus contagieux, ne mette à genoux son système de santé.

L’Institut Robert Koch (RKI) pour les maladies infectieuses a fait état mardi de 12.802 nouveaux cas de contamination en Allemagne, tandis que le nombre de morts depuis le début de l’épidémie a augmenté de 891 à 41.577.

L’alternative aux plastiques : le retour de la consigne

 L’alternative aux plastiques : le retour de la consigne 

 

Par Florentin Letissier, adjoint à la maire de Paris, chargé de l’économie circulaire, de l’économie sociale et solidaire et de la contribution à la stratégie zéro déchet préconise le retour de la consigne pour lutter contre les plastiques.

 

Chronique dans la tribune

 

Depuis les années 1950, le plastique a envahi nos villes et nos océans. À l’origine conçu pour nous simplifier la vie, il est devenu en quelques décennies une véritable menace. À mesure que sa production a explosé, passant de 2 millions de tonnes par an en 1950 à 400 millions de tonnes aujourd’hui, il devient de plus en plus menaçant pour l’eau que nous buvons, l’air que nous respirons, et les écosystèmes dont nous dépendons.

Il faut désormais recentrer notre utilisation du plastique sur ce qui est essentiel : emballages de produits médicaux, composants informatiques, matériaux supports des technologies d’énergie renouvelable, objets usuels par exemple. À Paris, cette transition s’esquisse depuis plusieurs années, et le nombre d’entrepreneur.euse.s qui développent de nouvelles initiatives pour réduire la consommation de plastique à usage unique se développe fortement. Parmi ces initiatives, le développement de la consigne pour le réemploi des emballages est déterminant.

Le retour de la consigne n’est pas un sujet nouveau. Évoqué dans la feuille de route nationale économie circulaire présentée par le Premier ministre en avril 2018, et au cœur des débats parlementaires autour de la loi Anti Gaspillage et Économie Circulaire (loi AGEC), le dispositif est désormais bien connu. Reste à s’en saisir. S’en saisir ? Oui, mais pas n’importe comment. Il faut maintenant accompagner les professionnel.le.s pour enclencher un changement d’échelle, sortir de l’expérimentation pour aller vers une généralisation de la consigne pour le réemploi des emballages.

Dans la capitale, le champ d’action est large : les emballages issus de la restauration à emporter représentent l’un des principaux usages du plastique à usage unique, avec 15 tonnes d’emballages par jour. Tous ces contenants, le plus souvent, au mieux, jetés dans des poubelles sur l’espace public, quand ils ne sont pas juste laissés à terre, sont aujourd’hui largement incinérés. C’est un gaspillage de ressources considérable, qui doit être diminué par la généralisation de poubelles de tri dans nos rues, afin de développer le recyclage.

Le recyclage n’est pas la solution miracle

Mais pour autant, le développement du recyclage n’est pas à lui seul la solution miracle, puisqu’il ne nous permet pas réellement de lutter contre les effets néfastes de l’explosion du plastique à usage unique. Pourquoi ? En misant uniquement sur le tri et le recyclage des emballages plastiques, nous perdons de vue l’objectif premier qui nous permettra durablement de préserver nos ressources naturelles et notre environnement : la réduction de la production et de notre consommation de matières plastiques. D’abord car le tri n’est aujourd’hui pas encore un réflexe suffisamment partagé, et le plastique occupe encore à Paris 17% du bac vert des ordures ménagères résiduelles, alors que sa place est dans le fameux bac jaune. De plus, les entreprises qui réutilisent des matières plastiques recyclées dans leurs processus de fabrication ne sont pas toujours situées à proximité des centres de tri, mais souvent loin de la région parisienne et parfois à l’autre de bout de l’Europe. Cela implique une logistique de transport longue et donc polluante pour acheminer ces matières premières recyclées à bon port.

Mais surtout, le plastique reste un matériau difficile à recycler et à réincorporer dans les chaînes de production. Lorsqu’il est recyclable, dans la plupart des cas, mis à part l’exemple bien connu de la bouteille en PET, seule une faible part de la valeur de la matière peut être réincorporée dans un nouveau produit, en l’état actuel de la technologie. La majorité des plastiques recyclés sont donc transformés dans des applications de moindre valeur et ne sont pas recyclables après usage. Et encore, ces potentialités de recyclages ne concernent qu’une petite partie des matières plastiques : seuls trois types de plastique sont aujourd’hui recyclables en France.

Les emballages réutilisables, un marché prometteur

Face à cela, les plastiques biosourcés et biodégradables, présentés par ses défenseurs comme une réelle alternative, se sont développés, mais restent en réalité une fausse bonne idée. Il contiennent tout de même du pétrole, leur processus de fabrication est très gourmand en ressources (agriculture intensive, consommation d’eau…), et ils restent finalement, eux aussi, à usage unique. La réduction de nos déchets passe donc par une réduction de leur production à la source, avec un bénéfice considérable en matière première, coût pour la collectivité et en propreté sur l’espace public.

