Archive pour le Tag 'aux'

Un monument aux soldats morts de l’OPEX ou une autre politique ?

Un monument aux soldats morts de l’OPEX ou une autre  politique ?

 

 

Il est logique d’honorer les soldats français morts dans le cadre d’opérations extérieures y compris avec un monument. Cependant c’est un peu vite s’exonérer de responsabilité; En effet, il serait temps de remettre à plat la stratégie concernant ces opérations extérieures souvent inefficaces, dangereuses et un peu irresponsables. témoin la place de la France en Syrie, une place tellement marginale que la France comme les autres pays de l’alliance ont laissé tombé les Kurdes. Le Drian s’est contenté de communiqués de soutien! autre interrogation, celle de la force Barkhane complètement inadaptée ou sous-dimensionnée pour lutter contre le cancer terroriste qui ronge le sahel. Stratégiquement le fait d’avoir tout centré sur les nouvelles technologies ( armes, informations , surveillance) mérite interrogation. Vis à vis du terrorisme local, on ne peut se passer de troupes au sol même si les armes et les technologies sont nécessaires. Macron qui n’a même pas effectué de service militaire ou Le Drian qui en a affecté un très  adouci ne sont pas forcément qualifiés pour diriger la stratégie militaire.

. D’après Wikipédia:

 

Le Drian accomplit son service militaire au 512e régiment du train de Saint-Lô6, après avoir initialement été convoqué dans les para15. Ce changement d’affectation fait suite à l’intervention de son père auprès du député-maire de Carnac Christian Bonnet. Lors de son service, il apprend à conduire divers véhicules16.!

Les 547 hommes et ces deux femmes honorés appartiennent à la «quatrième génération du feu», celle qui se bat au nom de la France loin d’elle. L’écrasante majorité de ces soldats appartenaient à l’armée de terre. Ils étaient 71 à être officiers, 201 à être sous-officiers et 277 militaires du rang. C’est au Liban, dans les années 1980, que le tribut à payer a été le plus lourd avec 141 morts. Les opérations au Tchad, à partir des années 1979, ont coûté la vie à 129 militaires. En Afghanistan, l’armée a perdu 85 hommes et 78 en ex-Yougoslavie. Au Mali, l’opération Barkhane accuse 23 pertes. L’armée française a aussi perdu des hommes, en Côte d’Ivoire (22), au Congo (14), en Centrafrique (12), en Irak (12), au Gabon (9), en Égypte (9), dans le golfe persique (4), en Somalie (3), en Haïti (3), au Cambodge (3), au Burkina Faso (2) au Rwanda (1). Depuis la fin de la guerre d’Algérie en 1962, la liste trace la géographie des zones d’influence de la France dans le monde et des menaces qui pèsent sur elle. Certains engagements pouvaient se justifier, d’autres moins quand ils sont en effet de nature post coloniale.

Pour le général Lecointre, chef d’état-major des armées, l’inauguration du monument aux morts en Opex ne signifie pas seulement «honorer nos soldats». «Il s’agit aussi de dire qu’aujourd’hui, la France combat et que les meilleurs de ses enfants vont au combat», a-t-il expliqué en octobre lors d’un colloque organisé par l’Anopex, l’association des anciens combattants des Opex. «C’est un monument pour dire que nous sommes en guerre», a-t-il ajouté. Une guerre contre le terrorisme. Justement les modalités des engagements français, leur nature aussi méritent  discussion car dans nombre de cas l’armée française n’a plus les moyens de son ambition et expose inutilement la vie de militaires. Eu égard à la nature des combats visant essentiellement le terrorisme,  on peut aussi se demander si la rétablissement du service militaire ne serait pas de nature à suppléer utilement l’intervention de professionnels dont le nombre est forcément limité par nos moyens financiers. Un ciblage plus pertinent des champs intervention serait aussi urgent.

 

 

Macron aux Ministres: « fermez vos gueules »

Macron aux Ministres: « fermez vos gueules »

 

« Je vous demande de ne pas expliquer dès maintenant ce que serait une bonne ou une mauvaise réforme en dehors de ce que disent le président de la République ou le Premier ministre » c’est ce qu’a déclaré  Emmanuel Macron à ses ministres.  Une manière plus ou moins élégante de dire aux ministres: fermez vos gueules. Avec en plus une rhétorique à fois  approximative et tordue. Il faut dire que le climat s’assombrit sérieusement pour le chef de l’Etat qui perd 5 points de popularité en novembre, qui est contesté sur ses propos relatifs à l’immigration, pour son radicalisme autant que pour sa confusion ou encore concernant les  retraites où visiblement la conflit semble ouvert entre Delevoye opposé aux droits du grand-père et Macron qui serait prêt à faire sauter sa réforme pour être réélu en 2022. Les ministres s’exprimaient déjà mal et peu ,  plus que jamais le macronisme va se réduire à un seul homme, Macron lui-même qui a déjà assez à faire avec ses contradictions personnelles

Scandale privatisation: la FDJ appartient aux parieurs pas aux actionnaires

Scandale  privatisation: la FDJ appartient aux parieurs pas aux actionnaires

 

La privatisation de la FDJ est  d’autant plus scandaleuse que cette société appartient en fait aux parieurs. En effet l’État veut tirer 2 milliards de la vente de la FDJ alors que les parieurs versent  chaque année 3,5 milliards d’impôts. Il y a longtemps que la FDJ appartient aux parieurs même si l’Etat assume la tutelle capitalistique. Le retour financier des dividendes, à savoir 100 millions par an constitue une goutte d’eau par rapport à cet impôt volontaire. Un impôt dont le montant pourrait s’affaiblir pour le cas vraisemblable où la FDJ  se transformerait en société internationale avec par exemple son siège social aux Pays-Bas. Cette privatisation n’a aucun sens.

