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Premiers pas vers des listes transnationales aux européennes ?

Premiers pas vers des listes transnationales aux européennes ?

France, Italie et Espagne seraient d’accord pour la création de listes internationales, comprenant des candidats d’au moins 7 pays différents  pour les prochaines élections européennes. Cela pour pouvoir au remplacement des 73 députés britanniques  Deux solutions pour cela soit une modification constitutionnelle, soit une démarche sur la base du volontariat des pays. Il est probable qu’on ne pourra engager de modifications des traités concernant les élections européennes ici 2019. Cela en raison des délais mais aussi du risque qu’il y aurait que certains pays s’opposent à cette proposition. Cette orientation pourrait être mise en œuvre sur la base du volontariat. Existerait alors lors des élections européennes (partielles) de 2019 d’une part des listes composées uniquement de nationaux, d’autre part des listes transnationales. Ce qui constituerait quand même une avancée pour une meilleure intégration dans l’espace communautaire. Pour commencer l’expérimentation ces listes de transnationales seraient réservées à l’élection des 73 députés que le Royaume Uni abandonne. “Les élections européennes ce sont aujourd’hui 28, bientôt 27 avec des débats étanches et parallèles, menés chacun chez soi”, déplore l’Italie, la F rance et l’Espagne, espérant créer avec cette mesure “une véritable agora européenne”. “Cessons d’enfermer les citoyens nationaux entre des murs et de leur imposer des œillères. Portons ensemble notre identité européenne sans renier nos identités nationales et développons un véritable espace public européen vivant, uni dans sa diversité”, poursuit le texte. Emmanuel Macron avait notamment développé cette idée parmi plusieurs propositions pour réformer l‘UE lors de son discours sur l‘Europe de la Sorbonne, fin septembre. ”Nous avons un choix simple: nous répartir les dépouilles, …… Ou vous décidez que ces 73 députés doivent être la réponse européenne au Brexit. Et ce sera une liste transnationale où l’on vote pour les mêmes parlementaires européens partout en Europe. Chiche!”, avait-il lancé.

La fin des parcs éoliens allemands avec le coup d’arrêt aux subventions

La fin des parcs éoliens allemands avec le coup d’arrêt aux subventions

L’énergie éolienne est l’élément le plus important de la transition énergétique verte de l’Allemagne. La fin des subventions pour les éoliennes pour les plus anciennes menace d’innombrables parcs éoliens. En 2023, plus d’un quart des parcs éoliens terrestres allemands auront disparu. Plusieurs milliers d’éoliennes en Allemagne devraient être fermées au cours de la prochaine décennie car elles ne recevront plus de subventions.  »Si les prix de l’électricité n’augmentent pas au cours de la prochaine décennie, seules quelques usines survivront sur le marché sans subventions », indique une analyse du cabinet de conseil basé à Berlin, Energy Brainpool. Cette évaluation est partagée par la plupart des professionnels.  »En tout cas, d’ici 2020, la fermeture des installations existantes est plus ou moins prévisible », conclut un article de plusieurs économistes du Centre Helmholtz pour la recherche environnementale à Leipzig. Le point d’achoppement est le prix de l’électricité de 2021, que personne ne connaît aujourd’hui. Les anciennes éoliennes qui fonctionnent depuis 20 ans ou plus perdront leurs subventions en vertu de la loi sur les énergies renouvelables (EEG), mais pas leur permis d’exploitation. Elles pourraient continuer à produire de l’électricité si elles étaient rentables. Comme toutes les anciennes technologies, après 20 ans d’usure, les éoliennes sont sujettes aux réparations et demandent plus d’entretien que les nouveaux produits. Les coûts d’exploitation sont également plus élevés. Le prix actuel de l’électricité d’environ trois cents le kilowattheure ne suffirait pas à faire fonctionner les parcs éoliens – avec peut-être quelques exceptions dans des endroits particulièrement bien situés. En 2021 seulement, 5 700 éoliennes d’une capacité de 4 500 mégawatts seront fermées. Dans les années suivantes, de 2 000 à 3 000 mégawatts seront déclassés par an. L’Association allemande de l’énergie éolienne estime que d’ici 2023 environ 14 000 mégawatts de capacité installée auront disparu. Ce serait plus d’un quart de la capacité actuelle d’énergie éolienne terrestre qui serait éliminée. Le plan d’expansion prévu pour l’énergie éolienne terrestre prévoit l’installation de 2 900 mégawatts d’énergie en 2020 et les années suivantes. Mais c’est du brut, pas du net. Les installations déclassées et démantelées ne sont pas prises en compte. À la lumière de la situation actuelle, il y aura plus de capacité éolienne qui sera déclassée que de nouvelle capacité ajoutée. L’énergie éolienne terrestre diminuerait et ne croîtrait pas.

via The Global Warming Policy Forum (GWPF)

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October 31, 2017 at 05:48AM

 

Paradise Papers: un débat enfin aux Pays-Bas ?

Paradise Papers: un débat enfin aux Pays-Bas ?

