Archive pour le Tag 'ça'

Hausse du carburant : ça continue….Discrètement !

Hausse du carburant : ça continue….Discrètement !

Discrètement mais sûrement le prix du carburant continu d’augmenter en ce début d’année 2022. En cause surtout les directives de contrôle de production de l’OPEP ( rejointe par la Russie pour former l’OPEP plus ). Une augmentation d’autant plus discrète qu’elle profite bien sûr aux pays producteurs mais aussi aux sociétés pétrolières et au gouvernement. Le carburant atteint ainsi des niveaux exceptionnels. Des hausses de prix qui participent àla croissance de l’inflation qui aura atteint environ 3 % en 2021 alors que pour l’instant les revenus du travail et l’épargne ne doit bénéficier que d’une hausse de 1 % en 2022. Bref la manière classique d’amortir une crise financière en pompant revenus et salaires via l’inflation.

Dans le détail, le litre de gazole a atteint, sur la semaine du 7 janvier, près de 1,59 euro – 1,5883 euro, précisément -, en hausse de cinq centimes par rapport au dernier relevé, fin décembre 2021. De même, le litre de SP95 (+6 centimes), de SP98 (+5 centimes) et de Superéthanol E85 (+4 centimes) ont tous augmenté.

Ces prix n’ont jamais été aussi élevés : à titre de comparaison, le litre de gazole avait atteint 1,53 euro mi-octobre 2018, au moment du déclenchement de la crise des «gilets jaunes», celui de SP95 1,57 euro et 1,64 euro pour le litre de SP98. La hausse est considérable, même par rapport à la période pré-crise sanitaire : aux premières heures de 2020, le gazole atteignait 1,48 euro, et le SP98 1,6 euro. Depuis le début de la crise sanitaire, les prix ont fait le grand écart, s’effondrant au moment de la première vague, avant de repartir progressivement à la hausse avec la reprise.

Environnement et COP 26 : ça ne sert à rien ! (Arthus Bertrand)

Environnement et COP 26 : ça ne sert à rien ! (Arthus Bertrand)

Le réalisateur écologiste Yann Arthus-Bertrand exprime son scepticisme quant à l’efficacité des sommets. de la COP. sur France Info.

Est-ce qu’il y a des raisons d’espérer des avancées sur le climat, comme le disait Emmanuel Macron ce dimanche ?

Yann Arthus-Bertrand : Vous savez, j’ai assisté à la première COP à Rio en 1992 et chaque année on dit que ça va être la plus importante. Sincèrement, les COP ne servent à rien du tout à part médiatiser les catastrophes et ce qu’on doit faire. Les hommes politiques sont dirigés par les électeurs, tant qu’on n’aura pas nous, tous ensemble, envie de bouger, ils ne pourront pas bouger.

Il n’y a donc rien à espérer de cette COP ?

Si. Il y a à espérer des décisions, mais toutes les décisions qu’on va prendre n’auront des effets que dans 20 ans. Le climat qu’on a eu pendant 10 000 ans, sur lequel s’est assis notre civilisation, est parti à jamais, il ne reviendra jamais, c’est ce que disent tous les scientifiques. Je trouve que les discours des hommes politiques ne sont pas à la mesure des catastrophes annoncées. Toutes ces grandes COP, c’est comme des réunions de copropriétaires où chacun tire la couverture vers soi mais en fin de compte, personne n’a envie de décroissance ou du moins de croissance sans carbone – ce qui est extrêmement compliquée. Donc tout le monde va signer des traités en revenant pour montrer à ses électeurs qu’on a fait quelque chose mais sur le fond, ça fait quand même 20 ou 30 ans qu’on ne fait rien.

Quand j’ai fait mon film Home, je croyais qu’on allait changer, il y avait Al Gore qui était arrivé et qui a eu le prix Nobel, on consommait 90  millions de barils de pétrole par jour. Aujourd’hui on en consomme 100 millions. Toutes les énergies renouvelables qu’on a mises en place se sont additionnées à cela. Ce qui veut dire qu’on est complètement incohérent. On fait exactement le contraire de ce qu’on doit faire. Quand il y a la marche pour le climat à Paris, on est 40 000, quand il y a la marche contre le pass sanitaire il y a 200 000 personnes qui vont manifester en France et quand il y a la coupe du monde on va être 2 millions dans les rues. Quand on sera 2 millions à marcher dans la rue, non pas pour le climat, mais pour notre vie, pour la vie de nos enfants, nos petits-enfants, peut-être qu’à ce moment-là le monde changera.

La solution vient des citoyens et de nos actes du quotidien ?

C’est nous qui élisons les politiques, c’est nous qui décidons, avec des décisions comme la taxe carbone dont on n’a pas voulu, tout le monde était dans la rue, on a arrêté. Il faut qu’on soit assez courageux pour accepter des décisions qui ne vont pas nous faire plaisir mais qui sont là pour sauver la planète. Le prix du carburant qui monte c’est une très bonne chose pour l’environnement malheureusement. Maintenant il y a des compensations à faire pour les gens qui n’ont pas assez les moyens. Mais il faut que le pétrole soit beaucoup plus cher parce que ce carbone est en train de nous tuer, de tuer nos vies. Les scientifiques parlent de la sixième extinction, ça veut dire la fin de la vie sur Terre. C’est dramatique et on est incapables de réagir. Bien sûr qu’il faut des COP, bien sûr qu’il faut des Greta mais malheureusement ça va être beaucoup plus compliqué qu’on ne le pense.

Est-ce que vous allez vous rendre à cette COP26 ?

Oui, j’ai la chance que Sting ait fait la voix de Legacy, le film qu’on vient de réaliser, on a une projection avec le prince Charles et sa famille et une projection pour la COP. J’en suis ravi parce que c’est un film – c’est assez courageux de le faire – où on dit que les COP ne servent à rien.

Economie-Inflation : ça monte, ça monte

Economie-Inflation : ça monte, ça monte 

 

D’après l’INSEE ,l’augmentation des prix serait limitée à 2,6% sur 1 an.  De son côté, l’indice des prix harmonisés (IPCH) - qui sert de base de comparaison au niveau européen - affiche sur la période une hausse des prix en France de 3,2%. Sur un mois, il a augmenté de 0,5%.

Les prix à la consommation ont d’après l’INSEE augmenté de 2,6% sur un an ce mois-ci, selon une estimation provisoire publiée vendredi par l’Insee. (Notons au passage que l’indice des prix de l’INSEE est complètement obsolète depuis la modification de structure de la consommation constatée depuis la crise épidémique)

En zone euro, l’accélération est encore plus marquée avec une augmentation des prix de 4,1% sur un an après +3,4% en septembre. Il s’agit du chiffre le plus élevé depuis juillet 2008. Or, des économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 3,7%.