Aujourd’hui, alors que nous faisons face à une explosion des déchets plastiques jetables à l’heure où la crise sanitaire a fortement développé le recours à la vente à emporter, il apparaît donc que la consigne pour réemploi n’a jamais été autant adaptée à notre situation. Développée à l’échelle locale et avec des outils de lavage performant, un système de consigne des emballages- une consigne « à l’ancienne » – permettra de réemployer des milliers d’emballages à Paris et de sortir durablement du tout jetable. Car dans ce modèle, les contenants sont fabriqués pour durer. D’ailleurs, certaines chaînes de la grande distribution en ont bien conscience et commencent à se positionner sur ce marché très prometteur.

La nécessité de créer un écosystème

Il nous faut donc structurer cette filière circulaire à l’échelle de Paris et du Grand Paris, en rassemblant toutes les parties prenantes : restaurateur.rice.s, grande distribution, syndicats, industriels et entrepreneur.euse.s de la consigne. La création de cet écosystème permettra de faciliter le maillage du territoire parisien en points de collecte accessibles pour le.la consommateur.rice, renforçant alors l’incitation à recourir à la consigne. Les modèles de logistique urbaine décarbonée pourront par ailleurs se développer à partir de ce maillage, en assurant les transports entre points de vente et points de lavage et de reconditionnement. Il est certain que la croissance de cette filière contribuera fortement à la création d’emplois locaux et non-délocalisables. C’est également une opportunité pour le tissu de l’économie sociale et solidaire, riche en travailleuses et travailleurs désireux de se réinsérer sur le marché du travail dans des métiers d’avenir.

Aujourd’hui, l’économie circulaire à Paris représente près de 70 000 emplois, soit environ 3% du total, générant une valeur ajoutée de 7 milliards d’euros. La structuration de la filière de la consigne est indiscutablement un levier pour augmenter ce poids de l’économie circulaire dans notre tissu productif local. Cette ambition s’inscrit dans un véritable changement de paradigme dans notre manière de concevoir l’économie : repenser la conception des produits pour une utilisation prolongée, se tourner vers la réutilisation et le réemploi, utiliser nos ressources naturelles comme matières premières avec parcimonie et discernement. Les citoyennes et les citoyens sont prêt.e.s. Les entreprises aussi. Il est temps d’engager le mouvement !

« S’opposer aux lois extraterritoriales américaines « 

« S’opposer aux lois extraterritoriales américaines « 

L’élection du démocrate Joe Biden ne signifie pas la fin des tensions juridiques et commerciales avec Washington, souligne, dans une tribune au « Monde », Marie-Pierre Vedrenne, vice-présidente de la commission du commerce international du Parlement européen.

 

Tribune.

 

 L’élection de Joe Biden à la présidence des Etats-Unis reste une bonne nouvelle, laissant imaginer que ce défenseur du multilatéralisme va revenir à la table des négociations. Toutefois, ce retour ne présage en rien de l’issue de nos futurs échanges. L’Europe ne doit pas se bercer d’illusions, notamment en matière commerciale. Son horizon doit demeurer l’autonomie stratégique. Nous ne pouvons pas tout attendre de notre partenaire d’outre-Atlantique.

Certes, nous ne pouvons que nous réjouir de la victoire du candidat démocrate, et plus encore de la défaite de Donald Trump. Mais soyons clairs entre Européens sur le constat. Sur le terrain commercial, la présence de Donald Trump à la Maison Blanche a accentué les tensions aussi bien sur le fond que sur la forme, tout était bon pour imposer « des tarifs ». Mais penser que désormais le climat va revenir à la normale est illusoire. Et surtout de quelle normalité s’agit-il ? Arrêtons-nous quelques instants sur les lois extraterritoriales américaines mises en place bien avant l’arrivée de Donald Trump.

« L’Union européenne doit continuer de défendre un commerce mondial basé sur des règles, mais des règles adaptées et respectées par tous »

Les Etats-Unis tirent profit de leur législation pour en contourner le bien-fondé. Le bilan des vingt dernières années est édifiant : plusieurs dizaines de milliards de dollars d’amendes ont été réclamées à des entreprises françaises comme PSA ou Airbus, européennes, sud-américaines et asiatiques. Cela au motif que leurs pratiques commerciales, leurs clients ou certains de leurs paiements ne respectaient pas le droit américain, alors même qu’aucune de ces pratiques n’avait de lien direct avec le territoire des Etats-Unis et/ou que ces entreprises se conformaient au droit de leur pays. Nos entreprises ne sont pas les seules affectées par ces pratiques. Les citoyens européens dits « Américains accidentels » sont eux aussi des victimes collatérales. Ces derniers disposent de plusieurs nationalités dont la nationalité américaine, ils se battent contre le principe de la taxation basée sur la nationalité, spécifiquement l’application de la législation Foreign Account Tax Compliance Act (Fatca).

Géopolitique de l’affrontement

Soyons conscients du contexte de tensions dans lequel nous évoluons. La bataille que se livrent les Etats-Unis et la Chine pour se maintenir ou ravir la première place du podium mondial ne va pas disparaître, bien au contraire. La géopolitique de l’affrontement prédomine. Ainsi, les Européens ne doivent pas être pris en étau entre ces deux Etats-continents. Il faut les voir tels qu’ils sont : des alliés, parfois, des rivaux économiques, souvent.

