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Qualité de l’air : en France : ça s’améliore légèrement mais c’est encore très mauvais

Qualité de l’air : en France : ça s’améliore légèrement mais c’est encore très mauvais

: Ça s’améliore légèrement mais c’est encore très mauvais, c’est le constat en particulier à paris. . En début d’année  la Commission européenne avait convoqué neuf pays, dont la France, l’Allemagne et l’Italie pour leur demander de faire le nécessaire pour se conformer à la directive européenne sur la qualité de l’air, faute de quoi elle saisirait la justice avec une amende à la clé. C’est dans le nord de l’Italie que l’air est le moins respirable, d’après le dernier rapport de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) qui se base sur des données datant de 2015.A Milan, Turin et Padoue, la concentration en particules fines, l’un des principaux polluants atmosphériques, dépasse de loin les limites fixées par la directive européenne sur la qualité de l’air. Même chose dans les pays de l’Est, en Pologne et en Bulgarie notamment. La situation n’est guère meilleure à Marseille, Lyon ou Paris. Si on prend en compte le dioxyde d’azote, dont les émissions proviennent principalement du trafic routier et des véhicules diesel en particulier, là aussi les grandes villes françaises ne se conforment pas aux règles.  « Le véritable problème, ça n’est pas l’ozone, indique  Jean-Baptiste Bernard, directeur de recherche au CNRS, mais le dioxyde d’azote (NO2) et les particules fines. » Ces polluants sont produits par l’industrie, le chauffage au bois et le trafic routier. Ce dernier est, selon Airparif, en Ile-de-France, responsable à 75% des émissions de NO2.

Le professeur Sauvet confirme et  cite l’exemple de Tokyo. La capitale japonaise, qui fait la chasse aux particules fines (donc au diesel) depuis 2003, a obtenu des résultats « phénoménaux ». « Une baisse de 44% du taux de particules fines, de 11% de la mortalité cardiaque et de 22% de la mortalité pulmonaire », souligne-t-il. il reste encore à Paris un peu de chemin à parcourir. Selon un classement des capitales européennes établi au printemps dernier par l’ONG Greenpeace, Copenhague, Amsterdam et Oslo sont sur le podium et Paris émerge en milieu de tableau, à la 7e place, derrière Zurich, Vienne et Madrid.

Bilan de la qualité de l’air – Année 2017 – Surveillance et information en Île-de-France (Airparif, rapport de 110 p., fichier pdf de 12 Mo, mars 2018)

Relations Macron- Collomb : ça sent le brulé pour le pouvoir

Relations Macron- Collomb : ça sent le brulé pour le pouvoir

 

 

Actuellement ministre de l’intérieur le vieux crocodile de la politique, Gérard Collomb, va quitter le gouvernement qui commence à sentir le brûlé. Déjà depuis quelques semaines le climat  s’était une nettement refroidie entre Gérard Collomb et Macon. En cause sans doute l’écroulement du président de la république dans les sondages. Une chute catastrophique largement nourrie par la posture monarchique et condescendante de Macon. Gérard Collomb avait appelé le pouvoir à davantage d’humilité. Un conseil d’ailleurs peu suivi puisque Macon se livrait un nouveau dérapage verbal sidérant, affirmant suffisait de traverser la rue pour régler la question du chôma.  Une provocation qui n’a pas plus à Gérard Collomb lui qui préfère l’eau tiède aux déclarations révolutionnaires de salon. Reste que Gérard Collomb est sans doute la seule personnalité politique de poids qui compte dans son gouvernement et que son départ va encore hypothéquer un peu plus la crédibilité de l’équipe au pouvoir. Sentant sans doute la déconfiture à venir de la majorité, Gérard Collomb préfère donc se retirer dans son fief de Lyon et se représenter comme maire. Après Hulot il s’agit d’une défection de choix. Pour se consacrer à sa campagne, le ministre de l’Intérieur envisage de quitter le gouvernement après les européennes de 2019.  »Je ne serai pas ministre de l’Intérieur jusqu’à l’avant-dernier jour. À partir d’une certaine période, il vaut mieux être totalement disponible pour la campagne », a-t-il ainsi expliqué.  Après la récente démission surprise de Nicolas Hulot, le gouvernement perdra donc un autre poids lourd même s’il aura cette fois plusieurs mois pour s’y préparer.

 

 

 

 

Négociations Corée-Etats Unis : çà va durer un moment

 Négociations Corée-Etats Unis : çà va durer un moment

 

 

 

La Corée du nord estime déjà que les discussions avec les Etats –Unis ne sont pas satisfaisantes faisant douter de leur aboutissement ; ces discussions risquent d’être longues compte tenu du contentieux historique mais surtout d les personnalités très fantasques des chefs d’Etat coréen et américain. Il y aura sans doute des mouvements de yo-yo dans ce processus de négociation qui exigera sans doute des mois et des mois pour être finalisées.   A l’occasion de sa troisième visite à Pyongyang, le chef de la diplomatie américaine a tenté de définir les modalités du démantèlement du programme nucléaire nord-coréen, qu’il s’agisse du calendrier des opérations ou de la liste détaillée des installations concernées. Mais, selon les propos d’un porte-parole du ministère des Affaires étrangères cité par l’agence de presse officielle KCNA, les résultats des pourparlers avec la délégation américaine sont “très préoccupants”, la Corée du Nord accusant Washington d’insister sur une dénucléarisation, complète, vérifiable et irréversible (DCVI) unilatérale. “Nous étions partis du principe que la partie américaine allait venir avec une idée constructive, en pensant que nous pourrions en tirer quelque chose en retour”, a dit le porte-parole.