Dans l’Hexagone, la hausse est tirée principalement par l’énergie (+20,1%), l’inflation en France, comme dans le reste du monde, inquiète de plus en plus.

Jusqu’à quand l’inflation va-t-elle grimper ? Un retour à la normale n’est pas prévu avant la fin de l’année 2022, a estimé le ministre de l’Economie Bruno Le Maire le 20 octobre. Au niveau mondial aussi, le FMI estime que la pression sur les prix pourrait durer jusqu’à fin 2022. L’institution a en effet revu ses prévisions mercredi, alors qu’elle prévoyait une stabilisation de l’inflation d’ici le milieu de l’année prochaine. « Nous devons être très vigilants sur l’évolution de l’inflation », a ainsi déclaré le 27 octobre Kristalina Georgieva, la directrice du FMI, sur la chaîne CNBC, mettant en exergue la hausse de la demande et les problèmes logistiques à cause notamment de la pénurie de chauffeurs de poids lourds.

COP 26 : ça ne sert à rien ! (Arthus Bertrand)

COP 26 : ça ne sert à rien ! (Arthus Bertrand)

Le réalisateur écologiste Yann Arthus-Bertrand exprime son scepticisme quant à l’efficacité des sommets. de la COP. sur France Info.

Est-ce qu’il y a des raisons d’espérer des avancées sur le climat, comme le disait Emmanuel Macron ce dimanche ?

Yann Arthus-Bertrand : Vous savez, j’ai assisté à la première COP à Rio en 1992 et chaque année on dit que ça va être la plus importante. Sincèrement, les COP ne servent à rien du tout à part médiatiser les catastrophes et ce qu’on doit faire. Les hommes politiques sont dirigés par les électeurs, tant qu’on n’aura pas nous, tous ensemble, envie de bouger, ils ne pourront pas bouger.

Il n’y a donc rien à espérer de cette COP ?

Si. Il y a à espérer des décisions, mais toutes les décisions qu’on va prendre n’auront des effets que dans 20 ans. Le climat qu’on a eu pendant 10 000 ans, sur lequel s’est assis notre civilisation, est parti à jamais, il ne reviendra jamais, c’est ce que disent tous les scientifiques. Je trouve que les discours des hommes politiques ne sont pas à la mesure des catastrophes annoncées. Toutes ces grandes COP, c’est comme des réunions de copropriétaires où chacun tire la couverture vers soi mais en fin de compte, personne n’a envie de décroissance ou du moins de croissance sans carbone – ce qui est extrêmement compliquée. Donc tout le monde va signer des traités en revenant pour montrer à ses électeurs qu’on a fait quelque chose mais sur le fond, ça fait quand même 20 ou 30 ans qu’on ne fait rien.

Quand j’ai fait mon film Home, je croyais qu’on allait changer, il y avait Al Gore qui était arrivé et qui a eu le prix Nobel, on consommait 90  millions de barils de pétrole par jour. Aujourd’hui on en consomme 100 millions. Toutes les énergies renouvelables qu’on a mises en place se sont additionnées à cela. Ce qui veut dire qu’on est complètement incohérent. On fait exactement le contraire de ce qu’on doit faire. Quand il y a la marche pour le climat à Paris, on est 40 000, quand il y a la marche contre le pass sanitaire il y a 200 000 personnes qui vont manifester en France et quand il y a la coupe du monde on va être 2 millions dans les rues. Quand on sera 2 millions à marcher dans la rue, non pas pour le climat, mais pour notre vie, pour la vie de nos enfants, nos petits-enfants, peut-être qu’à ce moment-là le monde changera.

La solution vient des citoyens et de nos actes du quotidien ?

C’est nous qui élisons les politiques, c’est nous qui décidons, avec des décisions comme la taxe carbone dont on n’a pas voulu, tout le monde était dans la rue, on a arrêté. Il faut qu’on soit assez courageux pour accepter des décisions qui ne vont pas nous faire plaisir mais qui sont là pour sauver la planète. Le prix du carburant qui monte c’est une très bonne chose pour l’environnement malheureusement. Maintenant il y a des compensations à faire pour les gens qui n’ont pas assez les moyens. Mais il faut que le pétrole soit beaucoup plus cher parce que ce carbone est en train de nous tuer, de tuer nos vies. Les scientifiques parlent de la sixième extinction, ça veut dire la fin de la vie sur Terre. C’est dramatique et on est incapables de réagir. Bien sûr qu’il faut des COP, bien sûr qu’il faut des Greta mais malheureusement ça va être beaucoup plus compliqué qu’on ne le pense.

Est-ce que vous allez vous rendre à cette COP26 ?

Oui, j’ai la chance que Sting ait fait la voix de Legacy, le film qu’on vient de réaliser, on a une projection avec le prince Charles et sa famille et une projection pour la COP. J’en suis ravi parce que c’est un film – c’est assez courageux de le faire – où on dit que les COP ne servent à rien.

Changement d’heure : ça continue

Changement d’heure : ça continue

La suppression du changement d’heure avait été promis; le problème, c’est que les pays de l’union européenne ne sont pas d’accord entre vis-à-vis de cette éventualité. Du coup pour ne pas ajouter un différend supplémentaire aux oppositions sur de nombreux autres sujets, on a décidé de mettre la question sous le tapis.

La question ne sera même pas évoquée et la conséquence c’est que sans doute le rituel idiot du changement d’heure va se poursuivre «La directive soulève de très nombreux désaccords au sein du Conseil», explique l’un des porte-paroles de la France à Bruxelles . «Vu les différends sur ce sujet, je pense que personne ne veut ouvrir à nouveau cette boîte de Pandore.» Même sans la crise du Covid-19, le changement d’heure n’aurait donc pas été pour avril 2021.

Au vu du retard pris par les institutions européennes sur les propositions à débattre suite à la crise sanitaire, on peut envisager que la question ne reviendra pas sur la table avant 2022. Encore faudra-t-il qu’à ce moment, les membres de l’UE parviennent à accorder leurs violons – et à synchroniser leurs montres.