 

Huile de palme : un très gros producteur interdit aux Etats-Unis

Huile de palme : un très gros producteur interdit aux Etats-Unis

Interdiction d’un très gros producteur d’huile  de palme de Malaisie aux États-Unis pour des raisons sociales et environnementales.

La Malaisie est le deuxième producteur au monde de cet oléagineux, derrière l’Indonésie voisine. Ces deux pays produisent à eux deux quelque 85% de l’huile de palme mondiale. Mais la culture des palmiers à huile est vivement critiquée par les ONG qui dénoncent son rôle dans la destruction de la forêt tropicale et les abus dont sont victimes les ouvriers agricoles sur ces exploitations.

En annonçant cette interdiction mercredi soir, l’agence américaine des douanes et de la protection des frontières (CBP) a affirmé avoir la preuve que les employés de Sime Darby subissent de graves abus, évoquant notamment des violences sexuelles et physiques, des retenues de salaire et le fait qu’ils ne sont pas libres de se déplacer.

Ce géant de lui de Pam, qui fournit de grandes multinationales comme Nestlé et Unilever, possède d’immenses plantations et emploie des travailleurs migrants originaires de pays comme l’Indonésie et le Bangladesh.

 

Interdiction d’un très gros producteur d’huile  de palme de Malaisie aux États-Unis pour des raisons sociales et environnementales.

La Malaisie est le deuxième producteur au monde de cet oléagineux, derrière l’Indonésie voisine. Ces deux pays produisent à eux deux quelque 85% de l’huile de palme mondiale. Mais la culture des palmiers à huile est vivement critiquée par les ONG qui dénoncent son rôle dans la destruction de la forêt tropicale et les abus dont sont victimes les ouvriers agricoles sur ces exploitations.

En annonçant cette interdiction mercredi soir, l’agence américaine des douanes et de la protection des frontières (CBP) a affirmé avoir la preuve que les employés de Sime Darby subissent de graves abus, évoquant notamment des violences sexuelles et physiques, des retenues de salaire et le fait qu’ils ne sont pas libres de se déplacer.

Ce géant de lui de Pam, qui fournit de grandes multinationales comme Nestlé et Unilever, possède d’immenses plantations et emploie des travailleurs migrants originaires de pays comme l’Indonésie et le Bangladesh.

Reconnecter notre économie aux réalités de la nature

 Reconnecter notre économie aux réalités de la nature

 

 Tribune d’un collectif dans le monde

Alors que la crise sanitaire a démontré la fragilité de notre modèle agricole, un collectif de personnalités engagées pour une transition écologique et solidaire plaide pour un nouveau pacte entre villes et campagne et invite à repenser notre relation à la terre.

Tribune. Le Covid-19 aura eu au moins un mérite : révéler au plus grand nombre la vulnérabilité de notre système et rendre manifeste l’urgence de proposer de nouveaux modèles de production et de vivre-ensemble, plus résilients, porteurs de sens, créateurs de richesses et de solidarités. Face aux crises écologiques, économiques et sociales s’impose une évidence : la nécessité de (re)toucher terre. Un retour à la terre que nous entendons au sens large, c’est-à-dire repenser les relations ville-campagne, reconnecter notre société hors-sol au vivant et redonner une place centrale à l’agriculture et aux paysans.

Le modèle urbain consumériste arrive en bout de course. Cette impasse invite à changer de regard sur la ruralité. Loin des congestions automobiles et du stress, agriculteurs, entrepreneurs, associations, artistes et collectivités inventent chaque jour d’autres façons de produire, de travailler, d’habiter. Ils refont battre le cœur des villages, mettent de la poésie dans nos vies, permettent la résilience alimentaire et économique, mettent les gens en relation et ouvrent à de nouvelles solidarités.

Ce foisonnement d’expériences offre une occasion pour les campagnes de jouer un rôle politique fort dans la construction du monde de demain et invite à penser de nouveaux équilibres territoriaux. Oui, les campagnes qualifient les villes aujourd’hui ! Nous plaidons pour un nouveau pacte ville-campagne qui favoriserait les complémentarités et les mises en cohérence plutôt que l’irresponsable « laisser-faire » libéral.

Miser sur l’intelligence collective

Les nouveaux modes de travail et les technologies rendent aujourd’hui possible un exode urbain. Le confinement loin des villes aura permis à de nombreux citadins de l’expérimenter temporairement, et pour certains de sauter le pas définitivement. Mais pour que ce phénomène soit une véritable opportunité, il doit faire l’objet de « politiques d’accueil ». Et inversement, les projets des néoruraux doivent s’inscrire dans le respect des spécificités et des besoins locaux. Seul un projet politique qui s’inscrit dans des processus de rencontres entre les différents acteurs fera sens, et permettra à chacun de s’approprier le territoire et de travailler ensemble.

La diversité et le lien sont les seules réponses à la complexité. Les crises actuelles ont pris racine dans un mal invisible : celui de l’uniformisation des êtres et des territoires. Face à l’ineptie d’un monde cloisonné, nous devons concentrer nos efforts sur le lien à l’autre : entre citadins et ruraux, entre les mondes agricoles, économiques, politiques et artistiques. La résilience ne peut se créer qu’en misant sur nos complémentarités. L’innovation naît de l’intelligence collective.