La privatisation de la FDJ  constitue à la fois scandale et une erreur de gestion grave. En doit rapporter 2  milliards qui seront placés l’essentiel en obligations qui ne rapportent rien et dont les intérêts doivent financer un fonds destiné à l’innovation. Pourquoi mettre le fruit de la privatisation dans des placements qui ne rapportent rien alors que l’État est actuellement assuré d’un retour financier régulier de 100 millions par an. On aurait pu tout aussi bien se servir directement de ses 100 millions pour financer l’innovation. Seconde remarque,  l’enjeu autour de la Française des jeux n’est pas tellement la rente de 100 millions mais les impôts annuels de l’État de 3,5 milliards qui viennent boucher chez les trous budget. Or il se pourrait que dans les années à venir cette manne soit remise en cause du fait de la privatisation. En effet , la privatisation va permettre à la FDJ de se développer encore à l’international voir même de se regrouper avec d’autres sociétés dont le siège ne sera pas nécessairement en France. Par ailleurs des sociétés internationales ne vont pas se gêner pour concurrencer davantage la  FDJ. Voir à cet égard la montée en puissance des sociétés internationales de paris sportifs. C’est privatisation a surtout un caractère symbolique pour la droite que représente Macron. Le symbole du recentrage de l’État. Mais l’État serait mieux de s’occuper de secteurs en difficulté dans lesquels il a des participations et ou qui constituent des enjeux stratégiques. Le travail ne manque pas : EDF, SNCF, secteur automobile, technologies de communication, intelligence artificielle etc. Pourquoi privatiser une entreprise qui se porte particulièrement bien et qui rapporte énormément à l’Etat ? À moins qu’on se serve du produit de la nationalisation pour éviter que l’endettement de la France n’atteigne ou ne dépasse le fatidique chiffre de 100 % du PIB ! Aujourd’hui ce déficit tourne autour de 98,9 % ! En conclusion, une nationalisation idiote et un gâchis financier.

 Si elle réussit, la cotation de la FDJ pourrait également ouvrir la voie à d’autres privatisations, dont celle d’ADP(ex-Aéroports de Paris) également approuvée dans le cadre de la loi Pacte mais pour l’instant gelée dans l’attente des résultats d’un référendum d’initiative partagée. Peut-être, comme à les report de Toulouse pour permettre capitaux chinois de se gaver des résultats financiers entièrement redistribués aux actionnaires.

 

Comment faire face aux origines des inégalités

Comment faire face aux origines des inégalités

Un article de Xerfi qui pose la question de la redistribution ( La Tribune)

 

« Face à la montée des inégalités de revenu et de patrimoine, on songe immédiatement à la redistribution. La progressivité de l’impôt d’une part. Tout l’arsenal des transferts sociaux d’autre part, les revenus dits secondaires (prestations sociales en espèce et en nature, les revenus de solidarité). Réduire les inégalités, c’est plus de progressivité de l’impôt d’un côté, et c’est flécher les aides vers ceux qui sont en position de fragilité de l’autre.

De ce point de vue, la France est un cas d’école. Les indicateurs d’inégalité avant et après impôt et transferts montrent que le système fiscalo-social contribue très fortement à la réduction des inégalités primaires. Si l’on se réfère à l’outil standard de mesure des inégalités que constituent l’indice de Gini, les inégalités primaires de revenu avant impôt et transfert sont d’ampleur similaire, voire légèrement supérieure à celles des principales économies développées. Après impôts et transferts, la France figure plutôt en bas de l’échelle. De façon incontestable, l’État providence continue à jouer un rôle décisif en matière de cohésion.

Le débat s’engage alors inévitablement sur les effets collatéraux non désirés des politiques correctrices. Taxer le capital, ponctionner le revenu des plus riche, affecter des revenus de substitutions à ceux qui ne travaillent pas ou peu, revient à punir l’efficacité d’un côté et à récompenser la sous-qualification de l’autre. Une distorsion qui saperait les racines mêmes de l’attractivité et de la productivité et dégraderait la performance d’ensemble de l’économie. Ce dilemme équité / efficacité, on le connaît. C’est un des plus structurants en économie. Et l’accroissement des inégalités primaires ne fait qu’attiser ce conflit d’objectifs. Il faut alors s’interroger sur le risque d’épuisement de la capacité correctrice de nos outils standards de redistribution. Et sur l’acceptabilité de ces politiques quand elles mettent de plus en plus à contribution les classes moyennes supérieures, pour éviter le risque de fuite de l’assiette fiscale des plus riches.

S’attaquer autrement aux inégalités, est-ce possible ? Il faut d’abord être conscient que nos indicateurs monétaires ne donnent qu’une image très partielle des inégalités. Parmi les angles morts, il y a le fait que pour un même niveau de revenu monétaire, dans certains pays, les ménages ont accès à une ample gamme de services collectifs dont le coût est socialisé, en matière de santé et d’éducation de formation de service de l’emploi notamment, et dans d’autres pas. Ces services sont selon les pays de bonne qualité, d’accès homogène ou sont au contraire dégradés. C’est précisément sur ce terrain que se bâtit l’égalité des chances. Et il est clair c’est une des dimensions décisives de la construction de la cohésion sociale. Ce que certains appellent l’investissement social. C’est en enjeu monétaire certes, mais aussi d’organisation, de ressources humaines, qui engage le grand chantier de la réforme de l’État.

Autre angle mort de la mesure des inégalités de revenu. C’est tout ce qui relève des plus-values. Les inégalités de revenu se cristallisent en inégalités de patrimoine, et les revenus du patrimoine créent une dynamique propre d’accroissement de la richesse qui concentre les gains sur les plus riches. Dans nos mesures standards de revenu, il y a bien ce que l’on appelle les revenus de la propriété, loyers, qui peu ou prou évoluent comme l’inflation, les intérêts et les dividendes qui diminuent avec la baisse des taux. Mais ne figurent pas les plus-values, qui sont la source numéro 1 de concentration des effets de richesse depuis trois décennies. On peut certes taxer ces plus-values au risque que les détenteurs aillent rechercher des cieux fiscaux plus cléments. Mais il faut surtout s’interroger sur le métabolisme de la finance, dont la rentabilité est de plus en plus bâtie sur ces plus-values. Avec des acteurs de la gestion d’actifs de plus en plus concentrés, et influents, to big to fail, et des banques centrales dont la mission première est de maintenir en apesanteur le prix des actifs, au risque de provoquer la grande culbute de la planète finance. Il y a là un dérèglement majeur, dont la correction devrait faire appel à la politique de la concurrence, et mobiliser un arsenal réglementaire qui aujourd’hui demeure toujours insuffisant.