 

 

 

On peut se réjouir que certains parlementaires néerlandais demandent un débat concernant les allégements fiscaux accordés par les Pays-Bas à de grandes compagnies nationales suite en particulier à l’affaire Procter & Gamble –  Selon les “Paradise Papers”, un accord conclu en 2008 avec Procter & Gamble, qui produit notamment les couches Pampers et les rasoirs Gillette, a permis au géant américain de bénéficier par erreur d‘un allègement fiscal de 169 millions de dollars.  “Nous voulons des explications sur l‘affaire Procter & Gamble”, a dit le député Tom van der Lee au Parlement. Selon un de ces documents, l‘accord fiscal avec P&G a été ratifié par un seul responsable des services fiscaux néerlandais, alors qu‘au moins deux signatures sont requises. En outre, cet accord n‘a pas été transmis à la commission spéciale sur les règlements internationaux en matière fiscale, selon les journaux Trouw et Financieele Dagblad. Dans un communiqué, Procter & Gamble a assuré “payer tous les impôts qu‘il doit, dans le monde entier”. “Nous respectons l‘esprit et la lettre de la loi où que nous opérions”, ajoute le groupe américain. La vérité c’est que les Pays-Bas sont un véritable paradis fiscal est qu’ils font de cette particularité un atout pour attirer les sièges des entreprises. Les Pays-Bas permettent ainsi à de nombreuses sociétés internationales d’échapper à l’impôt en mettant en place des milliers d’accords fiscaux. Pour changer la situation, il faudrait d’abord un accord européen de nature politique. or on voit mal les Pays-Bas, l’Irlande et le Luxembourg, trois paradis fiscaux européens,  souscrire à la remise en cause de particularités fiscales qui nourrissent  leur économie. Pour preuve les milliers d’accords fiscaux passés avec les sociétés internationales sont complètement opaques. Un seul exemple grâce à ces accords une société puissante comme Nike réussi à ne payer aucun accord aucun impôt ni aux États-Unis ni aux Pays-Bas. Le ministère néerlandais des Finances assure pourtant que tout est fait selon des procédures strictes. En 2015, la Commission européenne avait ordonné au gouvernement néerlandais de réclamer jusqu’à 30 millions d‘euros d‘impôts au groupe américain Starbucks après avoir jugé que l‘arrangement conclu entre les Pays-Bas et la chaîne de cafés constituait une aide d‘Etat illégale. Starbucks et le ministère néerlandais des Finances ont fait appel.

Apprentissage : la responsabilité aux régions ou aux entreprises ?

Apprentissage : la responsabilité aux régions ou aux entreprises ?

D’après des informations parues dans les Échos,  le gouvernement aurait l’intention de transférer la responsabilité de la gestion de l’apprentissage aux entreprises. Mais de ce fait les régions seraient impactées par les ressources financières qu’elles touchent  au titre de cette formation.   Des ressources financières dont l’optimisation n’est pas toujours assurée au service de l’apprentissage .Pour preuve les critiques du Conseil d’analyse économique.  Les experts  du CAE constatent que la taxe d’apprentissage ne finance pas que l’apprentissage. En 2010, 38 % de la taxe d’apprentissage ont été affectés à l’enseignement professionnel et technologique hors apprentissage  à travers le système du « hors quota ». Les entreprises peuvent en effet allouer certains fonds à des organismes de leur choix sans véritable contrôle, enfin, en dépit du quasi-doublement des effectifs d’apprentis en France depuis 1992 et de la forte progression des moyens financiers (+50% entre 2000 et 2012 ; environ 30 milliards d’euros par an avec la formation professionnelle), ce sont les diplômés de l’enseignement supérieur qui en profitent le plus. Ils proposent de moduler les aides selon les niveaux de formation et constatent que le rôle central joué par l’Education nationale bloque l’évolution du système.  La réforme évoquée par Les Echos  signifierait que le financement touché par les régions pour la formation initiale – 51% de la taxe d‘apprentissage – serait reversé aux branches professionnelles. Pour l‘instant, les branches ne touchent que 26% de la taxe d‘apprentissage à travers les centres de formation d‘apprentis (CFA). Les 23% restants sont versés à d‘autres organismes comme les universités et les grandes écoles. Pour les régions, écarter les conseils régionaux de la gestion de l‘apprentissage serait une erreur. “Le fait que les conseils régionaux puissent maîtriser une véritable chaîne cohérente, articulée (…) reliant l‘orientation, la formation, l‘emploi et le développement économique est essentiel”, ont écrit 16 présidents de régions dans une lettre qu‘ils ont envoyée vendredi au Premier ministre, Edouard Philippe, et qui a été rendue publique lundi. “Il faut absolument éviter de mettre en place des dispositifs trop dispersés que la plupart des branches professionnelles ne sauraient (…) pas assumer.” Ils ont rappelé que, comme le gouvernement, les conseils régionaux avaient “à coeur de valoriser et de développer” l‘apprentissage. Selon eux, la “structuration de l‘appareil de formation” doit être cohérente avec les “stratégies de développement économique des régions” qu‘elles élaborent en fonction des “réalités territoriales et des besoins des jeunes”. Les régions disent également assurer un “rôle de redistribution de la taxe d‘apprentissage sans quoi le financement de l‘apprentissage se ferait au détriment des premiers niveaux de qualification qui se déploient dans les entreprises artisanales”.

Plusieurs milliers de plaintes contre le Dicamba de Monsanto aux USA

Plusieurs milliers de plaintes contre le Dicamba de Monsanto aux USA

Au niveau national, ce sont plus de 2.700 enquêtes qui ont été diligentées en date du 15 octobre, selon les données récoltées par l‘Université du Missouri. Dans l‘Arkansas, ce sont près de mille plaintes qui ont été déposées pour des affaires liées au dicamba, dans l‘Illinois le chiffre s’élève à 421 et à 310 dans le Missouri. le dicamba est destiné à remplacer le produit phare, le glysophate menacé d’interdiction y compris  en Europe.  La firme, qui a conclu un accord de fusion avec l‘allemand Bayer pour un montant de 63,5 milliards de dollars, a donc mis au point un nouveau composé chimique, le dicamba, qu‘il propose aux producteurs américains de soja. En parallèle, Monsanto propose des semences modifiées capables de résister à l‘utilisation de cet herbicide, une stratégie qui devrait lui permettre de contrôler le marché des oléagineux aux Etats-Unis, deuxième exportateur mondial. Des agriculteurs et des experts agronomes affirment que le dicamba présente l‘inconvénient de s’évaporer et de dériver dans l‘air pour aller affecter des cultures qui n‘ont pas, elles, été modifiées pour résister à son action. Monsanto et l‘allemand BASF, qui craignent de voir leurs ventes pénalisées à l‘avenir, ont expliqué que l‘herbicide était sans danger s‘il était appliqué correctement. Les ventes de Monsanto ont augmenté de 1,1 milliard de dollars (+8%) sur l‘année fiscale 2017, en partie grâce à la vente de graines de soja résistant au dicamba. L‘EPA doit déterminer l‘an prochain si elle accorde une prolongation de son agrément au dicamba après examen des plaintes reçues et consultation d‘experts fédéraux et industriels.