Hausse du prix de l’énergie : ça va durer ! (Thierry Breton)

Hausse du prix de l’énergie : ça va durer ! (Thierry Breton)

 

Dimanche Olivier Dusspot, secrétaire d’État au budget,sc’est presse excusés de la hausse des prix de l’énergie en particulier de l’électricité. Il a indiqué que cette hausse probable de 10 % au premiers janvier n’était pas le fait du gouvernement actuel mais du mécanisme automatique des évolutions des prix de l’électricité. La vérité,  c’est qu’on peut toujours évidemment modifier ce mécanisme. Le problème c’est que la hausse de l’énergie en général et de l’électricité en particulier

concerne le monde entier. En cause évidemment une reprise économique assez dynamique mais aussi des phénomènes de spéculation.

 

Thierry Breton, commissaire européen contredit en quelque sorte l’inflation temporaire dans le domaine de l’énergie, concept défendu par certains économistes. Qui met en garde : «cette situation de tension peut durer tout l’hiver». En cause, a-t-il rappelé, des facteurs conjoncturels (une reprise plus vive qu’attendue), un manque de vent, et des tensions géopolitiques.

Thierry Breton a saisi l’occasion pour suggérer plusieurs faiblesses de la politique énergétique comme la dépendance, en particulier de l’Allemagne, au gaz russe. Selon lui, l’éolien ne peut être la seule réponse au défi de la décarbonation. Le nucléaire, «énergie de transition», en fait partie. Si sa part dans la production totale européenne est appelée à diminuer de 26% aujourd’hui à 16% en 2050, le volume de production d’électricité devra avoir doublé dans le même temps. Conclusion : il ne faut pas fermer les centrales nucléaires existantes tant qu’elles sont jugées sûres par les autorités.

« Ça va la claque?» : Un enfant à Macron

« Ça va la claque?» : Un enfant à Macron

«Ça va la claque que tu t’es prise ?», a demandé un enfant à Macon lors de sa visite dans une école. Une référence à la gifle reçue par le chef de l’État lors de son déplacement dans la Drôme mardi 8 juin.

Une question à laquelle le président de la République a répondu avec le sourire. «Ah ben oui, ça va, c’est pas agréable hein. Et c’est pas bien!», a-t-il répondu. Et d’ajouter : «C’est jamais bien de taper, même dans la cour. C’est pas bien, il a eu tort».

Croissance : ça va repartir !…. Un jour ! (Lagarde)

Croissance : ça va repartir !…. Un jour !  (Lagarde)

 

 

 

Comme d’habitude, Christine Lagarde remplit avec un grand sérieux ses fonctions économiques et financières en lisant scrupuleusement les notes qui lui sont préparées. Ce qu’elle faisait déjà lorsqu’elle était ministre des finances en France quand elle lisait les notes du trésor ensuite au Fonds monétaire international où elle procédait de la même manière. Maintenant à la tête de la banque centrale européenne, elle suit  à la lettre  les indications des experts qui l’entourent et la contrôlent.

Ainsi sa dernière récente mission a été d’insuffler un peu d’optimisme atteint par la résurgence de la pandémie. – Christine Lagarde reconnaît que la croissance espérée en 2021 a été affectée par la hausse souvent incontrôlée de la pandémie. Mais pour la patronne de la banque centrale européenne l’économie devrait repartir plus tard. Peut-être vers le milieu de l’année.

Elle n’en sait évidemment strictement rien , encore moins  que les experts qui l’entourent mais il faut redonner un peu de moral et de perspectives aux acteurs économiques. Christine Lagarde prend cependant même des précautions oratoires pour indiquer que la vraie reprise n’interviendra sans doute pas avant le milieu de l’année 2022. Quant au connaît le décalage entre les prévisions optimistes et les perspectives plus réalistes, on peut conclure que la reprise n’est pas prévue avant 2023.

Alors que les pays de la zone euro bloquent leurs économies pour ralentir la propagation du nouveau coronavirus, l’économie du bloc s’est contractée au dernier trimestre et une contraction au cours des trois premiers mois de 2021 est une possibilité .

«Nous nous attendons à ce que la reprise s’accélère vers le milieu de l’année, même si les incertitudes persistent», a déclaré Lagarde au Journal du Dimanche dans une interview. «Soyons clairs: nous ne verrons pas un retour aux niveaux d’activité économique pré-pandémique avant la mi-2022.»

La politique monétaire étant déjà tendue, la politique budgétaire doit prendre le relais et Lagarde a appelé les dirigeants politiques européens à enfin ratifier un fonds de relance sans précédent de 750 milliards d’euros (903 milliards de dollars).

«Le plan doit être ratifié à temps pour que la Commission européenne emprunte comme prévu en juin prochain et distribue ensuite les fonds», a-t-elle déclaré.

Lagarde n’a offert aucune nouvelle indication sur la politique monétaire et a simplement répété les indications de la BCE selon lesquelles elle pourrait encore augmenter son quota d’achat d’actifs, si nécessaire, mais pourrait également sous-acheter ce quota si les conditions de marché restent

Changement d’heure : ça va encore durer

Changement d’heure : ça va encore durer

La suppression du changement d’heure avait été promis; le problème, c’est que les pays de l’union européenne ne sont pas d’accord entre vis-à-vis de cette éventualité. Du coup pour ne pas ajouter un différend supplémentaire aux oppositions sur de nombreux autres sujets, on a décidé de mettre la question sous le tapis.

La question ne sera même pas évoquée et la conséquence c’est que sans doute le rituel idiot du changement d’heure va se poursuivre «La directive soulève de très nombreux désaccords au sein du Conseil», explique l’un des porte-paroles de la France à Bruxelles . «Vu les différends sur ce sujet, je pense que personne ne veut ouvrir à nouveau cette boîte de Pandore.» Même sans la crise du Covid-19, le changement d’heure n’aurait donc pas été pour avril 2021.

Au vu du retard pris par les institutions européennes sur les propositions à débattre suite à la crise sanitaire, on peut envisager que la question ne reviendra pas sur la table avant 2022. Encore faudra-t-il qu’à ce moment, les membres de l’UE parviennent à accorder leurs violons – et à synchroniser leurs montres.

TESTS : Olivier Véran constate que ça ne fonctionne plus mais ne propose rien

TESTS : Olivier Véran  constate que ça ne fonctionne plus mais ne propose rien

 

Il y a quelque chose de surréaliste dans les propos du ministre de la santé qui constate un dysfonctionnement total du système de test mais qui renvoie la responsabilité de l’organisation aux laboratoires. Demain ça ira mieux a-t-il déclaré. Pourtant les solutions sont possibles comme par exemple les tests groupés et le filtrage des candidats aux tests selon des critères médicaux précis.