Reste enfin le champ de la réglementation des revenus primaires. Revenu minimum … on connaît. Revenu maximum ? Le débat revient régulièrement sur la table quand certains scandales défraient la chronique. Je n’entrerai pas dans ce débat complexe, mais il est clair que là encore, dans le dégradé des solutions possibles, tout n’a pas été fait pour éviter les dérives extrêmes. Il existe surtout, tout un pan sur lequel le législateur fait du surplace : celui du pillage de la data et du travail informel qu’opèrent les plateformes numériques. C’est pourtant là aujourd’hui, avec la finance, que se concentrent les revenus extravagants parmi les 0,1% les plus riches qui s’arrogent le plus gros des fruits de la croissance.

Réforme de l’État, réglementation financière, formalisation de l’économie des plateformes… on ne le dit pas assez, mais ce sont trois chantiers qui s’attaquent aux sources de la machine inégalitaire. »

Logement : le droit de propriété limité aux murs ?

Logement : le droit de propriété limité aux murs ?

Une proposition assez innovante face à la crise de l’immobilier; dans les zones très tendues comme à Paris;  le soll appartiendrait aux pouvoirs publics et les murs aux propriétaires constructeurs. Ce qui ressort d’un rapport remis au premier ministre à fin d’étudier comment endiguer la hausse des prix du foncier, c’est-à-dire les terrains sur lesquels sont ensuite construits les logements.

Cette composante se traduit mécaniquement dans le prix d’ensemble: les promoteurs immobiliers répercutent dans leurs tarifs le montant auquel ils ont acheté le terrain.

t la proposition qui permettrait aux collectivités locales de conserver la propriété de terrains, en ne laissant au propriétaire que celle des murs..

La disposition, qui vise à sortir le prix des terrains du marché immobilier, passerait par la création d’organismes « fonciers » publics. Ils seraient obligatoires dans les zones dites « tendues », où l’offre de logements est jugée insuffisante par rapport à la demande.

Ce principe existe déjà, notamment à Lille où il est expérimenté depuis deux ans, mais il est limité aux dispositifs d’accession sociale à la propriété, c’est-à-dire sous conditions de ressources. Il s’agirait de l’étendre à tous types d’opérations.

Restera à prendre une orientation définitive et à traduire cela dans des textes législatifs

CICE : profitable surtout aux grandes entreprises mais pas forcément à l’emploi

CICE : profitable surtout aux grandes entreprises mais pas forcément à l’emploi

 

C’est le bilan de l’institut des politiques publiques (IPP). Ce CICE (23 milliards !) était destiné à baisser le coût du travail pour faciliter l’embauche, doper l’investissement et redresser les marges des entreprises. En fait, il a surtout profité aux grandes entreprises et peu aux entreprise moyennes et petites qui sont pourtant celles qui embauchent le plus. Le problème est que cette réduction de charges a été mal ciblée, il a même été destinée a des entreprises non soumises à la concurrence internationale ou même à la Poste ! L’efficacité de cette politique de l’offre reste toujours aussi floue malgré la multiplication des évaluations. Depuis le premier janvier 2019, le CICE a été transformé en baisse pérenne de cotisations patronales. Et là encore, des travaux des économistes de l’institut des politiques publiques (IPP) ont montré que son impact « sur la compétitivité et l’emploi est incertain » à moyen ou long terme.

L es mesures générales de baisse du coût du travail concernent un ensemble de dispositifs très disparate. Sur les 55 milliards d’euros, le CICE représente près de la moitié de l’enveloppe (23 milliards d’euros).

Les auteurs du rapport montraient que le taux de non-recours pour les micro-entreprises (10,9%), les petites et moyennes entreprises (4,8%) ou les entreprises de taille intermédiaire (6,3%) était très élevé au regard de celui des grandes entreprises. En effet, les grands établissements affichaient à l’époque un taux de non-recours de 0%.

Syrie : chasse aux terroristes ou aux kurdes ?

Syrie : chasse aux terroristes ou aux kurdes ?

La Turquie avec l’aide  de la Russie s’apprête à opérer une grande opération de nettoyage officiellement vis-à-vis des terroristes mais qui pourrait bien tout autant viser les kurdes (lesquels ont évidemment lutté avec efficacité contre les terroristes islamistes). Une opération qui sera facilitée par le faite que les États-Unis ont décidé de retirer des troupes dans cette région.

Cette décision laisse en tout cas craindre le pire pour les combattants kurdes, alliés des Etats-Unis mais considérés comme des « terroristes » par la Turquie. Leur rôle a été crucial dans le succès militaire contre le groupe Etat islamique. Sur son compte Twitter, la coalition arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS) s’est d’ailleurs élevée contre la décision américaine et la possible intervention militaire turque. Ces décisions risquent de « remettre en cause le succès obtenu contre l’EI », de faire de la Syrie  »une zone de conflit permanent » et d’entraîner un « retour des chefs de l’EI », a-t-elle mis en garde. Au fait que fait l’union européenne ?

Incendie à Rouen : « Qu’on arrête de mentir aux gens »(Michel Onfray)

Incendie à Rouen : « Qu’on arrête de mentir aux gens »(Michel Onfray)

 

Sur Europe 1, le philosophe dénonce l’attitude du gouvernement et le traitement médiatique suite à l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen.

INTERVIEW

Normand de cœur (région où il a créé l’université populaire de Caen), Michel Onfray a évidemment été peiné du drame qui a touché Rouen, avec l’incendie qui a touché l’usine Lubrizol. Depuis, l’inquiétude est grande chez les habitants de la ville, qui craignent des conséquences sanitaires et environnementales désastreuses. Chez Anne Roumanoff sur Europe 1, le philosophe dénonce le traitement médiatique de l’événement et l’inaction du pouvoir politique.