 

USA: opposition des sénateurs républicains sur la hausse de l’aide aux particuliers….. contre l’avis de Trump

USA: opposition des sénateurs républicains sur la hausse de l’aide aux particuliers….. contre l’avis de Trump

Nouveau rebondissement aux États-Unis alors qu’un accord se profilait sur le plan de relance entre démocrates et républicains contre l’avis initial de l’actuel président des États-Unis, ce sont maintenant les sénateurs républicains qui s’opposent à une partie de ce plan concernant l’aide aux particulier et contre l’avis de Trump  (qui a changé d’opinion).

On se demande si les républicains n’ont pas été contaminés par la folie de Trump .

Le plan budgétaire d’environ 900 milliards de dollars approuvé la semaine dernière par le Congrès pour compenser l’impact de la crise du coronavirus prévoit un chèque de 600 dollars pour les particuliers.

Donald Trump a menacé la semaine dernière de ne pas ratifier ce nouveau plan de relance si le Congrès n’augmentait pas le montant de l’aide directe aux Américains.

Le président sortant a finalement fait marche arrière dimanche, alors que la menace d’une fermeture partielle des administrations (“shutdown”) se faisait de plus en plus précise, le texte voté au Congrès prévoyant aussi 1.400 milliards de dollars de financements fédéraux.

Mais les élus démocrates, qui souhaitaient de longue date une aide directe aux Américains de 2.000 dollars, ont utilisé l’un de leurs rares points de convergence avec Donald Trump pour organiser lundi un vote sur cette proposition.

D’après la commission bipartite des impôts, qui prépare l’estimation des coûts des projets de loi présentés au Congrès, quelque 464 milliards de dollars seront nécessaires pour financer la proposition.

Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a fait part de son intention de voter la hausse de l’aide directe. Le chef de la majorité républicaine, Mitch McConnell, n’a pas évoqué de possible vote après avoir salué la ratification du projet de loi par Donald Trump.

En plus de la question du plan de relance, le Sénat doit se prononcer sur le veto opposé par Donald Trump au projet de budget de la Défense pour 2021. Un vote est attendu dans la semaine, après que la Chambre des représentants s’est prononcée lundi pour contourner le veto du président sortant. Bref politiquement, c’est en ce moment une grande confusion qui règne aux États-Unis en attendant la mise en place de Joe Biden.

Un troisième confinement national aux couleurs locales

Un troisième confinement national aux couleurs locales

 

Un troisième confinement paraît inévitable au regard de la progression de la maladie dans l’ensemble du monde et dans les pays entourant la France. Le problème c’est que le gouvernement français ne veut pas porter le chapeau de ce nouveau confinement qui va confirmer la fermeture des activités déjà décidées comme la restauration et les bars par exemple où 25 à 40 % des établissements pourraient connaître la faillite.

 Même chose dans d’autres secteurs interdits d’activité. Du coup,  le gouvernement pourrait faire du en même temps avec des directives nationales mais appliquées et décidées conjointement par les autorités locales entre préfet et élus.

Ce troisième confinement en effet pourrait provoquer de nombreux mécontentements dans certains domaines économiques déjà très touchés. En outre des nouvelles restrictions à la mobilité seront parfois assez mal acceptées. Le nouveau confinement paraît inévitable, reste à en préciser les modalités pour faire avaler les mesures restrictives

 Une forme de décentralisation relative pourrait être envisagée dans la mesure où la France est relativement coupée en deux avec une moitié ouest assez peu contaminée et une moitié est très touchée.

 

Une réforme de l’homologation des avions aux États-Unis

Une réforme de l’homologation des avions aux États-Unis

Suite au accident meurtrier de deux avions concernant le Boeing 737 Max, le congrès américain s’était ému et avait existé des modifications dans les procédures d’homologation. On a notamment relevé une formation insuffisante des pilotes face à la complexification des 737 Max.

Dans un communiqué, la FAA a déclaré qu’elle allait “travailler à la mise en oeuvre des changements demandés par le Congrès. La FAA est engagée à l’amélioration constante de la sécurité aérienne et de notre organisation, nos processus et notre culture”.

Roger Wicker, élu républicain qui préside la commission sénatoriale du Commerce, a écrit lundi dans une tribune que la nouvelle loi prévoyait des “mesures de protection contre les industriels exerçant une pression inappropriée contre les employés durant le processus de certification”.

Cette loi devrait “contribuer à rétablir la culture de sécurité à la FAA”, a-t-il ajouté.

Une enquête de la FAA publiée en août dernier montre que certains employés ont dit avoir fait face à de “fortes” pressions externes de l’industrie aéronautique et ont alerté sur le fait que l’agence fédérale n’érigeait pas toujours la sécurité aérienne en priorité.

Après des mois d’enquête, la FAA a levé le mois dernier l’interdiction de vol visant le Boeing 737 MAX, immobilisé depuis mars 2019 suite à deux accidents en l’espace de cinq mois, en Indonésie et en Ethiopie, ayant fait au total 346 morts.

La reprise des vols commerciaux du 737 MAX aux Etats-Unis est prévue pour ce mardi, avec un vol d’American Airlines reliant Miami à New York.