Plusieurs milliers de plaintes contre le Dicamba de Monsanto aux USA

Plusieurs milliers de plaintes contre le Dicamba de Monsanto aux USA

Au niveau national, ce sont plus de 2.700 enquêtes qui ont été diligentées en date du 15 octobre, selon les données récoltées par l‘Université du Missouri. Dans l‘Arkansas, ce sont près de mille plaintes qui ont été déposées pour des affaires liées au dicamba, dans l‘Illinois le chiffre s’élève à 421 et à 310 dans le Missouri. le dicamba est destiné à remplacer le produit phare, le glysophate menacé d’interdiction y compris  en Europe.  La firme, qui a conclu un accord de fusion avec l‘allemand Bayer pour un montant de 63,5 milliards de dollars, a donc mis au point un nouveau composé chimique, le dicamba, qu‘il propose aux producteurs américains de soja. En parallèle, Monsanto propose des semences modifiées capables de résister à l‘utilisation de cet herbicide, une stratégie qui devrait lui permettre de contrôler le marché des oléagineux aux Etats-Unis, deuxième exportateur mondial. Des agriculteurs et des experts agronomes affirment que le dicamba présente l‘inconvénient de s’évaporer et de dériver dans l‘air pour aller affecter des cultures qui n‘ont pas, elles, été modifiées pour résister à son action. Monsanto et l‘allemand BASF, qui craignent de voir leurs ventes pénalisées à l‘avenir, ont expliqué que l‘herbicide était sans danger s‘il était appliqué correctement. Les ventes de Monsanto ont augmenté de 1,1 milliard de dollars (+8%) sur l‘année fiscale 2017, en partie grâce à la vente de graines de soja résistant au dicamba. L‘EPA doit déterminer l‘an prochain si elle accorde une prolongation de son agrément au dicamba après examen des plaintes reçues et consultation d‘experts fédéraux et industriels.

L’Aéroport de Toulouse vendu aux Chinois ?

L’Aéroport de Toulouse vendu aux Chinois ?

Visiblement les Chinois continuent  de faire leurs courses en France y compris en matière d’investissements stratégiques. Dernier exemple en date l’aéroport de Toulouse déjà détenu à 49,99 % par les Chinois et qui pourrait racheter les 10 % de parts de l’État avec le consentement de ce dernier. Il faut rappeler que les investissements étrangers concernant les infrastructures en Chine sont interdits ! Mais la France reste très ouverte au commerce et aux investissements chinois. Les échanges de biens sont particulièrement déséquilibrés entre la France et la Chine. La Chine qui exporte chaque année environ 46 milliards et la France une quinzaine. Un résultat qui tient compte des écarts de compétitivité mais aussi du soutien artificiel de l’État chinois à des entreprises en surcapacités de production. (Ce qui a justifié notamment l’augmentation considérable des droits de douane de la part des États-Unis sur l’acier et l’aluminium). Les importations concernent  avant tout des produits électroniques. D’abord, tout ce qui touche les téléphones portables. Nous en achetons pour plus de 5.5 milliards, suivi de très près de l’informatique. Beaucoup plus loin derrière on trouve les vêtements avec quand même de gros volumes. Côté français, la meilleure vente française c’est notre aéronautique, des avions Airbus l’an dernier. C’est le tiers de nos exportations vers la Chine. Viennent ensuite les céréales et les médicaments. Des exportations qui restent très en dessous de nos importations. Notre déficit commercial continue de se creuser »,   La Chine ne se contente pas de ce déséquilibre commercial à son profit, elle prend aussi des bardes plus importantes dans les investissements français, des investissements dans les entreprises mais aussi des investissements dans les terres agricoles. Certes La Chine ne pèse que 2% de l’investissement total étranger en France mais chaque année, des fleurons de l’économie nationale passent sous le contrôle partiel ou total des investisseurs du pays communiste. Ainsi par exemple  Dongfeng est devenu le premier actionnaire du groupe PSA à la faveur de la crise traversée par le groupe en 2014. De même, la compagnie aérienne China Eastern Airlines vient d’acquérir 10% d’Air France-KLM. En juin dernier, le fonds Fortune Fountain Capital (FFC) s’est emparé de Baccarat, une entreprise lorraine âgée de 250 ans. Dans la mode, les marques Sandro, Maje ou Sonia Rykiel sont également passées sous pavillon chinois. Le groupe Jinjiang, leader de l’hôtellerie sur son marché, a franchi le seuil des 15% du capital d’Accor. En 2014, Il a déjà racheté la Louvre Hotels Group, qui possède des établissements de luxe et des chaînes grand public, comme Campanile ou Golden Tulip. Il vient également d’annoncer la prise de contrôle majoritaire du réseau français Hôtels & Préférence qui fédère 140 établissements de luxe dans le monde. Le Club Med. Fosun est devenu l’actionnaire unique du champion des clubs de vacances. Les infrastructures sont aussi dans le viseur. De futures têtes de pont pour les entreprises et les marchandises en provenance d’Asie. Sur le modèle du Pirée, en Grèce, 14 hectares d’entrepôts du port du Havre sont passés sous contrôle chinois. Comme les 600 hectares de l’ancienne base américaine de Châteauroux, qui entourent un aéroport dédié notamment aux formations des pilotes d’Air France et à l’entretien des avions de ligne comme l’A380. Mais l’acte le plus fort reste le choix surprise, en 2016, d’un financier de Hongkong pour prendre le contrôle de l’aéroport de Blagnac au moment de sa privatisation. Et pour conforter cette prise de contrôle l’état s’apprêterait à vendre les 10 % de parts qu’il détient de sorte que les Chinois détiendraient la majorité du capital de l’aéroport de Toulouse.  L’aéroport de Toulouse pourrait connaître un nouveau tournant au printemps 2018. (Crédits : Rémi Benoit)Dans six mois, l’État pourra vendre ses 10,01 % de parts restantes dans l’aéroport de Toulouse, avec la possibilité que l’actionnaire chinois devienne majoritaire dans la plateforme. Le pacte d’actionnaires conclu au moment de la cession entre l’État et Casil Europe pourrait compromettre le front commun mis en oeuvre par les actionnaires locaux. « On a le sentiment que l’État prépare le terrain pour mettre en oeuvre l’option de vente de ses parts restantes de l’aéroport », estime Pascal Boureau. Le représentant du Conseil départemental de Haute-Garonne au sein du conseil de surveillance de la société Aéroport Toulouse-Blagnac (ATB) s’interroge après les propos tenus la semaine dernière par Bruno Le Maire. Le ministre de l’Économie a été interpellé à l’Assemblée nationale par le député (Modem) de la 2e circonscription de Haute-Garonne Jean-Luc Lagleize sur le devenir de la plateforme aéroportuaire. Pour rappel, en avril 2015, l’État a cédé 49,99% des parts d’ATB à l’actionnaire chinois Casil Europe. À compter du 18 avril 2018, l’État aura six mois (renouvelable une fois) pour décider s’il met en oeuvre l’option de vente à Casil Europe de ses 10,01% de parts restantes. Avec 60% des parts, l’investisseur chinois deviendrait alors majoritaire au sein du capital de l’aéroport.  À l’Assemblée nationale, le ministre de l’Économie est loin d’exclure ce désengagement total de l’État : «Ce qui compte au final n’est pas de savoir si l’aéroport est public ou privé, mais qu’il puisse avoir de l’activité et des investissements afin de rester moderne et innovant, a répondu Bruno Le Maire à Jean-Luc Lagleize. L’État conserve d’autres moyens d’interventions : les normes, les règles et la distribution des créneaux pour les compagnies aériennes». Pour Christophe Lèguevaques, l’avocat du collectif contre la privatisation d’ATB, « les propos de Bruno Le Maire ne sont là que pour amuser la galerie. La messe est dite depuis le 4 décembre 2014 via la signature du pacte d’actionnaires entre l’État et Casil Europe qui contraint l’État à voter à chaque fois dans le sens des propositions de l’actionnaire chinois.