« Le truc habituel du pouvoir »

« Ce qui m’a peiné, c’est surtout le traitement médiatique. Évidemment, il y a eu la mort de Chirac qui a volé un peu la vedette, mais on retrouve ce qui s’est passé avec Tchernobyl : ‘le nuage n’est pas toxique’, nous dit-on », estime Michel Onfray. L’auteur de Décadence déplore que l’attention médiatique se soit presque uniquement concentrée sur la mort de l’ancien président, et que les médias aient traité l’incendie de Rouen « comme ça en passant ».

« C’est le truc habituel du pouvoir qui nous dit qu’il ne se passe rien, qu’il faut circuler, il n’y a rien à voir », ajoute-t-il, rappelant que les sites classés Seveso représentent des  »risques industriels majeurs ».

« Quand il s’agit vraiment d’être écologiste, il n’y a plus personne »

Selon le philosophe, l’incendie de Rouen est aussi une manière de mettre en lumière un double discours politique sur l’écologie. « Qu’on arrête de mentir aux gens en disant que l’écologie est la chose la plus essentielle, quand on s’en moque complètement », fustige-t-il,  »quand il s’agit vraiment d’être écologiste, il n’y a plus personne. »

 

 

Non au paradis fiscal britannique aux portes de l’UE

Non  au paradis fiscal britannique aux portes de l’UE

Il est évident que la proposition de Boris Johnson qui repose essentiellement sur le faite d’isoler le cas de l’Irlande entre (Nord et Sud) pose un vrai problème sur la nature des relations futures entre l’union économique et le Royaume uni. Pour résumer,  une partie du Royaume uni serait donc soumis aux règles du Brexit  tandis que l’autre dépendrait toujours des règles européennes d’avant Brexit. Une manière en quelque sorte pour le Royaume-Uni d’organiser une espèce de sas ingérable quand à savoir ce  qui est britannique et membre de l’UE et ce qui ne l’est pas. La France ne veut donc pas d’un paradis fiscal aux portes de l’Europe, a affirmé jeudi la secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Amélie de Montchalin (photo), au lendemain de la présentation des ultimes propositions du Premier ministre britannique pour sortir les négociations sur le Brexit de l’impasse.

“Boris Johnson fait aujourd’hui des propositions. Il faut qu’on regarde si les normes sont respectées. Je ne veux pas qu’on ait un paradis fiscal aux portes de l’Europe. On demande à nos entreprises de respecter les enjeux environnementaux, sociaux, fiscaux. Il faut qu’on puisse travailler de manière loyale”, a déclaré Amélie de Montchalin sur l’antenne de CNews.

“On a un accord sur la table qui permet de sortir de manière ordonnée. On préférerait que ce soit fait de manière ordonnée. S’ils veulent le faire autrement, on s’est préparés”, a-t-elle ajouté.

Boris Johnson a annoncé avoir soumis mercredi à Bruxelles des propositions “constructives et raisonnables” à même d’ouvrir la voie à un nouvel accord, tout en promettant à nouveau que le Royaume-Uni quitterait l’UE le 31 octobre “quoi qu’il arrive”.

La Commission européenne a parlé de “points positifs”, mais juge qu’il reste encore “quelques points (euphémisme !) problématiques qui nécessiteront des travaux supplémentaires dans les prochains jours”.

 

Suppression de l’ISF : le profit surtout aux 5% les plus riches

Suppression de l’ISF : le profit surtout aux 5% les plus riches

En fait ce sont surtout les plus riches,  c’est-à-dire environ 5 % de la population qui ont bénéficié du cadeau fiscal constitué notamment par la suppression de l’impôt sur la fortune. Une réforme qui avait été vendue par Macron pour prouver que c es cadeaux fiscaux permettraient aux capitaux de s’orienter vers l’investissement productif, qu’ils viendraient donc soutenir la croissance et l’emploi. Rien  de tout cela n’a pu être constaté même si l’évaluation de ce genre de dispositif est toujours difficile à effectuer. Ce qu’on a constaté par contre c’est   une  forte hausse des dividendes versés aux ménages fortunés. En revanche, la réforme n’aurait pas fait revenir les exilés fiscaux, mais elle aurait tout de même permis d’éviter certains départs. Les effets sur la croissance et sur l’emploi ne sont pas mesurables. De nouveaux travaux de recherche vont être menés, dont les résultats sont attendus pour 2021.

 

Rouen: « La parole aux scientifiques! »( Didier Guillaume)

Rouen: « La parole  aux scientifiques! »( Didier Guillaume)

La parole doit revenir aux scientifiques vient d’indiquer fort prudemment le ministre de l’agriculture.  Une parole pleine de bon sens car la communication du gouvernement dans ce domaine a été catastrophique depuis le début. Comme souvent au départ, le préfet et autre autorités ont voulu minimiser tous les risques liés à cette catastrophe considérant même que la situation était redevenue totalement normale. Le problème c’est que dans ce genre de situation des conséquences ne peuvent être mesurées qu’à plus long terme, par exemple l’incidence sur les nappes d’eau, les cultures ou même sur les humains. L’évaluation doit s’effectuer dans le temps avec des les outils scientifiques et non des paroles rassurantes qui ne reposent sur aucune évaluation sérieuse.

« Je ne suis pas scientifique. (…) J’étais à Rouen hier après-midi, Christophe Castaner y est allé, Jean-Michel Blanquer, Agnès Buzyn, Élisabeth Borne et le Premier ministre. La volonté du gouvernement, (…) elle est très claire: la transparence totale. Rien ne sera caché. Tout sera mis sur la table », a assuré l’ancien socialiste.

Évacuant le spectre du fameux « nuage de Tchernobyl », épisode dont les zones d’ombre ont troublé de nombreux Français, Didier Guillaume s’est indigné que l’on puisse penser que « le gouvernement voudrait cacher des choses »:

Pour autant, le ministre de l’Agriculture n’est pas capable, pour l’heure, d’évaluer la dangerosité des produits brûlés dans cette usine, classée Seveso. « Tout sera publié entre demain et après-demain sur ce qu’il s’est passé », a-t-il déclaré, reconnaissant qu’il y avait « urgence ».