Banques : 130 milliards de prêts garantis aux entreprises

Banques : 130 milliards de prêts garantis aux entreprises

 

Les banques ont consenti 130 milliards de prêts garantis à 630 000 entreprises dont près de 90 % très petites.

Il s’agissait à l’occasion du confinement de fournir des liquidités aux entreprises, dans la limite de 25 % du chiffre d’affaires annuel, avec un montant garanti à 90 % par l’Etat. On laisse  la possibilité aux entreprises de ne pas rembourser le capital la première année, puis d’étaler les échéances sur cinq ans maximum.

Le risque est évidemment pour les banques même si le montant est garanti à 90 % par l’État. Il faut en effet s’attendre en dépit de ces prêts à une vague de faillites courant 2021. Des faillites qui vont surtout concerner les petites et moyennes entreprises. On s’attend mécaniquement à une vague de environ 1 million de licenciements en 2021 après autour de 800 000 ans de 2020.

Heureusement toutes les entreprises ne seront pas touchées de la même manière et Bercy indique que 60 % de ces prêts reçus par les entreprises n’ont pas été dépensés par les dites entreprises. Parmi les 40 % qui restent, certains  vont s’en sortir mais dans plusieurs secteurs en particulier la restauration-hôtellerie mais aussi la construction par exemple les faillites seront nombreuses. Dans la seule  de restauration 25 % des établissements pourraient fermer définitivement.

Les dommages seront aussi évidemment pour les banques qui vont accumuler ce qu’on appelle pudiquement les créances douteuses et qui vont se transformer en actifs pourris. La banque centrale européenne a d’ores et déjà prévus les conséquences financières et annoncer un soutien aux banques.

République centrafricaine : la France s’oppose aux Russes

République centrafricaine : la France s’oppose aux Russes

 

Clairement maintenant la France s’oppose aux Russes et aux tentatives des groupes armés de certains leaders politiques, dont M. François Bozizé, visant à faire obstruction à la mise en œuvre des accords de paix et à la tenue des élections selon le calendrier prévu et soutenu par la communauté internationale. La Russie qui fournit des armes et des mercenaires groupes armés tandis que la France soutient le président en exercice.

Dans un communiqué, le ministère des Armées a précisé qu’une patrouille composée de deux avions de chasse Mirage 2000D accompagnée d’un avion ravitailleur C135FR avait décollé en début d’après-midi de la base aérienne projetée de N’Djamena (Tchad) pour se reposer 4 heures plus tard sur cette même base.

“Ce survol ou – ‘démonstration de présence’ – a été réalisé à une altitude permettant de signaler et marquer la présence des avions de combat français”, a souligné le ministère.

A l’approche des élections présidentielle et législatives de dimanche, le Rwanda et la Russie ont déjà envoyé des troupes ces derniers jours pour aider le gouvernement à ramener le calme alors que les forces de sécurité et les casques bleus des Nations unies combattent des rebelles qui ont occupé certaines villes du pays et pris le contrôle de routes en dehors de Bangui, la capitale.

Immobilier : attention aux vices cachés

Immobilier : attention aux vices cachés

Les avocats parisiens Lucile Bertier et Alexandre Silva alertent contre la recrudescence de cavités souterraines cachées lors d’acquisitions immobilières (chronique dans la Tribune)

A l’heure où le citadin se met en quête de la maison refuge pour s’abriter des aléas politiques et sanitaires, il se découvre malgré lui le dindon de ce qui n’a rien d’une farce, orchestrée par des agents immobiliers peu scrupuleux. Depuis qu’une vague verte déferle sur notre pays, certains pensent que tous les coups sont permis, faisant des exilés urbains une cible idéale : « Mais grand bien leur fasse, ces arrogants aux appartements étriqués n’ont qu’à pas envahir nos contrées préservées ! »

Ainsi, nombreux sont les cabinets d’avocats qui deviennent le foyer inattendu d’acquéreurs venant confier leurs mésaventures d’acheteurs abusés. Tel est le cas de ce couple parisien, enthousiaste à l’idée de devenir propriétaire d’une maison en Bourgogne, découvrant que les fissures d’une grange, dont on attribuait l’origine à des évènements de sécheresse exceptionnelle, avaient pour cause réelle l’existence de cavités souterraines.

Ces cavités, également appelées « marnières » ne sont autres que des gigantesques trous, indétectables à l’œil nu, creusés au cours du XIXe siècle par des agriculteurs recherchant la marne, une craie utilisée comme engrais. Beaucoup d’entre elles n’ont jamais été déclarées ni comblées, si ce n’est superficiellement, faisant de certaines régions, comme la Normandie, un véritable gruyère.

Si ces dissimulations ne présentaient pas jusqu’alors de risques identifiables, l’évolution des sols et le réchauffement climatique en ont décidé autrement. Des effondrements de terrains imprévisibles sont ainsi apparus ces dernières décennies, menaçant même les habitations.

Face à l’importance du risque, l’article L563-6 II du Code de l’environnement est venu sanctionner par 30 000 euros d’amende la rétention d’informations concernant l’existence d’une marnière. En parallèle à ce qui s’apparente à une mise en danger d’autrui, l’intention du législateur consiste à éviter la perpétuation de ce secret, en s’assurant notamment que toute personne ne se cache derrière ce défaut d’inventaire pour ne pas signaler ce qu’il suppose être une cavité souterraine.

