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Réforme des institutions : aux forceps !

Réforme des institutions : aux forceps !

Une réforme des institutions certes nécessaire mais très partielle et qui de plus va tenter de passer en force comme les autres réformes ; Il est clair que les Français sont pour la réduction du nombre de mandats, de parlementaires, la reforme du conseil constitutionnel voire du conseil économique et social. Pour autant la réforme ne va pas jusqu’au bout et surtout ne parvient pas à trouver le juste équilibre entre l’exécutif et le législatif. L’idée de bâillonner un peu plus le parlement par contre révèle une volonté de mettre un peu plus en tutelle un corps intermédiaire indispensable à la démocratie.  Le projet de loi, qui rassemble les points nécessitant une modification de la Constitution, prévoit la suppression de la Cour de justice de la République qui juge anciens ministres et présidents pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions et une réforme du Conseil supérieur de la magistrature et du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Le texte supprime le statut de membre de droit du Conseil constitutionnel des anciens présidents et prévoit de mentionner dans la Constitution la spécificité de la Corse et l’impératif de la lutte contre le changement climatique. Des modifications relatives au fonctionnement du Parlement sont incluses : limitation du droit d’amendement, raccourcissement des navettes au profit de l’Assemblée et maîtrise accrue de l’ordre du jour par l’exécutif. Ces dernières dispositions sont critiquées par l’opposition de droite comme de gauche et par le président du Sénat, Gérard Larcher, qui redoute une fragilisation du Parlement bicaméral. “Affaiblir le Parlement, c’est risquer de déplacer le débat dans la rue”, a-t-il déclaré mercredi en conférence de presse. L’avis du Sénat, dominé par la droite, est essentiel sur ces sujets, toute réforme constitutionnelle devant être votée dans les mêmes termes par les deux assemblées, puis obtenir une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés au Parlement réuni en Congrès – ou validé par référendum. La réforme ne sera “jamais au détriment des droits du Parlement et de la démocratie représentative et cela n’est pas négociable. C’est clair, c’est dit”, a dit Gérard Larcher.

Ecole : retour aux fondamentaux

Ecole : retour aux fondamentaux 

 

Après des dizaines et des dizaines d’années de divagation du pédagogisme, Blanquer le ministre de l’éducation propose tout simplement le retour à l’apprentissage des bases ; Il faut dire que la France s’est enfoncée dans les classements internationaux et que le redressement est urgent puisque de l’ordre de 30% sortent du primaire sans maîtriser les fondamentaux. Ce qui ne les empêche pas pour un grand nombre de décrocher un bac.  Dans quatre circulaires publiées au Bulletin officiel, le ministère détaille ses recommandations sur l’enseignement de la lecture, du calcul, de la grammaire et du vocabulaire et la résolution de problèmes, qui s’accompagnent d’un guide de 130 pages adressé aux professeurs des écoles. Concernant la lecture, Jean-Michel Blanquer est catégorique : « Entre quelque chose qui ne marche pas ? La méthode globale ? et quelque chose qui fonctionne ? La syllabique -, il ne peut y avoir de  compromis mixte. Ce sujet ne relève pas de l’opinion, mais de faits démontrés par la recherche. C’est très clair. » Il prône aussi une dictée quotidienne, 15 minutes de calcul mental par jour et le retour des leçons de grammaire dans toutes les classes. Et dit qu’il va travailler à une liste de manuels recommandés. « J’ai une grande confiance dans l’action des professeurs », assure-t-il. Des inspecteurs de l’Education nationale « regrettaient de ne pouvoir intervenir quand ils constataient telle ou telle mauvaise pratique en classe, en l’absence de texte national de référence. Désormais, il y en a un, qui est le produit d’une intelligence collective », poursuit-il. La réaction des syndicats ne s’est pas fait attendre. « Une fois encore, on est sur une communication très millimétrée qui a une visée politique et non pédagogique », a déclaré Xavier Suelvès, en charge du primaire au syndicat SE-Unsa. »Le ministre s’adresse à l’opinion publique et veut lui faire croire qu’on a enfin en France le bon ministre avec la bonne méthode et le bon manuel. C’est un leurre », abonde Francette Popineau, co-secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat chez les enseignants du primaire. « L’école est quelque chose de beaucoup plus complexe et il faut toute l’intelligence du maître et son adaptation aux besoins des élèves pour enseigner ».

 

Banlieues : « Attention aux effets d’annonce » (Bruno Beschizza)

Banlieues : « Attention aux effets d’annonce » (Bruno Beschizza)

Bruno Beschizza, maire Les Républicains d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis se méfie des effets d’annonce. Après le rapport Borloo. Interview JDD.

 

« Près de 6 millions d’habitants vivent dans une forme de relégation » voire, parfois, « d’amnésie de la Nation », écrit Jean-Louis Borloo dans son rapport. Le rejoignez-vous sur son constat?
Le propos est excessif, mais il cherche à éveiller les consciences, quitte à provoquer, afin de susciter une réaction. Jean-Louis Borloo propose, le gouvernement dispos. Quand on connaît l’ancien ministre, on sait qu’il cherche par sa présentation à accrocher. Après, sur le fond, je suis globalement d’accord avec le constat. Et la plupart des propositions qu’il fait vont dans le bon sens. Ma principale crainte, c’est le plan à plusieurs milliards d’euros souhaité par Jean-Louis Borloo.

 

48 milliards d’euros d’investissements de la part de l’Etat, des collectivités locales et des entreprises privées, c’est une enveloppe considérable…
Je fais partie de ces maires qui, ont, en tant que candidats aux municipales de 2014, défendu le bilan de l’Anru 1 [le dispositif lancé par Jean-Louis Borloo en 2004 et qui a créé l'Anru, l'Agence nationale pour la rénovation urbaine, NDLR]. J’ai cru en l’Anru 2, le programme de renouvellement urbain lancé par François Hollande en 2014. A l’époque, 5 milliards d’euros était annoncés. J’ai cru en Emmanuel Macron qui, en novembre dernier à Clichy-sous-Bois, chez nous en Seine-Saint-Denis, a annoncé que le budget de l’Anru 2 passerait de 5 à 10 milliards d’euros. Mais ces chiffres faramineux ne se traduisent pas sur le terrain. En 2020, au moment des prochaines municipales, il n’y aura toujours aucune réalisation concrète dans le quartier classé « Anru 2″ de ma ville d’Aulnay.

 

 

Qu’est-ce qui bloque?
L’argent n’arrive pas pour des raisons essentiellement administratives. L’Anru est devenue un monstre technocratique. J’ai fait une dizaine de comités d’engagement où le maire se retrouve à expliquer et réexpliquer ses projets pour ensuite devoir mandater des bureaux d’études, puis créer des services pour gérer les procédures. Aujourd’hui, quand je vais dans le quartier classé « Anru 2″, je ne peux pas dire « ça, c’est un projet qu’a permis l’action de l’Etat ». Jean-Louis Borloo, dans son rapport, indique qu’il faut d’abord terminer la rénovation des quartiers de « l’Anru 1″ puis de « l’Anru 2″. Mais dans certains cas, cette rénovation n’a même pas commencé! Si déjà une enveloppe de dix milliards d’euros ne trouve aucune traduction dans le réel, pourquoi promettre plus?

 

Le problème vient-il de la seule agence Anru?
La complexité administrative est à tous les niveaux. Nous devons par exemple détruire une barre d’immeuble à Aulnay. Ça fait deux ans que le projet est annoncé, mais nous avons des problèmes de marchés publics, de délais, de décisions administratives… Et pendant ce temps-là, les habitants attendent et ne comprennent pas. Les quartiers populaires sont qualifiés par Jean-Louis Borloo de territoires extra-ordinaires, mais l’Etat leur applique tous les blocages administratifs du droit commun. Bien sûr qu’il faut repenser la structure de l’Anru, mais il y a un problème, plus général et très français, de normes trop lourdes. Résultat : on ne participe pas à recrédibiliser la parole politique auprès des citoyens.