Pour autant, Didier Guillaume s’est montré incapable de s’exprimer sur certaines demandes d’assouplissement sanitaires, qui interrogent, formulées par Lubrizol durant l’été. « C’est normal qu’il y ait des questions! » a sursauté le ministre, avant d’admettre qu’il était également « normal d’y répondre ».

Hong Kong: la faute aux medias français (ambassadeur de Chine)

Hong Kong: la faute aux medias  français  (ambassadeur de Chine)

 

Dans le style classique de l’oligarque  chinois, l’ambassadeur de Chine en France défend les actions de la police de Hong Kong face aux  manifestants. Pour lui, seuls les manifestants sont coupables de violence. Pas un mot toutefois sur ce qui constitue l’objet même du conflit à savoir le non-respect du statut de Hong-Kong et des libertés démocratiques. Des mots sans doute tabous dans la bouche des hauts fonctionnaires chinois convertis au néo-maoïsme du président XI, désormais président à vie.

 

(Tribune de l’ambassadeur de Chine en France– le Monde).

 

« Depuis le mois de juin dernier où ont commencé les manifestations à Hong .Kong contre le projet de loi d’extradition, la police locale est au « cœur de la tourmente ». Déjà accablés par le poids écrasant de leur mission, les policiers sont en outre victimes de menaces physiques. Or, selon les médias occidentaux, ce serait la police de Hong Kong qui se livrerait à des violences contre d’innocents manifestants pro-démocratie, sous couvert de maintien de l’ordre. Qu’en est-il vraiment ?

Depuis juin, plus d’une centaine de manifestations violentes ont éclaté à Hong Kong, d’une intensité de loin supérieure à celle des Gilets jaunes en France. Malgré cela, la police hongkongaise, faisant preuve d’une très grande retenue, s’en est toujours tenue au principe de l’usage minimal de la force. Elle s’est limitée à l’utilisation de canons à eau, et à ce jour, on ne déplore aucun blessé ni mort parmi les manifestants du fait de violences policières. L’histoire de la soi-disant « manifestante aveuglée par un tir de LBD » s’est révélée être une intox.

En revanche, plus de 270 policiers ont été blessés, dont un grièvement. Les données personnelles de plus de 1 700 policiers et membres de leurs familles ont été publiées et diffusées illégalement. Des enseignants, dans des écoles religieuses, ont ouvertement insulté les gens en ligne, avec des formules du genre « Les gosses de flics, ça vit moins de sept ans » ou « Mort aux familles de mauvais flics ! ». On a même vu des passants se faire agresser par les émeutiers, simplement parce qu’ils défendaient publiquement le travail de la police.

Emeutiers. La lutte contre la délinquance et le maintien de l’ordre public font partie des missions essentielles de la police. Que ce soit lors des émeutes de Los Angeles en 1992, du mouvement Occupy Wall Street en 2011, ou pendant les émeutes de Ferguson en 2014, le gouvernement américain a non seulement autorisé la police à utiliser des gaz lacrymogènes, des LBD et d’autres outils de répression, mais il a également appelé plusieurs fois l’armée en renfort. Après les émeutes de 2011 en Grande-Bretagne, au moins 1 300 personnes ont été déférées au tribunal. Lors du sommet du G20 à Hambourg en 2017, un jeune homme a été condamné à deux ans et sept mois de prison pour avoir jeté une bouteille de verre sur la police. La France a adopté une loi « anti-casseurs » et les auteurs de violences contre les forces de l’ordre ont été condamnés à des peines de prison. Alors, pourquoi quand cela se produit à Hong Kong, on assimile le maintien de l’ordre à des violences policières ?

Des revendications, si légitimes soient-elles, ne peuvent servir d’excuse à la violence, et face à la violence, il ne saurait y avoir de double langage. Lors des événements de Hong Kong, tous les objectifs des journalistes étaient braqués sur la police et aucun sur les casseurs. Les émeutiers y sont devenus par enchantement des « manifestants pro-démocratie » et la police hongkongaise qui ne faisait que son devoir, des « policiers violents ».

À l’heure actuelle, les Hongkongais, dans l’ensemble, souhaitent « en finir avec le chaos et rétablir l’ordre ». Le gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong s’est engagé activement dans un dialogue avec la société civile. Espérons que dorénavant, les médias exerceront leur métier avec plus d’objectivité et de neutralité et qu’ils feront davantage pour maintenir la prospérité et la stabilité de Hong Kong, et non l’inverse. »

S.E.M. Lu Shaye est ambassadeur de Chine en France

L’économie ne se réduit pas aux start-ups (Fabrice Le Saché)

L’économie ne se réduit pas aux start-ups (Fabrice Le Saché) 

 

Ce que rappelle à juste titre le vice-président du Medef, Fabrice Le Saché). En effet la mode vise à réduire l’ensemble de l’économie au développement des start-up et des licornes spécialisées dans le numérique. Or l’enjeu est sans doute encore plus important s’il s’agit de faire pénétrer davantage le numérique dans les entreprises traditionnelles. À noter que le vice président du Medef souligne aussi les inégalités des réseaux numériques dans le pays et pose finalement la question de l’aménagement du territoire et de la désertification de certaines zones

« Le numérique d’une façon générale provoque un basculement de l’économie traditionnelle vers une économie dématérialisée. Mais ces deux économies ne sont pas antinomiques. Le numérique est un prolongement de l’économie traditionnelle et doit venir en appui. On ne peut pas ignorer que beaucoup d’entreprises sont des pure players et disposent donc de plus d’agilité. Comme on ne peut pas ignorer que pour certaines entreprises traditionnelles, le numérique soit plus complexe« , pointe le vice-président du MEDEF.

Qui du coup embraye sur l’aspect encadrement législatif. Le sujet fait débat, taxation des GAFA en première ligne. « Les règles qui sont fondées sur une économie physique ont du mal à évoluer pour s’adapter à une économie numérique. Parfois même, elles créent des distorsions de concurrence. Or nous avons besoin des deux économies, nous avons besoin qu’elles s’appuient mutuellement« . Donc, « pour éviter cette distorsion, nous avons besoin que le législateur trouve un point d’équilibre« , afin d’éviter que les uns soient soumis à des charges fiscales quand ce n’est pas le cas pour les autres, une réactivité dans la remise à l’équilibre législatif qui doit être maximale.