 

Wauquiez aux grands responsables républicains « : la ferme » !

Wauquiez aux grands responsables républicains « : la ferme » !

 

 

Après avoir mis beaucoup d’eau dans son vin pour atténuer la caractéristique très droitière de sa posture, Laurent Wauquiez demande en substance aux grands leaders des Républicains de la fermer cela avec une curieuse recommandation démocratique « En politique il y a une règle, soit on est candidat soit on se tait », en  visant les présidents de la région Hauts-de-France et Ile-de-France, Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, Estrosi et d’autres qui se revendiquent d’une ligne moins droitière que la sienne. Et de flinguer sans ménagement ses différents opposants : «Si on n’est pas capable d’être candidat, c’est sans doute parce qu’on a perdu déjà une partie de la défaite des idées et de la capacité à être une force d’entraînement », a ajouté M. Wauquiez. « Je comprends les ambitions contrariées, les égos chiffonnés, nous on a une famille politique à reconstruire, je n’aime pas tellement les tireurs embusqués, je préfère ceux qui s’engagent sur le terrain de campagne, je préfère ceux qui font les charges sabre au clair, je préfère ceux qui ont du souffle, de l’envie, que ceux qui sont les snipers de derrière la ligne de front », a encore lancé le président de la région Auvergne Rhône-Alpes. En faite Laurent Wauquiez ne fait guère dans la nuance assurée qu’il est d’être élu par l’aile droitière de son parti comme d’ailleurs l’avait été François Fillon. Pas sûr pour autant que cette élection probable et ses propos acerbes soient de nature à rassurer le camp réformiste et humaniste des républicains. Laurent Wauquiez aura sans difficulté le soutien des militants mais sans doute pas des électeurs dont un sondage a démontré qu’il souhaitait très majoritairement une attitude plus constructive.

Des carottes bio aux pesticides !

Des carottes bio aux pesticides !

 

Ce que révèle une enquête de France 3. Pire certaines carottes non bio afficheraient des taux de pesticides inférieurs à celles des produits bio. La vérité c’est que le marché en croissance exponentielle constitue une véritable foire à l’esbroufe. Certes certaines productions bios sont assurées dans des conditions qui respectent les critères  de qualité. Mais d’autres un peu moins voire  même pas du tout notamment quand certaines productions ont transité pour partie par certains  pays étrangers. De plus le 100 % bio est à peu près impossible dans le cas de proximité géographique avec des lieux  de production industrielle, sans parler de l’eau souvent contaminée par les pesticides et autres produits chimiques. Tout doit être revu, les conditions de travail du sol, l’origine des graines (ou des animaux), l’origine de l’alimentation, les amendements, les traitements, les circuits de commercialisation, les labels et les contrôles.  Cela ne condamne pas les productions à caractère bio mais il serait temps de faire le ménage dans ce secteur boosté de façon inconsidérée par les médias et les bobos. L’étude menée par France 3 n’est sans doute pas scientifique mais elle révèle cependant les carences voir l’escroquerie de certains produits affichés comme bio.  L’équipe de France trois a fait tester en laboratoire plusieurs marques de carottes. Quatre d’entre elles sont certifiées bio, les quatre autres sont issues de l’agriculture conventionnelle. Les carottes conventionnelles de chez Carrefour et Leader Price ne contiennent aucune trace de pesticide. En revanche, celles de Lidl et du primeur contiennent des traces, toutefois « inférieures aux limites autorisées ». Mais c’est du côté du bio que le bât blesse. Si les carottes vendues par Carrefour, Naturalia et la Vie Claire sont propres, celles vendues par Bio c’Bon présentent « des résidus de trois produits phytosanitaires », qui sont « totalement interdits dans la culture biologique », précise la journaliste de France 3. Les carottes non-bio à 0,89 euros contiennent finalement moins de pesticides que les carottes bio à 2,10 euros.