Hulot fait le bilan de son action : « ça pourrait aller mieux !

Hulot fait le bilan de son action : « ça pourrait aller mieux !

 

C’est en substance ce que dit Hulot en faisant son premier bilan d’activités annuel. Il est vrai qu’il a avalé de nombreuses couleuvres et que l’enflure du discours de la France est un peu en décalage avec la réalité concrète concernant de nombreux aspects comme la pollution, la biodiversité ou la qualité de vie tout simplement. Parmi les très grosses couleuvres, le renoncement à l’objectif -il est vrai utopique de passer la part de l’électricité à 50% au lieu de 75% actuellement en 2025. Hulot  devra habiller son renoncement avec une  grande dose hypocrisie et de démagogie lors de l’établissement des PPE (programmation énergétique). Donc pas de célébration pour cette première année d’activité.  « Célébrer, le mot est un peu fort. Il n’y a pas de quoi exulter », a lancé Nicolas Hulot, qui a insisté sur la hausse des émissions de gaz à effet de serre. « Les nouvelles ne sont pas bonnes à l’échelle de la planète. […] Elles ne sont pas bonnes non plus en France avec une hausse de 1,7% en 2017 par rapport à 2016″, a déclaré le ministre,   »C’est le signe que notre logiciel économique n’a pas tout à fait changé », a observé Nicolas Hulot, appelant à un « changement d’échelle » pour lutter contre le réchauffement climatique. « L’autosatisfaction dans ce ministère est une faute morale, n’attendez pas de moi de vous dire que tout va bien », avait d’ailleurs lancé en préambule le ministre. Nicolas Hulot a tenu à montrer les avancées, évoquant les « plans très concrets » mis en œuvre depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée, dans les domaines du logement, des transports, des énergies renouvelables, de l’économie circulaire… « On a tous les outils pour transformer notre société, c’est un problème de volonté collective et de souci de cohérence. […] Je suis là pour que l’exception devienne la norme », a déclaré le ministre qui – « petite parenthèse » – s’est lancé un petit message, paraphrasant Beaumarchais : « Sans la liberté de blâmer il n’est pas d’éloges flatteurs. Ça vaut pour moi de temps en temps. Sans la capacité de saluer le positif, il n’y a pas de critiques recevables. »Un bel exercice littéraire qui malheureusement ne veut rien dire car les cas où rien n’est positif sont loin d’être négligeables.

La grève SNCF : ça continue

La grève SNCF : ça continue

 

  • Il y a affectivement une  baisse de fréquentation mais pour autant la grève continue et sans doute au moins jusqu’en fin juin comme annoncé par les syndicats.  Chez les  agents soumis à une déclaration individuelle d’intention 48 heures à l’avance, il était de 43,7% chez les conducteurs, 38,9% chez les contrôleurs et 18,6% chez les aiguilleurs. La SNCF prévoit que plus de 650 TGV circuleront vendredi, soit quatre TGV sur cinq, ainsi que trois Transiliens sur cinq, un TER sur deux, un intercités sur deux et sept trains sur dix sur les lignes internationales.

Plus de 100 banquiers millionnaires en 2017 : ça baigne !

Plus de 100 banquiers millionnaires en 2017 : ça baigne !

Pour trois établissements financiers on compte déjà plus de 100 banquiers qui ont gagné 1 million et plus en 2017. Avec les autres banques Société générale, Crédit agricoles et autres établissements, on doit bien parvenir à 300 banquiers qui se sont régalés d’un million et plus en 2017. A noter que le SMIC a été augmenté (après de longues discussions) de moins de  20 euros bruts par mois en 2017. Le lobby financier a donc raison de vouloir strictement limiter la hausse du SMIC et la rémunération du livret A ! Ou encore de recommander la hausse de la CSG sur les retraites dont la moyenne est de 1200 euros par mois! D’après les derniers décomptes, BNP Paribas, Société Générale et Natixis totalisent une centaine – cent tout rond – de  banquiers millionnaires en France au titre de 2017. C’est le nombre le plus élevé en quatre ans pour ces trois acteurs, depuis que les banques ont l’obligation de publier ces informations. En y ajoutant les données du Crédit Agricole – attendues début mai – et les autres, on devrait se situer entre 300 et 400.

Gouvernement-syndicats : ça se durcit

Gouvernement-syndicats : ça se durcit

D’une  certaine façon ça se durcit aussi bien coté gouvernement que coté syndicats. Des syndicats qui reprochent de plus en plus au gouvernement de passer en force par dessus la tête des partenaires sociaux .  C’est vrai avec les menaces d’Etatisation de l’assurance chômage, avec les menaces de la ministre du travail sur les résultats de la négociation de la formation permanente ou encore avec  de la SNCF avec les éventuelles ordonnances. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, déçue du projet d‘accord auquel les partenaires sociaux sont parvenus dans la nuit de mercredi à jeudi sur la formation professionnelle, a annoncé quelques heures plus tard qu‘elle présenterait mardi prochain un texte “big bang” sur le sujet. La même journée, jeudi, le secrétaire d‘Etat aux Relations avec le Parlement Christophe Castaner a évoqué la “possibilité” de légiférer par ordonnances pour réformer le secteur ferroviaire, provoquant la colère des syndicats de la SNCF et une menace de grève. Muriel Pénicaud a poursuivi vendredi en invitant les organisations syndicales à penser à “l‘intérêt général” sur l‘assurance chômage, au lendemain de l‘accord a minima conclu par les partenaires sociaux. Echaudés par les annonces de la ministre, ces derniers ont conditionné leur signature à l‘engagement de l‘Etat d‘en “respecter tous les termes”. “Ce que nous avions dit aux partenaires c‘est: sur ce sujet-là, vous négociez. Après, il y a une autre responsabilité qui est complémentaire, c‘est celle du gouvernement et du Parlement, de dire la loi, de faire la loi”, a dit Muriel Pénicaud sur RTL lors d‘une visite du siège des Compagnons du Devoir et du Tour de France, à Paris.

Zone euro : ça repart ou ça se tasse !

Zone euro : ça repart ou ça se tasse  !

Alors que les économistes ont passé leur temps à réviser leurs perspectives de croissance à la hausse tout au long de 2017, ils actent maintenant la bonne tenue économique de l’année mais en même temps prévoient  une légère détérioration en 2018. Mais une se détérioration si légère qu’elle pose une hypothèque sur la crédibilité de ce genre de prévisions. Selon les dernières prévisions de la Commission européenne, la croissance de la zone euro devrait atteindre 2,2% et celle de l’Union européenne 2,3 % en 2018. Des chiffres qui dépassent largement les premières prévisions du printemps 2017. Par prudence encore prévoit cependant un léger tassement de nos un à 02 % en 2018 par rapport à 2017. La vérité c’est que personne ne peut affirmer avec certitude s’il ira tassement au contraire une activité plus dynamique encore en 2018. Des facteurs favorables militent en faveur d’un plus grand dynamisme à savoir la poursuite de la politique accommodante de la banque centrale européenne (politique contestée par les Allemands), la demande intérieure ( ménage et investissement des entreprises)  enfin et surtout la confiance principale moteur de toutes les dynamiques. Pour cela il faudra notamment que le chômage s’améliore un peu ce qui est probable en 2018. Le chômage pour la zone euro pourrait passer de 8,6 à 8,4%. Parmi les facteurs défavorables, le relatif blocage du pouvoir d’achat des salariés justifié par une inflation toujours très contenue. Un. Argument  très discutable car si l’inflation devait s’envoler il n’est pas certain que le pouvoir d’achat réel suivrait.

 

Information judiciaire : « ça m’agace » Ferrand)

Information judiciaire : « ça m’agace » Ferrand)

  • Ça m’agace a déclaré Richard Ferrand qui a cependant a estimé mardi que la décision du parquet national financier relevait du cours normal de la procédure judiciaire. “Aujourd‘hui vous comme moi nous ne connaissons qu‘une seule décision de justice, celle qui reconnaît par le classement sans suite que je n‘ai rien commis d‘illégal ni d‘immoral”, a-t-il réagi sur le plateau de BFM TV. “Ensuite, une association a souhaité poursuivre et s‘acharner. Comme on est en droit français dans une logique qui fait que quand quelqu‘un dépose une plainte, on l‘examine, moi j‘ai confiance dans la justice de mon pays, j‘ai ma conscience et donc la justice doit passer”, a-t-il poursuivi. “Ca m‘agace évidement, quand on est mis en cause et que l‘on sait au fond de soit que l‘on a rien commis, c‘est agaçant”, a-t-il ajouté. Juridiquement Richard Ferrand est lavé  dans l’affaire des mutuelles de Bretagne qu’il a dirigée  de 1998 à 2012 grâce à un jugement t « sur mesure » du tribunal de Brest qui laisse pantois !  Reste que la motivation du tribunal paraît un peu douteuse. Le procureur de la république a en effet considéré que l’affaire  pouvait être classé sans suite au motif qu’il n’a pas commis d’infraction au code de la mutualité et qu’il n’était pas avéré que les mutuelles Bretagne assume un rôle de service public. Le procureur de Brest a donc annoncé le classement sans suite de l’enquête visant Richard en invoquant notamment la prescription. «Les infractions d’abus de confiance et d’escroquerie» ne sont, elles, «pas constituées, faute d’un préjudice avéré», a-t-il précisé. S’agissant d’un éventuel délit de prise illégale d’intérêts, «la question est apparue complexe» et «le parquet de Brest aurait pu envisager l’ouverture d’une information judiciaire», a expliqué le procureur de Brest, Jean-Philippe Récappé. «Il convenait toutefois de vérifier au préalable si l’infraction éventuelle (…) n’était pas prescrite», ce qui est le cas depuis le 19 juin 2015», a-t-il souligné. Dans cette affaire, révélée par le Canard Enchaîné le 24 mai dernier, Richard Ferrand, est soupçonné d’avoir favorisé sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, à l’époque où il était directeur général des Mutuelles de Bretagne et élu local PS. Le 19 juin, il était contraint de démissionner de son poste de ministre de la Cohésion des territoires. Force est de constater les explications du procureur sont assez alambiquées. Les mutuels de Bretagne n’appartiennent pas juridiquement un service public mais dans les faits elles en assurent le rôle. ” Le parquet dit qu‘il aurait pu envisager l‘ouverture d‘une information pour prise illégale d‘intérêt, mais souligne que la jurisprudence ne permet pas d‘affirmer que les Mutuelles de Bretagne ont effectué une mission de service public au sens du droit pénal et que l‘infraction éventuelle est prescrite !

Pétrole : attention ça monte

Pétrole : attention ça monte  

 

Le pétrole a franchi la barre des 60,01 $ niveau qui n’avait pas atteint depuis plus de deux ans.  Les cours du pétrole ont terminé en nette hausse aujourd’hui sur le marché new-yorkais Nymex, à des niveaux record, soutenus par l’annonce de l’explosion d’un oléoduc en Libye et les efforts de réduction de production de l’Opep. Le contrat février sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a gagné 1,50 dollar, soit 2,57%, à 59,97 dollars le baril, après avoir dépassé les 60 dollars pour la première fois depuis la mi-2015.Au moment de la clôture du Nymex, le Brent prenait 1,68 dollar, soit 2,59%, à 66,94 dollars, au-dessus de la barre des 66 dollars, également pour la première fois depuis juin 2015. Les volumes de transactions étaient faibles en raison des fêtes de fin d’année. Une explosion provoquée par des hommes armés a endommagé mardi un oléoduc de la compagnie pétrolière Waha Oil, filiale de la société nationale pétrolière libyenne NOC, et réduit l’acheminement de brut vers le terminal portuaire d’Es Sider. La perte de production est estimée entre 70.000 et 100.000 barils par jour, a fait savoir NOC. Le président de Waha Oil avait indiqué le mois dernier que les pompages de la compagnie représentaient 260.000 barils par jour. Les efforts de réduction d’extractions de l’Opep ont également soutenus les cours. Le ministre du Pétrole irakien a déclaré lundi que l’offre et la demande seraient équilibrées d’ici le premier trimestre, ce qui devrait favoriser une hausse des prix avec une hypothèse d’un pétrole entre 60 et 70 dollars le baril

Affaire russe : ça se complique pour Trump

Affaire russe : ça se complique pour Trump

Michael Flynn, l’ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, a reconnu avoir menti au FBI,  d’avoir notamment fait de fausses déclarations aux enquêteurs sur ses conversations avec l’ambassadeur de Russie, Sergueï Kisliak. Selon les documents d’accusation, dont il a confirmé la véracité de sa signature, l’ex-conseiller a ponctuellement agi sur les instructions d’un « très haut responsable » de l’équipe de transition présidentielle. Il s’agirait de Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, Ça commence donc à sentir le roussi pour Trump.  D‘après ABC News, Flynn,  l‘ancien général poussé à la démission en février dernier après avoir dissimulé le contenu de ses discussions avec l‘ambassadeur russe à Washington a promis de “coopérer pleinement” avec les enquêteurs et serait même prêt à témoigner que Donald Trump “lui a donné instruction d‘entrer en contact avec les Russes”. Dans un communiqué, la Maison blanche souligne pour sa part que ses mensonges au FBI sont comparables à ses fausses déclarations à des responsables de l‘administration américaine et que son plaider coupable n‘implique que lui. “Rien dans son plaider coupable ni dans les charges (retenues contre lui) n‘implique quelqu‘un d‘autre que M. Flynn”, souligne Ty Cobb, conseiller juridique de la Maison blanche. En plaidant coupable, poursuit-il, l‘ex-conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump “ouvre la voie à une conclusion prompte et raisonnable” de l‘enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller. Les procureurs ont déclaré que Flynn s’était entretenu de ses conversations avec l‘ambassadeur Sergueï Kisliak avec de hauts responsables de l’équipe de transition mise en place par Trump entre son élection et son investiture, le 20 janvier dernier. Ils évoquent aussi un contact avec un “haut responsable” de l’équipe de transition à Mar-a-Lago, la résidence que Trump possède en Floride pour discuter du message à faire passer à l‘ambassadeur russe. Les procureurs parlent également d‘instruction donnée à Flynn par un “très haut membre” de l’équipe de transition avant un vote au Conseil de sécurité de l‘Onu en décembre 2016. Selon NBC, citant deux personnes informées du dossier, Jared Kushner, le gendre et conseiller de Trump, a demandé à Michael Flynn qui faisait partie de l’équipe du président-élu de contacter des responsables russes autour du 22 décembre concernant une résolution de l‘Onu visant Israël. Flynn  est une figure centrale de l‘enquête dirigée par le procureur spécial Robert Mueller sur les soupçons d‘ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine et de collusion entre des membres de l’équipe Trump et Moscou. Après Paul Manafort, qui dirigea brièvement l’équipe de campagne de Trump, il est son second proche conseiller à être inculpé dans l‘enquête russe qui pollue le mandat du 45e président des Etats-Unis depuis le premier jour. Deux autres anciens conseillers ont également été inculpés, Rick Gates, associé de Manafort, et George Papadopoulos, un avocat spécialiste des questions internationales liées à l’énergie. Dans une déclaration diffusée par ses avocats, Michael Flynn explique qu‘il a décidé de plaider coupable et de coopérer avec les enquêteurs “dans l‘intérêt de (s)a famille et de (s)on pays”. Il ajoute qu‘il lui a été “douloureux d‘endurer les fausses accusations de ‘trahison’ et autres actes outrageants” au cours des mois écoulés mais reconnaît que les actes sur lesquels il a plaidé coupable étaient “mauvais”. En conséquence, il a été inculpé en fin de journée.

Glyphosate : la France votera contre, mais ça ne changera rien

Glyphosate : la France votera contre, mais ça ne changera rien

Nicolas Hulot sans doute pour faire oublier les couleuvres qu’il est contraint d’avaler a obtenu du gouvernement que la France vote contre la proposition de la commission européenne La France votera contre le renouvellement du glyphosate pour une durée de cinq ans. Nicolas Hulot lui proposait le délai de trois ans. Cela ne changera sans doute pas la position de la commission européenne d’autant que le glysophate est un  produit de Monsanto, la firme rachetée par l’allemand Bayer. On peut compter sur l’Allemagne pour approuver  la position de Bruxelles Les inquiétudes sur le glyphosate, l‘un des composants essentiels de l‘herbicide Roundup de Monsanto, ont donné lieu à l‘ouverture d‘enquêtes aux Etats-Unis et déclenché un débat d‘experts en Europe après des conclusions contradictoires. “La Commission européenne mettra lundi une seule proposition sur la table : celle d‘un renouvellement du glyphosate pour une durée de cinq ans”, écrit Brune Poirson, la secrétaire d’État à l’écologie, dans une tribune intitulée “Pour en finir vraiment avec le glyphosate”. Compte tenu de l’ambiguïté de la position du gouvernement, Nicolas Hulot a laissé à la secrétaire d’État le soin de justifier la posture française “Considérant les risques, la France s‘opposera à cette proposition et votera contre. La France veut construire une sortie progressive du glyphosate et, avec plusieurs partenaires, pense qu‘une durée plus courte serait possible”, ajoute la secrétaire d‘Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot. Selon ce dernier, la France milite pour une reconduction de trois ans. “Un arrêt immédiat de l‘autorisation n‘est pas possible. Il risquerait, dans une folle course en avant, de conduire à renoncer simplement à une substance pour aussitôt dépendre d‘une autre”, explique Brune Poirson. “Désormais, il s‘agit bel et bien, dans un cadre harmonisé, de changer de modèle agricole, d‘organiser les alternatives techniques.”La licence actuelle d‘utilisation du glyphosate expire le 15 décembre. Faute d‘accord entre les gouvernements de l‘Union, la Commission européenne sera amenée à se prononcer. La perspective d‘une interdiction à court terme, réclamée par les défenseurs de l‘environnement, suscite la crainte chez une grande partie des agriculteurs “conventionnels”, qui estiment ne pas pouvoir s‘en passer pour le moment. A Paris, une cinquantaine de personnes, selon les organisateurs, se sont réunis dimanche pour dire non au glyphosate et aux pesticides dangereux pour l‘homme, les animaux et la nature en général.

Travailleur détaché: ça avance au Parlement européen

Travailleur  détaché: ça  avance au Parlement européen

Ça avance au Parlement européen puisque la commission de l’emploi et des affaires sociales a adopté un texte qui va plus loin que celui qui avait été envisagé par la commission européenne en mars 16 mais qui cependant est en retrait par rapport aux propositions de Paris. Le Parlement européen devra encore, le 26 octobre, définitivement adopter en séance plénière sa position, prélude à des négociations avec les Etats membres. Les ministres européens du Travail se réunissent quant à eux le 23 octobre à Luxembourg pour tenter de parvenir à un accord entre eux. Une fois que ces deux organes législatifs auront arrêté leurs positions, pourront alors commencer les tractations sur un texte final.  Parmi les points majeurs du texte adopté lundi en commission parlementaire, la question de la rémunération du travailleur détaché. Dans sa proposition présentée il y a un an et demi, l’exécutif européen avait posé un principe simple: une même rémunération pour un même travail au même endroit. En plus du salaire minimum du pays d’accueil (ce que stipulait déjà la directive de 1996), le travailleur détaché doit toucher toutes les primes prévues pour son travail dans le pays (comme un 13e mois, primes de risque ou de pénibilité, etc.). Le texte adopté lundi par les eurodéputés va plus loin: il demande aux employeurs de ne pas défalquer de cette rémunération les frais de logement, de transport ou d’alimentation. Et que ces remboursements se fassent sur le barème du pays d’accueil. Un élément qui ne plaît pas aux pays de l’Est, mais qui a en revanche les faveurs de la France. Le texte adopté lundi prévoit, comme dans la proposition de la Commission européenne, que la durée du détachement soit limitée à deux ans. La France, rejointe par l’Allemagne, les pays du Benelux et l’Autriche, poussent pour une durée plus courte d’un an. Sur l’épineuse question du transport routier, les eurodéputés précisent que les chauffeurs seront aussi considérés comme des travailleurs détachés, en attendant qu’une autre législation spécifique au secteur et présentée en mai dernier par la Commission européenne entre en vigueur.

Fiscalité européenne des GAFA : ça avance doucement

Fiscalité européenne des GAFA : ça avance doucement

Les 28 ministres des Finances de l’UE se sont entendus samedi pour avancer rapidement sur la fiscalité des GAFA notamment Google, Apple, Facebook et Amazon  afin d’arriver à une approche commune lors d’une réunion en décembre. A la suite de quoi, la commission européenne serait chargée de concocter une proposition législative en 2018. L’origine de ce nouvel élan, une initiative pilotée par la France et soutenue par trois autres grands pays européens, Allemagne, Italie, Espagne. Leur idée: avoir une taxe appliquée sur le chiffre d’affaires généré dans chaque pays européen par les géants du net.   Actuellement, c’est le bénéfice qui sert de référence à l’impôt sur les sociétés payé par les entreprises. Et nombre de multinationales du net concentrent leurs bénéfices dans des filiales domiciliées dans des pays à faible taux d’imposition, comme l’Irlande, même si elles génèrent presque tout leur chiffre d’affaires dans d’autres pays de l’UE. Nous sommes désormais une dizaine d’États membres à soutenir cette proposition », a déclaré M. Le Maire, après la réunion de Tallinn. Il s’agit de l’Allemagne, l’Autriche, la Bulgarie, la France, la Grèce, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Roumanie et la Slovénie. Mais pour toutes les réformes concernant la fiscalité en Europe, les 28 États membres doivent se prononcer à l’unanimité, ce qui rend les changements très difficiles. Selon M. Le Maire, huit d’entre eux seraient « plus réservés et un Etat ouvertement hostile, l’Irlande ».

 

Auto-entrepreneurs: le plafond du chiffre d’affaires doublé, ça ne pisse pas loin !

Auto-entrepreneurs: le plafond du chiffre d’affaires doublé, ça ne pisse pas loin !

Le plafond du chiffre d’affaires qui doit être respecté pour bénéficier de ce statut sera doublé en 2018. C’est ce qu’a annoncé ce jeudi le ministre de l’Économie Bruno Le Maire. Pourtant cette annonce ne pisse pas loin si l’on s’en tient à l’analyse des chiffres d’affaires des autos entrepreneurs. La réalité c’est que le statut d’auto entrepreneur peut procurer des revenus satisfaisants mais à condition de le cumuler avec un statut de salarié. Sinon le revenu moyen est particulièrement bas de l’ordre de 400 € par mois. Et ce revenu tend à diminuer.  Un tiers des auto-entrepreneurs ont en effet cumulé cette activité avec un emploi salarié, contre un non-salarié classique sur dix. En incluant leur salaire, les auto-entrepreneurs « ont perçu au total 2.100 euros par mois ».  Des salariés devenant auto entrepreneurs, le rêve de certains qui veulent supprimer le salariat et ses contraintes économiques et sociales (voir un autre article sur le sujet sur le site). L’intermédiation numérique justifierait ce changement de statut. Revenons d’abord sur la définition que donne Wikipedia à la définition de journalier :  « Les termes de  brassier » et  manouvrier » (terme qui a perduré avec « manœuvre ») ont un sens proche et désignent également des ouvriers agricoles pauvres ; les deux mots indiquent une personne qui loue sa force physique, ses bras ou ses mains, et qui donc ne possède pas de train de culture (charrue et animaux de trait, bœufs, cheval ou mulet). Les journaliers et manouvriers existaient aussi dans les villes, pratiquant une multitude de petits métiers et louant là leurs bras à la journée. Celui qui s’en sortait le mieux était celui qui réussissait à se faire embaucher régulièrement, même si les salaires étaient minimes. ». En France le nombre d’autos entrepreneur ne cesse de progresser en raison notamment de la situation du chômage. Mais pour quel revenu ? Alors même que le régime connaît un franc succès dans tous les secteurs d’activité ou il est éligible, les autoentrepreneurs semblent, globalement, avoir du mal à se générer un revenu décent. 400 euros par mois c’est peu.  . On objectera que beaucoup ne travaillent pas à plein temps mais même ceux qui font les mêmes horaires qu’un salarié voire davantage ont des difficultés à dégager un revenu satisfaisant. Un monde d’autoentrepreneurs peut a priori faire rêver car il supprime le lien de subordination vis-à-vis du patron mais du coup on lui substitue une autre subordination celle du client mais en réalité celle d’une nouvelle intermédiation type Uber. L’outil numérique n’est qu’un prétexte pour réduire la rémunération aussi pour supprimer les couvertures sociales (santé, retraite, chômage). En même temps qu’on transfère les charges sociales, on  transfère aussi souvent les charges de capital. Un phénomène bien connu dans le transport routier quand certaines entreprises avaient transformé leurs salariés en sous-traitants devant y compris investir dans l’achat d’un camion et hypothéquer leur maison. Ce monde de nouveaux  journaliers est évidemment une vision ultra libérale. Certes il faut sans doute encourager la création d’entreprise y compris celles d’auto entrepreneurs sous réserve toutefois de réguler les conditions de concurrence afin d’une part que les intéressés puissent dégager des revenus immédiats convenables mais aussi afin de ne pas hypothéquer les équilibres de la protection sociale (même si cette dernière mérite d’être réformée sérieusement). Le changement annoncé par le ministre de l’économie changera peu de choses pour la majorité des autos entrepreneurs. Pour l’heure, au-delà d’un certain chiffre d’affaires l’auto-entrepreneur doit abandonner ce statut lui permettant de bénéficier d’un régime fiscal et social simplifié et opter pour statut juridique plus contraignant. Ce seuil varie de 33.100 à 82.800 euros en fonction du type d’activités exercées. Dans un communiqué la FEDAE (fédération des auto-entrepreneurs) s’est réjoui de cette mesure.   »Une France d’autoentrepreneurs ne pourrait ni investir massivement ni embaucher », a de son côté regretté dans un communiqué la CPME, critiquant « une concurrence déloyale inacceptable par rapport aux autres formes sociétales, et en particulier les artisans ».

Brexit : ça va durer !

Brexit : ça va durer !

 

Comme c’était prévisible les suites du brexit risquant e de s’étaler sur des années. En cause,  la complexité des négociations avec Bruxelles, aussi le refus du Royaume-Uni à payer la facture avant d’avoir négocié de nouvelles relations commerciales. Des relations commerciales qu’il faudra négocier non seulement avec l’union européenne mais aussi avec toutes les autres zones mondiales. Du coup les Britanniques semblent souhaiter une assez longue période de transition. Comme le pense nombre d’experts cette transition pourrait bien durer 5 ou 10 ans Les Britanniques « ne souhaitent pas une rupture brutale du jour au lendemain. Il faut donc qu’il y ait une période pendant laquelle nous évoluerons progressivement de la situation actuelle à une nouvelle relation de long terme« , a affirmé le ministre des Finances sur la radio BBC 4. »Ce processus devra être terminé au moment des prochaines élections législatives (britanniques, ndlr) qui se tiendront en juin 2022. Cela représente donc une période maximale de trois ans » à partir de la concrétisation du Brexit, qui doit avoir lieu en mars 2019, a ajouté M. Hammond. Au début de cette transition, les dispositions régissant les liens entre l’UE et le Royaume-Uni pourraient être « très similaires » à ce qu’elles sont actuellement. Elles devraient ensuite « progresser régulièrement » pour établir les normes de la relation future qui sera fondée sur « un nouveau traité ». Quant aux citoyens européens, ils « seront toujours autorisés » à se rendre outre-Manche mais devront « s’enregistrer auprès des autorités« . « Ainsi nous saurons qui entre et qui quitte le territoire« , a-t-il dit.

 

Rémunération de Ghosn (Renault) Ça va chauffer en AG

Rémunération de Ghosn (Renault) Ça va chauffer en  AG

Carlos Ghosn faiat sans doute une  énorme bêtise en créant les conditions d’un affrontement avec l’assemblée générale des actionnaires de Renault à propos de sa rémunération.  54% des détenteurs de titres. À l’AG avaient  refusé sa rémunération en 2016. Le conseil d’administration était passé outre, suscitant des critiques du patronat et du ministre de l’Economie de l’époque, Emmanuel Macron. Le gouvernement avait alors renforcé l’arsenal législatif sur la gouvernance des sociétés. Le gouvernement précédent et en particulier Emmanuel Macron s’était aussi  opposé à l’augmentation de rémunération du patron de Renault Nissan. Un nouveau conflit encore plus important pourrait naitre  avec le montage financier qui va permettre de faire croire encore davantage les bonus des dirigeants du groupe Renault. Cela d’autant plus qu’il s’agit d’un montage financier très sulfureux créé aux Pays-Bas les précisément pour contourner la législation actuelle. D’une certaine manière, Carlos Ghosn, certes très brillant dirigeant mais un peu entêté, joue avec le feu. À ce petit jeu le gouvernement pourrait rechercher des moyens de le pousser vers la sortie. D’ores et déjà on envisage de lui coller un adjoint en vue de préparer un éventuel départ.  Les banquiers de l’alliance Renault-Nissan ont en effet élaboré un projet permettant de verser des millions d’euros de bonus annuels supplémentaires au PDG Carlos Ghosn et à d’autres dirigeants via une société de service créée spécialement pour l’occasion, selon des documents vus par Reuters.  Bercy a confirmé que les représentants de l’Etat voteraient, cette année encore, contre la rémunération de Carlos Ghosn, jugée excessive. Le premier actionnaire de Renault est en effet l’Etat (19,74%), suivi de Nissan (15%), qui ne dispose pas de droits de vote. Daimler contrôle 3,1% des actions de Renault et les salariés de l’entreprise 2,09%, le reste étant surtout aux mains d’investisseurs institutionnels. Certains des autres actionnaires pourraient être hérissés par des informations publiées cette semaine selon lesquelles l’alliance Renault-Nissan réfléchirait à un système de bonus supplémentaires pour ses dirigeants, dont Carlos Ghosn, à travers une société dédiée aux Pays-Bas. Renault-Nissan a assuré que cette révélation n’était « pas fondée sur des informations fournies par l’alliance ou ses entreprises membres, et (qu’)aucune décision de ce genre n’a été prise ». La rémunération totale de Carlos Ghosn en 2016 a atteint 15,4 millions d’euros une fois pris en compte son salaire de PDG chez Nissan, ce qui fait de lui le patron le mieux payé du CAC 40, selon le cabinet de conseil Proxinvest. L’actuel mandat chez Renault de Carlos Ghosn, 63 ans, expire à l’assemblée générale 2018.

 

Logements neufs: ça repart

Logements neufs: ça repart

Le secteur de la construction en France devrait atteindre un point haut en 2017 avec la production d’un peu plus de 400.000 logements neufs, contre 376.500 en 2016. C’est ce qu’a annoncé Alain Dinin, le PDG du groupe Nexity, ce jeudi matin sur BFM Business. Le secteur n’avait plus dépassé la barre des 400.000 logements construits ou en cours de de construction depuis fin 2012. « Mais il faut que cela dure dans le temps car en 2035 la France comptera 4 millions de ménages de plus. Il faut donc produire au moins 350.000 logements par an, mais pas de façon égalitaire sur le territoire », a précisé le promoteur immobilier

PNF – affaire Fillon : ça va traîner

PNF – affaire Fillon : ça va traîner

 

Contrairement à ce qu’avait indiqué le JDD la décision du parquet national financier n’est pas encore mûre. L’hypothèse la plus vraisemblable c’est que le moment venu le PNF confie l’enquête à un juge d’instruction avec la perspective d’une mise en examen. Mais il faudra sans doute encore du temps pour que le PNF boucle son affaire tellement sont complexes et et parfois tordues  les procédures de Fillon relatives au détournement de fonds publics et à l’abus de biens sociaux. Il se confirme que le temps judiciaire n’est pas le temps médiatique pas plus que le temps politique. On se souvient que Fillon et ses partisans avaient exigé un traitement ultra rapide du dossier. Sans doute convaincus que la justice ne peut se soumettre au calendrier du présumé coupable, Fillon et son camp ont changé leur système de défense en demandant au parquet national financier de stopper leur enquête et de se dessaisir de l’affaire au motif que cette justice était sous influence politique. Pas forcement le meilleur moyen pour faire accélérer la procédure et pour persuader de l’innocence de l’ancien Premier ministre. De toute manière l’avancée du dossier judiciaire a maintenant peu d’importance. En effet François Fillon est définitivement condamné par l’opinion publique. Contactée par Reuters, une porte-parole du PNF a d’ailleurs déclaré « qu’aucune décision n’avait été prise à ce stade de l’enquête » et « qu’aucun calendrier n’était fixé à ce jour ». Les avocats du candidat Les Républicains à l’élection présidentielle ont répété ces derniers jours que les emplois dont ont bénéficié son épouse et deux de ses enfants étaient légaux et expliqué que le parquet national financier n’était pas compétent pour mettre en cause François Fillon. Les options dont dispose le PNF sont un classement sans suite s’il estime que les délits ne sont pas constitués ou la transmission du dossier au parquet de Paris s’il considère qu’il n’est pas compétent. Il peut aussi ouvrir une information judiciaire, et confier l’enquête à des juges d’instruction, ou directement renvoyer devant le tribunal correctionnel une ou plusieurs des personnes visées par l’enquête. Le JDD avait indiqué que ces deux dernières options étaient celles qui étaient à l’étude. Alors que les avocats de François Fillon reprochent également au parquet national financier de porter atteinte au principe constitutionnel de séparation des pouvoirs, les présidents des groupes parlementaires de droite et du centre reprennent cet argument dans une tribune également publiée dans le Journal du Dimanche. « La séparation des pouvoirs a été malmenée dans la procédure qui vise François Fillon », indiquent dans ce texte Christian Jacob (groupe Les Républicains, Assemblée nationale), Bruno Retailleau (groupe LR, Sénat), Philippe Vigier (groupe UDI, Assemblée nationale) et François Zocchetto (groupe Union des centristes, Sénat). Selon eux, « en écartant le principe de séparation des pouvoirs, l’élection présidentielle a été prise en otage ». La question est de savoir par qui ? En réalité par un candidat corrompu qui cherche à sauver sa peau en ce maintenant envers et contre tout.

Moral des Français : ça replonge en février

Moral des Français : ça replonge en février

.Le moral économique des Français se détériore à nouveau en février. En cause, la situation économique et sociale actuelle mais aussi les grandes incertitudes relatives à 2017. L’affaire Fillon a contribué notamment à plomber le moral des Français.  D’après le baromètre Odoxa pour Aviva, Challenges et BFM Business, 74% d’entre eux sont “plutôt moins confiants” en l’avenir de la situation économique du pays contre 26% “plutôt plus confiants” par rapport à janvier 2017. Soit une chute de sept points par rapport au mois dernier. Il faut dire que le mois de janvier a été marqué par l’annonce d’une nouvelle hausse du chômage après trois mois consécutifs de baisse. De quoi refroidir l’optimisme. La baisse du moral économique des Français trouverait également son explication dans la sphère politique avec, d’un côté, les sympathisants de droite qui ont été déçus de leur candidat François Fillon, empêtré dans « l’Affaire Penelope”. De l’autre, les sympathisants de gauche qui, eux, ont été gênés par le déroulement du premier tour de la primaire du Parti Socialiste, entaché d’approximations sur les chiffres de participation. D’ailleurs, si les Français de droite affichent un taux de confiance en l’avenir plus faible (23%) que les Français de gauche (37%), c’est bien chez ces derniers que la baisse du moral est la plus perceptible, avec une perte de 12 points par rapport à janvier 2017, contre 3 points chez les sympathisants de droite.

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