Le problème c’est qu’on manque cruellement de machines d’analyse, de produits et même de personnel pour faire les tests. Comme pour les masques la pagaille et l’improvisation font office de politique La « priorisation » des tests de dépistage du coronavirus « ne fonctionne plus » face à l’augmentation de la « pression sanitaire », car les patients symptomatiques et les cas contacts représentent désormais à eux seuls « un nombre conséquent » de tests à réaliser, a reconnu jeudi le ministre de la Santé au Sénat.

Le ministre de la santé reconnaît les carences mais n’indique aucune stratégie. Notons que la prescription médicale obligatoire avait été supprimée mi-juillet.

EQUIDÉS MUTILÉS: ça continue !

EQUIDÉS MUTILÉS: ça continue !

 

Les cinglés continuent d’opérer et de tuer des chevaux. Au nom d’une idéologie, d’une secte ou d’une philosophie sulfureuse. Le parquet de Nevers annonce en effet qu’une jument âgée de 15 ans a été retrouvée morte et mutilée à Champvoux, dans la Nièvre. Les faits se sont déroulés dans la nuit de jeudi à vendredi. Environ 150 enquêtes sont en cours pour l’ensemble du pays.

 

Intervention Macron : tout ça pour ça !

Intervention Macron  : tout ça pour ça !

 

 

Il est clair que les éditorialistes ont du mal ce matin à dégager les grandes lignes politiques que Macron s’est efforcé de développer lors  de son allocution.  Bien entendu, l’intention était claire surtout ne pas déplaire à des Français au moment où la cote de popularité du chef de l’Etat ne cesse de s’effriter par rapport à celle du Premier ministre. En ligne de mire évidemment, les perspectives de la campagne électorale de 2002. Donc il fallait assurer les Français. Ce que Macron a fait en parlant surtout du confinements qui plait à beaucoup notamment à ceux dont l’activité a été paralysées , l’emploi menacé ou les voyages empêchés. Pour le reste, quelques considérations sur les libertés, le rôle de la police. Curieusement aussi la réouverture des écoles le 22 juin alors que la saison scolaire est pratiquement terminée. Pour l’essentiel, c’est-à-dire la nature de la crise, son ampleur, ses conséquences et ses modalités, il faudra encore attendre.  e président a clairement signifié qu’il entendait s’exprimer à ce sujet au mois de juillet. Évidemment des propos qui risquent d’être moins plaisants car il faudra bien parler un jour ou l’autre de cette facture de 500 milliards qu’il faudra bien rembourser d’une manière ou d’une autre par l’inflation, la dévaluation ou les deux sans parler de la fiscalité. Macron, s’est en fait contenté de reprendre de façon très allusive les sujets de préoccupation des Français qui transparaissaient dans les sondages en évitant surtout de les contrarier cela sans doute pour faire écho à la cote montante  du Premier ministre. Pas d’annonce ,non plus sur le plan politique tout juste une petite annonce sur ce que pourrait être une nouvelle phase de décentralisation. De quoi peut-être relancer le bâtiment car chaque phase de décentralisation s’est traduite par la construction d’hôtels pour les élus et leurs services sans parler des coûts de fonctionnement. Bref un discours ne pas dire grand-chose.

Gouvernement d’union nationale «ça n’a aucun sens aujourd’hui»

Gouvernement d’union nationale «ça n’a aucun sens aujourd’hui»

Il est clair que le gouvernement de Macron est aux abois et qu’il n’a pas réussi à surmonter son énorme impopularité. Du coup, l’idée d’un gouvernement d’union nationale lancée par Macon constitue une sorte de sauvetage politique de la majorité mais aussi du président lui-même de moins en moins certains de l’emporter en 2022. Cette idée d’union nationale n’a guère de sens pour la plupart des responsables de l’opposition. Même Manuel Valls qui pourtant partage des idées de Macon n’y est pas favorable. Il n’y a guère que quelques hauts responsables écolos qui pourraient envisager cette éventualité. Une manière de récupérer comme d’habitude quel que écolos bobos en recherche de reconnaissance ministérielle.

L’ancien premier ministre Manuel Valls, gsoutien d’Emmanuel Macron, a estimé jeudi que «ça n’avait aucun sens» d’entrer dans un gouvernement d’union nationale «aujourd’hui» alors que la France est «en pleine guerre» contre le coronavirus.

 «Si je comprends bien, on irait chercher les gens qui sont partis très loin, l’une à New York (l’ancienne ministre sarkozyste Nathalie Kosciusko-Morizet, NDLR) et l’autre à Barcelone. Honnêtement je pense que tout cela est indécent à ce niveau-là», a affirmé sur RMC l’ancien socialiste, parti en vain en 2018 à la conquête de la mairie de Barcelone, où il est aujourd’hui conseiller municipal. «On est en pleine guerre contre le virus, la pandémie est là, on n’en est pas sortis, on n’est pas sortis du confinement et les uns et les autres on se pousserait du col en disant “et moi et moi”? Ça ne fait aucun sens», a ajouté l’ancien député apparenté LREM.

 «J’ai dit que ma patrie c’est la France, que j’avais la chance d’avoir des identités différentes (…) Évidemment si je pouvais à un moment ou l’autre aider mon pays, je peux le faire de mille manières. Mais honnêtement ça n’a aucun sens aujourd’hui», a poursuivi l’ancien premier ministre, en soulignant le «besoin de forces et d’unité» pour «faire face» à l’épidémie.

 

 

Coronavirus: confinement prolongé et ça va durer

Coronavirus: confinement prolongé et ça va durer

 

Avec la propagation du virus dans le monde entier et les éléments de réflexion qu’on peut en tirer, la stratégie du confinement va durer encore pendant des semaines voire des mois. Pour ne pas offusquer  l’opinion publique, le gouvernement s’abritant derrière son conseil scientifique a décidé de prolonger le confinement jusqu’à début mai. Le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, sur  BFMTV a déclaré « (Le confinement) est quelque chose d’exceptionnel, mais qui va encore durer dans le temps, plusieurs semaines », a-t-il expliqué.  »Je pense qu’il vaut mieux le dire d’emblée maintenant. Il est trop tôt pour prévoir une date de sortie. Ca nous mène probablement jusqu’à début mai, je n’irai pas plus loin sur la précision parce que nous ne l’avons pas. »Jean-François Delfraissy appelle à « marteler » un seul message, « indépendamment de la réflexion sur le post-confinement »: « Actuellement, c’est le confinement qui est l’élément majeur » pour lutter contre le virus. L’idée d’un idée d’un des confinement général assez rapidement paraît s’éloigner de plus en plus.