Taxes des biens luxueux : de la poudre aux yeux

Taxes  des  biens luxueux : de la poudre aux yeux

 

 

Avec cette taxe, La  vieille politique refait surface.  Au courage succède les faux semblants. La suppression de l’ISF constituait un acte de courage allant à l’encontre même d’une majorité de l’opinion. Un impôt ridicule créé en 1981 par Mitterrand pour faire « gauche » et satisfaire les gogos ; Un impôt qui a fait fuir de nombreux capitaux. Mais un impôt qui plaît car la France n’aime pas les riches, ceux qui réussissent en général. Bien sûr on pourra toujours objecter à juste titre que certains héritiers n’ont pas entrepris grand chose pour jouir de l’héritage de leurs parents. Reste cependant que la présence de grandes fortunes en France contribue à la croissance. Mais pour rééquilibrer l’image supposée d’un président des riches,  les députés de la république en marche vont déposer des amendements gadgets dans le projet de loi de finances 2018. Il s’agira de taxer yachts, voiture de grand luxe et métaux précieux, biens exonérés par la réforme contestée de l‘impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Un impôt qui ne rapportera pas grand-chose mais qui pourra satisfaire les frustrés de gauche et les partisans d’un égalitarisme de façade. Cette réforme, qui ne conserve que les biens immobiliers dans le champ de l‘ISF, nourrit les accusations de l‘opposition contre une présumée “présidence des riches” et suscite des réserves au sein de la majorité qui a décidé de déposer plusieurs amendements au PLF 2018 dont l‘examen débute cette semaine en commission des Finances à l‘Assemblée nationale. “L‘idée de la réforme est que tout ce qui relève de l’économie productive ne doit pas avoir de frein, qu‘il faut supprimer les impôts repoussoirs pour ceux qui veulent investir en France, de façon à créer des emplois”, rappelle Richard Ferrand dans un entretien à Dimanche Ouest France. “Taxer la fortune immobilière va dans ce sens, mais des biens comme les yachts, les voitures de grand luxe ou les métaux précieux ne concourent pas non plus à l’économie productive. Réintroduire des taxes sur ces valeurs n‘est pas en contradiction avec l‘esprit de la réforme, et nous le faisons en accord avec le gouvernement, pour un budget juste et efficace”, justifie-t-il à tort. Ainsi, les droits annuels de francisation et les droits de passeport pour les yachts de plus de 30 mètres seraient relevés pour un gain de 10 millions d‘euros “qu‘il sera possible d‘affecter à la SNSM” (Société nationale de sauvetage en mer), précise le chef de file des députés LREM. Seraient concernés les résidents français propriétaires de bateaux de plus de 30 mètres, ou qui en utilisent via des sociétés commerciales, même battant pavillon étranger ou installés hors de France. La taxe irait de 30.000 € à 200.000 € par an, en fonction de la longueur et de la puissance du yacht. Pour les métaux précieux, les députés proposent d‘augmenter de 10% à 11% la taxe sur la cession de matières précieuses (lingots, bijoux, objets d‘art…). Pour les voitures de grand luxe (à partir de 36 chevaux fiscaux), une taxe additionnelle plafonnée à 8.000 euros est proposée. “Comme pour les yachts, ça ne représentera pas plus que ce que les propriétaires déboursaient déjà dans le cadre de l‘ISF, mais nous en attendons 30 millions de recettes annuelles”, explique Richard Ferrand.

JO 2024 : bonne nouvelle mais attention aux dérapages financiers

JO 2024 : bonne nouvelle mais attention aux dérapages financiers

 

C’est évidemment une bonne nouvelle sportive, sociale et même sociétale, c’est  en tout cas ce que pensent les Français. . Selon un sondage Ifop JDD publié dimanche, 83% des personnes interrogées estiment que cette attribution attendue est une “bonne nouvelle». reste  cependant à maîtrise les coûts. Pour répondre à cet objectif la France a proposé des jeux low-cost d’un cout de moins de 7 milliards. Un coût peut-être théorique si l’on se fie aux différents jeux olympiques dont le coût a dépassé plusieurs dizaines de milliards dans certains cas et aussi donné lieu à de graves phénomènes de corruption. difficile aussi de mesurer les retombées économiques et sociales. Si les jeux par exemple de Barcelone se sont révélés particulièrement bénéfiques sur tous les plans,  il en a été différemment dans d’autres villes notamment à Rio. Pour la France,  le coût a été évalué à 6,8 milliards d‘euros (3,8 milliards pour l‘organisation, trois milliards pour les investissements et les infrastructures) et près de 40 sites ont été sélectionnés. Les organisateurs font valoir que la capitale française pourra s‘appuyer sur des infrastructures déjà en service, dont celles rénovées à l‘occasion de l‘Euro de football, organisé en France en juin et juillet 2016. Ce compromis avait été présenté comme “triplement gagnant” par l‘instance internationale, soulagée de tenir avec Paris et Los Angeles deux candidatures “de qualité” alors que l‘organisation des Jeux attire moins les convoitises de villes échaudées par les dépassements de budgets de ces dernières olympiades. Ces dernières décennies, les Jeux ont systématiquement donné lieu à des dérapages financiers, parfois dans des proportions spectaculaires, comme à Pékin où le budget final a dépassé les 30 milliards d‘euros. La France a assuré que les JO de 2024 seraient “transparents”.  “Nous avons la responsabilité d’être aussi transparents que possible car nous savons qu’il y a des critiques dans la population”, a 

