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Vente de voitures électriques : ça rame !

Vente de voitures électriques : ça rame !

Dans un marché du neuf relativement dépressif ( l’occasion, lui, est en surchauffe!), les ventes de voitures électriques rament.13% des automobiles immatriculées sur ces 31 jours ont été électriques. S’il s’agit d’un léger mieux par rapport aux 12% de février, c’est toutefois moins bien que le même mois l’année précédente (13,9%) et que les 14,6% enregistrés sur l’ensemble de l’année 2023.

L’Allemagne a contribué à ce marasme : les immatriculations d’électriques y ont plongé de 28,9% le mois dernier, bien que le pays représente encore (et de loin) le plus gros volume de ventes avec plus de 44.000 unités écoulées. A contrario, des hausses à deux chiffres ont été enregistrées en France (+10,9% avec plus de 30.000 voitures électriques vendues, deuxième marché en termes de volumes) et en Belgique (+23,8%, soit l’une des plus fortes hausses sur un mois mais avec des ventes moindres, sous la barre des 10.000 voitures).

Le premier trimestre 2024 s’est néanmoins terminé avec un total de 332.999 nouvelles voitures électriques à batterie immatriculées sur l’ensemble de l’Union européenne, soit une augmentation de 3,8% par rapport au même trimestre de l’année précédente.

À noter que, sur ce mois de mars, ce sont les hybrides non rechargeables qui ont tiré leur épingle du jeu. Elles ont connu une augmentation de 12,6% de leurs immatriculations le mois dernier, leur permettant d’atteindre 29% du marché contre 24,4% en mars 2023. Les voitures thermiques ont, de leur côté, perdu du terrain (-2 points de part de marché chacune) : les diesels représentent ainsi 12,4% du total des ventes et les essences 35,4%.

De façon plus globale en mars, les immatriculations de voitures neuves, toute motorisation confondue, ont connu un repli sur le marché européen, le premier depuis le début de l’année 2024. Quelque 1,03 million de nouvelles voitures particulières ont ainsi été mises en circulation, soit une chute de 5,2% sur un an.

Economie-Taux d’intérêt élevés : ça va durer

Economie-Taux d’intérêt élevés : ça va durer

Pour Patrick Artus, économiste et conseiller de la banque Natixis, la Banque centrale européenne devrait maintenir ses taux directeurs élevés bien plus longtemps que son homologue américaine. Mais il estime que le temps de « l’argent magique » est révolu. (intreview dans la « Tribune »).

Aux États-Unis, les taux oscillent entre 5% et 5,5% et entre 4% et 4,75% en Europe, alors qu’ils étaient encore négatifs début 2022. Cette hausse aussi brutale a-t-elle permis de gagner la bataille contre l’inflation ?

PATRICK ARTUS- Il y a une grande différence entre la situation américaine et européenne. Les États-Unis ont gagné la lutte contre l’inflation et sont parvenus à un atterrissage doux (« soft landing »), c’est-à-dire à durcir l’accès au crédit sans perdre de croissance. Cette victoire est d’autant plus significative que l’inflation hors énergie, alimentation et loyer imputé a diminué fortement pour atteindre 2,6% en novembre, un niveau inférieur à celui de l’inflation générale (3,2%). C’est l’inverse en zone euro, où l’inflation sous-jacente reste forte (5%) tandis que l’inflation générale se situe à 2,9%. Qui plus est est, l’écart entre l’inflation sous-jacente et l’inflation générale est très fort en raison de l’effet de base important puisque les prix de l’énergie l’an dernier étaient l’an dernier très élevés et qu’ils ont fortement diminué cette année. Contrairement aux États-Unis, le ralentissement de l’inflation en Europe est donc essentiellement lié à un effet de base favorable.

Par ailleurs, en matière de perspectives de croissance, la zone euro est également beaucoup moins bien lotie que les États-Unis. Outre-Atlantique, la croissance en 2023 devrait atteindre 3% quand nous serons autour de 0%. Pour faire simple, la zone euro fait face à un scénario de stagflation, donc une inflation couplée à une récession, quand les Etats-Unis ressortent de période d’inflation et de hausse sans trop de casse. Cette différence de trajectoire s’explique notamment par la différence de productivité. Celle-ci augmente de 2% par an aux États-Unis alors qu’elle stagne en Europe. Or cette disparition de la productivité de zone euro est très inflationniste.

Ces différences de trajectoire sont-elles prises en compte par les banques centrales, du moins dans leur communication ?

Les deux banques ont un discours dur. Mais nous voyons tout de même que la Fed opte pour un discours plus traditionnel qui est de dire, « pour réduire l’inflation, je cogne [sur l'économie, NDLR] » alors que la BCE se montre plus douce et laisse entendre qu’elle va taper moins fort que son homologue mais dans le but de garder ses taux hauts plus longtemps. Ainsi, Jerome Powell, le président de la Fed et d’autres gouverneurs ont affirmé que de nouvelles hausses de taux n’étaient pas exclues alors que du côté de la BCE, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau s’est permis de dire que, « sauf surprise », l’institution ne relèverait plus ses taux.

Mais il faut aussi bien comprendre que, dans les faits, les deux institutions ont une politique différente du fait d’une situation différente. Aux États-Unis, les taux d’intérêt réels, dont nous soustrayons l’inflation sous-jacente, est de 2 ou 3% tandis que les taux d’intérêt réels de la BCE sont à -1%. La BCE est donc beaucoup plus tendre avec l’économie.

Quelles sont les raisons de ces divergences de politiques et de discours ?

La Fed a un discours plus dur car elle peut se permettre de se concentrer sur une lutte totale contre l’inflation grâce à la résilience de l’économie américaine. Celle-ci s’explique par trois raisons : la mise en place d’une politique budgétaire expansionniste, la progression rapide des investissements, notamment étrangers, sur le sol américain, et le maintien de la consommation des ménages américains qui désépargnent.

La BCE ne peut compter sur un tel socle car la croissance de la zone euro est nulle et la consommation des ménages moindre. L’économie européenne est donc plus fragile et la BCE ne mène pas de politique très dure pour juguler l’inflation.

Derrière les discours, allons-nous voir dans les évolutions des taux des divergences entre les deux grandes banques centrales ?

La Fed conserve une communication dure car elle veut s’assurer que les anticipations d’inflation sont bien mortes et que la hausse des prix va se maintenir à 2,5%. Mais en réalité, la banque centrale américaine est rassurée.

D’ailleurs, à l’inverse de ce que laisse entendre le discours, je pense que la Fed va baisser ses taux au début de l’année 2024 alors que la BCE devrait les maintenir entre 4% et 4,75% jusqu’en 2025. Et pour cause, l’inflation en 2024 est anticipée à 4,2% car nous n’allons plus bénéficier des effets de base des prix de l’énergie. Ce regain d’inflation qui se profile va empêcher l’institution de Francfort de baisser ses taux, contrairement à ce que croient les marchés financiers.

Si les taux évoluent différemment, quelles seront les conséquences sur les économies américaine et européenne et sur leurs devises ?

Il n’y aura pas beaucoup de conséquences sur l’euro/dollar car il existe d’importantes forces contraires. Aujourd’hui, tout le monde pense que la Fed va prochainement baisser fortement ses taux. Par conséquent, cette information devrait déjà être intégrée dans les cours du dollar, lequel devrait mécaniquement voir sa valeur baisser par rapport à l’euro. C’est sans compter sur l’énorme flux de capitaux qui entrent aux États-Unis, via les marchés financiers mais aussi en direct via les investissements des entreprises sur le sol américain. Ces investissements représentent 6 points de produit intérieur brut aux États-Unis contre aucun en zone euro. La forte demande de dollars maintient donc son cours.

En revanche, cette divergence à venir entre les banques centrales est très mauvaise pour l’économie européenne car le maintien des taux directeurs en zone euro va encore ralentir la croissance et affaiblir le tissu économique. D’autant plus que l’Europe est également fragilisée par un manque de productivité et une inflation importée importante du fait des prix de l’énergie que ne connaissent pas les États-Unis.

Cela étant, il faut raison garder sur les faillites d’entreprises. Normalement, une hausse des taux amène à une forte chute des investissements et, in fine, une chute des profits. Mais ce n’est pas ce que l’on a vu cette année. Les entreprises sont parvenues à maintenir leurs profits, ce qui permet à l’économie européenne de rester robuste.
Cette résistance s’explique par le durcissement économique porté par les ménages et les États mais aussi par les protections dont ont bénéficié les entreprises. Il y aura donc, évidemment, des hausses des défaillances d’entreprises, mais celle-ci ne sera pas catastrophique. Les 54.000 faillites d’entreprises françaises observées sur les 12 derniers mois en octobre traduisent un retour à la situation de 2019. Autrement dit, les entreprises qui font défaut aujourd’hui sont les « entreprises zombies » qui avaient survécu artificiellement grâce aux aides de l’Etat et c’est d’ailleurs la même chose aux États-Unis, malgré la résilience de leur économie.

Que pourrait faire l’Europe pour améliorer sa situation, baisser son inflation et faire repartir sa croissance ?

Il faut que les Vingt-Sept mettent en place un Inflation reduction act européen comme l’ont fait les Etats-Unis. Il faut accorder des aides fiscales à l’investissement plutôt que des subventions publiques bureaucratiques et inefficaces. Il faut réfléchir à une politique économique européenne efficace en réindustrialisant pour attirer les investissements. Reste néanmoins le problème du manque de productivité lié au vieillissement de la population, à la faiblesse de l’investissement dans la technologie et à l’absentéisme au travail. Les investisseurs sont beaucoup plus attirés par les États-Unis que l’Europe.

Lorsque les banques centrales auront vaincu leur combat contre l’inflation, jusqu’où redescendront leurs taux d’intérêt ?

En Europe, il sera très difficile de ramener l’inflation à 2% car plusieurs facteurs inflationnistes vont rester comme les prix de l’énergie, l’absence de productivité où encore le niveau élevé des coûts de production par rapport à de nombreux pays. Avec tous ces facteurs, les taux directeurs ne retomberont pas sous les 3% en Europe. Du côté des États-Unis, malgré leur meilleure situation, les taux directeurs vont probablement suivre le même schéma et s’arrêter également au seuil de 3%, ce qui correspond à la normalité monétaire des années 2000 où l’Occident vivait avec de l’inflation tout en réussissant à maintenir la croissance. Les taux d’intérêt à 0% n’ont été qu’un épisode de politique monétaire anormalement accommodante servant à soutenir les Etats trop endettés qui va prendre fin.

FOOT PSG Europe…ça passe de justesse…. sauf devant le but

FOOT PSG Europe…ça passe de justesse…. sauf devant le but

Pour un peu , on crierait victoire alors qu’il ne s’agit que d’une qualification pour les huitièmes de finale pour l’équipe de football de Paris-Saint-Germain en ligue des champions. Cela révèle à l’évidence que le niveau français à une ambition en nette baisse.

En vérité, c’est chaque année presque le même scénario ou presque. Au départ, c’est le titre de champion qui est visé est progressivement après prise de conscience du rapport des forces on se contente de figurer dans les 8 ou 16 équipes européennes.

Paris parvient donc à se qualifier pour les quarts mais de justesse. Une justesse qui lui a manqué devant le but comme d’habitude. Depuis un certain temps le Paris-Saint-Germain s’est fait une spécialité d’atteindre des records en matière de tirs normalement destinés au but mais qui finissent dans les mains du gardien qui arrosent tout autour.

Combiné à la victoire de Milan à Newcastle (1-2), ce résultat suffit aux Parisiens pour terminer deuxièmes du groupe F, derrière le BVB, et donc rallier les 8es de finale de C1 pour la 12e fois de suite. Il faudra néanmoins affronter un premier de groupe…

Ce sont les Italiens qui prennent la troisième place synonyme de barrages en Ligue Europa, tandis que le Borussia et le PSG filent en 8es de finale de C1. Finalement, tout le monde était content à Dortmund. Sauf les supporters objectifs. Conclusion, il faudra que le Paris-Saint-Germain se montre autrement efficace et à un autre niveau en championnat de France afin d’être prêt de se confronter à de véritables équipes européennes.

Taux d’intérêt élevés : ça va durer

Taux d’intérêt élevés : ça va durer

Pour Patrick Artus, économiste et conseiller de la banque Natixis, la Banque centrale européenne devrait maintenir ses taux directeurs élevés bien plus longtemps que son homologue américaine. Mais il estime que le temps de « l’argent magique » est révolu. (intreview dans la « Tribune »).

Aux États-Unis, les taux oscillent entre 5% et 5,5% et entre 4% et 4,75% en Europe, alors qu’ils étaient encore négatifs début 2022. Cette hausse aussi brutale a-t-elle permis de gagner la bataille contre l’inflation ?

PATRICK ARTUS- Il y a une grande différence entre la situation américaine et européenne. Les États-Unis ont gagné la lutte contre l’inflation et sont parvenus à un atterrissage doux (« soft landing »), c’est-à-dire à durcir l’accès au crédit sans perdre de croissance. Cette victoire est d’autant plus significative que l’inflation hors énergie, alimentation et loyer imputé a diminué fortement pour atteindre 2,6% en novembre, un niveau inférieur à celui de l’inflation générale (3,2%). C’est l’inverse en zone euro, où l’inflation sous-jacente reste forte (5%) tandis que l’inflation générale se situe à 2,9%. Qui plus est est, l’écart entre l’inflation sous-jacente et l’inflation générale est très fort en raison de l’effet de base important puisque les prix de l’énergie l’an dernier étaient l’an dernier très élevés et qu’ils ont fortement diminué cette année. Contrairement aux États-Unis, le ralentissement de l’inflation en Europe est donc essentiellement lié à un effet de base favorable.

Par ailleurs, en matière de perspectives de croissance, la zone euro est également beaucoup moins bien lotie que les États-Unis. Outre-Atlantique, la croissance en 2023 devrait atteindre 3% quand nous serons autour de 0%. Pour faire simple, la zone euro fait face à un scénario de stagflation, donc une inflation couplée à une récession, quand les Etats-Unis ressortent de période d’inflation et de hausse sans trop de casse. Cette différence de trajectoire s’explique notamment par la différence de productivité. Celle-ci augmente de 2% par an aux États-Unis alors qu’elle stagne en Europe. Or cette disparition de la productivité de zone euro est très inflationniste.

Ces différences de trajectoire sont-elles prises en compte par les banques centrales, du moins dans leur communication ?

Les deux banques ont un discours dur. Mais nous voyons tout de même que la Fed opte pour un discours plus traditionnel qui est de dire, « pour réduire l’inflation, je cogne [sur l'économie, NDLR] » alors que la BCE se montre plus douce et laisse entendre qu’elle va taper moins fort que son homologue mais dans le but de garder ses taux hauts plus longtemps. Ainsi, Jerome Powell, le président de la Fed et d’autres gouverneurs ont affirmé que de nouvelles hausses de taux n’étaient pas exclues alors que du côté de la BCE, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau s’est permis de dire que, « sauf surprise », l’institution ne relèverait plus ses taux.

Mais il faut aussi bien comprendre que, dans les faits, les deux institutions ont une politique différente du fait d’une situation différente. Aux États-Unis, les taux d’intérêt réels, dont nous soustrayons l’inflation sous-jacente, est de 2 ou 3% tandis que les taux d’intérêt réels de la BCE sont à -1%. La BCE est donc beaucoup plus tendre avec l’économie.

Quelles sont les raisons de ces divergences de politiques et de discours ?

La Fed a un discours plus dur car elle peut se permettre de se concentrer sur une lutte totale contre l’inflation grâce à la résilience de l’économie américaine. Celle-ci s’explique par trois raisons : la mise en place d’une politique budgétaire expansionniste, la progression rapide des investissements, notamment étrangers, sur le sol américain, et le maintien de la consommation des ménages américains qui désépargnent.

La BCE ne peut compter sur un tel socle car la croissance de la zone euro est nulle et la consommation des ménages moindre. L’économie européenne est donc plus fragile et la BCE ne mène pas de politique très dure pour juguler l’inflation.

Derrière les discours, allons-nous voir dans les évolutions des taux des divergences entre les deux grandes banques centrales ?

La Fed conserve une communication dure car elle veut s’assurer que les anticipations d’inflation sont bien mortes et que la hausse des prix va se maintenir à 2,5%. Mais en réalité, la banque centrale américaine est rassurée.

D’ailleurs, à l’inverse de ce que laisse entendre le discours, je pense que la Fed va baisser ses taux au début de l’année 2024 alors que la BCE devrait les maintenir entre 4% et 4,75% jusqu’en 2025. Et pour cause, l’inflation en 2024 est anticipée à 4,2% car nous n’allons plus bénéficier des effets de base des prix de l’énergie. Ce regain d’inflation qui se profile va empêcher l’institution de Francfort de baisser ses taux, contrairement à ce que croient les marchés financiers.

Si les taux évoluent différemment, quelles seront les conséquences sur les économies américaine et européenne et sur leurs devises ?

Il n’y aura pas beaucoup de conséquences sur l’euro/dollar car il existe d’importantes forces contraires. Aujourd’hui, tout le monde pense que la Fed va prochainement baisser fortement ses taux. Par conséquent, cette information devrait déjà être intégrée dans les cours du dollar, lequel devrait mécaniquement voir sa valeur baisser par rapport à l’euro. C’est sans compter sur l’énorme flux de capitaux qui entrent aux États-Unis, via les marchés financiers mais aussi en direct via les investissements des entreprises sur le sol américain. Ces investissements représentent 6 points de produit intérieur brut aux États-Unis contre aucun en zone euro. La forte demande de dollars maintient donc son cours.

En revanche, cette divergence à venir entre les banques centrales est très mauvaise pour l’économie européenne car le maintien des taux directeurs en zone euro va encore ralentir la croissance et affaiblir le tissu économique. D’autant plus que l’Europe est également fragilisée par un manque de productivité et une inflation importée importante du fait des prix de l’énergie que ne connaissent pas les États-Unis.

Cela étant, il faut raison garder sur les faillites d’entreprises. Normalement, une hausse des taux amène à une forte chute des investissements et, in fine, une chute des profits. Mais ce n’est pas ce que l’on a vu cette année. Les entreprises sont parvenues à maintenir leurs profits, ce qui permet à l’économie européenne de rester robuste.
Cette résistance s’explique par le durcissement économique porté par les ménages et les États mais aussi par les protections dont ont bénéficié les entreprises. Il y aura donc, évidemment, des hausses des défaillances d’entreprises, mais celle-ci ne sera pas catastrophique. Les 54.000 faillites d’entreprises françaises observées sur les 12 derniers mois en octobre traduisent un retour à la situation de 2019. Autrement dit, les entreprises qui font défaut aujourd’hui sont les « entreprises zombies » qui avaient survécu artificiellement grâce aux aides de l’Etat et c’est d’ailleurs la même chose aux États-Unis, malgré la résilience de leur économie.

Que pourrait faire l’Europe pour améliorer sa situation, baisser son inflation et faire repartir sa croissance ?

Il faut que les Vingt-Sept mettent en place un Inflation reduction act européen comme l’ont fait les Etats-Unis. Il faut accorder des aides fiscales à l’investissement plutôt que des subventions publiques bureaucratiques et inefficaces. Il faut réfléchir à une politique économique européenne efficace en réindustrialisant pour attirer les investissements. Reste néanmoins le problème du manque de productivité lié au vieillissement de la population, à la faiblesse de l’investissement dans la technologie et à l’absentéisme au travail. Les investisseurs sont beaucoup plus attirés par les États-Unis que l’Europe.

Lorsque les banques centrales auront vaincu leur combat contre l’inflation, jusqu’où redescendront leurs taux d’intérêt ?

En Europe, il sera très difficile de ramener l’inflation à 2% car plusieurs facteurs inflationnistes vont rester comme les prix de l’énergie, l’absence de productivité où encore le niveau élevé des coûts de production par rapport à de nombreux pays. Avec tous ces facteurs, les taux directeurs ne retomberont pas sous les 3% en Europe. Du côté des États-Unis, malgré leur meilleure situation, les taux directeurs vont probablement suivre le même schéma et s’arrêter également au seuil de 3%, ce qui correspond à la normalité monétaire des années 2000 où l’Occident vivait avec de l’inflation tout en réussissant à maintenir la croissance. Les taux d’intérêt à 0% n’ont été qu’un épisode de politique monétaire anormalement accommodante servant à soutenir les Etats trop endettés qui va prendre fin.

Politique-Manifestations : Macron n’y participe pas …. c’est bien ça le problème

Politique-Manifestations : Macron n’y participe pas …. c’est bien ça le problème


«La place d’un président n’est pas d’aller à une marche» estime une nouvelle fois Macron qui précise par ailleurs qu’il n’a jamais participé à aucune manifestation. C’est bien là le problème majeur de ce président sorti de nulle part et qui n’a aucune expérience politique et même aucune légitimité réelle.

Ce président confond le statut présidentiel et le statut d’un monarque. Le fait d’affirmer que sa place n’est pas dans une manifestation traduit en effet positionnement hors sol. Notons par ailleurs que s’il n’a jamais participé à une manifestation il n’a pas davantage effectué son service militaire justifiant de son statut d’étudiant à l’époque.

Selon Emmanuel Macron, la «place d’un président de la République n’est pas d’aller à une marche». «Mon rôle est de travailler à la libération de nos otages, et de continuer à préserver dans cette période l’unité de notre pays, et de ne jamais renvoyer dos à dos les uns et les autres». Et de clamer: «Protéger les Français de confession juive, ce n’est pas mettre au pilori les Français de confession musulmane».

Le problème justement c’est que dans sa première explication il a renvoyé dos à dos la responsabilité des uns et des autres alors que l’objet de la manifestation n’était pas de se positionner sur les responsabilités en Israël et à Gaza, ni sur telle ou telle confession mais uniquement sur l’antisémitisme et la laïcité.

Cette valse hésitation des propos du chef de l’État témoigne d’abord de l’inconsistance politique et idéologique de l’intéressé et même pire de ses interrogations vis-à-vis de la participation possible. En effet dans les milieux de l’Élysée, on s’interrogeait aussi sérieusement sur le risque d’une manifestation relativement peu suivie. Encore un calcul politique perdu !

Manifestations : Macon n’y participe pas …. c’est bien ça le problème

Manifestations : Macon n’y participe pas …. c’est bien ça le problème


«La place d’un président n’est pas d’aller à une marche» estime une nouvelle fois Macron qui précise par ailleurs qu’il n’a jamais participé à aucune manifestation. Ces biens là le problème majeur de ce président sorti de nulle part et qui n’a aucune expérience politique et même aucune légitimité réelle.

Ce président confond le statut présidentiel et le statut d’un monarque. Le faite d’affirmer que sa place n’est pas dans une manifestation traduite en effet positionnement or sol. Notons par ailleurs que s’il n’a jamais participé à une manifestation il n’a pas davantage effectué son service militaire justifiant de son statut d’étudiant à l’époque.

Selon Emmanuel Macron, la «place d’un président de la République n’est pas d’aller à une marche». «Mon rôle est de travailler à la libération de nos otages, et de continuer à préserver dans cette période l’unité de notre pays, et de ne jamais renvoyer dos à dos les uns et les autres». Et de clamer: «Protéger les Français de confession juive, ce n’est pas mettre au pilori les Français de confession musulmane».

Le problème justement c’est que dans sa première explication il a renvoyé dos à dos la responsabilité des uns et des autres alors que l’objet de la manifestation n’était pas de se positionner sur les responsabilités en Israël et à Gaza, ni sur telle ou telle confession mais uniquement sur l’antisémitisme et la laïcité.

Cette valse hésitation des propos du chef de l’État témoigne d’abord de l’inconsistance politique et idéologique de l’intéressé et même pire de ses interrogations vis-à-vis de la participation possible. En effet dans les milieux de l’Élysée, on s’interrogeait aussi sérieusement sur le risque d’une manifestation relativement peu suivie. Encore un calcul politique perdu !

Banque Crédit agricole : ça va bien pour la « banque des paysans » moins bien pour l’agriculture

Banque Crédit agricole : ça va bien pour la « banque des paysans » moins bien pour l’agriculture

Le Crédit Agricole se porte très bien avec des résultats positifs de plus de 20 % ce qui devrait réjouir la « banque des paysans ». Des résultats qui tiennent moins au soutien des activités de l’agriculture en France qu’à une extension du rôle du crédit agricole à l’international et à une diversification des activités. En bref, le crédit agricole se porte bien et c’est tant mieux mais ressemble davantage à une banque internationale classique qu’à une institution de soutien à l’agriculture française, son rôle initial. Témoin, les difficultés de financement que rencontrent les agriculteurs notamment les jeunes qui veulent s’installer

Crédit Agricole, pourtant, semble survoler la saison : le groupe mutualiste a publié, ce jeudi matin, un résultat net part du groupe record , en hausse de 21 % au troisième trimestre, à 2,38 milliards d’euros. Crédit Agricole SA (CASA), l’entité cotée du groupe, bondit même de 32,8 % sur la période, à 1,74 milliard d’euros, pour 6,3 milliards d’euros de revenus. Ces résultats « s’inscrivent naturellement dans l’extension permanente du modèle du groupe », a salué Philippe Brassac, le directeur général de CASA.

Evasion fiscale paradis fiscaux: Ça continue comme d’habitude

Evasion fiscale paradis fiscaux: Ça continue comme d’habitude

11 300 000 000 000 dollars. C’est le montant estimé des sommes mises à l’abri dans des paradis fiscaux, selon les Pandora Papers, enquête menée par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ).

C’est aussi le constat de la première étude sur la lutte contre l’optimisation et l’évasion fiscales de l’Observatoire fiscal de l’Union européenne. Hébergé par l’Ecole d’économie de Paris et dirigé par l’économiste Gabriel Zucman, l’observatoire, créé en 2021, a mobilisé une centaine de chercheurs pour son étude qui dresse un bilan mitigé.

Première observation : une part importante et persistante des profits des multinationales réalisés à l’étranger est transférée vers les paradis fiscaux. Sur un total de 2.800 milliards de dollars concernés, 35 % (1.000 milliards) ont été dirigés vers ces paradis en 2022. Les multinationales américaines sont responsables d’environ 40 % des transferts de bénéfices.

Maîtrise inflation et humour : « ça prendra un certain temps »…. Comme le fût du canon

Maîtrise inflation et humour : « ça prendra un certain temps »…. Comme le fût du canon


Dans l’histoire de l’humoriste Fernand Raynaud à la question « combien faut-il de temps pour refroidir le fût du canon » la réponse était : « un certain temps ». C’est un peu maintenant la réponse que donne la présidente de la commission européenne quant aux perspectives d’évolution des prix dans l’union européenne. En dépit de la politique contraignante de la banque centrale européenne et des promesses de réduction de l’envolée des prix, l’objectif de 2 % promis est encore bien loin. On est actuellement plus proche de 5 %. Une inflation qui évidemment tue le pouvoir d’achat, réduit la consommation et pèse sur la croissance. Dans le même temps, les gouvernements libéraux ne veulent pas prendre des mesures de régulation pour encourager la baisse des prix et n’envisagent pas non plus -surtout pour la France – de réduction de la fiscalité.

Ce mercredi 13 septembre, la présidente de la Commission européenne a pris la parole devant les eurodéputés, Ursula von der Leyen, a indiqué que le retour à l’objectif d’une inflation à 2% dans la zone euro « prendra du temps ». En cause, « la persistance d’une inflation forte », « un grand défi économique » pour le continent, a-t-elle estimé. « Christine Lagarde [la présidente de la BCE, ndlr] et la Banque centrale européenne travaillent sans relâche pour juguler l’inflation », a-t-elle néanmoins salué.

Bref du bla-bla qui ne constitue pas vraiment une analyse sérieuse des facteurs explicatifs. Parmi cela il y a évidemment des éléments conjoncturels liés en particulier à la hausse des tous et au prix de l’énergie mais il y a aussi des mesures structurelles liées à la spéculation de grandes entreprises qui se répercutent par exemple de façon dramatique dans l’alimentaire

Concernant l’énergie, la présidente de la Commission européenne a, en outre, annoncé une série de mesures à venir en faveur de l’énergie éolienne, insistant sur la nécessité d’accélérer la délivrance des permis. Exactement la politique désastreuse de l’Allemagne qui dans la réalité se rabat sur le gaz et même le charbon

« Nous allons présenter un train de mesures européennes sur l’énergie éolienne – étroitement concertées avec l’industrie et les États membres », a-t-elle indiqué, souhaitant également « améliorer les systèmes d’enchères dans l’ensemble de l’UE ».

Inflation: ça continue avec 7% sur un an en janvier

Inflation: ça continue avec 7% sur un an

En France, nouvelle forte hausse de l’inflation sur un an. L’INSEE mesure une inflation de 6 % à fin janvier sur un an; en fait, il s’agit de 7 % d’après l’indice européen harmonisé

D’après l’Insee, la hausse des prix à la consommation en France s’est établie en janvier à 6 % sur un an, alimentée par la hausse des prix de l’énergie et de l’alimentation qui pénalise le pouvoir d’achat. Après avoir atteint 5,9 % en décembre, cette très légère hausse s’explique par l’augmentation des prix des produits pétroliers avec la fin de la ristourne généralisée à la pompe, ainsi que celle des prix du gaz, dans la limite d’un plafond de 15 % décidé par le gouvernement pour les tarifs réglementés, a expliqué l’Institut.

Ainsi, en janvier, les prix de l’énergie ont bondi de 16,3 %, tandis que ceux de l’alimentation se sont envolés de 13,3 %, pesant sur la consommation des ménages. Pour l’alimentation, les hausses touchent autant les fruits, poissons frais, le pain, le lait, le fromage, les œufs, la viande, le sucre ou encore les boissons. À l’inverse, la hausse des prix des produits manufacturés et des services ralentit sur un an, à respectivement 4,5 % et 2,6 %.

L’inflation sous-jacente, qui permet ainsi de dégager une tendance de fond de l’évolution des prix, s’est élevée à 5,6 % sur un an en janvier, après 5,3 % en décembre. L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), utilisé pour les comparaisons à l’échelle européenne, s’est établi à 7 % sur un an en janvier.

Début février, l’Insee avait estimé que la hausse des prix à la consommation demeurerait sur « un plateau » autour de 6 % sur un an en février, avant de refluer progressivement à 5 % en juin.

Profit des grandes sociétés : ça baigne aussi pour BNP

Profit des grandes sociétés : ça baigne aussi pour BNP

 

 

On assiste actuellement à la publication des résultats concernant les deux premiers trimestres de l’année. En général pour les très grandes sociétés, le bilan financier est particulièrement juteux. Après Total, après bien d’autres c’est BNP qui annonce un résultat de plus de 3 milliards pour le seul second trimestre. À se demander si les très grandes multinationales ne profitent pas de la situation inflationniste pour se gaver aussi.

Dans le détail, ce sont les bonnes performances trimestrielles du pôle de banque de détail et services financiers spécialisés qui se distinguent, avec une progression de 11% des revenus à 7,2 milliards d’euros. A noter, notamment, la forte progression des encours de crédits (+7%) et des dépôts (+7,5%). L’activité d’Arval et le Leasing Solutions réalise un bond de 33% et son résultat avant impôts de 72% à 545 millions d’euros. Comme au premier trimestre, les activités de la BFI soutiennent globalement le groupe, avec des revenus en hausse de 10,6% à 4,1 milliards d’euros.


Dans un contexte de marché pourtant difficile, la banque s’est appuyée sur ses points forts, comme les produits de taux et de change, et les matières premières. Les dérivés actions ont également été soutenus alors que les Bourses ont connu un semestre calamiteux. Les opérations de financements aux grandes entreprises sont en revanche en baisse, ces dernières ayant levé le pied sur le refinancement, compte tenu de la montée des taux. Autre fait saillant, le coût du risque reste faible, à 33 points de base, malgré de nouvelles dotations aux provisions ex ante, c’est-à-dire, sur des risques non avérés.

 

Proche Orient: ça bouge !

Proche Orient: ça bouge !

 

Nouvelle génération de dirigeants au Qatar, à Oman et aux Emirats arabes unis, reprise de contacts entre anciens pays ennemis… Les lignes bougent à grande vitesse au Proche-Orient. Dans sa chronique, Gilles Paris, éditorialiste au « Monde », en explique les ressorts.

 

Tamim Ben Hamad Al Thani avait été le premier au Qatar, en 2013, suivi par Haitham Ben Tareq Al Saïd à Oman, en 2020, puis désormais par Mohammed Ben Zayed Al Nahyane, aux Emirats arabes unis, après une régence de fait de huit ans. Lorsque le véritable homme fort de l’Arabie saoudite, le prince héritier Mohammed Ben Salman Al Saoud, succédera officiellement à l’actuel souverain, dernier fils du fondateur du royaume à avoir régné, une nouvelle génération de dirigeants sera aux commandes des monarchies les plus influentes de la péninsule Arabique.

Elle est déjà aux prises avec une situation incertaine, illustrée au cours des derniers mois par des tentatives apparentes de réalignement tous azimuts après une petite guerre froide régionale qui a opposé un axe liant Abou Dhabi et Riyad, étendu au Caire, à celui composé par Ankara et Doha. Les différends étaient alimentés à la fois par la relation à l’Iran et le rapport à l’islam politique, perçus comme des menaces existentielles par le premier camp.

Surnommé « MBZ » du fait de ses initiales, le prince héritier devenu émir d’Abou Dhabi et président de la fédération de sept monarchies a été l’artisan d’une stratégie agressive. Il rompait avec la réserve traditionnellement observée précédemment par les responsables émiratis, tout en imposant chez lui une répression inédite des voix dissidentes. Il a joué alors un rôle de mentor auprès de son jeune homologue saoudien, bien moins aguerri. Les résultats contestables de son activisme l’ont cependant progressivement contraint à en rabattre.

Depuis l’aveu d’échec du blocus imposé au Qatar de juin 2017 à janvier 2021, les signes de détente se multiplient. Après des années de relations glaciales, à partir de l’assassinat et du démembrement d’un dissident saoudien, Jamal Khashoggi, en 2018, dans le consulat du royaume à Istanbul, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a effectué une visite remarquée à Djedda, le 29 avril, au cours de laquelle il a renoué avec Mohammed Ben Salman, mis en cause par le renseignement des Etats-Unis pour la mort du dissident.

Ce déplacement est intervenu deux mois après une première visite à Abou Dhabi, longtemps en froid avec Ankara en raison du soutien turc apporté aux mouvements islamistes dans la foulée des « printemps arabes » de 2011. Le prince héritier émirati s’était déjà rendu en Turquie quatre mois auparavant.

La presse officielle iranienne a également fait état, en avril, d’une reprise de contacts entre Saoudiens et Iraniens à Bagdad, facilitée par le traditionnel intermédiaire omanais. Un mois plus tôt, le président syrien, Bachar Al-Assad, avait, lui aussi, effectué le déplacement aux Emirats arabes unis, qui lui avaient offert le luxe d’un retour dans le concert des nations arabes après une décennie d’isolement liée à la répression aveugle du soulèvement de son peuple, et à son alignement total sur l’Iran.

Sondage Programme Macron: Ça ne change rien pour 66 %

Sondage Programme  Macron: Ça ne change rien pour 66 %

 

D’après un nouveau sondage Opinion 2022 réalisé par l’institut Elabe, une majorité de Français jugent négativement le programme de Macron.

 

66% des personnes interrogées jugent ainsi que le programme du président-candidat, présenté jeudi lors d’une longue conférence de presse, n’est ni novateur, ni innovant. 61% d’entre eux – dont 92% d’électeurs d’Eric Zemmour, 78% de Marine Le Pen, 76% de Jean-Luc Mélenchon et 72% de Valérie Pécresse au premier tour – considèrent par ailleurs que les propositions d’Emmanuel Macron ne correspondent pas aux attentes des Français et ne permettront pas d’améliorer leur quotidien. Du côté économique, 56% d’entre eux estiment que son programme n’améliorera pas la situation de la France, et 52% estiment qu’il ne permettra pas de renforcer le pays face à des crises mondiales majeures comme le Covid-19 ou la guerre en Ukraine. 51% des personnes interrogées pensent enfin que son programme n’est pas réaliste.

Quant à l’orientation politique de ses propositions, 50% des Français considèrent que le programme d’Emmanuel Macron n’est « ni de gauche ni de droite ». 43% estiment qu’il est « plus proche des idées de droite ». Seulement 7% des Français estiment qu’Emmanuel Macron est « plus proche des idées de gauche ».

Hausse du carburant : ça continue….Discrètement !

Hausse du carburant : ça continue….Discrètement !

Discrètement mais sûrement le prix du carburant continu d’augmenter en ce début d’année 2022. En cause surtout les directives de contrôle de production de l’OPEP ( rejointe par la Russie pour former l’OPEP plus ). Une augmentation d’autant plus discrète qu’elle profite bien sûr aux pays producteurs mais aussi aux sociétés pétrolières et au gouvernement. Le carburant atteint ainsi des niveaux exceptionnels. Des hausses de prix qui participent àla croissance de l’inflation qui aura atteint environ 3 % en 2021 alors que pour l’instant les revenus du travail et l’épargne ne doit bénéficier que d’une hausse de 1 % en 2022. Bref la manière classique d’amortir une crise financière en pompant revenus et salaires via l’inflation.

Dans le détail, le litre de gazole a atteint, sur la semaine du 7 janvier, près de 1,59 euro – 1,5883 euro, précisément -, en hausse de cinq centimes par rapport au dernier relevé, fin décembre 2021. De même, le litre de SP95 (+6 centimes), de SP98 (+5 centimes) et de Superéthanol E85 (+4 centimes) ont tous augmenté.

Ces prix n’ont jamais été aussi élevés : à titre de comparaison, le litre de gazole avait atteint 1,53 euro mi-octobre 2018, au moment du déclenchement de la crise des «gilets jaunes», celui de SP95 1,57 euro et 1,64 euro pour le litre de SP98. La hausse est considérable, même par rapport à la période pré-crise sanitaire : aux premières heures de 2020, le gazole atteignait 1,48 euro, et le SP98 1,6 euro. Depuis le début de la crise sanitaire, les prix ont fait le grand écart, s’effondrant au moment de la première vague, avant de repartir progressivement à la hausse avec la reprise.

Environnement et COP 26 : ça ne sert à rien ! (Arthus Bertrand)

Environnement et COP 26 : ça ne sert à rien ! (Arthus Bertrand)

Le réalisateur écologiste Yann Arthus-Bertrand exprime son scepticisme quant à l’efficacité des sommets. de la COP. sur France Info.

Est-ce qu’il y a des raisons d’espérer des avancées sur le climat, comme le disait Emmanuel Macron ce dimanche ?

Yann Arthus-Bertrand : Vous savez, j’ai assisté à la première COP à Rio en 1992 et chaque année on dit que ça va être la plus importante. Sincèrement, les COP ne servent à rien du tout à part médiatiser les catastrophes et ce qu’on doit faire. Les hommes politiques sont dirigés par les électeurs, tant qu’on n’aura pas nous, tous ensemble, envie de bouger, ils ne pourront pas bouger.

Il n’y a donc rien à espérer de cette COP ?

Si. Il y a à espérer des décisions, mais toutes les décisions qu’on va prendre n’auront des effets que dans 20 ans. Le climat qu’on a eu pendant 10 000 ans, sur lequel s’est assis notre civilisation, est parti à jamais, il ne reviendra jamais, c’est ce que disent tous les scientifiques. Je trouve que les discours des hommes politiques ne sont pas à la mesure des catastrophes annoncées. Toutes ces grandes COP, c’est comme des réunions de copropriétaires où chacun tire la couverture vers soi mais en fin de compte, personne n’a envie de décroissance ou du moins de croissance sans carbone – ce qui est extrêmement compliquée. Donc tout le monde va signer des traités en revenant pour montrer à ses électeurs qu’on a fait quelque chose mais sur le fond, ça fait quand même 20 ou 30 ans qu’on ne fait rien.

Quand j’ai fait mon film Home, je croyais qu’on allait changer, il y avait Al Gore qui était arrivé et qui a eu le prix Nobel, on consommait 90  millions de barils de pétrole par jour. Aujourd’hui on en consomme 100 millions. Toutes les énergies renouvelables qu’on a mises en place se sont additionnées à cela. Ce qui veut dire qu’on est complètement incohérent. On fait exactement le contraire de ce qu’on doit faire. Quand il y a la marche pour le climat à Paris, on est 40 000, quand il y a la marche contre le pass sanitaire il y a 200 000 personnes qui vont manifester en France et quand il y a la coupe du monde on va être 2 millions dans les rues. Quand on sera 2 millions à marcher dans la rue, non pas pour le climat, mais pour notre vie, pour la vie de nos enfants, nos petits-enfants, peut-être qu’à ce moment-là le monde changera.

La solution vient des citoyens et de nos actes du quotidien ?

C’est nous qui élisons les politiques, c’est nous qui décidons, avec des décisions comme la taxe carbone dont on n’a pas voulu, tout le monde était dans la rue, on a arrêté. Il faut qu’on soit assez courageux pour accepter des décisions qui ne vont pas nous faire plaisir mais qui sont là pour sauver la planète. Le prix du carburant qui monte c’est une très bonne chose pour l’environnement malheureusement. Maintenant il y a des compensations à faire pour les gens qui n’ont pas assez les moyens. Mais il faut que le pétrole soit beaucoup plus cher parce que ce carbone est en train de nous tuer, de tuer nos vies. Les scientifiques parlent de la sixième extinction, ça veut dire la fin de la vie sur Terre. C’est dramatique et on est incapables de réagir. Bien sûr qu’il faut des COP, bien sûr qu’il faut des Greta mais malheureusement ça va être beaucoup plus compliqué qu’on ne le pense.

Est-ce que vous allez vous rendre à cette COP26 ?

Oui, j’ai la chance que Sting ait fait la voix de Legacy, le film qu’on vient de réaliser, on a une projection avec le prince Charles et sa famille et une projection pour la COP. J’en suis ravi parce que c’est un film – c’est assez courageux de le faire – où on dit que les COP ne servent à rien.

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