 

 

Le gouvernement a déjà entrepris plusieurs réformes, comme le dédoublement des classes de CP en zones d’éducation prioritaire ou encore la mise en place de la police de sécurité du quotidien (PSQ). Quel bilan faites-vous de ces mesures?
Ce sont de bonnes mesures et je suis le premier, bien que je ne sois pas de leur camp politique, à avoir proposé ma ville pour les expérimenter. Mais le dédoublement des classes de CP, ce n’est pas seulement trouver des professeurs en plus. Il faut aussi faire des travaux dans les écoles. L’Etat demande aux collectivités de les faire, alors qu’il nous retire de l’argent par ailleurs. Aulnay fait partie des laboratoires de la PSQ. Celle-ci a été annoncée le 15 août 2017, mais elle a été repoussée en octobre 2017. En février dernier, on nous a dit que concrètement, tout ça ne se fera qu’au mois de septembre 2018. Non seulement les effets d’annonce ne suivent pas, mais ils font perdre du crédit à l’élu local qui s’est engagé en soutenant ces processus.

 

Jean-Louis Borloo émet notamment l’idée d’une académie des leaders inspirée de l’ENA. Faut-il faire émerger une élite des quartiers?
Le constat est juste : peu de hauts fonctionnaires ont un vécu des quartiers ou des villes populaires. Mais je crois quand même dans le concours à la française. De plus, de nombreux dispositifs existent déjà, comme les cadets de la République [pour devenir gardien de la paix, NDLR], les internats d’excellence ou la formation Sciences Po [pour les jeunes issus des banlieues]. Et presque à chaque fois, la logique financière a abouti à un flop. Plutôt qu’un dispositif novateur, commençons d’abord par mettre de l’argent pour faire avancer ce qui existe.

 

Dans cette logique, pronostiqueriez-vous l’échec du prochain plan banlieues?
Si j’étais pessimiste, j’aurai déjà démissionné comme Stéphane Gatignon [le maire de Sevran, en Seine-Saint-Denis, a quitté ses fonctions avec fracas le 27 mars dernier, NDLR]. Ce n’est pas le cas. De plus, je n’aime pas les gens qui vivent sur l’idée que rien n’a été fait. Ce n’est pas vrai. Beaucoup d’argent public a été donné, investi depuis 2004. Et les choses évoluent. Il ne faut pas noircir le tableau. En revanche, au-delà des problèmes financiers et technocratiques, l’Etat n’a pas mesuré, et ne mesure peut-être pas encore, l’ampleur du retard pris.

 

Y a-t-il eu un rendez-vous raté entre Emmanuel Macron et les banlieues?
Moi, je me retrouve, en tant qu’élu Les Républicains, entre mon parti qui ne parle que de la France rurale et un Président qui ne s’adresse qu’aux grandes métropoles. De nombreux responsables au pouvoir, opposition comprise, ne connaissent pas, n’ont pas l’expérience des quartiers populaires. Certes Emmanuel Macron n’a jamais vécu en banlieue, mais même autour de lui, dans son gouvernement, personne ne comprend une partie de la population. Prenons l’exemple d’un Julien Denormandie [le secrétaire d'Etat qui chapeaute notamment le dossier du logement, NDLR] : il a une belle mécanique intellectuelle, mais il lui manque un vécu d’élu local.

 

 

Et vous diriez la même chose de Laurent Wauquiez?
Je ne suis pas convaincu que les instances dirigeantes de mon parti soient capables de parler des villes populaires. Le sujet ne doit d’ailleurs pas être abordé de manière partisane.

 

Dans son rapport, Jean-Louis Borloo reprend à Manuel Valls l’expression « apartheid » en évoquant « les idées d’inégalité des sexes et de séparation des genres dans l’espace public ». Ce mot vous choque-t-il?
Ce mot m’a toujours gêné. Il est tellement fort, connoté qu’il amène toujours à un débat caricatural. Quand Manuel Valls a utilisé ce mot, en janvier 2015, il parlait du problème de la reconstitution de l’offre [du logement social]. Alors Premier ministre, il défendait l’idée de reconstruire un logement social détruit en dehors du quartier dans lequel il se trouvait. Jean-Louis Borloo utilise aujourd’hui ce mot pour faire de la communication, pour choquer. Moi, je n’ai pas envie de le faire. Tout comme je souhaite bannir du débat des mots comme « stigmatisation ». Oui, nous avons aujourd’hui de l’illettrisme et même de l’illectronisme [une méconnaissance d'Internet et de maîtrise de l'information numérique, NDLR]. Oui, nous avons des inégalités entre les sexes, des problèmes de mobilité chez les femmes. Arrêtons d’utiliser des mots qui renvoient nos quartiers à l’image d’un zoo.

 

6 propositions à retenir du rapport Borloo :

  1. Relancer tous les projets de rénovation urbaine, à l’arrêt faute de budgets
  2. Doubler le nombre d’apprentis et d’alternants en trois ans et déployer à titre provisoire 720 conseillers supplémentaires de Pôle emploi
  3. Créer 30.000 postes et 300 maisons d’assistantes maternelles
  4. Développer la télémédecine et ouvrir 200 maisons de santé supplémentaire
  5. Ouvrir une Académie des leaders, une sorte d’ENA des banlieues

Fiscalité : nouvelles règles européennes contre les sociétés « boîtes aux lettres »

 Fiscalité : nouvelles règles européennes contre les sociétés « boîtes aux lettres »

 

Une curieuse législation envisagée par la commission européenne qui d’un coté veut lutter contre les entreprises boites aux lettres et qui de l’autre coté veut faciliter les transferts dans d’autres  pays de l’union y compris par simple déclaration en ligne. Macron dirait c’est du en même temps ! En même temps quelques garanties pour éviter les pseudos implantations des pays à faible fiscalité et à grande tolérance réglementaire et de l’autre davantage de possibilité de migrer et de favoriser le nomadisme économique dans l’UE.  Les questions se posent de savoir s’il agit de vrais transferts d’activités et quels vrais moyens on dispose pour s’y opposer si c’est pour des raisons sociales ou fiscales. La nouvelle réglementation  doit supprimer les « obstacles administratifs excessifs » et les disparités entre les différentes règles nationales pour les scissions et transferts de sièges, qui « découragent aujourd’hui les entreprises de poursuivre de nouvelles opportunités » au sein du marché unique, selon la Commission. Tous les États membres devraient par ailleurs permettre d’enregistrer une nouvelle entreprise « complètement en ligne », une possibilité n’existant actuellement d’après la Commission que dans 17 pays européens. Des critères sont ainsi établis pour pouvoir bloquer un projet visant « à contourner les règles fiscales, à porter atteinte aux droits des travailleurs ou à mettre en péril les intérêts des créanciers ou des actionnaires minoritaires », a indiqué la Commission.« Nous voulons nous assurer que l’on empêche la création de sociétés boîtes aux lettres, cherchant uniquement à payer moins d’impôts », a notamment fait valoir un responsable au sein de l’exécutif européen. Dernières ambigüités, les entreprises britanniques « intéressées par un déménagement de leur siège au sein de l’UE en raison du Brexit (prévu fin mars 2019, Ndlr) pourraient bénéficier de la nouvelle législation » si elle est adoptée à temps par les États membres et le Parlement européen, a relevé un responsable au sein de la Commission. Mais pour des activités en Grande Bretagne ou dans l’union économique ?