« Ne rien céder aux fainéants » : Macron déraille

« Ne rien céder aux fainéants » : Macron déraille

 

On peut peut-être attribuer cette formule de Macon à une certaine fébrilité notamment liée à sa baisse de popularité. Reste qu’il s’agit davantage d’une faute politique que d’une maladresse occasionnelle. Certains pourront légitimement objecter que la productivité en général est insuffisante dans le public mais aussi d’un privé, que le modèle social est un peu trop généreux et surtout que la France n’a plus les moyens de financer. Du coup, le pays cumule trois handicaps : un record de prélèvements obligatoires un record de dépenses publiques et un très haut niveau de chômage. Pour autant cette formule de Macron « ne rien céder aux fainéants » n’est pas seulement une erreur de communication mais une faute de posture présidentielle. Macron voudrait renforcer la mobilisation pour les manifestations du 12 et du 23 octobre il ne s’y prendrait pas autrement. Des manifestations qui pourtant ne semblaient pas très mobilisatrices au départ. Évidemment les contestataires vont se servir de ce qui constitue une stigmatisation et même une provocation. Il y aurait sans doute intérêt à ce que Macon n’occupe pas en permanence la scène médiatique pour parler de tout à la place du gouvernement, du Parlement et même de son parti en marche. Il serait temps que le président de la république, s’il ne veut pas plonger rapidement dans les sondages, reprenne une certaine distance et se consacre essentiellement à l’analyse des enjeux et à la vision laissant au gouvernement le soin de gérer le contenu et la mise en œuvre des réformes concrètes. En exposant en permanence, en se substituant au gouvernement Macron en le risque de focaliser tous les mécontentements surtout ils sont alimentés  par des provocations inutiles qui ne sont pas à la hauteur d’un président de la république.  Après le début de polémique sur le terme “fainéants”, l‘entourage d‘Emmanuel Macron a déclaré qu‘il avait conclu son discours “en rappelant sa détermination à agir face à tous les conservatismes qui ont empêché la France de se réformer”. Emmanuel Macron a souligné à Athènes que l‘aptitude de la France à convaincre les Européens de réformer la zone euro dépendrait de la capacité du pays à se transformer. Une formule plus pertinente que celle des «  fainéants ».

Négociation en entreprise: réservée aux moins de 50 salariés

Négociation en  entreprise: réservée aux moins de 50 salariés

Le MEDEF sera très déçu mais pas forcément les petites entreprise car la négociation au sein de l’entreprise sera réservée aux sociétés de moins de 50 salariés. Du coup il est clair que Macron a choisi une réforme « low cost » sans doute pour éviter la mobilisation dans la rue mais qui va globalement décevoir le patronat. Dans son interview au Point, Emmanuel Macron l’annonce, seules les entreprises de moins de 50 salariés pourront négocier sans passer par les syndicats, alors que le Medef espérait porter le seuil à 300. Ce point était le plus important de toute la négociation touchant le code du travail, celui qui risquait de faire basculer l’ensemble des syndicats dans la contestation. Au début de l’été, dans l’ultime série de consultations, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, avait d’ailleurs surpris par le ton employé devant les caméras au sortir d’une réunion à Matignon: « Nous tenons à dire que le dialogue social doit passer par les organisations représentatives, sans cela c’est clairement pour nous une ligne rouge qui serait franchie ». Avec ce seuil, le gouvernement va pouvoir affirmer qu’il modifie une règle importante pour 95% des entreprises françaises. Car, comme le rappelle l’Insee, « les PME hors microentreprises comptent en moyenne 27 salariés » et parmi elles, 6 sur 10 emploient moins de vingt salariés. Le Medef et même la CPME, rétorqueront sans doute que ce n’étaient pas ces entreprises qui réclamaient le plus cette réforme. Et que cette liberté accordée n’est réellement efficace sur l’emploi que pour les grosses PME ou les ETI. Le Medef demandait par exemple un seuil de 300 salariés.

Retour aux méthodes classiques pour la lecture et le calcul (Jean-Michel Blanquer)

Retour aux méthodes classiques pour  la lecture et le calcul  (Jean-Michel Blanquer)

Retour à la méthode classique pour la lecture et le calcul après les dérives pédagogistes qui ont fait oublier l’orthographe et la grammaire. Ce que déclare le ministre de l’éducation «On s’appuiera sur une pédagogie explicite, de type syllabique, et non pas sur la méthode globale, dont tout le monde admet aujourd’hui qu’elle a des résultats tout sauf probants». «Nous mettrons en avant les méthodes d’apprentissage les plus efficaces en matière de lecture d’écriture et de calcul. Il faut que les professeurs dédient un temps important à ce qui sera demain le cœur de leur compétence».En clair, il va falloir réapprendre à épeler et orthographier correctement. Réapprendre aussi les tables de multiplication et faire des opérations (addition, soustraction, multiplication, division). Par ailleurs,  Jean-Michel Blanquer, multiplie les projets comme celui de réhabiliter les internats. «L’internat répond à un enjeu social fort. Il y a des réussites en éducation prioritaire, mais des facteurs extrascolaires – le sommeil, la nourriture, la vie de quartier – peuvent peser sur la trajectoire des élèves, parfois de manière décisive», explique-t-il. Jean-Michel Blanquer regrette le discours de «grandes voix de l’éducation» qui affirme que l’école actuelle est façonnée pour les élites. «Ce discours qu’on qualifiera d’égalitariste a surtout poussé à détruire des choses qui fonctionnaient parfaitement».