Lieu de compost. Dans ces conditions, se pose aux propriétaires un véritable dilemme : faire preuve de bonne foi en mentionnant des indices révélateurs, sous peine de voir la valeur vénale de leur bien annihiler, ou les taire en se cachant derrière un faux-semblant de jeu de négociation afin de vendre coûte que coûte. Cette seconde option, malheureusement privilégiée, n’est rendue possible que par le concours malhonnête de certains agents immobiliers, pourtant tenus à une obligation d’information.

Quand certains d’entre eux ne disent strictement rien, les plus pernicieux attireront votre attention pour mieux la détourner. Par exemple, un affaissement dans le jardin vous sera présenté comme une ancienne mare asséchée, dans l’Eure, ou comme un lieu de compost, en Bourgogne ; un puits profond de trente mètres, indice caractérisant par nature la présence d’une marnière, devient décoratif, permettant le simple arrosage de fleurs. Quant aux fissures profondes affectant le bâtit, c’est la maison qui bouge. Dolus malus ou dolus bonus, mensonge ou exagération d’usage, les tribunaux trancheront !

Lucile Bertier et Alexandre Silva sont avocats au barreau de Paris.

Facebook et Google accusés aux États-Unis d’entrave à la concurrence

Facebook et Google accusés aux États-Unis d’entrave à la concurrence

La  procureur générale de New York, Letitia James. a déclaré que la société Facebook avait utilisé de vastes sommes d’argent pour acquérir ses rivaux avant qu’ils ne puissent menacer sa position dominante sur le marché.

En octobre, le département américain de la Justice et 11 Etats ont déposé plainte contre Google, accusé d’abuser de sa position sur les marchés de la recherche et de la publicité en ligne pour nuire à ses concurrents.

Ces procédures s’annoncent comme les plus importantes dans le domaine de l’antitrust aux Etats-Unis depuis plus de 20 ans et peuvent être comparée à celle qui a visé Microsoft en 1998, voire à celle de 1974 qui a conduit à l’éclatement forcé de l’opérateur de télécommunications AT&T.

«Economie numérique: réservée aux très grands « 

«Economie numérique: réservée aux très grands « 

Emmanuel Combe ,professeur à Skema business school et vice-président de l’Autorité de la concurrence, explique dans le  l’Opinion qu’un  nouvel entrant qui voudra rivaliser demain avec les Gafam devra franchir plusieurs obstacles, des « barrières à l’entrée ». Une première barrière est constituée par l’ampleur des coûts fixes et irrécupérables, notamment pour mettre au point un algorithme performant.

Pour amortir ce coût fixe, le nouvel entrant devra disposer d’un grand nombre d’utilisateurs ou de clients, ce qui le met face à une seconde barrière à l’entrée : les effets de réseaux, directs comme indirects. Dans le cas par exemple d’une application de VTC, pour attirer les premiers clients, il devra disposer dès le départ d’un nombre suffisant de chauffeurs. Symétriquement, les chauffeurs ne s’inscriront sur cette nouvelle application que si le nombre de clients permet de leur apporter un flux suffisant d’affaires.

Une troisième barrière à l’entrée va se présenter à lui : les «économies d’expérience ». Il s’agit d’une barrière liée à un avantage temporel : produire depuis longtemps permet d’apprendre de ses erreurs, de s’améliorer et de devenir plus efficace. Dans le cas du numérique, cela signifie que l’avantage qu’une plateforme en place retire de la possession de données provient moins de leur grande quantités que de leur accumulation au cours du temps.

La qualité des prévisions de ventes hebdomadaires sur un produit augmente avec le nombre de périodes durant lesquelles ce produit est proposé à la vente

Historique. Prenons l’exemple d’un moteur de recherche : l’efficacité d’un algorithme – c’est-à-dire sa capacité à fournir une réponse pertinente à la requête d’un internaute – s’améliore au fil du temps, dans la mesure où il tient compte de l’historique des recherches passées. Il en va de même pour les plateformes de streaming : la capacité de Spotify à faire des recommandations pertinentes prend appui sur le comportement passé de l’utilisateur, ce qui permet de mieux connaître ses goûts et d’affiner toujours plus le ciblage des contenus.

De même, dans le commerce en ligne, l’historique des ventes permet d’améliorer la qualité des prévisions et d’avoir en permanence le « bon » niveau de stock. Ainsi, une étude du NBER sur le cas d’Amazon montre que la qualité des prévisions de ventes hebdomadaires sur un produit augmente avec le nombre de périodes durant lesquelles ce produit est proposé à la vente. A l’inverse, les auteurs de l’étude montrent que le nombre de produits proposés à la vente et qui appartiennent à la même catégorie que le produit vendu n’influe pas sur la qualité de la prévision. La profondeur historique des données jouerait ainsi un rôle plus déterminant que le volume des données.