Hausse des matières premières : attention à l’inflation et aux taux

Hausse des matières premières : attention à l’inflation

 

 

La hausse des matières premières semble se confirmer ce qui témoigne de la bonne tenue de la croissance. Une crainte toutefois une remontée significative de l’inflation (et des taux d’intérêt). Ce qui mécaniquement fait aussi remonter les rendements obligataires  mais pourrait aussi alimenter les demandes de hausse de pouvoir d’achat.   Sur le marché pétrolier, le Brent a atteint 74,44 dollars le baril, un niveau sans précédent depuis novembre 2014, porté par la baisse des stocks aux Etats-Unis et par les informations de Reuters selon lesquelles l’Arabie saoudite souhaiterait voir les cours atteindre 80 voire 100 dollars. Du côté des métaux de base, les sanctions américaines contre des groupes et des hommes d’affaires russe continuent d’alimenter les craintes de tension sur l’offre mondiale: le cours de l’aluminium (+3,02%) a atteint son plus haut niveau depuis 2011, celui de l’alumine un plus haut historique. Le nickel (+3,01%) évolue quant à lui au plus haut depuis six ans et demi, soutenu par des rumeurs prêtant aux Etats-Unis la volonté de sanctionner Nornickel, deuxième producteur mondial. Quant au minerai de fer, il bondit de 6,5%. Cette tendance générale à la hausse rapide des prix des matières premières (l’aluminium a pris 30% en deux semaines, le nickel près de 20%) est évidemment de nature à alimenter les tensions inflationnistes, ce qui favorise la remontée des rendements obligataires. Celui des bons du Trésor américain à deux ans, à 2,4275%, est au plus haut depuis 2008, et son équivalent allemand a atteint, à -0,537%, son plus haut niveau depuis le 16 mars. Les rendements longs ne sont pas en reste, le dix ans allemand évoluant lui aussi sur des plus hauts d’un mois tandis que l’américain se rapproche de 2,9%.

Réforme du Parlement : encore davantage aux ordres du gouvernement

Réforme du Parlement : encore davantage aux ordres du gouvernement

Pour résumer, c’est le gouvernement qui  imposera à l’assemblée la nature,  l’ordre des projets  et qui limitera le pouvoir de proposition. Le pouvoir d’irrecevabilité du gouvernement serait ainsi renforcé par l’ajout d’une disposition dans l’article 41 de la Constitution, détaille Le Figaro. Les propositions ou amendements qui “ne sont pas du domaine de la loi”, “sans lien direct avec le texte” ou “dépourvus de portée normative” pourraient être écartés par l’exécutif, explique le quotidien qui précise que l’objectif serait de limiter la production d’amendements. Le gouvernement se donnerait également la possibilité de modifier davantage l’ordre du jour du Parlement. Actuellement, seuls les projets de loi de finances et les projets de loi de financement de la Sécurité sociale – et certaines autres exceptions – peuvent être inscrits prioritairement par l’exécutif, explique l’Opinion qui a révélé en premier le document. Cette possibilité pourra être étendue aux “textes relatifs à la politique économique, sociale ou environnementale déclarés prioritaires par le gouvernement sans que les conférences des présidents s’y soient conjointement opposées”. En cas de désaccord entre les deux chambres (Sénat et Assemblée nationale) et d’échec de la commission mixte paritaire, “le gouvernement peut demander à l’Assemblée nationale de statuer définitivement”, ajoutent les deux quotidiens. Les délais seront également réduits. Le gouvernement pourra saisir le Sénat au bout de 25 jours, et non plus 40, si l’Assemblée ne s’est pas prononcée. Il pourra aussi faire passer un texte par ordonnance au bout de 50 jours et non plus 70, si le Parlement n’a pas statué, précise le Figaro. Cette réforme se décline en trois projets de loi distincte (constitutionnelle, organique et ordinaire). Elle prévoit notamment l’introduction d’une dose de 15% de proportionnelle aux législatives et une réduction de 30% du nombre des parlementaires.

Emmanuel Macron : un cadeau politique aux chasseurs

 Emmanuel Macron : un cadeau politique aux chasseurs

D’après RTL le permis de chasse national (celui qui permet de chasser partout sur le territoire, et pas seulement dans son département) passera de 400 à 200 euros. Cinquante pour cent de réduction, les soldes avant l’heure ! C’est une des demandes phares des chasseurs depuis longtemps. Le Président Macron avait promis, en février, d’avancer sur le dossier. C’est chose faite. Bercy devrait se charger de l’annoncer. D’après l’Élysée, ce sera dans le courant du mois de juin. C’est évidemment un geste politique. La France, c’est 1,2 million de chasseurs actifs et 5 qui possèdent un permis. Faites le calcul. Ce petit geste a un coût. C’est un manque à gagner pour l’État. Mais les chasseurs, c’est autant d’électeurs dont Emmanuel Macron ne veut pas se couper. C’est aussi le symbole d’une France rurale pas forcément très privilégiée. Avec ce petit cadeau Macron espère atténuer son image de président des riches et des métropoles.

Le lanceur d’alerte Falciani arrêté par une Espagne aux relents fachos

Le lanceur d’alerte Falciani arrêté par une Espagne aux relents fachos

 

L’Espagne qui vient d’arrêter Hervé Falciani, le lanceur d’alerte français renoue avec la fâcheuse tradition aux relents fachos . Déjà la question catalane lui a permis de mette en prison nombre d’anciens responsables régionaux. Des élus qui certes avaient commis des erreurs en lançant un référendum illégal mais qui ne sont pas des criminels qui justifient 30 ans de prisons ; Puigdemont, l’ancien président , lui, vient d’être arrêt en Allemagne à la demande de l’Espagne. L’objectif est de le mettre en prison pour qu’il ne puisse briguer la présidence de la catalogne ; Rajoy le premier ministre espagnol essaye ainsi de masquer d’uen par ses difficultés politiques à trouver uen majorité et de camoufler aussi les affaires de son parti. En France, HSBC Private Bank Suisse SA avait  accepté de régler 300 millions d’euros à l’Etat français pour clore des poursuites engagées par Paris, qui lui reprochait d’avoir aidé des contribuables français à soustraire au fisc plus de 1,6 milliard d’euros d’avoirs. HSBC Private Bank Suisse SA avait été mise en examen en France le 18 novembre 2014 pour démarchage bancaire et financier illicite et blanchiment aggravé de fraude fiscale en 2006 et 2007. En arrêtant un lanceur d’alerte qui a permis de démasquer nombre de fraudeurs fiscaux , Rajoy franchit uen nouvelle étape anti démocratique. Notons que la condamnation émane de la Suisse qui évidemment protège se banques y compris dans leurs excès.  À l’origine de révélations sur un système d’évasion fiscale organisé par la filiale suisse de HSBC a donc été arrêté en Espagne, a annoncé le ministère espagnol de l’Intérieur. Ancien informaticien de la banque HSBC, Hervé Falciani a quitté la banque en 2008 en emmenant avec lui des fichiers confidentiels qu’il a divulgués. Hervé Falciani a été condamné par contumace en 2015 par la Suisse à cinq ans de prison pour soustraction de données, espionnage économique aggravé, violation du secret commercial et violation du secret bancaire.

 

Whirlpool : un sèche linge comme dernière prime aux salariés avant fermeture !

 

 

Whirpool, société américaine, présente deux particularités d’abord de n’être pas particulièrement fiable par rapport au prix (enquête de Que choisir qui le place en 10ème position) ensuite de supprimer les usines (en Allemagne, en Italie et en France) au profit d’une  main d’œuvre sous payée comme en Pologne. Cerise sur le gâteau la marque est un champion de l’optimisation fiscale.   Sa stratégie d’optimisation fiscale lui a ainsi permis de ne payer que 209 millions de dollars d’impôts sur plus d’un milliard de dollars de bénéfices en 2015, alors que le taux d’imposition pour les sociétés aux États-Unis est normalement de 35 %22. En guise de cadeau avant la fermeture de l’usine d’Amiens le 31 mai, Whirpool voilait offrir un sèche linge au lieu d’une prime.  . Alors que les syndicats demandaient une forte augmentation pour les derniers mois d’activité, la direction du site amiénois a proposé un sèche-linge afin d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés.  Cette attitude avait outré les salariés et les représentants syndicaux, dont certains ont été interrogés par Le Courrier Picard. «Ils ont pété des records au niveau des dividendes des actions cette année et on nous propose un sèche-linge», déplorait ainsi Frédéric Chantrelle, délégué CFDT du site amiénois Whirlpool. Avant de poursuivre: «C’est du foutage de gueule, après des années de bénéfices record. C’est indécent». Le syndicaliste détaillait: «Nous demandons 700 euros mensuels avant que l’usine ne ferme. L’an dernier, on avait obtenu 4%. Pour le collège des ouvriers, cela représente 80 euros pour un salaire de 2000 euros brut». Même son de cloche pour un représentant de la CGT: «On demandait 10% d’augmentation avec rétroactivité à partir de janvier, avant que le site ne ferme. On se fout des gens jusqu’au bout». «Mais comment peut-on faire une proposition aussi indécente?!», s’était aussi interrogé mercredi sur Twitter Xavier Bertrand (ex-LR), président de la région des Hauts-de-France.