Mais ce que dit surtout Fabrice Le Saché, c’est « qu’au-delà de toutes règles de concurrence saines et loyales, la transition numérique doit toucher tous les territoires et tous les types d’entreprises« . Certes, les « startups constituent une force pour le pays, mais cette élite numérique n’est pas l’alpha et l’omega. Au MEDEF, nous regardons aussi ce qu’il se passe dans les TPE/PME, dans les ETI et les régions« . Des entreprises – de taille, face à des croissances diverses mais qui parfois ont un point commun, celui de ne pas aller vers cette transition. « Certaines entreprises sont en retard car elles font face à des problèmes de marge, liés à une fiscalité qui représente tout de même un niveau de prélèvement le plus élevé d’Europe ». Et de rajouter que par exemple « l’industrie 4.0 ne se fait pas en un claquement de doigts, l’intelligence artificielle, les données à valoriser… tout cela coûte« .

A cela, s’ajoute la problématique de la fracture numérique, tous les territoires n’étant pas égaux face aux infrastructures de débit. Ce qui empêche bien sûr certaines entreprises installées dans ces territoires dépourvus, de basculer pleinement vers le numérique.

Candidatures LREM dissidentes aux municipales: la diarrhée verbale Sibeth Ndiaye

Candidatures LREM dissidentes aux municipales: la diarrhée verbale Sibeth Ndiaye

La porte-parole du gouvernement a vainement tenté de justifier la position de la république en marche vis-à-vis de la candidature dissidente de Villani à Paris mais en utilisant comme d’habitude une dialectique de type macronienne, proche de la diarrhée verbale. Un flot de mots, de phrases, de contradictions et de langue de bois. Un flot inarrêtable, incompréhensible qui dit tout et le  contraire. Bref, la porte-parole imite Macon mais avec moins de talent littéraire.

Sibeth Ndiaye a bien prononcé une mise en garde vis-à-vis de Villani et autres contestataires :

« J’en appelle à la responsabilité de chacun de nos marcheurs. La responsabilité, c’est admettre que parfois, les choix qui sont faits ne sont pas des choix qui nous siéent. C’est admettre que parfois on n’est pas l’élu, que parfois on n’est pas la bonne personne au bon moment », a plaidé la porte-parole du gouvernement.

Mais la  secrétaire d’État a justifié la possibilité d’alliances avec des maires sortants, pour « ne pas rajouter de la division »:

« On a toujours considéré que nous étions de gauche et de droite en même temps. (…) Pour les municipales, il y a des endroits où des projets portés par des maires sortants, qu’ils soient de droite, historiquement, qu’ils soient de gauche, historiquement, sont des projets qui nous conviennent, donc assez naturellement on va les soutenir ». Bref une stratégie électorale qui ressemble à de la bouillie pour les chats et à de la très vieille politique enveloppée dans du papier de soie.

La candidature de Cédric Villani annonce-t-elle la défaite de LREM aux municipales

La candidature de Cédric Villani annonce-t-elle  la défaite de LREM aux municipales

La candidature de Cédric Villani à la mairie de Paris constitue indiscutablement un échec de l’appareil de la république en marche. Pourtant un comité de désignation  plus ou moins bidon avait désigné Benjamin Griveaux, un proche de Macron. On objectera que la situation de Paris est un peu spécifique du fait de la sociologie. Cependant, t il se pourrait bien que la république en marche  enregistre une défaite lors de ces  élections municipales. Le cas de Paris est aussi un peu particulier dans la mesure où Villani se réclame pratiquement autant de la gauche que de la droite de Macron. Chez Villani c’est un  en même temps de conviction contrairement à Macron et à son entourage. Le problème de la république en marche, c’est qu’elle  n’est pas parvenue à dégager des leaders charismatiques. Même au gouvernement, aucun ministre mis à part celui de l’éducation nationale ne parvient à faire son trou. Il en va de même chez les députés. A fortiori chez les candidats aux municipales dont beaucoup sont inconnus. Il y a chez la république en marche un manque général d’expérience politique et de compétence auxquels s’ajoutent maintenant le rejet de la politique de Macron sur le plans socio économiques par 65 à 70 % de la population. Macron porte la responsabilité de cette situation car il n’a pas voulu s’entourer de responsables à la hauteur craignant trop d’être un jour mis en concurrence. Pour l’essentiel, Macron est entouré de seconds couteaux comme Castaner, Griveaux, Ferrant et bien d’autres. Enfin la république en marche demeure un parti virtuel complètement sous la tutelle de Macron, sans véritablement de vie politique. Prudent et très habile politiquement

Cédric Villani- qui n’est pas un perdreau de l’année- a fait savoir qu’il avait contacté lundi Emmanuel Macron et Édouard Philippe. Sa candidature «alternative» à Paris «ne sera pas l’expression d’une défiance à leur égard». Même prévenance à l’égard du patron du mouvement, Stanislas Guerini, et de Benjamin Griveaux. Villani «ne s’exprimera pas contre La République en marche».

 

Brexit: un imbroglio qui pourrait repousser aux calendes grecques l’échéance

Brexit: un imbroglio qui pourrait repousser aux calendes grecques l’échéance

 

 

Jamais sans doute le Royaume uni n’a connu un tel imbroglio politique. Une situation qui n’est pas sans rappeler l’instabilité italienne. Johnson comme Salvini ont d’ailleurs échoué dans leur tentative de coup de force. Johnson a perdu la bataille parlementaire et ne peut plus envisager une sortie de l’union européenne sans accord. Il va donc probablement demander (comme Salvini) l’organisation de nouvelles élections. Cependant ces nouvelles élections ne pourront pas se dérouler avant le 15 octobre. Ensuite il faudra négocier à nouveau les conditions d’une réussite. Ce qui nécessairement demandera du temps. Du coup,  le report de la date du Brexit  paraît presque incontournable. L’étape prochaine, ce mercredi, sera la présentation d’un texte de loi contraignant Boris Johnson à demander un nouveau report du Brexit au 31 janvier 2020 au cas où aucun compromis n’était trouvé avec Bruxelles d’ici le 19 octobre. Boris Johnson avait prévenu: si ce texte passait, il le prendrait comme un vote de défiance à son égard. Et il n’aurait d’autre alternative que de provoquer des législatives anticipées, pour le 14 octobre idéalement. Ce qu’il va faire, a-t-il annoncé mardi soir.