Est-ce à dire que la barrière de l’expérience est infranchissable ? Pas si sûr. La hauteur d’une barrière est toujours relative à la puissance de celui qui la franchit. Lorsqu’un Gafam souhaite entrer sur un nouveau marché, il peut s’appuyer sur son expérience sur des marchés adjacents ainsi que sur sa communauté d’utilisateurs existante. Il pourra aussi faire le choix de procéder à l’acquisition d’un acteur présent sur un marché connexe qui dispose d’ores et déjà de cette expérience. De plus, un nouvel entrant n’est pas toujours obligé de « sauter » une barrière. Il peut aussi faire le choix de la contourner, en se lançant sur un nouveau marché avec un nouveau produit. Cela s’appelle l’innovation disruptive.

Emmanuel Combe est professeur à Skema business school et vice-président de l’Autorité de la concurrence.

Ski : contrôles aux frontières !!!

Ski : contrôles aux frontières !!!

 

La France se convertit très tardivement à l’idée de la fermeture des frontières. Non pas cette fois pour empêcher l’arrivée d’éventuels contaminés mais pour empêcher des skieurs français de pratiquer leur sport à l’étranger . De toute façon, une idée légalement très discutable et par ailleurs difficilement applicable. Comment en effet distinguer les voyageurs qui franchissent les frontières pour d’autres motifs que le ski et ceux qui se rendent ou reviennent des stations de montagne. il faudra aussi identifier ceux qui ont réellement skier et les autres.

 

“L’idée, c’est d’empêcher les Français d’aller se contaminer dans les stations” de Suisse ou d’Espagne, a déclaré le Premier ministre sur RMC et BFM, en rappelant que les remontées mécaniques des stations françaises resteraient fermées pour les fêtes de fin d’année.

“On va instaurer (…) ce qu’on appelle une quarantaine, c’est-à-dire qu’on fera des contrôles aléatoires à la frontière et que le préfet pourra instaurer la mise en quarantaine de sept jours”, a-t-il ajouté.

« Voile intégral : pas une affaire de religion mais de rapport aux hommes » (Agnès De Féo)

« voile intégral : pas une affaire de religion mais  de rapport aux hommes » (Agnès De Féo)

La  sociologue Agnès De Féo s’appuie sur dix ans d’enquête auprès de femmes portant le niqab pour montrer que c’est avant tout le rapport avec le sexe opposé qui détermine leur choix. (Interview dans le monde)

On parle beaucoup d’elles, mais leur voix est rare. La sociologue Agnès De Féo, elle, a interrogé une centaine de femmes portant le niqab (voile intégral) dans une enquête au long cours, commencée en 2009, quelques mois avant la polémique autour du voile intégral qui a abouti à la loi du 11 octobre 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public. Derrière le niqab. Dix ans d’enquête sur les femmes qui ont porté et enlevé le voile intégral est un livre saisissant, parfois dérangeant, qui permet d’appréhender sous un nouveau jour celles qui ont fait le choix de cacher leur visage.

Vous avez travaillé sur le voile intégral en France dès 2008. Quelles raisons vous ont amenée à vous intéresser à ce sujet, alors absent de l’actualité ?

J’ai commencé à étudier le voilement du visage en 2002 en Asie du Sud-Est. Lorsque je me suis dirigée vers le doctorat en 2008, mon directeur de thèse, le sociologue Michel Wieviorka, m’a poussée à traiter le sujet en France. J’ai d’abord dû digérer ma déception : recentrer mon terrain dans ce pays ne m’excitait pas du tout !

Puis le déclenchement de la polémique en juin 2009 sur le voile intégral, qui a débouché sur la loi d’interdiction en octobre 2010, s’est présenté comme une opportunité. J’ai pu suivre l’évolution des femmes, et surtout assister à une nouvelle tendance : l’adoption du niqab en réaction à la loi. En onze années d’enquête, j’ai rencontré environ 200 femmes « niqabées » et travaillé de façon approfondie avec une centaine. Je suis entrée en contact avec elles en les abordant de manière spontanée.

Le profil des femmes portant le niqab a-t-il évolué au cours de votre décennie d’enquête ?

La loi de 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public a constitué un pivot. Avant, ces femmes étaient dans une dynamique de réislamisation, cherchant à incarner la musulmane parfaite. De la même manière que les hommes salafistes veulent imiter le prophète de l’islam, elles prenaient pour modèle ses épouses qui portaient, selon la tradition, un voile sur le visage. Elles entraient dans le salafisme en couple et connaissaient au début une jubilation dans cette complicité amoureuse.

A partir de juin 2009, le matraquage médiatique qui précède le vote de la loi va faire de la « niqabée » un modèle pour celles qui veulent en découdre avec la société. Ces « néo-niqabées » sont des musulmanes autodidactes, qui se bricolent une religiosité superficielle par Internet. Leur pratique religieuse est souvent laxiste ; la plupart ne s’investissent pas dans l’apprentissage de l’arabe, et l’une d’elles m’avouait ne pas être régulière dans la pratique de ses cinq prières quotidiennes. Elles sont souvent en difficulté sociale, souffrent de solitude et sont en rupture avec leur milieu familial.