En effet plusieurs milieux scientifiques pensent que la gestion du Coronavirus pourra s’étendre sur au moins 18 mois voire deux à trois ans avec des mouvements de yo-yo concernant le nombre d’infectés graves mais sur une tendance baissière.  Une période qui va profondément modifier l’environnement économique et social. D’ores et déjà on peut s’attendre à une baisse du commerce international d’au moins 30 % d’après les experts. Au-delà, des chaînes de valeur internationale pourraient être remplacées par d’autres chaînes davantage locales surtout pour les produits essentiels. La croissance sera durement affectée de 10 à 20 % selon les pays en Europe. Cet écroulement de l’activité va engendrer une cascade de défaillances et une montée du chômage pouvant atteindre 20 %. Une véritable catastrophe économique et sociale à laquelle les pouvoirs publics sont aussi peu préparés que vis-à-vis de la crise sanitaire. On parle par exemple de plan de soutien à l’économie de l’ordre de 50 milliards quand il en faudrait 1000 ! Comme la crise sanitaire, la crise économique sera traitée sans doute de manière trop tardive et trop contradictoire. Raison supplémentaire pour tenter de poser des maintenant les éléments de cette problématique qui va bouleverser nos sociétés.

 

 

Confinement « ça durer » ! changement de discours de Philippe

Confinement « ça  durer » ! changement de discours de Philippe

 

 

De manière fort inopportune, le Premier ministre s’était étendu un peu trop longuement sur d’éventuelles conditions de  déconfinement alors que la priorité est toujours au confinement. Résultat ce week-end, certains en ont profité pour prendre des libertés avec les consignes barrière. Des propos inadaptés du Premier ministre qui ont été critiqués par les milieux scientifiques. Du coup aujourd’hui, le Premier ministre revient à la priorité du confinement. Il ajoute avec toujours la même flou : ça va durer !  “Aujourd’hui, l’heure est au confinement” et il “va durer”, a déclaré mardi le Premier ministre français.  

Programmé pour l’instant jusqu’au 15 avril, la période obligeant les Français à rester chez eux pour lutter contre l’épidémie de coronavirus qui a fait près de 9.000 morts dans le pays est entrée dans sa quatrième semaine. Le déconfinement, “ça n’est pas pour demain”, a dit Edouard Philippe lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.“Aujourd’hui, l’impératif c’est de faire en sorte que le confinement fonctionne, que le virus circule suffisamment lentement pour que le nombre de cas sévères qui justifie l’admission dans les services de réanimation ne soit pas supérieur à la capacité globale de notre système hospitalier”, a poursuivi le chef du gouvernement.

“Aujourd’hui, c’est l’heure du confinement et l’heure du confinement va durer et c’est tout à fait difficile à supporter pour beaucoup de Français, j’en ai tout à fait conscience mais c’est indispensable”, a insisté le Premier ministre

Les questions liées au déconfinement “demain ou après-demain sont compliquées, parce que, pour beaucoup d’entre elles, elles tiennent à des éléments, des réponses dont nous ne disposons pas encore”, a-t-il encore expliqué. “C’est la raison pour laquelle nous nous préparons. Se préparer, ça ne veut pas dire que c’est prêt. C’est travailler techniquement, scientifiquement, logistiquement pour être prêt le moment venu.”

Interrogé la semaine dernière dans le cadre d’une mission d’information de l’Assemblée nationale, Edouard Philippe avait dit que la levée des mesures de confinement se ferait sans doute de façon graduelle et pas “en une fois, partout et pour tout le monde.”

Il avait évoqué l’hypothèse d’un déconfinement régionalisé, sujet à une politique de tests, éventuellement en fonction de classes d’âge.

Agnès Buzyn, bouc-émissaire idéale pour cacher la déroute électorale de LREM

 

 

La plupart des médias ont choisi de piétiner Agnès Buzyn déjà à terre pour ses propos accablants concernant à la fois la mascarade des municipales et le retard du gouvernement concernant la crise sanitaire. Avant cet épisode , les mêmes médias tressaient  des louanges  à la ministre de la santé comme ils ont l’habitude de le faire à l’égard du gouvernement en général. Quitte  parfois même à sortir des sondages bidon spécialité du JDD notamment ( Hidalgo menacée à Paris, Dati en tête par exemple , sondage repris par tous les médias). (Cette fois c’est un chercheur en sciences politiques qui dans un latin de messe de psychologue et de pythie politiste enfonce à son tour l’intéressée dans le JDD. La lecture vaut le détour ! Tout y est abordé sauf l’essentiel à savoir d’une part la catastrophe électorale générale de la république en marche à Paris bien sûr mais partout sur le territoire ;  surtout on fait l’impasse sur les défaillances dramatiques de la gestion de crise par le gouvernement et le Premier ministre en particulier. une défaillance qui continue avec le manque dramatique de masques, de respirateurs, de tests , le manque aussi de courage politique. Une analyse psycho pour  Bruno Cautrès, chercheur en sciences politiques, Sciences Po – USPC qui  s ‘est livré à ce curieux exercice  pour satisfaire sans doute aussi le cruel manque d’articles du journal. La confirmation également  que l’enseignement des instituts politiques souvent relève du bla-bla  de nature scientiste. (et les références bibliographiques n’y changent rien!)

 

« L’interview d’Agnès Buzyn publiée dans Le Monde du 17 mars revenant sur la manière dont elle avait vécu son départ du gouvernement et sa campagne électorale pour les municipales à Paris, s’inscrit dans une tradition politique bien connue : la « bombe » lâchée dans les heures ou les jours qui suivent une défaite électorale. On évoque parfois le syndrome de dépression ou de décompression postélectorale. Les lendemains de défaite sont une étape difficile à gérer au plan humain et politique comme l’a récemment bien montré l’ouvrage dirigé par Frédéric Louault et Cédric Pellen (La Défaite électorale. Productions, appropriations, bifurcations, Presses Universitaires de Rennes, 2019).

Au plan humain, il n’est pas rare de voir les candidats passer en quelques heures de la posture conquérante (« on va gagner! ») à un syndrome d’abattement ou même d’effondrement : une combinaison de fatigue psychologique et physique, de déception face aux résultats, parfois teintée d’amertume.

Les partis politiques « de la vielle école » connaissent bien ce syndrome, ou son exact opposé, l’euphorie de la victoire (qui fait oublier qu’il y a un deuxième tour ou qui fait perdre au vainqueur final le sens des réalités). Analysant en profondeur les ressorts de l’engagement et de la participation à une campagne électorale, le politiste Alain Faure, spécialiste des élus ruraux et du pouvoir local, a recueilli de nombreux témoignages d’élus qui évoquent avec nostalgie et affects leur première campagne électorale.

Il évoque même (dans une communication à un colloque) une « empreinte affective » durable la première rencontre avec le suffrage universel : « La première exposition de soi, la rencontre avec des mentors, la prise publique de parole et le dénouement par les urnes semblent avoir placé ces éligibles dans une ivresse insoupçonnée et inoubliable. »

Les équipes de campagne des partis politiques tentent d’ailleurs de canaliser le mieux possible les débordements émotionnels de leurs candidats. Les « vieux routards » de la politique savent qu’il faut tenir sa langue dans les heures et jours qui suivent les élections et plus particulièrement en cas de défaite : « il ne faut pas insulter l’avenir », disent-ils souvent, une règle d’or de la politique.

La lecture de cette interview suscite trois réactions. Première réaction, la plus instinctive : la consternation et même le choc. On peut en fait se demander si nous n’avons pas assisté en direct à une fin de parcours politique d’Agnès Buzyn : la candidate, arrivée troisième du premier tour avec 17,3% des voix, pourra-t-elle se présenter devant les électeurs le 21 juin après une telle « bombe », et d’ailleurs le veut-elle ?

La tonalité de l’interview et plusieurs déclarations (« je me demande ce que je vais faire de ma vie », « c’est ma part de liberté, de citoyenne et de médecin », « je n’ai plus de boulot ») font apparaître qu’Agnès Buzyn semble mentalement sortie des élections municipales. A priori, impossible de s’en remettre vis-à-vis des électeurs (à commencer par les siens) et encore plus impossible pour elle d’enfiler à nouveau le costume de candidate.

Une sortie de la vie politique, en forme de « coming out » libérateur : comme si le rôle de candidate, dans le contexte que nous vivons, avait été trop lourd à porter et vécu comme un rôle de composition, plus imposé par les circonstances que choisi. Ministre oui, candidate non ou plus difficilement. Ce profil existe dans notre vie politique qui a déjà compté des talents n’arrivant pas à passer l’obstacle du suffrage universel ou ne le souhaitant pas, par exemple l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin.

Le malaise de la « mascarade »

Les explications confuses que la candidate a données par la suite, n’ont fait qu’accentuer le malaise que l’on ressent. Malgré les éléments de langage distillés ensuite, plusieurs énoncés terribles contenus dans l’interview au Monde resteront collés au nom de la candidate. La ministre aurait eu conscience que la gravité de la situation sanitaire empêcherait les élections municipales d’avoir lieu ; la candidate a vécu ces élections comme une « mascarade ».

Agnès Buzyn a quitté des fonctions éminentes dans une période sanitaire dramatique pour concourir à une élection dont elle pensait qu’elle n’aurait pas lieu… ; elle a conduit une campagne électorale (qui comporte des négociations ou discussions avec d’autres candidats) vécue (et qualifiée a posteriori) comme une « mascarade », un terme dont les acceptions recouvrent d’ailleurs aussi bien « comédie hypocrite » que « mise en scène trompeuse »…

La seconde réaction est moins instinctive et choquée. Elle prend davantage appui sur les sciences sociales, notamment la sociologie politique des émotions. Ce courant de recherche a développé la thèse d’un « citoyen sentimental », proposée au début des années 2000 par le spécialiste américain de psychologie politique, George Marcus. Dans ses travaux, George Marcus montre que notre cerveau prend appui simultanément sur la « raison » et les émotions pour penser la politique.

Loin d’être un obstacle au jugement politique, une camisole aveuglante, les émotions feraient partie intégrante du « raisonnement politique » : privé de ses émotions l’être humain ne sait en fait plus décider. De nombreux travaux de recherches conduits par la psychologie politique (par exemple chez Pavlos Vassilopoulos) ont confirmé que raison et émotions constituent une combinatoire essentielle des décisions et évaluations politiques. Si la peur, l’anxiété ou la colère font partie des émotions qui agissent fortement sur les choix politiques, elles ne conduisent pas nécessairement les électeurs qui ressentent ces émotions à des comportements ou attitudes extrêmes.

Système 1, Système 2

Ces travaux montrent aussi que le cerveau humain fonctionne selon deux modes opératoires, que nous passons nos journées à combiner : d’un côté la logique des « habitudes acquises » et de l’enthousiasme spontané ; d’un autre côté la logique de la « surveillance », attentive aux modifications de l’environnement, qui fonctionne à l’anxiété mais favorise l’esprit critique.

Cette thèse rappelle celle avancée par Daniel Kahneman, lauréat du Prix Nobel d’économie et spécialiste notamment des « biais cognitifs », dans son livre mythique Système 1, Système 2 : Les deux vitesses de la pensée. Selon Kahneman, nous opérons nos activités cérébrales selon deux modes : le « système 1″ qui est rapide, instinctif, émotionnel mais peu précis et le « système 2″ qui est plus lent, plus réfléchi, plus logique et plus précis. Daniel Kahneman montre à quel point les « biais cognitifs » nous conduisent, notamment en mode « système 1″, à commettre des erreurs de jugement et à développer fausses peurs, aversions infondées ou erreurs de jugement.

Une « sentimentalité » toute politique

Si nous sommes bien ces « citoyens sentimentaux » ou ces « cerveaux politiques à deux vitesses », aucune raison pour que les hommes et femmes politiques échappent à cette règle. Dans le cas d’Agnès Buzyn, remarquons tout d’abord la grande part de « sentimentalité » qui caractérise sa communication : elle a pleuré en quittant ses fonctions de ministre, elle répond en larmes aux questions d’Ariane Chemin dans Le Monde et sa campagne électorale a beaucoup mis en avant son « empathie », sa « douceur », « sa proximité » avec les gens. S’il s’agissait de créer un clivage d’image avec Anne Hidalgo et Rachida Dati (renvoyant en creux une image de dureté et machines de guerre électorale à propos de ses concurrentes), ce « storytelling » nous disait quelque chose d’important.

Si l’on suit les travaux du politiste Christian Le Bart, nous sommes entrés dans l’ère de la « démocratie émotionnelle ». Les travaux remarquables de ce spécialiste des émotions et de la mise en scène du politique, montrent l’affirmation d’une tendance « lacrymal-fusionnelle » dans nos démocraties : les larmes, les émotions, la compassion, l’empathie, la proximité comme l’ultime tentative de combler le gouffre abyssal du déficit démocratique comme en témoigne la profonde défiance des Français vis-à-vis du politique.

Ethique de responsabilité

Cette tendance au débordement émotionnel de nos hommes et femmes politiques n’a-t-elle pas joué un mauvais tour à Agnès Buzyn? D’une part en mettant trop en exergue son profil humain pendant sa campagne au détriment de ses propositions, les rendant inaudibles en fait ; d’autre part, en s’épanchant trop vite et trop maladroitement dans les colonnes du Monde? Un coup de grisou du « système 1″, mais tellement spectaculaire et fracassant dans sa spontanéité et sa dimension émotionnelle que le « système 2″ ne peut plus rien pour récupérer et rattraper l’affaire.

Le recours aux sciences sociales peut nous rendre un dernier service pour comprendre l’énigme du quasi « suicide politique » qui s’est commis sous nos yeux. Depuis la célèbre conférence de Max Weber en 1919, on sait que la « vocation » du « savant » et celle de l’acteur politique ne peuvent se confondre. Pour Weber, « l’éthique de responsabilité » c’est l’action en termes de moyens fins, inspirée par la philosophie politique de Machiavel.

C’est la morale de l’action de l’homme d’Etat qui va accepter, au nom d’un intérêt supérieur et du bien commun, d’employer des moyens que la morale réprouve. Weber a beaucoup réfléchi aux limites de cette « éthique de responsabilité », que la société ne peut suivre jusqu’au bout sauf à ériger en morale commune des principes inacceptables. La « morale de conviction » incite à agir selon ses sentiments sans référence aux conséquences.

Dans sa préface à l’édition 1959 du Savant et le Politique (de Max Weber), Raymond Aron résumait en ces termes l’opposition entre les deux « vocations » du savant et du politique : « On ne peut pas être en même temps homme d’action et homme d’études, sans porter atteinte à la dignité de l’un et de l’autre, sans manquer à la vocation de l’un et de l’autre. »

 

Il ajoutait qu’il ne fallait pas en conclure que cette distinction fondamentale excluait en même temps, chez Weber, les liens entre l’un et l’autre : « La science qu’il conçoit est celle qui est susceptible de servir l’homme d’action ». Cette position rejoint celle de Durkheim (dans la première préface à La Division du travail social) qui décrivait ainsi le rôle social du savant :  »De ce que nous nous proposons avant tout d’étudier la réalité, il ne s’ensuit pas que nous renoncions à l’améliorer […] Nous devons être, avant tout, des conseilleurs, des éducateurs. Nous sommes faits pour aider nos contemporains à se reconnaître dans leurs idées et dans leurs sentiments beaucoup plutôt que pour les gouverner ; et dans l’état de confusion mentale où nous vivons, quel rôle plus utile à jouer? »

En jetant le masque d’une « mascarade » qui ne lui convenait plus, Agnès Buzyn vient d’illustrer à la perfection le conflit de loyauté tragique entre « éthique de conviction » et « éthique de responsabilité » qui attend tout savant qui rentre en politique. L’espace d’une interview dans Le Monde, le cerveau du médecin et de l’universitaire a repris le dessus sur celui du politique. Est-ce définitif? C’est entre les lignes le sentiment que l’on a. Il est évident qu’Agnès Buzyn devra très vite trancher le nœud gordien. La République en marche pour une troisième candidature à la mairie de Paris? Décidément, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas…!

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

 

 

Coronavirus : ça va durer sans doute des mois ( Macron)

Coronavirus : ça va durer sans doute des mois ( Macron)

 

D’une certaine manière, Macron a pris un peu à contre-pied les autorités politiques et même sanitaires qui jusque-là pratiquaient  une valse hésitation entre transparence et attentisme. Témoin par exemple les assurances douteuses sur le contrôle de la situation et aussi le flou concernant la question des rassemblements. De ce point de vue, Macron opère une rupture en déclarant nettement que la crise du Corona virus pourrait durer des semaines et sans doute des mois. En clair vraisemblablement jusqu’à l’été.

 

Une déclaration qui implique par contre de prendre des mesures à la hauteur tant sur le plan sanitaire que sur le plan économique. Il ne suffit pas en effet d’affirmer qu’ils sont prêts faut-il encore le démontrer. Exemple cette curieuse mesure de contingentement des masques de protection.

 

La déclaration de Macron est nette mais il faudra que le gouvernement et les différentes autorités mettent les moyens en cohérence avec l’enjeu d’un bouleversement considérable sur le plan sanitaire et économique. Il faudrait notamment être beaucoup plus clair sur la question des regroupements voire  des mesures de confinement pour les zones très touchées. Jusque-là les autorités ont fait preuve d’une grande complaisance même d’une grande faiblesse surtout ce qui pouvait entraver la mobilité sans doute pour ne pas nuire au business. On peut comprendre qu’on soit inquiet évidemment des conséquences économiques en particulier concernant le tourisme. On comprend bien moins qu’on est autorisé certaine manifestations sportives où la promiscuité est de rigueur. Certes compte tenu de l’ampleur du phénomène, la gestion est complexe. Il ne s’agit pas de créer la panique mais de gérer une situation fluctuante dans la plus grande transparence par exemple comme en Grande-Bretagne en envisageant au sommet de la crise 20 % de travailleurs pourraient être condamnés à rester chez eux. D’où des maintenant des mesures de soutien économique et social qui devront s’imposer pour limiter les dégâts. Les déclarations d’intention ne suffiront pas. « Nous continuerons de faire bloc, c’est ce que nous devons à notre pays », a poursuivi le chef de l’État, en adressant une pensée aux quatre personnes décédées après avoir été infectées par le virus.

« Nous sommes rentrés dans une phase qui va durer des semaines et même sans doute des mois » et « il est indispensable d’avoir la clarté, la résilience, le sang-froid et la détermination pour freiner d’abord l’épidémie, ce que nous sommes en train de faire, puis lutter contre celle-ci ».

Négociations Brexit : ça va saigner (Jean-Yves Le Drian)

Négociations Brexit : ça va saigner  (Jean-Yves Le Drian)

 

 

C’est presque en ces termes que s’est exprimé le ministre des affaires étrangères à propos des futures relations entre la Grande-Bretagne et l’union européenne. Pas étonnant car ces discussions seront particulièrement difficiles.

Les discussions après Brexit  destinées à déterminer les futures relations commerciales entre l’union économique et la Grande-Bretagne risquent  d’être très agitées pour plusieurs raisons. La première c’est que l’enjeu politique domine la problématique en Grande-Bretagne. La décision de rupture de la Grande-Bretagne à été arrachée  de peu grâce au soutien des populistes et sur de nombreuses fausses informations. Boris Johnson doit cependant donner des gages sur son honnêteté dont beaucoup doutent. Il veut donc se faire le champion des intérêts nationalistes à la manière de Trump  pour rassurer les couches populaires qui ont cru que la rupture avec l’union européenne leur apporterait la prospérité perdue .

À la manière de Trump, Boris Johnson a donc commencé à ajouter de l’outrance à l’outrance en annonçant l’hypothèse d’un contrôle généralisé sur toutes les importations aussi l’augmentation des droits douaniers sur les voitures allemandes et le fromage français. Des mesures d’affichage assez simplistes que tout le monde peut comprendre.

La philosophie de Boris Johnson repose sur l’idée que la GB pourrait  servir de porte d’entrée de l’union européenne au commerce international mais cela en s’affranchissant des normes européennes fiscales, sociales ou environnementales. Bref une sorte de Singapour sur Tamise. La ficelle est évidemment un peu grosse car si l’union européenne devait lâcher sur ce point alors il y aurait des velléités  revendicatives  du même type dans d’autres pays. Précisément,  l’union européenne doit se montrer relativement dure dans ses négociations pour décourager tout nouveau départ de l’union européenne. Il faudra donc faire payer très cher à la Grande-Bretagne sa rupture . Les premières déclarations de Boris Johnson sont évidemment inacceptables quand il déclare en particulier vouloir créer une sorte de Singapour britannique.

Pour l’instant, les deux partenaires sont totalement opposés quant à la finalité de ces négociations;  En particulier les négociateurs britanniques qui sont furieux car ils pensent que l’UE, principal partenaire commercial de Londres, est en train de revenir sur l’accord de retrait en laissant entendre que Londres devra adhérer aux règles européennes pour conclure un accord de libre-échange, a-t-on appris de source britannique.

Dimanche, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a déclaré à nouveau que la France s’opposerait à la naissance d’un “Singapour-sur-Tamise” à sa porte ajoutant  »Je pense que sur les questions commerciales ou sur le dispositif de relations futures, que l’on va engager, on va s’étriper pas mal, « .

 

 

Aires naturelles protégées de Macron : ça ne change rien !

Aires naturelles protégées de Macron : ça ne change rien !

Lors de son déplacement moment au Mont-Blanc, Macron a voulu donner un coup de peinture verte à sa politique Sa principale annonce a consisté à déclarer qu’il fallait procéder à l’augmentation de la surface globale d’aires protégées avec un objectif de 30 %. Le problème, c’est qu’on est déjà à ce chiffre. !

 

La surface d’aires protégées terrestres est déjà de 29,5% -( celle concernant les aires maritimes est de 23,5%). Notons aussi que les différents plans et autres statuts de zones protégées sont régulièrement bousculés par des révisions des PLU qui autorisent de nouvelles destructions de zones protégées très sensibles. Il y a aussi d’autres dimensions environnementales : « En Europe, la biodiversité s’effondre même au sein des réserves naturelles, constate François Letourneux, vice-président du comité français de l’Union internationale pour la conversation de la nature (UICN). C’est une chose de protéger la nature dans une zone déterminée, mais si on ne cesse pas, par exemple, l’usage de pesticides au nom de l’intensification agricole à quelques kilomètres de cette zone, ça ne sert à rien. »

Les associations réclament notamment la reconstitution de corridors écologiques entre les aires protégées, afin que la biodiversité puisse circuler. « La nature n’est pas immobile, ajoute François Letourneux. Si on l’enferme, elle se meurt. »

« Attention à ne pas opposer nature extraordinaire et nature ordinaire, prévient toutefois Christophe Lépine, président de la Fédération des conservatoires d’espaces naturels. Il faut protéger les deux : la nature est partout, même dans les zones urbanisées. »

La Fédération des parcs naturels régionaux pointe, elle, un sujet juridique. Les compétences juridiques des parcs restent très limitées : par exemple, ils n’ont qu’un avis consultatif concernant les délivrances d’autorisations d’urbanisme. Bref des annonces de Macron à usage surtout électoral puisque d’une part les surfaces protégées ne vont guère progresser quantitativement, que la question environnementale ne peut être limitée à des « zones indiennes »et qu’on ne se prive pas de modifier les zones sensibles avec la modification des PLU et autres documents d’urbanisme et d’aménagement.

Croissance Etats-Unis: ça se tasse

Croissance  Etats unis: l’emploi se tasse

 

La publication du rapport sur l’emploi américain qui s’est révélé en demi-teinte avec un nombre de créations d’emplois inférieur aux attentes, un ralentissement de la croissance du salaire horaire moyen et un taux de chômage proche d’un creux de 50 ans. Du côté des financiers, on  tente de se rassurer mais la vérité c’est que la croissance américaine s’inscrit dans une tendance baissière et devrait perdre de leur de 1 % de 2020 et tomber à 2 % voie moins. Témoin l’évolution de l’industrie manufacturière. En effet  L’indice ISM manufacturier a perdu 0,9 point de pourcentage par rapport à novembre, pour atteindre 47,2% en décembre.

Les analystes espéraient en fait un rebond. En dessous de 50%, l’indice ISM marque une contraction. Il rejoint son plus bas niveau de 2009. L’évolution des États-Unis finalement rejoints la tendance baissière de la plupart des pays qui en 2020 risquent  de tutoyer la récession. En cause, des éléments conjoncturels et géopolitiques mais aussi des aspects plus structurels comme par exemple les incertitudes concernant l’industrie automobile.

D’une manière générale, pour des questions commerciales mais aussi environnementales les croissances  reposent moins sur le commerce international. La dynamique dépend surtout de la consommation intérieure. Cette problématique du commerce mondial va peser pendant plusieurs années sur les croissances globales le temps de trouver un meilleur équilibre entre dynamique interne et dynamique externe. .Parmi les composantes de l’indice ISM publié vendredi, les nouvelles commandes sont à 46,8% contre 47,2% un mois plus tôt. Les exportations marquent un recul moins rapide que le mois précédent à 47,3% contre 47,9 en novembre. L’emploi continue de se contracter, abandonnant 1,5 point de pourcentage à 45,1%. La production a pour sa part chuté de 5,9 points à 43,2%. Sur les 18 branches manufacturières examinées en novembre, seules trois affirment être en croissance: alimentation, boissons et tabac, ordinateurs, éléments électroniques et produits manufacturés divers.

 

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