Un report qui risque de dépasser  les 5 mois  évoqués ;  en réalité, d’un minimum d’un an voire au-delà compte tenu de la complexité économique mais aussi politique de ce dossier. Cette affaire traîne déjà des années, elle pourrait se prolonger jusqu’en 2021 voir au-delà et finalement peut-être se terminer tout simplement par le maintien de Royaume-Uni dans l’union européenne avec un habillage d’accord qui ne changerait rien à la situation actuelle. En outre cette nouvelle négociation va se situer dans une conjoncture économique particulièrement critique au plan mondial comme européen. En clair de nombreux pays, on pourrait tutoyer la récession. Le Brexit  s’il était mis en œuvre pourrait alors détériorer encore un peu plus la situation.

Sans doute compte tenu de ces risques, La motion déposée mardi au Parlement britannique par les opposants à une sortie sans accord de l’Union européenne a été adoptée, malgré les menaces d’élections anticipées brandies par le gouvernement. Elle leur permettra de contrôler mercredi l’ordre du jour parlementaire et de tenter de faire adopter une proposition de loi pour contraindre le Premier ministre Boris Johnson à demander un report de la sortie de l’UE jusqu’au 31 janvier 2020, à moins qu’un accord soit approuvé d’ici là par le Parlement ou qu’il accepte le principe d’une sortie sans accord.

Retraites : Macron revient sur l’idée de l’âge pivot pour faire plaisir aux patrons

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que Macron craint la rentrée sociale. Aussi multiplie-t-il les propos contradictoires sur de nombreux sujets pour tenter de rassurer les uns et les autres. Ainsi au cours de ses multiples apparitions supposées rendre compte du G7, Macron avait créé la surprise en déclarant que le concept de durée de cotisation devait se substituer à l’idée d’âge pivot. Une mesure qui avait été jugée révolutionnaire par certains médias approximatifs. En effet,  il y a longtemps que ce concept existe car en réalité pour obtenir une pension complète, tout repose sur cette durée des cotisations. En moyenne les Français partent en retraite à 63 ans alors que la l’âge légal  est fixé à 62 ans. Pourquoi ce dépassement ??  Justement pour gonfler la retraite si possible jusqu’à son maximum. De toute manière durée ou âge  pivot, cela ne change rien en moyenne quant au report de l’âge réel. En effet les Français aujourd’hui partent donc vers 63 ans, l’objectif du gouvernement et de les faire partir dans un premier temps vers 64 ans. Or la proposition concernant la durée de cotisation consiste à exiger 43 ans d’annuités.  les Français entrent sur le marché du travail à 21 ans. 21 + 43 égal 64 ans, soit exactement le même chiffre que celui qui était avancé pour l’âge pivot. Le Medef lui ne veut pas de parcours individualisés, il veut un report de la retraite immédiat et pour tous. Du coup pour les rassurer Macron ressort l’idée de l’âge pivot.

La prise de position du chef de l’Etat a surpris alors que le Haut commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, préconise l’instauration d’un âge pivot à 64 ans sous peine de décote, dans son rapport préparatoire rendu public le 18 juillet.

“Je vous rappelle que le rapport Delevoye exposait sur le fond deux options pour calculer le futur âge du taux plein : d’une part un âge de taux plein en fonction de la durée de ce que chacun aurait cotisé, d’autre part un âge de taux plein qui serait le même pour tous et qui serait fixé à 64 ans”, a déclaré dans une diarrhée verbale comme d’habitude Sibeth Ndiaye lors du compte rendu du conseil des ministres.

“Ces deux options sont sur la table. Le président a exprimé la préférence qui était la sienne, il ne s’agit pas là d’enterrer l’idée de l’âge pivot, l’idée est plutôt dans son esprit de mieux prendre en compte notamment ceux qui commencent à travailler tôt. Il souhaite néanmoins que cette question soit mise au débat”, a-t-elle ajouté.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, recevra les 5 et 6 septembre les partenaires sociaux à ce sujet. Une consultation citoyenne sera par ailleurs mise en œuvre.

La porte-parole a précisé que les modalités d’organisation de cette consultation seraient prochainement détaillées par le chef du gouvernement.

“Le président de la République fera ce qu’il juge utile de faire pour que le climat d’apaisement, de dialogue, soit le plus fructueux possible”, a-t-elle dit à propos d’une éventuelle participation d’Emmanuel Macron.

Sibeth Ndiaye a nié tout changement de pied de l’exécutif sur ce dossier.

“Nous avions toujours indiqué que le système devrait être équilibré à l’horizon 2025 (…) Ce constat-là, nous n’en dévions pas.”

L’or valeur refuge face aux risques de récession ?

L’or valeur refuge face aux risques de récession ?

 

Un article intéressant d Capital qui rappelle l’évolution de l’or.

« L’or est un placement millénaire, qui a fait ses preuves sur la durée. Traditionnelle valeur refuge en période de stress sur les marchés d’actions, il présente l’avantage d’être un actif tangible, qui n’est la dette de personne (contrairement aux obligations d’Etat). Il permet aussi d’éviter de subir la dévalorisation tendancielle des monnaies et tend à absorber l’inflation sur la durée. A cet égard, “un éleveur a indiqué qu’il achetait une vache pour la même quantité d’or qu’il y a 40 ans, même si son prix exprimé en euros ou en francs français n’est plus du tout le même”, rapporte ainsi Christophe Charve, collaborateur du livre Le Franc, les monnaies et directeur produit or investissement chez Or en Cash.