 

« Extraterritorialité américaine : s’opposer aux Etats-Unis »

 Extraterritorialité américaine : s’opposer aux Etats-Unis »

« Quatorze milliards de dollars payés par les entreprises françaises sur les dix dernières années au Trésor américain pour avoir enfreint les lois extraterritoriales américaines, que ce soit le FCPA (Foreign Corrupt Practices Act), les lois sur le contrôle des exportations ou les sanctions et les embargos américains. De l’autre côté, zéro amende imposée par la France aux entreprises américaines pour des faits similaires. Nous sommes dans une asymétrie complète », déplore Frédéric Pierucci, fondateur du cabinet de conseil Ikarian.

« Le droit est utilisé comme arme de guerre économique pour déstabiliser les concurrents des entreprises américaines », martèle cet ancien cadre d’Alstom, qui a passé deux ans en prison aux Etats-Unis lors de la fameuse affaire Alstom, qui était soupçonné de corruption par le département de la Justice américaine (DoJ). Puis, la branche énergie d’Alstom a été rachetée par General Electric.

 

 

De fait, les lois extraterritoriales américaines, qui prolifèrent depuis la sortie de la guerre froide, permettent à la justice des Etats-Unis de poursuivre les entreprises ou des individus du monde entier, pour leurs pratiques commerciales, en s’appuyant sur des éléments tels que la corruption, le blanchiment ou les sanctions internationales, comme l’a souligné un rapport parlementaire alarmant publié en juin 2019, intitulé « Rétablir la souveraineté de la France et de l’Europe et protéger nos entreprises des lois et mesures à portée extraterritoriale ».

 

« Macron reste sourd aux difficultés des jeunes »

« Macron reste sourd aux difficultés des jeunes »

Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités estime dans la Tribune que macron est sourd aux difficultés des jeunes (interview)

Quel est l’état des lieux de la pauvreté en France, selon le rapport 2020 que l’Observatoire des inégalités publie aujourd’hui ?

LOUIS MAURIN - La pauvreté est multidimensionnelle et difficile à résumer en quelques mots. Si on regarde la pauvreté monétaire définie à 50% du niveau de vie médian, il y avait, en 2018, 5,3 millions de pauvres. Ce qui correspond à 8,3% de la population. Ce ratio est supérieur au niveau enregistré au début des années 2000. À l’époque, le taux se situait autour de 6,7% de la population. Depuis 20 ans, il y a une tendance à la remontée de la pauvreté en France.

Quels peuvent être les effets à court terme et à long terme d’une telle crise ?

L’effet principal se fait par le biais de l’emploi. Dès la mi-mars, beaucoup de personnes  n’ont pas vu leurs missions d’intérim et leurs CDD renouvelés. Les non-salariés ont vu parfois leur contrat s’arrêter de suite. En dépit des systèmes de protection existants, une partie de la population a basculé dans le chômage avec une baisse des revenus. Une grande partie des chômeurs ne sont tout simplement pas indemnisés et ont dû basculer dans les minimas sociaux. Les minimas sociaux sont très inférieurs au seuil de pauvreté. Ce qui signifie qu’un certain nombre d’entre eux ont basculé dans la pauvreté. Pour les plus jeunes, la situation est encore plus compliquée. En deçà de 25 ans, les jeunes n’ont pas le droit aux minimas…

Une garantie mensuelle de ressources de 900 euros aux précaires

Une garantie mensuelle de ressources de 900 euros aux précaires

Une aide mensuelle de 900 € a été décidée pour les précaires et les jeunes. Cette garantie, qui sera versée par Pôle emploi tous les deux mois, devrait ainsi bénéficier à quelque 400. 000 travailleurs précaires, dont 70. 000 jeunes. À savoir, « les saisonniers, dont la saison a été raccourcie voire annulée » ou « certains Français qui, avant la crise, travaillaient beaucoup en enchaînant les contrats courts et les périodes de chômage », a détaillé la ministre du Travail.

 

L’exécutif a également souhaité intensifier son soutien aux jeunes qui entrent sur le marché du travail. Dans le cadre de son plan « 1 jeune, 1 solution », une nouvelle aide va être déployée pour les jeunes diplômés qui ont des difficultés à trouver leur premier emploi. Elle se traduira par un « dispositif spécifique » avec, à la fois, un accompagnement personnalisé par Pôle emploi ou l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) et une allocation financière qui s’élèvera jusqu’à 500 euros par mois. Tout jeune dans cette situation pourra se tourner vers les deux organismes en charge de l’emploi pour en bénéficier.

Google États-Unis : procédure antitrust en cours

Google États-Unis : procédure antitrust en cours 

Les procédures antitrust engagées contre Google se multiplient aux États-Unis. Un groupe d’Etats américains prévoient de déposer plainte dès le mois prochain contre Google pour des accusations de pratiques anticoncurrentielles.

Cette procédure imminente viendrait s’ajouter à la plainte déposée en octobre par le département américain de la Justice et onze Etats, qui reprochent au géant du numérique d’enfreindre la loi en abusant de sa position sur les marchés de la recherche et de la publicité en ligne pour nuire à ses concurrents.

Google a rejeté les accusations formulées à son encontre, déclarant que sa position dominante découlait des préférences des consommateurs.

Le  groupe d’Etats – Colorado, Iowa, Nebraska, New York, Caroline du Nord, Tennessee et Utah – prévoit  de déposer leur requête vers la mi-décembre.

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