 

« Liberté aux medias » ! (Poutine)

« Liberté aux medias » ! (Poutine)

 

 

On sait que la presse et l’opposition sont complètement muselées en Russie mais Poutine promet la liberté en hypothéquant par de sérieuses réserves : ce qui est interdit en Russie (mal liberté d’opinion NDLR) est aussi interdit sur internet, à la télé et plus généralement dans l’espace médiatique. Alors  les entreprises web russes et étrangères sont forcées de stocker les données de leurs utilisateurs en Russie et de les transmettre aux autorités si elles en font la demande. Le président russe a cependant estimé aujourd’hui que l’influence de l’Etat sur internet et dans les médias devait être « réduite, sinon exclue », alors que l’espace médiatique et le net russes sont soumis à un tour de vis de la part des autorités. « Si la société elle-même met au point un système de filtres moraux et éthiques, il serait juste de réduire, sinon d’exclure – mais ce serait mieux d’exclure – l’influence de l’Etat dans ce processus », a déclaré Vladimir Poutine, au cours d’un forum en Crimée avec la jeunesse russe. « Ce que la loi interdit doit être interdit partout, sur internet, à la télévision ou dans les autres médias », a-t-il néanmoins nuancé, ajoutant être « en contact, mais pas en permanence, avec les directeurs de nos principales chaînes de télévision ». Ces déclarations interviennent dans le contexte d’un contrôle plus strict ces dernières années par les autorités du net russe, très utilisé par l’opposition, la tendance s’amplifiant actuellement sur fond de lutte antiterroriste. En juillet, le parlement russe a ainsi voté une loi interdisant l’utilisation en Russie des « anonymizers », services web qui permettent d’accéder de façon anonyme à des sites internet. Les députés ont également voté une loi obligeant les internautes à s’identifier par un numéro de téléphone pour utiliser les messageries sur le web.

Température : changement climatique aux Etats_Unis

Température : changement climatique aux Etats-Unis

 

Un rapport qui risque   de contrarier Trump car il prouve que dores et déjà le changement climatique aux Etats unis est perceptible. Les températures moyennes aux Etats-Unis ont augmenté vite et de manière spectaculaire, les dernières décennies étant les plus chaudes depuis 1500 ans, selon un rapport préliminaire du gouvernement fédéral publié mardi par le New York Times. « Les Américains ressentent dès à présent les effets du changement climatique », souligne ce rapport rédigé par 13 agences mais qui n’a pas été rendu public ni approuvé par l’administration du président Donald Trump. Ce document « contredit directement les affirmations du président Trump et des membres de son cabinet selon lesquels la contribution humaine au changement climatique n’est pas avérée et la possibilité de prévoir ses effets est limitée », selon le journal. Ce projet de rapport, qui fait partie de l’évaluation nationale sur le climat aux Etats-Unis, est fait tous les quatre ans. Il a été signé par l’académie nationale des sciences. Les Etats-Unis ont confirmé vendredi par écrit aux Nations unies leur intention de se retirer de l’accord de Paris sur le climat. Ils ont cependant affirmé qu’ils continueraient à participer aux négociations internationales, a annoncé vendredi le département d’Etat américain. Fidèle à sa promesse électorale, Donald Trump avait annoncé le 1er juin le retrait des Etats-Unis de cet accord visant à limiter le réchauffement climatique, signé en décembre 2015 par 195 pays dans la capitale française. Il avait jugé le texte néfaste pour l’économie américaine, sans toutefois exclure de réintégrer le processus après renégociation, voire de conclure un « nouvel accord qui protège » les Etats-Unis. Conclu fin 2015 par plus de 190 pays, l’accord de Paris vise à limiter le réchauffement planétaire à moins de deux degrés Celsius par une réduction des émissions de gaz à effet de serre.

 

 

Chasse aux normes : encore un mini plan ?

Chasse aux normes : encore un mini plan ?

Le premier ministre Édouard Philippe lance une nouvelle chasse aux normes. Reste à savoir si ce ne sera pas un nouveau mini plan.  Les normes supprimées – ou simplifiées – devront appartenir au « même champ ministériel » ou intervenir « dans le cadre d’une même politique publique que la norme créée »; elles devront « être de niveau équivalent et non pas simplement répondre à cet objectif quantitatif », précise le texte daté du 26 juillet, et dont l’objet est la  »maîtrise du flux des textes réglementaires et de leur impact ». . Manuel Valls avait  déclaré il y a quelques temps : « nous ne sommes plus le pays de la complexité ». C’était à l’occasion de la présentation des 170 mesures destinées à  faciliter la vie des entreprises et des particuliers, se rajoutant à près de 450 autres déjà prises qui alimentent le « choc de simplification« , hissé au rang des priorités du quinquennat. Un « choc »  qui avait été annoncé par François Hollande en mars 2013, et qui s’est traduit par deux textes de lois. En fait comme d’habitude ce micro choc de simplification ressemblait à une auberge espagnole où chaque ministère avait  bien voulu mettre dans le pot commun de la simplification quelques  dispositions dont la plupart sont anecdotiques même si certaines peuvent être utiles. Ce ne sont pas quelques centaines de mesures qui peuvent être à la hauteur de l’enjeu. Le véritable problème c’est que la France est engluée dans dispositif réglementaire indémêlable qui découle des 10 500 lois et 130 000 décrets existants (record mondial) qui définissent les millions de contraintes auxquelles sont soumis entreprises et particuliers (il faut aussi prendre en compte la réglementation relevant de la responsabilité des collectivités territoriales.) Pourquoi une telle complexité ? Simplement parce que le pays compte trop de fonctionnaires inutiles qui comblent leur vide existentiel en imposant chaque jour de nouvelles réglementations. Une bureaucratie française qui s’ajoute en outre à celle de Bruxelles (de la France). Tout choc  de simplification sera impossible tant que les fonctionnaires inutiles seront maintenus en fonction. La complexité administrative qui leur permet de vivre et de se développer est telle que les politiques d’abord n’y comprennent rien, ensuite sont incapables de la maîtriser. Au total, au printemps 2017, 770 mesures avait été prises en faveur des entreprises, des collectivités et des particuliers, avec un bilan mitigé pointé dans un rapport du Sénat qui évoquait des « blocages systématiques » dus à la résistance de ceux à qui « profite la complexité ou à l’inquiétude liée au changement ».

Macron : Attention aux décalages et aux reniements

Macron : Attention aux décalages et aux   reniements

Emmanuel Macon est le premier ministre Édouard Philippe bénéficient  encore d’un très large soutien de l’opinion publique mais soutien qui provient essentiellement de l’image de renouvellement lié au président de la république. Désormais le gouvernement entre dans le dur et on ne peut pas dire que les discours aussi bien de Macron au congrès ou de Philippe à l’Assemblée nationale aient  particulièrement convaincu (dans un sondage ils bénéficient seulement de 27 % de soutien dans l’opinion). Une opinion qui aura été un peu surprise du décalage entre la volonté mainte fois réaffirmée de réforme et la timidité des orientations dans certaines ont été remise à plus tard. En particulier l’exonération de taxe d’habitation pour 80 % des ménages. Une orientation pourtant majeure qui viserait à soutenir le pouvoir d’achat des Français les moins favorisés. En effet en moyenne cette taxe est de l’ordre de 1000 € par an, une somme considérable pour certains qui en plus s’ajoute  aussi à une somme de même ampleur pour la taxe foncière avec de très gros écarts selon les zones. D’autres réformes sont aussi décalées dans le temps ; décalage qu’on peut  éventuellement admettre mais pas  des renoncements. Le gouvernement doit être attentif, il bénéficie d’uen certaine bienveillance actuellement mais pas d’un soutien actif.  . En clair les Français veulent donner sa chance à Macron, ils attendent des résultats. Il   ne faudrait pas que ce changement se traduise  un maintien voire par une augmentation globale de la fiscalité.

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Jour de carence aux fonctionnaires : pourquoi ?

Jour de carence aux fonctionnaires : pourquoi ?

La presse parle beaucoup du jour de carence rétabli pour les fonctionnaires mais s’interroge peu sur les raisons. Des raisons pourtant simples l’absentéisme est nettement plus important dans le public que dans le privé. Mis en place par la droite en 2011, puis supprimé par le pouvoir socialiste en 2013, le jour de carence dans la fonction publique va prochainement être rétabli par le gouvernement. C’est ce qu’a annoncé jeudi Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics. En moyenne 25 jours absentéisme pour les fonctionnaires mais bien davantage pour le personnel de grandes villes. Avec de fortes disparités. 36 jours pour les municipaux d’Amiens suivis de leurs  homologues marseillais (34,5 jours) et avignonnais (34) qui bouclent le podium, publié par la fondation iFrap en mai 2016.  Ce classement est établi à partir des bilans sociaux 2014 (chiffres de 2013) des 50 plus grandes communes de France. Cependant, certaines municipalités (comme Montpellier, Le Mans, Paris, Rouen ou encore Brest) n’ont pas souhaité communiquer leur bilan social.  Si on met de côté les congés maternité et parental, l’absentéisme atteint 24,5 jours en moyenne dans les grandes villes, contre 16,7 jours par an dans le privé, selon les données d’Alma consulting. Parmi les « bons élèves », Nîmes, Nancy et Versailles se démarquent avec un absentéisme moyen de respectivement 14,2, 16,3 et 17,9 jours par an, par agent (hors congés maternité et parentaux).  L’exécutif évoque donc sa volonté de « lutter contre l’absentéisme des agents », mais aussi de « rétablir de l’équité entre le public et le privé ». Le tout en économisant 170 millions d’euros par an, si l’on en croit Gérald Darmanin.

Fillon va-t-il rendre l’argent de la campagne aux républicains ?

Fillon va-t-il rendre l’argent de la campagne aux républicains

 

Il ne semble pas encore assuré que Fillon rendre l’argent qui reste de la campagne à son parti Les républicains. Plusieurs millions sont en jeu, ils découlent de la campagne des républicains et notamment des fonds qui avaient été recueillis à l’occasion des primaires. Fillon désigné candidat avait mis la main sur les sommes en question en les plaçant dans son micro parti. Depuis avec la défaite de Fillon,  la bataille fait rage entre l’appareil des Républicains et Fillon pour récupérer les bénéfices de la campagne. De toute évidence, cela traduit en tout cas les rapports toujours sulfureux entre Fillon et l’argent.  Le président des députés LR Christian Jacob. Ponc préconisé dimanche 2 juillet que « les financement liés à la primaire » reviennent dans les caisses du parti LR, en allusion à l’excédent du micro-parti de François Fillon, Force Républicaine.   »Je pense effectivement, les financements qui ont été liés à la campagne des présidentielles par une primaire qui a été portée par le parti LR doivent revenir au parti LR », a-t-il dit sur BFM-TV. « Je pense que cela serait sain », a expliqué Christian Jacob. « Mais tout cela relève d’une discussion qui doit être posée », a-t-il dit, et « c’est un sujet qui relève du parti ». Le micro-parti de François Fillon, Force Républicaine, possède plus de 3 millions dans ses caisses. La campagne du candidat de la droite a été financée par près de 10 millions d’euros de bénéfices issus du vote de la primaire - à raison de 2 euros de participation par tour – et aussi par des dons encaissés par Force Républicaine. Certains membres de LR, dont le trésorier Daniel Fasquelle, demandent depuis plusieurs semaines que l’argent restant à Force Républicaine soit reversé dans les caisses de LR.  Bernard Accoyer, secrétaire général de LR, a quant à lui chargé Gilles Carrez, député du Val-de-Marne et président sortant de la commission des Finances à l’Assemblée nationale, d’examiner la situation.

 

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