Face à la bronca des partenaires sociaux, la direction a cependant abandonné son projet,  Le groupe américain n’est pas le seul à s’être montré indélicat envers ses salariés licenciés. Au début du mois, le groupe Kingfisher (maison mère de Castorama et Brico Dépôt) – qui avait annoncé le 13 février la suppression de 446 emplois en France liée à la délocalisation de services administratifs en Pologne – avait ainsi incité les salariés licenciés à former leurs remplaçants polonais…. Face au tollé suscité, le groupe avait finalement plaidé une «maladresse de formulation». Derrière ces polémiques se pose la question cruciale des délocalisations d’activités implantées en France vers des pays à bas coûts, comme la Pologne, où le travail est «bon marché». Eté qui pour récompenser les américains de ces implantations achètent des matériels de défense outre atlantique en partie grâce aux nombreuses subventions reçus de l’Europe !

« Non aux d’ordinateurs en maternelle »(Boris Cyrulnik)

« Non aux  d’ordinateurs en maternelle »(Boris Cyrulnik)

 

Progressivement mais avec retard la France prend conscience que l’utilisation de l’ordinateur à l’école est plutôt néfaste pour la connaissance et le développement. Il y a encore peu de temps Hollande  qui sans doute entretenait  des liens approximatifs avec les outils informatiques et télématiques voulait mettre des ordinateurs partout. Or en France Le chercheur Boris Cyrulnik qui s’est vu confier par le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, la préparation des assises de la maternelle qui s’ouvrent cette semaine considère que la présence d’ordinateurs est néfaste en maternelle. Or aux Etats Unis dans nombre décolles que fréquentent les enfants des cadres des GAFA, il y a longtemps que les écrans sont interdits.   l’école interdit tout simplement les écrans dans ses classes. De tous types : ordinateurs, iPad ou télévision.   160 écoles aux Etats-Unis ayant adopté la méthode Steiner-Waldorf, du nom du philosophe autrichien Rudolf Steiner, né au XIXe siècle, et selon lequel l’éducation doit se faire notamment à travers les activités artistiques et manuelles. «Nous considérons que les enfants ont besoin de cuisiner ou de jouer avec des matériaux plutôt que d’être placés devant des ordinateurs pendant des heures, poursuit Lucy Valentine Wurtz. Nous privilégions aussi l’interaction avec le professeur, afin de développer le dialogue et les facultés de réaction. A ce que je sache, il n’y a encore aucun élément tangible qui montre qu’on reçoit une meilleure éducation avec des dizaines d’ordinateurs ou d’iPad dans les classes.» Pour discuter notamment de cette question,  le ministère de l’Education organise, mardi et mercredi, les Assises de la maternelle. Objectif : faire de celle-ci « l’école de l’épanouissement et du langage ». Pendant deux jours, scientifiques, enseignants, personnel de service et parents sont invités à réfléchir sur l’acquisition du langage, la mémoire chez l’enfant, le sommeil, la formation des enseignants, les pratiques musicales… Le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, chargé de diriger la réflexion, nous décrypte les enjeux. « La maternelle avait – et a toujours – une excellente réputation, mais elle doit s’adapter », dit-il. « Les enfants qui entrent à l’école ne sont plus les mêmes qu’il y a dix ou quinze ans. » Dans l’interview qu’il a accordée au JDD, il explique comment redonner « le plaisir d’apprendre » en introduisant parfois « de l’affect » et se base sur des exemples pédagogiques venus de l’étranger. Notamment d’Europe du Nord où les politiques éducatives « sécurisent les élèves, notent très tard – vers 10-11 ans –, et caracolent en tête des classements internationaux Pisa. » Il préconise également de « dédoubler les classes de maternelle » : « Réformer l’accueil de la petite enfance implique forcément des dépenses, mais les pays qui l’ont fait ont constaté un excellent ‘retour sur investissement’.  Et pour cela en particulier interdire les écrans : « Si les enfants ont l’air sages face à un écran, c’est parce qu’ils sont médusés, hypnotisés. Mais cette fascination implique une perte des relations. Non seulement ils n’apprennent rien, mais cela entraîne une altération de l’empathie et des troubles du développement. »

 

CETA : Mercosur : Poulet, bœuf aux hormones, farines animales, antibiotiques et autres cocktails chimiques

CETA : Mercosur : Poulet, bœuf aux hormones, farines animales, antibiotiques et autres cocktails chimiques

Inutile de tourner autour du pot,  l’agriculture est une  variable d’ajustement pour faciliter les échanges sur d’autres produits. Par exemple la vente des multinationales de  matériels aéronautiques, de services, du BTP, de télécoms etc.  Déjà  40% du poulet non conforme aux critères d’hygiène européens entrent déjà en France. Avec le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay), ce serait 3 millions de poulets supplémentaires par an dans l’Hexagone. « On ne peut pas tolérer de la part de l’UE que les quotas augmentent et que les standards de qualité baissent », s’insurge Paul Lopez. Même chose pour le bœuf. L’équivalent de 14,4 milliards d’euros s’est déversé dans les assiettes des Français sous forme de viandes, produits laitiers transformés, poissons, crevettes, café, thé, et surtout fruits et légumes. Leur hausse globale, de 5% par rapport à l’année précédente, a fait basculer dans le rouge la balance commerciale française. Et progresser d’autant les risques sanitaires. En plus du traité Mercosur il y a le traité avec le Canada : le CETA.  À juste titre,  les éleveurs notamment bovins réclament  une renégociation du CETA au  motif que cela fait peser une menace sans précédent sur la filière. Il faut rappeler que le CETA  a été négocié dans la plus grande discrétion par l’union européenne voire dans la plus grande opacité ; aucune  étude d’impact sérieuse n’a été réalisée. Ce CETA  est par ailleurs un curieux objet juridique puisqu’il va entrer en vigueur le 1er mars sans avoir été formellement approuvé par les Etats. Une sorte de mise en application provisoire qui va durer longtemps ! Pourtant le CETA  va favoriser l’importation massive d’animaux  shootés aux OGM, aux protéines suspectes et aux hormones de croissance sans parler de l’avantage de compétitivité liée au dimensionnement de l’appareil de production au Canada. Aurélie Trouvé, agroéconomiste à AgroParisTech, a souligné dans uen étude « les potentielles menaces sur la viande bovine et porcine, liées au différentiel de compétitivité. » « Les échanges entre l’UE et le Canada sont excédentaires pour l’UE, mais ils sont essentiellement tirés par les boissons. En revanche, le déficit se creuse pour les oléagineux (grâce au soja et au canola canadiens), et les céréales. » Et le Ceta devrait contribuer à l’accentuer. Les droits de douane ne seront pas totalement supprimés pour les viandes, mais la contrepartie pourrait s’avérer tout aussi dangereuse, avec des contingents à droit nul relativement importants.  Aurélie Trouvé souligne également d’autres risques, plus insidieux, à savoir les barrières non tarifaires, les mécanismes de règlement des différends via les tribunaux arbitraux, et l’organe de régulation des réglementations (dont l’objectif est de supprimer toute entrave au commerce, en procédant à une reconnaissance respective des normes de part et d’autre de l’Atlantique, par exemple). Les normes potentiellement visées par le gouvernement et les industriels canadiens (et qui font l’objet de plaintes à l’OMC) sont la ractopamine (en porcin), l’hormone de croissance (en bovin), les OGM… Mais aussi potentiellement la politique agricole européenne. « Les subventions agricoles dans l’UE sont beaucoup plus importantes qu’au Canada. Or, il est possible de les discuter si l’une de parties considère que cela lui porte préjudice. Et il y a un effet « cliquet » : une fois que les barrières, les normes ou qu’un instrument de régulation tombent, il est impossible de revenir en arrière. » Les défenseurs d’un retour à une régulation en élevage devraient donc s’interroger sur leur soutien au Ceta. Car les deux choses sont incompatibles, selon la chercheuse. Baptiste Buczinski, de l’Institut de l’élevage, a insisté sur le différentiel de compétitivité. « Le maillon de l’engraissement canadien est plus compétitif, grâce à leurs élevages en feedlot. Mais le maillon le plus compétitif, c’est l’abattage car 4-5 gros abattoirs se répartissent le secteur, dont les numéros un et deux mondiaux, JBS et Cargill, qui traitent chacun plus de 4 millions de tonnes. » Un différentiel de concurrence existe aussi sur la réglementation : protéines animales autorisées dans l’alimentation, pas de contraintes relatives au bien-être, une traçabilité avec quelques « failles »…. Dans le porc, l’étude arrive aux mêmes conclusions, pour les mêmes raisons.

 

Ce qu’a dit vraiment Vauquiez aux étudiants à Lyon

Ce qu’a dit vraiment Vauquiez aux étudiants à Lyon

 

Les propos intégralement retranscrit par Franceinfo méritent la lecture. De vrais propos de bistrot, sur le fond comme sur la forme,  fruit du délire, ou finalement significatif d’une personnalité  nacissique haineuse. Bref tous pourris, sauf moi ! et d’affirmer même que  Macron aurait copié sur Vauquiez en se mettant en bras de chemise. ! Un vrai  mégalo comme quand il affirme avoir travaillé avec sœur Emmanuelle alors qu’il a effectué son stage à l’ambassade du Caire !

Extraits :

« Maintenant, quand on voit Gérald Darmanin, on n’écoute plus du tout ce qu’il dit. C’est plus le budget, c’est plus quoi que ce soit. C’est juste : ‘Tiens, c’est le type qui était avec une call-girl, qui s’est fait ceci cela, c’est vrai, ce n’est pas vrai, etc.’ Donc, le truc est totalement altéré. Et puis, il y a quelque chose qui me trouble beaucoup : c’est quand même l’idée que si on pioche dans la caisse, c’est un problème. Et par contre, la relation aux femmes, ce n’est pas un problème. 

Mais hier, s’est passée la deuxième étape. Quand moi, j’ai sorti ça, j’ai été en minorité à l’intérieur de mon parti. Moment très dur pour moi à gérer parce que je viens de prendre la tête de mon parti. Boum, normalement, je dois être le patron, je leur dis : ‘OK les amis, maintenant, c’est ça la ligne à suivre.’ Je me retourne : il n’y a personne !

Et donc, j’ai eu toute une série de voix dissonantes qui ont dit : ‘Non, mais nous, on trouve que c’est bien, il faut qu’il reste. Présomption d’innocence.’ En ayant eu une séance de débat autour de la table avec un certain nombre de responsables de ma famille politique, en les regardant dans les yeux, je me demandais : ‘Il y en a combien qui se disent ‘pourvu que ça ne m’arrive pas !’

A l’arrivée, deux semaines après, hier, on a la deuxième révélation, qui est une deuxième affaire. Parce que maintenant, il y a une règle, c’est que tout sort. Et donc, le type, là où il est complètement dingue, c’est qu’il se raconte à lui une belle histoire, il croit qu’il va passer à travers les gouttes. Il pense qu’il est inatteignable. Tout le monde a expliqué que c’était le meilleur, le plus beau, que les députés En marche ! l’idolâtraient, et que c’était le nouveau génie, incarnation du macronisme. Donc, il pense qu’il est intouchable, et qu’il peut faire ce qu’il veut. Sauf qu’il ne peut pas faire ce qu’il veut. Et il y a une deuxième affaire qui vient de sortir dans laquelle, à nouveau, il a abusé de faiblesse. Et ça n’est que le début. Et donc, il va tomber. Mais en tombant, le problème, c’est qu’il va éclabousser tout le monde. »

Il évoque également le cas de Gérald Darmanin dans un autre extrait  »Vous regardez Darmanin, vous avez une interview sur franceinfo avec Aphatie, qui est absolument extraordinaire. Mais c’est un monument à regarder, ce truc. C’est du Cahuzac puissance 10. »

« Le type sait très bien ce qu’il a fait, il sait très bien ce qui va arriver. Juste, celui-là, je le commenterai deux secondes, parce que quand même, il est tellement drôle. Ah, non mais c’est génial. Il sait très bien ce qu’il a fait. Vous penserez à moi dans les semaines qui viennent. Mais lui, je ne lui promets pas un grand destin. Parce que ça va faire très mal et ça va devenir l’incarnation de ce qu’a été Cahuzac. » D’après Laurent Wauquiez, le chef de l’Etat s’est inspiré de sa stratégie de communication )« Le président de la République actuel, Macron, lui pour faire cool, il fait comme moi. Il se met en chemise, bras de chemise. Jamais un président ne s’était mis en bras de chemise. »Le président des Républicains a sévèrement critiqué les députés de la majorité. « L’équilibre des pouvoirs. Ça, ça fait vraiment partie d’une illusion. Vous croyez qu’un parlementaire a le moindre pouvoir aujourd’hui ? Vous avez vu les guignols d’En marche !, là ? Ils sont tous avec le petit doigt sur la couture et ils doivent tous voter la même chose. Quand ils osent apporter la moindre dissonance, ils se font taper dessus avec une matraque. Il n’y a aucun équilibre des pouvoirs en France. Donc, il y a une dictature totale en France. L’alignement entre l’exécutif et le législatif, c’est une vaste foutaise ! » Laurent Wauquiez a été ministre chargé des Affaires européennes de François Fillon lorsque Nicolas Sarkozy était président de la République. « Nicolas Sarkozy en était arrivé au point où il contrôlait les téléphones portables de ceux qui rentraient en Conseil des ministres. Il les mettait sur écoute pour pomper tous les mails, tous les textos et vérifiait ce que chacun de ses ministres disait au moment où on entrait en Conseil des ministres. » Le président des Républicains estime que le candidat de son parti à l’élection présidentielle de 2017 a été victime d’un cabinet noir mis en place par Emmanuel Macron. « Objectivement, il [Macron] a quand même eu un alignement de planètes assez inespéré. Que Fillon gagne la primaire et que derrière, il le démolisse, ça, je suis sûr et certain qu’il l’a organisé. Je pense qu’ils ont largement contribué à mettre en place la cellule de démolition, oui bien sûr. Je n’ai aucun doute que le machin a été totalement téléguidé. »

« Par exemple, est-ce que vous considérez qu’Angela Merkel incarne le pouvoir ? Un peu moins ces temps-ci, mais oui. Vous avez déjà regardé son compte Instagram ? Croyez-moi, pour y trouver du charisme, il faut vraiment se lever de bonne heure ! »

« Par exemple, les associations syndicales recevaient à-peu-près 5 millions d’euros chaque année de la région. La CGT se fait un joli chèque de 3 millions d’euros sur le budget de la région, chaque année. Moi, je les ai reçues et je leur ai dit : ‘Je suis extrêmement attaché à l’indépendance des syndicats. Et donc, comme je ne veux surtout pas que vous dépendiez de moi, et bah, c’est zéro.’ Et le pire, si on est très honnêtes entre nous, c’est que les plus catastrophiques, c’est le Medef et c’est la CGPME [organisations patronales]. Eux, c’est pire que tout. C’est-à-dire, eux, ils n’en ont rien à foutre de savoir si on augmente les cotisations sur les entreprises, si on augmente le truc. La seule chose qu’ils veulent, c’est encaisser l’argent. »

Laurent Wauquiez n’a pas épargné le Premier ministre canadien. « Deuxième système : c’est Justin Trudeau. Regardez comme c’est sympa. Il n’a pas l’air gentil, le Justin ? (Rires) Hop là ! Qu’est-ce qu’on a derrière ? Regardez-moi ça. Donc lui, en gros, c’est simple : tout ce qui est ‘mainstream’ [littéralement courant dominant en anglais], tout ce qui est bonne pensée, je prends tout. Et donc l’objectif, c’est : ‘Je suis à fond dans tout, tout est nickel, tout ripoliné, il n’y a pas un cheveu qui dépasse, je suis le mec cool, gentil, complètement dans le mainstream du média.’ »

Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a été étonné en apprenant qu’une étudiante avait passé les concours des écoles de commerce après des prépas littéraires.  »C’est vrai ? C’est Valérie [Pécresse] qui avait mis ça en place ? Ah, le nombre de conneries qu’elle peut faire ! »Le maire de Bordeaux n’a pas été épargné non plus. Sa gestion de la ville a été épinglée. « Alain Juppé, qui est une personnalité éminemment respectable, il a totalement cramé la caisse. A Bordeaux, il a fait des miracles. Bordeaux est géniale, c’est très bien gérée, mais il a fait exploser les impôts et il a fait exploser la dépense publique et il a fait exploser l’endettement.

Moi, ma conviction, c’est que quand vous faites ça, vous n’avez, à l’arrivée, plus aucune forme de crédit. Parce que si vous êtes de droite, et que vous voulez dire aux gens : ‘Si vous me faites confiance, moi, je n’augmente pas les impôts, je lutte contre le gaspillage de l’argent public et je remets de l’ordre dans mes finances’, bah commencez par le faire dans vos responsabilités. Et qu’on puisse commencer à vous faire confiance. »Laurent Wauquiez prédit un avenir sombre et violent dans les années à venir. « On parlera beaucoup d’enjeux de sécurité. Je ne suis pas un adepte de la thèse du complot, mais je pense qu’il est assez vraisemblable que dans les trois à quatre ans, ça va péter très très mal et très très dur. »

Laurent Wauquiez a fait une remarque qui laisse entendre qu’il savait que ses propos allaient, éventuellement, être rendus public. « Si j’ai la moindre interface qui sort par le moindre élève, là, pour le coup, ça se passera très mal. Si on veut que ce lieu soit un lieu de liberté, il faut que tout ce que je dise reste entre nous. Donc pas de tweets, pas de posts sur les réseaux sociaux, pas de transcription de ce que je dis. Parce que sinon, ça ne peut tout simplement pas être un espace de liberté. Et ce que je vais vous sortir, ce sera juste le ‘bullshit’ que je peux sortir sur un plateau médiatique », prévient-il. Et de poursuivre : « La caractéristique quand on est un élu, surtout dans le monde actuel, c’est que tout ce que vous dites, à tout moment, peut être utilisé, repris, et déformé contre vous. En gros, dans ma vie politique, dès que j’ai plus de deux personnes autour de moi, il faut toujours que je me dise que tout ce je dis va sortir. »

Rappel du 11 février-Popularité Macron : attention aux prochains sondages en baisse

Rappel du 11 février-Popularité Macron : attention aux prochains sondages en baisse

 

Publié le 11 février, 2018 dans politique0 CommentaireTags : attentionauxbaisseenmacronpopularitéprochainssondages.

Popularité Macron : attention aux prochains sondages en baisse

 

 

Un article du 11 février qui annonçait la baisse constatée  le 18 janvier.

 

« Il semble que les services de l’Élysée soient aujourd’hui très attentifs même aux signes les plus légers de l’évolution de l’opinion publique. Certes l’amélioration économique est patente  mais elle est surtout ressentie pour l’instant par les chefs d’entreprise et les experts. Le ressenti de nombre de Français est différent car ils ne connaissent ils ne perçoivent pas de changement significatif en matière d’emploi et surtout concernant le pouvoir d’achat qui devient la préoccupation première. Cela d’autant plus que nombre de prix notamment de services ont augmenté depuis le 1erjanvier. Le mécontentement gagne donc doucement mais sûrement d’autant que certains conflits symboliques n’ont pas forcément été gérés avec la plus grande efficacité. Le gouvernement pense avoir mis fin habilement à ces conflits mais il a souvent fabriqué des mécontents. Le gouvernement a perdu un certain crédit auprès de certains retraités mais d’une manière plus générale des couches moyennes. ; Le pire peut-être c’est que si la vision économique est à peu près claire, par contre la perspective sociale est assez floue. Les dernières élections partielles de députés ont montré le recul de la république en marche. Un recul lié à l’environnement général mais aussi au manque d’implantation locale d’un parti qui n’existe qu’au plan national de manière très centralisée. Les prochains sondages pourraient donc confirmer l’érosion de la popularité de Macon et du gouvernement Les hôpitaux Selon un sondage BVA, Macron, Édouard Philippe et LREM  étaient  en baisse. En cause sans doute, la gestion  approximative de certains conflits et la décision concernant Notre dame des landes .Avec 47% de « bonnes opinions », le chef de l’État perd la moitié de ses gains enregistrés fin 2017 et 48% (+3) des Français interrogés ont désormais une « mauvaise opinion » de lui. Selon BVA, l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes a notamment entraîné une forte baisse de popularité d’Emmanuel Macron auprès des habitants de l’ouest de la France. La chute est encore plus sévère pour le Premier ministre, qui perd 7 points à 45% et retrouve sensiblement son niveau du mois d’octobre. 48% (+4) des personnes interrogées ont désormais une « mauvaise opinion » d’Édouard Philippe en tant que chef du gouvernement, selon cette enquête pour La Tribune et Orange.  Nicolas Hulot (39%, -1), Xavier Bertrand (35%, +3) et Alain Juppé (33%, =) sont en tête des personnalités dont les Français souhaitent qu’elles aient davantage d’influence. Ils devancent Bruno Le Maire (31%, +3), François Baroin (30%, -2) et Jean-Yves Le Drian (29%, -5). Quatre Français sur dix (41%, -6) ont par ailleurs une bonne opinion de La République en Marche, pourtant en net recul. Les Républicains perdent 2 points à 27%, La France insoumise (27%), Debout la France (25%) et le Front national (24%) sont stables et le Parti socialiste perd 2 points à 16%. »

 

*Enquête réalisée en ligne du 29 au 30 janvier auprès de 1.101 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

Popularité Macron : attention aux prochains sondages en baisse

Popularité Macron : attention aux prochains sondages en baisse

Il semble que les services de l’Élysée soient aujourd’hui très attentifs même aux signes les plus légers de l’évolution de l’opinion publique. Certes l’amélioration économique est patente  mais elle est surtout ressentie pour l’instant par les chefs d’entreprise et les experts. Le ressenti de nombre de Français est différent car ils ne connaissent ils ne perçoivent pas de changement significatif en matière d’emploi et surtout concernant le pouvoir d’achat qui devient la préoccupation première. Cela d’autant plus que nombre de prix notamment de services ont augmenté depuis le 1er janvier. Le mécontentement gagne donc doucement mais sûrement d’autant que certains conflits symboliques n’ont pas forcément été gérés avec la plus grande efficacité. Le gouvernement pense avoir mis fin habilement à ces conflits mais il a souvent fabriqué des mécontents. Le gouvernement a perdu un certain crédit auprès de certains retraités mais d’une manière plus générale des couches moyennes. ; Le pire peut-être c’est que si la vision économique est à peu près claire, par contre la perspective sociale est assez floue. Les dernières élections partielles de députés ont montré le recul de la république en marche. Un recul lié à l’environnement général mais aussi au manque d’implantation locale d’un parti qui n’existe qu’au plan national de manière très centralisée. Les prochains sondages pourraient donc confirmer l’érosion de la popularité de Macon et du gouvernement Les hôpitaux Selon un sondage BVA, Macron, Édouard Philippe et LREM  étaient  en baisse. En cause sans doute, la gestion  approximative de certains conflits et la décision concernant Notre dame des landes .Avec 47% de « bonnes opinions », le chef de l’État perd la moitié de ses gains enregistrés fin 2017 et 48% (+3) des Français interrogés ont désormais une « mauvaise opinion » de lui. Selon BVA, l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes a notamment entraîné une forte baisse de popularité d’Emmanuel Macron auprès des habitants de l’ouest de la France. La chute est encore plus sévère pour le Premier ministre, qui perd 7 points à 45% et retrouve sensiblement son niveau du mois d’octobre. 48% (+4) des personnes interrogées ont désormais une « mauvaise opinion » d’Édouard Philippe en tant que chef du gouvernement, selon cette enquête pour La Tribune et Orange.  Nicolas Hulot (39%, -1), Xavier Bertrand (35%, +3) et Alain Juppé (33%, =) sont en tête des personnalités dont les Français souhaitent qu’elles aient davantage d’influence. Ils devancent Bruno Le Maire (31%, +3), François Baroin (30%, -2) et Jean-Yves Le Drian (29%, -5). Quatre Français sur dix (41%, -6) ont par ailleurs une bonne opinion de La République en Marche, pourtant en net recul. Les Républicains perdent 2 points à 27%, La France insoumise (27%), Debout la France (25%) et le Front national (24%) sont stables et le Parti socialiste perd 2 points à 16%.

*Enquête réalisée en ligne du 29 au 30 janvier auprès de 1.101 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

 

Allemagne: plus de leçon budgétaire aux autres pays

Allemagne: plus de leçon budgétaire  aux autres pays

 

 

Le remplacement de Wolfgang Schäuble par le social-démocrate Olaf Scholz (SPD), au ministère des Finances constitue évidemment un changement assez fondamental en matière de doctrine budgétaire. Certes,  il ne faut pas s’attendre à ce que le nouveau ministre des finances lâche complètement la bride concernant l’équilibre budgétaire et la dette mais il est vraisemblable qu’  il se montra montrera plus souple en Allemagne dont les excédents sont par ailleurs souvent critiqués tant par l’union économique que par le fonds monétaire international. Surtout le nouveau ministre des finances allemand promet d’abandonner la posture du donneur de leçons à toute l’Europe. Encore une fois cela ne signifie pas que le laxisme le plus total va succéder à l’ancienne doctrine budgétaire mais qu’il y a des chances  pour qu’on se montre un peu plus conciliant notamment soutenir les économies un peu faiblarde des pays à fort taux de chômage. De toute manière avec la croissance qui revient mécaniquement les équilibres financiers devraien t s’améliorer dans la plupart des pays européens. Le nouveau ministre des finances allemand, estime que l’Allemagne « ne doit pas dicter aux autres Etats européens comment ils devraient se développer », dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Der Spiegel.« Des erreurs ont certainement été commises dans le passé », ajoute-t-il, une allusion claire à la position très rigoriste adoptée dans le passé par le conservateur Wolfgang Schäuble, gardien de l’orthodoxie budgétaire dans son pays et en Europe. Wolfgang Schäuble n’hésitait pas à réprimander les pays du sud.  Le ministère des Finances était depuis huit ans la chasse gardée du parti chrétien-démocrate (CDU) d’Angela Merkel, qui a dû abandonner ce portefeuille-clé aux sociaux-démocrates pour arracher un accord de coalition cette semaine avec le SPD et rester au pouvoir. Cet accord, où la signature social-démocrate est nettement palpable, apporte un soutien prudent aux idées de réformes pro-européennes lancées par le président français Emmanuel Macron.

Macron : oui à la Corse, non aux nationalistes

Macron : oui à la Corse, non aux nationalistes

C’est en quelque sorte ce qu’a répondu Macon aux dirigeants nationalistes face à des revendications de souveraineté masquant mal des intentions d’indépendance. Il n’y aura pas de statut de résident, évidemment non conforme au droit français et européen, pas de co officialité de la langue corse, pas d’amnistie pour les prisonniers dits politiques et surtout pas d’autonomie financière plus généralement d’autonomie législative. La fermeté de Macron ne devrait pourtant pas surprendre des nationalistes qui ont joué à l’apprenti sorcier en se faisant élire sur des promesses irréalisables. D’une certaine façon,  les nationalistes en choisissant une stratégie extrémiste mélange de gauchisme, de nationalisme et de corporatisme géographique ont commis une grave erreur politique. Ils se sont conduits comme des gauchistes corpo type Sud,  comme des irresponsables. Ce n’est pas Macon qui n’est pas à la hauteur des enjeux mais des élus aux jérémiades infantiles et contradictoires permanentes. Exemple quand ils font semblant d’adopter une attitude très conciliante et cinq minutes après reviennent à la provocation (Talamoni  par exemple qui n’assiste pas aux cérémonies officielles ou qui ne reconnaît pas Macron comme président). La Corse est une « spécificité dans la République » mais en aucun cas en dehors de la République. Tel est le message martelé par Emmanuel Macron mercredi, au deuxième jour de son déplacement sur l’île. Dans un discours de plus d’une heure, à Bastia, le chef de l’Etat a répondu aux dirigeants nationalistes, issus des élections de décembre et qui attendent de Paris une réponse favorable à plusieurs de leurs revendications.  »Dire que la Corse est au cœur de la République, ce n’est pas faire l’éloge de l’uniformité », « demeurer dans le giron de la République, ce n’est pas perdre son âme ni son identité », « l’identité corse ne doit pas être un ferment de division », a ainsi enchaîné le Président.  Une réponse plutôt ferme aux aspirations autonomistes, qui intervient à l’issue d’une visite sous tension : le bras de fer à distance entre l’exécutif et les dirigeants de l’île a rythmé la préparation de ce déplacement. Un peu plus tôt, mardi, les principaux dirigeants nationalistes corses avaient même marqué leur mécontentement en boycottant un déjeuner avec le Président. Devant eux, Emmanuel Macron leur a rappelé leurs responsabilités – ils sont à la tête d’une nouvelle collectivité déjà largement dotée de compétences propres, a-t-il fait savoir.

Assassinat du préfet Erignac « atteinte aux droits de la défense » !!! ‘(Stéphane Néré)

Assassinat du préfet Erignac « atteinte aux droits de la défense » !!! ‘(Stéphane Néré)

Évidemment on croit  rêver quand on entend  le  bâtonnier de l‘ordre des avocats au barreau d‘Ajaccio, Stéphane Nesa, considérer que Macron a porté atteinte aux droits de la défense concernant l‘assassinat du préfet Claude Erignac. Après la victoire électorale locale, on peut se demander si certains nationalistes corses ne sont pas tout simplement tombés sur la tête. Il faut en effet rappeler les propos de Macron : Au premier jour de sa visite officielle en Corse, le chef de l‘Etat a participé aux commémorations de l‘assassinat au préfet Claude Erignac, tué à Ajaccio le 6 février 1998 par un commando nationaliste. “Ce qui s‘est passé ici ne se justifie pas, ne se plaide pas, ne s‘explique pas, ce fut un assassinat, un attentat”, avait  souligné Emmanuel Macron dans son discours. Il est évident qu’il faut entendre là une approche politique de cet assassinat et non une approche juridique. Pour preuve,  Colonna a toujours bénéficié, et c’est fort légitime,  de l’assistance d’un avocat. Du coup le bâtonnier de l’ordre des avocats d’Ajaccio tombe lui aussi dans le piège de l’enflure médiatique en instrumentalisant un mot sorti de son contexte. L’argumentaire du bâtonnier touche au ridicule. “Malgré la douleur de la famille du préfet qui impose le plus profond respect et la plus grande empathie, on ne peut que s‘interroger sur cette formulation qui ne peut qu‘apparaître comme une atteinte aussi violente qu‘infondée aux droits de la défense”, estime Stéphane Nesa dans un communiqué. “Le président de la République affirme par ses propos (…) que certains justiciables ne sauraient bénéficier de l‘assistance d‘un avocat, au regard des actes qu‘ils ont commis et surtout de la personnalité et des fonctions occupées par la victime”, ajoute-t-il. Il est évident que depuis le résultat des élections régionales les pieds de certains autonomistes ne touchent plus par terre mais leurs excès notamment verbaux discréditent  leurs revendications. Preuve, il a fallu que l’entourage de Macron insiste beaucoup pour que le drapeau français soit présent aux côtés du drapeau corse lors de la rencontre avec Simeoni et Talamoni. Enivrés par le parfum de leur victoire électorale locale, les nationalistes tombent dans l’excès propre aux extrémistes. Ils oublient sans doute que le fameux peuple corse ne partage sans doute pas cette radicalité nationaliste. En effet l la majorité nationaliste et indépendantiste n’a obtenu qu’une majorité de résidents corses sur  un peu plus de 300 000 habitants mais les Corses officiels (INSSE)  sont trois à quatre fois plus nombreux à l’extérieur sans parler de ceux  qui se considèrent  Corses mais non recensés par l’INSEE puisque né en dehors de la Corse. Au total, ceux qui se revendiquent corses de culture sont au nombre d’environ 1 500 000. Or les nationalistes ont recueilli une majorité d’électeurs  sur une  population d’un peu plus de 300 000 habitants, soit autour de 10%. . Pour autant les nationaliste complètement enivrés du parfum d’une  élection locale (Macron avait obtenu une majorité en Corse aux présidentielles) tombent dans l’enflure verbale  et la caricature.  Contacté par Reuters, l‘entourage d‘Emmanuel Macron a estimé que cette “polémique n‘avait pas lieu d’être”. “L‘expression du président visait la notion d‘une défense politique et ne visait absolument pas la défense judiciaire”, a-t-on indiqué. “Son propos visait le sujet politique, il considère qu‘on ne peut pas plaider ni défendre un attentat contre un préfet”.

Budget 2018 : surtout profitable aux riches ( OFCE)

Budget 2018 :  surtout profitable aux riches( OFCE)

Pas vraiment de révolution dans la politique redistrive  et pas étonnant que l’opinion se montre prudente sur la politique de Macron. D’après un sondage paru dans LCI, . 35% des personnes interrogées estiment que le bilan d’Emmanuel Macron est positif. 37% le jugent négatif, et 21% estiment qu’il est trop tôt pour juger. De fait d’après une étude de l’OFCE ce pourrait être une année relativement blanche concernant le pouvoir d’achat des ménages ( première préoccupation des Franaçis) ; par contre ; les plus aisés serait favorisé. Il faudra attendre 2019 pour que les ménages engrangent des effets positifs Les mesures du budget 2018 devraient en moyenne exercer un effet presque neutre sur le pouvoir d’achat global des ménages cette année avant de l’augmenter en 2019, mais devraient davantage profiter aux plus aisés, selon une étude de l’OFCE publiée lundi. Pour 2019, malgré la poursuite de la hausse de la fiscalité écologique et des prix du tabac, l’OFCE estime à six milliards d’euros la hausse du pouvoir d’achat des ménages, sous l’effet de la montée en charge de certaines mesures fiscales (taxe d’habitation, PFU) et des nouvelles revalorisations de certaines prestations sociales. Au-delà de ces chiffres globaux, les économistes de l’OFCE soulignent un « déficit de redistribution », avec un accroissement des inégalités en 2018 par rapport à 2017 et un « rééquilibrage partiel » en 2019. Même si cette année le niveau de vie d’une majorité de ménages, en moyenne, ne devrait selon eux être impacté qu’« à la marge », avec notamment un impact nul pour les classes moyennes, les principaux bénéficiaires des mesures nouvelles seront les « 2% de ménages du haut de la distribution des revenus, détenant l’essentiel du capital mobilier ». D’après leurs calculs, en 2018, les 5% de ménages les plus modestes devraient en moyenne voir leur niveau de vie être amputé de 0,6% en 2018 (soit 60 euros par an et par ménage) alors que les 5% de ménages les plus aisés verraient le leur progresser de 1,6% (soit 1.730 euros).

 

Smartphone : nuisible aux études

Smartphone : nuisible aux études

 

 

Ce n’est pas vraiment une grande découverte que de constater que l’usage privé du Smartphone pendant les cours est nuisible  aux études. Il y a longtemps que certaines écoles et universités américaines en ont interdit l’utilisation. Cette fois il s’agit d’une étude menée par l’université de Gand et l’université d’Anvers, en Belgique, l’usage du smartphone en cours aurait un impact sur la réussite aux examens. Pour établir ce constat, les chercheurs ont interrogé 696 étudiants pour connaître la fréquence d’utilisation de leur smartphone pour neuf activités différentes, comme la lecture de courriels, la recherche d’informations et la prise de photos. Ils ont ensuite comparé les réponses des élèves aux résultats obtenus aux examens. L’étude révèle ainsi que les étudiants ayant un usage du smartphone au-dessus de la moyenne affichent approximativement 1,1 point de moins sur 20 à leurs résultats d’examens que les autres élèves. D’ailleurs, l’échec aux examens est également plus élevé avec une utilisation accrue du smartphone. Selon l’enquête, les étudiants qui ont un usage du smartphone supérieur à la moyenne n’ont réussi que 60,6 % de leurs examens, contre 68, % pour les autres élèves. «Ces résultats ne m’étonnent pas, témoigne Catherine Lejealle, sociologue spécialiste du digital et enseignant-chercheur à l’ISC Paris. Les étudiants pensent toujours, à tort, qu’ils sont multitâches. Or lorsque le cerveau doit faire deux choses à la fois de manière répétée, il se fatigue et il y a une saturation cognitive. Cela peut causer de vrais problèmes de fatigue», ajoute-t-elle. Simon Amez, l’un des chercheurs à l’origine de cette étude, explique sur Rtbf que les étudiants utilisent leur smartphone «pour ne rien manquer de ce qui se passe en ligne et interagir avec tout le monde». Un avis partagé par Catherine Lejealle, qui estime que si les jeunes ont tendance à utiliser leur smartphone en cours, c’est parce qu’il est «divertissant». «Les étudiants ont souvent du mal à rester attentifs en cours, et la tentation des réseaux sociaux est grande. Sur leur téléphone, ils ont accès à un contenu ludique, interactif», décrit-elle.

Constitution : une référence à la Corse pourquoi pas aux régions en général

Constitution : une référence à la Corse pourquoi pas aux régions en général

 

On se demande bien pourquoi il faudrait une référence à la Corse dans la constitution d’autant que précisément l’objectif de certains indépendantistes comme Talamoni est  de quitter la France et sa constitution. Si l’on devait modifier la constitution, on voit mal pourquoi il ne serait pas fait allusion aux autres régions. En effet ce qui ce pose en Corse, c’est-à-dire une plus grande autonomie, que pose tout autant sinon davantage les autres régions françaises. La France est un des rares pays hyper centralisé ;  tout dépend de l’Etat même si une certaine décentralisation s’est réalisée mais une décentralisation qui n’a fait que rajouter des couches au millefeuille administratif et politique sans donner de vrais pouvoirs territoriaux. D’une certaine manière en France,  la totalité des collectivités locales sont sous tutelle des préfets et de leurs services même la plus petite des communes. Les administrations centrales présentes localement font d’ailleurs double emploi avec les administrations territoriales qui ont augmenté leurs effectifs d’environ 50 % en une vingtaine d’années. Il n’y a toujours pas de véritable politique économique régionale. La meilleure preuve c’est que l’État tout dernièrement  envisage m^me de rapatrier au niveau national la question de l’apprentissage. Le poids de l’État est encore essentiel dans nombre de champs économiques et sociaux. Ce pose la problématique d’un État fédéral en France comme il en existe ailleurs notamment en Allemagne ou en Espagne. C’est le rapport de l’État aux régions, la reconnaissance des régions qui peuvent figurer dans la constitution et non seulement la Corse.  En charge du dossier Corse, Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’Intérieur, n’a pas exclu jeudi 11 janvier qu’il y ait une référence explicite à la Corse dans le cadre d’une réforme de la Constitution, lors de l’émission Questions d’info LCP-Franceinfo-Le Monde-AFP. À la question : « Symboliquement, est-ce que vous accepteriez qu’il y ait une référence à la Corse dans la Constitution ? », Jacqueline Gourault a répondu : « On verra ! ». « Il faut discuter sur les souhaits de ceux qui sont en face de nous et voir quelles sont leur volonté de dialogue, leur volonté d’être reconnus par la Constitution », a poursuivi l’ancienne vice-présidente du Sénat. La ministre a ajouté : « Ce que l’on veut, le droit à la différenciation, c’est, au fond, reconnaître la spécificité des territoires et être capables d’admettre que l’on applique de façon différente les règlements d’une loi qui a été votée » pour tous, a précisé la ministre auprès de Gérard Collomb. La France « reste une et indivisible, mais sa richesse c’est sa diversité », a martelé cette proche de François Bayrou.

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