“L’or constitue un rempart historique face à l’inflation”, renchérit François de Lassus (CPoR Devises). Contrairement à des devises comme le dollar, l’euro ou le yen, manipulées par les banques centrales (planche à billets…), « l’or bénéficie de sa relative rareté, n’est adossé à aucune institution et préserve sa valeur et son pouvoir d’achat sur longue période », souligne l’expert… Depuis 1900, toutes les grandes devises ont vu leur valeur s’effondrer face à l’or. Reste que “s’il est généralement considéré comme une couverture contre l’inflation, le cours de l’or a surtout suivi les rendements réels (les taux d’intérêt réels, c’est-à-dire les taux d’intérêt moins l’inflation, NDLR) au cours de la dernière décennie. Si ceux-ci chutent, le prix de l’or a, quant à lui, tendance à augmenter”, souligne Johannes Muller, responsable de la recherche macroéconomique chez le géant allemand de la gestion d’actifs DWS.

 

Et cela n’a rien d’étonnant. En effet, l’or est un placement qui ne génère pas de revenus (seule la hausse de son cours est source d’enrichissement pour l’investisseur), ce qui présente pour l’investisseur un coût d’opportunité quand les taux d’intérêt réels sont élevés. L’or bénéficie ainsi logiquement d’un phénomène d’arbitrages favorables quand les taux d’intérêt réels diminuent… “Comme l’or ne rapporte pas d’intérêts ni de dividendes, les investisseurs gardent toujours un œil sur les coûts d’opportunité de la détention d’or, c’est-à-dire la perte de revenu régulier qui aurait été générée par un investissement dans d’autres placements”, relève à cet égard Johannes Muller.

Pour ce faire, on peut simplement se référer au rendement des obligations du gouvernement américain. Généralement, plus le taux d’intérêt est bas, plus l’or devient attractif, toutes choses égales par ailleurs. Dans l’illustration ci-dessous, DWS montre que “si l’on divise le rendement nominal américain en deux composantes, le rendement réel et les attentes d’inflation, il devient évident qu’historiquement, du moins depuis le début de la crise financière, les rendements réels ont montré une évolution parallèle (avec une échelle inversée, NDLR) avec le prix de l’or”.

Depuis la crise financière de 2008-2009 et celle de la zone euro de 2011-2012, les grandes banques centrales ont mené une politique monétaire ultra-accommodante, avec des taux d’intérêt très bas. Une politique qui “contribue de manière significative à l’attractivité de l’or”, relève Johannes Muller, pour qui l’influence des banques centrales sur les marchés ne devrait pas diminuer de sitôt. “La récente remontée du prix de l’or à plus de 1.500 dollars l’once s’est accompagnée d’une prise de conscience croissante des investisseurs qu’ils ne devraient pas compter pour l’instant sur les hausses de taux d’intérêt des grandes banques centrales. Ce n’est pas une coïncidence”, estime l’expert.

Les banques centrales – et celles des pays émergents en particulier (RussieChine, Pologne, Kazakhstan…) – soutiennent aussi le cours de l’or en en achetant massivement. Elles comptent parmi les plus gros acheteurs sur le marché de l’or depuis la crise financière. “En 2018, elles ont acheté 651,5 tonnes, soit plus qu’à tout autre moment depuis au moins 1971, année où les États-Unis ont mis fin à l’ancrage du dollar à l’or”, rapporte Johannes Muller. Et dernièrement, la banque centrale de Pologne en a acheté pour 100 tonnes d’un coup. En définitive, les banques centrales tendent à influencer le prix de l’or par plusieurs biais… »

Glyphosate : plus de mention cancérigène aux Etats Unis

Glyphosate : plus de mention cancérigène aux Etats Unis  

 

Trump et son administration poursuivent  leur politique ultra libérale en matière d’environnement. De ce point de vue les États-Unis sont en cohérence avec leur refus d’entendre parler de l’accord mondial sur le climat et tout autre accord international concernant l’environnement. Alors qu’on sait que round-up a été lourdement condamné aux États-Unis, l’administration américaine décide de supprimer sur les produits les informations au consommateur L’Agence américaine de protection de l’environnement a annoncé qu’elle n’approuverait plus les étiquettes sur les produits contenant du glyphosate qui qualifient la substance de cancérigène, estimant que cette affirmation est « fausse et trompeuse ».

Cette décision rendue jeudi 8 août renforce le géant agricole américain Monsanto et à sa société mère allemande Bayer, objet de plusieurs poursuites judiciaires pour leur herbicide controversé vendu sous le nom commercial Roundup. La Californie a décidé en 2017 que ce pesticide devait porter une étiquette le qualifiant de « cancérigène probable », reflétant les conclusions du Centre international de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé, présentées deux ans plus tôt.

Mais l’Agence de protection de l’environnement a retoqué cette décision, estimant qu’il est « irresponsable d’exiger la pose d’étiquettes inexactes sur des produits ».  »L’Agence sait que le produit ne pose pas de risque de cancer. Nous ne permettrons pas à la Californie de dicter la politique fédérale », a affirmé son administrateur dans un communiqué.

 

 

Canicule de juillet: la faute aux humains

Canicule de juillet: la faute aux humains

 

Des records de chaleur et des dépassements de température liés directement à l’activité humaine.  «Sans le changement climatique induit par les humains, une canicule aussi exceptionnelle que celle-ci aurait eu des températures environ 1,5 à 3°C moins élevées», affirment des chercheurs du réseau World Weather Attribution. Des records de température ont été battus dans plusieurs pays d’Europe de l’Ouest lors de cette vague de chaleur brève mais intense: 42,6°C à Paris et à Lingen, en Allemagne, 41,8°C à Begijnendijk, dans le nord de la Belgique, et 40,4°C dans le sud des Pays-Bas. Des températures inédites ont également été atteintes au Royaume-Uni, avec 38,7°C au Jardin botanique de l’Université de Cambridge. Les scientifiques de ce réseau ont pris comme référence les trois jours consécutifs les plus chauds lors de cet épisode caniculaire.

 

Pour la France, en combinant différents modèles, les scientifiques estiment que «la probabilité qu’un tel événement se produise a été multiplié par au moins dix», selon leur rapport. Concernant la canicule qui avait frappé l’Hexagone fin juin, ils avaient déjà calculé qu’elle avait été rendue «au moins cinq fois plus probable» que si l’Homme n’avait pas altéré le climat.

12345...20



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol